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N°27 - FÉV. 2013 - 2 e

ENTREPRENDRE en Beaujolais Magazine de la Chambre de Commerce et d’Industrie

DOSSIER

Quelles tendances pour le commerce dans le Beaujolais ?


e g a s s i t n l'appre

idable m r o f é it n u t r o p p es s i r p Une o e r t n e s le t e pour les jeunes

rer Vous voulez prépa ié le personnel qualif soin ? dont vous avez be rentis p p a s o v e n r te in treprise n e e tr o Formez en v e d s e d t métho aux savoir-faire e lais, dustrie du Beaujo n 'I d t e e rc e m m de Co Avec la Chambre rentissage : pp facilitez-vous l'a s e futurs apprenti • candidatures d contrats d'apprentissage ntissage e • dépôt d'offres d nregistrement du contrat d'appre te • établissement e s aides financières le • information sur

oint A En savoir plus : P - pointa@villefranche.cci.fr Tél : 04 74 62 73 00 ci.com www.beaujolais-c


SOMMAIRE

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS N°27 FÉVRIER 2013

Réalisation : Chambre de Commerce et d’Industrie de Villefranche et du Beaujolais 317 Bd Gambetta - BP 70427 69654 Villefranche sur Saône Cedex Tél. : 04 74 62 73 00 Fax : 04 74 65 31 79 www.beaujolais-cci.com E-mail : cci@villefranche.cci.fr

ISSN 1951-0918

Directeur de la publication : Noël COMTE Coordination de la réalisation : Elisabeth MEYZEN Rédactrice en chef : Elisabeth BALLERY Rédaction : Agence de presse Be-presse (E. Chaize, F. Sigot)

4 TABLEAUX DE BORD 5 ÉDITORIAL

Montage et réalisation du magazine : Shifumi - www.shifumi.com 69004 Lyon Flashage, impression, façonnage Imprimerie Chirat 42540 Saint-Just-la-Pendue

19 février 2013 Améliorer la visibilité de son site Internet à E-cité

6 ACTUALITÉS 8 PRODUITS 10 DOSSIER Quelles tendances pour le commerce dans le Beaujolais ?

17 INDUSTRIE

Plattard voit grand

18 INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Prévenir vols et cyber attaques

19 février 2013 10 clés pour entreprendre Séance d’information d’une demi-journée à la CCI

20

21 février 2013 . Club du Haut-Beaujolais . Club Azergues Entreprendre

P.

25 février 2013 Permanence Juridique sur les baux commerciaux à la CCI

TOURISME

26 février 2013 Permanence des Experts-comptables

19 CRÉATION

Ybizen démocratise le marketing sur Internet

PAR’ici voyage sur mesure

21 À TABLE

17

P.

INDUSTRIE

Adhérent :

Abonnement 8 € (4 numéros par an) Tirage : 7000 exemplaires

5 et 19 mars 2013 10 clés pour entreprendre Séance d’information d’une demi-journée à la CCI 7 mars 2013 Club Entreprendre en Val de Saône

20 TOURISME

Photos : Francis Mainard Crédits photos : Dr Vincent Auchane, Calade Design, eWines Bach Service, Bernollin, istockphoto.com. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf accord de la direction Entreprendre en Beaujolais

AGENDA

Le Saint-Romain revisite la cuisine du Terroir

12 mars 2013 Permanence des Experts-comptables à la CCI 13 mars 2013 . Permanence INPI à la CCI . Club des Entrepreneurs de la région de Beaujeu

22 ACTUALITÉS JURIDIQUES

14 au 23 mars 2013 Semaine de l’Apprentissage

23 DOSSIER RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE

15 mars 2013 Atelier repreneurs : analyse financière de l’entreprise à reprendre et évaluation à la CCI

Des produits porteurs de savoir-faire

• Revivez les temps forts du Salon en images • Les lauréats des Trophées « Excellence 2012 » • La CCI du Beaujolais s’engage dans le plan PME • Vœux 2013 de croissance à la CCI

31 ACTUALITÉS CCI

18 Mars 2013 Permanence Juridique sur les baux commerciaux à la CCI 18 mars au 24 mars 2013 Semaine de l’industrie 19 mars 2013 Club du Haut-Beaujolais 21 mars 2013 . Club Azergues Entreprendre . Club des Entrepreneurs de Anse/Limas 2 et 16 avril 2013 10 clés pour entreprendre Séance d’information d’une demi-journée à la CCI 3 avril 2013 Permanence INPI à la CCI

G Vous souhaitez recevoir la NEWSLETTER de la CCI du Beaujolais G Vous souhaitez connaître les coordonnées des entreprises citées dans ce numéro

P.

18

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

4 avril 2013 Club Entreprendre en Val de Saône 8 avril au 13 avril 2013 Quinzaine de l’international 10 avril 2013 Club des Entrepreneurs de la région Beaujeu Contact CCI : Dominique Cérutti Tél. : 04 74 62 73 00

www.beaujolais-cci.com ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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TABLEAU DE BORD

Indicateurs économiques du Beaujolais Les créations et reprises d’entreprise en Beaujolais 112

2012 4e trim. 2011

122

2012

75

3e trim.

14

29 23

23

123

22

66

2012

125

21

36

24

50

2011

126

2012

162

28

2011

158

32

37

2012

188 419

2011

218 153

2012

200 701

2011

231 745

2012

170 316

2011

218 378

100

52

150

200

250

0

transferts

reprises

4674 8502 11034 13012 2335 8453 4865

1er trim.

1er trim.

créations pures

210 157

2e trim.

2e trim.

50

175 534

2011

3e trim.

2011

0

2012 4e trim.

19 9

Trafic marchandises aux ports de Villefranche-sur-Saône

50 000

100 000

8480

150 000

trafic voie fluviale

200 000

250 000

300 000

350 000

trafic voie ferrée (source CCI)

(source CCI)

Contrats d’apprentissage Par secteur d’activité

2010

2011

2012

Bâtiment Travaux Public

21

23

17

Par niveau de diplômes préparés

Commerces - Services

190

258

248

BAC + 2, DUT, BTS, DEUG

Hôtel Café Restaurant

14

18

18

Industrie Production

70

73

71

Santé Sanitaire et Social

0

1

1

BAC PRO (IV) ou BP ou sortie classes terminales BEP (V) ou CAP ou niveau seconde Diplôme de grande école ou universitaire

Transport - Logistique Total général

3

5

3

298

378

358

Baromètre du commerce

Secteurs d’activité

2011

2012

73

88

23

105

125

43

86

108

120

23

26

91

Ingénieur

11

31

81

Total

298

378

358

Mouvements sur l’aérodrome de Villefranche-Tarare

Évolution du CA du 4e trimestre 2012 par rapport au 4e trimestre 2011

2011

2012

avions

9 944

8 970

aéronefs basés

Alimentaire

19 %

hélicoptères

5 550

5 493

Culture, loisirs, cadeaux

14 %

remorqueurs

1 562

1 338

Équipement maison

-7 %

aéronefs extérieurs

Équipement personne

-8 %

Restauration

15 %

avions

5 175

5 052

Services

6%

hélicoptères

696

788

Total général

-2 %

22 927

21 641

(source : CCI - Beaujolais)

4

2010

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER AOÜT 2012 2013

Total mouvements

(source CCI)


ÉDITORIAL

Le Beaujolais mise sur ses commerces

Q

ue seraient nos villes et nos villages sans leurs commerces ? Elément clé du dynamisme territorial, le commerce est un lieu d’échanges, de contacts, de vie, proposé en sus du service de proximité qu’il offre. Le commerçant prend alors une dimension sociale qui dépasse sa mission première « d’entrepreneur marchand ». Il contribue au quotidien à la qualité de vie des populations, créant le lien qui anime nos villages comme nos quartiers en ville. Le commerce est également un secteur économique majeur, qui représente 35 % des entreprises et 27 % des emplois sur le Beaujolais. Il est un élément à part entière de l’attractivité de la région, qu’il convient d’organiser au regard des principes d’aménagement du territoire, de développement durable et de satisfaction des besoins des consommateurs. En effet, si l’attractivité du Beaujolais repose très clairement sur sa position géographique, elle le doit aussi à une économie diversifiée, forte d’une offre commerciale dynamique, qui se construit à l’initiative des élus locaux, en lien avec les acteurs économiques comme la CCI. Afin d’alimenter les travaux et les réflexions des élus locaux sur leur appareil commercial, et pour répondre globalement à ce besoin d’expertise, la CCI a mis en place depuis quelques années l’Observatoire du Commerce. La 9ème enquête de consommation des ménages, dont les premiers résultats ont été publiés en octobre 2012, est un élément clé de ce dispositif de veille et d’observation. Elle en est le document de référence. Aussi avons-nous choisi de vous livrer les principaux enseignements de la 9e enquête dans ce nouveau dossier d’Entreprendre en Beaujolais. C’est l’occasion de mettre en lumière le dynamisme commercial du Beaujolais avec les témoignages des

commerçants, et de vous présenter la richesse de l’offre commerciale du territoire, depuis les circuits courts jusqu’au e-commerce. Vous (re)découvrirez que le commerce sait se renouveler pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et offrir des opportunités d’emploi. Dans cet esprit, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais développe une palette d’outils au service du commerce et des commerçants. Parce que l’union fait la force, elle les invite à adhérer aux Unions Commerciales pour mutualiser les actions de promotion et les propositions d’animation, et elle vient en appui de la Fédération des Associations de commerçants et d’artisans du Pays Beaujolais, qui regroupe 15 unions commerciales locales. La CCI s’engage en outre aux côtés des collectivités, tant dans les opérations de redynamisation commerciale de villes et de bourgs centres, que dans l’implantation de multiservices en milieu rural. Elle propose également des pré-diagnostics « performance commerce ». Enfin, aux côtés de la CAVIL, la CCI est à l’initiative de e-cité, le nouveau pôle de e-commerce en Beaujolais ! Autant d’actions pour accompagner les commerçants de notre territoire et veiller, avec les collectivités, au maintien de ce cadre de vie privilégié sur le Beaujolais, l’un des atouts de notre territoire et non le moindre, et auquel le commerce contribue fortement.

Noël Comte, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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ACTUALITÉS

Everest Echaffaudages s’implante à Chalon-sur-Saône Créée en 2007 avec le soutien de Beaujolais Initiatives, Everest Echafaudages, spécialiste de la location d’échafaudages, vient d’ouvrir une agence à Chalon-sur-Saône. Dans un premier temps, le site emploiera 4 salariés avant de prendre son véritable essor en 2014. « Ce secteur géographique bénéficie d’une intensité concurrentielle faible et d’un accès routier très aisé depuis Villefranche-sur-Saône, soit autant de perspectives encourageantes de développement », indique Frédéric de Saint Jean, PDG d’Everest Echafaudages. La société emploie aujourd’hui 11 personnes et a réalisé 1,4 million de chiffre d’affaires en 2012, en progression de 30 %. « Nous avons misé dès le début sur un positionnement atypique à travers l’achat d’un parc important de matériel neuf très performant, l’embauche d’un conducteur de travaux après seulement 18 mois d’activité, la mise en place d’un suivi commercial prévoyant l’envoi de tout devis dans un délai maximum de 48 h, et l’obtention d’une première certification Qualibat dès la seconde année d’activité », retrace Frédéric de Saint Jean. Ainsi, la société est parvenue à se hisser parmi les cinq plus importants loueurs d’échafaudages de la région Rhône Alpes.  

6

La Poste roule électrique D

epuis mi-octobre, dix véhicules électriques sont à la disposition des personnels de l’établissement de la Poste de Villefranche-sur-Saône. « Nous les utilisons pour la distribution du courrier en matinée, et pour les collectes de l’après-midi. Ainsi, nous pouvons les recharger partiellement durant la pause de la mi-journée. Nous mettons par ailleurs la nuit à profit pour effectuer les rechargements complets des batteries  », pré-

cise Gilles Turus, directeur de l’établissement de Villefranchesur-Saône. L’autonomie de ces véhicules étant limitée à une petite centaine de kilomètres, les agents de la Poste caladoise privilégient les tournées du centre ville. Pour l’heure, les premiers retours sont enthousiastes : « les collaborateurs sont séduits par la facilité de conduite, l’absence de bruit et par le confort. Il est notamment possible de programmer le chauffage, donc

autant dire que l’hiver, ce petit plus est très apprécié », explique le directeur. En un an, ces dix véhicules devraient permettre à La Poste de réduire ses émissions de CO2 de 26 tonnes. Et peut être d’un peu plus, car dans la lignée des véhicules, 13 vélos à assistance électrique sont venus remplacer les deux roues, permettant de réduire l’effort fourni pendant la tournée, mais aussi de protéger la planète.

Graphicône étoffe son offre S

pécialiste de la photogravure, Graphicône est aujourd’hui encore active sur ce créneau. « Ce métier a en partie disparu, mais heureusement nous avons anticipé cette mutation en nous orientant il y a une dizaine d’années vers la photogravure appliquée au packaging  », retrace Patrick Vilaire, son dirigeant. La société caladoise de 4 personnes est notamment devenue l’un des fournisseurs du groupe Massilly, spécialisé dans l’impression sur métal de capsules, boîtes, plateaux... Depuis sept ans, elle a intégré un graphisteconcepteur expérimenté, ce qui lui permet d’accompagner ses clients de la conception à la réalisation des outils de communication. Graphicône poursuit

aujourd’hui sur le chemin de la diversification de son activité. «  Nous venons d’acquérir un traceur à encre à solvant pour réaliser des impressions et la découpe en simultané. Avec cet équipement, nous pouvons tout aussi bien imprimer des grandes bâches de plusieurs mètres carrés, des adhésifs, des panneaux publicitaires que des petites étiquettes », explique le dirigeant,

sur le point de passer le relais de la direction de l’entreprise à son fils Nicolas. L’investissement de l’ordre de 20  000 euros permet de démarcher une cible de clients très large. « Nous venons de commencer la prospection commerciale », annonce Patrick Vilaire.

En bref Jaillet Energies se lance

Après dix années passées au sein d’une entreprise familiale spécialiste du froid et du chauffage, Cédric Jaillet vient de créer son entreprise et de mettre à profit son savoirfaire, avec l’ambition de « conserver une taille humaine favorisant la proximité avec les clients ». Positionnée principalement sur l’installation, le dépannage et l’entretien

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des systèmes de climatisation et des pompes à chaleur, mais aussi la plomberie et le chauffage, Jaillet Energies compte déjà deux salariés et un apprenti. Active géographiquement sur une centaine de kilomètres autour de Lyon, la société de Chessy les Mines intervient auprès des particuliers et des professionnels. « Les premiers retours clients sont positifs. Nos clients apprécient

spécialement notre disponibilité et le fait d’avoir un interlocuteur unique à même de les conseiller et de prendre en charge l’ensemble de leurs travaux », commente le gérant de Jaillet Energies. Cédric Jaillet a bénéficié du soutien de Beaujolais Initiatives pour mener à bien son projet de création.


ACTUALITÉS

Segepo gagne un nouveau marché et investit L

e spécialiste du décolletage commence l’année sur une note positive. «  Nous avons remporté une consultation lancée par le danois Danfoss qui a souhaité externaliser une partie de sa production réalisée au Danemark  », explique Philippe Chapeaux, Pdg de Segepo. L’entreprise spécialiste du décolletage, de l’usinage et de l’assemblage vient donc d’investir 2 millions d’euros sur ses sites de Saint-Lager et Châtillon-sur-Chalaronne dans l’aménagement de deux ateliers de production et l’achat de ma-

chines auprès de son nouveau donneur d’ordres. « Nous avons l’assurance de ce contrat pour les trois prochaines années. Mais nous visons plus loin », anticipe le Pdg. Depuis le tout début de l’année, les salariés de Segepo s’affèrent à la fabrication de petites pièces entrant dans la production de vannes de régulation pour les équipements de réfrigération. D’ici la fin de l’année prochaine, une vingtaine de personnes viendront rejoindre les 240 salariés du groupe pour accompagner son développement. « Notre activité

est en progression de 6 % sur l’année dernière où nous avons réalisé 35 millions d’euros de chiffres d’affaires. Ce sont principalement les marchés à l’export qui tirent cette croissance ». Implanté à Saint-Lager, Châtillon-sur-Chalaronne et Grenoble, Segepo possède également un site en Pologne et un en Turquie. L’entreprise travaille essentiellement en sous-traitance pour les équipementiers automobiles, les fabricants de biens d’équipement, les constructeurs de poids lourds et d’engins de travaux publics.

Le rugby veut transformer l’essai aux côtés des entreprises locales A

ctuellement en Fédérale 3, le CS Villefranche-sur-Saône ne cache pas ses ambitions. « Notre objectif est de monter en Fédérale 2 d’ici un an ou deux et de viser la Fédérale 1 à l’horizon de cinq ans. À ce niveau, le spectacle est vraiment de qualité et les retombées sont importantes pour les partenaires, notamment en terme de communication  », explique Jean-Louis Alloin, président du club de rugby caladois. Une aventure que le président du club de Villefranche-sur-Saône souhaite conduire avec les en-

treprises locales. « Nous avons besoin des entreprises du bassin caladois pour relever ce défi ! ». « Les acteurs économiques qui ont déjà rejoint le club savent combien l’aventure entrepreneuriale et l’aventure rugbystique sont riches en points communs. L’esprit d’équipe, la motivation, le challenge, sont des valeurs chères au rugby et des valeurs que partagent le monde économique. Nos entreprises ont aussi besoin de pouvoir compter, parmi leur personnel, des collaborateurs qui portent ces valeurs »,

souligne Noël Comte, président de la CCI du Beaujolais. Le rapprochement du sport et des entreprises était d’ailleurs le thème retenu pour le 2e salon de l’entreprise qui s’est tenu le 25 octobre 2012 à ParcExpo. L’ambition de Jean-Louis Alloin est maintenant de rallier à la cause du club les 10 plus grosses entreprises de la région caladoise. « Quelquesunes nous ont déjà rejoint, et nous ne doutons pas de notre capacité à convaincre », annonce le président du CSV.

En bref Casa Solari met l’Italie à sa table

Depuis le 2 juin dernier, Sandrine Solari propose une multitude de produits italiens. « Je me rends en Italie une fois par mois afin de m’approvisionner auprès de producteurs locaux. Ma tante qui possède une épicerie fine en Emilie Romagne, m’aide à les sélectionner », précise la créatrice de Casa Solari. De la copa

aux jambons de Parme en passant par les olives et les pâtes, l’épicerie fine caladoise ne commercialise que des produits italiens. Les fêtes ont été l’occasion de dévoiler une sélection de mets raffinés aux clients, mais c’est déjà vers l’été que se tourne Sandrine Solari. « Je suis en train de m’organiser pour réaliser des plateaux de charcuterie avec les vins qui les accompagnent », dévoile

la jeune femme. Pour l’heure, elle assume seule l’approvisionnement et la vente, mais si la croissance est au rendez-vous, Sandrine Solari envisage de sous-traiter les allers retours en Italie pour disposer de plus de temps pour ses clients. Elle conservera la main sur la sélection des petits fabricants locaux capables de lui proposer des produits vendus nulle part ailleurs dans la région.

Coquard met le cap sur les mini laiteries Spécialiste de la production de ferments lactiques destinés aux fabricants de fromage et d’équipements pour les fromageries, Coquard vient de mettre au point un concept de mini laiterie. « Notre offre comprend le bâtiment, les process de fabrication pour une dizaine de produits tels que fromages et yaourts, mais aussi tout le matériel nécessaire pour mener à bien les fabrications. En outre, nous accueillons les futurs opérateurs pour les former aux techniques de production », décrit André Coquard, Pdg de la société éponyme. Installé dans un show room à Saint-André le Bouchoux, ce concept de mini laiterie est destiné à être commercialisé dans les pays de la zone sub saharienne, ainsi qu’en Inde, au Sri Lanka et dans les Caraïbes. « Nous débutons la prospection commerciale », annonce André Coquard. En attendant, Coquard poursuit également le développement de ses gammes d’ingrédients et de fournitures pour les fromageries fermières. Avec 17 personnes, l’entreprise installée à Villefranche-sur-Saône a réalisé 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier.

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La vigne au service de la beauté

Le docteur Vincent Auchane, fondateur de la clinique esthétique d’Ambérieux d’Azergues, est aussi le spécialiste à l’origine d’une nouvelle gamme de produits cosmétiques. « Pendant 20 ans, j’ai été confronté à de multiples questions sur la cosmétique », explique Vincent Auchane. Il s’intéresse ainsi depuis de nombreuses années au processus de cicatrisation du derme. Après trois années de recherche, la gamme du Dr Auchane a vu le jour en 2012. Quinze soins hauts de gamme, faisant appel aux propriétés uniques de la fleur de vigne, sont actuellement disponibles. La fleur de vigne est réputée favoriser le renouvellement et les échanges cellulaires. La formule, créée exclusivement pour la marque et adaptée à toutes les peaux, possède des vertus reconnues et testées scientifiquement. L’intégralité des produits de la gamme est fabriquée en laboratoires en France, et en Rhône-Alpes pour l’essentiel. Un choix assumé que Vincent Auchane justifie : une production locale lui permet un meilleur contrôle et une plus grande réactivité dans le cadre des soins prodigués aux patients. Pour les distribuer, l’entrepreneur a choisi la vente directe, en projetant de recruter en 2013 entre 100 et 150 conseillères beauté dans la région. Pour le moment, elles sont déjà une vingtaine à avoir rejoint l’aventure. www.dr-vincentauchane.com

Calade Design, métal, lumière et créativité !

Thierry Putey connaît le métal par cœur. Ancien responsable technique chez Arcelor Mittal, il a quitté l’entreprise en mars dernier pour se consacrer à un projet de création initié en 2009. À la base, une idée : fabriquer des objets décoratifs en métal qui pourraient être vendus en kit, et commercialisés à grande échelle. Faciles à monter, ils ne requièrent aucune soudure grâce à un système d’encoches ingénieux. Pour cela, il était aussi nécessaire que les pièces soient « facilement transportables ». « Le temps de lancer la fabrication », explique-t-il, et le magasin a ouvert ses portes en août 2012. Dans son showroom du 141, rue Déchavanne au centre de Villefranche-sur-Saône, Thierry Putey présente ses œuvres. Des pièces de métal imposantes, puissantes, à l’élégance indéniable. Faits d’aluminium, les objets sont pensés pour être disposés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ici pas de pièces uniques, mais des modèles conçus par l’entrepreneur et fabriqués en petite et moyenne série par une entreprise de Lacenas. À l’heure actuelle, son catalogue compte 10 références. Un bon début, selon le créateur, qui ambitionne de « présenter plusieurs nouveaux produits dans les mois à venir ». Sur commande, il conçoit aussi des pièces uniques, par exemple un lustre pour un hôtel aux Contamines, en Haute-Savoie, ou bien des panneaux pour des magasins... Calade Design, dont le projet a été soutenu par Beaujolais Initiatives, compte bien se développer. Pour commencer, un site internet a été lancé en décembre dernier. En janvier, l’entrepreneur participait au salon Maison et objet à Paris. 8

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PRODUITS

La passion du vin en ligne

« Comment consommer ce vin ? Avec quelle association de mets ? Dois-je le garder encore un ou deux ans ? Que me reste-t-il dans ma cave ? Comment me souvenir de ce vin dégusté au restaurant ?... ». Autant de questions que beaucoup d’amateurs de vin ont dû se poser. Des interrogations qui trouvent aujourd’hui facilement réponses grâce à eWines, l’application smartphone lancée sur iOS en février. À l’origine du projet, la société Bach Service, créée en mai 2012 à Villefranche-sur-Saône. Elle recourt à une technologie novatrice de reconnaissance d’images, conçue par Christopher Bourez, l’un des deux créateurs avec Christophe Decogne. Oubliez les QR Codes, cette application mobile reconnaît directement les étiquettes de bouteilles de vin. Son but est de permettre aux viticulteurs de faire la promotion de leur production, et aux utilisateurs de découvrir les secrets de millésimes. Avec eWines, d’abord développée pour iPhone, les amateurs de vins pourront tenir à jour leur cave, scanner des bouteilles pour en apprendre plus sur tel ou tel cru, ou encore prendre des notes de dégustations afin d’en garder une trace. Un google du vin en somme. Aujourd’hui, 2000 vins sont déjà référencés, et tout est mis en place pour que les vignerons viennent renseigner et compléter cette base de données. Grâce à un système de mise en avant publicitaire, l’application est entièrement gratuite, aussi bien pour les utilisateurs que les producteurs qui souhaiteraient être référencés. Après les premiers retours utilisateurs, l’application devrait démarrer sur Android. De nombreux projets sont encore à l’étude, notamment une place de marché.

Cuisine Bernollin : le fourneau des grands chefs s’invite chez les particuliers Quel passionné de cuisine n’a jamais rêvé de posséder un équipement professionnel ? C’est aujourd’hui possible. Spécialisée depuis cinq générations dans l’aménagement de cuisines haut de gamme pour les particuliers, la société Bernollin, située à Anse, dirigée depuis dix ans par Arnaud Bernollin, s’est rapprochée de l’entreprise Athanor, à Izeaux (Isère), référence incontestée dans le monde professionnel - ils ont, par exemple, équipé la dernière brasserie de Paul Bocuse. Ensemble, ils conçoivent des fourneaux sur-mesure à l’usage des particuliers. En vente depuis maintenant un an, les fourneaux Bernollin by Athanor sont tous des pièces uniques. Le modèle est d’abord conçu par les architectes de Bernollin pour adapter au mieux les technologies professionnelles aux besoins des particuliers. Cela va du type de cuisson (gaz, induction, polycuiseurs), à la forme et la couleur. Le fourneau est ensuite fabriqué dans les ateliers d’Athanor. Mathieu Viannay, meilleur ouvrier de France et Chef doublement étoilé du restaurant La Mère Brazier à Lyon, est partenaire des cuisines Bernollin sur cette opération. Il intervient dans la conception ergonomique de chaque fourneau conçu en fonction des besoins et des exigences du client. Avec un prix compris entre 10 000 € et 25 000 € - soit le prix d’une cuisine classique chez Bernollin - les fourneaux sont un produit à part, dédiés à un public passionné de grande cuisine. Doté d’un tel équipement, rien n’empêche alors de faire venir un chef à domicile, ou de le devenir soi-même !

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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DOSSIER

Si les consommateurs consomment moins, ils sont sensibles au mieux consommer. 10

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DOSSIER

Les résultats de la 9e enquête consommateurs de la région lyonnaise et beaujolaise ont été présentés en décembre dernier. Entre mutation des modes de consommation, développement du commerce sur Internet, retour aux produits du terroir ou encore essor du bio, l’étude révèle les grandes lignes de force qui dessineront l’avenir du commerce. Quels enseignements retenir ? Comment les principales tendances s’illustrentelles déjà sur le territoire du Beaujolais ? État des lieux.

Quelles tendances pour le commerce un dans le Beaujolais ?

C

’est sur fond de stagnation des dépenses que la 9 e enquête consommateurs1 a été menée. L’étude a en effet été réalisée entre septembre et décembre 2012, alors même que les dépenses de consommation des ménages, au niveau national, marquaient le pas. Selon les résultats de l’étude, la très nette augmentation des achats contraints - dépenses de logement, d’enseignement, de santé, de chauffage, d’électricité - entame subs-

tantiellement « le potentiel d’achat » des ménages. Pour autant, comme l’explique Gérard Vandamme, Trésorieradjoint de la CCI Beaujolais en charge du commerce, « les particuliers ne veulent pas non plus restreindre leur consommation plaisir, consacrée aux communications, au restaurant, à la culture, aux loisirs ». Pour mieux céder à la tentation, les consommateurs tendent dès lors à faire des économies sur les dépenses dites d’arbitrage, c’est-à-dire

1. La 9e enquête consommateurs de la région lyonnaise et beaujolaise est réalisée à l’initiative de la CCI de Lyon, en partenariat avec la CCI du Beaujolais, le Grand Lyon, le département du Rhône, la Ville de Lyon, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Rhône, et trois syndicats mixtes porteurs des SCOT (SEPAL, Beaujolais, Ouest Lyonnais) sur le territoire étudié.

ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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et une sensibilité accrue aux problématiques de développement durable, qui impacteront durablement les habitudes de consommation.

La qualité des produits avant tout

Thierry Flechet, fondateur de la société Modz

Les Français s’efforcent de réduire leur consommation d’arbitrage

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sur les produits alimentaires ou non alimentaires (habillement, matériel hifi,…) et les transports. Ainsi, en 2012, les dépenses d’arbitrage représentent en moyenne 38,7 % des dépenses globales, contre 42,1 % en 2008 et 45,3 % en 1998. En comparaison, en 1998, les dépenses plaisirs représentaient 15,5 % des dépenses et 17 % aujourd’hui. Les tendances de consommation locales sont ainsi pleinement en phase avec l’enquête de consommation 2012 réalisée par Opinionway et Sofinco (Sofinscope), qui montre comment les Français s’efforcent de réduire leur consommation d’arbitrage. Parmi les nouvelles pratiques, sont citées l’acquisition de produits durables avec une durée de vie longue et garantie, le recyclage et les bons plans d’achat par Internet pour 88 % des Français, la généralisation du prêt, de l’échange, du troc pour 70 % d’entre eux, ou encore le covoiturage pour limiter les dépenses et la pollution à 87 %. Des logiques dictées à la fois par un impératif financier

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« Si les consommateurs consomment moins, ils sont sensibles au « mieux consommer » », affirme avec force Gérard Vandamme. En particulier, les ménages sont prêts à payer plus cher pour des produits de qualité. La qualité est sans conteste une force à mettre en avant, parce qu’elle incite à sortir de la course au prix le plus bas. Le marché couvert de Villefranche-sur-Saône bénéficie pleinement de cette tendance. « Il rencontre chaque semaine une forte affluence », confirme Patrice Ferry, horticulteur et président de l’union commerciale. Ces résultats se situent en cohérence avec ceux de l’enquête, puisque sur l’ensemble de la région, 78 % des consommateurs déclarent fréquenter les marchés, contre 73 % en 2006, soit une hausse de 5 points. De même, 43 % achètent sur les marchés au moins une fois par semaine. Le marché couvert accueille des clients venus de tout le Beaujolais, et parfois même d’un peu plus loin. La recette de son succès ? La notoriété de maisons à la réputation solidement établie sur le territoire, et une qualité des produits qui facilite l’instauration d’habitudes d’achat. Le marché attire certains dimanches jusqu’à 5 000 personnes. Il contribue au rayonnement du centre de Villefranche-sur-Saône, premier pôle de consommation en Beaujolais identifié par la 9e enquête. La qualité peut aussi passer par des initiatives comme celle de Cœur de Ferme, un groupement de 14 producteurs à Lucenay qui propose la vente de produits en direct. Olivier Artigue, l’un des associés, est l’un d’entre eux, éleveur de canards et de poulets depuis 10 ans. Depuis toujours, il milite en faveur des circuits courts. Le projet a mis trois ans avant de sortir de terre, dans un espace


Le sourire à proximité

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de 240 m2 ouvert en septembre 2012. Deux semaines après l’ouverture, de nouvelles habitudes étaient déjà prises par les habitants : « nous répondons à une vraie demande ». Les producteurs doivent toutefois composer avec une clientèle exigeante « qui veut à la fois des produits locaux de qualité et de la diversité, ce qui est complexe pour nous. Nous n’avons certes pas tous les produits, mais déjà une belle gamme ». Ouvert du mercredi au dimanche midi, le magasin accueille en moyenne 1 200 clients par semaine. « En six mois, nous avons atteint les résultats prévus sur un an », annonce le producteur. Aujourd’hui, l’espace de vente assure 50 % de son chiffre d’affaires. Pour l’ensemble des commerçants, il devient ainsi essentiel de valoriser l’origine des produits, surtout lorsqu’ils sont issus du territoire et qu’ils offrent les meilleures garanties de qualité.

Villefranche-sur-Saône en pôle position

À l’échelle du Rhône, Villefranche-surSaône représente la 5e polarité commerciale du département, juste après la Part

Dieu, la Presqu’île à Lyon (plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires) ou encore le centre commercial Porte des Alpes Sud à Saint-Priest (entre 500 et 600 millions d’euros). Le centre-ville de Villefranche et sa périphérie, et dans une moindre mesure Belleville, sont les pôles commerciaux majeurs du secteur. La diversité des magasins, le choix des produits et les facilités de stationnement y sont particulièrement appréciés par les consommateurs. Parce que cette diversité de l’offre répond globalement aux besoins des populations, le nord du département limite les phénomènes d’évasion commerciale. « Dans ce domaine, le Beaujolais se situe à l’équilibre ou à peu près », analyse la CCI. Sur 741 millions d’euros de potentiel d’achat total sur le territoire, 74 % sont dépensés dans le Beaujolais. En attirant des populations extérieures, notamment de l’Ain, le commerce du Beaujolais affiche un chiffre d’affaires total de 769 millions d’euros (dont 55 % réalisés à Villefranche), supérieur à celui des pôles commerciaux majeurs de l’agglomération lyonnaise. Cet attrait s’explique par une offre perçue comme alternative, à mi-chemin entre Mâcon et

n 2008, Sylvie Fayolle entame sa reconversion. Commerçante depuis toujours, elle entend parler d’un fonds de commerce dans le centre de Blacé. Bien qu’intéressée, le local s’avère trop onéreux pour elle. Toujours dans le village, l’ancienne épicerie est à racheter. Les banques lui font confiance et elle ouvre un commerce multiservice. Devant l’essor de son activité, elle constate alors qu’une telle activité «  a manqué au village  ». « Le point de vente a fonctionné assez vite, même si pendant cinq ans j’étais sur tous les fronts  !  » constate la commerçante. La jeune femme s’est donnée les moyens de sa réussite en proposant un service d’épicerie, de presse, de tabac, associés aux dépôts de pressing, jeux à gratter et même à un point chaud, puisqu’elle possède son propre terminal de cuisson. Face au développement de son activité, la Mairie lui a proposé de s’installer dans l’espace qu’elle convoitait cinq ans plus tôt. Elle a réouvert en août 2012, suite à un soutien de la Mairie et à l’accompagnement de la CCI dans le cadre d’un dossier FISAC. Dans ses locaux agrandis, elle possède désormais deux terminaux de cuisson, une rôtisserie ; elle propose en outre des fleurs, des produits locaux, ainsi qu’un distributeur d’argent mis en place par une banque locale. Selon Sylvie Fayolle, ses clients sont prêts à payer un peu plus pour des services et un sourire. Sous enseigne Proxi Marché, ses prix ont également baissé avec un chiffre d’affaires en hausse, ce qui lui a permis d’embaucher une salariée.

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RueAmpère.com allume la toile

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ueampere.com est un nouveau site de vente en ligne de matériel électrique pour les particuliers. Fort d’une longue expérience de commercial en produits industriels en B2B, Rodolphe Leriche, son jeune créateur, a passé un an à monter son projet. C’est en novembre 2012 que le site a ouvert ses portes sur la toile. Le premier locataire de la pépinière e-cité compte bien se faire un nom : « Je commence en douceur pour le moment, mais 10 500 internautes ont déjà visité notre boutique depuis novembre », commente-t-il. Sur son site, Rodolphe Leriche vend tout le matériel nécessaire à un particulier qui souhaiterait refaire son système électrique : caches prises, tableaux électriques, ampoules LED, interrupteurs high-tech, prises USB murales, interrupteurs sans fil... Passionné par ces produits et les nouvelles technologies, Rodolphe Leriche compte atteindre l’équilibre d’ici fin 2013. En attendant, il anime un blog et réalise même des vidéos explicatives afin d’assister les clients dans leurs travaux. Fournie en grande partie par le réseau de distribution Legrand, sa structure se différencie en proposant une large gamme de choix. Chez lui, les caches prises ne sont pas simplement blanches, mais en inox brossé, en verre, en bois et même en cuir, bleues, rouges, ou aux formes très design. « J’essaie de trouver des produits pour lesquels j’ai un coup de cœur. En aucun cas je ne souhaite proposer la même chose que les autres ».

Lyon, alliant proximité, qualité et diversité. Le succès de la rue Nationale, avec un fort maintien d’enseignes indépendantes plutôt haut de gamme, constitue l’un des facteurs d’attractivité du commerce local. L’autre raison du succès est la complémentarité et le maillage étroit entre les formes de distribution. « Il existe sur le territoire un véritable équilibre entre le commerce indépendant et la grande distribution, ce qui constitue une force », 14

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commente Gérard Vandamme. Des équilibres qu’il convient de préserver et qui font l’objet d’observations attentives de la part des équipes de la CCI, dans le cadre de l’application de la Loi de Modernisation de l’Économie (LME) de 2008. Celle-ci instaure en effet de nouvelles règles d’implantations, notamment pour les points de vente compris entre 300 m2 et 1000 m2 de surface de vente. En matière d’implantation ou de création de commerce, les études de marché constituent un passage obligé. « Il convient de mener des études sérieuses de faisabilité et d’étudier toutes les ressources - ou limites - d’une zone d’implantation potentielle », renchérit Gérard Vandamme. Cette expertise disponible à la CCI s’applique à toutes les formes de commerce, y compris aux multiservices ruraux. « Un multiservice sans une zone de chalandise autour de son lieu d’implantation est voué à l’échec », poursuivent les équipes de la CCI. L’exemple du point de vente créé à Blacé par Sylvie Fayolle illustre bien cette réalité. Une bonne implantation, ainsi qu’un investissement personnel très important de la gérante et le choix d’un bon positionnement de l’offre, ont été des facteurs clés de succès. « Dans le commerce de proximité, il faut tout réunir sur place pour conserver les clients » confie sa responsable, récemment installée dans de nouveaux locaux avec son employée. La moitié de son chiffre d’affaires provient de la presse, des jeux, du tabac, l’épicerie ne représentant que l’autre moitié. Son secret ? Un service inégalé, le sourire, le choix des produits et la disponibilité, grâce à une large amplitude d’horaires d’ouverture.

Un consommateur connecté

C’est pourtant de ce sourire que le consommateur choisit de s’affranchir en optant pour le commerce électronique. La 9e enquête consommateurs révèle que le chiffre d’affaires du web pour l’ensemble des ménages du Rhône


s’élève à 410 millions d’euros, soit un score 2,6 fois supérieur à celui de 2006. Près de 77 % des personnes interrogées déclarent consommer sur Internet en 2012, un chiffre en progression de 15 points par rapport à la précédente enquête de 2006. Désormais, ce sont 39 % des consommateurs qui réalisent au moins un achat par mois en ligne. En tête des produits consommés, les produits culturels et de loisirs. En progression constante, le e-commerce représente un enjeu que ne peuvent ignorer les territoires. La CAVIL et la CCI du Beaujolais l’ont bien compris. En 2011, quand Thierry Flechet souhaite implanter la société Modz dans le Beaujolais - une boutique de déstockage de vêtements en ligne créée en 2007 réunissant 38 collaborateurs à Arnas - il recherche des locaux plus grands au vue du développement rapide de la structure. La société a intégré toutes les activités associées, de la logistique à la photographie des vêtements en passant par le développement web et le graphisme. Cette implantation sur le territoire fait germer l’idée de la création d’un véritable pôle e-commerce dans le Beaujolais. Son concept, lancé par la CCI et la CAVIL, est une première : il s’agit d’une pépinière d’entreprises dédiée au e-commerce, située sur la zone d’activités d’Arnas, qui propose un hébergement avec des loyers bonifiés, des services mutualisés et un accompagnement au démarrage de l’activité. La communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône en assure le portage administratif et financier. Un club e-business va être animé par la CCI du Beaujolais pour favoriser les rencontres, les échanges de bonnes pratiques, les synergies, entre les acteurs du e-commerce et des prestataires. Le dossier a reçu le soutien de l’État dans le cadre d’un contrat de revitalisation. Avec le lancement de ecité en juillet dernier, tout est ainsi mis en œuvre pour attirer les jeunes entreprises du e-commerce et faciliter leur développement. Selon Thierry Flechet,

il ne fait aucun doute qu’il convient de renforcer ce pôle d’attractivité : « s’il y a des pépites qui intégrent e-cité, il faut pouvoir les garder sur le territoire ». Deux entreprises ont déjà rejoint l’aventure dans les locaux de la pépi-

nière : RueAmpère.com, qui vend du matériel électrique aux particuliers, et Decotaime qui propose une large gamme (environ 6 000 produits référencés) dans le domaine de la décoration. Pour Nicole Chabrier, sa créatrice, le e-com-

Cap Sport, quand le commerce devient lieu de vie

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uand Philippe Auvitu a créé Cap Sport en 2003, un ami bien avisé lui a conseillé de diversifier son activité. En plus du fitness, du squash, du badminton et du football en salle (jorkyball), il ouvre donc un espace sandwicherie, sans trop y croire. Il ouvre également un espace boutique pour vendre des raquettes, réparer des cordages, sans trop y croire non plus. Or aujourd’hui, le restaurant assure plus de 60 couverts par jour ! Chaque activité représente un tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise. L’organisation est bien rodée, et chaque midi, ce sont deux services qui se déroulent, le premier avec les employés des entreprises voisines, le suivant avec les sportifs qui ont réservé avant de jouer. À 8,50 euros le plat du jour à base de produits frais, de nombreux salariés en ont fait leur lieu de restauration. « Ici, nos clients se sentent un peu comme chez eux », observe le propriétaire des lieux, entouré de ses cinq collaborateurs. Il faut dire que l’ancien professeur d’arts martiaux œuvre à tous les niveaux. Pour le squash, le badminton ou le jorkyball, grâce à une application web mobile ou par le site internet, les habitués peuvent directement réserver un terrain en ligne et suivre en temps réel les réservations pour trouver un créneau libre. En moins de cinq mois, l’application compte déjà 1500 comptes. Un succès, auxquels il convient d’ajouter l’organisation de nombreux tournois et des soirées à thèmes. Pas étonnant que ce concept d’offre globale ait rencontré son public. Une activité aussi diversifiée requiert toutefois une grande polyvalence : « il faut savoir tout faire, assure le dirigeant. Nous sommes partis de rien, animés par l’envie et la passion, et nous avons acquis l’expérience progressivement. C’est ce qui fait notre force ».

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Nicole Chabrier et sa collaboratrice dans les locaux de Decotaime.

merce offre des avantages certains : « le client n’a pas à chercher à stationner, et il peut acheter à tout heure, de chez lui. C’est facile et ergonomique ». Et même sans contact, Internet revêt parfois un visage humain. C’est cette approche qu’applique Rodolphe Leriche, à RueAmpère.com, premier locataire de e-cité installé en octobre dernier. Il n’hésite pas à décrocher son téléphone pour prodiguer des conseils aux clients. Il réalise également des vidéos explicatives, et anime un blog avec avis d’expert qualifié sur les produits.

Surfer sur les tendances

À quelques encablures de e-cité, à Chazay d’Azergues, Pierre Ortuno vend du vin bio en ligne sur le site « Cellier du Baboin ». Porté par des envies de 16

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promotion de petits producteurs et de valorisation du travail des vignerons bio, il a lancé son activité en septembre dernier avec son épouse, gérante, et ses deux fils. Pour lui, Internet représente une première façon d’avoir pignon sur rue. Il ne projette pas de rester un pur player du web, puisqu’il souhaiterait aussi ouvrir sa cave pour partager son amour du vin. Aujourd’hui, sa société se porte bien, d’autant qu’elle se positionne sur deux segments en croissance : la vente en ligne et les produits bio. Selon la 9e enquête de consommation, 47 % des ménages réalisent des achats de produits bio. Près de 49 % déclarent en outre consommer « équitable », soit une progression de 10 points par rapport à 2006. Pierre Ortuno se positionne donc sur un marché en plein développement. Le « Cellier du Baboin » devrait prochainement jouer sur deux tableaux, le web et la vente traditionnelle. Pour la CCI, les deux formes de vente peuvent cohabiter, et « des commerçants doivent s’adapter à ces nouvelles compétences ». C’est à cette fin que la CCI a mis en place la cellule économie numérique. Toutes les problématiques du web y sont abordées sous forme d’ateliers mensuels. Le premier d’entre eux abordait la veille, le suivant le référencement. Le but est d’inciter des entreprises à sauter le pas, et, si cette forme de vente s’avère pertinente, à offrir ce service supplémentaire au magasin traditionnel. Tirer les recettes du passé - accueil, convivialité, qualité et choix des produits - tout en anticipant les tendances d’avenir, tels sont les principaux défis auxquels se trouvent confrontées les activités commerciales. Loin des solutions miracles, chaque projet mérite examen en fonction du concept de commerce et de l’envie portée par ses entrepreneurs. Un projet qui se donnera alors toutes les chances de rencontrer les attentes, à multiples facettes, des consommateurs.   E. Chaize


INDUSTRIE

Plattard voit grand Le producteur et négociant de matériaux de construction vient de se doter d’une usine de fabrication de bordures unique en Europe, de part sa taille et ses équipements ultra respectueux de l’environnement.

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’était un véritable défi. Il a été relevé haut la main ! Campé devant les gigantesques installations de la nouvelle usine du groupe, Jacques Plattard ne cache pas sa satisfaction. « Nous sommes partis d’une page blanche. Grâce à la détermination et au professionnalisme de nos équipes et de celles de notre partenaire Quadra, concepteur et fabricant de la presse et EDM, fournisseur de la centrale à béton, nous avons entièrement conçu cette usine Made in France ensemble », déclare le PDG du groupe Caladois. Implantée sur le site historique du groupe, cette usine destinée à la fabrication de bordures en béton est capable de produire 100 000 tonnes de bordures par an, soit près du double du marché actuel du groupe Plattard. Mais la capacité de production n’était pas la motivation première de l’investissement. « Nous avions deux unités de production, l’une datait de 1987 et l’autre de 1989. Autant dire que les conditions de travail étaient également d’époque. Nous avons souhaité améliorer le confort de travail de nos équipes en diminuant le niveau sonore et en limitant les interventions manuelles. Ainsi les changements de moules, opérations pénibles, ne nécessitent plus aucune intervention humaine. Il en va de même pour la pose des liteaux

entre les bordures ou pour le cerclage des palettes avant expédition », souligne Jacques Plattard. Désormais, ce sont des robots qui prennent en charge la quasi-totalité de ces opérations, et 4 personnes sont nécessaires pour assurer un niveau de production identique à celui pris en charge par 12 collaborateurs précédemment. « Aucun poste n’a été sup- Près de 9 millions d’euros ont été investis dans cette usine primé, tous les sala- modèle, commente Jacques Plattard. riés ont été affectés à d’autres emplois », précise le PDG. Le accès aux chantiers sur lesquels nous tragroupe Plattard compte au total 458 colla- vaillons », précise Jacques Plattard. Près borateurs et a réalisé 147 millions d’euros de 9 millions d’euros ont été investis dans de chiffre d’affaires en 2011. En 2008, il a cette usine modèle, appelée à franchir un nouveau cap dans les prochaines années. ouvert son capital au groupe Samse. « Le projet se déroule en deux temps. La Un site pilote première phase est achevée. Mais désorsur le plan environnemental mais, nous pensons à la seconde qui L’autre point fort de cette nouvelle usine consiste à automatiser les opérations de XXL réside dans sa capacité à ne réaliser bouchardage. En effet, de plus en plus aucun prélèvement dans le milieu naturel, de clients nous demandent des bordures ni aucun rejet. « L’eau de pluie est récupé- bouchardées qui présentent l’aspect de rée sur les toitures, puis stockée avant de la pierre. Or cette étape difficile pour servir à la mise en œuvre du béton. Celle les collaborateurs est actuellement réaliprovenant des rejets de production est trai- sée manuellement », explique le PDG du tée et réutilisée. Les matières solides qui groupe Caladois. L’objectif est de parvesont issues de la fabrication du béton sont nir à doter la nouvelle unité de production compactées en galettes de granulats et d’équipements de bouchardage robotisés nous servent par exemple à aménager les d’ici deux à trois ans.

Question au Commandant Alain Ravier, DRH-GDV du SDIS 69 Vous souhaitez sensibiliser les dirigeants à recruter ou compter parmi leurs effectifs des sapeurs pompiers volontaires. Pourquoi ?

Aujourd’hui, les effectifs du SDIS 69 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) intègrent des pompiers volontaires qui exercent une activité professionnelle. Ce faisant, leur disponi-

bilité en journée et en semaine est contrainte, et dans certaines casernes, notamment dans le Beaujolais, cela peut augmenter le délai d’intervention. Pourtant, en cas de problème, la réponse de proximité est de loin la plus efficace pour protéger l’outil de production. Nous souhaitons donc sensibiliser les chefs d’entreprise à l’intégration de pompiers volontaires au sein de leurs équipes. Intégrer un sapeur

pompier volontaire s’organise. Nous pouvons notamment signer une convention avec l’entreprise qui permettra de définir les plages horaires durant lesquelles le sapeur pompier volontaire pourrait être appelé. De même, cette convention précisera les modalités de compensation pour l’employeur. Par ailleurs, intégrer un pompier volontaire présente également d’autres avantages pour un chef d’entreprise. Ainsi,

sa prime d’assurance incendie peut être minorée jusqu’à 10 %. Et surtout, avoir un spécialiste de la sécurité en interne permet d’accompagner efficacement la mise en place d’une démarche sécurité et prévention. Sans compter qu’en cas de problème, le sapeur pompier volontaire peut immédiatement intervenir. Autant dire que cette démarche se révèle protectrice et citoyenne pour une entreprise.

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Intelligence économique

Prévenir vols et cyber attaques Dans le cadre de la politique d’intelligence économique de l’État, la gendarmerie dispose d’un arsenal d’outils d’analyse et de conseils permettant aux entreprises de se prémunir contre les vols et les cyber attaques. Explications par le lieutenant Vincent Hernandez.

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es vols et attaques en direction des entreprises sont extrêmement préjudiciables à leur activité, alors que des précautions élémentaires suffisent souvent à dissuader les intentions malveillantes. «  Se protéger est assez facile, mais par manque de temps et bien souvent d’informations, les entreprises négligent cet aspect et ne prennent pas toutes les mesures nécessaires pour bien protéger leur activité », constate le lieutenant Vincent Hernandez, en charge de la sécurité économique au sein du groupement de gendarmerie du Rhône. Pour aider les chefs d’entreprise à se prémunir, la gendarmerie mène régulièrement des actions de sensibilisation aux vols et aux cyber attaques, notamment à travers des démarches de prévention à la sécurité, dans le cadre de réunions, évènements ou autres congrès réunissant des entreprises. « Notre objectif est alors de sensibiliser les entreprises aux risques encourus. Cela peut aller des cambriolages de matériel informatique stratégique pour l’activité de la société, au piratage des systèmes informatiques. Nous pouvons aussi intervenir directement dans une entreprise pour réaliser un diagnostic de sécurité. Ces interEn bref

ventions se déroulent à la demande des chefs d’entreprise, mais aussi à notre initiative et avec l’accord du dirigeant si nous identifions une entreprise présentant une vulnérabilité, de part son activité par exemple. A partir d’un questionnaire de vulnérabilité et d’une visite in situ, il s’agit de dresser un état des lieux du système de sécurité de l’entreprise et de faire des préconisations visant à améliorer ce système ».

Opter pour une démarche de prévention des risques Le lieutenant Hernandez estime que la moitié des problèmes pourraient être évités facilement et sans aucun frais. « Aujourd’hui, les risques les plus importants concernent les systèmes informatiques. Mais il ne faut pas non plus oublier que les documents papiers mal ou pas déchirés, et les informations délivrées de bonne foi par des collaborateurs, peuvent être exploités à des fins malveillantes », souligne-t-il. Dès lors, l’archivage des données relatives à la comptabilité ou à la technologie développée par une entreprise ne doit jamais être stocké sur le disque dur d’un ordinateur, mais sur un support externe que l’on prend soin de ranger dans un coffre chaque soir. De même, un broyeur de document est

un équipement bien peu onéreux, mais indispensable. « Les vols visent en général l’informatique. Ils sont souvent le fait d’individus qui n’ont d’autres objectifs que de revendre le matériel. Mais parfois les acheteurs sont, eux, aguerris à l’exploitation des données contenues dans les ordinateurs et savent par exemple pirater la comptabilité à partir d’une simple facture. C’est pourquoi il ne faut rien laisser de sensible sur le disque dur d’un ordinateur ». Les actions de prévention et de sensibilisation commencent à porter leurs fruits : ainsi en 2011, la gendarmerie a constaté au plan national une diminution de 18 % des attaques en direction des entreprises, alors que dans le même temps, celles visant les résidences des particuliers ont augmenté de 15 %.

Fonds de garantie « Renforcement de la Trésorerie » suite au Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi (RT CCE)

Projets accompagnés Garantir les opérations de renforcement de la structure financière des entreprises, par octroi de nouveaux concours bancaires ou par consolidation à moyen terme des concours bancaires à court terme (au moins à même hauteur). Entreprises éligibles TPE, PME, quelle que soit leur date de création, saines et viables, rencontrant ou susceptibles de rencontrer des difficultés de trésorerie conjoncturelles. Selon la réglementation européenne, sont exclues les entreprises « en difficulté avérée» et celles en procédures judiciaires (y compris sauvegarde). Concours garantis Sont éligibles les crédits qui ont pour objet : de financer l’augmentation

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Le lieutenant Vincent Hernandez coordonne les équipes spécialisées de la gendarmerie.

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du BFR de consolider les crédits Court Terme existants (lignes de découvert, facilité de caisse, ligne d’escompte, de Dailly, d’affacturage, de Mobilisation de Créances Nées à l’Etranger). Sont également éligibles : les prêts personnels aux dirigeants pour réaliser des apports en fonds propres à l’entreprise. les opérations de cessionbail immobilière. Durée de la garantie La durée est égale à la durée du crédit, elle est comprise entre 2 ans et 7 ans. Elle pourra être portée à 15 ans maximum notamment en cas de cession bail immobilière. Pour en savoir plus, contacter OSEO, délégation régionale de Lyon au 04 72 60 57 60.


CRÉATION

Ybizen démocratise le marketing sur internet La jeune entreprise propose aux PME et TPE du bassin caladois de développer leur visibilité sur Internet, en utilisant les mêmes outils que les grandes enseignes.

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our avoir passé dix années en tant que responsable web d’une multinationale, Yohann Béréziat connaît les enjeux grandissants du marketing sur Internet. « Le webmarketing regroupe l’ensemble des moyens permettant de développer la visibilité et le « capital sympathie » d’une entreprise sur Internet : le référencement, la publicité en ligne, mais également un travail sur l’image, l’e-reputation et la présence sur les réseaux sociaux comme Facebook », résume le créateur d’entreprise. Désormais, le fondateur d’Ybizen compte bien mettre ses compétences au service des petites entreprises. « Le webmarketing est très utilisé par les grandes marques, mais il n’est pas encore complètement assimilé par les PME, les commerçants ou les professions libérales, qui se privent d’une formidable opportunité de développer leur activité et leur clientèle grâce au web, faute de temps, de connaissances et parfois de convictions ».

Organiser l’interactivité des sites En s’appuyant sur une prestation très opérationnelle, Ybizen analyse la présence en ligne des clients, clarifie les objectifs à atteindre et met en place des actions adaptées. « Pour caricaturer, avoir un joli site internet, au contenu figé, sans interaction avec les internautes est une stratégie web peu efficace en 2013, souligne Yohann Béréziat. Elle peut même nuire à l’image de l’entreprise qui va paraître démodée et statique ! La tendance est désormais au blog, à la prise en compte des avis clients sur les réseaux sociaux et aux services innovants sur smartphone. L’entreprise 2.0 doit également faire preuve d’écoute et de transparence vis-àvis des internautes. La relation client se

fait aussi sur Internet, cela prend du temps, et certaines sociétés ne savent pas comment s’y prendre », poursuit l’expert. En créant Ybizen au cœur du territoire beaujolais, son objectif est d’aider les entreprises locales à apprivoiser les spécificités du marketing web ‘2.0’. « Je pense notamment à la filière viticole, car ma formation initiale d’ingénieur agronome me donne une sensibilité particulière pour ce secteur, mais également parce que je suis convaincu qu’Internet peut être vecteur de business, dans le contexte de moro- Yohann Béréziat est le dirigeant d’Ybizen sité actuel ». Pour déployer ses prestations, Ybizen agit au cas par en interne. Ma prestation prend alors cas, selon les besoins de ses clients. la forme d’un coaching webmarketing « Certaines entreprises me confient des personnes en charge de la commula gestion complète de leurs actions nication web ». Il souhaite développer marketing sur le web, car elles n’ont des partenariats avec le tissu d’entreprepas les moyens humains de s’en occu- neurs du web déjà présents sur le terriper. Dans ce cas, je gère tout de A à Z, toire, dans un état d’esprit d’entraide, en m’appuyant sur d’autres experts de complémentarité et de partenariat sur du web si nécessaire (infographistes, projets. rédacteurs, etc.). D’autres souhaitent plutôt développer leurs compétences ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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TOURISME

PAR’ici voyage sur mesure Spécialiste du voyage d’affaires, PAR’ici Voyages ne limite pas son offre à la traque du tarif le plus bas, désormais à la portée de tous. L’entreprise caladoise accompagne ses clients dans l’optimisation de leurs budgets voyage.

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stimé à 25 milliards d’euros en 2011 par le cabinet Epsa, le marché du voyage d’affaires se porte plutôt bien. Et comme dans beaucoup de secteurs, la quête des voyageurs va de plus en plus vers la chasse aux tarifs les plus bas, tout en recherchant des solutions sur mesure. De quoi conforter le positionnement de Fabienne Aparici qui, en août 2011, épaulée par Beaujolais Initiatives, a créé son agence pour répondre à ce double besoin. « Trouver aujourd’hui des tarifs attractifs n’est pas le plus difficile. Mais en revanche, il n’est pas souvent aisé de savoir ce que cachent ces prix. Et il n’est pas rare de voir des hommes d’affaires attirés par des prix bas, piégés par plusieurs correspondances et qui perdent beaucoup de temps pour arriver à destination. C’est pourquoi je me bats non seulement pour trouver les tarifs les plus attractifs, mais aussi obtenir des garanties afin que le voyage d’affaires ne réserve pas ces mauvaises surprises », expliquet-elle.

Des solutions adaptées avant tout Pour garantir à ses clients, « les meilleures prestations existantes sur le marché », la fondatrice de PAR’ici Voyages s’appuie sur une expérience professionnelle de plus de quinze ans dans le secteur du tourisme d’affaires. « Je connais les compagnies et les conditions de transport qu’elles peuvent proposer ; cela me permet d’aller vite pour trouver la solution qui répondra aux besoins », affirme la spécialiste du voyage d’affaires, qui se refuse d’envisager des solutions « catalogue ». Ainsi, chaque demande trouve sa propre solution en fonction des besoins exprimés par les clients. Pour certains, 20

il s’agit de trouver un prix imbattable, pour d’autres, telle ou telle compagnie ou mode de transport prime, alors que d’autres encore vont accepter de différer légèrement leur voyage pour bénéficier de meilleures conditions de prix ou de confort. « Je propose toujours plusieurs devis. Mon offre va bien audelà de l’achat d’un billet. Je ne fais jamais faire de fausses économies à mes clients  », souligne Fabienne Aparici. En plus de la recherche de la solution de transport optimale, PAR’ici Voyages conseille plus globalement les entreprises en matière de gestion de leurs budgets voyage. « Les PME qui constituent la majeure Fabienne Aparici va jusqu’à gérer les budgets voyage partie de ma clientèle ne de ses clients. sont pas souvent sensibilisées à la gestion de ce poste budgétaire. Pourtant, comme toutes t-elle. Avec raison : alors qu’à ses débuts les dépenses, celles liées aux déplace- la jeune entreprise se voyait confier des ments professionnels peuvent être opti- budgets de l’ordre de 70 000 euros par misées et les économies sont souvent an, elle est amenée à gérer aujourd’hui importantes ». Pour apporter des réponses des budgets dépassant les 130 000 euros. « sur mesure », Fabienne Aparici a fait le En capitalisant sur son expérience, la choix de déléguer la prospection com- dirigeante décline également son offre merciale et une partie de la gestion de son au tourisme, mais uniquement pour des entreprise. « Ma valeur ajoutée porte sur solutions sur mesure. la recherche des meilleures solutions. Par ailleurs, lorsqu’il faut changer un billet en dernière minute, je connais déjà le dossier, donc je peux aller très vite », justifie-

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À TABLE

Le Saint-Romain revisite la cuisine du Terroir Entre offre haut de gamme et « cantine » pour les entreprises de la région, le Saint-Romain, à Anse, est un restaurant aux multiples facettes. Une table à ne pas manquer !

I

mpossible de résister à l’accueil de Jean-Michel Fray. Pour la clientèle d’habitués comme de passage, le restaurateur du Saint Romain met tout le monde à l’aise et partage son amour de la bonne chère et du vin. Un esprit insufflé par Didier Chastan, devenu propriétaire de l’établissement en 2009. À l’époque, l’hôtel restaurant connaissait des difficultés, et Didier décide d’investir pour remettre l’établissement à neuf. Une stratégie qui paye, puisqu’aujourd’hui l’hôtel, principalement dédié à l’accueil d’entreprises lors de séminaires, fonctionne bien et vient de recevoir sa troisième étoile au nouveau classement hôtelier. « Il faut rester humble », déclare Didier Chastan, et Jean-Michel Fray partage cet état d’esprit, lui qui ne fait pas de la course aux étoiles une priorité pour le restaurant : « nous réunissons plusieurs établissements en un en proposant des menus de 16 à 60 euros. C’est un pari un peu fou. Ceux qui n’étaient jamais venus pensaient que nous étions un restaurant haut de gamme. Quand les salariés des entreprises locales leur ont dit que c’était leur cantine, ils ont été surpris », résume-t-il. Entre le menu du jour pour les entreprises voisines et la table gastronomique pour la clientèle qui a un peu plus de temps devant elle, le choix de positionnement s’avère finalement judicieux. La cuisine gastronomique tire vers le haut l’intégralité de la carte. Pour le plus grand plaisir des habitués du midi qui viennent profiter du menu affaires à 16 euros.

Une cuisine généreuse. Dans l’assiette, c’est la générosité qui transparaît. Didier Chastan met un point d’honneur à offrir une cuisine élaborée à partir de produits frais et pour la plupart

Le Saint-Romain, une table inspirée et plébiscitée.

locaux. Ici tout est travaillé de A à Z par l’équipe du chef Yann Blanc, de la pâtisserie au café, en passant par la préparation de la viande ou du poisson. Cette équipe, Didier et Jean-Michel ont mis deux ans à la mettre sur pied. Résultat : des bestsellers, comme ce capuccino de champignons de saison qui met tout le monde d’accord, ou encore cette terrine de foie gras ou ce bar assorti de son émulsion de verveine. Tout est réuni pour offrir une expérience culinaire subtile et ouverte. Les plus carnivores devront à coup sûr se laisser tenter par le château filet de bœuf. Une épaisse pièce de viande, fondante à souhait, servie avec du homard pour un voyage surprenant entre terre et mer. Les desserts, également cuisinés sur place par les deux pâtissiers, clôturent le voyage en beauté. Pas de jaloux entre les menus affaires à 16 euros, celui d’hiver à 23 € ou le menu collection à 60 €, chacun possède des plats inoubliables comme le Pluma Iberico, la côte de veau, la lotte rôtie ou encore le boudin et ses chips de pommes en millefeuille. Vous pourrez également vous laisser tenter par un menu des Dombes (28 €) avec ses grenouilles, ou

encore partir à l’aventure en découvrant la pièce de viande de la semaine sélectionnée par le chef : veau, porc, bœuf, c’est selon. Le tout arrosé d’une sélection éclairée de vins, laissant une belle part aux Beaujolais. Et pour éviter que la lassitude ne s’installe, la carte est remaniée régulièrement.

Un travail d’équipe Le succès du restaurant n’est aujourd’hui plus à démontrer. Le secret d’après Didier Chastan, c’est une passion sans limites : « la clientèle le perçoit dans son assiette ». Du reste, le restaurateur, propriétaire et responsable de l’Ambiance, à Limas, met l’accent sur le travail en collectif. « J’ai la chance d’avoir de très bonnes équipes. Je pilote la voiture, mais le moteur, ce sont les cuisiniers  », déclare-t-il. Dans une ambiance chaleureuse et feutrée, cette table mérite le détour ! Restaurant ouvert tous les jours sauf dimanche soir Route de Graves 69480 ANSE Tél. 04 74 60 24 46

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ACTUALITÉS JURIDIQUES Sites d’achats groupés : prospectus promotionnels électroniques Ce type de promotion commerciale est mise en œuvre dans le cadre d’une plateforme Internet permettant à des commerçants de se regrouper en vue d’éditer des coupons de réduction à l’intention des internautes pour les inciter à acheter les produits qu’ils distribuent. Le propriétaire de la plate-forme prélève une commission sur les ventes mais doit, en amont, mobiliser des ressources marketing, financières et commerciales très importantes, d’où l’émergence de sites d’achats groupés « nouvelle génération » proposant d’apporter un service personnalisé aux internautes en utilisant de nouvelles techniques (ciblage comportemental, géo-localisation des enseignes, personnalisations des offres, etc.)

ADEME – Guide d’auto-évaluation : Comment concilier messages publicitaires et écologie ? L’ADEME publie un guide anti-greenwashing (« blanchiment écologique » ou « désinformation verte ») d’autoévaluation des messages de communication. Il s’agit d’un outil de sensibilisation, d’aide à la décision et à la création dans le respect des règles d’une communication plus responsable à destination des professionnels. Il est réalisé par des professionnels pour des professionnels. Le guide précise expressément que « cet outil ne permet en aucun cas d’obtenir un label, ni un certificat de validité. Il n’exclut notamment pas les compétences de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), ni ne protège contre d’éventuelles poursuites judiciaires  ». ADEME, Guide anti-greenwashing, septembre 2012. Télécharger le guide : http://ademe.typepad.fr/files/ademe_greenwashing_guide-2.pdf

Commerce électronique : E-business / E-Commerce M-commerce / T-commerce / F-commerce Le « E-business » correspond à l’utilisation de la technologie internet à des fins économiques. Il se divise en différentes catégories : • B2C : Entreprises à consommateurs (Business to consummer) ; • B2B : Entreprises à entreprises (Business to business) ; • B2E : Entreprises à employés (Business to employee) ; • B2G : Entreprises à collectivités territoriales (Business to Government). Le « E-commerce » ou commerce électronique, commerce en ligne, boutique en ligne, correspond à un procédé de vente de biens et services à distance à partir d’un site marchand. Il se distingue du « e-business » en ce sens qu’il se concentre sur le processus d’achat (catalogue, commande, transaction, livraison, paiement). Le  « M-commerce » ou mobile commerce consiste à vendre un produit ou un service par le biais de terminaux mobiles : téléphone portables, smartphones, assistants numériques personnels (PDA) et parfois tablettes tactiles. Le chiffrage du « m-commerce » peut comprendre parfois des paiements par numéros ou « Short Message Service » (SMS) surtaxés. Le « T-commerce » ou commerce par télévision créé des liens hypertextes entre un micro-ordinateur (« PC ») et un téléviseur. Il permet d’acheter des produits et des services en direct par le biais de la télécommande du téléviseur. Le « F-commerce » ou commerce via le réseau social « Facebook » consistant pour les internautes à acheter des biens repérés sur ce réseau, ou plus récemment le « pin-commerce » via le réseau Pinterest. Il est aussi possible de développer de l’e-commerce sur Twitter sous réserve de développer, de solliciter et d’animer une communauté importante de « followers » en lien avec un site e-commerce.

E-commerce : service « Drive-in » et « Walk-in » Après le « drive-in », apparait le « walk-in » ou « drive pour les piétons ». Les enseignes de proximité qui ne disposent pas de l’espace suffisant pour installer des entrepôts et des parkings en ville créent ce nouveau service qui permet à leurs clients de réaliser leurs achats en ligne et de les récupérer directement au magasin le plus proche de chez eux moyennant un prix modique. Pour les enseignes ce dispositif est rentable, la préparation des commande coutant moins cher que la livraison.

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Commerce : Conseil sectoriel européen sur l’emploi et les compétences Le commerce est une source importante de création d’emplois. Un accord relatif à la création du Conseil sectoriel européen sur l’emploi et les compétences a été signé le 5 décembre 2012 par les partenaires sociaux du secteur du commerce : EuroCommerce et la Fédération syndicale UNIEuropaCommerce (publication 13/12/2012). Ce conseil doit permettre de mettre en réseau les acteurs des domaines de l’emploi, de la formation, de l’éducation, intervenant dans le secteur du commerce.

Débits de tabac : Prime « de service public de proximité » À partir du 1er janvier 2013, les débitants de tabac pourront bénéficier d’une prime de service public de proximité, en contrepartie de services aux usagers : délivrance de timbres postaux/fiscaux/ amendes, réception de colis, délivrance de titres de transports, offre de presse/jeux, services téléphoniques ou d’accès à internet, commerce alimentaire de proximité offrant des produits de première nécessité, etc. Cette aide est réservée aux buralistes qui réalisent moins de 300.000 de chiffre d’affaires annuel sur les ventes de tabacs manufacturés. Le montant de cette aide dépend de la taille de la commune d’implantation du débit de tabac : • 1 500 e dans les communes jusqu’à 1 500 habitants, • 1 000 e au-dessus. La liste des services pris en compte pour l’attribution de la prime et le modèle de déclaration sont fixés par arrêté. Pour toucher la prime au titre de 2013 (versée au cours du 1er trimestre 2014), le débitant devra envoyer sa déclaration aux services douaniers dont il dépend, avant le 31 octobre 2013. Décret n°2012-1163 du 17 octobre 2012 ; A. du 22 octobre 2012.


ENTREPRENDRE ENTREPRENDREEN ENBEAUJOLAIS BEAUJOLAISOCTOBRE FÉVRIER 2012 2013

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Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais

Bilan de e tion du la 2 Édi

Salon deise l’Entrepr

ACTUALITÉS CCI

www.beaujolais-cci.com - Contact • Tél : 04 74 62 73 00 - E-mail : cci@villefranche.cci.fr

Revivez les temps forts du Salon en images sur la WEB TV : www.ccibeaujolaistv.fr

Le 25 octobre dernier à ParcExpo, plus de 100 exposants et près de 1400 visiteurs étaient présents lors du Salon de l’Entreprise. Ce rendez-vous annuel devenu incontournable s’adressait à un public professionnel. Des animations originales telles que l’équicoaching, des conférences, de rendez-vous d’experts ont rythmé cette journée. Enfin le quartier de l’Olympe mettait à l’honneur les clubs sportifs et leurs sponsors. Un nombre d’exposants et de visiteurs en progression

Toujours sous la forme d’un village du Beaujolais, cette deuxième édition a rassemblé plus de 100 exposants, commerçants, sous-traitants, TPE, PME, prestataires de services ou institutionnels contre 92 l’an passé. Le nombre de visiteurs est également en forte augmentation pour atteindre 1400. Une grande variété de thèmes de conférences

Le Salon de l’Entreprise a offert aux visiteurs un programme de plus de 20 conférences et rendez-vous d’experts gratuits. Animées par des experts reconnus dans leur domaine, ces conférences ont traité une grande variété de thèmes liées à la vie et au développement de l’entreprise, avec l’objectif de fournir des informations et des conseils pragmatiques.

Le prochain Salon de l’Entreprise aura lieu le 24 octobre sur le thème : Gastronomie et entreprise, l’Art des Chefs. À noter sur vos agendas

Un espace innovation

Au sein de cet espace, une dizaine d’entreprises locales présentait également à un public curieux et enthousiaste leurs savoir-faire à travers des produits innovants conçus ou développés sur le Beaujolais Parmi eux Méta, Chantier Naval, spécialiste de la construction de bateaux en aluminium épais, selon un procédé breveté : le Strongall® exposait un voilier de 6 m. Ces bateaux hyper résistants permettent la navigation de plaisance dans toutes les mers voire également d’aller se confronter aux glaces. Bernard Moitessier, le chanteur Antoine, Philippe Poupon ont fait réaliser leurs coques par Méta.

Une boutique sensorielle

L’innovation était également illustrée par la boutique pédagogique sensorielle. Le marketing sensoriel, facteur de différenciation a pour objectif de permettre aux entreprises d’optimiser leurs ventes. ENTREPRENDRE EN BEAUJOLAIS FÉVRIER 2013

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ACTUALITÉS CCI

Les lauréats des Trophées « Excellence 2012 » promotion Jean-François Sommereux Catégorie Gastronomie Française

Éric Lambolez, Restaurant Jean Brouilly à Tarare

10 Trophées ont été remis à des entreprises du territoire qui ont été récompensées au cours des derniers mois pour leur savoir-faire. Catégorie Commerce

«Les Calades» pour le Panonceau d’Or Trophée remis à Mireille Moine, Présidente de l’association.

Reconnue par les spécialistes du monde du commerce et avant tout par leurs clients « Les Calades » association des commerçants de Villefranche sur Saône a reçu le Panonceau d’or 2011, prix créé en 1974 par CCI France et le Ministère des PME, du Commerce et de l’Artisanat qui récompense les performances collectives des unions commerciales de France. C’est au Carrousel du Louvre à Paris que Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat a remis le Panonceau d’or 2011 aux Calades. Catégorie Innovation

Société Médiafix, pour son « Icona d’or », prix de l’innovation technologique Trophée remis à Véronique de Missolz, co-gérante.

Adaptable, esthétique, modulaire, sécurisé, personnalisable et eco-responsable, le dispositif d’affichage motorisé et télécommandé, Skylift permet de répondre à de la communication visuelle de grand format. Catégorie Croissance et Pérennité

Autocars Maisonnneuve Trophée remis à Jean Baptiste Maisonneuve, Président.

En 1962, Robert Maisonneuve achète les Cars Beaujolais avec 7 cars. 32

En 1990, Daniel et Jean-Paul Maisonneuve dirigent l’entreprise et sont ensuite rejoints par Jean-Baptiste Maisonneuve qui assure la présidence de la société depuis 2011. Avec un CA de 21 millions d’euros, l’entreprise compte 285 collaborateurs et une flotte de 260 autocars circulant dans les départements de l’Ain, de la Loire, du Rhône et de la Saône et Loire pour des missions de transport scolaire, de lignes régulières, de transport de personnel et dans toute l’Europe pour l’activité tourisme. Ciments Lafarge Usines du Val d’Azergues Trophée remis à Thomas de Charette, Directeur d’usine. L’usine du Val d’Azergues, créée en 1962, fabrique du ciment à partir de matériaux extraits de sa carrière. Lafarge Ciments a pris en compte très rapidement l’ensemble des problématiques environnementales liées à la présence de la carrière et de l’usine. C’est aujourd’hui un site industriel très qualitatif et parfaitement intégré dans son environnement et auprès des populations. Saint Jean Industries Trophée remis à Emile Marcelino, Directeur Général Délégué. Créée en 1962 par Thomas Di Serio, Saint Jean Industries dont le CA est de 177 millions d’euros est aujourd’hui présidée par Emile Di Serio. Entreprise familiale implantée mondialement, Saint Jean Industrie est spécialisée dans la conception et la fabrication de composants et sous-ensembles pour les marchés Automobile, Poids lourds, Motocycles, Industrie et Aéronautique. Elle emploie environ 1 800 personnes.

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Éric Lambolez a repris le restaurant de Jean Brouilly il y a 5 ans tout en conservant le nom de son prédécesseur Jean Brouilly. Il a dû lui aussi faire ses preuves pour décrocher l’étoile. Il propose comme il le dit luimême « une cuisine ni complexe ni sophistiquée » Il aime l’authenticité. Sur sa carte des vins toutes les appellations beaujolaises sont représentées. Romain Barthe, Restaurant « l’auberge de Clochemerle » à Vaux en Beaujolais Romain Barthe fait évoluer des recettes traditionnelles. Il ne s’impose pas de limite, il aime créer la surprise. Sur trois menus, deux ne se dévoilent qu’au moment où l’assiette arrive sur la table. Même exigence pour le choix de ses fournisseurs, même souci du local. Anthony Fuco, Restaurant « La Table de Lachassagne » à Lachassagne Pas de carte, une philosophie dictée par une cuisine du marché, d’instinct aux créations sans cesse renouvelées qui se découvrent autour d’un menu dégustation changeant au fil des exigences. Fabrice Roche, Restaurant « Le Juliénas » à Villefranche Une cuisine gastronomique qui met à l’honneur les produits de la région cuisinés avec passion tout en respectant les saisons. Yannick Bourgeois Faucon, Restaurant l’Auberge du Chateau à Bully Adepte lui aussi du produit local, Yannick Bourgeois-Faucon est d’une grande exigence à l’égard de ses fournisseurs. Il cultive l’art d’une cuisine de passion et de saveurs authentiques. Catégorie « Coup de Cœur »

Pour sa victoire à l’Ultra Trail du Mont Blanc François d’Haene

François d’Haene, kinésithérapeute de formation est aujourd’hui viticulteur à Montmelas. Passionné depuis son enfance par la course et notamment le trail, il a remporté une course mythique l’Ultra Trail du Mont Blanc en parcourant 103 km en 10 heures 32 minutes et 36 secondes avec un dénivelé positif de 6 000 mètres.


La CCI du Beaujolais s’engage dans le Plan PME Afin d’aider les entreprises à renforcer leur performance, la CCI du Beaujolais enrichit son offre d’appui opérationnel en intégrant le Plan PME porté par le Conseil Régional, l’État et l’Europe.

FINANCE PME

Le Plan PME a pour objectif d’apporter aux entreprises :

• des prestations de conseil, de formation et d’expertise de haut niveau, • des outils pour gagner en compétitivité (management, pilotage financier, montée en compétences,…) Basé sur le principe d’« actions-formations », l’entreprise bénéficie de journées de séminaires collectifs pour intégrer les méthodologies réellement utiles et échanger avec d’autres dirigeants sur les bonnes pratiques ainsi que d’interventions personnalisées de consultants spécialisés. Toutes ces « actions-formations » sont financées à environ 70 % pris en charge par l’Etat, la Région, et l’Europe. La CCI du Beaujolais vous propose des actions sur les thématiques suivantes :

• la stratégie et la mise en place d’un dispositif de veille avec l’action Séminaire Dirigeant pour structurer le développement de votre entreprise, • le commercial et le marketing avec l’action Commercial PME pour renforcer et dynamiser vos ventes. Elaboré dernièrement pour aider les entreprises à affronter le contexte de crise actuelle, Commercial PME permet à l’entreprise participante d’évaluer, structurer, et dynamiser ses fonctions marketing et commerciales. C’est un programme très complet déployé sur 6 à 12 mois, intégrant de l’accompagnement personnalisé, de la formation à la carte, et des séances collectives d’échange entre dirigeants et experts. En phase directe avec la problématique de l’entreprise et à partir d’un diagnostic poussé, il s’articule autour de trois niveaux modulables d’intervention portant sur la stratégie, l’optimisation de l’organisation, et le déploiement d’un plan d’action sur-mesure. • l’exportation avec l’action GO EXPORT afin de réussir votre projet de développement à l’international, Témoignage de M. Proietti, gérant de la société ACCOMED qui a suivi une formation GO Export en 2012 « Je suis très satisfait de la formation suivie ! Formation concise, factuelle, qui m’a permis une auto évaluation de ma stratégie à l’export / import et du marché international. Elle m’a apporté un regard extérieur indispensable sur mes projets à l’export qui se sont d’ores et déjà concrétisés par un 1er contrat de vente. »

• la gestion avec l’action Finance PME pour gagner en performance financière, • les systèmes d’information (intégration d’un logiciel de gestion de la relation client, e-commerce, web marketing,…) avec SI PME afin de vous accompagner dans la mise en place d’une nouvelle fonction ou offre numérique. Le Plan PME en Beaujolais ce sont aussi :

• des accompagnements gratuits de projets d’innovation sur un produit, un service, un procédé. Un exemple pris parmi tant d’autres : avant de commercialiser un traitement naturel d’une maladie animale, une entreprise a pu bénéficier successivement d’une mise en relation pour préparer une étude de marché, d’un accompagnement à la réflexion sur la stratégie de développement, d’un prédiagnostic propriété industrielle gratuit pour valider la liberté d’exploitation et préparer la protection ultérieure, d’une aide financière et de mises en relation pour la validation technique par des laboratoires et écoles d’ingénieurs et des essais de terrain, avec un accompagnement sur près de 18 mois par le conseiller CCI.

Cette « action-formation » a pour objectif de vous aider à intégrer et à maitriser vos outils de pilotage, et ce en apprenant à : • Diagnostiquer la santé financière de votre entreprise, • Intégrer des méthodes pour l’améliorer, • Valoriser votre situation financière auprès de tiers (banque, fournisseurs, repreneurs, …) Pour cela, 3 jours de séminaires collectifs vous sont proposés : 21 mars, 4 et 18 avril 2013 • Le 21 mars vous poserez un regard critique sur vos propres états financiers, • Le 4 avril vous évaluerez vos conditions bancaires actuelles et identifierez des arguments en faveur de votre entreprise dans vos relations avec la banque, • Le 18 avril vous créerez (ou améliorerez) votre tableau de bord adapté à votre stratégie. Suite à ces 3 jours, un consultant labellisé par la Région et choisi par votre CCI interviendra au sein de votre entreprise pour diagnostiquer la gestion de votre entreprise, identifier des axes de progression et mettre en œuvre votre propre tableau de bord. Cette action-formation vous est proposée dans le cadre du Plan PME et financée à 80 % par l’Etat, la Région et l’Europe (coût réel de l’actionformation : 4 600 s) Sous réserve d’acceptation de votre candidature auprès du Conseil Régional Coût résiduel à votre charge : 898 s net. Contact : Garance Muraille gmuraille@villefranche.cci.fr 04 74 62 72 00

En savoir plus : Pierre-Yves Guenot pyguenot@villefranche.cci.fr - 04 74 62 73 77

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ACTUALITÉS CCI

Vœux 2013 de croissance à la CCI

Le 28 janvier, plus de 200 dirigeants d’entreprise, élus du territoire et représentants des corps constitués, étaient réunis à Parc-

Expo pour la cérémonie des vœux de la CCI du Beaujolais. L’occasion pour Noël Comte, président de la CCI, de souligner l’engagement constant de la chambre consulaire à « faire mieux avec moins » pour les entreprises et le territoire, malgré des dotations budgétaires en baisse constante, et d’inviter les chefs d’entreprise à « redoubler d’audace pour oser investir sur l’avenir ». Un propos parfaitement illustré par la conférence qui a suivie, donnée par Nicolas Bouzou. L’économiste et dirigeant de la société d’analyse économique Astérès s’est en effet attaché à démontrer combien la situation de crise, et le pessimisme qui en découle,

Un Club pour le Haut Beaujolais ! Au sein de l’association Azergues Entreprendre s’est créé le Club des Entrepreneurs du Haut Beaujolais dont la présidence est assurée par Gérard Vandamme, trésorier adjoint de la CCI du Beaujolais. La première réunion a eu lieu en septembre à St Mamert à la Maison de Chuzeville. Une dizaine d’entrepreneurs conscients de l’intérêt d’une telle initiative qui vise à renforcer les liens, à échanger sur des

problématiques communes d’un territoire avaient répondu favorablement à cette invitation. La CCI convaincue de l’intérêt du travail collaboratif en réseaux a créé de nombreux clubs d’entreprises pour mailler le territoire et renforcer la coopération de proximité : Entreprendre en Val de Saône, le Club d’Entrepreneurs d’Anse/Limas, le club de la Région de Beaujeu.

Agencez son magasin pour vendre plus ! Comment développer sa clientèle, la fidéliser, apporter un confort d’achat à ses clients,… Cette problématique est commune à tous les commerçants. Aussi le service Commerce de la CCI du Beaujolais propose un nouveau service : le Diagnostic Performance. Ce bilan qui porte sur le concept, l’image et le rayonnement du point de vente permet d’évaluer son attractivité et de connaître les points clés à étudier pour optimiser l’aménagement de la boutique. Ce diagnostic est effectué sur place par le conseiller de la CCI. Comme en témoigne Christine Beauclair, gérante de la boulangerie L’épi d’or à Villefranche : « ce diagnostic m’a permis de revoir l’identité visuelle de mon maga-

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sin pour une meilleure visibilité mais aussi de prendre en compte les techniques de merchandising afin de mieux mettre en avant nos produits et notre savoir-faire ». Pour illustrer les différentes techniques de merchandising, la CCI du Beaujolais a exposé à l’occasion du Salon de l’entreprise en octobre dernier à ParcExpo, une boutique pédagogique sensorielle mettant en avant l’importance des 5 sens lors de l’acte d’achat. Contact : Aurélia DOZIER - 04.74.62.73.00 adozier@villefranche.cci.fr

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est une caractéristique typiquement française, d’autres pays, y compris en Europe - comme le Royaume-Uni, l’Autriche, le Luxembourg, les pays nordiques… - ne partageant pas cette perception. Des marchés connaissent une croissance dynamique, comme les pays émergents ou les BRIC. Des secteurs d’activité entiers restent en outre à inventer pour faire face à une nouvelle révolution industrielle, liée à l’essor des micro et nanotechnologies, des biotechnologies, de l’informatique et de l’intelligence artificielle. Une invitation à prendre son destin en main et à saisir les opportunités de croissance !

Pascal Danger décoré Pascal Danger, secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Beaujolais, chargé des relations institutionnelles auprès du Président et du Directeur Général, a reçu les insignes de chevalier dans l’Ordre National du Mérite ce 8 janvier lors d’une cérémonie tenue à la CCI. À travers cette distinction remise par Bernard Guérin, ancien Sous-préfet de Villefranche-sur-Saône et actuel Souspréfet de Pointe- à -Pître, pour son engagement à la cause publique, c’est toute la CCI du Beaujolais qui a été honorée, comme l’a souligné le Président Noël Comte. Pascal Danger a souhaité partager cette récompense avec son assistante Ginette Raffoux. De nombreuses personnalités ont assisté à cette manifestation, dont Stéphane Guyon, Sous-préfet de Villefranche-sur-Saône.


VENTE et RELATION CLIENT • Accueil la relation client au téléphone : 14 et 15 mars • Vendre par téléphone : 18, 19 et 25 mars • Gérer les réclamations au téléphone : 18 et 19 avril

MANAGEMENT - COMMUNICATION - RH • Chef d’équipe – animez avec efficacité : 2, 3 et 11 avril • Exercer le rôle de tuteur ou maître d’apprentissage : 18 mars • Rédiger aisément des écrits professionnels : 15, 22 et 29 mars • Gérer son stress : 25 et 26 mars • L’essentiel en droit du travail : 14 et 21 mars

HYGIENE-SÉCURITÉ • Sauveteurs Secouristes du Travail : 8 et 9 avril • MAC SST (recyclage) : 18 mars • Formation des membres du CHSCT : 8, 9 et 10 avril • Les règles d’hygiène alimentaire dans la restau ration : 25 et 26 mars

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GESTION et COMPTABILITé • Nouveau ! Le comptable unique dans la PME : 25 février, 4 et 11 mars • Établir ses comptes de fin d’exercice : 11, 15, 18 et 25 mars • Les déclarations sociales : 18 mars • Les bases de la paie : 7, 14, 19 mars • Établir une déclaration de TVA : 19 mars • Finance pour non financier : 22 et 29 mars • Initiation à la fiscalité d’entreprise : 8, 15 et 22 avril

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BUREAUTIQUE & WEB MARKETING • Je me mets à l’informatique : 12 et 13 mars • Windows : 18 mars • Word fonctions de base : 22 et 26 mars • Excel fonctions de base : 11, 14 et 19 mars • Excel faux débutants : 29 mars et 5 avril • Excel base de données & tableaux croisés: 15 mars • Excel fonctions avancées - simulations : 28 mars • Word mailing, modèles et formulaires : 29 mars • Word trucs et astuces : 27 mars • Powerpoint fonctions de base : 21 mars • Powerpoint fonctions avancées : 25 mars • Gérer ses photos facilement : 28 mars • Améliorez vos supports de communication : 12 et 21 mars • Créer un site internet simple : 14, 15, 22 mars

LANGUES • Sessions collectives de 40 heures en anglais, espagnol, italien, allemand et français langue étrangère : démarrage février et mars 2013 • Stages intensifs d’une semaine du lundi au vendredi de 09h00 à 16h30, • Cours individuels adaptés à votre métier et votre emploi de temps • Formations intensives pour les scolaires du 04 au 08 mars de 09h00 à 16h30 • Test TOEIC 05 et 28 février de 17h30 à 20h00 • Nouveau ! « Every Friday English Breakfast from 8 to 9 ! ».

Pour plus d’information, toute notre équipe est à votre disposition au 04 74 62 95 89 ! E-mail : formation@villefranche.cci.fr Notre centre est certifié ISO 9001


Taxe d'apprentissage 2013 Ne versez plus, investissez ! Chefs d’entreprise :

vous devez verser votre taxe d’apprentissage au 28 février. C’est une taxe dont vous pouvez décider l’affectation. A vous de choisir ! Chaque chef d’entreprise assujetti à la taxe d’apprentissage peut choisir de l’investir dans des établissements dont la proximité, les formations, les cursus lui apportent des réponses concrètes en termes de formation, de compétences, de savoir-faire.

Deux façons complémentaires d’exercer et de contrôler votre choix : - vous choisissez le ou les établissements auxquels vous réservez tout ou partie de votre taxe d’apprentissage en indiquant leur nom sur votre bordereau de versement, ou - vous vous appuyez sur votre CCI dont les membres, eux mêmes chefs d’entreprise, connaissent vos préoccupations pour répartir tout ou partie de votre taxe d’apprentissage. Dans les deux cas vos choix seront scrupuleusement respectés. Le bon équilibre et surtout l’efficacité de l’emploi de la taxe d’apprentissage seront assurés.

CCI du Beaujolais : votre partenaire - votre collecteur En savoir plus : Maryse Décote - 04 74 62 74 10 mdecote@villefranche.cci.fr

Vous avez la possibilité d’effectuer votre déclaration en ligne :

www.facilitaxe.com/ccivillefranche Un service rapide et complet :

Accompagnement au calcul Répartition aux établissements scolaires Paiement en ligne

Eeb n° 27  
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