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hiver 2013

culture tendances lifestyle Lorraine NumĂŠro 5 / Gratuit


VALER Joaillier ~ Horloger Diamantaire ~ Créateur

Messika CHOPaRD CHauMet Piaget DinH Van OMega HublOt ZenitH HeRMès Milus swiss kubik tag HeueR bReitling bell et ROss JaegeR leCOultRe

29-31, rue Saint-Dizier - Nancy - 03 83 36 56 31


Zut magazine

sortie mars 2014

Photo : Alexis Delon / Preview / www.preview-tm.fr

prochain numéro

Zut numéro 6 Bruno Chibane

Direction de la rédaction & commercialisation bchibane@chicmedias.com 06 08 07 99 45

Emmanuel Abela Rédacteur en chef eabela@chicmedias.com 06 86 17 20 40

Myriam Commot-Delon Directrice artistique mode myriamdelon@noos.fr 06 14 72 00 67

Printemps 2014 Caroline Lévy Développement commercial levy_caroline@hotmail.com 06 24 70 62 94

Céline Loriotti Développement commercial cloriotti@chicmedias.com 06 64 22 49 57

Philippe Schweyer Développement commercial ps@mediapop.fr 06 22 44 68 67


4 Zut ! Ours

contributeurs zut! team Directeur de la publication & de la rédaction Bruno Chibane Rédacteur en chef Emmanuel Abela Directrice artistique mode et tendances Myriam Commot-Delon Directeur artistique brokism Responsable d’édition Sylvia Dubost

Rédacteurs Emmanuel Abela, Gabrielle Awad, Cécile Becker, Benjamin Bottemer, Myriam Commot-Delon, Sylvia Dubost, Franck Dupont, Justine Goepfert, Caroline Lévy, Flora-Lyse Mbella, Julien Pleis, Valentine Schroeter, Philippe Schweyer, Adèle Sagan, Claire Tourdot Design graphique brokism Stylistes Myriam Commot-Delon, Caroline Lévy Photographes Pascal Bastien, Julian Benini, bentz+brokism, Alexis Delon / Preview, Sébastien Grisey, Sarah Lallemand, Arno Paul Illustrateurs Isaac Bonan, Laetitia Gorsy, Nicopirate Stagiaire communication et développement Valentine Schroeter Retouche numérique Emmanuel Van Hecke et Camille Vogeleisen / Preview Mannequin Judith / Up Models Coiffure Alexandre Lesmes / Avila Make-up Audrey Beaurain, Jacques Uzzardi

www.zutmagazine.com

Crédits couverture Photographe Alexis Delon / Preview Réalisation Myriam Commot-Delon Mannequin Judith / Up Models Coiffeur Alexandre Lesmes Make-up Jacques Uzzardi avec les produits MAC Top bustier DOLCE & GABBANA, Collier Essentiel en or blanc brillant et perle de Tahiti, bague Perle Sauvage en or jaune brillant et perle sauvage de Tahiti ERIC HUMBERT Studio Photo / Preview 28, rue du Général de Gaulle 67205 Oberhausbergen 03 90 20 59 59 www.preview-tm.fr

Diffusion Zut ! Team + LD Diffusion www.distri-imprim.fr Commercialisation & developpement Bruno Chibane, Anthony Gaborit, Caroline Lévy, Céline Loriotti, Philippe Schweyer Développement Allemagne et Suisse Roland Anstett

Ce trimestriel est édité par Chic Médias 12, rue des Poules 67000 Strasbourg S.à.R.L. au capital de 25 000 euros Direction : Bruno Chibane Administration, gestion : Charles Combanaire Impression : Ott imprimeurs Parc d’activités « Les Pins » 67319 Wasselonne Cedex Tirage : 7500 exemplaires Dépôt légal : Décembre 2013 SIRET : 50916928000013 ISSN : 1969-0789 Erratum : p. 116 de notre dernier numéro, nous indiquions que Éléonore Buffler était Conservatrice du Musée Pierre Noël de Saint-Dié ; elle en est en réalité la Directrice scientifique. Toutes nos excuses à l'intéressée.


AVEC LE SIX FOIS SCÈNES ! OFFREZ-VOUS LES GRANDES ÉMOTIONS… LECTURE MUSICALE JEUDI 16 JANVIER 2014 . 20:30

PIAF, L’ÊTRE INTIME L’émouvante Clotilde Courau, l’accordéoniste Lionel Suarez et Edith Piaf, l’amoureuse bouleversante. HUMOUR . VENDREDI 24 JANVIER 2014 . 20:30

PIERRE RICHARD III Sincère et plein d’humour, l’éternel distrait confie ses anecdotes savoureuses et autres secrets de tournage.

THÉÂTRE ET DANSE JEUDI 20 MARS 2014 . 20:30 DIMANCHE 23 MARS 2014 . 16:00

HOMMAGE À IONESCO L’historique Théâtre de la Huchette avec ses mises en scène originales, jouées depuis 1957 (La Cantatrice Chauve & La Leçon) et les danseurs comédiens de la Compagnie Pietragalla-Derouault (Les Chaises?), célèbrent le maîtrede l’absurde.

CABARET CIRQUE DÉLIRANT SAMEDI 15 FÉVRIER 2014 . 20:30

THÉÂTRE MARDI 8 AVRIL 2014 . 20:30

LES MANGEURS DE LAPIN

CHER TRÉSOR

Entre cirque et music-hall, ce trio burlesque enchaîne les gags avec une imagination débridée.

Gérard Jugnot est le nouveau François Pignon, ce brave type naïf et attachant... Francis Weber signe là une comédie sublime.

THÉÂTRE MERCREDI 26 FÉVRIER 2014 . 20:30

DES SOURIS ET DES HOMMES Cette adaptation poignante d’un chef d’œuvre de John Steinbeck raconte l’histoire des laissés pour compte…

RENSEIGNEMENTS & RÉSERVATIONS "SIX FOIS SCÈNES" pour 120 € : 6 spectacles en solo ou 3 spectacles en duo ! ENSEMBLE POIREL 03 83 32 31 25 WWW.POIREL.NANCY.FR AUTRES POINTS DE LOCATION www.fnac.com . www.digitick.com . www.ticketnet.fr. ** * ouverture de l’exposition tous les jours sauf le lundi. **vente de billets hors réductions et abonnements . organisation Ville de Nancy lic. I 10.22157 & III 10.22159 . photos : Benjamin Decoin, Bernard Richebé, Anne Gayan, Coonyang Camera, Théâtre de la Huchette, Stéphane Charrier et DR . conception : element-s

EXPOSITION LE FEU SACRÉ, VERRE ET CRÉATION CONTEMPORAINE JUSQU’AU 19 JANVIER, TARIF RÉDUIT (2€) SUR PRÉSENTATION DE VOTRE BILLET POUR LE SPECTACLE DU JOUR ! *


6 Zut ! Sommaire

hiver 2013

8 éditorial

35

10

Culture

courrier des lecteurs

12 madeleines L'esprit de la ruche

14 melancolirama Constantinople

16 au bon parfum Violette et vieilles dentelles

18 nancy vu par Sylvie Guillaume, Mickael Brajou, Yannick Parent et David Cuny, Jérôme Perrin et Véronique Baudouin Sabine Troncin-Denis

26 metz vu par Sébastien Thiriet Jean-François Ramon, Nina Robert, Grégory Hanen et Franck Stawikowsky, Philippe Krier

36 ILLUSTRATION Rémi Malingrëy Rencontre avec un esthète de la grande gueule 40 ARTS NUMÉRIQUES Paradigme Retour sur des réalisations marquantes du collectif d'artistes 42 INSTANT FLASH London Grammar, Bertrand Tavernier 46 Les sélections de la rédaction

53 Tendances 54 MODE Promesses Série mode 68 SHOPPING Idées cadeaux Une sélection Zut ! pour shoppeurs exigeants 74 SHOPPING Parfums Sept jus iconiques 76 FLASH MOOD UP TO DATE Nos envies de saison : des shoes, des fringues, tout et rien ! 78 URBAN STYLES La fashion dans les streets de Nancy et Metz 80 Les sélections de la rédaction

Zut numéro 5

85 Lifestyle 86 SPORT Tennis de table Laura Gasnier et le Metz TT 90 GASTRO Franck Fresson Portrait du pâtissierchocolatier 94 Les sélections de la rédaction

édition Lorraine


Émile Gallé I Vase Fleur de Passiflore, vers 1900 I photo Philippe Caron I graphisme Frédéric Rey

deux expositions conçues par le réseau Art nouveau et le musée de l’École de Nancy

&

du 20 déc. 2013 au 13 avril 2014

Palais du Gouvernement Nancy entrée libre


8 Zut ! édito

mytho man PAR PHILIPPE SCHWEYER

La soirée tirait en longueur. Chacun parlait de soi aux quatre coins de l’appartement. J’écoutais distraitement la petite musique des conversations, passant d’un groupe à l’autre en m’agrippant à mon verre. Je rêvais de retrouver mon lit, mais j’avais une réputation à défendre. Puisque je travaillais pour le magazine le plus cool de la région, j’étais censé faire la fête jusqu’au bout de la nuit pour soigner mon relationnel et du sport le reste du temps pour évacuer les toxines. Une femme élégante s’est approchée de moi alors que je venais d’enfourner un toast particulièrement volumineux. Elle tenait le dernier numéro de Zut ! entre ses doigts délicatement manucurés : « Il paraît que c’est vous qui écrivez cette prose égocentrique ? — Houmf… Houmf… (j’avais la bouche bien trop pleine pour articuler quoi que ce soit) — Je ne vous imaginais pas du tout comme ça. — Houmf… Houmf… ??? (tout en mastiquant péniblement, j’écarquillais les yeux de toutes mes forces pour lui signifier mon étonnement) — En vous lisant, je m’étais imaginé un homme avec une vraie classe, à la fois drôle, intelligent et plus à l’aise financièrement.

— Ah… (il suffisait donc de m’observer quelques secondes pour réaliser que je n’étais rien de tout ça) — J’ai l’impression que vous n’avez même pas les moyens de vous payer un bon psy. — Pourquoi voulez-vous que je me ruine ? Je vais très bien, merci. — Vous êtes dans le déni. C’est bien ce que je pensais, vous écrivez pour vous soulager… — Me soulager ? Je me donne un mal de chien pour vous faire sourire et vous me traitez de malade. — Vous n’êtes qu’un sale mythomane. — Comment ça un mythomane ? Vous n’aimez pas qu’on vous raconte des histoires ? — Je ne suis plus une gamine. — Ah, et vous ne lisez jamais de romans ? — Bien sûr que si. J’ai une pile de bouquins de Jean d’Ormesson sur ma table de nuit. — Très bien… Et le cinéma, vous y allez ? — Oui, au moins une fois par an pour le Woody Allen. — Vous voyez que vous aimez les histoires ! Pourquoi Woody aurait-il le droit de vous raconter des histoires et pas moi ? — Lui au moins, il ne cache pas ses névroses en se faisant passer pour Marcello Clooney ou George

Mastroianni. Maintenant que je sais qui vous êtes, comment voulez-vous que je continue à rêver en vous lisant ? » Elle s’est éloignée pour rejoindre un petit groupe d’agents immobiliers au bronzage irréprochable. Ils avaient de l’allure, de l’argent et pas mal d’autres choses dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Bref, ils étaient terriblement ennuyeux. J’ai fini mon verre avant de m’éclipser discrètement. Dehors, il pleuvait. Aucune voiture de sport ne m’attendait. J’étais un mythomane perdu dans la nuit froide. Heureusement, il restait des milliers de femmes qui ne connaissaient pas mon vrai visage et rien ne pouvait me détourner de ma mission. Il fallait continuer à les faire rêver, coûte que coûte.


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10 Zut ! Chronique

Par Philippe Schweyer

Courrier des lecteurs

5

ROUGE COMME LE SANG DE RIMBAUD…

Le blues Zut ! Entre les madeleines italiennes de Franck Dupont et le Melancolirama de Nicopirate, on dirait que vos chroniqueurs ont sacrément le blues ces temps-ci. — Edith, Michel et Madeleine

automne 2013

culture tendances lifestyle Lorraine Numéro 4 / Gratuit

Une lectrice qui trouve que nos chroniqueurs ont le blues, une autre qui se pose des questions existentielles au sujet de l’utilisation du corps des femmes dans une publicité. Un lecteur en manque de photos de danseuses du CCN Ballet de Lorraine, un autre qui regrette d’avoir signé le manifeste « touche pas à mon Zut ! » sans avoir pris le temps de réfléchir… Une fois de plus, nos lecteurs réagissent et se dévoilent ! Rouge Zut ! La couverture du dernier numéro de Zut ! était franchement rouge. Une fille en robe rouge et du rouge tout autour… C’est un peu too much, non ? — Georges Rouge Georges Comme dirait mon ami Michel Sardou : Rouge comme un soleil couchant de Méditerranée / Rouge comme le vin de Bordeaux dans ma tête étoilée / Rouge comme le sang de Rimbaud coulant sur un cahier / Rouge comme la mer qui recouvre le désert de Judée… La poésie française est parfois un peu too much, non ?

Le blues Edith, Michel et Madeleine, Nos chroniqueurs ne sont plus tout jeunes, alors forcément ils commencent à ressasser leurs vieux souvenirs. Vous ne trouvez pas ça attendrissant ? C’est comme ça, Zut ! Rien à redire à votre dernier numéro. Par contre la pub des Trinitaires en page 32 m’interroge. Pourquoi avoir rajouté une fille nue à quatre pattes sous la liste des dates de concert ? — Nadjet C’est comme ça, Nadjet, Vous avez de ces questions… On dirait franchement que vous n’avez aucune notion de marketing. Une fille nue à quatre pattes, c’est forcément quelques dizaines de spectateurs supplémentaires à chaque concert… Alors pourquoi se priver ? Dommage Zut ! Je suis particulièrement accro aux rubriques « Nancy vu par » et « Metz vu par », mais j’ai été franchement déçu par le dernier numéro dans lequel il n’y a pas une seule jolie danseuse du CCN - Ballet de Lorraine. Quelle tristesse, tout fout le camp ! — Nico Dommage Nico On a tous craqué au moins une fois dans notre vie sur une jolie danseuse du CCN - Ballet de Lorraine, mais ce n’est pas une raison pour en faire une fixette. Et puis, nos photographes ont autre chose à faire que de perdre leur temps à assouvir vos fantasmes les plus tordus. Hola Zut !, Je suis fan de votre magazine parce que vous ne faites rien comme les autres.

J’ai adoré la photo de Laurent Spielmann dans le dernier numéro. Vous féliciterez le photographe de ma part. Grâce à lui j’ai pris le temps de lire l’article, fort intéressant, que je n’aurais probablement pas lu si la photo n’avait pas été aussi originale. — Amadeus, 27 ans. Hola Amadeus, Une fois de plus le photographe Arno Paul a fait des siennes. Tout le monde n’a pas trouvé cette photo aussi réussie que vous, mais ce qui est certain, c’est qu’elle aura eu le mérite de faire parler ! Dié Dié Zut ! Qu’est-ce qui vous a pris de faire autant de pages sur Saint-Dié dans le dernier numéro ? Pourquoi vous intéresser à ce trou perdu ? Moi qui croyais que Zut ! était un city mag branché ! — Jasmine Dié Dié Jasmine C’est vrai que Zut ! est un magazine plus urbain que rural, mais ça ne nous empêche pas de sortir des sentiers battus, surtout quand il se passe autant de choses intéressantes qu’à Saint-Dié, une petite ville tournée vers l’avenir. Touche pas à mon Zut !, J’avoue j’en ai bavé d’avoir signé le manifeste « Touche pas à mon Zut ! »… Si j’avais su que ça allait me valoir la vindicte des “haters” sur les réseaux sociaux, j’aurais réfléchi un peu. N’empêche que j’assume mon addiction à Zut !. Je sais bien qu’on peut en trouver gratos, mais j’avoue qu’il m’arrive de payer pour passer la nuit avec un Zut ! les soirs où je me sens seul. — Frédéric, 48 ans. Touche pas à mon Fred, Ben oui, c’était pas malin de signer sans réfléchir… Le succès de Zut ! aiguise les jalousies et mieux vaut rester discret que d’afficher ouvertement votre addiction maladive à un titre qui commence à faire des envieux à Paris. Prenez soin de vous.


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12 Zut ! Chronique

Par Franck Dupont

madeleines

6

L’ESPRIT DE LA RUCHE

Fin 87. J’avais débrayé depuis de longs mois. Remisé ou vendu le médiocre matériel qui m’avait ouvert les voies de l’électricité et chassé les démons qui m’avaient tendu la perche à l’adolescence. Quand M. et S. ont sonné à ma porte, je n’attendais rien moins que de revoir d’anciens compagnons de bordée avec qui j’avais organisé des concerts dans cette vallée qui n’en finissait plus de se taire. Ils m’ont proposé un autre job. Donner de la voix avec A. et tenir les fréquences basses dans leur premier véritable groupe, Rocksuckers. La malice de l’un et l’art du concept de l’autre traçaient la ligne : trouver au rock une autre forme et lui adjoindre un peu de la queue de la comète industrielle voisine de notre quartier général. Je ne boudais pas mon plaisir mais réfléchissais parfois longuement avant d’adhérer pleinement à certaines expériences. J’étais hanté par un binaire plus orthodoxe, frustré de ne pas lui avoir vraiment réglé son compte auparavant. Mais nous étions tous déjà fous amoureux de cette jeunesse sonique américaine, belle comme pouvait l’être l’art brut.

Quelques mois plus tard, nous accompagnons notre démo déjà repérée et prête à être immortalisée par P., créant un label pour l’occasion. La deuxième rencontre est prévue au Centre Culturel André Malraux à Vandœuvre-lès-Nancy pour le concert de Ut. De cette salle que je ne fréquentais pas encore, je savais déjà qu’elle était une bonne maison pour héberger toutes les familles naturelles ou recomposées qui tentaient de nouvelles aventures musicales. Quant à Ut, elles perpétuaient la tradition no wave, cette météorite ironique du Downtown Manhattan aussi pauvre que bouillonnante et influente et qui a salement botté le postérieur des hérissés anglais. Tension, intensité, liberté et rigueur : ces mots galvaudés et consumés aujourd’hui dans la blogosphère et les arcanes des réseaux sociaux prenaient corps devant nous. Au CCAM, Nina Canal, Jacqui Ham et Sally Young échangent. Avec l’auditoire, forcément, mais aussi leurs rôles et leurs instruments, littéralement. Chacune peut se tailler la part du lion à condition d’être le pilote d’une improvisation vaguement circonscrite.

La leçon d’Ut, qui n’en a sûrement cure, est qu’un cadre est une liberté formidable et en dynamiter les contours, une idée immense du plaisir… parce que dans le désert, on ne vous entend pas crier. Quelques mois encore et nous enregistrons, au studio du CCAM, un lieu qui me verra grandir. Le groupe s’appelle désormais Garbage Collector. Il n’a pas changé de personnel mais a trouvé un sédiment, une direction, comme si la performance vécue en ces murs avait scellé la relation et dissipé tous les doutes. Il est clairement des groupes (ou des collectifs) qui donnent envie d’en former un. D’autres de déformer ou de réformer. Les demoiselles de Ut ont récemment repris du service et j’ai réactivé Tuscaloosa, un projet échangiste post-Garbage Collector et une autre histoire, connexe. Personne n’a le droit de les singer mais j’aime à penser que leur musique et leur attitude se sont essaimées. On a tous des marottes et des mots de chevet.


des livres sublimes Ă  lire ailleurs

mediapop-editions.fr & r-diffusion.org


14 Zut ! Chronique

Par Nicopirate

melancolirama

6

CONSTANTINOPLE


16 Zut ! Chronique

Par Sylvia Dubost Illustration Lætitia Gorsy

au bon parfum

5

VIOLETTE ET VIEILLES DENTELLES

— « Ça sent la vieille. » J’ai entendu cette phrase plus qu’à mon tour et elle me scie toujours autant les tympans. Récemment, ce fut dans la bouche d’une collègue jusqu’ici très chère qui lâcha tout de go : « Quand j’étais jeune, je portais Le Dix de Balenciaga. N’importe quoi : ça pue la vieille ! » J’en fus très peinée, mais lui pardonne car il me semble avoir compris son idée : les notes de violette et de poudre de riz que distille Le Dix (Francis Fabron, 1947) convoquent instantanément le souvenir de nos grand-mères. À mon sens, c’est tout sauf un défaut. Je les qualifierais plutôt de surannées, ce qui fait monter en moi des envies irrépressibles de violette. Cette petite fleur discrète est tout en contradictions. Elle n’exerce pas le pouvoir de fascination des fleurs blanches (jasmin, tubéreuse, ylangylang…) mais possède l’étonnante particularité d’endormir les capteurs olfactifs. Son odeur, lorsqu’on parvient à la saisir, ne lui ressemble pas : elle est gaie alors que la fleur est fragile. La violette, c’est le charme retenu des héroïnes de Jane Austen : la fraicheur de la rosée, la nature qui s’éveille et annonce des lendemains qui chantent. Et le pimpant des bonbons. La parfumerie a bien saisi sa complexité. En l’associant à l’iris, elle magnifie son

versant nostalgique et humide de fleur des bois. En la mariant à la rose, elle lui donne un effet cosmétique frivole qui rappelle l’odeur des rouges à lèvres. Lorsqu’elle la travaille en soliflore, elle la révèle tour à tour sucrée ou enveloppée de verdure. Dans tous les cas, elle évoque une jeune fille en fleur bien plus qu’une grand-mère. À moins que ce ne soit une grand-mère à l’époque de sa jeunesse… Il est d’ailleurs fort probable que nos mamies sentaient la violette. Au tournant du XXe siècle, quand les ionones, molécules de synthèse découvertes dans les années 1880, permirent de reproduire pour un coût très raisonnable l’odeur de la fleur, impossible à extraire naturellement, les parfums à la violette connurent un énorme succès populaire. Le rendement très faible des feuilles et tiges, qu’on utilise pour obtenir les notes bien plus vertes, les réservait en effet à la parfumerie de luxe. C’est sans doute cette popularité passée qui nous la rend désuète. Aujourd’hui, elle est cantonnée aux seconds rôles des compositions, mais n’a jamais disparu et s’est même faite une place dans la parfumerie masculine (en témoignent les bestsellers Fahrenheit et Lolita Lempicka au masculin). Tapie au fond des bois, elle attend sagement son heure, son retour sur scène qu’annoncent peut-être le

carton d’Insolence (Guerlain, 2006) et le lancement tout récent de Violet Blonde (Tom Ford, 2011). La violette ultime, celle qui réunit toutes ses facettes, la belle violette à voilette qu’est Le Dix a bel et bien disparu il y a deux ans. Bien que je ne me console pas de sa disparition, j’attends un nez convaincu lui aussi que la violette ne sent pas la vieille, et qui composera pour elle un nouveau chef d’œuvre. Mes violettes préférées Violetta, Penhaligon’s (1976) : une friandise joyeuse, musquée et finement ciselée. Bois de violette, Serge Lutens (Christopher Sheldrake, 1992) : une déclinaison de Féminité du bois, où la fleur vient apaiser la fougue du cèdre. Après l’ondée, Guerlain (Jacques Guerlain, 1906) : un bouquet nostalgique et le record d’occurrences dans cette rubrique. La Violette, Annick Goutal (Camille Goutal / Isabelle Doyen, 2001) : naturaliste, verte, épurée, délicate, délicieuse. Grey Flannel, Geoffrey Beene (André Fromentin, 1976) : un masculin au chic très british et à prix très raisonnable. Attention, chef d’œuvre.


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18

Nancy vu par Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Nancy. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré. Réalisation Caroline Lévy Photos Arno Paul

О


19

Sylvie Guillaume 33 ans

ven 22 nov Photographe

Où ?

Piscine Louison Bobet « J’aime le paradoxe de l’esprit convivial d’une piscine en été et l’ambiance sinistre voire tourmentée du lieu quand il se dépeuple. Il est le théâtre de nombreuses inspirations artistiques, également dans mon travail. Un point de respiration et d’évasion nécessaire dans une ville. »

Actu !

Lauréate de la bourse Regard sans limites : exposition au CCAM de Vandœuvre-les-Nancy à partir du 7 février. Présidente de l’association Cab’Nomad : préparation de la 8e édition de Burlesque Karavan en mai 2014. www.sylvieguillaume.com www.facebook.com/CAB. NOMAD Manteau doublé et encolure fourrure Giovanni, le tout chez Bélisa à Nancy et Metz.


20

Michael Brajou 37 ans

Gérant Espaces Brajou

Mer 20 nov

Où ?

Place Carrière « Au-delà de l’aspect magistral de la place, elle demeure le carrefour névralgique de Nancy. Elle traverse les saisons et les années, au gré des événements qu’elle accueille, en faisant la liaison entre la ville-vieille et la place Stanislas. Incontournable. »

Actu !

Retour des canapés de la marque Duvivier. Préparation de la saison outdoor en magasin. Espaces Brajou, La Sapinière à Laxou 03 83 96 21 21 www.espacesbrajou.fr Veste duffle-coat Burberry et écharpe Paul Smith, le tout chez Anthony à Nancy.


21

Yannick Parent

David Cuny

43 ans

42 ans

Générateurs de bonnes choses et de bons moments

Où ?

Place Stanislas « Véritable vitrine de notre ville, cette place emblématique et également symbolique à titre personnel, puisqu’elle regroupe l’ensemble de nos activités, dont le projet des Caves du Roy tout juste ré-ouvert. Elle reste le passage obligatoire de tous les Nancéiens !  »

Mer 20 nov

Actu !

Reprise du Club-discothèque mythique des Caves du Roy, rénovation intégrale par MySpacePlanner. Ouverture de La Cave de Fernand dans le marché couvert Les Halles de Golbey (Epinal), avec cinq partenaires des métiers de la bouche. Yannick : doudoune Armani Collezioni. David : parka col fourrure Hackett et écharpe Vicomte A., le tout chez Anthony à Nancy.


22

Jérôme Perrin 40 ans

Véronique Baudouin 42 ans

Ven 22 nov

Où ?

Villa Majorelle « Lieu emblématique, cette villa était une maison particulière avant de devenir un lieu de travail où l’on sent encore la présence de la famille Majorelle grâce aux éléments en place. Les touristes nous regardent avec curiosité, comme si nous faisions partie des meubles ! »

Actu !

Deux expositions au Palais du Gouvernement : Natures de l’Art nouveau, présentée par le Réseau Art nouveau network et Florilège, sélection d’œuvres inédites appartenant aux collections du Musée de l’École de Nancy, à partir du 20 décembre. www.ecole-de-nancy.com Jérôme : manteau GMS 75 et écharpe en laine et soie Meesha chez Tolub à Nancy. Véronique : pull et écharpe en cachemire, tailleur pantalon Luisa Cerano chez Bélisa à Nancy et Metz.

Assistant de conservation de la Villa Majorelle et chargée de communication du Musée de l’École de Nancy


COMMUNIQUÉ

CAMPAGNE DE DÉTECTION & NOUVEAU TRAITEMENT

L’arme révolutionnaire contre la sécheresse oculaire. Plus de 9 millions de Français souffrent de la sécheresse oculaire*. Sensations de brûlures et de démangeaisons, vision brouillée, fatigue des yeux sont les symptômes d’un problème chronique qui se dépiste et se corrige. Aujourd’hui une solution innovante et exclusive a été mise au point avec des résultats très prometteurs.

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24

Sabine Troncin-Denis 53 ans

Mer 20 nov

Galeriste

Où ?

Jardin du Musée des Beaux-Arts « Cet espace qui donne sur la façade contemporaine du musée est totalement méconnu des Nancéiens. Avec sa perspective sur cette structure magnifique signée Laurent Beaudouin, on aimerait imaginer un passage direct depuis la Place Stanislas… »

Actu !

Exposition Estampes contemporaines avec Robert Combas, Corneille, Olivier Debré, Peter Klaser et Tony Soulié, jusqu’au 11 janvier. Dédicace exceptionnelle de Michael Kenna pour Shinan, samedi 14 décembre de 16h à 18h. Galerie Troncin-Denis 22, Grande Rue à Nancy - 03 83 37 45 50 www.galerietroncin.com Blouson ceinturé à encolure fourrure JNC chez Bélisa à Nancy et Metz.


Direction Michel Didym

3 temps forts au CDN de Nancy Lorraine, Théâtre de la Manufacture 3 > 20 décembre 2013

Savoir Vivre Textes de Pierre Desproges Mise en scène et interprétation Michel Didym et Catherine Matisse

SAISON 2013 / 2014

Savoir vivre ou comment reconnaître un homme d’une femme, comment vieillir sans déranger les jeunes et savoir bien mourir sans dire de conneries ? Voilà enfin des réponses à ces bouleversantes questions. >> Brunch, dim 8 déc à midi

Diptyque Jon Fosse 28 janvier > 8 février 2014

Matin et Soir CréaTioN De Jon Fosse Mise en scène anne Dupagne et Christine Kœtzel Avec Christine Kœtzel

JANVIER > MAI 2014 janvier ENSA Nancy + Cie O’Navio + Hubertus Biermann, Kurt Schwitters + Les Anges au plafond + Cie Tout va bien ! / fÉVRIER Regards sans limites #02 + Cie Karine Ponties + Cie du Jarnisy + Tof Théâtre + Olivia Grandville + Thomas Lehn, Erikm + Isabelle Duthoit + Les patries imaginaires + Clara Cornil / mARS André S. Labarthe + Pascal Delhay, Christine Wodrascka + Cie Sans Sommeil + Le Théâtre 27, Jean Dubuffet + POEMA + Charles Pennequin / AVRIL Le Théâtre de cuisine + Loris Binot + Martin Tétreault, Franz Hautzinger, Dieb 13, Isabelle Duthoit + La Cie s’appelle reviens + La S.O.U.P.E. Cie / MAI Musique

Action #30 : Frédéric Le Junter, Marc Pichelin, Michel Chion, Lionel Marchetti, Jérôme Noetinger, Daunik Lazro, Hunting Maelström, Albert Marcoeur, Sophie Agnel, Catherine Jauniaux, Yuko Oshima, Jean-Marc Montera, Anne-James Chaton, G.W. Sok, Filiamotsa, Franz Hautzinger, John Tillbury, Phil Minton, Kim Gordon, Kristoff K. Roll, et bien d’autres…

Jon Fosse nous entraîne de la naissance d’un homme, Johannes (« et son cri emplit le monde »), à sa disparition à bord d’une barque pontée ballottée par les vagues. Le fantastique monde des trolls est là, non loin, prêt à verser dans le nôtre par quelque vanne ouverte. Coproduction CDN Nancy / CCAM Vandœuvre 4 > 8 février 2014

Ylajali De Jon Fosse D’après le roman La Faim de Knut Hamsun Mise en scène Gabriel Dufay Avec Gabriel Dufay, Muranyi Kovacs, Jean-Paul Wenzel et antoine Bataille (au piano) Musicale, en notes délicates, la langue de Jon Fosse s’égraine dans la ville, la nuit, à travers les divagations d’un homme qui erre, au-delà de la faim et de la détresse. 25 > 28 février 2014

P.I.G.S. CréaTioN Texte, scénographie, mise en scène Didier Manuel Avec émeline Touron, Maud Le Grévellec, Coralie Leblanc P.I.G.S. déroule la fable douce-amère de cette génération X, la génération des lendemains qui déchantent. Des âmes perdues et des crises stridentes, des crimes et des mythes urbains. Pourtant, toujours, la musique est bonne. Coproduction CDN Nancy / CCAM Vandœuvre

CCAM / SCÈNE NATIONALE DE VANDŒUVRE RUE DE PARME / 54 500 VANDŒUVRE-LÈS-NANCY TEL : 03 83 56 15 00 / SITE : WWW.CENTREMALRAUX.COM

LICENCES : 540-249/250/251 DESIGN GRAPHIQUE : STUDIO PUNKAT PHOTO : GUILLAUME FROMENTIN

Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy Lorraine 10 rue Baron Louis Nancy A l’unité : 21 €/ 16 € /9 € et en abonnement Horaires, réservation 03 83 37 42 42

www.theatre-manufacture.fr


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Metz vu par Ils vivent, travaillent, créent et sortent à Metz. Les hommes et les femmes qui font vibrer la ville nous font découvrir leur lieu préféré.

О Photo Julian Benini

Réalisation Caroline Lévy


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Sébastien Thiriet 35 ans Directeur de concession

ven 15 nov

Où ?

Port Saint-Marcel « Ce bras mort de la Moselle, à l’arrière de l’Opéra-Théâtre de Metz, semble totalement déconnecté du reste du centreville. Un site historique dépaysant qui rappelle l’Italie, on s’imagine transportés à Venise ! »

Actu !

Retour de Jaguar à Metz et nouvelle concession Land Rover. Nouveaux modèles : Range Rover Sport et F-Type cabriolet www.landrover.com www.jaguar.fr Manteau Dirk Bikkembergs et chèche Gucci, le tout chez Ted à Metz.


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ven 15 nov

Franck Stawikowski 33 ans

Grégory Hanen

Commerçants Le Vestiaire

37 ans

Photo Sébastien Grisey

Où ?

Coffee Shop ICI « C’est notre nouveau Q.G., qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. ICI, c’est comme à la maison ! Avec son mobilier scandinave, ses objets rétro disposés sur deux niveaux, c’est un lieu cosy où l’on aime surtout se retrouver à l’heure du petit-déj ! »

Actu !

Lancement du nouveau site : www.le vestiaire-online.com Franck : jean Lee, veste en mouton retourné et pull Iro. Grégory : parka et pull Samsoe Samsoe. Le tout au Vestiaire.


29

mer 13 nov

Réalisatrice et productrice

Nina Robert 25 ans

Photo Sébastien Grisey

OÙ ?

Rue Sainte-Marie « Depuis que j’y ai vécu, je garde des habitudes dans cette rue, impossibles à défaire ! Les restos de sushis, de burgers ou spécialisés dans la cuisine italienne, j’y prends mes quartiers en journée jusqu’en soirée. Mon coin incontournable à Metz. »

ACTU !

Projet de documentaire sur le Roller Derby. Web-documentaire Journaliste 2.0 disponible sur la plateforme de France Télévisions / journaliste-2-0. france4.fr Nouveau site internet franco-anglais de Citizen : www.citizen-films.fr Perfecto Avant-première, top Jodhpur et pull Lafayette Collections, le tout aux Galeries Lafayette de Metz.


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Jean-François Ramon 59 ans

Directeur général de l’Arsenal et des Trinitaires

jeu 14 nov

Photo Sébastien Grisey

Où ?

Square du Général Giraud « Le hasard de la vie a voulu que je recroise le chemin de Bernar Venet, dont j’avais organisé une exposition à Luxembourg en 2003. Un artiste dont j’apprécie l’œuvre, que j’ai vu travailler dans les Vosges, dans l’usine où il réalise ses sculptures. Aux pieds de l’Arsenal, sans le savoir, ce square est devenu hautement symbolique !

Actu !

Concerts autour de la thématique américaine pour le 25e anniversaire de l’Arsenal : Hommage à Moondog par Le Cabaret Contemporain le 29 janvier et concert dessiné Being Human Being de Bilal, Truffaz et Murcof, le 8 février. Sorti du livre 25 ans de stars en scène, éd. Serge Domini www.arsenal-metz.fr Manteau avec blouson intégré Féraud et écharpe Lafayette Accessoires, le tout aux Galeries Lafayette de Metz.


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GRAPHISME + PHOTO// ARNAUD HUSSENOT/ FABIEN DARLEY LICENCE D’ENTREPRENEUR DE SPECTACLES DE 1RE, 2E ET 3E CATÉGORIES : 1-1022169 ; 2-1022170 ; 3-1022171

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« Projet cofinancé par le Fonds européen de développement régional dans le cadre du programme INTERREG IVA Grande Région » „Gefördert durch den Europäischen Fonds für regionale Entwicklung im Rahmen des Programms INTERREG IVA Großregion“

Numéros de licences – Entrepreneur de spectacle catégorie I – 1049874 – catégorie II – 1049875 – Catégorie III – 1049876 – n° siret – 40791040500015 – Code APE – 9002Z | Graphisme : Bureau Stabil


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Philippe Krier 25 ans

Chanteur musicien

dim 17 nov

Photo Julian Benini

Où ?

Le Vélo Rose « Un véritable havre de paix, pour l'heure privé, où coexistent musique, pâtisserie et objets déco. Je viens m’y ressourcer les jours de répét’ et de studio ! Heureusement pour les Messins, le lieu s'ouvre bientôt au public ! »

Actu !

Après avoir été finaliste l’édition 2013 de La Nouvelle Star, travaille sur les compos d’un album solo et de son groupe Backstage Rodeo. Buzz autour de sa parodie Lamaoutai sur Serge le lama ! Veste Iro au Vestiaire.


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Culture

Zut  — 05


36 Zutâ&#x20AC;&#x2030;! Culture Illustration


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COUP DE GUEULES

PAR BENJAMIN BOTTEMER PHOTO ARNO PAUL

Rémi Malingrëy étale ses tronches dans la presse – de Libération à Okapi en passant par L’Écho des savanes –, des expositions et quelques séries et romans graphiques. Intimiste, mignon, caustique, subversif, le registre de Malingrëy est vaste, sa capacité à démultiplier les propos et les supports remarquable. Rencontre avec un esthète de la grande gueule.

Depuis ses plus jeunes années, Rémi Malingrëy dévisage. Il scrute aussi les corps, des planches pédagogiques des salles de classe aux pages du Petit Larousse illustré, en passant par les ouvrages sur les grands maîtres hollandais et les magazines Pilote ou Bazooka. Son héritage visuel est fait de bribes d’images entre classicisme et esthétique punk, qu’il saisit à la volée, sans distinction. « Je m’intéressais à tout, de Reiser à Van Gogh ou Mondrian. J’ai été très influencé par Bazooka, avec ce graphisme détérioré, cette esthétique de la laideur, de la beauté qui fait mal… quelque chose que l’on voit tous les jours dans la rue. » Il étudie aux Beaux-Arts de Nancy, exposé aussi bien à l’enthousiasme des étudiants et au partage des cultures qu’au dénigrement des professeurs, pas particulièrement désireux d’accompagner l’évolution d’un jeune dessinateur. « À l’époque, c’était un lieu pas très ouvert sur l’extérieur, où les professeurs m’ont peu apporté… c’était dommage qu’ils se

servent de leur savoir comme d’un petit pouvoir pour juger, plutôt que d’essayer de comprendre et d’orienter. Mais ça peut être formateur ; les barrières sont faites pour être franchies. » Sous presse Lui qui se voyait plutôt en artiste-peintre aborde le dessin de presse un peu par hasard : une amie au fait des mécanismes du monde de l’édition lui met le pied à l’étrier avec quelques commandes. Par la suite, il apprendra à démarcher seul. En trente ans, il travaille avec des rédactions et pour des lectorats très diversifiés ; une gymnastique intellectuelle qu’il apprécie. « J’avais des idées, je travaillais vite. Dès 1986 avec mes dessins pour Libération, j’ai été à l’aise dans ce milieu. C’est devenu naturel de multiplier les collaborations avec des publications très différentes, je sais à qui je m’adresse et j’arrive à m’y retrouver, mon trait reste toujours reconnaissable. Et mon voca-

bulaire graphique s’est ainsi étendu avec le temps. » L’Express, Sciences et Vie Junior, Siné hebdo, L’Équipe magazine, 60 millions de consommateurs… les personnages stupéfaits ou hilares d’un Malingrëy au regard affûté et irrévérencieux s’impriment comme un coup de tampon sur leurs pages. Il traverse l’ère des allers-retours en train vers la capitale, celle du fax puis d’Internet, cet outil merveilleux qui permet aux dessinateurs de profiter au maximum de la quiétude de leur foyer. Suivre l’actualité et respecter les délais serrés imposés par le dessin de presse ne l’empêchent pas d’expérimenter : « J’ai été gâté car j’ai pu travailler en continu pour la presse, mais tout m’intéresse. Certains dessinateurs de presse ne font que ça, ont une formation de journaliste, sont totalement pris par l’actualité. Moi, j’adore aussi la liberté qu’offrent d’autres projets, d’autres modes d’expression. »


38 Illustration Rémi Malingrëy

“ Le dessin, c’est vraiment ça : montrer aux autres les images que tu as dans la tête, sans se poser la question de savoir si c’est beau ou réaliste.”

Des images en pleine tête Ses travaux d’illustration aux côtés de Nicolas Rey sur le magazine Zurban ou pour la revue L’Amateur de cigares par exemple, ainsi que ses Portraits, permettent de découvrir un Malingrëy qui laisse libre cours à sa fascination pour la foule, ses attitudes, ses regards, et les faciès proéminents voire difformes. Pour son projet Monsieur et Madame, ce sont les corps tout entiers qui sont triturés, le couple exhibant rictus, faces et appendices multiples tout au long de cette série cubiste faite de fragments d’intimité, tantôt banals, tantôt empreints d’un érotisme dérangeant. « C’est vrai qu’il y a cette sorte de cubisme à la portée de tous dans cette série, où je mets à plat toutes les perceptions, en une seule image. Le dessin, c’est vraiment ça : montrer aux autres les images que tu as dans la tête, sans se poser la question de savoir si c’est beau ou réaliste. » Rémi Malingrëy s’est peu attelé à l’exercice de la bande dessinée, qu’il trouve trop contraignant, mais a publié chez Verticales deux romans graphiques, dont Le Chagrin : mode d’emploi, réalisé suite à la mort de son frère en 1994, où l’on peut lire « Chagrin, mode d’emploi : laisser déborder de temps en temps. » On y découvre encore un autre Malingrëy, d’autres visages, et un véritable talent pour l’écriture, mêlant l’émotion à une poésie sèche. Un projet personnel publié avec difficulté. « Concernant l’écriture, c’est quelque chose de spontané, que je ne travaille pas beaucoup. Le Chagrin… a finalement été publié en 1997, après avoir fait le tour des éditeurs. Aujourd’hui c’est peut-être plus facile de trouver de petits éditeurs intéressés par des ouvrages comme celui-ci. » Poil de carotte, son adaptation du roman de Jules Renard, issu d’un projet de comédie musicale avec Reinhardt Wagner et Frank Thomas, n’a jamais été publié. « Je n’en attends plus rien. J’ai compris que les éditeurs aiment mettre les auteurs dans des cases, qu’ils doivent se dire que je suis un peu incontrôlable, avec un dessin difficile. De toute façon, je ne suis pas très véhément, je ne suis pas du genre à faire le siège des maisons d’édition. »

Éclater la galerie Si les portes des maisons d’édition ne se sont jamais ouvertes facilement, les galeries et autres lieux d’exposition lui réussissent plutôt bien : Malingrëy y semble à l’aise, tandis que peu de ses condisciples suivent le même chemin. C’est presque une revanche pour l’étudiant des BeauxArts qui y travaillait son dessin au milieu de professeurs indifférents. Une pratique tout à fait naturelle pour l’intéressé : « J’ai toujours baigné dans le milieu de l’art et des expositions. J’aime penser à mon travail en tant qu’installation globale, scénographiée, au lieu de juste poser mon dessin. » Cet été, une multitude de ses personnages investissait la succursale de la BNP Paribas dans le cadre de Renaissances Nancy 2013. « C’était facile à consommer, pas intello... ça colle bien à mon approche. » En 2008, lors d’une exposition au Musée de l’Informatique à la Grande Arche de la Défense, il réalise, à l’occasion des 20 ans du magazine SVM Mac en 2008, un rideau où l’un de ses fameux portraits est fragmenté en carreaux mobiles. « C’est l’idée du pixel qui m’a inspiré. J’aurais bien aimé aller au bout de mon idée, en fixant des petits moteurs sur les pièces... mais c’était déjà un très gros travail. » La maîtresse en maillot de bain, où règnent l’absurde et un léger malaise, ou son exposition intitulée La foule sont peut-être les plus emblématiques de l’univers graphique et humain de Malingrëy : au cœur de la multitude, superposition de plusieurs couches de réalité, avec plusieurs grilles de lecture. Un artiste qui rêvait d’un grand A et a finalement créé tout un alphabet. www.remimalingrey.com


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Les grandes lignes Rémi Malingrëy commente ses sources et revient sur quelques-uns de ses maîtres.

— Vincent Van Gogh « Une mine de plomb très noire, tortueuse, un dessin très fort, noueux… ça me parle ! » — Pilote « Dans Pilote, il y avait ce mélange de gros pifs, de dessin réaliste et de cartoon qu’on ne voit plus aujourd’hui. Reiser y côtoyait Buzzelli ou Gourmelin et ses hachures… C’était un vrai catalogue pour tous les publics. Pilote a vraiment formé mon regard d’adolescent. » — Gotlib « Quand tu as mis le nez dedans, tu vas jusqu’au bout. Il a une mécanique de gags hyper-prenante, avec un dessin très tenu. Ça me fascine. »

— Liberatore « Lorsque je parle d’esthétique de la laideur, je pense aussi à lui. Par un assemblage, une disposition particulière, sa peinture impose une beauté. » — Norman Rockwell « J’adore les belles peintures très réalistes de ses couvertures du Saturday Evening Post. » — Tomi Ungerer « Il a une idée à la minute, un graphisme super efficace, habile et drôle à la fois. Vis-à-vis des États-Unis, il a su être très rentre-dedans avec ses dessins sur les people ou la guerre du Vietnam. »


40 Zut ! Culture Illustration Arts numériques

VISIONS COLLECTIVES PAR BENJAMIN BOTTEMER

Depuis 2010, le collectif messin Paradigme réunit photographes, musiciens, vidéastes et plasticiens tournés vers les arts numériques. Mapping vidéo, scénographie, installations audio-visuelles et interactives, bandes-son, spectacle en 3D stéréoscopique : ils travaillent à modifier la perception du public, entrouvrant les espaces sur un monde augmenté qu’ils rebâtissent sans cesse, en Lorraine et dans des manifestations internationales. Retour sur deux réalisations marquantes.

Les Gueules noires — Spectacle mis en scène par Laurent-Guillaume Dehlinger Petite-Roselle / août 2013

« Dans ce projet, les arts vivants se mêlent à des projections monumentales sur un ancien bâtiment des mines, le transformant tourà-tour en HLM, en gare et en des environnements propres à l’histoire et à la vie des travailleurs migrants. Il a été pour nous très intéressant de travailler aux côtés des artificiers des Commandos Percu. »


Huaca’s tree Mapping vidéo interactif et organique

www.paradigme.tv

— Boom Festival Idanha-a-Nova, Portugal / juillet 2012

« Nous nous sommes inspirés d’une légende maya où un arbre sacré permet de communiquer avec les étoiles. Nous avons voulu évoquer l’arbre comme vecteur d’énergie : poser sa main sur le tronc déclenchait un son et une ligne lumineuse qui se prolongeait dans les branchages puis dans le ciel via des lasers. »

Photo : João Curíti

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42 Zutâ&#x20AC;&#x2030;! Culture Instant Flash


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Accords en buzz majeur

London Grammar PAR BENJAMIN BOTTEMER PHOTO ARNO PAUL

Dans la rubrique « New band of the day » du critique musical Paul Lester dans The Guardian, London Grammar porte le numéro 1497. Une étiquette sévère qui enferme le groupe de Nottingham dans la case prison des formations destinées à faire un-petit-tour-et-puis-s’en-va dans l’histoire de la musique. Irrémédiablement liée au buzz énorme suscité par le groupe, l’identité de London Grammar c’est aussi, musicalement parlant, un son pur, sobre, empreint d’un certain classicisme, littéralement porté par la voix éthérée de la sirène Hannah Reid, véritable atout débusqué par ses compères Dot Major et Dan Rothman pour former un groupe d’étudiants. Après un premier album, If you wait, ils partent à la conquête des scènes du monde entier. Probablement soucieuse de protéger sa voix, Hannah Reid laisse la parole à Dot et à Dan pour assurer l’interview. Fréquemment questionnés sur leur nom, London Grammar précise : « C’est vrai que nos influences sont en partie britanniques, mais on ne se revendique pas d’une scène en particulier et on ne cherche pas employer un vocabulaire musical précis. » La voix d’Hannah, l’ambiance mélancolique, les touches électroniques font clairement songer au son de Bristol plus connu sous le terme désuet de trip

hop. Une influence claire pour London Grammar, qui l’a intégré comme « un phénomène naturel. Trouver sa voie parmi les influences est une partie du processus créatif, mais on n’essaye de ne pas travailler un style, de ne pas y penser. Notre musique est simplement une combinaison de nos trois personnalités, née en faisant de la musique ensemble. » Après un concert de 45 minutes, le groupe repart sur les routes tracer des trajectoires improbables dans tout l’Hexagone, avec des retours réguliers à Paris pour assurer leur promo. La valse médiatique ne semble pas altérer l’enthousiasme du groupe, qui découvre à chaque date l’engouement d’un public comme captivé par une étoile filante. Propos recueillis le 12 novembre à l’Autre Canal à Nancy Dernier album : If you wait, Because


44 Zut ! Culture Instant Flash

Une comédie juste

Bertrand Tavernier PAR BENJAMIN BOTTEMER / PHOTO SÉBASTIEN GRISEY

J’ai vu L627 à un âge où ma vision de la police se résumait au Flic de Beverly Hills et à Starsky et Hutch. Autant vous dire que j’avais deux ou trois comptes à régler avec M. Bertrand Tavernier à propos d’honoraires de pédopsychiatrie. Mais nous n’étions pas là, installés dans les salons de l’hôtel La Citadelle, pour parler de drames mais de comédie et de bande dessinée : l’adaptation du Grand Prix d’Angoulême 2013, Quai d’Orsay de Christophe Blain et Abel Lanzac, en l’occurrence scénaristes. On y suit Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz), Candide débarqué dans un ministère mené par la tornade Alexandre Taillard de Vorms (Thierry Lhermitte), personnage inspiré par Dominique de Villepin dont Lanzac fut le conseiller. Vlaminck découvre que sous les ors de la diplomatie règne l’absurde et la frénésie, matières à des situations à la fois comiques et consternantes. Pour sa première adaptation d’une bande dessinée et sa première véritable comédie, le réalisateur a souhaité conserver « son pouvoir comique, et le personnage de Taillard de Vorms que je trouve irrésistible. Il s’agissait de trouver un courant pour unifier les planches de la BD. Certains ont pu la critiquer comme étant

une succession de sketches sans histoire précise ; mais ceuxlà ne savent pas lire une bande dessinée. » S’il ne définit pas Quai d’Orsay comme la critique d’un système, à l’instar de Ça commence aujourd’hui ou L627, il établit tout de même un parallèle avec ce dernier : « Comme Lulu, Arthur découvre les côtés aberrants d’une administration. Et il y a aussi cet humour qui débarque au milieu de scènes dramatiques, sauf que dans Quai d’Orsay, la comédie est un moteur. » Bienveillant, Bertrand Tavernier semble avoir été durablement marqué par son tournage au Quai d’Orsay (bien que Laurent Fabius lui ait foiré un plan-séquence) lorsqu’il déclare : « Le film est une satire mais surtout une comédie qui peut parler aux Français, car elle touche à une certaine forme de réalité. C’est une comédie qui me paraît juste. » Propos recueillis le 3 octobre à l’hôtel La Citadelle à Metz Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier avec Raphaël Personnaz, Thierry Lhermitte, Niels Arestrup


cycle des héroïnes

nest-theatre.fr

+33(0)3 82 82 14 92 CDN de Thionville Lorraine direction Jean Boillot Le Nord ESt Théâtre, CDN de Thionville-Lorraine, est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Lorraine, la Ville de Thionville et la Région Lorraine en partenariat avec

malte martin atelier graphique | assisté par vassilis kalokyris | impression expressions2

mère courage 9 › 11 janvier Théâtre en Bois Thionville texte Bertolt Brecht, traduction Irène Bonnaud mise en scène Jean Boillot

SAISON 2013

• MEISENTHAL DÉMOS•EXPOS•VENTE

9 NOV•29 DÉC•14H-18H SAUF 24 & 25 DÉC.

• VENTE & EXPOS EN LORRAINE NANCY•METZ•MONTIGNY SARREGUEMINES•FORBACH

INFOS+AUTRES POINTS DE VENTE 03 87 96 87 16•CIAV-MEISENTHAL.COM

interview - concert - photo - critique

issuu.com/gigmag

AVEC LE SOUTIEN FINANCIER DU COMMISSARIAT À L'AMÉNAGEMENT DU MASSIF DES VOSGES DANS LE CADRE DE L’OPÉRATION D’ANIMATION ET DE PROMOTION TOURISTIQUE “LE NOËL DES ÉTOILES TERRESTRES” (LA GRANDE PLACE - MUSÉE DU CRISTAL SAINT-LOUIS / LE MUSÉE LALIQUE / LE SITE VERRIER DE MEISENTHAL)

PROGRAMME SUR ETOILES-TERRESTRES.FR

Massif des Vosges


46 SÉLECTIONS culture

EXPO

Berlin années 00

En 2005, Bernard Plossu capture au 50 mm le visage d’un Berlin réunifié fait d’acier et de béton. Le globe-trotter voyage depuis les sixties aux quatre coins des continents, rapportant dans ses bagages des souvenirs en noir et blanc, comme autant de témoins de la diversité du monde. De la capitale allemande, il capture l’image d’une cité futuriste construite façon comic book, irradiée d’une lumière blanche singulière. Avec l’exposition, le CCAM de Vandœuvreles-Nancy accompagne la publication de ces clichés aux éditions Médiapop (dirigée par notre Philippe Schweyer national !), programmant pour l’occasion rencontres, projections, conférences et workshop. Un cycle de réflexions tournées vers

l’avenir, qui fait de chacun de nous des explorateurs du paysage urbain. (C.T.) Berlin, jusqu’au 31 décembre à la galerie Robert Doisneau du CCAM de Vandœuvre-les-Nancy www.centremalraux.com Berlin 2005 de Bernard Plossu et Jean-Christophe Bailly, éditions Médiapop www.mediapop-éditions.fr


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THÉÂTRE

DANSE

Hymne à la Môme Edith Piaf, ce n’est pas qu’une (immense) voix, c’est aussi un cœur gros comme ça. Mais l’icone a longtemps éclipsé la femme, et Piaf l’être intime la sort de l’ombre. À travers les écrits privés de la diva, on retrouve sa personnalité, ses sentiments et sa fragilité habituellement si bien cachés derrière l’aura publique de « la Môme ». On la découvre tour à tour inquiète, sensuelle, courageuse mais aussi endeuillée et triste, comme le montre sa correspondance dans les mois suivants le décès de Marcel Cerdan, son amour d’alors. Portée par la comédienne Clotilde Courau, cette lecture de onze lettres couvrant un mois de la vie d’Edith Piaf permet de révéler de manière plus personnelle la chanteuse à la frêle silhouette noire. (J.P.) Piaf l’être intime, le 16 janvier à l’ensemble Poirel www.poirel.nancy.fr

Au hasard d’une danse EXPO

L’ère Végétale Fleurs en éclosion, feuilles ciselés, branches entrelacées, insectes, arabesques… Le Musée de l’École de Nancy souligne le temps d’une exposition double ces sources d’inspiration primordiales des maîtres de l’Art Nouveau. À valeur aussi encyclopédique qu’expérimentale, Natures de l’Art Nouveau décline le regard porté par les artistes sur leur époque à l’orée du XXe siècle, le processus de création d’un nouveau langage artistique et la réalisation de « jardins artificiels ». Regroupant mobiliers, tableaux, dessins, études et croquis, l’exposition balaie toutes les formes de ce mouvement onirique à échelle européenne. Recentrant le propos sur l’École de Nancy, Florilège présente en complément une sélection d’œuvres d’artistes lorrains. Une promenade sensorielle révélatrice de notre besoin constant d’un retour à l’organique. (C.T.) Natures de l’Art Nouveau et Florilège, du 20 décembre au 13 avril au Musée de l’École de Nancy www.ecole-de-nancy.com

C’est la tradition, chaque année, avant de partir sur les routes à la rencontre de nouveaux publics : le Ballet de Lorraine présente ses spectacles aux Lorrains. Le 9 janvier, ce sera l’ultime répétition avant le départ, le filage en costumes des deux pièces. D’abord, In the Upper Room, sur une musique de Philip Glass et une mise en espace de Merce Cunningham, rien que cela. 40 minutes d’énergie lancée à plein tube, qui capte l’urgence et la vigueur du monde contemporain avec un style unique. La chorégraphie de Twyla Tharp nous offre un mélange plutôt athlétique. La seconde pièce, Fabrication Chorégraphique, nous renvoie aux significations du verbe « fabriquer » : combiner des éléments pour former un tout, et inventer ou concocter. L’enchaînement des phrases et le nombre de danseurs par phrase sont déterminés par le hasard. Un joyeux bazar organisé sans contenu narratif qui atteint tout de même une dimension dramatique et mélancolique. (G.A.) In the Upper Room et Fabrication Chorégraphique, le 9 janvier au Centre chorégraphique national Ballet de Lorraine à Nancy www.ballet-de-lorraine.eu


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CONCERT

ÉDITION

Images premières En France, les images volantes sont produites dès le début du XVIe siècle dans les nombreux centres français, à Paris, mais aussi à Orléans, Chartres, Lille ou Toulouse. Or, ce sont celles imprimées à Épinal qui vont s’installer dans la mémoire collective au cours de la seconde moitié du XIXe. C’est ce que nous relate Martine Sadion, conservatrice en chef du Musée de l’Image à Épinal, dans l’ouvrage qu’elle vient de publier aux Éditions de la Martinière. On se surprend à naviguer au cœur d’une foultitude de thèmes religieux, politiques ou plus ludiques. Ces portes d’entrée favorisent la compréhension de cette période qui précède l’avènement de la photographie au XIXe siècle par exemple, à un moment où la peinture n’a pas encore pour vocation de se confronter au réel. L’Image d’Épinal présente cet avantage qu’on peut la regarder et la commenter en famille. Elle vaut donc autant pour ce qu’elle représente que pour ce qu’elle raconte. C’est une image d’Épinal, jusqu’au 16 mars au musée de l’Image à Épinal www.museedelimage.fr Images d’Épinal de Martine Sadion (avec une préface d’Anna Gavalda), Éditions de la Martinière

Bricole boy Il est la moins connue des stars mondiales et, inévitablement, un artiste plein de paradoxes. Figure de l'anti-folk newyorkais – comprendre punk mâtiné de folk, il est aussi auteur de comics indépendant mais brille par un discours et un crayon transpirant l'ironie. Qu'il soit musicien ou dessinateur, Jeffrey Lewis privilégie le système D : des enregistrements lo-fi, des cahiers griffonnés à la va-vite, dont l'énergie se sent au premier coup d'œil ou d'oreille. Pas besoin de long laïus sur les genres musicaux, il y va et il y va franco, pourvu qu'il prenne son pied et que le public suive. En 2010, il nous avouait déjà : « C'est assez drôle, voire idiot : plutôt ridicule d'aller à un concert d'indie-rock et de se retrouver devant un exposé sur la chute de l'Union soviétique. C'est d'ailleurs pour ça que ça marche, parce que c'est amusant. » Drolatique, léger, profond ou énervé, Jeffrey Lewis n'a qu'un seul mot d'ordre : l'émotion. Oui, voilà, Jeffrey est frais. (C.B.) Jeffrey Lewis & The Rain, concert le 31 janvier dans le cadre du festival Mo'Fo 14 aux Trinitaires 12, rue des Trinitaires à Metz www.lestrinitaires.com Photo © Christophe Urbain

BALLET

Bon enfant Même si vous ne croyez peut-être plus au Père Noël, vous avez certainement besoin d'un peu de fantaisie et d'évasion en cette période de fêtes qui, avouons-le, cultive un brin de magie. Tchaïkovski, à l'origine d'un des chefs d'œuvre de l’histoire du ballet, Casse-Noisette, nous fait voyager dans le monde de l'enfance. Au Pays des Délices, les jouets s'animent, les fleurs et les flocons dansent… Sur des thèmes enivrants, dont la célèbre Danse de la Fée Dragée menée par les notes cristallines du célesta, l'œuvre nous transporte dans l'ambiance de Noël où même les crescendos étincellent. Magistralement interprété par le Ballet et le Chœur de l’Opéra-Théâtre, et par l'Orchestre national de Lorraine, Casse-Noisette donne le la à une féérie mystique et sonne comme une belle introduction aux fêtes de fin d'année. (V.S.) Casse-Noisette, du 22 au 31 décembre à l'Opéra-Théâtre de Metz Métropole 4-5, place de la Comédie à Metz 03 87 15 60 60 opera.metzmetropole.fr Visuel : maquette de costume © Valérian Antoine et Brice Lourenço


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NOUVEAU

Diplôme d’Université

COORDONNATEUR DE PROJETS DESIGN THÉÂTRE

Mère en temps de guerre C’est à l’aube de la Seconde Guerre mondiale que Bertold Brecht façonne Mère Courage, cette figure de femme au midi de sa vie. Arpentant sans fin les routes d’Europe avec sa carriole, la matrone commerce tout et rien sur les champs de bataille de la Guerre de Trente Ans accompagnée de ses deux rejetons. Isabelle Royanette donne voix à cette personnalité brutale, impulsive et sensuelle, en tous points touchante. Désireux de souligner la modernité de l’écriture brechtienne plus que son aspect pamphlétaire, Jean Boillot a fait appel à Irène Bonnaud pour dégager une nouvelle traduction de la pièce. La parole ainsi revisitée entre en contact avec la partition musicale signée Paul Dessau réorchestrée pour percussions et ordinateurs électro-acoustiques par Jonathan Pontier. De pièce épique à pièce « sonique », Mère Courage et ses enfants reste l’expression d’une condition humaine où notre première bataille est celle pour la survie. (C.T.) Mère courage et ses enfants, du 9 au 11 janvier au NEST de Thionville - www.nest-theatre.fr Photo : V. Castro

FORMATION EN ALTERNANCE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION 400 H DE COURS 700 H DE PROJET EN ENTREPRISE

Du 06 janvier 2014

au 31 décembre 2014

www.strasbourg.ort.asso.fr sfc.unistra.fr


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THÉÂTRE

Sex, drugs and blood

9 août 1969. Sharon Tate, actrice et épouse de Roman Polanski, se fait sauvagement assassiner dans sa maison de Beverly Hills. La création de Didier Manuel, P.I.G.S. – Perverted Infant Gathered Society, revient en musique sur le fait divers qui signe de la fin du mouvement hippie. Sur scène, trois jeunes filles membres de « la Famille » de Charles Manson tentent de comprendre ce qui l’a poussé au crime, incarnant toute une génération précipitée dans un désenchantement au goût amer. Car le Summer of Love annoncé comme une utopie se transforme au tournant des années 70 en une dégénérescence

d’actes et de pensées. Les drogues deviennent dures, les fleurs enivrent jusqu’à l’étourdissement et les gourous se reconvertissent en rois de la manipulation. (C.T.) P.I.G.S. – Perverted Infant Gathered Society, du 25 au 28 février au Théâtre de la Manufacture à Nancy www.theatre-manufacture.fr


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OPÉRA DANSE

Ne te retourne pas !

Le corps du texte Quand la littérature se déploie dans la danse pour signifier un drame social, le spectacle ne peut être qu’éblouissant de vérité. C’est après la lecture du texte de Laurent Mauvignier, publié aux Éditions de Minuit, que Angelin Preljocaj décide d’adapter sur scène le lynchage d’un jeune homme par quatre vigiles à Lyon en 2009. Ce que j’appelle ennui est l’histoire d’un étranger, d’un marginal, sur le banc des accusés pour le vol d’une cannette de bière. Mais que subsiste-t-il après cette mort ? Le chorégraphe a su retrouver dans l’écriture magistrale de Laurent Mauvignier la présence d’un corps multiple, donnant naissance à un théâtre dansé en huisclos. Par leurs mots et leurs mouvements, un comédien et six danseurs expriment l’exclusion, le jugement et le consumérisme d’une société en déroute. (C.T.) Ce que j’appelle ennui, le 21 février au Carreau de Forbach www.carreau-forbach.com

DANSE

Cantare Le travail de Raimund Hoghe est, depuis ses débuts, indissociable de la création musicale. Plus qu’un moyen d’accompagner ses pas de danse, il y puise une foule d’inspirations qui sont autant de points de départ à l’imagination et à l’émotion. Cantatas est l’occasion pour le chorégraphe allemand de faire interagir en direct danse et musique grâce à la voix de Kerstin Pohle, chanteuse soprano a capella. L’ancien dramaturge de Pina Bausch mêle ainsi les notes cristallines des cantates de Bach à une chorégraphie faisant se croiser danse classique, flamenco et théâtre japonais du nô. Un dialogue fertile se crée entre musicalité et corporalité pour une création à la croisée des genres, célébrant la beauté et l’amour. On entre sans hésiter dans cette formidable ronde des arts ! (C.T.) Cantatas, le 16 janvier à l’Arsenal de Metz www.arsenal-metz.fr Photo : Rosa Frank

L’Orfeo est joué pour la première fois en 1607 : Claudio Monteverdi vient de composer ce qui deviendra plus tard l’une des plus célèbres tragédies d’amour. On dit de L’Orfeo qu’il est le premier opéra, marquant la frontière entre la Renaissance et l’époque baroque… Un monument de la musique classique ! L’histoire d’Orphée, rongé par le regret, nous fait réfléchir sur les fondements de l’existence humaine et sur cette volonté de toujours vouloir transgresser les lois de la nature. Une thématique que Claus Guth traite avec un réalisme presque cinématographique. La direction musicale est confiée à Christophe Rousset, connu de l’Opéra national de Lorraine et fondateur des Talens Lyriques, ensemble de musique baroque qu'accompagnent les Chœurs de l’Opéra national de Lorraine. À Nancy, le duo Guth-Rousset a déjà fait ses preuves en 2009 avec Le Messie de Haendel. Avec L’Orfeo, à la saga de l’Amour et de la Mort se rajoute le volet « Résurrection ». Ainsi naît l’opéra. (G.A.) L’Orfeo, opéra de Monteverdi, du 10 au 17 janvier à l’Opéra national de Lorraine à Nancy www.opera-national-lorraine.fr Photo : Monika Rittershaus


P R É-P R O D U C T I O N

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VIDÉO NUMÉRIQUE


bentz + brokism

Tendances

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Top CELINE. Bague et boucles d'oreilles Trinity trois ors CARTIER. Mise en beauté Jacques Uzzardi pour MAC Cosmetics : fond de teint Face and Body C1, blush Dollymix, fard à paupières Satin Taupe, crayon à sourcils Stud, mascara Extended Play Gigablack, gloss Lustreglass Instant Gold. Manucure réalisée avec le vernis Essie couleur First Timer.


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Promesses Photographe Alexis Delon / Preview Réalisation Myriam Commot-Delon

Mannequin Judith / Up Models Coiffeur Alexandre Lesmes / Avila www.avilacoiffure.fr Make-up artist Jacques Uzzardi www.jacquesuzzardi.com Maquillage réalisé avec les produits M.A.C Cosmetics Galeries Lafayette / www.maccosmetics.fr Post-prod Emmanuel Van Hecke et Camille Vogeleisen / Preview Assistante stylisme Valentine Schroeter Assistante maquillage Audrey Beaurain Assistants photo  Lucas Horenburg et Margot Breteau / Preview


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Cape, jupe et chemisier en soie RED VALENTINO. Ballerines VALENTINO GARAVANI. Bague et bracelets Le Clou, en or rose, or blanc et diamants, CARTIER.


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Robe DSQUARED2, manteau noué à la taille DOLCE & GABBANA et escarpins GIANVITO ROSSI. Pendentif Essentiel en or blanc, brillant et perle de Tahiti et bague PERLE SAUVAGE en or jaune, brillant et perle de Tahiti, ERIC HUMBERT. Mise en beauté Jacques Uzzardi pour MAC Cosmetics : fond de teint Face and Body C1, rouge à lèvres Russian Red lipglass. Manucure réalisée avec le vernis Essie, couleur First Timer. Stickers de peau Inès de Castilho (www.ines-de-castilho.com).


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Top bustier et pantalon DOLCE & GABBANA. Pendentif Essentiel en or blanc, brillant et perle de Tahiti et bague PERLE SAUVAGE en or jaune, brillant et perle de Tahiti, ERIC HUMBERT.


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Sweat-shirt BALENCIAGA T'S. Jean Davin Loose Tapered G.STAR.


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Tee-shirt BALENCIAGA T'S, escarpins GIANVITO ROSSI et sac VALENTINO GARAVANI.


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Sac MIU-MIU.


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Déshabillé en voile plumetis IMPLICITE, nuisette en soie MARJOLAINE et short en denim New Radar G.Star. Pendentif Gatsby en or blanc et diamants MESSIKA.


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Tee-shirt SAINT LAURENT PARIS, jean Davin Loose Tapered G.STAR.


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Top bustier et pantalon taille haute DOLCE & GABBANA et escarpins GIANVITO ROSSI.


68 Zut ! Tendances § Cadeaux

New Rose Par Myriam Commot-Delon

Visuel : collection A-W 2013-2014 Laurent Decreton Maison de beauté - 7, rue du Lancieu à Metz. 03 87 36 35 31 Photo : Christian Aschman


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Ceinture Gucci, chez Ted Luxury Shop à Metz Bougeoir (existe en rouge et noir) Y’a pas le feu au lac, au 109 à Nancy Cardigan en cachemire Jodhpur, aux Galeries Lafayette Metz Bonbonnière Zoo en cristal Jaime Hayon, chez Formes et Couleurs à Metz et Nancy Montre Chronographe Monopoussoir Bell & Ross, à la bijouterie Valer à Nancy Chaussons de bébé en cuir Barnabé aime le café, au 109 à Nancy Boucles d’oreilles plaquées or Odyssey By Boe, chez Sally & Jane à Metz Carte de vœux en cuir Bandit Manchot, au 109 à Nancy Bougie Wizz Nadine Popup Paris, chez Angle Droit à Metz Coussin N°74, chez Bulluberlue à Villers-lès-Nancy Lunettes solaires Clubmaster Ray Ban, chez Opticiens Maurice Frères à Nancy

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Rainbow Rising Mobile Themis Mono Mobile, design Clara Von Zweigbergk pour Artecnica www.artecnicainc.com


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Coussin en lin Caravane, à la boutique de La Villa 1901 à Nancy - www.lavilla1901.fr Bracelet en émail collection « Passionate Russia » Frey Wille, à la bijouterie Valer à Nancy Minaudière à losanges multicolores Le Chant du Robot, chez Les âmes galantes à Metz Livre David Bowie is inside, éditions Michel Lafon, à La cour des grands, 11-13, rue Taison à Metz Pull Finger in the Nose, chez Cousins Cousines, 42, passage des Dominicains à Nancy Voiture porteur Vilac, chez Bulluberlue à Villers-lès-Nancy Carte de vœux en cuir Bandit Manchot, au 109 à Nancy Étagère en carton recyclé Cocorikraft, chez Bulluberlue à Villers-lès-Nancy Porte-manteau Hang it All de Charles & Ray Eames, éd. Vitra, chez Formes et Couleurs à Metz et Nancy Sac City couleur corail Balenciaga, chez Ted Luxury Shop à Metz


72 Zut ! Tendances § Cadeaux

Yellow Magic Visuel : Billie Blush, automne-hiver 2013-14, collection mode enfants disponible en exclusivité aux Galeries Lafayette Metz 4, rue Winston Churchill à Metz - Tel : 03 87 38 60 60


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Robot sur socle Artisan (disponible en 26 couleurs) KitchenAid, aux Galeries Lafayette Metz Bracelet Giant en cuir clouté double tour Balenciaga, chez Ted Luxury Shop à Metz Coussin en coton et lin argenté La Cerise sur le Gâteau. www.lacerisesurlegateau.fr Bague « lien » en céramique et diamants Chaumet, à la bijouterie Valer à Nancy Bouilloire K.Mix Kenwood, aux Galeries Lafayette Metz Bonnet à voilette Claudie Pierlot, aux Galeries Lafayette Metz Bottines en nubuck Kim Gucci, chez Ted Luxury Shop à Metz Montre calibre Co-Axial 8508 Omega, à la bijouterie Valer à Nancy Peluche chouette Sigikid, chez Bulluberlue à Villers-lès-Nancy Chaussettes Mood x Schlep, design exclusif du collectif Schlep pour Vestiaire Dandy, chez Mood à Nancy 


74 Zut ! Tendances § Parfum

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Parfums icônes PAR SYLVIA DUBOST ILLUSTRATION ISAAC BONAN

Rares et emblématiques de maison d’exception, ces jus iconiques aiguisent notre imaginaire. Une sélection de parfums à offrir, à soi avant tout, pour parfaire son allure.

Serge Lutens

Muscs koublaï khän (1998) Un fauve au repos, à la fois sauvage et ronronnant. Le plus beau musc de la parfumerie, sensuel en diable. On l’imagine sur : Benicio del Toro — www.sergelutens.com


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Annick Goutal

Penhaligon’s

Lily of the Valley (1976)

L’artisan parfumeur

Heure exquise (1984)

Une rose enveloppée de santal. Une merveille de nostalgie poudrée, douce comme un cachemire. On l’imagine sur : Grace Kelly dans High Society

Un muguet délicat et légèrement vert, naturaliste et primesautier, qui dégage un charme fou et sans artifices, et qu’on se garde pour le printemps. On l’imagine sur : Audrey Hepburn dans Funny Face

Une noisette un peu verte et balsamique, habillée de bois blonds. Complexe et unique, et plus chaleureuse qu’il n’y paraît. On l’imagine sur : Jean-Paul Belmondo époque Godard

— Chez L’art du parfum à Nancy

— Aux Galeries Lafayette à Metz et chez L’art du parfum à Nancy

Acqua di Parma

Parfums d’empire

Atelier Cologne

Ambre russe (2005)

Vétiver fatal (2012)

Une cologne limpide et intemporelle, magnifiquement travaillée : la quintessence du chic décontracté. On l’imagine sur : Steve McQueen

Chaud, alcoolisé et aromatique, fumé : un luxe addictif qui évoque les riches heures des tsars. On l’imagine sur : Marlene Dietrich dans L’Impératrice rouge

Racé et surprenant, lumineux et sans chichis, l’âcreté boisée si caractéristique se déploie sur le tard. Le vétiver à son apogée. On l’imagine sur : Robert Redford dans son ranch de Sundance

— Chez L’art du parfum à Nancy

Colonia (1916)

— Aux Galeries Lafayette à Metz, aux Printemps Metz et Nancy, chez L’art du parfum à Nancy

— Chez L’art du parfum à Nancy

Méchant Loup (1997)

— Aux Galeries Lafayette à Metz


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UP to date PAR MYRIAM COMMOT-DELON

Des envies, en vrac : des fringues, des shoes, du design, tout et rien.

Photo : Johanna Tagada Hoffbeck

Zut ! Tendances § Flash Mood

Giant

Chez soi 1 flocon er

Vite, une paire de moonboots ras la malléole ! Pour qui ? Les kids qui vont sauter à pieds joints dans les « Mini Kiss » de la coolab Les Prairies de Paris x Bonton. Où ? Chez Bonton www.bonton.fr

Home kids Indispensable pour hipstériser le corner jouet du salon, un pochon en coton sérigraphié et 6 petites maisons en cèdre de l’Atlas non traité pour du 100 % handmade réalisé en Alsace. Où ? Dans le shop du très joli blog By spielplatz. www.byspielplatz.com

Pins Épingler à tout va sur pinterest, OK, mais sur son manteau aussi ! Lesquels ? Pas ceux retrouvés au grenier mais les pins Foxy de la collection capsule de l’illustratrice Lucille Michieli pour Titlee. Où ? Chez www.titlee.fr

Élodie Laléous est créateur de linge de maison et de mobilier fabriqué en France. Pour ? Ses coussins et rideaux sur-mesure, en lin teintés à la demande suivant le nuancier Farrow & Ball. Mais encore ? On s’y fournit en tissus A.P.C, Kvadrat ou Liberty pour du DIY. Où ? www.lab-boutique.com

Bestioles Le temps est venu de grignoter des sauterelles grillées au piment à l’apéro et de déguster des chocolats pralinés surmontés de grillons. Où ? Chez Alice Délice pour le bocal de Chapulines Terre Exotique et chez Sylvain Musquar, chocolatier à Villers-lès-Nancy. www.musquar.com www.alicedelice.com

Mickael Print Panthères, zèbres, léopards, serpents, pffff… Laissez filer la savane et passez à l’imprimé bambi. Pourquoi ? Enfin un bon motif pour se faire adopter par un garde-forestier barbu. Où ? On file le chasser dans l’e-shop Carven www.carven.fr

Envie de tricoter ? Filez à Soho chez Loopy Mango et repartez avec des aiguilles en bois XXL et un cocon géant de laine mérinos pour vous attaquer à la réalisation d’un plaid. Pour qui ? Les nuls en tricot aussi. Où ? À shopper sur l’e-shop canadien www.galerie-co.com www.loopymango.com


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30 Grande Rue à Nancy 06 82 83 42 71 - 03 83 45 14 70 www.boudoirdesarts.fr > du jeudi au samedi de 11h à 18h

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Galliano Paule Ka Burberry Moncler Yves Saint Laurent ...


78 Zut ! Tendances § Street

Urban Styles Textes & photos Caroline Lévy

Emmanuelle 27 ans chef de projet / METZ Rien de mieux que des touches colorées pour illuminer l’hiver ! Manue manie l’accessoire à la perfection, du bijou imposant au bonnet porté loose. Regard perçant et silhouette girly, on crie oui ! Le titre qui définit ton style ? Lonely boy de The Black Keys.

Ton dernier ZUT ! Quand je me suis faite crever les pneus. Visiblement ce n’est pas très apprécié de se garer devant une sortie de garage !


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Driss 23 ans compositeur / METZ Chapeau à l’artiste, qui mixe une veste façon officier à un pull en pilou, dans lequel on se loverait bien tout l’hiver ! Nous, on court écouter son nouvel opus Genius et pour le style, on lui donne volontiers Driss sur Driss !

Le titre qui définit ton style ? Sex machine de James Brown. Ton fashion fauxpas ? Un jour j’ai mis un costard. Un jour ! www. facebook.com/ DrissMalekBand

JR

Chloé

23 ans étudiant en commerce / NANCY

Le titre qui définit ton style ? Obsession de Gesaffelstein.

23 ans étudiante en commerce / NANCY

Un total look Puma et collab’ pour l’étudiant, avec mention spéciale à sa veste qui lui permet de se camoufler dans les rues de Nancy. Heureusement que JR adopte une dégaine pas passe partout pour un sou !

Ton fashion faux-pas Le concept casual sunday, un peu trop casual !

Explosion de motifs et superposition à outrance pour Chloé qui assume ses choix, du top graphique aux accessoires plus trash ! Son petit air « Où est Charlie ? » sur un tie and die maitrisé lui va bien. Applause à Chloé la téméraire [la tombe de Charles à nos pieds, ndlr] !

Le titre qui définit ton style ? Shut up and let me go de The Ting Tings. Ton fashion faux-pas ? J’hésite entre mes cheveux rouges ou mes collants chair brillants de mauvaise qualité. Quand j’y repense, j’ai honte !


80 SÉLECTIONS tendances

MODE

Poids Plume La nom ? Gertrude. Quoi ? Des doudounes hyper tendance. Où ? Au nouveau corner des Galeries Lafayette. Cette marque à prix doux va nous rendre complètement dingo ! Que vous choisissiez Felicie, Olga, Françoise, Javote, ou encore Madeleine, vous resterez branché tout en étant au chaud. Leurs duvets sont comme une seconde peau pour un look habillé et décontracté. De quoi colorer votre hiver, en restant urbaine et moderne. (A.S) Galeries Lafayette 4, rue Winston Churchill à Metz 03 87 38 60 60 www.galerieslafayette.com


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Photo : Sarah Lallemand

MODE

La mode à nos pieds Envie de passer un bon moment et de se détendre ? Ce n’est pas dans un spa mais bien chez Shoeroom que vous trouverez chaussure à votre pied en sirotant un petit café dans une ambiance décontractée ! La boutique est ouverte depuis deux mois, et propose des marques d’accessoires tout droit venues d’Italie : Anita Bilardi, Peperosa, Janet&Janet, et Lemon Jelly (dernière arrivée chez Shoeroom). Chaussures et accessoires sont de qualité, les clients choyés, dans une ambiance moderne et chaleureuse. Foncez. (A.S) Shoeroom 22, rue Taison à Metz 03 87 50 79 63 Visuels : boots Peperosa, sac Anita Bilardi

MODE

Let’s go(ld) ! Un sac, un seul, à inscrire sur sa it-liste de Noël ? Le Soho de Gucci. Sa forme ? Hobo, c'est-à-dire assez ronde, avec une bandoulière permettant de le porter à l'épaule. Revue de détails ? Du cuir métallisé beige doré orné d’un monogramme en relief, des finitions en or fin clair, une doublure en lin et coton naturel et une pampille frangée amovible. Ses atouts ? Une brillance tempérée et un double G orgasmique. Verdict ? On veut toute la ligne, du mini à bandoulière au format bowling, mais aussi en version cuir black ! Les incondi-

tionnelles du noir vont adorer sa chaine ton sur ton qui lui confère une élégance chic et rock. (M.C.D) Collection Gucci accessoires, en vente chez Ted Luxury Shop 6, rue du Lancieu à Metz 03 87 66 65 26 Ligne prêt-à-porter en vente chez Ted 20, rue Serpenoise à Metz 03 87 75 27 32 www.tedluxury-metz.com


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MAKE-UP

De bon teint ! Pas de maquillage réussi sans un teint parfait ! Chacune y va de son petit rituel, mais celle qui maîtrise la question, c’est Laura Mercier. Cette make-up artist américaine dont la notoriété n'est plus à faire prône le Flawless Face, ou teint zéro défaut, au moyen de quatre étapes : base, fond de teint, correction et finition. Simple et efficace, c'est LA technique imparable pour un teint nude à tomber. La perfect touch qui manquait à nos trousses. (V.S.) Laura Mercier, chez Laurent Decreton - 7, rue du Lancieu à Metz - 03 87 36 35 31 www.laurentdecreton.com

Bijoux

Bijoux et légendes Grâce à sa sélection pointue, la boutique de bijoux Sally&Jane nous fait découvrir la marque Pagan Poetry. Passionnée d’ethnologie, de chamanisme et d’art, Diane Schuh, la créatrice, nous emporte dans son univers personnel. Sa spécialité ? Le bijoux de corps ou encore le harnais. Son travail ? Des créations réalisées à la main, respectant les valeurs artisanales. Le tout en cuir, laiton ou résine… Elle nous embarque dans un monde de légendes et de poésie. Attention départ ! (A.S) Pagan Poetry, chez Sally & Jane 14, rue Taison à Metz – 03 87 28 84 73 ohsallyjane@gmail.com

MODE

Just doudoune it Maison familiale italienne fondée il y a 25 ans, JNC fabrique des imperméables et des vestes en duvet. Les doudounes sont aussi belles à l’intérieur qu'à l’extérieur, grâce à un travail de précision et de détails. Les bi-matières, les fourrures en renard et les cols amovibles sont autant d’atouts qui font la notoriété de la marque. Pour les grands froids d’hiver, Belisa saura vous réchauffer et vous couvrir de JNC ! (A.S) JNC, chez Belisa 5, rue Dupont des Loges à Metz - 03 87 75 27 28 58, rue Stanislas à Nancy - 03 83 35 08 08


Un hiver

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“le noël des étoiles terrestres” est Une manifestation organisée aVec le soUtien financier dU commissariat à l’aménagement dU massif des Vosges dans le cadre de l’opération d’animation toUristiQUe hiVernale porté par la grande place-mUsée dU cristal saint-loUis, le mUsée laliQUe et le site Verrier de meisenthal.


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bentz + brokism

Lifestyle

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86 Zut ! Lifestyle × Sport

Wu Jiado


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À la table des grandes PAR BENJAMIN BOTTEMER PHOTOS PASCAL BASTIEN

Avec une progression vers le sommet de la Pro A et un exploit face au tenant du titre en Ligue des champions, l’équipe féminine de Metz Tennis de Table vit une période exceptionnelle de son histoire. Fort d’un effectif international prometteur, cette structure méconnue du sport de haut niveau en Lorraine compte sur son esprit d’équipe pour se révéler aux yeux du grand public. On est loin des grosses machineries du basket ou du football. Au sein du Complexe sportif Saint-Symphorien, quartier général du Metz Tennis de Table, l’ambiance est familiale. Les plus jeunes sont nombreux à venir s’entraîner après la fin des cours. Patrick Bayard, directeur sportif du club, garde un œil sur ces pongistes en herbe enchaînant les échanges au milieu d’un tapis de balles perdues. Arrivé au club en 1987, il est l’un des plus anciens entraîneurs professionnels de France. « Depuis, nous avons multiplié le nombre de licenciés par quatre, à hauteur d’un peu moins de 400 licenciés, dénombre Patrick Bayard. Nous comptons quatre cadres professionnels, accueillons environ un millier de scolaires et hébergeons le Pôle espoir garçons ; en 2012, nous avons été champions de France des clubs formateurs. » Il a entraîné le club vers l’élite : l’équipe masculine, après un passage en Pro A, se maintient en Pro B, tandis que les dames accèdent à la division reine en 2005. Les filles ont terminé à la troisième place la saison dernière et sont parvenues en quart de finale de l’ETTU (la « deuxième coupe d’Europe », équivalent de la Ligue Europa en football) les deux années passées. Surtout, l’équipe féminine du Metz TT a été sélectionnée pour disputer la Ligue des champions cette saison : c’est le troisième club français de l’histoire à y parvenir.

« On est passés de favoris en ETTU à Petit Poucet en Ligue des champions, explique Patrick Bayard. Il règne un grand enthousiasme ajouté à la fatigue due à un calendrier éprouvant. » Aux jeunes pousses que sont Laura Gasnier, déjà internationale, et Alice Abbat s’ajoutent deux joueuses d’origine chinoise, Yunli Schreiner et Wu Jiado, 45e joueuse mondiale. « Cette compétition européenne et la présence de ces deux joueuses est une expérience précieuse pour Alice et Laura », note le directeur sportif. Yunli Schreiner apparaît comme la meneuse du Metz TT : à 48 ans, elle cumule quatre Ligue des champions. « C’est une vraie tueuse et en même temps une mère pour tout le monde », décrit Patrick Bayard. Après avoir connu trois défaites au sein d’un « groupe de la mort » composé des autrichiennes de Ströck, vicechampionnes d’Europe, de Fenerbahçe, champion ETTU, et de Berlin, vainqueur de la Ligue des champions l’an passé, les Messines ont su s’imposer à domicile face aux Allemandes, dans une ambiance de folie, grâce à deux victoires de Yunli Schreiner. « Nous pouvons d’ores et déjà dire que nous avons accompli quelque chose en Ligue des champions, et on a désormais un match-témoin pour nos prochaines rencontres », avance Patrick Bayard.

S’il est possible de prolonger l’aventure en produisant d’autres performances d’exception, une troisième place synonyme de qualification pour l’ETTU reste l’objectif principal… avec déjà des projets d’avenir ambitieux. « Je pense que d’ici deux à trois ans, il faudra songer à jouer le titre européen suprême », s’aventure le directeur sportif. Le staff du Metz TT travaille à souder son effectif, et au-delà des scénarios sportifs, c’est la promotion d’un sport boudé par les médias, les sponsors et le public qui motive Patrick Bayard : « Aller loin en coupe d’Europe pourrait déclencher un engouement populaire pour un sport à grand spectacle ! On se développe, on discute avec les autres clubs français : il nous tient avant tout à cœur de créer une véritable image pour le tennis de table. » Prochain match de Ligue des champions à domicile : le 20 décembre face à Fenerbahçe, au Complexe sportif Saint-Symphorien à Longeville-lès-Metz www.metztt.fr


88 × Sport Tennis de Table

Bombe à retardement À 20 ans, Laura Gasnier a disputé toutes les grandes compétitions, avec le Metz TT et au sein de l’Équipe de France, avec en tête l’objectif ultime : les Jeux Olympiques. En cette première partie de saison, ce grand espoir au tempérament explosif est confronté à un calendrier exigeant, bénéfique pour sa progression, éprouvant pour le corps et les nerfs. Les tribunes du Complexe sportif SaintSymphorien sont presque vides pour cette rencontre de championnat entre le Metz TT et l’équipe de Serris. Nous sommes le 19 novembre, le soir du match retour des barrages pour le Mondial de football 2014 entre la France et l’Ukraine. La formation messine est victorieuse, atteignant ainsi la première place ex-aequo du classement de Pro A. Seule ombre au tableau pour Laura Gasnier : elle perd son match, victime de malchance et d’une tension grandissante qui lui fait accumuler les erreurs. Classée 200e mondiale, quatrième meilleure française, elle avoue volontiers être une joueuse à fleur de peau : « Je prends les choses très à cœur, peut-être trop… c’est vrai que je dois apprendre à gérer mes émotions. » En un peu plus de deux semaines et demi, elle enchaîne six rencontres, dont les matchs de Ligue des Champions face à l’élite européenne. Elle fait trembler la soixantième joueuse mondiale, Irene Ivancan, lors de la rencontre contre l’ogre berlinois, la poussant dans ses retranchements jusqu’à un cinquième set qu’elle finira par concéder. En cette période exceptionnelle, Laura aspire à peine au repos. « C’est très dur, mais je ne veux pas m’arrêter, j’ai du mal à me freiner, j’ai

peur de perdre du temps. Il faut toujours lutter, c’est ça le haut niveau. » Lorsqu’elle parle de son sport, de son potentiel et de ses espoirs, sa voix tremble légèrement sous l’effet combiné de l’émotion et de la détermination. Elle « se bat » depuis ses 8 ans, soutenue par sa famille depuis ses débuts. « Je n’ai pas eu une adolescence ordinaire, les autres me disaient que je ratais tout… mais moi, je leur disais la même chose : à dix ans, j’étais en Chine ! » Le Metz TT et son coach Loïc Belguise, qui la suit également lors des entraînements de l’Équipe de France, lui ont apporté leur confiance, la recrutant il y a deux ans alors qu’elle était souffrante et au plus bas. « Ce club est arrivé au bon moment,

la confiance qu’il a placé en moi m’a remotivé. » Elle y trouve l’amitié d’Alice Abbat, les conseils de l’expérimentée Yunli Schreiner, la complicité avec Wu Jiado. Mais dans un sport avant tout individuel, Laura pense d’abord à sa carrière : « Je kiffe être dans cette équipe, mais je rêve de mon heure de gloire personnelle. Tout ce que j’accomplis ne sont que des étapes jusqu’aux Jeux Olympiques. » Laura Gasnier allie talent, résolution et fragilité. Les signes d’une intense passion qui peut lui jouer des tours comme être le moteur de son ascension jusqu’au sommet.


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“ I l faut toujours lutter, c’est ça le haut niveau ” I


90 Zut ! Lifestyle × Pâtisserie

Le grand Fresson PAR FLORA-LYSE MBELLA PHOTOS SÉBASTIEN GRISEY


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L’excellence est son but, l’exigence son carburant. Dans un monde de la pâtisserie de plus en plus médiatisé, Franck Fresson cultive un art familial : la haute pâtisserie. En toute discrétion. Le grand public l’a peut-être découvert à cette occasion, les connaisseurs y ont vu un juste retour des choses. Comme il en a pris l’habitude, le magazine Gault&Millau publiait en fin d’année dernière un classement, celui des 111 meilleurs pâtissiers de France. Et en couverture, on ne voyait pas les très médiatiques Christophe Michalak ou Pierre Hermé. Mais le Lorrain Franck Fresson. Et ce n’était que justice. Même si le principal intéressé avoue une certaine gêne : « Je n’étais pas très à l’aise. C’était une reconnaissance de mon travail mais il y a tellement de jaloux. C’est un sentiment humain, bien sûr, mais je préfère la discrétion. » C’est une politique familiale, tout comme la pâtisserie d’ailleurs. Franck Fresson représente la quatrième génération d’une famille immergée dans la douceur du sucre. Son aïeul a initié cette destinée à Reims puis son grandpère s’est installé à Jarny en 1922. L’étape messine est l’œuvre du père et du fils, en 1995. Franck Fresson a un frère et des cousins pâtissiers mais il n’en dira pas un mot : la discrétion, toujours. Au début, le jeune Franck ne se destinait pas forcément à perpétuer la tradition familiale. On le retrouve pourtant à Paris, dans l’école de Lucien Peltier, immense pâtissier d’origine alsacienne et fondateur des Relais des Desserts, association réunissant des professionnels d’excellence dans 19 pays. Il avait pourtant son bac, mais passe son CAP en 1989. « Je n’ai pas vraiment de mentor. J’ai fait beaucoup de rencontres, elles étaient toutes tellement importantes et enrichissantes que je ne nommerais personne : j’ai trop peur d’en oublier… et ça prendrait des heures. J’ai cependant une muse, sans laquelle rien n’aurait été possible : mon épouse. » À la fin de sa formation, Franck Fresson prend la direction de Mulhouse pour un an, puis retourne à Paris pour effectuer

son service militaire en tant que pâtissier à Matignon, dont le locataire d’alors était Michel Rocard. Il rentre ensuite chez son père, à Jarny. Une seconde boutique ouvre à Metz en 1995. Un travail titanesque En 2002, Franck Fresson prend les commandes de l’entreprise familiale. Et c’est aussi en 2002 qu’il initie un processus qui lui vaut aujourd’hui d’arborer le col tricolore d’un club très fermé : celui des Meilleurs Ouvriers de France. Le concours des pâtissiers est réputé le plus difficile de tous les métiers de bouche. Et c’est pour cela que Franck Fresson n’y songe même pas : « Je voyais ce concours comme quelque chose de totalement inaccessible, d’une dureté sans égal. Et puis un ami pâtissier qui allait le présenter m’a mis l’eau à la bouche. Alors en septembre 2002, je me suis inscrit. » En général, quand on s’inscrit à un concours sans trop y croire, la préparation en pâtit. Le concours des MOF, comme on les appelle, ne souffre aucune approximation et Franck Fresson le sait. Il se lance dans un entraînement intensif : « C’est l’essence même de ce concours. Pendant deux-trois ans, tu n’as plus de vie, plus d’amis, plus de famille. C’est un travail titanesque. Je n’avais pas le droit de me rater. J’avais 35 ans, deux boutiques à faire tourner : je ne pouvais le tenter qu’une fois »… et donc, le réussir. Les échecs à ce concours sont nombreux parmi les professionnels, qui souvent le passent à trois ou quatre reprises sachant que chaque compétition est espacée de trois à quatre longues années. Défi supplémentaire : cela faisait plus de dix ans qu’un artisan pâtissier n’avait pas réussi à décrocher ce Graal. Ceux qui y parvenaient étaient plutôt des enseignants ou des consultants. En 2004 arrive enfin la finale nationale, et Franck Fresson obtient la récompense suprême. « J’étais d’autant


92 × Pâtisserie Franck Fresson

“ Même si le résultat est beau, il faut travailler, chuter, se relever, faire des erreurs. ”

Le goût du Fresson Une cuisine ? La cuisine catalane. Mon épouse et moi adorons aller à Barcelone, et la cuisine catalane nous plaît vraiment. Pas de chichis ni d’artifices, le produit est là, très incisif. Il se suffit à lui-même tout en conservant une belle esthétique.

plus heureux que j’ai redonné de l’espoir à mes collègues artisans. Après, la réussite à ce concours t’apporte ce que tu veux qu’elle t’apporte. De mon côté, je me suis enfin senti chef. Jusqu’à ce moment-là, je me voyais plutôt comme un ouvrier. Je me suis dit que finalement, je n’étais pas si mauvais que ça. » La confiance en somme. Toute une vie Franck Fresson est à la fois pâtissier et chocolatier. Il a appris à l’ancienne école. Alors, s’il est plutôt satisfait que sa profession soit sortie de l’ombre des chefs de cuisine dans les médias, il relativise immédiatement : « Nous devons ce coup de projecteur à Christophe Michalak, qui est un grand professionnel. Mais ce qui me gêne un peu, c’est que notre métier puisse sembler si accessible vu du petit écran. Je reçois quantité de candidatures de gens qui ont des jobs vraiment intéressants et qui veulent changer de vie. Mais la pâtisserie, ce n’est pas ce qu’on voit à la télé. C’est un apprentissage de plusieurs années. Même si le résultat est beau, il faut travail-

ler, chuter, se relever, faire des erreurs. Le talent n’est pas inné : pour moi, c’est aussi la frustration qui le fait naître. » Quant à lui, hors de question de songer à la télévision, ni même à un livre : « Je suis admiratif de ceux qui en font de bons, mais ce n’est pas du tout mon caractère. Il faut une bonne dose d’ego pour faire ce genre de choses, et je ne l’ai pas. » Sa quête, c’est plutôt la simplicité, car c’est ce qu’il y a de plus compliqué. Il paraphrase Picasso : « J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant. » Franck Fresson, chocolatier et pâtissier 17, rue du Grand Cerf à Metz 03 87 36 28 17 37, avenue Jean Jaurès à Jarny 03 82 33 18 79 www.fresson-chocolatier-patissier.fr

Un gâteau classique de la pâtisserie ? Le baba au rhum. J’aime sa texture humide et souple, c’est très gourmand. Un plat salé ? Difficile question. Un plat à la truffe d’hiver, qu’elle soit blanche ou noire. Sucré ou salé ? Je suis gourmand des deux, bien sûr ! Il y a juste une chose que je déteste, c’est l’ail. Ça pourrit tout le reste... Un vin ? Un rouge, cela peut être un Italien. J’aime ce côté non soufré qui ne fait pas mal à la tête. Une devise ? Pas de talent sans travail.


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94 SÉLECTIONS lifestyle

DESIGN

Héros des bois

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RESTO

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Meilleur ouvrier de France 3e award consécutif et 5 tablettes dans le guide des croqueurs de chocolat, classant Fresson parmi les 12 meilleurs chocolatiers de France


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NEW

Trendy workshop On file découvrir L’Atelier-boutique, QG de 3 jeunes créateurs nancéiens : L’Atelier des Choses + Un oiseau sur un fil + l’e-shop d’Happy Home. Quoi ? Anne Fontaimpe et ses délicates lampes veilleuses, le joli vestiaire kids de Coralie Saunier et la sélection déco extra d’Alexis et Élodie Oudin, co-fondateurs du site Happy Home. Où ? L'Atelier-boutique vous accueille les mardis et vendredis de 9h à 19h et, en décembre, les samedis de 10h à 18h au 125, rue de Mon Désert à Nancy. (M.C.D) www.unoiseausurunfil.bigcartel.com www.myshophappyhome.com www.atelierdeschoses.fr


GOURMANDISES

Hoops, I did it again! Nous en avions rêvé, Stéphanie l’a fait : dans un univers mi-coffee shop mi-diner, aux couleurs girly et à l’atmosphère cosy, le temple de la gourmandise made in US est né ! Chez Hoops, on trouve bagels salés et sucrés, de délicieuses pâtisseries, des boissons variées et des produits US plutôt difficiles à trouver : Dr Pepper, bonbons Wonka, M&Ms à la menthe, Mountain Dew et les sodas Welch’s ! Oups ! (J.G.) Hoops 3-5, rue des Michottes à Nancy 03 83 48 91 22

BOUTIQUE

Turlututu, chapeau pointu ! Avec son nom un peu perché et ses multiples facettes, la boutique Bulluberlue est une vraie boîte à bonnes idées ! À la fois mercerie, boutique de cadeaux et décoration, atelier de création et salon de thé, le concept store de Véronique Antoine est un vrai temple dédié à l’art de vivre et de créer. À l’approche des fêtes de fin d’année, cette boutique créative est le lieu idéal pour combler nos chers bambins : jouets en bois, peluches géantes en tissus ou livres illustrés… même les adultes pourraient y succomber. Nous on fond littéralement pour la collection Numéro 74 et ses petits déguisements fait main : à croquer ! (J.G.) Bulluberlue 36, avenue de la Libération à Villers-les-Nancy 03 72 14 42 63 - www.bulluberlue.fr

ÉCOLE

Design moi un mouton ! Avis aux futurs Philippe Starck, un vent de nouveauté souffle à l’école ORT! En partenariat avec l’Université de Strasbourg, l’école nichée au cœur du Contades développera dès 2014 son pôle créatif avec la mise en place d’un cursus de “Coordonnateur de Projets Design”. Dispensée de janvier à fin octobre, cette formation transfrontalière en alternance délivre un diplôme universitaire niveau licence et permet aux étudiants de se confronter aux divers aspects du design. Les élèves seront amenés à évoluer dans différents ateliers, perfectionnant aussi bien leur coup de crayon que leurs connaissances en matière de stratégie d’entreprise. (J.P.) Ecole ORT – 14, rue Sellénick à Strasbourg www.strasbourg.ort.asso.fr Renseignements et inscriptions : 03 68 85 49 74 - s.eberhardt@unista.fr

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