Diffusion ACTES SUD
Mai juin juillet 2023
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Mai juin juillet 2023
TOUS LES VISUELS PRESENTĂS DANS CE DOCUMENT SONT PROVISOIRES & PEUVENT NE
PAS REFLĂTER LA FINALITĂ DES PROJETS ĂDITORIAUX
Les visuels qui nâapparaissent pas sont toujours en cours de dĂ©veloppement
Avec les textes de:
Laurence Campa (Vietnam)
Denitza Bantcheva (Bulgarie)
Ananda Devi (Ăle Maurice)
HélÚne Frappat (Corse)
Sorour KasmaĂŻ (Iran)
Leila Sebbar (Algérie)
VĂ©ronique Tadjo (CĂŽte dâIvoire)
Jeanne Truong (Cambodge)
Laura Ulonati (Italie)
sous la direction de de Laurence Campa
« Un beau livre qui raconte entre photos et documents personnels les récits des diasporas du XXe siÚcle. » France Inter «Une exploration de la transmission entre générations et de la richesse du métissage. »
Télérama
Ce livre rĂ©unit neuf autrices, toutes issues des diasporas du XXe siĂšcle, autour des thĂšmes de lâexil et de la transmission. La filiation fĂ©minine est au cĆur de leurs rĂ©cits intimes oĂč sâentremĂȘlent les voix des grand-mĂšres, mĂšres, tantes et filles. Pour illustrer leurs souvenirs, elles ont fouillĂ© dans leurs archives familiales, parcelles de lâhistoire collective, formant un bouquet sensible et attachant.
âą Un « livre cadeau » pour la fĂȘte des mĂšres original et soignĂ© qui rĂ©unit une grande variĂ©tĂ© de parcours de vies, dâexpĂ©riences de lâexil, de milieux sociaux.
âą Trouver sa place en tant que femme venue dâailleurs : chacune raconte le chemin qui lui a permis de se libĂ©rer de ce double dĂ©terminisme, de genre et dâorigine.
âą Le lien entre les gĂ©nĂ©rations est au cĆur de ces rĂ©cits intimes oĂč sâentremĂȘlent les voix des grands-mĂšres, tantes, mĂšres et filles.
⹠La dimension témoignage confÚre à ce bouquet de récits vécus un caractÚre attachant et accessible à un large public.
20 x 27, relié
176 pages, 39âŹ
9782845979277
REV 24 mai 2023
Littérature
Beaux-Livres
FĂȘte des mĂšres
Ces deux photographies datent de 1960 et sont concomitantes. Lâune provoque lâautre: en Ă©pousant mon grand-pĂšre â parti vivre, et surtout travailler, depuis trois ans en France â, ma grand-mĂšre va Ă la ville faire cette photo dâidentitĂ©. Elle servira pour le dossier administratif qui lui permettra de le rejoindre Ă Nice. Câest pour ça quâelle part, pour devenir sa femme; sa femme au foyer et rien dâautre. Comme beaucoup dâimmigrĂ©es de ce milieu (pauvre) et de cette Ă©poque. Leur noce de traviole paraĂźt dĂ©jĂ empesĂ©e de cette destinĂ©e. Pourtant, ma grand-mĂšre sâĂ©tait cousu une robe moderne, courte. Elle avait trouvĂ© le modĂšle dans le magazine Grand HĂŽtel, quâelle lisait en cachette de sa mĂšre.
Laura Ulonati
NĂ©e en Italie en 1982, Laura Ulonati a grandi et fait ses Ă©tudes en France. Elle est lâauteure dâUne histoire italienne (Gallimard, 2019, finaliste du prix du Premier Roman 2019 et laurĂ©ate du prix Henri de RĂ©gnier de lâAcadĂ©mie française 2020) et de Dans tout le bleu (Actes Sud, 2021).
Câest lâheure de la lumiĂšre. Sur la mer, lâaube prend dâabord au sauvage dâun lilas, au profond dâune vendange. Un Ă©clairage qui sâallume quand le bord haut du soleil touche lâhorizon ; quand il accoste sur les galets. Lâaurore devient alors plus rousse. Plus riche pour couvrir â sans jamais renoncer Ă la force de sa transparence â le profil naissant de la ville. La clartĂ© aiguise de blĂ© le fronton dâun palais; elle donne Ă lâossature des toits de tuiles cette perfection de la ligne dĂ©finie et saturĂ©e. Nice se rapproche comme un visage Ă lâinstant de vĂ©ritĂ©. VoilĂ que sa face brĂ»le: des flammes dansent dans les mille pupilles de ses fenĂȘtres, sur les dĂŽmes crĂąnes et chauves de ses hĂŽtels. Une lĂ©gende, une hydre dont le ventre est plein. Lâor, en amant avide, y grimpe par la vallĂ©e, court dans son lit pour lĂ©cher le pied des terrasses ; pĂ©nĂ©trer de ses rayons la toison des oliviers, chaque repli des collines. Partout, lâombre a reculĂ©, sauf dans cette forĂȘt de tours adossĂ©e aux pentes abruptes dâune montagne. Un contrefort oubliĂ© oĂč, comme dans un cul, un peu de nuit stagne toujours. Un arriĂšre-pays dâusines et de cheminĂ©es, puant et laid qui, en rĂ©alitĂ©, cache le vrai nombril du monde : celui de ma Nonna.
Câest lâheure de la lessive. Sur le balcon Ă©troit dâun immeuble fripĂ©, Nonna Ă©tend ses blouses colorĂ©es dans son petit matin secret. Avant que le voisin ne la surprenne avec ses bigoudis; dans cette chemise lĂ©gĂšre qui laisse deviner les aurĂ©oles brunes de ses seins lourds. Avant que lâĂ©tĂ© ne lâessouffle; quâil ne fasse gonfler ses jambes et ne lâenferme derriĂšre la pĂ©nombre de ses persiennes constamment tirĂ©es. Le prĂ©lude dâune journĂ©e, lente et rĂ©pĂ©tĂ©e, dans cette ville qui ne semble pas savoir quâelle est double, une moitiĂ© ennemie de lâautre. Du cĂŽtĂ© pile, le scintillement des dents des vacanciers, des rires de piĂ©cettes qui sautent dans les vagues. Du cĂŽtĂ© face, le prix Ă payer. Mais moi, je sais que la fraĂźcheur ne se trouve pas dans la baignade, le long de plages aux noms de dĂ©cors en carton-pĂąte â Castel, OpĂ©ra, Beau Rivage⊠Elle se niche
ArrivĂ©e Ă Nice. Sous son parasol, la pin-up un peu crispĂ©e est dĂ©jĂ enceinte. Je nâai jamais vu ma grand-mĂšre en maillot de bain, Ă part sur cette photographie. Câest peu de temps aprĂšs quâelle a dĂ» se transformer en une mĂšre Ă blouse fleurie. Ă soucis. Trois autres grossesses ont suivi. La derniĂšre sâest terminĂ©e dans une clinique clandestine: le nom du docteur sâĂ©changeait sous les tabliers dans le quartier. Un mois de salaire, câĂ©tait le prix Ă payer: ça valait mieux quâune autre bouche Ă nourrir. Quâun autre souci.
miroirs. Une cartographie secrĂšte de chemins de traverse qui me fait parcourir chaque piste de biais. Un drĂŽle de dahu aux yeux plissĂ©s, pour mieux distinguer lâentrĂ©e des souterrains vers les friches du passĂ©. Des correspondances entre ici et lĂ -bas, pour trouver en chaque chose de quoi ranimer son univers: les tuiles gĂ©noises de la cathĂ©drale Sainte-RĂ©parate ; de quoi se forger une carapace colorĂ©e. Les accents occitans du marchĂ© Saleya, plus faciles Ă apprendre que le français. Les sentiers naturels de la MĂ©diterranĂ©e oĂč cueillir les asperges sauvages, les champignons. Ces fruits secs que Nonna ramasse puis tresse Ă chaque Toussaint: un gĂąteau pour ruminer le souvenir des disparus. La recette de sa mĂšre et de sa mĂšre avant elle. Et celle encore avant. Une poupĂ©e gigogne grosse jusquâĂ la derniĂšre gĂ©nĂ©ration, jusquâĂ la derniĂšre fille. JusquâĂ moi.
Les paysages ne sont jamais que de simples panoramas, de gentils tableaux Ă contempler: ils sont des palimpsestes; des livres ouverts constituĂ©s de couches successives, de strates Ă gratter pour accĂ©der Ă lâĂ©paisseur de la mĂ©moire. Ils en sont les supports, lâimmuable matiĂšre. Et Ă Nice, peut-ĂȘtre plus quâailleurs, les paysages sâĂ©talent un peu en dedans, un peu au dehors. Ils invitent Ă un perpĂ©tuel voyage dans lâespace et dans le temps. Une histoire instable de bascule â un coup italienne, un autre française â qui fait quâĂ lâheure lascive du crĂ©puscule, quand lâair embaume la mer, le jasmin et le mimosa, la lumiĂšre rasante dĂ©coupe en ombres Ă©largies une Ă©clipse. Un profil spectral: la silhouette dâune colline oubliĂ©e. Une Ă©piphanie quand, aux ruelles ocres du Vieux Nice, se superposent celles dâun village fanĂ© : Montecchio. Petit tas de maisons perchĂ©es au-dessus de la plaine jaune du Tibre. La masure des origines est en recul de la place du lavoir. Tout en escaliers, toute maigre. Ă peine une tranche de maçonnerie coincĂ©e entre ses voisines: de quoi se tenir chaud lâhiver et cancaner ensemble comme des commĂšres. Ă lâĂ©tage, des mains ouvrent une fenĂȘtre: celles de la femme du frĂšre aĂźnĂ©. Celui qui a tout gardĂ©. Les pĂątures, les blĂ©s. MĂȘme la cruche que Nonna devait remplir plusieurs fois par jour Ă la fontaine. Au mur nu de la piĂšce Ă vivre, prĂšs du poĂȘle, une photo
Des cartes de scopa. Ăce jeu, les cartes les plus fortes sont les denari. Les deniers que lâon passe son temps Ă compter; des sous qui ressemblent Ă des soleils. Cet argent pour lequel on quitte son pays, avec le sale espoir de finir un jour pire quâun patron. LaFortuna que lâon recherche, les yeux fiĂ©vreux, dans leur divination, nâest pas faite dâautre chose.
Difficile de dater cette photo. MichĂšle est-elle Ă Paris ou en vacances quelque part? Elle semble trĂšs heureuse, sĂ»re de son charme. Ătait-elle dĂ©jĂ mariĂ©e? Ou bien Ă©tait-ce juste avant son mariage? Qui a pris la photo? Je ne vois que son beau sourire, sa coiffure Ă la mode, sa robe lĂ©gĂšre, ses lunettes noires qui lui donnent un air de starlette et cette lĂ©gĂšretĂ© quâelle nâaffichait pas souvent.
NĂ©e dâune mĂšre française et dâun pĂšre ivoirien Ă Paris en 1955, VĂ©ronique Tadjo a grandi et fait ses Ă©tudes Ă Abidjan. Elle sâest ensuite spĂ©cialisĂ©e en LittĂ©rature et civilisation noire-amĂ©ricaine Ă la Sorbonne et Ă Howard University. Grand Prix littĂ©raire dâAfrique noire pour Reine Pokou (Actes Sud, 2005), elle est aussi lâauteure de En compagnie des hommes, sur lâĂ©pidĂ©mie dâEbola (Don Quichotte/Seuil, 2017).
Plus que tout, elle craignait le courroux du Seigneur et se drapait de charitĂ© chrĂ©tienne. Ătrangement, pour une femme de nĂ©goce, son rapport Ă lâargent Ă©tait empreint de culpabilitĂ©. Ă quel moment MichĂšle sentit-elle lâappel de lâart? TrĂšs tĂŽt. Ă force de persuasion, elle parvint Ă convaincre ses parents de la laisser suivre sa vocation artistique. AprĂšs une formation dans lâatelier de MaĂźtre Yencesse Ă Dijon, oĂč elle Ă©tudia le modelage et la sculpture, elle entra en 1950 Ă lâĂcole des arts appliquĂ©s Ă lâindustrie de Paris. Pour la premiĂšre fois, elle goĂ»ta Ă la libertĂ©. Certes, elle nâavait pas encore trouvĂ© sa voie, se demandant comment elle allait parvenir Ă ne pas se laisser Ă©craser par le poids de lâhistoire quand tout semblait avoir dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit. Les grands maĂźtres de lâart sont de redoutables gardiens du temple. CâĂ©tait une provinciale, ça se voyait comme un nez au milieu de la figure. Et justement, elle avait un grand nez. Je nâai jamais su de qui elle lâavait hĂ©ritĂ©, ce nez aquilin.
Ma mĂšre ne faisait pas partie du monde parisien si sĂ»r de lui â Ă la fois ouvert et fermĂ©. Si elle savait quâelle ne serait jamais une vraie parisienne, ce qui lâattirait par-dessus tout, câĂ©tait lâaspect cosmopolite de la grande ville, sa diversitĂ©, sa variĂ©tĂ©. Plusieurs registres, plusieurs temps, plusieurs latitudes. CâĂ©tait lâĂ©poque oĂč les habitants accueillaient Ă bras ouverts des Ă©tudiants noirs venant des colonies dâAfrique, alors que le vent des indĂ©pendances se levait. Bouillonnement dâidĂ©es nouvelles, lieu de rencontres, foisonnement de cultures, revendications, affirmations, Paris Ă©tait tout cela Ă la fois.
Un jour, elle rencontra un jeune Ă©tudiant qui avait lâhabitude de prendre ses repas au mĂȘme restaurant universitaire quâelle. Joseph EhouĂ© Tadjo venait de loin, dâun petit village appelĂ© MafĂ©rĂ©, dans le Sud-Est de la CĂŽte dâIvoire. Sa famille, son village avaient rĂ©uni assez dâargent pour lui payer un billet dâavion et plusieurs mois dans une chambre dâhĂŽtel, en attendant quâune fois sur place, le gouvernement français lui accorde une bourse dâĂ©tudes. Câest vrai que Joseph Ă©tait beau.
Les pommettes hautes, le visage lisse, la peau dâun noir sans faille. Il portait en lui les promesses dâun ailleurs en plein devenir. Quelque chose dâindĂ©finissable et dâextrĂȘmement sĂ©duisant. Il paraĂźt que ce fut MichĂšle qui dĂ©posa son plateau Ă cĂŽtĂ© du sien. Elle avait juste dix-huit ans et elle dĂ©couvrait le milieu des Ă©tudiants africains, la musique, la nourriture, les prĂ©occupations politiques, les enjeux de tout un continent.
Ils se mariĂšrent en 1952, pressĂ©s par la naissance imminente de leur fils. Je vins aprĂšs, au moment oĂč Joseph pensait dĂ©jĂ Ă rentrer dans son pays. EmpĂȘtrĂ©e dans la maternitĂ© Ă ce moment-lĂ , MichĂšle a dĂ» savoir quâelle avait manquĂ© sa chance. Paris commençait dĂ©jĂ Ă lui Ă©chapper. Quatre ans plus tard, ce fut le grand dĂ©part pour lâAfrique.
Ă Abidjan, tout lâĂ©tonna, la dĂ©stabilisa, la fascina. Si elle Ă©tait anonyme en France, en CĂŽte dâIvoire, sa peau ne la quitta plus jamais. Elle chercha Ă trouver sa place au sein dâune sociĂ©tĂ© encore divisĂ©e par le lourd passĂ© colonial. Et elle partagea lâeuphorie et lâeffervescence de lâindĂ©pendance. FĂȘte de tous les espoirs. Elle entreprit de nouvelles Ă©tudes aux Beaux-Arts dâAbidjan tout en prĂ©parant le diplĂŽme supĂ©rieur français de peinture, quâelle obtint Ă Marseille. Elle travailla pendant une pĂ©riode pour le laboratoire botanique de lâUniversitĂ© dâAbidjan, oĂč elle produisit des planches du rĂ©pertoire des graminĂ©es locales. Elle dessinait avec prĂ©cision jusquâĂ la moindre rainure des feuilles, la forme dĂ©licate des plantes et leur beautĂ© fragile.
Câest alors quâun Ă©vĂ©nement bouleversa sa vie dâartiste : le premier Festival mondial des Art nĂšgres de Dakar, auquel elle assista avec son mari en 1966. Manifestation artistique internationale fulgurante de crĂ©ativitĂ©. CĂ©lĂ©bration du talent des artistes noirs, sur le continent et dans la diaspora. Ce fut le dĂ©clic, lâĂ©blouissement, lâinspiration quâelle avait tant cherchĂ©e. Elle dĂ©couvrait une communautĂ© de pensĂ©e et dâaction Ă la jonction de deux mondes, Ă la croisĂ©e des chemins. Elle se jura de trouver la fusion.
ĂParis dans lâappartement de la rue Fourcroy (17e) que mes grands-parents avaient mis Ă la disposition du jeune couple. Patrice, mon frĂšre doit avoir trois ans, moi, pas encore un an. Notre pĂšre a fini ses Ă©tudes de droit et dâĂ©conomie, et nous allons bientĂŽt partir pour Abidjan. Quelles Ă©taient les activitĂ©s de MichĂšle? Avait-elle le temps de sâadonner Ă son art ou Ă©tait-elle entiĂšrement consumĂ©e par sa vie de mĂšre?
MichĂšle voulait sâassurer que son mari pourrait voyager avec elle en France, quâils pourraient passer des vacances ensemble. Mais en rĂ©alitĂ©, mon pĂšre Ă©tait trĂšs casanier. Il nâavait quâune envie, se rendre Ă MafĂ©rĂ©, son village dans le Sud de la CĂŽte dâIvoire. Câest lĂ -bas quâil se sentait bien, lĂ quâil Ă©tait le plus dĂ©tendu. Quâest-ce quâun couple?
Massi, ma grand-mĂšre maternelle, Ă Odessa en 1916. Portrait rĂ©alisĂ© Ă mes douze ans, dans un atelier rĂ©putĂ© de TĂ©hĂ©ran, situĂ© juste en face de lâambassade des Ătats-Unis et rĂ©quisitionnĂ© lors de la crise des otages amĂ©ricains car ses fenĂȘtres donnaient sur le jardin de lâambassade.
RomanciĂšre, traductrice, Ă©ditrice, Sorour KasmaĂŻ est nĂ©e Ă TĂ©hĂ©ran. Ă la suite de la RĂ©volution islamique de 1979, elle a quittĂ© clandestinement son pays. Un pĂ©riple quâelle raconte dans La VallĂ©e des Aigles. Autobiographie dâune fuite (Actes Sud, prix Adelf 2006). Elle est Ă©galement lâauteure de trois autres ouvrages dont le dernier sâintitule Ennemi de Dieu (Robert Laffont, 2020).
Sa photo trĂŽnait sur le buffet de lâappartement de TĂ©hĂ©ran, un peu passĂ©e, lĂ©gĂšrement jaunĂątre, mais toujours Ă©lĂ©gante et stoĂŻque, symbole dâun temps rĂ©volu oĂč tout Ă©tait Ă sa place. Les cheveux en arriĂšre, la raie au milieu, la forme du front identique au mien⊠Jâaimais son regard Ă©nigmatique et triste⊠Quel Ăąge avait-elle? Dix-neuf ans, mâavait-on rĂ©pondu. Dixneuf ans! Nous avions le mĂȘme Ăąge. MĂȘme Ăąge et mĂȘme coiffure. Elle sâappelait Massi, ma grand-mĂšre maternelle.
Jâai fui lâIran quatre ans aprĂšs la RĂ©volution islamique de 1979. Jâai quittĂ© le pays Ă dos de cheval, via les montagnes du Nord-Est iranien, avant de franchir clandestinement la frontiĂšre turque. Ma fuite a durĂ© trois mois et connu beaucoup de pĂ©ripĂ©ties 1
Tout a commencĂ© un soir, lorsque retentit la sonnerie de la porte. Ils Ă©taient venus mâarrĂȘter en me prĂ©sentant le mandat sur lequel je ne pus quâapercevoir le cachet «individu suspect et dangereux ». Ils mirent ensuite lâappartement sens dessus dessous, Ă la recherche de je ne sais quelle littĂ©rature subversive. Une demi-heure plus tard, ordre me fut donnĂ© de prendre quelques affaires «car je nâallais pas mâen tirer comme ça». Je compris tout de suite que câĂ©tait la fin. La fin de la RĂ©volution, la fin de nos rĂȘves, la fin de lâinnocence. En quittant lâappartement, je me retournai pour y jeter un dernier coup dâĆil. Ma mĂšre nâĂ©tait pas lĂ pour me dire adieu, mais il y avait Massi, debout sur le buffet, le regard embuĂ© et triste. Je la fixai. Comprenait-elle ce qui mâarrivait? Elle qui avait le mĂȘme Ăąge que moi. Mais les pĂąsdĂąrs claquĂšrent prĂ©cipitamment la porte avant de me faire dĂ©valer lâescalier.
Une semaine plus tard, ramenĂ©e Ă lâappartement sous escorte policiĂšre, je me tenais Ă nouveau debout au milieu de la piĂšce, face Ă un dilemme insoluble: servir dâappĂąt pour faire 1La VallĂ©e des Aigles, autobiographie dâune fuite, Actes Sud, 2006.
Massi avait fui le pays en compagnie de son pĂšre, trois ans aprĂšs la RĂ©volution constitutionnelle de 1906. AprĂšs avoir ordonnĂ© de tirer Ă coups de canon sur le Majles (lâassemblĂ©e des dĂ©putĂ©s du peuple), le souverain Qadjar, Mohammad Ali Shah, et une partie de sa cour sâĂ©taient rĂ©fugiĂ©s en Russie.
ArrivĂ©e en septembre 1909 Ă Odessa, sur les rives de la mer Noire, la famille royale Ă©lut domicile dans un palais de style nĂ©ogothique que les Odessites continuent dâappeler, encore de nos jours, «le Palais du Shah ». Le prĂ©cepteur des jeunes princes et sa fille Massi, ĂągĂ©e de douze ans, y prirent Ă©galement leurs quartiers, sans savoir quâils y demeureraient plus dâune dĂ©cennie.
En grandissant, Massi devint lâamie et la confidente de la princesse Khadija, lâaccompagnant Ă lâhippodrome, au théùtre et Ă lâopĂ©ra. Elles y portaient des robes de dentelle, des chaussures Ă talon et des chapeaux Ă la mode quâelles avaient rapportĂ©s de leur voyage en Europe. Treize mois durant lesquels la famille royale avait visitĂ© Karlsbad, Berlin, Rome, Paris⊠et goĂ»tĂ© aux dĂ©lices de la vie moderne.
Pourtant, en avril 1914, deux mois avant lâattentat de Sarajevo et lâĂ©clatement de la Grande Guerre, lâex-Roi avait soudain dĂ©cidĂ© de rentrer «à la maison ». « Il nây a pas plus belle et plus accueillante ville au monde quâOdessa, la cosmopolite.» CâĂ©tait, Ă ses yeux, le paradis sur terre. La mer, les palmiers, le parfum Ă©picĂ© des acacias, les voiles blanches des canots⊠Et puis, surtout, lâescalier monumental dĂ©valant vers le port oĂč sâaffairaient les matelots en maillot rayĂ©, Ă quelques pas de la carcasse brĂ»lĂ©e du cuirassĂ© Potemkine, encore prĂ©sent dans tous les esprits.
Le 17 aoĂ»t 1916, la famille royale se prĂ©parait Ă se rendre au théùtre pour une reprĂ©sentation qui faisait couler beaucoup dâencre: La Mouette de Tchekhov. Au Théùtre impĂ©rial, la famille du Shah prit place dans la loge du Tsar et les accompagnateurs dans celle dâĂ cĂŽtĂ©. Le beau dignitaire cĂ©da Ă Massi
Comment notre véritable nature peut résoudre les crises
Sophie Rabhi-Bouquet
Des enjeux sans prĂ©cĂ©dent menacent lâhumanitĂ©. Ils sont en trĂšs grande majoritĂ© la consĂ©quence des comportements humains. Comment en sommes-nous arrivĂ©s lĂ ? Sommesnous naturellement violents et destructeurs ?
Ă partir de son expĂ©rience de maman, de pĂ©dagogue, dâentrepreneur social et de chercheuse en humanitĂ©, Sophie Rabhi-Bouquet nous invite Ă renouer avec nos origines : notre fonction premiĂšre est celle de caregiver, câest-Ă -dire de âdonneur de soinâ. Nous nous en sommes Ă©loignĂ©s au fil des siĂšcles et, pourtant, de rĂ©centes recherches en neurosciences le prouvent : la violence nâest pas innĂ©e mais acquise.
Points forts
⹠Des questions : quels sont les rouages qui mÚnent au conflit ? Comment en prendre conscience ? Comment se libérer de la violence, cette pathologie relationnelle ancrée dans les comportements ?
âą Et des pistes pour endiguer le phĂ©nomĂšne de violence qui sĂ©vit Ă toutes les Ă©chelles et ouvrir Ă plus de paix et dâharmonie ; prendre soin de la relation Ă lâautre pour un dĂ©veloppement social durable.
âą La Ferme des enfants. Une pĂ©dagogie de la bienveillance de Sophie Rabhi (Actes Sud, 2011) : plus de 7 000 exemplaires vendus. Ă rapprocher de La Paix, ça sâapprend de Thomas dâAnsembourg et de David Van Reybrouck, (Actes Sud, 2016 et 2021) : 15 500 exemplaires en Ă©dition courante + Babel.
Pour ce faire, il convient de considĂ©rer les motivations profondes qui guident nos actes, les stratĂ©gies que nous utilisons pour assouvir nos besoins et les possibilitĂ©s dont nous disposons pour dĂ©velopper dâautres moyens que la violence.
Partout dans le monde, des minoritĂ©s mettent en Ćuvre de nouvelles rĂ©alitĂ©s respectueuses des Ă©cosystĂšmes et du vivant dans son ensemble. Ce livre et ses outils pour agir prĂ©tendent contribuer Ă cet effort commun sans concession.
Les conditions de vie de nos enfants et petits-enfants dépendent des choix que nous faisons et des actions que nous menons maintenant.
ouvrage
isbn : 978-2-330-17864-2
Sophie Rabhi-Bouquet, fille de lâagroĂ©cologiste Pierre Rabhi, est investie dans des projets alternatifs depuis lâĂąge de 18 ans. AprĂšs avoir repris la ferme familiale en ArdĂšche, elle ouvre, en 1999, une Ă©cole maternelle et primaire Montessori Ă la ferme. Ă partir de 2003, elle dĂ©veloppe, avec son mari Laurent Bouquet, un Ă©covillage pĂ©dagogique et intergĂ©nĂ©rationnel. Depuis 2021, elle gĂšre un nouvel Ă©colieu en Haute-Garonne : lâOasis de PoulâArt. Elle est lâauteure de plusieurs ouvrages, dont La Ferme des Enfants, une pĂ©dagogie de la bienveillance (Actes Sud, 2011). Elle donne des confĂ©rences et des formations en pĂ©dagogie. 9:HSMDNA=V\][YW:
Face Ă une actualitĂ© qui nous impose de changer ou de disparaĂźtre, retrouver nos qualitĂ©s naturelles de bienveillance et de bientraitance constitue le prochain et inĂ©puisable gisement sur lequel une nouvelle civilisation pourra sâĂ©tablir durablement.
11,5 Ă 21,7 cm
208 pages
32 illustrations en noir et blanc (intérieur) et en couleur (rabats)
ouvrage broché
isbn : 978-2-330-17549-8
mai
Texte de Charlotte Cosson
Illustrations de Damien Manuel
Postface de Rebecca Lamarche-Vadel
Câest parce quâelle constate que lâart a Ă©tĂ© confisquĂ© par une poignĂ©e de privilĂ©giĂ©s totalement coupĂ©s du monde â et du monde vivant en particulier â que Charlotte Cosson, historienne de lâart et curatrice rĂ©cemment installĂ©e en Provence, a menĂ© lâenquĂȘte auprĂšs des artistes qui travaillent â encore confidentiellement â pour et avec la nature. Elle sâinterroge : Comment remettre lâacte de crĂ©ation au service de la vie ? Comment passer dâun art ancrĂ© dans les dynamiques capitalistes Ă un art incarnĂ© dans les rythmes du non-domestiquĂ©, un âart fĂ©ralâ qui accueille, entre autres, le mouvement, lâaccident, lâalĂ©atoire, lâincontrĂŽlable, le vulnĂ©rable et le doute ?
Animaux et plantes sâinvitent dans les galeries mais, plus encore, ce sont les artistes eux-mĂȘmes qui sâenforestent. Une rĂ©volution artistique est doucement Ă lâĆuvre : en rĂ©activant dâautres maniĂšres de voir et de ressentir le monde, ces artistes rĂ©ensauvagĂ©s rĂ©veillent notre sensibilitĂ© au vivant. On retrouve ainsi les fondements de la dĂ©marche artistique : susciter la mĂ©tamorphose des ĂȘtres et de leur maniĂšre dâhabiter le monde. Pour Charlotte Cosson, il est urgent de rendre le potentiel libĂ©rateur et Ă©mancipateur de lâart Ă lâensemble des ĂȘtres qui peuplent la Terre. Les Ćuvres, ici rassemblĂ©es dans un âmusĂ©e idĂ©alâ dâart fĂ©ral, permettent de penser des maniĂšres originales de cĂ©lĂ©brer ce qui fourmille en nous et tout autour. Elles permettent Ă©galement de mettre en place des rituels pour entrer Ă nouveau en amour avec le vivant, pour sây relier sans le dĂ©truire, pour lâagrader. Entre art, agroĂ©cologie, vie sauvage et rĂ©cit incarnĂ©, cet ouvrage puise dans une expĂ©rience intime dâenracinement dans un nouveau territoire, vĂ©cu par lâautrice, pour rĂ©investir lâart contemporain de la mission de soigner le vivant.
Points forts
âą Lâautrice est reconnue dans le milieu de lâart contemporain et peut donc susciter des demandes de rencontres, de dĂ©bats, dâexpositions autour des thĂ©matiques abordĂ©es dans le livre.
âą La fondation Lafayette Anticipations organisera un Ă©vĂšnement en avril 2023 pour le lancement des deux titres de âVoix de la Terreâ : FĂ©rale et Moisson esthĂ©tique.
âą Sur le rapport entre lâart et le vivant : Apprendre Ă voir dâEstelle Zhong-Mengual (2021) : 8 200 exemplaires vendus.
âą En lien avec la parution simultanĂ©e, dans la mĂȘme collection, de Moisson esthĂ©tique de Jean-Philippe Pierron, un essai sur lâimportance des arts et de lâartisanat dans la sensibilisation au vivant.
Charlotte Cosson est historienne de lâart, commissaire dâexpositions et critique spĂ©cialisĂ©e en art contemporain depuis 2012. Elle a codirigĂ© la revue Code South Way de 2014 Ă 2019. Elle est chargĂ©e de cours en master Ă Sciences-po Aix-en-Provence.
Rebecca Lamarche-Vadel est directrice de Lafayette Anticipations, fondation dĂ©diĂ©e Ă lâart contemporain des Galeries Lafayette situĂ©e dans un vaste hĂŽtel particulier au cĆur du Marais, Ă Paris.
11,5 Ă 21,7 cm
256 pages
ouvrage broché
isbn : 978-2-330-17551-1 mai
cocide : câest le terme lapidaire qui qualifie la sixiĂšme extinction de masse en cours, entiĂšrement imputable Ă lâactivitĂ© humaine. Mais nul nâĂ©voque la septiĂšme extinction massive, invisible mais majeure : celle de nos Ă©preuves sensibles de la nature. Une multitude de gestes et dâattentions Ă la nature sâĂ©teignent sans bruit et lâextinction de cette sensibilitĂ© encourage lâinsensibilitĂ© Ă lâextinction des espĂšces vivantes. Le rĂŽle de la rationalitĂ© scientifique nâest que partiel ; il y a dâautres discours plus convaincants : ceux des arts. Câest pourquoi ce livre est plein de musiciens, de cuisiniers, de jardiniers, dâartistes, qui tentent, Ă travers leurs disciplines, de reconstruire les ponts Ă©croulĂ©s de notre rapport au vivant.
Il importe, avec les arts et la littĂ©rature, de mettre en mots, en images et en gestes le soin apportĂ© Ă notre monde. En plus de savoir, il importe de sentir, pour que des informations biologiques deviennent des Ă©vĂ©nements biographiques, des Ă©cobiographies. Ainsi la musique, la danse, la peinture, mais aussi lâarchitecture ou le paysagisme poursuivent cette question existentielle : comment peut-on Ă la fois faire lâexpĂ©rience Ă©vidente dâĂȘtre au monde, et celle, inquiĂ©tante, de ne pas en ĂȘtre ?
Points forts
âą Du mĂȘme auteur dans la collection âMondes sauvagesâ : Je est un nous (2021) : 4 500 exemplaires vendus.
âą La fondation Lafayette Anticipations organisera un Ă©vĂšnement en avril 2023 pour le lancement des deux titres de âVoix de la Terreâ : Moisson esthĂ©tique et FĂ©rale.
RepĂšres
âą En lien avec la parution simultanĂ©e, dans la mĂȘme collection, de FĂ©rale de Charlotte Cosson, une enquĂȘte sur les pratiques artistiques dĂ©diĂ©es au soin du vivant.
qui, pourtant, sont autant dââexercices dâattentionâ.
Jean-Philippe Pierron est philosophe et enseigne Ă lâuniversitĂ© de Bourgogne. Il sâintĂ©resse tout particuliĂšrement Ă nos sensibilitĂ©s au vivant et a dĂ©veloppĂ© dans un prĂ©cĂ©dent livre le concept dâĂ©cobiographie (Je est un nous, Actes Sud, 2021).
LaĂ«titia Dosch est comĂ©dienne et rĂ©alisatrice. Elle travaille pour le cinĂ©ma, mais Ă©galement pour la scĂšne vivante. Elle a créé et anime Radio Arbres, une Ă©mission de radio itinĂ©rante oĂč le public est invitĂ© Ă incarner un arbre.
Jean-Philippe Pierron milite pour la prise en considĂ©ration dâun âJe sensâ Ă part au moins Ă©gale avec le âJe pense donc je suisâ de Descartes. Lâauteur en appelle Ă une esthĂ©tique de lâattention : lâinsurrection de gestes les plus anodins
Sous la direction de Laurent Védrine et Vincent Mistrot
Depuis les premiĂšres dĂ©couvertes effectuĂ©es en Europe au cours du xixe siĂšcle, les tĂ©moins dâart prĂ©historique ont toujours fascinĂ© et questionnent encore spĂ©cialistes, passionnĂ©s et amateurs : Ă quoi sert cet art ? Qui lâa fait ? Ă quelle Ă©poque ? Et est-ce vraiment de lâart ? La derniĂšre exposition en France sur lâart prĂ©historique des PyrĂ©nĂ©es date de 1996. Depuis cette rĂ©trospective, qui nâavait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e quâau musĂ©e des AntiquitĂ©s nationales de Saint-Germain-en-Laye, de nombreuses dĂ©couvertes sont venues enrichir nos connaissances. Les nouvelles mĂ©thodes dâĂ©tudes et de restitution, comme les facsimilĂ©s ou la 3D, permettent aujourdâhui de prĂ©senter toutes les thĂ©matiques portant sur lâart prĂ©historique et de proposer des comparaisons entre art pariĂ©tal, rupestre et mobilier. Cette exposition et le catalogue qui lâaccompagne ont pour ambition de rĂ©pondre, ou tenter de rĂ©pondre, Ă ces questions, Ă partir dâun nombre exceptionnel dâobjets prĂ©historiques, inĂ©dits ou rarement montrĂ©s au public en France.
Cet ouvrage aborde plusieurs thĂ©matiques, notamment les techniques dâĂ©tude actuelles de lâart prĂ©historique, qui ont beaucoup Ă©voluĂ© grĂące Ă lâanalyse microscopique des dessins, le traitement numĂ©rique des images, la composition chimique des colorants et lâexpĂ©rimentation. Il analyse ensuite lâart prĂ©historique sous lâangle de sa symbolique, des thĂ©matiques Ă©voquĂ©es dans les Ćuvres, des sociĂ©tĂ©s qui les ont créées et de leur cadre climatique et environnemental. Il sâachĂšve sur lâĂ©tude des techniques utilisĂ©es par les hommes prĂ©historiques â qui permettent de distinguer des âmaĂźtresâ et des âapprentisâ, et de nous renseigner sur des systĂšmes de transmission des savoirs qui se perpĂ©tuent sur plusieurs gĂ©nĂ©rations ! â, sur la parure et la musique, oĂč conques, flĂ»tes, sifflets, racleurs et rhombes sont autant de tĂ©moins matĂ©riels dâun art qui nâa laissĂ© aucune trace visible.
Points forts
âą Une exploration complĂšte des divers thĂšmes concernant lâart prĂ©historique : la musique, le symbolisme, le dessinâŠ
âą Une prĂ©sentation des techniques permettant la restitution de ces Ćuvres fragiles.
âą Le catalogue dâune exposition itinĂ©rante, qui touche dans son parcours et dans ses Ćuvres exposĂ©es aussi bien lâAtlantique que la MĂ©diterranĂ©e.
Mots-clés
âą catalogue â art rupestre â PrĂ©histoire â techniques âAtlantique â MĂ©diterranĂ©e
peuplaient.
Lâexposition sera prĂ©sentĂ©e au musĂ©e dâAquitaine du 12 mai 2023 au 7 janvier 2024, puis voyagera dans divers lieux en France, enEspagneetauPortugal.
Ainsi, ce catalogue, qui dĂ©montre combien cet art constitue un besoin spirituel vital pour ces sociĂ©tĂ©s, nous offre un voyage au cĆur de lâĂ©poque prĂ©historique et de lâunivers des humains qui la
: 978-2-330-17921-2
Chez Pocheco, lâusine dâenveloppes du Nord de la France, on expĂ©rimente lâĂ©colonomie depuis dĂ©jĂ vingt-deux ans. Face aux changements climatiques et Ă la lecture des derniers rapports du Giec, la nĂ©cessitĂ© dâamorcer la transformation de la production industrielle se fait toujours plus pressante, afin de tendre vers des pratiques plus respectueuses de la nature et des hommes. Le succĂšs du film documentaire Demain et du livre dâEmmanuel Druon Ăcolonomie a conduit de nombreux chefs dâentreprise et de salariĂ©s Ă venir sâinspirer de cette expĂ©rience. Pocheco a connu des moments fastes, mais enchaĂźne des phases complexes oĂč le processus Ă©colonomique permet de tenir bon.
Forts de ces expĂ©riences, Emmanuel Druon et ses Ă©quipes ont souhaitĂ© rĂ©pondre positivement Ă cette demande de partage entre pairs, en crĂ©ant le bureau de conseil Ouvert qui, depuis cinq ans, accompagne cent entreprises dans le monde avec la mĂ©thode Ă©colonomique, en IndonĂ©sie, au Mexique, en Argentine, en Pologne, en Espagne, en ChineâŠ
Ils collaborent avec des unitĂ©s industrielles, dont les dizaines de milliers de salariĂ©s sâengagent Ă changer leurs pratiques au quotidien pour participer au vaste mouvement de transition, tandis que des collectivitĂ©s leur emboĂźtent le pas. Tous sâengagent en fonction de leurs possibilitĂ©s financiĂšres et de leurs contraintes de marchĂ©, mais, entre petits gestes (vĂ©gĂ©talisation des toitures, plan de dĂ©placements doux, mise en place de jardins partagĂ©sâŠ) et grands changements (redĂ©finition des filiĂšres dâapprovisionnement en matiĂšres premiĂšres, invention de nouveaux systĂšmes de flux, redĂ©finition des produits proposĂ©sâŠ), le mouvement de transition est amorcĂ© Ă lâĂ©chelle mondiale. Dans ce livre, Emmanuel Druon aborde de maniĂšre transversale le rapport Ă lâĂ©cologie, Ă la biodiversitĂ©, Ă la mobilitĂ©, Ă la construction, aux ressources en eau, en Ă©nergie et aux matiĂšres premiĂšres, au travers de lâexpĂ©rience de son entreprise Pocheco, mais aussi de celles dâusines partout dans le monde.
Cette nouvelle Ă©dition est augmentĂ©e dâun chapitre inĂ©dit.
Points forts
âą Plus de 6 000 exemplaires vendus pour Ecolonomie
âą Emmanuel Druon a créé le bureau de conseil Ouvert en 2014 qui accompagne 100 entreprises dans le monde suivant la mĂ©thode de son entreprise Pocheco (IndonĂ©sie, Mexique, Argentine, Pologne, EspagneâŠ).
âą Ce livre partage lâexpĂ©rience 100 entreprises (PME et grandes multinationales) partout dans le monde, Ă travers les petits gestes comme les grands changements (redĂ©finition des filiĂšres dâapprovisionnement en matiĂšres premiĂšres, postes de travail et culture dâentreprise, invention de nouveaux systĂšmes de flux, redĂ©finition des produits proposĂ©sâŠ).
âą Lâincroyable rapiditĂ© avec laquelle le contexte a Ă©voluĂ© a rendu ce deuxiĂšme livre nĂ©cessaire.
âą Du mĂȘme auteur, Actes Sud a Ă©galement publiĂ© en 2015 : Le syndrome du poisson lune (6 700 exemplaires vendus depuis parution).
Mots clés
âą Ă©cologie â Ă©conomie â entreprises â transition Ă©cologique â dĂ©veloppement durable â transformation crĂ©atrice
Emmanuel Druon dirige Pocheco, une entreprise industrielle du Nord de la France depuis 1997. Par le biais du bureau dâĂ©tudes Ouvert, il accompagne les entreprises de tous secteurs dâactivitĂ© dans leurs projets de transition, avec pour but dâentreprendre sans dĂ©truire et de produire sans laisser de traces toxiques dans lâenvironnement.
isbn : 978-2-330-17919-9
âNous passons un tiers de notre vie Ă dormir et un tiers de notre vie au travail. Mieux vaut avoir un bon lit et un bon job.â
Emmanuel DruonEmmanuel Druon est un chef dâentreprise atypique. Avec son Ă©quipe, il a transformĂ© en vingt ans lâentreprise Pocheco â pme de cent quatorze employĂ©s et leader français de la fabrication dâenveloppes â en lâune des entreprises les plus avancĂ©es dans lâĂ©conomie circulaire. Tout, ou presque, y est recyclĂ© : les dĂ©chets sont utilisĂ©s comme des ressources ; la production de papier, dâencre, dâĂ©lectricitĂ© est issue de sources renouvelables ; lâusine, autonome en eau, est surplombĂ©e de ruches et bordĂ©e par un verger. Dans son premier ouvrage, Ăcolonomies. Entreprendre et produire autrement, il expliquait pourquoi agir de façon plus Ă©cologique est plus Ă©conomique Ă long terme. Sâil revient sur les idĂ©es innovantes et les solutions opĂ©rationnelles mises en Ćuvre par Pocheco et transposables Ă toute entreprise, il sâattache ici plus particuliĂšrement Ă la dimension humaine. ImplantĂ©e dans une rĂ©gion dĂ©tenant les records de taux de chĂŽmage et de cancer â de mĂȘme que de votes pour le Front national â, il explique comment la direction Ă©cologique et sociale donnĂ©e Ă lâentreprise et la solidaritĂ© donnent du sens au travail de chacun et permettent une constante amĂ©lioration des relations humaines, donc de lâefficacitĂ©. Il dĂ©montre, par lâexemple, quâil est possible de vivre heureux au travail â mĂȘme dans une usine â et que lâindustrie du xxie siĂšcle sera humaine autant quâĂ©cologique.
Nourri de tĂ©moignages concrets, cet ouvrage propose une nouvelle voie, Ă lâheure oĂč nous ne voyons pas dâissue Ă la dĂ©sindustrialisation, Ă la dĂ©localisation et Ă la montĂ©e inexorable du chĂŽmage. En un mot, une autre Ă©conomie est fatalement possible. Elle existe dĂ©jĂ , dans lâusine de Pocheco, Ă Forest-sur-Marque.
Cette nouvelle Ă©dition est augmentĂ©e dâun chapitre inĂ©dit.
Depuis plus de quinze ans, Emmanuel Druon, entrepreneur prĂšs de Lille, fĂ©dĂšre le talent de ses nombreux collĂšgues et se consacre aux thĂšmes de lâĂ©cologie comme de lâĂ©conomie circulaire. Depuis 1997, il dirige lâentreprise Pocheco, qui produit des enveloppes, et la dĂ©veloppe selon des principes âĂ©conomiquesâ, quâil a explicitĂ©s dans Ăcolonomie Entreprendre et produire autrement (Pearson, 2012). Son essai Le Syndrome du poisson lune. Un manifeste dâanti-management est paru en 2015 chez Actes Sud dans la collection âDomaine du possibleâ.
11,5 Ă 21,7 cm
176 pages
ouvrage broché
isbn : 978-2-330-16895-7
mai 2023
Chroniqueur averti de la scĂšne intellectuelle française de ces trente derniĂšres annĂ©es, Nicolas Truong a longtemps animĂ© les pages âIdĂ©es-DĂ©batsâ du quotidien Le Monde. Il a ainsi suivi et accompagnĂ© lâĂ©mergence tardive, puis le dĂ©veloppement fĂ©cond de la pensĂ©e environnementale française. Aux Ă©tĂ©s 2020 et 2021, il a publiĂ© dans Le Monde deux sĂ©ries dâentretiens intitulĂ©es âPenseurs du nouveau mondeâ et âLes Penseurs du vivantâ, oĂč interviennent de nombreux auteurs publiĂ©s dans la sphĂšre Ă©ditoriale dâActes Sud et de ses maisons associĂ©es (et plus particuliĂšrement dans la collection âMondes sauvagesâ) : Vinciane Despret, Baptiste Morizot, François Sarano, Pierre Lieutaghi, RaphaĂ«l Mathevet, Emanuele Coccia, Camille de Toledo, Baptiste Lanaspeze, etc.
Truong nous invite à découvrir une multitude de réponses à cette question qui taraude un public de plus en plus large : comment et pourquoi raviver notre attention au monde et notre sensibilité au vivant ?
Ce petit recueil dâarticles offre un condensĂ© vivifiant dâidĂ©es pour nourrir les pressants dĂ©bats autour de la sauvegarde de lâenvironnement et de la biodiversitĂ©.
Points forts
âą Titre de la sĂ©rie âChroniquesâ, en partenariat avec de grands mĂ©dias nationaux (Le Monde, France Inter).
Partenariat publicitaire avec le quotidien Le Monde.
⹠Entretiens avec Vinciane Despret, Baptiste Morizot, François Sarano, Pierre Lieutaghi, Raphaël Mathevet, Emanuele Coccia, Camille de Toledo, Baptiste LanaspÚze, etc.
âą Autres titres de la sĂ©rie âChroniquesâ : Le Son de la terre de JĂ©rĂŽme Sueur (2022) : 2 800 exemplaires vendus ; Petites histoires naturelles de Marc-AndrĂ© Selosse (2022) : 5 600 exemplaires vendus.
Nicolas Truong est journaliste au Monde oĂč il est grand reporter au service âIdĂ©es-DĂ©batsâ. Essayiste, il a rĂ©cemment publiĂ© La SociĂ©tĂ© du commentaire (LâAube/Le Monde, 2022) et un livre dâentretiens avec le philosophe et sociologue Bruno Latour, Habiter la Terre (Arte/Les Liens qui libĂšrent, 2022).
â
Est-ce que les plantes peuvent se dĂ©fendre ? Est-ce quâil y a des arbres qui ne se supportent pas ? Est-ce que les plantes peuvent tomber malades ? Les humains peuvent-ils attraper les maladies des plantes ? Les petites mains se lĂšvent. Debout au milieu des Ă©lĂšves de cm2 de lâĂ©cole de Ploumilliau, Francis HallĂ© Ă©coute et rĂ©pond avec soin aux nombreuses questions des enfants. Il dessine au tableau des arbres, des plantes, des fleurs, explique avec des mots simples lâĂ©tonnante vie des plantes. [âŠ] Une petite fille remarque : les plantes nâont pas dâyeux, elles ne voient rien. « Moi je sais quâelles voient ! rĂ©pond le botaniste. Elles voient dâoĂč vient la lumiĂšre et elles sâorientent vers sa source puisque la lumiĂšre est leur nourriture. Elles perçoivent les formes, les couleurs⊠»
Francis HallĂ© se livre ce matin Ă son exercice prĂ©fĂ©rĂ© : transmettre la connaissance du monde vĂ©gĂ©tal, [âŠ] semer les graines de la botanique chez les enfants qui partiront ensuite au collĂšge.
Câest pour eux que Francis se bat sans relĂąche contre la destruction du monde vivant.â
Laure Dominique AgnielFrancis HallĂ© est un botaniste mondialement connu pour ses travaux sur les arbres et les plantes. Il a consacrĂ© sa vie Ă lâĂ©tude et Ă la sauvegarde des forĂȘts tropicales. Il est aussi un humaniste curieux, que le vivant Ă©merveille. Un scientifique qui a parcouru le monde sur les traces de Darwin. Un enseignant soucieux de transmettre. Un homme de combats, que les ravages faits Ă la nature exaspĂšrent. Son dernier rĂȘve est de recrĂ©er une forĂȘt primaire en Europe de lâOuest.
Ă 80 ans passĂ©s, il nâest pas homme Ă renoncer, ni Ă se reposer. Il se bat pour les gĂ©nĂ©rations futures et ouvre une brĂšche dâespoir dans un monde qui ne croit plus en lâavenir.
DâoĂč vient son Ă©nergie, son inextinguible amour de la vie ? Laure Dominique Agniel a tentĂ© de le comprendre au cours de nombreuses conversations au cours desquelles il lui a confiĂ© les souvenirs, les rencontres, les lectures qui ont marquĂ© son existence. Elle ne nous livre pas ici une biographie exhaustive, mais des fragments dâune vie menĂ©e tambour battant aujourdâhui encore, en bateau, en brousse, en forĂȘt ou sur un radeau dans la canopĂ©e. Plusieurs vies dans une vie, guidĂ©e par la passion du vivant et la recherche de la beautĂ©.
Laure Dominique Agniel est Ă©crivaine et rĂ©alisatrice de documentaires. Elle a signĂ© plusieurs biographies chez Tallandier : Gauguin aux Marquises (2016), Alexandra David-NĂ©el, exploratrice et fĂ©ministe (2021), Lady Stanhope, lâamazone du Liban (2021).
Points forts
⹠Francis Hallé est non seulement un grand botaniste, mais aussi un homme engagé dont la parole compte pour tout ce qui concerne le respect des arbres et plus largement le vivant. Il est, à ce titre, souvent présent dans les médias.
âą Pour ceux qui ne connaissent pas encore Francis HallĂ©, cette biographie offre un accĂšs facile Ă son parcours. Et pour ceux qui ont dĂ©jĂ lu ses livres, câest une approche nouvelle, beaucoup plus personnelle.
âą Les livres de Francis HallĂ© quâActes Sud a publiĂ©s ont Ă©tĂ© de bonnes ventes, avec notamment 7 000 exemplaires vendus de Pour une forĂȘt primaire en Europe de lâOuest (2021) â 13 500 exemplaires vendus de Du bon usage des arbres (2011) â et 33 500 exemplaires vendus du Plaidoyer pour lâarbre (2005).
9782742757121
PLAIDOYER POUR L'ARBREouvrage broché isbn : 978-2-330-15283-3 septembre
Francis Hallé
Une forĂȘt primaire est une forĂȘt qui nâa Ă©tĂ© ni dĂ©frichĂ©e, ni exploitĂ©e, ni modifiĂ©e de façon quelconque par lâhomme. Câest un joyau de la nature, un vĂ©ritable sommet de biodiversitĂ©. Ses bĂ©nĂ©fices sont inestimables : captation du CO2, rĂ©gulation du climat, rĂ©serve de biodiversitĂ©, reconstitution des ressources hydriques⊠sans oublier la beautĂ©, qui nous est indispensable.
Sous les tropiques, les derniĂšres forĂȘts primaires subissent un dĂ©clin alarmant. En Europe, elles ont quasiment disparu depuis 1850 et la seule qui subsiste encore, en Pologne, est elle aussi en grand danger. Des forĂȘts secondaires âgĂ©rĂ©esâ par lâhomme, dĂ©gradĂ©es, les ont progressivement remplacĂ©es. Pourtant, dâautres pays des zones tempĂ©rĂ©es ont su conserver une partie de leurs forĂȘts primaires et les considĂšrent comme un trĂ©sor. Pourquoi lâEurope devrait-elle se satisfaire de banales forĂȘts secondaires ? Ce nâest cohĂ©rent ni avec notre tradition culturelle, ni avec notre exigence de beautĂ© des paysages.
Câest pourquoi, Ă lâinitiative du botaniste, lâAssociation Francis HallĂ© pour la forĂȘt primaire agit pour la crĂ©ation dâun vaste espace (environ 70 000 hectares, soit un carrĂ© de 26 kilomĂštres de cĂŽtĂ©) dans lequel une forĂȘt Ă©voluera de façon autonome, renouvelant et dĂ©veloppant sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et cela sur une pĂ©riode de plusieurs siĂšcles. Cette zone, restant Ă localiser, sera transfrontaliĂšre, avec une base française. Ce projet va se prolonger pendant plusieurs siĂšcles, car on estime quâil faut entre huit cents et mille ans pour que renaisse une forĂȘt primaire. Ce projet suscite un trĂšs vif intĂ©rĂȘt du public, pour des raisons Ă la fois Ă©cologiques et philosophiques. Il sâaccompagnera de la mise en place, Ă proximitĂ© de la forĂȘt, dâinstallations scientifiques, dâĂ©quipements Ă vocation culturelle et sera aussi un bel atout local de dĂ©veloppement durable. Comme lâexpose ce manifeste, lâAssociation souhaite susciter un large mouvement dâopinion, pour faciliter lâobtention des accords politiques et administratifs nĂ©cessaires. Il est urgent dâagir !
Botaniste et biologiste, Francis HallĂ© est spĂ©cialiste des arbres et des forĂȘts tropicales. Il est lâauteur de nombreuses publications, dont, chez Actes Sud, Plaidoyer pour lâarbre (2005), La Condition tropicale (2010), Il Ă©tait une forĂȘt (avec Luc Jacquet, 2013), Plaidoyer pour la forĂȘt tropicale (2014) et Mais dâoĂč viennent les plantes ? (avec Roland Keller, 2019). En octobre 2021, nous publierons un autre ouvrage auquel il a participĂ©, Le Radeau des Cimes. Trente annĂ©es dâexploration des canopĂ©es forestiĂšres Ă©quatoriales.
RepĂšres
Points forts
âą Francis HallĂ© est lâauteur de nombreux ouvrages chez Actes Sud, dont Du bon usage des arbres, vendu Ă plus de 12 000 ex.
âą La presse en parle : articles parus dans Le Monde, LibĂ©ration, LâObs, Elle et entrevues radio.
âą Reportage ARTE disponible en replay jusquâau 10/11/2021 : https://www.arte.tv/fr/videos/100729001-A/sylvain-tesson-et-francis-halle-recreer-une-foretprimaire-en-europe/
âą Ici commence un projet qui se prolongera pendant des siĂšcles.
Mots clés :
âą Plaidoyer / Environnement / Nature / DĂ©veloppement durable / 70 000 hectares / 700 ans / Grand Ćuvre pour le vivant / ForĂȘts et arbres
LâAssociation Francis HallĂ© pour la forĂȘt primaire a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2019, Ă lâinitiative du botaniste, de scientifiques, de naturalistes, de cinĂ©astes, de photographes et de simples citoyens, tous convaincus de la nĂ©cessitĂ© de faire renaĂźtre une forĂȘt primaire en Europe de lâOuest. Forte aujourdâhui de plus de 2 500 membres appartenant Ă 13 pays, elle est reconnue dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Ă vocation environnementale. Pour plus de renseignements : www.foretprimaire-francishalle.org
Ce rĂ©sumĂ© de carriĂšre est certes un peu abrupt, mais il illustre parfaitement lâinsolence et la théùtralitĂ© dâun destin. Lamaze, câest une enfance compliquĂ©e, Ă©courtĂ©e, un gamin qui grandit comme une herbe folle Ă MontrĂ©al. Il a deux cartes maĂźtresses dans son jeu, malgrĂ© ses difficultĂ©s familiales : un esprit agile et un talent inouĂŻ pour lâĂ©quitation. DĂšs la prĂ©adolescence, Lamaze gagne tous les concours auxquels il participe, au Canada comme aux Ătats-Unis. Que son cheval soit bon ou mauvais, petit ou grand, dâun bon tempĂ©rament ou repris de justice, Ăric lâamĂšne jusquâau tour dâhonneur.
Il a soif de gloire, réinvente le marché des chevaux de haut niveau en instaurant un commerce transatlantique, fait fortune et vit comme une rock star.
En 2004, le Canadien rencontre Hickstead, le cheval de sa vie. LâĂ©talon est petit, bouillant, compliquĂ© mais gĂ©nial, et avec Ăric ils forment un couple fusionnel. Outre le titre olympique de 2008, ils dĂ©crochent un Ă un tous les plus beaux Grands Prix du monde, tels des tireurs de ball-trap : Calgary deux fois, GenĂšve, Aix-la-Chapelle, La Baule⊠Lamaze et Hickstead sont imbattables, incomparables, ils rĂšgnent en maĂźtres sur le classement mondial. Mais, en 2011, le petit cheval meurt soudainement Ă VĂ©rone, dâune rupture de lâaorte. Un coup du sort invraisemblable pour son cavalier.
En 2017, Ăric Lamaze dĂ©couvre quâil est atteint dâune tumeur au cerveau. Il se bat depuis comme un lion, pour continuer non pas simplement Ă vivre mais aussi Ă gagner. Ni la souffrance ni les chimiothĂ©rapies nâĂ©moussent son courage incroyable, son esprit de conquĂȘte.
Cette plongĂ©e dans lâhistoire du premier champion olympique de saut dâobstacles canadien est riche des tĂ©moignages inĂ©dits de ses proches ; le roman vrai dâune existence extraordinaire qui, entre le magnifique et le tragique, nâa jamais choisi son camp.
Ayant couvert pour les principales chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision spĂ©cialisĂ©es la plupart des grandes compĂ©titions, Kamel Boudra est le journaliste le plus connu â et le plus apprĂ©ciĂ© â du monde Ă©questre. Câest en Chine en 2008 quâune relation privilĂ©giĂ©e sâinstalle entre Kamel Boudra et Ăric Lamaze, devenu champion olympique. Ăric Lamaze demande un jour Ă Kamel Boudra dâĂ©crire sa biographie. Lâauteur accepte mais Ă une seule condition, il ne veut pas de censure et veut pouvoir sans aucune restriction rencontrer les acteurs de la vie de lâathlĂšte.
Kamel Boudra va alors entamer un long voyage dâenquĂȘtes Ă travers le Canada et lâEurope. Ce livre, Ă©crit avec CĂ©line Gualde, en est le rĂ©sultat.
Points forts
âą Ăric Lamaze a toujours cultivĂ© le secret, et refusĂ© toutes les interviews, toutes les propositions dâĂ©crire sa biographie. Pour Kamel Boudra, il a fait une exception, acceptant de se livrer, et mĂȘme de le mettre en relation avec les tĂ©moins de ses annĂ©es troubles: famille, amis dâenfance, etc.
Revue dirigée par Jean-Marc Besse et Gilles A. Tiberghien
Cette planĂšte que nous appelons Terre est en fait composĂ©e dâeau Ă prĂšs de 75 %. Eau salĂ©e principalement (mers et ocĂ©ans), eaux douces sous forme de lacs, de fleuves et de riviĂšres, de marais, de glaciers, de vapeurs, de nappes phrĂ©atiques⊠Or cette abondance se transforme parfois en raretĂ© ou en absence, du point de vue des sociĂ©tĂ©s humaines installĂ©es Ă la surface de la planĂšte.
Plus exactement, lâeau douce, qui ne reprĂ©sente que 2,5 % du total des eaux terrestres, est trĂšs inĂ©galement rĂ©partie et parfois difficilement accessible pour de nombreuses populations. On compte quâenviron un tiers des ĂȘtres humains nâa pas accĂšs Ă lâeau et que plus de la moitiĂ© nâa pas accĂšs Ă une eau Ă peu prĂšs potable.
Les raisons de ce manque dâeau potable sont multiples : le changement climatique actuel et les sĂ©cheresses accrues, mais Ă©galement la croissance dĂ©mographique, les pratiques agricoles productivistes, les modes de vie et de consommation conduisant Ă de nombreux gaspillages, le mauvais entretien des infrastructures de service et dâassainissement, etc.
Lâimpact de lâeau (de sa prĂ©sence et de son absence, de son abondance et de sa raretĂ©) sur les paysages et les sociĂ©tĂ©s qui les habitent peut sâobserver partout sur la planĂšte. On dit que âlâeau, câest la vieâ, câest vrai, mais insuffisant : lâeau câest aussi un milieu, un ensemble de techniques et dâingĂ©nieries de contrĂŽle et dâusage, des habitudes sociales, des rĂšglements juridiques plus ou moins formalisĂ©s, des choix politiques, des reprĂ©sentations symboliques. Tout cet ensemble âfait paysageâ. Tous ces Ă©lĂ©ments interviennent dans la fabrication des âpaysages de lâeauâ.
AprĂšs avoir abordĂ© les âpaysages de lâairâ, Les Carnets du paysage poursuivent, avec ce numĂ©ro consacrĂ© Ă lâeau, leur exploration de la place de ce quâon appelle traditionnellement les âĂ©lĂ©ments naturelsâ dans les paysages que les ĂȘtres humains, et plus gĂ©nĂ©ralement les ĂȘtres vivants, habitent et transforment.
Points forts
âą Nouveau format Ă 19 euros pour une formule revisitĂ©e qui ancre les Carnets comme tĂ©moins critiques de la transformation des cultures paysagĂšres contemporaines ; un espace de rĂ©flexions et dâexpĂ©riences, de partage des savoirs et des pratiques pour rĂ©pondre aux dĂ©fis climatiques et aux besoins de solutions innovantes.
âą Les diffĂ©rentes contributions Ă©manent de paysagistes, philosophes, historiens, Ă©crivains, artistesâŠ, multipliant ainsi les angles dâapproche et les points de vue, ce qui fait la richesse de la revue.
AprĂšs lâair, lâeau est le deuxiĂšme Ă©lĂ©ment autour duquel sâorganise ce numĂ©ro des Carnets du paysage Chez les philosophes prĂ©socratiques, un Ă©lĂ©ment Ă©tait souvent considĂ©rĂ© comme Ă©tant Ă lâorigine de toutes choses. Pour HĂ©raclite, câĂ©tait le feu, pour Thales lâeau, etc. Mais, trĂšs vite, on pensa que les quatre Ă©lĂ©ments fondamentaux Ă©taient complĂ©mentaires et cette idĂ©e fut dâabord formulĂ©e par EmpĂ©docle. Aristote en ajouta un cinquiĂšme, lâĂ©ther, pour expliquer le mouvement circulaire des Ă©toiles. De leur cĂŽtĂ©, les Chinois distinguent aussi cinq Ă©lĂ©ments dont dĂ©pendent les cinq mouvements fondamentaux, le bois, le feu, le mĂ©tal, le terre et lâeau, tous Ă©tant interconnectĂ©s. Mais lâeau occupe une place centrale dans la dĂ©finition du paysage dont les sinogrammes signifient âmontagne-eauâ. Et il est probable que, pour un amateur occidental, et sans se placer Ă un point de vue thĂ©orique, cette composante soit aussi esthĂ©tiquement fondamentale dans son expĂ©rience des paysages.
On sait aussi quâavant de lâappeler la Terre, on dĂ©signait notre planĂšte, Ă la Renaissance, par lâexpression globe terraquĂ© (globus terraquaeus), câest-Ă -dire littĂ©ralement composĂ© dâeau et de terre. Et, de fait, sa surface est constituĂ©e de presque 75 % dâeau, ce que nous autres âTerriensâ avons tendance Ă oublier. Mais lâeau, dans lâimaginaire des ĂȘtres humains, a toujours Ă©tĂ© ce qui âentourait la terreâ, lâocĂ©an Ă©tant dans lâAntiquitĂ© considĂ©rĂ© comme une sorte de ceinture englobante. Pour les navigateurs comptaient surtout les ports, et ce sont eux que les portulans faisaient dâabord figurer sur les cartes maritimes. Dans notre numĂ©ro, lâarticle, Ă la fois trĂšs documentĂ© et trĂšs spĂ©culatif, de Roberto Casati sâintĂ©resse aux difficultĂ©s dâune cartographie des ports Ă travers la question du voyage qui trace des lignes invisibles dans un espace temps irreprĂ©sentable pour ce quâil appelle âune phĂ©nomĂ©nologie de la navigationâ.
Le slogan âLâeau, câest la vieâ a Ă©tĂ© trĂšs utilisĂ© par une filiale du groupe SaintGobain, la SociĂ©tĂ© anonyme des hauts fourneaux et fonderies de Pont-Ă Mousson (aujourdâhui Saint-Gobain PAM) dans ses supports publicitaires depuis lâentre-deux-guerres. On le retrouve dans ses catalogues, ses films de propagande, les protĂšge-cahiers dâĂ©colier et les dessins Ă colorier quâelle Ă©dite⊠Lâeau est la ressource indispensable pour animer les paysages, irriguer les cultures, apporter de lâhygiĂšne et du confort dans la vie quotidienne bien que, dans la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, lâusage de lâeau courante soit loin dâĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ© en France. Comme son nom lâindique, cette sociĂ©tĂ© ne vend pourtant pas dâeau Ă proprement parler. Elle est spĂ©cialisĂ©e depuis la fin des annĂ©es 1870 dans la fabrication et la commercialisation de canalisations en fonte pour les systĂšmes dâadduction dâeau, dâassainissement, de gaz et dâirrigation. De fait, elle fournit un composant essentiel pour conduire lâeau Ă ses utilisateurs mais qui reste le plus souvent invisible Ă leurs yeux. Si lâon ne voit pas les canalisations cachĂ©es dans les entrailles de la terre, les paysages urbains et ruraux recĂšlent pourtant de nombreux indices de leur prĂ©sence. Des petits signes surgissent, çà et lĂ , comme les avaloirs, les regards, les poteaux et bouches dâincendie, les bouches de lavage et dâarrosage, si banals aujourdâhui que lâon nây prĂȘte que rarement attention. Ils prennent aussi, de loin en loin, la forme dâinfrastructures gĂ©antes telles que des ponts pour les passages aĂ©riens, des rĂ©servoirs, des chĂąteaux dâeau ou des stations de filtration.
ANNE ALONZO & NATHALIE DUARTE Archivistes de Saint-GobainMais le plus spectaculaire intervient au moment de la pose des canalisations. Ces chantiers bouleversent momentanĂ©ment les paysages avec le creusement de tranchĂ©es, la construction de lignes de chemin de fer Ă©phĂ©mĂšres et le passage de convois extraordinaires pour transporter des tuyaux Ă pied dâĆuvre. Ă partir de la fin du XIXe siĂšcle, un photographe, Charles VagnĂ©, est salariĂ© par lâentreprise pour saisir sur le vif les grandes Ă©tapes de ces chantiers, avant que les tuyaux ne disparaissent sous terre. Cette collecte dâimages, patiente et systĂ©matique, nous laisse en hĂ©ritage un fonds photographique de plusieurs dizaines de milliers de clichĂ©s sur tous supports illustrant ces installations et leur mise en Ćuvre. De quoi Ă©tudier incidemment les transformations des paysages urbains et ruraux produites par le dĂ©veloppement de ces rĂ©seaux.
Les Fonderies de Pont-Ă -Mousson ont Ă©ditĂ© une sĂ©rie de protĂšge-cahiers illustrĂ©s par le graveur lorrain Georges Kierren destinĂ©s Ă enseigner aux Ă©coliers les bienfaits de lâeau⊠et des systĂšmes dâadduction dâeau commercialisĂ©s par lâindustriel. Le n°20 est consacrĂ© Ă lâune des Ćuvres emblĂ©matiques des jardins du chĂąteau de Versailles, le bassin de Latone. Racontant lâenfance dâApollon, le dieu-soleil que Louis XIV sâest choisi pour emblĂšme, il est ornĂ© de
Franck Watel est un habitant des hauteurs. Câest en contemplant les mers de nuage depuis son ancienne ferme des monts du Livradois, en Auvergne, quâil a un jour imaginĂ© de voyager sur les terres Ă©mergĂ©es dâune planĂšte transformĂ©e par une brusque montĂ©e des eaux, de lâordre de mille mĂštres Ă partir de notre carte actuelle. Ainsi sont nĂ©es les aventures dâImago Sekoya, entomologiste de classe âlĂ©pidoptâ, amenĂ© Ă vivre dans le tourbillon dâune expĂ©dition virant au thriller scientifique. Quatre volumes de ses carnets de terrain seront Ă©ditĂ©s Ă partir de ce fil narratif, bondissant des Ăźles dâAuvergne Ă lâArchipel ibĂ©rique, puis de la grande Ăźle des Rocheuses au continent de Mars. Sây dĂ©voile un assemblage poĂ©tique et gĂ©ographique qui rapproche, subitement, les hautes terres des paysages de rivages. Les ports se mĂȘlent aux estives. InventĂ©s avec lâillustrateur Paul Basselier ces carnets sont imprimĂ©s sur les presses de lâentreprise familiale, prĂšs de Brioude1
Franck Watel est aujourdâhui appelĂ© Ă travailler sur les espaces dâinterprĂ©tation des rivages français, au fil des commandes du Conservatoire du littoral, pour livrer au public des images du fonctionnement et des transformations des milieux maritimes. LâĂ©lĂ©vation attendue des niveaux marins ne sera pas de lâordre de la grande terraformation qui a donnĂ© naissance aux Ăźles dâAuvergne, mais notre nouvelle gĂ©ographie cĂŽtiĂšre appelle un vrai travail dâanticipation et dâimagination. La fiction peut y prendre toute sa part.
Les plaines cĂ©rĂ©aliĂšres de lâouest de la France ont vu ces deux derniĂšres dĂ©cennies apparaĂźtre un nouvel objet paysager, arrivĂ© presque par surprise Ă la surface de territoires dĂ©jĂ profondĂ©ment remaniĂ©s par les systĂšmes de grandes cultures. Visuellement, cela ressemble de loin au soulĂšvement dâun morceau de lâhorizon par une brusque dĂ©coupe dans lâordre de la topographie, ordinairement peu animĂ©e, de ces grands openfields. En sâapprochant, on dĂ©couvre un talus enherbĂ© dâune douzaine de mĂštres de haut, formant un quadrilatĂšre Ă peu prĂšs rĂ©gulier, dont le grand cĂŽtĂ© peut mesurer de 300 Ă 500 mĂštres de long. Une clĂŽture tient lâobservateur Ă distance, tout comme une haie de pourtour, dâessences communes. Il faut circuler autour de la chose pour accĂ©der Ă un portail mĂ©tallique derriĂšre lequel se trouve un petit Ă©difice banal, crĂ©pit de blanc, couvert de tuiles. Rien de pittoresque : on y reconnait les logiques de lâamĂ©nagement ordinaire, ces combinaisons de grillages de zone dâactivitĂ©, de graves de chantier, de normes architecturales minimales. Le talus porte une piste dâaccĂšs, sâĂ©levant rĂ©guliĂšrement vers le sommet. Avec un peu de chance, un panneau signalant les logos de financeurs publics est encore disposĂ© prĂšs du portail, mais il faudra un peu de perspicacitĂ© au visiteur pour comprendre lâusage de lâouvrage. La visite se fait nĂ©cessairement accompagnĂ© : mĂȘme si des financements publics ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour susciter cet Ă©trange soulĂšvement de terre, il faut montrer patte blanche pour y accĂ©der. Le trajet par la piste est assez rapide. Le visiteur a-t-il le temps dâĂ©prouver un peu de ce mĂ©lange aigre-doux dâeffort physique et dâattente qui sâattache Ă lâacte de lâascension ? Le regard passe par-dessus la haie, devine le patchwork simplifiĂ© des cultures, puis se tourne vers la crĂȘte du talus. Car sâouvre alors depuis son sommet une bĂ©ance, une vaste dĂ©pression, dont le volume ne paraissait pas soupçonnable quelques mĂštres plus bas, comme si lâespace venait brusquement de sâĂȘtre dilatĂ©. Un mois dâavril normal,
PAGE PRĂCĂDENTE RĂ©serve de substitution dans la plaine du sud-VendĂ©e, Doix-lĂšs-Fontaines, 15 mai 2019. Construite en 2015 sous la maĂźtrise dâouvrage du syndicat mixte VendĂ©e SĂšvre Autize. Volume dâeau stocké : 485 000 mĂštres cubes. CoĂ»t de lâouvrage : 2,65 millions dâeuros.
ESSAI LITTĂRAIRE
10âĂâ19âŻCM
144 PAGES
PRIX PRĂVISIONNEL
17ââŹ
MISE EN VENTE
10 MAI 2023
978-2-330-18058-4
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Dans cet essai littĂ©raire en forme dâexercice dâadmiration, Virginie Apiou met en lumiĂšre les multiples facettes de lâune des actrices les plus fascinantes du cinĂ©ma français et tente, Ă travers lâĂ©vocation de sa filmographie, de sa vie et de son combat fĂ©ministe, de cerner le âmystĂšre Seyrigâ.
En 1982, Delphine Seyrig est lâinvitĂ©e du trĂšs populaire magazine de divertissement LâInvitĂ© du dimanche. InterrogĂ©e par Michel Drucker, elle Ă©voque le nouveau film de Chantal Akerman, et son personnage inĂ©dit : Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles, lâhistoire dâune femme au foyer qui se dĂ©brouille en se prostituant en apparence comme elle fait la cuisine, ou son mĂ©nage.
âIl doit y avoir un ou deux milliards de femmes qui mĂšnent cette vie. Et je trouve passionnant, que pour une fois on puisse voir ça. Il y a des gens qui vous diront que câest pas du tout comme ça que ça se passe. Des hommes qui sont au bureau toute la journĂ©e et donc de toute façon ne savent absolument pas ce qui se passe chez eux pendant la journĂ©e. Jâai entendu des hommes dire « câest absolument impossible, aucune femme nâest comme ça, ou alors câest une folle » [âŠ] Je pense que câest la premiĂšre fois quâon aborde cette question donc Ă©videmment, les gens ne croient pas Ă la vĂ©ritĂ©.â Sur un autre plateau de tĂ©lĂ©vision, elle complĂšte : âMoi je ne mĂšne pas cette vie-lĂ , parce que je lâai refusĂ©e, et je lâadmets, parce que jâai les moyens de la refuser. Certaines femmes nâont pas les moyens de refuser.â
(extrait)
u Ressortie en salle de Jeanne Dillman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman le 19 avril
Virginie Apiou est journaliste et réalisatrice de reportages et de documentaires sur le cinéma, notamment sur Hitchcock, Ida Lupino, Lars von Trier, Mizoguchi, Truffaut⊠Elle est aussi membre du comité de sélection des films pour le festival de Cannes.
â1981, Delphine Seyrig est au théùtre. Elle joue La BĂȘte dans la jungle dâHenry James. Samy Frey est son unique partenaire. Lâhistoire de ce grand amour manquĂ© entre un tempĂ©rament fĂ©minin puissant et un tempĂ©rament masculin impatient incarnĂ© par deux acteurs trĂšs beaux, a tout pour fasciner les adolescents, sans miĂšvrerie, avec mystĂšre. Adolescente, habitant en province, je suis venue voir la piĂšce Ă Paris deux fois ! Ă la seconde reprĂ©sentation, Samy Frey, enrhumĂ©, se met soudain de dos au public, gĂȘnĂ© par son nez qui coule. ImpĂ©riale, Seyrig tout en jouant, lui tend un mouchoir dans un geste si gracieux quâon le croirait mis en scĂšne. StylĂ©e et pragmatique, câest exactement
ça, Seyrig !
Des annĂ©es plus tard, devenue journaliste, prĂ©parant un dossier sur le fĂ©minisme, je parle longuement au tĂ©lĂ©phone avec Delphine Seyrig. Sa voix lĂ©gendaire est bien lĂ , mais le dĂ©bit trĂšs rapide me dit quâelle sâen fiche complĂštement, ce qui compte ce nâest pas sa lĂ©gende, câest lâinstant prĂ©sent qui est son combat pour le droit des femmes.â
V. A.DâaprĂšs Delphine Seyrig est un rĂ©cit Ă lâinstant prĂ©sent, une rĂ©ponse possible Ă cette question : en quoi dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir Delphine Seyrig, comĂ©dienne, activiste, icone de la mode, propriĂ©taire de chats, rĂ©alisatrice⊠éclaire ce que nous sommes aujourdâhui, les femmes comme les hommes ?
DâaprĂšs Delphine Seyrig est le kalĂ©idoscope dâune vie avec toutes ces influences. Câest une arborescence cinĂ©matographique qui revient sur les hĂ©roĂŻnes de cinĂ©ma qui ont jalonnĂ© sa vie, de 1932, annĂ©e de sa naissance, Ă 1990, annĂ©e de sa disparition, mais aussi sur les diffĂ©rentes mythologies incarnĂ©es par la comĂ©dienne. Seyrig est cet ĂȘtre pragmatique qui dit les choses toutes crues, mange, fume, sort la nuit. Seyrig est cette crĂ©ature-statue des parcs et jardins, qui semble ne jamais marcher, mais plutĂŽt Ă©voluer de tourments ambitieux en tourments merveilleux. Seyrig est cette mĂ©nagĂšre sans affect apparent, qui sait le poids des choses triviales en petite fourmi invisible. Seyrig est une femme qui nâa surtout pas besoin que lâon pense Ă sa place. Ce sont toutes ces Delphine-lĂ , que ce livre se propose de retrouver, sur une scĂšne de théùtre, un plateau de tĂ©lĂ©vision, en tournage dâun nouveau film, ou chez elle, recevant le magazine de 30 millions dâamis et manipulant de la nourriture prĂ©parĂ©e pour ses chats !
Dâune rive Ă lâautre [Nouvelle Ă©dition]
Michaël de Saint Cheron et Matthieu Séguéla
Ce livre est habitĂ© par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marquĂ© Ă jamais sa vision de lâart : dâabord avec lâarchĂ©ologie et lâart pariĂ©tal, ensuite avec Conques et lâart roman, enfin avec lâabstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des annĂ©es 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son Ćuvre, comme lâest sa rencontre avec le Japon.
MichaĂ«l de Saint Cheron et Matthieu SĂ©guĂ©la tracent ici un triangle dâor entre lâart de Soulages, lâAfrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse lâoutrenoir Ă travers une double approche novatrice confrontĂ©e Ă lâhistoire du xxe siĂšcle et au dialogue des cultures et des arts. Tout lâart de Soulages sur plus de quatre-vingts ans de crĂ©ation sâinscrit de façon unique dans lâhistoire de lâart autant que dans la philosophie de lâart. Ćuvre unique au siĂšcle de tous les â-ismesâ (cubisme, expressionnisme, dadaĂŻsme ou surrĂ©alisme), lâoutrenoir nâa pas vraiment dâĂ©quivalent. Soulages Ă travers lâoutrenoir ne se situe pas non plus tout Ă fait ou pas seulement dans lâabstraction. Ayant dialoguĂ© avec les artistes majeurs de son siĂšcle, il ne cesse de questionner et dâanalyser sa propre fascination pour le noir.
AprĂšs la disparition de Pierre EncrevĂ© en fĂ©vrier 2019, qui marque dâune empreinte indĂ©lĂ©bile les Ă©tudes soulagiennes sur prĂšs de cinquante ans, dâautres voix se font entendre depuis les annĂ©es 2000, offrant de nouvelles approches dâune Ćuvre polyphonique qui irrite ou fascine les amateurs dâart et plus encore les spĂ©cialistes. Les auteurs apportent Ă leur tour une lecture, un nouveau regard sur lâartiste, disparu en 2022 Ă lâĂąge de 102 ans.
Lâoutrenoir, sâil dit la majestĂ©, lâautoritĂ© du noir, du goudron, dit autant ou plus encore lâinexplicable dâune âĆuvre au noirâ, hantĂ©e par cette totalisation de toutes les couleurs qui, ce faisant, les annihile par absorption. Le noir, quâest-ce dâautre pour Soulages sinon une extrĂȘme fragilitĂ© marquĂ©e par âsa pauvretĂ© de salissureâ ? Les verriĂšres de Conques constituent lâindispensable contrepoint de lâoutrenoir.
Cette nouvelle édition est augmentée de deux chapitres inédits consacrés à Pierre Soulages et la Corée.
MichaĂ«l de Saint Cheron est philosophe des religions et chargĂ© de la valorisation du patrimoine Ă la Drac dâĂle-de-France.
Matthieu SĂ©guĂ©la est spĂ©cialiste du Japon, professeur Ă Tokyo et commissaire dâexposition.
Points forts
⹠Un petit format illustré, incontournable, qui replace Soulages dans ses rencontres artistiques.
âą Une nouvelle lecture, un nouveau regard sur lâartiste, qui aura cent ans en dĂ©cembre 2019.
Mots clés :
⹠Art moderne / art contemporain / Afrique noire / Japon / Corée
13 x 21 cm
192 pages
160 illustrations en quadri
ouvrage relié
isbn (version française) : 978-2-330-04793-1
isbn (version anglaise) : 978-2-330-04812-9
coédition isabella stewart gardner
museum/actes sud
Remise en vente mai 2023
prix : 32 euros
Dans cet ouvrage, Jean-Michel Othoniel rĂ©vĂšle sa passion des fleurs en nous exposant leur langage secret et leur symbolique dans la peinture ancienne. En effet, lors de sa rĂ©sidence Ă lâIsabella Stewart Gardner Museum (Boston) en 2012, Jean-Michel Othoniel dĂ©couvre les archives du jardin luxuriant quâIsabella Stewart Gardner, premiĂšre femme aux Ătats-Unis Ă obtenir un diplĂŽme dâhorticulture, avait organisĂ© autour de sa demeure. Au dĂ©tour des salles du musĂ©e, oĂč rien nâa bougĂ© depuis le dĂ©cĂšs de sa propriĂ©taire, Othoniel photographie les fleurs reprĂ©sentĂ©es dans les tapisseries, les ferronneries, les dentelles, les Ă©lĂ©ments dâarchitecture, le mobilier ou les tableaux de la collection, par exemple dans des chefs-dâoeuvre comme le Portrait de femme de Van Dyck et sa rose virginale, LâAnnonciation de Piermatteo dâAmelia et son lys majestueux ou la Sainte Engracia de BartolomĂ© Bermejo et sa palme mystique. Lâartiste travaille Ă©galement sur la forme des vĂ©gĂ©taux pour crĂ©er des sculptures et des peintures. Câest le cas de la pivoine, omniprĂ©sente dans les collections du musĂ©e, qui lui inspire une sculpture monumentale et quatre peintures qui seront exposĂ©es en 2015 Ă lâIsabella Stewart Gardner Museum.
Dans ce livre prĂ©cieux, qui se prĂ©sente comme un abĂ©cĂ©daire nourri au fil des salles du musĂ©e de photographies montrant des dĂ©tails de peintures, de dessins et de textes, Othoniel nous dĂ©voile pour la premiĂšre fois le rapport direct quâentretiennent ses nouvelles oeuvres sculpturales et picturales avec la symbolique cachĂ©e des fleurs.
Points forts
âąLâun des bestsellers de Michel Othoniel : LâHerbier merveilleux sâest vendu Ă plus de 5 000 exemplaires (versions française et anglaise confondues)
âą Ce livre est le premier volume dâune sĂ©rie consacrĂ©e aux grands musĂ©es du monde.
Mots clés :
⹠art contemporain / plantes / muséologie / arts graphiques / arts plastiques / Louvre
DiplĂŽmĂ© de lâĂcole nationale supĂ©rieure de Cergy-Pontoise en 1988, Jean-Michel Othoniel se fait tout dâabord remarquer en 1992 en exposant des sculptures en soufre. Câest alors que le verre sâintroduit dans son travail pour progressivement devenir son matĂ©riau de prĂ©dilection.
Aujourdâhui il expose dans les plus grands musĂ©es. Durant lâĂ©tĂ© 2014, il prĂ©sentera, en compagnie du paysagiste Louis Benech, un projet de rĂ©amĂ©nagement de théùtre des eaux dans les jardins du chĂąteau de Versailles. Il a publiĂ© aux Ă©ditions Actes Sud : Epiphanie (2014), Un coeur abstrait (2009), Othoniel Crystal palace, 2003.
Dans lâAntiquitĂ©, on attribuait aux feuilles dâacanthe des valeurs mĂ©dicinales. Elles Ă©taient aussi liĂ©es Ă la lĂ©gende dâApollon, dieu du soleil, qui aurait voulu enlever la nymphe Acanthe. Elle lui rĂ©sista en le griffant au visage ; pour se venger, il la transforma en cette plante aux feuilles douces, mais dont les contours sont trĂšs Ă©pineux. Câest en GrĂšce, au v e siĂšcle avant JĂ©sus-Christ, que le sculpteur Callimaque, passant devant le tombeau dâune jeune fille morte la veille de son mariage, vit dans la beautĂ© sombre des feuilles ciselĂ©es et recourbĂ©es un sujet digne de son architecture sacrĂ©e. Il crĂ©a ainsi lâordre corinthien, rĂ©putĂ© pour ses chapiteaux aux motifs de la feuille. Lâacanthe devint alors symbole dâimmortalitĂ© et câest pour cela que, jusquâĂ nos jours, elle apparaĂźt dans de nombreux monuments funĂ©raires. Elle Ă©voque aussi la persĂ©vĂ©rance, le triomphe sur les Ă©preuves de la vie. Elle est le symbole de lâamour Ă©ternel, lâĂ©lĂ©vation de notre Ăąme vers le divin. Lâacanthe est aussi prĂ©sente dans les enluminures des textes sacrĂ©s et les images du pouvoir. Dans la religion catholique, associĂ©e Ă la croix du Christ, elle est un symbole du sacrifice divin, de lâamour Ă©ternel.
Câest une des fleurs du jardin de Marie, ses sept pĂ©tales incarnent les vertus thĂ©ologales : la foi, lâespĂ©rance, la charitĂ©, la prudence, la justice, la tempĂ©rance et la force. Ses noms vulgaires sont cornette, gants-de-Notre-Dame, colombine, ou columbine en anglais.
Sa fleur entiĂšre a la forme dâune colombe, dâoĂč son association Ă lâEsprit saint et Ă la RĂ©demption. Lorsquâelle est reprĂ©sentĂ©e dans une scĂšne de la Passion du Christ, elle prend un caractĂšre funĂšbre, le violet Ă©tant la couleur du deuil. Elle Ă©voque la douleur de Marie Ă la mort de JĂ©sus-Christ Ă cause de lâassonance de son nom avec le mot âmĂ©lancolieâ.
Son nom latin, Aquilegia vulgaris, rappelle aquila (lâaigle), car ses pĂ©tales ont la forme des griffes de lâaigle.
Au XIXe siĂšcle, lâancolie de couleur mauve Ă©tait le symbole de la tristesse et lâemblĂšme de la folie. Câest lâaigle noir des romantiques mĂ©lancoliques.
Le bleuet, câest le bleu pur, trĂšs rare dans la nature : il est le bleu divin du paradis et de Marie. Sa forme rappelle la âcouronne de Marieâ, reine du royaume de Dieu sur terre.
Le bleuet est le symbole de la fidĂ©litĂ© et de lâespĂ©rance ; associĂ© au blĂ©, il souligne la double nature du Christ : le sacrifice et la rĂ©demption.
Il Ă©voque lâimage profane de lâĂ©tĂ©.
Le surnom de âbleuetâ fut donnĂ© par les poilus de la PremiĂšre Guerre mondiale aux trĂšs jeunes soldats de la classe 1917, qui avaient des pantalons bleus ; le âbleuâ est, depuis, celui qui nâa pas dâexpĂ©rience.
Comme pour le coquelicot, peindre des bleuets entre les deux guerres était un symbole de mémoire et de solidarité.
Le chrysanthĂšme est originaire de CorĂ©e. ConsidĂ©rĂ© comme la plus ancienne fleur du monde, il fut trĂšs apprĂ©ciĂ© dans les jardins de Chine avant dâarriver au Japon oĂč lâempereur lâadopta et oĂč il devint rapidement la plus noble des fleurs pour lui et pour son peuple. Sa prĂ©sence iconographique est trĂšs importante dans lâart de ces trois pays.
En CorĂ©e, câest la fleur de la joie, de la gaietĂ©, du plaisir. Câest un symbole dâĂ©ternitĂ© heureuse.
En Chine, le chrysanthĂšme est appelĂ© âla fleur dâorâ ou âla fleur de la perfectionâ. Il signifie vivacitĂ©, aisance et une vie de retraite philosophique. Durant la dynastie Song, le chrysanthĂšme Ă©tait le symbole mĂȘme du lettrĂ©. Il Ă©tait interdit aux non-lettrĂ©s dâavoir un chrysanthĂšme dans leur jardin. Au Japon, on lui attribuait la capacitĂ© de rendre la vie plus belle et plus longue. Les Japonais lâassocient aux notions de plĂ©nitude et dâimmortalitĂ©. Dans la vie quotidienne, il reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment de dĂ©coration important, tĂ©moignant dâun sentiment de gaietĂ© partagĂ©e.
En France, le chrysanthÚme est devenu la fleur des morts lorsque le président Raymond Poincaré, en 1919, décida que
Une lĂ©gende dit que la couronne de JĂ©sus-Christ Ă©tait tressĂ©e de branches dâaubĂ©pine aux piquants particuliĂšrement douloureux.
LâaubĂ©pine symbolise lâinnocence et la puretĂ© virginales, câest un gage de bonheur et de prospĂ©ritĂ© pour les nouveaux Ă©poux. Arbre de protection mystique, lâaubĂ©pine Ă©tait prĂ©sente dans la plupart des sanctuaires, formant une barriĂšre tant physique (de par ses Ă©pines) que symbolique pour dĂ©limiter lâenceinte sacrĂ©e. Câest lâarbre qui enclĂŽt le jardin de Marie.
DâaprĂšs la croyance populaire, la foudre Ă©pargne lâaubĂ©pine (ou la maison qui en est ornĂ©e), parce que la foudre est lâĆuvre du diable et quâelle ne peut frapper une plante qui a touchĂ© le front du Fils de Dieu.
Cette croyance est complĂ©tĂ©e par une vĂ©nĂ©ration particuliĂšre pour le rouge-gorge qui, en cassant avec son bec une Ă©pine de la couronne de JĂ©sus, aurait tachĂ© sa poitrine dâun peu de sang.
Narcisse
Dans la mythologie grecque, son nom est liĂ© Ă lâhistoire de Narcisse, un beau jeune homme qui rejeta les avances de la nymphe Echo. Celle-ci adressa une priĂšre Ă NĂ©mĂ©sis, la dĂ©esse grecque de la vengeance. ArrivĂ© devant une source, Narcisse tomba amoureux de son propre reflet figĂ©, jusquâĂ se donner la mort. A lâendroit oĂč il mourut, de son sang naquit la fleur qui porte son nom. Le narcisse est la plante du paradis car elle est symbole dâespoir de rĂ©surrection.
Rosa sp.
La rose rouge, en particulier lorsquâelle porte des Ă©pines, exprime la Passion du Christ.
Elle Ă©voque par sa forme la coupe qui a reçu le sang du Christ, et ses pĂ©tales dispersĂ©s, les martyrs. Rose et lis ensemble forment le symbole de la gratitude de la terre pour le sang versĂ© par le Christ. On dit que la Vierge aurait Ă©tendu son manteau, pour quâil sĂšche, sur un rosier rouge qui par la suite nâaurait plus donnĂ© que des fleurs blanches.
Le symbolisme de la vigne est prĂ©gnant dans toute la Bible : vin, vigne, raisin, cep, vendanges, coupe⊠NoĂ© serait lâinventeur du vin.
LâĂ©tymologie de son nom en hĂ©breu est double : nĂ»ah (consoler) et naham (repos).
La vigne et le vin sont dans la Bible les symboles de la joie, de la sagesse et de la vérité qui découlent de la connaissance de Dieu.
JĂ©sus parle de lui comme la vigne vĂ©ritable, de son PĂšre comme le vigneron et des croyants comme les sarments de la vigne appelĂ©s Ă porter du fruit. Le Christ utilise le vin comme signe de son sang versĂ© lors de lâinstitution de lâEucharistie, au cours du dernier repas avec ses disciples. Le pain et le vin deviendront les signes visibles du corps et du sang du Christ.
162 illustrations en quadri
ouvrage relié toile noire, jaspé
isbn français : 978-2-330-12013-9
isbn anglais : 978-2-330-12016-0
coédition musée du louvre/actes sud
Remise en vente : mai 2023
prix : 37 âŹ
Ălâoccasion du 30e anniversaire de la pyramide du Louvre, Jean-Michel Othoniel a Ă©tĂ© invitĂ© Ă rĂ©aliser un ouvrage tĂ©moignant de lâimportance des fleurs dans les huit dĂ©partements que compte le musĂ©e. Photographiant les fleurs peintes, sculptĂ©es, dessinĂ©es, brodĂ©es, Ă©maillĂ©es que dissimulent les chefs-dâĆuvre de la collection, lâartiste compose un herbier inĂ©dit, accompagnĂ© de notes sur le langage secret des fleurs et sur leur symbolique dans la peinture ancienne.
Parmi plus de soixante-dix dĂ©tails de fleurs reproduits apparaissent, par exemple, le chardon dans lâautoportrait de DĂŒrer, le pavot dans la stĂšle funĂ©raire de Paros, la pomme posĂ©e sur le tabouret dans Le Verrou de Fragonard, ou encore la pivoine dans la chemise dĂ©grafĂ©e de la jeune fille de La Cruche cassĂ©e de Greuze. Cet ouvrage permet aussi de dĂ©couvrir de nombreux dĂ©tails dâĆuvres moins connues, quâil faudra reconnaĂźtre au hasard dâune promenade dans le musĂ©e. Dans cet immense champ de fleurs symboliques, lâartiste se pose cette question : Sâil fallait nâen choisir quâune seule, quelle pourrait ĂȘtre la fleur du Louvre ? â question Ă laquelle il propose une rĂ©ponse.
Conçu sur le modĂšle de son premier Herbier merveilleux (Actes Sud, 2008, 2015), ce livre se prĂ©sente sous la forme dâun abĂ©cĂ©daire oĂč photographies et dessins cĂŽtoient des textes courts, servis par une prĂ©cieuse mise en page.
Revenant Ă ses premiers Ă©mois artistiques â Othoniel a Ă©tĂ© gardien au Louvre pendant ses annĂ©es dâĂ©tudes aux Beaux-Arts â, lâartiste offre ici une lecture personnelle des richesses du plus grand musĂ©e du monde, cĂ©lĂ©brant ainsi, de maniĂšre Ă©lĂ©gante et poĂ©tique, lâanniversaire du nouveau Louvre.
Points forts
âąLâun des bestsellers de Michel Othoniel ici dĂ©clinĂ© pour le Louvre : LâHerbier merveilleux du Louvre sâest vendu Ă plus de 12 000 exemplaires (versions française et anglaise confondues).
âąCe livre est le deuxiĂšme volume dâune sĂ©rie consacrĂ©e aux grands musĂ©es du monde.
Mots clés :
⹠art contemporain / plantes / muséologie / arts graphiques / arts plastiques / Louvre
DiplĂŽmĂ© de lâĂcole nationale supĂ©rieure de Cergy-Pontoise en 1988, Jean-Michel Othoniel se fait tout dâabord remarquer en 1992 en exposant des sculptures en soufre. Câest alors que le verre sâintroduit dans son travail pour progressivement devenir son matĂ©riau de prĂ©dilection. Aujourdâhui il expose dans les plus grands musĂ©es. Durant lâĂ©tĂ© 2014, il prĂ©sentera, en compagnie du paysagiste Louis Benech, un projet de rĂ©amĂ©nagement de théùtre des eaux dans les jardins du chĂąteau de Versailles. Il a publiĂ© aux Ă©ditions Actes Sud : Epiphanie (2014), Un coeur abstrait (2009), Othoniel Crystal palace, 2003.
Jean-Claude Ellena et Lionel PaillĂšs
Des histoires de mots, dâodeurs et de parfums, racontĂ©es sur le mĂȘme ton, mais Ă deux voix complices : celle dâun compositeur de parfum talentueux, amoureux Ă parts Ă©gales des mots et de la matiĂšre, et celle dâun journaliste pour qui le parfum est depuis toujours un idĂ©al et un support pour raconter des histoires.
Jean-Claude Ellena et Lionel PaillĂšs ont en commun leur amour absolu et intransigeant du parfum et la conviction quâil est Ă la fois la chose la plus essentielle du monde et la plus superficielle.
On pioche au hasard un mot Ă©lĂ©mentaire, bizarre ou inopinĂ©, choisi dâabord pour sa musicalitĂ© appĂ©tissante, son esthĂ©tique dĂ©licate et puis bien sĂ»r sa puissance Ă©vocatrice. Ă chaque mot une dĂ©finition, une notice poĂ©tique, qui fait sourire les sens et raconte un point de vue sur une matiĂšre premiĂšre, un parfumeur ou une crĂ©ation. Le visage dâune autre parfumerie, plus vivante et incarnĂ©e, se dessine petit Ă petit sous la plume des auteurs. Pour dĂ©crire lâamour quâils portent au parfum et lâenvie surtout dâen partager lâĂ©motion avec le lecteur, ces deux cent cinquante mots ne sont pas de trop. 10 Ă 19 cm
256 pages
ouvrage relié
isbn: 978-2-330-15163-8
Remise en vente :
mai 2023 prix :
Parfumeur reconnu, Jean-Claude Ellena travaille aux Ătats-Unis, puis Ă Paris, crĂ©ant des parfums Ă succĂšs, dont In Love Again pour Yves Saint Laurent (1998). En 2004, il est nommĂ© parfumeur exclusif chez HermĂšs et crĂ©e la collection âHermessencesâ. Il est prĂ©sident de lâAssociation les Amis du musĂ©e de la Parfumerie de Grasse et professeur Ă lâInstitut français de la mode Ă Paris.
Journaliste Ă Paris, Lionel PaillĂšs Ă©crit pour plusieurs magazines et a tenu une chronique de critique parfum sur la chaĂźne bfm Business. Il a publiĂ© les ouvrages Esprit de synthĂšse (Ăditions de lâĂpure, 2013) et Dans les champs de Chanel (La MartiniĂšre, 2016).
Points forts
âą Jean-Claude Elena a Ă©tĂ© le nez exclusif dâHermĂšs durant 14 ans. ConsidĂ©rĂ© comme lâun des plus grands parfumeurs au monde : il a rĂ©alisĂ© des parfums iconiques, parmi lesquels First pour Van Cleef & Arpels (1976), Eau de Campagne de Sisley (1976), Eau ParfumĂ©e au thĂ© vert pour Bulgari (1992), DĂ©claration de Cartier (1998). Auteur de nombreux ouvrages sur le parfum, dont Le parfum dans la collection âQue sais-je ?â, qui en est Ă sa 6e Ă©dition.
âą Un âpetitâ beau livre de charme et de curiositĂ©, des histoires dâodeurs et de parfums racontĂ©es au fil de 250 mots par deux voix complices et inspirĂ©es. Un livre trĂšs personnel et intime, oĂč anecdotes et savoirs sâentremĂȘlent pour parvenir Ă lâessence mĂȘme des odeurs et des parfums.
Est-ce parce que les odeurs et les parfums sont invisibles, impalpables, quâils se soustraient Ă toutes les explications et que nous restons sans mots devant eux ?
Lâun est compositeur de parfums, lâautre un observateur critique ; chacun Ă sa place, nous dĂ©sirons tĂ©moigner que les odeurs et les parfums ne sont ni anodins ni inoffensifs, que lâair qui les porte jusquâĂ notre nez nous conduit Ă inventer des codes, des prĂ©jugĂ©s, des sens diffĂ©rents en fonction de nos origines et de nos croyances, et quâils influencent manifestement nos perceptions, nos comportements et notre imaginaire. De fait, odeurs et parfums sont rĂ©vĂ©lateurs de nos mĆurs, de lâĂ©volution de nos goĂ»ts, de notre histoire. Ils sont en un mot indispensables.
Le pari de ce livre, Ă©crit Ă quatre mains et Ă deux nez, tente de mettre en mots ce qui rĂ©siste Ă toute tentative de dĂ©finition : lâĂ©motion intime dâune odeur. Dâailleurs, de dĂ©finition, il nây en a point ! PlutĂŽt des points de vue croisĂ©s, engagĂ©s (parfois dĂ©calĂ©s) sur une matiĂšre premiĂšre, une technologie, un parfum ou un parfumeur.
TrĂšs cher lecteur qui vous apprĂȘtez Ă nous lire, ce que vous tenez dans vos mains est le fruit dâune promenade au fil des odeurs et des souvenirs, une divagation allĂšgre, une discussion Ă lâemporte-piĂšce qui parfois retombe sur ses pattes. Un joyeux ping-pong entre deux amoureux qui cultivent une mĂȘme passion et confrontent leurs prĂ©fĂ©rences, leurs engouements et leurs points de vue.
Chaque mot, technique, thĂ©orique ou sensiblement plus poĂ©tique, a Ă©tĂ© choisi pour son sens, son pouvoir dâĂ©vocation, parfois mĂȘme pour sa sonoritĂ©. Certaines notices se recoupent, se complĂštent, dâautres divergent allĂšgrement. Câest le jeu qui veut ça. Car câest bien dâun jeu quâil sâagit : un jeu de mots, dâĂ©motions et dâodeurs.
JEAN-CLAUDE ELLENA LIONEL PAILLĂS
Guerlain, ainsi que quelques marques de niche sâaventurent encore). Et on peut le comprendre. Comment miser des millions dâeuros sur une matiĂšre premiĂšre venue du fond des Ăąges qui refuse tellement de se soumettre Ă la logique de lâindustrie et aux algorithmes ?
c A shmer A nIl y a des molĂ©cules de synthĂšse quâil est bon de recoiffer, de rendre prĂ©sentables avant de les mettre entre toutes les oreilles chastes, qui nâentendent rien Ă la chimie. Le cashmeran nâest pas de celles-lĂ . Il y a une forme de gĂ©nie dans le nom commercial que lui ont donnĂ© ses gĂ©niteurs (les chimistes amĂ©ricains de la sociĂ©tĂ© International Flavors & Fragrances). VoilĂ lâune des rares molĂ©cules quâon voit appelĂ©es par leur petit nom, y compris dans la presse grand public qui se mĂ©fie pourtant un peu de la chimie des odeurs (on se demande mĂȘme pourquoi les marques usent de lâappellation âbois de cashmereâ qui nâajoute rien Ă sa sĂ©duction). Ce vocable cash-me-ran vous saute aux narines, il Ă©clate de douceur et de chic, il donne tout bonnement envie de le sentir lĂ , maintenant, tout de suite. Ce bois imaginaire est dâune rare complexitĂ© : il embarque le nez dans un premier temps du cĂŽtĂ© du patchouli et de ses facettes terreuses, puis vers le bois de pin chaud. On dĂ©cĂšle alors quelques facettes fruits rouges, et des tonalitĂ©s musquĂ©es, poudrĂ©es, chaleureuses. IngrĂ©dient transversal (il se fait sentir de la tĂȘte au fond), il a le talent de rester fidĂšle Ă lui-mĂȘme sur la durĂ©e dâĂ©vaporation du parfum sur la peau. Son
plus joli ârĂŽleâ Ă ce jour, câest dans Alien (Thierry Mugler, 2005) quâil lâa interprĂ©tĂ©, superproduction olfactive dans laquelle cette molĂ©cule surdosĂ©e vient offrir au cĆur floral solaire son aura surdimensionnĂ©e, qui enveloppe dâabord le corps, puis lâemprisonne dâun charme ravageur. Nâoublions pas sa qualitĂ© premiĂšre : il nây a quâĂ le sentir seul, en solution, pour convaincre nâimporte quel despote de la naturalitĂ© Ă tout prix de sa beautĂ© mystĂ©rieuse ; il sait se faire aimer de toutes et de tous, et ça, ça nâest pas donnĂ© Ă tout le monde.
c
Câest un peu bĂȘte Ă dire : elle nâa pas du tout le physique de sa parfumerie. Imaginez une blonde fĂ©minitĂ© Ă©lĂ©gamment entretenue, tailleur strict et yeux bleu ocĂ©an â sorte dâArletty blonde qui plaĂźt aux hommes et pose mĂȘme pour le peintre AndrĂ© Derain. Dans son labo, câest une tout autre histoire. Son style plutĂŽt viril est fait de dissonance, pas dâĂ©quilibre. Elle excelle dans les formules courtes construites sur la confrontation de matĂ©riaux tempĂ©tueux comme elle (lâacĂ©tate de styrallyle, lâessence de galbanum, lâoctine carbonate de mĂ©thyle). Il y a chez Germaine Cellier un cĂŽtĂ© pas commode qui ne supporte aucun compromis, aucune tiĂ©deur. Louis Amic, son patron chez Roure, lâavait vite compris quâil lâavait âexilĂ©eâ dans un petit labo Ă Neuilly loin de Jean Carles, lâautre crĂ©ateur-vedette de Roure, qui ne pouvait pas la souffrir (elle le lui rendait bien). Elle y invente une parfumerie insolente, qui ne manque pas de panache, qui dĂ©passe avec un certain
9782330179250
POSITIF N 747
Une approche biographique inĂ©dite sur un gĂ©nie qui nâa pas fini de nous Ă©tonner. Une peinture des ridicules du XVIIIe siĂšcle qui se savoure comme un opĂ©ra bouffe.
Ce qui mâennuie le plus, câest que ces idiots de Français croient toujours que jâai encore sept ans parce quâils mâont connu Ă cet Ăąge. (W. A. Mozart Ă vingt-deux ans, en 1778)
Si je devais vous donner un rĂ©cit dĂ©taillĂ© [de Paris], ni un parchemin de vache ni mĂȘme celui dâun rhinocĂ©ros ne suffirait. (Leopold Mozart en 1763)
Un dĂ©roulement chronologique comme dans Les Sautes dâhumour du gĂ©nĂ©ral de Gaulle (7 400 ex. GF 2018 et 2700 ex. PBP 2022), des extraits reliĂ©s par de courts rĂ©cits biographiques.
La collaboration de GeneviĂšve Geffray, qui a longtemps travaillĂ© Ă la bibliothĂšque de la Fondation internationale Mozarteum (Salzbourg) et a traduit la correspondance intĂ©grale des Mozart dans les annĂ©es 1980 pour Flammarion (rééd. en seul vol. en 2011, prĂšs de 3 000 ex. malgrĂ© ses 2 000 p.â; nouv. rééd. en 2023).
Textes réunis et commentés par GeneviÚve Geffray et Mario Pasa
Traduit de lâallemand par GeneviĂšve Geffray
3 mai 2023
12â Ă â19,5âŻcm
224âŻpagesâ17,00ââŹ
ISBNâŻ: 978-2-228-93335-3 -:HSMCMI=^XXXZX:
Quand on veut avoir du succĂšs, il faut Ă©crire des choses assez comprĂ©hensibles pour quâun fiacre puisse les chanter tout de suite, ou si incomprĂ©hensibles quâelles plaisent parce que personne de sensĂ© ne peut les comprendre. (W. A. Mozart en 1782)
Wolfgang A. Mozart et son pĂšre Leopold avaient Ă la fois lâesprit aiguisĂ© de leur temps et celui un peu rustre du pays alpin de Salzbourg, comme le rĂ©vĂšlent leurs lettres. On parle toujours de la correspondance du fils au dĂ©triment de celle de son «âtrĂšs cher papaâ», pourtant si important dans lâĂ©panouissement de son talent. Et lâon parle toujours des plaisanteries scatologiques du fils en oubliant son vĂ©ritable humour : celui dâun homme portĂ© Ă aimer qui lâaimait, et trĂšs conscient de son gĂ©nie. Car lorsque Wolfgang ne prenait pas la plume pour composer, câĂ©tait souvent pour dĂ©crire la sociĂ©tĂ© de son Ă©poque sans Ă©pargner personne (aristocrates, musiciens, Ă©lĂšves, domestiquesâŠ), ou encore pour Ă©voquer les inconvĂ©nients des voyages. Il tenait cela de Leopold, mais celui-ci savait devenir un courtisan alors que le fils restait un Figaro : «âMĂȘme si je ne suis pas comte, jâai peut-ĂȘtre plus dâhonneur au corps que bien des comtesâ», Ă©crivait-il Ă son pĂšre.
Parution Ă la veille de la saison des festivals et regard original sur le plus populaire des compositeurs classiques. (Voir dans des genres diffĂ©rents : Dictionnaire amoureux de Mozart chez Fayard [2017] par E. Ruggieri, 11 000 ex., et Mozart. Sociologie dâun gĂ©nie chez Points [2015] par N. Elias, 6 000 ex.).
HenriCartier-Bresson (19082004)est lâun desphotographes les plus influents du XXe siĂšcle. Pionnier du photojournalisme, il est aussi le photographede «lâinstant dĂ©cisif». Sont rĂ©cemment parus Les Anglais (Delpire, 2022), Henri Cartier-Bresson,Revoir Paris (Paris MusĂ©es, 2021), Henri Cartier-Bresson, Legrand jeu (BnF Ă©ditions, 2020).
AprÚs avoir dirigé les départements de la photographiedu Moma de San Francisco puisde New York, ClémentChéroux,excellent historien de la photographie, est revenu en France pourdiriger la Fondation HCB.
le regard, renverser le pouvoir.
Le couronnement du Roi George VI, le 12 mai 1937, Ă Londres, fut lâun des Ă©vĂšnements les plus mĂ©diatisĂ©s de lâentre-deux-guerres. Si la plupartdes reporters prĂ©sentscherchentĂ photographier le moment du couronnement, le passage du carrosse, ou lâapparition de la famille royale au balcon, Henri Cartier-Bresson,employĂ© depuispeupar lejournal communiste Ce Soir, prĂ©fĂšrephotographier le peuplequi regarde passer lejeune monarque. Des solennitĂ©s du jour,il ne retient que le spectacle de la foule desbadauds massĂ©ssur le chemin du cortĂšgeâ Ă©tonnants regardeurs au cou tendu, dotĂ©s dâĂ©tranges dispositifs dâaugmentationde la vision adoptĂ©spour lâoccasion: banal miroir de poche, pĂ©riscope en carton,rĂ©troviseur figĂ© auboutdâune tige. Il ya dans ce jeu despointsde vueplusieurs inversions:celui duphotographequi tourne le dos au Roi pourphotographier le peupleet celui des spectateurs lui faisant Ă©galement volte-face pour mieux lâobserver. En retournant ainsi le regard, Cartier-Bresson imaginele renversement du pouvoir.
⹠Un corpus facétieux et méconnu choisi par Clément Chéroux dans le fonds du grand photographe.
âą Bon timing : le livre paraĂźt le 3 mai, date dâouverture de lâexposition, 3 jours avant le couronnement de Charles III Ă Londres le 6 mai 2023.
⹠Avant de dévoiler les étonnantes « photos de regardeurs », le livre présente une série de fac-similés, des unes du Daily Mirror ou du Daily Telegraph avec les images fastueuses du couronnement de George VI.
âą Corpus introduit par un texte de ClĂ©ment ChĂ©roux, lâun des plus brillants historiens de la photographie.
Henri Cartier-Bresson du 3 mai au 4septembre 2023.
23 x 31,5, relié
128 pages
49âŹ
3 mai 2023
Photographies dâHenri Cartier-Bresson
Introduction de Jean Clair
Croiser les destins tragiques des RĂ©publicains espagnols, accompagner la LibĂ©ration de Paris, capter la lassitude de Gandhi quelques heures avant son assassinat ou encore tĂ©moigner de la victoire des communistes chinois âlâhistoire dâHenri Cartier-Bresson est celle dâun infatigable promeneur du monde.
NĂ© en 1908, il est le maĂźtre du reportage photographique, le pĂšre du photojournalisme. Son regard dĂ©ambule tout au long du XX e siĂšcle. Ćil tĂ©moin de grands Ă©vĂ©nements dâactualitĂ©, il sâancre Ă Paris, dans ses rues quâil ne cesse de redĂ©couvrir.
Avec une harmonie entre le fond et la forme, un Ă©quilibre de gĂ©omĂ©trisation et du nombre dâor dans la composition, Henri Cartier-Bresson dĂ©veloppe sa thĂ©orie et sa mĂ©thode photographiques sous le terme dââinstant dĂ©cisif â. SurnommĂ© âlâĆil du siĂšcleâ, il rĂ©volutionne la technique photographique en utilisant un appareil lĂ©ger et au plus proche de lâĆil humain : un Leica 50 mm. Il fixe pour lâĂ©ternitĂ© les traits de ses contemporains en saisissant notamment les portraits de Mauriac en lĂ©vitation mystique, Giacometti, Sartre, Faulkner ou Camus et figure ainsi parmi les grands classiques de la photographie.
En 1947, il cofonde lâagence Magnum avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger. Pour la premiĂšre fois, des photographes sâunissent pour contrĂŽler leurs choix de reportage, dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts artistiques, politiques et Ă©conomiques. Aujourdâhui, lâagence Magnum reste la rĂ©fĂ©rence mondiale du photoreportage.
Points forts
âą âPhoto Pocheâ Henri Cartier-Bresson (Actes Sud), oct 2004 : 32 000 ex. vendus.
âą Photo Poche n°2 dâHenri Cartier-Bresson fait partie des meilleures ventes de la collection.
âą Fondateur de lâagence Magnum en 1947.
Mots clés :
âą maĂźtre de la photographie â instant dĂ©cisif â Leica âphotoreportage â agence Magnum â photojournalisme âclassique â Ă©vĂ©nements â dans le monde
Jean Clair est un conservateur gĂ©nĂ©ral du patrimoine, Ă©crivain, essayiste et historien de lâart français. Il a dirigĂ© le musĂ©e Picasso Ă Paris de 1989 Ă 2005. Auteur de nombreux livres sur lâart, commissaire entre autres de lâexposition Ă succĂšs âMĂ©lancolieâ au Grand Palais en 2005, il a publiĂ© en 2006 Journal atrabilaire et Malaise dans les musĂ©es en 2007. Depuis 2008, il est membre de lâAcadĂ©mie française.
19,6 Ă 25,5 cm 368 pages
isbn : 978-2-330-17535-1 mai 2023 prix provisoire : 42,90 âŹ
Bernard
Gachet, Louiza Issad,Mohamed
Larbi Merhoum Postface dâAbdelkader Damaniarchitecte Fernand Pouillon (1912-1986) a rĂ©alisĂ© une Ćuvre exceptionnelle par son ampleur, en France mais aussi en AlgĂ©rie. Cependant, sa personnalitĂ© hors normes et les controverses auxquelles il a Ă©tĂ© mĂȘlĂ© ont souvent masquĂ© ce qui fait lâoriginalitĂ© et la valeur de son travail. Aujourdâhui, le recul du temps permet de rĂ©interroger lâĆuvre de Pouillon Ă lâaune des problĂ©matiques contemporaines : intĂ©rĂȘt pour lâarchitecture vernaculaire et les techniques durables (climatisation, isolationâŠ), pour les matĂ©riaux naturels ou locaux, et pour la façon dâhabiter les logements.
Les auteurs de cet ouvrage se sont principalement intĂ©ressĂ©s aux rĂ©alisations de Pouillon aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, en France (lotissement Ă Ozoir-la-FerriĂšre, citĂ© universitaire Ă Aix-en-Provence), mais aussi en AlgĂ©rie (grands ensembles algĂ©rois, citĂ©s universitaires et complexes touristiques). Un long travail de recherche dans les archives puis sur le terrain leur a permis de produire des informations inĂ©dites, qui apportent un nouvel Ă©clairage sur lâĆuvre de lâarchitecte.
Cet ouvrage ne se limite pas Ă prĂ©senter les rĂ©alisations de Pouillon, il les replace dans le contexte historique oĂč elles sâinscrivent (la reconstruction de lâaprĂšs-guerre, la dĂ©colonisation). Il aborde aussi des sujets peu souvent traitĂ©s : le rĂŽle de lâarchitecte, les chantiers et la maĂźtrise dâĆuvre, la rĂ©ception de lâĆuvre de Pouillon par ceux qui habitent ses rĂ©alisations. Enfin, il met lâaccent sur la dimension humaine du parcours de lâarchitecte. Ces diffĂ©rentes approches construisent un ensemble riche et complet, accessible aussi bien aux professionnels quâĂ tout lecteur dĂ©sireux de mieux connaĂźtre la production architecturale de la seconde moitiĂ© du xxe siĂšcle.
Points forts
âą Lâouvrage se base sur des recherches approfondies et livre de nombreuses informations inĂ©dites.
âą Une approche multiple : architecturale, historique, humaineâŠ, qui renouvelle le genre du livre dâarchitecture et le rend accessible aux non-spĂ©cialistes.
âą Un livre qui fait le choix dâune iconographie de qualitĂ© exclusivement en noir et blanc, en privilĂ©giant le dessin qui montre plus que la photographie.
âą Les monographies existantes sur Fernand Pouillon datent, et sont lacunaires, elles nâabordent pas toute lâĆuvre quâil a rĂ©alisĂ©e en AlgĂ©rie entre 1960 et 1980.
Pierre Frey, historien de lâart et professeur honoraire Ă lâĂcole polytechnique de Lausanne, est notamment lâauteur de Learning from Vernacular (Actes Sud, 2010, Grand Prix du livre dâarchitecture 2011).
Bernard Gachet, architecte, voyageur et dessinateur, est lâauteur de Regards dessinĂ©s sur le monde (Actes Sud, 2018).
Louiza Issad, architecte-urbaniste et chercheuse, travaille sur le lien entre qualité urbaine et grands projets immobiliers.
Mohamed Larbi Merhoum, architecte Ă Alger, est considĂ©rĂ© comme lâun des principaux acteurs contemporains du paysage architectural algĂ©rien.
LA PHOTOGRAPHIE DâARCHITECTURE PROVOQUE DâIMMENSES DĂCEPTIONSâ
Fernand Pouillon
INTRODUCTION
Pierre Frey
Partie 1
LE GĂNIE MILITAIRE, LE GĂNIE CIVIL, LâOCCUPATION DU SOL, LâURBANISME ET LâARCHITECTURE
Pierre Frey
BĂTIR POUR LES HUMAINS OU SE RĂVER PROTAGONISTE DâUNE âHISTOIRE DE LâARCHITECTUREâ ?
Pierre Frey
ĂPILOGUE AU POINT DU JOUR, FRAGMENTS 1
France Arudy et Fernand Pouillon
Partie 2
ENTRE IBN KHALDĂN ET IVAN ILLICH, LOGEMENT, TRADITION, CULTURE, TYPE ET PLAN
Pierre Frey et Bernard Gachet
SINAN IBN ABDULLAH ET FERNAND POUILLON, ARCHITECTES ET CONVERTIS
Bernard Gachet et Pierre Frey
âLâARCHITECTURE NOUS FAIT MEMBRES DâUNE MĂME LIGNĂEâ
Bernard Gachet
MARSEILLE 1943, LâENTRĂE EN LICE DâUN PROTAGONISTE REDOUTABLE
Pierre Frey
HBM boulevard Verdun (actuellement boulevard Abderazak-Hadad), Alger, François Bienvenu architecte, 1935. Ensemble destinĂ© Ă ĂȘtre louĂ© exclusivement Ă des familles indigĂšnes. Plans europĂ©ens standard, appartements ouvrant sur des paliers-coursives sur cours intĂ©rieures, volumes arabisants, adossĂ©s Ă la Casbah.
Ă Berlin, Ă la mĂȘme Ă©poque, Alvar Aalto parvient par dâautres chemins Ă une solution analogue. Ă Oran et Ă Alger, presque simultanĂ©ment et de façon indĂ©pendante, une coopĂ©rative et son maĂźtre dâĆuvre arrivent sensiblement au mĂȘme rĂ©sultat.
Textes : Anne-Charlotte De Langhe
Recettes : Keda Black
Photographies : Martin Bruno
Mise en vente 3 Mai 2023
ISBN : 979-10-91713-22-1
Prix de vente : 24,00 âŹ
Format intérieur: 157 x 235 mm
Couverture rigide
192 pages Munken lynx 120 g
Keda Black
Martin Bruno
Il est Ă la fois lâun des condiments les plus consommĂ©s dans le monde⊠et le plus mĂ©connu ! Celui quâon surnomme « le mauvais fils du vin » a pourtant ses entrĂ©es partout : dans les sauces, les pickles, les assaisonnements, chez les tĂȘtes toquĂ©es et mĂȘme dans les placards de la mĂ©nagĂšre.
Entre histoire, anecdotes, secrets de fabrication, portraits et recettes, il Ă©tait grand temps de redonner sa juste place au vinaigre, beaucoup moins « accessoire » quâon ne lâimagine.
Ce livre en dĂ©voile toutes les facettes, les mystĂšres et les bienfaits, Ă travers les tĂ©moignages dâartisans inspirĂ©s et de chefs non moins fidĂšles Ă ce « TrĂ©sor cachĂ© » de la cuisine.
Arguments de vente
Un vrai miscellanées sur le vinaigre.
Câest le premier livre sur le vinaigre qui regroupe histoires, recettes, secrets de fabrication, portraits de producteurs, carnet dâadresses⊠Une bible !
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Des dizaines de recettes
Des recettes et astuces inĂ©dites de grands chefs pour savoir utiliser le vinaigre de façon simple et surprenante. On y retrouve notamment les conseils dâAurĂ©lien Baron, Kaitlyn Reinhart, Thomas Graham, Edward Delling-Williams, Armand Arnal, Sonia Ezgulian ou Anne Ettore.
Une mine dâinformations
Il est incontournable en cuisine, et pourtant on ne le connait pas ! Dans ce livre, on fait le tour de TOUS les vinaigres fabriquĂ©s dans le monde : des plus connus (balsamique, XĂ©rĂšsâŠ) aux plus insolites (Umeboshi, palme, coco, rose, petit-lait, biĂšreâŠ).
Arguments de vente
Un beau livre dâimages
Des photos magnifiques des plus belles vinaigreries artisanales partout en France, du Pays Basque Ă la Charente en passant par Banyuls, lâArdĂšche ou OrlĂ©ans.
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Un guide dâachat trĂšs pratique
Un carnet dâadresse, trĂšs complet sur toutes les vinaigreries artisanales en France, sert vĂ©ritablement de guide dâachat.
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Journaliste de presse Ă©crite nĂ©e Ă Paris et passionnĂ©e de vin, Anne-Charlotte De Langhe tient son goĂ»t pour la cuisine de sa mĂšre et de ses deux grand-mĂšres, coutumiĂšres des grandes tablĂ©es, du Berry jusque dans le PĂ©rigord. Elle a effectuĂ© la majeure partie de sa carriĂšre au Figaro, dâabord en tant que reporter puis rĂ©dactrice en chef. Depuis 2017, elle vit au milieu des vignes de Saint-Ămilion et collabore Ă la rubrique Vins pour Les Ăchos et Les Ăchos Week-End.
Martin Bruno est un photographe de documentaire Ă la recherche de moments hors du temps. Ces voyages lui permettent de collaborer avec la presse (Regain, AD, NY Times, Air France, Le FoodingâŠ), de grandes marques (HermĂšs, Apple, Chanel, Nespresso, BNP) et des maisons dâĂ©dition (Keribus, Actes Sud, Rizzoli, le ChĂȘne, les ArĂšnes). Pour Keribus, il a rĂ©alisĂ© les photographies de « Kalamata » et « Brut de Camargue ».
Keda Black est une autrice reconnue de nombreux livres de cuisine, dont « Cuissons » aux Ă©ditions Keribus, « Une pomme par jour » et « Bouillons Gourmands » chez Marabout. Elle a collaborĂ© Ă des guides et revues (Le Fooding, Grazia, Lui, 180°, Beau Magazine...) et participe Ă des projets Ă©ditoriaux divers (la réédition anglaise de Ginette Mathiot chez Phaidon). Elle travaille Ă©galement comme assistante de production dâune Ă©mission de cuisine diffusĂ©e aux Ătats-Unis. CuisiniĂšre autodidacte, elle sâest intĂ©ressĂ© Ă la cuisine du quotidien, celle que lâon fait pour ses amis, pour soi et pour sa famille.
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
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Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
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Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
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Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Incroyables vinaigres
Anne-Charlotte de Langhe, Keda Black, Martin Bruno
Illustrations de Pome Bernos
Texte de François Sarano
Lâillustratrice Pome Bernos nâa jamais vu de cachalot de ses propres yeux, mais elle est fascinĂ©e par les aventures ocĂ©anographiques de François Sarano. ĂquipĂ©e de sa seule boĂźte de crayons de couleur, elle sâest mise en tĂȘte dâinterroger le cĂ©lĂšbre ocĂ©anographe, plongeur et auteur pour tout savoir de la vie intime de ces Ă©normes, mais placides, cĂ©tacĂ©s. Ce livre est le rĂ©cit de leur rencontre et de leurs Ă©changes, racontĂ© avec toute la fraĂźcheur inimitable et le style faussement naĂŻf de lâillustratrice. Pome commence par apprendre Ă dessiner un cachalot puis, au grĂ© des innombrables questions qui la taraudent, nous pĂ©nĂ©trons dans lâintimitĂ© de la vie sociale dâune famille de gĂ©ants des mers et dĂ©couvrons en parallĂšle les coulisses de la recherche scientifique.
Points forts
âą François Sarano est le corĂ©alisateur de plusieurs documentaires consacrĂ©s aux cachalots : Cachalots, une histoire de famille (France 5, 2021) â Le Clan des Cachalots (Arte/UshuaĂŻa TV, 2019) â Les GĂ©ants des mers (France 2, 2017).
âą Titres de François Sarano dans la collection âMondes sauvagesâ : Le retour de Moby Dick (2017) + Babel (2022) : 10 500 exemplaires vendus â Au nom des requins (2022) : 11 00 exemplaires vendus.
âą âMondes graphiquesâ, une nouvelle collection dâessais graphiques : parution simultanĂ©e de LâOurs. Petit traitĂ© humoristique Ă lâusage des humains dâOlivier Lavigne, dâaprĂšs lâessai de RĂ©my Marion.
Pome Bernos est autrice de bandes dessinĂ©es, illustratrice et graphiste, actuellement installĂ©e Ă Tokyo. Elle a publiĂ© deux ouvrages et illustrĂ© quatre titres de la collection âJe passe Ă lâacteâ chez Actes Sud, dont elle est lâune des contributrices phares.
OcĂ©anographe rĂ©putĂ©, compagnon de route du commandant Cousteau puis du cinĂ©aste Jacques Perrin, François Sarano sâest fait une spĂ©cialitĂ© de plonger avec les plus gros et les plus mal-aimĂ©s des animaux marins : cachalots et requins. Il leur a consacrĂ© deux essais publiĂ©s chez Actes Sud : Le Retour de Moby Dick (2017) et Au nom des requins (2022).
Avec humour et tendresse, mĂȘlĂ©s de nombreuses rĂ©fĂ©rences littĂ©raires et cinĂ©matographiques, ce livre rĂ©ussit le tour de force de nous faire comprendre des faits scientifiques parfois complexes avec lĂ©gĂšretĂ©.
isbn : 978-2-330-17607-5
Illustrations dâOlivier Lavigne
Texte de Rémy Marion
Câest lâillustrateur Olivier Lavigne qui a eu envie de travailler Ă partir du livre de RĂ©my Marion LâOurs, lâautre de lâhomme paru en 2018 dans la collection âMondes sauvagesâ. Les prĂ©sentations faites, lâhumour potache des dessins du premier a admirablement rencontrĂ© celui du second, jamais en reste pour Ă©corner les nombreuses idĂ©es reçues concernant son animal de prĂ©dilection, lâours brun, qui cohabite tant bien que mal avec les humains depuis la prĂ©histoire Ă travers tout lâhĂ©misphĂšre nord.
Les petits textes iconoclastes, bienveillants ou parfois rageurs rĂ©vĂšlent ainsi tout ce que vous nâavez jamais osĂ© demander sur la vie des ours et leurs rapports aux bipĂšdes humains Ă travers les millĂ©naires : le rĂ©gime alimentaire et la digestion, lâĂąge des cavernes, le rĂŽle de lâours dans la forĂȘt, les amours ursines et le kamasoutra des ours, lâenfance et lâadolescence, le langage, la diversitĂ© des espĂšces, la chasse Ă lâours, les mythologies et les religions, les jeux du cirque et les zoos, les incroyables dĂ©couvertes scientifiques concernant sa physiologie, etc.
En contrepoint, les dessins façon gravure en noir et blanc dĂ©tournent Ă leur tour notre histoire culturelle et artistique, entremĂȘlant pour notre plus grand bonheur de nombreuses rĂ©fĂ©rences Ă lâactualitĂ©.
Un livre Ă mettre entre toutes les mains pour inaugurer en beautĂ© cette nouvelle collection dâessais graphiques ,âMondes graphiquesâ !
Points forts
⹠Un format innovant avec une reliure sur le petit cÎté et une ouverture par le haut comme pour un calepin.
⹠Un livre plein d'humour et de références aux autres arts (cinéma, littérature, musique, etc.).
âą LâOurs, lâautre de lâhomme de RĂ©my Marion, coll. âMondes Sauvagesâ (2018) : 3 800 exemplaires vendus.
⹠Fort comme un ours, film de Thierry Robert et Rémy Marion, Arte, 2018.
âą âMondes graphiquesâ, une nouvelle collection dâessais graphiques, parution simultanĂ©e de Sâil te plaĂźt, dessine-moi un cachalot de Pome Bernos et François Sarano.
Olivier Lavigne est nĂ© Ă Arles en 1977. AprĂšs des Ă©tudes en arts plastiques et la rĂ©daction de son mĂ©moire LâHumour, une alternative au spectaculaire, il sâoriente vers le graphisme et lâillustration. Aujourdâhui, il vit dans un petit village des Monts dâArdĂšche, et ne dĂ©sespĂšre pas dây croiser un jour la trace dâun ours Ă©garĂ©.
RĂ©my Marion explore lâArctique depuis les annĂ©es 1980. ConfĂ©rencier, photographe, rĂ©alisateur, Ă©crivain, organisateur de colloques internationaux et membre de la SociĂ©tĂ© de gĂ©ographie et de la SociĂ©tĂ© des explorateurs français, il a publiĂ© deux ouvrages dans la collection âMondes sauvagesâ.
MAIS TU ES QUI, TOI? UN BRUIT INCONNU ET TU TE METS DEBOUT, COMME NOUS LES HOMMES, POUR VOIR AU LOIN! TU PEUX MARCHER SUR TES DEUX PIEDS. CERTAINS TâONT MĂME FAIT DANSER AU SON DE LâACCORDĂON.
ET PUIS TU MANGES COMME NOUS, DES FRUITS, DES PLANTES, DES FEUILLES ET UN PEU DE VIANDE, DU POISSON AUSSI PARFOIS. QUAND UNE FEMELLE VEUT ALLAITER, ELLE SâASSOIT CONFORTABLEMENT ET OFFRE SES SIX TĂTINES Ă SES OURSONS GOULUS, COMME LE FERAIT UNE NOURRICE ATTENTIONNĂE.
TU AIMES JOUER AVEC UN BOUT DE BOIS OU UN BIDON VIDE, COMME UN SALE GOSSE DE LA FORĂT. TU AIMES GLISSER SUR LES PENTES
OUAFF OUAFF
OUAFF OUAFF OUAFF OUAFF
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NEIGEUSES OU LES LACS GLACĂS, UN VRAI SCANDINAVE EN QUELQUE SORTE. TU ES PRUDENT, AUSSI, ET PRAGMATIQUE. SI UN CHIEN BIEN PLUS PETIT QUE TOI TE COURT APRĂS, TU FUIS COMME UN COURANT DâAIR. ALORS QUâUN BON COUP DE PATTE ET LE CABOT VERRAIT TRENTE-SIX CHANDELLES. MAIS ON NE SAIT JAMAIS, TU ES PRUDENT: QUI DITCHIEN, DITHOMME Ă PROXIMITĂ.
LâOURS EST SOLITAIRE, EN GĂNĂRAL. SAUF QUâAU PRINTEMPS, LES CLAIRIĂRES ET LES SENTIERS SENTENT LâAMOUR, LA RENCONTRE AVEC LâAUTRE, LE CĂLIN POUR FAIRE PERDURER LâESPĂCE. TANT QUâUNE FEMELLE A SES PETITS, LES MĂLES NE LâINTĂRESSENT PAS. MAIS DĂBUT JUIN, LA FEMELLE CĂLIBATAIRE VA BATTRE LE RAPPEL; INUTILE DE CHERCHER, ILS VONT BIEN TROUVER. Ă CETTE PĂRIODE, IL NâY A QUâUNE FEMELLE SUR TROIS DE DISPONIBLE, DONC IL Y A PLUS DE PRĂTENDANTS QUE DâĂMES SĆURS.
Ăla suite durĂ©chauffement climatique, portrait (mutant?) dâun ourson nĂ© dâune mĂšreourse noire et dâunpĂšre ours blanc.
Tu as de la chance que tonmaĂźtre ne soit pas trĂšsloin! OUAFF
Le vainqueur gagnera un accouplement avec une femelle ourse (si disponible).
LES URINES DE LA BELLE DISPERSENT UN FUMET QUI MET SUR SA PISTE LES DEUX OU TROIS MĂLES DU SECTEUR. LE PREMIER ARRIVĂ NE FERA QUE DĂCLENCHER LâOVULATION, IL NE SERA PAS LE PĂRE DES FUTURS PETITS. EN REVANCHE, LE DEUXIĂME â VOIRE LE TROISIĂME âRISQUE FORT DE TRANSMETTRE SES GĂNES. BĂTES COMME ILS SONT, CERTAINS MĂLES PEUVENT ARRIVER ENSEMBLE PLUTĂT QUE DâATTENDRE LEUR TOUR; ALORS ILS SE GROGNENT DESSUS ET EN VIENNENT âAUX PATTESâ. ET BING! UNE TALOCHE SUR TON GROS MUSEAU. ET VLAN! UN COUP DANS LES CĂTES⊠AU BOUT DâUN CERTAIN TEMPS, LE MOINS COSTAUD SE LASSE ET PASSE SON TOUR. LE VAINQUEUR VA POUVOIR COMMENCER SA COUR.
<<< Ours quimarche façon Giacometti. Ours enmouvement façon Boccioni.
DANS LES DOCUMENTAIRES, VOUS AVEZ PEUTĂTRE REMARQUĂ QUâĂ CHAQUE FOIS QUâUN OURS OUVRE LA GUEULE, IL SORT UN SON, LE PLUS SOUVENT UN GROGNEMENT. LE BRUITEUR A BIEN FAIT SON TRAVAIL, IL A MIS DES SONS CHAQUE FOIS QUE LE RĂALISATEUR LUI A DEMANDĂ: âVAS-Y, COCO, REMETSMOI UN GROGNEMENT: GRAW!!!!! NON, PAS CELUI-LĂ, LâAUTRE, CELUI QUâON AVAIT HIER : GROWWWWW!!! OUI, CâEST ĂA.â ET QUAND LES PETITS JOUENT: âCOLLE-MOI UN BĂLEMENT, CâEST PLUS MIGNON.â
DANS LA VRAIE VIE â CELLE DE LA FORĂT OU DE LA BANQUISE â, LES OURS SONT GLOBALEMENT SILENCIEUX, PAS COMPLĂTEMENT MABOULS; LES OURS, ILS NE CAUSENT PAS TOUT SEULS, FAĂON HARPAGON DANS LâAVARE QUAND DES MĂLES SâAPPROCHENT, AVANT LA BASTON, ON SE GUEULE DESSUS. LĂ, ĂA CAUSE, ĂA ENVOIE DU LOURD, COMME ON DIT DANS LE MĂTIER, Ă LâAUTRE BOUT DE LA FORĂT, ĂA RĂSONNE FORT. EN GĂNĂRAL, LE TĂNOR LE MOINS COSTAUD CHANGE DE TROTTOIR.
BĂĂĂĂĂĂ
LâOURS SIGNALE SON DĂSARROI, SA SURPRISE, AVANT DE PASSER AU NIVEAU COLĂRE : âOUF, OUF, OUF!â CETTE FOIS-LĂ, ĂA MâA COUPĂ LâENVIE DâALLER DERRIĂRE LA MAISON QUAND JâAI VU SIX POINTS BRILLANTS DANS LA LUMIĂRE DE MA FRONTALE.
CâEST CERTAINEMENT LA FEMELLE â QUAND ELLE ĂDUQUE SES PETITS â QUI EST LA PLUS LOQUACE.
CHEZ LES OURS POLAIRES, UN CHUINTEMENT QUE LâON PEUT TRADUIRE PAR: âRESTEZ LĂ, JE VAIS CHERCHER UN PHOQUEâ, OU BIEN UN PEU PLUS ACCENTUĂ: âJE VOUS AI DIT DE NE PAS BOUGER, LA PROCHAINE FOIS CâEST UNE CALOTTE.â ET QUAND LA MĂCHOIRE CLAQUE : âLĂ, TU MâAGACES, DĂGAGE DE MON CHEMIN!â
VOUS AVEZ PRIS VOTRE PREMIĂRE LEĂON DE LANGUE DES OURS.
VOUS LâAVEZ COMPRIS, LES OURS NE SONT PAS DES BAVARDS, ILS NE SâEXPRIMENT JAMAIS POUR NE RIEN DIRE ET, EN CELA, ILS NE SONT VRAIMENT PAS LES FRĂRES DES HOMMESâŠ
SAUMON =PĂCHER = MANGER CHAMPIGNON =CUEILLIR = MANGER MOUTON =BERGER = DANGER CHIEN =CHASSEUR = DANGER PHOTOGRAPHE ANIMALIER =INOFFENSIF = POSER CHRĂTIEN RADICAL =DANGER = FUIR BUISSON DE MYRTILLES =MANGER (OU MATELAS) LOUP = VOLEUR DE PROIES = COGNER APICULTEUR =MIEL = MANGER (OUVOLER)N° 1 LâOURS BLANC
HĂ HĂ
N° 2
You are welcomeâŻ!
âIl mâamis la fiĂšvre pendant des heures! Il mâa mis lafiĂšvreâŠ!â
IMAGINEZ LEVER LA PATTE AU SON DE LâACCORDĂON OU DU TAMBOURIN, Ă LA MODE âFIĂVRE DU SAMEDI SOIRâ, AU MILIEU DE LA PLACE DU VILLAGE, AVEC DES ENFANTS QUI CRIENT, DES MATRONES ET DES TĂCHERONS QUI JETTENT UNE PETITE PIĂCE. POUR RESTER BIEN SAGE, ON VOUS A FERRĂ, CâEST-Ă-DIRE QUâON VOUS A PINCĂ UN ANNEAU MĂTALLIQUE DANS LA PAROI NASALE, GENRE PIERCING GOTHIQUE MAIS EN MOINS
GLAMOUR. POUR TERMINER, PETITE SĂANCE DE MANUCURE Ă LA RĂPE Ă BOIS POUR FAIRE LES ONGLES, LES GRIFFES PLUTĂT. AU XIXe SIĂCLE, DE PAUVRES HĂRES, TSIGANES OU MONTAGNARDS PYRĂNĂENS, ONT TROUVĂ COMME MOYEN DE SUBSISTANCE LâASSERVISSEMENT DâUN PLANTIGRADE POUR PARTIR SUR LES ROUTES ET OFFRIR UN SPECTACLE EN ĂCHANGE DE QUELQUES MENUES PIĂCES DE MONNAIE.
RĂ©sultat de la finale opposant les huit espĂšces dâoursMerci Petit Ours brun.
Office:03/05/2023
EAN:9782330178185
Format11,5*16cm
Visuels provisoires
Points forts
Ainsi parlait saint Augustin dâHippone, thĂ©ologien chrĂ©tien romain du ive siĂšcle. Combien connaĂźt-on de maximes sur le voyage, toutes plus sĂ©rieuses, profondes et Ă©vocatrices sur lâenvie, la nĂ©cessitĂ©, parfois la peur de parcourir le monde ? Ce livre retrace lâhistoire du voyage et des dĂ©placements de populations. DĂ©part Ă la PrĂ©histoire, arrivĂ©e dans le monde moderne ! Comme une dynamique dĂ©ambulation, lâauteur nous guide sur les pas de lâHomme et de ses incessantes pĂ©rĂ©grinations. PremiĂšre Ă©tape, les hommes prĂ©historiques, en constant mouvement dans des conditions hostiles pour assurer leur survie, trouver de quoi se nourrir et se protĂ©ger. Puis au fil de son dĂ©veloppement, il sâinstalle et crĂ©e de grandes civilisations dont les frontiĂšres sâĂ©tendent autour des premiĂšres aires urbaines. Qui dit frontiĂšres dit guerres de territoires, dont nous suivons les armĂ©es lancĂ©es au galop pour sâapproprier lâespace de lâennemi. LâavĂšnement des religions monothĂ©istes apporte aussi son lot de mutations, en raison des missionnaires, croisĂ©s et autres prosĂ©lytes envoyĂ©s parfois Ă lâautre bout du monde pour convaincre de la foi Ă adopter â ou lâimposer par la force. La curiositĂ© grandit Ă mesure que les limites du monde sâĂ©tendent ; et les grands voyageurs lâexplorent, parfois par intĂ©rĂȘt pour la gĂ©ographie et les civilisations, comme Ibn Battuta ou Zheng He, parfois par attrait commercial, comme Marco Polo qui en tire ses Carnets de la route de la Soie. Sâouvre ensuite lâĂšre des conquĂȘtes occidentales, avec pour chefs de file les colons dĂ©barquant en AmĂ©rique, qui lâenvahiront du dĂ©troit de BĂ©ring au cap Horn.
âą Un ouvrage ambitieux sur un sujet original : lâhistoire du voyage des Hommes depuis la PrĂ©histoire jusquâĂ lâĂ©poque moderne.
âą Un rĂ©cit qui nous emmĂšne sur les pas de voyageurs aussi bien mythiques quâinconnus du grand public, tout autour de la terre.
⹠Un style enlevé et dynamique, rendant la lecture accessible.
Mots-clés
âą voyage â histoire â gĂ©ographie â migrations â rĂ©cit
Ancien sportif de haut niveau et retraitĂ© dâune carriĂšre dans lâimmobilier, Didier Huon de Kervadec se passionne pour la gĂ©ographie et lâhistoire. Ses nombreux voyages lâont menĂ© sur les cinq continents.
âLe monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas nâen lisent quâune page.â
humaines pour le voyage et retrace les itinéraires qui ont façonné
Sous la direction de Laurent Delbos et Bastien Cornu
La grotte Cosquer est lâun des sites majeurs de lâart pariĂ©tal palĂ©olithique europĂ©en. Les groupes dâHomo sapiens qui ont frĂ©quentĂ© cette cavitĂ© y ont laissĂ© des traces de leur passage (silex, foyers, charbons, tracĂ©s digitĂ©sâŠ), dont les plus remarquables sont des dessins et des gravures organisĂ©s sur les parois dans un espace souterrain : une grotte ornĂ©e frĂ©quentĂ©e entre 33 000 ans et 19 000 ans avant le prĂ©sent. TrĂšs isolĂ©e dans le Sud-Est de la France, loin des foyers âclassiquesâ de lâart pariĂ©tal europĂ©en, mais aussi exceptionnelle par le bestiaire qui y est reprĂ©sentĂ© (pingouins, phoques notamment), la grotte Cosquer est une grotte ornĂ©e unique. Sa conservation est vite devenue un enjeu : la remontĂ©e du niveau des eaux et les risques sismiques faisaient peser un risque sur lâexistence de ce patrimoine. Dâores et dĂ©jĂ , compte tenu de son accessibilitĂ© (son entrĂ©e est aujourdâhui situĂ©e Ă 37 mĂštres sous le niveau de la mer) et de sa fragilitĂ©, lâĂtat et la RĂ©gion ont reconnu lâurgence quâil y avait Ă conserver ce patrimoine par lâĂ©tude, et Ă le restituer Ă la connaissance de tous. Dans le cas de la grotte Cosquer, le choix sâest portĂ©, du fait de son entrĂ©e immergĂ©e, de son accĂšs difficile et des menaces encourues, sur la construction dâune rĂ©plique, dont lâobjectif serait de donner Ă voir les peintures et gravures au plus prĂšs de leur rĂ©alitĂ©. Le choix de son emplacement sâest portĂ© sur la Villa MĂ©diterranĂ©e, sur lâesplanade du Mucem, en plein cĆur de Marseille.
Lâobjet de ce livre est de rendre compte de cette aventure, Ă la fois des travaux conduits par lâĂ©quipe de restitution de KlĂ©ber Rossillon et ceux dirigĂ©s par les prĂ©historiens pour analyser la grotte elle-mĂȘme, Ă©tude qui nâavait encore jamais Ă©tĂ© effectuĂ©e.
AprĂšs le succĂšs du premier tirage, cette nouvelle Ă©dition, revue et augmentĂ©e, nous plonge plus profondĂ©ment encore dans lâunivers de la grotte et de sa rĂ©plique.
Points forts
âą La publication accompagnant lâĂ©vĂ©nement exceptionnel quâa Ă©tĂ© lâouverture de la restitution la grotte Cosquer Ă Marseille en juin 2022.
⹠Une version augmentée, pour une exploration plus complÚte encore du sujet.
⹠Une présentation du chantier de la Villa Méditerranée, et des métiers y ayant participé.
⹠Une iconographie riche et variée, présentant de multiples aspects de la grotte originale et de sa restitution.
Mots-clés
âą catalogue â grotte â dĂ©couverteâ PrĂ©histoire â art pariĂ©tal â restitution â Marseille
Cet ouvrage, qui constitue le catalogue officiel sur la restitution de la grotte Cosquer par les Ă©quipes de KlĂ©ber Rossillon, a reçu en janvier 2023 le prix Edmond Bastide dĂ©cernĂ© par lâAcadĂ©mie de Bordeaux.
hristian Estrosi, alors prĂ©sident de la rĂ©gion Provence-AlpesCĂŽte dâAzur, annonçait en dĂ©cembre 2016 sa volontĂ© de rĂ©aliser une rĂ©plique de la grotte Cosquer au sein de la Villa MĂ©diterranĂ©e sur le port de Marseille, Ă proximitĂ© du Mucem. Ce projet ambitieux, faisant suite aux succĂšs des rĂ©pliques dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©es de grands sanctuaires de lâart prĂ©historique palĂ©olithique comme Altamira, Chauvet ou Lascaux, est relativement ancien. Depuis plus de vingt ans, des tentatives de crĂ©ation dâune copie de cette grotte avaient Ă©tĂ© envisagĂ©es en divers endroits, dont le fort SaintNicolas, toujours Ă Marseille, sans jamais rĂ©ellement aboutir par manque de volontĂ© politique et de propositions pertinentes.
DĂšs cette annonce, le groupe KlĂ©ber Rossillon, spĂ©cialisĂ© dans la gestion des sites patrimoniaux et culturels et dĂ©jĂ en charge de Chauvet 2 (rĂ©plique de la grotte Chauvet en ArdĂšche), sâest mobilisĂ© pour suivre ce projet et se positionner sur un Ă©ventuel appel Ă candidatures pour la conception, rĂ©alisation et exploitation de cette restitution. Un concours fut donc lancĂ© Ă lâautomne 2018 par la rĂ©gion. Pour y rĂ©pondre, le groupe KlĂ©ber Rossillon a constituĂ© une Ă©quipe de spĂ©cialistes dont la plupart des membres avaient dĂ©jĂ participĂ© Ă lâaventure de Chauvet 2. Il sâest entourĂ©, entre autres, de lâarchitecte Corinne Vezzoni, dont le cabinet est implantĂ© Ă Marseille, et du groupe Ei age Construction pour assurer lâĂ©diïŹcation du projet en tant que maĂźtre dâĆuvre en charge du groupement.
[Page en regard et ci-dessus]
Le bùtiment de la Villa Méditerranée en cours de réhabilitation pour accueillir la grotte Cosquer à Marseille. [Double page suivante] La Villa Méditerranée. Au second plan, la cathédrale de la Major.
AprĂšs plusieurs mois de travail et de rĂ©ïŹexion, un premier projet de plan dâimplantation de la restitution dans le niveau â2 de la Villa MĂ©diterranĂ©e est prĂ©sentĂ©. Il a Ă©tĂ© constituĂ© Ă la suite de nombreuses discussions techniques, artistiques, touristiques, stratĂ©giques et ïŹnanciĂšres, mais aussi dâĂ©changes et de rencontres avec Jean Clottes et Jean Courtin, pionniers de lâexploration et de lâĂ©tude de la grotte, qui nous ont accompagnĂ©s tout au long de cette entreprise. Ce plan prĂ©voit dĂ©jĂ un parcours immersif de 220 mĂštres dans la grotte, comprenant un mode de transport traversant les salles au milieu des parties aujourdâhui immergĂ©es de la cavitĂ©, ce qui permet ainsi la lecture de lâensemble des panneaux peints. Au-delĂ de la restitution, le projet propose un accĂšs dans le bĂątiment par un ponton traversant le bassin sous le porte-Ă -faux en passant Ă proximitĂ© du bateau dâHenri Cosquer, le Cro-Magnon, avec lequel il dĂ©couvrit la grotte en 1985, puis une entrĂ©e par le club de plongĂ©e des annĂ©es 1980 Ă proximitĂ© de la reconstitution du cafĂ© Le France, donnant sur le port de Cassis, oĂč lâinventeur avait ses habitudes. Sâensuit une descente Ă â37 mĂštres par un caisson de plongĂ©e pour rejoindre lâentrĂ©e de la grotte via une base sous-marine, puis la visite du centre dâinterprĂ©tation au niveau 3 du bĂątiment, dans le porteĂ -faux. Dans ce dernier, une scĂ©nographie aborde la vie et lâenvironnement des ĂȘtres humains qui ont frĂ©quentĂ© la grotte, tout en laissant une large place Ă dâautres thĂ©matiques telles que les
Les modules de visite permettent de voir les Ćuvres au plus prĂšs.
situĂ©s sous le niveau de la mer, est rĂ©investie. Alors que certains passants sâinterrogent devant le calme trompeur de cet âiceberg urbainâ, nous comptons en janvier2022 une cinquantaine dâouvriers et quatre encadrants Ei age Construction prĂ©sents sur le chantier. Sur la durĂ©e totale du projet, nous observons que la moitiĂ© de cette main-dâĆuvre est concentrĂ©e sur la rĂ©alisation de la grotte tandis que lâautre moitiĂ© est dĂ©ployĂ©e dans le reste du bĂątiment pour diverses tĂąches de rĂ©amĂ©nagement et de rĂ©novation: billetterie, ponton, grand escalier, salle dâaccueil, sanitaires, espaces pĂ©dagogiques⊠La nature di Ă©rente de ces travaux nous a permis de distinguer leur encadrement, nous avons donc sĂ©parĂ© la âpartie grotteâ et la âpartie bĂątimentaireâ du projet. âUn chantier, câest une entreprise Ă©phĂ©mĂšre.â Soumis Ă des responsabilitĂ©s importantes, lâencadrement de chantier doit avoir pour qualitĂ© premiĂšre la polyvalence. Avec le support de certains services propres Ă lâentreprise, les encadrants du chantier sont responsables de sa bonne gestion ïŹnanciĂšre, contractuelle, et de ses ressources humaines. La conductrice de travaux principale est Ă la tĂȘte de ces trois piliers et dĂ©lĂšgue aux deux conducteurs de travaux. Lâun est responsable de la partie grotte, lâautre de la partie bĂątimentaire, tous deux font davantage le lien avec le terrain. Ils sont responsables de la gestion des entreprises intervenantes, de leurs ouvriers sur le chantier, de la coordination et du suivi des travaux rĂ©alisĂ©s.
La santĂ© et la sĂ©curitĂ© sont au cĆur des prĂ©occupations dans le secteur de la construction. Lâanalyse des risques sur un projet dâune telle ampleur est engagĂ©e dĂšs la phase dâĂ©tudes en amont. Elle permet de proposer des procĂ©dĂ©s de production et de travaux garantissant un niveau de sĂ©curitĂ© maximal avec un maintien de lâintĂ©gritĂ© physique de tous les collaborateurs. La grotte se situe dans un espace clos en sous-sol, les conditions de travail des ouvriers doivent alors ĂȘtre anticipĂ©es. Notre problĂšme principal a Ă©tĂ© la ventilation de lâair, car la projection de bĂ©ton, la soudure, les dĂ©coupes et travaux en tous genres gĂ©nĂšrent de la poussiĂšre et de la fumĂ©e. Nous avons donc mis en place un systĂšme de ventilation localisĂ©, privilĂ©giĂ© lâutilisation dâengins uniquement Ă©lectriques, fourni des protections individuelles et rĂ©alisĂ© un nettoyage renforcĂ©. La contrainte du sous-sol implique Ă©galement une organisation de chantier prĂ©cise, en logistique et en coordination de travaux. Lâapprovisionnement Ă©tait possible uniquement via un monte-charge de 5 mĂštres de long, ce qui nĂ©cessite des conditionnements limitĂ©s, notamment pour les poteaux de structure. Ce projet comporte des corps de mĂ©tiers trĂšs di Ă©rents (sculpteurs, peintresâŠ) qui ne sont pas habituĂ©s Ă travailler sur des chantiers de bĂątiment oĂč la co-activitĂ© est importante. Nous organisons un accueil renforcĂ© sur la sĂ©curitĂ©, pour sensibiliser et informer les collaborateurs des risques liĂ©s Ă lâactivitĂ©.
[Page en regard]
[Page suivante]
Au bout de cette paroi rocheuse, une fenĂȘtre sâouvre et un dispositif mĂȘlant optique, imagerie 3D et dĂ©cor en perspective permet de reconstituer le paysage du dernier maximum glaciaire aux abords de la grotte Cosquer. GrĂące Ă ce théùtre optique, nous comprenons que ces hommes et femmes ne vivaient pas Ă proximitĂ© immĂ©diate de la mer, mais Ă quelques kilomĂštres de la cĂŽte. Nous dĂ©couvrons un environnement peuplĂ© dâanimaux, notamment des grands pingouins, mais aussi un troupeau de bisons, des chevaux et quelques mĂ©gacĂ©ros. Les animaux Ă©voluent dans une vĂ©gĂ©tation de type steppe, faiblement enherbĂ©e et avec quelques arbustes. Câest donc un tableau animĂ© en 3D qui reprĂ©sente lâenvironnement proche de ces hommes et femmes prĂ©historiques.
Le dĂ©cor en perspective a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par la sociĂ©tĂ© PrĂ©lud. Le point de vue choisi permet de comprendre lâĂ©loignement de la mer mais aussi lâenvironnement au pied de la grotte Cosquer. Les visiteurs peuvent se repĂ©rer dans ce dĂ©cor; lâobjectif est quâils puissent se rendre dans les calanques aujourdâhui et reconnaĂźtre le mĂȘme paysage, aïŹn de superposer les deux images. Peut-ĂȘtre mĂȘme se rendre dans la grotte de lâOs aïŹn de comparer la reproduction Ă la rĂ©alitĂ©.
Un grand plateau trĂšs ouvert sâo re Ă la vue des visiteurs lorsquâils arrivent sur le plus grand porte-Ă -faux habitĂ© dâEurope. Face Ă eux, lâensemble des animaux peints ou gravĂ©s dans la grotte sont prĂ©sentĂ©s. Ils sont accueillis par un bison des steppes de grande taille.
Le bestiaire que les artistes de la grotte Cosquer ont cĂŽtoyĂ© â ou du moins les espĂšces quâils ont dĂ©cidĂ© de reprĂ©senter â est exposĂ© dans une perspective unique: le visiteur qui a dĂ©couvert ces espĂšces dans la grotte peut ainsi confronter son regard avec celles quâil voit reconstituĂ©es. Nous avons choisi de ne pas hiĂ©rarchiser, en reprĂ©sentant toutes les espĂšces prĂ©sentes sur les parois de la grotte. Certaines existent encore, dâautres ont disparu et exigent donc un travail de reconstitution et non de naturalisation. Les espĂšces reconstituĂ©es mettent en perspective la vision de lâhumain de la PrĂ©histoire et de lâhumain dâaujourdâhui.
Câest dâautant plus exact que les sculptures animaliĂšres ont Ă©tĂ© travaillĂ©es pour avoir une allure similaire Ă celle que lâon peut admirer dans la grotte; les animaux sont créés en rĂ©sonance parfaite avec leurs reprĂ©sentations.
Cette zone permet dâaborder des questions de biogĂ©ographie. Ă lâaide de demi-sphĂšres reprĂ©sentant les aires de rĂ©partition, nous comprenons les migrations des espĂšces dues aux changements climatiques et les potentielles migrations via lâaction de lâhomme. Certaines ont disparu Ă cause de lâun ou de lâautre. Lorsque nous regardons les aires de rĂ©partition des espĂšces au dernier maximum glaciaire, avant lâĂšre industrielle et
14 Ă 20,5 cm
264 pages
100 illustrations en noir et blanc, cahier couleur de 16 pages
ouvrage broché
isbn : 978-2-330-17946-5
juin 2023
prix provisoire : 30 âŹ
Un jardin sauvage ou une forĂȘt domestiquĂ©e Essai dâĂ©cologie historique [Nouvelle Ă©dition]
Stéphen Rostain
Amazonie fascine, tant par ses dimensions gigantesques que par sa supposĂ©e nature indomptĂ©e. Pourtant, câest bien plus lâimpact millĂ©naire de lâhomme sur cette forĂȘt qui Ă©merveille. En effet, celui-ci a notamment transformĂ© le couvert vĂ©gĂ©tal en favorisant des associations de plantes, créé des sols fertiles appelĂ©s terra preta et construit des terrassements qui ont modifiĂ© le modelĂ© de la superficie.
Câest une vision totalement renouvelĂ©e de lâinteraction ancienne homme-milieu dans la plus grande forĂȘt tropicale du monde quâoffre lâauteur, chercheur qui travaille depuis trente ans en Amazonie, en convoquant des disciplines aussi diverses que lâarchĂ©ologie, lâethnohistoire, lâanthropologie, lâĂ©cologie, la botanique ou la pĂ©dologie. Cette nouvelle Ă©dition, revue et corrigĂ©e, livre les derniĂšres avancĂ©es et rĂ©flexions de lâauteur sur ses nombreux champs de compĂ©tences.
Les travaux sur lâorganisation sociale se sont amplifiĂ©s et de plus en plus de chercheurs tentent de dĂ©terminer lâexistence Ă©ventuelle de chefferies en Amazonie. La gĂ©oarchĂ©ologie a Ă©tĂ© adoptĂ©e par la majoritĂ© des archĂ©ologues, qui considĂšrent que lâon ne peut Ă©tudier lâhomme hors de son environnement et de son impact sur celui-ci. LâĂ©cologie historique est de nos jours un sujet porteur car elle permet dâassocier diverses sciences autour dâun mĂȘme thĂšme de recherche. Enfin, lâarchĂ©ologie prĂ©ventive sâest extrĂȘmement dĂ©veloppĂ©e depuis vingt ans grĂące aux grands travaux
ou Ă cause dâeux. Citons les projets archĂ©ologiques liĂ©s au barrage hydroĂ©lectrique de PetitSaut en Guyane française, dans les annĂ©es 1990, ou, plus rĂ©cemment, le projet sur le gazoduc Coari-Manaus au BrĂ©sil.
LâarchĂ©ologie amazonienne a connu un bond remarquable ces derniĂšres dĂ©cennies. Les dĂ©bats archĂ©ologiques actuels concernent la capacitĂ© agricole, les systĂšmes politiques, la guerre et les rituels, lâĂ©cologie ou lâidentitĂ© culturelle.
Points forts
âą Un panorama passionnant de lâarchĂ©ologie de lâAmazonie, pour un voyage au cĆur de ce territoire mĂ©connu dans ce champ.
âą Un livre qui intĂšgre des notions de multiples disciplines : lâethnohistoire, lâanthropologie, lâĂ©cologie, la botanique, la pĂ©dologie.
âą Une Ă©dition revue et corrigĂ©e par lâauteur, qui intĂšgre les derniĂšres rĂ©flexions de son domaine.
Mots-clés
âą Amazonie â Tropiques â forĂȘt â archĂ©ologie âbotanique â gĂ©ologie
StĂ©phen Rostain est membre du laboratoire ArchĂ©ologie des AmĂ©riques de lâuniversitĂ© PanthĂ©on-Sorbonne. Directeur de recherche au cnrs, il a menĂ© plusieurs programmes de recherche archĂ©ologique et interdisciplinaire en Guyane, au Surinam, en Ăquateur, en Uruguay et dans lâĂźle dâAruba.
distorsions de la vĂ©ritĂ©, ce texte, aussi prĂ©cieux soit-il, fut jusquâĂ il y a peu souvent dĂ©valuĂ© et considĂ©rĂ© comme affabulateur, notamment par les scientifiques dĂ©fendant la thĂšse du dĂ©terminisme environnemental.
Le fleuve fut trĂšs tĂŽt baptisĂ© âAmazoneâ, en rĂ©fĂ©rence aux guerriĂšres des rives de la mer Noire quâavaient affrontĂ©es Achille, HĂ©raclĂšs ou ThĂ©sĂ©e, par le prĂȘtre â qui avait Ă©videmment lu ses classiques â accompagnant lâexpĂ©dition dâOrellana en 1541, aprĂšs avoir vu des femmes indigĂšnes combattre aux cĂŽtĂ©s des hommes sur le moyen fleuve (fig. 7). Par la suite, des tĂ©moignages dâAmĂ©rindiens et la puissance de la rumeur alimentĂšrent le mythe. Ce que lâon peut retenir de ces âstarsâ des chroniques coloniales, câest lâhĂ©rĂ©sie que reprĂ©sentait, dans la vieille Europe des xvie et xviie siĂšcles, lâidĂ©e de telles femmes dominatrices avec tant de pouvoirs, sans hommes â utilisĂ©s ponctuellement comme simples procrĂ©ateurs lors de services sexuels en Ă©change de plumes et de pendentifs, par exemple.
texte, aussi prĂ©cieux soit-il, fut jusquâĂ il y peu dĂ©valuĂ© et notamment par scientifiques la du environnemental. Le fut trĂšs tĂŽt baptisĂ© âAmazoneâ, rĂ©fĂ©rence aux rives la mer quâavaient Achille, HĂ©raclĂšs ou par le prĂȘtre â qui Ă©videmment lu classiques âlâexpĂ©dition dâOrellana en avoir femmes indigĂšnes combattre aux cĂŽtĂ©s hommes sur moyen (fig. 7). la suite, dâAmĂ©rindiens la de la le Ce que retenir de âstarsâ des chrolâhĂ©rĂ©sie que dans vieille Europe des xvie et siĂšcles, de telles femmes dominatrices de sans â utilisĂ©s ponctuellement comme simples procrĂ©ateurs lors de services en Ă©change plumes et de dentifs, par
LâAmazone prend officiellement sa source dans les Andes pĂ©ruviennes, au glacier de Huacra, par 10 degrĂ©s de latitude sud et Ă 5 240 mĂštres dâaltitude, puis il sâĂ©coule vers lâest jusquâĂ lâAtlantique. LĂ , son estuaire est partiellement obstruĂ© par lâĂ©norme Ăźle de MarajĂł, dâune dimension comparable Ă celle de la Suisse, soit environ 40 000 kilomĂštres carrĂ©s. Le fleuve atteint un tel gigantisme que sept noms sont nĂ©cessaires pour le dĂ©signer : ApurĂmac, Ene, Tambo, Ucayali, Amazonas, SolimĂ”es, puis enfin Amazone (fig. 8).
LâAmazone source dans les Andes pĂ©ruviennes, au glacier Huacra, par 10 degrĂ©s latitude sud Ă 240 mĂštres puis il vers lâest jusquâĂ lâAtlantique. son partiellement obstruĂ© par Ăźle de MarajĂł, dimension Ă celle la environ 000 kilomĂštres fleuve atteint tel gigantisme que noms sont nĂ©cessaires dĂ©signer ApurĂmac, Ene, Tambo, puis enfin Amazone 8).
Ce nâest mĂȘme plus un simple fleuve, mais une mer, comme la dĂ©signĂšrent dâailleurs les premiers explorateurs tel Vicente Yåñez PinzĂłn en 1500 : RĂo Santa Maria de la Mar Dulce, Ă cause de lâabsence de salinitĂ© dans lâocĂ©an devant son embouchure (le panache dâeau douce boueuse de lâAmazone sâĂ©tend au large, dans lâocĂ©an, jusquâĂ 300 kilomĂštres de lâestuaire). Il ne sâagit pas non plus dâune route fluviale que lâon peut traverser Ă la lĂ©gĂšre, surtout Ă lâĂ©poque prĂ©colombienne, mais bien dâune immense masse dâeau souvent infranchissable, large dâune dizaine de kilomĂštres au niveau de SantarĂ©m. On y voit en une journĂ©e couler autant dâeau quâen restant deux ans Ă contempler lâĂ©coulement de la Seine Ă Paris.
Ce mĂȘme plus un mais une mer, comme dĂ©sidâailleurs les explorateurs tel Vicente Yåñez PinzĂłn en 1500 : RĂo Santa Maria cause de lâabsence de salinitĂ© dans lâocĂ©an devant son de lâAmazone sâĂ©tend large, jusquâĂ 300 kilomĂštres de lâestuaire). Il ne sâagit pas que lâon traverser la Ă mais immense masse dâeau souvent dizaine de kilomĂštres au de On y en journĂ©e autant quâen restant deux ans Ă
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LâAmazone, le aux mille eaux, tout dâabord vertige de chiffres un cours dâeau mesures sur lequel trois fois plus quâĂ Bretagne. Toutefois, certains auteurs sont parfois tombĂ©s une mĂštres et de nombres dĂ©crire
LâAmazone, le fleuve aux mille eaux, câest tout dâabord un vertige de chiffres extravagants, un cours dâeau aux mesures gargantuesques sur lequel il pleut trois Ă quatre fois plus quâĂ Brest en Bretagne. Toutefois, certains auteurs sont parfois vite tombĂ©s dans une exagĂ©ration de kilomĂštres carrĂ©s et de nombres astronomiques pour dĂ©crire lâAmazonie.
22 x 27 cm
96 pages
env. 80 illustrations en noir et blanc et quadri
ISSN : 0007-4730
ISBN : 978-2-36919-201-5
Parution : juin 2023
Prix : 20 âŹ
Mots-clĂ©s : Moyen Ăge, gothique flamboyant, Bruges, Renaissance, LĂ©onard de Vinci, arts textiles, tapisserie, tenture de lâApocalypse, restaurations, xixe siĂšcle.
Publication de la SociĂ©tĂ© française dâarchĂ©ologie, le Bulletin monumental sâattache, depuis 1834, Ă proposer des Ă©tudes de rĂ©fĂ©rence sur lâarchitecture et le patrimoine, du Moyen Ăge au xxe siĂšcle, qui sâadressent aussi bien aux spĂ©cialistes quâaux amateurs.
Chaque livraison est richement illustrĂ©e et offre des Ă©tudes de fond inĂ©dites complĂ©tĂ©es par des rubriques dâactualitĂ© sur des dĂ©couvertes rĂ©centes et de comptes rendus sur les parutions importantes en France et Ă lâĂ©tranger.
Sommaire
Ingrid Geelen, « Faste et dévotion à la cour de Bourgogne : la chapelle de Louis de Gruuthuse à Bruges (vers 1472) »
Ăvelyne Thomas, « Architecture et dĂ©cor français dans la tapisserie de la CĂšne, dâaprĂšs LĂ©onard de Vinci »
Maxine Geneste, « Le sauvetage de la tenture de lâApocalypse dâAngers au xixe siĂšcle dâaprĂšs les archives du chanoine Joubert »
: 978-2-330-17918-2
Les actes
Ouvrage collectif
La crise intellectuelle, morale, sociale, politique et Ă©cologique exacerbĂ©e par la pandĂ©mie de Covid-19 a renforcĂ© notre conviction de lâurgence Ă faire vivre lâaction pour le vivant, Ă rendre compte que dâautres voies sont possibles. En aoĂ»t 2020, Arles a accueilli pour la premiĂšre fois plus dâune centaine de scientifiques, artistes, romanciers, philosophes, Ă©conomistes, militants ou politiques pour rĂ©flĂ©chir, dĂ©battre, Ă©changer, exposer et imaginer ensemble, durant toute une semaine, les solutions pour accompagner la transition qui doit advenir.
Points forts
âą Fort de son succĂšs grandissant, le festival Agir pour le vivant sâexporte : aprĂšs LiĂšge, Vienne et Medellin, le festival sâest dĂ©placĂ© Ă Souza (Cameroun) du 25 au 29 janvier 2023.
âą Des actes pour dĂ©ployer la richesse des interventions dâAgir pour le vivant.
Pour tĂ©moigner de la richesse de ces Ă©changes, huit acteurs ayant chacun animĂ© une journĂ©e thĂ©matique font part de leurs enthousiasmes, de leurs Ă©motions et de leurs rencontres : Sabah Rahmani, Anne-CĂ©cile Bras, Pascal Seys, Arnaud Gonzague, Anne-Lise Carlo, Anne-Sophie Novel, Bertrand HagenmĂŒller et le collectif Le Bruit qui court. Par ailleurs, les rĂ©sultats de sept rĂ©sidences et ateliers consacrĂ©s aux grands axes dâune politique ambitieuse du vivant sont ici prĂ©sentĂ©s par Tarik Chekchak, Le Bruit qui court, SĂ©verine Kodjo-Grandvaux, RaphaĂ«l Mathevet, Jeanne HĂ©nin, Anne Le Strat et Christophe Aubel.
événement
La quatriĂšme Ă©dition dâAgir pour le vivant aura lieu Ă Arles du 22 au 26 aoĂ»t 2023.
âAgir pour le vivantâ, Ă©vĂ©nement dĂ©sormais rĂ©current, permet de crĂ©er une communautĂ© expressive autour de la question du vivant. En aoĂ»t 2022 sâest dĂ©roulĂ©e la troisiĂšme Ă©dition de ce festival unique en France. Sept jours de dĂ©bats denses et fertiles, de rencontres, dâateliers, dâexpositions et de projections.
256 pages
ouvrage relié
isbn : 978-2-330-17949-6
juin 2023
De quoi est fait lâunivers ? Aussi loin que porte le regard des tĂ©lescopes, la contemplation du ciel nous donne Ă voir des planĂštes, des Ă©toiles, des galaxies⊠Autant de matiĂšre dont nous savons dĂ©sormais quâelle est constituĂ©e dâatomes : hydrogĂšne, hĂ©lium, oxygĂšne, carbone⊠ceux-lĂ mĂȘmes dont nous sommes faits nous aussi. En mĂȘme temps, Ă force dâindices patiemment accumulĂ©s depuis un siĂšcle, les cosmologistes ont acquis la certitude que cette matiĂšre visible ne reprĂ©sente rien. PrĂ©cisĂ©ment 5 % du contenu du cosmos. Le reste est non seulement invisible, mais Ă©galement dâune nature totalement inconnue. Pour lâessentiel, cette fraction majoritaire quoique inaccessible de lâunivers serait composĂ©e dâune substance que, faute de pouvoir en cerner les contours, les spĂ©cialistes ont baptisĂ© âĂ©nergie noireâ. Seule certitude, cette entitĂ© mystĂ©rieuse est la clĂ© du destin du cosmos. Sâopposant Ă la gravitation, elle accĂ©lĂšre en effet lâexpansion de lâunivers dĂ©marrĂ©e il y a environ 14 milliards dâannĂ©es, semblant ainsi le conduire vers un Ă©tat de dilution ultime, synonyme de vide Ă©ternel et sans limite. Mais comment en ĂȘtre certain, alors mĂȘme que la nature de lâĂ©nergie noire demeure une Ă©nigme ? Pour la rĂ©soudre, les spĂ©cialistes du ciel, sous lâĂ©gide de lâAgence spatiale europĂ©enne, ont imaginĂ© Euclid, lâune des plus fantastiques missions dâobservation astronomique jamais conçues. PrĂ©cisĂ©ment, un tĂ©lescope spatial et deux instruments scientifiques Ă la prĂ©cision diabolique qui, pendant six ans, vont cartographier pas moins de 1,5 milliard de galaxies, dâoĂč il rĂ©sultera un clichĂ© 3D de lâunivers pris dans toute son extension spatiotemporelle. Et des volutes dessinĂ©es par la matiĂšre galactique Ă lâĂ©chelle du cosmos tout entier, les cosmologistes dĂ©duiront la nature de lâĂ©nergie noire, moteur de lâexpansion cosmique.
AprĂšs plus de vingt ans de dĂ©veloppements scientifiques et techniques, Euclid est enfin prĂȘt Ă partir. En juillet prochain, alors quâune fusĂ©e Falcon 9 de SpaceX lâarrachera Ă la surface terrestre pour le placer sur orbite, câest peu dire que les mille cinq cents personnes de dix-sept pays qui ont travaillĂ© dâarrache-pied pour lui donner corps retiendront leur souffle. Elles seront elles-mĂȘmes en partance pour une aventure scientifique et humaine unique ayant le potentiel de bouleverser la vision que nous avons de lâunivers. En vous rĂ©vĂ©lant les enjeux dâEuclid, ses coulisses et les espoirs quâil suscite, câest au partage de cette aventure que ce livre vous invite.
Points forts
âą Un ouvrage exceptionnel qui raconte lâincroyable aventure dâEuclid, qui dure depuis 20 ans et a rĂ©uni des spĂ©cialistes de 17 pays.
âą Un champ dâĂ©tudes fascinant â lâunivers et la matiĂšre noire â, racontĂ© par un journaliste scientifique.
âą Un effort considĂ©rable a Ă©tĂ© fourni par lâauteur et les Ă©quipes Ă©ditoriales pour rendre comprĂ©hensible un discours Ă la base trĂšs scientifique et difficilement accessible.
âą Un beau livre trĂšs fortement illustrĂ© et composĂ© nombreux niveaux de lecture, sâadressant donc Ă un public trĂšs large.
Mots clés
âą tĂ©lescope spatial â matiĂšre noire â astronomie â univers
NĂ© en 1974, Mathieu Grousson est journaliste scientifique. DiplĂŽmĂ© de lâĂcole supĂ©rieure de journalisme de Lille, il est Ă©galement docteur en physique.
événement
Cet ouvrage est publiĂ© Ă lâoccasion du lancement du tĂ©lescope spatial Euclid Ă bord dâune fusĂ©e Falcon de SpaceX en juillet 2023.
Ăditeur original Grove Press, Grove Atlantic, New York
Titre original Bloodbath Nation
Texte © Paul Auster, 2021
Photographies © Spencer Ostrander, 2021
© Actes Sud, 2023 pour lâĂ©dition française ISBN 978-0-8021-6045-4 www.actes-sud.fr
Asped quis doluptatem landia dit ab ipsapel eseriorit, sinis et eos auditaquae dolorpo riaepro est pre essenis resequis ducia cus everchi cipiento omnihiliqui denditius enimodiam iligenient facerem qui aut eius, qui con etum ut faccuptatur alit quo quamus, vel ilias voluptassim dolorent eatur millat quia doloris aut re omnist ra voluptaspera corioreptam et quist, ut omnient ex eaquo odi dundunt ionsed utatis earcium es aut et por alitio bea est, que mi, tet qui beaquae la voluptat volu
Sust, cuptatur re parum, si bereprorero velenit est et odis dem volorem doluptate niendi volupis ent, vel molore vende nonsequi as dolupta nonsequ assitius maximus, simaximin nonecab orepedis voloribusam sequae volorum ident ut ra cum lam faccae illaccabo. Hent.Ritiam intia delique ped quatur sitatur atis ut fugit audio quas et mi,.
Dans la classification des missions de lâAgence spatiale europĂ©enne, Euclid, un acronyme de EUropean Cosmic aLl sky Investigator of the Dark universe, dont le nom fait rĂ©fĂ©rence au pĂšre de la gĂ©omĂ©trie, nâest quâune mission dite âde taille moyenneâ. Et pourtant, comme lâaffirme Olivier La Marle, âdans lâhistoire des missions spatiales dâexploration du cosmos, Euclid reprĂ©sente une vĂ©ritable ruptureâ. En documentant pour la premiĂšre la structure de lâunivers, il sera possible de tester les lois qui en sont Ă lâorigine Ă lâĂ©chelle du cosmos tout entier et, qui sait, de dĂ©montrer la nĂ©cessitĂ© de les remettre en cause.âEuclid a le potentiel de rĂ©volutionner tout ce que nous croyons savoir de lâuniversâ, appuie le scientifique. Pour ce faire, Euclid a pour mission de rĂ©aliser quarante mille clichĂ©s couvrant les 15 000 degrĂ©s carrĂ©s (deg2) du ciel nocturne (un tiers du total), correspondant Ă sa fraction non âpolluĂ©eâ par la lumiĂšre de notre galaxie, la Voie lactĂ©e. Lâobjectif consiste Ă figer sur
Distorsions dans lâespace des redshifts (RSD)
la âpelliculeâ lâimage dâenviron 1,5 milliard de galaxies, dans le but dâĂ©tablir la premiĂšre carte 3D de lâunivers jusquâĂ une distance de 10 milliards dâannĂ©es-lumiĂšre de la Terre ! âĂ lâĂ©vidence, nous sommes dans une logique de recensement du cosmos tout entierâ, sâenthousiasme Olivier La Marle.
Alors que la date du lancement, prĂ©vu pour 2022, approche, lâexcitation est palpable.
â Jâai parfois la sensation quâavec Euclid, dans les pas de Bartolomeu Dias, Distorsions dans lâespace des redshifts (RSD) Christophe Colomb ou Magellan, nous allons rejouer Ă lâĂ©chelle de lâunivers les grandes explorations de lâĂ©poque moderne, tĂ©moigne Ăric Prieto.
â Jusquâalors, nous sommes restĂ©s Ă lâorĂ©e du bois. Mais avec Euclid, câest comme si nous allions pĂ©nĂ©trer pour la premiĂšre fois Ă lâintĂ©rieur de la forĂȘt !, complĂšte HervĂ© Dole.
â Notre vision du cosmos en sera nĂ©cessairement bouleversĂ©e, reprend Anne Ealet. Excitation, donc, mais aussi apprĂ©hension. Celle qui, durant la longue et patiente phase de
En premiĂšre approximation, le dĂ©calage vers le rouge des galaxies est une manifestation de leur fuite sous lâeffet de lâexpansion. Mais celles-ci sont Ă©galement animĂ©es dâun mouvement propre, sous lâeffet de lâattraction gravitationnelle des grandes structures dans lesquelles elles Ă©voluent. Or ce mouvement se traduit par une lĂ©gĂšre altĂ©ration de leur dĂ©calage vers le rouge. Ainsi, si lâon est capable dâextraire le signal correspondant du fond liĂ© Ă lâexpansion, on rĂ©vĂšle le champ de gravitation des grandes structures. On peut alors tester la loi de la gravitation aux plus grandes Ă©chelles du cosmos.
TrouvĂ©s dans la Maison Ă lâĂ©phĂšbe situĂ©e au voisinage de lâarc de triomphe, cette statue en bronze reprĂ©sente un Ă©phĂšbe debout et nu, avec la tĂȘte couronnĂ©e de lierre aux feuilles cordiformes et aux baies bulbeuses. Il devait tenir une torche ou un flambeau dans la main droite. Cette Ćuvre, qui exalte la beautĂ© athlĂ©tique et la grĂące juvĂ©nile, sâinscrit dans la sĂ©rie bien connue des Ă©phĂšbes dits âlampadophoresâ couvrant chronologiquement le ier siĂšcle av. J.-C. et les dĂ©buts du ier siĂšcle apr. J.-C. No museum dealing with the great civilizations of antiquity would be complete without a monumental effigy of a pharaoh. This statue will be one of the high points in the tour of Louvre Abu Dhabi. It will complement the museumâs acquisitions in Ancient Egyptian art, which at the moment have mainly focused on the topic of funeral rites. The monumental statue of Ramesses II will be set in counterpoint to a figure of the Mesopotamian prince Gudea, the two of them offering contrasting images of the splendor of the royal person. Ramesses II is shown in the conventional posture of the pharaohs, seated on a cubical throne, with his hands placed flat on his thighs, wearing the nemes headcloth with a rearing cobra on the brow.wImus solecus expedipis dolestrum, solorum quiam facilictur?
Asped quis doluptatem landia dit ab ipsapel eseriorit, sinis et eos auditaquae dolorpo riaepro est pre essenis resequis ducia cus everchi cipiento omnihiliqui denditius enimodiam iligenient facerem qui aut eius, qui con etum ut faccuptatur alit quo quamus, vel ilias voluptassim dolorent eatur millat quia doloris aut re omnist ra voluptaspera corioreptam et quist, ut omnient ex eaquo odi dundunt ionsed utatis earcium es aut et por alitio bea est, que mi, tet qui beaquae la voluptat volu.
Ron Mueck
Ăditions Fondation Cartier pour lâart contemporain, Paris
Version bilingue anglais/français
Relié, 24 à 30 cm, 312 pages
230 reproductions couleur
Textes de Ron Mueck, Justin Paton, Robert Rosenblum, Peter Sloterdijk et Robert Storr
ISBN : 978-2-86925-180-9
Parution : juin 2023
Prix : 58 âŹ
Exposition prĂ©sentĂ©e de juin Ă dĂ©cembre 2023 Ă la Fondation Cartier pour lâart contemporain Ă Paris, et de janvier Ă avril 2024 Ă Triennale Milano Ă Milan.
De juin Ă novembre 2023, la Fondation Cartier pour lâart contemporain invite le sculpteur Ron Mueck Ă exposer un ensemble dâĆuvres inĂ©dites encore jamais montrĂ©es en France.
Cet Ă©vĂ©nement sâinscrit dans la continuitĂ© du dialogue initiĂ© en 2005 avec cet artiste exceptionnel dont les Ćuvres sont aussi rares quâattendues.
Lâ exposition
Ron Mueck est connu pour ses figures humaines dont le rĂ©alisme saisissant est contredit par leurs dimensions surprenantes. Cette exposition prĂ©sente pour la premiĂšre fois en dehors de lâAustralie son Ćuvre monumentale Mass (2017), composĂ©e de cent gigantesques crĂąnes humains. Créée pour la National Gallery of Victoria (Melbourne), cette installation ambitieuse par son ampleur et sa singularitĂ© dans lâĆuvre de Ron Mueck est une vĂ©ritable expĂ©rience visuelle, physique et Ă©motionnelle. Lâexposition proposera Ă©galement une sĂ©lection dâĆuvres inĂ©dites que le public français sera le premier Ă dĂ©couvrir.
Ron Mueck
NĂ© Ă Melbourne en 1958, Ron Mueck vit au Royaume-Uni. AprĂšs avoir rĂ©alisĂ© des mannequins et des marionnettes pour le cinĂ©ma et la tĂ©lĂ©vision, il dĂ©marre sa carriĂšre artistique en 1996 lorsquâil rĂ©alise une sculpture de Pinocchio Ă la demande de lâartiste Paula Rego. LâannĂ©e suivante, sa sculpture Dead Dad (1996-1997) est une des piĂšces maĂźtresses de lâexposition Sensation: Young British Artists from the Saatchi Collection Ă la Royal Academy of Arts de Londres. En 2001, son Ćuvre Boy (1999) est prĂ©sentĂ©e Ă la 49e Biennale de Venise. Plusieurs grandes
expositions personnelles lui ont Ă©tĂ© consacrĂ©es Ă travers le monde, et ses Ćuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privĂ©es. La Fondation Cartier a accueilli deux expositions personnelles majeures de Ron Mueck en 2005 et 2013. Cette derniĂšre a donnĂ© lieu Ă la publication dâun catalogue raisonnĂ© de son Ćuvre, dont une nouvelle version actualisĂ©e paraĂźtra en 2023.
Ă lâoccasion de lâexposition, la Fondation Cartier publie une version augmentĂ©e du catalogue raisonnĂ© de lâĆuvre de Ron Mueck publiĂ© pour la premiĂšre fois en 2013. Cet ouvrage de rĂ©fĂ©rence prĂ©sente lâensemble des sculptures créées par lâartiste depuis ses dĂ©buts en 1996 Ă travers de nombreuses photographies et des documents inĂ©dits. Il fait Ă©galement la part belle Ă lâinstallation Mass . Des notes de lâartiste, des vues de studio, des dessins prĂ©paratoires et des photographies de maquettes permettent au lecteur de dĂ©couvrir le processus de crĂ©ation de Ron Mueck et dâentrer dans lâintimitĂ© de son travail. Des contributions du conservateur Justin Paton et des historiens de lâart Robert Rosenblum et Robert Storr, ainsi que du philosophe Peter Sloterdijk explorent les thĂšmes majeurs qui sous-tendent son art.
Couple under an Umbrella, 2013
extR ait de LâouvR age
Lâhomme et la femme Ă©taient loin dâĂȘtre terminĂ©s lorsque je les ai vus pour la premiĂšre fois dans lâatelier de Ron Mueck, dans le Nord de Londres, en 2012. Mais il Ă©tait Ă©vident que quelque chose dâinhabituel Ă©tait en train de se passer avec ces sculptures. Cela ne tenait pas Ă la trĂšs grande taille des deux personnages ; Mueck est coutumier du fait, il a souvent modelĂ© des corps Ă©normes dans ce petit espace, crĂ©ant mĂȘme une fois un nouveaunĂ© si imposant quâil fallut le sortir par la fenĂȘtre Ă lâaide dâun treuil. Cela ne tenait pas non plus au stupĂ©fiant souci du dĂ©tail apportĂ© au modelage et au rendu des personnages, car câest aussi une chose Ă laquelle les connaisseurs de Mueck ont appris Ă sâattendre. Cela ne tenait pas mĂȘme Ă la somme de travail Ă©vidente quâil leur avait consacrĂ©e, lâimplication quasi monastique de Mueck, dans ce domaine, Ă©tant elle aussi bien connue. Non, ce qui Ă©tait surprenant et fascinant, pour quiconque Ă©tait familier des sculptures de Mueck, câĂ©tait le fait que ces deux personnages se touchaient et que, de plus, il prĂ©voyait de rĂ©aliser deux autres sculptures reprĂ©sentant des personnages Ă©galement en trĂšs proche contact. Dans un autre atelier, la nouvelle nâaurait rien dâoriginal. Beaucoup de sculpteurs crĂ©ent des personnages solitaires autant que des groupes sans y voir de diffĂ©rence particuliĂšre. Mais dans lâatelier de Mueck, cet instant de contact est un Ă©vĂ©nement, aussi bien statistique quâĂ©motionnel. Dans une Ćuvre composĂ©e de quarante-huit sculptures, trente-huit sont des personnages solitaires. Et la solitude de ces personnages, en outre, est particuliĂšrement forte.
DĂ©ambuler dans une grande exposition de Mueck Ă©quivaut Ă se retrouver en compagnie dâune foule de solitaires invĂ©tĂ©rĂ©s. RecroquevillĂ©s dans un coin, accroupis sous des draps ou des couvertures, ou encore assis, terrifiĂ©s, au milieu dâun espace vide, ces personnages donnent souvent lâimpression de vouloir sâenfuir de la salle dâexposition et Ă©chapper Ă lâattention des curieux (voir Big Man, Man in a Sheet et Wild Man). Dâautres encore paraissent se retirer ou dĂ©river dans des Ă©tats intĂ©rieurs qui nous sont Ă peu prĂšs inaccessibles â Ă©tat dâinquiĂ©tude (In Bed), de timiditĂ© maladive (Ghost), de concentration et de respiration profonde (Pregnant Woman) ou de rĂȘverie mortelle (Drift). On comprend alors que ce ne sont pas seulement des sculptures solitaires, mais des sculptures sur la solitude, sur le dĂ©calage entre la façon dont nous nous sentons et celle dont nous apparaissons aux autres.
NĂ© en 1972, Justin Paton est conservateur en chef pour lâart international Ă lâArt Gallery of New South Wales Ă Sydney. Il est lâauteur de plusieurs livres et essais consacrĂ©s Ă des artistes nĂ©o-zĂ©landais et australiens. Sa chronique « A Longer Look » est rĂ©guliĂšrement publiĂ©e dans la revue Art News New Zealand.
Et quâen est-il de cette femme robuste mais tout autant diminuĂ©e qui ploie vers lâarriĂšre sous le poids dâun fagot de branches â Woman with Sticks ? (Par opposition, comparez ces quelques derniĂšres sculptures avec le gigantesque poulet plumĂ© de Still Life.) Qui est-ce ? Pourquoi est-elle nue ? Que signifient cette Ă©bauche de sourire sur son visage et cette Ă©tincelle dans ses yeux ? De plus, Ă©tant donnĂ© sa petitesse, Ă quoi doit-elle la force de sa prĂ©sence parmi nous ? Comment peut-elle dominer la salle alors que sa taille, sa posture et sa charge la mettent dans une position de tel dĂ©savantage face au spectateur sans fardeau qui la surplombe ?
Sommes-nous passĂ©s de la rĂ©alitĂ© « rĂ©elle » Ă une sorte dâunivers parallĂšle, onirique et surrĂ©el sans ĂȘtre ouvertement hallucinatoire ou bizarre du point de vue du style ? Ă cet Ă©gard, la culture populaire est pleine de fables sur la permĂ©abilitĂ© de la conscience, sur ce mouvement quasi imperceptible qui va dâun cĂŽtĂ© et de lâautre de cette ligne sĂ©parant le quotidien du surnaturel. Certes, Mueck, aprĂšs avoir travaillĂ© comme dĂ©corateur de vitrines, a fait son apprentissage chez Jim Henson et son Muppet Show ; certes, il est un homme de son temps â ce temps qui a vu la technologie des effets spĂ©ciaux cinĂ©matographiques se dĂ©velopper et se sophistiquer de façon Ă©poustouflante, et lâart de la marionnette et du modelage se lancer dans une course au coude Ă coude avec lâanimation numĂ©rique, pour une illusion de plus en plus forte. Mais Mueck ne fabrique pas dâobjets gadgets pour le vaste marchĂ© des figurines de science-fiction et de fantastique, mĂȘme
sâil utilise nombre de trucages identiques Ă ceux de cette industrie. Ses instantanĂ©s sculpturaux sortent de scĂ©narios qui nâont ni dĂ©but ni fin, mais seulement des milieux incertains. Ce sont des scĂ©narios qui nâont dâautre existence que leur incarnation singuliĂšre en tant quâobjets autonomes, tout comme les tableaux photographiques de Gregory Crewdson, Ă lâĂ©trangetĂ© similaire, semblent ĂȘtre des films Ă image unique, dĂ©nuĂ©s dâhistoire et de storyboard, sans pour autant lâĂȘtre complĂštement. Il sâagit dâun genre dâ« art de genre » caractĂ©ristique de la fin du xxe et du dĂ©but du xxie siĂšcle : lâĂ©vocation emphatiquement corporelle, visuellement excessive et, dans le cas de Mueck, incroyablement tactile, de choses qui pourraient sâĂȘtre passĂ©es sans avoir jamais vraiment eu lieu, de lâalternance dâun monde vraisemblable et dâun monde marginalement â si ce nâest totalement â invraisemblable, deux mondes qui sont, de maniĂšre envoĂ»tante et mĂȘme oppressante, similaires au nĂŽtre.
NĂ© en 1949, Robert Storr est artiste, critique et commissaire dâexposition. Il a Ă©tĂ© doyen de lâĂ©cole dâart de lâuniversitĂ© Yale de 2006 Ă 2016. Il est Ă©galement lâauteur de nombreuses publications. Lâensemble de ses Ă©crits de 1980 Ă 2021 ont Ă©tĂ© rĂ©unis dans une anthologie en trois volumes parue sous le titre The Robert Storr Series (Heni Publishing, Londres, 2017-2021).
extR ait de LâouvR age
Dead Dad, lâune des premiĂšres Ćuvres de Mueck, a immĂ©diatement imposĂ© la singularitĂ© de lâartiste, pas seulement dans son attachement maniaque Ă reproduire les moindres poils, pores, muscles ou rides qui font la spĂ©cificitĂ© dâun visage et dâun corps, mais aussi dans son parti pris de rĂ©duction des dimensions humaines standard Ă une taille artificielle inquiĂ©tante. On retrouve cette mĂȘme vision dans chacune des sculptures de Mueck. Lâartiste devient une sorte de Frankenstein moderne, crĂ©ateur dâun univers personnel peuplĂ© dâhumanoĂŻdes qui tout Ă la fois reflĂštent notre image et nous transforment en crĂ©atures Ă©tranges. Mais, tout comme les inventions des artistes les plus bizarres et les plus singuliers â William Blake, par exemple â, les crĂ©atures de Ron Mueck peuvent aussi ĂȘtre rattachĂ©es Ă diffĂ©rentes traditions, passĂ©es ou prĂ©sentes. Pour ce qui est du prĂ©sent, elles vont rejoindre la cohorte des ĂȘtres humains de synthĂšse engendrĂ©s par des artistes contemporains comme autant de rĂ©ponses Ă un monde oĂč les rĂ©pliques de toutes sortes (quâelles soient Ă©lectroniques ou biologiques : photocopie ou brebis clonĂ©e) saturent notre expĂ©rience et brouillent la frontiĂšre entre original et copie, entre naturel et artificiel.
Cette tendance au fac-similĂ© humain a Ă©tĂ© identifiĂ©e et nommĂ©e en 1992 avec Post Human, une exposition majeure organisĂ©e par Jeffrey Deitch. Une tendance dont la figure de proue serait Duane Hanson, mais qui peut englober bien dâautres artistes plus jeunes, de Damien Hirst Ă Martin Kippenberger et qui, au-delĂ , trouve des Ă©chos dans notre dĂ©sir constant dâintervenir sur nos
visages et nos corps par le biais de la chirurgie esthĂ©tique, avec pour rĂ©sultat des bizarreries comme le physique irrĂ©el de Michael Jackson. LâĆuvre de Mueck a tout Ă fait sa place parmi ces artistes, de plus en plus nombreux, qui sont passĂ©s du langage artificiel de lâabstraction Ă celui, non moins artificiel, du rĂ©alisme. Des artistes qui, comme les anciens maĂźtres, proposent des variations si personnelles sur le thĂšme de la reproduction Ă lâidentique et en trois dimensions du corps humain que lâon reconnaĂźt aussitĂŽt leur marque de fabrique. De mĂȘme, ce groupe hĂ©tĂ©rogĂšne dâartistes couvre un large Ă©ventail de types humains et dâexpĂ©riences.
Robert Rosenblum (1927-2006) Ă©tait historien de lâart, professeur et commissaire dâexpositions. SpĂ©cialiste de lâart français des XVIIIe et XIXe siĂšcles, il a publiĂ© et contribuĂ© Ă de nombreux ouvrages. Ă partir de 1996 et jusquâĂ sa mort en 2006, il a Ă©tĂ© conservateur pour lâart du XXe siĂšcle au Guggenheim Museum de New York, oĂč il a notamment organisĂ© des expositions majeures telles que 1900: Art at the Crossroads en 2000, ou encore la premiĂšre rĂ©trospective consacrĂ©e Ă Norman Rockwell dans une institution amĂ©ricaine en 2001.
: 978-2-330-17945-8
De Stockholm Ă Verbier. Une vie pour la musique. Souvenirs.
Entretiens avec Bertrand Dermoncourt Avant-propos de Rodion Chtchedrine
âEnfin, Ă©videmment, il faut dire que cette atmosphĂšre unique, cette harmonie incomparable nâexisteraient pas sans la personnalitĂ© de Martin Engstroem. Câest lui qui a eu lâidĂ©e de tout cela et câest surtout lui qui fait le lien, un lien avant tout amical, entre tous les artistes prĂ©sents. Martin possĂšde un vĂ©ritable don pour regrouper des gens intĂ©ressants et faire en sorte que tout se passe bien. Il sait aussi dĂ©couvrir aujourdâhui les talents de demain. Câest un gĂ©nie de lâorganisation â un gĂ©nie, oui, je ne trouve pas dâautre mot. En outre, sa sensibilitĂ© humaine est immense. On le dit parfois timide ou rĂ©servĂ©. Câest faux ! Il est surtout trĂšs chaleureux. VoilĂ quelquâun Ă lâaise avec tout le monde, du plus jeune stagiaire Ă la plus grande star. Lui-mĂȘme, avec lâĂąge qui arrive, ressemble de plus en plus Ă une star du cinĂ©ma â câest un compliment â, mais a su rester tel quâil est, vrai, authentique. Il nây a quâĂ voir la qualitĂ© des relations quâil entretient avec sa famille et ses enfants : câest si rare ! Martin nâest pas seulement chaleureux, mais aussi trĂšs fiable et trĂšs fidĂšle.â
PubliĂ© Ă lâoccasion de la 30e Ă©dition du fameux Festival de Verbier, en Suisse, dont il est le crĂ©ateur, De Stockholm Ă Verbier revient sur le parcours en tous points exceptionnel de Martin Engstroem. Sous forme dâentretiens trĂšs vivants avec Bertrand Dermoncourt, une vie entiĂšre dĂ©file, avec ses anecdotes, ses obsessions, ses joies, ses drames et un fil constamment tendu : la musique. Plus prĂ©cisĂ©ment : les grands artistes classiques. Ils sont tous lĂ , vus des coulisses. DâHerbert von Karajan Ă Valery Gergiev, de Sviatoslav Richter Ă Yuja Wang, en passant par Martha Argerich, Barbara Hendricks, Carlos Kleiber et bien dâautres, plusieurs gĂ©nĂ©rations de musiciens sont prĂ©sentes dans ces souvenirs, avec une intimitĂ© et un relief inĂ©dits.
Points forts
âą Un ouvrage dâentretiens entre Martin Engstroem et Bertrand Dermoncourt, permettant de dĂ©couvrir le musicien sous un angle plus intimiste.
âą Une mise en lumiĂšre de lâun des plus grands festivals de musique classique, racontĂ© par son fondateur et directeur artistique.
âą Lâouvrage sera prĂ©sentĂ© en exclusivitĂ© Ă lâoccasion de la 30e Ă©dition du festival Verbier (lac LĂ©man, Suisse) du 14 au 30 juillet 2023.
âą Ă rapprocher de William Christie. Cultiver lâĂ©motion : 2 050 exemplaires vendus.
Mots clés
âą musique classique â festival Verbier â livre dâentretiens
Martin Engstroem, nĂ© Ă Stockholm en 1953, a dĂ©butĂ© trĂšs jeune une carriĂšre dâorganisateur de concert et dâagent dâartiste. Il a collaborĂ© avec les plus grands artistes, comme Jessye Norman ou Leonard Bernstein. En 1994, il fonde le Festival de Verbier.
Bertrand Dermoncourt est journaliste, Ă©diteur et directeur de Radio Classique. Pour Actes Sud, il a Ă©crit un Chostakovitch et un Stravinski, et dirige depuis 2004 la collection de monographies de musiciens. Il a publiĂ© plusieurs dictionnaires, dont Tout Mozart, et une sĂ©rie dâinĂ©dits de Stefan Zweig (Bouquins).
événement
La 30e édition du Festival de Verbier aura lieu du 16 au 30 juillet 2023. Le programme est consultable en ligne : www.verbierfestival.com/.
12,5 Ă 19 cm 144 pages
67 illustrations en couleur ouvrage broché photo poche no 113
isbn : 978-2-330-17889-5
juin 2023 prix provisoire : 13,90 âŹ
Photographies de Saul Leiter
Introduction de Max Kozloff
On redĂ©couvre avec enthousiasme ce photographe amĂ©ricain, peintre talentueux, contemporain de Robert Frank, ami dâEugene Smith, pionnier de la photographie en couleur au sein de la fameuse New York School.
NĂ© en 1923 Ă Pittsburgh, fils dâun grand talmudiste, il dĂ©laisse Ă 20 ans des Ă©tudes de rabbinat pour rejoindre New York afin dây poursuivre sa carriĂšre de peintre. Au tournant des annĂ©es 19401950, New York est le centre trĂ©pidant dâune crĂ©ation artistique intense, oĂč se croisent et sâexpĂ©rimentent des influences et des recherches venues des horizons europĂ©ens et amĂ©ricains. Willem de Kooning, Mark Rothko et les peintres de lâexpressionnisme abstrait y exposent leurs travaux. En photographie Ă©merge le bref mouvement de la street photography, portĂ© par Louis Faurer, Sid Grossman ou Leon Levinstein. Rapidement exposĂ©e et apprĂ©ciĂ©e par la critique, lâĆuvre picturale de Saul Leiter ne rencontre pas le succĂšs commercial escomptĂ©, mais ses travaux â et lâinfluence de personnalitĂ©s comme Eugene Smith ou Alexey Brodovitch â le conduisent Ă dĂ©couvrir le potentiel crĂ©atif de la photographie. En 1947, il dĂ©couvre au MoMA la cĂ©lĂšbre exposition dâHenri Cartier-Bresson et commence Ă photographier les rues de New York. Admirateur dâĂdouard Vuillard, il impose sa maĂźtrise de la couleur dans des vues citadines non conventionnelles, oĂč les reflets, les transparences, la complexitĂ© des cadrages, les effets de miroir se marient Ă lâusage du film inversible et du tĂ©lĂ©objectif pour Ă©crire une forme unique de pastorale urbaine abstraite.
Points forts
âą Connue du grand public depuis les annĂ©es 2000, lâĆuvre de Saul Leiter a atteint une renommĂ©e mondiale.
âą Un titre phare de la collection Photo Poche : 23 500 exemplaires vendus.
⹠Une réédition enrichie de 10 nouvelles photographies.
âą Monographies parues chez Textuel : The Unseen Saul Leiter (2022) : 4 600 exemplaires vendus ; All About Saul Leiter (2018) : 7 500 exemplaires vendus.
Mots clés :
âą photographie couleur â photographie de rue â mode âNew York â ville â urbain
Max Kozloff est un historien de lâart amĂ©ricain, critique dâart moderne et photographe. Il a Ă©tĂ© rĂ©dacteur en chef Ă The Nation et dâArtforum. Son article âAmerican Painting during the Cold Warâ (1973) est particuliĂšrement important pour la critique de lâexpressionnisme abstrait amĂ©ricain. Max Kozloff a reçu une bourse Guggenheim en 1968 et un Infinity Award for Writing de lâInternational Center of Photography en 1990.
Une exposition monographique sera prĂ©sentĂ©e aux Rencontres dâArles 2023.
événement
Saul Leiter, nĂ©en1923 Ă Pittsburg et mort en2013 Ă New York est cĂ©lĂšbre pour ses photographiesde rue. Il aaussi Ă©tĂ©photographede mode etpeintre. Il atravaillĂ© notammentpour le magazine Harperâs Bazaar pendant20ans Sont Ă©galementparus chezTextuel: The Unseen Saul Leiter (2022) et Forever Saul Leiter (2021).
Textes de Margit Erb,Pauline Vermare et Motoyuki Shibata
LapremiĂšre rĂ©trospective en français de lâĆuvre de Saul Leiter.
« Celivre regroupe pour la premiÚre fois les photosde mode de Saul Leiter, ses photos personnellesen couleur, ses imagesintimes en noiretblanc,et ses peintures.» Le Monde
« Unlivre petit format au contenu immense. »
LeFigaro magazine
« Celivre estun cadeau tombé du ciel newyorkais.» Polka Magazine
« Intemporelle. Cette sélection dephotoset tableaux suspend le temps,sur undemi-siÚcle deprisesde vue.» Photo
« LegĂ©niede la street photographynewyorkaise desannĂ©es50-60enfin mis Ă lâhonneur dans ce magnifique ouvrage regroupant plusde 200 clichĂ©s etdespeintures! » Ideat
Celivre rassemble la plus importante sĂ©lection dephotographiesetde tableaux issus des archivesde Saul Leiter qui vĂ©cut plusde60ans dans le Lower East Side Ă New York. Ses photos,souvent prisesen se promenantdans son quartier, ne semblent jamais datĂ©es. Avec une conscience aiguĂ«du caractĂšre transitoire de la beautĂ©, il a conçu unepoĂ©siede lâĂ©phĂ©mĂšre qui confine au sublime.
âą Centenaire de la naissancede Saul Leiter en2023.
⹠TroisiÚme réimpression pour ce livre épuiséet déjà vendu à 7 500exemplaires!
Exposition Saul Leiter aux Rencontres dâArles 2023 (Palais de l'ArchevĂ©chĂ©)
14,8 x 21
Relié
312 pages
230 images, 39⏠9782845976795
âą
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Saul Leiter, né en 1923 à Pittsburg et mort en 2013 à New York est célÚbre pour ses photographies de rue Il a aussi été photographe de mode et peintre. Il a travaillé notamment pour le magazine
Harperâs Bazaar pendant 20 ans. Sont Ă©galement parus chez Textuel: The Unseen Saul Leiter (2022) et All about Saul Leiter (2018) qui est la premiĂšre rĂ©trospective française de son oeuvre.
Saul Leiter
Texte de Margit Erb et Michael Parillo, postface dâAkiko Otake
« Grùce aux trésors exhumés par la fondation Saul Leiter, on découvre ici des photos de modes, nus ou autoportraits en noir et blanc. Saisissant! » Télérama
âą Centenaire de la naissance de Saul Leiter en 2023.
ConsidĂ©rĂ© comme le grand pionnier de la photographie couleur, Saul Leiter (19232013) a inspirĂ© plusieurs gĂ©nĂ©rations de photographes. Il vĂ©cut plus de 60 ans dans le Lower East Side Ă New York, peuplĂ© alors dâartistes en tous genres, de sans-abri, dâimmigrĂ©s et de personnes ĂągĂ©es solitaires. Son Ćuvre regorge de photos prises Ă travers des vitres, dans lâentrebĂąillement dâune porte, ou encore dans les reflets dâun miroir. Saul Leiter ne cherche pas lâimage. Il capture au contraire des moments transcendants qui ne relĂšve dâaucune intention, la poĂ©sie de lâinstant et de lâintime, dont il mesure totalement la fragilitĂ© et restitue pleinement la grĂące.
⹠Avec All About Saul Leiter et The Unseen Saul Leiter, ce sont plus de 16 000 exemplaires qui se sont écoulés.
âą Si la reconnaissance de Saul Leiter fut extrĂȘmement tardive, elle est aujourdâhui Ă©clatante!
Exposition Saul Leiter aux Rencontres dâArles 2023 (Palais de l'ArchevĂ©chĂ©)
14,8 x 21, relié
312 pages
250 images
39âŹ
REV 14 juin 2023
âą Photographie
Une grùce absolue se dégage de ce recueil consacré au pionnier de la couleur.
Saul Leiter, nĂ© en 1923 Ă Pittsburg et mort en 2013 Ă New York est cĂ©lĂšbre pour ses photographies de rue. Il a aussi Ă©tĂ© photographe de mode et peintre. Il a travaillĂ© notamment pour le magazine Harperâs Bazaar pendant 20 ans Sont Ă©galement parus chez Textuel: Forever Saul Leiter (2021) et All about Saul Leiter (2018) qui est la premiĂšre rĂ©trospective française de son oeuvre.
« Plus de 75 images inédites de ce pionnier de la photographie en couleur. » Télérama
« Faire encore et encore l'expérience du ravissement avec ce nouvel opus. » Beaux-Arts magazine
TrĂšs en avance sur son temps, Saul Leiter investit la diapositive dĂšs 1948 comme un mĂ©dium artistique Ă part entiĂšre, via des projections quâil organise. Ce livre rassemble 76 images inĂ©dites, sĂ©lectionnĂ©es parmi les archives du photographe. Le choix sâest portĂ© sur les Ćuvres relevant de la street photography, soulignant son extrĂȘme singularitĂ©, Ă lâopposĂ© des codes du reportage documentaire.
Saul Leiter a rĂ©alisĂ© la plupart de ces images entre 1948 et 1966, arpentant les rues de Downtown Manhattan Ă New York, saisissant la magie et le mystĂšre des dĂ©cors ordinaires. PrĂšs de soixante ans plus tard, sa dĂ©licatesse, entre abstraction et figuration, le place parmi les plus grands. ProfondĂ©ment avant-gardiste, la reconnaissance tardive de Saul Leiter explose aujourdâhui.
Immersion dans les archives de Saul Leiter. REV
âą Centenaire de la naissance de Saul Leiter en 2023.
⹠Réimpression de ce livre tiré à 5000 exemplaires épuisé 4 mois aprÚs sa sortie.
âą Avec All About Saul Leiter et Forever Saul Leiter (plus de 16 000 ex vendus au total), Textuel poursuit son exploration de lâĆuvre de Saul Leiter.
âą ProfondĂ©ment avant-gardiste, la reconnaissance tardive de Saul Leiter explose aujourdâhui comme en tĂ©moignent les chiffres de vente.
âą TrĂšs en avance sur son temps, Saul Leiter investit le medium diapositive dĂšs 1955 via des expositions en galerie ou des projections.
Exposition Saul Leiter aux Rencontres dâArles 2023 (Palais de l'ArchevĂ©chĂ©)
21,5 x 27,5, 160 pages, relié en toile noire avec vignette collée, 75 images, 49⏠9782845979130
âą Photographie âą
Saul Leiter Ă©tait tellement proliïŹque. Par oĂč commencer ?
De toutes les questions auxquelles la Fondation Saul Leiter a Ă©tĂ© confrontĂ©e dĂšs sa crĂ©ation en 2014, celle-ci Ă©tait sans doute la plus pressante, mais aussi la plus difïŹcile Ă rĂ©soudre. La pĂ©riode qui avait entourĂ© la disparition de Saul le 26 novembre 2013, quelques jours Ă peine avant son 90e anniversaire, avait Ă©tĂ© un tourbillon dâintense activitĂ©. Au terme dâune courte maladie, Saul Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© Ă son domicile sous soins palliatifs. Ă prĂ©sent, avec la directrice de la fondation Margit Erb (qui est Ă©galement mon Ă©pouse) Ă la tĂȘte de la mission et de nombreuses personnes pour prĂȘter main-forte, le moment Ă©tait venu de se plonger dans la montagne dâarchives que le photographe avait laissĂ©e derriĂšre lui.
En plus de lâappartement dans lequel il vivait, Saul disposait dâun second local dans le mĂȘme immeuble ; Ă la ïŹn de sa vie, il y avait stockĂ© de plus en plus de choses, au point que lâendroit Ă©tait devenu inhabitable. Plusieurs mois ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour rĂ©organiser et mettre en sĂ©curitĂ© les affaires contenues dans ces deux espaces : ici les tirages, lĂ les peintures et les
carnets de croquis ; les livres dans ces cartonsci, les jouets anciens et autres curiositĂ©s dans ces cartons-lĂ . Il a fallu des centaines de boĂźtes de rangement pour mettre Ă lâabri les documents dâarchives, mais aussi la correspondance et les Ă©crits personnels, les rouleaux de pellicule non dĂ©veloppĂ©s et plusieurs dizaines de milliers de nĂ©gatifs et de diapositives.
La fondation a dâabord consacrĂ© ses efforts Ă dresser lâinventaire des tirages rĂ©alisĂ©s du vivant de Saul ainsi que de ses peintures (essentiellement des aquarelles sur papier, mais aussi quelques huiles sur toile). La Howard Greenberg Gallery, qui gĂ©rait les ventes de Saul aux Ătats-Unis, disposait dĂ©jĂ dâun catalogue des Ćuvres qui a aidĂ© Ă mettre le pied Ă lâĂ©trier. Margit et lâĂ©quipe ont utilisĂ© le logiciel de base de donnĂ©es Artsystems pour la saisie des informations, un scanner Epson pour crĂ©er des images des Ćuvres de petites dimensions et un banc de reproduction avec statif et appareil photo pour les travaux qui ne pouvaient pas passer au scanner. Lorsque jâai intĂ©grĂ© la fondation Ă plein temps en septembre 2015, je me suis occupĂ© de cet inventaire des tirages et des peintures. Jâavais passĂ© beaucoup de temps avec
Photographies de DolorĂšs Marat
Introduction dâĂric Reinhardt
Dâabord apprentie chez un photographe de quartier, puis laborantine et photographe pour le magazine Votre beautĂ©, DolorĂšs Marat, nĂ©e en 1944, commence une Ćuvre personnelle au milieu des annĂ©es 1990, peuplĂ©e dâĂ©nigmes et dâambiances Ă©tranges, de figures sĂ©duisantes et sensuelles, de scĂ©narios sans issue. Le flou de bougĂ© est la composante reconnaissable du travail de DolorĂšs Marat. Elle se hĂąte de photographier, rĂ©pondant Ă son instinct, et ce mouvement prĂ©cipitĂ© se retrouve dans ses images. Ni recadrĂ©es ni retouchĂ©es, ses photographies prĂ©sentent pourtant une large palette de couleurs, souvent issue de lâĂ©clairage artificiel de la ville. Elle est une photographe de la nuit, de lâillusion, du rĂȘve.
Le procĂ©dĂ© de tirage Fresson, quâelle privilĂ©gie jusquâĂ la mort de Michel Fresson (2020) avant de se tourner vers le tirage sur un papier japonais artisanal, donne Ă ses clichĂ©s un aspect veloutĂ© et des couleurs spectrales.
Ăric Reinhardt, qui signe lâintroduction, Ă©crit : âDolorĂšs Marat a la facultĂ© de photographier non pas la chose, mais lâeffet que cette chose produit sur ses sens, [âŠ] ce nâest pas la photographie furtive cachĂ©e dans le rĂ©el que recherche DolorĂšs Marat, mais le moment oĂč survient une impression impĂ©rieuse entre sa personne et ce qui sâoffre Ă sa vue, pour le fixer tel quâelle le vit et le perçoit intĂ©rieurement.â
Points forts
⹠Une rétrospective pour redécouvrir une figure majeure de la photographie française.
âą Une approche singuliĂšre de la photographie de nuit, empreinte dâexpressionnisme.
âą Un texte incarnĂ© et intimiste dâĂric Reinhardt, romancier Ă succĂšs et ami de lâartiste.
âą DolorĂšs Marat figure dans le coffret Femmes photographes, Photo Poche nos 160-162 (2020).
âą Pour dĂ©couvrir la photographie au tirage Fresson : Bernard Plossu, Tirages Fresson, Textuel (2020) â Sarah Moon, Photo Poche no 78 (2012).
Mots clés :
âą photographie couleur â coloriste â tirage Fresson âanimaux â bestiaire â New York â Paris â Ăgypte âJordanie â expressionnisme
Ăric Reinhardt, nĂ© Ă Nancy le 2 avril 1965, est un Ă©crivain et Ă©diteur dâart français. AprĂšs son premier roman, Demi-sommeil, publiĂ© chez Actes Sud en 1998, il est lâauteur de sept romans, dont Cendrillon (Stock, 2007), LâAmour et les ForĂȘts (Gallimard, 2014), prix Renaudot des lycĂ©ens et prix du Roman des Ă©tudiants France CultureTĂ©lĂ©rama, et ComĂ©dies françaises, (Gallimard, 2020), prix Les Inrockuptibles.
événement
Une exposition monographique sera prĂ©sentĂ©e Ă CroisiĂšre aux Rencontres dâArles 2023.
Photographies de Claude Cahun
Introduction de François Leperlier
Longtemps mĂ©connue du grand public malgrĂ© sa reconnaissance parmi les surrĂ©alistes, lâĆuvre de Claude Cahun (1894-1954) connaĂźt, depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990, un regain dâintĂ©rĂȘt et de visibilitĂ© de la part de plusieurs institutions culturelles qui lui consacrent des rĂ©trospectives. Ă raison, car cette artiste en tout point queer, tant par son expression de genre que par son union de toute une vie avec lâartiste Marcel Moore, explore, dĂšs 1917, des rĂ©flexions sur lâidentitĂ© aujourdâhui en pleine effervescence. Son autobiographie par lâimage fait une large place Ă lâidentitĂ© de genre : Claude Cahun prĂ©fĂšre lâindĂ©finition. âToute crĂ©ation est crĂ©ation de soiâ, Ă©crit lâartiste, rebelle Ă toute identification et considĂ©rant que âles Ă©tiquettes sont mĂ©prisablesâ.
Dans ses tableaux photographiques, comme dans ses autoportraits, Claude Cahun pratique la photographie comme une scĂ©nographie des apparences, comme si lĂ se tenait son essence. Rompant avec lâart de la reprĂ©sentation â ou de lâillusion â, Claude Cahun a rĂ©solument engagĂ© lâacte photographique dans une perspective de transfiguration de lâexpĂ©rience sensible, dans une poĂ©tique de la mĂ©tamorphose :
Points forts
âą Une Ćuvre en rĂ©sonance avec des sujets de sociĂ©tĂ© trĂšs actuels : reprĂ©sentation des personnes queer, identitĂ© et non-binaritĂ© de genre, relations amoureuses lesbiennes.
⹠Cet ouvrage fait redécouvrir une figure majeure du surréalisme.
⹠Une nouvelle édition enrichie de 5 nouvelles photographies.
âą Jamais dâautre que toi de Rupert Thomson (traduction Christine Le BĆuf, Actes Sud, 2019), roman basĂ© sur lâhistoire dâamour de Claude Cahun et Marcel Moore.
Mots clés :
âą surrĂ©aliste â autoportraits â collage â installation âthéùtre â lgbt â queer
François Leperlier (nĂ© en 1949) est un Ă©crivain, essayiste, poĂšte, philosophe et historien de lâart français, connu notamment pour ses recherches sur Claude Cahun. Il a consacrĂ© une grande partie de sa vie Ă la rĂ©habilitation et Ă la reconnaissance de son Ćuvre, redĂ©couverte prĂšs de quarante ans aprĂšs la mort de lâartiste en 1954. Il est lâauteur de Claude Cahun. LâExotisme intĂ©rieur (Fayard, 2006) et a composĂ© un recueil des Ă©crits de Claude Cahun intitulĂ© Aveux non avenus (Fayard, 2011).
âLâimpossible rĂ©alisĂ© en un miroir magique.â
Textes dâElvire Perego
Choix des images par Robert Delpire et Elvire Perego
Pour son centiĂšme numĂ©ro, Photo Poche propose un volume double dans lequel Robert Delpire rend hommage Ă une plĂ©iade dâartistes et de crĂ©ateurs de tous horizons et disciplines qui ont entretenu une relation particuliĂšre avec la photographie.
Ils sont peintres, sculpteurs, poĂštes, Ă©crivains, voyageurs, architectes, cinĂ©astes, intellectuels, reconnus et admirĂ©s pour tels. En grands amateurs â dans le sens de celui qui aime, lâamoureux â, ces personnalitĂ©s sâadonnent toutes Ă la photographie. Conçu sous forme dâune petite anthologie, le numĂ©ro 100 de la collection Photo Poche est destinĂ© Ă rester, par dĂ©finition, inachevĂ©, Ă jamais ouvertâŠ
Il entrecroise et confronte diffĂ©rentes pratiques photographiques : du simple hobby, jeu, divertissement Ă lâexpĂ©rimentation des plus novatrices⊠Câest donc une invitation Ă un vagabondage oĂč se jouent en arriĂšre-plan les clivages photographe amateur, photographe professionnel, photographe artiste, toujours Ă lâĆuvre, tel un mouvement de balancier, dans lâhistoire de la photographie depuis ses origines. Dâun crĂ©ateur Ă lâautre, la photographie apparaĂźt fondamentalement Ă©criture, rite scripturaire liĂ© au vĂ©cu, Ă lâidentitĂ© individuelle, Ă la vie affective, Ă la vie de crĂ©ation et de pensĂ©e, essentiellement autobiographique. Nouveau langage de lâintĂ©rioritĂ©, nouvelle âĂ©criture du moiâ qui sâenracinent dans la culture âfin de siĂšcleâ, la photographie suggĂšre Ă quel point ces passionnĂ©s de gĂ©nie mettent en scĂšne et stimulent des interrogations identitaires, fournissent des modĂšles de comprĂ©hension de soi et du monde, atteignant une dimension dâarchĂ©types.
Elvire Perego est une spĂ©cialiste dâhistoire de la photographie, chargĂ©e de mission au Centre national de la photographie (1989-1993) et au musĂ©e Alinari Ă Florence (1994-1998).
Points forts
âą âPhoto Pocheâ Je ne suis pas photographe (Actes Sud), oct 2006 : 7 000 ex. vendus.
âą Vision transversale de la photographie par divers typologie d'artistes.
âą âPhoto Pocheâ n°100 Je ne suis pas photographe est citĂ© par Sophie Calle dans son âPhoto Pocheâ n°101 : "Il manquait le numĂ©ro 101 de la collection (...) Pourquoi, je ne sais pas, mais ça tombait bien. Ăa me plaisait d'occuper cette place fantĂŽme et de succĂ©der Ă Je ne suis pas photographe⊠"
Mots clés :
âą cinĂ©astes â peintres â Ă©crivainsâ sculpteurs âexpĂ©rimentation â histoire de la photographie â ïŹn du siĂšcle â nouveau langage â interrogations identitaires
Commissaire en 2019 de lâexposition Home Sweet Home (Rencontres dâArles/Textuel), Isabelle Bonnet est doctorante en culture visuelle Ă lâUniversitĂ© Paris I Sorbonne.
Sophie Hackett est conservatrice de la photographie Ă lâArt Gallery of Ontario (AGO), Ă Toronto, oĂč elle a Ă©tĂ© la commissaire de lâexposition Diane Arbus Photographs, 1956-1971 (2020).
Susan Stryker est une historienne amĂ©ricaine spĂ©cialiste de lâhistoire queer, autrice de nombreux livres.
Les images du premier rĂ©seau de travestis clandestin dans lâAmĂ©rique des annĂ©es 50/60 .
En 2004, 340 photographies dâamateur sont trouvĂ©es dans un marchĂ© aux puces de New York. Sur ces clichĂ©s pris entre la fin des annĂ©es 1950 et la fin des annĂ©es 1960 figurent des hommes habillĂ©s en femme, maquillĂ©s, coiffĂ©s, prenant la pose, jouant au scrabble, jardinant, sâamusant beaucoup. Ces photos ont appartenu Ă Tito Arriagada, qui sous son nom de femme, Susanna, accueillait rĂ©guliĂšrement un rĂ©seau de travestis dans sa propriĂ©tĂ© des Catskill : la Casa Susanna
Ces hommes sont mariĂ©s, ont des enfants et appartiennent Ă la classe moyenne supĂ©rieure blanche amĂ©ricaine. Ils sont ingĂ©nieurs, Ă©crivains, techniciens ou pilotes de ligne. Ils incarnent le rĂȘve amĂ©ricain et⊠sa face cachĂ©e. Ă partir de 1960, la parution clandestine jusquâen 1963 dâune revue, Transvestia, leur permet de construire leur rĂ©seau, de se rencontrer, de correspondre, de dĂ©passer leur solitude et leur souffrance Fictions, rĂ©cits autobiographiques, poĂšmes, photographies, articles scientifiques, conseils de beautĂ©, de maintien et de bonnes maniĂšres : les rubriques de Transvestia offrent un vĂ©ritable espace dâexpression et de libertĂ© Ă cette communautĂ©, qui vit dans la terreur au quotidien dans lâAmĂ©rique des annĂ©es 1950 et 1960, qui sâest lancĂ©e dans la chasse Ă tout ce qui sâĂ©carte de la norme.
âą Un chapitre essentiel de lâhistoire politique des minoritĂ©s sexuelles amĂ©ricaines de lâaprĂšs-guerre.
⹠Ce livre donne à voir les trajectoires bouleversantes longtemps demeurées secrÚtes de ces travestis pour qui la photographie a joué un rÎle tout simplement vital et émancipateur.
⹠Sortie du film Casa Susanna de Sébastien Lifshitz au printemps 23, coécrit avec Isabelle Bonnet.
Exposition aux Rencontres dâArles 2023 (Espace Van Gogh)
17 x 24, relié
400 pages
49âŹ
9782845979420
14 juin 2023
âą Photographie
âą Genre
âą Rencontres dâArles
visuel provisoire
couverture provisoire
Cent ans dâimages dâun pĂšlerinage mythique.
Objet de fascination, le pĂšlerinagedesgitansaux SaintesMaries-de-la-Mer en Camargue, attiredepuisplusde100 ans les plusgrandsphotographes.
âą Un corpus de plus de 150 images mĂȘlant grands noms de la photographie et anonymes couvrant un siĂšcle de pĂšlerinage.
Ilsen About,chargĂ© de recherche au CNRS, est un historien spĂ©cialiste des circulations etdes sociĂ©tĂ©s roms et tsiganes en Europe de lâouest. Il a Ă©tĂ© lâun des commissaires de lâexposition Mondes Tsiganes qui a eu lieu au MusĂ©e de lâhistoire de lâimmigration en2018, dont le catalogueest paru chezActes Sud.
Ilsen About, historien des mondes tsiganes, rĂ©unit dans cet ouvrage 25portfolios s'Ă©chelonnant dudĂ©butdu XXe siĂšcle Ă nos jours. On ycroise des artistescomme Erwin Blumenfeld,JeanDeuzaide,Lucien Clergue, Martine Franck ou JosefKoudelka, mais aussi des anonymes, souventissus de la communautĂ© gitane.MotivĂ©s par l'espoir de saisir une image Ă©piphanique manquĂ©e par leurs prĂ©dĂ©cesseurs,beaucoup de ces photographes sont fascinĂ©s par la ferveurcollective lors de la procession, le recueillement dans la crypte illuminĂ©e,les campements improvisĂ©s oĂč serĂ©unissentmusiciens et danseuses, par les diseuses debonne aventure ou les assemblĂ©es d'hommesquiparlementent,quandd'autres essayent de s'Ă©loigner de cespassages obligĂ©s. Dans une longue introduction tout Ă fait passionnanteIlsen About livresonanalyse des composantes de cette fascination, entre Ă©merveillement et attraction d'unepart, rĂ©pulsion,condamnation et exclusion d'autrepart. L'auteur nous inviteĂ prendre conscience du jeu de miroir qui se met en place entrephotographeset modĂšles, entre regardeurs et regardĂ©s,souvent jeu dedupes.
⹠Le premier ouvrage consacré à ce temps fort de la culture tsigane et du patrimoine régional provençal.
âą Avec les photos de E. Blumenfeld, J. Dieuzaide, L. Clergue, M. Franck, J. Koudelka, L. KrĂŒger, F. SciannaâŠ
âą Un rĂ©cit et une enquĂȘte brillants par lâun des principaux historiens des mondes tsiganes.
âą Exposition phare de lâĂ©dition 23 des Rencontres.
Exposition aux Rencontres dâArles 2023 (musĂ©e Arlaten)
14 juin 2023
20 x 30, relié
172 pages
45⏠9782845979437
âą Photographie
âą Monde tsigane
âą Rencontres
dâArles
Martine Franck
Erwin Blumenfeld, 1928
Joseph Koiudelka, 1974
Photographe nĂ© en 1962, Gregory Crewdson a produit des sĂ©ries qui ont rencontrĂ© un vif succĂšs et ont fait lâobjet de plusieurs publications rapidement Ă©puisĂ©es dont Sous la surface des roses (Textuel, 2011). Il est reprĂ©sentĂ© Ă lâinternational par la galerie Gagosian et en France par la galerie Templon.
Jean-Charles Vergne est directeur du FRAC Auvergne, critique dâart, commissaire dâexposition et auteur de podcasts sur lâart.
Cate Blanchett est comédienne, directrice artistique et engagée sur le terrain humanitaire auprÚs du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).
Gregory Crewdson
Préface de Jean-Charles Vergne, entretien avec Cate Blanchett
Un livre-événement contenant les deux derniÚres séries de Crewdson star de la photographie contemporaine
« Des moments suspendus portés par une maßtrise sans faille de la lumiÚre et du cadre. »
Télérama
« Ce superbe livre met en valeur les deux séries majeures du photographe américain. » Fisheye
Chronique dâune AmĂ©rique sans gloire, les images entĂȘtantes de Gregory Crewdson ont pour théùtre les petites villes post-industrielles rongĂ©es par une angoisse sourde. Dans chaque photographie â Ă©laborĂ©e comme une scĂšne de film avec ses acteurs, son Ă©quipe artistique et ses moyens techniques impressionnants â, la lumiĂšre, les couleurs, les dĂ©tails les plus infimes sont soigneusement maĂźtrisĂ©s et agencĂ©s afin de dĂ©gager cette mĂ©lancolie si tranquille et si troublante propre au travail de Crewdson. Alone Street rassemble deux sĂ©ries majeures, Cathedral of the Pines et An Eclipse of Moths.
⹠Les livres de Grégory Crewdson sont quasiment tous épuisés. Beaucoup se vendent en ligne à des sommes astronomiques. Sous la surface des roses (Textuel, 2011) avait été épuisé en moins de trois semaines.
⹠Une plongée intense dans les images crépusculaires de Crewdson dévoilant un monde fissuré, en pleine dissolution.
32,7 x 24,3 cm relié 164 pages,
Harry Gruyaert est lâun des meilleurs coloristes de sa gĂ©nĂ©ration. Membre de Magnum Photos depuis plus de 40 ans, il a publiĂ© chez Textuel: Rivages (rĂ©ed. 2020), Last Call (2019), East / West (2017) et, Maroc (2013, Ă©puisĂ©)
Préface de François Hébel
Une magistrale incursion dans la palette chromatique de lâun des photographes les plus talentueux de lâagence Magnum.
« Harry Gruyaert rend magnĂ©tiques les lieux quâil traverse. » Les Inrockuptibles
« Harry Gruyaert est parvenu Ă dĂ©velopper un ton chromatique singulier combinant la torpeur et lâironie. »
Libération
« Le style dâHarry Gruyaert est unique. LâinterprĂ©tation plurielle, menaçante et lumineuse. » LâExpress
« Perfection de la composition, silence et mystĂšre qui circulent entre les ĂȘtres et les objets figĂ©s dans une Ă©ternelle attente ; on pense Ă un Edward Hopper pop, Ă un Antonioni photographe. » Elle
⹠Déjà plus de 7300 ex vendus de cette rétrospective réimprimé quatre fois.
âą Le livre le plus transversal Ă lâĆuvre dâHarry Gruyaert.
François HĂ©bel a Ă©tĂ© directeur des Rencontres dâArles de 1986 Ă 1987 puis de 2001 Ă 2014, directeur de lâagence Magnum de 1987 Ă 2000 et directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson de 2017 Ă 2022.
Ce livre révÚle un cheminement personnel à travers la couleur. Les images qui le composent proposent un autre territoire pour la photographie : une perception émotive, non narrative et radicalement graphique du monde.
HĂ©ritier de la tradition amĂ©ricaine incarnĂ©e par Saul Leiter, Joel Meyerowitz, Stephen Shore ou William Eggleston, trĂšs influencĂ© par le cinĂ©ma, Harry Gruyaert a su crĂ©er une palette chromatique extrĂȘmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une maniĂšre de dĂ©couper la lumiĂšre et ses ombres dans le cadre. Quâil sâagisse de la Belgique, du Maroc, des Ătats-Unis, de Paris ou de Moscou, aucun sujet ne compte en tant que tel. Tous constituent des rĂ©servoirs dâinspiration et dâimpressions rĂ©tiniennes
Exposition Harry Gruyaert au BAL (Paris 18) du 15 juin Ă septembre 23
Harry Gruyaert est lâun des meilleurs coloristes de sa gĂ©nĂ©ration
Membre de Magnum Photos depuis plus de 40 ans, il a publié chez Textuel: Last Call (2019), East / West (2017), Harry Gruyaert (2015) et Maroc (2013, épuisé).
Préface de Richard Nonas
« Beau et certainement plus que ça, troublant. » Le Monde
« Les plages du monde entier se rĂ©vĂšlent sous lâobjectif dâHarry Gruyaert qui sâattache Ă montrer les multiples Ă©clats de nuances de lâunivers qui lâentoure. » The good life
âą Rivages est considĂ©rĂ© comme un livre culte de lâhistoire de la photographie. Cette Ă©dition est la troisiĂšme dâune lignĂ©e devenue mythique.
Richard Nonas (1936-2021) est un sculpteur américain né à New York.
Des plages de Normandie Ă celles dâInde, du Maroc ou dâĂgypte, Harry Gruyaert enregistre depuis prĂšs de 40 ans les subtiles vibrations chromatiques des rivages dâOrient et dâOccident. Les ciels menaçants et leurs jeux dâombres soulignent la fulgurance de lâinstant et du hasard quand la lumiĂšre inonde lâespace. Ce « moment poĂ©tique » sous-tend lâĆuvre dâHarry Gruyaert pour qui photographier permet de faire surgir les conditions dâun Ă©merveillement.
âą Un façonnage particulier pour favoriser un feuilletage Ă plat, la fameuse « reliure suisse ». Et un papier sublime, le tatami, doux au toucher et dâune imprimabilitĂ© parfaite.
Exposition Harry Gruyaert au BAL (Paris 18) du 15 juin Ă septembre 23.
26 x 28, 144 pages
90 photos, 55âŹ
Photographies dâHarry
Gruyaert Introduction de Brice MatthieussentLa photographie en couleur ne sâest vĂ©ritablement dĂ©veloppĂ©e que tardivement dans lâhistoire du mĂ©dium, le noir et blanc exerçant une forme de magistĂšre quant aux canons de lâart photographique. Si William Eggleston ou JoĂ«l Meyerowitz lâabordent avec attention, Harry Gruyaert en explore concrĂštement toutes les potentialitĂ©s, sâattachant Ă dĂ©fricher et Ă comprendre les problĂ©matiques nouvelles que la âmatiĂšre couleurâ impose au spectateur et Ă lâopĂ©rateur. Il dit lui-mĂȘme : âLa couleur, câest un moyen de sculpter ce que je vois. La couleur nâillustre pas un sujet ou la scĂšne que je photographie, câest une valeur en soi. Câest mĂȘme lâĂ©motion de la photographie.â
Membre de lâagence Magnum, il effectue de frĂ©quents reportages en Ăgypte, en Inde, au Maroc ou aux Ătats-Unis, qui lui permettent de perfectionner sa technique des paysages urbains, maritimes ou ruraux, produisant des images dâune Ă©clatante beautĂ©, encore rehaussĂ©s par sa maĂźtrise de la composition et du cadrage.
Les photographies dâHarry Gruyaert accentuent, chez le spectateur, cette onde sensuelle et violente, cette perturbation inquiĂ©tante, dĂ©stabilisante, lâirruption brutale dâune Ă©trangetĂ© radicale, un effet de sidĂ©ration qui vient redoubler la sidĂ©ration propre Ă toute photographie. Cette nouvelle Ă©dition, entiĂšrement remaniĂ©e, sâenrichit des relectures effectuĂ©es, depuis 2006, Ă lâoccasion de ses monographies et expositions, ainsi que de ses derniers travaux.
Brice Matthieussent est un traducteur, Ă©crivain et Ă©diteur français. Depuis la ïŹn des annĂ©es 1970, il se consacre Ă la traduction en français de littĂ©rature anglo-saxonne, notamment amĂ©ricaine. Il a ainsi traduit de grands noms de la littĂ©rature contemporaine tels que John Fante, Jim Harrison, etc. Il est aussi professeur dâesthĂ©tique Ă lâĂcole supĂ©rieure des beaux-arts de Marseille et il a Ă©crit de nombreux textes critiques. Il collabore Ă diverses revues, notamment Art Press, Le Magazine littĂ©raire, La Revue dâesthĂ©tique et Les Ăpisodes.
Points forts
âą 2022 : 40 ans de la collection âPhoto Pocheâ ; pour cĂ©lĂ©brer cet anniversaire et Ă©voluer avec son temps, la collection se dote dâune nouvelle charte graphique.
âą Membre de lâagence Magnum depuis 35 ans, Harry Gruyaert est un virtuose de la lumiĂšre et de la couleur ; il explore toutes les potentialitĂ©s de la âmatiĂšre couleurâ, offrant des photographies couleurs remarquables, encore rehaussĂ©es par sa maĂźtrise du cadrage et de la composition, qui rendent magnĂ©tiques les lieux quâil photographie.
âą Nouvelle Ă©dition entiĂšrement remaniĂ©e jusquâaux derniers travaux photographiques dâHarry Gruyaert.
âą Harry Gruyaert (Textuel) : 7 000 ex. vendus.
Henry David Thoreau est un philosophe, naturaliste et poÚte américain, né en 1817. En deux livres ; Walden ou la Vie dans les bois et son essai sur La Désobéissance civile, il a laissé un héritage fort qui inspire de nombreux écologistes.
Dans ce Kaizen 68, nous revenons en dĂ©tail, sur sa vie, son Ćuvre et son hĂ©ritage et comment on peut s'en inspirer aujourd'hui.
âą LOW-TECH LAB: DESCONCEPTSPOUR VIVREAVECSONTEMPSAVECDES
PRODUITSSOBRES
âą ENQUĂTE: LA CROISSANCEVERTEEST-CEPOSSIBLE?
âą JARDINAUTONOME: DESCONSEILSSIMPLESPOURCULTIVERCHEZ SOI
âą LESCHRONIQUESDECHRISTOPHEANDRE, DOMINIQUEBOURG
âą JOURNALDEBORDD'UNNĂO-AUTONOME: UNECHRONIQUEĂCRITEPAR
JONATHANATTIASOUIPARTAGESESEXPĂRIENCESENTANTQUENĂOÂ
RURAL 148PAGES-PRIX DEVENTE: 14.90 ⏠DATEDEMISE
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54E RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA PHOTOGRAPHIE (VF)9782330180096
54E RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA PHOTOGRAPHIE (VA)