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MARDI 16 OCTOBRE 2018 | 30 275 exemplaires | les2rives.com

Affaires

Un an après sa réélection à la mairie

(Photo : Pascal Cournoyer)

À l’endos, votre journal

Saison touristique 2018

L’arrivée de Statera amène des retombées (Photo : depositphotos.com)

P. 6 et 7

Une pratique de plus en plus en vogue

Quatre femmes de la région parlent des bienfaits du télétravail P. 21

(Photo : depositphotos.com)

Serge Péloquin dresse son bilan et établit ses objectifs P. 4 et 5


2 - Les 2 Rives Affaires - Mardi 16 octobre 2018


Suzanne Dansereau croit au potentiel économique de sa circonscription Sarah-Eve Charland | Les 2 Rives

Suzanne Dansereau, la nouvelle députée de Verchères qui représente notamment Contrecœur, a hérité d’une circonscription en plein développement économique. Elle tentera de mettre en place les assises nécessaires afin qu’elle soit prête à ces développements. « Ma priorité est de rencontrer les maires de l’ensemble de la circonscription. Je l’ai déjà fait, mais je vais le refaire. […] Ça bouge beaucoup dans la circonscription, mais il y a des places où ça ne bouge pas. Le niveau provincial est un monde nouveau pour moi. Je connais les dossiers parce que j’ai été préfète de la MRC de Marguerite-D’Youville, mais il peut y avoir des orientations différentes maintenant », affirme-t-elle. À Contrecœur, le développement de la zone industrialo-portuaire (IP) et du pôle logistique sont les principaux dossiers sur

La zone industrialo-portuaire Contrecœur-Varennes touche notamment le parc industriel de Contrecœur près du Port de Montréal et d’ArcelorMittal. (Photo : Gracieuseté/Logistec)

lesquels elle compte travailler. Bien que plusieurs pouvoirs demeurent au niveau municipal, un député à l’Assemblée nationale pourra contribuer, assure-t-elle. « La première chose est de s’asseoir avec le ministère de l’Environnement. On sait qu’il y

a des contraintes. Si une entreprise veut s’installer à Contrecœur, tous les terrains ont des contraintes. Il faut régler ça. C’est beau les espèces en voie de disparition, mais il y a aussi des familles. Il faut trouver un équilibre entre l’environnement et l’économie », croit-elle.

La circonscription englobe entre autres les municipalités de Verchères, SaintAmable, Sainte-Julie et Varennes. L’une des problématiques qui touchent l’ensemble de ces municipalités est l’engorgement de l’autoroute 30, particulièrement entre les autoroutes 20 et 10. « Je ne pense pas qu’il y ait d’études réalisées à l’heure actuelle. Les villes sont unanimes. C’est une priorité. J’en avais fait part à François Legault. Il semblait en accord, particulièrement avec l’idée d’élargir l’autoroute 30. La situation va s’accentuer juste avec l’agrandissement du Port de Montréal. Il faut être prêt », mentionne Mme Dansereau. Le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, a été appelé à se prononcer sur des dossiers économiques de sa circonscription. Il a toutefois refusé notre invitation, préférant attendre la composition du cabinet des ministres de François Legault avant de répondre à nos questions.

La Zone IP Contrecœur-Varennes dépend du Port de Montréal Sarah-Eve Charland | Les 2 Rives

Le comité de la Zone industrialoportuaire (IP) Contrecœur-Varennes misera sur l’agrandissement du site du Port de Montréal à Contrecœur afin d’attirer des entreprises internationales. À Varennes, les démarches sont déjà entamées avec l’implantation du centre de distribution Costco qui permettra de créer 250 emplois. Il s’agit d’un investissement de près de 100 M$. À Contrecœur, le plan de match se mettra en marche lorsque le Port de Montréal obtiendra les différentes autori-

sations permettant l’agrandissement de son site. « On va cibler autour du Port de Montréal. C’est clair que la logistique du transport va prendre une place importante. On parle notamment d’intermodalité », affirme le président du comité de la Zone IP, Sylvain Berthiaume. En ce moment, le Port de Montréal se soumet au processus de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. L’étude d’impact a été dévoilée en février 2018. Le ministère de l’Environnement, ainsi que Pêches et Océans, ont émis des préoccupations concernant certaines espèces menacées comme la rainette

faux-grillon. L’organisation est en train de répondre aux interrogations soulevées par les ministères et ne s’attend pas à recevoir les autorisations avant 2019. « Je ne pense pas que ça va nuire à la Zone IP. On est conscient qu’il faut travailler intelligemment. On travaille tous ensemble pour trouver des solutions. Il y a des rainettes autour du Port, mais pas sur le terrain où il compte s’agrandir », assure M. Berthiaume. Attirer des entreprises étrangères Un appel d’offres sera lancé dans les prochaines semaines afin d’attribuer le mandat de développer un plan de commer-

cialisation internationale. L’objectif est d’attirer des entreprises internationales à s’installer à Contrecœur. Actuellement, plusieurs terrains qui appartiennent à des entreprises privées sont disponibles. « On va travailler à les mettre en valeur. Notre rôle sera de mettre en contact les entreprises avec les promoteurs privés. Avec le plan de commercialisation et le Port de Montréal, tout devrait s’arrimer en même temps », croit-il. Le comité de la Zone IP ContrecœurVarennes cible les secteurs de distribution, de la logistique, du transport, du matériel de transport, des produits alimentaires et du vrac.

Mardi 16 octobre 2018 - Les 2 Rives Affaires - 3


Un an après sa réélection

Serge Péloquin se dit satisfait du Julie Lambert | Les 2 Rives

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, se dit très satisfait du travail qu’il a réalisé dans les derniers mois. Sur une trentaine de promesses faites lors des élections municipales de 2017, plusieurs ont vu le jour. Il se dit prêt à poursuivre son travail et s’attardera à la réalisation de projets économiques majeurs pour la municipalité dans ses trois prochaines années de mandat.

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Pendant sa dernière campagne électorale, le maire Serge Péloquin avait misé sur des projets touchant autant le développement économique que l’administration générale (voir tableau). Plusieurs projets sont maintenant terminés dont l’implantation du WI-FI gratuit dans les parcs et espaces publics de Sorel-Tracy, l’implantation d’un projet-pilote entre Parents-Secours et Taxi Coop, l’augmentation des plages horaires de l’offre en transport collectif (Taxibus et transport adapté) et la formation d’un comité de jeunes. Le maire Péloquin se réjouit de son bilan qu’il pense être très positif surtout après seulement un an de travail. « On a fait encore plus que ce qu’on avait dit. Les engagements qu’on avait signifiés officiellement, on les a tous rendus ou enclenchés. Il faut que je m’en garde un petit peu », rigole le maire Serge Péloquin.

Le maire Serge Péloquin croit que de nombreux projets amélioreront encore plus l’image de Sorel-Tracy. (Photo: Pascal Cournoyer)

Selon le maire, la Ville a aussi réglé certaines problématiques comme le stationnement et la poussière au centre-ville. Un comité a été formé avec Richardson afin de trouver des solutions tandis que pour le stationnement, une sensibilisation a été réalisée auprès des commerçants.

« Le problème de stationnement est inexistant, assure-t-il. Dans les dernières semaines, la Municipalité a envoyé aux commerçants une lettre pour montrer qu’il y a 1 086 espaces disponibles au centre-ville dans un rayon maximal de quatre minutes de marche. »

Des projets encore sur la table La Ville a travaillé activement au développement de son réseau cyclable, pour lequel il souhaite obtenir une certification de Vélosympathique, dans les prochaines années. La Municipalité a entre autres fait une connexion avec le rang Sainte-Thérèse jusqu’à la traverse de la route 132, des liens entre le boulevard Fiset et la route Verte ainsi que Sainte-Anne-de-Sorel, l’asphaltage de la piste cyclable sur la rue du Collège, l’achat de support à vélo et la prévision d’une station de réparation. « Le conseil a été unanime là-dedans. On croit à la mobilité active. Nous avons injecté des sommes pour réaliser notre plan comptant cinq champs d’intervention, soit l’environnement, l’éducation, l’encouragement, l’encadrement et l’évaluation et la planification. On a atteint environ 60% de notre objectif. On adopte des politiques, on modifie notre plan d’aménagement. Tous les projets qui se font, on y réfléchit en incluant la mobilité active », souligne-t-il. Même s’il croit que beaucoup de travail a été accompli en peu de temps, le maire Péloquin pense que plusieurs projets majeurs actuellement en marche permettront à la municipalité de se démarquer et de se développer, comme la réalisation du Centre des arts contemporains, la construction d’un complexe sportif multifonctionnel et le complexe portuaire de Sorel-Tracy.


changement d’image de Sorel-Tracy Dans le cadre du projet de complexe portuaire, estimé à 57 M$, la Municipalité travaille actuellement à trouver un partenaire financier. « On a lancé quelques perches pour nous trouver un partenaire. On avance bien dans le projet. On a la dalle de béton qui est aussi déjà coulée. Les aménagements et toute la décontamination du terrain ont été effectués », souligne le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin. Les derniers terrains d’Hydro-Québec, dont le plus gros se trouve près du fleuve Saint-Laurent, ont été achetés en août dernier, ce qui augmente de sept millions de pieds carrés l’espace disponible dans ce secteur. Le maire ajoute qu’actuellement, la Ville finalise l’aménagement d’environ 800 000 pieds carrés de terrain dans le secteur du parc industriel Joseph-Simard afin d’accueillir de nouvelles entreprises. « On comptera dix espaces de 50 000 pieds carrés et un de 300 000 pieds carrés qui sont tous divisés. La Ville attend présentement l’aval du ministère de l’Environnement pour commencer les travaux de construction et l’aménagement d’une nouvelle rue. On a mis en place le lotissement. C’est enclenché, c’est une question de mois pour avoir le certificat pour que nous puissions aller en appel d’offres. L’objectif se serait de tout réglé d’ici le printemps prochain. Ça nous permettra d’attirer de nouvelles entreprises », espère-t-il.

Quelques-unes des promesses électorales de 2017 Secteur

Promesse électorale

Développement économique

Acquisition des terrains d'Hydro-Québec pour accueillir de nouvelles entreprises pour la création d'emplois

Loisirs, culture et tourisme

Réalisée

Non réalisée En cours

Implantation du complexe portuaire de Sorel-Tracy

Implantation à Sorel-Tracy du Centre des arts contemporains du Québec

Poursuite du développement du réseau cyclable

Mise en opération des activités de Statera

Tenue de la course provinciale annuelle da canot à glace

Implantation d'un complexe sportif multifonctionnel moderne

Application du Plan de mise en œuvre des initiatives vélosympathique pour favoriser la mobilité active

Aménagement de la cour arrière de la Maison des gouverneurs

Urbanisme

Mise en œuvre d'un plan particulier d'urbanisme (PPU) pour le développement et l'embellissement du centre-ville

Service à la population

Implantation progressive du WI-FI gratuit dans certains parcs et espaces publics

Implantation d'un projet pilote unique au Québec entre Parents-Secours et Taxi-Coop

(Source : Brochure électorale intitulée À la mairie, je vote Serge Péloquin)

Sa plus grande fierté, pendant la première année de son deuxième mandat, demeure le changement de l’image de la Ville à l’échelle régionale, mais aussi provinciale. « S’il y a une chose dont on doit être fier et que les gens attendaient beaucoup, c’était qu’on change l’image de notre ville.

Ça, ça prend du temps et ça coute cher. On l’a fait par le biais de Statera qui a reçu une couverture très positive. On a été le point de mire. On a été la Ville qui a été citée en exemple pour notre prise en charge, car on n’a pas bénéficié de beaucoup de subventions. Cela ne nous a pas empêché

de poser des gestes concrets. Quand on sort sur la place publique, on sort avec des propos qui sont non seulement modernes, mais qui sont aussi branchés sur les valeurs actuelles. On parle de nous pour les bonnes raisons maintenant », affirmet-il.

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Bilan de la saison touristique dans la région

De bonnes retombées, mais pas exceptionnelles Sarah-Eve Charland | Les 2 Rives

La MRC de Pierre-De Saurel avait accordé un financement de 150 000$ à l’Office de tourisme de la région de SorelTracy. « La clientèle change. Avant, nous avions surtout des baby-boomers qui venaient au Théâtre du Chenal-du-Moine. Avec la campagne de promotion et le nouveau logo, on touche une nouvelle clientèle. Celle-là ne se déplace pas au point d’information, mais utilise le web », poursuit Mme Dugas.

Les acteurs touristiques s’entendent pour dire que la saison estivale 2018 s’est avérée bonne sans devenir exceptionnelle. Dans l’ensemble, la fréquentation a augmenté légèrement, laissant entrevoir une saison 2019 prometteuse.

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Tourisme région Sorel-Tracy dresse un bilan positif des efforts marketing durant la campagne estivale. L’organisme enregistre une hausse à tous les niveaux depuis le lancement du nouveau logo et de la nouvelle signature en mai. « Pour la première année d’un nouveau concept, nous sommes très fiers des résultats qui ont permis au site web de l’Office de tourisme d’obtenir des résultats records en terme de trafic. Il semble également que la nouvelle identité et la signature de «L’archipel aux 104 plaisirs» soient faciles à comprendre et mènent rapidement le voyageur à interagir », affirme le viceprésident et stratège senior chez Oasis communication, Alain Brochu. Le site web a connu une hausse de 75% des visites. 85% de ceux qui ont utilisé le site web étaient de nouveaux visiteurs. On constate aussi une hausse de 67% de visiteurs uniques. La campagne promotionnelle numérique a permis 10 millions d’impressions sur différents sites Internet. On comptabilise 48 841 clics sur les annonces.

Les touristes ont visité la grande région de Sorel-Tracy pour ses nombreux attraits. (Photo : Gracieuseté/Marie-Claude Corbeil)

Plus de sept millions d’automobilistes ont aperçu les neuf panneaux d’affichage installés sur les principaux axes routiers de l’île de Montréal et sur la Rive-Sud. « Avec la campagne marketing 2018, nous avons accompli notre mission, soit celle de faire connaître la région. Nous nous préparons déjà pour 2019 afin de continuer

à bâtir la notoriété de la destination, procurant ainsi plus de trafic sur notre site web et bien sûr accomplir notre but ultime, soit d’augmenter l’achalandage chez nos partenaires touristiques régionaux », mentionne la directrice générale de l’Office de tourisme de la région de Sorel-Tracy, Roxanne Dugas.

Une légère augmentation Du côté du Biophare, le directeur général Marc Mineau calcule le nombre d’entrées à 4 640 visiteurs pour les mois de juillet, août et septembre. « La clientèle régulière est sensiblement la même. La clientèle de Statera a certainement contribué à augmenter l’achalandage. On a remarqué qu’il y avait un plus grand nombre de visiteurs de qualité. Je veux dire qu’ils étaient plus intéressés, qu’ils lisaient davantage les affiches et regardaient les vidéos au complet. Ça nous a réjouis. On est content quand les gens démontrent un grand intérêt », souligne M. Mineau. Le Biophare avait ajouté des sorties supplémentaires en soirée cet été. Toutefois, ces nouvelles plages horaires ne convenaient pas au besoin des visiteurs. « On va reconfigurer l’horaire pour couvrir ce que les gens souhaitent. L’expérience a été bonne, mais il va falloir s’adapter. »


Les visiteurs étaient plongés dans une activité immersive et interactive. (Photo : Gracieuseté/Hé! Photographes)

L’organisation de Statera se dit satisfaite Sarah-Eve Charland | Les 2 Rives

L’organisation de l’Expérience Statera, située au quai Catherine-Legardeur, n’a pas encore finalisé son bilan, mais demeure positive selon les premières estimations.

Des retombées partout Le propriétaire de l’Hôtel de la Rive, Robert Faithfull, est satisfait de l’achalandage engendré par l’engouement entourant Statera. Il estime avoir enregistré près de 330 nuitées supplémentaires cet été et près de 800 personnes ont déjeuné à son hôtel par le biais de forfaits avec Statera. « C’est très bien. C’est une première. L’année prochaine, ça devrait être plus. C’est une clientèle qu’on n’aurait pas accueillie autrement. Habituellement, j’accueille surtout des congrès, des événements sportifs ou des mariages. Ç’a amélioré l’occupation », affirme-t-il. Le propriétaire du restaurant Le Fougasse, Jean-Philippe Boulet, estime à près de 1 000 personnes ayant consommé un cocktail offert grâce au bracelet donné aux touristes. Il croit que la majorité a également consommé une entrée ou un repas en plus. « Ç’a été relativement bon. Avec un nouvel événement, on ne sait jamais à quoi s’attendre. On se serait attendu à plus, mais en même temps, c’était tout de même des clients qu’on n’avait pas avant. La plupart étaient de l’extérieur », mentionne-t-il. Une dizaine d’autobus de touristes se sont arrêtés cet été au Fougasse pour consommer. « Les retombées sont même meilleures qu’à l’époque où il y avait le spectacle Dieu Merci! au Théâtre du Chenal-du-Moine. » L’organisation de l’Expérience Statera présentera son bilan et ses orientations pour la saison 2019 dans quelques semaines.

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« Nous sommes contents de notre première saison. Nous sommes présentement en cours d’évaluation avec chacun de nos partenaires. Nous sommes tous réalistes face au défi de la création d’une destination touristique, ça ne se fait pas en trois mois, mais avec cette première saison, nous avons établi de bonnes bases pour l’avenir et sommes définitivement en train de paver le chemin, non pas seulement pour l’avenir touristique de Statera, mais pour celui de la région dans son ensemble », se réjouit la directrice des communications et relations publiques de Statera, Kimmaly Paul-Hus. La saison a commencé le 29 juin et s’est terminée le 8 octobre. La plus grande partie des visiteurs de Statera provient de l’extérieur de la région. Elle constate des retombées dans les médias nationaux avec près de 40 mentions en trois mois. « Nous croyons que c’est, en partie, ce qui a beaucoup attiré les visiteurs de l’extérieur. Ça a permis à plusieurs personnes, journalistes, comme visiteurs, de découvrir la région sous un air de renouveau », ajoute-t-elle. Lors du premier été, Statera a reçu 28 groupes organisés par des agences de voyages provenant de régions extérieures, de réunions familiales, de groupes scolaires ou corporatifs. « Nous avons trois livres d’or remplis de super commentaires et témoignages. De plus, hormis le produit Statera en tant que tel, un élément qui frappe fort pour les visiteurs est définitivement la beauté et l’aménagement du site », mentionne-t-elle. Le bilan exhaustif sera présenté dans quelques semaines. L’organisation présentera également ses orientations pour l’année 2019.

Rappelons que Statera – La 104e île se décrit comme une expérience multimédia immersive déclinée en trois volets prenant ancrage aux abords de l’archipel du lac Saint-Pierre. Les visiteurs étaient plongés dans une expérience interactive grâce à un parcours de 45 minutes dans le bâtiment du quai Catherine-Legardeur, puis dans une expérience immersive avec un film décrivant la région sous le dôme. Ils pouvaient aussi profiter d’une croisière dans les îles de Sorel.


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La relève à la rescousse d’entreprises de la région Julie Lambert | Les 2 Rives

Les organismes soutenant l’entrepreneuriat régional constatent depuis les 10 dernières années une augmentation de reprises d’entreprises dans la région. La survie de plusieurs commerces dépendra de la relève au cours des prochaines années, selon eux, et de nombreux efforts sont déjà déployés pour éviter des fermetures. Le Centre local de développement (CLD) Pierre-De Saurel a soutenu cinq relèves d’entreprise en 2017, souligne sa directrice générale Josée Plamondon. À son arrivée en 2001, l’organisme aidait surtout pour des consolidations et des extensions. « Nous avons maintenant autant sinon plus de repreneuriat. En raison de la situation de la relève, on a développé et changé nos outils pour les adapter à nos entrepreneurs, mais aussi au monde agricole et aux secteurs plus saisonniers comme les érablières qui vivent également cette réalité. On l’encourage parce qu’on ne veut pas que nos entreprises ferment par manque d’entrepreneurs », souligne Josée Plamondon. La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Pierre-De Saurel a aussi aidé financièrement cinq entreprises en relève depuis les deux dernières années. Sa conseillère Stratégie Jeunesse, Lise Gauthier, croit que cette tendance va s’accroître en raison du vieillissement de la population.

Le Centre visuel Bardier-Godin Opto-Réseau a gagné le prix Relève et transfert entrepreneurial lors du dernier Gala du mérite économique. (Photo: Pascal Cournoyer)

« On en voit de plus en plus dans nos statistiques du réseau des SADC. La relève est bien importante, cela permet qu’une entreprise ne ferme pas parce qu’elle n’a pas de repreneurs, ce qui affecte l’économie régionale. Parfois, il est difficile de trouver une personne pour reprendre notre entreprise autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est un enjeu de plus en plus présent puisque nous avons beaucoup de babyboomers qui vont s’en aller à la retraite », explique Lise Gauthier. Les deux côtés de la médaille Les deux femmes ajoutent que plusieurs défis attendent les entrepreneurs lors du

processus de transfert d’entreprise. La négociation entre le cédant et le repreneur n’est pas toujours aisée en raison de l’aspect financier. Il y a également un risque de changements de valeurs ou de façons de faire dans l’entreprise. « C’est un processus qui renferme beaucoup d’émotions. La communication est importante. Parfois, ça se fait très rapidement. C’est pourquoi quand on parle d’un plan de relève, il est primordial que cela se fasse graduellement et de façon accompagnée », pense Josée Plamondon. On estime qu’un transfert se complète entre deux ans et 10 ans, mais la moyenne tourne autour de cinq ans, affirme Lise

Gauthier. « Il y a plusieurs aspects à ne pas négliger pour réussir, comme accorder la vision des deux entrepreneurs, trouver un juste équilibre et prendre en compte différents enjeux autant ceux financiers, juridiques et comptables que l’aspect humain. Il faut faire un pas par jour et bien s’entourer. Il faut une bonne planification stratégique afin de réussir », assure-t-elle. La directrice générale du CLD conseille aussi de réaliser des tests avant de faire le grand saut et de ne pas tester son projet en comptant seulement sur le soutien de sa famille. Josée Plamondon croit que malgré les défis, la relève d’entreprise présente des avantages. « Les entrepreneurs ne partent pas de zéro. Tu as une base, c’est donc plus facile puisque des choses sont déjà en place, tu n’as qu’à développer et améliorer. Il y a un risque amoindri, mais cela prend quand même des qualités d’entrepreneur ou de gestionnaire », conclut-elle.

Quelques relèves d’entreprises dans les dernières années Les Gourmandises du Roi Lunetterie F. Farhat Opto-Réseau - Centre visuel Bardier Godin Kokette Vitrerie Duchesne Laboratoire Julien Paul Dentelle et Denim

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Les efforts à fournir pour poursuivre le développement Stéphane Martin | Les 2 Rives

doivent offrir des services au goût du jour. »

Conscients des efforts investis au niveau marketing pour changer l’image de la région, différents intervenants économiques de la région de Sorel-Tracy, interpellés par le journal Les 2 Rives sur le sujet, nous ont livré leur vision quant à savoir ce qu’il manquait pour que la ville poursuive son développement.

« Nous sommes dans la bonne direction. On sent une volonté comme ambassadeur de notre région d’être fiers. C’est positif pour nous qui travaillons à vouloir attirer de la main-d’œuvre et retenir les gens en région. Il ne faut pas baisser les bras. »

« Il ne manque pas grand-chose. Il est nécessaire que tous travaillent ensemble pour attirer et retenir les jeunes afin de pourvoir les postes de travail disponibles. On y croit tous, mais il faut continuer dans l’action et inviter les travailleurs chez nous. »

- Sylvain Dupuis, directeur général de la Chambre de commerce de Sorel-Tracy

« La Ville de Sorel-Tracy devrait offrir davantage d’activités et de commerces destinés aux jeunes adultes et aux jeunes familles. Elle devrait également mieux faire connaître les richesses culturelles, naturelles et nautiques de son milieu. »

- Fabienne Desroches, directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy

« Plusieurs dossiers ne se règlent pas individuellement, mais collectivement pour atteindre un niveau nous permettant de dépasser les autres villes. Pour attirer, il faut être attrayants, les écoles doivent être performantes, les villes et municipalités

10 - Les 2 Rives Affaires - Mardi 16 octobre 2018

Sylvie Pouliot, directrice générale de la SADC Pierre-De Saurel.

- Mario Fortin, directeur général du Carrefour jeunesse-emploi Pierre-De Saurel

- Marilou Chapdelaine, directrice générale de l’Orienthèque

« Encourager le virage numérique de nos entreprises et de nos écoles afin de s’arrimer aux nouveaux besoins des jeunes pour faire faire au défi de la pénurie de main-d’œuvre. » - Sylvie Pouliot, directrice générale de la SADC Pierre-De Saurel

« Je ne dirais pas qu’il manque des choses, les éléments sont en place mais on doit toujours continuer, c’est ça le développement. Il faut maintenir le déploiement de nos infrastructures industrielles, rendre celles-ci prêtes à l’investissement et stimuler l’entrepreneuriat local. Poursuivre le travail de revitalisation du centre-ville, cœur culturel, touristique et commercial de la région. Investir dans les services aux familles, les infrastructures de loisirs afin d’attirer la main-d’œuvre et conserver nos jeunes. Perpétuer la campagne de marketing d’image de marque. Se développer, c’est accepter que ce n’est jamais fini! »

- Josée Plamondon, directrice générale du CLD Pierre-De Saurel

(Photo: Philippe Manning)

Sylvain Dupuis, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy. (Photo: gracieuseté)

Fabienne Desroches, directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy (Photo: Gabriel Rancourt)

Josée Plamondon, directrice générale du CLD Pierre-De Saurel. (Photo: Simon Ménard)

Marilou Chapdelaine, directrice générale de l’Orienthèque. (Photo: Stéphane Martin)

Mario Fortin, directeur général du CJE Pierre-De Saurel. (Photo: gracieuseté)


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L’expertise de l’Orienthèque au service du ministère de l’Immigration Stéphane Martin | Les 2 Rives

L’Orienthèque de Sorel-Tracy a reçu une subvention du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec afin de réaliser une étude pour déterminer les facteurs favorisant l’accueil des immigrants en région.

12 - Les 2 Rives Affaires - Mardi 16 octobre 2018

« Il s’agit principalement de recenser les services mis à la disposition des nouveaux arrivants et de déterminer ce qui va bien et ce qui pourrait être amélioré pour faciliter la régionalisation. Nous allons sonder les gens qui sont ici et faire des groupes de discussion avec les élus et les acteurs du milieu. Ces informations seront transmises au ministère qui émettra des recommandations par la suite afin d’améliorer les différents programmes d’intégration », explique la directrice générale, Marilou Chapdelaine. Le mandat a été confié à Mélanie Hébert, qui est responsable du volet Accès-région depuis plus de six ans au sein de l’organisme. « Le nerf de la guerre est de réussir à trouver le bon emploi pour la bonne personne, c’est ce qui fait en sorte que les gens restent, confie Mme Hébert. Quand une famille s’installe ici pour le travail, on s’occupe également de l’autre conjoint qui doit aussi trouver chaussure à son pied. La

Marilou Chapdelaine, directrice générale et Mélanie Hébert, responsable d’Accès-région à l’Orienthèque. (Photo : Stéphane Martin)

région offre aussi son lot d’avantages dont la proximité de Montréal et une multitude de services. » Une visite exploratoire est organisée par l’Orienthèque le 19 octobre prochain où divers employeurs et acteurs locaux seront réunis au café-théâtre Les Beaux Instants afin d’accueillir une cinquantaine de visiteurs de la région montréalaise qui démontrent de l’intérêt à venir s’établir à Sorel-Tracy.


Le CJE Pierre-De Saurel célèbre son 20e anniversaire Stéphane Martin | Les 2 Rives

Le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Pierre-De Saurel en est à sa 20e année d’existence et les dirigeants ne cessent d’innover afin d’inciter les jeunes à se surpasser. Une dizaine de jeunes participeront prochainement à un voyage humanitaire pour souligner la persévérance scolaire. « Nous irons au Sénégal à la rencontre d’un peuple pour qui l’école est une chose importante et qui fait des sacrifices énormes pour pouvoir y aller. C’est une première, les voyages sont formateurs, nos jeunes méritent ça et ça leur permet de dépasser leurs limites », d’expliquer le directeur général, Mario Fortin. Ce dernier est à la tête de l’organisme depuis près de huit ans et félicite son équipe de tout mettre en œuvre pour se surpasser. « Année après année, on en a toujours fait plus. Il aurait été facile de rester assis sur nos lauriers avec nos formules gagnantes, mais le CJE n’aurait pas survécu pendant 20 ans. Toute l’équipe ne se tanne jamais d’essayer de nouveaux projets, je suis fier de travailler avec des gens qui n’ont pas peur d’élever la jeunesse, qui aiment les jeunes pour vrai et tout ça amène des résultats concrets. » Afin de souligner ses 20 ans, l’équipe du CJE accueillera prochainement différents partenaires à ses locaux pour un cocktail dinatoire.

Mario Fortin est le directeur du CJE Pierre-De Saurel depuis près de huit ans. (Photo : archives/Stéphane Martin)

Mardi 16 octobre 2018 - Les 2 Rives Affaires - 13


Le rodage de la nouvelle usine de Mini Babybel devrait commencer lors du deuxième trimestre de 2019. (Photo : Gracieuseté)

La construction de l’usine de Mini Babybel va bon train Sarah-Eve Charland | Les 2 Rives

Les fondations de la nouvelle usine où seront produits les Mini Babybel ont été coulées. La construction va bon train, ce qui laisse espérer un démarrage de la production en 2020 tel qu’estimé lors du lancement en juillet.

14 - Les 2 Rives Affaires - Mardi 16 octobre 2018

La construction du bâtiment devrait se terminer d’ici la fin de l’année. Durant le premier trimestre, l’équipement devrait être intégré à l’usine afin de commencer le rodage lors du deuxième trimestre. « Le rodage permettra de s’assurer que la production répond aux exigences. C’est un processus normal et prévu dans le calendrier », mentionne le porte-parole de l’entreprise, Jean-Michel Laurin.

Le projet de 87 M$ permettra la création de 144 emplois à Sorel-Tracy. L’entreprise Bel Canada produira exclusivement ses fromages Mini Babybel dans une nouvelle usine, sur le boulevard Fiset. Le processus de recrutement sera lancé au début de 2019. Les affichages seront présentés sur le site Internet de Bel Canada. Les premières embauches devraient se réaliser en mars. « Mes collègues sur le terrain constatent l’intérêt pour ces postes. Ils se font poser des questions et reçoivent des courriels. On n’est pas encore prêt à afficher les postes. Les types de compétences seront assez variés. Dans les valeurs de l’entreprise, on veut s’assurer d’avoir une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée. On recherche des profils d’horizons différents », ajoute M. Laurin.


Potins et nouvelles économiques Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

Il y a beaucoup de mouvement au niveau commercial dans la région. Le journal a recensé quelques nouvelles jumelées à des potins en lien avec de récentes transactions dans le monde des affaires sorelois. - Les Gourmandises du Roi, situées au coin des rues Charlotte et du Roi, changent de nom et deviennent Pâtisserie Aveline. Avec l’arrivée de nouveaux propriétaires dans la dernière année, l’entreprise a décidé de se refaire une beauté. Du 21 octobre jusqu’au début novembre, les portes seront fermées. Les pré-commandes de gâteau personnalisé seront tout de même produites pendant les rénovations. La Pâtisserie Aveline se décrit comme une pâtisserie classique, sans gluten, sans lactose à une gamme cétogène et sans sucre, pour tous les styles de vie alimentaires. - L’entreprise Canac est toujours en attente d’une permission du ministère de l’Environnement pour s’implanter sur le boulevard Poliquin, devant la gare d’autobus . Une promesse d’achat était sur la table entre la chaîne de quincaillerie et la Ville depuis 2015, mais les autorisations tardent toujours. Ce ne sont donc pas des travaux de construction du Canac qui sont en cours présentement sur le boulevard Poliquin, mais bien des travaux pour des locaux commerciaux appartenant à Jean Cournoyer. M. Cournoyer avait revampé la salle Martin-Guy juste en face pour y accueillir des entreprises, et en raison de la demande, il a fait construire un autre bâtiment semblable en face. - Le restaurant Lafleur espère toujours pouvoir ouvrir ses portes dans les prochains mois. Après plusieurs années d’attente, deux permis de démolition ont été émis en août dernier; un pour le bâtiment principal situé à l’intersection des rues Victoria et du Roi

ainsi qu’un autre pour la remise se trouvant sur le même terrain. - Stéréo Plus a fermé les portes de son commerce de la rue du Collège le 1er octobre dernier. L’heure de la retraite avait sonné pour un des fondateurs de l’entreprise, Marcel Guimond. L’école de conduite Bouvier, située sur la rue Alfred, y déménagera ses pénates sous peu. - Kia Sorel-Tracy est déménagée, le 1er octobre dernier, au 1918, boulevard Fiset, tout juste à côté de l’autre concession de l’entreprise Le Prix du Gros, soit Hyundai Sorel-Tracy. - L’Entramis, ce restaurant italien fermé depuis quelques mois, a laissé sa place au nouveau restaurant Salut Québec, sur le boulevard Fiset à Sorel-Tracy. Cette chaîne avait déjà deux restaurants, soit un à SaintJean-sur-Richelieu et un autre à Richelieu. - Le Bistro de l’aéroport ferme ses portes à Saint-Robert. L’entreprise a laissé un message laconique sur sa page Facebook afin de remercier les clients pour les dernières années. - Le restaurant Ola, qui a fermé ses portes dans les dernières semaines sur l’avenue Hôtel-Dieu, affiche une vente de ses objets un peu partout. Un nouveau propriétaire pourrait être entré dans le décor et ouvrir sous un autre nom au centre-ville de SorelTracy, sur la rue George… À suivre! - Le restaurant San Marino a fait peau neuve en septembre. Le restaurant, situé à l’intersection de la route Marie-Victorin et du boulevard de Tracy, a fermé ses portes du 10 au 15 septembre en raison de travaux majeurs dans sa salle à manger. - Un nouveau restaurant, Le Shack à Burger, ouvre ses portes aux Promenades de Sorel. Il prend la place du restaurant A&W qui y était depuis de nombreuses années. Il reste tout de même un restaurant A&W dans la région, sur le boulevard Fiset. Vous avez des potins ou des informations pour nous? redaction@les2rives.com

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3 tendances démographiques à considérer si vous dirigez une PME Du 14 au 20 octobre 2018, la Banque de développement du Canada (BDC) célèbre l’entrepreneuriat à l’occasion de la 39 e Semaine de la PME BDC. L’évènement vise à souligner le travail des entrepreneurs canadiens, qui font face à de nombreux défis. Voici trois tendances démographiques auxquelles vous devez vous adapter si vous dirigez une petite ou une moyenne entreprise.

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1. LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION Le départ à la retraite des baby-boomers et le faible taux de croissance de la population canadienne entraînent déjà une pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs régions. Pour y faire face, vous devez attirer les jeunes travailleurs et retenir vos employés en offrant des conditions de travail avantageuses (horaires flexibles, régimes de retraite, assurances, etc.).

2. L’ARRIVÉE DES MILLÉNIAUX Selon Statistique Canada, les membres de la génération Z et les milléniaux représenteront plus de la moitié de la main-d’œuvre canadienne d’ici 2030. Pour profiter de leurs talents, vous devez promouvoir votre PME sur les réseaux sociaux. La BDC vous suggère également de développer des partenariats avec des établissements d’enseignement : vous recruterez plus facilement de jeunes travailleurs. 3. L’ACCROISSEMENT DE L’IMMIGRATION Si la tendance se maintient, d’ici 2032, jusqu’à 80 % de la croissance démographique du pays sera attribuable à l’immigration. Ainsi, pour pallier la pénurie de maind’œuvre, vous devez recruter dès maintenant de nouveaux arrivants! Adaptez vos formations et créez des liens avec différentes communautés culturelles. Pour en savoir plus sur les tendances qui transformeront les entreprises canadiennes au cours des prochaines années, visitez le www.bdc.ca.


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Salles de spectacles à Sorel-Tracy

Le milieu artistique aimerait une offre plus adaptée Julie Lambert | Les 2 Rives

La fermeture de salles de spectacles dans les dernières années à Sorel-Tracy a obligé le milieu artistique à s’adapter et à trouver d’autres lieux pour présenter les événements. Si l’offre de salles est jugée satisfaisante par certains, des artistes pensent qu’elle pourrait être encore améliorée pour répondre davantage aux besoins du milieu. L’instigateur du Cabaret Open Mike, Mike Cournoyer, pense qu’il y a actuellement sur le marché surtout des salles de type moyenne, soit de moins de 200 places. Selon lui, les gens ont l’embarras du choix pour l’offre de spectacles et les artistes ont quelques options pour leurs événements. « Les récentes fermetures ont permis à d’autres de se développer comme le Bar 525. On a beaucoup de diffuseurs dans le même

créneau et les artistes ne peuvent pas nécessairement louer ce genre de salles et être rentables. Il faut qu’ils soient engagés par des corporations. Il manque peut-être une grande salle pour accueillir de gros noms qui ne veulent pas faire deux représentations quand ils se déplacent », souligne l’humoriste. La codirectrice de l’école SoDanse de Sorel-Tracy, Alexe Desrosiers-Desgagné, a vécu quelques problématiques pour trouver une salle adaptée pour ses 200 élèves. Dans les sept dernières années, l’organisation a œuvré au Théâtre du Chenal-du-Moine (TCM) et à l’école secondaire FernandLefebvre pour finalement se relocaliser à partir de l’an prochain au Marché des arts Desjardins. « Nos frais de spectacles avaient presque triplé. On ne fait pas des millions. Nous ne pouvions pas mettre ça sur le prix des billets. Il y a deux ans, nous avons envi-

sagé vraiment toutes les options même celle de louer un chapiteau. Cela nous empêchait presque de nous expandre parce que nous n’avions pas de place pour accueillir ces personnes-là. Il faut toutefois louer la salle à l’avance puisque le Marché est très en demande. On a réservé notre place pour les deux prochaines années », raconte-t-elle. Le metteur en scène du théâtre La Doublure, Martial Lalancette, trouve les salles adéquates pour seulement certains spectacles. « On a beaucoup de salles, mais il manquerait une salle de 100 places avec tous les bons équipements. Parfois, les salles disponibles sont compliquées au niveau du son. Sinon, l’offre de spectacle est pour tous les goûts », pense-t-il. L’organisateur du Sorel Trad Fest, Benoit Guèvremont, a commencé son événement à la salle des Chevaliers de Colomb, mais l’a transféré au café-théâtre Les Beaux Instants cet été. Ses choix sont étaient limités puisqu’il avait besoin d’un lieu pouvant offrir du stationnement pour les motorisés. « Je crois qu’on comble bien les besoins de notre population avec l’offre de spectacles dans la région. On n’aurait pas les moyens d’avoir des artistes qui demandent des cachets plus élevés et remplir nos salles parce que les gens sont difficiles à faire sortir », assure-t-il.

Un marché en expansion Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, affirme que les gens ont l’embarras du choix dans la région avec plusieurs salles de spectacles. Plusieurs restaurants offrent aussi des spectacles maintenant. La Ville a également repris les rênes de la salle Jani-Ber pour que les milieux communautaire et corporatif conservent un endroit pour présenter leurs événements. « L’offre est complète actuellement, avance Serge Péloquin. Les productions ont des créneaux différents et se partagent le marché. On reçoit plusieurs artistes de l’extérieur et ceux que nous ne recevons pas se comptent sur les doigts de la main. La Ville fait aussi des spectacles l’été dans les parcs. On engage des artistes locaux et on fait environ 16 productions. » La directrice d’Azimut diffusion, Marie-Josée Bourbonnais, souligne que son organisme présente une offre plus importante que par les années passées et touche maintenant toutes les disciplines. « On a repris certains créneaux délaissés après la fermeture du TCM et du Marine Cabaret. On ne manque pas de salles, il y en a beaucoup sur notre territoire. On n’a pas de grande salle, mais nous comblons en offrant deux représentations. Om a beaucoup de demandes de location, beaucoup plus que nous avions prévu, mais on trouve de la place dans notre calendrier », conclut-elle.

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Quelques lieux de diffusion à Sorel-Tracy Publics

Privés

- Marché des arts Desjardins - Café-théâtre Les Beaux Instants - Salle Jani-Ber - Auditoriums du Cégep de Sorel-Tracy et des écoles secondaires Fernand-Lefebvre et Bernard-Gariépy

- La Maison de la musique de Sorel-Tracy - Le Pub O’Callaghan - La salle des Chevaliers de Colomb - L’Annexe - La Halte des 103 îles - Le club de Golf Continental - Le Cabaret Les Années Folles - Certains restaurateurs et tenanciers


Un Québec fort de ses 3100 coopératives et mutuelles Saviez-vous que pas moins de 3100 entreprises coopératives et mutualistes contribuent à l’économie québécoise? Pour souligner leur importance et rappeler les valeurs sur lesquelles elles reposent, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) célèbre la Semaine de la coopération, qui se tient du 14 au 20 octobre 2018.

sociale, la démocratie et la transparence, notamment. Il les invite également à organiser des activités et à les promouvoir sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clic #coop.

Enfin, la Journée internationale des coopératives d’épargne et de crédit sera célébrée durant la Semaine de la coopération. En effet, l’évènement — qui a toujours lieu le troisième jeudi d’octobre — se déroulera le 18 octobre 2018. La popula-

tion a donc deux occasions de célébrer les coopératives et les mutuelles! Pour en savoir plus sur la Semaine de la coopération, consultez le site Web du CQCM au www.cqcm.coop.

Par le biais d’activités et de campagnes promotionnelles, cet évènement annuel vise d’abord à informer le public du rôle que jouent les coopératives et les mutuelles dans la province. Il a également pour objectif de promouvoir la formule collective en affaires. Ainsi, le CQCM encourage les entreprises coopératives et mutualistes de tous les secteurs à mettre en lumière leurs valeurs : la solidarité, la responsabilité

EN CHIFFRES Le Québec compte pas moins de 3100 coopératives et mutuelles, lesquelles regroupent 8,8 millions de membres. Elles créent plus de 112 000 emplois dans la province.

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Plusieurs façades affichent depuis plusieurs mois des pancartes à louer. (Photo: Julie Lambert)

Enquête

Plus de 10% de locaux vides au centre-ville de Sorel-Tracy Julie Lambert | Les 2 Rives

Jacob, Marine Cabaret, Espace Show; le journal Les 2 Rives a comptabilisé une vingtaine de locaux vides sur environ 180 emplacements commerciaux disponibles au centre-ville de Sorel-Tracy. On a fait le tour à pied des rues situées entre l’avenue de l’Hôtel-Dieu et la rue Augusta ainsi qu’entre les rues du Roi et Phipps.

cière pour la rénovation de façades pour les commerçants afin de les aider », assure le conseiller municipal. Le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy, Sylvain Dupuis, croit également que des actions seront nécessaires pour revitaliser le centre-ville et contrer les fuites commerciales. « Les gens veulent s’installer au centreville, mais parfois, c’est juste une question de timing, pense-t-il. Nous travaillerons sur une nouvelle campagne d’achat local dans les prochains mois et le mot d’ordre sera d’essayer de sensibiliser les gens à redécouvrir les commerces au centre-ville. Même si les gens ont tenté de trouver certains produits sans succès il y a plusieurs années, ils sont peut-être maintenant disponibles ici. L’achat local, c’est une responsabilité de tout le monde », mentionne Sylvain Dupuis.

Des solutions à mettre en place Le conseiller du Vieux-Sorel, Jocelyn Mondou, trouve ce nombre très élevé et se questionne sur les actions à entreprendre pour aider les commerçants mis à part de créer de l’animation et des événements. Lors de rencontres effectuées par la Ville auprès des commerçants en 2015, plusieurs irritants avaient été soulevés, rappelle le conseiller, dont les trottoirs mal déneigés, la poussière des industries ainsi que le manque de surveillance de policiers, de stationnements près des commerces et d’animation. Le conseiller croit que les commerçants attendent que la Ville règle tous les problèmes, mais il souhaiterait que ceux-ci mettent plus la main à la pâte pour trouver des solutions. Le printemps dernier, il avait tenté de mettre sur pied un projet d’animation en fermant des rues, mais les commerçants n’ont pas répondu à l’appel. « Il faut quelque chose d’intéressant pour attirer les gens. Nous étions prêts à payer pour les équipements, le matériel et le nettoyage à la condition que les commerçants animent le secteur. J’ai été très déçu puisque seulement deux ou trois étaient intéressés. Je compte m’asseoir avec eux pour trouver des solutions. La Ville est toujours prête à aider. Je travaille aussi très fort à mettre au budget 2019 une aide finan-

Loin d’être alarmant Selon le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, des commerçants ont mis fin à leurs activités surtout pour des raisons personnelles et non en raison de la dévitalisation du centre-ville. C’est même plutôt le contraire, avance-t-il : le milieu des affaires propose de nouveaux concepts depuis deux ans. « La liste des nouveaux commerces est longue. Plusieurs autres ont proposé des nouveautés comme des terrasses et nous les avons tous appuyés. Nous ne gérons pas la Ville de l’interdit. Ils nous appellent et on s’arrange en suivant les règles de sécurité. Plusieurs se sont aussi refait une beauté à l’extérieur. » Les différents projets en marche, comme Statera ou le Centre des arts contemporains, font croire au maire que la vitalité du centre-ville va être encore meilleure dans les prochaines années. Il pense que la Municipalité fait son travail en appuyant les commerçants, mais aussi en amenant de l’achalandage au centre-ville avec des activités et de nouveaux aménagements. « Il y a une mutation qu’on sent positive et favorable au nouveau type de centre-ville à Sorel-Tracy. L’ouvrage que la Ville doit faire, elle le fait et elle le fera encore plus vite pour les prochaines années », conclut le maire Serge Péloquin.

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Après la fermeture de plusieurs commerces et malgré l’installation de plusieurs autres au centre-ville de Sorel-Tracy, environ 10% des locaux commerciaux sont vides actuellement. Cette situation est loin de démontrer une dévitalisation du secteur, assure le maire Serge Péloquin, alors que la Chambre de commerce et le conseiller municipal Jocelyn Mondou croient que des actions doivent être entreprises.


Télétravail : de plus en plus d’adeptes dans la région Julie Lambert | Les 2 Rives

Même si leurs employeurs se trouvent aux quatre coins du Québec et même du Canada, quatre professionnelles de la région exercent leurs fonctions sans quitter la maison. Elles font partie du faible nombre de travailleurs à pratiquer le télétravail dans la province, une pratique en forte progression, mais encore très méconnue. Line Casault, de Sainte-Victoire-de-Sorel, travaillait depuis 20 ans à Saint-Hyacinthe quand une connaissance lui a parlé d’un poste de télétravail disponible dans une entreprise située à Trois-Rivières. « J’étais tannée de faire de la route. Je fais exactement le même travail, mais de la maison. Ils sont venus installer le système pour communiquer avec le bureau et je ne me rends maintenant là-bas que deux fois par mois », explique la femme de 58 ans. Kathy Tremblay* travaillait à Montréal pour une grande entreprise située en Alberta. « Mon employeur trouvait qu’il n’y aurait pas de différence que je travaille de l’extérieur. Il favorisait déjà des horaires de bureau de deux à trois jours par semaine », raconte-t-elle. Qualité de vie améliorée Isabelle Pothier, de Sorel-Tracy, utilise le télétravail pour une entreprise de Longueuil, mais a toujours bénéficié de cette pratique puisqu’elle était déjà implantée dans son domaine depuis longtemps.

Plusieurs professionnelles de la région pratiquent le télétravail. (Photo: Pixhere.com)

« Certains domaines, comme la vente, sont plus propices au télétravail. Cette pratique compte de nombreux avantages, souligne-t-elle. Je suis disponible rapidement. Cela me permet d’être plus productive qu’au bureau où on se fait souvent déranger par des collègues. Avec un appel, c’est plus rapide parce qu’on va directement aux points à discuter. » Depuis un an, Stéphanie Beauregard exerce son travail de Sorel-Tracy pour une

compagnie de l’extérieur. « J’adore ça, cela nous donne une grande liberté. Je mets mon cadran 30 minutes avant de commencer mon quart de travail. Je suis plus à l’aise si jamais je me sens moins bien. Tu peux aussi déplacer ton travail avec toi », mentionne la travailleuse de 22 ans. Lina Casault croit avoir grandement amélioré sa qualité de vie depuis trois ans. « Quand je voyageais, je perdais deux heures de ma journée sur le chemin. Les

entreprises auraient des avantages à l’offrir à leurs employés. Ça enlève des frais fixes comme la location de bureaux et de matériel. Même si je faisais moins d’heures, cela revenait pratiquement au même en enlevant les frais de déplacement, les lunchs et les frais d’entretien du véhicule », assure-telle. « Je suis plus concentrée. Je trouve aussi que cela favorise la conciliation travailfamille. Tu peux ajuster ton horaire pour aller à des rendez-vous. Cela te permet aussi d’être plus tôt à la maison et passer plus de temps avec ta famille », ajoute Kathy Tremblay. Chacune des travailleuses avait déjà entendu parler de ce type de travail, mais elles étaient les seules personnes dans leur entourage à le pratiquer. Il faut toutefois avoir une certaine discipline, avertissent les quatre femmes. « On a des objectifs à atteindre, on doit donc être productif. Les gens pensent que tu peux partir une brassée de lavage pendant tes heures de travail, mais ce n’est pas le cas. Quand je suis à mon bureau, je ferme la porte et je fais mon travail », assure Isabelle Pothier. Il y a aussi quelques désavantages, mentionne Stéphanie Beauregard. « J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation parce que tu dois être plus organisée et je trouvais difficile de ne pas avoir le côté social en ayant des collègues de travail à qui parler », raconte-t-elle. *Nom fictif utilisé pour ne pas identifier la travailleuse et son entreprise

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Affaires

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