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BestOf ARCHITECTURAL DESIGN 2016 STUDENTS’ PROJECTS COMPETITION ÉDITIONS ARCHIZOOM




Direction / Direction Cyril Veillon Coordination et mise en page / Coordination and layout Jean-Robert Gros Administration / Administration Beatrice Raball Conception graphique originale / Original graphic design Atelier Poisson, Giorgio Pesce Crédits photographiques / Photo credits Olivier Wavre (p. 12 bas), Alain Herzog (p. 109 haut, pp. 110-111, p. 113 haut, pp. 114, 117-118), Olivier Christinat (pp. 125-127), Ariel Huber (p. 129-131) Traduction / Translation Josephine Macintosh (F›GB), Alix Vuithier (GB›F) Relecture / Proofreading Nancy Couling Impression et reliure / Printing and binding Reprographie EPFL Distribution en Suisse / Distribution in Switzerland Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), www. ppur. org Distribution internationale / International distribution Idea Books, www. ideabooks. nl Publié par / Published by Archizoom, EPFL, Lausanne, Switzerland, http://archizoom. epfl. ch ©2016, Archizoom, the designer and authors. All right reserved. Archizoom est une unité de l’Institut d’Architecture et de la ville de la Faculté ENAC Archizoom is part of the Institute of Architecture and the city, ENAC School ENAC

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Imprimé en Suisse / Printed in Switzerland

ISBN 978-2-88915-188-2


BestOf ARCHITECTURAL DESIGN 2016 STUDENTS’ PROJECTS COMPETITION

ÉDITIONS ARCHIZOOM



AVANT-PROPOS 8 ATELIERS DE PROJET

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PROJETS PRIMÉS

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FINALISTES 60 AUTRES PARTICIPANTS

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ARCHIZOOM 105 REMERCIEMENTS 133

FOREWORD 9 PROJECT STUDIOS

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WINNING PROJECTS

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SHORTLISTED 60 OTHER PARTICIPANTS

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ARCHIZOOM 105 THANK YOU

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AVANT-PROPOS En cinq à sept années d’études et de stages, environ milles étudiants s’entrainent chaque année au métier d’architecte. Ils ont pour mission de comprendre leur future profession, d’en saisir les outils, mais également de lui donner un sens et une inscription dans notre culture contemporaine. Au niveau universitaire, l’étude de l’architecture permet l’apprentissage de la construction, mais elle a aussi la responsabilité d’imaginer l’avenir de la discipline et de trouver les arguments qui permettent de déplacer les limites de la conception architecturale. D’où l’importance d’observer les travaux des étudiants qui nous informent sur préoccupations sociétales et environnementales de la prochaine génération d’architectes. L’enseignement de l’architecture à l’EPFL est un ensemble à entrées multiples, qui peut sembler diffus et fragmentaire, mais qui cherche néanmoins à constituer chez les étudiants une conscience commune. Les ingrédients de la formation sont définis par les professeurs et la direction de la Section d’architecture au sein d’orientations qui sont le logement collectif, la construction en béton, l’utilisation du bois, la sauvegarde, la durabilité, la relation entre l’urbain et la nature, la culture urbaine, la forme pour la ville. Dans ce cadre, les étudiants imaginent des recettes aux saveurs de vivre - ensemble et de coopération, de réévaluation les traditions, de réinvention d’une agriculture urbaine, de monde éco - civique ou d’environnement hyper informatisé. A la fin de l’année académique, chaque étudiant est invité à soumettre ses projets à un « conseil éditorial » composé de l’ensemble des professeurs de la Section d’architecture, qui sélectionne les travaux qui feront partie de cet ouvrage. Le principe de l’invitation est important. Ces « meilleurs projets » sont ceux des étudiants qui proactivement souhaitent publier leurs travaux. Nous avons retenu 36 projets parmi les 83 reçus. Dix-neuf reçoivent la distinction BestOf et sont exposés à la rentrée académique. Si, en raison de ce processus de sélection, d’autres bons travaux manquent à l’appel, nous offrons ici un point de vue suffisamment large sur la grande diversité des propositions des étudiants. Le BestOf espère donc identifier certains des futurs leaders et daredevils de l’architecture. Ce livre est un encouragement à poursuivre les efforts et les prises de risques pour apprendre à construire une architecture prospective en adéquation avec un réel projet de société. Cyril Veillon, directeur Archizoom

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FOREWORD Around a thousand students train each year to become architects, completing between five to seven years of internships and study. They seek to fully understand their future profession, to grasp its tools, to understand its role and to give it meaning within contemporary culture. At a university level, studying architecture not only means training in construction but also imagining the discipline’s prospects and learning to push its limits. It is therefore vital that we observe students’ work; it tells us what societal and environmental quandaries the next generation of architects are concerned about. Architecture teaching at the EPFL is fuelled by multiple sources. These may at first seem diffuse and fragmentary; however, at heart, they invoke a common conscience in students. Training is designed by the architecture faculty’s professors and directorship and is rooted in eight areas: concrete architecture, housing, preservation, urban culture, urban nature, form for the city, architecture and sustainability, construction and wood, and artificial morphogenesis. Within this framework, students come up with recipes flavoured by, for example, collective living and cooperation, the re-evaluation of traditions, the development of urban agriculture, and the development of an eco-conscious or hyperdigitalised environment. At the end of the academic year, each student is invited to submit their projects to an “editorial council” consisting of the architecture faculty’s professorial body. This council selects the works that will become part of this publication. The fact that the students are invited to submit is important. These “best projects” are those of students who proactively wish to publish their work. We received 83 projects and selected 36 from these. Nineteen have been granted the BestOf award and will be exhibited at the start of the new academic year. Given this reliance on students submitting their own projects, some worthy projects may not have been included. Nevertheless, the selection represents the wide diversity of student proposals this year. The BestOf hopes to identify some of architecture’s future leaders and daredevils. This book seeks to encourage them and others to keep at it and to take risks, in a bid to create architecture that represents a real and positive project for society. Cyril Veillon, Director of Archizoom

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ATELIERS DE PROJET PROJECT STUDIOS 1ère ANNÉE BACHELOR / 1st YEAR BACHELOR

3e ANNÉE BACHELOR / 3rd YEAR BACHELOR

ATELIER DIETZ (BA1 & BA2) Atelier de la conception de l’espace Design Studio on the Conception of Space http://alice.epfl.ch Professeur Dieter Dietz

ATELIER FRÖHLICH Modern Times (BA5 & BA6) Laboratoire d’architecture élémentaire et d’études typologiques Laboratory of Elementary Architecture and Studies of Types http://east.epfl.ch Professeurs Anja et Martin Fröhlich

2e ANNÉE BACHELOR / 2nd YEAR BACHELOR

ATELIER GRAF Les Unités d’Habitation (BA5 & BA6) Laboratoire des techniques et de la sauvegarde de l’architecture moderne Laboratory of Techniques and Preservation of Modern Architecture http://tsam.epfl.ch Professeur Franz Graf

ATELIER BAKKER & BLANC Assemblages (BA3 & BA4) Laboratoire de manufacture spatiale Laboratory for Spatial Manufacturing http://manslab.epfl.ch Professeurs Marco Bakker & Alexandre Blanc ATELIER DE VYLDER & TAILLIEU (BA3 & BA4) Professeurs invités Jan de Vylder & Jo Taillieu ATELIER PERRAULT (BA3 & BA4) Laboratoire d’architecture souterraine Laboratory of Underground Architecture http://sub.epfl.ch Professeur Dominique Perrault ATELIER REY Suburban Polarity (BA3 & BA4) Laboratoire d’architecture et technologies durables Laboratory of Architecture and Sustainable Technologies http://last.epfl.ch Professeur Emmanuel Rey

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ATELIER ORTELLI Housing København (BA5 & BA6) Laboratoire de construction et conservation Laboratory of Construction and Conservation http://lcc.epfl.ch Professeur Luca Ortelli ATELIER VIGANO ALPS (BA5 & BA6) Laboratoire d’urbanisme Laboratory of Urbanism http://lab-u.epfl.ch Professeure Paola Viganò


4e ANNÉE MASTER / 4th YEAR MASTER ATELIER BARROS FALCÃO DE CAMPOS Sauvegarde (MA1, MA2 & MA3) Les Musées des Arts et traditions populaires (MA2) Professeur invité João Pedro Falcão de Campos ATELIER DEVANTHERY-LAMUNIÈRE Urban Culture (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire d’architecture et de mobilité urbaine Laboratory of Architecture and Urban Mobility http://lamu.epfl.ch Professeure Inès Lamunière ATELIER GEERS Form for the City (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire pour l’architecture comme forme Laboratory for architecture as form http://form.epfl.ch Professeur Kersten Geers

SUPERSTUDIO The Horizontal Metropolis (MA1 & MA3) Laboratoire d’urbanisme Laboratory of Urbanism http://lab-u.epfl.ch Professeure Paola Viganò ATELIER WEINAND Urban Timber Volumes (MA1, MA2 & MA3) Laboratoire de construction en bois Laboratory for Timber Construction http://ibois.epfl.ch Professeur Yves Weinand ATELIER ZUBER Letter from Tokyo (MA1 & MA3) Pleasure and Beauty (MA2) Professeur invité Raphael Zuber

ATELIER GUGGER Industrial Nostalgia Venice (MA1, MA2 & MA3) EPFL Laboratoire Bâle EPFL Laboratory Basel http://laba.epfl.ch Professeur Harry Gugger ATELIER MÉNARD 2050 Sous le Soleil Exactement (MA1 & MA3) WILMA (MA2) Professeur invité Raphael Ménard ATELIER INDERBITZIN Forms and Living (MA1 & MA3) Territorial Habitation (MA2) Professeur invité Christian Müller Inderbitzin

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PROJETS PRIMÉS WINNING PROJECTS CHRISTOPHE DINDAULT, LESLIE FAISAN & NICOLAS RYCHNER « THE OTHER SIDE  »

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VINCENT DORFMANN, EVARISTE EXPOSITO, SOFIA FERRARI, ANTHONY GENTON, DAVID HOFFERT & ALEXANDRE TIARRI « LES TOITURES - TERRASSES DANS LES UNITÉS D’HABITATIONS DE LE CORBUSIER » 24 MARIGONA KOLGECI & YOUNES EL MEHDI LOUHICHI « LA PORTE ROUSSEAU » 26 MARIE - LAURE ALLEMANN & VIRGINIE BALLY « EXTENSION DE L’ECOLE EN SAUVY DE PAUL WALTENSPUHL » 28 ALYSSA ANTONUCCIO « HOUSE, RIEHEN » 30 GRÉGOIRE GUEX - CROSIER « RETRO NEW WAVE » 32 OLIVIA BUTTLER, ALEXANDRE RYCHNER & JULIETTE VAUTEY « LE MOULIN À VOILES. CULTURES DE PLANTES ALPINES » 34 MANON CORNU & MARGARITA ESPINOS « NATION » 36 TANGUY DYER & BARBARA WOLOSZCZYK « DIJON II » 38 DELPHINE MEYLAN & MANA MICHLIG « ORDINARY ROOMS  » 40 DAFNI RETZEPI & PHILIPPE BUCHS « BEHIND THE SCREEN » 42 ANTOINE AMPHOUX & TITOUAN CHAPOULY « FROM VOLCANIC ASHES TO POZZOLANA CONCRETE » 44 ROMAIN BONINO « LA TENTATION DU TEMPLE, UNE COOPÉRATIVE VITICOLE À NAXOS » 46 ELENA CHIAVI « BEFORE THE WAVE - ARQUITECTURA MOVÌL ENTRE TIERRA Y MAR » 48 MURIZ DJURDJEVIC & THOMAS PATURET « VOYAGE AU CENTRE DE LA MER, VERS UN ARCHIPEL INDUSTRIEL » 50 YVES FRANCHETTI & JONATHAN REPOND « VIENS JOUER SUR L’AUTOROUTE » 52 LORIS GUILLARD « LES PRINCES DE LA VILLE : UNE BARRE DE LOGEMENT À MARSEILLE » 54 RAPHAËL NYCKEES & DERECK RAUBACH « EQUILIBRES » 56 KATIA NICOLE SOTTAS « RÉVÉLER LE SENSIBLE, EXPOSER UNE VALLÉE. LE MUSÉE DIFFUS DU HAMEAU D’ISOLA, HAUTE-ENGADINE » 58

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PROJETS PRIMÉS WINNING PROJECTS

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CHRISTOPHE DINDAULT, LESLIE FAISAN & NICOLAS RYCHNER ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER SUBLAB PROFESSEUR DOMINIQUE PERRAULT ASSISTANTS JUAN FERNANDEZ, THADDEE LUCAN, RICHARD NGUYEN

« THE OTHER SIDE » La montagne de Namsan en Corée du Sud est célèbre auprès de la population de Séoul ; elle se définit comme l’un des rares espaces de nature au centre d’une ville de plus de dix millions d’habitants. Nombreux sont ceux qui s’y rendent afin de s’évader de l’urbanisme omniprésent. Pour cela, un chemin lie la ville jusqu’aux hauteurs de la colline, où se situe la N Tower, laquelle offre un panorama exceptionnel sur la ville. Le projet de l’opéra vient s’insérer au bas de la montagne, à proximité d’une bibliothèque et d’un mémorial. L’opéra lie ces différents programmes, créant ainsi un véritable pôle culturel dans un milieu très naturel. Un paysage souterrain est ainsi offert aux promeneurs. Une faille vient partager l’opéra sous terre, elle impose ainsi un vis - à - vis de part et d’autres des différentes parois du bâtiment. Ce vis - à - vis est exploité de façon bénéfique, il invite les visiteurs à découvrir les coulisses d’une représentation d’opéra. Ainsi, le promeneur peut lors de son parcours observer les différentes activités que nécessite cette dernière, notamment les séances de répétitions des artistes ou la construction des décors. La faille divise donc la partie paysage, s’inscrivant dans le chemin existant de la colline, et la partie fonctionnelle de l’opéra ; elle crée une tension entre chaque côté. Le passage de l’un à l’autre ne se réalise qu’au niveau du lobby, le cœur de l’opéra.

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Namsan mountain in South Korea is popular among Seoul’s inhabitants. It is viewed as a rare nature spot at the centre of a city of more than ten million inhabitants. Many of them head there to escape the city’s omnipresent urbanism. To that end, a path links Seoul to the hill’s heights where the N Tower is located, offering a breath-taking panorama of the city. The project of the opera inserts itself at the base of the mountain, near the library and a memorial. It links these different programmes, creating a cultural centre within a natural setting. The underground landscape is offered to pedestrians. A rift separates the underground opera and imposes an opposition between the different parts and sides of the building. This opposition is exploited in a beneficial way: it invites visitors to discover an opera’s backstage life. A pedestrian can therefore observe the different activities required to put on an opera, including rehearsals and the building of sets. The rift therefore divides the landscape, inscribing itself within the existing hill path and the functional part of the opera, creating a tension on both sides. The passage between one and the other exists only at the lobby/entry level, the opera building’s heart.

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VINCENT DORFMANN, EVARISTE EXPOSITO, SOFIA FERRARI, ANTHONY GENTON, DAVID HOFFERT & ALEXANDRE TIARRI ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER TSAM PROFESSEUR FRANZ GRAF ASSISTANTS YVAN DELEMONTEY, STEPHAN RUTISHAUSER

« LES TOITURES-TERRASSES DANS LES UNITÉS D’HABITATIONS DE LE CORBUSIER » Site : Notre analyse concerne les toitures-terrasses des Unités d’habitation de Marseille (1945-1952), de Rezé (1948-1955), de Berlin (1957-1958), de Briey-en-Forêt (1953-1961) et de Firminy (1965-1967) projetées par Le Corbusier. Projet : La toiture-terrasse est, pour Le Corbusier, un lieu prépondérant dans la conception de ces grands ensembles que sont les Unités d’habitations. En effet, elle est censée incarner la dimension sociale tant souhaitée par l’architecte. Ce projet dans le projet est un véritable travail continu sur l’ensemble des édifices. Le Corbusier décrira dans « Vers une Architecture » (1923) : « On a dressé sur l’Acropole des Temples qui sont d’une seule pensée et qui ont ramassé autour d’eux le paysage désolé et l’ont assujetti à la composition. Alors de tous les bords de l’horizon, la pensée est unique ». Cette idée de composition amorce déjà sa stratégie de conception de la toiture-terrasse de l’Unité d’habitation de Marseille. De cette vision initiale, Le Corbusier va faire évoluer son projet de toiture-terrasse avant d’arriver à une version qu’il nommera « Superstructure » à Firminy. On assiste donc au passage d’une composition d’entités définies et ponctuelles vers un ensemble unique et dense. Ce travail se nourrit de l’évolution de la pensée de l’architecte au fur et à mesure des années. Sont présentés ici l’ensemble des projets finaux dessinés par l’atelier Le Corbusier tout en sachant que ceux de Berlin et Briey-en-Forêt ne seront pas réalisés, se heurtant à des décisions politiques et économiques.

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Site: Our analysis centres on the roof terraces conceived by Le Corbusier for his Unité d’habitations in Marseille (1945-1952), Rezé (1948-1955), Berlin (1957-1958), Briey-en-Forêt (19531961), and Firminy (1965-1967). Project: For Le Corbusier, roof terraces are important to the conception of the Unité d’habitations. Indeed, they are supposed to embody the social dimension so sought by architects. This project-within-a-project is a real continuous work for all of the buildings. Le Corbusier described in Toward An Architecture (1923) that: “Temples were raised on the Acropolis that are of one mind and that swept up the desolate landscape and made it serve the composition. So from all along the horizon’s rim, the thought is one.” This idea of composition initiates the strategy for his conception of roof terraces for the Marseille Unité d’habitation. Le Corbusier will allow his roof terrace project to evolve from this initial vision and to culminate in Firminy in what he called a “Superstructure”. We are privy to the transition of the composition of defined and punctual entities towards a unique and dense whole. This work nourishes the evolution of the architect’s thought through time. Presented here is a collection of final drawings by Le Corbusier’s studio. It must be remembered that those of Berlin and Briey-en-Forêt were not to be built due to political and economic pressures.

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MARIGONA KOLGECI & YOUNES EL MEHDI LOUHICHI ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER MANSLAB PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANT GUILLAUME BOLLE-REDDAT

« LA PORTE ROUSSEAU » Programme : Le temple génère un abri qui a pour rôle d‘accueillir, dans le cœur de son espace primaire, toute arrivée maritime pour ensuite, telle une porte, desservir les deux rives donnant accès à la ville de Genève. Site : L’Île Rousseau fait partie d’une série d’îles se trouvant au milieu du fleuve du Rhône. De par sa position en tête de ce corps d’îles, elle fait face au Lac Léman. Projet : L’encorbellement, système statique du projet, a découlé de la matérialité de l’île d’origine minérale. Il permet la génération d’espaces qui sont capables, une fois mis en synergie de répondre aux diverses échelles qu’assume cet ouvrage. L’entrée monumentale est ainsi produite par l’encorbellement issu des bas-côtés, amoncellement de petites et plus grandes pièces, elles aussi générées par le même procédé. Finalement, le système offre une toiture en gradins utilisée pour desservir les différents étages regroupant les espaces générés par cet assemblage. La perspective forcée de la porte fait expérimenter aux voyageurs un changement d’échelle, entre une considération de soi dans la collectivité et dans l’individualité.

Programme: The temple’s first role is as a shelter welcoming any maritime arrival into the heart of its primary space. Its second role is as a gate, which serves both sides and gives access to the city of Geneva. Site: Rousseau Island is part of a series of islands located in the middle of the Rhône river. It faces Lake Geneva from its leading position in this body of islands. Project: The project’s static system of corbelling was inspired by the island’s mineral materiality. It allows spaces to be generated, creating a synergy that highlights the work’s various scales. A monumental entrance is created by the aisles’ corbelling and the accumulation of smaller and larger pieces generated in the same manner. Finally, the system provides a stepped roof used to serve different floors, gathering the spaces together. The gate’s forced perspective allows travellers to experience a change of scale from awareness of the self within the community to within one’s own individuality. Inspirations: Adalberto Libera (Villa Malaparte in Capri, Palazzo della Civiltà Italiana)

Inspirations : Adalberto Libera (Maison Malaparte à Capri, Palazzo della Civiltà Italiana)

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MARIE-LAURE ALLEMANN & VIRGINIE BALLY ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FALCÃO DE CAMPOS PROFESSEUR JOÃO PEDRO FALCÃO DE CAMPOS ASSISTANTS THIERRY MANASSEH, JOÃO SANTA RITA

« EXTENSION DE L’ECOLE EN SAUVY DE PAUL WALTENSPUHL » Programme : Le projet consiste à créer une extension sur une des écoles de Lancy de Paul Waltenspühl afin d’améliorer son fonctionnement et de s’adapter au confort et aux besoins d’un établissement scolaire d’aujourd’hui. Site : Ecole En Sauvy de Paul Waltenspühl réalisée en 1971 à Genève. L’école se situe à proximité immédiate d’une forêt et du parc En Sauvy, réalisé par le paysagiste Georges Descombes. Projet : L’extension s’inscrit dans la continuité de la colonne vertébrale de l’école existante et vient renforcer sa relation avec le parc. Son implantation se fait sur un nœud de circulation déjà existant mais actuellement mal exploité qui relie le parc, l’école et la promenade longeant la rivière. La nouvelle construction s’articule en deux parties : un bâtiment bas et allongé en relation visuelle avec la rivière qui comporte la cantine et un bâtiment polyvalent à deux étages dédié aux activités parascolaires. Les façades légères en acier de l’ensemble permettent au bâtiment de contraster avec la massivité de l’école de Paul Waltenspühl et de s’insérer de manière plus harmonieuse dans le parc. Ne désirant pas créer de classe « exclues », la tour centrale de l’école est surélevée d’un étage de classes. Afin de ressentir le moins possible l’intervention, le plan se calque exactement sur l’existant. L’ajout est tout de même signalé par l’utilisation d’une autre matérialté extérieure, le béton.

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Programme: The project creates an extension to one of Paul Waltenspühl’s schools at Lancy, improving it functionally and adapting the building to the needs and standards of a contemporary school. Site: The En Sauvy school, built in Geneva in 1971 and designed by the architect Paul Waltenspühl. The school is located directly adjacent to a park designed by the landscape architect Georges Descombes and a forest. Project: The extension continues the school’s existing spine and reinforces the relationship with the park. It begins at an existing, poorly-exploited circulation node which connects the park, the school and the river promenade. The new construction is comprised of two parts ; a long, low building facing the river, containing the cantine and a twostoreyed multi-purpose building dedicated to extra-curricula activities. The lightweight steel façades provide a contrast to the solidity of the original building and allow for a more harmonious dialogue with the park. In order to avoid an “exclusive” class, an extra level of classrooms is added to the school’s central tower. The intervention aims to be as subtle as possible, restricting the plan to the exact outline of the existing building, however it is expressed through the new exterior material of concrete.

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ALYSSA ANTONUCCIO ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER ZUBER PROFESSEUR RAPHAEL ZUBER ASSISTANT SAMUEL PENN

« HOUSE, RIEHEN » La maison est faite de 121 unités, chacune faite de quatre espaces bien définis, empilés les uns sur les autres ; sous - sol, sol, étage, espace céleste. L’espace souterrain est le plus grand et le plus connecté physiquement aux autres maisons mais c’est aussi l’espace le plus privé. Le rez - de - chaussée est le principal espace de vie et aussi l’étage par lequel on entre dans le bâtiment. Il est plus petit que le sous - sol afin que les personnes puissent circuler entre les étages et utiliser les espaces à leur guise. Chaque unité bénéficie de la proximité des unités alentours, à tel point que les espaces interstitiels deviennent presque infinis. Les détails de la construction rendent confus la limite entre intérieur et extérieur au point que le mur extérieur en béton apparaît parfois à l’intérieur avec un cadre de fenêtre qui donne au salon l’apparence d’une façade. Ce grand espace au rez - de - chaussée qui traverse toute la parcelle rend confus la fin et le début de chaque espace de vie, rendant les espaces intérieurs et extérieurs indistincts et bien plus grands qu’ils ne sont en réalité. Les étages supérieurs sont aussi plus privés mais bien plus spacieux dehors car la densité devient plus faible. Vivre dans cette maison est comme être dans une tour verticale avec un vaste espace au sol fortement connecté.

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The building comprises 121 single units made of four welldefined vertically-stacked spaces; the underground, the ground floor, above ground and sky space. The underground is the largest space with the the most physical connection to the other houses, however it is also the most private space. The ground floor is the main living space and also where you enter your house. It is smaller than the basement so that people can move between units and use the spaces as their own. Each unit is enriched by the closeness of the other units around, so that the spaces between become almost endless. The construction details blur inside and outside so that the outside concrete wall sometimes appears on the inside with a window frame that gives to the living room the character of a façade. This big space on the ground floor covers the entire plot and blurs the beginning and the end of each living room, making the inside and outside space ambiguous and appearing much larger. The levels above are again more private but have more outside space since the density is decreasing. Living in this house is like being in a vertical tower with a vast and strongly connected horizontal space on the ground.

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GRÉGOIRE GUEX-CROSIER ANNÉE 1ÈME MASTER ATELIER LAMU PROFESSEUR INÈS LAMUNIÈRE ASSISTANTS XAVIER APOTHEKER, RAPHAEL DESSIMOZ

« RETRO NEW WAVE » A l’aune de la crise environnementale et des pénuries énergétiques, il n’existe plus qu’une seule alternative : décongestionner la mobilité métropolitaine par une densification des moyens de transports collectifs. La place de Williamsburg, qui accueille la tête du pont éponyme, est le point névralgique des flux New-Yorkais ; il y transite un métro aérien, les automobiles qui se dirigent vers Manhattan ainsi que le terminal de bus desservant l’East-River. C’est une place dédiée à la machine. Malheureusement, les transports ne fonctionnent pas en synergie et sont inefficaces. Dans un opération de pur pragmatisme américain, il s’agit de superposer toutes les infrastructures de mobilité pour libérer la place afin d’offrir aux piétons un playground. Sur ce champ d’opérations sont disposés maints programmes de divertissements. Le projet de Hub est un mégalithe creusé par les infrastructures qui le traversent. Au rez, les bus. Au premier, le métro aérien. Viennent ensuite les commerces au deuxième. Puis au troisième, une salle d’attente polyvalente avec vue sur la sugar factory. À la cime, le téléphérique. Ce bâtiment est plus qu’une gare, c’est une machine. Un condensateur social, un totem pour Williamsburg. Du point de vue de la construction, il s’agit d’une matrice tridimensionnelle en profilés double-T qui porte des remplissages de façade en brique ainsi que des dalles à hourdis en terre cuite. C’est le système statique contextuel au site.

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In the light of environmental crisis and energy shortages, there is only one alternative: to promote the decongestion of metropolitan mobility through densifying collective transport. Williamsburg Place, which receives the end of the eponymous bridge, is the nerve center of New York flows, with the bus terminal serving the East River, an elevated train and cars driving towards Manhattan. It is a place dedicated to machines. Unfortunately no synergy exists between the various means of transport and they are inefficient. The idea is to superimpose all mobility infrastucture in an operation of pure American pragmitism and to liberate the space for a pedestrian playgound. The hub project is a megalith, excavated by the traversing infrastructure. On the ground floor, the bus, on the first floor the elevated train, followed by commercial space on the second floor. Then on the third floor a multi-purpose waiting-room with a view over the sugar factory. The cable-car crowns the building. The building is more than a station- it is a machine. A social condensor, a totem for Williamsburg. The construction system responds to the site context; a three-dimensional matrix of double-T profiles which support the brick façades and the terracotta slabs.

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OLIVIA BUTTLER, ALEXANDRE RYCHNER & JULIETTE VAUTEY ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MÉNARD PROFESSEUR RAPHAEL MÉNARD ASSISTANTES SARA FORMERY, SOPHIE SHIRAISHI

« LE MOULIN À VOILES. CULTURES DE PLANTES ALPINES » En 2050, les enjeux liés aux énergies renouvelables seront toujours plus importants. Le projet propose une architecture machine, une fabrique qui puise son énergie dans la force du vent. Ce moulin est un séchoir à plantes médicinales alpines et les alentours du site sont exploités pour la culture de ces plantes. Situé sur le mont Matro, un important gisement éolien Suisse à 1918m d’altitude, le moulin cherche à capter le plus de vent en se détachant des flans de la montagne. Il exploite le sommet d’une petite colline autour de laquelle s’organisent les terrasses de cultures. Entre la forêt de mélèzes en contrebas, le lac et les pierriers abondants, les ressources du site sont suffisantes pour envisager une construction vernaculaire alliant réemploi de matériaux et utilisation des ressources trouvées sur place. Le séchoir se présente sous la forme d’une cheminée étroite dépourvue d’ouverture. Les plantes sont disposées sur des claies avant d’être montées dans la chaleur de la cheminée pour être séchées. Le système de claies mobile permet de redescendre les fleurs après le séchage, diffusant leur parfum dans l’ensemble de la fabrique. La structure en bois moisé, chevillée et sans vis, forme un squelette rempli par les programmes. Le rez-de-chaussée se compose des espaces de vie, le plancher de l’étage offre un espace de travail, la voile tendue forme une tente pour l’espace de nuit et enfin l’étage technique abrite la machinerie. L’ensemble de l’espace est un cocon fermé, c’est un refuge contre le vent, seules des ouvertures couvertes de voiles filtrent la lumière. Les pales de l’éolienne actionnent une grande roue, c’est la toiture du bâtiment. Cette roue permet d’enclencher un mécanisme qui va chauffer l’air. Elle représente le nœud de liaison entre le bâtiment et l’éolienne.

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In 2050, the challenges linked to renewable energy will be ever-important. The project therefore proposes an architectural machine, a factory that takes its energy from wind power. The windmill is a medicinal alpine plant dryer and the site’s surroundings are exploited for these plants’ cultivation. Located on Mount Matro (1918m), an important Swiss wind resource, the windmill seeks to capture the greatest wind by detaching itself from the mountainside. It sits atop a little hill surrounded by terraced banks housing the cultivations. Between larch forests below, the lake and abundant scree slopes, the site’s resources are enough to imagine a vernacular building that combines reusing materials and resources found locally. The dryer is found within a narrow chimney devoid of openings. The plants are arranged on drying racks and then brought up into the chimney’s heat to be dried. The system of mobile racks allows the flowers to be brought back down after drying, diffusing their perfume throughout the factory. The structure is made of grafted wood, dowelled and without screws, creating a skeleton that is filled by the programmes. The ground floor consists of living spaces, with the wooden flooring housing a work space and a stretched canvas creating a tent for the sleeping quarters. The first floor houses the mechanical tools. The whole space is a closed cocoon, a shelter from the wind. Only the openings covered in canvas filter the light through. The windmill’s blades activate a large wheel, comprising the building’s roof, the latter of which triggers a heating mechanism. This is the link between the building and the windmill.

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Site plan

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MANON CORNU & MARGARITA ESPINOS ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FORM PROFESSEUR KERSTEN GEERS ASSISTANTS JELENA PANCEVAC, GIOVANNI PIOVENE, DRIES RODET, ANDREA ZANDERIGO

« NATION » Programme : Nation est un ensemble d’appartements révolutionnaires qui offrent une nouvelle solution à la congestion à l’intérieur des villes. Il pose le défi de construire 750 unités à travers les blocs hausmanniens, utilisant les murs aveugles. Site : Place de la Nation, Paris. Ce site est caractérisé par un trafic urbain dense et bas. Deux logiques coexistent : les rues et les façades faites sous Haussmann, et les cours, espaces résiduels propres au gouvernement précédent. Projet : Les murs aveugles témoignent de l’existence de nombreux endroits abandonnés qui offrent par conséquent, une opportunité pour la construction de nouveaux bâtiments. Leur nombre et leurs dimensions dépendent du bâtiment, ainsi, chaque bâtiment du projet se doit d’être flexible pour répondre à ces spécificités alors qu’ils se standardisent pour se retrouver partout sur la Place de la Nation, formant une unité. La façade du projet sera la tour, qui consiste en un espace de vie minimal de 20m2. Deux niveaux doivent être distingués dans le projet. Dans la cour, les tours sont prolongées d’un bâtiment horizontal faisant écho au mur. Cela libère plus d’espace de loisirs pour les appartements de même que l’ouverture avec le mur aveugle permet d’avantage d’intimité dans un contexte de vis-à-vis omniprésent. Dans le premier cas, il s’agit de logements simplex. Au - dessus de la hauteur de l’immeuble, seules les tours subsistent, les appartements deviennent des duplex, exaltant un style de vie vertical. Les cours ont comme qualité d’être des lieux calmes, différents de l’extérieur. Nous avons fait le choix d’une intervention ponctuelle et opportuniste. Par la répétition, ces interventions permettent de créer un autre contexte, embrassant deux échelles différentes et absorbant leur écologie.

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Programme: Nation is a set of subversive dwellings offering a new solution to congestion in the city. It challenges the idea of building 750 units across the blocks, using the remaining blind walls. Site: Place de la Nation, Paris. This site is characterized by a high-density and low-rise urban fabric. Two logics coexist: the haussmanian streets and façades and the courtyards, which are residual spaces of the primary system. Project: Blind walls into courtyards represent many leftover surfaces, and therefore are an opportunity for new buildings. Their quantity and dimensions depend on the block, thus each of the project’s buildings should be both flexible to respond to these specificities and through standardization and multiplication, present a unity throughout the Place de la Nation. The face of the project is the tower, consisting of a minimal 20m2 living space. Two conditions are to be discerned in the project ; at the lower levels the building extends horizontally into the courtyard, responding to the existing blind wall. This provides more leisure space for the apartments, and privacy towards the blind wall in a context where vis-à-vis is everywhere. In this part of the building the dwellings are single-storey. Above the block height only the towers continue and the apartments become duplexes, enjoying a vertical orientation. The quietness of the courtyards offers alternative qualities to the exterior world. The interventions are punctual and opportunist. Through repetition, these interventions are able to create another context, embracing two different scales and absorbing their ecologies.

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TANGUY DYER & BARBARA WOLOSZCZYK ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FORM PROFESSEUR KERSTEN GEERS ASSISTANTS JELENA PANCEVAC, GIOVANNI PIOVENE, DRIES RODET, ANDREA ZANDERIGO

« DIJON II » Programme : 150 unités de logement. Site : Zone industrielle voisine de la gare de Dijon. Le site se situe entre une zone résidentielle et des bâtiments de grande échelle (Palais des sports, hangars de stockage...). Projet : Le site, à proximité de la gare, a un grand potentiel de fournir des unités pour des personnes travaillant à Paris mais qui veulent vivre en dehors de la ville. Le bâtiment, posé tel une serre entre des bâtiments de grande échelle, garde une autonomie par rapport à son contexte direct, grâce à une façade introvertie et l’absence de trottoir à son pourtour. Nous proposons une structure que nous considérons comme un toit en-dessous duquel les unités sont générées et où les habitants pourraient vivre un autre mode de vie qu’à Paris, une alternative à ce qu’on pourrait appeler l’« anonymat ». L’accès à chaque unité se fait par de larges circulations couvertes dont les dimensions permettent l’extension de chaque séjour en un espace commun dans lequel les gens peuvent vivre ensemble. Les typologies comportent trois éléments fixes : la cuisine, l’escalier et la salle de bain ; un système de parois modulables apporte la flexibilité nécessaire pour que chacun puisse gérer lumière et vis-à-vis comme il le souhaite. Les voûtes douces surplombant chaque chambre à l’étage créent un sentiment fort de domesticité, sentiment encore renforcé dans les jardins surélevés et complètements coupés des cours, lieu de la plus haute privacité du projet.

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Programme: 150 housing units. Site: Industrial zone by the Dijon train station. The site is located between a residential neighbourhood and large-scale buildings (sports complex, hangars…). Project: The site, being near the station, provides the opportunity to create housing for people working in Paris but who would like to live outside the city. The building, by being placed like a greenhouse between large-scale buildings, retains its autonomy regarding its direct context thanks to an introverted façade and the lack of a perimeter sidewalk. We propose an upside-down roof structure, from which units are generated and where the inhabitants can enjoy a lifestyle other than Paris’s, an alternative to what we could call “anonymity”. Access to each unit is via large covered walkways, the dimensions of which allow for each living-room to be extended within a common space where people may live together. The typologies are made up of three fixed elements: kitchen, staircase and bathroom. A system of moveable partitions creates the necessary flexibility so that each can control the light and oppositions they would like. The soft eves overarching each room upstairs create a strong feeling of domesticity, which is reinforced by the elevated gardens that are completely separated from the courtyards, the part of the project with the most privacy.

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DELPHINE MEYLAN & MANA MICHLIG ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« ORDINARY ROOMS » Par l’exploration de configurations alternatives de logements, l’atelier Forms of Living propose une conception spécifique et personnelle de l’habiter, hors des conventions habituelles. L’échelle restreinte de l’immeuble urbain permet d’imaginer une nouvelle manière de vivre autour d’une interprétation sensible des détails d’un intérieur domestique. Ce projet interprète le logement comme le lieu de notre ordinaire, où se succèdent une série d’habitudes et d’activités quotidiennes. Celles-ci prennent place dans des espaces particuliers qui constituent une collection de pièces ordinaires. Dans une recherche d’une nouvelle manière d’habiter, le vestibule, une pièce générique et habituellement non définie de cette collection, devient spécifique et reçoit un caractère et rôle propre. Directement relié à la cage d’escalier, il est simultanément palier commun et foyer central de chaque appartement, où peuvent se dérouler une multitude d’activités temporaires. L’ensemble des vestibules forme une collection verticale d’interfaces sociales qui mêlent domesticité et vie collective.

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By exploring alternate housing arrangements, the Forms of Living studio proposes a specific and personal conception of living that is apart from usual conventions. The restrained scale of the urban building allows new modes of living to be imagined around an interpretation that is sensitive to the details of domestic interiors. The project interprets housing as an ordinary place where a succession of habits and daily activities take place. These have their own specific space that makes up a collection of ordinary rooms. In our search for a new mode of living, the entrance hall, a generic and usually undefined room, becomes specific and receives a particular personality and role. Directly linked to the stairwell, it is simultaneously a common part and central hall for each apartment, where a multitude of temporary activities may take place. The set of entrance halls create a vertical collection of social interfaces in which domesticity and collective living mix.

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DAFNI RETZEPI & PHILIPPE BUCHS ANNÉE 1 ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« BEHIND THE SCREEN » Programme : Six unités d’habitation. Site : Surélévation du cinéma sexe « Le moderne » à Lausanne. Projet : Nous discutions tous ensemble autour d’une table ; quand, soudain, nous avons tous tourné la tête dans la même direction, s’arrêtant de parler et restant ainsi pendant un long moment. Après cela, nous sommes allés manger dans le salon, fixant des yeux le même point ; regardant en arrière à travers un écran. Lentement, cet écran a commencé à s’approcher vers chacun de nous et nous recommencions à parler encore, autour de la table, depuis le salon et ensuite depuis la salle de bain. Demain, nous devrions de nouveau tous retourner à table, ou déplacer notre bureau dans notre chambre à coucher. La distinction entre ces différentes fonctions se brouille. Nos besoins changent les fonctions et l’un après l’autre, les fonctions changent l’usage. Ce qui reste, c’est l’espace ; un espace bien déterminé dont les qualités seront déterminées par les changements à venir.

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Programme: Six Housing units. Site: Vertical extension of the Sex cinema «Le moderne» in Lausanne. Project: We were all discussing something together around the table; then, suddenly, we all turned our heads in the same direction, stopped talking and remained that way for several moments. Afterwards, we continued eating in the living room, staring at the same point; looking back at each other through a screen. Slowly this screen began to approach each one of us, and we started talking again, around the table, from the living room, then from the bathroom. Tomorrow we might all return to the dining table once again, or move our office into our bedroom. The distinction between different functions blurs. Our needs change the functions, and in turn, the functions change the use. What remains is space; a welldetermined space that will hold its quality through the changes to come.

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ANTOINE AMPHOUX & TITOUAN CHAPOULY ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. HARRY GUGGER, PROF. ROBERTO GARGIANI, CHARLOTTE TRUWANT, CLARENCE BOULAY

« FROM VOLCANIC ASHES TO POZZOLANA CONCRETE » Le volcan de l’île de Tristan Da Cuhna est une contrainte naturelle féroce, une embûche qui signe majestueusement l’hostilité de ce petit territoire de 268 âmes, situé au milieu de l’Atlantique-Sud, sans aéroport ni infrastructure portuaire et accessible uniquement par bateau, à 8 jours et 2400 km des côtes sud-africaines. Culminant à deux mille mètres d’altitude, il est aussi perçu comme une menace planant au-dessus de cette communauté isolée qui a failli disparaître suite à l’irruption de 1961. Le pari de l’architecture est ici de tirer parti de certains déterminismes contraignants pour les transformer, en de précieuses ressources. La redécouverte d’une recette de béton antique, à base de cendre volcanique de pouzzolane, de basalte et de coquille calcinée de dicte sa loi, et le projet architectural adopte sa forme. Structuré autour d’une cimenterie, d’un atelier communautaire et d’une jetée, il refonde le lien entre les hommes et la matière insulaire qui les soutient. La pouzzolane, le basalte et la langouste sont tous trois abondants. Associés ensemble, ils fusionnent et ouvrent un abîme, un désir de cycle, un dialogue circulaire entre la matière et l’homme. Partant de l’exploitation de ressources oubliées pour proposer une autonomie constructive, favoriser le partage et l’échange, le langage architectural prend ainsi son origine dans une matière dont les formes se déploient selon la même grammaire constructive. Une grammaire volcanique et insulaire, à la fois singulière et universelle.

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The Tristan Da Cunha Island volcano is a fierce natural constraint- an ambush that majestically shows the hostility of this small territory composed of 268 souls lost in the middle of the South-Atlantic Ocean. Extremely remote, without an airport or harbour facilities, the island is only accessible by an 8-day boat-trip from the SouthAfrican coast. With an altitude of two thousands meters, it is also perceived as a threat hovering over this community- a community that almost disappeared following the 1961 eruption. Here, the architectural challenge is to bring a new perspective to Tristan’s volcano, and to see in it a positive way. The rediscovery of an antique concrete recipe, made from volcanic pozzolana ashes, basaltic stones and burnt crustacean shells, immediately orients the architectural proposal. The material dictates its laws, and the architectural project takes shape. Structured around a cement plant, a community workshop and a pier, it recasts the relationship between men and the island material that supports them. Pozzolana, basalt and lobster are all abundant resources. Combined, they merge and fill an abyss, a desire for a continuous, cyclic dialogue between matter and man. Starting from the exploitation of forgotten resources to offer a constructive autonomy and to promote sharing and exchange, the architectural language finds its forms in the grammar of the materials. It is a volcanic and an island grammar, at once singular and universal.

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ROMAIN BONINO PROJET DE MASTER STÉPHANE FERNANDEZ

ANNÉE

GROUPE DE SUIVI

PROF. NICOLA BRAGHIERI, PROF. BRUNO MARCHAND, PROF. DIETER DIETZ, CHRISTOPHE JOUD,

« LA TENTATION DU TEMPLE, UNE COOPÉRATIVE VITICOLE À NAXOS » Programme : Coopérative viticole comprenant toutes les facilités nécessaires à la production et à la découverte du vin, ainsi qu’un domaine de 32 hectares. Site : Naxos, Grèce. Projet : Naxos, île dont est originaire Dionysos, dieu mythologique du vin, fut durant plusieurs siècles le cœur économique de la mer Égée. Aujourd’hui, ne reste de la pratique insulaire et ancestrale de la vigne, plus qu’une production éparse. Ainsi, face à la désertification viticole, le projet de coopérative cherche à fédérer la culture de la vigne. Situé sur les hauteurs de l’île, il se veut un élément significatif du paysage. Le projet tend à être écologiquement responsable par l’utilisation de matériaux locaux ; il s’agit également de faire appel à une mise en œuvre durable. Pour cela, le bâtiment questionne les techniques constructives de la pierre de taille qu’il assemble avec la préfabrication du béton, explorant ainsi le rapport entre canons classiques et contemporains. Il s’agit aussi de questionner le rapport entre l’architecture du temple, sacrée, et celle du chai, industrielle ; mais si leurs architectures diffèrent, toutes deux cherchent à exprimer la purification - de l’esprit pour l’un et du vin pour l’autre. Au travers d’une compréhension ontologique des éléments qui composent le projet, cette architecture suggère un changement d’attention au monde afin de mieux le révéler. Le projet se compose avec le nombre le plus fondamental d’éléments, assemblés avec raison de manière à former un tout organique et, par là, essentiel.

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Programme: Wine cooperative that includes all the facilities required for producing wine, as well as a 32-hectare estate. Site: Naxos, Greece. Project: Naxos, the island where Dionysos, the god of wine, is from, was the economic heart of the Aegean for many centuries. Of the island’s insular and ancestral wine-making practice, only sparse production remains nowadays. Faced with vineyard desertification, the project of a cooperative seeks to federalise wine cultivation. Located in the island’s heights, the project seeks to become a significant part of the island. It is sustainable and durable thanks to its use of local materials. The building questions stone construction techniques by pairing it with precast concrete, in an exploration of classical and contemporary canons. It also seeks to question the relationship between temple architecture and the industrial character of wineries. Even if these are very different from each other, each express purification – of spirit for one and of wine for the other. An ontological understanding of a project’s elements ushers in a new point of view, ultimately better revealing the world. The project is composed of the most basic number of elements, which have been assembled organically and, therefore, essentially.

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ELENA CHIAVI ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. DIETER DIETZ, PROF. NICOLA BRAGHIERI, RAFFAEL BAUR, JORGE CHRISTIE

« BEFORE THE WAVE - ARQUITECTURA MOVÌL ENTRE TIERRA Y MAR » Avant la vague est un acte architectural. Il célèbre un moment précis. L’infrastructure, à caractère éphèmère et léger, est proie à des mouvements continus, mais contient cet instant. Varar, acte de dérive en espagnol, définit l’essence de cette composition d’éléments mobiles, qui est placée entre terre et mer sur les rives de Chiloé, île au sud du Chili. Le contexte, formé de trois territoires et trois types d’architectures, annonce une équation projectuelle initiale : A1+B2+C3 = a4+b5+c6 = x

Before the wave is an architectural act. It celebrates a precise moment in time contained inside a light and ephemeral infrastructure prey to continuous movements. Varar, the spanish verb for the action of drifting, defines the essence of this mobile composition of elements found between land and sea on the shores of Chiloé, southern Chile. The context proposes an initial equation for the project between three territories and three types of architecture: A1+B2+C3 = a4+b5+c6 = x

(1 : territorio, 2 : maretorio, 3 : bordemar, 4 : église jésuite, 5 : bateau, 6 : pilotis, x : le projet)

(1: territory, 2: maretorio, 3: bordemar, 4: jesuitchurch, 5: boat, 6: pile house, x: the project)

La méthode surréaliste du cadavre exquis est utilisée pour la résoudre. L’amalgame de ces six paramètres crée un équilibre spatial subtil et un cadre pour de nouvelles interactions sociales. Le résultat est un système d’éléments en bois modulaires combinés par quatres techniques : la stratification, la symétrie, le décalage et l’hybridation. Ceux-ci créent autant un refuge, qu’une machine facilitant des activités culturelles. La charpenterie, l’artisanat et les ressources locales ont aussi été des éléments fondamentaux pour le design du projet. Ce mirador territorial devient ainsi, en proie au temps, une collection d’évenements éphèmères et sociaux cohabitants dans l’infrastructure - un cinéma en plein air, une bibliothèque ou un théâtre. Ce nouveau point de repère renforce l’identité culturelle et les mémoires de l’endroit, faisant lentement partie d’un héritage local.

The surrealist method of the cadavre exquis is used to solve the equation. An amalgamation of these six parameters creates a subtle spatial equilibrium and a framework for new social interaction. The result is a modular system of wooden elements that combine stratification, symmetry, shift and hybridization, to create as much a refuge as a machine that facilitates cultural activities. The carpentry, craftsmanship and native resources found on the island are also fundamental for the design. With time, this territorial mirador becomes a collection of ephemeral social events that inhabit the infrastructure - an open-air cinema, a library or a theater. This new landmark reinforces the cultural identity and memories of the place, slowly becoming part of the local heritage.

«La construction fragile, contrairement à ce que son nom peut nous laisser penser est faite pour durer» Smiljan Radic

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“ Contrary to what its name lets us think, the fragile construction is made to last ” Smiljan Radic

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MURIZ DJURDJEVIC & THOMAS PATURET ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. HARRY GUGGER, LUCA PATTARONI, BARBARA COSTA, FRANÇOIS CHARBONNET

« VOYAGE AU CENTRE DE LA MER, VERS UN ARCHIPEL INDUSTRIEL » Programme : Le programme est polytechnique. Ses facettes sont multiples : c’est là son essence. En plus d’être industrie et producteur d’énergie – à travers la conversion de micro - et macroalgues – il intègre également la notion d’habitat en mer. Site : Le site est la mer Baltique qui, avec sa forte densité d’activités humaines couplée à des caractéristiques géomorphologues, en fait l’une des mers les plus polluées sur Terre, ceci matérialisé à travers une surproduction d’algues : l’eutrophisation. Projet : Le projet propose une lecture sensible d’un territoire maritime comme espace potentiel d’urbanisation et propose d’intégrer un projet architectural à une réflexion spatiale à plus grande échelle. Le projet porte à ce titre un double questionnement, celui du rôle de l’architecture dans l’ère de l’Anthropocène et de la dimension pluridisciplinaire du projet. Il n’est contraint ni par l’étendue de son vaste milieu, la mer Baltique, ni par l’essence de sa fonction : il agrémente et ponctue son environnement afin de cristalliser l’existence d’un processus caché, celui de l’eutrophisation.

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Programme: The programme is polytechnic. It has many facets, that is its essence. In addition to being an industry and energy producer, via the conversion of micro- and macro-algae, it also assimilates the idea of sea-living. Site: The site is the Baltic sea, which due to the coupling of high human activity and specific geomorphological characteristics, is one of the most polluted on Earth. This situation has been transmuted into an over-production of algae: eutrophication. Project: The project proposes a sensitive reading of a maritime territory as a potential urban space and to integrate an architectural project with a large-scale spatial reflection. The project thus combines a double-questioning: that of the role of architecture in this new geological era, the Antropocene, and the multi-disciplinary dimension of the project. It is not constrained by the vastness of its setting, the Baltic sea, nor by the essence of its function: it complements and punctuates its environment to crystallise the existence of a hidden process, that of eutrophication.

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YVES FRANCHETTI & JONATHAN REPOND ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. MARCO BAKKER, LUCA PATTARONI, JEAN-BAPTISTE BRUDERER, RENATO SALVI

« VIENS JOUER SUR L’AUTOROUTE » Un Biking Park dans l’échangeur d’Ecublens. Sous le flux continu des voitures se développe un circuit parallèle. Le programme s’enfile dans les espaces résiduels de l’échangeur et joue avec les caractéristiques de ce non-lieu : les autoroutes deviennent circuits, les viaducs abritent les pistes, les obstacles produisent des événements et les trajectoires vrombissantes des voitures intensifient la perception de la vitesse du cycliste. Par ce projet, les restes d’une forêt effilochée par les bandes de bitume se muent en une nouvelle centralité dans l’Ouest lausannois : un échappatoire du quotidien dans l’œil - même du cyclone des pérégrinations suburbaines. L’ambition de ce travail est de comprendre le potentiel de ce lieu marginal et de lui donner une qualité et une identité en s’appuyant sur les évolutions à venir de la région. Ainsi, en plus de vouloir requalifier et valoriser des espaces résiduels, le projet cherchera également à générer un espace public qui offrira une nouvelle perspective sur l’infrastructure autoroutière dans le tissu urbain.

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A bike park in the Ecublens interchange. Under the continuous flow of cars exists a parallel circuit. The programme snakes between the residual spaces of the interchange and plays with the characteristics of this “non-place”: the motorways become circuits, the viaducts host racetracks, the obstacles create events and the rumbling trajectories of cars intensify the cyclist’s perception of speed. With this project, the leftovers of forests frayed by the bands of asphalt turn into a new centre in west Lausanne: a means of escaping daily life in the eye of the hurricane of suburban expeditions. The goal of this work is to understand the potential of a marginal place and to give it quality and identity by leaning on the changes that are in the pipeline for the region. Therefore, in addition to requalifying and valuing residual spaces, the project also seeks to generate a public space that proposes a new perspective on motorway infrastructure in the urban fabric.

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LORIS GUILLARD ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. MARTIN FRÖHLICH, PROF. NICOLA BRAGHIERI, ANTJE BITTORF, JEAN-LUC TORRENT

« LES PRINCES DE LA VILLE : UNE BARRE DE LOGEMENT À MARSEILLE » Depuis la révolution industrielle du XIX ème siècle, les installations techniques prolifèrent dans les nouvelles constructions, autant qu’elles parasitent les anciennes, sous le couvert de normes dictant la loi du « confort ». Une centaine d’années ont suffi à ancrer dans les consciences la nécessité de l’omniprésence des équipements dans tous les foyers ; participant à son échelle à l’individualisme au sein de notre société. En réponse, le projet fonctionne comme une pyramide comportementale face aux notions de confort et de privacité. Du rez-de-chaussée au dernier niveau, les installations se raréfient tandis que les espaces gagnent en générosité. Les répartitions possibles en différents appartements s’amenuisent d’étage en étage au profit d’une vie plus communautaire. Sans tomber dans des considérations « high-tech » ou réactionnaires face au progrès technique, le projet s’exprime en tant que manifeste social qui assume volontiers l’esthétique machiniste léguée par les modernes. Dans cette vision, le bâtiment s’intègre à la ville méditerranéenne qui possède le nombre le plus important de grands ensembles : Marseille.

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Since the 19th century industrial revolution, technical installations proliferate in new buildings as much as they parasite old ones, under the dictum of “comfort”. A hundred years have been enough to establish in people the need for various tools in their home, which contribute to the individual’s sense of self within society. From the ground to the upper floors, the installations reduce in number as the spaces become more generous. The possible distributions diminish from floor to floor in favour of a community-based life. Without being either hightech, or luddite, the project is a social expression that happily adopts the mechanical aesthetic inherited from modern times. In this way, the building is integrated within the Mediterranean’s most community-laden city: Marseille.

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RAPHAËL NYCKEES & DERECK RAUBACH ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. YVES WEINAND, PROF. ROBERTO GARGIANI, FRED HATT, STEFANO ZERBI

« ÉQUILIBRES » Aux abords du Grand Combin, sur la Haute Route reliant Chamonix à Zermatt, on aperçoit une lueur, tel un phare au milieu d’une mer rocheuse agitée. On découvre, sur la crête surplombant le Plateau du Couloir, une machine déployant sur ses flancs d’amples voiles blanches recouvrant une cabine où des voyageurs éprouvés pourront trouver refuge. Une fois à l’abri, l’ensemble vibre sous l’effet des vents violents qui remontent les pentes des glaciers en contrebas de ce promontoire rocheux. De la charpente s’élève quelques craquements lointains et le voyageur, bercé par le souffle du vent, en oublierait presque la montagne. Le projet constitue une réinterprétation des principes architecturaux régissant l’architecture navale. En cela, il se veut une réflexion sur les liens entre les contraintes externes, la structure et l’espace qui peuvent définir une architecture. Afin de retrouver des contraintes similaires, le projet se situe en haute montagne, il remplace l’actuel bivouac du Biagio Musso. Le bâtiment, au fonctionnement autarcique, se compose d’une structure ponctuelle permettant d’élever ses voiles à hauteur des vents laminaires et d’une capsule suspendue contenant les éléments programmatiques essentiels d’un refuge. L’énergie éolienne est exploitée grâce à un mécanisme de bielles reliées aux mâts portant les voiles. Le parcours architectural suit une séquence spatiale amenant progressivement le visiteur à l’abri des éléments naturels pour s’achever sur la contemplation du Grand Combin.

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By the Grand Combin, on the Haute Route that links Chamonix to Zermatt, a light is glimpsed that resembles a lighthouse in the middle of a turbulent rocky sea. On the ridge overlooking the Plateau du Couloir, we discover a machine that unrolls large white sails on the mountainside, which cover a hut where weary travellers find refuge. Once sheltered, the whole vibrates under the violent winds that scale up the side of the glaciers below the rocky promontory. A few faraway crackles rise from the hut’s frame and the traveller is rocked by the wind’s exhalation, almost forgetting the surrounding mountain. The project is a reinterpretation of the principles governing naval architecture. It is a reflection on the link between external constraints, structure and the space that may be defined by architecture. In order to find similar constraints, the project is located in high mountain areas. It replaces the hut currently found at Biagio Musso. The building, based on an autarkic operation, is made up of a specific structure that allows the sails to be raised to the laminar winds’ heights and of a suspended capsule containing the essential programmatic elements for a shelter. Wind energy is exploited thanks to a system of rods linked to the mast that holds the sails. The architectural journey follows a spatial sequence that brings the visitor progressively to the natural elements culminating in a view of the Grand Combin.

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KATIA NICOLE SOTTAS ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI

PROF. LUCA ORTELLI, PROF. BRUNO MARCHAND, KORNELIA IMESCH OECHSLIN, MARION GUINAND

« RÉVÉLER LE SENSIBLE, EXPOSER UNE VALLÉE. LE MUSÉE DIFFUS DU HAMEAU D’ISOLA, HAUTE-ENGADINE » Située entre monts et lacs, la Haute - Engadine est un paysage vivant et immortel. La rencontre des éléments fondamentaux de la nature a forgé des panoramas qui ont fasciné de nombreux artistes durant des siècles. Le promeneur curieux part redécouvrir les secrets conservés sur leurs toiles. Empruntant le chemin à flanc de montagne qui mène de Sils à Maloja, voici apparaître le hameau d’Isola, situé sur un promontoire de terre qui s’avance dans le lac de Sils. Il s’agit d’un petit village agricole, composé d’une trentaine de constructions rurales - des bâtiments de maçonnerie grossière et de bois issus des traditions constructives locales. Le temps paraît être suspendu. Après avoir parcouru quelques pas dans le hameau, un bâtiment attire soudain l’attention du marcheur par sa blancheur détonante. Dans un espace voûté, rappelant les sulers* des maisons bourgeoises de la vallée, on lui révèle l’existence d’un musée. Il ne s’agit pourtant pas d’une exposition ordinaire : ce sont trois anciennes granges désaffectées qui accueillent les collections, dispersées dans le village. En se lançant à la recherche de ces salles, le voyageur déambule dans le hameau et poursuit son parcours à l’intérieur même des bâtiments. Les pièces d’exposition prennent place dans des granges existantes, subtil mélange entre espaces réaménagés et pièces nouvelles désolidarisées du bâtiment qui les accueille. Architecture contemporaine et paysages engadinois contribuent ainsi à révéler la magie de la vallée.

Located between mountains and lakes, High-Engadine is a lively and immortal landscape. The meeting of nature’s basic elements has created panoramas that have fascinated artists throughout the ages. A curious wanderer will rediscover the secrets that have been kept in their canvases. Taking the mountainside path that leads from Sils to Maloja reveals the hamlet of Isola, which is located on a land promontory jutting into Sils lake. It is a small agricultural village made up of thirty or so rural buildings of rough masonry and wood anchored in local traditional construction methods. Time seems suspended. After having walked a few steps into the hamlet, a building suddenly catches the wanderer’s attention with its surprising whiteness. A museum is revealed within a vaulted space reminiscent of the valley houses’ sulers*. It is not an ordinary exhibition however, as the collections are found in three disaffected barns located around the village. By going in search of these locations, the wanderer travels around the hamlet, also following a path within the buildings themselves. The exhibition is found in the existing barns, which are a subtle mix between refurbished spaces and a new room separate from the buildings themselves. Contemporary architecture and Engadine landscape contribute in this way to the valley’s magic. * Suler: the entrance hall of traditional Engadine houses

* Suler : espace d’entrée et de distribution de la maison engadinoise traditionnelle

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FINALISTES SHORTLISTED

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ANTOINE BECHET, TIM COUSIN & MAXENCE GRANGEOT

62

TAKAYOSHI GOTO, EYTAN LEVI & LOUIS B. DE ST AFFRIQUE

64

VINCENT HAUSER & SARA STEINER

66

ALYSSA ANTONUCCIO

68

MARINE BERSIER & ANNA KESSLER

70

GUILLAUME BLAND & GRÉGOIRE GUEX-CROSIER

72

NINA BLATTER & STEPHANIE ROUX

74

CAMILLE BRACHET & CAMILLE DUPONT

76

MANON CORNU & HUGO WAKIN

78

ELISE COUDRAY & ALINE COUSOT

80

PAULINE DELORME & DAVID VILADOMIU

82

TANGUY DYER & DAVID VILADOMIU

84

PHILIPPE HERKOMMER

86

JEAN-YVES PASCALIS & SARAH SAUTHIER

88

MATHIEU BUJNOWSKYJ

90

VALENTINA COLLU

92

RÉMY COTTIN & RAMA ELIAS

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PROJETS PRIMÉS/WINNING PROJECTS


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ANTOINE BECHET, TIM COUSIN & MAXENCE GRANGEOT ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER SUB LAB PROFESSEUR DOMINIQUE PERRAULT ASSISTANTS JUAN FERNANDEZ, THADEE LUCAN, RICHARD NGUYEN

« THE HANGING GARDENS OF SEOUL » Programme : giratoire urbain piéton et parc. Site : La CityHall Plaza est la plus grande place de Séoul, située en plein cœur de la ville. Elle est recouverte d’un grand jardin ovale inaccessible au public la majeure partie de l’année. Entourée de flux automobiles, elle n’est pas un haut lieu piéton, les flux pédestres sont en effet situés en souterrain, dans les galeries dont Séoul regorge. Projet : Le projet vise à rétablir la continuité entre la place et son contexte urbain ainsi qu’entre les niveaux souterrains des galeries et la surface de la ville. Il s’agit aussi de donner à ce lieu la qualité d’un espace vert, les parcs étant rares dans la ville. L’approche est d’excaver la place, mettant ainsi à jour les galeries à partir desquelles on organise les flux au moyen de passerelles aériennes. Cette promenade dessert des jardins dans les airs empruntant les topographies des réserves naturelles en périphérie de Séoul. Le parc prend une typologie de jardin suspendu renversé, un parc aérien mais en sous-face. La nature est abondante, entre jardin luxuriant, réservoir, eau ruisselante sur les parois des excavations et jardin de mousse naissant. L’architecture de cet ensemble se veut légère dans son expression, dalles fines et forêt de poteaux filigranes affirment la qualité aérienne du parc tout en rappelant l’évocation naturelle de la forêt et de sa canopée.

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Programme: pedestrian urban roundabout and park. Site: CityHall Plaza is Seoul’s largest square, located at the heart of the city. It is covered by a sizeable oval garden closed to the public for most of the year. Car traffic surrounds the square and few pedestrians can be seen on it as they cross the junction via subways in galleries, which are typical to Seoul. Project: the project aims to re-establish continuity between the square and its urban context and between the level of the subway galleries and the city’s surface. It also seeks to provide green space as parks are few and far between in the city. The approach plans to excavate the place, which will bring the galleries to daylight as the passage through is then managed via elevated footbridges. The walkways lead to aerial gardens that are inspired by the topography of the natural parks that exist outside of Seoul. The park is based on an inverse of hanging gardens, an aerial park but upside-down. Nature is ever-present, in the luxurious garden, a reservoir, water trickling along the sides of the excavation, and a burgeoning moss garden. The architecture of this whole is light, with thin pavement slabs and forests of filigree pillars that highlight the aerial quality of the park whilst evoking the natural layout of the forest and canopy.

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TAKAYOSHI GOTO, EYTAN LEVI & LOUIS B. DE ST AFFRIQUE ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER MANSLAB PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANT JEAN-BAPTISTE BRUDERER

« WALKING ON WATER : THEATER-BRIDGE MADE OF LINEN ROPES » « Reconstruction d’un pont existant traversant la rivière du Rhône en un pont réhabilité près de Lignon à Genève. » Le projet renoue avec l’histoire du lieu, connu au XVIIIe siècle pour sa production de lin et qui abrite aujourd’hui le plus long bâtiment d’habitation en Suisse. En effet, le pont piéton est entièrement construit de cordes de lin faites sur place et remplacées chaque été durant un festival célèbrant les matériaux locaux historiques. Le pont réhabilité tisse les zones les plus habitées de Lignon – les tours – avec les champs de lin utilisés pour la production des cordes. Du point de vue structurel, les cordes prennent appui sur la structure horizontale existante des tours et la structure verticale du théâtre, construit de l’autre côté de la rivière. La structure faite de cordes définit la forme du pont : les modèles d’étude successifs nous aident à optimiser sa résistance. La première moitié du pont est conçue comme un espace alternatif par rapport aux blocs de béton du complexe de Lignon, transformant le face à face entre les deux rives en un dialogue spatial. Le but est de redéfinir et de ranimer la place centrale (utilisée aujourd’hui uniquement pour la circulation) en offrant une évasion visuelle et physique à travers l’autre bord de la rivière. La cheminée offre un immense hamac pour les personnes de Genève, en direction du centre du pont qui rétrécit jusqu’à la seconde moitié de sa longueur, maison d’un théâtre avec des gradins de corde situés à l’intérieur du pont et une scène au niveau du sol. Les coulisse se trouvent à l’intérieur du bâtiment de stockage, connecté à la scène et aux champs. Le pont est similaire à une toile d’arraignée : l’espace se ressent par vibration.

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“Reconstruction of an existing bridge across the Rhone River into an inhabited bridge near the Lignon in Geneva.” The project reconnects with the history of the site that has been known in the 18th century for its linen production and today houses the longest dwelling building in Switzerland. Indeed, the pedestrian bridge is entirely built with linen ropes made on site and renewed every summer during a festival to celebrate the historical local material. This inhabited bridge weaves the most populated zones of the Lignon - the towers - with fields of linen from where the ropes are manufactured. Structurally, the ropes take points of support on the existing horizontal structure of the towers and the vertical structure of a theater, built on the other bank of the river. The rope structure defines the form of the bridge: the successive study models helped us to optimize its resistance. The first half of the bridge is designed as an alternative space from the concrete slab of the Lignon complex, transforming the confrontation between the two banks into a spatial dialogue. It aims at redefining and reviving the central square (that is today only used for circulation) by offering a visual and physical escape towards the other bank of the river. The funnel offers a gigantic hammock for the people of Geneva towards the central ring of the bridge that contracts the space before the second half of the bridge, home of a theater with rope bleachers located within the bridge and a stage on land. The backstage is a storage building, which connects the stage and field levels. The bridge is similar to a spiderweb: space is felt by vibration.

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VINCENT HAUSER & SARA STEINER ANNÉE 2ÈME BACHELOR ATELIER MANSLAB PROFESSEURS MARCO BAKKER & ALEXANDRE BLANC ASSISTANT JEAN-BAPTISTE BRUDERER

« LÀ HAUT » Programme : Tout au long du deuxième semestre, l’objectif du MANSLAB était de concevoir un hôtel sur l’île Rousseau à Genève. Une contrainte était posée, tous les matériaux et les manières de construire devaient être inventés et utilisés avant la fin du XVIIIème siècle. Site : L’île Rousseau est un ancien bastion au milieu de la Rade genevoise. Durant l’histoire, il a perdu sa fonction de bastion et a été transformé en un lieu de promenade et de plaisance. Projet : L’objectif de notre projet est la création d’un espace caractérisé par une intimité précieuse. Cette particularité est atteinte par la construction d’un rempart à partir de la totalité minérale de l’île Rousseau. L’hôtel est ainsi propulsé à 26 mètres de haut avec une surface habitable minimum pour un hôtel de 12 chambres par étage. Là - haut, la construction est simple, filigrane et aérée. Elle fait abstraction de la ville de Genève, tout en offrant une vue sur la nature environnante. Un pont - levis détache physiquement l’hôtel du reste. On entre d’abord dans l’épaisseur de la roche par un escalier qui y est creusé. A la sortie de cet espace massif, l’univers redevient calme et agréable. Aux extrémités se situent deux escaliers qui mènent à des couloirs remplis de livres qui nous amènent aux chambres. La chambre est conçue selon le strict minimum rousseauiste ; il y a un lit, une ouverture sur la nature ainsi qu’une petite salle de bain.

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Programme: During the second semester, the goal of MANSLAB was to create a hotel on Rousseau Island in Geneva. One constraint was given: all the materials and construction methods must pre-date the end of the 18th century. Site: Rousseau Island is an old stronghold in the middle of the Geneva bay. As time went on, it lost its bastion character and became a place for strollers and relaxation. Project: The aim of the project is to create a space characterised by precious intimacy. This is achieved by building a rampart within the mineral quality of the island. The hotel scales 26 metres, hosting a minimum of 12 rooms per floor. At the top, the construction is simple, filigree and airy. It enables abstraction from the city by providing a view on the neighbouring nature. A drawbridge detaches the hotel physically from the rest. We first enter into the rock face by a staircase carved into it. Upon exiting this imposing space, the surroundings become serene and pleasant. Two staircases are found at either end, bringing us to corridors filled with books that lead to the rooms. The rooms are a Rousseauist minimum: there is a bed, an opening to nature and a small bathroom.

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ALYSSA ANTONUCCIO ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER ZUBER PROFESSEUR RAPHAEL ZUBER ASSISTANTS LAURA CRISTEA, SAMUEL PENN

« FACULTY OF PHILOSOPHY, PUERTO RICO » Le site se trouve à Old San Juan, dans un parc, le long d’un mur de fortification. Le bâtiment consiste en un toit recouvrant le jardin, soutenu par d’importantes colonnes massives. Ce toit abrite une estrade qui dessert les principaux espaces publics de la faculté ; l’amphithéâtre, la bibliothèque et le réfectoire. Les salles intérieures ont été créées d’un simple geste, avec des murs complètement autonomes qui structurent également le sol. Le reste du bâtiment est un espace extérieur. Au niveau du parc, trois murs courbes abritent les salles de classes et bureaux. La forme des colonnes génère différentes conditions ; le rez - de - chaussée est structuré par leurs bases massives alors qu’au premier étage, les fines tiges rythment la vue. Plus qu’une simple structure, les colonnes font la liaison entre le toit, le premier étage et le parc.

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The site is located in Old San Juan on a park along the fortification wall. The building is a roof for the garden, supported by massive columns. Under this roof a platform provides the faculty’s main public spaces; the lecture theatre, the library and the refectory. The interior rooms are created by the simple, organic gesture of the freestanding walls which structurally support the floor. The rest of the building is exterior space. On the park level, three curved walls contain the classrooms and offices. The shape of the columns generates different conditions; the ground floor is articulated by the massive bases while on the first floor the thin top frames the views. More than just a structure, the columns link the overlapping roof, 1st floor and park.

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MARINE BERSIER & ANNA KESSLER ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« ØRESUND » Programme : le but du projet consistait à l’élaboration d’un projet de logement à grande échelle déterminé par ses caractéristiques territoriales. Site : Øresund est un détroit qui forme la frontière entre le Danemark et la Suède. Les deux pays ont collaborés à la construction d’un lien, achevé en l’an 2000. Le projet se situe du côté suédois du pont d’Øresund et propose des logements pour les familles et les pendulaires qui travaillent à Copenhague. Le bâtiment fait office de point de repère, qui comporte un vis - à - vis avec le pont, la mer et la ville de Malmö. Il est attaché à une jetée existante depuis laquelle on peut avoir la plus belle vue en direction du pont. Nous voulons un équilibre entre trois éléments : l’infinité du pont, la platitude de l’île naturelle « Saltholm » et notre bâtiment qui forme un écran. Projet : la construction est exposée à des conditions naturelles intenses. L’accès au bâtiment se fait à travers une partie inférieure massive et fermée, qui protège des vagues. Au - dessus, les unités d’habitation sont interrompues par des escaliers ouverts et des éoliennes. Nous offrons seulement le mur extérieur des appartements qui sert de coquille protectrice et de membrane contre les rudes conditions extérieures. L’intérieur compte seulement deux éléments préréglés : l’ascenseur et une loggia en direction de la ville de Malmö.À part ces éléments, chaque unité peut être différente à l’intérieur avec une configuration unique et flexible des murs. Il peut s’adapter à différents types de familles et de styles de vies. Un motif régulier de petites ouvertures permet aux gens d’expérimenter le paysage sous la forme de pixels qui forment une image que chacun peut reconstituer dans sa tête.

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Programme: The aim of the project was to design a largescale housing ensemble which is determined by it’s territorial characteristics. Site: Øresund is a strait which forms the danish-swedish border. Both countries worked together to make a link- the Øresund bridge, constructed in 2000. The project is situated on the Swedish side of the bridge and offers housing for families who commute to work in Copenhagen. The building acts as a landmark, and a vis-à-vis to the bridge, the sea and the city of Malmö. It is attached to an existing pier which offers the best view towards the bridge. The project creates a balance between three elements: the endlessness of the bridge, the flatness of the natural island “Saltholm“ and the building, which forms a screen. Project: The construction is exposed to intense natural conditions. The access to the building is through a massive, closed base protected from the waves. On top, living units are interrupted by open stairs and wind-producing turbines. We offer only the outside wall of the apartments which serves as a protective shell and a membrane from the harsh external conditions. The interior has only two preset elements: the elevator and a loggia towards the city of Malmö. Apart from these elements each unit can be different inside with a unique and flexible configuration of the internal walls. It can adapt to different types of families and lifestyles. A regular pattern of small openings allows one to experience the landscape in pixel-form which then creates an individual, composite mental image.

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GUILLAUME BLAND & GRÉGOIRE GUEX-CROSIER ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« LOUIS I THINK THIS IS THE BEGINNING OF A BEAUTIFUL FRIENDSHIP » Un samedi, lors d’une grande fête de voisinage sur les paliers et dans les appartements. Alors que certains dormaient pour être prêts pour l’atelier peinture du lendemain. Dimanche matin, nettoyage général et brunch à travers le bâtiment. Alors que ceux de l’appartement M jouaient de la musique partout. Lundi, ceux de l’appartement P ont passé la journée à tirer dans le salon/studio. Alors que Matko cuisinait pour toute la communauté. Mardi soir, les appartements L et P ont organisé à nouveau un immense lancement de livre. Poésie. Alors que l’association des membres assistait l’habituelle réunion hebdomadaire au rez - de-chaussée. Mercredi après-midi, l’appartement D ouvrait son salon pour une leçon de danse gratuite. Alors que Dadan prenait tranquillement un bain ; profitant de la vue et faisant une sieste. Jeudi après - midi, des nouveaux photographes sont arrivés en train ; exposition. Alors qu’un musicien et ses amis improvisaient sur le toit. Vendredi, le festival du film étudiant, dans les espaces du rez -de- chaussée. Alors que Grga lisait tranquillement en profitant du soleil dans le jardin d’hiver.

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On Saturday a massive neighbours’s party on the landings and in the flats, while a few were sleeping to be ready for the next day’s painting workshop. On Sunday morning, global cleaning and a brunch session throughout the building, while Flat M members were playing music everywhere. On Monday, Flat P members spent the day shooting in the living-room/studio, while Matko was on cooking duty for the whole community. On Tuesday night, Flat L and P organized another huge booklaunch. Poetry, while the association members attended the usual weekly meeting downstairs. On Wednesday afternoon, Flat D opened their living for a free dance lesson, while Dadan was peacefully taking a bath; enjoying the view and having a nap. On Thursday evening, new photograph members arrived by train; exhibition, while a musician and her friends were jamming on the rooftop. On Friday, a student movie festival happening in the ground-floor spaces, while Grga was quietly reading and enjoying the sunset in the winter-garden.

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NINA BLATTER & STEPHANIE ROUX ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« WADDEN SEA » Programme : projet de logements à grande échelle, en suivant les caractéristiques territoriales. La Mer des Wadden est une zone intertidale située dans la partie sud - ouest de la Mer du Nord. Elle forme une étendue d’eau peu profonde avec des bas fonds intertidaux et des zones humides. Pour des raisons démographiques, économiques et agricoles, la Mer des Wadden est une des mers dont le littoral a été le plus modifié au monde par intervention humaine. Au cours du siècle dernier, les systèmes de protection qui ont été installés étaient capables de contenir la montée du niveau des hauts d’environ 17cm. Cependant, les estimations révèlent que ces niveaux devraient atteindre approximativement 60cm d’ici la fin du siècle actuel. Une réponse à la protection des côtes contre les innondations sont les marais salants. En réalité, ces zones intertidales sont délimitées par des barrières de bois faites par les hommes dans le but de reprendre possession de la terre immergée dans l’océan. Les marées amènent des sédiments qui sont ensuite retenus par les barrières en bois, alors que la mer se retire. Des espèces tolérantes au sel se fixent alors sur les barres de vase, les rendant plus stables et apportant de l’oxygène dans le sol pour que les plantes habituelles puissent pousser à l’intérieur de ces écosystèmes côtiers. Remettre en état les terres immergées, en face du Afsluitdijk, aux Pays - Bas peut aider à les protéger de même que tout ce qu’elles gardent au sec et à l’abri de futures dégats liés à l’eau. Par conséquent, le projet se trouve en face de ce barrage, créant des barres de vase combinées avec une nouvelle proposition de logement faite pour durer malgré la montée du niveau de la mer. A chaque coin de la région réhabilitée se trouve une maison dont la structure simple est formée par une extension verticale de la dernière structure en bois.

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Programme: large-scale housing project following the territorial characteristics The Wadden Sea is an intertidal zone in the south-eastern part of the North Sea. It forms a shallow body of water with tidal flats and wetlands. For demographic, economic and agricultural reasons, the Wadden Sea is one of the world‘s seas whose coastline has been most modified by humans. Over the last century, the protective systems that have been installed were able to hold the 17 cm rise in water levels. However, these levels are estimated to reach approximatively another 60 cm by the end of the current century. The salt marshes help protect the coasts from flooding. In fact, these intertidal zones are delineated by man-made wooden barriers in order to reclaim land from the ocean. With the tide come sediments that are then held back by the wooden enclosure as the water retreats. Salt-tolerant species then stick to the mudflats making it more stable and bringing oxygen into the soil for regular plants to grow in these coastal ecosystems. Reclaiming land in front of the Afsluitdijk (in the Netherlands) could help protect the dyke from future water damage, as well as everything it currently keeps dry. The project therefore lies in front of this dam, creating salt marshes combined with a new housing proposal that will last despite the sea level increase. In every corner of the land reclamation structures stands a house whose basic structure is formed by the structure’s vertical extension.

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CAMILLE BRACHET & CAMILLE DUPONT ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER IBOIS PROFESSEUR YVES WEINAND ASSISTANTS FRED HATT, CELINE KOBEL

« PAVILLON NOIR » Programme : Élaboration d’une construction en bois contenant un logement, un espace multi - fonctionnel et un espace public dans le but de proposer des activités en interaction avec le quartier. Site : Ce pavillon montable et démontable a pour premier site le quartier résidentiel de Beaumont à Fribourg. Projet : À partir d’un système d’assemblage bois - bois développé sans visserie ni colle, nous avons inventé les éléments structuraux : mur et plancher d’un pavillon montable et démontable. Situé sur un parking entre une route fréquentée et des tours résidentielles, le projet s’inscrit comme une barre horizontale sur deux niveaux jouant le rôle de seuil. Entre barrière de protection contre les nuisances de la route et création d’une place sur l’ancien parking, le projet est un lieu de rencontre pour les habitants du quartier. Côté route, la façade est fermée laissant juste entrevoir l’entrée sur la place, le guichet pour les bus et un arrêt de bus. Le revêtement se veut technique pour une façade 100% productive avec l’alternance de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques. Côté place, la façade est scandée par des ouvertures verticales régulières qui dévoilent les programmes intérieurs : un atelier de réparation de vélos, un espace de co - working et un logement pour accueillir momentanément un conférencier ou un moniteur. Pour créer une ambiance plus chaleureuse, la façade est en bois brûlé. Cette enveloppe entièrement noire révèle des qualités architecturales et techniques bien différentes selon son orientation.

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Programme: A wooden structure containing housing space, a multi-purpose space and a public space geared towards activities that allow for interaction with the neighbourhood. Site: This pavilion may be set-up and disassembled. Its first site is the residential neighbourhood of Beaumont in Fribourg. Project: Starting with a wood-on-wood assembly system developed without screws nor glue, we invented the structural elements: walls and flooring that may be assembled and disassembled. Located on a parking lot between a popular road and residential towers, the project is placed like a horizontal bar on two levels, acting as a threshold. Existing both as protection against the noise and nuisances from the road and creating a square in the old parking lot, the project is a meeting point for the neighbourhood’s inhabitants. On the road-side, the façade is closed, allowing just for the entrance to be seen, with the ticket desk for buses and the bus stop. The wall-covering is technical, ensuring 100% productivity for the façade thanks to alternating thermal and photovoltaic solar panels. On the square-side, the façade is punctuated by regular vertical openings that allow the interior’s programmes to be glimpsed: a bicycle repair studio, shared office spaces and a housing unit for temporary visits from conference attendees or a teacher. To create a welcoming, cosy atmosphere, the façade is made of burnt wood. This sheathing is completely black and reveals different architectural and technical aspects depending on its orientation.

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MANON CORNU ET HUGO WAKIN ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FORM PROFESSEUR KERSTEN GEERS ASSISTANTS JELENA PANCEVAC, GIOVANNI PIOVENE, DRIES RODET, ANDREA ZANDERIGO

« BERCY » Programme : Construire 750 unités d’habitation dans une place qui n’a initialement pas été élaborée à cet effet, une gare. Ajouter de nouveaux moyens de transports, où les infrastructures collectives et hautement individuelles se côtoient. Site : Gare de Paris Bercy. La gare se trouve à la rencontre de deux sortes d’urbanismes, d’une part, le Paris des Grands Projets, de l’autre, l’héritage haussmanien. Le projet se situe sur le toit d’un parking, qui se trouve lui-même au-dessus de la gare. Projet : Le bâtiment exploite l’opportunité d’une base de parking existante dont la vue donne sur le voisinage. Le fait qu’il manque une façade à la gare de Bercy permet à la forme du bâtiment de devenir son image sans être la gare. À partir de la dualité du site, deux typologies de logement génèrent deux styles de vie possibles dans la ville. La première provient de la dalle traditionnelle des logements sociaux typiques de la région de Paris. La seconde permet aux personnes qui ont quitté la ville pour une maison avec jardin, de profiter de cette qualité de vie tout en restant en milieu citadin. Le projet résulte en un grand bloc étroit avec des appartements à l’étage qui offrent une vue sur deux côtés et une partie basse qui propose des pavillons suburbains dont les propres jardins font face à la ligne de chemin de fer et à la ville. Le projet repose sur l’infrastructure qui crée la métropole, par conséquent, c’est dans son centre qu’un nouveau paysage métropolitain est possible.

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Programme: Building 750 housing units in a place not initially intended for this purpose ; a train station. The project adds an additional layer to a transportation hub, placing collective infrastructure and high individuality adjacent to one another. Site: Bercy station, Paris. The station lies between two kinds of urbanism ; on one side the Paris of the “Grands Projets”, on the other side the haussmanian heritage. The project is positioned on top of a parking lot, which itself is over the station. Project: The building exploits the opportunity provided by the existing parking pedestal, and overlooks the neighborhood. Since Bercy station is missing a “face” the significant form of the building then becomes the new image without being a station. From the duality of the site, two typologies in the dwelling generate two possible ways of living in the Metropolis. The first is taken from the traditional slab of social housing typical of the Paris area. The second typology offers people who left the metropolitan condition for a house and garden to return without having to give up these assets. The project results in a tall, narrow slab with double-sided upper apartments and a lower part offering suburban pavilions with thei own garden facing the railway and the city. The project relies on the infrastructure that creates the metropolis, hence it is in its very center that a new metropolitan landscape is possible.

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ELISE COUDRAY & ALINE COUSOT ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FALCÃO DE CAMPOS PROFESSEURS JOÃO PEDRO FALCÃO DE CAMPOS ASSISTANTS THIERRY MANASSEH, JOÃO SANTA RITA

« FILIATION » Les écoles de Paul Waltenspühl témoignent d’un véritable courant de pensée dans la construction scolaire suisse. Parmi elles, l’école de Bachet de Pesay constitue une entité distincte par sa morphologie linéaire. Nous avons alors mené une réflexion de sauvegarde qui s’attache à s’inscrire dans une continuité tout en étant ancrée dans une problématique contemporaine qui réquisitionne la manière d’enseigner. Dans cette posture, le déploiement de la trame existante, et la réappropriation du module doivent servir à rendre compte d’une pluralité des affectations données à un espace. D’autre part, bien que notre intervention se veuille dissociée de l’existant dans le langage adopté, elle répond également à une exigence de continuité dans le système mis en place, notamment par la prolongation et la liaison faite avec la ligne horizontale de toiture, fondement du processus évolutif de l’école chez Paul Waltenspühl. Cette démarche a aussi pour ambition de protéger l’espace scolaire de son environnement, le dotant d’une intimité propice à l’épanouissement, soutenu par la redéfinition des cours, et la mise en place d’une cour supplémentaire. Finalement, par un jeu de proportions, nous avons cherché à générer des tensions entre les éléments, afin qu’ils coexistent sans rompre avec le langage. Notre projet a ainsi été celui de la filiation, dans la persistance de ce fil conducteur qui génère une cohésion formelle entre les éléments déjà présents et notre intervention.

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Paul Waltenspühl’s schools are a testimony to a tenet present in the practice of school building in Switzerland. Among them, the school in Bachet de Pesay is a distinct entity thanks to its linear morphology. By basing our project on this system, we focused on conservation whilst also ensuring that contemporary concerns are taken into account, including that of teaching methods. In that way, the deployment of the existing frame and the remembrance of the module had to highlight the different uses that can be given to a specific space. On the other hand, even if our project tried to break new ground, it also had to answer the need for continuity that is already visible in the current system, especially when considering the extension of the horizontal roof-line that perfectly embodies the evolutive process of Paul Waltenspühl’s school. This approach also seeks to protect the scholarly space of its environment, giving it an intimate feeling conducive to flourishing. This is sustained by redefined playgrounds and the addition of a second courtyard. Finally, by a play on proportions, we have sought to generate a tension between the elements so that they may coexist without preventing their dialogue. Our project was that of relation, bonding, creating a common thread and a coherence between the existing elements and our intervention.

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PAULINE DELORME & DAVID VILADOMIU ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FORM PROFESSEUR KERSTEN GEERS ASSISTANTS JELENA PANCEVAC, GIOVANNI PIOVENE, DRIES RODET, ANDREA ZANDERIGO

« DIJON III » Dijon, une petite ville, à une heure et demie de TGV depuis la gare de Lyon à Paris. 750 unités sont condensées dans une forme qui fait le paysage de Dijon. Un objet de 120m x 120m x 7m, qui fonctionne comme un point de repère entre les montagnes, la ville, l’infrastructure et la nature. Le bâtiment est en relation avec le territoire à la fois par une forte relation visuelle et par une relation plus directe à travers l’infrastructure ferroviaire. Un objet, bâtiment, machine à vivre, le travail et le loisir sont condensés au moyen d’une structure et d’une infrastructure, dans le but de former la ville. La verticalité et l’horizontalité sont repensées aux niveaux de la structure, de l’infrastructure, collective et individuelle, en supprimant la gravité dans le but de créer un réseau qui s’étend tout autour du bâtiment. Au - dessus de la gare, un quai est surmonté d’une structure métallique construite par la répétition de cadres de 3.5 m x 3.5 m x 7 m et une façade composée par l’infrastructure qui se situe au-dessus d’une grille métallique, enveloppe le bâtiment et libère le plan. Ce dispositif de rues suspendues conçues comme des espaces collectifs sans programme défini, joue un rôle unificateur entre les infrastructures verticales collectives et individuelles. Les espaces individuels sont solutionnés simplement, une série de chambres disposées les unes après les autres, verticalement et horizontalement, en enfilade ou les unes sur les autres.

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Dijon, a small city, 1h 30 minutes from Paris Gare de Lyon with the TGV. 750 units are condensed in a form which interprets Dijon as a landscape . A 120 m x 120 m x 7 m object, that will work as a landmark between the mountains, the city, the infrastructure and the plain. The building interacts with the territory both through its strong visual presence and its direct connection to the territorial infrastructure of the train. An object, building, and machine where living, working and leisure are condensed by structural and infrastructural means in order to crystalize a city. The vertical and horizontal are rethought in levels of structure, infrastructure, collective and individual by deleting gravity in order to create a network that spreads all over the building. A platform over the train station holds a metal structure with a repeated 3.5 m x 3.5 m x 7 m frame and a facade composed by the infrastructure over a homogeneous metal grid. This provides the building envelope and frees the plan. The disposition of a series of highrise streets conceived as collective spaces with no defined program, mediates the relationship between the collective vertical infrastructure and the individual. Individual spaces are solved in a simple way; composed of a series of rooms one after the other both in vertical and horizontal directions.

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TANGUY DYER & DAVID VILADOMIU ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER FORM PROFESSEUR KERSTEN GEERS ASSISTANTS JELENA PANCEVAC, GIOVANNI PIOVENE, DRIES RODET, ANDREA ZANDERIGO

« MELUN-SENART I » Melun - Senart, une ville nouvelle non - développée, à 40 minutes de RER de la gare de Lyon à Paris. 750 unités de logement s’étendent sur le territoire, créant une connexion entre A (gare de Melun - Senart) et B (nouveau centre du futur Melun - Senart). Questionnant le développement du logement à l’intérieur du territoire, créant un paysage approprié, et, en le doublant, créant un entre - deux où les caractéristiques du territoire, de l’infrastructure, de l’agriculture, de l’industrie et des espaces verts existants sont fusionnés en un espace continu, en un nouveau système de parcs. La forme est faite par la répétition de dalles de différentes longueurs dans le but d’intégrer les éléments existants du territoire. La rigidité et la flexibilité réalisées au niveau du territoire se traduit au niveau des logements par la répétition de la même structure et infrastructure rigides capables de dessiner d’infinies possibilités.

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Melun-Senart, a non-developed new town, 40 minutes from Paris Gare de Lyon with the RER. 750 housing units are spread over the territory in order to create a connexion between A (MelunSenart station) and B (new center of the future Melun-Senart). The project creates a new landscape structure which anchors the housing development within the territory, and offers a system of parks. The housing rows are doubled, creating an inbetween where the characteristics of the existing territory; the infrastructure, agriculture, industry and green areas are incorporated, in a continuous space. The form is achieved by the repetition of a slab which will change in length in order to accommodate existing territorial elements. The rigidness but flexibility achieved at the territorial level is translated to the housing level by the repetition of both rigid structure and infrastructure, however enabling infinite variations in distribution.

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PHILIPPE HERKOMMER ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER MUELLER INDERBITZIN PROFESSEUR CHRISTIAN MUELLER INDERBITZIN ASSISTANTS THERES HOLLENSTEIN, LUKAS BURKHART

« THE RUINED LANDSCAPE OF PSTRAZE » Programme : Le but de ce projet est de s’intéresser au potentiel des structures territoriales à propos des formes de logement qui témoignent d’une nouvelle compréhension du contexte, du paysage et de la nature. Ces caractéristiques territoriales vont déterminer le projet. Site : Situé en Pologne, la ville fantôme de Pstraze a été occupée jusqu’en 1945 par une base militaire avant d’être abandonnée. Aujourd’hui, cette région reste désertée. La ville est entourée par une interminable forêt de pins mêlée à l’ancienne étendue militaire, amenant à penser que les ruines ne concernent pas seulement un groupe de bâtiments mais s’étendent sur une échelle territoriale. Projet : Le projet propose une réponse architecturale à ces phénomènes d’obsolescence et de permanence. Il se base sur une structure en acier proposée par un philanthrope, séduit par la beauté de cette région, qui souhaite donner l’opportunité à d’autres personnes de la vivre et de l’expérimenter. La structure prend en considération toutes les directions de manière égale et est juste reliée à un second bâtiment technique pour l’approvisionnement en eau et en éléctricité. L’expérience commence au moment où vous quittez votre confort ordinaire, tous vous objets lourds et superficiels et arrivez en ce lieu avec seulement ce dont vous avez besoin. Vous commencez par marcher à travers la forêt en direction de ce petit bâtiment et coupez deux câbles pour l’eau et l’électricité jusqu’à la place que vous aurez choisi dans la structure. Maintenant, vous pouvez vous exprimer, penser à la manière dont vous voulez vivre, quelle relation vous souhaitez entretenir avec le sol, les arbres, la structure, les horizons. C’est un paysage sans échelle humaine, où le silence est visible, où vous êtes complètement libre dans vos pensées et votre manière de vivre. Un silence que vous pouvez briser vous - même avec de la musique…

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Programme: The aim of the project is to investigate the potential of territorial structures in forms of housing that might exhibit a new understanding of context, landscape and nature. These territorial characterisis will determine the project. Site: Located in Poland, the ghost town of Pstraze was occupied by a military base until 1945 and then abandoned. Today this area is still out of use .The town is surrounded by an endless pine forest that is mixed with the old military area, which implies that the ruins are no longer restricted to a group of buildings, but have reached a territorial scale. Project: The project proposes an architectural answer to these phenomena of obsolescense and permanence. It is based on a permanent steel structure offered by a philantropic guy that just finds beauty in this place and wants to create an opportunity for people to experience it and experiment with it. The structure considers all directions equal and is just linked to a secondary technical building for water and electricity. The experiment starts when you leave your ordinary comfort, all your heavy and superficial objects and arrive in this place with only what you really need. You start by walking through the forest to this little building and clip two wires for water and electrcity until you choose a place in the structure. Now you can express yourself; think of how you want to live, which relation you want to have with the ground, the trees, the structure, the horizon. This in a landscape without human scale where silence is visible, where you are completely free in your thoughts and your way of living. A silence that you can break by yourself with music...

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JEAN-YVES PASCALIS & SARAH SAUTHIER ANNÉE 1ÈRE MASTER ATELIER IBOIS PROFESSEUR YVES WEINAND ASSISTANTS FRED HATT, CELINE KOBEL

« PAVILLON SOLAIRE » Dans le cadre de la compétition internationale d’architecture Solar Decathlon, nous avons dû projeter des prototypes de pavillons innovateurs dans le domaine des énergies renouvelables. Développé dans le cadre de l’atelier IBOIS, la recherche d’un système constructif par assemblage bois - bois a été la première étape de conception. Le système constructif que nous avons conçu vise une construction facilement montable et démontable, sans clou ni vis qui intègre technique, isolation et systèmes d’accroche de revêtement et de façade. À partir de cela, nous avons développé un pavillon, qui offre un espace ouvert comportant une zone de restauration avec terrasse et une zone polyvalente de réception. Ces différents espaces sont spatialement délimités grâce aux plis de l’enveloppe, un noyau central de services et éventuellement une paroi coulissante. Outre le système constructif qui permet une isolation thermique optimale, les façades du pavillon sont recouvertes de panneaux Kromatix disposés dans de multiples orientations. Principalement sur la façade sud, des panneaux thermiques et photovoltaïques se cachent sous ces panneaux Kromatix colorés. La toiture plate végétalisée comporte aussi une série de panneaux photovoltaïques mais elle sert surtout à isoler et alourdir le pavillon.

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As part of the international architectural competition, Solar Decathlon, we applied the prototype of innovative pavilions to renewable energy. Developed with IBOIS studio, we first sought a wood-wood assembly system for construction. The construction system needed to be easily assembled and disassembled, without the nails or screws usually required for the cladding and façade. From there we developed the pavilion, which provides an open space comprising of a restaurant area with terrace and a multipurpose reception space. These differente spaces were delineated by the folds of the envelope, a central services hub and sliding panelling. In addition to the construction system that allows for optimal thermal insulation, the pavilion’s façade is covered by Kromatix panels of varying orientations. Mainly found on the southern face, thermal and photovoltaic panels are hidden under these coloured Kromatix panels. The flat green roof also has a series of photovoltaic panels, though these are mainly there to insulate and weigh the pavilion down.

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MATHIEU BUJNOWSKYJ ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. MARTIN FRÖHLICH, PROF. JEFFREY HUANG, TIAGO P. BORGES, CHRISTOPHE GUIGNARD

« 404 : SPACE NOT FOUND - A CRITICAL PAVILION FOR THE HEK BASEL » “Je parcours l’espace, mon corps est recouvert par les ondes électroniques. Je ne les perçois pas physiquement, mais le terminal de connexion auquel je suis constamment lié me renseigne sur leur apparence. La ville dans laquelle j’évolue est sculptée, subdivisée, enrobée et ségréguée par les oscillations électromagnétiques. Les unités de mesure pour l’espace public ne sont plus le mètre, le kilomètre ou le décibel; ce sont le milliwatt, le hertz et le gigabyte” — Peter Jellitsch, 2009 Nous vivons depuis la fin du XX e siècle un changement paradigmatique majeur. L’espace, sa politique et son économie ont été complètement reconfigurés par les révolutions numériques. L’architecture actuelle doit alors se redéfinir en profondeur afin d’absorber ces problématiques nouvelles. Défini et conçu en dialogue avec la HeK [ Haus der elektronischen Künste Basel ], 404 est un petit pavillon critique qui explore un des rôles potentiels de l’architecture dans la société postdigitale : protéger les individus du complexe environnement informationnel qui vient désormais s’ajouter aux conditions climatiques et sociales. Pensé comme une anomalie spatiale, 404 se propose de créer un petit espace insaisissable dans le paysage électromagnétique de la ville contemporaine, terrain de prédilection du « tout-connecté » et du big data. Il a pour propriété principale de faire « disparaître » ses utilisateurs en les déconnectant de tout signal numérique, les protégeant ainsi de diverses formes de surveillance numérique et de la privatisation subversive de leurs données dans l’espace public par les entreprises privées. Adhocratique, sans emplacement prédéterminé, 404 transite et se déploie sur demande au gré des événements citoyens. En sommeil, il prend la forme banale d’une camionnette et se fond dans le décor urbain sans éveiller l’attention. Déployé en une trentaine de minutes, il vient parasiter la ville, se logeant dans ses interstices et se fixant aux éléments qui la constituent : grilles, façades, mobilier urbain, arbres...

“I move through space, my body gets coated by electronic waves. I do not recognise them physically but the connecting instrument that I am constantly bonded to informs me about their appearance. The city that I’m in, is subdivided, carved, segregated and coated by electromagnetic oscillation. The dimension unit for public space is not a meter, kilometre or decibel anymore, it`s a milliwatt, a hertz and a gigabyte.”—Peter Jellitsch (2009) Since the end of the twentieth century, we are experiencing a major paradigmatic shift. Space, politics and economy have been completely reconfigured by the digital revolutions. In order to absorb these new issues, current architecture faces profound redefinition. Developed and designed in dialogue with the Hek [Haus der Elektronischenkünste Basel], 404 is a small critical pavilion exploring one of architecture’s potential roles in the post-digital society: to protect individuals from the complex informational environment which has now been added to climatic and social conditions. Conceived as a spatial anomaly, 404 proposes to create a small elusive space in the electromagnetic landscape of the contemporary city, a new hotbed for big data and the “allconnected”. Its main property is to “spirit away” its users by disconnecting them from any digital signal, thus protecting them from diverse forms of digital surveillance and from the subversive privatisation of their own data by private companies in public space. Adhocratic, without predetermined location, 404 transits in the city and is deployed on request for democratic events. In “stealth mode” it takes the banal form of a van and blends into the urban landscape without attracting attention. Deployed in thirty minutes, it parasites the city, housing itself in urban interstices and anchoring to the city’s generic elements: gates, facades, street furniture, trees… #postdigital #cryptoarchitecture #postsnowden # request404

#postdigital #cryptoarchitecture #postsnowden #request404

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VALENTINA COLLU ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. HARRY GUGGER, PROF. KERSTEN GEERS, MARIA SEGARRA LAGUNES, CHARLOTTE TRUWANT

« EL CRUZE » Le mur qui sépare les États - Unis du Mexique, n’est pas seulement une division politique, c’est aussi une barrière physique qui coupe la continuité territoriale. Plus précisément, dans l’Imperial Valley, ce mur s’arrête au fleuve Colorado River, seule source d’eau de la vallée, qui devient une frontière naturelle. Le Colorado River rejoint l’océan deux fois par année quand les barrages s’ouvrent ; le reste du temps, le lit de la région limitrophe est à sec à cause de l’exploitation et de la déviation de l’eau à la frontière. Le projet offre un regard territorial sur la zone limitrophe du sud, adopte une stratégie qui restituera le fleuve à la ville de San Luis Rio Colorado (Mexique), et imagine la création d’un barrage perméable qui redessine la topographie du lit. Ce barrage permettra non seulement l’accès au fleuve pour la population pendant les périodes de crue, mais aussi de stocker cette eau le reste de l’année. Cette infrastructure est aussi une promenade le long du mur qui amènera jusqu’au parc - oasis « Hortus Conclusus », deuxième partie du projet : un parc destiné principalement à la rencontre des familles séparées par la frontière, qui permet aussi le passage à pied. Cette oasis est délimitée par des murs en brique qui dessinent un périmètre carré, centré, et parallèle au mur ; elle est aussi traversée par un canal du Colorado River. Le projet essayera d’améliorer la problématique de l’eau et la discontinuité territoriale et sociale, causées par la présence du mur.

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The wall that separates the United States and Mexico is not only a political divide but also a physical barrier that cuts through territorial continuity. In particular, in Imperial Valley, the Colorado River is stopped by the wall. It is the only water source in the valley and thus becomes a natural border. The Colorado River joins the ocean twice a year when the dams are opened. The rest of the year, the banks on the border are dried up because of local water exploitation and deviation. The project brings a territorial view to the southern border region and adopts a strategy that would bring the river to the city of San Luis Rio Colorado (Mexico) and seeks to create a permeable dam that would redraw the riverbank’s topography. This dam would not only allow the population to access the river during high-water periods but to also store the water for the rest of the year. The infrastructure is also a walkway along the wall leading to an oasis-park, the “Hortus Conclusus”, the second part of the project. This is a park created for families separated by the border to meet and for people to walk through. This Oasis is defined by brick walls that draw a square perimeter centred and parallel to the wall. This perimeter is also the way through for the Colorado River canal. The project seeks to improve the water situation and territorial and social discontinuity caused by the wall.

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RÉMY COTTIN & RAMA ELIAS ANNÉE PROJET DE MASTER GROUPE DE SUIVI PROF. NICOLA BRAGHIERI, YVES PEDRAZZINI, BERNARD GACHET, SIBYLLE KÖSSLER

« CONTINUITÉ ET RUPTURE » Notre projet s’inscrit dans le prolongement de notre étude théorique sur l’évolution typologique des monuments religieux. Nous y avions développé l’idée que des bâtiments, aussi prototypiques soient-ils, peuvent changer radicalement de type selon une série de processus, classés en quatre catégories : Accumulation, Hybridation, Adaptation et Substitution. En appliquant une stratégie architecturale issue de ces processus, nous avons considéré l’ancienne abbaye Saint - André  - le - Haut comme un système générique. Le monument n’est donc plus perçu comme un objet fini. Ce changement de perspective nous permet de redéfinir la relation à l’existant et le rapport entre le plein et le vide, et ainsi aboutir à une nouvelle cohérence globale. Nous avons développé un nouveau système qui permet de répondre typologiquement à des questions spécifiques à la ville de Vienne, pour créer un tout cohérent. Cette évolution s’opère grâce à l’accumulation d’éléments respectant la continuité typologique, ce qui permet une transition entre la cour de l’église et le théâtre antique. La cour du cloître est mise en relation avec le cimetière et adaptée, pour retrouver une homogénéité globale. Finalement, une partie de la cour d’honneur subit un processus de substitution pour créer un élément visuel qui répond à l’immense percée de la fin du XIXe siècle. Le bâti est donc mis en relation avec plusieurs moments importants de la ville, chaque cour étant liée à son contexte de manière différente.

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The project builds on our theoretical studies of the typological evolution of religious monuments. We developed the idea that even prototypical buildings can radically change through the application of a series of processes, classified in four categories: Accumulation, Hybridization, Adaptation and Substitution. Applying an architectural strategy issuing from these processes, we considered the ancient abbey of Saint André - le - Haut to be a generic system. Therefore the monument is not perceived as a finished object. This change of perspective allows us to redefine the relation to the existing and the ratio of full to empty, leading to a new global consistency. We have developed a new system that creates a coherent whole, yet allows for a typological response to specific questions in the city of Vienna. This evolution takes place through the accumulation of elements respecting the typological continuity, enabling a transition between the churchyard and the ancient theatre. In order to find global homogeneity, the cloister courtyard is adapted and set in relation to the cemetery. The final intervention is to submit a part of the courtyard to the process of substitution and a visual element is created which responds to the immense breakthroughs of the late 19th Century. The building is therefore set in relation to several of the city’s important moments and each courtyard is linked differently to its context.

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AUTRES PARTICIPANTS OTHER PARTICIPANTS

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EVARISTE EXPOSITO, ANTHONY GENTON & SARAH MARCHINI ANNÉE 2ÈME BACHELOR STUDIO TSAM LA LIGNE ALTIMÉTRIQUE

TAKAYOSHI GOTO, EYTAN LEVI & LOUIS B. DE ST AFFRIQUE ANNÉE 2ÈME BACHELOR STUDIO MANSLAB BETWEEN TWO WALLS

CLAIRE LOGOZ ANNÉE 2ÈME BACHELOR STUDIO DE VYLDER & TAILLIEU LA MAISON DU PÊCHEUR

LAURA ARDIZZONE & LOÏC KRITZINGER ANNÉE 3ÈME BACHELOR STUDIO TSAM LA 10E RUE

JULIEN AUDEMARS, PIERRE GIRARD & GÉRALDA ROTH ANNÉE 3ÈME BACHELOR STUDIO LAB-U CAMP !

LOUIS CHABOD, VINCENT HAUSER, TIMOTHÉE LAURANS, YANN SALZMANN & PIERRE WUTHRICH ANNÉE 3ÈME BACHELOR STUDIO LAST NYCTINASTIE

LARA FORNAGE ANNÉE 3ÈME BACHELOR STUDIO LCC KARRÉ NØRREBRO

VALENTIN LOCHER & SEBASTIEN ROUGE ANNÉE 3ÈME BACHELOR STUDIO TSAM PLEIN SUD

MARIE-LAURE ALLEMANN & VIRGINIE BALLY ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FALCÃO DE CAMPOS CLOÎTRE URBAIN

RAPHAEL BACH & ANDER PEREZ-IRIARTE ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO LAMU UNDER THE BRIDGE

CLÉMENCE BEGHINI & LARS FINDEKLEE ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN SQUATTED STRUCTURE

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AUTRES PARTICIPANTS/OTHER PARTICIPANTS


ELISE COUDRAY & ALINE COUSOT ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO LAMU EMERGENCE

ELEA DUBOCHET & AMIRA MAHFOUZ ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN WINDOWS

NIELS ANGE FANTINI & CÉDRIC GIL ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FALCÃO DE CAMPOS PLUG-IN

NIELS ANGE FANTINI & CÉDRIC GIL ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FALCÃO DE CAMPOS UNDER THE SCHOOL

NICOLAS FERREIRA & DOMENICO LOMBARDO ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN 90M2 / 23M / 4M

NICOLAS FERREIRA & DOMENICO LOMBARDO ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN STRAIT OF GIBRALTAR

LAURE FRIÈS ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO LABA NEW GATEWAY TO VENICE

CHRISTIAN GANSEMER & HUGO WAKIN ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FORM LE GRAND VERT

PHILIPPE HERKOMMER ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN BREATHING STRUCTURE

FATLUME JASHARI & CHRISTIAN STUDER ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FALCÃO DE CAMPOS EXTENSION ET SURÉLÉVATION DE L’ÉCOLE DE TIVOLI, GENÈVE

JOANNE KAEHLIN & DOMINIK KREUZER ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN TERRITORIAL HABITATION, LAGUNA DI VENEZIA

AUTRES PARTICIPANTS/OTHER PARTICIPANTS

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JOANNE KAEHLIN & SARAH SAUTHIER ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN A HOUSE FOR A BED

DOMINIK KREUZER & LOÏC MARCONATO ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO FALCÃO DE CAMPOS RÉHABILITATION ET EXTENSION DE L’ÉCOLE TEXEIRA PASCOASIS, LISBONNE

ZOÉ LAUBEUF & DELPHINE MEYLAN ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN CURRYMACMANUS FARMING SCHOOL

IAKOVOS PAPAIOANNOU & JEAN-YVES PASCALIS ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO LAMU BETWEEN WATERLINE AND SKYLINE

STEPHANIE ROUX & NINA BLATTER ANNÉE 1ÈRE MASTER STUDIO MÜLLER INDERBITZIN MOVING IN SEQUENCE

CINDY BARRAUD ANNÉE PROJET DE MASTER LA MACHINE SPIRITUELLE : PARTICULARITÉ DU CRÉMATORIUM EXPLORÉE À THOUNE (BE)

MARIE BENABOUD & THÉODORE PERDIOS ANNÉE PROJET DE MASTER WORKOSMOS

AURÉLIE BICHSEL & FIA TORNBERG ANNÉE PROJET DE MASTER DANS L’ÉPAISSEUR DU MUR - HABITAT BIOCLIMATIQUE EN MILIEU URBAIN

ALLAN CUNNINGHAM & MAX FLOREAN ANNÉE PROJET DE MASTER LAKE CAMPUS USI/SUPSI

FLORIANE DE JONG ANNÉE PROJET DE MASTER RÊVERIE URBAINE : HABITER LES RIVES DE L’AAR

LÉONARD DEFAGO & CÉDRIC SCHERRER ANNÉE PROJET DE MASTER PROJET POUR KADIKÖY - ATELIERS D’ARTISANS À HAYDARPASHA

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AUTRES PARTICIPANTS/OTHER PARTICIPANTS


SOPHIE DIDISHEIM & MARCO IEVOLI ANNÉE PROJET DE MASTER COMPOSITION PROFANE

OGNYAN IVANOV ANNÉE PROJET DE MASTER TRILOGIE - UN ENSEMBLE URBAIN INTERMODAL DANS LA VILLE DE VARNA, BULGARIE

MANÉ LINDEMANN & CÉLINE MURER ANNÉE PROJET DE MASTER HRAZDAN - UN POTENTIEL POUR LES ESPACES OUVERTS DE YEREVAN

HESTIA MAILLET-CONTOZ & BARBARA MICHAUD ANNÉE PROJET DE MASTER THAMESPLACE

ROSALBA MARUCA ANNÉE PROJET DE MASTER COMPLÉTER L’INACHEVÉ. RÉAFFECTATION DE L’ANCIENNE CASERNE DE VARESE EN BIBLIOTHÈQUE

CASSANDRA MASSON ANNÉE PROJET DE MASTER SÉQUENCES AUTOUR D’UN THÉÂTRE

FRANCESCO MONTRESOR ANNÉE PROJET DE MASTER LE DELTA DU FLEUVE ROUGE, UN TERRITOIRE PRODUCTIF À DEUX VITESSES

MANON MULLER & NICOLAS OLIVIER ANNÉE PROJET DE MASTER MANHATTAN UNDERWATER

PIERRE-HENRI SEVERAC ANNÉE PROJET DE MASTER TEMENOS

CECILIA SIMONETTA ANNÉE PROJET DE MASTER PASSAGE BEL-AIR. PROJET DE LOGEMENTS À PARIS

MARC TARANTOLA & FRÉDÉRIC TOINET ANNÉE PROJET DE MASTER UNE MAISON DE L’ART POUR LES PÂQUIS

AUTRES PARTICIPANTS/OTHER PARTICIPANTS

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DORINE VEROLET ANNÉE PROJET DE MASTER AU BORD DE L’AMAZONE : ACQUEDUC COMMUNAUTAIRE POUR UN QUARTIER FLOTTANT IQUITOS, PÉROU

FANNY VUAGNIAUX ANNÉE PROJET DE MASTERS LE CIMETIÈRE DE PÉROLLES

IQUN ZHANG ANNÉE PROJET DE MASTER À LA REDÉCOUVERTE DU RHÔNE, DU LAC ET DU PAYSAGE

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AUTRES PARTICIPANTS/OTHER PARTICIPANTS




ARCHIZOOM

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Exposition BestOf en 2015 106


Archizoom à l’EPFL est une plateforme d’échanges pour des expositions et des conférences sur l’architecture ouverte à tous les publics. Inscrite au sein d’un contexte académique exceptionnel dans la faculté ENAC (Environnement Naturel, Architectural et Construit), Archizoom profite de recherches et de compétences scientifiques de haute qualité au bénéfice d’un rayonnement international. Tournée vers de nouvelles interactions entre art, science et ingénierie, la programmation se veut pluridisciplinaire et participe au débat sur l’environnement construit et son rapport à la société. Archizoom is the exhibition space and public programme of the ENAC School at EPFL in Lausanne, Switzerland. It produces and hosts exhibitions, lectures, and events related to architecture suitable for both an expert and a general audience. EPFL’s academic excellence and creative outlook provides Archizoom with multidisciplinary competences, allowing it to be a centre of interaction for art, science and engineering. Archizoom keeps you up-to-date with the role of architecture in contemporary society, inviting visitors to explore human relationships with their environment.

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CONFÉRENCES / LECTURE SERIES 14 septembre 2015 Véronique Hours & Fabien Mauduit architectes, A.P.ARTs, Paris Conférence inaugurale de l’exposition L’archipel de la maison 15 septembre 2015 Architecture in the sky NORMAN FOSTER architecte, Londres, Angleterre Conférence organisée en collaboration avec Red Line 28 septembre 2015 Constructions JAVIER VILLAR RUIZ architecte, Kengo Kuma & Associates, Tokyo, Japon Dans le cadre de l’exposition Building in Context 1er octobre 2015 KAZUYO SEJIMA architecte, SANAA, Tokyo, Japon Dans le cadre de l’exposition Building in Context 9 novembre 2015 JOÃO PEDRO BARROS FALCÃO DE CAMPOS architecte, Lisbonne, Portugal Professeur invité SAR 16 novembre 2015 MANUEL AIRES MATEUS architecte, Lisbonne, Portugal 23 novembre 2015 Round Table #II DIETER DIETZ, MARC ANGELIL & MARC COLLOMB Modérateur JORGE FIGUERA, architecte, Porto Débat public organisé par EAST 30 novembre 2015 ARUP Group ALISTAIR GUTHRIE ingénieur, Université de Nottingham, Angleterre Conférence inaugurale de l’exposition Solar Decathlon 29 février 2016 BEATRICE LAMPARIELLO, architecte, EPFL TON QUIK, curateur de l’exposition, Maastricht, Pays-Bas Conférence inaugurale de l’exposition Aldo Rossi 3 mars 2016 Adaptive Reuse. Modernity Towards a Better Future Prof. Dr. ANA TOSTÕES architecte, Lisbonne, Portugal Cycle de conférences TSAM/Docomomo 7 mars 2016 Précisions sur un état présent de l’architecture : Au-delà de l’iconisme JACQUES LUCAN professeur honoraire EPFL 108

10 mars 2016 “Architecture and Revolution”. Le Corbusier’s Architecture and Politics from Regional Syndicalism to Vichy MARY MCLEOD professeure, Columbia University, New York, Etats Unis Conférence organisée par le LTH3 14 mars 2016 Métamorphoses. Lacaton et Vassal, réalisations récentes FLORIAN DE POUS architecte, Lacaton et Vassal, Paris Cycle de conférences TSAM/Docomomo 21 mars 2016 Aldo Rossi. Science et/ou Poésie. WERNER OECHSLIN, professeur honoraire ETHZ ARDUINO CANTÀFORA, professeur honoraire EPFL Dans le cadre de l’exposition Aldo Rossi 11 avril 2016 ROSETTA SARAH ELKIN Professeure assistante, Harvard University, Cambridge, USA Conférence inaugurale de l’exposition Live Matter 18 avril 2016 Le Corbusier, cinéma, télévision, multimédia.Une (Mise en) Œuvre VERONIQUE BOONE ingénieur-architecte, Bruxelles Cycle de conférences TSAM/Docomomo 2 mai 2016 Andante con sentimento. La restauration et transformation du Kongresshaus-Tonhalle, Zürich. Prof. MARTIN BOESCH architecte, Zürich Cycle de conférences TSAM/Docomomo 23 mai 2016 Le patrimoine bâti contemporain en béton a-t’il un avenir? La restauration de l’Unité d’habitation de Marseille FRANÇOIS BOTTON architecte en chef des monuments historiques, SSEA, Lyon Cycle de conférences TSAM/Docomomo 28 mai 2016 Round Table at La Biennale de Venezia PAOLA VIGANO, PIERRE BÉLANGER, STEPHEN CAIRNS, RAHUL MEHROTRA, DANAI THAITAKOO 30 mai 2016 Fritz Haller : Sphères et Réseaux Prof. Dr. LAURENT STALDER architecte, ETH-Zürich Cycle de conférences TSAM/Docomomo

Conférences en ligne: http://archizoom.epfl.ch/videos


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Norman Foster Jonathan Ledgard, Norman Foster, Narinder Sagoo. Marilyne Andersen 110


Juhani Pallasmaa, Werner Oechslin Kazuyo Sejima, Javier Villar Ruiz 111


EXPOSITION DU 15 SEPTEMBRE AU 1ER OCTOBRE 2015

CH-JP BUILDING IN CONTEXT

CH-JP BUILDING IN CONTEXT

Les architectes japonais conçoivent et réalisent d’importantes constructions sur le territoire helvétique. A l’occasion de la célébration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Suisse et le Japon, l’EPFL et la HEAD Genève célèbrent ces échanges porteurs d’innovation. La Suisse a vu apparaître ces dernières années une série de nouveaux projets réalisés par des architectes japonais. Ils ont enrichi le paysage architectural local de nouvelles perspectives, tout en reflétant la spécificité de l’environnement suisse dans lequel ils s’insèrent. L’exposition examine cinq projets récents. Chacun se distingue par son approche, son contenu et sa poésie formelle. Au-delà de leurs différences, tous ont été conçus spécifiquement pour s’insérer dans le contexte unique de la Suisse, conformément au cahier des charges de la construction en vigueur dans le pays : privilégier un niveau de confort élevé, la durabilité et le respect de l’environnement, dans une société démocratique consensuelle guidée par de nombreuses réglementations officielles. Cette exposition est également un hommage aux clients de ces projets. Aucun ouvrage de grande envergure ne peut voir le jour sans l’ambition, l’intérêt et la foi dans l’architecture d’un bon entrepreneur, sponsor ou maître d’ouvrage.

Japanese architects have conceived and realised important buildings for the helvetic territory. On the occasion of the 150th anniversary of diplomatic relations between Switzerland and Japan, the EPFL and the HEAD (Geneva) celebrate these innovative exchanges. Switzerland has seen the emergence of a series of new projects by japanese architects over the last few years. These new perspectives have enriched the local architectural landscape and reflect the specificity of the swiss environment. The exhibition examines five recent projects, each distinguished by a specific approach, content and formal poetry. Apart from their differences, each project is also specifically conceived for the unique swiss context, conforming to the current construction requirements of a consensual democratic society guided by many governmental regulations. These requirements demand high levels of comfort, sustainability and respect for the environment. The exhibition is also a homage to the clients. No work of broad significance can be achieved without the faith in architecture, the interest and the ambition of a good entrepreneur, sponsor or developer.

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EXPOSITION DU 15 SEPTEMBRE AU 1ER OCTOBRE 2015

JAPON, L'ARCHIPEL DE LA MAISON

JAPON, L'ARCHIPEL DE LA MAISON

Parler de la maison individuelle au Japon, c’est aborder un thème récurrent de l’architecture et poser un regard sur l’urbanité et la société en général. Ici, la maison dépasse le cadre strict de la réponse à son programme privé. La maison individuelle contemporaine au Japon, parfois appelée de manière générique la maison japonaise, intéresse et intrigue depuis longtemps. Parfois mal comprises car extraites de leur contexte physique, culturel et social, ces oeuvres évoquent le plus souvent une course étrange et frénétique à la nouveauté, voire un rapport mal cerné à la tradition. Ceux-là même qui les apprécient pour leur créativité ne peuvent s’empêcher de s’étonner de leur condition d’habitabilité. Cette exposition, divisée en trois sections, cherche à donner des repères historiques et contextuels clairs pour mieux comprendre l’élaboration de ces lieux de vie, que sont avant tout les maisons dessinées par des architectes au Japon.

To speak about the individual house in Japan is to address a recurring theme concerning architecture, urbanism and society in general. Here, the house exceeds the strict framework of a response to a private programme. The contemporary individual house in Japan, sometimes generically called the japanese house, has always aroused interest and intrigue. However, out of their physical, cultural and social context, these works are often poorly understood and evoke a strange and frenetic race to modernity with little reference to tradition. Even those who appreciate their creativity, cannot help but wonder about their habitability. The three sections of this exhibition aim to give historical and contextural cues which can contribute to a better understanding of the development of these living spaces- that is primarily the houses designed by architects in Japan.

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EXPOSITION DU 12 OCTOBRE AU 2 DÉCEMBRE 2015

HORIZONTAL METROPOLIS

HORIZONTAL METROPOLIS

Un capital spatial et naturel : La métropole du passé, la grande ville concentrée – comme Londres ou Paris, par exemple – est l’une des formes urbaines reconnaissables à l’intérieur de la Megalopolis européenne qui a inspiré à Jean Gottmann son interprétation de la ville américaine. Puis, d’autres types d’urbanité sont apparus, dont nous pouvons analyser et comparer les dimensions, qui sont souvent l’expression de logiques profondément ancrées et liées, par exemple, à l’accessibilité et à la gestion de l’eau. Une tradition transculturelle : Le projet de métropole horizontale a occupé les devants de la scène à différents moments de l’histoire de la ville et de l’aménagement du territoire : Rousseau, Kropotkine, Geddes, Mackaye, Wright, Gottmann et, plus tard, Friedmann, Mc Gee, Indovina, Secchi, Branzi, Sieverts, Corboz, Oswald et Baccini ont tous décrit différents types d’urbanité. Ces auteurs interviennent dans l’exposition sous forme d’entretiens et de textes originaux. Enjeux et défis d’une nouvelle écologie urbaine : Depuis quelques décennies, la ville - territoire est devenue un objet reconnu et explicite : cette évolution apparaît clairement dans les recherches universitaires, mais également dans d’autres contextes où la prise de conscience de cette organisation spatiale, économique et sociale est plus avancée. Certaines recherches proposent un éclairage critique sur la nature radicale des changements en cours et sur l’apparition de nouveaux paradigmes. Bien que Broadacre City de Frank Lloyd Wright ne soit pas l’unique référence, en la matière elle demeure l’un des exemples les plus importants. L’exposition comporte cinq grandes maquettes représentant un espace de 3,2 km de côté à une échelle de 1:880e, comparable à la maquette originale de Broadacre City, pour mettre en avant plusieurs études de cas récentes, parmi lesquelles : la Suisse, le plateau à Lausanne et le territoire alpin dans le Valais (la ville - territoire), la Vénétie (Cittá diffusa), l’agglomération de Boston (Megalopolis) et l’exemple chinois de Tangqi (Desakota).

Spatial and Natural Capital: The Metropolis of the past, the big concentrated city - as found in London or Paris, for example - is only one of the urban forms we can read inside the European megalopolis which inspired Jean Gottmann and his interpretation of the American city. Other types of urbanity have emerged which can be analyzed and compared starting from their measures and modules, which are often the expression of deeply embedded rationalities related, for instance, to water management and accessibility. A Transcultural Tradition: The project for a horizontal metropolis has come to the fore at different times throughout the history of city and territorial design: Rousseau, Kropotkin, Geddes, Mackaye, Wright, Gottmann and later Friedmann, McGee, Indovina, Secchi, Branzi, Sieverts, Corboz, Oswald and Baccini have all described different types of urbanity. A series of original interviews, lectures and texts from an array of contributing authors will be featured. Issues and Challenges of a New Urban Ecology: In recent decades the city-territory has started to become a recognised and explicit object of policies and design: this is evident in academic research, but also in other contexts where an awareness of this spatial, economic and social configuration is more mature. A part of the research will critically reflect on the radical nature of the changes underway and the emergence of new paradigms. Although Broadacre City is not the only reference it still remains one of the most important examples. The Exhibition features five large models representing an area of 3,2km x 3,2km at 1:880 scale – the same as the original Broadacre City model, in order to showcase some recent case studies: Switzerland, both the plateau in Lausanne and the alpine territory of Valais (la ville territoire), Veneto region (Città diffusa), Boston metropolitan area (megalopolis), and the Chinese example of Tangqi (Desakota).

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EXPOSITION DU 29 FÉVRIER AU 23 MARS 2016

ALDO ROSSI - LA FINESTRA DEL POETA On ne saurait sous - estimer le rôle déterminant qu’a joué Aldo Rossi (1932 - 1995) dans l’évolution de la culture architecturale. À travers son corpus exceptionnel et complexe d’ouvrages théoriques, de réalisations et de projets, de dessins, de conférences et d’expositions, ainsi que sa vaste production de dessins et de gravures, il a exercé une influence capitale sur la réorientation de l’architecture du XXe siècle. Son oeuvre gravée est difficilement comparable à celle de tout autre artiste ou architecte, en ceci qu’elle ne s’enferme dans aucun créneau particulier. Ses gravures témoignent au contraire d’une sensibilité singulière à des élans intérieurs (la réflexion personnelle) et à des impulsions extérieures (ses relations avec ses amis et ses clients). L’ensemble d’ouvrages présenté dans l’Opera Grafica a grandement contribué à la « redécouverte » des gravures d’architecture dans les années 1970. Les gravures de Rossi, indissociables de ses dessins, révèlent un rapport fascinant entre les oeuvres uniques et les reproductions. Elles rappellent l’idée-force de Rossi d’une architecture comme mode opératoire – où le processus de création est au moins aussi important que le produit fini. De 1973 (année où il fut commissaire de l’exposition internationale d’architecture de la XVe Triennale de Milan) jusqu’à sa mort, Rossi a enrichi son oeuvre de plus d’une centaine de gravures. S’il s’intéressait aux mystères et aux possibilités des diverses techniques graphiques, il n’était pas graveur de formation. Ses gravures déclinent une diversité déconcertante de styles et de techniques : certaines sont de nature expérimentale, d’autres sont d’une facture très classique, tandis que d’autres encore sont des reproductions photomécaniques.

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ALDO ROSSI - LA FINESTRA DEL POETA The importance of Aldo Rossi (1932-1997) for the development of architectural culture can hardly be underestimated. Through his unique and complex network of theoretical works, buildings and projects, designs, teaching and exhibiting activities, and a vast production of drawings and prints, he was one of the most influential actors in the reorientation of architecture in the previous century. His production of prints cannot easily be compared to that of any other artist or architect, since it does not establish a ‘private niche’. On the contrary, his prints show an unconventional reaction to impulses from within (personal reflection) and from without (relationships with friends and commissioners). The relatively small group of prints displayed at Opera Grafica has scarcely ever – undeservedly – been studied. But when considered within the broader perspective of the ‘rediscovery’ of architectural prints of the 1970s, Rossi’s printmaking has had a determining role in this particular development. His prints, which are closely related to his drawings, display a fascinating relationship between unique and reproduction works, relating conceptually to Rossi’s influential idea of architecture as modus operandi – where the process is at least as important as the product. Between 1973 (the year in which he curated the international Architectural Section of the XV’s Triennial of Milan) and his death, Rossi enriched his oeuvre with over 100 prints. Though interested in the mysteries and possibilities of various graphic techniques, Rossi was not a trained printmaker. His prints often show a disconcerting variety of styles and techniques: some are experiments with printmaking; others are technically conventional or signed photomechanical reproductions.


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EXPOSITION DU 12 AVRIL AU 21 MAI 2016

LIVE MATTER - DESIGN VEGETAL

LIVE MATTER - DESIGN VEGETAL

L’installation Live Matter s’intéresse à la mesure continue du monde de la nature – à la façon dont la vie végétale a été décrite, altérée et catégorisée tout au long de l’histoire de la botanique – afin de révéler un nouveau discours qui privilégie la curiosité et met en lumière la vitalité inhérente au règne végétal. La recherche de Rosetta S. Elkin envisage le végétal comme un outil de conception, en partant du principe que les transformations propres à la plante demeurent pour nous un terrain de découverte. Le thème de la matière vivante nous engage, en un sens, à nous demander comment nous participons à l’acte universel qu’est la plantation. Ce terme souligne l’existence d’une vie végétale dynamique, mais rarement appréciée à sa juste valeur. Les plantes déplacent, unissent, ordonnent; elles sont irritables, sensibles ou combatives, et possèdent toute une gamme de comportements, telles l’anticipation et la mobilité. L’architecture de paysage est une discipline aléatoire. L’aménagement d’un terrain dépend nécessairement de forces extérieures au travail de conception proprement dit. De la même manière, l’histoire de l’architecture du paysage se greffe à diverses disciplines affines, telles l’agronomie, l’art, l’ingénierie et l’architecture. Live Matter propose une alternative aux lectures dualistes qui opposent les données qualitatives aux données quantitatives, l’art et la science, la preuve scientifique et l’observation vérifiable – et, au bout du compte, l’humain et le végétal.

The installation Live Matter concerns itself with the ongoing measure of the natural world – how plant life has been described, muted, and labeled throughout botanical history – to reveal a new discourse that delights in an attitude of discovery, one that acknowledges the aliveness of plants. The research of Rosetta S. Elkin calls out plants as a design medium, a proposition that acknowledges that we remain in a period of discovery when it comes to transformations of the plant itself. The subject of live matter is, in a sense, about how we participate in the universal act of planting. Therefore, the term is suggested to invoke the animated but rarely fully appreciated existence of plant life. Plants displace, conjoin, sequence; they are irritable, sensitive, or combative and display a range of postures including anticipation and mobility. Landscape architecture is a discipline of borrowed consequences. The practice of transforming the land is indispensably tied to forces external to the design itself. In much the same way, landscape architectural history grafts itself to diverse allied disciplines, from agronomy to art, engineering, and architecture. Live Matter introduces an alternative to dualistic readings that counterpose qualitative and quantitative information, art and science, scientific proof and verifiable observation ultimately humans and plants.

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MERCI AUX ARCHITECTES, AUX ENTREPRISES ET AUX INSTITUTIONS QUI SOUTIENNENT LA PUBLICATION DE CET OUVRAGE. WE WISH TO THANK THE ARCHITECTS, COMPANIES AND INSTITUTIONS THAT HAVE GIVEN THEIR SUPPORT FOR THIS PUBLICATION.

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La Fédération des Architectes Suisses (FAS) rassemble plus de 900 membres, dont près de 800 membres ordinaires. Les membres ordinaires sont “en règle générale des architectes indépendants ayant accompli des prestations dignes d’intérêt dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire”. La FAS décerne chaque année un prix à un projet de Master en architecture de l’EPFL.

ART. 1 DES STATUTS • la FAS réunit des architectes qui, conscients de leur responsabilité, suivent d’un oeil critique l’évolution de l’environnement bâti et s’emploient à réaliser des œuvres de qualité dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. • La FAS se soucie de l’image professionnelle de l’architecte. elle encourage la formation, la formation continue et la recherche. • La FAS fait connaître la profession de l’architecte et le rôle qu’il joue dans la société. • En défendant ses objectifs, la FAS fait valoir son influence sur l’opinion publique et les autorités.

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Cet ouvrage présente 36 projets d’étudiants en architecture représentatifs de la vaste réflexion architecturale et urbanistique issue chaque année des ateliers de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. En plus de sa mission d’enseignement, l’EPFL est le lieu privilégié de la recherche et du partage des connaissances. Le projet d’architecture, sujet de cette publication, est une démarche pratique et intellectuelle qui s’appuie sur l’expérience concrète tout en stimulant l’interprétation libre et personnelle.

This book presents 36 student projects representative of the vast urbanistic and architectural reflection issued annually at the design studios of the École polytechnique fédérale de Lausanne. In addition to its teaching mission, EPFL is a privileged place for research and the sharing of knowledge. The architectural design project, subject of this publication, is a practical as well as intellectual exercise that is based on concrete experience while simultaneously inspiring unhampered and personal analysis.

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