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SUPPLÉMENT GRATUIT DES 3 ET 4/11/2012 © M. DAMANET

n° 150

DEBORAH FRANCOIS LE BONHEUR POPULAIRE

VARIÉTÉS CHRISTOPHE WILLEM FRANÇOISE HARDY ARNO DOSSIERS ET SI C’ÉTAIT VRAI ? CROQUEUSES DE DIAMANTS AUTO APPRIVOISER LA GLACE

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ODE AU SOLEIL… SOMMAIRE

6 Littérature Salman Rushdie 8 Littérature Tiré à part 11 Cinéma Patrice Leconte 12 Variétés Christophe Willem 14 Variétés Françoise Hardy 16 Variétés Arno 18 Cinéma Fonteyne 20 Cinéma Déborah François 24 Mode Les Essentielles 26 Joailleries Montres et diamants 28 Joailleries Valérie Messika 29 Joailleries Van Cleef & Arpels 30 Beauté Dior 32 Dossier Et si c’était vrai ? 36 Portrait Essentielle 38 Coaching 40 Humanitaire Kinshasa 44 Auto Skoda 45 Auto Audi 46 Jeux et concours

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n cet été indien bienheureux, nous avons trouvé l’ambassadrice idéale de l’Astre nous réchauffant de ses rayons. De Déborah François, découverte dans « L’Enfant », des frères Dardenne, nous captons son bonheur de vivre, ses sourires à faire damner un saint, sa spontanéité, son amour du métier, son goût du jusqu’au boutisme. Sans une grimace, elle prend la pose, coquine ou plus sage, devant le photographe pour cette production exclusive, signée Michel Damanet, se laissse chouchouter coiffée et maquillée par Dior. Un pur moment de bonheur. Quoi de plus naturel que de choisir un jaune magnifiant pour cette jeune comédienne au talent fou, déboulant dans le film « Populaire ». La Libre Essentielle fait, le temps de ce numéro, la paix avec les turbulences climatiques. Soyons heureux… A l’image d’un Christophe Willem, introverti caricaturé à ses débuts, devenu un leader de la nouvelle chanson française. Il a dépassé ses tabous et vit sa liberté. Comme Arno qui nous gâte toujours en expressions assaisonnées, mais sonnant vrai. L’authencité nous sied à La Libre Essentielle. Vraie depuis toujours, malgré une introversion quasi maladive, Françoise Hardy se livre dans son nouvel album et nous parle de son proche bouquin. Avec une telle délicatesse pour une femme qui connut la souffrance. La coqueluche de Jean-Marie Périer qui expose ses photos iconiques au Sofitel de l’avenue de la Toison d’Or. Des Beatles à

LA LIBRE ESSENTIELLE 150 Rédactrice en chef Claude Muyls claude/muyls@saipm.com 0477 44 94 28 / Secrétaire de rédaction Claire Huysegoms / Rédaction 79, rue des Francs - 1040 Bruxelles - tél 02 211 27 75 - téléfax : 02 211 29 71 e-mail : infos@lalibreessentielle.be / Collaborateurs Matilda Ancora, Gilda Benjamin, Raoul Buyle, Gilles Collard, Michel Damanet, Bruno Godaert, Marie Hocepied, Jacques Mercier, Cici Olsson, René Sépul, Geoffroy d’Ursel / Direction artistique et mise en page mpointproduction.be / Régie Publicitaire RGP Caroline Grangé - 02 211 30 95 - caroline.grange@saipm.com, Dominique Flamant – 02 211 31 55 – dominique.flamant@saipm.com, Nathalie Legouy – 022112899–nathalie.legouy@saipm.comet Marie-NoëlleRaquez(Voyages)-022113100- marie-noelle.raquez@saipm.com /MarketingetPromotion DelphineGuillaumeà 02 211 31 78 -delphine.guillaume@saipm.com / Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis / Impression Sodimco / Vice-Président du conseil d’administration et du comité permanent Patrice le Hodey/ Direction, Administrateur délégué, éditeur responsable François le Hodey

PROCHAIN NUMÉRO 1-2 DÉCEMBRE LÆTITIA CASTA

Sylvie Vartan. Frédéric Fonteyne, pisté par Gilda Benjamin, a déjà remporté, le temps de notre interview un prix à la Mostra de Venise et le Grand Prix du Festival de Varsovie. Il y a du flair là-dessous ! La fin d’année nous fait rêver aux diamants, Diamonds are a girl’s best friend selon Marilyn Monroe. Nous croquons Van Cleef & Arpels, exposé à Paris, Messika, Dior avec la fabuleuse Victoire de Castellane et ses coups d’humour, Cartier représenté par Monica Belluci. Aujourd’hui, les grandes marques créent des collections moins chères et sympas. A pister… Novembre nous rappelle aussi nos chers disparus. Matilda Ancora a posé à des stars cette questions : Et si c’était vrai ? Surprenantes réponses… Ce mois de la grisaille se rappelle de la souffrance des autres : La Libre Essentielle a suivi une œuvre lancée par Paris XL. Quand la beauté extérieure se met au service de l’âme ! Quelle plus belle fin pour vous laisser déguster ce numéro limonade. -----------------------------------------------------------------------------------------------------------Claude Muyls, ------------------------------------------------------Et son équipe. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------Photo couverture : © M. DAMANET ------------------------------------------------------Coiffure : Philippe Zen pour Marianne Gray ------------------------------------------------------Maquillage : Sylvie Lees pour Dior ---------------------------------------------------------Vêtements : Pull Américan Vintage ---------------------------------------------------------Chapeau : Karen Millen pour Maasmechelen Village ---------------------------------------------------------Bijoux : Move Joaillerie - Messika ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

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Joseph Anton est le nouveau roman de Salman Rushdie. Sous-titré «une autobiographie», il revient sur les treize années qui suivirent sa condamnation à mort par Khomeini au moment de la publication des «Versets sataniques». Ironie tragique de l’histoire, le livre sort alors que la prime sur sa tête est augmentée de 500 000 dollars suite à l’embrasement d’une partie du monde musulman après la circulation sur Youtube d’un film aussi laid que bête.

Texte : Gilles Collard

SALMAN RUSHDIE Disons le d’emblée “Joseph Anton” est avant tout l’œuvre d’un artiste et d’un écrivain, mais c’est aussi un document fondamental pour éclairer les mutations du monde au tournant du 21° siècle ; comme si l’année 1989, date de publication des “Versets sataniques”, et la fatwa venue d’Iran énoncée à l’encontre de son auteur étaient les signes prémonitoires d’un changement radical dans les équilibres idéologiques et religieux planétaires. Ecrit à la troisième personne, le livre s’ouvre sur les racines de l’auteur  : l’Inde, la famille, le père et la mère, leurs rapports tumultueux et l’arrivée de Salman Rushdie, jeune adolescent, à Londres pour entamer des études dans un prestigieux collège. S’ensuit la description des années de formation, les humiliations, comme les premiers succès autour de la volonté impérieuse de devenir écrivain. Mais c’est un statut déjà clairement acquis lorsqu’il fait paraître le livre qui lui vaudra de vivre depuis sous une fatwa. On ne comprend d’ailleurs le titre du livre qu’après le récit des premières semaines qui suivirent la condamnation à mort pour avoir écrit un livre vu, par les tenants d’un Islam fanatique, comme blasphématoire. “Joseph Anton” est le nom d’emprunt que Salman Rushdie s’est choisi et en compagnie duquel il sera obligé de vivre durant 13 années. Tchekhov et Conrad sont deux écrivains qu’il affectionne, leurs prénoms formeront son nom complet pour s’enfoncer dans la clandestinité et échapper, sous la protection permanente de troupes d’élites anglaises, à ces hommes qui veulent l’assassiner. La menace est partout et nulle part, mais permanente. Et les moments de répit, au sortir de rendez-vous secrets avec les autorités de Scotland Yard ou du ministère des affaires étrangères, sont aussi rares que de courte durée quand on peut seulement imaginer le relâchement de la menace. « Tu dois vivre jusqu’à ce que tu meures ». Cette phrase de Joseph Conrad, Salman Rushdie en fera sa devise. “Joseph Anton” retrace avec une minutie impressionnante ces treize années d’errance sous escorte policière, ces changements permanents d’adresses, les rendez-vous incognitos pour voir les amis, le protocole mis en place pour pouvoir communiquer avec son fils, les relations avec ses agents et ses éditeurs. Il y a un souci du détail permanent dans la façon de raconter de Salman Rushdie, tant on voit bien que dans une telle situation chaque mot échangé avec quiconque compte et peut être une brèche qui conduit vers une fuite à l’issue fatale. Avec une grande sobriété Salman Rushdie relate les amitiés indéfectibles (son agent notamment), l’aide

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qui se met en place naturellement, la beauté des nombreux gestes de soutien. Il pointe aussi les reniements, les éloignements coupables et les propos (ceux d’un John Le Carré ou d’un Yves Berger, par exemple) scandaleusement légitimant pour la horde fanatique. Car Rushdie aura dû rester debout face à l’injure et à la calomnie que l’on pourrait brièvement résumer par ces quelques sentences : « il l’aura bien cherché », « il ne pense qu’à sa propre gloire », « il est traité comme une star » etc… Plus fondamentalement, au-delà des convictions d’un homme qui ne lâchera jamais sur les principes de la liberté d’expression, qui voudra avec une détermination sans faille que les “Versets sataniques” suive une logique d’édition normale et paraisse en poche en dépit du renoncement de son éditeur, il y a dans “Joseph Anton” des réflexions sur l’amour et la filiation, du tragicomique, aussi, et, essentiellement, une grande leçon sur la mise en récit du monde et sur la manière de lire, d’écrire les textes, de les interpréter et de les laisser vivre. Ce livre est une autobiographie de Joseph Anton qui ne recouvre pas tout l’être de Salman Rushdie, mais son combat et sa vie face à un ennemi qui refuse que la totalité lui échappe, comme un récit figé et coulé une fois pour toute dans le ciel de la religion. Or « qui devait contrôler le récit ? », interroge Salman Rushdie. Chacun et n’importe qui, répond-il. Sans appel  ! --------------------------------------------------------------------------Salman Rushdie, Joseph Anton, Plon, 728 pages. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


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A l’heure où les positions politiques et économiques allemandes sont de plus en plus contestées au sein de l’Europe, il n’est pas sûr que l’art et la littérature ne nous fournissent pas un éclairage de premier ordre. Ressuscitant la figure du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, Alban Lefranc signe un livre vif et brillant. Fassbinder, notre contemporain ?

Texte : Gilles Collard - Photo : Tina Merandon

TIRÉ À PART Le nom de Rainer Werner Fassbinder reste porteur d’une légende. Il est possible qu’elle soit vraie. C’est un diamant noir et ses films en sont la preuve, qui restent une porte d’entrée vers un monde dont notre époque aurait du mal à supporter la comparaison. C’est ce qu’Alban Lefranc, auteur qui partage sa vie entre Paris et Berlin, a bien compris. Son dernier livre qui a pour héros la star du nouveau cinéma allemand de l’après guerre, prolonge ainsi sa passion ou, plutôt, son questionnement sur une Allemagne qui dans les années soixante et septante a fait apparaître des astres troubles et insondables auxquels il a consacré des livres comme pour mieux en circonscrire le mystère et situer les mots de notre temps. Ce fut le cas pour la chanteuse Nico, dans le très beau “Vous n’étiez pas là”, ou encore dans “Des foules, des bouches, des armes”, livre qui porte sur les principaux acteurs de la Fraction armée rouge. Dans “Fassbinder la mort en fanfare”, Alban Lefranc complète sa fresque en terrain connu. Fassbinder devient ainsi le nom d’un endroit à partir d’où parler et d’un nouveau mystère que la littérature interroge face au poids des images de ses films et de sa posture de vie. Ni activiste prêt à mettre sa vie en danger au nom d’une idéologie stricte, ni mélancolico suicidaire, Fassbinder – et le style d’Alban Lefranc tour à tour précis, obsessionnel ou débraillé le reflète très bien – est à la fois ce cri qui ne s’éteint jamais face aux hypocrisies de toutes sociétés (et cela ne changera jamais) et un bourreau de travail exigeant, voire hystérique et compulsif, qui réussit la prouesse de tourner pas moins de quarante films en treize ans. Amoureux des jolis culs et de cocaïne (les deux en quantités non négligeables), naviguant entre les genres (il fut aussi le mari d’Ingrid Caven), Fassbinder est cet espèce de sismographe intraitable d’une Allemagne bourrée de contradictions. La réussite du livre d’Alban Lefranc tient dans cette cartographie lyrique, à travers le spectre Fassbinder (mort à 37 ans, en 1982, avant le basculement d’une époque), d’un pays qui connaît en son sein tout autant la dérive terroriste gauchiste, que la comédie de la culpabilité d’après guerre de ses hauts représentants. Il convoque Hannah Arendt qu’il cite à propos : « La jeunesse allemande est entourée, de tous les côtés et dans toutes les professions, d’hommes qui ont des situations en vue, ou occupent des postes de fonctionnaires, et ces hommes, on ne peut plus coupables, ne se sentent pas coupables le moins du monde ». Il fait revivre également la figure d’Aflred Döblin, dont le roman “Berlin Alexanderplatz” fascinait Fassbinder, pour en faire une forme

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de matrice et d’outil à sonder la plèbe et les psychés humaines. Malgré la convocation de nombreux acteurs de l’époque, de l’usage d’une érudition qui ne suit que la fougue de l’autodidacte, le texte que l’on lit reste porté par un souffle que rien ne fait trébucher. Assumant les contradictions d’un Fassbinder tour à tour adulé et détesté, toujours libre et excessif, Alban Lefranc transforme le réalisateur de “Lola, une femme allemande” en une pythie contemporaine et joue de l’écriture comme un ventriloque néo expressionniste. -------------------------------------------------------------------------------Alban Lefranc, Fassbinder La mort en fanfare, Rivages, 132 pages. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


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LE PLUS GRAND CONTEUR DU CINÉMA FUT INGMAR BERGMAN QUI N’EUT JAMAIS ENVIE OU BESOIN DE CANNIBALISER LE TRAVAIL D’AUTRES AUTEURS. AU DÉPART DES FILMS DE BERGMAN IL N’Y AVAIT RIEN D’AUTRE QU’UNE PAGE BLANCHE.

LA CLASSE A l’instar de nombreux professionnels de l’image et des mots, Michel Hazanavicius a suivi la Master Class dirigée par Robert McKee, irlando-américain septuagénaire, bougon et talentueux.

Texte : Patricia Le Hardÿ Il a joué au théâtre dès l’âge de 9 ans, puis, devenu adulte, s’est tourné vers le cinéma. Scénariste (notamment de la série “Columbo”), il a longtemps exercé le métier ingrat de script doctor, homme de l’ombre des studios appelé au chevet de scénarios malades et de Consultant pour diverses sociétés de productions (20th Century Fox, Disney, Paramount, MTV). Aujourd’hui enseignant... quoique les termes de conteur, prédicateur, bateleur lui correspondent davantage, c’est en 1983 que Robert McKee est entré à la Faculté de cinéma et de télévision de l'Université de Californie du Sud, université où il a commencé à dispenser ses célèbres séminaires baptisés sobrement Story. Célèbre, car il se raconte qu’à Hollywood, à part Spielberg peut-être, tout le monde a bu ses paroles comme du bon lait. Il a en tout cas appris à écrire de bons scénarios à  : John Cleese (“Monty Python”), Geoffrey Rush (“The king’s speech”), Paul Haggis (“Million dollar baby”) , Akiva Goldsman (“Da Vinci Code”), William Goldman (“Butch Cassidy and the Sundance Kid”), Joan Rivers (“Nip/Tuck”), Steve Pressfield (“King Kong”), Peter Jackson (“Le seigneur des anneaux”), Andrew Stanton (“Toy Story”), John Lasseter (“Némo”), Darren Aronofsky (“Black Swann”), Michel Hazanavicius (“The Artist”) et même Dany Boon (“Le remake des ch’tis” ) et Frédéric Lopez (“Rendez-vous en terre inconnue”)… Sur des milliers d’élèves, en 20 ans, cela fait tout de même une bonne trentaine de scénaristes oscarisés, sans oublier des centaines de nominés aux Golden Globes et aux Emmy Awards, ou de lauréats des prestigieux prix du Writers Guild of America, le syndicat des auteurs américains. Chapeau bas, mister McKee, et cela même si aucun de vos scénarios n’a lui-même (encore) été récompensé. Donc, après avoir séduit les anglophones, The McKee arrive en Europe et vient à la rencontre de ces drôles de latins.

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Bruno Gaccio, en retard de 5 minutes à la Classe, tout scénariste des “Guignols” qu’il est, fut fraîchement accueilli par le Maître qui, bien qu’ayant atterri la veille en provenance de Los Angeles, était lui, ponctuel. Fin novembre, à Paris, l’homme met en scène sa méthode, un outil magistral d'analyse, de réflexion et d'inspiration pour les scénaristes, les réalisateurs, les romanciers, les dramaturges, les journalistes, les acteurs, les directeurs littéraires, les producteurs, les concepteurs publicitaires, les avocats… « Et ça fonctionne pour tous », admire Jean-Marc Berne, l’un des organisateurs de “Story”. A cause d’un supplément d’âme, d’un engagement total au service de la Vie, au travers des histoires de vie. Plus qu'un cours, «  Story est un vrai spectacle, ponctué de dizaines d’anecdotes savoureuses, de citations, d’extraits de films  ». En véritable bête de scène, il va et vient pendant 4 x 9 heures, sa tasse de café à la main. Ménageant le suspense et les pauses, démontant les succès hollywoodiens (“Titanic”), citant en exemple “Chinatown” ou “American beauty”, conviant Aristote, Bergman, Truffaut aux côtés de “Terminator” et “Rambo”, analysant aussi “Casablanca”…devant un parterre de 300 à 400 personnes dynamisées par sa rigueur et son énergie.----------------------------------------------------------------------------------------------------------Pratique ---------------------------------------------------------------Master Class, du 28 novembre au 1 décembre 2012---------------------Informations et réservation : +33 1 49 70 89 52 -------------------------A lire : Story, éditions Dixit - Synopsis-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


La poignée de main est franche, le sourire chaleureux. Patrice Leconte, 65 ans et une trentaine de longs-métrages, a gardé tout l’enthousiasme de ses débuts. Présent au FIFF de Namur, le réalisateur qui nous offrit ces petites merveilles cinématographiques que sont Les bronzés, Le mari de la coiffeuse, Tango, Ridicule ou La fille sur le pont nous parle avec entrain de sa dernière aventure cinématographique : un film d’animation audacieux intitulé Le magasin des suicides. Comment ce magicien de la caméra a-t-il abordé dans la bonne humeur (malgré tout) l’un des sujets les plus difficiles qui soit ?

Interview : Geoffroy d’Ursel.

JEAN-CHARLES BECHOUX

PATRICE LECONTE LE SUICIDE SANS TABOUS

Pourquoi vous lancez-vous dans l’animation ? J’avais lu le bouquin éponyme de Jean Teulé et le pensais inadaptable. Un jeune producteur m’a contacté en me disant qu’il avait les droits du livre et pensait en faire un film d’animation. J’ai dit « oui » tout de suite tant l’idée était brillante et inattendue. Vous n’avez pas utilisé d’acteurs renommés pour les voix… Ça m’a évidemment été proposé. Or si vous placez la voix d’un acteur connu sur un personnage d’animation, le public voit l’acteur, pas le personnage. J’ai préféré prendre des acteurs de théâtre que je connais et qui savent chanter. Vous affectionnez le ton doux-amer mais n’avez jamais été aussi loin dans cette démarche. Vous a-t-on comparé à Tim Burton ? J’ai bien entendu gardé constamment à l’esprit cette référence pour m’en échapper. On me parle souvent de Tim Burton parce que c’est un film qu’il aurait pu faire. J’attends avec impatience la sortie du DVD pour l’envoyer à Tim que je connais un peu. En tout cas, le thème d’une vague de suicides (et de sa solution) tombe à point nommé ! On parle de plus en plus de suicides dus à la crise. Comment avez-vous géré le contact avec la réalité sociale ? Je m’ingénie à réaliser des films intemporels, pas trop ancrés dans une époque ; ils vieillissent moins vite. « Le magasin des suicides » ne fait pas exception : la connexion à l’époque est totalement fortuite. Pour preuve : Teulé a écrit ce livre il y a six ans, quand il n’était pas encore question de crise. Quand je me suis attelé au sujet, on parlait déjà de suicides à La Poste et à France Télécom. Malgré tout, un thème aussi dur ne peut être abordé que frontalement, comme un bulldozer, ce que j’ai fait. Je ne suis pas donneur de leçons. Le seul message que je voudrais faire passer est : « redressons la tête et retroussons nos manches », un message délibérément positif et optimiste. Votre prochain film sera tourné également en Belgique ? Vous avez raison de préciser « également » puisque « Le magasin des suicides » a été réalisé partiellement à Liège, dans un studio d’animation peuplé

de gamins de 22-25 ans très enthousiastes. Il y a dans l’animation une fraîcheur qui m’enchante au point que je me relance dans un projet du même genre intitulé « Music ! » (en Anglais pour faire plus chic). Sinon, je commence dans trois semaines un film en prises de vues réelles tourné entièrement en Belgique. A travers cette adaptation du « Voyage dans le passé », un court roman de Stefan Zweig publié après sa mort, je retrouverai un sujet qui me trouble encore et toujours : l’amour. Certains s’étonnent encore que vous soyez à la fois le réalisateur de films « sérieux » comme « Le mari de la coiffeuse », « Ridicule », « Monsieur Hire » etc. et de l’immense succès populaire des « Bronzés »… D’aucuns essayent de me faire renier mes films populaires comme « Les bronzés » et ses deux suites. Or, si je me suis vautré lamentablement sur certains films, je reste fier d’avoir réussi dans des genres extrêmement différents. Quel est le lien entre « Les bronzés », « Le mari de la coiffeuse, « Ridicule » ou « La fille sur le pont ». Avec « Les bronzés », les comédiens du Splendid et moi avons inventé un genre nouveau : le film inusable. En France, « Les bronzés » et « Les bronzés font du ski » sont chacun passés quinze fois à la télévision et font à chaque fois la même audience exceptionnelle, malgré que le public connaisse les répliques par coeur. La photo de vos films bénéficie d’une chaleur et d’une qualité très rares. Or vous êtes, depuis « Tandem » en 1987, cadreur de vos propres films… Je vous remercie du compliment. Effectuer soimême le cadrage de ses films introduit une complicité, une confiance précieuse : les acteurs se sentent filmés par le type qui est en train de faire le film. Or aujourd’hui le réalisateur, la plupart du temps, est à vingt mètres de la scène, parfois même dans une autre pièce, devant un écran de contrôle à dire bien fort  : « On en refait une, Isabelle, plus à gauche cette fois ». Quand on filme soi-même, les acteurs ont envie de donner généreusement au type qui est derrière la caméra. Pourtant, malgré ce petit miracle, nous ne sommes sans doute que quatre en France à effectuer nous-mêmes le cadrage – et personne aux Etats-Unis.

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CHRISTOPHE WILLEM : PLUS QU’UN PRODUIT DE L’ANNÉE Avec ce troisième album, Christophe Willem semble être revenu de tout : la téléréalité, les centaines de milliers de disques vendus, un physique à assumer et une voix d’ange. Sous le sourire-banane, se cachent des fêlures apaisées. La vie c’est maintenant ! Qui l'aime le suive.

Texte : Gilda Benjamin

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« L’ aura d’une voix n’est pas dans sa tonalité mais dans ce qu’elle dégage »

Une voix d’une douceur infinie, et d’une puissance impressionnante, une pêche communicative et des yeux rieurs qui ne se cachent plus derrière des hublots cerclés de noir. Qui l’eût cru, Christophe Willem est envoûtant, charmant. Le “Double je” de l’artiste se situe entre légèreté et gravité. Vous commencez, une fois encore, une longue tournée qui passe par la Belgique. La tournée représente toujours l’une des étapes importantes dans l’élaboration d’un disque. D’autant que pour la première fois, je vais me produire dans des salles plus petites, ce qui va me changer des Zenith et de Forest National. Le côté démesure des grandes salles reste très plaisant, mais j’ai désormais envie de plus de partage avec le public. J’ai beaucoup d’amis en Belgique, ils m’ont tous dit que je devais absolument vivre un concert sur la scène de l’AB ! Vous apportez un soin particulier au choix de vos titres d’albums : “Inventaire” “Caféïne” et maintenant “Prismophonic”. Ils interviennent en bout de création. Au début de l’album, je choisis les titres des chansons avec les auteurs et les compositeurs. Arrive ensuite le travail de synthèse. Le choix d’ “Inventaire” fut facile dans le sens où mon album se présentait comme une sorte de bilan, un an après ma victoire à “La Nouvelle Star”. “Caféïne” parlait d’une histoire d’amour et de son côté addictif et excitant. Pour “Prismophonic”, j’ai voulu un titre plus énigmatique, qui fasse référence au prisme, à la lumière et tout autant à la musique et à l’émotion. J’aime le côté solaire de ce mot inventé, une façon de dire que quelles que soient les circonstances, on avance. Vous semblez assumer de mieux en mieux votre côté sombre et votre côté débordant d’énergie. Mes albums se présentent comme un instantané de ce que je suis à un certain moment. Mon premier album peut sembler “ farfouille ”, à l’image de ce que je ressentais avec ce succès immense et soudain. Aujourd’hui, j’aspire à plus de simplicité, d’authenticité dans mes actes. J’ai voulu l’exprimer avec des touches de douceur. C’est toujours compliqué d’accepter de se dévoiler dans ses chansons sans franchir les limites de l’intime. Si, à la base, la musique semble être une chose simple et évidente, elle nous renvoie à nos propres questionnements en tant qu’individu. Vous semblez tenace  : quand vous avez décidé quelque chose, rien ne peut vous détourner de votre objectif. Je reconnais avoir une double facette avec un côté très léger, à prendre les événements comme ils viennent, à croire au hasard, contrebalancé par un aspect de ma personnalité omniprésent qui est de vouloir tout maîtriser. J’ai développé une sorte d’autoprotection qui me pousse à profiter de la vie à 250 %. Je vais toujours jusqu’au bout de mes décisions, pour le bien ou le moins bon. Pour ne pas avoir de regrets au cours de son existence, il faut agir, oser, quitte à foncer droit dans le mur. Vous avez commencé le chant très tôt. J’ai débuté par le piano, mais j’avais le sentiment qu’un instrument ne serait jamais le reflet de mon âme. Tout jeune, j’étais extrêmement introverti et timide, je n’étais pas à l’aise, ni avec mon corps, ni avec les autres. Le chant m’a permis de ne pas mettre de mots sur mes maux, juste de sortir des émotions avec le désir d’être compris seulement par les gens qui feraient l’effort de me comprendre et de m’accepter. Je faisais partie d’une chorale, j’ai chanté à un mariage et j’ai réalisé l’impact que ma voix pouvait avoir sur les gens. A 13 ans, je découvrais que trois minutes d’émotion pouvaient bouleverser un public. Par la suite, j’ai donné des cours de chant pour aider les gens à exprimer leurs sentiments, quel que soit leur âge. Faire un karaoké entre copains est une chose. Chanter professionnellement que ce soit en cours ou sur scène, pose un tout autre acte  : la voix

est vraiment le reflet de l’âme. On se met à nu, sans filet. L’aura d’une voix n’est pas dans sa tonalité, mais dans ce qu’elle dégage. Je ne me suis jamais senti moins puissant qu’un autre en concert du fait de ma voix aiguë. Vous êtes donc passé du statut d’ado coincé et timide à celui de vedette enthousiaste et débordante d’énergie. “La Nouvelle Star” a tout changé, j’étais conscient que je devais tout donner dès la première soirée, la première chanson. Je me suis dit « Vas-y, on n’a qu’une vie, lâche-toi maintenant !  » Je retrouve cette énergie lors de mes concerts, en sachant que le public vient me voir pour ce que je suis, avec mon peps, mes excès et ma sincérité. J’ai eu une adolescence difficile. On me répétait que les gens devenaient plus matures en vieillissant. Or, je ne remarquais que bêtise et intolérance. Les jeunes cons deviennent de vieux cons  ! Cette désillusion m’a amené à me réfugier dans la musique. Fini de m’adapter aux autres, c’était aux autres de venir désormais vers moi. Quand ma sœur m’a inscrit à l’émission, je me suis livré égoïstement, en acceptant de me dévoiler mais en restant totalement fidèle à ce que j’étais. Votre sincérité a payé, auprès du public comme auprès des artistes. De Zazie à Kylie Minogue, vos albums comportent toujours de sacrés invités. J’essaye toujours de m’entourer des personnes qui me correspondent à tel ou tel moment, selon les albums. Le timide ose alors provoquer les rencontres. Pour cet album, j’ai contacté Zaho et Steve Anderson. Sinon, ce fut une aventure en solitaire. Je suis parti, totalement seul, durant quatre mois à Londres, pour réaliser des maquettes. J’avais besoin de me retrouver face à moi-même, de me reconstruire et de m’affirmer. Couper avec mon environnement, mon cadre habituel, me rendre au studio en métro, croiser des artistes qui ne me connaissent absolument pas permet aussi de se remettre à niveau. Quel est aujourd’hui votre rapport à la nuit ? Un rapport très bizarre. J’adore la nuit, j’ai l’impression que tout s’apaise. Pourtant, elle véhicule à la fois l’excès et la démesure, voire la décadence la plus totale, tout comme la sérénité, le calme. Je me couche souvent très tard, pas obligatoirement parce que je sors mais parce que je suis tranquillement chez moi, en train de réfléchir, de lire mes mails… Parfois, je ressens encore le besoin de faire la bringue avec mes amis jusqu’à cinq heures du matin. La nuit permet ces deux extrêmes. De quoi vous parle-t-on le plus  ? De votre voix ou de votre incroyable sourire ? Des deux j’avoue ! Après mes concerts, les gens me parlent de ma voix et du plaisir qu’elle leur apporte. Il y a tout autant de gens qui me disent « Merci pour ton sourire ». Il paraît qu’il est communicatif.----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Album : Christophe Willem, Prismophonic, Sony Music----------------------------En concert le 26 novembre à l’Ancienne Belgique à Bruxelles ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

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ET ELLE, ET ELLE, ET ELLE ! « C’est de notre détresse originelle que surgissent pensée et créativité. Mettons nous donc en disponibilité de trouvaille ». Dans “L’amour fou”, André Breton appelle la trouvaille ce merveilleux précipité du désir qui a le pouvoir d’agrandir l’univers. Françoise Hardy, Trouvère des Temps Modernes, incarne le flamboiement de l’âme-sœur. Qui tout en pleurant l’absence de l’Aimé fait une place à l’Amour dans nos vies.

Texte : Patricia Le Hardÿ

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©GILLES-MARIE ZIMMERMANN - EMI

FRANÇOISE HARDY EST ROMANTIQUE, GRACIEUSE, SPIRITUELLE, ET RIEUSE.

Intemporelle Françoise Hardy fête cette année 50 ans de carrière musicale


A ses origines, le romantisme est l’héritier des religions anciennes qui cherchaient un monde de lumière. Il est un arrachement total à l’ordinaire de la vie, pour inventer un monde nouveau contre le monde existant. D’un seul coup, on s’envole dans un monde de beauté, porté par un souffle d’émotions enveloppantes. Françoise Hardy est romantique, gracieuse, spirituelle, et rieuse. Elle nous reçoit chez elle, un dimanche aprèsmidi. Incroyablement belle, le regard, la peau, si fine, sans maquillage, vêtue de noir, parce que ça l’embête de passer du temps à s’habiller et parce que c’est « une couleur qui cache ». Elle ne donne pas la main et prend soin d’expliquer que son système immunitaire est trop fragile. Quand elle vous sourit, vous faites un bond dans le temps. Elle, et vous, avez vingt ans. La minute suivante, vous lui en voulez d’évoquer une gastro ou un oedème. Nous nous installons, elle allongée sur son canapé, et nous, face à une très grande statue de Bouddha. Dans quelques jours, elle aura (vendu) et quitté son vaste appartement de l’avenue Foch pour un trois pièces où « Jacques pourra toujours dormir lorsqu’il vient à Paris. » Elle parle beaucoup, de l’obligation de laisser les objets et traces de leur passé derrière eux ; de François Hollande ; de la vie à crédit qui nous tue. Elle est politiquement incorrecte, s’emballe comme une adolescente pour défendre un sujet qui lui tient à cœur et vous notez dans votre carnet : ça, c’est en off. Elle écoute si la machine, avec sa robe de nuit préférée, tourne encore. Elle dit souvent, c’est agaçant : à mon âge. A son âge donc, elle n’est entre autres pas fâchée d’être débarrassée de ça : la suspension au désir de l’autre. Elle va avoir 70 ans et cette année, un nouvel album et un livre balisent le 50ème anniversaire de sa carrière. C’est en octobre 1962 en effet que mademoiselle Hardy envoûte la France dans un scopitone de Claude Lelouch. En attendant les résultats de l’élection au suffrage universel du président de la République, la première chaîne de l’ORTF donne à entendre Tous les garçons et les filles. Un premier tube qui se vendra à un million d’exemplaires.

Le livre

Son autobiographie Le Désespoir des singes (édition Robert Laffont) la rendue plus proche encore de nous, comme une amie à laquelle on pense souvent mais que l’on voit trop rarement. Son nouveau livre, L’Amour fou, n’est pas d’une lecture facile. Il s’agit de la quête de sens d’une femme qui répète le même schéma sentimental et souffre. Amoureuse maso de X, sado, l’addition en fait de 3 hommes au profil identique. Trois hommes qui valaient la peine que je me suis créée, souligne l’auteure pour qui le bonheur à sentir la richesse de l’échange ainsi que de l’héritage que cet échange laisse, est aujourd’hui plus important que la séparation. Le désir est une graine, l’amour une fleur, la compassion un parfum. Nous nous incarnons pour progresser. La vraie vie est de l’autre côté. Dans l’ignorance, nous pleurons celui qui part, sans penser une seconde à l’esprit qui se libère ! Les cimetières devraient être des lieux de liesse ! Encouragée à le publier par Jean-Marie (Périer), qui dit d’elle : qu’elle est le chemin le plus court entre la pensée et la parole, ce livre a été écrit il y a 20 ans, comme un exutoire, pour atténuer sa souffrance, puis repris plusieurs fois depuis par cette perfectionniste. A lire : L’amour fou, Françoise Hardy, Albin Michel

----- ---------- ---------- Novembre ---------2012,---------avec une constance ---------remarquable, dans les thèmes, le ------style, ---------- ---------- ---------------------------l’authenticité, Françoise---------Hardy poursuit------ ---------- ---------- ------------------histoire d’amour fou avec---------la chanson ------ ---------- ---------- son ------------------française et Nous. ---------- ---------------- ---------- --------------------- ---------- ---------- ---------- ---------- ---------- --------- ---------- ---------- ---------- ---------- --------------- ---------- ---------- ---------- ---------- ----------

L’album

C’est la faute de Thierry (Stremler). J’ai reçu de lui une mélodie très 19ème siècle, très Rachmaninov, que j’adore parce qu’il fait pleurer tout en élevant. Celle aussi d’Edith Wharton, auteure, entre autres, du Temps de l’innocence, une fresque intimiste qui se passe dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Elle fut portée à l’écran par Martin Scorcese, avec Michelle Pfeiffer et Daniel Day-Lewis dans les rôles de la comtesse Olenska et de Newland Archer. La lecture d’Edith Wharton, avec qui je partage une dissonance Vénus/Saturne me comble de bonheur. L’envie d’écrire des chansons comme autant d’histoires d’amour fou, impossible, est venue naturellement. L’album est l’un de ses plus émouvants. Grave et léger, lyrique et jazzy, il doit son homogénéité à des cordes et un piano qui magnifient une voix de plus en plus pure. Thomas trouve que ça manque de guitare. (Sourire). Vous avez vu comme il était beau à la télévision hier soir. Mais pourquoi a-t-il chanté Mirza de Nino Ferrer ? A écouter : L’amour fou, Françoise Hardy, EMI

Paroles Françoise Hardy

- Amour fou, composé par Thierry Stremler : Seriez-vous insensible à l’amour impossible, à l’amour fou ? - Les Fous de Bassan, Pascal Colomb  : Une femme douce comme l’innocence - Mal au coeur, Thierry Stremler : Allez vite le chercher docteur, l’homme au sourire ravageur - Si vous n’avez rien à me dire, poème de Victor Hugo, Bertrand Pierre : Lorsque je vous vois je défaille - Normandia, Julien Doré : Pleure mon cœur imbécile - Piano Bar, Alain Lanty : Il vient vers moi, le jour se lève - Pourquoi vous ?, Calogero  : Vous resterez au grand jamais le plus brûlant de tous mes secrets - Soies et fourrures, Thierry Stremler : Mieux valent les miettes qu’il lui laisse - L’Enfer et le Paradis, Benoît Carré : Quand je pense je pense à vous, quand je chante je chante pour vous - Rendez-vous dans une autre vie, François Maurin : Tous nos non dits ont fait le sel de ma vie, ses plus grands défis

Thierry Stremler

Interprète également (Album Rio), Thierry Stremler collabore depuis Tant de belles choses avec Françoise Hardy. Je suis à chaque fois impressionné de voir comment elle s’approprie complètement ce que je lui envoie par mail. Quand elle me retourne mes mélodies avec ses paroles, sur des maquettes qu’elle a réalisées avec son 4 pistes à cassettes, c’est comme si elles étaient d’elle. Signant la réalisation musicale et les arrangements depuis La pluie sans parapluie, Thierry est le compositeur de trois chansons du dernier album, dont L’amour fou, qui lui donne son titre. J’avais composé 12 mélodies et, à la dernière, écrite au départ pour Patricia Kaas, elle a dit : je suis folle de ça. Elle est insaisissable. D’une franchise qui peut faire mal, mais quand elle dit qu’elle aime, ca fait d’autant plus plaisir. Soies et fourrures a été écrit en pensant à elle. Elle l’a écouté et a soupiré : il y a des arpèges, oh la la ! C’est quelqu’un qui a à la fois confiance en elle et qui doute. La prise de voix en studio est très rapide. Dans la cabine, face au micro, elle est à 150 % présente. Il n’y a pas de maniérisme dans sa façon de chanter. Elle donne envie de la consoler. Comme Jacques, comme Thomas, elle est très charismatique et mystérieuse. La tête dans les étoiles et les pieds bien sur terre. - ---------- ---------- ---------

Thierry Stremler J’avais composé 12 mélodies et, à la dernière, écrite au départ pour Patricia Kaas, elle a dit : je suis folle de ça.

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« JE PENSE ÊTRE UN FILS DU SURRÉALISME CAR J’HABITE EN BELGIQUE »

LE DERNIER DES BELGES ? Plus le temps passe et plus Arno dit avoir besoin de la scène, donc du public. Il a réalisé ce nouvel album en vitesse, entre rock et blues, anglais et français. Et le bonhomme de nous livrer pensées profondes et vagues de tendresse, tel le ressac sur les plages d’Ostende.

Texte : Gilda Benjamin Photo : Danny Willems Pour quelle raison l’appel de la scène se fait-il plus pressant ? Mes enfants sont grands, ils ont moins besoin de moi. Si je me retrouve seul, je traîne dans les bars. Il est donc préférable pour ma santé que je bouge et donne des concerts. Avec l’âge, le plaisir de jouer grandit, on devient accro à l’adrénaline. Quant à l’écriture, je la vis comme une impulsion, selon les situations. Cet album est sans doute celui que j’ai composé et réalisé le plus rapidement. Le monde change vite, il faut bien que j’aille aussi vite. Certains titres interrogent sur la réalité de notre monde : amour, argent, surconsommation… Je parle surtout de l’amour des autres, de l’être humain. Nous vivons dans un monde où on a tout et rien, dans une époque qui me fait penser aux années ‘30 : l’Europe se trouve au bord de la faillite, la droite devient l’extrême-droite et la gauche devient droite. Le populisme et le conservatisme sont en pleine « érection » (sic). Cette époque m’inspire, je me conduis comme un voyeur qui constate et écrit des textes. Il faut se rendre compte qu’on a vécu le c... dans le beurre ! Mon grand-père a connu deux guerres, mon père une, et moi je suis parti à Katmandou avec trois sous. Vos chansons, sous des airs parfois légers et drôles, ne sont jamais anodines. Le public se les approprie. Je mets de temps en temps le doigt sur des trucs dérangeants, certains apprécient, d’autres s’enfuient. J’adore le cinéma des frères Dardenne que d’aucuns détestent. Pourquoi ? Parce qu’il te renvoie une image de la Belgique que tu ne veux pas voir. Tu n’as pas toujours envie de te regarder dans le miroir.

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Qui dit Arno, dit surréalisme. Vous revendiquez-vous comme tel ou êtes-vous avant tout un amoureux des mots ? Je pense être un fils du surréalisme car j’habite en Belgique. Regarde les Belges et leurs expressions comme « Non peut-être » ou « Oui mais non ». Je me souviens d’un séjour au Festival de Cannes pour le film de Martine Doyen. Des journalistes ne nous ont jamais trouvé, car ils cherchaient le stand Belgique. Mais il n’y a pas de Belgique, juste un stand communauté Wallonie et un stand Vlaamse gemeenschap. Si ça c’est pas surréaliste ? Quel rapport avez-vous avec votre voix ? Est-ce pour la protéger que vous avez arrêté de fumer ? Pas du tout. Un jour, il y a sept ans, je regardais un mec qui fumait à la tv. J’ai pensé « Quel con ! ». En fait, c’était moi… Mon fils était encore petit, il m’a vu acheter un paquet de cigarettes avec l’inscription « Fumer tue », il n’a pas compris pourquoi j’achetais ce genre de truc. J’ai alors décidé d’arrêter. Depuis, ma voix est devenue plus grave et je peux assumer des concerts et des interviews pendants plusieurs jours sans problèmes. John Parish, producteur anglais de votre album, le trouve post-punk. Qu’en pensez-vous ? Allez oui, un album punk de maintenant. Pourtant je n’ai aucune nostalgie. Mais sans histoire, il n’y a pas de futur. Vous êtes un grand curieux, ouvert aux nouveaux talents. De fait, vous vivez une jolie amitié avec Stromae. J’ai énormément de respect pour lui, il n’y a qu’un seul Stromae. J’adore son personnage, pour le coup surréaliste. Nous nous sommes trouvés, musicalement et humainement. --------------------------- ---------------------------- -----------------------------------En concert les 19 et 20 décembre à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, tournée en 2013. Album : Arno, Future vintage, Naïve (PIAS) ---------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


CHANGE. YOU CAN.

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DÉBORAH FRANÇOIS

Un petit air glamour à la Marylin… Tiens, justement Deborah explose actuellement dans « Populaire », véritable ode aux années ’50. Robe Jean Paul Knott – Bracelet Bangle Snake et pendentif Snake Duetto – Messika.

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LA GENTILLE AIME JOUER LES MÉCHANTES


Deborah François avait 18 ans quand, en 2005, son rôle dans « L’enfant » des frères Dardenne l’a catapultée sur les mythiques marches de Cannes. Depuis, l’adolescente est devenue femme et actrice accomplie. Pour nous, elle reste naturelle avec un petit pull Américan Vintage et une poitrine sublimée par un pendentif Snake Duetto de Messika.

« L’ILLUSION DU SUCCÈS PEUT BLESSER MORALEMENT. HEUREUSEMENT JE VIS AUSSI DANS LE CONCRET »

Lancée il y a sept ans par « L’Enfant » des frères Dardenne, Déborah François a connu depuis une carrière impressionnante : 14 films, 3 téléfilms et la reconnaissance des professionnels (3 nominations comme César du Meilleur espoir féminin, une récompense finalement gagnée à la quatrième tentative). Le public, pourtant, la connaît peu. Cela pourrait changer avec la sortie de « Populaire », délicieuse comédie à l’ancienne dans laquelle elle partage la vedette avec Romain Duris. Voilà l’occasion de rencontrer une actrice talentueuse qui, contrairement à la majorité de ses personnages à l’écran, s’avère drôle, charmante, pétillante et diablement énergique, rebondissant sur chaque question comme sur autant de trampolines.

Texte : Geoffroy d’Ursel Photos : Michel Damanet - assistant Benoît Féaux En voyant plusieurs films d’un acteur ou d’une actrice, on se fait généralement un début d’idée de sa personnalité. Or vous avez, dès le début, complètement brouillé les pistes en passant de la mère de « L’Enfant » à la psychopathe de « La Tourneuse de pages »… Tant mieux, si on ne me reconnaît pas ! C’est un gage de qualité, non ? Après tout, mon métier est de jouer des personnages. « Populaire » n’est-il pas votre rôle le plus proche de ce que vous êtes  ? On y découvre en tout cas un aperçu de ma personnalité qu’on n’avait jamais vu, un côté pop, pétillant, primesautier ou encore maladroite déterminée. Je dois me contrôler quand je joue au cinéma. Dans la vie, je suis plus expressive, mon visage est plus élastique que devant la caméra. Je n’avais jamais pu montrer une forme de comique physique, mon côté Jim Carey. Comme ce film est lui-même un peu décalé, il a permis aux acteurs de se lâcher.

Peut-on dire que « Populaire » est votre première vraie comédie ? Il y a bien eu « Le premier jour du reste de ta vie » de Rémi Bezançon et « Fais-moi plaisir » d’Emmanuel Mouret. Dans les deux cas, il s’agissait de comique de situation  : l’humour naissait du décalage entre des personnages sérieux mis dans des situations absurdes. Dans « Populaire », c’est l’inverse  : ce qui nous arrive est relativement normal, mais nos réactions sont amusantes. Le film joue sur la nostalgie des années cinquante… Régis Roisard, le réalisateur, vit mentalement dans les années cinquante. Il porte des chemises à carreaux et des lunettes rectangulaires à grosses montures… Du coup, son film ne comporte aucun anachronisme puisqu’il connaît aussi bien la chronologie que les dates de fabrication des différents produits, inventions, voitures… Même quand il nous parlait du film, nous avions l’impression qu’il avait vécu à cette époque-là, qu’il était chez lui en 1958. Cette connaissance, cet amour donnent au film une grande honnêteté. Cela se passe de la même manière quand les Dardenne tournent : ils ne parlent que de ce qu’ils connaissent et veulent dire, ce qui rend leurs films particulièrement sincères. « Populaire » donne la sensation assez délicieuse de revoir un film avec Martine Carol. … Ou Avec Audrey Hepburn ou encore Lauren Bacall. Nous avons essayé de nous trouver entre la reconstitution historique et la reconstitution d’un fantasme hollywoodien des années ’50, avec sa mythologie fantastique des stars. Revenons sur votre carrière. Après « L’enfant », votre premier film (avec les frères Dardenne), vous avez été catapultée sans transition d’un Liège plutôt populaire vers Cannes et la jetset. Comment l’avez-vous vécu ? A l’époque, le décalage a été aussi subit qu’énorme. Tout s’est passé très vite. Heureusement, j’étais suffisamment ancrée dans la vie pour ne pas me laisser jeter des paillettes aux yeux. Déjà, ça fait mal ! (rires) Sérieusement, l’illusion du succès peut blesser moralement. Or quand je rentre chez moi, je me retrouve dans le concret : je me lève avec une sale tête, il faut faire les courses et passer le balai. Le monde du rêve n’est qu’une partie de ma vie. Il ne faut pas croire que c’est la réalité ; il faut en profiter, se dire que c’est chouette mais ne jamais oublier que cela peut s’arrêter. Les enfants stars doivent avoir un sale choc le jour où l’illusion se fissure, où ils se rendent compte que soit on leur a menti, soit ils se sont trompés, en

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« JE VOUE UNE ADMIRATION SANS BORNE AUX CRÉATEURS D’UNIVERS »

général les deux. Quand je suis libre d’engagements, je passe un maximum de temps avec ma famille et mes amis. Comme ça, quand je travaille, j’ai des réserves. Avec « Le premier jour du reste de ta vie », vous avez enfin gagné le César du meilleur espoir féminin, après trois nominations... Cette comédie dramatique reste une belle réussite. Je ris et je pleure à chaque fois que je la revois. Vous avez joué quelques rôles très durs, comme dans « Les Fourmis rouges » où votre personnage frôlait l’inceste... Ce film a été très peu vu, essentiellement pour des raisons de distribution : il est sorti en France en plein milieu des grandes grèves d’il y a quatre ou cinq ans. Les stations service étaient fermées, les métros et trains arrêtés ; plus personne ne bougeait à Paris. Or un film pareil a besoin de toucher un public dès la première semaine. Lâché dans un tel contexte, il a été tué. « Les Fourmis rouges » n’a pas été mon rôle le plus dur. Je pense plutôt, dans ce registre, à « Mes chères études », un téléfilm sur une étudiante qui se prostitue pour payer ses études. Voilà pourquoi j’ai envie de faire quelques comédies : pour que les gens ne se disent pas que ma vie est un enfer ! (Rires) A travers vos rôles, vous avez flirté avec l’inceste, la prostitution, l’homosexualité… Aimez-vous jouer avec les interdits  ? Non, même si je dois admettre que je ne choisis pas nécessairement des sujets faciles. Je ne fais pas des films durs par simple défi, mais plutôt parce que les messages qu’ils véhiculent me conviennent, s’inscrivent dans ma morale personnelle. J’aime dire des choses à travers les films en appuyant les propos d’un réalisateur. Ainsi « Mes chères études » était basé sur une histoire vraie et posait des questions fortes au public. Il faut aussi que le personnage soit beau. De toute façon, si le film est mal écrit, le message ne passe pas. Vous avez un début de carrière internationale, par exemple avec « London nights ». Ce film n’a pas eu un grand retentissement, mais je l’aime beaucoup, avec son atmosphère typiquement londonienne, mi punk, mi mélancolique, douceamère à l’image de l’éternel adolescent qu’est le réalisateur Alexis Dos Santos. Vous avez également tourné « Memories corner » au Japon en 2010. Le film n’est pas encore sorti. Pourquoi ? Il revenait sur les conséquences du tremblement de terre de Kobé, mais devait sortir au moment du tsunami et de Fukushima. Les producteurs ont dû juger que le film n’était pas présentable dans ces circonstances. Quelles ont été vos impressions du pays du Soleil levant ? Génial, un truc de dingue ! En même temps, j’étais contente de rentrer. Le Japon est un monde tellement autre, leur méthodologie est tellement différente de la nôtre qu’une équipe mi japonaise mi française est franchement difficile à gérer. Le Japon déclenche des réactions épidermiques : vous l’adorez ou vous le détestez et dans les deux cas vous finissez un jour ou l’autre par vous dire que c’est un pays de malades, que les gens sont fous. Les Japonais pensent d’ailleurs exactement la même chose de nous. Si on vit assez longtemps dans un pays comme l’Argentine, les Etats-Unis ou même le Vietnam, on finit, au bout de quelques décennies, par se fondre dans le décor ; au Japon, jamais ! Dans « Le Moine » vous jouez un démon et dans « La Tourneuse de pages » une manipulatrice glaciale. Aimezvous jouer les méchantes  ? J’adore ça ! Le rôle du mauvais

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est particulièrement important puisque c’est à travers lui que le public peut se construire par rapport au héros. Beaucoup de films souffrent de la pusillanimité d’un réalisateur qui n’a pas osé aller au bout de son méchant. Or si le méchant est fade, le gentil n’a rien à combattre, donc le film est nul ! Dans ce cas, le réalisateur est lâche : il a envie de faire aimer tous ses personnages. Comment choisissez-vous vos films ? La plupart du temps, le choix s’opère à la lecture du script. Je suis une lectrice vorace : je vois bien moins de films que je ne lis de livres et de scénarios. Je pense être une bonne lectrice de scénarios. Comme je me projette facilement dans mes lectures, je parviens à extrapoler la sécheresse d’un scénario par l’imagination. Que lisez-vous en-dehors du métier  ? Enormément de romans, plus particulièrement de science-fiction. Pouvoir entrer dans l’univers de quelqu’un, n’est-ce pas l’une des magies de votre métier  ? Je voue une admiration sans borne aux créateurs d’univers, les scénaristes forcément, mais encore davantage les écrivains. Il est incroyable de pouvoir faire voyager un lecteur ou un spectateur, de lui montrer des choses qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Ecrivez-vous  ? J’écrivis, puis j’arrêtai. Ayant énormément d’admiration pour les gens qui écrivent, j’en arrive à penser que ce que je ponds n’a aucun intérêt. Il faut énormément se nourrir pour écrire. Pour le moment, j’emmagasine. Vous tournez en moyenne deux films par an. C’est un rythme très supportable. Je pourrais tourner plus, mais je préfère choisir des films qui me plaisent, opérer une vraie sélection. Je trouverais insupportable de me voir dans un film que je regretterais, qui serait encore là dans cinquante ans, avec ses images atroces, son scénario qu’on n’aime pas ! Selon le site Allociné, supposé être la référence française en matière de cinéma, vous êtes une actrice française… Je sais ! Je leur ai demandé trois fois de changer cela, mais j’y suis toujours une « actrice française née à Liège », ce qui est assez original. Je n’ai déménagé à Paris que cette année : j’étais fatiguée des navettes incessantes et je ressentais le besoin d’un lieu qui soit le mien. Quand je revenais en Belgique, n’ayant pas de point de chute régulier, je séjournais chez l’un ou l’autre ami. J’ai donné pendant huit ans, maintenant je veux me sentir chez moi. Et puis j’ai appris à aimer Paris qui peut sembler stressant au début, mais où l’activité se renouvelle sans cesse : vous trouverez toujours une nouvelle expo, un coin de la ville que vous ne connaissiez pas, un nouveau restaurant… Et puis à Paris, on peut tout faire à pied, ce qui est impossible à Liège, sauf en plein centre.-------------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ---------------------- --------------- ----------------------- --------------- ----------------


Magie du cinéma : pour un rôle, Deborah sait prendre des airs mystérieux, voire ténébreux. Quel contraste avec la jeune femme pétillante et naturelle que vous pourriez croiser au coin d’une rue de Liège ou Paris. Robe : Les Ateliers de la Maille, chaussures : Karen Millen pour Maasmechelen Village, bague : Move Joaillerie – Messika.

« Dans « Populaire », j’ai enfin pu montrer mon côté « Jim Carey »

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Pull rayé, American Vintage et culotte courte Karen Millen … Toute allusion à Jeanne Moreau dans « Jules et Jim », le film-culte de François Truffaut, n’est peut-être pas involontaire. Nous baignons dans une nostalgie joyeuse qui convient à merveille à Déborah François. Rappelons que la jeune actrice belge incarne dans « Populaire » (dont l’action se situe en 1958) une secrétaire virtuose de la machine à écrire. Chapeau et chaussures Karen Millen pour Maasmechelen Village – collier Move Joaillerie - Messika

REMERCIEMENTS à Stephane Goosse Décorateur où s’est déroulée la prise de vues de Déborah François. Le lieu laisse deviner les différents messages d’un ensemblier-décorateur devenu incontournable. Stephane mêle ses préférences pour le 18e siècle et l’art contemporain avec un goût exquis. L’accent est mis sur les matières douces et sensuelles ou les contrastes valorisants. L’éclairage savamment modulé, dessine un paysage où le mobilier choisi, voisine avec des objets à l’indéniable présence. Stephane Goosse av Louise, 288 1050 Bruxelles Tél 02 351 68 84 - www.stephanegoosse.be Coiffure : Philippe Zen pour Marianne Gray Maquillage : Sylvie Lees pour Dior - Bijoux : Messika

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-------------------------------------- - - - - - - - - - -FILMOGRAPHIE : ---------------------------------------------------------------- - - - - - - - - - -2005 : - - - - L’enfant - - - - (Jean-Luc - - - - - -et- -Pierre ----------- - - - - - - - - - - - - - - Dardenne) ----------------------- - - - - - - - - - -2006 : - - - - La - -tourneuse - - - - -de- pages - - - - (de - - -Denis -------- - - - - - - - - - - - - - - Dercourt) ----------------------- - - - - - - - - - -2007 : - - - - Les - - fourmis - - - - rouges - - - - (de - - -Stéphane ---------- - - - - - - - - - - - - - - Capriaux) ----------------------- - - - - - - - - - - - - - - L’été - - -indien - - -(de - -Alain - - -Raoust) ------------ - - - - - - - - - -2008 : - - - - Les - - femmes - - - - de - -l’ombre - - - - -(de - -Jean-------- - - - - - - - - - - - - - - Paul - - -Salomé) ---------------------------------------------------------------Le premier jour du --------------reste de ta vie (de -------------------------------------------------------------------Rémi Bezançon) ---------------------------------------------------------------2009 : London nights (d’Alexis Dos Santos) ----------------------------------------------------Fais-moi plaisir (d’Emmanuel -----------------------------------------------------------------------Mouret) ---------------------------------------My queen Caro----------------------(de Dorothée Van ------------------------------------------------------------------Den Berghe) -----------------------------------2010 :----------------------Memories Corner (d’Audrey Fouché) ------------------------------------------------------------------Mes chères études (d’Emmanuelle -------------------------------------------Bercot) (téléfilm) -------------------------------------2011 : ----------------------Le moine (de --------------Dominik Moll) ------------------------------------------------Les----------------------tribulations d’une caissière (de -----------------------------------------------------------------Pierre Rambaldi) ------------------------------------------------2012 : Populaire--------------(de Régis Roinsard) -----------------------------------------------------------------


CAMÉRA ROUGE-PASSION Le réalisateur belge Frédéric Fonteyne n’a pas le goût des amours tièdes. Sa caméra filme la passion, les couples fusionnels et les femmes ardentes. Son nouveau film “ Tango Libre ”, Prix Spécial du Jury à la Mostra de Venise, et récemment le Grand Prix du Festival de Varsovie, réunit une distribution épatante, dont sa compagne Anne Paulicevich.

Texte : Gilda Benjamin Alice est une femme amoureuse. De Fernand mais aussi de Dominic, tous deux emprisonnés dans la même cellule. JC, gardien de la prison, aime Alice, rencontrée au cours de tango. L’amour n’a rien d’un long fleuve tranquille chez Frédéric Fonteyne qui, par le biais de la danse la plus sensuelle du monde, exprime ses doutes et ses espoirs quant au couple. Avec “ Tango Libre ”, vous fermez une trilogie amoureuse, après “ Une liaison pornographique ” et “ La femme de Gilles ”. Je me rends compte que, depuis mes débuts au cinéma, je m’intéresse de plus en plus aux liens qui nous unissent aux autres, malgré les chocs et les erreurs. On peut faire beaucoup de conneries par amour mais si les sentiments existent, nous pourrons, peut-être, nous en sortir. Chacun porte en lui sa part de maladresse et de fragilité. Vos films, et celui-ci en particulier, transpirent le désir et la passion. Le cinéma représente, à mes yeux, un pôle où tous les désirs se rencontrent, il n’y a pas plus beau plan à filmer qu’un homme amoureux regardant une femme. En se laissant porter par le désir, on accepte d’aller vers l’inconnu, la définition même de la rencontre amoureuse. Ce pourrait être également la définition du tango, deux corps qui tombent l’un sur l’autre, se frôlent et s’enlacent. On peut voir ce film comme une chorégraphie. J’ai la chance d’avoir tourné avec des acteurs qui « dégagent » : Sergi Lopez, Jan Hammenecker, François Damiens… Et bien sûr ma compagne.

©MULLER-ARTEMIS-SAMSA

« JE PENSE QUE L’HOMME N’ATTEINT SA PLEINE HUMANITÉ QUE S’IL EST CONFRONTÉ À L’IMPROBABLE »

Les scènes où les prisonniers s’initient au tango s’avèrent envoûtantes. L’idée part de la réalité. Au début de l’immigration en Argentine, les hommes étaient plus nombreux que les femmes. Pour avoir une chance de les conquérir au bal, ils s’entraînaient à danser entre eux. D’où l’envie de faire de Sergi Lopez un personnage assez fou que pour apprendre le tango en prison afin de contenter sa femme. Je pense que l’homme n’atteint sa pleine humanité que s’il est confronté à l’improbable. La rencontre avec l’autre est impossible si nous restons bloqués sur nos rails. J’ai horreur de la tiédeur, la vie est plus proche du miracle que de la raison. - ---------- ---------- --------- ---------- ---------- ---------- ---------- ------------------- ---------- ---------- ---------- ---------- --------- ---------- ---------- ---------- ---------- ------------------- ---------- ---------- ---------- ---------- --------- ---------- ---------- ---------- ---------- ---------Si l’amour---------est un miracle, Anne Paulicevich l’illustre-------------- ---------------------------arrondi et ---------sourire radieux.---------La ----- ----------parfaitement, ----------ventre ---------compagne---------de Frédéric Fonteyne a écrit---------le scénario -------------- ------------------le fidèle Philippe Blasband.---------« Nous avons---------mené ----- ----------avec ------------------cette écriture à trois, durant de longues---------années. Au -------------- ---------------------------du tournage, je suis redevenue totalement ----- ----------moment ------------------------------------actrice, m’en remettant à---------la direction de---------Frédéric. Mon-------------- ------------------Alice,---------est une battante, elle tient à---------ses ----- ----------personnage, ------------------hommes,---------à son fils… Son cœur peut---------s’ouvrir à plu- -------------- ------------------c’est le seul---------moyen qu’elle---------a trouvé pour---------ne pas ----- ----------sieurs, ---------s’écrouler.---------Tous les personnages s’avèrent terriblement-------------- ---------------------------mais tellement aimants ». Sa connaissance ----- ----------maladroits ------------------------------------du tango ---------et du monde de---------la nuit l’a fortement inspi--------------- ------------------« Les hasards---------de la vie m’ont---------amené à rencontrer ----- ----------rée.------------------Chicho Frumboli à Paris,---------il y a quinze ans, lors d’un -------------- ---------------------------axé sur le tango et le théâtre. Formidable-------------- ----------stage ---------------------------danseur argentin, il m’a ---------permis de découvrir ce milieu-------------- ---------------------------de mystère et---------de solitude ». ---------- -------------- ----------fait------------------- ---------- ---------- ---------- ---------- ----Libre, un fi---------lm de Frédéric---------Fonteyne avec-------------- ----------Tango ---------François Damiens, Jan Hammenecker, Sergi Lopez, ------------- ---------------------------- ---------Anne---------Paulicevich, ---------Zacharie Chasseriaud… ------ ------------------- ---------

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Bonnet en laine et phoque, Elvis Pompilio, 350€ Doudoune Pyrenex, Francis Ferent, 460 €

Veste fourrure, Sophie D’Hoore, Cachemire Coton Soie, 1.800 €

Écharpe fourrure rouge, P.A.R.O.S.H., Cachemire Coton Soie, 270 €

Bonnet oreilles de chat, angora et plumes, Elvis Pompilio, 200 €

Écharpe Percy Stone, www.percystone.com, 95 €

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Sac seau, Lancel, www.lancel.com

Gants, Echo, Cachemire Coton Soie, 45 €

Écharpe cachemire rouge, Paule Ka, 195 €

Pull fourrure sans manches, Seventy, Cachemire Coton Soie, 295 €

Lunettes, Paul & Joe, 210 €

Gants Paule Ka, 125 €

Legging Karola, Christian Wijnants, www.christianwijnants.be, 351 €

Col fourrure castor tacheté, Duo, Cachemire Coton Soie, 230 €

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Une glisse fantastique sur les pistes, les dernières nouveautés pour vous protéger des frimas et vous voilà fashion snow accro.

Photo et stylisme : Cici Olsson

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SHOW HIVERNAL


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QUELLE HEURE EST-ELLE ?

Avouons-le calmement, l'univers de la fine mécanique horlogère est plutôt masculin. Mais les femmes aussi se mettent à collectionner les montres. Comment les séduire ? Avec quelques jolis cailloux, pardi !

1. Diamants fantaisie. Montre glam et vintage : la nouvelle Ice-Elegant avec son look rétro à écailles et son cadran serti… de brillants Swarovski® ; www.ice-watch.com 2. Romantique. Montre Alhambra Talisman de Van Cleef & Arpels nacre et diamants ; www.vancleefarpels.com

Texte : Raoul Buyle Brillante, étincelante, étonnante, la joaillerie habille l’heure de carats par milliers, de pierres précieuses et de bracelets de diamants, d’onyx, d’or blanc ou rose, voire de satin duchesse. De plus en plus, la montre se marie à des collections de bijoux surprenants. En quelques années, les modèles «micro-pavés» ont pris le pouvoir. Une vraie déferlante. Le «micro-pavage», qui consiste à habiller l’or, voire l’acier, d’une multitude de diamants XXS, permet aux horlogers de proposer des modèles girly, joyeusement sertis, à des prix abordables… quitte à désacraliser cette pierre mythique. Et la flambée du prix du diamant (qui a augmenté de 40 % en un an) n’entame pas la tendance. « Ces montres précieuses, modernes et non conventionnelles, ne se prennent pas au sérieux et répondent à l’envie de beaucoup de femmes », précise un détaillant qui préfère rester anonyme. « A tel point », dit-il, « que l’on ne sait plus très bien où se situe la frontière entre la fantaisie et la joaillerie. » C’est précisément dans ce créneau, entre la fantaisie et la joaillerie, que les marques se démarquent !

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3. Extravagante. Montre Dior Cristal Rouge quartz et diamants ; www.dior.com 4. Ludique. Happy Mickey Watch de Chopard sertie diamants ; www.chopard.com 6.

5. Classique. Montre GirardPerregaux 1966 Jewellery or blanc et diamants ; www.girard-perregaux.com 6. Haute joaillerie. Montre Piaget Couture Précieuse sertie de 314 brillants et 85 diamantsbaguettes ; www.piaget.com


Monica Belluci, ambassadrice de Cartier portant l'un de ses modèle phare : la montre Tank en or rose.

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Valérie Messika

Bracelet Snake 5 rangs or blanc et diamants

Manchette Eden or blanc et diamants

DIAMANTS SANS TABOUS Tout à la fois denses et légers, opaques et translucides, les diamants s’offrent à Valérie Messika en un irrésistible jeu de cache-cache. Indiscrétions sur une créatrice qui bouscule volontiers quelques-uns des codes de la joaillerie.

Bague Move Pavée or blanc et diamants

Texte : Raoul Buyle Il semble que les carats les plus courus ne soient plus forcément ceux qui brillent par leur taille, mais plutôt ceux qui misent sur la créativité. Voici peut-être résumé en une phrase le travail de Valérie Messika depuis plus de 6 ans, qui démocratise le diamant sans jamais lui faire perdre son aura de glamour, comme le prouve “ Skinny ” (ndlr. : comme les fameux jeans qui colle à la peau), un concept de fabrication original. D’une flexibilité exceptionnelle, un ressort invisible permet aux diamants de s’adapter à toutes les morphologies et de se poser sur la peau, tel un tatouage précieux. Afin d’apporter une petite touche de fantaisie à la joaillerie traditionnelle, Valérie Messika étend ce concept innovant à plusieurs de ses lignes iconiques. Une nouvelle façon de porter le diamant… Plus fun, plus rock’n’roll !

DE PÈRE EN FILLE

D’elle, on sait finalement peu de choses : elle se parfume à l’Eau de Thé vert de Bulgari, elle porte des chemisiers, le plus souvent blancs, elle ne sort jamais sans son sac Birkin d’Hermès et une écharpe Faliero Sarti nouée autour du cou.

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Du chic, du chien, du charme ! Et une élégance sans faille. « Pourtant, précise-t-elle, je ne suis pas les tendances de la mode. Il m’arrive souvent de mélanger les styles, mixer les saisons, associer masculin/féminin. » Une façon d’affirmer une féminité singulière tout en étant une business woman qui gère sa marque de A à Z. Dès l’enfance, Valérie est bercée par la poésie de la grammaire joaillière. Car, Messika c’est d’abord une histoire de famille, une passion transmise d’un père à sa fille, pour être ensuite proposée à tous les amateurs du plus précieux cadeau de la nature : le diamant (blanc) taillé à facettes. « Séduire, jouer de sa féminité, illuminer un regard  ! Voilà comment je conçois le rôle du bijou. Une parure de mode dont la poésie défie le temps (...) L’élégance de Messika est discrète comme votre ombre au soleil, elle accompagne votre vie en toutes circonstances sans la dépasser. »

Á FLEUR DE PEAU

Entre production confidentielle et artisanat précieux, les créations de Valérie Messika se distinguent par leur esprit “ seconde peau ” fait

d’élégance innovante et de pierres domptées. Un mix and match de classicisme et modernité, de démesure et de délicatesse, pour un luxe flamboyant ou beaucoup plus discret. A qui pense-t-elle quand elle crée un bijou ? « A toutes les femmes, de la plus décontractée à la plus sophistiquée, quel que soit son âge ou son activité. Car la ‘femme Messika’ est une femme à multi facettes ! Avant tout, j’aime concevoir des bijoux confortables, comme le collier “ Silk ” qui se porte comme un souffle sur la peau. Tellement léger qu’on oublie souvent de l’enlever ! Cette attitude très naturelle de porter un bijou rend la femme d’autant plus rayonnante. » Votre plus belle pièce ? « Le collier Ovale Haute Joaillerie, une pluie dégradée de diamants ovales montés en ras-de-cou qui, grâce au système “ Skinny ”, semble flotter sur le cou ». Un bijou sublimé par Julie Ordon, égérie Messika, actrice et mannequin (suisse) tour à tour glamour, joyeuse, mutine ou impertinente, mais toujours spontanée, sous l’objectif d’Ellen Von Unwerth. -------------------------------------------------------------------------------------------------------


Élégantissime : Hélène Arpels, au prix de Diane à Chantilly, portant collier et bracelet « Passe-partout » ; 1939. (Photographie des frères Seeberger, Paris, Bibliothèque National de France)

L’OR DES MYTHES Ils ont scintillé sur la peau d’égéries aux noms magiques : Marlène Dietrich, Grace Kelly ou Maria Callas. Bijoux uniques à l’organisme précieux, ils retracent l’histoire de Van Cleef & Arpels et sont aujourd’hui exposés au Musée des Arts décoratifs, à Paris. Attention les yeux ! —

Vintage : broche « Flots de rubans » en platine et diamants ; 1937

Texte : Raoul Buyle

Symbole d’audace et d’idées neuves, Van Cleef & Arpels fut la première maison à s’installer place Vendôme, au moment où un monde nouveau, celui du luxe, était en train de s’inventer. Les aventures précieuses du joailler naissent en 1896 du mariage entre Estelle Arpels, fille d’un négociant en pierres, et d’Alfred Van Cleef, fils d’un diamantaire d’Amsterdam. Ce dernier s’associe avec ses beaux-frères pour fonder une maison de joaillerie. La prospérité (presque) immédiate de leurs affaires les incite à s’installer, en 1906, sur la place mythique.

CRÉATEUR D’ÉMOTIONS

« Depuis toujours », précise Stanislas de Quercize, « la vision de Van Cleef & Arpels c’est un monde meilleur qu’il n’est. Un monde sublimé. Par exemple, quand on imagine une rose… elle n’a pas d’épines. » Décennies après décennies, les bijoux légendaires vont se succéder : la Minaudière en métal précieux, le bracelet Ludo en or souple de Marlène Dietrich, le collier Zip inspiré d’une fermeture-éclair créé pour la duchesse de Windsor, les trèfles à quatre feuilles de la collection Alhambra, le diadème de mariage de la princesse Charlène de Monaco… Impossible de ne pas être ébloui par le Serti Mystérieux, innovation fantastique et brevetée de la maison. Il s’agit d’un pavage de pierres précieuses dépourvu de toute griffe visible. Observé à la lumière en transparence, il se révèle tel un vitrail monochrome ! Encore ? Les motifs de « nœud » et de « ruban » inspirés par l’univers de la couture, ou le fameux « Cadenas », à la fois ras-du-cou, sautoir, ceinture ou bracelet, qui inspira quelques années plus tard la montre-bracelet du même nom, pure sédition stylistique des années Folles qui, depuis, ne

cesse de revendiquer sa modernité singulière au fil de multiples variations. Jusqu’à la dernière collection « Palais de la Chance », dans laquelle on peut admirer l’exceptionnel collier au Phénix. « Notre mission, c’est d’être fondamentalement créateur et ainsi réincarner le souffle inventif qui anime nos ateliers depuis plus de 100 ans. Le fonds de notre métier, quand on s’appelle Van Cleef & Arpels, c’est de faire de la haute joaillerie, c’est-à-dire de l’artisanat à un niveau d’exigence extrême. Maintenir la cohérence du style maison tout en étant innovant. A côté, on peut s’amuser avec la tendance, mais c’est un plus. Ici pas d’icones de mode pour booster la communication, on estime que la légende se suffit à elle-même. » Vintage ? Essentiel, car Van Cleef & Arpels a cette exigence de créer des bijoux éternels. Porté par une femme d’aujourd’hui un bijou des années 30 se révèle être d’une modernité incroyable. « Nous ne sommes pas dans la répétition », insiste Stanislas de Quercize, « nous sommes dans la recréation et dans la transmission d’un savoir-faire unique par les « mains d’or » de la maison. » Quel message avez-vous envie de faire passer ? “ Faites-vous plaisir ! ” ------------------------------ ------------------------------------------------Expo Van Cleef & Arpels, l’art de la Haute joaillerie, ---jusqu’au 10 février 2013, Musée des Arts décoratifs, --107 rue de Rivoli, 75001 Paris ---------------------Infos www.les artsdecoratifs.fr ---------------------- --------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------

Ludique et raffinée : collection de joaillerie Perlée (bracelets) de Van Cleef & Arpels met en rang des perles d’or légères ; 2012

Clip « Étoile Filante » en or blanc et diamants ; collection Palais de la Chance ; 2012

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Place Vendôme, Victoire de Castellane accroche l'œil et fait vibrer le mythe Dior au son d'un nouveau rythme. Coulé dans l'or, émaillé de pierres précieuses appétissantes comme des bonbons. Sans bague à l'âme.

Texte : Raoul Buyle

FIRST LADY

Bon sang ne saurait mentir ! Souvent elle a expliqué son amour des bijoux par le spectacle de sa grand-mère « changeant de bagues plusieurs fois par jour, pour qu’ils s’accordent avec ses tenues » ou celui de Barbara Hutton, marraine de son père, portant les plus beaux joyaux qui soient. La première incursion de Victoire de Castellane dans l’art de la joaillerie, à 4 ans, consiste à démonter avec une pince à ongles un bracelet offert par cette parente très fortunée. Quand on s'appelle Victoire, il y a sans doute des batailles à livrer : sous cette frange graphique se cache une rebelle à particule, née pour contourner les lois du style. C'est ce que l'on appelle, je crois, une vocation.

BIJOUX SANS TABOUS

Silhouette effilée, jambes longues, visage diaphane. Belle ? Qui pourrait en douter  ? Volontaire  ? Assurément. Mais la voilà plus troublante encore quand elle parle de ses créations. « Je suis sous l'influence de la beauté, de tout ce qui caresse l'œil. En même temps, j'adore le son des bijoux qui s'entrechoquent, les vrais bijoux qui ressemblent à des faux ! ». Malgré un emploi du temps qui frôle le surbooking mondain, Victoire de Castellane lance en 1998 la ligne joaillerie de la maison Christian Dior, après avoir longtemps supervisé la collection de bijoux fantaisie chez Chanel. « Dior est la maison la plus mythique, la plus moderne, mais aussi la plus subversive que je connaisse. La quintessence d’un style follement élégant allié à l’envie du moment. » Succès ! La créatrice mélange les genres et mêle sans vergogne les pierres semi-précieuses avec des diamants gros

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comme le Ritz. En quelques collections, elle bouscule l'univers un peu guindé de la haute joaillerie en cassant les codes habituels. Zouzou, Diorette, Joli Cœur, Ingénue, Gourmande, Libertine, Poulette, Milly Carnivora, Bagatelle… chacune de ses créations raconte une histoire. Des bagues décalées, souvent serties de pierres aux calibres démesurés, toujours précieuses, qui puisent leur inspiration dans le jardin merveilleux de monsieur Dior à Milly-la-Forêt. Est-ce par opposition que la Mimioui, avec son brillant monté sur une fine chaîne, fut conçue comme la plus petite bague au monde ? Malgré, ou peut-être en vertu de son anticonformisme, la joaillerie signée Dior exprime toutes les facettes d’un luxe affirmé : rareté, distinction, puissance, délicatesse. Chaque bijou révèle la virtuosité du travail d'atelier. Victoire affirmant qu’elle a toujours une idée finie d’un bijou qu’elle fixe par un dessin, et travaille exclusivement avec des artisans parisiens qui sont pour elle un gage de qualité et de savoir-faire sans équivalent ailleurs. A quelle femme pense-t-elle quand elle crée ? « Je pense d'abord à moi. Je ne peux créer que ce que j'ai envie de porter. Ensuite, à celles qui veulent un bijou extraordinaire et viennent chez Dior pour cela. J'aime aussi créer de petites choses pour des femmes plus discrètes. Je fais des bijoux qui touchent leur âme de petite fille. » Victoire conçoit aussi des commandes spéciales pour les particuliers. « En général des femmes qui viennent pour elles-mêmes. Car s'il faut attendre qu'un homme vous offre des bijoux, on peut attendre longtemps !... »

1. Pendentif Roi d'Obsidienne en platine, or blanc et diamants avec crâne en ronde-bosse taillé dans l'obsidienne. Collection Rois et Reines. 2. Manchette My Dior finement tressée d'or jaune ; existe aussi dans une version entrelacée de diamants et/ou de pierres de couleurs. 3. Victoire porte quelques-unes de ses créations pour Dior Joaillerie : Pré Catelan, Rose Bagatelle, Gourmande, Milly Carnivora…


Taches ? Rides ? Teint terne ?

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Victoria Abril

Patrick Chesnais

© F. PATTY

Isabelle Forêt

ET SI C’ÉTAIT VRAI ? LA Sur terre, il faut voir pour croire alors que dans le monde invisible et imperceptible par le commun des mortels, il paraît qu’il faut croire pour voir… Est-ce parce que si nous nous fermons à l’éventualité d’une vie dans l’au-delà, nous limitons nos ressentis, comme quand quelqu’un se coupe de ses émotions pour ne plus souffrir ? Pour tenter de percer le mystère, plusieurs personnalités ont accepté, avec beaucoup de véracité, de dévoiler leurs convictions profondes.

Texte : Matilda Ancora

Jean Dujardin, déclarait lui-même à la presse, dans une vidéo de l’AFP (Agence France Presse), juste après avoir reçu l’oscar du meilleur acteur, en réponse à la question : « Qu’est-ce que vous avez ressenti quand vous avez vu votre nom dans l’enveloppe ? », « J’ai senti un truc qui ne m’est jamais arrivé : l’impression de sortir de mon corps ! Je ne suis pas mystique, mais j’ai eu trois secondes où à un moment, mon corps est resté sur place et il s’est passé quelque chose de très étrange. Et puis après j’y suis allé…» Cela supposerait-il qu’il a vécu l’ébauche d’une « décorporation » spontanée ou de ce que l’on appelle aussi un voyage astral, une «  Expérience de Conscience Modifiée » (ECM), ou plus simplement une sortie du corps ? En tout cas, son récit le laisse entrevoir…

ISABELLE FORÊT, DU VIN AU DIVIN

Maman des enfants de Claude François, Isabelle est aussi œnologue. Est-ce son grand-père, vigneron, qui lui a légué de là-haut, l’amour du vin au féminin ? Car, connectée, elle l’est. Des messages de proches décédés, elle en reçoit. Son frère, avant de mourir du cancer, lui avait promis d’entrer en contact avec elle si vie après la mort il y avait. Chose promise, chose due. Isabelle n’a plus de doute : «  Deux mois après sa disparition, alors que j’étais dans un restaurant parisien, une femme, amie de la personne avec qui j’avais un rendez-vous professionnel, est entrée, s’est assise en face de moi, m’a regardée et m’a donné ce message : « Votre frère me demande de vous dire qu’il vous a promis qu’il vous enverrait un signe et que le voici. Il ne souffre plus, il est bien là où il est. Il est soulagé, vous pouvez être rassurée. Elle m’a parlé de choses qu’elle ne pouvait en aucun cas connaître. »

LES PREUVES NE S’ARRÊTENT PAS LÀ

Un de ses cousins, vivant en nouvelle Calédonie, a survécu à un cyclone après avoir vécu une « Near-death experience » (NDE) aussi appelée « Expérience de mort imminente » (EMI) ou « Expérience de mort-retour (EMR).

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Claude Lelouch

© M. Leroy

Marthe Keller

vie après la mort… Un pylône à haute tension était tombé près de sa maison. Il a été électrocuté. Isabelle nous confie : « Mort quelques instants, il a vécu ce fameux passage du tunnel. Il s’est senti comme dans du coton. Il a vu une lumière blanche ainsi que beaucoup de choses au bout de ce tunnel. Il a rencontré des personnes décédées qui lui ont dit que ce n’était pas encore le moment et qu’il fallait qu’il retourne car il n’avait pas fini sa mission. Il était au-dessus de son corps et voyait en même temps les secours qui le réanimaient. »

Victoria Abril, el sol, su vida

L’actrice croit avant tout en la force du soleil : « Creo en el sol ! Je le salue le matin et dès que je peux je vais lui dire au revoir le soir. C’est lui mi vida ! Quant à l’énergie des gens, elle la relie à leur âme : « L’âme prouve que tu n’es pas que toi, que personne n’est unique.  Elle peut quitter un corps et revenir. Mon âme est la seule chose que je maintiens propre et limpide. Le reste suit comme ça… Si tu as été correct, après la mort, tu peux choisir. Sinon, « eux » font ce qu’ils veulent. »

Patrick Chesnais, le doute fragile

Acteur, réalisateur, scénariste français, Patrick Chesnais fait partie de ces êtres qui impressionnent par leur intelligence, leur présence et par cette faculté d’avancer quoiqu’il arrive. En 2007, il perd Ferdinand, son fils de 20 ans, dans un accident de voiture parce que le conducteur était ivre. Depuis, il s’interroge sur une éventuelle continuité : «Je ne suis pas croyant mais je me pose des questions sur la vie après la mort. Je suis quelqu’un de très réaliste. Une chose est sûre, j’ai voulu que la mort de mon fils Ferdinand ne me serve à rien et en même temps, je me sens protégé par le fait que moi j’essaie de le sentir, de penser à lui, de faire des choses sur la base de ce qui est arrivé, comme l’association pour la sécurité routière. Mon fils me prend par la main et m’accompagne dans quelque chose… J’ai une tendance à interpréter les incidents de la vie comme des signes mais je ne crois pas en la vie après la mort. Je voudrais bien

y croire. J’essaie. J’achète des bouquins. J’ai un ami qui a perdu son frère. Aussi dans un accident. Il ne croyait pas du tout aux signes et en l’au-delà. Il s’y est intéressé alors que c’est un homme d’affaires très pragmatique. Il est allé voir « quelqu’un » et a été très troublé par certaines choses qui se sont passées… »

Marthe Keller, plume d’ange

Dans “Au-delà”, le film de Clint Eastwood qui relate l’histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu’elle soulève, Marthe Keller y interprète le Dr. Rousseau. Ou plutôt, Elisabeth KüblerRoss, psychiatre, professeur de médecine du comportement, auteur du best seller “Les derniers instants de la vie”. Un rôle qui l’a marquée : « J’ai été très impressionnée par mon texte qui parlait de la mort en termes de légèreté absolue, de flottement… Elisabeth était une scientifique, elle m’a, avec la musique de Mahler, enlevé l’angoisse de la mort. Pas de la maladie bien entendu. Si mourir ne me fait pas peur, souffrir oui. Ce n’est donc pas en pensant mais, en écoutant les symphonies empreintes d’espoir et en lisant, que je me suis apaisée. Je m’imagine de l’autre côté, comme dans le ventre de ma mère, légère. Ou comme dans ces bains chauds de Suisse dans lesquels je flotte en me tenant juste avec mes coudes. Je n’y sens plus mon corps, je n’ai plus de poids. Quand je suis là, je pense toujours à la mort avec une gaieté folle. Je me dis que ça doit être aussi bien que ça. »

La mort, une justice

Marthe Keller trouve rassurant que nous soyons tous égaux face à ce départ auquel nul n’échappe : « Ce qui est génial, c’est que l’on peut tout contrôler aujourd’hui mais pas ça ! Il n’y a pas d’injustice entre les riches et les pauvres. Quand c’est l’heure, c’est l’heure et j’espère que cela ne changera jamais. On travaille tellement sur l’immortalité ! Par contre, je ne voudrais pas vivre éternellement mais très longtemps et en forme oui ! Ne pas savoir est extraordinaire et rassurant.» Croyante, sans réelle religion, mais plutôt à tendance bouddhiste,

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UN ÊTRE HUMAIN QUI S’ÉTEINT, CE N’EST PAS UN MORTEL QUI FINIT, C’EST UN IMMORTEL QUI COMMENCE. Doris Lussier

Edouard Vermeulen

Jacques Mercier © M. ROOBAERT

Benoît Mariage

l’actrice sent que certains amis décédés sont plus présents que quand ils étaient en vie. L’expérience d’une « Near-death expérience » d’une amie de confiance renforcera ses croyances que rien ne s’arrête vraiment : « Une de mes amies, dont je tairai le nom car elle est connue, a subi une transplantation du cœur et a vécu un moment proche de la mort. Elle a ressenti une légèreté, a vu le tunnel et de très loin un pope qui lui a dit ; « Ne t’inquiète pas, je ne t’abandonne pas, je t’aime. » Et là, elle est revenue. »

CLAUDE LELOUCH, SÉDUCTION MORTELLE

Frileux pour se dévoiler, afin de ne pas révéler le scénario qu’il est en train de rédiger, Claude Lelouch, réalisateur français, m’avoue que son film est inspiré par 50 ans d’observation de vie sur le sujet : «  J’ai une petite idée sur tout ça mais j’ai surtout envie de le dire à travers un film que j’écris et qui s’appelle “L’intime conviction”. Il sortira dans deux ou trois ans. Pour moi, le meilleur de chacun d’entre nous est gardé sous une façon ou une autre, sous forme de mémoire ou quoique ce soit. Le reste est jeté à la poubelle. L’histoire du monde s’est d’ailleurs construite lorsque les hommes avaient réussi. Il y a donc une transmission du meilleur de nous-mêmes. Je ne pense pas que l’infiniment petit ou l’infiniment grand nous explique que la mort n’existe pas. L’univers est en expansion permanente et nous sommes dans un mouvement perpétuel. Il y a 7 milliards d’individus sur cette terre qui ont tous une petite idée sur la mort. Nous avons tous ce sentiment d’être immortel sinon l’idée de la vie serait insupportable. Je pense que la mort est sûrement la plus belle invention de la vie. Si elle n’existait pas, les gens seraient capricieux, infernaux, insupportables. L’idée de la mort me séduit. Je trouve formidable qu’à un moment donné on parte. Il est évident que l’on accorde trop d’importance à la carrosserie. »

CLAUDE LELOUCH RÉINCARNÉ ?

Claude Lelouch nous laissera sur notre faim et pour connaître la fin, il faudra décidément aller voir son film : «Je crois à la réincarnation, mais pas comme les imbéciles, pas comme on essaie de nous l’expliquer.

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C’est plus complexe, plus subtil. Je connais cependant énormément de personnes qui m’ont avoué avoir vécu des phénomènes paranormaux mais ils voulaient se rendre intéressants. On peut inventer n’importe quoi !  Je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas vous dévoiler mon film. Il ne sera pas la vérité mais mon intime conviction à moi et à moi seul.»

BENOÎT MARIAGE, LA FOI SACRÉE

C’est avec beaucoup de profondeur et de véracité que le réalisateur belge nous dévoile ses croyances : « Je pense qu’il y a un retour de l’âme après la vie, une survie. Ce que l’on a fait dans cette vie reste. C’est rejoindre maintenant, dans sa vie, son être intérieur et essentiel, son Dieu. Et c’est cet être-là qui va perdurer. L’éternité est dans le temps présent. Comme je suis croyant, c’est sans doute intimement lié à ma foi mais aussi à des faits très concrets. Quand j’ai réalisé mon film “Cow-boy”, durant le repérage d’un bistro, le patron m’a raconté son expérience proche de la mort. Il m’a expliqué avec des termes très simples, qu’en « décorporation », il a vu des événements qui ont vraiment eu lieu, comme son père qui signait son acte de décès. Mais « on » lui a dit que ce n’était pas encore le moment. Je sentais son récit intimement sincère. Il a réalisé qu’il n’avait pas assez aimé dans sa vie et qu’il n’avait pas été assez généreux avec les gens qui l’entouraient. Cela a été bouleversant pour lui. Depuis, il s’efforce de travailler dans ce sens-là. Est-ce que l’on a assez aimé  semble être une question essentielle qui m’a remué. »

EDOUARD VERMEULEN, L’ANCRE DE VIE

La mort n’est pas un sujet que le styliste de Natan prend plaisir à aborder et pourtant, il accepte de s’y plonger. Le temps de l’interview. « J’espère du fond du cœur que rien ne s’arrête vraiment, que la mort est une étape vers une nouveauté, une escale vers une prochaine aventure. J’ai bien le sentiment que tout homme possède une âme et que celle-ci ne meurt jamais mais ce dont je suis sûr, c’est que


Olivier Grenson

© P. SIMON

Julos Beaucarne

nous sommes des privilégiés d’avoir connu cette richesse qu’est l’existence. Je n’ai vécu aucune expérience qui laisserait supposer que rien ne s’arrête mais cela m’arrange car je préfère vivre avec la vie et non avec la mort qui n’est pas quelque chose qui me fascine. Que du contraire, elle m’effraie plus qu’autre chose. Par conséquent, au moins elle se rappelle à moi, au mieux je me porte. J’imagine cependant ce moment comme l’aboutissement de ma vie, peut-être même la consécration de celle-ci, l’instant où tout semble devenir intelligible, ou l’histoire d’une vie semble prendre tout son sens. Je me la représente sereine, sage, quiète. Je me rassure à me laisser emporter par cette idée, que, ce qui semble être l’aboutissement, n’est finalement pas la conclusion. »

JACQUES MERCIER, LE MYSTÈRE BIBLIQUE

Pour l’écrivain, l’idée que nous continuions autrement n’est pas absurde car personne ne peut nous dire comment est la vie de l’autre côté. : « C’est le mystère. A part le Christ qui, selon les écrits, est ressuscité… Si l’on croit les apôtres, ils ne l’ont pas reconnu. Il semble donc qu’il y ait recréation d’une entité autour de l’âme d’une autre manière et dans d’autres dimensions qui ne seraient pas du temps et de l’espace.  Quant à la réincarnation, si parfois nous avons des réminiscences, des rêves, etc., il est possible que ce ne soit que des restes des gènes dans nos cerveaux. Nous avons toujours le côté animal, ses instincts. Seule la conscience et, forcément la culture, ajoutent des contre-feux à ce que nous étions... C’est donc bien l’évolution. On n’est certainement pas encore arrivé au bout ! »

JULOS BEAUCARNE, L’AMOUR ROMANTIQUE

Chanteur, écrivain, poète, Julos Beaucarne est de loin le plus romantique : « J’ai tendance à penser que rien ne s’arrête jamais mais je n’ai pas de certitude. Je n’ai aucune idée de comment est la vie dans l’au-delà. Il y a sans doute quelque chose de l’autre côté mais quoi ? Des arbres, des fleurs, de l’amour ? Je pense qu’il y a quelqu’un de l’autre côté de la paroi, mais qui ? J’espère juste que se trouvent,

dans ce lieu hypothétique, des amies, des amis, des parents disparus. Les soirs d’hiver, on envoie de l’amour, de la paix, de la joie, des messages d’amour aux vivants et à tous ces voyageurs intouchables. L’espérance qu’il y ait un ailleurs, quelqu’un, est courageuse et inouïe. Si vous voyez quelque chose dans les ténèbres actuelles, faites-le moi savoir, j’espère fort… »

OLIVIER GRENSON, PLUIE D’ÉTOILES

Auteur de BD belge, notamment de « La Douceur de l’enfer » qui lui a valu plusieurs prix, Olivier Grenson pense que rien ne s’arrête vraiment et que tout est perpétuel. Après la vie, c’est l’intemporel, l’absence de temps : « C’est peut-être ça le néant : éternel parce qu’intemporel. Les notions d’infini et de néant sont liées au mystère de la vie et de la mort et elles me suffisent à accepter qu’il y a bien de l’indéfinissable et de l’incompréhensible. La mort et ce qu’elle contient de mystère est liée à un univers dont nous ne sommes qu’une infime partie. Je ne cherche pas à dire si oui ou non, il y a quelque chose, mais plutôt à accepter d’aller vers quelque chose de magnifique avec enthousiasme. » Quand il perd son jeune filleul Gil, Olivier commence à ressentir des connexions étonnantes qu’il définit comme une énergie présente : « Je parlais de lui au téléphone avec mon frère en dessinant machinalement comme tout le monde peut le faire. Quand j’ai raccroché, j’ai découvert un dessin sur une page A4 et sa signification évidente : c’était lui que je venais de dessiner, dans le ciel. Il mangeait des étoiles. Ce dessin transmet un sentiment de sérénité, j’imagine d’infini. Cette expérience m’a porté dans l’écriture de ma dernière BD “La douceur de l’enfer”. Toutes les scènes oniriques ont été influencées par cette connexion.» ----------------------------------------------------------------------------Site officiel de la Near-death experience : http://www.near-death.com -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

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Française par ses racines et Belge de cœur, Magali Pinglaut occupe le devant de la scène depuis vingt ans, devenant très vite l’une de nos comédiennes les plus talentueuses. Elle sera à l’affiche du Théâtre National dans la nouvelle pièce de Fabrice Murgia « Les enfants de Jehovah ».

Texte : Gilda Benjamin - Photo : Cici Olsson

MAGALI PINGLAUT L’ESPRIT, LE CORPS, LA VIE Magali Pinglaut a grandi dans un petit village près de Bourges, en pleine nature. Ses parents instituteurs l’initient à la culture et au théâtre en particulier. La curiosité mène à tout, même à pousser la porte du Conservatoire de Bruxelles sur les conseils d’un ami. Bruxelles lui convient et l’adopte, les rôles et les expériences s’enchaînent. Intelligemment, la jeune comédienne refuse les clans et les carcans, préfère aller à la rencontre des auteurs, des lieux et des metteurs en scène. La vie est trop courte pour s’enfermer dans un rôle ou un style. Elle passe donc avec bonheur des classiques du Théâtre des Galeries aux textes contemporains montés au Public ou au National. On la découvre à chaque fois plus impressionnante dans « Electre », « Kean », plus récemment dans «  Les Invisibles  » tiré du livre poignant de Florence Aubenas « Le quai de Ouistreham ». Dans « Les enfants de Jehovah » présenté au Théâtre National, elle pénètre une fois encore, dans l’univers très autobiographique de Fabrice Murgia pour dénoncer les dérives sectaires et s’interroger sur le poids du carcan familial. Il n’y a pas de hasard chez Magali Pinglaut : que des coups de cœur.

« LA LIBERTÉ EST MON MOTEUR, JE ME SENS CHEZ MOI DANS TOUS LES THÉÂTRES »

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Faites-vous du théâtre pour le plaisir des mots ou le plaisir des rencontres ? J’ai toujours été sensible aux auteurs et je ne peux que m’estimer gâtée avec un créateur comme Fabrice Murgia, à l’univers si rare. Même s’il s’agit de son histoire vécue, notre pudeur de part et d’autre nous a empêché de nous raconter trop de détails afin que je puisse, en tant que comédienne, rêver et inventer comme je le souhaite. Par contre, je me suis beaucoup documentée sur les Témoins de Jehovah même si la pièce parle aussi d’immigration, des secrets de famille qui nous encombrent, de liberté… Mes parents faisaient du théâtre et j’ai toujours été impressionnée par le bonheur de jouer avec la langue. Au départ, je voulais devenir paléontologue pour aller voir ce que les anciens ont réalisé. Que faire de l’héritage de nos ancêtres  ? Les mots m’ont rattrapé. Dans le théâtre, je retrouve des notions de transmission, de partage, d’enseignement qui me sont chères. Vous aimez aborder des thèmes de société forts qui marquent votre engagement. Il est bon, en tant que comédien, de se frotter à de grands textes comme «  Electre  ». Mais l’expérience aidant, je sais que, de par mon éducation, l’engagement se trouve au cœur de mes motivations. Dans la famille, nous sommes tous à l’écoute, en éveil. Mon métier me permet la curiosité, j’aborde les domaines les plus divers, tout en gardant ma liberté de parole, d’indépendance, de critique. La liberté est mon moteur, je me sens chez moi dans tous les théâtres. Quel est votre rapport au corps, vous qui aimez tant le chant et la danse ? On peut exprimer, aussi, tant de choses sans les mots. J’aime le sport, j’avais une grand-mère championne du relais 4 X 100 m, mon papa nous a enseigné le rugby et le basket. J’ai vraiment besoin de bouger mon corps, je me sens vivante, mon côté

terrien sans doute. Quant au chant, j’ai l’espoir, plus tard, de m’y mettre encore plus. C’est bien simple, tout m’est essentiel : l’esprit, le corps et la voix. Vous sentez-vous belge  ? J’ai passé plus de temps en Belgique qu’en France et je fais partie de l’école belge du théâtre, pleinement, même quand je joue à l’étranger. Je me considère issue de deux pays, l’idée est plaisante et correspond à mon rapport au monde.-----------------------------------------------------------------------------------------------Les enfants de Jehovah, du 20 novembre -------------au 1er décembre au Théâtre National, ----------------111-115, bld Emile Jacqmain, 1000 Bruxelles. ---------02 203 53 03 www.theatrenational.be, --------------puis en tournée.--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


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LES PROBLÈMES SONT DES OPPORTUNITÉS DÉGUISÉES EN VÊTEMENTS DE TRAVAIL.

PENSER AUTREMENT —

Texte : Patricia Le Hardÿ Les philosophes ont passé des milliers d’années à argumenter sur la nature de la vérité, et bon nombre de guerres dans l’histoire ont été menées pour de telles questions. Le 21ème siècle voit l’éclosion d’une nouvelle quête, celle de la signification partagée. Américaine et française, Olwen Wolfe dirige depuis 1999 "Worlding" et développe « les capacités de changement et d’innovation des individus et à enrichir les phases créatives des projets personnels et collectifs. » Formée auprès du Dr. Sidney Parnes, co inventeur du CPS (Creative Problem Solving ou résolution de problèmes par la créativité), cette dynamique diplômée en Psychologie et Economie du développement, nous questionne sur la collaboration, un  « concept plus que jamais nécessaire dans les entreprises et dans le contexte économique et social tendu que nous connaissons. » Phénomène anglo-saxon de société, l’Art of Hosting, qui propose des méthodes encourageant des  conversations riches de sens, débarque chez nous. Le World Café illustre bien ces grands groupes, jusqu’à 500 participants, réunis pour produire un grand nombre d’idées en quelques heures. Chaque membre partageant ce qui est vrai à ses yeux, l’objectif étant d’apprécier une situation collective sous un autre angle et de créer un réseau d’actions. L’entreprise apprenante a également le vent en poupe. Le salarié est mis au centre de la réflexion et devient un partenaire privilégié dans l'acquisition d'un avantage concurrentiel. Le personnel forme en quelque sorte une équipe d'acteurs de l'efficience organisationnelle. Ensemble, ils apprennent de leurs erreurs et modifient une façon de penser. Mais, avant de mettre en œuvre une telle mobilisation d’intelligence collective, Olwen Wolfe souligne l’importance de soigner tout particulièrement l’amont et l’aval des réunions. « Quelle est vraiment la question à traiter ? Comment la formuler ? Comment la décliner ? Comment

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inviter puis inspirer les participants ? Comment préparer l’animation centrale, locale et relais ? Comment assurer une logistique parfaite ? Comment récolter la production du groupe  ? Que faire des idées, comment les traiter pour qu’elles alimentent des actions réussies  ? Comment soutenir dans la durée la mobilisation et l’intelligence collective ? » Innover consiste souvent à résoudre des problèmes ou surmonter des impossibilités apparentes en adoptant des approches nouvelles. Avec ses nombreuses techniques de réflexion, le CPS est une méthode idéale pour les étapes de clarification de l’objectif, de production d’idées et de préparation à l’action. Le CPS C’est respectivement en 1938 et en 1954, qu’Alex Osborn et Sidney Parnes ont étudié les processus spontanés d’invention et expérimenté les étapes et les cheminements de ces démarches. Le CPS stimule en alternance deux modes de pensée complémentaires. L’intuition et l’association ouvrent et permettent par l’expression de l’imagination de proposer de nouvelles pistes. Ensuite, la raison évalue, hiérarchise et sert de garde-fou. A toutes les étapes du processus, la pensée intuitive divergente puis la pensée rationnelle convergente sont sollicitées.-------------------------------------------------------------------PRATIQUE ---------------------------------------------------------------------------------------------------Formations pour Séminaires de formation inter-----------------------------------------------------------------------------------entreprise, Introduction ----------------------------------au Creative Problem Solving, -------------------------------------------------------------------------Dynamique d’équipes innovantes, Techniques ----------------------------------------------------------------------------avancées de facilitation créative : consulter le site www.worlding.com ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------on respire (amazon.fr) ----------------------------------------A lire : J’innove comme -----------------------------le Creative Problem ------------------------------A paraître--------------: Coaching et Créativité, --------------------------------------------------------------------------Solving au service du coach. -------------------------------------------------------------------------------


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LE PRIX Imaginez un enfant seul au monde et personne pour prendre soin de lui. Ceci n’est pas le début d’un scénario de film, mais la triste réalité de milliers d’enfants à la suite du décès de leurs parents ou par l’incapacité de ceux-ci de pourvoir à leurs besoins. Au Congo, la guerre et la corruption amplifient encore le problème. Nous avons assisté à l’inauguration du SOS Village d’Enfants à Kinshasa, une île d’espoir sur le continent africain.

Texte : Anya Loonen

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de l’espoir « SOS VE offre à ces enfants fragilisés un foyer, un avenir, une vraie structure pour aller de l’avant, » précise Barbara François, Présidente du Conseil d’Administration.  «  Ce Village accueille 150 enfants dans 15 maisons, chacune gérée avec amour par une ‘maman’, 250 enfants dans l’école, un jardin d’enfants pour 80 bambins, un centre médical, un potager, une plaine de jeux et beaucoup d’espoir. La construction aura coûté 2 millions d’euros et les frais de fonctionnement tournent autour de 150.000€ chaque année. ».

Le fruit du coeur

Mme François nous accompagne pour l’inauguration SOS VE de N’Sele à Kinshasa en même temps que Vincent Kompany, parrain du projet. « Il est venu pour la première fois de sa vie à Kinshasa en juin 2006,  » nous dit Marthe Kangene, Directrice Nationale RDC « il revient chaque année. Il prend le projet vraiment à cœur et nous avons besoin de personnalités comme lui. » Jeff Ngera Mwandjale, Directeur du Village d’Enfants SOS Kinshasa court dans tous les sens pour orchestrer l’inauguration, et tout se passe à merveille, les enfants sont heureux et témoignent de leur gratitude pendant la prière du soir. Sans le Village, ici il n’y a rien, les enfants n’avaient rien, parfois même pas un nom. Les SOS VE ont d’autant plus de mérite au RDC car tout est lent, complexe et peu transparent.

Goal !!!

Après la grande cérémonie, voici l’occasion de s’asseoir à l’ombre de poser quelques questions à Vincent : grand, beau sourire, intel-

ligent et beaucoup de charisme. Il est très à l’aise dans ce Village aujourd’hui terminé, où les enfants pourront grandir avec l’amour des mamans et l’instruction adaptée en toute sécurité et propreté. Après son but décisif pour Chelsea (il y a à peine quelques jours), il dit avoir plané pendant trois jours. Pourtant, il aime revenir ici : « une leçon de réalisme. Parallèlement au titre de Manchester, il ne s’agit pas d’émotion, mais de vie ou de mort. J’avais vu à quel point le SOS Village d’Enfants de Bukavu fonctionne bien, grâce à l’expérience de l’organisation et surtout la structure mise en place pour donner aux gens de la région toutes les chances de réussir dans le temps. Les enfants vont tous à l’école et sont entourés des mamans qui les aident. J’ai la chance d’être né en Belgique (d’origine congolaise), car même si nous n’avions pas grand-chose, c’est toujours énorme comparé à la misère et au chaos ici. Lors de ma première visite en 2006, j’étais bouleversé et en même temps séduit par la beauté du pays. Je me sens heureux, me donne toujours à fond dans mon travail et je souhaite partager. Mais il faut bien savoir que je ne suis pas le seul footballeur avec un cœur. »

Saga

Le premier SOS Villages d’Enfant ne fut pas fondé en Afrique mais en Autriche en 1949 par Hermann Gmeiner, afin d’aider les enfants orphelins, démunis, qui avaient tout perdu, leur famille, leur foyer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « Aujourd’hui, SOS VE est présente dans 132 pays avec 482 villages et plus de 66 000 enfants et jeunes. » précise Marie Wuestenberghs, responsable des programmes internationaux qui poursuit : « Ils y trouvent un foyer et

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construisent leur avenir. D’autre part, SOS VE a élaboré des programmes de renforcement des familles qui répondent pertinemment aux besoins actuels. Le village de N’Sele à Kinshasa, tout comme celui du Bukavu (296 enfants) et Ulvira (236 enfants) en République Démocratique du Congo sont une filiale de SOS Kinderdorf International. Le village de N’Sele pourra accueillir 150 enfants. Les Programmes de Renforcement des familles (PRF) soutiennent aux alentours de chaque Village d’Enfants SOS 300 autres enfants démunis. »

LA TRISTE RÉALITÉ DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Le contraste entre le SOS VE et le reste de Kinshasa, une grande ville de près de 12 millions d’habitants est énorme. Dès notre arrivée à l’aéroport, datant des années’60 et en déconfiture, un militaire, mitraillette au poing, nous demande ‘café café’ avec insistance. Mme François qui connaît bien l’Afrique lui donne de l’argent, mais il n’est pas content, il veut plus. Elle lui donne encore quelque chose et le prie de nous laisser. Nous mettrons souvent des heures pour atteindre notre destination, par des pistes plus que des routes souvent encombrées d’immenses tracteurs chinois, conduits par des Chinois, œuvrant pour l’aménagement des routes. Dans le cas d’un pneu crevé, ce qui arrive couramment, nous nous sentons mal à l’aise. Tout comme lors de notre visite à un orphelinat. Nous y saluons le Docteur Laura Perna, médecin et fondatrice de l’orphelinat de Mont Ngafula et de la pédiatrie de Kimbondo, une dame d’un grand âge qui a mis la gestion aux mains du Père Hugo Rios Diaz, pédiatre et missionnaire Clarétains, un homme fatigué. Il est clair qu’il a besoin d’aide financière et de logistique adaptée de façon très urgente. Ici, malgré toutes les bonnes intentions, il n’y a aucune structure et tout risque de s’effondrer à tout instant. Les enfants sains sont mélangés aux malades, les handicapés mentaux aux adolescents. Ce qui

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cause des problèmes au quotidien. Nous repartons le cœur serré, ne sachant s’il faut rire ou pleurer en quittant cet endroit où le désespoir vous serre la gorge comme les enfants vous serrent le bras.

LA BEAUTÉ AVEC UN CŒUR

Pour tous ses enfants abandonnés, toute aide est la bienvenue, c’est ce qu’a compris Manuel Servenay et toute son équipe. Paris XL a financé une des 15 maisons du village N’Sele et cofinancé le centre médical avec la vente de peluches aux fêtes de fin d’année. Soit un peu plus de 254.000€ rassemblés depuis le début de la collaboration en 2008. Toute l’équipe soutien activement le slogan « un foyer et un avenir pour chaque enfant ».------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Infos : Si vous souhaitez faire connaissance avec un SOS Villages d’Enfants --en Belgique, vous le trouverez à Bande, près de Marche en Famenne. ---------www.sos-villages-enfants.be et info@sos-villages-enfants.be-----------------www.iciparisxl.be et info@be.watson.com -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Ouzbékistan TERRE MAGIQUE DE GENGIS KHAN ET DE TAMERLAN 19 au 30 avril 2013 C’est en avril 2013 que La Libre Essentielle et YCARE Art et Culture vous invitent en Ouzbékistan, un pays étonnant au cœur de l’Asie Centrale, si longtemps fermé au monde occidental et pourtant berceau de la culture humaine… Vous y découvrirez un peuple attachant, des monuments prestigieux et des cités au passé glorieux : architectures aux mosaïques éblouissantes et sites archéologiques témoins d’un passé où se succédèrent à travers les siècles conquérants implacables et bâtisseurs de génie ! Vous vibrerez aussi à la magie de cette « route de la soie » qu’empruntèrent autrefois les grandes caravanes chargées d’épices et de parfums. C’est avec émotion que vous découvrirez Tachkent, capitale du pays, Khiva dont l’architecture unique n’a pas d’équivalent en Asie centrale, Boukhara, célèbre pour ses 360 mosquées et enfin Samarcande, le « seuil du paradis » et l’un des plus anciens foyers culturels du monde ! Vols assurés par la compagnie aérienne régulière Uzbekistan Airways, hôtels 3 et 4* (normes locales), guide local francophone et accompagnement de Bruxelles à Bruxelles.

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En quelques années, la mise en place d’un marketing international solide, une chaîne de montage hyper tech, Skoda passe enfin, après des années de sous estimation, au statut de marque à suivre. De Vienne à Bratislava, j’ai essayé le dernier né : la Skoda Rapid. Réflexion d’une passionnée d’automobiles.

Texte : Claude Muyls

LA RENAISSANCE DU SPHINX… Premier regard : pour deux petites motorisations – 1100 et 1200, manuelles ou automatiques, - la Rapid affiche une ligne de belle berline. Mixte  : hommes, femmes pourraient l’apprécier. Deuxième impression : en visitant son intérieur, je découvre un espace extrêmement spacieux pour cinq personnes et un coffre profond. La finition, sans être haut de gamme, ce qui n’est pas la politique de ce modèle, se veut acceptable. Troisième étape : la découverte du moteur, boîte manuelle, 1200. Départ !

PRUDENCE DE DÉBUTANTE

Je suis la seule femme à l’essai. Je ne veux pas jouer la mauviette. L’équipe Skoda a réglé mon itinéraire sur un GPS, en français. Je tâte ma complice. Souple, bon braquage, suspension agréable sur les pavés viennois. Rapid et moi décidons de nous lâcher en Slovaquie dont les pays européens pourraient s’inspirer pour la perfection du système routier. Démarrage pour se façonner l’une à l’autre : l’aventure commence.

PARADOXALE

Rapid, malgré une petite motorisation, affiche une capacité routière qui ne démérite pas. Au contraire ! Que ce soit sur l’autoroute, dans les routes en épingles à cheveux, sur les montées vertigineuses, elle passe sans lâcher son régime. Skoda a sorti un sacré numéro, pilier central de la stratégie de croissance 2018 de la marque. Ses atouts : son habitabilité et son esthétique plaisante pour un prix très étudié. Lors d’une conversation avec le directeur, celui-ci admet que la Rapid rencontrera un succès fou dans les pays émergents. Qualitative et pas chère. Familiale et conviviale. Le lancement en

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Chine se transforme en ras de marée ! « Avec la Skoda Rapid, nous donnons le coup d’envoi de l’offensive de la marque en matière de nouvelles autos. Cette voiture revêt une importance primordiale pour notre stratégie globale de croissance et nous permettra de progresser sur les marchés internationaux », nous confie Vahland.

DÉTAILS ET FINITION

Sans afficher un luxe ostentatoire, la Rapid peut-être dotée de 19 équipements (simply clever) caractéristiques de la marque. Quatre solutions de ce type sont installées pour la première fois dans la Skoda Rapid. Lesquels ? Sous le siège du conducteur, un rangement pratique pour le gilet réfléchissant, le gratte vitre se glisse dans le couvercle du réservoir d’essence, une poubelle se place dans la portière avant, garantissant l’ordre dans l’habitacle. En option, un double revêtement pour le coffre. Et petit cocorico : je suis arrivée première à Bratislava ! Avec ma Rapid…

MA CONCLUSION

Une voiture middle class qui en jette bien plus que son prix, avec un confort bien étudié, une tenue de route excellente et une habitabilité maximalisée.----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------En Europe, 4 moteurs essence et 2 blocs diesel sont proposés pour la Rapid. ----------------------------------------------------------------------------Le moteur essence d’entrée de gamme est le trois cylindres 1,2 l MPI, 55 kW ----------------------------------------------------------------------------(soit 75 ch). Viennent le 1,2 l TSI 63 kW (86 ch), le 1,2 l TSI, 77 kW (soit 105 ----------------------------------------------------------------------------ch) et le 1,4 l TSI générant 90 kW (122 ch). Sortie : cette fin d’année. A partir ----------------------------------------------------------------------------de 16.000 euros. -----------------------------------------------------------------------------


Le drift ou l’art de la glissade pour une Audi S5 Sport back. Frissons garantis !

Ici, je perçois concrètement que la surface réelle sur laquelle une voiture a prise équivaut à quatre cartes postales !

Audi S5 : le drift * ou l’art de contrôler la glisse La vitesse, sensation forte, on l’aime ou pas. remplace au volant pour démontrer par la pratique, la Pour les accrocs, et j’en fais partie, maîtriser marche à suivre et comment acquérir les bons réflexes. Depuis sa plus tendre enfance, il est biberonné comme 333 chevaux est une chose, les contrôler un pro à la conduite sportive sur une piste de karting en dérapage sur une surface verglacée en et surtout dans son univers nordique sur ce lac gelé où est une autre. Finlande, Laponie, Muonio, à l’équipe de Top Gear est venue s’exercer. Sa technique n’est pas de mener la voiture au drift * par intermittence ; 200 kilomètres du Cercle Polaire, il ne fait il parcourt l’entièreté du circuit dans cette position. D’un pas très froid en ce petit matin et il neige. virage à l’autre, il accélère, corrige légèrement, freine et Après une bonne heure d’instructions et accélère à nouveau en semblant perdre constamment de théorie, je dois avouer que j’ai le moral le contrôle de la voiture. Pour nous, profanes, le drift * dans les chaussettes ; tout ce que j’ai appris apparaît comme du tout grand art de pilotage. depuis que je conduis est faux. Depuis mon Perdre le contrôle arrivée à l’aéroport de Kittilä, dans ce monde Après cette brillante démonstration et les conseils de infiniment blanc, glacé et inhospitalier, il me Ian, je reprends le volant de ce puissant bolide Audi S5. Premier défi, je me dois de surmonter ma peur du faudra avant tout vaincre mes peurs, celles dérapage, de la glissade incontrôlée. Au fil des tours sur du froid, de la vitesse, des dérapages. — Texte : Anya Loonen - Photos : Audi

Un peu de théorie

En prenant place derrière le volant de l’Audi S5, une berline sport d’un rouge que j’adore, je suis de suite séduite par son confort, l’organisation du tableau de bord, la rationalité des aménagements – malgré une technologie de pointe assez compliquée – et le silence dans l’habitacle. De suite, j’aime son odeur ainsi que le bruit de la porte quand je la ferme. Je me sens en sécurité. C’est une voiture lourde mais puissante, à boîte automatique, équipée d’un système ESC (Electronic Stability Control) pour neutraliser le dérapage. Nous nous empresserons, après quelque temps, de le débrancher ! Ici, je perçois concrètement que la surface réelle sur laquelle une voiture a prise équivaut à quatre cartes postales ! C’est peu quand on regarde ce splendide bolide, mais la technique d’Audi surpasse ce détail.

Un tour de reconnaissance

Lors de mon premier tour d’essai, j’avoue ne pas vraiment maîtriser la situation. Au propre comme au figuré, je perds vraiment les pédales. Ian, mon instructeur, me

ce circuit complètement glissant, je perçois de mieux en mieux les réactions de ma voiture. Je reste cependant sur mes gardes, n’osant pas pousser le véhicule au bout de ses ressources. Mes collègues, à l’opposé, s’adonnent, à coeur joie, à ce grand sport digne d’Holiday on Ice pour moteurs. Un détail nous échappe, à nous les apprentis pilotes du Grand Nord, l’équipe de Top Gear veille, ses tracteurs restent toujours à proximité, prêts à dégager de la neige, les véhicules en sortie de piste.

Ndlr. Le drift (« glissade » en français), est un sport automobile né au Japon, dans lequel le pilote contrôle le véhicule glissant d’un côté vers l’autre sur une piste de course.-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Audi S5 Sport back : berline coupé à transmission --------------------------------------------------------------quatro, perfectionnée et sportive ; boîte à 7 rapports, --------------------------------------------------------------permettant une conduite nerveuse et précise. Moteur --------------------------------------------------------------333 ch. - V6 essence ; 4 roues motrices. --------------------------------------------------------------Prix 57.760 € TVA incl. --------------------------------------------------------------Programme des stages Audi : à découvrir sur --------------------------------------------------------------www.audi.be - sous la rubrique : Audi Ice Experience --------------------------------------------------------------- Hiver 2012. (budget : 3.500 €) -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Moment privilégié, vivre la magie d’une aurore boréale en Laponie, au catalogue de « Audi Ice Experience ».

Le stage « Audi Ice Experience » comporte aussi une extraordinaire randonnée en moto-neige dans les espaces infinis de la Laponie.

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11 12 HORIZONTALEMENT

1. Le prénom de l’auteure.- A moi. 2. On peut en truffer nos mails.Dunes.- Même chose. 3. Informât.Aigre comme une truffe. 4. Le faire pour découvrir les recettes.- L’auteure l’organise autour de la truffe. 5. Début du départ.- Jonction.- Code 01 en France. 6. Choix.- Son poids avance avec nous.- Collège. 7. Elles sont les reines des champignons.List segments. 8. Appel.- On n’aime pas la faire.- On l’imagine souvent déserte. 9. Existes.- Aluminium.- A remplir d’une lettre. 10. Souvent avec Ego.- Article étranger. 11. Mortifiée.Écrivit. 12. Les Anglais adorent cette « cup ».- Il chanta « La Mer ». VERTICALEMENT

1. Où nous plaçons nos livres. 2. Anglaise, Braille, etc. 3. Diamant chez les truffes.- Partie de pièce anglaise. 4. Prince troyen.- S’est donc laissée tomber. 5. Petite définition.- Pénétra. 6. Alcoo-

lique anonyme.- En mettre sur les truffes ?- Double voyelle. 7. Démonstratif.- L’auteure le révèle dans ses recettes. 8. Domaine turc.- Belle saison. 9. Identique.- Vous y testerez les recettes. 10. Adieu italien.- Largeur d’étoffe.- Les gens. 11. Prénom de l’excellente photographe.- Période de canicule. 12. Compartiments des marais salants.- Choisir la bonne truffe pour l’y mettre. SOLUTIONS DU NUMÉRO PRÉCÉDENT: 1

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