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2010-01-INP-temoignages-CB

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Devenir conservateur Les boursiers de l’Inp racontent ... J’ai toujours été passionnée par l’histoire, et cette passion ne m’aurait jamais menée jusqu’à la classe préparatoire de conservateur sans mon environnement familial. En effet, mes parents ont à la fois provoqué le déclic, en nous emmenant visiter des monuments historiques, dont la Normandie ne manquait pas, et lorsqu’ils se sont aperçus de cet intérêt, ils l’ont encouragé. J’ai le souvenir très net des visites au Louvre, au département d’égyptologie, sujet qui me passionnait à ce moment, tandis que la Joconde ne m’évoquait pas grand-chose à cette époque (ce dernier point a bien changé depuis !). Tout cela a fait qu’au moment de choisir une voie après un bac ES, j’ai d’abord pensé à l’histoire. Mais à la réflexion, ce qui m’attirait dans ce domaine, c’était d’abord les témoignages matériels qui ont échappés aux aléas de l’histoire, et qui nous permettent d’envisager une civilisation parfois à partir d’un élément aussi petit qu’un sceau, ou bien à travers des bâtiments aussi gigantesques que les pyramides. J’étais aussi fascinée par la somme de déductions et de théories que les archéologues et les chercheurs peuvent obtenir à partir de ces traces, et qui nous parlent aussi bien des aspects les plus prosaïques de la vie quotidienne, que du sommet du pouvoir, ou de l’organisation d’une société. Un DEUG d’histoire de l’art à Strasbourg m’a confirmé dans cette voie. Là j’ai réalisé que le métier qui me permettrait de participer à la préservation du patrimoine et de transmettre cette passion, c’était celui de conservateur. Or renseignements pris, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un concours extrêmement difficile, auquel seul préparait l’école du Louvre et l’université de Paris IV. J’ai alors passé le concours d’entrée de l’Ecole, et après l’avoir obtenu j’ai bénéficié de bourses qui m’ont permis de me consacrer à mes études. En effet le niveau d’exigence est élevé, et pas toujours facile à combiner avec les difficultés matérielles. ...


A l’école j’ai découvert un univers très riche et en quelque sorte complémentaire de celui de l’université, puisque si les thèmes y sont moins approfondis, on a par contre un panorama quasi complet de l’histoire de l’art, ce qui permet par exemple d’acquérir des notions sur l’art de l’Inde, ou celui de la Chine. Par ailleurs le fait de devoir choisir une spécialité m’a conduit vers l’histoire de l’architecture occidentale, une histoire qui dure en ce qui me concerne, puisque mes sujets de master I et II portaient respectivement sur un architecte et un entrepreneur. En troisième année j’ai passé une licence d’histoire de l’art, pour pouvoir retourner à l’université au cas où je n’aurais pas été admise en master. Finalement, tout s’est bien passé, et le master a été l’occasion de découvrir le travail de recherche, passionnant parce qu’il confronte directement aux sources anciennes, et qu’à partir d’une multiplicité d’indices il faut construire un discours cohérent, et parfois même savoir lire entre les lignes… A la fin du master II, j’ai postulée pour l’entrée en classe préparatoire au concours de conservateur. Mon dossier a été accepté, mais comme il s’agit d’une année non diplômante, il n’était plus possible de bénéficier des bourses qui avaient été si utiles en master. Par ailleurs, une des conditions d’admission est de ne pas travailler pendant l’année, afin de pouvoir se concentrer sur les études. C’est pourquoi la bourse de la Fondation Culture & Diversité est une aide précieuse, pour réaliser ce projet en mettant toutes les chances de son coté. Christine Bongart


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