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GRAND EST 2018

carrieresgrandest.fr

L’EST, UN TERRITOIRE DYNAMIQUE AU CŒUR DE L’EUROPE

METZ TECHNOPÔLE :

À LA POINTE DES MATÉRIAUX

GRAND EST : TERRE

PROMISE DU NUMÉRIQUE

DIJON MÉTROPOLE :

GRAND EST 2018

CAPITALE DE LA SANTÉ ET DE L’ALIMENTATION

EN PARTENARIAT AVEC


Crédits photos : Corbis - Getty tyy Images - Shutterstock

WÜRTH FRANCE, REJOIGNEZ UNE ENTREPRISE DE PASSIONNÉS 1re force

commerciale BtoB en Europe

250 000 clients (artisans, PME, PMI)

30 000

références produits

Commerciaux h/f Présent dans 80 pays, le groupe Würth est le leader mondial de la vente de produits/techniques de fixation et de services associés auprès d’une clientèle de professionnels. Nos atouts, proximité et diversité, font le succès de nos commerciaux. Proche de nos clients et collaborateurs, riche de nos talents et canaux de ventes, rejoignez une entreprise de passionnés !


ÉDITO

À L’EST, LA VITALITÉ DES GRANDS PÔLES URBAINS SÉDUIT LES CADRES

D

eux régions françaises. Deux territoires aussi vastes que disparates. Entre Strasbourg la rhénane, Nancy la ducale et Dijon la gastronomique, les deux régions qui forment les territoires de l’Est de la France forment un kaléidoscope tellement varié que leur cohérence ne semble, en théorie, que géographique. Et pourtant. Une volonté similaire unit ces bassins si différents : la volonté de développer leur séduction, de puiser dans leurs traditions pour y parvenir et de ne pas s’interdire toutes les audaces pour réussir. Car les réputations de bonne chère ne sont plus à faire, de l’Alsace à la Franche-Comté en passant par la Bourgogne. Celle de leurs activités traditionnelles non plus. Entre l’automobile mulhousienne et sochalienne, l’industrie lorraine et l’agro-alimentaire bourguignon, ces activités séculaires ont non seulement passé le cap du nouveau millénaire, mais elles ont su se renforcer et se transformer. Ces régions ont su aussi attirer de nouveaux secteurs. L’innovation médicale, développée dans le pôle de compétitivité Biovalley en Alsace, attire les départements de recherche des grands de l’industrie médicale, qui satellisent autour d’eux les start-up du secteur. Nancy a elle aussi misé sur les métiers de la mutation avec un cluster numérique qui regroupe déjà près de cent entreprises. Quant à Dijon, elle a réussi, en innovant, à développer son activité alimentaire, sa spécialité traditionnelle, tout en attirant les grands de la santé que sont les laboratoires Merck et Sanofi. Résultat de ces révolutions de palais réalisés aux quatre coins de ces vastes régions : un dynamisme attractif pour des cadres de plus en plus nombreux, qui n’hésitent plus face à l’intéressante addition qui s’offre à eux. À la qualité de vie de ces régions, fortement liée à leurs traditions, s’ajoutent aujourd’hui des possibilités d’emplois et d’évolution. À Strasbourg, le taux de cols blancs est dorénavant de 22,4 %, contre 14,4 % pour l’ensemble du territoire national, hormis l’Île-de-France. Le Grand Est et la Bourgogne - Franche-Comté, régions du grand froid et du grand chômage ? Pas sûr que les 200 000 étudiants qui se forment dans leurs écoles et universités soient d’accord. Pas sûr non plus que PSA, Siemens et les grands labos pharmaceutiques qui y sont implantés souscrivent à cette affirmation. Pas sûr enfin que l’ensemble des acteurs économiques qui profitent de la situation géographique de ces régions frontalières avec la Suisse et l’Allemagne, approuvent. Ils sont non seulement ravis de leurs choix, mais aussi satisfaits d’avoir convaincus experts et managers de rester ou de les rejoindre. Sylvia Di Pasquale Rédactrice en chef de Cadremploi

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SOMMAIRE - Carrières Magazine GRAND EST

REPÉRAGES

06 Grand Est & Bourgogne-Franche-Comté : entre tradition et innovation

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DÉCRYPTAGE

10 Strasbourg :

une dynamique positive

FOCUS

12 La bonne santé de l’innovation médicale

34 Rhénatic, cluster

14 Une tradition industrielle préservée

du numérique

36 Temis, pilier de l’innovation

18 Nancy :

en Bourgogne - Franche-Comté

l’industrie et plus encore

38 Metz technoplôle,

20 Le digital pour aller plus haut

à la pointe des matériaux

21 LORnTECH la métropole French Tech du Grand Est

39

22 Metz affiche

un nouveau visage

26 Dijon : capitale de la santé et de l’ alimentation

28 Mulhouse veut s’affirmer en Europe

30 Reims : plus d’un atout

CONSEILS

à faire valoir

31 Besançon, leader

40 Regrouper les aides et les

32 Colmar,

46 Quand les grandes écoles

talents pour entreprendre

des microtechniques

Édition et Commercialisation : FIGARO CLASSIFIEDS Éditeur adjoint : Julien Breuilh Contact commercial : Delphine Charbit : 03 68 33 66 01 Photo de couverture : © Thinkstock - vlastas Conception et réalisation : Sopress / Presso Rédaction : F. Stagnaro, M. de Kerimel, A. Lasorsa

Origine du papier : France (Perigord / le lardin St Lazare) Fibres recyclées : 0 % Papier PEFC - Ptot : 0.02 Kg / tonne

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© AGENCE TVK - PRESSE

s’unissent

du vin à l’industrie


Nos produits améliorent la vie quotidienne de millions de personnes à travers le monde.

COMMUNIQUÉ

HARTMANN France

Vivez bien plus qu’un métier ! Le Groupe HARTMANN est un acteur clé du secteur médical. L’entreprise développe et fabrique des dispositifs médicaux, tout en proposant des services associés performants et sur-mesure à ses clients, pour répondre au mieux aux besoins des patients en institution ou à domicile. Expertise, qualité et innovation : l’énergie du renouveau

En chiffres

S’appuyant sur un réseau d’experts professionnels et un pôle médical interne à l’entreprise, HARTMANN France est une référence pour son savoir-faire et la qualité de ses produits. Grâce à une forte présence sur le terrain, les équipes étudient les besoins des professionnels de santé et des patients, afin d’y apporter des réponses pragmatiques et précises. Des produits aux services sur-mesure, le pôle R&D implanté en France est le fer de lance de projets qui représentent des avancées innovantes, tant au niveau national qu’au niveau mondial pour le groupe.

200 ans d’existence

Aux côtés des acteurs du système de soin depuis 200 ans

en France

Le groupe HARTMANN célèbre cette année son bicentenaire. Depuis ses débuts, les valeurs d’expertise, de partenariat et de qualité sont au coeur de la démarche de l’entreprise, alliées à l’ambition d’aller chaque jour plus loin... Passion, échanges, écoute et proximité sont les maîtres mots des collaborateurs d’HARTMANN pour un accompagnement optimal des utilisateurs des produits proposés.

pour le groupe HARTMANN

391 millions de chiffre

© Caiaimage - Presse

Laetitia Rebois RESPONSABLE RECRUTEMENT FRANCE

d’affaires en 2017 en France

1 100 collaborateurs 200 recrutements

prévus en France sur l’année 2018

Responsabilité sociale et sociétale dans les gènes

Les valeurs fortes qui animent HARTMANN France dans ses relations avec ses clients sont naturellement déclinées au sein de l’entreprise. La formation et le développement des compétences sont privilégiés, pour un accompagnement individualisé du collaborateur tout au long de son parcours. En parallèle, au sein des ateliers de production, le management est axé sur le « coaching » et la responsabilisation de chacun, selon la méthode Lean. De plus, l’accent mis sur le développement durable fait d’HARTMANN France la première entreprise dans le secteur de la santé récipiendaire du certificat éco-audit.

Interview

Contact Pour consulter la liste complète de nos offres : www.hartmann.fr, rubrique Carrière Pour toute information : recrutement@hartmann.fr

Quels sont vos objectifs de recrutement en 2018 ? Nous recrutons des fonctions commerciales sur toute la France, mais également des fonctions supports (Marketing, Qualité, Affaires Règlementaires, Recherche & Développement) pour notre siège dans le Bas-Rhin, des postes pour notre site de production dans le Haut-Rhin, et en logistique pour notre plateforme du Rhône. Quel est le profil du candidat idéal ? Nous nous concentrons sur le savoir-être des candidats ainsi que sur les valeurs que nous partageons comme la passion, le professionnalisme et la volonté de considérer nos clients comme nos partenaires. Parfois ce sont des profils atypiques qui nous rejoignent et c’est tant mieux : ils nous apportent des compétences complémentaires ! Quelle carrière fait-on chez HARTMANN France ? Longue et variée ! L’ancienneté moyenne dans l’entreprise est d’environ 15 ans ; nous encourageons nos collaborateurs à grandir et évoluer tout au long de leur parcours. Par le biais de formations internes et d’évaluation des besoins, chacun.e se voit proposer un suivi de carrière personnalisé dès son intégration.


Carlos Tavares, PDG du du groupe PSA, a annoncé l’année dernière un plan d’investissements massifs dans le site historique de Sochaux.

REPÉRAGES

GRAND EST & BOURGOGNEFRANCHE-COMTÉ : ENTRE TRADITION ET INNOVATION Ces deux grandes régions de l’Est de la France connaissent la même embellie qu’au niveau national, qui devrait permettre d’embaucher environ 15 000 cadres en 2018. Une perspective qui concerne avant tout les secteurs des services et de l’industrie.

RECRUTEMENTS DE CADRES Grand Est : Réalisés en 2017 :

9820 10 180 à 11 120

Prévus en 2018 :

Bourgogne - Franche-Comté : Réalisés en 2017 :

4310

Prévus en 2018 :

4 180 à 4 740

(Source : APEC, Perspectives de l’emploi cadre 2018)

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réalisées en 2017 dans le Grand Est et en Bourgogne - Franche Comté, suivi de ceux de l’industrie (29 et 32 %), du commerce (10 et 9 %) et de la construction (7 et 6 %). EMPLOI DES CADRES : DE L’OPTIMISME ET DES TENSIONS Dans ces deux régions, la part des entreprises envisageant d’augmenter leur effectif cadre en 2018 est supérieure de sept points à la part de celles envisageant de le réduire, selon la dernière étude de l’Apec. Une donnée susceptible d’alimenter l’optimisme, même si ces intentions de recrutement se heurtent parfois à la réalité de métiers en tension, faute de profils qualifiés pour pourvoir les postes concernés, dans des territoires qui, en outre, peinent encore à combattre les idées reçues. Quant aux critères auxquels les candidats ont le plus de mal à répondre, on peut par exemple citer la mobilité géographique et la maîtrise des langues étrangères pour les métiers liés au commerce, dans ces régions marquées par les relations économiques transfrontalières. S’agissant des ingénieurs et informaticiens, particulièrement recherchés dans l’industrie et les services, les motifs de tension viendraient plutôt de la spécificité des profils requis. La transformation numérique et la transition énergétique, notamment, créent de nouveaux besoins. Trop peu nombreux, les candidats en adéquation manqueraient en outre d’expertise technique dans les domaines concernés, de connaissances du terrain, mais aussi d’expérience.

© PRESSE

A

vec 5,5 millions d’habitants et 150 milliards d’euros de produit intérieur brut, le Grand Est domine la Bourgogne - Franche Comté (2,8 millions d’habitants et 72 milliards d’euros de PIB). Pour autant, ces deux grandes régions (elles sont respectivement cinquième et sixième par leur superficie) ont de nombreux points communs, parmi lesquels leur proximité géographique, leur caractère frontalier (avec la Suisse, l’Allemagne, le Luxembourg et la Belgique pour la première, avec la Suisse pour la seconde), mais également une économie dans laquelle le poids de l’agriculture (viticulture, céréales, filière bois, élevage…) et celui de l’industrie (transports, mécanique, métallurgie, équipements électriques et électroniques…) surpassent la moyenne nationale. Selon l’étude Les recrutements de cadres en 2017 (Apec), c’est cependant le secteur des services qui domine, avec respectivement 54 et 53 % des embauches


PAR FRANÇOIS STAGNARO

LES INGÉNIEURS, PROFILS LES PLUS RECHERCHÉS Plus de la moitié des cadres recherchés dans ces deux régions ont entre un et dix ans d’expérience, 30 % des demandes se concentrant sur les profils de un à cinq ans d’expérience. Parmi les métiers d’encadrement qui connaissent les plus grandes difficultés de recrutement dans le Grand Est, la grande enquête 2017 « Besoins en mains d’œuvre » de Pôle emploi mentionne d’abord les ingénieurs et cadres d’étude en R&D dans l’industrie ou dans l’informatique (respectivement 78,2 % et 68,3 % de difficultés de recrutement en 2017), les ingénieurs et cadres des télécommunications (75,5 %), les ingénieurs du BTP, cadres chefs de chantier et conducteurs de travaux (60,4 %), et les ingénieurs et cadres techniques de l’agriculture (61,9 %). L’année dernière, les employeurs de Bourgogne-Franche Comté ont, quant à eux, surtout manqué de cadres de l’hôtellerie et de la restauration (89,8 %), de cadres des magasins (84,5 %), d’ingénieurs du BTP, cadres chefs de chantier et conducteurs de travaux (67,9 %), d’ingénieurs et cadres de la logistique, du planning et de l’ordonnancement (67,1 %) et d’ingénieurs et cadres d’études en R&D (58,3 %). PSA, PREMIER EMPLOYEUR PRIVÉ Dans un tissu manufacturier spécialisé dans la fabrication d’équipements et de machines, la métallurgie, l’industrie du bois ou les industries agroalimentaires, l’automobile occupe une place à part et assure plus de 100 000 emplois

directs entre Grand Est et Bourgogne - Franche Comté. Avec sept sites de production, le Groupe PSA est le premier employeur privé des deux régions. À ses côtés, citons aussi les usines Smart à Hambach, Bugatti à Molsheim, Iveco et Fiat Powertrain Technologies à Bourbon-Lancy ainsi que tous les équipementiers qui collaborent à cette industrie, très gourmande en cadres et confrontée aux défis des véhicules du futur : baisse des émissions polluantes, conduite autonome, services connectés… Créé en 2005, le pôle Véhicule du futur accompagne l’industrie automobile d’Alsace et de FrancheComté dans cette course à l’innovation et compte parmi ses missions celle d’attirer les jeunes talents. Ce pôle s’ajoute aux huit autres pôles de compétitivité répartis entre Grand Est et Bourgogne - Franche Comté, confirmant le dynamisme de ces deux régions en matière d’innovation. RECRUTEMENTS DE CADRES PAR SECTEURS EN 2017 : Grand Est : Commerce

7%

Bourgogne - Franche-Comté :

Construction

Commerce

Industrie

Construction

9%

10%

29%

6%

54%

32%

Services

Industrie

53%

Services

(Source : APEC, Perspectives de l’emploi cadre 2018)

NEUF PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ Les deux grandes régions de l’Est bénéficient d’un nombre important de pôles de compétitivité, mis en place depuis 2005 : pôle Industries et Agro-ressources, référence européenne sur les agroressources et leur transformation industrielle. www.iar-pole.com ; le pôle Alsace Biovalley, accélère la croissance industrielle des entreprises de la filière vie-santé. www.alsace-biovalley.com ; le pôle Véhicule du futur anticipe les besoins de la filière du marché de la mobilité. www.vehiculedufutur.com ; le pôle Materiala assure l’interface entre recherche et monde industriel dans la filière des matériaux. www.materalia.fr ; le pôle Fibres Energivie, dédié aux matériaux et aux bâtiments durables. www.fibres-energivie.eu ; le pôle Hydreos accroît les performances du tissu économique local dans les métiers de l’eau. www.hydreos.fr ; le pôle Microtechniques fédère et accompagne les entreprises ayant des savoir-faire microtechniques. www.polemicrotechniques.fr ; le pôle Vitagora fait de l’innovation un levier de croissance pour attaquer des marchés agroalimentaires à haute valeur ajoutée. www.vitagora.com ; le pôle Nuclear Valley favorise l’innovation et les formations, et développe les synergies dans l’industrie du nucléaire. www.nuclearvalley.com

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DÉCRYPTAGE

STRASBOURG : UNE DYNAMIQUE POSITIVE La première ville d’Alsace bénéficie d’un contexte économique assez favorable aux cadres. En cause : la bonne santé de certains secteurs d’activité et l’apport des structures d’accompagnement.

L

’emploi cadres en Alsace se redresse-t-il ? Il profite en tout cas d’une embellie depuis un an au moins, en lien avec les domaines de l’ingénierie industrielle et de l’informatique. À Strasbourg, même si les entreprises peinent parfois à trouver les meilleurs candidats, le ton des professionnels du recrutement s’avère plutôt optimiste. « J’ai des clients dans des secteurs comme les services et l’industrie, de grosses entreprises et d’autres plus petites, indique Michel Brockhoff, qui dirige son propre cabinet de recrutement. Nous comptons sur des noms d’envergure internationale, comme Siemens. Localement, je peux citer Soprema, spécialiste des produits d’étanchéité, Liebherr, fournisseur de produits hydrauliques, Lilly, entreprise du secteur pharmaceutique, ou encore de nouveaux dérivés du groupe Alstom. On trouve aussi quelques sites d’implantation de pépinières de startups. »

Place de l’Homme de fer - Strasbourg

donc, pour l’instant, qu’un effet limité sur l’emploi. Pourtant, le bilan de conjoncture de l’organisme consulaire pour le second semestre 2017 note que six dirigeants d’entreprises sur dix sont satisfaits de leur chiffre d’affaires et de leur carnet de commandes. Le secteur de la construction, notamment, se caractérise par une activité importante. Strasbourg bénéficie aussi de l’implantation locale des sièges sociaux français de grands groupes internationaux (Kronenbourg, Adidas, Puma, Würth…) et d’institutions comme le Parlement européen et la Cour européenne des droits de l’homme. DE VRAIES OPPORTUNITÉS OUTRE-RHIN Pas question de négliger les atouts du bassin d’emploi, en partie dynamisé par sa proximité avec l’Allemagne. Certaines des entreprises du pays voisin sont implantées à Strasbourg et s’appuient sur une direction bicéphale. Parler allemand (ou anglais) est donc un atout pour tout cadre en recherche d’emploi. Jacques Schaefer, du cabinet Eurhétès, confirme aussi qu’il existe de bonnes opportunités à quelques kilomètres, « avec un secteur

L’ÉCONOMIE REPART, MAIS… Les chiffres de recrutement effectif, eux, peuvent paraître encore modestes. Pôle emploi comptait encore 2 200 cadres inscrits comme demandeurs d’emploi à Strasbourg, en décembre dernier. La CCI de l’Eurométropole souligne en outre que les trente premières entreprises de la zone d’emploi ont créé 550 emplois l’année dernière, dont 169 de cadres. La reprise économique n’a

Strasbourg, une ville idéale pour les cadres ? Le raccourci est un peu facile. Sur le plan statistique, on note toutefois que 22,4 % des actifs du bassin d’emploi strasbourgeois sont des cadres et des professions intellectuelles supérieures, selon une étude de l’Observatoire régional de l’emploi, publiée en novembre dernier. La proportion n’est « que » de 13,5 % sur l’ensemble de la région Grand Est (contre 14,4 % de la totalité des actifs français, hors Paris). 19,8 % des entrants sur le bassin d’emploi sont des cadres. Autres chiffres qui apportent un éclairage sur le marché de l’emploi : 42,9 % de ces mêmes entrants sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. 32,6 % d’entre eux ont moins de 35 ans, 41,7 % entre 35 et 49 ans et 25,7 % plus de 50 ans.

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© CHRISTOPHE HAMM

PLUS DE CADRES QU’AILLEURS


PAR MARTIN DE KERIMEL

INTERVIEW

Monique Jung Directrice de l’Agence de développement d’Alsace (ADIRA) VOTRE AGENCE VISE À FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DES ENTREPRISES. QUE DIRE DE L’IMPACT DE CETTE ACTION SUR L’EMPLOI ? Nous mesurons notre activité par le nombre de projets suivis et d’entreprises concernées, le montant des investissements consentis ou la quantité d’emplois créés. Notre cœur de cible ? Les sociétés à croissance rapide (« gazelles »), les ETI et les grosses PME. Nous accompagnons également des entités en mutation ou en restructuration, en allant parfois à la recherche de repreneurs. Sans couvrir tous les secteurs de l’économie, nous suivons entre 450 et 500 dossiers par an. Notre bilan 2016, sur le secteur strasbourgeois, fait état de 1 900 emplois créés ou maintenus.

© PRESSE

industriel développé tout le long de la frontière et, à deux heures seulement, une place financière importante à Francfort et des industries automobiles à Stuttgart. » Côté français, ce chasseur de tête travaille aussi avec des équipementiers automobiles, ainsi qu’avec quelques représentants de l’industrie mécanique. Il pointe par ailleurs du doigt « un tissu de startups spécialisées dans les technologies médicales et pharmaceutiques. » Seul regret, largement partagé : le constat que Strasbourg, comme l’Alsace au sens large, souffre encore d’une image peu attractive… et pas toujours fondée.

POUVEZ-VOUS AIDER LES ENTREPRISES DANS LEUR RECRUTEMENT ? Nous nous intéressons à l’emploi quand il devient la clé du développement économique. Nous avons débuté un travail autour de l’attractivité du territoire pour les talents, après que des entreprises nous ont fait part de leurs problématiques pour attirer des cadres, notamment. C’est un travail mené en réseau avec, entre autres, les collectivités, et orienté vers les familles. Nous avons ainsi réfléchi à la question de l’emploi des conjoints et mis en place un système d’échanges de CV entre entreprises.

DES ASSOCIATIONS POUR AIDER LES CANDIDATS Plusieurs associations locales assistent les cadres chercheurs d’emploi. Exemple : CTP Alsace, qui promeut le concept d’emploi en temps partagé. L’organisation attire toujours plus de candidats pour qui ce type de relation contractuelle est un choix assumé. « Embaucher un cadre en temps partagé peut notamment aider l’entreprise à lancer certains projets laissés de côté, assure Pascal Sire, vice-président. Cela peut aussi intéresser de petites entités en surchauffe ou qui n’ont pas les moyens de s’offrir un expert à temps plein. » Actoe, pour sa part, prévoit un double suivi, en groupe (de 6 à 10 candidats) et individuel. Des séances de coaching hebdomadaires permettent de traiter des questions spécifiques et d’établir un bilan de compétences. « Tous âges et tous secteurs confondus, nous avons d’ores et déjà accompagné 250 cadres depuis la création de l’association en 2009, indique Luc Barthel, président. En 2017, nous sommes arrivés à 95 % de retour à l’emploi, dans un délai moyen de cinq mois. »

COMME LA SITUATION DE L’EMPLOI, L’ATTRACTIVITÉ DE L’ALSACE S’EST-ELLE AMÉLIORÉE ? De gros efforts ont en tout cas été accomplis pour rendre plus visibles la qualité de vie et l’attractivité d’un territoire où, en effet, il y a de l’emploi et de l’embauche. Même si elle a souffert, notre région a la chance d’accueillir des industries assez fortes. La reprise s’annonce de manière très nette, avec des recrutements qui repartent.

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DÉCRYPTAGE - Strasbourg

PAR MARTIN DE KERIMEL

LA BONNE SANTÉ DE L’INNOVATION MÉDICALE La filière santé démontre une belle vitalité à Strasbourg. Depuis 2005, le pôle de compétitivité Alsace Biovalley accompagne les entreprises en croissance. Un atout pour l’emploi cadres.

P

réparation à la levée de fonds, soutien au développement à l’international, aide à la mise en relation avec des partenaires ou au montage de projets collaboratifs de R&D, organisation d’événements variés… Alsace Biovalley offre à ses membres une vaste gamme de solutions pratiques, au bénéfice de leur progression économique. Start-ups en devenir, PME, grands groupes industriels (Sanofi, Lilly, Merck), organismes publics de recherche : ils sont aujourd’hui 160. « Leurs activités couvrent trois domaines : les médicaments innovants, les dispositifs médicaux de pointe et le secteur de la e-santé, indique Marco Pintore, le directeur général du pôle. Nous nous plaçons auprès d’eux comme des tiers de confiance, pour répondre à tous leurs besoins liés au financement, au développement industriel ou à la réglementation. » Pour son compte propre, Alsace Biovalley embauche lui-même des salariés de profils cadres. Aider ses membres à recruter est aussi l’une des missions du pôle.

Le pôle Alsace Biovalley aide au développement des entreprises innovantes dans le domaine de la santé.

médicales. Des structures qui s’avèrent fort utiles quand il s’agit de séduire des cadres très demandés. Marco Pintore parle d’un marché d’intention : en clair, les besoins de main d’œuvre des entreprises ne sont pas totalement couverts par le marché local. En relative position de force face aux employeurs locaux, une partie des recrues potentielles choisit de travailler en Allemagne ou en Suisse. Pour autant, le directeur général met en avant une dynamique d’ensemble très positive, fortement soutenue par les collectivités publiques. Il souligne que la proximité immédiate de Strasbourg avec plusieurs pays européens est aussi une véritable aubaine. « On compte 600 sociétés de notre secteur sur l’ensemble de ces territoires », indique-t-il. D’où, pour les entreprises françaises et leurs cadres, la possibilité d’entretenir de nombreux réseaux transfrontaliers.

MARCHÉ LOCAL : DES CENTAINES D’OFFRES D’EMPLOI De par ses actions, le pôle permet à ses adhérents de gagner en visibilité. Conséquence : il vient objectivement dynamiser le marché de l’emploi local. « Les jeunes sociétés ont besoin de chercheurs et embauchent sur des profils de cadres supérieurs. Les grands groupes, eux, ont des activités de production et sont donc à la recherche des techniciens d’un bon niveau de qualification. Dans toute l’Alsace, les entreprises du secteur en cherchent des centaines. » Alsace Biovalley contribue par ailleurs à l’offre de formation : il regroupe une usine-école et un campus des technologies

Si l’existence d’Alsace Biovalley ouvre des opportunités de développement aux entreprises et d’emploi aux cadres, c’est aussi parce que le pôle conduit régulièrement ses membres en mission extérieure, y compris à l’étranger. Ces tous prochains mois, il a prévu trois événements de ce genre, en marge de salons et congrès professionnels. Les adhérents auront la possibilité d’être accompagnées à Berlin le 20 juin, puis à Stockholm ou Philadelphie en septembre. En amont des activités prévues sur place, Alsace Biovalley diffuse également des informations sur Internet pour mieux se familiariser avec ce type d’opérations commerciales (elles comprennent des visites collectives, des présentations du pays ciblé et des rendez-vous individuels). Le pôle communique aussi sur les succès de ses membres à l’étranger.

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© CATALIN RUSNAC

UNE OUVERTURE SUR LE MONDE


COMMUNIQUÉ

SOVEC Entreprises

L’énergie pour aller plus loin Fondée en 1975 près de Strasbourg, SOVEC Entreprises est une entreprise d’installation en électricité générale, indépendante et familiale. Spécialisée dans tous les métiers de l’électricité, notre large éventail de compétences nous permet une parfaite maîtrise des projets qui nous sont confiés. Notre objectif : être référent dans tous les métiers de l’électricité

Spécialisés dans tous les métiers de l’électricité (courant fort, courant faible, maintenance, automation, audiovisuel et photovoltaïque) dans les domaines du logement collectif, du tertiaire et de l’industrie, nous déployons des solutions innovantes en sûreté/sécurité et dans les nouvelles technologies, en réponse notamment aux défis proposés par nos clients.

3 % de la masse

Des grandes réalisations qui allient satisfaction et sécurité

et en Île de France.

salariale investie dans la formation chaque année.

250 salariés en France.

SOVEC Entreprises : la force de l’indépendance au service de votre carrière

chiffre d’affaires réalisé en 2017.

Un projet en élec ? Pensez SOVEC ! www.sovec-entreprises.fr

Interview

Tsélia Bordjel RESPONSABLE RH

5 sites dans le Grand-Est

Entre autres, l’hôpital Georges Pompidou, le Conseil de l’Europe, le CNRS, nous font confiance. Nous intervenons sur tous les chantiers publics ou privés en ayant toujours à cœur d’apporter entière satisfaction à nos clients tout en garantissant la sécurité de nos collaborateurs.

Prendre part à l’aventure SOVEC Entreprises signifie intégrer une structure indépendante et à taille humaine qui se développe constamment, avec une croissance maîtrisée. Nos succès reposent sur les hommes et les femmes qui font SOVEC Entreprises. Nos valeurs sont l’exemplarité, la transparence, le courage managérial, la loyauté et l’esprit d’équipe. La valorisation des compétences garantit une réelle reconnaissance des collaborateurs et de meilleures possibilités de mobilité interne. Par exemple, en 2017 a été créée la fonction d’Animateur Amélioration Continue, confiée à l’un de nos plus anciens collaborateurs. Il pilote le déploiement de la transmission des compétences métiers et garantit le respect des standards de production.

© PRESSE

En chiffres

35 millions d’euros :

Contact SOVEC Entreprises 12 rue de la Kaltau 67150 HINDISHEIM

info@sovec-entreprises.fr Tél. 03 88 65 43 21

Quels sont les profils recherchés ? Nous nous adressons à des personnes de niveau Bac +2 à Bac +5 dans différents métiers. Nous ouvrons nos portes aux jeunes diplômés comme aux personnes expérimentées : c’est le partage des expertises qui nous fait avancer. Quelles sont les perspectives d’évolution au sein de SOVEC Entreprises ? Elles sont larges, avec une évolution vers la fonction d’expert référent ou vers le management via le pilotage de nos affaires et des équipes. Elles peuvent aussi être géographiques, avec notre projet de développement vers Nantes et Lyon. Notre politique de mobilité interne vise à garantir la réussite de nos potentiels. Nous équilibrons les évolutions internes et l’intégration de nouveaux collaborateurs riches de nouveaux savoirs et de nouvelles approches. Quels sont les métiers pour lesquels vous recrutez ? Nous recrutons entre autres sur les métiers de Responsable d’affaires, Conducteur de travaux, Chef de chantier, Projeteur en bureau d’études, Automaticien.


DÉCRYPTAGE - Strasbourg

PAR MARTIN DE KERIMEL

UNE TRADITION INDUSTRIELLE PRÉSERVÉE en même temps. Conséquence : les candidats se retrouvent un peu en position de force. Pour autant, l’exigence des entreprises reste la même. »

Autour de Strasbourg, l’industrie voit sa situation s’améliorer et affiche plusieurs visages. Le besoin de main d’œuvre est réel, en particulier à l’égard de cadres motivés et polyvalents.

AGROALIMENTAIRE, PHARMACEUTIQUE, TEXTILE : DES PISTES NOMBREUSES Dans une étude de la fin d’année dernière, l’APEC met l’accent sur plusieurs secteurs de référence pour l’industrie alsacienne et cite les industries agroalimentaire, manufacturière et automobile. D’autres entités de pointe sont énumérées, à l’image des entreprises de fabrication d’équipements électriques (Sew Usocome, Socomec, Osram, Hager Electro), tous implantés dans un rayon proche de Strasbourg, à moins d’une demi-heure de trajet. Le secteur pharmaceutique tire aussi son épingle du jeu, comme l’industrie textile. « Nous avons besoin de bons techniciens, mais pas seulement, témoigne Catherine Aubertin au nom du Pôle Alsace Textile, une association professionnelle qui, depuis Mulhouse, rassemble aussi bien des entreprises du Haut-Rhin que du Bas-Rhin, de Lorraine et des Vosges. « Le marché de l’emploi recherche surtout des collaborateurs polyvalents, agiles et autonomes, qui maîtrisent la technique, mais également les aspects commerciaux et marketing. » Pour trouver la perle rare, certains recruteurs choisissent de se tourner vers les cadres (et ingénieurs) d’autres régions françaises ou recourent à l’embauche en temps partagé. Alsace Textile mise aussi sur une communication positive pour attirer de jeunes talents.

Socomec, fabricant d’équipements électriques, a été créée en 1922 dans le Bas-Rhin.

I

l y a les grands noms... et les autres. Le constat est le même : l’industrie alsacienne a souffert de la crise, mais n’a pas dit son dernier mot. Son dynamisme actuel l’autorise même à embaucher. Daniel Welcker est à la tête d’un cabinet de recrutement, à Strasbourg. Il se consacre aux ingénieurs, cadres et dirigeants de l’industrie et du numérique. « À mon échelle, je vois passer plus d’annonces d’offres d’emploi, indique-t-il. Je confirme un frémissement de l’activité : je restais sceptique l’an passé, mais la période la plus difficile est derrière nous. » Seul bémol : les entreprises ont tendance à recruter localement, « la région n’étant pas aussi attractive que celles de Nantes, Toulouse ou Montpellier. Cela dit, mon portefeuille clients reste très diversifié, avec à la fois des grands comptes et des PME familiales, des entreprises françaises ou des sociétés étrangères. » Strasbourg et ses environs rattrapent-ils le temps perdu ? « On a tellement temporisé par le passé que, désormais, les acteurs économiques semblent tous recruter

Pour rester au niveau, l’industrie alsacienne s’efforce aussi de se réinventer. Un exemple pour en témoigner : Punch Powerglide, fabricant de boîtes automatiques, a été récompensé par le trophée de la Meilleure performance industrielle au Mondial de l’Automobile, en 2016. Le premier employeur industriel de Strasbourg a en effet investi 232 millions d’euros pour adapter son usine à la production de nouveaux produits, conçus par son équipe R&D. Autre poids lourd de l’industrie automobile, BMW France a, en juin dernier, choisi Strasbourg pour implanter son nouveau centre logistique. L’Eurométropole se place également sur le secteur des nouvelles mobilités. À Duppigheim, la société NTL a été récompensée pour Aptis, un prototype de véhicule 100 % électrique, mi-bus mi-tram, destiné aux collectivités publiques.

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© SOCOMEC

SUCCÈS ET MUTATIONS


COMMUNIQUÉ

SOCOMEC

Donnez du sens à votre carrière en libérant votre énergie A l’aube de ses 100 ans, SOCOMEC, le spécialiste de la performance énergétique des réseaux électriques, vient de franchir le cap du demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires et continue d’investir dans le développement de ses talents et compétences.

P

résent dans plus de 70 pays à travers le monde, le groupe SOCOMEC dont le siège est situé en Alsace n’en reste pas moins attaché à ses valeurs familiales. Son indépendance et sa vision à long terme lui permettent d’assurer une croissance durable dans le respect des hommes et de l’environnement. En somme, c’est un groupe international avec la culture et les valeurs d’une entreprise familiale.

Un acteur de la transition énergétique engagé dans la révolution numérique Expert reconnu mondialement pour ses solutions sur mesure et ses ruptures technologiques, SOCOMEC investit près de 10 % de son chiffre d’affaires en Recherche & Développement pour continuer à innover et ainsi mieux répondre aux défis d’avenir. Le groupe développe depuis plusieurs années des produits et services connectés et vient de créer une entité dédiée au stockage d’énergie. Un groupe qui vous fait vivre une expérience plus forte Rejoindre SOCOMEC, c’est donner du sens à son travail et s’assurer d’être accompagné(e) à chaque étape de sa vie professionnelle : intégration, développement, formation, évolution, mobilité… La digitalisation occupe une place centrale et permet au collaborateur une expérience plus fluide, plus riche, plus connectée. Concrètement, SOCOMEC a décroché en 2017 le prix de la meilleure université d’entreprise de France avec notamment sa plateforme de formation en ligne, ses communautés métiers et son parcours d’intégration.

En chiffres

3 200 collaborateurs 504 Me

Tristan Colas DIRECTEUR DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES

de chiffres d’affaires

60 % de la production made in France

27 filiales partout

dans le monde

Contact SOCOMEC 1 rue de Westhouse 67230 Benfeld Tél. 03 88 57 41 41 + 100 offres à pourvoir sur http://socomec.jobs.net Envoyez votre candidature hr.fr@socomec.com

#YourEnergyOurPower © PRESSE

Interview

Claire Schmitt RESPONSABLE RECRUTEMENT FRANCE

Dans quels secteurs recrutez-vous ? Dans tous les métiers nous souhaitons développer nos savoir-faire. De l’innovation à la maintenance, des laboratoires à la production, de la force commerciale à l’expertise marché, des logiciels embarqués à l’électronique de puissance, nos propositions concernent tous les domaines et ne sont pas seulement réservés aux experts de l’énergie. Quelle importance accordez-vous à la personnalité de vos collaborateurs ? Que vous soyez génération X, Y, Z ou autre, ce qui nous importe c’est que vous soyez engagés, responsables et ouverts aux autres. Votre personnalité est essentielle. Pour nous dirigeants, encadrants, responsables RH, notre objectif est de créer les meilleures conditions pour vous permettre de vous épanouir professionnellement. Y a-t-il de véritables opportunités à l’international ? Oui, la mobilité n’est pas un mirage, nous proposons à nos talents des perspectives de carrières passionnantes et des évolutions possibles à chaque niveau de l’entreprise. L’attractivité et le développement sont forts notamment en Asie, aux USA et en Europe centrale et nous encourageons la promotion interne au travers d’une politique RH et une prise de décision centralisées en Alsace.


AUJOURD’HUI, LA LOGISTIQUE VOUS PERMET D’OBTENIR TOUT, TOUT DE SUITE, TOUT LE TEMPS... ENFIN, PRESQUE TOUT ! Chez FM Logistic, nous sommes plus de 20 000 collaborateurs engagés dans 13 pays pour innover au quotidien et apporter les meilleures solutions de la supply chain. Notre rêve : rendre tout accessible, instantanément ! Rejoignez-nous et inventons ensemble la supply chain de demain :

www.fmlogistic.com/carrieres


COMMUNIQUÉ

FM LOGISTIC

Rejoignez un groupe international en pleine croissance ! En 50 ans, FM Logistic est devenu un acteur international de premier plan dans la gestion de la supply chain (entreposage, transport, conditionnement) et a développé une expertise reconnue sur les marchés des produits de grande consommation, de la distribution, de la parfumerie/beauté, de l’industrie et de la santé. Indépendant et familial, le Groupe, qui réunit 25 000 collaborateur-rice-s, est aujourd’hui présent en Europe de l’Ouest, Europe Centrale, Europe de l’Est, Asie et Amérique latine. FM Logistic accompagne ses clients pour développer avec eux une supply chain souple, capable de s’adapter aux mutations du secteur. Pionnier en matière de solutions au service de la supply chain de demain, FM Logistic est à l’origine de concepts tels que le “pooling” ou les Centres de Routage Collaboratifs. Le Groupe développe aussi, en partenariat avec des industriels, des innovations au service de l’entrepôt du futur (AGV, drones, robots, exploitation du Big Data…) et soutient les projets de start-up incubées, inspirés de l’économie collaborative et appliqués à l’entreposage et au transport. FM Logistic a développé CityLogin, une solution écologique adaptée à la logistique du dernier kilomètre, opérationnelle à Rome, Madrid et Paris, et en cours de développement à Milan, Varsovie et Moscou. En 2017, FM Logistic a recruté plus de 6 000 collaborateurs pour occuper des postes de caristes, de chefs d’équipe, de directeur-rice-s de plateforme, de chefs de projets innovation, d’ingénieur -e-s méthodes process et ou encore de fonctions supports (IT, RH, communication...).

© PRESSE

Pour nourrir la pépinière de talents qui accompagnera demain son développement, FM Logistic construit des partenariat avec de nombreuses écoles et universités de France, Russie, Ukraine, Italie, Espagne ou encore du Brésil. En 2017, les entités France et Siège Groupe ont accueillis 200 stagiaires et 200 alternants et ont recruté 600 personnes.

En chiffres

Interview

25 000 collaborateurs

Sylvie Sovis

14 pays d’implantation

Quelles orientations RH pour le Siège Groupe de Phalsbourg ? Au siège groupe à Phalsbourg, nos collaborateur-rice-s doivent accompagner la transformation digitale de l’entreprise et travaillent en équipe sur des projets à dimension internationale.

10 % de croissance annuelle et

Récompense « Top employers » France en 2016, 2017 et 2018.

Labélisés “Happy at work for starters”

2017 (2nd place).

DIRECTRICE DES RESSOURCES HUMAINE POUR LE SIÈGE GROUPE

Aussi, les missions de nos collaborateur-rice-s, quel que soit leur service d’appartenance (juridique, finance, dsi, achats, etc. …) incluent les paramètres suivants : analyser, imaginer, concevoir, proposer et innover. Au-delà de leur domaine de compétences, nous attendons que chacun-e réponde aux besoins de nos clients externes et internes, dans un esprit d’anticipation, d’innovation et de liberté. Nous investissons énormément en formation afin de développer et d’actualiser les compétences et favoriser les évolution et mobilités internes. En synthèse, si vous avez envie de sortir du cadre, nous devons nous rencontrer.

Contact

Labélisés « Happy trainees » 2017 (2nd place et nous avons obtenu le label européen).

FM Logistic ZI Rue de l’Europe, 57370 Phalsbourg www.fmlogistic.com

Consultez nos offres d’emploi :


DÉCRYPTAGE

NANCY : L’INDUSTRIE ET PLUS ENCORE L’embellie retrouvée de l’activité économique est favorable à ce secteur historique de la ville. D’autres domaines d’activité sont toutefois demandeurs en cadres qualifiés.

A

LES GRANDS GROUPES RECRUTENT, LES PME AUSSI Ces deux experts du recrutement témoignent qu’actuellement, les besoins de main d’œuvre se font ressentir dans des sociétés de tailles très diverses. Ils concernent

DE LA CONCURRENCE, MAIS UNE VRAIE ATTRACTIVITÉ L’emploi à Nancy est aussi dynamisé par l’existence d’une zone franche urbaine dans le secteur du Plateau de Haye, dont le nombre d’établissements a cru de 55 % en 18

© PASTICCIO

vec plus de 210 000 emplois, le bassin nancéien est l’un des premiers pôles de développement économique en Grand Est. La ville et Mondialement connue sa métropole regroupent 24 sites d’activités grâce à sa place Stanislas, Nancy est et 31 600 entreprises, dont 1 900 nouvelles créées chaque l’une des premières année. Plusieurs filières emblématiques et innovantes métropoles économiques du Grand Est. façonnent aujourd’hui la réputation de Nancy et se montrent dynamiques. La santé regroupe au total 3 300 établissements, le secteur des matériaux, des procédés et de l’énergie plus de 1000. L’économie numérique, elle, emploie quelque 7 000 personnes (dans plus de 900 entreprises). En complément, le territoire s’appuie aussi sur des filières historiques : banque et finance, commerce aussi bien les grands groupes que les entreprises plus et logistique, tourisme d’affaires ou construction. Nancy modestes. « Les cadres vont trouver à travailler dans le est aussi le deuxième territoire du Grand Est pour la part secteur des engins et des travaux publics, souligne Enrik des cadres et des professions intellectuelles supérieures : Lafontaine. Il y a également des postes dans la logistique, dans le bassin d’emploi, ils représentent un peu plus d’un Nancy se trouvant à un carrefour, du fait de sa proximité avec actif sur cinq (20,7 %). Ces cadres, qui l’Allemagne et le Luxembourg, mais aussi d’imsont-ils ? Et quelles sont les entreprises portants développements dans le secteur de qui les recrutent aujourd’hui ? Premier l’informatique, avec actuellement des pénuries CES SIX constat : l’image de place forte industrielle DERNIÈRES ANNÉES, de personnel. Nous sommes aussi sollicités par de la Lorraine est toujours conforme à une des entreprises du bâtiment, sur des métiers très LES BESOINS réalité perceptible sur le terrain. En tout variés, et il existe des postes dans le public, le DE RECRUTEMENT premier lieu, c’est ce qu’indique Enrik Centre hospitalier régional universitaire étant DE CADRES N’ONT Lafontaine, gérant du cabinet de recrutele premier employeur de Lorraine (près de JAMAIS ÉTÉ ment Baran. « La culture économique de 10 000 agents). Timide à partir de 2016, la AUSSI ÉLEVÉS Nancy reste industrielle. Nous comptons reprise de l’économie apparaît aujourd’hui notamment beaucoup d’industries mécabeaucoup plus musclée, ce qui profite à l’emploi niques, ainsi que des sous-traitants automobiles implantés cadres, mais pas seulement. » Céline Rollet, elle, pointe du de longue date. » Même constat pour Céline Rollet, du doigt des besoins dans les domaines de la construction et cabinet Spring, une filiale du groupe Adecco spécialisée de la bancassurance. « Ces six dernières années, les besoins dans le recrutement de cadres en middle management : de recrutement de cadres n’ont jamais été aussi élevés. Tous « L’industrie est l’un des trois grands secteurs du marché les types de profil sont recherchés. Les entreprises misent de l’emploi nancéien. Les recrutements s’opèrent surtout d’abord sur la polyvalence et, pour les fonctions managériales, sur des fonctions managériales et supports. Des entreprises il est parfois préférable de faire valoir une expérience de trois embauchent également des ingénieurs qualité. ». à cinq ans environ. »


PAR MARTIN DE KERIMEL

les candidats arrivent en position de force pour négocier ? Cela va dépendre des sociétés. Parfois, on constate une petite hausse des salaires, mais les entreprises respectent généralement le marché. Elles ne peuvent pas proposer 20 ou 30 % de plus. » La spécialiste du recrutement cadres reste optimiste pour l’avenir immédiat. « Nous anticipons fortement les besoins de nos clients et espérons pour cette année une augmentation de 60 % de notre chiffre d’affaires réalisé à Nancy. » Enrik Lafontaine, quant à lui, estime la ville lorraine bien placée pour attirer des candidatures de cadres : « Il est moins compliqué de les faire venir à Nancy que dans le Nord ou en Haute-Marne, où nous travaillons aussi. Compte tenu de notre climat, je nous trouve relativement bien positionnés dans les classements des villes où il fait bon travailler. Nous ne sommes pas très loin d’autres villes comme Strasbourg ou Paris. L’une de nos difficultés, c’est que certains des sites industriels sont éloignés du centre de Nancy, jusqu’à 40 km. » Inversement, le caractère frontalier de la Lorraine serait un véritable atout pour son attractivité, même si elle peut parfois générer une concurrence pour les entreprises en quête de cadres. Interrogé sur ses perspectives d’avenir, Enrik Lafontaine exprime un certain optimisme : « Les indicateurs sont plutôt positifs, actuellement, et on peut espérer que la reprise de l’emploi cadres soit durable. Le contexte actuel et les réformes du marché du travail vont dans le bon sens. Au-delà de la question de la main d’œuvre, la baisse annoncée des charges générales sur les entreprises devrait avoir un impact favorable sur l’emploi. »

dix ans (de 392 à 610 sociétés entre 2004 et 2014, dont 309 entités sur la seule partie nancéienne du périmètre). Bémols à ce dynamisme : la ville souffre parfois de sa relative proximité avec Metz, aucune des deux communes ne prenant l’ascendant économique sur l’autre. « Les entreprises ne peuvent donc pas se permettre de ne recruter que localement, souligne Céline Rollet. Est-ce que, du coup,

© CCI MEURTHE ET MOSELLE

DES INFRASTRUCTURES PERFORMANTES

La CCI de Nancy en fait un axe fort de son développement économique. Pour soutenir l’activité de ses entreprises, la ville dispose d’infrastructures nombreuses, qui favorisent tous les types de transports. La Chambre consulaire

exploite plateforme multimodale de Frouard-Champigneules, qui assure chaque semaine cinq rotations vers Fos-sur-Mer et, depuis l’année dernière, trois liaisons vers Anvers. Un complément idéal au port fluvial public de Nancy-Frouard, qui permet à la CCI de combiner voies d’eau, route et rail pour optimiser le service aux entreprises. Produits chimiques, combustibles et minéraux solides, produits métallurgiques et denrées alimentaires : le port a manutentionné quelque 813 400 tonnes de marchandises en 2016. Il offre une ouverture vers l’Europe fluviale (Allemagne et pays du Danube) et, au-delà, sur le monde via la mer du Nord. Nancy peut également miser sur l’aérien : dans ce domaine, elle s’appuie

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notamment sur les expertises réunies au Grand Nancy Aéropole. Le service aéronautique permet de rallier des destinations en France, en Angleterre, dans le reste de l’Europe et en Afrique du Nord, avec 23 000 mouvements par an. La structure bénéficie depuis février 2017 d’installations modernisées, avec une piste allongée, en conformité avec les normes européennes, et 8 000 m2 de hangars réhabilités. 33 types d’appareils peuvent désormais y être accueillis (contre seulement 24 auparavant). Réservée pour partie aux vols privés d’affaires, l’Aéropole est situé à moins de 2 km du centre-ville de Nancy. Atout complémentaire pour l’attractivité de la ville, il est le lieu d’implantation d’une petite vingtaine d’entreprises.


DÉCRYPTAGE - Nancy

PAR MARTIN DE KERIMEL

LE DIGITAL POUR ALLER PLUS HAUT Le cluster Nancy Numérique réunit une centaine d’entreprises et acteurs économiques pour développer l’économie digitale et ses innovations. Un atout supplémentaire pour l’emploi cadres.

L

’adhérent-type de Nancy Numérique n’existe pas. Depuis dix ans, le cluster regroupe des membres très diversifiés : à la fois des grands comptes (comme la Caisse d’Épargne, le Crédit Agricole, Engie, La Poste, Enedis, etc.) et des entités plus petites, mais également des écoles et des laboratoires comme ceux du CNRS ou de l’INRIA. « Un panel assez large et représentatif de l’écosystème digital local, estime Olivier Nouveau, directeur de l’agence Publicis Sapient et membre du conseil d’administration. Notre objectif était d’abord de nous connaître et de nous rencontrer, pour faire du business à partir des compétences des uns et des autres. Ensuite, l’idée était de s’allier pour répondre aux appels d’offres publics et privés. À présent, nous travaillons également sur des projets communs, dont la sixième édition de l’Académie digitale, un événement qui développe le networking entre membres et la mise en partage des savoir-faire par l’organisation d’ateliers. »

informatiques… » Plutôt confiant pour l’avenir, ce spécialiste juge cependant que l’écosystème local manque encore un peu de visibilité hors de Nancy. Pourtant, l’ancrage de la ville dans le numérique est ancien. La communauté urbaine était le siège, dès les années 80, d’Olitec, société spécialiste de la conception de modems et périphériques de communication. D’autres grands noms sont présents aujourd’hui comme Pharmagest, Adista, Capgemini, Boursorama ou Miss Numérique, par exemple. Le secteur s’enrichit aussi de l’apport de nombreuses PME. La transformation digitale accompagne à présent le quotidien des sociétés de très nombreux domaines d’activité, de la santé au design, en passant par l’architecture, l’audiovisuel et la finance. Olivier Nouveau estime que des marges de progression existent, dans le domaine de l’industrie, notamment.

UN ESSOR DE L’ACTIVITÉ, DES EMBAUCHES PARTOUT Nancy, ville digitale ? Olivier Nouveau confirme en tout cas que, dans la cité lorraine, le numérique est vecteur d’emplois. « Au sein de l’agence, je ressens clairement un regain d’activité depuis l’année dernière. Du coup, je recrute pour remplacer des départs, mais également pour créer des postes. Je reçois désormais moins de CV qu’il y a dix-douze ans et, renseignement pris, constate que toutes les entreprises cherchent désormais des spécialistes informatiques. Il y a de tout : cadres, employés, niveaux bac +2, +3 ou +5, développeurs, webdesigners, chefs de projets Web, commerciaux pour la vente de solutions techniques et

La Métropole du Grand Nancy se mobilise pour favoriser les recrutements dans le secteur digital. Elle organise un rendez-vous annuel pour faciliter les rencontres entre candidats et recruteurs potentiels. Le Job Lab Forum, dont la deuxième édition s’est tenue en mai dernier, s’adresse aux étudiants, salariés et demandeurs d’emploi, mais aussi aux dirigeants d’entreprises. Plusieurs secteurs d’activité y sont représentés : cloud et services hébergés, communication digitale, supply chain et logistique, industrie 4.0, etc. L’occasion pour les entreprises de l’écosystème de diffuser leurs offres d’emploi et de faire la démonstration de leurs innovations. Le programme s’enrichit de conférences, essentiellement consacrées au marché du travail ou à des présentations de métiers.

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© IPOPBA

UN RENDEZ-VOUS ANNUEL DE L’EMPLOI


PAR FRANÇOIS STAGNARO

LORnTECH LA MÉTROPOLE FRENCH TECH DU GRAND EST Labellisée depuis juin 2015, la LORnTECH est la seule « métropole French Tech » du Grand Est. Un dispositif qui témoigne du dynamisme des entrepreneurs du numérique dans le Sillon lorrain.

À

s’est opérée sur un terrain favorable : nous proximité immédiate de la BelOBJECTIFS avions déjà des entreprises, des talents, des gique, du Luxembourg, et de + 10 000 étudiants, des écoles, des laboratoires de l’Allemagne, le Sillon lorrain emplois dans le recherche (LORIA, INRIA, CNRS…) et des départements et s’étend sur trois numérique en 10 ans. ressources avec des projets potentiellement concentre une grande partie de l’activité transformables en entreprises ou en start-up. économique régionale le long d’un axe + 100 start-up en 3 ans. Nous avions aussi, dans chaque ville, diffénord-sud qui relie Thionville à Épinal en rentes structures favorables à l’accueil de passant par Metz et Nancy. Consacrant les 2 fois projets et pouvant devenir des bâtiments liens entre ces villes, le Sillon lorrain est plus d’entreprises faisant + de 50 % de totem. Nous avons également l’avantage organisé en « pôle métropolitain européen », leur CA à l’international. d’être une région frontalière. » fédérant quatre intercommunalités qui habitants, chiffre porté à comptent 683 400 UNE STRATÉGIE GAGNANT-GAGNANT plus d’1,4 million d’habitants si l’on considère les zones d’emploi concernées. Près de 500 000 personnes y traEn plus de l’objectif d’accélération et de maturation des vaillent quotidiennement, dont 40 000 transfrontaliers. projets de ses start-up, LORnTECH entend aussi accompagner la transition numérique des autres entreprises. UN TERRITOIRE PROPICE Dans le meilleur des cas, cette transition se fait dans une Parmi les enjeux principaux de cette organisation comstratégie gagnant-gagnant avec les start-up du même termune figure la mise en place d’une labellisation French ritoire. L’emploi fait également partie, bien sûr, des préocTech, pour fédérer et promouvoir l’ingénierie numérique cupations, et notamment les ressources en compétences du territoire et les dispositifs existants en matière d’ac: sur son site web, LORnTECH propose de l’information célération et de financement. Labellisée depuis juin 2015 sur les métiers, la formation et l’emploi, et diffuse d’ailet portée par le pôle métropolitain, LORnTECH propose leurs depuis peu des offres transmises par ses start-up, aux entreprises de l’écosystème numérique tout un évenpour la plupart à la recherche de profils très spécialisés tail de services et d’accompagnements, y compris finantels que des développeurs dans des environnements bien ciers, quel que soit leur stade de maturité. Victoria Di précis. Enfin, en plus d’être métropole French Tech, Carlo, responsable communication de LORnTECH, LORnTECH est labellisée sur deux réseaux thématiques insiste sur les atouts du territoire : « Notre labellisation French Tech : #Fintech et #IOT # Manufacturing.

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1, 2, 3 GO, UNE COLLABORATION TRANSFRONTALIÈRE Les liens de la LORnTECH avec le Luxembourg sont étroits. Chaque année, des start-up de l’écosystème lorrain participent à l’appel à projets 1, 2, 3 Go, un programme d’accélération de l’organisme luxembourgeois Nyuko, dont LORnTECH est partenaire référent. Ce programme est ouvert aux territoires frontaliers du Luxembourg, où l’on trouve des relais locaux 1, 2, 3 Go. Par leur intermédiaire, un porteur de projet peut ainsi faire appel à des experts d’autres régions. Autre exemple de cette coopération interrégionale : le Paddock, bâtiment totem de Nancy, a par exemple accueilli la réunion d’information de 1, 2, 3 Go cette année, pour sensibiliser les start-up et les entrepreneurs à cet appel à projets. Pour Victoria Di Carlo, « les frontières existent, mais nous les franchissons en mettant en cohérence et en faisant communiquer nos dispositifs et nos actions. »

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L’association chargée d’animer la LORnTECH regroupe des chefs d’entreprises du numérique.


DÉCRYPTAGE

PAR MARTIN DE KERIMEL

METZ AFFICHE UN NOUVEAU VISAGE

Situé face au Centre Pompidou-Metz, et en étroite liaison avec la gare centrale, le nouveau centre des congrès de Metz devrait être achevé en fin d’année.

Longtemps dopé par le secteur public, l’emploi cadres évolue et se renouvelle grâce aux acteurs du privé. Avec, notamment, quelques vraies spécificités locales à mettre en avant.

M

Centre hospitalier régional Metz-Thionville demeure un gros employeur public, ce sont à présent les entreprises privées qui sont les locomotives pour l’emploi cadres. SECTEURS DE POINTE, FORCES HISTORIQUES Deux secteurs apparaissent plus présents à Metz que dans des métropoles comparables : l’immobilier – 2017 a été une année de forte hausse sur le marché des bureaux – et l’énergie. Ce dernier domaine d’activité compte notamment sur l’expertise reconnue d’un acteur local, le groupe UEM, apparu au début du XXe siècle : il est le fournisseur et le distributeur d’électricité pour les habitants de Metz et de sa région, mais s’est diversifié dans les métiers du gaz et du chauffage urbain. L’une de ses filiales, Efluid, développe un logiciel de gestion utilisé par de grands opérateurs nationaux et internationaux. Metz a aussi d’autres cordes à son arc, qu’elle partage avec son environnement immédiat. « Historiquement, c’est surtout l’industrie qui recrutait des cadres en Lorraine, témoigne Alexandre Piquet, qui dirige le cabinet Baudoüin Recrutement. La crise a entraîné de nombreux départs, mais de nouvelles entreprises sont arrivées pour développer des technologies de pointe. » La filière des matériaux est bien représentée, avec des acteurs comme PSA, Thyssenkrupp ou Claas France, filiale du spécialiste allemand des machines agricoles. Pour valoriser l’indus-

LA VILLE PARIE SUR LES CONGRÈS Loin du centre et d’une capacité limitée à 600 places, le centre des congrès de Metz n’était plus adapté aux standards économiques actuels. Il sera remplacé par une nouvelle structure, à proximité immédiate du cœur historique de la ville et de la gare SNCF. Le bâtiment, qui doit être inauguré en septembre prochain, intégrera un auditorium de 1 200 places, 15 salles de commissions et 4 300 m2 de surface d’exposition, notamment. Il pourra accueillir plusieurs congrès simultanément, étant aussi doté d’un restaurant et d’équipements utiles à la préparation de buffets, pour des banquets rassemblant jusqu’à 1 200 convives. Objectifs affichés par la municipalité : « Compléter l’offre messine en tourisme d’affaires et renforcer l’attractivité économique de Metz et de son agglomération ».

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© WILMOTTE ET ASSOCIÉS

etz a dû évoluer. Deux réformes importantes l’ont directement concernée au cours des dernières années : celle du découpage de la France métropolitaine en treize régions et celle de l’organisation des armées. Ancienne préfecture de Lorraine, la ville est descendue d’un échelon administratif, le siège de la région Grand Est unifiée étant à Strasbourg. D’autre part, avec la restructuration des sites de défense, cinq unités militaires ont disparu ou ont été relocalisées, soit une perte d’un peu plus de 5 000 emplois civils et militaires. Conséquence : même si le


COMMUNIQUÉ

Cabinet WALTER

Plus de 30 années d’expériences dans le recrutement Acteur majeur dans le paysage français des cabinets de recrutement, il se positionne aujourd’hui comme le partenaire incontournable des entreprises exigeantes grâce à son professionnalisme, son expertise des relations humaines et son respect de la déontologie. Implanté en France sur les 4 plus importantes villes de l’Est, à savoir METZ, NANCY, STRASBOURG et COLMAR, le cabinet est également présent à PARIS. Implanté à l’étranger à travers sa

filiale au LUXEMBOURG, le cabinet WALTER collabore également depuis plus de 20 ans avec son partenaire Allemand à SARREBRUCK.

Notre Mission : Trouveur de Talents Organisés pour traiter une centaine de missions par an, nous sommes particulièrement spécialisés pour recruter des postes de Direction Générale, de cadres dirigeants, de commerciaux à profil spécifique ou encore des experts pointus dans leurs métiers... Il faut développer les qualités du sprinter en même temps que celles du marathonien pour gagner tous les jours et pour gagner durablement. La clef essentielle de cette performance repose évidemment sur les TALENTS, les talents des hommes et des femmes qui œuvrent dans l’entreprise.

En chiffres

6 implantations

principalement dans le Grand Est, un partenaire en Allemagne Une équipe de

11 collaborateurs

Plus de

100 missions de

recrutements par an

Contact

© PRESSE

Cabinet WALTER 104b Rue Jean Burger - 57070 Saint-Julien-les-Metz Tél. + 33 87 76 18 00 - www.cabinet-walter.com

Interview

Yannick Wellenreiter DIRIGEANT

Le métier de recruteur a-t-il évolué ? Il faut pleinement prendre conscience que le recrutement ne fonctionne plus avec une entreprise qui est dans le ROLE DU RECRUTEUR et un candidat qui est dans le ROLE DU RECRUTÉ. Le candidat, quand il a du TALENT est devenu RECRUTEUR ; il a son cahier des charges et définira, bien au-delà des prétentions salariales, les critères qui vont l’amener à accepter le poste proposé. L’entreprise qui recrute ne peut plus ignorer cette réalité et doit avoir envers le TALENT une attitude GAGNANT-GAGNANT. Cette évolution du marché du recrutement ne permet plus d’utiliser les méthodes traditionnelles. C’est pourquoi nous nous sommes spécialisés dans l’approche directe afin de solutionner les recrutements en recherchant la meilleure adéquation entre les exigences de deux recruteurs, l’entreprise et le candidat. Comment êtes-vous organisé pour répondre aux exigences de vos « clients entreprises » et de vos « clients candidats » ? Le consultant du cabinet WALTER a un profil SENIOR et un statut d’ASSOCIE. C’est un AMBASSADEUR ; il porte avec fierté le maillot de l’entreprise pour laquelle il mène la mission. Il apporte : • Son EXPERIENCE pour comprendre le besoin spécifique de chaque client. • Son ENERGIE pour chercher et TROUVER les « contacts » les mieux adaptés. • Son ENTHOUSIASME pour transformer les contacts en candidats. • Son ETHIQUE et sa COMPLICITE pour accompagner son « client candidat » vers une nouvelle belle aventure professionnelle. Notre équipe SOURCING est composée de 6 personnes de formation bac +5 en RH. Elle appuie les consultants dans la stratégie de recherche, d’identification et d’approche des candidats. Tous nos clients le savent : « Sans compétences, pas de performance » Ils savent aussi que : Le premier recrutement à réussir est celui de son « recruteur » ! Quels sont vos axes de développement ? Notre cœur de métier est le recrutement par approche directe. Nous sommes connus et reconnus pour notre expertise dans ce domaine. Une étude parue dans les ECHOS de novembre 2017 nous recense parmi les meilleurs cabinets de recrutements de France. Notre stratégie est de consolider notre position de cabinet indépendant, leader dans le Grand Est et de nous développer sur d’autres pôles économiques que nous avons déjà identifiés : REIMS, LILLE, LYON, BORDEAUX, TOULOUSE, NANTES...


DÉCRYPTAGE - Metz

trie au sens large, la CCI Moselle propose, fin mars, un temps d’échanges sur les métiers et perspectives de carrière entre élèves ingénieurs et entreprises : (PEMTec, Novall, CMS Automatismes, Emitec France…). Autre secteur : la finance est aussi présente sur le territoire messin, avec d’importantes entités de la Banque Populaire, de la Caisse d’Épargne et du Crédit Agricole, par exemple. La ville accueille aussi le siège interrégional du groupe Veolia et un maillage d’entreprises numériques, plus petites, mais dynamisées par la labellisation French Tech du Sillon Lorrain (lire page 38). Exemple : Docapost Applicam, pionnière des cartes à puce. « Nous travaillons aussi avec le médico-social, révèle Alexandre Piquet. C’est l’un des secteurs porteurs, avec notamment des associations qui agissent autour des personnes en situation de dépendance. » À ce jour, d’une manière générale, ce chasseur de têtes indique que ses clients sont des entreprises de toutes tailles. Il note une préférence pour les candidats de 30 à 45 ans, « un critère qui est souvent demandé, à demi-mots ». D’après lui, « le monde économique reste prudent quant aux moyens financiers consacrés au recrutement, mais il y a des raisons d’être confiant en l’avenir à court et moyen termes. »

INTERVIEW

Xavier Bouvet Directeur général de l’agence d’attractivité Inspire Metz DES ENTREPRISES FONT-ELLES APPEL À VOS SERVICES POUR OBTENIR DE L’AIDE DANS LEURS RECRUTEMENTS ? Non, mais nous les aidons de manière indirecte en développant l’attractivité de Metz. Favoriser l’emploi demeure l’objectif premier de notre agence ! Pour nous évaluer, nous mesurons l’évolution des cadres des fonctions métropolitaines supérieures - des emplois « au carré », qui en génèrent d’autres. Ils représentent aujourd’hui 8 % de l’emploi total à Metz et parfois plus de 9 ou 10 % dans d’autres villes comparables. Voir ce taux augmenter plus vite est une priorité absolue. Autre action : nous essayons de trouver des solutions foncières aux entreprises déjà implantées et qui souhaitent développer leurs activités.

L’ENJEU DU MAINTIEN SUR LE TERRITOIRE Bémol : comme celles des autres territoires du Grand Est, les entreprises qui recrutent à Metz peuvent avoir du mal à trouver les meilleurs candidats pour répondre à leurs besoins. Inscrites dans un environnement géographique porteur, elles souffrent parfois de la concurrence directe de ses voisins européens et notamment du Luxembourg. L’un des grands défis auxquels la ville fait face est de maintenir sur son territoire une large part des jeunes qui y étudient : Metz accueille notamment des campus des Arts et Métiers ParisTech, de CentraleSupelec et de Georgia Tech, une université américaine qui offre à 800 étudiants une première expérience en Europe. Autres forces vives : l’Université de Lorraine et l’un des deux campus français de l’ICN Business School, une école de management née à Nancy. Le campus international Georgia Tech Lorraine (GTL) fête ses vingt ans.

MENEZ-VOUS DES ACTIONS CIBLÉES POUR LES CADRES ? Cette année, nous lancerons une première campagne de communication orientée sur ce public. Nous jouons également sur les leviers du tourisme traditionnel et proposons aux entreprises des produits de séjour, destinés aux journalistes, à leurs grands partenaires commerciaux ou aux cadres qu’elles souhaiteraient recruter. Ces « packs » contiennent des nuitées sur le territoire, des visites guidées, des activités culturelles…

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© PRESSE - CONSTANTINO SHILLEBEECKX

QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI DE L’IMAGE DE METZ ? C’est pour nous un très gros enjeu. La métropole est souvent méconnue. Parfois, elle est associée à des traits négatifs, injustifiés. Mais c’est un atout ! Les décideurs, congressistes et touristes qui viennent à Metz découvrent tout à fait autre chose : une ville d’eau, une ville verte, au riche patrimoine architectural et qui offre des facilités d’installation. À nous, donc, de faire venir ces personnes : ensuite, la métropole parle d’elle-même !


efluid,

éditeur informatique et filiale du groupe UEM recherche :

Après avoir renforcé nos équipes avec plus de 100 personnes sur les 3 dernières années, nous recherchons actuellement de nombreux nouveaux collaborateurs pour faire face à un fort développement de notre activité sur un marché en pleine croissance. Les candidats seront intégrés au sein d’une organisation performante et dynamique. Ils bénéficieront d’une formation complète sur les métiers de l’énergie et sur les cycles de développement de la suite efluid. Ils participeront à des travaux de haut niveau.

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millions d’euros de chiffre d’affaires

1

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million d’euros d’investissements par an

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200

de

salariés

Des diplômés Bac+2/3

Rigoureux et volontaires pour participer aux travaux de recette, d’intégration et de formation autour du progiciel. Vous serez chargé de définir et de mettre en œuvre des plans de test, réaliserez des travaux de paramétrage et assurerez des missions d’accompagnement auprès de nos clients.

Des diplômés Bac+2/5

Maîtrisant le développement d’applications dans le domaine des nouvelles technologies. Vous aurez la responsabilité de travaux de conception et de développement dans un environnement Java J2EE/Oracle/UML.

Des diplômés Bac+4/5

Possédant un haut niveau de réflexion et d’abstraction. Vous serez chargé d’analyser les besoins de nos clients et de rédiger les spécifications des différents modules métiers à destination des développeurs.

Vous avez de l’ambition et vous souhaitez vous impliquer dans le développement d’une société en plein essor, CANDIDATEZ SUR :

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35

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millions de clients finaux desservis par la solution à terme

Crédits photos : UEM, Florent Doncourt / Conception : Phixso / février 2018.

efluid est un progiciel créé et développé à Metz, utilisé par de nombreux acteurs majeurs du secteur de l’énergie. La société du même nom est filiale d’UEM et compte également comme actionnaires ENEDIS et la Caisse des Dépôts. Couronnée de succès en France, elle vise maintenant l’international.


DÉCRYPTAGE

DIJON : CAPITALE DE LA SANTÉ ET DE L’ ALIMENTATION La métropole dijonnaise concentre une grande partie de l’emploi cadre de la région. Son économie repose sur une importante activité tertiaire, mais aussi sur une industrie de qualité.

S

ituée au cœur de la Bourgogne - Franche-Comté, Dijon polarise 23 % des emplois cadres de la région, devant la zone d’emploi de Belfort Montbéliard - Héricourt (17 %) et celle de Besançon (12 %). Portée par une économie dynamique, la ville connaissait en mai 2017 un taux de chômage de 8,1 %, inférieur à celui de la région (8,4 %) mais également à celui du reste du pays (9,4 %), selon l’Insee. Comme pour la plupart des capitales régionales, la grande majorité de ses salariés exercent dans le secteur des services (transports, administration, santé, actions sociales…). Un indice de la bonne santé de Dijon en la matière : un marché de l’immobilier de bureaux en forte hausse en 2017, selon une étude de BNP Paribas Real Estate. L’agglomération dijonnaise possède aussi une industrie attractive (15 % de l’activité du secteur privé), notamment dans les secteurs de la métallurgie, de la mécanique et de l’électrique, et compte deux clusters autour de l’éolien (Wind For Future) et de la maîtrise énergétique dans le bâtiment (GA2B) ainsi qu’un pôle d’excellence en robotique et vision industrielle, pour former les profils requis par les entreprises industrielles. Ses fortes traditions gastronomiques et vinicoles ainsi que son positionnement historique dans les condiments ont également favorisé le développement d’une importante filière agro-alimentaire (vins et spiritueux, salaisons, produits laitiers, pâtisserie,

confiseries…), qui représente aujourd’hui plus de 2 300 emplois sur le territoire métropolitain. L’AGROALIMENTAIRE, SECTEUR D’AVENIR En tête de pont, le groupe Amora Maille (Unilever Bestfoods France) qui, malgré plusieurs délocalisations dans les années 2000, conserve une activité non négligeable dans son usine de Chevigny-Saint-Sauveur. Derrière ces grands noms, on trouve également tout un réseau d’autres entreprises agroalimentaires, dont une grande partie (135 adhérents représentant 75 % des emplois) est fédérée au sein de l’ARIA Bourgogne, une association dont l’une des missions – opérée en partenariat avec Apecita – consiste à orienter, former et recruter les salariés du secteur. Cette association est abritée dans le même bâtiment que Vitagora, un pôle de compétitivité de l’agroalimentaire fondé à l’initiative de Dijon Métropole en 2005. Très actif, Vitagora réunit maintenant 280 entreprises, équipes de recherche et établissements d’enseignement supérieur de Bourgogne-Franche-

Dijon mise sur le numérique pour le développement de son économie et de ses services. Tout d’abord avec un déploiement accéléré du réseau de fibre optique, puisqu’elle devrait faire partie des premières villes entièrement raccordées à l’horizon 2020. En outre, et grâce à ce nouveau réseau à très haut débit, Dijon Métropole vient de choisir un consortium d’entreprises (Bouygues, Citelum…) pour mener à bien le projet ONDijon de « ville intelligente ». Le principe : pouvoir, depuis un centre de commandement unique, piloter à distance toutes les fonctions de la métropole : eau, signalisation et information routière, sécurité, éclairage public… Les services publics, leurs différents véhicules et les usagers échangeront ainsi des données en temps réel avec des opérateurs qui pourront déclencher d’éventuelles interventions. Sur près de 150 000 m2 de surface de plancher, le parc Valmy est dédié au tertiaire haut de gamme et s’apprête à connaître une troisième phase de développement.

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© PRESSE - RNDMS

UNE VILLE 100 % CONNECTÉE


PAR FRANÇOIS STAGNARO

Pôle d’innovation tourné vers l’agro-écologie, la pépinière Agronov accueille entrepreneurs, chercheurs et investisseurs dans le domaine de l’agriculture.

INTERVIEW

François-André Allaert Président de Dijon Métropole Développement QUEL EST VOTRE RÔLE EN MATIÈRE D’EMPLOI ? Notre rôle est à la fois de maintenir l’emploi local en faisant attention aux sociétés déjà implantées et d’essayer d’en attirer d’autres. Dans ce cadre, nous sommes également susceptibles de les aider à recruter, soit via les relations que nous entretenons avec des structures spécialisées, soit par l’intermédiaire de notre réseau et celui de nos 169 entreprises membres.

© GRÉGORY GIRARD, SENSATION WEB

Comté et d’Île-de-France et porte avec eux de nombreux projets innovants en matière de nutrition, santé et goût. Dans l’univers des start-up, un nouveau réseau thématique labellisé French Tech a été créé autour de Dijon : la #FoodTech Dijon – BFC. Ce réseau regroupe déjà plus de 300 membres (entrepreneurs, experts, jeunes pousses, investisseurs, producteurs…) dans un écosystème qui a pour ambition de devenir une référence pour l’accueil et l’accélération des start-up de l’alimentaire. Enfin, la capitale bourguignonne compte également un pôle dédié à l’innovation en agro-environnement, baptisé Agronov. Il accueille en son sein des entreprises qui travaillent au service d’une agriculture d’avenir, conciliant rentabilité et responsabilité.

QUELS SONT LES DOMAINES D’EXCELLENCE DE DIJON ? Nous avons plusieurs domaines d’excellence, qui interagissent d’ailleurs dans une fertilisation croisée. L’agroalimentaire, tout d’abord, avec une valeur ajoutée en matière de santé alimentaire (pôle Vitagora). La santé, ensuite, qui va des médicaments jusqu’aux dispositifs médicaux et aux objets connectés. Le numérique, enfin. Dans tous ces secteurs, les sociétés en développement ont des besoins en cadres spécialisés.

LA SANTÉ, EN PLEINE CROISSANCE L’industrie dijonnaise offre aussi aux cadres des perspectives dans d’autres domaines d’excellence comme la santé, et plus particulièrement la pharmaceutique, avec la présence de Sanofi Winthrop Industrie ou celle – historique – des laboratoires Urgo. Le bassin dijonnais compte aussi le siège de Merck Médication familiale, ceux des Laboratoires Vendôme, de Recipharm, de SPPH Nutrition et de nombreuses PME dont la plupart font partie du pôle des entreprises de la santé de Bourgogne-FrancheComté. Baptisé BFCare, celui-ci regroupe des entreprises spécialisées dans la pharmaceutique, mais aussi dans les technologies médicales (dispositifs médicaux, équipements de santé, e-santé et objets connectés…) et dans les services et innovations en sciences de la vie. Dans un marché de la santé en croissance, les différentes entreprises de l’écosystème dijonnais devraient continuer de recruter des ingénieurs, chercheurs et cadres technico-commerciaux dans les années qui viennent.

COMMENT CONVAINCRE DES CADRES DE VENIR À DIJON ? À Dijon, ils pourront être séduits professionnellement par le bassin d’innovation local, ainsi que par la qualité de vie que leur offre la région (logements, temps de trajets, culture, art de vivre…). QUELS SONT LES GRANDS PROJETS DES ANNÉES À VENIR ? Celui de la Cité internationale de la gastronomie et du vin, tout d’abord, un projet phare avec des implications dans de multiples domaines. Celui que nous menons dans le cadre de l’appel à projets TIGA (Territoire d’innovation de grande ambition), ensuite, pour faire reconnaître Dijon comme « Territoire modèle du système alimentaire durable 2030 ». Enfin, le projet ONDijon pour une ville 100 % connectée, déjà engagé (lire p. 26, ndlr).

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DÉCRYPTAGE

PAR MARTIN DE KERIMEL

MULHOUSE VEUT S’AFFIRMER EN EUROPE L’agglomération regroupe 39 communes et 270 000 habitants. Troisième intercommunalité du Grand Est, après Strasbourg et Reims, elle s’appuie sur plusieurs secteurs, tels que les textiles intelligents et la logistique.

L

’union fait la force, dit-on. Pour créer les conditions de son développement économique, Mulhouse voit plus grand : elle s’appuie sur sa communauté d’agglomération, Mulhouse Alsace Métropole (M2A), avec pour volonté affichée d’identifier son territoire à l’échelle internationale. Placée au cœur des marchés européens, facilement accessible depuis Paris, Lyon, Zürich, Bâle et Fribourg, la ville « élargie » s’appuie sur cinq pôles de compétitivité et plusieurs filières clés. Elle se targue, entre autres, d’une expertise mondiale dans le domaine des matériaux, du design et des textiles intelligents. Plusieurs entreprises leaders sont installées sur son territoire : Solvay, dont le site sera bientôt repris et développé par le groupe allemand BASF, Clemessy, qui a recruté 140 cadres l’an passé et souhaite attirer davantage de jeunes talents, Mäder, qui a installé une importante structure de R&D, etc. De nombreuses start-up complètent cet ensemble.

À proximité immédiate de la gare TGV de Mulhouse, le nouveau quartier d’affaires regroupera, à terme, 57 000 m2 de bureaux.

d’activité, les technologies vertes du bâtiment ont aussi le vent en poupe, ainsi que l’industrie mécanique – cette dernière représente encore plus de 15 000 emplois. Certains sites historiques connaissent aujourd’hui une seconde vie : à Mulhouse, celui de la Société alsacienne de construction mécanique doit accueillir à partir de septembre une Cité du numérique, baptisée KM0, sur une surface totale de 11 000 m2. Six millions d’euros ont d’ores et déjà été investis par les partenaires publics et privés de l’opération. Parmi les objectifs avancés : la création d’environ 2 500 emplois sur site. Enfin, Mulhouse et son agglomération constituent également une place forte dans le secteur des nouvelles formes de mobilité. Exemple : à elle seule, l’usine Peugeot assure plusieurs milliers d’emplois. D’ici à 2020, le constructeur souhaite en faire l’un des trois sites de production automobile les plus compétitifs d’Europe.

INTERCONNECTÉ, LE TERRITOIRE SE MODERNISE Autres secteurs porteurs : les transports et la logistique. 500 entreprises sont aujourd’hui concernées, pour plus de 5 000 emplois. M2A défend ainsi son image de territoire interconnecté, grâce notamment à ses ports rhénans : leur trafic annuel atteint presque les six millions de tonnes. L’EuroAirport Basel-Mulhouse-Freibourg, lui aussi, développe une importante activité de fret, la troisième en France, et recrute des profils cadres et ingénieurs. Quant à la gare de marchandises, elle est la première de tout l’est du pays ! Dans un tout autre domaine

Stéphane Glaser

« Les secteurs historiques qui recrutent régulièrement ? La chimie, l’industrie pharmaceutique et la construction de second œuvre. L’industrie automobile également, avec PSA à Mulhouse, et beaucoup d’équipementiers des premier et deuxième rangs ». Stéphane Glaser dirige le cabinet Global Mind Search, à Strasbourg, spécialisé dans le recrutement de dirigeants et cadres expérimentés. Il inscrit Mulhouse dans un axe commun avec Colmar et Belfort. D’après lui, la situation économique de cette zone s’est améliorée, « avec des carnets de commande bien remplis pour les 18-24 mois à venir », de quoi augurer de bonnes perspectives pour l’emploi. Autre élément intéressant à ses yeux : la proximité avec la Suisse et l’Allemagne, friandes d’ingénieurs ou de bons responsables technico-commerciaux.

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© PRESSE

DES ATOUTS HISTORIQUES


COMMUNIQUÉ

CLEMESSY

Filiale du groupe Eiffage

Concepteur de nouveaux horizons Au sein de la branche Eiffage Énergie Systèmes du groupe Eiffage, Clemessy conçoit, améliore, installe et maintient des systèmes et équipements en génie électrique et génie mécanique, auprès de nombreux secteurs d’activités : industrie, énergie, tertiaire et infrastructures de transport.

A

vec un effectif de plus de 5000 collaborateurs, Clemessy a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 816 millions d’euros. Depuis sa création, Clemessy poursuit ses efforts de développement pour atteindre aujourd’hui une position reconnue dans nos métiers d’expertise et de proximité. Plus de 60 agences sont réparties à travers la France pour garantir à nos clients disponibilité et rapidité d’intervention.

En chiffres

NOUS RECRUTONS

millions d’euros

Anne Grunenwald

500 recrutements

RESPONSABLE DU RECRUTEMENT POUR CLEMESSY

en 2018

816

de chiffre d’affaires en 2017

VOTRE STAGE CHEZ CLEMESSY

Contact

Envoyez votre candidature à : emploi.clemessy@eiffage.com

© Gimball Production, EDF, ESA/CNES/ARIANESPACE - S. Corvaja

5 000 collaborateurs

Des ingénieurs, techniciens et commerciaux dans les domaines : • électrotechnique • automatisme • informatique industrielle

Un moyen privilégié d’accéder à l’emploi en intégrant notre entreprise. Vous souhaitez prendre part à des challenges industriels d’envergure ? Vous avez l’esprit d’équipe et le sens de l’initiative ?

Interview

www.clemessy.com

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Quel est le bilan des recrutements pour l’année 2017 ? En 2017, nous avons réalisé 537 embauches en CDI. C’est un chiffre remarquable, qui sort de l’ordinaire puisque nous avions l’habitude de recruter de l’ordre de 250 à 300 collaborateurs. 2017 a été une année exceptionnelle. En parallèle, 136 nouveaux alternants nous ont rejoint à la rentrée dernière, portant ainsi à 215 le nombre de jeunes en formation en alternance de tous les niveaux : du bac professionnel jusqu’à l’ingénieur. L’alternance est pour nous un vecteur de recrutement particulièrement efficace et un excellent moyen de former nos futurs collaborateurs. En 2017 nous avons également accueilli 246 stagiaires de tous les niveaux avec comme objectif de les recruter en CDI au terme de leurs missions. Quelles sont les perspectives en 2018 ? Les prévisions pour 2018 sont tout aussi bonnes. Nous avons des commandes sur plusieurs années. Nous ambitionnons de recruter plus de 500 personnes dans toute la France. De nombreux postes sont concernés : ingénieurs d’études, chefs de projets, responsables d’affaires, encadrants de chantier avec des spécialisations en électrotechnique, automatisme, informatique industrielle, mécanique ou maintenance industrielle... Parallèlement, nous poursuivons une politique d’alternance soutenue avec comme objectif, l’intégration de 100 nouveaux jeunes à la rentrée prochaine. Notre offre de stage sera comparable à 2017. Nous appelons les candidats à postuler pour pouvoir atteindre cet objectif ambitieux. Nous aurons recruté sur 2 ans plus de 1 000 nouveaux collaborateurs soit 20 % de notre effectif. Quelles sont les possibilités d’évolution chez Clemessy ? Pour attirer et fidéliser nos collaborateurs, nous réalisons notamment des formations en interne. Nous formons 1000 collaborateurs tous les ans. Avant de recruter en externe, nous recrutons en interne. Cela offre des possibilités d’évolution pour nos salariés. Avez-vous des conseils à prodiguer à nos futurs candidats ? Tout simplement de postuler, parce que nous sommes une belle entreprise, avec de beaux projets, avec des clients prestigieux et des possibilités d’évolution. Ce ne sont pas uniquement des recrutements pour remplacer des départs, mais des créations car nous sommes une entreprise en pleine croissance. N’hésitez pas à candidater chez Clemessy.


DÉCRYPTAGE

PAR MARTIN DE KERIMEL

REIMS : PLUS D’UN ATOUT À FAIRE VALOIR Parfois réduite à une dimension de ville périphérique, la cité champenoise défend pourtant son dynamisme pour les cadres. Services, industrie, BTP, bioéconomie, santé, bancassurance : ses atouts sont nombreux. aux entreprises, de l’assurance et de l’agro-culture (liée au développement durable). À une vingtaine de kilomètres de la cité champenoise, le site de Pomacle-Bazancourt, pôle de compétitivité reconnu au niveau mondial, se spécialise en bioéconomie. Parmi ses membres : ARD, organisme de recherche privée, étudie de nouvelles voies de valorisation pour les céréales, betteraves sucrières, luzernes et oléagineux, du laboratoire au démonstrateur industriel. Il recrute ponctuellement des profils cadres et assimilés, commerciaux ou responsables qualité. LE PARI DE L’ATTRACTIVITÉ Reims s’inscrit dans une bonne dynamique globale. Une étude de la CCI régionale de 2017 indiquait que la moitié des chefs d’entreprise de la Marne souhaitait recruter au second semestre 2017 (contre 38 % en moyenne lors des cinq années précédentes). Pour renforcer l’attractivité locale, un milliard d’euros devrait être investi dans les grands projets de territoire, d’ici 2022. La ville communique sur sa proximité avec Paris et la disponibilité de locaux neufs. L’agence Invest in Reims se place en partenaire des entreprises, dès leur implantation. Elle peut notamment participer à la prise en charge des frais d’embauche. 400 dirigeants du monde économique apparaissent dans l’une de ses campagnes de communication.

Un nouveau Village by CA de 7 000 m2 s’apprête à accueillir de jeunes entreprises innovantes au cœur du parc d’affaires de Reims – Bezannes.

P

lusieurs métiers figurent parmi les principaux demandeurs en cadres, l’an passé, sur le bassin d’emploi de Reims et dans la Marne : ingénierie et études du BTP, recherche et développement dans le domaine industriel, management des structures sociales et de santé. Les cadres et professions intellectuelles supérieures comptent pour 17,9 % des actifs locaux (contre 13,5 % dans l’ensemble du Grand Est). D’après Pôle emploi, les entreprises peinent cependant à trouver des candidats. En 2017, autour de Reims, près de deux recruteurs sur cinq (37,4 %) jugeaient leurs intentions d’embauche difficiles à concrétiser.

Sa réputation internationale n’est plus à faire : le plus célèbre des vins pétillants est sans conteste un incontournable pour la prospérité de la vie économique rémoise… et au-delà. Bon an mal an, il s’en vend toujours énormément, en France, mais aussi à l’export (153 millions de bouteilles l’an passé). La filière pèse quelque 27 000 emplois, dont la grande majorité est cependant concentrée dans les grandes maisons. L’activité champagne est aussi en attente de compétences « pointues » et communique sur le fait qu’elle recrute des jeunes bien formés, pour les postes les plus qualifiés. Précision importante pour les candidats : même si du champagne est produit également dans d’autres départements voisins, c’est la Marne, avec Reims et Épernay, qui demeure la terre la plus connue et la plus prolifique.

EXPERTS ET FONCTIONS SUPPORTS Des postes de cadres sont pourtant à pourvoir dans de nombreux secteurs. « Les besoins sont permanents, témoigne Thierry Détrée, directeur associé du cabinet de recrutement RH Partners. Nos clients recherchent notamment des spécialistes de l’informatique, ainsi que des managers de haut niveau ou des spécialistes de la logistique et de la supply chain. Des postes d’experts ou de cadres recrutés pour occuper des fonctions supports : contrôle de gestion, finance ou ressources humaines. » Cet expert relève aussi des offres dans le secteur du e-commerce ou des services 30

© PRESSE

LE CHAMPAGNE, ÉVIDEMMENT


DÉCRYPTAGE

PAR FRANÇOIS STAGNARO

BESANÇON, LEADER DES MICROTECHNIQUES Tirant parti du savoir-faire historique de son industrie horlogère, la région bisontine s’est spécialisée dans les microtechniques avec, à la clé, des besoins en profils ultrapointus.

D

euxième ville de la région Bourgogne - Franche Comté, Besançon s’est positionnée très tôt sur le numérique en développant, notamment, des infrastructures réseau à haut puis à très haut débit (Réseau Lumière), favorisant l’essor d’activités en lien avec le digital et l’implantation d’acteurs de premier plan dans ce secteur (Smartesting, Axolis, CY.EM Control, Solutions Sharepoint, Neoclyde…). Besançon accueille également trois leaders en billettique et monétique : Parkeon, IER et Vix Technology, qui contribuent à inventer la mobilité du futur. La cité bisontine a également su capitaliser sur ses compétences en matière d’horlogerie pour peu à peu convertir son industrie aux différents domaines d’application des microtechniques. Au point de profondément marquer l’identité économique de la ville aujourd’hui.

Les héritiers de la tradition horlogère bisontine ont su faire fructifier leur savoir-faire et le réinvestir dans les industries du futur.

se font sentir jusque dans le secteur historique de l’horlogerie, pourtant globalement en perte de vitesse, et dans celui des équipementiers automobiles, nombreux autour de Besançon et qui ont su diversifier leurs commanditaires ces dernières années : « Depuis un an, nous constatons des tensions sur le secteur automobile, qui semble bien repartir. Actuellement, nous recherchons un responsable qualité projet automobile, un pilote projet, des ingénieurs procédés pour l’industrialisation, des responsables qualité, etc. Ce sont essentiellement des profils techniques. Dans le secteur des dispositifs médicaux, nous recherchons aussi des responsables qualité et affaires réglementaires. » À défaut de pouvoir répondre entièrement à ces besoins avec des profils locaux, les recrutements s’effectuent aussi au niveau national : « Nous faisons appel à des CV-thèques, dont celle de Cadremploi. Bien sûr, c’est plus rassurant pour les entreprises d’avoir quelqu’un de local, mais sur des postes de cadres, les candidats sont relativement mobiles. Nous recrutons sur le plan national. »

VOYANT DE L’EMPLOI AU VERT Depuis un an, le contexte économique favorable bénéficie à l’emploi des cadres, y compris dans le bassin d’emploi de Besançon, comme nous le confirme Gilles Konecki, gérant et fondateur du cabinet de recrutement GK Activ’ Ressources : « La conjoncture est clairement positive actuellement. Les voyants sont au vert. Cela entraîne davantage de recrutements à la fois grâce au développement de l’activité, aux mouvements que la reprise économique induit et aux décisions d’embauche plus faciles en raison d’une meilleure visibilité. Quand vous recrutez en bureau d’études et en R&D, c’est quand même bon signe ! » Les effets positifs

© LAURENT CHEVIET - SERGIYN

LE PÔLE EUROPÉEN DES MICROTECHNIQUES Labellisé pôle de compétitivité, le Pôle des microtechniques (PMT) compte ainsi 152 membres, dont 117 entreprises, qui exercent dans les secteurs de l’aéronautique spatial et de défense, du luxe, des microsystèmes, de la santé et du transport terrestre. Ce pôle entretient des liens étroits avec deux autres clusters : Innov’Health, cluster santé, et AEROµTECH, cluster aéronautique spatial et de défense en Bourgogne Franche-Comté. Le Pôle des microtechniques est implanté à proximité immédiate de TEMIS Technopole (cf. page 36 de ce guide), parc de haute technologie avec lequel il entretient des liens étroits et dont les activités contribuent aux besoins de la ville en cadres.

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DÉCRYPTAGE

PAR FRANÇOIS STAGNARO

COLMAR, DU VIN À L’INDUSTRIE Son économie repose beaucoup sur les commerces, le tourisme et la viticulture. Mais au-delà des images de cartes postales, on trouve aussi à Colmar une industrie pourvoyeuse d’emplois hautement qualifiés.

L

a réputation touristique internationale de Colmar est en grande partie fondée sur le patrimoine architectural de son centre historique, agrémenté de nombreux commerces et restaurants qui en font l’une des villes les plus typiques d’Alsace. Pour ses habitants, la préfecture du Haut-Rhin offre également beaucoup d’atouts avec tous les services disponibles, et une qualité de vie appréciable.

Le Biopôle de Colmar favorise l’innovation et la recherche en agronomie et agro-écologie et la met au service des acteurs de la viticulture alsacienne.

DE GRANDS ACTEURS INDUSTRIELS Sur le plan économique, et cela se sait moins, Colmar est également une ville industrielle, avec trois grands groupes qui représentent à eux seuls plus de 3 000 emplois : Liebherr-Mining Equipment, Ricoh Industrie France et The Tymken Company. Pour son établissement alsacien, par exemple, Liebherr profite de carnets de commandes bien remplis pour 2018 et 2019 et publie régulièrement des offres d’emplois cadres. Fabrice Buzon, dirigeant associé du Cabinet Walter, confirme être régulièrement sollicité par ces acteurs industriels, aussi bien dans la mécanique, l’automobile que la pharmacologie et la santé, mais également par différentes PME/PMI de la région, entraînées par le dynamisme actuel de l’écosystème. « Les voyants sont au vert, mais cela se traduit aussi par des tensions dans les recrutements. Nous manquons en effet de candidats dans le développement électronique, les automatismes industriels, les systèmes d’information, le digital, la supply chain, etc. Cela concerne des profils d’ingénieurs mais aussi d’ingénieurs technico-commerciaux, de cadres du commerce, de la vente ou du management. » Fabrice Buzon constate aussi une évolution du secteur

des services, notamment les services à la personne : « Nous accompagnons de nombreux cadres de l’industrie qui, dans une perspective moins cloisonnée qu’avant, veulent voir autre chose. Nous travaillons beaucoup sur les concepts d’humanisation, d’entreprise libérée, de valeurs et de savoir-être, avec une dimension de transversalité et d’ouverture de plus en plus recherchées. » UNE VITICULTURE DE POINTE En élargissant le point de vue au Pays de Colmar (plus de 200 000 habitants sur 93 communes), d’autres images surviennent, dont celles des vignobles alsaciens et de leurs traditions, qui riment aussi avec innovation : accompagnant la mise en œuvre de nouvelles technologies par les producteurs locaux, le Biopôle (lire encadré ci-dessous) regroupe un ensemble d’entreprises et de départements de recherche. Dans ce secteur également, Fabrice Buzon constate des besoins en cadres : « La viticulture est en pleine restructuration, avec de grands groupes comme Wolfberger qui tendent vers davantage d’exportations et une massification de la production. »

Coordonné et animé par l’association Alsace Vitae, et développé sous l’impulsion du Grand Pays de Colmar, le Biopôle regroupe des entreprises et des départements de recherche universitaire autour des thèmes de l’agronomie, de la viticulture et de l’agro-écologie. Ce pôle d’excellence, amené à être encore étendu, compte pour l’instant seize structures sur son site, dont l’INRA, l’Université de Haute-Alsace, le Centre régional d’innovation et de transfert de technologie dans la recherche et l’innovation (CRITT RITTMA), l’Institut français de la vigne et du vin (IFV), l’Institut du végétal (ARVALIS), le Comité interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA), etc. Ensemble, ces instituts de recherche, ces universités et ces entreprises collaborent pour fournir des solutions techniques pour une viticulture durable.

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© PRESSE

BIOPÔLE : AGRONOMIE ET BIOTECHNOLOGIES


COMMUNIQUÉ

RECIPHARM

Groupe pharmaceutique suédois Acteur incontournable dans la fabrication de produits de santé pour le compte de tiers (Contract Development and Manufacturing Organisation, CDMO) compte environ 5 000 collaborateurs répartis à l’international sur 25 sites. RECIPHARM À KAYSERSBERG KAYSERSBERG PHARMACEUTICALS

En chiffres

Recipharm à Kaysersberg (Kaysersberg Pharmaceuticals) est un site pharmaceutique qui développe et fabrique pour ses clients internationaux (Europe, USA, Japon…) des dispositifs médicaux et des médicaments.

d’investissement

Implanté en Alsace depuis 1935, notre site s’est largement développé. Il emploie aujourd’hui 350 personnes. A la gamme CDMO, Recipharm à Kaysersberg (Kaysersberg Pharmaceuticals) ajoute sa technique « le remplissage aseptique de doses à usage unique sans conservateurs pour le traitement des pathologies oculaires » technologie encore appelée Blow Fill Seal (BFS) – Formage Remplissage Scellage.

25 millions 350 salariés

Implanté en Alsace depuis

1935

Recipharm à Kaysersberg (Kaysersberg Pharmaceuticals) a fabriqué 422 millions de doses en 2016. La perspective d’ici 2025 est de continuer d’augmenter la capacité de production de 50%. Pour cela, le groupe Recipharm a investi 25 millions d’euros.

TRAVAILLER CHEZ RECIPHARM La culture d’entreprise de Recipharm est fortement marquée par l’esprit d’entreprendre. Cet état d’esprit s’est formé lors des premières années de la compagnie. Celui-ci s’exprime notamment à travers une autonomie considérable de chaque filiale et un organigramme plat. L’organisation bénéficie ainsi d’une voie décisionnelle courte. Grâce au modèle Recipharm l’individu demeure in fine plus visible.

© RECIPHARM

QUI RECRUTONS-NOUS ? Notre activité est en très forte expansion. En effet, 18 Millions d’Euros ont été consacrés à l’extension des bâtiments et à l’aménagement d’une huitième ligne de remplissage de doses individuelles de produits ophtalmiques. Pour accompagner ce développement nous avons

besoin de profils techniques tels que : Opérateurs de Fabrication, Conducteurs de Ligne, mais également de Techniciens confirmés pour les procédés de fabrication et de Métrologues. Puis pour accompagner le passage de ce nouveau cap et développer l’industrialisation, nous recrutons des Managers de terrain.

LES PERSPECTIVES D’UN GROUPE DYNAMIQUE ! Recipharm à Kaysersberg (Kaysersberg Pharmaceuticals), industrie pharmaceutique de pointe se démarque par ses projets d’accroissement. Pour assurer le fonctionnement de notre nouvelle ligne, nous avons recruté depuis deux ans 50 CDI dont 25 créations de postes renforcés par le recrutement d’un grand nombre d’intérimaires. Afin de développer l’activité, notre stratégie d’investissement est d’accueillir trois nouvelles lignes de production supplémentaires d’ici 2025. Une salle de 170 m² déjà configurée et un plateau d’une superficie de 1 000 m² sont prêts à recevoir de nouveaux équipements. Ce qui laisse entrevoir des campagnes de recrutement tout aussi intensives que ces deux dernières années.

UNE EXPÉRIENCE DIFFÉRENTE

Rejoigneznous !

Le groupe Recipharm s’est vu décerné en 2017, par la Chambre de commerce Suédoise en France, le « Prix d’Excellence » pour sa croissance sur le sol Français. Située dans le triangle tri-national : Suisse, Allemagne, France, la ville de Kaysersberg, qui jouit d’un cadre exceptionnel a été élue « Village préféré des Français » en 2017.

recrut.kaysersberg.com


FOCUS

RHÉNATIC, CLUSTER DU NUMÉRIQUE Créé en 2006, initialement pour accompagner la transformation digitale des entreprises, le cluster du numérique Rhénatic a depuis évolué, au point de devenir un acteur clé de l’économie régionale.

DES OBJECTIFS À COURT TERME Pour accroître le développement des entreprises du secteur, Rhénatic s’est totalement investi en participant, avec le Syntec Numé-

rique, à la création de l’association Numeric’Emploi Grand Est. Objectif affiché : combler les besoins des entreprises. « Ce dispositif vise à promouvoir les compétences du numérique déjà disponibles dans le Grand Est, et notamment des personnes en recherche d’emploi, aux besoins des entreprises. En clair, Numéric’Emploi vise à mettre en relation et faire correspondre les offres et les demandes. » À ce jour, les métiers en tension sont, par exemple, ceux qui touchent aux smart cities, à la cybersécurité et aux IT. Autre projet du cluster alsacien du numérique : la participation au programme InterReg Upper Rhine 4.0 : « Depuis octobre 2017, nous sommes engagés dans ce projet transfrontalier. C’est un programme ambitieux sur trois ans, qui englobe de nombreux participants d’horizons très divers : institutionnels, universités, clusters d’entreprises, CCI, etc. L’objectif est de mettre en place une

NOUS FÉDÉRONS LES ENTREPRISES ALSACIENNES DU NUMÉRIQUE POUR QU’ELLES TRAVAILLENT ENSEMBLE

L’INDUSTRIE DU FUTUR EN QUESTION « Favoriser et accélérer la constitution et la consolidation d’écosystèmes qui servent les enjeux des grandes filières industrielles », telle est la vocation du Salon Industries du Futur, organisé à Mulhouse. Porté, entre autres, par le cluster Rhénatic, l’événement réunit des acteurs français, allemands et suisses (grands groupes, ETI, PME, établissements de recherche, start-up, etc.). « Après la réussite de la dernière édition, en juin 2017, nous soutenons plus que jamais cette manifestation et serons ravis de contribuer à la prochaine édition, les 20 et 21 novembre prochains », confirme Patricia Bonin, chef de projet de Rhénatic. Ce salon se veut le relais de la quatrième révolution industrielle en cours et aborde des sujets majeurs comme la modernisation de l’outil de travail, le bouleversement de la chaîne de valeurs et des modèles de production, ainsi que leur impact sur le business model. Dans cette même dynamique, Rhénatic met en place d’autres manifestations destinées à faire bouger les lignes, comme des hackathons, des « workshops immersion 4.0 » ou encore le salon Sireen, dédié aux professionnels, et dont la première édition, en octobre 2017, a consisté en un parcours de démonstrations de solutions numériques.

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© LITTLEHENRABI

D

epuis sa création en 2006, le cluster Rhénatic s’est étoffé et son cadre s’est quelque peu élargi et enrichi en fil des ans : « Nous fédérons les entreprises alsaciennes du numérique pour qu’elles travaillent ensemble autour de cinq grandes compétences que sont le Big Data, la cybersécurité, le cloud, le Web et le marketing 3.0 et enfin l’internet des objets, explique Patricia Bonin, chef de projet de Rhénatic. Nous opérons ainsi sur trois types de marchés : l’industrie du futur, le commerce de demain et la silver économie. Nos missions sont également au nombre de trois : maintenir les membres au meilleur de leur expertise, accompagner la transformation numérique et renforcer l’attractivité du territoire tout en créant de la valeur. » Aujourd’hui, le cluster représente environ 2 000 emplois, liés notamment aux gros moteurs que sont ES Energies (Electricité de Strasbourg), la Caisse d’Épargne Alsace, Divalto, 2CRSI, Atheo Ingénierie, OCI Informatique Thurmelec ou encore Systancia. « Nous sommes désormais financés pour moitié par la Région Grand Est, avec laquelle nous travaillons étroitement, et nous comptons une petite centaine d’adhérents à ce jour, poursuit Patricia Bonin. Si nous pensons pouvoir en atteindre deux cents d’ici un ou deux ans, notre objectif n’est pas de grossir à tout prix mais de nous concentrer sur les acteurs majeurs du numérique et sur leurs compétences plutôt que sur le nombre. » Dans cet esprit, des actions très concrètes sont menées depuis 2016, visant à la détection de projets ou de futures pépites du numérique.


PAR FRANÇOIS STAGNARO

LES ENTREPRISES DU NUMÉRIQUE EN ALSACE

2 046 établissements 12 507 salariés 68,9 % des effectifs

situés dans le Bas-Rhin

42 % des salariés

concentrés dans 20 entreprises (source : CCI Alsace, 1er janvier 2016)

plateforme gratuite qui favorise les échanges et le travail commun des entreprises du bassin rhénan, sans que les frontières posent problème. Nous sommes également partie prenante des actions de la French Tech Alsace. » En juillet 2016, neuf réseaux thématiques de la French Tech ont été créés en France, dont trois

impliquant des acteurs du numérique dans le Grand Est : la HealthTech, réseau consacré à l’innovation dans le domaine de la santé, l’IoTManufacturing, dédié à l’internet des objets et à l’industrie du futur, et FinTech, qui s’intéresse aux outils et innovations numériques dans la finance.

INTERVIEW

© PRESSE

Olivier Catherin

- CEO et Co-founder d’Actinvision

« Nous sommes spécialistes du domaine de la Data, de la récupération des données à leur utilisation. Nous travaillons aussi bien avec la France qu’avec l’international, mais nous sommes confrontés à une forte problématique de recrutement. Aujourd’hui, la Data est un domaine qui fait le buzz et ses spécialistes peuvent être recrutés pour des salaires exorbitants. Cela crée un bulle spéculative. Nous sommes soit face à des profils junior aux prétentions salariales trop élevées, soit face à des seniors dont les prétentions sont moindres, mais qui n’ont pas les compétences nécessaires ou plus l’envie de les exploiter. Face à cela, nous nous battons pour

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recruter le plus efficacement possible. Les canaux traditionnels ne fonctionnent plus sur ce type de poste, donc nous travaillons sur les réseaux et communautés auxquels nous appartenons. On intervient aussi dans les écoles pour aller y chercher les talents, on organise des sessions de formations gratuites pour tenter d’éveiller les vocations et enfin, nous nous sommes associés au Syntec Numérique pour créer une formation Data Scientist. Tout cela n’est pas suffisant et nécessite un investissement financier et humain trop important. Il faudrait, comme cela se fait ailleurs dans le monde, des subventions pour créer des Data Schools dans lesquelles, pendant six mois, des personnes sont formées de manière intensive. Ce serait sans doute la solution la plus efficace pour alimenter le marché. Nous recrutons régulièrement et nos métiers ne connaissent pas la crise. »


FOCUS

TEMIS, PILIER DE L’INNOVATION EN BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ Parc de haute technologie dédié à la miniaturisation des systèmes et des produits, TEMIS Technopole est un acteur phare de l’emploi en région.

L

a Technopole Microtechnique et Scientifique (TEMIS), implantée à Besançon, est un parc dédié à l’ingénierie de l’innovation par les microtechniques composé de deux entités distinctes : TEMIS Microtechnique, d’une part, et TEMIS Santé, d’autre part. La première comprend le campus universitaire de la Bouloie, mais également un pôle de formation, un pôle de recherche-développement et un pôle entrepreneuriat. La seconde englobe le CHRU et l’UFR Médecine-Pharmacie. Leurs cibles marchés : le biomédical et les biotechnologies, l’instrumentation chirurgicale, la haute horlogerie et la joaillerie, l’aéronautique civile et militaire, les télécommunications et les logiciels. Le site dispose aussi d’un centre d’affaires et d’immobilier tertiaire, et de TEMIS Innovation, dédiée à la création d’entreprises (voir encadré). Véritable poumon de développement économique, TEMIS ne cesse, depuis sa création en 1996, de s’étendre et d’accueillir de nouvelles structures et entreprises. Par exemple, en

juillet 2015, ce sont 19 000 m2 dédiés aux pôles cancérologie et biologie qui ont été inaugurés. En plus de ces activités, ce PC Bio regroupe l’Institut régional fédératif du cancer. Dans le même temps, France Chirurgie Instrumentation (Groupe Carl Zeiss) ouvrait ses nouveaux locaux à TEMIS Santé. Juin 2016 a été marqué par la création d’Innov’Health, le cluster santé de Bourgogne-Franche-Comté et par l’inauguration officielle du siège de FEMTO-ST sur le site. Sans cesse en mouvement, TEMIS affiche des effectifs croissants. L’an dernier, la technopole comptait 3 657 employés et 145 structures. « Aujourd’hui, les profils les plus recherchés sur le site sont des professionnels des affaires règlementaires, dans les dispositifs médicaux, explique Bruno Favier, directeur du Syndicat mixte du parc scientifique et industriel de Besançon - TEMIS, mais également des directeurs de projets, des fonctions administratives et financières, et des spécialistes de la distribution et de la commercialisation internationales. En parallèle de ces postes, les sociétés innovantes, souvent dirigées

Au cœur de la technopole, TEMIS Innovation - Maison des microtechniques dispose de 7 500 m2 dédiés à la création d’entreprises. On y retrouve un incubateur, une pépinière et un hôtel d’entreprises, mais également une grande salle blanche. Cette dernière permet aux chercheurs d’avoir accès à des technologies de pointe qu’ils ne peuvent financer eux-mêmes. « TEMIS Innovation constitue une partie de la pierre angulaire de la technopole puisqu’elle permet la création d’entreprises et de débouchés dans les secteurs biomédical, microrobotique et numérique », précise Bruno Favier. Actuellement, le taux d’occupation à TEMIS Innovation est de 100 % et le taux de réussite de 75 % à 5 ans. Parmi les secteurs les plus représentés dans les projets et la création : les dispositifs médicaux et la microrobotique. « Nous travaillons en ce moment sur de nouveaux programmes immobiliers afin d’accroître la capacité de TEMIS et accompagner le développement de structures déjà implantées sur le territoire, notamment le service après-vente horloger haut de gamme et les dispositifs médicaux », conclut Bruno Favier.

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© PRESSE

UN ACCOMPAGNEMENT COMPLET, VICTIME DE SON SUCCÈS


PAR AURÉLIA LASORSA

INTERVIEW

Eric Howald Chef de service du Développement économique et de l’Aménagement du Grand Besançon

par des scientifiques et des technologues, ont un réel besoin en fonctions managériales. » DES LIENS ÉTROITS ÉCOLES-ENTREPRISES Afin d’ancrer son fonctionnement dans un cercle vertueux, la technopole, qui jouit sur place de la présence d’entreprises de toutes tailles et de grandes écoles, œuvre à tisser des liens étroits entre les différentes structures. Les deux écoles d’ingénieurs du parc (ENSMM et ISIFC) proposent chacune des dispositifs attractifs. « L’ENSMM a mis en place une plateforme qui permet aux TPE de collaborer avec un élève ingénieur sur un projet. Une formule gagnante, à la fois pour l’entreprise, qui jouit d’un savoir-faire gratuit, et pour l’élève, qui profite de l’expérience, explique Bruno Favier. Quant à ISIFC, ils ont créé en interne une entreprise universitaire – Biotika – qui travaille en lien avec le CHRU.» Des initiatives qui n’empêchent pas de déplorer certains métiers en tension. C’est le cas des régleurs machines et outilleurs dans les sociétés de micromécaniques : « Malgré la présence de formations sur le site, nous ne parvenons pas à couvrir les besoins des entreprises, poursuit Bruno Favier. Il en est de même pour le polissage et le sertissage. »

La technopole microtechnique et scientifique devrait, à terme, proposer 150 000 m2 de surfaces.

TEMIS EN CHIFFRES Près de 4 000 employés sur le site

145

structures hébergées

122 000 m2

de surface plancher développée, dont

20 000 m2

dans les douze derniers mois.

30 000 m2

supplémentaires à l’étude.

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« Nous travaillons avec les institutions compétentes à la mise en place d’une politique de l’emploi en adéquation avec le territoire. Dans le cadre du développement économique, lors de l’installation d’entreprises, nous veillons à la présence de compétences dans le secteur ou aux actions à mener afin de les dénicher. S’il le faut, nous nous rapprochons de la Région pour créer de nouvelles formations en adéquation avec les demandes émanant du monde de l’entreprise. TEMIS Technopole possède une multitude de compétences. Notre rôle ici est précisément de faire en sorte que les formations dispensées apportent des solutions concrètes aux entreprises locales. Par exemple, il y a peu, une entreprise de SAV en haute horlogerie s’est installée sur le site. Nous surveillons l’implantation mais également la présence de personnel qualifié. Charge à nous de veiller à avoir des compétences sur place, à proposer en cas de développement de l’entreprise. Nous n’avons évidemment aucun levier, mais nous sommes là pour alerter. Nous nous devons d’anticiper et d’apporter les intrants nécessaires. À TEMIS, le fil conducteur est la microtechnique (métrologie, capteurs, etc.). C’est un choix politique cohérent au regard du passé de la région bisontine. Au fur et à mesure de l’installation d’entreprises, le pôle TEMIS Santé s’est développé. La question est de savoir si, à l’avenir, TEMIS va aller vers ce genre d’ouverture. Les produits, de plus en plus hybrides aujourd’hui, semblent l’indiquer. »


FOCUS

METZ TECHNOPÔLE, À LA POINTE DES MATÉRIAUX Implanté à un carrefour européen stratégique, Metz Technopôle est aujourd’hui au cœur du développement économique de la région messine.

C

réé en 1984 à l’initiative de Jean-Marie Rausch, alors maire de la ville, le Metz Technopôle accueille plus de 400 établissements et compte 7 300 salariés (dont 6 100 sur place, hors salariés rattachés à une maison-mère) et 5 420 étudiants, répartis sur les 206 hectares que compte le site. Trois univers se partagent ici l’espace : les centres d’activités, les centres d’affaires et le Campus Metz Métropole. À l’origine, Metz Technopôle était tourné principalement vers les professionnels des technologies de l’information et de la communication. Aujourd’hui, il s’agit d’un pôle tertiaire généraliste, où s’implantent régulièrement des structures de toutes tailles. 38

Récemment, Metz Technopôle a, par exemple, accueilli Technology & Strategy (T&S). Ce groupe européen de conseil, dont le siège est basé à Strasbourg, renforce sa présence dans le Grand Est et s’est implanté en se rapprochant de la société messine Lormatech, spécialisée dans l’optimisation de procédés industriels et dans la gestion de projets complexes. T&S recrute régulièrement des ingénieurs, des chefs de projet ou des développeurs à Metz et dans toute la région. LE CAMPUS MATÉRIAUX, NOUVEL AXE DE DÉVELOPPEMENT En parallèle de ces projets et entreprises innovantes, les activités liées au travail des matériaux, qu’ils soient métalliques, plas-

© AIRDIASOL.ROTHAN

UN PÔLE TERTIAIRE GÉNÉRALISTE, OÙ S’IMPLANTENT RÉGULIÈREMENT DES STRUCTURES DE TOUTES TAILLES


© AGENCE TVK

PAR FRANÇOIS STAGNARO

tiques ou composites, sont fortement représentées sur le territoire messin. Logique au regard du passé régional. Ainsi, c’est un Campus Matériaux (5 grandes écoles d’ingénieurs, 9 laboratoires de recherche publics et privés et 3 centres de transfert à l’industrie) qui est en cours de développement au cœur de Metz Technopôle et fera également l’objet du futur Parc du Technopôle. Car la Lorraine, considérée comme Vallée européenne des matériaux et de l’énergie, se doit d’amorcer un virage technologique lié à diverses problématiques, comme la raréfaction des matières premières, la hausse des coûts de l’énergie, l’allégement des pièces, l’amélioration des performances des matériaux, etc. Exemplaires de la collaboration entre les entreprises, la recherche et l’université, l’IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Matériaux Métallurgique et Procédés) et le CEA Tech de Lorraine soutiennent par leur présence le Campus Matériaux, tout comme le Georgia Tech Lorraine et l’Institut Lafayette, qui apportent les moyens scientifiques et techniques du Georgia Tech Institute of Technology d’Atlanta. Ensemble, ils contribuent à attirer sur le Campus Matériaux de grands noms internationaux du secteur et des start-up innovantes. À l’instar du laboratoire ACM-ABS, centre R&D de la division sidérurgique du groupe industriel italien Danieli SpA. Un environnement propice, soutenu également par la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, distillée par des établissements

Extension du Metz Technopole, le futur Parc du Technopole y ajoutera 117 hectares avec des logements, des commerces, des entreprises et un campus technologique.

comme les Arts et Métiers ParisTech, l’École nationale d’ingénieurs de Metz (ENIM), l’École supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction (ESITC), ou encore CentraleSupélec, Georgia Tech Lorraine, etc. CHIFFRES-CLÉS

206

7 300

400

5 420

hectares

établissements (tout confondu)

salariés

étudiants

UN CLUB PARTICULIÈREMENT DYNAMIQUE Le Club Metz Technopôle est un réseau indépendant, destiné à valoriser les compétences et les expertises du territoire, qui veille à ce que toutes les entreprises présentes sur le site de Metz Technopôle connaissent son existence. Si la plupart de ses membres font partie du Technopôle et que ses actions lui sont dédiées, il élargit désormais son champ de développement au delà du site. Il compte aujourd’hui environ 130 membres (parmi lesquels Axa France, Banque Populaire, Bouygues Bâtiment, Sopra Steria, etc.) et organise une cinquantaine d’événements annuels : petits-déjeuners débats mensuels au cours desquels sont traités des sujets d’actualité en présence d’intervenants du monde de l’entreprise et de l’enseignement supérieur, matinales d’expertises traitant de thématiques managériales, conférences, visites d’entreprises. Le Club propose également chaque année des manifestations conviviales (repas champêtre, jeux de Metz Technopôle,…), ainsi que le Trophée mc6, défi de l’innovation associant étudiants et monde de l’entreprise. En 2017, le Club célèbre son trentième anniversaire. www.clubmetztechnopole.fr

39


CONSEILS

PAR FRANÇOIS STAGNARO

REGROUPER LES AIDES ET LES TALENTS POUR ENTREPRENDRE Dans le Grand Est, comme partout en France, la naissance des grandes régions influe aussi sur le secteur de la création/reprise d’entreprises. Notamment du point de vue de l’accompagnement.

E

n 2017, 20 829 entreprises ont été créées dans la région Grand Est (qui regroupe désormais l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne). Un chiffre qui grimpe à 32 452 si l’on

y ajoute les auto-entreprises. Soit une augmentation de 4,6 % par rapport à 2016. Chaque initiative peut bénéficier d’accompagnements concrets et complets, avec trois étapes clés : la préparation du projet

(avec la création du business plan), la recherche des financements (en faisant appel aux différentes structures existantes) et l’assurance de la pérennité (durant trois à cinq ans environ). Plus un projet a fait l’objet d’un accompagnement adapté, plus l’entreprise a de chances de perdurer et de se développer. Jusqu’en 2017, les réseaux en charge de cet accompagnement étaient encore distincts et dépendaient des anciennes régions (« Entreprendre en Lorraine », « J’entreprends en Alsace » et « Champagne-Ardenne envie d’entreprendre »). En début d’année, les ressources des anciennes agences ont été mutualisées au sein d’un nouveau

Présentation du nouveau dispositif le 22 janvier 2018, à la Maison de la Région de Châlons-en-Champagne.

QUATRE VOLETS POUR CRÉER OU REPRENDRE UNE ENTREPRISE

• Parcours : une prise en charge complète, de la préparation du projet jusqu’au coaching post création d’entreprise. Il s’adresse à ceux qui auraient des difficultés d’accès au système bancaire en raison de leur profil (demandeurs d’emploi de plus de six mois, allocataires de minima sociaux, moins de 29 ans). • Financement : pour aider ceux qui ont un besoin de financement supérieur à 20 000 €, en leur facilitant l’accès aux prêts bancaires (avec garantie) ou aux prêts d’honneur, et en y ajoutant un suivi sur trois ans.

• Formation : met à disposition cinq modules de formation, le premier étant obligatoire et les autres optionnels : initiation à la gestion d’entreprise, puis techniques de gestion, techniques bureautiques, ressources humaines appliquées aux TPE et spécialisation dans l’économie sociale et solidaire (ESS). • Booster TPE : pour accompagner les chefs d’entreprises connaissant une forte croissance de leur activité dans les trois premières années de la création ou reprise de leur entreprise, avec une aide personnalisée.

40

© RÉGION GRAND EST

Lancé par la Région Grand Est le 22 janvier dernier, le dispositif « Be Est Entreprendre » a été conçu pour accompagner la création et la reprise d’entreprises. Une centaine de professionnels ont ainsi été sélectionnés sur tout le territoire, par l’intermédiaire des douze agences régionales, pour venir en aide aux porteurs de projets dans la préparation de leur dossier et leur suivi.


RECRUTEMENT ET CONSEIL EN DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES DEPUIS 1967 MANAGING, spécialiste du recrutement de cadres met à disposition une équipe de consultants et consultantes afin d’optimiser les organisations et les conseiller dans leur recherche d’efficacité. MOYENS HUMAINS : Managing à la conviction que ses véritables atouts sont ses consultants. La réussite de ses missions résulte de l’alliance entre la méthodologie du cabinet, reconnue pour son efficacité, et les hommes et femmes qui constituent ses équipes. Tous les consultants et opérationnels de Managing ont un parcours réussi dans leur spécialité et possèdent les compétences et l’intuition nécessaires pour garantir des résultats de haut niveau. L’investissement en formation permanente des équipes s’inscrit dans leur démarche d’amélioration continue des moyens et méthodes. Sa vocation est d’aider les entreprises à se doter des meilleures compétences pour réaliser leur stratégie, et d’accompagner les candidats dans leur évolution professionnelle. MOYENS TECHNIQUES : Managing est un acteur majeur dans la profession du conseil en recrutement et de l’accompagnement individuel et collectif de salariés. Le cabinet investit constamment sur le développement d’outils et de méthodes destinés à favoriser la qualité de leurs prestations. Les tests pratiqués au sein de Managing (personnalité, compétences, potentiel, management…) sont validés et étalonnés par des centres reconnus. Managing accompagne efficacement l’entreprise dans le développement de ses Ressources Humaines avec une approche qualitative et de proximité.

CONTACT : 16 boulevard Tauler 67000 Strasbourg

03 88 36 12 00 - www.managing.fr

20

collaborateurs

11

consultants

160

missions de recrutement traitées en 2017

4

bureaux STRASBOURG PARIS LYON MULHOUSE

INTERVIEW DE JULIEN WILHELM Directeur général de MANAGING Vous parlez aujourd’hui de guerre des talents, pouvez-vous préciser votre propos ? Un seul chiffre résume la problématique : Le taux de chômage des cadres est actuellement de l’ordre de 3.5% soit un taux quasi structurel qui induit le plein emploi de cette catégorie . Les études montrent que le recrutement des cadres va subir une accélération de l’ordre de 10% par an sur les 2 prochaines années. Les entreprises seront donc confrontées à un marché tendu voir pénurique de certains talents. Comment Managing aide les entreprises à détecter et recruter ces talents dans cette conjoncture ? Managing conseille les entreprises sur l’attractivité de leur projet face au marché des candidats et accompagne les opérationnels dans la définition des « Unique Selling Point » qui seront à même d’attirer les talents de demain. Managing gère l’intégralité du processus de sourcing en mettant à la disposition de ses clients des outils d’évaluation novateurs et pertinents. Managing met à contribution son équipe composée de consultants juniors et séniors possédant l’expérience des secteurs d’activité, des métiers et fonctions, des organisations complexes en portant toute son attention aux phénomènes générationnels (Y & Z) ainsi qu’à la nouvelle composante technologique du numérique.

MANAGING CO N S E I L E N D É V E LO P P E M E N T DES RESSOURCES HUMAINES


CONSEILS

CHIFFRES-CLÉS - GRAND EST

350 000

5,5 millions

7e région

2e région française

6 pôles de

1 917 000 salariés

entreprises

française (7,1 % du PIB national)

compétitivité

d’habitants

exportatrice (59,7 milliards d’euros)

(secteur privé)

PLUS UN PROJET A FAIT L’OBJET D’UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTÉ, PLUS L’ENTREPRISE A DE CHANCES DE PERDURER ET DE SE DÉVELOPPER

Be Est, PROJET D’OFFENSIVE ÉCONOMIQUE La loi NOTRe ayant doté les nouvelles Régions de compétences en matière de développement économique, Grand Est a élaboré « Be Est Entreprendre », son Schéma régional de développement économique d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), qui se conforme à six principes majeurs : un accompagnement dans la globalité de chaque parcours, un accès facilité aux financements, une priorité donnée aux demandeurs d’emploi, le déploiement d’un dispositif homogène sur tout le territoire du Grand Est, une meilleure lisibilité de l’offre d’accompagnement et une information de proximité améliorée. Ces principes sont mis en œuvre par l’intermédiaire des douze agences territoriales de la Région, qui entend

poursuivre trois objectifs économiques : s’appuyer sur le développement et l’innovation dans l’industrie et la bioéconomie pour faire du Grand Est un champion européen ; travailler la notion d’économie en réseau pour

faire de la région un exemple en matière d’économie volontariste et fluidifiée ; profiter d’une situation géographique au cœur de l’Europe pour renforcer l’attractivité et la compétitivité à l’international.

ET EN RÉGION BOURGOGNE – FRANCHE COMTÉ ? • 16 256 créations d’entreprises en 2017, soit 3,5 % de plus qu’en 2016 • 2,8 millions d’habitants • 5 pôles de compétitivité, 40 pôles d’excellence rurale • 677 200 salariés (secteur privé) • Solde commercial excédentaire En partenariat avec Bpifrance, la région Bourgogne - Franche Comté a mis en place un portail économique régional dédié aux services aux entreprises, avec différents volets consacrés à la création ou à la reprise d’entreprises : accompagnement, conseils, financements, formation, conseils juridiques, implantation géographique, RH, dispositifs fiscaux… Plus d’infos sur jentreprendsenbourgognefranchecomte.fr. Les CCI de Bourgogne – Franche Comté proposent également des services d’accompagnement à la création d’entreprises, regroupés dans l’offre « Entreprendre et transmettre », des formations à la création (ateliers techniques, stages courts ou longs…), des conseils en financement ainsi qu’un accompagnement post-création. Différents services plus spécifiques sont également proposés pour la reprise d’entreprises. Plus d’infos sur www.bourgognefranchecomte.cci.fr.

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© JULIEF514

dispositif régional, par l’intermédiaire duquel on peut accéder à des interlocuteurs spécialisés à contacter au fur et à mesure de l’avancement du projet, de sa simple évocation à sa concrétisation.


PRENEZ DE LA HAUTEUR Vous avez envie de relever un nouveau challenge, de changer, d’évoluer ? Rejoignez Cadremploi, le site emploi des cadres. Consultez les offres qui vous correspondent et entrez en contact avec plus de 15 000 recruteurs pour saisir des opportunités. Cadremploi, accélérateur de carrière


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h/f


Immobilier REIMS, LA CITÉ DES SACRES, COULE DE BEAUX JOURS Grâce à sa position géographique stratégique entre Paris et Strasbourg, la ville de Reims bénéficie, ces dernières années, d’un véritable engouement, qui s’est concrétisé par une augmentation des prix des ventes. Liaison TGV, forte population étudiante et dispositions fiscales expliquent en partie cette résurrection. Explications avec Philippe BUYENS, Directeur général de Capifrance. Signe qui ne trompe pas et contrairement à Besançon ou à Mulhouse, Reims, la ville la plus peuplée de la Marne a enregistré une forte poussée des prix des appartements anciens. Une hausse de près de 6% a été observée en 2017 portant ainsi le mètre carré à 2 412€, contre 3 764€ en moyenne en France. Situé dans les mêmes niveaux que Caen et Dijon, ce prix reste néanmoins raisonnable pour une ville de plus de 100 000 habitants permettant ainsi aux primo-accédants de devenir propriétaires. En parallèle, les prix des maisons individuelles ont enregistré un recul de plus de 2 %, s’établissant à 210 000€ en moyenne. Cette conjoncture illustre un marché immobilier dynamique porté par une demande forte, notamment des biens de faible surface situés dans le centre. Sa proximité avec Paris et le développement du TGV peuvent expliquer en partie cette vitalité mais pas que : la conjonction des taux bas et le dispositif PINEL reconduit pour quatre ans, font le reste.

Le boom de l’investissement locatif

Avec quelques 30 000 étudiants installés à Reims et un prix de loyer stable (12€/m² en centre-ville en progression de 0,8 % de 2013 à 2017), acheter pour louer est une véritable opportunité pour les investisseurs qui sont sûrs de ne pas voir leur bien vacant, d’autant plus lorsqu’ils investissent en hypercentre. Dans ce contexte, les quartiers Saint-Rémi avec le campus de SciencesPo, Courlancy, en raison de sa proximité avec la faculté des lettres, et Clairmarais, pour sa proximité avec la gare bénéficient d’un véritable intérêt. La Cité des Sacres offre ainsi de belles opportunités avec un rendement brut autour des 5,5 à 6 % par an.

Vaut-il mieux acheter ou louer à Reims ?

Reims fait partie de ces villes où acheter un logement sera

rentabilisé plus vite que de le louer. Alors qu’en moyenne, en France, il faut compter 3 ans pour que l’achat1 d’un 70 m² s’avère plus intéressant que la location2 , il est, en 2017, de 1,5 an à Reims (gain d’un an vs 2016), contre 7,5 ans à Lyon et 9,5 ans à Bordeaux. 2018 sera, sans aucun doute, un bon cru pour l’immobilier avec un projection à 900 000 transactions, en France, en recul certes par rapport à 2017 mais toujours d’un très haut niveau. Nul doute que dans ce contexte, l’immobilier rémois dispose encore de beaux jours devant lui. 1 prix d’achat+ coût de l’emprunt et taxe foncière 2 loyer moins le rendement de l’argent placé qui aurait été consacré à l’apport personnel en cas d’achat

Chiffres-clés du réseau en 2017 (Région Est) :

19,9 M€

2 856

(+24% vs 2016)

(+23% vs 2016)

CA

ventes

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biens disponibles


CONSEILS

PAR AURÉLIA LASORSA

QUAND LES GRANDES ÉCOLES S’UNISSENT En 2016, 45 grandes écoles se sont engagées à coopérer pour offrir, à terme, au territoire du Grand Est un terreau favorable au développement de la région.

C

’était le 23 novembre 2016, à Bezannes. Ce jour là, une quarantaine de dirigeants de grandes écoles d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne, ainsi que quelques politiques régionaux, posaient la première pierre (virtuelle) d’une coopération fédérative régionale. Alsace Tech (et son réseau de 14 écoles d’ingénieurs, de management et d’architecture), l’Université de technologie de Troyes, l’école d’architecture de Nancy… Toutes ont décidé d’unir leurs savoir-faire et leurs connaissances pour les mettre au service d’un intérêt commun. «Ce premier colloque a permis d’identifier les thématiques à développer», affirme Marie Wolkers, directrice d’Alsace Tech. L’objectif visé était de renforcer les liens, les collaborations sur des sujets forts et de voir dans quelle mesure les écoles peuvent collaborer et « relever les défis des transitions énergétique, numérique, géographique, démographique et économique, de la quatrième révolution industrielle et du changement climatique ».

CHIFFRES-CLÉS GRAND EST Près de

200 000

étudiants dans les établissements universitaires

3e

région de France la mieux dotée en grandes écoles après l’Île-de-France et Auvergne Rhône-Alpes.

45

grandes écoles d’architecture, d’ingénieur, de design, d’art et de management, qui correspondent à :

32 000 étudiants 9 000 diplômés par an 150 spécialités de formation

Une quarantaine de dirigeants de grandes écoles du Grand Est, réunis le 23 novembre 2016 pour fonder un réseau.

© PRESSE

OBJECTIF 2020 Plusieurs axes de travail ont été abordés, comme les relations avec les entreprises du territoire, les actions croisées à mener, le développement transfrontalier et l’attractivité du territoire. Ce dernier point est d’ailleurs au cœur de cette initiative inédite : «Nous souhaitons une interaction forte avec le bassin d’emplois et nous travaillons à l’attractivité régionale, poursuit la directrice d’Alsace Tech. À terme,

nous souhaitons créer une montée en puissance de la région sur des sujets déjà bien engagés, comme les biomatériaux, l’usine du futur, l’international, la transition numérique, etc. » Lancé dans différentes zones du territoire, le Pacte grandes écoles vient ainsi compléter le Pacte Ingénieurs alsacien, conclu pour la période 20152019, mais également les nombreuses actions inter-écoles déjà déployées sur chaque territoire. Étendu aux grandes écoles de Lorraine et Champagne-Ardenne pour la période 2018/2019, il a fait l’objet d’un appel à projets assorti d’une dotation régionale de 6 millions d’euros. À l’horizon 2020, la deuxième phase se matérialisera par un Pacte Grand Est, harmonisé à l’échelle de tout le territoire régional. Grandes écoles et universités participeront ainsi pleinement au développement de l’action des pôles de compétitivité, et prendront toute leur place dans les actions transfrontalières qui constituent un atout majeur de la région.

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