MÈRE
TRINIDAD CARRERAS HITOS PROCÈS EN CANONISATION
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Notre vie et nos oeuvres, sont des signes clairs de notre être, de notre idéal de vie, de l’orientation de notre coeur. Quoi dire de la femme qui fait de la volonté de Dieu sa raison de vivre? Quoi penser de son dévouement sans condition aux plans de Dieu d’après les orientations de l’Église? Que ceci se forgea déjà au berceau, que la “Grâce” n’est pas stérile, et cela ne le fut pas en elle. Si nous cherchons dans les écrits de Mère Trinidad nous ne savons pas ce qu’il faut admirer le plus; la candeur de son enfance, la force impressionnante de sa volonté pendant la jeunesse, l’intrépidité et la foi inaltérable à sa maturité ou la sérénité de son ancienneté. Toutes ces facettes se mélangent de façon harmonieuse dans sa vie et dessinent sa figure, digne d’admiration et stimulation de nos vies.
MÈRE TRINIDAD, QUELQUES MOMENTS DE SA VIE
EGAYOV • 3 EGAP
VOUS LES RECONNAÎTREZ À LEURS FRUITS
ENFANCE 2
Mercedes Carreras Hitos naquit à Monachil, un petit village de la région montagneuse de Grenade, le 28 janvier 1879. Elle fut baptisée sur place, deux jours après, à l’Église Paroissial, en suivant la coutume chrétienne de baptiser les enfants quelques jours après la naissance. Son enfance fut tranquille et heureuse, dans une ambiance de sérénité et gaieté et avec une formation très soignée et profondément chrétienne. Mercedes se distinguait par son caractère vif et impulsif; son dynamisme et sa créativité seront présents dans plusieurs moments de sa vie, mais en même temps, sa sérénité et son bon jugement attiraient l’attention dès son plus jeune âge.
L’ÉGLISE PAROISSIAL ET LES FONDS BAPTISMAUX, MONACHIL
AMBIANCE FAMILIALE 3
Mercedes vint au monde pendant une période de calme social et de tolérance religieuse. Sa famille était exemplaire et profondément chrétienne, les gens du village appelaient les grand-parents maternels “famille lévitique de Hitos Linares” pour exprimer ainsi leur grande religiosité. Mercedes qualifiait sa mère comme le grand prêtre de la famille et, elle parlerait ainsi de l’ambiance familiale:
“ Dans ce foyer là on craignait Dieu et je n’ai jamais vu aucun péché. ” Mercedes avait une petite soeur appelée Pepita et cinq frères, deux plus âgés et trois plus petits. C’était une famille nombreuse qui entoura Mercedes et qui définit sa personnalité pendant ses premières années de vie. L’influence de sa grand-mère fut très importante, surtout après le décès de sa mère.
MÈRE, PÈRE ET GRAND-MÈRE MATERNELLE
“Je voulais être comme cette petite chenille dans la clé du Sanctuaire pour que tous les enfants viennent me chercher, les faire rentrer à l’intérieur et leur dire, combien Jésus les aime”
MERCEDES LE JOUR DE SA PREMIÈRE COMMUNION
L’EUCHARISTIE
Elle reçut le sacrement de la confirmation, quand elle était très petite, le jour de l‘Ascension. À partir de ce moment là, sa mère se consacra à la préparation de la Première Communion de ses deux filles. Mercedes reçut Jésus pour la première fois le jour de la Pentecôte de 1886. Mercedes avait souvent des idées qui démontraient ce qui signifiait pour elle l’Eucharistie. Un jour, pendant qu’elle montrait à sa petite soeur une luciole, elle dit à sa mère:
VERS
La rencontre de Mercedes avec le Seigneur fut décisive dans sa vie, cela laissa en elle une empreinte indélébile. Elle consacra tous ses efforts à conduire beaucoup d’âmes à l’Eucharistie.
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Son idéal en gestation? En fait elle encourageait les autres enfants en leur donnant du chocolat, qu’elle prenait à sa mère, pour les emmener à la catéchèse, à l’ Eucharistie. Emmener des âmes vers l’Eucharistie, les âmes innocentes des enfants, avant qu’elles ne soient pas tachées par le péché. Rapprocher tous les enfants de l’Eucharistie pour que Jésus soit adoré et aimé dans le Sacrement de l’autel.
CHANGEMENT DE 5 DIRECTION En juin 1887, sa mère, Mme. Filomena mettait au monde un enfant et, un mois plus tard elle mourait.
Sachant que son départ approchait, la mère de Mercedes réunit ses enfants et en désignant un cadre de la Vierge de los Dolores elle leur dit: “Je ne vous laisse pas orphelins. Voilà celle qui à partir d’aujourd’hui prendra soin de vous et sera votre Mère” VIERGE DE LOS DOLORES: ELLE ACCOMPAGNA LES DERNIERS MOMENTS DE LA MÈRE DE MERCEDES, AUJOURD’HUI ELLE EST PLACÉE SUR LE SÉPULCRE DE MÈRE TRINIDAD.
Mercedes n’avait que 8 ans mais elle n’abandonnera jamais ce vécu et, après l’amour à l’Eucharistie, il n’y aura rien d’aussi important dans sa vie que l’amour qu’elle ressentait par la Vierge de los Dolores. Elle sera sa mère et son Abbesse pour toujours, son image l’ accompagnera dans toutes ses fondations. Le père de Mercedes et la grand-mère décidèrent d’ interner Mercedes et Pepita dans un collège pour leur éducation et, ils choisirent celui de Sainte Inés à Grenade, régi par les Clarisses. Mercedes arriva à ce collège le jour de son neuvième anniversaire, le 28 janvier 1888. Mercedes se fit remarquer par son sérieux et sa maturité mais, ce qui attira le plus l’attention chez elle fut la force irrésistible avec laquelle l’Eucharistie l’attirait. Mercedes dans son innocence, pensait que toutes ses camarades vivaient la même chose. Après un certain temps, son père se maria une nouvelle fois. Mercedes qui avait 10 ans, souffrait et voulait s’occuper de la maison familiale mais, elle ne pouvait pas. Entre-temps, sa vie de miséricorde augmentait et, elle allait fréquemment au Sanctuaire, elle était en train de “être séduite” par Jésus.
À l’âge de 14 ans, elle retourna à Monachil où elle vécut avec ses grands-parents maternels. La-bàs elle mûrit sa vocation et elle décida de devenir soeur Capucine.
CAPUCINE 6 À SAINT ANTÓN Son père lui demanda de reporter son entrée jusqu’à ce qu’elle fût plus âgée, du fait de l’austérité de l’Ordre et de sa jeunesse, mais elle était décidée et elle répondit à son père:
“Je veux me joindre à quelqu’un qui ne m’oubliera pas aussitôt que vous avez oublié maman” L’entrée dans les Ordres fut fixée le 28 juillet 1893, dans le Couvent de Saint Antón, en raison de ses souhaits de vie contemplative et pénitente. Depuis le début, elle respecta l’austérité de la Règle Religieuse et elle se consacra à la prière.
ÉGLISE DU MONASTÈRE DE SAINT ANTÓN ET COMMUNAUTÉ RELIGIEUSE.
“Comme je n’avais pas de camarades et la Mère Maestra voyait mes efforts de vivre à côté de l’Eucharistie, ma vie et mon haleine, la Mère Abbesse m'octroya le droit d ’aller à une tribune remplie de meubles quand j’aurais besoin, jour ou nuit”. Depuis le début elle s’engagea de toutes ses forces à être sainte. Cependant, la Communauté ne voyait pas d’un bon oeil la postulante, elles craignaient pour sa santé et elles considéraient une difficulté son caractère sérieux et renfermé. Elles mirent tout en oeuvre pour la faire rentrer à la maison, surtout sa grand-mère et sa tante, cette dernière était religieuse à Saint Antón. Ils lui retirèrent même la dot. Mercedes pria, chercha la volonté de Dieu, comme elle le fera toujours. Trois ans après, la marquise de Blanco Hermoso fournit une dot pour une postulante et la communauté, convaincue de sa forte vocation, la lui donna.
Le 21 novembre 1896 lors de la fête de la Présentation de Marie, Mercedes entra dans les ordres et elle reçut le nom de Soeur Trinidad del Purísimo Corazón de María.
JOUR DE SON ENTRÉE DANS LES ORDRES
Son noviciat se déroula dans une havre de paix, elle approfondit les Saintes Écritures et quelques auteurs mystiques, surtout, Saint Jean de la Croix. Elle suivit en tout sa Communauté, dans le travail, dans les exercices de miséricorde et de pénitence. Elle fit sa profession de voeux solennels le 26 novembre 1897. Une fois professe, Soeur Trinidad éprouva ses luttes; réactions propres à son caractère impulsif mais, elle fit des efforts pour rectifier et être humble. Des longues heures de prière tempérèrent son esprit et elle l’ exprima comme suit:
“Tout ceci, le faisait le Seigneur, car j’étais orgueilleuse et avec un fort caractère, encline à m’impatienter, je sentais des crises de colère… La contrariété de vivre avec autant de personnes âgées et malades, et la pensée que ceci ne changerait jamais, me tourmentait souvent. Jésus plein de miséricorde et d 'amour me dit: “ Je veux que tu apprennes mon exemple avec les malades, les malheureux et les sans éducation, ils sont tous mes frères. Apprends l’humilité et la docilité de mon Coeur….”
“Mon Seigneur: Comment daignez vous m’aimer avec cet amour aussi fort que je volerais en Chine, en Afrique, au Japon pour parler à ces frères là de vos forces inexplicables!....
Combien de fois je sentais qu’il allumait mon coeur et me disait; donne-moi des âmes, beaucoup d’âmes qui m’adorent?” SOEUR TRINIDAD ABBESSE À SAINT ANTON
CHEMINS DE DIEU
Cette expérience et d’autres lui firent concevoir quelques changements dans les monastères des Capucines et l’élection d’une Abbesse Générale comme c’était le cas des Capucins. Mais sa priorité était l’Eucharistie: Implanter l’adoration permanente et la participation dans la Sainte Communion, apporter des âmes à Jésus Hostie. Ce désir augmentait sans cesse et elle priait:
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MÈRE TRINIDAD CAPUCINE ET LORS D’UN DE SES VOYAGES FONDATEURS
Que pouvait-elle faire? Plus elle priait, plus intensément elle écoutait la voix de Jésus qui l’animait: “Donne-moi des âmes, j’ai soif d’âmes”. Un jour, au moment de la Communion, elle sentit la
voix de Jésus plus claire: “ Je veux que tu travailles pour m’ entourer le Tabernacle d’âmes, consacrées à m’ adorer dans ce Sacrement d’Amour que j’ai institué pour le réconfort et la vie des âmes”. Elle commença à diffuser entre les religieuses son
enthousiasme pour l’Eucharistie et l’idée de demander l’Adoration Perpétuelle, sans succès. Elle était encore jeune professe mais les points essentiels qui allaient régir sa vie apparaissaient déjà clairement.
I
La Recherche incessante de la volonté de Dieu, qui dominait sa propre volonté, avec la conviction que la Providence dirige nos vies.
II
Le souci d’ implanter l’Adoration Perpétuelle à l’Eucharistie et emmener des âmes pour l’adorer.
III
Le désir d’obtenir une nouvelle structure: noviciat commun et une Supérieure Générale pour éviter des difficultés pratiques dans les monastères.
L’INSISTANCE DIVINE
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Le sérieux de sa piété eucharistique si signalée, son dévouement affectueux aux plus démunis, son stricte respect et la main prévoyante de Dieu qui dirige tous les événements, firent que la communauté, qui avait rejeté ses propositions, la remarquât pour l’élire Abbesse à l’âge de 29 ans, le 16 juillet 1908. Quelques prêtres conseillers qui connaissaient son inquiétude, l’ encourageaient à entreprendre la réforme de Saint Antón. Mais la Mère, par prudence, l’oublia pendant le premier triennat. En mars 1912 eut lieu le 7ème Centenaire de la fondation des Capucines par Sainte Clara. La Mère Trinidad remémora ceci dans ses écrits:
“ Nous avons senti alors, Soeurs de l’âme, que Jésus voulait être adoré par les âmes de toutes les Communautés. Quelques-unes me demandaient: Auravoulu la séraphique Mère Sainte Clara laisser tomber une étincelle d ’amour à Jésus exposé dans le Saint Sacrement dans nos âmes, pour que nous soyons les premières à nous consacrer à l’Adoration?”
“ Je suis prête à ce que le Seigneur veuille de moi; À DONNER MA VIE POUR SON AMOUR ET SA GLOIRE”.
Du 19 au 20 mars 1912, pendant la célébration du 7ème Centenaire, après avoir reçu la Communion, la Mère Trinidad eut une vision: “ Saint François la rapprochait de l’autel, devant la Vierge Marie, et agenouillée à ses pieds on lui mit une tunique rouge, très foncée, on lui entoura un cordon blanc, et Sainte Clara mit sûr sa tête la première Règle et, la Vierge en mettant sûr la Règle un ostensoir lui dit: “Ma fille, emmène beaucoup de coeurs de feu pour adorer mon fils en esprit et en vérité…”. Elle exposa son point de vue, en cherchant toujours la volonté de Dieu, mais devant le nouveau refus, elle canalisa ses efforts vers le service à la Communauté. Mais Dieu alla à nouveau à sa rencontre avec une grave maladie, pendant laquelle l’onction des malades lui fut administrée. Dans son lit de malade elle vit Jésus et elle lui écouta dire encore une fois:
"Qu’ as-tu fait des talents confiés? As-tu peur de souffrir pour moi?". Elle guérit de sa maladie mais elle était tellement faible que par prescription médicale elle dut abandonner la responsabilité d’Abbesse. En 1916, un nouveau souffle de l’Esprit rafraîchit ses anciens souhaits d’adoration eucharistique: Le Seigneur lui montra un couvent de Capucines Adoratrices, mais ce n’était pas Saint Antón et, elle comprit qu’Il lui demandait une fondation dans un autre endroit. En 1920 Mère Trinidad avait 41 ans, elle fut élue Abbesse une nouvelle fois, ce fut à cette époque-là que l' idée d’accueillir des filles pour les élever et les approcher de l’Eucharistie surgit.
FONDATRICE
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Au début de l’année 1921, l’évêque d’Almeria, M. Vicente Casanova y Marzol fut désigné Archevêque de Grenade. Il visita Mère Trinidad et l’ encouragea à aller de l’avant afin de convaincre les religieuses de Saint Antón d’accepter l’Adoration Permanente: “ J’ai lu une demande présentée par Vous en sollicitant l’Adoration Permanente de Jésus dans le Saint Sacrement dans cette Église. Avez vous l’accord de toutes? Soumettez ceci au vote”. D. Vicente Casanova y Marzol
Bien que l’affection de la Communauté fût immense, elles pensaient, cependant, que l’Adoration Permanente allait supposer une charge importante, difficile à supporter. C’est alors que l’Archevêque l’ orienta à sortir: “on ne met pas de vin nouveau dans des vieilles outres”, il lui dit. Il lui suggéra alors de
rédiger les Constitutions, avec l’Adoration Permanente et l’admission de filles pour leur éducation.
CHAUCHINA 10 (GRENADE) Le 2 décembre 1923 elle demanda l’autorisation du Saint Siège de fonder un monastère à Chauchina ( Grenade). La réponse arriva le 27 décembre suivant. Le 24 avril 1924 fut posée la première pierre de la nouvelle fondation et, au mois de mars 1925 les travaux s’achevaient afin d’ accueillir les douze religieuses qui allaient constituer la première Communauté de Capucines Adoratrices. La date de la fondation fut établie le 11 avril 1925. M. l’Archevêque accepta la démission de Mère Trinidad comme Abbesse de Saint Antón et ils désignèrent la nouvelle Abbesse. Sans tarder et avec la bénédiction elles se dirigèrent vers leur nouvelle destination, c’était un Samedi Saint.
COMMUNAUTÉ DE CHAUCHINA ( GRENADE). PRÉSIDÉE PAR MÈRE TRINIDAD
La Mère Trinidad exprima ses sentiments comme suit:
“ C’est le Seigneur qui s’impose et qui envoie sortir…. je lui demandais devant le Sanctuaire: Laisse-moi écrasée sous ces murs avant de donner un pas qui ne soit pas ta volonté mon Jésus. Dieu sait que le dernier regard à la Vierge de los Dolores m’a donné du courage et de l’énergie…. Je suis prête à tout ce que le Seigneur veuille de moi, à donner ma vie pour son amour et sa gloire”.
BERJA:
NOUVELLE FONDATION
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L’année 1930 arriva. La Communauté avait augmenté et le cardinal Casanova proposa une nouvelle fondation dans le Sanctuaire Notre Dame de Gádor, à Berja- Almería, qui à cette époque là faisait partie du Diocèse de Grenade. Ce que cet homme avait dit à Saint Antón commençait à se réaliser: “Et après nous irons aux Sanctuaires de la Vierge, qui semble vouloir être la Mère et Maîtresse de ces fondations dans le monde”. L’ermitage de la Vierge de Gádor s’élève sur le flanc de la Sierra de Gádor. La Vierge voulait la-bàs un autre trône d’Adoration pour son Fils. On demanda l’autorisation du Saint Siège qui fut accordée le 5 février 1930, et le 24 septembre de la même année, fête de la Merced, on inaugura les travaux et on déplaça la communauté. Quinze religieuses parcoururent le chemin de Chauchina (Grenade) à Berja ( Almería) avec Mère Trinidad à leur tête, après avoir distribué avec joie et générosité les biens qu’elles possédaient.
COMMUNAUTÉ DE BERJA AVEC MÈRE TRINIDAD
CHARISME
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En ce qui concerne la nouvelle direction qu’elle voulait nuancer dans ses communautés, les souhaits de la fondatrice vont se réaliser progressivement: I- Adoration à Jésus Eucharistie ii- Noviciat commun III- Une Supérieure Générale Le Charisme se révélera petit à petit. L’esprit et l’intention de Mère Trinidad, de même que les circonstances historiques avec les directives données par l’autorité ecclésiastique marqueront l’esprit de la Congrégation. Le dévouement à l’enseignement des enfants et des jeunes, l’abnégation, la simplicité et la pauvreté héritées de Sainte Clara et de sa Règle, avec le marqué et profond esprit d’adoration au Saint Sacrement seront les marques distinctives.
Les soeurs, pourraient se consacrer à d’autres oeuvres d’apostolat si les différentes diocèses avaient besoin, surtout dans les terres de mission. Le nom de la Congrégation ne laissera aucune doute sur les racines eucharistiques, mariales et franciscaines: ESCLAVAS DE LA SANTÍSIMA EUCARISTÍA Y DE LA MADRE DE DIOS (SERVANTES DE LA TRÈS SAINTE EUCHARISTIE ET DE LA MÈRE DE DIEU). PHOTO DU NOUVEAU BÂTIMENT DU COLLÈGE, PHOTO DE L’ERMITAGE ET PHOTO DE LA SCULPTURE DE NÔTRE DAME DE GÁDOR
PORTUGAL
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En 1931 l’ Espagne traversa une époque de turbulences, tant dans la vie sociale que dans le vie politique, le tout marqué par une forte haine de la Religion. La Mère Trinidad prévit le danger et elle pensa que c’était le moment de chercher un refuge en lieu sûr, même si c’était à l’étranger. Des bienfaiteurs lui offrirent une fondation à Paris. Elle, avec deux autres religieuses, partirent très loin vers la nouvelle fondation, avec toute leur confiance placée en Dieu et 2000 pesetas. Le 22 juin 1933, pendant leur visite à M. le Nonce, futur Cardinal Tedeschini et après son conseil, elle changea l’itinéraire vers le Portugal. Elle partit vers la nouvelle destination le 31 juillet 1933 et le 22 décembre de la même année, elle reçut l’autorisation pour fonder à Braga. BILLETS DE VOYAGE ET IMAGE DE SAINT FRANÇOIS PROPRIÉTÉ DE M. TRINIDAD
CHANGEMENT
JURIDIQUE
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L’oeuvre fondée par M. Trinidad grandissait en rencontrant des difficultés de tout type, mais la charité régnait dans les communautés, les vocations émergeaient et l’enthousiasme spirituel était grand. La Mère cherchait la volonté de Dieu, vivait de sa foi, en dégageant l’esprit franciscain de simplicité, d’abnégation et d’abandon à l’amour de Dieu. Il fallait donner une structure juridique à son Oeuvre et dans cela, elle fut aidée, à Braga, par le Prêtre Jésuite Isacio Morán. Il prépara les documents qui furent envoyés à la Sacrée Congrégation de Religieux leur demandant leur approbation. Elle pensait à une Congrégation Religieuse, des Monastères à Adoration Perpétuelle et une Supérieure Générale pour les régir. Depuis le Saint Siège on pensait qu’une Congrégation de vie mixte serait le plus approprié car les communautés concilieraient une vie de contemplation et d’Adoration Eucharistique avec une vie active, en se consacrant à des oeuvres d’apostolat à travers l’enseignement, la catéchèse…. Avec cette structure la proposition MÈRE TRINIDAD SÉCULIÈRE serait plus facilement PENDANT LA GUERRE CIVILE acceptée. ESPAGNOLE
LALUMIÈRE
ARRIVE
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La Mère éprouva des doutes: Accepter cette nouvelle structure ou retourner dans son havre de paix à Saint Antón? En novembre 1935 elle visita Rome et elle se dirigea au Pénitencier espagnol P. Esteban Marcos en lui demandant conseil.
“ Devant le P. Marcos, j ‘ai fait confession générale de toute ma vie et je lui ai raconté l ’Oeuvre qui m’emmenait la-bàs, et les années que cela faisait que j’en travaillais soutenue par les évêques et les confesseurs. Le P. Marcos m’a écouté avec beaucoup de patience et, à la fin il m’a dit : Offrez à Jésus vos travaux et continuez de l ’avant… C’est son oeuvre”. Le confesseur lui conseilla de visiter à Assise les sépulcres de Saint François et de Sainte Clara. La-bàs, face au corps incorrompu de la disciple du pauvre d’Assise, elle comprit que c’était la volonté de Dieu d’accepter la nouvelle structure qu’on lui proposait.
“Sous le Maître-Autel , trois heures de supplications, je lui demandais d 'arriver à connaître la volonté du Seigneur… Je compris alors que Jésus nous voulait dans ce changement de vie… À Assise, le voile fut soulevé et, avec un Fíat je lui dit: Soit, Mon Seigneur et Mon Dieu… nous nous offrons, sans conditions, à vous pour toujours”.
Le 31 octobre 1942 APPROBATION “AD EXPERIMENTUM” pour 7 ans. En 1947 elle partit pour Rome pour promouvoir l’approbation définitive des Constitutions. Elle demanda et obtint une audience avec Sa Sainteté le Pape Pie XII. Elle lui manifesta son inquiétude, elle en profita pour réaffirmer son amour au Christ et à son Église et, elle lui demanda quelques mots pour son institut. Le Pape leva les bras et en regardant le ciel dit: “Beaucoup de vie intérieure et beaucoup d’amour à l’église”. Le 10 janvier 1949 elles obtinrent l’APPROBATION DÉFINITIVE.
L’EXPANSION
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Après l’acceptation de la volonté de Dieu à Assise, une période d’infirmités fréquentes mais de beaucoup de bonheur spirituel commença. Dans à peine 15 ans elle vit comme son Oeuvre se renforça et s’étendit. -Chauchina: s’écarta de l’Oeuvre et resta comme monastère autonome avec Adoration Permanente. -Berja: 1930 première maison de la Congrégation. -Porto: 1936. -Ourense: 1937 -Grenade: 1939 -Laveiras: 1942 -Lisbonne: 1943 -Madrid: 1944 ( Rue Bueso Pineda). Noviciat pour l’Espagne. -Bilbao: 1945 -Formia: 1947 se déplaça à Rome et ferma en 1954. -Madrid: 1947 ( Rue D. Ramón de la Cruz), Mère Trinidad décéda ici. -Mexique: 1948. -Viana do Alentejo: 1949 ce fut la dernière de ses fondations. Elle n’y alla pas, comme à la fondation du Mexique, par ses problèmes de santé.
La tendance des fondations était toujours la même: toutes constituaient un défi à la Providence à cause de la pénurie de ressources, la situation socio-politique et économique. Elles vivaient avec des grandes privations, mais dans la mémoire des aînés cette période resta comme particulièrement heureuse et d’une grande charité, fruit du feu reçu pendant l’Eucharistie. Les vocations étaient abondantes. Dès premières fondations elles commencèrent à accueillir des filles des familles défavorisées auxquelles elles essayaient d’éduquer conformément aux exigences sociales de l’époque. En plus des aumônes qu’elles recevaient, elle s’auto-finançaient en faisant des travaux de broderie.
MÈRE TRINIDAD EÛT TROIS AMOURS: L’EUCHARISTIE, LA VIERGE ET LES ENFANTS.
CRÉPUSCULE TERRESTRE
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En chemin vers le cimetière de San Justo à Madrid, autour du cortège de filles et de proches qui parcouraient lentement les rues en portant le cercueil de Mère Trinidad on pouvait écouter un sentiment commun: “Une Mère sainte est morte”.Quelques mois auparavant, à la fin de l’année 1948, le cancer dont elle souffrait l’ immobilisa dans la maison de Rue D. Ramón de la Cruz (Madrid). Si nous jetons un coup d’oeil dans son ensemble, effectivement, son Oeuvre se renforçait et si nous évoquons ses souvenirs elle s’exprimait ainsi:
“ Je sens brûler mes entrailles et s’enthousiasmer en amour mon âme quand je vois autour de Jésus un choeur d’âmes adoratrices. Tout mon être éprouve un plaisir, un bonheur et une joie aussi inexplicables… Je désire très intensément que vous fassiez avec Jésus Eucharistie ce que je n’ai pas été capable de remplir: la mission sublime de l 'adoration et de l 'amour en lui emmenant beaucoup d’âmes. Qu’Il soit notre gloire et notre récompense dans le ciel! " Le 14 avril, Jeudi Saint, elle reçut pour la dernière fois la Communion, et le Vendredi Saint, unie à la Passion du Christ, elle décéda.
RELIGIEUSES EN ADORATION ET À CÔTÉ DE SON SÉPULCRE
Elle laissait derrière elle une stèle de sainteté: son amour à l’Eucharistie lui avait menée à des cotes élevées de détachement d’ellemême, pour ne pas avoir d’autre volonté que celle de Dieu. Le 11 avril 1962, 13 années après sa mort, son corps, qui fut découvert inaltéré, fut transféré à la Maison-Mère de la Congrégation, à la chaleur de ses filles, aux pieds de Jésus Eucharistie, où elle avait toujours voulu passer l’éternité. Sa présence les encourage et semble dire: N’oublions pas que par ordre de Dieu nous sommes sorties, chercher les âmes des enfants et des jeunes, partager avec eux notre pain et leur montrer le chemin du bien. MÈRE TRINIDAD QUI REÇOIT L’ONCTION DES MALADES, CHAPELLE FUNÉRAIRE ET OBSÈQUES PORTÉES SUR LES ÉPAULES PAR SES FILLES
Une commission fut désignée pour prendre déclaration aux témoins (séculiers, prêtres et religieuses), en plus de la réception de beaucoup de témoignages écrits. Une fois cette première partie terminée, une date fut fixée pour l’ouverture officielle le 28 janvier 1991, anniversaire de sa naissance. En cérémonie solennelle, dans le cadre de la Célébration Eucharistique eut lieu l’ouverture du procès qui marquait la fin d’une phase. Cette même année, le Prêtre Aísa Goñi décéda. Le Prêtre Crescencio Palomo O.P. fut nommé à sa place. Après quelques années d’études méticuleux des écrits de Mère Trinidad, de compiler des documents, de visiter ses lieux d’origine et de vie et, les maisons de la Congrégation et de parler avec de multiples personnes qui la connurent, le Prêtre Palomo, avec l’approbation des autorités correspondantes, finit la phase diocésaine à Madrid. Cette phase suppose la compilation de preuves et l’étude des vertus de Mère Trinidad.
PHOTOS DE LA CLÔTURE DU PROCÈS DIOCÉSAIN
DÉTAIL DU MAÎTRE-AUTEL FAIT FAIRE PAR LA MÈRE TRINIDAD ET SAINT FRANÇOIS PROVENANT DE SAINT ANTÓN
Le 4 octobre 2008, pendant la fête de Saint François, la Congrégation pour les Causes des Saints de l’Archevêché de Madrid clôtura le Processus Diocésain de Béatification et Canonisation, et tous les documents de la cause furent transportés à la Cité du Vatican. Une fois la-bàs, et après révision, le Décret de Validité qui reconnaît la véracité de tous les documents livrés fut promulgué. En mars 2018, le Prêtre José Jaime Brosel fut nommé rapporteur et, il sera le responsable d’accompagner le travail que, depuis la Congrégation se fait pendant l’élaboration de la “Positio”. Celle-ci consiste à présenter un document ne dépassant pas 500 pages, où l’on démontre les raisons pour lesquelles Mère Trinidad est considérée comme ayant vécu les vertus d’une manière héroïque pour sa reconnaissance par l’Église. Il s’agit d’une étape fondamentale dans le Processus de Béatification. À partir de ce moment-là elle recevra la catégorie de Vénérable.
Pour la reconnaissance de la Sainteté de la Mère Trinidad il est nécessaire de constater un miracle opéré par son intercession. Quand cela arrivera, elle sera déclarée bienheureuse, et si un deuxième miracle est démontré elle sera déclarée sainte. Il y a un grand espoir de voir bientôt sa béatification, car tout ce que nous connaissons de la vie de Mère Trinidad nous montre une femme fidèle et profondément amoureuse de Dieu. Elle brilla par sa modestie et son désir inconditionnel de l’adorer dans le Sacrement de l’Eucharistie et d’accomplir toujours et à tout moment la volonté de Dieu. Elle donna cette ultime recommandation à ses religieuses sûr son lit de mort.
SANCTUAIRE COMMANDÉ PAR LA MÈRE AVEC DESIGN ET PIVOTANTE PERSONNALISÉES POUR L’ADORATION EUCHARISTIQUE. SCULPTURE DE MÈRE TRINIDAD DANS LA MAISONMÈRE
PRÉSENCES ESPAGNE PORTUGAL ANGOLA BÉNIN TIMOR LESTE (INDONÉSIE) CAP-VERT MEXIQUE VENEZUELA PÉROU
AUJOURD’HUI
DE
OEUVRE
MÈRE TRINIDAD
Aujourd’hui les filles de Mère Trinidad, en suivant l’inspiration que Dieu offrit à leur fondatrice, répandent le Règne Eucharistique de Jésus en 9 pays de 4 continents. À travers leurs oeuvres d’apostolat , elles veulent approcher des âmes de Jésus et entourer avec ces âmes son Tabernacle d’amour.
21, Rue Bueso Pineda - 28043 Madrid- Espagne Téléphone: ( +34) 91 415 05 94 madretrinidadcarreras@madretrinidadcarreras.com www.madretrinidadcarreras.com Texte original: Soeur Begoña Naberán - Publie: Católicos por tu WEB.