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Rose Po u

Ro se

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© CreerMonLivre.Com 2014. Dépôt légal 2e trimestre 2015. ISBN 978-2-917570-25-8. Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Ne pas laisser de jeunes enfants jouer avec la pochette et le CD. Imprimé en France.


Pour Rose Textes de Vanina Noël et Elodie Fondacci, illustrés par Soufie Régani


Histoire de ton histoire C

’est l’histoire d’une petite fille qui avait des étoiles dans les yeux. Ses parents trouvaient qu’elle était la plus belle de toutes les petites filles de la terre.

C’est aussi l’histoire d’un petit garçon qui, lui, avait des fleurs dans le cœur. Et lui aussi, selon ses parents, était le plus bel enfant du monde.

Ils ont grandi tous les deux. Ils se sont rencontrés, sont tombés amoureux. Un jour, la jeune femme a senti comme un soleil dans son ventre. Et c’est comme ça que leur histoire à tous les deux est devenue ton histoire à toi aussi. Car le soleil, c’était toi Rose. À ta naissance, tu étais vraiment minuscule ! Mais tu as bien grandi depuis... enfin, un petit peu.


Un jour, tu seras géante, comme maman. Et tu auras sûrement ta photo dans un livre d’Histoire, comme les gens très importants. Car sitôt arrivée dans la famille, tu as reçu beaucoup de visites, comme si le monde entier t’attendait. Tous trouvaient que tu ressemblais à quelqu’un. Certains disaient que tu étais le portrait de papa, d’autres celui de maman.

Petit à petit, tu grandis et tu découvres le monde. Pour l’instant, le monde, ça a le goût du lait chaud et du chocolat, c’est joyeux comme un tour de manège. Mais tu sais bien que, dès que tu seras un peu plus grande, tu auras bien d’autres choses à découvrir. Est-ce que tu sais déjà ce que tu auras envie de faire ? Auras-tu envie de grimper aux arbres, haut, si haut, que tu pourras toucher les nuages ? Ou de plonger au fond des mers, pour voir s’il y a des sirènes, et des trésors oubliés ? De découvrir le monde, de faire le tour de la terre, en courant comme le vent, d’aller sur la lune ?! Pour faire tout cela, il va falloir grandir encore un peu. Pas autant qu’une maman, mais un peu quand même.

Alors en attendant, profite bien des bras de papa et des chansons douces de maman. On ne sait toujours pas vraiment à qui tu ressembles le plus, parce que tu es un peu tous les deux mélangés. Mais ce dont on est sûrs Rose, c’est que tu es la plus belle enfant de la planète, et même de tout l’univers, parce que tu as des fleurs dans le cœur et des étoiles plein les yeux. Plus tard, tu seras présidente, ou vétérinaire, ou princesse. Ou spationaute. Ou tout cela à la fois. Peu importe, car tu seras quand même dans un livre d’Histoire, le livre de ton histoire. Regarde, la preuve ! Tu y es déjà !


Une famille extraordinaire

Papa V

oici la famille de Rose.

Le papa de Rose est extraordinaire. Il est le plus malin du monde. Il sait faire de bons gâteaux et raconter des histoires. Il utilise parfois des mots très compliqués, que les enfants ne comprennent pas. Rose se dit qu’il faut être drôlement intelligent pour connaître autant de mots. Son papa n’en parle jamais, mais elle se doute bien que c’est un magicien. La preuve, c’est que quand il est là, Rose n’a jamais peur de rien. Sa maman aussi d’ailleurs est fantastique. Elle sait compter au moins jusqu’à mille, et conduire une voiture. Elle est tellement maligne, qu’elle comprend tous les mots


compliqués que lui dit papa. Sa maman n’en parle jamais, mais elle, elle se doute bien que c’est une fée. La preuve, c’est qu’elle guérit tous les bobos, et qu’elle est toujours là quand il faut.

Elle, c’est Rose. Elle sait raconter des livres avec des images, avec des mots pas trop compliqués mais un peu quand même. Elle arrive à rester sage dans la voiture, à compter presque jusqu’à cent, et à manger des gâteaux. Bon d’accord, pour l’instant elle est encore petite, mais elle observe. Et à force d’observer des magiciens et des fées, on finit par comprendre tous leurs secrets et par devenir soi même un peu magique.

Rose, quand elle sera grande, elle saura compter jusqu’à dix millions, faire des gâteaux de deux mètres, conduire un hélicoptère et lire des histoires sans images.

Et même qu’elle utilisera plein de mots compliqués !

Rose

maman


La cabane magique R

ose a une cabane secrète cachée dans les arbres. Personne ne sait où elle se trouve. Il y a même des gens qui disent qu’elle n’existe pas. Mais non seulement elle existe, mais en plus, c’est une cabane magique, qui se transforme tous les jours ! Une fois, elle était un navire corsaire, qui transportait de l’or pour le roi d’Espagne. Bien sûr, les pirates ont voulu l’attaquer. Mais Rose, c’est la plus forte à l’épée, et c’est elle qui a gagné le combat. Toute seule. Depuis, dans chaque port de chaque mer sillonnée par son bateau, il y a des panneaux : Attention, danger : passage de Rose. Un autre jour, elle a voulu entrer dans sa cabane, mais elle était fermée à clé. L’entrée était gardée par un terrible dragon. Elle a alors sorti sa baguette magique et a découpé de grandes tranches de dragon, dont elle a fait des tartines, pour son quatre heures. Dans la cabane, elle a découvert avec surprise qu’un prince était tenu prisonnier. Elle l’a délivré et elle a promis de l’épouser un jour. Mais pour l’instant, elle est bien trop petite. Alors en attendant, elle a offert au prince des pantoufles en peau de dragon, pour qu’il pense à elle tous les jours en les mettant.


Aujourd’hui, la cabane est un cirque, où l’on dompte les animaux les plus féroces de la terre. Des lions, des tigres, des crocodiles, et même un ou deux dinosaures. Rose n’a pas de mal à se faire obéir, car même chez les animaux, tout le monde sait qu’elle est la plus courageuse. En plus, elle parle très facilement le tigre, le lion et le crocodile. Pour se faire comprendre des dinosaures, elle a un peu plus de mal car ils sont très bêtes. Parfois, le soir, la cabane devient une grotte enchantée où l’on fait les plus beaux rêves du monde. Parce qu’une fée magique aux cheveux longs jusqu’aux pieds veille sur l’entrée et empêche les cauchemars de s’approcher. Personne ne sait où se trouve cette cabane magique. Il y en a même qui disent qu’elle n’existe pas. C’est qu’elle est tellement bien cachée, que même quand maman vient ranger la chambre, elle ne voit qu’un bout de drap tendu entre la fenêtre et le lit…


Le cadeau du Père Noël B

onsoir Rose. Je suis le Père Noël. Comme il va falloir encore patienter un peu avant le prochain Noël, j’ai décidé de te faire un petit cadeau en attendant : je vais te raconter une histoire.

Tu sais, Rose, dans mon pays, la vie est tranquille, le temps passe lentement, mais on ne s’ennuie jamais. Je suis entouré de bons et de fidèles amis… Tu connais sans doute mes rennes, ceux qui transportent mon traîneau dans la nuit glacée pour apporter des cadeaux à tous les enfants de la terre. Connais-tu leur nom ? Il y a Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Tonnerre et Éclair. Et il y a aussi Rudolph, mon préféré. C’est son histoire que je vais te raconter, tu veux bien ? Allez, installe-toi, l’histoire va commencer…

C’était la veille de Noël, il y a très longtemps, tu n’étais même pas née ! L’hiver était beaucoup plus froid que les autres années. Un vent glacial balayait les branches des hauts sapins, et la neige tourbillonnait en tornades argentées. Le voyage allait être très difficile. Très vite, ce fut la catastrophe : au détour d’un nuage, je m’aperçus que nous étions perdus ! Il fallait se poser de toute urgence, car le brouillard nous empêchait de voir à plus d’un mètre devant nous. Nous avons fini par être projetés contre le sol, tout près d’une petite chaumière où fumait un bon feu. Il y avait là un petit garçon qui vivait seul avec ses parents. Je fus très surpris, car je ne connaissais pas cet enfant, moi, le Père Noël ! Comment était-ce possible ?

Je compris bientôt que ce petit garçon n’avait jamais entendu parler de la fête de Noël, te rends-tu compte ? Il n’y avait dans sa maison ni sapin décoré, ni guirlandes multicolores, rien, pas même une petite couronne sur la porte d’entrée !


Je lui racontai alors qui j’étais. Le petit semblait fasciné. Ensemble, nous avons choisi un arbre, et je l’ai aidé à le décorer. Quelques bougies, un peu de poussière d’étoiles qui était restée accrochée aux manches de mon manteau, et le tour était joué. Nous avions fait le plus bel arbre de Noël que j’aie jamais vu. Bon, d’accord, il n’était pas aussi joli que celui que tu as fait cette année, mais il était tout de même tout à fait charmant.

Une fois les préparatifs terminés, j’offris à l’enfant un petit cadeau : c’était un bel ours en peluche, adorable ; je savais qu’ils s’entendraient bien tous les deux. Mais l’enfant, qui ne voulait pas me laisser partir comme cela, me dit tout-à-coup (tu ne devineras jamais…) qu’il avait un cadeau pour moi ! — Un cadeau ? Mais voyons, les cadeaux, c’est moi qui les fais ! Mais le petit insistait. Il me conduisit dans l’étable, où quelques rennes dormaient paisiblement. Il me désigna l’un d’entre eux. Il était tout petit, tout maigrichon, et avait le nez extraordinairement rouge. L’enfant m’expliqua qu’il n’était pas heureux, car tout le monde se moquait de son nez. J’ai réfléchi… Un renne, tu penses ! J’en avais déjà huit ! Et puis, il était tout petit, et pas très robuste. Puis je remarquai que son nez rouge brillait comme une lanterne !

R os e


Ça par exemple ! Voilà qui était intéressant ! Avec ce petit renne et son nez rouge en tête de traîneau, je ne perdrai plus jamais mon chemin !

J’acceptai donc son cadeau, et Rudolph devint notre guide. C’était la première fois qu’un enfant offrait un cadeau au Père Noël. Et tant mieux parce que, soit dit entre nous, je préfère offrir plutôt que recevoir, et mon plus grand bonheur, chaque année, c’est de voir la joie dans les yeux des enfants. C’est mon cadeau, tu comprends ?

Alors peut-être qu’un jour Rose, si tu regardes bien, depuis ta fenêtre, tu pourras voir dans la nuit briller une étoile rouge, une étoile qui n’en sera pas tout-à-fait une, et qui semblera danser dans le ciel. Alors, tu sauras qui c’est, et tu penseras à moi, même si ce n’est pas la nuit de Noël…


Jour de pluie A

ujourd’hui c’est mercredi et Rose est chez sa grand-mère. Maman a dû partir, et elle l’a emmenée là, dans la petite maison à l’orée de la forêt.

Mais il pleut et elle s’ennuie. Debout devant la fenêtre, elle regarde les grosses gouttes tomber du bord du toit et venir mourir sur les carreaux de la cuisine. On entend juste la pendule du salon égrener les secondes. Elle boude. — Pff, c’est nul la pluie ! Grand-mère, qui est assise sur son fauteuil, lève les yeux de son livre et la regarde par-dessus ses lunettes.


— Nulle, la pluie ? — Ben oui. C’est froid, c’est triste, c’est ennuyeux. On ne peut même pas jouer dehors quand il pleut. Grand-Mère fait un drôle de sourire. Un sourire qui pétille un peu. — C’est ce que tu crois. Allons, viens.


Grandes bottes de pluie, long ciré jaune. Parapluie multicolore qui tourne et tourne comme un manège de chevaux de bois. La petite fille et sa grand-mère quittent le jardin et atteignent la forêt. Il y fait plus sombre. Il y a dans l’air quelque chose de magique. On dirait qu’il ne fait pas tout-à-fait jour, pas tout-à-fait nuit. Juste ce qu’il faut pour y voir clair. Tout à coup, un bruit sourd fait trembler la terre et un éclair zèbre le ciel, nimbant les arbres d’une lueur phosphorescente. — N’aie pas peur, dit Grand-Mère. La pluie nourrit la terre et abreuve les animaux. Et il y en a même qui sont ravis ! D’un hochement de tête elle désigne le chemin. — Oh, un escargot ! dit la petite fille en battant des mains. Et elle suit des yeux ce drôle de promeneur qui avance tout doucement en agitant ses cornes. Grand-Mère lui fait longer la rivière. La terre est un peu molle. Sous les pas, elle s’enfonce un peu : cela sent bon la terre, l’herbe mouillée et l’odeur du jasmin. — Regarde, dit Grand-Mère avec gourmandise, en voilà. Elle se penche et attrape avec précaution une toute petite baie noire cachée entre les ronces. — Cueilles-en, ce sont des mûres, dit Grand-Mère. C’est avec ça qu’on fait les confitures que tu aimes tant. Mais attention à ne pas te piquer les doigts. L’enfant met une pleine poignée de mûres dans sa bouche. C’est tellement délicieux qu’elle en ferme les yeux. Mais tout à coup, elle s’immobilise. Elle a entendu un bruit dans le buisson. Quelque chose qui remue. Elle sent son cœur battre plus fort et elle chuchote d’une toute petite voix. — Grand-Mère… je crois qu’il y a un loup. Grand-mère ne dit rien. Elle pose un doigt sur sa bouche et lui fait signe de s’accroupir. Et soudain surgit du talus un lapin gros comme le poing, les moustaches toutes mouillées, qui détale dans les herbes folles.


Il pleut toujours. La pluie dégringole sur les feuilles et rebondit sur le parapluie. Sur le fragile auvent de toile, les gouttes jouent une mélodie irrégulière à laquelle se mêlent à présent le rire de Rose et de sa grand-mère. M Devant la porte, deux paires de bottes. Recroquevillée dans le grand fauteuil près de la cheminée, Rose réchauffe ses pieds nus à la chaleur du feu pendant que dans la cuisine Grand-Mère prépare des crêpes pour le goûter. Au fond de la boîte à chaussures que Grand-Mère lui a donnée elle a rangé les trois cailloux qu’elle a trouvés au bord de la rivière et dont un (c’est drôle) a la forme d’une grenouille. Elle a mis la coquille vide d’un escargot, une brindille du talus que le lapin a cassée dans sa fuite, tous les trésors d’un jour de pluie. Grand-Mère a même promis d’écrire sur une feuille la recette de la confiture. Les années vont passer. Et toi aussi, Rose, tu deviendras peut-être maman à ton tour. Et peutêtre qu’un mercredi, il pleuvra, et que ton enfant se mettra à bouder en disant que la pluie, c’est drôlement nul. Alors ce jour-là, peut-être que toi tu lui prêteras ta boîte à trésors, et qu’en l’ouvrant, tu sentiras comme un drôle de parfum.

Un parfum d’herbe mouillée, de crêpes à la confiture. Le parfum à la violette que portait ta grand-mère. Le parfum d’un jour de pluie…


Le monstre sur le lit

T

ous les soirs, Rose a peur d’aller se coucher. Tous les soirs. C’est parce qu’un monstre habite sous son lit. Tous les soirs maman lui caresse les cheveux en disant :

— « Mais non, il n’y a rien du tout », mais elle, elle sait bien que ce n’est pas vrai. Le monstre est là. Il se cache c’est tout. Bien sûr qu’elle ne l’a jamais vu mais elle l’entend grogner, gratter, tournicoter dès qu’elle est toute seule dans sa chambre. Alors, tous les soirs, elle supplie sa maman de laisser la lumière du couloir allumée. Et quand Maman sort de la chambre, après un dernier baiser, elle prend son courage à deux mains. Elle remonte bien sa couette jusqu’au menton pour empêcher le monstre de la frôler, elle replie ses jambes pour éviter que le monstre ne la tire par les orteils, et elle finit par s’endormir en suçant son pouce, parce qu’après tout, avec la lumière, le monstre ne peut pas l’attaquer. Mais ce soir là, quand maman sort de la chambre, elle se trompe. Elle ferme tout doucement la porte du couloir, et… elle éteint la lampe. Rose a tellement peur qu’elle n’a même pas la force de l’appeler. Cette fois, c’est sûr, c’est fini. Le monstre va l’attraper et l’avaler toute crue en commençant par les doigts de pieds.


Elle imagine ses yeux rouges larges comme des soucoupes, ses longs doigts griffus, son dos poilu couvert de pics violets, ses dents énormes, acérées comme des poignards… Rose n’ose même plus respirer. Elle attend. Et tout à coup, elle l’entend. — Ouhouhouhouh. Grumf… Grumf… Mais ma parole, ce monstre…il pleure ! Rose n’en croit pas ses oreilles. — Ouhouhouhouh Elle écoute encore un peu et elle chuchote : — Mais pourquoi tu pleures ? — Ouhououhou … j’ai peur. — Peur ? — Oui. Parce qu’il y a un monstre sur mon lit. — Sur ton lit ? — Oui, gémit le monstre. À chaque fois que je me couche, je l’entends grogner, gratter, tournicoter et faire d’horribles bruits de salive. Quand il y a la lumière, ça va parce que je sais qu’il ne peut rien me faire mais ce soir, il fait noiiiiiiir, et je suis sûr qu’il va me croquer. Ouhouhouou… — Mais, c’est moi qui suis sur le lit, dit la petite fille, et je ne mange jamais de monstre. Je préfère les coquillettes et les glaces. Et toi, puisque tu es un monstre, tu ne dévores pas les enfants ? — Les enfants ? Berk, jamais, c’est beaucoup trop gras pour moi. Moi mon plat préféré ce sont les araignées à la sauce gluante, la soupe de cauchemars et les loups grillés. — Ah bon, dit la petite fille rassurée. Et elle attend une minute avant d’ajouter : — Tu sais, les bruits de salive… c’est parce que je suce mon pouce.

Depuis ce jour là, Rose n’a jamais peur d’aller se coucher. Jamais. C’est parce qu’elle sait qu’un gentil monstre habite sous son lit et qu’il ne peut rien lui arriver car, si une araignée ou un loup lui font peur, ils finiront rôtis ou cuits à la vapeur !


Les moutons blancs C

e soir, tout est calme dans la chambre. Pas de sorcière dans le placard, pas de monstre sous le lit, pas d’araignée au plafond. Pas de bruit dans la nuit. Et pourtant, Rose n’arrive pas à dormir.

Elle a écouté dix fois sa boîte à musique. « C’est une musique pour les bébés » se dit-elle. Et elle n’est plus un bébé !

— « Compte les moutons » lui a dit maman. Ça par exemple, quelle drôle d’idée ! Et puis d’abord, quels moutons ? En plus pour s’endormir, il faudrait en compter des milliers ! Et elle ne sait pas compter autant, aucun enfant ne sait compter autant ! Elle n’est plus un bébé… mais elle n’est pas tout à fait une grande. Et puis… un mouton… c’est fait comment déjà, exactement ?

Elle sait bien que c’est blanc. Blanc comme les draps que maman fait sécher au soleil, et qui sentent bon la lessive. Blanc comme le lait qu’elle verse dans son bol le matin.

Et un mouton, c’est doux. Ce n’est pas mouillé comme le lait du petit déjeuner.


Rose attrape son doudou, qu’elle serre contre sa joue. ça chatouille, doucement, comme une caresse, comme un bisou de maman. Un mouton, cela doit être tout doux aussi.

Par la fenêtre, elle aperçoit la lune. Elle tend les bras vers elle et murmure : — « S’il te plaît, dessine-moi un joli mouton ! » Alors, autour, tout autour de la lune, arrivent de gros nuages blancs, comme d’énormes barbes à papa qui se déforment au gré du vent.   En regardant bien le ciel, on devine un gros bélier aux cornes toutes entortillées, des brebis cotonneuses qui font la course, et même un tout petit agneau qui joue à cache-cache avec une étoile !

Et puis, tout d’un coup, ce sont tous les nuages qui se changent en moutons. En moutons blancs dansant lentement dans une prairie de ciel parsemées d’étoiles. Le ciel scintille, et Rose s’endort paisiblement.

Un mouton, c’est blanc et tiède comme du lait, c’est doux comme un doudou, grand comme un nuage, et moelleux comme un rêve d’enfant.


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©CreerMonLivre.Com 2014. Dépôt légal 3e trimestre 2015. ISBN 978-2-917570-25-8. Loi n°49956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Ne pas laisser de jeunes enfants jouer avec la pochette et le CD. Imprimé en France. Crédits : Réalisation : Clément Douineau, Elodie

Fondacci, Lucile

Metz. Musiques

: Clément

Douineau, Thomas

Lapergue.

Enregistrement, mixage : Aurélien Patrice-Martin, studio Live Factory. Textes : Vanina Noël et Elodie Fondacci. Illustrations : Soufie Régani. Composition et maquette : Arnaud Saunier. Programmation informatique : Opsone. Narration : Elodie Fondacci et Benoît Allemane. Directrice de la collection : Angélique Dubois Coupry. Dédié à Hervé, Oscar et Rose Dubois.


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