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Résister avec déi Lénk!

David Wagner Journaliste, Membre de déi Lénk.

Il faut épargner, disent-ils, tandis qu’eux-mêmes continuent à engranger les bénéfices. D’autres pays, comme le Luxembourg, ne connaissent pas (encore?) de problèmes budgétaires. Pourtant, on nous chante la même chanson : afin d’éviter d’être en cessation de paiement, il faudrait… épargner. Cela commence avec les agents des services publics et les retraités. Avec la manipulation de l’index,

Certains pays, comme le Portugal, la Grèce et l’Irlande, qui ont été ruinés par les spéculateurs financiers, doivent se soumettre à de sévères cures d’austérité. Le pire, c’est que ce sont ceux-là mêmes qui sont à l’origine de ces catastrophes économiques qui demandent aujourd’hui aux salariés, aux chômeurs, aux retraités et aux jeunes de payer l’addition. tous les salariés sont également déjà passés à la caisse. Qu’un pays aille bien ou qu’un pays aille mal, leurs remèdes sont toujours les mêmes : libéralisations, augmentation du départ de l’âge à la retraite, baisse des salaires.

gouvernements à faire des économies sur le dos de celles et de ceux qui gagnent le moins. Le gouvernement travaille pour le grand capital, il faut appeler les choses par leur nom. Et c’est en divisant les fonctionnaires et les salariés privés, les travailleurs luxembourgeois et les travailleurs immigrés, les hommes et les femmes, les jeunes ... (Suite page 3)

Pourtant, les richesses sont là! Mais ce sont ceux qui les détiennent (alors qu’ils ne travaillent pas plus qu’un salarié ordinaire) qui poussent nos

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Les sources d’énergie de la capitale: Vente et trahison!

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L’eau: Un droit fondamental.

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Le droit au logement en question.

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Les sources d’énergie de la capitale:

Vente et trahison!

Justin Turpel

Fonctionnaire communal, Syndicaliste, Membre de déi Lénk.

Pendant cent ans les édiles, le personnel et les citoyens de notre municipalité ont mis en place un réseau de gaz et d’électricité de qualité qui a répondu de façon efficace aux besoins croissants de la population et ils ont veillé à l’entretien de celui-ci. II n’a fallu au conseil municipal «bleuvert» qu’à peine deux ans pour vendre le réseau de la capitale – sources d’approvisionnement incluses – aux multinationales de l’énergie et au lobby nucléaire! ... (Suite page 2) 1

38 millions pour du luxe et du chichi.

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André Hoffmann: Richesse et pauvreté.


(Suite de la page 1) ... A cette occasion, les Verts n’ont eu, ni le courage, ni la politesse, de proposer un référendum aux citoyens pour ratifier ce projet.

D’autre part, les prix de l’énergie – et parallèlement les profits engrangés par les actionnaires augmenteront. En effet, l’objectif des multinationales n’est pas de faire des économies d’énergie, mais au contraire, d’en vendre le plus possible, dans le but de maximaliser les profits. Ainsi, le 12 mai 2011, le directeur d’Enovos, Jean Lucius, a-t-il justifié l’augmentation des tarifs comme suit: «Les prix étaient trop bas. De nouveaux investissements n’étaient plus rentables.»

Chaque individu doté de réflexion et chaque politicien responsable le sait: il est devenu urgent de sortir des énergies d’origine fossile ou nucléaire et de s’orienter vers l’énergie renouvelable. Il est bien connu, par ailleurs, que ce revirement ne peut s’opérer qu’au niveau local et contre la volonté des multinationales et du lobby du nucléaire. A cet effet, il ne faut pas oublier que la municipalité «bleue-verte» - avec l’appui du gouvernement CSV-LSAP – a remis le réseau énergétique de la capitale ainsi que les sources d’approvisionnement de ce dernier, entre les mains des sociétés Enovos, RWE, Eon et Mittal. Une catastrophe! Pour avoir la capacité de promouvoir une énergie renouvelable, la municipalité devra organiser le réseau de façon indépendante et choisir elle-

même ses fournisseurs, les lieux et les méthodes de production. Or, du fait de la vente des réseaux et des choix énergétiques, la politique de la municipalité est dorénavant entre les mains des chefs des multinationales et non entre celles du conseil municipal. Cette politique est catastrophique et les Verts devraient en

Ban de Gasperich: Depuis des années, le syndicat d’intérêt local de Gasperich tente d’empêcher l’urbanisation du ban de Gasperich. Les résidents craignent un accroissement des nuisances, dû au surplus du trafic routier. Car le collège échevinal compte drainer quelque 20000 salariés dans ce coin entre l’échangeur de la croix de Gasperich et le quartier résidentiel. Le syndicat réfute toute accusation de succomber à un reflex « NIMBY» (Not In My Back Yard) et se dit prêt à accueillir un centre de prévention, un lycée ou des habitations, qui manquent cruellement à la ville. déi Lénk soutient le syndicat et estime que le projet actuel va contre les exigences écologiques du plan d’aménagement du territoire (IGV).

avoir honte. Dans la capitale, ce sont les citoyens qui vont payer l’addition. D’une part, les coûts du travail effectué par les responsables du réseau (Creos, à l’heure actuelle, au lieu de la ville de Luxembourg auparavant) seront à la charge des ménages.

déi Lénk exigent que les réseaux et les sources d’énergie de la capitale soient réintégrés au sein de la commune, en d’autres termes qu’ils soient «recommunalisés». C’est au conseil municipal - et non aux chefs des multinationales qu’il revient de prendre les décisions en matière de politique énergétique!

Vel’oh Favoriser la mobilité douce par la mise à disposition de vélos de location peu coûteuse est une bonne idée. Mais charger un e firme privée (JCDecaux) pour ré aliser et gérer le projet l’est peut-ê tre moins. Car le centre de décis ion des questions relatives aux vel’ohs est à Bruxelles. Quant aux services de la commune, ils sont privés de toute compétence. Nous avons tenté l’expérience: à Bruxelles, le standard nous a mis (ensemble av ec nos plaintes et nos suggestions ) dans des files d’attente intermina bles. Privatiser un service signifie: prendre aux citoyens leur droit d’i ntervention.

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Pistes cyclables is Bausch a voulu L’échevin vert Franço ncés dans des emmettre les citoyens, coi s, sur les vélos. Au bouteillages interminable tenu cette initiative, début, déi Lénk a sou pas facile de s’attad’autant plus qu’il n’est e-quatre. quer au lobby des quatr cien Bausch s’est Cependant le politi ner quelques traits contenté de faire dessi et devrait interdire blancs sur les chaussées les emprunter. Tous au cycliste Bausch de i s’aventurent sur la les jours les cyclistes qu ou sur l’avenue de route d’Esch à Hollerich . la Gare risquent leur vie


L’eau, un droit fondamental. Depuis le 1er janvier est entrée en vigueur au Luxembourg une nouvelle tarification pour la consommation de l’eau. Ces tarifs comprennent une partie qui concerne la fourniture et une autre partie qui concerne l’évacuation des eaux usées. Les communes ont été forcées d’aligner les prix de l’eau à la loi-cadre européenne, d’après une directive européenne qui a été transposée dans le droit national luxembourgeois en 2008. L’actuel collège des bourgmestres et échevins de la Ville de Luxembourg a donc augmenté le prix de l’eau de 1.76€/m3 en 2006 à 2.25€/m3 actuels (ce qui correspond à une augmentation d’environ 30%) et le tarif pour l’évacuation des eaux usées est passé de 1 à 2€. En plus de la location du compteur, on a introduit une autre taxe pour le traitement des eaux usées qui se chiffre à 15€. Ces augmentations pèsent lourd sur le prix de l’eau dans la Ville de Luxembourg. Un ménage composé de 4 personnes qui consomme 200m3 par an voit ainsi sa facture augmenter de 1000€. La directive européenne impose (Suite de la page 1) ... et les moins jeunes, qu’il continue à enrichir les plus riches. Déjà au mois de janvier de cette année, nous avons tous pu constater une baisse du pouvoir d’achat avec l’apparition d’un impôt de crise. Une crise que nous n’avions pas provoquée. L’augmentation des taxes, notamment celle sur l’eau, se fait aussi ressentir, surtout dans les portemonnaies les plus modestes. Parallèlement, les impôts sur les sociétés sont réduits. Le gouvernement CSV-LSAP refuse d’augmenter le taux maximal d’imposition, comme nous le proposons, à 50% (il est actuellement à 39%). L’argent est là, mais il faut aller le chercher chez celles et chez

aux Etats membres de l’Union européenne d’appliquer le principe de la couverture des frais et de le répercuter sur les tarifs. Mais en même temps, aussi bien la directive européenne que sa transposition dans le droit national laissent une marge de manœuvre aux autorités afin qu’elles puissent offrir à leur citoyens un prix convenable aussi bien du point de vue social, économique et écologique.

Educateur, Membre de déi Lénk.

L’eau est un droit fondamental. Déi Lénk propose donc de mettre à profit la marge de

manœuvre prévue par la loi nationale! Tous les citoyens doivent pouvoir avoir librement accès à un minimum vital d’eau (50 litres par jour et par personne). La consommation jusqu’à 150 litres/jour doit être proposée au prix de revient. Par contre, les gros consommateurs, dont la consommation est supérieure à 150 litres par jour, doivent être facturés à un prix bien supérieur au prix de revient.

fendre les intérêts des salariés, des retraités, des chômeurs, des femmes et des jeunes… celles et

ceux que les politiciens de l’establishment et leurs copains de la finance oublient.

dant, cet aspect n’intéresse que très peu la majorité DP-Verts. Cela ne surprendra personne. Mais qui aurait cru que le parti des Verts n’écouterait même pas sa conscience écologique? En effet, il n’a prévu aucune tarification appropriée pour les gros consommateurs.

Ne pas considérer les aspects sociaux dans cette affaire revient à aggraver encore plus la situation de ceux qui se trouvent en situation précaire. Et ce sont justement eux qui ont déjà payé le prix fort de la crise. Cepen-

Claude Simon

ceux qui en ont vraiment. Nous devons dire stop! Dire stop avant qu’il ne soit trop tard. Stop avant que l’âge de la retraite augmente et que nous soyons tous obligés de nous assurer auprès d’assurances privées! Stop avant que les services publics (l’énergie, la poste, l’éducation, la santé) ne soient privatisés. Stop avant que, au lieu des citoyens et leurs élus, ce soient les vautours des marchés financiers qui nous dictent comment vivre et avec quoi! Pour ces raisons, il faut soutenir toutes les forces qui combattent le néolibéralisme et l’appétit des riches et des puissants. Il faut soutenir et voter déi Lénk, au niveau national et communal. Car nous sommes les seuls à dé3


Le droit au logement en question. Fabienne Lentz

Etudiante-chercheuse en troisième cycle, Membre de déi Lénk.

Le Luxembourg est un pays riche où 70% des ménages sont propriétaires de leur logement, ce qui ne veut pas dire qu‘ils l‘ont tous payé. Les autres 30% sont soit logés assez passablement, soit cherchent une location à prix raisonnable, soit rêvent de devenir propriétaires eux aussi. Dans ces deux derniers cas, ils rencontrent une réalité brutale:

Les prix du logement au Luxembourg ont atteint un niveau tel qu‘ils sont devenus un facteur d‘appauvrissement pour les 30 % de notre population dont les revenus sont les plus bas.

pour louer un appartement à 3 chambres, le marché réclame en moyenne 1.666 euros par mois, et à l‘achat un tel appartement coûte en moyenne 458.271 euros (prix de fin 2010 suivant Ministère du Logement). Un ménage à deux salaires minimum dépensera au moins un de ses deux salaires pour financer le logement et encore faut-il

Esthétique totalitaire un parc d’atNotre capitale va-t-elle bientôt ressembler à elle «troutractions comme Disneyland? C’est ce que la nouv effet, les En vaille» du Collège échevinal laisse à penser. gourous leurs «décideurs» de notre ville, sous la botte de r» le onise sortis des boîtes de communication, veulent «harm centre-ville. régler les charges, les taxes communales qui ont fortement augmentées ces derniers temps.

se trouvent En clair: à l’avenir, les cafés et restaurants qui ou la Place sur la Place d’Armes, la Place Guillaume (Knuedler) plus choiront de Paris dans le quartier de la Gare, ne pour sur leurs eront sir librement les tables et chaises qu’ils utilis gérants Les ! e terrasses. Helminger&Bausch veulent de l’ordr ir dans chois de ces établissements seront donc obligés de quelles et es une palette de couleurs prédéfinie quelles chais tables ils auront le droit d’utiliser.

Le droit au logement, qui est reconnu comme un droit humain élémentaire, est mis en question dès que les charges pour le logement dépassent le tiers du revenu du ménage. Au Luxembourg ceci est le cas pour une bonne partie des nouveaux-arrivants, mais aussi pour toutes les familles qui sont forcées de changer de logement. Le pays manque cruellement de logements finançables!

bleu-verte? On se demande quelle mouche a piqué la coalition s’y déploie, qui Ce qui fait le charme d’une ville, c’est la vie i, ceux rd’hu quitte à ce qu’il y ait des imperfections. Aujou es term qu’en qui dirigent la ville de Luxembourg ne pensent les et urs tisse d’ «image», afin soi-disant d’attirer les inves urs veulenttouristes. Mais les touristes et les investisse plus à une ils d’une ville aseptisée et stérile qui ressemble vie? Et les de galerie de supermarché qu’à une cité pleine à dire? mot habitant-e-s de Luxembourg? N’ont-ils pas leur , où mble resse Voulons-nous vraiment d’une ville où tout se près? l détai au même les couleurs du mobilier sont réglées et écolos! Un peu de liberté et de créativité, chers libéraux

Pour réagir, le gouvernement a fait voter en 2008 la loi du «pacte logement». Les com4

munes qui signent le pacte et qui accroissent leur population sont subsidiées. Mais les engagements pour pousser la construction de logements, de mobiliser les logements vides et de forcer la construction sur les terrains à bâtir disponibles ne sont pas obligatoires. Résultat: les communes signent le pacte, mais ne font aucun effort pour construire ou faire construire. Pourquoi? Les décideurs communaux sont tous propriétaires? On n‘aime pas attirer une population modeste? On n‘aime pas les immigrés, qui au départ ne sont forcément jamais des propriétaires? Ou simplement la léthargie, l‘immobilisme?


Helminger&Bausch:

La démocratie, c’est cause toujours! Beatrice Carrihlo Citoyenne lusoluxembourgeoise, Membre de déi Lénk.

Ces «démocrates» n’ont pas trop apprécié que les syndicats et les délégations du personnel s’opposent à la libéralisation des réseaux d’énergie et disent que l’incorporation des réseaux d’énergie dans les sociétés privées Creos et Enovos n’est ni

Les Bleus et les Verts qui dirigent notre ville n’aiment pas que les citoyens disent leur opinion. sociale, ni écologique. Comme l’équipe autour du bourgmestre Paul Helminger et de son échevin «vert» François Bausch faisaient la sourde oreille, ne voulaient pas entendre que l’énergie est un bien commun qu’il ne faut pas brader, les syndicats et le personnel des réseaux ont, durant l’année

2010, récolté des signatures pour provoquer un référendum. Le but des syndicats? Laisser la population décider si l’énergie devait rester publique ou non!

Helminger&Bausch ont préféré, par une petite manipulation bureaucratique, refuser la validité de plusieurs milliers de signatures!

Peut-être avez-vous signé cette pétition. Vous aviez raison, et plus de 9.000 citoyens ont fait de même. Le quorum nécessaire était ainsi atteint. Mais

Décidément, lorsqu’il s’agit de gros sous, les grands démocrates qui nous dirigent préfèrent museler le peuple!

la construction de logements? Pour la moitié de cette somme, on aurait pu bâtir des appartements pour 40-60 familles ou on aurait pu rénover entre 100 et 150 anciens logements. Dans tous les quartiers de la Ville de Luxembourg, il y a des logements communaux vides, car,

faute de budget, on ne peut pas les remettre aux normes et les rendre habitables.

38 millions pour du luxe et du chichi. La Ville de Luxembourg aura dépensé la coquette somme de 21 millions d’euros rien que pour la rénovation du bâtiment du «Cercle» qui domine la Place d’Armes. 850 millions – donc presque un milliard – d’anciens francs luxembourgeois rien que pour un bâtiment, aussi élégant soit-il! Avec la restauration et le réaménagement du Ciné Cité, transformé en un luxueux centre culturel, le conseil communal bleu-vert aura dépensé, en tout et pour tout, un total de 38 millions d’euros, soit 1.5 milliard d’anciens francs!

Qu’on ne nous comprenne pas mal: la rénovation du bâtiment du «Cercle» était justifiée, mais devait-elle être réalisée à ce prix? Une partie de cet argent n’aurait-il pas pu être investi dans des projets plus essentiels et nécessaires tels que 5

Mais le luxe, le faste et le chichi ont la priorité... et la construction de logements pour les familles peuvent toujours attendre!


Richesse et pauvreté au Luxembourg. richesse privée insolente qui vient gonfler les bulles spéculatives à l’origine des crises. En même temps, en bas de l’échelle sociale, la pauvreté s’étend.

André Hoffmann Député de déi Lénk.

Ici comme ailleurs, le fossé entre riches et pauvres se creuse et les inégalités sociales s’accroissent. La part des salaires dans la valeur ajoutée diminue, la part des bénéfices augmente. Les bénéfices sont de moins en moins réinvestis; ils sont accaparés par une petite minorité qui accumule une

Le chômage croissant est évidemment une raison importante de cette pauvreté. Mais un emploi ne protège pas forcément de la pauvreté: 22% des travailleurs manuels en sont frappés. La pression sur les salaires et sur la protection sociale au nom de la sacrosainte «compétitivité», l’évolution du «marché» et du droit du travail y sont pour beaucoup. On voit partout se répandre le travail intérimaire, précaire, à bas salaire, à temps partiel ou à durée déterminée …

Au Luxembourg, selon les chiffres officiels du Statec, 15% de ménages et 22% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté – tendance à la hausse. Les inégalités de revenu s’accroissent, celle des fortunes encore plus. Dans toutes les études internationales sur la pauvreté et les inégalités, le pays le plus riche d’Europe est très mal placé. Une étude de l’Unicef sur «Les enfants laissés pour compte» place même le Luxembourg en queue de peloton!

La politique désastreuse du gouvernement en matière de logement aggrave la détresse sociale. Beaucoup de familles et d’enfants vivent dans des

conditions de logement indignes. Et, souvent, les loyers ou remboursements d’emprunt ne permettent plus de joindre les deux bouts. Pour lutter systématiquement contre la pauvreté, il nous faut de nouveaux instruments, comme un «Observatoire des inégalités». Nous exigeons une véritable stratégie de redistribution des ressources et des pouvoirs: salaires et impôts plus justes, un droit du travail qui protège – et une nouvelle démocratie économique (jusque dans l’entreprise) contre le dogme de la «compétitivité» à tout prix et contre la priorité donnée au profit privé.

Inscrivez-vous sur les listes électorales! Le droit de vote pour les élections communales vaut pour tous/toutes les Luxembourgeois-es et non-Luxembourgeois-es. Les non-Luxembourgeois-es (de l’Union Européenne et les non-communautaires) doivent s’inscrire sur les listes électorales. Il n’est pas nécessaire de répéter l’inscription une fois faite, même si elle s’est faite à une autre commune. Les conditions: être âgé-e de 18 ans au 9.10.2011, le jour des élections; être domicilié-e au Luxembourg depuis 5 ans; se présenter à l’Hôtel de Ville avec une pièce d’identité valable et éventuellement les certificats de résidence des autres communes; s’inscrire au plus tard le 14 juillet 2011.

Les travailleurs et travailleuses non-luxembourgeois sont privés-es de bon nombre de droits politiques dans notre société. Utilisez ceux que la loi vous accorde pour les revendiquer tous! Inscrivez-vous !

Inscrevam-se nas listas eleitorais! O direito de voto nas eleições municipais se aplica a todos os cidadãos não-luxemburgueses(as) e luxemburguéses(as). Os não-luxemburguêses(as) (UE e não UE) devem se registrar como eleitores. Não é necessário repetir o registro feito uma vez, mesmo que se fosse feito em outro município. Condições: ter 18 anos o dia das eleições (no dia 9 de outubro 2011), ser domiciliado(a) no Luxemburgo durante cinco anos, a comparecer perante a câmara municipal com um documento de identidade válido e, possivelmente, certificados de residência dos outras câmaras municipais; inscrever o mais tardar no dia 14 de julho de 2011.

Os trabalhadores não têm muitos direitos em nossa sociedade. Usem aqueles que a lei lhe concede! Inscrevam-se agora!

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Journal de déi Lénk Stad - juin 2011