2018 / printemps . . . clore sur un compte rond une décennie d’aventure, d’écriture et de partage . . . régénérer sa réflexion en se rendant plus disponible pour d’autres projets . . . autant de signes de la reconfiguration accélérée du monde à l’aune de l’idéologie unique du marché omniscient . . . susciter et faire vivre un débat sur l’architecture, élargissant le cercle de ceux qui s’y intéressent . . . adoptant à l’occasion une position iconoclaste . . . tentant de faire
sauter quelques verrous . . . en les instruisant par la production ou l’exhumation de documents . . . l’architecture reste hélas cantonnée au rôle de supplément esthétique, de valeur éventuellement ajoutée à certains secteurs du marché (immobilier, touristique) et de prodigue pourvoyeur d’images, notamment pour le marketing politique . . . l’humour — forme essentielle de la critique — pour exprimer quelques vérités et surtout, le faire sans pesanteur . . . s’il est une idée liée de manière intrinsèque, quasi génétique, à la naissance de l’architecture dans la modernité, c’est bien celle-ci . . . à l’heure où l’orgie d’images numériques, vendeuses parce qu’hyperréalistes, qui a marqué le début du siècle, semble lasser, y compris ceux qui en vivent . . . dans un type de figuration peu usité à grande échelle, la coupe, est aussi une incitation à retendre les liens consubstantiels entre dessin et utopie . . .
criticat 20