Bernard Rudofsky Bernard Rudofsky (19 avril 1905 - 12 mars 1988) était un écrivain, architecte, collectionneur, enseignant, concepteur et historien social autrichien américain. Il a obtenu un doctorat en architecture en Autriche avant de travailler en Allemagne, en Italie et dans une douzaine d’autres pays. Il quitte Vienne ( qu’il dit détester ) après son diplôme pour aller vivre au large de Napoli, espace peu peuplé ou il peut donner libre court à son mode de vie et va travailler avec Luigi Consenza. Il va aussi rencontrer et travailler avec Gio Ponti, architecte, designer, artiste italien créateur de la revue DOMUS en 1928 et Rudofsky en deviendra rédacteur en chef danas le milieu des années 30. La guerre va stopper son existence dans ces îles. Il fuit en 1938 pour aller s’installer en Amériques du sud ou il réalisera des projets. Il rencontre Phillip Goodwin en 1939, qui sera une rencontre décisive car il a la volonté de créer une exposition sur les designers d’Amérique du sud. Rudofsky fait alors parti des lauréats de ce concours. Il va pouvoir être exposé au MOMA dans l’exposition « Organic Design ». Par la suite il décide de s’installer a NY et conseillera Goodwin pour les prochaines expositions.
ROSSI, Ugo, Bernard Rudosky architetto , Napoli, 2016
Dans les différents écrits et expositions proposés , on en tire un personnage de grand nomadisme, il a beaucoup voyagé (dans le monde entier), dans le temps aussi, il s’est intéressé a toutes les époques d’architecture. Il a eu une grande diversité de pratique jusqu’à sa mort (architecture, ingénierie, musique, art...) Il était un adepte du mouvement de la lebensreforme, un mouvement de réforme des modes de vie dans le milieux germanique datant du XIX siècle : retour a la nature, culte solaire... très proche des avant-gardes esthétiques de cette époque (comme le Corbusier qui pratiquait le naturisme). Il nourrit un intérêt très fort pour l’architecture dite « primitive », dès les années 20. Il va consacrer son mémoire de diplôme à l’architecture vernaculaire au cyclable grecque (comme par exemple le petit port de l’ile de Santorin).
GUARNENI BOCCO, Andrea Bernard Rudofsky : a human designer NY, 2003
Exposition ‘‘Lessons from Bernard Rudofsky’’ Vienne / 2007
Architecture without architect - 1964 Durant l’expostiion Moderne architecture international exhibition en 1932, expossant des grands archtiectes moderne ( les frères Bowman, Richard Neutra, Frank Lloyd Wright,Mies... ) B.Rudofsky présente à Goodwin des photos d’architecture méditerranéenne pour potentiellement les publier, mais il refuse. Ces photos ressortirons rurant la grande exposition Architecture Without architecte, du 11 novembre 1964 au 07 février 1965.
November 11, 1964–February 7, 1965. Photographic Archive. The Museum of Modern Art Archives, New York. IN752.1. Photograph by Rolf Petersen. Source : https://www.moma.org/calendar/exhibitions/3459?installation_image_index=5
200 photographies aggrandies en noir et blanc, représentant différents types d’architectures, de paysages, de personne vivant avec une relation interne ou non à l’architecture. Sans textes, ni explications, les visiteurs ont juste été confrontés à des images qui montraients des constructions traditionnelles , comme si on parcourait une succession d’espace qui chercherait a surprendre le visiteur, a créer une forme de désorientation. Contraste entre esthétique moderniste et vernaculaire (présentée sur les photos). L’acte fondateur est dans le creusement, habitats troglodytes, amphithéâtre...
Architecture without architect - 1964 Formes architecturales qui répondent a des question techniques très spécifique qui deviennent une beauté involontaire. On trouve différentes manières de construire (bois, pisés...) Qu’est ce qu’il voulait montrer dans cette expo ?
L’histoire de l’architecture, telle qu’elle est écrite et enseignée dans le monde occidental, n’a jamais été préoccupée par plus que quelques cultures choisies. L’ architecture des architectes qui répond à cette époque a un style moderniste jugé conventionnel qui répond aux attentes d’un capitalisme de masse. Ici il y a un rapport entre l’être humain et l’environnement qui l’entour, idée que l’architecture moderne qui se généralise après la Deuxième Guerre Mondiale est une architecture stéréotypé qui tend a standardiser les comportements alors que selon Rudofsky, ‘‘ l’architecture sans pedigree ‘‘ est plutôt un facteur d’émancipation du corps. Recherche d’une certaine justesse ds formes par rapport aux climats, aux corps, au contexte qui puissent résister aux effets de mode. L’ architecture vernaculaire ( expression datant du troisième tiers du xxe siècle ) synonyme d’anonymat tire sa logique de ses conditions externe, comme si elle était mise au courant de ce qui l’entour. Pertinence et justification architectural sans être l’objet d’un projet. ‘‘ L’architecture vernaculaire ne passe pas par les cycles de la mode. Il est presque immuable, voire inaméliorable, car il sert son but à la perfection. En règle générale, l’origine des formes de construction et des méthodes de construction indigènes est perdue dans un passé lointain. ‘‘ Architecture without architecte / avant préface page 11 November 11, 1964–February 7, 1965. Photographic Archive. The Museum of Modern Art Archives, New York. IN752.1. Photograph by Rolf Petersen. Source : https://www.moma.org/calendar/exhibitions/3459?installation_image_index=5
Photos
Tours Asinelli
Tours Garisenda
Zanzibar
Marrakesh
Hutte Kirdi
Japon
Soudan
Logone-Birni - Cameroun
Shimane - Japon
Peintures
Bernard Rudofsky, dessin pour une maison à Procida, Mars 1938
design
source : CRISTINA OLUCHA
Livres Streets for People, New York, 1969 Are Clothes Modern, New York, 1947 The Unfashionable Human Body, New York, 1971 Behind the Picture Window, New York, 1955 The Prodigious Builders, New York/London, 1977 Architecture without Architects, New York, 1964 now I lay me down to eat, New York, 1980 The Kimono Mind, New York, 1965
Sparta/Sybaris, Vienna, 1987
casa à malaga frigiliana
La Maison, c’est ainsi que Bernard Rudofsky (Suchdol nad Odrou, Moravie, 1905; New York, USA, 1988) a baptisé la maison qu’il a conçue pour Berta, sa femme et lui-même dans la ville de Frigiliana (Malaga, entre 1969 et 1972) . Le couple y passa leurs étés jusqu’à la mort de Bernard en 1988. En 2006, Berta le vendit à son propriétaire actuel, Mme Carola Hohenlohe, qui, après avoir entamé des travaux de réforme, obligea la Junta de Andalucía à protéger la ville. . Ainsi, la maison a été inscrite au catalogue général du patrimoine historique andalou, en tant que site d’intérêt culturel, avec le type de monument. Dans le deuxième point du Catalogue, il est recueilli qu’au-delà de ce qui est construit, «les espaces publics et privés, les parcelles, les bâtiments et les éléments urbains inclus dans la délimitation» sont également inscrits.1 Cette délimitation définit ainsi une zone du bien lui-même et un autre domaine plus large de l’environnement. Pourquoi l’environnement est-il si important pour La Casa au point que les deux doivent se protéger mutuellement?
Des murs percés d’arbres Rudofsky a réussi à sauvegarder dix oliviers, deux caroubiers et plusieurs pins existants sur le site; et les intégrer également aux éléments architecturaux de La Casa. Des deux caroubiers, l’un, celui situé plus au sud, a été traité par lui d’une manière unique. En effet, Roudofsky a enfermé ce caroubier par deux murs, configurant ainsi un dièdre qui l’enferme dans le coin sud-ouest. Son intention était, entre autres, de le protéger du vent et d’éviter ainsi son éventuel détachement, puisqu’il se trouve sur un plan incliné du terrain. Plus précisément, le caroubier était proche du changement de niveau défini par un mur de soutènement en maçonnerie - une position logique en revanche, puisque les murs en pierres sèches sont là où plus d’eau s’accumule en raison de sa rétention entre les pierres. 27 29
30
31
29. Jardín de Nivola, muro exento horadado para permitir el paso del manzano. 30. Fotografías de Bernard Rudofsky con distintos tipos de ramas de árboles existentes en las casas Frontini y Arstein, Sao Paulo. 31. Jardín para la casa de Nivola, Amagansett, Nueva York, 1949, planta. 32. Jardín de Nivola, muro exento horadado para permitir el paso del manzano 33. La Casa, sombras de ramas arrojadas sobre la cara de uno de los pilares de las pérgolas.
32
18
Les cinq structures tridimensionnelles et décalées devant la partie bâtie de La Casa sont disposées sur une grille de 2,75 mètres de large sur 3,50 mètres de profondeur, leur hauteur étant variable, selon le niveau d’appui du terrain, étant comprise entre 3,50 et 4 mètres . En d’autres termes, les cinq cadres sont définis par la même largeur entre les piliers et par la même travée. Le porche situé au milieu de la partie bâtie peut donc être considéré comme le motif modulaire de cette grille, composée de quatre modules, bien que oui, couverts. De cette façon, les modules des cinq cadres correspondent à ceux de ce porche central de la maison. La dernière pergola, même, et bien qu’elle soit exemptée des quatre premières, suit les mesures qui régissent le réseau de base. Ces structures tridimensionnelles, constituées de piliers rectangulaires (25 par 38 centimètres) peints en blanc sur lesquels reposent les poutres, établissent un cadre tridimensionnel pour l’environnement.10 Ces charpentes ordonnent donc et donnent une dimension humaine au site. De même, inscrites dans la grille géométrique de l’ensemble du projet, ladite occupation extérieure du terrain est indivisiblement liée à la partie bâtie de La Casa, les espaces intérieurs et extérieurs constituant un tout indivisible. 19
24
25
26