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INTACT HYMEN MACHINE GLOBALE

Texte : Christian Sabas

L’Œuvre fixe l’œil convoque le regard et dénude le faiseur il demande en des considérations ouvertes de bien vouloir la porter au lisible, au visible en quelque sorte… quelque part… d’un indicible… d’un vif touchant essentiellement une qualité, une possibilité… un être… un moins mourir à coup sûr… l’autre s’y attelle au sens où, entrant dans le tableau, les pieds propres, les mains gantées de velours, la pensée peinte d’élégantes égratignures, de légendes, de blocages,… nu… le vide l’invective… Le noir au bord du trou dandine… il essayera d’en dire… d’un imaginaire confus… de la différence aux semblables… d’un vrai sur l’illusoire, des origines au néant… de l‘animal l‘humain… en son tréfonds et ses lointains… ses sources. il sera question d’en dédire tout le long que donne l’acte… tout le temps que danse le sang… toute la peur qu’indique, qu’inquiète le double… que le regardeur endure donc… et ne s’assoupisse pas… Fixant le tableau… donc hors-d’œuvre… il s’en ira… décodant, déclarer :


Intact hymen machine globale Je voudrais dire… voir écrire quelque chose sur… l’humain… de l’homme… sur l’homme dit mur… sur les murs, dans l’homme… mais… emmuré dans le me… mon homme s’enfonce… et maltraite, me traite, me fait si mal je voudrais commencer… je pourrais commencer ainsi et commenter… cela… Quand… un cœur si beau s’en va au loin Se joue du sort… se bat si fort… se donne encore Loin de tes mains… mais… entre tes seins… tiens C’est là que c’est pas si sain… et donc… en ce là… je m’y essaye… je m’assieds… autrement… C’est là que j’ai vu le temps, secoué par le vent… se tordre… et moi de là… autant j’attends… On y va… qu’on va où… vers… l’ouvert… de ce trou… qu’à peine… Le cri porte plainte… D’un affront fait à la chair Sur les fragilités du dit semblable La pensée eut été rognée Le sang ne fit qu’un tour La rupture fut brutale, totale Dénonçant un plongeon fou… nous y voilà presque. Mon ami… nu… devant le néant Allons-y… et essuie bien les pieds avant d’entrer… cherche la feuille… n’oublie pas la fleur installe la mère… et peins… ou éteins… l’étreinte… du poteau mitan d’où il tire ses habitudes… l’âme sonnera de l’ici, maintenant comme une pression sur le corps du mot, la dent du mal, dans le creux de la chair qui semble le noyer, et de là qu’il flotterait entre deux eaux un peu au-dessus du fond comme entre deux chairs un peu en-dessous des amours… la nuit avance… mon ami les enfants, déjà s’élancent… sur un vol déjeté des résistances se retrouvèrent là, lents et si proches… l’écorce dense tient en taille souffle au cœur nu, frotte l’œil… corps de bébé cœurs de papous En fait je crie de là où l’œil me tient… D’un repas de noces… d’où je trace… Des mentis d’amour Intact hymen machine globale Il y eut un contact étroit et froid d’avec le lit…


Quand se réveillant d’avoir tellement dormi ses mains encore endolories tachèrent la toile… d’un blanc simple… du rouge d’un sang… la morsure aura été terrible… ainsi soignée… son entrée en création suscita maintes interrogations. Il se couchait sur le lit et accoucha sur la toile de nombreuses parties de son monde merveilleux et si douloureux… n’eut-il songé ne serait-ce qu’une fois, qu’un instant… qu’il s’était mis à l’œuvre porté par les vents, les temps… l’aimant… De la chose il nous conta l’œuvre en des termes… tendus sur des bouts blancs les mots ont ri quand j’ai attaqué le tableau… j’y ai gratté jusqu’à l’os… je n’ai pas eu peur des fleurs qui se sont ouvertes légèrement… je n’ai plus peur de l’enfant qui pleure sur une terre sèche… des rouges ont touché des verts, des noires ont joué des bleus… des blancs ont serré des jaunes… des violés ont chéri des tendres. Une croche s’est accrochée à moi je l’ai décrochée… J’y ai grillé des neurones… ça y est sûr… rien que des images… d’où jaillira un jouir… un jour J’y grillerai des notes… qu’il faille défaillir… jusqu’au jouir… un jour Intact hymen machine globale élégant et frais… le tableau… sur ces airs morts s’en alla dire au grand parlant À boucher ce trop grand trou… à réparer ce déchiré… si déliré… à combler l’hallucinant. trace… dans le corps feint de la femme et tisse… de l’ombilic de l’homme… du cordon et ses nœuds Accroche-toi aux bouts rimés de l‘autre… tire ton souffle de l’à n’être entame doucement la chair du néant… nuances… casse pas les tons, dénature pas les sons… quand tu verras comment qu’ils créent… Insiste que les corps savent que seuls ils souffrent… quand l’âme erre et ment le lit ainsi tordu… quand vient la partition en ses milles morceaux et que l’enfant crie si fort qu’il ne saura être entendu rejoins tous les créateurs abîmés aux doigts rongés d’avoir voulu tenir… aux cœurs rompus d’avoir tant espéré… aux cordes épuisées d’avoir tant hélé… et c’est là encore qu’une voix cassée va trouer la nuit… faille-t-elle hurler jusque-là… jusqu’aux petits matins azurés… Intact hymen… du rêve… que révéler quand ils arrivent sauvages et doux, qu’ils soulèvent délicatement le voile… et qu’ils crèvent la toile en quelque sorte et que la noire se met à danser… la ronde s’étire… la blanche capote et signe le corps se mettra au frémir les cris sèmeront à tue tête… à croire qu’aux amours les coups et blessures n’ont pas façonné


le devenir, que les râles de l’enfant mourant n’attaquèrent pas le moral..; que les chairs déchirées du mari ne renvoyèrent à la brutalité d’un corps à corps… que les viols répétés des mères n’usèrent les possibilités de l’entendement… Que la perpétuelle mise en scène de la fin n’a pas déréglé l’esprit… intact hymen… tu tempêtes quand la tête remplie de crayons, d’encres, d’ombres, de chants et poèmes, et de pastels, d’huiles et de feuilles à ma quête… de l’asile de tes mains, tu bâtis un monde qu’un seul ne sait habiter… quand d’autres s’y abritent déjà… tu régentes ton histoire… ton destin… ta fin une idée émerge ici un soir il est si tard… Et l’étranger s’en vient s’installer là sur le côté de la nuit. la solitude le pèse… faudra quand même chercher, fouiller la chair que du vrai nous inonde… une boite s’ouvre sur l’histoire du monde… ou l’acte de fin disait la femme..; intact hymen De jouer depuis trop longtemps sur les rayures d‘une raison… qu’espères-tu Du corps sacré de l’unique aux cœurs saqués, sacrifiés de nos frères… scarifiés et maudits… que décides-tu Quand d’une langue sortant à peine un son sourd… il ose, s’essaye et murmure un je… je peux… je veux… alors reste-là, lent… descends et dis-leur en des gestes simples… ce que tu ne sais pas que dit le tableau. ce que concasse le personnage tapi dans la zone sombre aux éclatés si intenses… comment les vents tourbillonnants ont dispersé cette mémoire… Pourquoi et toujours cette dominante de rouge qui imprègne et contient ce fond… Ce toujours quoi et pourquoi en cette scène… de la mer, en retrait… si bleue et si profonde… D’un corps suspendu à la nuit un cri déchiré donna le la intact hymen les lèvres furent fendues quand la gerçure accentua les douleurs… ne t’en laisse pas compter… dorlotes la croûte, à peine séchée… la barbouille est son amie… qui nous distraira de ça… qui sort en force… trace sur les maux infernaux… les mondes in imaginés… n’arrête jamais… hume avec subtilité et tendresse… débauche la torpeur… la terreur… fouille dans le creux de tes envies… gratte en dessous des peaux mortes… mais que dis-tu… c’est quoi… t’as peur… des couleurs…


des odeurs… des autres… d’en bas de la toile, du trou qui bée derrière le sexe… hanté… doucement sali, souvent souillé… si seulement… tu verras… d‘autant en emporteront les vents… tu donnes ainsi tes premiers coups de pinceaux dans le nu… ce néant… qui te brûle, te consume… et des cendres au petit matin le tableau te regarde… Cessant de crier… tu crées… ta vie s’étale… un me imprègne, un je va dire… qu’il reprend une place, qu’il reconquiert un territoire, le sien, une portion de vie… Intact hymen tu reviens. et laisses filer… ces airs morts… qu’il faille au corps… y en aura qu’une ligne… qui dénonce et qui raconte qui faut le traiter comme on maltraite un homme… de là qu’on taira les tendus du mal… du malentendu en quelque sorte… ces airs morts… qu’il faille au corps… y aura qu’un peu à plier, à pleurer… ces airs morts… qu’il faille au corps… y a eu un temps et tellement… Et l’on sut de la chose… à l’œuvre que les mots ont ri quand j’ai attaqué le tableau… je n’ai pas eu peur des fleurs qui se sont ouvertes lentement… je n’ai plus peur de l’enfant qui pleure sur une terre sèche… des rouges ont touché des verts, des noires ont joué des bleus… des blancs ont serré des jaunes… des violés ont chéri des tendres. Une croche s’est accrochée à moi je l’ai cueillie… J’y ai grillé des neurones… ça y est sûr… rien que des images… d’où jaillir… un jouir… un jour Dans le noir… d’une âme… d’une histoire… à demeurer… en ces mains… quand elles dansent sur le visage… Les notes et pinceaux, scènes et caves… les encres osent et crient Aux poudres et pigments sur murs à expos… des huiles Mon feu s’est radouci Ma force s’est éteinte le flou de mon plongeon fou m’a vidé… j’ai été violé… je devins violet j’ai eu travaillé le conflit tout en ciselant les teintes j’ai été au fond du livre et ai résumé les charmes, les bosses, les frasques… les réservées, les dévergondages… La lampe tartine les écarts, articule de nos divisions et nos noirceurs. Le texte avance conduit, soulève et exhorte le rythme se fait va falloir frapper sur la peau corps beau… De la transe c’est ce qu’on veut quand ces airs partira… il faudra que tout le monde se mette debout qu’on sache qu’on a point avancé… et que nous y voilà plus nu que demain… nous aurions eu l’expérience de l’un de ces airs où rien ne fut partagé…


le matin va venir… de l’au-delà d’une danse… de sa transe… elle n’en sera que plus belle… d’avoir vécu autant devant la toile… et ici là… de l’œuvre, de derrière… il fut fait… qu’on entre en dire… qu’on entendit alors j’eus imaginé un souffle, un tourbillon, porté par les tueurs quelque chose d’entrainant et de déstabilisant… D’une lame qui tranche dans le vif de corps qu’on casse et dont les cœurs vont encore pleurer… D’un sexe qui pousse au berceau la pensée et qui accouche d’un bien inquiétant produit… élégant et frais… le tableau… sur ces airs morts va dire le grand parlant… ainsi les cents versets réduiraient la cassure, colmateraient la brèche… que l’âme y tienne que l’ouïe y aille que l’œil s’en détourne qu’une envie soudaine qu’une main y prenne qu’un corps s’y sente qu’une mort en réchappe qu’un cœur écarlate qu’une bouche s’en ouvre qu’une pensée bute qu’un réel achoppe ainsi l’âme erre… terre est là C’est ici qu’on sut que… les mots ont ri quand j’ai attaqué le tableau… je n’ai pas eu peur des fleurs qui se sont ouvertes délicatement… je n’ai plus peur de l’enfant qui pleure sur une terre sèche… comment a-t-il pu faire le tour des amours en une seule nuit… sur une scène, seule, sur une toile… où il dira que là il en peut plus et qu’il s’en irait finir le travail… maintenant des rouges ont touché des verts, des noires ont joué des bleus… des blancs ont serré des jaunes… des violés ont chéri des tendres. Une croche s’est accrochée à moi… je l’ai décollée… Quand un cœur si beau s’en va au loin


Se joue du sort… se bat si fort… S’adonne encore J’y ai grillé des neurones… ça y est sûr… rien que des images… d’où jaillir un jouir… un jour J’y ai grillé des notes c’est sûr… le chemin du retour… reste long mais si tendre… Mais voilà… c’est y pas ainsi que l’œuvre fond la peur Dilue les mythes Et qu’ainsi… l’an fend les temps À ainsi fuir le faire Son théâtre et ses angoisses l’acte dansera le mot qu’une phrase traîne sur les mous… du meurtre De la peau… Jusqu’aux os sur les acceptables de l’autant D’un affront fait à la chair Esquisse joue plusieurs figures d’un amour Dessins pleins allaient aux traits et tirets C’est ici qu’on sut que… sur un nœud coriace, loin de bloquer la phrase, aux lettres agrandies, à la dérive, d’une image dilatée, aux limites évasées… les écailles d’écriture de l’amer dormant, marécageux à souhait, sertirent le corps du grand parlant régnant sur une longue suite d’édifications stériles… L’Œuvre posa ses conditions à l’ordre… la fleur, des visages… aux parfums d’un soir… aux frais d’une histoire… d’un amour… s’en démit de tous les maux entachant sa venue, s’en vint questionner l’œuvre, hésitante… quelque peu chargée… balbutiant les défaites du vivre, se défaussant sur la dite fente… et celle-ci en un désordonné souvent, en un chaotique parfois laissa entendre qu’elle ira ailleurs… où demain demeurent les âmes… d’où se danse animus. les corps se dansent aux mythes à peau dure dans la nuit vorace résiste la stance Là ,le visiteur se fait étrange car inquiet un tant soit peu…


il demande : la toile était-elle tendue et a-t-elle été blanchie au départ… induisez-vous un sujet et pourquoi ce poisson… y a-t-il des règles en ce lieu… qui achète la toile, pourquoi un si grand format, qui commande ici… auriez-vous le culot de l’exposer… . de la voir si traitementée, malmenée… et les tourments qui s’y collent, de dénoncer quelles affres… quelles abysses et autres néants. lames de fond… quand l’an fend les temps l’œuvre fond l’amer bruits féconds… Secousses et cris À tord tu es… … cher ami… prenons garde et suivons les métamorphoses La mer veille, là, doucement parle au vent… d’un fond en flammes… dansant les flous du tableau d’où il agite son chaos… de l’un différent… au dit semblable… une œuvre s’y résout… d’une pratique, écrasant le sujet, brisant la ligne… les miroirs éclatés laissent poindre en face du monde toutes ces beautés violentes aux identités variées… il s’en irait écrire d’un certain ton… si vous pouvez pas m’aimer en tant que moi aimez-moi en tant que me nous y voilà donc… ce fameux acteur aux yeux vides… assez bien réussi tout de même… un beau morceau… une belle manière de dire encore l’homme… l’homme… cet animal… qui nous passionne sur l’autre dit d’artiste qui le maintient… nous questionnera encore et toujours, sur ce même qu’un savoir suppose et dont point n’en sue… quand le silence dort… fier d’enfant corps d’amour cris d’oiseaux… bleu profond aux liants subtils qui la constituent s’en trouva dévoilée… la peinture, donnant de ses couleurs, en des portes étroites que trouvent une voix déchantée… permettant à la se-gisante, soi-disante musique de déjouer… d’une bouche sèche. les mains en tremblent encore, le pinceau cherche un point, un centre, d’où partir, repartir… de la toile au tableau… d’une esquisse d’un cœur… au corps qui le démâte… à recoller les éléments d’un homme face aux yeux qui le regardent… de l’homme monstré, transformé…


l’homme touche, tique… et tape… trame et tisse… sur ma peau… peau de tambour��� sur ma pomme… pomme de pain… sur ma joue… rouge de vin Mais c’est y quand que je l’assume Mon même et vieux message… Que je sorte enfin… de l’œuvre Traits d’exil Le corps bégaye le mot brouillé Encore ce corps beau qui passe Au cœur si pur… s’en va au loin Se joue du sort… se bat si fort… se donne encore Loin de tes mains… mais entre tes seins… cris d’oiseaux… bleu profond jusqu’à l’os fends l’étant fonds l’amer fou d’amour

Tous droits réservés 2012 Christian Sabas


Intact Hymen