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BIARRITZ magazine N°194 MARS 2010

L’ACTUALITÉ le printemps se fête en forme LA VILLE Louons solidaireS Biarritz au fÉminin L’AGENDA LE CARNAVAL DE MARIA PIA

Biarritz À l’heure durable


sommaire

4 LA TRIBUNE 7 LE ZAPPING de FÉVRIER L’ACTUALITÉ 7 Le printemps se fête

en forme 8 Bi Harriz Lau Xori

LE DOSSIER

7

10 Biarritz à l’heure

durable 20 Ikusi eta ikasi

LA VILLE 23 Vie quotidienne

Louons solidaires 27 Rencontres

Maïtena Marcos Jean-Philippe Oustalet

25

28 Mémoire

Biarritz au féminin

L’AGENDA 30 Les sorties du mois

Concerts à l’Atabal Carnaval de Maria Pia Octuor de France

10

30

LA VIE ASSOCIATIVE 34 Agenda des 3 A,

Agir, Énergy’s

BIARRITZ magazine N°194 MARS 2010

COURRIER

Mars | n° 194 Directeur de la publication Michel Veunac

L’ACTUALITÉ LE PRINTEMPS SE FÊTE EN FORME LA VILLE LOUONS SOLIDAIRES BIARRITZ AU FÉMININ L’AGENDA LE CARNAVAL DE MARIA PIA

BIARRITZ À L’HEURE DURABLE

Directrice de la communication Claire Lartigau Rédactrice en chef Anne-Marie Galé Participation rédactionnelle : A. Rode, S. Vivé, D. Yustède, H. Busquet, A. Lee, M. Esteban. Réalisation API® : Maquette : Vincent Ahetz-Etcheber 64201 Biarritz CEDEX – 05 59 43 80 30 Publicité API – C. Vitart – 05 59 52 84 00 Couverture : Laurent Garcia

19/02/10 10:17:47

35 L’EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES 38 LE CARNET

Impression SAI – BP 90 041

ISSN : 0998-0687 BtzMag_194Couv.indd 1

Merci de nous contacter : Service information-communication Hôtel de Ville 64200 Biarritz Tél. 05 59 41 54 34 Fax. 05 59 41 59 61 biarritz.magazine@biarritz.fr

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Photos : © P. Le Doaré, Photo Bernard, P. Sasal, DR


la tribune RÉPONSE AU SUJET DE LA POLÉMIQUE SUR LA SOGICOBA

L

ors des dernières élections municipales, dans notre programme municipal, nous avions annoncé notre volonté d’un adossement de la Sogicoba (Société d’Économie Mixte qui gère les logements sociaux appartenant à la Ville) à un organisme H.L.M. plus important. Cet engagement correspondait à la demande de la Milos (mission nationale chargée de contrôler la gestion des organismes de logements sociaux) mais aussi à la demande formelle de la Caisse des Dépôts et Consignations, actionnaire pour près de 8 % du capital de la Sogicoba et présente à son Conseil d’Administration. En réalité, la taille insuffisante de la Sogicoba pose des problèmes très aigus pour la gestion de son patrimoine social et plus encore pour la construction de logements nouveaux. Notre SEM emploie actuellement 7 salariés et le financement des programmes nouveaux, notamment celui d’Alcédo, s’est heurté à des difficultés majeures, du côté des prêteurs, qui ont été surmontées, seulement grâce à une intervention ferme de l’autorité préfectorale. Cette situation laissait prévoir l’impossibilité, pour la Sogicoba, de réaliser le projet Kléber. Il fallait donc agir vite. C’est ce que nous avons fait, au cours des douze derniers mois, c’est ce qui aboutit aujourd’hui à la transaction avec Erilia.

“La taille insuffisante de la Sogicoba posait des problèmes très aigus pour la construction de logements nouveaux”

*** Pourquoi la taille de la Sogicoba est-elle un handicap considérable ? D’abord parce que dans 6 mois, elle gérera près de 650 logements et ne dispose pas des moyens techniques, d’entretien, de réparation, de maintenance correspondants. Elle doit faire appel à des prestataires extérieurs qui la rendent totalement – ou presque – dépendante, ce qui n’est pas normal pour une société d’H.L.M. Ensuite, la construction de logements sociaux, outre les prêts à taux privilégiés de la CDC suppose des fonds propres, difficiles à générer, dans une société 4 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

d’économie mixte qui ne peut dégager un résultat suffisant, les bilans financiers de la Sogicoba témoignent d’une extrême fragilité. Enfin, tout incident majeur, comme la dépollution du terrain d’Alcédo, exige l’intervention directe des services techniques de la Ville. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner d’une certaine insatisfaction des locataires. Tout cela nous a conduits à une conclusion évidente : il fallait absolument intégrer la Sogicoba dans un ensemble plus vaste, capable d’apporter les moyens financiers, la compétence technique, les méthodes de gestion, le savoir-faire relationnel, d’un Office d’HLM plus important. *** Nous avons donc lancé une procédure de consultation auprès de six candidats qui avaient été conseillés par la Direction Régionale de la Caisse des Dépôts et Consignations. Un cahier des charges très précis a été transmis aux candidats. Ce cahier des charges prévoyait l’achat des droits à construire pour la réalisation des 200 logements locatifs et des 85 logements en accession sociale à la propriété, du programme Kléber. On le voit, il s’agit d’une procédure très complexe et nous avons agi, sur les conseils de la Caisse des Dépôts et Consignations. Le choix avait été laissé libre de la solution juridique à mettre en œuvre pour réaliser cet adossement : rachat d’actions et absorption de la Sogicoba, renforcement du capital de la société existante ou toute autre formule qui aurait paru mieux adaptée aux candidats, en fonction de leur propre statut. La consultation a duré à peu près un an. Au total, la procédure a été menée à son terme avec cinq candidats, dont trois ont été retenus pour la finale, avant mise au point définitive des offres et choix de la solution la plus conforme à notre intérêt. *** Nous avons donc finalement décidé de vendre les actions de la Sogicoba à la Société Erilia qui est l’outil du logement social de la Caisse Nationale d’Epargne. Son siège est à Marseille, mais son territoire d’action est toute la France. Le rachat des actions, c’est-à-dire de l’actif mais aussi des charges de réhabilitation des immeubles de la Sogicoba, se fera pour un montant de 10 M€ et la Caisse des Dépôts et Consignations a donné son accord formel pour vendre dans ces conditions ses propres actions à Erilia, ce qui est la meilleure garantie possible de la régularité et de l’objectivité de l’opération.


La Ville sera associée à l’attribution des logements disponibles et au suivi de la gestion du patrimoine transféré. Par ailleurs, la Société Erilia a pris l’engagement de garder le personnel de notre SEM et de ne pas vendre, sans notre accord, des appartements à des particuliers, car notre objectif prioritaire, dans cette affaire, est d’accroître au maximum l’offre de logements locatifs sociaux et non pas d’augmenter le nombre des résidences principales et secondaires dans la ville. On peut rappeler à cet égard que nous avons en attente 700 demandes de logement locatif social, provenant de personnes ou de ménages, habitant ou travaillant à Biarritz. La Société Erilia s’est engagée, également, à mener une politique d’entretien et de rénovation correspondant au plan stratégique de la Sogicoba, elle s’est engagée à n’augmenter les loyers qu’en fonction des prescriptions gouvernementales. Enfin, le cas des résidences Mendi Eder et Milady qui représentent 54 logements constituais un enjeu majeur de cette consultation, puisque nous avons demandé aux candidats d’accepter, si cela s’avérait nécessaire, d’une part d’acheter les deux ensembles en question, pour qu’ils soient reconventionnés, réintroduits dans l’inventaire des logements sociaux SRU, d’autre part de faire les travaux de réhabilitation nécessaires et de maintenir les locataires dans leurs logements, avec les loyers actuels. Notre exigence était d’autant plus nécessaire que la société SA3I, propriétaire de Mendi Eder-Milady n’avait pas renouvelé les « conventions » de loyer, à partir de mi-2009 et que dès lors un certain nombre de logements étaient devenus vacants et qu’il y avait risque parallèle de vente en « découpe », c’est-à-dire par lots ou d’augmentation de loyer, en profitant de la liberté retrouvée à cet égard. Nous nous sommes mis en travers, résolument, de cette menace et la société Erilia a promis de racheter les immeubles si un accord n’était pas trouvé avec la société Domofrance (de Bordeaux) qui avait signé un protocole d’achat de ces résidences avec l’actuel propriétaire. Aujourd’hui Domofrance est toujours candidat pour acheter les immeubles, acceptant de les conventionner, de maintenir les locataires en place, de ne pas toucher les loyers actuels et de réaliser les travaux de réhabilitation qui s’imposent. En tout état de cause, l’objectif majeur qui était le nôtre de protéger les locataires de Mendi Eder et de la Milady est atteint, que l’opération se fasse par l’intermédiaire d’ Erilia ou par celui de Domofrance. Dans les deux cas, le caractère de logement social est complètement garanti, de même que les intérêts des locataires actuels. *** Le Conseil Municipal a délibéré sur cet accord dont je répète qu’il est totalement conforme à l’intérêt de la ville, à la protection des locataires et qu’il garantit la réalisation de l’ensemble du projet Kléber.

Une polémique s’est développée à travers la presse et au Conseil Municipal sur notre choix. Je la considère comme honteuse, car la critique des oppositions se résume simplement. La Ville vendrait les actions de la Sogicoba à un prix trop bas alors que si nous vendions une partie des logements actuels de cette même Sogicoba (il a été évoqué 100 ou 150 logements), nous en tirerions un plus grand profit budgétaire. Sincèrement, je trouve cette manière de voir les choses ridicule, car notre choix n’est pas de faire une recette budgétaire, il est d’augmenter le plus possible l’offre de logements locatifs, sachant que la quasi-totalité des locataires actuels n’a pas les moyens d’emprunter pour acheter leur logement et que la vente de ce dernier se traduirait par leur exclusion pure et simple. *** Très sincèrement, nous ne serons jamais du côté de l’approche du fric, au détriment des locataires sociaux. Nous sommes pour une démarche qui doit aboutir à un vrai programme de logements sociaux complémentaires. Actuellement, la Ville a 1 150 logements sociaux et je pense qu’à travers notre démarche, dans les trois ou quatre ans qui viennent, nous atteindrons le chiffre de 1 600, à condition de faire le choix fort de dégager des moyens nouveaux de construction, tout en garantissant, sans concession, le maintien des locataires actuels. Les garanties que nous avons négociées avec Erilia feront du Service Municipal du Logement le service d’instruction des demandes de logements ici à Biarritz et la présence du Maire ou de son représentant, au sein des commissions d’attribution, fera de la ville le principal défenseur de nos locataires. Il est évident que l’argent touché par la Ville en vendant ses actions à Erilia sera intégralement réinjecté dans le projet du nouveau quartier Kléber. On voit que tout cela est équilibré, correspond à une vision saine des choses et à la priorité absolue de créer de nouveaux logements locatifs. Cela fait longtemps que j’assume des responsabilités publiques et je sais bien que la polémique fait partie de la politique quotidienne. Je m’en accommode. Mais certains sujets exigent le refus de la démagogie, la mesure et le sérieux des jugements, l’honnêteté intellectuelle. C’est une mauvaise action de tenter de prendre en otage les plus fragiles, à savoir les locataires des H.L.M., dans un débat complexe où la loyauté de la concurrence entre candidats est la loi. Si mes 6 oppositions pouvaient entendre ce message de sagesse et de bon sens, il en résulterait un progrès heureux, pour la dignité du débat public, la recherche de la vérité et le respect de nos concitoyens. Mais ai-je encore le droit de rêver ?

“Notre choix n'est pas de faire une recette budgétaire, il est d'augmenter le plus possible l'offre de logements locatifs”

Photos : © Deepix

Didier Borotra, sénateur maire

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le zapping de Février

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1 Les Fipa d’or 2010 ont récompensé : Anvers, une fiction de la Néerlandaise Maria Smits Martijn ; Occupation, la série de l’Anglais Nick Murphy ; Fuqin he Ezi, documentaire du Chinois He Yuan ; le reportage Main basse sur le riz, du Français Jean Crépu ; dans la catégorie musiques, le film Aurélie Dupont, l’espace d’un instant du Français Cédric Klapisch. Le prix des Jeunes Européens a gratifié Sihat Hutz de l’Israëlien Amikam Goldmand tandis que le prix Michel Mitrani est revenu à Clandestin, du Français Arnaud Bédouet. © P. Bachelot 2 Fin janvier Éco’vie, le premier salon organisé à la Halle d’Iraty, a présenté plus de cent cinquante exposants et attiré un large public. © I. Palé 3 La Résidence Jaurès, qui abrite les nouveaux logements d’urgence, a été inaugurée le 4 février dernier par le sénateur maire Didier Borotra et Jean-Pierre Mirande, président de l’Office 64 de l’Habitat. Ces logements ont accueilli des occupants dès la mi-février. © Photo Bernard 4 La talentueuse Izia a fait salle comble à l’Atabal et séduit un public enthousiaste. © L. Garcia

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5 C’est de saison, la neige était au rendez-vous mifévrier. © Photo Bernard


l’actualité

Biarritz à la Une ! Le 20 mars, Biarritz est à l’honneur dans le journal télévisé de 13 h de TF1. Comme chaque samedi depuis la rentrée, Claire Chazal fait un zoom sur une ville, la présentant sous trois angles différents. Ainsi, après Marseille, Strasbourg ou encore, plus proche de nous Bordeaux, c’est Biarritz qui est dans l’objectif de la première chaîne nationale avec plus de quinze minutes d’images évoquant son histoire, sa culture, son économie… à regarder absolument !

Le Printemps du Cinéma

Le printemps se fête en forme ! Le samedi 20 mars, Biarritz invite sportifs, pas sportifs, jeunes et moins jeunes à chausser leurs baskets pour venir tester leur forme seuls, en famille ou entre amis ! Pendant toute une journée, de 10 h à 17 h, Biarritz se met à l’heure de la forme. Forte du succès des premières sessions auprès des scolaires et des associations à l’automne dernier, Biarritz en forme investit le centreville et s’ouvre au grand public. Chacun va pouvoir évaluer sa condition physique en se soumettant à des tests de forme sur la terrasse du Casino municipal. Des parcours, de degrés de difficulté différents, sont également mis en place dans les jardins de la Grande Plage, à la Côte des Basques... : à faire en marchant, en courant... ou en pédalant ! Pour ceux qui veulent concilier « la tête et les jambes » un parcours d’orientation a été imaginé avec plus d’une vingtaine de balises disposées dans les rues du centre et autant de questions sur la ville : une activité à découvrir en famille ! Enfin, pour avoir des informations et du conseil sur la santé et la forme, un village sport santé s’installe au Casino municipal – salle des Ambassadeurs – avec une trentaine d’exposants proposant ateliers et animations. Des démonstrations et initiations aux pratiques sportives émailleront cette journée le long des différents parcours. Un rendez-vous à ne pas manquer pour célébrer l’arrivée des beaux jours !

La Fédération Française d’éducation physique et de gymnastique volontaire Les 6 et 7 mars, la FFEPGV, première fédération affinitaire et multisports qui compte plus de 540 000 licenciés, rassemble ses 400 délégués à Biarritz. À cette occasion, le Comité départemental de la fédération organise le samedi 6 mars dans l’après-midi des activités gratuites et ouvertes à tous sur le promenoir de la Grande Plage et sur la place Bellevue. Le public peut ainsi découvrir les loisirs sportifs proposées par la fédération. Ces animations sont encadrées par des animateurs diplômés et expérimentés. Rens. : 06 85 02 59 50 [ffepgv.fr]

Les 21, 22 et 23 mars, le Royal convie tous les cinéphiles à la 11e édition du Printemps du Cinéma. Pendant ces trois jours, la séance est à 3,50 €. Rens. : 05 59 24 45 62 [royal-biarritz.com] [cinema-biarritz@numericable.f]

Biarritz Océan : rencontre ! Pour faire suite à la grande soirée de présentation du projet Biarritz Océan, plusieurs réunions publiques présidées par le maire sont programmées. Une première réunion s’est déroulée le 24 février, la suivante se tiendra le 24 mars à 18 h 30, dans l’auditorium du lycée Hôtelier et une autre courant avril à la Maison des associations. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 7


l’actualité Coup de projecteur sur l’art brut Du 10 avril au 20 juin, la Ville de Biarritz en collaboration avec l’abbaye d’Auberive et la Halle Saint-Pierre à Paris, présente à la crypte Sainte-Eugénie, L’œil à l’état sauvage, les délirants de la création, une exposition inédite qui regroupe une soixantaine d’œuvres de grands artistes contemporains. Zoran Music, Paul Reyberolle, Robert Combas, Vladimir Velickovic sont ainsi présentés aux côtés d’artistes emblématiques de l’art brut et de l’art singulier comme Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Louis Pons et Fred Deux. Peintures, sculptures, papiers collés, objets détourés, assemblages de bois, objets insolites expriment les visions tantôt puissantes et douloureuses tantôt joyeuses, graphiques et colorées d’un regard libéré de toute entrave : d’un œil à l’état sauvage. Rens. : 05 59 41 57 50 [biarritz.fr]

Biarritz Maïder Arostéguy Première compétition de la saison, la 26e édition du Biarritz Quiksilver Maïder Arostéguy se déroule du 3 au 5 avril sur la Grande Plage. L’une des plus anciennes compétitions de surf en Europe accueille de nombreux surfeurs venus de l’Europe entière qui s’illustrent régulièrement sur les circuits mondiaux et européens. Éric Rebière (vainqueur de l’édition Open 2009), Joan Duru, Patrick Beven, David Leboulch pour ne citer qu’eux, et toute la jeune génération talentueuse du surf français sont présents lors de ce premier rendez-vous de la saison. Les féminines ont aussi la part belle, avec Alizée Arnaud (gagnante de l’épreuve Ondines en 2009), Pauline Ado, Justine Dupont, Anne Peres, sans oublier de nombreux jeunes surfeurs répartis en 3 catégories : benjamins, minimes, cadets et de jeunes surfeuses réparties en 2 catégories : mini ondines et ondines Espoirs. Rens. : 06 71 65 37 05. Inscript. : 06 72 91 06 37 [maider-arosteguy2010@hotmail.fr] 8 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Bi Harriz Lau Xori Du 23 au 28 mars, le festival d’expressions basques et d’ailleurs offre en collaboration avec Herri Soinu cinq jours de création actuelle et de tradition, un éclairage sur la richesse et la diversité de la culture basque. Temps forts : le concert du guitariste malien Vieux Farka Touré, qui puise des sonorités nouvelles dans des rythmiques reggae et groove (26 mars, Gare du Midi, 21 h) ; rendez-vous très attendu par tous les fans d’Itoiz, le groupe mythique des années 80, Itoiz Suite est né de la rencontre de l’Orchestre symphonique de Bilbao et de Juan Carlos Perez, compositeur et membre fondateur d’Itoiz. Les airs très populaires d’Itoiz sont joués par des cordes, bois, cuivres et percussions. Un spectacle organisé par Euskal Herria Zuzenan et l’association Festilasai (27 mars, Gare du Midi, 21 h). À ne pas manquer : Babiloniako Loreak, une pièce en basque donnée par la compagnie Fabrica de Teatro Imaginario (23 mars, Théâtre des Chimères, 20 h 30) ; Iglu, l’improvisation d’un monde sonore et visuel par la plastcienne Maddi Irazoki et le musicien Joseba Irazoki (25 mars, Colisée, 20 h 30) ; le festival fait aussi la part belle à la danse avec le spectacle Sok2, dans lequel la troupe Kukai revisite la traditionnelle danse des liens selon une chorégraphie originale de Pantxika Telleria (27 mars, Théâtre du Casino municipal, 19 h). Les enfants ne sont pas oubliés avec : Otto, un spectacle de danse, une balade dans l’univers d’un petit garçon offerte par la compagnie Errilare (24 mars, Colisée, 16 h, dès 3 ans) ; Pello eta otsoa, un conte musical, pour les petits et les grands, narré par Txomin Héguy, accompagné par les instruments de l’orchestre et des txistus, sur un arrangement d’Inaki Urtizberea (27 mars, les Découvertes Théâtre des Chimères, 11 h). Le festival propose aussi une journée autour du chant et de la danse, une conférence, des danses traditionnelles à travers les rues de la ville. Programme exhaustif sur : [biarritz-culture.com], rens. : 05 59 22 20 21.


Taratatabal lance le grand concours Paye ta reprise

Le Taratatabal est une émission TV enregistrée en direct à l’Atabal. L’occasion pour le public de venir encourager ou découvrir la scène locale dans le contexte d’une émission de télévision. Le premier de la saison aura lieu le vendredi 12 mars, à l’Atabal, dès 19 h. Cette année une nouveauté avec Paye ta reprise : sur un morceau imposé de Charlie Winston, Like a Hobo, les participants sont invités à donner leur version de la chanson. Punk, trad., a capella, électro, acoustique, classique, etc., chacun est libre dans son interprétation. Il suffit aux candidats de filmer leur reprise, de la mettre en ligne (Youtube, Dailymotion, Viméo…) et de faire parvenir le lien ainsi que la fiche d’inscription avant le 7 mars, minuit, à l’adresse suivante : [kalageprod@yahoo.fr]. Rens. : 05 47 75 94 82 [kalage.fr/taratatabal]

Ouverture de la ligne Biarritz Amsterdam

La compagnie aérienne Transavia – première compagnie régulière hollandaise – annonce l’ouverture d’une nouvelle liaison Biarritz/Amsterdam dont le premier vol est prévu le 26 avril. Cette nouvelle ligne sera opérationnelle trois fois par semaine, les lundi, jeudi et dimanche. Le vol aller simple Biarritz/Amsterdam est proposé à partir de 66 € TTC. Réservation en ligne sur [transavia.com].

Brève de mag >>>> excellent démarrage pour la Halle d’Iraty La Halle d’Iraty a ouvert ses portes fin janvier avec le salon Éco’vie qui a connu un énorme succès, puisque, aux dires de ses organisateurs, le salon, avec ses 7956 visiteurs, a doublé sa fréquentation par rapport à l’édition 2009. Le public s’est montré très satisfait et certaines personnes sont même revenues plusieurs fois. Nombreux sont aussi les exposants à avoir d’ores et déjà confirmé leur présence pour l’édition 2011. Même fréquentation record pour le Salon des vins et de la gastronomie qui s’est tenu début février et a accueilli 45 exposants et 5000 visiteurs. Olivier Lépine, directeur de Biarritz Tourisme, ne cache pas sa satisfaction : « Les deux premiers salons furent un succès. Le bâtiment fonctionne bien dans son utilisation et la gestion des flux visiteurs est facile. Les exposants sont enchantés des facilités de montage d’installation et de démontage. Les soirées thématiques semblent bien fonctionner également, nous avons fait celle du congrès du Snav avec démonstration de force basque pendant l’apéritif et animation au cours du dîner. Nous sommes très optimistes et nous nous lançons maintenant dans la création de nos propres salons, et deux projets seront annoncés courant mars.” En ce début d’année, le calendrier de la Halle est fourni avec de nouvelles animations et événements pérennes qui prennent leurs quartiers dans ce nouveau lieu. La Feria du camping car se déroule du 12 au 15 mars, exposant plus de 150 camping-cars et toutes les nouveautés 2010. Un autre rendez-vous très attendu, le Salon des Antiquaires, qui change de lieu après 45 années passées au Bellevue et accueille ainsi un plus grand nombre d’exposants. Poids lourd des foires commerciales, Vivrexpo, dévolu à la maison, aux loisirs et au bien-être, occupe, du 23 au 25 avril, la totalité de la surface de la Halle d’Iraty (intérieur extérieur), soit 8000 m2 ! Pour sa 3e édition, il accueille plus de 200 exposants et innove avec Vivrexpo Park, une zone géante de 1300 m2 d’animations dédiée aux enfants, adultes et seniors et intégrée au cœur du salon. Une première pour le Pays Basque et les Landes !

Photos : © P. Le Doaré, Y. Sobansky, I. Palé, D. R. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 9


le dossier Biarritz à l’heure durable L’heure est au durable. Journées nationales dédiées à l’Eau potable, à la Mer, au Développement durable, débats, films et documentaires évoquant la sauvegarde de la planète, l’actualité réserve une place primordiale aux questions environnementales. Sur le plan local, la Ville de Biarritz – qui s’investit depuis de nombreuses années dans la sauvegarde de son patrimoine naturel – élabore son agenda 21 sur les bases d’une consultation citoyenne. Autant d’occurrences qui suscitent une forte prise de conscience et de nouvelles orientations. 10 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194


L’Agenda 21, outil du développement durable

L’objectif du développement durable est de répondre « aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Depuis près de dix-huit ans, Biarritz applique une politique environnementale ambitieuse. Dès 1994 elle signe une Charte Municipale pour l’environnement. Consciente de la richesse de son patrimoine exceptionnel, la Ville a su trouver un juste équilibre entre développement urbain et respect de l’environnement. Ainsi, en 1996, la création d’une ZPPAUP* a permis d’assurer la sauvegarde du patrimoine majeur de Biarritz. Outre la mise en valeur de ses sites naturels, la ville s’est engagée dans l’amélioration de la qualité de ses eaux de baignade, et en 2009 elle se positionne en pionnière dans ce domaine en obtenant la certification européenne. Aujourd’hui, cette réflexion environnementale s’effectue à l’échelle de la communauté d’agglomération du BAB avec la mise en place depuis 2000 de la charte éco-citoyenne. Des actions sont déjà effectives : un Plan Climat destiné à réduire les émissions « carbone », la collecte et le traitement des déchets. Si la conscience « environnementaliste » devient presque banale, elle a toujours pris une dimension particulière à Biarritz où environnement rime avec développement. Ainsi, Biarritz œuvre à la maîtrise de l’urbanisation, à la protection de son patrimoine, à la performance énergétique de ses bâtiments, à la qualité de l’eau et à l’embellissement des parcs et jardins. À l’heure du développement durable, l’objectif est aujourd’hui de trouver un juste équilibre entre les objectifs économiques de la ville, les besoins de nos concitoyens et le respect de notre environnement. C’est-à-dire mettre en cohérence l’ensemble de nos politiques publiques, avec les exigences du développement durable. Conformément au Grenelle Environnement, près de 550 collectivités locales appliquent aujourd’hui un Agenda 21. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 11


le dossier Biarritz élabore depuis plusieurs mois le sien. Étudié en concertation avec la population, il s’agit d’une feuille de route qui définira le programme d’actions de la municipalité en matière de politique de développement durable. Elle s’engagera ainsi à devenir une collectivité éco-consommatrice qui diminue l’empreinte écologique de ses modes de fonctionnement et qui modifie son comportement : tri et recyclage des déchets, réduction de la consommation d’énergie et de ses fournitures en général, sensibilisation et implication des habitants, etc. Une stratégie en trois temps est élaborée avec le comité de pilotage, la chargée de mission et le bureau d’études GEOCIAM : tout d’abord un état des lieux, conforté par une consultation citoyenne réalisée fin 2009. Ensuite la publication d’un diagnostic, aujourd’hui en cours. Et enfin

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un programme d’action élaboré après concertation des habitants et des décideurs. Les comportements et les habitudes ne cessent d’évoluer, le changement est amorcé ! * Zone du Patrimoine Public d’Aménagement Urbain et Paysager

L’origine de l’Agenda 21 : Résultant du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, l’Agenda 21 a été adopté par 173 pays. Il s’agit d’un plan d’actions mis en œuvre pour le xxie siècle (d’où son appellation Agenda 21) au travers duquel des dispositions en matière de développement durable sont applicables dans les collectivités territoriales, dans le but de préserver notre planète et d’en réduire le réchauffement et les inégalités.


“RIEN NE SERA PLUS COMME AVANT…” En automne 2007, la devise du Grenelle Environnement sonne comme un slogan, rappelant qu’il est urgent d’agir et se donne pour mission de définir une stratégie à long terme sur l’environnement et le développement durable. Les thèmes abordés sont : la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise de la demande d’énergie ; la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles ; l’instauration d’un environnement respectueux de la santé ; l’adoption des modes de production et de consommation durables ; la construction d’une démocratie écologique ; la promotion des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité. Le Grenelle fixe un cahier des charges, sur la base duquel les collectivités locales et territoriales de France et de Navarre sont invitées à concevoir leur propre politique verte.

L’engagement de la CABAB Dans ce contexte, la communauté d’agglomération du BAB et ses trois communes membres s’engagent. Une démarche largement anticipée depuis 1999, date à laquelle la CABAB avait initié et adopté une charte pour l’environnement, appliquée dans les domaines de la mobilité, de la propreté urbaine, de la gestion des eaux usées et des déchets, de la valorisation des espaces naturels. En 2009, la CABAB a établi son bilan carbone pour mesurer la production à effet de serre de son territoire, selon une étude menée par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) qui repose sur deux modules : le module patrimoine et services qui a évalué les émissions de fonctionnement de la collectivité pour ses propres activités ; le module territoire qui évalue les émissions de toutes les activités

(industrie, tertiaire, résidentiel, agriculture, transport, etc.) prenant part sur le territoire de la collectivité. À l’issue de ces analyses, des programmes sont engagés pour la période 20092013, qui s’articulent autour de plusieurs axes de travail : Patrimoine et services : Mise en œuvre d’une politique de déplacements rationnelle et sobre en énergie ; l’engagement de l’administration dans une politique d’achats publics écoresponsables et de gestion économe des ressources ; l’amélioration de la performance énergétique du bâti existant et la construction du nouvel équipement en minimisant le recours aux énergies conventionnelles et en l’adaptant aux changements climatiques à venir ; l’engagement sur la voie de la production et de la consommation d’énergies renouvelables et locales ; la mise en place d’une bonne coordination, de l’évaluation et de la communication du Plan Climat CABAB coordonné avec les villes. Territoire : Mise en place de nouveaux protocoles autour des transports ; de l’habitat et du logement ; de l’aménagement de l’espace ; du développement économique, l’innovation et la recherche ; de l’adaptation du territoire aux changements climatiques ; de l’animation territoriale et du dispositif d’évaluation du Plan Climat.

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le dossier Le père du bilan carbone Jean-Marc Jancovici, ingénieur français et spécialiste dans le domaine de l’énergie et du climat, est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique. Avec l’aide de l’ADEME (voir page 15), il est l’initiateur, en 2007, du Bilan Carbone Personnel, un calculateur en ligne permettant à tout particulier français de calculer avec précision les émissions de gaz à effet de serre induites par ses faits et gestes, et donc sa participation au réchauffement climatique, dans chaque domaine de sa vie. [manicore.com][bilancarbonepersonnel.org]

Ça chauffe ! Conséquence directe de l’augmentation de la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère au cours du xxe siècle, la perturbation du Gulf Stream est une hypothèse qui envisage une possible modification, voire une disparition du courant profond de l’Atlantique-nord et du Gulf Stream dans l’avenir. Biarritz basculerait alors dans un climat plus rigoureux rendant banale cette image de surfeur bravant la neige et le froid.

Conséquences de l’effet de serre - Une modification profonde du climat, hausse de la température moyenne de la Terre ou le contraire, - Des conséquences sur les écosystèmes et sur les espèces qui y vivent, - L’augmentation du niveau des océans provoquant une réduction des zones côtières, - Une augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles, cyclones, sécheresse, inondations, etc (photo ci-dessus Klaus à Biarritz en janvier 2009), - L’augmentation générale des températures et des précipitations favorisant le développement des maladies et des parasites - Une baisse de la productivité de l’agriculture, - Un manque d’eau généralisé, - Une dégradation plus rapide des bâtiments et des infrastructures.

Consommation d’énergie sur le BAB La Communauté d’agglomération de Bayonne, Anglet, Biarritz lance une enquête sur la consommation d’énergie des logements du territoire par le biais d’un questionnaire adressé aux habitants du BAB. 14 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194


LES ACTIONS DE LA VILLE DE BIARRITZ À Biarritz, environnement rime avec économie touristique. La maîtrise de l’urbanisation et du patrimoine, la protection du littoral, la qualité de l’eau, l’embellissement des parcs et jardins s’inscrivent ainsi dans le cadre de l’économie touristique. Signée en 1994 par le sénateur maire Didier Borotra et Michel Barnier, alors ministre de l’Environnement, la Charte municipale d’environnement est arrivée à échéance en 2001, avec plus de 90 % des actions déjà abouties : la restauration du bord de mer ; les aménagements du lac Marion et de la zone naturelle d’Ilbarritz-Mouriscot, la constitution d’une zone de protection du patrimoine urbain et paysager (ZPPAUP), la création d’une déchetterie, la collecte des déchets flottants, la construction de bassins tampons pour stocker les eaux de pluie, etc.

la préservation et la valorisation des ressources et des milieux naturels qui font sa richesse, elle entend informer et sensibiliser agents communaux, Biarrots et visiteurs, afin que la protection de l’environnement soit l’affaire de tous ! Elle souhaite mettre en cohérence l’ensemble de ses politiques publiques, avec les exigences du développement durable qui reposent sur sept thématiques prioritaires : la protection de l’Océan, des milieux et des ressources ; l’urbanisme et l’aménagement ; l’énergie et la mobilité ; le développement économique et le tourisme ; la solidarité, l’emploi, l’insertion ; la qualité de vie ; l’éco-responsabilité et le service au public. Ce programme d’actions s’opérera en trois temps avec : un état des lieux du territoire et le recueil des perceptions des habitants, des agents et des acteurs (juillet 2009 / février 2010) ; la définition des objectifs de la Ville sur le long terme (mars 2010) ; la validation du programme d’actions (Agenda 21) pour atteindre ces objectifs (1er trimestre 2011). Cette démarche s’appuie sur une concertation la plus large possible avec la population, sur une participation des conseils de quartier et du milieu associatif, sur le pilotage actif d’une commission extra-municipale, sur les initiatives programmées de l’administration.

2010, année de l’océan Année internationale de la biodiversité, Journée mondiale des océans, Journées de la mer, sont autant d’événements qui recevront cette année un écho tout particulier à Biarritz, qui a inclu dans un Agenda 21 une forte dimension océane. Expositions, films, rencontres sportives, conférences de personnalités du monde marin, animations thématiques, etc., seront programmés autour du thème de l’Océan, en relation étroite avec les divers acteurs locaux (institutionnels, associations, organisateurs, etc.).

Un Agenda 21 pour quoi faire ? Biarritz s’engage, par sa politique environnementale, à devenir une collectivité éco-consommatrice, qui diminue l’empreinte écologique de ses modes de fonctionnement et modifie son comportement : réduction, revalorisation et tri des déchets, réduction de la consommation de papier et de fournitures et diminution de la consommation d’énergie. Elle s’investit dans MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 15


Une enquête publique Dans le cadre de l’élaboration de son Agenda 21, la Ville de Biarritz a lancé avec l’aide du cabinet Géociam une enquête auprès des Biarrots pour mieux analyser et définir leurs habitudes et besoins en matière environnementale.

QUESTIONS À … Questions à… Laurence Mialocq, directrice de l’agence Géociam Biarritz magazine : Quel est le rôle du cabinet Géociam ? Laurence Mialocq : “Nous accompagnons les collectivités et les entreprises en fonction de leurs besoins selon trois piliers de compétences : l’expertise en diagnostics environnementaux, l’élaboration de plans d’actions pour lutter contre le changement climatique et plus globalement dans la mise en œuvre d’une politique de développement durable comme c’est le cas à Biarritz avec l’outil Agenda 21.” Btz mag : Les Biarrots ont-ils massivement répondu à l'enquête citoyenne ? L. M. : “Le questionnaire – lancé entre le 4 décembre et le 4 janvier, nous a permis de récolter plus de 3 000 réponses, ce qui nous amène à un taux de retour de 13,4 % soit plus de 21 % sur les résidences principales sachant que 95 % des répondants sont des Biarrots. Cette participation exceptionnelle l’est d’autant plus que le questionnaire soumis à la population était très complet, ce qui montre une réelle implication et une sensibilité particulière des Biarrots sur le sujet du développement durable (ils sont 9 sur 10 à se sentir concernés par le sujet au vu des résultats de l’enquête). L’analyse approfondie du profil des répondants nous a permis de constater avec satisfaction que le panel était représentatif de la population biarrote au niveau de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle et du quartier d’habitation. ” Btz Mag : Quel premier diagnostic dégagez-vous ? L. M. : “Au regard des premiers éléments d’analyse, nous pouvons dire que les habitants de Biarritz sont très sensibles à la fragilité de leur cadre de vie. L’ensemble des Biarrots – quel que soit leur âge – considère en premier lieu l’Océan comme un écosystème menacé par l’homme à préserver, avant même un lieu de détente, et tient à le potéger. La protection du littoral vient d’ailleurs en seconde position dans les principales préoccupations des Biarrots pour les années à venir. La première étant le logement, en particulier pour les jeunes. Les résultats de cette enquête viennent affiner le diagnostic en cours d’élaboration et alimenteront la réflexion communale pour l’élaboration du plan d’actions de l’Agenda 21 de la Ville de Biarritz.” 16 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Les services municipaux montrent la voie Les services de la mairie adoptent des principes et nouvelles habitudes pour limiter l’impact négatif de leurs activités sur l’environnement : l’utilisation des revêtements de voirie économes en gaz à effet de serre ; l’utilisation des lampes à diodes pour l’éclairage et pour la signalisation lumineuse ; le remplacement des luminaires à boules par de nouvelles lampes à économie d’énergie ; l’éclairage du littoral par l’optimisation de la programmation et de la gestion technique centralisée ; la diminution des produits chimiques dans les jardins associée à la plantation d’espèces rustiques et moins consommatrices d’eau ; l’achat papier PEFC des formations aux achats éco-responsables ; des détecteurs de présence dans les nouveaux bâtiments ; l’acquisition de vélos électriques et véhicules électriques (jardins) + véhicules au gaz ; etc.

Mobilité La ville a mis en place des circuits de navettes gratuites avec pour objectif d’encourager les automobilistes à laisser leur voiture dans les différents parkings périphériques de la ville comme celui de la Halle d’Iraty.

Du bio dans les cantines Les cantines des écoles publiques de Biarritz ainsi que le BTS, l’Ikastola et l’école Sainte-Marie ont introduit des fruits issus de l’agriculture biologique dans leurs menus tandis que l’achat des autres produits chez les producteurs locaux est désormais privilégié.

Le guide de l’urbanisme durable L’Agence d’urbanisme Atlantiques Pyrénées est actuellement en train de réaliser un guide de l’urbanisme durable. Ce guide pratique sera adressé prioritairement aux élus du territoire pour les aider à répondre de manière opérationnelle aux questions concrètes d’aménagement durable local. Il sera conçu sous forme de fiches. Chaque fiche sera illustrée d’un exemple local de manière à promouvoir les projets du territoire.


AVIS D’EXPERTS Le salon Éco’vie qui a inauguré la Halle d’Iraty au début du mois de février a été l’occasion de recueillir les conseils avisés d’experts, pour répondre aux interrogations que se posent tous ceux qui sont sur le point de construire ou rénover un logement. Contrairement à des idées reçues, le choix de matériaux ou d’installations écologiques ne revient pas beaucoup plus cher (crédits d’impôt), mais représente à long terme une somme d’économies considérables, sans compter un confort sanitaire certain. Benoît, Alter environnement [alter-environnement.fr] : “ La première chose à faire est de bien isoler et d’étanchéifier son logement (source de chaleur l’hiver et de fraîcheur l’été). Une autre économie d’énergie consiste en la mise en place d’une VMC double flux ou d’un puits canadien qui assurent la ventilation de l’air en évitant une déperdition de chaleur.”

Adrien, Comptoir Marinela peintures [marinelapeintures@wanadoo.fr] : “Conçues à bases d’huiles essentielles, de chanvre et de pigments naturels, les peintures 100 % écologiques ne contiennent ni COV (composant organique volatile), ni allergène et leur utilisation n’entraîne ni émanation toxique, ni rejet polluant dans l’environnement.”

Kamal, Acte vert [actevert.fr] : “Si les tuiles classiques protègent, les panneaux photovoltaïques génèrent aussi de l’électricité. Sachant que la région dispose d’un rayonnement solaire très important, il est conseillé de les associer à des panneaux solaires thermiques qui assurent la production d’eau chaude. La ouate de cellulose (papier de journal recyclé) est idéale pour isoler les combles, bien moins onéreuse et beaucoup plus performante que les laines minérales, elle est sans risque sanitaire.”

Cyril, Terre et flammes [terre-et-flammes.fr] “ Le poêle de masse est le mode de chauffage au bois le plus économique. Construit au centre de la maison, il assure un rayonnement total. Le principe : une flambée dans une première chambre de combustion entraîne des gaz dans un deuxième réceptacle et diffuse la chaleur (12 h à 24 h) via le mur en briques réfractaires du poêle.”

Philippe et David, Nat Etxea [natetxea.com] : “Pour s’isoler, il faut privilégier des matériaux écologiques comme les laines de mouton, de chanvre, de bois ou de lin. Excellents substituts à la laine de verre, ces matières ont un meilleur pouvoir isolant, une grande longévité, et ne génèrent aucun impact négatif sur la santé.”

Annie et Jean-Charles, Aliecor [aliecor.com] : “Recyclé ou cultivé, décliné en rouleaux, plaques, bandes ou granules, le liège est un matériau noble qui revient à la mode. En parement de mur ou de sol, à l’intérieur ou en façade, léger, confortable, amortissant et isolant (thermique et phonique), il figure parmi les matériaux écologiques de premier choix.” Éco’vie distingué Les organisateurs des grands salons bio (Asphodèle Pau, Colmar et Etray) et fondateurs de la Charte Éthique des Foires et Salons Bio et alternatifs de France, ont accueilli Eco’vie qui fait désormais partie des 8 salons français figurant dans la charte. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 17


L’ACTUALITÉ DURABLE

Initiatives Océanes

Les rendez-vous du Royal

Surfrider Foundation Europe, association de protection du patrimoine littoral européen, organise la 15e édition des Initiatives Océanes, le plus grand week-end éco citoyen d’Europe. À Biarritz, des associations et écoles se mobilisent. Le jeudi 18 mars, les 66 enfants de l’école Sainte-Marie accompagnés de leurs enseignants et de quelques parents volontaires nettoieront la plage de la Côte des Basques de 14 h à 16 h. Le dimanche 21 mars, l’association Les amis de Milady plage organise un nettoyage, dans la bonne humeur, de la plage de la Milady de 9 h à 12 h. Le vendredi 19 mars un nettoyage sera effectué par trois classes d’une école de Mourenx dans le cadre du projet d’école axé sur le Respect, sur la plage du Port Vieux de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 15h. [initiativesoceanes.org]

Le 27 mars à 21 h, l’association Planet it’s up to you reçoit Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society et membre fondateur de Greenpeace pour la projection du film At the edge of the world (Au bout du monde) : “Je suis honoré d’être au service des baleines, des dauphins, des phoques et de toutes les autres créatures vivant sur cette Terre. Leur beauté, leur intelligence, leur force et leur esprit m’ont inspiré. (...) Si les baleines survivent et prolifèrent, si les phoques continuent à vivre et à donner naissance, et si je peux participer à leur assurer un futur prospère, alors je serai heureux pour toujours.” Capitaine Paul Watson. Le 7 avril à 21 h, rendez-vous est pris avec Coline Serreau pour la présentation de son documentaire Solutions locales pour un désordre global. Le dérèglement écologique mondial est une conséquence directe de notre système de production et de consommation. Il en résulte une crise profonde des ressources de la terre qui menace gravement la sécurité alimentaire de la planète. Pourtant, des solutions existent…

Une voiture verte à Biarritz Exposée en février en avantpremière à Biarritz La Friendly, la voiture électrique d’Heuliez, va être présentée au Salon de Genève. Déjà commercialisée, cette voiture simple et originale a une autonomie de 80 km (une batterie) et se recharge sur une prise classique. Un mode d’achat à crédit a été mis en place pour 350 € TTC par mois (tout compris) pendant 4 ans. Disponible au Garage Carasco de Mauléon. Rens. : [heuliez.com] [carrosserie.carasco@wanadoo.fr]

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Une Épicerie bio [epicier-bio.fr] est un commerce de proximité via Internet, livrant produits frais et d’épicerie issus de l’agriculture biologique de la région. Sans abonnement, L’Épicier Bio livre une fois par semaine votre panier, gratuitement, sur toute la Côte basque et dans le sud des Landes.

Du Flocon à la Vague L’Odyssée du Flocon à la Vague est une manifestation pensée et animée par des sportifs. Du Pic du Midi à Biarritz, Bixente Lizarazu, Mathieu Crépel, Luc Alphand, Guy Forget, Tony Estanguet, Stéphanie Barneix, Samantha Davies... vont s’affronter du 9 au 12 avril prochain pour transmettre des messages essentiels d’attention, de sauvegarde et de protection des espaces naturels et de la biodiversité ; snowboard et ski ou ice trekking et trail running, canoë kayak, pirogue et surf, rowing en océan. Durant 4 jours, 10 équipes de 5 champions s’affronteront ainsi sur un parcours de 3 000 m de dénivelé, sur les traces d’un flocon de neige tombé à plus de 3 000 mètres d’altitude au Pic du Midi et qui, le printemps venu, se transforme en goutte d’eau pour entamer un long et périlleux voyage jusqu’à l’océan...

Des événements éco-responsables à Biarritz Parce que tout événement (festival, concert, etc.) a un impact sur l’environnement, les organisateurs mettent en œuvre des mesures afin d’en limiter ses effets négatifs. Ainsi se généralisent des actions comme le nettoyage du site avec l’aide du public, l’utilisation de gobelets consignés, la mise en place de tri sélectif, de cendriers de poche, de navettes ou bus gratuits, de covoiturage, l’expérimentation de toilettes sèches, etc. L’objectif est de proposer à terme des événements dont le bilan carbone serait neutre (Éco’vie, Roxy Jam Biarritz, Rip Curl Music Festival, Big Fest, Festilasai, etc.) Photos : © L. Garcia, I. Palé, P. Sasal, C. Pasquini, J.-P. Plantey, D. Velez, F. Branquart, E. Martens, Océans R. Rinaldi, Photo Bernard, altout.com, D.R.

les AMAP, une alternative économique Les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) fleurissent partout. Ces partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, se développent à partir de la vente directe par souscription des produits de cette dernière. Elles sont adaptées à tout type de production, et particulièrement à celle des fruits et légumes… de saison ! [reseau-amap.org]

Une association au service du Développement durable Bio&Nous est une association créée en octobre 2006 avec pour ambition d’informer et de sensibiliser les citoyens des possibilités économiques locales dans le développement durable. Aujourd’hui l’accent est mis sur le site internet [www. bioetnous.com], en ligne depuis le printemps 2008, avec près de 660 professionnels référencés sur l’Aquitaine (12 sur Biarritz), respectueux des hommes et de l’environnement. Des adresses nécessaires pour une démarche vers une consommation locale et raisonnée en alimentation bio ou labélisée, éco-habitat, éco-service et bien-être. À noter que sur www.bioetnous.com le référencement des professionnels est gratuit.

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dosiera

Ikusi eta ikasi Hurrengo belaunaldiak hondarkinek sortzen dituzten arazoeri sentsibilisatzeko, « bereizketaren enbaxadoreek » hiriko eskoletan ikastaldi bereziak antolatu dituzte ikasturte huntan. Helburu nagusi batekin : bereizketa gehiago, oker guttiago. Maiz ikasleak harrituak dira. Zaku beltzean ezartzen diren hondarkinek 4 000 urtez iraunen dute lurpean ! Beste datu batek ere ustegabean hartzen ditu haurrak : egun guziz, bakotxak kilo bat hondarkin sortzen dugu. Horrelako informazioak helarazten dituzte gaztetxoeri « bereizketaren enbaxadoreek ». Sei dira Baiona, Biarritz eta Angeluko herri elkargoan. Lydia Darden horietako bat da. Eta Miarritzeko eskoletan ibili da, Bil ta Garbi hondarkinen tratatzeko herri sindikataren kondu. CE2, CM1 eta CM2 klaseetako haurrentzat antolatuak dira ikastaldiak. Dagoeneko, Miarritzeko zazpi eskoletan egon dira. Bi egunez astean, oren bateko ekitaldia eginez, hiru astez. Lydia Dardenek Reptou, Notre-Dame eskola elebidunetan eta Miarritzeko ikastolan euskarazko emanaldiak egin ditu. Eta haurren ihardokitzeak… haurren ihardokitzeak dira. « Aski ditugu hondarkinak espaziorat bidaltzea ! » Aburu hori, Lydia Dardenek ainitzetan entzun du haurren ahoetan. Erran behar da ez dela aise ulertaraztea gure hondarkinak Gironde departamendurat bidaliak direla lurperatuak izaiteko. Ahal bezaineko bereizketa ta birziklapenaren premia agerian uzteko bai. Beste baieztatze bat neurtu du enbaxadore gazteak  : haurrak biziki sensibleak dira ingurumenaren gaiarekin. Ondorioz, plazer bat bilakatzen da haurrekin lan egitea. Askoz erresago atez ate ibiltzea baino — hori ere baitute egiteko « bereizketaren enbaxadoreek ».

Hondakinak bereiztu

Haurrek, Lydiaren azalpenak arreta haundiz segitzen dituzte. Zer motako hondarkina bereizten den, nola, zertarako,…. Ez da sekulan goizegi halako xehetasunen ezagutzeko. Gaur egun, zikin zaku gardenenetan ezartzen ditugun hondarkinen %40a, okerrezkoak dira. Ez, ez dira yaugourtak ezarri behar, ez eta berinak ; bakarrik plastikozko botoilak, kartoinezko eta metalezko estalkiak. Bil ta Garbi sindikataren helburua da oker horien proportzioa %24era jaustea, hiru urtez. Jakin behar da oker horien tratatzeko momentuan, kostua lau aldiz biderkatzen dela… Hala ere, BAB-n, gutti sailkatzen da. Aipatutako estalki horiek, bataz beste, bakotxak 15.6 kilo urtean bereizten ditu. Tarte haundia bada bakotxak sortzen dituen 366 kiloekin… Lydia Dardenek ohartarazten du teorikoki zikin ontzi beltzaren %70a birzikla genezakela. Hobe beraz gaztetik bestelako ohiturak hartzen baditugu. Haurrak pozik agertzen dira ikastaldi horietan. Bideo ttipi bat 20 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

erakustera emana da. Angeluko hondartzan, Baiona edo Miarritzeko karriketan diren zaborrak argazkietan ikusten dituzte. Eztabaidak eta informazio orokorrak mahain gainean ezarriak dira (lehengaiak mugatuak direla, kontsumoa, hondarkin bakotxak zenbat denbora behar duen desagerzteko, publizitateak gutun ontzietan…). Zoin diren joera onak eta txarrak, zoin hondarkin mota zoin kolorezko untzian ezarri behar den, jokoen bidez irakatsia da. Hala nola « txapelaren jokoarekin » : bi talde egiten dira, erdian hondarkinak ezartzen eta aginduak emaiten dira, adibidez ’harrapatu polarrak zerekin egiten ahal diren. Gainera, haur bakotxari liburuxka eder eta koloretsua emana zaio, astekari modukoa (euskaraz edo frantsesez), informazio ainitzez josia, itxura ludikoarekin. « Mezua ongi pasatzen da » Lydiaren ustez. Haurrak kontent dira jakiteaz haiek ere zerbait egiten ahal dutela ingurumenaren alde, ekintza sinpleen bidez : plastikozko botoilak zaku onean ezarriz jantziak egiten ahalko dira, kontserben metala trotineta bihurtzen ahal da ; elektrizitate edo ura ez nolanahiko erabili ; zaku berdina erabili erosketen egiteko… Halako ikastaldiak antolatuz, ondorioak famili osoan ere izanen direla espero dute Bil ta Garbiko arduradunek. Haurrak, heien aldi, enbaxadoreak bilakatuko direla. « Beren etxean hondarkinen bereizketa egitea haurrek eskatu dietela erraiten digute gurasoek » dio satisfos Lydia Dardenek. Haurrek beraiek kondatzen dute batek berina bereiztea eskatu duela bere amatxiri, beste batek konposta bat egitea… Beste ondoriorik ere badu. Ikasle batek erranik : « beti autoz etortzen gira eskolarat, oinez egin genezake ! » Zendako ez.


HIZTEGIA LEXIQUE hondarkina, zaborra : déchet - bereizi, sailkatu : trier - maiz : souvent, fréquemment - ustagabea : inattendu zikin zaku gardena : sac poubelle transparent - okerrak : erreurs

« Si on envoyait les déchets dans l’espace » Résumé de l’article en basque

Depuis la rentrée, les « ambassadeurs du tri » sensibilisent les scolaires sur la production et le traitement des déchets. À raison de deux séances hebdomadaires d'une heure, durant six semaines, les élèves des classes CE2, CM1 et CM2 des sept écoles biarrotes ont participé à ces stages lancés à la rentrée. Une formation et une information dispensées en langue basque – c’est une première – dans les écoles bilingues du Reptou, Sainte-Marie et à l’Ikastola. Des enfants qui sont ébahis d’apprendre que les déchets des poubelles noires mettront plus de 4 000 ans à disparaître ! Également très surpris de savoir que chacun d’entre nous produit un kilo de déchets par jour. Les élèves ne manquent pas de proposer que les déchets soient tout simplement « envoyés dans l’espace » afin de résoudre le problème de leur enfouissement. Très sensibles aux questions d’environnement, les enfants

sont fiers d’apprendre qu’ils peuvent eux aussi contribuer à son amélioration. Les informations sur le tri des déchets, sur le type de déchet correspondant au type de sac ou au type de poubelles, sont dispensées de manière ludique. Un film, des photos locales, des jeux, un livret agenda coloré remis à chacun dynamisent les sessions. Le but affiché du syndicat mixte Bil ta Garbi est de faire diminuer les erreurs de tri constatées dans les poubelles, via ses ambassadeurs. À ce jour les poubelles transparentes pour le tri sont remplies par erreur à 40%. Trop de pots de yaourts et de verre se retrouvent dans ces sacs. Le souhait est de faire descendre cette proportion à 24% en trois ans. Plus généralement, l’ambition est de faire reconnaître et adopter par les jeunes générations les bons réflexes en matière de déchets, mais aussi en matière énergétique. Et de faire tache d’huile… auprès des parents.

Photos : © I. Palé, L. Gomez MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 21


Vie quotidienne

la ville

Louons solidaires : l’accès au logement pour tous

C’est pour apporter une réponse nouvelle au problème du logement, que la Ville de Biarritz a voulu se doter d’un outil innovant, l’Agence Immobilière à Vocation Sociale qui a pour mission première la prospection et la recherche dynamique de logements locatifs. Rappelons que ce dispositif, porté par le SIRES (Service Immobilier Social du PACT-HD Pays Basque), et baptisé « Louons Solidaires », a pour objectif de trouver dans le parc privé des logements dont le loyer serait de 20 à 30 % inférieur au prix du marché. « Louons Solidaires » propose plus d’un avantage pour garantir une gestion sereine des logements : - un abattement fiscal pouvant atteindre 60 % des revenus fonciers,

- la première année de garantie des risques locatifs (GRL) payée par la Ville de Biarritz, - un service de gestion adapté tant sur le plan de la médiation locative sociale que sur l’accompagnement juridique des propriétaires. Sur le terrain, de nombreuses actions sont menées par Élodie Agram, prospectrice, pour faire connaître le dispositif et rencontrer les propriétaires. Au terme de ces premiers mois, les résultats obtenus sont encourageants et laissent à penser que le dispositif « Louons Solidaires » est complémentaire aux actions déjà menées par la Ville de Biarritz pour le logement social (logements temporaires, livraison de programmes neufs à vocation sociale). Un travail certain est donc fait pour permettre aux ménages à revenus modestes d’accéder à un logement mais nous comptons aussi sur vous, propriétaires et futurs acquéreurs, pour que l’accès au logement pour tous soit une réalité sur notre commune. Rens. : Élodie Agram, 05 59 46 31 31.

Françoise Miniague et Élodie Agram

Le logement, c’est l’affaire de tous ! “Au moment où la Ville lance le grand chantier Kléber, elle vient d’attribuer 20 nouveaux logements sociaux à Alan Seeger, et se prépare à livrer une partie de la résidence Alcédo, elle poursuit son action avec la campagne « Louons Solidaires ». Elle se dote ainsi de nouveaux outils afin de répondre à la demande de logements toujours aussi importante. En effet, certaines familles ont trouvé des solutions pendant que d’autres patientent toujours. Forte de mon expérience tant dans le milieu social qu’associatif, j’ai toujours été convaincue qu’il est essentiel d’unir nos efforts. Certains propriétaires nous ont déjà fait confiance mais la solidarité doit être plus forte. Continuons d’avancer ensemble. “Le logement, c’est l’affaire de tous !” Françoise Mimiague, adjointe au maire chargée du Logement social. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 23


la ville VIE QUOTIDIENNE Résidence Jaurès, nouveaux logements d’urgence

JobS d’été

La Ville de Biarritz procède au recrutement des saisonniers dans divers secteurs : propreté urbaine, espaces verts, police municipale, surveillance des expositions, animation au centre de loisirs Mouriscot, surveillance des plages, entretien de locaux… Les candidats intéressés doivent adresser une lettre de motivation avec CV et justificatif de domicile récent (adresse étudiante et adresse des parents), avant le 31 mars pour la Police municipale et le centre de loisirs, avant le 30 avril pour les autres secteurs à : Monsieur le Maire, Hôtel de Ville - BP 58 -64202 Biarritz Cedex. Il doivent préciser les secteurs désirés ainsi que leur période de disponibilité et seront informés de la suite donnée à leur demande courant juin.

Espace jeunes

Située au rond-point Foch-Jaurès, la résidence Jaurès abrite 6 logements d’urgence : 4 T2 et 2 T3. Pour cette réalisation, un partenariat a été signé entre le CCAS de Biarritz et l’Office 64 de l’Habitat. Ces 6 nouveaux logements portent à 25 le nombre de logements d’urgence à Biarritz (+1 géré par la Croix Rouge). Leur vocation est de loger temporairement des personnes en situation d’urgence, pour des séjours de 2 mois, renouvelables 3 fois. Les loyers sont adaptés. Le bâtiment de style néo-basque s’élève sur 3 étages sur un délaissé de terrain de 90 m2 devant le carrefour. Inaugurés le 4 février dernier par le Sénateur Maire D. Borotra et J.-P. Mirande, président de l’Office 64 de l’Habitat, ces logements ont accueilli des occupants dès la mi-février. L’Office 64 de l’Habitat, en partenariat avec la Ville de Biarritz, a lancé plusieurs autres opérations sur la ville : l’extension de la maison de retraite Notre Maison qui comprend 30 chambres dont 10 dédiées aux malades Alzheimer ; l’agrandissement des résidences de Parme, avec la construction d’une quarantaine de logements ; la réhabilitation de 195 logements sur les résidences de Parme.

Erilia

Après une mise en concurrence entre divers opérateurs de construction et gestion de logements sociaux, la société Erilia est désignée pour reprendre la Sogicoba. Avec un patrimoine de 43 000 logements, l’opérateur qui a livré plus de 1750 logements en 2007 compte parmi les plus importants acteurs nationaux du logement social. Erilia va – dans l’intérêt des locataires comme de la Ville – assurer la continuité de la gestion de la Sogicoba (entretien du patrimoine, suivi de la gestion et de l’attribution des logements par la Ville, maîtrise des loyers, etc.). La société est également en charge du programme de construction des logements sociaux locatifs et d’accession à la propriété du futur quartier Kléber, dans le respect rigoureux du plan d’urbanisme et des prescriptions architecturales et environnementales imposées. 24 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Jobs d’été : L’Espace Jeunes propose à tous les 17-25 ans, étudiants, lycéens, etc., une aide dans leur recherche d’emploi : CV, lettre de motivation, apprendre à se présenter. Une journée jobs d’été est organisée le 20 avril, inscriptions du 1er mars au 15 avril. Baby sitting : Pour tous les jeunes Biarrots âgés de 16 à 17 ans, l’Espace Jeunes propose une formation gratuite aux fonctions de baby-sitter. Renseignement, inscriptions et prises de rdv : 05 59 41 01 67.

La médiation au service des Biarrots

Le service de médiation proposé à la mairie compte une fréquentation stable avec 307 personnes reçues en 2009 (303 en 2008). En 2009, les personnes – souvent isolées ou désorientées – ont eu recours à ce service essentiellement pour des conseils d’orientation (36% des cas), une aide rédactionnelle (22%), le recouvrement de sommes dues (12%) ou encore des troubles de voisinage (11%). Alain Maclair, médiateur de la Ville, reçoit sur rendez-vous le mercredi matin à la mairie. Rens. : 05 59 41 59 41.

Dans la ville Portes ouvertes à l’École Supérieure d’Art

Les 19 et 20 mars, de 10 h à 19 h, l’École Supérieure d’Art des Rocailles de la CABAB qui dispense le Diplôme national d’Arts plastiques option Art mention Industries culturelles, organise des portes ouvertes. Au programme : des informations pédagogiques et administratives sur les études et le concours, les commissions ; une rencontre avec l’équipe et les étudiants ; des animations et visites autour des travaux des étudiants des 1er et 2e années. 11, rue Pierre Moussempès. Rens. : 05 59 47 80 02 [esarocailles@agglo-bab.fr].


Échanges sportifs transfrontaliers Fort de l’intérêt et du vivier formidable que représente le Pays Basque Sud en rugby, l’Académie Basque du Sport met en place une coopération transfrontalière stable et significative sur l’apprentissage du rugby sur le territoire. Pour exemple, fin janvier, 300 jeunes de clubs de rugby de Biscaye et de Gipuskoa ont été invités au stade Aguilera pour assister à la rencontre de la Coupe d’Europe opposant le BOPB aux Glasgow Warriors. [academiebasquedusport.com]

Réunion publique de quartier, Ilbarritz - Milady - beau rivage

Didier Borotra, sénateur maire et la municipalité de Biarritz invitent les habitants d'Ilbarritz, de la Milady et de Beau Rivage à la réunion publique qui aura lieu le mercredi 10 mars à 18 h, résidence Mer&Golf Eugénie, 54-56 rue de Madrid. Renseignements : 05 59 41 59 40.

Quartier mon amour

Le spectacle Quartier mon amour a été présenté par l’association Denekin au Casino municipal le samedi 13 février. Une centaine d’acteurs amateurs ont fait revivre le quartier Larrepunte Pétricot. Un merveilleux spectacle qui démontre que l’associatif au sens propre du terme existe encore et est essentiel au fonctionnement d’une ville. [berangere.lassevils@orange.fr]

dans les écoles Parrainage de classes de l’école Jules David Foenkinos Ferry par le Malandain Ballet Biarritz au lycée Hôtelier Dans le cadre des activités proposées par le conservatoire Maurice Ravel à l’école Jules Ferry*, un parrainage vient d’être mis en place dans sept classes – du CP au CM2 – par sept danseurs du Malandain Ballet Biarritz autour d’un projet sur le thème du voyage. Les élèves et leurs enseignants sont accueillis à la Gare du Midi (rencontres avec les danseurs et accès aux répétitions) et reçoivent en classe leurs parrains danseurs. * cham : classe en horaires aménagée.

Concours National d’Éloquence 2010 La 22e édition du concours organisé par le Lions Clubs International a eu lieu en février au Lycée A. Malraux. Sept lycéens se sont retrouvés pour prononcer un discours d’une dizaine de minutes sur le thème : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres… » Nelson Mandela.

Les 18 et 19 mars, le Lycée Hôtelier reçoit le vice lauréat du prix Goncourt des lycéens : David Foenkinos pour son roman La délicatesse. Des ateliers d’écriture sont mis en place et les élèves du Lycée Hôtelier doivent adapter leurs passages favoris du livre sous forme de théâtre. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 25


la ville Commerces… nouveautés Artisans du Monde

Greenky

Une maman biarrote green a mis en ligne une boutique de mode écolo et solidaire où l’on peut commander des accessoires et objets éthiques (coton biologique, développement durable, récupération et recyclage artistique, économie solidaire et équitable, pièces uniques de créateurs, séries limitées). [greenky.fr] [leblog.greenky.fr]

Horaires SNCF

Située au 10, av Charles Floquets, Artisans du Monde BA est une boutique qui propose des produits issus à 100 % du commerce équitable. Tenue par une équipe de bénévoles, elle offre à ses clients consomm’acteurs une meilleure lisibilité des articles qui leur sont proposés. L’association, qui a reçu l’agrément du ministère de l’Éducation nationale, intervient aussi dans des établissements scolaires de Biarritz (lycée Hôtelier, lycée Malraux, collège Jean Rostand) pour expliquer l’intérêt des partenariats commerciaux et sociaux du commerce équitable. Rens. : 05 59 22 05 57.

Les horaires de la boutique SNCF et de la gare de Biarritz sont modifiés à compter du 1er mars. Gare de Biarritz, du lundi au samedi : 8 h - 19 h / dimanche : 10 h - 19 h. Boutique SNCF, du lundi au vendredi : 9 h - 18 h 30 / samedi : 9 h 30 - 13 h et 14 h 30 - 18 h.

Chabana, petits plats et tricot

Un petit coin gourmand – au 26 rue Gambetta (sous le porche à droite) – où l’on déguste soupe au gingembre, tartes diverses, cakes à la carotte dans une ambiance kitch et Feng Shui. Le mardi après-midi est dévolu au tricot ! Rens. : 05 33 47 72 38.

LA VIE DES CONSEILS DE QUARTIER Omelette pascale au quartier du Braou Depuis plus de vingt ans, M. Dupé et sa famille se sont investis sans relâche dans l’animation de notre quartier et ont ainsi largement contribué à lui donner une âme. Ils ont ouvert la voie. Nous les en remercions vivement. Souhaitant que cet esprit perdure, les commerçants du centre commercial du Braou, avec l’aide des conseillers du quartier, convient les habitants du quartier à venir partager l’omelette pascale, le samedi 3 avril, à partir de 9 h 30, sur le parking devant leurs commerces.

La Négresse Le conseil de quartier de la Négresse s’est réuni le 20 janvier 2010… Les comptes rendus sont disponibles sur le site des conseils de quartier sur [biarritz.fr] : quartier de la Négresse. La Gestion Urbaine de Proximité prend donc de plus en plus de place dans les collectivités en général et à Biarritz en particulier puisque le 26 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

conseil a pu se rendre compte des réalisations faites : les « arrêts minutes » dans l’Avenue Kennedy, devant la boulangerie et la boucherie, les bandes jaunes dans la rue des Mouettes devant la pharmacie, le nettoyage des arbres autour du Lac Mouriscot. D’autres propositions sont en bonne voie de réalisation et vous pouvez vous en informer grâce aux compte-rendus. La prochaine action du conseil portera sur une réflexion sur « une place de quartier » à la Négresse, nous essaierons alors de réfléchir de façon informelle avec un architecte urbaniste. Une autre étude portera sur l’éclairage public dans le quartier. On peut dire que les villes comme les enfants dorment une lampe allumée… Cette réflexion fera partie d’une étude plus poussée permettant de déterminer les zones trop éclairées, celles qui ne le sont pas assez et celles qui le sont inutilement. L’idée étant « d’Éclairer juste, pour éclairer mieux ».


RENCONTRES Jean-Philippe Oustalet, un héros ordinaire De retour d’Haïti depuis quelques semaines, Jean-Philippe Oustalet avoue avoir « encore du mal à revenir à la réalité ». Après plus d’une quinzaine de missions menées avec l’ONG Secouristes sans Frontières – dont il est aujourd’hui le président – en Iran suite au tremblement de terre, au Sri Lanka après le tsunami…, cette intervention en Haïti est, pour ce sauveteur confirmé, la plus éprouvante. Á la tête d’une équipe de 20 bénévoles constituée de médecins, infirmiers, maîtres chiens et sauveteurs en déblaiement, il est resté 12 jours sur l’île dévastée. Douze jours pendant lesquels avec ses sauveteurs, il a recherché sans relâche des survivants dans un secteur affecté par l’ONU, tandis que l’équipe médicale soignait près de 500 patients quotidiennement. Malgré les dizaines de cadavres extraits des ruines, cet optimiste invétéré retiendra de cette mission difficile le miracle auquel il a participé : le sauvetage – après 12 heures d’intervention – de la jeune Hoteline, retrouvée saine et sauve après 7 jours passés sous les décombres. Un moment rare de douceur et d’espoir. L’espoir, c’est certainement ce qui permet à Jean-Philippe Oustalet de continuer à mener à bien ses missions auprès des plus démunis. Pour en savoir plus sur Secouristes sans Frontières et les aider : [ssf-france.org].

Maïtena Marcos, pour l’amour des jeux Depuis trois ans, Maïtena Marcos sillonne Biarritz et la Côte basque avec sa ludothèque itinérante. Une ludothèque ? C’est un équipement culturel où se pratiquent le jeu libre, le prêt et des animations ludiques. Si elle ne peut pas encore assurer le prêt de jeux – car elle est toujours à la recherche d’une salle – la Ludo 64, hébergée au centre social Maria Pia, va à la rencontre du public, en proposant des prestations ludiques à partir de jeux ou jouets dans les collectivités, les bibliothèques, les écoles mais aussi dans des séminaires, ou encore dans les quartiers. Les quartiers, un axe fort de l’activité de Maïtena Marcos pour qui le jeu est un facteur de lien social. Une fois par semaine, elle vient à Pétricot et à Parme : elle installe ses jeux et accueille enfants, adolescents, personnes âgées... toutes générations confondues. La ludothèque participe également à des projets culturels : lors du Festival de Biarritz Amérique Latine, elle a proposé des jeux traditionnels issus de cette région du monde ; de même, lors du cycle La Pérouse à la Médiathèque, elle a fait découvrir au public des jeux typiques des pays visités par l’explorateur. Enfin, elle crée des jeux : le dernier né, Rapido Tri, devrait voir le jour sous l’égide de Bil ta Garbi. Autant d’activités menées tambour battant par cette passionnée qui entend bien transmettre à tous son amour des jeux ! [blog : http://laludo64.free.fr] Photos : © Photo Bernard, H. Busquet, I. Palé, Photomobile, DR. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 27


la ville MÉMOIRE Biarritz au féminin Les avenues de l’Impératrice, de la Reine Nathalie, la rue Pringle, l’allée Gabrielle Dorziat rappellent ces femmes illustres qui ont contribué au développement de la ville, à son prestige et à sa renommée. Le 8 mars rend hommage à la femme, l’occasion de dresser les portraits de cinq Biarrotes d’adoption. Eugénie de Montijo

L’impératrice Eugénie à Biarritz

Eugenia, marquise de Moya, comtesse de Teba, comtesse de Montijo, dite Eugénie de Montijo, voit le jour à Grenade en 1826. Comme toute grande aristocrate de son temps, elle fréquente les cours européennes. Dotée d’une beauté éclatante, elle séduit Napoléon III et devient impératrice en 1853, à l’âge de 27 ans. Charmée par le petit village de Biarritz qu’elle fréquente depuis sa plus tendre enfance, elle décide d’en faire son lieu de villégiature et entraîne l’empereur et sa cour dans son sillage. Elle y fait édifier une résidence, la villa Eugénie en forme de E, dans laquelle elle séjourne chaque été avec l’Empereur Napoléon III. Biarritz se développe considérablement, et attire une kyrielle de têtes couronnées qui se presse autour du couple impérial. Eugénie met au monde Eugène Louis en 1856. En 28 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

1870, en pleine guerre franco-prussienne, et suite à la capture de son mari par les Allemands, elle est nommée régente de l’Empire. En 1873, après la chute de l’empire et le décès de Napoléon III, Eugénie perd son fils lors d’une expédition en Afrique du Sud. Elle vend alors la villa Eugénie à la Banque de l’Union Parisienne qui la métamorphose en hôtel-casino. L’impératrice décède à Paris en 1920.

Nathalie de Serbie Natalija Obrenovic, dite Nathalie de Serbie, est née à Florence en 1852. Elle se marie avec le prince de Serbie Milan IV Obrenovic, dit le Roi Milan 1er, en 1875 et un an plus tard met au monde son premier enfant, Alexandre. En 1882, Natalija devient Reine de Serbie, et à la mort de l’ex-roi Milan Ier, la seule héritière de la dynastie des Obrenovi. Suite à l’engouement de l’aristocratie russe et espagnole pour Biarritz, Nathalie s’installe dans la Villa Ruiz en 1891. Elle fréquente la bonne société, préside les fêtes, participe largement à la construction de l’église russe orthodoxe et se consacre généreusement à des œuvres de bienfaisance, fondant une maison pour jeunes filles et un ouvroir rue de la Fontaine. Vers la fin de l’année 1893, elle s’installe à Bidart, puis se retire dans le couvent des Dames de Sion à Paris, où elle décède en mai 1941.

Les sœurs Pringle Leur nom reste à Biarritz synonyme de générosité et de bonté. D’origine américaine, Mary et Susan Pringle héritent d’une importante fortune de leur père. Elles deviennent de véritables bienfaitrices, ce qui leur vaut d’être surnommées Anges de Biarritz. Grâce à leurs dons, les Sœurs de Saint Vincent-de-Paul construisent un dispensaire où se trouve actuellement la maison d’enfants de la rue Ambroise Paré. Les sœurs Pringle se dévouent aussi à la cause des aveugles et on leur doit des ouvrages en braille. La villa des demoiselles Pringle, dans la rue qui porte leur nom, connaît une grande animation car les deux sœurs y


Coco Chanel

Marie et Susan Pringle à l’aérodrome

tiennent salon. Modestes et ne recherchant pas les honneurs, leur dévouement leur fait obtenir respect et reconnaissance : en 1928, Mary, l’aînée, est décorée de la Légion d’honneur et reçoit les insignes en diamant de la Ville de Bayonne.

Gabrielle Dorziat Gabrielle Dorziat, de son vrai nom Marie Odile Léonie Gabrielle Sigrist, est née à Épernay en 1880. Cette grande actrice a vécu pendant de nombreuses années sur les hauteurs de Mouriscot, à Biarritz, et une voie porte aujourd’hui son nom. Elle débute sa carrière au théâtre avant de se lancer dans le cinéma en 1936. Elle donne la réplique à Lucien Guitry et Louis Jouvet et entre à la Comédie française en 1957. Sur les planches, de nombreux auteurs – Henry Bernstein, Robert de Flers, de Caillavet, Jean Cocteau et Jean Giraudoux – lui offrent de grands rôles. Au cinéma, elle figure dans plus de 60 films, sous la direction de grands metteurs en scènes tels que Marc Allégret, Julien Duvivier, Jean Boyer, Georges Clouzot, etc. Elle tourne son dernier film à l’âge de 90 ans, sous la direction de Jean-Claude Brialy en 1971 et reçoit en 1949 le Prix féminin du Cinéma français. À Biarritz, Gabrielle Dorziat fait construire la Villa Woodshed où elle aime se retirer, loin du monde du spectacle. Elle décède à Biarritz le 30 novembre 1979 à l’âge de 99 ans. Photos : © Archives de la Ville de Biarritz, D.R.

Fille de marchands forains cévenols, Gabrielle Chanel se retrouve orpheline à l’âge de 12 ans. En 1903, elle est placée en qualité de couseuse dans une maison spécialisée en trousseaux et layettes. Son charme, ses fréquentations – et surtout sa rencontre avec un riche Anglais, Arthur Capel, ex-champion de polo reconverti dans l’industrie – la propulsent dans le monde de la mode. En 1912, son amant lui offre sa première boutique à Paris. Quatre ans plus tard, Gabrielle, devenue Coco, s’installe Villa Larralde à Biarritz pour ouvrir une maison de couture. En plein cœur de la Grande guerre, Biarritz idéalement située à distance du conflit et à proximité de l’Espagne, attire une clientèle fortunée. Un avantage certain pour Chanel qui peut s’approvisionner en matériaux de toutes sortes et écouler sa production. Ainsi, les commandes affluent de Madrid, Saint-Sébastien, Bilbao et une soixantaine de petites mains s’affaire dans l’atelier de Biarritz. Chanel privilégie la simplicité et l’élégance – apparaissent les premiers pantalons, la jupe courte plissée, le tailleur, et une petite robe noire classique. Elle expérimente un nouveau tissu, le jersey, que Rodier – grand couturier de l’époque – destine aux activités sportives. Elle l’utilise à Biarritz pour un modèle qui paraît dans le Harper’s Bazar en 1916. En 1920, la créatrice fait la connaissance du Grand Duc Dimitri qui lui ouvre les portes de l’aristocratie russe. Elle rencontre Ernest Beaux, le futur inventeur du célèbre n°5. Avec Picasso, elle travaille aux costumes de quelques pièces de Jean Cocteau dont Le Train Bleu, un projet de ballet pour Diaghilev. En juin 1940, à la veille de l’invasion allemande, Coco Chanel ferme sa maison de Biarritz.

Coco Chanel en 1923 devant l’Hôtel du Palais

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l’agenda À L’ATABAL

[prodevents.com] Billetterie : 05 59 22 44 66. Théâtre Toi et tes nuages d’Eric Westphal. Mise en scène par Daniel Bellanger et organisé par le Théâtre des Cîmes. Le Colisée. 20 h 30. 12/10/8 €. Rens : 06 72 95 13 80 Concert The Dodoz + Kid Bombardos. Voir détail

Dimanche 7 mars Animation Kantalasaï Chants populaires du Pays Basque, ouverts à tous, proposés par la commission extra municipale de la culture basque. Esplanade du Casino municipal. 10 h 30. Mutxikos sauts basques proposés par l’amicale des anciens d’Olaeta Oldarra, Amalabak et Oldarra, Pinpirinak, avec la participation de l’Harmonie Municipale Itsas Soinua, (repli assuré à la Gare du Midi en cas de pluie). Esplanade du Casino municipal. 11 h 30 Animation Loto des Kiwanis au profit des œuvres sociales et de l’enfance défavorisée. Casino municipal. 15 h.

Mardi 9 mars

Samedi 6 mars : The Dodoz + Kid Bombardos, 16 € / 12 €. Vendredi 12 mars : Taratatabal. Entrée libre. Vendredi 26 mars : The Gladiators sont dans l’arène depuis 1967, date à laquelle Albert Griffiths forme le groupe dont le nom lui a été inspiré par le film « Ben Hur ». Ils forment un trio vocal extrêmement attrayant pour les amateurs de reggae classique. 20 h /16 €, Samedi 27 mars : Diam’s, porte-parole de la cause des filles de banlieue, la chanteuse n’a rien perdu de sa hargne et de sa révolte. 25 € / 21 €. Mercredi 31 mars : Brass Band Harmony. Entrée libre. Vendredi 9 avril : Ehz + Berri Txarrak, 10 € prévente / 13 € sur place. Jeudi 15 avril : Agnostic Front, 18 € / 14 €. Vendredi 16 avril : Percubaba + Gaston le Fervent, 20 € / 16 €. Café concert : Vendredi 12 Mars : Vice Présidentes + The Sorotan Babies. Entrée libre. Rens. : 05 59 41 73 20.

Jeudi 4 mars

Sports Gala de pelote basque à cesta punta BAC. Euskal Jaï. 21 h, 10 €. Rens. : 05 59 23 91 09

Vendredi 5 mars

Concert Emmanuel Moire. Après un premier album révélation, Là où je 30 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

pars, double disque d’or, il présente L’Équilibre, son deuxième opus aux couleurs électro-pop. Gare du Midi. 20 h 30, 37 €. Rens. : Prod Events 05 47 64 52 09 [prodevents.com]. Billetterie : 05 59 22 44 66.

Samedi 6 mars Théâtre Plus si affinités. Pièce à succès avec Mathilda May et Pascal Légitimus qui nous invitent à rire sur l’inépuisable thème de la rencontre amoureuse. Gare du Midi. 20 h 30, de 42 à 45 €. Rens. : 05 47 64 52 09.

Théâtre Le Dîner de cons Comédie écrite et mise en scène par Francis Veber et ciselée comme un petit bijou de mécanique comique avec Régis Laspalès et Philippe Chevallier. Gare du Midi. 20 h 30. 52/47/39/35 €. Rens. : 05 59 22 44 66 et 05 59 59 23 79 [entractes-organisations.com]

Mercredi 10 mars Musique Serge Lama en concert. Showman généreux, exubérant et enthousiaste, alterne chansons légères et graves. Gare du Midi. 20 h 30. 45/50 €. Rens. : 05 59 43 96 96 et 05 59 22 44 66 [prolymp.com]


Beethoven – Ries, le 13 mars. 10 h 30 : Conférence – Vienne, une civilisation du bonheur. 18 h : Concert Vienne romantique : Brahms – Schubert, le 14 mars. 11 h : Concert Vienne moderne : Dohnanyl – Webern – Weingartner. Hôtel du Palais. 25 €. Rens. : 01 42 29 07 83 [octuordefrance.com]

Samedi 13 mars

Du vendredi 12 au lundi 15 mars

La féria du camping-car. Plus de 150 camping-cars neufs et d’occasion seront exposés sur plus de 4 000 m2 chauffés. Toutes les nouveautés et les séries spéciales printemps seront là. Possibilité de restauration sur place. 4 €, gratuit pour les moins de 12 ans. Halle d’Iraty. Rens. : 05 59 55 24 24 et 05 59 77 66 00.

Vendredi 12 mars

Théâtre Les Mystères d’Eleusis. Debussy, Ravel, Offenbach. Mise en scène Samuel Jego. Soirée vin, tapas et poésie dans le cadre du partenariat avec la classe de chant du Conservatoire Maurice Ravel. Au profit de l’association Les Anges de la rue. CRTI. 16 h. 15. 5 €. Rens. : 05 59 23 02 30 [theatre-duversant.com] Musique Taratatabal avec David Cairol, The Good Old Girls et Késsécé. Atabal. Entrée libre. Rens. : 05 59 41 73 20 [atabal-biarritz.fr]

Du vendredi 12 au dimanche 14 mars

Musique Les Choeurs de l’Armée rouge. Nouveau programme inédit. C’est le seul et authentique ensemble historique autorisé à porter le nom prestigieux de Chœurs de l’Armée Rouge. Gare du Midi. 20 h 30. 49/44/39/35 €. Rens. : 05 59 22 44 66 et 05 59 59 23 79 Spectacle Jeune Public Les Signes, présenté par la Compagnie Méli Mélo. Dès 8 ans. Le Colisée. 17 h. De 12 à 15 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [biarritz-culture.com] Braderie à Oasis Vente de vêtements, linge de maison, jouets et livres organisée par l’association de l’aumônerie du collège Fal. – De 8 h 30 à 12 h et 14 h à 19 h 30. Rens. : 06 88 96 18 22 [assoc.oasis@gmail.com]

Dimanche 14 mars

Braderie à Oasis Vente de vêtements, linge de maison, jouets et livres organisée par l’association de l’aumônerie du collège Fal. – De 9 h à 12 h. Rens. : 06 88 96 18 22 [assoc.oasis@gmail.com]

Lundi 15 mars

Musique Prestations des élèves du Conservatoire Maurice Ravel. Le Colisée. 18 h. Entrée libre.

Mercredi 17 mars Musique Octuor de France. 11e édition. Le 12 mars. 18 h : Concert Vienne Classique : Haydn –

Animation Carnaval proposé par le Centre Social Maria Pia. À l’Atabal. 15 h. Entrée gratuite. Rens. : 05 59 43 90 78 [maria-pia.org]

Festival Les étudiants font leur cinéma Il aura lieu du 3 au 6 mars, les séances commencent à 21 h. Le thème de ce festival est celui de la violence urbaine. Les films à l’affiche sont La Vida Loca, La Haine, Sin Nombre et La Cité de Dieu. Au cours des soirées, une lecture est prévue en collaboration avec le Théâtre des Chimères, ainsi que deux courts métrages, n’ayant rien à voir avec le thème initial, car du genre comique. Concernant les tarifs, les places étudiantes sont à 2 € par séance. Cinéma Le Royal. Rens. : 05 59 24 45 62 [royal-biarritz.com] [cinema-biarritz@numericable.f]

Conférences à l’UTLB 11 mars Magicien de Napoléon III en Terre algérienne par Jacques Balié, journaliste. 18 mars Les adolescents de 2010 par Bernard Contraires, pédiatre. 25 mars La peinture vénitienne, les prémices : Carpaccio et Bellini, par Odile Contamin, docteur en histoire de l’art. 8 avril 14-18 en Grande-Bretagne : le Front de l’arrière par Paul Balseinte, professeur agrégé. Dans le cadre de l’UTLB. Maison des Associations. 16 h 15. 5 € pour les non-adhérents. Rens. : 05 59 41 29 82.

L’ikastola à l’Atabal Le samedi 20 mars, l’ikastola organise une journée dédiée aux enfants, en collaboration avec la ville de Biarritz, le Gaztetxe, le skate park Alai et l’Atabal. De 10 h à 16 h, Vide-grenier «sport et glisse » sur le parking du Skate park et du Gaztetxe. Contacts : Mélanie Pery : 06 89 10 63 32 perybtz@hotmail.fr / Nathalie Romand : 06 85 55 40 90 nathalie.romand@wanadoo.fr - À partir de 14h, animations gratuites pour les enfants : jeux gonflables ; initiation à l’escalade en collaboration avec M2 ; initiation au skate en collaboration avec les moniteurs du Skate park À 17 h, exhibition de skate, BMX et roller au skate park - À 18  h, spectacle à l’Atabal : Ura proposé par l’Atelier de la danse ; le chœur d’enfants Tximi txama qui passe actuellement tous les samedis sur ETB - À 20 h, mutxikos et romeria avec Kiki Bordatxo. Restauration sur place toute la journée. [k.martikorena@gmail.com] MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 31


l’agenda Jeudi 18 mars

Musique Trois Petites Notes de Musique par Pierre Roumat. Les 3 A présentent ce musicien, pianiste et chanteur au répertoire de Brel, Brassens, Bécaud, Aznavour, Trénet… Le Colisée. 15 h. Entrée libre. Rens. : 05 59 24 44 25 Théâtre Colloque sentimental de Verlaine. Un acteur, un violoncelliste, une pianiste. Colloque sentimental est un voyage à travers l’œuvre poétique de Paul Verlaine. Les compositions de Claude Debussy, Gabriel Fauré et Reynaldo Hahn ont été spécialement écrites pour les vers du poète. Gare du Midi. 20 h 30. De 8 à 30 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [amis-theatre-biarritz.com]

Du vendredi 19 au samedi 20 mars

Portes ouvertes à l’École Supérieure d’Art des Rocailles de la Communauté d’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz, de 10 h à 19 h. Rens. : 05 59 47 80 02 [esarocailles@agglo-bab.fr]

Vendredi 19 mars

Musique El surfisto par Les Z’Allumés des Arts. À l’occasion de la sortie de leur premier album le groupe musical présentera en 1re partie Ray Layzelle Trio : soul ful, swingin’, jazz 3 musiciens puis un concert El surfisto accompagné du chanteur guitariste Stéfan Martens : chanson swing, jazz Manouch, reggae. Le Colisée. 20 h. 9 et 7 €. Rens. : 06 60 14 37 61

l’un des plus grands auteurs américains. Gare du Midi. 20 h 30. 49/44/35 €. Rens. : 05 59 22 44 66 ou 05 59 59 23 79 [entractes-organisations.com]

vos expositions

Samedi 20 mars

Musée Asiatica

Théâtre Si Molière m’était conté. Treize extraits de pièces de Molière ; une jeune comédienne va se présenter à Molière espérant rejoindre sa troupe… Le Colisée. 20 h 30. 10 et 8 €. Rens. : 05 59 23 97 07 [lerideau.rouge@wanadoo.fr]

Du 15 mars au 30 avril La Chine des années 1830-1840, 50 gravures d’artistes anglais qui ont parcouru la Chine à cette époque illustrent des paysages, des monuments, des scènes de villages et de villes, etc. Entrée libre, du lundi au vendredi de 10 h 30 à 18 h 30 et le samedi, dimanche de 14 h à 19 h, les jours fériés de 14 h à 18 h. Rens. : 05 59 22 78 78

Dimanche 21 mars

Au Musée de la Mer jusqu’au 31 décembre

Musique Isulatine Concert du seul quatuor vocal féminin corse, organisé dans le cadre du Printemps des poètes. Église Saint-Martin. 20 h. 30. Rens. : 05 59 41 57 50 [isulatine.free.fr]

Animation Thé dansant. Animé par Gérard Luc. Casino municipal. 15 h. 8 €. Rens. : 05 59 22 50 50 [biarritz.evenement@wanadoo.fr] Danse Chris & Cie. Spectacle des ateliers chorégraphiques de Free danse. Le Colisée. 18 h 30. 10 €. Rens. : 05 59 64 55 15

Du mardi 23 mars au dimanche 28 mars

Bi Harriz Lau Xori. Biarritz Culture. Rens. : 05 59 22 20 21 (voir Actualités)

Mardi 23 mars

Concert Grégoire. Gare du Midi. 20 h 30. 35 €. Rens. : [prodevents.com] 05 59 22 44 66

Vendredi 26 mars

Théâtre Baby Doll. Tout l’univers de Tennessee Williams : chaud, torride et nerveux. Baby Doll est une femmeenfant perdue dans le monde brutal du sud des États-Unis à la grande époque du coton et de la grande crise. Pierre Laville servi par des comédiens d’exception réalise une superbe adaptation restituant magnifiquement l’univers théâtral de 32 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Musique The Gladiators, reggae mythique. Atabal. 20 h. 30. 21,60 €. Rens. : 05 59 41 73 20 [atabal-biarritz.fr] Musique Mes cordes sensibles, Michelle Budria nous invite à son spectacle, accompagnée de Nicolas Vielle, Sébastien Luc, Serge Bianne et Alexandre Castera dans une ambiance jazzy, folk, country ou latino. Le Colisée. 21 h. 15/12 € Rens. : 06 68 18 74 17 [michelle.budria.oven-blog.com]

Les délirants de la création Du 10 avril au 20 juin (voir l’actualité)

L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010, Année Internationale de la Biodiversité pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. Le Musée de la mer de Biarritz s’associe à cette démarche au travers d’une exposition : Oiseaux marins du golfe de Gascogne, une biodiversité à découvrir. On le sait peu, mais ce sont 38 espèces d’oiseaux marins que l’on peut régulièrement observer au large de nos côtes. Des photographies de chacune de ces espèces permettront de les découvrir. Rens. : 05 59 22 33 34.

À LA MÉDIATHÈQUE autour des variations du climat

Exposition : Climat sous influence du mercredi 3 au samedi 27 mars, auditorium. Le climat change... Tout le

monde en parle ! La Terre se réchauffe. Une exposition conçue par Cap Sciences comme un parcours interactif où histoire climatique et humaine sont liées dans le passé et pour l’avenir. Installation : Clima’tic du mercredi 3 au samedi 27 mars, Département image Une installation multi-écrans de Caroline de Otero et Catherine Guillaud avec l’atelier “Bases de la prise de vue” du Département image de la Médiathèque. Projection : Une planète en sursis samedi 6 mars à 10 h, auditorium. Un parcours cartographique essentiel afin de comprendre les pressions et les menaces qui pèsent sur notre planète. Conférence : Une lecture du climat en pays basque par Daniel Lafitte, chef de station Météo France Biarritz, Samedi 13 mars à 15 h, auditorium. Plus qu’une lecture des phénomènes climatiques locaux, brouillarta, enbata, haize egoa..., une présentation de l’évolution climatique de notre région et des adaptations nécessaires de la population. Exposition virtuelle : Clim’way, mercredi 17 mars à 10 h 30, auditorium. Une présentation de Clim’way, la nouvelle exposition virtuelle de Cap Sciences qui permet une sensibilisation au développement durable et plus particulièrement au changement climatique et aux modes de vie éco-responsables. Ateliers Département image, animation en famille un atelier pour les enfants et leurs parents, pour écouter des histoires et dessiner sur l’ordinateur autour d’un thème : 4-5 ans, samedi 6 mars de 10 h à 11 h 30 Gourmandises ; 5-6 ans, 27 mars de 10 h à 11 h 30 Le manège. Samedi découverte : Montage en super 8, 13 mars de 14 h à 17 h 30 Un atelier ouvert aux petits et aux grands, de 8 à 88 ans ! Rens. : 05 59 22 58 60 [dpt.image@biarritz.fr]


Samedi 27 mars

Rugby BOPB/Stade Toulousain. À Anoeta. Rens. : 05 59 01 64 64 Brocante à Mintzaia Vente de vaisselle, livres, jouets, matériels et objets usuels, petits meubles, par l’association de l’Aumônerie du collège J. Rostand et du lycée A. Malraux. De 9 h à 18 h. Rens. : 06 68 67 64 00 [mintzaia@free.fr]

Vendredi 2 avril

Théâtre Léthé. Laurent Charpentier consacre sa troisième carte blanche à la découverte d’un autre grand écrivain d’aujourd’hui : Dimitris Dimitriadis. C.R.T.I. 20 h 30. 10/6 €. Rens. : 05 59 23 02 30 [theatre-du-versant.com]

Concert Diam’s à L’Atabal (voir détail)

Théâtre Paul est mort par la Compagnie Herman Diephuis. Le Colisée. 20 h 30. 18/12 €. Rens. : 05 59 22 44 66.

Dimanche 28 mars

Du 2 au 4 avril

Brocante à Mintzaia (voir ci-dessus)

Lundi 29 mars

Spectacle African Footprint : le retour. Fusion entre la culture africaine, tribale, traditionnelle, ancestrale, et celle plus familière d’une souche européenne “américanisée”. Gare du Midi. 20 h 30. 49/44€ et 39/35 € pour les moins de 16 ans. Rens. : 05 59 22 44 66 et 05 59 59 23 79 [entractes-organisations.com]

Mercredi 31 mars

Concert Brass Band Harmony. Les élèves du Conservatoire Maurice Ravel se mettent en scène pour la première fois à l’Atabal dans le cadre de la thématique Du cinéma pour les oreilles. 20 h 30. Entrée libre. Rens. : 05 59 41 73 20 [atabal-biarritz.fr]

Danse Festival de Capoeira Raisez en fête.Soirée brésilienne. Démonstrations et initiations avec l’association Raisez de Rua, à travers la ville. Rens. : 06 25 15 27 08 [copoeirabiarritz.com]

Du 3 au 5 avril

Surf Biarritz Maider Arostéguy Quiksilver 26e édition. (voir l’Actualité)

Musique Prestations des élèves du Conservatoire Maurice Ravel. Le Colisée. Entrée libre. Rens. : 05 59 31 21 70

Dimanche 4 avril

Animation Kantalasaï et Mutxikos (voir 7 mars)

Théâtre Bleu Blanc vert, d’après le roman ironique et amer de Maïssa Bey, qui raconte trente ans d’Algérie indépendante, de 1962 à 1992 où tout bascule avec la victoire du Front Islamique du Salut aux élections. Le Colisée. 20 h 30. 18/12 €. Rens. : 05 59 22 44 66 [amis-theatrebiarritz.com]

Du 1er au 5 avril

Salon Salon des Antiquaires. Voir l’Actualité

Le centre social Maria Pia organise, en partenariat avec l’Atabal, un carnaval le 17 mars. Après le succès connu de l’an passé, la même formule est reconduite : un défilé costumé des enfants et une animation danse par le groupe Hip Hip Hop. La participation au défilé est ouverte à tous, n’oubliez pas de vous inscrire auprès des animateurs de Maria Pia. Venez nombreux, spectacle et bonne humeur garantis. 15h. Entrée libre. Vente de pâtisseries pour le goûter, au profit de la sortie famille de la fin d’année du centre. Rens. et inscriptions : 05 59 43 90 78 [maria-pia.org]

Samedi 3 avril

Mardi 6 avril

Humour Jean-Marie Bigard. C’est la tournée du patron, les sketches d’or des 10 ans de spectacles. Gare du Midi. 20 h 30. 49/44 € et 39/35 € pour les moins de 16 ans. Rens. : 05 59 22 44 66 [entractes-organisations.com]

Carnaval de Maria Pia

Mercredi 7 avril

Surf Championnat académique surf et body board. Grande Plage. Conférence L’héritage Dubuffet, de l’art brut à l’art singulier par Martine Lussardi, directrice de la Halle SaintPierre à Paris. Conférence proposée à l’occasion de l’exposition Les délirants de la création. Auditorium de la médiathèque. 18 h. Rens. : 05 59 41 57 50.

Pâques à Biarritz Du samedi 3 avril au lundi 5 avril Cette année encore, les cloches ne mettront pas tous leurs œufs dans le même panier, pour le plus grand bonheur des enfants, petits ou grands ! Œufs pralinés et poulettes chocolatées dans les parcs et jardins parachutés, du cacao par brouettes et de géniales omelettes, Pâques s’annonce sous le signe de la fête. Samedi - de 9 h 30 à 13 h. Tradition populaire très appréciée depuis près de 20 ans par tous les Biarrots – d’un jour ou de toujours – l’omelette de Pâques est le symbole de cet esprit de partage et de convivialité qui, depuis toujours, anime l’âme basque. Tradition pascale oblige, de géniales omelettes envahissent les quartiers de Biarritz. Confectionnées par les associations et offertes par les commerçants, les comités de quartiers et Biarritz Événement, elles fleurissent en 24 points de la ville pour régaler palais et papilles. Dimanche et lundi : Les coquilles jouent à cache-cache dans les parcs et les jardins de Biarritz au cours d’une session à 11h. Durant la chasse aux œufs des dimanche et lundi, parents et amis pourront partager l’omelette pascale qui leur sera gratuitement servie sur place, en attendant que leurs petits aient fini leur partie de cache-cache chocolatée. Rens. : 05 59 22 50 50 [biarritz.evenement@wanadoo.fr]

Photos : © D.R. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 33


la vie associative AGIR abcd : informatique pour les séniors Organise du 2 mars au 17 avril, tous les mardis de 14 h 30 à 16 h à l’Atabal, une initiation à l’informatique pour découvrir Internet. 30 € pour les 7 séances. Rens. : 05 59 43 81 53.

Les Petits Débrouillards Organisent un stage de 5 jours du 1er au 5 mars pour les enfants de 9 ans et plus avec pour thème la police scientifique. Il se déroulera au local des Petits Débrouillards au Parc Mazon. Rens. : 05 59 41 13 01 [c.marquestaut@ lespetitsdebrouillards.org]

Les enfants du Pays Basque pour les enfants d’Haïti ID 64 réunit pour un aprèsmidi convivial des joueurs du BOPB et de l’Aviron Bayonnais en faveur des enfants d’Haïti, le dimanche 28 mars, dans la salle de l’Océan à la Chambre d’Amour. Rens. : 06 98 20 64 64 [miloudubecq@yahoo.ca]

Journées aux sports d’hiver à Gourette et à la Pierre SaintMartin, les 7 et 28 mars, départ à 6 h au parking du lycée hôtelier, 13 € membres et 16 € non membres ; une sortie Cidrerie à Dancharia, le 13 mars, 38 € membres et 40 € non membres ; une sortie à Anoeta pour le match BOPB / Stade toulousain le 27 mars 12 € membres et 14 € non membres. Rens. : 05 59 23 50 14 et 06 82 02 51 98 [nrjpb.com]

Prête-moi ton ballon Ce projet éducatif fédère les élèves de chaque pays autour du rugby. Deux Biarrots, Benjamin Périssé et Élodie Rodriguez, partiront à la rencontre des écoles primaires d’Amérique Latine pour promouvoir la culture française et plus particulièrement le rugby. [benperisse@hotmail.com]

Ouvre une antenne pour des stages linguistiques de français et sportifs et recrute des familles d’accueil pour les jeunes étrangers qui viendront suivre ces stages (qui auront lieu par quinzaine en juillet et août). Les familles intéressées doivent se manifester au 05 56 79 32 80 ou 06 89 05 00 53 [info@alliance-bordeaux.org]

Les 3 A en MARS

Le BO rink hockey Continue son parcours en 1 division, les Basques ont commencé leur remontée au classement en s’extirpant de la zone relégable. Ils recevront Lyon à la salle Notary, le 27 mars à 20 h 30. Entrée : 3 €. Rens. : [bo.rh.free.fr] ou 06 46 07 39 14. re

Terre et esquisses Energy’s Pays Basque

L’Alliance Française à Biarritz

Cet atelier d’initiation aux arts propose : de la peinture, pastel, huile, acrylique, aquarelle, étude des matériaux des différentes techniques… Rens. : 05 59 23 16 81 et 06 18 39 65 11

Stages découverte à l’école de cirque Ballabulle L’école de cirque propose des stages pendant les vacances scolaires destinés aux enfants : - entre 4 et 6 ans (à partir de la moyenne section maternelle) 5 matinées de 10 h à 12 h 60 €, - entre 7 et 11 ans (et plus) 5 après-midi de 14 h à 17 h. 80 €. Ces stages auront lieu aux dates suivantes : du 1er au 5 mars, du 19 au 23 avril et du 26 au 30 avril, du 5 au 9, du 12 au 17, du 19 au 23 juillet et du 2 au 6, du 9 au 13, du 16 au 20 août. Rens. : 06 14 97 10 84 - 05 59 23 46 37 [ballabulle.org] [ecoledecirque.ballabulle@ wanadoo.fr]

Lundi 1er 14h30 Loto du printemps. Mercredi 3 Randonnée groupes bleu et jaune 13h30 Marching : Le Port de Bayonne. Vendredi 5 Atelier floral : création de bouquets. Lundi 8 Concours de belote - participation 3 €, Sortie bowling. Mercredi 10 Randonnée groupes bleu et jaune. Jeudi 11 Atelier Cuisine du Printemps Légumes et Couleurs. Lundi 15 Portes ouvertes autour des cartes, 13 h 45 Début du Concours de Tarot pour les adhérents et les non adhérents. Engagement 5 € non adhérents/3 € adhérents, Inscriptions pour le marching à Fontarrabie du 31 mars. Mercredi 17 Randonnée groupes bleu et jaune. Jeudi 18 15 h. Spectacle Trois Petites Notes de Musique Le Colisée 3 €. Du Vendredi 19 au vendredi 26 Voyage à Djerba. Mercredi 24 Randonnée groupes bleu et jaune. Mercredi 31 Randonnée groupes bleu et jaune, Marching Traversée HendayeFontarrabie en bateau, Déjeuner. Rens. : 05 59 24 15 39 [3A@biarritz.fr]. Photos : © Photo Bernard

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l’expression

des groupes politiques Groupe de la majorité municipale « Les Biarrots rassemblés »

Non à l’immobilisme

A

u cours de ses dernières réunions, le Conseil municipal vient de traiter de deux très importants sujets pour l’avenir de notre Ville : le premier, Biarritz Océan, est de nature économique, le second, le choix de l’opérateur HLM Erilia, est de caractère social. Dans les deux cas, j’ai été frappé par le fait que, dans le débat entre la majorité et ses oppositions, s’affrontaient deux visions de Biarritz et de son avenir. La première, celle de nos oppositions, est une vision conservatrice, timorée, en fait malthusienne, selon laquelle au fond la meilleure façon d’avancer est de ne pas bouger. Ainsi, la réalisation du complexe Biarritz Océan n’est vue que comme une lubie, un projet pharaonique et ruineux, surtout inutile, qui n’amènera rien de plus à la Ville qu’elle n’ait déjà. Faisons avec ce que nous avons, disent les mêmes voix, plutôt que de remuer ciel et terre et de prendre des risques. Badigeonnons nos façades, refaisons nos trottoirs, ajoutons un Aqualand à notre offre touristique et cela suffira pour nous maintenir à notre rang. Rendormons-nous sur les lauriers de notre glorieux passé, car de toute façon, Biarritz sera toujours Biarritz. Quant au choix d’Erilia pour mener une politique plus offensive en matière de logement social, la même vision pusillanime, toujours effarouchée par le mouvement, claironne que la Sogicoba suffisait bien, que l’on va un peu plus ruiner la Ville (on entend ça depuis vingt ans !). Et derrière ces propos indignés et alarmistes, une interrogation plus subrepticement glissée : mais au fond, Biarritz a-t-elle tant besoin que cela de logement social ? Au travers de ces deux débats, Biarritz Océan et Erilia, on voit bien ce qui constitue le fondement de tels points de vue : l’immobilisme, la peur du changement, la reproduction de l’existant, une vision étroite des choses. La majorité municipale a fait résolument le choix inverse, celui du mouvement. Car si nous ne bougeons pas, le monde bouge autour de nous. Non Biarritz Océan n’est pas une toquade. C’est le moyen de placer Biarritz en bonne position dans la compétition très dure que se livreront à l’avenir, que se livrent déjà, les destinations touristiques. Un seul chiffre : cent destinations comptaient vraiment dans le monde il y a encore quinze ans, elles sont mille aujourd’hui, armées jusqu’aux dents pour être les plus attractives, avec des projets bien plus imposants que Biarritz Océan. La question posée est celle de la compétitivité économique et touristique de Biarritz : on peut s’en désintéresser, pas nous. En ce qui concerne la décision de nous lier à une société d’HLM de l’envergure d’Erilia, elle traduit la volonté de développer la production de logements locatifs sociaux, avec le projet Kléber et au delà, afin que les jeunes ménages biarrots puissent se loger dans leur Ville. Nous ne voulons pas voir gagner encore la part des résidences secondaires, qui vont bientôt représenter la moitié des logements de Biarritz et qui multiplient la part de la population rapportée, modifiant les équilibres sociaux et démographiques qui font la richesse de la communauté biarrote. Les amou-

reux de Biarritz qui viennent y vivre sont les bienvenus, nous les accueillons à bras ouverts, mais les enfants de Biarritz doivent aussi pouvoir y demeurer. Et c’est tout l’enjeu de notre politique en faveur du logement social que seule une société de la dimension d’Erilia peut nous aider à mener. Biarritz ne doit pas se réduire demain à une cité dorée pour retraités aisés, vivant d’un tourisme de domesticité : c’est le risque pris par l’immobilisme. Elle doit progresser au contraire vers une démographie dynamique et une économie productive, affirmer une mixité sociale, voir cohabiter les générations, s’engager dans un développement à la fois compétitif et durable. C’est le choix du mouvement et de l’évolution, de l’adaptation au réel. C’est notre choix. Michel Veunac Adjoint au Maire

Une question grave

E

n écoutant nos oppositions coalisées au sujet du dossier Erilia, comme sur beaucoup d’autres, je me pose une question : à chaque fois que nous prenons une décision de fond pour l’avenir de Biarritz, aurions-nous décidé de choisir la solution la plus ruineuse pour Biarritz, la plus désavantageuse pour les Biarrots, la plus absurde tant sur l’angle économique que social, environnemental ou juridique ? Bref, à chaque fois que nous aurions un choix à faire, aurions-nous décidé de faire le plus mauvais possible ? Que nous puissions nous tromper parfois, cela peut s’envisager, mais je me demande pourquoi nous y mettrions à ce point une obsession systématique. C’est en tout cas ce que l’on peut penser en écoutant les oppositions puisqu’il n’y a jamais chez elles la moindre approbation d’un dossier majeur ou d’une orientation forte. Donc, dans le cas de la société Erilia, nous aurions choisi délibérément de sous évaluer la SOGICOBA, de choisir une solution ruineuse plutôt qu’une alternative économique, de faire appel à je ne sais quel représentant du grand capital mondialisé et ultralibéral et, finalement de nous désintéresser des locataires et des Biarrots ! Tout cela a trop duré, je crois qu’il faut dire ASSEZ ! Je n’ai aucune envie d’ironiser davantage sur une question grave puisque c’est du logement des plus démunis de nos concitoyens dont il s’agit. C’est de l’angoisse de beaucoup de Biarrots face à la question du logement dont nous parlons. Donc, il faut revenir sur le fond et sur le fond, nous n’avons qu’un objectif, un seul : agrandir le parc social de notre ville et donc participer à l’indispensable effort qui doit être mené sur toute la Côte basque pour répondre à la très forte demande de logements sociaux. Voilà l’enjeu, voilà la dimension politique de la question. Pour parvenir à cet objectif, nous voulons, nous, conserver le parc social actuel alors que nos opposants veulent curieusement en vendre une partie. Bref le brader, le privatiser, le disperser à la découpe. Ce qu’ils présentent comme une solution économique serait une faute politique pour l’avenir de Biarritz. Mais au delà de la conservation du parc, nous voulons surtout construire des logements, prés de 400 dans les prochaines années et, pour passer aux actes, enclencher dés cette année le programme Kléber et ses 200 logements locatifs sociaux. MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 35


Voilà l’objectif et pour y parvenir, il fallait s’en donner les moyens. D’où le choix d’un opérateur HLM de réputation internationale, en capacité de rénover notre patrimoine, d’améliorer le service rendu aux résidants, de garantir sur la durée le caractère social du par cet les loyers, et en capacité surtout d’accompagner la ville dans sa politique de construction et de développement du parc locatif social. Je veux donc rassurer les locataires et leur dire simplement qu’il n’a jamais été question de vendre leurs appartements, de les évincer, d’augmenter leurs loyers et leurs charges, mais au contraire de garantir durablement le parc social et de l’agrandir. Et que c’est « moche » de jouer avec les angoisses de nos concitoyens parmi les plus démunis, de leur faire peur en laissant croire qu’ils pourraient être évincés demain de leurs appartements. Avec Erilia, nous engageons un opérateur de grande qualité, en capacité de travailler avec nous pour construire le Biarritz de demain que nous voulons, imprégné de mixité sociale et générationnelle Je suis sûr qu’Erilia aura une gestion de proximité et rendra, par sa capacité logistique et son savoir faire, des services de bien meilleure qualité. Max BRISSON Adjoint au Maire

Groupe indépendant « Maider arosteguy et denise servy »

Planet it’s up to you” nous sensibilise à réduire notre impact sur la planète

D

aniel Carmantrand, fondateur de cette association biarrote, aurait pu vivre dans le cocon douillet d’une vie d’architecte réussie, s’il n’avait été rattrapé par sa conscience. Bourlinguer dans les pays démunis a éveillé en lui « un certain bon sens »: il a vécu l’érosion des sols, la désertification, l’urbanisation sauvage, inhumaine, le début des accidents climatiques, la simplicité de certains modes de vie, le dénuement, les pénuries d’eau mais le retour à l’essentiel: le respect de la nature, le partage d’un sourire, d’un instant et la joie de vivre sans rien. Il vit entre Biarritz et sa bergerie, où il se ressource. Trois ans qu’il bat le terrain, communique, informe, éduque petits et grands à devenir responsables de leurs comportements environnementaux. Son combat le mène partout : à Paris certes, mais aussi dans l’hexagone au Sommet de Copenhague et, bien plus loin au Canada! Ce qui plaît en lui ? Sa sincérité, sa tolérance. Loin d’être un ayatollah de l’écologie, qui seul détiendrait la vérité, il amène sa contribution avec sagesse : par le biais de films - débats (pas moins de 5 à Biarritz en un an, dont le dernier « Océans », présenté de façon originale par des jeunes au Royal), par des interventions multiples dans les établissements scolaires, par sa mobilisation sur l’introduction mesurée du bio dans les cantines, par son partenariat avec le Musée de la Mer, il suscite des questionnements et une prise de conscience chez l’individu. Pas étonnant qu’il ait été repéré: l’association va devenir une Fondation, fruit de son travail et de ses actions. Ne manquons pas le rendez-vous avec ce Biarrot exceptionnel ! Le 27 Mars, au Royal, à 21H, Paul Watson, mythe vivant de la lutte contre la pêche à la baleine, fondateur mondialement connu de Sea Sheperd, débattra aux côtés de Daniel Carmantrand. Ensemble, préservons notre lien privilégié avec la nature. Maider AROSTEGUY Denise SERVY www.biarritz-demain.com 36 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Groupe « union de la droite et du centre pour Biarritz » Patrick DESTIZON – Karine DUBOURG – Éric FOUCHER

La SOGICOBA bradée !

L

a Majorité municipale vend la SOGICOBA au groupe ERILIA dont le siège social est à Marseille pour 32,48 millions d’euros, soit un versement de 9 millions d’euros et la reprise de la dette de la SOGICOBA de 23,48 millions d’euros. Or la SOGICOBA, c’est aujourd’hui 636 logements : 209 construits en 1963 à Pétricot, 361 entre 1991 et 2004 sur 12 opérations et 66 sont en construction (51 à Alcédo et 15 à Alan Seeger). La Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social (MIILOS) écrivait en août 2007 : « La visite du patrimoine a concerné 95 % du parc. Elle a permis de constater son bon état général et l’entretien satisfaisant des parties communes et des espaces verts ». La SOGICOBA dispose donc d’un parc récent aux deux tiers et bien entretenu. C’est ce parc qui va être vendu 32,48 millions d’euros, soit une moyenne de 50 000 € le logement ! Ce prix sous évalué ne reflète pas le coût de la construction. Pour preuve : le dernier programme réalisé de construction de logements sociaux, à savoir les résidences Espadon, date de 2003 et a coûté pour 62 logements la somme de 5 567 321 €. Soit 90 000 € le logement en moyenne. Et la construction des résidences Alcédo à Saint Charles va coûter encore plus cher du fait de la dépollution du site et des retards que cela a engendré dans la livraison du programme (environ un an). Un achat à la valeur comptable est une très mauvaise affaire pour les biarrots ! La valeur de la construction d’un appartement moyen du parc de la SOGICOBA se situe aux alentours de 100 000 € (le coût de la construction a augmenté d’environ 10 % depuis 2003) avec une décote pour les logements de Pétricot plus anciens et en moins bon état. La valeur de construction compte tenu des effets de vétusté du parc de logements de la SOGICOBA se situe vraisemblablement aux alentours de 50 millions d’euros. De plus il n’y avait aucune urgence à vendre la SOGICOBA qui réalise encore de légers bénéfices (289 404 € en 2007 et 151 697 € en 2008). Le problème de la SOGICOBA réside en fait dans sa dette de 23,48 millions d’euros au 31/12/2008 car la construction de 427 logements depuis 1991 n’aura été financée qu’à l’aide de l’emprunt, sans aucun apport de capital. Il suffisait alors de faire une pause dans les constructions et dans quelques années la SOGICOBA aurait retrouvé une capacité d’action lorsque certains emprunts auraient été remboursés. Mais voilà la majorité préfère vendre cet outil pourtant essentiel à la politique du logement dans notre ville à un prix totalement sous évalué afin de boucler un budget sinon compromis sans l’apport des 9 millions d’euros ! Enfin nous nous inquiétons de l’arrivée d’un opérateur aussi lointain qui n’est pas à ce jour présent dans notre région. L’éloignement du centre de décision de Biarritz à Marseille ne constitue pas en effet un élément rassurant pour les locataires ! Patrick DESTIZON


Droit de réponse

M

onsieur Puyau prétend que j’aurais des problèmes de vue et qu’il était présent lors du débat sur l’identité nationale organisé par le Préfet à la demande du Président de la République. Si j’ai des problèmes de vue, monsieur Puyau a visiblement des problèmes de mémoire et de courage… En effet, il prétend qu’il était à côté du député Daniel Poulou. Or, celui-ci était devant nous à côté du député-maire de Bayonne et ceux-ci sont sortis au moment où de jeunes extrémistes ont tenté de perturber le débat en criant des slogans indépendantistes. Pas d’Alain Puyau à l’horizon à ce moment-là ! Pourtant dans une région où l’identité nationale est forte, cela aurait été courageux ! Daniel Poulou est revenu seul un peu plus tard et s’est installé au fond de la salle. En admettant que monsieur Puyau était présent cet après-midi là, ce ne pouvait être qu’à la fin de la réunion ! Dois-je en conclure que la seule chose qui intéressait monsieur Puyau, c’était le cocktail auquel je ne suis pas resté ? N’en déplaise à ce monsieur et à ses acolytes du conseil municipal, j’appartiens à l’UMP ainsi qu’un certain nombre de mes amis. J’y ai même adhéré à l’époque où son chef de file avait été exclu du R PR pour non respect de la décision d’investiture. Nous avions l’investiture en 2001, pas en 2008 ; qui peut savoir ce qui se passera en 2014 ? Patrick DESTIZON www.udecbiarritz.fr udecbiarritz@hotmail.fr Permanences sur RDV : samedi matin de 10 à 12 heures.

Article COMMUN

La grande braderie de la SOGICOBA

A

lors que l’avenir de la SOGICOBA, notre Société municipale de HLM était en jeu, le maire a agi sans concertation. Nous avons su par la Presse le choix de la Société Marseillaise ERILIA ! Biarritz Magazine de février, titrait « Erilia a été désignée pour reprendre la SOGICOBA ». Or, le Conseil prévu pour la cession n’avait même pas eu lieu ! Si les oppositions ont voté la réalisation de la ZAC KLEBER il ne s’agissait pas d’un blanc seing. Or, sous couvert de l’opération Kléber, nos logements sociaux sont bradés. La MIILOS (organisme de surveillance des HLM), avait stigmatisé la gestion de la SOGICOBA : « un manque de rigueur dans le pilotage de la société. Des carences et irrégularités de gestion étaient relevées dans tous les domaines… ». La nécessité de trouver une solution telle que des ventes d’appartements était signalée avec une urgence accrue au regard des perspectives financières très dégradées. Les prévisions de la MIILOS sont confirmées puisque la dette a bondi à 23 480 000 € et que la trésorerie ne suffit plus. En 19 ans cette équipe a conduit notre société HLM à une impasse. Il fallait réagir mais, comme d’habitude, Mr BOROTRA, entre la solution économique et la solution ruineuse, choisit la ruineuse. Ainsi, le prix de cession des actions de la SOGICOBA est quasiment à la valeur comptable. C’est choquant car la SOGICOBA vaut bien plus. ERILIA va reprendre 23 483 000 € de dettes et versera 9 M€ à la collectivité, ce qui donne un prix de 32 483 000 € pour cette cession,

valeur proche de l’actif comptable, avec un prix moyen de 50 000 € par appartement (625 € le m2) ! Ce prix ne reflète même pas le coût de la construction. Le programme Espadon, de 2003, a coûté pour 62 logements, 5 567 321 €, soit 90 000 € le logement en moyenne. Alcédo à Saint Charles va coûter plus cher avec la dépollution du site et le retard de livraison. Avec les prix du marché, c’est pire ! Le prix moyen du m_ à Biarritz est de 4 000 € environ. Pour des logements sociaux récents pour 2/3, on peut retenir un prix de 2 000 €/m2. Avec une décote pour occupation on tombe à 1 500 €., soit pour un appartement moyen de 80 m2 un prix de revente de 120 000 €, sous évalué, compte tenu du marché, d’autant plus que la MIILOS révèle que la SOGICOBA est « bien entretenue » et ALCEDO n’est pas livré. Sur la base de ce prix au plus bas, la SOGICOBA a un patrimoine immobilier d’au moins 76 320 000 € (120 000 x 636). Après déduction des dettes (23 483 000 €) la valeur des actions serait de 52 837 000 € au lieu de 9 000 000 € ! Biarritz perdrait donc près de 44 M€ ! Or l’administration des Domaines n’a même pas été consultée pour chiffrer la valeur de la SOGICOBA. Par ailleurs, à ce prix certains des occupants auraient été heureux d’acheter. La solution économique et sociale consistait à vendre quelques logements sociaux pour une accession à la propriété. En 1981 la vente aux occupants de 90 logements à Pétricot a été un succès. D’ailleurs, le gouvernement incite à la mise en vente de 40 000 logements sociaux par an. Dans les villes qui n’ont pas le 20 % de logements sociaux, on peut vendre 1 logement pour 2 construits. C’est possible à Biarritz qui en construit 300 et peut en vendre 150. Quitte à vendre, il était possible de choisir un opérateur local comme l’Office 64 de l’habitat et/ou Domo France dont les compétences locales, la connaissance du terrain et les réseau locaux sont reconnus. On peut s’interroger sur l’évolution des loyers, le sort du personnel SOGICOBA, le devenir de la maintenance du parc, les réponses aux revendications des syndicats de locataires sur les charges, l’entretien des espaces verts, les taxes sur les ordures ménagères, enfin sur l’attribution des logements aux biarrots. Le maire indique avoir «besoin de cet « adossement » à la Erilia pour lancer un programme de 358 logements sur Kleber que la Sogicoba ne pouvait pas mener. L’« adossement » masque la réalité qui est la disparition de notre office municipal HLM, vendu et bradé. Notre logement social est privatisé ! Mr BOROTRA fait tout sauf du social, il fait de l’ultra-libéralisme en se débarrassant de la SOGICOBA auprès d’une société capitaliste... et pour pas cher ! Avec les 90 M€ de la cité du surf il y avait de quoi faire 600 logements sociaux. Certes, Erilia fait dans le social mais avec des objectifs financiers, c’est une société capitaliste, filiale d’ERIXEL (Caisse d’Epargne) à l’actif net de 2 611 182 539 €uros et au chiffre d’affaires de 332 044 185 €uros ! Erilia, propriétaire de 43 000 logements sociaux a mis en œuvre en 2008 un plan de vente de 5% de son patrimoine pour obéir à son actionnaire la Caisse d’Epargne. Elle a réalisé des ventes en 2008 à Marseille à 30 et 35 % en deçà de l’évaluation des Domaines (pas à moitié prix !). Elle va vendre de nouveaux logements à Marseille et à Nice. Bientôt à Biarritz avec des plus values sur le dos des biarrots ? Quant aux loyers, nous verrons bien s’ils n’augmentent pas ! J.-B. Saint-Cricq G. Gourret-Houssein P. Claverie R. Daguerre F. Viollier MARS 2010 N°194 | BIARRITZ magazine 37


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38 BIARRITZ magazine | MARS 2010 N°194

Naissances DÉCEMBRE Ninon FOURNIER -- LAFERE ■ JANVIER Ysoline BELZ -- POISOT ■ Swann CHARUEL ■ Arsène CLAVERIE ■ Gabriel SERRANO -- BOUVET ■ Milla COSCULLUELA ■ Abraham HERNANDEZ ■ Joséphine FRABOUL ■ Elaia BELTRAN ■ Léon LE TOQUIN ■ Coraline MARTIN ■ Naïa AGUERRE ■ Yoan DIVOIRE -- DOMINIQUE ■

Décès JANVIER Yvette MANSOUX (1924) ■ Jean BOIVERT (1940) ■ Henri (1924) ■ Raymond BELLETTRE (1907) ■ Daniel MOURGUIART (1942) Louise DE MONCLAR-FRANTZ (1923) ■ Annette LASSALLE (1924) ■ CASAUBON (1926) ■ Claude DARÉES (1920) ■ Raymond GABOLDE Patrick DUCHESNE (1949) ■ Maud FERRIS-MARESCHAL (1925) ■

SÉNACQ ■ MarieJoséphine (1926) ■

FÉVRIER Raymonde ESLINE (1925) ■ Simonne JARLAND (1918) ■ Jean PIOCH (1918) ■ Françoise VANDECASTEELE (1915) ■ Jacques MIREBEAU (1924) ■ Christian ARROUPÉ (1939) ■ Raymonde FLERCHINGER (1915) ■ Françoise DEMARCQ (1914) ■

Biarritz Magazine 194  

Le magazine municipal du mois de mars 2010 de la ville de Biarritz

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