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BIARRITZ magazine N°195 avril 2010

L’ACTUALITÉ EXPOsition, L’œil à l’état sauvage LA VILLE COMMENT SE PRÉPARE LE BUDGET DE LA VILLE ?

Quand biarritz fait son cinéma


sommaire

4 LA TRIBUNE 7 LE ZAPPING de MARS L’ACTUALITÉ 8 L’œil à l’état sauvage, les délirants de la création 11 Vivrexpo

LE DOSSIER

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12 Quand Biarritz fait son cinéma 18 Fermin Muguruza entzunikusian

LA VILLE 20 Vie quotidienne Comment se prépare le budget de la ville ? 21 Les Biarrots se sentent concernés par le Développement durable

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23 Rencontres Sophie Lavignasse Christophe Meunier 24 Mémoire Dina Davis et Pierre Albouy 27

BIARRITZ magazine N°195 avril 2010

l’aCtualitÉ EXpositioN, l’œil à l’État sauvagE la villE lE poiNt sur lE budgEt 2010

12 COURRIER

Avril | n° 195

Directeur de la publication Michel Veunac Directrice de la communication Claire Lartigau Rédactrice en chef Anne-Marie Galé Participation rédactionnelle : A. Rode, S. Vivé, D. Yustède, H. Busquet, M. Esteban. Réalisation API® : Maquette : Vincent Ahetz-Etcheber Impression SAI – BP 90 041 64201 Biarritz CEDEX – 05 59 43 80 30 Publicité API – C. Vitart – 05 59 52 84 00 ISSN : 0998-0687 Couverture : Photo Bernard (Gad Elmaleh sur le tournage du film Hors de prix) Retouche : Profilkolor

QuaNd biarritz fait soN CiNÉma

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Michelle Pfeiffer dans Chéri de Stephen Frears

Merci de nous contacter : Service information-communication Hôtel de Ville 64200 Biarritz Tél. 05 59 41 54 34 Fax. 05 59 41 59 61 biarritz.magazine@biarritz.fr

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LA VIE ASSOCIATIVE 26 Agenda des 3 A, Agir, Énergy’s

L’AGENDA 27 Les sorties du mois Au Royal en avril Concerts à l’Atabal La braderie de Biarritz 31 L’EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES 34 LE CARNET

Photos : © Photo Bernard, D.R.

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la tribune JUSTICE ET LIBERTÉS

L

a justice et la police sont actuellement au cœur d’un vif débat public. C’est le résultat d’une accumulation de dysfonctionnements souvent surmédiatisés, la conséquence de réformes gouvernementales profondes qui se succèdent, mais c’est aussi le fait d’une opinion critique à l’égard de ces deux grandes institutions. Le sentiment s’accroît d’une dégradation réelle des libertés individuelles dans notre pays. Trois thèmes alimentent cette interrogation : la garde à vue, la détention provisoire et la suppression du juge d’instruction. La garde à vue est une exception française. La révélation du nombre de personnes concernées en 2009, soit 900 000 (dont 150 000 pour dégrisement et 200 000 pour délits routiers) a beaucoup surpris, sinon choqué. La garde à vue est décidée par un officier de police judiciaire, elle constitue souvent une procédure disproportionnée par rapport au délit supposé. Le cas d’Anne et de 7 mineurs gardés à vue récemment, à Paris, pendant près de 9 heures, a provoqué une grande émotion. Celui de Martin Hirsch, ex-secrétaire d’État, gardé à vue, il y a quelques années, pour la dénonciation d’un scandale de santé, a également étonné. Subir seul des interrogatoires de police, sans contrôle ni soutien, subir une fouille à nu ou un menottage, est toujours traumatisant. Et pourtant, la garde à vue est une phase déterminante pour l’issue des débats. Les fiascos juridiques ont, pour beaucoup, comme point de départ une « vérité policière », sortie des déclarations en garde à vue, même si cette vérité a été signée par les intéressés eux-mêmes et entérinée par les juges. Le droit de garder le silence, notamment, n’est pas rappelé et respecté, la suspicion de pressions policières étant hélas fréquente. La Cour européenne de justice a jugé qu’il y avait « atteinte irrémédiable aux droits de la défense, lorsque des déclarations incriminantes sont faites lors d’un interrogatoire de police, sans assistance possible d’un avocat ».

“Restreindre la garde à vue, la limiter et en réglementer la durée, répond à une exigence de bon sens et de mesure.”

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La Cour de cassation elle-même a indiqué qu’il n’y avait pas d’obligation légale, imposant à un officier de police judiciaire de placer en garde à vue une personne qui accepte d’être immédiatement entendue sur les faits qui lui sont imputés. D’ailleurs, sur la base des jugements de la Cour européenne, les tribunaux français viennent d’annuler cinq gardes à vue. Cela a été le cas récemment à Bobigny, Nancy ou Paris. Le président de la Cour de cassation enfin, vient d’affirmer, une fois de plus, le droit pour chacun à la liberté et à un procès équitable. Il a évoqué la nécessité de créer en France un véritable « habeas corpus ». Restreindre la garde à vue, la limiter à la stricte nécessité de l’enquête, aux flagrants délits et aux charges résultant de faits avérés, en réglementer fermement la durée, répond à une exigence de bon sens et de mesure. En tout cas, la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue et l’accès de ce dernier au dossier sont des revendications essentielles qui devraient, dans les mois qui viennent, conduire à des initiatives parlementaires. Je les appuierai. *** La détention provisoire est elle aussi une grave question. L’emprisonnement sans condamnation a pris une dimension abusive, avec des procédures anormalement longues et malgré un système pénitentiaire surchargé. L’affaire d’Outreau a frappé l’opinion : 13 acquittés après des années de détention, de violences psychologiques, de procédures, un suicide, des vies brisées. Elle a fait émerger le problème de la responsabilité du juge, dont les erreurs, les fautes ne sauraient être effacées au nom du respect de son indépendance. J’ai reçu récemment les parents de jeunes basques, en prison depuis 9 mois à Paris, suspectés d’appartenir à un mouvement terroriste basque. Pendant ce long emprisonnement, ils ont vu le juge d’instruction deux fois. Le dossier, d’après les avocats, est vide. Il est bien clair qu’on cherche à les faire parler, pour alimenter par des faits concrets une procédure venue d’Espagne, qui piétine. La vérité est que l’enjeu de la détention provisoire est bien souvent l’aveu. Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays, la justice et la police françaises ont le culte de l’aveu, malgré le risque d’erreurs et de condamnations injustifiées que peut provoquer une telle pratique. La pression physique et morale qui dure anéantit les plus forts caractères et bien entendu cela se traduit par des spectacles aussi étonnants que l’affaire


Viguier aujourd’hui. Une instruction apparemment déséquilibrée a conduit au bout de 10 ans un inculpé devant une cour d’assises qui l’a acquitté. Le Parquet a fait appel de cet acquittement et le nouveau procès en appel révèle d’incroyables insuffisances dans l’instruction et des faux témoignages auxquels la police ne semble pas tout à fait étrangère. Comment la justice peut-elle dans ces conditions être sereine ? *** Il ne s’agit pas de contrarier l’action de la police, toujours très délicate, alors que l’essentiel d’une affaire peut se jouer dans les jours qui suivent sa révélation. Il s’agit d’éviter au maximum des emprisonnements arbitraires, qui se prolongent sans raison suffisante. Il n’y a pas d’autre solution pour mettre un terme à des dérives de plus en plus insupportables que de fixer des délais butoirs d’instruction rigoureux, comme l’a demandé la récente commission Léger, créée par le gouvernement et comme l’exige régulièrement la justice européenne. Ce problème de la détention provisoire n’est pas sans relation avec la place du juge d’instruction dans notre procédure pénale. Le président de la République a annoncé la disparition de ce dernier il y a quelques mois et un projet de loi est en cours de rédaction et de concertation – agitée – avec les milieux judiciaires. Cette suppression se situe dans le cadre d’une vaste réforme du Code de procédure pénale. Elle n’est pas une idée d’aujourd’hui. Philippe SEGUIN, il y a 10 ans, l’a déjà proposée. L’objectif est d’établir une distinction nette entre le Parquet, responsable de l’enquête, et le juge des libertés et de l’enquête qui contrôle celle-ci. Aujourd’hui, le procureur a déjà le droit de poursuivre ou non. Demain il sera en charge de toutes les enquêtes. C’est lui qui décidera des mises en examen. Cette révolution, dont j’approuve le principe, se justifie par plusieurs arguments : - la plupart des pays ont abandonné le concept de juge d’instruction, c’est le cas notamment de l’Allemagne et de l’Italie. L’Angleterre n’en a jamais eu. - La solitude du juge d’instruction, particulièrement lorsqu’il est peu aguerri, est cause de graves erreurs de procédures ou de jugements, comme on l’a vu hier à Outreau ou autrefois dans l’affaire Villemin. - le nombre des dossiers confiés actuellement aux juges d’instruction est inférieur à 5 % des procédures engagées. D’après les informations données par le ministère de la Justice, 25 % des dossiers seraient désormais soumis à l’enquête contradictoire. Ce serait un net progrès par rapport à la réalité présente. - l’attraction du système anglo-saxon : Parquet contre avocat chargé, lui aussi de mener l’enquête pour défendre son client. Le juge d’instruction actuel est censé mener son dossier d’une façon équitable, à charge et à décharge. C’est un idéal parfaitement respectable. Mais il est, en fait, sous

l’influence principale des enquêtes policières et cela peut être dangereux. L’avocat doit trouver sa place active dans l’instruction du dossier et dans le débat qui en résulte. *** Les adversaires de la réforme s’inquiètent de l’apparition d’une justice à deux vitesses. Les inculpés disposant de ressources financières pourraient bénéficier du travail et du soutien des meilleurs avocats, alors que les autres seraient, dans le débat contradictoire, moins protégés. Mais, à mon sens, le principal problème n’est pas là. Il réside dans une relative soumission à la chancellerie des procureurs nommés directement par le pouvoir. Il est souvent évoqué, à cet égard, le cas des affaires politico-financières et le soupçon contre le monde politique de vouloir étouffer les dossiers correspondants. On peut effectivement s’interroger après l’acquittement de Dominique de VILLEPIN, dans l’affaire Clearstream, sur l’appel concernant cette décision, formulé « en toute indépendance », par le Parquet de Paris. Très clairement, il y a une nécessité absolue de rétablir ou d’établir la coupure magistrats-pouvoir. À cette condition impérative, que le gouvernement ne semble pourtant pas prêt à assumer, il apparaît que la disparition du juge d’instruction pourrait être un moyen de garantir l’équité du débat et la liberté des personnes, par le dialogue et la contradiction entre l’avocat et le procureur, bien entendu sous le contrôle du juge.

“Il y a une nécessité absolue de rétablir ou d’établir la coupure magistrats-pouvoir.”

*** Il s’agit, on le voit, d’un débat très complexe sur les libertés individuelles, qui se déroule sur fond de préoccupation sécuritaire. Les délits de toutes sortes augmentent. Les atteintes aux personnes et aux biens se multiplient. La violence s’accroît dans les villes. Les médias, la télévision en particulier, donnent de cette situation une image qui inquiète légitimement nos concitoyens. La réponse répressive correspond, probablement, à l’attente de la majorité des Français. Elle se traduit naturellement par une législation qui change très (trop ?) souvent. Elle se heurte à la forte résistance de certains milieux judiciaires et associatifs. Elle n’en trouve pas moins son fondement dans la « protection des personnes », droit élémentaire pour tous et sa limite dans l’obligation du refus systématique de l’arbitraire, de l’adéquation stricte des procédures aux faits réels reprochés et surtout du respect rigoureux des droits de la défense. Nous avons, de toute évidence, des progrès à faire dans tous ces domaines. Les réformes en cours doivent y aider. Didier Borotra, sénateur maire Photos : © Deepix

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le zapping de Mars

1 Le Taratatabal a attiré quelque 300 personnes venues applaudir les nombreux artistes de la soirée, inaugurée par les lauréats du concours Paye ta reprise ! Qui s’étaient distingués parmi les cinquante groupes en lice sur le blog du Taratatabal. Un dvd est à vendre par l’association Kalage pour financer les autres éditions [kalage.fr/taratatabal]. © I. Palé.

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2 À l’occasion de la 15e édition des Initiatives Océanes, l’association Surfrider Foundation Europe a mobilisé les écoles pour le nettoyage des plages. Ci-dessus, les élèves de Sainte-Marie. © I. Palé. 3 Biarritz en Forme, une journée sport – santé, lancée par la Ville de Biarritz pour que chacun devienne acteur de sa santé. Ci-contre : visite du village dédié à la forme par Michel Poueyts, adjoint au maire chargé de la jeunesse et des sports en compagnie des sportifs professionnels Jean-Baptiste Gobelet, Jérôme Thion et Benoit Auguste. © I. Palé.

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4 Le Goncourt des Lycéens a conduit des élèves du lycée Hôtelier, de Nîmes à Rennes, à la rencontre d’auteurs du Goncourt, avant de recevoir le vice-lauréat 2010, David Foenkinos auteur de La Délicatesse. © I. Palé.

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5 Au cours d’une conférence organisée au Casino municipal par la Sté d’Astronomie Côte Basque, le spationaute Léopold Eyharts a rendu au maire le maillot du BO qu’il avait emporté avec lui, lors de sa dernière mission dans l’espace. © Photo Bernard AVRIL 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 7


l’actualité

L’œil à l’état sauvage, les délirants de la création

En collaboration avec la Halle Saint-Pierre de Paris et l’abbaye d’Auberive en Haute-Marne, Biarritz accueille pour la première fois une collection d’œuvres d’art brut et singulier dans l’espace surprenant de la crypte Sainte-Eugénie. Une soixantaine d’œuvres à la singularité exceptionnelle, peintures, sculptures, papiers collés, objets détourés, assemblages de bois et autres insolites seront ainsi présentés pour la première fois au public biarrot, exprimant les visions tantôt puissantes et douloureuses tantôt joyeuses, graphiques et colorées d’un regard libéré de toute entrave. Entretien avec Martine Lusardy, commissaire de l’exposition et directrice de la Halle Saint-Pierre.

Biarritz magazine : Le titre de l’exposition L’œil à l’état sauvage, les délirants de la création exprime-t-il l’idée d’un art dénué de tout bagage artistique, rompant radicalement avec l’art classique ou en vogue, comme le définissait le peintre Jean Dubuffet ? Martine Lusardy : “La notion d’art brut a été inventée par Jean Dubuffet à une époque où les artistes s’interrogeaient sur toutes les formes de créations issues des profondeurs de l’inconscient, travaillant sur l’écriture automatique (Dada et le surréalisme) et cherchant des réponses dans la psychanalyse. Le peintre Jean Dubuffet fréquentait les hôpitaux psychiatriques pour y trouver une forme d’art spontanée et authentique, exempte de culture élitiste. Il s’est intéressé à des concepteurs en marge de la société qui créaient un art sans contrôle social en marge des Beaux-Arts et d’une société qui ne s’intéressait pas à ces formes populaires ou inexplorées. ” Btz mag : Quels artistes majeurs seront exposés à Biarritz ? M. L. : “L’exposition présente des autodidactes comme Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Louis Pons et Fred Deux qui, aux antipodes des artistes conventionnels, sont restés indifférents au discours institutionnel et n’ont pas subi l’influence de la mode. Seront aussi présentes des œuvres de Zoran Music, Paul Rebeyrolle, Robert Combas, Vladimir Velickovic, etc. ” Tarif unique expo : 4 € / Gratuit jusqu’à 12 ans. Rens. : Service des Affaires culturelles 05 59 41 57 50 [culture@biarritz.fr]. Martine Lusardy donnera une conférence le jeudi 8 avril à 18 h à la médiathèque : La face cachée de l’art contemporain. Le Royal se fera aussi l’écho de l’exposition avec la diffusion de plusieurs films au tarif réduit de 4 €. Le vendredi 9 avril, 21 h, Keith Haring Le petit prince de la rue, de Cristina Clausen ; le samedi 24 avril, 21 h, Mammuth, en présence de Gustave Kervern, co-réalisateur ; Dates non communiquées : Avida, de B. Delépine et G. Kervem (1h17’) et Pollock, de Éd Harris (2h03). La Médiathèque diffuse le 10 avril à 16 h un film sur Rebeyrolle.

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Exposition d’été Dans le prolongement de l’exposition sur l’art brut, Biarritz présentera, cet été au Bellevue, une importante rétrospective consacrée à Paul Rebeyrolle. Disparu en 2005, il est l’auteur d’une œuvre puissante qui offre un langage plastique singulier, mêlant peinture à l’huile, pigments encollés, matières et objets.

Le centre de formation du BO monte en catégorie 2

Du Flocon à la Vague Du 9 au 12 avril, des sportifs de haut niveau vont s’élancer des pentes neigeuses du Pic du Midi jusqu’aux vagues de Biarritz pour adresser un message fort en faveur de la sauvegarde et de la protection des espaces naturels et de la biodiversité. Dix équipes de cinq champions, parmi lesquels Stéphanie Barneix, Samantha Davies, Bixente Lizarazu, Mathieu Crépel, Luc Alphand, Tony Estanguet, Jean Galfione, Tony Ramoin, Wilfrid Forgues vont se mesurer en snowboard et ski ou ice, trekking et trail running, canoë kayak, pirogue et surf, rowing en océan, et parcourant 3000 m de dénivelé, sur les traces d’un flocon de neige qui, le printemps venu, se transforme en goutte d’eau pour entamer son long et périlleux voyage jusqu’à l’océan... [du-flocon-a-la-vague.org].

Les riders du BASCS au top de leur forme ! C’est au top de leur forme que les riders du BASCS débuteront leur saison de compétition. Ces derniers viennent de passer une série de tests physiques et médicaux complets encadrés par un préparateur physique du Pôle France, un kiné de l’équipe de France de surf et un médecin. L’objectif est de mettre en place un suivi annuel de chaque rider en organisant trois journées de tests, en avant, en milieu et en fin de saison. Chaque surfeur repart avec son cahier de suivi de tests, avec des exercices à travailler en fonction des lacunes rencontrées.

Le centre de formation du BO monte en catégorie 2, après une évaluation réalisée par la commission formation FFR/ LNR*, sur les critères prenant en compte : les infrastructures du centre ; l’organisation de la formation sportive et du suivi médical ; l’organisation de la formation scolaire, universitaire et professionnelle ; l’efficacité du centre sur le plan sportif et sur le plan des résultats scolaires. La perspective pour le centre de formation du BO, repose sur la réussite du double projet du stagiaire (qualification sportive et scolaire). La relation entre l’équipe professionnelle et le centre de formation est très étroite puisqu’une dizaine de joueurs participent chaque semaine aux entraînements des professionnels. Le centre de formation compte vingt stagiaires dont huit sélectionnés dans les équipes nationales pour la saison 2009/2010 ; deux en équipe de France des moins de 20 ans (Gélédan, Molcard), trois en équipe des moins de 19 ans (Barraque, Lesgourgues, Couet Lannes), trois en équipe de France universitaire (Roidot, Watremez, Guyot)… Trois stagiaires sont en résidence au Centre national de Marcoussis (Barraque, Lesgourgues, Couet Lannes) et un stagiaire au pôle Espoir de Bayonne du lycée René Cassin (Puleoto). * Des centres de formation agréés des clubs de rugby professionnels.

Biarritz for you En collaboration avec les commerçants de la ville, Biarritz offre à ses festivaliers et congressistes un cadeau de bienvenue. Biarritz for You, un petit dépliant de poche qui consigne toute une liste de restaurants, hôtels, commerces, réservant à leur clientèle des avantages particuliers : 15% de remise sur leurs achats ; un apéritif et/ou le digestif ; une 3e nuit pour 2 achetées. Il s’agit pour Biarritz d’améliorer l’accueil de ses visiteurs, d’offrir un plus aux organisateurs pour leur donner envie de revenir, et de développer l’activité congrès auprès des commerçants locaux. AVRIL 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 9


Vivrexpo

Du 23 au 25 avril, le Salon Vivrexpo prend ses quartiers à la Halle d’Iraty pour célébrer la maison, les loisirs et le bien-être du printemps. Vivrexpo est le premier salon qui va utiliser la totalité de la Halle d’Iraty c’est-àdire 5200 m2 à l’intérieur et toute la zone extérieure de 3000 m2 soit 8000 m2 ! Pour sa 3e édition, il accueille plus de 200 exposants avec des nouveautés : Vivrexpo Park, une zone géante de 1300 m2 d’animations pour tous (enfants, adultes et seniors) intégrées au cœur du salon. C’est la première fois qu’une telle animation est proposée dans le Pays Basque et les Landes ! Expomedia : 05 59 31 11 66 [expomedia.fr].

Zarbi tour Après les épreuves snow/ski, le Zarbi Tour est de retour les 24 et 25 avril au Skate Parc Alai avec son concept unique qui allie respect de l’environnement, glisse et humour. En effet, pour donner une touche de fantaisie à la compétition, les Zarbi participants revêtent déguisements et frusques chamarrées. Le contest de surf se déroule les 22 et 23 mai sur la plage de la Milady. Rens. : 06 30 15 59 28 [lastage-concept.com].

Fait divers Il est fréquent que des surfeurs s’illustrent en sauvant des vies. À 27 ans, le Biarrot Sébastien Poujade, fait figure de héros depuis qu’il a sauvé de la noyade un senior qui était accidentellement tombé à l’eau à Sidney en Australie ! Depuis son acte de bravoure, le jeune homme a fait la une de la presse australienne.

Concours artistique international L’Eau-tre Découverte

Revolver à Biarritz

Dans le cadre des jumelages, un concours artistique international est organisé par les villes de Biarritz, Cascaïs (Portugal), Ixelles (Belgique), Kalamu (République du Congo), Meggido (Israël), Mizil (Roumanie), Zababdhe (Palestine) et Zacharo (Grèce). Les participants sont invités à créer une œuvre artistique exprimant sa vision de l’Autre, et ce, au travers du thème de l’eau, synonyme de vie. Le concours s’adresse à tous, artistes, amateurs ou professionnels, associations, étudiants, élèves, présentant un lien (professionnel, scolaire, domiciliaire, associatif) avec Biarritz et intéressés par la thématique de l’eau, le sujet de l’éducation au développement et la découverte de l’Autre. Toutes les techniques sur supports sont admises. Le dossier d’inscription est téléchargeable sur le site Internet de la ville de Biarritz ou disponible sur simple demande auprès de la Mairie (services jumelages ou communication). Les dossiers de participation sont à envoyer par courrier avant le 30 avril à : Ville de Biarritz - Service des Jumelages, 12 av. Édouard VII - 64200 Biarritz. Les artistes devront remettre leur œuvre pour le 30 juin au plus tard. Chaque commune participante retiendra trois œuvres qui seront exposées lors de la Grande Exposition Internationale d’octobre 2010 à Ixelles. Un jury international sélectionnera les œuvres lauréates. Des prix récompenseront les trois premiers lauréats. Toutes les œuvres de l’exposition partiront ensuite en tournée à travers toutes les communes partenaires du concours (en novembre à Biarritz). Rens. : Service des Jumelages : 05 59 41 59 41 [biarritz.fr]

Après la venue de Raggasonic, le groupe culte des années 90, la scène de l’Atabal accueille le trio de Revolver. Formé autour de Christophe, Ambroise et Jérémie, le groupe produit une musique pop-folk marquée par de riches harmonies vocales et revendique l’influence d’Elliott Smith ou des Kinks. Il explose véritablement au printemps dernier et sa musique qualifiée de “pop de chambre” servie par une instrumentation délibérément dépouillée, repose sur le triptyque guitares-piano-violoncelle. Music For a While, le premier opus du groupe qui ne quitte plus le zénith du Top 50, a séduit la critique et un public unanimes. Dynamo production.

Bibi en fête

Brève de mag >>>> De Biarritz à Donostia Le Centre de musiques actuelles de Biarritz, l’Atabal (représenté par Michel Poueyts son président) et Donostia Kultura, le département culturel de San Sebastian/ Donostia, (représenté par Denis Itxaro, adjoint à la Culture et à la Jeunesse), viennent de signer une convention de partenariat dans le but d’apprécier, de valoriser la diversité culturelle et linguistique, et de promouvoir le dialogue et les échanges culturels durables à travers la diffusion des expériences et initiatives autour de la culture. Elle se traduira par la diffusion des activités de chacun et par un échange de groupes locaux émergents. Ainsi, les vainqueurs du Tremplin EHZ/Atabal joueront lors de la Semana Grande tandis que les sélectionnés de la Muestra de Musica Local se produiront prochainement à l’Atabal.

Les fêtes de quartier Bibi Beaurivage se déroulent du 30 avril au 2 mai, avec au programme : une chorale, des mutxiko, un concours gastronomique, une exposition de photos, un banquet populaire, un vide-grenier, un tournoi de mus, un tournoi de pétanque, etc., le tout servi par une animation musicale de premier ordre (géants et cabezudos, danseurs, joaldunak, etc.). En amont des fêtes, rendezvous est donné les dimanche 18 et mercredi 21 avril, à 20h30, en l’église Saint-Martin pour le concert des familles Gora Bibi. Rens. : 06 03 24 07 45.

Photos : © DR, N. Dhab, Aski, Photo Bernard avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 11


le dossier Quand Biarritz fait son cinéma À quelques jours du déploiement du tapis rouge sur la Croisette,

En 1896, dans les salons de La Photographie Maurice, av. du Palais (aujourd’hui av. Édouard VII) les frères Lumière organisent l’une de leurs premières représentations cinématographiques. L’assistance découvre émerveillée une nouvelle attraction. Le cinéma est né. Il faut pourtant attendre 1922 pour que sorte sur les écrans Maman Pierre, le premier film (muet) qui met en scène Biarritz et la Côte basque. Depuis, les longs métrages se sont succédé, les appas de la ville et de sa région séduisant des sociétés de production toujours en quête de beaux décors naturels. Hôtel des Amériques d’André Téchiné narrait, au début des années 1980, une histoire d’amour sur fond de station balnéaire où le temps semblait s’être arrêté… Aujourd’hui il n’est pas rare de débusquer, au détour d’une rue ou d’un passage, tout l’attirail d’un plateau de tournage. Le dernier en date, Les derniers jours du monde, d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu, a mobilisé en 2008, des centaines de figurants autour de Karin Viard, Catherine Frot et Matthieu Amalric. Il y a trois ans, Stéphan Frears, inspiré par la ville, a réquisitionné l’Hôtel du Palais pour filmer quelques séquences de son Chéri avec Michelle Pfeiffer.

Ville de festivals

illustrer le lien qui unit la ville

La fréquentation de la ville par de nombreux artistes est à l’origine de la création de festivals dédiés au 7e art. Lorsqu’en 1946 mûrit l’idée de créer en France un festival de cinéma d’envergure internationale, Biarritz est pressentie pour le recevoir, mais se voit évincée par sa rivale Cannes. Rien d’étonnant alors à ce que Jean Cocteau et les jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague jettent leur dévolu sur la ville pour organiser, en 1949, la première et unique édition de leur festival contestataire dédié au « film maudit ». Moins décalé mais tout aussi remarquable, le Festival Biarritz Amérique Latine, initialement dédié au cinéma ibérique, présente depuis 30 ans l’industrie cinématographique sud-américaine. Autre promoteur d’images, celles du petit écran, le Festival international de la production audiovisuelle (Fipa), se fait le chantre chaque année, depuis quatorze ans, du meilleur de la télévision mondiale.

au 7e art, voici un travelling des

Biarritz et l’image

rappelons que Biarritz fut candidate pour accueillir le célèbre festival avant d’héberger, le temps d’une édition, un festival off, inauguré par une Nouvelle vague en rupture avec un cinéma jugé par trop académique. Pour

festivals, tournages, formations dédiées à l’image… histoire de voir comment Biarritz fait son cinéma. 12 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Ville de festivals et de tournages, Biarritz fut, dans les années 1980, pionnière dans les domaines de la fibre optique et de la télévision locale. Autant d’expériences qui ont conduit à la création d’un pôle image et à l’implantation du BTS audiovisuel qui forme aujourd’hui une centaine d’étudiants aux métiers de l’image.


Visuel : © A. Pontecorvo avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 13


le dossier LES ATTRAITS DE BIARRITZ En 1956, au son des rythmes tropicaux, dans Le Chanteur de Mexico, la savoureuse Annie Cordy diablement bien ajustée dans son fourreau vert émeraude, aux côtés d’un Bourvil dégingandé, esquissait un mythique cha cha cha sur le promenoir de la Grande Plage. Cinquante ans plus tard, sur ce même promenoir, le groom Gad Elmaleh promène les toutous de ces dames dans Hors de prix, la comédie romantique de Pierre Salvadori dont il partage la vedette avec Audrey Tautou. Il est à noter depuis une dizaine d’années un certain engouement des sociétés de production pour Biarritz. Fictions, séries, téléfilms, publicités, magazines se succèdent dans la ville, Karin Viard et Matthieu Amalric sur le tournage du film Les derniers jours du monde des frères Larrieu

choisie pour ses paysages uniques, ses villas d’exception, ses activités en vogue comme le surf et un arrière-pays riche de couleurs et de culture. Mais la beauté des lieux ne fait pas tout et la promotion régionale joue aussi un rôle particulièrement précieux dans le développement des prises de vues locales. Pour exemple, la Commission du film des Pyrénées-Atlantiques [filmpyrenees.com], soutenue par le Conseil Général, la Région Aquitaine, les villes de Biarritz, Pau et Oloron, a pour principale mission de favoriser et accompagner les projets de tournage afin de générer des retombées économiques, culturelles et médiatiques pour le département. Elle favorise la rencontre entre les professionnels et les différents acteurs culturels, éducatifs et économiques aquitains. Tous ses services sont gratuits. Elle fait partie du réseau Film France (40 bureaux accueil de tournage en France) et du réseau des commissions du film d’Aquitaine. Dans un autre registre, Aquitaine Image Cinéma devenu l’Écla Aquitaine (écrit, cinéma, livre, audiovisuel), traduit dans ses missions les priorités du Conseil Régional dans ces trois secteurs, favorisant 14 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

leur promotion par la mise en place d’actions spécifiques de soutien, d’accompagnement et de valorisation. Le département Cinéma et audiovisuel, articulé autour de deux pôles, Accompagnement de la filière professionnelle et Action culturelle cinématographique, a pour objectif de soutenir la création cinématographique et audiovisuelle, d’accueillir les tournages en région et de faciliter la promotion et la diffusion des œuvres.

Les films tournés à Biarritz Maman Pierre de M. Chaillot (1922) avec A. Roanne et

H. Nassiet / Le chanteur de Mexico de R. Pottier (1956) avec L. Mariano, Bourvil, A. Cordy / Le soleil se lève aussi d’H. King (1957) avec A. Garner, T. Power, M. Ferrer, E. Flynn, J. Gréco / Stavisky d’A. Resnais (1974) avec J.-P. Belmondo, F. Périer, A. Duperey / Le vieux fusil de R. Enrico (1975) avec R. Schneider et P. Noiret / La Banquière de F. Girod (1980) avec R. Schneider, M.-F. Pisier, C. Brasseur / Le Rayon vert d’É.Rohmer (1986) avec M. Rivière, B. Romand / Hôtel des Amériques d’A. Téchiné (1981) avec C. Deneuve et P. Dewaere / Le grand pardon d’A. Arcady (1982), avec R. Hanin, J.-L. Trintignan, B. Giraudeau, R. Berry / Mortelle randonnée de C. Miller (1983) I. Adjani et M. Serrault / 36 Fillette de C. Breillat (1988) avec J.-P. Léaud, É. Chicot, D. Zentout / Rébus de M. Guglielmi (1988) avec C. Rampling et C. Malavoy / Mes nuits sont plus belles que vos jours d’A. Zulawski (1989) avec S. Marceau et J. Dutronc / Le Ciel, les oiseaux et... ta mère ! de D. Bensalah (1998) avec J. Debbouze, O. Bonamy, L. Deutsch / Baise-moi de V. Despentes et C. Trinh Thi (2000) avec R. Anderson et K. Bach / Quelqu’un de bien de P. Timsit (2002) avec P. Timsit et J. Garcia / Le Cou de la girafe de S. Nebbou (2004) avec S. Bonnaire, C. Rich, L. Pili / Qui perd gagne de L. Bénégui (2004) avec T. Lhermitte et E. Zylberstein / Un ami parfait de F. Girod (2005) avec A. de Caunes et C. Bouquet / Hors de prix de P. Salvadori (2006) avec A. Tautou et G. Elmaleh / Chéri de S. Frears (2009) avec M. Pfeiffer et R. Friend / Les derniers jours du monde de J.-M. et A. Larrieu (2009) avec M. Amalric, C. Frot, K. Viard, S. López…

Philippe Noiret et Romy Schneider sur le tournage du film Le Vieux Fusil


Safy Nebbou et Sandrine Bonnaire sur le tournage du film Le cou de la girafe

LES FESTIVALS Depuis 30 ans, le Festival Biarritz Amérique Latine offre une lisibilité du cinéma d’Amérique du Sud. “Principale vitrine de la culture latino-américaine en France” – pour reprendre les propos de l’ancien président de la Colombie, Ernesto Samper Pizarro –, il présente un large panel de l’industrie cinématographique latino-américaine actuelle, assez méconnue des écrans européens, associée à des rétrospectives et des rediffusions. Parmi les chefsd’œuvre projetés à Biarritz, on retiendra en 1980, Pixote, la loi du plus faible d’Hector Babenco, Fresa y chocolate de Tomás Gutiérrez sorti en 1993, Amores perros d’Alejandro González Iñárritu en 2000, et plus récemment La Nena de Sebastian Silva qui a recueilli le prix du jury lors du dernier festival.

Ils sont d’ici ! Safy Nebbou. Ancien comédien du Théâtre des Chimères, il réalise en 2003 son premier long métrage tourné en partie à Biarritz, Le Cou de la girafe, un mélodrame familial sur fond de maladie d’Alzheimer avec Sandrine Bonnaire et Claude Rich. Dans son deuxième film sorti en 2008, L’Empreinte de l’ange il met face à face Sandrine Bonnaire et Catherine Frot. Le réalisateur change cette année de registre, avec L’Autre Dumas, un film d’époque dans lequel il dirige Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde qui campent respectivement Alexandre Dumas et son nègre. Xabi Molia. D'écrivain, il est devenu réalisateur, signant le scénario du film Les Grandes Personnes avant de réaliser un court métrage S’éloigner du rivage, une esquisse de Huit fois debout qui sort le 14 avril au cinéma avec Julie Gayet et Denis Podalydès. Dennis Price, Juliette Gréco, Claire Olivia, Nicole Courcel, Jean Marais et René Clément pendant le Festival des Maudits

Marie-France Pisier, présidente du Fipa de 1997 à 2003

La Nouvelle Vague est née à Biarritz Imaginé par Jean Cocteau, André Bazin et Alexandre Astruc, le Festival des Maudits se déroule à Biarritz du 29 juillet au 5 août 1949. Cet événement marque les débuts du mouvement cinématographique La Nouvelle Vague qui présente un cinéma qui ne correspond plus aux critères imposés par les pouvoirs publics et une académie empreinte de classicisme. Le Festival des Maudits prend d’emblée une envergure internationale en présentant vingt long-métrages, dont La belle ensorceleuse de René Clair avec Marlène Dietrich, Ossessione de Luchino Visconti, Atalante de Jean Vigo, The long voyage home de John Ford, etc. Le festival est aujourd’hui considéré comme une véritable “légende” de la cinéphilie, marquant la seconde moitié du xxe siècle, avec notamment un fort impact dans la gestation de la politique des auteurs. Il est à l’origine de la création de la revue Les Cahiers du Cinéma et de la naissance du secteur de l’art et essai.

avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 15


le dossier La grande machine du Fipa Le Festival international des programmes audiovisuels, fondé à Cannes en 1987 par Michel Mitrani – auteur-réalisateur de téléfilms et de documentaires –, fit un bref séjour à Nice, avant de s’ancrer à Biarritz en 1996. Artisan d’une télévision idéale, le Fipa s’est fixé pour objectif le développement d’une production de qualité des programmes de télévision dans le monde. Avec la participation de 26 pays, il est le festival de télévision le plus important au monde et accueille chaque année plus de 2 500 professionnels : réalisateurs, producteurs, directeurs de chaînes, comédiens, étudiants et lycéens. Le Fipa propose plus de 130 programmes, 5 sections compétitives (fictions, séries et feuilletons, documentaires de création et essais, grands reportages et faits de société, musique et spectacles), un marché sélectif du Fipatel (qui compte plus de 250 programmes consultables sur un serveur numérique), des tables rondes, des rencontres professionnelles. Le festival 2010 a généré 24 000 entrées dans les salles et 1 967 accréditations.

Questions à… L’actrice Ariane Ascaride qui vient de réaliser Ceux qui aiment la France, une fiction en compétition au Fipa 2010. Biarritz Magazine : Votre film raconte l’histoire d’une petite Marseillaise d’origine maghrébine qui, mal à l’aise au sein de sa communauté, nourrit le rêve de devenir une « vraie Française »… Un sujet d’actualité. Selon vous, aujourd’hui qu’est-ce qu’une vraie Française ? Ariane Ascaride : “La France s’est toujours définie comme terre d’asile. Marseille est une ville de mélanges. Pour moi, un vrai Français c’est celui qui accepte la Constitution française, la liberté, l’égalité, la fraternité. Sa couleur de peau, l’origine de ses parents, s’il est né ici ou ailleurs, s’il travaille ici ou ailleurs, peu importe. Un pays tire sa richesse de sa diversité.” Btz mag : Comment un acteur décide-t-il de passer de l’autre côté de la caméra ? A. A. : “ Passer de l’autre côté de la caméra est un « moment d’inconscience ». En écrivant un scénario pour Guédiguian, j’ai eu envie d’aller plus loin. Quand on est actrice et que l’on n’a plus 20 ans, il faut réfléchir à des portes de sorties, comme d’actrice devenir réalisatrice… Btz mag : Est-ce important que votre film soit présenté en compétition au Fipa ? A. A. : “ C’est un honneur, cela fait partie des belles surprises de la vie, c’est une jolie manière de dire : « Bonjour, comment allez-vous ? » C’est la seconde fois que je travaille avec la télévision, en effet je viens d’achever un film dans lequel j’interprète George Sand, George et Fanchette d’Anne Andrei, mon premier rendez-vous avec le petit écran.” 16 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Questions à… Christophe Malavoy, acteur, écrivain, réalisateur juré dans la section série et feuilleton. Biarritz Magazine : Vous voilà juré, est-ce difficile de juger le travail des autres ? Christophe Malavoy : “Pour juger le travail des autres, il faut essayer d’être un spectateur disponible, se laisser toucher par l’univers d’un auteur, le jeu du comédien, comme lorsqu’on regarde une œuvre d’art, se laisser porter par l’imagination… Je pense que nous formons un jury cohérent, car pour l’instant les choses s’imposent d’elles-mêmes et nous sommes tous d’accord.” Btz mag : Comment se porte la création française ? À quoi ressemble la télévision idéale ? C. M. : “ La création française a du mal à sortir des sentiers battus et le public attend des choses singulières. Il faut se méfier de l’uniformité et de la standardisation, de la tendance à faire rentrer les choses dans un moule. Il faut aussi avoir de l’audace et soutenir ceux qui écrivent. Le public est souvent déçu par une certaine télévision répétitive. Je pense que le devoir de la télévision est de divertir tout en éveillant les consciences.” Btz mag : Parlez-nous de votre dernier film et du métier de réalisateur. C. M. : Zone libre, qui est sorti en 2005, est l’adaptation à l’écran d’une pièce de théâtre. Pendant la guerre, une famille juive est hébergée par un paysan. C’est la rencontre de deux mondes. Pour moi, il n’y a pas de grande différence entre la télévision et le cinéma, par contre, je sais distinguer un bon d’un mauvais film. Beaucoup de téléfilms se font dans des conditions difficiles. Pour la télévision, on tourne plus vite par manque de moyens. De cette contrainte naît aussi le talent, car il faut faire des choix qui poussent à chercher l’excellence, alors que plus on a d’argent, plus on est absorbé par la facilité. Il n’est pas facile de devenir réalisateur, c’est plutôt une question de nécessité. On se dit : “Fais ce qui sans toi ne serait peut-être jamais vu…” Btz mag : Avez-vous eu déjà l’occasion de tourner à Biarritz ? C. M. : J’ai beaucoup de souvenirs de Biarritz. Je me rappelle Rébus, le film de Massimo Guglielmi avec Charlotte Rampling en 1988, pour lequel nous avons tourné au Palais et sur la Grande Plage, notamment dans une Bugatti royale 1927, la voiture la plus longue de l’histoire (rire). J’ai eu le privilège de faire l’ouverture du Fipa en 1996 avec mon film La ville dont le prince est un enfant. Je suis aussi venu présenter un film que j’avais écrit, Ceux qui aiment ne meurent jamais, inspiré par la mort de mon grand-père en 1915 pendant la Grande Guerre. Et puis, j’ai aussi eu l’occasion d’interpréter des pièces de théâtre à la Gare du midi : Confidence trop intime de Patrice Leconte, N’écoutez pas Mesdames ! de Sacha Guitry avec Marie-France Pisier, etc. Pour le cinéma, la télé, le théâtre, je suis souvent venu ici.”


CINÉMAS, CINÉMAS

VILLE IMAGE

Le Royal est le seul survivant des cinémas biarrots. Construit en 1919 par la Société anonyme du Royal, puis rénové en 1929, il a rouvert ses portes en 2004 et figure parmi les 1000 cinémas art et essai de l’hexagone qui font la promotion d’un cinéma indépendant. Riche en événements et rencontres, favorisant les échanges et la réflexion, il est devenu un lieu vivant très apprécié par un public jeune et moins jeune.

Questions à… Jean Ospital, directeur du cinéma Le Royal de Biarritz Biarritz magazine : Comment le Royal fait-il pour susciter l’intérêt du public, et surtout attirer une clientèle jeune ? Jean Ospital : “L’intérêt du public pour un cinéma comme le nôtre est avant tout la richesse de la programmation qui permet de découvrir des films moins médiatisés mais riches et parfois surprenants. Des filmographies venant de tous les pays du monde et pas seulement françaises ou américaines attirent de nombreux spectateurs. La version originale est aussi un atout, elle permet de voir les films tels qu’ils ont été tournés et d’en percevoir et apprécier tout le sens, et attire durant les vacances le public étranger. Concernant le jeune public, le Royal propose une programmation riche : aussi bien les films de grands studios comme Pixar, Dreamworks que des films d’auteur, d’origines diverses. Par ailleurs, nous faisons énormément de séances scolaires, dans le cadre des partenariats avec l’Éducation nationale, mais aussi à la demande des enseignants (écoles primaires, collèges, lycées mais aussi centres de loisirs). Le plus difficile à capter est le public adolescent qui a le réflexe « multiplexe ». C’est un travail de longue haleine, mais que nous voyons porter ses fruits peu à peu. Nous organisons pour cela des collaborations avec les différentes structures de formation (IUT, ESA, BTS audiovisuel, lycées…) et depuis 3 ans un « Festival des étudiants ». Bien sûr, nous sommes régulièrement attentifs à programmer des films qui peuvent intéresser cette tranche d’âge.” Btz mag : Le Royal est aussi un lieu de rencontres et de débats, comment sollicitez-vous les auteurs, les festivals, les écoles ? J. O. : “Nous tenons beaucoup à cette dimension de notre travail. Et nous la voulons la plus diversifiée possible. Ces rencontres et débats touchent des sujets et des publics divers. Nous avons fait l’an dernier une centaine d’animations, avec une moyenne de 8/9 animations par mois. Pour ce qui est des relations avec les partenaires locaux, elles sont naturelles, nous sommes en relation permanente avec les services de la Ville et les associations. Pour ce qui est des événements nationaux, nous avons réussi à intégrer des tournées nationales et à avoir la confiance des distributeurs qui acceptent volontiers de faire venir chez nous les réalisateurs. Certains cinéastes d’ailleurs tiennent à venir présenter leur film à Biarritz car ils sont satisfaits de notre accueil et de la réactivité de notre public.

BTS audiovisuel

Situé en plein cœur du quartier Jules Ferry, à deux pas du centre ville, le pôle image accueille la Médiathèque avec son département dédié à l’image et son fonds d’archives du Fipatel, le BTS audiovisuel qui forme aux Techniques d’ingénierie et exploitation, aux métiers du son ainsi qu’au Montage et postproduction, enfin l’École supérieure d’art des Rocailles, qui délivre un diplôme national d’arts plastiques (DNAP), sanctionné par trois années d’études. Cette dernière s’est fixé pour objectif de créer un dispositif favorisant l’émergence d’un nouveau type d’artistes capables de dialogue et d’innovation dans le contexte des industries culturelles.

Questions à… Olivier de Monpezat, directeur de l’ÉSA des Rocailles Biarritz magazine : Le cinéma a-t-il sa place dans l’enseignement dispensé par l’ÉSA ? Olivier de Monpezat : “Dans le cadre de l’étude de la création contemporaine et de l’image en mouvement, nous abordons également le cinéma en réalisant des analyses filmiques, en recevant des cinéastes et des conférenciers, et en nous intéressant aussi à l’auteur (artistes, romanciers, cinéastes, etc.). Le cinéma est un domaine très important pour comprendre l’écriture et le regard porté sur le monde. Cet art est très proche du monde actuel. Les jeunes générations pensent beaucoup avec des images alors qu’autrefois, l’écrit était le moyen le plus abouti pour exprimer une pensée philosophique ou les questions essentielles que l’on ne peut éviter dans un cursus supérieur.”

Visuel : © I. Palé, Photo Bernard, Photomobile, M. Guéneau, D.R. AVRIL 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 17


dosiera

Fermin Muguruza entzunikusian Punk, rock, ska, reggae, dub, rap soinuak sartu eta sortu ditu Euskal Herrian 1980 hamarkada ondarretik honera. Kortatu, Negu Gorriak, Brigadistak izan dira bere taldeak, diskoetxea sortu izan du ere irundarrak eta azken urteetan dokumental musikalak egin ditu. Urtarrilean Fipa dokumental festibalean egon da Biarritzen, epaile gisa. Elkarrizketa. Biarritz Magazine : Europa eta munduko itzulia egin duzu, gaztetxeetan egon zira eta orain Biarritzeko Hôtel du Palais egoitza ospetsu batetan Fiparen karietara. Fermin Muguruza : Bai bainan ezarri naute Charles Chaplin gelaren ondoan, beraz ongi sentitzen naiz ! (irriak) Deitu dut etxerat esateko : « Aizue, badaukat gela bat etxea baino handiagoa ! » Barreak bota ditugu. Harat eta guztiz ere, bertan dauden langile guztiak ari dira niri autografoak eskatzen, denak zonaldekoak. Eta giroa oso ona da beraiekin. Eta bai lehenengo aldia da hotel honetan egoiten naizela. Aldi berean Fiparen klausura aintzin Biarritzeko gaztetxera joanen naiz, presoen aldeko kontzertu batetara. Eraginkortasunaz aritzen bagara, gizarte honetan gauzak aldatu nahi baldin baditugu, zenbait bide hartu behar dira. Btz mag : Fipako epaimahaiean parte hartzea zer da, ohore bat ? F. M. : Aurten oso inportantea da, bai niretzat, mundu honetan musika dokumentaletan nagoelako azken bost urtetan eta horrela ezagutu baititut mundu honetako jende asko ; baita ere Euskal Herriarentzat, lehen aldia delako Biarritzen, Euskal Herrian, gure hizkuntzaren herrian euskaldun bat dagoela festibal honetan. Lehen aldia festibalaren barrutikan posible duela norbaitek euskaraz hitz egin. Bazen ordua. Eta espero dezagun hemendik aurrera gauzak joanen direla aldatzen. Festibal askotan egon naiz pelikulak aurkezten, bainan lehen aldia da epaile moduan. Ni espesializatuta nago dokumental musikalekin. Azkeneko bost urtetan egon naiz filmak egiten. Lehenengo dokumentala, Jamaikan grabatu nuen diskoarena, asko ikasi nuen, dokumental pillo bat ikusi ditut, berrehundik gora. Egon nintzen festibal batetan gonbidatuta dokumentalak ikusteko, Bartzelonan egiten den Inedit festibalean, dokumental musikalen inguruan bakarrik. Donostiako Zinemaldian ere 18 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Jean-Michel Ausseille eta Fermin Muguruza, Fipa jaialdean

gonbidatuta izan nintzen baina hor pelikula neukalako baita ere pelikulak ikusteko eta aholku batzuk emaiteko. Hemen adibidez, Biarritzen gonbidatu naute bainan aldi berean Donostian egiten da giza eskubideen aldeko festibal bat eta orduan eskatu didate mesedez hemen ikusten ditudan dokumentalen artean nere iritzia ematea. Gainera Fipa oso idekia da erakusteko mundu osoan gertatzen diren gauzak pelikulen bidez, justuki, mainstream edo ildo komertzialetik at gelditzen diren beste kulturak, beste sorkuntzako lanak. Btz mag : Zuretako musika eta irudia aspaldiko kontua da. Euskal Herriko lehendabiziko biedoklipak egin dituzu. F. M. : Gertatzen dena da oso lotuak diren munduak direla. Lehenengo bideoklipen eztanda gertatu zen larogeigarren hamarkadan eta gertatu zen gurekin. Lehenbiziko bideoklipa egin genuen Kortaturekin 1985ean, Joseba Sarrionaindiaren ihesa « Sarri Sarri » kantuarekin. Imagina zazu nola egiten genuen lana : uztailaren 7an San Fermin egunean ihes egin zuten Piti eta Sarrik ; hortik hamabost egunetarat kantua egina geneukan eta abuztuan bideoklipa egin genuen eta irailan atera zen diskoa. Badakizu Sarrionaindiak esaten zuen lortu behar genuela egitea kantuak


egunkariak izango balira bezala, berriak lehenbailehen eta guk punk izan garen garaian hala egiten genuen. Btz mag : Zinemari keinu ainitz egin izan duzu ? Eta zergaitik kamararen beste aldera pasatu ? F. M. : Ikusentzunezkoaren inguruan, lotura beti izan dut. Kortaturekin hori egin genuen. Werner Herzogek egin zuen « Aguirre ou la colère de Dieu » filma, eta guk Kortaturekin egin genuen, txantxetan, lehen maketa « Kortatu o la colera de los no elegidos ». Gero, azkeneko diskoa, zuzenekoa « Azken guda dantza » deitu genion eta honela keinu bat egin genion Scorsesek egindako « La derrière valse » pelikulari. Hori da The Band taldearen agurrezko kontzertua. Negu Gorriak taldearekin ere izugarri zaindu genuen ikusentzunekoa, telebista bat ere antzeztu genuen. Eta Brigadistak taldearekin berdin, road moviak egin ditugu, etabar. Azkenean, azpimarra naiteke momentu honetan askoz erresago delako. Tresnak askoz erresago eskuratzen dituzulako. Digitalki posible duzulako grabatu inbertsio handirik egin gabe. Aktibista bezala, momentu honetan hain zuzen ere, erabili behar dugun tresna da. Btz mag : Zure proiektuak ekialde hurbilean kokatzen dituzu, egin duzun « Checkpoint Rock » dokumentala lekuko. F. M. : Bestalde Palestinarekin banuen halako zor moral eta sentimental bat. Han egon nintzelarik lehen aldian izan zirelako izugarriko arazoak eta nahi nuen zerbait egin. Dudarik gabe nere lubakia beti jartzen dut musika, orain musika eta zinema eta ildo horretatik lan egin dut « Checkpoint rock » pelikula. Gertatu dena da Al Jeezirako jendeak izan duela kriston interesa egiten naizen lanarekin eta aurten egongo naiz urte osoan egiten 13 episodioko dokumentala herrialde arabiarretako musikaren inguruan. Urte osoa emango dut lanean handikan musika eta zinema lotuak.

Fermin Muguruzak, Fipan, urtarrilan, parte hartu du epaimahai gisa.

HIZTEGIA LEXIQUE dokumentala : documentaire barreak / irriak : rires izugarri : formidable, énorme

klausura : clôture lubakia : tranchée

Fermin Muguruza de l’autre côté de la caméra Résumé de l’article en basque

Fermin Muguruza, figure emblématique du rock basque depuis le milieu des années 1980 est passé de l’autre côté de la caméra. Cet artiste polymorphe, engagé, qui a appris le basque, était à Biarritz pour le festival du Fipa dont il était un des membres du jury : « Ma participation comme membre du jury au Fipa a compté, tant à titre personnel que professionnel. Cela a été l’occasion de nouveaux contacts, mais aussi de découvrir un festival intéressant, ouvert sur le monde, dont les documentaires abordent les vrais problématiques et donnent à réfléchir. Un festival qui défend une autre idée de la télévision aussi. Et tout cela ici, au Pays Basque. » Fermin Muguruza réalise des documentaires musicaux depuis cinq ans : « Mon premier film était consacré à l’enregistrement d’un disque en Jamaïque. Le son et l’image sont devenus pour moi indissociables. Avec mon ancien groupe Kortatu, dans les années 1980, nous avons contribué à la première explosion des vidéoclips, au Pays Basque. En 1985, nous

avons composé la chanson et le clip « Sarri Sarri », le clip en août et le disque en septembre, selon le r ythme de l’époque. » Le chanteur et musicien Fermin Muguruza confirme ainsi son orientation vers l’image : « J’ai toujours fait le lien avec l’audiovisuel, des clins d’œil au cinéma avec Kortatu, des images soignées avec l’autre groupe Negu Gorriak, un roadmovie avec Brigadistak. Le passage de l’autre côté de la caméra se justifie notamment par les nouvelles technologies qui permettent de réaliser des films avec peu de moyens. En tant qu’activiste, c’est un outil à ne pas négliger. » Plus récemment, Fermin Muguruza a réalisé le documentaire musical « heckpoint rock » sur la Palestine. Remarqué par Al-Jeezira, il doit fournir à la télévision un documentaire sur les musiques des pays arabes, en treize épisodes. Peut-être l’occasion de revoir le chanteur basque à Biarritz, au Fipa 2011 ?

Photos : © P. Bachelot, I. Palé avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 19


Vie quotidienne

la ville

comment se prépare le budget de la ville ? Le budget primitif 2010 vient d’être voté par le conseil municipal. Décryptage avec Guy Lafite, adjoint au maire en charge des finances et des affaires juridiques. En accord avec chaque adjoint concerné, les services remettent leurs propositions au maire en fonction de leurs besoins, des projets en cours et à lancer. La préparation du budget est donc obligatoirement un travail collectif. Il a été marqué depuis 2 ans par un contexte difficile avec des pertes de recettes du fait de la crise immobilière. Nous avons réagi en étant le plus économe possible sur les dépenses de fonctionnement.”

Biarritz Magazine : Comment se prépare le budget ? Guy Lafite : “La préparation du budget est par définition un travail collectif. Tous les services y participent en liaison avec les adjoints délégués. Les décisions finales appartiennent bien sûr au maire. Avec l’adjoint aux finances, les services financiers prennent en compte le contexte économique global, les décisions de l’État à travers la Loi de finances de l’exercice et les informations sur l’activité économique locale. La crise que nous subissons depuis fin 2008 donne une importance particulière à ce travail. Les services financiers cernent avec le plus de précision possible les recettes sur lesquelles nous pouvons compter. Pour cela nous avons besoin d’informations en provenance de l’État (évolution des dotations, des différentes recettes fiscales) mais également de la Communauté d’agglomération, du Département, de la Région, et de l’Europe sur les participations qui nous sont attribuées. En ce qui concerne les dépenses, chaque service de la Ville établit des prévisions en fonction du budget précédent et de l’analyse des dépenses réalisées. En effet, il existe souvent un décalage entre prévision et réalisation qui doit être pris en compte. 20 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Btz mag : De quelles façons sont définies les besoins et les priorités ? G. L. : “L’ensemble des propositions et le projet de budget remontent au maire. C’est lui qui procède aux arbitrages, en fonction des priorités établies dans notre contrat de mandature et de ce qu’il faut réaliser prioritairement dans l’année, en liaison avec les différents adjoints.” Btz mag : Quels sont les impératifs pour veiller à un bon équilibre ? G. L. : “Il est essentiel que le budget de l’année permette de conserver un équilibre financier durable. Pour cela nous surveillons particulièrement deux paramètres : le niveau de notre épargne et le montant de notre dette. La différence entre recettes et dépenses de fonctionnement doit nous permettre de dégager une épargne qui finance une proportion suffisante de nos dépenses d’investissement. Le solde des investissements est financé par des subventions et de l’emprunt avec une contrainte : la dette de la Ville doit rester raisonnable sur la durée. Pour cela nous établissons des prévisions à 5 ans afin de vérifier que les décisions prises sur le budget ne mettront pas les finances de la Ville en difficulté les années suivantes. Nous avons fixé un plafond de 42M€ d’encours à fin 2013 car c’est un montant supportable, inférieur à celui des villes touristiques comparables.” Btz mag : Quels sont les aspects particuliers du budget 2010 ? G. L. : “Il est marqué par deux grandes opérations : la ZAC Kléber et Biarritz Océan. La ZAC Kléber verra en 2010 le lancement des gros travaux d’aménagement. C’est la plus importante opération urbaine jamais lancée par la Ville. Elle verra naître un nouveau quartier avec en particulier près de 300 logements sociaux. Les recettes tirées de la vente des actions de la Sogicoba lui seront entièrement affectées. Sur Biarritz Océan, nous arrivons


à la fin de l’opération. La construction des bâtiments étant réalisée dans le cadre du PPP (Partenariat Public Privé), elle ne pèse donc pas sur notre budget. Par contre la Ville réalisera les travaux annexes comme le réaménagement du plateau de l’Atalaye.” Budget 2010 : – dépenses réelles de fonctionnement : 54,6 M€ – recettes réelles de fonctionnement : 59,4 M€ – dépenses réelles d’investissement : 25,2 M€ Les détails du budget 2010 seront présentés dans le Biarritz Magazine du mois de mai.

Les Biarrots se sentent concernés par le développement durable Avec l’élaboration de son Agenda 21, Biarritz s’engage à devenir une collectivité écoconsommatrice. La Ville vient de réaliser une enquête sur le principe d’une consultation citoyenne pour mesurer les habitudes et préoccupations des Biarrots sur les plans environnemental et durable. Anne-Marie Dubecq, adjointe au développement durable et à l’élaboration de l’Agenda 21, en dévoile les résultats. Biarritz magazine : Rappelez-nous la démarche engagée par la Ville pour la mise en place de son Agenda 21. Anne-Marie Dubecq : Comme je l’explique plus en détails dans le texte d’introduction du dossier du magazine de mars, l’élaboration de notre Agenda 21 repose sur la méthodologie suivante : en premier lieu, nous avons réalisé une enquête auprès des habitants de Biarritz sur les thèmes du développement durable, l’Océan, l’eau, l’énergie, les déchets, la mobilité, le bruit, etc. Les résultats de cette consultation vont maintenant alimenter notre réflexion pour établir un programme d’action. (Voir le calendrier ci-dessous.)

ménages ont renseigné le questionnaire, ce qui démontre un intérêt certain de la population pour son Agenda 21.” Btz mag : Que dévoile l’enquête citoyenne ? A.-M. D. : “Elle nous apprend tout d’abord que si plus de 90 % de la population biarrote se sentent concernés par le développement durable, un tiers estime que ses habitudes sont guidées par son bien-être (cadre de vie). Sur le plan environnemental, les Biarrots – toutes générations confondues – voient l’Océan comme un écosystème menacé qu’il faut impérativement préserver, avant de le considérer comme un lieu de détente. Le tri sélectif est pris en compte par 65 % de la population qui assurent trier leurs déchets au quotidien ; 71% fréquentent la déchetterie et 95 % font attention à ne laisser aucun déchet derrière eux sur la plage. En revanche, seulement 22,3 % des Biarrots font leurs achats en évitant les emballages superflus. Question mobilité, la voiture reste le mode de transport privilégié de 42 % des habitants de la ville, cependant près de 73 % des Biarrots sont favorables à la piétonisation du centre ville. Dans un autre registre, 70 % de la population ne considèrent pas le bruit comme une nuisance dans leur quotidien. Lorsqu’on aborde le thème de commerce de proximité, 60,5 % des habitants déclarent ne jamais ou rarement acheter leurs vêtements à Biarritz, le prix restant un frein, mais admettent qu’il est primordial de soutenir le commerce de proximité. ” Btz mag : Les Biarrots se sentent-ils concernés par l’Agenda 21 ? A.-M. D. : “Je le pense et pour reprendre les chiffres, je dirai que 74,5 % de la population consultent le Biarritz Magazine pour se tenir informés des projets. Plus de la moitié des répondants souhaite même la création d’un site dédié à l’Agenda 21. Environ 90 % des Biarrots se disent satisfaits des services de la Ville, estimant que le point fort de Biarritz reste la qualité de son cadre de vie, avant le tourisme et l’événementiel. Sur le plan social, l’aide à la recherche d’emploi, la problématique du logement, le prix de l’immobilier et la construction de logements sociaux restent la priorité. En résumé, l’enquête démontre que le logement pour tous, la protection du littoral et l’emploi pour les jeunes sont les principales préoccupations de la population biarrote. Des priorités qui orienteront le contenu de son Agenda 21.”

Biarritz magazine : Les Biarrots ont-ils répondu massivement à l’enquête publique ? A.-M. D. : “Avec 13,37 % de réponses, nous sommes très satisfaits du taux de participation, sachant que ce type d’enquête n’en recueille généralement pas plus de 5 %. Ainsi, à Biarritz, 21 % des avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 21


la ville VIE QUOTIDIENNE Journée jobs d’été

Dans les écoles portes ouvertes au lycée André Malraux

Elle se déroule le 20 avril à l’Espace Jeunes. Afin de préparer au mieux la rencontre avec les employeurs prévue à partir de 14 h, tous les 17-25 ans, étudiants, lycéens…, peuvent recevoir une aide dans leur recherche d’emploi : rédaction du CV, d’une lettre de motivation, participation à l’atelier. Pour cela il faut prendre rendez-vous et s’inscrire au 05 59 41 01 67 avant le 15 avril.

Le samedi 10 avril de 9 h a 12 h, le lycée André Malraux organise ses portes ouvertes. À cette occasion, divers ateliers animés par des professeurs et des élèves sont proposés pour connaître le lycée : les filières, les options, les spécificités (danse, latin, arts plastiques, volley, allemand).

Réunion publique de quartier

Les musiques de Java en basque

La réunion publique d’Ilbarritz-Milady-Beaurivage a lieu le mercredi 14 avril à 18 h à la résidence Mer et Golf Eugénie au 54-56, avenue de la Milady. Monsieur le Maire, accompagné des élus et des représentants de l’administration, répondra aux questions du public sur le quartier. Rens. : 05 59 41 59 40.

LA NAVETTE CIRCUIT CÔTE DES BASQUES Le circuit d’été de la navette gratuite Côte des Basques reprend du service le 24 avril pour les week-ends seulement et retrouve son rythme quotidien début juin.

Commerces Le site du shopping à Biarritz 550 commerçants, artisans et prestataires sont inscrits gratuitement sur [commerces-biarritz. fr]. Consulté par 80 000 visiteurs par an, pour 400 000 pages vues, le site, véritable référence des boutiques et prestataires de service biarrots, vient de mettre à jour de nouvelles fonctionnalités, 5 balades de boutiques et restaurants sur le principe du shopping à thème : balade chic, parcours fashion, flânerie zen, itinéraires basque ou surf. Autres nouveautés : la rubrique boutiques du mois sélectionne chaque mois 10 boutiques et restaurants et l’espace promo présente l’actualité promotionnelle et événementielle des commerces. Inscription sur l’espace pro ou par téléphone : c’est simple et gratuit. Rens. : 05 59 41 59 82 [service-economique@biarritz.fr].

Les élèves bilingues de l’école Michelet

Les sections bilingues des écoles de Michelet, du Reptou et d’Alsace découvrent cette année la musique du monde, avec un voyage musical extraordinaire, au travers des percussions, du Pays Basque à l’Ile de Java en passant par le monde arabe. L’association Lagunarte et les écoles organisent ces séances en basque pour une meilleure pratique de la langue et une découverte de la musique, dans un objectif pédagogique de découverte du monde. Le projet suivi par l’Inspection de l’Éducation nationale est soutenu par les Affaires scolaires et le Bureau de la langue basque de la Ville.

LA VIE DES CONSEILS DE QUARTIER République - Larrepunte - Saint-Martin - Lahouze

Saint- Charles - Le phare - Larrochefoucauld

Le vendredi 23 avril à 18 h 30, réunion d’information publique sur le thème du ramassage des déchets ménagers et du tri sélectif à l'initiative du conseil de quartier. Deux intervenantes, dont la responsable en charge de la collecte des déchets ménagers de la CABAB, et une ambassadrice du Syndicat de Bil Ta Garbi en charge du tri sélectif, présenterons les éléments d’information sur ces sujets et répondront aux questions. Venez nombreux. Maison des Associations – 2, rue Darrichon, 64200 Biarritz.

Nous rappelons à tous les habitants du quartier la prochaine permanence du conseil de quartier qui se tiendra le vendredi 9 avril de 17 h 15 à 19 h 15 au Lycée André-Malraux, salle L1. Les conseillers seront à l’écoute des demandes ou suggestions.

22 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195


RENCONTRES Sophie Lavignasse, les mots de l’ovalie Un dictionnaire du rugby ? Cela peut paraître étonnant mais lorsqu’on découvre que son auteur, Sophie Lavignasse, est biarrote et lexicographe, tout devient évident ! Aidée par ses proches, tous férus d’ovalie, cette passionnée des mots a réussi à mettre ses compétences professionnelles au service d’un sport qui fait partie de sa culture. Une première puisqu’un tel ouvrage n’avait jamais été réalisé auparavant. Huit années se sont écoulées entre le moment où l’idée a germé et la sortie du dictionnaire en librairie en janvier dernier. Après les premières démarches inhérentes à une méthodologie quasi-scientifique, Sophie Lavignasse s’est rapprochée des professionnels du rugby pour avoir une expertise technique : grâce à ses connaissances au Biarritz Olympique elle a ainsi pu entrer en contact avec des arbitres, dirigeants de clubs, joueurs… Parmi eux, on peut citer Serge Kampf, bien connu des supporteurs biarrots, qui a préfacé le dictionnaire. Le résultat est bluffant : avec 1 400 expressions, noms communs et propres et 210 articles encyclopédiques, la jeune auteur a réussi à réaliser un ouvrage de référence pour le développement et la démocratisation du rugby qui plaira aux amateurs, aux joueurs ou tout simplement aux curieux ! Dictionnaire du rugby, L’Ovalie dans tous ses sens. Éditions Honoré Champion

Christophe Meunier, un champion comme les autres À l’image du succès des sportifs français à Vancouver, le Biarrot Christophe Meunier revient des Jeux mondiaux d’hiver des transplantés auréolé de deux titres. Deux médailles de bronze en super G en individuel et en slalom par équipe, remportées en janvier dernier à Sainte-Foy-Tarentaise, en Savoie. Elles viennent étoffer un palmarès déjà conséquent avec plusieurs médailles nationales. Ces trophées représentent une véritable récompense pour cet ingénieur de trente-sept ans, transplanté d’un rein il y a maintenant dix-huit ans. Il était alors en classe préparatoire mais cela ne l’a pas empêché d’intégrer une école d’ingénieurs un an et demi à peine après la greffe. Il a gardé cette détermination et la met au service de la pratique sportive – tennis de table, badminton, ski…, qu’il a reprise dès que sa santé le lui a permis, après sa transplantation, afin de se maintenir en forme mais aussi de garder un lien avec l’extérieur, de « rencontrer des gens ». Aujourd’hui, participer à des compétitions nationales et internationales est, selon Christophe Meunier, l’occasion de « montrer aux gens que l’on peut vivre -ou vivre de nouveau - normalement après une greffe d’organe » mais aussi de sensibiliser au don d’organe, une cause qui lui tient forcément à cœur.

Photos : © J. Pavlovski, Photo Bernard, I. Palé, Photomobile, D.R. AVRIL 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 23


la ville MÉMOIRE Dina Davis et Pierre Albouy Nostalgie des soirées au Casino C’est avec nostalgie que beaucoup ont appris le décès de Dina Albouy le mois dernier. Sous le nom de Dina Davis, elle avait animé avec talent, avec son mari Pierre Albouy, les soirées du Casino municipal et de la Promenade de la Grande Plage. Retour sur un itinéraire artistique.

Pierre Albouy, après des études musicales au Conservatoire, démarre sa carrière artistique avant la guerre, à une époque où la France découvre le jazz. C’est pour lui une révélation. Très jeune, il dirige des petites formations et joue avec Ray Ventura, le Hot Club… Il se produit à Paris et aussi à Megève l’hiver, à Cannes ou Deauville l’été. Dina Davis est née à Nice dans une famille d’origine italienne. C’est là qu’elle débute sa carrière de 24 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

chanteuse et, elle aussi, elle aime le jazz, en particulier Ella Fitzgerald. Elle poursuit sa carrière à Paris, dans les grands cabarets et les grands casinos. Dès l’après-guerre Pierre Albouy rencontre Dina Davis. Pierre Albouy dirige un orchestre de jazz et de variétés, elle chante chez Maxim’s à Paris, à Cannes, à Deauville, parfois à Milan. Ils se rencontrent à Deauville où Pierre Albouy se produisait.


Barbara, Aznavour… Pour beaucoup, Dina était l’image de Biarritz, belle, élégante. Elle aurait pu faire une carrière internationale, elle en avait le talent. Mais Dina avait choisi l’amour et la vie de famille, choix qu’elle n’a jamais regretté. En 1974, Pierre et Dina mettent fin à leur carrière artistique sans quitter la musique puisqu’ils avaient ouvert un magasin de disques, avenue Foch. Leur culture musicale, leur passion trouvent là un prolongement naturel. Pierre Albouy décède en 2005. Dina s’est éteinte fin février. Leur fils Jean-Claude se souvient avec émotion de ces belles soirées d’été, à la Grande Plage, où, un cornet de glace à la main, il regardait ses parents, lui au piano, elle au micro, enchanter les soirées biarrotes.

Entre le chanteur et la splendide brune, c’est le coup de foudre. Mais ce n’est qu’à partir de 1951 qu’ils seront réunis sur la Côte basque pour former ce tandem de charme qui enchanta les soirées biarrotes jusqu’en 1974. À l’origine, les deux artistes n’avaient pas prévu de rester dans notre ville. Mails ils tombent sous le charme de Biarritz et sa région. C’était la grande époque du Café de la Grande plage. Toutes les générations s’y côtoyaient. La musique était toute leur vie. Pierre, musicien de talent, était pianiste – chef d’orchestre du Casino et à ses côtés Dina, superbe, chantait. Le public était conquis. L’orchestre se produisait l’hiver à l’intérieur du Casino, l’été sur le promenoir dans le café de la Plage. Leur répertoire était très large et souvent à la carte. Les spectateurs leur faisaient passer des petits papiers et Dina, dont la mémoire était prodigieuse, interprétait les morceaux choisis par le public : du jazz, des chansons espagnoles ou italiennes et des succès de l’époque : Brel, Bécaud, Photos : © D.R.

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la vie associative Ligue contre le cancer : proposition de séances d’activité physique adaptée La Ligue contre le cancer, premier financeur de la recherche contre le cancer, accueille les personnes du BAB touchés par le cancer au 30 allées Paulmy à Bayonne. Des séances d’activité physique adaptée d’une heure sont proposées gratuitement à toutes les personnes confrontées ou ayant été confrontées au cancer. Rens. : de 14 h à 18 h au 05 59 59 17 39 ou par courriel [cd64@ligue-cancer.net]

Kunming Avec la venue de Zhang Jian, 3 stages sont prévus entre le 17 avril et le 2 mai : le daoyin qi gong, accessible aux débutants, le tai ji zhang 2, et le tai ji zhang 3. De nouveaux adhérents peuvent intégrer l’association durant le mois de mars en s’inscrivant pour l’un des stages d’avril. Adhésion : 60 € y compris licence de la FFWushuaemc. Stages : 60 € plus révision 20 € pour le daoyin qi gong (9 h ou 12 h de cours), 140 € pour les tai ji (21 h de cours). Rens. : 05 59 22 35 47 [contact@kunming.fr] [kunming.fr].

Bibliothèque sonore Informatique à la carte aux A.E.L. Les Amis de l’école laïque de Biarritz proposent des ateliers d’informatique à la carte. Ils s’adressent à tous, à partir de 10 ans, quel que soit le niveau en informatique (débutant, confirmé…). Possibilité de se former à différents logiciels. Cours collectifs et cours particuliers à la demande avec un animateur informatique. Rens : AEL, rue Jean Bart, tél : 05 59 24 34 92, de 17 h à 19 h.

Energy’s Pays Basque Déplacement à Anoeta pour le quart de finale de la H-Cup BOPB/Ospreys le 10 avril, départ à 11 h du parking de l’hippodrome des Fleurs, prix du transport 12 € membres et 14 € non membres. Déplacement en bus à l’occasion du match des Girondins au stade Chaban Delmas à Bordeaux pour la rencontre Girondins Bordeaux/ Sochaux, le 8 mai, départ 14 h 30 du parc Grammont, 16 € membres, 19 € non membres, possibilité billet stade. Rens. et inscriptions : 05 59 23 50 14 et 06 82 02 51 98 [nrjpb.com] 26 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

L’association des Donneurs de voix propose aux aveugles et malvoyants plus de 2 600 ouvrages sonores enregistrés par des bénévoles. Le prêt de ces ouvrages, cassettes, CD et MP3 est gratuit. Plus de 30 000 audio-livres ont été prêtés dans le département, notamment à Biarritz, avec une seule formalité pour les bénéficiaires : un certificat médical de malvoyance délivré par un médecin. Permanences les lundis et jeudis de 14 h à 16 h, Villa Sion, 79 bis, rue d’Espagne. Rens. : 05 59 43 76 84 [bsbiarritz@sfr.fr].

AGIRabcd des actions solidaires très variées 140 retraités aident les plus défavorisés à faire face à leurs difficultés. AGIRabcd invite les bénévoles à venir les soutenir. Rens. : lundis, mardis, et mercredis (matinée) au 05 59 58 27 99 [agirabcdaquisud2@orange.fr].

Le Tarot Club Côte Basque Vous invite à venir participer à son tournoi de tarot tous les premiers dimanches du mois à 14 h, avec possibilité de déjeuner sur place au prix modique de 10 €. Un tournoi est également organisé deux jeudis par mois à 21 h, de nombreux prix sont offerts. Rens. : 06 07 94 48 29.

Thérapie par la danse Delphine-Agathe Dupont, danseuse et thérapeute, fait découvrir la danse de l’âme pour son côté innovateur et accessible à tous. Des ateliers sont organisés le vendredi soir de 2 h/20 €, un dimanche par mois de 13 h à 18 h/70 € et des séances d’accompagnement individuel de 1 h 30/50 €. Rens. : 06 43 43 80 14 [delphinagathe@yahoo.fr]

Les 3 A en avril Mardi 6 Inscription pour le déjeuner spectacle Opérette à Espelette du mercredi 21, départ en bus des 3A à 10 h. Prix par personne : 49 € -minimum 30 personnes. Mercredi 7 Randonnée pour les groupes bleu et jaune. Vendredi 9 15 h Découverte du Commerce Equitable, salle des 3A. Lundi 12 Concours de belote participation 3 €. Mercredi 14 Randonnée pour les groupes bleu et jaune. Mercredi 14 13 h 30 Sortie Bowling, départ des 3A. Jeudi 15 9 h Atelier Cuisine du Soleil Levant. Lundi 19 Portes ouvertes autour des cartes, 13 h 45 Concours de Tarot pour les adhérents et les non adhérents. Inscriptions au plus tard le jeudi 15 avril. Engagement non adhérents 5 € - adhérents 3 €. Lundi 19 Marching Ciboure-Socoa, déjeuner à Ciboure. Inscriptions du 6 au 9 avril. Mercredi 21 Randonnée pour le groupe bleu. Mercredi 21. Sortie déjeuner spectacle Opérette à Espelette. Départ des 3A en bus à 10 h (minimum 30 personnes). Lundi 22 Rallye Photo autour du lac Marion Trouver l’indice. Départ des 3A à 13 h 30. Mercredi 28 Randonnée pour les groupes bleu et jaune. Sortie bowling à 13 h 30. Rens. : 05 59 24 15 39 [3A@biarritz.fr] Photos : © D.R.


l’agenda Avril au Royal Louise Michel la rebelle, le 9 avril à 19 h 30, avant-première en présence de la réalisatrice Solveig Anspach et d’un comédien Kanak ; 12 avril à 20 h 30 : Solutions locales pour un désordre global en présence de la réalisatrice Coline Serreau ; 14 avril à 20 h 30 : La prima linea, soirée autour de l’histoire italienne animée par Pierre-Yves Scavizzi ; 18 avril à 16 h : Dans ses yeux (El secreto de sus ojos), avantpremière du meilleur film étranger aux Oscars 2010 ; 24 avril à 17 h : Arafat, en commémoration du génocide arménien, soirée débat avec l’association Agur Arménie ; Charlie et la chocolaterie (VF), projection en direction du jeune public avec deux livres à gagner, 21 h.

Mardi 6 avril

Théâtre Bleu Blanc vert, d’après le roman ironique et amer de Maïssa Bey, qui raconte trente ans d’Algérie indépendante, de 1962 à 1992. Le Colisée. 20 h 30. 18/12 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [amis-theatre-biarritz.com]

Mercredi 7 avril

Surf Championnat académique surf et body board. Grande Plage.

Vendredi 9 avril

Spectacle Cabaret Bingos - Olido Folie’s Caricatures de stars internationales et chansons en live des années 70 à nos jours. Le Colisée. 20 h 45. 15/12 €. Rens. : 06 64 70 75 13

Samedi 10 avril

Danse Goazen par l’association Zarena Zarelako. Spectacle de danse créatif, inspiré de la danse traditionnelle basque et mêlé aux musiques et danses d’ailleurs. Le Colisée. 21 h. 10/6 €. Rens. : 06 82 32 03 43

Théâtre Très chère Mathilde. Avec Line Renaud. Gare du Midi. 20 h 30. 52/47 €. Rens. : 05 59 22 44 66

Mardi 13 avril

À l’Atabal Le 9 avril l’Atabal organise le Tremplin Euskal Herria Zuzenean avec les groupes Elbereth, eLeNeS, Starfinder et concert avec Berri Txarrak. 10/13 € ; 15 avril : Agnostic Front. Roger Miret et Vinnie Stigma, originaires de New-York, ont formé en 1982 le groupe punk hardcore. 18/14 € ; 16 avril : Percubaba + Gaston le Fervent. La

bombe de la scène française, s’inspire de la scène new-yorkaise et des sons hybrides de Balkan Beat Box ou de Gogol

Bordello. 20/16 €. Revolver le 24 avril, Entrée : 19 € (voir l’actualité). Rens. : 05 59 41 73 20 [atabal-biarritz.fr]

Théâtre Confidences à Allah. Création Chêne noir-Avignon, avec Alice Balaïdi. Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, devenue prostituée puis femme d’imam, parle à Allah. Les Amis du Théâtre de la Côte Basque. Gare du Midi. 20 h 30. De 8 à 30 €. Rens. : 05 59 22 44 66

avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 27


l’agenda Mercredi 14 avril

Spectacle Jeune public Où va l’eau ? par O’Navio Théâtre d’Objets, à partir de 2 ans. Douze histoires à tricoter dans un univers où l’on retrouve le plaisir espiègle de patauger, d’arroser ! Le Colisée. 16 h. 15/12 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [biarritz-culture.com] Concert Calogéro. Gare du Midi. 21 h. 49 €. Rens. : 05 59 22 44 66

Du jeudi 15 au jeudi 29 avril

Pelote Basque Pro-am international de Cesta Punta. Les joueurs professionnels et les membres de l’équipe de France amateur vont se retrouver lors de ce championnat. Euskal-Jaï. 21 h. Rens. : 05 59 23 91 09

Du vendredi 16 au dimanche 18 avril

Danse Concours International de danse de Biarritz. Danse modern’jazz le 16 avril ; danse contemporaine le 17 avril ; danse classique le 18 avril. Éliminatoires et finales ouverts au public. Organisé par le Studio Ballet de l’USB. Gare du Midi. Rens. : 06 33 48 01 79 et 05 59 03 29 29 [studioballet.free.fr]

Samedi 17 avril

Théâtre Biarritzeko Bainu Begiraleak de Maite Dugulako. Comédie en basque, se déroulant à la belle époque dans le milieu des guides baigneurs de Biarritz. Organisé par le Théâtre du Rideau Rouge. Le Colisée. 20 h 30. 8/5 €. Rens. : 05 59 23 97 07

28 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Dimanche 18 avril

Animation Vide-grenier au Braou, de particulier à particulier, organisé par le Centre Social du Braou, 55 av. du Braou, de 9 h à 18 h. Rens. : 05 59 41 06 37. Animation Tournoi de mus. Dans le cadre des Fêtes du quartier BibiBeaurivage : tournoi de mus : éliminatoires. Local Bibi Latxaria, av. Pioche. Rens. : 06 62 79 58 02 Animation Thé dansant. Spécial Tango. Animé par Sueño Milonga. Casino municipal. 15 h/ Entrée 8 € (boisson et pâtisserie offerts). Rens. : 05 59 22 50 50 [biarritz.evenement@wanadoo.fr].

Mercredi 21 avril

Animations Concert Gora Bibi, dans le cadre des Fêtes du quartier Bibi. Concert des familles Gora Bibi avec : Trio Trimi (Frères Urtisberea), Aritzak (Les Rollès), les Luc (père et fils). Église Saint-Martin. 20 h 30. Rens. : 06 89 56 01 14.

Spectacle L’Empiafée, de Rémy Caccia avec Christelle Cholet et Jean Louis Beydon. Chorégraphie Olivier Benard. D’habitude spécialiste de Lorie, elle vient remplacer au pied levé Edith Piaf et se laisse aller à des confidences... Gare du Midi. 20 h 30. 42/39 €. Rens. : 05 59 22 44 66

Jeudi 22 avril

Conférence Biarritz d’hier et d’aujourd’hui par Alain Puyau. Musée Historique. 18 h 30. Rens. : 05 59 24 86 28 [biarritz.fr]

Lodéon, Grimal et l’Orchestre régional Bayonne Côte Basque Le Théâtre du Casino accueille le 2 mai un concert de musique romantique sous la baguette de Frédéric Lodéon, avec l’un des plus célèbres concertos pour violon du répertoire interprété par David Grimal, soliste à la virtuosité exceptionnelle. En partenariat avec l’Association Mélomanes Côte Sud. Au programme : Mendelssohn Ouverture de la Belle Mélusine op. 32, Concerto pour violon en mi maj, Schumann, Symphonie n°4. 17 h. Théâtre du Casino de Biarritz. 30/24/15 €. Elèves du Conservatoire : 5 € ou Formule Piccolo (1 élève mineur + 1 adulte) : 15 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [biarritz.fr] ou 05 59 31 21 70 [orbcb.fr]

Braderie de Printemps Les 23, 24 et 25 avril, l’association Biarritz Commerce Centre organise une grande braderie de printemps dans le centre ville. Biarritz se démarque trois jours durant, affichant des prix fous et proposant des affaires incroyables. À cette occasion, les rues et places du centre ville sont piétonnes et interdites au stationnement, sur le périmètre habituel, pour permettre de déambuler de boutique en boutique en toute tranquillité, du vendredi au dimanche inclus. Pour prendre une longueur d’avance, rendez-vous sur le site [commerces-biarritz.fr] sur lequel sont consignées les adresses incontournables : de la mode chic, fashion, zen, surf, ou basque… Rens. : 06 01 05 30 94.

L’atelier de la dansE Présente sa dernière création, Nere Herensugea, un spectacle petite enfance en langue basque créé pour tourner dans les crèches et les écoles maternelles bascophones ou bilingues. Après le succès de Mon Dragon, Aizkoa Arano, institutrice de l’Ikastola de Biarritz, traduit le spectacle en basque puis dirige Marie-Noelle Athané, l’interprète. Rens. : 05 47 74 12 34, [latelierdeladanse.perso.sfr.fr].


Au Musée Historique

vos expositions

Le Musée propose Un récital d’airs et duos d’opéras et d’opérettes, le 18 avril à 16 h 30, 8 €, une conférence Biarritz d’hier et d’aujourd’hui, d’Alain Puyau le 22 avril à 18 h 30, entrée gratuite, Une visite guidée du Musée, animée par l’archiviste, est proposée au public, au tarif habituel 4 €, le 29 avril à 15 h, et pour les groupes à partir de 10 personnes, 3 €. Rens. : 05 59 24 86 28 aux heures d’ouverture du Musée (du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30, fermeture le dimanche et le lundi).

L’Univers de Manech et ses Amis

Club Hippique d’Ilbarritz

Du 12 au 17 avril. Peintures abstraites et aquarelles. Le Colisée. Entrée libre.

La Chine des années 1830-1840 Jusqu’au 30 avril. 50 gravures d’artistes dessinateurs et graveurs anglais qui ont parcouru la Chine dans les années 1830-1840 : un monde ancien qui revit sous nos yeux grâce à des artistes de talent de l’époque. Musée Asiatica. Du lundi au vendredi de 10 h 30 à 18 h 30 et le samedi, dimanche de 14 h à 19 h, les jours fériés de 14 h à 18 h. Entrée libre. Rens. : 05 59 22 78 78

L’Œil à l’état sauvage... les délirants de la création

Les 10 et 11 avril : Concours Hunter AMA + SHF, championnat départemental club. Le Hunter consiste à enchaîner un parcours d’obstacles avec la plus grande harmonie possible. Le 18 avril : Concours Equifun Club Equipe. L’équifun est un parcours composé d’une succession de dispositifs à effectuer au chronomètre. Entrée gratuite. Rens. : 05 59 23 52 33 [contact@biarritzcheval.com] [biarritzcheval.com]

Du 10 avril au dimanche 20 juin. Première exposition à Biarritz d’art brut et singulier, en collaboration avec la Halle Saint-Pierre (Paris) et l’Abbaye d’Auberive (Haute-Marne). (voir l’actualité)

À LA MÉDIATHÈQUE Une exposition Rétrogaming, une histoire du jeu vidéo, proposée en partenariat avec l’association Rétrogame 64, du

Conférence Le jeu vidéo, de l’expérience vidéo ludique à l’acte créatif de Margherita Balzerani, curateur et critique d’art, le 15 avril à 18 h 30. Auditorium. Samedi découverte : Les jeux vidéo libres. Un atelier pour découvrir une sélection de jeux vidéo librement téléchargeables sur Internet. 17 avril de 14 h 30 à 16 h 30. Atelier animé par la Ludo64. Participation gratuite sur réservation auprès du Département image. Atelier vacances de printemps Les machinimas. Pour les 8-12 ans. Du 27 au 30 Avril. Participation 20 €. Exposition América : Regards sur Cuba du 2 au 30 avril, Espace América. Il s’agit d’une exposition photographique élaborée par deux jeunes artistes de grand talent : Carole Desbois et Fred Frei. Projection : Ciné Latino Julio Cortázar de Gérard Poitou-Weber. Portrait de ce grand auteur argentin né à Bruxelles et naturalisé français en 1981. 16 avril, 15 h, Auditorium. Rencontre : Regards réciproques : regards de photographes. Table ronde avec Carole Desbois et Fred Frei artistes. 17 avril, 15 h, Auditorium. Section jeunesse : Lectures à haute voix (à partir de 3 ans) : Jouons autour des livres. 21 avril à 10 h 30. Ateliers Département Image :

Jeunes talents pour le Rotary Le Rotary Bayonne Biarritz organise un concert le 23 avril en l’église Sainte-Eugénie avec la soprano Isabelle Castillon et l’organiste Thomas Ospital. Au programme : Haendel, Schumann, Telemann, Bach. Les bénéfices seront reversés à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et à la recherche sur les maladies du cerveau. 20 h 30. 10 €. Rens. : 05 59 22 44 66.

Les conférences de l’UTLB 1er avril La belle histoire du Pavillon royal par Marie Dalbarade, écrivain ; 8 avril 14-18 en Grande Bretagne : le Front de l’arrière par Paul Balseinte, professeur agrégé ; 15 avril Arménie : 3000 ans face aux hégémonies politiques et religieuses par Philippe Der Khatchadouian, co-fondateur de l’Association Agur Arménie. Rens. : 05 59 41 29 82

1er au 30 avril, cette exposition retrace l’histoire du jeu vidéo de 1950 à 2000. Carte Blanche au collectif Molleindustria, regroupant artistes, designers et programmeurs. Rens. : [molleindustria.org] Du 1er au 30 avril, le Département image propose une sélection de jeux du collectif, en accès libre.

Animation en famille Mon œuf pour les 3-4 ans. 17 avril à 10 h. Un atelier destiné aux enfants et à leurs parents. Montage vidéo pour s’initier au montage numérique avec le logiciel Première CS3. Du 20 au 24 avril de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 17 h 30. Participation : 35 € pour les – de 25 ans et 45 € pour les + de 25 ans. Accompagnement de projet vidéo : Pour les esprits créatifs, réalisation ou montage de film. Participation : 35€ / trimestre. Rens. : 05 59 22 28 86.

avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 29


l’agenda Vendredi 23 avril

Les docks de Biarritz déballent

Théâtre Laissez-moi sortir, avec Annie

Tous les derniers dimanches du mois le parking des Docks de Biarritz au 44 rue Luis Mariano, accueille une brocante de professionnels dans une ambiance très conviviale. Les commerces ouvrent leur boutique : la boulangerie Docks Délices, la poissonnerie La Criée des Docks, le fleuriste Le Nez dans l’herbe, Le Hammam, La Menuiserie des Pyrénées, la boutique Kikiritz, ainsi que le salon de thé de La Compagnie des ouvrages qui à cette occasion propose des cornets de frites et des grillades. Rens. : 06 19 73 25 52.

Cordy. Une star de théâtre en pleine maturité de sa carrière et de sa vie vient de croiser le fer pendant des mois avec les chaînes de TV pour avoir son jubilé. Gare du Midi. 20 h 30. 40/35 €. Organisé par Prolymp. Rens. : 05 59 22 44 66 Concert Orgue et chant. Thomas Ospital : orgue (1er prix au concours international d’orgue de Saragosse) et Isabelle Castillon : soprano (1er prix

Pâques Gourmandes

du conservatoire Maurice Ravel). Organisé par le Rotary Club Bayonne Biarritz au profit d’œuvres caritatives. Église Sainte-Eugénie. 20 h 30. 10 €.

Du 30 avril au 2 mai

Rens. : 05 59 22 44 66

Fêtes du quartier Bibi-Beaurivage. (voir l’actualité)

Du 23 au 25 avril

Samedi 1er mai

Salon Vivrexpo 2010 (voir l’actualité)

Samedi 24 avril Animation Txisturada, offerte aux habitants du quartier par l’Amicale Bibi, av. Pioche. 11 h. Rugby 26e journée du Top 14, BOPB / ASM Clermont Auvergne, Stade Aguilera, 16 h 25.

Opéra Armida, de Gioachino Rossini, diffusé en direct et en haute définition du Metroplitan de New York. Direction : Riccardo Frizza, mise en scène : Mary Zimmerman. Renée Fleming interprète le rôle principal dans la version de Rossini, face à six ténors. Gare du Midi. 19 h. 18/12 €, gratuit moins de 18 ans. Rens. : 05 59 22 44 66 et 05 59 41 57 50 [biarritz.fr] [culture@biarritz.fr] Sport Tournoi de football Danielle Lissardy. Depuis 24 ans, ce tournoi accueille chaque année près de 700 jeunes footballeurs (de 6 à 12 ans) venant de toute la France. Participation d’équipes de Belgique, Espagne et du Portugal. Hippodrome des Fleurs. Organisé par la Jeanne d’ Arc. Rens. : 05 59 23 60 97 [jabiarritz.com]

Dimanche 2 mai Mercredi 28 avril Spectacle Yves Lecoq : L’Impolitic show, proposé par le Rotary Côte Basque. Gare du Midi. 20 h 30. 39 €. Rens. : 05 59 22 44 66

Animation Mutxikos, sauts basques. Proposé par l’amicale des anciens Olaeta Oldarra, Amalabak et Oldarra, Pinpirinak, avec la participation de l’Harmonie Municipale Itsas Soinua. Esplanade du Casino municipal à 11h30.

Jusqu’au 11 avril les halles organisent les Pâques Gourmandes avec chaque jour à 12 h, un jambon de Bayonne à gagner. [halles-biarritz.fr].

Braderie de la Croix Rouge La braderie se tiendra au 28, rue Bellevue le 9 avril de 13 h à 18 h et le samedi 10 avril de 10 h à 17 h. On pourra y trouver des vêtements, linge de maison, chaussures, livres, brocante variée, etc. La recette est destinée à financer les actions au niveau local, notamment l’achat de denrées alimentaires. Rens. : 05 59 24 24 13.

Parcours du Cœur O-5-30 La Fédération française de cardiologie organise à Biarritz, la 35e édition du Parcours du Cœur grâce au Club Cœur et Santé de Biarritz et d’Anglet, sous le patronage du ministère de la Jeunesse et des Sports. Une première journée, destinée aux jeunes enfants se déroule à l’école du Reptou, le 16 avril à partir de 14 h 30. Le 24 avril, la deuxième journée, mobilise de 10 h à 12 h l’ensemble de la population du B.A.B. et du Pays Basque avec une randonnée pédestre dans Biarritz : de la Grande Plage aux Halles de Biarritz (parcours fléché en bord de mer). À l’arrivée, les participants trouveront un stand d’information et seront invités à une collation. Il s’agit d’une marche familiale et festive sans esprit de compétition pour promouvoir la campagne de sensibilisation : 0 – 5 – 30 : 0 cigarette / 5 fruits et légumes par jour / 30 minutes d’activité physique quotidienne. Cette manifestation est parrainée par Serge Blanco. Rens. : 05 59 54 96 06 / 06 62 38 8706 Photos : © M.-C. Hondelatte, Photo Bernard, R.Zurel, D.R.

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l’expression

des groupes politiques Groupe de la majorité municipale « Les Biarrots rassemblés »

Réflexions autour des dernières élections régionales

L

es élections régionales ont été marquées par deux phénomènes : une victoire incontestable de l’alliance regroupant la gauche et Europe écologie mais aussi un niveau d’abstention élevé. L’abstention est un problème sérieux qui mérite une analyse spécifique. Disons seulement ici que, si les causes en sont multiples, elle doit interroger tous les candidats, même les vainqueurs, car c’est le signe d’une défiance par rapport à la chose politique et aux hommes politiques. Ceci étant dit, ce scrutin est l’occasion de revenir sur le contenu de l’action publique. La parole politique a été trop souvent dans les années récentes une parole simpliste, stigmatisant une profession ou un groupe de la population, une parole de clivage. Or si l’on se réfère au but théorique de toute action politique, la gestion de la cité dans le cadre de l’intérêt général, celle-ci doit être tournée vers la recherche du rassemblement autour d’un projet. L’action locale est au cœur de ce type de démarche. Les majorités municipales de nombreuses villes comme celles constituées lors de ces régionales sont des majorités de rassemblement, souvent larges, au-delà des clivages simplistes, même si toutes ne sont pas aussi larges qu’à Biarritz. L’action des exécutifs élus est elle-même souvent pragmatique, contrainte de rechercher des solutions acceptables par des individus dont les choix peuvent être différents y compris au sein d’une même sensibilité politique. Bien sûr il faut des valeurs communes qui servent de socle. Mais le compromis est au cœur de l’action politique. Lors des élections régionales, écologistes et socialistes n’étaient pas d’accord sur tout, notamment sur la LGV. Ils ont eu le souci d’un accord sur l’essentiel. Ce n’est au fond que le reflet de la logique de toute vie sociale : le « y a qu’à-faut qu’on » est rarement la solution. Débattre, négocier, sont le seul moyen d’aboutir à des solutions partagées par une majorité suffisamment large. Le rassemblement s’est fait autour d’un projet, porté par des élus ayant démontré leurs compétences. Quoiqu’il ait pu être dit, l’action économique des régions est reconnue par les responsables économiques et sociaux, au-delà des positions partisanes. En Aquitaine la compétence et l’engagement d’une personnalité comme Alain Rousset est également incontestable. Ces deux éléments, contenu du projet commun et compétence des hommes qui le portent est essentielle pour sortir d’un jeu stérile purement partisan et pour rassembler une majorité large. Ce constat doit amener ceux qui s’engagent dans l’action locale à se poser une double question : que peut-on apporter dans la gestion de la Cité et quelle démarche entend-on mener. La cohésion sociale et le rassemblement ne peuvent être atteints dans une

démarche purement partisane ou dans le simplisme confortable des idées reçues. Nous sommes dans une phase de transition de la vie politique nationale où ces interrogations sont posées à tous les hommes politiques. Guy Lafite adjoint au maire en charge des finances et des affaires juridiques

Biarritz ville sportive

L

e succès des « Journées de la Forme », organisées récemment dans notre ville, peut en témoigner, Biarritz est une ville sportive. Ce sont des centaines de jeunes des écoles de Biarritz, ou de personnes toutes générations confondues, qui ont participé aux tests destinés à évaluer leur condition physique du moment, et qui ont eu droit à des conseils personnalisés af in d’améliorer leur forme et donc leur santé. Le nombre d’associations sportives (plus de 60) dans lesquelles sont adhérents plus de 11 000 licenciés, conforte l’image de Biarritz - ville sportive. Bien sûr, les sports phares que sont le rugby professionnel, le surf, la pelote ou le golf, sont bien présents avec les résultats que l’on sait, mais ce sont également des milliers de personnes de tout âge qui s’adonnent à leur sport favoris, même les plus confidentiels, tant l’offre est élargie. Il y a deux raisons au dynamisme et au succès du sport à Biarritz. D’abord, une volonté politique très importante en direction des associations ou des manifestations sportives. C’est ainsi que la Ville soutient largement les clubs par des subventions de fonctionnement, des aides à l’encadrement techniques ainsi que la mise à disposition d’éducateurs sportifs et d’infrastructures de qualité. Le deuxième facteur, le plus important à mes yeux, est l’engagement de centaines de bénévoles, sans qui, aucune association n’est viable. J’ai beaucoup d’admiration pour ces présidents,w ces éducateurs qui mettent leur temps et leur énergie à la disposition des autres afin que ceux-ci pratiquent leur activité favorite. La passion qui les anime dans leur relation avec les élus pour faire entendre leur voix, le courage dont ils font preuve pour aller à la recherche d’entreprises partenaires, en font des personnes admirables à tout point de vue. En cette période où l’individualisme est exacerbé, où les responsabilités qui leur incombent sont de plus en plus lourdes, je voudrais ici leur rendre un hommage particulier. Franchement les Biarrots peuvent être fiers de leur tissu associatif. Fréderic Domege Conseiller Municipal délégué à la Politique Sportive avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 31


Groupe indépendant « Maider arosteguy et denise servy »

Politique et écologie

L

es Régionales sont une nouvelle fois l’occasion de voir se nouer des alliances opportunistes entre Europe Ecologie, Parti Socialiste et Front de Gauche, dans bon nombre de régions. Partout, à la hâte, des harmonisations de programmes sont réalisées, pour barrer la route à la majorité présidentielle. De là à affirmer qu’on s’oriente vers une recomposition durable de la Gauche, loin s’en faut… prudence oblige, même si leurs idéologies sont proches. On est en droit de se poser une question : la gauche aurait-elle l’apanage de l’écologie ? Si l’on se réfère au passé, la Conférence de Stockholm , il y a quarante ans, n’a pas été initiée par la Gauche. Le Grenelle de l’Environnement et la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique répondent à une inquiétude et un engagement de notre gouvernement actuel, conscient des enjeux futurs. A l’heure actuelle, les citoyens de toute tendance sont sensibilisés aux bouleversements climatiques, à l’épuisement des ressources, à la surexploitation de la planète, aux émissions de CO2, aux pénuries ; il serait insultant de penser que seuls les partis de gauche soient capables de se mobiliser et de prendre les orientations stratégiques qui s’imposent au niveau national. Il est plus facile de s’allier et de conduire une politique régionale –misant sur une position pour ou contre la LGV que penser à une vision nouvelle de l’environnement. Nous vivons dans un monde multipolaire et notre Ministre de l’Ecologie, J.L Borloo gère adroitement l’équilibre entre développement économique et développement durable. Il mise à juste titre sur l’économie verte, porteuse d’emplois qui feraient reculer le spectre des délocalisations dans les pays émergents. Créer des filières de formation est un objectif prioritaire. Concernant l’écologie, il faut donc dépasser les clivages politiques. La majorité présidentielle est bien présente dans la défense de la planète. Maider AROSTEGUY Denise SERVY www.biarritz-demain.com

Groupe « union de la droite et du centre pour Biarritz » Patrick DESTIZON – Karine DUBOURG – Éric FOUCHER

La réforme des collectivités territoriales !

À

l’heure où nous écrivons, nous ignorons encore le résultat du second tour des élections régionales mais avec 34,6 % au premier tour, l’UMP réalise dans notre ville un score honorable, distançant largement le PS (25,66 %) et le MODEM (10,84 %). Ce n’est pas si mal dans le contexte difficile d’élections à mi mandat qui défavorisent généralement le parti au pouvoir. Lors de cette élection, le Maire a décidé de soutenir le prési-

32 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

dent socialiste sortant de la Région ! Or la majorité municipale est hétéroclite puisqu’elle est constituée de membres de l’UMP, du MODEM, d’Abertzaleen Batasuna, et d’anciens membres du Parti Socialiste. Etant moi-même comme un certain nombre de mes colistiers adhérent de l’UMP, je ne comprends pas comment d’autres élus UMP peuvent siéger dans une telle majorité municipale dont de plus le chef de file déclare ouvertement soutenir le président socialiste Alain Rousset. Le goût du pouvoir et la volonté de participer aux affaires des élus UMP de la majorité ne justifient rien et leur position ambiguë s’explique par une bonne dose d’opportunisme ! La faible participation (40,74 %) prouve par ailleurs que la réforme des collectivités territoriales voulue par le président de la république est plus que jamais nécessaire. Le problème ne vient d’ailleurs pas du nombre d’échelons territoriaux de notre pays qui en compte quatre (Etat, Région, Département, Commune) car la plupart des pays européens de taille comparable en ont autant sinon plus. Le Royaume Uni compte cinq échelons (Etat, Régions, County councils, districts locaux, Communes), l’Espagne quatre échelons comme l’Italie (Etat, Région, Province, Commune) et même l’Allemagne donnée souvent en exemple dispose de quatre échelons (L’Etat fédéral, les « Lander », les « Landkreise » et les Communes). Non, le problème vient en grande partie de la clause de compétence générale dont disposent les départements et les régions car cela conduit à une multiplication de financements croisés qui déresponsabilisent les exécutifs de ces collectivités et conduisent à une gabegie de dépenses publiques. On ne sait plus qui fait quoi ! Il était donc nécessaire de supprimer cette clause, ce qui sera fait. Enfin le fait d’élire désormais les conseillers territoriaux qui siégeront à la fois au conseil général à Pau et au conseil régional à Bordeaux au scrutin uninominal sur une circonscription territoriale présente plusieurs avantages. D’une part cela rapprochera le citoyen du nouvel élu territorial qui sera mieux identifié et d’autre part cela évitera des surenchères entre départements et régions qui ont souvent conduit à un gaspillage d’argent public ! Enfin le maintien du département que certains voulaient supprimer est une bonne chose car il est un échelon indispensable entre les communes, surtout les plus petites, et la région. Voila une réforme importante qui va permettre à la Région de trouver enfin sa place dans notre pays, ce qui est essentiel car celle-ci a un rôle important à jouer dans le cadre de la construction européenne. Patrick DESTIZON www.udecbiarritz.fr - udecbiarritz@hotmail.fr Permanences sur RDV : samedi matin de 10 heures à 12 heures.

Groupe « Rassemblement pour le Renouveau de Biarritz »

Des hommes de conviction !

B

eau spectacle offert par l’équipe municipale. Nous connaissions les grands écarts du maire, votant au 1er tour de la Présidentielle pour F. BAYROU et au second tour pour N. SARKOZY, puis aux législatives pour le Modem. Avec sa « majorité hétéroclite », allant de la droite jusqu’à la gauche Abertzale, plus rien ne pouvait nous surprendre.


Le plus comique avec son choix Régional en faveur d’Alain ROUSSET, c’est la surprise de ses deux dauphins. Il est vrai qu’ils sont les dindons de la farce, tous deux mis en difficulté par les fantaisies électorales de leur mentor. L’un est bien isolé sur les cendres du Modem, l’autre bien peu récompensé, lui qui n’avait pas hésité à abandonner le R.P.R. pour suivre D. BOROTRA, ce qui lui valut une retentissante exclusion. Lui qui jurait qu’il n’irait pas à la soupe doit trouver maintenant un goût amer au potage de son chef. Mais le plus drôle, ce fut de l’entendre donner des leçons de fidélité politique à Didier BOROTRA ! J.-B. Saint-Cricq www.jbsaint-criq.fr

Groupe « Biarritz À cŒur Élus de la gauche unie »

L’ouverture à la sauce Didier Borotra

N

otre maire, toujours prompt à rallier la droite, de l’UDF au MODEM à Nicolas SARKOZY quand l’opportunité se fait sentir, a préféré au vu de la victoire prévisible du socialiste, Alain ROUSSET, apporter son vote à ce dernier avec lequel, il est pourtant entr’autre, en désaccord sur la « réforme » des collectivités. Par la même occasion, il affirme n’être pas devenu socialiste, ce dont Je suis convaincu ! Son soutien contre nature pour Alain ROUSSET qui n’a rien demandé constitue une trahison pour son camp qui pourrait se venger aux sénatoriales. Quant à ses bons élèves, s’étant nommés « groupe de Gauche », eux aussi emboîtant le pas à D. BOROTRA, ont déclaré soutenir Alain ROUSSET. Il est paradoxal de défendre sans réserve la politique libérale du maire, et d’applaudir un président socialiste ! Décidemment la méthode Didier BOROTRA a ouvert une voie pour ceux qui manquent de conviction politique. « Il n’ y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où aller » Sénèque. Galéry Gourret-Houssein courriel : galery.gourret@wanadoo.fr blog : www.biarritzacoeur.com

Groupe « parti socialiste de Biarritz »

Notre nouveau copain de gauche

L

e parti socialiste biarrot a noté avec amusement le choix de Didier Borotra de voter aux régionales pour le candidat socialiste Alain Rousset, alors qu’en 2008, Monsieur le maire avait reçu l’investiture de l’UMP aux municipales. Cool… Ce n’est pas nous qui lui reprocherons un choix aussi judicieux… Toutefois, voter pour un homme politique, c’est plébisciter ses idées. Etre conforme avec l’idéal socialiste, c’est aussi ne pas bafouer le principe fondamental de solidarité. Or Monsieur le Maire vient de vendre la Sogicoba et de confier

la gestion de son patrimoine à la société Erilia alors même que Biarritz compte un nombre de logements sociaux bien en deçà du quota imposé par la loi SRU... Après plus de 10 ans de mauvaise gestion et d’absence de décisions susceptibles de redresser la situation financière de la Sogicoba, Monsieur le Maire a choisi d’investir une centaine de millions d’euros dans la ruineuse Cité de l’Océan. A ce prix là, la décontraction confine à la désinvolture totale vis-à-vis des Biarrots. Françoise Viollier psbiarritz.secretariat@orange.fr Tél. : 05 59 23 73 37

Groupe « elkartu – Biarritz citoyen solidaire »

Pourquoi ne sommes-nous pas favorables au doublement des voies de la LGV ? 12 pages sur le développement durable dans le précédent BiarritzMagazine : c’était un des axes fondamental de notre campagne et 1 page consacrée à la création d’une Agence Immobilière à Vocation Sociale que nous réclamions avec force. Après les navettes gratuites qui font leur timides apparitions dans quelques rues biarrotes, force est de constater que nos idées progressent pour s’installer petit à petit dans notre quotidien. Mais une profonde mutation de la pensée politique est nécessaire ! Ainsi donc le projet actuel de RFF qui prétend doubler les lignes LGV est contraire au développement durable. Il n’est bâti que sur des affirmations et tourne le dos aux associations de protection de l’Environnement. • Or ce projet est incohérent : La SNCF abandonne le « wagon isolé » (40% du trafic fret).Est-ce ainsi que seront atteints les 25% de report de mode de transport routier en faveur du ferroviaire, prôné par le Grenelle de l’Environnement ? On élargit l’A63, et on construit l’A65 en raison du trafic routier. On va se retrouver avec de nouvelles voies pour les TGV, mais le même trafic de marchandises sur les anciennes. Est-ce ainsi que le « mur de camions » reculera et que le fret ferroviaire se développera ? • Inutile : Basé sur des prévisions de trafic surestimées comme le montre deux études indépendantes. Le nombre de TGV n’augmentera pas et le gain de temps sur la ligne Paris Hendaye se fera exclusivement entre Tours et Bayonne. • Ruineux : 1500 € par foyer fiscal pour les collectivités locales, limitant ainsi leurs investissements pendant 10 ans. • Dévastateur : Pour notre environnement, et compromettant le développement d’une agriculture paysanne de proximité et de qualité, plébiscitée par les citoyens et de plus en plus mise en avant. Le développement durable doit concerner avant tout l’aménagement de notre territoire. La LGV doit passer en Pays Basque, certes, mais sur les voies existantes. Rien ne justifie le contraire Régine Daguerre & Peio Claverie elkartu@hotmail.fr http://biarritz.citoyen.solidaire.over-blog.com avril 2010 N°195 | BIARRITZ magazine 33


HOMMAGE À... à Yves Mahé

le carnet

Yves Mahé nous a quittés le 26 février. Entourant sa famille, ses amis, d’anciens élèves, tous ceux qui ont apprécié l’humaniste qu’il fut et connu l’enchantement de sa rencontre, lui ont rendu un dernier hommage en l’église Saint-Martin, le 2 mars dernier. D’origine bretonne, Yves Mahé s’installe à Biarritz où l’Éducation nationale le nomme. Il y enseignera certes, mais s’immergera pleinement dans la vie de la cité, jusqu’à ce que ces dernières années, la maladie l’en empêche. Entretemps, une deuxième étape de sa vie professionnelle l’aura ramené au pays natal, pour y remplir les fonctions d’Inspecteur pédagogique régional de l’Académie de Rennes, puis une troisième au ministère de l’Éducation nationale, comme directeur des personnels de direction des établissements scolaires. Agrégé de Lettres classiques, Yves Mahé enseigne au lycée André Malraux, des années cinquante à soixante-dix. Il fait partie d’une équipe de professeurs de Lettres encore dans les mémoires de plusieurs générations d’élèves pour leurs qualités pédagogiques novatrices et, plus encore, humaines. Ils se nomment Ballon, Delannoy, Gazel… et bien sûr Yves Mahé. Pionniers, ils avaient la conviction qu’il n’y a pas de bonne pédagogie sans rapports humains vrais avec les élèves. Parallèlement, ces intellectuels prennent une part majeure au rayonnement culturel de la ville. Outre l’« Université américaine », ils sont, par exemple, les infatigables animateurs du « Ciné-club », de la manifestation annuelle de « l’Hippocampe de plomb » ou encore des « Amis du théâ-

tre ». Plus tard, en 1995, Yves Mahé fondera l’Université du temps libre, dont il deviendra le président, puis le président d’honneur, y dispensant ses cours tant que sa santé le lui permettra. Il s’est aussi engagé en politique. Élu municipal, opposant à Guy Petit avant de le rejoindre, il déploie ses valeurs humanistes. Altruiste, toujours à l’écoute, d’humeur toujours égale, discret mais efficace, il avance en s’avançant vers les autres, apportant sa pierre pour les aider à bâtir leur vie et à s’élever… Ses traits d’humour concis, toujours réjouissants, souvent narquois, jamais blessants, installaient une complicité naturelle avec son interlocuteur. Officier de la Légion d’honneur, commandeur des Palmes académiques, inspecteur d’Académie honoraire, Yves Mahé restera pour tous ceux qui l’ont côtoyé, parce qu’il « a ouvert des chambres fermées, les a aidés à être eux-mêmes et les a enrichis de tous les biens qu’il lui a plu de découvrir en eux », ce que l’écrivain Jean Guéhenno, lui-même inspecteur général, a ainsi défini, « un ami » : l’ami Yves Mahé. À son épouse et à sa famille, la Ville de Biarritz et « Biarritz » Magazine » présentent leurs plus sincères condoléances.

BienvenuE à… Esteban Tom Alistaire Courreau-Rodriguez, né le 3 mars 2010

Pour s’abonner Le magazine municipal est distribué gratuitement à travers Biarritz. Les personnes qui le désirent peuvent souscrire un abonnement à l’aide de ce coupon. Nom…................................................. Prénom…............................................. Adresse................................................ ............................................................. Code postal….......... Ville…................... Souscrit un abonnement d’un an (11 numéros) pour la somme de 17 €. Ci-joint :  chèque bancaire (à l’ordre du Trésor Public)  réabonnement Biarritz magazine Service information-communication Hôtel de Ville BP 58 64202 Biarritz cedex Photos : © D.R.

34 BIARRITZ magazine | AVRIL 2010 N°195

Naïa Aguerre, née le 22 janvier 2010

Naissances

FÉVRIER Paola PÉCASTAING ■ Esteban HERNANDEZ -DURRUTY ■ Jeremiah GARCIA -- JIMENEZ ■ Dylan MOULT ■ Nathan SANCHEZ ■ Garance BONNET-COMBET ■ Aïnes FRÉCHOU ■ Gabriel DUVIN -- HOMS ■ Yanis NOUJOUM ■ Naïa SANSEBASTIEN ■ Pauline TARAYRE ■ Iban DUHAU ■ Justine SALAS ■ Jules ROBERT ■ Léo GOYENECHE ■ MARS Enzo AGUERRE -- LANZA ■ Esteban COURREAU RODRIGUEZ ■ Viktor GAUTHIER ■

Décès

FÉVRIER Andrée SIGNORET (1928) ■ Marie-Thérèse MALLET (1919) ■ Françoise IRUBETAGOYENA (1926) ■ Yvonne JOFFRE (1913) ■ Suzanne ABADIE (1910) ■ Jean-Bernard DEVIMEUX (1940) ■ Jeanne DUPUCH (1911) ■ Eugène FORNASARI (1921) ■ Pierre LAVIELLE (1921) ■ Marie BORD (1922) ■ Jean BARANDIARAN (1922) ■ Suzanne ROULIN (1912) ■ Francisco GONZALEZ PINILLA (1934) ■ MARS Robert LALAGÜE (1930) ■ Maria LAUTHERS (1966) ■ Alexis MAUCRIAU (1914) ■ Catherine SAUBOIS (1920) ■ Antonia FERNBACH (1908) ■ Théophile JUNG (1921) ■ Gilberte COLOMBÉ (1919) ■ René BLIN (1924) ■

Biarritz magazine 195  

Le Magazine municipal du mois d'Avril 10

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