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SUPPLÉMENT GRATUIT DES 1 ET 2/12/2012 © DAVIDE GALLIZIO

n° 151

INVITÉS MELODY GARDOT LOU DOILLON MODE OUVRONS LE BAL

LÆTITIA CASTA LA BEAUTÉ EN FÊTES

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SOMMAIRE

J’

4   littérature Livres pour enfants 6 art Abel Abdessemed 8 culture Melody Gardot 10 couverture Lætitia Casta 14 confidences Lou Doillon 18 mode Grand Bal 24 mode Max Mara 26 beauté Khiel’s 30 beauté Nuxe 31 beauté Regard de star 32 champagne Versailles 34 champagne Moet 36 boisson Cognac 37 évasion Grèce 38 boisson Gin 42 évasion Au Pays des Masaïs 44 littérature Hyam Yared 46 jeux et concours

ai follement aimé construire cette Libre Essentielle. Comme le disait Brel lors d’une rencontre : « tu sais, Claude, l’important est de faire ce que tu aimes ». Tu avais bien raison Jacques. La Libre Essentielle contient deux valeurs fondamentales que peu d’êtres conjuguent : la liberté et l’essentialité, soit l’attachement à des valeurs éthiques, morales qualitatives. Nous avons bataillé pour des exclusivités, des interviews intimes, pertinentes, impertinentes, jamais vulgaires. Nous vous avons fait rencontrer des personnages que nous journalistes, n’aurions jamais rêvé d’approcher, des face to face réalisés avec densité, méticulosité et respect de l’autre par toute l’équipe. Car soyons réalistes, un capitaine ne peut gouverner son navire sans l’aide d’un équipage prompt à réagir. J’aimerais tirer mon chapeau à chacun d’entre eux, petit jeu de mots, pour leur dire que dans mon coeur, ils se sont ancrés. Aux fourneaux, en quête des meilleures tables, et au Portrait Essentielle, René et Cici pour mettre vos papilles en joie. Jouant la star des Red Carpet, dès qu’il sort de son hibernation, Geoffroy, a affronté des stars telle Isabelle Huppert en ciselant, comme une dentelle, ses confidences. Parfois, Gilda venait le titiller sur le 7ème Art, hasard de rencontres, mais surtout connaissance profonde du milieu. Elle a pris sous son aile la rubrique variétés et amené Nolwenn Leroy, Melody Gardot, Lou Doillon La Libre Essentielle ne se contentait pas de jouer le rôle du magazine people ; il touchait aux problèmes

PHOTO : KADIJA LECLERT

DÉCLARATION D’AMOUR

sociétaires profonds. Ce style dossier, approche psycho sociologique, était mené comme un chef d’orchestre par Matilda. N’oubliez pas son magnifique opus sur les anonymes du cinéma. Raoul nous a tous mis à l’heure avec ses pages ludiques en montres et décorations, Gilles décryptait les livres les plus pointus, Patricia les âmes, Bruno les plus belles autos, Anya les secrets de beauté. Notre lutin, Marie, avec sa dynamique, sa curiosité, sa bonne humeur apportait à nos pages mode ce petit plus... Amorçant les productions de mode avec les stylistes Tony Delcampe et les Gladys, les photographes Emmanuel Laurent et Michel Damanet. Le tout orchestré par l’équipe de maquettistes, sous la houlette de Michel De Backer. Et puis, ma complice, mon bras et marche droit : Claire Huysegoms. Sa capacité d’organisation me l’a rendue indispensable jour après jour alors qu’elle se bat avec les arcanes du site. A vous tous, je vous aime. Elodie Weymeels me succède à la tête d’un magazine totalement revisité, tandis que je pars vers un autre support. Ceci relève de 2013. Une belle cuvée pour tous ! Claude Muyls Rédactrice en Chef

LA LIBRE ESSENTIELLE 151 - PROCHAIN NUMÉRO LE 2 ET 3 FÉVRIER 2013 Rédactrice en chef Claude Muyls claude/muyls@saipm.com 0477 44 94 28 / Secrétaire de rédaction Claire Huysegoms / Rédaction 79, rue des Francs - 1040 Bruxelles - tél 02 211 27 75 - téléfax : 02 211 29 71 e-mail : infos@lalibreessentielle.be / Collaborateurs Gilda Benjamin, Gilles Collard, Michel Damanet, Patricia Le Hardÿ, Anya Loonen, Jacques Mercier, Cici Olsson, René Sépul, Geoffroy d’Ursel / Direction artistique et mise en page mpointproduction.be / Régie Publicitaire RGP Caroline Grangé - 02 211 30 95 -  caroline.grange@saipm.com, Dominique Flamant – 02 211 31 55 –  dominique.flamant@ saipm.com et Marie-Noëlle Raquez (Voyages) - 02 211 31 00 -  marie-noelle.raquez@saipm.com  / Marketing et Promotion Delphine Guillaume 02 211 31 78 - delphine.guillaume@saipm.com  / Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis / Impression Sodimco / Vice-Président du conseil d’administration et du comité permanent Patrice le Hodey/ Direction, Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey

Rectificatif pour les crédits photos du LLE150 : Thibault Montamat  pour le portrait de Thierry Stremler  Gilles-Marie Zimmermann  pour le portait de Françoise Hardy

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REMONTER EN ENFANCE Il faudra parfois une vie entière pour revenir à cette insoutenable légèreté de la lettre, au jeu de la langue qui relie et fait vivre intensément en étant simplement soi. Car, totalement dans l’instant présent, les enfants prennent la littérature pour ce qu’elle est, une super compagne de jeu qui les aime tels qu’ils sont. Peut-être estce pour remonter en enfance que, nous les parents, nous leur offrons des livres ? A PARTIR DE 3 ANS

MAX ET LES MAXIMONSTRES,

Maurice Sendak, L’Ecole des Loisirs. Max a tant menacé sa mère qu’il est envoyé se calmer dans sa chambre. Il s’y évade par l’imaginaire et, dans son aventure, dompte comme un roi des monstres amusants et horribles. Quand il faut bien rentrer, un dîner chaud l’attend.

Texte : Patricia Le Hardÿ Ce sont Maman et Papa Noël qui vont être contents ! Graphiste et libraire spécialisé Jeunesse à la Fnac (City 2), Yves Druart nous reçoit dans un rayon qui exerce d’autant plus son pouvoir d’attraction sur les grands enfants que nous avons su rester qu’il a été complètement remis à neuf. Soit dit en passant, ce n’est pas tous les jours qu’une maman journaliste interviewe son fils. Et lorsque celuici, nourri d’abécédaires, de comptines, de bandes dessinées, de contes, d’histoires multiples, communique avec un enthousiasme contagieux sa Sélection, attendrie, elle se dit que sans doute, oui, elle aurait pu jadis choisir de meilleurs titres, mais que l’essentiel, l’amour des livres, est passé. « On observe aujourd’hui une tendance à privilégier la forme, les Pop Up en sont un bel exemple, mais c’est hélas au détriment du fond. Un auteur Jeunesse comme Maurice Sendak prend l’enfant au sérieux. Son attirance pour les aspects sombres, transgressifs, cauchemardesques même de l’imaginaire enfantin a fait de lui, dans les années 60, un sujet de controverse. Des psychanalystes l’ont même déconseillé ! » Et si, à force de réfléchir en termes d’ergonomie, capacité de mémoire, autonomie, contraste d’écran et j’en passe, les muses se lassaient d’inspirer les humains ? Ca, ce serait vraiment monstrueux !

A PARTIR DE 8 ANS TEMPÊTE AU HARAS,

Chris Donner, Ecole des Loisirs. Au haras, depuis toujours, on espérait la naissance d’un crack. Et voilà Tempête, rapide comme le vent et imprévisible. Devenir un très grand jockey, c’est ce que désirait Jean-Philippe. Un soir d’orage, son rêve se brise mais c’est pourtant lui qui, secrètement, va mener la pouliche à la victoire.

EN SAVOIR PLUS: CES LIVRES QUI FONT GRANDIR LES ENFANTS, Joëlle Turin, Didier Jeunesse. 

A PARTIR DE 3 ANS

LA GRANDE QUESTION,

Wolf Erlbruch, Edition Thierry Magnier. Le chat, le boulanger, la grand-mère, un marin, une pierre, un canard, d’autres encore et, en fin d’album, la maman : tous apportent leur réponse poétique à cette grande question que l’on devine. Qui la pose ? Un enfant probablement. A travers une mosaïque de réponses, on entend que personne n’est capable de répondre vraiment mais qu’on est en droit de se la poser tout le temps, comme une philosophie de l’action.

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JE CHERCHE UN LIVRE POUR UN ENFANT, Sophie Van Der Linden, Gallimard Jeunesse .

JE CHERCHE UN LIVRE POUR UN ENFANT, Tony Di Mascio, Gallimard Jeunesse.

A PARTIR DE 14 ANS

LA GUERRE DE CATHERINE,

Julia Billet, Ecole des Loisirs. La mère de l’auteure est Catherine, qui fut autrefois Rachel et qui doit du jour au lendemain, sans savoir comment leurs parents feront pour les retrouver, doit quitter l’école et partir avec des inconnus.


Vue de la Piazza lors de l'exposition “Adel Abdessemed Je suis innocent”, Centre Georges Pompidou, 3 octobre 2012 - 7 janvier 2013. Photo : Marc Domage

Statue coup de boule “Coup de tête”, 2012, Bronze ©Photot : Adel Abdessemed

ADEL ABDESSEMED Adel Abdessemed fait indéniablement partie aujourd’hui de ces artistes dont la flamboyante consécration risque de recouvrir l’œuvre, d’oblitérer le regard qu’elle nécessite.

Texte : Gilles Collard Tour à tour adulé dans le début de sa carrière, puis décrié comme une nouvelle star incarnant les dérives du marché de l’art et de ses pratiques incestueuses, Adel Abdessemed aurait pu se perdre (ce que certains pensent) dans une pratique de la création qui mise sur une logique du coup et sur la construction d’œuvre par moment trop monumentale, littérale ou flatteuse pour le critique paresseux avide de références et d’interprétations fournies clés en main. Exposé par les plus grandes galeries et intégrant les plus grandes collections (il bénéficie du soutien indéfectible de François Pinault), l’artiste à peine quarantenaire, originaire d’Algérie, ayant roulé sa bosse de Lyon à New York, en passant par Berlin et Paris, a pourtant poursuivi un travail d’une étonnante cohérence. Une exposition aux allures de rétrospective dans la galerie sud du centre Pompidou en témoigne, ainsi qu’un livre d’entretien avec Pier Luigi Tazzi qui paraît à cette occasion. Sur un parcours qui retrace plus d’une dizaine d’années de création, l’exposition “ Adel Abdessemed Je suis innocent ”, – et la reprise de son nom dans son intitulé a son importance comme pour mieux en souligner l’indéniable caractère autobiographique revendiqué – se décline selon trois catégories d’espaces. Il y a d’abord les œuvres extérieures à la galerie. C’est le célèbre Coup de tête (de Zidane), sculpture au classicisme parfaitement assumé et à la réalisation méticuleuse, qui accueille le visiteur à l’entrée du centre. Et ensuite l’imposant “ Telle mère tel fils ” : l’entrelacement de fuselages d’avions qui occupe une large partie du grand hall. Puis c’est, à l’intérieur de la galerie, sa reconfiguration en deux espaces au parti très fort. Le premier semble rechercher une forme de concentration, de confinement dans la présentation des œuvres. On peut y observer tout aussi bien “ Pressoir, faisle”, une vidéo de trois secondes en boucle montrant un talon écrasant un citron, que “ Who’s afraid of the big bad

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woolf ”, grande fresque murale composée d’animaux brûlés, de la même taille que le “ Guernica ” de Picasso. Dans son livre d’entretien, l’artiste explique les raisons de ce choix : à découvrir. Après avoir traversé cet entrelacs de pièces, de vidéos, de peintures d’une très belle intensité, l’exposition s’offre comme sur une grande agora qui pourrait être, dans l’esprit d’un artiste né dans une famille juive, qui a connu la montée du radicalisme arabe, la métaphore, plus récente, de la place Tahrir en Egypte. Ici sont exposés “Hope ”, ou encore “Décor ”, ainsi que “Tolérance Zéro ”. Sans doute la partie la plus séduisante, impressionnante, explicite du travail d’Adel Abdessemed. Ce que certains pourront lui reprocher. S’il y une réussite formelle incontestable dans cet ensemble, au sein duquel le spectateur pourra se satisfaire de la lecture d’un message (évident avec “Hope ”, par exemple, boat people réel rempli de sacs poubelles en résine), cette scénographie parfaite (expression sans doute honnie de l’artiste) est aussi le reflet abouti d’un travail qui se cherche sans cesse dans la cristallisation de la réalité. Tout en tensions, dans l’expression adéquate de l’image (peut importe la noblesse ou non des matériaux et des supports utilisés), il y a une quête du monde, des chemins qui le traversent, une ouverture permanente, à partir de la donnée biographique et de sa rage exprimée, à l’interrogation cosmopolitique radicale. Malin et précis, certes, l’art d’Adel Abdessemed se lit surtout à partir d’un point de « non savoir », comme il le dit luimême à Pier Luigi Tazzi, dont le seul souci est la reconquête de « la chose pleinement réelle ». Adel Abdessemed Je suis innocent, jusqu’au 7 janvier au Centre Pompidou, Paris. Adel Abdessemed, Entretien avec Pier Luigi Tazzi, Actes Sud, Arles, 2012.


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MELODY GARDOT L’ÂME VAGABONDE

En sept ans et quatre albums, Melody Gardot a conquis la planète de sa voix envoûtante. Nouvelle égérie de la ligne de bijoux Rose de Piaget, elle affiche une sensualité irrésistible, comme un pied-denez aux blessures de l’existence.

Texte : Gilda Benjamin - Photo : Piaget Elle se déplace toujours avec une canne et des lunettes de soleil, traces du terrible accident qu’elle a subi en 2003. De sa longue convalescence, la jeune pianiste américaine gardera sa découverte de la guitare et son plaisir à composer. Y a-t-il un mystère Gardot ? Sans doute mais l’artiste rencontrée aux petites heures dans sa loge du Cirque Royal, après un concert époustouflant, se révèle surtout être une femme extrêmement chaleureuse. Vous avez voyagé, de Lisbonne au Brésil, pour composer votre dernier album "The Absence". Je voyage sans arrêt, même si la vie en tournée, entre concerts et interviews, ne vous permet pas de découvrir les lieux. Pour la première fois, j’ai pris le temps de me poser, j’ai passé six mois à Lisbonne, ce fut merveilleux. Mais j’ai pris trois jours pour oser, enfin, déballer mes valises car je n’ai pas l’habitude de m’approprier un lieu. S’attarder dans un endroit précis permet surtout d’apprivoiser les gens, les bruits, les odeurs. L’année prochaine, je vais prendre le temps de me reposer. A Saint-Bart, Hawaï, en Sardaigne ? Je ne sais pas encore, le monde est ma maison. Je me considère comme une infime particule de l’univers, cette immensité fascinante et mystérieuse qui me transporte et rapproche les gens. Je dois tout à l’univers, notamment d’être encore là, vivante. Cet album a énormément de sonorités du sud, bossa, samba, tango. Vous considérez-vous encore comme une chanteuse de jazz ? Le jazz a toujours fait partie de mes goûts et de mes inspirations, j’ai commencé par lui et il fait définitivement partie de moi. Il est vrai que j’écoute des musiques très différentes : j’adore Zap Mama, Piazzolla, Kurt Weil, Wagner, Chopin, Gilberto Gil. A mes yeux, tout est question de feeling, d’esprit. Je suis curieuse du monde et de ses beautés, mes pas me portent naturellement vers les bonnes sensations. Je

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me suis toujours sentie libre de jouer les musiques que je voulais, dès mon premier album à l’âge de 21 ans. Mon seul credo est d’aimer ce que je compose et enregistre. Avec cet album, j’ai découvert avec émerveillement les superbes connexions qui existent entre des musiques comme le tango ou la samba. Mon expérimentation de la musique va grandissant, ma curiosité se montre sans limites et j’évacue, peu à peu, la frustration que j’ai longtemps ressentie : comment choisir entre le classique et le blues ? Aujourd’hui, quand je me mets au piano ou que je prends ma guitare, je me laisse simplement aller, sans penser à un style précis au préalable. J’ai la chance d’avoir un public qui me suit dans mes vagabondages. Vous parlez très bien français, avec plaisir visiblement. J’adore parler français, je le considère comme ma deuxième langue, bien avant l’espagnol et le portugais. J’ai appris les langues au lit, avec mes amants. N’est-ce pas la meilleure des façons ? Quant à l’humour, je le pratique surtout en anglais sur scène. C’est pour cette raison que je discute tellement avec le public belge, nous avons le même sens de l’humour débridé et coquin. Vous représentez la ligne Rose de Piaget. A quoi pensez-vous à l’évocation du mot « rose » ? Au parfum, au sable des déserts, à la fleur ? Au champagne ! Je raffole du champagne rosé. Mais ce pourrait aussi être au sable. J’ai passé une semaine au Maroc, aux portes du désert, lors de la préparation de l’album. J’adore l’huile à la rose qu’on y trouve. Album : The Absence, Melody Gardot, Universal

« MES PAS ME PORTENT NATURELLEMENT VERS LES BONNES SENSATIONS »


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« ON NE CONNAÎT JAMAIS VRAIMENT QUELQU’UN, JUSQU’À SA MORT. »

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A Milan, les locaux de Dolce et Gabbana ressemblent à un splendide labyrinthe de verre et de béton où l’on est escorté même pour se laver les mains. A l’heure dite, après un slalom entre les murs couverts de peintures modernes, je suis introduit dans une chambre tapissée de velours ocre où attend Lætitia Casta, image de la dernière fragrance des deux créateurs. A la fois plus simple et plus forte que l’image imaginée d’elle, Lætitia semble décalée par rapport au cérémonial qui l’entoure.

Interview : Geoffroy d’Ursel Photo : Davide Gallizio

LÆTITIA CASTA EXPLORATIONS DE LA FÉMINITÉ Pourquoi a-t-elle choisi cette fragrance plutôt qu’une autre parmi les nombreuses propositions qui doivent lui avoir été faites ? « J’ai aimé son image familiale et l’idée de jouer un rôle, de me retrouver dans un vieux film italien, avec ce que cela implique de passion. Ce parfum évoque une personnalité libre, indépendante, amoureuse, avec une touche d’authenticité. Dolce et Gabbana se sont également tournés vers leurs racines familiales et méditerranéennes, réveillant en moi le côté corse avec l’image de la femme de poigne. Ils m’ont choisie parce que, tout en étant une star, je peux passer inaperçue dans la rue si je le souhaite. » Framboise, mandarine verte, jasmin et fleur d’oranger : l’accroche du parfum est juvénile et ludique. Le corps du parfum, avec fleur d’oranger et guimauve, évoque la femme épanouie. La réminiscence enfin, vanille et bois de santal, laissent une  impression  méditerranéenne, mystérieuse. De la

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« LA FEMME EST MULTIPLE, VASTE COMME LE MONDE. » RAPPEL BIOGRAPHIQUE Lætitia Casta n’a que quinze ans lorsqu’elle est repérée par des photographes lors du concours Miss Lumio, puis introduite dans l’agence de mannequins Madison. Jean Paul Gauthier est le premier à la faire défiler, mais c’est Yves Saint-Laurent qui en fait sa muse en 1997 ; elle n’a que 19 ans. Le monde de la mode est sous le choc, sous le charme. Cette fille radieuse, solaire, aux formes pleines et généreuses, bouscule un univers peuplé de filiformes anorexiques aux visages fermés. Pas elle, on parle beaucoup d’un renouveau du mannequinat. Mais non, il n’y aura que Lætitia Casta pour rappeler qu’une femme peut être superbe de par ses courbes et son sourire. En 1998, elle fait la couverture de rien moins que quarante grands magazines de mode et est élue mannequin de l’année par Rolling Stone. Son image devient omniprésente, au point qu’elle devient, entre 2000 et 2003, la Marianne officielle de France dont le buste trône dans toutes les mairies de l’Hexagone. En 1999, sa carrière cinématographique débute en fanfare : elle est la Falbala d’ “Astérix et Obélix contre César”.

simplicité à la complexité  : cette succession d’impressions n’est pas sans évoquer l’évolution de Lætitia au cours de ses presque vingt ans de carrière. La jeune femme lumineuse et apparemment simple fut lancée dans le cinéma en 1999 par Claude Zidi, en Falbala dans son “Astérix et Obélix contre César” ; quoique le rôle fût mineur, la promotion du film tournait beaucoup autour de sa présence radieuse. « “Astérix”, mon premier film, a été un accident que j’ai pris avec légèreté, ce qui était parfait pour le rôle. Aujourd’hui je serais incapable de le refaire avec autant d’honnêteté, de vérité. »

ACTRICE, PAS POTICHE !

Lancée, la belle aurait pu se contenter de jouer les jolies filles décoratives. Que nenni  ! L’année suivante, dans “Gitano”, elle devient femme fatale  ; puis vient “Les âmes”, d’après l’une des œuvres les plus sombres de Giono, pleine de passion fusionnelle, de manipulation, se terminant en meurtres. Lætitia Casta se révèle différente de l’image qui avait été donnée d’elle. « J’ai eu cette chance dès le départ que de grands metteurs en scène m’ont proposé de vrais rôles. On ne connaît jamais vraiment quelqu’un, jusqu’à sa mort. L’individu est trouble, ambigu, pétri de contradictions. Certaines personnes ne se rendent jamais compte de leur propre complexité… A l’inverse, le métier d’acteur consiste à faire ressortir tous les défauts, à les accentuer. » Sa carrière connaît trois ans d’interruption entre 2003 et 2006. « J’ai fait des bébés pendant ce temps-là. Je n’ai pas perdu mon temps ! » Lætitia redevient la jeune femme lumineuse dans “Rue des plaisirs” de Patrice Leconte, “La jeune fille et les loups” de Gilles Legrand, “La guerre des boutons” de Christophe Barratier. Consécration absolue, elle incarne Brigitte Bardot dans “Gainsbourg, vie héroïque”.

RETOUR AU CÔTÉ SOMBRE

Ces dernières années, Lætitia renoue avec les rôles complexes, se lançant même dans quelques explorations abyssales de l’inconscient. «  Avant, les propositions n’étaient pas à la hauteur de mes envies. Si on vous donne les armes entre les mains, vous pouvez vous battre ; sinon vous ne pouvez rien faire. Il fallait que le désir vienne des autres. Le mien est toujours intact. Cela a pris du temps.  » Passé un peu trop inaperçu malgré une projection à Cannes, “The island”, tourné en Bulgarie par le réalisateur Kamen Kalev, aborde le thème de la quête obsessionnelle d’identité sur fond d’hallucinations. Cette année, dans l’excellent “Do not disturb”, elle joue la femme d’un Yvan Attal retombant en adolescence et tenté par une expérience homosexuelle « artistique ». « Dans mes choix, il y a toujours un vrai message personnel, quelque chose qui m’est propre. Dans “Do not disturb”, Anna subit ce qui lui arrive. En même temps, elle a des plans de vie clairs avec l’homme de sa vie, elle veut un bébé. Puis le meilleur pote de son mari débarque et vient tout foutre en l’air, lui faisant prendre conscience que son mec est complètement immature. Ce personnage d’Anna est beau parce qu’il s’ouvre. On s’aperçoit qu’elle aussi, à un moment, a perdu la

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tête, qu’elle s’était abandonnée à des folies qu’elle avait gardées pour elles avant de les avouer. Yvan (Attal) porte, dans son écriture, un très beau regard sur la femme, aussi ouvert que respectueux. Dans tous les films que j’ai choisis, la femme a une place forte, importante, une profondeur. Ce ne sera jamais la femme objet. »

FLIRTS AVEC LES EXTRÊMES

Autre film, autre flirt avec les interdits  : dans “Une histoire d’amour”, basé sur la mort sulfureuse du banquier Edouard Stern, elle incarne une maîtresse tuant son amant en plein délire sadomasochiste. « Ce sentiment est assez universel : nous avons tous été, à un moment de notre vie, touchés par une rencontre d’amitié ou d’amour qui se termine en rapport de force, puis de soumission – sans vraiment savoir qui soumet l’autre. Ce film, qui part d’un fait divers qui a marqué les imaginations, parle de ce sentiment commun à tous, mais en le renforçant. » Sort-on indemne d’un tournage pareil ? Est-il facile de revenir en arrière quand on ouvre la boîte de Pandore ou l’une des chambres interdites du château de Barbe Bleu? « Un réalisateur passe trois ans sur le même film. Un acteur, par contre, vire rapidement vers un autre projet. On sort évidemment plus fatigué d’un tournage où l’on va chercher les choses les plus dures, noires et sensibles, que d’une comédie. En même temps ce n’est pas nécessairement négatif en ce que cet exercice permet d’extérioriser des sentiments très forts. C’est cela qui est excitant : dépasser ses limites. Sinon, j’aurais fait un autre métier. Nous les acteurs sommes comme une pâte, de l’argile que l’on façonne et met en forme. Puis on efface tout et on recommence. C’est génial ! Le pire est de ne pas travailler du tout : un acteur qui ne tourne pas se sent mal, trop rempli d’émotions. Il faut que ça sorte. » Lætitia interprète mal une question sur ses origines mi corses mi normandes. Sa réaction me surprend un peu  : «  Vous êtes en train de me dire qu’il y a beaucoup de Lætitia Casta ? Je ne pense pas ! (éclat de rire) Un bon acteur doit posséder une dose d’égocentrisme. C’est important ! (rire) » La carrière de la comédienne prend, peu à peu, une tournure internationale. Ainsi la verrons-nous bientôt dans son premier film américain ; elle sera la maîtresse de Richard Gere dans “Arbitrage” de Nicholas Jarecki. «  Dans ce film, je joue un rôle petit mais essentiel par rapport à l’histoire. Ce qui m’intéresse ? Les rôles, qu’importe où le film se tourne. » Lætitia Casta est donc l’une des rares mannequins à avoir utilisé avec succès le tremplin du catwalk pour rebondir vers une vraie carrière d’actrice. « Je m’aperçois aujourd’hui que tous mes choix ont été faits en phase avec ce que je pouvais vivre ou être à ces moments donnés. Je parle donc de choix sincères, pas de la construction d’une carrière pour arriver à un résultat technique. Ma carrière au cinéma s’est faite au jour le jour, de manière organique, en relation avec ma vie. J’ai grandi au cinéma comme dans la vie. Toujours avec des goûts puissants, avec ma forte personnalité. » Avec quels réalisateurs souhaiterait-elle tourner  ? «  Plein  ! Jacques Audiard, Woody Allen, Almodovar, Lars Von Trier… J’aime les personnalités solides. » Après pareille évolution, que souhaite-t-elle devenir  ? «  Moimême. Une femme qui va vers son désir. La femme est multiple, vaste comme le monde. On a découvert une force nouvelle, la black energy, qui agrandit l’univers. Telle est la Femme  : sans limite, parce que capable de porter en elle. Pourquoi les peintres, les écrivains et sculpteurs n’ont-ils pas fini d’explorer la femme, son corps et son image ? Parce qu’elle porte la vie et qu’il s’en dégage quelque chose de mystérieux. »


« Dépasser ses limites est excitant ! » Photos : Mario Testino

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LOU DOILLON ET LA FÉMINITÉ

LOU DOILLON À SA PLACE Elle a connu les podiums, les pleines pages de pub et les plateaux de tournage. Entre comédie et mannequinat, Lou Doillon, fille de Jane Birkin et de Jacques Doillon, s’est longtemps cherchée. Pour briller enfin là où personne ne l’attendait. Son album “Places” a mouché tous les sceptiques, l’imposant comme une auteurcompositeur-interprète épatante.

Texte : Gilda Benjamin - Photo : Kate Berry et Zazzo Elle a gratouillé sa guitare durant des années, ne chantant que pour ses copines et traînant une mélancolie qui aurait pu devenir dévastatrice. Maman Jane Birkin en a touché un mot à Etienne Daho et le génial artiste, doué pour magnifier le talent des amis, a poussé la douce et rebelle Lou à s’exprimer pleinement. Pour un résultat éblouissant. Vous avouez volontiers que vous aviez les meilleures raisons du monde de ne pas vous lancer dans la musique. Pourtant, c’est votre plus grande passion. La musique représente, avec la littérature, ce qui me fait le plus de bien. Elle est tellement ancrée en moi qu’elle me ramène à l’essentiel de l’humain. J’ai été baignée dans la musique, notamment avec ma mère que j’ai vue sur scène d’innombrables fois et avec les mélodies sublimes de Gainsbourg. Mais je n’ai pas assisté à la magie du processus de création. Je n’ai commencé à me passionner véritablement qu’avec mes cousins en Angleterre, faisant tous partie de groupes de rock, et avec le père de mon fils bien sûr, John

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« Nous vivons dans une société où certaines femmes, notamment les chanteuses qui passent en boucle sur MTV, disent tout assumer comme des mecs et s’habillent comme des véritables fantasmes machos ! Mon modèle est plutôt Patti Smith et son courage d’assumer des textes féminins avec un look masculin. Il faut avoir les couilles d’être une femme ! J’assume mes complexités. Je peux passer des jours à traîner en gros pull informe en annulant ma féminité et puis revêtir une jolie petite robe. Dans l’un comme dans l’autre, je me déguise. Le plus important est qu’au plus profond de moi, je me sens entièrement femme. Je dessine très minutieusement, je fais de la pyrogravure, de la couture… Même ma façon de jouer de la guitare est féminine. Ma mère nous a élevés très “19e siècle anglais”, une femme se devait de savoir repasser, coudre, cuisiner… Ado, j’adorais les geishas et je rêvais de pouvoir réciter de la poésie par cœur. Tout ça pour plaire aux hommes. Si la métaphore de la vie est de conduire une voiture sur une route bien droite, je préfère m’installer sur le siège passager et regarder mon mec conduire ».

Mitchell. J’ai vu le bonheur de créer des sons, de raconter des histoires. Etais-je autorisée à le faire ? Vu la conjoncture actuelle pour ce qui est de la création artistique, j’ai tellement vu et entendu de films et d’albums crétins que je ne me sentais pas légitime. Vous avez eu l’intelligence d’attendre le bon moment. Quand j’avais 18 ou 19 ans, on n’arrêtait pas de venir vers moi pour que je fasse un album alors que je n’avais encore jamais écrit une chanson de ma vie ! J’aurais été d’une bêtise inouïe si j’avais accepté. Etienne Daho a accepté de jouer le rôle du pygmalion, sachant que je suis d’un naturel plutôt dominant et masculin, il m’a laissé libre tout en m’épaulant tel un bon génie, une sorte de Gemini cricket. Il a mis sa carrière entre parenthèses durant un an pour ne s’occuper que de moi et il a eu la grâce de s’éclipser une fois l’album sorti, se montrant une fois de plus d’une élégance infinie. Vous avez longtemps souffert de l’insuccès. Tout comme votre père Jacques Doillon. J’ai vécu quelques projets formidables avec des réalisateurs divins et des photographes de talent, persuadée que ça allait marcher, mais non ! Du coup, j’ai fini par penser que les gens perdaient leur temps avec moi. Je tiens à préciser que j’ai aimé chacun des films que j’ai tourné. Je suis tellement caractérielle que je serais incapable de vivre un projet qui ne m’intéresse pas. Mais de ne pas rencontrer le public a été une grande et longue déception, pour moi comme pour les réalisateurs. J’en ai discuté avec mon père, bien que le «  dictionnaire Doillon » vous empêche parfois de trouver les bons mots, pudeur oblige. J’ai d’ailleurs tourné dans son dernier film “Un enfant de toi” car d’autres comédiens se sont désis-


Lou Doillon et la mélancolie

« Ado, j’adorais les geishas et je rêvais de pouvoir réciter de la poésie par cœur » tés faute d’argent. Il a dû se battre pour m’imposer car on ne voulait pas de moi à la production. Nous sommes deux maudits qui avons eu beaucoup de plaisir à nous retrouver. Le non succès vous bouffe aussi. Alors… vivre un succès comme le mien en tant que fille de Doillon est un grand bonheur. Comment avez-vous appris la guitare ? J’ai été entourée de musiciens si doués que je n’ai jamais osé leur demander quoi que ce soit. Le père de mon fils, avec qui j’ai vécu dix ans, a été choqué en apprenant que j’enregistrais un album car il ne m’avait jamais entendu jouer. J’écrivais en douce, mon journal et mes dessins ne suffisaient plus à exprimer mes sentiments, je devais passer de plus en plus par la musique. Un ami m’a acheté une guitare et je jouais pour mes copines. J’ai pris quelques cours mais j’ai surtout joué dans mon coin. Je suis capable d’écrire trente chansons avec deux accords, ce qui amuse énormément mes musiciens. J’ai une approche presque enfantine de la musique, en cela réside peut-être ma force. En s’appelant “Places”, l’album revêt plusieurs symboliques. On ne comprend pas ses propres chansons sur le moment. Par la suite, je me suis rendu compte que ce titre semblait logique. Pour moi qui dessine beaucoup, j’ai pensé aux endroits de ma vie, aux différents endroits du corps, aux lieux qu’on trouve romantiques, aux moments importants de notre existence… Avec l’accueil inattendu de l’album, je me suis dit « Génial, c’est ma place ». Avant vous n’étiez pas à votre place  ? J’étais une victime consentante, comme de très nombreuses personnes.

« Je pense être une grande nostalgique, ça doit me venir du côté anglais de ma mère. Je garde tout, j’ai la mémoire des objets, des endroits, des regards… J’ai besoin de tout noter, de tout retranscrire, c’en est presque obsessionnel. Pourtant, je ne suis pas du tout dépressive. Au contraire, j’ai beaucoup d’humour et d’autodérision, une qualité également très anglaise… et belge ! Je m’amuse de moi-même, il n’y a que de cette façon qu’on s’en sort. Mes textes ne sombrent pas dans une mélancolie lourde et malsaine, il y a toujours un sourire derrière les mots. Le fait d’écrire des histoires pas spécialement rigolotes mais de les partager permet de se remettre en question et d’aller mieux. Avec un titre comme “Jealousy” j’avoue ce gros défaut et je me rends compte, en concert, que des jeunes filles me remercient de cet aveu. Dans ce monde de super femmes où on vous assène que la grossesse est un moment heureux, que l’amour se doit d’être parfait, que la jalousie c’est mal… je ne supporte plus les mensonges et les cachotteries. J’ai grandi avec les films de mon père et les musiques de Gainsbourg qui ont toujours assumé l’ambiguïté des rapports humains. Cette ambiguïté vous pousse à écrire des textes, des histoires et des musiques mélancoliques mais sans être obligatoirement tristes ».

J’avoue être une personne complexe, à la fois sans aucune ambition et avec énormément d’ego. Je n’ai jamais cru qu’on pouvait contrôler grand-chose dans le domaine artistique. Etant fille de réalisateur, sœur de photographe (Kate Barry) et fille de comédienne et de réalisatrice, je les ai tellement vus se battre avec des gens qui ne voulaient rien lâcher que j’avais pris le contre-pied. Au cinéma comme en photo, j’aime subir un point de vue et faire confiance. Certains me voient comme une rigolote, d’autres comme la fille de ma mère… Or, pour la première fois, avec mon album, j’ai dû apprendre à tenir les rênes. Mes chansons viennent aussi de mes expériences, quand je posais huit heures d’affilée sur un plateau, que je rentrais à mon hôtel, que je prenais ma guitare et que je devenais enfin le chef. La musique a toujours été un contrepoids à ma «  carrière  »  : je fais ce que vous voulez quand je pose ou quand je joue la comédie mais en musique je décide. Qu’avez-vous hérité de vos parents ? Comme mon père, je suis hyper consciencieuse et obsédée par le travail. De ma mère, je tiens son sentiment de culpabilité. Dès que je m’amuse en travaillant, j’ai peur, je crois encore que la souffrance a à voir avec la justesse et la qualité. Vous venez d’avoir 30 ans. Le bel âge  ? A 20 ans, on se fait du mal et on ne se connaît pas. Alors qu’est ce que ça fait du bien de se laisser enfin tranquille ! Le quotidien devient joyeux, les guerres internes s’apaisent un peu, on prend de la distance. On se rend compte également que le temps passe, qu’on refait certaines erreurs et qu’il faut savoir se ressaisir.

Album : Places , Lou Doillon, Universal. Lou Doillon en concert le 8 décembre au Botanique à Bruxelles

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Jupe en soie Talking French. Prix outlet : 100 € (Prix original : 149,90 €)

Veste en cuir noir Devernois. Prix outlet : 421 € (Prix original : 629 €)

Sac Imprimé en tissu enduit Fossil. Prix outlet : 65 € (Prix original : 79 €)

Vêtements d’hiver, tendances printemps !

Et voilà ! Les fêtes de fin d’année sont à nos portes et c’est l’occasion de se faire plaisir et de gâter nos proches, en osant un shopping luxueux et décomplexé à seulement une heure de Bruxelles, à Maasmechelen Village. L’opportunité de faire de bonnes affaires, et ce, même avant les soldes, grâce aux offres magiques qui proposent des réductions sur les prix outlet du 6 au 31 décembre 2012 ! Alors pourquoi ne pas se faire une garde-robe aussi casual que chic à prix cassés. Etre tendance toute l’année, et même avec une longueur d’avance, c’est possible. Plongez dans les stocks d’hiver des plus belles boutiques de Maasmechelen Village en ayant à l’esprit les prochaines tendances printanières. Noir et blanc, dentelle, petites robes droites, cuir et imprimés côté Paris. Couleurs flashy, transparence et féminité côté Milan. Des idées à mélanger pour une allure très « in ». Sans oublier la pièce qui continue sur sa lancée : le short.

Maasmechelen Village, la destination shopping idéale

Imaginer une journée de shopping exceptionnelle avec plus de 100 boutiques de luxe, un grand parking gratuit, un lieu en plein air à proximité des grands axes, des cafés et des restaurants accueillants et des prix ne souffrant aucune concurrence… Un Rêve ? Oui mais accessible. Que vous recherchiez un large choix de jeans, une mode classe ou plus sport, des articles pour femmes, hommes et également enfants, mais aussi des objets de décoration maison, Maasmechelen Village offre un choix incomparable. Pas envie de prendre la route ? Il existe une Navette Shopping Express au départ de Bruxelles. Toutes les infos sur www.MaasmechelenVillage.com

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Veste noire Mer du Nord. Prix outlet : 120 € (Prix original : 240 €)

Maasmechelen Village Foulard en coton imprimé Desigual. Prix outlet : 13,20 € (Prix original : 29 €)

Sac en cuir Furla. Prix outlet : 189 € (Prix original : 295 €)

Sandales Spazio (Dolce&Gabbana). Prix outlet : 75 € (Prix original : 395 €)


Blouse en soie 7 for All Mankind. Prix outlet : 99 € (Prix original : 149 €)

Blouse en soie Spazio (Dolce&Gabbana). Prix outlet : 135 € (Prix original : 285 €)

Combinaison-pantalon fleurie Essentiel. Prix outlet : 105 € (Prix original : 210 €)

Blouse en dentelle Liu Jo. Prix outlet : 97 € (Prix original : 151 €)

Chic Outlet Shopping Lunettes de soleil Miu Miu (chez Sunglass Time). Prix outlet : 133 € (Prix original : 206 €)

Pantalon ¾ noir Mer du Nord. Prix outlet : 65 € (Prix original : 130 €)

Blouse en coton Mexx. Prix outlet : 24,95 €, (Prix original : 35,95 €)

Infos pratiques

Short en flanelle gris Mer du Nord. Prix outlet : 62,50 € (Prix original : 125 €)

Robe en soie Talking French. Prix outlet: 113,50 € (Prix original: 169,90 €)

Bottillons en cuir noir Liu Jo. Prix outlet : 125 €, (Prix original : 200 €)

Services : Espace d’Accueil, parking et accès Wi-Fi gratuit, restos et cafés Outlet : de 30 à 60% plus avantageux toute l’année Boutiques : plus de 100 boutiques et 150 marques mode et lifestyle, des marques belges et internationales. Furla, Escada, Spazio (Dolce&Gabanna), Versace, Karen Millen, Liu Jo, Essentiel, Hugo Boss, Gant, Lacoste, Desigual, Superdry, Marlies Dekkers, L’Occitane en Provence, Ugg® Australia et bien d’autres. Détails pratiques : Ouvert tous les dimanches Du lundi au vendredi de 10 à 18h, le samedi et dimanche de 10 à 19h. Shopping Express, navette au départ de Bruxelles Maasmechelen Village, Zetellaan 100, 3630 Maasmechelen. - MaasmechelenVillage.com —17—


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Stylisme & réalisation : Gladys Photographie : Michel Damanet Assistance : Laurent De Leeuw Maquillage & coiffure : Mathieu De Mayer pour Dior www.mathieudemayer.com Assistante : Sarah Guinand Mannequins : Amelie Sens chez Dominique Models Agency

D BAL —19 —


Gucci robe longue sheer GUCCI collier goutte «Shine» BOGH-ART boucles d’oreilles «Shine» BOGH-ART bague «Shine» BOGH-ART bague «Reveal» BOGH-ART bracelet SWAROVSKI sandales BCBG/MAX AZRIA page de droite Giorgio Armani jumpsuit GIORGIO ARMANI chapeau PHILIP TREACY pour GIORGIO ARMANI collier plastron EMPORIO ARMANI sac pochette GIORGIO ARMANI gants courts GIORGIO ARMANI bague «Rose» PIAGET bague «Possession» PIAGET montre «Limelight Magic Hour» PIAGET collants WOLFORD escarpins à talons (daim noir) EMPORIO ARMANI Diane von Furstenberg longue robe dos nu & pochette clutch «horloge» DIANE VON FURSTENBERG collier «trèfle» DE GREEF bague «trèfle» DE GREEF bague DE GREEF bague DE GREEF montre «Charms» VAN CLEEF & ARPELS chez DE GREEF coiffe CHRISTOPHE COPPENS VINTAGE collants WOLFORD escarpins à talons «Viper» JIMMY CHOO

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Elie Saab robe sirène ELIE SAAB ceinture «coeur & serrure» DIANE VON FURSTENBERG collier «Sabbia» POMELLATO bracelet «Sabbia» POMELLATO bracelet «DoDo-DoDo» DoDo bagues «Sabbia» POMELLATO boucles d’oreilles «Sabbia « POMELLATO bouquet CHRISTOPHE COPPENS VINTAGE

MAQUILLAGE / LA LIGNE DE DIOR Teint - Dior Prestige Souveraine Sérum Capture Totale One Essentiel Eyes Fond de teint Diorskin Nude 023 Correcteur Diorskin Skinflash 002 Poudre Couleur & éclat Diorskin Nude 002 Yeux - Dior Grand Bal 001 - 1 couleur Khôl 096 Ombre à paupières 3 Couleurs Nude Glow 548 Crayon Diorshow eyeliner waterproof Gold 651 Blush - Diorblush Terre de Sienne 849 Lèvres - Diorifique Diva 038 Ongles - Le Vernis Diorifique Diva 901 Dior Pelline - Dior Top Coat Capture Totale Crème Mains Corps - Dior Svelte Crème Confort Cheveux - Redken INFOS BCBG/Max Azria: 02 512 67 98 * bcbg.com Bogh-Art: 02 808 04 10 * bogh-art.com Bulgari: 02 511 67 01 * bulgari.com Cartier: 02 537 51 61 * cartier.com Christian Dior: 02 500 18 18 * dior.com De Greef: 02 511 95 98 * degreef1848.be Diane Von Furstenberg: 02 648 62 24 * dvf.com Dodo: 00800 1403 2002 * dodo.it Elie Saab: + 33 1 42 56 77 68 * eliesaab.com Emporio Armani: 02 551 04 04 * armani.com Giorgio Armani: 02 513 79 81 * armani.com Gucci: 02 511 11 82 * gucci.com Jimmy Choo: 03 475 94 37 * jimmychoo.com Manalys: 02 512 61 18 * manalys.com Piaget: 02 533 15 46 * piaget.com Prada chez Férent: 02 545 78 30 * prada.com Pomellato: 00800 1403 2002 * pomellato.com Ralph Lauren: 02 511 82 08 * ralphlauren.com Salvatore Ferragamo: 02 511 46 25 * ferragamo.com Swarovski: 02 481 05 25 * swarovski.com Wolford: 03 451 39 30 * wolford.beg REMERCIEMENTS * Maquillage & Parfums Christian Dior * 02 642 26 26 * studio 202 * 202 chaussée de Boondael 1050 Bruxelles * 02 659 50 54 * studio202.com

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« LE SECRET DE NOTRE PÉRENNITÉ ? TROIS MOTS : STYLE, MODERNITÉ, RESPECT. » Ignazio Maramotti, un grand discret et un rigoureux perfectionniste, à l’image du label créé par son père Achille.

DATES ESSENTIELLES 1951 : création de Max Mara, sous la houlette d’Achille Maramotti 1981 : lancement du manteau culte 2004 : composition du premier parfum 2006 : début de l’exposition COATS à Berlin 2007 : lancement d’une collection de robes de mariées 2007 : ouverture de la boutique rue Saint Honoré à Paris 2007 : 392 boutiques dans le monde 2008 : nouvelle fragrance “Le Parfum” 2009 : inauguration d’un flagshipstore à Milan et d’une boutique à Kuala Lumpur 2012 : 2000 points de vente, dont Le Bon Marché à Paris, Saks Fifth Avenue à New York

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MAX MARA L’ESPRIT DE FAMILLE Deux mots claquent mondialement comme des synonymes d’une mode intemporelle adoptant les virages des tendances, avec la juste dose d’équilibre. Un classique : le manteau Camel, mythique dans toutes les garde-robes. Une qualité textile optimale sur laquelle veille Ignazio Maramotti.

Texte : Claude Muyls - Photos : Max Mara

Rome, hôtel de Russie, non loin de la Piazza di Spania, rencontre en toute simplicité avec le chef de cette entreprise parmi les premières au monde. Mince, Ignazio Maramotti n’est pas pressé d’entrer dans le jeu des questions réponses : nous parlons de ce moment. Puis, le temps du travail. Mademoiselle Chanel déclarait « La mode est éphémère, seul subsiste le style ». Votre réaction ? Je suis d’accord à cent pour cent avec cette créatrice historique. Max Mara vise à la fois une forme d’intemporalité universelle, ne révolutionne pas les tendances, mais les explore pour tenter des expériences nouvelles. Le secret de votre première place en tant que groupe textile italien ? L’histoire remonte à plusieurs générations. Nous sommes dans le cadre d’une authentique entreprise familiale, née en 1951, comme il en subsiste encore quelques unes en Italie. Ma grand-mère a consacré sa vie à l’école et l’éducation ; elle enseignait la couture et le modélisme. Quelles meilleures bases pour comprendre la nécessicité de nous encadrer de règles ? Achille, le fondateur, après la guerre lance « Les griffes italiennes n’existaient pas encore. On trouvait seulement des couturières de village et, à Paris, des Christian Dior et Balenciaga. » L’avantage ? L’industrialisation du savoir faire de la confection artisanale


La boutique se divise en espaces thématiques. Ici, harmonie de noir, gris et bleu cobalt pour des robes élégantes.

Alliance de modernité et d’équilibre des formes avec ce tailleur pantacourt, pull rayé en dessous. Les plus ? Les bretelles et la casquette. A noter, les escarpins noués chevilles, à talons hauts, couleur argent.

Sur une simple robe en laine, décolleté en pointe, Max Mara apporte sa touche tendance par des manchettes aux bras et des guêtres enroulées. Toujours la casquette en tête.

2000 points de vente dans le monde et un milliard de chiffres d’affaires…

La simplicité des lignes Max Mara au service des futures mariées.

Via Condotti : un espace lumineux, clair, épuré permettant, grâce à des ilots séparés par des arches, de présenter les différents aspects de l’enseigne.

permet de produire des modèles en différentes tailles standard, sans toucher au style et à la qualité. Dès les années ‘60 et ‘80 déferlèrent les règnes du marketing effréné. Nous n’avons pas suivi cette voie. Notre but ? La qualité, le produit et non l’image. Nous faisons appel à de jeunes créateurs talentueux : Emmanuelle Khan, Karl Lagerfeld, Jean-Charles de Castelbajac, Dolce&Gabbana… En 1981 émerge notre pièce culte  : le manteau en cachemire, couleur Camel, manches kimono et double croisure, façon costume masculin. On le doit peut-être à Anne-Marie Beretta. Le secret de votre pérennité ? Trois mots  : style, modernité, respect. Dès le 21ième siècle, vous vous diversifiez… Notre père, Achille, fondateur de la griffe, décédé en 2005, avait l’habitude de dire « Max Mara est une mode adaptée aux besoins de la rue ». Pourquoi ne pas créer un univers dont certains produits deviendraient plus accessibles comme le parfum “Max Mara”. Les boutiques se multiplient comme des petits pains. Notamment en Belgique ? Nous avons rencontré un homme qui croyait en notre produit. Il a compris que ce dernier convenait parfaitement à la clientèle belge. Il avait raison. Notre pays ne conjugue-t-il pas d’une certaine manière les

mots qui vous définissent : respect, modernité, style ? Vous avez parfaitement raison. Je m’y rends souvent et je comprends cette osmose entre la mentalité belge et la philosophie de la maison. Réflexion très juste ! Pourquoi la réouverture de la via Condotti ? Je désirais un univers concentré autour de notre marque, avec toutes ses lignes, ses possibilités, ses accessoires. Il se veut aéré, clair, espacé. On y déambule avec plaisir. Digne du milliard de chiffre d’affaires réalisé cette année. Oserais-je vous poser une question un zeste métaphysique ? Vous nous avez offert le bonheur de visiter de manière privative la chapelle Sixtine… L’extrapolation de votre vision du perfectionnisme universel ? La comparaison est audacieuse et me trouble. Ce chef d’œuvre traverse les siècles et est sans commune mesure avec le travail de Max Mara, même si nos valeurs s’accrochent à celles de Michelangelo. Franchement, ne désirons-nous pas incarner une part d’éternité ?

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1.

New York : septembre 2012. L’air se fait doux, loin des intempéries que vient de connaître la Grosse Pomme. But de cette visite éclair : découvrir la saga d’une maison de cosmétiques, née en 1851, s’implantant au fil des mois dans de nombreux pays, dont la Belgique. Pourquoi ? Cette marque le vautelle bien ? Naturelle, elle a précédé nombre d’autres labels.

Texte : Claude Muyls

KIEHL’S Arrivée dans un quartier de l’East Village, je ressens de l’euphorie à la vue du décor planté devant mes yeux. Là est née, dans un quartier alors populaire, une marque, devenue aujourd’hui l’une des expressions optimales du groupe L’Oréal. Et pourtant pas encore assez connue. On la retrouve dans sa boutique éponyme à Anvers et dans le plus bel espace conseil de la capitale : Senteurs d’Ailleurs. Personnellement, je me souviens de ces petites fioles sans chichis que ma mère rapportait comme de précieux élixirs de beauté. Elles avaient l’air de lui réussir parfaitement… Ayant la mémoire longue, je savais que cette enseigne ne quitterait pas ma liste future de shopping.

CHOC DES STYLES

Me voici devant la boutique culte initiale. Un bric à brac génial fait de souvenirs des propriétaires allant d’une moto, au squelette « Mister Bone », aux murs de briques et des lustres de cristal en passant par de vieux meubles d’officine, des fauteuils de bar ou alors d’anciens fauteuils british style. A ses débuts John Kiehl, visionnaire, ouvre une herboristerie dans l’East Village, à l’angle de la 3ème Avenue et de la 13ème rue. Très vite, son travail amène une clientèle nombreuse : John prodigue des conseils gratuits et fournit des remèdes extrêmement personnalisés. Son rêve ? « Créer des meilleurs citoyens, de meilleures entreprises et de meilleures communautés. » Beau départ… Suivons ses pas… 1921  : son assistant Irving Morse lui succède. Même ligne que

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son fondateur mais une idée plus ambitieuse. Parallèlement à ses médications, il lance les premiers produits cosmétiques Kiehl’s. Tout est préparé pour la grande aventure : le logo, l’emballage en verre teinté, ressemblant aux flacons des apothicaires. Le plus ? Des formules naturelles à base de plantes issues de la pharmacopée. Le bio avant l’heure… pas Ecocert. Il sera le créateur de nombreux number ones  : l’Original Musk Oil (1963), une huile parfumée, la Blue Astringente Lotion (1964), une lotion nettoyante pour le visage, le Lip Balm (1971)… 1930 : période difficile aux Etats-Unis et pourtant, Aaron, le fils, s’inspire rapidement des officines européennes qui récoltent le succès.

AU TOP…

La reconnaissance des stars, ambassadeurs discrets du label… Aujourd’hui, s’aperçoivent dans ses rayons Susan Sarandon ou le rappeur producteur Pharrell Williams… Une clientèle éclectique qui traduit bien la philosophie de l’enseigne : tradition, modernité et underground… Et ce parfum d’alchimie et de formules étudiées avec précision. Chez Kiehl’s pas de marketing acharné, mais une vraie mesure de qualité !

ENTRÉE ROYALE

162 ans d’existence et L’Oréal se rendant compte de l’importance de ce produit de niche, le conquiert en 2000 et aide à son internationalisation, dont la première étape parisienne sera le célèbre


1. Début d’une grande aventure en 1851. Un herboriste, idéaliste, soigne ses clients avec des recettes personnalisées. Ses successeurs iront plus loin en lançant des cosmétiques naturels.

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2. Un décor bric à brac avec un ancienne moto, un squelette artistique, mister Bones, des fauteuils de barbier à l’ancienne, des murs en briques, des colonnades gréco baroques, le tout éclairé par des lustres en cristal.

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Que des produits naturels à ne pas confondre avec des produits bio.

3. La maison mère a gardé du mobilier de chacune de ses époques. Pour choisir les produits et être conseillée, un bar au fond et quelques tables rappelant les années 20. 4. Un produit culte de la gamme Kiehl’s, antiride puissant vendu en fiole.

La percée mondiale Colette. «  Nous n’aurions pas pu inventer Kiehl’s ; ses valeurs viennent de ses racines profondément ancrées  », déclare la directrice générale monde. Le but de la maison ? « Transmettre et faire grandir l’état d’esprit du label sans le dénaturer.  » On sent dans l’atmosphère le désir de rester simple, de garder en primeur le conseil, d’expliquer longuement au client les qualités et valeurs d’un produit. Les boutiques se multiplient en gardant comme décor l’ADN de la maison mère  : briques, vieilles photographies, vendeurs en blouses blanches.

La force tranquille

Dates essentielles 1851 : création de sa pharmacie par John Kiehl à New York 1921 : Irving Morse, son assistant, lui succède et lance les cosmétiques 1963 : n aissance de l’huile Original Musk Oil 1997 : distribution de la marque pour la première fois, chez Colette à Paris 2000 : rachat par le groupe L’Oréal 2006 : engagement du label auprès de la fondation Pitt-Jolie 2009 : lancement de la ligne dermatologique Dermo Preparations en Europe

Résultat de la cohérence philosophique de la marque  ? Depuis le rachat de Kiehl’s en l’an 2000 par L’Oréal, ses ventes ont grimpé de 43 % et son chiffre d’affaires atteint les 250 millions de dollars.

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5. Michael Bloomberg, maire de New-York, a inauguré le Kiehl’s day le 12 novembre pour l’implication de la marque dans l’animation du quartier. 6. Grand buzz sur un dernier né de la collection, la crème Midnight Recovery Eye. 7. Le produit number one et le dernier en date : le Midnight Recovery Concentrate. Cette crème redonne le matin une peau éclatante et lumineuse. En cas de problèmes, peut s’utiliser avec une crème spécialisée. 8. Ouverture vers les solaires avec ce tandem protection 50 pour hâler en toute sécurité.

RÉACTION DES RESPONSABLES

Plus que satisfaite… « Nous affichons de grandes ambitions pour cette marque dans l’Hexagone et le monde. Elle doit devenir la ligne de soins incontournable ». Discrète, Kiehl’s devient l’enfant à suivre de près. Plus de 360 points de vente dans le monde, plus d’une centaine de boutiques, une déferlante en Asie, grâce à un produit qui réussit à blanchir la peau des clientes de là-bas.

HUMANITAIRE…

Point de difficulté d’imaginer Kiehl’s préoccupé par les autres. L’Oréal poursuit la philosophie du père fondateur. Des anecdotes s’accrochent à cette marque devenue institution : un courageux court 24 heures sur un tapis de course pour récolter des fonds pour lutter contre le SIDA. Record inscrit dans le Guiness Book. Du jamais vu ! Le maire de New York, Michael Bloomberg, institue le Kiehl’s Day, le 12 novembre afin de saluer l’implication du label dans le quartier. L’imagination déborde… Juin : sur le site Kiehl’s Gives, les internautes sont invités à voter pour une cause caritative au choix. Résultat ? 96 000 dollars à la recherche contre de sida, 48 000 dollars au bien-être des enfants, sous la houlette de la comédienne Julianne Moore, 16 000 dollars à l’environnement soutenu par Pharell Williams. Finalement, suis-je surprise de ce comportement ? Ici, pas d’égérie,

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mais des clients célèbres comme Brad Pitt et Jeff Koons, un endroit de gentillesse, de conseils et de retrouvailles…

ET LES PRODUITS ?

Aménageons-les en catégories. Préparation de la peau  : trois démaquillants et trois toniques ; les soins essentiels, parmi lesquels la vedette actuelle number on  : Midnight Recovery Concentrate : à 99,8 % naturel, sans parabène, suivi de Powerful Strenght Line Concentrate, anti rides puissant, avec 19,5 % de vitamine C. Les soins se divisent en quatre générations  : les crèmes pour réparer la peau, Abyssine anti rides radical exceptionnel et best-seller (3 produits) ; produits raffermissants Cryste Marine, riche en minéraux, contenant du rétinol et la dernière née, Rosa Antartica  régénérateur puissant avec en nouveauté Rosa Antartica Youth Regeneration Cream. Après essai de quelques produits appropriés à mon type de peau, je reconnais la sensation immédiate dès l’application de ce que je nomme plutôt sérums ou crèmes en fioles, la délicatesse de la dernière née, à utiliser la nuit, car légèrement épaisse. Reste la gamme de tous les produits pour les cas délicats, notamment pour réduire les pores… Je découvre une ligne pour les hommes et un produit solaire préventif et soignant.


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LUIK WOMEN-MEN PASSAGE LEMONNIER 48-56


Rien ne prédisait le succès de la beauté par les plantes au moment où Aliza Jabès revient des EtatsUnis, un MBA à l’université de New York en plus de son diplôme sciences Po en poche. Entre un papa-pharmacien et une maman créatrice de mode, elle ne voulait qu’une chose : entreprendre, monter sa propre société, de préférence dans le domaine de la santé et du bien-être.

Texte : Anya Loonen Quand elle entre chez Macéo rue des Petits Champs à Paris où nous l’attendons pour un entretien, elle n’a pas beaucoup changé. Elle rayonne toujours d’énergie et reste passionnée par les plantes et leurs bienfaits, comme depuis un peu plus de vingt ans, depuis ce jour où elle entre tel un raz-de-marée dans l’appartement parisien de sa sœur Terri, avec qui nous avions rendez-vous. Terri, passionnée de couleurs, vient en 1989 de lancer la nouvelle collection maquillage Yves Saint Laurent. Aliza nous confie avec enthousiasme le lancement de sa toute première huile sèche Nuxe, (contraction de Nature et Luxe) : l’huile prodigieuse. Entre-temps celle-ci a fait le tour du monde et est devenue mythique. « Je voulais une marque de produits naturels, à base de plantes, sans prétentions mais chic, très nature, mais très luxe, avec le conseil en pharmacie, sur base de formules bien pensées, avec en plus une dose de rêve. La part de plaisir est toujours très importante. » nous confie Aliza avec un grand sourire en levant le verre à l’occasion du 20ème anniversaire de

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FLEUR DE LA PASSION Nuxe. Ce petit labo parisien, créé en 1957 par un pharmacien amoureux de plantes qu’elle a racheté et fait grandir. Avez-vous rencontré beaucoup de problèmes en tant que femme au gouvernail d’une société ? Au départ, nous n’étions pas très nombreux, Nuxe comptait moins de dix personnes. Nous faisions les colis d’expédition à la main, le soir… Être jeune posait problème, pas le fait d’être une femme. On ne me prenait pas au sérieux et négocier des matières premières n’était pas facile. Avec papa, nous avions racheté le petit labo Nuxe à Paris, nous faisions un CA de 38.000 euros, aujourd’hui de 140 millions. Le message Nuxe, à peu près 80 produits de soin et de bienêtre se retrouve dans 50 pays. Nous sommes 400 au total, dont 150 à Paris et une trentaine au labo. La production se fait en Bretagne principalement. Nuxe vient de racheter les Laboratoires Renaud, distribution sélective en institut. Aujourd’hui, on vient me proposer de nouvelles matières, ce qui nous permet d’avancer. Le fait d’avoir appris également un nouveau métier de formulation grâce à notre gamme Bio Beauté, nous avons breveté notre propre complexe d’agents conservateurs sans parabènes. Le Bio est une évolution

obligatoire en cosmétique, mais nous souhaitons toujours le plaisir en plus et cela ne facilite pas la tâche. Pourtant, en pharmacie nous sommes très appréciés de par nos formules innovantes – nous sommes les seuls à proposer une ‘cold cream’ vraiment bio, donc entièrement végétale, et des prix très compétitifs. Et déjà cette année Bio Beauté est responsable de 5% de notre chiffre d’affaire ! Vous venez de renouveler toute la gamme Crème Fraîche, pourquoi ? Nous l’avions lancé en 1999 à base de 8 laits végétaux et entretemps tout a évolué. Nous pouvons offrir en plus de la revendication d’hydratation, bien prouvée, une hydratation dans le temps pour les peaux sensibles et un vrai besoin à tout âge, et ce pendant 24 heures ainsi que des effets apaisants. Le masque hydratant booste l’hydratation et si vous dormez avec, vous verrez que le lendemain votre peau aura absorbé le tout. Elle sera calmée, reposée et bien hydratée… en mettant un peu de sérum et ensuite la crème de jour, votre peau aura produit un maximum d’urée et sera bien hydratée dans le temps. Nous avons décidé d’incorporer les nouvelles technologies afin de fournir à la peau tout ce dont elle a besoin pour se régénérer elle-même.


RIEN QUE POUR TES YEUX

Le contour de l’œil marque en premier les signes de l’âge. Hommes et femmes s’en préoccupent quelques soient leur âge et nationalité. C’est ici en effet que les traces de fatigue, de stress, de déshydratation, du mauvais fonctionnement des reins, se forment. La peau toute fine dévoile les premières ridules, des poches, des cernes… Solutions actuelles…

Texte : Anya Loonen Selon le Dr. Jean-Pierre Amsellem, plasticien basé à Bordeaux, « quand une femme de 50 ans vient me voir, avec des rides et des cernes, je combine les techniques pour obtenir un bon résultat : le botox pour les rides. Il permet d’enlever les rides et a en plus, un effet préventif. Si les rides sont très marquées, il faut associer l’acide hyaluronique peu réticulé comme Stylage S par exemple. Pour les cernes : il faut combler soit avec l’acide hyaluronique peu réticulé, mieux encore, remplir la cerne avec de la graisse autogène qui permet d’une part un résultat quasi définitif, à condition de prendre de la graisse des genoux, et d’autre part une amélioration considérable de la qualité de la peau, grâce au collagène présent dans la graisse. Enfin, l’utilisation de la graisse permet aussi d’améliorer la couleur des cernes foncés. Pour les rides, il faut utiliser des aiguilles très fines et en ce qui concerne les cernes il vaut mieux utiliser des canules mousses qui évitent les hématomes, fréquents dans cette zone anatomique. » Pour Emmanuelle Moirand, R&D Clinique, les dernières études scientifiques révèlent que la couleur des cernes est en grande partie due à une accumulation de mélanine. « Clinique a réalisé une étude auprès de 600 femmes de tous âges et ethnies, afin de mesurer l’impact émotionnel des cernes. Il est plus grand que celui des rides et ridules. Il y avait des solutions de plasticien. Désormais, il y a des solutions cosmétiques grâce aux cocktails équilibrés de thé vert, de protéines de petit lait, de racine de mûres, de caféine,... afin de renforcer la structure de soutien et la barrière cutanée. Le tout couronné d’un applicateur ergonomique. »

NOUS AVONS RETENU

Clinique Even Better Eyes Soin Eclat Correcteur Cernes, formule sans corps gras, prépare la peau avant le maquillage et convient à tous les types de peau et toutes les carnations. Guerlain, Abeille Royale, soin yeux, est un puissant réparateur et pur concentré royal. Assemblage exclusif de produits de l’abeille, miels et gelée royale, sélectionnés par Guerlain pour leur efficacité à combattre micro-déchirures et les phénomènes oxydatifs du contour des yeux. Le matin après application d’eau froide, le soir de l’eau tiède. Chanel Sublimage Yeux, extrait de fleurs et plantes mais surtout de la vanille, soit l’extrait précieux à la Planifolia PFA enrichie dont on connaît les vertus, adapté au contour des yeux. Yves Saint Laurent Forever Youth Liberator. Sérum Zone Regard Libérateur Jeunesse délivre un fluide qui fusionne instantanément avec la peau, la rafraîchit et agit sans laisser de traces. Toucher sensuel et étape importante avant l’application d’une crème contour des yeux. Lancôme Généfique Yeux Light-PearlTM une texture fine du type sérum et un applicateur, mais surtout le duo Rénergie Yeux multi lift qui agit sur toutes les faiblesses du contour des yeux, bien riche sans être gras et ensuite un anticernes teinté, parfait pour estomper les imperfections. Le résultat est immédiat et entretemps le soin travail en profondeur. Biotherm Skin Energic Yeux, soin antifatigue global à l’extrait de Chlorella V, de phitovityl C, d’adénosine, de caféine, etc. Actifs donc sur tous les plans. Helena Rubinstein Prodigy Powercell Eye Urgency Eye Patch, puissant masque yeux SOS équivaut 15 jours de traitement, ou ne perdez plus de temps : Shinagara Cosme/Nigara Biyou (japonais pour vite fait bien fait). Grâce entre autre aux propriétés fusionnelles de la bio-cellulose, vous posez le masque dans les embouteillages et arrivez au boulot en pleine forme ! Christian Breton Liftox, soin liftant sur base de peptides qui miment le venin de serpent qui relaxent les muscles, du collagène et du caviar, une bombe d’énergie pour les cellules.

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QUAND LE CHAMPAGNE SE MET AU PARFUM Grâce au Chef de Caves Frédéric Panaiotis et au parfumeur Anne Flipo (IFF), nous pouvons partager les arômes gourmandes de Ruinart Rosé au travers d’une vraie expérience aromatique. Mon tout se trouve dans un Coffret Interprétation inédit diffusé par la Maison Ruinart. Soit 8 arômes précieux à vaporiser sur des mouillettes ou sur un mouchoir en papier pour intensifier la dégustation du champagne. Frédéric propose un regard nouveau sur son Ruinart Rosé et nous laisse découvrir la richesse des arômes de son assemblage. Du nez au palais, du palais au nez, une expérience pluri sensorielle. Nous découvrons des bulles légères mais vives, le fruité délicat du Pinot Noir et la chaleur ensoleillée du Chardonnay ainsi qu’une robe rose grenade et un cordon têtu. Nous avons retenu une complexité aromatique autour de la rose et de la grenade avec des touches de fruits rouges, mais très souples et soyeux au palais. Un vrai bonheur, une rivière de perles roses qui ne laisse personne insensible, signé Maison Ruinart opérant à Reims depuis 1729.

L’ART DU PARFUM

Il s’agit bien d’un art, avec des cycles, tel le parcours d’un être vivant. Mais un art toujours très mal compris, ce qui fait que malgré toute intellectualisation, il garde son mystère et ses zones d’ombre, pour notre plus grand plaisir. Néanmoins, le parfum sublime la nature et les fleurs, il nous permet de voyager à travers l’histoire pour mieux comprendre la nôtre. — Texte : Anya Loonen

Si au départ parfumer s’adressait aux dieux des temples, ensuite aux dieux des églises et encore plus tard aux seigneurs des châteaux. Marie-Antoinette marqua la fin d’une époque. Elle avait son parfumeur attitré, Jean-Louis Fargeon. Il introduisit pour elle l’Eau de toilette. Une visite de ses appartements privés à Versailles montre l’importance de cette ‘toilette’. Fargeon, né à Montpellier, capitale de la parfumerie, rêvait des fastes de Versailles et MarieAntoinette (l’Autrichienne) souhaitait vivre au milieu des fleurs, elle aimait les voir tissées ou brodées sur des tentures, des rideaux. Elle aime les essences fines et concentrées qu’elle rebaptise ‘esprits perçants’ ; c’est l’époque où on découvre les vertus de l’enfleurage pour toutes ces fleurs muettes qui livrent difficilement leurs secrets. « La tubéreuse exerce sur moi un pouvoir étrange. », dit Marie-Antoinette à son parfumeur de cette fragrance à l’accent animal avec une pointe de moiteur confite. Ce sont encore et tou-

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jours les bouquets floraux qui fascinent les parfumeurs, souvent recomposés ; la rose restant l’élément olfactif vedette.

LA ROSE

Allégorie de la femme, elle aurait été créée par une goutte de sang de Vénus et un baiser d’Eros. Comme les chats, elle ne griffe que ceux qui ne savent pas s’y prendre. Et c’est Coty – père de la parfumerie moderne – qui créé en 1904 le premier soliflore à base de l’absolue de rose de Grasse. Un nouveau produit d’une grande pureté et le début d’une longue filiation olfactive, celle de l’accord rose violette. La rose est comme cette femme inconnue du poème de Paul Verlaine, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. De grasse, Turquie, Bulgarie,… Elle est associée au jasmin dans Chanel N°5 et Joy de Jean Patou en 1930, au patchouli dans Aromatics Elexir en 1971 et en 1979 Jean-Paul Guerlain la choisit turque, sensuelle et riche dans Nahéma. La rose de Paris (YSL 1983) est poudrée et comme celle de Chantal Grosjman dans Trésor de Lancôme accompagnée de vétiver et épicée et romantique avec la violette dans Eternity de Calvin Klein. Dix ans plus tard, Kenzo remet l’accord rose violette au goût du jour, plus frais avec en plus l’aubépine et le poivre. Givenchy ajoutera une note anisée pour Very Irrésistible, Stella McCartney la choisit ambrée alors qu’en 2008, Rose de Paul Smith est vivante, comme dans un jardin anglais. La liste des fleurs composant des bouquets est longue : le jasmin, l’iris Palida et la tubéreuse de Grasse, l’iris de Florence, la lavande, le mimosa, la fleur d’oranger, la jonquille, la jacinthe, l’ylang-ylang de Mayotte, le géranium d’Egypte et de La Réunion, … Malgré la commercialisation de la parfumerie, la pression toujours


La Carte Cadeau Médiacité Le choix qui fait plaisir

Les appartements de Marie-Antoinette ainsi que sa salle de toilette avec ses vêtements recomposés en papier par Isabelle de Borchgraeve.

plus forte pour sortir de nouvelles fragrances, le centre de la parfumerie reste Paris et Versailles où tous les parfumeurs sont formés. Ils constituent une caste fermée, une fratrie spécifique avec des codes secrets sacrés. Pourtant, la quantité n’engendre point la créativité et si environ 300 parfums sont lancés chaque année, autant disparaissent. Et une législation européenne toujours plus stricte rend le métier de parfumeur de plus en plus difficile car toutes ces belles matières naturelles contenues dans de beaux parfums, faisant appel à notre cerveau reptilien et au néocortex, disparaissent. La synthèse, il faut l’admettre, a élargi la palette du parfumeur. Par contre, le synthétique n’est pas une option à long terme, car il paraît que notre cerveau ne peut stocker ces informations. Les matières naturelles sont les seules à faire appel à notre mémoire collective. Si les matières naturelles disparaissent, pensez aux abeilles en voie de suppression : plus de pollinisation, plus de fleurs  ! Merci donc Chanel, Guerlain, Givenchy, Dior et quelques grandes maisons qui investissent dans la culture de fleurs précieuses et onéreuses, mais indispensables pour sauvegarder la parfumerie. Oh ! Dame Rose qui ne vit que l’espace d’un instant, dans un parfum elle peut vivre encore et encore…

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LE CHYPRE

Autre pilier de la parfumerie et l’incarnation d’une forme androgynie olfactive, il doit son nom au parfum de Coty lancé en 1917. Il repose sur des notes de bergamote, de mousse de chêne, de ciste labdanum et de patchouli inspiré par une eau préparée au Moyen Âge par des parfumeurs de l’île de Chypre. Pendant tout le XXème siècle des beaux chypres verront le jour tantôt fleuris (rose et jasmin), fruités ou cuirs. Mitsouko de Jacques Guerlain, avec une pointe de peau de pêche. Le chypre symbolise le feu sous la glace, l’élégance fatale des héroïnes de films d’Alfred Hitchcock. Les formules modernes ne contiennent plus d’ingrédients animals en raison de la législation. Ils sont donc beaucoup plus légers qu’auparavant. Nous retenons Coco Mademoiselle et le Noir, ainsi que Narcisso Rodriguez. Toutes les matières naturelles parlent : le vétiver suggère la force, la fleur d’oranger la douceur, la bergamote la fougue, la fève tonka la sagesse, le chèvrefeuille la vitesse… Elles sont telles des notes de musique et tout l’art consiste à les assembler dans le bon ordre, sur le juste rythme et la bonne fréquence. Selon Baudelaire « les parfums, les couleurs et les sens se répondent même. »

« L’ODORAT EST LE SENS DE L’IMAGINATION. »

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DOM PÉRIGNON LE CHAMPAGNE COMME CRÉATION ARTISTIQUE

Plus qu’une marque, Dom Pérignon est un nom propre devenu légende. Ce moine bénédictin du XVIIe siècle découvrit lors d’un pèlerinage la méthode de vinification des vins effervescents du Limoux. Revenu en son abbaye d’Hautvillers dont il était intendant, il l’expérimenta sur les vins de Champagne. Joli paradoxe ! Lui qui avait fait vœu de pauvreté a donné naissance à un produit qui, quatre siècles plus tard, est devenu un symbole mondial de luxe ! Pourtant là n’est pas la question : Dom Pérignon, l’homme, était un (re)créateur et le champagne qui porte son nom entend rappeler qu’elle reste en perpétuelle re-création. Voilà ce qu’affirme haut et fort Richard Geoffroy, actuel chef de cave de la marque.

Texte : Geoffroy d’Ursel

ART DU CHAMPAGNE, CHAMPAGNE ET ART

Un décor futuriste dans la chapelle Royale de Versailles.

« Dans certaines régions comme la Bourgogne, le respect du cépage confine à la dévotion. Nous essayons de nous élever un peu au-delà. En effet, Dom Pérignon est un assemblage de plusieurs cépages venus de différents territoires. Il s’agit donc d’une création dans laquelle je compose en dirigeant une vaste équipe de professionnels et en m’inspirant d’un répertoire connu, à l’instar d’un chef d’orchestre ou d’un grand cuisinier. » Pour mettre en valeur, ou plutôt faire reconnaître, ce statut de créateur, Richard Geoffroy a eu l’idée d’un remarquable assemblage de talents : le pianiste chinois Lang Lang (le premier interprète chinois à avoir joué pour les orchestres philarmoniques de Vienne et Berlin), le metteur en scène américain Bob Wilson (mondialement connu pour ses scénographies d’opéras) et le compositeur Alexandre Desplat (nominé quatre fois aux Oscars pour ses musiques de film) ont été mis à contribution pour un spectacle unique qui prit place dans la chapelle royale du château de Versailles. Leur unique obligation pour cette pièce en trois mouvements était de s’inspirer de trois grands crûs : Dom Pérignon Vintage 2003, Dom Pérignon Rosé 2000 et Dom Pérignon Œnothèque 1966. Toute marque, fût-elle parmi les plus prestigieuses, vit de publicité. Ne nous leurrons donc pas, il y avait derrière la création de cet événement une visée marketing – fort originale il est vrai. Pourtant il serait insultant de reléguer l’initiative de Richard Geoffroy à une visée mercantile ; il y avait chez le chef de cave un évident plaisir à rassembler des talents pour susciter une création de qualité.

DANS VERSAILLES

Le fameux Dom Pérignon Oenothèque de 1966.

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Le spectacle eut donc lieu dans la Chapelle Royale de Versailles. Difficile d’imaginer cadre plus grandiose pour cette mise en scène moderne de Bob Wilson, mondialement connu pour son “Einstein on the beach” avec Philip Glass et ses visions grandioses du Ring de Wagner, de la Flûte Enchantée de Mozart ou encore de Madame Butterfly. Le spectacle, relativement bref, semblait s’inspirer des dessins du regretté Moebius, génie de la bande dessinée récemment disparu : des êtres masqués et hiératiques se mouvaient lentement dans la lumière froide de néons sans que la communication semble possible. Le prestige des créateurs attira plus d’une personnalité. On pouvait voir, au premier rang du public, Isabelle Huppert, Amélie Nothomb, Charlotte Rampling ou Clotilde Courau (pour ne citer que les noms les plus connus). Le spectacle fut suivi d’un dîner somptueux dans le bien nommé salon Hercules mitoyen de la chapelle royale. Et nous eûmes, enfin, la possibilité de savourer les trois fameux grands crûs qui, faut-il le dire, firent honneur à leur réputation. Le plus remarquable, dans cette soirée, fut le plaisir des créateurs invités à conjuguer leurs talents - plaisir qui contamina le public invité à cette fête des sens. « Ces réunions nous permettent de continuer à grandir, de ne pas nous établir dans une forme de nombrilisme tiré d’une formule à succès, conclut Gérard Geoffroy. Dom Pérignon n’a jamais été aussi vivant qu’en ce moment. »


Taches ? Rides ? Teint terne ?

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HENNESSY UN COGNAC DE JEUNES (MAIS SI !) Dans la culture francophone, le cognac se boit après un repas avec une révérence quasi-mystique. Cette idée est mise à mal par Maurice Hennessy lui-même : le Hennessy, qui partout ailleurs dans le monde sert de base à de multiples cocktails, est même devenu une référence dans le monde du… rap afro-américain !

Texte : Geoffroy d’Ursel Photos : Antoine Bagot

Elégant dans sa finesse début XIXe, le château de Bagnolet ressemble à une demeure coloniale de la Louisiane. A l’arrière, une pelouse entretenue à l’anglaise descend en pente douce vers les courbes nonchalantes de la Charente. L’aile droite du château se prolonge en une splendide serre haute terminée par un jardin d’hiver. C’est dans cette serre que nous accueille Maurice Hennessy pour un somptueux dîner de représentation.

COGNAC EN COCKTAILS

L’actuel représentant du plus célèbre cognac du monde descend à la huitième génération de Richard Hennessy, officier irlandais au service du Roi de France Louis XV qui, en 1765, fit de son nom propre un nom de marque. Ce spiritueux de légende se retrouva presque immédiatement dans les plus grandes cours d’Europe avant de conquérir les palais (dans l’autre sens du mot) du reste du monde. Aujourd’hui, mondialisation oblige, la maison Hennessy fait partie du groupe LVMH, le premier groupe mondial de luxe. Cela n’empêche nullement Maurice Hennessy de rester amoureux du cognac qui fait la fierté de sa famille, ni de la qualité de vie dont il est l’emblème. « Nous essayons de promouvoir en France l’idée de cocktails à base de Hennessy, ce qui augmenterait nos ventes. Cela peut paraître bizarre, c’est en France que nos ventes sont parmi les moins bonnes. Les Français entourent le cognac d’un halo révérencieux, quasi-mystique. Cela date sans doute de l’épidémie de phylloxera de 1900 qui en a fait, à l’époque, un produit rare. Du coup, il se boit peu, mais entouré de révérence, à la fin du repas, accompagné d’un cigare ». Ce que nous faisons, d’ailleurs. « Pourtant le Hennessy se boit partout ailleurs en cocktails, avec des variations régionales  : Stinger cocktail à base de Hennessy étoiles et de sirop de menthe dans le Sud des Etats-Unis, Brandy Sour à New-York, Hennessy and Soda ou le Hennessy and Water en Amérique Latine… »

HENNESSY STAR DU RAP

Nous avons l’immense surprise d’entendre Maurice Hennessy, ce gentilhomme apparemment décalé dans un monde dédié à la rentabilité, nous parler soudain en connaisseur de rap et de hip-hop. « Aux

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Etats-Unis, nous avons lancé dans les années ‘80 la Hennessy Jazz Search. De plus, depuis 2006, nous avons instauré le Hennessy Artistry qui permet la rencontre de talents de cultures différentes principalement américains et asiatiques. Je ne sais pas s’il y a un lien mais Hennessy est devenu l’alcool préféré des rappeurs afro-américains. » En effet, la marque a inspiré de nombreux rappeurs : Snoop Dogg, Busta Rhymes, French Montana, Max B, D-Nice, Nate Dogg, P. Diddy, Kanye West… Quelle surprise ! Nous qui n’imaginions le cognac que consommé avec révérence entre gentlemen dans des fauteuils club, découvrons Hennessy comme une « part de la sainte trinité » du rappeur Kayne West dans son titre “Good Friday” ! Mac Miller pour la chanson “Donald Trump”, Tupac pour le titre “Hennessy”, 50 Cents pour “All the time”, Dev pour “Booty Bounce”… Du choc de civilisations et des générations jaillit une lumière totalement inattendue ! Les curieux parmi vous chercheront les paroles des dites chansons et découvriront au Hennessy des vertus aussi spirituelles que... aphrodisiaques, ou afro-dionysiaques !


METAXA

LE SOLEIL EN BOUTEILLE Aujourd’hui, le nom “Metaxa” n’évoque strictement rien, pas même à de trop nombreux amateurs d’alcool. La renommée de cette marque grecque s’étendait pourtant, il y a quelques décennies, à tout l’Occident, évoquant le soleil de la mer Egée, mis à portée des papilles. Pour réparer cette injustice, la marque a, pour la première fois de son histoire, ouvert ses caves à la presse.

Texte : Geoffroy d’Ursel Lorsque nous débarquons du bimoteur à hélices sur le bitume de l’aéroport de Samos, nous sommes attendus par Steve, un quinquagénaire d’origine anglaise qui nous pilotera en 4X4. Dix ans auparavant, Steve était tombé amoureux de l’île au point de quitter le crachin anglais pour s’y installer. Nous le comprenons : les coteaux verdoyants, la mer turquoise… Nous sommes entrés dans la carte postale, en beaucoup mieux.

MUSCAT DE SAMOS ET PÉTALES DE ROSES

Nous arrivons dans une vieille bâtisse habitée par un couple âgé vivant en quasi autarcie de la culture de son potager et de la vigne. Le but est de nous faire comprendre la qualité du vin muscat de Samos, composant essentiel du Metaxa. Le message passe comme une lettre à la poste, d’autant qu’avec le soleil descendant sur la mer Egée, et malgré la crise grecque, émaillant de-ci de-là les conversations, nous ressentons une forte impression de paradis perdu. Le lendemain, après une visite des entrepôts qui, depuis plus d’un siècle, voient transiter le délicieux vin sucré de Samos vers les contrées les plus lointaines, nous reprenons l’avion pour Athènes. Au centre de production, nous allons découvrir le fabuleux breuvage que Metaxa mûrit en ses cuves lointaines.

UN HÉRITAGE

La naissance de ce breuvage ambré remonte à 1888. Spyros Metaxa, entrepreneur visionnaire et audacieux, descendant d’une famille de marchands de soie, réalise son rêve : créer un alcool aussi raffiné que novateur, à une époque où bien des tord-boyaux vous arrachaient le palais sans pour autant y laisser de saveur particulière. Il réussit son pari en mélangeant des vins distillés et vieillis avec du muscat de Samos, des pétales de roses et quelques herbes aromatiques ainsi qu’un « ingrédient secret ». Son nouveau spiritueux dégage un velouté aromatique très particulier qui fera bientôt fureur dans le monde entier : entre 1890 et 1900, sa réputation s’est étendue en Europe du Centre et du Sud ainsi qu’au Moyen-Orient, avant de franchir l’Atlantique. Le Metaxa atteint la consécration internationale en gagnant le Grand Prix de San Francisco en 1915.

RENOUVEAU DE LA MARQUE

Malgré ses indubitables qualités, le Metaxa semble poursuivi par la malchance. Il gagne tout d’abord de multiples prix en tant que « Cognac » - jusqu’à ce que cette appellation soit limitée à la région française du même nom. Qu’importe, le Metaxa se relance comme «  brandy  »; nouvelle pluie de prix, nouvelle interdiction d’appellation. Aujourd’hui racheté par le groupe Cointreau, il ne reste plus au Metaxa qu’à se lancer en tant que… lui-même, un alcool de qualité et de caractère qui fait la fierté de la Grèce. Le réalisateur Robert Guédiguian ne s’y est pas trompé : dans une délicieuse scène de ses “Neiges du Kilimandjaro”, un garçon de café sympathique et volubile présente le Metaxa comme remède idéal pour soigner les problèmes de la vie, dont il est la métaphore. « Et pourtant, l’équipe du film ne nous a rien demandé en échange », affirme, heureux, le chef de cave de la marque.

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BOMBAY SAPPHIRE INITIATION LONDONIENNE AUX COCKTAILS L’art du cocktail se pratique trop peu en Belgique. Pour s’y initier, il faut faire le tour de Londres. Telle était l’expérience proposée par Bombay Sapphire, le gin à la bouteille bleu saphir qui entendait nous faire découvrir ses infinies possibilités une fois versé dans un shaker.

Texte : Geoffroy d’Ursel Oserai-je vous l’avouer ? Jusqu’il y a peu, le gin ne me disait rien qui vaille. En soirée, je ne me risquais à ce breuvage incolore (agrémenté de tonic) que si toutes les autres options spiritueuses avaient été éclusées. Ce petit voyage m’a remis les idées en place, sans même qu’une aspirine soit nécessaire le lendemain. Nous eûmes tout d’abord droit à une initiation au Bombay Sapphire. Celui-ci se distingue par son procédé d’infusion à la vapeur, alors que la plupart des gins font bouillir leurs ingrédients. Dix composants aromatiques (baies de genévrier, amande, pelures de citron séchées, coriandre, réglisse…) sont disposés dans des paniers de cuivre à travers lesquels passent les vapeurs d’alcool en cours de distillation. Le résultat est, il est vrai, aussi élégant que la fameuse bouteille bleue. Il nous fallait encore découvrir, en parcourant Londres, l’usage qui pouvait être fait du Bombay Sapphire comme ingrédient de base de cocktails. A tout seigneur tout honneur, notre tournée des grands ducs commença à l’American Bar de l’hôtel Savoy, l’un des plus somptueux de Londres, où toute l’équipe des journalistes goûteurs était logée. Malgré les récentes rénovations (274 millions d’euros !!), il a gardé toute son élégance 1930. Les prix sont à la hauteur de la qualité tant des cocktails que d’une atmosphère

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(vous aurez l’impression qu’Erroll Flynn vous attend dans l’un des fauteuils club). (http://www.fairmont.com/savoy-london/) Cap ensuite sur le bar Arthesian de l’hôtel Longham. Quoique le bâtiment soit classiquement victorien, la décoration « chic et glamour » donne au bar une ambiance décontractée. Si les cocktails sont parfois un peu trop sucrés, par contre quelle originalité dans les goûts et encore davantage dans la présentation ! Les serveurs vous les présentent fièrement servis dans un bambou sculpté en forme de totem, un véritable sabot de bœuf ou encore agrémenté d’une tête d’alligator ! (http://london.langhamhotels.co.uk/) Petit détour par le Portobello Star à Notting Hill. Un public d’artistes et d’étudiants donne à ce bar sympa une atmosphère cool, détendue. Enorme avantage  : sans atteindre des Himalayas de perfection, l’art du cocktail s’y pratique à des prix franchement démocratiques. (http://portobellostarbar.co.uk/) Toujours à Notting Hill, le Montgomery Place sera notre « maître achat ». Lumière tamisée et ambiance feutrée font de ce bar-restaurant, hommage aux années ’50 et à Hemingway, un endroit idéal pour couples et petits groupes d’amis cherchant la discussion. Quant aux 61 différents cocktails, ils atteignent ici la perfection tant dans les grands classiques que dans les variations plus contemporaines. (http://www.montgomeryplace.co.uk) La soirée se termina en douceur au Cocktail Lounge du Zetter Townhouse, avec ses fauteuils club et sa décoration mi cosy oldfashion mi branchée. Un lieu de découvertes puisque l’approche de Tony Conigliaro, le céans maître des cocktails, tient de l’expérimentation alchimique avec infusions et herbes médicinales. Une dégustation tout en subtiles nuances flirtant avec le doux-amer. (http://www.thezettertownhouse.com)


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A LA POURSUITE DES MASAÏS

Connus depuis le développement touristique, occupant de nombreux parcs animaliers de l’Afrique de l’Est, les vrais Masaïs ne vous accueillent pas souvent dans leurs villages. Expérience sur le vif et discussions enflammées autour de sujets comme la famille et la santé. Intrusion dans une culture aux règles échappant à toute autre civilisation.

Texte : Claude Muyls Photos : Michel Damanet

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Le guépard, animal le plus rapide du monde, après avoir épié sa proie se lance vers elle dans un sprint avoisinant les 110 km/h.

LES MASAÏS DISPERSÉS DANS LES PARCS NATIONAUX KENYANS ET TANZANIENS COHABITENT SELON LEURS PROPRES CODES. MONOTHÉISTES, ILS VIVENT EN SEMI NOMADES GRÂCE AU LAIT DE LEUR BÉTAIL. SEULE RÈGLE ÉTATIQUE ADMISE, LA SUPPRESSION DE L’EXCISION DEPUIS 6 ANS.

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LE MOINS A cette rencontre chaleureuse de deux univers opposés, mon enthousiasme retombe. Les hommes nous pressent vers leur marché pour nous vendre une série de bimbeloteries. A peine touché, l’objet est considéré comme acheté. Sans aucune explication. Je me dirige vers le chef expliquant le système marchand malhonnête pratiqué par sa tribu. Il semble tétanisé par mes paroles et hurle contre ses ouailles qui reviennent au marchandage traditionnel. Ah, les effets néfastes du tourisme. Nous qui avions cru toucher à la vérité.

LES FEMMES TRAVAILLENT BIEN PLUS QUE LES HOMMES, GARDIENS DES TROUPEAUX. ELLES CONSTRUISENT, NETTOIENT, CUISINENT, S’OCCUPENT DE L’ÉDUCATION DES ENFANTS DONT LE NOMBRE NE PEUT DÉPASSER LE CHIFFRE DE NEUF PAR MÈRE. La plaine Masaï… De loin, une silhouette immobile, longiligne, imperturbable. Nul doute, il ne s’agit pas d’une espèce d’arbre inconnue, mais d’un être en pleine observation. Nous voici, nous chasseurs d’images, traqués par des yeux puissants. Premier choc avec un Masaï. Nous ne bougeons pas… Il arrive à pas lents vers nous, nous dévisage, nous salue et nous l’invitons à se rafraîchir. Pas de paroles mais des regards sympathiques, voire amusés des deux côtés. Notre guide entame une conversation avec notre hôte inattendu. Surprise : demain, nous sommes attendus à son village après avoir appris que nous sommes journaliste et photographe.

revient  : les femmes m’offrent des chants et des danses. Pour séduire, elles portent le crâne lisse. Je joue avec les enfants : sous leurs yeux ravis. Serais-je adoptée ?

UNE TRADITION PERFORMANTE

Le chef tente de m’expliquer le modus vivendi de sa tribu, nommée Boma. Ici, tout le monde participe. Dès qu’une jeune fille est en âge de se marier, son futur mari doit apporter à la famille de la fiancée 15 vaches. Je m’enquiers de l’excision : « ici, elle n’est plus pratiquée depuis six ans. Nous avons suivi la loi. » Soulagement sur une future conversation culturelle. Le mariage effectué, la femme doit construire une petite maison circulaire, utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de bouse de vache et de boue. Séchage rapide au soleil assuré. La composition est à l’identique : une pièce pour les invités qui discutent, un espace pour les animaux, un endroit principal où le feu cuit les aliments et réchauffe les nattes pour dormir par terre. Aucun meuble à l’horizon. Un groupe de maisons en cercle, ceint par une clôture formée de branches épineuses, forme un enkang. S’y regroupent en son centre les animaux afin d’être protégés des prédateurs, principalement le lion. Les Masaïs, rappelons-le, ne sont pas chasseurs.

MARIAGES MULTIPLES

Les Masaïs appartiennent au groupe des sociétés nilotiques et ont émigré depuis le Sud du Soudan vers le 15ème siècle, accompagnés de leurs bétails. Aujourd’hui, ils s’étendent de chaque côté de la frontière séparant le Kenya de la Tanzanie, entre les monts Kenya et le Kilimandjaro (5895 mètres). Au cours des siècles et des guerres, les Masaïs virent leurs territoires amoindris. Aujourd’hui, semi nomades, ils subsistent grâce à une économie pastorale exclusive. Ils ont obtenu des autorités gouvernementales de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays. Nos amis se divisent en cinq groupes  : les Arusha, les Baraguyu, les Kikongo, les Purko et les Samburu.

Je m’enquiers auprès du chef du nombre de mariages autorisés dans son enceinte. « Autant que l’homme veut », me répond-il souriant. Quelques explications seraient les bienvenues… « Adulte, le jeune homme choisit sa dulcinée et se marie s’il dispose des moyens. Un lot de bétail ! Il s’installe dans la maison bâtie par sa moitié. S’il convoite une autre épouse, il demande à sa première ce qu’elle en pense ; de son avis, aura lieu ou non le mariage. A chaque nouvelle passion, l’homme demande l’acquiescement des autres… Et le nombre peut atteindre onze, douze, treize conquêtes officielles ». Je comprends que les Masaïs n’obéissent qu’à leur tradition orale. « La nuit », continue le chef, « je passe d’une maison à l’autre rejoindre l’une de mes femmes, avec tous mes autres enfants. » Le gouffre culturel s’étend, mais la curiosité l’emporte. Le Dieu du peuple est unique, du nom de Enkai ou Ngai, se manifestant à travers la pluie et le soleil. Son épouse, Olapa, représente la Lune.

HORS-LA-LOI

DISTRIBUTION DES RÔLES

FLASH BACK

Si les autorités, devant la montée du tourisme, tentent de gérer les Masaïs, ils n’arrivent guère à leur imposer leurs lois. Le Masaï suit des traditions orales ancestrales. Pourquoi devrait-on les changer ? Le lendemain, nous voici prêts pour notre rendez-vous. Première visite au chef que nous saluons avec respect, puis conversations avec les femmes du village qui arrivent de tous les recoins. Impressionnant ! Nous devenons les arroseurs arrosés, soumis à la question, surtout à la journaliste que je suis. « Suis-je mariée ? » Oui ! Applaudissement puis réplique immédiate : « où est ton époux ? » Je montre le photographe qui se fait le plus discret possible pour immortaliser cette conversation. « Combien d’enfants ? » Aucun  : hululement mécontent. « Pourquoi ? » Je raconte ma paralysie à 24 ans, les débuts difficiles de ma carrière, mes maladies dues à mon amour pour l’Afrique dont une méningite fulgurante puis le cancer. Elles me regardent avec plus de commisération. Je ne suis pas une mauvaise femme… En évoquant le terme cancer, la guérisseuse s’adresse à moi et me déclare : « ici, nous ne connaissons pas le cancer. L’espérance de vie de notre peuple est de cent ans. Nous nous soignons avec des plantes et sommes peu malades ». Je tente de la persuader que le cancer n’est pas visible à l’œil nu et qu’elle ne possède aucun outil de dépistage. Elle me fusille du regard  : je me suis faite une ennemie. Mais la bonhommie

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Les hommes s’occupent des chèvres et des vaches dont le lait est particulièrement apprécié dans la région. Quand cette occupation ne les déborde pas, ils se retrouvent dans la case centrale, interdite aux femmes, à palabrer ou à s’affronter dans un jeu traditionnel, le En Gehé, le jeu des guerriers qui signifie compter et capturer. Je les vois nettement plus paresseux que le sexe faible : souvent à moitié nus, ils surveillent du coin de l’œil leur bétail. Ils vont vendre le fruit des animaux sur les marchés. Les femmes s’occupent de la maison, des enfants. Elles ne peuvent pas en avoir plus de neuf. Leurs rôles ? Puiser l’eau, construire les huttes, faire les vêtements et s’engager dans le commerce avec les villages voisins. La séduction reste un des éléments importants de la tribu ; elle adore faire la fête, trois jours lors d’un mariage. Les femmes se parent de bijoux de perles, surtout de grandes collerettes mettant leur visage en valeur. Les hommes, contrairement à leurs compagnes, portent les cheveux longs qu’ils ornent de bijoux. Quand les Masaïs doivent migrer pour quelque raison soit-elle, ils détruisent complètement le village par le feu… Pour tout recommencer plus loin. Je les admire, car ils semblent des rebelles risquant un jour la disparition totale. Cette rencontre, bien que contrariante mentalement, s’inscrit dans mon cœur. Jamais plus je ne les poursuivrai… J’irai trouver leur nouveau nid s’ils n’ont pas été spoliés de leurs terres.


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Avec “La Malediction”, Hyam Yared signe depuis Beyrouth un roman cru et rebelle. Une insoumission conjuguée au féminin et universelle.

Texte : Gilles Collard Photo : Laurent Denimal

L’INSOUMISE DE BEYROUTH Il y a le Liban, et il y a Beyrouth. Une ville, certes, mais aussi une cité à part entière qui depuis des décennies est le théâtre local d’une géopolitique mondiale. En langue française, nombreux sont les écrivains qui ont tenté de mettre des mots sur les tensions, les conflits, les combats qui prennent possession de la ville au rythme des secousses internationales. On peut se souvenir des apologies lyrico sanguinaires de l’autoproclamé phalangiste Richard Millet, du récit bouleversant d’un ancien enfant-soldat, Yussef Bazzi, dans le poignant “Yasser Arafat m’a regardé et m’a souri”, ou encore du trop méconnu “Paysages avec palmiers” de Bernard Wallet. A ces écrits masculins qui ne sont jamais exempts d’une fascination ambiguë pour la violence et les guerres fratricides, Hyam Yared, écrivain de langue française vivant à Beyrouth, vient apporter, en un contrepoint sec, froid et implacable, un récit de bout en bout conjugué au féminin. “La Malédiction”, bien que sous-titré roman, se lit comme l’histoire d’Hala à la première personne. Issue d’une riche famille chrétienne, attachée aux marques aristocratiques enfouies, on suit la vie d’Hala depuis sa plus tendre enfance jusqu’à la mort de son mari, disparition qui vient soulever l’enjeu crucial de la garde et de la tutelle sur ses deux filles. Car à Beyrouth ces questions se règlent en autant de dizaines de juridictions, toutes religieuses et nourries d’un patriarcat atavique. Dès les premières pages du livre, les phrases d’Hyam Yared sont une promesse qui ne sera jamais détrompée. Si l’on peut y voir trop rapidement une rivalité entre le cru et l’impudeur, on oublierait l’urgence et la révolte de dire un intenable à la croisée de l’intime, du politique et du religieux, si seulement tout cela n’était pas qu’un seul et même état de l’ordre dans ce Beyrouth en l’occurrence, ici, chrétien. Face à sa mère qui se gave d’autorité et de principes, en compagnie de son

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amie Fadia, tentatrice à double tranchant (qui sera à l’origine des scènes les plus cocasses et tragiques du récit), Hala se conduit vers l’âge adulte comme un corps, une masse, un poids, fruit de ses allers-retours entre boulimie et anorexie (même si ces noms ne sont jamais prononcés). Elle se remplit ou se vide pour trouver une consistance au monde et exister, alors que même les morts à l’extérieur deviennent irréels. Bientôt mariée, sans avoir eu la force de renoncer aux diktats imposés, Hala voit l’emprise religieuse et familiale se prolonger au plus profond de son être et de son ventre. Habilement, le livre se construit entrecoupé d’extraits de compte rendu d’un tribunal au statut incertain, mais à la violence inaltérable. Hyam Yared, pour explorer le pli de ce recouvrement de la trajectoire privée et du politique, n’hésite pas à user de jeux en miroir entre la situation du Liban et la trajectoire d’Hala. Parlant d’un pays « infantilisé par l’histoire de ses mises en tutelle, (…) à force d’invasions turco-syro-israelo-américano-franco-palestino-onusienne », elle pointe avec brio, le statut de cette région à part : « Tour à tour exposé aux manigances d’autrui, infantilisé puis dressé à l’assistanat, ce « pays-enfant » souffrait du déni de soi, passant d’un père à l’autre ». “La Malédiction” porte haut une voix libre et insoumise dans une ville, un pays, qui peut tout autant s’accommoder d’ingérences et de modes de vie étrangers que des passions rétrogrades. Face aux tenants de l’ordre et aux accusations de déviances qui pèsent sur qui veut faire usage librement de son corps et de sa parole, Hyam Yared a raison d’écrire : « Ce n’est pas la littérature qui est pute, c’est la société qui est proxénète ». Hyam Yared, La Malédiction, Editions des Equateurs, 186 pages.


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1. Temps de diffusion de l'émission.Avec «  Grandeur  » autre émission de l'auteur. 2. Exécutes.- Général Electric.- Premier nombre entier. 3. Nouvelle lune.- Fragmentant. 4. Jour de diffusion

de l'émission. 5. Belle saison.- Chamois. 6. Révolution.- Propriétés collectives. 7. Prénom de l'auteure. 8. Délégué syndical.- Organisme international. 9. Louperai.- Démonstratif. 10. Saint en Bourgogne.- Même chose.- Collège anglais. 11. Un des pays où se trouvent les Belges.- Tests. SOLUTIONS DU NUMÉRO PRÉCÉDENT: 1

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La Libre Essentielle de décembre 2012 - LLE 151