CARNET D E VOY AGE IMM OB I LE
entre la rencontre e d su is t es ile rizons : yage Immob ts de tous ho o V an p e d ci ti et ar n p ar s par des Ce C es intéressé.e. ste peintre, et ir o ti it ar , rr o te ag es Z d Pablito itant.e.s és dans ignant.e.s, hab à une série d’ateliers men so s, e. t. n ie at e p it l’Ain. a été réalisé su ciales du département de Il . rs ie el at les ou so s culturelles des structure tre és par le Cen d n a m m o c tif été e son disposi d ce livre ont t re e d t a je c ro le p s e C in dan pique de l’A Psychothéra ad 2019. Culture NoM Partiel nd merci ccueil Thérapeutiques à Tem-spusr-Chalaronne, Un très gra A n d’ ley, Châtillo des Centres
Bel aux équipes r-Valserine, Bellegarde-su sse, Bourg-en-Bresse ; , ax n n nnax, à la yo O d’ el-en-Bre icipale d’Oyo n ev u tr m e on e u M , èq el temporain d Montlu -Médiath tre d’Art Con e de Châtillonurel Aragon lt en u C C e au tr y, en le rell au C e de Bel cial la Passe ressee municipal , au Centre So nale de Montrevel-en-B el Médiathèqu u tl on M e u d urs m le JC r om M ou rc la p te à e n-Bress Lacoux, thèque in -e ia rg éd ou M B la e d à ne, 2M sur-Chalaron temporain-H ace d’Art Con sp l’E à tal de l’Ain ; , 3B A C Départemen il se on C u d ; Publique accueils de la Lecture -Claude, à la Direction milia, Marie E i, ik K , n ia Lil ine, écile, Eleni, ariette, Faust arie, Lucie, C d, Valérie, M , Gwendoline, Nicolas, au rn A a, à Laetitia, M ïd , Sa arie er, Michelle , Claudine, M élanie, Fanny, Olivi der, Isabelle Majdoline, M ka , el le d el b h A , ic es M , m re Ja Karine, , , au ie le L , al el h ie ab Nat ierre, Is inne, Sylv -P or ie C ar a, M d , ie an n Joël, Mariee, Virgi Lionel, Am élène, Nicol Samia, Guy, , H on e, n an ia ne, Claire M lv , Sy le David, Christel die, Franceli e, Ly li , Ju en , li an Ju h , at ia n Mar Stéphanie, Jo n, Julie, Lara, cal, Florenti Claude, Pas ! ablito Zago et bien sûr P
EN ROUTE
J’ai commencé cet atelier un jeudi...
Quand j’ai accepté ce projet
je ne savais pas où j’allais
Sauf que j’allais dans l’Ain
C’était tout nouveau pour moi :
Premièrement,
je n’avais jamais fait d’ateliers autour du carnet de voyage
moi mon truc c’est plus de dessiner sur les murs
et deuxièmement,
un atelier ouvert à tous
mais surtout à des patients en psychiatrie.
Mais il y a eu un truc génial
un truc de fous
incroyable
fascinant
roulement de tambours
saut périlleux arrière
...
pendant plusieurs séances,
je ne savais pas :
qui venait de centres psychiatriques,
qui étaient les soignants,
qui venait de l’extérieur.
Et j’ai trouvé ça extraordinaire
Et je ne voulais surtout pas en savoir plus.
Je leur ai montré mes carnets,
les carnets d’autres artistes,
mes dessins sur les murs,
j’ai dit quelques gros mots,
j’ai essayé de faire rire,
j’ai dit quelques gros mots.
Je ne voulais pas que les gens aient de complexes
Les complexes de ceux qui ne savent pas dessiner
Mais dans le carnet de voyage,
on se fout du dessin
tu peux seulement :
collecter,
écrire,
coller,
gribouiller,
découper,
et c’est là où l’atelier a pris un chemin de traverse,
on était entre le carnet de voyage,
inatendu, et c’est là où l’atelier a pris un chemin de traverse,
inattendu,
On était entre le carnet de voyage,
carnet de voyage immobile,
puisque personne n’était en voyage
(à part moi peut-être)
et entre le journal intime
mais sans être complètement intime
puisque le but était de pouvoir le partager,
de pouvoir le faire lire.
Je n’ai rien dit
je trouvais ça chouette
J’aime bien les surprises !
Et après de toutes façons
pour moi le voyage
il est d’abord dans la tête.
Ca faisait du bien de voir les gens s’intéresser au projet
Sourire au fil des séances
Me dire que ça leur faisait du bien
et revenir chaque semaine,
avec des pages remplies,
ou pas du tout,
parce que chacun avait sa vie
parce qu’il faut trouver du temps
ou pas
et me dire que c’était dur l’introspection
quand son quotidien se résume parfois,
car raconter son quotidien,
à la prise de médicaments
ce n’est pas facile
ça permettait de faire sortir des choses
mais tout ça restait positif
alors je me suis trouvé un peu tâche
...
alors je me suis trouvé un peu tâche avec mes carnets toujours dans la déconne
car moi la déconne c’est un moyen de cacher mes failles
de parler de ces failles.
mais pour eux, le carnet était un moyen
Il y en a qui ont eu besoin
de parler du passé,
des souvenirs sympas,
des voyages,
D’autres racontaient leur présent
et moi j’aime bien ça,
parce que sur un carnet de dessin
même les choses les plus anodines
peuvent être belles.
Et de toute façon
ça fait des souvenirs
que l’on pourra relire
...
On va être honnête,
franchement,
je n’ai jamais autant pris de plaisir sur un atelier
moi qui avais un peu peur
parce qu’on a peur de la différence
de l’inconnu
et j’ai eu des problèmes nerveux,
il y a plusieurs années
psychologiques,
ca me renvoyait à tout ça,
à mes propres angoisses
mais voilà
je me suis régalé
les rencontres,
les écrits,
les dessins,
les échanges,
les sourires,
les découvertes.
Le truc
c’est que les gens disent toujours
« ah oui mais moi je ne sais pas dessiner ».
Mais on s’en fout,
écris quelque chose,
découpe,
gribouille,
colorie,
transforme,
observe,
la vérité,
on ne viendra pas vérifier,
raconte,
les petits riens,
on s’en fout,
on est pas dans un cours de dessin.
Un grand merci à tous les participants... et le voyage a le droit d’être immobile
www.pablitozago.com pablitozago@gmail.com +33 (0)6 23 14 27 92
Ce projet a reçu le soutien du Ministère de la Culture-DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, de l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre du programme régional « Culture et Santé » ; du Conseil Départemental de l’Ain ; de l’association ORSAC ; du Centre Psychothérapique de l’Ain. CENTRE PSYCHOTHÉRAPIQUE DE L’AIN Dispositif Culture NoMad Avenue de Marboz CS20503 01012 BOURG-EN-BRESSE – France
Achevé d’imprimer en juin 2020. Toute reproduction, représentation ou diffusion de cet ouvrage doit obligatoirement être autorisée au préalable par le Centre Psychothérapique de l’Ain.
pas
beso in d
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dép lace
r po ur v oyag e
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