Issuu on Google+

DANS LA TEMPÊTE Alexa Perchemal


Le confort urbain et les flux constants qu’ils amènent tels que la foule, la circulation, le bruit, le quotidien, sont des choses dont on s’accommode très bien. Il est conforme à notre réalité, installe un bienêtre tiré du fait que tout un chacun est accepté dans cette réalité, est normal pour cette réalité. S’échapper n’a apparemment pas son utilité. Pour pouvoir s’échapper, il faudrait fuir quelque chose qu’ici il est difficile de définir. Alors on préfère taire cette insidieuse envie qui vient de naître en nous, on se dit que ce n’est de toute façon pas normal de vouloir s’éloigner pour un sentiment qui semble même en dessous de la futilité. C’est rien. Pourtant, un trouble reste tapis là, dans notre propre ombre et grossit. Il se nourrit de tout ce qui peut le sustenter, la morosité, la jalousie, la colère ou même l’envie, jusqu’à en devenir insupportable. On craque, on sort de la norme, certains pourront nous fuir, quelques uns voudront nous aider, mais toujours est-il qu’on craque, et on ne sait pas pourquoi. Dans ces cas là les larmes peuvent être autant d’appels à l’aide qu’une vague dans un océan. Personne ne sait définir notre mal, on nous rassure en nous disant que ça va passer, tient c’est justement ce que l’on pensait déjà avant que ça n’arrive.


Comme on me l’a toujours dit, le calme revient après la tempête. Il est des états qu’on accueille comme de vieux amis qu’on retrouverait dans notre abris de montagne, perdu en pleine forêt. Dans ces instants, le temps semble suspendu ou du moins ralenti. Il y a la conscience d’être là, la conscience du temps qui passe, mais goutte à goutte. Il en deviendrait même gustatif selon certains. On savoure les rayons du soleil, on se délecte de la présence d’un ami ou d’un moment de repos. Quand ces instants durent assez pour qu’on ose y croire, on s’effraie soi-même, on a peur de les perdre, on se dit que c’est trop beau. La plénitude est quelque chose de dure à atteindre, mais elle n’est pas inaccessible, tout le monde la vit de temps en temps et de manière tout à fait diverse, lorsque tout va bien, que tout s’écoule, sans défaut. Il est certainement futile de croire que ce calme durera, il est semblable à ces bouffées d’air frais que l’on peut capter sous un arbre, dans une forêt vierge de tout. Là où les silences sont mélodieux. Ses havres de verdures, difficiles à constituer seront toujours perturbés d’un moment à l’autre. Un sentiment d’injustice s’emparera de nous lorsqu’une remarque assassine viendra piétiner nos fougères, que la présence d’un individu transformera l’atmosphère ou lorsque nos états d’âmes reprendront le dessus pour un temps.

L’éveil et la foi, Alexa Perchemal.


Dispositifs de départ, constitués des dessins et des textes précédemment faits.


Dispositif constitué de deux troncs de la hauteur de la pièce, d’êtres miniatures en fil de laine rouge et de deux textes placés sur les murs, de chaque côté de l’installation.


Le confort urbain et les flux constants qu'elle amène tels que la foule, la circulation, le bruit, le quotidien, sont des choses dont on s'accommode très bien. Il est conforme à notre réalité, installe un bien-être tiré du fait que tout un chacun est accepté dans cette réalité, est normal pour cette réalité. S'échapper n'a apparemment pas son utilité. Pour pouvoir s'échapper, il faudrait fuir quelque chose qu'ici il est difficile de définir. Alors on préfère taire cette insidieuse envie qui vient de naître en nous, on se dit que ce n'est de toute façon pas normal de vouloir s'éloigner pour un sentiment qui semble même en dessous de la futilité. C'est rien. Pourtant, un trouble reste tapis là, dans notre propre ombre et grossit. Il se nourrit de tout ce qui peut le sustenter, la morosité, la jalousie, la colère ou même l'envie, jusqu'à en devenir insupportable. On craque, on sort de la norme, certains pourront nous fuir, quelques uns voudront nous aider, mais toujours est-il qu'on craque, et on ne sait pas pourquoi. Dans ces cas là les larmes peuvent être autant d'appels à l'aide qu'une vague dans


Le confort urbain et les flux constants qu'elle amène tels que la foule, la circulation, le bruit, le quotidien, sont des choses dont on s'accommode très bien. Il est conforme à notre réalité, installe un bien-être tiré du fait que tout un chacun est accepté dans cette réalité, est normal pour cette réalité. S'échapper n'a apparemment pas son utilité. Pour pouvoir s'échapper, il faudrait fuir quelque chose qu'ici il est difficile de définir. Alors on préfère taire cette insidieuse envie qui vient de naître en nous, on se dit que ce n'est de toute façon pas normal de vouloir s'éloigner pour un sentiment qui semble même en dessous de la futilité. C'est rien. Pourtant, un trouble reste tapis là, dans notre propre ombre et grossit. Il se nourrit de tout ce qui peut le sustenter, la morosité, la jalousie, la colère ou même l'envie, jusqu'à en devenir insupportable. On craque, on sort de la norme, certains pourront nous fuir, quelques uns voudront nous aider, mais toujours est-il qu'on craque, et on ne sait pas pourquoi. Dans ces cas là les larmes peuvent être autant d'appels à l'aide qu'une vague dans


Le confort urbain et les flux constants qu'elle amène tels que la foule, la circulation, le bruit, le quotidien, sont des choses dont on s'accommode très bien. Il est conforme à notre réalité, installe un bien-être tiré du fait que tout un chacun est accepté dans cette réalité, est normal pour cette réalité. S'échapper n'a apparemment pas son utilité. Pour pouvoir s'échapper, il


Le confort urbain et les flux constants qu'elle amène tels que la foule, la circulation, le bruit, le quotidien, sont des choses dont on s'accommode très bien. Il est conforme à notre réalité, installe un bien-être tiré du fait que tout un chacun est accepté dans cette réalité, est normal pour cette réalité. S'échapper n'a apparemment pas son utilité. Pour pouvoir s'échapper, il

Dispositif repris en incluant des dessins autour de la galerie de l’évolution, dans le cadre de l’atelier scénographie, suivit en 2ème année. Dispositif incluant également la vidéo réalisée, Tout est dans le regard, au cours de l’année .


Dispositif constitué de deux troncs de la hauteur de la pièce, de dessins projetés aux murs et de la vidéo «Tout est dans le regard» tournant en boucle et venant perturber l’ensemble. Textes placés sur les murs, en début et fin de l’installation.


Projection du dernier dispositif dans le cloître de l’école.



Dans la tempête