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Mensuel de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie N° 77 – Novembre 2016

ACTUALITÉ Notre enquête conjoncturelle : entre optimisme et incertitude p.14

VOTRE CVCI La CVCI soutient « Ma Thèse en 180 Secondes » p.20

CAHIER PRATIQUE Des outils numériques au service des exportateurs p.29

LES DÉFIS DE L’INDUSTRIE 4.0 p.6


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Sommaire

Actualité 4

Agenda de la CVCI

La CVCI, partenaire de l’industrie depuis 50 ans

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Votations du 12 février 2017

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Politique du logement : une nouvelle loi contre-productive Oui à la 3 e réforme fédérale de la fiscalité des entreprises

Economie et politique

11 Fiscalité des entreprises : maintenir l’avance du canton de Vaud 12 PIB vaudois : poursuite sur la voie de la reprise 13 Qui sera l’entrepreneur 2017 de la région lausannoise ? 13 #bepog, un label pour valoriser les métiers techniques auprès des jeunes

Enquête conjoncturelle

14 L’embellie s’installe dans les services, mais l’industrie reste sous pression 15 Digitalisation et formation professionnelle

Les chiffres du mois

17 Octobre 2016

Votre CVCI

Services et prestations

19 Zoom sur les liens entre les PME et les entreprises internationales 20 La Fondation CVCI est sponsor de « Ma Thèse en 180 Secondes » 21 Nouvelles de nos membres 23 Nouveaux membres

Une loi sur le logement aberrante

L’industrie 4.0 représente une belle opportunité pour Bobst

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Editorial

Ils sont les Business Club

25 L’humain avant la carte de visite :

Comment promouvoir la construction de logements dans notre canton ? Une chose est sûre : le faire au détriment des entreprises et de l’emploi n’a aucun sens. Ce risque est pourtant bien réel si la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL), soumise à votation le 12 février prochain, était approuvée par les Vaudoises et Vaudois (lire notre article en page 8). Ce texte, basé sur l’interventionnisme des autorités communales et subsidiairement cantonales, prévoit la création d’un droit de préemption sur toute vente de terrains et de bâtiments en zone à bâtir. Une entreprise ayant signé un acte d’achat de l’un ou de l’autre pourrait donc voir son projet d’extension (ou d’implantation) s’effondrer si la commune ou l’Etat (la loi prévoit que la première puisse céder son droit au second) convoitait lui aussi ce bien immobilier. La loi ne prévoit aucun dédommagement pour les retards que subirait la société contrainte de chercher ailleurs une surface constructible ou des bâtiments. Rien n’est prévu non plus pour indemniser les heures perdues en négociations sur le prix et les modalités d’achat, ni sur les éventuelles études déjà menées. La commune rachèterait au prix convenu entre les deux parties, point à la ligne.

la philosophie d’Assyneo

Cahier pratique 27 Fiche juridique N° 172 (mise à jour) Engagement d’un étranger II 29 Fiche économique N° 107 (mise à jour) « Export digital » : des outils numériques

Un propriétaire n’est pas un simple dépositaire !

au service des exportateurs

De partenaire à partenaire 30 Agenda des partenaires

Annexes •

Enquête conjoncturelle

Programme de formation

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

Cette manière de procéder pourrait éventuellement trouver un début de justification si nous avions la garantie que les autorités publiques construiront effectivement des logements dans un délai raisonnable… Mais ce n’est absolument pas le cas. La loi stipule que les communes disposent de cinq ans pour lancer un projet de demande de modification du plan d’affectation… un processus sujet à recours qui peut ensuite du-

rer des années. Et si elles ne faisaient rien, l’ancien propriétaire pourrait alors reprendre le bien au prix de l’époque. L’affaire s’arrêterait là, aucune contrainte n’étant prévue. Il ne s’agit pas là de pures spéculations. En juin dernier, la Ville de Nyon a ainsi demandé à son législatif local un crédit de 30 millions de francs pour acquérir un terrain de 40 000 mètres carrés constructibles… dans le but de le thésauriser pendant cinq à dix ans. Le Conseil communal a refusé, mais rien ne dit que les élus d’autres collectivités aient la même sagesse. La LPPPL postule que les communes et l’Etat sauront mieux faire que le privé en matière de logement, c’est là sa première erreur fondamentale. Sa deuxième tare réside dans l’affaiblissement inadmissible qu’elle porte au droit de propriété : ce dernier implique que l’on puisse choisir l’acquéreur de son bien. Un propriétaire n’est pas un simple dépositaire ! Concernant l’économie, on vient de le voir, cette loi constitue également une menace pour le développement des entreprises. Avec des perspectives de résultats très aléatoires en matière de construction. Ce sont là autant de raisons de voter NON le 12 février prochain. Claudine Amstein, Directrice de la CVCI

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Agenda de la CVCI

Actualité

06.12. Petit-déj’

13.12. « 5 à 7 »

26.01. Réseautage

PETIT-DÉJEUNER CONTACT : PERFORMANCE ET BIEN-ÊTRE… EST-CE COMPATIBLE ?

VÉHICULES DE FONCTION : NOUVEAUTÉS POUR LE CERTIFICAT DE SALAIRE 2016

« 5 À 7 » CVCI

La motivation au travail est un facteur déterminant dans le succès d’une entreprise, et se traduit par satisfaction au travail, augmentation de la performance ainsi que baisse de l’absentéisme. Venez aborder cette thématique à l’aide d’apports théoriques, d’exemples de cas pratiques et de propositions d’actions, avec le partage d’expérience de Gaëtan Dubuis de l’entreprise Todo Agency à Lausanne. Ce petit déjeuner, fruit d’un partenariat entre l’OAI Vaud, la CVCI, le projet VitaLab, a pour but de favoriser l’accès des petites entreprises aux actions de promotion de la santé au travail et à les sensibiliser à la question de la réinsertion professionnelle. Prix : Gratuit sur inscription. Renseignements et inscriptions : sonia.delgado@cvci.ch

Depuis 2016, la déduction des frais de transport entre le domicile et le lieu de travail est plafonnée à 3000 francs en matière d’impôt fédéral direct. Les conséquences sont importantes pour l’établissement du certificat de salaire des collaborateurs disposant d’un véhicule de fonction. Me Denis Boivin, Directeur de la Ligne de produits Fiscalité et Droit chez BDO SA, vous exposera les impacts de cette nouveauté. Un apéritif de clôture permettra de poursuivre les discussions. Prix (HT) : 50 francs pour les membres, 75 francs pour les non-membres. Renseignements et inscriptions : sonia.delgado@cvci.ch

08 h 00 › 10 h 00 (CVCI)

17 h 00 › 19 h 00 (CVCI)

19.01. Formation 08 h 30 › 12 h 30 (CVCI)

12.12. Séminaire 17 h 00 › 19 h 00 (CVCI)

LOGICIELS SIMPLES ET GRATUITS D’AIDE À LA GESTION D’UNE PETITE ENTREPRISE De nombreux logiciels peuvent vous simplifier la vie et vous permettre d’être plus productif dans la gestion de votre entreprise au quotidien (communication interne et externe, gestion de projets, administration, RH, comptabilité, etc.). Ce séminaire interactif, animé par David Narr de Genilem et Nadine Cuany de Yalty, sera l’occasion de faire un tour d’horizon des différents outils gratuits et « freemiums » que vous pourriez aisément implémenter dans votre entreprise et de partager vos expériences. L’événement se conclura par un apéritif de réseautage. Prix (HT) : 25 francs pour les membres CVCI / entreprises suivies par Genilem, 40 francs pour les non-membres. Renseignements et inscriptions : elodie.brechbuhler@cvci.ch

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17 h 00 › 19 h 00 (CVCI)

Pour ce premier « 5 à 7 » de l’année, nous ouvrirons le bal avec quelques thèmes d’actualité politique et économique, présentés par la CVCI. Vous souhaitez parler de votre entreprise ? Indiquez-le dans la case « commentaire » du formulaire d’inscription sur le site internet de la CVCI. Cinq entreprises seront tirées au sort et pourront ainsi présenter leurs activités en moins de 3 minutes devant le public présent. Si un sujet politique ou économique mérite selon vous d’être traité ou débattu, n’hésitez pas à nous le communiquer par e-mail (raphael.thiebaud@cvci.ch) jusqu’au 13 janvier au plus tard. L’événement se conclura par un apéritif de réseautage convivial. Le nombre de places étant limité, inscrivez-vous sans tarder sur notre site Internet. Prix (HT) : gratuit pour les membres CVCI, 50 francs pour les non-membres. Renseignements et inscriptions : veronique.gauzargues@cvci.ch

L’ESSENTIEL POUR RÉUSSIR SON ENTRETIEN DE RECRUTEMENT En tant que cadre, vous êtes ou serez sans doute amené à participer au recrutement de nouveaux collaborateurs et à conduire des entretiens d’embauche. Cette formation, animée par Joanna Bessero, diplômée en marketing et communication (SAWI) et coach certifiée (IDC/ ICF), vous donnera un aperçu de l’essentiel pour réussir les étapes et définir le fil rouge de l’entretien. Focus sur : • le questionnement : poser les bonnes questions, les questions interdites • la présentation de l’entreprise, du poste et de la mission • mener son entretien grâce à l’écoute active et la prise de note. Le nombre de places étant limité, inscrivez-vous sur notre site internet sans tarder ! Prix (HT) : 300 francs pour les membres CVCI, 400 francs pour les non-membres. Renseignements et inscriptions : g.pontillo@crpm.ch

NOS HORAIRES PENDANT LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE Durant les fêtes de fin d’année, la CVCI sera fermée du vendredi 23 décembre à 15h00 au mardi 3 janvier à 7h45. Cependant, notre service Export sera ouvert pour les entreprises exportatrices les mercredis 28 et jeudi 29 décembre, de 8h00 à 12h00. Le service sera atteignable par téléphone et le courrier sera livré par la poste ce jourlà. Les dossiers « guichet » seront traités pendant cette permanence de manière habituelle. Nous espérons ainsi répondre aux besoins et être encore d’avantage le partenaire des entreprises !

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016


Actualité

15.02. Evénement 17 h 00 › 20 h 00 (Vaud)

NUIT DE L’APPRENTISSAGE

Dans le but d’aider au rapprochement des écoles et des entreprises pour permettre à tous les jeunes d’accéder à une formation professionnelle, la CVCI, en collaboration avec la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE), la Fédération patronale vaudoise (FPV) et l’Etat de Vaud, organise pour la troisième année consécutive la Nuit de l’apprentissage. La manifestation se déroulera simultanément dans quatre écoles professionnelles du canton (Lausanne, Morges, Vevey et Yverdon), le mercredi 15 février 2017, de 17h à 20h. Elle réunira les entreprises qui souhaitent engager une apprentie ou un apprenti et les jeunes en recherche d’une place d’apprentissage, particulièrement ceux qui terminent leur 11e année d’école obligatoire. Ces derniers auront la possibilité de soumettre aux entreprises présentes leur candidature au cours d’entretiens d’une dizaine de minutes, organisés par nos soins. Ces échanges directs visent à favoriser la concrétisation d’un stage ou d’un apprentissage. Dernier délai pour les inscriptions pour les entreprises : 22 décembre 2016. Programme détaillé et inscriptions : www.nuitapprentissage.ch

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INTERNATIONAL LINK

Agenda de la CVCI

FORMATIONS

06.12. Reloc’coffee

06.12. Juridique

DISCOVER YOUR ENVIRONMENT: THE LAKE GENEVA REGION HAS EVERYTHING TO PLEASE YOU!

CONTRAT D’APPRENTISSAGE / JEUNES TRAVAILLEURS

10:00am › 12:00pm (CVCI)

Did you just arrive in Switzerland and wonder what you can do on weekends in the region? Or have you been here for some time and looking for new experiences? Maybe you have family and friends visiting this winter and don’t know what to show them? During this presentation, experts on tourism will give you some tips to enjoy your new home to the fullest! Fee: free of charge for partners of International Link members companies’ employees (check with your partner’s HR or us directly) / 27 Swiss francs (tax inclusive) for non-members. Information and registration: internationallink@cvci.ch

IMPRESSUM Éditeur : Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), avenue d’Ouchy 47, CP 315, 1001 Lausanne T. 021 613 35 35, F. 021 613 35 05 cvci@cvci.ch, www.cvci.ch Rédaction et administration : Guy-Philippe Bolay, Zuzanna Bolle, Laurine Chiarini, Sonia Delgado, Olivier Fantino, Véronique Gauzargues, Julien Guex, Philippe Gumy, Jean-François Krähenbühl, Mathieu Piguet, Patrick Roulet, Serge Sahli et Christine Walter-Luz. Gervaise Defago (rédactrice responsable) Conception : Buxum communication, Founex, www.buxum.ch Imprimeur : PCL Presses Centrales SA Acquisition de partenaires : DG Marketing, Grandvaux, T. 021 793 16 10 Tirage : 4500 exemplaires Parution : 4 e semaine du mois

13 h 30 › 16 h 30 (CVCI)

Aspects légaux relatifs au contrat d’apprentissage (formation professionnelle, prolongation, résiliation, etc.) et à la protection des jeunes travailleurs (principes, activités interdites, durée du travail, etc.). Prix (HT) : 210 francs pour les membres CVCI et 300 francs pour les non-membres, documentation et pause-café incluses.

08.12. Juridique 08 h 30 › 16 h 30 (CVCI)

CERTIFICAT DE TRAVAIL Principes applicables à la rédaction d’un certificat de travail (certificats qualifié/ simple/intermédiaire, d’apprentissage, contenu, forme, cas particuliers, responsabilité de l’employeur, droits du travailleur), cas pratiques et travaux de groupes. Cours animé par un juriste et un spécialiste RH. Prix (HT) : 490 francs pour les membres CVCI et 650 francs pour les non-membres, documentation, repas de midi et pauses-café inclus. Renseignements et inscriptions pour tous les cours de droit du travail : Sonia Delgado, droit@cvci.ch, T. 021 613 36 37 Le programme complet de nos formations est disponible sur : www.cvci.ch/formation

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La CVCI, partenaire de l'industrie depuis 50 ans

L’industrie 4.0 représente une belle opportunité pour Bobst

Dans l’inconscient collectif vaudois, Bobst figure au rang des entreprises emblématiques du canton. Bon nombre d’habitants du Grand Lausanne ont encore en mémoire l’usine de Prilly et ses interminables façades, non loin de l’actuelle patinoire de Malley. Depuis les débuts des années 1970, le leader mondial d’équipements et de services destinés aux fabricants d’emballages a emménagé graduellement à Mex, au nord de la capitale, sur un terrain de 300 000 m2. Le regroupement des activités industrielles lausannoises en un seul lieu s’est achevé en avril 2013. C’est depuis ce site ultramoderne que l’entreprise vient de boucler les célébrations de son 125e anniversaire, qui se sont étalées de l’automne 2015 à l’automne 2016. Une année particulière pour Jean-Pascal Bobst, actuel directeur général de la société et arrière-petit-fils de son fondateur Joseph Bobst : « Nous avons choisi de célébrer avec nos collaborateurs et nos clients tout au long de l’année, tout en tenant compte de la situation économique. Sur 24 heures le 23 mars dernier, en commençant par notre filiale au Japon et, profitant des fuseaux horaires, en finissant par notre filiale du Mexique, nous avons passé une journée consacrée aux employés, à célébrer et à les remercier. Chaque filiale passait le témoin par vidéo à la prochaine. Cette journée fut aussi

consacrée à prendre du temps pour des organisations humanitaires locales, des jeux, de la créativité. Ce fut une très beau tour du monde plein d’émotions. » Bons échos des foires La société a profité de cette année de célébrations pour accueillir ses clients dans le cadre des foires importantes comme, par exemple, la Drupa de Düsseldorf, qui a lieu tous les quatre ans et qui correspond au championnat du monde des machines pour l’emballage. Bobst en a ramené d’ailleurs un nombre important de promesses d’achat, ce qui devrait lui permettre de dépasser ses prévisions. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,33 milliard de francs sur l’exercice 2015 et a enregistré, au premier semestre de cette année, une hausse de son chiffre d’affaires de 14 % par rapport à la même période de 2015. Bobst affiche de bons résultats malgré le franc fort. L’environnement économique demeure toutefois difficile et le niveau élevé de notre monnaie préoccupe Jean-Pascal Bobst : « C’est certainement un sujet d’inquiétude et de remise en question permanente pour la place industrielle suisse, relève-t-il. Les conséquences d’un retour, un jour, à la parité auraient des incidences graves pour notre

économie dans son ensemble et particulièrement pour l’industrie d’exportation. Les entreprises s’adapteraient et survivraient, mais avec des conséquences assurément graves pour l’activité industrielle en Suisse. » Dans ce contexte, l’entrepreneur tient à relever que tant la Banque nationale suisse (BNS) que les autorités ont bien joué leur rôle respectif : « La BNS a déjà fait beaucoup et le canton de Vaud, par exemple, s’est montré coopératif. » Pour Jean-Pascal Bobst, en cas de nouvelle crise, la BNS devra intervenir afin de défendre la place économique suisse dans son ensemble : « Cela ne peut être que du « moyen terme » au vu des marchés financiers et des volumes en jeu au niveau mondial pour faire monter le franc », souligne-t-il encore. Face au franc fort et aux incertitudes régnant quant aux suites concrètes de l’initiative du 9 février sur l’immigration de masse, demeurer rentable en Suisse relève de la gageure. Au point que certaines entreprises en sont amenées à évoquer une délocalisation de certaines de leurs activités sous des cieux plus cléments. « Dans le cas d’un scénario catastrophe, il n’y aura pas de miracle, s’inquiète Jean-Pascal Bobst : la place industrielle suisse sera fortement impactée. Si nous avions cinq à sept ans pour nous y pré-

© Ryser Laurent

Leader mondial des machines pour l’industrie de l’emballage, le groupe vaudois vient de célébrer ses 125 ans. Il est entré de plain-pied dans l’ère numérique et poursuit son développement dans un environnement qui reste difficile.


Une grande partie des machines vendues par Bobst font déjà partie du monde 4.0

parer, nous pourrions trouver des moyens pour rester compétitifs. » Stratégie numérique bien établie Rester compétitif, justement, passe par une politique d’innovation de tous les instants. La numérisation de l’industrie, dite « 4.0 », représente un enjeu capital que l’entreprise a déjà largement intégré dans sa stratégie. « Une grande partie des machines que nous vendons font déjà partie du monde 4.0, si l’on regarde les quantités d’automatisation et d’électronique embarquée qu’elles comportent, de la connectivité, des supports online offerts. Pour nous, le 4.0 est une continuation de notre stratégie de différenciation et de monitoring ou connectivité toujours plus grande de notre monde. C’est une belle opportunité pour les années à venir. » Le directeur général reste convaincu de la nécessité de garder des entreprises techniques dans la région et en Suisse, et de rester vigilants et unis afin de défendre ces compétences, « pour promouvoir des conditions cadres optimales qui permettront aux jeunes de s’investir et de se passionner pour les machines ». A ses yeux, notre pays ne doit pas devenir qu’un laboratoire ni une place de holdings financières ou d’assurances : « Les investisseurs et les actionnaires doivent prendre leur responsabilité pour une stratégie à long terme, nos concitoyens doivent comprendre les contraintes de l’économie qui nous entoure et que la Suisse n’est pas une île à l’abri des tempêtes; elle se trouve bel et bien dans

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

une guerre économique féroce et sans merci. » Il reste persuadé que l’union fait plus que jamais la force : « Ce sera uniquement ensemble, unis, avec notre savoir-faire et avec notre rage de vaincre que nous pourrons relever les nombreux défis de demain, pour nous et pour les générations à venir ! » Valeurs à défendre Pour durer, une entreprise doit s’appuyer sur un certain nombre de valeurs. Pour Bobst, celles-ci ont pour nom confiance, respect, passion et performance. « On pourrait écrire des pages et des pages pour approfondir ces valeurs, note Jean-Pascal Bobst. En quelques mots, la confiance se construit et s’entretient au quotidien grâce à des échanges transparents, francs et honnêtes. Le respect, c’est prendre en compte l’impact de nos décisions et de nos actions sur notre environnement, nos collègues, nos clients internes et externes pour agir en conséquence. La passion, c’est avoir un esprit positif qui nous pousse à faire la différence. La performance, c’est promettre ce que nous pouvons fournir et fournir ce que nous promettons. C’est l’engagement de la direction de les vivre au quotidien. Ceci est un grand défi et une remise en question permanente. Mais c’est aussi ce qui fera qu’une entreprise sera compétitive ou non dans le futur. » Jean-François Krähenbühl

UN GROUPE INTERNATIONAL Depuis plus de 125 ans maintenant, Bobst crée les machines hautement personnalisées dont les industries de la boîte pliante, du carton ondulé et des matériaux flexibles ont besoin pour leurs processus de création d’emballages et d’étiquettes de plus en plus complexes. Fondée en 1890 à Lausanne par Joseph Bobst (1862-1935) en tant que fournisseur pour l’industrie des arts graphiques, l’entreprise a entamé, sous la direction d’Henri Bobst (1897-1975), sa spécialisation dans l’industrie de l’emballage. Elle s’est développée au gré des solutions originales conçues par ses ingénieurs. La société Bobst est présente aujourd’hui dans plus de cinquante pays, possède douze sites de production dans huit pays et emploie près de 5000 personnes dans le monde. En 2008, Bobst a mis à l’étude le projet TEAM (Tous Ensemble à Mex) pour réunir ses deux sites de production de la région lausannoise en un seul à Mex, non loin de l’échangeur autoroutier de VillarsSte-Croix. Elle a investi 160 millions de francs dans ce projet, qui comprend une halle industrielle, un bâtiment abritant un centre de compétence et un restaurant d’entreprise avec une garderie. L’entreprise a inauguré ses nouveaux locaux le 16 avril 2013.

www.bobst.com

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Votations cantonales du 12 février 2017

Actualité

Politique du logement : une nouvelle loi contre-productive Le 12 février prochain, les vaudoises et vaudois voteront sur la « LPPPL » – Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif – grâce au référendum lancé par les milieux immobiliers et économiques. Cette loi vise à introduire une véritable usine à gaz sans réellement améliorer la construction de logements.

Qu’est-ce que le droit de préemption ? Le projet de loi introduirait un droit de préemption pour les communes et le cas échéant pour le canton. Ce droit permet aux collectivités publiques de s’approprier un bien immobilier à la place de l’acheteur choisi par le propriétaire d’un terrain, d’une maison ou d’un immeuble. Ce droit s’appliquera à toutes les surfaces bâties et non bâties dans les agglomérations (61 communes abritant 60 % de la population du canton), ainsi qu’à toutes les parcelles bâties et non bâties de plus de 1500 m2 dans les autres communes. Le droit de préemption ne s’appliquera pas aux transactions entre parents proches (père, mère, frère, sœur et conjoint), mais un propriétaire ne pourra plus choisir librement l’acheteur de son bien, ni garantir à un beau-fils, bellefille, neveu, nièce, oncle, tante, cousin ou une cousine qu’il lui cède un bien. Concrètement, les communes pourraient exercer leur droit de préemption dans un délai de 40 jours après la conclusion d’un contrat de vente, ce qui impliquerait de signaler chaque transaction à la commune avant la vente. Les autorités devraient ensuite prendre une décision d’exercer ou

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non leur droit de préemption, et cela pour chaque vente. En cas de décision négative, le canton aurait encore un délai de 20 jours pour exercer un droit de préemption subsidiaire, nécessitant là-encore une décision.

© Fotolia

Qu’est-ce que la LPPPL ? La LPPPL (Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif) est une loi votée par le Grand Conseil au printemps 2016 en réaction à la forte pression de la demande sur le marché du logement. Les milieux économiques et immobiliers ont décidé de combattre ce texte par le lancement d’un référendum, qui a largement abouti cet été. La LPPPL (Loi sur la promotion et la préservation du parc locatif) résulte d’un contre-projet à une initiative de l’ASLOCA (association suisse des locataires) et sera soumise au vote le 12 février 2017.

Une usine à gaz bureaucratique En 2015, une bonne partie des 7000 transactions immobilières effectuées dans le canton auraient été concernées par le droit de préemption. Pour 7000 actes de ventes, il faudrait donc 7000 décisions administratives de la part des communes, et le même nombre de décisions pour l’exercice du droit subsidiaire pour le Canton, soit un total de 14 000 décisions administratives supplémentaires. Entraves administratives pour faire des rénovations D’une part, le projet de loi supprimerait le droit de rénover un immeuble pour des motifs d’ordre technique ou lorsque les travaux visent à améliorer l’habitabilité et le confort des logements, ou d’en faciliter l’accès pour les personnes handicapées (p.ex. ascenseur). D’autre part, les travaux de rénovations énergétiques ne seront plus autorisés si l’Etat considère que leur impact est insuffisant par rapport à leurs coûts. En d’autres termes, la procédure administrative serait fortement alourdie pour effectuer de tels travaux pourtant souvent souhaitables et nécessaires. Si ces travaux ne sont plus effectués, il en résultera un vieillissement des logements parfaitement en opposition avec la volonté d’assainir les bâtiments et d’améliorer l’efficience énergétique. Un frein à la construction de logements La LPPPL part du principe que les collectivités publiques seraient plus efficaces que le secteur privé pour construire des loge-

ments. C’est évidemment un a priori erroné, d’ailleurs la loi ne fixe aucun objectif en matière de construction de logements. Certaines villes, telle Lausanne, mènent déjà une politique très active en matière de logement sans disposer de cette loi bureaucratique. Il est toutefois évident que les communes et le canton ne peuvent pas construire tous les logements. Les acteurs privés (notamment les investisseurs institutionnels) sont incontournables et constituent la grande majorité de l’offre de logements. Or, la nouvelle loi rendrait incertaine toute transaction immobilière pour les privés, aussi bien pour un fonds de pension souhaitant investir dans un grand projet de locatifs que pour une famille désirant devenir propriétaire. La LPPPL rendrait toute promesse de vente incertaine jusqu’à ce que les communes et le canton se soient prononcés. Ce risque freinerait l’offre de logements sur le marché, au lieu de l’augmenter comme le promet la loi. Au final, cette loi se révélerait très probablement contre-productive. Olivier Fantino

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016


Actualité

Votations fédérales du 12 février 2017

Oui à la 3e réforme fédérale de la fiscalité des entreprises Après l’acceptation massive de la réforme cantonale en matière d’imposition des entreprises, il est important que le peuple accepte la RIE III fédérale sur laquelle nous allons voter le 12 février prochain. Le projet fédéral RIE III, soumis au vote le 12 février prochain, prévoit la suppression dans toute la Suisse des statuts spéciaux accordés aux entreprises dont l’activité s’exerce principalement à l’étranger. Uniformisant l’imposition des entreprises, il concrétise l’engagement pris par le Conseil fédéral et répond aux revendications de la gauche de ne pas traiter différemment les entreprises étrangères des entreprises suisses. Il conduit à l’application d’un taux unique, fixé par les cantons, pour toutes les entreprises suisses ou étrangères. A moins de faire complètement volte-face, le peuple vaudois devrait logiquement accepter la RIE III fédérale : le 20 mars dernier, il a plébiscité à plus de 87 % un projet équilibré, qui supprime les statuts spéciaux, avec un taux d’imposition de 13,79 % pour toutes les entreprises. Cette réforme introduit simultanément des mesures sociales en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat des familles, dont le financement sera essentiellement assuré par les entreprises. Ce projet est toutefois lié à la suppression des statuts spéciaux dans toute la Suisse. Si la RIE III fédérale devait être refusée le 12 février 2017, les cantons ne seront pas immédiatement contraints de supprimer les

statuts spéciaux. Vaud devrait alors revenir sur son projet cantonal, considérant qu’une suppression de ses statuts spéciaux n’est imaginable que si elle s’effectue simultanément dans tous les cantons. C’est la raison pour laquelle il est écrit dans la loi vaudoise votée par le peuple que si le projet fédéral est refusé « le Conseil d’État présentera au Grand Conseil, dans un délai de six mois dès le rejet ou l’échec, un rapport accompagné des propositions des mesures jugées nécessaires pour rééquilibrer la réforme au niveau cantonal. » De nouvelles discussions s’ouvriront donc à nouveau sur un sujet pourtant réglé et largement débattu. Une boîte à outil bienvenue Parallèlement à la suppression des statuts spéciaux, le projet fédéral prévoit essentiellement trois mesures compensatoires : • La patent box : une imposition au taux réduit des revenus de brevets • Une déduction accrue, mais d’au maximum 150 %, des dépenses de recherche et de développement (R&D) • Une déduction des intérêts notionnels (déduction des intérêts sur le capital propre, aussi connus sous leur acronyme anglais NID).

Sous réserve d’un maximum global fixé par la loi, les cantons disposeront d’une certaine autonomie quant à l’ampleur de ces mesures qui constituent des instruments indispensables au maintien des entreprises internationales sur notre territoire. Elles sont admises et largement pratiquées en droit international. Pourquoi donc ne pas les prévoir chez nous ? Si nous y renonçons, nous resterons confrontés à leur application par nos voisins, qui feront de ces mesures un atout promotionnel. Nous devons agir de manière à maintenir sur notre territoire la majorité des entreprises dont le statut spécial sera supprimé. C’est ainsi que nous maintiendrons nos emplois, dans une économie prospère. Le projet fédéral de la RIE III répond à l’engagement pris par la Confédération de supprimer les statuts spéciaux. Il propose une imposition unifiée de l’ensemble des entreprises, conforme au droit international. Les mesures compensatoires qui sont prévues sont nécessaires au maintien des entreprises dans notre pays. Elles sont admises sur le plan international. Cette réforme fédérale constitue le pas décisif d’une évolution fiscale indispensable à notre intégration internationale sur le plan fiscal, tout en maintenant notre attractivité. Lydia Masmejan

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Actualité

Economie et politique

Fiscalité des entreprises : maintenir l’avance du canton de Vaud Le maintien de l’attractivité de la région passe par un recours ciblé et efficace à différents instruments prévus par la réforme fédérale de l’imposition des entreprises (RIE III). L’emploi et l’innovation en dépendent.

L’étude de la société d’audit et de conseil le démontre : la fiscalité des entreprises est en chantier dans toute la Suisse. Les cantons n’ont guère le choix, puisque les statuts spéciaux (qui permettent de moins imposer les entreprises qui réalisent la plus grande partie de leurs affaires à l’étranger) seront abrogés à l’horizon 2020. Cette mesure sera mise en oeuvre même si la réforme fédérale de l’imposition des entreprises (RIE III) ne passe pas le cap de la votation populaire le 12 février prochain, a rappelé Claudine Amstein. Car la Suisse a pris l’engagement formel d’adapter ses pratiques fiscales aux nouveaux standards internationaux.

ponctionnent davantage les bénéfices des entreprises », a rappelé Vincent Thalmann, partenaire chez KPMG. Claudine Amstein a souligné que la majorité des entreprises verront certes leurs impôts baisser – une mesure qui profitera aux PME, qui pourront ainsi investir davantage –, mais les employeurs contribueront également à hauteur de 120 millions de francs supplémentaires par an, au financement de la hausse des allocations familiales ainsi que des contributions à l’accueil de jour enfants. L’impôt sur le capital sera en outre augmenté pour les entreprises qui ne réalisent pas de bénéfice, a souligné Janick Pochon, directrice Corporate Tax chez KPMG. Reste que la suppression des statuts spéciaux implique la mise en place d’une fine mécanique si le canton de Vaud entend maintenir le dynamisme qu’il connaît depuis une quinzaine d’années. « A ce titre, les déductions additionnelles pour la recherche et le développement (R&D) sont

une nécessité. Notre région doit continuer à miser sur l’innovation, qui nous garantit le maintien de notre prospérité et les emplois de demain », a détaillé Claudine Amstein. « La promotion économique vaudoise mise par ailleurs, à juste titre, sur des secteurs particulièrement porteurs, comme la pharma, secteur dans lequel les emplois ont triplé depuis la fin des années 1990, les medtech ou encore les industries basées sur des technologies de pointe. Pour les renforcer, il faudra recourir de manière efficace à la patent box », a-t-elle poursuivi. Les instruments prévus par la RIE III fédérale sont tous pratiqués par d’autres pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Ils garantissent une sécurité juridique à la Suisse, qui parviendra ainsi à maintenir son attractivité fiscale et sa compétitivité, a conclu Vincent Thalmann. Philippe Gumy © Zuzanna Adamczewska-Bolle

« Le canton de Vaud a pris une longueur d’avance sur la plupart des cantons avec l’acceptation de la troisième réforme de l’imposition des entreprises le 20 mars dernier. L’année prochaine, nous devrons garder cette avance en travaillant sur les outils de déductions prévus par la réforme fédérale. » Voilà le résumé des enjeux fiscaux dressé par Claudine Amstein, directrice de la CVCI, lors de la conférence de presse conjointe avec KPMG le 13 octobre à Lausanne, intitulée « Baromètre fiscal vaudois ».

Tous les cantons dont la fiscalité n’est pas compétitive sont donc appelés à ajuster leurs taux, s’ils ne veulent pas courir le risque de voir les sociétés à vocation internationale déménager. Les Vaudoises et les Vaudois ont plébiscité le taux unique de 13,79 % au début de l’année. Il entrera en vigueur en 2019. D’ici là, le canton continuera à appliquer l’une des fiscalités les plus lourdes de Suisse envers les sociétés, avec un taux actuel supérieur à 22 %, en moyenne. Il sera certes légèrement abaissé l’an prochain, d’un demi-point, mais cet ajustement n’est pas lié à la RIE III vaudoise, découlant de décisions antérieures. « Il n’y a que Genève et Bâle qui

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

Vincent Thalmann et Janick Pochon, partners chez KPMG, Claudine Amstein, directrice de la CVCI et Peter Uebelhart, partner chez KPMG

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Economie et politique

Actualité

PIB vaudois : poursuite sur la voie de la reprise Malgré une croissance mondiale toujours modeste, sous l’effet notamment d’une conjoncture moins robuste qu’anticipé aux Etats-Unis, l’économie vaudoise poursuit sur la voie de la reprise. Après une croissance en repli à 1 % en 2015 à la suite de l’abandon du cours plancher de l’euro face au franc, le canton de Vaud devrait afficher une hausse de son produit intérieur brut (PIB) de 1,6 % cette année et de 1,7 % l’an prochain, selon les dernières valeurs calculées par le CREA et publiées par la BCV, l’Etat de Vaud et la CVCI. L’économie vaudoise a relativement bien absorbé le choc de l’abandon en janvier 2015 du cours plancher de l’euro et se montre résistante face à la faiblesse de la conjoncture internationale. Pour cette dernière, les perspectives restent mitigées. Si le « oui » des électeurs britanniques à une sortie de l’Union

européenne en juin dernier n’a pas provoqué de réaction en chaîne – le cours du franc ne s’est notamment pas envolé – l’incertitude qui en résulte n’en a pas moins allongé la liste des éléments qui freinent la croissance mondiale. Les prévisions de hausse du PIB de la zone euro et du Royaume-Uni ont été revues à la baisse, en particulier pour l’an prochain. Pour les entreprises vaudoises qui dépendent de la demande internationale, cette conjoncture mondiale toujours fragile et la cherté du franc par rapport à l’euro constituent un frein. Le franc fort pénalise également les entreprises confrontées sur le marché domestique à la concurrence de produits et de services importés. Cependant, les mesures prises par les entreprises vaudoises face à cette situation permettent d’en atténuer les effets. De plus, même si sa croissance est inférieure à la moyenne depuis

le début de la décennie, le canton continue de bénéficier d’une demande intérieure robuste, notamment grâce à sa dynamique démographique et à un taux de chômage toujours bas en comparaison internationale. Ces prévisions sont à considérer avec prudence, les facteurs de risque étant toujours nombreux. De multiples foyers de tensions géopolitiques sont présents dans le monde. Le bas niveau des prix des matières premières reste un défi pour de nombreuses économies émergentes, de même que la transition de la Chine vers une économie davantage axée sur la consommation et les services. Enfin, les conséquences du vote britannique restent incertaines, aussi bien pour le Royaume-Uni que pour le reste de l’Union européenne. Patrick Zurn www.cvci.ch/pib


Actualité

Economie et politique

Qui sera l’entrepreneur 2017 de la région lausannoise ? L’appel à candidatures est lancé ! Sous le thème « Ça pourrait être vous » et « Si c’était vous », Lausanne Région compte bien, cette année encore, récompenser des projets novateurs et performants qui auront un impact sur l’économie régionale. Tous les porteurs de projets peuvent participer jusqu’au 13 janvier 2017 au concours PERL (Prix Entreprendre Région Lausanne) qui fête, en 2017, sa 15e année d’existence. Les 27 communes qui composent la région lausannoise soutiennent les PERL et permettent à 5 projets d’être primés et mis en lumière chaque année. Ceux-ci sont aussi soutenus par des partenaires de qualité qui œuvrent à la visibilité des lauréats. C’est pourquoi tous les finalistes bénéficient de reportages vidéo sur leur activité, d’un accompagnement « coaching », de cours sur le développement d’entreprise, d’un accès gratuit à une plate-forme d’investisseurs et d’entrepreneurs, d’une aide au développement par le « design thinking », et d’autres avantages.

Cette année encore, cinq récompenses seront attribuées. Le principal gagnant se verra attribuer le Trophée PERL Lausanne Région d’une valeur de 50 000 francs. Les quatre autres lauréats recevront l’un des PERL dotés de 10 000 francs chacun. Les 10 000 francs restants seront remis, à titre d’encouragement, à des projets intéressants n’ayant pu être retenus.

100 000 francs de prix à la clé ! Les lauréats récompensés à ce jour proviennent de tous les milieux sans distinction. Leurs projets sont aussi variés que la technologie médicale, les horloges à complication, les partitions musicales 3D, les concepts éducatifs robotisés, les terrains sportifs intelligents, le savoir-faire d’une brasserie artisanale, le pressing on-line, la plate-forme optimisée pour parcs de véhicules, etc.

Toutes les informations permettant de participer au concours sont disponibles sur www.lausanneregion.ch/perl. Vous y trouverez les critères et la marche à suivre pour déposer votre dossier de candidature auprès de Lausanne Région d’ici au 13 janvier 2017. Chaque entrepreneur a sa chance ! Guy-Philippe Bolay

#bepog, un label pour valoriser les métiers techniques auprès des jeunes Lancé il y a un peu plus d’une année, il a désormais atteint son rythme de croisière. Il, c’est #bepog (pour « Be part of the game »), un concept de communication destiné à mettre en valeur les métiers techniques auprès des jeunes en tirant parti du potentiel viral des réseaux sociaux. Il se décline activement sur son site dédié, ainsi que sur Facebook, Twitter et Instagram. Initié par les chefs de la formation et de l’économie des cantons de Berne, Vaud, Neuchâtel et du Jura, ce label ambitionne de pallier le manque de relève et de compétences au sein de l’industrie de notre pays. Il vise à rappeler aux jeunes la place qu’occupe la technique dans leur environnement quotidien ainsi que la possibilité qui leur est donnée d’y jouer un rôle.

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

L’importance de cette initiative de valorisation des métiers techniques ne fait aucun doute aux yeux de ses initiateurs : chaque année, de nombreuses places d’apprentissage restent vacantes faute de candidats. Ce projet s’est doté d’une base solide pour toutes ses actions sur l’ensemble de la Suisse romande en décembre dernier puisque les parties prenantes ont formalisé la mise en place de la fondation pour la promotion des métiers techniques, FocusTECH, basée à La Chaux-de-Fonds. Dans un premier temps, #bepog a consisté principalement à mettre en place des actions de communication visant à sensibiliser les jeunes à ces métiers passionnants qui ont pour nom mécanicien, polymécanicien, automaticien, électronicien ou encore constructeur d’appareils industriels. Ensuite,

le programme a mis en relation des publics habituellement peu en contact, par exemple les professeurs avec les industriels ou les élèves avec les apprentis. Ainsi, depuis l’automne dernier, des actions d’information intéressantes et variées ont été mises en place. Dans les différents publics touchés par les mesures proposées, les écoles figurent en bonne place. Des stages de quatre jours en immersion auront lieu en février, en juillet et en octobre 2017 dans le canton de Vaud, à Vufflensla-Ville. Au programme : des travaux pratiques, des visites d’entreprises et, enfin, un apéritif de clôture auquel seront conviés les parents. Jean-François Krähenbühl www.bepog.ch

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Enquête conjoncturelle

Actualité

L’embellie s’installe dans les services, mais l’industrie reste sous pression Le ciel s’est quelque peu dégagé pour les entreprises vaudoises, qui démontrent une nouvelle fois leur résistance et leur capacité d’adaptation face à une conjoncture internationale difficile. Cette embellie est particulièrement réjouissante au vu des prévisions prudentes établies l’an passé puis lors de la dernière enquête de printemps. Près du tiers des membres de la CVCI interrogés dans le cadre de l’enquête conjoncturelle d’automne juge la marche des affaires actuelle bonne à excellente, contre seulement une sur cinq qui la qualifie de mauvaise à médiocre. Ce niveau surpasse clairement les anticipations émises au printemps dernier, lorsque 30 % des sondés disaient s’attendre à un développement négatif au cours des six prochains mois. Actuellement, les prévisions à cette échéance sont positives pour 30 % des répondants et négatives pour 21 % d’entre eux. La situation est toutefois plus mitigée du côté de l’industrie : 27 % des entreprises sondées dans ce secteur estiment que la marche des affaires à six mois sera mauvaise alors qu’elles ne sont que 21 % à l’envisager « bonne à excellente ». Dans les services, un tiers des répondants évoque des perspectives bonnes à excellentes alors que 18 % s’attendent à une dégradation de la marche des affaires. Le choc de l’abandon du cours plancher du franc face à l’euro continue donc de déployer ses effets dans l’industrie, même si ceux-ci s’amoindrissent. Au printemps dernier, les attentes étaient en effet encore plus négatives pour l’ensemble de cette branche. Concernant la rémunération des travailleurs, les augmentations de salaire réellement accordées au début de 2016 ont été similaires à l’an passé (0,9 %, tant pour les services que pour l’industrie). Plus d’une entreprise sur deux ne prévoit aucune augmentation voire des baisses de salaires pour le prochain exercice, mais une société sur cinq, et presque une sur quatre dans l’industrie (23 %), entend tout de même octroyer une augmentation située entre 1 et 2 %, malgré l’absence d’inflation. En matière de personnel, les résultats enregistrés pour 2016 sont partagés. Si le secteur des services témoigne d’une légère hausse du nombre de collaborateurs, 27 % des entreprises industrielles ont été contraintes de réduire leurs effectifs. Fait réjouissant, l’embauche devrait légèrement augmenter l’an prochain. Après avoir particulièrement souffert ces derniers mois, même les entreprises du secteur industriel envisagent une légère hausse : elles sont 16 % à déclarer vouloir augmenter leurs effectifs en 2017 alors qu’elles ne sont plus que 12 % à devoir encore les réduire. La proportion d’entreprises (40 %) ayant investi en 2016 a augmenté pour la 1re fois depuis 2011. Cette tendance, conforme aux prévisions établies l’an passé, devrait se poursuivre en 2017, sous l’impulsion de la dynamique des services : 33 % des entreprises du secteur devraient investir l’an prochain, proportion en hausse de 4 points de pourcentage, après quatre ans de tendance marquée à la baisse et un creux de la vague atteint en 2015.

14

Marche des affaires 55 49

Evolution enregistrée Prévisions à 6 mois Au delà de 6 mois

54

47 33

33

32

23

26

22 23

18

15

12

26

22

13 9 1

5

8

-6

Moyenne pondérée des salaires

2.1 2.3

2.4

2.1

1.9

Evolution enregistrée Prévisions IPC Prévisions IPC

2.5

2.1

1.6 1.1

1.5

1.6 1.4

0.9

0.7

0.7

1.3

1.3

1.3

1.2

1.2 0.9 0.9

0.2

0.8 0.3

-0.2 -0.5

0.8

0.0 -0.4 -1.1

-0.7

Chiffres en %

Effectif du personnel 25

20

Evolution enregistrée Prévisions

26

19

18

16

14

13 10

6

11 8

10

9

10

4 4

6

7

2

-4

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016


Actualité

Enquête conjoncturelle

Digitalisation et formation professionnelle A titre de question subsidiaire, l’enquête conjoncturelle d’automne a voulu évaluer l’impact de la digitalisation sur les activités des entreprises. Une deuxième thématique subsidiaire a abordé la formation professionnelle, qui constitue l’une des préoccupations majeures de la CVCI. Numérisation La digitalisation de l’économie gagnant sans cesse en importance parmi les priorités et les préoccupations évoquées par ses membres, la CVCI les a interrogés sur l’impact des technologies numériques sur leur fonctionnement : pratiquement un sur deux (51 %) estime que cette intégration modifie ou va modifier ses activités dans le futur. Mais il y a une différence nette entre les petites et les grandes entreprises : celles occupant plus de 100 collaborateurs sont 72 % à se dire concernées directement par la digitalisation, contre seulement 45 % des sociétés de moins de 30 employés. Paradoxalement, 15 % de ces dernières engagent plus de 50 % de leurs investissements totaux dans l’innovation, pourcentage qui n’est que de 7 % pour les grandes sociétés. En matière d’emploi, 82 % des firmes sondées pensent que le numérique n’aura aucun effet sur leurs propres effectifs, contre 10 % qui s’attendent à des suppressions de postes et 8 % une augmentation. Néanmoins, l’industrie 4.0 devrait avoir un impact plus important sur les emplois, puisque 13 % des entreprises de ce secteur estiment qu’elle engendrera une diminution du nombre de collaborateurs, contre seulement 6 % qui jugent que cette évolution les amènera à augmenter leurs effectifs. L’impact sur l’emploi croît avec la taille des entreprises ; 25 % des entreprises de plus de 100 personnes craignent une réduction des effectifs, contre 6 % dans celles de moins de 30 collaborateurs.

Formation professionnelle La CVCI a également cherché à en savoir plus sur un sujet important à ses yeux, à savoir l’engagement de ses membres au profit de la formation professionnelle. Il en ressort que 38 % des entreprises forment actuellement ou ont formé ces 3 dernières années des apprentis, un taux supérieur à la moyenne des entreprises vaudoises formatrices et qui monte même à 51 % au sein de l’industrie. Les 3 raisons principales pour lesquelles les entreprises ne sont pas formatrices sont le manque de temps, d’infrastructure et de formateur. Ces éléments ressortent particulièrement pour les petites entreprises, ce qui explique pourquoi elles sont 22 % à former des apprentis, contre 89 % pour les sociétés de plus de 100 collaborateurs. Le coût trop élevé n’est en revanche cité que par 4 % des répondants. Afin d’augmenter le nombre d’apprentis formés, les appuis souhaités par les entreprises seraient principalement d’ordre organisationnel et financier. L’accompagnement dans les démarches administratives, le soutien aux apprentis en difficulté et le financement public des outillages nécessaires sont les 3 éléments les plus cités. Entreprises formatrices 89 %

65 %

Impact de la digitalisation sur le nombre d’employés 82

51 %

86

82

81

38 %

75 71

34 % 22 %

25

10

15

13 8

6

9

9

6

8

10 4

Patrick Zurn Chiffres en % Diminution

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

Aucun

Augmentation

15


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Les chiffres du mois d’octobre 2016

Actualité

Évolution comparée des indices des prix

+ 2.0

100.0 | 100.5 100.4 | 100.4 100.0 | 100.0 99.6 | 99.6 99.0 | 99.8 99.0 | 100.1 99.3 | 100.4 99.7 | 100.6 99.9 | 100.7 99.8 | 100.3 99.5 | 100.2 99.7 | 100.2 - | 100.3

10.2015 11.2015

Marche des affaires VD (industrie) octobre 2015 VS octobre 2016

12.2015 01.2016 02.2016 03.2016 04.2016 05.2016

+ 9.0

06.2016 07.2016 08.2016 09.2016

Marche des affaires CH (industrie) octobre 2015 VS octobre 2016

10.2016 Indice des prix de l’offre totale

Indice des prix à la consommation

INDICATEURS

OCT.

NOV.

DÉC.

JANV.

FÉV.

MARS

AVRIL

MAI

JUIN

JUILLET

AOÛT

SEPT.

OCT. 2016

Indice prix consom. (IPC) CH, déc. 15 = 100

100.5

100.4

100.0

99.6

99.8

100.1

100.4

100.6

100.7

100.3

100.2

100.2

100.3

Indice prix offre totale (IPO) CH, déc. 15 = 100

100.0

100.4

100.0

99.6

99.0

99.0

99.3

99.7

99.9

99.8

99.5

99.7

Marche des affaires (dans l’industrie) VD

-35

-35

-23

-18

-32

-28

-31

-17

-16

-21

-24

-30

-33

Marche des affaires (dans l’industrie) CH

-28

-32

-26

-28

-31

-19

-15

-12

-14

-14

-25

-17

-19

Demandeurs d’emploi VD

25 087

25 991

26 999

27 341

27 327

26 914

26 126

25 668

25 095

24 922

25 862

25 760

25 962

Chômeurs complets et partiels VD

18 027

18 436

19 498

20 440

20 096

19 361

18 551

18 054

17 482

17 725

18 547

18 236

18 232

Taux de chômage VD en % (RF 2010)

4.5

4.6

4.9

5.1

5.1

4.9

4.7

4.5

4.4

4.5

4.7

4.6

4.6

Taux de chômage CH en % (RF 2010)

3.1

3.3

3.5

3.6

3.6

3.5

3.3

3.2

3.1

3.1

3.2

3.2

3.2

Indice du cours réel franc suisse / euro

121.8

122.3

121.8

121.6

120.4

120.7

120.7

119.0

120.5

120.9

120.7

120.2

Indice du cours réel franc suisse / dollar

107.7

103.6

104.8

103.7

104.9

105.4

107.1

105.1

105.6

104.4

105.7

105.3

Les chiffres inconnus au moment de l’impression de la publication sont signalés par « ... »

Logements : le taux de vacance a légèrement augmenté Source : Office fédéral de la statistique OFS (au 1er juin 2016, par cantons)

2.18

2.5 2.09 1.77

2.0 1.69

Taux de logements vacants

1.81

1.30

1.24

1. 5 1.15

1.05 0.85

1.0

0.81 0.47

0.45

0.42

0.5

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

BS

GE

BL

VD

ZH

LU

NE

FR

CH

BE

SG

VS

JU

AG

0.0

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Zoom sur les liens entre les PME et les entreprises internationales Une table ronde a réuni, dans le cadre du récent Club des 100, trois PME choisies par les lauréates du dernier Prix Vaudois des Entreprises Internationales. Un plaidoyer pour ces collaborations fructueuses.

© Jean-Bernard Sieber

La 12e édition du Club des 100, manifestation initiée par le Département des finances et des relations extérieures (DFIRE) rassemblant les entreprises vaudoises qui s’acquittent du plus gros montant d’impôts du canton, s’est tenue le 1er novembre dernier au nouveau musée Nest, à Vevey. Au menu : un état des lieux de l’économie et de la fiscalité vaudoises dressé par Pascal Broulis, chef du DFIRE, un exposé de Thomas Jordan, président de la BNS, sur la situation économique et monétaire de la Suisse et, enfin, une table ronde réunissant trois PME choisies par les lauréates du dernier Prix Vaudois des Entreprises Internationales (PVEI). Ce dernier événement préfigure la 3e édition du PVEI, qui se tiendra le 7 décembre prochain à l’IMD, à Lausanne. Le PVEI a été créé en 2014 par la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), le Département de l’économie et du sport et le Développement économique – Canton de Vaud (DEV). Il consiste à récompenser trois sociétés qui ont contribué à l’image et au rayonnement du canton de Vaud au-delà de nos frontières. Les entreprises distinguées, actives sur la scène internationale, participent à l’enrichissement et à la diversification du tissu économique cantonal. Les lauréats de l’édition 2015 étaient Ferring Pharmaceuticals dans la catégorie « entreprise étrangère », Swiss-

quote dans la catégorie « entreprise suisse » et APCO Technologies dans la catégorie « prix spécial du jury ». Les trois lauréats ont mis chacun en avant un sous-traitant local avec lequel ils entretiennent des relations particulièrement bonnes. Il s’agit de l’entreprise :ratio, à Lausanne, spécialisée dans l’expérience utilisateur et choisie par Swissquote, de l’entreprise sociale à vocation industrielle Polyval, basée à Cheseaux-sur-Lausanne et désignée par Ferring Pharmaceuticals, et de Tech-Laser Sandoz, à Villeneuve, choisie par APCO Technologies et spécialisée dans les techniques de découpage de pointe. « Une chance incroyable » Une table ronde, animée par Thierry Meyer, rédacteur en chef de 24 heures, a permis à ces fournisseurs de mettre en exergue les liens féconds qui les unissent aux grandes entreprises. Philippe Cottet, directeur de Polyval, a ainsi souligné la « valorisation » dont bénéficie sa société en étant au contact d’une multinationale comme Ferring. Stéphane L’Eplattenier, directeur commercial de Tech-Laser Sandoz, a expliqué que « les grandes entreprises sont des donneurs d’ordre très importants qui nous permettent d’exporter, à travers eux, notre savoir-faire ». Fondateur de :ratio, Yann Ringgenberg s’est réjoui d’avoir pu, grâce au bouche à oreille,

œuvrer avec des sociétés aussi renommées que Logitech, Swissquote ou encore Kudelski : « Pour une toute petite PME comme nous, travailler avec une grande entreprise est une chance incroyable. » L’organisation du PVEI est coordonnée par International Link, le service de la CVCI dédié aux entités internationales du canton. Jean-François Krähenbühl INVITATION DE PHILIPPE LEUBA, CHEF DU DÉPARTEMENT DE L’ÉCONOMIE ET DU SPORT (DECS) L’ouverture aux marchés mondiaux des entreprises établies sur le sol vaudois est l’une des clés du dynamisme de notre économie. Outre un tissu économique très diversifié, notre canton a en effet la chance de compter un grand nombre d’entreprises actives sur la scène internationale. Qu’elles aient été fondées ici ou ailleurs, toutes – de la PME à la multinationale – contribuent aujourd’hui au rayonnement et à la prospérité du canton. Le Prix Vaudois des Entreprises Internationales (PVEI) entend leur rendre hommage et les remercier de leur engagement et fidélité. Aux noms du Conseil d’Etat, de la CVCI et du DEV, j’ai l’honneur de vous inviter à assister à la cérémonie de remise de prix, qui se déclinera pour cette troisième édition en trois catégories : « entreprise étrangère », « entreprise suisse » et « prix spécial du jury ». Philippe Leuba, Conseiller d’Etat

Thierry Meyer a tendu le micro à Stéphane L’Eplattenier, Yann Ringgenberg et Philippe Cottet (de g. à dr.).

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

3e édition du Prix Vaudois des Entreprises Internationales Mercredi 7 décembre 2016, à 17h, IMD, Lausanne Inscriptions sur www.cvci.ch/award

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Services et prestations

Votre CVCI

La Fondation CVCI est sponsor de « Ma Thèse en 180 Secondes » L’étape vaudoise du concours international « Ma Thèse en 180 Secondes » a eu lieu le 13 octobre dernier à l’EPFL, grâce notamment au soutien de la Fondation CVCI. La Fondation CVCI soutient chaque année différents projets dans le domaine de la formation et de l’insertion professionnelle, en plus d’octroyer des prêts d’étude sans intérêt et des prix récompensant des étudiants vaudois. Dans le cadre de cette action en faveur de la collectivité, la Fondation a soutenu le concours « Ma Thèse en 180 Secondes ».

© Murielle Gerber / EPFL

Qu’est-ce que c’est ? Ce concours amène des étudiants au niveau du doctorat à synthétiser et vulgariser leurs travaux souvent très complexes, afin de les présenter de la manière la plus convaincante possible à un public large. Un jury, composé de cinq juges sélectionnés

dans les milieux scientifiques et médiatiques, a eu la lourde tâche de départager les quatorze finalistes vaudois. Tâche difficile au vu de la qualité exceptionnelle des présentations qui ont suscité de nombreux applaudissements des quelque 500 personnes présentes. Les gagnants de cette édition vaudoise sont : 1re place : Julie Scotton, doctorante en sciences de la vie dont les travaux visent à élaborer un nouveau traitement contre certains cancers à partir de médicaments existants; 2e place : Giel Op’t Veld, doctorant en informatique qui souhaite réduire sensiblement les problèmes de surcharge des réseaux Internet ; 3e place : Amaël Cohades,

© Murielle Gerber / EPFL

Les gagnants de la finale vaudoise du concours « Ma Thèse en 180 Secondes ». De gauche à droite : Amaël Cohades (3e place), Giel Op’t Veld (2e place) et Julie Scotton (1re place).

Présenter les buts de notre Fondation en seulement 180 secondes, un vrai défi !

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dont les travaux permettront à des matériaux composites (p.ex. le carbone) de s’auto-réparer. Trois domaines différents et trois étudiants brillants qui se qualifient donc pour la finale helvétique de ce concours au printemps 2017 à Genève. Savoir partager ses connaissances La CVCI a tout de suite été séduite par le concept de ce concours. En effet, il permet non seulement de faire connaître des travaux effectués par des étudiants brillants, mais il nécessite un effort considérable de communication de la part de ces derniers. Pourquoi est-ce si important ? Car dans la réalité du marché du travail, on peut avoir la meilleure des idées au niveau technique ou scientifique, mais il faut être capable de la communiquer clairement et de convaincre un interlocuteur non-spécialiste en quelques minutes seulement. Faciliter le partage des connaissances est essentiel pour innover et susciter l’innovation. Agir en complément des prestations publiques L’action de la Fondation CVCI s’inscrit dans une logique de complémentarité par rapport aux prestations publiques existantes. En effet, les aides publiques ne couvrent de loin pas tous les besoins. Par exemple, il arrive que des étudiants aient besoin d’un soutien financier, mais qu’ils ne remplissent pas les critères pour l’obtention d’une bourse. Ainsi, la Fondation CVCI peut leur octroyer des prêts d’études sans intérêts. Il en va de même dans le domaine de l’insertion professionnelle, où l’Etat ne finance les mesures de soutien que pour les personnes à l’aide sociale. Or, le but de la Fondation est d’intervenir en amont, si possible avant que la personne en difficulté ne se trouve à l’aide sociale. Olivier Fantino, Secrétaire de la Fondation CVCI

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016


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Nouvelles de nos membres

La première cave connectée pour les amateurs de vin évoé Wine Technologies SA, start-up lausannoise, lance une campagne de crowdfunding durant le mois d’octobre 2016 pour promouvoir sa suite technologique de gestion de cave destinée aux amateurs de vin. Celle-ci se compose d’une borne de cave, d’une application mobile et d’une base de données de vin. Pour évoé, le crowdfunding

représente autant une source de financement (vente de produits) qu’un outil de communication efficace. En effet, de par leur audience et leur réputation les plateformes de crowdfunding offrent à une start-up une visibilité considérable et une présence internationale. www.evoe.wine

Renforcement des PME suisses : WIR fait peau neuve Promouvoir l’économie des PME suisses – la vocation première de la monnaie complémentaire WIR, lancée en 1934, n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. Unique au monde, le système WIR fait aujourd’hui peau neuve : nouvelle présentation, révolution numérique et produits attractifs destinés au poumon de l’économie suisse, la Banque WIR soc. coopérative réinvente l’univers WIR, tout en misant sur des concepts éprouvés au cours de ses 82

années de l’histoire. Son offre très variée a de quoi convaincre : un processus d’ouverture entièrement automatisé pour les PME, une application de paiement mobile, un nouveau point de rencontre numérique pour les PME et un nouveau service d’aide à la création d’entreprise. Le nouveau lancement et le renouvellement de la marque seront soutenus par une campagne publicitaire diffusée sur de nombreux canaux. www.wir.ch/fr

Première année et nombreux succès pour Job and Com Dans un monde économique qui évolue à la vitesse de la nanoseconde, le profil des commerciaux a fortement évolué. Désormais, aucune entreprise ne recherche celui qui est capable d’expliquer le fonctionnement d’un objet. Google et les nouvelles technologies sont devenus bien plus efficients dans cette tâche. Le commercial, en 2016, doit pouvoir se profiler comme la solution aux problèmes

de ses prospects. L’écoute et le savoir-être ont pris le relais du savoir-faire éculé des « techniques de vente ». Job and Com l’a compris et s’est spécialisé dans la recherche de ces commerciaux en phase avec le marché. Après 20 ans d’expérience dans le recrutement, François Girard aide avec passion les entreprises à dénicher le bon commercial. www.jobandcom.com

Coorpacademy lève 10 millions d’euros Coorpacademy, start-up EdTech qui a révolutionné le e-learning en entreprises, effectue une levée de fonds de 10 millions d’euros auprès de Serena Capital, NextStageAM et Debiopharm Investment. Depuis sa création, Coorpacademy connaît une croissance rentable de plus de 100 % par an qui s’appuie sur la commercialisation de ses solutions auprès des entreprises de toutes tailles, parmi lesquelles de nom-

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

breuses grandes entreprises internationales et une communauté de plus de 300 000 apprenants. Le savoir-faire de Coorpacademy est concentré dans une plateforme technologique performante et une méthodologie pédagogique originale permettant de transformer tout contenu en expérience d’apprentissage en ligne engageante, adaptée aux usages et contraintes de l’apprenant. Cette levée de fonds permettra d’accélé-

rer son développement en Europe, d’élargir sa politique de partenariats pour toucher de nouveaux publics notamment les PME et aussi de cultiver l’avance technologique de sa plateforme. Coorpacademy va aussi créer une dizaine d’emplois à Lausanne, recruter également en France et en Europe et doubler ses effectifs d’ici à 18 mois. www.coorpacademy.com.

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Nouvelles de nos membres

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ICONIC : le premier coffret de vins suisses de luxe 100 % Swiss made Depuis le lancement de la société Swiss Wine Selection SA en 2011, Hervé Badan, son fondateur, rêvait de sublimer les vins suisses dans un packaging de luxe Swiss made. Aujourd’hui, la marque SWISS WINE SELECTION est fière de présenter ICONIC, le premier coffret de luxe 100 % suisse exclusivement consacré aux vins suisses. Imaginé, fabriqué et conditionné en Suisse, ICONIC est le fruit d’une magnifique rencontre entre deux entrepreneurs : Jacques Renevey, Président de Gainerie Moderne SA, leader dans la fabrication de packagings de luxe et Hervé Badan, Directeur de Swiss Wine Selection SA.

Blancheur immaculée, gris anthracite perfection, lignes épurées et finitions délicates, ICONIC accueille sous sa couverture de velours trois vins suisses minutieusement choisis parmi les artisans vignerons de la sélection. Une fois les bouteilles consommées, ICONIC peut accueillir de nouvelles bouteilles de vins, mais également se transformer en boîte de rangement haut de gamme. www.swisswineselection.ch

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Nouveaux membres

Nous communiquons, ci-après, la liste des entreprises et des personnes qui ont demandé récemment leur adhésion à la Chambre. Nous leur souhaitons une cordiale bienvenue et les remercions vivement de leur confiance et de l’intérêt qu’elles manifestent pour nos activités. 1959 ADVISORS SA

CREATIVE BOXES - TANIA SECALIN

1295 Tannay, T. 079 658 53 34 Conseiller et administrateur Serge Ledermann serge.ledermann@1959advisors.com www.1959advisors.com

1800 Vevey, T. 078 911 48 34 Graphisme, webdesign et aide administrative tania.secalin@gmail.com

HOTELA CAISSE DE COMPENSATION AVS 1820 Montreux, T. 021 962 49 49 Caisse de compensation AVS Michael Bolt hr@hotela.ch, www.hotela.ch

FASTER EXPAND SA BÉNÉ PIC ET KOU 1854 Leysin, T. 079 204 84 22 Création textile et cours de couture Benedicte Thibault benedicte.thibault@gmail.com

1815 Clarens, T. 0033 299 8353 61 Marché on-line des produits de la mer dédié aux professionnels Florian Dhaisne, Renaud Enjalbert info@procsea.com www.procsea.com

BIOWATCH SA 1004 Lausanne, T. 076 240 90 29 Recherche, développement et commercialisation de produits électroniques Matthias Vanoni matthias@biowatch.ch www.biowatch.ch

LEATHERTIME SÀRL 1023 Crissier, T. 021 635 95 30 Maroquinerie, chaussures, cuir Suat Guldur, info@leathertime.ch, www.leathertime.ch

LEBIRD SÀRL FINDME.JOBS SA 2000 Neuchâtel, T. 021 804 18 00 Marketing Philippe Gallaz info@findme.jobs, www.findme.jobs

1008 Prilly, T. 021 624 64 94 Bureau d’ingénieurs Anne-Claude Imhoff, Sébastien Piguet info@lebird.ch, www.lebird.ch

FREE GLUTEN

LS VAUD FOOT SA

1260 Nyon, T. 076 445 10 25, Consulting sro@bizboosting.com www.bizboosting.com

1003 Lausanne, T. 076 558 90 03 Restauration, conseil et vente Laura De Falco ldefalco@freegluten.ch www.freegluten.ch

1020 Renens, T. 021 637 31 42 Club sportif professionnel Alain Joseph, Philippe Bianchi philippe.bianchi@lausanne-sport.ch www.lausanne-sport.ch

BLUEALPEN ASSET MANAGEMENT SA

GREEN.CH SA

MEDIAPLANET GROUPE AG

1005 Lausanne, Gestion de fortune Roméo Zahno, T. 079 561 88 34 romeo.zahno@bluealpen.com www.bluealpen.com

1027 Lonay, T. 056 460 23 23 Technologie d’information et de communication Philipp Brechbuehl business@green.ch www.green.ch

1003 Lausanne, T. 021 320 67 30 Maison d’édition, marketing Frederik Colfach, Virginie Loertcher virginie.loertscher@mediaplanet.com www.mediaplanet.com

BIZ BOOSTING - SERGE ROSSEL

CHIQUITA BRANDS INTERNATIONAL SÀRL 1180 Rolle, T. 021 272 20 00 Commerce de bananes et d’ananas Andrew Biles vberger@chiquita.com www.chiquita.com

STERILUX SA HORDE SÀRL 1005 Lausanne, T. 021 544 50 00 Agence de communication et publicité Mathieu Tornare, Sylvain Conus info@horde.ch www.horde.ch

1400 Yverdon-les-Bains, T. 079 778 53 73 Dispositifs médicaux, appareils de stérilisation, Marc Spaltenstein marc.spaltenstein@sterilux.ch www.sterilux.ch

CITEC INGÉNIEURS CONSEILS SA

SYNCHRO SA

1110 Morges, T. 021 802 38 50 Bureau d’études en ingénierie des transports et mobilité Franco Tufo, Fabienne Ochs-Verrey citec@citec.ch, www.citec.ch

1008 Prilly, T. 021 627 55 55 Systèmes et solutions d’authentification Richard Frey, Stéphane Gard ajar.kahlown@sicpa.com www.sicpa.com

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La chronique Suva

Docteur, j’ai besoin d’un certificat médical Un certificat médical engage juridiquement la responsabilité de celui qui le rédige et implique de nombreuses conséquences pour la personne en incapacité, ses proches, son employeur et ses collègues, sans oublier les assurances. Problèmes organisationnels, surcharge des collègues, augmentation des primes (dans le cas d’un accident), un collaborateur absent coûte cher à son employeur. Dès lors, nul doute que certaines entreprises peuvent, parfois, prendre des mesures pour contrôler la véracité d’un certificat. Contestation possible L’employeur, des pairs ou des experts peuvent tout à fait contester ou remettre en question un certificat. Or, la preuve d’un document contraire à la vérité entraîne pour son auteur des conséquences ; celles-ci

sont régies par le code pénal suisse (article 318) et peuvent aboutir à une peine privative de liberté. Reprise à temps partiel ou poste adapté Rappelons que de plus en plus d’entreprises proposent aujourd’hui d’adapter les postes de travail ou acceptent une reprise à temps partiel grâce au soutien des assurances comme la Suva ou l’Assurance-Invalidité du canton concerné. La personne peut ainsi reprendre progressivement son activité et bien souvent retrouver un équilibre personnel pouvant même accélérer le rétablissement. Plusieurs études ont d’ailleurs prouvé que les chances de réinsertion diminuent environ de moitié après une incapacité de travail de six mois. Entreprises et médecins ont donc tout intérêt à dialoguer pour le bien du patient.

Certificat électronique La Suva propose désormais les formulaires « Certificats médical LAA » et « Rapport médical intermédiaires » sous la forme électronique (www.suva.ch/formulaires-medicaux). Les médecins pourront ainsi directement remplir ces documents et les envoyer à la Suva en seul clic. Nadia Gendre Suva Communication d’entreprise

CONSERVER LES VALEURS CRÉER UNE PLUS-VALUE Du nettoyage de zones sensibles à la préservation de la valeur de votre objet en passant par l’analyse efficace ainsi que les solutions globales pour l’encadrement de votre bien foncier, l’assistance flexible lors de difficultés personnelles, la destruction d’animaux nuisibles ou un conseil compétent lors des questions d’exploitation: nous sommes là pour vous à tous les niveaux!

NOUS SOMMES

SUISSE DEPUIS 1948 HONEGGER

Honegger SA Succursale Lausanne Chemin de Maillefer 37 1052 Mont-sur-Lausanne T. +41 21 654 33 00 lausanne@honegger.ch


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Ils sont le Business Club

L’humain avant la carte de visite : la philosophie d’Assyneo

Au niveau de vos clients comme de vos partenaires professionnels, êtes-vous actifs en Romandie ou dans le reste de la Suisse également ? Nous travaillons dans toute la Romandie : Neuchâtel, Fribourg, Sion, Genève, Nyon, et jusqu’à Bienne. Nous disposons d’un réseau de partenaires locaux, parmi lesquels des ingénieurs, des spécialistes de l’imagerie 3D, ou encore des acousticiens. Il est important de connaître son réseau et, surtout, que les relations professionnelles se fassent dans un climat de confiance. Quelle est votre gamme de services, et à quelle clientèle s’adresse-t-elle ? Nous faisons du pilotage de projets, les petits comme les grands. Il peut s’agir autant de la rénovation d’une villa individuelle que d’une collaboration avec une communauté. Nous allons par exemple élaborer un cahier des charges pour des rénovations internes, ameublement y compris, puis chercher le prestataire externe qui répond le mieux aux exigences posées. Cependant, le 80 % de nos clients sont des entreprises. La pluralité de notre équipe ainsi que mes compétences de spécialiste en protection incendie permettent d’intégrer certains aspects, liés à la sécurité notamment, dès le début du processus. De cette façon, les premiers écueils peuvent être franchis facilement, ce qui constitue un avantage réel face au danger d’arriver à la fin d’un projet pour se rendre compte que des éléments comme la protection incendie n’ont pas été d’emblée intégrés, ou alors de façon incomplète. Pouvez-vous nous citer des collaborations marquantes pour vous ou bien connues dans le paysage vaudois ? Notre projet de surélévation à l’EHL nous a laissé un excellent souvenir, autant pour le

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© CVCI

« Au Business Club, l’esprit de « club » est aussi important que le côté « business », ce qui est fort appréciable. » Rencontre avec Raphaël Laroque, fondateur et directeur d’Assyneo, entreprise spécialisée dans la direction de travaux.

Laurine Chiarini, du Business Club, et Raphaël Laroque, fondateur d’Assyneo

côté technique que pour la qualité des relations avec les personnes impliquées. Une grande partie de nos clients refont appel à nous après une première collaboration, ce qui nous encourage à persévérer dans cet état d’esprit. Parmi les réalisations connues des Vaudois, le bâtiment Géopolis (le long de la bretelle autoroutière menant à la Maladière, ndlr) en est probablement un bon exemple, ainsi que la rénovation énergétique des bâtiments de la Grande Dixence, une collaboration que nous avons beaucoup appréciée. Le client vaudois, personne ou société, a-t-il un profil particulier ? En arrivant en Suisse romande, j’ai trouvé qu’il était relativement facile de se constituer un réseau. Je dirais que le Vaudois est sensible à la qualité du travail et à l’attitude, ce qui pose un certain niveau d’exigence, mais se montre ouvert et pragmatique. L’importance des relations humaines est prépondérante. Par contre, un client satisfait va ensuite être fidèle sur la durée. Le Suisse en général a beaucoup de bon sens, ce qui est un grand avantage à mes yeux. Mais cette notion est en train de se perdre, avec l’arrivée régulière de normes de plus en plus strictes et précises qui malgré tout permettent l’interprétation et le dumping

qualitatif et sont du coup parfois un frein au bon sens ! Quelle idée vous faisiez-vous du Business Club avant de le rejoindre ? Est-ce qu’elle correspond à la réalité, et quels avantages en retirez-vous ? A la création d’Assyneo, en 2013, je ne savais pas, avant de rejoindre le Business Club, de quoi j’avais réellement besoin. Cela s’est révélé intéressant de rencontrer d’autres professionnels, même s’ils ne sont pas directement devenus des clients. Le côté recommandation qu’un membre peut faire d’un autre prestataire est également important. Je suis donc arrivé au Business Club sans idée précise, mais suis content d’en faire partie. Les événements me permettent autant de recevoir des informations pertinentes que de créer des contacts. Ils constituent autant de « pauses » qui, tout en restant professionnelles, sont les bienvenues dans un quotidien souvent chargé. Même sans être un « réseauteur-né », je retrouve toujours une tête connue, ce qui est appréciable. La fidélité des membres du Club est également un bon indice de la qualité des services proposés : s’ils y sont toujours présents après plusieurs années, c’est qu’il y a une bonne raison. Laurine Chiarini

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La chronique UBS

Les clés pour gérer les risques de change Il y a plusieurs méthodes pour couvrir les risques de change. Elles se distinguent avant tout par leur complexité et le travail qu’elles réclament. Un environnement économique difficile, un contexte géopolitique incertain et des banques centrales qui modifient fréquemment leurs stratégies engendrent de profondes incertitudes sur les marchés des devises. Ces bouleversements sont susceptibles d’affecter les entreprises de manière substantielle. Cependant, diverses méthodes existent pour couvrir les risques liés aux taux de change. Si elles diffèrent par leur complexité et le travail qu’elles impliquent, elles reposent toutes sur les mêmes principes : une couverture de base, une stratification, une combinaison de solutions de couverture devises et le choix du bon timing pour déclencher la stratégie de couverture.

En se basant sur les prévisions de ses cash flows futurs, l’entreprise établit une couverture de base. Cette couverture minimale est généralement basée sur des instruments simples, tels que les contrats à terme sur devise. L’entreprise évalue ensuite périodiquement la situation et adapte la couverture de base en fonction de l’évolution de ses affaires. La stratification (« layering ») est une constitution progressive au fil du temps d’un taux de couverture cible sur une période donnée. Elle permet de garantir les flux de paiement en monnaie de base tout en atteignant un cours moyen en ligne avec le budget. La combinaison de différentes solutions de couverture devises, telles que les opérations à terme et les stratégies d’options, permet quant à elle de réduire la volatilité des cash-flows en monnaies étrangères, d’une période à l’autre, de manière significative.

Le choix du timing est en outre crucial pour déclencher la stratégie de couverture définie et ainsi en accroître la performance. Une banque comme UBS a toutes les capacités pour élaborer des solutions personnalisées à l’attention de chacune de ses entreprises clientes, en tenant compte des incertitudes économiques et géopolitiques. Pour en savoir plus : www.ubs.com/pme Vos spécialistes FOREX UBS Romandie Jan Matthey T. +41 21 215 50 63 jan.matthey@ubs.com Timothy Swan T. +41 22 363 72 26 timothy.swan@ubs.com

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Cahier pratique

Fiche juridique n° 172 (mise à jour)

DROIT DES ÉTRANGERS

Engagement d’un étranger (II) La présente fiche traite des questions liées à la procédure d’obtention de permis, qui varie en fonction de la nationalité des ressortissants étrangers. Une première fiche traite des principes fondant la distinction entre les catégories d’étrangers et présente les principaux permis (voir fiche n° 131). I. RESSORTISSANTS DE L’UE / AELE (SAUF CROATIE) A. Procédure simplifiée Les ressortissants de la 1re catégorie, qui sont engagés pour une durée déterminée de 3 mois au maximum (90 jours) par année civile, peuvent commencer immédiatement leur activité. Aucun permis n’est nécessaire ; une simple annonce via Internet sur le site de l’Administration fédérale est suffisante et le travailleur peut prendre son emploi avec effet immédiat. Toutefois, l’annonce doit être faite avant la prise d’emploi (pour l’annonce en ligne : www.bfm.admin.ch sous Thèmes => Libre circulation des personnes Suisse-UE/AELE => Procédure d’annonce). L’annonce en ligne est également valable pour les travailleurs détachés et les prestataires de services indépendants. Cependant, dans ces cas-là, elle doit être effectuée au plus tard 8 jours avant le début de l’activité en Suisse, exception faite de très brèves activités (c’est-à-dire de moins de 8 jours). Cette exception ne vaut pas pour les secteurs des branches spéciales suivantes, où l’annonce doit être faite dès le 1er jour: • Construction et second œuvre • Services annexes à la culture et aménagement des paysages • Nettoyage industriel • Surveillance et sécurité • Commerce itinérant • Industrie du sexe • Aménagement et entretien paysager. B. Procédure ordinaire Pour les ressortissants de la 1re catégorie dont l’activité prévue doit durer plus de 3 mois (ou être prolongée au-delà de 3 mois), un permis de travail devra en tous les cas

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

être demandé. Toutefois, l’activité pourra débuter avec effet immédiat, sans attendre la remise de l’autorisation. La demande est déposée auprès du contrôle des habitants de la commune de domicile ou d’activité s’il s’agit d’un travailleur frontalier. Sur la base du nouveau formulaire de demande d’autorisation (accessible sur le site du Service de la population www.vd.ch/fr/themes/vieprivee/population-etrangere/entree-et-sejour/ formulaires-et-liens-utiles/) et de l’annonce d’arrivée, le Service de la population délivrera le permis demandé. II. 2 E ET 3 E CATÉGORIES Les formalités ne sont pas les mêmes pour les ressortissants des 2e et 3e catégories, qui sont notamment soumis au contingentement et au principe de priorité des travailleurs indigènes. L’activité ne pourra en aucun cas débuter avant l’octroi de l’autorisation. Théoriquement, la procédure ne devrait pas durer plus de 4 à 8 semaines. En pratique, 3 mois ou plus peuvent s’écouler entre le dépôt de la demande et la réception du permis. De plus, à quelques rares exceptions près, un visa d’entrée est nécessaire pour pouvoir pénétrer sur le territoire suisse (en plus de l’obtention du permis de travail). L’Office fédéral des migrations renseigne sur les exigences en matière de visa (www.bfm. admin.ch). Ainsi, deux demandes parallèles devront être formulées, soit, d’une part une demande de visa auprès de l’ambassade et, d’autre part, une demande de permis auprès du Service de l’emploi. L’employeur doit remplir un formulaire qui constitue la base du dossier (formulaire 1350, téléchargeable sur le site de l’Etat de Vaud sous www. vd.ch/fr/themes/economie/emploi-chomage/ espace-employeurs/permis-de-sejour-et-detravail/ressortissants-extracommunautaire/ permis-b/). Les documents suivants sont à joindre au formulaire : • contrat de travail respectant les conventions collectives en vigueur, les contratstypes de travail ou les usages professionnels et locaux

• lettre de motivation présentant l’activité de l’entreprise, les raisons du choix du candidat retenu et son cahier des charges • copie d’une pièce d’identité • CV et copies des certificats et diplômes du candidat • preuves de recherches effectuées en vue de trouver un travailleur sur le marché indigène et européen, notamment en signalant aux offices régionaux de placement (ORP) l’emploi vacant et/ou en étudiant les possibilités de former dans un délai raisonnable un demandeur d’emploi disponible sur le marché local. Le dossier doit être remis en 3 exemplaires au Bureau des étrangers de la commune où siège l’entreprise. Il sera ensuite transmis aux autorités cantonales compétentes en matière de marché du travail et de police des étrangers. Si les conditions d’octroi sont remplies, une décision préalable sera notifiée à l’employeur par le Service de l’emploi et le dossier envoyé à l’Autorité fédérale pour approbation. En cas d’approbation, le Service de la population établira les documents permettant au travailleur de prendre son emploi. Pendant les démarches, le candidat doit rester à l’étranger, dans l’attente d’une autorisation d’entrée en Suisse en vue d’y travailler. A son arrivée en Suisse, il doit s’annoncer dans les 14 jours auprès de sa commune de domicile. Le permis sera alors établi. Pour tout renseignement complémentaire, contactez le Service juridique de la CVCI : T. 021 613 35 31 droit@cvci.ch

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La chronique EY

Brexit : difficulté ou opportunité Nous arrivons à la fin de l’année 2016 et nous pouvons dire qu’elle nous a réservé son lot de surprises. Au moment où j’écris ces lignes, le résultat des votations américaines n’est pas encore connu… En Suisse, l’un des sujets qui a retenu notre attention est sans doute la RIE III, dont la votation dans le canton de Vaud a démontré une vraie volonté et nécessité de mettre en application de nouvelles normes fiscales. La grande surprise de l’année, cependant, aura sans doute été le plébiscite du Brexit. Les résultats de cette votation, avec les incertitudes et les doutes qui ont suivi, ont semé un vent de panique chez nos voisins européens et dans les marchés financiers.

posées ces derniers mois. Malheureusement, à ce stade des négociations entre le Royaume-Uni et l’Europe, il est difficile de poser un constat définitif. Il est certain, cependant, que les sociétés en affaires avec le Royaume-Uni doivent réfléchir, notamment aux thèmes suivants : • Quel est l’impact de la livre sterling dans mes opérations ? • Quel est le risque, pour mes collaborateurs, de perdre leur droit de travailler au Royaume-Uni ? • Quelle stratégie mettre en place pour ne pas perdre les talents ? • D’un point de vue fiscal, évaluer les taxes douanières et la TVA sera sans doute opportun.

Que pouvons-nous attendre du Brexit ? Quelles opportunités pour notre pays ? Ces deux questions m’ont régulièrement été

Bien qu’il soit encore trop tôt pour des considérations définitives, il est pourtant impératif d’établir un bilan actuel et de poser des

Le bon-à-tirer est mort !

hypothèses réalistes. Il faut être conscient que les négociations vont prendre du temps avant d’arriver à leur terme et qu’il ne sera pas possible de tirer des conclusions définitives avant la mise en place du processus Brexit. En attendant d’en savoir plus, Londres est sans doute une bonne destination de shopping en cette fin d’année… Juan Leston Partner et responsable du bureau de Lausanne EY (Ernst & Young SA) juan-jose.leston@ch.ey.com

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Cahier pratique

Fiche économique n° 107

« Export digital » : des outils numériques au service des exportateurs

Comment cette plateforme fonctionne-t-elle ? Généralement, les entreprises ont soit une bonne connaissance de l’exportation, soit une bonne connaissance de l’outil internet, rarement des deux. L’objectif est de faire de ces entreprises de véritables spécialistes de l’exportation par le biais d’Internet. A l’aide d’outils pratiques et de e-learning, « Export Digital » offre ainsi plus de 100 tutoriels vidéo gratuits sur le marketing en ligne et l’exportation. Ces vidéos d’explication dévoilent étape par étape les points essentiels permettant d’acquérir des clients à l’étranger. Cette offre est complétée par un accès à un éventail d’outils d’analyse mis à disposition par Google, qui permettent, par exemple, de mieux comprendre des tendances régionales ou saisonnières, voir de suivre le comportement d’achat des clients potentiels dans un

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016

pays donné. Certains marchés comme les pays asiatiques recèlent en effet un potentiel important : s’ils ne sont actuellement pas prioritaires pour les PME, elles feraient cependant bien de partir à leur conquête afin d’assurer leur compétitivité sur le long terme. Car en 2030 déjà, deux tiers de la classe moyenne mondiale vivra en Asie. L’outil d’évaluation des marchés potentiels mis à disposition par « Export digital » est ainsi une application Internet gratuite qui vous permet de cibler de nouveaux marchés pour vos produits ou services dans le monde entier. Il facilite la comparaison de votre potentiel en ligne sur Google dans différents pays à l’aide des informations suivantes : recherches effectuées sur Google par les internautes, traduction de termes de recherche à l’aide de Google Traduction, enchère recommandée* et densité des annonces pour un terme de recherche ou un mot-clé précis sur Google AdWords. Concrètement, ces résultats vous permettent, en mettant le coût d’acquisition de nouveaux clients en corrélation avec la marge de vos produits, d’évaluer à tout moment si le fait de contacter des clients sur de nouveaux marchés par le biais de Google AdWords est intéressant ou non. Si vous vous intéressez aux tendances actuelles du marché, vous pourrez faire usage de Google Trends. En très peu de temps

et à l’aide d’un graphique synthétisant les résultats, cet outil d’analyse vous permet d’identifier les pics de demande et d’intérêt pour un produit, dans un marché donné et en différentes langues, ainsi que l’évolution de la demande sur les cinq dernières années. Le Baromètre des consommateurs ajoute à cette première analyse un aperçu du comportement d’achat des clients potentiels. Ces outils sont secondés par des fonctions plus connues proposées par Google, telles que le moteur de traduction et le test pour les mobiles, qui permet d’évaluer l’ergonomie et la vitesse d’un site Web et son adaptation aux tablettes et smartphones. Pour apprendre à mieux connaître et maîtriser ces outils, un grand nombre de formations gratuites sont proposées par Google, notamment à Zurich. Switzerland Global Enterprise, de son côté, vous fournira les compétences et connaissances nécessaires en matière d’exportation, via des formations ou des entretiens individualisés, en fonction de votre marché cible et vos besoins spécifiques. Toutes les informations et formations sont en ligne sur www.exportdigital.ch et www.atelierdigital.ch. N’hésitez pas à profiter de cette plateforme et de ses outils gratuits, qui vous soutiendront dans votre volonté de vous affirmer dans un environnement économique de plus en plus compétitif. www.atelierdigital.ch © Fotolia

De nombreuses entreprises sous-estiment les possibilités d’Internet dans l’acquisition et l’expansion à l’international. Pourtant, les outils numériques peuvent permettre aux entreprises suisses de conquérir de nouveaux marchés et d’augmenter leur croissance, en contribuant à simplifier la prospection et en ménageant leurs ressources. Actuellement, un des plus grands défis consiste à combler le manque de savoir-faire numérique des collaborateurs des services de marketing et de vente. Mais il s’avère que mettre en place des canaux numériques ne suffit pas. Il faut aussi bâtir un solide réseau de partenaires sur le marché cible pour le marketing et la vente, et ne pas non plus sous-estimer les différences culturelles et les disparités en matière de règlementation. Entrer sur un nouveau marché reste une opération compliquée. Pour aider les PME exportatrices suisses dans cette tâche complexe et parfois ardue, Google Suisse, en collaboration avec Switzerland Global Enterprise (S-GE), a lancé la plateforme « Export Digital » en 2015. Cette dernière a pour but de soutenir, à l’aide de moyens numériques, les efforts des PME locales dans leur conquête de nouveaux horizons.

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Agenda des partenaires

De partenaire à partenaire

01.12. Formation

08.12. Formation

26.01. Formation

ARIAQ

CRPM

ALCHIMIE DU VERBE

L’Institut ARIAQ propose les formations suivantes : • 01.12 Gestion des instruments de mesure – Métrologie avancée (2 jours) • 05.12 Gestion des stocks et traçabilité (2 jours) • 14.12 Contraintes GMP pour les fournisseurs d’équipements dans le pharma et la biotech (1 jour). Renseignements et inscriptions : T. 024 423 96 50 info@ariaq.ch www.ariaq.ch

Le CRPM vous propose les deux formations suivantes : • 08.12 La relation client au cœur de votre entreprise • 12.12 Devenir un manager coach. Renseignements et inscriptions : T. +41 21 341 31 50 crpm@crpm.ch www.crpm.ch

Alchimie du Verbe vous propose les formations suivantes : • 26.01 Prise de PV et compte-rendu • 06.02 Capacités rédactionnelles pour cadres (2 jours). Renseignements et inscriptions : T. 021 729 32 52 info@alchimieduverbe.ch www.alchimieduverbe.ch

17.01. Formation

26.01. Formation

SECURETUDE

ECOLIVE

SECURETUDE, centre de formation spécialisé reconnu par l’OFSP et le SECO, propose les formations suivantes : • 17.01 Spécialiste en Protection Incendie, préparation de l’examen AEAI (12 jours) • 15.02 Préposé à la Sécurité (COSEC ou PERCO) (2 jours). Renseignements et inscriptions : T. 024 466 52 57 formation@securetude.com www.securetude.com

Ecolive organise une formation sur les achats responsables en pratique, les 26.01, 23.03 et 11.05. Renseignements et inscriptions : T. 022 732 24 55 marc.stamenkovic@ecolive.ch www.ecolive.ch

Yverdon-les-Bains

06.12. Formation Lausanne

SNV – ASSOCIATION SUISSE DE NORMALISATION SNV organise une formation sur ISO 9001:2015 : nouveautés et mise en pratique, le 06.12. Renseignements et inscriptions : T. 052 224 54 30 ouri.nicolet@snv.ch http://academy.snv.ch/

07.12. Formation

Lausanne

Aigle

Pully

Versoix

23.01. Formation Lausanne

Lausanne

FMP FORMATION TELECOM SYSTEMS SA Telecom Systems SA organise un séminaire sur la transformation digitale et Hybrid IT : Enjeux technologiques et juridiques, le 07.12. Renseignements et inscriptions : T. 021 651 42 54 brubi@telsys.ch www.telsys.ch

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FMP Formation organise les formations certifiantes et à distance suivantes : • 23.01 Certificat MarKom • 23.01 Brevet fédéral de Spécialiste en Marketing. Renseignements et inscriptions : T. 021 800 55 55 info@fmpformation.ch www.fmpformation.ch

Mensuel de la CVCI - Novembre 2016


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LeJournal CVCI n° 77 - Novembre 2016  

Les défis de l'industrie 4.0