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le magazine impertinent

qui cause de bulles et de pixels

PI RATE TA BD ! pour un vrai partage lĂŠgal 04 nov 201 2


Le coup de gueule de Jean-Mi...

Le Jean-Mi vous salue, les p’tit gars ! Comme vous allez le voir, le mag change : on a de la BD maintenant. C'est chouette, non ? Et tout ça gratos, bien sûr, pour votre plaisir ! Le Jean-Mi doit quand même vous dire un truc : c'est gratuit parce que les auteurs nous ont permis de diffuser leurs œuvres ! Alors, la moindre des choses, c’est de les remercier !!! Comment ? me diras-tu... Eh bien, soit en achetant leurs albums, quand ils sont disponibles en version papier, soit en allant tout simplement les soutenir, sur leurs blogs, sur Facebook… Alors, si tu veux plus de BDZ dans le mag, bouge-toi !!!

Sommaire Le coup de gueule de Jean-Mi .................................................................................. 2 En guise d’excuses... ................................................................................................ 3 Blackstrip, par Trab’b et Sulo .................................................................................... 5 Oldies, but goodies... ................................................................................................. 6 Pirate ta BD ! ............................................................................................................. 7 Notre lecteur de BDZ ................................................................................................. 11 Le monde Sanrankune .............................................................................................. 1 2 Horny King, par Fred Bot ........................................................................................... 1 3 Les yeux verts, par Adnane Tmart ............................................................................. 1 7 Le monde Sanrankune (2) ......................................................................................... 1 8 « LéBédéBlogzALaZazie » ........................................................................................ 1 9 FaceCam, par Dorian ................................................................................................ 22 La vie est un jeu d’enfants, par Patrick Feillens ........................................................ 24 ZAR, par Yas Munasinghe et Naamlock .................................................................... 25 B.O. pour bandes dessinées ..................................................................................... 30 Freak Circus, par Serge Mas .................................................................................... 32 Kaos Moon : Renaissance, par David Boller ............................................................. 34 Je veux être un Jedi, par Uttini .................................................................................. 44 Coup de cœur ........................................................................................................... 46 Le monde Sanrankune (3) ......................................................................................... 47 Bloodi, par Pierre Ouin .............................................................................................. 48 CRBR, le blog ............................................................................................................ 50 Crayons de nuit, par Frep .......................................................................................... 53 Hardabund Comics .................................................................................................... 54 Cases à gogo, la rubrique de Kezacoco ................................................................... 59 Les Anges gardiens, par Rocky, Al & Tony Dax.......................................................... 60 Dans les salles obscures ........................................................................................... 66 Le cybercarnet de Raul ............................................................................................. 69 Combats afghans, par Max et Mike Donati ............................................................... 72 La bibliothèque numérique du BDZmag..................................................................... 77 B.D.Z - Le mag #4 - Novembre 201 2 © BDz Mag Team 201 2


en guise d'excuses... Tout finit par arriver, même ce magazine dont la sortie était initialement prévue pour le mois dernier. Pourtant, le projet était quasiment bouclé. J'étais sur le point d'envoyer la maquette à notre Ouaibmaster et composeur en chef lorsque j'entendis hurler ma femme... le hamster venait de s'échapper ! Ni une ni deux, je me précipite pour l'aider à l'attraper mais rien à faire, ce petit saligaud semblait s'être volatilisé. Au bout de deux heures , j'abandonne les recherches et retourne dans ma turne... Et là qu'est ce que je vois ? Igor (oui je sais, c'est un nom très con pour un hamster) en train de se prélasser sur le clavier. Je ne sais pas comment cet empaffé avait fait son compte mais le processus de formatage intégral du disque C : était déjà bien avancé. Je me jette sur lui en hurlant mais je trébuche – faut dire que la veille je m'étais fait une sale entorse en changeant la litière du lapin nain – et je m'éclate la tronche sur le moniteur.

tombe sur sa grand-mère qui me raconte une histoire de fous... Paraîtrait qu'il se serait fait mordre la fesse gauche par un teckel en revenant de la messe et qu'il en serait venu aux mains avec son maître, à tel point que la police a dû intervenir et que Skoumoun est en tôle pour violences aggravées et insultes aux représentants de la force publique. « Heureusement, qu'elle me dit, il doit sortir dans trois jours, je lui dirai de vous appeler dès son retour. » Quatre jours plus tard, toujours pas de nouvelles... je rappelle et je tombe sur son oncle qui m'apprend que Skoumoun est à la clinique parce qu'il a glissé sur une crotte de chien en sortant de prison. « Coup de bol, qu'il me répond, le col du fémur, à son âge, ça se répare bien et il devrait être à la maison à la fin de la semaine prochaine ». Huit jours plus tard, coup de fil de Skoumoun :

En me réveillant deux heures plus tard à l'hosto, je vois le visage de ma petite femme qui me sourit.

« Salut ma poule, qu'y m'dit, ça roulotte ?

« Ça va Pioupiou ? qu'elle me dit...

— Ben non, figure-toi que ma souris blanche à bouffé les fils de l'alim de mon ordi pendant mon absence. Je viens d'appeler le magasin pour en racheter une mais ils ont eu des inondations et c'est fermé jusqu'à lundi prochain. Je pourrais essayer de récupérer l'ordi de ma petite sœur mais elle ne veut plus rien me prêter depuis que j’ai perdu son cochon d'Inde... »

— Super ma chouchounette, et toi ? » Et là... elle fond en larmes... Paraît qu'en explosant, l'écran a mis le feu à l'appart et que tout est dévasté. — Pas grave, que je lui dis, on est vivant, c'est l'essentiel. On ira s'installer chez Tata Yolande le temps de tout remettre en état. » Bref quinze jours plus tard on réintègre nos pénates. J'installe direct mon nouvel ordi, me retrousse les manches et me met au boulot. En trois jours c'est réglé, je réussi à récupérer et à remettre en forme toutes les infos et j'envoie tout ça à Skoumoun (c'est le nom de notre Ouaibmaster).

— Top moumoute !, que je lui réponds, t'as reçu le projet du mag?

Bref, le mardi suivant Skoumoun a pu acheter une alim, récupérer le projet du mag, bosser dessus et me le renvoyer. C'est ce mag que vous avez devant les yeux, né dans le sang et la douleur.

Le lendemain, toujours pas de réponses. Je téléphone chez lui et je page 3

J'espère que vous l'apprécierez ! Sur ces belles paroles, je vous laisse : c'est l'heure d'aller nourrir les poissons rouges.


SOUTIENS LE MAG, FAIS TES ACHATS DE BD CHEZ NOS PARTENAIRES


BLACKSTRIP, par Tra’ b et Sulo Scénario : Tra’b - Dessin : Sulo

Blog du dessinateur : http://sulobox.blogspot.fr

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oldies but goodies...

“Trop de plaisir tue le plaisir”, dit-on... C'est vraiment ce que j'ai ressenti l’autre jour en rentrant dans ma librairie de BD préférée ! Des cartons de livres partout, des piles de nouveautés en veux-tu en voilà... Impossible d’avancer d’un mètre sans se cogner ! Et mon libraire, inaccessible, scannant des codes barre pour rentrer son stock, me disant gentiment : « Reviens plutôt en fin de semaine, là, c'est vraiment pas le moment... » Alors je suis rentré chez moi... et pour me consoler, j'ai farfouillé dans ma bibliothèque. C’est là que je suis tombé sur deux albums qui avaient retenu mon attention : Laïyna, la forteresse de pierre et Laïyna le crépuscule des elfes. Édités chez Dupuis en 1 988 et 1 989, les deux albums ont été réédités en intégrale en 2001 .

Voilà donc une histoire de fées, elfes, lutins et autres petites bestioles qui vivent en maîtres, mais pas pour longtemps dans un vieux monde, en pleine mutation, d’où l’homme sort de sa fange pour exprimer toute sa brutalité et son manque de discernement de la magie qui l’entoure. Rien de bien neuf, quoi ! Une nature envahissante, pas de métro , des arbres, des fleurs, des épines et des bêtes étranges. L’homme qui tue l’homme, comme d’habitude et Laïyna petit bout de futur qui est élevée par le chaînon manquant : l’homme sauvage, sorte d’imperfection, franchement moche, pas du tout humain, mais sans méchanceté et n’aspirant qu’à l’évolution. Devant son incapacité à élever cette petite fille, il la confie aux elfes, qui assureront son éducation à la magie, à l’escrime, le tir à l’arc, etc. Enfin toutes les choses qu’une jeune fille moderne doit savoir. La suite bien évidemment est la confrontation de Laïyna avec ses frères humains et les conséquences pour le petit monde qui l’a élevée.

Scénarisés par Pierre Dubois, grand spécialiste du "petit peuple" dont vous connaissez mieux le travail actuel : La légende du Changeling, et dessinés et colorisés par René Hausman fabuleux dessinateur, dont j’avais présenté l’œuvre Les chasseurs de l’aube sur ces mêmes ondes… Grand spécialiste des petites sauvageonnes brunes et pulpeuses… comme dans Les trois cheveux blancs, dont je vous recommande la lecture. Laïyna, par Dubois et Hausman (Éd. Dupuis) - tome 1 . La forteresse de pierre (1 988) - tome 2. Laïyna le crépuscule des elfes (1 989)

Bien sûr, l’intérêt de cette BD, c’est le dessin de Hausman, qui maintient un univers fangeux et terreux qui foisonne de vie en potentiel dans ce marais magique couleur mousse et champignon, du marron et terre de Sienne, vous vous en doutez pas beaucoup de lumière et de violence dans la mise en couleur, les couleurs primaires servent juste à souligner des vêtements ou des accessoires, l’ensemble reste flou et incertain sans trait plein, rien de défini, c’est du Hausman avec des fonds brumeux qui absorbent le détail pour ne laisser qu’une impression. Alors, à découvrir, ou à redécouvrir... en attendant de lire la réédition du Roman de Renart du même Hausman, toujours chez Dupuis, et surtout de pouvoir se plonger dans la Monographie Hausman - Les mémoires d'un pinceau, annoncée chez Le Lombard pour décembre...

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PpoIuRr uAn vTraEi pTarAtagBe léDga!l


Pirate ta BD !

Vous pensiez que nous étions morts, eh bien non ! Le BDZ mag est de retour ! Et il y a beaucoup de nouveautés dans cette nouvelle saison du magazine. La plus importante d’entre elles : nous allons diffuser des BD !!! Eh oui ! Comme nous avons tapé sur tout le monde ou presque dans la première saison, et comme l’univers de la BD numérique semble stagner misérablement… nous avons décidé de prendre les rênes en main ! Le magazine n’est qu’une partie de nos projets, dont voila le premier ! C’est un slogan, et c’est aussi le nom de notre projet !

Pirate ta BD ! qu’est-ce que c’est ? BDZmag a mis en place un système de diffusion consentie, en accord avec les auteurs, pour leur permettre de faire connaître leur travail, et éventuellement de promouvoir la vente de leurs albums. Sont mis en partage des albums complets ou des packs de planches provenant de blogs de BD. Les fichiers partagés seront disponibles au format CBR sous licence Creative Commons, et lisible en ligne à partir de notre lecteur : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/

Licence “Creative Commons” qu’est-ce que cela implique ?

PiratetaBD! convient particulièrement aux auteurs de BD sur le web (blogs BD, webcomics, etc.). Cela permet de créer des archives de sauvegarde de leurs travaux, archives qui resteront longtemps disponibles sur les réseaux, même en cas de disparition du site. Un projet à venir serait de créer une BDthèque en ligne avec les œuvres présentées par Pirate ta BD!.

Quels auteurs peuvent utiliser ce service ? Tout auteur, éditeur qui est propriétaire des droits (numériques) sur la BD.

Concrètement, cela signifie que : – vous pourrez partager, copier, distribuer, transmettre ces œuvres ; – vous devrez créditer les auteurs et la source BDzmag.com de ces œuvres ; – vous ne pourrez pas utiliser ces œuvres à des fins commerciales ; – vous ne pourrez pas modifier ces œuvres.

Si je suis intéressé par le projet, comment contacter BDZmag ?

En quoi le projet Pirate ta BD! diffère-t-il des autres services de mise en ligne (exManolosanctis, Amilova, etc.) ?

À vous de choisir !

En tout, dans les plates-formes existantes la mise en ligne est liée au site, contrairement à Pirate ta BD ! où les œuvres circulent librement : la finalité de l’action ne dépend que de l’auteur, lui seul décide s’il veut ou non s’auto-éditer.

Pour prendre contact avec nous c’est très simple : – sur notre page Facebook : http://www.facebook.com/B.D.Z.Mag – par courriel : b.d.z.mag@gmail.com – sur le site : http://www.bdzmag.com

Les auteurs sont-ils liés à BDzmag ? Non, aucunement : les auteurs sont libres de tout engagement ; cependant, quand un auteur nous fait confiance, nous considérons que nous avons un engagement moral envers lui, et l’aidons du mieux que nous pouvons grâce à nos partenaires.

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Les auteurs seront-ils rémunérés par BDZmag ? Non, Pirate ta BD! est une action basée sur le partage : l’auteur permet le partage de sa BD, nous la diffusons.

Les auteurs peuvent-ils espérer gagner de l’argent grâce à Pirate ta BD ! ? Oui, Pirateta BD! est un outil de promotion qui, nous l’espérons, sera puissant. BDzmag a déjà négocié, et va continuer à le négocier, des partenariats avec des éditeurs qui permettent l’auto-édition ; nous intégrerons sur le magazine ou sur le site tout bouton de dons, liens de ventes fournis par les auteurs, liens de renvoi vers leurs sites ou leurs blogs.

Mais sur BDzmag, on peut trouver des pubs, des liens d’affiliations, est-ce qu’ils gagnent de l’argent ? Oui, le magazine et le site espèrent pouvoir s’autofinancer, afin de payer le coût de l’hébergements ainsi que les frais liés au projet de diffuser, cette fois-ci en réel, les bandes dessinées (support USB, salon de BD, etc.). L’équipe de BDzmag est bénévole, et tout l’argent récolté est immédiatement réinvesti pour aller plus loin. Pour l’instant, BDzmag est une association de fait à but non lucratif, vu la difficulté de trouver plus d’un membre vivant dans le même pays.

Pirate ta BD ! s’adresse-t-il à un type précis d’auteurs de BD ? Non, nous sommes ouverts à tous les styles, et recherchons tout le temps de nouveaux auteurs.

De quelle façon seront diffusées les planches numérisées ? Les BD seront diffusées via le magazine, le site BDZmag.com, en archives téléchargeables, en liens directs ou en lecture en

ligne, mais cela ne s’arrête pas là : afin de toucher un maximum de lecteurs, tous les fichiers seront mis en partage individuellement sur les réseaux torrent, eMule, P2P, direct download… Nous espérons également, si notre trésorerie nous le permet, passer du virtuel au matériel, en offrant les BD sur support numérique (support UBS, SD, etc.) lors de salon BD ou autres manifestations liées à la BD.

Si je désire un jour retirer ma BD du partage, est-ce que cela sera possible ? Oui et non… Oui, car BDZmag s’engage à retirer les BD du magazine ainsi que du site sur simple demande de leurs auteurs (ou de leurs ayantdroits). Mais une fois que les fichiers sont en ligne, il est impossible de tout enlever, puisque le partage se fait par d'autres personnes indépendantes.

Je suis un simple lecteur, puis-je aider ? Oui : – financièrement en faisant tes achats de BD via nos partenaires ; – en diffusant le magazine ou les BD sur tes sites favoris ; – en restant une source active pour les torrents ou sur eMule ; – en participant à travers les différents jeuxconcours que nous organiserons ; – en promouvant l’action Pirate ta BD ! Auprès de tes amis, ton site, ton blog… L’action Pirate ta BD ! a besoin de vous tous : c’est un vrai partage, contrairement au piratage qui ne fonctionne que dans un seul sens. Ici tous les maillons de la chaîne sont rassemblés, et il ne tient qu’à vous tous que ce projet ne devienne un élément phare dans le partage des œuvres. Toute l’équipe de BDZmag remercie les auteurs qui ont répondu présent pour le lancement de ce projet, ceux qui nous rejoindront peut-être, et bien sûr les lecteurs.

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notre lecteur de BDZ Afin de permettre une lecture en ligne des différentes bandes dessinées numériques que nous proposons, nous avons développé un lecteur libre, fonctionnel sur la plupart des plateformes, utilisant PHP5 et l’AJAX pour un maximum de confort de lecture pour l’usager, tant sur un ordinateur que sur une tablette. Vous pouvez le découvrir directement sur notre site. Nous avons décidé de rendre public le code source du lecteur, et de proposer des évolutions en fonction des remarques qui nous seront adressées et des besoins qui apparaîtront au fil de son utilisation. Il est, pour l’instant, en version "béta", d’autant que le lecteur n’a pu être testé sur toutes les plates-formes ni sur tous les navigateurs. Tous les retours d’usage seront bien évidemment les bienvenus !

Le lecteur s’ouvre sur une page d’accueil qui propose différents modes de recherche (derniers albums publiés, filtres par genre ou par catégorie) :

Toutes les fonctionnalités habituelles de la lecture en ligne sont disponibles, par des boutons, accessibles par simple survol, ou des raccourcis clavier.

Ce lecteur intègre également un espace administrateur pour la gestion de la bibliothèque, afin de fournir les informations nécessaires sur les œuvres (auteurs, catégories, genres...). Ces données sont enregistrées dans des fichiers XML qui permettent la plus grande portabilité des albums, sans recours à une base de type MySQL. page 11


Le monde Sanrankune Blog : http://sanrankune.over-blog.com Sanrankune est né en 1 977 à Mantes la Jolie et vit aujourd’hui au troisième étage d’un petit immeuble sans prétention à Rennes. Il a travaillé dans différents secteurs comme la maintenance audiovisuelle, le développement photographique, la fibre optique. Il a même été plombier. Plans sociaux, chômage et blessures auront raison de sa motivation... En 2007, Sanrankune se lance dans le dessin, en autodidacte, suite à deux mauvaises fractures du poignet droit qui empêchent tout travail manuel. Il crée d’abord son blog : « Le monde Sanrankune ». Première publication en 2009 dans le recueil « Les artistes s’engagent contre le SIDA » chez Glénat. Avec Fred Irréconciliable, rencontré quelques années plus tôt, il travaille pour les mensuels Kamikaze (201 0) et L’Écho des savanes (201 0-201 2). En parallèle, il dessine pour le syndicat « SUD Santé » de Rennes, illustre des nouvelles noires pour les éditions « Rue Nantaise » et participe à Juke Box II (aux éditions « Vanille Goudron »), Kazoum (aux éditions « Céléphaïs »), Egoscopic (aux éditions « FGH ») ou encore Rien vu, rien entendu (aux éditions « Les points sur les i »). Il espère crédulement être un jour reconnu…

à suivre... page 1 2


Horny King, par Fred Bot Scénario, photographies et dessin : Fred Bot Blog de l’auteur : http://hornyking.blogspot.com

Hommage à Jean "Moebius" Giraud... En 1993, j’ai 19 ans. Je suis paumé, j’entre pour la première fois dans une agence pour l’emploi, je vis cette sensation de "mur" inéluctable, que pas mal d’autres vivent dans ces moments-là. Une semaine plus tard, le fanzine « Sapristi » organise une rencontre entre Jean "Moebius" Giraud et des jeunes dessinateurs de mon patelin. J’en fais partie. Je montre des planches pas géniales. Il prend le temps de les regarder. Puis il me dit la chose nécessaire : « L’important, c’est qu’il faut que ce soit "habité". Pour que ce soit habité, il faut nourrir votre art, il faut un vécu, il faut voyager. » J’entamais alors ma vie. Huit ans plus tard, à Paris, je le rencontrai de nouveau pour le remercier. On s’est serré la pince, très dignes, mais d’une dignité légère.

Je pense que ce que je lui ai raconté alors lui faisait plaisir. Dix ans plus tard, à Hong Kong, j’apprends sa mort. Je pleure celui que je considère comme mon maître spirituel, et tant pis si les mots paraissent grandiloquents. Sans Jean Giraud, sans Moebius, pas de Fred Boot, pas de Horny King. Ce webcomic est loin d’arriver à la cheville de l’œuvre du maestro, et j’espère ne pas trop faire d’injustice en le lui dédiant pour ce qu’il fut, ce qu’il m’a dit, et ce qu’il a créé.

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Fred Boot


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Téléchargement direct (format CBR) : http://www.mediafire.com/download.php?bgniuk9a9aikltw Lecture en ligne : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 851 03

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Les yeux verts, par Adnane Tmart Vert bizarre est une nouvelle fantastique de Fred Nera, quelque peu inspirée du roman Le club Dumas d’Arturo Perez-Reverte (déjà adapté au cinéma par Roman Polanski sous le titre La neuvième Porte). Adnane Tmart est un dessinateur récemment sorti de la Miami International University of Art and Design. Nous lui avons demandé s’il voulait bien créer un « widescreen » basé sur cette nouvelle. Il a accepté, et l’aventure a commencé. Découvrez les premières pages du projet Les yeux verts sur notre site : http://bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 2072711 2400

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Le monde Sanrankune (2)

Ă suivre... page 1 8


Lébédéblogzàlazazie

Rubrique ni exhaustive, ni méthodique, ni bien écrite, mais 100% subjective. Et fière de l’être. Les blogs BD, c’est un monde à part. Tout un monde parallèle, plus ou moins éphémère. Peuplé de gens qui dessinent bien et qui racontent mal. Ou l’inverse. Qui font exprès de mal dessiner, et qui n’y arrivent pas. Ou le contraire. Qui sont doués pour le dessin, mais pas pour la narration. Ou l’inverse, ou les deux. On s’en fiche un peu : la seule chose qui compte vraiment, c’est que, dans les faits, tout un chacun est libre de prendre son crayon (ou sa tablette graphique) et de se lancer. Talent ou pas. Il y a des guéguerres, des alliances, des raids, des communautés pacifistes, des collectifs, des propagandistes végans (ça veut dire "végétalien" quand on parle franglais et qu’on veut faire genre), des pseudo-mangasses ratés, des expériences fabuleuses, de purs génies… Vous verrez. Si vous ne connaissez pas déjà, bien sûr.

En général, un blog se tient au jour le jour. Il arrive qu’un blogueur raconte des histoires à suivre, mais on a droit le plus souvent à des notes prises sur le vif : tranches de vie, gags, coups de gueule… L’intérêt, c’est que les lecteurs peuvent commenter à chaud. C’est un avantage énorme, aussi bien pour les auteurs que pour les lecteurs. Certains blogs valent surtout pour leurs commentaires, d’ailleurs, infiniment plus drôles que les notes en elles-mêmes… Par qui je commence ? Boulet ? Nan, Boulet, c’est un pur génie. Il mérite un chapitre à lui tout seul. Plus tard, si vous êtes sages…

Le blog de Maëster On passera très vite sur le blog de Maëster (oui, je sais : un Grand ancien, un monument. Mais c’est MA rubrique. D’abord.) : http://maesterBD.wordpress.com/ Entendons-nous bien, je suis en extase devant tout ce que j’ai pu lire de lui. Ses contributions à Fluide Glacial, l’inspecteur Piggs, Athanagor, Sœur Marie-Thérèse ; ses albums aux cases tellement pleines de détails qu’à la dixième relecture, on y trouve encore des petites choses passées inaperçues. Seulement, et d’une, ce n’est pas un vrai blog BD. Plutôt une vitrine pour ses caricatures

ses dessins d’actualité. Et de deux, il est… comment dire… euh… un peu chatouilleux. N’allez surtout pas le tutoyer, il n’aime pas. Ni mettre en ligne un de ses dessins, même en le prévenant, même en le créditant. C’est son droit. Mais ça peut rebuter. Vous voilà prévenus.

Le blog de Fabrice Tarrin Un que j’aime beaucoup, c’est Fabrice Tarrin : http://www.fabricetarrin.com/blog/ Il semble être un peu mis à l’écart par le reste de la communauté, et c’est dommage. Il participe à Spirou (le journal) et, grand admirateur de Franquin, il a dessiné les planches d’un Spirou (un album) intitulé Le Tombeau des Champignac. Dans son blog, il dessine les gens en petits animaux cromeugnons dans des histoires plus ou moins autobiographiques, et pas cromeugnonnes, elles. Marrantes, comiques, tristes, mélancoliques… mais sans la moindre trace de cutesy. Il y a Cyril, son pote presque frère, devenu schizophrène, dessiné en canard noir ; sa copine Lolita, en renarde ; son ami Fred Neidhard, en grand chien un peu balourd ; ses amies et ses rencontres, en canes, perruches, lapines… (non ! pas de jeux de mots déplacés, je vous prie ! Je vous ai vu, vous, là, au fond de la classe !)

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Parfois (souvent, même), il publie sur son blog les strips qui constitueront son prochain album. Il a un trait vif, épuré. Les attitudes, les expressions tout est vivant, expressif ; on ne croirait pas, comme ça, tout ce que peut exprimer la queue d’un lémurien… Un sens aigu de l’observation ; beaucoup de pudeur, même quand il raconte des souvenirs

d’enfance parfois intimes ; de la tendresse, de la drôlerie, des vacheries qui font mouche quand il le faut ; un sens de l’ellipse, du raccourci, qui lui évite toute lourdeur : pour moi, Fabrice Tarrin fait partie des grands. Voilà un bon bout de temps qu’il n’a pas posté : dommage. Mais il nous a déjà fait le coup : il reviendra.

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La Professeur Moustache

Bon. À qui le tour ? Tiens, et si je vous présentais Marion Montaigne, alias “La Professeur Moustache” ? http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/ Marion Montaigne essaie de mal dessiner. Marion Montaigne n’arrive pas à nous faire croire qu’elle ne sait pas dessiner. Marion Montaigne dessine des personnages qui ressemblent à des gribouillis, mais pas n’importe quels gribouillis : les postures sont naturelles, les expressions sont vivantes, les perspectives sont impeccables. Et que nous raconte Marion Montaigne, avec ses gribouillis ? Elle répond à ses lecteurs. Elle reçoit un courrier abondant, rempli de question farfelues : “Certains voient des choses au moment de mourir, est-ce la preuve que le paradis existe ?” ou bien “C’est quoi, les règles ?” ou encore “Je dois lire L’enfer de Dante , mais j’ai rien compris, aidez-moi !”. Des questions comme : “Pourquoi on est capable d’aller sur la Lune, mais pas de creuser un tunnel qui traverserait la Terre ?” ou “Mes parents vont m’envoyer tout l’été en camp de vacances Acadomia, remontez-moi le moral !”

Et ça donne des strips à pisser de rire, qui partent de situations incongrues pour devenir de véritables articles de vulgarisation scientifique. Avec des aperçus vertigineux (et inattendus) sur la géologie, la biologie, la vie d’Archimède… Eh, ne vous sauvez pas ! J’ai dit "scientifique", pas casse-pieds ! Elle n’a aucune formation, paraît-il. Si c’est le cas, elle est manifestement douée d’une curiosité insatiable, d’une intelligence remarquable et d’une grande capacité d’assimilation. En fin d’article, elle cite toujours ses sources, les ouvrages qu’elle a consultés, les spécialistes qu’elle a interrogés, et les liens qui vous permettront de retrouver tout ça. Et d’en faire notre miel.

Le goût du surimi bleu…

Il va falloir que j’arrête, là… En plus, je dois rendre ce papier au plus tard avant-hier, comme dirait Lebrac. Mais j’ai encore le temps de vous en conseiller un en vitesse ! « Le goût du surimi bleu » http://surimibleu.over-blog.com/ Je sais, le blog n’est plus mis à jour depuis un bon bout de temps déjà, et ça me désole. J’espère qu’il n’est pas mort, et que son auteur, pour l’instant absorbé par ses études, nous reviendra un jour ou l’autre, parce que c’est très drôle. Plein d’ironie, de légèreté,et, osons le mot, d’esprit. Et en plus, l’auteur a un sacré talent de dessinateur, le bougre ! Reprenez les archives depuis le début, et remontez le temps jusqu’à la dernière note. Je n’ai pas trop le temps de chercher une image représentative (il y en a trop !), mais la bannière devrait déjà vous donner une petite idée :

Ah, un dernier détail. Son blog s’appelle « Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand-même.) » Quelques images d’un de mes strips préférés, histoire de vous donner envie… Attention ! c’est un strip en deux parties, et la seconde, intitulée « Inepties in the movies », est encore plus drôle que la première.

Et maintenant, tremblez, petits enfants, car je me ferai un plaisir de revenir vous noyer sous mes blablas. Niark.

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FaceCam, par Dorian Dessin et dialogues : Dorian Blog de l’auteur : http://facecam.blogspot.com pas donner trop de détails au lecteur mais plutôt l’amener vers une image qui traduit l’ambiance du livre. C’est un travail que je poursuis de temps en temps quand je réalise des affiches de concert ou de théâtre. Je lis aussi énormément de bandes dessinées. J’ai grandi avec les revues que conservait mon père : Pilote, Hara Kiri, À suivre… Je ne lisais pas vraiment les histoires, mais j’étais fasciné par la diversité de formes que pouvait prendre un récit de bande dessinée.

Je travaille et vis à Paris. Depuis tout petit j’ai toujours été attiré par l’image, au sens large, que ce soit au cinéma, dans les bandes dessinées, dans la publicité, les menus de restaurants, les boîtes de médicaments… Étant issu d’une famille de musiciens, j’ai été soutenu dans le choix d’une voie artistique. Du coup, après le BAC, je me suis naturellement dirigé vers le graphisme, car c’est un domaine très ouvert qui me permettait d’explorer beaucoup de choses. C’est en sortant de BTS que j’ai été embauché dans une maison d’édition où je travaille depuis maintenant six ans. Je conçois surtout des couvertures de romans pour jeunes lecteurs. C’est un travail que j’aime particulièrement, car on mise tout sur une image. Cela s’apparente au travail d’affichiste. On doit pouvoir résumer une histoire complète de manière évidente sous une forme graphique. J’aime aborder la question de manière émotionnelle. Ne

Le gros déclic s’est produit quand j’ai découvert les comics. J’ai toujours préféré fouiller dans les brocantes pour acheter des comics des années 70/80. J’avais un peu de mal avec les parutions des années 90 : des couleurs criardes, des dégradés et des effets infographiques. Ils n’avaient pas la force graphique de la génération précédente : une gamme de couleurs restreinte, le travail de la trame et puis la patine du temps leur donnait un aspect incroyable ! En grandissant j’ai petit à petit laissé les comics de super héros pour d’autres types de BD, plus “adultes”. Mais l’“american touch” a grandement marqué mes goûts d’adulte. J’ai découvert des artistes comme Adrian Tomine, Seth, Daniel Clows, Charlie Burn, tous issus de la scène underground mais que leur talent a fait sortir de l’ombre (comme Crumb, dix ans avant). Ils ont tous comme point commun de traiter des histoires de jeunes adultes, un peu losers, qui ont du mal à se sentir à l’aise dans la société. d'après une interview de Dorian par Sandra de Almeida, publiée en mars 2012 sur le site “AS de PIXELS” http://www.asdepixel.com/2012/03/facecam-interview.

Téléchargement direct (format CBR) : http://www.mediafire.com/?e7ux46qndtme1 2a Lecture en ligne : Saison 1 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 24333 Saison 2 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 2571 7 Saison 3 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 35628 Saison 4 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 72457

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La vie est un j eu d’ enfants, de Patrick Feillens Patrick Feillens est un dessinateur tout à fait ordinaire. Composé de 70 % d'eau et de 30 % de matière sèche. Le point de départ de son récit, une question, toute simple : « Peut-on devenir père un jour, comme ça, juste pour faire plaisir à sa compagne ? »

Téléchargement direct (format CBR) : http://www.mediafire.com/download.php?2ce51 3hxnshqhnh Lecture en ligne : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 8561 9

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ZAR, par Yas Munasinghe et Naamlock Dessins : Yas Munasinghe Site web : http://www.yasmunasinghe.com Blog : http://munayas.canalblog.com Page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Yas-Munasinghe/11 404560861 7694 Scénario : Naamlock Yas Munasinghe

Naamlock

“Je suis une artiste et infographiste de 29 ans. Après un cursus artistique académique, je vis aujourd’hui entre les expositions et l’infographie.

Dessinateur et scénariste à qui l’on doit en particulier : - Meuh - Puzzlehead - WARP'em - ZAR (que nous présentons ici) - Brave Kiki - Zeurk le petit monstre (en cours de réalisation) - Alpha Omega (en cours de réalisation)

J’ai un attrait particulier pour les comics underground (Chris Ware, Crumb, Clowes…). J’ai grandi (comme tous ceux de ma génération) dans la culture manga commerciale. Je tire mon influence de la BD mais aussi du cinéma. Je suis cinéphile. J’aime expérimenter et faire évoluer mon style selon la narration. En conclusion, j’ai envie de citer R. Filliou : « L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. »”

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BDZ-Mag,

c'est aussi un site ! Venez nous lire sur

http://www.bdzmag.com et dĂŠcouvrez notre lecteur

http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ

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B.O. pour Bandes dessinées Depuis le début de leur histoire commune, le septième et le neuvième art ont toujours fait bon ménage. Emprunts, clins d’œil, hommages et, bien entendu, adaptations plus ou moins réussies… cinéma et bandes dessinées vont bien ensemble. Mais que serait le cinéma sans la bande originale (“score” en anglais), musique du film, indissociable des images ? Comme aimait à le dire Lalo Schifrin, la musique d’un film fait souvent beaucoup à la réussite de celui ci. Pourquoi alors, ne pas appliquer le procédé à la lecture de Bande dessinées. Certes, cela demande un peu de pratique, afin de garder la concentration nécessaire à la compréhension de l’histoire, mais une fois l’habitude prise, c’est une expérience gratifiante et qui, le plus souvent, embellit la lecture. Le cinéma regorge de musiques inoubliables, toutes époques et tous genres confondus, et, en se donnant un peu de peine, on peut dénicher outre des versions refusées de scores célèbres, et autres versions collector, de véritables gemmes cachées, bandes originales aux petits oignons, parfois même composées pour des séries Z. Et il faut se rappeler

de quelques compositeurs incontournables, dans un ordre chronologique : Serguei Prokoviev, Miklos Rozsa, Dimtri Tiomkin, Bernard Herrmann, John Williams, Howard Shore… Après, il y a quelques petits « trucs » à faire, histoire de réussir ses lectures : - Faire des listes de lecture : sur votre ordinateur, votre lecteur MP3, voire votre discothèque, pensez à classer les scores par genre (Fantasy, Polar, Horreur, Action, etc…) afin de trouver plus facilement de quoi accompagner votre BD ; - Éviter les « grands classiques », dont les thèmesarchi connus vous rappelleront forcement des scènes de films ce qui pourrait gêner la lecture (on zappera les Star Wars, Seigneur des anneaux, Jaws, Superman …) ; - Ne pas hésiter à « tester » les B.O. avant de les choisir comme accompagnement, histoire de ne pas être obligé, en pleine lecture, de chercher une musique plus adaptée. Voici, pour vous en convaincre, deux exemples de « mariage » de BD et de musique assez efficaces, dans des genres bien distincts.

TEX. L’or du Sud, de Segura & Ortiz Tex et son inséparable Kit Carson vont devoir stopper une bande d’illuminés du Ku Klux Klan qui transportent des lingots sur une péniche blindée. Rien que ça, mais ce n’est pas ce qui impressionne notre ranger sans peur et sans reproche, qui n’hésite pas à dégainer pour tuer si besoin. Le duo Segura Ortiz, tout en respectant à la lettre les codes de la série, fait des merveilles sur ce Tex, qui, s’il n’apporte pas d’eau au moulin du genre procure un agréable moment de lecture pour les amateurs. Que ce soit dans un scénar certes classique mais bien huilé ou dans des dessins très expressifs, réalistes et détaillés. Encore quelques coquilles dans le lettrage et la traduction, mais bon, c’est une habitude sur la série, hélas… La musique choisie : la bande originale de Gunfight at OK Corral, par Dimitri Tiomkin. Clairement un film dont le score est une composante évidente de sa réussite. Tiomkin déroule une musique très rythmique où il n’hésite pas à utiliser des percussions pour rappeler les sabots des chevaux par exemple. Le thème est des plus efficace et est repris plusieurs fois au fil du score. Cependant, j’ai pu constater une ressemblance frappante entre certains passages du Ivanhoé de Rosza et de ce score-ci, composé plus tard, ce qui m’a un peu déçu. Néanmoins, sur cette aventure de Tex c’est du pain béni ! page 30


La mort de Staline, de Nury & Robin D’un tel duo on ne pouvait pas être déçu. Le prolixe et touche-à-tout Nury associé à l’auteur de l’excellent Koblenz pour évoquer la mort d’un des plus grands salopards de l’Histoire et la lutte de charognards qui s’ensuivit. Bon, comme le précisent les auteurs, il y a une grosse part d’interprétations et de broderie autour de ces quelques jours de tractations âpres et mesquines (pour ne pas dire plus) qu’opérèrent les proches de Staline afin d’assurer sa succession. Ne serait-ce que par les sources d’époque, peu objectives, auxquelles ils ont dû avoir accès. N’en reste pas moins un récit à l’image de son sujet, cynique, tortueux, plein de sous-entendus et dont l’ambiance lourde est à la méfiance et aux soupçons. Personne n’est innocent, et ce diptyque est parcouru de moments forts en émotions diverses (l’agonie de Staline, le massacre de la foule,…). Les traits anguleux et parfois exagérés de Robin font merveille pour retranscrire les "trognes" des protagonistes. Une page (de BD) d’Histoire délicieusement noire !

La musique choisie : la bande originale de Eastern Promises, par H.Shore. Encore une collaboration fructueuse entre Shore et Cronenberg, même si, l’un comme l’autre, ne sont pas au meilleur de leur forme sur ces Promesses. Pas que le film ou sa musique ne soient pas bons, loin de là, mais le réalisateur et le compositeur nous ont pondu de si bonnes choses de par ailleurs que ce thriller londonien et son score solennel, sobre et mélancolique, nous laissent un peu sur notre faim. Pour accentuer l’esprit russe de l’histoire, Shore incorpore des mélodies traditionnelles et des instruments folkloriques à sa partition, le tout donne un effet très réussi, car pas surchargé, et le thème principal, joué au violon, est très mélodique. Bon, si le tout va bien sur La mort de Staline (sujet oblige !), la BD se serait probablement mieux accommodée d’une musique un peu plus décalée, pour faire ressortir l’humour grinçant qui pointe son nez de-ci de-là. Le lien vers le blog de B.O à BD : http://boBD.over-blog.com/

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Freak circus, par Serge Mas Dessins et scénario : Serge Mas Freaks Circus est mon deuxième album. Le premier était une adaptation du film M le maudit de Fritz Lang, éditée en 2008 aux éditions du Point d’exclamation.

Ce deuxième album est pour moi l’occasion de réaliser un projet dans son intégralité : scénario, dessin, couleur.

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Téléchargement direct (format CBR) : http://www.mediafire.com/download.php?5a7bmmjrptr81 mm Lecture en ligne : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 7221 5 Édition papier (TheBookEdition) : http://www.thebookedition.com/serge-mas-freaks-circus-p-86877.html page 33


Kaos Moon : Renaissance, par David Boller Dessins et scénario : David Boller Site web : http://www.zampano-online.com/wp_french/ Après avoir publié à compte d’auteur une série de BD en Europe, il décide de s’inscrire à la Joe Kubert School of Graphic and Cartoon Art à Dover dans le New Jersey. Son diplôme en poche, il travaille pour Marvel, DC, Acclaim, Wildstorm, Top Cow et Warp Graphics sur des titres aussi divers que “Spider-Man”, “Batman”, “Witchblade”, “Magic the Gathering” et “Star Wars”. Né à Zurich en Suisse, David Boller a été nourri aux mangas japonais, à la bande dessinée franco-belge et aux comics de super-héros américains.

En 1 996, sa propre création originale, KAOS MOON, est publiée chez Caliber Comics. Cette série de fantasy urbaine, autour d’une médium et de sa belle alter ego astrale, est aussi

publiée sous forme de feuilleton dans l’édition allemande du magazine “HEAVY METAL” et rassemblée en deux volumes par Alpha Comics. En 2008, David rentre en Suisse pour fonder “Virtual Graphics” et “Zampano”, le premier magazine suisse de bande dessinée professionnelle en ligne. David vit à présent avec sa femme Mary Hildebrandt et leurs trois chiens près de St Gallen et jouit d’une reconnaissance internationale comme auteur de BD, de comics, de mangas et comme illustrateur de story-boards.

Kaos Moon : Renaissance ! Il y a très longtemps, les monts de Sibérie étaient contrôlés par des clans de puissants shamans. Mais les soldats chrétiens ont envahi les montagnes, exterminé la population et aboli leur religion. Seuls trois puissants shamans ont survécu à l’attaque et se sont retirés dans un refuge secret en Belovodie en jurant de se venger. De nos jours, la Russe Katja Zakov a d’étranges visions. Il lui suffit de toucher des gens et des objets pour voir des images d’évènements passés. Elle découvre qu’elle est la réincarnation d’une superbe sorcière des temps anciens, Kaos Moon, une des trois shamans qui ont survécu à la destruction. Les deux autres, Shrasa et Varg, réincarnés sous des formes différentes, sont engagés dans une lutte qui a le goût amer de la vengeance. Katja réalise qu’elle et son alter ego Kaos Moon détiennent la clé de l’équilibre du triumvirat.

Cette intégrale contient la toute nouvelle histoire narrant l’origine de Kaos Moon, les quatre épisodes de la série régulière parus à la fin des années quatre-vingt-dix, quatre récits courts supplémentaires et des peintures et illustrations encore jamais publiés à ce jour. C’est pour vous l’occasion d’obtenir la version complète de ce classique de l’ésotérique devenu culte nominé pour un Russ Manning Award aux États-Unis, et d’admirer les magnifiques dessins de fantasy hyper détaillés de David Boller. David Boller, Kaos Moon : Renaissance (Intégrale) Editeur : Virtual Graphics – Collection : Zampano Roots ISBN : 978-3-9523648-9-5 – 1 64 pages, 1 6.7 cm x 26 cm, n/b, broché 1 8,50 EUR - 25 CHF Parution : Janvier 201 3 page 34


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Je veux être un Jedi ! par Uttini Dessins et scénario : Uttini Je veux être un Jedi est né par jalousie. J’admirais trouvée, celui qui semble à priori le moins à même les beaux strips de Sky Karrde et je me suis dis: de l’être. “mince alors ! Je devrais pouvoir en faire autant, ce n’est pas sorcier !” Du point de vue du dessin, du Voilà comment Yoda est devenu une sorte de “souffre-douleur”. Il relève un défi impossible : faire moins. d’un jawa un Jedi. Mais restait à trouver quelque chose, un personnage, des situations, un potentiel comique, Comment Obi-Wan est-il arrivé dans la série ? des trucs à raconter, quoi. Et là, c’est beaucoup plus J’avais décidé de prendre les personnages connus difficile qu’il n’y paraît… En potassant un peu un peu à contre-emploi, donc automatiquement Obil’Univers Etendu de Star Wars, je me suis demandé Wan est devenu une sorte de faire-valoir un peu simplement: se pourrait-il qu’un jawa devienne un benêt. Le seul ennui avec Obi-Wan, c’est qu’il est Jedi ? Et si oui, par quel genre de situations pourrait- plus grand qu’un jawa, ce qui m’a souvent obligé à il passer ? Qui serait son maître ? Réponse toute ruser avec le dessin, alors qu’avec…

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Téléchargement direct : http://www.mediafire.com/?5xdhkc3a42db3 (CBR) http://www.starwars-universe.com/dossier-page-1 60-1 056-les-bd-swu-les-series-comiques.html (PDF) Lecture en ligne :

Opus 1 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 84628 opus 2 : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 211 091 8541 9

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coup de cœur... C’est encore moi ! Eh oui, j’ai trouvé une BD magnifique et je voudrais partager mon émotion avec vous… Il s’agit de Carnaval d’Akalikoushin, éditée par (feue) “Manolosanctis”. Un architecte, caché derrière une tête de lapin noir, débarque sur une île des Antilles pour transformer l’église locale en discothèque pour le carnaval permanent décrété par l’État. Cet inconnu, en fait, revient après dix ans d’absence sur l’île où il est né, trente-cinq ans plus tôt, et où il a vécu des instants tragiques qu’il a fuis : il est parti à cause d’une femme et revient pour elle... Sur cette île, les rencontres sont étonnantes, à commencer par le chauffeur de taxi aveugle guidé par un capucin bien nerveux… On découvre un curé noir, désespéré par le manque de foi de ses ouailles et par la tournure que prend la société et qui va décider de se pendre au cou du Christ, est l’occasion de l’un des meilleurs commentaire : « C’est alors qu’à moitié ivre je vis le dernier martyr du Christianisme, un nègre pendu au cou d’un blanc ». On rencontre aussi une jeune fille, étonnamment prénommée “Alicia”, poursuivie par une grenouille, et que notre inconnu ramène chez elle (un ancien chez lui ?)

Beaucoup de non-dits... peut-être trop ? L’inconnu connaît beaucoup de choses qu’il ne dévoile pas, on fait traîner le suspens… Un guitariste imbibé de rhum qui raconte sa vie, un peu long, une révolution et un massacre pas étranger à notre inconnu, un frère et un père, du drame et de l’exil...

Scénario à la fois onirique, social et politique qui manque un peu de clarté par moments. Je pense que la suite sera plus explicite. L’important c’est qu’on accroche au scénario, bien que l’auteur nous mette un bandeau sur les yeux en nous donnant des bribes d’histoire à reconstruire. Le dessin en aquarelle et lavis est superbe, à lui seul il nous conduit jusqu’au bout de l’album. Pas d’exploit multicolore, au contraire. Essentiellement concentré sur du bleu, du gris, du marron du beige et beaucoup de taches claires délavées et ternes, ça bave et dégouline plein de taches et de flous. Il pleut sur l’île, on boit du rhum, l’esprit s’évade avec le dessin. C’est original avec un beau trait de plume rare, des planches étonnantes, émouvantes sans débordements d’effets graphiques mais toujours plaisantes, comme quoi on peut être particulier sans devenir terne et inintelligible, l’émotion est accessible pour tous. Bon, voilà, c’est beau. Le deuxième tome est sorti, mais je ne l’ai pas encore lu... Trop de choses à faire… faut que je devienne archimage dans Skyrim ! Carnaval, par Akalikoushin (Éd. Manolosanctis) 1 . Le retour de l'homme qui portait un masque de lapin noir (201 0) 2. Le frère du diable (2011 )

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Le monde Sanrankune (3)

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Bloodi, par Pierre Ouin Dessins et scénario : Pierre Ouin

Page Facebook de l’auteur : http://www.facebook.com/bloodixx

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Albums papier : directement par courriel à pierre.ouin@club-internet.fr (ou sur sa page Facebook) Téléchargement direct (format CBR) : http://www.mediafire.com/?5w36qik7wdvzyhj Lecture en ligne (intégrale) : http://www.bdzmag.com/LecteurBDZ/?albumId=bdz_201 2111 021 251 9 page 49


CRBR le blog Je suis CRBR (prononcez « Cerbère ») auto-entrepreneur et dessinateur de presse et de BD. Mon album Le mythe de l’ermite est en cours de publication en indépendant. Vous pouvez me voir, pour ce qui est du web, sur Ekitinfo, Agoravox, free-landz, Dailycartoonpress, 30 jours de BD, Delitoon... et sur papier, dans Le Lot en action, Le Fanzine de Palaiseau, PAMP, et Futuramics. Retrouvez-moi quotidiennement sur mes deux blogs :

http://www.crbrleblog.com http://dessinsdecrbr.over-blog.com

Un joli dessin vaut toujours mieux qu'un long discours...

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Crayon de nuit, par Frep Crayon de nuit, par Frep : dessins d’humeur et d’humour, sur l’actualité. .. http://www.crayondenuit.com/

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Hàrdabud Comics http://www.hardabud.com/bandesdessinees.html

Une bio de toi en quelques J’ai fait Hàrda bud sans texte peu ça le charme de la BD lignes, ça donnerait quoi ? pour voir si j’arrivais à raconter comme média, la déconne. On Une biographie ? Ce ne serait pas très intéressant et franchement ça me gêne un peu. Mais si tu veux, je peux te raconter cette histoire de « hardabud ». C’est un jeu de mots à la con en suédois. En gros l’expression “ Hàrda bud !” veut dire “les temps sont durs” mais avec un peu de bonne volonté on peut comprendre “les coursiers sont des durs”. C’était le titre d’une bédé que j’ai faite quand j’étais coursier à vélo. D’où l’URL du site, et de là, mon “nom d’artiste”.

une histoire sans mot. Et pour apprendre à dessiner. Je ne suis pas illustrateur, je raconte des histoires.

ne peut pas dire que ce fut un franc succès. Mais c’est de loin celle que je préfère et dont je suis le plus content.

Pour raconter des histoires, il faut un public. J’ai fait À l’abordage parce que sur Internet, on aime bien parler d’Internet. Dit différemment, j’ai essayé de faire le “buzz”, comme ils disent dans la pub. Et ça n’a pas trop mal marché. La preuve, c’est par là qu’on est entré en contact.

L’évangile de Jésus est une

histoire que j’ai toujours voulu raconter. Qui n’a pas envie d’expliquer à tout le monde “vous n’avez rien compris, je vous explique la vérité” ?

Voilà, voilà… c’est ma bio d’artiste ! J’espère que ça répond un peu à ta demande. FinaLux, le super-héros genevois lement, ça ne me gêne pas tant c’était pour déconner. C’est un que ça de raconter ma vie !

Les BD d’Hàrda Bud vous plaisent ? Soutenez l’auteur en lui achetant des T-shirts ! page 54


http://www.hardabud.com/downloads/hardabud.cbz page 55


http://www.hardabud.com/downloads/alabordage.cbz page 56


http://www.hardabud.com/downloads/lux.cbz page 57


http://www.hardabud.com/downloads/evangiledejesus.cbz page 58


Cases à gogo,

la rubrique de kezacoco Peut-être leur nom ne vous dira-t-il rien, pourtant l’auteur Pierre Doncu et le dessinateur Francisco Tincré sont loin d’être des néophytes dans le microcosme de la BD psycho-alternative. Pierre Doncu a longtemps travaillé dans le cinéma et la publicité et on lui doit entre autre quelques slogans fameux tels que les cultissimes « Bic, le stylo chic des gens sans fric », « Un train qui passe, une vache qui rit » ou bien encore la formidable réplique « Lucien, si tu m’plaques, y’aura pas d’essai. » (Les démêlées d’un demi de mêlée, de Michel Gondry.) Le dessinateur Francisco Tincré a quant à lui fait ses classes aux studios Tebeo Elpito de BuenosAires avant d’émigrer à Paris où il a su rapidement s’imposer en coloriant des emballages cadeaux et en illustrant des boîtes de fromage blanc (souvenez-vous de cette accorte fermière au léger strabisme divergent qui ornait les boîtes de « Gerbillage, fromage frais de campagne moulé à la louche ».)

S’engage alors une course poursuite inter-sidérante au cours de laquelle ils seront amenés à faire preuve de beaucoup de courage, d’abnégation et de sagesse afin d’échapper aux pluies de météorites, aux naines blanches, aux abominables trous noirs et surtout, à ces cruels Monstres du Temps, terribles prédateurs verdâtres et puants, aussi dénués de poils que de scrupules. Tandis que le sablier maléfique se rapproche inexorablement, nos amis doivent alors faire face à une nouvelle menace : L’apparition soudaine d’une escadrille de pochettes surprises… Je ne vous en dirai pas plus afin de ne pas dévoiler les multiples rebondissements de cette aventure palpitante, mais croyez-moi, ça vaut le détour. Les dialogues sont tellement fluides, vifs et incisifs qu’on n’arrive pratiquement jamais à les suivre, procédé grâce auquel le récit gagne en opacité et en mystère.

Après cette présentation aussi brève qu’instructive, venons-en sans plus tergiverser à l’incroyable OVNI graphique et littéraire dont nous gratifient ces deux talentueux artistes ; voilà un somptueux album que j’ai eu le privilège de lire en avant-première et pour lequel j’ai totalement craqué : Les zippos de l’espace contre les monstres du temps. Rien qu’au titre, on se doute immédiatement que l’on va être confronté à une histoire peu banale. En effet, s’il est évident que ce concept de “Zippos de l’espace” est un subtil et magnifique zeugma en forme de clin d’œil à l’œuvre de Moebius, période bleu marine, le fait de les confronter à une bande d’anacoluthes chauves, symbolisée par ces “Monstres du temps“ nous plonge implacablement au cœur d’un univers aussi tridimensionnellement décalé que décadent... Comme chaque mercredi après-midi, les Zippos jouent à la balançoire à l’ombre de la planète Kayass, lorsqu’ils voient soudain poindre à l’horizon un sablier volant dans lequel deux monstres verts et sournois tournent en vitupérant. Toute retraite leur étant coupée, et leurs parents étant aux champs, les Zippos n’ont qu’une solution : la fuite.

Le trait de Tincré est quant à lui aussi délié qu’approximatif, délicat et tremblé, oscillant avec bonheur entre précision maniaque(par exemple, la plaque d’immatriculation du sablier) et gribouillis subtil (le nid des monstres verts n’est un infâme fatras de traits grisâtres et de tâches immondes). La force symbolique de cette histoire où de jeunes Zippos accrochés à leur balançoire refusent obstinément de grandir en cherchant désespérément à échapper à la course inexorable du temps, est tout simplement bouleversante et, à moins d’être doté d’un cœur d’artichaut surgelé, le lecteur n’en sortira pas indemne. À l’arrivée, n’ayons pas peur de le dire, nous sommes en présence d’une œuvre majeure, tant sur le plan graphique que littéraire, et c’est pourquoi je vous en recommande chaleureusement la lecture ! D’ailleurs et pour conclure, au cas où vous ne seriez pas encore convaincus, je laisse le dernier mot à Pothom, le plus jeune et le plus futé des Zippos : « Mes fraires ! l’apparissement de ce sablier ne me dit rien qui vaut ! »

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Les zippos de l’espace contre les monstres du temps

Éditeur : Hémorroïdes Dissociées Scénario : Doncu – Dessin : Tincré


Les anges gardiens, par Rocky, Al & Tony Dax http://www.acb-comics.com/

Découvrez l’univers de super-héros « made in France » pas comme les autres... Plongez dans les origines de super-héros aux immenses pouvoirs ! Découvrez Golem, l’antihéros par excellence, dans « La beauté du diable » ! Suivez Magma, le charismatique héros, dans son combat contre un dieu du mal dans « Big Bang One »... ACB Comics – “ABC” pour « Artists Comic Books » – publie depuis près de trente ans

des comics à la française. À l’ère du numérique, les frères Dax proposent des albums et des magazines d’une grande qualité... dont certains gratuits. N'hésitez pas à visitez l’espace “Free ABC Comics” du site officiel, il mérite vraiment le détour ! Vous trouverez ici, en exclusivité pour le BDZ-Mag, les premières planches de leur prochaine publication : le deuxième tome de la série Les Anges gardiens : Origines.

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Dans les salles obscures... Un groupe de jeunes, une cabane dans les bois. On a déjà vu cette histoire des centaines de fois. Chacun des membres représente un stéréotype précis permettant à l’avance de deviner l’ordre dans lequel, généralement, ceux-ci vont se faire trucider. Et pourtant, on va être très surpris par la tournure des choses.

face à une bande de jeunes persuadés que ces deux amis sont de dangereux criminels qui les traquent pour les tuer. Au fil du film, ces andouilles parviendront à se tuer un par un, de leur faute, sans que nos deux amis ne soient responsables. Je vous le conseille ! Si des films de série B comme Piranha 3D, où gore, sexe et fun sont outrageusement assumés, sortent également des films optant pour le style « found footage », où le principe repose sur des images prétendument vraies retrouvées quelque part et dont on nous livre l’intégralité, comme dans le Blair Witch Project ou Paranormal Activity. Rien de neuf, d'ailleurs, puisque c’était sur ce même principe que reposait déjà, en 1 980, le célèbre Cannibal Holocaust... La Cabane dans les bois (The Cabin in the woods) , sous la production de Joss Whedon, qui

(à gauche Joss Whedon, à droite Drew Goddard)

Ce premier film de Drew Goddard, scénariste de plusieurs épisodes de Buffy contre les vampires, Angel, et du film Cloverfield, est une bonne surprise qui renouvelle le genre slasher, en perdition depuis que Michael Bay a décidé de mettre son nez dans la production massive des remakes de grosses licences avec Massacre à la tronçonneuse en 2003.

se dit fan du genre (papa de Buffy, Angel, Firefly et plus récemment du premier film réunissant les supers-héros The Avengers), on retrouve à la fois de légères critiques sur ses dérives et stagnations ainsi qu’un scénario très original.

Si on lui a pardonné ces premières années qui ne furent pas totalement mauvaises, l’action s’est de plus en plus axée sur le gore, les tortures, et le film quasi-érotique (Vendredi 13 en 2009). Nous sommes désormais loin des films originaux, pour les plus âgés, ou des Scream, pour les plus jeunes, où un semblant de scénario, de dialogues et de densité imprégnait l’œuvre. Des productions plus récentes telles que Saw permettent même de voir, au fur et à mesure des épisodes, cette détérioration, passant d’un très bon premier film à des suites de plus en plus dispensables. Depuis peu, le genre tournant en rond, des tentatives s’opèrent pour justifier la vue de jeunes abrutis se faisant joyeusement étriper au fond des bois, dans une maison abandonnée, dans un hangar glauque ou tout autre endroit accueillant. Un exemple récent en date, Tucker & Dale fightent le mal, nous mettait en présence de deux bouseux inoffensifs de l’Amérique profonde page 66


Cinq amis décident donc de partir en vacances dans une petite et vieille cabane paumée dans une forêt loin de tout. Si on devine très facilement qui incarnera quel stéréotype, ces derniers ne sont pas aussi tranchés qu’à l’accoutumée. Après qu’ils ont été « accueillis » par l’inévitable pompiste louche, sale et désagréable, la traversée d’un tunnel leur permet d’arriver à destination. En parallèle, nous voyons des personnes en blouses blanches, discutant de choses banales, prenant leur poste dans un énorme complexe dont nous ignorons tout des buts et intérêts qu’ils poursuivent. Une chose est sûre : ils observent les jeunes et espèrent que tout va bien se passer. Mais qui sont ces personnes ? Pour qui travaillent-elles ?

productions – aussi appelé le Whedonverse – comme Fran Kranz et Claire Saunders vus dans Dollhouse ou Tom Lenk et Amy Acker dans Angel. Mais à défaut de vous en dire trop, je ne résiste pas à l’envie de donner une réponse à la question que vous pourriez vous poser : qu’est-ce qui tue nos chers postado en perdition ? Eh bien… Tout. Avec un hommage à l’univers de H.P. Lovecraft à la toute fin du film, ce qui devrait déjà orienter les connaisseurs de son œuvre.

Pourquoi soudainement les futurs proies adoptent-elles des comportements propres aux films d’horreurs et donc totalement illogiques ? Et pourquoi cette grande barrière invisible autour de cette petite cabane ?

Amateurs de violence décérébrée à outrance, passez votre chemin car lorsque le rideau se lèvera sur les coulisses de cette mise en scène contrôlée (ou pas) vous pourriez être déçus… ou surpris, comme toute personne voyant ce film. On aime ou on n’aime pas, comme toujours au cinéma. Difficile cependant de prédire avec certitude quel est le public ciblé. Munissez-vous en tout cas de votre deuxième degré.

Difficile d’en dire plus sans en dire trop. Plutôt à classer dans les films à la “Evil Dead” que dans les purs et durs films gores ou apparentés, La Cabane dans les bois est un gros délire saupoudré de gore qui a mis du temps à sortir. Tourné en 2009, c’est uniquement cette année qu’il sort au cinéma et il est disponible en DVD et BluRay depuis le 1 8 septembre 201 2. On retrouve notamment Chris Hemsworth, alors inconnu, qui fut ensuite conseillé par Joss Whedon à Kenneth Brannagh pour le rôle du super-héros Thor – que Whedon retrouvera pour The Avengers, le monde n’est-il pas bien fait ? Les fans de Whedon retrouveront également dans les seconds rôles plusieurs acteurs ayant participé à ces précédentes page 67

La Cabane dans les bois (The cabin in the woods)

États-Unis - 2011 - 95 minutes Réalisation : Drew Goddard

Scénario : Drew Goddard et Joss Whedon avec : Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Fran Kranz...


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« Je n'ai pas grandi depuis l'âge de mes trois ans, et je suis aujourd'hui âgé de vingt-trois ans. J'ai une légère cataracte et j'ai eu un rôle dans un film où j'incarnai un personnage de Lego vivant assoiffé de sang.

Je suis célibataire depuis peu et j'aime les blondes un peu rondes. Mon rêve le plus cher serait de rencontrer Jackie Chan... »

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