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HORS PARTIES :

Lexique des tomes 1 et 2 : « L’Encyclopédie du Cannabis » et de « La Terrible Menace Illuminati »

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/…


Tous les mots trop compliqués pour les pauvres cerveaux ravagés par le terrible fléau qu’est le cannabis … Pour ceux d’entre-vous qui n’en fument pas mais ont du mal à suivre aussi !

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Tapisserie précédente “chippée” au site (canadien) : http://bewareland.oldiblog.com/?page=articles&rub=81433&nba=&c avec mes remerciements.


C

ette section contient une sélection de mots de l'ouvrage, dont le sens peut vous échapper. Elle est très importante car elle permet la bonne compréhension des parties développées. Les flemmards et/ou peu instruits, n'auront plus l'excuse de dire : "Je n'ai pas de dictionnaire sous la main"; un peu d'instruction, contrairement à l'usage de drogues, n'a jamais fait de mal.

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Dictionnaire. de l’œuvre

11-hydroxy-9-tetrahydrocannabinol ou aussi nommé 11-hydroxy-delta-9-THC Chiffres : 11-hydroxy-delta-9-THC : Produit psychoactif de décomposition du THC dans le corps (métabolite). Voici ce qu’en dit Wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/11-hydroxy-delta-9-THC Le 11-hydroxy- 9-tetrahydrocannabinol, abrégé en 11-OH-THC, est le principal métabolite actif qui est formée dans le corps suite à la consommation de cannabis [3] mais il ne produit pas nécessairement les mêmes effets que le THC[4],[5],[6]. Le 11-hydroxy-THC sera ensuite métabolisé au niveau du foie en 11-nor-9-carboxy-THC ou THCCOOH. Celui ci n'est pas psychoactif, mais pourrait jouer un rôle dans les effets analgésiques et anti-inflammatoires du cannabis. Références 1.



2.

 (en) « 11-Hydroxytetrahydrocannabinol »sur ChemIDplus, consulté le 29 avril 2010

3.



4.



5.



6.



Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007sur www.chem.qmul.ac.uk

Johnson JR, Jennison TA, Peat MA, Foltz RL, « Stability of delta 9tetrahydrocannabinol (THC), 11-hydroxy-THC, and 11-nor-9-carboxy-THC in blood and plasma », dans Journal of analytical toxicology, vol. 8, no 5, 1984, p. 202–4 [ lien PMID ] Turkanis SA, Karler R, « Changes in neurotransmitter release at a neuromuscular junction of the lobster caused by cannabinoids », dans Neuropharmacology, vol. 27, no 7, 1988, p. 737–42 [ lien PMID, lien DOI ]

Hollister LE, Gillespie HK, « Action of delta-9-tetrahydrocannabinol. An approach to the active metabolite hypothesis », dans Clin. Pharmacol. Ther., vol. 18, no 06, 1975, p. 714–9 [ lien PMID ] Lemberger L, Martz R, Rodda B, Forney R, Rowe H. Comparative pharmacology of Delta9-tetrahydrocannabinol and its metabolite, 11-OH-Delta9-tetrahydrocannabinol. Journal of Clinical Investigation. 1973 Oct;52(10):2411-7. PMID 4729039

11-Hydroxy-THC (11-OH-THC)

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Général Nom IUPAC (6aR,10aR)-9-(hydroxymethyl)-6,6-dimethyl-3-pentyl-6a,7,8,10atetrahydrobenzo[c]chromen-1-ol Synonymes hexestroldibutyrate No CAS 36557-05-8 PubChem 644022 SMILES InChI Propriétés chimiques Formule brute C21H30O3 [Isomères] Masse molaire[1] 330,4611 ± 0,0198 g·mol-1 C 76,33 %, H 9,15 %, O 14,52 %, Écotoxicologie LogP 5,33 [2] Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. 200 familles : (Presse, littérature, politique) ou 100 familles (raccourcis populaires). Il s’agit d’une formule politique simplifiée qui s’adressa au public pour lui faire comprendre le concept de fortunes et règnes familiaux au sein de la finance et de leur interaction en politique. Voici ce qu’en dit Wapédia (variante de Wikipédia accessible depuis les téléphones portables) : http://wapedia.mobi/fr/Deux_cents_familles « L'expression « deux cents familles » désignait les deux cents plus gros actionnaires (sur près de 40 000) de la Banque de France pendant l'Entre-deux-guerres. 1. Historique Le slogan a été lancé par Édouard Daladier, président du Conseil, lors du Congrès radical de Nantes en 1934 : « Deux cents familles sont maîtresses de l'économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu'un État démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n'eût pas tolérées dans le royaume de France. L'influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l'opinion publique, car elles contrôlent la presse. » Depuis la création de la Banque de France en 1800, ce système s'est instauré légalement, puisque selon l'article 11 des statuts de la Banque de France, (fixés par la loi du 24 Germinal an XI, loi confirmée par Napoléon Ier le 22 avril 1806) : « Les 200 actionnaires qui composeront l'Assemblée générale seront ceux qui seront constatés être, depuis six mois révolus, les plus forts propriétaires de ses actions. » Ces 200 membres de l'Assemblée générale avaient ainsi le pouvoir de désigner quinze membres du Conseil de régence de la Banque de France. Dans le contexte de la Grande Dépression économique des années 1930, le slogan des « 200 familles » a été très largement repris, par des milieux politiques aussi opposés que l'extrêmedroite, des anarchistes, le Front populaire, et même Léon Trotsky, qui écrit « Dans le cadre du régime bourgeois, de ses lois, de sa mécanique, chacune des « deux cents familles » est incomparablement plus puissante que le gouvernement Blum » (Où va la France ?, 1936). Après avoir été un thème de campagne électorale, le système de régence fut réformé par une loi du Front populaire, le 24 juillet 1936 :

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Un gouverneur (assisté de deux sous-gouverneurs) continue de diriger la Banque ;

Il n'a plus à justifier de la propriété d'actions de la Banque ;

La pratique du serment, tombée en désuétude, est rétablie ;

Le conseil général regroupe le gouverneur, les deux sous-gouverneurs, les trois censeurs élus par l'assemblée et vingt conseillers (remplaçant les quinze régents précédents) : deux sont élus par l'assemblée, neuf représentent les intérêts de la nation, huit sont choisis au titre des intérêts économiques et des usagers du crédit, un est élu par le personnel de la Banque ;

Par souci d'égalité, au sein de l'assemblée générale, 1 actionnaire = 1 voix.

Cependant, si le système des « 200 actionnaires » a été réformé, les Accords de Matignon du 7 juin 1936, pris entre la Confédération Générale du Travail (CGT) et la Confédération générale de la production française (CGPF, ancêtre du MEDEF) sont parfois considérés comme nuisibles aux petites entreprises, favorisant la concentration industrielle, et renforçant ainsi le pouvoir des 200 familles. Ainsi, dans Organized Business in France (1957, traduit en français sous le titre La politique du patronat français : 1936-1955, Colin, 1959), le professeur Henry Walter Ehrmann [1], du Dartmouth College, écrit : « Beaucoup d'industriels et de commerçants moyens affiliés à la CGPF estimaient, et ils n'avaient pas tort, que leurs propres organisations les excluaient des activités de l'association. Les trusts qui les contrôlaient et une douzaine de « grands commis » qui dirigeaient la CGPF en leur nom étaient, aux yeux de beaucoup, de petites entreprises industrielles et commerciales, aussi néfastes que la propagande du Front populaire. Craignant les conséquences de la nouvelle législation sociale, les petits patrons avaient le sentiment d'avoir été trahis et persistaient à croire à un complot entre « les 200 familles » et le gouvernement marxiste. » 2. Liste des 200 Familles Dans La Banque de France aux mains des 200 Familles (Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1936), Francis Delaisi recensait ces 200 familles, parmi lesquelles : Famille Rothschild (Banquière) Famille Wendel (Industrielle) Famille Louis-Dreyfus (Négoce de grains) Famille Gradis (Commerce) Famille Darblay (Industrielle) Famille Stern Famille Schlumberger Famille Schneider Famille Lazard Famille Worms Famille Mallet Famille Hottinguer Famille Mirabaud Famille Vernes Famille Fould Famille Davillier Famille Raphaël Famille Petiet (Industrielle,UCPMI) 3. Mensonges et confusions dans la dénonciation des "deux cents familles" La dénonciation des « deux cents familles » naît de la confusion entre la notion même de famille, une notion floue puisque certaines familles tels les Wendel ou les Peugeot peuvent compter

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plusieurs centaines de membres, du fait qu'il existe entre ces familles de nombreuses alliances ; et la nomination des Régents de la Banque de France par le collège des 200 premiers actionnaires de l'établissement. Or parmi les deux cents premiers actionnaires de la Banque de France certaines familles (Rothschild, Wendel, Neuflize...) disposaient de plusieurs membres (réduisant d'autant le nombre de familles), ensuite parmi ces actionnaires entre un quart et un tiers étaient des personnes morales dont l'APHP, la Croix-Rouge française et la Confédération générale du travail (cette dernière étant peut suspecte de participer à un complot capitaliste !). La simple lecture de la liste de ces actionnaires permet de démonter ce piteux mensonge. La confusion naît également de l'enchevêtrement des « complots » : les Rothschild sont déjà dénoncés comme étant les agents privilégiés du « complot juif mondial », François de Wendel en tant que président du Comité des forges (ancêtre de l'IUMM) est l'un des homme clef de ce que nous appellerions aujourd'hui le complexe militaro-industriel. À travers les « deux cents familles » on retrouve la dénonciation des juifs et de marchands de canons (la Première Guerre mondiale hantait encore tous les esprits) associés pour détruire les institutions. 4. Notes et références 1.

(en) Finding Aid for the Henry W. Ehrmann papers, 1932-1998

5. Bibliographie •

Jean-Yves Capul et Olivier Garnier : Dictionnaire d'économie et de sciences sociales, Hatier, 1993

Quid, 1998

Alain Plessis, La Banque de France et ses deux cents actionnaires sous le Second Empire, Genève, Librairie Droz, 1982

6. Voir aussi •

Synarchie

Classe capitaliste »

Fin de l’article. En conclusion, « l’expression deux-cents familles » est à la fois trop imprécise pour être exacte mais pas tout à fait fausse. Evidement, une expression ne peut à elle seule définir toutes les subtilités et les vérités d’un concept politique, l’imaginaire et les interprétations personnelles amenant leur part de fausseté ! Néanmoins, elle s’est tellement incrustée, aujourd’hui encore, dans le langage populaire, qu’on en est parfois réduit à l’utiliser en politique, et dans le journalisme, comme on le ferait avec une définition exacte. C’est donc une image, à l’instar du terme « Illuminati », qui colporte un nombre varié d’inexactitudes (selon sa propre approche politique du thème) mais se veut désigner un problème tout a fait réel. Il serait pourtant plus approprié de parler des « deux –cent plus grosses fortunes de France », ou des « deux-cents actionnaires de la Banque de France » que des « deux cents familles » ! Ce n’est donc, ni la première, ni la dernière approximation ou inexactitude utilisée en politique. En tenir compte est une bonne chose, mais la critiquer vivement reviendrait à nous obliger à dénoncer aussi toutes les autres erreurs tenus pour des vérités vraies. Ce qui s’apparenterait à de la litanie ….en sus d’être parfaitement inutile ! A:

Acide gamma linoléique (GLA) : C’est une molécule rare non produite par notre corps et qui est indispensable au bon fonctionnement du cerveau humain. C’est aussi un médicament utilisé essentiellement pour traiter la Sclérose en Plaque. La plante qui en produit le plus dans sa graine est le Chanvre, on en trouve aussi pas mal dans les graines de Lin et dans celles d’Onagre ...

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Acide : (sol, substance) Tout le monde sait ce qu’est que l’acidité, il suffit d’avoir goutté un citron. Mais moins nombreux savent comment fonctionne le principe de l’acidité (Voir P.H.). Les sols pauvres, tourbiers et argileux sont généralement acides. Il y a des plantes qui sont adaptées à ce style de sol (ex : bruyère). Mais ce n’est pas le cas de toutes les plantes : l’acidité des sols « capture » des éléments nutritifs (ou les met sous une forme chimique non assimilable) et les rends indisponibles pour les plantes non adaptées. Mais, ce n’est pas pour autant qu’un agriculteur renoncera à cultiver dans ce type de sol, car il suffit de chauler ce dernier (apporter un amendement calcaire) pour neutraliser le sol et résoudre le problème. Evidement, l’empirisme est ici à éviter : neutraliser un sol au plus juste demandera plusieurs prélèvements et analyses qui obligeront un chaulage assez précis. Acide : Excipient (cachet, morceau de buvard ou de tissu, sucre …) imbibé d’une solution de L.S.D. évidemment employé (absorbé ou mis sous la langue) dans un but euphorisant et hallucinogène. Tient son nom du goût qu’il laisse en bouche. Acidiphiles (plantes) : (Néologisme, j’ai trouvé aussi acidophiles) plantes dont le développement de leur cycle de croissance, ainsi que celui de leur sexualité, se réalise de façon optimale dans un sol acide (à l’inverse d’autres plantes dites “alcalinophile” puisque poussant dans un sol alcalin). En fait, vous ne trouverez pas ces termes forcément dans les dictionnaires : il est ici question d’expressions propres à un vocabulaire agricole professionnel que chacun utilise comme bon lui semble (néologismes). C’est ainsi que j’ai aussi trouvé, dans diverses revues, les mots alcalinophile et basophile pour désigner les plantes qui préfèrent les sols alcalins. Acre : Nom féminin. Ancienne mesure agraire, variable d’un pays à l’autre, qui valait en France environ 52 ares (0.52 hectare). Ici, mesure agraire américano-anglaise (texte traduit) qui représente 0,4447 hectare. En contradiction de tous les dictionnaires que j’ai consultés, certains auteurs l’écrivent avec un accent circonflexe sur le a (âcre), de même, je l’ai souvent remarqué employé comme nom masculin. La langue française semble en décrépitude ! Actinomorphes : Absent des dictionnaires. Je pense que cela signifie : ensemble de fruits poussant à l’abri de la lumière, généralement à l’intérieur d’une urne (membrane végétale épaisse enroulant la masse de fruits). En exemple : la figue. Addictif - addoctive : Comportement qui pousse à l’addiction. Addiction : Le magasine “La Santé de l’Homme” N° 334 définit ce terme comme suit : “C’est, selon Goodman (1990), le processus par lequel un comportement pouvant permettre à la fois une production de plaisir et l’empêchement ou l’atténuation de malaise interne ». Est employé pour désigner tout comportement qui se caractérise par : - l’impossibilité répétée de contrôler ce comportement, de l’empêcher, - sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives. “ Le Petit Larousse Illustré, quand à lui, fait dans un style plus simple en le définissant par : assuétude. Le dictionnaire français multimédia Robert précise en outre, que c’est un anglicisme qui est synonyme d’assuétude et de dépendance. Pour l’Association américaine de psychiatrie, l’addiction se définie par : «l’utilisation inadaptée d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance, cliniquement significative … ». En fait, le phénomène d'addiction n’est pas le propre des drogues. Il est question d’un désir impératif et incontrôlable, impulsif, marqué par la recherche du plaisir alors que le sujet est bien conscient que ce plaisir répétitif est soit malsain, soit pas raisonnable. Cela concerne donc aussi le jeu, le sexe, le sport et l’alimentation (surtout le sucré) qui, comme pour les drogues, peuvent emmener l’individu dans un cadre pathologique avec une souffrance (déprime honte, impression de ne pas contrôler ses pulsions…) comme revers inévitable du plaisir qu’ils y prennent. Il s‘agit donc de l’impossibilité, pour un individu, de s’abstenir d’un plaisir, quoi qu’il lui en coûte sur un autre plan ! L’explication s’en trouve au niveau du fonctionnement chimique du cerveau, des conséquences sur sa

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partie « inconsciente » et s’avère être le fait d’un dérèglement au niveau de la production de substances biologiques qui s’impliquent dans le fonctionnement d’échanges d’informations au niveau des neurotransmetteurs (neurones). L’addiction peut donc se traiter dans la plupart des cas, la médecine la reconnaît comme une pathologie et la science commence à s’intéresser de très près au problème. Ne pas confondre avec le terme assuétude qui se défini plutôt par l’habitude et le manque imposé par la nature chimique toxique des substances utilisées (exemple : héroïne et tabac). Addictomanie : Néologisme qui définit ce que l’on appelait jadis « addiction sans drogue ». Comportement tyrannique compulsif et inconscient ayant pour effet de faire produire certaines substances neurotransmettrices en surabondance, dans le but de « contenter le cerveau » en actions psychotropes. Le plaisir que cet organe en tire, est traduit chez le sujet sous la forme d’une excitation (émotion, on verra plus loin pourquoi) qui le pousse tyranniquement à la renouveler dès que l’effet psychotrope cesse. Cette excitation provoque la surabondance en neurotransmetteurs, la fin de cette surabondance déclenche une recherche tyrannique qui permet de reproduire l’expérience qui renouvelle l’excitation, le mécanisme fonctionnant en boucle. La caractéristique de cette pathologie est d’être un cercle vicieux qui implique un comportement que la seule volonté n’arrive pas à empêcher. Ce mécanisme a pour cause un stress ou une déprime qui agit, entre-autres, sur la production de dopamine ou d’adrénalyne comme exemples. L’Addictomanie est donc une réponse dysfonctionnelle, une sorte de « bug » cérébral, qui tente de masquer le stress ou la déprime (en empêche la résurgence des symptômes par une réponse chimique) sans toutefois pouvoir l’éliminer totalement. L’apparition massive de substances produite par des glandes via le cerveau, provoque selon leur nature, une émotion, une euphorie ou une exitation Cela concerne apparemment les formes pathologiques du jeu, de la dépendance cybernétique, de la dépendance affective, du sexe en excès, des achats compulsifs, du travail et du sport abusif. Mais il ne serait pas étonnant que l’on découvre par la suite, de nouvelles pathologies comportementales de cet ordre, comme par exemple certaines formes d’obésité ou d’anorexie ou de suractivité chez les enfants. En fait, dans les cas d’addictomanie, le cerveau « pèche » par excès de zèle (de bon fonctionnement). Il ne fait que ce que sa nature lui permet de faire, c'est-à-dire, recevoir une information extérieure qui déclenche une émotion (par exemple une peur) et transformer cette information en « message » chimique qui va à son tour générer une réaction de synthétisation d’un ou de neurotransmetteur(s) (pour la peur, le cerveau fabrique souvent de l’adrénaline), arme biologique (ici d’après l’exemple : fuite, réaction violente de défense, force décuplée, …) qui aide à faire face à la cause du stress. L’Addictomanie se résume donc à ceci : Le cerveau « force » son propriétaire à réunir les conditions propres à provoquer l’émotion qui « commande » la fabrication d’une sbubstance psychoactive (par un neurotransmetteur) adaptée pour calmer son envie de « défonce biologique ». Le sujet n’est donc plus « maître à bord de son navire ». Pour conclure, admettons que l’interaction au niveau du système neuronal de ce que l’on appelle des drogues, vient perturber le même principe qui anime l’Addictomanie, aux différences près que ces substances psychotropes ne sont pas physiologiques (produites par un comportement ou une excitation car rapporté par l’extérieur) et sont administrées dans des concentrations énormément plus élevées. Enfin, notons que bien que complexe, l’étude rapportée ici reste un travail d’amateur juste destiné à vous dégrossir le problème et à vous le rendre intelligible (vulgarisé). Car en fait, l’interaction de ces substances et de leur production, font appel à tout un mécanisme biologique (et parfois même à d’autres organes du corps) encore bien plus complexe que je ne vous l’ai décrit ici. Les experts médicaux eux-mêmes vous l’avoueront facilement : la complexité du sujet traité est si grande, que nous somme loin de tout connaître et maitriser sur le cerveau humain ! Adultération, adultéré : (employé ici pour les drogues) Se dit d’un produit que l’on aurait mélangé à un (ou des) autre(s) dans le but soit d’augmenter son poids (bénéfices supplémentaire à la revente, mais produit d’origine moins pur car dilution du principe actif), soit de “remonter” son effet (exemple : addition de Témesta dans du haschich de mauvaise qualité), soit de créer un ersatz destiné à tromper le consommateur (exemple : faux Ecstasy, mélange d’amphétamine, de L.S.D., voire additionné d’héroïne).

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Pour ce dernier cas, il s’agit plutôt de tromperie et on ne peut pas parler vraiment d’adultération, on peut cependant le faire si cet ersatz est mélangé avec du vrai Ecstasy. Dans le cas du Cannabis, il nous faut préciser ici l’essentiel des produits de coupe utilisés : terre, café, cirage, paraffine (contenant parfois du benzène), cachets de tranquilisants, extrait de paille de pavot, opium médical (tiré de suppositoires) savon, datura, propolis, huile essentielle de verveine, essence de térébenthine, résines quelconques, fiente de chameau, verre pilé... Chaque produit joue alors son rôle dans l’adultération : certains apportent la couleur ou améliorent l’aspect, d’autres améliorent l’odeur, d’autres encore servent de liant (permettent d’éviter que le haschich adultéré tombe en poudre) et enfin, certains rajoutent un effet psychoactif pour parfaire la tromperie, le haschich de base étant parfois tellement adultéré qu’il ne contient presque plus de THC. Tel est souvent le lot du Cannabis vendu en France, son action toxique devient alors une réalité : les produits de coupe, fumés, sont alors bien plus dangereux que les dérivés de la plante en question. Ce phénomène d’adultération des produits est propre à la prohibition : en interdisant telle ou telle substance : - le prix de ces dernières monte, intéressant la pègre et, - la vérification de la qualité devient impossible, et - l’adultération intervient dans des buts mercantiles. Cette constatation a été déjà vérifiée lors de la prohibition de l’alcool aux États-Unis et a été une des principales raisons de son abolition : l’alcool devenait toxique et tuait. Il est effarant de constater, qu’au terme de 30 ans de répression inutile, la France n’a toujours pas envisagée de considérer le problème sous cet angle. Actuellement, le phénomène d’adultération préoccupe plus fortement le monde médical français que celui du Cannabis lui même; certains spécialiste annoncent d’ores et déjà, dans un avenir relativement proche, un problème de santé publique d’une ampleur largement supérieure au scandale du sang contaminé (5 à 10 millions ( ?) de fumeur cannabiques français concernés par l’utilisation de tels produits). Affaire Alègre : Point très chaud, « supposé » pouvant déboucher sur des affaires de pédophilie, de viols, d’enlèvement et de meurtres d’enfants, probablement sur fond cultuel et sacrificiels et auquelles seraient mélés un système de corruption d’élites, de personalités politiques et de fonctionnaires. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Al%C3%A8gre L'affaire Alègre est une affaire criminelle française concernant Patrice Alègre (né le 20 juin 1968), un tueur en série français arrêté à Paris en septembre 1997 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres. Il a par la suite obtenu des non-lieux dans quatre dossiers le 3 juillet 2008. L'affaire, à proprement parler, débute en mai 2003 par la réouverture du dossier par les gendarmes de la cellule « Homicide 31 » (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d'enquêter sur les victimes de Patrice Alègre). Chronologie • Septembre 1997 : Arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres. o Patrice Alègre reconnaît 5 meurtres et 6 viols, mais est également mis en examen pour 4 autres meurtres. • 21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans. • Début mai 2003, l’affaire Alègre n’est qu’un fait divers parmi d’autres, relégué loin à l’intérieur des journaux parisiens. Patrice Alègre est un tueur condamné en 2002 à vingt-deux ans de réclusion pour plusieurs homicides et viols. Mais, en Haute-Garonne, des gendarmes de la cellule « Homicide 31 », persuadés que toute la lumière n’a pas été faite sur son parcours criminel, ont rouvert le dossier.

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• Le 12 mai 2003, l'hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une prostituée. Elle met en cause des policiers toulousains, et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des parties “fines” organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables [...] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ». • Dimanche 18 mai 2003 au journal télévisé de 20h de TF1, l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l'audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l'enquête, et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l'industrie pornographique ». • Lundi 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation. • Jeudi 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges, et un prostitué, sous le pseudonyme de « Djamel » affirme qu'il y a eu des « morts ». • Mardi 27 mai 2003, le procureur de Toulouse, annonce qu'il est mis en cause dans l'affaire. Il est remplacé le 28. • Vendredi 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination. • Mercredi 17 septembre 2003, l'ancienne prostituée « Fanny » revient sur l'accusation de viol qu'elle avait formulée contre l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis. • Samedi 20 septembre 2003, le travesti « Djamel », impliqué comme témoin dans un des aspects de l'affaire est retrouvé mort dans la chambre d'une clinique de Toulouse. • Lundi 11 juillet 2005, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme » dans lequel Dominique Baudis avait été mis en cause. • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et l'ex adjoint de gendarmerie. • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis. • 2006, Émilie Espès, seule survivante d’une agression de Patrice Alègre décède suite à une tentative de suicide [1]. • Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées "Patricia" et "Fanny" seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volf. • Le 3 juillet 2008, les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme.[2] Origine de l'Affaire Baudis Le 5 septembre 1997, Patrice Alègre est arrêté en banlieue parisienne. Le soir même, Michel Roussel, enquêteur à la Section de recherche de la gendarmerie de Haute-Garonne, le rencontre pour la première fois. Premier face-à-face d'une longue série. L'obstination démesurée de l'adjudant Michel Roussel, redoutant que Patrice Alègre ait débuté sa carrière de tueur bien avant les meurtres pour lesquels il a été jugé, est à l'origine de la création, en

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2000, de la cellule Homicide 31. Apprivoisé peu à peu par Patrice Alègre et exhumant des dossiers oubliés, Michel Roussel ne parvient pas à recueillir suffisamment d'éléments nouveaux pour qu'il soit mis en examen dans de nouvelles affaires de meurtre ou de viol. Au printemps 2003, tout bascule. Le travail d'investigation des gendarmes est mis à mal par une tempête médiatique : des notables toulousains sont accusés par des prostituées d'avoir un lien avec les activités de Patrice Alègre. Si le soufflé médiatique est largement retombé depuis, les dégâts sur les enquêtes concernant des meurtres et des disparitions non résolus sont considérables. Devant le souci d'un « recadrage » valant apaisement général, Michel Roussel, plutôt que de lutter seul contre Alègre, a décidé de quitter la gendarmerie [3]. Au-delà des noms jetés en pâture, cette affaire révèle les dysfonctionnements des services d'investigation et de la justice, qui n'ont pu empêcher un tueur en série de sévir pendant plus d'une dizaine d'années. Complément d'information L'affaire Alègre, qui ne se résume pas à l'affaire Baudis, conserve des zones d'ombre : plusieurs témoins déclarent que le tueur a été longtemps protégé par des policiers ainsi que par un gendarme. L'ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés. L’organisation « Stop à l’oubli » réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, et livre un état des lieux en énumérant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »[4] Autres points de vue, témoignage vidéo Diane et Charles Roche, juristes de formation, livrent le récit détaillé des exactions perpétrées lors de « soirées très spéciales » entre notables qui se déroulaient dans la région toulousaine auxquelles leur père (le magistrat Pierre Roche, président de Chambre à la Cour d'Appel de Montpellier mort le 22 février 2003 à l'âge de 60 ans, dans des circonstances suspectes et son corps incinéré rapidement et avant même que ses enfants n'apprennent sa mort fortuitement le 25 février 2003) participait[5]. Bibliographie Contes cruels, Toulouse, G.M. Bon, Ed. L'Écailler du Sud, 2004 : roman noir inspiré par l'affaire Alègre. Notes et références 1.

 Emission Affaires criminelles - L'affaire Patrice Alègre, NT1, 10/01/2009 à 22h20

2.

 http://actualite.free.fr/france/3_2008-07-27T1623_FAP4750.html

3.

 Actualités en temps réel - Forums en archive

4.

 Le Figaro – Actualité en direct et informations en continu

5.

 Video Affaire Alègre le scandale ROCHE - Dailymotion

Liens externes •

Notes biographiques

L'affaire Patrice Alègre à Toulouse

Affaire Alègre dans L'investigateur

Affaire Alègre dans La Dépêche.fr

Fin de l’article. Un lien important avec les Illuminati :

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Celui qui sait lire à travers les lignes d’un dossier, trouvera ici plus d’éléments qui vont dans le sens d’un « étouffement d’affaire » que le contraire. Tout « pue » ici l’illuminatisme. Mais ce qui fait la force de ces gens – et qui en même temps est une signature de leur Œuvre – c’est l’absence totale de preuves, le « suicide » de témoins, le meurtre d’autres et les entraves placée à l’adresse de l’action policière. Voici une entrée en matière de la vidéo « Affaire Roche-Alègre » citée juste avant (extraits de l’interview de Charles Roche dans les 5 premières minutes de la vidéo qui dénonce les confidences de son père, le Juge Roche, quelques temps avant sa mort). Sans citer une seule fois le nom des Illuminati, il nous les décrit de façon étonnament précise : « … l’existence d’un groupe secret de gens du pouvoir de type de milieu politique, de la finance … il nous a parlé de gens de milieux médicaux même universitaires … Ce groupe secret recrutait beaucoup dans les milieux judiciaires et même les policier haut gradés y étaient appréciés … Il s’agirait d’un groupe secret dont les activités … consistent à mener des sortes de cérémonies dans le plus grand secret où on conjuguera des pratiques aussi étranges qu’uniformément dégoutantes que la sexualité de groupe, la scarification … Il a évoqué devant nous (sa sœur et lui) des images à vous faire « dresser les cheveux sur la tête » : il nous parlait de chairs calcinées, de brûlures de cigarettes, de chairs transpercées. Il nous disait que les personnes qui étaient torturées, parfois tuées lors de ces séances … déjà ces personnes tuées n’étaient jamais consentantes, mais parmi les personnes torturées, il y avait des malades qui réclamaient ce genre de traitement et puis des personnes non consentantes parfois des enfants - qui étaient d’abord torturées puis mises à mort …Le tout faisant l’objet d’un trafic de K7 Vidéos illégales qui s’échangeraient à des prix fous sous le manteau. Il nous a dit que les proies de ce groupe de prédateurs de la haute société étaient recrutées dans les couches les plus basses de la société et parmi les catégories de personnes que personne n’irait chercher … Il nous a parlé de prostituées, il nous a parlé de « cloches » : je cite le terme employé par le magistrat et, il nous a même mentionné parfois le cas d’étrangers en situation irrégulière … suivant ce qui leur passait « sous la main » j’imagine …c'est-à-dire des gens qui ont rompus des liens avec leur environnement, soit n’ont pas d’existence légale, ce qui est le cas avec les étrangers en situation irrégulière … et donc, en tous cas, des gens que personne ne va aller chercher ou à propos desquels, toute enquète sera plus ou moins vouées à l’échec dès le départ. Et puis alors, bien entendu, les membres de ce groupe, de part les positions influentes qu’ils occupent, sont à même, dans le cas où certaines affaires menaceraient de sortir … et bien de « couper dans l’œuf » en manipulant les leviers qui sont les leurs, d’autant qu’ils se tiennent tous par la « barbichette » … ». Fin de l’extrait. Charles Roche continu son interview sur la relation affairiste de son père avec Dominique Baudis auquel il demanda l’étouffement d’une affaire personnelle délicate. Plus loin on y parle vite fait de rituels sataniques. Vous désirez en savoir plus … consultez la vidéo ! Avant tout autre chose, tenons compte – et il est important de la faire – qu’une infime partie des juges et autres corps de métier cités ici, ne sont réellement concernés par ces principes corruptifs. N’allez pas croire que la majorité des élites s’adonne à ce genre de débauches. La plupart d’entre eux sont honnêtes et consciencieux : ils essayent d’appliquer leur métier avec leur cœur alors que les principes administratifs leur demandent souvent de n’être que des robots, de simples exécutants des ordres qu’ils reçoivent et des lois qu’ils appliquent. Le problème n’est pas notre société mais plutôt ceux qui veulent la détruire et qui sont à la source de cette corruption Ne l’oubliez jamais. En faisant ainsi, ils dirigent indirectement notre structure sociale, l’oriente à leur avantage, se sente au dessus des lois et surtout, leur réel but final est de faire en sortes que ce soit nous-mêmes qui se révolterons contre nos institutions et les détruirons, coupant ainsi « la branche sur laquelle nous sommes tous assis » ! Ne tombons pas dans ce piège !

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Le gendarme Roussel qui apparaît dans le reportage sur l’affaire Alègre consultable à l’adresse web : http://www.dailymotion.com/video/x6cwnb_affaire-patrice-alegre-police-repor_news

Patrice Alègre, photo issue du même reportage que celle précédente. Certains le trouvent « beau gosse » (évidement, ici, c’est une image de garde à vue ou Allègre n’est pas à son avantage) mais derrière ce masque se cache un « monstre » fourvoyeur en victimes auprès de pantins corrompus à la solde des Illuminati.. C’est un psychopathe : son silence n’est donc pas étonnant. Pour lui, son comportement n’est pas amoral, il est normal : c’est nous qui sommes une abhération. !

Moi qui n’aime pas les gendarmes lorsqu’ils me « cassent les pieds » au sujet de mes plantes, j’adresse ici un hommage particulier à l’ex-gendarme Roussel pour son honnêteté, son courage et son obstination. Monsieur Roussel, merci de faire en sortes qu’il existe des gens comme vous sur Terre - respect ! Afghan : Haschich réputé excellent provenant d’Afghanistan et rare depuis la fin de leur guerre avec les russes. Ses caractéristiques sont d’être très malléable, brun très foncé à noir, très odorant et assez riche en T.H.C. C’est du Charas. Les montagnards de ce pays, trafiquants en tous genre de puis des temps immémoriaux, le cultivaient traditionnellement mais en ont développé sa production, ainsi que celle du Pavot entre 1979 et 1989, pour financer leur effort de guerre.

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Le “Petit Dico. des Drogues” précise en outre, que les talibans, fanatiques religieux au pouvoir entre 1996 et 2001, avaient interdit la culture du Cannabis pour la remplacer par celle du Pavot plus lucrative. Comble de l'ironie : cette chasse afghane au Cannabis avait "ouvert le porte-monnaie des aides américaines", aides financières qui ont ainsi aidé le pouvoir taliban en place à se consolider et à développer la culture du pavot. Cela a ré-coûté une autre guerre qui a obligé l’Amérique à envahir l’Afghanistan. Pas très au point la stratégie américaine … à moins que … ! Afssaps : Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Ne s’occupe pas de l’alimentaire, mais de toutes substances, tous produits pouvant présenter des capacités médicamenteuses. Elle a interdit l’iboga qui a fait un mort, mais a autorisé nombre de médicaments qui en ont fait quelques centaines. Serait-elle quand même un peu à la solde de l’industrie ? Agentur : Définition trouvée dans un forum à l’adresse web http://nos-mains.forumactif.net/actualite-societe-etle-coin-des-debrouillards-f4/les-illuminatis-t116.htm « Les " AGENTUR "sont des personnes exceptionnellement intelligentes que les Illuminatis choisissent dès leur jeune âge ; qu'ils éduquent ; puis endoctrinent dans l'idéologie d'un Matérialisme séculaire. Par la suite, ceux-ci sont spécialement entraînés, et rendus capables d'agir en tant qu'experts et spécialistes dans les coulisses des tous les Gouvernements : (légitimes et subversifs), aussi bien qu'à tous les niveaux du monde politique, économique et industriel, ainsi que celui des sciences sociales et du religieux. En exercant un tel contrôle, ils (ces agents-espions des Illuminatis) peuvent ainsi persuader, ou forcer les Exécutifs à adopter des politiques qui permettront de réaliser leurs propres plans secrets en vue de la constitution d'Un Gouvernement Mondial pour lequel ils sont organisés, et même prêts à usurper les Pouvoirs. Parmi ceux qui savent qu'ils travaillent pour l'établissement d'Un Super Gouvernement Mondial, et ceux qui ne le savent pas, beaucoup ne sont pas du tout conscients qu'ils travaillent pour Satan. Ils sont pour la plupart, gagnés à l'idée du Futur Gouvernement Mondial ! Plusieurs d'entre eux d'ailleurs, n'ont même pas cherché à savoir Qui pouvait bien se trouver derrière la promotion d'une telle idée. Ainsi, beaucoup n'ont pas réalisé que toutes les organisations avec des aspirations internationales ont été organisé, financé, dirigé et contrôlé par les Illuminatis depuis 1786 ». Agnosticisme : Il existe plusieurs formes d’agnosticisme, ce qui fait qu’il est difficile d’en faire une définition générale (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnostiques). La meilleure est que l'agnosticisme est le contraire du dogmatisme (il existe des Vérités parfaites et absolues). Mais cela ne suffit pas car, par définition, l'agnosticisme est le contraire (l’antonyme) du gnosticisme dont la définition est double : - Recherche personnelle d’un état d’intériorisation qui « permettrait » de mieux cerner et comprendre l’inexpliqué qui nous entoure (la connaissance). - Définition très discutée (variable) d’une religion qui voit dans la Création une rivalitée entre deux dieux – dont un serait bon et l’autre mauvais Wikipédia nous informe que contrairement à l'athéisme fort ou à l'antithéisme, l'agnosticisme ne conteste pas l'existence du divin mais la possibilité même, présente ou définitive, de démontrer un caractère divin ou surnaturel ou d'autres possibilités de vérités religieuses. Chez des croyants, l'agnosticisme consiste à penser que tout ce qui concerne Dieu nous est supérieur et insaisissable et qu’il serait vain, prétentieux et blasphématoire (quelque part) de vouloir chercher à comprendre ou expliquer ce qui nous dépasse (se serait fatalement tomber dans une erreur d’interprétation). Les bouddhistes compliquent cette définition par leurs propres interprétations : ils pratiquent une forme gnostique par la recherche individuelle de l’état de nirvana (contemplation intérieure), mais ont une approche agnostique du divin et des religions. Enfin, il existe aussi une forme d’agnosticisme chez les athées : ce sont ceux qui ont pris conscience de l’immensité et de la complexité de l’univers (dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit) et pensent qu’il y a des choses qui nous dépassent qu’on ne comprendra jamais et que quelque part, il ne faudrait mieux pas savoir.

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En effet, ce genre de « savoir » pourrait donner trop de pouvoirs à ceux qui le détiennent ou nous pousser vers la destruction. Sage concept ! Agnostique : Qui a rapport à l’agnosticisme. Ce mot s’emploie comme nom et signifie celui qui professe l’agnosticisme. Agoniste : (molécules …) Ici, substance pouvant se substituer à un neurotransmetteur et bloquer son action sur les récepteurs. Par exemple : la morphine est un agoniste des endomorphines (neurotransmetteur) ou le THC est l’agoniste des endocannabinoïdes (autres neurotransmetteurs). Sens opposé : molécules antagonistes : qui s’opposent à l’action des molécules, en empèche leur interliabilité. Akène : Ou Achaine, fruit sec possédant une seule graine, qui ne s'ouvre pas, mais se détache en entier de la plante mère. Albumen : Tissus riche en substances nutritives présent dans les graines. Alcaloïde (un) : Molécule d’hydrocarbure dotée d’au moins un atome d’azote. Les plus grands toxiques (poisons, drogues dures) sont souvent des alcaloïdes. Les T.H.C; et autres cannabinoïdes courants ne sont pas alcaloïdes mais des hydrocarbures dotés d’au moins un atome d’oxygène. Algovore : (néologisme) Terme que j’ai inventé à défaut d’en trouver un déjà existant, qui se nourrit d’algues. Ce mot existe certainement dans le jargon scientifique, mais je ne l’ai pas trouvé ! Alicament : Terme récent (exemple : cité à Europe 2 le 18/10/98 vers 15H49) que vous ne trouverez probablement pas dans votre dictionnaire s’il est un peu ancien. Il est question ici, en fait, de la contraction de deux mots (aliment et médicament) pour désigner toutes substances nutritives bonnes pour la santé. Cette évolution du vocabulaire traduit la prise de conscience et l’engouement récent d’une partie du public pour l’accès à une nourriture saine et équilibrée. Ce terme découle de l’idée que : “la nourriture saine est le premier des médicaments”. Allègre Claude : ne pas confondre avec Patrice Alègre, assassin lié à des disparitions et des meurtres. Claude Allègre est ici présent car cet ancien ministre et chercheur scientifique, s’oppose aux conclusions du réchauffement planétaire du à « l’Effet de Serre » induit par le dégagement humain de gaz qui l’entretiennent. Il est bon que vous sachiez ce que Wikipédia dise sur lui : http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre Claude Allègre Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Claude-Jean Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste et un homme politique français. Ses travaux scientifiques et sa carrière de chercheur ont notamment été récompensés par le Prix Crafoord en 1986 et la Médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences française. Il a été ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000. En parallèle de sa carrière scientifique, Claude Allègre a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et pris des positions publiques sur les thèmes de l'université française et de la recherche. Connu pour son franc-parler, il a parfois suscité des controverses médiatiques, en particulier par ses prises de position sur l'origine et l'évolution du réchauffement climatique[1]. Jeunesse La famille Allègre est originaire du village de Prades-le-Lez dans l'Hérault. Claude Allègre, aîné de quatre enfants, est le fils d'une institutrice puis directrice d’école [2], Lucette Hugonencq (19132009), et d'un professeur de sciences naturelles, Roger Allègre [3]. À l'adolescence, il se lie avec Lionel Jospin, au côté duquel il réside à la cité universitaire Jean Zay d’Antony. Il est resté depuis lors ami fidèle et soutien politique de ce dernier. À l'issue de ses études universitaires, il obtient un doctorat en sciences physiques [4].

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Carrière scientifique Les travaux de chercheur de Claude Allègre ont essentiellement porté sur des questions de géochimie à partir de l'étude des éléments trace et des isotopes. Ses contributions ont facilité par la suite la compréhension de la constitution de la croûte et du manteau terrestres et aussi de l'interaction entre ces deux couches de la Terre. Allègre a également conçu des modèles sophistiqués d'un certain nombre de processus géologiques comme le volcanisme, l'évolution de l'atmosphère terrestre et la formation des nébuleuses planétaires. Parallèlement à l'Américain G.J.Wasserburg, il a développé un certain nombre de techniques de datation isotopique, et notamment la méthode de datation par le système Samarium-Neodyme. Reconnaissance scientifique Ce sont ces recherches qui lui ont permis d'obtenir en 1986, en compagnie de Wasserburg, le prix Crafoord dans cette discipline [5]. Claude Allègre a également reçu la médaille d'or du CNRS, la plus haute distinction scientifique française, en 1994, et la médaille Wollaston en 1987. Il est membre de l'Académie des sciences française [6] et de la National Academy of Sciences, l'académie des sciences américaine. Il est également membre de l'IUF. Fonctions scientifiques Il dirige une équipe de géochimie dans les années 1960. En 1968, l'équipe qu'il dirige, installée depuis un an dans les locaux d’une usine de Saint-Maur-des-Fossés, est rattachée à l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et emménage dans le nouveau campus de Jussieu. Claude Allègre devient ensuite directeur de l'IPGP. En 1992, il succède à Maurice Allègre (aucun lien de parenté) à la présidence du Bureau de recherches géologiques et minières. En 1976, après être devenu directeur de l'IPGP, il est amené à préconiser, lors du réveil du volcan la Soufrière en Guadeloupe, le maintien de l'évacuation d'urgence de la population décidée par le préfet par crainte d'une éruption avec nuées ardentes. Cette affaire provoqua une polémique durable avec le volcanologue Haroun Tazieff qui avait diagnostiqué une éruption phréatique[7]. Une violente polémique opposa Haroun Tazieff à Michel Feuillard, directeur de l'observatoire volcanologique de la Guadeloupe, et à Claude Allègre, alors son supérieur à l'Institut de physique du globe de Paris. Feuillard, Allègre (et le professeur Brousse, sur place) se fondant sur des analyses alarmantes montrant de la présence de magma frais dans les laves et cendres recueillis après les éruptions du volcan, conseillaient l'évacuation de 70 000 habitants proches, tandis que Tazieff, de retour d'un déplacement en Équateur, et se fondant sur son expérience de terrain après une visite sur le site (où il faillit être tué par un jet de gaz) affirmait que le volcan n'avait pas de magma frais, et que, cette fois, il allait donc se calmer sans aucun risque de nuées ardentes. Des mots peu aimables furent échangés, mais dans le doute les pouvoirs publics préférèrent évacuer. Finalement, il s'avéra que les analyses montrant la présence de magma frais étaient erronées, et la Soufrière n'explosa pas, confirmant l'expertise de Tazieff, et se calma sans provoquer de dégâts [8],[9] . Carrière économique En devenant Président du BRGM en 1992, Allègre hérite de fonctions économiques du fait de l'existence de mines gérées par ce bureau. En 1994, bien que ses pouvoirs soient limités, il laisse échoir, avec son directeur général, JeanPierre Hugon, le droit de préemption de la France sur les 24,7% d'actifs possédés par le BRGM dans la mine de Yanacocha au Pérou (les plus grandes réserves d'or d'Amérique du Sud). Une polémique est née en parallèle à ces pertes, révélant que Allègre se serait servi de ses fonctions économiques notamment pour se faire payer par le BRGM un train de vie élevé [10]. Sa piètre défense dans ce dossier lui aurait valu de perdre sa fonction en 1997. Article connexe : Affaire de la mine d'or de Yanacocha. Carrière politique Claude Allègre adhère au Parti socialiste en 1973. Il anime le « groupe des experts » du PS dans les années 1980.

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Conseiller spécial de Lionel Jospin au ministère de l'Éducation nationale de 1988 à 1992, il est souvent qualifié[réf. nécessaire], en raison de son influence, de « ministre officieux » ou de « viceministre » de l'enseignement supérieur et de la recherche. Il est notamment l'initiateur du plan « Université 2000 » [11]. Il propose une réforme profonde du système des classes préparatoires [12]. Il fait partie des conseillers de Lionel Jospin qui refusent le renvoi des jeunes filles musulmanes « voilées » des écoles publiques et s'oppose au projet de loi sur le port du voile islamique en France dans les établissements scolaires[réf. nécessaire]. Ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie (1997-2000)

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Claude Allègre est nommé, le 2 juin 1997, ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin. Il entend réformer l'enseignement supérieur. Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l'enseignement supérieur d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d'Italie se retrouvent lors d'un colloque à la Sorbonne, à l'occasion de la célébration du 800e anniversaire de l'Université de Paris, pour lancer un appel à la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur[13]. Lancé à l'initiative du ministre français du Ministère de l'Éducation nationale, le processus a pour objectif de favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et de faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs. L'initiative est progressivement reprise et développée par la plupart des gouvernements et des universités européens. Il réforme la gestion du personnel enseignant, supprime les heures supplémentaires des professeurs et contribue à mettre en place le système de diplômes européen LMD[14] . Il défend la nécessité d'un rapprochement de l'école et de l'entreprise et d'un « décloisonnement » des systèmes [réf. nécessaire]. A cet effet, il rencontre des chefs d'entreprise. Ces réformes suscitent, dès octobre 1998, des protestations et des manifestations lycéennes qui dureront quelques mois. En 1999 le ministre commence la mise en place de la réforme LMD, en conformité avec le processus de Bologne décidé par l'Union européenne. La Loi Allègre de 1999 sur l'innovation et la recherche permet dorénavant aux universitaires et aux chercheurs de créer une entreprise de type startup et de déposer des brevets. Toutefois, sa gestion et ses annonces à la télévision et à la radio conduisent à une opposition croissante des syndicats enseignants (dont le SNES, alors présidé par Monique Vuaillat[15]). Le 24 juin 1997, il prononce la phrase : « il faut dégraisser le mammouth »[16]. Cette phrase sera l'emblème du conflit avec les enseignants. Les chiffres qu'il annonce en septembre 1997 sur le taux d'absentéisme des enseignants (12 %) sont supérieurs à la réalité (entre 5 % et 8 %[17]). En plus de leurs revendications, les syndicats dénoncent de manière récurrente les paroles prononcées et le choix des termes [18]. Il déclare par exemple : « Les enseignants ont quatre mois de vacances et, en plus, ils prennent leurs congés formation sur la scolarité »[19]. De plus, un certain nombre de ses décisions passent pour autoritaires [20]. Il se retrouve par ailleurs isolé avec Pierre-Gilles de Gennes, en opposition à la majorité des physiciens français, lorsqu'il renonce à mettre en œuvre en France un projet de synchrotron de nouvelle génération[21],[22]. Il préfère une participation au Diamond Light Source (le synchrotron anglais) pour des raisons budgétaires. Roger-Gérard Schwartzenberg, son successeur au ministère de la recherche, reviendra sur ce choix et lancera la construction du synchrotron Soleil.

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Le conflit avec les enseignants conduit à des manifestations en mars 2000 qui contraignent Claude Allègre à remettre sa démission. Jack Lang lui succède au ministère. En plus de sa phrase « il faut dégraisser le mammouth » qui sera l'emblème du conflit avec les enseignants en 1997, Claude Allègre provoque par ses propos un certain nombre de discussions lors de son passage au ministère de l'éducation nationale. Des propos tenus en 1999 lorsqu'il était ministre de l'éducation (« Les maths sont en train de se dévaluer de manière quasi inéluctable. Désormais, il y a des machines pour faire les calculs »)[23] ainsi que des propos similaires publiés en 1995 dans son livre La défaite de Platon[24], entraînent un vif émoi chez de nombreux enseignants et chercheurs français[25]. Il en va de même de sa phrase, prononcée à La Rochelle le 30 août 1997 : « Les Français doivent cesser de considérer l'anglais comme une langue étrangère [26] ». L'hebdo satirique Le Canard enchaîné crée une polémique à propos de la déclaration suivante d'Allègre [27]. Suivent une série d'articles du Canard enchaîné reprochant à Claude Allègre de confondre "chute dans le vide" et "chute dans l'air", qui vont jusqu'à solliciter l'avis de Georges Charpak (Prix Nobel de physique)[28]. [modifier] Opposition à Ségolène Royal Au sein du PS, après le retrait de Lionel Jospin, en 2002, il milite pour le retour de ce dernier à des responsabilités nationales. Au printemps 2006, il espère le voir se porter candidat et tente de s'opposer à la montée en puissance de Ségolène Royal pour la candidature aux élections présidentielles [réf. nécessaire]. Il soutient d'abord Dominique Strauss-Kahn pour les primaires socialistes de novembre 2006, puis Jean-Pierre Chevènement quand Ségolène Royal est investie. Chevènement finit par se désister en faveur de cette dernière. En septembre 2007, il publie un livre d'entretiens avec Dominique de Montvalon. La Défaite en chantant revient sur l'échec de la gauche aux élections présidentielle et législatives du printemps. Il s'en prend à Ségolène Royal, dont il juge les capacités insuffisantes pour la présidence de la République, à François Hollande (« Il a foutu un bordel noir ») et à Lionel Jospin qu'il épargnait jusque là[29],[30]. Aujourd'hui Bien que militant depuis 1973 au PS, il décide de ne pas reprendre sa carte en janvier 2008. Nicolas Sarkozy, chez qui il avait été aperçu entre les deux tours de l'élection présidentielle [31], déclare en février 2008 qu'il aimerait bien travailler avec lui[32]. Le 28 août 2008, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, a confié à l'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale Claude Allègre le soin d'organiser les Assises européennes de l’innovation [33]. Le 26 mai 2009, il annonce à l'AFP qu'il votera « sans états d'âme » et « sans hésitation » pour la liste UMP aux élections européennes du 7 juin[34]. [modifier] Critiques Selon le journal d'information en ligne Mediapart, depuis la fin des années 1980, Claude Allègre a petit à petit délaissé la recherche pour s'investir dans la politique [35]. Certains chercheurs lui ont reproché ses prises de position hors de son domaine d'expertise[36],[37], tandis que d'autres chercheurs soulignent que Claude Allègre est « sorti du monde de la recherche depuis les années 1990 », que son « scepticisme » n'est fondé « sur aucun travail scientifique propre » et que « ses livres grands publics lui évitent de se confronter à un examen par ses pairs »[38]. Édouard Brézin juge par exemple que Claude Allègre « [se sert] de son prestige pour asseoir son autorité sur des assertions non justifiées dans des domaines qui lui sont étrangers », jugeant que « [ses] déclarations sur les mathématiques ou la relativité générale ont eu pour simple effet de ridiculiser leur auteur aux yeux de la communauté scientifique » [39]. Il s'est en effet souvent fait remarquer par des prises de position non orthodoxes dans des domaines autres que la géochimie : par exemple en climatologie [réf. nécessaire], en volcanologie[40], en mathématiques[41]. L'Académie des sciences a notamment, dans un rapport publié le 28 octobre 2010[42], réfuté « sans ambiguïté la plupart des thèses [que Claude Allègre] développe dans son ouvrage L'Imposture climatique » [43].

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Réchauffement climatique et activités humaines Prises de position Claude Allègre met en doute l'origine humaine du réchauffement climatique. Un exemple en est donné par ses déclarations du 21 septembre 2006 dans la chronique hebdomadaire qu'il tient dans le magazine L'Express, déclarations qui ont fait naître une polémique. Il y écrit que la cause de la modification climatique contemporaine reste incertaine et n'est pas forcément due à l'activité humaine. Il stigmatise simultanément « l’écologie de l'impuissance protestataire [qui] est devenue un business très lucratif pour quelques-uns ! »[44]. Il précise, dans une seconde chronique du 5 octobre 2006, que selon lui, au sein des changements climatiques, la hausse globale des températures n'est pas le phénomène essentiel, en comparaison avec les impacts plus graves liés à l’augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes [45]. Par ailleurs, Claude Allègre a critiqué l’inscription du principe de précaution sous sa forme actuelle dans la Constitution, car son flou est selon lui une entrave à la recherche ; dans Ma Vérité sur la planète, il écrit : « Le principe de précaution, c’est l’arme contre le progrès »[46]. Il a pris position contre l'instauration d'une taxe carbone, y voyant « une initiative catastrophique pour notre pays ». « Elle serait inutile climatiquement, injuste socialement, nuisible économiquement » [47],[48]. Il s'oppose régulièrement, de manière vive et polémique, à Nicolas Hulot, et le qualifie d'« imbécile » [49] et de « nul complet » [50]. Réactions Au sein des controverses sur le réchauffement climatique, la position qu'il défend est très minoritaire, en particulier chez les climatologues, et ses prises de position ont suscité de très vives réactions, notamment chez des scientifiques réputés [51]. La grande majorité des experts du GIEC considère que le réchauffement climatique est causé principalement par les activités humaines. En réaction aux prises de positions d'Allègre, certains défenseurs du GIEC ont ainsi critiqué explicitement ses arguments [1]. Le biologiste Pierre-Henri Gouyon parle de « négationnisme écologique » [52]. Pierre Joliot-Curie, biologiste, affirme pour sa part : « la défense de thèses apparemment révolutionnaires est une manière trop facile de conforter sa popularité. L'attitude de Claude Allègre vis-à-vis du changement climatique me paraît de ce point de vue inadmissible »[52]. D'autres scientifiques soutiennent, parfois partiellement, Claude Allègre. Ainsi, lors d'une séance de l'Académie des sciences en mars 2007 ses arguments ont été défendus par ses collègues géophysiciens de l'IPGP Jean-Louis Le Mouël et Vincent Courtillot, membres de l'Académie des sciences. Ces derniers ont été vivement critiqués par deux autres académiciens des sciences, spécialistes du climat, Hervé Le Treut et Édouard Bard (professeur au Collège de France)[53],[54]. L'Académie des Sciences, dont Claude Allègre est membre, a examiné la thèse qu'il a défendu jusqu'ici, selon laquelle le réchauffement climatique ne trouverait pas sa cause principale dans les émissions de CO2 liées aux activités humaines, et a réfuté cette thèse dans un rapport publié le 28 octobre 2010[55],[56]. L'Imposture climatique et la critique Dans L'Imposture climatique, un ouvrage d'entretiens avec le journaliste Dominique de Montvalon, Claude Allègre formule de graves accusations contre les climatologues, et tout particulièrement le GIEC[57]. Il intitule cette institution « Groupement international pour l'étude du climat » (il s'agit en réalité du « Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ») et évoque à son sujet un « système mafieux » ayant conspiré pour faire passer aux yeux de l'ensemble du monde un « mythe » pour un fait scientifique. Le livre trouve un large écho dans les médias, des articles de presse sont critiques, comme celui du journaliste du Monde Stéphane Foucart qui l'accuse de contenir « de nombreuses approximations et erreurs factuelles à même de tromper le public »[57]. Jean-Louis Fellous, ancien responsable des programmes d'observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l'Ifremer, considère que le livre contient des « mensonges »[58]. Le paléo-climatologue Håkan Grudd accuse également Claude Allègre d'avoir falsifié dans son ouvrage l'une de ses courbes de reconstitution de la température [59].

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Le mercredi 7 avril 2010, 600 chercheurs en sciences du climat ont publié un courrier de protestation contre, entre autres, l'ouvrage de Claude Allègre [60], dans lequel ils relèvent de nombreuses erreurs factuelles[61] et des dénigrements[62]. Désamiantage du Campus de Jussieu Chroniqueur au magazine Le Point, il dénonce, le 19 octobre 1996, la décision de désamiantage du Campus de Jussieu et qualifie l’affaire de « phénomène de psychose collective ». En 2004, dans le livre Quand on sait tout, on ne prévoit rien, il estime que le désamiantage des bâtiments du campus de Jussieu, au coût très élevé, n'était pas justifié, et que des opérations d'encapsulage de l'amiante auraient suffi. La décision de désamiantage a été prise en 1996 à la suite d'une étude menée par quatre bureaux d'études européens dont le rapport a été remis en 1995[63]. Celui-ci préconisait l'enlèvement. Il n'écartait pas cependant les opérations d'encapsulage : elles ont pour avantage un coût immédiat moindre, mais pour inconvénients une pérennité non garantie, et des risques pour les personnels des entreprises amenés à intervenir dans les bâtiments [64]. L'amiante dans ce bâtiment est considérée comme la cause de 22 morts, et aurait également porté atteinte à la santé de 130 autres personnes [65]. Chronologie •

1976-1986 : directeur de l'Institut de physique du globe de Paris.

1984-1985 : délégué national à la recherche

1985 : membre de la National Academy of Sciences

1987 : membre du comité directeur du Parti socialiste

1988-1992 : conseiller spécial auprès de Lionel Jospin

1989-1994 : député au parlement européen

1990 : membre du bureau exécutif du Parti socialiste

1992 : conseiller régional de Languedoc-Roussillon

1992-1997 : président du conseil d'administration du Bureau de recherches géologiques et minières

1995 : membre de l'Académie des sciences

4 juin 1997 - 27 mars 2000 : nommé ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Lionel Jospin

membre du conseil national du Parti socialiste

membre du conseil d'administration du groupe Ipsos (2002). Précédé par

Claude Allègre

François Bayrou

Ministre l'Éducation 1997-2000

François d'Aubert

Ministre français de l'Enseignement supérieur et Roger-Gérard de la Recherche Schwartzenberg 4 juin 1997 - 27 mars 2000

français de nationale Jack Lang

Distinctions •

Suivi par

1986 : prix Crafoord pour la géologie

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1987 : médaille Wollaston

1994 : médaille d'or du CNRS

1995 : médaille William Bowie

Ouvrages •

L'Imposture climatique, Plon, 2010 (ISBN 9782259209854)

La Science est le défi du XXIe siècle, Plon, 2009

La science et la vie, journal d'un anti-panurge, Fayard, 2008 (ISBN 2213633738)

La Défaite en chantant (conversations avec Dominique de Montvalon), Plon, 2007

Ma vérité sur la planète, Plon, 2007

Un peu plus de science pour tout le monde, Fayard, 2006

Le Défi du monde, avec Denis Jeambar, Fayard, 2006

Dictionnaire amoureux de la science, Plon, 2005

Géologie isotopique, Belin, 2005

Quand on sait tout, on ne prévoit rien, Fayard, 2004

Un peu de science pour tout le monde, Fayard, 2003

Galilée, Plon, 2002

Changer de politique, changer la politique, Éditions de l'Aube, 2002

Histoires de Terre, Fayard, 2001

Les Audaces de la vérité (entretiens avec Laurent Joffrin), Robert Laffont, 2001

Vive l'École libre !, Fayard, 2000

Toute vérité est bonne à dire, avec Laurent Joffrin, Robert Laffont, 2000

Dieu face à la science, Fayard, 1997

Questions de France, Fayard, 1996

La Défaite de Platon, Fayard, 1995

L'Âge des savoirs, Gallimard, 1993

Écologie des villes, écologie des champs, Fayard, 1993

Introduction à une histoire naturelle, Fayard, 1992

Économiser la planète, Fayard, 1990

Douze clés pour la géologie (entretiens avec Émile Noël), Belin, 1987

De la pierre à l'étoile, Fayard, 1985

Les Fureurs de la Terre, Odile Jacob, 1987

L'Écume de la Terre, Fayard, 1983

Introduction à la géochimie (en collaboration avec G. Michard), PUF, 1973

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Il collabore également depuis 2002 à l'élaboration de scénarios pour la télévision : •

2002 : La Bataille d'Hernani de Jean-Daniel Verhaeghe (avec Jean-Claude Carrière).

2006 : Galilée ou l'amour de Dieu de Jean-Daniel Verhaeghe (avec Jean-Claude Carrière)

Notes et références 1.

 a et b Les climatologues en colère, Le Monde; Lettres à l'Express après publication de la chronique de C. Allègre, Réponse de "Libération" à Claude Allègre : le point sur les arguments, [pdf] Réponse à Claude Allègre par Michel Crépon dans Le Monde, « Commentaire de lecture : Ma Vérité sur la Planète » de septembre 2007 et « Claude Allègre, ou l'art d'avoir une position publique en porte-à-faux avec son activité "privée" » d'octobre 2006 par Jean-Marc Jancovici

2.

 Elle a raconté son expérience dans L'École de ma vie, Paris, Bayard, 1999. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s'engagea, ainsi que son mari, dans la Résistance. Elle était chevalier de la Légion d'honneur, décorée de la Médaille de la Résistance et officier des Palmes académiques.

3.

 http://www.youtube.com/watch?v=RztlhXBjVoQ&NR=1&feature=fvwp

4.

 Claude Allègre, Introduction à la géochronologie des systèmes ouverts, 1967. Thèse de doctorat en Sciences physique, Université de Paris.

5.

 (en) The Crafoord Prize 1986, 1er juin 1986

6.

 Page de Claude Allègre à l'Académie des sciences

7.

 François Beauducel, À propos de la polémique de Soufrière 1976....

8.

 [1]

9.

 [2]

10.  « Les notes de frais en or de Claude Allègre », VSD, 18 novembre 1999, p. 6-7 11.  Fiche Personnalité de "EduPro" 12.  Times Higher Education, 22 octobre 1999 13.  Appel à la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur 14.  Fiche Personnalité de "EduPro" 15.  Valeurs actuelles du 31 mars 2000 16.  [pdf] La petite phrase qui tue. 17.  Claude Allègre réitère ses allégations, L'Humanité, 1997. Consulté le 19 novembre 2007 18.  http://www.lexpress.fr/informations/pourquoi-les-profs-veulent-la-peau-d-allegre_630838.html 19.  http://www.lepoint.fr/archives/article.php/448945 20.  (en) Times Higher Education, 22 octobre 1999 : refus de nomination du directeur de l'École centrale 21.  Texte de Claude Allègre : "Les priorités Politique de la recherche et les Très Grands Equipements", 1999 22.  Article du figaro le 15/10/2007 23.  Interview à France-soir, 29-11-99. 24.  Dans La Défaite de Platon, il écrit « Va-t-on continuer à recourir aux mathématiques pour calculer ? Depuis l'apparition des calculettes, on n'enseigne plus à extraire une racine carrée, ni à se servir d'une table de logarithmes. Continuera-t-on demain à enseigner les subtilités de la construction des courbes ou le calcul d'intégrales compliquées ? L'ordinateur va nous conduire à reconsidérer les mathématiques comme un auxiliaire des sciences » ou encore « recruter les scientifiques avec les maths est aussi baroque que de recruter des littéraires sur une interrogation de grammaire » 25.  Lettre d'indignationde Laurent Schwartz, Lettre de protestationémanant d'environ 80 Académiciens, Lettre ouverte de l'ADIREM adressée au président de la République et au Premier ministre, site de Jean-Pierre Demailly 26.  Bernard Cassen, « La langue-dollar », Le Monde diplomatique, mai 2000, p. 32.

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27.  le 21 février 1999, dans l'émission Public de TF1 : « Vous prenez un élève, vous lui demandez une chose simple en physique : vous prenez une boule de pétanque et une balle de tennis, vous les lâchez, laquelle arrive la première ? L'élève, il va vous dire la boule de pétanque. Eh bien non, elles arrivent ensemble, et c'est un problème fondamental, on a mis 2000 ans pour le comprendre. Ça, c'est des bases, tout le monde doit savoir ça. » 28.  Le Canard enchaîné formule ce reproche dans un article du 24 février et publie une série d'articles les 3, 10, et 17 mars, allant jusqu'à solliciter l'avis de Georges Charpak (Prix Nobel de physique): Le Ministre perd la boule ?. 29.  Le Foll : Allègre a « envie de régler des comptes » sur nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, 31 août 2007. Mis en ligne le 31 août 2007, consulté le 16 décembre 2007 30.  Allègre: « François Hollande est responsable de cette pagaille » sur liberation.fr, Libération, 30 août 2007. Mis en ligne le 30 août 2007, consulté le 16 décembre 2007 31.  RTL, 4 mai 2007 32.  Le Nouvel Observateur, 26 février 2008 33.  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080829.OBS9274/claude_allegre_accepte_une_mission_d e_sarkozy.html 34.  http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-05-27/europeennes-allegre-votera-sans-etat-d-ameump/917/0/346817 35.  Notre enquête : au fait, Claude Allègre est-il un si brillant chercheur ? "Mediapart" du 17 mars 2008. 36.  Notre enquête : au fait, Claude Allègre est-il un si brillant chercheur ?, "Mediapart" du 17 mars 2008. 37.  J'ai honte que Claude Allègre soit considéré comme un de mes collègues, "Mediapart" du 16 juin 2010. 38.  « La science confuse », Télérama, n° 3147, 8-14 mai 2010, p. 28. 39.  Claude Allègre : le message de Edouard Brézin, Blog Libération Sciences² du 15 juin 2010. 40.  La Soufrière, volcanology and forecasting, Tazieff, H., Nature, vol. 269, 8 septembre 1977. 41.  Les Mathématiques méritent considération, Gazette des Mathématiques d'avril 2000. 42.  [pdf] Le changement climatique, rapport de l'Académie des sciences, 26 octobre 2010. 43.  Jade Lindgaard, « L’Académie des sciences désavoue Claude Allègre et les climato-sceptiques », Mediapart, 28 octobre 2010. 44.  Neiges du Kilimandjaro – La cause de la modification climatique reste inconnue. Donc, prudence 45.  « Climat: la prévention, oui, la peur, non », L'Express, 5 octobre 2006 46.  in Ma vérité sur la planète, p.48 47.  Claude Allègre dénonce une "initiative catastrophique". 48.  La croisade de Claude Allègre contre la taxe carbone, leParisien.fr, 23 août 2009. 49.  http://www.liberation.fr/terre/0101593621-allegre-nicolas-hulot-est-un-imbecile 50.  http://www.marianne2.fr/Allegre-Hulot-est-un-marchand-de-soupe-inculte-_a182580.html

51.  « Claude Allègre fait peur à Jean Jouzel », Libération, 29 février 2008 (Comme Allègre, Jean Jouzel a reçu la médaille d'or du CNRS, la plus haute distinction scientifique française).

52.  a et b « Claude Allègre, un si brillant chercheur ? » par Jade Lindgaard, 16 mars 2008, sur mediapart.fr 53.  Climat : polémique entre académiciens dans Le Figaro du 15 octobre 2007. 54.  « L'Académie des sciences s'échauffe sur le climat », dans Libération du 14 mars 2007. 55.  http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/28/changement-climatique-l-academie-des-sciences-refute-lestheses-d-allegre_1432349_3244.html 56.  http://www.academie-sciences.fr/publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf

24


57.  a et b Stéphane Foucart, Le cent-fautes de Claude Allègre, LeMonde.fr, 27 février 2010. 58.  « Claude Allègre : en finir avec l'imposture », par Jean-Louis Fellous, LeMonde.fr, 1er mars 2010. 59.  Voir Sylvestre Huet, « Climat : Allègre part en courbes », Libération, 23 mars 2010. 60.  Plus de 600 scientifiques, s'estimant dénigrés, réclament l'organisation d'un vrai débat sur le climat, Le Monde, 9 avril 2010 61.  Commentaires sur le livre de Claude Allègre et Dominique de Montvalon, L'imposture climatique ou la fausse écologie, Plon, 2010 62.  Quelques exemples de dénigrement relevés dans le livre de Claude Allègre, l’Imposture Climatique 63.  Voir la chronologie et une copie partielle du rapport sur le site du Comité Anti-Amiante Jussieu 64.  Rapport SETECdu 23/12/95, paragraphes 8.1.2 et 8.1.3. 65.  "Déjà 22 morts et 130 malades : les amiantes de jussieu", Nouvel Observateur, November 29, 2007

Voir aussi Bibliographie •

Sylvestre Huet, L'imposteur c'est lui : réponse à Claude Allègre, Stock, 2010.

« La science confuse », Télérama, n° 3147, 8-14 mai 2010, p. 26-32.

Articles connexes •

Processus de Bologne

Liens externes Sur les autres projets Wikimédia : •

« Claude Allègre », sur Wikiquote (recueil de citations)

Retrospective des petites phrases du ministre de l'éducation nationale Claude Allègre

Fin de l’article. A lire aussi, un article de « Libération Science » qui décrypte un ensemble de doléances (pour mensonges et falcification de données) contre monsieur Allègre par monsieur Håkan Grudd, paléo-climatologue à l'Université de Stockholm : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/claude-all%C3%A8gre-accus%C3%A9-de-falsificationpar-h%C3%A5kan-grudd.html Altéragène : (action …) Qui provoque une modification qui détériore, qui altère … Altermondialisme : Voici ce qu’en dit Wikipédia : Le mouvement altermondialiste, ou altermondialisme, est un mouvement social composé d'acteurs très divers qui proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs « sociales » et soucieuses de l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu'ils analysent comme les « logiques économiques de la mondialisation néolibérale ». Assez hétérogène, le mouvement se rassemble autour du slogan « Un autre monde est possible » ou plus récemment, « D'autres mondes sont possibles »[1], mais oscille entre un réformisme (par exemple à travers la revendication d'une Taxe Tobin[2] par Attac) et un « imaginaire de la rupture ». Néanmoins, on distingue des prises de position et des revendications communes à de nombreuses organisations concernant : • une contestation de l'organisation interne, du statut et des politiques des institutions mondiales telles que l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international

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(FMI), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8 et la Banque mondiale ; •

des revendications de démocratie selon les différentes orientations politiques [3] ;

la justice économique[4] ;

l'autonomie des peuples [5] ;

la protection de l’environnement [6] ;

les droits humains fondamentaux [7] ;

• une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre international de la finance et du commerce. Ces thèmes se retrouvent d'une part dans un certain nombre d'ouvrages, de films ou encore de médias[8], d'autre part dans des textes de diverses organisations du mouvement altermondialiste : plate-forme proposée par ATTAC, manifestes ou rapports élaborés durant les forums sociaux mondiaux, dont le manifeste de Porto Alegre, des textes de l'Organisation des Nations unies de déclarations de droit et d'autonomie dont les altermondialistes « réformateurs » veulent l'application concrète[9] (voir aussi la partie Propositions). Historique et structure Article détaillé : Chronologie de l'altermondialisme. Le mouvement a pris racine petit à petit tout au long du XXe siècle. Il commence à prendre de l'ampleur au début des années 1980 dans les pays du sud avec la lutte contre la dette du tiers monde, l'OMC et les plans d'ajustement structurels du FMI ; mais il reste alors inaperçu en Occident. Il apparaît en Europe, aux États-Unis et en Corée à partir de 1994, dans le cadre d'une critique du chômage, de politiques entraînant la précarisation du travail et la remise en cause de la protection sociale.[réf. nécessaire] Les manifestations de Seattle en 1999 sont les premières manifestations médiatisées altermondialistes [réf. nécessaire]. Elles sont suivies par un premier Forum social mondial, alternatif au Forum économique mondial de Davos, et par le rassemblement de Gênes en 2001 (avec la mort d'un manifestant par balle lors d'affrontements avec la police italienne) contre le sommet du G8. Les Forums sociaux mondiaux ont lieu chaque année soit à Porto Alegre (de 2001 à 2003), à Bombay en 2004 ou encore polycentrique. En novembre 2002 s'est également tenu le premier Forum social européen à Florence, au cours duquel 450 000 à 1 million de personnes ont défilé contre la guerre en Irak et « pour un autre monde ». En tant que lieux d'échanges et évènements médiatiques, les forums sociaux sont les espaces et les moments privilégiés du mouvement. Il s'est développé durant les dernières années plusieurs forums sociaux mondiaux, continentaux et locaux. La ville d'Atlanta a accueilli le premier Forum social des États-Unis du 27 juin au 1er juillet 2007, à l'initiative du Forum social [10]. Composition Le mouvement altermondialiste résulte de la convergence et de la multiplicité de mouvements. Il regroupe des personnes d'horizons très divers. Pour cette raison, cette mouvance est appelée parfois « le mouvement des mouvements »[11].

Attac à Cologne Cette diversité se reflète dans le grand nombre d'organisations se revendiquant altermondialistes. Le point de vue altermondialiste connaît également un écho parmi certains dirigeants des PMA, ainsi que certains l'ont exprimé dans la déclaration de Dhaka ou dans leur appartenance au mouvement des non-alignés.

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Convergence d'une multiplicité de mouvements et d'associations, la mouvance altermondialiste n'a pas d'organisation en elle-même. Elle constitue un réseau au fonctionnement « horizontal ». Les associations réunies au sein du mouvement peuvent d'ailleurs être organisées suivant ce modèle (ainsi dans l'Union syndicale Solidaires en France), mais certaines organisations comme ATTAC France reproduisent dans leur structure une hiérarchie pyramidale en octroyant un pouvoir décisionnel important à une minorité, comme le collège des fondateurs d'ATTAC. Le mouvement est également organisé dans des réseaux internationaux (cf. la structure des mouvements ATTAC, ou Indymedia), notamment à travers des forums mondiaux, tel le Forum social mondial de Porto Alegre, afin d'y développer des synergies internationales entre les différents mouvements. Orientations Le terme anti-mondialisation a été le premier utilisé par les journalistes pour désigner le mouvement contestataire. En 1999, le terme « altermondialisme » ou « altermondialisation », d'origine belge, fut introduit dans la francophonie pour mettre en avant le caractère favorable d'une partie du mouvement à une forme de mondialisation qui serait différente de la mondialisation actuelle[12]. Le terme lui-même est la reprise du slogan « Un autre monde est possible ». La pluralité des orientations politiques au sein du mouvement est difficile à synthétiser. Il est possible de décrire un certain nombre d'orientations spécifiques au sein du mouvement : • Les communistes et marxistes. Les communistes se sont liés au mouvement altermondialistes sur des bases anticapitalistes et s'opposent traditionnellement à la mondialisation économique capitaliste, qui serait celle de la classe bourgeoise, et prônent la mondialisation de l'action des peuples (ou du prolétariat) selon un modèle social et solidaire. Tous les communistes ne se sentent pourtant pas altermondialistes : en France, si des partis comme le PCF ou le NPA se rapprochent de la mouvance, d'autres, comme par exemple Lutte ouvrière, s'en éloignent...[réf. nécessaire] • Les antilibéraux qui critiquant le modèle du libre-échange (cf. critiques du libéralisme économique) veulent réformer en profondeur les principes de la logique économique, sur la base de critères sociaux et moraux. Certains proposent de taxer les flux de capitaux spéculatifs (taxe Tobin). • Les souverainistes ou nationalistes qui, ayant pour but déclaré de protéger la nation du « néolibéralisme » des marchés et de l'insécurité sociale qui en découlerait (chômage, « dumping social », délocalisations), prônent des mesures protectionnistes d'intérêt national ou régional en matière d'économie. Cette dernière catégorie est clairement antimondialiste. • Les écologistes qui veulent préserver l'environnement (face à ce qu'ils estiment être les dangers de la société industrielle). • Les objecteurs de croissance qui s'opposent au développement de la consommation comme modèle social. • Une partie de l'extrême droite française se revendique de l'altermondialisme, comme le journal Flash, proche du Front national , avec des auteurs comme Alain Soral[13]. • Les localistes qui privilégient ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, entendant favoriser ainsi la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises. La plupart des tendances s'accordent sur un compromis que l'on retrouve aussi dans la tendance modérée, celle des « réformateurs modérés » qui sont partisans du libre-échange mais souhaitent que le marché soit régulé selon des impératifs sociaux et environnementaux, par exemple le principe de souveraineté alimentaire.[réf. nécessaire] Position Positions présentées comme altermondialistes La pensée altermondialiste veut, d'une part, faire prendre conscience de ce qu'elle considère comme les méfaits d'une forme de mondialisation trop centrée sur l'économie, et, d'autre part, proposer des réformes ou du moins des alternatives selon la formule "un autre monde est possible". Cependant, si la diversité du mouvement s'avère

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efficace en tant que front de contestation, son manque d'homogénéité empêche le mouvement de produire un programme politique clair et de canaliser ses partisans dans une voie unique. Cependant, une orientation commune se dégage sur des thèmes généraux comme la lutte pour le développement durable, la souveraineté alimentaire et les droits fondamentaux comprenant la paix voire la démocratie. L'altermondialisme se veut un moteur de lutte sociale. Il a désigné comme son principal adversaire idéologique le « néolibéralisme. » L’idée de base des altermondialistes consiste à considérer que le processus de mondialisation économique, s’il n’est pas encadré politiquement, conduit à une augmentation des inégalités dans le monde : d’une part entre la population mondiale la plus riche et la plus pauvre, d’autre part entre les pays du Nord, principalement l'Amérique du Nord et l'Europe, et une majorité des pays du Sud dont l'Afrique subsaharienne et les PMA. Ce dernier point peut toutefois être contesté par l’analyse du PIB par pays sur les 50 dernières années[14], un indicateur que les altermondialistes contestent en général. Certains altermondialistes sont par ailleurs préoccupés par l'effet de serre, les OGM (voir Lutte anti-OGM), la pollution qui est engendrée par l'activité industrielle ou encore les armes chimiques et nucléaires. D'autres accusent les grandes compagnies transcontinentales et les organes financiers et commerciaux internationaux de favoriser, directement ou indirectement, des intérêts privés plutôt que l'intérêt général par la recherche de profits au détriment des facteurs sociaux et écologiques (voir externalité négative et les difficultés à appliquer le protocole de Kyto ou la Bourse du carbone). Critiques Critique du marché mondial Les altermondialistes considèrent que la mondialisation par le marché n'est pas un synonyme de progrès humain, celle-ci ne profitant, selon eux, pas équitablement à tous. Les altermondialistes dénoncent particulièrement les inégalités croissantes entre la proportion des plus riches et des plus pauvres de la planète. Estimant qu'elles ont augmenté depuis 1960, ils attribuent cette hausse à la mondialisation plutôt qu'aux causes internes à ces pays. Selon le rapport 2001 du PNUD, 1% des plus riches mondiaux disposent d'un revenu cumulé égal à celui des 57% les plus pauvres. De plus, pour 45 des 77 pays disposant d'une statistique sur l'inégalité de revenu, celle-ci a cru à l'intérieur des pays entre 1960 et 1990, renforçant les inégalités intra-nationales. Ces chiffres sont cependant contestés : ainsi, l'économiste espagnol Xavier Sala-i-Martin, spécialiste d'économie du développement, écrit dans ses travaux universitaires que les inégalités économiques et la pauvreté ont diminué au niveau mondial depuis les années 1970 pour les pays qui se sont ouverts au commerce international, alors que les pays ayant des stratégies autocentrées ont vu leur revenu moyen diminuer. Il ajoute que, selon ses calculs, les inégalités entre pays ont augmenté dans les années 1960 et 1970, avant de diminuer progressivement [15]. Ils pointent également que entre 1990 et 2000, malgré l'accroissement des forces productives, illustré par le doublement du PNB mondial, le nombre des victimes de la faim n'a pas évolué[réf. nécessaire] significativement (+/9 millions de morts chaque année, soit près de 25 000 par jour selon les chiffres du PAM). Sur le plus long terme, on est passé d'1,5 milliards de personnes souffrant de la faim dans les années 1950 sur une population de 2,5 milliards, à environ 800 millions en 2006[16]. Est également critiquée la libéralisation des flux financiers et monétaires mondiaux qui a, selon eux, un effet déstabilisateur sur les économies locales et des conséquences humaines néfastes. Ils attribuent par exemple la crise économique argentine et la crise économique asiatique du sud-est à la fin des années 1990 à cette libéralisation. De plus, les paradis fiscaux sont une des cibles des altermondialistes. Pareillement, la « spéculation » est régulièrement critiquée par le mouvement altermondialiste alors qu'à l'inverse elle est considérée par la majorité des économistes comme nécessaire à l'activité économique et à la constitution d'un marché efficient. Position vis-à-vis des États et des organismes internationaux Les altermondialistes considèrent que l'économie n'est pas régie par des lois économiques naturelles et immuables mais est le fruit de politiques conscientes des gouvernements qui concèderaient de plus en plus leur pouvoir au marché (voir Consensus de Washington). De leur point de vue, le marché réduirait l'homme et la nature à sa valeur marchande. Ils voient comme contrepoids des instances externes aux marchés, comme les États, certaines organisations internationales ou, sans trop de précision sur sa représentation, la société civile. Bien que se disant favorables au développement

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d'organisations internationales, ils s'attaquent à celles qui cherchent à privatiser ou à réduire l'accès aux services publics, ainsi qu'à celles qui visent à libéraliser l'économie. L'organisation ATTAC résume le souhait des altermondialistes de modifier les règles des grandes institutions internationales comme suit : « Une réforme radicale des institutions financières internationales, fondée sur une remise en cause de l’organisation actuelle des pouvoirs au sein du système financier international, constitue une condition politique préalable à la construction d’un mondialisme alternatif fondé sur le pouvoir des peuples et sur une nouvelle conception du développement durable. » Les altermondialistes souhaitent une plus grande démocratisation des institutions supranationales, non démocratiquement élues au suffrage universel direct, comme l'OMC, FMI, la Banque mondiale ou le G8 (voir également : Banque centrale européenne). Le manque de transparence de ces organisations est aussi souvent critiqué par le mouvement altermondialiste. Critique de l'OMC

Manifestation anti-OMC à Jakarta Tout d'abord, le mandat de l'OMC de réduire les obstacles au libre-échange est critiqué comme étant défavorable à certains pays du sud, particulièrement concernant l'agriculture. Ainsi le rapport de la plateforme d'ONG françaises Coordination SUD intitulé « La protection des marchés agricoles. Un outil de développement »[17] conclut que « associée à des mesures de soutien à la production » et « pendant une période de temps donnée », « la mise en place de mesures de protection (des marchés agricoles) apparaît clairement comme une condition nécessaire pour parvenir à développer la production locale et renforcer l’autosuffisance ». Néanmoins, la Politique agricole commune, qui subventionne les exportations agricoles des pays riches et qui est dénoncée par les pays du sud comme concurrence déloyale, fait débat au sein du mouvement altermondialiste. Les négociations en huis clos sont également pointées du doigt, ainsi que le système de négociation per se, géré par des comités techniques non élus démocratiquement et accusés de dissimuler des lobbies d'intérêt privés. D'autre part, la domination des pays industrialisés dans le commerce mondial est pointée comme raison de l'impossibilité pour les pays pauvres et les groupes minoritaires de s'opposer aux décisions de l'OMC. Ainsi, l'ONG Oxfam dénonce le fait que selon elle les intérêts des pays développés prennent le pas sur le développement dans les négociations commerciales [18]. Les altermondialistes, rejoint en cela par des auteurs et experts de tout bord, appellent à plus de démocratie, plus de transparence et un nouveau rapport de forces plus favorables aux pays en développement et aux politiques locales. En outre, la gouvernance de l'OMC, basée principalement sur les ministres du Commerce des pays adhérents, est critiquée pour son manque de préoccupation dans les domaines sociaux et environnementaux qui sont pourtant influencés par ses décisions. Les accords concernant la propriété intellectuelle comme les ADPIC sont également dénoncés lorsqu'ils sont relatifs aux biens « vitaux » (aliments, médicaments, eau) ou aux organismes vivants. Sont en particulier visés les OGM et le prix élevé de certains médicaments comme ceux contre le SIDA. Certains groupes ont par exemple développé le concept alternatif de brevet positif pour y remédier. Les altermondialistes sont généralement favorables aux logiciels libres. Critique du FMI Pour les altermondialistes, les politiques menées par le FMI ont contribué de façon dramatique à des échecs économiques, sociaux et politiques dans un grand nombre de situations : notamment la crise économique asiatique de 1997, les transitions des économies russes et est-européennes à l'économie de marché, les réformes sud-américaines et la gestion des pays africains.

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Ces critiques des interventions du FMI sont en fait très répandues et développées par des économistes de tous bords [19], dont des défenseurs de la mondialisation. Sont mis en avant l'absence d'adaptations des politiques du FMI aux situations particulières, l'absence de recul quant à l'hypothèse de l'autorégulation du marché, ou encore le dévouement de l'institution aux intérêts de certains acteurs du marché financier. La critique du FMI n'est donc pas du tout propre au mouvement altermondialiste. Ainsi, paradoxalement, si les altermondialistes voient dans le FMI une instance du « néo-libéralisme », nombre de libéraux peuvent contester l'existence même du FMI, dont l'objet est la régulation étatique du marché, donc en contradiction avec le principe de l'autorégulation. Enfin, les altermondialistes critiquent le mode de fonctionnement du FMI, dans lequel les voix sont pondérées par la participation financière, et préconise un mode de décision démocratique. Critiques des grandes firmes multinationales L'altermondialisme s'oppose aux grandes multinationales comme Monsanto (producteur de semences génétiquement modifiées, ou OGM), qui ont tenté d'interdire l'étiquetage sur les produits. Une figure française emblématique de cette lutte est José Bové. Plus généralement, les altermondialistes s'opposent à tous les brevets sur le code génétique (ADN), au motif qu'on ne saurait breveter les êtres vivants (au sens de l'appropriation du vivant à des fins mercantiles). Ils s'opposent aussi aux multinationales pharmaceutiques (Roche, Pfizer, etc.), qui, par leurs brevets et le prix de vente de leur médicament, empêcheraient les pays pauvres d'avoir accès aux soins. Les médicaments Diflucan® ou Triflucan® notamment de Pfizer permettraient de sauver des dizaines de millions de personnes malades du SIDA en Afrique [20]. Ils dénoncent certaines multinationales qui, grâce à la libéralisation des échanges et aux avantages liés aux zones franches industrielles, délocalisent et sous-traitent à bon marché en violant les droits humains[21] ou en provoquant des désastres écologiques. Par exemple, Shell est accusé de refuser d’assainir le site du plus grand déversement souterrain d’hydrocarbures en zone urbaine, à Durban, en Afrique du Sud, où plus d’un million de litres de pétrole auraient été répandus. Les politiques de délocalisations sont selon eux négatives à la fois pour les pays développés (car menaçant la stabilité et le volume de l'emploi, la sécurité sociale ou le minimum salarial) et pour les pays du Sud (car favorisant le dumping social et l'exploitation par le Nord plutôt que le développement local des pays du Sud). Propositions Les propositions concernant les droits de l'homme et de l'environnement sont également présentes chez beaucoup d'entre eux. En particulier, la question de la durée est posée par une grande partie du mouvement : à quoi sert de se développer en exploitant de plus en plus intensivement des ressources qui ne se renouvellent pas et dont l'épuisement est prévisible si ce n'est à « aller plus vite dans le mur » ? Le concept de développement durable est souvent employé, questionné et mis en débat en le comparant avec le concept de décroissance soutenable. Les altermondialistes aspirent également à plus de démocratie mais les propositions concrètes sont très éparses, allant de la réforme des organisations internationales à l'instauration d'un parlement mondial par une mondialisation démocratique, une sorte de Nations Unies élues au suffrage universel, selon certains altermondialistes[Qui ?]. Les altermondialistes soutiennent souvent des idées réformatrices dans le domaine économique comme celles d'un allègement ou de l'annulation de la dette des pays pauvres, d'une taxation sur les transactions financières (taxe Tobin). Plus précisément, une liste de propositions couramment avancées par les altermondialistes, dont particulièrement par le mouvement ATTAC [22], a été synthétisée dans le manifeste de Porto Alegre [4]. On distingue les : Propositions liées à des réformes économiques : • Annuler la dette publique des pays du Sud. L'argumentaire altermondialiste consiste à dire qu'ils l'ont déjà remboursée plusieurs fois via les intérêts, qu'elles ont été souvent contractées par un gouvernement précédent non démocratique afin de maintenir son pouvoir ou qu'elles sont le pendant de la dette écologique ou coloniale.

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• Promouvoir le commerce équitable avec un nivellement par le haut des normes sociales telles que consignées dans les conventions de l'OIT. Reconnaître les droits économiques, sociaux et culturels énoncés à la conférence de Vienne de 1993[23]. En particulier, reconnaître le droit à la souveraineté et à la sécurité alimentaire, à l'emploi, à la protection sociale et à la retraite. Remarque : le syndicat confédération paysanne demande que l'agriculture soit exclue totalement des négociations de libéralisation. • Tirer un bilan exhaustif et indépendant des conséquences des décisions de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale. • Exclure définitivement les domaines de l'éducation, de la santé, des services sociaux et de la culture des cycles de négociation de l'OMC et proscrire les services publics de l'accord général sur le commerce des services (AGCS) de l'OMC. • Instaurer des taxes internationales sur les transactions financières, dont la taxe Tobin sur le marché des devises. D'autres variantes existent comme celles sur les investissements étrangers, sur les bénéfices consolidés des transnationales, sur les ventes d'armes ou sur les activités à forte émission de gaz à effet de serre. •

Démanteler les paradis fiscaux afin de contrer les évasions fiscales et le crime financier.

• Interdire toute forme de brevetage du vivant et de privatisation de biens communs de l'humanité, l'eau notamment. Liées à la justice et à la paix : • Mettre en place un système international respecté de prévention et règlement des conflits (une sorte de Tribunal Pénal International ayant plus de pouvoirs). • Appliquer la charte des Droits de l'homme contre toute forme de discrimination, de sexisme et de racisme et condamner de manière égale les différents pays qui ne la respectent pas. Liées au développement de la démocratie : • Garantir le droit à l'information par des législations mettant fin à la concentration des médias dans des groupes de communication géants, et garantissant l'autonomie des journalistes par rapport aux actionnaires. • Réformer et démocratiser en profondeur les organisations internationales régies par le consensus de Washington (FMI, Banque mondiale, OMC [24]) et y faire prévaloir les droits humains, économiques, sociaux et culturels, dans le prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Incorporer également ces organisations dans le système et les mécanismes de décision des Nations unies. Réalisations • Ils attribuent l'annulation d'une partie de la dette des pays les plus pauvres à ces pressions sur les gouvernements et les organisations comme le Club de Paris qui prennent habituellement en leur nom ces mesures en cas d’insolvabilité. Ils en donnent pour exemple l'aide supplémentaire accordée à l'Afrique lors du sommet du G8 en 2005. De plus, les altermondialistes ont mené des campagnes de pressions internationales dans les années 1990. • La revendication historique d'une taxation de certains capitaux patine ; la plus grande avancée a consisté en une initiative législative du Parlement européen, repoussée dès avant la première lecture grâce aux pressions de Tony Blair sur les députés travaillistes anglais, mais aussi aux abstentions ou votes contre des députés de LO/LCR[25]. • Le rejet du référendum sur la Constitution européenne en France est en partie dû aux critiques altermondialistes, mais plus généralement des partis et mouvements politiques nongouvernementaux. Ce résultat, supposé « satisfaisant » par les altermondialistes, lui vaut en revanche l'hostilité d'une partie des partis de gauche social-démocrates français (PS) et européens (SPD en Allemagne, Parti travailliste au Royaume-Uni notamment), ainsi que de la droite européenne modérée, ce que les altermondialistes interprètent comme une pensée unique pro-Union européenne libérale, nonobstant que leur courant de pensée soit loin d'être le seul à s'y opposer

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(conservateurs britanniques, souverainistes en France et ailleurs, droite religieuse en Espagne, en Bavière ou en Pologne, libéraux notamment anglais…). • Certaines boîtes à idées altermondialistes (comme le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde) s'accordent à penser que les décisions de transformer des plans drastiques du FMI en FPRC (« facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance »), ou encore l'émergence de l'« initiative pour les pays fortement endettés » ont été favorisées par les pressions altermondialistes. • les actions des institutions financières internationales qualifiées par les altermondialistes de « néolibérales » feraient désormais l'objet de davantage de critiques. • Les altermondialistes considèrent que leurs actions et leur pression ont été en partie à l’origine de certaines avancées (telles que la mise à disposition à prix réduit des médicaments antisida). Critique de l'altermondialisme Article détaillé : polémiques autour de l'altermondialisation. Le mouvement a été fortement critiqué sur plusieurs fronts par des politiciens, des sociologues ou des économistes. Ils reprochent au mouvement une mauvaise analyse des indicateurs économiques et dénoncent également le fait que, au-delà d'un discours humaniste, la motivation réelle de certains activistes réside dans le repli national. Critique de l'analyse économique Certains détracteurs du mouvement affirment que, à l'inverse des affirmations des altermondialistes, c'est l'ouverture commerciale et l'économie de marché qui permet la prospérité de tous. Et de citer le cas de l'échec des modèles de développement autrocentré et le succès de pays anciennement sous-développés ou peu développés par l'ouverture au commerce international : Japon, Corée du Sud, Chine, Inde, Taïwan, Nouvelle Zélande, etc. Cependant, les altermondialistes ne remettent pas en cause les échanges commerciaux mais jugent simplement inéquitable le mode de fonctionnement actuel du commerce international. Les altermondialistes dénoncent par ailleurs l’écart croissant des richesses entre pays pauvres et pays riches. Toutefois les pays pauvres ont connu une croissance économique supérieure à celle des pays riches tout au long des 50 dernières années marquées par cette mondialisation, alors qu’elle avait été largement inférieure jusque-là. En outre, les critiques de l'altermondialisme estiment que les différences de développement peuvent s'expliquer par d'autres facteurs qu'une exploitation des pays pauvres : dégradation des termes de l'échange par la spécialisation sur des produits à faible valeur ajoutée, problèmes internes aux pays du tiers monde qui ne connaissent pas l'état de droit et manquent de libre marché. Ils soutiennent également que les différentes crises en Argentine ou dans les pays asiatiques peuvent être expliquées en partie par les déséquilibres internes des politiques économiques menées par ces pays, bien plus que par la spéculation. Ainsi, le journaliste Philippe Manière, dans L'aveuglement français, écrit que le spéculateur ne peut gagner que s'il y a des faiblesses déjà existantes dans l'économie du pays, faiblesses qu'il ne fait que révéler. Autrement formulé, l'action du spéculateur (sur les monnaies dans l'exemple cité) n'est pas un déséquilibre du marché mais au contraire un rééquilibrage du cours à sa juste valeur. Et Manière de rappeler que Soros perdit presque autant d'argent en misant à tort contre le franc en 1992 qu'il n'en gagna en misant à raison contre la Livre [26]. Effets sur l’environnement des restrictions à la mondialisation Certains altermondialistes sont partisans de la décroissance afin de protéger les ressources naturelles de la planète et limiter le réchauffement climatique [27]. Selon certains économistes, la croissance économique serait nocive pour l'environnement dans les premiers stades du développement, mais à partir d'un certain seuil de revenu par habitant (déjà atteint par les pays développé) elle deviendrait de plus en plus profitable (voir Courbe de Kuznets).[Qui ?] Cette idée repose sur le principe que l'environnement est donc un bien dit « supérieur » qui est davantage susceptible d'intéresser les riches, que des pauvres qui pensent avant tout à se nourrir. L'élévation du PIB permet par ailleurs de disposer de ressources accrues permettant des politiques environnementales [28]. L'idée de décroissance afin de protéger l'environnement est donc remise en question par certains analystes. L’économiste australien Kym Anderson a analysé les effets de la politique agricole de l’Union européenne dont le caractère est protectionniste. Il note que la libéralisation des échanges provoquerait selon lui un déplacement de la production vers les pays en développement. Là encore, les freins à la mondialisation apparaissent, pour certains, comme nuisible à l’environnement.

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Bien sûr on trouve des exemples où le libre-échange a contribué à des problèmes environnementaux. Le développement d’activité économique est en soit cause de problèmes environnementaux : les économistes dénoncent souvent les propositions restrictives de certaines ONG remettant en cause l’implantation de certaines activités dans les pays en développement. À ce propos Jagdish Bhagwati prend l’exemple de la polémique sur l’élevage de crevettes en Asie du Sud-Est, effet de la libéralisation du commerce ayant de graves conséquences écologiques [29] dans les régions où il est pratiqué. Il explique que « de nombreuses organisations non gouvernementales ont argué de ce fait pour dénoncer ce commerce et réclamer sa restriction. Mais cela revient à jeter le bébé avec l’eau du bain, car le commerce est un puissant levier de prospérité et donc aussi bénéfique pour la société »[30]. Critique des motivations du mouvement Pour certains des opposants à l'altermondialisme, la priorité du mouvement, loin de vouloir faire avancer la mondialisation dans des domaines positifs, est surtout de promouvoir une théorie économique et sociale proche du socialisme, voire nationalisme. C'est ainsi que certains discours généreux pourraient être de simples rationalisations, couvrant d'un vernis éthique la défense corporatiste de catégories sociales apparaissant excessivement protégées et subventionnées. Par exemple : • les agriculteurs des pays du Nord, chercheraient, en utilisant cette plate-forme, à conserver des barrières douanières empêchant aux agricultures du Sud d'exporter, une voie essentielle de leur développement. • les membres du mouvement qui dénoncent les importations du Sud « non éthiques » (cf. les produits chinois), chercheraient à restreindre la concurrence des travailleurs du Sud à des « niches » très limitées et simplement symboliques, comme le commerce équitable. Pour l’économiste indien Jagdish Bhagwati, les revendications altermondialistes contre le libre-échange sont liées à la chute du communisme, seul rival idéologique du capitalisme. Cet épisode aurait créé un vide pour les « idéalistes dont la conscience sociale se nourrit de la conviction que le capitalisme est source d’injustice ». Ces individus risquent selon lui d’accroître en réalité les sources d’inégalité et leur réaction face au changement est source selon lui d’immobilisme. À titre d’exemple, la plupart se focalisent sur les aspects négatifs de la mondialisation bien qu’ils en soulignent certains aspects positifs et remettent en question d'autres points positifs (en termes d’emplois par exemple, la destruction de ceux de l’industrie n’est pas mise en rapport avec la création d’emploi dans d’autres secteurs). Enfin, certains estiment que le rejet de la mondialisation traduit une peur des changements du monde. Le politologue français Zaki Laïdi, dans son ouvrage La Grande Perturbation analyse ainsi la mondialisation comme une nouvelle expression du changement social [31]. Effets sur le commerce international critiqué La diffusion des idées altermondialistes contribue peut-être par ailleurs à permettre à certains gouvernements de mettre en place des politiques mercantilistes visant à défavoriser les pays en développement dans leur effort de rattrapage. On voit par exemple le gouvernement américain tenter de freiner les importations de produits étrangers au nom de la protection de l’environnement (Les pêcheurs mexicains seraient moins respectueux des dauphins que leurs homologues américains) ou la lutte contre la pauvreté (les États-Unis et l’Union européenne dénoncent les conditions de travail dans certains pays pauvres afin, selon certains, de trouver un prétexte à la protection de leur marché national[Qui ?]). Sur la question des échanges mondiaux, les altermondialistes dénoncent la logique du libre-échange. Toutefois les principes du libre-échange sont couramment admis et approuvés par la très grande majorité des économistes, libéraux ou non, qui en soulignent les aspects positifs. Selon Paul Krugman[32], les confusions et la remise en cause du libre-échange auxquelles contribuent les revendications altermondialistes tendent à donner à l’opinion l’illusion d’un conflit commercial planétaire qui menacerait à terme le développement harmonieux des échanges mondiaux. Dans leur analyse de l’OMC, les altermondialistes sont accusés par certains de montrer une apparente incompréhension des principes du libre-échange car ils considèrent le libre-échange comme profitable uniquement lorsqu’il prend la forme de concessions réciproques.

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Conséquences politiques Les altermondialistes souhaitent par ailleurs refonder la logique économique sur des bases politiques, morales et sociales. Cette logique est celle qu’avait décrite Friedrich Hayek dans son analyse des régimes totalitaire avec son ouvrage La Route de la servitude en 1944 ou dans Droit, législation et liberté avec l'analyse du « mirage » de la « justice sociale » en 1978. Chercher à fonder l’activité économique sur une base morale ou sociale mène à un certain contrôle de l’État sur le travail des hommes et sur leurs consommations. Cette concentration de pouvoir dans les mains de certains, légitimée par des choix moraux et sociaux (arbitraires qu’ils soient démocratiques ou non) et propagés par la propagande, mène nécessairement au totalitarisme selon Hayek. De même la dénonciation de la recherche des intérêts particuliers par les grands acteurs capitalistes de la mondialisation sous-entend qu’il pourrait exister un consensus sur l’intérêt général, qui justement, se manifesterait dans ce mouvement social et donc non représenté au plan politique. Cette idée que la plupart des acteurs de la mondialisation actuelle favorisent leurs intérêts tandis que les altermondialistes viennent offrir des propositions allant dans le sens de l’intérêt général peut être perçue comme démagogique et fausse en raison de l'impossibilité de définir cet « intérêt général ». Ainsi, l'économiste Milton Friedman écrivit il dans La Liberté du choix que « ceux qui croient agir en fonction de l'intérêt général sont en réalité conduits à favoriser des intérêts particuliers qui ne font pas partie de leurs intentions.» De fait, on remarque que le langage altermondialiste s’enrichit régulièrement de concepts moralisateurs concernant les comportements, parmi lesquels celui de la « mal bouffe ». Les opposants à l'altermondialisme considèrent que le courant altermondialiste, bien que se revendiquant démocrate, apparaît remettre en cause les principes du libre choix et de la responsabilité individuelle. Manipulation de l'opinion ? Autre aspect qualifié de démagogique par les détracteurs, l’insistance, réelle ou supposée, de certains altermondialistes sur des phénomènes marginaux telles que les délocalisations. Celles-ci concernent selon la plupart des économistes des quantités tout à fait négligeables d’emplois au vu du chômage dans certains pays (inférieurs le plus souvent à 1% de la population active). Or ces délocalisations se font la plupart du temps en direction de pays riches et non des pays pauvres [33]. Enfin nombre d’économistes soulignent que les pays pauvres ne souffrent pas d’être exploités mais souffrent du protectionnisme des pays riches. Selon les libéraux, on retrouverait cet esprit dans certaines protestations, contre la directive Bolkenstein en Europe par exemple, qui selon les altermondialistes menacerait les conditions de travail des pays d’Europe occidentale. Les libéraux, qui défendent cette directive, dénoncent l'analyse qui consiste à faire de celle-ci un danger majeur alors qu’elle n’est, selon eux, susceptible de concerner que de rares activités du fait de la proximité nécessaire à la prestation de la plupart des services. Un mouvement incohérent ? Pour l'essayiste libertarien Johan Norberg, les altermondialistes trahissent le discours de liberté qu'ils entendent porter en prônant le protectionniste alors que le libre-échange devrait au contraire être leur revendication. Norberg s'en prend par ailleurs aux méthodes violentes de certains altermondialistes, en particulier lors de sommets du G7/G8. Le recours aux méthodes violentes, à l'affrontement physique et à la provocation ne caractérise pas un mouvement démocratique mais au contraire les ennemis de la démocratie : « ils ridiculisent l'idée de liberté. Dans [le] vocabulaire simpliste d'un adolescent, ce sont des fascistes »[34]. Boris Johnson, le maire de Londres aux convictions plutôt libérales, critique également le mouvement, tournant en dérision les enfants de classe moyenne qui le composent : aliénés, incohérents et en quête de cause. Il leur propose, s’ils veulent réellement améliorer le sort des habitants des pays pauvres, de manifester en faveur de l'abolition des restrictions d'accès aux marchés des pays riches, de l'aboutissement du cycle de Doha, en un mot manifester en faveur du libre-échange [35]. Une force de proposition limitée Au dela de sa critique du système actuel, le mouvement altermondialiste est critiqué pour son absence de propositions. Ainsi, dans La grande perturbation, ouvrage analysant la mondialisation, le politologue français Zaki Laïdi consacre considère que « la capacité de la mouvance altermondialiste à proposer des solutions alternatives reste extrêmement limitée »[36].

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Le philosophe Pascal Bruckner affirme par ailleurs que « Ce n’est pas être insultant que de souligner la grande faiblesse théorique de la mouvance altermondialiste qui peine à dépasser le stade de la simple invective au moment où le système a plus besoin que jamais pour se régénérer d’un adversaire à sa mesure. »[37]. Médias, groupes de pression citoyens et autres structures Les structures diversifiées constituant la mouvance altermondialisme sont organisées en réseau, où les médias qualifiés d'altermondialistes jouent un grand rôle. Parmi ces médias, on peut citer Le Monde diplomatique, Indymedia, Le Plan B, EcoRev', journal de l'association de critique des médias Acrimed, Bellaciao, ou encore Utopia. Article détaillé : Liste de médias de l'altermondialisme. Les documents des structures onusiennes comme les rapports du PNUD jouent aussi un rôle important, comme l'étude critique des documents produits par des institutions contestées (FMI, OMC, Banque mondiale). Internet est également un élément important dans l'internationalisation, la constitution des réseaux d'associations altermondialistes. Le mouvement altermondialiste utilise largement Internet pour la publication d'informations (plus rapidement que par les médias papier), ainsi que pour la mobilisation, l'organisation pratique. Débats internes du mouvement Le mouvement altermondialiste est confronté aujourd’hui à des débats d'orientation en son sein. Certains de ses acteurs s’interrogent sur la place du mouvement dans l'ensemble des luttes sociales d'émancipation. L’altermondialisme doit-il jouer un rôle antagoniste du néo-libéralisme comme l’était le communisme face au capitalisme, ou bien doit-il être une force d’opposition et d’adaptation à l’intérieur du système actuel ? D’autre part, la question de la représentation politique est posée. La plupart des organisations altermondialistes refusant de créer un parti, le mouvement s'est axé comme un contre-pouvoir, un mouvement social et fait appel à l'opinion publique, créant des groupes de pression et organisant des mouvements citoyens. La question des alliances est constante. Les affinités sont grandes avec les mouvements anti-guerre et antifascistes. Certains altermondialistes, plus radicaux, sont alliés aux anticapitalistes, d'autres aux antiproductivistes, d'autres encore pensent qu'il faut multiplier les exemples d'alterdéveloppement local. Certaines organisations sont également proches de la pensée néo-keynésienne. La question des résultats obtenus se pose aussi ; en quelques années d'existence les avancées obtenues sur les grandes propositions altermondialistes (dette du tiers monde, taxe Tobin, droit à l'existence d'autres régulations que le marché, etc.) paraissent peu satisfaisantes. Certains pensent que ce mouvement a une force qui se décuplera si le monde libéral d’aujourd’hui aggrave les choses mais que ce mouvement tendra à disparaître si le monde libéral s’adapte à certaines demandes des altermondialistes (celles des réformistes). Annexes Articles connexes Sur les autres projets Wikimédia : •

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Altermondialisme sur le Wiktionnaire (dictionnaire universel)

Polémiques autour de l'altermondialisation

Forum social mondial, Larzac 2003, Forum social européen, Forum des peuples

Manifeste de Porto Alegre. Taxe Lauré / Taxe Tobin

Libéralisme, Protectionnisme, Mercantilisme, mondialisation,

Mondialisation démocratique

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• Développement durable, Décroissance (économie), Souveraineté alimentaire, écologie, effet de serre, permaculture, écoconstruction, mondialisme Bibliographie Article détaillé : Bibliographie de l'altermondialisation. Filmographie Article détaillé : Filmographie de l'altermondialisme. Notes et références 1.  Slogan qui provient d'un vers de Paul Éluard : « Un autre monde est possible, mais il est dans celui-ci ». 2.  L'économiste James Tobin s'oppose au mouvement altermondialiste et s'est plaint du détournement de son nom et de sa proposition. 3.  Puisque d'une part les orientations politiques sont définies au préalable, et d'autre part qu'il y a des réformistes, des anarchistes, etc., avec toutefois des textes communs dont le manifeste de Porto Alegre plaide pour la démocratisation des instances internationales et l'intégration de la BM/FMI et de l'OMC dans l'Organisation des Nations unies ; ATTAC demande une démocratisation de l'OMC, le FMI, et la Commission européenne par des élections démocratiques (bien que les processus électifs ne soient encore clairement décidés); la Marche mondiale des Femmes demande la mise sur pied d'une organisation politique mondiale avec une parité entre pays pauvres et pays riches, et avec une vraie représentativité des femmes. 4.

 Voir, par exemple, cette déclaration au Forum social mondial de 2002

5.  Les revendications des peuples indigènes de l'EZLN, pour l'autonomie paysanne de Vandana Shiva et sa lutte pour le développement des semences libres en Inde, et contre les graines payantes des semenciers comme Monsanto. 6.

 Par exemple, soutien du Protocole de Kyto.

7.  Voir la proposition 4 de la Marche mondiale des Femmes. Ces exemples sont illustrés par les reportages de Michael Moore sur les conditions de travail en Asie du Sud-Est dans les compagnies travaillant pour les grandes firmes multinationales occidentales, comme Nike. 8.  Voir les articles Bibliographie de l'altermondialisation, l'altermondialisme et Liste de médias de l'altermondialisme. 9.

Filmographie

de

 Voir notamment les propositions de la Marche mondiale des Femmes.

10.  « Atlanta accueille le premier Forum social étasunien », dans Courrier international du 26 juin 2007, [lire en ligne] 11.  Voir samizdat 12.  Antimondialisation#Essai de distinction anti / alter. 13.  L'extrême droite altermondialiste lance son journal 14.  OCDE, PIB per capita sur les 50 dernières années. 15.  Xavier Sala-i-Martin, The Disturbing « Rise » of Global Income Inequality, avril 2002 16.  La Faim et la Malnutrition dans le monde 17.  Publié le 23 février 2007 et disponible ici 18.  Communiqué Oxfam 19.  Voir par exemple Joseph E Stiglitz dans son livre La Grande Désillusion (2002). 20.  Communiqué de presse de l'association Act Up du 13 mars 2000

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21.  No Logo, de Naomi Klein. 22.  Par exemple socle de 8 séries de mesures [1] 23.  texte de la déclaration et du programme d'action de Vienne (ONU) 24.  Série de propositions du CNCD concernant la démocratisation de l'OMC [2] 25.  Voir [3] 26.  Philippe Manière, L'aveuglement français, Stock, p.157-161. 27.  Même avec la décroissance ou un arrêt total des activités anthropiques, le processus est enclenché : les gaz à effet de serre sont présents pour des années, des siècles. 28.  La description de ce phénomène constaté dans les pays riches, voire certains pays en voie de développement comme la Chine récemment, est permise par une courbe en U inversé (pollution en ordonnée et revenu par habitant en abscisse) le plus souvent intitulé « courbe environnementale de Kuznets ». 29.  Destruction des mangroves, effets similaires à la surpêche, plus de détails dans élevage de crevettes#Effets environnementaux dans l'article élevage de crevettes. 30.  Jagdish Bhagwati, Éloge du libre échange, Éditions d’Organisation, p. 69. 31.  Cyberscopie.com 32.  Paul Krugman, La Mondialisation n'est pas coupable, 1996. 33.  À titre d'exemple, selon l'INSEE, sur la période 1995-2001 « ce sont 13 500 emplois industriels qui auraient été « délocalisés » en moyenne chaque année, soit 0,35% du total de l’emploi industriel. Un peu plus de la moitié des emplois délocalisés l’auraient été à destination des pays développés, notamment des pays limitrophes de la France et des États-Unis. » L’Économie française, Comptes et dossiers 2005-2006, Rapport sur les comptes de la Nation de 2004, INSEE. 34.  Johan Norberg, In Defense of global capitalism, preface 35.  (en) Boris Johnson, « Here's a slogan for the G20 mob: What do we want? Free trade! », The Daily Telegraph, 23 mars 2009. 36.  La capacité de la mouvance altermondialiste à proposer des solutions alternatives reste extrêmement limitée - Interview avec Zaki Laïdi au sujet de son livre La grande perturbation 37.  Pascal Bruckner, préface de Bilan du Monde 2003, p.7 Fin de l’article. Amants de Sion : Voici ce qu’en dit wikipédia. Amants de Sion (  , Hovevei Tsion) est le nom d'un mouvement juif populaire, social et national, dont le but est le renouveau du Peuple d'Israël, par le Retour vers Sion et la reconstruction de sa patrie. Histoire Le mouvement, baptisé au début "l'Amour de Sion", est fondé en Russie en 1881, suite à des émeutes antijuives, qui réveillent la fibre nationale de certains et engendrent la naissance d'un mouvement populaire, organisé autour de l'idée du Retour vers Sion. Toutefois, projets et idées similaires avaient précédemment été évoqués à titre individuel, par des personnages tels que le rabbin Tzvi Hirsh Kalisher, Yéhouda Hay Alkalay, le penseur Moses Hess, et les écrivains David Gordon, Peretz Smolenskin, Eliezer Ben-Yehuda et d'autres. Mais il s'agit alors de la naissance d'un mouvement populaire de grande envergure. Ainsi apparaissent, sous différents noms, de nombreuses associations juives favorisant l'installation en

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Terre d'Israël, avec comme but commun l'idée qu'il n'existe point de salut pour les Juifs dans leurs pays d'exil, et que la solution réside dans le Retour vers Sion. C'est le Dr Pinsker qui apporte les germes idéologiques de "l'Amour de Sion" dans son livre "Autoémancipation", édité en 1882. Lors de la conférence de Katowice, première rencontre officielle des organisations des "Amants de Sion", participent 35 représentants de différents pays et est conclue l'Alliance des Amants de Sion, sous la présidence du Dr Pinsker. Cette alliance est au départ baptisée "Souvenir de Moïse", en hommage à Sir Moïse Montefiore qui, par ses actions en faveur des Juifs dans le monde et en Terre d'Israël, fête son centenaire. Le mouvement "Amour de Sion" se répand dans tous les centres juifs du monde. En Europe centrale et occidentale, il prend une forme plus culturelle. C'est cette même partie de l'Europe qui s'engagea pour beaucoup dans la guerre contre l'assimilation; c'est elle aussi qui posa les jalons du Mouvement Sioniste politique sur la scène duquel arriva Theodor Herzl. Lors de la seconde conférence des Amants de Sion à Drusknik en 1887 apparaissent des antagonismes entre les jeunes Amants laïcs (Ussichkin, Dizengoff et d'autres) et les tendances orthodoxes, sous la conduite du rabbin Samuel Mohaliver. Lors de la troisième conférence, l'influence orthodoxe se renforce, et ce jusqu'à l'adhésion de l'organisation "Bneï-Moshé" qui renverse la tendance en faveur d'une majorité éclairée et laïque. Elle prend alors la voie d'une idéologie nationale culturelle. Les Amants de Sion fondent aussi l'association "Langue claire" pour la résurrection et la propagation de la langue hébreu, et éditent différentes œuvres littéraires. En 1890, avec l'accord du gouvernement russe, ils créent la "Société pour l'Aide aux Agriculteurs Juifs en Syrie et en Terre d'Israël" qui légitimise de fait les activités du mouvement sur tout le territoire russe. Le conseil central de la Société est baptisé "Conseil Odessa". Avec l'apparition de Herzl et la création de l'Organisation Sioniste Mondiale, la grande majorité des associations des Amants de Sion et de leurs adhérents rejoint le Mouvement Sioniste, poursuivant en son sein son activisme, par son soutien, entre autres, à l'édifice de nouvelles communautés et écoles en Terre d'Israël. Nombreux parmi eux émigrent en Terre d'Israël et deviennent, après maints déboires, les fondateurs des villes Rishon LeZion, Rosh Pina, Zihron Yaakov, Yessod Haméala et d'autres encore. Ils comptent parmi les pionniers du village de Petah Tikva, fondé par un groupe formé à Jérusalem, et qui devra abandonner momentanément l'endroit, faute de conditions viables. Le Conseil Odessa est dissout en 1919 par les Bolchéviques. Sources •

Yossef Goldstein "Entre Sion et sionisme". Ed. Nissionot. Tel-Aviv.

Yitzhak Shanar "Recueil d'histoires". Ed. Yahdav. Tel-Aviv.

Yaakov-David Wilhelm "Génération, génération et immigration". Ed. Institut des études sionistes. Jérusalem 1946.

Fin de l’article. Ambrosiano (banque) : Voici la définition de Wikipédia. Banco Ambrosiano est une banque italienne qui a fait l'objet d'une des plus retentissantes faillites de l'aprèsguerre en 1982, suscitant ainsi l'un des plus gros scandales impliquant la mafia et la banque du Vatican, son premier actionnaire, qui ouvrira la voie à l'opération mani pulite dans les années 1990. Roberto Calvi, membre de la loge maçonnique Propaganda Due (P2) et directeur de la Banque Ambrosiano, a été retrouvé pendu sous un pont à Londres le 17 juin 1982. En 2006, le procès concernant l'affaire Calvi continuait, impliquant notamment Licio Gelli, le grand-maître de P2. La mort du pape Jean Paul Ier en 1978 a parfois été liée au scandale Ambrosiano, donnant ainsi le scénario d'une partie du Parrain III. La banque Ambrosiano a en effet été accusée de transférer secrètement des fonds au syndicat polonais Solidarnosc et aux Contras du Nicaragua, soutenus par Washington contre le régime sandiniste.

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Membres - Roberto Calvi, secrétaire général de 1975 à sa mort en 1982 - Paul Marcinkus, président de la Banque du Vatican, a été directeur d'Ambrosiano Overseas, basé dans le paradis fiscal de Nassau aux Bahamas - l'industriel italien Carlo de Benedetti en fut secrétaire général durant quelques mois, après le procès de Calvi - la Nouvelle Banque Ambrosiano est dirigée par Giovanni Bazoli Avant 1981 La Banque Ambrosiano a été fondée à Milan en 1896 par le Monseigneur Giuseppe Tovini. Elle était nommée d'après Saint Ambroise, l'archevêque milanais du IVe siècle. Mgr Tovini voulait créer une banque catholique pour contrer les banques laïques. La banque Ambrosiano devint ainsi connue comme la « banque des prêtres ». L'un de ses secrétaires fut Franco Ratti, neveu du pape Pie XI. Dans les années 1960, à l'heure de la première mondialisation financière, la banque commença à étendre ses activités, ouvrant une holding au Luxembourg en 1963 (Banco Ambrosiano Holding, dirigée par Carlo Canesi). En 1947, Carlo Canesi avait fait entrer Roberto Calvi dans la banque. Celui-ci devint « general manager » en 1971, puis secrétaire général en 1975. Calvi étendit encore les activités de la banque Ambrosiano, créant entre autres un certain nombre de compagnies offshore aux Bahamas et en Amérique latine. Sous Calvi, la banque Ambrosiano prit contrôle de la Banca Cattolica del Veneto, et finança la maison d'édition Rizzoli, qui en retour finançait le Corriere della Sera. L'influence financière sur ce quotidien italien majeur permettait à Roberto Calvi d'œuvrer en faveur de ses confrères au sein de la loge P2, découverte en 1981 avant d'être déclarée illégale (celle-ci travaillait avec la CIA au sein de l'opération Gladio afin de favoriser une « stratégie de la tension » afin d'écarter la gauche italienne du pouvoir). Roberto Calvi fit aussi intervenir la banque du Vatican et était proche de son secrétaire Paul Marcinkus. Il soutint aussi certains partis politiques italiens, la dictature de Somoza au Nicaragua puis les Contras, et enfin Solidarnosc. Le réseau complexe de filiales off-shore mis en place par Calvi lui permit de faire des prêts massifs sans contrôle. En 1978, la Banque d'Italie publia un rapport prédisant un futur désastre pour la banque Ambrosiano, ce qui mena à l'ouverture d'enquêtes. Mais peu de temps après, le juge d'instruction milanais Emilio Alessandrini fut tué (un groupe terroriste d'extrême-gauche fut accusé ; la découverte dans les années 1990 de l'organisation stay-behind Gladio en Italie rend toutefois ces soupçons moins crédibles). Mario Sarcinelli, le responsable de la Banque d'Italie qui supervisait l'enquête, fut emprisonné sous de faux prétextes avant d'être remis en liberté. Après 1981 En 1981, la police italienne mena une perquisition dans une villa de Licio Gelli, ce qui l'amena à la découverte d'une liste de noms contenant les membres de la loge maçonnique P2 ainsi que des preuves concernant les activités illégales de Roberto Calvi. Celui-ci fut condamné à quatre ans de prison, avant d'être relaxé en appel. Il conserva toutefois ses fonctions à la banque Ambrosiano. L'industriel Carlo de Benedetti, qui contrôlait Olivetti, investit alors dans la banque et en devint secrétaire adjoint, avant de démissionner deux mois plus tard suite à des menaces émanant de la mafia et au manque de coopération de la part de Calvi. Son remplaçant, Roberto Rosone, sera blessé par balles dans un incident impliquant la mafia. En 1982, on découvrit qu'il manquait 1,287 milliards de dollars à la banque. Roberto Calvi s'enfuit alors du pays grâce à un faux-passeport, tandis que Roberto Rosone s'arrangeait pour que la Banque d'Italie prenne contrôle de la banque Ambrosiano. Graziella Corrocher, la secrétaire personnelle de Calvi, laissa une note l'accusant avant de se défenestrer. Calvi lui-même fut trouvé pendu au Blackfriars Bridge à Londres (qui aurait un sens ésotérique pour la franc-maçonnerie). Si on parla d'un suicide à l'époque, une enquête est actuellement en cours, plus de vingt ans après les faits. En août 1982, la Banque Ambrosiano fut remplacée par la

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Nouvelle Banque Ambrosiano, dirigée par Giovanni Bazoli. Le Vatican accepta de payer une partie des sommes perdues sans toutefois s'avouer responsable de la faillite d'Ambrosiano. L'affaire Clearstream En juillet 1983, juste avant que l'affaire Ambrosiano soit rendue publique, Gérard Soisson, manager de la chambre de compensation Clearstream, fut retrouvé mort en Corse. Deux mois avant, Ernest Backes, #3 de Clearstream, était licencié (il écrira plus tard un livre avec le journaliste Denis Robert, Révélation$, dénonçant un système de comptes non-publiés chez Clearstream, qui en ferait une machine globale à blanchir l'argent). Ernest Backes affirme dans ce livre, publié en 2002, que son licenciement était lié au scandale Ambrosiano: "Lorsque Soisson fut tué, l'affaire Ambrosiano n'était pas encore devenu un scandale. [Une fois révélée] je réalisais que Soisson et moi avions été au croisement. On bougeait toutes ces transactions dont on apprit plus tard l'existence à Lima et dans d'autres succursales. Personne d'autre ne savait qu'il y avait des filiales de la Banque Ambrosiano à Lima et dans d'autres pays sud-américains" [1]. Le juge italien enquêtant en 2006 sur la mort de Roberto Calvi en 1982 a demandé l'aide d'Ernest Backes, interrogeant par ailleurs le grand-maître de P2, Licio Gelli. Selon la journaliste Lucy Komisar, il enquêtera aussi sur la mort de Gérard Soisson. A part Licio Gelli, le mafieux Giuseppe Calò (alias "Pipo Calo") est l'un des principaux accusés de la mort de Calvi. Selon le journaliste David Yallop, Roberto Calvi aurait été responsable de la mort d’Albino Luciani qui, en tant que pape Jean Paul Ier, préparait une réforme des finances du Vatican. La famille de Calvi prétend que ce dernier était un honnête homme manipulé par d'autres. Selon les juges qui ont accusé Licio Gelli et Giuseppe Calò, le grand-maître de P2 aurait ordonné sa mort afin de le punir pour des détournements de fonds, effectués à son bénéfice personnel, qui appartenaient à Gelli lui-même et à la mafia. La mafia elle-même aurait voulu empêcher la justice de découvrir comment Calvi l'aidait à blanchir de l'argent. Nouveaux développements En 2007, l'argent disparu est découvert dans les Bahamas. Il s'agit d'une importante découverte qui pourrait résoudre l'énigme Calvi. [1] Notes 1. Lucy Komisar à propos de "Révélation$" et du lien entre Clearstream et la Banque Ambrosiano Liens externes • "Gelli arrest is another chapter in sordid Vatican scandal" Fin de l’article. Amblyseius : D’après Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Amblyseius ), Amblyseius est un genre d'acariens de la famille des Phytoseiidae dont il existe plus de 300 espèces distinctes dont quatre nous intéresse ici. La première est l’Amblyseius persimilis qui se nourrit aussi bien de Spiders mites que de Thrips. La seconde est l’Amblyseius Californicus, la troisième est l’Amblyseius Cucumeris et la quatrième est l’Amblyseius degenerans, les trois dernières ne mangeant que des thrips. Cela tombe bien : ce sont tous les quatre sont des prédateurs spécifiques de nuisibles étudiés dans l’Encyclopédie du cannabis. Pour l’article suivant, je m’inspire de la page web : http://www.walhorti.com/pbi_aux/9_doc_fr.pdf PHYTOSEIULUS PERSIMILIS PRODUIT

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Vendu en tube de 500 unités, cette quantité suffit au traitement d’une surface de 50 mètres carrés, en tout cas suffit largement à un placard même très infesté. La traitement doit être répété toutes les trois semaines si on souhaite éviter des réinfections, car dans une « forêt de chanvre », quelques œufs ou quelques tisserands hivernants peuvent échapper au massacre. Il est quand même conseillé d’enlever les feuilles les plus touchées avant d’introduire le prédateur. CIBLE Cet acarien dans les tons orangés à rouge, consomme tous les stades du tétranyque tisserand. Il se déplace rapidement grâce à ses longues pattes. Il dépose toujours ses œufs à proximité des sources de nourritures. Ces derniers sont d’abord rose transparent puis foncent avec le temps. C’est le meilleur prédateur de Spiders mites : l’adulte se nourrit de tous les stades du nuisible et en boulotte quotidiennement bien plus que les Amblyseius ne peuvent le faire. En revanche, sa larve ne se nourrit pas. DEVELOPPEMENT : Il possède un cycle de développement plus court que celui du Spider mite. A 20°C, son cycle dure 7 jours (de l’œuf à l’adulte). En dessous de 60% d’humidité, son développement et l’éclosion de ses œufs sont ralentis. C’est un prédateur idéal pour les serres (humides) mais bien moins doué en placard plus chaud et surtout bien plus sec. Lorsque ces seuils critiques sont dépassés, le prédateur se cantonne en bas des plantes alors que sa proie a le champ libre pour pululer dans la partie haute. Dans des conditions idéales (serres), le prédateur se reproduit tant qu’il y a de la nourriture présente et il n’est donc pas utile de retraiter, ce qui n’est pas vrai en placard. En l’absence de nourriture, Phytoseiulus Persimilis devient cannibale puis finit par mourir de faim. TRAITEMENT CHIMIQUES OU BIO Ne pas traiter avant et pendant l’introduction de Phytoseiulus Persimilis car c’est un cousin génétiquement proche de sa proie et il est sensibles aux mêmes poisons. De toute façon, le traitement chimique en complément de la lutte biologique est un non-sens.

Phytoseiulus persimilis, se nourrissant d'un œuf de tétranyque. (photo : http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/hort/news/grower/2008/02gn08a1.htm )

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Phytoseiulus persimilis (photo : http://es.wikipedia.org/wiki/Phytoseiulus_persimilis ).

Voici, pour continuer, un petit topo de deux autres de ces supers prédateurs, texte que l’on trouve dans le site : http://www.lamaisondesinsectes.fr/auxiliaire_fiche.html#AMBLYSEIUS%20CUCUMERIS AMBLYSEIUS CALIFORNICUS PRODUIT Flacon avec de la sciure contenant 500 acariens rouge clair qui sont les auxiliaires. S'utilise en prévention ou en cas de faible attaque, à utiliser dès réception. CIBLE Toutes les espèces de Tetranyques, entre autres. A la loupe, ces acariens sont jaunes ou rouges, avec des tâches noires sur le flanc. L'Amblyseius survit en l'absence de proies. NIVEAU D'APPORT Le flacon permet de traiter environ 20 à 40 m². A répartir sur les foyers d'acariens sur les plantes contaminées. MODE D'EMPLOI Verser le flacon sur les feuilles des plantes contaminées. Laisser le flacon quelques temps dans la plante pour que les derniers Amblyseius puissent en sortir. INDICE D'ACTIVITE Présence des Amblyseius dans les colonies d'acariens. Assez rapidement, il n'y a plus d'acariens vivants.

Amblyseius californicus repus.

AMBLYSEIUS CUCUMERIS (en sachet) PRODUIT 25 sachets contenant du son et les auxiliaires, qui sont de petits acariens de couleur claire. Les sachets sont pré-percés. Il ne faut pas agrandir le trou de sortie. Ne s'utilise pas en prévention et à utiliser dès réception. CIBLE

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2 espèces de thrips sont contrôlées avec ce prédateur. Il s'agit principalement des thrips des légumes (aubergine, concombre, poivron). L'amblyseius ne consomme que les larves du thrips. Dans les autres cas, il faut faire déterminer le ravageur. NIVEAU D'APPORT Mettre 1 sachet par plante ou 1 sachet par m² si les plantes se touchent. Laisser le sachet 2 mois. Faire un renouvellement toutes les 6 semaines. MODE D'EMPLOI Accrocher le sachet dans la plante, à l'abri de la lumière, caché dans la végétation. Les sachets sont pré-percés. Il ne faut pas agrandir le trou de sortie. INDICE D'ACTIVITE Difficile à évaluer. Seule une baisse de la population des thrips plus d'un mois après l'apport est un gage d'efficacité.

Amblyseius cucumeris repus et sachet pour culture.

Fin de l’extrait d’article.

Amblyseius cucumeris moins dodu et sachet pour culture. Notez sa ressemblance avec les tiques. (photo : http://www.biobest.be/v1/fr/producten/nuttig/amblyseius_cucum.htm ).

Quand au troisième laron, voici ce qu’en dit la page web (site de vente de produits de lutte biologique) : http://www.biobest.be/v1/fr/producten/nuttig/amblyseius_degen.htm

« Acarien contre les thrips Le thrips est sans doute un des ravageurs le plus difficile à combattre de façon chimique, parce qu'il se cache dans les fleurs. Grâce à la combinaison du prédateur Amblyseius degenerans avec

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Orius et Amblyseius cucumeris, les producteurs de poivron peuvent compter sur ces auxiliaires pour lutter contre le thrips pendant toute la culture.

Biologie: Amblyseius degenerans Amblyseius degenerans est un prédateur de couleur brun noir, plus grand que son allié Amblyseius cucumeris. Grâce à sa couleur foncée, il est plus visible sur la feuille ou dans la fleur. De plus, Amblyseius degenerans est plus mobile. Le cycle de vie de ce prédateur est presque identique à celui d'Amblyseius cucumeris. Les œufs des deux prédateurs, qui ne sont pas invisible à l'œil nu, sont pondus près de la nervure principale sur la face inférieure de la feuille. Le stade larvaire, ne se déplace pas et ne mange pas. Dans les deux stades nymphaux qui suivent ainsi que dans le stade adulte, le prédateur est continuellement à la recherche de proies. Amblyseius degenerans a un autre mode de vie qu'Amblyseius cucumeris. Il se trouve plus souvent dans la fleur, où il peut établir sans problème une population en se nourrissant seulement du pollen. Quand il a le choix, le prédateur préfère consommer des larves de thrips. Grâce à sa forte présence dans la fleur, il peut mieux lutter contre les thrips qu'Amblyseius cucumeris. Les œufs d'Amblyseius degenerans résistent mieux à une humidité basse, c'est la raison pour laquelle la population continue à se développer même s'il fait froid ou chaud. De plus, ce prédateur n'a pas de diapause, et peut donc être introduit dans la serre en hiver.

Application Un désavantage d'Amblyseius degenerans, c'est qu'il ne peut pas être élevé sur des mites de farine. Il n'est donc pas disponible en grandes quantités à un prix intéressant comme Amblyseius cucumeris. C'est pourquoi il est important d'introduire ce prédateur tôt de façon à ce qu'il puisse établir une population à temps. Sur poivron, on introduit Amblyseius degenerans préventivement dès qu'il y a assez de fleurs. Pendant les mois d'hiver, ce prédateur connaît un développement excellent dans la culture. En peu de temps, on retrouvera le prédateur partout dans les fleurs de poivron. Après quelques mois, il y aura plusieurs Amblyseius degenerans par fleur, et beaucoup d'autres se trouveront sur les feuilles. Si les deux espèces d'Amblyseius sont présentes, Amblyseius degenerans bousculera la population d'Amblyseius cucumeris après quelques mois. L'avantage de ce prédateur est sa mobilité plus élevée et sa meilleure lutte contre les thrips dans la fleur. Grâce à sa meilleure résistance à une humidité basse, Amblyseius degenerans continue à lutter contre les thrips en été. Bien qu'Amblyseius degenerans soit plus sensible à Pirimor (pirimicarb) qu'Amblyseius cucumeris, une utilisation réduite de ce produit est possible. La population des prédateurs diminuera beaucoup, mais se rétablira très rapidement par la suite. Amblyseius degenerans est un prédateur efficace aussi bien sur poivron que sur aubergine.

Degenerans-System Biobest livre Amblyseius degenerans dans des tubes de 500 pièces sur vermiculite. Sur poivron, on conseille une introduction d'au moins 2.000 Amblyseius degenerans par ha, introduits par 20 unités au minimum par point d'introduction. Il est possible de conserver Amblyseius degenerans pendant une courte période à 10-15°C ».

Avantages bon développement aux mois d'hiver et d'été

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établissement rapide d'une population moins sensible à une humidité basse grande consommation de pollen grande mobilité meilleure lutte contre les thrips dans la fleur pas sensible à la photopériode Fin de l’article.

Amblyseius degenerans (photo : http://gardeningzone.com/index_25_30.html ).

Pour devenir un pro de la lutte biologique, je vous conseille de parcourir la page web suivante : http://www.memoireonline.com/07/09/2311/Etude-de-quelques-parametres-biologiques-de-Amblyseius-swirskiiAthias-.html … ou vous trouverez une sorte de thèse dont le titre est : « Etude de quelques paramètres biologiques de Amblyseius swirskii Athias par Joël DAYE LOFFA, faculté des Sciences Agronomiques, Université d'AbomeyCalvi - Diplôme d'Ingénieur Agronome, Sciences et Techniques de Production Végétale ». En résumé, la prédation animale est la meilleure façon de lutter contre les nuisibles. Cela évite toute intervention chimique et maintient le problème à trois fois rien. Mais elle est délicate car les contraintes du milieu priment sur le choix du ou des prédateurs plus que leur capacité à détruire les destructeurs. Phytoseiulus craint les températures éleveés et surtout l’air sec. Cela nuit principalement à son cycle reproducteur. C’est le prédateur le plus vorace et le plus rapide c’est pourquoi on l’utilise encore. Mais il ne faudra plus compter sur lui au bout de quelques jours dans un placard surchauffé. C’est pourquoi les professionnels utilisent un mélange de variétés d’insectes prédateurs, chacun ayant ses propriétés. Un se placera plutôt dabs les fleurs, un autre plus véloce, s’occupera du bas des plante, un autres, se reproduira mieux, un autre en mange plus, … etc. … Utilisez le même principe vous évitera des échecs. Par exemple : l’Amblyseius persimilis résite mieux aux grandes température et à un air plus sec. Il prendra le relais de Phytoseiulus dans la guerre contre les nuisibles. Idem pour Amblyseius Californicus, spécialiste des Thrips mais qui ne rechigne pas à dévorer des Spiders mites, surtout quand il n’y a que cela. Avantage : lui aussi résiste mieux à la chaleur et à l’air sec. De plus, il résiste à l’abscence de nourriturealors que cela tue les deux précédents. Autre avantage, il se nourrit de pollen pendant une vaccance de proies et se rabbat dessus ces dernières lorsqu’elles reviennent en force. Pensez à rajoutter des fleurs à pollen dans votre placard, cela fera joli et sera utile. Enfin, quelques Feltiella Acarisuga (Cécidomyie), dont les femelles cherchent spécialement à pondre dans les lieux infestés de spider mites, renforceront vos troupes dans leurs actions d’attaques. Après deux jours, des larves oranges sortent des œufs et se mettent à dévorer toutes les spider mites qu’elles rencontrent.

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Extrait du site : http://www.horpi.be/catalogue%20professionnel.pdf

http://www.lamainverte.org/forum/viewtopic.php?p=139855

Actuellement, la Lutte Biologique est en plein boom et des recherches font découvrir régulièrement de nouveaux prédateurs. N’ayez pas peur de demander des conseils en magazins spécialisés ou de consulter régulièrement les sites dont vous trouvez les liens dans la série d’articles sur la prédation animale de ce dictionnaire. A ce sujet, vous trouverez dans le DVD n°1 (L'Encyclopédie du Cannabis\Data du DVD\Documents PDF) l’intégralité du catalogue professionnel Horpi system qui vous instruira sur d’autres prédateurs du Thrips et des Spiders mites. Vous pouvez aussi consulter des sites spécialisés comme Biobest (http://www.biobest.be/v1/fr/index.htm ) qui est vraiment une grosse boîte du bio, mais il en existe aussi des centaines d’autres. En revanche, sachez que d’être pote avec le gars du magasin de fournitures de culture du coin, est pas mal aussi : il saura vous donner directement de précieux conseils et identifier vos nuisibles tout en vous proposant une solution.

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Aménorrhée : Absence de menstruation chez la femme. Amotivationnel : (syndrome) Perte et absence de motivation impliquée (dans le texte) à la prise régulière de cannabis. Analgésique : Se dit d’une substance, d’un médicament, qui provoque la disparition de la sensibilité à la douleur (exemple : la morphine). Anandamide : Voici ce qu’en dit Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Anandamide : « Anandamide ou N-arachidonoylethanolamide ou AEA, est un neurotransmetteur cannabinoïde endogène présent dans les organes des animaux et des humains, en particulier dans le cerveau. Il est aussi présent en faible quantité dans le cacao[2]. Son nom est la contraction du Sanskrit ananda, qui signifie félicité et amide, sa fonction chimique [3],[4]. Présentation, synthèse, dégradation Ce cannabinoïde endogène ou endocannabinoïde, découvert en 1992, est présent dans le cerveau où il agit comme le THC en se liant avec le récepteur CB1. Il se lie également en périphérie avec le récepteur CB2 qui est un récepteur du système immunitaire. C'est une molécule lipidique majoritairement synthétisé par l'action de la N-acyltransferase (NAT) et d'une phospholipase D (PLD) à partir d'acide gras contenant un groupement éthanolamine et d'un acide arachidonique (AA). Il est principalement dégradé par l'amide hydrolase d'acide gras (FAAH) qui l'hydrolyse pour reformer de l'AA et de l’éthanolamine [5]. Fonctions physiologiques L'AEA est synthétisé au besoin dans l'espace post-synaptique d'une synapse suite à une dépolarisation calcique. Il agit comme signal rétrograde sur la membrane pré-synaptique où il active un récepteur couplé à une protéine G, le CB1. Celui-ci a une action inhibitrice sur la libération des neurotransmetteurs de la synapse (soit le glutamate, soit le GABA). L'AEA diminue ainsi la transmission de l'influx nerveux, il peut donc être qualifié de neuromodulateur. Les rôles de ces modulations interviennent au niveau de nombreuses fonctions: •

Modulation de la mémoire (hippocampe)

Modulation des émotions (amygdale)

Modulation de l'activité motrice (ganglions de la base)

Analgésie centrale (rhombencéphale)

Plus des rôles potentiels dans l'habituation, la cognition et le système de récompense (contrôlant la prise alimentaire et les phénomènes d'addictions)

Il est donc une cible particulièrement intéressante pour le traitement de diverses conditions pathologiques [5]. Voir aussi •

Cannabinoïde

Tetrahydrocannabinol (THC)

Références 1. Masse molaire calculée www.chem.qmul.ac.uk

d’après

Atomic

weights

2. The Merck index, 13e édition, 2001, ISBN 0911910-13-1

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of

the

elements

2007

sur


3. Devane W. A., Hanuš L., Breuer A., Pertwee R. G., Stevenson L. A., Griffin G., Gibson D., Mandelbaum A., Etinger A., Mechoulam R. Isolation and structure of a brain constituent that binds to the cannabinoid receptor. Science 258, 1946-1949 (1992) 4. Mechoulam R., Fride E. The unpaved road to the endogenous brain cannabinoid ligands, the anandamides in “Cannabinoid Receptors” (ed. R. Pertwee), Academic Press, London. Pp. 233258 (1995) 5. a et b Piomelli,D. The molecular logic of endocannabinoid signalling. Nat. Rev. Neurosci. 4, 873-884 (2003) ».

Structure de l'anandamide Général Nom IUPAC (5Z,8Z,11Z,14Z)-N-(2-hydroxyethyl) icosa-5,8,11,14-tetraenamide No CAS 94421-68-8 SMILES InChI Apparence huile jaune clair Propriétés chimiques Formule brute C22H37NO2 [Isomères] Masse molaire[1] 347,5347 ± 0,021 g·mol-1 C 76,03 %, H 10,73 %, N 4,03 %, O 9,21 %, Propriétés physiques Solubilité sol dans l'éthanol Masse volumique 0,92 g·cm-3 à 25 °C Précautions Directive 67/548/EEC Phrases S : 24/25, Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. Fin de l’article. Annanus ou Annas : (Ou Anne en français). D’après http://www.answers.com/topic/annas grecque de l'hébreu "Hanania'') .

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(Abréviation


Ce texte qui s’inspire de Wikipédia est (mal) traduit de l’anglais. C’est pourquoi j’ai laissé les deux langues, la traduction française étant en caractères gras. Guide Biblique : , high priest during the rule of Pontius Pilate as governor of Judea (Luke 3:2). , (Grand) Prêtre sous le règne de Ponce Pilate comme gouverneur de la Judée (Luc 3:2). After Jesus was arrested, he was first brought to Annas who sent him to his son-in-law Caiaphas (John 18:13, 24). Après que Jésus fut arrêté, il a été annené à Anne qui l'a renvoyé à son fils Caïphe-frère (Jean 18:13, 24). John and Peter appeared later before Annas who sat with the Sanhedrin in Jerusalem (Acts 4:6). Jean et Pierre sont apparus plus tard devant Anne qui était assis avec le Sanhédrin de Jérusalem (Actes 4:6). In Luke, Annas and Caiaphas are both called high priests but in Acts Annas alone is mentioned as the high priest. Dans Luc, Annas et Caïphe sont tous deux appelés prêtres mais dans les actes, Annas seul est mentionné comme le grand prêtre. It is believed by some scholars that Caiaphas was the high priest whereas Annas was the president of the Sanhedrin. Il est considéré par certains spécialistes que Caïphe était le grand prêtre alors que Anne était le président du Sanhédrin. Concordance : Luc 3:2. Jean 18:13, 24. Actes 4:6 Wikipédia (sous réserves de modification effectuées depuis) : Annas [également Ananus [1] ou Ananias [2] ], fils de Seth (23/22 BC-66 AD), a été nommé par le légat romain Quirinius comme le premier grand prêtre de la nouvelle province romaine formée de Iudaea dans 6 AD ; juste après les Romains avaient déposé Archélaos , ethnarque de Judée , mettant ainsi directement la Judée sous la domination romaine. Annas officially served as High Priest for ten years (6–15 AD), when at the age of 36 he was deposed by the procurator Gratus 'for imposing and executing capital sentences which had been forbidden by the imperial government.' [ 3 ] . Anne a officiellement été grand prêtre pendant dix ans (6-15 après J.-C.), quand à l'âge de 36 ans, il a été déposé par le procureur Grat »pour imposer et exécuter des condamnations à mort qui avait été interdit par le gouvernement impérial." [3] . Yet while having been officially removed from office, he remained as one of the nations most influential political & social individuals, aided greatly by the use of his five sons and his son-in-law as puppet High Priests [ 4 ] till his assassination in 66 AD for advocating peace with Rome. [ 2 ] Pourtant, tout en ayant été officiellement démis de ses fonctions, il est resté comme l'une des nations les plus influents politique et sociale des individus, grandement facilitée par l'utilisation de ses cinq fils et son beau-fils de marionnettes prêtres [4] jusqu'à son assassinat en 66 de notre ère pour défendre la paix avec Rome. [2] Annas appears in the Gospels and Passion plays as a high priest before whom Jesus is brought for judgment, prior to being brought before Pontius Pilate . Anne apparaît dans l' Évangile et de la passion joue comme un prêtre devant lequel Jésus est amené en jugement, avant d'être traduit devant Ponce Pilate . The Sacerdotal Family La famille sacerdotale • Annas ben Seth (6–15) Seth Anne Ben (6-15) • Eleazar ben Ananus (16–17) Ananus Eléazar ben (16-17) • Joseph ben Caiaphas (18–36/37), who had married the daughter of Annas (John 18:13) Joseph ben Caïphe (18-36/37), qui avait épousé la fille d'Anne (Jean 18:13) • Jonathan ben Ananus (36/37–44) Ananus Jonathan Ben (36/37-44) • Theophilus ben Ananus (37–41) Théophile Ananus Ben (37-41) • Matthias ben Ananus (43) Ananus Matthias Ben (43) • Ananus ben Ananus (63) Ben Ananus Ananus (63) References in the Mosaic Law to "the death of the high priest" (Num 35:25, 28) suggest that the high-priesthood was ordinarily held for life. Références dans la loi mosaïque de «la mort du grand prêtre» (Nb 35:25, 28) suggèrent que la grande prêtrise était habituellement lieu de la vie. Perhaps for this reason, Annas was still

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called "high priest" even after his dismissal, along with Caiaphas (Luke 3:2). Peut-être pour cette raison, Anne était encore appelé "grand prêtre", même après son licenciement, ainsi que Caïphe (Luc 3:2). He also may have been acting as president of the Sanhedrin , or a coadjutor of the high priest. Il peut aussi avoir agi comme président du Sanhédrin , ou un coadjuteur du grand prêtre. In the New Testament Dans le Nouveau Testament Luke 3:2 indicates a joint high priesthood "of Annas and Caiaphas" when the word of God came to John the son of Zechariah in the wilderness. Luc 3:2 indique un sacerdoce commun élevé "d'Anne et Caïphe« Quand la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie dans le désert. Although Annas is not mentioned by name in the plot to kill Lazarus, there may be a concealed message in the parable of the Rich Man and Lazarus pointing at Annas and his sons. Bien que Anne n'est pas mentionné par son nom dans le complot visant à tuer Lazare, il peut y avoir un message caché dans la parabole du riche et de Lazare montrant Anne et son fils. If it is considered that rich man dressed in purple and fine linen (cf. Exodus 28:8) represents Caiaphas, as figurehead of the Sadducees, then Annas is intended by the "father" in Luke 16:27, and the "five brothers" Luke 16:28 are Annas' five sons. Si l'on considère que l'homme riche vêtu de pourpre et de lin fin (cf. Exode 28:8) représente Caïphe, comme figure de proue des Sadducéens, puis Anne est prévue par le «père» dans Luc 16:27, et les "cinq frères "Luc 16:28 Anne sont les cinq fils. In support of this is the coincidence that the father and five brothers who will not be convinced even if the parable Lazarus is raised from the dead (Luke 16:31) predict the actuality that Caiaphas, Annas, and the five sons of Annas did not in fact believe and plotted to have the real Lazarus killed when he was raised(John 12:10) À l'appui de ceci est la coïncidence que le père et cinq frères qui ne seront pas convaincus, même si la parabole de Lazare est ressuscité des morts (Luc 16:31) prévoir l'actualité que Caïphe, Anne, et les cinq fils d'Anne n'a pas En fait croire et d'avoir comploté le réel Lazare tué quand il a été élevé (Jean 12:10) According to the Gospel of John (the event is not mentioned in other accounts), Jesus was first brought before Ananus, and after a brief questioning of him (John 18:19-23) was sent to Caiaphas , where some members of the Sanhedrin had met, and the first trial of Jesus took place (Matt. 26:57-68). Selon l' Evangile de Jean (l'événement n'est pas mentionné dans d'autres comptes), Jésus a été la première fois devant Ananus, et après un bref interrogatoire de lui (Jean 18:19-23) a été envoyé à Caïphe , où certains membres du Sanhédrin avait rencontré, et le premier procès de Jésus a eu lieu (Matthieu 26:57-68). After Pentecost , he presided over the Sanhedrin before which the Apostles Peter and John were brought (Acts 4:6). Après la Pentecôte , il a présidé le Sanhédrin, avant que le apôtres Pierre et Jean ont été portées (Actes 4:6). Pop Culture References Références Pop Culture Annas has an important role in Jesus Christ Superstar , spurring Caiaphas to take action against Jesus. Anne a un rôle important dans Jesus Christ Superstar , stimulant Caïphe à prendre des mesures contre Jésus. In almost all versions, Annas has a very high voice (almost reaching falsetto) to contrast against Caiaphas' bass. Dans presque toutes les versions, Anne a une voix très haute (voix de fausset atteignant presque) au contraste contre Bass Caïphe. This article incorporates text from Easton's Bible Dictionary (1897), a publication now in the public domain . Cet article reprend le texte de Easton's Bible Dictionary (1897), une publication tombée dans le domaine public . References Références 1. ^ Josephus, The Complete Works, Thomas Nelson Publishers (Nashville, Tennessee, USA), 20.9.1 (1998) ^ Josèphe, les œuvres complètes, Thomas Nelson Publishers (Nashville, Tennessee, USA), 20.9.1 (1998) 2. ^ a b Goodman, Martin, "Rome & Jerusalem", Penguin Books, p.12 (2007) ^ Martin, «Rome et Jérusalem», Penguin Books, p.12 (2007)

une b

Goodman,

3. ^ Bunch, Taylor G., Behold the Man , Pacific Press Publishing Association (Mountain View, California, USA), p.59 (1940) ^ Bunch, G. Taylor, Voici l'homme, Pacific Press Publishing Association (Mountain View, Californie, USA), p.59 (1940)

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4. ^ "It is said that the elder Ananus was extremely fortunate. For he had five sons, all of whom, after he himself had previously enjoyed the office for a very long period, became high priests of God - a thing that had never happened to any other of our high priests." ^ "On dit de l'aîné Ananus qu’il était extrêmement chanceux. Car il avait cinq fils, qui tous, après avoir lui-même déjà assumé la fonctop, pour une très longue période, devenait prêtres de Dieu - une chose qui n'était jamais arrivé à un autre de nos grands prêtres. " (Josephus, Jewish Antiquities XX, 9.1) (Josèphe, Antiquités juives XX, 9,1) External links Liens externes •

" Annas " in the 1913 Catholic Encyclopedia . " Anne "de 1913 dans l'Encyclopédie catholique.

• Jewish Encyclopedia: Annas Encyclopédie juive: Anne Preceded by Précédé par Joazar ben Boethus Boethus ben Joazar

High Priest of Israel Grand Prêtre d'Israël ca. 6 — 15 ca. 6 - 15

Succeeded by Suivi de: Ishmael ben Fabus Fabus Ben Ismaël

Fin de l’article. Annihiler : Définition du site : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/annihiler/ Annihiler, verbe transitif : Sens 1 : Réduire à néant, détruire. Synonyme effacer Anglais to annihilate, to destroy Sens 2 : Briser moralement quelqu'un [Figuré]. Synonyme accabler Synonymes : abattre, accabler, anéantir, annuler, briser, détruire, effacer, neutraliser Fin de la définition A savoir : dans le domaine scientifique, l’annihilation est un terme qui s’applique à un domaine d’étude bien particulier et se veut exprimer un sens légèrement différent. Quand de la matière rencontre de l’antimatière, il y a annihilation. On constate bien une disparition physique des particules mais l’énergie qui les constituait ne disparaît pas : elle se dissipe sous la forme d’une « soupe primordiale d’ondes » combinée à une intense explosion (libération d’énergie instatanée qui constitue cette « soupe primordiale »). L’annihilation scientifique n’est donc pas une destruction, mais un changement d’état (énergies combinées se changeants en énergies libérées, dissociées). De plus, il y a fort à parier que dans notre univers, des lois physiques inconnues obligent ces « ondes » à une recombination en de nouvelles particules. La destruction physique observée ne semble donc être que temporaire et n’aurait rien de définitive. Il n’y a donc pas ici le sens de destruction que colporte le mot annihiler dans les deux définitions précédentes. Annuel : (Plantes à caractère annuel), plantes qui, comme pour les herbacées, meurent après la fructification. Anorexigène : Substance qui provoque une diminution ou la perte de l'appétit. Antéchrist : Voici ce qu’en dit wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%A9christ L'Antéchrist est une figure commune à l'eschatologie chrétienne, et islamique[1]. Elle apparaît dans les épîtres de Jean mais puise ses origines dans la notion d'anti-messie déjà présente dans le judaïsme [2]. Il désigne parfois un individu - souvent monstrueux - parfois un groupe. Cette figure d'imposteur maléfique qui tente, peu avant la fin du monde, de se substituer à Jésus-Christ va nourrir de nombreuses spéculations et interprétations dès les premiers développements du christianisme à travers la littérature patristique qui s'enrichiront encore au Moyen Âge. Ainsi de nombreux personnages et personnalités seront assimilés à l'Antéchrist au cours des siècles. L'eschatologie islamique le décrit dans un contexte apocalyptique, accompagné de catastrophes comme des pluies de pierres, des séismes, ou une disette mondiale [3].

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Étymologie et définition Le mot « antéchrist » vient du grec    (antikhristos) par l'intermédiaire du latin médieval antechristus [4], mot qui vient du latin ecclésiastique antichristus. Bien que la transformation du préfixe anti- (contre) en ante- (avant) date du XIIe siècle[5], on trouve la forme antichrist chez Rabelais[5], dans la Bible de Jérusalem (traduction du XXe siècle) et dans la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française[6]. Malgré cette transformation, le mot conserve son sens d'origine : antéchrist signifie adversaire du Christ [7]. Le mot antikhristos est utilisé au pluriel dans les Épîtres de Jean, désignant les judéo-chrétiens qui se détachent de la communauté par leur refus de la reconnaissance de la pleine divinité du Christ ou de son incarnation. Par la suite, différentes représentations de personnages mythiques d'antéchrists seront modelés tant par l'eschatologie juive que par les pères de l'Église[5]. En français, dès le XIIe siècle, le mot a désigné tout à la fois, dans une acception populaire péjorative, un méchant homme et, dans des acceptions didactiques, un esprit du mal devant apparaître à la fin des temps ou encore un adversaire du Christ, un apostat[5]. Apparition du mot dans le Nouveau Testament Le terme même d'« Antéchrist » n'apparaît pas une seule fois dans tout le texte de l’Apocalypse, ni dans le Livre de Daniel, ni dans les passages de Paul de Tarse sur « l'homme de péché » dans le deuxième épître aux Thessaloniciens. Le mot « Antéchrist » n'est pas employé une seule fois par Jésus pendant son ministère, y compris lors de sa discussion sur les signes « de la Fin des Temps » dans le vingt-quatrième chapitre de l'évangile selon Matthieu et ses parallèles. Les mots « Antéchrist » et « Antéchrists » n’apparaissent que cinq fois dans la Bible, dans deux des trois épîtres de l'apôtre Jean (Nouveau Testament) : « Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. » — Première épître de Jean, 2:22 (LS[8]) « Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c'est la dernière heure. » — Première épître de Jean, 2:18 (LS) « ... et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. » — Première épître de Jean, 4:3 (LS) Cependant, une autre version de ce passage est conservée dans la Vulgate[9], chez Irénée de Lyon[10] et Origène : « et tout esprit qui divise Jésus-Christ, n’est point de Dieu; et c’est là l’Antechrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir; et il est déjà maintenant dans le monde. » — Première épître de Jean, 4:3 (Saci [11]) « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist. » — Deuxième épître de Jean, 1:7 (LS) Le terme semble ici décrire n'importe quel faux docteur, faux prophète ou corrupteur de la foi chrétienne, mais il semble quelquefois indiquer une personne précise ou un simple esprit trompeur qui suscite un faux enseignement, et dont la présence est un signe de la fin des temps. Cependant, dans la compréhension populaire, beaucoup de chrétiens identifient cet Antéchrist particulier avec l'« homme du péché, le fils de la perdition » mentionné dans la deuxième épître aux Thessaloniciens (2:2) et avec différentes figures de l’Apocalypse, y compris le Dragon, la Bête, le Faux Prophète et la Prostituée de Babylone. L'Antéchrist est compris de diverses façons, soit comme un groupe ou une organisation, soit comme un système de gouvernement fondamentalement mauvais ou une religion fausse ; ou, plus généralement, comme un individu, comme le chef d’un gouvernement mauvais, un chef religieux qui remplace l'adoration du Christ par une fausse adoration, l'incarnation de Satan, un fils de Satan, ou un être humain placé sous la domination de Satan.

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L’idée que l'Antéchrist est une personne semble se combiner dans la première épître de Jean avec celle qui en fait une catégorie de personnes. Jean y parle de « plusieurs Antéchrists » qui incarnent l'« esprit de l'Antéchrist », qui auraient vécu dès le premier siècle (« et qui maintenant est déjà dans le monde », 4:3) et continueraient encore à exister jusqu’à maintenant. Comme Jean l’écrit, un tel Antéchrist (l'adversaire du Christ) est quiconque qui « nie que Jésus est Christ », « nie le Père et le Fils; » « ne reconnaît pas Jésus » et « ne reconnaît pas sa venue ». Des idées liées et des références apparaissent en beaucoup d'autres endroits dans la Bible et divers apocryphes, si bien qu’un portrait biblique plus complet de l'Antéchrist a été créé peu à peu par les théologiens chrétiens et la religiosité populaire. L'Évangile selon Matthieu met en garde contre « les faux Christs » en plusieurs endroits et contre les trompeurs qui prétendraient être le Christ revenu. (Mat. 24:5, 24) Dans la « Petite Apocalypse » de saint Paul (deuxième épître aux Thessaloniciens, 2:1-12), on s’attend à ce que « l’homme du péché », « le fils de la perdition » s’installe dans le temple de Dieu, sous le faux prétexte qu’il est Dieu lui-même. Cette représentation de l’Antéchrist conserve le souvenir des actions du roi séleucide Antiochos Épiphane, qui vers 170 av. J.-C. commanda aux Juifs de sacrifier des porcs sur l’autel, quatre fois par an le jour du Shabbat, pour lui rendre hommage comme au dieu suprême du royaume. Paul semble avertir ses lecteurs, par cette allusion à des événements passés, qu’ils doivent s’attendre à des malheurs semblables dans l’avenir. Si quelques chrétiens estiment que les événements annoncés dans ce passage se sont produits peu après, et donc ont déjà eu lieu, beaucoup d’autres croient au contraire que l’Antéchrist n’est pas encore paru. Dans la théologie luthérienne Martin Luther, à la suite de son conflit avec la papauté, vint à considérer que le Pape était l'Antéchrist. Cette affirmation a beaucoup influencé les relations entre protestants et catholiques, rendant tout dialogue difficile, sinon impossible. Toutefois, cette affirmation n'est plus défendue que par une minorité de luthériens aujourd’hui [12]. Livre de Mormon Dans le mormonisme, le terme anti-Christ se réfère à ceux qui nient la divinité de Jésus-Christ, nient l'Évangile, et s'opposent à sa foi. Les Mormons généralement reconnaissent trois personnages dans le Livre de Mormon comme anti-Christs. Ce sont Sherem, Néhor et Korihor, mais seulement Korihor est explicitement appelé un anti-Christ. Sherem acceptait la loi de Moïse, mais niait qu’un Christ existerait un jour. Néhor était un prêtre qui exigeait des paiements, enseignait la réconciliation universelle, mais estimait que le repentir est inutile. Korihor était un athée [13]. Dans l'islam Bien qu'il n'apparaisse pas dans le Coran, la tradition musulmane fait mention d'une figure eschatologique appelée al-Dajjâl (le Trompeur ou l'Imposteur) ou al-Masîh al-Daajjâl (le Faux Messie ou le Christ imposteur)[14] correspondant à l'Antéchrist. C'est un faux-prophète qui apparaît à la fin des temps et est identifié par la tradition sunnite à la « Bête » (dâbba)[15], dont parle le Coran[16] qui sort de terre parmi d'autres signes annonciateurs. Ce personnage ignoble et perfide est présenté avec insistance comme étant borgne « alors que Dieu, Lui, n’est pas borgne »[17],[18] et doit ainsi apparaître juché sur un âne blanc à la tête de l'armée d'« ennemis des imams »[réf. souhaitée] à partir d'une terre d'Orient appelée Khorassan[17],[19] pour répandre l'iniquité et la tyrannie sur le monde durant quarante jours (ou quarante ans)[20], restaurera le paganisme, l’adoration des idoles[21] avant d'être combattu pour l'établissement de la justice eschatologique. La plus grande partie de ses soldats seront « des Juifs d’Ispahan », au nombre 70 000[22] mais toute son armée sera mise en déroute, « et rien de ce que Dieu a créé ne dissimulera de Juif en ce jour sans qu’il le fasse parler : pas un arbre, une pierre, un mur, une bête qui ne dise : ô serviteur de Dieu, ô musulman, voici un Juif, viens le tuer ! »[23]. La tradition musulmane mentionne aussi « Al-Mahdi » un autre personnage important de l'eschatologie islamique qui viendra combattre le Dajjal, qui correspondant également au douzième imam de la tradition chiite (Kitab al-Kafi), qui s'est occulté en 940[24]. Il sera accompagné d'Îsâ Jésus - dans ce combat qui descendra au minaret blanc à l’est de Damas[réf. nécessaire]. Pour la tradition sunnite, c'est Îsâ lui-même qui combat al-Dajjâl. Chez certains sunnites, Îsâ est remplacé par le Mahdi, le sauveur eschatologique[25], en effet, certains théologiens musulmans ont tantôt réfuté

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l'existence du Mahdi, tantôt le retours du Messie[26] qui, après la mort du Dajjal, se mariera, aura des enfants et sera enterré à côté de Mahomet[23] au cimetière d'Al-Baqi à Médine. D'après Yûsuf al-Wâbil, la source la plus redondante est la version où c'est Îsâ lui-même qui tue l'Antéchrist à la porte de Lod[27]. Les deux courants sunnite et chiite s'accordent globalement sur la description du personnage de l'Antéchrist appelé Dajjâl. Cependant, dans le chiisme, l'Antéchrist ne possède pas la même valeur dogmatique, ni même son opposant, al-Mahdi, ce dernier correspondant également au dernier imam caché censé appartenir à la descendance de `Ali ibn Abi Talib le gendre du prophète Mahomet, et quatrième calife de l'islam. Récits traditionnels Les nombreuses histoires circulant sur l'Antéchrist ne concordent que sur certains points dont le principal est qu'il apparaît avant la fin des temps[28] pour tenter et tromper[29] l'humanité et lui demander de croire en lui, accomplissant miracles et prodiges puis se prétendant être Dieu luimême. Diverses traditions musulmanes mettent en scène des personnages évoquant l'Antéchrist - à l'instar d'un jeune homme juif du nom de Ibn Sayyâd - que Mahomet rencontre dans un épisode rapporté dans le Sahih Muslim[30], qui semble avoir été un prophète rival de ce dernier et qui est parfois assimilé à l'Antéchrist[31] - ou mis en rapport avec celui-ci, à l'instar du chrétien converti à l'islam du nom de Tamim ad-Dari, affirmant à Mahomet avoir, au cours d'un voyage, rencontré l'Antéchrist[32], « gigantesque et le plus durement garrotté » mais bientôt libéré et prêt à sillonner la terre entière à l'exception de La Mecque et Médine, protégées par des anges[33]. Son aspect physique Son aspect physique est assez vague et diverge selon les commentateurs : il est décrit physiquement tantôt comme un jeune homme[réf. nécessaire], tantôt comme un « un homme rouge, de forte corpulence »[34],[35], borgne d'un œil[36],[37] tandis que l'autre est parfois présenté comme vêtu d'une « membrane épaisse »[38], généralement présenté comme ayant des cheveux « crépus »[39],[35], mais comme ayant des cheveux « lisses » selon un hadith considéré faible[40] cheveux décrits également comme « touffus »[38],[41]. Selon certains, il porte l'inscription « kafir » (mécréant ou incroyant) entre les deux yeux [42]. Traditions parallèles Cet article ou section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées. Vous pouvez aider en ajoutant des références. Voir la page de discussion pour plus de détails. Le personnage « al-Mahdi », ayant toujours occupé une place prépondérante dans la pensée apocalyptique musulmane[43], semble s'inspirer du personnage du Grand Monarque de l'Univers[réf. souhaitée] qui apparaît avec les interprétations cabalistiques ésotériques populaires chrétiennes du milieu du premier millénaire et dans des prophéties apocryphes comme celle de Saint Augustin au IVe siècle basées sur la figure d'eschatologie de « l'enfant mâle à la verge de fer » contenue dans Apocalypse et ramenées à un Roi Universel des temps de la fin. Les récits sur al-Mahdi de tradition musulmane apparaissent comme une transposition de la légende chrétienne non canonique du Grand Monarque Universel qui doivent tout deux : unifier la nation et les fidèles, convertir les infidèles ou bien les mécréants, commencer à combattre l'Antéchrist et annoncer le Messie seul capable de vaincre l'Antéchrist[44]. Leurs fonctions et attributs dans l'eschatologie se montrent symétriques [45]. Le Mirabilis Liber recueille au XVIe siècle les prophéties primitives et contemporaines, parfois déformées pour être raccordées dans l'ouvrage, qui forgeaient la légende populaire chrétienne. Les sunnites considèrent leurs origines comme ésotériques et étrangères aux autres récits et estiment que leurs entités sont déformées dans la doctrine chiite qui fait du Mahdi leur descendant (retour mystique de l'imam caché chiite, conflit suivant les hadiths sur la légitimité de la descendance d'Ali).

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Philosophie Dans son livre L'Antéchrist, le philosophe Nietzsche analyse l’avenir de l’homme à la lumière de l'histoire des valeurs occidentales qui se sont largement diffusées dans le monde. Selon lui, ces valeurs compromettent les progrès de l'humanité car elles sont fondées sur la haine et le fanatisme de la morale chrétienne ; la valeur essentielle de ce système du ressentiment est la pitié qui juge la vie d'un point de vue pessimiste (« À quoi bon ? » « Pourquoi souffrir ? » « Il y a une vie meilleure qui justifie celle-ci ». ). L'auteur pose alors la question de savoir s'il existe une réponse à cette interprétation dépréciatrice de la souffrance de l'existence. Les concepts par lesquels il répond à ces questions (volonté de puissance, éternel retour, surhomme) ne sont pas évoqués explicitement dans ce texte et Nietzsche se concentre principalement sur la critique contre la falsification chrétienne des valeurs [réf. nécessaire]. Notes et références 1.

 Khashayar Azmoudeh, articles Eschatologie in M.A. Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 270

2.

 Hervé Savon, article Antéchrist in Encyclopædia Universalis, édition 2006

3.

 Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. P.286

4.

 Le Lexis, le Dictionnaire érudit de la langue française (Larousse, 2009 - ISBN 978-2-03584563-4)

5.

 a, b, c et d Alain Rey (dir.), Dictionaire historique de la langue française, éd. Le Robert, 1998, p. 750

6.

 Neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française, dont la rédaction a commencé en 1986 : "ANTICHRIST n. m. Voir Antéchrist."

7.

 Dictionnaire de la langue française (Bordas, 1994/1998 - ISBN 2-84248-012-0): "Adversaire du Christ". Le Nouveau Petit Robert de la langue française, 2008 (ISBN 9782-84902-321-1): "Ennemi du Christ". Le Lexis, le Dictionnaire érudit de la langue française (Larousse, 2009 - ISBN 978-2-03-584563-4) : "Imposteur qui ... doit venir ... avant la fin du monde pour essayer d'établir une religion opposée à celle de Jésus-Christ". Dictionnaire de l'Académie française (9e édition) : "adversaire suprême du Christ et de Dieu".

8.

 Traduction Louis Segond, 1910

9.

 La vulgate lit : 4:3 et omnis spiritus qui solvit Iesum ex Deo non est et hoc est antichristi quod audistis quoniam venit et nunc iam in mundo est

10.  Contre les hérésies, livre 3, chapître 12 traduction anglaise 11.  Traduction de la Vulgate par le Maistre de Saci, 1759. 12.  (en)Inter-Church Relations - Statement on the Antichrist 13.  (en)doctrine antéchrist mormon 14.  Tiré du mot dajl, ce qui signifie mensonge ou imposture 15.  Khashayar Azmoudeh, articles Eschatologie in M.A. Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 270 16.  « Et quand la Parole tombera sur eux, Nous leur ferons sortir de terre une Bête qui leur parlera ; les gens n’étaient nullement convaincus de la vérité de Nos signes (ou Nos versets). » Coran, Sourate 27 : Les fourmis (An-Naml) verset 82. 17.  a et b Pierre Lory, « Les signes de la Fin des Temps dans l’eschatologie musulmane », sur paris-sorbonne.fr (consulté le 20 juin 2010) page 6.

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18.  Aucun prophète n'a pas pris soin d'engager son peuple à se méfier du borgne imposteur. Or il est borgne, mais votre Seigneur, Lui, n'est pas borgne. Entre les yeux de l'Antéchrist, ces lettres sont écrites: le Kâf, le Fâ’ et le Râ’ (Kufr, c-à-d. mécréance, infidélité). Rapporté par Anas Ibn Malik, Hadith n° 5219 du Sahih Muslim. 19.  Abu Bakr as-Siddiq rapporte que Le Messager d'Allah nous a dit : « L'Antichrist jaillira d'une terre de l'Orient appelée Khorassan. » (Ahmad, At-Tirmidhi n°2163, déclaré authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami as-Saghir n°3398) 20.  Selon An-Nawwas Ibn Sam'an, les compagnons de Mahomet ont dit : « Ô Messager d'Allah ! Combien de temps restera-t-il sur la terre ? » Il répondit : « Quarante jours dont un jour long comme une année, et un autre long comme un mois et un autre long comme un vendredi (une semaine) et ses autres jours seront comme vos jours. » Hadith n°5228 du Sahih Muslim. 21.  Sur le renouveau de l’adoration des idoles, v. Barzanjî, Al-ishâ‘a fî ashrât al-sâ‘a, 181 ; Les signes de la fin des temps, 171 ; Les grands signes de la fin du monde, 63-65. 22.  Barzanjî, Al-ishâ‘a fî ashrât al-sâ‘a, 113-142 ; Les signes de la fin des temps, 88, 89, 100-101, 115-135, 148-149 ; Les grands signes de la fin du monde, 68-70, 95-114. 23.  a et b Pierre Lory, « Les signes de la Fin des Temps dans l’eschatologie musulmane », sur paris-sorbonne.fr (consulté le 20 juin 2010) page 7. 24.  Pierre Lory, « Les signes de la Fin des Temps dans l’eschatologie musulmane », sur paris-sorbonne.fr (consulté le 20 juin 2010) page 8. 25.  Khashayar Azmoudeh, articles Eschatologie et Heure (L') in M.A. Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, pp. 270, 389 26.  Ibn Khaldoun, Discours sur l'histoire universelle '(al-Muqaddima), trad. Vincent Monteil, Commission libanaise pour la traduction des chefs-d'œuvre, Beyrouth, 1968, tome II, pp. 632-678. Le Mahdi est appelé le Fâtimide dans Ibn Khaldûn (trad. Abdesselam Cheddadi), op.cit., vol. I, « À propos du Fâtimide », p. 652-681 27.  Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. P.286 28.  Khashayar Azmoudeh, op. cit. 29.  Cf. par ex. Abu Hurayra, « Il apportera avec lui une image du paradis et une image de l'enfer. Celle qu'il prétendra être le paradis sera en réalité l'enfer », in Riyad As-Salihin, n° 1819, passage en ligne (Lien mort) et 5222 du Sahih Muslim disponible sur hadith.alislam.com. 30.  Hadith rapporté par `Abdullah ibn `Omar n°5215 Sahih Muslim disponible sur hadith.alislam.com 31.  David Halperin, « The Ibn Sayyâd Traditions and the Legends of al-Dajjal », in 'Journal of the American Oriental society,n° 96, 1976, pp. 213-225, présentation en ligne 32.  Rapporté par Fatima bint Qays, Hadith n°1499 du Sahih Muslim 33.  Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. P.159-161 34.  Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. p.252. 35.  a et b cf. par ex. Abdoullah Ibn Omar, in Al-Boukhari, n°6508 36.  Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. p.252-253 37.  cf. par exemple Ibn `Omar in Riyad As-Salihin, n° 1819, passage en ligne (Lien mort)

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Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. p.253. Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006, ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. p.252-254. cf. par ex. Aimawàs Ibn Sam'àn, in Riyad As-Salihin, n° 1818, passage en ligne (Lien mort) cf. Houdhayfa, in Mouslim n°5222

Docteur Yûsuf al-Wâbil ; Les Signes de la Fin des Temps, éditions Al-Hadith 2006. ISBN 2-930395-24-9 Dépôt légal : D/2006/9820/10. p.254. L'islam traditionnel face au monde moderne, Gisèle Kondracki, L'âge d'Homme, 1993, ISBN 2-8251-0376-4, 9782825103760 Jean-Pierre Laurant : L'ésotérisme chrétien en France au XIXe siècle, ressources du Mirabilis Liber et Grand Monarque Rodolphe Badinand : Le retour du roi. Essai sur un mythe européen. (Parallèle avec le Mahdi en note 17)[réf. incomplète]

Bibliographie •

(en) W. Bousset, The Antichrist Legend. A Chapter in Christian and Jewish Folklore, traduit par A. H. Keane, introduction de D. Frankfurter, éd. Oxford University Press, 2000 (éd. orig. allemande 1895), recension en ligne

Cristian B dili , Métamorphoses de l'antichrist chez les pères de l'église, éd. Beauchesnes, 2005, extraits en ligne ; dans la littérature chrétienne, du Nouveau testament à Théodoret de Cyr au Ve siècle

Discours sur l'histoire universelle (Al-Muqaddima) d'Ibn Khaldoun, trad. Vincent Monteil, Commission libanaise pour la traduction des chefs-d'œuvre, Beyrouth (1968)

L'islam et la fin des temps, livre de Jean Flori

Dictionnaire du Coran, de Mohammad Ali Amir-Moezzi, éd. Robert Laffont (2007)

Les Signes de la Fin des Temps, de Yûsuf al-Wâbil, éditions Al-Hadith (2006)

Annexes Articles connexes •

Apocalypse

L'Antéchrist, livre de Friedrich Nietzsche

Bête de l'Apocalypse

Court récit sur l'Antéchrist, (dernière partie du livre "Trois entretiens sur la Guerre, la Morale et la Religion"), de Vladimir Soloviev

Jour du jugement

Le fils de Rosemary, livre de Ira Levin

Lucifer et Ahriman, livre de Rudolf Steiner

Signes de la fin des temps en Islam

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Liens externes •

L'antéchrist, chanson de Georges Brassens

L'Antechrist par l'Abbé Augustin Lémann, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 1905.

Pierre Lory, « Les signes de la Fin des Temps dans l’eschatologie musulmane », sur parissorbonne.fr (consulté le 20 juin 2010).

Anti-émétiques : (ou antiémétique) Anti-vomitif. Antagoniste : Contraire, qui s’oppose à ... .Exemple : substance antagoniste aux opiacés (qui en annule les effets). Antalgique : (Médicament), substance propre à calmer la douleur. Anthère : Partie supérieure de l'étamine des plantes à fleurs, dans laquelle se forment les grains de pollen, et qui s'ouvre à maturité pour laisser s'échapper ceux-ci. Anthropophagie : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cannibalisme au Brésil en 1557 décrit par Hans Staden L’anthropophagie est une pratique qui consiste à consommer de la chair humaine. C'est une forme de cannibalisme spécifique à l'espèce humaine. On distingue l’endocannibalisme, qui consiste à manger les membres de son groupe humain, et l’exocannibalisme, qui consiste à manger des membres d'un autre groupe humain. Historique Paléolithique Il semble que l'anthropophagie ait été pratiquée dès le Paléolithique. Des traces de dépeçage ont été observées sur des ossements humains préhistoriques, mais les indices en question ne sont toutefois pas des preuves d'anthropophagie. Il est en effet souvent difficile de différencier des pratiques funéraires, avec décharnement post-mortem des corps, des actions anatomiquement identiques à but anthropophagique (grotte néolithique de Fontbrégoua, à Salernes et de l'Adaouste, près de Jouques en France). L'anthropophagie est considérée comme probable dans certains sites du Paléolithique inférieur comme Gran Dolina à Atapuerca) en Espagne ou la Caune de l'Arago en France, du Paléolithique moyen comme la Baume Moula-Guercy à Soyons en France[1], dans des sites mésolithiques (grotte des Perrats à Agris) et dans des populations plus récentes nord-américaines (site de Mancos dans le Colorado).

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Si certaines cultures ont eu des pratiques cannibales socialement instituées, l'anthropophagie occasionnelle en cas de pénurie grave (famine ou de perte des réserves de nourriture sur un bateau) a été une pratique récurrente dans toutes les sociétés. Antiquité Les mythes grecs rapportent de nombreux cas de cannibalisme : Cronos dévorant ses enfants, le cyclope Polyphème mis en échec par Ulysse, le peuple anthropophage des Lestrygons dont parle l'Odyssée, etc. Dans son Histoire, Hérodote décrit les traditions funéraires de plusieurs peuples, parmi lesquels les Massagètes, les Padéens, les Issédons, les Scythes et les Thraces, dont certains sont nécrophages et d'autres sacrifient les vieillards et les malades avant de les faire cuire et de les consommer[2]. On peut considérer qu'il ne s'agit que de symboles, mais il est vraisemblable, comme le pense Robert Graves dans son ouvrage Les Mythes grecs, que ces mythes se référaient aux pratiques archaïques et aux luttes menées par les premiers Grecs contre des peuples anthropophages. De nombreuses pratiques religieuses anciennes comportaient des sacrifices humains suivis de cannibalisme. XIe au XIXe siècle Des sources concordantes rapportent des pratiques cannibales durant les croisades, des comportements qui seraient le fait des Francs. Dans Les croisades vues par les Arabes[3] Amin Maalouf réunit plusieurs témoignages francs et arabes relatant ces faits, notamment celui du chroniqueur franc Raoul de Caen : « À Maarrat, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés ». Dans Chronique anonyme de la première croisade[4], on peut lire : « Les Francs s'attardèrent à Maarrat un mois et quatre jours. […] Il y eut là des nôtres qui manquèrent du nécessaire […] Alors, ils ouvraient les cadavres, parce que, dans leurs ventres, on trouvait des besants cachés. Ou bien, ils en découpaient la chair en morceaux, et ils la faisaient cuire pour la manger ». Au XVIe siècle, on trouvait des cannibales en Amérique centrale (les Aztèques), en Amérique du Sud (Tupinambas et Tupinikims), et jusqu'au début du XXe siècle en Afrique équatoriale ou dans les îles du Pacifique (Fidji, etc.). Pour tous, manger de la chair humaine était un acte normal. Les Aztèques mangeaient les victimes de leurs sacrifices humains. Au Moyen-Orient, les Hittites empalaient, avec toute leur famille, les chefs des villes qui se révoltaient contre leur domination, les découpaient vivants en morceaux qu'ils mettaient à cuire et distribuaient au peuple pour frapper de terreur les opposants par la cruauté du supplice. Dans Très brève relation de la destruction des Indes, Bartolomé de Las Casas rapporte que certains chefs espagnols, qui s'étaient alliés avec les indigènes pour conquérir le pays, toléraient que ces Indiens traînassent avec eux des prisonniers destinés à nourrir la troupe. Lorsque les campements étaient installés, une boucherie se mettait en place, et des hommes, femmes et enfants étaient abattus, découpés et vendus comme pourceaux. Hans Staden (1525-1576) est un arquebusier allemand qui fut capturé après un naufrage par une tribu TupiGuarani pratiquant l'anthropophagie rituelle. De retour en Europe, il écrivit Nus, Féroces et Anthropophages (1557), récit de sa captivité. Son témoignage a inspiré un film intitulé Hans Staden de Luis Alberto Pereira (1999). André Thévet, prêtre catholique qui avait accompagné Villegagnon jusqu'à la baie de Rio de Janeiro, est ensuite remonté le long des côtes d'Amérique dans les possessions françaises. Après avoir trouvé des cannibales au Brésil (les Tupinambas), il en a aussi trouvé en Guyane et en Floride. Jean de Léry, pasteur protestant qui succéda à Thevet auprès de Villegagnon, rapporte lui aussi les coutumes cannibales des indiens Tupis dans ses écrits. Henry B. Parkes dans son livre Histoire du Mexique, préfacé par Jacques Soustelle [5] décrit ceci : en 1844 lorsqu'il fuyait México le président Antonio López de Santa Anna fut capturé par des indigènes cannibales de la région de Xico dans l'État de Veracruz qui allaient le manger et ne dût son salut qu'à l'intervention opportune de troupes gouvernementales. Dans son livre La mêlée sociale[6], Georges Clemenceau rapporte qu'à la fin du XIXe siècle, on trouvait sur les marchés d'Afrique équatoriale des individus, hommes et femmes, sur lesquels chacun marquait le morceau qu'il désirait acheter pour manger. Lorsque tout était vendu, la personne était abattue, découpée, et les morceaux distribués aux acheteurs. Il ajoute : « Quelles pouvaient être les pensées de ces noirs qui voyaient leurs frères se partager leur futur cadavre ? Sans doute pensaient-ils que la veille encore, ils en faisaient autant. » Il termine :

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« Si nous apportons avec la civilisation l'interdiction du cannibalisme, n'allons-nous pas les condamner à la famine ? » L'anthropophagie fut aussi pratiquée par les Maori de Nouvelle-Zélande jusqu'à l'arrivée des Européens. XXe siècle Union soviétique Plusieurs cas d'anthropophagie touchant des villages ou des régions entières ont été rapportés durant les périodes les plus noires de l' Union soviétique. Selon un rapport de la Sécurité d'État, en 1922, « la famine atteint des proportions terribles. Les paysans ont mangé tout ce qui pouvait servir de nourriture, chats, chiens. À l'heure actuelle, ils sont en train de déterrer les morts pour les manger (…). Selon les témoignages des membres du comité exécutif de la volost [canton], le cannibalisme dans le bourg de Lioudbimovka prend des proportions dramatiques. »[7] Japon De nombreux rapports écrits et témoignages colligés par la section australienne des crimes de guerre du tribunal de Tky et analysés par l'enquêteur William Webb (le futur juge en chef), démontrent que les soldats japonais commirent lors de la Seconde Guerre mondiale des actes de cannibalisme à l'encontre des prisonniers alliés et des populations civiles des territoires occupés. Dans certains cas, ces actes étaient motivés par la famine, mais selon l'historien Yuki Tanaka, « le cannibalisme était souvent une activité systématique menée par des escouades entières et sous le commandement d'officiers. »[8] Selon le témoignage de plusieurs prisonniers, comme le soldat indien Hatam Ali, les victimes étaient parfois dépecées vivantes. Les plus hauts gradés connus ayant pratiqué l'anthropophagie sont le lieutenant-général Yoshio Tachibana qui, avec onze membres de son personnel, a été jugé pour avoir fait décapiter et mangé un aviateur américain en août 1944 à Chichi Jima et le vice-amiral Mori, pour avoir mangé un prisonnier lors d'une réception tenue en février 1945[9]. République populaire de Chine L'historien et journaliste anglais Patrick French indique « qu'au milieu des années soixante, lors de la révolution culturelle, on a pratiqué en République populaire de Chine l'anthropophagie pour « prouver une doctrine révolutionnaire ». Les organes humains considérés comme supérieur, comme le foie, était réservés aux hauts responsables du parti communiste chinois[10]. L'écrivain chinois Zheng Yi enquêta sur les actes de cannibalisme commis dans la province du Shanxi. Le résultat de cette investigation publié sous le titre de Stèles rouges : du totalitarisme au cannibalisme est accablant pour les autorités locales, qui autorisèrent et institutionnalisèrent à grande échelle cette pratique [11]. Zheng Yi décrit des scènes de cannibalisme et affirme qu'au moins 10 000 personnes furent tuées et mangées en Chine durant cette période [12] D'autres sources évoques 100 000 cas dans le Guangxi.[13]. Accusations de cannibalisme Assez fréquemment, des accusations d’anthropophagie ont été portées contre tel ou tel groupe, afin de le discréditer ou de le rendre inhumain. Pendant la révolte du papier timbré, les soldats de Louis XIV, selon madame de Sévigné, auraient mis un enfant à la broche. Il est par ailleurs vraisemblable que les personnages d'ogres mangeant des enfants dans les contes tels que Le Petit Poucet de Charles Perrault étaient inspirés par les individus ou groupes anthropophages qui sévissaient dans les forêts européennes au moment des famines. Cependant, de telles accusations ont toujours été portées contre ceux que l'on voulait combattre afin de les diaboliser, et ce depuis l'Antiquité. Ainsi les premiers Chrétiens étaient-ils accusés de manger des enfants vivants, et diverses sectes combattues par le régime ont toujours subi les mêmes accusations. Interprétations psychologiques Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Chez certaines tribus anthropophages, boire le sang et manger la chair de leurs ennemis était un moyen de s'approprier leur force.

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Le délire anthropophagique est une conviction psychotique : boire le sang de l'homme rapprocherait l'anthropophage du divin. En contact avec les peuples amérindiens, les explorateurs ont cherché à expliquer les motivations des tribus cannibales. Dans son Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil, Jean de Léry explique que « plus que par vengeance et pour le goût (…), leur principale intention est, qu'en poursuivant et rongeant ainsi les morts jusqu'aux os, ils donnent par ce moyen crainte et épouvantement aux vivants ». L'anthropophagie est généralement considérée comme un acte de folie dans les sociétés occidentales perçu aussi chez certains peuples comme un acte d'humiliation pour la personne dépecée et sa famille.

[14]

. Il est

L'anthropophagie peut également être vue dans certains cas comme une volonté de s'approprier une partie de quelqu'un, à compter que l'anthropophagie ne nécessite pas forcément de meurtre. Ce n'est pas de la démence dans tous les cas de figure, l'anthropophagie peut etre aussi dans un but de survie. Aspect juridique En Europe, le capitulaire de Charlemagne de 789 est l'un des premiers textes juridiques à se préoccuper des actes de cannibalisme : « Si quelqu’un, trompé par le diable, croit qu’une femme est une sorcière qui mange des hommes, et que pour cela il la brûle et donne sa chair à manger ou la mange lui-même, il sera puni de la peine capitale »[15]. Aujourd'hui, plusieurs pays, notamment en Afrique, ont inscrit le crime de cannibalisme dans leur législation. Au Gabon, l’article 211 du Code pénal dispose que « tout acte d'anthropophagie, toute cession de chair humaine à titre onéreux ou gratuit faite dans le même but, sera puni de la réclusion criminelle à temps »[16]. Au Burundi, c'est l'article 165 du Code pénal qui s'applique : « Quiconque aura provoqué ou préparé des actes d’anthropophagie, y aura participé, ou aura été trouvé en possession de chair humaine destinée à des actes d’anthropophagie, sera puni de la peine de mort »[17]. Mais dans d'autres pays, notamment en France et en Allemagne, la législation ne prévoit pas de sanction pour les actes d’anthropophagie [18]. Les magistrats français peuvent néanmoins s'appuyer sur l'article 222 du Code pénal qui punit les tortures et actes de barbarie de 15 à 30 ans de réclusion criminelle. Cannibalisme rituel • Les Amérindiens Guayaki du Paraguay, endocannibales, mangeaient leurs propres morts, ce qui est une nécrophagie], leur assurant ainsi une forme de sépulture humaine. Dans d'autres peuples anthropophages, les vivants pensent s'approprier les mérites et la vigueur de leurs morts. • En Amérique du Nord, les Algonquins, les Hurons, les Crees et les Iroquois étaient strictement exocannibales et ne mangeaient que ceux qui mouraient au combat. Le terme Mohawk désignant les indiens Agniers ou Kanien'kehá:ka, issu des rescapés des colonies scandinaves des descendants d'Erik le rouge au Markland (Canada) et au Vinland (Maine), signifiant lui même "Mangeurs d'hommes" dans la langue de leur ennemis héréditaires Abenaki. • Au Brésil, les Amérindiens Tupi, exocannibales, tuaient et mangeaient leurs prisonniers à l'issue de combats avec les peuples voisins. Le prisonnier - ou la prisonnière - était conservé un certain temps dans le village avant d'être tué. Selon Jean de Léry, les victimes ne cherchaient pas à s'enfuir, devenant même joyeux au moment d'être mangés. Léry raconte même qu'arrivant un jour dans un village, et voyant plusieurs indiens préparés et sur le point d'être tués, il aperçut une jeune femme qu'il avait convertie au christianisme lors de passage précédent. Il s'approcha d'elle et lui proposa de prier Dieu, lui disant qu'il allait intervenir pour la sauver. La femme se mit alors à rire, déclarant que « Dieu n'y était pour rien, que c'était son tour d'être mangée, et qu'elle espérait que sa viande serait bonne ». Jean de Léry termine : « et, tout en riant, elle s'avança, fit un signe au bourreau et elle mourut ainsi ». Le rituel était immuable : le corps entièrement rasé, l'anus bouché par un bois ou des herbes pour que rien ne se perde, le condamné était maintenu par une corde serrée autour de sa poitrine. Celui qui devait le tuer tenait en main un fort gourdin emplumé, et lui déclarait qu'il allait être tué et mangé. Le prisonnier répondait alors qu'il avait tué et mangé beaucoup de ce village, et que les siens viendraient le venger et les mangeraient tous. Après quoi, d'un grand coup sur la tête, le prisonnier était tué. Les femmes s'en emparaient, raclaient la peau et versait de l'eau chaude sur le cadavre, comme l'on fait en Europe pour un cochon. Puis un homme coupait les membres, dont les femmes s'emparaient pour danser et courir autour du feu. Enfin, le tronc était ouvert et dépecé, les viscères et la tête misent dans une marmite pour les femmes et les enfants,

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pendant que les membres et le tronc étaient posés sur une grille en bois au-dessus du feu. Celui qui avait tué se retirait pour jeûner pendant une journée. Sources : Jean de Lery, Hans Staeden, André Thevet, Charles Villeneuve. Cannibalisme criminel • Le fait récent le plus connu est l'œuvre d'un étudiant japonais, Issei Sagawa qui a dévoré une partie de son amie néerlandaise à Paris en 1981. Celui-ci a été libéré le 13 août 1985. • Listes de criminels cannibales condamnés après des meurtres et des preuves de consommation (et/ou de revente de chair humaine) : o Alferd Packer (américain, arrêté en 1874 et mort en 1907) o Georges Grossman (allemand, arrêté en 1921), o Karl Denke (allemand, arrêté en 1924), o Fritz Haarmann (allemand, 1925), o Albert Fish (américain, arrêté en 1934), o Anna Zimmerman (allemande, arrêtée en 1981), o Jeffrey Dahmer (américain, arrêté en 1991), o Daniel Rakowitz (américain, 1989), o Andrei Chikatilo (ukrainien, condamné à mort en 1994), o Armin Meiwes (allemand, 2001) : surnommé par les médias le « cannibale de Rotenbourg » avait émasculé, découpé et mangé en partie Bernd Brandes, qui était volontaire. Il a été condamné à Francfort le 9 mai 2006 à la prison à perpétuité [19]. Cannibalisme de survie • En 1816, suite au naufrage de la frégate La Méduse, 139 marins et soldats s'entassèrent sur un radeau pendant 13 jours, pratiquant l'anthropophagie pour survivre. Il n'y eut que 15 rescapés. Voir également le tableau Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault. • Durant l'hiver 1846-1847, dans la Sierra Nevada en Californie, un groupe de colons bloqués par la neige eut recours à l'anthropophagie. •

On suppose que les membres de l'expédition Franklin en 1847 y eurent également recourt.

• En 1972, une équipe de rugby uruguayenne se retrouva isolée pendant 72 jours sur un glacier de la cordillère des Andes à la suite d'un accident d'avion avant de recevoir du secours. Les 16 rescapés furent incités à l'anthropophagie par le médecin qui se trouvait parmi eux ; l'histoire retient qu'ils durent leur survie à cette décision. Cette tragédie donna lieu au livre et au film Les Survivants. Voir l'article Vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya. • Pendant les guerres mondiales, plusieurs actes de cannibalismes ont été commis, non seulement à cause de la famine, mais aussi de façon systématique par les camps ennemis, dont le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Exemple : Histoire de Nauru. Cannibalisme dans la fiction Cinéma • Alice Cans the Cannibals (1925) • Cannibal Capers (1930)

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• Docteur X (1932) • Cannibal Attack (1954) • Les Enfants du capitaine Grant (1962) • Orgie sanglante (1963) • La Semence de l'homme (1969) • Qu'il était bon mon petit Français (Como Era Gostoso o Meu Francês, 1971) • Au pays de l'exorcisme (1972) • Soleil vert (Soylent Green) (1973) • Le Dernier monde cannibale (1977) • Viol sous les tropiques (1977) • La colline a des yeux (film, 1977) • La Montagne du dieu cannibale (1978) • Blue Holocaust (Buio Omega) (1979) • La Secte des cannibales (1980) • Demain l'apocalypse (1980) • Cannibal Holocaust (1980) • Antropophagus (1980) • La Terreur des zombies (1980) • Chasseurs d'hommes (Sexo Canibal, 1980) • Cannibal Ferox (1981) • Antropophagus 2 (1981) • La Guerre du feu (1981) • Prisonnières de la vallée des dinosaures (1985) • La colline a des yeux 2 (film, 1985) • Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant de Peter Greenaway (The cook, the thief, his wife and her lover) (1989) • Delicatessen (1991) • Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) (1991) • Les Survivants (Alive) (1993) • Cannibal! The Musical (1996) • Le Radeau de la Méduse (1998) • Vorace (1999) • Anthropophagous 2000 (1999)

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• Hannibal (2001) • Trouble Every Day (2001) • Orgie sanglante 2 (2002) • Dragon rouge (2002) • Horror Cannibal (Nella terra dei cannibali, 2003) • Horror Cannibal 2 ou Cannibal World (Mondo Cannibale, 2003) • Détour mortel (2003) • Les Bouchers verts (De Grønne slagtere) (2003) • Nouvelle cuisine (Gaau ji) (2004) • 2001 Maniacs (2005) • La colline a des yeux (film, 2006) • La colline a des yeux 2 (film, 2007) • Hannibal Lecter : les origines du mal (2007) • Sweeney Todd (2008) • Frontière(s) (2008) • Insatiable (2008) • Affamé (2008) • La Route (2009) • Le Livre d'Eli (2010) Littérature •

Essais, Chapitre XXX: Des Cannibales de Montaigne

Niourk (1957) de Stefan Wul.

Pourquoi j'ai mangé mon père (1960) de Roy Lewis.

Les Survivants (Alive: The Story of the Andes Survivors) (1974)

• La trilogie d'Hannibal Lecter livres sur un tueur en série et cannibale de Thomas Harris. •

Le corps excquis de Poppy Z. Brite

• Les Crannibales Bande dessinée comique dont la famille est entièrement composée de cannibales. •

Buffet Campagnard de Cizia Zykë.

Off Season/Morte Saison de Ketchum, Jack (1980/1999)

In the Tenebris de Maxime Chattam (2004) Thriller

Maladie liée à l'anthropophagie Article détaillé : Kuru. (voir dans ce dictionnaire)

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Dans les années 1950, de nombreux cas de maladies ont été découverts en Nouvelle-Guinée. Des études menées sur place ont établi un lien entre les rites funéraires cannibales (certains cannibales de Nouvelle-Guinée mangeaient le cerveau de leurs victimes) et les nombreux décès constatés. Les chercheurs ont conclu que les peuples pratiquant le cannibalisme étaient atteint de la maladie de kuru. Le cannibalisme semble s'être arrêté dans les années 1950 sous la pression des autorités Australiennes. Notes 1.  Voir le chapitre Cannibalisme de l'article Homme de Néandertal 2.  Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], IV-64, I-216, III-99, IV-18 et 106 3.  pages 55 et 307 de l'édition J'ai lu, 1983, Paris 4.  Traduction d'un document d'époque en latin (par Aude Matignon) Éd. Arléa Mars 1998 pages 136-137. 5.  Histoire du Mexique par Henry B. Parkes - Payot - ISBN|2-228-12790-6 6.  Georges Clemenceau, La mêlée sociale, Paris, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1895 7.  Province de Samara, rapport d'information d'État n°60, du 20 janvier 1922, Archives centrales de la Sécurité d'État. Traduit et présenté par Nicolas Werth dans le n°78 du Bulletin de l'Institut d'histoire du temps présent, second semestre 2001, p. 108. 8.  Tanaka, Hidden horrors : Japanese war crimes in World War II, Westview press, 1996, p. 127 9.  Edward Russell of Liverpool, The Knights of Bushido, a short history of Japanese War crimes, Greenhill books, 2002, p. 236-238. 10.  Patrick French ; Tibet, Tibet Une histoire personnelle d'un pays perdu , Pages 225 et suivantes traduit de l'anglais par William Oliver Desmond, Albin Michel, 2005. 11.  Stèles rouges 12.  The cannibal within, par Lewis F. Petrinovich 13.  en:Cultural_Revolution#Persecution 14.  Lors de « l’affaire du Japonais cannibale », en France, dans les années 1980, les avocats se sont appuyés sur l’article 64 du Code de procédure pénale qui établit qu'« il n'y a ni crime, ni délit lorsque le prévenu est en état de démence au temps de l'action, ou lorsqu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister » 15.  Jean-Paul Doucet, Dictionnaire de droit criminel 16.  Phénomènes occultes : Ces crimes rituels qui ternissent l'image du pouvoir 17.  Décret-loi n°1/6 du 4 avril 1981 portant réforme du code pénal 18.  « Quant au cannibalisme, il n'est tout simplement pas prévu par la législation allemande », dans l'article Le cannibale de Rotenburg devant la justice, Le Figaro, 4 décembre 2003. 19.  « Le "cannibale de Rotenbourg" condamné à perpétuité », dans Le Monde web, 9 mai 2006 Articles connexes • Cannibalisme

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• Kuru (maladie) • Nécrophagie Liens externes • http://hominisation.free.fr/necrophagie.htm • http://www.estadao.com.br/ext/frances/dossie2.htm • http://www.zalea.org/spip.php?article627 7 vidéos sur le cannibalisme expliqué par Jean-Jacques Rue Bibliographie • Martin Monestier, Cannibales, Histoire et bizarreries de l'anthropophagie, hier et aujourd'hui, Le cherche Midi, Paris. • Selim Lander, "Juste… cannibale !", mondesfrancophones.com [1] • Frank Lestringant, "Le Cannibale, grandeur et décadence", Paris, Perrin, 1994. Fin de l’article. Antidépresseurs : Médicaments qui combattent la dépression mentale et ses symptômes. On peut aussi dire "Thymoanaleptique". Antisionisme : Voici ce qu’en dit Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Antisionisme . « L’antisionisme (ou anti-sionisme) désigne l'opposition au sionisme et à l'existence de l'État d'Israël. Par extension, et pour certains parmi les plus radicaux, cela signifie une opposition au maintien de l'État d'Israël en tant qu'État juif pour diverses raisons, tant idéologiques que politiques, morales ou religieuses. L'histoire du sionisme est longue et complexe. Maxime Rodinson, pense qu'il faut parler de sionismes au pluriel pour comprendre la nature du sionisme, ainsi que l'antisionisme qui lui est lié[1]. Cette histoire permet de comprendre diverses formes d'antisionisme qui en dépendent en réaction. On peut distinguer l'antisionisme avant et après la création de l'État d'Israël. Cette création est issue de la Résolution 181 de l'ONU, décidée par la majorité des États lors d'un vote à l'Assemblée générale des Nations unies. La Résolution reprenait dans son principe, mais en la renforçant[2], la déclaration Balfour de 1917, soit la reconnaissance de la revendication nationale sioniste, mais non les premiers projets concernant les territoires qui devaient être beaucoup plus étendus[3]. Avant la création de l'État d'Israël conformément à la résolution des Nations unies, le mouvement national juif (ou sionisme) et la partie arabo-palestinienne de cette terre se sont affrontés à partir des années 1880[4]. L'antisionisme s'est opposé à la création de l'« État juif » défini par Theodor Herzl et à ses conséquences au Proche-Orient. Après la création de l'État d'Israël, l'antisionisme a acquis une signification différente. Outre sa présence dans les pays arabes, il existe également dans les pays européens. Après 1948, date de la création de l'État d'Israël conformément au vote de l'Assemblée générale des Nations unies, l'opposition à un projet devient l'opposition à un acquis : la constitution d'un État légitime selon le droit international[5] L'opposition actuelle au maintien de cet État a toutefois évolué au cours des dernières décennies. L'OLP a renoncé à l'idée de son abolition, de même que la plupart des pays arabes : la Ligue arabe s'est déclarée prête à reconnaître Israël en échange de certaines concessions. Pour plusieurs auteurs, dont le philosophe Vladimir Jankélévitch et le politologue Pierre-André Taguieff, l'antisionisme récent est une forme déguisée d'antisémitisme. Cette assimilation suscite controverse et polémique. En effet, d'autres auteurs la dénoncent comme un moyen de délégitimer par avance toute critique adressée à l'État d’Israël [6].

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Alain Dieckhoff distingue quant à lui le non-sionisme de l'antisionisme pour désigner la nonadhésion de Juifs au projet sioniste [7]. Histoire Avant la création de l'État d'Israël Opposition juive au sionisme due à la tradition religieuse À la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe siècle, une majorité des juifs n'adhère pas au sionisme, voire lui est hostile [8]. L'opposition au sionisme est alors plus importante à Jérusalem que dans le reste de la terre d'Israël, notamment dans le quartier de Méa Shéarim, quartier historique des religieux traditionalistes, les haredim de la ville sainte[9]. En effet, les rabbins orthodoxes étaient hostiles au sionisme, d'une hostilité théologique : notamment parce qu'ils pensaient que si Dieu avait décidé de la dispersion du peuple juif, il ne fallait pas aller à l'encontre de cette tournure qu'avait prise l'histoire et depuis, la religion prescrivait uniquement l'attente du Messie[10]. Les nouvelles institutions juives sont alors mal perçues par les Juifs autochtones très pieux de Palestine, qui, rapporte Maurice Kriegel [11], appellent « à rompre toute relation, au prix même de déchirement des liens familiaux, avec quiconque appartient à la collectivité juive régie par les nouvelles institutions sionistes ». L'antisionisme juif[réf. nécessaire] relève principalement de raisons religieuses : le caractère laïc, politique, moderne, du sionisme n'est pas partagé par les Juifs les plus religieux au sein de la population juive autochtone, qui conçoit Israël comme la « Terre Sainte » à l'instar des chrétiens pour Jérusalem et alentours, nommés la « Terre sainte »[réf. nécessaire]. Les contacts des Juifs religieux avec la première comme la deuxième vague d'immigration sont quasi inexistants. Le Yishouv historique parle alors de « lutte contre le sionisme lorsque celui-ci grandit jusqu'à envahir la Terre sainte »[12]. Les critiques sont parfois très violentes vis-à-vis du sionisme, accusé de « détourner les Juifs du judaïsme et de corrompre leur âme »[13]. Les tentatives des représentants de l'immigration sioniste, dont Haïm Weizmann, de représenter l'ensemble des Juifs de Palestine amènent alors des tensions. Les autorités rabbiniques des Juifs autochtones sont divisées sur les fonds apportés par l'Organisation sioniste mondiale aux yeshivoth. En 1921, une assemblée crée une structure rabbinique destinée à unifier celles résultant de la présence ottomane, sous la forme de deux postes de grands rabbins, un ashkénaze et un sépharade. Mais les tensions renaissent alors avec la nomination du premier grand rabbin ashkénaze, le rabbin Abraham Isaac Kook, plutôt favorable aux institutions sionistes. Le mouvement orthodoxe fondé en 1912, l'Agoudath Israel, refuse alors d'entretenir des rapports avec le Conseil national juif organisé par les représentants sionistes [14]. Selon l'Agoudath Israel, menée notamment par le rabbin Sonnenfeld, les Juifs pieux ne peuvent pas collaborer avec le Conseil qui aurait émis « une proclamation solennelle qui dépose Dieu et la Torah comme souverains de la nation juive »[15]. En février 1924, le rabbin Sonnenfeld soumet un mémorandum au roi Hussein, pour avoir les garanties que les Juifs orthodoxes autochtones seront légitimement consultés sur l'avenir de la Palestine. Des garanties de coexistence pacifique sont alors apportées dans le texte : « Nous assurons Sa Majesté que la population juive se rapporte à ses voisins avec une harmonie fraternelle partout où elle existe, et en Terre sainte également nous allons nous conformer à cette tradition et collaborer dans le futur avec tous les habitants dans la construction et la prospérité de la terre pour une bénédiction et une paix pour tous les groupes ethniques.[16] » Cependant, à partir des années 1930, les difficultés à trouver une terre d'accueil, pour les Juifs d'Europe persécutés et contraints à l'exil, les amènent à revoir leur position critique vis-à-vis du sionisme et du projet d'édification de l'État juif. Ils entament alors des pourparlers avec les partis sionistes pour organiser l'immigration. Ainsi Isaac Breuer, l'un des principaux dirigeants du parti religieux Agoudah, jusqu'alors adversaire du projet sioniste, crée-t-il le mouvement Poalei Agoudat Israël, dont la plupart des membres part pour la Palestine. Mais certains refusent de partager le projet sioniste, politique, et créent un groupe à part, le Edah Aredit, littéralement les « Craignants Dieu » dont le centre est à Jérusalem[17].

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À partir des années 1930, conséquence des persécutions des juifs en Europe, les mouvements orthodoxes se rallient aux thèses sionistes, même si, ça n’est pas le cas des ultras orthodoxes (haredim) : le mouvement orthodoxe Agoudath Israel connaît une scission en 1938, dont se détache la minorité antisioniste des haredim[18]. Opposition juive au sionisme d'origine politique Selon le militant antisioniste d'extrême gauche Michel Warschawski, « L’antisionisme a toujours été perçu comme une position politique parmi d’autres, qui plus est, hégémonique dans le monde juif pendant près d’un demi siècle »[19]. Toutefois l'opposition au sionisme pour des raisons plolitiques chez les juifs n'a pas le même sens ni les mêmes raisons que l'antisionisme venu d'autres sources. Cette opposition chez les Juifs provient des milieux socialistes et communistes. Parmi les organisations social-démocrates, socialistes et communistes du Yiddishland , beaucoup, comme le Bund (Union générale des travailleurs juifs), le Parti social-démocrate juif de Galicie, le Folksgrupe de Russie n'étaient pas sionistes, voire s'opposaient politiquement au sionisme[20],[21]. En Pologne, le Folkspartei (en yiddish: Yidishe folkspartay), tout en souhaitant une autonomie nationale et culturelle des Juifs, ne l'envisageait pas comme impliquant le déracinement d'un départ vers la Palestine. L'Alliance israélite universelle, organisation française, républicaine et patriote, est connue avant-guerre pour son antisionisme, positions qu'elle nuance après 1945 [22]. Antisionisme arabe

Manifestation antisioniste à Jérusalem, Porte de Damas, 8 mars 1920.

Il apparaît dès la fin du XIXe siècle dans la région de la Palestine, avec le développement de l'immigration juive. L'antisionisme est bien présent dans toutes les actions de résistance arabe aux Anglais, qui furent organisées par le grand Mufti de Jérusalem dès les années 1920, et qui sont également des actions de résistance au sionisme. Depuis les accords Sykes-Picot en effet, qui ont été signés entre la France et la Grande-Bretagne en 1920, et qui mettent fin au projet d'une grande Syrie incluant la province de Palestine, le grand mufti al-Husseini devient le principal chef du courant antisioniste dont il est l'initiateur. C'est lui qui durant toutes les années suivantes, et en particulier celles de la guerre, fera tout pour empêcher l'installation des juifs en Palestine, quand ceux-ci essayent de fuir le nazisme. L'antisionisme éclate encore plus ouvertement lors de la grande révolte de Palestine de 1936, qui fut suscitée et organisée par le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, donnant à l'antisionisme des aspects religieux. En 1936, il s'agit d'une révolte contre les Anglais à l'époque où ils gouvernent la Palestine, depuis la fin de l'Empire Ottoman, dans la mesure où les Anglais, avec la Déclaration Balfour ont permis l'immigration juive. Révolte contre les Anglais, par conséquent, qui a caractère ouvertement antisioniste, car il s'agit d'empêcher la création d'un État juif. À l'opposé des leaders arabes, le roi Abdallah de Jordanie, voit cependant positivement le projet sioniste et envisage même l'intégration de la communauté juive dans un État arabe sous son contrôle [23]. Antisionisme palestinien

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Lors des débuts du mouvement sioniste en Palestine à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, certains mouvements et représentants arabes envisagent une alliance avec le mouvement sioniste. Par exemple Fayçal ibn Hussein, le fils de Hussein ibn Ali, chérif de la Mecque, qui avait aidé la révolte arabe contre les Ottomans, signe un accord avec Chaim Weizmann lors de la conférence de paix à Paris en 1919. L'accord, soulignant les liens unissant les peuples juif et arabe, soutient leur plus étroite collaboration dans le développement des États arabes et de la Palestine. L'accord appuie également la déclaration Balfour et veut encourager l'émigration des Juifs vers la Palestine sur une large échelle, leur permettant d'établir des colonies et leur offrant des moyens pour cultiver la terre. Pour un certain nombre de raisons, l'accord ne se réalise pas. D'une part, Fayçal avait mis pour condition à son soutien à la déclaration Balfour la réalisation des promesses britanniques sur l'indépendance des nations arabes, promesses qui ne furent pas tenues. De plus, il n'a que de faibles soutiens sur cette position. Les dirigeants arabes palestiniens, parmi lesquels le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, rejettent cet accord fait en leur nom. La population arabe de Palestine rejette également tout ce qui séparerait la Palestine du monde arabo-musulman. Tandis qu'une minorité juive existe dans la région depuis plusieurs siècles, les arabes palestiniens sont fortement opposés à l'établissement en Palestine d'un État juif créé par l'immigration, et de fait à toute immigration qui remettrait en cause la majorité arabe en Palestine. Ainsi, l'immigration juive sur une petite échelle, telle la première aliyah des années 1880, est acceptée et est vue favorablement pour des raisons économiques, mais les mouvements d'immigration à plus grande échelle ont été dénoncés et combattus. Une fois que la déclaration Balfour de 1917 pose clairement le projet de foyer national juif en Palestine plus qu'un simple encouragement à l'immigration juive, l'opposition arabe se renforce. Des affrontements se déroulent dans les années 1920 (émeutes de 1920 et de 1929) et 1930 (activités de Izz al-Din al-Qassam, mouvement al-Qaff al-Aswad ou encore la Grande Révolte arabe de 1936-1939). En Europe À l'origine, le sionisme, mouvement politique laïc, ne fait pas l'unanimité chez les Juifs, car il rencontre une opposition forte de la part d'une partie des Juifs religieux. L'antisionisme religieux ne concerne néanmoins pas tout le judaïsme : une partie des religieux sont également sionistes [24]. Pendant le mandat britannique en Palestine, certains milieux britanniques restent hostiles au projet sioniste, en particulier par crainte d'une opposition croissante du nationalisme arabe à la GrandeBretagne. Après la « grande révolte arabe » en Palestine (fin 1935-1939), ce courant devient majoritaire au sein du cabinet britannique. Il mènera à l'adoption du Livre Blanc de 1939. Celui-ci prévoit un État unitaire judéo-arabe en 1949. Il prévoit aussi une forte limitation de l'immigration juive. L'État qui doit être créé en 1949 sera donc à majorité arabe. Avant la montée du fascisme en Europe dans les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale qui voit le triomphe du nazisme et sa politique raciale, une majorité des Juifs n'adhère pas à l'idée d'un État juif. En effet, les Juifs d'Europe, avant le nazisme, se répartissent approximativement en quatre catégories : •

les communistes et socialistes [on dit encore à l'époque sociaux-démocrates dans nombre de pays] qui attendent le dépassement du problème des persécutions envers les Juifs de la réalisation d'une égalité entre tous les peuples par le dépassement des nations réalisé par l'internationalisme communiste ou le socialisme à venir. Mouvement politique qui en Pologne fonde le Bund où se retrouvent principalement les socialistes avec aussi des communistes [25]. Ce sont aussi les Juifs qui dans les autres pays européens rejoignent les rangs des divers partis communistes.

les Juifs libéraux, qui croient à une viabilité de la solution politique au sein des nations démocratiques, soit l'assimilation du fait de la citoyenneté accordée aux Juifs, qui serait susceptible de mettre fin à l'antisémitisme historique. On peut compter parmi eux l'Alliance israélite universelle, groupe à l'origine français, républicain et patriote, connu avant-guerre pour son « antisionisme farouche » (Nicault, 2001 [22]).

les Juifs religieux qui attendent la rédemption et le salut avec la venue du Messie à la fin des temps, qui sont représentés par le judaïsme traditionnel : la réunion de tous les peuples à Jérusalem telle qu'annoncée avec la paix messianique. Une partie, les plus orthodoxes,

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ne sont pas sionistes, voire antisionistes, cependant qu'une partie des Juifs religieux, sont également sionistes, du fait du lien historique des Juifs à la terre d'Israël (que décrivent les historiens : Walter Laqueur, Georges Bensoussan, Elie Barnavi, A. Gruynberg, etc.). •

les sionistes proprement dit, dont le pôle majoritaire est socialiste.

Antisionisme chrétien Les années 1880 voient une recrudescence de l'antisémitisme en Europe. En France, le krach de l'Union générale (banque catholique) en 1882 entraîne une série d'accusations sur le thème du « complot juif mondial ». Ce mythe se développe dans des écrits comme La France juive (1886) et prend forme à l'occasion de l'affaire Dreyfus, qui se déroule à partir de 1894. En même temps, le premier congrès sioniste se réunit à Bâle en 1897. Parallèlement, un pamphlet antisémite écrit par un prêtre russo-lituanien, Justin Bonaventure Pranaitis, a été publié en 1892. Rédigé en latin puis traduit dans différentes langues, cet ouvrage de propagande intitulé Le Talmud démasqué est un faux. Il a une audience considérable. Georges Bensoussan rapporte [26] que la première forme d'antisionisme est contemporaine de la naissance du sionisme et du premier Congrès sioniste organisé par Theodor Herzl : « Les Jésuites, les premiers, lancent [le] thème [du complot sioniste] en février 1898 dans leur organe la Civiltà Cattolica. Du "complot juif", les Jésuites passent vite au « complot sioniste mondial », et ouvrent, ce faisant, la voie à la carrière fabuleuse d'un faux dont ils ne sont pourtant pas les auteurs. » Les Protocoles des Sages de Sion paraissent cinq ans plus tard, en 1903. Comme pour Le Talmud démasqué, il s'agit d'un faux. Ce texte a été composé par l'Okhrana, la police secrète du tsar. Ensuite la « conspiration » sioniste sera assimilée à une révolution juive, identifiée à la révolution bolchevique, dans le cadre de la propagande anticommuniste qui use à la fois des Protocoles et recourt à la vision conspirationniste de l'histoire. Antisionisme soviétique À partir de la fin des années 1920, le sionisme est comparé en Union soviétique à un « nationalisme bourgeois » et en faire l'éloge parmi les Juifs est interdit. Cependant après la II° guerre mondiale l'URSS fut d'abord favorable au sionisme et vota pour la création de l'Etat d'Israël à l'ONU. puis, durant les années de pouvoir de Joseph Staline, de 1927 à 1953, les Juifs sont fréquemment dénoncés comme sionistes, souvent à tort. De la guerre de 1948 à celle de 1967 Dans les pays arabes Une partie des pays arabes présente toujours une hostilité au maintien de l'État d'Israël. L'antisionisme plus contemporain dans le monde arabe possède différents fondements idéologiques : le nationalisme local, le pan-arabisme, l'islamisme, le socialisme, ou encore l'anticolonialisme. Les principales objections au sionisme, communes aux différents antisionismes arabes sont que la terre palestinienne leur fut prise de façon illégale par l'Empire britannique (par l'intermédiaire de la déclaration Balfour) et en conséquence par Israël, d'abord en 1948 puis en 1967, processus qui s'est prolongé par l'occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Dans les pays occidentaux Durant les années 1950 et 1960, Israël fait d'importants efforts pour entretenir de bonnes relations avec les tout nouveaux États d'Afrique et d'Asie, et l'hostilité à Israël reste confinée au monde arabo-musulman et au bloc communiste. Cette situation change radicalement après la guerre des Six Jours (1967). En 1972, l'historien et arabisant Maxime Rodinson rédige l’article « Sionisme » pour l’Encyclopaedia universalis et conclut : Le sionisme est un cas très particulier de nationalisme. Si une critique de type purement nationaliste est désarmée devant lui, par contre une critique universaliste est intellectuellement plus

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fondée. Par définition, elle ne peut se borner à mettre en balance les avantages et les inconvénients du sionisme pour les Juifs. Elle soulignerait surtout, en dehors des conséquences générales de la définition nationaliste de l’ensemble juif, le tort considérable fait au monde arabe par le projet réalisé du sionisme politique centré sur la Palestine : aliénation d’un territoire arabe, cycle de conséquences conduisant à la subordination et à l’expulsion d’une partie très importante de la population palestinienne [27]. En URSS L'Union des républiques socialistes soviétiques reconnait de jure Israël à sa naissance, et lui livre des armes de même que la Tchécoslovaquie qui venait de passer dans le camp communiste à la suite du coup de Prague. Le 15 mai 1948, L'ambassadeur soviétique à l'ONU, Andrei Gromyko parle des « aspirations d’une partie considérable du Peuple juif vers la Palestine », il évoque les souffrances endurées pendant la guerre « qui défient toute description » et se prononce en faveur du plan de partage. Lors de la guerre israelo-arabe de 1948, l'URSS et ses alliés du Bloc de l'Est soutiennent Israël. Après la création d'Israël, de nombreux Juifs soviétiques commencent à juger favorablement Israël, ce mouvement soulevant des tensions avec le pouvoir soviétique qui voit dans le sionisme une forme de déloyauté. Lors des dernières années de pouvoir de Joseph Staline, entre fin 1948 et 1953, l'antisémitisme et l'antisionisme s'intensifient. De plus en plus, l'URSS va laisser libre-cours à une propagande antisioniste que certains considèrent comme non dénuée des traits caractéristiques de l'antisémitisme : ainsi, l'universitaire français Pierre-André Taguieff y voit une des « sources à gauche de la haine actuelle des Juifs » [28]. Après 1967 La guerre des Six Jours en 1967 est l'un des facteurs qui modifient les rapports d'Israël à un grand nombre de nations. Le phénomène est amplifié avec le déclin du prestige américain qui suit la guerre du Viêt Nam et le poids croissant des nations productrices de pétrole. Tandis que des sentiments anti-occidentaux se développent en Afrique, l'Union soviétique, la Chine et Cuba prennent une place diplomatique plus importante. Par la suite, les mouvements nationalistes palestiniens, les mouvements laïcs (comme le Fatah), ceux d'influence marxistes (notamment le FPLP) puis, dans les années 1990, ceux de tendances islamistes, adoptent une ligne générale antisioniste plus ou moins affirmée. En Égypte, ce mouvement est suivi par les Frères musulmans mais avec Sadate l'Egypte reconnaît officiellement l'Etat d'Israël. La résolution 3379 de l'ONU La tendance antisioniste se manifeste au début des années 1970 dans plusieurs organisations internationales. Ainsi, l'Organisation de l'unité africaine et le Mouvement des non-alignés votent des résolutions condamnant le sionisme et l'assimilant au racisme [29] et à l'apartheid. En 10 novembre 1975, l'Assemblée générale des Nations unies vote la résolution 3379, qui présente le sionisme comme « une forme de racisme ». Les préambules définissent le sionisme comme une « idéologie raciste et impérialiste » et énonce dans sa conclusion que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». La résolution est votée par 72 voix contre 35, et 32 abstentions. Les 72 voix sont celles de l'ensemble des pays arabes, de 12 autres États dont la population est majoritairement musulmane (dont la Turquie), 12 États communistes, 14 États africains non musulmans, et 14 autres États (dont le Brésil, l'Inde, le Mexique et le Portugal). Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, désapprouve publiquement la résolution 3379 en la qualifiant de « manifestation lamentable d'antisémitisme »[30]. Cette résolution est abolie quinze ans plus tard, en 1991, et remplacée par la résolution 4686.

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La résolution 4686 de l'ONU En 1991, la situation internationale est modifiée par l'effondrement de l'Union soviétique, par les accords d'Oslo ainsi que par la première guerre du Golfe, qui renforce l'influence américaine. À l'initiative d'Israël et des États-Unis, la résolution 4686 du 16 décembre 1991 annule les conclusions de la résolution 3379 et déplore qu'Israël ait été taxé de raciste, déclarant qu'il était irréaliste de mettre en cause la légitimité de cet État[31]. L'Assemblée générale se prononce à 115 voix contre 25, 13 abstentions et 17 délégations absentes. Treize des 19 pays arabes, dont certains engagés dans des négociations avec Israël, votent contre la résolution. Six autres sont absents. Aucun pays arabe ne vote en faveur de la résolution et l'OLP dénonce le vote. Tous les exÉtats communistes et la plupart des pays africains votent l'abrogation des conclusions de la résolution 3379 de 1975. Seuls trois pays non musulmans votent contre cette révision : Cuba, la Corée du Nord et le Viêt Nam. Cependant, seul un pays dont la population est majoritairement musulmane vote la révision, l'Albanie, tandis que les autres s'abstiennent ou ne sont pas présents lors du vote. En avril 1996, l'OLP modifie sa charte qui visait un État palestinien sur l'ensemble de la Palestine. Cependant, le ralliement à la notion d'État juif chez les intellectuels et politiques palestiniens fait débat. La conférence de Durban Dix ans après la résolution 4686, l'accusation de « racisme » est à nouveau portée contre Israël. En parallèle à la conférence de Durban en 2001, un forum de plusieurs ONG engagés dans le soutien aux Palestiniens vote une déclaration[réf. nécessaire] qui attribue au sionisme un caractère raciste[32]. Alain Finkielkraut remarque à cette occasion : « Tous les pays du monde se réunissent pour discuter du racisme et trouvent un double bouc émissaire, Israël et l'Occident. Des pays esclavagistes en toute impunité dénoncent la traite des Noirs, ou le racisme aux États-Unis. Le Soudan, la Libye, Cuba stigmatisent Israël, régime d'apartheid. » L'universitaire palestinien Edward Saïd, prenant personnellement des positions antisionistes par son souhait d'un État unique sur l'ensemble de la Palestine géographique[Quoi ?], puis à la fin de sa vie favorable à une étape de deux États côte à côte, critique fortement ce qu'il juge comme une vague d'antisémitisme entraînée par l'antisionisme[33], en dénonçant les intellectuels arabes fascinés par le négationniste Roger Garaudy. Selon Yakov Rabkin, Israël contribue à générer l'antisémitisme dans le monde. Selon lui, Israël parlant officiellement au nom du peuple juif (alors que seule la Torah devrait unir ce peuple), inclut volontairement ou non, tous les Juifs du monde par leurs actions - militaires entre autres, générant ainsi un amalgame entre les Juifs et les sionistes [réf. nécessaire]. Le sociologue et politologue français Pierre-André Taguieff estime que l'accusation de racisme à l'égard du sionisme est une résurgence contemporaine des vieilles accusations antisémites[34]. Dans La Nouvelle Propagande antijuive (2010), il écrit que « l’antisionisme radical est l’une des principales formes de racisme apparues depuis la fin du XXe siècle. En procédant à la nazification du “sionisme”, il légitime un programme raciste d’élimination d’Israël ». Or cette nouvelle propagande antijuive, poursuit-il, « n’est pas reconnue comme telle, et demeure socialement invisible. Les évidences “antisionistes” (stéréotypes, préjugés, rumeurs) se sont installées en effet dans la “doxa intellectuelle” de l’époque, ce qui les protège de la critique ». Le cas de l'Iran L'Iran, depuis la révolution islamique de 1979, considère l'État d'Israël comme illégitime, et le désigne par l'expression « entité sioniste ». Avant cette date, l'Iran entretient pourtant des relations diplomatiques cordiales avec Israël depuis la création de l'État, sous la dynastie Pahlavi. L'Iran est l'une des premières nations à reconnaître Israël, et est alors considéré comme l'un de ses soutiens dans le monde musulman (avec la Turquie). Cette période de bonne entente est entrecoupée par l'élection de Mohammad Mossadegh, qui revient sur cette reconnaissance. Le régime du Shah ne reconnait pas formellement Israël, mais une délégation permanente est établie à Téhéran, qui prend le rôle d'ambassade officieuse. Les relations économiques entre les deux pays sont importantes, notamment sur le marché du pétrole. Après 1967, les relations deviennent plus tendues et l'Iran vote la résolution 3379 en 1975 de

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l'Assemblée générale des Nations Unies qui associe le sionisme à une forme de racisme. Les deux pays gardent cependant des formes de coopération militaire. L'opposition à Israël en général et au sionisme en particulier vient de l'Ayatollah Khomeini qui déclare Israël « ennemi de l'islam » pendant sa campagne contre le Shah. Après la seconde phase de la révolution iranienne, l'Iran revient sur toute forme de reconnaissance de l'État hébreu et coupe toutes relations diplomatiques officielles. Des rapports attestent cependant qu'Israël continue de fournir une assistance militaire à l'Iran pendant son conflit avec l'Irak, pour un montant estimé à 2,5 milliards de dollars. Aujourd'hui Du côté arabe et musulman Pays de la Ligue Arabe Les voix qui s'élèvent le plus fortement contre le sionisme viennent aujourd'hui principalement de l'ensemble des partis palestiniens, et de la plupart des pays à majorité musulmane. La Jordanie, l'Égypte, la Turquie ont reconnu Israël mais pas comme pays du peuple juif. La Ligue arabe aujourd'hui s'est déclarée prête à reconnaître Israël en échange du retrait d'Israël de tous les territoires occupés en 1967 et en échange de la création d'un État palestinien viable et dont Jérusalem Est est la capitale[35],[36],[37]. Les mouvements tels que le Hamas et le Hezbollah appellent à la destruction d'Israël, n'admettant pas l'existence de l'État juif. Cependant, ces mouvements ne représentent que l'aile radicale de l'antisionisme arabe.[réf. nécessaire] L'Iran dans la période récente L'ayatollah Khamenei, puis le réformiste Mohammad Khatami, maintiennent ce rejet de l'existence d'Israël. Le premier désigne Israël comme une « tumeur cancéreuse qui doit être écartée de la région », et le second parle d'« État illégitime ». Mohammad Khatami insiste cependant dans le même temps pour que les Juifs se sentent « en sûreté en Iran ». Aux obsèques du pape Jean-Paul II, le président israélien Moshe Katsav, d'origine iranienne, affirme avoir pu serrer la main et discuter avec Mohammad Khatami, ce que ce dernier niera. D'autres sources [38] indiquent que l'Iran entreprend un rapprochement avec Israël, qui inclurait une reconnaissance officielle présentée aux États-Unis. Les termes de la proposition iranienne auraient été rejetés par les États-Unis. En 2006, les relations avec Israël se durcissent avec l'élection de Mahmoud Ahmadinejad. Remettant en cause la réalité du génocide juif, Mahmoud Ahmadinejad estime que le devoir de réparation revient aux nations occidentales et refuse que la Palestine demeure le lieu pour un État juif : « Some European countries insist on saying that during World War II, Hitler burned millions of Jews and put them in concentration camps. Any historian, commentator or scientist who doubts that is taken to prison or gets condemned. Although we don't accept this claim, if we suppose it is true, if the Europeans are honest they should give some of their provinces in Europe—like in Germany, Austria or other countries—to the Zionists and the Zionists can establish their state in Europe. You offer part of Europe and we will support it. » « Certains pays européens disent de manière insistante que pendant la Seconde Guerre mondiale, Hitler a brûlé des millions de juifs et les a mis dans des camps de concentration. Tout historiens, commentateur ou scientifique qui remet ceci en doute est emprisonné ou condamné. Bien que nous n'acceptons pas cette déclaration, si nous la supposons vraie, si les pays européens étaient honnêtes, ils devraient donner une partie de leur territoire en Europe - par exemple en Allemagne, en Autriche ou ailleurs - aux sionistes, et les sionistes pourraient fonder leur État en Europe. Offrez une partie de l'Europe, et nous vous soutiendrons. » En 2006 et 2007, Mahmoud Ahmadinejad a dit, en citant Khomeiny, « que ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps. »[39] (disparition qu'il compare, par la suite, à l'écroulement de l'Union soviétique).

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En Europe Diversité de l'antisionisme Aujourd'hui, le courant antisioniste en Europe se manifeste par des organisations d'extrême gauche telles que les Juifs européens pour une paix juste (JEPJ), l'Union juive française pour la paix, l'Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB), le réseau des Juifs contre l’occupation (Italie) et l'organisation Jews for Justice for Palestinians (Royaume-Uni) qui luttent contre le sionisme au sens de politique colonialiste aux dépens du peuple palestinien. Il existe aussi de nombreux mouvements antisionistes non juifs, souvent communistes ou altermondialiste. Certains mouvements d'extrême droite dissimulent leur antisémitisme derrière un antisionisme de circonstance : le Front National défendra ainsi l'Irak de Saddam Hussein selon le principe "l'ennemi de mon ennemi..."[40]. La Liste Antisioniste, créée en mai 2009 avec à sa tête Dieudonné M'Bala M'Bala, Alain Soral, et Yahia Gouasmi, n'est par exemple pas considérée comme sérieuse par les associations antisionistes traditionnelles[41],[42],[43],[44],[45]. En France Laurent Mucchielli, estime que l'antisémitisme sur une longue période avait diminué dans le pays. Cette information a donné lieu a la publication d'un document créé par le sociologue nommé le « retour de l’antisémitisme : discours rituel au dîner annuel du CRIF ». Dans son analyse, le sociologue tente de démontrer en effet que le pic d’actes antisémites effectivement constaté en janvier 2009 s’explique par une raison conjoncturelle : la guerre de Gaza. Ce phénomène avait déjà été observé lors de la deuxième Intifada en 2000. Selon Mucchielli, il n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France, 90 % des Français considérant en outre les juifs comme des Français comme les autres. Il dénonce en revanche « une incapacité[du CRIF à prendre ses distances avec l’Etat israélien, ce qui est le pendant et l’amplificateur de l’incapacité de nombreux Français maghrébins à distinguer la politique israélienne de la communauté juive en général ». L'intégralité du texte Selon le CRIF, via Meïr Waintrater, "Laurent Mucchielli [...] constate une recrudescence des actes antisémites depuis le début de l’année 2009. Mais il se hâte d’ajuster le tir. Ce n’est pas vraiment de l’antisémitisme, écrit-il, c’est une conséquence de la guerre de Gaza. Le jeune sociologue brandit les rapports de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. C’est là, assène-t-il, que se trouvent les vrais chiffres. Et de nous ressortir les résultats bien connus des sondages d’opinion où la grande majorité des Français déclarent qu’ils ne sont pas antisémites(...). Mais M. Mucchielli oublie bizarrement d’autres chiffres figurant dans ces mêmes rapports. Je veux parler des statistiques relatives aux agressions racistes et antisémites. Or ces statistiques montrent une augmentation vertigineuse des agressions antijuives à partir de l’an 2000. Elles montrent aussi que les agressions racistes dont sont victimes les Juifs sont dix fois plus nombreuses, relativement à la population considérée, que celles dont sont victimes les Arabes ou les Noirs. [...] Là où M. Mucchielli pousse le bouchon vraiment trop loin, c’est quand il accuse les institutions juives de ne pas être capables de «prendre leurs distances vis-à-vis de l’État israélien», cette incapacité expliquant selon lui, sans la justifier bien sûr, la montée des actes antijuifs. (...) À vouloir trop démontrer, M. Mucchielli s’est aventuré sur un terrain dangereux.[46]" En Israël

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Manifestation antisioniste de juifs ultra-orthodoxes, 10 janvier 2006.

Aujourd'hui, l'antisionisme en Israël est représenté par un courant juif religieux et un courant laïque. Dans le courant laïque il y a différents mouvements comme le Hadash (parti communiste), dans la population d'origine arabe principalement, et sous d'autres formes, au sein d'une fraction de la gauche révolutionnaire israélienne comme Matzpen ou les intellectuels de l'appel Olga (notamment comme Michel Warschawski, partisan d'un État bi-national). Certains hommes politiques ou historiens tiennent des positions antisionistes en remettant en cause la pertinence de lois fondamentales établissant une préférence pour les Juifs en Israël, tel Ilan Pappé ou Meron Benvenisti. Ou encore les Anarchist Against the Wall Article détaillé : Haredim#Le_sionisme. Un courant judaïque pieux, assez disparate, se fonde sur la Torah pour s'opposer au sionisme. Selon ses tenants, la prétention de l'État d'Israël à parler au nom de tous les juifs de la planète contrevient à l'obligation faite par la Torah d'empêcher la profanation du nom de Dieu. Par ailleurs le sionisme contreviendrait à l'obligation de préserver la vie humaine, par la rage que provoque l'État d'Israël au sein des nations qui fait courir des risques au peuple juif à travers le monde. Les rabbins de ce courant parlent d'État Sioniste plutôt que d'État Juif ou Hébreux. Certains rabbins modernes vont jusqu'à diaboliser le sionisme car le peuple d'Israël doit vivre en diaspora jusqu'à l'arrivée du Messie qui les sauvera [47]. Il existe un fort courant antisioniste parmi les juifs Haredim, dits ultraorthodoxes, avec, par exemple, le mouvement Neturei Karta. Selon leur interprétation, le Talmud (Meseches Kesuvos 111a) interdit la création d'un État pour les « fils d'Israël » tant que le messie n'est pas arrivé. Pour les mêmes raisons ils s'opposent au sécularisme du mouvement sioniste. Ils estiment également que l'État d'Israël est une cause d'injustices envers les Palestiniens, ce qui est contraire à l'enseignement de la Torah. Ils reprochent également au sionisme d'instrumentaliser l'holocauste[48] et l'antisémitisme en général[49] pour justifier ses actions. Lors de la création d'Israël en 1948, le pacte entre les sionistes et les Haredim est que ces derniers ne participent pas au service militaire pour ne pas cautionner cette idéologie. Ce pacte perdure encore de nos jours et crée un clivage au sein de la société israélienne entre les laïcs et certains religieux. En revanche, dans d'autres courants religieux, Daniel Lindenberg[50] estime que « le courant ultraorthodoxe religieux qui fut antisioniste est aujourd'hui ce "judaïsme intransigeant" […] qui manifeste dans la colonisation de la Cisjordanie, un enthousiasme pionnier dont il fait remarquer qu'il a depuis longtemps déserté le camp sioniste laïque ». Le caractère juif de l’État d’Israël est contesté par les représentants politiques des Palestiniens citoyens d'Israël, comme Azmi Bishara. Ces derniers revendiquent une Constitution qui ferait d'Israël « un État de tous ses citoyens ». L'éditorialiste Avraham Tal rapporte fin 2006 que les leaders de la minorité arabe en Israël remettent de plus en plus en cause des fondements du caractère juif de l'État d'Israël, dans ce qu'il qualifie de « déclaration de guerre ». « Some of the demands presented in the « visions » are new, such as the outrageous calls for granting veto power to the Arab minority on decisions of national import, and for separate representation at international institutions, and more in that vein. There are also calls for changing the flag and the national anthem, for a return to abandoned villages and equality in immigration rights to Israel.[51] » « Certaines des demandes présentées dans ces « visions » sont neuves, comme les appels infamants à garantir à la minorité arabe le droit de véto sur des décisions d'importance nationale, une délégation séparée dans toutes les institutions internationales, et d'autres choses de ce genre. Il y a aussi des appels à changer le drapeau et l'hymne national, à un retour dans des villages abandonnés et à l'égalité dans les droits à l'immigration en Israël. » Avraham Tal s'inquiète des conséquences démographiques de telles revendications, estimant qu'elles mènent à la renonciation à un foyer national juif. Enfin, on trouve également des non-sionistes qui affirment que, même si la création d'Israël a pu être une erreur en raison du statut privilégié qu'elle accorda aux Juifs vis-à-vis des non-Juifs, le danger posé par l'antisémitisme arabe est insurmontable, et qu'un retour au statu quo ante n'est pas envisageable. Les tenants de ce point de vue plaident simplement pour un règlement pacifique du

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conflit actuel. Pour eux, une paix véritable peut s'accompagner de concessions territoriales. C'est notamment le cas des rabbins Elazar Menachem Shach[52] ou Avigdor Miller[53], qui ont écrit plusieurs ouvrages à ce sujet. Aux États-Unis Aujourd’hui, il n’existe plus d’opposition fondamentale des religieux orthodoxes au projet sioniste hormis quelques courants marginaux tel le courant « Neturei Karta ». Il existe en effet aux ÉtatsUnis un courant juif antisioniste [54] mais très minoritaire, représenté d'une part par des organisations juives ultra-orthodoxes qui contestent le sionisme au nom des valeurs fondamentales du judaïsme (Neturai karta , True Torah Jews , …), et d'autre part des mouvements juifs progressistes opposés à la colonisation de la Palestine. En 2006, l'American Jewish Committee a publié un essai intitulé Progressive Jewish Thought and the New Anti-Semitism qui analyse la notion d'antisionisme. D'après ses conclusions, cette notion a fortement évolué depuis la création d'Israël en 1948, et se confond désormais avec la volonté d'éliminer l'État d’Israël [55]. Antisionisme et antisémitisme Similarité des deux notions Des historiens et analystes comme Anne Grynberg, Georges Bensoussan ou le professeur de sciences politiques israélien Ilan Greilsammer[56],[57] estiment que l'antisionisme n'admet pas que le seul peuple qui n'ait pas droit à une organisation politique, et une existence politique, soit le peuple juif, ce qui relève selon eux de l'antisémitisme. G. Bensoussan [58] rappelle que loin de mettre fin à la diaspora, le mouvement national juif a au contraire contribué à la renforcer en concevant une identité juive laïcisée. Le philosophe Vladimir Jankélévitch a estimé que l'antisionisme était une manière politiquement correcte d'être antisémite, « au nom de la démocratie » : « L'antisionisme est une incroyable aubaine, car il nous donne la permission - et même le droit, et même le devoir - d'être antisémite au nom de la démocratie ! L'antisionisme est l'antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d'être démocratiquement antisémite. Et si les juifs étaient eux-mêmes des nazis ? Ce serait merveilleux [59]. » Martin Luther King défendait le droit des Juifs à avoir un Etat dont il rapprochait les revendications des Noirs, car le droit à la souveraineté est pour lui "un droit inaliénable de toute l'humanité". C'est pourquoi, nier ce droit aux Juifs est à son avis de l'antisémitisme "Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot, c'est de l'antisémitisme", et d'après lui "antisioniste signifie de manière inhérente antisémite" [60] Ou encore Antoine Spire, alors membre de la direction nationale de la Ligue des droits de l'homme[61] : « Aujourd'hui, l'antisionisme, même s'il ne se veut pas antisémite, vise non seulement la politique oppressive d'Israël contre les Palestiniens, mais aussi Israël et son lien avec ses soutiens en diaspora qu'on accuse sans toujours aller y voir d'inconditionnalité ; il en vient à récuser l'existence même d'un État juif. C'est là que peut se nouer le lien entre antisionisme et antisémitisme : de l'antisionisme au vœu de disparition de l'État hébreu, il n'y a qu'un fil, et de la disparition de l'État hébreu à la haine de ceux qui militent pour le droit à l'existence de l'État d'Israël, il n'y a qu'un pas »[62]. Selon le rapport Ruffin de 2004, remis au Premier ministre français, il émerge une forme d'antisémitisme par procuration que constitue l'antisionisme radical […] fortement représenté au sein d'une mouvance d’extrême gauche altermondialiste et verte [63]. En 2005, l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, qui fait partie du Conseil de l'Europe, définit une relation entre anti-sionisme et antisémitisme. Il précise quelles sont selon

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lui les manières d'attaquer Israël ou le sionisme qui sont susceptibles de relever de l’antisémitisme [64] . En 2006, les chercheurs Kaplan et Small ont analysé la prévalence de l'antisémitisme dans les milieux antisionistes [65]. Dans leur résumé ils précisent : « en se basant sur l'enquête de 500 citoyens dans chacun de 10 pays européens, les auteurs se demandent si les individus ayant des vues extrêmement anti-israéliennes ont plus de probabilité d'être antisémites », et ils contrôlent ces données « selon de nombreux facteurs perturbants potentiels ». Ils ont trouvé, au cours de l'enquête sur échantillon, que « des sentiments anti-israéliens permettent de prédire de manière consistante la probabilité que l'individu soit antisémite, cette probabilité d'antisémitisme mesuré croissant en même temps que l'étendue des sentiments anti-israéliens observés ». Ainsi, selon les auteurs, si l'on sélectionne les Européens qui pensent qu'Israël est un « État d'apartheid » et qui croient que « les forces israéliennes visent délibérément des civils Palestiniens », alors ce groupe contiendra bien plus d'antisémites que la moyenne européenne. Le sentiment antisioniste à l'échelle internationale, de même que l'antisionisme au sein des États, suit principalement les événements du Proche-Orient. Ainsi, l'invasion américaine de l'Irak en 2003 ravive l'antisionisme dans certains pays. En novembre 2008, le Premier ministre belge Yves Leterme déclare à la commémoration de la Nuit de Cristal que le nouvel antisionisme cache l’antisémitisme [66]. Pour sa part, Pierre-André Taguieff écrit : « L’antisionisme radical représente aujourd’hui la seule idéologie raciste non seulement acceptable, mais encore intellectuellement respectable. C’est là l’un des principaux facteurs, d’ordre culturel, expliquant à la fois la diffusion rapide et la virulence extrême des discours de condamnation d’Israël. Les véritables “réactions disproportionnées”, c’est dans le camp des ennemis absolus d’Israël qu’on les rencontre [67]. » Parmi d'autres universitaires, tel l'historien Walter Laqueur, le professeur Robert S. Wistrich considère que l'antisionisme est devenu la forme la plus dangereuse et la plus réelle d'antisémitisme aujourd'hui. Dans une conférence présentée à la commission des droits de l'homme de l'ONU en février 2004 il expose que la délégitimation, la diffamation, et la diabolisation systématiques d'Israël relèvent de l'antisémitisme. De même, rappelle-t-il, les appels au démantèlement de l'Etat d'Israël sont liés aux thèmes classiques de l’antisémitisme (conspiration, lobby juif etc.[68] et par exemple, il pense que la comparaison entre le sionisme et Hitler relève incontestablement de l'antisémitisme ; les antisionistes usent de cette comparaison car le nazisme est devenu le type même du mal absolu, la métaphore du diable dit-il : [69] Alain Dieckhoff distingue quant à lui le non-sionisme de l'antisionisme pour désigner la nonadhésion de Juifs au projet sioniste [70] Rejet de cette assimilation Cette assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme suscite des démentis de la part des militants de l'antisionisme qui répondent que ce reproche ne serait qu'un moyen d'empêcher toute critique adressée à l'État d'Israël et qui, pour leur part, mettent sur le même plan la critique de la politique de l'Etat d'Israël et la dénonciation de son illégitimité [71]. L'universitaire britannique David Hirsh (Goldsmiths College, University of London) s'est penché sur la question de la proximité entre antisémitisme et antisionisme dans un working paper pour l'université Yale intitulé « Anti-Zionism and Antisemitism: Cosmopolitan Reflections »[72]. Il tire de cette étude les conclusions suivantes : « Parfois la critique d'Israël est antisémite », de même que parfois la critique d'Hillary Clinton est misogyne, et parfois la critique du Zimbabwe est raciste. À la question : « Est-ce que l'antisionisme est une forme d'antisémitisme ? », l'auteur répond : « L'antisionisme n'est pas une forme de racisme. Mais il s'agit d'une vision du monde profondément défectueuse, superficielle et peu éclairante. Les antiracistes antisionistes se présentent eux-mêmes comme les enfants légitimes de l'opposition juive socialiste au sionisme au cours du premier tiers du vingtième siècle ; mais certains suspectent son véritable père d'être l'antisémitisme soviétique. [...] Une généalogie, une analyse historique, aideraient à trancher. » Pour l'historien proche des hareidim (sans être représentatif des hareidim, en particulier par ses écrits et prises de positions), Yakov M. Rabkin[73], les accusations d'antisémitisme adressées à l'antisionisme sont « cyniques [...] parce que ce sont les sionistes qui ont accepté la thèse centrale

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des antisémites selon laquelle les juifs constituent un corps étranger au sein des nations européennes »[74]. Un certain nombre de personnalités qui se définissent comme non sionistes ou antisionistes, dont certaines sont des militants juif[réf. nécessaire]s, rejettent toute accusation d'antisémitisme. Ainsi, le réalisateur israélien Eyal Sivan déclare-t-il que « L’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des "amis d’Israël" »[75], tandis que Rony Brauman parle d'un « intolérable chantage » à l'antisémitisme[76]. Quand Edgar Morin est accusé d'antisémitisme – il a finalement été blanchi par la justice, voir l'affaire Morin – Esther Benbassa prend sa défense, en affirmant qu'avec ce type de procès, Hannah Arendt elle-même serait, sur les bases de cette assimilation, « condamnée [...] pour diffamation raciale après la publication de son Eichmann à Jérusalem »[77]. Elle fait allusion au fait qu'Hannah Arendt osait comparer la législation israélienne sur les mariages aux lois de Nuremberg[78]. Aspects judiciaires Le justice française distingue ce qui relève d'une critique permise du sionisme même si elle est outrancière [79] de ce qui relève de l'antisémitisme (interdit par la loi française). Dominique Vidal[80], évoque assez largement les affaires qui ont opposé la LICRA (représentée par Me Goldnadel) à Daniel Mermet, à Témoignage Chrétien, à un candidat de la LCR de Chambéry[81]. Toutes ces affaires, qui visaient l'expression d'un antisionisme, ont abouti un échec, ce qui montre que l'assimilation de l'antisionisme à un racisme, selon les termes de la loi du 1er juillet 1972, n'est pas prise en compte par la justice française. Arno Klarsfeld, lui, a été condamné pour avoir qualifié le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) d'antisémite[82].[réf. nécessaire] Notes et références 1.  Maxime Rodinson arabisant notoire et spécialiste du monde arabe, auteur de l'article sionisme dans l'Encyclopedia Universalis,http://www.paris-philo.com/article-3449493.html. Il note la confusion qui règne entre tous les sens du mot et le fait que l'antisionisme ne tient pas compte des différents sens : "La confusion est grande sur tous ces concepts. L’opinion antisioniste se refuse en général, notamment chez les Arabes, à distinguer entre patriotisme ou nationalisme israélien, attitude pro-israélienne, reconnaissance de l’existence légitime d’un État d’Israël, constatation de la formation d’une nouvelle nation israélienne, attitude palestinocentrique traditionnelle des Juifs religieux. Tout cela est confondu dans le concept de « sionisme ». Dans une veine polémique, on va jusqu’à qualifier de sionisme toute défense des droits individuels des Juifs, toute sympathie pour les Juifs ou toute critique d’une position arabe. 2. état.

7.  « L'invention d'une nation. Israël et la modernité politique ». Gallimard. 1993 8.  Cette hostilité est décrite par les auteurs et historiens comme de l'antisionisme (Léon Poliakov, Joseph Agassi, Joseph Hodera, Yosef Salmon, les mouvements juifs antisionistes par autoqualification), comme une opposition juive au sionisme (Henry Laurens, Elie Barnavi, Walter Laqueur [histoire du sionisme, Tome II, chap. 8], Alain Michel, Alain Dieckhoff, Anne Grynberg, Ilan Greilsammer, Georges-Elia Sarfati, Tom Seguev), ou encore comme une critique du sionisme. 9.  (en)Take a walking tour through Jerusalem's Mea Shearim quarter

 Le mot « home » ou foyer y est remplacé par « state » ou 10.  cf. Yakov M. Rabkin, Au nom de la Torah : une histoire de l'opposition juive au sionisme, éd. Presses Université Laval, 2004, extraits en ligne

3.  le premier projet comprenait l'Israël actuel sans le Golan, la bande de Gaza, et ce qui s'appelle actuellement la Cisjordanie et la Jordanie. Projet abandonné sous la pression des Arabes

11.  Maurice Kriegel, Orthodoxie, dans Les Juifs et le XXe siècle, p. 159

4.  Georges Bensoussan, Histoire intellectuelle et politique du sionisme, 1860-1940, 2002 ; Alain Michel, op. cit. in bibliographie p. 60-86) 5.

12.  Ruth Blau, Les gardiens de la cité : histoire d'une guerre sainte, p. 192.

 Déclaration de la résolution 4686.

13.  Yakov Rabkin, Au nom de la Torah, une histoire de l'opposition juive au sionisme, p. 154.

6.  « There have long been efforts to identify anti-Semitism and anti-Zionism in an effort to exploit anti-racist sentiment for political ends; "one of the chief tasks of any dialogue with the Gentile world is to prove that the distinction between anti-Semitism and anti-Zionism is not a distinction at all," Israeli diplomat Abba Eban argued, in a typical expression of this intellectually and morally disreputable position. But that no longer suffices. It is now necessary to identify criticism of Israeli policies as anti-Semitism – or in the case of Jews, as "self-hatred," so that all possible cases are covered. » analyse l'intellectuel américain Noam Chomsky dans son livre Necessary Illusions. Thought Control in Democratic Societies, South End Press, 1999, appendix V.

14.  Yakov Rabkin, Au nom de la Torah, une histoire de l'opposition juive au sionisme, p. 156. 15.  Jéhuda Reinharz, Zionism and Orthodoxy: A Marriage of Convenience, dans Zionism and Religion, p. 135. 16.  Voir Memorandum to King Hussein, The Jewish guardian, no 3 (novembre 1974). 17.

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 [réf : Anne Grynberg. Vers la terre d'Israël, p. 76-78]


18.  Ilan Greilsammer, Le sionisme, Presses Universitaires de France, Que sais-je ? n° 1801, 2005, p. 58-60.

41.  « Dieudonné rejeté par le mouvement de solidarité avec la Palestine » par [Alain Gresh] (monde Diplomatique)

19.  Antisémitisme, par Michel Warschawski, sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon : http://www.ldhtoulon.net/spip.php?article179

42.

 Critique du PAS par l'UJFP

43.

 Distanciation entre Dieudonné et EuroPalestine

20.  voir, par exemple, Nathan Weinstock, Le pain de misère, Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, 2 tomes, La Découverte, 2002, ou Alain Brossat et Syvia Klinberg, Le Yiddishland révolutionnaire, Syllepse, 2009, ISBN 9782849502174, ou encore Ilan Greilsammer, Le sionisme, Presses Universitaires de France, Que sais-je ? n° 1801, 2005, p. 60-62.

44.

 Critique du PAS par l'AFPS

45.  Le PAS n'a pas le soutien du Hamas comme il le prétendait 46.

21.  voir aussi le film de Nat Lilenstein, Les révolutionnaires du Yiddishland, produit par Michel Rotman, Antenne 2, 1983

47.  Yakov M. Rabkin, Au nom de la Torah : une histoire de l'opposition juive au sionisme, éd. Presses Université Laval, 2004, p. XVI, extraits en ligne

22.  a et b Nicault C., « L’Alliance au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : ruptures et continuités idéologiques », Archives juives 2001/1, N° 34, p. 23-53 [lire en ligne]. 23.

 Ilan Pappé, La Guerre de 1948

24.

 (en)Anti-Zionism Among Jews

25.

 http://www.ecn.org/nopasaran/mai01/bund.html

 " L'intégralité du texte

48.  (en)"Spiritually and Physically Responsible" - "Israel versus Judaism Holocaust Victims Accuse" 49.  (en)The Torah true jews have no part in the affair against the Swiss

26.  Georges Bensoussan : "Négationnisme et antisionnisme: récurrences et convergences des discours du rejet" Ressources documentaires sur le génocide nazi / Documentary Resources on the Nazi Genocide © Michel Fingerhut, auteurs et éditeurs, 1996-2000

50. 1997.

 Destins marranes, Hachette Littératures, coll. Pluriel,

51.

 (en)This means war - Haaretz - Israel News

52.

 Qui avait une influence politique importante.

53.

 Son influence d'idéologue est plus limitée.

54.

 Listes de sites juifs antisionsites

27.

 Article complet

28.

 [1]

29.

 [pdf]

55.  Rosenfeld, Alvin H. : 'Progressive' Jewish Thought and the New Anti-Semitism

30.

 [2].

, American Jewish Committee. Consulté le March 11, 2010..

31.

 [3]

32.

 [4] et [Le Point n 1620 du 3 octobre 2003].

56.  Anne Grynberg, p. 40, Alain Michel, p. 160 sq., Georges Bensoussan, « le sionisme face à ses détracteurs » p. 1920

o

33.  Israël-Palestine, une troisième voie, par Edward W. Saïd (Le Monde diplomatique) 34.

 Le Nouvel Économiste.fr, 22 juin 2010

57.

 Greilsammer: La pente savonneuse…

58.

 op. cit., p. 23

59.  Cité in Léon Poliakov, Histoire de l'antisémitisme 1945-1993, Seuil, 1994, page 405. 35.

 http://www.france-palestine.org/article6012.html

36.

 http://www.debriefing.org/16983.html

37.

 http://www.lapaixmaintenant.org/article1503

60.  M.L. King Jr., "Letter to an Anti-Zionist Friend," Saturday Review_XLVII (Aug. 1967), p. 76. Reprinted in M.L. King Jr., This I Believe: Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr. 61.  La position d'Antoine Spire ne représente pas celle de la Ligue des Droits de l'Homme qui est à l'origine d'appels vivement hostiles à la politique de l'Etat d'Israël comme « Trop, c'est trop », lancé par Madeleine Rebérioux et Pierre VidalNaquet. Antoine Spire quitte la LDH en 2006.

38.  Voir « Iran offered to make peace with Israel » par Gareth Porter. Asia Times, mai 2006 [5] 39. http://www.ism france.org/news/article.php?id=7558&type=analyse

62. 40.  Olivier Guland, Le Pen, Mégret et les Juifs, L'obsession du "complot mondialiste", La Découverte - Enquêtes, 2000. chapitre 9: Le FN et l'Irak. ISBN : 2-7071-3061-3 Ce chapitre évoque en particulier l'éditorial de François Brigneau, dans National-Hebdo du 26 février 1998. Il cite aussi l'ouvrage de Nicolas Beau, Paris, capitale arabe, Seuil, Paris, 1995, qui étudie les amitiés arabes de cadres du FN et du GUD, liés à une "obsession fondamentale, la haine d'Israël". Olivier Guland écrit : "Dès lors que l'Irak représentait, pour l'ennemi sioniste, un adversaire plus farouche que les riches potentats de la péninsule Arabique, [Pencioleli] n'a eu aucun mal à retourner sa veste." Le journal frontiste Le Choc du Mois titre en février 1971 à la Une, "Les Juifs ont-ils poussé à la guerre [contre l'Irak] ?

 [LDH-Toulon] antisémitisme / antisionisme

63.  Chantier sur la l'antisémitisme

lutte contre le racisme et

, rapport présenté par Jean-Christophe Rufin, remis à monsieur le ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales le 19 octobre 2004, suite à une lettre de mission en date du 29 juin 2004. 64.

 [pdf]

65.  « Anti-Israel sentiment predicts anti-Semitism in Europe », Journal of Conflict Resolution, Vol 50, No. 4, 548561, août 2006

79


66.  « Speech by the Belgian Prime Minister Yves Leterme at the International Day of Tolerance – Navigator of Jerusalem », 10 novembre 2008 67.

intellectually and morally disreputable position. But that no longer suffices. It is now necessary to identify criticism of Israeli policies as anti-Semitism – or in the case of Jews, as "selfhatred," so that all possible cases are covered. » analyse l'intellectuel américain Noam Chomsky dans son livre Necessary Illusions. Thought Control in Democratic Societies, South End Press, 1999, appendix V.

 Le Nouvel Économiste.fr, 22 juin 2010

68.  Robert S. Wistrich, professeur aux Universités de Londres, Harvard, Oxford, aux Pays-Bas avant d'enseigner aujourd'hui à l'Université de Jerusalem, http://www.jcpa.org/JCPA/Templates/ShowPage.asp?DBID=1&LN GID=1&TMID=111&FID=254&PID=0&IID=1064 ; « : AntiZionism has become the most dangerous and effective form of antiSemitism in our time, through its systematic delegitimization, defamation, and demonization of Israel. Although not a priori antiSemitic, the calls to dismantle the Jewish state, whether they come from Muslims, the Left, or the radical Right, increasingly rely on an anti-Semitic stereotypization of classic themes, such as the manipulative "Jewish lobby," the Jewish/Zionist "world conspiracy," and Jewish/Israeli "warmongers." One major driving force of this anti-Zionism/anti-Semitism is the transformation of the Palestinian cause into a "holy war"; another source is antiAmericanism linked with fundamentalist Islamism. In the current context, classic conspiracy theories, such as the Protocols of the Elders of Zion, are enjoying a spectacular revival. The common denominator of the new anti-Zionism has been the systematic effort to criminalize Israeli and Jewish behavior, so as to place it beyond the pale of civilized and acceptable conduct. »

72.  David Hirsh « Anti-Zionism and Antisemitism: Cosmopolitan Reflections » 73.  Rabkin qui enseigne l'histoire des sciences à l'Université de Montréal trouve une audience favorable chez les canadiens français et les pro-palestiniens. 74.  Yakov M. Rabkin ajoute : « Depuis le début, il existe une confluence d’intérêts entre les antisémites, qui veulent se débarrasser des juifs, et les sionistes, qui veulent les concentrer tous sur un territoire. » (Yakov M. Rabkin « L'opposition juive au sionisme », Revue internationale et stratégique 4/2004 (N°56), p. 17-23. [lire en ligne 75.  « La dangereuse confusion des juifs de France », Le Monde, 8 décembre 2001. 76.  Dans le titre d'un ouvrage collectif Antisémitisme : l'intolérable chantage, Israël-Palestine, une affaire française ?, aux éditions La Découverte.

69.  « "anti-Zionists" who insist on comparing Zionism and the Jews with Hitler and the Third Reich appear unmistakably to be de facto anti-Semites, even if they vehemently deny the fact! This is largely because they knowingly exploit the reality that Nazism in the postwar world has become the defining metaphor of absolute evil. For if Zionists are "Nazis" and if Sharon really is Hitler, then it becomes a moral obligation to wage war against Israel. That is the bottom line of much contemporary anti-Zionism. In practice, this has become the most potent form of contemporary antiSemitism....Anti-Zionism is not only the historic heir of earlier forms of anti-Semitism. Today, it is also the lowest common denominator and the bridge between the Left, the Right, and the militant Muslims; between the elites (including the media) and the masses; between the churches and the mosques; between an increasingly anti-American Europe and an endemically anti-Western ArabMuslim Middle East; a point of convergence between conservatives and radicals and a connecting link between fathers and sons. »http://www.jcpa.org/JCPA/Templates/ShowPage.asp?DBID= 1&LNGID=1&TMID=111&FID=254&PID=0&IID=1064

77.

 Esther Benbassa, « Edgar Morin, juste d’Israël ? »

, Le Monde diplomatique, octobre 2005. 78.  Martine Leibovici, Hannah Arendt, une Juive: expérience, politique et histoire, p. 11. 79.  par exemple lors de poursuite contre l'humoriste Dieudonné qui avait représenté un extrémiste juif faisant un salut nazi, le tribunal a considéré que « Le personnage incarné par le prévenu ne représente pas les personnes de confessions juives dans leur ensemble, mais une certaine catégorie de personnes, uniquement dans l'expression de leurs idées politiques » 80.  Dans Le mal-être juif, Entre repli, assimilation et manipulations, chapitre "Au nom de l'antisémitisme". 81.  Sébastien Jolivet, militant antiraciste notoire, poursuivi pour avoir apposé dans la ville des affiches « Sharon Assassin ! Un État pour les Palestiniens ». Il était ainsi accusé d’avoir, avec les affiches en question, « incité à la haine et à la violence envers le peuple israélien », à l'initiative du parquet de Chambéry, rejoint ensuite par la LICRA. Au cours du procès, les avocats de la défense Florence GirardMadoux et Antoine Comte, s'en prennent à la LICRA : « La LICRA a été gagnée par un nouveau cancer, celui de l’obsession du complot et du délire des amalgames ».

70.  « L'invention d'une nation. Israël et la modernité politique ». Gallimard. 1993 71.  ce que répondent les associations et mouvements d'extrême-gauche antisionistes, ou les écrivains engagés tels Dominique Vidal ou encore Noam Chomsky répondant à Abba Eban diplomate israélien : « There have long been efforts to identify anti-Semitism and anti-Zionism in an effort to exploit anti-racist sentiment for political ends; "one of the chief tasks of any dialogue with the Gentile world is to prove that the distinction between antiSemitism and anti-Zionism is not a distinction at all," Israeli diplomat Abba Eban argued, in a typical expression of this

82.

Voir aussi Articles connexes •

Antisémitisme

Les Mythes fondateurs de la politique israélienne

Histoire du sionisme

Agence juive

Haredim

80

 Libération, 17 mai 2002.


Judaïsme orthodoxe

Agoudat Israel

Union générale des travailleurs juifs (Bund)

Dynastie hassidique de Satmar

Trois serments

Sionisme religieux

Poaley Tzion et Akhdut Ha'avoda

Diaspora juive

Frères musulmans

Haj Amin al Husseini

Hamas

Hezbollah

Bibliographie Histoire du sionisme et de l'antisionisme •

Dan Horowitz et Moshe Lissak : « Origins of the israeli polity. Palestine under the Mandate ». Chicagoo-London. University of Chicago press. 1978.

Edward Said, Zionism from the Standpoint of its Victims, in The Question of Palestine, (1979)

Shohat E., Sephardim in Israel : Zionism from the Standpoint of its Jewish Victims, Social text (ISSN 01642472), 1988

Ilan Greilsammer : Israël, les hommes en noir, Presses de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 1991

Walter Laqueur : Histoire du sionisme. (II tomes), Coll. Tel, Gallimard, 1994, .

Alain Dieckhoff : L'Invention d'une nation. Israël et la modernité politique. Gallimard. 1993

Elie Barnavi : Une histoire moderne d'Israël, Flammarion, 1998

Anne Grynberg : Vers la terre d'Israël, Gallimard découverte, coll. histoire. 1998

Henry Laurens : La Question de Palestine. Fayard 2002

Georges Bensoussan : Une histoire intellectuelle et politique du sionisme. 1860-1940. Fayard 2002

Tom Segev : C'était la Palestine au temps des coquelicots. Liana Levi, 2000.

Alain Michel : Racines d'Israël, éd. Autrement, 2003.

Yakov M. Rabkin. Au nom de la Torah : une histoire de l'opposition juive au sionisme. Québec, Presses de l'Université Laval, 2004.

Martine Leibovici, Hannah Arendt, une Juive: expérience, politique et histoire

82


Critiques de l'antisionisme •

Georges Bensoussan : Une histoire intellectuelle et politique du sionisme. 1860-1940., Fayard 2002

Alain Finkielkraut, La Réprobation d'Israël, Paris, Denoël/Gonthier, 1983, 181 p.

Paul Giniewski, Antisionisme : le nouvel antisémitisme, Paris, Cheminements, 2005, 318 p.

Joël Kotek et Dan Kotek, Au nom de l'antisionisme. L'image des Juifs et d'Israël dans la caricature depuis la seconde Intifada, Paris, Éditions Complexe, 2003, 166 p. (nombreuses illustrations issues de sites et de journaux arabo-musulmans)

Armand Laferrère, « Est-il permis de soutenir Israël ? », Commentaire, no 104, Hiver 20032004, p. 933-940

Éric Marty, Bref Séjour à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2003, 265 p.

Georges-Elia Sarfati, L'Antisionisme. Israël/Palestine aux miroirs d'Occident, Paris, Berg International, 2002, 126 p.

Pierre-André Taguieff, La Nouvelle Judéophobie, éd. Mille et une nuits, 2002

Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine, Traversée de la judéophobie planétaire, éd. Mille et une nuits, 2004

Pierre-André Taguieff, La Nouvelle Propagande antijuive : l'affaire al-Dura en perspective, PUF, 2010. (ISBN 2130575765)

Shmuel Trigano (dir.), Le Sionisme face à ses détracteurs, Paris, éditions Raphaël, 2003, 169 p. (avec notamment des contributions de Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Paul Giniewski, Daniel Sibony)

Robert Wistrich, "Anti-Zionism and Anti-Semitism", Jewish Political Studies Review 16:3-4, automne 2004

Elhanan Yakira, Post-sionisme, post-Shoah trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël, PUF, collection : « Fondements de la politique », Paris, 2010. (ISBN 978-2-13-056519-2)

Liens externes Prises de position antisionistes •

True Torah Jews Juifs religieux antisionistes. Dénoncent la totale contradiction entre le sionisme et l'enseignement traditionnel du judaïsme

Appel Olga, appel de 6 intellectuels juifs israéliens anti-sionistes. Signé par plus de 100 000 personnes.

Site d'un mouvement juif ultra-orthodoxe ou haredim anti-sioniste

Déclaration du Congrès rabbinique de l'État de New York, traduite en français. Aussi ici

kibush Information et commentaires alternatifs en hébreu, anglais et russe sur l'occupation.

EJJP Juifs européens pour une paix juste.

CAPJPO-EuroPalestine, Une association française antisioniste

[6] Article du Nouvel Observateur sur les positions de Roger Garaudy

83


Critiques de l'antisionisme •

antisĂŠmitisme / antisionisme, un article d'Antoine Spire (Ligue des droits de l'homme)

•

ÂŤ Antisionisme Âť et antisĂŠmitisme, sur le site de rĂŠfĂŠrence anti-nĂŠgationniste phdn.org

•

Limites de l'antisionisme, par Yves Coleman (responsable de la revue marxiste  Ni Patrie Ni Frontières )

•

Rayer IsraĂŤl de la carte ?, une interrogation : l'antisionisme est-il un anti-nationalisme ?

•

Rapport Ruffin : sur l'antisionisme radical

•

dossier Le Point [7] et [8]

•

Le tÊmoignage d’un ex-antisioniste, un article de Nathan Weinstock

•

Observatoire du communautarisme Un entretien avec Pierre-AndrĂŠ Taguieff

•

[9] Point de vue du site Amnistia de la jonction nĂŠgationnisme/antisionisme et extrĂŞmedroite/extrĂŞme-gauche

•

La nouvelle propagande antijuive et l'invention du ÂŤ Juif nazi Âť, vidĂŠoconfĂŠrence avec PierreAndrĂŠ Taguieff sur le site Akadem, mai 2010

Fin de l’article. Anxiolytique : MÊdicament qui apaise l'anxiÊtÊ. Apathie : Caractère d'une personne qui ne rÊagit pas, qui parait sans volontÊ, sans Ênergie. Aphasie : Perte de la parole ou de la comprÊhension du langage à la suite d’une lÊsion corticale de l’hÊmisphère cÊrÊbral dominant. En bref, ici perte de la parole due à l’usage d’une drogue qui soit perturbe le cerveau à l’endroit prÊcis qui gère la parole chez un individu (aphasie temporaire), soit y a fait une lÊsion qui perturbe dÊfinitivement ou pour longtemps la dite fonction cÊrÊbrale. Apicale : Qui forme le sommet d'un organe, ici de la plante. AppÊtence : Tendance d'un individu à satisfaire ses penchants, dÊsirs, envies, attirance ...etc. ApologÊtique : Qui contient une apologie, qui tient de l’apologie. Arables : (Sols) qui peuvent être labourÊs, cultivables. AraignÊes rouge : Voir Tetranychidae (Tetranyque tisserand ou spider mites). Arborescente : Qui prend, qui a la forme d'un arbre. Arbre de vie (Kabbale) : D’après WikipÊdia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_Vie_%28Kabbale%29 L’Arbre de Vie (Etz haHa'yim   en hÊbreu) reprÊsente symboliquement, dans la Kabbale, les lois de l'Univers (certains auteurs le rapprochent de l'arbre de la vie mentionnÊ par la Genèse en 2:9). Sa description est considÊrÊe comme celle de la cosmogonie de la mystique kabbalistique. Symbolique L'Arbre de Vie est une adaptation judaique de symboles dÊjà prÊsent au sein des peuples antiques, en effet, nous retrouvons en Égypte le sycomore sacrÊ ainsi que le pilier Djed, jouant un rôle important dans l'ÊsotÊrisme Êgyptien. D'autres Arbre de Vie existaient par exemple dans la tradition mÊsopotamienne en Elam avec des rÊsonances cosmogoniques poussÊes. Sous des noms diffÊrents une même perception s'est installÊe dans diverses cultures, l'Arbre de Vie se nomme l'Avattha en Inde, l'Arbre Bo ou le ficus religiosa des Bouddhistes, le Frêne, Yggdrasil des peuples nordiques. L'Asherah originel des Assyriens, le Java-Aleim (Jahva Alhim dÊclinÊ en hÊbreu par la suite) de la tradition cabbalistique chaldÊenne [1].

84


Il convient de préciser que l'arbre séphirotique tel que la Kabbale juive le représente n'est apparu qu'au IIe siècle de notre ère au sein des écoles rabbiniques. Et c'est plus globalement au XIIe siècle que celui-ci se répand plus particulièrement au sein des écoles du sud de la France et de l'Espagne. Si les formes diffèrent d'une culture à une autre, le fond, l'essence reste la même et il convient pour être rigoureux d'observer les appropriations exclusives de certains peuples envers des principes spirituels qui sont à l'origine libres et universels. Cet Arbre de Vie peut être vu comme la représentation du processus de création mettant à l'oeuvre, tant dans le Macrocosme qu'est l'Univers que dans le Microcosme qu'est l'Être Humain, des énergies ou puissances créatrices émanant du Créateur. [2] La mystique de la Kabbale utilise l'Arbre de Vie pour tenter de distinguer l'Essence Infinie (En Sof) d'un Dieu Unique et Créateur, de la manière dont il a créé à partir du vide (ex nihilo) ce monde fini (Sof) qui est le nôtre. Cet Arbre de Vie est également employé en magie hermétique. Le processus de formation alors analysé est celui de l'acte magique, et le rôle spécifique d'une Sephira dans l'acte magique envisagé est activé par l'invocation de la puissance active qui lui est associée. Le schéma de l'Arbre de Vie est formé de: • 4 mondes, • 10 centres énergétiques (ou numérations appelées Sephiroth), • 3 voiles d’existence négative non manifestée, • 3 piliers et 22 sentiers, … dont l'ensemble forme les 32 voies de la Sagesse (ces 32 voies correspondent aux dix Sephiroth et aux vingt-deux sentiers). Les dix Sephiroth

L'arbre kabbalistique des dix sephiroth Les 10 Sephiroth sont [3]:

85


• Le Kether, diadème royal ou couronne (Centre de la Volonté Créatrice, inspiration de l'Univers) • La Chokmah, prudence et sagesse (Source de l'Énergie Cosmique, pur Amour et Sagesse) • La Binah, construction ou formation (Centre de Cristallisation, de la Forme et donc, pôle Féminin de L'Univers) • Daath (Séphira cachée, Grande Bibliothèque Cosmique qui renferme toutes les mémoires de l'Univers) • Hesed (Centre de l'organisation et de la Concrétisation, de l'Abondance, du Pouvoir et de l'Autonomie) • Guebourah (Demeure du "chirurgien céleste" qui agit pour que les Lois Cosmiques soient respectées. Il s'agit du Centre Masculin de l'Univers.) • Tiphereth (Lien entre les Mondes de l'Esprit et les Réalités Matérielles, ce Centre implante en l'Homme la Conscience.) • Netzach (Centre de la Beauté qui inspire, de la Matérialitsation de l'Amour.) • Hod (Centre qui applique les Lois de la Sphère BINAH à un niveau près de la Dimension Matérielle. Il s'agit du stade final de l'Élaboration du Plan de Vie.) • Yesod (Centre qui produit la Réalité Matérielle. Il transmet les informations en provenance de la Conscience Supérieure TIPHERETH vers le Monde Physique et vice versa.) • Malkouth (Centre qui représente la Réalité Physique, associée à la Planète Terre.) Les trois piliers Les Sephiroth sont souvent répartis en trois colonnes, ou gimel kavim ("trois lignes" en hébreux). Dans les cérémonies initiatiques, les deux piliers extérieurs sont représentés par les deux piliers du temple kabbalistique de Salomon, Bohaz (la blanche, à droite) et Jakin (la noire, à gauche); l'initié étant luimême le troisième pilier de la conscience, placé entre les deux autres. L'alternance de droite / gauche / centre a des parallèles dans d'autres symbolismes: • Activité, Passivité, Equilibre. • Un coup de Yin, un coup de Yang, c'est le Tao. • Le Père, la Mère, et l'Enfant. • La force, la forme, la conscience. Les occultistes débutants sont souvent arrêtés par l'idée que la force masculine est associée au pilier de la miséricorde, et la forme féminine à celui de la rigueur. Il s'agit d'une erreur de perspective. Il y a effectivement une inversion de polarité dans l'apparence des deux Sephiroth à la base des piliers, au niveau psychique que perçoit tout d'abord le nouvel initié, quand il n'a pas franchi le deuxième voile. Netzach (beauté et sentiment), base du pilier de la force/masculine a pour image magique une belle jeune femme. Hod (connaissance intellectuelle) base du pilier de la forme/féminine a pour image magique celle d'un jeune intellectuel. C'est dans les domaines supérieurs métaphysiques, que la nature masculine et féminine des piliers apparaît nettement, avec Binah (dont l'image magique est une vieille femme) et Chokmah (dont l'image magique est un géant puissant). Pilier de la miséricorde La colonne de droite (en hébreux, kav yamin) est dominée par Chokhmah. C'est Bohas la blanche, le pilier de la force, des tendances masculines. Les Sephiroth de ce pilier (Chokhmah, Chesed, Netzach) correspondent à des états actifs.

86


Ce pilier est dominé par les principes actifs, de construction, kinétique. Dans la symbolique ésotérique, la progression le long de ce pilier correspond à la magie bacchanale de l'ivresse, celle de l'invocation, où la conscience est modifiée par la mise en jeu des émotions. Pilier de la rigueur La colonne de gauche (en hébreux, kav smol) est dominée par Binah. C'est Jakin la noire, le pilier de la forme, des aspects féminins. Les Sephiroth de ce pilier (Binah, Geburah, Hod) correspondent à des états de structure, passifs. Ce pilier est dominé par les symboliques passives de statique, de destruction. Dans la symbolique ésotérique, la progression le long de ce pilier correspond à la voie du magicien, de l'occultisme, de l'évocation. La conscience est modifiée par la rigueur, l'étude et la connaissance. Pilier de la conscience La colonne centrale est dominée par Kether, et est appelée le pilier de l'équilibre, ou de la conscience. Les Sephiroth de ce pilier (Kether, Tipheret, Yesod et Malkuth) traduisent un équilibre entre force et forme, mâle et femelle, action et structure: ils correspondent à des états de conscience équilibrée. La voie de ce pilier est surnommée la voie de la flèche. C'est la voie philosophique et mystique, qui commence par la dévotion et s'achève dans la contemplation. Les trois voiles L'arbre de vie est traditionnellement divisé en quatre sections, séparés par trois voiles horizontaux. • Le premier voile est celui de l'initiation. Il forme la limite entre Malkouth et le reste de l'arbre. L'initié qui franchit ce voile, au début de son travail, prend conscience du monde non-matériel, et peut commencer à maîtriser le domaine spirituel et mental. • Le deuxième voile est le Paroketh. Il sépare les trois Sephiroth du monde psychique (Yesod, Hod, Netzach) de celles des domaines supérieurs. L'initié qui le franchit atteint la petite illumination, la naissance de Tiphereth, et prend conscience de sa nature profonde. • Le troisième voile est celui de la conscience elle-même. Il traverse Daath, la nonSephira de la connaissance, et sépare les trois Sephiroth du monde mystique (Tiphereth, Guebourah, Hesed) des trois Sephiroth métaphysiques (Binah, Chokmah, Kether). L'initié qui le franchit atteint sa nature divine, mais perd sa propre individualité : c'est le domaine de l'extase mystique. Un quatrième voile, le voile de l'existence, sépare l'arbre de vie lui-même du non-créé primordial, l'Ain Soph Aur. L'initié qui le franchit atteint Dieu, mais perd son existence (c'est pourquoi il est écrit que nul ne peut voir Dieu et vivre). Les quatre mondes

87


Les 4 mondes sont : •

Atziluth : l'Émanation (les archétypes, les concepts, le mental abstrait),

Briah : la Création (le mental concret, les formes pensées),

Yetzirah : la Formation (les émotions, les sentiments, l'astral),

Asiah : l'Action (la cristallisation).

La correspondance entre les quatre mondes et l'arbre de vie peut se faire suivant plusieurs systèmes. Une première correspondance donne: • Atziluth correspond à Kether. • Briah correspond à Chokhmah et Binah. • Yetzirah correspond aux six Sephiroth suivants. • Assiah correspond à Malkhut. Une deuxième correspondance, géométrique, s'intéresse plus aux interactions entre Sephiroth, et tend à centrer chaque monde sur l'un des Sephira du pilier central et le passage d'un voile. Cette correspondance se lit dans les motifs circulaires de l'arbre de vie, et associe un monde à chaque cercle servant à tracer l'arbre: • Assiah est centré sur Yesod, et s'étend de Malkouth à Tiphereth, incluant Hod et Netzach, et traversant le voile de l'initiation. • Yetzirah est centré sur Tiphereth, et s'étend de Yesod à Daath, traversé par le Paroketh. Il inclut donc Chesed, Gevurah, Netzach et Hod, et rassemble les six Sephiroth associés au Zoar Anpin (la petite contenance, ou Microprosopus). • Briah est centré sur Daath, et s'étend de Tiphereth jusqu'à Kether. Il est traversé par le voile de la conscience, et contient Chokmah, Binah, Hesed et Guebourah. • Atsiluth est centré sur Kether, et s'étend de Daath jusqu'à Ain Soph Aur. Il comprend Chokmah et Binah, et est entièrement au-delà de l'abysse formé par le Paroketh. Une troisième correspondance est à rapprocher du dicton "il y a un arbre de vie dans chaque Sephiroth". Ici, chaque monde est considéré comme ayant son propre arbre de vie; le Kether du monde inférieur coïncidant avec le Malkouth du monde supérieur. Ainsi, dans le processus de formation, chaque monde est décrit par un arbre autonome, activé par le résultat du monde supérieur, et dont la production active à son tour le monde inférieur. La quatrième correspondance est intermédiaire entre les deux précédentes: La géométrie circulaire de l'arbre y est utilisée, mais de telle manière que le Kether du monde inférieur coïncide avec le Tiphereth du monde intermédiaire et le Malkouth du monde supérieur. Dans cette représentation, chaque monde est donc doté d'un arbre autonome, dont la partie inférieure est partiellement partagée avec le monde inférieure, et la partie supérieure avec le monde supérieur. Cette dernière correspondance identifie finalement cinq superpositions différentes, impliquant chacune cinq Sephiroth de part et d'autre d'une frontière. Ce double quinténaire peut ainsi se relier à la théorie des quatre éléments complétés par un cinquième élément spirituel: chaque "monde" décrit le passage d'un élément à l'autre, la description de ce passage se faisant elle-même par l'articulation de cinq éléments amont (objectifs) et cinq éléments aval (subjectifs), l'ensemble correspondant aux dix Sephoroth. Dans cette vision, les quatre mondes correspondent aux quatre transitions d'un élément à l'autre, chaque transition étant décrite par un arbre de vie qui participe à la fois de l'étape antérieure et de la postérieure.

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La création Les 10 Sephiroth de l'arbre de vie, de Kether à Malkouth, correspondent à dix étapes qui décomposent tout processus de création consciente. Ain Soph Aur : Au commencement, il y a « quelque chose » d'incréé, d'infini et d'absolument indifférencié. Le plus simple est de désigner cet état par « rien », étant entendu que c'est à la fois un vide absolu (puisqu'il ne contient aucune « chose ») et un commencement saturé de potentialités. Au départ de la création, de ce « rien » émerge « quelque chose ». Cette étape primordiale est parfois désignée par Tsimtsum: l'incréé se retire en partie, relativise son absolu, pour que la création puisse prendre place. Le voile de l'existence est ainsi franchi. • Kether est le point d'entrée par lequel la création se manifeste dans le monde, par une insufflation permanente d'existence. Dans cette étape, la création gagne sa capacité à être. • Chokmah est l'étape où est acquise l'impulsion primordiale, le primum mobile, qui pousse la créature dans l'existence. La création gagne ici sa force fondamentale, son désir de devenir. Cette énergie n'est pas orientée ni structurée à ce stade. Son désir de se réaliser ne peut pas encore s'accomplir, puisqu'il n'y a pas encore pour le réaliser de limite entre « soi » et « non-soi », ni même entre « avant » et « après » : c'est une énergie absolue, mais encore totalement potentielle à ce stade. • Binah donne à la création sa capacité à être structurée. En posant la possibilité d'une limite, Binah permet à la force de se réaliser en « quelque chose » de manifeste et d'actif. Daath correspond au franchissement du deuxième voile, celui de l'individualité. Le principe fécondant mâle de Chokmah s'unit au principe féminin de Binah, pour donner naissance à l'être manifesté. • Hesed représente la vocation particulière de la créature qui vient de s'individualiser. Cette force individualisée est la destinée ou l'inspiration visionnaire qui donne un sens et une identité profonde à toute une existence. A ce stade, la création est dotée d'un destin individualisé. Hesed est ce qui permet à l'être d'acquérir sa propre identité. • Guebourah, sur le pilier de la forme, représente la qualité de permanence: chaque être tend à se conserver. Pour accomplir quelque chose, il faut provoquer du changement, et donc faire disparaître les formes qui s'y opposent; pour rester soi-même dans le temps, il faut préserver son identité profonde, et faire disparaître ce qui la mettrait en danger. Le « chirurgien céleste » tranche ce qu'il est nécessaire de sacrifier pour accomplir le destin désigné par Hesed. Guebourah est ce qui permet à l'être de maintenir sa propre identité. • Tiphereth réalise un équilibre entre ces deux logiques de création et de destruction, en les réalisant au point qui est juste et nécessaire. C'est le point où la volonté de créer quelque chose de spécifique devient possible. Tipheret est ce qui permet à un être autonome d'être effectivement créé, après avoir acquis son identité et sa capacité à la conserver. La création franchit ensuite le troisième voile du Paroketh: son histoire peut commencer à se dérouler. •

Netzach, sur le pilier de la force, est le lieu des tendances fondamentales qui structurent l'activité de cette créature : impulsions, envies, sentiments, sources d'énergies diverses et différenciées. La compréhension de Netzach donne la clef des motivations de l'être, de ce qui le fait bouger.

Hod, sur le pilier de la forme, est le lieu des explications, la structure de fonctionnement, ce qui relie les choses les unes aux autres. C'est le domaine de la logique et de la description abstraite, dépassionnée. La compréhension de Hod donne la clef du fonctionnement de l'être, de la manière dont il peut agir et réagir pour réaliser son destin.

Yesod, sur le pilier de la conscience, est la dernière étape avant la matérialisation. C'est le lieu de l'interface entre la conscience et le réel. La compréhension de Yesod permet de comprendre comment la conscience peut agir sur le monde réel (et inversement, comment le réel est perçu par la conscience).

La création franchit alors le dernier voile, celui de l'initiation, et peut se matérialiser.

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Malkouth est la manière dont la création est matérialisée dans le monde ; l'étape finale du « verbe qui se fait chair ». C'est ici que la création devient objective, tangible et permanente.

La description de la création à travers les dix sephiroth peut s'appliquer à n'importe quelle création: réaliser un dessin, faire une promenade... c'est un exercice demandé aux caballistes débutants que d'analyser une activité quelconque en s'appuyant sur ces étapes. La montée des sphères Dans l'ordre inverse, les 10 Sephiroth de l'arbre de vie correspondent à dix étapes de purification spirituelle, que l'initié parcourt spirituellement pour passer du monde matériel à l'union à Dieu: •

Malkouth correspond à ce qui est purement matériel et objectif dans ce que l'on expérimente. La caractéristique du monde matériel est de résister au changement, d'être permanent et d'exister indépendamment d'un observateur.

Yesod est ce qui reste quand on se libère de la matière, et que l'on prend conscience du caractère non objectif de nos perceptions. Il correspond à l'expérience du monde tel qu'on l'imagine, en tant qu'il est perçu par un observateur. C'est le domaine du changement et de l'apparence.

Hod est ce qui reste quand on se détache de l'apparence immédiate du phénomène, c'est le monde de la logique et de la pensée abstraite. Il correspond à la connaissance, au raisonnement, aux explications.

Netzach est ce qui reste quand on maîtrise et élimine le commentaire verbal et sa logique. C'est le monde de l'émotion et de la passion. Il est le domaine qui fournit la dynamique de notre action.

Tiphereth est ce qui reste quand on élimine la poussée passionnelle, et sa dynamique temporelle. C'est le domaine de la conscience pure, hiératique. Il est le lieu où la beauté de l'être peut être contemplée en soi, parce qu'il se présente intégralement, dans l'éternité, avec sa logique achevée. « Je suis belle, ô mortel, comme un rêve de pierre » ; « je hais le mouvement qui dépare les lignes, et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. » Tiphereth permet de contempler tout son être, mais cette première contemplation fait prendre conscience de son imperfection.

Guebourah est ce qui se trouve au-delà de la contemplation introspective. C'est le domaine où se manifeste la discipline nécessaire à écarter ce qui est impropre, et maintenir l'être dans sa pureté.

Hesed est ce qui reste quand on élimine la rigueur intransigeante nécessaire à Guebourah. C'est le monde de la compassion, là où peut être perçu le destin profond de l'être.

Binah est ce qui reste quand on peut faire abstraction de la justification de Hesed. Il ne reste plus que la conscience profonde de la limitation, de ce qui met des obstacles, de la séparation fondamentale qu'est la conscience individuelle quand elle s'oppose au tout.

Chokmah est ce qui reste quand toute différenciation apportée par Binah a disparu: c'est l'action pure.

Kether est la dernière purification, celle où ne subsiste plus que l'essence par rapport à ellemême.

Dans cet exercice, il faut bien voir que tout ce qui est au-delà de Netzach est au-delà des mots, donc quelque chose d'indicible, qui peut être ressenti mais difficilement exprimé autrement que sur un mode poétique. De même, les états qui vont au-delà de Tiphereth sont au-delà de la conscience personnelle: ils ne peuvent donc être expérimentés que par leurs effets sur la conscience, mais pas directement: le « doigt du destin » qu'est Guebourah n'agit que de manière anonyme. Notes et références 1.

 source : "Arbre de Vie" sur Esopedia

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2.

 Selon l'Angéologie Traditionnelle http://www.72anges.ca. Information tirée de l'Angelica Yoga tome 1 par Dr François Bouchard, Denise Fredette p. 22-27

3.

 Ibid p. 22-25 L'Arbre de Vie ou l'Ordinateur Cosmique

Voir aussi Articles connexes • Kabbale juive Liens externes • Notes on Kaballah (Colin Low) Arbustive : Qui a la forme et la taille d'un arbuste. Architraves : (Bâtiment) Partie inférieure (linteau, poutre ou plate bande) d’un entablement, reposant directement sur les supports. Arec : Ou Aréquier. Palmier à tiges élancées des régions chaudes de l’Asie du sud-est, dont le fruit (noix d’Arec) contient une amende dont on extrait un cachou. Se mâche conjointement avec le Bétel (stupéfiant / excitant) pour en extraire son principe actif et en dissimuler le goût désagréable. Arianisme : Ce qui suit est extrait d’un article de Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Arianisme ) sur l’arianisme, article qui serait trop long pour figurer ici. Je vous invite cependant à le parcourir pour plus d’amples informations tant sur l’arianisme qu‘au sujet du christianisme des origines.

« L’arianisme est un courant de pensée des débuts du christianisme, dû au théologien alexandrin, de langue grecque, Arius (256-336) , de l'École théologique d'Antioche, dont le point central est la nature de la trinité chrétienne et des positions respectives des concepts de « Dieu le père et de son fils Jésus ». L'arianisme défend la position selon laquelle la divinité du Très-Haut est supérieure à celle de son fils fait homme. Il y a aujourd'hui consensus pour réserver le mot d'« arianisme » à Arius lui-même et à ceux qui ont partagé sa position doctrinale, et pour parler plutôt d'« homéisme » (et d'« homéens ») quand il s'agit du courant ultérieur qui a eu une grande influence dans l'Antiquité tardive et au début du Moyen Âge[1] … … Pour Arius, le Père seul est éternel, le Fils et l'Esprit ont été créés …Ainsi, au cours des 1 500 années passées, le terme « arien » est utilisé pour désigner les groupes qui se voient eux-mêmes comme adorateurs ou disciples de Jésus-Christ, mais n'embrassant pas le credo nicéen. … À l'instar d'Arius, plusieurs groupes ont adopté la croyance que Jésus n'est pas le Dieu, mais une personne distincte et subordonnée au Père, et qu'il fut un temps où Jésus n'existait pas … Fin de l’article. En cela, la position des arianistes rejoint le point de vue juif qui consiste en « nul n’est égal à Dieu » et celui plus tardif des musulmans qui voient en Jésus un simple prophète et non pas le fils ou l’égal de Dieu. Enfin, comme le gnostiscisme, l’arianisme fut presécuté et combatu, parfois idéologiquement, parfois très durement suivit de massacres de peuples ou d’adeptes refusant à rejeter l’arianisme : « … L'opposition farouche des chrétiens orthodoxes romains contre l'arianisme est un obstacle à l'assimilation des peuples fédérés installés sur les marges de l'Empire romain. Comme ils ont besoin de collaborer avec les élites romaines, ces peuples germaniques se rallient au christianisme orthodoxe. Les Burgondes se convertissent les premiers au Ve siècle, lors le concile de Tolède (589) les Wisigoths d'Hispanie et le Royaume suève au siècle suivant. Les derniers foyers ariens — le royaume vandale d'Afrique et le royaume ostrogoth d'Italie — disparaissent lors des reconquêtes de l'empereur byzantin Justinien Ier au VIe siècle … ».

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A l’inverse, l’article de Wikipédia précise aussi que : « … Une partie de l'Algérie suivit le mouvement arien, l'arianisme était professé par les conquérants Vandale … ». Evidement, ceux d’entre vous, lecteurs, qui seraient athées ou d’une autre confession religieuse, peuvent voir dans ce débat une question d’extrême futilité. Pour autant, chez les chrétiens, cela implique deux conceptions opposées sur la nature même de leur « roi – messie » et au sujet de l’interprétation à donner de son message. Nottons aussi que la question de l’arianisme et la guerre qui lui a été livrée, ont apportés leur lot d’événements qui s’inscrivent dans l’Histoire : elle ne peut donc être négligée. Armageddon : Voici ce qu’en dit Wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/Armageddon : « Armageddon (de l'hébreu:  , signifiant « colline de Megiddo », un petit mont en Israel), terme biblique mentionné dans le Nouveau Testament, est un lieu symbolique du combat final entre le Bien et le Mal. Histoire et étymologie En 609 av.J.C. le roi Josias du royaume du sud, royaume de Juda, est défait et tué sur la colline fortifiée de Megiddo (Har Megiddo) par le pharaon Nékao II. Cette défaite, alors que le Dieu des défenseurs de Mégiddo était censé les protéger, est ressentie comme une catastrophe traumatisante, c'est en son souvenir que le terme Armageddon est ensuite employé pour qualifier une destruction catastrophique. Article détaillé : Bataille de Megiddo. Le terme est admis sous différentes orthographes en français : Har-Maguédon, Harmaguédon, HarMeguiddon ou encore Har-Maguédôn. Ce terme n'apparaît qu'une fois dans la Bible dans le livre de l'Apocalypse au chapitre 16, verset 16 et en parle comme d'un événement à venir. 16.16 Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon. Le « rassemblement des rois de la Terre » annoncé en ce lieu est un résultat du déversement des sixième et septième coupes, les dernières plaies qui mèneront à son terme « la fureur de Dieu » (chapitre 6 verset 12). Langage courant On utilise fréquemment ce mot pour désigner des batailles catastrophiques, éventuellement d'ampleur planétaire, et au sens de bataille finale; celle dont l'issue donnera la victoire définitive. Ainsi, à l'inverse du dicton "on a perdu une bataille, pas la guerre", désigner une "bataille future" comme un "Armageddon", c'est sous-entendre que perdre cette "bataille future", c'est perdre la "guerre". Armageddon dans la fiction Le terme « Armageddon » a été fréquemment repris dans la culture contemporaine. Armageddon est notamment le titre de nombreux films, l'un des plus récents étant le film catastrophe américain Armageddon réalisé par Michael Bay et sorti en 1998. Voir aussi •

Bataille de Megiddo

Manichéisme

Armageddon (film, 1998)

Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon chanson écrite par Marilyn Manson présenté sur The High End of Low en 2009

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Destruction du Léviathan, gravure de Gustave Doré (1865) » Fin de l’article. A noter qu’il y a eu en 1918, une bataille précisement en ce lieu entre les forces britaniques et celle turques alliées à l’Allemagne. Tout un programme … ! Armes psychotoniques : Je connais bien ce sujet parce qu’une radiesthésiste m’en avait parlé en détail dans les années 90. En quelque sorte et en vulgarisant, il s’agit d’une arme basée sur le son – ou des fréquences – qui, selon l’intensité, s’avère avoir plusieurs fonctions. Elle peut simplement choquer et dissuader, être incapacitante sur une durée de plusieurs heures, ou se révéler létale. D’après la radiesthésiste, la seule protection qui semble efficace contre une telle arme est l’eau. Mais pas dix ou vingt centimètres d’épaisseur, au moins un mètre en théorie. L’article suivant vous précisera oh combien elle avait raison. Il en existerait deux modèles : un petit pour contenir une foule hostile – avec un emploi non létale « espéré », et un grand utilisé dans un cadre militaire et doté d’une portée d’action bien plus large. Ici, à dévoiler ce savoir, je m’expose aux foudres du secret militaire. Dans la mesure où cette arme puisse se retourner contre le public dans un cadre non démocratique, j’estime le faire par devoir ! A ce sujet, voici un article présent dans la page web http://sos-crise.over-blog.com/article-contre-les-manifestantsexperimentation-des-terribles-armes-star-wars-56037227.html :

Voici un reportage de l'émission "60 minutes" où le journaliste accepte de démontrer la souffrance qui lui est infligée par cette arme digne d'une technologie Star Wars.

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A ce stade, l’article place un lien qui dirige vers la page web … http://www.youtube.com/watch?v=J1w4g2vr7B4&feature=player_embedded … où l’on peut visionner ce reportage.

C'est par un faisceau, dirigé comme dans certains jeux vidéo et qui cible précisément sa victime, que se dégage une chaleur invisible qui cause une douleur insupportable. Selon certaines déclarations de soldats américains, ces armes seraient testées sur le peuple irakien et des dommages importants allant jusqu'à causer la mort ont été faits sur des civils. Des armes à basse fréquences sont actuellement utilisées, expérimentées, en Irak. Elles ont une portée de fréquences qui peuvent parcourir de très longues distances et ainsi, engager un combat biophysique et psychotonique. Une arme qui utilise le bruit, qui dégage 7 hertz, peut rendre un peuple malade pendant des heures: nausées, vomissements, désorientation, dommages possibles aux organes internes, la mort. Voici la vidéo d'un véhicule qui émet des fréquences auditives au-delà du seuil de tolérance: http://www.youtube.com/watch?v=wB-ciGEpG94 Les militaires qui opèrent ces armes et qui se trouvent sur le terrain ne sont pas étrangers aux effets néfastes, étant exposés eux aussi à ces fréquences, à ces micro-ondes. Il semble que ceux-ci deviennent très confus dans les jours qui suivent un entraînement ou une opération. Pas étonnant que le taux de suicide soit en hausse constante dans le corps militaire ainsi que la prise de médicaments psychiatriques... Ces armes existent, elles sont utilisées présentement sur des civils innocents et ce, en vue des révolutions civiles qui sont programmées sur le territoire américain, sur toutes les grandes villes nord-américaines et européennes... http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=954510 Fin de l’article. Vous pourrez regzrder certaines de ces vidéos dans le dossier : «Dossier Radiofréquences électromagnétique » du DVD 5. Armes silencieuses : (Silent Weapons en anglais) Débouchées des mathématiques et de principes éléctroniques, ce sont des armes intellectuelles dont le principe est basée sur la création de besoins matériels et de lois qui asservissent progressivement des individus et les dirigents vers un comportement voulu – ou un état - sans que ceux-ci ne prennent conscience du principe qui les oblige. Une caractéristique de ce genre d’armes est de faire en sorte qu’on ne puisse plus échapper aux contraintes du système ainsi conçu et surtout, ne pas savoir envers qui se révolter. En fait, les individus visés n’ont même pas conscience qu’une guerre leur est menée.

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Seuls les états et les grosses entreprises peuvent organiser et planifier ces armes dont les résultantes diffèrent selon les méthodes employées et le but à atteindre. On appelle ces méthodes « armes » car, d’une part, il est question d’obliger les individus à ce qu’on attend d’eux, et d’autre part, de détruire socialement, affaiblir, déboussoler … voir supprimer (prison, suicide) ceux qui ne veulent pas se « fondre dans le moule ». Nous constatons donc ici, la notion de « menace » et celle de « contraindre par la force », éléments qui caractérisent une arme. Enfin, comme toutes armes, elles peuvent aussi détruire, mais contrairement à ces dernières, ne servent qu’à l’agression et ne peuvent servir à la seule défence (il faut avoir du pouvoir pour mles mettre en place). C’est un concept pour le moins antidémocratique et pour le plus fasciste, de mise en place d’un pouvoir totalitaire sans que ce dernier ne témoigne de violence pour ce faire. En fait, ceux qui mettent au point ces « armes » utilisent les failles de la démocratie, ainsi que les mensonges et la manipulation, pour arriver à leurs fins. La duperie est leur moteur : la réalité est drapée d’une hypocrite apparence de « normalité démocratique ». Les individus visés ne prennent donc pas conscience de ce qu’il leur arrive, car ils sont trop pris par leurs préoccupations quotidiennes (dues aux effets des armes silencieuses). D’autre part, pour leurs informations, ils sont tributaires de médias appartenant tous à une poignée de milliardaires qui s’entendent très bien, de par ailleurs et, sont complices eux-mêmes du principe de ces armes silencieuses. Au fait, est-ce que cette description ne vous rappelle rien ? La situation actuelle ? Hélas oui ! Précisons qu’une des caractéristiques d’usage des armes silencieuses est de « fabriquer » aussi des sociopathes. Article L3421-4: Remplace la loi L630 et ses articles depuis le 22 juin 2000 mais a été de nombreuses fois modifiée depuis. Mais il faut étudier ici cet article placé avec les autres qui forment ensembles la loi L3421 : Texte de loi diffusée par Article L3421-1 En savoir plus sur cet article... Modifié par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 48 JORF 7 mars 2007 L'usage illicite de l'une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d'un an d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende. Les personnes coupables de ce délit encourent également, à titre de peine complémentaire, l'obligation d'accomplir un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants, selon les modalités fixées à l'article 131-35-1 du code pénal. Si l'infraction est commise dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, ou par le personnel d'une entreprise de transport terrestre, maritime ou aérien, de marchandises ou de voyageurs exerçant des fonctions mettant en cause la sécurité du transport dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende. Pour l'application du présent alinéa, sont assimilés au personnel d'une entreprise de transport les travailleurs mis à la disposition de l'entreprise de transport par une entreprise extérieure. Article L3421-2 En savoir plus sur cet article... Dans le cas prévu par l'article L. 3421-1, les tribunaux ordonnent la confiscation des substances ou plantes saisies. Cette confiscation ne peut toutefois être prononcée lorsque le délit a été constaté dans une officine pharmaceutique si le délinquant n'est que le gérant responsable, à moins que le propriétaire de l'officine n'ait fait acte de complicité ou que la détention de ces substances ou plantes ne soit illicite. Article L3421-3 En savoir plus sur cet article... Les dispositions de l'article 706-33 du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 222-49 du code pénal sont applicables en cas de poursuites pour le délit prévu par l'article L. 3421-1. Article L3421-4 En savoir plus sur cet article... Modifié par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 48 JORF 7 mars 2007 La provocation au délit prévu par l'article L. 3421-1 ou à l'une des infractions prévues par les articles 222-34 à 222-39 du code pénal, alors même que cette provocation n'a pas été suivie d'effet, ou le fait de

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présenter ces infractions sous un jour favorable est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. Est punie des mêmes peines la provocation, même non suivie d'effet, à l'usage de substances présentées comme ayant les effets de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Lorsque le délit prévu par le présent article constitue une provocation directe et est commis dans des établissements d'enseignement ou d'éducation ou dans les locaux de l'administration, ainsi que, lors des entrées ou sorties des élèves ou du public ou dans un temps très voisin de celles-ci, aux abords de ces établissements ou locaux, les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 euros d'amende. Lorsque le délit prévu par le présent article est commis par voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. Les personnes coupables des délits prévus par le présent article encourent également la peine complémentaire d'obligation d'accomplir, le cas échéant à leurs frais, un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants. Article L3421-5 En savoir plus sur cet article... Créé par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 48 JORF 7 mars 2007 Sur réquisitions du procureur de la République, les officiers de police judiciaire et, sur l'ordre ou sous la responsabilité de ceux-ci, les agents de police judiciaire et agents de police judiciaire adjoints mentionnés à l'article 20 et au 1° de l'article 21 du code de procédure pénale sont habilités, aux fins de rechercher et de constater le délit prévu au troisième alinéa de l'article L. 3421-1 du présent code, à entrer dans les lieux où s'exerce le transport public de voyageurs, terrestre, maritime ou aérien, ainsi que dans leurs annexes et dépendances, sauf s'ils constituent un domicile, en vue de : 1° Contrôler l'identité des personnes présentes, pour déterminer celles relevant des dispositions du troisième alinéa de l'article L. 3421-1 ; 2° Procéder auprès de ces personnes, s'il existe à leur encontre une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elles ont fait usage de stupéfiants, à des épreuves de dépistage en vue d'établir la commission du délit recherché. Lorsque ces épreuves de dépistage se révèlent positives ou lorsque la personne refuse ou est dans l'impossibilité de les subir, les officiers ou agents de police judiciaire et agents de police judiciaire adjoints font procéder aux vérifications destinées à établir la preuve de l'usage de produits stupéfiants. Les vérifications visées au quatrième alinéa sont faites au moyen d'analyses et examens médicaux, cliniques et biologiques. Les modalités de conservation des échantillons prélevés sont définies par décret. Les réquisitions du procureur de la République sont écrites, présentées aux personnes intéressées à leur demande et précisent qu'elles ont pour but la recherche de l'infraction prévue au troisième alinéa de l'article L. 3421-1. Ces réquisitions sont prises pour une durée maximum d'un mois et précisent les locaux où se déroulera l'opération de contrôle ainsi que les dates et heures de chaque intervention. Les mesures prises en application du présent article font l'objet d'un procès-verbal remis à l'intéressé. Article L3421-6 En savoir plus sur cet article... Créé par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 48 JORF 7 mars 2007 Le fait de refuser de se soumettre aux vérifications prévues par l'article L. 3421-5 est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. Article L3421-7 En savoir plus sur cet article... Créé par Loi n°2007-297 du 5 mars 2007 - art. 48 JORF 7 mars 2007 Les personnes physiques coupables des délits prévus au troisième alinéa de l'article L. 3421-1 et à l'article L. 3421-6 encourent également les peines complémentaires suivantes : 1° La suspension pour une durée de trois ans au plus du permis de conduire ou du titre de conduite des bateaux de plaisance français à moteur en mer et en eaux intérieures ; cette suspension ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; elle ne peut être assortie du sursis, même partiellement ;

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2° L'annulation du permis de conduire ou du titre de conduite des bateaux de plaisance français à moteur en mer et en eaux intérieures avec interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis ou d'un nouveau titre de conduite pendant trois ans au plus ; 3° La peine de travail d'intérêt général selon les modalités prévues à l'article 131-8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131-22 à 131-24 du même code ; 4° La peine de jours-amende dans les conditions fixées aux articles 131-5 et 131-25 du code pénal ; 5° L'interdiction, soit définitive, soit pour une durée de cinq ans au plus, d'exercer une profession ayant trait au transport ; 6° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de cinq ans au plus ; 7° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; 8° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants.

Article L 630 : Ancien article du Code de la Santé Publique réprimant l’incitation et/ou la provocation à l’usage, ainsi que la présentation sous un jour favorable des stupéfiants. Cet article fut en réalité une censure empêchant tout débat contradictoire aux discours prohibitionnistes. Il dérogea, d’une, au principes de la liberté d’expression garantie par la constitution, de deux, à un article de loi sur cette liberté d’expression. (Lois de 1881 relatives à la Presse). Appliqué de façon arbitraire, c’est surtout un bluff destiné à effrayer tout contestataire qui se sentirait une âme d’écrivain. Il existe cependant une technique de style d’écriture qui permet, notamment à la Presse, de faire passer des thèmes “limite” censurables. - Heureusement, bon nombre de juges relativisent leur jugement quand les écrits instruisent le débat en cours (celui des drogues en général et du Cannabis en particulier), et se trouvent relater des faits prouvés comme vrais ou pertinents et/ou quand le narrateur commente des techniques ou pratiques dites toxicomaniaques dans un sens instructif ou médicalement démonstratif. - Malheureusement, certains juges appliquent encore ce texte “à la lettre” lorsqu’ils veulent faire un exemple (éminemment politique). Le modèle frappant d’une forme abusive d’application de cet article est celui du procès de “l’Éléphant Rose” (voir dans l’Encyclopédie du Cannabis : Livre1, Partie développé pour cette version du Livre, France, Exemple de censure, 1er exemple et lire aussi la page web : http://cannabis.free.fr/analyses/jubert_hommage.html ). - Enfin, de part la nature du cloisonnement provoqué par cette loi et de ses conséquences financières et pénales possibles – et d’un point de vue extra-judiciaire : l’article pousse les éditeurs à l’autocensure, comme en témoigne le mal qu’à eu Francis Cabalerro, ancien procureur, qui « a fait l’expérience de l’âpreté de cette lutte, face à l’impossibilité pour lui de trouver en France un éditeur pour son récit de ces luttes juridiques pour le CNCT, alors que l’éditeur Dalloz avait accepté la publication de son Droit de la drogue ». (http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=PSYT_102_0047 que je vous convie à lire car il contient une extension directe sur la définition en cours). Cette loi a depuis peu changé de nom et existe toujours de façon apparente plus atténuée ! Elle est devenue l’Article L 3421-4, ex-article L 630 du Code de santé publique. Certes, dans sa nouvelle version, l’article semble abandonner sa définition large du prosélytisme pour la restreindre à la provocation à l’usage ou au délit ; mais on « admire » le flou artistique réalisé à ce niveau dans la phrase suivante : « Lorsque le délit prévu par le présent article est commis par voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables ».

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Cette phrase n’affirme en rien que publier la vérité au sujet du chanvre – par exemple - ne soit pas un délit, puisque par extention, le réhabiliter ménerait à sa libérisation, donc à sa consommation (usage). Elle s’applique donc à l’interprétation propre à la personne du juge ou des pressions politiques qu’il subit ! En exemple autre, demander la libérisation du cannabis peut-être intyerpréter comme un pur délit de provocation à l’usage ! Il semble donc que celle nouvelle loi ne remette pas en cause l’ancien principe de feu L 630 dont le réel but était d’empécher toute diffusion contradictoires aux thèse prohibitionistes et l’organisation d’un débat publique. On constate aussi que ce nouvel article a évolué avec le temps : il a été mis en application le 22 juin 2000, puis modifié le 01 janvier 2002 pour l’être encore le 07 mars 2007. Autant d’attentions qui prouvent qu’il est une pièce maitresse de leur arsenal législatif anti cannabis. (Détails des modifications de l’article L3421-4 consultables dans la page du site officiel : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=F7CB2200A9AEE6034A0FA57CD3B7CEC3.tpdjo07 v_1?idArticle=LEGIARTI000006688176&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20011231 ). On peut consulter l’ensemble des textes de la loi L 3421 à l’adresse : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000006688173&idSectionTA=LEGISCTA000006 171219&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20090923 D’un point de vue liberticide - que ce soit dans l’ancienne loi ou la nouvelle - l’impact négatif de cette loi consiste dans le fait qu’elle est écrit pour durer et s’auto verrouiller : on ne peut pas la remettre en question, la critiquer reviendrait à présenter des matières stupéfiantes sous un jour favorable, puisque c’est par nature la seule raison apparente qui puisse la remettre en question ! Et bien non, en fait, cette loi à un talon d’Achille que j’ai découvert il y a peu : extrait de l’Article 28 de la Déclaration des Droits de l’Homme (DdH) de 1793 : « … Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations future. ». Alors évidement, on peut ici sombrer dans la polémique de « quelle déclaration des DdH est valable ? » ! Il en existe trois : - Deux françaises, celle de 1793 favorable au Peuple et celle de 1789, simplifiée et arrangée à des fins d’illuminatisme comme en témoigne la présence de leur logo au sommet de l’affiche. - Une internationale dite de 1948 qui tente en fait de normaliser les pratiques des peuples et sert d’outil à une ONU que vous avez découverte, dans cette encyclopédie, comme outil de mise en place du Nouvel Ordre Mondial ! Mais cette polémique est vaine ! Il n’y a pas besoin de préciser ce point dans une déclaration des Droits de l’Homme pour qu’il devienne effectif : par définition, dans une démocratie, les pratiques nouvelles précédent les lois qui interviennent après coup pour les réglementer, les autoriser ou les interdir ; dans cette optique, une génération ne peut donc assujettir à ses lois les générations futures. Par essence, l’article L 3421-4, ex-article L 630 du Code de santé publique est caduque et anticonstitutionnelle. A défaut de réelle volonté politique pour le modifier et/ou l’annuler, une décision de tribunal (jurisprudence) viendra certainement un jour le remettre en question. A moins, que comme l’a dit Jeane Kirkpatrick, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies de 1981 à 1985, la Déclaration des Droits de l’Homme soit à placer sur le même plan que la lettre au Père Noël (info tirée de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme ).

Arthus Bertrand Yann ; Voici ce qu’en dit Wikipédia.

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Yann Arthus-Bertrand le 5 mai 2008, à l'occasion de l'exposition « La Terre vue du Ciel » présentée à l'hôtel du département de la Seine-Maritime, à Rouen. Yann Arthus-Bertrand (né le 13 mars 1946 à Paris) est un photographe, journaliste, reporter et militant écologiste français. Biographie Yann Arthus-Bertrand est né le 13 mars 1946 à Paris dans une famille de médaillistes-joailliers réputés, la maison Arthus-Bertrand fondée par Claude Arthus-Bertrand et Michel-Ange Marion. Sa sœur Catherine est l'une de ses plus proches collaboratrices. Il s'intéresse très tôt à la nature et aux animaux. En 1963, âgé de 17 ans, il devient assistant réalisateur, puis acteur, de cinéma. Il joue entre autres aux côtés de Michèle Morgan dans Dis-moi qui tuer d'Étienne Périer en 1965 et dans OSS 117 prend des vacances de Pierre Kalfon en 1970. En 1967, il abandonne le cinéma et dirige une réserve naturelle animalière dans le centre de la France, au Parc animalier du Château de Saint-Augustin, à Château-sur-Allier, dans l'Allier. En 1976, âgé de 30 ans, il part avec son épouse Anne vivre au Kenya dans le parc national Massaï Mara avec les Masaïs pour étudier le comportement d’une famille de lions qu'il photographie tous les jours pendant trois ans. Il se découvre alors une passion pour la photographie et la beauté des paysages vus du ciel pris depuis une montgolfière. Il utilise l’appareil photo pour consigner ses observations et prend conscience des possibilités de communiquer par ce moyen : le témoignage par l’image. En 1981, de retour en France, il publie le livre de photos Lions en 1983 et devient journaliste, reporter, photographe international spécialisé dans les grands reportages d'aventure, de sport, de nature, d'animaux et dans la photographie aérienne pour Paris Match et Géo. Il couvre dix rallyes Paris-Dakar, réalise chaque année le livre du tournoi de Roland-Garros et photographie le salon de l'agriculture annuel de Paris ou des amoureux de la nature comme Dian Fossey et ses gorilles des montagnes au Rwanda. En 1991, il crée l'agence Altitude, première agence de presse et banque d'images de photographie aérienne dans le monde qui réunit plus de 500 000 vues issues de plus d’une centaine de pays survolés par plus de 100 photographes. En 1994, avec le parrainage de l'Unesco, Yann Arthus-Bertrand entreprend un travail de fond sur l'état de la planète en se proposant de faire l'inventaire des plus beaux paysages du monde vus du ciel. Ce projet, intitulé La Terre vue du ciel, avec comme credo : « Témoigner de la beauté du monde et tenter de protéger la Terre », donnera naissance au livre du même nom, phénomène de l'édition, avec plus de 3 millions d'exemplaires vendus en 24 langues. Une exposition de ses photos en grand format intitulée La Terre vue du Ciel fait le tour du monde, installée notamment sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris en 2000, ainsi qu'à Lyon, Rouen et Montréal. Cette exposition gratuite, présentée en plein air, a été vue depuis dans plus de 110 villes et près de 120 millions de visiteurs. Le 1er juillet 2005, il crée l’association écologiste GoodPlanet[1] et met en place Action carbone, un programme destiné à compenser les émissions de gaz à effet de serre engendrées par ses propres activités photographiques aériennes. Ce programme s'est ensuite étendu pour accompagner le public et les entreprises dans la réduction de leur impact sur le climat en finançant des projets sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la lutte contre la déforestation.

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Depuis l'association s'est enrichie de nombreux projets : • Les posters des écoles, distribués gratuitement dans toutes les écoles de France et qui illustrent chaque année un thème différent lié à l'environnement (en 2006 le développement durable, en 2007 la biodiversité et en 2008, l'énergie). • 6 Milliards d'Autres, une exposition vidéo qui a débuté en 2009 au Grand Palais à Paris avec plus de 5 000 vidéos tournées dans le monde entier où des hommes et des femmes s'expriment sur des thèmes universels comme la joie, la peine, la vie, la mort, l'amour, la haine, etc. • Vivants, une exposition itinérante qui voyage de capitale en capitale avec plus de 100 images d'animaux accompagnées d'une légende chiffrée qui décrit l'impact de l'homme sur la nature. • GoodPlanet.info, site Internet d'informations et de ressources environnementales international. • GoodPlanet Junior, des séjours de vacances offerts à des enfants issus de milieux en difficultés dans des espaces protégés pour leur enseigner l'éco-citoyenneté • GoodPlanet Conso, un site internet non marchand et participatif pour aider le public à adopter un mode de vie plus respectueux de l'environnement Déjà nommé chevalier de la Légion d'honneur, peintre officiel de la Marine (en 2005) et chevalier de l’Ordre du Mérite agricole, Yann Arthus-Bertrand reçoit le 17 juin 2008 les insignes d'officier de l'Ordre national du Mérite des mains du président Nicolas Sarkozy. Il est également, avec Lucien Clergue l'un des deux photographes élus à l'Académie des Beaux-Arts à l'occasion de la création d'une nouvelle section comprenant deux sièges et consacrée à la photographie. En 2006, il est l'auteur de Vu du Ciel, une série documentaire diffusée sur France 2. Chaque épisode d'une heure et demie aborde un thème différent. En 2006 toujours, il sort aux éditions La Martinière L'Algérie vue du ciel qui offre un regard tout à fait inédit sur ce pays. Cet ouvrage est considéré par l'auteur comme l'un des plus importants de sa carrière. En avril 2007, Yann Arthus-Bertrand démarra le tournage d'un long métrage de cinéma. D'abord baptisé Boomerang, son titre sera finalement Home. Ce film est produit par Luc Besson et financé par le groupe PPR. Il se veut un état des lieux de la planète et des problèmes auxquels l'humanité doit faire face. Le 19 mars 2008, Yann Arthus-Bertrand s'est vu remettre le prix Georges-Pompidou qui récompense chaque année une personnalité de la culture française et qui avait été accordé auparavant au peintre Pierre Soulages en 2006 et au chef d'orchestre William Christie au titre de l'année 2005. Le 22 avril 2009, Yann Arthus-Bertrand reçoit le premier titre d'ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et reçoit également le prix "Earth Champion" pour son engagement en faveur de l'environnement et ses actions de sensibilisation à l'égard du public et des enfants. Son premier film Home produit par Luc Besson et dont le tournage a duré 18 mois, a été dévoilé le 5 juin 2009 à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (organisée par l'ONU depuis 1972) et diffusé en version de 90 minutes sur France 2 à 20h35 puis en version longue sur le Champ-de-Mars à Paris à partir de 22h45 ainsi que dans beaucoup d'autres villes alors que lui-même répondait aux questions de Yves Calvi en plateau. Son film était diffusé au cinéma à tarif réduit et gratuitement sur Youtube[2] et disponible à la vente en DVD. Anecdote, engagement et controverses À la demande de l'association pyrénéenne de protection de l'ours « Pays de l'Ours - Adet », Yann Arthus-Bertrand est le parrain des oursons Pollen et Bambou nés dans les Pyrénées et d'origine slovène par leur mère Hvala[3]. L'anecdote veut que « Arthus-Bertrand » signifie « Ours brillant » (Origine germanique : Berht : brillant, Ber : ours. Origine celtique Arz ou Arth, gaulois Artos : ours). Considérant qu'il a été photographe du Paris-Dakar pendant dix ans, une manifestation responsable de la mort de nombreux enfants et polluant considérablement la planète, considérant en outre que ses reportages en hélicoptère ne font pas non plus de lui un parangon de vertu écologique, des altermondialistes comme les militants de la décroissance ont dressé de lui un portrait très critique[4].

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Yann Arthus-Bertrand devait monter dans l'hélicoptère de Thierry Sabine, le soir de son crash sur le rallye ParisDakar (14 janvier 1986). Il a cédé sa place au dernier moment à Daniel Balavoine qui est mort dans l'accident. Hommage Plusieurs établissement scolaires ont pris le nom de Yann Arthus-Bertrand : les écoles primaires de Cysoing, de Noviant-aux-Prés, de Carentoir et de Villaines-sous-Bois, les écoles maternelles de Cairanne et de Saint-Aignan-deCramesnil ainsi que le lycée agricole de Radinghem. Yann Arthus-bertrand a déclaré à plusieurs reprises qu'il considérait ces nominations comme l'un des plus grands honneurs qui puisse lui être fait. Publications • 1983 : Lions • 1984 : Roland Garros 84 (avec Jacques Chancel) • 1984 : Les Maasai (avec Jacqueline Roumeguère-Eberhardt) • 1985 : Safari vénitien : Carnaval de Venise (avec Georges Rivière) • 1986 : Roland Garros (avec Denis Lalanne) • 1986 : Thierry Sabine, le Dakar 1986 (avec Christian Van Ryswyck) • 1988 : Venise vue du ciel (avec Patrick Le Guelvout) • 1988 : L'Île-de-France vue du ciel(avec Anne Arthus-Bertrand) • 1989 : L'Alsace vue du ciel (avec Anne Arthus-Bertrand) • 1990 : Paris vu du ciel • 1991 : Bestiaux (avec Alain Raveneau) • 1991 : Les Îles de France vues du ciel (avec Dominique Le Brun) • 1992 : La Loire vue du ciel (avec Jacques Boislève) • 1992 : Les Chiens (avec André Pittion-Rossillon) • 1993 : Les Chats (avec Sabine Paquin et Danièle Laruelle) • 1993 : Côtes de Bretagne vues du ciel - Daniel Yonnet et Yann Arthus-Bertrand • 1993 : Côtes de Méditerranée vues du ciel (avec Jean Contrucci) • 1994 : Le Lot vu du ciel (avec Jean-Yves Montagu) • 1994 : Côtes-d'Armor vues du ciel (avec Jean-Yves Montagu) • 1994 : Paris, hier et aujourd'hui (avec Caroline Haardt de la Baume et Roger Henrard) • 1994 : Roland Garros 1994 (avec Patrice Dominguez) • 1994 : Côtes atlantiques vues du ciel de la Loire aux Pyrénées (avec Gérard Guicheteau) • 1996 : Paris d'hier et d'aujourd'hui (avec Roger Henrard et Caroline Haardt de la Baume) • 1996 : La Bourgogne vue du ciel (avec Anne Arthus-Bertrand) • 1996 : L'Argentine vue d'en haut (avec Félisa Larivière)

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• 1997 : Le Kenya vu du ciel (avec Anne Arthus-Bertrand) • 1997 : Ferrari 250 GTO : 35th Anniversary (en anglais, avec John Lamm et Alberto Martinez) • 1998 : Les Yvelines vues du ciel au fil de l'Histoire (avec Patrick Wassef) • 1998 : Le Maroc vu d’en haut (avec Anne Arthus-Bertrand), Éditions de la Martinière • 1998 : La Turquie vu d’en haut (avec Janine Trotereau), Éditions de la Martinière • 1998 : L'Égypte vue d'en haut (avec Christiane Desroches Noblecourt) • 1999 : Le Lion • 1999 : Paris vu du ciel (avec Gérard Gefen) • 1999 : La Terre vue du ciel !, Éditions de la Martinière (3 millons d'exemplaires en 24 langues) • 2000 : 365 jours pour la Terre • 2000 : Le Lot en Quercy • 2000 : Roland-Garros 2000 • 2000 : Chats (avec Danièle Laruelle) • 2000 : Chiens (avec André Pittion-Rossillon) • 2001 : Être photographe • 2001 : New York vu d'en haut (avec John Tauranac) • 2002 : La Grèce vue d’en haut (avec Janine Trotereau), Éditions de la Martinière • 2002 : Les Côtes d'Armor vues d'en haut (avec Charles Josselin) • 2002 : Paris vu du ciel (avec Gérard Gefen), Éditions de la Martinière • 2002 : Des bêtes & des hommes (avec Claude Michelet) • 2002 : La Terre racontée aux enfants (avec Hubert Comte et David Giraudon) • 2002 : La Terre vue du ciel !, Éditions de la Martinière, deuxième édition (mise à jour avec de nouvelles photos depuis le 11 septembre 2001 et la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse) • 2002 : L'Archéologie vue du ciel • 2002 : Disneyland Paris : De l'esquisse à la création (avec Alain Littaye et Didier Ghez) • 2003 : L'Avenir de la Terre : Le développement durable raconté aux enfants (avec Philippe-J Dubois et Valérie Guidoux) • 2003 : Le Rhône vu du ciel • 2003 : Les Yvelines vues du ciel au fil de l'histoire (avec Patrick Wassef) • 2003 : Revue Dada, numéro 96 (avec Jean Poderos et Sandro Botticelli) • 2003 : Répertoire chats • 2003 : Répertoire chiens

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• 2003 : Être photographe (1 livre + 1 DVD) • 2004 : Chevaux (avec Jean-Louis Gouraud) • 2005 : Le Plus Beau Cheval du monde (avec Christophe Donner) • 2005 : Une France vue du ciel (avec Patrick Poivre d'Arvor), Éditions de la Martinière • 2005 : Les Chats (avec Danièle Laruelle) • 2005 : Les Chiens (avec André Pittion-Rossillon) • 2005 : Terre grandeur nature : Les chefs-d'œuvre des plus grands photographes David Attenborough, Yann Arthus-Bertrand ... • 2006 : 365 jours pour réfléchir à notre Terre - Yann Arthus-Bertrand • 2006 : Algérie vue d’en haut (avec Benjamin Stora, Djamel Souidi et Jean Daniel), Éditions de la Martinière • 2006 : Nids ethniques (préface du livre de Nicolas Reynard et Jean-Louis Marzorati) • 2006 : Regards partagés sur la Terre (avec Albert Jacquard et Isabelle Delannoy[5]) • 2006 : La Même Flamme : 50 ans de défis et d'exploits Handisport (avec Jean-Claude Killy et Patrick Poivre d'Arvor) • 2006 : Bestiaux : Un patrimoine français (avec Gérard Larcher et Caroline de Charon) • 2007 : La Grande Terre • 2008 : Le Catalogue GoodPlanet.org : 1 000 façons de consommer responsable • 2009 : 6 milliards d'Autres : l'année démarre avec l'exposition au grand palais et la sortie du livre aux éditions la Martinière Filmographie En tant qu'acteur • 1965 : Dis-moi qui tuer d'Étienne Périer : Galland • 1970 : OSS 117 prend des vacances de Pierre Kalfon : Yann En tant que réalisateur • 2009 : Home (film disponible gratuitement en ligne) Notes et références 1. goodplanet.org 2. N. L., « Le rendez-vous de la Journée mondiale de l'environnement », dans Métro, vendredi 5 juin 2009 3. Yann Arthus-Bertrand parrain des oursons Pollen et Bambou 4. Le site http://www.pacte-contre-hulot.org/ explique pourquoi M. Arthus-Brtrand est qualifié d'« écotartuffe » et on lit dans le magazine Challenges du 7 février 2008 : « Plus de 2 300 heures à bord d'un hélicoptère... L'équivalent de 1 667 tonnes de CO2 émises en dix ans » (http://www.challenges.fr/magazine/portrait/0110.003155/yann_arthusbertrand_photogra phe.html) 5  Blog de l'auteure Isabelle Delannoy

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Voir aussi Lien interne • La Terre vue du ciel, film documentaire Liens externes • Site officiel • Filmographie • Association GoodPlanet • GoodPlanet.info (sur l'environnement et ses enjeux) • Émission Vu du Ciel de France 2 • Agence de photographie aérienne Altitude • Interview de Yann Arthus-Bertrand sur Curiosphere.tv • Vision globale et écologique sur le monde par le photographe hors du commun Yann Arthus-Bertrand sur Canal Académie Fin de l’article. Asmonéens (ou Hasmonéens) : Dynastie sacerdotale et royale issue des Maccabées. Elle régna de 134 à 37 avant J.C. sur la Palestine, redevenue indépendante après le soulèvement des Maccabées. L'accession au pouvoir d'Hérode le Grand mit fin au règne des Asmonéens. (http://www.larousse.fr/ref/groupe-personnage/Asmoneens_106425.htm ). -165 avant JC : Judas Maccabée reprend Jérusalem après que le successeur d’Alexandre ait fait ériger un autel dédié à Zeus au cœur du Temple de Jérusalem (des sacrifices de cochons y furent effectués). Après sa victoire, Judas Maccabée mettra en place la dynastie des Asmonéens. Il s’appliquera à purifier et embellir le Temple, donnant lieu plus tard à la cérémonie de l’Hanoukka. Quelques années plus tard, l’indépendance de la Judée sera reconnue par la Syrie, mais les conflits entre juifs hellénistes et les autres affaibliront le royaume, ouvrant grand la porte du royaume aux Romains. (http://www.linternaute.com/histoire/motcle/4107/a/1/1/asmoneens.shtml ). Les Asmonéens s’étaient révoltés contre les séleucides pour obtenir la liberté religieuse que ceux-ci voulaient leur dénier. Quelques décennies plus tard, l’esprit de tolérance ainsi que l’amour de la liberté qui prévalaient à la révolte on bel et bien disparu. Les descendants des dirigeants de la révolte ont en effet connu les seuls cas afférés dans l’histoire des Juifs, de conversions forcées massives. - 114 : Fort de sa victoire à Samarie, le roi Jean Hyrcan (plus précisément grand prêtre et ethnarque des Juifs) se tourne alors contre l’Idumée, s’empare d’Adora et de Marisa et ne permet aux habitants de rester que s’ils se font circoncire et observent la Loi juive. C’est l’un des seuls exemples (et le plus grand) de conversion forcée au judaïsme. Les Saducéens approuvent, les Pharisiens crient au scandale et au blasphème. De - 104 à - 103 : Aristobule (son nom hébreu est Juda) est le premier dirigeant asmonéen à se proclamer roi. Jusque-là aucun n’avait voulu braver la tradition juive, pour qui le titre de roi ne reviendrait qu’à un descendant de David. Ni Jonathan, ni Simon, qui tous deux ont connu un pouvoir stable, n’ont pris ce titre et se sont contentés de celui de gouverneur (Ethnarque). Jean Hyrcan n’a pas osé. Aristobule si. Sous son court règne, la Galilée centrale et l’Iturée sont rattachées au royaume asmonéen et leurs habitants soumis à la Loi juive. Seconde conversion forcée de masse. (http://www.histoiredesjuifs.com/articles.php?lng=fr&pg=1144 ). - 37 : Après avoir éliminé le dernier des asmonéens, Antigonos, Hérode Ier le Grand, devient roi de Judée avec l'appui des Romains. Il élimine le reste de la lignée dont sa femme et ses deux propres enfants. (http://www.larousse.fr/encyclopedie/#larousse/85024/29/134-avant-J.-C. ). - 4 : A la mort d’Hérode le Grand, l’Empereur romain Auguste décide de partager son royaume en une tétrarchie. Il nomme : Hérode Archélaos (qui reçoit la Judée), Hérode Antipas (la Galilée) et Hérode

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Philippe (Le Golan et une partie de la Transjordanie). Ce sont des membres de la famille d’érode qui n’ont rien à voir avec les asmonéens. Au préalable, Hérode a–t’il tué tous les asmonéen ? Non : le petit fils d’Hérode, Agrippa, fut épargné de la folie meurtrière de son grand-père. Ce dernier vit probablement en lui un héritier possible et l’envoya à Rome ou il reçut une éducation romaine dans la couche haute de la société, comme pour effacer son origine asmonéenne. Par sa grand-mère Mariamne, la femme d’Hérode le Grand, il était asmonéen. Jeune, il devient le compagnon de jeu de Caligula. Ce dernier devenu adulte et Empereur le prit en affection et le nomme alors Roi du territoire d’Hérode Philippe, fils d’Hérode le Grand. 38 : Agrippa est bien accueilli par les juifs qui voient en lui un possible renouveau national. 39 : Le tétrarque de Galilée Hérode Antipas essaye de se faire donner le titre de roi par Caligula à l’instar d’Hérode Agrippa 1er. Caligula le dépose et l’exile à Lyon avec sa femme Hérodiade et donne sa tétrarchie à Agrippa, qui agrandit ainsi considérablement son royaume. Depuis des décennies, une lutte intestine entre juifs et païens ruine la région. Les deux camps ne cessent de mêler l’autorité romaine à leurs disputes. Plusieurs révoltes contre les juifs ont lieux. A la mort de Caligula, une nouvelle révolte éclate à Alexandrie en 41, réprimée par l’Empereur Claude qui rétablie les juifs dans leur bon droit et confirme l’autorité d’Agrippa. Il lui agrandit même ses territoires en lui confiant la Judée et la Samarie. Agrippa devient roi d’un territoire semblable à celui sur lequel a régné son grand-père, Hérode. En 44 : mort d’Agrippa, les juifs soupçonnent les romains de l’avoir fait empoisonner. L’Empereur Claude ne transmet pas le pays entier à son fils (Agrippa II) mais seulement le territoire de l’ancienne tétrarchie d’Hérode Philippe (Le Golan et une partie de la Transjordanie). Désormais, la Judée est de nouveau gouvernée par un procurateur. Dès lors la situation ne cessera d’empirer. A partir de ce moment, on entend plus parler de la branche asmonéenne jusqu’en 66, l’attention étant attirée par le développement et l’action de la secte des Zélotes qui, par ses successifs appelles à la révolte. Troubles après troubles, provocation après provocations, la relation se tend avec les romains. Les procurateurs se succédant deviennent de plus en plus dures avec la population juives, allant jusqu’à les rançonner. De 52 à 64 : La révolte se généralise, les zélotes est les sicaires dominent la rébellion et utilisent la violence. En 66 : Prévenu des troubles, Agrippa II prône la soumission à Florus. Son appel est rejeté et le souverain restera désormais à part, conservant le trône que Rome lui a octroyé. Un conseil juif prend la direction de la révolte, reléguant zélotes et sicaires à un rôle subalterne. L’insurrection est générale, le peuple juif se joint aux insurgés. D’abord souvent mis à mal, les légions romaines finirent par renverser la situation. En 68 : Les romains commandés par le général Flavius Vespasien reprennent quasiment toute la Judée et parviennent à Jérusalem. En 69 : Vespasien rentre à Rome ou il est nommé Empereur. Il laisse à son fils Titus le soin de finir le siège de Jérusalem. Celui-ci n’a pas eu grand chose à faire pour s’emparer de la victoire : dans la ville assiégée, les juifs passaient plus de temps à se massacrer entre-eux qu’à se battre avec les romains. La description de cette guerre interne vire à l’horreur au point d’impressionner les romains eux-mêmes. Vers la mi-juillet, Jérusalem est prise et le temple, brûlé entretemps, voit son culte s’interrompre. Le Chef du Sanhédrin, demeuré à part de la révolte dans laquelle il ne voit aucun espoir, Yohanan Ben Zakaï, cherche à sortir des murailles pour éviter que la fin politique d’Israël ne soit aussi la fin du judaïsme. Il arrive à s’enfuir par ruse. C’est avec le Sanhédrin qu’il pose les bases de la nouvelle relation d’Israël à son Dieu, une fois le Temple détruit : Le rôle central de la Synagogue comme institution est confirmé, les sacrifices sont remplacés par l’étude, la prière et la charité. Cette nouvelle version de la religion juive est présentée au romains comme apolitique et non officielle pour s’attirer leur clémence. Le judaïsme survit donc à cette énorme défaite militaire. Fin 70 : la Judée perd toute autonomie et devient une province Romaine.

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En 71 : les derniers nids de résistance sont pris. Il ne reste que Massada. En 72 : éclate deux dernières révoltes : une en Cyrénaïque (Lybie) fortement réprimée par le gouverneur local et une autre en Egypte et amène à la fermeture du temple d’Onias. En 73 : chute de Massada. La nation juive n’a plus aucun espoir proche de résurrection. Commence une période de rançon qui dure jusqu’en 93 ou, les juifs retrouvent peu à peu les faveurs de l’empire romain. Selon Flavius Josèphe, la « guerre des juifs » a fait 1 100 000 morts et 97 000 prisonniers judéens. C’est un choc des titans : l’Empire a du mobiliser la moitié de ses légions pour rétablir l’ordre. S’il avait échoué, l’Empire romain aurait du abandonner tout le Moyen-Orient et il y serait né un autre grand empire sur la base du royaume hébreux. Cette révolte a fait trembler Rome, mais Israël ne s’en relèvera pas … jusqu’en 1945 où, un autre empire puissant, celui Britannique, lui redonne une partie de ses terres d’origine. Chronologie inspirée du site http://www.histoiredesjuifs.histoiredesjuifs.org . Bon travail, on leur reprochera quand même de passer sous silence la vie du Christ et l’épopée de Bar Korba, deux faits qui ne sont pas anodins. Toute cette étude pour vous faire comprendre une chose : la branche asmonéenne ne s’est pas éteinte mais c’est fait discrète dès 66. Elle a du être victime de la Diaspora. On soupçonne des descendants cette branche asmonéenne d’être une des treize familles qui commandent les Illuminati et qui forment aussi ce que j’appelle la secte satanique issue du judaïsme (Ordo ab Chao). De même, elle est soupçonné d’avoir influencé la rédaction du Talmud notamment sur la question des versets xénophobes et cruels envers les Goyim en général et les chrétiens en particulier. Asservir : Réduire à un état de dépendance ou d'obéissance absolue. Asservissement : Action d'asservir; état de la personne ou de l'objet qui est asservit. Assuétude : (Provient du mot latin assueto, habitude). Dépendance envers une drogue liée à l’habitude des prises et la nature chimique toxique de la substance (exemple : héroïne, tabac). Asthénie : État de fatigue et d’épuisement. Attac : Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l’Aide aux Citoyens et concerne le sujet sensible de la mondialisation. C’est un groupe d’actions politiques Attac s’acharne au développement de luttes convergentes sociales et écologiques. Ce sont un peu les Greenpeace de la politique. Leur devise : « Se réapproprier ensemble l’avenir du monde ». Ils vont dans le sens de ce qui est marqué dans ce livre au sujet d’un peuple souverain et du droit qu’il possède à choisir son avenir. Leur domaine d’interactivités est varié tout autant que leur champ d’action est international. Conjointement avec d’autres groupes politiques et l’aide d’intellectuels, Attac est à l’origine du retrait d’un Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI), négocié par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE). Cet accord donnait tout simplement aux grosses compagnies privées la priorité absolue de l’investissement international par rapport au droit international des affaires et celui même des Etats. Cet exemple d’action sert aussi d’illustration des dangers possibles d’une mondialisation non contrôlée et prouve que le processus de mondialisation, auquel il semble que l’on ne puisse échapper, doit être surveillé et contrôlé dans le sens de vérifier si les décisions prises sont conformes à l’exercice des droits fondamentaux des individus et des peuples. Voir aussi : Manu Chao, musicien globe-trotter et militant d’Attac de la première heure. Texte inspiré de Microsoft Encarta DVD 2006. Ataxie : Absence de coordination des mouvements, caractéristique de l'effet de certaines drogues ou de certaines maladies neurologiques. Aton (culte d’) : Voici ce qu’en dit Wikipédia, l'encyclopédie libre.

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Le culte d'Aton a été instauré par le pharaon Akhénaton en Égypte au XIVe siècle avant notre ère. Lorsqu'elle n'est pas assimilée à de l'hénothéisme, cette religion est considérée comme la première forme de monothéisme attestée, et peut être à l'origine du judaïsme. Théologie et religion Amenhotep III le bâtisseur, donna à Aton un rôle prédominant durant son règne, mais c'est son fils, Amenhotep IV, qui fera de la personnification du disque solaire, Aton, le dieu unique de l'Égypte. Amenhotep IV prendra alors le nom d'Akhénaton, littéralement celui qui est utile à Aton, et transformera le grand temple du dieu Amon-Rê à Karnak en lui adjoignant à son orient tout un complexe cultuel dédié au disque. En l'an V de son règne il construira et lui consacrera une nouvelle capitale : Akhetaton, l'Horizon d'Aton, (Tell el-Amarna en arabe), ce qui ne cesse de marquer les esprits tant on peut percevoir par cette fondation l'orientation décisive que le jeune souverain donne au culte solaire. Akhénaton fait alors du culte d'Aton une véritable révolution ésotérique. Aton, « père et mère de toute création », est un dieu unique (à l'époque, le polythéisme est de rigueur dans tout le monde connu) et universel (il ne limite pas ses bienfaits à l'Égypte). Autrefois représenté sous les traits d'une divinité à tête de faucon surmontée du disque solaire (en tout point semblable aux représentations du dieu Rê), Aton sera, sous le règne d'Akhénaton, représenté sous la forme d'un disque solaire, dont les rayons terminés par des mains, tendent la clef de vie Ânkh aux humains et à toute la création. Symbolisé dans ce soleil dont les rayons transmettent la vie sur terre, Aton n'a pas d'autres formes tangibles que celle visible du disque solaire qui chaque jour rayonne dans le ciel. Il ne pouvait donc être représenté par une image sculptée ou encore une idole. En théorie, les fidèles n'ont pas besoin de prêtres pour faire l'intermédiaire entre eux et le dieu, puisque chacun peut s'adresser à l'astre pour adorer Aton. Néanmoins, le commun des mortels ne peut pas réellement comprendre l'essence d'Aton : le pharaon devient intermédiaire entre le Dieu et le peuple, et le fidèle prie un autel contenant une image du roi, par deux principales prières, qui sont réputées avoir été inspirées par le roi luimême, répétant là ce que seuls les grands prêtres officiaient auparavant par délégation directe de Pharaon dans le secret des sanctuaires. Selon Sigmund Freud [1], le culte d'Aton est à l'origine du judaïsme qui lui emprunterait beaucoup de ses concepts et qui aurait vu le jour dans la population juive d'Égypte moins d'un siècle plus tard. Fragilité du culte d'Aton Il faut nuancer cette révolution conceptuelle de la divinité en précisant que le roi n'abolit pas le système théologique basé sur une divinité solaire qui depuis l'Ancien Empire jusqu'à lui rayonnait déjà sur l'ensemble des cultes du pays. En témoignent les nombreux syncrétismes associant Rê à une divinité majeure d'un nome, autant de tentatives précédentes de l'universalité du culte solaire qu'Akhénaton sublimera de manière certes magistrale et pour le coup exclusive. Il est attesté par exemple qu'au début de la fondation d'Akhetaton le roi y fait « transférer » le culte du taureau sacré d'Héliopolis, Mnévis pour le quel une sépulture aurait été aménagée au cœur de la nécropole située à l'est de la nouvelle capitale solaire.

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Ce culte de l'hypostase vivante du dieu qui était le pendant depuis des générations de la personnification divine à l'instar de Pharaon lui-même, ne fut donc pas banni mais réinclu dans la théologie atonienne dont les principaux rites ne devaient pas être étrangers à ceux pratiqués dans l'antique cité du dieu soleil. L'intercesseur entre Dieu-Aton et le peuple reste le roi lui-même mais Akhénaton s'approprie ce rôle de façon unique et innove en y associant à égalité sa grande épouse royale Néfertiti qui sera représentée également accomplissant les rites quotidiens au grand temple d'Aton à Akhetaton. Seul le couple royal est habilité à procéder aux rites sacrés et toutes les représentations de ce culte les associaient systématiquement. Toute prière à « Dieu » doit passer par les enfants du Soleil. Enfin le culte d'Aton loin d'être rendu uniquement dans sa ville consacrée et royale se voit imposé dans les sanctuaires des divinités majeures du pays. Héliopolis en premier lieu où des vestiges d'un monument dédié au disque ont été retrouvés, Karnak donc, où l'éclat du culte solaire éclipse le dieu caché Amon. Mais on peut également citer Memphis où certains vestiges donnent le nom du temple d'Aton de la cité du dieu Ptah autre démiurge qui par son aspect chtonien était étranger à la théologie solaire. Il fut élevé à l'est du temple de l'antique divinité memphite. Le culte rendu à l'astre était bien trop abstrait dans la mentalité des égyptiens : ils n'étaient pas prêts. Considéré comme le créateur du monde (au même titre que Amon-Rê), il se heurta alors aux puissants clergés traditionalistes dépossédés de leurs prérogatives cultuelles et ne put s'imposer que grâce à l'autorité d'Akhénaton qui interdit le culte des anciens dieux et retira notamment aux prêtres d'Amon le pouvoir et les richesses qu'ils avaient accumulés. À la mort d'Akhénaton (ou sous le règne du jeune Toutânkhamon), le culte d'Aton retourne dans l'oubli et le culte d'Amon est rétabli. La ville d'Akhetaton est abandonnée et la cour retourne à Thèbes. Notes 1.  Thèse de Sigmund Freud dans L'homme Moïse et la religion monothéiste Fin de l’article. On peut affirmer que si les cultes Amon et Aton se sont opposés pendant le court règne d’Akhenaton, ceux-ci ont pourtant quelques origines communes comme en témoigne le fait, par exemple, qu’elles concernent une interprétation solaire de la divinité. Je ne vais pas spéculer ici sur toutes les différences des deux cultes, se serait trop long, mais une particularité les distingue : le culte d’Amon est un culte initiatique, occulte, il y a la religion polythéiste qu’on impose au peuple et celle plus hénothéiste réservée à l’élite. Le culte d’Aton est une religion révélée à tous ! Voir aussi : « Temple d’Aménophis ». Atonie : Manque de force, de vitalité. Attentatoire : Qui porte atteinte à .... Autoproduction : Absent des dictionnaires. Peut s’écrire aussi auto production ou auto-production. Concerne essentiellement le monde Cannabique. La tendance politique européenne va actuellement (réf. 1998) vers la dépénalisation du Cannabis. Ce concept ”décriminalisant” est utilisable conjointement à cette dernière. Dans le cadre d’une dépénalisation intelligente de l’usage de cette plante, il serait question : - D’une tolérance envers la culture du Cannabis (intérieure ou extérieure) dans un but d’autoconsommation, seule solution pouvant contrecarrer le trafic. - D’autorisation de vente de graines, semis, engrais, livres de cultures et lampes spécialisées (et en France, l’abrogation de l’article L 630). La vente et le trafic resteront toutefois interdits et c’est pour répondre au paradoxe d’un produit autorisé dont sa vente ne le serait pas, que ce concept a vu le jour. Réponse peu coûteuse aux tarifs prohibitifs actuels du trafic, ce dernier cessera par lui même car devenu non rentable. Il reste cependant à prévoir le nombre de plantes maximales autorisées à la production ou plutôt à la masse maximale produite autorisée à être détenue (car il y a petites plantes et d’autres grandes, très grandes ...). Actuellement la répression intensifiée, la participation de fait au trafic en cas d’achat, la qualité exécrable du haschich moyen de la rue, le risque de se faire « arnaquer » ou agresser et son coût excessif sont cinq bonnes raisons qui poussent les usagers cannabiques à l’autoproduction.

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Celle-ci n’a donc pas attendue l’ère de la dépénalisation pour se développer; la démocratisation du savoir (Internet, la littérature, les émissions télévisées à thèmes, ...) a sitôt fait germer dans l’esprit des intéressés des élans botanistes qui s’avèrent souvent fructueux (bonne qualité, quantité suffisante, faible coût de production, pas de produits adultérés et/ou de participation à un trafic). Autosupport (groupe d’...) : “Mouvement d’usagers de drogues dures auto-organisés pour combattre la répression policière, la stigmatisation sociale, améliorer les structures de soins, “(informer et) “relayer en milieux toxicomane la réduction des risques. Le premier groupe d’autosupport a été créé à Amsterdam”. (“Petit Dico. des Drogues”, collectif FTP, collection l’Esprit Frappeur N°3). En exemple : adresses de groupes d’autosupport français : A.S.U.D. (Auto-Support aux Usagers et ex-usagers de Drogue) 23, rue Château-Landon 75 010 Paris.

S.A.S. Substitution Auto -Support 247, rue de Belleville 75 016 Paris (“Petit Dico. des Drogues”, collectif FTP, collection l’Esprit Frappeur N°3). Axillaires : (Bourgeons axillaires) Bourgeon latéral d'une branche, placé à l’intersection d'une feuille et de la branche qui la porte. AVNI : Armes Volantes Non Identifiées. Voici ce qu’en dit Wikipédia. Arme volante non identifiée (avni, acronyme inspiré d'ovni) est une appellation qui désigne selon les auteurs : 1.

soit des observations d'ovnis s'expliquant par des tests d'engins militaires en développement, dont l'existence est plus ou moins connue du grand public (Jean-Pierre Pharabod utilise ce concept de cette façon),

2.

soit des prototypes militaires ultra secrets qui utiliseraient une technologie inconnue du grand public (Jean-Pierre Petit utilise ce concept de cette façon), dont on peut douter de l'existence jusqu'à ce que des preuves robustes soient apportées.

B-2 Spirit. L'acronyme a été inventé par Jean-Pierre Pharabod pour son ouvrage AVNI - Les Armes Volantes Non Identifiées[1]. La version soft de cette théorie a pu se confirmer lorsque certaines armes secrètes ont été officialisées au début des années 1990, comme les F-117. D'autres exemples d'avni comme le ballon Mogul à l'origine

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de l'incident de Roswell, qui était un programme Top-Secret à l'époque, de même que le ballon Skyhook, qui en son temps a généré de nombreuses observations d'ovni, et qui est le principal suspect à l'heure actuel dans l'incident de Mantell. Cette version est acceptée par certains sceptiques comme pouvant expliquer certaines observations d'ovni. La version dure de cette théorie est notamment soutenue par des intellectuels accusés d'être partisans d'une théorie du complot[2]. Les thèses AVNI et HET sont parfois liées, certains, comme Jean-Pierre Petit considérant que c'est grâce à des technologies d'origine extraterrestre que les militaires ont pu construire des prototypes secrets (voir aussi : Zone 51)[3]. D'autres partisans de cette thèse, militaires de leur état, l'ont utilisée précisément pour démystifier l'hypothèse extraterrestre, notamment vers la fin des ann��es 1940. Le projet Aurora Article détaillé : Aurora (avion). Aurora est le nom généralement attribué à un hypothétique avion de reconnaissance américain[4], [5], [6], développé à partir du milieu des années 1980, et successeur du Lockheed SR-71 Blackbird retiré du service actif (en tant que remplaçant du Blackbird, certains lui attribuent d’ailleurs comme nom complet : SR-91 Aurora). Le projet Ajax Ajax est un supposé projet expérimental russe de propulsion aérienne à technologie magnétoaérodynamique. Il n’y a que très peu de documentation concernant l’existence de ce projet, celui-ci faisant partie d’études russes exclues du domaine civil public. L’aéronef Ajax serait un avion hypersonique en forme d’aile plate, dont la vitesse maximale pourrait dépasser Mach 10. Le projet a dû être mené aux alentours des années 1990 par les services secrets russes. Le projet aurait été abandonné faute de moyens, suite à l’effondrement de l’Union soviétique[3]. Le cas du F-117A

F-117. Isabelle Anderson, Jean-Louis Carrel, Peter Collins, Yann le Garrec, Isabelle Martin et Raphael Picard, journalistes scientifiques s'attaquent au phénomène ovni dans le magazine Science en septembre-octobre 2007. Ils constatent qu'en définitive « il est certain que bien des avions furtifs américains ont été pris pour des OVNI. Il faut savoir qu'entre la conception de ces engins, les essais (toujours effectués de nuit), et leur présentation officielle, il peut s'écouler une vingtaine d'années. Ce fut le cas du F-117A, testé à partir de 1977 et révélé à la presse en 1990. Il était équipé d'un système de facettes permettant de réfléchir les ondes radar dans toutes les directions sauf dans celle du radar émetteur lui-même ». Il s'avère que cet avion furtif a été de nombreuses fois pris par des témoins de bonne foi pour un ovni [7] et que peu d'informations sont obtenues par le biais d'Internet sur cet avion furtif [8]. Les auteurs ajoutent cependant que « Les engins actuellement testés, qui voleront d'ici 2010 à 2020, nous paraitraient aujourd'hui d'une conception extraterrestre ! S'il se produit des crashes de ces avions, l'armée américaine s'empresse naturellement d'enlever les débris et de les remplacer par d'autres plus communs. Mais, depuis, ces avions prodigieux en forme de soucoupe n'auraient-ils pas fini par nous être présentés ? »[9].

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Le F-117A a été proposé à l'époque par Bernard Thouanel dans le magazine Science & Vie pour expliquer la Vague belge d'ovnis. Néanmoins, le gouvernement américain a démenti avoir testé le F117A à l'époque en Belgique. La thèse reste cependant plausible, particulièrement pour le début de la vague (on pourrait en effet envisager un survol depuis l'Allemagne vers l'Angleterre en préparation de la guerre du golfe), mais non prouvée tant que le gouvernement américain n'affirmera pas qu'il y avait effectivement des F-117A en Belgique à cette époque. Les sceptiques privilégient à l'heure actuelle l'hypothèse d'une contagion psychosociale (basée sur des observations d'hélicoptères et d'avions) à celle du F-117A, jusqu'à une éventuelle preuve du contraire. Voir aussi Articles connexes •

Objet volant non identifié

Ufologie

Modèle sociopsychologique du phénomène ovni

Théorie du complot

Bibliographie •

Pharabod, J.-P. (2000). AVNI - Les Armes Volantes Non Identifiées. Paris: Odile Jacob.

Jean-Pierre Petit OVNIS et armes secrètes américaines : L'extraordinaire témoignage d'un scientifique, Albin Michel, 2003

Bill Sweetman, Aurora: The Pentagon's Secret Hypersonic Spyplane. Motorbooks International, (1993). ISBN 0-87938-780-7

Liens externes •

Texte issus du Air & Cosmos n° 1443 du 18 Octobre 1993 - Auteur : Bill Sweetman.

MHD et armes secrètes. - Synthèse des travaux de Jean-Pierre Petit.

Sources et références 1.

 Pharabod, J.-P. (2000). AVNI - Les Armes Volantes Non Identifiées. Paris : Odile Jacob

2.

 Bourbeau François C. : Les Médias cachent la réalité ovni au public (1996). Éditions du Collège Invisible, Montréal, Québec, 352 pages, illustré.

3.

 a b Jean-Pierre Petit, Ovnis et armes secrètes américaines – L'extraordinaire témoignage d'un scientifique, Albin Michel, Paris, 2003.

4.

 Les OVNIS vus de près : l'Aurora, avion top secret.

5.

 Bill Sweetman, Aurora: The Pentagon's Secret Hypersonic Spyplane. Motorbooks International, (1993). ISBN 0-87938-780-7

6.

 (en) http://english.pravda.ru/main/2002/11/05/39145.html Secret American Space Planes to Dominate Planet Earth], PRAVDA.Ru, 5 novembre 2002.

7.

 YouTube - UFO

8.

 F-117A sur internet.

9.

 magazine Science en septembre-octobre 2007.

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_volante_non_identifi%C3%A9e ».

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Catégories : Ufologie | Modèle sociopsychologique du phénomène ovni | Théorie du complot | Avion furtif

B:

Balay Alice : Voici ce qu’en dit Wikipédia. Alice Ann Bailey, dite Alice Bailey ou A.A.B., était un écrivain britannique. Née le 16 juin 1880 à Manchester sous le nom d'Alice LaTrobe Bateman, elle fut mariée à Foster Bailey. Elle est décédée le 15 décembre 1949. Reconnue comme une des personnalités fondatrices du mouvement du New Age, Alice Bailey a écrit une vingtaine d'ouvrages ésotériques, ainsi que des articles pour le Lucis Trust, institut spiritualiste qu'elle fonda en 1920. Esquisse biographique Dans son dernier ouvrage publié à titre posthume, Autobiographie inachevée, Alice Bailey relate son aventure littéraire et initiatique. Après avoir été chrétienne évangélique et adepte de la Société Théosophique, Alice Bailey fonde l'École Arcane en 1923. Elle affirme que la plupart des ouvrages qu'elle a écrits lui ont été dictés par télépathie par le Tibétain Djwal Khul, un « Maître de Sagesse » (voir l'article Théosophie). Le thème de ses ouvrages consiste en un enseignement ésotérique autonome, se proposant d'être un complément plus détaillé et structuré de l'étude des Stances de Dzyan, ouvrage sacré hindou analysé auparavant par la théosophe Mme Blavatsky dans son œuvre La Doctrine Secrète. Ses 26 ouvrages ont popularisé des notions telles que la venue du Nouvel Age et l'avènement du « Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde », au travers de « triangles ésotériques » – réunions d'individus par groupes de trois, supposés travailler en réseau avec leurs énergies pour l'aide spirituelle à l'Humanité – qu'Alice Bailey a commencé à organiser en 1937. Ces triangles se fondent sur un mantra connu sous le nom de Grande Invocation, utilisé par des milliers de groupes ésotériques à travers le monde encore aujourd'hui[1]. De nos jours, l'enseignement d'Alice Bailey continue d'être diffusé et étudié au travers de l'École Arcane et de sa maison d'édition le Lucis Trust. Les enseignements contenus dans ses ouvrages, écrits dans un style très simple, sont souvent délicats à appréhender par l'intellect[réf. nécessaire]. Il s'agit de textes parlant de science occulte, d'astrologie ou de psychologie dite ésotérique, de magie blanche, de méditation, etc. École Arcane Alice Bailey a fondé l'École Arcane en 1923 qui est une des premières sociétés de spiritualité relevant du mouvement du Nouvel Age. Thèmes principaux Le corpus théorique d'Alice Bailey et du Maître Djwal Khul s'articule autour de thématiques héritées de l'enseignement spiritualiste de la Société Théosophique de Mme Blavatsky. •

Le fonctionnement de l'âme à partir des Yoga Sutras de Patanjali

La méditation occulte

La réincarnation et la question du Karma

Les rayons, étude de l'influence des 7 rayons cosmiques - énergies spirituelles supposées influencer la vie dans les différents domaines de l'existence (civilisations, nations, animaux, psychologie et vie spirituelle de toute entité individualisée, etc.)

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Bibliographie : Œuvre littéraire [modifier] Titres attribués au Maître Tibétain, Djawlh Kuhl [modifier] •

01 - Initiation humaine et solaire (186 pages) (1922)

02 - Lettres sur la Méditation Occulte (360 pages) (1922)

03 - Traité sur le Feu Cosmique (1084 pages) (1925)

04 - Traité sur la Magie Blanche (479 pages) (1934)

05 - L'État de Disciple dans le Nouvel Âge, vol. I (895 pages) (1944)

06 - L'État de Disciple dans le Nouvel Âge, vol. Il (726 pages) (1945)

07 - Les problèmes de l'Humanité (194 pages) (1947)

08 - Le Retour du Christ (154 pages) (1948)

09 - La Destinée des Nations (142 pages) (1949)

10 - Le Mirage, Problème Mondial (190 pages) (1950)

11 - La Télépathie et le Corps Éthérique (199 pages) (1950)

12 - Education dans le Nouvel Âge (130 pages) (1954)

13 - Extériorisation de la Hiérarchie (627 pages) (1957)

Traité sur les Sept Rayons : •

14 - Vol. I - Psychologie Esotérique I (420 pages) (1936)

15 - Vol. II - Psychologie Esotérique II (692 pages) (1942)

16 - Vol. III - Astrologie Esotérique (609 pages) (1951)

17 - Vol. IV - Guérison Esotérique (557 pages) (1953)

18 - Vol. V - Les Rayons et les Initiations (621 pages) (1960)

Titres propres à Alice Bailey •

La Conscience de l'Atome (1922)

La Lumière de l'Ame (1927) (Le Yoga-sutra de Patanjali, paraphrasé par le Tibétain et commentés par Alice Bailey)

L'Ame et son Mécanisme (1930)

De l'intellect à l'Intuition (1932)

De Bethléem au Calvaire (1937)

Les Travaux d'Hercule (1974) (textes descriptifs des travaux paraphrasés par le Tibétain et commentés par Alice Bailey)

Autobiographie Inachevée (1951)

Réfléchissez-y (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)

Une compilation sur la sexualité (compilation posthume d'extraits de ses œuvres)

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A propos de la pagination des œuvres Traduites en beaucoup de langues à travers le monde, les œuvres de l'auteure comportent au milieu des pages des notes de références généralement notées en gras. Ces notes sont en fait une référence à la numérotation des pages du texte original anglais, figurant dans le libellé même du texte (par exemple : et donc que le travail qui l'avait 314 occupé en tant qu'âme ...) - figurant que ce passage situé à la page 252 du texte français du titre : Les Rayons et les Initiations, se chevauche en réalité sur la page 314 du texte écrit en version originale anglaise). Ce système a l'avantage de permettre le référencement universel en rapport à l'anglais du texte d'origine. Bibliographie : études sur Alice Bailey •

Marc-Alain Descamps, Rencontres avec douze femmes remarquables, Alphée, 2006, p. 27-39.

Voir aussi •

Théosophie

New Age

Lucis Trust

Notes et références 1.

 L'organisation ayant servi de média pour la diffusion de cette invocation à l'origine, le Lucis Trust, comporte aujourd'hui officiellement environ 6000 membres de par le monde. Si on y ajoute l'ensemble des sympathisants et pratiquants des différents groupements, mouvements et philosophies du Nouvel Age se réclamant de l'héritage des travaux d'Alice Bailey, le chiffre vague mais conséquent de "plusieurs milliers de groupes ésotériques" de par le monde peut être avancé.

Baldwin Chuck : hoho http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Baldwin

Nom de naissance Charles O. Baldwin Surnom(s) Chuck Naissance 3 mai 1952 à La Porte (Indiana) Nationalité États-Unis Famille Connie Cole Baldwin (marié depuis 1973). Enfants : Sarah, Christopher, Timothy Charles O. « Chuck » Baldwin (né le 3 mai 1952) est un pasteur baptiste et une figure politique américaine militant au sein du Parti constitutionnaliste. Il réside à Pensacola (Floride).

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Il en fut le candidat au poste de Vice-président des États-Unis lors de l'élection présidentielle de 2004, en tandem avec Michael Peroutka pour la présidence. Le 26 avril 2008, il fut investi comme candidat de ce parti pour l'élection présidentielle américaine de 2008[1]. Bibliographie •

Subjects Seldom Spoken On: 11 Messages That Will Stimulate Your Mind and Stir Your Heart, 1990.

This Is The Life

Liens et références externes •

(en) Chuck Baldwin Live

Notes et références 1.

 (en) Constitution Party stunner: Chuck Baldwin KOs firebrand Alan Keyes, Prime Buzz

Baphomet : Ce serait le nom donné à une figurine mystérieuse, dotée de pouvoirs magiques et vénérée par les Templiers. En fait, personne ne sait ce qu’est vraiment le Baphomet. Sous l’impulsion de l’Inquisition, nombre de Templiers décrivirent la figurine, chacun y allant de son interprétation différente de celle des autres. Quand on sait que l’Inquisition pratiquait la torture en guise d’aveux … Certains auteurs parlent d’un buste androgyne, d’autres d’un livre, recueil de symboles, certains parlent d’un sceptre ou bâton enroulé d’un ou deux serpent(s) un peu … beaucoup comme le symbole des pharmaciens…même l’étymologie du mot Baphomet est très discutée et imprécise.

Allégorie de Lucifer selon la description suivante (Wikipédia). Entre ses jambes, et sur son ventre, un Baphomet en serpents enroulés. Wikipédia nous précise « (qu’) à Paris dans le IV° arrondissement, on trouve un diable sur le tympan du porche de l'église Saint-Merri (une tête masculine sur un corps de femme avec des cornes de démon et des ailes d’anges). Il fut sculpté entre 1841 et 1843. Certains y voient l'image d'un Baphomet ». N’oublions pas que la Bible nous parle de Satan en tant que « serpent antique ». Le site : http://secretebase.free.fr/complots/organisations/illuminati/illuminati.htm ...

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… nous précise que les Illuminati descendants de la classe dirigeante des templiers qui ont créés la Franc-maçonnerie, eurent certains satanistes dans leur rang comme Adam Weishaupt. Un autre adepte de cette société secrète, Isaac Long, créa un rite maçonnique en 33 degrés qu’il appela ensuite « rite Ecossais Ancien et Accepté ». Le site nous précise ceci : «… En arrivant à Charleston en 1801, Isaac Long y transporta le Baphomet qu’il affirmait avoir retrouvé, ainsi qu’un crâne qu’il déclarait être celui du grand maître Molay… ». (Guy de Molay, grand maître des Templiers qui périt sur un bûché sur l’ordre de Philippe le Bel). Dans "The questions of freemasonery", on apprend que le pentagramme inversé à l'intérieur d'un cercle est la plus haute forme d'expression satanique représentant Baphomet, le dieu de Mendes ou l'incarnation de Lucifer comme dieu. Ce même Baphomet fut introduit chez les moines Templiers français, découverte qui donna au roi Philippe le Bel un motif suffisant pour les anéantir… http://catholiquedu.free.fr/cultes/Octopussy/dominguez_FM.htm Note : le dieu de Mendes est représenté sous la forme d’un bouc (Satan). Quand aux gnostiques, ils prétendent que : « … Paul de Tarse (Saint Paul) en atteignant la région de Marseille dans le sud de la France, a prémédité d'assassiner et l’a fait, le citoyen romain à part entière de Jésus ben Joseph, connu sous le nom de Jésus le Messie et Jésus-Christ. En outre, que Paul de Tarse (Saint Paul) a séparé la tête de Jésus de son corps et de l’a retourné à Jerusalem aux membres de la Chambre des Ananus à Jérusalem comme preuve de son forfait. Que la Chambre des Ananus ne puis cacher efficacement la tête de Jésus dans le complexe sous le Grand Temple, et qu’il a été découvert par les Templiers mille ans plus tard et désigné sous le nom de Baphomet. … ». (http://one-faith-of-god.org/final_testament/end_of_darkness/evil/evil_0010.htm ). Personnellement, bien que je ne sois pas gnostique, je crois plutôt en cette dernière version illustrée par le dessin suivant :

Le sac posé sur les jambes de l’allégorie de Lucifer pourrait contenir un crâne, la symbolique du crâne percé d’une épée (ou poignard) signifie l’assassinat ! Ici, le Bouc de Mende est lucifer, la variante judéenne du Satan des chrétiens, le Baphomet est caché dans le sac posé sur ces jambes. Ce serait le crâne de Jésus, témoignage de la victoire du mal sur le christ ! En l’état actuel des choses, je suis incapable de vous donner plus de précisions sur le Baphomet, d’autant que je ne suis pas féru de satanisme : ce n’est donc vraiment pas ma spécialité. Retenons que le Baphomet, objet d’usage magique d’un culte satanique, objet tenu secret ou imaginaire, reste mystérieux car non défini. Barbitomane : Non, ce n’est pas un déviant sexuel adepte des poupées Barbie. C’est un usager-dépendant de barbituriques. Cette forme de toxicomanie s’appelle la barbituromanie; j’attire votre attention sur le fait que l’on dit barbitomane et non pas "barbituromane". Base : Ici, produit, substance basique.

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BASF : Voici ce qu’en dit wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/BASF :

Logo de BASF en 2006

Création 1865 Forme juridique SE (société européenne) Action LSE : BFA NYSE : BF Slogan(s) « The Chemical Company Contribution invisible, succès visible. » Siège social Ludwigshafen Direction Dr Juergen Hambrecht Actionnaires flottant. Activité(s) produits chimiques, matières plastiques, produits d’ennoblissement, produits pour la protection des plantes et ceux de chimie fine ainsi que le pétrole et le gaz. Filiale(s) Wintershall Effectif 104 779 (2009) Site Web : www.basf.com BASF est un groupe chimique allemand et le plus grand groupe de chimie au monde [1]. Son siège social est situé à Ludwigshafen en Allemagne.

BASF-Hochhaus

BASF comprend plus de 160 filiales et coentreprises et opère sur plus de 380 sites de production, aussi bien en Europe, Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Afrique. BASF a des clients dans plus de 200 pays et fournit ses produits pour une grande variété d'industrie.

A gauche : image satellite des usines BASF sur le Rhin à Ludwigshafen. A droite : position.

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En 2009, le groupe employait plus de 104 000 personnes (dont plus de 48 000 en Allemagne) et son chiffre d'affaires s'élevait à 50,69 milliards € pour un bénéfice de 3,7 milliards €. Le groupe étend actuellement ses activités internationales avec une vue particulière sur l'Asie. Entre 1990 et 2005, BASF a investi 5,6 milliards € en Asie, notamment dans l'acquisition des sites de Nanjing et Shanghai. Histoire BASF, abréviation de Badische Anilin und Soda-Fabrik : « Fabrique d'aniline et de soude de Bade », est un groupe de sociétés fondées à Ludwigshafen en 1865. Elles produisaient à l'origine des colorants dérivés du goudron. Le premier procédé de production était basé sur la récupération de sous-produits venant de la gazéification du charbon en gaz de ville. C'est à partir de cette récupération qu'a pu être produite le colorant aniline. Elle devint rapidement l'une des plus grandes entreprises de l'industrie chimique européenne. Ses effectifs passèrent de 7 000 personnes en 1900 à 24 000 en 1920. Augmentant ainsi la population de Ludwigshafen de 5 000 à 60 000, puis à 100 000 habitants. En 1925, le groupe est rattaché à l'IG Farben pour former un consortium qui devint l'une des pièces maîtresses de l'économie de guerre allemande. Il sera démantelé par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale, et sera recréé en 1952. La société actuelle est redevenue l'un des premiers groupes chimiques mondiaux [2]. Cette entreprise est connue pour avoir été la première à synthétiser les colorants alizarine, indigo et indanthrène. Elle a en outre réussi à créer du caoutchouc synthétique, et a réussi à obtenir, à partir d'azote et de charbon, de l'ammoniac. BASF fabrique aussi des engrais et des produits pharmaceutiques. Au XXIe siècle, les activités du groupe sont très variées : produits pour l'agriculture, colorants, matières plastiques, produits pharmaceutiques, biotechnologie, pétrochimie de base, engrais, peintures, gaz et pétrole, produits pour la construction, etc. Son usine de Ludwigshafen couvre 1 000 hectares et le groupe compte plus de 104 000 employés à travers le monde (au 31 décembre 2009) (répartis comme suit : 67 600 en Europe (33 000 à Ludwigshafen), 15 900 en Amérique du Nord, 14 800 en Asie-Pacifique et 6 400 dans le reste du monde)[3]. En novembre 2008, principalement suite au ralentissement de la demande de l'industrie automobile, BASF a décidé d'arrêter temporairement la production de produits chimiques dans 80 sites et de ralentir la production dans une centaine d’autres [4]. En janvier 2009, BASF a arrêté plusieurs sites de synthèse d'ammoniac suite à une réduction de la demande mondiale [5]. Le 9 avril 2009, BASF a acquis une position majoritaire dans Ciba Specialty Chemicals[6]. Ciba sera intégrée dans BASF comme division à part entière [7]. Le 2 mars 2010, la firme obtient l'autorisation de culture de la pomme de terre OGM qu'elle a mise au point, l'Amflora, dont la forte teneur en amidon doit aider l'industrie papetière (cette variété n'est pas destinée à l'alimentation)[8],[9]. Notes et références 1.

 www.hoovers.com/basf-ag

2.

 (en) Molecular weight, The Economist, 2006-11-02

3.

 | BASF rapport d'activité 2009

4.

 (en) smd -- with wire reports, « Chemicals Giant to Cut Production in 180 Plants », dans Spiegel Online, 19 novembre 2008 [ texte intégral (page consultée le 17 avril 2009) ]

5.

 (en) Alexander Neubacher, « A German Industrial Giant Runs into Trouble », dans Spiegel Online, 7 janvier 2009 [ texte intégral (page consultée le 28 mars 2009) ]

6.

 (en) Associated Press, « BASF completes acquisition of Ciba », dans Forbes, 9 avril 2009 [ texte intégral (page consultée le 10 avril 2009) ]

7.

 (en) BASF, « Ciba acquisition now perfect: BASF starts integration process », BASF, 2009. Consulté le 10 avril 2009

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8.

 Envoyés spéciaux à Bruxelles, « L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause », dans Le Monde, 3 mars 2010 [ texte intégral (page consultée le 3 mars 2010) ]

9.

 (en) Josh Ward, « GM Potato Approval 'A Big Step for Germany' », dans Der Spiegel, 3 mars 2010 [ texte intégral (page consultée le 3 mars 2010) ]

Lien externe •

(de)(en) Site officiel

Basique: Inverse d’acide. On dit aussi alcalin. Exemples : le savon et la chaux sont basiques (Voir PH). Les sols calcaires ont un PH basiques. Synonyme : alcalin. Basophile : 1) Se dit d’un composant cellulaire et tissulaire qui fixe les colorants basiques (Petit Larousse illustré 1991). 2) Absent des dictionnaires, néologisme que j’utilise par opposition à acidiphile. Je l’utilise pour désigner la famille de plantes qui préfèrent pousser dans un sol basique (alcalin). . Batave : hollandais. Bayer ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Bayer_AG Bayer AG est une société chimique et pharmaceutique fondée en 1863 à Barmen, Allemagne notamment par Friedrich Bayer et par Johann Friedrich Weskott et dont le siège social est à Leverkusen, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne. Bayer (entreprise)

Logo de Bayer (entreprise)

Création 1863 Action NASDAQ : BAY TSE: 4863 Slogan(s) « Science for a Better Life » Siège social Leverkusen (Allemagne) Direction Werner Wenning, CEO Activité(s) Industrie pharmaceutique Produit(s) Gynaecology & Andrology Special therapeutics Diagnostical devices & Nuclear medicine Oncology materials Effectif 106'000 (31 déc. 2006) Site Web www.bayer.com

Chiffre d’affaires €27.383 milliards (2005) Histoire Bayer devint part de IG Farben, un conglomérat d'industries chimiques allemandes qui émergèrent pendant la Première Guerre mondiale. Quand les Alliés démembrèrent IG Farben après la Seconde Guerre mondiale pour implication dans des crimes de guerre, Bayer réapparut en tant qu'entreprise distincte.

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En 2002, Bayer AG acquiert la branche agronomique d'Aventis (Aventis CropScience).Celle-ci devient alors Bayer CropScience AG. Cette branche s'occupe d'agrochimie (entre autres de pesticides) et de semences génétiquement modifiées (céréales, coton...). Afin de séparer les gestions opérationnelles et stratégiques, Bayer AG a été réorganisé en décembre 2003 en une société de groupement. Une société anonyme a été affectée à chaque secteur de Bayer AG : Bayer CropScience AG (agrochimie); Bayer HealthCare AG (santé); Bayer Material Science AG (polyuréthane, polycarbonate, matières premières pour vernis et colles). En octobre 2006, l'Union européenne s'apprête à autoriser Bayer à mettre sur le marché trois types de colza génétiquement modifiés. Selon Cap 21, le parti écologiste, « cette autorisation pourrait s'avérer catastrophique en raison des risques très élevés de diffusion et de dissémination. »[réf. nécessaire] Bayer AG et Schering AG ont fusionné le 2 juillet 2007.L'entité des médicaments éthiques aura comme nom Bayer Schering Pharma. Le groupe Bayer Santé regroupant santé éthique, santé familiale, vétérinaire et diagnostic (petit matériel). Bayer AG est en conflit avec les apiculteurs en France et en Nouvelle-Écosse à propos des effets sur les abeilles du pesticide Gaucho. Une suspension d'utilisation provisoire est appliquée en France. Elle a entre autre découvert : •

l'Aspirine, un antalgique faible

la Ciprofloxacine, un antibiotique de la famille des fluoroquinolones

l'héroïne, un psychodysleptique fort

le gaz moutarde ou ypérite, une arme chimique utilisée pendant la Première Guerre mondiale

le Polyuréthane, un matériau polymère en 1937

le Polycarbonate, un autre matériau polymère en 1953

le Tabun, un gaz neurotoxique

Données boursières Les actions de Bayer AG sont cotées au XETRA en Allemagne et au LSE au Royaume-Uni. Actionnariat •

2005 : Allianz AG Holding 5.0%, flottant 95.0%.

Activités sportives Bayer a une place importante dans le Bayer Leverkusen, club de la ville où ils sont installés, portant même le nom de cette entreprise. Liens externes •

Site officiel international

Site officiel français

"Beauf" : Terme argotique, souvent utilisé par les "Zonards" (et le chanteur Renaud), désignant le Français moyen (égocentrisme et con). Benzène : hydrocarbure, radical de base de la série des hydrocarbures aromatiques. Sous forme de molécule, c’est un toxique très fortement cancérigène : même une exposition à des doses minimes suffit, en général, pour déclencher un cancer dans les 10-20 ans qui suivent l’exposition (essentiellement de type anémique et leucémique).

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Son utilisation industrielle a posé, pose et posera encore des problèmes en Santé Publique. On le trouve essentiellement dans les goudrons, les dérivés pétroliers, certaines fumées industrielles mais aussi dans des solvants, des carburants, des peintures chimiques, etc. ... D’autant plus que son inhalation est parfois quotidienne : vapeurs de déversement d’essence et d’échappement des voitures (surtout pour l’essence sans plomb dite “carburant vert”), allumage de cigarette par briquets à essence (l’essence Zipo, par exemple, en fut très riche pendant longtemps), peintres professionnels, etc. ... Le niveau d’importance du problème est de l’ordre de celui posé par l’amiante, mais n’est pas reconnu et interdit d’emploi comme elle. On impose parfois à certains produits de préciser sur leur emballage qu’ils en contiennent mais ils demeurent libres d’utilisation ... ce qui est criminel, surtout pour l’essence des briquets et des véhicules à moteurs qu’on est obligé d’inhaler. Bertrand Yves : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Bertrand Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Yves Bertrand (né le 25 janvier 1944 à Grasse), après des études de droit et un DES de science politique, il intègre l'école des commissaires de police. Rapidement, il rejoint les renseignements généraux (RG) où il effectue une brillante carrière de 1970 à 2004. Chef de service à Montmorency puis à Lorient, il fut rapidement nommé chef de section, directeur des ressources humaines, directeur adjoint et enfin directeur central des RG de 1992 à 2003. Il collabore étroitement aux enquêtes menant à l'arrestation des membres d'Action directe, de Khaled Kelkal et de l'assassin du préfet Claude Érignac. Il intègre ensuite l'Inspection générale de l'administration au mois de janvier 2004. Financement occulte du RPR Yves Bertrand et sa collaboratrice directe, le commissaire Brigitte Henri, ont fait l'objet d'une tentative complexe de déstabilisation à partir de 1995. Un ou plusieurs « corbeaux » firent parvenir à des juges d'instruction, en particulier le juge Éric Halphen, des notes blanches volées à la DCRG et divers « tuyaux » pour orienter leurs recherches. Ces documents mirent en évidence l'absence de transmission à la justice par les RG, d'informations compromettantes pour le pouvoir. Affaire Clearstream 2 Début 2006, Yves Bertrand a été suspecté d'avoir fourni de faux listings dans l'affaire Clearstream 2, ce dont il se défend. Le 16 janvier 2008, son domicile et son bureau sont perquisitionnés dans le cadre de l'affaire Clearstream. Cependant, rien en relation avec cette affaire n'a été découvert par les juges d'Huy et Pons chargés de l'enquête. Dans son livre d'entretiens avec le journaliste Frédéric Ploquin, Yves Bertrand, ce que je n'ai pas dit dans mes carnets..., Yves Bertrand dément avoir joué le moindre rôle dans cette affaire. Il fait en revanche part de sa conviction que Nicolas Sarkozy « a été informé de cette affaire plus tôt qu'on ne le dit »[1]. Carpentras Lors de la parution de son livre Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, Yves Bertrand affirme que l'affaire de Carpentras fut exploitée par le président François Mitterrand, qui accusa le Front national afin d'empêcher toute alliance entre celui-ci et la droite conservatrice [2]. Le cabinet noir Yves Bertrand est soupçonné d’avoir constitué un « cabinet noir » au profit de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, sous le contrôle du « cerveau » Philippe Massoni dont Yves Bertrand serait l’exécutant[3]. Le rôle du « cabinet noir » d’Yves Bertrand était double : éteindre les nombreuses affaires judiciaires susceptibles de menacer Jacques Chirac, et allumer les contre feux nécessaires ; monter les « chantiers » pour abattre les opposants, les rivaux et les gêneurs. Le « cabinet noir » s’est attaqué successivement à Charles Pasqua, Lionel Jospin et Nicolas Sarkozy[non neutre].

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Les carnets d'Yves Bertrand, l'affaire Le Point Lors de la perquisition effectuée au domicile d'Yves Bertrand, les juges chargés de l'affaire Clearstream 2, Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, ont saisi une vingtaine de carnets de travail servant d'agenda à l'ancien directeur, datés jusqu'en 2003. Bien qu'ils soient personnels et qu'ils n'apportent aucun élément utile à l'enquête ils sont saisis et placés sous scellés, les informations qu'ils contenaient ont été divulguées dans l'hebdomadaire Le Point du 09 octobre 2008. Mis en cause, le président Nicolas Sarkozy et l'ex-ministre et candidat à la présidentielle (en 2002) Charles Pasqua ont riposté par des dépôts de plainte. Les deux, ainsi que l'ex-premier ministre socialiste Lionel Jospin ont durement critiqué l'ex-directeur des RG [4]. Entretiens avec Frédéric Ploquin Dans un livre d'entretiens avec le journaliste Frédéric Ploquin, à paraître fin septembre 2009, et dont les bonnes feuilles ont été publiées par l'hebdomadaire Marianne[1], Yves Bertrand livre de nouvelles révélations sur le travail qu'il a mené à la tête des Renseignements Généraux, ainsi que sur la vie privée et le financement occulte de personnalités politiques. Il déclare ainsi que Nicolas Sarkozy a un « côté Général Alcazar » dans la gestion humaine de ses collaborateurs et des fonctionnaires à son service, et déplore par ailleurs l'influence politique exorbitante selon lui que Cécilia Sarkozy a exercée sur son mari. Il reproche également au Président, qui ne l'apprécie guère, la manière dont il a été démis de ses fonctions (« Après quarante ans de carrière sous une dizaine de ministres [de l'Intérieur], j'ai été remercié par un coup de pied au cul »). Il justifie par ailleurs son intérêt pour les « poubelles de la République » par le fait que sa mission lui imposait d'être informé des travers privés des personnalités politiques afin d'anticiper les conséquences d'un éventuel déballage sur la place publique. Il observe toutefois que les intéressés craignaient davantage les informations qu'il détenait sur les circuits de financement occulte des partis politiques et autres campagnes électorales. Enfin, il dément avoir alimenté les médias dans le but de discréditer certains hommes politiques. Il rejette ainsi les accusations portés à son encontre dans l'Affaire Clearstream 2 (voir plus haut), les manipulations de Charles Pasqua, la révélation du passé trotskyste de Lionel Jospin, ou encore de participation à un prétendu « cabinet noir » au service de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. Publications •

Je ne sais rien... mais je dirai (presque) tout (avec Éric Branca), Plon, 2007 (ISBN 9782259202954).

Yves Bertrand, ce que je n'ai pas dit dans mes carnets. Entretiens avec Frédéric Ploquin, Fayard, 2009 (ISBN 9782213644288).

Références et notes 1.

 a b « Yves Bertrand, l'ex-patron des RG balance », publication des bonnes feuilles du livre d'entretiens avec Frédéric Ploquin dans Marianne, n°646 du 5 septembre 2009

2.

 Yves Bertrand, Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, Conversations avec Eric Branca, Plon, 2007, p. 122

3.

 Enquête de Benoît Collombat pour France Inter

4.

 Les carnets noirs de la république - Réaction de Lionel Jospin aux révélations du « Point », Le Point, 16 octobre 2008.

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Bertrand ». Catégories : Policier français | Dirigeant des Renseignements généraux Bétel : Stupéfiant classé dans les Excitantia. Poivrier grimpant originaire de Malaisie (famille des Pipéracées) dont on mastique les feuilles mélangées à de la chaux et/ou de la noix d’Arec (Inde et Extrême Orient).

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Bible satanique : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La Bible satanique (ISBN 2-910196-60-7) est un essai écrit par l'Américain Anton Szandor LaVey en 1969. Il a été traduit pour la première fois en français aux éditions du Camion Noir en 2006. Celui-ci contient un ensemble de règles et rites censés rythmer la vie du sataniste. Lavey voulait avec ce livre jeter les bases doctrinaires de l'Église de Satan (The Church of Satan), renouvelant le satanisme par des principes matérialistes, athées, et individualistes. Il a d'ailleurs proclamé le 30 avril 1966 le début de l'année 1, première année de l'ère de Satan. Contrairement à la plupart des livres religieux, les règles qui y sont édictées ne sont pas une codification rigide de rîtes. Lavey expose seulement les grandes lignes de sa vision du satanisme avec quelques illustrations de son application au quotidien. Pour son auteur, la Bible Satanique ne contient donc pas toute la Vérité du monde, c'est une grille de lecture du monde pour le sataniste. Ainsi, la Bible satanique n'est pas à comparer à un livre religieux délivrant un dogme, elle est plutôt un essai philosophico-théologique, faisant un éloge de l'Ego et attaquant toutes les autres religions censées brider l'individu, l'appeler au renoncement, et lui faire accepter d'intolérables restrictions sous prétexte de salut pour l'au-delà. Personnage exalté, passionné mais caractériel, on retrouve dans cette principale œuvre une renonciation profonde aux standards de la société et une recherche d'explications aux cotés obscurs de la condition et de la pensée humaines. D'autres titres suivront tels que The Devil's notebook, The Satanic Witch ou encore, œuvre semi-posthume Satan Speaks. Textes dans lesquels on retrouve des exemples plus concrets des préceptes énoncés dans la Bible satanique. Chapitres • Prologue • Les 9 Représentations Sataniques • Le Livre de Satan (La Diatribe Infernale) • Le Livre de Lucifer (La Connaissance) o Dieu Mort ou Vif o Le seul dieu à sauver devrait être vous o L'avènement d'un nouvel âge : celui du satanisme o L'enfer, le diable, et comment vendre votre âme o Les quatre princes de l'enfer o Les noms infernaux o Aimer et détester o Sexe et Satanisme o Des vampires qui ne sucent pas le sang o Complaisance... pas contrainte ! o Sur le choix du sacrifice humain o La vie après la mort l'accomplissement de l'ego o Fêtes religieuses o La messe noire • Le Livre de Belial (La Maitre de la Terre) o La théorie et la pratique de la magie satanisme (définition et but)

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o Les trois types de rituels sataniques o Avertissement ! A ceux qui pratiqueraient ces arts o Le rituel ou chambre "intellectuelle de dÊcompression" o Les ingrÊdients utilisÊs pour la magie satanique o Le rituel satanique o Les treize Êtapes o Objets utilisÊs dans un rituel Satanique • Le Livre de LÊviathan (La Mer en Furie) o Invocation à Satan  Invocation employÊe lors des rites de luxure  Invocation employÊe lors des rites de destruction  Invocation employÊe lors des rites de compassion o Les clÊs Ênochiennes Fin de l’article de WikipÊdia. A ceci, je rajouterai que Lavey dÊmontre qu’il existe au moins une forme de satanisme non religieux (athÊe) ou l’individualisme et le culte de la personnalitÊ, avec Êventuellement la tromperie, de la cupiditÊ, la recherche systÊmatique du plaisir et de la domination, font de l’homme une sorte de Dieu. Dans ce cadre, l’immoralitÊ est de rigueur puisqu’il permet d’aboutir à une forme de recherche de satisfaction et de rÊalisation personnelle. Mais, dans le cas ou il existerait, ne serait-ce point là encore une tromperie du diable vouÊ à un culte, car l’Êtymologie de Satan signifie :  celui qui trompe  ! Personnellement, je dÊconseille aux personnes influençables de lire  la bible satanique , car elle est astucieusement Êcrite pour rÊpondre à leurs interrogations et les Êcarter du droit chemin. Un exemple d’intelligence utilisÊe à mauvais escient. Bifide : QualitÊ d'être fendu ou sÊparÊ en deux parties. Exemple : la langue des serpents (en Y). BiocÊnose : Ensemble des êtres vivants d’un Êcosystème dÊterminÊ (faune, flore et microbiens). Biosphère : Zone de contacte entre l’atmosphère et l’Êcorce terrestre ou se concentrent le plus grand nombre des formes de vies. Biotope : Aire gÊographique de dimensions variables, souvent très petite, offrant des conditions constantes ou cycliques propre à y dÊvelopper et entretenir des espèces animales et vÊgÊtales particulières. Chaque biotope est unique, il est le fruit d’une combinaison complexe des ÊlÊments climatologiques y rÊgnant (pour l’essentiel : tranche des tempÊratures, durÊe de l’exposition lumineuse, taux d’humiditÊ, composition du sol) et des ÊlÊments biochimiques qui ont su s’y adapter et y prolifÊrer. Le biotope est avant tout dÊterminÊ par le microclimat rÊgnant, mais aussi par la nature chimique du sol et enfin par la pluralitÊ de la vie qui s’y exprime. Blavatsky Helena : Voici ce qu’en dit WikipÊdia. Helena Petrovna von Hahn, plus connue sous le nom d'Helena Blavatsky ou Madame Blavatsky — (ru)      , nÊe le 30 juillet 1831 en Russie, morte le 8 mai 1891 à Londres, est la fondatrice de la SociÊtÊ thÊosophique et d'un courant ÊsotÊrique auquel elle donna le nom gÊnÊrique de ThÊosophie[1]. Souvent dÊsignÊe par ses initiales : HPB.

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Biographie Helena naît le 30 juillet 1831 (12 août 1831 du calendrier grégorien), à Yekatérinoslav (aujourd'hui Dniepropetrovsk en Ukraine), près du fleuve Dniepr, au sud de la Russie, sous le tsar Nicolas Ier. Elle est la fille d'un colonel, le baron Peter von Hahn, officier allemand naturalisé russe, et d'une romancière, Helena Andreïevna de Fadeïev (Fadeef, alias Zénaïda R-va). La famille déménage à Romankovo, Odessa. Saint-Pétersbourg, Nadyejda, Poltava, Saratov, Odessa. Helena perd sa mère à 11 ans (juil. 1842), et va vivre à Saratov, chez son grand-père maternel, Andreï Mikhaïlovitch de Fadeïev, le gouverneur civil, qu'elle suit à Saratov (1842-1847), Astrakhan, Tiflis (Tbilissi en Géorgie, dans la Transcaucasie). Elle se montre une enfant fantasque, somnambule, chétive, mais aussi décidée, intrépide, coléreuse. Elle lit, dès 1846, chez son grand-père, des ouvrages sur la franc-maçonnerie, les sciences occultes. Elle a une gouvernante anglaise, une autre française, elle parle donc couramment russe, allemand, français, anglais. Elle sait monter à cheval (même dans un cirque), chanter, jouer du piano en concertiste, peindre et dessiner, produire des phénomènes spirites ou paranormaux (poltergeist, clairvoyance) ou spirituels (visions), raconter et inventer merveilleusement, etc. Sur un coup de tête, en juillet 1848, elle se marie avec Nicéphore Vassiliévitch Blavatsky, vice-gouverneur de la province d'Erevan (Arménie, russe depuis 1828). Le mariage ne sera pas consommé : Il a 40 ans, elle a 18 ans. Elle restera vierge et hostile aux mâles sa vie durant. Dès octobre 1848, elle part : Turquie, Égypte, Grèce, aidée financièrement par son père. En 21 ans de voyages, elle va rencontrer sorciers, rebouteux, chamans de Mongolie et d'Inde, lamas du Caucase et du Tibet, yogins d'Inde et de Ceylan, spirites russes et égyptiens, médiums, sages et autres personnes spirituellement remarquables, qui allaient profondément l'influencer. Dans cette première série de voyages (1848-1858), elle va à Constantinople, en Égypte (elle s'instruit auprès d'un copte, Paulos Metamon), à Londres, en Amérique du Nord (le Québec, puis les États-Unis, avec l'explorateur Albert Rawson, en fin 1851) où elle rencontre des Amérindiens, des mormons, des vaudouistes (à la NouvelleOrléans). Elle se rend au Mexique, au Honduras, aux Indes (1852), Ceylan, à Singapour, New York, Calcutta, au Ladâkh. Elle ne parvient pas à pénétrer au Tibet. Elle passe par Java, revient en Angleterre (1853), retourne aux États-Unis (été 1854), dans les montagnes Rocheuses, en convoi d'immigrés. Via le Japon, elle regagne l'Inde, et d'après ses dires, aurait réussi, fin 1855, par le Cachemire, à entrer au Tibet, pour être initiée par son ou ses Maîtres, les Mahâtma (Terme qui signifie "Grande Âme" en sanskrit). Aucun document certain n'atteste sa présence au Tibet même. Qui plus est, elle n'a pu y séjourner sept ans comme elle le dit, et sa connaissance du Tibet est peu conforme à ce qu'on sait du bouddhisme tibétain, ou lamaïsme. Elle entretient, dit-elle, des communications avec des Maîtres de la Grande Fraternité Blanche, des Mahâtma, plus ou moins invisibles, dont le premier est M. (le Mahâtma Morya), du Râjput (Inde occidentale), dont elle a rêvé, qu'elle voit physiquement à Londres en août 1851. [2] [1] Plus tard viendront le Mahâtma Koot Hoomi, etc. [2] En 1858, HPB passe par la France et l'Allemagne. Elle revient, en janv. 1859, en Russie, à Pskov, chez sa sœur, la veuve Vera Yahontoff, qui, sous le nom de plume V. de Jelihowsky, décrira ses exploits paranormaux. HPB n'est pas médium, mais tient, dit-elle, ses pouvoirs de sa volonté, ou des Mahâtma lisant dans la « Lumière astrale », ou d'êtres invisibles, ou par contact avec des "courants de pensée" (pas des morts) de personnes mortes ou vivantes.[3] Entre 1863 et 1865, elle voyage au Caucase et surmonte diverses crises psychologiques ou mystiques, dont le dédoublement. Deuxième série de voyages (1865-1873). Dès début 1865, HPB visite les Balkans, la Grèce, l'Égypte, la Syrie (chez les Druzes) [3], l'Italie (Giuseppe Mazzini l'initierait au carbonarisme). Peut-être combat-elle aux côtés de Garibaldi à la bataille de Mentana (1867), où elle serait blessée cinq fois. En 1868, la voici à Florence, en Serbie, puis en Inde, et d'après elle pour la seconde fois, au Tibet. Elle rencontrerait alors le Maître Koot Hoomi, dans le "Petit Tibet" (Ladâkh), de 68 à 70. En avril 1870, elle souffre de la mort d'un enfant de 5 ans, Yuri, dont elle serait la tutrice : elle en perd la foi en la religion orthodoxe. Suivent des voyages à Chypre (fin 1870), en Grèce. Elle subit un naufrage le 4 juillet 1871, près de l'île de Spétzai. En Égypte, au Caire, elle fonde, avec Emma Cutting (future Emma Coulomb), une éphémère Société Spirite, selon les principes d'Allan Kardec. Elle visite Jérusalem, part à Odessa (juil. 1872), à Paris. HPB se fixe à New York en juillet 1873, à 42 ans. Avec le colonel Olcott, homme de loi, franc-maçon, elle rencontre, en oct. 1874, un premier grand compagnon (chum) en théosophie : ils s'intéressent alors au spiritisme (de Katie King), dont elle rejette cependant les idées. Peu après elle se fait un autre "compagnon" de W. Q. Judge. Elle contracte à New York, en avril 1875, un second mariage avec un Géorgien, Michael C. Betanelly, alors qu'elle restait mariée avec le général Blavatsky ! Ce mariage n'aura pas plus d'incidence et de sexualité que le premier, le divorce est prononcé en mai 1878. En juin

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1875 elle se guérit d'une maladie qui la condamnait à l'amputation en se collant un chien sur la jambe malade. Elle fonde le 7 septembre 1875 (officiellement le 17 nov. 1875), à New York la Theosophical Society (Société théosophique), avec le colonel Henry Steel Olcott comme président et le clerc d'avocat irlandais William Quan Judge comme secrétaire ; HPB est simple secrétaire correspondante. Alors, « la Société Théosophique est organisée dans le but suivant : 1) développer les sentiments de tolérance mutuelle et de bienveillance entre peuples de différentes races et de différentes religions, 2) encourager l'étude des philosophies, des religions et des sciences des Anciens et en particulier des Aryens [Ârya : peuples d'Iran et du nord de l'Inde parlant les langues indoeuropéennes], 3) aider aux recherches concernant la nature supérieure de l'homme et ses pouvoirs latents. » En sept. 1877, HPB fait paraître à New York en deux gros volumes, en anglais, Isis dévoilée [4] [5], 1400 pages. L'immense ouvrage est aussitôt épuisé. D'un côté, le New York Herald Tribune le tient pour « une des productions remarquables du siècle » ; de l'autre côté, le célèbre linguiste et orientaliste Max Müller dit l'auteur "incompétente". HPB reçoit la citoyenneté américaine en juil. 1878. Une troisième série de voyages (1879-1885) commence, qui conduit HPB et Olcott en Inde. Arrivés à Bombay en février 1879, ils lancent en octobre la revue The Theosophist, où s'affirme l'idée d'une sagesse divine éternelle, la Théosophie, et d'une Fraternité de Sages. Ils rencontrent swâmî Dayânanda Sarasvatî, fondateur du mouvement Ârya-samâj, favorable à une Inde traditionnelle. Madame Blavatsky et le colonel Olcott travaillent, dès déc. 1879, avec un nouveau "compagnon", Alfred Percy Sinnett, journaliste, spirite, enthousiasmé par la théorie des Maîtres (Morya, Koot Hoomi...) qui enverraient de 1880 à 1885 des lettres à Sinnett et aux adeptes [4]. HPB et Olcott font voile sur Ceylan (le Srî Lankâ), pays bouddhiste, de mai à juin 1880, ils prennent le pancha sila (la confirmation bouddhiste en "cinq préceptes"), et encouragent un renouveau bouddhiste (surtout dû à Sinnett). En mai 1882, ils s'installent en Inde, à Âdyar, près de Madras. Ce lieu devient le centre mondial de la Société Théosophique et un foyer visant à promouvoir l'enseignement indien traditionnel, voire l'indépendance de l'Inde. En 1881, Allan Octavian Hume systématise le septénaire, la théorie des corps subtils selon HPB [6] : corps physique, corps vital, corps astral, corps de désir, manas inférieur, manas supérieur, esprit. Le premier groupe français de la Société Théosophique naît en 1883. [7] Deux épreuves surviennent. Première épreuve : en 1883, le médium Henry Kiddle soutient qu'une des lettres des « Maîtres », publiées par le colonel Olcott, plagie un de ses articles de 1880. De plus, un couple d'anciens membres théosophistes à Âdyar, Alexis et Emma Coulomb, soutiennent que HPB a forgé les lettres des Maîtres et commis divers artifices pour faire croire en des événements merveilleux ; l'article paraît dans une revue connue, le Christian College Magazine, en sept. et oct. 1884. En 1894, Annie Besant accusera William Quan Judge d'être l'auteur des lettres des Mahâtma replies.htm. La graphologie atteste que l'écriture n'est pas celle de HPB. Deuxième épreuve : en déc. 1884, la (SPR) diligente en Inde une enquête sur les phénomènes paranormaux attribués à HPB. Son rapport, dirigé par Richard Hodgson, publié en déc. 1885, fait scandale : tous les exploits (apparition de lettres venues de Maîtres vivant au Tibet, matérialisation d'objets...) sont classés soit comme des tricheries ou ruses d'HPB soit comme des hallucinations ou erreurs d'interprétation des témoins ; selon R. Hodgson, HPB doit rester "comme l'un des imposteurs les plus accomplis, ingénieux et intéressants de l'Histoire" (one of the most accomplished ingenious and interesting impostors in history), elle serait aussi un espion russe[5].

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Helena Blavatsky Le rapport Hodgson sera corrigé dans un sens favorable par un autre membre de la SPR, Vernon Harrison, en 1977.[6] [8] Quoi qu'il en soit, de nombreux témoins déclarent qu'HPB bénéficie de pouvoirs paranormaux, spontanés dans sa jeunesse, ensuite volontaires.[7] Elle peut, selon ces témoins, lire la pensée des autres, divulguer des secrets personnels, augmenter ou diminuer le poids de meubles, matérialiser des objets, faire entendre des coups ou des sons musicaux (cloches, pianos jouant tout seuls), lire des livres rangés dans de lointaines bibliothèques, recevoir des lettres "précipitées" mystérieusement par les Grands "Maîtres de Sagesse" de la "Grande Loge Blanche"... HPB se rend à Marseille (mars 1884), Nice, Paris, en Allemagne, à Elberfeld. Elle revient, via Le Caire (où elle rencontre l'égyptologue Gaston Maspero), en Inde (déc.). En juin 1884, le peintre d'art Hermann Schmiechen fait un portrait des Maîtres. [9] HPB est malade : obésité (113 kg), néphrite chronique, hydropisie, quasi impotente. Elle quitte définitivement l'Inde en mars 1885, pour l'Europe. Cette quatrième et dernière série de voyages (18851887) la conduit en Italie, Suisse, Allemagne (chez la comtesse Wachtmeister, qui est une "compagne" utile), Belgique. Elle termine son livre le plus connu, La Doctrine Secrète [10] [11] [12], en Belgique, à Ostende. Ce livre, son second monument littéraire (après Isis dévoilée) paraît, en anglais, à Londres, en deux gros volumes, durant octobre et décembre 1888. Il repose sur un livre mystérieux, Le Livre de Dzyan, qui, selon certains, démarquerait un traité de la kabbale juive, le Zohar : le traité sur le chapitre Genèse de la Bible. HPB reçoit de nombreuses visites de voyageurs anglais traversant la mer du Nord, mais chez la population locale elle passe pour la « sorcière russe ». HPB se fixe à Londres en mai 1887. Elle fonde en mai la « Blavatsky Lodge » et en septembre la revue Lucifer. Elle rencontre William Butler Yeats, grand poète et futur président (en 1901) de l'Hermetic Golden Dawn, la plus grande organisation initiatique du XIXee siècle. Elle institue en octobre 1888 la « Section Ésotérique » de la « Société Théosophique », pour des chercheurs plus avancés, comme elle, Judge. D'autres livres sont écrits, pour faciliter l'entrée en Théosophie : La Clef de la Théosophie (juillet 1889), Glossaire de Théosophie (édité en 1892). Suite à la parution de La Doctrine Secrète, HPB, en mai 1889, gagne l'amitié et le soutien d'Annie Besant, qu'elle désignera pour lui succéder ; Annie Besant sera une grande compagne en amitié et en recherches, comme les compagnons Olcott, Judge, Sinnett. En 1890, elle reçoit la visite du futur Gandhi qui forge grâce à elle sa « conscience nationale » d'Indien et grâce aux théosophistes son accès à l'hindouisme traditionnel de la Bhagavad-Gîtâ.[8] HPB meurt à Londres le 8 mai 1891, à 60 ans, lors d'une grave épidémie de grippe. Elle est incinérée au Woking Crematorium, dans le Surrey. Avis contrastés sur son oeuvre, qui relève de l'ésotérisme, de l'orientalisme, de la cause des femmes, de la parapsychologie. En 1892, un érudit, William Emmette Coleman, s'est fait fort de montrer que la vaste érudition de HPB ne s'appuierait que sur des livres occultistes de seconde main. [13]

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En revanche, l'historien Theodore Roszak a soutenu en 1975 que "Helena Petrovna Blavatsky (est) certainement l'un des penseurs les plus originaux et les plus pénétrants de son temps (Helena Petrovna Blavatsky... is surely among the most original and perceptive minds of her time."[9] René Guénon, un des opposants les plus virulents au théosophisme, considère celui-ci comme étant "une erreur des plus dangereuses pour la mentalité contemporaine"[10]. Bibliographie Œuvres (par ordre chronologique) trad. aux Éditions Adyar [14] •

Isis dévoilée (Isis Unveiled, New York, 1877), 2 vol. Trad. française, Paris, Éditions Adyar, 766 et 688 p. En ligne 1665 p. [15]

La Doctrine Secrète (The Secret Doctrine, Londres, 1888), 2 vol. en 4 t. à Londres + un 3° vol. en 2 t. arrangé par Annie Besant en 1897 à Londres. [16] [17] Trad. française, Paris, Éditions Adyar : t. I Cosmogénèse 400 p., t. II Évolution du symbolisme 470 p., t. III Anthrogénèse 636 p., t. IV Le symbolisme archaïque des religions du monde 455 p., t. V et VI (volume III arrangé par Annie Besant) : Miscellanées 352 et 316 p. Il existe un Abrégé de la doctrine secrète (1907, par Katherine Hillard), "extraits conformes et suivis" en 1 seul tome, 490 p. aux Éditions ADYAR, 4, square Rapp, 75007 PARIS.

La Voix du silence (The Voice of the Silence, 1889). Extraits des "Préceptes d'or". Trad., Paris, Adyar, 1991.

La Clef de la Théosophie (The Key to Theosophy, 1889). Exposition par questions et réponses. Trad., Paris, Adyar, 1991, 328 p. [18]

Cinq Messages aux Théosophes Américains (Five Messages to the American Theosophits, 1888-1891, 1ère éd. 1922), trad., Paris, 1982.

Dans les cavernes et les jungles de l'Hindoustan. 1883-1886 (From the Caves and Jungles of Hindostan. 1883-1886, 1ère éd. 1892), trad.

Glossaire de la Théosophie (The Theosophical Glossary, 1892), trad., Adyar, 1981, 456 p. Confus. [19] [20] "Le Dæmon de Socrate est la partie incorruptible de l'homme, ou plutôt le véritable homme intérieur que nous appelons Nous ou l'Ego rationnel divin. De toute façon, le Dæmon (ou Daimon) du grand Sage n'était sûrement pas le démon de l'enfer chrétien ou de la théologie chrétienne orthodoxe."

Râja-yoga ou Occultisme (1931), trad., 1983.

Extraits en ligne [21] Éditions complètes en anglais •

Collected Writings (15 vol.). Vols. I (1874-78), II (1879-80), III (1881-82), IV (1882-83), V (1883), VI (1883-85), VII (1886-87), VIII (1887), IX (1888), X (1888-89)... ; [22] [23]

Sources (Par ordre chronologique) •

Eva de Jelihowsky (veuve Yahontoff, soeur de HPB), Souvenirs de ma vie et de ma famille (1881), trad. in A. P. Sinnett, La vie extraordinaire d'Helena P. Blavatsky (Incidents in the Life of Madame Blavatsky) (1886), Paris, Éditions Adyar, 1972, p. 55-127.

Comtesse Constance Wachmeister, Reminiscences of Madame Blavatsky and the 'Secret Doctrine' , Londres, 1893.

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colonel Henry Steele Olcott, La Vie extraordinaire d'H.P. Blavatsky (1886), trad., Editions Adyar, 1972, 252 p.

Colonel Henry Steele Olcott, Old Diary Leaves. 1874-1898, Âdyar, Theosophical Publishing House, 1895-1935. À la découverte de l'occulte, Adyar, 1994, 464 p.

Boris de Zirkoff (petit neveu de HPB), "Helena Petrovna Blavatsky. A brief Sketch of her Life and Work", Theosophia, Los Angeles, été 1968, XV, p. 3-8. [24]

Boris de Zirkoff, Rebirth of the Occult Tradition. How 'The Secret Doctrine' of H. P. Blavatsky Was Written (1977), 2003.

Études (par ordre alphabétique) •

André Chaleil, Les grands initiés de notre temps, Éditions Belfond, 1978.

René Guénon, Le Théosophisme, Histoire d'une pseudo-religion, Éditions Traditionnelles (sommaire sur le lien suivant : http://rene-guenon.org/theoso.html). Hostile.

Max Heindel, Madame Blavatsky et la Doctrine secrète, trad., Aubenas, Éditions Association Rosicrucienne, 1977.

William Quan Judge, Épitomé de Théosophie (An Epitome of Theosophy, 1888), trad., 1981.

Jacques Lentier, La Théosophie ou l'invasion de la spiritualité orientale, Paris, Éditions Culture Arts Loisirs, 1970.

N. Richard-Nafarre, Helena P. Blavatsky, ou la réponse du Sphinx, Éditeur : Richard-Nafarre, revue et augmentée (29 juin 1996). Favorable.

Erik Sablé, La révélation des maîtres de sagesse, Édition Le Mercure Dauphinois, 2004 (avec références à René Guénon).

J. Symonds, Madame Blavatsky, Londres, Odhams, 1959.

Peter Washington, La Saga théosophique. De Blavatsky à Krishnamurti, trad., Éditions Exergue, 1999, 315 p. Objectif.

Notes 1.

 René Guénon, orientaliste français des années 1930, donnera le nom de « théosophisme » à cette doctrine. Rien ne justifie cependant l'usage de ce terme, que seuls utilisent le critique et quelques uns de ses partisans.

2.

 C. Wachtmeister, La Doctrine Secrète et Madame Blavatsky, trad., Éditions Adyar, p. 85.

3.

 A. P. Sinnett, La vie extraordinaire d'Helena P. Blavatsky (1886), trad., Paris, Editions Adyar, p. 67, 73, 81.

4.

 Lettres des Mahatmas M. et K.H. à A.P. Sinnett (The Mahatma Letters to A.P. Sinnett from the Mahatmas M. and K.H., 1923), trad., Paris, Éditions Adyar, 1970, xxxvii + 607 p. M = Morya ; K.H. = Koot Hoomi. Lettres 1880-1885.

5.

 Richard Hodgson, "Report of Committee appointed to investigate Phenomena in connection with the Theosophical Society", Londres, Society for Psychical Research (SPR), Proceedings, t. III, part 9, déc. 1885, p. 201-400.

6.

 Vernon Harrison, H. P. Blavatsky and the SPR, Theosophical University Press, 1977.

7.

 V. de Jelihowski (soeur de HPB), Souvenirs de ma vie et de ma famille (1881), apud A. P. Sinnett, La vie extraordinaire d'Helena P. Blavatsky, 1886), trad., Paris, Éditions Adyar, 1972.

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8.

 Gandhi, Autobiographie ou mes expériences de vérité (The Story of my Experiments with Truth) (1ère éd. 1929), trad., PUF, 2003.

9.

 Theodore Roszak, The Unfinished Animal, New York, Harper and Row, 1975, p. 118.

10.  in Le Théosophisme, histoire d'une pseudo religion, paru en 1921 aux Éditions Traditionnelles, seconde édition, page 374 Annexes Articles connexes •

Théosophie,

Société Théosophique,

Annie Besant,

Jiddu Krishnamurti,

Henry Steel Olcott,

William Quan Judge,

Alfred Percy Sinnett,

Helena Roerich,

Alice Bailey,

Maria de Mariategui,

Septénaire

Esotérisme

Liens externes

Voir aussi sur Wikiquote les citations « Helena Blavatsky ». •

Aperçus biographiques de H.P.Blavatsky [25]

Quelques livres de H. P. Blavatsky: [26], [27], [28], [29]

En anglais •

Blavatsky Study Center

Blavatsky Net

Books by HP Blavatsky at Theosophical University Press

Links to books by HP Blavatsky

Articles on HP Blavatsky

Articles by Helena Blavatsky and other theosophists

Fin de l’article.

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Helena Blavatsky fut elle mythomane et/ou psychopathe dotée d’un charisme mystique qui fit des adeptes ? On ne le saura jamais ! La seule chose qui semble évidente, c’est qu’elle fut une redoutable manipulatrice qui a eu la chance d’exister dans un sicècle ou l’on était prêt à croire n’importe quoi ! Blocher, Christoph : (1940- ), homme politique suisse. Le milliardaire zurichois Christoph Blocher est né dans une famille de pasteurs protestants. Il aurait pu devenir paysan dans sa campagne natale ; mais son doctorat en droit et la fréquentation d'un industriel, fabricant de matières plastiques, en ont décidé autrement. Avec un appui bancaire, Blocher prend le contrôle de l'entreprise Ems-Chemie en 1983. Allié au banquier zurichois Martin Ebner, il fait rapidement fortune tout en prenant un ascendant croissant sur la vie politique. Marié et père de quatre enfants, il s'impose comme le leader de la droite conservatrice. Son combat victorieux contre l'entrée de la Suisse dans l'Espace économique européen en 1992 révèle son emprise sur son parti, l'Union démocratique du centre (UDC). Il se sert de cette formation gouvernementale pour défendre ses thèses anti-européennes, antiétatiques et parfois xénophobes. Entrepreneur à succès et redoutable tribun, Christoph Blocher finance et préside également l'ASIN (Association pour une Suisse indépendante et neutre), mouvement nationaliste ayant réussi une solide implantation. Il y cultive le mythe populiste d'une Suisse pouvant se passer de l'étranger. Le charisme de cet homme politique, fin stratège, ne le met pas à l’abri d’attaques d'une rare violence, venant tant de la droite que de la gauche. Aimant la confrontation, Christoph Blocher entend se battre jusqu'au bout contre l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne et à l'ONU. En octobre 1999, son parti remporte la majorité des voix. Microsoft ® Encarta ® 2006. © 1993-2005 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. A ceci je rajouterai, sans preuves à apporter, que Mr. Blocher développe d’étranges similitudes avec l’ultralibéralisme français tant dans ses campagnes électorales, que dans ses propos et son action gouvernementale. Sa haine du cannabis et sa persécution qu’il a sacralisé lors de son arrivée au pouvoir (alors ministre de la police), la complicité évidente de certains juges dans cet action, font penser à une action dirigée en sous-main par les Illuminati. Monsieur Blocher serait il un « possédé » ? Quand on sait que la Suisse est devenue la « plaque tournante financière » des Illuminati … on comprend que ce pays n’a donc pas intérêt à lever le secret bancaire comme l’exigent nombre de pays étrangers (écrit en 2006) ! Pourtant, l’actualité nous rattrape (mai 2009) : changement de cap politique. La Suisse fut placée dans une « liste grise » des paradis fiscaux par un G20 è la solde des Illuminati qui vient de prononcer officiellement la mise en place d’un nouvel Ordre Mondial (c'est-à-dire la phase d’organisation d’un gouvernement mondial »). Disons que les paradis fiscaux, dont ils ont largement bénéficiés jusqu’ici, sont devenus leur bête noire à partir du moment où ils ont décidé que « tout leur appartenait » et que certaines mafias leurs ont « déclarés la guerre », coupant ainsi leurs moyens financiers. Bluter : Faire passer la farine à travers un tamis pour la séparer du son. Blutoir : Grand tamis pour bluter la farine, mais aussi des poudres végétales fines de toutes natures. Dans le cas d'un appareil, comme ci-dessous, on dira aussi dire "une bluterie". Cet appareil sert aussi à séparer les gouttes de résine issues des poils glandulaires cannabiques du reste du feuillage (et débris) et, donc, à fabriquer du Haschich.

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Le Blutoir :

shéma de principe, vue en coupe. Introduction matière à bluter.

Chassis.

Entonnoir. Moteur ou manivelle. Axe de rotation. Roulements à billes.

Roulements à billes.

Tambour cylindrique ou hexagonal troué au diamètre désiré.

Axe de rotation. Poudre.

Bac.

Trémis.

1

Tiroir.

Sens d'ouverture du tiroir.

1 :

Blocs ou poudre grossière (matière bluttée), peut repasser plusieurs fois dans le tambour.

Boadicée : L’article suivant de Wikipédia ne met pas en évidence le rôle de Grande prétresse d’un culte (celtique) druidique luciférien aux références gnostiques et judaïsantes. Pour autant, les British Israelites contemporains en font une des grandes figures descendant d’une des tribues perdues d’Israël. Voici ce qu’en dit Wikipédia :

Image de gauche : Statue de Boadicée, héroïne de la patrie, érigée à Londres, œuvre de Thomas Thornycroft (1815 – 1885)., Image de droite : http://library.flawlesslogic.com/boadicea_fr.htm Boadicée (ou Boadicéa, Boudicca 30 apr. J.-C. - 61 apr. J.-C ), épouse de Prasutagus, est une reine du peuple brittoromain des Icenis présent dans la région qui est aujourd’hui le Norfolk au nord-est de la province romaine de Bretagne, au Ier siècle après J.-C. Biographie Dans son testament, pensant s'attirer les bonnes grâces de l'empereur, le roi Prasutagus lègue la moitié de son royaume-client à l'Empire vers l'an 60. D'après Tacite[1],[2] et Dion Cassius[3], c'est à la suite de constantes humiliations infligées par les administrateurs romains que Boudicca prend les armes. Les sources expliquent qu'il s'agit du viol de la reine et de ses deux filles, ainsi que sa propre flagellation, qui déclenchent la révolte —– on en extrapole aussi un soulèvement généralisé. Avec une armée, elle rase la colonie de Camulodunum, ainsi que son récent sanctuaire impérial, le municipe de Verulamium et la ville de Londinium (Londres). Le général romain Suetonius Paulinus finit par remporter la victoire en 61 à Watling Street. Boudicca se suicide avec du poison (ou meurt de maladie peu de temps après selon les sources)[4].

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La révolte de Boudicca se pose, encore de nos jours, en symbole de résistance des populations bretonnes contre l'envahisseur romain, elle est considérée comme le pendant breton (et britannique) de Vercingétorix. Elle marque également la transition entre une certaine forme d'indépendance (quoiqu'il s'agissait déjà, à l'époque, d'un royaumeclient) et l'intégration complète dans l'Empire romain. L'autre royaume-client breton encore sur pied à l'époque, celui de Togidumnus au sud, ne prend visiblement aucune part à la révolte, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Une statue qui la représente brandissant une épée et conduisant un char de combat est érigée à Londres près du quai de Westminster. La légende raconte que sa tombe se trouve sous l'actuel quai n°10 de la gare de King's Cross. Point de vue étranger

Boudica arranguant les britons par John Opie L'historien romain Dio Cassius, la décrit ainsi : « grande, terrible à voir et dotée d'une voix puissante. Des cheveux roux flamboyants lui tombaient jusqu'aux genoux, et elle portait un torque d'or décoré, une tunique multicolore et un épais manteau retenu par une broche. Elle était armée d'une longue lance et inspirait la terreur à ceux qui l'apercevaient. » Culture populaire Boadicée est la dirigeante des Celtes dans le jeu vidéo Civilization IV. Notes et références 1.

 Tacite, Annales, Livre 14, XXIX et suivants

2.

 Tacite, Agricola, XIV, XV, XVI

3.

 Dion Cassius, Histoire, LXII

4.

 J.L. VOISIN, "Bouddica, la Vercingétorix anglaise", L'Histoire n°329, Mars 2008, pp 60-65

Voir aussi Bibliographie •

Angus Konstam, Atlas historique du monde celte

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Boadicée

Liens externes •

La révolte de Boudicca sur marifavel.org

Deux films retraçant son épopée ont été produits, en 1928 et plus récemment en 2003.

o

Boadicea (1928)

o

Boudica (2003) Symboles de la résistance à Rome Bretagne

Boadicée (Royaume-Uni)

Gaule

Vercingétorix (France)

Germanie

Arminius (Allemagne)

Lusitanie

Viriatus (Portugal)

Numidie

Jugurtha • Tacfarinas • Syphax • Hannibal Gisco • Hasdrubal Barca (Maghreb)

Palestine

Simon Bar-Kokhba (Israël)

Allégorie de Boadicée issu de la page web: http://library.flawlesslogic.com/boadicea_fr.htm Pour un historique plus complet de Boadicée, veuillez consulter la page web citée dans le titre de l’image précédante.

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Bohemian Groove : Ou Bohemian Club. Sujet à fantasme, la discrétion qui accompagne cette colonie de vacance pour riches et puissants, laisse imaginer qu’il s’y passe le pire. Voici ce qu’en dit Wikipédia : Le Bohemian Club, créé en 1872 par cinq journalistes du San Francisco Examiner (qui en furent exclus par la suite) et situé à San Francisco en Californie, est l'un des clubs les plus fermés du monde. Véritable club néo-conservatiste[1] de l'élite et des personnes d'influence, il regroupe quelques 2 000 membres (uniquement des hommes, pour la plupart des Américains qui représentent au total le quart de la fortune privée aux États-Unis, mais aussi quelques Européens et Asiatiques) qui se réunissent tous les ans lors des deux dernières semaines du mois de juillet au Bohemian Grove. La cotisation est de 25 000 $ et la liste d'attente est de 21 ans au minimum. Le Bohemian Grove Le Bohemian Grove est une propriété privée de 11 km² appartenant au club, située à Monte Rio en Californie. Les membres du club s'y réunissent chaque année, les deux dernières semaines de juillet. Ils y exercent leurs talents musicaux, comiques, mais des discours y sont aussi tenus. La Cremation of care Lors de l'été 2000, le journaliste Alex Jones a infiltré le Bohemian Grove et a filmé la cérémonie pour réaliser son documentaire Dark secrets inside Bohemian Grove[2]. Selon lui, des cérémonies païennes d'inspiration druidique y auraient lieu. La cérémonie du Cremation of care qui ouvre les deux semaines annuelles de séminaire au Bomemian Grove reprend des rites druidiques et babyloniens au bord d'un lac artificiel et au pied d'une statue de hibou en ciment de 12 mètres (le hibou est le symbole du club, que l'on retrouve sur son logo). Durant la cérémonie, des hautparleurs sont posés à côté du hibou, donnant l'illusion qu'il parle, agissant ainsi en tant que maître de cérémonie. La voix enregistrée de l'ancien-journaliste Walter Cronkite, un membre Bohemian Club, est utilisée comme voix du hibou pendant la cérémonie. Les parties du manuscrit peuvent contenir des allusions aux prisonniers prétendus des druides représentant les tribus ennemies. À la fin de la cérémonie, une barque contenant un cercueil dérive jusqu'au pied du hibou. Le cercueil contient une effigie d'enfant, qui est alors brûlée sur un bûcher, ce qui fait penser au culte des démons Baal ou Moloch. L'incinération symbolise la disparition des soucis pour les membres du club. Références notables au BC Le 26 octobre 2007, à Minneapolis, Bill Clinton fut abordé durant un discours par un homme prétendant que les attentats du 11 septembre étaient une fraude et mentionnant le Bohemian Club. Clinton infirma la fraude du 11 septembre mais ajouta sarcastiquement "Avez-vous dit le Bohemian Club? C'est là que tous ces riches républicains vont et posent nus devant des arbres, pas vrai? Je n'ai jamais été au Bohemian Club mais vous devriez. Celà vous ferait du bien, vous y prendriez du bon air". La personne fut escortée dehors par la sécurité durant la remarque de Clinton[3]. Quelques membres •

Henry Kissinger [4]

George Herbert Walker Bush (président des États-Unis de 1989 à 1993)[4]

H. Rowan Gaither[1]

Analyses Le sociologue G. William Domhoff a prétendu que le Bohemian Club faisait partie d'une culture de cohésion de la classe sociale dominante américaine[5]. Par contre il dénie toute intention complotiste au BC, expliquant que ce club n'est là que pour le délaissement des élites et leur cohésion[6]. Le Bohemian Club dans la culture populaire •

Prodigy (rappeur) (la moitié de Mobb Deep) avec la chanson "Real power is people"[7][8]

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Notes et références 1.

 a b Réseaux conservateurs et nouvelle doctrine américaine de sécurité - Bernard Sionneau, Ministère des affaires étrangères et européennes [pdf]

2.

 http://www.infowars.com/bg1.html

3.

 Clinton Bohemian Club Heckler "Clinton makes 'naked' attack", CNN video, 26 octobre, 2007

4.

 a b Bohemian Tragedy, par Alex Shoumatoff, Mai 2009, Vanity Fair

5.

 G. William Domhoff, Bohemian Grove and Other Retreats: A Study in Ruling-Class Cohesiveness, éditeur : Harpercollins College Div (1er juin 1975) (ISBN 0-0613-1880-9)

6.

 Social Cohesion & the Bohemian Grove, The Power Elite at Summer Camp, par G. William Domhoff, U.C. Santa Cruz, April 2005

7.

 "It's a secret Government that worship an owl, They practice witchcraft to harness they power".

8.

 http://www.elyricsworld.com/real_power_is_people_lyrics_prodigy.html

Bibliographie •

Bohemian Grove and Other Retreats: A Study in Ruling-Class Cohesiveness de G. William Domhoff, éditeur : Harpercollins College Div (1er juin 1975) (ISBN 0-0613-1880-9)

The Boys at Bohemian Grove de Armand Santilli, éditeur : Xlibris Corporation (décembre 2004), 288 pages (ISBN 1-4134-5948-X)

Bohemian Grove: Cult Of Conspiracy de Mike Hanson, éditeur : iUniverse (septembre 2004), 448 pages (ISBN 0-5953-2674-9)

Liens externes •

(en) Index of Bohemian Grove Reportage

(en) A Relative Advantage: Sociology of the San Francisco Bohemian Club (A Doctoral Dissertation (1994) by Peter Martin Phillips)

(en) Social Cohesion & the Bohemian Grove by G. William Domhoff, U.C. Santa Cruz

(en) Masters of the Universe Go to Camp: Inside the Bohemian Grove dePhilip Weiss (Spy Magazine, November 1989, pages 59-76)

(en) Members only S.F.'s exclusive clubs carry on traditions of fellowship, culture -- and discrimination

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Bohemian_Club ». “Boiseuse” : (développement de parties dites ...). Ici, Chanvre qui développe des branches plus épaisses (contenant plus de bois) qu’un chanvre alimenté par une autre sorte d’engrais. Bovet José : En homage à ce vaillant résistant du Nouvel Ordre Mondial, la détermination et le courage dont il a fait preuve et qu’il témoigne toujours. Il incarne le « ciment » entre le monde agricole et celui écologiste. Voici ce qu’en dit Wikipédia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Bov%C3%A9 « José Bové, de son vrai nom Joseph Bové, né le 11 juin 1953 à Talence (Gironde), est l'une des figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina, il est connu pour ses prises de position contre les OGM et ses actions d'arrachage illégal de plantations OGM, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs.

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Il a été candidat à l'élection présidentielle française de 2007 où il a recueilli 1,32 % des voix. Tête de liste Europe Écologie pour la circonscription Sud-Ouest en France lors des élections européennes de 2009, il est élu député européen le 7 juin 2009. Il est actuellement vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen. Biographie Origines Il est né à Talence (Gironde, France) le 11 juin 1953. Son père Joseph-Marie, d'origine luxembourgeoise, est spécialiste des maladies des plantes. Il se voit attribuer la nationalité française en devenant directeur régional de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et devient membre de l'Académie des sciences[1]. José Bové a déclaré que son père n'avait « jamais travaillé sur les OGM [2] ». Colette, sa mère, née Dumeau, est professeur de sciences naturelles, l'un de ses frères est ingénieur, l'autre informaticien. Il parle anglais couramment, ayant suivi, à l'âge de trois ans, ses parents invités en tant que chercheurs à l'Université de Berkeley. La famille y reste de 1956 à 1959. Par ailleurs, elle passait ses vacances dans une résidence secondaire à Lacanau (hameau de Longarisse). Inscrit dans un lycée privé d'Athis-Mons tenu par des Jésuites, il en est exclu étant réfractaire à l'enseignement de la religion[réf. nécessaire] en 1968. Demeuré seul à Paris (ses parents étant mutés à Bordeaux), il fréquente les galas libertaires. Il obtient son baccalauréat, section économie, avec mention. Il envisage l'enseignement de la philosophie et s'inscrit en classe préparatoire aux grandes écoles et à la faculté de Bordeaux où en 1971, il rencontre Alice Monier qu'il épousera en 1989; ils se sépareront en 2000. Pendant son séjour seul à Paris, début 1970, il est pacifiste et antimilitariste et proche des mouvements chrétiens ouvriers. Il a fréquenté Jacques Ellul de 1971 à 1973 au sein d'un groupe anarchiste non violent [3]. Il milite également dans des mouvements hostiles à la guerre du Viêt Nam. Refusant de faire son service national, il est considéré comme déserteur en 1972. Il effectue un « voyage initiatique » en Inde en 1973. Il a été marqué par la fréquentation de la Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto, celle-ci développant une philosophie de « non-violence active ». L'installation sur le causse du Larzac (1973-1981) Réfractaire au service militaire et refusant le statut d'objecteur de conscience, José Bové, recherché par l'armée, trouve refuge dans une exploitation agricole des Pyrénées. En 1973, il participe au rassemblement national contre l'extension du camp militaire sur le causse du Larzac, où il rencontre Bernard Lambert. À l'été 1974, 50 000 personnes participent à l'opération Moisson pour le Tiers monde sur le causse. Il se trouve parmi les quelques militants qui évitent à François Mitterrand, candidat battu quelques semaines auparavant, d'être lynché par des groupuscules maoïstes[4]. Avec sa femme Alice Monier, et sa première fille Marie, il s'y installe en 1976 et élève des brebis mais ne lâche en rien son côté contestataire. Son opposition au militarisme le conduit tout naturellement à participer à la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac, qui fédère paysans et ouvriers au cours des années 1970. Il fait partie des vingt-deux personnes qui investissent en 1976 le camp militaire et s'emparent de documents attestant la vente de terrains par divers paysans. Il fait trois semaines de prison préventive, et est condamné à quatre mois avec sursis et privation de ses droits civiques pour activités antimilitaristes. Il décide avec sa femme de squatter une ferme à l'abandon depuis 1920, Le hameau de Montredon, et de mettre en valeur les terres convoitées par l'armée. En 1976, il s'installe sur cette ferme. En 1977, il est au volant de l'un des 90 tracteurs qui pénètrent sur le champ de tir avec, sur le garde-boue, un soldat contestataire en cagoule, délégué par les comités de soldats. En 1981, c'est la victoire du mouvement du Larzac, François Mitterrand annonçant l'annulation du projet d'extension du camp militaire. Les terrains acquis par l'État pour l'extension du camp sont ensuite confiés par bail emphytéotique à la société civile des Terres du Larzac, dont José Bové est l'un des gérants. José Bové demeure membre d'un GAEC (exploitation agricole) d'élevage de brebis pour la fabrication, en transformation directe, de fromages de brebis et de yaourts, situé à Montredon (commune de La Roque-Sainte-Marguerite, dans le département de l'Aveyron) sur le plateau du Larzac, où il s'est fait construire une maison en matériaux écologiques[5].

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Le syndicalisme agricole (1981-1993) En 1978, Alice Monier et José Bové fondent un Centre cantonal des Jeunes agriculteurs, (CCJA), dont Alice devient vice-présidente. Dès septembre 1981, il fonde le Syndicat des Paysans-Travailleurs de l'Aveyron, où se retrouvent les membres du CCJA. Se revendiquant des situationnistes, et notamment de son ami René Riesel, il prône — déjà — une « autre agriculture ». En 1987, il participe à la création de la Confédération paysanne, dont il devient l'un des cinq secrétaires nationaux. Composé de l'aile gauche du syndicat majoritaire (FNSEA) et de petits syndicats de gauche, ce nouveau syndicat agricole veut changer l'agriculture et s'opposer à l'industrie (l'industrie agroalimentaire moderne et aux industriels fournisseurs des agriculteurs), au nom du respect des personnes (consommateurs et paysans) et de l'environnement. Outre de multiples manifestations et actions, notamment contre le GATT et la PAC, il développe en local un syndicalisme actif auprès des petits producteurs qui fournissent le lait de brebis indispensable aux caves de Roquefort. Co-gérant de la Société civile des terres du Larzac, il fonde et dirige le Comité Roquefort, devenu en 1987, le Syndicat des producteurs de lait de brebis, affilié à la Confédération Roquefort. Il lui faudra batailler fermement (avec occupations et divers coups d'éclat) et longuement pour se faire admettre dans l'interprofession, en mai 1993. Engagement (1995-1999)

José Bové (Paris, mai 2005)

L'engagement de José Bové ne se limite pas au syndicalisme agricole. En 1995, il participe dans l'océan Pacifique à l'opération menée par Greenpeace contre la reprise des essais nucléaires décidée par le président Chirac, fraîchement élu. Il intervient également pour soutenir les mouvements des Tahitiens et des Kanaks[6]. Engagé dans l'altermondialisme, il fait également partie des membres fondateurs de l'association ATTAC en 1998. L'affaire du McDonald's de Millau (1999) Un fait particulièrement médiatisé est l'action menée par José Bové et plusieurs paysans militants le 12 août 1999 sur le chantier d'assemblage d'une sandwicherie McDonald's à Millau. Qualifiée de « démontage », cette action a été sanctionnée au cours d'un procès dont le verdict a condamné José Bové à une peine de trois mois de prison ferme. Il s'agissait, pour la Confédération paysanne de protester contre la décision de l'Organisation mondiale du commerce d'autoriser les sanctions américaines (sous forme de taxation punitive de certaines importations d'origine européenne, comme le fromage au lait cru roquefort), en raison du refus de l'Union européenne d'importer des États-Unis de la viande de vache élevée aux hormones de croissance. McDonald's, entreprise d'origine américaine, représentait à leurs yeux la cible symbolique idéale, tout à la fois de la « malbouffe » et du « capitalisme apatride ». L'action, collective, réalisée à visage découvert, avait été annoncée à la police par les organisateurs. René Riesel, autre membre de la Confédération paysanne et auteur avec Bové de sabotages de cultures OGM, avance que cette action intervient à un moment critique de la lutte contre les OGM, quand celle-ci finissait par prendre de l'ampleur et osait s'attaquer à la recherche publique. Selon Riesel, la

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médiatisation de la « malbouffe » a permis de masquer la « guerre contre le vivant » que mène la société industrielle, et a permis à un courant de contestation légaliste qu'il qualifie de « citoyenniste » d'occuper seul la scène médiatique, avec Bové à sa tête. Alors que le précédent mouvement dénonçait toute forme de manipulation génétique comme moyen de domination du couple recherche/industrie sur le vivant et les populations, le mouvement « citoyenniste » milite seulement pour que l'État régule cette domination en protégeant le consommateur, ce que Riesel perçoit comme une dérive qui limite considérablement la portée contestatrice, et potentiellement émancipatrice, de la lutte contre les OGM[7],[8]. Participations au mouvement altermondialiste

Avec Evo Morales en 2002.

Il participe en 1999 aux manifestations de Seattle contre le sommet de l'OMC. En janvier 2001, en marge du Forum social mondial, il mène une action anti-OGM au Brésil contre une unité de la société Monsanto, qu'il accuse de produire illégalement des semences de soja transgénique. La même année, il est à Gênes aux côtés des militants altermondialistes pour manifester au sommet du G8, marqué par des violences et la mort du jeune Italien Carlo Giuliani. En mars 2002, il participe à une délégation de Via Campesina avec Paul Nicholson (paysan basque) et João Pedro Stedile (responsable du Mouvement des sans-terre brésilien), invitée par les paysans palestiniens pour commémorer le Jour de la Terre. Cette visite s'inscrit dans le cadre plus large de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). L'offensive lancée par l'armée israélienne le lendemain de leur arrivée dans les Territoires occupés bouleverse le programme originel. L'ensemble de la mission décide alors de rejoindre la ville assiégée de Ramallah puis de se rendre au palais présidentiel dont ils craignent l'attaque, José Bové y rencontre d'ailleurs Yasser Arafat. Alors qu'il sort à la tête d'une délégation en agitant un drapeau blanc, José Bové est arrêté par l'armée israélienne et expulsé après deux jours d'emprisonnement. Il est violemment pris à parti à son arrivée à Orly par des membres du Betar. Peu après, il livre à la presse des commentaires ressentis par certains comme ambigus[évasif] au sujet des diverses attaques parfois violentes (cocktails Molotov ; voiture-bélier à Lyon-La Duchère) qui ont eu lieu en France contre des synagogues depuis le début de cette année-là, et déclare : « vous savez, il n'y a pas de fumée sans feu. Il faut se demander à qui profite le crime. Je dénonce tous les actes visant les lieux de culte. Mais je crois que le gouvernement israélien et ses services secrets ont intérêt à créer une certaine psychose, à faire croire qu'un climat antisémite s'est installé en France pour mieux détourner les regards. » (cité par Libération, 3 avril 2002), ce dont il s'excusera[9] plus tard à de nombreuses reprises, reconnaissant une erreur[10]. Bové affirme par ailleurs qu'Israël serait « une sentinelle avancée du libéralisme sauvage », ce qui lui vaut l'hostilité des défenseurs de ce pays. Dans son action syndicale ou politique, José Bové, assisté d'autres militants, a parfois recours à des méthodes illégales, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs, et inspirées de la réflexion politique de Henry David Thoreau. Il y a, par exemple, procédé à une action sur une sandwicherie de la chaîne McDonald's de Millau, qu'il qualifie de « démontage », ou encore l'arrachage ou fauchage de champs d'essai d'OGM ou de plants de riz transgénique dans un laboratoire du CIRAD avec l'aide de militants indiens qui pratiquent régulièrement ce genre d'action dans leur pays. La FNSEA critique son combat contre les OGM et la malbouffe au nom de la santé. Elle pense que c'est son engagement pour des causes non agricoles qui ont valu à la Confédération paysanne de perdre 7 points (de plus de 26 % à plus de 19 %) lors des dernières élections aux Chambres d'agriculture, restant toutefois le second syndicat paysan.

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Poursuite du militantisme hors de la confédération (2003-...) À ce titre, José Bové est condamné à de nombreuses reprises (voir liste ci-dessous). On retient surtout sa condamnation à dix mois ferme en 2003, après un appel et un pourvoi en cassation. La Confédération paysanne dénonce alors : « La dureté sans précédent de cette condamnation, aucun responsable syndical de niveau national n'ayant été incarcéré depuis le régime fasciste de Vichy », condamnation qui « montre la dégradation des libertés syndicales en France ». Peu après son incarcération en juin 2003, son avocat demande pour José Bové le statut de prisonnier politique. Cette demande fait suite à une arrestation assez musclée à l'origine de multiples protestations. Rassemblement du Larzac et retrait de la confédération José Bové, refusant de devenir « porte-parole » à vie de la Confédération paysanne, annonce son retrait à la fin du grand rassemblement du Larzac, événement altermondialiste réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes en août 2003, rendu effectif lors du congrès des 7 et 8 avril 2004. Il est remplacé dans cette fonction par Brigitte Allain, paysanne en Dordogne et Jean-Émile Sanchez, un de ses compagnons de lutte, également éleveur de brebis sur le causse du Larzac. Son exposition médiatique, lorsqu'il était porte-parole de la Confédération paysanne, provoquait un certain agacement. Porte-parole de l'organisation paysanne internationale Via Campesina José Bové poursuit néanmoins son activité syndicale internationale. Lors de la quatrième conférence internationale de Via Campesina, se tenant au Brésil en juin 2004, il devient porte parole de Via Campesina et se voit confier le soin d’animer la campagne internationale visant à faire reconnaître la souveraineté alimentaire comme un nouveau droit de l’Homme. Il représente Via Campesina à la conférence de la CNUCED de Sao Paulo où il présente cette proposition à Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies. En juin 2004, il se rend en Bolivie où il participe à une mission de solidarité à Franscisco Cortes, militant colombien alors emprisonné dans ce pays depuis plus d’un an. Il est reçu par Evo Morales, député bolivien, responsable des syndicats de cocaleros et président du Movimiento Al Socialismo, première force politique du pays et par Carlos Mesa, président de la République. Au cours de l'été 2004, José Bové et d’autres membres du réseau des « faucheurs volontaires » relancent la campagne de destruction d’essais d'OGM en plein champ. Au mois de septembre 2004, José Bové se rend en Corée du Sud à l’invitation du Korean Peasants League, syndicat agricole coréen affilié à Via Campesina, pour participer aux manifestations en mémoire du syndicaliste paysan coréen Lee Kyung-hae qui s’est suicidé le 10 septembre 2003 à Cancún pour protester contre l’OMC. Référendum sur le TCE Fin 2004 et début 2005, il se bat pour le non au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci « ultra-libéral » et « antisocial »[réf. souhaitée]. Le non l'emporte largement en France, bien que les partis majoritaires aient prôné le oui. En juillet 2005, José Bové participe au dernier jour de la marche pour la décroissance, en marge du Grand Prix de France de Formule 1, symbole de ce à quoi cette dernière s'opposait. Candidature à l'élection présidentielle 2007

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José Bové lors d'un meeting à Paris en 2007.

En octobre 2005, pour faire avancer les revendications portées par le « Non de gauche » à la Constitution européenne, José Bové déclare que selon lui, des alliances entre mouvements seront nécessaires et n'exclut pas, si la tâche lui est confiée, de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2007 dans le cadre d'une unité des forces anti-libérales. Le 13 juin 2006, il se déclare candidat à la présidentielle dans un entretien au journal Libération[11], s'estimant le plus apte à rassembler la gauche de la gauche. Il s'est aussi investi dans les Collectifs du 29 mai, et maintenant dans le collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes, en débattant et en participant à une dynamique collective pour la présidentielle de 2007, pour les législatives, les municipales, les cantonales, et pour toutes les mobilisations liées à cela. Le 23 novembre 2006, José Bové annonce son retrait « provisoire » de l'investiture des collectifs antilibéraux, estimant que le PCF tentait d'imposer la candidature de Marie-George Buffet. Suite à l'impossibilité d'obtenir un accord sur une candidature commune et à la candidature de Marie-George Buffet, des militants lancent une pétition qui recueille rapidement 35 000 signatures appelant José Bové à représenter les collectifs à l'élection présidentielle. Le 21 janvier 2007 à Montreuil, Bové se déclare prêt à être candidat, et a annoncé officiellement sa candidature le jeudi 1er février 2007 à la Bourse du travail de Saint Denis pour « redonner l'espoir d'une alternative à gauche » et être « le porte-voix des sans-voix »[12],[13]. La réunion de Montreuil a approuvé sa candidature comme « candidature trait d'union », sans l'appui du collectif national unitaire. Il a alors indiqué disposer d'entre 150 et 200 promesses de parrainage et sa cote d'intention de vote est comprise entre 1 % et 3 %. Suite à l'échec de sa nomination comme candidat unique de la gauche antilibérale, il choisit une vingtaine de porte-parole dont des membres du PCF et des Verts en désaccord avec les directions de leur parti [réf. nécessaire]. L'objectif est de bien se positionner dans le débat sur l'unité de la gauche anti-libérale. Sa campagne électorale doit faire face à une médiatisation souvent difficile à obtenir sur les sujets agricoles et alimentaires. L'absence d'un parti en soutien est une faiblesse même si le fait qu'il soit « libre » peut attirer une fraction de la gauche anti-libérale anti-partis[réf. nécessaire]. José Bové a réalisé au premier tour de l'élection présidentielle française de 2007, sous l'étiquette « Osez Bové », un score de 483 008 voix[14] soit 1,32 % des suffrages exprimés. Ce score est très bas. Non seulement il n'y a pas eu de dynamique Bové durant la campagne électorale mais au contraire, les intentions de votes ont été divisées par deux entre la déclaration de sa candidature et le jour des élections. Il est 10e sur 12 candidats, devant les peu médiatisés Frédéric Nihous et Gérard Schivardi, derrière tous les candidats connus à la gauche du PS (Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet et Arlette Laguiller). Son attitude durant le second tour a été très critiquée par la LCR qui lui a reproché « d'aller à la soupe ». Le vendredi 27 avril, la candidate Ségolène Royal confiait à José Bové une mission d'étude sur la question de « la mondialisation et la souveraineté alimentaire ». Le lundi 30 avril, José Bové appelait à voter pour Ségolène Royal [15]. Candidature aux élections européennes de 2009 En 2009, José Bové a été choisi comme tête de liste de la circonscription Sud-Ouest de la France dans le cadre du rassemblement Europe Écologie, qui regroupe des militants appartenant aux principaux partis et associations écologistes. A la faveur d'un large succès des listes écologiques, menées par Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly en Île-de-France, José Bové et sa colistière sont élus députés européens le 7

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juin 2009. Il est désormais dans le nouveau parti Europe Écologie - Les Verts, qui est le fruit de la fusion des Verts et d'Europe Écologie. Ses causes José Bové est surtout connu de par ses actions militantes : •

pour une alternative à la mondialisation dite néolibérale ;

contre les organismes génétiquement modifiés (OGM) ;

contre la « malbouffe » et la domination américaine, incarnée par la restauration rapide (notamment les McDonald's).

Mais il milite aussi (d'après son programme pour la présidentielle de 2007[16]) : •

Pour la reconnaissance des populations des banlieues pauvres et du monde rural, ainsi que leur accès égalitaire aux services publics ;

Contre le racisme ;

Pour l'égalité des hommes et des femmes ;

Pour le droit au logement ;

Pour la dissolution de la BAC (qu'il juge trop violente et peu efficace) ;

Contre les « rafles de sans-papiers » ;

Pour le contrôle citoyen sur la rénovation des « quartiers » afin de ne pas détruire plus d'appartements qu'il n'en est créé ;

Pour l'accès libre et le respect des ressources naturelles vitales ;

Pour le développement des transports collectifs non polluants ;

Pour le développement des énergies renouvelables et pour l'arrêt total du projet EPR ;

Pour la défense d'une agriculture paysanne ;

Pour la taxation des transactions financière ;

Contre la « direction du monde » par les pays du G8, le FMI et la Banque mondiale ;

Pour l'annulation de la dette des pays pauvres ;

Pour la souveraineté alimentaire.

Ses sources culturelles Dans son analyse de la société et du combat à mener, José Bové s'inspire de Henry David Thoreau, Gandhi et Jacques Ellul, professeur qu'il a fréquenté au début des années 1970[17], qui se sont prononcés pour la désobéissance civile, la non-violence et la critique du système technicien. Il est membre fondateur, et fut porte-parole, du syndicat agricole français Confédération paysanne, syndicat qui souhaite, également, une « autre politique agricole » (dans un sens plus favorable à la petite paysannerie locale, moins sensible aux échanges — à commencer par le grand commerce international, et plus indépendante à l'égard des industries qui fournissent les matières premières ou qui consomment les produits de l'agriculture). Il est membre fondateur d'ATTAC, membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

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La lutte contre les OGM Ses actions de désobéissance civile au sujet des OGM lui ont valu une forte médiatisation et notoriété, mais aussi de nombreux procès, amendes, dommages et intérêts, ainsi qu'un séjour en prison. Sur le terrain comme devant la justice[18], l'entreprise avec qui la Confédération paysanne entretient les rapports les plus conflictuels est Monsanto, une firme américaine. En impulsant des réglementations plus strictes sur la recherche et l'industrie biotechnologique françaises et européennes, les anti-OGM porteraient préjudice à ses activités. José Bové a aussi porté cette lutte autour du monde, au nom de Via Campesina, par exemple à Bamako. Il y déclare qu'il est intolérable de pousser les agriculteurs des pays pauvres à cultiver les OGM, pour ensuite les empêcher de replanter les graines produites par ces plantes sous prétexte de protection par des brevets. Mais son combat se prolonge aussi en Inde, en Amérique latine et à Hong Kong, où il sera gardé en centre de rétention et interdit de territoire lors de la manifestation du G8 en 2006. Cela n'empêchera pas des paysans coréens d'y manifester hardiment. Il lui est reproché par ailleurs d'utiliser l'action directe pour lutter contre les OGM, en s'appuyant sur : •

le « principe de précaution »

la défense de la santé des citoyens (certains OGM modifient le métabolisme des consommateurs [19])

l'opposition massive des citoyens à la présence d'OGM dans l’alimentation [20]

les difficultés des paysans (62 % sont contre les OGM avérés de contamination[22],[23])

les problèmes rencontrés par les apiculteurs voisins de ces cultures (OGM-insecticides [24],[25])

l'appauvrissement des paysans qui pratiquent ces cultures, en raison de la baisse de productivité, et des redevances liées aux brevets sur ces plantes.

la « liberté d'opinion et d'expression », alors que d'après le tribunal qui l'a jugé, dans ce cas, rien ne l'empêcherait de saisir un tribunal pour réclamer leur interdiction [26],[27].

[21]

, surdosages d'herbicides, risques

Il persiste dans sa pratique de la « désobéissance civile » malgré les avertissements de la justice établissant qu'elle n'était ni justifiée ni proportionnée. Pourtant, l'Union Européenne fait payer chaque mois à la France une lourde amende pour ses cultures d'OGM en plein champ, celles-ci étant interdites dans l'Union et la directive européenne n'ayant pas été transposée par la France. Enfin, ses adversaires[28] lui reprochent d'avoir une attitude « obscurantiste » vis-à-vis de la recherche scientifique, en sabotant les recherches sur les OGM, en invoquant le principe de précaution, empêchant ainsi de vérifier l'innocuité, de connaître ou de prouver la réalité des effets secondaires qu'il allègue contre ces produits. José Bové justifie son action en arguant d'un but suffisamment important. Il met en avant que l'effet néfaste d'une alimentation à base d'aliments OGM sur les animaux, comme les insectes et les rongeurs, a été démontré par certains biologistes. D'autre part, des études ont déjà démontré que certains OGM cultivés en France sont dangereux, mais ces études ont été cachées par les organismes officiels de protection de la santé en France, comme pour la vache folle, ou la catastrophe de Tchernobyl, montrant ainsi un déficit de protection des citoyens au bénéfice des industries[29]. Il existe une complémentarité entre les différents combats de José Bové, par exemple contre les OGM et contre le libéralisme. Ainsi il dénonce les effets négatifs des OGM, hors contamination, qui sont déjà connus dans de nombreux pays. En Argentine, notamment, on s'est aperçu que l'argument de réduction de l'utilisation des pesticides ne tient que sur une ou deux semences, que les champs voisins se sont retrouvés détruits et des populations voisines rendues malades par l'utilisation d'herbicides censés rentabiliser les champs de soja OGM, que la culture massive d'OGM contrôlée par des fonds de pension étrangers a accéléré l'exode rural de la petite paysannerie, venant ainsi agrandir les bidonvilles[30]. Il déclare s'attaquer principalement à la culture OGM en plein champ, dont les risques de contamination seraient connus. Cependant, il a détruit des plantations OGM à l'intérieur des serres et installations d'un centre de recherche du CIRAD non susceptibles de telles contaminations [31].

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Avec 16 autres militants, il entame une grève de la faim le 3 janvier 2008 pour obtenir le respect par le gouvernement de son engagement d'enclencher la clause de sauvegarde contre les OGM prévue dans la directive européenne 2001/18, clause qui permettrait de fait un moratoire sur la culture des OGM en France. Démélés judiciaires Au cours de son parcours judiciaire, José Bové a été accompagné par François Roux, avocat à la Cour de Montpellier. En 2003, José Bové a sollicité une grâce présidentielle. Il a été entendu puisqu'il a été partiellement gracié et le reste de sa peine adapté. Il n'est resté en prison qu'un mois et 10 jours au lieu des 22 mois prononcés contre lui. Dans des conditions normales de remise de peine, il aurait dû effectuer au minimum 7 mois de prison. •

1976 Condamnation à quatre mois de prison avec sursis et privation de ses droits civiques pour activités antimilitaristes (il avait volé des documents concernant un projet d'extension du camp militaire du Larzac)[32].

18 février 1998 : condamnation à huit mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel d'Agen pour la destruction d'un stock de semences transgéniques sur un site de Novartis à Nérac en Lot-etGaronne.

20 octobre 1998 : le Tribunal de Tahiti le reconnaît coupable d'entrave volontaire à la navigation ou à la circulation d'aéronef. Néanmoins, il est dispensé de peine.

27 octobre 1999 : le Tribunal correctionnel de Rodez (Aveyron) le reconnaît coupable, avec 8 membres de la Confédération paysanne, de « violence en réunion ». En mars 1999, ils avaient séquestré trois fonctionnaires de la préfecture. Néanmoins, il est dispensé de peine.

13 septembre 2000 : trois mois de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Millau pour le vandalisme du chantier de McDonald's le 12 août 1999. Le 22 mars 2001, la Cour d'appel de Montpellier confirme la peine, et le condamne à 6 000 francs d'amende (915 €) pour la brève séquestration des fonctionnaires de la Direction départementale de l'Agriculture de Rodez en mars 1999.

20 décembre 2001 : la Cour d'appel de Montpellier condamne José Bové à six mois d'emprisonnement pour destruction de plants de riz transgénique en juin 1999 dans une serre du CIRAD (peu de temps avant qu’il soit planté en Camargue) à Montpellier. En première instance, le 15 mars de la même année, le tribunal correctionnel de Montpellier avait infligé dix mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve à José Bové.

6 février 2002 : la Cour de cassation rejette son pourvoi formé au sujet de sa condamnation à trois mois d'emprisonnement ferme pour les dégradations du McDonald's de Millau. Elle fait de même à l'encontre de sa condamnation à 915 € d'amende dans l'affaire de Rodez.

Du 19 juin au 1er août 2002 : José Bové purge le reliquat de sa peine de trois mois d'emprisonnement pour la destruction du McDonald's de Millau, à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) (trois semaines de détention provisoire avaient déjà été effectuées en 1999).

22 octobre 2002 : le Tribunal correctionnel de Foix le condamne à 100 jours-amende d'un montant de 30 € par jour, pour le fauchage, en avril 2000 d'un champ expérimental de colza transgénique cultivé par le Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitain (Cetiom) à Gaudiès (Ariège). José Bové ne fait pas appel.

19 novembre 2002 : la Cour de cassation rejette le pourvoi formé contre sa condamnation par la Cour d'appel de Montpellier le 20 décembre 2001 à six mois d'emprisonnement ferme pour la destruction de plants de riz transgénique en juin 1999.

26 février 2003 : condamnation à dix mois de prison ferme. Rejet du pourvoi par la Cour de cassation à l'encontre de la peine de six mois de prison prononcée par la Cour d'appel de Montpellier fin 2001 et révocation de la moitié du sursis des huit mois prononcé par le Tribunal correctionnel agenais. Les condamnations en question sanctionnent la destruction de plants de riz transgénique au centre CIRAD de Montpellier et de semences de maïs transgénique dans les locaux de la société Novartis à Nérac.

22 juin 2003 : incarcération à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

2 août 2003 : libéré suite à une grâce présidentielle (à l'occasion du 14 juillet) et aménagement de peine avec assignation à résidence.

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8 novembre 2004 : cité à comparaître devant le tribunal de Toulouse pour répondre de sa participation à une action de destruction de parcelle de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville dans le département de la Haute-Garonne avec huit autres personnes inculpées (le député (Verts) Noël Mamère, le député européen (Verts) Gérard Onesta, José Bové, les élus municipaux toulousains François Simon (exPS) et Pierre Labeyrie (Verts), l'ancien secrétaire national des (Verts), Gilles Lemaire, et le conseiller régional d'Aquitaine (Verts), Michel Daverat, Jean-Baptiste Libouban, des Communautés de l'Arche (fondées par Lanza del Vasto), fondateur du mouvement des faucheurs volontaires et un agriculteur JeanAimé Gravas). La cour a accepté de juger les 224 autres personnes qui avaient participé à cette manifestation et qui revendiquaient leur geste comme une « action collective de désobéissance civile ».

17 mars 2005 : audience en appel de cette décision, à la demande du Ministère public, qui souhaitait limiter le jugement aux 9 principaux prévenus, et non à l'ensemble des faucheurs volontaires.

15 novembre 2005 : condamnation à 4 mois de prison ferme par la Cour d’appel de Toulouse. Il se pourvoit en cassation.

7 février 2007 : rejet de son pourvoi en cassation. Il déclare : « Je serai peut-être le premier prisonnier politique qui sera en même temps candidat à l'élection présidentielle », cette déclaration a été critiquée par l'avocat et blogueur Eolas (pseudonyme), car selon lui, José Bové savait qu'il n'y avait aucune chance pour qu'il aille en prison avant l'échéance électorale[33].

27 mars 2007 : José Bové est convoqué devant le Tribunal de Villefranche-de-Lauragais (31) pour avoir participé au défrichement d'une culture de maïs OGM en Haute Garonne, le 30 juillet 2006[34].

12 novembre 2007 : convocation à Millau, devant un juge d'application des peines, dans le cadre de sa condamnation à de la prison ferme pour un arrachage de maïs transgénique en juillet 2004 en HauteGaronne.

17 décembre 2007 : sa peine est finalement commuée en jours amendes d'un montant total de 4 800 euros [35] .

10 juillet 2008 : le procès de douze militants anti-OGM, dont José Bové, a été reporté au 27 août. Ils sont poursuivis pour la dégradation d'un stock de maïs transgénique effectué le 4 novembre 2006 à Lugos[36].

4 septembre 2008 : le tribunal de Toulouse le condamne à 180 jours-amende à 100 euros pour destruction de maïs en 2006 en Haute-Garonne [37].

17 septembre 2008 : « le tribunal correctionnel de Carcassonne a relaxé ce mercredi l’ensemble des militants anti-OGM, parmi lesquels José Bové, poursuivis pour entrave à l’exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006 »[38].

28 août 2009 : José Bové comparaît devant le tribunal de Béziers pour un arrachage de maïs transgénique effectué à Murviel-lès-Béziers en août 2007, délit qui pourrait lui valoir, en tant que multirécidiviste, dix ans de prison[39].

Distinctions En 1978, la ville de Villeneuve-d'Ascq soutient le combat de José Bové mené sur le plateau du Larzac : sa ferme de Montredon en Aveyron est jumelé à la ferme du Héron de la ville. Quelques années plus tard, José Bové est nommé citoyen d’honneur de la ville [40],[41]. Ouvrages •

Nous, Paysans (2000) avec Gilles Luneau

Le Monde n’est pas une marchandise ; des paysans contre la malbouffe (2001) avec François Dufour et Gilles Luneau

la préface de Rural ! – Chronique d’une collision politique (2001), bande dessinée d’Étienne Davodeau

Retour de Palestine (2002)

Paysan du Monde (2002) avec Gilles Luneau

La Confédération paysanne (2003) avec Yves Manguy

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Pour la désobéissance civique (2004) avec Gilles Luneau

Candidat rebelle (2007)

Du Larzac à Bruxelles, livre d'entretiens avec Jean Quatremer, éditions Cherche-Midi, à paraître en février 2011[42]

Annexes Sur les autres projets Wikimédia : •

« José Bové », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)

« José Bové », sur Wikiquote (recueil de citations)

Lien externe •

Blog de José Bové, un paysan pour l'Europe

Blog sur l'actualité de José Bové.

Filmographie •

30 ans de lutte au Larzac.

Lutte du plateau du Larzac.

Chronique d'un printemps paysan, film de Herta Alvarez et Gilles Luneau. Portrait de José Bové et François Dufour à travers la campagne de mobilisation menée en 1999 et 2000, du démontage du MacDo au procès de Millau. Tour de France d'actions menées par la Confédération paysanne.

Bibliographie •

Paul Ariès et Christian Terras, José Bové - La révolte d'un paysan, éd. Golias, 2000 (ISBN 9782911453878)

Denis Pingaud, La Longue Marche de José Bové, Seuil, 2002 (ISBN 978-2020409636)

Jul, Il faut tuer José Bové, Albin Michel, 2005 (ISBN 978-2226155399) (BD satirique)

Yves Kerhuon, Rachid Kaci, Qui se cache derrière les moustaches de José Bové ?, éd. des Syrtes, 2007 (ISBN 978-2845451063)

Sophie Lepault : Il faut désobéir à Bové, Paris: La Martinière (éditions), 2005 (ISBN 9782846751612)

René Riesel : Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer, Paris: Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2000

Ludovic François et François-Bernard Huyghe, Contre-pouvoirs, de la société d'autorité à la démocratie d'influence, Ellipses, 2009

Musiques •

Allez José Wallé interprété par Les Zizous [43]

J'osais Bové interprété par Gustave Parking

Vas-Y José interprété par Les Sales Majestés

oh! José Bové interprété par Chanson Plus Bifluorée

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José interprété par Oeil pour Oeil

Bovéphilia interprété par Pustule l'Ardechois

José Bové / Bon appétit interprété par Les Prouters

" José Bové " Kinito

Articles connexes •

Europe Écologie - Les Verts

Agriculture

Confédération paysanne

Via Campesina

FNSEA

Altermondialisation

Vandana Shiva

Mcdonaldisation de la société

CIRAD

Organisme génétiquement modifié (OGM)

Semeurs volontaires

Mouvement alternatif

Liste des députés européens de France 2009-2014

La Terre (journal)

Notes et références 1.

 http://www.politique.net/jose-bove.htm

2.

 À vous de juger, France 2, 15 février 2007.

3.

 Jean-Luc Porquet, Jacques Ellul, l'homme qui avait presque tout prévu, Le Cherche Midi, collection « Documents », 2003, page 232-233.

4.

 Le Nouvel Observateur, 6 août 2003 disponible sur France-Mail-Forum

5.

 josebove.over-blog.com

6.

 l'avocat de José Bové, François Roux, est aussi le défenseur des Kanaks, notamment lors de l'assassinat de Jean-Marie Tjibaou).

7.

 « [...] la différence des objectifs, de la méthode et des mobiles autant que l'engouement médiatique provoqué par les péripéties judiciaires [que cette action] entraîna imposèrent un tournant aux entreprises anti-transgéniques. [...] on pouvait insérer les OGM dans la pseudo-critique de la malbouffe [...] » explique notamment René Riesel in Du progrès dans la domestication, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2003, p. 41.

8.

 Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris 2001

9.

 « de mauvaise grâce » selon Éric Marty, - voir Éric Marty, Bref Séjour à Jérusalem, éd. Gallimard.

10.  Salut les Terriens !, 21 mars 2009 11.  « Je suis prêt à assumer d'aller à l'Élysée », Libération, 14 juin 2006 12.  José Bové prêt à revenir dans la course présidentielle, Sylvia Zappi, Le Monde, 23 janvier 2007

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13.  José Bové se lance dans la course présidentielle, dépêche Reuters du 1er février] 14.  http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/FE.html [Site internet du ministère de l'Intérieur] 15.  José Bové appelle à voter pour Ségolène Royal, Le Monde, mai 2007. 16.  wiki du programme de la présidentielle que défend José Bové 17.  « José Bové : Ellul mis en pratique » selon Jean-Luc Porquet dans Jacques Ellul, l'homme qui avait presque tout prévu, op. cit., page 232-239. 18.  le dossier noir sur Monsanto réalisé par la confédération paysanne 19.  étude prouvant les modifications du métabolisme de l'OGM MON863 [pdf] par le CRIIGEN ([1]) (résumé de l'étude), source Un maïs OGM autorisé est impropre à la consommation sur contrinfo.info. 20.  86 % des consommateurs contre les OGM, sondage CSA de septembre 2006 21.  62 % des agriculteurs contre les OGM d'après un sondage CSA de septembre 2006 22.  contaminations d'OGM en Lot-et-Garonne [pdf] (sur bio-aquitaine) 23.  http://www.gmcontaminationregister.org/ [registre de contamination OGM international] 24.  Un apiculteur a assigné en référé un cultivateur d'OGM sur Yahoo. 25.  L'apiculteur prend la mouche contre son voisin pollueur sur Libération 26.  La condamnation de José Bové à quatre mois de prison est confirmée : « Est-ce que quand on est incarcéré pour des opinions on essaye de négocier sa condamnation ? Absolument pas » 27.  Site de la Cour de cassation : voir par exemple un extrait de l'arrêt de la cour d'appel concernant les faucheurs volontaires « Il est surprenant que les prévenus, dont certains sont d'éminents parlementaires invoquent un « déficit démocratique » et se bornent à soutenir que tous autres moyens d'actions avaient été épuisés, alors qu'en tant que citoyens d'un État démocratique, ils disposaient de voies de droit, leur permettant éventuellement de discuter, devant les juridictions compétentes, de la légalité des autorisations d'essais en plein champ qu'ils considéraient comme irrégulières au regard des normes européennes » 28.  Les chercheurs contre l'obscurantisme de José Bové voir aussi une analyse critique de cette pétition 29.  90 minutes : « OGM : l'étude qui accuse » - Novembre 2005, reportage de CANAL+ 30.  Argentine, le soja de la faim, reportage de Marie-Monique Robin aux éditions Galaxie presse. 31.  Le Monde, 9 février 2001 32.  http://www.elections-presidentielles-2007.org/candidats/bove.html http://www.toupie.org/Biographies/Bove.htm http://www.biobble.com/fr/2006-283/Jose_Bove_biographie.html

33.  José Bové, ou le libre malgré lui 34.  Agrisalon.com - Actus / Environnement - Fauchage de champs OGM: des dirigeants de Greenpeace mis en examen 35.  Libération, 18 décembre 2007. 36.  « OGM : le procès de José Bové à nouveau reporté », Le Monde, 10 juillet 2008. 37.  « Destruction d'OGM - Lourde sanction pour José Bové », LCI, 4 septembre 2008. 38.  « Relaxe pour José Bové et les 25 militants anti-OGM », Libération, 17 septembre 2008. 39.  « José Bové devant la justice pour fauchage volontaire », LeMonde.Fr, 28 août 2009. 40.  Visite de José Bové et Héléne Flautre à Villeneuve-d’Ascq, Les Verts des catiches, 2 juin 2009, http://www.vertsdescatiches.org/article429.html 41.  José Bové et le pot de confiture, Hos Bouclage, blog de la rédaction de La Voix du Nord, édition de Villeneuved'Ascq, 30 mai 2009, http://horsbouclage.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2009/05/30/jose-bove-et-le-pot-deconfiture.html.

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42.  "Du Larzac à Bruxelles", Les Coulisses de Bruxelles, 13 décembre 2010. 43.  Les Zizous

Bouilon Martine : Voir « Viols d’enfants : la fin du silence ? » dans ce dictionnaire. Bractées : Petites feuilles, différenciées du reste du feuillage, à la base du pédoncule floral. Bufotéine : Hydroxy-5-diméthyltryptamine. Présente dans plusieurs espèces végétales, notamment quelques plantes chamaniques de l’Amérique du sud comme l’Anadenanthera. C’est une substance hallucinogène puissante qui doit son nom au crapaud Bufo parce qu’elle est présente dans les sécrétions de ce dernier. Apparenté à la DMT (classe des tryptamines). A noter : on retrouve des traces de Bufotéine dans le cervrau de patiens atteints de graves troubles mentaux. Bush Barbara : voir Pierce Bush Barbara Buvard : A l’origine, petit morceau de buvard imbibé d’une dose de L.S.D. 25. En fait, n’importe quel support pouvant absorber et retenir du L.S.D. fait l’affaire. Les buvards sont utilisés pour toutes drogues liquides actives à des dosages minimes (entre 25 et 250 µg).

C:

“Chaulage” : Action de neutraliser un sol acide en y adjoignant du calcaire agricole. Si vous avez du mal à comprendre le fonctionnement d’une telle technique, je vous conseille de lire le point sur le PH de ce dictionnaire (voir PH) ainsi que celui sur le calcaire juste en dessous. “Cheval” : traduit de l’anglais “Horse”, Héroïne en argot. Cagoule (la) : Voici ce qu’en dit Wikipédia. « La Cagoule est le surnom donné par la presse à l'« Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale » (c'est le nom donné par ses fondateurs, l'adjectif nationale disparaît assez vite) qui est connue sous le nom de « Comité secret d'action révolutionnaire » (CSAR). C'est un groupe d'extrême droite actif dans les années 1930 en France. Son principal dirigeant fut Eugène Deloncle. Ce surnom lui a été attribué par Maurice Pujo de l'Action française. Lorsque ce terme est utilisé par son journal, c'est avec dédain et mépris. Pujo, comme Charles Maurras, le collaborateur le plus célèbre de L'Action française, ne tient pas à ce que son organisation royaliste soit un jour confondue avec cette organisation naissante, ouvertement terroriste. Création La Cagoule naît de la volonté des responsables du Parti National Révolutionnaire (PNR), fondé en décembre 1935 à la suite d'une scission de l'Action française, afin d'entrer en clandestinité pour échapper à la surveillance de la police consécutive à l’attentat du 6 février 1934. En juin 1936, après la victoire du Front populaire, les responsables du PNR, principalement Jean Filliol et Eugène Deloncle, créent l'OSARN (Organisme Social d'action régulatrice nationale), nom qu’Eugène Deloncle revendique lors de l'instruction judiciaire en 1937 plutôt que celui de Comité secret d'action révolutionnaire (CSAR). Si l'Action française sait que le CSAR existe, c'est que la grande majorité des dirigeants de cette nouvelle organisation vient de ses propres rangs ou de son organisation de jeunesse, les Camelots du Roi, tels que : • Eugène Deloncle, l'ingénieur ; • Aristide Corre, l'homme de lettres ; • le duc corse, Joseph Pozzo di Borgo ;

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• le docteur Henri Martin ; • Jean Filliol dit « le tueur » ; C'est aussi le cas de Maurice Cochinaire, de Nancy, chef de la Cagoule d'Alsace-Lorraine; il a été trésorier de l'Action française à Nancy en 1924 et responsable des Camelots du Roi pour l'Est jusqu'en 1936[1] . Mais pour les membres de la Cagoule, lassés de l'attentisme de Pujo et de Maurras, l'heure est venue d'agir. En janvier 1935, Deloncle démissionne et fonde, dans le secret le plus absolu, l'organisme conspirateur. Ami intime d’Eugène Deloncle, Eugène Schueller, fondateur de la société l'Oréal, met ses moyens personnels à disposition de la Cagoule qui organise des réunions dans son propre bureau du siège de la société. Des jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes (au 104, rue de Vaugirard à Paris), fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d'une quelconque approbation, il y parmi cette bande d'amis Pierre Bénouville (issu de l'Action française), Claude Roy et André Bettencourt[2]. Le nom de Georges Loustaunau-Lacau, officier de l'armée française et fondateur des réseaux "Corvignoles", apparaît également. Action subversive Anticommuniste, antisémite et antirépublicain, ce mouvement est de tendance fasciste. À partir de 1935, ce groupe mène des actions de déstabilisation de la République. Le 13 février 1936, de futurs membres de la Cagoule commettent une tentative d'assassinat contre Léon Blum. À la fin du mois de novembre 1936, Deloncle rencontre le général Henri Giraud[3]. Giraud promet son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste et Deloncle lui annonce que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. Très satisfait, Giraud « est évidemment d'accord pour travailler avec les gens de l'OSARN et souhaite la meilleure réussite à l'entreprise de Deloncle et Duseigneur... » [4],[5] . L'économiste soviétique Dimitri Navachine est assassiné le 23 janvier 1937 près de la porte d'Auteuil. L'organisation exerce aussi une répression impitoyable auprès de ses membres coupables d'indélicatesses. Sont ainsi éliminés Léon Jean-Baptiste en octobre 1936 et Maurice Juif le 8 février 1937, probablement pour des malversations financières. Le mouvement tisse des liens avec des dirigeants fascistes du gouvernement de Benito Mussolini en Italie et acheminent des armes au général Francisco Franco en Espagne [réf. nécessaire]. En échange, La Cagoule obtient un appui financier. Les frères Carlo et Nello Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens, sont ainsi assassinés le 9 juin 1937 pour le compte des services de renseignement fascistes à Bagnoles-de-l'Orne [citation nécessaire]. Le CSAR reçoit des armes du gouvernement italien en contrepartie [citation nécessaire] . En août 1937, il est organise la destruction à l'aérodrome de Toussus-le-Noble d'avions destinés à l’Espagne républicaine [citation nécessaire]. Le 11 septembre 1937, le groupement provoque un attentat à la bombe contre la Confédération générale du patronat français (4, rue de Presbourg à Paris)[6] et l'Union des industries métallurgiques [7] , dans le but de faire accuser les communistes [réf. nécessaire]. Deux agents de police, en faction devant les bâtiments, sont tués par l'explosion. L'enquête permet d'établir la responsabilité des membres de la cagoule clermontoise, rassemblés au sein du groupe dénommé les Enfants de Gergovie. Plusieurs de ces membres appartiennent à l'encadrement de l'usine Michelin. Pierre Michelin, fils de l'un des fondateurs de l'usine, est lui-même suspecté d'avoir aidé au financement de cette section de la Cagoule.[8] Pire, dans une interview accordée à l'hebdomadaire Marianne fin janvier 1938, un enquêteur dévoile que Pierre Michelin était l'un des chefs de cette section. Après l'échec de leur coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, le complot est mis au jour. Le ministre de l'intérieur Marx Dormoy fait démanteler l'organisation dès la fin du mois de novembre. Des caches d’armes réparties sur tout le territoire sont découvertes. En 1938, plus de cent vingt membres de la Cagoule sont arrêtés. Cela ne permet cependant pas de détruire complètement ses

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ramifications dans les milieux économiques, en particulier dans les grandes entreprises qui, selon les Renseignements généraux et la police judiciaire, ont financé le mouvement terroriste. Le 5 juillet 1941 Marx Dormoy sera assassiné à l'hôtel du Relais de l'Empereur de Montélimar par d'anciens membres de l'organisation terroriste. Pendant la Seconde Guerre mondiale Après l'armistice de juin 1940, plusieurs membres ou sympathisants de la Cagoule se rallièrent au gouvernement de Vichy. Parmi eux beaucoup d'adeptes de la "France seule" croient en un double jeu de Pétain. Cet espoir se dissipera progressivement avec la rencontre de Montoire, puis la libération de Laval le 17 décembre 1940. • Jean Filliol • Eugène Deloncle, fondateur du Mouvement social révolutionnaire (MSR), qui fusionne ensuite avec le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. • Joseph Darnand, chef la Cagoule à Nice, il fonda le Service d'Ordre Légionnaire en zone nord qui fut interdit par l'armée Allemande. Antiallemand au début de l'occupation, il tenta par deux fois d'établir des contacts avec Londres (par l'intermédiaire de Groussard, puis du gouvernement d'Alger). Par la suite il fut l'un des piliers de la Collaboration. Fondateur de la Milice, il devint Obersturmführer de la SS, et Secrétaire au Maintien de l'Ordre du gouvernement de Vichy. • Jean Bassompierre, Membre de la LVF puis de la division Charlemagne des Waffen-SS. • Jean-Marie Bouvyer, complice du meurtre des frères Rosselli et chef du service d'enquête du Commissariat général aux questions juives à partir d'avril 1944. [2] • le docteur Henri Martin, fasciste antiallemand il s'oppose à Laval et Darlan avant d'être incarcéré par Pucheu, il s'évadera pour rejoindre le maquis. Il participera à la libération de Lyon puis s'engagera dans la VIIe armée américaine. • Gabriel Jeantet attaché au cabinet du Maréchal Pétain, il rejoindra plus tard la résistance et sera arrêté et déporté en 1944. • Simon Arbellot • François Méténier • Yves Dautun • Eugène Schueller • André Bettencourt dirige l'organe de propagande antisémite La Terre française, il rejoindra la résistance au début 1943. • Jacques Corrèze Membre de la LVF • Maurice Cochinaire, responsable de la Cagoule pour l'Alsace-Lorraine; il revient à Nancy en janvier 1944 pour y créer et diriger l'antenne locale de la Milice française[9]. Mais beaucoup de cagoulards étaient de fervents nationalistes, antiallemands et hostiles à toute compromission avec l'occupant. La lutte pour la libération de la patrie devient donc une priorité, d'autant qu'en 1940 beaucoup voient dans le régime Nazi (pacte germano-soviétique) et leurs alliés de Vichy (avec des personnalités comme le socialiste Déat ou l'ancien communiste Doriot) une aventure internationaliste, voire "de gauche". Les retournements d'alliance de juin 1941 viendront trop tard pour ceux qui se sont engagés contre l'occupant, d'autant que la nouvelle croisade européenne contre le bolchevisme des Nazis présentera un aspect supranational peu compatible avec l'idéologie cagoularde.

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Pour ces adeptes du complot et de l'action clandestine, la Résistance est une option naturelle. Et on trouvera des anciens de la cagoule parmi les premiers résistants: • Claude Hettier de Boislambert, qui devient dès juin 1940 un proche collaborateur du général de Gaulle. • Maurice Duclos également l'un des premiers à rejoindre Londres, avait fait de la prison dans les années 1930 suite à une affaire de trafic d'arme pour le CSAR. • Pierre Fourcaud : fondateur du réseau Brutus. Il a été désigné comme un ancien membre de la cagoule par Duclos, l'a nié lui-même avant d'avouer à Dewarvin en avoir fait partie avant de la quitter suite à un attentat violent. • Georges Loustaunau-Lacau : fondateur du réseau Alliance. • Marie-Madeleine Fourcade, Léon Faye, François Méténier : membres du réseau Alliance. • Pierre Bénouville. • Corvisart. • Paul Dungler : fondateur du réseau Septième colonne d’Alsace. • Alfred Heurteaux : fondateur du réseau Hector. • Claude Lamirault : rejoint Londres en octobre 1940, sera parachuté pour créer le réseau Jade-Fitzroy. • Joseph Pozzo di Borgo, Aristide Corre, Michel Harispe. André Dewavrin, qui travaillait à Londres avec Duclos et Fourcaud a été accusé par André Labarthe d'avoir fait partie de la Cagoule avec la carte n°93. Cette accusation ne s'est pas avérée. Pendant la guerre le réseau d'influence de la Cagoule semble donc s'étendre à la fois au cœur de la France libre et dans le régime de Vichy. C'est ainsi par exemple que le 20 août 1940, Maurice Duclos envoyé en France par De Gaulle, peut rencontrer des proches collaborateurs du Maréchal Petain par l'intermédiaire de Gabriel Jeantet. L'ancien cagoulard Georges Groussard fonde les groupes de protection du maréchal Pétain mais aussi le réseau de Résistance « Gilbert » alors que Jacques Lemaigre-Dubreuil, ancien financier de L'Insurgé, le journal de La Cagoule, soutient le général Giraud, quand Jacques Corrèze, après avoir combattu sur le front de l'Est rentre en France au sein d'un réseau de la résistance. L'après-guerre À la Libération, Bouvyer bénéficie du témoignage en sa faveur de François Mitterrand, passé à la résistance en 1942. En effet, Bouvyer a caché chez lui du matériel et fabriqué de faux papiers pour le Mouvement national des prisonniers de guerre, le mouvement dirigé par François Mitterrand et Maurice Pinot. D'autres témoins, comme le capitaine FFI Maubois, ont également attesté de services rendus. Bouvyer a noué une amitié personnelle avec F. Mitterrand. Lors de son procès, il affirme avoir renié ses idées des années 1930, se disant prêt à dénoncer tous les dirigeants de la Cagoule qu'il connaît et même à s'entendre avec les communistes autrefois abhorrés [10]. La mère de Jean-Marie Bouvyer devient en 1946 la marraine de Jean-Christophe Mitterrand. Le procès de la Cagoule eut lieu en 1948 ». Fin de l’article. Bibliographie • Christian Bernadac, Dagore, les carnets secrets de la Cagoule ;

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• Philippe Bourdrel, La Cagoule, éd. Albin Michel, 1998 ; • Brigitte et Gilles Delluc, 2005 : "Jean Filliol, du Périgord à la Cagoule, de la Milice à Oradour", Pilote 24 édition ; • Frédéric Freigneaux, "La Cagoule: enquête sur une conspiration d'extrême droite", dans L'Histoire, n°159, octobre 1992, p.6-17. • Pierre Péan, Le Mystérieur Docteur Martin, éd. Fayard, 1993 .* • Emile Decroix, "Complot contre la France. Sous la cagoule... Qui???", ed. Paix et Liberté, 1937 • Michel Ferracci-Porri, Beaux Ténèbres (Ed.Normant 2008)] Notes et références 1.  Maurice Cochinaire ( 26-5-1896 - 2-11-1968 ) est un ancien combattant, installé à Nancy depuis 1920 comme marbrier-sculpteur. Son nom figure sur les listes du CSAR qui ont pu être déchiffrées; il a le numéro 202 et porte le grade d'adjudant. Deloncle et Pozzo di Borgo se sont rendus à Nancy à deux reprises selon les rapports de police de Nancy, le 11 juillet 1936 et en juillet 1937. Cochinaire a cherché dès 1936 à créer des groupes d'auto-défense contre le communisme. Il serait parvenu à entraîner quelques anciens Camelots mais son activité est restée limitéé selon l'enquête du commissaire spécial de Nancy. La police a en tout cas perquisitionné son entreprise à la fin de l'année 1937 sur commission rogatoire du juge Béteille dans l'affaire du CSAR. in Jean-François Colas, "Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux", thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002 2.  . En 1945, Eugène Schueller exprimera toute sa gratitude envers Mitterrand et Bettencourt pour avoir témoigné en sa faveur lors de son procès pour collaboration en nommant le premier directeur du magazine Votre Beauté puis en finançant sa campagne électorale dans la Nièvre en 1946 et le second en le nommant à la direction de son groupe de cosmétique. Schueller aura aussi contribué au lancement de la carrière de François Dalle, autre mariste de la rue de Vaugirard [1] ; Sur les relations troubles du trio Dalle, Bettencourt, Mitterrand, voir Une histoire sans fard - L'Oréal, des années sombres au boycott arabe par l'historien israélien Michel Bar-Zohar chez Fayard. 3.  Pierre Péan. Le Mystérieux Docteur Martin, p. 140 4.  Selon Péan, le colonel Charles de Gaulle était présent mais les biographes de Giraud ne mentionnent pas cet entretien. Par ailleurs, De Gaulle n'a jamais été accusé d'appartenir à la Cagoule hormis une évocation sans la moindre preuve par Henry de Kérillis, ancien député de Neuilly-surSeine dans un pamphlet publié en 1945. 5.  voir aussi Éric Roussel, Charles de Gaulle, éd. Gallimard, 2002, p. 57. 6.  Selon des sources familiales, François Méténier, industriel à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, est le principal suspect. 7.  45, rue Boissière à Paris 8.  Philippe Mangeon, Biographie de Robert Marchadier 9.  Jean-François Colas, op. cit., T III, notice biographique : Il est capitaine de réserve en 1939, il est fait prisonnier en 1940 et emprisonné plusieurs mois dans un Oflag. Il fuit en zone libre, vit d'expédients à Nice. Il est arrêté par les Allemands en 1944, emprisonné au siège de la Gestapo à Paris, condamné à mort mais sauvé par l'intervention d'un chef de la Milice. Il vit plusieurs années dans la clandestinité. Il est condamné à mort par contumace à la Libération, se rend en 1951. Il est alors condamné en septembre 1951 à 15 mois de prison pour "intelligence avec l'ennemi"; il a bénéficié de la clémemce de la justice pour "services rendus à la résistance". Il fonde ensuite un atelier d'art lorrain. 10.  Pierre Péan, Une jeunesse française, éd. Fayard, 1994, p 540-541

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La Cagoule est dès le départ, un groupement d’individu très engagés, à la limite un petit peu « aliénés » et paranos, très violents et qui démontrent d’une forme exacerbée de patriotisme et de nationalisme. Mais ce groupe n’aurait pas pu se développer autant s’il n’avait pas été financé, infiltré, conseillé, manipulé et quelque part, protégé (de la police). C’est ici qu’interviennent la Synarchie et la banque Worms. Après s’être servi de ce groupuscule et être arrivés à leurs fins, les leaders collaborationnistes l’écartent du pouvoir car ses valeurs ne correspondaient pas à l’idéal mis en place. En effet, l’histoire nous démontre, même si cela parait étonnant, qu’on peut-être un fanatique d’extrême droite, un petit peu « givré », sans pour autant devenir un traître à sa patrie. Un nombre assez important de cagoulards à soit rejoint De Gaule en Angleterre, soit participé à l’organisation même de la Résistance. Ce ne furent donc pas des résistants de la dernière heure, même si certains semblent avoir joué sur les deux tableaux pour être certain d’être dans le camp du vainqueur. Je suis un anti-extrême-droite virulent, mais je pense qu’il était honnête de faire ressortir ici ce fait remarquable qui souligne à lui seul toute la complexité de l’étude des sujets de la monté du fascisme et de la collaboration. Calcaire : (agricole, ou aussi amendement calcaire) Calcaire de différentes natures (cuit, cru, marin ou de décomposition) rapporté au sol pour la neutralisation de se dernier. En effet, le calcaire est alcalin (basique). Cette propriété est inverse aux phénomènes d’acidification des sols, un apport calculé neutralise le sol acide traité. Voir P.H. dans ce dictionnaire. Calice : Ensemble des sépales d'une fleur. Cambium : Zone génératrice engendrant chaque année le bois et le liber secondaire des plantes vivaces. Camphre : Substance aromatique produite par le camphrier. Nombre de plantes en produisent plus ou moins. Son action médicale, de part sa toxicité, se limite à un usage externe. Sous forme d’huile ou de baume, il décongestionne, chauffe la peau et les muscles, à une action anti-inflammatoire pour les coups et, se trouve être légèrement antalgiques. C’est l’huile des sportifs à contacts “physiques” (exemple : football et rugby). Certains auteurs en dénoncent des vertus euphorisantes et stimulantes à faible doses d’où sa présence dans cette encyclopédie. Peut aussi servir de base (en mélange avec d’autres huiles essentielles) pour la fabrication de parfums naturels. A ce sujet, certains chanvres développent une franche note de camphre dans leur odeur ! Cannabamine A, B, C et D : Ces Cannabamines sont les seuls alcaloïdes découverts jusqu'à présent dans la plante Cannabis et ne sont présents qu'à l'état de microtraces. Ils y sont présents en quantités infimes (0.0003%) et présentent des propriétés psychotropes. Cannabane : Carbure C18H22 ou Hydrure de Cannabène issus de l'essence de Chanvre Indien Cannabène : ou Haschisch, gomme-résine extraite du Chanvre Indien Cannabiculteur : Cultivateur de Cannabis à T.H.C. Cannabiculture : Ici, l’art et la manière de faire pousser du Cannabis à T.H.C., d’une manière imagée; peut aussi signifier savoir relatif au Chanvre mais je conseille d’éviter d’utiliser ce mot pour ce sens afin de prévenir d’éventuelles confusions. Cannabidiol : 1) Généralitées vulgarisées : Molécule cannabinoïde psycho inactive de structure C21-H30-O et de structure probable :

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En (1) : Cannabidiol En (2) : Cannabol, isomère du Cannabidiol. C'est la substance qui est la plus présente (en quantité) dans la résine de la plante. C’est aussi la substance cannabinoïde non psychoactive qui intéresse le plus le monde médical, comme nous le constateront plus loin. Le Cannabidiol est une des formes du Tétrahydrocannabinol (Delta9-THC) oxydé (qui a perdu un oxygène). Sa présence en combinaison avec des molécules cannabinoïdes, en tempère les effets. Ce phénomène explique pourquoi diffrénts Cannabis fumé, à quantités égales, ne procurent pas le même effet : parfois high (excitént, évéillé), parfois stoned (ramoli, somnifère). En abrégé, Cannabidiol se dit C.B.D. 2) Le texte suivant provient de Wikipédia et demande des connaissances larges afin d’en saisir toutes les nuances : http://en.wikipedia.org/wiki/Cannabidiol (texte en anglais traduit ici pour l’occasion). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

Cannabidiol (CBD) : molécule en 2D et 3D

« Nomination : Nom UICPA : 2-[(1 R ,6 R )-6-isopropenyl-3-methylcyclohex-2-en-1-yl]-5-pentylbenzene1,3-diol diol-2 - [(1 R, 6 R)-6-isopropényle-3-cyclohexène-2-en-1-yl]-5-pentylbenzène-1 ,3

Identifiants : Numéro CAS : 13956-29-1 Code ATC : CID 644019 PubChem : CID 644019 DrugBank : none ChemSpider : 24593618

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ChEMBL : CHEMBL190461

Données chimiques Formule brute : C21 H30 O2 Masse molaire : 314.46 SMILES : eMolecules & PubChem InChI=1S/C21H30O2/c1-5-6-7-8-16-12-19(22)21(20(23)13-16)18-11-15(4)9-1017(18)14(2)3/h9,12-13,17-18,22-23H,2,5-8,10-11H2,1,3-4H3/t17-,18+/m0/s1

InChI

=

1S/C21H30O2/c1-5-6-7-8-16-12-19 (22) 21 (20 (23) 13-16) 18-11-15 (4) 9-10-17 Key (Clef): ZTGXAWYVTLUPDT-ZWKOTPCHSA-N Key: ZTGXAWYVTLUPDTZWKOTPCHSA-N

Données physiques Point de fusion : 66 ° C (151 ° F) Point d’ébulition : 180 ° C (356 ° F) (Plage: 160 ° C-180 ° C) [1]

Considérations thérapeutiques Grossesse ? Statut juridique : - Schedule II (l’annexe II) au Canada - Unscheduled (Imprévus) aux USA Le cannabidiol (CBD), prononcé / kæn$bda.l  / , est un cannabinoïde trouvé dans le cannabis. Il est un des principaux constituants de la plante, ce qui représente jusqu'à 40% de ses extraits. [2]. Il a témoigné d’effets sédatifs chez les animaux. [3] Certaines recherches indiquent cependant que le CBD peut augmenter la vigilance. [4] Il peut ralentir le taux d’élimination de tétrahydrocannabinol (THC) de l'organisme, peut-être en interférant avec le métabolisme du THC dans le foie. Au point de vue médical, il a été démontré qu’il peut soulager les convulsions, l'inflammation, l'anxiété et des nausées, ainsi qu’inhiber la croissance des cellules cancéreuses [5]. Des études récentes ont montré que le cannabidiol peut aussi être efficaces comme antipsychotiques atypiques dans le traitement de la schizophrénie. [6] Des études ont également montré qu'il peut soulager les symptômes de la dystonie. [7] [8] En Novembre 2007, il a été constaté que le CBD réduit in vitro la croissance des cellules du cancer du sein humain.et réduit aussi leur propagation. Une étude de 2008 publiée dans le British Journal of Psychiatry , a montrée de significatives différences dans le rapport Oxford-Liverpool Inventory of Feelings and Experiences Dans les résultats des trois groupes: Le premier groupe était constitué de non usagers de cannabis, le second d’utilisateurs consommant seuelemnt du 9-THC et le troisième d’utilisateurs consommant à la fois du 9-THC et du CBD. 9-THC Le groupe à seul à montré des niveaux plus élevés de réactions positive en symptômes de la schizophrénie et d’hallucinations que le groupe 9-THC et CBD mixte, alors que ce dernier témoignait de

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résultats significativement plus faibles d’anhédonie introvertive que le groupe à celui de non usagers de cannabis.



-THC groupe

9

et

Cette recherche démontre que le CBD a une action un anti-psychotique et peut contrecarrer les effets négatifs potentiels du THC sur les personnes atteintes de schizophrénie latente. [9]

Usage médical Le Cannabidiol est indiqué pour diminuer l'activité du système limbique social induit par le THC. [11]

[10]

et de diminuer l'isolement

En avril 2005, les autorités canadiennes ont approuvées la commercialisation de Sativex, en spray buccal pour soulager la douleur induite par la sclérose en plaques. Le Sativex Sativex contient du tétrahydrocannabinol mélangé avec du cannabidiol. Il est commercialisé au Canada par GW Pharmaceuticals. Des études ont montré que le CBD peut aussi réduire les symptômes schizophéniques chez les patients, probablement en raison de son apparente capacité à stabiliser les récepteurs NMDA du cerveau perturbés ou handicapées et qui sont partagés et parfois contesté par la noradrénaline et GABA. [6] [12] Leweke et al. ont effectués en double aveugle, un test de4 semainesd’essais cliniques contrôlés afin de comparer les effets du cannabidiol purifié et ceux des antipsychotiques atypiques amisulpride en rapport à l'amélioration des symptômes de la schizophrénie, chez 42 patients souffrant de schizophrénie paranoïde aiguë. Les deux traitements ont été associés avec comme résultat une diminution significative des symptômes psychotiques après 2 et 4 semaines évaluée par Brief Psychiatric Rating Scale et Positive and Negative Syndrome Scale. Bien qu'il n'y ait pas de différence statistique entre les deux groupes de traitement, le cannabidiol induit des effets secondaires moins importants ( les symptômes extrapyramidaux, augmentation de la prolactine, le gain de poids) que par rapport à l'amisulpride. [13] Il a été démontré que le cannabidiol est efficace comme traitement des symptômes de troubles neurologiques du mouvement connu sous le nom de dystonie, induits par des prises médicamenteuses. [8] Dans une étude portant sur cinq participants, ces derniers ont tous noté une amélioration de leurs symptômes dystoniques de 20-50%. [7 ] Le CBD semble également protéger de la neurodégénérescence induite par les « cuites d’alccol ». [14] [15] Le cannabidiol empêche les troubles de mémoire courte provoquée par le THC chez les mammifères. [16]

Pharmacologie Le cannabidiol n'a aucune affinité pour les Récepteurs CB 1 et CB 2, mais agit comme un antagoniste indirect des agonistes cannabinoïdes. [5] Récemment, il fut remarqué comme antagoniste d’un nouveau récepteurs aux cannabinoïdes : le GPR55, qui est un RCPG exprimé dans le noyau caudé et le putamen. [17]

Il a été démontré que le cannabidiol agit comme un récepteur HT 1A-5agoniste, [18], une action qui est impliquée dans ses effets antidépresseur, [19] [20] anxiolytique, [20] [21] et neuroprotecteur [22 ] [23]. Il a été démontré que le cannabidiol inhibe la croissance de cellules cancéreuses n’interférant que peu dans les cellules non-cancéreuses. Il s’avère que ce mécanisme d'inhibition n'est pas encore entièrement compris, suggèrent que "le cannabidiol exerce ses effets sur ces cellules grâce à une combinaison de mécanismes qui intervienent d’une façon directe ou indirecte en activant les récepteurs CB 2 et TRPV1, et en réalisant l'induction de stress oxydatif, qui contribuent tous à induire l'apoptose. " [24] En Novembre 2007, des chercheurs de la Pacific Medical Center de Californie ont indiqué que la CBD serait prometteuse pour la lutte contre la propagation des métastases du cancer du sein. In vitro, le CBD diminue l'activité du gène ID1 qui est responsable de la métastase du cancer des tumeurs. [25]

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Chimie

Le Cannabidiol est insoluble dans l'eau mais soluble dans les solvants organiques. A température ambiante, il est un solide cristallin incolore. [26] En milieu basique et exposé fortement à l'air, il est oxydé en quinone. [27] Dans des conditions acides, il se cyclise en THC. [28] La synthèse du cannabidiol a depuis été accompli par plusieurs groupes de recherche. [29] [30] [31]

Biosynthèse Le cannabis, produit du CBD- acide carboxylique par la même voie métabolique que le THC, jusqu'à la dernière étape, où sla ynthase CBDA effectue une catalyse au lieu de la synthase THCA. [32]

Statut juridique Au Canada, le cannabidiol est considéré comme « Schedule 2 Drug » (Annexe 2 sur les drogiues), une catégorie juridique qui réglemente les quantités de cannabis de moins de 30 grammes, et divers sujets reliés aux dérivés synthétiques aux préparations. [33] Le cannabidiol et tous les autres cannabinoïdes sont considérés comme phytocannabinoïdes dans le texte « Schedule I drug » (Annexe I sur les drogues) qui réglemente les médicaments aux Etats-Unis (numéro de code pour le cannabidiol dans l'annexe I est 7372). [34]

Voir aussi •

Les cannabinoïdes

récepteurs des cannabinoïdes

Cannabis

Effets du cannabis

la marijuana médicale

Références 1.

^ McPartland JM, Russo EB. (2001). Cannabis and Cannabis Extracts: Greater Than the Sum of Their Parts?. Journal of Cannabis Therapeutics. 1(3/4):103-132.

2.

^ Grlie, L (1976). "A comparative study on some chemical and biological characteristics of various samples of cannabis resin". Bulletin on Narcotics 14: 37–46.

3.

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4.

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Fin de l’article. Cannabidivarine : (Ou aussi Cannabivarine). Molécule psychoactive aux effets similaires aux T.H.C. mais d’action violente, quasi immédiate et de durée d’effets bien plus courte (15 mn). Cannabinoïde isolé en 1971 par Merkus. Cannabinacées : Famille de plante (ordre des Urticales) comprenant notamment le Chanvre et le Houblon qui sont cousins si proches qu’on peut les greffer ensemble. Cannabinol : D’après Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannabinol : « Le cannabinol aussi connu sous le nom de CBN est un cannabinoïde légèrement psychoactif que l'on trouve dans le Cannabis Indica. Il est présent en faible quantité dans la plante fraîche, mais sa concentration augmente avec l'exposition à la lumière et à l'air car il s'agit d'un produit issu de l'oxydation du THC. D'après une étude [2] menée en 1973, les formes pures de cannabinol ont un pouvoir psychoactif 10 fois plus faible que celui du tétrahydrocannabinol (THC). Il est perçu pour être sédatif ou étourdissant.

160


Notes et références 1. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk 2. Perez-Reyes M, Timmons MC, Davis KH, Wall EM. A comparison of the pharmacological activity in man of intravenously administered delta9-tetrahydrocannabinol, cannabinol, and cannabidiol - Experienta 29 (novembre 1973) : 1368-1369 - [1]

Voir aussi Lien externe • (en) Erowid - Composants du Cannabis sativa

Structure du Cannabinol Général Nom IUPAC 6,6,9-triméthyl-3-pentyl-6H-benzo[c]chromén-1-ol No CAS 521-35-7 Propriétés chimiques Formule brute C21H26O2 [Isomères] Masse molaire[1] 310,4299 ± 0,0192 g·mol-1 C 81,25 %, H 8,44 %, O 10,31 %, Propriétés physiques T° fusion 76 à 77 °C T° ébullition 185 °C Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire ». Fin de l’article. Cannabinoïdes : A l’origine, famille de molécules, à caractère(s) commun(s) dans leurs structures moléculaires, formant une classe de constituants chimiques de la plante Cannabis. Les cannabinoïdes ont pour caractéristiques d'être des composés à 21 atomes de carbone. Il s'agit d'acides carboxyliques et de produits de transformations chimiques. Les principaux cannabinoïdes responsable de l'action psychotrope du Cannabis sont deux isomères du Tétrahydrocannabinol : le Delta-9 T.H.C. et le Delta-8 T.H.C. Aujourd'hui, le terme cannabinoïde s'applique également à toute molécule de synthèse présentant des similitudes avec les cannabinoïdes naturels dans sa structure. Cannabinoïdes, définition de Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannabidiol ) :

161


« Les cannabinoïdes sont un groupe de substances chimiques qui activent les récepteurs cannabinoïdes présents dans le corps. Il existe trois types de cannabinoïdes : •

les cannabinoïdes végétaux (phytocannabinoïdes), présents dans le cannabis ou produits de la dégradation du tétrahydrocannabinol ;

les cannabinoïdes endogènes (endocannabinoïdes) sécrétés par certains organismes (humain ou animal) ;

les cannabinoïdes synthétiques, élaborés en laboratoires.

Récepteurs de cannabinoïdes Il existe actuellement deux types de récepteurs de cannabinoïdes découverts au début des années 1990 : •

CB1 : se trouve dans l'hippocampe, le cortex associatif, le cervelet et les ganglions de la base ;

CB2 : se trouve dans certaines parties du système immunitaire, dont la rate.

Les récepteurs CB1 semblent être responsables des effets euphoriques et anticonvulsifs du cannabis. Les récepteurs CB2 semblent être responsables de l'effet anti-inflammatoire, et possiblement d'autres effets thérapeutiques du cannabis. Les études effectuées jusqu’ici semblent confirmer que ces récepteurs peuvent agir sur certains processus neurophysiologiques au niveau du cerveau. Les chercheurs pensent qu'il existerait encore au moins deux autres types de récepteurs. Cannabinoïdes végétaux Historique Ces cannabinoïdes ont été découverts la première fois dans les années 1940, quand CBD et CBN ont été identifiés. La structure de THC a été déterminée la première fois en 1964. À cause de la similitude et de la facilité moléculaire de la conversion synthétique, on a cru à l'origine que le CBD était un précurseur normal du THC. Cependant, on sait maintenant que le CBD et le THC sont produits indépendamment dans le cannabis. Propriétés Les cannabinoïdes végétaux sont presque insolubles dans l'eau mais solubles dans les lipides, les alcools, et d'autres dissolvants organiques non polaires. Tous les cannabinoïdes végétaux sont dérivés de leurs 2 acides carboxyliques respectifs (2-COOH) par décarboxylation, c'est-à-dire catalysés par la chaleur, la lumière, ou les conditions alcalines. Ils sont produits naturellement par le cannabis, et sont concentrés dans une résine visqueuse qui est produite en structures glandulaires connues sous le nom de trichomes. Liste non-exhaustive Il y a plus de soixante cannabinoïdes végétaux connus. Le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) sont les plus répandus et ont été les plus étudiés. Par hybridation, on a pu isoler des espèces produisant en plus grande quantité l'un ou l'autre de ces cannabinoïdes. Par exemple, le chanvre cultivé, principalement destiné à la production de fibres, contient de faibles quantités de THC mais plus de CBD et d'autres cannabinoïdes non psychoactifs. Ainsi le chanvre industriel peut aussi être considéré comme potentiellement thérapeutique. Parmi les autres moins connus, on peut citer : •

CBC ou Cannabichromene ;

CBL ou Cannabicyclol ;

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CBV ou Cannabivarol ;

THCV ou Tétrahydrocannabivarine ;

CBDV ou Cannabidivarine ;

CBCV ou Cannabichromevarine ;

CBGV ou Cannabigerovarine ;

CBGM ou Cannabigerol.

THC ou tétrahydrocannabinol Article détaillé : tétrahydrocannabinol. CBD ou cannabidiol Le CBD n'est pas psychoactif. •

Il atténue les effets secondaires du THC (fatigue, ivresse, anxiété, maux de ventre). Médicalement, il soulage les convulsions, l'inflammation, l'anxiété et les nausées. Il a aussi des propriétés anti-psychotiques [1] particulièrement importantes dans le cadre du traitement de la Schizophrénie[1]. Le CBD a une plus grande affinité pour le récepteur CB2 que pour le récepteur CB1. Les CB2 étant notamment situés sur les cellules immunitaires T, le CBD agit au coeur du système immunitaire.

Il se forme par oxydation du CBN qui lui se forme par oxydation du THC.

Le CBD est particulièrement antioxydant.

Le CBD pourrait avoir une certaine efficacité sur la protection neuronale contre le prion dans certains modèles animaux [2].

CBN ou cannabinol Article détaillé : cannabinol. Métabolisme Une fois dans le corps, la plupart des cannabinoïdes sont métabolisés dans le foie, bien qu'une partie soit stockée dans les graisses. Le Delta-9-THC est métabolisé en 11-hydroxy-delta-9-THC, qui est alors métabolisé en 11-nor-9carboxy-delta-9-THC. Quelques métabolites du cannabis peuvent être détectés dans le corps et les urines après plusieurs semaines d'abstinence. Cannabinoïdes endogènes Les cannabinoïdes endogènes (ou endocannabinoïdes) sont sécrétés par certains organismes (humains ou animaux). Suite à la découverte des récepteurs de cannabinoïdes, les scientifiques ont cherché à isoler les composés activant ces récepteurs. Le premier de ces composés fut isolé en 1992 et fut nommé anandamide (le nom vient du sanskrit Ananda, déesse de l'éternelle suavité). L'anandamine a un mode d'action très proche de celui du THC même si sa structure chimique est différente, il possède une grande affinité pour CB1. Au stade actuel des recherches, cinq endocannabinoïdes sont identifiés : trois sont apparentés à l'anandamide, les deux autres sont le 2-arachidonoyl glycérol (2-AG), et le 2-AG éther. Mais les chercheurs pensent qu'il en existe environ une dizaine.

163


Les dernières recherches visent à isoler les endocannabinoïdes comme essentiels dans le fonctionnement de l'organisme du fait de leur nombre beaucoup plus important que n'importe quel autre récepteur, ce qui permettrait d'expliquer les effets systémiques et généraux du cannabis et la variété de ses applications thérapeutiques. Ils stimuleraient notamment la libération d'autres neurotransmetteurs et joueraient un rôle dans la fertilité des spermatozoïdes. Rôles ou effets des endocannabinoïdes Ils sont encore mal compris, mais ne sont pas comparable à ceux du cannabis ; •

ils ne sont libérés qu'en petites quantités et dans des endroits bien définis,

ils sont rapidement éliminés (alors qu'au contraire, la consommation de cannabis induit une concentration massive de THC, qui s'il se fixe sur les mêmes récepteurs, est présent en une telle concentration qu'il ne peut être rapidement éliminé, ce qui modifie notablement ses effets).

ils ont tous les caractéristiques des neurotransmetteurs, avec une seule différence : contrairement aux neurotransmetteurs qui sont synthétisés en continu par les cellules nerveuses dans le cytoplasme puis stockés sous forme de vésicules, les endocannabinoïdes sont synthétisés « à la demande », donc après stimulation.

ils ne sont pas stockés sous forme de vésicule (en raison de leur nature lipidique) mais diffusent librement juste après leur production. En effet, les endocannabinoïdes ne peuvent être produits en continu car rapidement inactivés par hydrolyse (enzymatique).

ils peuvent être hydropéroxidés par deux types d'enzymes ; les lipo-oxygénases et cycloxygénases. L'hydroxyeicosatétranoïc (HETE) est le produit obtenue après catalyse du 2-AG par la lipooxygénase, ce produit est un activateur des PPARs.

On a récemment montré qu'ils pourraient jouer un rôle lors de la fécondation en activant le spermatozoïde après sa phase de repos dans les trompes de Fallope. Un des composés endocannabinoïdes naturellement présent à la fois dans l'appareil génital masculin et féminin se montre en effet capable (démontré in vitro) d'activer le canal ionique qui contrôle l'entrée d'ions calcium chargés positivement dans le spermatozoïde, ce qui accélère les mouvements du flagelle. Les fumeurs de marijuana pourraient ainsi avoir des problèmes de fertilité expliqués par une hyper-activation de ce canal ionique, qui provoquerait un comportement anormal des spermatozoïdes [3],[4].

Cannabinoïdes synthétiques Historiquement, les premières synthèses en laboratoire des cannabinoïdes ont été basées sur la structure des cannabinoïdes végétaux mais de nouveaux composés apparaissent maintenant, basés sur la structure des endocannabinoïdes. Les cannabinoïdes synthétiques sont particulièrement utiles pour les expérimentations visant à déterminer le rapport entre la structure moléculaire et l'activité du cannabinoïde. On peut citer notamment le Dronabinol(nom commercial Marinol) ou le Nabilone. Le Namisol est à l'Etude (dronabinol sous forme de comprimés) [2]. En juillet 2006, le cannabigérol est présenté par Yehoshua Maor, chercheur brésilien à l'Université Hébraique de Jérusalem (Israël). Le cannabigérol est présenté comme un médicament contre l'hypertension avec des effets secondaires légers, de plus il a un léger effet anti-inflammatoire[5]. Cannabinoïdes naturels (phytocannabinoïdes) En opposition avec les cannabinoïdes synthétiques, les phytocannabinoïdes sont synthétisés par la plante. De ce fait, il est difficile de pouvoir garantir la composition finale de chaque échantillon végétal. Néanmoins, depuis 2003, certains producteurs hollandais sont en mesure de répondre à des normes pharmaceutiques strictes en matière de mesure de composition (THC, CBD) et aussi en contrôle relatifs

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aux métaux lourds, pesticides, bactéries, moisissures. Les produits distribués depuis en pharmacie hollandaise sont au nombre de trois, produites par la Société Bedrocan[6]: - Bedrocan (18 % dronabinol) - Bediol (11 %) - Bedrobinol (6 % + 7,5 % CBD). Le Bureau du Cannabis Médicinal [7]], qui dépend directement du Ministère de la Santé et des Sports Hollandais, est en charge d'assurer le contrôle de la distribution de ces nouveaux médicaments. En 2008, 120 000 g de cannabis médical ont ainsi été vendus au travers du réseau des pharmacies. A côté de ces médicaments, le Sativex[8] (spray sublingual) a été développé essentiellement pour les malades de Sclérose en plaque. Il contient une quantité équivalente de THC et de CBD, et est fabriqué à partir d'extrait de plantes. Le Cannador est aussi à l'étude. Ce serait un médicament sous forme de gélule liquide, également à base d'extraits de plante. Anti-cannabinoïdes de synthèse Le plus connu est le rimonabant, médicament utilisé en 2007-2008 dans certaines formes d'obésité, qui a été retiré de la vente pour cause d'effets dépressifs. Bibliographie •

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T. Mikuriya, Gieringer, Rosenthal : Du Cannabis pour se Soigner : Guide Pratique (1998) Edition l'Esprit Frappeur

F. Grotenhermen, Le Chanvre Médical: un Guide Pratique sur les Applications Médicales du Cannabis et du THC, (non encore édité en Français / traduction de l'ouvrage original Hanf als Medizin, ein praktischer Ratgeber zur Anwendung von Cannabis und Dronabinol, Baden und Munchen, Fev 2004

A. Hazekamp, Extracting the Medicine (Thesis - 2007)[10]

Voir aussi Articles connexes •

Cannabis médical

Chanvre

Marinol

Nabilone

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2.

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165


3.

 Polina V. Lishko, Inna L. Botchkina, Andriy Fedorenko, Yuriy Kirichok « Acid Extrusion from Human Spermatozoa Is Mediated by Flagellar Voltage-Gated Proton Channel », p. 327 ; Journal Cell

4.

 Explication en vidéo par plusieurs des auteurs de l'étude (publiée sur YouTube 2010/01/27, avec commentaire en anglais)

5.

 Sommaire

6.

 Bedrocan

7.

 [http://www.cannabisbureau.nl/eng/ BMC

8.

 Sativex

9.

 http://www.cannabis-med.org/french/journal/fr_2006_01_2.pdf

10.  https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/12297/1/Thesis.pdf » Fin de l’article. Cannabinomane : Personne dépendant du Cannabis. Pour les Pouvoirs Publiques, toxicomane dépendant du Cannabis. Pour les opposants à la répression de cette plante : usager de drogue douce. Toutefois, pour certains, le terme cannabininomane est trop péjoratif et excessif pour désigner la réelle valeur de danger et d’accoutumance qu’implique une consommation de cette drogue douce ! Dans le même ordre d’idée, on ne peut pas appeler ces gens toxicomanes puisque par définition, le cannabis n’est pas (peu) toxique ! Ce qui ne signifie pas que cette plante, ne puisse provoquer d’addiction, il ne faut pas tout confondre ! C’est pourquoi, les fumeurs de chanvre préfèrent s’appeler entre-eux « cannabinophiles » plutôt que cannabinomanes ! Cannabinol : Molécule Cannabinoïde psycho inactive de structure C21-H26-O2, et de structure probable :

Forme résineuse. Abrégé : C.B.N. Sa présence dans la résine cannabique joue sur le parfum de cette dernière; mais trop de C.B.N. altère la qualité des haschichs. On trouve plus de C.B.N. dans les plantes mâles et ceci explique pourquoi certains cannabinophiles qui les fument ressentent parfois des maux de tête. Cannabinophile : Terme bien plus joli se substituant à celui de toxicomane cannabique ou cannabinomane. Signifie : qui développe une passion pour le Cannabis et qui le fume. En fait, j’impose ce mot mais un terme plus exact, propre se substituer à ce dernier, serait cannabinomane. De part sa connotation de toxicomane fortement décriée par la gent cannabique dont je fais partis, je le banni de mon vocabulaire et lui préfère donc le terme cannabinophile.

166


Cannabinothérapie : (Néologisme). Je ne sais pas si ce terme a déjà été utilisé quelque part, mais j’ai trouvé l’association des deux mots logique pour désigner une thérapie au cannabis. En voici ma définition : utilisation du Cannabis comme médicament dans le traitement de maladies ou de soins palliatifs. Cannabique : Relatif au Cannabis. Cannabis médical : Voici ce qu’en dit Wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannabis_m%C3%A9dical : Cet article est déjà présent en intégralité dans l’Encyclopédie du Cannabis. « Cannabis médical Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Extrait liquide de cannabis, distribué par une pharmacie américaine au début du XXe siècle.

Vaporisateur avec tube flexible [1]

Le cannabis médical (appelé aussi cannabis thérapeutique, marijuana médicale ou marijuana thérapeutique[2]) désigne le Cannabis sativa (désignation botanique du Chanvre), et, par extension, l'ensemble des dizaines de phyto-cannabinoïdes destinés à un usage purement médical, généralement prescrits pour leurs vertus antiémétiques. À ce jour, compte tenu de l'évolution des connaissances scientifiques dans le domaine des cannabinoïdes, l'usage médical du cannabis devient de plus en plus toléré, voire légal dans un nombre grandissant de pays; le Canada, la Belgique, l'Australie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l'Espagne, et 14 États américains (Californie, Arizona, Alaska, Hawaii, Maine, Nevada, Oregon, Washington,Washington D.C., Michigan). Cet usage nécessite soit une ordonnance, soit une confirmation de diagnostic médical. La distribution se fait généralement dans un cadre défini par les lois locales; pharmacies aux Pays-bas, Clubs Compassion au Canada [1] , Buyers Club aux États-Unis, Cannabis Social Clubs en Espagne.

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Usage historique

Une publicité pour la cannabis americana distribuée par un pharmacien new-yorkais en 1917. L'histoire de l'usage thérapeutique du cannabis est difficile à retracer, notamment parce que les législations régulant sa production, sa distribution, sa possession et sa consommation sont relativement récentes, et la distinction entre usage médical et usage récréatif l'est encore plus. L'égyptologiste Lise Manniche note la mention de la « plante médicale de la marijuana » dans plusieurs textes égyptiens, dont l'un remonte au XVIIIe siècle av. J.-C.[3] On trouve aussi mention du cannabis dans plusieurs textes anciens chinois et indiens, notamment dans le Shen nung pen Ts'ao king, le plus vieux recueil traitant de plantes médicinales, attribué à l'empereur Shennong. Le cannabis y est prescrit pour traiter vomissements, maladies infectieuses parasitaires et hémorragies. La redécouverte par l'Occident des vertus thérapeutiques du cannabis est généralement attribuée à Sir William Brooke O'Shaughnessy, qui en 1831 publie dans la revue médicale britannique The Lancet sa méthode d'injection intraveineuse d'électrolytes en solution pour soigner le choléra. Sa découverte lui vaut un poste en Inde, où il étudie les différentes plantes médicinales traditionnelles, dont l'opium. À partir de la fin des années 1830, il expérimente avec différentes concoctions à base de chanvre et ses effets sur des patients souffrant notamment de rhumatismes, hydrophobie, choléra ou tétanos. Il publie ses expériences et conclusions lors de son retour en Angleterre en 1841, où il rapporte des spécimens de chanvre et de strychnos nux-vomica à l'intention des Jardins botaniques royaux de Kew. De nombreux articles sur différentes espèces de cannabis sont publiés en Europe et en Amérique du Nord pendant la seconde moitié du XIXe siècle. L'usage thérapeutique du cannabis et du hashish est courant aux États-Unis jusque dans les années 1930, et fait son apparition dans la pharmacopée américaine officielle en 1851[4]. Il est prescrit généralement comme un analgésique, un sédatif, un antispasmodique ou un antiémétique. Prohibition progressive La deuxième Convention internationale de l'opium de Genève, en 1925, ajoute le cannabis à la liste de substances dont l'importation doit être contrôlée par ses signataires, mais elle se révèle inefficace pour les pays achetant les dites drogues à des pays non signataires. La Convention pour limiter la fabrication et règlementer la distribution des stupéfiants, dite Convention de limitation de 1931, vise à remédier à ce vide juridique. Aux États-Unis, la mise en conformité avec cette convention mène Harry J. Anslinger, le premier Commissaire du nouveau Federal Bureau of Narcotics (en), à faire voter en 1937 le Marihuana Tax Act, la première loi fédérale américaine régulant la distribution et la possession de cannabis, imposant une taxe de 1 dollar aux dispenseurs de cannabis, y compris pour un usage médical[5]. La loi a pour effet d'éradiquer la distribution médicale de la plante, même si elle reste listée dans la pharmacopée fédérale jusqu'en 1940[6]. De nombreuses législations transnationales sont signées dans les décennies qui suivent, mais ce n'est qu'avec la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 qu'une harmonisation a lieu dans le cadre de l'ONU, incluant le cannabis dans les substances contrôlées dans le tableau IV, celui des substances soumis aux contrôles les plus sévères, sur l'insistance des États-Unis[7]. Article détaillé : Législation sur le cannabis. Réapparition de l'usage médical De nos jours, le cannabis médical est employé avant tout pour soulager les effets secondaires de la maladie ou du traitement.

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Formes thérapeutiques Le cannabis existe sous plusieurs formes médicales, dont la disponibilité dépend de la législation du pays où il est autorisé : •

Bedrocan (18% dronabinol) Bediol (11%) et Bedrobinol (6% + 7,5% CBD) : formes naturelles disponibles en pharmacie depuis 2005 (Hollande et pays importateurs : Espagne, Italie, Finlande par exemple) et délivrés sur prescription médicale ;

Marinol (dronabinol) : prescrit par exemple pour le traitement des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi que pour l'amélioration de l'appétit chez les malades atteints du sida. Il est autorisé dans la plupart des pays européens, comme par exemple l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni ;

Cesamet (nabilone) : voir Marinol ;

Sativex : prescrit par exemple pour le traitement des douleurs associées à la sclérose en plaques. Il est autorisé au Canada depuis 2005.

Propriétés thérapeutiques Aujourd'hui, les applications thérapeutiques du cannabis sont de plus en plus reconnues. Les applications thérapeutiques connues sont répertoriées par l'Association Internationale pour le Cannabis Médical : •

Nausées et vomissements

Anorexie et cachexie

Spasmes

Troubles du mouvement

Douleurs

Glaucome

Épilepsie

Asthme

Dépendance et état de manque

Symptômes psychiatriques

Maladies auto-immunes et inflammations

Divers, syndromes variés

Les connaissances scientifiques dans ce domaine ne cessent de progresser, comme le montre l'évolution exponentielle du nombre d'études réalisées ces dernières années (Graphe ). Durant la dernière décennie, ce nombre a plus que doublé, élevant le nombre total de publications à plus de 8000 entre 1990 et 2000. Le nombre de maladies, pathologies ou troubles traitables s'élève à plus de 200[8],[9],[10] •

Il est question de propriétés scientifiquement reconnues : o

analgésiques : malades en phase terminale et pour les douleurs chroniques résistantes aux traitements traditionnels ;

o

relaxantes et somnifères : malades en phase terminale, troubles du sommeil ;

o

anti-spasmodiques : sclérose en plaque, épilepsie ;

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o

anti-vomitives : traitement des effets secondaires de la chimiothérapie ou d'autres traitements lourds ;

o

stimulant l'appétit et redonnant l'envie de manger : lutte contre la cachexie (maigreur extrême) et favorise la prise de poids ;

o

broncho-dilatatrices : asthme ;

o

anti-inflammatoires : le cannabinol CBD (voir Cannabinoïde) non psychoactif est connu pour ses affinités avec les récepteurs CB2 situés sur les cellules immunitaires T.

o

anti-psychotiques [2] : traitement alternatif de la Schizophrénie[11] ;

o

anti-depresseur [12] ;

o

anxyolitiques ;

o

sédatives [13] ;

o

vaso-dilatatrices : glaucome, migraines.

Depuis les années 90, le cannabis et les cannabinoïdes qu'il contient suscitent un engouement croissant de la part des laboratoires de recherche. Entre 2000 et 2007, plus de 9000 articles scientifiques ont été publiés [14]. Ce nombre a plus que doublé en dix ans. Ainsi, ces études, répertoriées sur la base de données scientifique de IACM, suggèrent que le cannabis pourrait être utilisé à des fins thérapeutiques dans un grande diversité de maladies et de pathologies[15]: o une alternative efficace pour le traitement des symptômes chroniques (impulsivité, anxiété, distractibilité, ...) du Trouble Déficit de l'Attention / Hyperactivité (TDAH) (modulation de la Dopamine par le système endocannabinoique, ciblé par les phytocannabinoides du cannabis) ; o une alternative efficace pour le prurit cholostatique réfractaire ; o un agent thérapeutique contre des maladies neuro-dégénératives et la dystonie (perturbation du tonus musculaire), la paraplégie, l'hyperkinésie, o un agent thérapeutique pour le traitement de la maladie de Parkinson, o un agent thérapeutique pour la réduction des tics liés au syndrome de Tourette [16], o un agent thérapeutique pour le traitement des maladies auto-immune comme la Sclérose en Plaques, o un agent anti-prolifératif : rémission de tumeurs cancéreuses au cerveau (ainsi que ralentissement de la progression de certains cancers du poumon, sein et de la leucémie) ; o un agent inhibant les sécrétions d'acide gastrique et pouvant jouer un rôle favorable sur la prévention des ulcères, des diarrhées ; o un agent améliorant les troubles comportementaux des patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'Autisme ; o une alternative pour le traitement de la dépression passagère ou chronique (implication CB1 dans la modulation de la Sérotonine, des troubles de l'humeur, des angoisses et des Troubles Post-Traumatiques ; o une alternative pour le traitement des troubles du sommeil et de l'anxiété ; o un agent de substitution pour le traitement des dépendances à l'alcool, aux opiacés (Héroïne), aux stimulants (Cocaïne) et aux somnifères (Benzodiazépine).

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Aujourd'hui il existe un seul ouvrage (Ref: Docteur en Médecine Franjo Grotenhermen - Cannabis en Médecine : Un guide pratique des applications médicales du cannabis et du THC, 2009, Editions Indica) qui répertorie l'ensemble des conditions traitables par les cannabinoides, écrit par un médecin et recemment traduit en français (www.editionsindica.com) il parcourt l'ensemble des capacités médicinales de cette plante et certains de ces usages. Par ailleurs de nombreux ouvrages existent en langues étrangères (anglais, allemand, espagnol, ...). Législation

Législation du cannabis thérapeutique dans le monde en 2006 La mise en place législative du cannabis médical porte généralement sur trois volets, définissant respectivement les conditions d'accès au cannabis médical, la régulation portant sur la distribution, et celle touchant à la culture et la production de cannabis à des fins médicales. La plupart des législations mises en place définissent généralement l'éligibilité des patients selon une liste de conditions médicales ou symptômes incluant généralement cancer, sclérose en plaques et sida/VIH. Certaines définissent ou supposent la mise en place d'un programme géré par une émanation du gouvernement maintenant une liste de patients autorisés, tandis que d'autres entités gouvernementales ont simplement légalisé l'usage médical, s'en remettant à la simple délivrance d'un certificat par un médecin. Allemagne En février 2008, 7 patients allemands ont pu bénéficier d'un traitement au Cannabis Médical, distribué sur ordonnance en pharmacie [17]. Afin de réguler l'usage thérapeutique, l'Allemagne s'inspire du modèle de son voisin hollandais qui distribue de cette manière depuis 2003 (120 kg en 2008). Belgique La détention et la consommation de cannabis reste totalement interdite pour les mineurs de moins de 18 ans et cela où que ce soit et quelle qu'en soit la quantité. La culture d'une seule plante est tolérée., ainsi que la détention de trois grammes de cannabis maximum. À l'image de l'Espagne, des projets pilotes sont en cour pour créer des coopératives agricoles en forme d'association sans but lucratif utilisant ces lois de tolérance (plantation d'une seule plante par personne) en vue de grouper ces mêmes plantes dans une culture commune. [3]

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Canada

Centre compassion de Montréal, au Québec. Au Canada, le Règlement sur l'accès à la marijuana à des fins médicales, mis en place par Santé Canada en juillet 2001, définit deux catégories de patients éligibles pour l'accès au cannabis médical. La catégorie 1 liste les individus souffrant de « douleur aiguë », « nausées violentes » et/ou autres symptômes sérieux causés par les conditions suivantes : sclérose en plaques, lésion de la moelle épinière, maladie de la moelle épinière, cancer, sida/infection au VIH, formes graves d'arthrite et/ou épilepsie. La catégorie 2 « touche les demandeurs qui présentent des symptômes pathologiques graves autres que ceux décrits dans la catégorie 1 »[18]. La demande du patient éligible doit être appuyée par un médecin. Le cannabis distribué par Santé Canada est fourni sous la marque CanniMed par l'entreprise Prairie Plant Systems Inc., selon laquelle la demande de la part des autorités canadiennes aurait augmenté de 80% en 2006 (la production ayant atteint 420 kilogrammes l'année précédente)[19]. Il est cependant légal pour les patients approuvés par Santé Canada de cultiver leur propre cannabis pour leur consommation personnelle, et il est possible d'obtenir une licence de production à titre de personne désignée par un patient. Santé Canada précise cependant qu'« aucun Avis de conformité n'a été émis pour la marijuana à des fins médicales. » Depuis le début des années 2000, la loi s'est assouplie suite à un procès prouvant l'anti-constitutionnalité de la politique du Gouvernement Fédéral du Canada. Ainsi, les centres compassion ont été toléré et ceux-ci distribuent dorénavant du cannabis médical aux patients. En 2010, la province du Québec en compte cinq; quatre à Montréal, et un à Québec. Par exemple, le Club compassion de Montréal (CCM) est un organisme à but non lucratif qui a été fondé en 1999 [4] . En 2006, la Fondation marijuana continue sur cette lancé et ouvre un deuxième centre à Montréal et un autre à Québec en 2008 [5] . En juin 2010, le Procureur général du Québec arrête tous les organisateurs des centres au Québec. Cinq procès sont actuellement en cours (Décembre 2010). Espagne En Espagne, depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, le cannabis médical a subi un processus de dépénalisation puis de légalisation progressive. Le parlement de la région de Catalogne est le premier en Espagne à avoir voté à l'unanimité en 2001 la légalisation du cannabis médical, il est rapidement suivit des parlements d'Aragon et des Baléares. Le Code pénal espagnol interdit la vente de cannabis mais il n'en interdit pas la consommation. Jusqu'au début des années 2000, le Code pénal ne faisait pas de distinction entre cannabis thérapeutique et cannabis récréatif, cependant plusieurs décisions de justice montrent que cette distinction est de plus en plus prise en compte par les juges. À partir de 2006, la vente de graine est légalisée, la possession ou la consommation est toujours interdite dans les lieux publics mais autorisée dans les lieux privés. De plus, la culture de plans de cannabis est désormais autorisé dans un lieu privé. Plusieurs recherches ont été réalisées afin d'étudier les effets du cannabis sur des patients atteints de maladie comme les cancers, le sida, la sclérose en plaque, l'épilepsie ou l'asthme. Ces recherches ont été effectuées par divers organismes espagnols comme à l´Université Complutense de Madrid dirigée par le docteur Manuel Guzman, l´hôpital de la Laguna à Tenerife dirigée le neurochirurgien Luis González Feria ou l´Université de Barcelone.

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Voyant la législation s'adoucir, plusieurs clubs de cannabis se sont créés notamment au Pays basque et en Catalogne. Ces clubs, les premiers du genre en Europe, sont des associations à but non lucratif qui cultivent du cannabis et le revendent à prix coûtant à ses membres. En 2006, des membres de ces clubs ont été acquittés dans des procès intenté pour possession et vente de cannabis.

Législation du cannabis thérapeutique en Europe en 2006

États-Unis

Une carte d'identité permettant à son porteur l'utilisation de Cannabis à but médical, Californie. Le cannabis médical a fait l'objet de législations dans plusieurs États américains à partir des années 1990. En Californie, la Proposition 215, baptisée Compassionate Use Act, est approuvée par les électeurs de l'État aux élections de novembre 1996, entérinant la légalisation du cannabis médical le jour suivant. La nouvelle loi californienne, la première du genre aux États-Unis, dépénalise la possession, l'usage et la culture de cannabis pour les patients possédant une recommandation « écrite ou orale » de leur médecin. Parmi les conditions jugées éligibles par la loi sont listées arthrite, cachexie, cancer, douleurs chroniques, HIV ou sida, épilepsie, migraines et sclérose en plaques. La loi ne précise pas de limite sur les quantités que les patients éligibles peuvent posséder ou cultiver. La loi californienne est en contradiction directe avec la législation nationale en matière de stupéfiants, et en janvier 1998, le gouvernement fédéral poursuit en justice la Coopérative des acheteurs de cannabis d'Oakland (OCBC), demandant l'interdiction de la distribution de cannabis aux patients. La cour du

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district rend un jugement en faveur du gouvernement fédéral, et l'OCBC est fermée temporairement. Le jugement est interjeté devant la Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit, qui infirme la décision précédente, invoquant la « nécessité médicale » mise en avant par la défense [20]. En mai 2001 cependant, la Cour suprême des États-Unis infirme cette décision par un vote de 5 contre 3 (le juge Breyer s'étant abstenu)[21]. En octobre 2003, le corps législatif californien adopte un amendement émanant du Sénat californien, S.B. 240, entrant en vigueur le 1er janvier 2004, et imposant des limites sur les quantités autorisées. Les patients éligibles ne peuvent ainsi posséder plus de 8 onces de cannabis séché et/ou six plantes adultes de cannabis, mais des dérogations sont possibles sur certificat médical. Plusieurs producteurs et dispensaires californiens de cannabis à usage médical ont fait l'objet de descentes et d'arrestations par la Drug Enforcement Administration[22]. Le rythme de ce type d'opérations au cours des dernières années suggère toutefois que les autorités fédérales concentrent désormais leur efforts sur les organisations et individus soupçonnés d'être trop laxiste dans leur distribution, d'avoir des liens avec le crime organisé, ou d'effectuer des profits jugés excessifs ou potentiellement illégaux. Plusieurs opérations ont été effectuées par la DEA en collaboration avec l'Internal Revenue Service, le service fiscal fédéral. Les critiques de la Proposition 215, parmi lesquels l'Organisation nationale pour la réforme des lois sur la marijuana (National Organization for the Reform of Marijuana Laws, ou NORM), qui milite pour la légalisation du cannabis aux États-Unis, arguent que le texte de loi reste trop vague quant à la production du cannabis à usage médical, et aux bénéfices que peuvent réaliser les producteurs et dispensaires, laissant les juridictions des comtés définir leurs propres standards. La DEA estime notamment que des « narcotrafiquants à grande envergure se cachent derrière et invoquent la Proposition 215 » comme défense [23]. Les électeurs de l'Oregon approuvent une loi légalisant le cannabis médical en novembre 1998, l'Oregon Medical Marijuana Act. Le programme est géré par le Programme de marijuana médicale de l'Oregon au sein de la Division de santé publique de l'État, et distribue des cartes d'identité aux membres acceptés par le programme. Début 2007, près de 13 000 cartes avaient été distribuées. La quasi-totalité des patients bénéficiant du programme déclarent souffrir de « douleurs sévères » et près de 2500 de « nausées ». Les autres conditions invoquées sont épilepsie, sida/HIV, cancer, cachexie, glaucome chronique et tremblements dus à la maladie d'Alzheimer[24]. L'État voisin de Washington se dote d'une loi similaire aux mêmes élections de novembre 1998, légalisant l'usage, la possession et la culture de cannabis pour les patients munis d'un certificat médical. Les conditions éligibles sont les suivantes : cachexie, cancer, HIV ou sida, épilepsie, glaucome chronique, douleurs autrement intraitables et sclérose en plaques. Toujours à la même date, l'usage médical de cannabis est également entériné par 58% des électeurs de l'Alaska en novembre 1998, entré en vigueur le 4 mars 1999. La loi légalise la possession, la culture et l'usage de cannabis pour les patients ayant reçu un certificat d'un médecin confirmant qu’ils peuvent bénéficier de l'usage médical de cannabis. Les conditions et symptômes éligibles sont les suivants : cachexie, cancer, douleurs chroniques, épilepsie et autres conditions caractérisés par des spasmes, glaucome chronique, HIV ou sida, sclérose en plaques et nausées. L'État maintient une liste confidentielle des patients à qui sont attribués une carte d'identité. 200 cartes auraient été distribuées. L'État du Maine adopte une loi similaire en 1999 suite à un vote populaire, et en 2000 c'est le tour du Colorado, de Hawaii et du Nevada. En 2003, une loi au Maryland permet à un individu arrêté pour possession de cannabis de prouver une nécessité médicale, qui, si elle est reconnue par la cour, n'entraîne qu'une amende maximale de 100 dollars. Les électeurs du Montana et le Vermont approuvent la légalisation du cannabis médical en 2004, et en 2006 l'État de Rhode Island entérine The Edward O. Hawkins and Thomas C. Slater Medical Marijuana Act qui légalise l'usage médical du cannabis à travers un programme géré par les services rhode-islandais. En 2008, le Michigan [25] devient le 13ème Etat Américain à reconnaître l'usage médical du cannabis. L'usage médical du cannabis reste sujet à polémique aux États-Unis, où les instances fédérales continuent à maintenir leur opposition à tout usage thérapeutique de la substance malgré plusieurs amendements déposés notamment par Maurice Hinchey. La Food and Drug Administration a publié en avril 2006 un communiqué rappelant qu'elle n'a pas approuvé le cannabis comme médicament, et qu'une « évaluation » effectuée par plusieurs agences gouvernementales a conclu qu'« aucune étude scientifique solide n'a soutenu l'usage de cannabis comme traitement [thérapeutique] aux États-Unis »[26]. L'American Medical Association, tout en recommandant le maintien du cannabis parmi les substances

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contrôlées, en appelle à des études rigoureuses sur l'usage de la substance et d'autres cannabinoïdes pour le traitement de patients [27]. Finlande En Finlande le cannabis médical commence à être reconnu. En effet, la Finlande est l'un des premiers pays à avoir demandé à la Hollande l'importation des produits BEDROCAN . Un malade a obtenu une autorisation de l´Agence nationale des médicaments de la Finlande en décembre 2006 pour l'utilisation de cannabis dans un but thérapeutique [28]. France Situation Légale : Les lois concernant les drogues interdisent le cannabis depuis 1925 (Convention de Genève / Convention de l'ONU 1961). Celui-ci a été retiré de la pharmacopée française depuis 1953. Sa prohibition n'a pas évoluée depuis. Son usage, importation, vente, transport et production sont strictement interdits par la loi. Ainsi, le cannabis, ainsi que ses dérivés à base de cannabinoïdes (naturels ou de synthèse), ne sont pas autorisés pour usage médical en France. Néanmoins depuis 1999, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSPS) a autorité pour délivrer des autorisations nominatives ou de cohorte ATU (Autorisation temporaire d'utilisation) pour tous produits de santé. Les ATU concernent les produits de santé qui ne sont pas autorisés sur le marché français. En 2008, les ATU concernant les cannabinoïdes n'ont été délivrées que pour le Marinol® (dronabinol ou THC). Jugements de cours: En mai 1991, la cour administrative de Paris a rejeté la demande du MLC (Mouvement pour la Légalisation Contrôlée) concernant l'importation de 10 kg de cannabis pour le soulagement des douleurs de 10 patients souffrants de maladies incurables. Les arguments du refus étaient l'incompatibilité avec la convention de l'ONU de 1961 et l'impossibilité du MLC de contrôler scientifiquement et administrativement l'usage médical du cannabis. En septembre 2002, un patient de 50 ans, atteint du SIDA depuis 17 ans, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour avoir fait pousser 34 plants de cannabis. En 2002, la cour de Papeete (Tahiti) a acquitté un patient paraplégique de 55 ans[29]. Il avait été inculpé auparavant pour avoir fait pousser 350 plants de cannabis. La cour a basé son jugement sur l'article 1227 du code pénal qui spécifie : N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.". Situation au regard des ATU[30] : Depuis 2001 74 ATU nominatives pour le Dronabinol ont été délivrées. Le nombre de ces ATU a doublé de 2001 à 2002. Depuis 2003, il diminue chaque année. Les ATU pour le Dronabinol ont été délivrées pour les conditions suivantes : •

Douleurs résistantes aux traitements standards (41)

Affections inflammatoires du système nerveux (12)

Maladie d'Unverricht-lundborg (8)

Appétit / nausées (7)

Syndrome de Tourette (3)

Dystorie résistante aux traitements standards (8)

Douleurs Paroxystiques (1) o

Total (74)

20 ATU ont été refusées pour les conditions suivantes :

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Douleurs résistantes aux traitements standards (12)

Spasticité secondaire due à sclérose multiple (3)

Para parésie spastique douloureuse (3)

Appetit / Nausées (1)

Douleurs chroniques (1)

Depuis 2001, toutes les ATU demandées pour le Sativex® (8) ont été refusées. Pays-Bas L'usage et la culture personnelle aux Pays-bas sont légaux, cependant, le commerce est réglementé. Depuis 2003, les pharmacies de ce pays distribuent du Cannabis Médical (produits pharmaceutiques sous forme végétale naturelle) sur ordonnance médicale [6], en plus des autres médicaments à base de cannabinoïdes (dronabinol, Sativex). Les 3 qualités thérapeutiques produites par la Société Bedrocan et distribuées dans le pharmacie sont: •

Bedrocan(18% dronabinol / THC)

Bediol (11% dronabinol / THC)

Bedrobinol (6% dronabinol + 7,5% CBD).

Le Bureau du Cannabis Médicinal (BMC), qui dépend directement du Ministère de la Santé et des Sports des Pays-Bas, est en charge d'assurer le contrôle de la distribution de ces nouveaux médicaments. En 2008, 120 000 grammes de cannabis médical ont ainsi été vendus au travers du réseau des pharmacies à un prix unitaire de l'ordre de 7€/g. Suisse Le Conseil National, la chambre basse du parlement helvétique débat d'une initiative parlementaire de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national du 4 mai 2006, le parlement suisse a pris accepté le 20 décembre le paragraphe de la proposition qui vise à introduire les cannabinoïdes dans la pharmacopée officielle. Le débat est interrompu et la loi n'est pas encore votée. Si elle l'est, elle devra être débattue par le Conseil des États. En cas d'accord, la loi sera soumise au référendum facultatif. Il est écrit dans cette initiative que « La loi sur les stupéfiants doit faire l'objet d'une révision partielle de sorte que les éléments du texte rejeté le 14 juin 2004, et qui sont susceptibles de rallier une majorité de voix favorables (notamment la politique des quatre piliers, la prévention et la thérapie, la protection de la jeunesse et les tâches de la Confédération) soient rapidement ancrés dans la loi. Partie 2: En outre, la problématique du cannabis doit être examinée compte tenu des initiatives parlementaires en suspens, et des propositions doivent être élaborées. ». Dans son projet, la commission propose, entre autres, « de rendre possible l’application médicale limitée de stupéfiants à effet de type cannabique sur autorisation exceptionnelle de l’Office fédéral de la santé publique. Parallèlement, la substance doit pouvoir être soumise au régime de l’Institut suisse des produits thérapeutiques (ISPT) applicable aux médicaments dès le moment où le stupéfiant correspondant est introduit en tant que principe actif dans un médicament autorisé par l’ISPT. Les médecins pourraient ensuite prescrire le médicament en question pour les indications autorisées.» [31]. En 2008, les électeurs Suisses ont rejeté par référendum une initiative destinée à la légalisation de la culture et la possession de cannabis. 36,8 % des électeurs ont voté en faveur de cette initiative et 63,2 % contre. Un amendement de la loi sur les narcotiques a été accepté à une large majorité (68 %). Elle doit entre autres faciliter l’usage du dronabinol.

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Israël Dans l'Histoire moderne, La molécule de THC a été isolée en 1964 par Raphael Mechoulam et Yechiel Gaoni de l'institut Weizmann de Rehovot, en Israël[32]. La médecine reconnait depuis 1999 la prescription thérapeutique du chanvre pour couvrir le soin selon le champ le plus large des pathologies pour lesquels il puisse être reconnu : fibromyalgie, de cancer, du VIH / sida, de troubles neurologiques, de sclérose en plaques, d’asthme et de glaucome, ainsi que les troubles post-traumatiques. Une organisation, à l'origine avec des motivations compassionnelles et un concept hébreu de justice sociale, la Tikkun Olam, s'est présentée de manière officielle en mars 2007 au Ministère de la Santé comme principal fournisseur de cannabis médical. En 2010, cette notion fait effet pour 4000 à 5000 patients. Cette politique peut prédire un accroissement allant jusqu'à 40.000 personnes d'ici 2012[33]. Notes et références 1.

 Docteur en Médecine Franjo Grotenhermen - Cannabis en Médecine : Un guide pratique des applications médicales du cannabis et du THC, 2009, Editions Indica.

2.

 Au Canada, l'orthographe généralement usitée reste celle de « marihuana », tombée en désuétude aux États-Unis et ailleurs depuis le milieu du XXe siècle.

3.

 Lise Manniche, An Ancient Egyptian Herbal, University of Texas Press, 1989, ISBN 9780292704152

4.

 (en) US Pharmacopoeia - 3d (1851) Edition

5.

 (en) The Marihuana Tax Act of 1937

6.

 (en) Drugstore Museum

7.

 (fr) « Le Cannabis : Positions pour un régime de politique publique pour le Canada - Rapport du Comté spécial du Sénat sur les drogues illicites », Parlement du Canada, septembre 2002.

8.

 Michka (2009), Cannabis Médical: du Chanvre Indien au THC de Synthèse, MamaEditions

9.

 T. Mikuriya, Gieringer, Rosenthal : Du Cannabis pour se Soigner : Guide Pratique (1998) Edition l'Esprit Frappeur

10.  Dr med. Franjo Grotenhermen Cannabis en Médecine : Un guide pratique des applications médicales du cannabis et du THC, 2009, Editions Indica, traduction de l'ouvrage original Hanf als Medizin, ein praktischer Ratgeber zur Anwendung von Cannabis und Dronabinol, Baden und Munchen. 11.  http://www.cannabis-med.org/english/journal/en_2008_04_1.pdf Cannabinoids and Schizophrenia : Where is the Link?, Cannabinoids 2008;3(4):11-15, Dr K Muller-Vahl (Ecole Médicale de Hanovre MHH), Déc 2008 12.  http://www.furiousseasons.com/documents/potstudy.pdf, Treating Cannabinoids, Cannabinoids 2008;3(2):8-10, Dr Blaas (Autriche)

Depression

with

13.  ADHD and Cannabinoïds http://mcforadhd.free.fr 14.  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19152851 Tillement JP, The ignorance of cannabis toxic effects, why should we fight it?, Ann Pharm Fr. 2009 Jan;67(1):54-5 15.  F. Grotenhermen, Les cannabinoides et le systeme des endocannabinoides, Cannabinoids 2006;1(1):10-15 http://www.cannabis-med.org/french/journal/fr_2006_01_2.pdf 16.  http://ajp.psychiatryonline.org/cgi/content/full/156/3/495 Treatment of Tourette's Syndrome With Delta-9-Tetrahydrocannabinol, Am J Psychiatry 156:495, March 1999, Dr K MÜLLERVAHL, M.D, 17.  Germany: First patients to receive cannabis from the pharmacy, IACM-Bulletin of 15 February 2009 http://www.cannabis-med.org/english/nav/home-bulletin.htm

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18.  (fr) Foire aux questions au sujet de la marihuana à des fins médicales, sur le site de Santé Canada 19.  (en) « More pot, please: Demand booming for Prairie Plant's marijuana », CBC, 23 octobre 2006. 20.  (en) U.S. 9th Circuit Court of Appeals, USA v. CANNABIS, 9816950 21.  (en) United States, Petitioner v. Oakland Canabis Buyer's Cooperative and Jeffrey Jones 22.  (en) « Proliferation of Calif. marijuana clinics prompts DEA crackdown », Associated Press, 10 mars 2007. 23.  (en) California Medical Marijuana Information, Drug Enforcement Administration 24.  (en) Oregon Medical Marijuana Program (OMMP): Statistics 25.  http://www.mlive.com/politics/index.ssf/2008/11/michigan_voters_approve_medica.html 26.  (en) « Inter-Agency Advisory Regarding Claims That Smoked Marijuana Is a Medicine », U.S. Food and Drug Administration, avril 2006. 27.  (en) H-95.952 Medical Marijuana 28.  (fi) Un malade obtient une autorisation spéciale pour utiliser le cannabis médical : article tiré du quotidien finlandais Helsingin Sanomat, 12 décembre 2006 29.  http://cannabis.free.fr/therapie/therapie_tahiti.html 30.  Cannabis Médical: du Chanvre Indien au THC de Synthèse, Michka (2009), MamaEditions 31.  voir le rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national du 4 mai 2006 32.  voir l'article THC 33.  Israel Vallley - Site officiel de la Cambre de Commerce France-Israël, CCFI

Voir aussi Articles connexes •

Cannabinoïde

Chanvre

Wiki Cannabis Thérapeutique

Plante médicinale

Sciences indiennes

Situations Légales en Europe et aux États Unis / IACM

Liens externes •

(fr) IACM : Association Internationale pour le Cannabis Médical - Association scientifique de patients, de médecins et d'experts basée en Allemagne.

(fr) Foire aux questions au sujet de la marihuana à des fins médicales, sur le site de Santé Canada

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(fr) UFCMED Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine

(en) Medical Marijuana Information Center, un site d'information émanant de Cannasat Therapeutics Inc., une entreprise pharmaceutique canadienne spécialisée dans les médicaments à base de cannabinoïdes.

(en) National Organization for the Reform of Marijuana Laws, une organisation américaine à but non lucratif militant pour la légalisation du cannabis.

(en) BEDROCAN, fournisseur hollandais du cannabis médicinal sous l'autorité du Ministère de la Santé des Pays Bas.

(en) BMC, Bureau du Cannabis Medicinal | Ministère de la Santé des Pays Bas.

Vidéos et reportages •

2009 : Le Magazine de la Santé - France 5 - inclus témoignage d'un patient

Reportage "L'Europe et la Drogue", France 3, 14 Fev. 2009

Le Cannabis : Une Plante entre le Bien et le Mal (documentaire PLANETE / La Sept)

Cannabis : Un Défi pour la Science (Documentaire Arte)

Reportage Arte

Centre Compassion de Montreal

Reportage Cannabis Medical 1

Reportage Cannabis Medical 2

ECSN Vidéo (USA)

Lester Grinspoon - Harvard(USA) ».

Fin de l’article. Cannabisme : Consommation chronique de Cannabis; état d'intoxication par le Cannabis (en italique : termes médical, peut être exagéré, signifiant "défoncé"). Cannibalisme: un article de Wikipédia. Voir aussi Anthropophagie dans ce dictionnaire. Le cannibalisme est une pratique qui consiste à consommer un individu de sa propre espèce. L'expression s'applique à la fois aux animaux qui dévorent des membres de leur groupe (cannibalisme animal) et aux hommes qui consomment de la chair humaine (anthropophagie). Étymologie Le cannibalisme, lorsqu'il concerne la consommation de viande humaine par des hommes, est également appelé anthropophagie, du grec anthropos (homme) et phagein (manger). Les deux termes peuvent s'utiliser indifféremment, mais les spécialistes distinguent parfois les deux expressions selon l'origine de la pratique (cannibalisme étant réservé aux peuples « sauvages »), selon ses modalités (le cannibalisme comporterait plus souvent un aspect rituel), ou encore selon la finalité de cette pratique (on emploierait de préférence l'un des termes s'il est question de survie, quand il s'agit de s'approprier les qualités de la victime, ou encore quand l'objectif consiste à effrayer les ennemis, etc.). Le terme cannibale provient du mot caniba ou cariba utilisé par les Taïnos que Christophe Colomb a rencontrés lors de son premier séjour sur Hispaniola. Il désignait alors, selon Colomb, les redoutables populations de l'est de l'île qui combattaient les autres peuples indigènes et mangeaient leurs victimes. En débarquant à la Guadeloupe en novembre 1493, Colomb et son équipage ont découvert des ossements humains qu'ils ont alors attribués aux mêmes peuples

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Cariba, Caniba, devenus Caribales ou Canibales[1]. Le mot caraïbe fut alors employé pour désigner les autochtones des Petites Antilles mais aussi les anthropophages du Nouveau Monde, avant de se répandre en Europe et de prendre la forme cannibale dans le sens de « sauvage » mangeur d'homme. En 1572, Montaigne y consacre une partie du premier livre (I, 31) de ses Essais, et Shakespeare s'en inspire en 1611 pour créer le personnage maléfique de Caliban dans sa comédie La tempête. On distingue l’endocannibalisme, qui consiste à manger les membres de son groupe humain, et l’exocannibalisme, qui consiste à manger des membres d'un autre groupe humain. Sens figuré Le verbe cannibaliser est parfois utilisé dans des sens connexes : en économie (« cannibalisation des ventes » d'un produit par un nouveau produit de la même marque), en mécanique ou en électronique, en particulier dans l'armée, pour signifier que l'on prélève des pièces d'un ou plusieurs appareils (en général hors d'usage) afin de constituer ou réparer un appareil en état de fonctionnement. Dans le langage familier cannibaliser peut signifier s'accaparer le travail, les ressources ou les idées d'autrui. Voir aussi Articles connexes •

Anthropophagie

Cannibalisme animal

Liens externes Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Bibliographie • Cannibales, histoire et bizarreries de l'anthropophagie hier et aujourd'hui, Martin Monestier, le cherche midi, 2000, 264 pages • Zheng Yi Stèles rouges : du totalitarisme au cannibalisme, éd. Bleu de Chine, 1991, ISBN 2910884139. • Ladan Niayesh, Aux frontières de l’humain : figures du cannibalisme dans le théâtre anglais de la Renaissance, Éditions Honoré Champion, 2009. L’article parle aussi succintement du cannibalisme animal, détail ne nous interressant pas ici ! Canobiote : (Marque déposée) Plaquettes fines de bois de chanvre, isolation thermique et acoustique des combles par floconnage (dépôt en couche épaisse à même le sol des combles ou entre les chevrons). Note : Canobiote n’a qu’un « n » contrairement à cannabis qui en contient deux. Canosmose : (Marque déposée) Sciure de bois de chanvre (plus ou moins en copeaux) pour l’absorption de liquides et de gras, autres applications comme litières animales. Note : Canosmose n’a qu’un « n » contrairement à cannabis qui en contient deux. Capitalisme (histoire du) : Lors de mes recherches sur Internet, il m’est arrivé de faire des découvertes inatendues.Le texte qui suit en est une et provient de la page web http://atil.ovh.org/noosphere/capitalisme.php. Le titre « l’ Histoire du capitalisme » est un peu exagéré. Il s’agit seulement d’un résumé en date des principales avancées capitalistes, résumé qui recoupe beaucoup d’affirmations que vous retrouverz dans la Terrible Menace Illuminati. Voici donc un précieux outil qui vous aidera certainement à comprendre beaucoup de choses. Histoire du capitalisme :

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« On s'imagine souvent que le capitalisme est une invention récente. Pourtant une sorte de protocapitalisme existait déjà dans l'antiquité. Cependant, contrairement au capitalisme actuel, il était surtout basé sur la possession d'esclaves et de terres cultivables. Par la suite, il disparaitra lors de la chute de l'empire romain et de l'avènement du christianisme. Et ce n'est que plusieurs siècles plus tard qu'un nouveau système comparable re-émergera petit à petit, à une date cependant moins tardive que ce qu'on pourrait croire. Voici un petit résumé de l'histoire économique de notre civilisation : - 3000 av.JC : A Sumer, dans le sud de la Mésopotamie, le temple rouge d'Uruk sert de banque (pour des grains et semences) et émet déjà des reçus de dépôt. - 2500 - 2000 av.JC : En Mésopotamie, les damgars / tamkarus (marchands) développent la comptabilité. Ils pratiquent le prêt et utilisent déjà des reçus, des lettres de crédit et des billets à ordre (sous forme de tablettes d'argile) pour les remboursements de dettes en argent et en grains. Ces titres étaient transférables (payables "au porteur") ce qui les rapprochaiit de proto-billets de banque. Les marchands connaissent aussi les "comptes à postes superposés", ceux-ci étant les ancêtres des "comptes en partie double", comportant une partie "recette" ("crédit") et une partie "dépense" ("débit"). -1800 av.JC : En Mésopotamie, des proto-banques prêtent à intérêt des semences aux paysans. Ceux-ci payent les intérêts en donnant une partie de l'orge qu'ils ont fait pousser. Le Code d'Hammourabi à Babylone fixe l'intéret à 30% pour les prêts de semences et à 20% pour les prêts d'argent.. Il crée également un système d'assurances : Si un marchand demande un prêt pour effectuer un transport en caravane, il paye au prêteur une somme supplémentaire servant d'assurance contre le vol. Il n'aura ainsi pas à restituer le prêt si la marchandise se fait voler. Ce seront même les autorités de la ville où a eu lieu le vol qui devront payer. En Assyrie il existe aussi des sortes de bons de dépos permettant de retirer à une date précise des lingots de plombs déposés dans un temple servant de banque. - 1700 -1650 av.JC : En Mésopotamie, - 1700 av.JC : Le papyrus BOULAQ 18 montre qu'on utilisait déjà la comptabilité en partie double en Egypte sous la 13ème dynastie. Les paysants égyptiens pouvaient mettre leurs richesses (sous forme de grains) en dépot ...mais cela ne leurs rapportait aucun intéret : Au contraire, une partie du dépot servait à payer les frais de garde. - 1300 - 1000 av.JC : En Chine, des coquillages cauris (PAIs) sont utilisés comme système d'échange. Cette proto-monnaie se répandra ensuite largement dans tout l'océan indien. Par la suite les Chinois fabriqueront aussi des cauris en bronze. - Vers 1000 - 700 av.JC, en Gaule atlantique, ce sont des haches en plomb et en bronze qui servent de proto-monnaie. Et en Grande-Bretagne, ce sont des anneaux en cuivre plaqués d'argent. - 652 - 615 (ou 687 - 675) av.JC : Le roi Ardys de Lydie fait frapper les premières pièces de monnaie rondes.. Son sceau royal sur les pièces certifie que leur valeur correspond bien à celle du métal précieux qui les compose. Les plus anciennes pièces qui nous sont parvenues sont les "créséides" ( > Voir ) de son successeur, le roi Crésus de Lydie (561-546 avJC). Cette invention permet de faire reposer l'économie sur l'échange de monnaies et non plus sur le troc de grains, de lingots métalliques ou d'objets utiles. - 650-550 av.JC : Dans les états chinois de JIN puis de CHOU, on utilise des cauris de bronze appelés

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"monnaies en nez de fourmi" (YI-BI-QIAN) ou "monnaies en face de démon / fantôme".(GUI-LIANQIAN, > Voir ). - 600- 500 av.JC : De véritables banques se forment en Mésopotamie. On trouve ainsi la grande banque de la famille Egibi à Babylone (-600 -500) et celle de la famille Marashu à Nippur (-500 -400). Elles pratiquent le prêt à intérêt d'argent et de grains. (On a même retrouvé le texte de l'hypothèque d'un verger à Babylone, donnée pour garantir un prêt par la banque des Marashu en 430 av.JC). Des "lettres de crédit" étaient déjà employées. - 600 - 400 av.JC : Utilisation de"monnaies-couteaux pointus " (JIANSHU-DAOs, > Voir ) dans les états chinois de YAN ainsi que chez les barbares RONGs et DIs. Des "monnaies-bêches à tête creuse et pieds pointus" (BUBIs, > Voir ) sont également utilisées dans les états chinois de TCHEOU et JIN. - 520 av.JC : A Byzance, on trouve les plus anciennes traces d'activité de change chez les Grecs. - 436 av.JC : Plus ancienne trace d'activité de change chez les Grecs d'Eleusis. A Athènes, les banquiers-changeurs (agents de change) sont appelés "trapézites", ils prennent des fonds en dépôt, prêtent de l'argent et procèdent au change des diverses monnaies existantes. Des "lettres de change" (ordres de paiements écrits) sont déjà utilisées dés le 3ème ou 4ème siècle av.JC. Certains temples peuvent également servir de banques ou on peut y retirer son argent déposé en présentant un "symbolon" / "signa" (sceau). Des découverts peuvent même être accordés. - 400 - 350 av.JC : Utilisation de de "monnaies-bèches à pieds pointus et tête plate" dans l'état chinois de TCHAO et de."monnaies-bèches à pieds en arche et à épaules rondes" dans les états chinois de HAN, WEI, et QIN. ( > Voir ). - 340 av.JC : A Athènes un système d'assurance est déjà utilisé : le "prêt maritime" ("argurion nautikos" / "daneismata nautika"). Un prêteur prête de l'argent, avec un intérêt élevé, pour financer une traversée. Si le débiteur perd la cargaison, il ne remboursera pas le prêt. A Rhodes un système d'assurance mutuelle existe déjà : le "Lex Rhodia de jactu". Les marchands cotisent à une caisse qui servira à rembourser ceux d'entre eux qui perdront leurs marchandises dans un naufrage. Ce système perdurera longtemps. - 350 - 221 av.JC : Utilisation de "monnaies-couteaux non-pointus" (YI-DAOs / MING-DAOs, > Voir ) dans l'état chinois de TSI. Utilisation de "monnaies-bêches à pieds carrés" (FANGZUs, > Voir ) dans les états chinois de HAN, WEI et TCHAO (+ YAN et CHOU). Utilisation de "monnaies-houes" ("BU", > Voir ) , une version allongée des "monnaies-bêches à pieds carrés", dans l'état de CHOU. Utilisation de pièces rondes percées d'un trou rond dans l'état de WEI puis de pièces rondes percées d'un trou carré dans l'état de TSI (et de YAN) ( > Voir );. - 221 av.JC : Aprés avoir unifié la Chine (empire TSIN), son 1er empereur impose l'usage des pièces de monnaie rondes avec un trou carré au milieu : la monnaie QIAN (sapèques, > Voir ). - 140 (ou 119) av.JC : En Chine, Wuti invente l'argent fiduciaire. Il s'agit de pièces dont le cours est conventionnel et non plus basé sur la valeur du métal les composant. Il crée aussi des carrés de tissus dont la valeur équivaut à 40000 pièces de cuivre. Il s'agit la d'un lointain ancêtre du papier-monnaie ... mais cette invention sera ensuite oubliée pour plusieurs siècles. - De l'an 7 av.JC à l'an 9 ap.JC, l'empereur chinois usurpateur Wang-Mang (9 av.JC - 22 ap.JC) impose un retour momentané aux anciennes monnaies-couteaux et "monnaies-houes" ( > voir ). - 318 av.JC / 300 ap.JC : A Rome les banquiers (changeurs et prêteurs) sont appelés "argentaris" puis "nummularis". Ils connaissent les "comptes en partie double" puisqu'on a retrouvé des "codex accepti et expensi" (livres de caisse) divisés en deux parties : une colonne "D" (= Debitum) et une colonne "CR (= CReditum). En Egypte romaine, on utilise déjà des sortes de chèque non endossable. Mais cette invention n'est pas utilisée à Rome. Les assurances (ou prêts) maritimes sont également connues, sous le nom de "pecunia nautica", "trajecticia pecunia " puis "nauticum foenus". Toutes les inventions de ce système proto-capitaliste seront ensuite perdues en Occident à cause des invasions barbares ... mais aussi à cause de l'instauration du christianisme comme religion d'état. Toute richesse gagnée par la spéculation, et non par le travail, était en effet considérée comme un pêché par le

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christianisme. - 325 : Le concile de Nicée condamne le prêt à intérêt. - Au 4ème et 6ème siècle : Le Talmud de Jérusalem et le Talmud de Babylone apportent des modifications dans la vision juive sur l'usure. Le prêt à intérêt se codifie et devient permis au Juifs en se basant sur le chapitre 23-20 du Deutéronome : "Tu peux charger intérêt à un étranger, mais pas un frère israélite". - 789 : L'empereur Charlemagne publie d'Admonitio Generalis qui interdit les prêts à intérêt. C'est la fin des changeurs "Syriens" qui venaient faire des affaires en Occident. Mais comme cette loi ne concerne que les Chrétiens, les Juifs restent donc autorisés à pratiquer le prêt sur gage. Ils resteront donc les seuls usuriers tolérés en Europe pendant plusieurs siècles. Ils deviennent également les seuls marchands qui continuent à commercer avec les Musulmans en Orient (surtout les Juifs Radhanites). - 8 ème siècle : Les Arabes Abassides utilisent déjà des paiements signés : les SAKKs (ancêtres des chèques) et les HAWÂLAs (ancêtres des lettres de change). A la même époque les Chinois utilisent les HEQUANs (billets de crédit / billets au porteur). Ce sont des certificats de dépôts en banque qui peuvent être utilisés comme de la monnaie. Et les Marchands Juifs utilisent des SUFTATAs, ancêtres des lettres de crédits. On ignore si ces inventions sont apparues en premiers chez les Arabes, les Juifs de Bagdad ou les Chinois. - 812 : L''état chinois s'inspire des HEQUANs pour émettre des bons de rachat (appelés FEY-THSIANs, "argent volant") en échange des pièces métalliques en nombre insuffisant. Ce sont, en fait, les premiers vrais billets de banque en papier... mais ils sont émis pour des usages ponctuels et limités dans le temps. - Fin du 9 ème siècle : Les banquiers juifs de Bagdad sont chargés de toutes les affaires financières des autorités musulmanes, permettant ainsi à ces dernières de contourner l'interdit coranique sur les prêts à intérêt. - 969 : Formation du califat Fatimide en Egypte. Les banquiers juifs commencent alors à délaisser Bagdad pour s'installer au Caire. - 1000 environ : En Chine, au Seutchouan, les marchands utilisent des CHIAO-TZUs, sortes de billets à ordre transférables. Ceux-ci servent de billets de banque locaux.à la place des pièces métalliques en nombre insuffisant. - 1023-1024 : En Chine, les billets de banque ZHU-QUANs deviennent le monopole de l'état chinois ( > Voir ). - 1050 : Les Italiens du nord (appelés collectivement "les Lombards") commencent à installer des comptoirs en Orient et en Afrique du nord pour commercer avec les peuples musulmans. Ils y remplacent peu à peu les marchands Juifs Radhanites (Juifs du Rhône ?). Inversement, de nombreux banquiers juifs des pays musulmans viennent s'installer à Cordoue. - 1063 : Des marchands Italiens (de Gênes et Venise) et Anglais créent le "Code d’Amalfi". C'est une caisse où cotisent les marchands et qui sert à les rembourser si jamais ils perdent leur cargaison en mer. -1072 : Invention des "Contrats de Colleganza" à Venise. Par ceux-ci, des prêteurs (bailleurs de fonds sédentaires) avancent le capital à des "facteurs" (exploitants voyageurs) qui transporteront et vendront les marchandises faisant du commerce maritime. Les prêteurs gardant 2/3 (ou 3/4) des profits, le reste allant aux "facteurs". Le même système sera ensuite adopté à Gènes sous le nom de "contrats de Commenda". Ces types de contrats dérivent peut-être des contrats "Qirads" utilisés par les Arabes. - 1080 : Venise obtient des privilèges commerciaux dans l'empire Byzantin. - 1095 - 1099 : Début des croisades. Les Vénitiens en profitent pour étendre leur empire commercial en Méditerranée. Déclin du commerce juif à cause de l'antisémitisme grandissant. - 1129 : Création de l'ordre du temple. Les Templiers formeront un grand réseau de commanderies fonctionnant comme des banques et couvrant l'Europe du sud et les pays conquis par les Croisés. Ils pratiquent des prêts sans intérêt (théoriquement) étant donné qu'ils sont un ordre religieux et que l'usure est interdite par la Bible. Ils pratiquent aussi les virements bancaires.

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- 1130 : Début de l'utilisation de la "monnaie de foire" à Magdebourg. C'est une devise locale, d'une durée limitée (réémise chaque année), utilisable seulement dans les foires commerciales et dont la valeur diminue avec le temps (c'est donc une "monnaie franche / monnaie fondante"). - 1137 : Le comte champenois Thibaud II commence à délivrer des "tractorius" et des "conductis" aux marchands étrangers venant commercer dans ses foires. Ce sont des saufs-conduits leurs garantissant la protection d'une escorte contre les bandits de grands chemins. Cela lui permet d'attirer les marchands Flamand et de doper le commerce champenois. - 1141 : Création d'un lieu réservé au change sur le Grand Pont ("Pont au change") à Paris. - Avant 1150 : Les Lombards de Gènes inventent les "Contrats de change". Ces opérations de change permettent aux marchands d'obtenir des monnaies étrangères pour commercer dans les comptoirs avec les Arabes. C'est un système qui permet aussi aux agents de change de faire des bénéfices en contournant les lois contre l'usure. - 1151 : Les Lombards créent la 1ère banque à Venise. Sous l'influence des Arabes, ils introduisent les "lettres de crédit" ("lettera di pagament" ou "lettres de paiement") puis les "lettres de change" en Europe. Une "lettre de crédit" est un engagement d'un banquier de payer un vendeur, pour le compte de l'acheteur, pendant la durée de validité de la lettre (parfois via une banque intermédiaire "notificatrice"). Une "lettre de change" est un ordre écrit ou un "tireur" (emprunteur) demande à un "tiré" (banque débitrice) de payer le "bénéficiaire" (le porteur du document) à une date indiquée. Une opération de change peut être pratiquée en même temps si l'opération a lieu entre deux pays ou circulent des monnaies différentes. Les Templiers utiliseront un système du même genre : Les pèlerins pourront leurs confier leurs économies contre un bon de dépôt fonctionnant comme une lettre de change (arrivés à destination, ils peuvent échanger leur bon contre de l'argent local). - 1154 : Premiers actes notariés à Gènes. - 1170 : Les Lombards commencent à aller commercer dans les foires de Champagne. Ils répandent ainsi l'usage des "lettres de foire" ("lettres de change" et "billets à ordre"). Un "Billet à ordre" est un document ou le "souscripteur" (débiteur) s'engage à payer son "créancier" (bénéficiaire) à une date déterminée. - 1191 : Les Français prennent Arras. Les banquiers Lombards qui s'y étaient installés préfèrent alors partir à Bruges, dans les Flandres, dont ils feront un grand centre économique. - 1193 : Les Lombards créent la 1ère banque privée moderne à Sienne. - 1179 et 1215 : Les conciles de Latran III et IV rappellent que le prêt à usure est interdit aux Chrétiens... ce qui signifie qu’il est toujours toléré chez les Juifs. - 1198 : Le prêt à intérêt est à nouveau permis au Juifs en France. - 1223 : Le prêt à intérêt est à nouveau interdit aux Juifs en France. - 1227 : Au concile de Trèves, le Pape condamne les dépôts rémunérés chez les banquiers. - 1234 : Par la décrétale "Naviganti vel eunti ad nundinas", le Pape interdit les "contrats de compagnie" ou "prêts à la grosse". Ce sont des assurances couvrant les risques en mer (Elles existaient déjà dans l'antiquité grecque). Un prêteur avance de l'argent à un armateur qui ne le rend (avec un gros intérêt) que si son navire revient indemne. L’Italie, le Portugal et la France créeront alors d'autres systèmes pour remplacer ces contrats d'assurance. - 1241 : Lübeck et Hambourg fondent la "Hanse Teutonique" (ou "Ligue Hanséatique"). C'est une ligue

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de marchands puis de villes libres formant un espace économique commun qui s'étendra sur les rives de la Baltique et de la mer du Nord. Expansion de l'usage des "lettres de change". - Milieu du 12ème siècle : Les Lombards inventent les "comptes à vue" pour l'argent en dépôt dans leurs banques. - 1250 : La "Société des moulins de Bazacle", prés de Toulouse, crée les premiers "UCHAUx". Ce sont des titres échangeables, ancêtres des actions et obligations. - 1252 : Bruges, principal centre commercial flamand, se lie à la Hanse Teutonique. - Vers 1300 : Création des premiers titres d'emprunts d'état par les Lombards en Italie du nord. - 1277, 1291 et 1311: Les banquiers Lombards sont chassés de France. - 1294 : Les Perses de Tabriz essaient d'introduire l'usage des billets de banque en s'inspirant du système chinois ... mais les commercants refusent de les utiliser. - 1298 : Marco Polo décrit l'usage du papier-monnaie qu'il a vu en Chine ... mais personne ne s'y intéresse en Europe. - 1307 - 1312 : Le roi de France fait arréter les Templiers. C'est la fin du réseau banquier de l'ordre du temple. Les Templiers avaient cependant permis de développer l'emploi des lettres de crédit, des lettres de change, des dépôts à vue et des dépôts à terme.. - 1311 : Le concile de Vienne interdit à quiconque d'essayer de démontrer que l'usure n'est pas un pêché. - 1319 - 1331 : Plusieurs essais sont faits en Inde et au Japon pour introduire l'usage du papiermonnaie comme en Chine ... mais sans grands succés. - 1329 (ou 1336 ou 1347) : Apparition des premières vraies polices d'assurances maritimes à Florence. - Vers 1340 : Invention de la "comptabilité en partie double" chez les Lombards de Gènes (c'est plutôt une redécouverte, car elle était déjà connue dans l'antiquité). - 1343 : Fin du pouvoir des financiers Lombards à Londres. - 1348 : Peste noire. Fin du pouvoir des financiers Lombards en Champagne. - 1374, Les Chinois émettent de nouveaux billets appelés "Ta Ming Pao T'ung Hsisng Tch'ao" ("Grands billets précieux de la dynastie Ming") et inconvertibles en pièces métalliques. - 1408 : Première banque publique de dépôt et de virements (la "Casa di San Georgio") à Gènes, pour contrer le discrédit croissant des banques privées. - 1409 : Fondation de la première Bourse de commerce à Bruges (ville flamande faisant partie de la Hanse). C'est un lieu d'échange (à ciel ouvert) pour les marchandises et les titres négociables. - 1424 : Première société d'assurances maritimes à Gènes. - 1438 : En Espagne musulmane, une tentative est faite pour payer les soldats avec du papier-monnaie comme en Chine. - 1440 : Fin des "monnaies de foire" ou "bractéates". - 1441 et 1474 : Amsterdam arrache à la Hanse Teutonique le droit de commercer librement dans la Baltique. Les marchands Hollandais commencent à concurrencer ceux de la Hanse. - 1455 : Lassés par les problèmes d'inflation, les Chinois décident d'abandonner l'usage des billets de banque. - 1460 : Fondation de la Bourse de commerce d'Anvers.

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- 1462 : Création du premier "Monte di pieta" (crédit de pitié) à Pérouse. Cet organisme permet des prêts sur gages à intérêts réduits (ou nuls) pour les pauvres. Le "Monte di pieta" sera faussement traduit par "Mont de piété" en francais. - 1474 : Création des premiers brevets à Venise. - 1492 : Les Juifs sont chassés d'Espagne. Ils iront s'installer plus à l'est où ils développeront le commerce entre Venise et l'Empire Ottoman. - 1494 : A Venise, Luca Paciolo del Borgo codifie la "comptabilité en partie double" dans son livre "Summa di aritmetica, geometrica, proportioni è proportionalita". - 1515 : Le Concile de Latran autorise les taux d'intérêts dans les prêts sur gages des "Monts de piété". - 1509 - 1564 : Le théologien protestant Calvin cesse de considérer le prêt à intérêt comme un pêcher. - 1531 - 1534 : Construction de la première Bourse de commerce permanente, dans un bâtiment fixe, à Anvers. - 1535 : Premiers emprunts publics en France. - 1536 : Début des escomptes (reventes de lettres de changes et de billets à ordre à des banques). - 1540 : Ouverture de la première bourse de commerce française, à Lyon. - 1545 : Dans sa "Lettre sur l’usure", Calvin justifie la légitimité de l’intérêt chez les Protestants. - 1553 : Anvers prend la place de Bruges comme représentant de la Flandre à l'intérieur de la Hanse Teutonique. - 1572 : En France, un édit réglemente le métier des "courratiers" (proto-courtiers). - 1574 : Pendant la révolte des pays-bas contre les Espagnols, la ville de Leyde utilise des pièces en carton comme monnaie. - 1587 : Premiers récipissés de dépôt endossables dans les banques à Venise (billets à ordre correspondant à l'argent en dépôt). - 1592 : Début de la Bourse des valeurs à Anvers. La liste des cotes (cours des valeurs) y est imprimée. - 1602 : La Compagnie néerlandaise des Indes orientales lève des fonds auprès des marchands . C'est la première grande société par actions hollandaise (société anonyme cotée en bourse). - 1609 : Fondation de la Bourse d'échange et de dépôts d'Amsterdam. Les pièces déposées sont échangées contre des certificats de dépôts. Ceux-ci sont des billets aux porteurs qui peuvent être considérés comme des proto-billets de banque temporaires. Les comptes courants permettent aussi des virements directs sur d'autres comptes. Cette banque permet également d'échanger les actions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales A Paris les changeurs sont remplacés par des banquiers. - 1619 : Création de la banque de dépôt de Hambourg. - 1618 - 1648 : "Guerre de 30 ans" qui ruine le commerce de la Hanse Teutonique. En 1630, celle-ci ne réunit plus que Lübeck, Brême et Hambourg. - 1633 : En Angleterre, les certificats de dépôts peuvent servir comme monnaie. C'est un peu l'ancêtre des billets de banque en Europe. - 1637 : Premiers Krash boursier (sur le cours des bulbes de tulipes). Premier "Mont de piété" en France. - 1639 : Les "courratiers" deviennent des "agents de change". - 1656, 1658 ou 1661 : La Riksbank, Banque de change et de dépôt de Stockholm, émet plus de lettres de

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change qu'elle ne possède de pièces métalliques en réserve. Ces "Certificats" / "Banco-sellers" / "papers dalers" ( > Voir ) sont les premiers vrais billets de banque (argent fiduciaire) en Europe. Cette banque est également une banque de prêts qui peut prêter plus d'argent qu'elle ne possède de fonds en réserve. - 1669 : Fin de la Hanse Teutonique. - 1664 - 1699 : En Angleterre, plusieurs lois sont votées qui rendent les lettres de change transférables. - 1680 : Création de la première compagnie d'assurance en Angleterre. - 1685 - 1719 : Dans la colonie de Nouvelle-France (Québec), le manque de pièces en metal pousse les autorités locales à utiliser des cartes à jouer comme monnaies (avec une "promesse de paiement" inscrite au verso, > Voir ). C'est le premier argent papier employé aux Amériques. - 1688 : Début des cotations à Londres. - 1694 : Fondation de la banque centrale d'Angleterre qui sert à préter de l'argent à l'état anglais. Premiers vrais billets de banque anglais ("running cash notes" / "Pounds Sterling"). - 1701 - 1711 : Utilisation des "Billets de Monoye" en France (billets avec intérét). - 1709 : Début de la fabrication de monnaies fiduciaires locales en papier dans les 13 colonies anglaises aux Amériques : Les "colonial scrips" ( > Voir ), non-indexés sur l'or mais gagés sur les terres, et indépendants de la banque d'Angleterre. - 1716 - 1720 : Système de Law en France (Essai d'instauration des 1ers vrais billets de banque en France, > Voir ).... qui se termine en krash boursier en 1721. - 1727 : Premiers billets de banque écossais "Scotland Pounds". - 1724 : Création de la Bourse de Paris. - 1742 (ou 1659 ?) : Premiers chèques en Angleterre. Ce sont des billets à ordre sans intérês qu'on utilise comme des billets de banque. - 1744 : création de la première véritable assurance-vie, en Ecosse, utilisant les calculs de probabilité. - 1745 : Les billets de banque deviennent la monnaie officielle de la Suède. - 1751 et 1763 : L'Angleterre interdit les "colonial scrips" dans ses colonies des Amériques (cela sera l'une des causes de la révolution américaine). - 1762 : Création à Londres de la première compagnie d'assurance sur la vie. - 1774 : Séparation, en France, de la Bourse des marchandises et de la Bourse des valeurs. Début de la criée des cours. - 1776 : Adam Smith écrit la "Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations" et pose les bases d'une théorie du capitalisme libéral. - 1778 : Création de la première Caisse d'épargne, à Hambourg, pour les simples particuliers.. - 1787 : Création de la "Compagnie royale d’assurances sur la vie" en France. Aux USA, il est décidé que c'est l'état qui pourra frapper la monnaie (article 1, section 8, § 5 de la constitution). - 1789 - 1797 : Création des assignats ( > Voir ), en France, permettant d'acheter les biens nationalisés du clergé. Ils seront progressivement utilisés comme de véritables billets de banque. - 1791 : La banque privée "Banque des Etats Unis" (First Bank of the United States) obtient le privilège d’émettre la monnaie des USA pendant 20 ans. - 1792 : Création du Dollar et de la bourse de New York.

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- 1797 : La Banque d'Angleterre décide de suspendre les paiements en espèces, par manque de réserves. C'est la première panique bancaire. - 1800 : Fondation de la Banque centrale de France. - 1801 : Fondation de la Bourse de Londres, qui détronera celle d'Amsterdam.. - 1816 : Sus la pression anglaise, les privilèges de la "Banque des Etats-Unis" sont reconduits (Second Bank of the United States). - 1818 : Création de la "Caisse d’Epargne et de prévoyance" à Paris. - 1819 : Grande crise financière aux USA. - 1821 : Instauration de l'étalon-or en Angleterre (les pièces sont convertibles en or). - 1826 : Création des "mandats blancs" en France. Ce sont des précurseurs des chèques. - 1830 : La "Banque des Etats Unis" est dissoute par le président Andrew Jackson. - 1844 : Instauration de l'étalon-or strict en Angleterre (les billets sont convertibles en or). - 1848 : La Banque centrale de France absorbe les autres banques départementales d'émission. Les billets de banque deviennent obligatoires pour les paiements (cours légal) sans être remboursables en or (cours forcés). Création de la "Chicago Board of Trade", première bourse de commerce, pour la gestion des "contrats à terme". -1862 : Création des "green backs" ( > Voir ) par le gouvernement des USA, billets de banque non indexés sur des richesses et indépendants des banques privées et de la banque de Londre. - 1865 : Apparition des vrais chèques en France. Aprés l'assassinat de Lincoln, les USA abandonnent les "green backs" nationaux. Le pouvoir de créer de la monnaie est transféré à nouveau à des banques privées. - 1871 : Instauration d'un étalon-or strict en Allemagne. - 1873 : Krash boursier à Vienne qui s'étend dans toute l'Europe et aux USA, provoquant la "grande Dépression" de 1873 à 1896. - 1873 : Les USA imposent l'abandon de l'argent au profit de l'or seul comme étalon de valeur. Instauration d'un étalon-or strict en Belgique, Italie, Suisse, France et USA. - 1880 : Création du premier système public d'assurance-retraite en Allemagne. - 1881 : Création des mandats postaux en Angleterre. - 1913 : Les USA fondent une nouvelle banque centrale, la "Federal Reserve Bank" (FED). - 1922 : Aux accords de Gênes, seuls la Livre et le Dollar restent réellement convertibles en or. - 1926 : Il est désormais permis d'acheter des actions à crédit à Wall Street. - 1929 - 1933 : Le crash boursier de New-York en 1929 s'étend au monde entier et déclanche la crise de 29-33, qui sape l'équilibre de l'étalon-or. Plusieurs villes dans le monde font des essais de monnaies franches locales ("monnaies fondantes" perdant de leur valeur au cours du temps) afin de relancer la consommation. - 1944 - 1946 : Les accords de Bretton Woods instaurent l'étalon Dollar. Le Dollar restant lui-même la seule monnaie indexée sur l'or. Création du Fond Monétaire International. - 1951 : Premières cartes bancaires de paiement, en carton. - 1957 : Premières cartes bancaires de paiement en plastique.

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- 1963 : Aux USA, l’Executive Order n° 11110 rend à l'état le pouvoir de créer la monnaie ("kennedy greenbacks", > Voir )... mais son application sera suspendue aprés l'assassinat du Président Kennedy la même année. - 1971 : Les USA décident que le Dollar cesse d'être convertible en or, ce qui met fin aux accords de Bretton Woods. Premières cartes bancaires à pistes magnétiques. - 1972 : Création à Chicago de l"'International Monetary Market", filiale du "Chicago Mercantile Exchange", pour gérer les contrats à terme sur devises étrangères (produits dérivés sur devises). 1973 : Premier choc pétrolier, début de la "Crise du pétrole". En france, il n'est plus permis à l'état d'emprunter à la Banque centrale (sans intéret). C'est à dire que l'état ne peut plus battre sa propre monnaie mais qu'il doit emprunter celle-ci aux banques privées (donc avec intéret). Fondation de la bourse "Chicago Board Options Exchange" pour gèrer les contrats d’options sur actions (produits dérivés sur actions). - 1974 : Invention de la carte à puce.

- 1976 : Les accords de la Jamaïque (ou de Kingston) officialisent le fait que la monnaie ne peut plus être étalonnée sur un poids de métal précieux. Invention d'un système d’échange appelé "Community Exchange" (échange communautaire) dans la ville de Vancouver, au Canada, où la mesure des échanges est fondée sur le temps de travail et non sur l'argent. - 1979 : 2ème choc pétrolier. - 1982 : Le "Kansas City Board of Trade" crée les premiers contrats à terme sur indice boursier en Février, suivi en avril par l’"Index and Options Market", compartiment du "Chicago Mercantile Exchange". En Octobre, ouverture à Chicago d'un marché à terme des options négociables. Le marché des produits dérivés (produits à terme) devient ainsi officiel. - 1983: La "Community Exchange" débouche sur le premier LETS (Local Exchange Trading System) dans l'ile de Vancouver au Canada : Le "Green Dollar"(qui n'est plus basé sur une unité de temps mais fonctionne comme une monnaie locale virtuelle pour le troc). - 1985 : Premier LETS en Grande Bretagne. - 1987 : Création des "Time Dollars" aux USA (billets permettant d'acheter du temps de travail). Création du "Marché des Options Négociables de Paris" en France pour gérer les produits dérivés. -1988 : Création de la première "Banca del Tempo" (Banque du temps) en Italie, pour favoriser le libre échange des temps de travail. - 1992 : Le Traité de Maastricht étend à toute l'Europe l'interdiction pour les pays d'emprunter sans intéret à leurs banques centrales. Seuls les emprunts avec intérets aux banques privées sont autorisés. - 1994 : Création du premier LETS (Local Exchange Trading System) / SEL (Système d'Echange Local) en France - 1998 : Fondation de la Banque centrale européenne. - 2000 : Eclatement de la "Bulle financière Intermet". - 2008 : Scandale des "subprimes". Crise économique ». Fin de l’article.

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Capitule : Inflorescence formée de deux petites fleurs, serrées les unes contre les autres, et insérées sur un pédoncule élargie en plateau. Carpelle : Chacune des pièces florales dont l'ensemble soudé forme le pistil des fleurs. Cathine : Principe actif du Kat (Catha Edulis). Synonymes : Norpseudoéphérine; Phénylpropanolamine; Thé abyssin; Thé arabe. Alcaloïde se trouvant à l'état naturel dans les feuilles de l'arbuste Catha Edulis, la Cathine est un des deux agents responsables des effets psychotropes dus à l'absorption des feuilles fraîches de cette plante. La Cathine s'apparente aux amphétamines tant par sa structure chimique que par son action. Formule : C9H13NO Structure :

Céphalotrope : Qui modifie le fonctionnement physiologique du cerveau. Qui perturbe l'échange chimique et l'équilibre des neurotransmetteurs. Toute substance psychotrope est donc céphalotrope. Cercle de l’Oratoire : Cité dans l’article de Pierre-Abdré Taguieff de ce dictionnaire, voici ce qu’en dit Wikipédia dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_l%27Oratoire. Le Cercle de l'Oratoire est un cercle de réflexion français créé peu après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, à New-York. Ce cercle de pensée, qualifié de néoconservateur[1], dispose, depuis 2006, d'une revue intitulée Le Meilleur des Mondes, fondée initialement pour défendre le bien-fondé de la guerre en Irak[2] et s'opposer à la montée de l'antiaméricanisme en France. Le cercle se réunit dans une salle du Temple protestant de l'Oratoire du Louvre dont il tire son nom. Programme et objectifs Le cercle, créé suite aux attentats du 11 septembre 2001 et aux réactions antiaméricaines qui l'ont suivie, se donne pour but de défendre, dans l'opinion, certains éléments de la politique des États-Unis, de lutter contre l'antiaméricanisme et contre ce qu'ils nomment l'islamisme radical et qui serait selon eux le nouveau totalitarisme. Ainsi Michel Taubman déclare : « Les Américains ne sont pas nos ennemis. On peut les critiquer, mais on ne doit pas faire n’importe quoi avec eux. Moi, je m’inquiéterais de vivre dans un monde où l’Amérique serait affaiblie. (…) Notre point commun à l’Oratoire, c’est l’antitotalitarisme. (…) Notre point commun avec les néo-conservateurs, c’est d’avoir le même ennemi : l’islamisme radical. » Les membres Ils sont réunis autour du journaliste Michel Taubmann qui dirige le service Info d'Arte-Paris, et qui dirige également une émission intitulée « Ouvertures » sur la chaîne TFJ et de son épouse Florence (pasteur du Temple de l'oratoire du Louvre et vice-présidente de l’Amitié judéo-chrétienne). Le cercle est composé d'un groupe d'intellectuels dont font partie les essayistes André Glucksmann et Pascal Bruckner, des réalisateurs comme Romain Goupil, Jacques Tarnero et Raphaël Glucksmann et des historiens comme Stéphane Courtois, Max Lagarrigue et Ilios Yannakakis. Le cercle comprend aussi les écrivains Olivier Rolin et Marc Weitzmann, les journalistes Cécilia Gabizon (spécialiste des question de l'islam au Figaro), Élisabeth Schemla (fondatrice du site Proche-orient.info), Antoine Vitkine (journaliste et réalisateur pour Arte), Jean-Luc Mouton (directeur de l'hebdomadaire protestant Réforme), Claire Brière-Blanchet ou l'avocat Michel Laval.

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Et des chercheurs comme Thérèse Delpech (directrice des affaires stratégiques au Commissariat à l'énergie atomique), Antoine Basbous (directeur de l'Observatoire des pays arabes), Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS), Bruno Tertrais (chercheur au CERI et ancien directeur de la commission des affaires civiles à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN), Frédéric Encel (géopoliticien, spécialiste du Proche-Orient). Il rassemble également des dirigeants d'associations tels Mohammed Abdi (secrétaire général de Ni Putes Ni Soumises), Violaine de Marsangy (journaliste free-lance et ancienne responsable logistique pour Action contre la faim en Corée du Nord et en Indonésie) et Jacky Mamou (ex-président de Médecins du monde). Des hommes politiques, en particulier Bernard Kouchner, sont régulièrement invités à débattre.[3] Le Cerle de l'Oratoire s'inscrit dans le courant atlantiste, il est qualifié de néoconservateur par Jean Birnbaum [4]. Notes et références 1.

 Jean Birnbaum, « "Le Meilleur des mondes", une voix pour l'Amérique », Le Monde, 24 mars 2006

2.

 Libération, éditorial du 5 mai 2008, "Le Meilleur des mondes fait son mea culpa sur l’Irak".disponible ici

3.

 Libération, mardi 9 mai 2006, Éric Aeschimann, « Les meilleurs amis de l’Amérique ».

4.

 Jean Birnbaum, « Le Meilleur des mondes, une voix pour l'Amérique », Le Monde, 24 mars 2006

Voir aussi Lien interne •

partie 1-Une analyse intéressante des objectifs du cercle

partie 2-Une analyse intéressante des objectifs du cercle

Le Meilleur des mondes (revue)

Fin de l’article. Le fait qu’ils nomment leur revue interne « Le meilleur des mondes » est perçu par la gente complotiste, d’une part comme un clin d’oeuil à ce que la Théorie du Complot dénonce, d’autre part témoignent qu’ils se » foutent carrément de leur gueule » ! En effet, « Le meilleur des mondes », comme « 1984 », sont deux romans anticipitatifs de ce que devrait être et devrait mettre en place, le futur Nouvel Ordre Mondial. Autre chose, « le cercle », accusé d’avoir retiré son soutien aux néocons américains, s’en défend aujourd’hui, précisant que – si je calme mon fou-rire, j’arriverai à la taper - : « … Mais nous l’avons fait au nom des valeurs qui sont les nôtres : les droits de l’homme, la démocratie, l’universalisme, le droit d’ingérence … » (page : http://jcdurbant.wordpress.com/2008/05/17/irak-les-derniers-strateges-de-salon-tournent-casaque-if-you-cant-standthe-heat-get-out-of-the-kitchen/ EDITO LE MEILLEUR DES MONDES N°7 printemps 2008 ? Si le principe d’ingérence humanitaire se discute encore, celui d’ingérance militaire me fait dresser les cheveux sur la tête ! A méditer aussi ! Chamanisme : Point très intéressant à développer ici, bien se soit quelque chose d’assez complexe à définir. Le chamanisme regroupe plusieurs aspect ou plans qui s’interconnectent tout en demandant l’étude de plusieurs sujets différents pour les expliquer. Un « gars » qui dance en poussant des cris, recouvert de plumes et parfois même de peintures, agitant des objets, souvent des plumeaux et des clochettes, sous extase et/ou transe provoquée par des psychotropes, qui parle aux esprits pour soigner un patient ou connaitre son avenir , qui utilise de la fumée pour soigner, ne peut être perçu que comme un charlatan par nos sociétés occidentales.

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Pourtant, nombre de scientifiques s’intéresse de plus en plus aux chamans car ils se sont rendu comptes qu’ils possédaient un savoir incommensurable sur les propriétés médicamenteuses de leur faune et de leur flore. Et comme il y a de moins en moins de shamans et que les forêts sont en danger de destruction, nos scientifiques pensent qu’il y a urgence de recenser ce savoir. Cet intérêt pressé nous prouve que les shamans ne seraient alors pas tant des escrocs que cela ! Un chaman, ou pratiquant du chamanisme, est à la fois un sorcier, un magicien, un médecin spécialiste de plusieurs secteurs médicaux, un pharmacien, un médium, un écologiste, un psychologue, un sociologue, un détenteur de la tradition ancienne, un chercheur en biologie et pharmacologie ... Le chamanisme existe car la plupart des habitants de notre planète croient au concept du surnaturel. Il y a donc une forte demande : il est question de tenter de résoudre tout ce que l’humain moyen ne comprend pas, subit comme un mal incurable, place sur un plan occulte et surnaturel. Mais ici, pas question de notes, rapports, livres publiés, conférence, ordinateurs ... ce savoir est empirique au sens large du terme. Il est sensé être inné ou acquis par la tradition orale (de père en fils, de maître à disciple). La science moderne occidentale a tendance à rire des cotés “spiritisme”, surnaturel et magique du chamanisme; mais elle prend très au sérieux la connaissance empirique des plantes comme médications détenu par les chamans. Les impasses médicales du cancer, du S.I.D.A., des maladies plus ou moins génétiques, mais aussi des pathologies nouvelles liées à notre mode de vie moderne ont rendus nos chercheurs plus humbles. C’est ainsi que plusieurs équipes scientifiques pluridisciplinaires (botanistes, spécialistes en biomoléculaire, pharmacologie, chimie, ...) étudient de part le monde ce savoir chamaniste. Une course contre la montre est engagée, car d’une, le nombre de chamans et leur influence diminue d’année en année (effet de la mondialisation et de la médecine moderne). De deux, des faits de la pollution, de l’industrialisation et des déforestations, ces atteintes entament impitoyablement notre capital biomoléculaire terrestre. Le Chamanisme est réparti sur toute la planète. On le retrouve de la Chine à L’Oural, mais aussi jusqu’au Tibet, en Amérique (nord, sud et centre). Toute la zone arctique du globe est chamaniste. On en retrouve aussi des “versions” dans le Pacifique, en Afrique ainsi qu’en Australie. Comment “regrouper” sous ce terme tout un tas de pratiques qui semblent parfois différentes dans leurs application médicinales, invocatrices (pas le même pays, donc pas les mêmes plantes comme remèdes, pas la même langue ni les mêmes coutumes, ... etc.). Pour tenter de résoudre ce point, étudions ce qui suit. Tout d’abord, le chamanisme est la plus veille religion du monde. Cette croyance descend en ligne directe de la tradition préhistorique (antérieur à 25 000 ans) et n’a pas vraiment changé depuis. C’est d’ailleurs le coté religieux qui permet d’en regrouper toutes les tendances car on en distingue certains points communs toujours présents dans la philosophie de base : - Croyance dans un principe créateur et supérieur universel. - Croyance dans la nature comme création de ce principe supérieur. L’homme fait parti de cet équilibre, il y a sa place mais ne doit pas nuire au cycle naturel sans risque de répercussion graves (ou de colère) de la nature ou des esprits. - Croyance dans le principe des esprits : on en distingue deux sortes, celle des ancêtres et celle des forces spirituelles non humaine (esprits du bien ou du mal). - Croyance dans la magie comme support physique ou spirituel pour agir sur les esprits, ou communiquer avec eux. Croyance dans la magie comme unique remède à la magie. - Connaissance de la nature et des remèdes naturels. - Pratique de la transe et de la médiumnité, mais aussi usage de substances biologiques (connaissance des drogues) capables d’agir sur de simples gens (médication) ou de permettre à ces derniers de communiquer avec les esprits (transe individuelle ou collective). Tout cela précisé, il faut rajouter l’importance de la fumée (tabac, mais aussi d’autres plantes) comme support de communication spirituelle, magique ou de médication. La fumée n’est pas indispensable pour caractériser le chamanisme, mais elle est souvent présente. Outre son statut de médico-religieux, le chaman est l’acteur social indispensable présent aux fêtes mais aussi dans les activités rituelles. Reconnu comme sage et puissant, il est de bon conseille, parfois psychologue, parfois juge, parfois chef de village pour les grandes décisions. Le shamanisme descend en ligne directe de la grande religion du néolitique. Il n’a guère évolué depuis. L’étude de ces pratiques est une fenêtre ouverte sur les coutûmes de cette époque dont seul quelques « graphitis rupestres » nous

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lâchent quelques brides d’informations. En Europe, les shamans ont, depuis l’antiquité, subis de nombreuses répressions. Ils furent assimilés au paganisme par l’Eglise Romaine et, plus proche de nous, le pouvoir communiste russe à failli les faire disparaître à tout jamais dans ce coin du monde. Actuellement, le shamanisme est en phase de reconstruction et d’expension. Mais on estime que le mal est fait et qu’une bonne partie du savoir shamanique a disparu à tout jamais avec leurs détendeurs. Vous trouverez un bon article de Wikipédia sur le shamanisme à l’adresse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chamanisme. Champignons hallucinogènes : (Anglais : Hallucinogenic mushrooms) Appellation donnée à diverses espèces de champignons dont la consommation entraîne des effets de type psychédélique. Ordre des agaricales : genres psilocybe, conocybe, stropharia, panaeolus et anamita. Ordre des lycoperdales : genre lycoperdon. En fait, il y a plein d’autres champignons hallucinogènes, comme il existe beaucoup de plantes qui le sont tout autant et mêmes quelques animaux. Nous parlons ici que des plus connues et revendues sous le manteau. Chanvre : Voir « Histoire du Chanvre » dans ce dictionnaire. Chanvre de Manille : fibres tirées d’une sorte de bananier, l’Abaca, sans relation botanique avec le Chanvre. Importé des Philippines et meilleur marché que le Chanvre, il remplaça ce dernier qui faisait défaut sur le marché américain pendant la Seconde Guerre Mondiale (répression oblige) jusqu’en 1943, date à laquelle les Etats-Unis relancèrent leur culture Chanvrière, temporairement, jusqu’à la victoire. N’a ni la finesse, ni la résistance du chanvre. Le Sisal et le chanvre de Manille sont les deux succédanés de chanvre développés pour pallier à la rareté de cette plante et de ses sous-produits due à la prohibition des drogues d’une part, mais aussi des effets de la guerre et de la perte de zones géographiques asiatiques (au profit du Japon) ou poussaient ces cultures. Chanvrier : Cultivateur de Cannabis traditionnel (légal), par opposition à cannabiculteur désignant plutôt un cultivateur de chanvre à THC. Mais cette différentiation est surtout le fait de la prohibition généralisée : en Suisse, les cannabiculteurs profitant d’une quasi dépénalisation sont aussi appelés chanvrier. N’est chanvrier(ière) que celle ou celui qui en fait son métier ! Les petits producteurs clandestins (de chanvre à fumer) ne peuvent donc pas se glorifier d’un tel titre ! Idem pour les employés agricoles de ce secteur, leur appellation serait plutôt béaliers et béalières, ayant pour origine le mot béal, genre de petits ruisseaux spécifiques dont on variait le niveau et qui alimentaient, jadis, les champs de chanvre. Chaulage : Action de chauler. Chauler : Action de rajouter de la Chaux dans une substance (ou un liquide, ou de la terre, ...) acide, dans le but de la (le) neutraliser. Chasser le dragon : (ou chasse au dragon) Façon particulière d’utiliser l’héroïne : elle est fumée pure (sans tabac) dans une feuille d’aluminium enroulée en cône que l’on chauffe au briquet. La fumée produite est aspirée comme l’est celle d’une cigarette. L’héroïne passe par les poumons, l’effet est “atypique” et assez fulgurant. Cette “technique” est parfois utilisée avec d’autres produits que l’héroïne (exemple : Rohypnol) mais conserve alors le même nom pour la désigner. Par pyrolise, la décomposition de l’héroïne, mais hélas aussi des produits de coupes qui la constituent toujours, peuvent former des molécules très toxiques pour l’organisme d’une part, et les muqueuses exposées aux fumées d’une autre. Selon la qualité de l’héroïne, la capacité respiratoire et le degrès d’acoutumance du sujet, il y a risque d’overdose important. La technique pourrait même former des sortes de microparticules de verre qui, non filtrées et projetées dans les muqueuses des poumons, provoqueraient à terme les mêmes effets que l’amiante. Terriblement dangereux et destructeur ! Chemtrails : Voici le point de vue de Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chemtrail ) sur la question des chemtrails :

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Certains voient des Chemtrails dans ces trainées de condensation au-dessus de Londres

Selon une théorie, un chemtrail [kemtrel] est une trainée blanche dans le ciel ressemblant à une trainée de condensation. Contrairement à cette dernière, elle serait constituée de produits chimiques, encore appelés aérosols, et non de vapeur d'eau laissée par les réacteurs des avions. Le nom lui-même est un néologisme construit par la contraction de l'anglais chemical trail, soit « trainée de produits chimiques », sur le modèle de et par opposition avec contrail - contraction de condensation trail. Cette théorie est communément reprise par les tenants de la théorie du complot. Problématique Selon les tenants de cette théorie, le phénomène des chemtrails serait apparu en 1996 date à laquelle les observations de trainées d'avions « anormalement persistantes » auraient commencé à se généraliser [1]. D'après eux, elles auraient des caractéristiques distinctes dont le fait qu'elles disparaitraient beaucoup plus lentement et ne se formeraient pas toujours à la « bonne » altitude pour être des trainées de condensation. Toujours d'après eux, les trainées d'avions seraient davantage persistantes depuis une quinzaine d'années, alors même que la persistance de simples trainées de condensation est un phénomène plutôt occasionnel [2]. L'aspect du ciel aurait donc radicalement changé depuis leur présence [3] . Si bien que selon les défenseurs de la théorie, certains scientifiques amalgameraient trainées chimiques et trainées de condensation [réf. nécessaire]. Néanmoins, cette théorie n'a jamais trouvé aucune crédibilité dans la communauté scientifique, faute de preuves objectives. De plus, les organismes des gouvernements et les scientifiques ont à maintes reprises nié l'existence des chemtrails [4]. Pourtant, les convaincus de l’existence, à grande échelle, des chemtrails s’opposent aux prêcheurs de la seule existence des contrails [5]. Divers objectifs présumés sont associés aux chemtrails (voir ci-dessous), tous basés sur une hypothèse de départ qui est le fait que les chemtrails seraient constitués de produits chimiques inconnus déversés en haute altitude. Parmi ceux-ci, on trouve la modification du climat (à des fins militaires, économiques, ou pour lutter contre le réchauffement planétaire), le contrôle de la population, un moyen de communication ou de brouillage des communications pour l'armée, une arme biologique ou des intentions occultes[réf. nécessaire]. Les partisans de cette théorie affirment également que les chemtrails peuvent causer des problèmes respiratoires ainsi que d'autres problèmes de santé[6]. En 2001, aux États-Unis, le terme chemtrails se retrouvait dans un projet de loi nommé le Space Preservation Act, mentionné en tant qu'arme exotique. Ce projet présenté à l'origine devant le Congrès par le politicien Dennis Kucinich [7] fut rejeté, si bien que les références aux chemtrails furent supprimées dans les versions suivantes. Interviewé en janvier 2002 par Bob Fitrakis du journal Columbus Alive, Bob demanda à Kucinich, pourquoi voulait-il introduire le terme chemtrails dans un projet de loi alors que le gouvernement US a sans cesse nié leur existence, Kucinich lui répondit : « la vérité est qu'il y a un programme entier, au Département de la Défense, nommé Vision pour 2020, qui développe ces armes » [3]. Lors d´une audience publique à Santa Cruz (Californie), en juin 2003, Kucinich confirmait de nouveau l'existence et l´emploi effectif de l'arme climatique : « Chemtrails are real ! »[8] affirmait-il.[9]

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La théorie des chemtrails est reprise dans les théories du complot. Arguments des partisans

Plusieurs chemtrails décrits par les partisans, source : NASA (en Virginie, USA, 26/01/2001)

Rôle des chemtrails Au sein des partisans de la théorie des chemtrails, plusieurs hypothèses ont été émises concernant le rôle de ces trainées, si bien qu'aucun consensus n'existe parmi eux à ce sujet. Néanmoins, selon certains les épandages poursuivraient simultanément plusieurs de ces objectifs [3]. Un des objectifs principaux concernerait le contrôle du climat à des fins militaires, généralement avec des effets néfastes pour la population et l'écosystème, notamment par l'utilisation conjointe du système HAARP[10],[11]. Des expériences préliminaires auraient été menées en ce sens dans certains états aux USA dans les années 1990, et lors de la Guerre du Golfe[réf. nécessaire]. Le contrôle du climat serait, à cet effet, un des objectifs de recherche militaire de l'US Air Force depuis de nombreuses années, cf. le rapport : « Le climat comme un multiplicateur de force: posséder le temps en 2025 ». [réf. nécessaire] Parmi les objectifs, on retrouverait ainsi [3] : • Des objectifs économiques : le contrôle du climat permettrait de contrôler en partie l'économie d'une nation, au niveau social ou agricole, par exemple, en sabotant de façon silencieuse les récoltes d'un pays par l'augmentation des précipitations, des orages, des tornades, ou de canicules. (cf. HAARP). • Le contrôle du climat en temps de guerre, conjointement avec HAARP : brouillage des communications, génération de perturbations atmosphériques. • Le contrôle de la population : au sens manipulation mentale et/ou contrôle démographique. Dans ce dernier cas, l'épandage de chemtrails pourraient être un moyen global plutôt discret pour affaiblir les défenses immunitaires[12], et épandre virus et bactéries. Concernant la modification du climat à l'échelle mondiale, les techniques utilisées seraient celles qu'a inventé une science de contrôle climatique dénommée la Géo-ingénierie, qui fit son apparition dès les années 1950 et qui, selon les partisans, serait appliquée à l'échelle mondiale depuis presque deux décennies. Cette dernière consiste à larguer des particules réfléchissantes dans l'atmosphère via des moyens aériens (ballons, avions ou fusées)[réf. nécessaire]. Selon les partisans, les chemtrails seraient d'ailleurs en partie à l'origine de l'assombrissement global. En terme de modification climatique, les chemtrails poursuivraient ici deux objectifs contradictoires: • La lutte contre le réchauffement climatique : pour certains partisans, les chemtrails seraient un moyen de créer une sorte de bouclier chimique qui filtrerait une partie des rayons du soleil et permettrait ainsi de diminuer l'indice UV. Néanmoins, d'après d'autres partisans [12], cette raison officieuse serait désinformation. Par exemple, l’interdiction de vol de trois jours qui a suivi les attentats du 11 septembre aux États-Unis qui s'est traduite par un écart de température moyenne par rapport aux prévisions météo. Ceci aurait confirmé que les chemtrails refroidissaient localement et provisoirement le climat [13]. • La création d'un effet de serre artificiel : en revanche, pour d'autres partisans, les chemtrails contribueraient au contraire à favoriser le réchauffement climatique, car les

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nuages artificiels provoqués par les épandages de nuit, majoritaires, bloqueraient les radiations infra-rouge dans l'atmosphère[14][réf. nécessaire]. Commanditaires Selon les partisans de la théorie, les commanditaires de ces épandages ne sont pas clairement identifiés. Les chemtrails prendraient place dans le cadre d'un programme d'aérosol global, dans lequel les nations n'auraient pas leur mot à dire[réf. nécessaire]. Les élites pourraient être de la partie. Les rares personnes s'étant exprimé sur le sujet comme le ministre italien Antonio Di Pietro parlent d'organisations militaires comme l'OTAN qui exécuteraient les opérations. Moyens de dispersion Les épandages seraient réalisés par les avions militaires de l'OTAN[réf. nécessaire], mais pourraient également être réalisés par des avions civils[15], au moyen d'un dispositif permettant le mélange des produits chimiques au kérosène, et ainsi le déversement en plein vol sans tuyères additionnelles sur l'appareil. Ces calculs [16],[17] avancent que la solution serait économiquement et logistiquement viable, et passerait par l'utilisation de l'infrastructure et des équipements militaires de l'OTAN (dont américains et russes) disséminés sur l'ensemble de la planète. Les commanditaires bénéficieraient ainsi d'une efficacité éprouvée maintes fois, d'une logistique sans faille et entourée du secret défense. Cela ne nécessiterait pas des centaines de milliers d'employés. Les brevets concernant des méthodes d'épandages d'aérosols contenant des métaux lourds, et matières organiques (virus, bactéries) seraient légion [18]. Ainsi une référence souvent citée parmi les partisans des chemtrails est le brevet Welsbach [19] qui présente une méthode pour réduire l'effet de serre par le biais d'épandages à grande échelle de particules dans l'atmosphère. Observations

Différents chemtrails (selon les partisans) au petit matin dont certains évoluant en nuage d’altitude (Lille, 5/10/2007)

Selon les partisans de la théorie des chemtrails, il est difficile de déchiffrer une règle stricte et routinière des épandages. Néanmoins, selon eux, une observation quotidienne et répétée du ciel que tout un chacun peut faire par temps dégagé, permet de conclure justement que les trainées observées ne peuvent uniquement provenir d'un trafic aérien « normal » régulier utilisant des couloirs statiques. Ainsi, selon eux, il est possible de constater les faits suivants qui indiqueraient qu'il puisse s'agir d'épandage : • Les chemtrails peuvent être répandus aussi bien de jour comme de nuit. Beaucoup d'entre eux se feraient d'ailleurs la nuit (bien visibles à la lumière de la lune)[14] ou au petit matin. Ceci alors qu'il est argumenté que de simples trainées de condensation ne se forment que très rarement la nuit [réf. nécessaire]. Certains jours, les chemtrails seraient clairement répandus « en face le soleil » (i.e. par rapport à un point donné au sol), alors que dans la direction opposée, le ciel en serait dépourvu; ceci étant particulièrement flagrant quand le ciel est vide de nuage au départ. • Beaucoup de chemtrails seraient reconnaissables au fait qu'ils disparaitraient beaucoup plus lentement que les trainées de condensation d'avions, resteraient plusieurs heures en forme de trainées en s'étendant progressivement pendant un long moment, pour enfin former un voile artificiel; durant ce temps, il est possible d'observer des volutes aux formes « inhabituelles » et très diverses. Il en résulte un ciel brumeux et blanchâtre, voire éblouissant. Ceci alors que les conditions d'apparition de trainées de condensation ne

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seraient pas remplies la plupart du temps, contredisant ainsi la théorie selon laquelle les avions ne produisent des trainées de condensation que quand la température est très faible et le taux d'humidité très élevé [20]. Dans certains cas, il serait également possible d'observer la formation d'une couche nuageuse en dessous ce voile [1]. • Les chemtrails seraient épandus à haute et basse altitude. En particulier, certains avions dispersant les chemtrails ne suivraient pas toujours les couloirs aériens civils, voleraient assez bas avec une altitude inférieure à 4 000 m / 12 000 pieds[21], altitude très peu favorable à la formation de trainées de condensation, dont la probabilité d'apparition augmente à partir de 32 000 pieds (8 000 m)[22],[23]. Les avions voleraient plus lentement, seraient plutôt silencieux, bien visibles à l'œil nu et auraient des directions « atypiques » par rapport à des avions de ligne normaux. Ces avions seraient banalisés, par exemple : blancs sans aucun marquage visible, rendant leur identification délicate. Les avions seraient la plupart du temps des ATR survolant l'espace militaire. • Il aurait été remarqué que les chemtrails sont souvent dispersés suivant des motifs de lignes parallèles, croix ou quadrillages[24]; en un lieu donné, ces derniers ne seraient d'ailleurs pas toujours tournés dans le même sens, et ne pourraient ainsi être confondus avec des couloirs aériens. Notamment, il arriverait fréquemment que n avions venant de n directions différentes, se croisent à quelques secondes d'intervalle seulement. • Il serait régulièrement possible d'observer le point de commencement et de fin de l'épandage, voire des avions commençant et arrêtant un épandage [25]. • Le jour suivant un épandage, il serait possible d'observer ses retombées sous la forme de nuages grisâtres bas, s'effilochant, sans réelle consistance, restant dans certains cas, sous la forme de lignes parallèles, croix, etc. Ceci est particulièrement visible lors de journées sans vents. • Les chemtrails seraient dispersés aussi bien au-dessus des villes, quelle que soit leur taille, des campagnes, des montagnes, ou au large (visible sur photos satellite), et se feraient souvent région par région. Si bien que certains jours, il serait possible d'observer clairement sur les photos satellite, des régions entièrement couvertes de trainées, alors que d'autres frontalières restent immaculées [26]. Selon Franz Weber, écologiste suisse : « Les avions paraissent souvent par groupes de 3 à 5, ou en vol parallèle très rapproché. On peut en observer parfois jusqu´à une dizaine. Il s'agit souvent aussi de passages à l´écart des couloirs aériens connus ». [9] • Il serait possible de remarquer des avions laissant des trainées persistantes, et d'autres n'en laissant aucune, ceci alors que ces avions volent de front et à la même vitesse.[27]. • Certains chemtrails seraient reconnaissables à leur forme en « collier de perle ». Selon Franz Weber, à propos de l'aspect des chemtrails : « Il arrive aussi que ces nuages se « recroquevillent » en boule jusqu´à ressembler à des colliers de perles. Malgré toute la créativité dont nos météorologistes font preuve dans leurs explications, il est clair que les traces de condensation n´ont jamais eu cette apparence-là. »[9] • Les chembows : un phénomène qui serait de plus en plus fréquent[réf. nécessaire] est le chembow - pour chemical rainbow - pseudo arc-en-ciel qui a la singularité d'être à l'envers et qui témoignerait d'un processus d'irisation [réf. nécessaire]. Certains clament que cette observation [28], inhabituelle il y a quelques années, serait le résultat d'un épandage microparticulaire dans l'atmosphère. Composition Un américain nommé Clifford Carnicom, président d'une corporation à but non lucratif du même nom Institut Carnicom prétend avoir analysé des échantillons d'air prélevés au niveau du sol suite à des supposées opérations d'épandage [réf. nécessaire]. Les analyses des retombées auraient surtout révélé des métaux lourds, dont de l'aluminium et du baryum, voire des minéraux comme du calcium, du magnésium, et d'autres éléments comme du titanium, des fibres de polymères microscopiques dans des zones supposées avoir été exposées au chemtrails [29],[30],[31]. Carnicom n'a jamais mis à la disposition des institutions ces échantillons, et n'a pas dévoilé les méthodes par lesquelles il arrivait à ces conclusions [réf. nécessaire] .

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Des recherches de Luigina Marchese, auteur d'un dossier sur les épandages chimiques publiée dans le no 3 de la revue italienne X Times, confirmeraient l'étude de Carnicom, indiquant un lien entre des épandages chimiques aériens non agricoles et des traces de baryum et d'aluminium dans des produits biologiques[32],[33]. Un groupe de citoyens nommé Arizona Sky Watch a contrôlé l'air, l'eau et le sol en Arizona et a récemment rendu plusieurs rapports qui ont été vite repris par d'autres groupes dans le pays. De nombreux sites en Arizona et spécialement Phoenix ont été évalué pendant plusieurs années et les résultats auraient montré la présence de taux élevés de produits chimiques toxiques (notamment de l'aluminium) attribués pour beaucoup[Qui ?] aux chemtrails[34]. Effets des chemtrails Santé Les adeptes de la théorie soutiennent que les chemtrails peuvent provoquer des problèmes respiratoires, voire seraient dans certains cas à l'origine de la maladie d'Alzheimer en raison de la présence d’aluminium [35],[6]. Le 18 novembre 1998, le porte-parole du parti d'opposition canadien Gordon Earle produisit une pétition au Parlement au nom des habitants de la ville d'Espanola au Canada. S'exprimant au nom du Nouveau Parti démocratique du Canada, Earle déclara : « Plus de 500 résidents de la région d'Espanola ont signé une pétition rapportant leurs préoccupations sur la participation possible du gouvernement dans ce qui semble être des avions dispersant des aérosols. Ils ont trouvé des traces élevées de particules d'aluminium et de quartz dans des échantillons d'eau de pluie. Ces préoccupations et les troubles respiratoires associés, ont conduit ces canadiens à agir et chercher des réponses claires. »[35] Certaines nouvelles maladies, notamment celle des morgellons présente dans certains États des USA, pourraient provenir de certains épandages [36]. Dans le cas de la maladie des morgellons, les malades présentent des lésions cutanées d'aspect fibreux. Un test de contamination aux chemtrails [37],[38], réalisable par tout un chacun, mettrait en évidence la présence de fibres de polymère microscopiques dans le corps. Environnement Les chemtrails agiraient comme un dessiccateur et assècheraient les sols [12]. Des observateurs ont également noté un blanchissement général du ciel, de nature à créer, au sol, des reflets très éblouissants, notamment à cause du type de particules dispersées dans l'atmosphère[39]. Lutte contre les chemtrails Des associations de citoyens se sont montées un peu partout dans le monde. En France, l'association ACSEIPICA - Association Citoyenne pour le Suivi, l'Etude et l'Information sur les Programmes d'Intervention Climatique et Atmosphérique se donne les moyens d'informer le public au sujet des supposés épandages. Dans la semaine du 12 octobre 2009, des australiens, sensibles à l’aspect de leur ciel, ont proposé le Sky awareness week pour inciter la population à lever les yeux « LOOK UP » et éveiller notre conscience sur ce qu’est devenu l’aspect quotidien du ciel mondial [40]. D'après eux, les principales conséquences de ce changement d’aspect du ciel sont bien réels et listées dans une pétition. Aux États-Unis, l'association CACTUS (Citizens Against Chemtrails U.S.) Modèle:LIEN MORT dédie son action à stopper les épandages. Selon certains partisans, un des moyens de « lutter » directement contre les chemtrails, serait l'utilisation d'orgone, et notamment l'usage de chembusters [12]. Malgré l'absence de preuves scientifiques supportant la théorie des chemtrails et les démentis répétés des gouvernements et organismes mondiaux, en Italie et en Europe, le phénomène a fait l'objet de questions de plusieurs parlementaires. Les différentes interrogations ont reçu comme réponse un démenti de la part des gouvernements interpellés :

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(fr)Questions au Parlement européen du 10 Mai 2007 (MEP Erik Meijer)

(it)Question au gouvernement italien du 05 Juin 2008 (MP Sandro Brandolini)

(it)Question au gouvernement italien 4-01044 Septembre 17, 2008 (MP Antonio Di Pietro)

Dans les médias

Différents chemtrails vus de l'espace (selon les partisans) (Norvège/Suède, 27/06/2003)

Dans quelques pays, des médias ont consacrés des reportages à la théorie des chemtrails [41]. • En Allemagne, en décembre 2007, lors d'un reportage d'un journal télévisé de la chaine RTL[42], des météorologues allemands dont Karsten Brandt, ont affirmé l'existence de ces aérosols et qu'ils étaient en lien avec des tests militaires de manipulation du climat. Selon Karsten Brandt, météorologue[42] ayant observé la formation de nuages dans certaines zones : « Nous pouvons affirmer avec une certitude de 97% que nous avons entre nos mains des trainées chimiques (chemtrails) composées de poussières fines de polymères et de métaux [...] L'armée fédérale manipule les cartes météorologiques ». Johannes Remmel (de), le représentant du parti des Verts en Allemagne, déclare : « Le gouvernement doit fournir des explications à la population. Quand les radars détectent un avion suspect, les militaires allemands utilisent alors des images satellites contrefaites pour masquer leurs opérations ». • En juillet 2004, Monika Griefahn, ancienne ministre de l'Environnement de Basse-Saxe (1990-1998) et actuellement députée SPD au Bundestag, écrivait, dans une lettre aux activistes anti-chemtrails : « Je partage votre inquiétude quant à l´emploi d'alliages d´aluminium ou de baryum, qui ont des potentialités toxiques. Toutefois, à ma connaissance, ils n'ont été utilisés jusqu´à présent qu´à une échelle très limitée. »[9] • En France, le 6 mai 2009, l'association partisane ACSEIPICA faisait part de ses interrogations au sujet des chemtrails dans un article du Ouest-France[43]. Le 20 avril 2009, sur le site du Nouvel Observateur, Corinne Lepage, ex-ministre de l'environnement, a accepté de répondre aux questions des internautes portant sur divers sujets. Un internaute a soumis la question suivante : « Que pensez-vous des trainées blanches persistantes et qui confluent, laissées par les avions : est-ce une procédure anti-réchauffement par confection d'un voile microparticulaire et sur laquelle on maintient le silence, et pour cause? »[44], « joker ! » répondit Corinne Lepage. • En Italie, le 25 janvier 2006, Antonio Di Pietro, député européen depuis 1999 et ancien ministre des infrastructures de l'ex-gouvernement Romano Prodi II, était invité à un JT diffusé sur Canale Italia. À la question d'un téléspectateur demandant pourquoi des avions de l'OTAN survolent l'Italie en laissant des trainées chimiques composées de métaux lourds, Di Pietro répondit : « Sur la question des avions, il s'agit d'un problème encore plus complexe. Nos espaces aéronautiques [...] mais aussi nos sites Maritimes et Terrestres sont encore aujourdhui occupés par des réalités militaires non italiennes »[45]. • Au Canada, le 8 décembre 2000, Terry Stewart, directeur de la planification et de l'Environnement à l'aéroport international de Victoria, a répondu à la plainte d'un appelant à propos de formes étranges de cercles et quadrillages se tissant au-dessus de la capitale de la Colombie-Britannique. Stewart laissa un message sur le répondeur automatique - message qui plus tard sera entendu par plus de 15 millions d'auditeurs, expliquant : « Ceci est un

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exercice militaire des forces aériennes du Canada et des Etats-Unis. Ils n'ont pas voulu donner plus de précisions. »[35] • Aux États-Unis, un reportage diffusé en février 2009, sur la télévision locale de Los Angeles, USA News, a enquêté sur la composition des présumés chemtrails[46] révélant la présence de baryum. Un autre documentaire diffusé sur la Chaîne Histoire, le 25 juillet 2009, a validé l'hypothèse de l'existence des chemtrails [47]. Le 12 avril 2010, sur KTVL News10, une chaine locale couvrant le sud de l'Oregon et le nord de la Californie, un présentateur météo dénonçait le réalité des épandages[48]. Jeff Rense, animateur d'une émission de radio et d'un site web sur les « mystères de ce monde », avance dans une de ses émissions, que « les chemtrails sont des trainées qui de prime abord peuvent sembler normales, mais elles sont plus épaisses et s'étendent dans le ciel à partir d'une forme en X ou quadrillage. Au lieu de se dissiper rapidement, elles s'élargissent. Si bien qu'en moins de 30 minutes, les différentes trainées s'assemblent pour former un mince voile de « faux nuages » de type cirrus qui persistent pendant des heures. »[49]. Critiques de la théorie Les détracteurs de la théorie des chemtrails comme le Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal, soulignent que les trainées de condensation ont, par nature, une durée de visibilité très variable et une large variation d'apparence. De plus, même par ciel dégagé, l'apport d'humidité, venant de la combustion des réacteurs d'avions, est suffisante pour saturer l'atmosphère de haute altitude derrière un jet. Quant au quadrillage, il est explicable par les corridors aériens dans lesquels circulent les avions de ligne. Les photos de chemtrails ne seraient donc que des trainées normales [50]. Le site internet de l'US Air Force a réfuté [1] le « canular des chemtrails accusant l'Air Force d'être impliquée dans l'épandage au-dessus de la population états-unienne » avec des substances mystérieuses. Il est dit: « plusieurs auteurs citent un dossier de recherche de l'Université de l'Air intitulé: Le climat comme un multiplicateur de force: posséder le temps en 2025 qui suggère que l'US Air Force procède à des expérimentations de modification du climat. Le sujet de ce dossier faisait partie d'une thèse donnant un aperçu d'une stratégie pour l'utilisation d'un système futur de modification du climat pour atteindre des objectifs militaires et il ne reflète pas la politique, les pratiques et les capacités militaires actuelles. L'Air Force ne procède à aucune expérimentation ou programme de modification du climat et n'a pas de projets pour le faire dans le futur. » Patrick Minnis, un scientifique des études atmosphériques du Langley Research Center de la NASA à Hampton, en Virginie, cité par USA Today, affirme que la logique n'est pas exactement le point fort de la plupart des partisans de la théorie des chemtrails, il dit : « Si vous contrariez ces gens et essayez de réfuter des choses, alors c'est que vous faites juste partie de la conspiration »[51]. D'autre part, les objections suivantes sont relevées par les détracteurs de la théorie des chemtrails : • il faudrait la coopération de centaines de milliers d'employés, de militaires, de scientifiques, météorologistes, etc. partout autour du monde et il est peu vraisemblable qu'un projet d'une telle ampleur puisse exister sans la mise au jour de preuves ou l'aveu de participants. Certaines autorités officielles ont uniformément dénié l'existence de ces épandages [52]. • Dans quel but des produits chimiques toxiques seraient alors relâchés à plus de 10 000 m / 30 000 pieds alors qu'ainsi, ils seraient immédiatement dispersés d'une façon imprévisible par les vents de haute altitude [53]. • Si on voulait empoisonner la population, il serait si simple, et beaucoup plus économique de droguer tout simplement l'eau potable, excepté pour les personnes ne consommant que de l'eau en bouteille. Le faire via les chemtrails est extrêmement couteux. • Les chemtrails étant dispersés par temps secs et pas ou très peu ventés, il est tout aussi rationnel de les relier à un phénomène météorologique aujourd'hui inconnu, apparaissant justement par temps sec et pas ou très peu venté. • Les chemtrails s'ils sont répandus en quadrillage, ne le sont pas d'est en ouest, il est de plus inconcevable que la couverture d'une surface soit plus efficace d'est en ouest que

200


d'ouest en est, du nord au sud ou du sud au nord. D'autres part un quadrillage est inefficace puisque on couvre sur certaines parties, deux fois la même zone. • La dispersion des prétendus chemtrails au-dessus des villes peut-être simplement expliquée par le fait que les aéroports se situent généralement près des villes, et donc à des carrefours de circulation aérienne. Le phénomène est apparu avec l'augmentation du trafic aérien, qui lui est une réalité. Les villes représentant des surfaces très concentrées il est de plus inutile et voyant de choisir les villes plutôt que les campagnes, ou même le plein océan, ou un épandage en vue de refroidissement climatique serait tout aussi efficace et beaucoup plus discret. Les villes ont de plus tendance à générer de la chaleur, due aux habitations et aux véhicules. Augmenter la couverture nuageuse revient donc à mettre un couvercle sur une casserole, ce qui engendre un effet contraire à celui recherché. • Il est étonnant que des citoyens observant le ciel aient remarqué des avions inconnus alors qu'aucun contrôleur du ciel n'en a jamais fait mention. Un avion ne passant pas facilement inaperçu au radar. La théorie s'expose donc ainsi: une horde d'avions furtifs militaires aux apparences d'avions de lignes arpenteraient le ciel des villes en vue d'empêcher le rayonnement UV de les atteindre. • les couloirs aériens ne sont pas des lignes droites, des virages de grande envergure arrivent fréquemment. Lorsque une piste est bloquée il est courant qu'un avion tourne autour d'un aéroport en attendant l'autorisation d'atterrir. Il est donc difficile pour un observateur ne connaissant pas les directives du pilote de juger des trajectoires de l'appareil. Dans certains cas, les appareils conventionnels ne produisent pas non plus de trainées visibles (au décollage par exemple, à faible vitesse...). • Il est argumenté qu'un avion passant au milieu d'un trainée déjà existante doit créer une trainée. L'espace étant en trois dimensions, du sol il est difficile de savoir si un avion vole à la même altitude qu'un autre avion. Il est donc difficile de savoir si un avion est passé au milieu d'un couloir aérien d'un autre avion, ce qui est de plus fortement déconseillé voire interdit pendant un certain temps après le passage de l'avion. Les conditions météorologiques peuvent changer, on peut aussi voir des avions qui ne font pas de trainée alors qu'ils volent au milieu des nuages, l'eau devrait pourtant également se condenser si on suit le raisonnement. Il est aussi possible que l'avion vole moins vite. • les chembows sont bien souvent de simples parhélies provoqués par des cristaux de glace. Phénomène bien connu et rare. De plus un phénomène peut être inconnu et naturel. • les trainées peuvent avoir une vie de plusieurs heures et même se transformer en nuage quand les conditions d'humidité et de stabilité sont favorables [54]. Dans la culture populaire Le 27 avril 2009, l'artiste musical Prince mentionna les chemtrails dans une interview avec Tavis Smiley, animateur de talk show à PBS. Dans cette interview, Prince aborde un commentaire du comédien et activiste Dick Gregory à propos d'un sujet « qui nous touche de près » et que Prince appelle « le phénomène des chemtrails ». Prince continue en disant qu'il y a une augmentation des trainées d'avion qui coïncide avec l'augmentation inexplicable de conflits et de volonté d'argumenter à ce sujet dans son quartier.[55],[56] Le 3 mars 2009, la télévision australienne a diffusé un film intitulé Toxic Skies, dirigé par Andrew Erin mettant en scène Anne Heche, dans lequel Heche joue un médecin qui enquête sur une série de maladies mystérieuses. Dans le film, le personnage de Heche attribue la maladie aux chemtrails -- des substances chimiques toxiques introduites dans le carburant des avions et dispersées sur la population par l'intermédiaire d'un système d'échappement.[57],[58] Le musicien americain Beck a chanté une chanson appelée Chemtrails dans son album de 2008, Modern Guilt. Notes 1.

 a, b et c (fr) Markus K. Dalton, « Les chemtrails sont au-dessus de Las Vegas - Partie 1 », Tribune Media Group, 19 août 2005

201


2.

 (en) Siegfried Fred Singer, The changing global environnement, Springer, 1975 (ISBN 978-9-0277-0402-3)

3.

 a, b, c et d (en)Jerry E. Smith, Weather Warfare, Adventures Unlimited Press, 2006 (ISBN 1-9318-8260-6)

4.

 Voir par exemple:

5.

o

(en)David Duda, « Contrails », Hampton University/NASA LaRC, 5/5/2006. Consulté le 2009-05-06 ;

o

(en)Downing Bob, « Conspiracy theorists look up: Some argue jet contrails are U.S. chemical spray », Beacon Journal News, 2002-03-16. Consulté le 2008-08-26

o

(en)G. Brewer Peter, « Evaluating a technological fix for climate », PNAS Journal, 2007 June 5. Consulté le 2009-03-11 ;

o

(en)ENVIRONMENT, FOOD AND RURAL AFFAIRS Advisory Committee on Pesticides:Aircraft Pollution, United Kingdom Parliament, 8 Nov 2005 : Column 315W. « Mr. Morley: The Department is not researching into chemtrails from aircraft as they are not scientifically recognised phenomena. »

 Voir par exemple:

o

Chemtrails et contrails, tête de l'iceberg des indices de présence des avions

o

Contrails et chemtrails = sillage des avions

6.

 a et b (en) Unkefer, Charlie, « Citizen concern lingers over aluminum in water », Mount Shasta Area Newspapers, 4 mars 2009. Consulté le 2009-10-17

7.

 (en) Dennis Kucinich, « Space Preservation Act - H. R. 2977 », 2 octobre 2001

8.

 « Les chemtrails sont une réalité »

9.

 a, b, c et d Franz Weber, « Le chemtrailing, vous connaissez ? », Journal de Franz Weber, septembre 2004

10.  (fr) Marc Filterman, Catastrophes Naturelles ou Guerre Climatique ? (article montrant un lien entre le système HAARP et les chemtrails) 11.  (en) James DeMeo (PhD en climatologie), Discussion critique sur les chemtrails et le chembuster, janvier 2003 12.  a, b, c et d (en) G. Ritschl, Operation Paradise, Lulu.com, 2008, 339 p. (ISBN 1847993699, 9781847993694) 13.  Météorologie élémentaire : Les trainées de condensation : « Suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, tout survol du territoire des Etats-Unis fut interdit durant trois jours. Durant les 3 jours d'arrêt du trafic aérien et donc en l'absence de contrails, la température moyenne a augmenté de 1.10 °C, la différence atteint 1.35 °C » 14.  a et b (en) TankerEnemy, Observations de nuit de chemtrails 15.  (en) Video expliquant la réalité des chemtrails et montrant un dispositif d'épandage sur des avions civils. 16.  Localisation des bases OTAN 17.  Calcul du cout des opérations. 18.  (fr) Brevets sur des méthodes d'épandage 19.  (en) Brevet Welsbach 20.  Conditions d'apparation des contrails selon le taux d'humidité et de pression 21.  (en) Méthodes pour déterminer l'altitude d'un avion sur le site de tankerenemy. 22.  (en) Patrick Minnis (NASA), « Contrail, cirrus trends, and climate », 28 octobre 2003 23.  (en) Mariana Gosnell, Why contrail hang around?, July 01, 2007 Flight Lines 24.  (fr) Jean-Pierre Petit, « Les chemtrails », L'arme climatique, août 2005 25.  Observations d'un avion commençant puis arrêtant un épandage de façon répétée. Photos d'un arrêt d'épandage. 26.  Voir par exemple :

o

Photos satellite dans diverses régions du monde

o

Photo satellite Envisat France-Espagne, ESA, 27 octobre 2009, 10h55

202


27.  Observations d'avions volant de front, 5 aout 2009, Espagne 28.  Voir par exemple :

o

Observation d'un chembow en France

o

Chembow dans le ciel de Berlin, 21 aout 2008, Berlin

o

Observation d'un cirrus fibratus (selon la nouvelle nomenclature Meteo-France) accompagné d'un chembow, 1er octobre 2009, France

29.  Bernard Béka, Fantasmes ou vérités cachées, Editions Publibook, 11 décembre 2008 (ISBN 2748345479, 9782748345476) 30.  (en) Analyses de retombées. 31.  (en) Jeff Ferrell / KSLA news, « Chemtrails: Is U.S. Gov't. Secretly Testing Americans 'Again'? », Dec 21, 2007. Consulté le 2009-07-28 32.  (fr) Recherche de Luigina Marchese référencée sur le site de l'ACSEIPICA 33.  (it) Di Maurizio Baiata, « Quello che leggeremo sul numero 3 di « X TIMES »», n°3, DNA Magazine, 30 décembre 2008 34.  Résultats 2009 des analyses d'air à Phoenix, Arizona 35.  a, b et c (en) Thomas, William, "Stolen Skies: The Chemtrail Mystery", Earth Island Journal, July 1, 2002 36.  (en) Morgellons et chemtrails, observations de Carnicom 37.  Test de contamination aux chemtrails 38.  (en) Carnicom, Morgellons : Wine-Peroxyde test, 15 mars 2008 39.  Modification de l'aspect du ciel, et faits divers associés 40.  Sky awareness week 41.  Medias rapportant la supposée réalité des épandages 42.  a et b (en) JT allemand sur RTL rapportant la supposée réalité des épandages, RTL, décembre 2007 43.  (fr) Ouest-France, « Épandage aérien : on veut des réponses ! », Ouest-France, 6 mai 2009 44.  (fr) Corinne Lepage aurait refusé de répondre à une question sur les chemtrails (voir dernière question), Le Nouvel Observateur, 20 avril 2009 45.  (fr) Video de l'interview de Antonio Di Pietro au sujet des chemtrails au JT de Canale Italia., 25 janvier 2006 46.  Reportage de la télévision locale de Los Angeles USA News diffusé en février 2009. 47.  Documentaire de la chaine Histoire 1ère partie, validant l'hypothèse des chemtrails], 25 juillet 2009. 48.  (fr) Présentateur dénonçant la réalité des épandages sur la chaîne KTVL., 12 avril 2010 49.  FAQ sur l'émission de radio de Jeff Rense et Art Bell 50.  Voir ce site et ce site 51.  (en) Watson, Traci, « Conspiracy theories find menace in contrails », USA Today, 2001-03-07. Consulté le 2008-0825 52.  Voir [1]et [2] 53.  Ce site contient des articles à ce sujet 54.  (fr) La Terre vue de l'Espace : Trainées de condensation, ESA Informations locales, Agence spatiale européenne, 12 septembre 2008. Consulté le 2009-07-06 55.  (en) Tavis Smiley show transcript. Consulté le 2009-07-24. 56.  (en) Daniel Kreps : Rolling Stone article about Prince interview. Consulté le 2009-07-24. 57.  (en) « Anne Heche Stars in Chemtrail Story Toxic Skies...or Does She? ». Consulté le 2009-07-24. 58.  (en) Crocker Web Design : « Johnson Groups film Page ». Consulté le 2009-07-24.

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Voir aussi Articles connexes •

Trainée de condensation

HAARP

Parhélie

Changements climatiques

Assombrissement global

Ouvrages sur le sujet •

(en) Jerry E. Smith, Weather Warfare, Adventures Unlimited Press, décembre 2006 (ISBN 19318-8260-6)

(en) Joyce E. Penner, Aviation and the Global Atmosphere, Cambridge University Press, 1999 (ISBN 0521664047, 9780521664042)

(en) William Thomas, Chemtrails Confirmed, Bridger House Publishers, August 2004 (ISBN 1893157105, 978-1893157101)

(en) Leonard G. Horowitz, Death in the air : globalism, terrorism & toxic warfare, Healthy World Distribution, May 2001 (ISBN 0923550305)

Références Soutiens à la théorie • • • • • • • • •

Critiques de la théorie

(fr)Chemtrails-Suisse et Chemtrails-Francecollection d'articles, photos, videos, témoignages

(en)ChemtrailCentral- Discussions, faits et images

(en)Aerosol Crimes and Cover-ups— allégations à propos des secrets du gouvernement américain

(en)Chemtrail Central— Théorie Pro-Chemtrail

(en)Educate Yourself— Suggère d'utiliser l'Orgone pour combattre les chemtrails

(en)The Smoking Gun— site avec "la preuve de projets globaux de geoengineering"

(en)Tearing Down the NWO Strongholds— méthodes de protection contre les chemtrails

(en)Chemtrails911- Articles, discussions, et images

(es)Portal web No más Chemtrails- Images, articles and skywatcher

(en)Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (en)hans-egebo.dk objection chimique (en)New Mexicans for Science and Reason page de décodage sur les chemtrail (en)Iangoddard.net, série d'analyse (en)Crank.net catalogue de sites sur les théories fumeuses comme les chemtrails, le 11/9 ou le nouvel ordre mondial (en)critiques envers le Chaimtrail (en) Contrails- or 'Trails-arnaque?'un regard exhaustif sur le phénomène chemtrail (fr) Traînées de poudre aux yeux...sur site HoaxBust

Chènevis : Nom commun de la graine du Chanvre. L’exemple le plus connu est l’appât de chènevis (pêche au Blanc) qui consiste à laisser cuire les graines dans une préparation variable, d’un pêcheur à l’autre, mais toujours à base d’anis. Chènevotte : Tige centrale du chanvre débarrassée de l’écorce et de la fibre. Cette partie contient un peu de bois et beaucoup de cellulose presque pure. “Cheval” : traduit de l’anglais “Horse”, Héroïne en argot.

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Chiropracteur : praticien de la chiropractie. Chiropractie : Méthode de traitement des douleurs rachidiennes par manipulation au niveau de la colonne vertébrale. C.I.R.C. : Collectif d’Information et de Recherche Cannabique, créé par Jean-Pierre Galland, auteur de “Fumée Clandestine” tomes 1 et 2. Clinique (psychologie) : Branche de la psychologie qui se fixe comme but l’investigation en profondeur de la personnalité d’un sujet à l’aide d’entretiens non directifs et d’observations de la conduite. Cliniques : observations effectuées auprès d’un malade sans le secours d’appareils et sans recourir aux analyses de laboratoires. Cliniques (effets) : Ensemble des signes cliniques et de la physiologie clinique. Qui est décelé au simple examen du patient ! Cliniques (signes) : Symptômes que le médecin décèle par une simple observation. Cloison nasale : Ensemble de la peau et du cartilage qui sépare les deux narines du nez. Cognitifs : Qui se rapportent aux processus par lesquels les êtres vivants acquièrent des informations sur leur environnement. Colchicine : Définition vulgarisée : principe actif de la Colchique (Colchicium Major), contenu principalement dans le bulbe de cette dernière. Cette substance est très toxique, 70 mg ingérés suffisent à donner la mort. C’est un produit mutagène qui dédouble les chromosomes d’une plante par inhibition des mitoses cellulaires. Les plantes qui survivent à ce traitement développent de nouvelles cellules doubles par rapport aux anciennes.

Structure de la molécule de colchicine de formule brute C22H25NO6. Cette combinaison existe sous la forme de nombreux isomères possibles (dessin : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/20/Colchicine.svg ).

Généralement, cette modification chromosomique induit une feuillaison et une floraison plus complexe, les feuilles sont d’un vert plus foncé et poussent plus vite. Cette technique donne souvent des plantes plus grosses, elle est très employée par les fleuristes dans le but de développer de nouvelles variétés. Les caractères nouveaux sont génétiquement acquis et transmis à la descendance. Attention : les légumes et plantes traitées ne sont pas consommables (ou fumables pour le Tabac et le Cannabis) la première année. Même si les doses présentes dans les tissus cellulaires des plantes sont résiduelles, il y a risque d’accumulation dans l’organisme qui les ingère. Leurs descendances (graines et plantes germées), en revanche, le sont sans problème connu. La Colchicine s’emploie à des doses presque homéopathiques dans le traitement de la goutte. Des doses un peu plus élevées peuvent aboutir à des problèmes de santé comme de la faiblesse musculaire et des ruptures de ligaments. On ignore si cette substance est cancérigène bien que sa fonction fortement mutagène puisse le laisser supposer, même à des doses infimes ! En revanche, son emploie dans la pharmacopée tend à prouver que la science médicale écarte cette option. Voici ce que dit wikipédia sur la colchicine, dans la page web http://fr.wikipedia.org/wiki/Colchicine. Cette définition est plus complexe que celle précédante et ne s’adresse qu’à ceux d’entre vous qui voudraient en savoir plus sur cette substance.

205


« La colchicine est un alcaloïde tricyclique très toxique, extrait au départ des colchiques (plantes du genre Colchicum), principalement le colchique d'automne. Sa masse moléculaire est de 399,43 g/mol. Le point de fusion du racémate est environ 277 °C. Historique L'alcaloïde, la colchicine, a été isolé en 1820 par les chimistes français Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou[5]. L'extrait de colchique fut décrit comme traitement de la goutte dans De Materia Medica de Padanius Dioscoride. Plus tard, on l'identifia comme un alcaloïde tricyclique et ses effets sur la goutte, de soulagement de la douleur et d'anti-inflammatoire furent mis en relation avec sa liaison avec la tubuline, une protéine. Initialement utilisée pour le traitement des rhumatismes, en particulier la goutte, pour ses effets antiinflammatoires et le soulagement de la douleur que cela provoque ; elle était également prescrite pour ses effets cathartiques et émétiques. De nos jours, son rôle se limite au traitement de la goutte (surtout les crises aiguës), de la maladie périodique, la polychondrite chronique atrophiante en première intention ainsi qu'en 2e intention dans la péricardite aiguë après échec de l'aspirine. Cette molécule est souvent utilisée pour établir un caryotype car en inhibant la polymérisation des microtubules, la colchicine va bloquer la mitose en métaphase, phase à laquelle les chromosomes sont apparents. Ainsi, après la mort de la cellule (induite par la colchicine), on peut établir le caryotype. Pharmacologie

Colchicine

Noms commerciaux : •

Colchicine Opocalcium® (Belgique, France).

Non commercialisé en Suisse.

association avec du tiémonium méthylsulfate et de la poudre d'opium : Colchimax® (France).

Fonction biologique Elle désorganise le cytosquelette en se liant à la tubuline, ce qui inhibe la polymérisation des principaux constituants des microtubules. Non seulement cela bloque la mitose (division cellulaire), un processus qui dépend fort des changements du cytosquelette, mais de plus cela inhibe la mobilité et l'activité des neutrophiles, entraînant un effet anti-inflammatoire net. Colchicine comme médicament La colchicine est souvent prescrite pour traiter l'arthrite goutteuse, la maladie periodique (aussi connue sous le nom de fièvre méditerranéenne familiale – « FMF ») ou la maladie de Behçet[6]. Plus récemment, on lui a trouvé des applications dans le traitement des péricardites récidivantes ou récalcitrantes [7]. Elle peut aussi être indiquée dans le traitement de cancers (pour ses propriétés antimitotiques). On l'utilise également dans le traitement en premiere intention de la polychondrite chronique atrophiante. Le thiocolchicoside (Coltramyl®, Miorel®), un dérivé semi-synthétique, est utilisé comme myorelaxant.

206


Toxicité Les effets indésirables de la colchicine, dose-dépendants, peuvent être parfois graves. Effets indésirables (réversibles) : azoospermie, leuco-neutropénie, urticaire, éruptions morbilliforme Toxicité (accidents de surdosage) : diarrhées, nausées, vomissements [8], douleurs abdominales, paralysie neuro-musculaire progressive, leucopénie, thrombopénie, agranulocytose, alopécie au 10e jour, convulsions, atteinte rénale, choc septique et, enfin, détresse respiratoire. •

Remarque : la colchicine est toxique à partir de 10 mg et mortelle au-delà de 40 mg.

Traitement : lavage gastrique, aspiration duodénale, antibiothérapie, réanimation.

La toxicité de la colchicine peut être majorée par l'association à certains médicaments, notamment en cas d'insuffisance rénale préalable [6] : •

diurétiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, IEC , sartans, ciclosporine, vérapamil ;

macrolides (sauf spiramycine), notamment la clarithromycine ;

statines et fibrates ;

à part l'association à la fluindione qui majore l'effet anticoagulant, d'où un risque hémorragique accru.

Usage en laboratoire En botanique, la colchicine est également utilisée pour modifier les chromosomes et induire une polyploïdie dans les cellules végétales en cours de mitose. Elle est aussi utilisée pour réaliser un caryotype. Pour doubler les chromosomes d'une variété donnée, les graines sont trempées 24 heures dans une solution de colchicine à 0,15 %. La colchicine étant relativement destructrice, il arrive que nombre de graines ne survivent pas au choc. Celles qui survivent donnent des plants poussant de façon anormale (feuilles difformes ou en surnombre, croissance plus rapide, etc). Il faut se méfier des fruits produits par la première génération de ces graines car ceux-ci peuvent conserver des traces de toxicité. Il est aussi possible d'encourager la formation d'une tétraploïdie sur une variété diploïde en appliquant cette solution de colchicine sur les jeunes bourgeons en tout début de croissance. Notes et références 1.

 Masse molaire calculée www.chem.qmul.ac.uk

2.

 « colchicine » sur ESIS, consulté le 14 février 2009

3.

 Entrée du numéro CAS « 64-86-8 » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la BGIA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 27 novembre 2008 (JavaScript nécessaire)

4.

 Numéro index 614-005-00-6 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)

5.

 Pelletier PS, Caventou J. Ann. Chim. Phys. 1820, 14 : 69.

6.

 a et b Revue Prescrire, n° 294, avril 2008

7.

 Imazio M, Brucato A, Trinchero R, Spodick D, Adler Y, Colchicine for pericarditis: hype or hope?, Eur Heart J, 2009;30:532-539

8.

 premiers signes d'un surdosage

d’après

Atomic

207

weights

of

the

elements

2007

sur


Liens externes •

Pharmacologie de la colchicine

Feature on colchicine

Colchiques : (Colchicium Major) ou “Safran des Près”, ou “Tue-chien”. Plantes des près humides, à fleurs roses, blanches ou violettes, vénéneuses par la colchicine qu’elles contiennent. Famille des Liliacées. C’est un nom masculin (un colchique).

Colchicium Major : très connue dans les régions montagneuses et enseignée comme danger aux enfants, cette plante l’est moins par les habitants du littoral qui viennent en vacance dans les alpes. Après avoir cueilli un colchique, la sève déposée sur les doigts suffit, en cas de contact avec la bouche, à provoquer un empoisonnement grave dans le meilleur des cas (photo : http://www.orchidee-poitoucharentes.org/article941.html) !

Le site http://www.orchidee-poitou-charentes.org/article941.html nous précise en outre : « Sa grande originalité biologique réside dans le décallage entre la fécondation et le développement des fruits. En effet ceux-ci n’apparaissent qu’au printemps (de l’année succédant à celle la fécondadation) avec l’émergence des feuilles chlorophylliennes et la formation d’une capsule loculicide ». Collapsus cardiovasculaire : Diminution rapide des forces et de la pression artérielle dont la cause se situe au niveau du cœur. Colza : Plante herbacée de la famille des crucifères. Proche du chou et du navet, c’est un végétal annuel qui est cultivé pour ses graines riches en huiles et en protéines. On l’utilise aussi pour la production de fourrage. L’huile de colza, riche en graisse et triglycérides, est utilisée dans l’alimentaire et comme lubrifiant. Jusqu’à dans les années 50, cette huile était interdite à l’alimentation car elle contenait de l’acide érucique et des glucosinolates, toxiques à forte dose. Mais la sélection a permis l’obtention de cultigènes dits 0 et 00 (double zéro) à faible teneur en acide érucique (2% de la fraction lipide) et au taux de glucosinolates infime (20 micromole par gramme). Les autres variétés peuvent toutefois être utilisées pour un usage technique comme lubrifiant et carburant. C’est pourquoi il n’est pas recommandé de récupérer du colza sauvage pour le cultiver ensuite afin d’en faire un usage

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alimentaire : on ne sait pas de quel type il est question. Ce végétal est un des rares exemples ou il est recommandé de toujours acheter sa graine. Complexe militaro-industriel : Voici ce qu’en dit Wikipédia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe_militaro-industriel

Dwight David Eisenhower, président des É-U. de 1953 à 1961 Son discours de fin de mandat prononcé le 17 janvier 1961 et retransmis via la télévision américaine reste connu sous le nom de (en)Military-Industrial Complex Speech (lien vers Wikisource). Un extrait : "Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l'acquisition d'une influence illégitime, qu'elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d'un développement désastreux d'un pouvoir usurpé existe et persistera." Le complexe militaro-industriel (CMI) désigne l'ensemble de l'industrie de l'armement et autres compagnies (complexe industriel) liés aux activités militaires d'un État. Le premier usage public du terme fut celui qui a été publié dans un manifeste pacifiste de 1914. Sa popularisation remonte à l'emploi par le président des États-Unis Dwight Eisenhower, « Ike », qui avertissait ses compatriotes des dangers d'une trop grosse influence des industriels liées au Département de la Défense des États-Unis, qui gère l'évolution de l'armée américaine par l'intermédiaire de contrats de défense, telle qu'il avait pu l'observer en tant que chef du haut-commandement des armées alliées en Europe durant la Seconde Guerre mondiale ; son discours intervenait également dans un contexte marqué par la course aux armements. Le complexe militaro-industriel est aujourd'hui un élément décisif de l'effort de guerre. Il correspond à une approche plutôt quantitative de la quête d'une victoire reposant pour bonne part sur la puissance industrielle, donc la capacité à produire, dans le temps imparti, davantage d'équipements adéquats. Aux États-Unis Article détaillé : Complexe militaro-industriel des États-Unis d'Amérique.

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L'entreprise (en) United Defense qui fabrique le véhicule de combat d'infanterie M2 Bradley, était dans le portefeuille du Groupe Carlyle, et figure explicitement sur son site Web

Le film Fahrenheit 9/11 de Michael Moore cite cette association. United Defense a été rachetée depuis par BAe Systems.

Construction du sous-marin nucléaire d'attaque USS North Carolina de classe Virginia sur le Chantier naval Northrop Grumman de Newport News. On le désigne aussi comme le "Triangle de fer", groupe de pression composé des chefs militaires et de diverses agences gouvernementales, des responsables des industries de l'armement et des parlementaires des commissions sur la Défense. L'ensemble des interactions façonne l'évolution de l'armée américaine par l'intermédiaire du passage des contrats de défense. Malgré un budget de la défense aux États-Unis de nouveau en hausse depuis le début du XXIe siècle, les derniers grands programmes d'armement du CMI de ce pays ne représentent plus qu'une fraction de ce qu'ils furent au plus fort de la Guerre froide. Si l'on peut considérer le président Eisenhower, par la citation de son discours reproduit à droite, comme critique du complexe militaro-industriel vis à vis de son emprise sur les libertés publiques en démocratie, plus tard pendant la période de la Guerre froide se sont illustré des personnalités influentes émanant du monde universitaire ou de la recherche industrielle, tels Henry Kissinger et Herman Kahn, qui se sont fait les avocats d'un emploi des moyens militaires. De nombreuses prestigieuses entreprises fournissant la défense ont fusionné ou ont simplement disparut tel North American. Des seize sociétés fabriquant des avions militaires en 1940, seuls trois sont en encore en fonction en 2008. De 1 300 000 salariés en 1989, le secteur est tombé à 547 400 à la fin de 2003. Au cours de la même période, le montant des acquisitions a été réduit de 30 % (seulement 70 milliards de dollars US en 2003) tandis que le nombre de militaires passait de 2,2 millions à 1,4 millions. En 2004, le budget de la Défense (hors sécurité intérieure) représentait 3,3 % du PNB contre 6,5 % en 1984 (la France consacrait alors 4,2 % de son PNB à sa défense). Le gigantisme du budget accordé au domaine de la Défense aux États-Unis (environ 1/5 du budget fédéral en 2005) reflète l'emprise de ces contractants sur la scène politique depuis les années 1960, ce qui a donné lieu à de nombreuses controverses dans le débat public. En effet, les dépenses publiques dans ce domaine sont un facteur considérable de soutien à la croissance du pays, mais aussi un frein à l'amélioration des performances concurrentielles des entreprises qui vivent des mannes de ce juteux marché protégé.

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En Union soviétique, puis Russie Article détaillé : Complexe militaro-industriel de la Russie.

Défilé de la victoire sur la Place Rouge en 1945 : chars SU-76. Le CMI soviétique représentait entre 1985 et 1990 : • plus de 14 millions d'employés • 80 % de l'industrie • 6 000 entreprises • + de 50 % du Produit national brut L'industrie de défense proprement dite absorbait 20 % du revenu national, 8 % du produit intérieur brut et 47 % des dépenses publiques pour les besoins de l'Armée rouge. La production d’armes soviétique était la plus importante du monde. En 1981 : 2 500 chars dans 4 usines [1], 3 500 pièces d'artillerie, 1 700 avions de combat, 750 hélicoptères, 9 sous-marins, 475 missiles balistiques (IRMB, ICBM). Une dizaine de « villes secrètes » étaient directement gérées par l'État dont 5 situées dans l'Oural mais les plus grands centres du CMI sont Moscou, Léningrad et Ekaterinbourg. En ce qui concerne les armements nucléaires, l'URSS, grâce à l'espionnage industriel et aux efforts en autre des chercheurs de l'Institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale a maintenu la parité avec les États-Unis jusqu'aux années 1970. Ses forces armées totalisèrent 5 millions de combattants d'active et 25 millions de réservistes entraînés. L'armée rouge fut totalement motorisée et constamment rééquipée en fonction de l'innovation technologique, en chars, canons, véhicules de transport et systèmes de communication. Elle disposa de la plus grande flotte aérienne de tous les temps, de la plus grande flotte de sous-marins nucléaires du monde, et dans les années 1980 d'une flotte de navires de surface largement supérieure en tonnage à celle des États-Unis, à l'exception des porte-avions. Après la dissolution de l'URSS et l'apparition de républiques indépendantes, le CMI fut très fortement réduit. Il tire maintenant l'essentiel de ses revenus de l'exportation et des rénovations des équipements des forces armées russes. Le CMI russe est revenu, depuis 2002 environ, à l'avant-scène de la stratégie globale de la Russie, aussi bien dans le plan politique qu'économique. Si, durant la Guerre froide, l'URSS livrait à prix coûtant et même gratuitement de nombreux matériels aux « pays frères », la Russie le vend désormais à des pays en mesure de payer comme la Chine, l'Inde et l'Iran. Ses armes sont beaucoup moins chères mais accusent un certain retard technologique; commercialisées par l'agence Rosoboronexport, elles attirent même des pays alliés des États-Unis tels que la Grèce, la Corée du Sud ou les Émirats arabes unis. En République Populaire de Chine Article détaillé : Industrie de l'armement de la République populaire de Chine.

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Encore sous l'influence des cadres militaires occidentaux lors de la guerre sino-japonaise, la Chine ne développe sa propre filière d'armement qu'à compter de la république populaire ; les crédits militaires sont motivés par l'opposition avec la chine nationaliste.

Parade de char Type 99 chinois Après avoir longtemps construit des armes d'origine soviétique (sous licence ou non) en grande quantité pour l'Armée populaire de libération, la Chine commence à produire des armes évoluées, surtout en collaboration avec la Russie mais également avec l'Ukraine, la France ou Israël. Elle réalise des programmes d'armement avec le Pakistan grâce à leurs excellentes relations. Son CMI est actuellement le plus gros employeur mondial du secteur. La seule société Norinco compte donc davantage d'employés que l'ensemble du CMI des États-Unis mais sa productivité est beaucoup plus faible que celle de ses concurrents. En 2004 le budget de la Défense représente, selon la CIA, 4,3 % du PNB. Elle exporte des armements tactiques (fusil d'assaut, artillerie) ainsi que des copies de missiles et d'avions soviétiques anciens (par exemple des Chengdu J-7, dérivé du MiG-21) vers des pays en voie de développement ne pouvant payer d'armes sophistiquées, ou étant sous embargo (Soudan, Iran ...).

Chasseur F-8 de l'aéronavale de la RPC.

Mais la situation évolue rapidement, en raison de l'émergence d'industries de haute technologie dans ce pays, notamment grâce à l'achat de brevets et de licences occidentales et russes. En France Article détaillé : complexe militaro-industriel français. La ville de Saint-Étienne fut rebaptisée Armeville pendant la Révolution française et sa Manufacture d'armes fut dès lors le point d'approvisionnement des armées de la jeune République française. Elle équipa l'armée française pendant la Première Guerre mondiale, fabricant fusils Lebel et canons de 75 mm. Cette tradition de production industrielle à usage militaire se poursuivit dans la région jusqu'à l'implantation de la production du char léger dans la région, à Saint-Chamond, filière en cours d'abandon. Durant la Première Guerre mondiale, le nombre d’ouvriers dans l’industrie de l’armement passe de 50 000 en 1914 à 1 700 000 en 1918 Après la seconde guerre mondiale, les emplois directs dans le secteur industriel de la défense ont culminé à 310 000 en 1982 [2] et sont depuis en baisse constante.

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L'industrie de l'armement est composée aujourd'hui de sociétés distinctes et rationalisées, orientées sur un objectif de pôle de compétitivité dans les ventes d'armes dans le monde (voir l'article). Elle n'est plus entièrement autonome, ne produisant plus, en autre, de munitions de petit calibre depuis la fin des années 1990. En Afrique du Sud Article détaillé : Armscor. De par le passé

Un Panzer, le symbole de la puissance militaire allemande durant la Seconde Guerre mondiale

Wernher von Braun et le producteur Walt Disney posant pour trois films de vulgarisation sur le programme spatial américain, visant à sensibiliser le public américain pendant la Guerre froide. Pendant la Seconde guerre mondiale, Walt Disney avait déjà participé à la promotion de l'effort de guerre par de telles productions [3]. Article détaillé : complexe militaro-industriel allemand. Les Américains et les Soviétiques n'ont pas développé une telle suprématie sans que l'histoire n'en montre l'efficacité. Au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, en Europe et dans le Pacifique, il a fallu étudier les ramifications industrielles, militaires et internationales de chaque belligérant vaincu afin de démanteler le potentiel de refondation de sa puissance militaire.

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Après l'avoir identifié pour le démanteler, les Américains vainqueurs à l'Ouest provoquèrent une "fuite des cerveaux"[4] pour assurer au travers du Joint Intelligence Objectives Agency le développement aérospatial au cours de la Guerre froide qui s'annonçait : l'exemple de Wernher von Braun en Dr Folamour est emblématique de ces associations liées à la raison d'État qui pourraient paraître idéologiquement contre nature. Dans une logique d'opposition des deux blocs, elle trouve sa justification : en effet le Département 7 créé par Staline s'emparait au même moment de tous les matériels et documents intéressants, ainsi que de nombreux ingénieurs. Article détaillé : complexe militaro-industriel japonais. Le complexe militaro-industriel japonais était basé sur de grandes entreprises comparables au modèle colbertiste dans leur fondation : les Zaibatsus. Notes et références 1. A la chute de l'URSS, la répartition de la production était la suivante : Uralvagonzavod (UVZ) à Nizhniy Tagil pour le T-72B, Kirov à Léningrad (LKZ) pour le T-80U, Omsktransmash pour les T-80U et T-80UK et enfin l"usine Malyshev de la Kharkiv Morozov Machine Building Design Bureau pour le T-80UD en Ukraine. 2. (fr) La Lettre du Groupe E3D n° 2 - avril 1996 3. Source : Walt Disney's World War II propaganda production. 4. Une fuite très organisée : voir "opération Paperclip". Voir aussi Articles connexes Selon le domaine • Industrie : Complexe industriel • Idéologie : Militarisme • Médias : Complexe militaro-médiatique (relations entre la machine hollywoodienne et le C.M.I.) • Recherche : Financement militaire de la recherche scientifique (en) • Défense et sécurité : Industrie de l'armement • Statistique économique : Budget de la défense • Politique américaine : (en)discours de fin de mandat du président Dwight D. Eisenhower | Histoire des États-Unis d'Amérique (article générique) Liens externes • (en) Site officiel de la société d'exportation de matériel militaire de la Russie

• (fr) Dossier des services des renseignements canadiens sur le CMI de la République Populaire de Chine

Compulsif (type) : Ou compulsion (terme de psychiatrie), force presque irrésistible par laquelle le sujet est amené à accomplir certains actes et à laquelle il ne peut résister sans angoisse. Par opposition au type impulsif qui ne peut échapper à l’assouvissement de sa pulsion. Confédération paysanne : Ce n’est pas un parti politique bien que son combat s’y apparente, à l’image de son exleader José Bové, qui s’est présenté aux présidentielles de 2007. C’est un syndicat d’agriculteur, devenu seconde organisation agricole juste après la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) à laquelle elle s’oppose.

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Fondé en 1987, elle devient une grosse structure dès le début des années 2000 et regroupait alors 91 structures départementales et 15 000 adhérents. Au niveau agricole français, elle dépasse les 20 % dès 1995 et franchit la barre des 25 (26.4) en 2001 et préside la chambre d’agriculture de plusieurs départements. La Confédération paysanne se distingue par le fait de sa remise en cause du modèle de développement agricole productiviste en vigueur depuis 1960. Elle lui reproche, entre-autres, d’avoir servit et favorisé l’agriculture industrielle et l’industrie agro-alimentaire obligeant ainsi la baisse des prix et des revenus agricoles, la disparition continue du monde paysan, l’épuisement des sols et leur pollution ainsi que la surproduction et la baisse de qualité … Leurs revendications dépassent le corporatisme : s’ils revendiquent une « agriculture citoyenne », ils s’attaquent aussi à la « malbouffe », aux menaces contre l’emploi, aux atteintes à la santé et à l’environnement, au développement forcé des OGM, aux inégalités entre pays riches et pauvres et à l’OMC sous son principe de libéralisation des échanges mondiaux ! Le 12 août 1999, démontage du McDonald’s de Millau (Aveyron) et l’emprisonnement de José Bovet leur offre une attention médiatique ainsi qu’une reconnaissance grandissante auprès de l’opinion publique. En bref, c’est un peu le Greenpeace du monde agricole, en plus virulent. La Confédération Paysanne ne se suffit pas du plan national alors que l’époque est aux échanges et pressions internationales. Elle place donc son action au niveau mondiale et se retrouve donc altermondialiste en participant à de nombreuses manifestations outre-hexagone dès 1999. Elle participe aussi à un réseau international paysan en tant que membre de Via Campesina. José Bové qui a incarné le développement et la médiatisation de cette organisation passe le relais en 2004 lors du 10e Congrès de la confédération. De nouveau noms comme Emile Sanchez et Brigitte Allain s’attachent à des combats moins variés et plus précis comme faire inscrire dans la constitution européenne le principe de « souveraineté alimentaire » et contribuer à la mise au point d’une nouvelle PAC (Politique Agricole Commune). Quand à son leader historique, José Bovet, il se consacre à des actions de fauchage d’OGM et à des interventions remarquées dans les médiats. C’est un interlocuteur reconnu. Il souffre cependant d’une image gauchiste, encore mal perçue par le grand public, certains le cataloguant comme violent et fauteur de troubles. Il est condamné plusieurs fois en tribunal et fait donc de la prison … pour avoir tenté de résister à une tentative d’empoisonnement public et d’atteinte à la nature (cultures d’OGMS inconscients et/ou criminels en plein air). Toutefois, le fait que l’Europe dans un premier temps, puis la France forcée par son opinion public dans un second, s’alignent sur ses prises de position en matière d’OGM, prouve que ce fut un visionnaire et commence à être perçu, à juste titre, comme un héros ! Comme de coutume dans cette encyclopédie, article inspiré en grande partie par Microsoft Encarta 2006 (sauf les deux derniers paragraphes qui me sont personnels) ! Confusion mentale : (État de), état pathologique caractérisé par un bouleversement Spatio-temporelle, des troubles de mémoire, de l'anxiété et fréquemment de l'onirisme. Congénétique : L'individu à l'impression que son cerveau semble ne plus gérer les "données" qui circulent en lui, il a l'impression de ne plus être capable de pouvoir faire face à la complexité de la vie, créant en lui des bouffées d'angoisse et parfois de violence (contre autrui ou contre lui-même). État provoqué par des maladies mentales, des bouleversements graves du corps physique (exemples : un manque de sommeil chronique, une insuffisance alimentaire ...), par la prise de substances Psychotropes (drogues). (Néologisme) L’équivalent du principe de la consanguinité mais appliqué aux plantes. Dans le cas du chanvre, cela implique une expression hermaphrodite la plupart du temps, caractère transmis à la descendance mais qui peut disparaître en cas de métissage avec des gènes nouveaux et variés. Dans le principe, les gamètes (cellules reproductrices) mâles et femelles d’une seule et unique plante ou des plantes voisines (cellules haploïdes) possèdent un code génétique identique ou très ressemblant dont l’union provoque une descendance hermaphrodite. Comme l’animal, le chanvre possède en lui l’expression chimique des deux sexes qui ne s’exprime que grâce à la production d’hormones qui permettent l’expression de l’un ou de l’autre cas. Chez les plantes hermaphrodites, le taux d’hormones mâles et femelles est de 50 – 50 %.

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Les plantes précoces sont donc des plantes au taux d’hormones femelles majoritaire mais qui possèdent aussi un taux d’hormones mâles élevé : car les mâles fleurissent généralement 15 jours à trois semaines avant les femelles. Comme c’est un fait génétique, on peut donc développer des variétés hyper-précoces mais on arrive à les stabiliser que par une sélection rigoureuse : celles-ci possèdent en elles un fort potentiel à déclarer l’hermaphrodisme. Congrégationalisme : D’après Wikipédia, Le congrégationalisme est un mouvement chrétien, d'inspiration calviniste, né en Angleterre dans la seconde moitié du XVIe siècle. Il s'est ensuite fortement implanté en Amérique du Nord à partir du dix-septième siècle. Le congrégationalisme est également une forme de gouvernance ecclésiale qui est répandu dans plusieurs dénominations protestantes; nous pouvons parler d'églises de gouvernance congrégationaliste. En gros, l’Eglise locale attribue le pouvoir de nomination et de destitution de ministères, ainsi que la prise de position sur les grandes ou graves questions, aux membres de cette Eglise (modèle démocratique). Les thèses du congrégationalisme s’appuieraient sur le contenu de textes néo-testamentaires. L’article étant long et ne rapportant rien de plus aux sujetd développés dans cette encyclopédie, je ne l’ai pas produit ici. Vous pouvez le consulter à l’adresse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A9gationalisme Conjonctivite : Inflammation de la muqueuse couvrant la face postérieure des paupières et la face antérieure de la sclérotique (blanc de l'œil). Consile de Trente : Voici ce qu’en dit Wikipédia. Extrait de la page : http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_Trente Le concile de Trente est le dix-neuvième concile œcuménique reconnu par l'Église catholique romaine. Convoqué par le pape Paul III en 1542, en réponse aux demandes formulées par Martin Luther dans le cadre de la Réforme protestante, il débute le 13 décembre 1545. Étalées sur dix-huit ans, ses vingtcinq sessions couvrent cinq pontificats (Paul III, Jules III, Marcel II, Paul IV et Pie IV) et se tiennent dans trois villes. En réaction à la Réforme protestante[1], il confirme la doctrine du péché originel, précise celle de la justification, de l’autorité de la Bible spécifique au catholicisme romain et confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l'un des conciles les plus importants de l'histoire du catholicisme ; il est le plus abondamment cité par le concile de Vatican II. Entre Trente et Vatican II, il n'y eut qu'un seul concile, Vatican I, qui définit la primauté pontificale mais fut interrompu par la guerre franco-allemande de 1870 et l'intervention des troupes italiennes qui annexèrent les États du pape. L'historienne Régine Pernoud présente ce concile comme « la coupure entre l'Église médiévale et l'Église des temps classiques [2]. » … (L’article continu). Pour plus de précisions, consultez cet article de Wikipédia à l’adresse citée dessus. Conspirationiste : N’existait pas, il y a encore peu, dans les dictionnaires. En ce sens le mot n'a pas de définition officielle ni d’orthographe bien précise. C’est donc un néologisme inventé surtout pour désigner toute personne adepte d’une théorie du complot – notamment celle des Illuminati. La terminaison (iste) rappelle les termes « négationnistes » et « révisionniste ». Ce mot est donc employé à des fins péjoratives par les détracteurs de ceux qui crient « au complot » ! Au fait, la soit disant « théorie du complot » n’en est plus une : elle est prouvée (voir le livre II de cette encyclopédie). Ce terme n’a donc plus de raison d’être. Il est toutefois vrai que les incriminés n’ont pas encore été jugés – donc sont censés bénéficier en France de la présomption d’innocence-. Il est tout aussi vrai qu’aucun pays n’accepte encore officiellement cette vérité. Dans un sens plus large, le mot peut être aussi utilisé pour désigner toute personne réfutant une thèse officielle en y opposant une autre explication basée sur un complot ou une machination (conspiration). Ne perd pas son sens péjoratif (sous-entendu que la version officielle a toujours raison). Ce terme fait donc parti du langage moqueur des imbéciles et normalement ne devrait même pas mériter qu’on s’y attarde. Contre-gnose : D’après le dictionnaire des gnostiques et des principaux initiés d’André Waultier, c’est un :

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« Ensemble de sectes qui partent des mêmes prémisses que les gnostiques, mais en tire habituellement des conclusions opposées aux leurs et pratiquent souvent, en conséquence, des rites « à rebours » des rites traditionnels. La plus ancienne connue de ces sectes est celle des Caïnites, qui estima que le Dieu créateur avait puni Caïn injustement et réhabilita d’autres réprouvés comme Corach. Quand elle se Christianisa, elle justifiera de même Juda Iscaruite ». Citons encore les gnostiques dits « licencieux », les lucifériens du Moyen Age, les Yézidis de l’Islam, les diverses secte sataniques contemporaire ». Certaines sectes contre gnostique ne pratiquent pas de « rites à l’envers » : elles ont leur propre rite et leur dogme prétend être une relogion à part entière. C’est le cas du Luciférisme Internationnal, qui est bien l’inverse du christianisme dans les tenants et aboutissants de son dognme, mais prétend être « la Vraie Religion » débarrassée de l’Hypocrisie et dotée de Savoirs que les chrétiens, par exemple, n’auraient pas ! Contrôle banquaire aux Etats-Unis : Voici le texte d’un groupe catholique extrait de la page web : http://www.michaeljournal.org/lecon7.htm . Il résume à la perfection ce que je voulais faire ressortir ici ! Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 leçons Leçon 7: L'histoire du contrôle bancaire aux États-Unis La dictature des banquiers et leur système d’argent-dette ne se limite pas seulement au Canada, mais s’étend dans tous les pays du monde. En effet, il suffirait qu’un seul pays se libère de cette dictature et donne l’exemple de ce que pourrait être un système d’argent honnête, émis sans intérêt et sans dette par un office national de crédit qui représenterait la richesse réelle de la nation, pour que le système d’argent-dette des banquiers s’écroule dans le monde entier. Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat étaient de véritables patriotes, qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui. Voici ces faits que les Financiers voudraient que la population ignore: La population la plus heureuse : Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la «Nouvelle-Angleterre», possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps: «Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe.» Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie: «C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne.» Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir Benjamin Franklin uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié. «En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.» Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara: «Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement: ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution.» Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à

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Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5: «C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur.» La banque des banquiers Mais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que: «Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie.» Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent-dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers. Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la «Bank of the United States», avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée «Banque des Etats-Unis», elle Alexander Hamilton était plus véritablement la «banque des banquiers», puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de «banque des Etats-Unis» fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l’influence de Jefferson et d’Andrew Jackson: «Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d’après la Constitution d’émettre du papiermonnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées.» Ainsi se terminait l’histoire de la première Banque des Etats-Unis, mais les banquiers n’avaient pas dit leur dernier mot. Les banquiers déclenchent la guerre Nathan Rothschild, de la Banque d’Angleterre, lança un ultimatum: «Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre très désastreuse.» Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s’étendre jusque-là. «Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!» Nathan Rothschild émit des ordres: «Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie.»

Andrew Jackson Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les Etats-Unis. Le plan de Rothschild était d’appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu’ils seraient obligés de demander de l’aide financière... qui bien sûr ne serait accordée qu’en retour du renouvellement de la charte de la «Bank of the United States». Il y eut des milliers de morts, mais qu’importe à Rothschild? Il avait atteint son but: la charte fut renouvelée en 1816. Abraham Lincoln est assassiné

Abraham Lincoln fut élu Président des Etats-Unis en 1860 avec la promesse d’abolir l’esclavage des Noirs. 11 Etats du Sud, favorables à l’esclavage des Noirs, décidèrent donc de quitter l’Union, de se séparer des Etats-Unis: ce fut le début de la Guerre de Sécession, ou Guerre Civile Américaine (1861-65). Lincoln, étant à court d’argent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de New-York, qui lui offrirent de l’argent à des taux allant de 24 à 36%. Lincoln refusa, sachant parfaitement que c’était de l’usure et que cela mènerait les Etats-Unis à la ruine. Mais son problème d’argent n’était pas réglé pour autant. Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution: «Que le Congrès passe une loi autorisant l’émission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de l’avant et gagnez votre guerre.» C’est ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre: de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 Abraham Lincoln millions $ de «greenbacks» (appelés ainsi par la population parce qu’ils étaient imprimés avec de l’encre verte au verso).

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Lincoln déclara: «Le gouvernement, possédant le pouvoir de créer et d’émettre la monnaie et le crédit en tant qu’argent, et bénéficiant du droit de retirer l’argent et le crédit de la circulation par les taxes ou autre moyen, n’a pas besoin, et ne devrait jamais emprunter de l’argent à intérêt comme moyen de financer les travaux gouvernementaux et les entreprises publiques… Le privilège de créer et émettre l’argent est non seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais aussi sa plus grande opportunité créative.» Lincoln appela ces greenbacks «la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue.» Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur «racket» du vol du crédit de la nation et de création d’argent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter l’oeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times (citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe, et reproduite dans Lincoln Money Martyred, par R. E. Search): «Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s’installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s’acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l’histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe.» (La monarchie des contrôleurs du crédit.) Tout d’abord, dans le but de discréditer les greenbacks, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter , en février 1862, la «Clause d’Exception», qui stipulait que les greenbacks ne pouvaient être utilisés pour payer l’intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l’élection d’assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Greenbacks et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l’argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées). Cette loi stipulait aussi que les greenbacks seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l’Union, ce qui l’obligea à remettre après la guerre le veto qu’il projetait contre cette loi et l’action qu’il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même: «J’ai deux grands ennemis: l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» Lincoln fut réélu Président en 1864 et fit clairement savoir qu’il s’attaquerait au pouvoir des banquiers une fois la guerre terminée. La guerre se termina le 9 avril 1865, mais Lincoln fut assassiné cinq jours plus tard, le 14 avril. Une formidable restriction du crédit s’ensuivit, organisée par les banques. L’argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards $. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu’à réduire la circulation d’argent à 6,67 $ par tête en 1867! William Jennings Bryan: “The banks ought to get out” L’exemple de Lincoln demeurait néanmoins dans plusieurs esprits, même jusqu’en 1896. Cette année-là, le candidat démocrate à la présidence était William Jennings Bryan, et encore une fois, les livres d’histoire nous disent que ce fut une bonne chose qu’il ne fut pas élu président, car il était contre la monnaie «saine» des banquiers, l’argent créé sous forme de dette, et contre l’étalon-or: «Nous disons dans notre programme que nous croyons que le droit de frapper et d’émettre la monnaie est une fonction du gouvernement. Nous le croyons. Et ceux qui y sont opposés nous disent que l’émission de papier-monnaie est une fonction de la banque, et que le gouvernement doit se retirer des affaires de la banque. Eh bien! Moi je leur dis que l’émission de l’argent est une fonction du gouvernement, et que les banques doivent se retirer des affaires du gouvernement... Lorsque nous aurons rétabli la monnaie de la Constitution, toutes les autres réformes nécessaires seront William Jennings

possibles, mais avant que cela ne soit fait, aucune autre réforme ne peut être accomplie.»

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La Réserve fédérale: le plus gigantesque trust Et finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l’argent, et remettait ce pouvoir à la «Federal Reserve Corporation». Un des rares membres du Congrès qui avait compris tout l’enjeu de cette loi, Charles A. Lindbergh (le père du célèbre aviateur), déclara: «Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire.»

Charles A. Lindbergh Bryan L’éducation du peuple Qu’est-ce qui a permis aux banquiers d’obtenir finalement le monopole complet du contrôle du crédit aux Etats-Unis? L’ignorance de la population sur la question monétaire. John Adams écrivait à Thomas Jefferson, en 1787: «Toutes les perplexités, désordres et misères ne proviennent pas tant de défauts de la Constitution, du manque d’honneur ou de vertu, que d’une ignorance complète de la nature de la monnaie, du crédit et de la circulation.» Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi des Banques Nationales: «Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’avons jamais vue dans ce pays.» Salmon P. Chase

Et l’industriel Henry Ford a dit: «Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.»

L’éducation du peuple, voilà la solution. Et c’est justement la formule de Vers Demain. Ah! si tous les créditistes comprenaient leur responsabilité de répandre Vers Demain! Le Crédit Social, qui établirait une économie où tout est ordonné au service de la personne humaine, a justement pour but de développer la responsabilité personnelle, de créer des hommes responsables. Chaque conquête d’un esprit au Crédit Social est une avance. Chaque personne formée par le Crédit Social est une force, et chaque acquisition de force est un pas de plus vers la victoire. Et depuis 70 ans, que de forces acquises!... Et si elles étaient toutes actives, le Crédit Social, c’est réellement avant demain matin qu’on l’aurait! Comme l’écrivait Louis Even en 1960: «L’obstacle n’est ni le financier, ni le politicien, ni aucun adversaire déclaré. L’obstacle est seulement dans la passivité d’un trop grand nombre de créditistes qui souhaitent bien voir venir le triomphe de la cause, mais qui laissent à d’autres le soin de la promouvoir.» En somme, c’est le refus d’endosser notre responsabilité. «A ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé.» (Luc 12, 48.) Examen de conscience, chers créditistes, conversion personnelle, un petit coup de coeur et endossons nos responsabilités. Nous n’avons jamais été aussi près de la victoire! Notre responsabilité, c’est de faire connaître le Crédit Social aux autres, en les faisant s’abonner à Vers Demain, le seul journal qui fait connaître cette brillante solution. La loi du Crédit Social votée par le Congrès américain en 1932 C’est l’éducation du peuple qui est nécessaire. Quand les pressions provenant du peuple seront assez fortes, tous les partis seront d’accord pour adopter la réforme du Crédit Social. Un bel exemple de cela peut être trouvé dans le «bill Goldsborough» de 1932, qu’un auteur a décrit comme étant «la réforme monétaire qui est venue le plus près de réussir en vue de l’établissement d’une monnaie véritablement saine aux Etats-Unis»: «Une majorité écrasante des membres du Congrès américain (289 contre 60) était déjà en faveur de cette loi en 1932; et cela dure encore depuis, sous une forme ou sous une autre. Seul l’espoir futile que le nouveau Président d’alors (Roosevelt) puisse rétablir la prospérité sans abandonner le système d’argent-dette dont l’Amérique avait

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hérité, empêcha le Crédit Social de devenir la loi des Etats-Unis. En 1936, lorsque le "New Deal" (solution de Roosevelt) se montra incapable de régler efficacement la crise économique, les partisans du Crédit Social revinrent en force. Le dernier effort significatif pour gagner son adoption survint en 1938.» (W. E. Turner, Stable Money, p. 167.) Même le dividende et l’escompte compensé, deux éléments essentiels du Crédit Social, étaient mentionnés dans ce projet de loi, qui fut surnommé «bill Goldsborough», du nom du député démocrate du Maryland, T. Alan Goldsborough, qui le présenta en Chambre pour la première fois le 2 mai 1932.

Robert Owen

Deux personnes qui soutinrent le projet de loi retiennent particulièrement notre attention: Robert L. Owen, sénateur de l’Oklahoma de 1907 à 1925 et directeur de banque pendant 46 ans, et Charles G. Binderup, député du Nebraska. Owen publia un article en mars 1936 dans la revue de J. J. Harpell, The Instructor (et sa version française, Le Moniteur), dont Louis Even était le rédacteur-adjoint. Quant à M. Binderup, il donna plusieurs causeries à la radio américaine, durant la crise, pour expliquer les méfaits du contrôle du crédit par des intérêts privés.

Voici des extraits du discours de Robert Owen à la Chambre des Représentants, le 28 avril 1936: «...le projet de loi qu’il (Goldsborough) présenta alors, avec l’approbation du Comité sur les Banques de la Chambre — et je crois que ce fut pratiquement un rapport unanime. Ce projet de loi fut débattu deux jours à la Chambre, un très simple projet de loi, établissant la politique des Etats-Unis de rétablir et de maintenir la valeur de la monnaie, et ordonnant au Secrétaire du Trésor, aux officiers de la Commission de la Réserve Fédérale et aux Banques de la Réserve Fédérale, de rendre cette politique effective». C’était tout, mais suffisant, et le bill passa, non par un vote partisan: 117 députés républicains votèrent en faveur de ce projet de loi (qui avait été présenté par un député démocrate), et le bill passa par 289 voix contre 60, et de ces 60 députés, seulement 12, par la volonté du peuple, sont encore au Congrès. «Ce bill fut défait par le Sénat, parce qu’il ne fut pas réellement compris. Il n’y avait pas eu suffisamment de discussion à son sujet dans le public. Il n’y avait pas d’opinion publique organisée pour l’appuyer.» Tout est là. C’est l’éducation du peuple que ça prend. Républicains comme Démocrates votèrent en sa faveur, et il n’y eut donc point besoin de «parti» du Crédit Social. De plus, Owen admet que ce qui manquait, c’était l’éducation du peuple, une force dans le peuple. Cela confirme la méthode de Vers Demain, préconisée par Douglas et Louis Even: il faut éduquer la population (en distribuant des circulaires et prenant de l’abonnement à Vers Demain). Le bill Goldsborough était intitulé: «Loi pour rendre au Congrès son pouvoir constitutionnel d’émettre la monnaie et d’en régler la valeur; de fournir un revenu monétaire à la population des Etats-Unis avec un pouvoir d’achat fixe et équitable du dollar, suffisant en tout temps pour permettre à la population d’acheter les biens et les services désirés selon la pleine capacité des possibilités du commerce et de l’industrie des Etats-Unis... Le système actuel, qui émet l’argent à travers l’initiative privée pour le profit, résultant en fréquentes et désastreuses inflations et déflations, doit cesser.» Le projet de loi prévoyait aussi un escompte sur les prix à être remboursé aux marchands, et un dividende, devant commencer à $5 par mois (en 1932), à chaque citoyen de la nation. Plusieurs groupes témoignèrent en Chambre en faveur de ce projet de loi, faisant ressortir qu’il contenait tous les mécanismes nécessaires pour empêcher toute inflation des prix. L’ignorance de la population Le plus ardent opposant à ce projet de loi au Sénat était Carter Glass, ancien Secrétaire du Trésor, et farouche partisan de la «Federal Reserve» (contrôle privé de la monnaie). Aussi, le Secrétaire du Trésor (Ministre des Finances) de Roosevelt, Henry Morgenthau, fortement opposé à toute réforme monétaire, disait qu’il valait mieux «donner une chance» au «New Deal» de Roosevelt. Ce qui aida le plus les adversaires du bill, c’est l’ignorance quasi totale de la question monétaire dans la population... et même dans le Sénat. Certains sénateurs, ignorant même jusqu’au mécanisme de la création de l’argent (crédit) par les banques, s’écriaient: «Mais le gouvernement ne peut pas créer de l’argent comme ça! Ça va faire de l’inflation!» Et d’autres, tout en admettant la nécessité de la création d’argent sans dette, ne voyaient pas la nécessité du dividende ou de l’escompte compensé. En fait, toutes ces objections tombent d’elles-mêmes après une étude un peu sérieuse du Crédit Social. Citations célèbres sur la question de l'argent «Laissez-moi émettre et contrôler la monnaie d’une nation, et je ne fiche de qui fait ses lois.» — Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), père fondateur de la finance internationale.

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«L’histoire nous dit que les changeurs d’argent ont eu recours à toute forme d’abus, d’intrigue, de tromperie, et autres moyens les plus violents possibles pour conserver leur contrôle sur les gouvernements en contrôlant l’argent et son émission.» — Le Président américain James Madison «Les puissances d’argent dénoncent comme étant ennemis publics tous ceux qui remettent en question leurs méthodes ou font la lumière sur leurs crimes.» — Le candidat démocrate à la présidence William Jennings Bryan «Quiconque contrôle la quantité d’argent dans un pays est le maître absolu de toute l’industrie et du commerce.» — Le Président américain James A. Garfield «Le système bancaire fut conçu dans l’iniquité et naquit dans le péché. Les banquiers possèdent la planète. Enlevez-leur la planète, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent, et d’un trait de plume, ils créeront assez d’argent pour racheter la planète et en devenir les propriétaires... Si vous voulez continuer d’être les esclaves des banquiers et payer le prix de votre esclavage, alors laissez les banquiers continuer de créer l’argent et de contrôler le crédit.» — Sir Josiah Stamp, gouverneur de la Banque d’Angleterre, 1940. Amschel Rothschild

«Le procédé par lequel les banques créent l’argent est si simple qu’il en répugne notre esprit.» — John K. Galbraith, dans Money: Whence it came, where it went, p. 29. «Les banques créent l’argent. Il y a longtemps qu’elles le font, mais elles ne s’en étaient pas bien rendu compte, et elles ne voulaient pas l’admettre. Très peu l’admettaient. C’est ce que vous constaterez dans toutes sortes de documents, de manuels de finance, etc. Mais depuis, et nous devons être très francs à ce sujet, il y a eu évolution, si bien qu’aujourd’hui, je doute que vous trouviez beaucoup de banquiers éminents essayant de nier que les banques créent le crédit.» — H. W. White, président des Banques Associées de Nouvelle-Zélande, devant la Commission monétaire de Nouvelle-Zélande, 1955.

Josiah Stamp

Thomas Edison et Henry Ford Terminons cet article avec les citations de deux grands citoyens américains, Thomas Edison et Henry Ford: Edison: «A travers notre histoire, quelques-uns des plus grands Américains ont cherché à casser l’empreinte hamiltonienne (l’argent-dette d’Alexander Hamilton) sur notre politique monétaire, dans le but d’y substituer une monnaie stable en fonction des besoins physiques de la nation. Un manque de compréhension dans le public et chez les autorités, combiné au pouvoir des intérêts bancaires qui ont machiné des intérêts personnels dans la présente situation chaotique, ont jusqu’ici contrecarré tout effort. » «Ne les laissez pas vous embarrasser avec le cri de "monnaie de papier". Le danger du papier-monnaie est précisément le danger de l’or — si vous en avez trop, ce n’est pas bon. Il n’y a qu’une règle pour l’argent et c’est d’en avoir assez pour mener tout le commerce légitime qui attend d’être fait ... » Thomas Edison et Henry Ford

«Si les Etats-Unis adoptent cette politique d’augmenter leur richesse nationale sans rien payer au collecteur d’intérêts — car toute dette nationale est faite d’intérêts à payer — alors vous verrez une ère de progrès et de prospérité dans ce pays qui n’aurait jamais pu arriver autrement.»

Et un appel d’Henry Ford: «La jeunesse qui pourra résoudre la question monétaire fera plus pour le monde que toutes les armées de l’histoire.» Jeunes, affamés de vérité et de justice, avez-vous compris? Joignez les rangs des apôtres du journal Vers Demain, pour le salut de votre pays et de tous vos concitoyens. Les Pèlerins de saint Michel ont besoin de vous. Ils vous attendent ! Alain Pilote Fin de l’article. A la fin de cet article, l’auteur n’a pas pu s’empécher de faire un peu de pub pour son périodique et un peu de prosélytisme pour sa cause religieuse. Vous aurez depuis compris que le but de cette encyclopédie n’est pas de faire

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du prosélytisme mais d’exposer des points de vue de sources différentes qui convergent vers un concept commun et fédérateur. Si vous ne partagez pas le même engoument pour sa foi, veuillez ne retenir de cet article que les fonds politiques et économiques qui sont fort bien expliqués ! Merci de votre compréhension. A retenir dans cet article : - L’Etat peut imprimer sa propre monnaie, indépendament des fonds privés et pratiquer un rôle régulateur. - L’Etat n’a plus de dette. - Les dividentes, intérets et bénéfices peuvent être reversés aux citoyens. - Le niveau de vie augmente : les inactifs on un revenu minimum de survie, les actifs gagnent bien plus, le commerce fonctionne à fond des possibilités du pays, ce système est garant d’une démocratie absolu, le taux de mécontents et d’opposant baisse drastiquement. - Le principal danger qui menace ce système est l’égoïsme de certains puissants personnages qui désirent « tout pour eux » et surtout de réduire nations et individus à une sorte d’esclavage commandé par leur bon vouloir. Réfléchissez bien à tout cela ! Convulsions : Contractures spasmodiques s’étendant à tous les muscles du corps. Coran : Son nom francisé provient de Qurân, lui-même une forme arabisée d’un mot d’origine syriaque. Il signifie « lu » ou « récité ». Pour tous les musulmans, c’est le livre qui contient une série de révélations faites par Allah (Dieu) à Mahomet (570- 632 prophète de l’Islam) pendant ses années de prophétie à la Mecque et à Yatrib (Médine). Cela se passe au cours des premières décennies du VIIe siècle. Cette révélation fut faite en Arabe et, selon la tradition, par l’ange Gabriel (Jibra’il). Il s’agit donc du même Dieu que les chrétiens, mais ceux-ci, de part le choc linguistique et culturel et du fait de la refonte entière des écrits, réfutèrent ces textes. Plus tard, la papauté les déclara ces textes hérétiques et les musulmans d’infidèles (qui auraient trahi la parole de Dieu dans les écrits bibliques). Les révélations que Mahomet livrait à ses disciples ne formèrent pas tout de suite un livre. Elles auraient été apprises par cœur ou manuscrites sur différents supports comme des feuilles de palmier, des os ou des peaux animales. Ce n’est qu’après la mort de Mahomet, en 632, que ses disciples décidèrent de rassembler l’ensemble des révélations sous la forme d’un livre unique. Ils y parvenir en 650 sous le califat d’Otman en constituant le Coran tel qu’on le connaît aujourd’hui. L’Arabe littéraire utilise les consonnes sans les voyelles, la tradition affirme que ces dernières ont été rajoutées plus tard. Ce qui fit qu’au IVe siècle de l’hégire (*) (Xe siècle de notre ère), divers systèmes de lectures avec rajout de voyelles étaient possibles et 7 d’entre-eux furent reconnus conforme au texte sans voyelles. D’autres variantes de certains passages du Coran ont été conservées par la tradition islamique. Il s’agirait de passages qui proviendraient de versions du Coran conservés par certains disciples de Mahomet mais qui différaient de la version d’Otman et furent supplantées par elle. (*) Hégire : calendrier musulman qui commence en 662 de notre ère. Au contraire du notre qui est basé sur le soleil, ce calendrier est lunaire, ce qui fait les années de l’hégire sont plus courtes. Cotonnage : Ou cotonnisation. Procédé récemment mis au point qui rend la fibre de Chanvre fine, douce et souple comme celle du coton. Il est aussi lié au mode de culture et à l’âge ou est rammassé le chanvre : récolté avant la floraison, la fibre est plus fine est plus souple et permet la production de textiles fins. Termes non présents, à cette date, dans les dictionnaires. Cotylédon : Lobe charnus (cas du Cannabis) ou foliacé qui s’insère dans la graine sur l’axe de la plantule. Réserve alimentaire de la graine et de la jeune plante utilisée tant que le système radiculaire n’est pas suffisamment développé. C.Q.F.D. : Terme de mathématiques, abréviation de “Ce Qu’il Fallait Démontrer”. Craving : (Terme d’origine anglaise : désir ardent – médical, psychiatrie). Besoin insatiable. Croûtes de battance : Couche de terre manquant de Ca, qui se dessèche et durcie vite, entraînant la mort de semis ou d'espèces de plantes possédant un court enracinement. Cette dureté et sécheresse peuvent parfois provoquer des craquèlements plus ou moins importants dans le sol.

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Ce phénomène amplifie plus en profondeur le dessèchement du sol et risque de mettre à nue les racines des plantes déjà existantes. Une solution : chauler le sol au préalable. Cryptogamiques : Se dit des affections causées aux végétaux par des champignons microscopiques. Le mildiou, fléau du Cannabis par temps humide, est une maladie cryptogamique. CSP : (Center for Security Policy). Think Thank (club de réfléxion) américain pro-israëlien. Voir JINSA. Cultigène : Type de plants possédant des caractéristiques génétiques connues, isolé par la sélection (ou bouturage) et cultivé pour leurs caractéristiques. Exemples : Cannabis “Big Burds” et Cannabis “N.H.L 5 Haze”: cultigènes cultivés aux Pays-Bas, le premier pour la grosseur de ses têtes (sommités florales), la seconde pour son fort taux de T.H.C. . Autre exemple : le cas de génotypes de Chanvre dont le taux de T.H.C. est inférieur à 0,3% de l’ensemble de la plante. Cure de maintenance : Terme nouveau, par opposition à "cure de désintoxication"; une cure de maintenance est la substitution d'une drogue illicite par une drogue licite, sous contrôle médical. Le récent concept de réduction des risques, qui bouleverse l'Opinion Publique, la Police, la Justice et le corps Médical, à favorisé celui de cure de maintenance. Ce dernier se veut prévenir et combattre les stigmates de l'illégalité et de la délinquance, liées à la recherche du stupéfiant par le Toxicomane pharmacodépendant. Elle a aussi pour but d'empêcher l'overdose et la propagation de maladies virales (Sida, Hépatites, ...). Enfin, c’est aussi une thérapie qui pemet au sujet de se désintoxiquer par pallier. Cyanophycées : classe d’algues provaryotes d’un vert bleuâtre, qui contient entre autres le Nestoc des sols humides et l’Oseillaire des eaux douces. Cyme : Inflorescence formée d'un axe principal, terminé par une fleur et portant latéralement un ou plusieurs axes secondaires qui se ramifient de la même façon.

D:

Dawamesc : Ou beurre de Marrakech, préparation culinaire de beurre que l’on fait fondre et cuire à feux doux avec des sommités fleuries de Cannabis, puis qu’on filtre et laisse refroidir dans un moule. Le produit finit reprend alors un aspect de beurre mais de couleur beige à marron. Les corps gras du beurre ont fixé la résine cannabique, dont le T.H.C. Sous cette forme, c’est un psychotrope bien plus puissant que le Haschich dont l’ingestion en grande quantité peut alors provoquer des hallucinations. Décompensations psychiques : (État de), état pathologique dans lequel les troubles psychiques, dus à une ou des fonction(s) lésée(s) du cerveau (par une drogue ou une maladie), ne sont plus compensés par une adaptation des fonctions cérébrales restées saines. Délétère : Définition du dictionnaire français Hachette : 1) Dangereux pour la santé, pour la vie ; toxique. Un gaz délétère. 2) Corrupteur, pernicieux : un discours délétère. Delirium tremens : État d'agitation avec fièvre, tremblement des membres, onirisme et trouble de la conscience, propre à l'intoxication alcoolique. Délirogène : (État), ici état de délire provoqué par l'action d'une drogue. Dépravation : Plusieurs sens. Ici à dans le texte le sens n°1. 1) Changement moral en mal. La dépravation du siècle, des mœurs. 2) Terme de médecine : Altération. La dépravation du sang, des humeurs. 3) Il se dit quelquefois d'un texte ancien altéré par les copistes (Inspiré du dictionnaire Revers :

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http://littre.reverso.net/dictionnairefrancais/definition/d%C3%A9pravation/21095) Désigner Drug : Une substance n’est interdite que si elle est classée comme stupéfiante. Partant de ce principe, certains malins prennent plaisir à transformer chimiquement une drogue déjà interdite en un produit nouveau et donc, non classé au tableau des stupéfiants. C’est donc un habile moyen de contourner les législations. “Le Petit Dico. des Drogues” nous cite, en exemple, le cas du M.D.M.A.H.O., qui se trouve être du M.D.M.A. (Ecstasy) auquel “on” a greffé une molécule d’alcool. Déjudiciarisation : Interprétation à la française du mot dépénalisation par les professionnels de la répression. Se veut signifier que les consommateurs cannabiques simples (détenteurs de petites doses et visiblement non trafiquants) ne devraient plus vraiment être poursuivis (dans le sens strict de l’application de la loi qui prévoit dans ce cas un an de prison et une amende). Mais précisons que les sanctions, quoi qu’atténuées, demeurent : vous êtes présentés au procureur qui décide ou non de vous poursuivre en tribunal : - Si vous n’êtes pas poursuivis, vous serez cependant fichés comme consommateur, en cas de récidive, vous ne serez plus concernés par cette clémence. - Si vous êtes poursuivis, vous risquez l’injonction thérapeutique et une amende en contrepartie du fait d’échapper à la prison. - Si votre “tête ne revient pas aux policiers et/ou au procureur”, vous serez poursuivis. Ainsi, de temps en temps, un consommateur simple fait de la prison (parce qu’il a un passé pénal, se défend contre l’interdiction et ses absurdités, est chômeur ou Rmiste de longue date ou s’était déjà fait repéré comme consommateur). Il y a encore peu (réf. 1998), les professionnels de la répression affirmaient qu’il n’y avait plus de consommateurs cannabiques simples en prison. Ce qui faisait crier “menteurs” par bon nombre d’antiprohibitionnistes. Aujourd’hui leur discourt est plus conforme à la réalité : Gilles Leclair, patron de l’O.C.T.R.I.S., utilise le terme de déjudiciarisation et affirme qu’il n’y a presque plus de consommateurs cannabiques emprisonnés. Un chat est un chat, pas un chien ... Démiurge : Voici ce qu’en dit Wikipédia. Le démiurge, ou le créateur, est la déité responsable de la création de l'univers physique dans diverses cosmogonies. On attribue à Platon[1] la première mention du démiurge, qu'il définit comme le dieu organisateur qui créa le monde à partir de la matière préexistante. Dans le gnosticisme, c'est une divinité, Yaldabaoth, têtue, irascible et ignorante, émanée du vrai Dieu, et la cause du mal par sa création désastreuse qui mêla la matière à l'étincelle divine. Égypte antique Article détaillé : Mythe de la création du monde en Égypte antique. Dans la mythologie égyptienne, le démiurge est l'entité créatrice de l'Univers issue du Noun (l'océan primordial). Il vient à la vie en prenant conscience de son existence et, par le verbe et la pensée, il crée toutes choses. Si ce principe est commun (avec quelques variantes) à toutes les cosmogonies égyptiennes, le rôle de démiurge est généralement dévolu au dieu tutélaire de chaque grand centre religieux. Les démiurges égyptiens : •

Rê-Atoum à Héliopolis,

Thot à Hermopolis,

Ptah à Memphis,

Amon-Rê à Thèbes.

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Autres acceptions •

En Grèce antique, les démiurges étaient des travailleurs indépendants, juridiquement libres mais n'appartenant à aucune communauté. Ils avaient une compétence particulière et recherchée (notamment les artisans du métal) donc avaient un statut plus enviable à celui des thètes.

D'après l'écrivain Gérald Messadié [2], un démiurge est au-dessus de Dieu et du Démon, soit audessus du Bien et du Mal.

Références 1.

 La Timée

2.

 L'Homme qui devint Dieu, tome 2 : Les sources

Denim : Toile en Coton ou Coton/Chanvre ou Chanvre seul (couleur : blanc crème à beige suivant la nature) avec laquelle les pionniers américains confectionnaient les bâches de leurs chariots, leurs pantalons, ... L’origine du mot est certainement “de Nîmes” (la ville Française) et à été américanisé. Il en est de même pour cette toile lorsqu’elle est teintée en bleu marine : “Blue Jean” est l’américanisation du mot “Bleu de Gène” (ville italienne, mais terme français). Ces deux termes ont traversés le temps et s’emploient encore couramment aujourd’hui. Dépénalisation (du Cannabis) : Ne plus mettre en prison les consommateurs simples de cette plante. Concept par opposition au sens du terme légalisation, la dépénalisation permet cependant à la répression de se consacrer à la lutte contre les trafiquants. Le consommateur est censé échapper aussi aux poursuites par amendes. Ce qui créé le paradoxe suivant : on peut donc fumer dans les faits, mais on n’a pas le droit d’en détenir, d’en vendre ou d’en acheter La définition exacte de ce mot échappe souvent à l’ensemble des gens. Cela vient du fait de l’ambiguïté causée par les différentes formes de dépénalisation connues à ce jour en Europe. En effet, les fumeurs peuvent connaître les différents “régimes” suivants : - Ils ne vont plus en prison mais subissent des contraintes (amendes, obligation de soins, suppression du permis de conduire). C’est l’interprétation italienne (qui devrait s’arranger d’ici peu). Il serait plutôt question ici de décriminalisation simple plutôt que de dépénalisation. - Ils ne vont plus en prison, mais ils n’ont pas le droit d’en acheter. Il demeure toujours le risque qu’ils passent pour de petits dealers ou surtout d’être compromis dans le but que la police les force à révéler l’identité de leur dealer. C’est le modèle espagnol qui perdure depuis longtemps. Dans les faits, il est loin d’être vraiment tolérant. - Ils peuvent fumer en toute tranquillité si la quantité qu’ils possèdent ne dépasse pas un “taf” imposé par la loi. L’autoproduction de petites quantités et surtout discrète ne sera pas sanctionnée. Au delà, vous êtes d’offices dealers. Ce système à l’inconvénient de reconnaître que le marché clandestin est le seul à pouvoir satisfaire la demande cannabique. C’est le modèle allemand depuis 1994. - Ils fument en toute tranquillité dans des endroits privés, ils achètent leur “taf” dans des Coffee-Shop quand bon leur semble. Ils peuvent se déplacer avec. La possession est limitée à 30g par personne. En fait, tout ceci demeure illégal mais est toléré. Il est ici question de tolérance extrême. C’est le modèle Hollandais tant décrié par les opposants à la décriminalisation. Mais ce n’est pas encore la légalisation (voir définition de ce mot). Dépersonnalisation : (État de), altération de la conscience du corps et du vécu corporel, caractérisé par le sentiment de ne plus se reconnaître soit même, et souvent, de perte de la réalité du monde extérieur. Dépravation : Corruption, avilissement, développement progressif de mœurs (vices) considérés comme anormaux. Dépression respiratoire : Ici arrêt respiratoire provoqué par une overdose d’une drogue. Particulier à l’Héroïne te aux amphétamines, c’est un syndrome classique de l’overdose, d’où un besoin d’intervention rapide d’un docteur (ou du S.A.M.U. ou des pompiers). Descente : Phase ou l’effet d’un psychotrope s’atténue progressivement pour laisser place à la condition de perception normale. Certaines substances ont une descente difficile à supporter. Chaque produits développe son propre type de descente, certain induisent de la déprime, d’autres plus particulièrement de l’angoisse ou de l’agitation. Au niveau

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physiologique, on peut noter des contractures, une sensation désagréable de malaise diffus, des maux de tête violents. On peut aussi se sentir très fatigué. L’alcool, pris à grosses doses, induit aussi une descente pénible : c’est ce que tout le monde appelle la “gueule de bois” avec son cortège de symptômes (maux de tête, fatigue, tournis, irritation, ....). Le Cannabis, lui, est un des produits qui génère une descente “tranquille”. Cocaïne, Amphétamines, L.S.D., psilocybes et Ecstasy sont des exemples de psychotropes à descente pénible. Ce phénomène de descente peut pousser certains des usagers de ces produits à la polytoxicomanie : en effet, pour atténuer les pénibles sensations ressenties, ces derniers utilisent opiacés, Cannabis, alcool ou tranquillisants. Diaspora : Ici, nom donné à la dispersion du peuple juif par les romains. Voyons ce qu’en dit Wikipédia. : « Le terme diaspora désigne la dispersion d'une communauté ethnique ou d'un peuple à travers le monde. À l'origine, ce terme ne recouvrait que le phénomène de dispersion proprement dit. Aujourd'hui, par extension, il désigne aussi le résultat de la dispersion, c'est-à-dire l'ensemble des membres d'une communauté dispersés dans plusieurs pays. Parmi les diasporas les plus connues, on peut citer la diaspora juive, la diaspora irlandaise, la diaspora italienne, la diaspora arménienne, la diaspora africaine, la diaspora chinoise, la diaspora palestinienne, la diaspora libanaise (voir aussi diaspora arabe), la diaspora coréenne et même des populations culturellement migrantes d'anciens pays devenus parfois régions (par exemple la diaspora bretonne, la diaspora bohémienne, la diaspora berbère, la diaspora Corse) ou réparties sur plusieurs pays ou l'ayant fui (par exemple la diaspora russe, la diaspora cambodgienne et la diaspora québécoise (descendants des français de la Nouvelle-France). Le nombre de personnes en situation de diaspora peut être estimé à 600 millions, soit 10 % de l'humanité. Le rapport de la Commission globale sur les migrations internationales (ONU) évalue à 200 millions le nombre de migrants (Rapport de 2005). On peut multiplier par trois ce chiffre pour évaluer le nombre de diasporiques, citoyens ou non des pays d'accueil. ». Au sujet des hébreux, il ne faut pas confondre la Diaspora avec l’Exode. Si ces deux termes signifient en gros la même chose, quand on les utilise avec une majuscule en début de mot, cela devient un nom qui ne désigne pas le même événement. L’Exode correspond à la période d’exil en Egypte avec toute l’histoire biblique sur Moïse et le reste. La Diaspora est censée représenter un autre exil provoquer plusieurs siècles plus tard par les Romains. « Est censé » car … l’historien israélien Shlomo Sand (israélien) pense que cette exode, comme une bonne partie de l’historique hébreux, est le fruit de mensonges politico-religieux destinés à fédérer un peuple qui n’en n’est pas un, puisque être juif est avant tout le fait d’une religion. Précisons que le livre qui suivit la thèse, loin d’être rejeté, a tenu pendant 19 semaines sur la liste des best-sellers israéliens. On ne connait donc pas la date du début de la Diaspora certainement parce que cette dernière n’a jamais eu lieu, en tout cas à l’échelle du peuple hébreu entier. Ce qu’on peut dire simplement, c’est que l’Etat d’Israël disparait à l’époque de la tuerie collective de Massada (dernier bastion hébreux 72-73 après JC) pris par une légion romaine. Par la suite on sait qu’en 272, l'édit de Caracalla va autoriser les Juifs à pratiquer leur religion et à agir comme citoyens romains (ils y sont donc toujours). Sous l’empereur Constantin, converti au christianisme, la nouvelle religion chrétienne progresse rapidement et fut imposée au monde romain comme religion officielle de l'Empire. En 325, le concile de Nicée consacre la séparation définitive du Christianisme et de la religion juive. On ne sait donc rien sur la réalité de l’existence ou non de la Diaspora. Toutefois, si elle a vraiment eu lieu, elle n’aurait concerné que l’élite hébraïque et non pas le peuple. En effet, l’intervention militaire romaine fut le fruit de révoltes incessantes pendant les décennies qui suivirent la mort du Christ. Ces révoltes résultaient de conspiration de la part de ces élites. Excédés, les romains finirent certainement par contourner le problème en déplaçant les fauteurs de troubles. Si cette version des faits s’avère exacte, le peuple palestinien d’aujourd’hui serait en fait les descendants directs des hébreux musulmanisés à l’époque des conquêtes arabes. Cette conversion aurait été facilité par deux phénomènes :

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la disparition de la classe ultra religieuse (extrémiste) et par le fait que l’Islam s’est présenté comme la continuité du judaïsme et du christianisme (donc n’aurait pas été massivement rejetée). Pour confirmation de mes dires : voir dans le Livre II de l’Encyclopédie : Shlomo Sand : Comment le peuple juif fut inventé ! Dichotomie : État de ce qui est coupé en deux, de ce qui se dédouble ou se divise en deux. Possède plusieurs variantes de sens (http://definition.ptidico.com/dichotomie.html ) : Il signifie spécialement, en termes d'Astronomie, État de la lune quand la moitié seulement de son disque est éclairée par le soleil. Il se dit aussi, en termes de Botanique, du Mode de division par deux des rameaux et des pédoncules sur la tige. Par extension, il signifie Méthode de division et subdivision binaire. Il se dit encore, par dénigrement, du Partage que fait un chirurgien de ses honoraires d'opération avec le médecin qui l'a appelé en consultation. Synonymes de "dichotomie" : ramificatuion (par paire), subdivision (par paire), dédoublement. Dicotylédones : Classe de plantes angiospermes dont la graine contient une plantule à deux cotylédons, présentant des feuilles généralement horizontales, aux nervures ramifiées et aux faces différentes, et des fleurs dont la symétrie est souvent d’ordre 5 (plus de 300 000 espèces). Le Cannabis appartient à cette classe. Didactique (poésie) : qui se propose l’exposé d’une doctrine philosophique ou de connaissances scientifiques ou techniques. Difficultés d'élocution : Difficultés à s'exprimer oralement, à exprimer des mots ou des idées. Dioïque : Se dit des plantes qui ont les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds séparés. Disparité : Différence marquée, importante. Manque d'égalité. DMT : Substance hallucinogène tryptaminique appartenant à la classe des alcaloïdes indoliques. Le Dyméthyltriptamine est très apparenté au hydroxy-5-diméthyltryptamine (bufotéine). Seule, elle ne peut nous faire d’effet car une enzyme humaine, la monoaminoxidase (MAO) décompose la substance DMT avant qu’elle n’atteigne le système nerveux central. Elle doit donc être accompagnée d’un inhibiteur de MAO afin de devenir hallucinatoire.

C12H16N2 A noter : le DMT peut se structurer sous deux sortes de structures de cristaux dont une qui fond à 49°C et l’autre à 74°C. Voici ce qu’en dit Wikipédia : Le diméthyltryptamine (N,N-diméthyltryptamine) ou DMT est une substance psychotrope puissante (souvent synthétique mais aussi présente de façon naturelle dans plusieurs plantes dont les psychotria ou Anadenanthera). Il est considéré comme un stupéfiant dans certains pays. Se présentant