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Photo : Lionel VADAM

Le menu proposé par l’équipe d’Allezsochaux.com En entrée… Page 02 ...

Le coup de griffe du rédac’ chef La vie d’ASC

En plat principal… Page 03 ... Page 04 ... Page 05 ... Page 07 ... Page 08 ...

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L’actualité ● L’arrivée du printemps, la fin des problèmes ? L’actualité ● L’ère d’Alexandre Lacombre : un bilan ni rose ni noir Le joueur du mag ● Sloan Privat La Tribune d’ASC ● Deux passions, deux plaisirs Le courrier des supporters Petites annonces Entrevue ● 6 mois après avoir pris sa retraite, Teddy Richert se confie à ASC Entrevue ● L’œil aiguisé de Lionel Vadam Questions/Réponses avec... ● Paille Coup d’œil dans le rétro ● Le gâteau sans la cerise Le saviez-vous ? Que sont-ils devenus ? ● Jean-Jacques Domoraud avait plus d’un tour dans son sac

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Devinette Mot de clôture Fond d’écran Agenda sochalien Ils ont collaboré à ce numéro & remerciements

Bon appétit !


LE COUP DE GRIFFE DU REDAC’ CHEF

« Évoluer sans voir trop grand » Les projets ne manquent pas pour notre équipe de bénévoles pleine de bonne volonté. Bien que nous soyons souvent rattrapés par nos moyens financiers quasi inexistants, cela ne nous empêche pas d’en cibler quelques-uns en priorité et de les concrétiser. Mais si on prend un peu de recul, on peut constater qu’AllezSochaux.com a fait un bon bonhomme de chemin ces dernières années. Plusieurs exemples le montrent. Peu à peu, nous avons réussi à tisser des liens avec certains médias de la région, avec des animateurs radio qui nous donnent la parole pour que nous puissions apporter notre vision de supporters. C’est une belle preuve de confiance. Des possibilités que nous n’aurions jamais imaginées se présentent à nous. Aurions-nous pensé un jour être invités régulièrement par France Bleu ? Aurions-nous imaginé recevoir autant de retours positifs de nos lecteurs ainsi que des demandes de partenariat pour toutes sortes de projets ? Aurions-nous misé sur 35 adhérents à notre association ? La réponse est « non » pour chacune de ces questions. ASC a grandi sous nos yeux sans que nous en ayons totalement conscience. Bien qu’aucun membre qui compose notre bureau ne possède le statut de journaliste professionnel, j’observe tout de même qu’un lien de confiance est né entre notre équipe de bénévoles et vous, nos lecteurs. Il faut dire que nous avons la chance de compter dans nos rangs des personnes formées dans l’informatique et l’infographie. Ce qui fait notre force, c’est que nous arrivons à combiner nos atouts : chacun apporte sa touche personnelle. La perfection ne fait pas partie de nos ambitions même si, bien sûr, notre travail est perfectible. Nos rédacteurs, et plus largement nos bénévoles, ont déjà beaucoup appris au cours des dernières années. L’apprentissage va se poursuivre. Aujourd’hui, notre souhait est que davantage de personnes profitent de notre travail en découvrant notre site Web et en lisant notre webzine. C’est pour cela que nous avons fait de la promotion au stade Bonal, lors de la réception de Nancy. Nous ferons le point après le numéro 5 quant à l’avenir du magazine. Serat-il réaliste de rempiler pour une seconde saison ? Nos disponibilités et notre énergie seront-elles suffisantes pour tenir le rythme ? Notre passion commune pour le club combinée à l’intérêt de plusieurs bénévoles pour le monde du journalisme et celui des communications ont été les moteurs de ce projet. Néanmoins, il y a une réalité à tenir en compte : nous ne voulons pas que ce magazine devienne un fardeau et que le travail bien fait se transforme en bâclage. Dans l’optique où une saison 2 de La Voix du Lion verrait le jour, nous aimerions proposer une version papier à un prix aussi modique que symbolique. Puisque nous voulons garder notre indépendance vis-à-vis du club sochalien, nous sommes en train d’explorer d’autres alternatives, comme la possibilité d’un partenariat avec un quotidien régional. Ce qui est certain, c’est que nous aurons besoin d’annonceurs qui nous soutiendront financièrement (ndlr : se référer à l’avant-dernière page du magazine).

■ Nicolas RICHEN

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LA VIE D’ALLEZSOCHAUX.COM LES DERNIERS CHIFFRES Visites cumulées : 76996

Le direct le plus actif : Rennes - FCSM (268 réponses) Nombre d’inscriptions : 23 dont 6 ayant posté au moins une fois Facebook : 2 621 aiment Twitter : 584 abonnés

LES DERNIERS FAITS MARQUANTS

Classement du Jeu du Pronostic par équipe : 1. Dream Team (646) 2. Galactics FC (618) 3. Dégonfle Melon FC (598) 4. PSV Heineken (576) 4. Two beers of not two beers (550) 6. The Warriors (448) Top 3 du Jeu du défi membres ASC : 1. Abra (90) = Madado01 (90) 3. Aderboss (86) Top 3 du Jeu du Pronostic : 1. Kabyle (322) 2. Gaudard (329) 3. PSG88 (318)

Sochaux1507 et Willy38 ont rejoint notre association. Ronan Coursault (Roro25) et Nicolas Richen (Nico09) ont eu la chance de passer une soirée avec le journaliste Hervé Blanchard à Bonal et de faire quelques interventions à la radio Participation de Yoann Chateau à l’émission « Le Club Sochaux » (11 février) Réunion avec les dirigeants du FCSM (février) Participation de Nicolas Richen (Nico09) à l’avant-match Rennes-Sochaux sur la webradio Roazhon Zone La citation du mag [à propos de la victoire contre le PSG] : « Une nouvelle preuve que le jeu finit toujours par payer et que payer ne fait pas toujours le jeu. » (Tweet d’Alexis Delangue)

À VENIR

Réunion mensuelle avec les dirigeants du FCSM (à confirmer)

Grand sondage en partenariat avec le site internet Usine FCSM : élisez la meilleure équipe sochalienne depuis 2001/2002 (avril) Défi des pronostics sur la phase retour pour les membres d’AllezSochaux.com : un lot surprise à gagner Entrevue avec Michaël Isabey Sortie du numéro 5 de La Voix du Lion en juin


L’ACTUALITÉ

Photo : Lionel VADAM

L’ARRIVÉE DU PRINTEMPS, LA FIN DES PROBLÈMES ?

Les Sochaliens ont réussi la moitié de leur mission : ils sont parvenus à inverser rapidement la tendance, après une fin d’année assez inquiétante à bien des égards. Rappelons-nous, en plus des problèmes collectifs du FCSM et d’une série de six matchs sans la moindre victoire, plusieurs formations en avaient profité pour fausser compagnie aux équipes de bas de tableau. L’écart entre le treizième et le premier relégable (ndlr : six points) demeure stable depuis le début de l’année. Les Francs-Comtois ont relevé la tête en remportant trois matchs de championnat à Bonal. Des cadors de L1 comme Marseille, Paris et Rennes ont goûté à la recette sochalienne. Plus entreprenant, plus mordant et parfois plus chanceux, le FCSM a retrouvé les clés de son domicile. Une vraie bouffée d’oxygène pour des Sochaliens jusque-là peu en réussite à la maison décevants dans le domaine offensif. Il serait cependant bien présomptueux de croire que Sochaux est désormais dans une position confortable.

Photo : L.V.

AVOIR UN MENTAL DE FER POUR ESPÉRER UN DÉNOUEMENT EN OR

Depuis le début de saison, Alexandre Lacombe n’a cessé de répéter que l’état d’esprit était très bon. Il l’a encore déclaré en réunion au mois de février. Force est de constater que les joueurs lui donnent raison sur le terrain : le groupe semble soudé. Et globalement, les joueurs ont toujours montré de l’envie, même dans les périodes creuses. Sur le plan mental, le FCSM est donc relativement bien armé pour affronter cette fin de saison. Lors du précédent exercice, le FCSM avait très bien géré les rencontres à six points. D’ici la fin du championnat, Sochaux a rendez-vous avec Nancy, Évian, Ajaccio, Brest et Bastia. Le refrain sera-t-il le même face à ces concurrents directs ? Les joueurs sochaliens feront-ils preuve d’autant de sérénité que la saison passée ? Ces rencontres décisives seront intéressantes

pour le vérifier. Ce qui est certain, c’est qu’au-delà du talent et de l’aspect tactique, le maintien se jouera en grande partie sur la détermination, l’intelligence de jeu et le calme. Bref, l’obtention d’un laisser-passer pour la saison 2013-2014 en L1 se décidera dans les têtes des différents acteurs. Hormis Troyes et Nancy qui semblent un peu moins talentueux, la différence de niveau entre les autres équipes de bas de tableau demeure vraiment minime.

UTILISER LE DANGER COMME MOTEUR ET NON COMME FREIN Photo : L.V.

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n peut dire que le début d’année 2013 a été réussi pour le FCSM. En termes de jeu, d’animation offensive et de résultats, Sochaux a progressé. Mais comme chaque saison, le plus dur est à faire pour les Doubistes. La pression va monter d’un cran avec l’arrivée du printemps, une arrivée qui rime avec le sprint final décisif pour les sept ou huit formations qui semblent aujourd’hui encore concernées par le maintien. Cela peut paraître évident, mais le futur n’est pas le passé : ce n’est pas parce que Sochaux s’en est toujours sorti les saisons précédentes que le dénouement sera aussi joyeux en mai prochain. Gare à la naïveté et à l’excès de confiance !

Bien que la formation doubiste puisse actuellement sembler supérieure dans le jeu que d’autres équipes de L1, le chemin qui mène au maintien sera semé d’embûches pour les Jaune et Bleu. Éric Hély pourra cependant s’appuyer sur des joueurs qui se démarquent et qui montrent la voie à l’ensemble du groupe : Pouplin, Corchia, Roussillon, Peybernes, Roudet, Butin et plus récemment Nogueira et Dias ont montré à plusieurs reprises cette saison qu’ils pouvaient tirer l’équipe vers le haut. Grâce à l’arrivée de Sio et au retour de blessure de Butin, l’équipe technique a désormais des possibilités offensives supplémentaires. Elle pourra ajuster un peu plus facilement le schéma tactique en fonction du profil des futurs adversaires. La défense sochalienne demeure assez friable, mais une contribution offensive plus importante ─ comme c’est le cas depuis le début de l’année ─ pourrait rééquilibrer la balance. Au sein de l’effectif sochalien, plusieurs joueurs ont déjà vécu une fin d’exercice à haut risque. Ils devront se servirent de leur expérience pour rappeler au reste du groupe que le danger guette l’équipe à tout moment, même quand on l’attend le moins. Le paradoxe, c’est qu’il faudra jouer en étant conscient de ce danger afin de rester concerné jusqu’au bout, mais il ne faudra pas pour autant que la peur prenne le dessus sur l’envie de bien faire. À trois mois du terme de ce championnat 2012-2013, les signaux sont à l’orange pour le FCSM. C’est aux Sochaliens de continuer sur cette voie pour qu’ils ne virent pas au rouge.

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■ Nicolas RICHEN


L’ACTUALITÉ

Photo : Lionel VADAM

L’ÈRE D’ALEXANDRE LACOMBE : UN BILAN NI ROSE NI NOIR

Le football est un sport d’équipe, c’est un groupe, un groupe qui se compose de joueurs, mais aussi de dirigeants. En quittant son poste au sein de PSA et donc son poste à la direction du FCSM, Alexandre Lacombe l’a joué « perso » comme on dit dans le jargon footballistique. À bientôt 47 ans, il a eu peur pour son avenir. Il quitte donc deux groupes, PSA et son effectif professionnel, pour le leader européen de l’automobile, VAG. La capitaine quitte tout simplement le navire PSA en pleine tempête économique, histoire d’assurer ses arrières. « Une décision crève-cœur », m’a-t-il confié, mais une décision un peu trop rationnelle à mon goût pour un homme qui avait le pouvoir de décision quant à l’avenir de tel ou tel joueur. Si pour notre part (AllezSochaux.com), nous avons réussi à tisser de bons liens avec lui au fil du temps ─ et qu’il n’est pas certain que nous aurons dans le futur les mêmes relations avec son successeur ─, son départ sonne comme un soulagement et un signe de renouveau pour d’autres supporters.

Photo : Lionel VADAM

LE PIRE A ÉTÉ ÉVITÉ SUR LE PLAN SPORTIF ET FINANCIER

Alexandre Lacombe n’aura donc pas marqué le FCSM de son empreinte pour beaucoup d’entre vous, car ce que l’on voit en premier, ce sont les résultats sportifs. Cependant, si on y regarde de plus près, il a reconstruit un groupe et cela commence à porter ses fruits.

face aux grosses écuries du championnat. Notre équipe est solide et nous n’avons pas été assez indulgents dans cette phase de reconstruction. Le club, Alexandre Lacombe l’a repris en main alors que ses finances étaient catastrophiques. Les salaires mirobolants des joueurs conduisaient le club droit dans le mur, surtout quand on connaît la situation actuelle du groupe qui détient le club.

Photo : Lionel VADAM

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e portrait d’Alexandre Lacombe dépeint par les medias et les supporters, on le connait tous. Radin, manquant d’ambitions, adepte d’une communication a minima, etc. Plusieurs supporters Le panel de qualificatifs a toujours été très vaste à l’égard de l’ancien président délégué. Ancien président délégué, effectivement ! En ce 8 mars, le jour de la mise en ligne de notre 4e édition de La Voix du Lion, Alexandre Lacombe n’est plus le président délégué du FC Sochaux-Montbéliard.

Nous avons cruellement manqué d’indulgence. J’ai été le premier à vouloir son départ, mais finalement, ce président n’était pas aussi mauvais que certaines personnes le prétendaient, et ce, malgré ses maladresses. On compare souvent les années Lacombe aux années Plessis. L’ère Plessis, c’est deux coupes nationales, trois finales, des matchs mémorables en Coupe de l’UEFA… En 1999, Jean-Claude Plessis a repris un club de D2 à l’époque et n’a récolté les fruits de sa politique qu’en… 2003, c’est-à-dire quatre ans après son arrivée. On met évidemment de côté le titre de vainqueur du championnat de France de D2 en 2000-2001, qui n’est absolument pas comparable avec le championnat de L1 dans lequel évolue actuellement le FCSM. Et Alexandre Lacombe ? me direz-vous. Il a été quatre ans et demi au service du club sochalien. Durant son passage à Sochaux, il a surtout connu les saisons galères, même si une cinquième place en 2010-2011 apporte un peu de panache à son bilan sportif. Il laisse derrière lui une équipe qui est toujours en L1 malgré le fait qu’elle soit en quasi perpétuelle reconstruction. Son successeur aura aussi le luxe de commencer sa mission avec des finances saines, puisque Lacombe n’a pas hésité à prendre des décisions radicales pour que le club retrouve une certaine stabilité financière. Alexandre Lacombe ne se sera donc pas laissé le temps de montrer qu’il pouvait faire lui aussi de grandes choses dans le Doubs mais au final, dans le même laps de temps que Plessis, je trouve qu’il a fait mieux. Bonne continuation !

Car quoi qu’on en dise, cette équipe qu’on a vu évoluer depuis ce début d’année face à l’OM, Paris et Rennes, cette équipe nous a fait rêver. Tous, je dis bien tous, nous avons été émerveillés devant les époustouflantes prestations des locaux - 04 -

■ Yoann CHATEAU


LE JOUEUR DU MAG

SLOAN PRIVAT Photo : Lionel VADAM

première par Jean-Luc Ruty qui vient d’en prendre temporairement les rênes. C’est le 22 décembre 2007 que Sloan Privat joue ses premières minutes en L1 face à Bordeaux, au stade Bonal.

Sloan Privat, le roi des airs

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riginaire de Guyane, Sloan Privat réalise

UN ACTEUR IMPORTANT LORS DU DOUBLÉ HISTORIQUE Celui qu’on surnomme « Slo’ » a été recruté en 2002 par le FC Sochaux. Avant de rejoindre le Doubs, il évoluait au Football Club Marmandais. Il a fait ses gammes au centre de formation du FCSM. En 2007, Privat a remporté la Coupe Gambardella ─ aux tirs au but ─ avec notamment Poujol, Nogueira, Martin et Butin. Entraîné à l’époque par un certain Éric Hély, l’attaquant guyanais a inscrit le but du deux partout lors de cette finale au stade de France. Avec son compère Édouard Butin, il a fait des ravages en équipes de jeunes, comme l’a confirmé r��cemment Matthieu Dreyer sur les ondes de France Bleu Belfort Montbéliard.

UNE PATIENCE QUI PORTE SES FRUITS Lors de l’exercice 2007/2008, alors que l’équipe professionnelle réalise une saison cauchemardesque, il est le meilleur buteur avec l’équipe réserve. À 18 ans, il est appelé pour la première fois en équipe

Alors que sept joueurs sochaliens issus du centre de formation signent un contrat professionnel, le club décide de ne pas offrir dans l’immédiat cette chance à Privat. L’attaquant sochalien est donc contraint de poursuivre son apprentissage en CFA. Cela ne semble pas l’affecter outre mesure, puisqu’il réalise un excellent début de saison 2008/2009 avec la réserve. De ce fait, Privat est régulièrement appelé dans le groupe professionnel : il en profite même pour marquer son premier but avec l’équipe fanion, lors de la 5e journée.L’attaquant doubiste doit néanmoins se contenter du rôle de remplaçant : ses titularisations se comptent sur les doigts des mains.

Photo : L.V.

certainement sa meilleure saison avec le FCSM. Bien qu’il connaisse plusieurs matchs difficiles, cet avant-centre au gabarit imposant a fait grimper son temps de jeu. Gros plan sur l’actuel meilleur buteur du club avec Cédric Bakambu.

Un an après l’arrivée de Gillot, Privat signe son premier contrat professionnel. Quelques jours après seulement, « Slo’ » entre en jeu face à Caen à la 72e minute et réalise son premier doublé en Ligue 1. Le retourné acrobatique qu’il réussit durant cette partie illustre bien à quel point il était en confiance ce jourlà.

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UNE SAISON PLEINE EN L2, DES SAISONS MOYENNES EN L1 Mais son temps de jeu est moins important la saison suivante. C’est donc en toute logique qu’il est prêté à Clermont pour la saison 2010/2011. Le championnat de Ligue 2 lui permet de jouer et d’emmagasiner de la confiance, puisqu’il marque vingt buts en 36 matchs. Privat est de retour à Sochaux la saison suivante. Bazdarevic, le nouvel entraîneur sochalien, lui assure qu’il compte sur lui. Le numéro 9 n’est pas toujours titularisé, mais participe à la plupart des matchs de L1. Cette saison, il a d’ores et déjà égalé son meilleur total de buts (ndlr : 5 réalisations). Il est aussi bien parti pour pulvériser son meilleur temps de jeu au plus haut niveau.

DOMINANT DE LA TÊTE, BROUILLON AVEC LES PIEDS À 23 ans, Privat en est aujourd’hui à sa 7e saison au niveau professionnel. Pour le moment, sa carrière est plutôt mitigée. Certes, il a la confiance d’Éric Hély et est épargné par les blessures depuis

quelques mois, mais il a gagné sa place dans une équipe qui ne compte aucun véritable buteur. Il est d’ailleurs difficile d’affirmer qu’il est lui-même un véritable finisseur. Son principal atout demeure le jeu aérien : Privat est un des plus forts en France dans ce domaine. Comme Erdinç ou Ideye, il est puissant. Mais contrairement au Turc et au Nigérian, c’est un faux numéro 9, car il aime bien remiser sur ses coéquipiers. Il ne prend que très rarement des initiatives. Même lorsqu’il est en bonne position, jouer en solo balle au pied ne lui réussit pas.Solide sur le plan mental et précieux dans la conservation du ballon, Sloan Privat devra diversifier son jeu pour espérer passer un nouveau cap et s’épanouir en L1. Il doit apprendre à mieux lire le jeu et à faire des choix plus rapides. Sa frappe de balle est aussi à travailler pour améliorer son efficacité devant le but. Le Guyanais est efficace dans les airs tel un aigle royal. Il lui reste à progresser dans le jeu au sol où il est trop souvent en difficulté. La concurrence qu’apportera Giovanni Sio d’ici la fin de la saison va forcer Privat à se surpasser pour conserver sa place de titulaire. ■ Anthony PETIT & Nicolas RICHEN

Photo : Lionel VADAM

À savoir :

Sloan Privat a marqué son premier but au niveau professionnel le 14 septembre 2008 face au LOSC. Il a disputé plus de 80 matchs en L1 et est actuellement le meilleur buteur de la tête du championnat avec André Ayew (ndlr : près de 70 % de ses buts ont été inscrits de la tête). - 06 -


Photo : Nicolas RICHEN

LA TRIBUNE D’ALLEZSOCHAUX

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Deux passions, deux plaisirs

rois, c’est le nombre de rencontres auxquelles j’ai assisté au Stade Bonal, lors des huit dernières années. Autant dire que peu importe le score, j’ai dû apprendre à savourer au maximum ces soirées qui se comptent sur les doigts d’une seule main. Lors de la réception de l’ASSE le 2 février dernier, j’ai eu la chance d’être présent dans les tribunes. Le plaisir fut multiplié par deux, car j’ai profité de cette occasion pour rencontrer une personne que j’admire ─ le mot n’est pas trop fort ─ et que j’écoute depuis près de dix ans. Cette personne se nomme Hervé Blanchard. Joyeux, sympathique, humble et professionnel, comme je l’avais décelé en l’écoutant à la radio, le commentateur des matchs du FCSM sur FBBM (France Bleu Belfort Montbéliard) m’a ouvert grand les portes des coulisses de son métier. Récit d’une soirée qui restera longtemps gravée dans ma mémoire. Après s’être faufilé dans les couloirs situés sous la tribune ouest, Hervé Blanchard m’a montré l’endroit où les joueurs et les entraîneurs se confient aux journalistes la veille d’un match. Nous sommes ensuite passés par la salle de presse, un lieu où l’activité bat son plein après les matchs à domicile. Nous arrivons ensuite sur le terrain : Hervé examine l’état de la pelouse, papote avec les joueurs et ses confrères pour se tenir au courant des dernières informations concernant le FCSM et la L1. À quelques pas d’Alexandre Lacombe, la bande de journalistes n’hésite pas à remettre en question le choix de conserver Yartey. Les joueurs ne s’échauffent pas encore, mais les cameramen procèdent déjà aux derniers réglages et tournent les premières images qui seront diffusées sur Beinsport dès le début de la retransmission du match. Le souriant Aubameyang est sollicité par la télévision avant de retourner au vestiaire et de passer à la phase finale de la préparation de son match.Les journalistes qui couvrent la rencontre pour la presse écrite et la radio rentrent également dans le vif du sujet une heure avant le coup d’envoi. Il est temps de gagner la tribune de presse située au-dessus de l’entrée des joueurs. Hervé installe son matériel audio, enfile son casque d’écoute et sort un cahier où il compile les coupures de journaux, des notes et des chiffres sur les matchs du FCSM. Dans la tribune de presse, la bonne humeur et l’esprit taquin sont au rendez-vous : entre confrères et collègues, on multiplie les anecdotes et les blagues. Une manière de rentrer dans leur match, certainement. Un commentateur imite Vincent Moscato et l’indéboulonnable commentateur de FBBM. Un autre, plus concentré, répète son introduction du match. On nous donne

les compositions officielles avant la prise d’antenne d’Hervé Blanchard. Après les derniers tests sonores, Hervé vérifie que ses notes sont complètes et met sous ses yeux le document qui lui servira de fil conducteur pour les trente minutes d’avantmatch. Julien Laurent, journaliste sportif, communique depuis les studios de Besançon les résultats sur les autres pelouses de L1 et est en constante liaison avec Hervé : il est toujours prêt à intervenir pour relayer Hervé en cas d’incident technique ou pour apporter une précision grâce aux images de la télévision. « On air » s’affiche. Hervé est à l’antenne. La sonorisation assourdissante du stade complique la tâche d’Hervé qui doit redoubler d’attention. Le match a débuté depuis plusieurs minutes et l’écran de contrôle qui permet aux journalistes de voir les ralentis rend l’âme. Hervé est habitué à ses caprices.Dans un froid glacial, je griffonne quelques mots clés pour mon résumé de la rencontre. À mon plus grand plaisir, Hervé me fait participer : j’en profite pour faire quelques interventions à la radio. Pas de répit après le coup de sifflet final, il faut regagner la salle de presse où les photographes, commentateurs à la radio, et cameramen s’affairent. Les rédacteurs y peaufinent leurs résumés de match. C’est le lieu des contrastes : l’activité y est débordante avant l’arrivée des intervenants, mais le silence est presque religieux quand Butin, Pouplin, Galtier et Hély défilent un par un au pupitre. Les expressions faciales et les analyses sont bien différentes en raison du score favorable pour les Verts. Tout le monde range progressivement son matériel. C’est la fin d’une soirée bien remplie.

LE CHARME DE LA RADIO Être polyvalent, organisé, savoir composer avec les imprévus, être précis et vivant dans sa description du match, avoir une connaissance approfondie sur le FCSM et le football en général pour être en mesure d’intéresser l’auditeur même dans les temps morts, telles sont les principales qualités à avoir pour couvrir ce genre d’événement à la radio. Facilement accessible dans le monde entier, la radio m’a permis de ne pas manquer la moindre minute des matchs du FCSM lorsque j’habitais outre-Atlantique. Ce média a aussi l’avantage de garder une part de mystère. L’auditeur doit imaginer le match grâce aux commentaires qu’il doit parfois interpréter. C’est ce genre d’expérience unique qui nous permet de prendre le bon chemin dans la vie, de confirmer ou non nos envies. Cette soirée conjuguait mes deux passions : celle pour Sochaux et celle pour le journalisme. C’est pourquoi la défaite était finalement anecdotique pour moi.

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■ Chronique de Nicolas RICHEN


LE COURRIER DES SUPPORTERS Cette rubrique vous appartient. Coup de gueule ? Coup de cœur ? Cliché à nous faire partager ? Exprimez-vous librement à propos du FCSM, de notre site Internet ou de notre magazine. Dès la réception de votre commentaire, notre rédacteur en chef communiquera avec vous. nico09@allezsochaux.com

Tout comme les deux premiers numéros, j’attendais la sortie du troisième, et je ne suis pas déçu. Superbe couverture avec Roudet et très bel article. J’aime bien ce joueur, il est simple, ne se prend pas pour une star. Même si je l’ai trouvé un peu moins bon en cette fin d’année, il est aujourd’hui une des pièces maîtresses du puzzle sochalien.

PETITES ANNONCES Publiez gratuitement votre petite annonce dans notre magazine. Seules les annonces concernant le FCSM seront publiées. Envoyez vos demandes à nico09@allezsochaux.com

• Covoiturage depuis Besançon (25)

J’ai créé un groupe Facebook pour faire du covoiturage lors des matchs du FCSM. C’est toujours plus sympa de faire connaissance et de réduire les coûts de transport pour tout le monde. Si vous êtes intéressés, rejoignez le groupe en cliquant ici.

J’ai apprécié la rétro complète sur un ancien joueur, je ne sais pas si vous allez continuer à en faire dans les futurs numéros, mais pour ma part, je suis pour. L’interview avec Bernard Genghini est très riche et intéressante.

Frédéric CHEVASSUT paille@allezsochaux.com

• Un groupe de supporters à Besançon ?

Je suis un supporter du FCSM et je souhaiterais créer un groupe de supporters à Besançon. Écrivez-moi si vous habitez à Besançon et que vous souhaitez m’aider dans mes démarches.

Il y a 25 ans environ, la pub Peugeot disait que « la 205 était un sacré numéro ». Aujourd’hui, si vous continuez à nous sortir des revues comme les trois premières, c’est La Voix du Lion qui va devenir un « sacré numéro » !

Romain PARREAUX romainowen@aol.com

• Maillot de Richert

Merci les gars. ─ Léon PATUROT

Étant un grand admirateur de Teddy Richert, j’aimerais acheter un maillot à manches longues de cet ancien gardien. Je recherche un maillot de taille L ou XL. Le fait que le maillot ait été porté par le joueur n’est pas un critère déterminant pour moi. Si vous pourriez répondre à ma demande, envoyez-moi une photo du maillot.

Franchement, félicitations !! Ce numéro 3 est encore meilleur que les 2 précédents. Je le trouve complet : une page sur l’historique du club, une bonne interview de Bernard Genghini qui nous fait davantage comprendre comment fonctionne le staff et un bon courrier des supporters ! Par ailleurs, je vote immédiatement pour cet homme cinquantenaire afin de remplacer « Latombe » !

Nicolas RICHEN nicolas.richen@hotmail.com

• À la recherche de fanions

Collectionneur de fanions de football, je recherche les fanions du FC Sochaux en Coupe d’Europe, coupe de France afin de les ajouter à ma collection. Je recherche aussi des programmes de matches. Je suis ouvert à toute proposition pour des achats.

Et pour la statue de Richert, je signe aussi ! ─ « So Show »

Jean-Michel CHEVALIER jean-michel-chevalier@orange.fr

J’aimerais lancer un message aux dirigeants eu aux supporters sochaliens. Mon idée serait de réunir tous les groupes de supporters dans un seul secteur du stade Bonal. En regroupant les personnes souhaitant donner de la voix, l’ambiance serait meilleure. Il serait intéressant d’aborder ce sujet lors d’une réunion. ─ Théo CATTIN

• Billets de match

Je suis à la recherche de tickets de matchs du FC Sochaux. Que ce soit des tickets de matchs de championnat, de coupes et même de rencontres amicales, cela m’intéresse. Merci d’avance. Laurent FERRARE lorentz02@yahoo.fr - 08 -


ENTREVUE

Photo : Lionel VADAM

6 MOIS APRÈS AVOIR PRIS SA RETRAITE, TEDDY RICHERT SE CONFIE À ASC

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« Savoir sans cesse se remettre en question, c’est une obligation pour un sportif de haut niveau » Photo : Brice BOURSIER

e légendaire Teddy Richert nous a accordé un long entretien durant lequel il a abordé le passé, le présent et le futur.

Échange avec l’ancien capitaine du FCSM qui n’a pas pu laisser bien longtemps le monde du football professionnel au placard.

Nicolas Richen ─ Tout d’abord, avez-vous un petit mot à adresser aux supporters d’AllezSochaux.com qui vous avaient transmis des messages l’été dernier ? Teddy Richert ─ « Je leur renouvelle mes remerciements. Tous ces messages m’ont beaucoup touché. C’est la plus belle des reconnaissances. J’ai été gâté pendant toutes ces belles années au club. » N.R. ─ Comment se déroule votre nouvelle vie ? Avez-vous l’impression de pouvoir savourer davantage la vie depuis quelques mois ? T.R. ─ « Tout à fait, c’est une nouvelle vie. Mon quotidien n’est plus guidé par les entrainements, la récupération et la compétition sur le plan professionnel. C’était ma vie de sportif de haut niveau pendant 17 ans et je peux rajouter 5 ans en centre de formation, donc oui je découvre une nouvelle vie. J’ai décidé de me plonger rapidement dans les diplômes d’entraineur, passion oblige. » N.R. ─ Avez-vous l’intention de quitter la Franche-Comté ? T.R. ─ « Je viens de signer avec Toulouse, mon club formateur, pour un stage en situation qui durera jusqu’en juin prochain. L’objectif est d’entraîner des gardiens de but du centre de formation. C’est une belle opportunité pour moi de retrouver les terrains, d’avoir une nouvelle expérience et de me reconvertir. » N.R. ─ Quand le FCSM vous a contacté pour vous proposer un poste de gardien numéro 2, votre réflexion a-t-elle été rapide ? T.R. ─ « Je savais que je reviendrai pas sur ma décision. J’ai surtout eu l’occasion de rencontrer l’équipe technique et de discuter avec eux. » N.R. ─ Hormis cette proposition en début de saison 2012-2013, est-ce que le club vous a proposé un autre poste pour votre reconversion ? Une place dans l’équipe technique ? T.R. ─ « Un projet de reconversion a vu le jour lors de ma prolongation pour la saison 2011-2012. C’est resté un projet. » N.R. ─ Vous avez dit que d’un point de vue physique, vous auriez pu poursuivre votre carrière. Est-ce une « fatigue » mentale qui vous a poussé à dire « stop » ? Un certain ras-le-bol du milieu du football professionnel ?

T.R. ─ « C’est un tout. La fatigue mentale influence la forme physique, et inversement. Je ne voulais pas faire l’année de trop. Je suis convaincu d’avoir pris la bonne décision. Avoir été joueur professionnel jusqu’à 38 ans est une belle réussite. » N.R. ─ D’après votre expérience, comment décririez-vous le milieu du football professionnel ? T.R. ─ « Le football est un sport populaire et très médiatisé. Les joueurs se doivent d’être très professionnels sur et en dehors du terrain. Cela est difficile quand on est jeune, connue et que l’on gagne bien sa vie. Ce n’est naturellement pas toujours le ca, mais on fait beaucoup de bruit pour peu de cas finalement, et l’on parle très peu de ceux qui vivent très professionnellement la passion du football. » N.R. ─ Au FCSM, vous deviez régulièrement vous adresser aux médias. Comment avez-vous vécu cette période où vous étiez souvent sollicité et mis en avant ? T.R. ─ « Très bien, surtout après les victoires... Je passais plus souvent en conférence de presse lors des défaites, mais je devais aussi assumer mon rôle de capitaine et de gardien de but. J’ai toujours insisté sur l’influence du collectif lors des victoires et je n’hésitais pas à me remettre en ouvertement cause lors des défaites. » N.R. ─ Le fait d’avoir explosé au haut niveau après avoir réalisé quelques saisons en L1 vous a-t-il permis d’apprendre à vous remettre en question plus facilement ? T.R. ─ « Savoir sans cesse se remettre en question, c’est une obligation pour un sportif de haut niveau. Dans un premier temps, cela permet de garder les pieds sur terre, puis de progresser régulièrement. C’est primordial de savoir évaluer ses performances et d’avoir un jugement juste. » N.R. ─ Croyez-vous qu’un joueur professionnel peut réaliser une bonne carrière sans pour autant jouer dans les plus grands clubs et remporter les titres les plus prestigieux ? T.R. ─ « Tout dépend de ce que l’on entend par «bonne carrière»... et pour qui… L’important, c’est d’être heureux et de donner du plaisir. On peut être heureux et ne pas se focaliser sur l’argent ou la notoriété du club, mais je crois que ce qu’il reste finalement, ce sont les titre et les exploits. C’est certain qu’il est plus facile de réussir dans les grands clubs. » N.R. ─ Pour un joueur professionnel, est-ce que le talent est plus important que l’état d’esprit ? ou est-ce le contraire ? T.R. ─ « Le talent, bien sûr. Il te permet de jouer au plus haut niveau. Ensuite, il faut y rester et c’est là que l’état d’esprit joue un rôle important dans la progression, la régularité et la pérennité. »

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N.R. ─ Durant votre carrière de footballeur, quelle est la personne qui vous a le plus marqué ? Laquelle vous a le plus appris ? T.R. ─ « J’aime les passionnés et j’ai eu la chance de croiser Jean Fernandez à mon arrivée au FCSM en 2000. J’ai adoré cet entraîneur, car il est vraiment passionné par le football. Je l’ai aussi apprécié en raison de sa générosité et de ses valeurs. Au sujet de mon poste spécifique, j’ai appris avec tous les entraîneurs des gardiens que j’ai côtoyés. Mais je dirais qu’Alain Casanova m’a transmis du savoir, mais aussi le goût du travail et de l’effort. J’ai retrouvé ces valeurs aux côtés d’Aziz Bouras avec qui j’ai passé de belles années. » N.R ─ Plusieurs observateurs estiment que Sochaux n’a jamais vraiment eu une bonne défense lors des 10 dernières saisons ? Partagezvous cette analyse ? T.R. ─ « Ce ne sont que des observateurs... En 2002-2003, nous avions la deuxième meilleure défense du championnat, et nous étions régulièrement dans les dix premières.

N.R. ─ Est-ce que l’aventure du beach soccer avec ton ami Mickaël Pagis te tente aujourd’hui ? T.R. ─ « Je devais rejoindre la sélection française de beach soccer en juillet dernier, mais ma décision d’arrêter ma carrière n’était pas encore prise. Je le regrette un peu. Ça aurait été une belle aventure. Aujourd’hui, je suis très pris par mes formations et mon stage, donc ça ne se fera certainement pas. » N.R. ─ Si vous aviez à citer l’arrêt le plus difficile que vous avez réussi dans votre carrière, ce serait lequel ? T.R. ─ « C’est impossible de retenir un arrêt en particulier. Ce ne serait pas un arrêt spectaculaire, mais plutôt un arrêt décisif pour l’équipe dans un contexte particulier : lors des dernières minutes d’un match où il y avait beaucoup de pression. Je pourrais citer l’arrêt en fin de prolongation, lors de la finale de Coupe de la Ligue, quand Frédéric Da Rocha est seul dans la surface. » N.R. ─ Parvenez-vous à identifier l’attaquant qui vous a trompé le plus souvent durant votre carrière ? T.R. « Stéphane Guivarc’h m’a mis quelques buts lors de la saison 97/98, il a d’ailleurs été sélectionné pour la Coupe du Monde à cette époque. C’est un peu grâce à moi, finalement... »

Mais la philosophie de jeu du FCSM n’est pas axée sur la défense, même si c’est préférable à certains moments de changer sa manière de jouer. La volonté du club est de faire du jeu et cela m’a toujours plu. »

N.R. ─ Depuis quelques saisons, le FCSM mise énormément sur son centre de formation. Les propriétaires et dirigeants du club jouent-ils avec le feu en choisissant de privilégier une telle politique ? T.R. ─ « La politique du FCSM en termes de formation est un exemple et on en est tous très fier. Le seul problème, c’est qu’il faut garder des joueurs expérimentés capables de les encadrer dans le vestiaire, pour permettre aux jeunes joueurs d’apprendre à jouer au haut niveau. » Photo : Lionel VADAM

N.R. ─ Quelle défense fonctionnait le mieux durant votre passage au FCSM ? T.R. ─ « C’était en 2002-2003, on avait encaisse 31 buts en 38 matchs .Nino Saveljic et Maxence Flachez formaient la charnière centrale. Omar Daf et Philippe Raschke évoluaient en tant que latéraux. » N.R. ─ Que vous ont apporté les saisons où le club essayait difficilement de se maintenir ? T.R. ─ « Des heures de sommeil en moins. C’était très difficile de récupérer durant ces périodes difficiles. C’est aussi un apprentissage pour les plus jeunes, même si je pense qu’apprendre est plus facile dans un contexte autre que le maintien. » N.R. ─ Quelles qualités ou valeurs le football professionnel vous a-t-il permis de développer ? T.R. ─ « Des valeurs collectives, de la solidarité, de la générosité et du respect. Je dirais également de la rigueur, de l’investissement, le goût à l’effort et la passion pour son travail. » N.R. ─ En novembre dernier vous avez dirigé une séance d’entraînement pour de jeunes gardiens. Que voulez-vous transmettre à ces joueurs ? T.R. ─ « Je veux leur dire de prendre du plaisir, tout simplement. C’est la meilleure des motivations pour apprendre dans le sport. Les jeunes sont de purs passionnés et c’est vraiment du bonheur pour moi de les aider à progresser. On a bien sûr répété des gammes gestuelles de gardien de but (appuis, stabilité lors des prises de balle, fermer les angles et lire la trajectoire du ballon) dans des ateliers plutôt ludiques mais spécifiques pour ce poste. »

N.R. ─ Le FCSM a eu la main heureuse en recrutant Simon Pouplin. Êtes-vous étonné par le niveau de ce gardien qui n’avait plus joué au haut niveau depuis 2 saisons ? Quels sont les points forts de ce portier ? T.R. ─ « Je suis très heureux pour lui. D’une part, c’est un gardien régulier, décisif et exemplaire. D’autre part, il relance sa carrière après une blessure. Je savoure le fait que le football récompense les bonnes personnes. » N.R. ─ Pensez-vous que le FCSM va une nouvelle fois réaliser le miracle de se maintenir cette saison ? T.R. ─ « Je dirais oui, mais pas par défaut. En comparaison aux les autres équipes de bas de tableau, je trouve que Sochaux propose un jeu de meilleure qualité. C’est le manque de régularité qui fait un peu défaut. C’est propre à une équipe jeune. Allez Sochaux ! »

N.R. ─ Votre objectif est d’obtenir les diplômes pour pouvoir entraîner une équipe de jeunes ? T.R. ─ « Mon objectif est d’entraîner des gardiens de but en formation. Je souhaite leur transmettre du savoir et de l’expérience pour permettre, je l’espère, à certains d’entre eux d’atteindre le haut niveau. »

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ENTREVUE L’ŒIL AIGUISÉ DE LIONEL VADAM

Photo : Brice BOURSIER

« C’est une chance de couvrir les événements sportifs de la région » Photo : Brice BOURSIER

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ournaliste pour Le Pays, Lionel Vadam couvre le FCSM depuis une vingtaine d’années. Yoann Chateau, le cofondateur du site Web AllezSochaux.com le connaît depuis 1983 : « Lionel est la plus vieille de mes connaissances, puisque presque trente ans après l’avoir connu, nous sommes toujours amis. On a commencé le tir de précision à la carabine à l’USR Pont-de-Roide et avons fait des championnats de France et plein de concours ensemble. En 1987, on a même été champions de France Minimes par équipe. On a gardé cet esprit d’équipe puisqu’en 2004, Lionel a répondu présent lorsque je lui ai demandé de nous accompagner et d’être le photographe de l’aventure d’AllezSochaux.com. Aujourd’hui il est toujours à nos côtés, et je le remercie chaleureusement. » COCCINELLES ET PHOTOGRAPHIE, DEUX PASSIONS QUI SE MARIENT Ce natif de Franche-Comté est un autodidacte : « J’ai échoué au bac et j’avais peu d’intérêt pour les cours. La photographie m’a rapidement attiré. À 17 ans, j’étais passionné par la Coccinelle (ndlr : une voiture) en regardant les magazines. Avec ma première voiture ─ une Coccinelle, évidemment ─, j’ai voulu commencer à faire de la photographie, mais je n’avais pas d’appareil à l’époque. Lors des concentrations de Coccinelles, je demandais à mes amis de me prêter leur appareil. C’est ainsi que c’est devenu une passion », s’est remémoré Lionel Vadam. Alors qu’il travaillait la journée dans une PME locale de 1992 à 2001, Lionel Vadam était également correspondant le weekend et le soir pour Le Pays. Il a été embauché par ce quotidien en 2001, car il avait un grand intérêt pour ce travail. « J’ai refusé un emploi à Lure pour des raisons géographiques et parce que c’était un poste à temps partiel. C’est rare de refuser… Les postes sont tellement rares dans ce domaine. Mais ensuite, il y avait un poste à pourvoir à Montbéliard et j’ai sauté sur cette seconde occasion. » S’il apprécie son métier, c’est parce qu’il est « différent tous les jours, bien que certains sujets reviennent d’année en

année. C’est une chance de couvrir les événements sportifs de la région et l’actualité locale. J’ai une grande liberté en ce qui concerne le choix des sujets, même s’ils doivent être liés à l’actualité. » « Pour exercer cette profession, il faut être curieux et ouvert pour s’intéresser à un maximum d’horizons différents. L’intérêt de ce travail est de rencontrer des gens et de traiter de sujets qui sont différents. Je me dis que je dois revenir avec une idée supplémentaire à la suite d’un reportage. » « LE FOOTBALL M’INTÉRESSE, MAIS JE N’EN SUIS PAS FAN » Bien qu’il couvre le FCSM depuis les années 90, lorsque l’équipe était entraînée par Silvester Takac, ce photojournaliste n’est pas particulièrement passionné par le ballon rond. C’est aussi parce qu’il possédait du bon matériel qu’il a eu l’opportunité de faire ce métier et de photographier le FCSM sous tous ses angles. « Au départ, je n’étais pas réellement intéressé à faire des photos sur le FCSM. La moto et l’athlétisme sont des sujets plus intéressants pour un photographe. Mais le club sochalien, c’est l’attraction locale avec un grand «A». Quand j’ai commencé, j’étais fier de voir mes photos dans le journal », a-t-il concédé. DES VOYAGES AUX QUATRE COINS DE L’EUROPE Grâce à son travail, Lionel Vadam a été un témoin privilégié des grandes rencontres européennes du FCSM aussi bien à Bonal qu’à l’étranger. Cela lui a permis de s’attacher un peu plus au club. « J’ai pu faire des voyages aux quatre coins de l’Europe : à Milan, à Dortmund, à Lisbonne, à Athènes et au Pirée pour ne citer que ces villes. Les stades en Italie et en Allemagne sont particulièrement impressionnants. Lors de la fameuse victoire 4 à 0 contre Dortmund, j’ai pu faire plein de bons clichés. C’est seulement dix ans après qu’on mesure réellement la dimension de cet exploit. Même lors de déplacements chez des clubs européens moins bien cotés, ça vaut le coup d’y assister. » Ce n’est cependant pas lors d’une

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rencontre de Coupe d’Europe qu’il a été le plus impressionné par l’atmosphère: « Lors de la finale de Coupe de la Ligue contre Monaco, je ne m’attendais pas à une telle impression lorsque je suis entré sur la pelouse. » Mais le sacre en Coupe de France contre l’OM demeure l’événement qui l’a le plus enjoué. Même s’il avait des obligations professionnelles cette journée-là, lui et ses collègues étaient « les journalistes les plus heureux du moment. Être présent face aux joueurs lors du sacre et voir leur joie, c’était énorme ! »

La photo la plus insolite de Lionel Vadam L’IMPORTANCE D’UNE BONNE PHOTO Lors des soirs de matchs, Lionel Vadam prend plus d’un millier de photos pour essayer de capter LE moment qu’il ne fallait pas manquer. Il sélectionne ensuite une centaine de clichés et les légende. Au cours des dernières saisons, l’engouement des supporters est descendu d’un cran à Bonal : « Cela se ressent sur mes photos. Elles sont devenues moins intéressantes », a-t-il avoué. « Pour qu’une photo soit vraiment réussie, il faut qu’elle puisse se passer d’un texte. La photo placée en une du journal doit pouvoir résumer à elle seule les 90 minutes de jeu. Pour illustrer le sport, c’est la photo et ensuite le titre qui vont donner envie de lire ou non le texte. » Également coauteur du livre Au cœur des hommes, qui a comme sujet le début des années 2000 du FCSM, Lionel Vadam souhaitait laisser une trace de cette époque qui l’a beaucoup fait vibrer, à l’instar de bien des gens de l’aire urbaine. « Le journaliste Sébastien Daucourt a rédigé les textes. Ce n’est pas seulement un recueil d’images, car on a voulu rendre hommage aux personnes qui représentaient le FCSM à ce moment-là, comme Lacombe, Plessis, Richert, mais aussi la lingère et le chauffeur du bus officiel », a soutenu le photographe du Pays. Depuis un certain temps, il troque régulièrement sa casquette de photographe avec celle de rédacteur. Assurément, sa profession lui réserve encore de belles surprises. ■ Nicolas RICHEN / Propos recueillis par Brice BOURSIER

• EN BONUS Avez-vous développé des affinités particulières avec certains membres du FCSM (joueurs, équipe technique…) ? « Oui, notamment avec Jean-Claude Plessis qui nous a ouvert grand les portes pour faire le livre Au cœur des hommes. J’ai aussi bien accroché avec Pierre Wantiez, Michel Marey, Santos, Monsoreau, Richert et Bazdarevic. En général, les joueurs sochaliens sont relativement accessibles. Je me souviens par contre que Pedretti avait pris la grosse tête quand il a été appelé en équipe de France. » La photographie se démocratise depuis quelques années grâce aux téléphones portables de plus en plus performants. Pensez-vous que la photographie est en train de devenir banale ? « Banale, non. Accessible, oui. Cela permet aux gens talentueux de s’exprimer plus facilement avec un budget moins important qu’avant. » Qu’est-ce que vous n’auriez pas pu faire sans votre métier ? « Je n’aurais pas pu rencontrer Tony Parker. J’ai eu la chance d’aller aux USA, de voir des matchs de NBA et d’aller directement chez lui. » Comment décririez-vous l’ambiance qui règne dans la salle de presse, à Bonal, entre les différents journalistes ? « À Bonal ça va, car il y a un bon accueil et la salle de presse est assez spacieuse. C’est l’une des cinq meilleures salles de presse de L1. Vu que tout le monde se connaît, il y a une ambiance plutôt familiale. » Suivez-vous l’actualité d’ASC ? Que pensez-vous de notre site ? « Pas trop, car je ne suis pas mordu de football. Concernant ASC, même si sur le fait de donner des infos, je suis un peu mitigé, je crois que c’est un excellent outil pour réagir librement à l’actualité du club et pour tisser des liens entre passionnés. Quant à votre magazine, c’est une bonne initiative, car de son côté, le club n’est pas assez audacieux dans sa politique de communication. Le club n’est pas assez connu sur le plan national. Un magazine donne une dimension supplémentaire au club et offre un aspect différent du FCSM. » ■ Propos recueillis par Brice BOURSIER

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QUESTIONS-RÉPONSES AVEC ... FRÉDÉRIC CHEVASSUT (« PAILLE »)

À chaque numéro de La Voix du Lion, AllezSochaux.com s’entretient avec un des membres de son association afin de le découvrir un peu. Frédéric Chevassut est membre du bureau d’ASC depuis plusieurs années. Dès les débuts du site Internet, il a voulu s’investir bénévolement dans ce projet. Entretien avec un des animateurs principaux du forum.

Photo : Frédéric CHEVASSUT

Nicolas Richen Pourquoi es-tu tombé en amour avec le FCSM ? Frédéric Chevassut - « Tout a commencé dès l’âge de 13 ans, avant la finale de Coupe de France contre Metz, en 1988. Je me souviens que je collais tout ce qui se rapportait à cette rencontre dans un cahier. Le virus pour le FCSM était né (rire). » N.R. -D’après toi, que signifie le mot « supporter »? F.C. - « Le mot supporter signifie qu’il faut soutenir son équipe dans les bons comme les mauvais moments même si la politique actuelle du club est incompréhensible. Ensuite il n’y a pas de vrais ou de faux supporters, tout le monde supporte son club comme il l’entend. » N.R. - Quelle est la pire chose que tu as dû faire pour être en mesure de suivre un match de Sochaux (au travail, par exemple) ? F.C. - « M’absenter de mon travail en donnant une excuse bidon, oui, je l’ai fait, et pas qu’une fois (rire). » N.R. - Quel est ton meilleur souvenir en tant que supporter sochalien ? Quel est ton pire souvenir? F.C. - « Mes meilleurs souvenirs resteront la finale contre l’OM en 2007 et la finale de Coupe de la Ligue en 2004. Le match à domicile contre Dortmund était aussi mémorable. Mon pire souvenir, c’est de voir mon club souffrir autant ces dernières saisons. » N.R. - Quel est le joueur sochalien qui t’a le plus marqué? Pour quelle(s) raison(s) ? F.C. - « Sans aucun doute Stéphane Paille pour son aisance technique. Ensuite, j’ai bien aimé Mickaël Pagis. »

F.C. - « Sans doute Étienne Mattler, c’était un sacré joueur apparemment. » N.R. - Qu’elles soient de joie, de colère ou de déception, des larmes sont-elles déjà apparues sur ton visage lorsque tu étais dans la peau du supporter sochalien ? F.C. - « Oui, lors de la finale contre l’OM en 2007, j’ai encore la chair de poule lorsque je regarde le DVD, même 6 ans après. Quelle finale ! On appelle ça la passion, je crois. » N.R. - Tu es à Bonal, debout, en train d’encourager ton équipe. Quelqu’un te demande de t’asseoir. Tu lui réponds comment ? F.C. - « Si c’est un supporter adverse, qu’il aille en face avec ses collègues, dans la cage réservée aux visiteurs. Si c’est un supporter sochalien, je lui dis : “Lève tes fesses et encourage ton équipe !“. » N.R. - À quel poste te verrais-tu jouer si le FCSM t’embauchait ? F.C. - « En attaque, je suis un bon numéro neuf qui marque des buts. J’aurais ma chance au FCSM... » N.R. - Pourquoi t’impliques-tu sur ASC ? F.C. - « Je suis arrivé par hasard sur ce site, je m’y suis senti bien de suite et j’ai décidé de m’investir, car à l’époque, il n’y avait pas grand monde. Mais depuis ce temps-là, ça a bien changé. » N.R. - Donne aux lecteurs une bonne raison de s’inscrire sur notre forum. F.C. - « Il y a plusieurs bonnes raisons de s’inscrire sur notre forum : on dialogue, on sympathise avec certains membres, on lance des débats sur notre club, et tout ça dans la bonne humeur. N’oublions pas que ce n’est que du foot après tout… »

N.R. Quel est le joueur sochalien que tu n’as pas connu dans ta vie, mais que tu aurais voulu voir jouer en direct ? - 13 -


COUP D’ŒIL DANS LE RÉTRO

Le gâteau sans la cerise

Alors que le Grand Est fait pâle figure en Ligue 1, le duel qui opposait en ce début mars Sochaux et Nancy revêtait une importance capitale. Un peu comme en ce 19 mai 2007, mais dans un contexte bien différent. Une époque où Sochaux se prenait à rêver de Ligue des Champions. Retour sur un rendez-vous raté, et pas à moitié… Cela fait déjà une semaine que le FC Sochaux-Montbéliard a brandi la fameuse Coupe de France, au terme d’une rencontre épique contre l’Olympique de Marseille. Une semaine de folie et de bonheur à laquelle il est temps de mettre un point final pour se reconcentrer sur le championnat. Car à deux journées du terme de l’exercice 2006-2007, le FCSM n’est pas loin d’une qualification historique pour la prestigieuse Ligue des Champions. Le club n’est en effet qu’à deux points de la troisième place offrant le précieux sésame pour le tour préliminaire de la C1... Pour Nancy, le maintien est acquis et sa fin de saison ne nourrit guère d’enjeux.

à ramener le club sur terre. Tout vient d’un coup franc de Gavanon complètement excentré sur le côté gauche. Celui-ci enveloppe sa frappe, le ballon heurte le pied du poteau droit en ayant pris soin d’éviter le moindre contact avec les joueurs avant de pénétrer dans le but (3-1). Et visiblement, le club de Jacques Rousselot ne désire pas s’arrêter en si bon chemin. Le dribbleur marocain Hadji déborde Bréchet sur le côté gauche et centre en retrait pour Fortuné, qui ajuste une nouvelle fois le portier sochalien pour signer un doublé (4-1). Un but qui a définitivement douché les espoirs doubistes... Et pourtant, les deux clubs jouent encore le jeu et continuent à se porter vers l’avant. Birsa décale ainsi Dagano qui résiste bien à la défense lorraine avant de glisser le ballon entre les jambes de Lapeyre (4-2). Lors de cette fin de match totalement débridée, l’ASNL est loin d’être en reste. Sur une nouvelle erreur d’une défense sochalienne décidément pas dans un bon soir, Sauget se retrouve finalement avec le ballon dans les pieds et ne se prive pas pour alourdir la marque (5-2). Le FCSM avait la tête ailleurs et l’ASNL en a profité pour lui jouer un bien mauvais tour. Une victoire 1-0 face à Saint-Etienne pour clore la saison ne fera que nourrir les regrets des Sochaliens, qui échoueront finalement à la 7e place du classement, à un point du troisième rang. Malgré tout, le FCSM a réussi sa saison. Quant au club au chardon, la victoire aux dépens des Doubistes fut la dernière de la saison. Nancy termina à une modeste mais honorable treizième place. ■ Raphaël SOCQUET-CLERC

C’est donc dans une atmosphère assez particulière que le voisin lorrain accueille le vainqueur de la Coupe de France. Sochaux donne le ton en partant à l’abordage du but lorrain. Sauf que les Nancéiens sont décomplexés et exploitent au mieux les possibilités qui leur sont offertes. Une mauvaise relance de Jérôme Leroy qui atterrit dans les pieds de Fortuné, il n’en faut pas plus pour que ce dernier ajuste Richert du plat du pied (1-0). Sochaux continue pourtant d’être dangereux, mais les locaux n’ont pas l’intention de se laisser faire. Et ils ne tardent pas à le montrer. Gavanon délivre un corner quasi parfait sur la tête de Puygrenier qui s’envole pour devancer Richert parti à sa rencontre (2-0). On approche alors de la mi-temps quand les hommes d’Alain Perrin marquent enfin. Pitau délivre alors une magnifique ouverture d’un lob astucieux pour Birsa qui fait trembler les filets de Grégorini (2-1). Sochaux peut toujours rêver du Camp Nou, d’Anfield... Mais comme en première période, vingt minutes suffisent - 14 -

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Le saviez-vous ? Jérémy Ménez, aujourd’hui international français et attaquant du PSG, a joué son premier match de Ligue 1 le 7 août 2004. Six mois plus tard, lors du match Sochaux – Bordeaux (4-0) comptant pour la 22e journée du championnat de France de L1, le jeune attaquant sochalien alors âgé de 17 ans et demi va inscrire un triplé en l’espace de sept petites minutes. Ce hat-trick, qui est le plus rapide de l’histoire du championnat français, va faire de lui le plus jeune joueur auteur d’un triplé en Ligue 1. Chapeau, Monsieur Ménez ! ■ Vincent PETITGIRARD


QUE SONT-ILS DEVENUS ? JEAN-JACQUES DOMORAUD AVAIT PLUS D’UN TOUR DANS SON SAC

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Photo : abidjanshow.com

Le 1er mars 1981 voit naître Jean-Jacques Domoraud dans la ville de Man, en Côte d’Ivoire. Comme deux de ses frères, Cyril et Gilles, son destin prendra la forme d’un ballon de football. Itinéraire d’un footballeur atypique qui a réalisé une carrière courte et sans véritable éclat.

DES DÉBUTS PROMETTEURS

Installé avec sa famille en région parisienne, et ce, depuis son plus jeune âge, la logique voudrait que Jean-Jacques opte pour un club francilien, à l’instar de son frère Cyril qui a débuté sa carrière à Créteil. Mais pour lui, la flatteuse réputation du FC Sochaux-Montbéliard en matière de formation l’incite à pousser les portes du club doubiste en 1993. Il effectue alors ses gammes au sein de l’équipe réserve, attendant patiemment son tour. Mais le club l’estime encore un peu tendre, et au moment d’inaugurer le tout nouveau centre de formation Roland Peugeot à Seloncourt, il est prêté au club voisin, le RC Besançon, alors en National. Malgré un discours ambitieux, le club bisontin rate son entame de championnat et tout espoir de montée en Ligue 2 s’envole. Cependant, Jean-Jacques y est titulaire, et surtout il enchaîne les bonnes performances. À l’issue de la saison, il retourne donc à Sochaux, rempli d’espoir et avec un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer au grand jour. Néanmoins, il doit encore s’armer de patience et rester dans l’ombre une saison de plus – il ne totalise qu’une apparition. Ce n’est qu’avec l’arrivée de Guy Lacombe au poste d’entraîneur qu’il peut enfin montrer ce qu’il a dans le ventre. Mais, après une quinzaine de matchs, l’équipe technique n’est pas convaincue et Sochaux ne prolonge alors pas son contrat…

UN PARCOURS ON NE PEUT PLUS CHAOTIQUE

régulièrement, c’est lui, cette fois, qui ne souhaite pas prolonger l’aventure. Lors de son départ, il dénonce les pratiques du club francilien : il parle ainsi « d’un club qui se disait professionnel, mais qui imposait pourtant certains joueurs dans l’équipe ». Il quitte alors de nouveau la France et rejoint la Belgique. Il pense alors pouvoir s’imposer au sein du club de La Gantoise, dans un championnat qui semble mieux convenir à son jeu et surtout à son niveau. Mais le sort s’acharne sur le pauvre « JJD » qui contracte une blessure à un genou. Un genou déjà fragile et qui tarde à guérir... C’en est trop, et Jean-Jacques décide alors de mettre un terme à sa carrière à seulement 26 ans. Une carrière décevante, dans l’ombre d’un frère pilier des Éléphants ivoiriens et qui a côtoyé les plus grands clubs. Le football n’était peut-être tout simplement pas fait pour lui...

UNE NOUVELLE VIE DANS LA MUSIQUE

Jean-Jacques à une autre passion, la musique, inspirée par son père, lui aussi footballeur et chanteur. Et contrairement à la plupart des ex-joueurs, il quitte définitivement le monde du football pour se consacrer à sa seconde passion. La veille d’un match, il compose une chanson en hommage à sa mère, décédée alors qu’il n’avait que 14 ans. Profitant de la tendance du coupé-décalé, une célèbre danse ivoirienne, il finit par enregistrer son premier album. Il invente même le concept du décalé sicilien, une adaptation du style ivoirien à la culture française et qui puise son nom d’un sobriquet qu’on lui a attribué durant son passage à Genève. Il rencontre très vite le succès dans son pays natal. Pour se professionnaliser, il n’hésite d’ailleurs pas à suivre des cours de musique à Paris, tout en montant une véritable équipe autour de lui. Aujourd’hui très apprécié dans toute l’Afrique de l’Ouest, il aimerait désormais connaître le même succès en Europe et surtout en France...

Rejoignant la grande famille de l’UNFP, il se met à la recherche d’un club et multiplie les essais. C’est finalement du côté de la Sarthe, et plus précisément du Mans, fraîchement promu en Ligue 1, que Jean-Jacques trouve son point de chute. Appelé par Nouzaret, il honore même ses deux seules sélections avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Mais en raison d’un temps de jeu semblable à la précédente saison, il ne peut empêcher la descente de son club, trop friable pour le haut niveau comme en témoigne sa fidélité à la zone rouge. Le scénario se répète, puisque le club de Daniel Jeandupeux signifie à l’Ivoirien son intention de ne pas le conserver. Direction le Servette de Genève pour le latéral droit. La proposition est alléchante, comme en témoigne le recrutement ambitieux du club : la formation suisse engage Karembeu, Ziani et Moldovan. Avec cette concurrence féroce, il joue peu, mais semble tout de même se plaire dans son nouvel environnement. Seulement cette petite embellie ne va pas profiter à Jean-Jacques, car le joueur fait les frais de la faillite du club qui ne peut ainsi honorer ses trois ans de contrat. Retour à la case départ pour l’Ivoirien qui est contraint de faire de nouveaux essais dans les différents clubs de l’Hexagone. Finalement, grâce aux conseils de son grand frère Cyril, Créteil le contacte. Alors qu’il s’attend à retrouver le goût du football dans le club cristolien, il va peu à peu déchanter. Bien qu’il joue - 15 -

■ Raphaël SOCQUET-CLERC

Devinette

La devinette qui va suivre marie histoire et divertissement. Remportez un ancien Par Philippe MONNEREAU maillot officiel du FCSM. Pour cela, il s’agit de trouver le joueur mystère grâce au descriptif ci-dessous. Vous devez absolument répondre dans le sujet « Devinettes de La Voix du Lion » qui se trouve dans la rubrique « Jeux » de notre forum. Le premier qui poste la bonne réponse l’emporte (1 tentative par membre). Bonne chance à toutes et tous !

J’ai quitté mon île natale au début des années 70 pour découvrir la première division avec Bastia. C’est grâce à ma pointe de vitesse incroyable et à mes dribbles déroutants que j’acquiers le surnom de « Zig-zag ». L’année 1977 sera pour moi une année faste puisque je quitte le Sporting Club de Bastia pour évoluer dans un grand club français. C’est cette même année que j’ai l’honneur d’être appelé en équipe de France pour laquelle je jouerai à treize reprises. Je resterai dans l’histoire comme le premier Kanak appelé à jouer avec les Bleus. Je rejoins le FC Sochaux en 1981, à la suite d’une saison ou j’ai obtenu mon seul titre de champion de France en compagnie de joueurs comme Michel Platini ou encore Patrick Battiston. Mais malgré mes huit buts inscrits en deux saisons pour le FCSM, j’ai bien du mal à convaincre les supporters qui attendaient beaucoup de moi et de mon statut de joueur international. Je termine ma carrière professionnelle à Bastia avant de retourner en NouvelleCalédonie, île dans laquelle je suis aujourd’hui responsable d’un centre de formation qui porte mon nom. Je suis…


LE MOT DE CLÔTURE

Ils ont collaboré à ce numéro :

L’union sacrée

Non, cela n’a rien à voir avec le mariage pour tous… C’est le leitmotiv que les dirigeants sochaliens auront comme bouclier pour mobiliser toutes les énergies vers l’objectif du maintien. Mais le danger cette saison, c’est de croire qu’une équipe soudée et forgée depuis plusieurs saisons à cette lutte suffira à renouveler le bail en Ligue 1. Il faudra remettre le couvert avec autant, voire avec plus de détermination, remplir Bonal et encourager l’équipe sans arrières pensées. Mais l’union sacrée n’empêche nullement la critique. Au sein d’AllezSochaux.com, nous profitons de nos échanges réguliers avec la direction du club pour leur faire part des interrogations, mais aussi des colères parfois qui s’expriment sur le forum. La Voix du Lion se veut plus ouvert et divertissant pour sortir de ce quotidien et traverser l’actualité et la vie de notre club de cœur. Nous remercions à cette occasion la direction du FCSM pour son ouverture d’esprit lors de nos sollicitations, et en particulier Bernard Genghini qui a répondu à toutes nos questions pour le numéro précédent. Cela nous permet de diversifier notre couverture sur le FCSM. Tant que le club garde cet état d’esprit, il n’est pas impossible que La Voix du Lion continue de proposer ce genre d’entretien aux supporters sochaliens.

■ Didier GEORGES

LE FOND D’ÉCRAN À TÉLÉCHARGER

RÉDACTEUR EN CHEF Nicolas Richen (Nico09), le Franco-Québécois tatillon nico09@allezsochaux.com RÉDACTEURS Yoann Chateau (Yo) yo@allezsochaux.com Didier Georges (Abra), l’occupant du trône ASC didier@allezsochaux.com Phlippe Monnereau (Catcheur), le dur à cuire philippe.monnereau@club-internet.fr Vincent Petitgirard (Lioniserois), vincent@allezsochaux.com Anthony Petit (Tonito), le p’tit qui se couche tard anthony.tonito86@gmail.com Raphaël Socquet-Clerc, le rédacteur vif comme l’éclair raphael.socquet@gmail.com HOMME DE TERRAIN Brice Boursier (Bibi25), le Tintin de Bonal bibi25@allezsochaux.com CORRECTEURS Willy Fraisse (Willy38), le stagiaire willy38@allezsochaux.com

Par Yoann CHATEAU – Cliquez sur la vignette !

Vincent Petitgirard (Lioniserois), chasseur de fautes à temps perdu vincent@allezsochaux.com Nicolas Richen (Nico09) nico09@allezsochaux.com DESIGN ET MISE EN PAGE Yoann Chateau (Yo), le décorateur maison yo@allezsochaux.com Florent Pagnot (Bydox), l’homme qui n’a peur de rien bydox@allezsochaux.com PHOTOGRAPHES Lionel Vadam, Frédéric Chevassut, Brice Boursier, Nicolas Richen

L’AGENDA SOCHALIEN

Les prochains directs à suivre sur le forum

COLLABORATEURS SPÉCIAUX Frédéric Chevassut, Franck Lehmann, So Show, Léon Paturot, Romain Parreaux, Lionel Vadam et Teddy Richert. ASC remercie particulièrement Lionel Vadam et Teddy Richert qui ont pris le temps de répondre à nos multiples questions.

Le 09/03/2013 : Evian T.G. - FCSM dès 19 heures 30, 28ème journée de L1 Le 16/03/2013 : FCSM - Valenciennes dès 19 heures 30, 29ème journée de L1 Olympique Lyonnais - FCSM date et horaire à déterminer, 30ème journée de L1 Montpellier - FCSM - AC Ajaccio date et horaire à déterminer, 31ème journée de L1 OGC Nice - FCSM date et horaire à déterminer, 32ème journée de L1

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Nous remercions tous ceux qui ont apporté leur pierre à l’édifice afin de concocter ce numéro et à ceux qui ont affiné le contenu et la forme de ce projet depuis le mois de mai. POUR LA RUBRIQUE « TRIBUNE ASC », ENVOYEZ TOUS VOS MESSAGES À : nico09@allezsochaux.com

Le numéro 5 de votre magazine La Voix du Lion paraîtra au mois de juin

AllezSochaux.com sur Facebook et sur Twitter via #AllezSochaux

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SOUTENEZ-NOUS Plusieurs d’entre vous souhaiteraient trouver La Voix du Lion chez les marchands de journaux. Nous avons commencé à étudier les différentes possibilités qui s’offrent à nous et nous sommes arrivés à un constat : garder notre indépendance, faire de la promotion, imprimer et distribuer le magazine aura un coût que l’association ne pourra pas assumer. ASC ne génère pas de revenus. Nous aurons besoin d’un soutien financier pour mener à terme ce projet. Nous sommes ouverts à différentes propositions. Si vous souhaitez nous encourager, vous pouvez devenir un de nos partenaires ou un de nos annonceurs, nous proposer un échange de publicité ou faire un don. Écrivez-nous ! nico09@allezsochaux.com

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La Voix du Lion - N°04 (Mars / Avril / Mai 2013)