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Jean-Marie Monier

LES MÉTHODES ET EXERCICES DE

MATHÉMATIQUES MPSI ៑ Les méthodes à retenir ៑ Plus de 500 énoncés d’exercices ៑ Indications pour bien démarrer ៑ Corrigés détaillés


LES MÉTHODES ET EXERCICES DE

MATHÉMATIQUES MPSI


LES MÉTHODES ET EXERCICES DE

MATHÉMATIQUES MPSI Jean-Marie Monier Professeur en classes de Spéciales au lycée La Martinière-Monplaisir à Lyon


© Dunod, Paris, 2008 ISBN 978-2-10-053973-4


Table des matières

1. Les nombres réels Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

2. Les nombres complexes Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

3. Suites numériques Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

1

5. Dérivation

59

1 3 5 6

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

59 62 66 67

11 11 14 18 19

29 30 32 36 37

4. Fonctions réelles ou complexes d’une variable réelle 47 Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

47 49 52 53

6. Intégration Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

7. Fonctions usuelles Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

8. Comparaison locale des fonctions Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

79 79 81 85 87

97 97 99 102 103

113 113 116 119 121 V


Table des matières

9. Calculs de primitives Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

10. Équations différentielles Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

11. Notions sur les fonctions de deux variables réelles Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

12. Compléments de calcul intégral Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

133 133 136 138 139

14. Structures algébriques Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices VI

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

149 149 152 155 157

169 169 172 174 176

183 183 185 187 188

13. Vocabulaire de la théorie des ensembles 195 Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

15. Nombres entiers, nombres rationnels

16. Arithmétique dans

219 219 221 223 225

Z

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

17. Polynômes, fractions rationnelles Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

18. Espaces vectoriels Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

19. Applications linéaires

231 231 233 236 238

247 248 251 257 258

271 271 273 275 276

281

195 196 198 199

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

281 283 286 288

203

20. Matrices

295

203 205 209 211

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

295 298 304 307


Table des matières

21. Déterminants, systèmes linéaires Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

22. Espaces vectoriels euclidiens Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

23. Géométrie plane

319 321 325 326

333 333 336 341 343

353 353 355

Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

24. Géométrie dans l’espace Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

25. Courbes du plan Les méthodes à retenir Énoncés des exercices Du mal à démarrer ? Corrigés des exercices

Index alphabétique

359 361

371 371 374 376 378

385 385 388 390 392

405

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Les méthodes à retenir Énoncés des exercices

319

VII


Pour bien utiliser cet ouvrage

La page d’entrée de chapitre Elle propose un plan du chapitre, les thèmes abordés dans les exercices, ainsi qu’un rappel des points essentiels du cours pour la résolution des exercices.

Les méthodes à retenir Cette rubrique constitue une synthèse des principales méthodes à connaître,détaillées étape par étape, et indique les exercices auxquels elles se rapportent.

VIII


Énoncés des exercices De nombreux exercices de difficulté croissante sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de chaque exercice est indiquée sur une échelle de 1 à 4.

  −

−−− −−− ∗ 

∗ 

−−−

∗ 

−−−

−−−

−−− −−− −−−

−−−

−−−

−−− −

−−−

− −

−α −α α α

β

Du mal à démarrer ?

− −

Des conseils méthodologiques sont proposés pour bien aborder la résolution des exercices.

− − −

α −−−

− α −−− −

α α

α− α

α −−−

β

α

β γ γγ γ



×

      −  



− − −

 

  −

  −

− −

−−−

  − −−−

Corrrigés des exercices

−−−

Tous les exercices sont corrigés de façon détaillée.

−−−

− −  

   

−    



−−− −   −



   

−−−

−−− −−−

−−−   − 



   

− − −

−   −   −

−−− −−−

−−−

  − −−− −−−

IX


Remerciements Je tiens ici à exprimer ma gratitude aux nombreux collègues qui ont accepté de réviser des parties du manuscrit : Bruno Arsac, Jean-Philippe Berne, Jacques Blanc, Gérard Bourgin, Sophie Cohéléach, Carine Courant, Hermin Durand, Jean Feyler, Viviane Gaggioli, Marguerite Gauthier, Daniel Genoud, Guillaume Haberer, André Laffont, Ibrahim Rihaoui, René Roy, Marie-Dominique Siéfert, Marie-Pascale Thon, Audrey Verdier.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Jean-Marie Monier

XI


Les nombres réels

Plan

CHAPITRE

1

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

1

Énoncés des exercices

3

Du mal à démarrer ?

5

Corrigés

6

• Équations, inéquations, systèmes d’équations • Racine carrée, racines n-èmes  de sommation d’un nombre fini de • Manipulation du symbole 

de produit d’un nombre fini de facteurs termes et du symbole • Utilisation de la fonction partie entière.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices • Résolution des équations et inéquations du premier et du second degré dans R • Raisonnement par récurrence • Définition de la fonction partie entière • Notions de borne supérieure et borne inférieure dans R et le théorème : toute partie non vide et majorée de R admet une borne supérieure dans R.

Les méthodes à retenir © Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• On sait résoudre les équations et les inéquations du premier degré ou

Pour résoudre une équation ou une inéquation à une inconnue dans les réels

du second degré (voir cours). • Toujours tenir compte des particularités de l’équation ou de l’inéquation proposée : à ce niveau, s’il y a une question, c’est qu’il y a une réponse exprimable. • Effectuer un changement d’inconnue (ou un changement de variable) pouvant ramener l’équation ou l’inéquation à une autre plus simple. On prendra souvent comme nouvelle inconnue un groupement intervenant plusieurs fois dans l’équation ou l’inéquation.

➥ Exercices 1.3, 1.8, 1.9 • Reconnaître un développement remarquable, par exemple celui du binôme de Newton.

➥ Exercice 1.1 1


Chapitre 1 • Les nombres réels

• Montrer que l’équation se ramène à f (x) = 0, où f est strictement monotone, ce qui établira que l’équation admet au plus une solution.

➥ Exercice 1.4 • S’il y a des radicaux, essayer de les chasser par élévation(s) au carré, ou faire intervenir la notion de quantité conjuguée.

➥ Exercice 1.2. Pour résoudre un système d’équations symétrique (ou presque symétrique) à deux inconnues x,y

Essayer de faire intervenir la somme et le produit de x et y, en notant S = x + y et P = x y, et en considérant S et P comme les nouvelles inconnues. ➥ Exercice 1.5. Voir aussi chapitre 17.

• Effectuer un changement de variable pouvant ramener l’inégalité voulue à une autre plus simple.

➥ Exercice 1.10 • Tenir compte éventuellement des rôles symétriques des réels qui interviennent.

➥ Exercice 1.6 b) Pour établir une inégalité portant sur plusieurs réels

• Faire tout passer dans un membre, puis faire apparaître une somme de nombres tous positifs ou nuls (souvent des carrés de réels), pour conclure à une positivité.

➥ Exercices 1.6, 1.11 • Appliquer convenablement l’inégalité de Cauchy-Schwarz ou l’inégalité de Minkowski.

➥ Exercice 1.12. Voir aussi chapitre 6.

Pour établir une propriété faisant intervenir une entier n quelconque

Essayer de faire une récurrence sur n. Pour y arriver, il faut que la propriété à l’ordre n + 1 s’exprime simplement en faisant intervenir la propriété à l’ordre n. ➥ Exercice 1.13. Utiliser essentiellement la définition de la partie entière E (x) d’un réel x :

Pour résoudre une question portant sur une ou des parties entières

E (x) ∈ Z et E (x)  x < E (x) + 1, ou encore : E (x) ∈ Z et x − 1 < E (x)  x.

➥ Exercices 1.7, 1.15. 2


Énoncés des exercices

Pour montrer qu’un nombre réel α est irrationnel

Raisonner par l’absurde : supposer α ∈ Q et déduire une contradiction.

➥ Exercices 1.17, 1.18, 1.19.

Énoncés des exercices 1.1

Exemple de résolution d’une équation polynomiale à une inconnue dans R Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R :

1.2

1 x3 + x2 + x = − . 3

Exemple de résolution d’une équation avec racines carrées dans R Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R : √ √ √ √ 6 − x + 3 − x = x + 5 + 4 − 3x.

1.3

Exemple de résolution d’une équation avec racine carrée dans R  Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R : 3x 2 − 3x − 4 x 2 − x + 3 = 6.

1.4

Exemple de résolution d’une équation avec racines n -èmes dans R √ √ Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R : 4 3 x + 5 4 x = 9.

1.5

Exemple de résolution d’un système d’équations algébriques dans les réels  2 x + xy + y = 3 Résoudre le système d’équations d’inconnue (x,y) ∈ R2 : (S) y 2 + yx + x = −1. Des inégalités sur des réels

1.6

a) Montrer :

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

b) En déduire :

∀ (a,b) ∈ (R∗+ )2 ,

3a − b a2  . a+b 4

∀ (a,b,c) ∈ (R∗+ )3 ,

a+b+c a2 b2 c2  + + . a+b b+c c+a 2

1.7

Une partie entière calculable √ √ Montrer : ∀ n ∈ N, E (( n + n + 1 )2 ) = 4n + 1.

1.8

Exemple de résolution d’une équation polynomiale à une inconnue dans R

1.9

Exemple de résolution d’une équation avec racines n -èmes dans R

1.10

Exemple de résolution d’une inéquation à une inconnue dans R √ √ √ Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R : 2 4 x + 3 3 x  x.

Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R :

(x − 7)(x − 5)(x + 4)(x + 6) = 608.

Résoudre l’équation d’inconnue x ∈ R :  √ √ 4 (19 − x)(x − 2) + 19 − x + x − 2 = 7.

3


Chapitre 1 • Les nombres réels

1.11

Une inégalité du second degré sur des réels Montrer :

1.12

∀ (a,b,c) ∈ R3 , (a + b + c)2  4a 2 + 4b2 + 2c2 .

Une inégalité sur des réels Soient n ∈ N∗ , a1 ,...,an , b1 ,...,bn ∈ R. Montrer :  2   2   2 n n n  ak + bk  ak2 + bk2 . k=1

1.13

k=1

k=1

Une inégalité sur des réels Soient n ∈ N∗ , a1 ,...,an ∈ [1 ,+∞[. Montrer :

  n n   (1 + ai )  2n−1 1 + ai . i=1

1.14

i=1

Une inégalité portant sur une sommation Montrer, pour tout n ∈ N∗ :

n  √ √ 1 √ < n + n + 1 − 1. k k=1

1.15

Somme de parties entières       n+2 n+4 n−1 +E +E = n. Montrer : ∀ n ∈ Z, E 2 4 4

1.16

Un entier caché sous des radicaux   √ √ √ √ 3 3 54 3 + 41 5 54 3 − 41 5 + √ √ Montrer que le réel A = est un entier et le 3 3 calculer.

1.17

Étude d’irrationnalité pour une somme de deux racines carrées √ √ √ √ Soient x,y ∈ Q+ tels que x et y soient irrationnels. Montrer que x + y est irrationnel.

1.18

a) Soit n ∈ N∗ tel que n ne soit le carré d'aucun entier. Montrer : √ √ 2+ 3∈ / Q. b) Établir :

1.19

Un exemple surprenant de rationnel issu d’irrationnels par exponentiation

√ n∈ / Q.

Montrer qu’il existe (a,b) ∈ (R+ − Q)2 tel que a b ∈ Q.

1.20 Étude des sous-groupes additifs de R / {0}. Soit G un sous-groupe de (R,+), tel que G = 1) Montrer que G ∩ R∗+ admet une borne inférieure α dans R, et que α  0 . 2) a) On suppose ici α > 0. Démontrer : G = αZ. b) On suppose ici α = 0. Démontrer que G est dense dans R. On a donc établi le résultat suivant : Tout sous-groupe additif G de R est soit discret (c'est-à-dire qu'il existe α ∈ R tel que G = αZ ), soit dense dans R.

4


Du mal à démarrer ?

3) Soient ω ∈ R et Gω = {a + bω; (a,b) ∈ Z2 }. a) Vérifier que Gω est un sous-groupe additif de R. b) On suppose ici ω ∈ Q. On note ( p,q) le couple de Z × N∗ tel que : ω= Démontrer : Gω =

p q

et

pgcd( p,q) = 1 .

1 Z. q

/ Q. Démontrer que Gω est dense dans R. c) On suppose ici ω ∈

Du mal à démarrer ? 1.1 1.2

Faire apparaître le développement d’un cube. √ Essayer de faire disparaître les ·, par élévation(s) au

1.3

Remarquer la présence, deux fois, de x 2 − x.

1.4

Utiliser un argument de stricte monotonie d’une fonction.

1.5

Puisque les deux équations du système se ressemblent, on peut essayer de les additionner, par exemple.

1.6

a) Faire tout passer dans le premier membre, et étudier le signe de cette différence. b) Utiliser a) trois fois. Revenir à la définition de la partie entière d’un réel.

1.8

Essayer de grouper les quatre facteurs du premier membre deux par deux, de manière à faire apparaître une même expression.

1.9

Remarquer la présence, en plusieurs endroits, des expres√ √ sions 4 19 − x et 4 x − 2.

1.10 © Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Chacune des trois fractions intervenant dans l’énoncé se simplifie si l’on connaît la forme de n modulo 4.

1.16

carré.

1.7

1.15

Effectuer un changement de variable, en exploitant la présence de x 1/4 , x 1/3 , x 1/2 .

En notant u et v les deux fractions de l’énoncé, étudier

u + v, u 3 + v 3 , u 3 v 3 , pour obtenir une équation satisfaite par A.

1.17

Raisonner par l’absurde.

1.18

a) Raisonner par l’absurde et utiliser un argument d’arithmétique. b) Raisonner par l’absurde et utiliser le résultat de a).

1.19

Considérer

√ √2 2 .

La notation R+ − Q désigne R+ privé de Q , c’est-à-dire : / Q}. R+ − Q = {x ∈ R+ ; x ∈

1.20 1) Montrer que G ∩ R∗+ est une partie non vide et minorée de R. 2) a) • Montrer α ∈ G, en raisonnant par l’absurde. • Pour montrer que tout élément g de G est dans αZ, considé  g , ce qui revient à diviser g par α. rer E α

1.11

b) Montrer que G admet des éléments > 0 aussi petits que l’on veut.

1.12

3) a) Revenir à la définition ou à la caractérisation d’un sousgroupe.

Faire tout passer dans le deuxième membre, et étudier le signe de cette différence. La présence de carrés et de sommes fait penser à l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

1.13

Récurrence sur n.

b) Utiliser le théorème de Bezout.

1.14

Récurrence sur n.

c) Raisonner par l’absurde.

5


Corrigés des exercices

1.1

On a successivement, par des calculs dans R, en faisant apparaître le développement de (x + 1)3 par la formule du binôme de Newton : 1 x 3 + x 2 + x = − ⇐⇒ 3x 3 + 3x 2 + 3x + 1 = 0 3 √ 3 3 ⇐⇒ 2x 3 + (x + 1)3 = 0 ⇐⇒ ( 2 x)3 = ( − (x + 1)) √ √ 3 3 ⇐⇒ 2 x = −(x + 1) ⇐⇒ (1 + 2)x = −1 1 ⇐⇒ x = − √ . 1+ 3 2

1.3 On remarque que x n’intervient que par le groupement

On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation propo

1 . √ sée est − 1+ 2 2

(3y − 6)2 = 16(y + 3)

x 2 − x, donc on effectue le changement d’inconnue y = x 2 − x. En notant (1) l’équation proposée, on a alors, pour y+30 :  (1) ⇐⇒ 3y − 4 y + 3 = 6  ⇐⇒ 3y − 6 = 4 y + 3  ⇐⇒  ⇐⇒

1.2

D’abord, les racines carrées qui interviennent dans l’équation de l’énoncé, notée (1), existent si et seulement si 6 − x, 3 − x, x + 5, 4 − 3x sont tous  0, ce qui revient à : 4 −5  x  . 3 On a alors, en élevant au carré, les deux membres étant  0 : √ √ √ √ 2 2 (1) ⇐⇒ ( 6 − x + 3 − x ) = ( x + 5 + 4 − 3x )

y2 9y 2 − 52y − 12 = 0

 y 2  y = 6 ou y = − 2 9

⇐⇒ y = 6,

et la valeur 6 trouvée pour y vérifie y + 3  0. Ensuite : y = 6 ⇐⇒ x 2 − x = 6

√ √ ⇐⇒ 9 − 2x + 2 6 − x 3 − x

√ √ = 9 − 2x + 2 x + 5 4 − 3x

⇐⇒ x 2 − x − 6 = 0 ⇐⇒ (x − 3)(x + 2) = 0.

⇐⇒ (6 − x)(3 − x) = (x + 5)(4 − 3x) ⇐⇒ x 2 − 9x + 18 = −3x 2 − 11x + 20

On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation proposée est {−2, 3}.

⇐⇒ 4x 2 + 2x − 2 = 0

On peut d’ailleurs contrôler ces deux résultats en reportant chacune de ces valeurs dans (1).

⇐⇒ 2x 2 + x − 1 = 0 ⇐⇒ (x + 1)(2x − 1) = 0 ⇐⇒ x = −1 ou x =

6

⇐⇒

3y − 6  0

1 . 2

1.4 D’abord, les deux membres de l’équation proposée sont définis si et seulement si : x  0.

Enfin, les deux réels trouvés sont dans l’intervalle de définition dégagé plus haut.

√ √ L’application [0 + ∞[−→ R, x → 4 3 x + 5 4 x − 9

On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation propo

1 . sée est − 1, 2

est strictement croissante, donc l’équation proposée admet au plus une solution.

On peut d’ailleurs contrôler ces deux résultats en reportant chacune de ces valeurs dans (1).

On conclut que l’équation proposée admet une solution et une seule, x = 1.

D’autre part, le réel 1 est solution évidente.


1.5

 ⇐⇒ 4n + 1  2n + 1 + 2 n(n + 1) < 4n + 2  √ 2n  2 n(n + 1) ⇐⇒ √ 2 n(n + 1) < 2n + 1  2 n  n2 + n ⇐⇒ 4n 2 + 4n < 4n 2 + 4n + 1,

On a, par addition : (S) ⇒ x 2 + y 2 + 2x y + x + y = 2 ⇐⇒ (x + y)2 + (x + y) − 2 = 0.

Notons s = x + y. On a alors : (S) ⇒ s 2 + s − 2 = 0 ⇐⇒ (s − 1)(s + 2) = 0

et ces deux dernières inégalités sont vraies, ce qui prouve, par équivalences logiques successives, le résultat voulu.

⇐⇒ s = 1 ou s = −2. • Pour s = 1, en remplaçant y par 1 − x, on obtient : x 2 + x y + y = 3 ⇐⇒ x 2 + (x + 1)(1 − x) = 3

1.8 On remarque que : (x − 7)(x + 6) = x 2 − x − 42 et (x − 5)(x + 4) = x 2 − x − 20. Ainsi, x n’intervient que par le groupement x 2 − x. On effectue donc le changement d’inconnue y = x 2 − x. En notant (1) l’équation proposée, on a alors :

⇐⇒ 2 = 0, qui n’a pas de solution. • Pour s = −2, on a y = −2 − x et :

(1) ⇐⇒ (y − 42)(y − 20) = 608

(S) ⇐⇒ x 2 + (x + 1)(−2 − x) = 3 ⇐⇒ −3x = 5 5 ⇐⇒ x = − . 3 5 1 =− . 3 3 On conclut que l’équation proposée admet une solution et une 5 1 seule, qui est : x = − , y = − . 3 3 On peut d’ailleurs contrôler ce résultat en reportant ces valeurs dans (S). On déduit : y = −2 − x = −2 +

1.6

a) On a, pour tout (a,b) ∈ (R∗+ )2 : a2 3a − b 4a 2 − (a + b)(3a − b) − = a+b 4 4(a + b) =

a 2 − 2ab + b2 (a − b)2  0, = 4(a + b) 4(a + b)

d’où l’inégalité voulue. b) On applique le résultat de a) à (a,b), (b,c), (c,a), puis on additionne : a2 3a − b b2 c2 3b − c 3c − a  + + + + a+b b+c c+a 4 4 4 =

a+b+c . 2

⇐⇒ y 2 − 62y + 232 = 0. Le discriminant ∆ de cette équation du second degré est : ∆ = 622 − 4 · 232 = 2916 = 542 , d’où les solutions en y : (1) ⇐⇒ y =

On revient à x, en résolvant deux équations du second degré : √ 1 ± 17 • y = 4 ⇐⇒ x 2 − x − 4 = 0 ⇐⇒ x = 2 √ 1 ± 233 . • y = 58 ⇐⇒ x 2 − x − 58 = 0 ⇐⇒ x = 2 On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation proposée est : √ √ √ √

1 − 17 1 + 17 1 − 233 1 + 233 . , , , 2 2 2 2

1.9 D’abord, les deux membres de l’équation sont définis si

et seulement si 19 − x et x − 2 sont  0, ce qui revient à : 2  x  19. √ √ On remarque les groupements 4 19 − x et 4 x − 2 et leurs carrés. On effectue donc un changement de notation, en posant : √ √ 4 4 u = 19 − x, v = x − 2. On a alors :

Par définition de la partie entière, puisque 4n + 1 ∈ Z, on a : √ √ E(( n + n + 1)2 ) = 4n + 1 √ √ ⇐⇒ 4n + 1  ( n + n + 1)2 < 4n + 2

1.7

62 ± 54 ⇐⇒ y = 4 ou y = 58. 2

u 4 + v 4 = (19 − x) + (x − 2) = 17

et, en notant (1) l’équation de l’énoncé : (1) ⇐⇒ uv + u 2 + v 2 = 7. Puisque u et v interviennent de manière symétrique, posons S = u + v et P = uv. 7


On a alors : u 4 + v 4 = (u 2 + v 2 )2 â&#x2C6;&#x2019; 2u 2 v 2 = (S 2 â&#x2C6;&#x2019; 2P)2 â&#x2C6;&#x2019; 2P 2 = S 4 â&#x2C6;&#x2019; 4S 2 P + 2P 2 .

2 S â&#x2C6;&#x2019;P=7 On dĂŠduit : (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; S 4 â&#x2C6;&#x2019; 4S 2 P + 2P 2 = 17

P = S2 â&#x2C6;&#x2019; 7 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (2),

Lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠquation proposĂŠe est donc lâ&#x20AC;&#x2122;intervalle [0 ; 4 096].

1.11 On a, pour tout (a,b,c) â&#x2C6;&#x2C6; R3 , en considĂŠrant quâ&#x20AC;&#x2122;il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;un trinĂ´me en c, que lâ&#x20AC;&#x2122;on met sous forme canonique : 4a 2 + 4b2 + 2c2 â&#x2C6;&#x2019; (a + b + c)2 = 3a 2 + 3b2 + c2 â&#x2C6;&#x2019; 2ab â&#x2C6;&#x2019; 2ac â&#x2C6;&#x2019; 2bc = c2 â&#x2C6;&#x2019; 2(a + b)c + 3a 2 + 3b2 â&#x2C6;&#x2019; 2ab  2 = c â&#x2C6;&#x2019; (a + b) â&#x2C6;&#x2019; (a + b)2 + 3a 2 + 3b2 â&#x2C6;&#x2019; 2ab

(2) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; S 4 â&#x2C6;&#x2019; 4S 2 (S 2 â&#x2C6;&#x2019; 7) + 2(S 2 â&#x2C6;&#x2019; 7)2 = 17

oĂš :

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;S 4 + 81 = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; S = 3,

= (c â&#x2C6;&#x2019; a â&#x2C6;&#x2019; b)2 + 2a 2 + 2b2 â&#x2C6;&#x2019; 4ab

car S = u + v  0. Ainsi : (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (S = 3, P = 2), donc u,v sont les solutions de t 2 â&#x2C6;&#x2019; 3t + 2 = 0, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ordre près : u = 1, v = 2. â&#x2C6;&#x161;

4 u=1 19 â&#x2C6;&#x2019; x = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; â&#x20AC;˘ 4 v=2 x â&#x2C6;&#x2019;2=2

19 â&#x2C6;&#x2019; x = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x = 18 x â&#x2C6;&#x2019; 2 = 16  â&#x2C6;&#x161;

4 u=2 19 â&#x2C6;&#x2019; x = 2 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; â&#x20AC;˘ 4 v=1 x â&#x2C6;&#x2019;2=1

19 â&#x2C6;&#x2019; x = 16 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x = 3. x â&#x2C6;&#x2019;2=1 On conclut que lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation proposĂŠe est {3, 18}. On peut dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs contrĂ´ler ces rĂŠsultats en reportant chacune de ces valeurs dans (1).

1.10

Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, les termes de lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠquation existent si et seulement si x  0. â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 1 Puisque 4 x et 3 x interviennent, notons t = x 12 , de sorte que : â&#x2C6;&#x161; 4

 1  1 â&#x2C6;&#x161; x = t 12 4 = t 3 , 3 x = t 12 3 = t 4 ,  1 â&#x2C6;&#x161; x = t 12 2 = t 6 .

On a alors, en notant (1) lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠquation de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ : (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2t 3 + 3t 4  t 6 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; t 3 (t 3 â&#x2C6;&#x2019; 3t â&#x2C6;&#x2019; 2)  0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; t 3 (t + 1)(t 2 â&#x2C6;&#x2019; t â&#x2C6;&#x2019; 2)  0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; t 3 (t + 1)(t + 1)(t â&#x2C6;&#x2019; 2)  0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; t 3 (t + 1)2 (t â&#x2C6;&#x2019; 2)  0. Puisque t = x

1 12

 0, on a t + 1 > 0, donc :

(1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; t (t â&#x2C6;&#x2019; 2)  0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 0  t  2 3

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 0  x  212 = 4 096. 8

= (c â&#x2C6;&#x2019; a â&#x2C6;&#x2019; b)2 + 2(a â&#x2C6;&#x2019; b)2  0, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ voulue.

1.12 On a, en dĂŠveloppant les carrĂŠs comme produits de deux facteurs :  2   2   2 n  n n ak2 + bk2 â&#x2C6;&#x2019; ak â&#x2C6;&#x2019; bk k=1

k=1

k=1

     = ai2 + bi2 a j2 + b2j â&#x2C6;&#x2019; ai a j â&#x2C6;&#x2019; bi b j 1i, j n

=



1i, j n

1i, j n

di j ,

1i, j n

oĂš on a notĂŠ :

di j =

  ai2 + bi2 a j2 + b2j â&#x2C6;&#x2019; ai a j â&#x2C6;&#x2019; bi b j .

Dâ&#x20AC;&#x2122;après lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Cauchy-Schwarz , pour tout (i, j) â&#x2C6;&#x2C6; {1,...,n}2 :   ai a j + bi b j  ai2 + bi2 a j2 + b2j , donc di j  0, puis, en additionnant



di j  0, ce qui

1i, j n

montre le rĂŠsultat voulu.

1.13 RĂŠcurrence sur n. â&#x20AC;˘ Lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ est ĂŠvidente pour n = 1 (il y a mĂŞme ĂŠgalitĂŠ). â&#x20AC;˘ Supposons lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ vĂŠrifiĂŠe pour un n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; . Soient a1 ,...,an+1 â&#x2C6;&#x2C6; [1 + â&#x2C6;&#x17E;[. On a :   n+1 n  (1 + ai ) = (1 + ai ) (1 + an+1 ) i=1

i=1



hyp. rĂŠc.

  n  2nâ&#x2C6;&#x2019;1 1 + ai (1 + an+1 ) i=1

    n n  = 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 1 + an+1 + ai + ai an+1 . i=1

i=1


1.15 Séparons en cas, selon le reste de la division euclidienne

Remarquons : ∀ (x,y) ∈ [1 + ∞[2 , x + y  1 + x y.

de n par 4, et présentons les résultats dans un tableau :       n−1 n+2 n+4 n E E E Somme 2 4 4

En effet, pour tout (x,y) ∈ [1 ; +∞[2 : (1 + x y) − (x + y) = (x − 1)(y − 1)  0. D’où, ici :

an+1 +

n 

ai  1 +

i=1

On déduit :

  n ai an+1 . i=1

    n+1 n  n−1 (1 + ai )  2 · 2 1 + ai an+1 i=1

i=1

 n+1   ai , = 2n 1 +

4k

2k − 1

k

k+1

4k

4k + 1

2k

k

k+1

4k + 1

4k + 2

2k

k+1

k+1

4k + 2

4k + 3

2k + 1

k+1

k+1

4k + 3

Ceci établit le résultat voulu, par examen de tous les cas modulo 4.

i=1

ce qui montre l’inégalité à l’ordre n + 1. ∗

On a établi l’inégalité voulue, pour tout n ∈ N , par récurrence sur n.

1.14

Récurrence sur n.

• L’inégalité est évidente pour n = 1. • Supposons l’inégalité vraie pour un n ∈ N∗ . On a :   n+1 n  1 1 1 +√ √ = √ n+1 k k k=1 k=1 <

hyp. rec.

  √ √ √ √ 3 3 54 3 + 41 5 54 3 − 41 5 . √ √ ,v= 1.16 Notons u = 3 3 On a alors A = u + v et : √ √ √ √ 54 3 + 41 5 54 3 − 41 5 3 3 + = 36 √ √ • u +v = 3 3 3 3 √ √ √ √ 54 3 + 41 5 54 3 − 41 5 3 3 · √ √ •u v = 3 3 3 3 343 542 · 3 − 412 · 5 = 33 27  3 3 7 7 = 3 = , 3 3 =

√ √ 1 . n+ n+1−1+ √ n+1

Il suffit donc de montrer :

donc, comme uv ∈ R : uv =

√ √ 1 n+ n+1−1+ √ n+1

D’où :



√ √ n+1+ n+2−1

(1).

On a : √ √ 1 (1) ⇐⇒ √  n+2− n n+1 (n + 2) − n 1 √ ⇐⇒ √ √ n+1 n+2+ n √ √ √ ⇐⇒ n + 2 + n  2 n + 1 √ √ 2 ⇐⇒ n + 2 + n  4(n + 1)  ⇐⇒ 2n + 2 + 2 n(n + 2)  4n + 4 ⇐⇒

 n(n + 2)  n + 1

⇐⇒ n(n + 2)  (n + 1)2 ⇐⇒ 0  1. Ceci montre, par équivalences logiques successives, que l’inégalité (1) est vraie, ce qui entraîne l’inégalité voulue pour n + 1. On a démontré l’inégalité demandée, par récurrence sur n.

7 . 3

A3 = (u + v)3 = u 3 + 3u 2 v + 3uv 2 + v 3 = (u 3 + v 3 ) + 3uv(u + v) = 36 + 7A.

Ainsi, A vérifie : A3 − 7A − 36 = 0

(1).

Une solution évidente est 4, donc : (1) ⇐⇒ (A − 4)(A2 + 4A + 9) = 0. Le discriminant = 42 − 4 · 9 = −20 est < 0 , donc, comme A est réel, A2 + 4A + 9 n’est pas nul, et on conclut : A = 4. √

1.17 Raisonnons par l’absurde : supposons x + y ∈ Q.

√ √ Comme x et y sont des irrationnels, ils ne sont pas nuls, √ √ donc x + y > 0, puis : √ x−y √ x− y= √ √ . x+ y √ √ Comme x − y ∈ Q et x + y ∈ Q∗+ , et que Q est un corps, √ √ x − y ∈ Q. on déduit, du résultat précédent :

Ensuite, comme Q est un corps : √ √ 1 √ √ √  x= ( x + y) + ( x − y) ∈ Q, contradiction. 2 9


√ √ Ce raisonnement par l’absurde établit que x + y est un irrationnel. √ √ Par exemple, comme 2 et 3 sont irrationnels (cf. exercice √ √ 2+ 3∈ / Q. 1.18 a)), on déduit :

1.18

Raisonnons par l'absurde ; supposons qu'il existe ( p,q) ∈ (N∗ )2 tel que : √ p n= q

et

pgcd( p,q) = 1 .

On a alors nq 2 = p2 . Par unicité de la décomposition d'un entier ( 1) en produit de nombres premiers, il en résulte que les exposants des facteurs premiers figurant dans la décomposition de n sont tous pairs, et donc n est le carré d'un entier, contradiction. √ n∈ / Q. On conclut : √ √ √ √ / Q, 3 ∈ / Q, 5 ∈ / Q, 6 ∈ / Q. Exemples : 2 ∈ √ √ α = 2 + 3 , et supb) Raisonnement par l'absurde. Notons posons α ∈ Q. √ √ √ On a alors : α2 = ( 2 + 3)2 = 5 + 2 6, √ α2 − 5 ∈ Q, contradiction, d'après a). d'où 6 = 2 √ √ 2+ 3∈ / Q. Finalement : √ √2 √ 2, v = 2 . √ On sait (cf. exercice 1.18 a)) : 2 ∈ R+ − Q.

1.19

Notons u =

Séparons en deux cas, selon que v est rationnel ou irrationnel. √ √ • Si v ∈ Q, alors le couple (a = 2, b = 2) convient. √ √ √ √ √ / Q, alors, comme : v 2 = ( 2 2 ) 2 = 2 2 • Si v ∈ √ √2 √ = 2 ∈ Q, le couple (a = v = ( 2) , b = 2) convient. Ceci montre qu’il existe (a,b) ∈ (R+ − Q)2 tel que a b ∈ Q : √ √ √ √2 √ en effet, l’un des deux couples ( 2, 2), ( 2 , 2) convient. Mais on ne sait pas décider lequel (au moins) convient !

1.20

/ {0} , il existe x ∈ G tel que x = / 0. 1) Puisque G =

Si x > 0, alors x ∈ G ∩ R∗+ . Si x < 0, alors −x ∈ G ∩ R∗+ . Ainsi, G ∩ R∗+ est une partie non vide et minorée (par 0) de R, donc (théorème de la borne inférieure dans R) G ∩ R∗+ admet une borne inférieure α dans R. Puisque 0 est un minorant de G ∩ R∗+ dans R, on a : 0  α . / G . Puisque 2) a) 1) Raisonnons par l'absurde : supposons α ∈ 2α > α , 2α n'est pas un minorant de G ∩ R∗+ dans R ; il existe donc β ∈ G tel que α < β < 2α . De même, puisque β > α, β n'est pas un minorant de G ∩ R∗+ dans R ; il existe donc γ ∈ G tel que α < γ < β. 10

On a alors : β − γ ∈ G ∩ R∗+ et β − γ < α, ce qui contredit la définition de α. Ceci prouve : α ∈ G . Comme G est un sous-groupe de (R,+) , il en résulte : ∀n ∈ Z, nα ∈ G, c'est-à-dire : αZ ⊂ G. g 2) Soit g ∈ G. En notant n = E , on a nα  g < (n + 1)α α et g − nα ∈ G (car g ∈ G, α ∈ G , n ∈ Z). / nα, alors g − nα ∈ G ∩ R∗+ et g − nα < α, contraSi g = diction avec la définition de α. Donc g = nα ∈ αZ . Ceci montre G ⊂ αZ . Finalement : G = αZ . b) Soit (x,y) ∈ R2 tel que x < y. Puisque α = 0, il existe   x + 1 . On a g ∈ G tel que 0 < g < y − x ; notons n = E g x alors n − 1  < n , d'où : g x < ng = (n − 1)g + g  x + g < y

et

ng ∈ G.

Ceci montre que G est dense dans R. 3) a) • 0 = 0 + 0ω ∈ Gω • Soient x,y ∈ Gω . Il existe a,b,c,d ∈ Z tels que x = a + bω et y = c + dω . On a : x − y = (a − c) + (b − d)ω

et

(a − c, b − d) ∈ Z2 ,

donc : x − y ∈ Gω . On conclut : Gω est un sous-groupe de (R,+) . b) 1) Soit (a,b) ∈ Z2 . On a : a + bω =

aq + bp 1 ∈ Z. q q

2) Puisque pgcd( p,q) = 1 , d'après le théorème de Bezout, il existe (u,v) ∈ Z2 tel que : up + vq = 1. 1 up + vq = v + uω ∈ Gω , Alors : = q q 1 Z ⊂ Gω . puis : q 1 On conclut : Gω = Z. q c) Raisonnons par l'absurde : supposons que Gω ne soit pas dense dans R. D'après 2), Gω est alors discret, c'est-à-dire qu'il existe α ∈ R tel que Gω = αZ. Comme 1 = 1 + 0ω ∈ Gω et ω = 0 + 1ω ∈ Gω , il existe ( p,q) ∈ Z2 tel que : 1 = α p et ω = αq. αq q = ∈ Q, / 0 et p = / 0 , et on a : ω = Il est clair que α = αp p contradiction. Ceci montre que Gω est dense dans R. Par exemple, en admettant que π est irrationnel (cf. exercice 6.29), la partie {a + bπ; (a,b) ∈ Z2 } est dense dans R.


Les nombres complexes Plan

CHAPITRE

2

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

11

Énoncés des exercices

14

Du mal à démarrer ?

18

Corrigés

19

• Calcul algébrique sur les nombres complexes : sommes, produits, quotients, puissances, conjugués, modules, forme algébrique et forme trigonométrique • Équations algébriques simples, systèmes d'équations algébriques • Inégalités portant sur des modules, souvent en liaison avec une interprétation géométrique • Utilisation des nombres complexes pour la trigonométrie, formule d'Euler, formule de Moivre • Utilisation des nombres complexes pour la géométrie plane, utilisation des rotations et des similitudes directes • Manipulation des racines n-èmes de 1 dans C.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices • Calcul dans C , en particulier les propriétés algébriques de la conjugaison et du module • Résolution des équations du premier et du second degré dans C • Propriétés de la forme trigonométrique d'un nombre complexe non nul • Définition et propriétés des racines n-èmes de 1 dans C • Formule d'Euler et formule de Moivre • Traduction sur les affixes d'une translation, d'une rotation, d'une similitude directe.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Les méthodes à retenir Utiliser la forme trigonométrique des nombres complexes. Pour calculer la partie réelle et la partie imaginaire d'un nombre complexe présenté comme puissance d'un nombre complexe

➥ Exercice 2.1. De manière générale, l'écriture algébrique x + i y, (x,y) ∈ R2 , est conseillée pour des calculs additifs, et l'écriture trigonométrique ρ ei θ , (ρ,θ) ∈ R+ × R , est conseillée pour des calculs multiplicatifs.

• On sait résoudre les équations du premier degré ou du second degré Pour résoudre une équation à une inconnue dans les complexes

(voir cours). • Toujours tenir compte des particularités de l'équation proposée : à ce niveau, s'il y a une question, c'est qu'il y a une réponse exprimable.

➥ Exercices 2.2, 2.3, 2.5. 11


Chapitre 2 • Les nombres complexes

• Effectuer un changement d'inconnue (ou un changement de variable) pour ramener l'équation à une autre équation plus simple. On prendra souvent comme nouvelle inconnue un groupement intervenant plusieurs fois dans l'équation.

➥ Exercice 2.8. Utiliser les formules, pour tout z ∈ C : Pour traduire qu'un nombre complexe est réel, qu'un nombre complexe est imaginaire pur

Ré (z) = Ainsi :

1 1 (z + z), Im (z) = (z − z). 2 2i 

z ∈ R ⇐⇒ z = z z ∈ i R ⇐⇒ z = −z.

➥ Exercice 2.4.

• Essayer d'utiliser l'inégalité triangulaire : ∀ (z,z ) ∈ C2 , |z + z |  |z| + |z | ou l'inégalité triangulaire renversée : ∀ (z,z ) ∈ C2 , |z − z |  |z| − |z |. De manière générale, il est conseillé de partir du membre le plus compliqué. ➥ Exercices 2.6, 2.21, 2.22, 2.23 Pour établir une inégalité portant sur des modules de nombres complexes

• Essayer de faire intervenir des carrés de module (au lieu des modules eux-mêmes), de façon à pouvoir utiliser la formule : ∀ z ∈ C, |z|2 = zz.

➥ Exercice 2.11 • Si des modules de produits ou des modules de carrés interviennent, essayer d'appliquer l'inégalité de Cauchy et Schwarz.

➥ Exercice 2.19 • On peut être amené à séparer en cas et à traiter les différents cas par des méthodes différentes.

➥ Exercice 2.20. Pour résoudre un système d'équations symétrique à deux inconnues x,y

Pour traduire, en géométrie plane, qu'un point est sur un cercle 12

Essayer de faire intervenir la somme et le produit de x et y, en notant S = x + y et P = x y, et en considérant S et P comme de nouvelles inconnues.

➥ Exercice 2.7. Par les nombres complexes, si les points A,M ont pour affixes respectives a,z, alors : M est sur le cercle de centre A et de rayon R si et seulement si |z − a| = R. ➥ Exercice 2.9.


Les méthodes à retenir

Essayer d'utiliser, pour tout z ∈ C∗ : Pour faire des calculs sur des nombres complexes de module 1

|z| = 1 ⇐⇒ z =

1 , z

1 ce qui permet, lorsque |z| = 1, de remplacer z par , ou inversement. z

➥ Exercices 2.10, 2.13, 2.16. Essayer de faire intervenir les nombres complexes, en utilisant la formule : ∀ x ∈ R, cos x + i sin x = ei x . Pour résoudre une question portant sur des cosinus et des sinus

Pour transformer 1 + ei θ ou 1 − ei θ , (θ ∈ R), mettre e 2 en facteur : θ iθ 1 + ei θ = 2e 2 cos , 2

θ iθ 1 − ei θ = −2i e 2 sin . 2

➥ Exercice 2.15. Pour déterminer l'image dans C, par une application f, d'une partie P de C

Essayer, si possible, en notant Z = f (z), d'exprimer z en fonction de Z, puis remplacer z en fonction de Z dans les conditions définissant P. ➥ Exercice 2.17.

Pour calculer une expression faisant intervenir des coefficients binomiaux

Essayer d'appliquer la formule du binôme de Newton. Si les coefficients binomiaux sont régulièrement espacés (de trois en trois, par exemple), faire intervenir des racines (par exemple cubiques) de 1 dans C.

➥ Exercice 2.18. Pour établir une propriété faisant intervenir un entier n quelconque

Essayer de faire une récurrence sur n. Pour y arriver, il faut que la propriété à l'ordre n + 1 s'exprime simplement en faisant intervenir la propriété à l'ordre n.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

➥ Exercice 2.24. Essayer d'appliquer la formule du binôme de Newton : n    n a k bn−k = (a + b)n ∀ n ∈ N∗ , ∀ a,b ∈ C, k k=0 Pour calculer une somme faisant intervenir une ou des racines n-èmes de 1 dans C

ou la formule sur la sommation d'une progression géométrique : ∀ n ∈ N, ∀ z ∈ C − {1},

n  k=0

zk =

1 − z n+1 . 1−z

➥ Exercices 2.25, 2.30.

13


Chapitre 2 • Les nombres complexes

Essayer de faire apparaître des rotations ou, plus généralement, des similitudes directes. C

B

θ

Pour traduire une configuration de géométrie plane par les nombres complexes

A

Figure 2.1 Rappelons que, si A,B,C sont trois points du plan, d'affixes respectives a,b,c, et si θ ∈ R, alors : −→ −→ C = Rot(A,θ) (B) ⇐⇒ AC = Rotθ ( AB) ⇐⇒ c − a = ei θ (b − a).

➥ Exercices 2.27, 2.28.

Énoncés des exercices 2.1

Exemple de calcul de la partie réelle et de la partie imaginaire d'un nombre complexe donné par une puissance √   1 + i 3 125 . Calculer la partie réelle et la partie imaginaire du nombre complexe A = 1+i

2.2

Exemple de résolution d'une équation particulière du 3e degré dans C a) Résoudre l'équation d'inconnue z ∈ C : (1)

z 3 − (16 − i)z 2 + (89 − 16 i)z + 89 i = 0.

b) Quelle particularité présente le triangle formé par les trois points dont les affixes sont les solutions de (1) ?

2.3

Exemple de résolution d'une équation particulière du 4e degré dans C Résoudre l'équation, d'inconnue z ∈ C :

2.4

(z 2 + 4z + 1)2 + (3z + 5)2 = 0.

Étude de conjugaison et de module Soit z ∈ C − {1}. Montrer :

14

(E)

1+z ∈ i R ⇐⇒ |z| = 1. 1−z


Énoncés des exercices

2.5

Résolution d'une équation dans C faisant intervenir un conjugué Résoudre l’équation d’inconnue z ∈ C :

2.6

(1)

z = z3.

Étude d'inégalités sur des modules de nombres complexes

a) Montrer, pour tout z ∈ C :

√ √   z − (1 + i)  1 ⇒ 10 − 1  |z − 4|  10 + 1.

b) Traduire géométriquement le résultat de a).

2.7

Exemple de résolution d'un système de deux équations à deux inconnues dans C  2 x y + x y2 = 6 (S) Résoudre le système d’équations, d'inconnue (x,y) ∈ C2 : x 3 + y 3 = 9.

2.8

Exemple de résolution d'une équation particulière du 4e degré dans C Résoudre l’équation d’inconnue z ∈ C : (1)

2.9

z(2z + 1)(z − 2)(2z − 3) = 63.

Étude de cocyclicité pour quatre points du plan Est-ce que les points A,B,C,D d'affixes respectives 9 + 3i, 6 + 10i,−4 + 14i, −11 + 11i sont cocycliques ? Si oui, déterminer le centre et le rayon du cercle qui les contient.

2.10 Étude de conjugaison et de modules de nombres complexes Montrer :

  ∀ u ∈ U, ∀ z ∈ C∗ , u −

 1  |u − z| . = z |z|

2.11 Inégalités sur des modules de nombres complexes

   a−b   < 1. Soit (a,b) ∈ C2 tel que |a| < 1 et |b| < 1. Montrer :  1 − ab 

2.12

Un exemple d'involution d'un disque

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

1−z Montrer que l'application f : z −→ −z est une involution de 1−z  D = z ∈ C ; |z| < 1 .

2.13 Propriétés des fonctions symétriques élémentaires de quatre nombres complexes de modules égaux à 1 Soient a,b,c,d ∈ U. On note σ1 ,σ2 ,σ3 ,σ4 les fonctions symétriques élémentaires de a,b,c,d. a) Montrer : b) En déduire :

σ1 =

σ3 σ4

et

σ1 σ3 ∈ R+ σ4

σ2 = et

σ2 . σ4

σ22 ∈ R+ . σ4

2.14 Exemple d'intervention de la géométrie dans la résolution d'une équation faisant intervenir des nombres complexes Résoudre l'équation (1) ei x + ei y + ei z = 0, d'inconnue (x,y,z) ∈ R3 . 15


Chapitre 2 • Les nombres complexes

2.15

Un calcul important et utile : somme des cosinus et somme des sinus de réels en progression arithmétique n n   cos(a + kb) et S = sin(a + kb). Pour n ∈ N et (a,b) ∈ R2 , calculer C = k=0

k=0

2.16 Utilisation de la conjugaison pour des nombres complexes de module 1 / c. On note A = Soient a,b,c ∈ U tels que b =

2.17

b(c − a)2 . Montrer : A ∈ R+ . a(c − b)2

Un exemple d'image d'un quart de plan par une fonction homographique Déterminer l'image par l'application f : z −→

P = z ∈ C ; Ré (z) > 0 et Im (z) > 0 .

z+1 du quart de plan z−1

2.18 Calcul de sommes de coefficients binomiaux de trois en trois Calculer, pour n ∈ N tel que n  3, les sommes :             n n n n n n A= + + +. . . , B = + + +. . . , 0 3 6 1 4 7       n n n C= + + +. . . 2 5 8

2.19 Exemple d'obtention d'inégalités portant sur des modules de nombres complexes Soient n ∈ N∗ , z 1 ,. . . ,z n ∈ C, M ∈ R+ tels que : n n   zk = 0 et |z k |2  M. k=1

Montrer :

∀ k ∈ {1,. . . ,n}, |z k | 

k=1

n−1 M. n

2.20 Exemple d'inégalité portant sur des modules de nombres complexes Montrer, pour tout z ∈ C : |z|  |z|2 + |z − 1|.

2.21 Calcul d'une borne supérieure faisant intervenir des nombres complexes Déterminer

Sup |z 3 + 2i z|.

|z|1

2.22 Étude d'inégalité sur des sommes de modules de nombres complexes Soient n ∈ N∗ , z 1 ,. . . ,z n ∈ C∗ . On suppose a) Montrer :

∀ z ∈ C,

n 

|z k | =

k=1

b) En déduire :

∀ z ∈ C,

n  k=1

16

n  zk = 0. |z k| k=1

n  zk (z k − z) . |z k | k=1

|z k | 

n  k=1

|z k − z|.


Énoncés des exercices

2.23 Obtention d'inégalités portant sur des modules de nombres complexes a) Montrer, pour tout (u,v) ∈ C2 :

|u| + |v|  |u + v| + |u − v|.

b) En déduire, pour tout (z 1 ,z 2 ,z 3 ,z 4 ) ∈ C4 : |z 1 | + |z 2 | + |z 3 | + |z 4 |

 |z 1 + z 2 | + |z 1 + z 3 | + |z 1 + z 4 | + |z 2 + z 3 | + |z 2 + z 4 | + |z 3 + z 4 |.

2.24 Exemple d'utilisation du raisonnement par récurrence pour l'obtention d'une inégalité portant sur les modules de plusieurs nombres complexes  Soient n ∈ N∗ , D = z ∈ C ; |z|  1 , a1 ,. . . ,an , b1 ,. . . ,bn ∈ D. Montrer :    n n  n   ak − bk   |ak − bk |.  k=1

k=1

k=1

2.25 Exemple de calcul d'une somme faisant intervenir des racines n -èmes de 1 Soient n ∈ N − {0,1}, z ∈ C. On note ω = e

π

2i n

et Sn =

n−1  (z + ωk )n . Calculer Sn . k=0

2.26 Étude de cocyclicité ou alignement de quatre points du plan Soient A,B,C,D quatre points du plan deux à deux distincts, a,b,c,d leurs affixes respectives. On suppose : (a + b)(c + d) = 2(ab + cd). Montrer que A,B,C,D sont cocycliques ou alignés.

2.27 Triangle équilatéral dans le plan Soient A,B,C trois points du plan affine euclidien, d'affixes respectives a,b,c. a) Montrer que le triangle ABC est équilatéral direct si et seulement si : a + jb + j2 c = 0. b) En déduire que le triangle ABC est équilatéral si et seulement si : a 2 + b2 + c2 − (ab + ac + bc) = 0.

2.28 Exemple d'utilisation des nombres complexes pour la résolution d'une question de géométrie plane

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Dans le plan affine euclidien orienté, on construit, extérieurement à un parallélogramme ABC D, les triangles équilatéraux BC E et C D F. Montrer que le triangle AE F est équilatéral.

2.29 Exemple de traduction d'une configuration géométrique par une condition sur des nombres complexes Soit z ∈ C∗ . On note u,v les racines carrées complexes de z. Déterminer l'ensemble des z ∈ C∗ tels que les points d'affixes z,u,v forment un triangle rectangle de sommet le point d'affixe z.

2.30 Exemple de calcul d'une somme double faisant intervenir des racines n -èmes de 1 dans C

Soit n ∈ N∗ . On note ω = e

2i π n

et Sn =

n−1  n−1    q p=0 q= p

p

ω p+q . Calculer Sn .

17


Chapitre 2 • Les nombres complexes

Du mal à démarrer ? 2.1

Utiliser la forme trigonométrique des nombres complexes.

2.2

a) Grouper les deux termes contenant 16 et les deux termes contenant 89. Remarquer que, pour tout (a,b) ∈

2.3

a2

+ b2

C2

:

= (a + i b)(a − i b).

2.4

Utiliser : ∀ A ∈ C, A ∈ i R ⇐⇒ A = −A.

2.5

Passer par la forme trigonométrique de z.

Faire apparaître z − (1 + i) dans z − 4,et utiliser l'inégalité triangulaire et l'inégalité triangulaire renversée.

2.6

Pour traduire z ∈ P par une condition portant sur f (z), exprimer z en fonction de Z = f (z), puis passer à la partie réelle et à la partie imaginaire de z.

2.17

2.18

Puisque les coefficients vont de trois en trois, on peut penser aux racines cubiques de 1 dans C, d'où l'idée de former A + B + C, A + jB + j2 C, A + j2 B + jC.

2.19

Puisque des carrés de modules interviennent, essayer d'appliquer l'inégalité de Cauchy-Schwarz.

2.20 Appliquer judicieusement l'inégalité triangulaire et séparer en cas selon la position de |z| par rapport à 1, à cause de la présence de |z| et de |z|2 .

2.7

Exploiter les rôles symétriques de x et y , en prenant comme nouvelles inconnues la somme et le produit de x et y .

2.21

En groupant les facteurs z et 2z − 3 d'une part, 2z + 1 et z − 2 d'autre part, faire apparaître la même expression 2z 2 − 3z et utiliser alors un changement d'inconnue.

2.22 a) Partir du membre le plus compliqué, le second.

Résoudre ΩA = ΩB = ΩC = ΩD, d'inconnue Ω d'affixe z = x + i y, (x,y) ∈ R2 .

2.23 a) Utiliser convenablement l'inégalité triangulaire.

2.8

2.9

Remarquer que, puisque u ∈ U ensemble des nombres 1 complexes de module 1, on peut remplacer u par . u

2.10

Obtenir une majoration convenable, par l'inégalité triangulaire, puis choisir z pour réaliser l'égalité dans l'inégalité obtenue.

b) Utiliser l'inégalité triangulaire.

b) Appliquer le résultat de a) à (z 1 ,z 2 ), à (z 3 ,z 4 ), puis à (z 1 − z 2 , z 3 − z 4 ).

2.24 Récurrence sur n.

2.11

Après avoir vérifié l'existence de l'expression proposée, mettre des modules au carré.

2.12

Se rappeler qu'une involution d'un ensemble D est, par définition, une application f : D −→ D telle que f ◦ f = Id D .

2.13

Par définition, les fonctions symétriques élémentaires de a,b,c,d sont : σ1 = a + b + c + d , σ2 = ab + ac + ad + bc + bd + cd , σ3 = abc + abd + acd + bcd, σ4 = abcd.

Exploiter : ∀ z ∈ U, z =

2.14

1 . z

Traduire (1) par une configuration géométrique.

Passer par les nombres complexes, en formant C + i S, puis faire apparaître une progression géométrique.

2.15

18

2.25

Utiliser le binôme de Newton, une propriété de permutation de deux symboles et enfin la sommation d'une progression géométrique.

2.26 Utiliser la caractérisation de quatre points (deux à deux distincts) cocycliques ou alignés :

2.27

d −a d −b ∈ R. : c−a c−b

a) Traduire la configuration à l'aide d'une rotation, par

exemple de centre B. b) Un triangle est équilatéral si et seulement s’il est équilatéral direct ou équilatéral indirect

2.28

Passer par les nombres complexes. Traduire la configuration à l'aide de rotations.

2.29

Se rappeler que le produit scalaire de deux vecteurs d'affixes complexes a,b est donné par Ré (ab).

1 2.16 • Utiliser l'égalité u = , pour tout u ∈ U, ensemble des u nombres complexes de module 1.

2.30 Utiliser une propriété de permutation de deux symboles de

• Pour établir A ∈ R+ , on peut essayer de faire apparaître A comme carré du module d'un nombre complexe.

sommation, le binôme de Newton, et enfin la sommation d'une progression géométrique.


CorrigĂŠs des exercices

â&#x2C6;&#x161; 3 et 1 + i sous forme trigonomĂŠtrique :  â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 2 â&#x2C6;&#x161; |1 + i 3| = 12 + 3 = 4 = 2,

2.1

Mettons 1 + i

â&#x2C6;&#x161; 1+i donc : 1 + i 3 = 2 2

â&#x2C6;&#x161; 3

16 â&#x2C6;&#x2019; 10i = 8 â&#x2C6;&#x2019; 5i 2

Ď&#x20AC; 2 ei 3 ,

=

â&#x2C6;&#x161; 1+i â&#x2C6;&#x161; iĎ&#x20AC; â&#x2C6;&#x161; = 2e 4 . |1 + i| = 2 , donc 1 + i = 2 2 Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :   â&#x2C6;&#x161; Ď&#x20AC; â&#x2C6;&#x161; i Ď&#x20AC;3 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;4 â&#x2C6;&#x161; Ď&#x20AC; 1+i 3 2 ei 3 = 2e = â&#x2C6;&#x161; = 2 ei 12 . iĎ&#x20AC; 1+i 2e 4 Puis : A=

Le discriminant â&#x2C6;&#x2020; de l'ĂŠquation du second degrĂŠ (2) est : â&#x2C6;&#x2020; = 162 â&#x2C6;&#x2019; 4 ¡ 89 = 256 â&#x2C6;&#x2019; 356 = â&#x2C6;&#x2019;100 = (10i)2 . Les solutions de (2) dans C sont donc : et

16 + 10i = 8 + 5i. 2

On conclut que l'ensemble des solutions de (1) est  â&#x2C6;&#x2019; i, 8 â&#x2C6;&#x2019; 5i, 8 + 5i . b) On peut ĂŠventuellement commencer par faire un schĂŠma situant les trois points en question, pour deviner quelle rĂŠponse apporter Ă  cette question.

y

â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 125 125Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; 125 2 ei 12 = 2 ei 12 .

5

8 + 5i

On calcule cette dernière exponentielle complexe :   ei

125Ď&#x20AC; 12

5Ď&#x20AC;

i

= ei 12 = e =

Ď&#x20AC;â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; 2

Ď&#x20AC; i eâ&#x2C6;&#x2019;i 12

12

 i

= ie

Ď&#x20AC;â&#x2C6;&#x2019;Ď&#x20AC; 4

3

 Ď&#x20AC;

0

Ď&#x20AC;

= i ei 4 eâ&#x2C6;&#x2019;i 3

â&#x2C6;&#x161; 1+i 1â&#x2C6;&#x2019;i 3 =i â&#x2C6;&#x161; 2 2 â&#x2C6;&#x161;  â&#x2C6;&#x161; 1  = â&#x2C6;&#x161; i (1 + 3) + (1 â&#x2C6;&#x2019; 3)i 2 2  â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x161; = â&#x2C6;&#x161; ( 3 â&#x2C6;&#x2019; 1) + ( 3 + 1)i . 2 2

â&#x20AC;&#x201C;1

â&#x20AC;&#x201C;5

â&#x20AC;&#x201C;i

8

x

8 â&#x20AC;&#x201C; 5i

On obtient : â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; A = 261 ( 3 â&#x2C6;&#x2019; 1) + 261 ( 3 + 1)i â&#x2C6;&#x161; et on conclut que la partie rĂŠelle de A est 261 ( 3 â&#x2C6;&#x2019; 1) et que â&#x2C6;&#x161; la partie imaginaire de A est 261 ( 3 + 1).

Puisque   â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; (8 + 5i) â&#x2C6;&#x2019; (â&#x2C6;&#x2019;i) = |8 + 6i| = 82 + 62 = 100 = 10   (8 + 5i) â&#x2C6;&#x2019; (8 â&#x2C6;&#x2019; 5i) = |10i| = 10, le triangle formĂŠ par les trois points dont les affixes sont les solutions de (1) est isocèle, de sommet d'affixe 8 + 5i.

2.2

a) On a : (1)

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

z 3 + i z 2 â&#x2C6;&#x2019; 16(z 2 + i z) + 89(z + i) = 0 z 2 (z + i) â&#x2C6;&#x2019; 16z(z + i) + 89(z + i) = 0 (z 2 â&#x2C6;&#x2019; 16z + 89)(z + i) = 0 2 z â&#x2C6;&#x2019; 16z + 89 = 0 (2) ou z = â&#x2C6;&#x2019;i.

2.3 On a : (E) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (z 2 + 4z + 1) + i (3z + 5) = 0 ou

(z 2 + 4z + 1) â&#x2C6;&#x2019; i (3z + 5) = 0 19


â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; z 2 + (4 + 3i)z + (1 + 5i) = 0 (1) z 2 + (4 â&#x2C6;&#x2019; 3i)z + (1 â&#x2C6;&#x2019; 5i) = 0 (2).

ou

L'ĂŠquation (1) est du second degrĂŠ. Son discriminant â&#x2C6;&#x2020; est : â&#x2C6;&#x2020; = (4 + 3i)2 â&#x2C6;&#x2019; 4(1 + 5i) = 16 â&#x2C6;&#x2019; 9 + 24i â&#x2C6;&#x2019; 4 â&#x2C6;&#x2019; 20i = 3 + 4i. On remarque que 3 + 4i = (2 + i)2 , ou bien on calcule les racines carrĂŠes complexes de 3 + 4i par la mĂŠthode habituelle. On en dĂŠduit les solutions de (1) :  1 1 â&#x2C6;&#x2019; (4 + 3i) â&#x2C6;&#x2019; (2 + i) = (â&#x2C6;&#x2019;6 â&#x2C6;&#x2019; 4i) = â&#x2C6;&#x2019;3 â&#x2C6;&#x2019; 2i 2 2  1 1 â&#x2C6;&#x2019; (4 + 3i) + (2 + i) = (â&#x2C6;&#x2019;2 â&#x2C6;&#x2019; 2i) = â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019; i. 2 2 D'autre part, un nombre complexe z est solution de (2) si et seulement si son conjuguĂŠ z est solution de (1), donc les solutions de (2) sont les conjuguĂŠes des solutions de (1).





2.6 Soit z â&#x2C6;&#x2C6; C tel que z â&#x2C6;&#x2019; (1 + i)  1. On a :

    â&#x20AC;˘ |z â&#x2C6;&#x2019; 4| = z â&#x2C6;&#x2019; (1 + i) + (â&#x2C6;&#x2019;3 + i)   â&#x2C6;&#x161;  z â&#x2C6;&#x2019; (1 + i) + | â&#x2C6;&#x2019; 3 + i|  1 + 10     â&#x20AC;˘ |z â&#x2C6;&#x2019; 4| = z â&#x2C6;&#x2019; (1 + i) â&#x2C6;&#x2019; (3 â&#x2C6;&#x2019; i)   â&#x2C6;&#x161;  â&#x2C6;&#x2019;z â&#x2C6;&#x2019; (1 + i) + |3 â&#x2C6;&#x2019; i|  â&#x2C6;&#x2019;1 + 10. â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 10 â&#x2C6;&#x2019; 1  |z â&#x2C6;&#x2019; 4|  10 + 1. On conclut :

b) Le rĂŠsultat de a) se traduit gĂŠomĂŠtriquement par : le disque fermĂŠ de centre 1 + i et de rayon 1 est inclus dans la couronne â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; fermĂŠe de centre 4 et de rayons 10 â&#x2C6;&#x2019; 1 et 10 + 1 (qui est d'ailleurs tangente au disque prĂŠcĂŠdent en deux points).

y

Finalement, l'ensemble des solutions de (1) est : 

â&#x2C6;&#x2019; 3 â&#x2C6;&#x2019; 2i, â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019; i, â&#x2C6;&#x2019;3 + 2i, â&#x2C6;&#x2019;1 + i . i

2.4

Notons A =

1+z . On a : 1â&#x2C6;&#x2019;z

O 

A â&#x2C6;&#x2C6; i R â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; A = â&#x2C6;&#x2019;A â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |z|2 = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |z| = 1.

Remarquer que le nombre 0 est solution.

Soit z â&#x2C6;&#x2C6; Câ&#x2C6;&#x2014; . Notons z = Ď ei θ , Ď â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014;+ , θ â&#x2C6;&#x2C6; R. On a :  (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Ď eâ&#x2C6;&#x2019;i θ = Ď 3 e3i θ â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 

Ď =1

Ď =1 2

â&#x2C6;&#x2019;θ â&#x2030;Ą 3θ [2Ď&#x20AC;]   ďŁ˛Ď = 1

  â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Ď&#x20AC;  . θ â&#x2030;Ą 0  4θ â&#x2030;Ą 0 [2Ď&#x20AC;] 2

On conclut que l'ensemble des solutions de (1) est  0, 1, i, â&#x2C6;&#x2019;1, â&#x2C6;&#x2019;i . 20

x

4

1+z 1+z =â&#x2C6;&#x2019; 1â&#x2C6;&#x2019;z 1â&#x2C6;&#x2019;z

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2 â&#x2C6;&#x2019; 2zz = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; zz = 1

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

1

1+ z 1+z =â&#x2C6;&#x2019; 1â&#x2C6;&#x2019;z 1â&#x2C6;&#x2019;z

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (1 + z)(1 â&#x2C6;&#x2019; z) = â&#x2C6;&#x2019;(1 â&#x2C6;&#x2019; z)(1 + z)

2.5

1+i

2.7 Puisque x et y jouent des rĂ´les symĂŠtriques, notons S = x + y et P = x y. On a :   PS = 6 PS = 6 (S) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; S 3 â&#x2C6;&#x2019; 3P S = 9 S 3 = 9 + 18 = 27    S = 3j S = 3j2  S=3 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; ou . ou P = 2j2 P = 2j P=2 Connaissant S et P, d'après le Cours, x et y sont les solutions de l'ĂŠquation du second degrĂŠ t 2 â&#x2C6;&#x2019; St + P = 0, d'inconnue t â&#x2C6;&#x2C6; C. S, P

Ă&#x2030;quation en t

Solutions en t

S = 3, P = 2

t â&#x2C6;&#x2019; 3t + 2 = 0

t = 1, t = 2

S = 3j, P = 2j2

t 2 â&#x2C6;&#x2019; 3jt + 2j2 = 0

t = j, t = 2j

S = 3j2 , P = 2j

t 2 â&#x2C6;&#x2019; 3j2 t + 2j = 0

t = j2 , t = 2j2

2

Finalement, l'ensemble des solutions de (S) est :  (1,2), (j,2j), (j2 ,2j2 ), (2,1), (2j,j), (2j2 ,j2 ) .


2.8

On a :



  (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; z(2z â&#x2C6;&#x2019; 3) (2z + 1)(z â&#x2C6;&#x2019; 2) = 63 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z)(2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z â&#x2C6;&#x2019; 2) = 63.

En notant Z = 2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z, on a donc : (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Z (Z â&#x2C6;&#x2019; 2) = 63 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Z 2 â&#x2C6;&#x2019; 2Z â&#x2C6;&#x2019; 63 = 0. Il s'agit d'une ĂŠquation du second degrĂŠ. Le discriminant â&#x2C6;&#x2020; est : â&#x2C6;&#x2020; = 22 + 4 ¡ 63 = 256 = 162 . Les solutions en Z sont donc : 2 â&#x2C6;&#x2019; 16 2 + 16 = â&#x2C6;&#x2019;7 et = 9. 2 2 Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : (1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z = â&#x2C6;&#x2019;7 ou 2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z = 9 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z + 7 = 0 (2) ou 2z 2 â&#x2C6;&#x2019; 3z â&#x2C6;&#x2019; 9 = 0 (3). Il s'agit maintenant de deux ĂŠquations du second degrĂŠ. Le discriminant â&#x2C6;&#x2020;2 de (2) est â&#x2C6;&#x2020;2 = 9 â&#x2C6;&#x2019; 56 = â&#x2C6;&#x2019;47, donc les â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 3 â&#x2C6;&#x2019; i 47 3 + i 47 . solutions de (2) sont et 4 4 Le discriminant â&#x2C6;&#x2020;3 de (3) est â&#x2C6;&#x2020;3 = 9 + 72 = 81 = 92 , donc 3â&#x2C6;&#x2019;9 3+9 3 = â&#x2C6;&#x2019; et = 3. les solutions de (3) sont 4 2 4 Finalement, l'ensemble des solutions de (1) est â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161;   3 3 â&#x2C6;&#x2019; i 47 3 + i 47 . 3, â&#x2C6;&#x2019; , , 2 4 4

2.9

1) Soient â&#x201E;Ś un point du plan, z son affixe, (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2

tel que z = x + i y. On a : â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;(x â&#x2C6;&#x2019; 9)2 + (y â&#x2C6;&#x2019; 3)2 = (x â&#x2C6;&#x2019; 6)2 + (y â&#x2C6;&#x2019; 10)2 = (x + 4)2 + (y â&#x2C6;&#x2019; 14)2 = (x + 11)2 + (y â&#x2C6;&#x2019; 11)2 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;x 2 + y 2 â&#x2C6;&#x2019; 18x â&#x2C6;&#x2019; 6y + 90 = x 2 + y 2 â&#x2C6;&#x2019; 12x â&#x2C6;&#x2019; 20y + 136 = x 2 + y 2 + 8x â&#x2C6;&#x2019; 28y + 212 = x 2 + y 2 + 22x â&#x2C6;&#x2019; 22y + 242  â&#x2C6;&#x2019;6x â&#x2C6;&#x2019; 14y + 46 = 0   â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 20x â&#x2C6;&#x2019; 8y + 76 = 0   14x + 6y + 30 = 0    3x â&#x2C6;&#x2019; 7y + 23 = 0  â&#x2C6;&#x2019;1        â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 5x â&#x2C6;&#x2019; 2y + 19 = 0  1  â&#x2C6;&#x2019;1      1 7x + 3y + 15 = 0   3x â&#x2C6;&#x2019; 7y + 23 = 0  5 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;  2x + 5y â&#x2C6;&#x2019; 4 = 0  7 

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

29x + 87 = 0 29y â&#x2C6;&#x2019; 58 = 0

2) Le rayon de ce cercle est â&#x201E;ŚA (ou â&#x201E;ŚB , ou â&#x201E;ŚC, ou â&#x201E;ŚD ). On a : â&#x201E;ŚA2 = (â&#x2C6;&#x2019;3 â&#x2C6;&#x2019; 9)2 + (2 â&#x2C6;&#x2019; 3)2 = (â&#x2C6;&#x2019;12)2 + (â&#x2C6;&#x2019;1)2 = 145, â&#x2C6;&#x161; donc le rayon du cercle est 145. On peut d'ailleurs contrĂ´ler : â&#x201E;ŚB 2 = (â&#x2C6;&#x2019;3 â&#x2C6;&#x2019; 6)2 + (2 â&#x2C6;&#x2019; 10)2 = 92 + 82 = 81 + 64 = 145, â&#x201E;ŚC 2 = (â&#x2C6;&#x2019;3 + 4)2 + (2 â&#x2C6;&#x2019; 14)2 = 12 + 122 = 1 + 144 = 145, â&#x201E;ŚD 2 = (â&#x2C6;&#x2019;3 + 11)2 + (2 â&#x2C6;&#x2019; 11)2 = 82 + 92 = 64 + 81 = 145. Par ailleurs, la notion de nombre complexe n'intervient pas de manière essentielle dans cet exercice. 1 1 u u             u â&#x2C6;&#x2019; 1  =  1 â&#x2C6;&#x2019; 1  =  z â&#x2C6;&#x2019; u       z u z uz 

2.10 Puisque u â&#x2C6;&#x2C6; U, on a u = , donc u = , dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

=

â&#x201E;ŚA = â&#x201E;ŚB = â&#x201E;ŚC = â&#x201E;ŚD



Ceci montre qu'il existe un point â&#x201E;Ś du plan (et un seul), celui d'affixe â&#x2C6;&#x2019;3 + 2i, tel que â&#x201E;Ś soit ĂŠquidistant de A,B,C,D. Autrement dit, A,B,C,D sont cocycliques, sur un cercle de centre â&#x201E;Ś.

  â&#x2C6;&#x2019;2    3 

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

x = â&#x2C6;&#x2019;3 y = 2.

|u â&#x2C6;&#x2019; z| |z â&#x2C6;&#x2019; u| = . |u| |z| |z|

2.11 â&#x20AC;˘ Montrons d'abord que l'expression proposĂŠe existe. On a, pour tout (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; C2 tel que |a| < 1 et |b| < 1 : 1 â&#x2C6;&#x2019; ab = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; ab = 1 â&#x2021;&#x2019; |a| |b| = |ab| = 1, / 0, donc exclu, car |a||b| < 1, ce qui montre que 1 â&#x2C6;&#x2019; ab = aâ&#x2C6;&#x2019;b existe. 1 â&#x2C6;&#x2019; ab â&#x20AC;˘ On a, pour tout (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; C2 tel que |a| < 1 et |b| < 1 :    aâ&#x2C6;&#x2019;b     1 â&#x2C6;&#x2019; ab  < 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |a â&#x2C6;&#x2019; b| < |1 â&#x2C6;&#x2019; ab| â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |a â&#x2C6;&#x2019; b|2 < |1 â&#x2C6;&#x2019; ab|2 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (a â&#x2C6;&#x2019; b)(a â&#x2C6;&#x2019; b) < (1 â&#x2C6;&#x2019; ab)(1 â&#x2C6;&#x2019; ab) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; aa â&#x2C6;&#x2019; ab â&#x2C6;&#x2019; ba + bb < 1 â&#x2C6;&#x2019; ab â&#x2C6;&#x2019; ab + abab â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 1 + |a|2 |b|2 â&#x2C6;&#x2019; |a|2 â&#x2C6;&#x2019; |b|2 > 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (1 â&#x2C6;&#x2019; |a|2 )(1 â&#x2C6;&#x2019; |b|2 ) > 0, et cette dernière inĂŠgalitĂŠ est vraie, car |a| < 1 et |b| < 1. 21


On conclut :

   aâ&#x2C6;&#x2019;b     1 â&#x2C6;&#x2019; ab  < 1.

y

2.14

Remarque : Le mĂŞme calcul permet, plus gĂŠnĂŠralement, d'ob   aâ&#x2C6;&#x2019;b   par rapport Ă  1 en fonc tenir la position stricte de  1 â&#x2C6;&#x2019; ab  tion des positions strictes de |a| et de |b| par rapport Ă  1.

B A G

1â&#x2C6;&#x2019;z 2.12 1) Soit z â&#x2C6;&#x2C6; D. On a alors z = / 1, donc f (z) = â&#x2C6;&#x2019;z 1â&#x2C6;&#x2019;z existe, et :     1 â&#x2C6;&#x2019; z   |1 â&#x2C6;&#x2019; z| 1 â&#x2C6;&#x2019; z  = |z| = |z| < 1, = |z| | f (z)| =  â&#x2C6;&#x2019; z 1â&#x2C6;&#x2019; z |1 â&#x2C6;&#x2019; z| |1 â&#x2C6;&#x2019; z| donc f (z) â&#x2C6;&#x2C6; D.

C

Ceci montre que f est une application de D dans D. 2) Pour montrer f â&#x2014;Ś f = Id D , on va calculer f â&#x2014;Ś f (z) pour tout z â&#x2C6;&#x2C6; D. On a, pour tout z â&#x2C6;&#x2C6; D :   ( f â&#x2014;Ś f )(z) = f f (z) 1â&#x2C6;&#x2019;z 1â&#x2C6;&#x2019;z 1â&#x2C6;&#x2019;z 1+z 1â&#x2C6;&#x2019;z 1 â&#x2C6;&#x2019; z 1 â&#x2C6;&#x2019; z + z â&#x2C6;&#x2019; zz 1 â&#x2C6;&#x2019; z = z. =z 1 â&#x2C6;&#x2019; z 1 â&#x2C6;&#x2019; z + z â&#x2C6;&#x2019; zz 1 â&#x2C6;&#x2019; z

1â&#x2C6;&#x2019;z 1 â&#x2C6;&#x2019; f (z) =z = â&#x2C6;&#x2019; f (z) 1 â&#x2C6;&#x2019; f (z) 1â&#x2C6;&#x2019;z

1+z

On obtient f â&#x2014;Ś f = Id D et on conclut que f est une involution de D.

x

O

Notons A,B,C les points d'affixes respectives ei x , ei y , ei z . Ainsi, A,B,C sont sur le cercle de centre O et de rayon 1. L'affixe du centre de gravitĂŠ G du triangle ABC est  1 ix e + ei y + ei z . Ainsi, (x,y,z) est solution de (1) si et seu3 lement si G = O. Si G = O, câ&#x20AC;&#x2122;est-Ă -dire si le centre de gravitĂŠ G de ABC est confondu avec le centre O du cercle circonscrit Ă  ABC, alors les mĂŠdiatrices et les mĂŠdianes du triangle ABC sont confondues, donc ABC est ĂŠquilatĂŠral. La rĂŠciproque est ĂŠvidente. On conclut que (x,y,z) est solution de (1) si et seulement si le triangle dont les sommets ont pour affixes ei x , ei y , ei z est ĂŠquilatĂŠral. Autrement dit, l'ensemble des solutions de (1) est :

2.13

a) 1)

Ď&#x192;1 = a + b + c + d = a + b + c + d =

1 1 1 1 bcd + acd + abd + abc Ď&#x192;3 + + + = = . a b c d abcd Ď&#x192;4



  2Ď&#x20AC; 4Ď&#x20AC; +2kĎ&#x20AC;, x + +2 Ď&#x20AC; ; (x,k, ) â&#x2C6;&#x2C6; RĂ&#x2014;ZĂ&#x2014;Z 3 3    4Ď&#x20AC; 2Ď&#x20AC; â&#x2C6;Ş x, x + +2kĎ&#x20AC;, x + +2 Ď&#x20AC; ; (x,k, ) â&#x2C6;&#x2C6; RĂ&#x2014;ZĂ&#x2014;Z . 3 3

x, x +

2) Ď&#x192;2 = ab + ac + ad + bc + bd + cd = ab + ac + ad + bc + bd + cd 1 1 1 1 1 1 + + + + + ab ac ad bc bd cd Ď&#x192;2 cd + bd + bc + ad + ac + ab = . = abcd Ď&#x192;4 =

b) Il s'ensuit : Ď&#x192;1 Ď&#x192;3 Ď&#x192;3 = Ď&#x192;1 = Ď&#x192;1 Ď&#x192;1 = |Ď&#x192;1 |2 â&#x2C6;&#x2C6; R+ 1) Ď&#x192;4 Ď&#x192;4 2) 22

Ď&#x192;2 Ď&#x192;22 = Ď&#x192;2 = Ď&#x192;2 Ď&#x192;2 = |Ď&#x192;2 |2 â&#x2C6;&#x2C6; R+ . Ď&#x192;4 Ď&#x192;4

2.15 On a : C + iS =

n 

ei(a+kb) = eia

k=0

n  (eib )k . k=0

/ 1, donc : / 2Ď&#x20AC;Z, alors eib = Si b â&#x2C6;&#x2C6; ei(n+1)b â&#x2C6;&#x2019; 1 eib â&#x2C6;&#x2019; 1   i(n+1)b i(n+1)b i(n+1)b e 2 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019; 2 e 2  ib  = eia ib ib e 2 e 2 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019; 2

C + iS = eia

=

nb ei(a+ 2 )

(n + 1)b 2 . b 2i sin 2

2i sin


On dĂŠduit C et S en prenant la partie rĂŠelle et la partie imaginaire. Si b â&#x2C6;&#x2C6; 2Ď&#x20AC;Z, l'ĂŠtude est immĂŠdiate. On conclut :   sin (n + 1)b     2  cos a + nb b 2 C= sin   2   (n + 1) cos a     

(n + 1)b   nb sin 2 sin a + b 2 S= sin   2   (n + 1) sin a

Notons z = x + i y, (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 , Z = X + i Y, (X,Y ) â&#x2C6;&#x2C6; R2 . Calculons x,y en fonction de X,Y : x +iy =

   (X + 1) + i Y (X â&#x2C6;&#x2019; 1) â&#x2C6;&#x2019; i Y   =  (X â&#x2C6;&#x2019; 1) + i Y (X â&#x2C6;&#x2019; 1) â&#x2C6;&#x2019; i Y

si b â&#x2C6;&#x2C6; / 2Ď&#x20AC;Z si b â&#x2C6;&#x2C6; 2Ď&#x20AC;Z

=

si b â&#x2C6;&#x2C6; / 2Ď&#x20AC;Z

(X 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 + Y 2 ) â&#x2C6;&#x2019; 2i Y , (X â&#x2C6;&#x2019; 1)2 + Y 2

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

si b â&#x2C6;&#x2C6; 2Ď&#x20AC;Z.

x=

2.16

Remarquer d'abord que l'expression proposĂŠe existe, / 0 et c = / b. puisque a = câ&#x2C6;&#x2019;a . On a, puisque a,b,c â&#x2C6;&#x2C6; U : Notons z = câ&#x2C6;&#x2019;b 1 1 â&#x2C6;&#x2019; câ&#x2C6;&#x2019;a b a â&#x2C6;&#x2019; c bc c a z= = z. = = 1 1 ca b â&#x2C6;&#x2019; c a câ&#x2C6;&#x2019;b â&#x2C6;&#x2019; c b Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :   b(c â&#x2C6;&#x2019; a)2 b câ&#x2C6;&#x2019;a 2 b = = z2 a(c â&#x2C6;&#x2019; b)2 a câ&#x2C6;&#x2019;b a   b = z z = zz = |z|2 â&#x2C6;&#x2C6; R+ . a Exprimons, pour tout z â&#x2C6;&#x2C6; C â&#x2C6;&#x2019; {1}, z en fonction de Z = f (z). On a :

2.17

Z=

X + iY + 1 X + iY â&#x2C6;&#x2019; 1

z+1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Z z â&#x2C6;&#x2019; Z = z + 1 zâ&#x2C6;&#x2019;1

X2 + Y 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;2Y , y= . (X â&#x2C6;&#x2019; 1)2 + Y 2 (X â&#x2C6;&#x2019; 1)2 + Y 2

On a alors :  z â&#x2C6;&#x2C6; P â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

x >0 y>0

X2 + Y 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 > 0 et (X â&#x2C6;&#x2019; 1)2 + Y 2

â&#x2C6;&#x2019;2Y >0 (X â&#x2C6;&#x2019; 1)2 + Y 2





X2 + Y 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 > 0 â&#x2C6;&#x2019;2Y > 0

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

X2 + Y 2 > 1 Y < 0.

On conclut :    X2 + Y 2 > 1 f (P) = Z = X + i Y ; (X,Y ) â&#x2C6;&#x2C6; R2 , . Y <0 Ainsi, f (P) est la partie du plan extĂŠrieure au cercle de centre O et de rayon 1, et situĂŠe au-dessous de l'axe des abscisses.

Z +1 , â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Z z â&#x2C6;&#x2019; z = Z + 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; z = Z â&#x2C6;&#x2019;1 / 1. en remarquant que Z =

(Voir schĂŠmas ci-dessous)

y

y P

f O

â&#x20AC;&#x201C;1

x

1 O

x

f(P) â&#x20AC;&#x201C;1

23


2.18

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

En utilisant la formule du binĂ´me de Newton :         n n n n A+ B +C = + + + + ... 0 1 2 3 =

n    n k=0

k

 1+

= (1 + 1)n = 2n

        n n n n + +. . . +j +j2 2 3 0 1   n  n = = (1+j)n = (â&#x2C6;&#x2019;j2 )n = (â&#x2C6;&#x2019;1)n j2n jk k k=0

A+j2 B +jC = (1+j2 )n = (â&#x2C6;&#x2019;j)n = (â&#x2C6;&#x2019;1)n jn . On rĂŠsout ensuite un système d'ĂŠquations, en utilisant les coefficients indiquĂŠs :      1  1  1 A + B + C = 2n          2 n 2n 2  j   A + jB + j C = (â&#x2C6;&#x2019;1) j   1  j        j2   2 n n A + j B + jC = (â&#x2C6;&#x2019;1) j j 1 d'oĂš les valeurs de A,B,C :   1 n n 2n n n  + (â&#x2C6;&#x2019;1) j + (â&#x2C6;&#x2019;1) j 2 A =    3      1 n 2nĎ&#x20AC;     = 2 + (â&#x2C6;&#x2019;1)n 2cos   3 3         1 n  n 2n+2  + (â&#x2C6;&#x2019;1)n jn+1   B = 3 2 + (â&#x2C6;&#x2019;1) j   2(n + 1)Ď&#x20AC;  1 n n   + (â&#x2C6;&#x2019;1) 2cos 2 =   3 3         1  n n 2n+1  + (â&#x2C6;&#x2019;1)n jn+2   C = 3 2 + (â&#x2C6;&#x2019;1) j        2(n â&#x2C6;&#x2019; 1)Ď&#x20AC;  1 n  2 + (â&#x2C6;&#x2019;1)n 2cos . = 3 3 Soit k â&#x2C6;&#x2C6; {1,. . . ,n}. Puisque

n 

z p = 0, on a :

p=1

  |z k | =  â&#x2C6;&#x2019;



2

1 pn, p = /k

2  z p  .

D'après l'inÊgalitÊ de Cauchy-Schwarz, appliquÊe à (z p )1 pn, p =/ k et (1)1 pn, p =/ k , on a :    

 1 pn, p = /k

2  z p 

|z p |2 =

1 pn, p = /k

n 

|z p |2  M,

p=1

nâ&#x2C6;&#x2019;1 = M, 1 n 1+ nâ&#x2C6;&#x2019;1

nâ&#x2C6;&#x2019;1 M. et finalement : |z k |  n donc : |z k |2 

M

2.20 Soit z â&#x2C6;&#x2C6; C. On a, par l'inĂŠgalitĂŠ triangulaire : |z| = |z â&#x2C6;&#x2019; z 2 + z 2 |  |z â&#x2C6;&#x2019; z 2 | + |z 2 | = |z| |z â&#x2C6;&#x2019; 1| + |z|2 . â&#x20AC;˘ Si |z|  1, on dĂŠduit le rĂŠsultat voulu : |z|  |z â&#x2C6;&#x2019; 1| + |z|2 . â&#x20AC;˘ Si |z|  1, alors |z|  |z|2 , |z|  |z|2 + |z â&#x2C6;&#x2019; 1|.

donc a fortiori :

2.21 1) On a, pour tout z â&#x2C6;&#x2C6; C tel que |z|  1, en utilisant l'inĂŠgalitĂŠ triangulaire : |z 3 + 2i z|  |z 3 | + |2i z| = |z|3 + 2|z|  3. 2) Voyons si on peut choisir z de façon qu'il y ait ĂŠgalitĂŠ dans chacune des deux inĂŠgalitĂŠs prĂŠcĂŠdentes. On sait qu'il y a ĂŠgalitĂŠ dans l'inĂŠgalitĂŠ triangulaire ici si et seulement si z 3 et 2i z sont positivement liĂŠs, c'est-Ă -dire : z 3 = 2i Îťz, Îť â&#x2C6;&#x2C6; R+ . Pour 1 |z| = 1, on dĂŠduit, en passant aux modules, 1 = 2Îť, Îť = . 2 / 0. Une Puis : z 3 = 2i Îťz â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; z 3 = i z â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; z 2 = i, car z = 1 Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; racine carrĂŠe complexe de i = ei 2 est ei 4 = â&#x2C6;&#x161; (1 + i). 2 1 En prenant z = â&#x2C6;&#x161; (1 + i), on a : |z| = 1, z 2 = i , z 3 = i z, 2 |z 3 + 2i z| = |3i z| = 3|z| = 3. On conclut : Sup |z 3 + 2i z| = 3. |z|1

2.22 a) On a, pour tout z â&#x2C6;&#x2C6; C : 







2

1

1 pn, p = /k

= (n â&#x2C6;&#x2019; 1)



1 pn, p = /k

24



 |z k |2 +

A+j B +j2 C =

2.19

2    1 1    2 2 |z k | = |z k | + zp  nâ&#x2C6;&#x2019;1 n â&#x2C6;&#x2019; 1 1 pn, p =/ k 

 1 pn, p = /k

|z p |2 .

 |z p |

2

n n n   zk zk zk  zz k (z k â&#x2C6;&#x2019; z) = â&#x2C6;&#x2019; |z | |z | |z k k k| k=1 k=1 k=1

=

n  k=1

|z k | â&#x2C6;&#x2019; z

n n   zk |z k |. = |z k | k=1 k=1


b) D'après a),

n n   zk (z k − z) |z k | ∈ R+ , = |z k | k=1 k=1

et, par l'inégalité triangulaire :    n zk z k  |z k | = (z k − z) (z k − z) =  |z k | |z k |  k=1 k=1 k=1

n 

n 



n 

|z k − z|

k=1

2.23

|z k | = |z k |

n 

On a, en notant An =

n

ak , Bn =

k=1

n

bk :

k=1

  n+1   n+1  = |An an+1 − Bn bn+1 |  a − b k k   k=1

k=1

    = An (an+1 − bn+1 ) + (An − Bn )bn+1 

|z k − z|.

 |An | |an+1 − bn+1 | + |An − Bn | |bn+1 |.

k=1

a) En utilisant l'inégalité triangulaire :        |2u| = (u + v) + (u − v)  |u + v| + |u − v|     |2v| = (u + v) − (u − v)  |u + v| + |u − v|,

d'où, en additionnant puis en simplifiant par 2 : |u| + |v|  |u + v| + |u − v|.

D'une part, |An |  1, car : ∀ k ∈ {1,. . . ,n}, |ak |  1. D'autre part, d'après l'hypothèse de récurrence : |An − Bn | 

n 

|ak − bk |.

k=1

Enfin : |bn+1 |  1.   n+1 n   n+1   ak − bk   |an+1 − bn+1 | + |ak − bk | On déduit :  k=1

k=1

k=1

b) • D'après a) appliqué à (z 1 ,z 2 ) et à (z 3 ,z 4 ) à la place de (u,v), on a :

=

n+1 

|ak − bk |,

k=1

|z 1 | + |z 2 |  |z 1 + z 2 | + |z 1 − z 2 |

ce qui montre la propriété pour n + 1.

|z 3 | + |z 4 |  |z 3 + z 4 | + |z 3 − z 4 |,

On a établi la propriété voulue, pour tout n ∈ N∗ , par récurrence sur n.

et puis en additionnant : |z 1 | + |z 2 | + |z 3 | + |z 4 |

2.25 On a, en utilisant le binôme de Newton, puis une per-

 |z 1 + z 2 | + |z 3 + z 4 | + |z 1 − z 2 | + |z 3 − z 4 |. • D'après a) appliqué à (z 1 − z 2 ,z 3 − z 4 ) à la place de (u,v), on a :

mutation de deux symboles de sommation : Sn =

|z 1 − z 2 | + |z 3 − z 4 |

 |z 1 − z 2 + z 3 − z 4 | + |z 1 − z 2 − z 3 + z 4 |

        = (z 1 + z 3 ) − (z 2 + z 4 ) + (z 1 + z 4 ) − (z 2 + z 3 )

 |z 1 + z 3 | + |z 2 + z 4 | + |z 1 + z 4 | + |z 2 + z 3 |, d’où le résultat voulu :

n  n−1    n

=0 k=0

ωk z n− =

n    n

=0

z n−

n−1  (ω )k . k=0

On calcule cette dernière somme (portant sur l'indice k), en séparant en cas selon que ω est égal à 1 on non : • si = 0 ou = n, alors ω = 1, donc

|z 1 | + |z 2 | + |z 3 | + |z 4 |

n−1  (ω )k = n k=0

 |z 1 + z 2 | + |z 1 + z 3 | + |z 1 + z 4 | + |z 2 + z 3 | +|z 2 + z 4 | + |z 3 + z 4 |.

2.24

=

n−1 n−1  n     n (ωk ) z n−

(z + ωk )n =

k=0 k=0 =0

Raisonnons par récurrence sur n.

La propriété est triviale pour n = 1. Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N∗ , et soient a1 ,. . . ,an+1 , b1 ,. . . ,bn+1 ∈ D.

/ 1, / 0 ou = / n, alors, comme 0 < < n, on a ω = • si = d’où : n−1  k=0

ω =

1 − (ω )n 1 − (ωn )

= = 0. 1 − ω

1 − ω

Ainsi, dans Sn , il ne reste que les termes d'indices = 0,     n n zn n + z 0 n = n(z n + 1).

= n, d’où : Sn = 0 n 25


2.26

F

On a : (a + b)(c + d) = 2(ab + cd) ⇐⇒ ac + ad + bc + bd = 2ab + 2cd ⇐⇒ ac + bd − ab − cd = ab + cd − ad − bc ⇐⇒ (a − d)(c − b) = (a − c)(b − d)

D

C

b−d a−d =− ⇐⇒ a−c b−c ⇐⇒

E

a−d b−d a−d b−d : = −1 ⇒ : ∈ R, a−c b−c a−c b−c A

ce qui montre que les quatre points A,B,C,D sont cocycliques ou alignés.

B

On a :

2.27

a) ABC est équilatéral direct si et seulement si A se déπ duit de C par la rotation de centre B et d'angle , c'est-à-dire : 3 (1)

π

a − b = ei 3 (c − b).

BC E équilatéral (indirect) −→ −→ ⇐⇒ B E = Rot− π ( BC) 3

−i

⇐⇒ e − b = e

π 3

(c − b) = −j(c − b)

⇐⇒ e = b − j(c − b) = (1 + j)b − jc = −j2 b − jc,

A

cf. aussi l'exercice 2.27. De même, puisque C D F est équilatéral (indirect), on a :

B

f = −j2 c − jd.

+π 3

Pour montrer que AE F est équilatéral (direct), on calcule : f + ja + j2 e = (−j2 c − jd) + ja + j2 (−j2 b − jc) = −j2 c − jd + ja − jb − c

C

= ja − jb − (1 + j2 )c − jd

π

Mais ei 3 = −j2 , donc :

= ja − jb + jc − jd = j(a − b + c − d) = 0.

(1) ⇐⇒ a − b + j2 (c − b) = 0 ⇐⇒ a + jb + j2 c = 0.   ABC équilatéral direct   b) (ABC est équilatéral) ⇐⇒  ou   ABC équilatéral indirect   a + jb + j2 c = 0   ⇐⇒  ou   a + jc + j2 b = 0 ⇐⇒ (a + jb + j2 c)(a + j2 b + jc) = 0 ⇐⇒ a 2 + b2 + c2 − (ab + ac + bc) = 0.

2.28

Notons a,b,c,d les affixes complexes de A,B,C,D respectivement. Puisque ABC D est un parallélogramme, on a : a + c = b + d.

26

On conclut que AE F est équilatéral (direct).

2.29 Première méthode (algébrique) Puisque u,v sont les racines carrées complexes de z, on a : v = −u et z = u 2 . On a : (z,u,v) rectangle en z     ⇐⇒ Ré (u −z)(v−z) = 0 ⇐⇒ Ré (u −u 2 )(−u −u 2 ) = 0 ⇐⇒ (u −u 2 )(−u −u 2 )+(u −u 2 )(−u − u 2 ) = 0 ⇐⇒ − uu +u 2 u −uu 2 +u 2 u 2 − uu −uu 2 +u 2 u +u 2 u 2 = 0 ⇐⇒ − 2|u|2 + 2|u|4 = 0 ⇐⇒ |u|2 = 0 (exclu) ou |u|2 = 1 ⇐⇒ |u|2 = 1 ⇐⇒ |z| = 1.


On conclut que l'ensemble cherchĂŠ est U, ensemble des nombres complexes de module 1.

2.30 On a, en utilisant une permutation de deux symboles et la formule du binĂ´me de Newton :

Deuxième mÊthode (gÊomÊtrique) Sn =

y

nâ&#x2C6;&#x2019;1  nâ&#x2C6;&#x2019;1    q p=0 q= p

M

=

=

p

p=0

q   nâ&#x2C6;&#x2019;1   q q=0 p=0

q   nâ&#x2C6;&#x2019;1    q q=0

Q

p

Ď&#x2030; p+q =

p

Ď&#x2030; p+q

 nâ&#x2C6;&#x2019;1  Ď&#x2030; p Ď&#x2030;q = (1 + Ď&#x2030;)q Ď&#x2030;q q=0

nâ&#x2C6;&#x2019;1  q  (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; . q=0

O

x

Pour calculer cette sommation de progression gĂŠomĂŠtrique, voyons si (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; peut ĂŞtre ĂŠgal Ă  1 ou non. On a : â&#x2C6;&#x2019;1 Âą (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Ď&#x2030; + Ď&#x2030; â&#x2C6;&#x2019; 1 = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Ď&#x2030; = 2

P

2

Notons M,P,Q les points d'affixes respectives z,u,v. Pour que le triangle M P Q soit rectangle en M , il faut et il suffit que M soit sur le cercle de diamètre P Q, ce qui ĂŠquivaut Ă  O M = O P. Et : O M = O P â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |z| = |u| â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |u|2 = |u|   â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |u| = 0 (exclu) ou |u| = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |z| = 1.

â&#x2C6;&#x161; 5

.

â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x2019;1 + 5 â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019; 5 et ne sont pas des racines n-èmes Mais 2 2 de 1 dans C (car de modules diffĂŠrents de 1), donc (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; = / 1. On a alors, par sommation d'une progression gĂŠomĂŠtrique et puisque Ď&#x2030;n = 1 : Sn =

 n 1 â&#x2C6;&#x2019; (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; 1 â&#x2C6;&#x2019; (1 + Ď&#x2030;)n = . 1 â&#x2C6;&#x2019; (1 + Ď&#x2030;)Ď&#x2030; 1 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2030; â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2030;2

27


Suites numériques

Plan

CHAPITRE

3

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

29

Énoncés des exercices

32

Du mal à démarrer ?

36

Corrigés

37

• Convergence, divergence d’une suite, détermination de son éventuelle limite • Séparation d’une suite en termes d’indices pairs, d’indices impairs, et, plus généralement, étude de suites extraites • Montrer que deux suites réelles sont adjacentes • Calcul du terme général pour une suite usuelle, en particulier le cas des suites récurrentes linéaires du second ordre à coefficients constants et sans second membre • Étude d’une suite du type u n+1 = f (u n ).

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Propriétés des suites convergentes et des suites de limite infinie, pour les opérations algébriques et l’ordre usuel, en particulier le théorème d’encadrement • Calcul du terme général pour les suites usuelles : suites arithmétiques, suites géométriques, suites récurrentes linéaires du second ordre à coefficients constants et sans second membre • Définition et propriétés des suites extraites, en particulier le cas des suites formées par les termes d’indices pairs, d’indices impairs • Définition et propriétés des suites réelles monotones, des suites adjacentes • Plans d’étude des suites du type u n+1 = f (u n ).

29


Chapitre 3 • Suites numériques

Les méthodes à retenir Pour montrer qu’une suite converge et trouver sa limite

Essayer d’exprimer le terme général u n de façon à pouvoir appliquer les théorèmes généraux (théorème d’encadrement, opérations sur les suites convergentes).

➥ Exercices 3.1, 3.2, 3.4, 3.5, 3.6 De manière générale, privilégier l’application des énoncés des théorèmes du cours. Pour étudier la convergence d’une suite

➥ Exercice 3.4 Ne revenir aux « epsilons » que dans les cas où les énoncés des théorèmes du cours ne s’appliquent pas directement.

➥ Exercices 3.16, 3.23. Pour étudier la convergence d’une suite dans laquelle apparaît une distinction entre les termes d’indices pairs et les termes d’indices impairs

Examiner le comportement des deux suites extraites, indices pairs, indices impairs.

➥ Exercice 3.3.

Essayer de : – trouver deux suites extraites et ayant des limites différentes ➥ Exercice 3.6 b) Pour montrer qu’une suite diverge

– montrer que le terme général tend vers +∞ ou tend vers −∞ – raisonner par l’absurde : supposer que la suite converge et amener une contradiction.

➥ Exercice 3.22. Pour étudier une suite extraite d’une suite convergente

Pour montrer que deux suites réelles (un )n , (vn )n sont adjacentes

Pour calculer le terme général d’une suite récurrente linéaire du second ordre, à coefficients constants et sans second membre 30

Appliquer le résultat du cours : la suite extraite considérée converge et a la même limite que la suite donnée.

➥ Exercice 3.15. Établir que : 1) l’une est croissante 2) l’autre est décroissante 3) la différence vn − u n tend vers 0 lorsque l’entier n tend vers l’infini. ➥ Exercice 3.7. Former l’équation caractéristique et appliquer les formules du cours.

➥ Exercices 3.8, 3.9, 3.18 a).


Les méthodes à retenir

Pour calculer le terme général un d’une suite récurrente linéaire du premier ordre ou du second ordre, à coefficients constants et avec second membre

Chercher une suite particulière (vn )n satisfaisant la même relation de récurrence que (u n )n et de la même forme (à peu près) que le second membre. Former wn = u n − vn , qui est le terme général d’une suite récurrente linéaire du premier ordre ou du second ordre à coefficients constants et sans second membre, calculer wn et en déduire u n par u n = vn + wn . ➥ Exercices 3.11, 3.12. S’inspirer des exemples traités dans le cours. Souvent, on pourra trouver la ou les valeurs nécessaires de l’éventuelle limite  de la suite (u n )n . En effet, si u n −−→  et si f est continue n∞ en , alors f () = . ➥ Exercices 3.13 a), b), c) Il se peut que (u n )n soit croissante et majorée, ou décroissante et minorée, donc convergente. En particulier, si f est croissante et si l’intervalle d’étude est stable par f, alors (u n )n est monotone.

Pour étudier une suite récurrente du type un+1 = f (un )

➥ Exercices 3.13 a), c) Un dessin permet souvent de prévoir le comportement de la suite (u n )n et guide la marche à suivre.

➥ Exercice 3.13 c) Une séparation en cas, selon la position du premier terme u 0 de la suite par rapport aux points fixes de f, peut être nécessaire, suivie de l’étude de la monotonie de la suite (u n )n .

➥ Exercice 3.13 c) On peut essayer d’utiliser une majoration de type géométrique.

➥ Exercice 3.13 b).

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour étudier une suite ressemblant aux types usuels de suites

Essayer de se ramener aux types usuels de suites, souvent par changement d’inconnue, en ramenant l’étude de u n à celle, par exemple, de nu n , de ln u n ,…

➥ Exercice 3.14. Essayer de : – calculer les termes généraux u n et vn Pour étudier deux suites (un )n , (vn )n définies simultanément par des relations de récurrence les combinant

➥ Exercice 3.12 – étudier la monotonie éventuelle des suites (u n )n , (vn )n

➥ Exercices 3.20, 3.21 – raisonner sur les valeurs nécessaires des limites éventuelles

➥ Exercices 3.20, 3.21. 31


Chapitre 3 • Suites numériques

Énoncés des exercices 3.1

Exemples de calcul de limites de suites réelles Dans chacun des exemples suivants, montrer que la suite, dont on donne le terme général u n, converge, et calculer sa limite : n 1  E(kx) , x ∈ R a) 2 n k=1

3.2

b)

2n  k=0

k k + n2

c)

n  −1  n k=0

k

.

Exemple de calcul de limite d’une suite complexe Étudier la convergence de la suite complexe (u n )n∈N définie par u 0 ∈ C et : ∀ n ∈ N, u n+1 =

3.3

2u n − u n . 3

Suites extraites d’indices pairs, d’indices impairs Soient (a,b) ∈ C2 , (z n )n∈N une suite complexe telle que : z 2n −−−→ a n∞

z 2n+1 −−−→ b.

et

n∞

Montrer que la suite (z n z n+1 )n∈N converge et déterminer sa limite.

3.4

Étude de limite pour une suite construite à partir de deux suites Soient (u n )n∈N∗ , (vn )n∈N∗ deux suites à termes dans R∗+ . On note, pour tout n ∈ N :   −→ 0  u n −−n∞ u 3n + vn3 ⇐⇒ wn −−−→ 0. wn = 2 . Montrer :  n∞ u n + vn2  vn −−−→ 0 n∞

3.5

Limites de trois suites Soient (u n )n , (vn )n , (wn )n trois suites réelles, a ∈ R. On suppose : u n + vn + wn −−−→ 3a n∞

et

u 2n + vn2 + wn2 −−−→ 3a 2 . n∞

Montrer : u n −−−→ a, vn −−−→ a, wn −−−→ a. n∞

3.6

n∞

n∞

Limites de deux suites réelles à partir des limites de leur somme et de leur produit Soient (xn )n∈N , (yn )n∈N deux suites réelles. On suppose : xn + yn −−−→ S ∈ R n∞

et

xn yn −−−→ P ∈ R. n∞

a) Montrer : S 2 − 4P  0. b) Si S 2 − 4P > 0, montrer qu’on ne peut pas conclure que (xn )n∈N et (yn )n∈N convergent. c) Si S 2 − 4P = 0, montrer que (xn )n∈N et (yn )n∈N convergent et déterminer leurs limites. 32


Énoncés des exercices

3.7

Exemple de deux suites adjacentes Montrer que les suites définies, pour n  1, par :    n  1 1 et vn = 1 + un , 1+ un = k k! n n! k=1 sont adjacentes.

3.8

Exemple de condition sur une suite récurrente linéaire du second ordre à coefficients constants et sans second membre Déterminer l’ensemble des λ ∈ C tels que la suite (u n )n∈N, définie par u 0 = 0, u 1 = λ et : 1 ∀ n ∈ N, u n+2 = u n+1 − u n , 4 vérifie : ∀ n ∈ N, |u n |  1.

3.9

Suite de Fibonacci et coefficients binomiaux

φ0 = 0, φ1 = 1 . Soit (φn )n∈N la suite réelle définie par : ∀ n ∈ N, φn+2 = φn+1 + φn a) Calculer φn en fonction de n, pour tout n de N. ∀ n ∈ N, φ2n+1 − φn φn+2 = (−1)n .   φn+1 c) Etablir que converge et trouver sa limite. φn n1

b) Montrer :

d) Montrer : 1) ∀ n ∈ N, 2) ∀ n ∈ N,

n    n k=0 n 

(−1)k

k=0

3.10

k

φk = φ2n   n φk = −φn . k

Relation de récurrence vérifiée par le carré du terme général d’une suite récurrente linéaire du second ordre à coefficients constants et sans second membre

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Montrer que, si (u n )n∈N est une suite récurrente linéaire du second ordre à coefficients constants dans K, sans second membre, alors la suite (u 2n )n∈N est une suite récurrente linéaire du troisième ordre à coefficients constants et sans second membre, que l’on précisera.

3.11

Exemple de calcul du terme général d’une suite récurrente linéaire du second ordre à coefficients constants et avec second membre Calculer u n pour tout n ∈ N , sachant u 0 = 0, u 1 = 1 et : ∀ n ∈ N, u n+2 = 10u n+1 − 21u n + 12n.

3.12

Exemple de calcul des termes généraux de deux suites récurrentes linéaires du premier ordre à coefficients constants et avec second membre On considère les deux suites réelles (u n )n∈N , (vn )n∈N définies par u 0 = v0 = 0 et :

u n+1 = −u n + 2vn + 1 ∀ n ∈ N, vn+1 = −4u n + 5vn + 2n . Calculer u n et vn en fonction de n. 33


Chapitre 3 • Suites numériques

3.13

Trois exemples de suites du type un+1 = f (un ) Étudier les suites réelles (u n )n∈N définies par :   u0 = 1 a)

3.14

 u n+1

un = 2 un + 1

b)

u0 = 2 u n+1 =

√ 1 + un

 1   ∈ + ∞ u  0  3 c)

    u n+1 = u n − 2 . 9

Exemple de suite réelle pour laquelle un+1 est donné en fonction de un et de n Étudier la suite réelle (u n )n∈N∗ définie par u 1 > 0 et : √ nu n ∀ n ∈ N∗ , u n+1 = . n+1

3.15

Utilisation de plusieurs suites extraites Soit (u n )n∈N une suite complexe telle que les suites extraites (u 2 p ) p∈N , (u 2 p+1 ) p∈N , (u 3 p ) p∈N convergent. Montrer que (u n )n∈N converge.

3.16

Caractérisation de la convergence des suites à termes dans Z Soit (u n )n∈N une suite à termes dans Z . Montrer que (u n )n∈N converge si et seulement si elle est stationnaire (c'est-à-dire : il existe N ∈ N tel que (u n )n N soit constante).

3.17

Un exemple de suite dans lequel u2n est donné en fonction de un Soit (u n )n∈N une suite complexe bornée telle que : ∀ n ∈ N, u 2n = 2u n − 1. Montrer que (u n )n∈N est constante égale à 1.

3.18

Exemple de suite récurrente non linéaire Soit (u n )n∈N la suite réelle définie par u 0 = u 1 = u 2 = 1 et : ∀ n ∈ N, u n+3 = a) Établir :

∀ n ∈ N, u n+4 = 4u n+2 − u n .

b) En déduire :

3.19

u n+2 u n+1 + 1 . un

∀ n ∈ N, u n ∈ N∗ .

Étude d’une relation de récurrence non linéaire d’ordre 2 Existe-t-il une suite réelle (u n )n∈N telle que :

∀ n ∈ N, u n ∈ ]0 + ∞[ √ √ ∀ n ∈ N, u n+2 = u n+1 − u n ?

3.20 Exemple de deux suites récurrentes simultanées Soit (a,b) ∈ ]0 ; 1[2 tel que a  b. On considère les deux suites réelles (u n )n0 , (vn )n0 définies par u 0 = a, v0 = b et : ∀ n ∈ N, u n+1 = u vnn , vn+1 = vnu n . Montrer que (u n )n0 converge et que (vn )n0 converge vers 1. 34


Ă&#x2030;noncĂŠs des exercices

3.21 Exemple de deux suites rĂŠcurrentes simultanĂŠes} On considère les deux suites rĂŠelles (u n )n0 , (vn )n0 dĂŠfinies par u 0 > 0, v0 > 0 et, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : â&#x2C6;&#x161; u n + u n vn + vn u n + vn u n+1 = , vn+1 = . 2 3 Montrer quâ&#x20AC;&#x2122;elles convergent, ont la mĂŞme limite et que cette limite  vĂŠrifie : v1    u 1 .

3.22 Suites de termes gĂŠnĂŠraux sin nÎą, cos nÎą, pour Îą â&#x2C6;&#x2C6; R â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;Z fixĂŠ. Soit Îą â&#x2C6;&#x2C6; R â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;Z . Montrer que l'existence d'une des deux limites lim sin nÎą, lim cos nÎą nâ&#x2C6;&#x17E;

nâ&#x2C6;&#x17E;

entraĂŽne celle de l'autre, et que l'existence des deux entraĂŽne une contradiction. Conclure.

3.23 Moyenne de CĂŠsaro, lemme de lâ&#x20AC;&#x2122;escalier, applications a) Moyenne de CĂŠsaro Soient (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; une suite dans C, et (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; la suite dĂŠfinie par : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; ,

vn =

u1 + ¡ ¡ ¡ + un . n

Montrer que, si (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; converge vers  â&#x2C6;&#x2C6; C, alors (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; converge aussi vers . b) Lemme de l'escalier Soit (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N une suite dans C telle que u n+1 â&#x2C6;&#x2019; u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  â&#x2C6;&#x2C6; C . Montrer : nâ&#x2C6;&#x17E;

c) Soit (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; une suite Ă  termes dans Râ&#x2C6;&#x2014;+ . Montrer que, si â&#x2C6;&#x161;  un rĂŠel  > 0, alors n u n nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; c onverge aussi vers .



u n+1 un



un â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  . n nâ&#x2C6;&#x17E; converge vers

nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014;

d) DĂŠterminer les limites, quand n tend vers l'infini de : 

2n n

 n1

n 1â&#x2C6;&#x161; n n(n + 1) . . . (n + n), 1 â&#x2C6;&#x161; n 1 ¡ 3 ¡ . . . ¡ (2n â&#x2C6;&#x2019; 1), 1 n (3n)! . , ,â&#x2C6;&#x161; n n2 n! n n! n

3.24 Ă&#x2030;tude du dĂŠnominateur dans une suite de rationnels convergeant

Š Dunod. La photocopie non autorisÊe est un dÊlit.

vers un irrationnel Soient x â&#x2C6;&#x2C6; R â&#x2C6;&#x2019; Q et (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N une suite de rationnels convergeant vers x ; pour tout n pn , avec ( pn ,qn ) â&#x2C6;&#x2C6; Z Ă&#x2014; Nâ&#x2C6;&#x2014; . de N, on note u n = qn DĂŠmontrer :

qn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + â&#x2C6;&#x17E; nâ&#x2C6;&#x17E;

et

| pn | â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + â&#x2C6;&#x17E;. nâ&#x2C6;&#x17E;

35


Chapitre 3 â&#x20AC;˘ Suites numĂŠriques

Du mal Ă  dĂŠmarrer ? 3.1

a) Utiliser lâ&#x20AC;&#x2122;encadrement de dĂŠfinition de la partie entière pour dĂŠduire un encadrement de u n . 2n  k , car k semble nĂŠglib) Le terme u n ressemble Ă  vn = 2 n k=0

geable devant n 2 dans k + n 2 . c) Isoler les termes dâ&#x20AC;&#x2122;indices k = 0, 1, n â&#x2C6;&#x2019; 1, n.

3.2

Vu que la dĂŠfinition de u n+1 en fonction de u n est essentiellement additive, on peut essayer de passer aux parties rĂŠelles et imaginaires.

3.3

Ă&#x2030;tudier z n z n+1 en sĂŠparant en cas selon la paritĂŠ de n.

3.4

Essayer dâ&#x20AC;&#x2122;obtenir des encadrements permettant dâ&#x20AC;&#x2122;appliquer le thĂŠorème dâ&#x20AC;&#x2122;encadrement. On pourra envisager la suite de terme gĂŠnĂŠral Max (u n ,vn ).

3.5

ConsidĂŠrer Sn = (u n â&#x2C6;&#x2019; a)2 + (vn â&#x2C6;&#x2019; a)2 + (wn â&#x2C6;&#x2019; a)2 .

3.6

a) Ă&#x2030;tudier (xn â&#x2C6;&#x2019; yn )2 .

b) Utiliser des suites formĂŠes, alternativement, par les deux solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation t 2 â&#x2C6;&#x2019; St + P = 0, dâ&#x20AC;&#x2122;inconnue t â&#x2C6;&#x2C6; R. c) Calculer (xn â&#x2C6;&#x2019; yn )2 .

3.7

Revenir Ă  la dĂŠfinition de deux suites adjacentes.

3.8

Calculer u n en fonction de n.

3.9

a) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre Ă  coefficients constants et sans second membre : appliquer la mĂŠthode du cours. â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 1â&#x2C6;&#x2019; 5 1+ 5 . , r2 = On notera, par exemple, r1 = 2 2 b) Utiliser a), ou bien faire une rĂŠcurrence sur n. c) Utiliser a). d) Utiliser a) et le binĂ´me de Newton.

En notant vn = u 2n et en supposant u n+2 = au n+1 + bu n pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, dĂŠterminer (Îą, β, Îł ) â&#x2C6;&#x2C6; K3 pour que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : vn+3 = Îąvn+2 + βvn+1 + Îł vn .

3.10

Chercher une suite (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N , de la forme vn = an + b, satisfaisant la mĂŞme relation de rĂŠcurrence que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N . En notant wn = u n â&#x2C6;&#x2019; vn , (wn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est alors une suite rĂŠcurrente

3.11

linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants et sans second membre, et on peut donc calculer wn en fonction de n, puis u n en fonction de n. On notera lâ&#x20AC;&#x2122;analogie avec lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude des ĂŠquations diffĂŠrentielles linĂŠaires du second ordre Ă  coefficients constants et avec second membre.

3.12 Montrer que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants, avec second membre, et calculer u n en fonction de n, comme dans lâ&#x20AC;&#x2122;exercice 3.11.

36

3.13

a) Ă&#x2030;tudier le signe et la monotonie de u n .

b) RĂŠsoudre lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation f (x) = x, qui a une solution et une seule, notĂŠe Îą, puis majorer |u n+1 â&#x2C6;&#x2019; Îą| en faisant intervenir |u n â&#x2C6;&#x2019; Îą|, de façon Ă  amener une suite gĂŠomĂŠtrique convergeant vers 0.

c) RĂŠsoudre lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation f (x) = x, qui a deux solutions Îą,β. SĂŠparer en cas selon la position de u 0 par rapport Ă  Îą et β. 3.14

ConsidĂŠrer vn = nu n .

3.15

ConsidĂŠrer les suites extraites (u 6q )qâ&#x2C6;&#x2C6;N et (u 6q+3 )qâ&#x2C6;&#x2C6;N .

Pour montrer que, si (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N , Ă  termes dans Z, converge, alors (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est stationnaire, revenir Ă  la dĂŠfinition en Îľ,N de la convergence dâ&#x20AC;&#x2122;une suite rĂŠelle.

3.16

Calculer, pour N fixĂŠ et p variable, u 2 p N â&#x2C6;&#x2019; 1 en fonction de u N â&#x2C6;&#x2019; 1.

3.17

3.18

a) et b) RĂŠcurrences sur n.

3.19 Supposer quâ&#x20AC;&#x2122;une telle suite existe et obtenir une contradiction en ĂŠtudiant sa monotonie et sa convergence.

3.20 Ă&#x2030;tudier la monotonie des deux suites et la position relative de u n et vn . Ă&#x2030;tudier la position relative de u n et vn, et la monotonie des deux suites.

3.21

3.22 En supposant sin nÎą â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  â&#x2C6;&#x2C6; R, utiliser la suite extraite nâ&#x2C6;&#x17E;

de terme gĂŠnĂŠral sin (n + 1)Îą et dĂŠduire :  â&#x2C6;&#x2019;  cos Îą . RĂŠitĂŠrer le raisonnement sur sin Îą   cos Îą â&#x2C6;&#x2019;  . RĂŠsoudre le système de cos nÎą pour dĂŠduire  = sin Îą deux ĂŠquations Ă  deux inconnues , et dĂŠduire  =  = 0. Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, utiliser la formule fondamentale reliant cos et sin pour dĂŠduire une contradiction. cos nÎą â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  = nâ&#x2C6;&#x17E;

3.23 a) Revenir Ă  la dĂŠfinition en Îľ,N de u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; , et scinder n 

nâ&#x2C6;&#x17E;

u k en utilisant lâ&#x20AC;&#x2122;indice intermĂŠdiaire N.

k=1

b) Appliquer a) Ă  la suite de terme gĂŠnĂŠral u n+1 â&#x2C6;&#x2019; u n Ă  la place de u n . c) Prendre le logarithme et utiliser b). d) Appliquer c).

3.24 Ă&#x2030;tudier, pour N â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble

    a a ; (a,k) â&#x2C6;&#x2C6; Z Ă&#x2014; {1,. . . ,N } et x â&#x2C6;&#x2019;   1 , puis lâ&#x20AC;&#x2122;enk k   semble |x â&#x2C6;&#x2019; r| ; r â&#x2C6;&#x2C6; E N , et le plus petit ĂŠlĂŠment de celui-ci. 

EN =


Corrigés des exercices

3.1

a) Puisque : ∀ t ∈ R, t − 1 < E(t)  t, on déduit : n n 1  1  (kx − 1) < u  (kx), n n 2 k=1 n 2 k=1

∀ n ∈ N∗ ,

n+1 n+1 1 x − < un  x. 2n n 2n

c'est-à-dire : ∀ n ∈ N∗ ,

On conclut, par le théorème d'encadrement : u n −−−→ n∞

x . 2

b) Puisque 0  k  2n, k est négligeable devant n 2, ce qui nous 2n  k invite à considérer vn = et à essayer de montrer que u n 2 n k=0 se comporte comme vn . • D’une part, pour tout n ∈ N∗ : vn =

2n 2n  k 1  1 2n(2n + 1) 2n + 1 = k= 2 = , 2 2 n n n 2 n k=0 k=0

donc : vn −−−→ 2. n∞

• D’autre part, pour tout n ∈ N∗ :   2n |u n − vn | =  k=0

 2n  k k  − k + n2 n2  k=0

   2n  2n k k2 k   − = =   2 2 k+n n (k + n 2 )n 2 k=0 k=0



2n  (2n)2 k=0

n2n2

=

2n 4  4 1 = 2 (2n + 1), 2 n k=0 n

    n(n − 1) n n =  Comme : ∀ k ∈ {2,. . . ,n − 2} , , 2 k 2 n−2  −1  2 n  (n − 3) on a : 0  , et donc : k n(n − 1) k=2 n−2  −1  n −−−→ 0 . k n∞ k=2 On conclut :

• Enfin :

n∞

u n = (u n − vn ) + vn −−−→ 0 + 2 = 2.

n∞

3.2 Notons, pour tout n ∈ N : xn = Ré (u n ), yn = Im (u n ). On a, pour tout n ∈ N, en séparant partie réelle et partie imaginaire :  1 1    xn+1 = (2xn − xn ) = xn 2u n − u n 3 3 ⇐⇒ u n+1 =  3 1   yn+1 = (2yn + yn ) = yn . 3 Ainsi, (xn )n∈N est géométrique, donc, pour tout n ∈ N,  n 1 x0 , et (yn )n∈N est constante égale à y0 . xn = 3 x0 On déduit : u n = n + iy0 −−−→ iy0 , et on conclut : n∞ 3 u n −−−→ i Im (u 0 ). n∞

3.3 Notons, pour tout n ∈ N : u n = z n z n+1 . On a : u 2 p = z 2 p z 2 p+1 −→ ab p∞

et u 2 p+1 = z 2 p+1 z 2 p+2 −→ ba = ab. p∞

donc |u n − vn | −−−→ 0, d’où u n − vn −−−→ 0. n∞

u n −−−→ 2 .

On conclut, d’après un théorème du cours : u n −−−→ ab. n∞

n∞

c) Pour tout n de N tel que n  5 :  −1  −1  n−2  −1 n n n un = + + k 0 1 k=2  +

n n−1

−1

 −1 n + n

   n−2  −1 1 n + =2 1+ . k n k=2

3.4 1) Supposons u n −−−→ 0 et vn −−−→ 0. n∞

n∞

On a : 0  wn =

u 3n + vn3 + u 2n vn + u n vn2 u 3n + vn3  u 2n + vn2 u 2n + vn2 = u n + vn −−−→ 0, n∞

donc, par théorème d’encadrement :

wn −−−→ 0. n∞

37


2) Réciproquement, supposons wn −−−→ 0.

Puis :

n∞

Mn = Max (u n ,vn ).

Considérons, pour tout n ∈ N :

xn =

On a : ∀ n ∈ N, wn =

Mn3 u 3n + vn3 Mn  =  0, u 2n + vn2 2Mn2 2

 S 1 (xn + yn ) + (xn − yn ) −−−→ , n∞ 2 2  S 1 yn = (xn + yn ) − (xn − yn ) −−−→ . n∞ 2 2

D’après le théorème d’encadrement, on déduit : Mn −−−→ 0.

On conclut que les suites (xn )n∈N et (yn )n∈N convergent et ont S pour limite . 2

Puis, comme 0  u n  Mn et 0  vn  Mn , on déduit, encore par le théorème d’encadrement : u n −−−→ 0 et vn −−−→ 0.

3.7 1) On a, pour tout n  1 :

u 3n + vn3  Mn3 et u 2n + vn2  2Mn2 .

car :

n∞

n∞

3.5

n∞

 u n+1 − u n = 1 +

Considérons, pour tout n ∈ N : Sn = (u n − a)2 + (vn − a)2 + (wn − a)2 .

=

On a : Sn = u 2n + vn2 + wn2 − 2a(u n + vn + wn ) + 3a 2 −−−→ 3a − 2a · 3a + 3a = 0. 2

n∞

∀ n ∈ N, 0  (u n − a)2  Sn , il en résulte, Comme : par le théorème d’encadrement : (u n − a)2 −−−→ 0,

2) On a, pour tout n ∈ N :     1 1 u n+1 − 1 + un vn+1 − vn = 1 + (n + 1) (n + 1)! n n!  = 1+

n∞

puis u n − a −−−→ 0, u n −−−→ a. De même :

n∞

vn −−−→ a, wn −−−→ a. n∞

a) On a : (xn − yn )2 = (xn + yn )2 − 4xn yn −−−→ S 2 − 4P. n∞

Comme, pour tout n ∈ N, (xn − yn )  0, on déduit, par passage à la limite : S 2 − 4P  0. 2

b) Puisque S 2 − 4P > 0, l’équation t 2 − St + P = 0, d’inconnue t ∈ R, admet deux solutions notées t1 ,t2 et on a : / t2 . t1 = Considérons les suites (xn )n∈N et (yn )n∈N définies, pour tout n ∈ N , par : 

t1 si n est pair  t2 si n est pair xn =  , yn = t2 si n est impair  t1 si n est impair. Alors :

∀ n ∈ N, xn + yn = S et xn yn = P,

donc :

xn + yn −−−→ S et xn yn −−−→ P. n∞

c) On a : (xn − yn )2 = (xn + yn )2 − 4xn yn −−−→ S 2 − 4P = 0, n∞

donc xn − yn −−−→ 0. n∞

38

2

  1 un un − 1 + n n!

2 + (n + 1) (n + 1)!

Comme : ∀n  1, 2n +

n −(n + 1)2  2n + 1 − (n + 1)2 (n + 1) (n + 1)! = −n 2  0,

on déduit : ∀ n  1, vn+1 − vn  0, donc (vn )n1 est décroissante. 3) On a, pour tout n  1 : Il s’ensuit, puisque (vn )n1

n∞

Cependant, les suites (xn )n∈N et (yn )n∈N , qui alternent deux éléments distincts, divergent.

1 (n + 1) (n + 1)!

 1 1 un −  2 n n! (n + 1)2 (n + 1)!   n 1 2n+ = −(n + 1)2 u n . n(n + 1) (n + 1)! (n + 1) (n + 1)! 

n∞

=

3.6

un  0, (n + 1) (n + 1)!

donc (u n )n1 est croissante.

2

n∞

 1 un − un (n + 1) (n + 1)!

un  0. n n! est décroissante : vn − u n =

∀ n  1, 0  u n  vn  v1 , puis :

0  vn − u n =

v un  1 . n n! n n!

On déduit, par le théorème d’encadrement : vn − u n −−−→ 0. n∞

On conclut, d’après la définition de deux suites adjacentes, que les suites (u n )n1 et (vn )n1 sont adjacentes.


3.8

La suite (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants, sans second membre. 1 Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation caractĂŠristique r 2 â&#x2C6;&#x2019; r + = 0, admet une solution 4 1 double ĂŠgale . Dâ&#x20AC;&#x2122;après le cours, il existe donc (Îą,β) â&#x2C6;&#x2C6; C2 tel que : 2  n 1 â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n = (Îąn + β) . 2 De plus :

u0 = 0 u1 = Îť

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

 β = 0

 (ι + β) 1 = Ν 2

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

n 2nâ&#x2C6;&#x2019;1  La suite

n 2nâ&#x2C6;&#x2019;1

 n 1

0 1 1

4

3 4

b) 1re mĂŠthode (utilisant a)) : Ď&#x2020;2n+1 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;n Ď&#x2020;n+2 =

 1  n+1 (r2 â&#x2C6;&#x2019; r1n+1 )2 â&#x2C6;&#x2019; (r2n â&#x2C6;&#x2019; r1n )(r2n+2 â&#x2C6;&#x2019; r1n+2 ) 5

=

1 (r1 r2 )n (r2 â&#x2C6;&#x2019; r1 )2 = (â&#x2C6;&#x2019;1)n , 5

puisque r1 r2 = â&#x2C6;&#x2019;1. 2ème mĂŠthode (n'utilisant pas a)) : RĂŠcurrence sur n. La propriĂŠtĂŠ est immĂŠdiate pour n = 0. Si elle est vraie pour un n de N, alors : Ď&#x2020;2n+2 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;n+1 Ď&#x2020;n+3 = Ď&#x2020;2n+2 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;n+1 (Ď&#x2020;n+2 + Ď&#x2020;n+1 ) = Ď&#x2020;n+2 (Ď&#x2020;n+2 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;n+1 ) â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;2n+1 = Ď&#x2020;n+2 Ď&#x2020;n â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x2020;2n+1 = â&#x2C6;&#x2019;(â&#x2C6;&#x2019;1)n = (â&#x2C6;&#x2019;1)n+1 .

...

1 ... 2

est dĂŠcroissante, car, pour tout n  1 :

n+1 2n = n + 1  1. n 2n 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 Il en rĂŠsulte que la suite (|u n |)n1 est dĂŠcroissante. On a donc :   â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, |u n |  1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |u 1 |  1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; |Îť|  1 et on conclut que lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble cherchĂŠ est {Îť â&#x2C6;&#x2C6; C ; |Îť|  1}.

3.9

a) Il s'agit d'une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre Ă  coefficients constants. L'ĂŠquation caractĂŠristique r 2 â&#x2C6;&#x2019; r â&#x2C6;&#x2019; 1 = 0 admet deux solutions â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 1â&#x2C6;&#x2019; 5 1+ 5 , r2 = . rĂŠelles r1 = 2 2 Il existe donc (Îť1 ,Îť2 ) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, Ď&#x2020;n = Îť1 r1n + Îť2 r2n .

De plus :   Ď&#x2020;0 = 0 Îť1 + Îť2 = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Ď&#x2020;1 = 1 Îť1 r1 + Îť2 r2 = 1

â&#x2C6;&#x161;   â&#x2C6;&#x161;   1â&#x2C6;&#x2019; 5 n 1+ 5 n â&#x2C6;&#x2019; . 2 2

Îą = 2Îť.

 n 1 Îťn = nâ&#x2C6;&#x2019;1 . â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n = 2Îťn 2 2 n Calculons les premières valeurs de nâ&#x2C6;&#x2019;1 : 2 0 1 2 3



β=0

On obtient :

n

1 D'oĂš : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, Ď&#x2020;n = â&#x2C6;&#x161; 5

c)

r n+1 â&#x2C6;&#x2019; r1n+1 Ď&#x2020;n+1 = 2 n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; r2 , car |r1 | < 1 < r2 . Ainsi : nâ&#x2C6;&#x17E; Ď&#x2020;n r2 â&#x2C6;&#x2019; r1n â&#x2C6;&#x161; Ď&#x2020;n+1 1+ 5 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; . nâ&#x2C6;&#x17E; Ď&#x2020;n 2

d)1) On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : n   n     1 n n Ď&#x2020;k = â&#x2C6;&#x161; (r2k â&#x2C6;&#x2019; r1k ) k k 5 k=0 k=0   n   n    1  n n r2k â&#x2C6;&#x2019; r1k = â&#x2C6;&#x161; k 5 k=0 k k=0  1  = â&#x2C6;&#x161; (1 + r2 )n â&#x2C6;&#x2019; (1 + r1 )n 5  1  = â&#x2C6;&#x161; (r22 )n â&#x2C6;&#x2019; (r12 )n 5 1 = â&#x2C6;&#x161; (r22n â&#x2C6;&#x2019; r12n ) = Ď&#x2020;2n , 5 en utilisant 1 + r2 = r22 et 1 + r1 = r12 , car r1 et r2 sont les solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation caractĂŠristique r 2 â&#x2C6;&#x2019; r â&#x2C6;&#x2019; 1 = 0. 2) De mĂŞme, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N :     n n   1 n n Ď&#x2020;k = (â&#x2C6;&#x2019;1)k (â&#x2C6;&#x2019;1)k â&#x2C6;&#x161; (r2k â&#x2C6;&#x2019; r1k ) k k 5 k=0 k=0

    Ν1 =

1 1 = â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x161; r1 â&#x2C6;&#x2019; r2 5 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 1 1 .   = â&#x2C6;&#x161;  Îť2 = r2 â&#x2C6;&#x2019; r1 5

 n   n     1  n n (â&#x2C6;&#x2019;r2 )k â&#x2C6;&#x2019; (â&#x2C6;&#x2019;r1 )k = â&#x2C6;&#x161; k 5 k=0 k k=0  1  1 = â&#x2C6;&#x161; (1 â&#x2C6;&#x2019; r2 )n â&#x2C6;&#x2019; (1 â&#x2C6;&#x2019; r1 )n = â&#x2C6;&#x161; (r1n â&#x2C6;&#x2019; r2n ) = â&#x2C6;&#x2019;Ď&#x2020;n , 5 5 39


en utilisant r1 + r2 = 1, car r1 et r2 sont les solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation caractĂŠristique r 2 â&#x2C6;&#x2019; r â&#x2C6;&#x2019; 1 = 0.

3.10

Par hypothèse, il existe (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; K2 tel que : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n+2 = au n+1 + bu n .

Soit (Îą, β, Îł) â&#x2C6;&#x2C6; K . On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : 3

vn = u 2n ,

vn+1 = u 2n+1 ,

vn+2 = u 2n+2 = (au n+1 + bu n )2 ,

vn+3 = u 2n+3 = (au n+2 + bu n+1 )2 2 = a(au n+1 + bu n ) + bu n+1 2 = (a 2 + b)u n+1 + abu n .

2 Ainsi, la suite (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N dĂŠfinie par : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, vn = n + , 3 satisfait la mĂŞme relation de rĂŠcurrence que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N . 2) Notons, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N , wn = u n â&#x2C6;&#x2019; vn . On a alors : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, wn+2 = 10wn+1 â&#x2C6;&#x2019; 21wn , donc (wn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants et sans second membre. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation caractĂŠristique r 2 â&#x2C6;&#x2019; 10r + 21 = 0 est de discriminant â&#x2C6;&#x2020; = 102 â&#x2C6;&#x2019; 4 ¡ 21 = 16 > 0, donc elle admet deux 10 â&#x2C6;&#x2019; 4 10 + 4 = 3 et = 7. Dâ&#x20AC;&#x2122;après le solutions qui sont 2 2 cours, il existe donc (Îť,Âľ) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, wn = Îť3n + Âľ7n ,

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, vn+3 = Îąvn+2 + βvn+1 + Îłvn  2 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, (a 2 + b)u n+1 + abu n = Îą(au n+1 + bu n )2 + βu 2n+1 + Îłu 2n â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, (a 2 + b)2 u 2n+1 + 2(a 2 + b)abu n+1 u n + a 2 b2 u 2n = (Îąa 2 + β)u 2n+1 + 2Îąabu n+1 u n + (Îąb2 + Îł)u 2n

 2 2 2   (a + b) = Îąa + β 2 â&#x2021;? 2(a + b)ab = 2Îąab   2 2 a b = Îąb2 + Îł  2  ι = a + b â&#x2021;? β = (a 2 + b)2 â&#x2C6;&#x2019; (a 2 + b)a 2 = b(a 2 + b)   Îł = a 2 b2 â&#x2C6;&#x2019; (a 2 + b)b2 = â&#x2C6;&#x2019;b3 . On a donc :

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, vn+3 = (a 2 + b)vn+2 + b(a 2 + b)vn+1 â&#x2C6;&#x2019; b3 vn , ce qui montre que la suite (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du troisième ordre, Ă  coefficients constants, sans second membre.

La suite (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants, avec second membre.

3.11

1) Cherchons une suite (vn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N de la forme vn = an + b, satisfaisant la mĂŞme relation de rĂŠcurrence que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N . On a : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, vn+2 = 10vn+1 â&#x2C6;&#x2019; 21vn + 12n â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N,

 a(n + 2) + b = 10 a(n + 1) + b â&#x2C6;&#x2019; 21(an + b) + 12n

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, (12a â&#x2C6;&#x2019; 12)n + (12b â&#x2C6;&#x2019; 8a) = 0 

a = 1 12a â&#x2C6;&#x2019; 12 = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2 . b = 12b â&#x2C6;&#x2019; 8a = 0 3 40

et on a donc : 2 â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n = wn + vn = Îť3n + Âľ7n + n + . 3 3) Enfin, en utilisant les coefficients indiquĂŠs :     2 

  Îť + Âľ + = 0  7  â&#x2C6;&#x2019;3  u0 = 0  3   â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;      3Îť + 7Âľ + 5 = 1  â&#x2C6;&#x2019;1  1  u1 = 1 3

Îť = â&#x2C6;&#x2019;1 4Îť + 3 = â&#x2C6;&#x2019;1 1 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Âľ= . 4Âľ â&#x2C6;&#x2019; = 1 3 3 Finalement : 1 2 â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n = â&#x2C6;&#x2019;3n + 7n + n + . 3 3 On peut contrĂ´ler les valeurs de u 0 et de u 1, par exemple.

3.12 â&#x20AC;˘ On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : u n+2 = â&#x2C6;&#x2019;u n+1 + 2vn+1 + 1 = â&#x2C6;&#x2019;u n+1 â&#x2C6;&#x2019; 8u n + 10vn + 2n+1 + 1 = â&#x2C6;&#x2019;u n+1 â&#x2C6;&#x2019; 8u n + 5(u n+1 + u n â&#x2C6;&#x2019; 1) + 2n+1 + 1 = 4u n+1 â&#x2C6;&#x2019; 3u n + 2n+1 â&#x2C6;&#x2019; 4. Ainsi, la suite (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est une suite rĂŠcurrente linĂŠaire du second ordre, Ă  coefficients constants, avec second membre. â&#x20AC;˘ Cherchons une suite (an )nâ&#x2C6;&#x2C6;N de la forme an = Îą2n + βn + Îł , (Îą,β,Îł) â&#x2C6;&#x2C6; R3 , satisfaisant la mĂŞme relation de rĂŠcurrence que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N . On a : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, an+2 = 4an+1 â&#x2C6;&#x2019; 3an + 2n+1 â&#x2C6;&#x2019; 4 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, Îą2n+2 + β(n + 2) + Îł = 4Îą2n+1 +4β(n + 1)+4Îłâ&#x2C6;&#x2019;3Îą2n â&#x2C6;&#x2019;3βnâ&#x2C6;&#x2019;3Îł + 2n+1 â&#x2C6;&#x2019;4 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, (â&#x2C6;&#x2019;Îą â&#x2C6;&#x2019; 2)2n + (â&#x2C6;&#x2019;2β + 4) = 0

â&#x2C6;&#x2019;Îą â&#x2C6;&#x2019; 2 = 0 Îą = â&#x2C6;&#x2019;2 â&#x2021;? â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;2β + 4 = 0 β = 2.


Ainsi, la suite (an )n∈N définie par : ∀ n ∈ N, an = −2n+1 +2n, satisfait la même relation de récurrence que (u n )n∈N (on peut choisir, par exemple, γ = 0 ). • Notons, pour tout n ∈ N :

wn = u n − an . On a alors :

∀ n ∈ N, wn+2 = 4wn+1 − 3wn , donc (wn )n∈N est une suite récurrente linéaire du second ordre, à coefficients constants, sans second membre. L’équation caractéristique r 2 − 4r + 3 = 0 admet pour solutions 1 et 3. D’après le cours, il existe donc (λ,µ) ∈ R2 tel que : ∀ n ∈ N, wn = λ + µ3n et on a donc : ∀ n ∈ N, u n = wn + an = λ + µ3n − 2n+1 + 2n. On a alors :

u0 = 0

⇐⇒

λ+µ−2=0

λ + 3µ − 4 + 2 = 1 u 1 = −u 0 + 2v0 + 1 = 1  3 

 λ = λ+µ=2 2 ⇐⇒ ⇐⇒   λ + 3µ = 3 µ = 1. 2 On a donc : ∀ n ∈ N, u n =

3 1 n + 3 − 2n+1 + 2n. 2 2

• Enfin, on calcule vn : ∀ n ∈ N,

 1 1 3 1 n+1 vn = (u n+1 + u n − 1) = + 3 − 2n+2 + 2(n + 1) 2 2 2 2  3 1 + + 3n − 2n+1 + 2n − 1 2 2   1 = 4 + 2 · 3n − 3 · 2n+1 + 4n = 2 + 3n − 3 · 2n + 2n. 2 a) D'abord, il est clair que, pour tout n de N, u n existe et u n > 0.

3.13

Comme (∀ n ∈ N, u n+1  u n ) , (u n )n0 est décroissante. Puisque (u n )n0 est décroissante et minorée (par 0), elle converge ; notons l = lim u n . n∞

On a, en passant aux limites dans l’égalité de définition de la l suite (u n )n0 : l = 2 , d'où l = 0. l +1 Finalement : u n −−−→ 0 . n∞

b) D'abord, il est clair que, pour tout n de N, u n existe et u n > 1.

Si (u n )n0 converge vers un réel l, alors, en passant aux limites √ 1 + l , d'où

dans l’égalité de définition de la suite (u n )n0, l = √ 1+ 5 l= . 2 √ 1+ 5 Notons α = . On a, pour tout n de N : 2  √ |u n+1 − α| = | 1 + u n − 1 + α|

1 |u n − α| |u n − α|, √ = √ √ 1 + un + 1 + α 1+α  n 1 |u 0 − α| . d'où : ∀ n ∈ N, |u n − α|  √ 1+α 1 < 1 , il en résulte : u n − α −−−→ 0. Comme 0 < √ n∞ 1+α √ 1+ 5 Finalement : u n −−−→ . n∞ 2 1 ; +∞ −→ R , c) Considérons l’application f : I = 3

2 x −→ f (x) = x − . 9 • f est dérivable sur I et : ∀ x ∈ I, f  (x) =

1

> 0, 2 9 donc f est strictement croissante sur I. En particulier :   1 2 1 ∀ x ∈ I, f (x)  f =  , donc I est stable par f. 3 3 9 2 x−

Puisque I est stable par f et que f est croissante sur I, on déduit, par une récurrence immédiate, en séparant en deux cas selon la position relative de u 0 et de u 1 , que la suite (u n )n∈N est monotone. • On cherche les points fixes de f ; on a, pour tout x ∈ I :

2 f (x) = x ⇐⇒ x − = x 9 2 2 ⇐⇒ x − = x 2 ⇐⇒ x 2 − x + = 0 9 9 2 1 ou x = . ⇐⇒ x = 3 3 Comme f est continue sur I, si (u n )n∈N converge, sa limite  2 1 est nécessairement ou . 3 3  1 2 ; et Comme f est croissante sur I, les intervalles 3 3 2 ; +∞ sont stables par f. 3 De plus, en reprenant ces calculs avec des inégalités, on en déduit le signe de f (x) − x selon la position de x par rapport 2 à : 3 41


x

1 3

2 3

Ainsi, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; :  2

+â&#x2C6;&#x17E;

1 2

f (x) â&#x2C6;&#x2019; x 0 + 0 â&#x2C6;&#x2019;

1 2

vn = vnâ&#x2C6;&#x2019;1 = vnâ&#x2C6;&#x2019;2 un =

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : y

 nâ&#x2C6;&#x2019;1 = . . . = v1

1 2

1 nâ&#x2C6;&#x2019;1

= u 12

,

1 1 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 u1 . n

On dĂŠduit : y=x

ln u n = â&#x2C6;&#x2019;ln n +

y = f(x)

1 ln u 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x17E;, nâ&#x2C6;&#x17E; 2nâ&#x2C6;&#x2019;1

et donc, par limite de lâ&#x20AC;&#x2122;exponentielle en â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;, on conclut : u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. nâ&#x2C6;&#x17E;

2 3

u 2 p , l2 = lim u 2 p+1 , l3 = lim u 3 p . 3.15 Notons l1 = lim pâ&#x2C6;&#x17E; pâ&#x2C6;&#x17E; pâ&#x2C6;&#x17E;

1 3

La suite (u 6q )qâ&#x2C6;&#x2C6;N , qui est extraite de (u 2 p ) pâ&#x2C6;&#x2C6;N et de (u 3 p ) pâ&#x2C6;&#x2C6;N , converge vers l1 et l3 , d'oĂš l1 = l3 .

O

1 u u u 2 u u 0 1 2 2 1 3 3

u0

x

La suite (u 6q+3 )qâ&#x2C6;&#x2C6;N , qui est extraite de (u 2 p+1 ) pâ&#x2C6;&#x2C6;N et de (u 3 p ) pâ&#x2C6;&#x2C6;N , converge vers l2 et l3 , d'oĂš l2 = l3 . On en dĂŠduit l1 = l2 et donc (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N converge.

1 1 , alors (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est constante ĂŠgale Ă  , donc 3 3 1 converge vers . 3 2 1 â&#x20AC;˘ Si < u 0  , alors (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est croissante et majorĂŠe par 3 3 2 1 2 , donc converge. Sa limite  vĂŠrifie < u 0    et 3  3 3  2 1 2 , donc  = . â&#x2C6;&#x2C6; , 3 3 3 â&#x20AC;˘ Si u 0 =

2 2 , alors (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est dĂŠcroissante et minorĂŠe par , 3 3   1 2 2 , , donc donc converge. Sa limite  vĂŠrifie   et  â&#x2C6;&#x2C6; 3 3 3 2 = . 3 2 1 1 On conclut que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N converge vers si u 0 = , et vers 3 3 3 1 si u 0 > . 3 â&#x20AC;˘ Si u 0 

3.16 1) Il est clair que, si (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est stationnaire, alors elle converge (vers l'ĂŠlĂŠment sur lequel elle stationne). 2) RĂŠciproquement, supposons u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; l â&#x2C6;&#x2C6; R. nâ&#x2C6;&#x17E;

Il existe donc N â&#x2C6;&#x2C6; N tel que :   1 . â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, n  N â&#x2021;&#x2019; |u n â&#x2C6;&#x2019; l|  3 Soit n â&#x2C6;&#x2C6; N tel que n  N ; on a : |u n â&#x2C6;&#x2019; u N |  |u n â&#x2C6;&#x2019; l| + |l â&#x2C6;&#x2019; u N | 

Comme (u n ,u N ) â&#x2C6;&#x2C6; Z2 , il en rĂŠsulte u n = u N . Ceci montre que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est stationnaire.

3.17 On a : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u 2n â&#x2C6;&#x2019; 1 = 2(u n â&#x2C6;&#x2019; 1). Soit N â&#x2C6;&#x2C6; N fixĂŠ. On a alors, par une rĂŠcurrence immĂŠdiate :

Si

3.14

Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, par une rĂŠcurrence immĂŠdiate sur n, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N , u n existe et u n > 0. â&#x2C6;&#x2014;

ConsidĂŠrons, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; :

vn = nu n .

On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; : vn+1 = (n + 1)u n+1 = 42

1 â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; nu n = vn = vn2 .

1 1 + < 1. 3 3

uN

â&#x2C6;&#x20AC; p â&#x2C6;&#x2C6; N, u 2 p N â&#x2C6;&#x2019; 1 = 2 p (u N â&#x2C6;&#x2019; 1).    p  = / 1, alors 2 (u N â&#x2C6;&#x2019; 1) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; +â&#x2C6;&#x17E;, pâ&#x2C6;&#x17E;

donc

/ 0, avec (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N |u 2 p N | â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; +â&#x2C6;&#x17E;, en contradiction, si N = pâ&#x2C6;&#x17E;

bornĂŠe. Il sâ&#x20AC;&#x2122;ensuit u N = 1, pour tout N â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; . Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, en remplaçant n par 0 dans lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ, on obtient u 0 = 1. Finalement (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est constante ĂŠgale Ă  1.


3.18

Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, une rĂŠcurrence immĂŠdiate montre que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n existe et u n > 0.

3.20 1) Par rĂŠcurrence immĂŠdiate, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n et vn existent et (u n ,vn ) â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; 1[2 , en remarquant que :

a) RĂŠcurrence sur n.

â&#x2C6;&#x20AC; (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; 1[2 , a b = eblna â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; 1[.

â&#x20AC;˘ Pour n = 0, on a : u3 =

Il en rĂŠsulte, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N :

u2u1 + 1 2 u3u2 + 1 3 = = 2, u 4 = = = 3, u0 1 u1 1 4u 2 â&#x2C6;&#x2019; u 0 = 4 â&#x2C6;&#x2019; 1 = 3,

0 < u n < u n+1 < 1

et

0 < vn < vn+1 < 1.

2) Montrons, par rĂŠcurrence sur n :

â&#x2C6;&#x20AC; n  0, u n  vn .

â&#x20AC;˘ La propriĂŠtĂŠ est vraie pour n = 0, par hypothèse.

donc u 4 = 4u 2 â&#x2C6;&#x2019; u 0 , la propriĂŠtĂŠ est vraie pour n = 0. â&#x20AC;˘ Supposons la propriĂŠtĂŠ vraie pour un n â&#x2C6;&#x2C6; N. On a, en raisonnant par ĂŠquivalences logiques successives et / 0: puisque u n+2 = u n+5 = 4u n+3 â&#x2C6;&#x2019; u n+1

â&#x20AC;˘ Supposons la propriĂŠtĂŠ vraie pour un n â&#x2C6;&#x2C6; N. On a :  0 < u n  vn 0 < u n  vn < 1 â&#x2021;&#x2019; ln u n  ln vn < 0  0 < u n  vn â&#x2021;&#x2019; 0 < â&#x2C6;&#x2019;ln vn  â&#x2C6;&#x2019;ln u n â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;u n ln vn  â&#x2C6;&#x2019;vn ln u n â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; vnu n  u vnn

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; u n+5 u n+2 = 4u n+3 u n+2 â&#x2C6;&#x2019; u n+1 u n+2

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; u n+1  vn+1 ,

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; u n+4 u n+3 + 1 = 4u n+3 u n+2 â&#x2C6;&#x2019; u n+1 u n+2

ce qui ĂŠtablit la propriĂŠtĂŠ pour n + 1.

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (4u n+2 â&#x2C6;&#x2019; u n )u n+3 + 1 = 4u n+3 u n+2 â&#x2C6;&#x2019; u n+1 u n+2

On a donc montrĂŠ, par rĂŠcurrence sur n : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n  vn .

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; u n+2 u n+1 + 1 = u n u n+3 ,

3) Puisque (u n )n0 est croissante et majorĂŠe par 1, (u n )n0 converge et sa limite Îť vĂŠrifie : 0 < u 0  Îť  1.

et cette dernière formule est vraie, ce qui montre la propriÊtÊ pour n + 1.

De mĂŞme, (vn )n0 converge et sa limite Âľ vĂŠrifie : 0 < v0  Âľ  1.

On conclut, par rĂŠcurrence sur n :

Comme u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Îť, vn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Âľ, et que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N , nâ&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n+4 = 4u n+2 â&#x2C6;&#x2019; u n . b) Dâ&#x20AC;&#x2122;une part, comme u 0 = u 1 = u 2 â&#x2C6;&#x2C6; Z et u 3 = 2 â&#x2C6;&#x2C6; Z, une rĂŠcurrence immĂŠdiate, utilisant le rĂŠsultat de a) et quatre termes successifs, montre : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n â&#x2C6;&#x2C6; Z. Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, comme on lâ&#x20AC;&#x2122;a vu au dĂŠbut : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n > 0. On conclut :

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; .

Et :

3.19

Supposons quâ&#x20AC;&#x2122;une telle suite existe. â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; â&#x20AC;˘ On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N : u n+1 â&#x2C6;&#x2019; u n = u n+2 > 0, donc â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; u n+1 > u n , puis u n+1 > u n , ce qui montre que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est strictement croissante. â&#x20AC;˘ Supposons que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N converge vers un rĂŠel notĂŠ . On a alors  â&#x2C6;&#x2C6; R+ et, en passant Ă  la limite dans lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠgalitĂŠ de dĂŠfiâ&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; nition de (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N :  =  â&#x2C6;&#x2019;  = 0.

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, comme (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est croissante et u 0 > 0, on a   u 0 > 0, contradiction. Ceci montre que (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N diverge. â&#x20AC;˘ Puisque (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N est croissante et divergente, u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + â&#x2C6;&#x17E;. nâ&#x2C6;&#x17E;

En particulier, il existe N â&#x2C6;&#x2C6; N tel que : u N +1  1. On a alors : â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; u N +2 = u N +1 â&#x2C6;&#x2019; u N  u N +1  u N +1 , en contradiction avec la stricte croissance de (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N . Finalement, on conclut quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;existe pas de suite (u n )nâ&#x2C6;&#x2C6;N convenant.

nâ&#x2C6;&#x17E;

u n  vn  1,on dĂŠduit, par passage Ă  la limite : Îť  Âľ  1.  ln u n+1 = vn ln u n dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, en passant Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, ln vn+1 = u n ln vn ,  ln Îť = Âľln Îť Ă  la limite, par continuitĂŠ de ln : (1) ln Âľ = Îťln Âľ. 

(1) â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;  Puisque

(Âľ â&#x2C6;&#x2019; 1)ln Îť = 0 (Îť â&#x2C6;&#x2019; 1)ln Âľ = 0

Ν = 1 ou ¾ = 1 0<Ν¾1

  â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Îť = 1 ou Âľ = 1 .

on a : Âľ = 1.

On conclut que (u n )n0 converge et que (vn )n0 converge vers 1.

3.21 â&#x20AC;˘ Une rĂŠcurrence immĂŠdiate montre que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, u n et vn existent et sont > 0. â&#x20AC;˘ On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N :

â&#x2C6;&#x161; u n + u n vn + vn u n + vn â&#x2C6;&#x2019; 2 3 â&#x2C6;&#x161; u n â&#x2C6;&#x2019; 2 u n vn + vn = 6 â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; ( u n â&#x2C6;&#x2019; vn )2 =  0, 6

u n+1 â&#x2C6;&#x2019; vn+1 =

ce qui montre, par dĂŠcalage dâ&#x20AC;&#x2122;indices : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n  vn . 43


• On a, pour tout n ∈ N∗ : u n+1 − u n =

u n + vn vn − u n  0, − un = 2 2

donc (u n )n∈N∗ est décroissante. De même, pour tout n ∈ N∗ :  √ 1 vn+1 − vn = u n + u n vn + vn − vn 3  √ 1 = u n + u n vn − 2vn 3 1 √ √ √ √ = u n − vn u n + 2 vn )  0, 3

On conclut : pour tout α de R − πZ, les deux suites (sin nα)n∈N et (cos nα)n∈N divergent. Remarque : Le résultat de cet exercice est utile dans la résolution d’exercices sur les séries entières en 2è année, souvent sous la forme affaiblie : sin nα et cos nα ne tendent pas vers 0 lorsque l’entier n tend vers l’infini. Par exemple, on peut montrer que sin nα ne tend pas vers 0 lorsque l’entier n tend vers l’infini par un raisonnement analogue, simplifié. Raisonnons par l’absurde : supposons sin nα −−−→ 0. Alors, par suite extraite : n∞

sin (n + 1)α −−−→ 0. D’où : n∞

donc (vn )n∈N∗ est croissante.

cos nα =

• On obtient, pour tout n ∈ N : v1  v2  ...  vn−1  vn  u n  u n−1  ...  u 2  u 1 . Ainsi, (vn )n∈N∗ est croissante et majorée (par u 1), donc converge vers un réel µ et v1  µ  u 1 , et (u n )n∈N∗ est décroissante et minorée (par v1 ), donc converge vers un réel λ, et λ  v1 > 0. • En passant à la limite dans la première égalité de définition λ+µ , donc λ = µ. des suites, on obtient : λ = 2 On conclut : (u n )n∈N et (vn )n∈N convergent, ont la même limite et cette limite  (= λ = µ ) vérifie : v1    u 1 .

3.22

1) • Supposons sin nα −−−→  ∈ R. n∞

puis :

cos 2 nα + sin 2 nα −−−→ 0, contradiction. n∞

−→ , il existe N1 ∈ N∗ tel 3.23 a) Soit ε > 0. Puisque u n −−n∞ que :

cos nα =

sin(n + 1)α − sin nα cos α . sin α

Comme sin nα −−−→  et sin(n + 1)α −−−→  (car extraite n∞

n∞

Soit n ∈ N tel que n  N1 + 1. On a :   n n 1   1   |vn − | =  (u k − )  |u k − |  n k=1  n k=1

• De même, si cos nα −−−→  ∈ R , alors n∞

sin nα =

cos nα cos α − cos(n + 1)α  (cos α − 1) −−−→ . n∞ sin α sin α

2) Supposons sin nα −−−→  et cos nα −−−→  . D'après 1), n∞

n∞

1 − cos α 1 − cos α et  = − . On déduit on a donc :  =  sin α sin α 2    1 − cos α 1+  = 0 , d'où  = 0,  = 0. sin α Mais : ∀ n ∈ N, cos2 nα + sin2 nα = 1 , d'où, en passant à la limite : 2 + 2 = 1, contradiction. 44

N1 n 1  1 |u k − | + |u k − |. n k=1 n k=N1 +1

=

D’autre part, comme

N1 1 |u k − | −−−→ 0 , il existe N2 ∈ N n∞ n k=1

tel que :

de la précédente), il s'ensuit :  −  cos α cos nα −−−→ . n∞ sin α

 ε n  N1 ⇒ |u n − |  . 2

∀ n ∈ N∗ ,

On a : ∀ n ∈ N, sin(n + 1)α = sin nα cos α + sin α cos nα , / 0: d'où, puisque sin α = ∀ n ∈ N,

sin (n + 1)α − sin nα cos α −−−→ 0, n∞ sin α

∀ n ∈ N∗ ,

  N1 ε 1 . n  N2 ⇒ |u k − |  n k=1 2

En notant N = Max(N1 ,N2 ) , on a alors :   ε ε ∀ n ∈ N∗ , n  N ⇒ |vn − |  + = ε , 2 2 et donc : vn −−−→  . n∞

b) Notons, pour n ∈ N , αn = u n+1 − u n ; donc : αn −−−→ . n∞

D'après a) :

α1 + . . . + αn−1 −−−→  . n∞ n−1

Mais, pour tout n de N − {0, 1} : un − u1 un u1 α1 + . . . + αn−1 = = − . n−1 n−1 n−1 n−1


Comme

u1 un −−−→ 0 , on déduit −−−→ , puis : n − 1 n∞ n − 1 n∞

un un n−1 = · −−−→ . n∞ n n−1 n u n+1 −−−→ ln  , c) On a : ln u n+1 − ln u n = ln n∞ un ln u n −−−→ ln  , n∞ n   √ ln un −−−→  . et donc : n u n = exp n∞ n   u n+1 2(2n + 1) 2n = −−−→ 4 , donc d) 1) u n = , n n∞ un n+1   n 2n −−−→ 4. n n∞      1 n 1 n n u n+1 = 1+ = exp n ln 1 + 2) u n = , n n n! u n     1 1 = exp(1 + o(1)) −−−→ e , = exp n +o n∞ n n n −−−→ e. donc √ n n! n∞

5) u n =

(3n)! , n 2n (n!)

  u n+1 1 −2n 27 3(3n + 1)(3n + 2) 1 + = −−−→ 2 , n∞ un (n + 1)2 n e

1 n (3n)! 27 −−−→ 2 . donc n∞ n2 n! e

d'où, d'après b) :

n(n + 1) . . . (n + n) , nn  −n 1 4 2(2n + 1) 1+ = −−−→ , n∞ n n e

3) u n = u n+1 un

1√ 4 n n(n + 1) . . . (n + n) −−−→ . n∞ n e 1 · 3 · . . . · (2n − 1) 4) u n = , nn   1 −n 2 u n+1 2n + 1 1+ = −−−→ , n∞ un n+1 n e

donc

donc

1√ 2 n 1 · 3 · . . . · (2n − 1) −−−→ . n∞ n e

3.24 Soit N ∈ N∗. Pour chaque k de {1,. . . ,N }, l'ensemble des rationnels de la  a  a  forme (a ∈ Z) tels que x −   1 est fini, puisque a ne k k peut prendre qu’un nombre fini de valeurs :  a   x −   1 ⇐⇒ k(x − 1)  a  k(x + 1). k Il en résulte que l'ensemble  a  a   EN = ; (a,k) ∈ Z × {1,. . . ,N } et x −   1 k k est fini. / Q , nécessairement x ∈ / E N . L'ensemble Comme x ∈ {|x − r|; r ∈ E N } est une partie finie non vide de R∗+ , donc admet un plus petit élément α. On a donc : ∀ r ∈ E N , |x − r|  α > 0. Comme u n −−−→ x, il existe n 0 ∈ N tel que : n∞   α ∀ n ∈ N, n  n 0 ⇒ |u n − x|  < α . 2 / E N , d'où : ∀ n  n 0 , qn > N. On a alors : ∀ n  n 0 , u n ∈ On a ainsi prouvé : ∀ N ∈ N∗ , ∃n 0 ∈ N , ∀ n ∈ N, (n  n 0 ⇒ qn  N ) , c'est-à-dire :

qn −−−→ + ∞ . n∞

Enfin, puisque : ∀ n ∈ N, pn = xqn , et que x ∈ R∗ , on obtient : | pn | −−−→ + ∞. n∞

45


Fonctions réelles ou complexes d’une variable réelle Plan

CHAPITRE

4

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

47

Énoncés des exercices

49

Du mal à démarrer ?

52

Corrigés

53

• Résolution d’équations, de systèmes d’équations à inconnues réelles • Résolution de certaines équations fonctionnelles • Manipulation des fonctions remarquables : paires, impaires, majorées, minorées, bornées, périodiques, croissantes, décroissantes • Étude de la continuité d’une fonction, de l’existence et de la valeur éventuelle d’une limite • Existence de solutions d’équations, de majorants de minorants pour une fonction.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Propriétés des fonctions ayant des limites finies ou des limites infinies, pour les opérations algébriques et pour l’ordre usuel • Propriétés générales des fonctions continues • Propriétés de limite des fonctions monotones • Théorème des valeurs intermédiaires, théorème de la bijection monotone, théorème de continuité sur un segment • Tout intervalle ouvert non vide de R rencontre Q et rencontre R − Q • Définition de la continuité uniforme, de la lipschitzianité.

Les méthodes à retenir

Pour résoudre une équation fonctionnelle

Raisonner clairement par implication puis réciproque, ou exceptionnellement par équivalences logiques. Essayer d’appliquer l’équation à des valeurs ou des formes particulières de la (des) variable(s), ou passer à une limite. 1 Par exemple, si l’équation fait apparaître x et , essayer de l’applix 1 quer à x et à . x Voir aussi les méthodes du chapitre 5.

➥ Exercices 4.1, 4.7, 4.8, 4.17. 47


Chapitre 4 • Fonctions réelles ou complexes d’une variable réelle

Pour résoudre une équation à une inconnue réelle

Essayer d’étudier les variations d’une fonction associée à l’équation, par exemple celle obtenue en faisant tout passer dans le premier membre.

➥ Exercice 4.2. Pour montrer qu’une fonction est périodique

Pour montrer qu’une fonction f n’a pas de limite (ni finie ni infinie) en un point a

Revenir à la définition.

➥ Exercice 4.3. Chercher deux suites (u n )n , (vn )n dans l’ensemble    de départ de f, de limite a, de façon que les suites f (u n ) n , f (vn ) n aient des limites différentes. Cf. aussi les méthodes du chapitre 3.

➥ Exercice 4.5.

Pour manipuler la fonction partie entière

Se rapporter à la définition de la partie entière d’un réel :  E(x)  x < E(x) + 1 ∀ x ∈ R, E(x) ∈ Z  ou encore :

∀ x ∈ R,

x − 1 < E(x)  x E(x) ∈ Z.

➥ Exercice 4.6. Pour montrer qu’une fonction f admet une limite finie  en un point a

Pour obtenir une propriété d’une fonction d’une variable réelle, faisant intervenir l’ensemble Q des rationnels

Essayer de : – appliquer les théorèmes généraux sur les limites – montrer que | f (x) − | −−→ 0. x−→a

➥ Exercice 4.9.

Utiliser le fait que Q est dense dans R, c’est-à-dire :    ∀ (x,y) ∈ R2 , x < y ⇒ ∃ r ∈ Q, x < r < y , ou, ce qui est équivalent : tout réel est limite d’au moins une suite de rationnels.

➥ Exercices 4.10, 4.16. Pour montrer l’existence d’une solution d’une équation f (x) = 0, où f est à variable réelle et à valeurs réelles

Essayer de : – étudier les variations de f, si f (x) est donnée par une formule explicite – appliquer le théorème des valeurs intermédiaires, si f est continue sur un intervalle et prend des valeurs  0 et des valeurs  0.

➥ Exercices 4.11, 4.19, 4.21. Pour étudier les points fixes d’une fonction f 48

Essayer d’étudier la fonction auxiliaire g : x −→ f (x) − x.

➥ Exercices 4.11, 4.12, 4.13.


Ă&#x2030;noncĂŠs des exercices

Essayer de : â&#x20AC;&#x201C; revenir Ă  la dĂŠfinition, câ&#x20AC;&#x2122;est-Ă -dire montrer quâ&#x20AC;&#x2122;il existe M â&#x2C6;&#x2C6; R+ tel que : Pour montrer quâ&#x20AC;&#x2122;une fonction f : X â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R est bornĂŠe

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; X, | f (x)|  M â&#x20AC;&#x201C; appliquer le thĂŠorème du Cours, si f est continue et si X est un segment de R.

â&#x17E;Ľ Exercice 4.14.

Ă&#x2030;noncĂŠs des exercices 4.1

Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation fonctionnelle rĂŠsolue par simple remplacement Trouver toutes les applications f : Râ&#x2C6;&#x2014; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R telles que :   1 = x 2. â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014; , f (x) + 3 f x

4.2

Exemple de rĂŠsolution dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠquation ayant une solution ĂŠvidente, par utilisation de la stricte monotonie 2

3

RĂŠsoudre dans Râ&#x2C6;&#x2014;+ lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation : x 5 + 2x 4 = 3.

4.3

Obtention dâ&#x20AC;&#x2122;une pĂŠriodicitĂŠ Ă  partir dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠquation fonctionnelle Soit f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R une application telle que : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f (x) = / 3 et f (x + 1) =

f (x) â&#x2C6;&#x2019; 5 . f (x) â&#x2C6;&#x2019; 3

Montrer que f est 4-pĂŠriodique.

Š Dunod. La photocopie non autorisÊe est un dÊlit.

4.4

Ă&#x2030;tude dâ&#x20AC;&#x2122;applications donnĂŠes par sĂŠparation de cas  x +1 si x < â&#x2C6;&#x2019;1    On note f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (x) = 0 si â&#x2C6;&#x2019; 1  x  1    x â&#x2C6;&#x2019;1 si 1 < x. a) Tracer la reprĂŠsentation graphique de f.  On note g : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, y â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; g(y) = Inf x â&#x2C6;&#x2C6; R f (x) > y . b) 1) Montrer que g est correctement dĂŠfinie et calculer g(y) pour tout y â&#x2C6;&#x2C6; R. 2) Tracer la reprĂŠsentation graphique de g. c) PrĂŠciser g â&#x2014;Ś f et f â&#x2014;Ś g et tracer leurs reprĂŠsentations graphiques.

4.5

Exemple de fonction nâ&#x20AC;&#x2122;ayant pas de limite en +â&#x2C6;&#x17E; Montrer que la fonction cos nâ&#x20AC;&#x2122;a pas de limite en +â&#x2C6;&#x17E;. 49


Chapitre 4 • Fonctions réelles ou complexes d’une variable réelle

4.6

Étude de composition pour une application donnée par séparation de cas    x E 1 si x = / 0 x On note f : [0 1] −→ R, x → f (x) =  1 si x = 0. Démontrer :

4.7

  ∀ x ∈ [0 ; 1], f f (x) = f (x).

Exemple d’équation fonctionnelle à plusieurs inconnues, résolue par simple remplacement Trouver tous les triplets ( f,g,h) d’applications de R dans R tels que : ∀ (x,y) ∈ R2 , f (x y + 1) = xg(y) + h(x + y).

4.8

Exemple d’inéquation fonctionnelle avec utilisation d’une limite Trouver toutes les applications f : ]0 ; +∞[−→ R telles que : ∀ (x,y) ∈ ]0 ; +∞[2 , | f (x) − f (y)| 

4.9

Obtention d’une limite par une condition sur la fonction Soit f : ]0 ; 1] −→]0 ; +∞[ une application telle que : Montrer :

4.10

1 . x+y

f (x) +

1 −→ 2. f (x) x−→0

f (x) −→ 1. x−→0

Continuité et densité Soit f : R −→ R continue sur R et s'annulant en tout point de Q . Montrer : f = 0.

4.11

Étude de point fixe pour une application continue de [0 ; 1] dans lui-même Soit f : [0; 1] −→ [0; 1] continue. Montrer qu'il existe x0 ∈ [0; 1] tel que f (x0 ) = x0 .

4.12

Un lien entre les points fixes de f et ceux de f ◦ f Soit f : R −→ R continue. On suppose que f n’a pas de point fixe. Montrer que f ◦ f n’a pas de point fixe.

4.13

Étude de point fixe pour une application continue et décroissante Soit f : R −→ R continue et décroissante. Montrer que f admet un point fixe et un seul.

4.14

Une propriété des fonctions continues et périodiques Soit f : R −→ C continue et périodique. Montrer que f est bornée.

4.15

Étude de points fixes pour une application telle que f ◦ f = f Soit f : [0 ; 1] −→ [0 ; 1] une application continue telle que f ◦ f = f. Montrer que l’ensemble des points fixes de f est un segment non vide de [0 ; 1].

4.16

Obtention de la croissance d’une fonction par utilisation de la densité et de la continuité Soient I un intervalle de R, f : I −→ R une application. On suppose que f est continue sur I et que f |Q ∩ I est croissante. Montrer que f est croissante.

50


Énoncés des exercices

4.17

Exemple d’équation fonctionnelle avec utilisation d’une itération et de la continuité en un point Trouver toutes les applications f : R −→ R continues en 0 et telles que :   f (x) + f (y) x+y = ∀ (x,y) ∈ R2 , f . 3 2

4.18

Exemple d’équation fonctionnelle avec utilisation de la continuité sur un segment Soit f : [0 ; 1] −→ R une application continue telle que :     x +1 x + f = 3 f (x). ∀ x ∈ [0 ; 1], f 2 2 Montrer :

4.19

f = 0.

Exemple d’utilisation d’une fonction auxiliaire Soit f : R −→ R continue et 1-périodique. Montrer : ∀ a ∈ ]0 ; +∞[, ∃ c ∈ R, f (c + a) = f (c).

4.20 Utilisation de l’injectivité dans l’étude de composées de fonctions Existe-t-il f,g : R −→ R telles que : ∀ x ∈ R, f ◦ g(x) = x 2 et g ◦ f (x) = x 3 ?

4.21 Une propriété de deux fonctions atteignant la même borne supérieure Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, f,g : [a ; b] −→ R continues telles que : Sup f (x) = Sup g(x). x∈[a;b]

x∈[a;b]

Montrer qu’il existe c ∈ [a ; b] tel que :

f (c) = g(c).

4.22 Une équation fonctionnelle classique : applications continues conservant l’addition Trouver toutes les applications f : R −→ R continues telles que :

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

∀(x,y) ∈ R2 ,

f (x + y) = f (x) + f (y) .

4.23 Exemple d’application uniformément continue, par utilisation de la définition Montrer que l'application f : x −→

x est uniformément continue sur R+ .

51


Chapitre 4 • Fonctions réelles ou complexes d’une variable réelle

Du mal à démarrer ? 4.1

4.13

1 Appliquer l’hypothèse à x et à . x

Considérer x −→ f (x) − x.

4.2

Remarquer une solution évidente et utiliser une stricte monotonie.

4.4

Séparer convenablement en cas, vu la définition de f.

4.5

Raisonner par l’absurde et utiliser des suites. 1 Remarquer : ∀ x ∈ [0 1], f (x) > . 2 Appliquer l’hypothèse à (x,y), (y,x), (0,y), (1,y),...

Pour x fixé, faire tendre y vers +∞. 2  1 4.9 Considérer f (x) − et relier cette expression f (x) 2  1 . avec f (x) + f (x)

4.8

Utiliser l’expression séquentielle de la densité de Q dans R.

4.10

Considérer l’application auxiliaire g : [0 ; 1] −→ R, x −→ g(x) = f (x) − x et utiliser le théorème des valeurs inter-

4.11

médiaires.

4.12

Considérer x −→ f (x) − x.

52

l’application

auxiliaire

g : R −→ R,

Se ramener à un segment et utiliser un théorème du cours.

Montrer que l’ensemble des points fixes de f est l’image du segment [0 ; 1] par l’application continue f.

Calculer f (x + 2), puis f (x + 4).

4.7

auxiliaire

4.15

4.3

4.6

4.14

l’application

g : R −→ R,

Pour (a,b) ∈ I 2 fixé tel que a < b , approcher respectivement a et b par des suites (an )n∈N et (bn )n∈N dans Q ∩ I telles que : ∀ n ∈ N, an  bn .

4.16

Considérer l’application g : x −→ f (x) − f (0) et obtenir   2 g(t) = g t , puis réitérer. 3

4.17

4.18

Considérer des points en lesquels f atteint ses bornes.

Considérer, pour a ∈ ]0 ; +∞[ fixé, l’application auxiliaire g : R −→ R, x −→ f (x + a) − f (x).

4.19

4.20 Montrer que, si ( f,g) existe, alors f est injective, puis étudier f (x) pour x ∈ {−1, 0, 1}.

4.21

Considérer des points en lesquels f et g atteignent leur borne supérieure, puis étudier f − g.

Pour f convenant, montrer f (x) = x f (1), successivement pour x ∈ N, Z, Q, R. √ √ √ 4.23 Montrer : ∀ (x1 ,x2 ) ∈ (R+ )2 , | x2 − x1 |  |x2 −x1 |,

4.22

puis revenir à la définition de l’uniforme continuité.


CorrigĂŠs des exercices

4.1

4.3 Soit x â&#x2C6;&#x2C6; R . Notons y = f (x). On a :

1) Soit f convenant.

1 Soit x â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014; . En appliquant lâ&#x20AC;&#x2122;hypothèse Ă  x et Ă  Ă  la place x de x, on a :

  f (x + 1) â&#x2C6;&#x2019; 5 f (x + 2) = f (x + 1) + 1 = f (x + 1) â&#x2C6;&#x2019; 3 yâ&#x2C6;&#x2019;5 â&#x2C6;&#x2019;5 â&#x2C6;&#x2019;4y + 10 yâ&#x2C6;&#x2019;3 = = yâ&#x2C6;&#x2019;5 â&#x2C6;&#x2019;2y + 4 â&#x2C6;&#x2019;3 yâ&#x2C6;&#x2019;3

   1   = x2 f (x) + 3 f   x

  â&#x2C6;&#x2019;1        2   1 1 1   f + 3 f (x) = = 2  3 x x x

=

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, en combinant avec les coefficients indiquĂŠs, pour faire   3 1 : 8 f (x) = 2 â&#x2C6;&#x2019; x 2 . disparaĂŽtre f x x   3 â&#x2C6;&#x2019; x4 1 3 2 = â&#x2C6;&#x2019; x . On obtient : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014; , f (x) = 8 x2 8x 2

puis :   f (x + 4) = f (x + 2) + 2 2y â&#x2C6;&#x2019; 5 2 â&#x2C6;&#x2019;5 2 f (x + 2) â&#x2C6;&#x2019; 5 yâ&#x2C6;&#x2019;2 = = 2y â&#x2C6;&#x2019; 5 f (x + 2) â&#x2C6;&#x2019; 2 â&#x2C6;&#x2019;2 yâ&#x2C6;&#x2019;2

2) RĂŠciproquement, considĂŠrons lâ&#x20AC;&#x2122;application f : Râ&#x2C6;&#x2014; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R,

x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (x) =

3 â&#x2C6;&#x2019; x4 . 8x 2

=

On a, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014; : 1   3â&#x2C6;&#x2019; 4 3 â&#x2C6;&#x2019; x4 1 x +3 = f (x) + 3 f 8 x 8x 2 x2

2y â&#x2C6;&#x2019; 5 , yâ&#x2C6;&#x2019;2

â&#x2C6;&#x2019;y = y = f (x). â&#x2C6;&#x2019;1

On conclut que f est 4-pĂŠriodique.

3 â&#x2C6;&#x2019; x4 3x 4 â&#x2C6;&#x2019; 1 = +3 = x 2, 2 8x 8x 2

4.4 a)

y y = f(x)

donc f convient. On conclut quâ&#x20AC;&#x2122;il y a une application et une seule convenant, f : Râ&#x2C6;&#x2014; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

4.2

â&#x20AC;&#x201C;1

3 â&#x2C6;&#x2019; x4 . 8x 2

O 1

x

â&#x20AC;˘ On remarque que 1 est solution. 2

3

â&#x20AC;˘ Lâ&#x20AC;&#x2122;application f : [0 + â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2020;&#x2019; x 5 + 2x 4 est strictement croissante, donc injective. Il en rĂŠsulte que lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation proposĂŠe admet au plus une solution. Finalement, lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble des solutions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation proposĂŠe est {1}.

 b) 1) â&#x20AC;˘ Soit y â&#x2C6;&#x2C6; R. Lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble x â&#x2C6;&#x2C6; R f (x) > y est une partie de R, non vide car elle contient y + 2, et minorĂŠe, par exemple par y â&#x2C6;&#x2019; 2. Dâ&#x20AC;&#x2122;après un thĂŠorème du cours, il en rĂŠsulte 53


que cet ensemble admet une borne infĂŠrieure dans R, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;existence de g(y).

On conclut : â&#x2C6;&#x20AC; y â&#x2C6;&#x2C6; R, f â&#x2014;Ś g(y) = y, ou encore : f â&#x2014;Ś g = IdR . z

â&#x20AC;˘ Soit y â&#x2C6;&#x2C6; R. Pour calculer g(y), on sĂŠpare en cas selon la position de y par rapport Ă  0. On peut, Ă  cet effet, sâ&#x20AC;&#x2122;aider du schĂŠma du a), en coupant la reprĂŠsentation graphique de f par une droite parallèle Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;axe des abscisses.  Hypothèse sur y x â&#x2C6;&#x2C6; R ; f (x) > y g(y) y<0

]y â&#x2C6;&#x2019; 1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[

yâ&#x2C6;&#x2019;1

y=0

]1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[

1

y>0

]y + 1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[

y+1

 On conclut : â&#x2C6;&#x20AC; y â&#x2C6;&#x2C6; R, g(y) = 2)

z = g f(x)

1

â&#x20AC;&#x201C;1

yâ&#x2C6;&#x2019;1

si

y<0

y+1

si

y  0.

O

1

x

â&#x20AC;&#x201C;1

z z = g(y)

1 t

t = f g(y)

y

O

â&#x20AC;&#x201C;1 O y

c) â&#x20AC;˘ On calcule, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; R, g â&#x2014;Ś f (x) en sĂŠparant en cas selon la position de x par rapport Ă  â&#x2C6;&#x2019;1 et Ă  1. x x < â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019;1  x  1 1<x

f (x)





  g f (x)

f (x) = x + 1 < 0 g f (x) = (x + 1) â&#x2C6;&#x2019; 1 = x   f (x) = 0 g f (x) = g(0) = 1   f (x) = x â&#x2C6;&#x2019; 1 > 0 g f (x) = (x â&#x2C6;&#x2019; 1) + 1 = x

On conclut :

x   â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, g â&#x2014;Ś f (x) = 1   x

si

x < â&#x2C6;&#x2019;1

si

â&#x2C6;&#x2019;1 x 1

si

1 < x.

â&#x20AC;˘ On calcule, pour tout y â&#x2C6;&#x2C6; R, f â&#x2014;Ś g(y) en sĂŠparant en cas selon la position de y par rapport Ă  0.   y g(y) f g(y)   y < 0 g(y) = y â&#x2C6;&#x2019; 1 < â&#x2C6;&#x2019;1 f g(y) = (y â&#x2C6;&#x2019; 1) + 1 = y   y=0 g(y) = 1 f g(y) = 0   y > 0 g(y) = y + 1 > 1 f g(y) = (y + 1) â&#x2C6;&#x2019; 1 = y 54

4.5 Raisonnons par lâ&#x20AC;&#x2122;absurde. Supposons que la fonction cos

admette une limite  en +â&#x2C6;&#x17E;. Alors, pour toute suite rĂŠelle (xn )nâ&#x2C6;&#x2C6;N telle que xn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + â&#x2C6;&#x17E;, on aurait : cos xn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; . nâ&#x2C6;&#x17E; nâ&#x2C6;&#x17E;   Ď&#x20AC; + 2nĎ&#x20AC; = 0, Mais : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, cos (2nĎ&#x20AC;) = 1 et cos 2 dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš  = 0 et  = 1, contradiction. On conclut que la fonction cos nâ&#x20AC;&#x2122;a pas de limite en +â&#x2C6;&#x17E;. Remarque : De la mĂŞme façon, la fonction sin nâ&#x20AC;&#x2122;a pas de limite en +â&#x2C6;&#x17E;.

4.6 On peut commencer par tracer la reprĂŠsentation graphique de f. Soit x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1]. SĂŠparons en cas selon la position de xpar rap1 port 0 et Ă  . 2


• On a, en appliquant l’hypothèse à (0,y) :

y

1

∀ y ∈ R, f (1) = h(y). ...

• On a, en appliquant l’hypothèse à (1,y) : ∀ y ∈ R, f (y + 1) = g(y) + h(1 + y) = yg(1) + f (1), y = f (x)

et donc, en appliquant cette formule à y − 1 à la place de y : ∀ y ∈ R, f (y) = (y − 1)g(1) + f (1) = yg(1) + f (1) − g(1). En notant a = f (1) et b = g(1), on a donc, pour tout y ∈ R : f (y) = by + a − b,

O

1 1 5 4

1 3

1 2

• Si x = 0, alors f (x) = f (0) = 1 ,   f f (x) = f (1) = 1 = f (x). 1 1 < x  1, alors : 1  < 2 , • Si 2 x     1 = x , f f (x) = f (x). f (x) = x E x

1

x

g(y) = by,

h(y) = a.

2) Réciproquement, soient (a,b) ∈ R2 et f,g,h : R −→ R les applications définies par les formules ci-dessus. On a alors, pour tout (x,y) ∈ R2 : f (x y + 1) = b(x y + 1) + a − b = bx y + a = xg(y) + h(x + y),

  1 = 1, E x

1 , alors : 2     1 1 1 1 >x −1 =1−x 1− = f (x) = x E x x 2 2   1 1  x = 1, f (x) = x E x x

donc ( f,g,h) convient. Finalement, l’ensemble des triplets convenant est :  f : x ∈ R −→ bx + a − b ∈ R,g : x ∈ R −→ bx ∈ R,   h : x ∈ R −→ a ∈ R ; (a,b) ∈ R2

• Si 0 < x          

1 < f (x)  1, puis, d’après ce que l’on a vu dans 2 1 l’étude du cas < x  1 en remplaçant x par f (x), on a : 2   f f (x) = f (x).   On conclut : ∀ x ∈ [0 ; 1], f f (x) = f (x). donc

4.7

1) Soit ( f,g,h) convenant.

• On a, pour tout (x,y) ∈ R2 , en appliquant l’hypothèse à (x,y) et à (y,x) : f (x y + 1) = xg(y) + h(x + y)

4.8 1) Soit f convenant. Soit x ∈ ]0 ; +∞[ fixé. On a : 0  | f (x) − f (y)| 

1 −−−→ 0, donc, par théorème d’encadrement : x + y y−→+∞ | f (x) − f (y)| −−−→ 0, et donc f (y) −−−→ f (x). y−→+∞

d’où :

xg(y) = yg(x).

En particulier, en remplaçant x par 1 : ∀ y ∈ R, g(y) = yg(1).

y−→+∞

Ceci montre que f admet une limite en +∞ et que cette limite est f (x). Par unicité de la limite de f en +∞, il s’ensuit que f (x) ne dépend pas de x, et donc f est constante. 2) Réciproque évidente. On conclut : les applications convenant sont les applications constantes.

4.9 On a : 

1 f (x) − f (x)

2 =

et (yx + 1) = yg(x) + h(y + x),

1 et x+y



2 1 f (x) − 2 +  2 f (x)

 =

f (x) +

1 f (x)

2 − 4 −−−→ 22 − 4 x−→0

= 0, 55


1 −−−→ 0. f (x) x−→0     1 1 1 f (x) + + f (x) − Ensuite : f (x) = 2 f (x) f (x)

donc : f (x) −

−−−→ x−→0

Ceci montre :

1 (2 + 0) = 1. 2

f (x) −−−→ 1. x−→0

Comparer avec l’exercice 3.6 c). Soit x ∈ R . Puisque Q est dense dans R, pour tout n 1 1 de N∗ , il existe rn ∈ Q tel que x − < rn < x + . On a n n donc : rn −−−→ x . Comme f est continue en x, il en résulte

4.10

• g est continue sur R, car f et IdR sont continues sur R. • Puisque f est décroissante, f admet en −∞ une limite finie ou la limite +∞, donc g(x) −−−→ + ∞. x−→−∞

• Puisque f est décroissante, f admet en +∞ une limite finie ou la limite −∞, donc g(x) −−−→ − ∞. x−→+∞

D’après un théorème du cours (théorème de la bijection monotone), on déduit que g admet un zéro et un seul, donc f admet un point fixe et un seul.

4.14 Notons T ∈ R∗+ une période de f. Puisque f est continue sur le segment [0; T ], f est bornée sur ce segment : il existe M ∈ R+ tel que : ∀x ∈ [0; T ], | f (x)|  M .

n∞

f (rn ) −−−→ f (x) . Mais : ∀n ∈ N∗ , f (rn ) = 0 , d'où : n∞

f (x) = 0.

4.11

Considérons g : [0; 1] −→ R ; g est continue sur x −→ f(x) − x

l’intervalle [0; 1] et g(0) = f (0)  0 , g(1) = f (1) − 1  0, donc, d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe x0 ∈ [0; 1] tel que g(x0 ) = 0 , c'est-à-dire f (x0 ) = x0 .

4.12

Considérons l’application g : R −→ R, x −→ g(x) = f (x) − x.

/ 0. Comme g est continue Par hypothèse : ∀ x ∈ R, g(x) = sur l’intervalle R (car f l’est), il en résulte, d’après le théorème des valeurs intermédiaires : g > 0 ou g < 0, c’est-à-dire :     ∀ x ∈ R, g(x) > 0 ou ∀ x ∈ R, g(x) < 0 . 1) Si g > 0, alors : ∀ x ∈ R, f (x) > x, donc, en appliquant ceci à f (x) et a x :   ∀ x ∈ R, f ◦ f (x) = f f (x) > f (x) > x, et donc f ◦ f n’a pas de point fixe. 2) Si g < 0, alors : ∀ x ∈ R, f (x) < x, donc, en appliquant ceci à f (x) et à x :   ∀ x ∈ R, f ◦ f (x) = f f (x) < f (x) < x, et donc f ◦ f n’a pas de point fixe. On conclut finalement que f ◦ f n’a pas de point fixe.

4.13

56

Puis, pour tout x de R, il existe n ∈ Z tel que x − nT ∈ [0; T ], et on a : | f (x)| = | f (x − nT )|  M . Finalement, f est bornée sur R.

4.15 Notons F = {x ∈ [0 ; 1] ; f (x) = x} l’ensemble des points fixes de f. Montrons F = f ([0 ; 1]). • Soit x ∈ F. On a alors x = f (x) ∈ f ([0 ; 1]). Ceci montre : F ⊂ f ([0 ; 1]). • Réciproquement, soit x ∈ f ([0 ; 1]). Il existe t ∈ [0 ; 1] tel   que x = f (t) , et on a : f (x) = f f (t) = f ◦ f (t) = f (t) = x, donc x ∈ F. Ceci montre : f ([0 ; 1]) ⊂ F. On obtient ainsi : F = f ([0 ; 1]). L’ensemble F est donc l’image du segment [0 ; 1] par l’application continue f, donc (théorème du cours), F est un segment non vide de [0 ; 1] .

4.16 Soit (a,b) ∈ I 2 tel que a < b. Puisque Q est dense dans R, il existe alors des suites (an )n∈N , (bn )n∈N dans Q ∩ I telles que : an −−−→ a,

bn −−−→ b,

n∞

n∞

∀ n ∈ N, an  bn .

Comme f |Q ∩ I est croissante, on a : ∀ n ∈ N, f (an )  f (bn ). Puisque an −−−→ a, bn −−−→ b et que f est continue en a et n∞

n∞

en b, on déduit, par passage à la limite dans une inégalité : f (a)  f (b). On conclut que f est croissante.

Considérons l’application g : R −→ R, x −→ g(x) = f (x) − x.

4.17 1) Soit f convenant.

• g est strictement décroissante, puisque f est décroissante et que −IdR est strictement décroissante.

Considérons l’application g : R −→ R, x −→ g(x) = f (x) − f (0).


• On a alors g(0) = 0 et, pour tout (x,y) ∈ R2 :     x+y x+y = f − f (0) g 3 3 f (x) + f (y) − f (0) 2     1  f (x) − f (0) + f (y) − f (0) = 2

Puisque f est continue sur R, donc sur le segment [0 ; 1], d’après un théorème du cours, la restriction de f à [0 ; 1] est bornée et atteint ses bornes. Il existe donc x1 ,x2 ∈ [0 ; 1] tels que : f (x1 ) = Inf f (x),

=

• En remplaçant y par x, on obtient :   2x = g(x). ∀ x ∈ R, g 3 • Soit x ∈ R. Par récurrence immédiate, on a alors : 

2 g(x) = g x 3



 n   2  2 2 x = ... = g x . =g 3 3

 n 2 x −−−→ 0 et que g est continue en 0 (puisque n∞ 3 f l’est), on déduit, par passage à la limite lorsque l’entier n tend vers l’infini : g(x) = g(0).

Comme

f (x1 ) = Inf f (x),

Finalement, les applications cherchées sont les applications constantes.

Puisque f est continue sur le segment [0 ; 1], d’après un théorème du cours, f est bornée et atteint ses bornes. Il existe donc x1 ,x2 ∈ [0 ; 1] tels que :

4.18

f (x1 ) = Inf f (x), x∈[0;1]

On a :

f (x2 ) = Sup f (x).

f (x2 ) = Sup f (x). x∈R

Ainsi, g est continue sur l’intervalle R et g(x1 )  0 , g(x2 )  0. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe c ∈ R tel que g(c) = 0, c’est-à-dire : f (c + a) = f (c).

4.20 Soit ( f,g) convenant. • Puisque l’application R −→ R, x −→ x 3 est injective, g ◦ f est injective, donc (propriété connue) f est injective. • On a, pour tout x ∈ R :   f (x 3 ) = f (g ◦ f )(x) = f ◦ g ◦ f (x)    2 = ( f ◦ g) f (x) = f (x) . On remarque : ∀ x ∈ {−1, 0, 1}, x 3 = x, d’où :  2 ∀ x ∈ {−1, 0, 1}, f (x) = f (x 3 ) = f (x) , et donc : ∀ x ∈ {−1, 0, 1} , f (x) ∈ {0, 1}.   Ceci montre : f {−1, 0, 1} ⊂ {0, 1}, ce qui contredit l’injectivité de f. Finalement, on conclut qu’il n’existe pas de couple ( f,g) convenant.

x∈[0;1]



   x1 x1 + 1  2 Inf f (x) = 2 f (x1 ), +f • 3 f (x1 ) = f x∈[0;1] 2 2 donc : f (x1 )  0     x2 + 1 x2 +f  2 Sup f (x) = 2 f (x2 ), • 3 f (x2 ) = f 2 2 x∈[0;1] donc : f (x2 )  0. On obtient : 0  f (x1 )  f (x2 )  0, d’où f (x1 ) = f (x2 ) = 0 et donc f = 0.

4.19

x∈[0;1]

On a : g(x1 ) = f (x1 + a) − f (x1 )  0, par définition de x1 , et g(x2 ) = f (x2 + a) − f (x2 )  0, par définition de x2 .

Ceci montre que g est constante, et donc f est constante. 2) Réciproquement, il est évident que toute application constante convient.

f (x2 ) = Sup f (x).

Comme f est 1-périodique, on a alors (cf. aussi l’exercice 4.12) : x∈R

g(x) + g(y) = . 2

∀ n ∈ N,

x∈[0;1]

Soit a ∈ ]0 ; +∞[ fixé. Considérons l’application g : R −→ R, x −→ g(x) = f (x + a) − f (x).

4.21 Puisque f et g sont continues sur le segment [a ; b], d’après un théorème du cours, f et g sont bornées et atteignent leurs bornes. Il existe donc x1 ,x2 ∈ (a ; b] tels que, en notant M = Sup f (x) = Sup g(x), on ait : f (x1 ) = M et x∈[a;b]

x∈[a;b]

g(x2 ) = M. On a alors : 

( f − g)(x1 ) = f (x1 ) − g(x1 ) = M − g(x1 )  0 ( f − g)(x2 ) = f (x2 ) − g(x2 ) = f (x2 ) − M  0.

Comme f − g est continue sur l’intervalle [a; b], il en résulte, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, qu’il existe c ∈ [a ; b] tel que ( f − g)(c) = 0, donc f (c) = g(c). 57


4.22

Finalement, les applications cherchées sont les R −→ R , x −→ λx λ ∈ R.

1) Soit f convenant.

• Une récurrence immédiate montre : ∀ n ∈ N, ∀ x ∈ R, f (nx) = n f (x).

• En appliquant l’hypothèse à (x,−x), on déduit que f est impaire. Il en résulte : ∀ x ∈ Z, f (x) = x f (1). • Soit r ∈ Q. Il existe ( p,q) ∈ Z × N∗ tel que : r =

p . q

q f (r) = f (qr) = f ( p) = p f (1), p d’où : f (r) = f (1) = r f (1). q On a :

• Soit x ∈ R . Puisque Q est dense dans R, il existe une suite (rn )n∈N de rationnels convergeant vers x . Alors : f (rn ) = rn f (1) −−−→ x f (1). D'autre part, puisque f est contin∞

nue en x :

f (rn ) −−−→ f (x) . n∞

On en déduit : ∀x ∈ R , f (x) = x f (1). 2) Réciproquement, pour tout λ de R, l'application R −→ R x −→ λx convient.

58

4.23 On a : ∀(a,b) ∈ (R+ )2 , a + b  a + b,

En particulier : ∀ n ∈ N, f (n) = n f (1).

comme on le voit en élevant les deux membres au carré. Soit (x1 ,x2 ) ∈ (R+ )2 tel que, par exemple, x1  x2 . √ √ √ √ x 2 = (x2 − x1 ) + x1  x2 − x1 + x 1 , On a : √ √ √ x 2 − x 1  x2 − x1 . d'où : Soit ε > 0. On a alors, pour tout (x1 ,x2 ) de (R+ )2 tel que x1  x2 : |x2 − x1 |  ε2 ⇒ | f (x2 ) − f (x1 )| =

x2 −

x1 

x2 − x1  ε.

On a ainsi montré : ∀ε > 0, ∃η > 0 , ∀(x1 ,x2 ) ∈ (R+ )2 , (η = ε2 )   |x2 − x1 )|  η ⇒ | f (x2 ) − f (x1 )|  ε , c'est-à-dire : f est uniformément continue sur R+ .


Dérivation

Plan

CHAPITRE

5

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

59

Énoncés des exercices

62

Du mal à démarrer ?

66

Corrigés

68

• Existence et calcul éventuel d’une dérivée première, d’une dérivée n-ème • Existence de zéros d’une équation, par emploi du théorème de Rolle ou du théorème des accroissements finis • Étude des variations d’une fonction, représentation graphique • Séparation des zéros d’une fonction, résolution d’équations et d’inéquations • Résolution de certaines équations fonctionnelles • Obtention d’inégalité à une ou plusieurs variables • Convexité.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Définition et propriétés algébriques de la dérivabilité, de la dérivée, de la dérivée n-ème • Formule de Leibniz pour la dérivée n-ème d’un produit • Théorème de Rolle, théorème des accroissements finis, inégalité des accroissements finis • Lien entre dérivée et sens de variation • Convexité pour une fonction réelle définie sur un intervalle de R : définition, inégalité de Jensen, lien avec la croissance de f  si f est dérivable, lien avec le signe de f  si f est deux fois dérivable.

Les méthodes à retenir Pour étudier la dérivabilité d’une fonction en un point, et éventuellement calculer la dérivée en ce point

Essayer d’appliquer les théorèmes sur les opérations sur les fonctions dérivables (théorèmes généraux).

➥ Exercices 5.1, 5.2, 5.12 En un point en lequel les théorèmes généraux ne s’appliquent pas : – déterminer la limite d’un taux d’accroissement (définition de la dérivée)

➥ Exercices 5.3 à 5.5, 5.13, 5.22 b), c) 59


Chapitre 5 • Dérivation

– ou déterminer la limite de la dérivée à côté (théorème limite de la dérivée). Voir aussi l’exercice 7.24.

➥ Exercice 5.5 Calculer f  (si f est dérivable) et étudier le signe de f  (x) pour x ∈ I. Pour décider si une fonction f est monotone sur un intervalle I, ou pour étudier les variations de f

➥ Exercices 5.1, 5.2, 5.5, 5.16 a) On pourra être amené à étudier le signe de f  (x) ou celui d’autres fonctions liées à f.

➥ Exercice 5.12. Pour déterminer le nombre et la situation des zéros d’une fonction f : I −→ R, où I est un intervalle de R

Étudier les variations de f, en étudiant le signe de f  (x), pour x ∈ I, si f est dérivable sur I.

➥ Exercices 5.2, 5.16 b). Essayer de : – appliquer la formule de Leibniz si f s’exprime comme produit de deux fonctions du type polynôme de bas degré et exponentielle simple

➥ Exercice 5.3 a) Pour calculer une dérivée n-ème

– utiliser une décomposition en éléments simples si f (x) est une fonction rationnelle de x

➥ Exercice 5.3 b) – linéariser si f est un produit de cos et sin, ou de ch et sh

➥ Exercice 5.3 c). – conjecturer une formule pour f (n) (x) et l’établir par une récurrence sur n. Pour montrer qu’une fonction f est constante sur un intervalle

Montrer que f est dérivable et que f  = 0.

➥ Exercice 5.6. Essayer de : – appliquer le théorème de Rolle à f

➥ Exercices 5.7, 5.8, 5.26 Pour montrer que la dérivée d’une fonction s’annule en au moins un point

– appliquer le théorème de Rolle à une fonction auxiliaire

➥ Exercices 5.9, 5.23 – appliquer le théorème des accroissements finis à f ou à une fonction auxiliaire

➥ Exercice 5.24. 60


Les méthodes à retenir

Pour montrer qu’une dérivée successive s’annule en au moins un point

Appliquer le théorème de Rolle de façon répétée, à la fonction donnée ou à une fonction auxiliaire.

Pour résoudre une équation fonctionnelle dans laquelle la fonction inconnue est supposée dérivable

Dériver une ou plusieurs fois par rapport à une des variables du contexte

Pour déterminer la borne inférieure ou la borne supérieure (si elles existent) d’une fonction f : I −→ R

Étudier les variations de f, en étudiant le signe de f  (x), pour x ∈ I, si f est dérivable sur I.

Pour résoudre une équation à une inconnue réelle

➥ Exercices 5.10, 5.11.

➥ Exercices 5.12, 5.14.

➥ Exercices 5.13, 5.15 .

Faire tout passer dans le premier membre et étudier les variations de la fonction définie par ce premier membre

➥ Exercice 5.17. Voir aussi les méthodes du chapitre 4.

Pour établir une inégalité à une variable réelle

Faire tout passer dans le premier membre et étudier les variations de la fonction définie par ce premier membre

➥ Exercices 5.18, 5.25, 5.27. Voir aussi les méthodes du chapitre 4. – Fixer toutes les variables sauf une, et étudier les variations d’une fonction de cette variable

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour établir une inégalité à plusieurs variables réelles

➥ Exercice 5.19 – Essayer de montrer qu’il s’agit d’une inégalité de convexité, par exemple l’inégalité de Jensen appliquée à une fonction convexe bien choisie et à certains points et coefficients.

➥ Exercices 5.21, 5.29, 5.31. – Montrer f   0, si f est deux fois dérivable sur I Pour montrer q’une fonction f : I −→ R est convexe sur un intervalle I

➥ Exercice 5.21 a). – Montrer que f  est croissante, si f est dérivable sur I – Revenir à la définition de la convexité.

61


Chapitre 5 • Dérivation

Énoncés des exercices 5.1

Étude des variations d’une fonction Soit (a,b) ∈ ]0 ; +∞[2 tel que a < b. Montrer que l’application f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ f (x) =

ln(1 + ax) ln(1 + bx)

est strictement croissante.

5.2

Nombre et situations des zéros d’une fonction par étude des variations de cette fonction Combien le polynôme P = X5 − 80X + 7 a-t-il de zéros réels ?

5.3

Exemples de calculs de dérivées n -èmes Calculer, pour tout n ∈ N, la dérivée n-ème des fonctions suivantes : a) f : R −→ R, x −→ f (x) = (x 2 − x + 2)ex b) f : ] − 1 ; 1[−→ R, x −→ f (x) =

1 x3 − x2 − x + 1

c) f : R −→ R, x −→ f (x) = cos 2 x sin x.

5.4

Exemple d’étude de dérivabilité Étudier la continuité, la dérivabilité, et la continuité de la dérivée pour f : R −→ R définie par :  1 2 / 0. f (x) = x sin x si x = 0 si x = 0

5.5

Étude et représentation graphique d’une fonction explicitée Étude et représentation graphique de la fonction f d’une variable réelle donnée par :   f (x) = 1 − 2x 1 − x 2 . On pourra remarquer :

5.6



x−

  2 1 − x 2 = 1 − 2x 1 − x 2 .

Utilisation de la dérivation pour déduire qu’une fonction est constante / y: Soit f : R −→ R une application telle que, pour tout (x,y) ∈ R2 tel que x =   3  | f (x) − f (y)|  |x − y| 2  ln |x − y|. Montrer que f est constante.

5.7

Exemple d’utilisation du théorème de Rolle Soit f : [−1 ; 1] −→ R de classe C 1, s’annulant en −1, 0, 1. On note : g : [−1 ; 1] −→ R, x −→ g(x) = 2x 4 + x + f (x). Montrer qu’il existe c ∈ ] − 1 ; 1[ tel que g  c) = 0.

62


Énoncés des exercices

5.8

Exemple d’utilisation du théorème de Rolle appliqué à une fonction auxiliaire n  ak = 0. Montrer que l’équation Soient n ∈ N∗ , a1 ,...,an ∈ R tels que n 

k=1

kak x

k−1

= 0 admet au moins une solution x ∈ ]0 ; 1[.

k=1

5.9

Exemple d’utilisation du théorème de Rolle appliqué à une fonction auxiliaire Soient λ ∈ R, (a,b) ∈ R2 tel que 0 < a < b, f : [a ; b] −→ R continue sur [a ; b], dérivable sur ]a ; b[, telle que f (a) = f (b) = 0. Montrer qu’il existe c ∈ ]a ; b[ tel que : f (c) . f  (c) = −λ c

5.10

Exemple d’utilisation répétée du théorème de Rolle Soit f : [−1 ; 1] −→ R de classe C 1 sur [−1 ; 1], deux fois dérivable sur ] − 1 ; 1[, telle que : f (−1) = −1, f (0) = 0, f (1) = 1. Montrer : ∃ c ∈] − 1 ; 1[, f  (c) = 0.

5.11

Exemple d’utilisation répétée du théorème de Rolle Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, f : [a ; b] −→ R de classe C 1 sur [a ; b], deux fois dérivable sur ]a ; b[, telle que : f (a) = f  (a) = f (b) = 0. Montrer : ∃ c ∈ ]a ; b[, f  (c) = 0.

5.12

Exemple de résolution d’une équation fonctionnelle par dérivation Trouver toutes les applications f : R −→ R dérivables telles que : ∀(x,y) ∈ R2 ,

5.13

f (x + y) = f (x) + f (y).

Calcul d’une borne inférieure par étude des variations d’une fonction 

 (x − 1)2 + 9 + (x − 8)2 + 16 . Calculer Inf x∈R

5.14

Exemple d’équation fonctionnelle dans laquelle la fonction inconnue est supposée dérivable

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Trouver toutes les applications f : R −→ R dérivables telles que :   ∀ (x,y) ∈ R2 , f (x 4 + y) = x 3 f (x) + f f (y) .

5.15

Meilleur endroit pour transformer un essai au rugby Au rugby, où placer le ballon, sur une ligne perpendiculaire à la ligne d’essai et à gauche des deux poteaux ou à droite des deux poteaux, pour avoir un angle maximal (dans le plan) ?

5.16

Exemple de résolution d’une équation à une inconnue réelle, par étude des variations d’une fonction a) Montrer que, pour tout (a,b) ∈ R2 tel que 0 < a < b, l’application f : x −→ b x − a x est strictement décroissante sur [0 ; +∞[.   √ x √ x 8 + 50 + 8 − 50 = 4x . b) Application : Résoudre dans R l’équation : 63


Chapitre 5 • Dérivation

5.17

Exemple de résolution d’une équation à une inconnue réelle, par étude des variations d’une fonction Résoudre dans R+ :

17 + 2x = (x + 2)2 .

5.18

Exemple d’inégalité à une variable réelle   Montrer : ∀ x ∈ R, x 2 + (x − 1)2 + (x + 1)2 + x 2  2.

5.19

Exemple d’inégalité à plusieurs variables réelles 1

1

1

Soient a, b, α, β ∈ ]0 ; +∞[. Montrer : αa α + βb β  (α + β)(ab) α+β , et étudier le cas d’égalité.

√ √ √ 3 5 Par exemple : ∀ (a,b) ∈ ]0 ; +∞[2 , 2 a + 3 b  5 ab.

5.20 Exemple d’utilisation de la convexité sans intervention de la dérivation Soit f : [0 ; +∞[−→ R convexe. Montrer que, s’il existe (a,b) ∈ ]0 ; +∞[2 tel que a < b et f (a) < f (b), alors : f (x) −→ +∞. x−→+∞

5.21 Comparaison de la moyenne arithmétique et de la moyenne géométrique de n réels > 0 a) Vérifier que l’application f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ f (x) = − ln x est convexe. b) En déduire, pour tout n ∈ N∗ et tout (x1 ,...,xn ) ∈ (R∗+ )n : √ n

x1 + · · · + xn . n

x1 · · · xn 

Autrement dit, la moyenne géométrique x1 + · · · + xn . arithmétique n

√ n

x1 · · · xn est inférieure ou égale à la moyenne

5.22 Étude de la dérivabilité de |f | Soient a ∈ R, f : R −→ R dérivable en a.

  / 0, alors | f | est dérivable en a et : | f | (a) = sgn f (a) f  (a), a) Montrer que, si f (a) = où la fonction signe sgn est définie par :  −1 si t < 0   ∀ t ∈ R, sgn (t) = 0 si t = 0   1 si t > 0.

/ 0,alors | f | est dérivable à gauche en a, dérivable b) Montrer que, si f (a) = 0 et f  (a) = à droite en a, et non dérivable en a. c) Montrer que, si f (a) = 0 et f  (a) = 0,alors | f | est dérivable en a et | f | (a) = 0.

5.23 Exemple d’utilisation du théorème de Rolle Soient n ∈ N, (a0 ,...,an ) ∈ Rn+1 − {(0,...,0)}, b0 ,...,bn ∈ R deux à deux distincts. On note : f : R −→ R, x −→ f (x) =

n  k=0

Montrer que f s’annule en au plus n réels. 64

ak ebk x .


Ă&#x2030;noncĂŠs des exercices

5.24 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;utilisation du thĂŠorème des accroissements finis Soient a â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, f : [0 ; a] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1 telle que f (0) = 0. Montrer : â&#x2C6;&#x192; c â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; a], f  (c) =

2 f (a) + a f  (a) . 3a

5.25 Un encadrement de sin x et de cos x entre des polynĂ´mes On note, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, Cn ,Sn : R+ â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R les applications dĂŠfinies, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; R+, par :  n  (â&#x2C6;&#x2019;1)k x 2k x 2n x2   =1â&#x2C6;&#x2019; + ¡ ¡ ¡ + (â&#x2C6;&#x2019;1)n  Cn (x) =   (2k)! 2! (2n)! k=0 n    (â&#x2C6;&#x2019;1)k x 2k+1 x 2n+1 x3   =xâ&#x2C6;&#x2019; + ¡ ¡ ¡ + (â&#x2C6;&#x2019;1)n .  Sn (x) = (2k + 1)! 3! (2n + 1)! k=0

Montrer :     â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R+ , (â&#x2C6;&#x2019;1)n+1 cos x â&#x2C6;&#x2019; Cn (x)  0 et (â&#x2C6;&#x2019;1)n+1 sin x â&#x2C6;&#x2019; Sn (x)  0. Par exemple, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; R+ : 1â&#x2C6;&#x2019;

x2 x4 x2  cos x  1 â&#x2C6;&#x2019; + 2 2 24

et

xâ&#x2C6;&#x2019;

x3  sin x  x. 3

5.26 Si un polynĂ´me P est scindĂŠ sur R, alors P  lâ&#x20AC;&#x2122;est aussi Soit P â&#x2C6;&#x2C6; R[X] tel que deg(P)  2. a) Montrer que, si les zĂŠros de P sont tous rĂŠels et simples, alors il en est de mĂŞme pour P  . b) Montrer que, si P est scindĂŠ sur R, alors P  est aussi scindĂŠ sur R.

5.27 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ Ă  une variable rĂŠelle



 sin x 3 Ď&#x20AC; , > cos x. Montrer : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; 2 x

5.28 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ Ă  plusieurs variables rĂŠelles Montrer, pour tout (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que 0 < x < y 

sin x Ď&#x20AC;x Ď&#x20AC; x < < . : y sin y 2y 2

Š Dunod. La photocopie non autorisÊe est un dÊlit.

5.29 Obtention dâ&#x20AC;&#x2122;une inĂŠgalitĂŠ Ă  une variable rĂŠelle par utilisation dâ&#x20AC;&#x2122;une convexitĂŠ Montrer : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, 2x + 2x  2x 3

2 +1

.

5.30 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;utilisation de la convexitĂŠ avec intervention de la dĂŠrivation Soit f : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R dĂŠrivable et convexe. Montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;application g : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; g(x) = f (x) â&#x2C6;&#x2019; x f  (x) est dĂŠcroissante.

5.31 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de convexitĂŠ Soient n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , a1 ,...,an â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ tels que

n 

ai = 1. Montrer :

i=1

n  (n 2 + 1)2 1 2 ai +  . ai n i=1 65


Chapitre 5 â&#x20AC;˘ DĂŠrivation

5.32 ThĂŠorème de Darboux Soient I un intervalle de R, f : I â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R dĂŠrivable sur I. Montrer que f  (I ) est un intervalle de R. Ă&#x20AC; cet effet, pour (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; I 2 tel que a < b et f  (a) < f  (b) et pour c â&#x2C6;&#x2C6; ] f  (a) ; f  (b)[ , on pourra considĂŠrer lâ&#x20AC;&#x2122;application g : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (x) â&#x2C6;&#x2019; cx.

Du mal Ă  dĂŠmarrer ? 5.1

Calculer f  (x) et ĂŠtudier le signe de f  (x).

5.17

5.2

Ă&#x2030;tudier les variations de P.

5.18

5.3

a) Utiliser la formule de Leibniz.

Ă&#x2030;tudier les variations de la fonction donnĂŠe par le premier membre de lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ. Simplifier un peu lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude en notant u = ln a, v = ln b. Pour u â&#x2C6;&#x2C6; R fixĂŠ, ĂŠtudier les variations dâ&#x20AC;&#x2122;une fonction de la variable v.

5.19

b) DĂŠcomposer en ĂŠlĂŠments simples. c) LinĂŠariser.

5.4

Montrer que f est dĂŠrivable en 0 par ĂŠtude du taux dâ&#x20AC;&#x2122;accroissement, et montrer que f  nâ&#x20AC;&#x2122;est pas continue en 0.

5.5

Ă&#x20AC; lâ&#x20AC;&#x2122;aide de lâ&#x20AC;&#x2122;indication dans  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ, obtenir  fournie â&#x2C6;&#x161;   DĂŠf ( f ) = [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 1] et f (x) = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 . Ă&#x2030;tudier le signe de â&#x2C6;&#x161; x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2. Pour x â&#x2C6;&#x2C6; R fixĂŠ, ĂŠtudier, lorsque y variable tend vers x, le taux dâ&#x20AC;&#x2122;accroissement de f entre x et y .

5.6 5.7

Ă&#x2030;tudier les variations de f : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 17 + 2x â&#x2C6;&#x2019; (x + 2)2 .

Calculer g(â&#x2C6;&#x2019;1), g(0), g(1) et utiliser le thĂŠorème de Rolle.

5.20

Comparer les taux dâ&#x20AC;&#x2122;accroissement de f entre a et b et entre a et x, pour x â&#x2C6;&#x2C6; ]b ; +â&#x2C6;&#x17E;[ variable.

5.21

Appliquer lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Jensen.

a) Remarquer que, si f (a) = 0, f est de signe fixe au voisinage de a.

5.22

b) et c) Ă&#x2030;tudier le taux dâ&#x20AC;&#x2122;accroissement de | f | entre a et x, pour x variable tendant vers a.

5.23 RĂŠcurrence sur n.

5.8

Appliquer le thĂŠorème de Rolle Ă  la fonction n  ak x k . f : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; k=1

5.9

Ă&#x20AC; lâ&#x20AC;&#x2122;aide du thĂŠorème des accroissements finis, remplacer f (a) par a f  (b) dans la fraction intervenant dans lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ.

Utiliser le thĂŠorème de Rolle appliquĂŠ Ă  la fonction auxiliaire g : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x Îť f (x).

5.25 RĂŠcurrence sur n, avec ĂŠtude de variations de fonctions.

ConsidĂŠrer lâ&#x20AC;&#x2122;application auxiliaire g : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (x) â&#x2C6;&#x2019; x et utiliser le thĂŠorème de Rolle de manière rĂŠpĂŠtĂŠe.

5.26 a) Utiliser le thÊorème de Rolle.

5.10 5.11

Utiliser le thÊorème de Rolle de manière rÊpÊtÊe.

5.12

Pour y fixĂŠ, dĂŠriver par rapport Ă  x.

Ă&#x2030;tudier les variations de la fonction intervenant dans lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ. 

5.14



Soit f convenant. DĂŠduire : â&#x2C6;&#x20AC; y â&#x2C6;&#x2C6; R, f f (y) = f (y), puis une ĂŠquation fonctionnelle plus simple que celle de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ et dĂŠriver par rapport Ă  y , pour x fixĂŠ.

5.15

Choisir un repère orthonormĂŠ adaptĂŠ Ă  la question, choisir un paramètre pour situer le ballon, et ĂŠtudier les variations dâ&#x20AC;&#x2122;une fonction dâ&#x20AC;&#x2122;une variable rĂŠelle.

5.16

b) Reprendre lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude du a) en tenant compte des ordres de multiplicitĂŠ des racines. sin 3 x â&#x2C6;&#x2019; x 3. cos x   sin t Ď&#x20AC; . Ă&#x2030;tudier les variations de f : t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sur 0 ; 2 t

5.27 Ă&#x2030;tudier les variations de x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

5.13

a) Mettre a x en facteur dans f (x).

b) Ă&#x2030;tudierla monotonie stricte de x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 4x â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; x x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; 8 â&#x2C6;&#x2019; 50 .

66

5.24

 â&#x2C6;&#x161; x 8 + 50 et de

5.28 5.29

Pour x â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, fixĂŠ, montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;application t

f : t â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 2x est convexe. Pour (x1 ,x2 ) â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[2 tel que x1 < x2 , comparer f  (x1 ), f  (x2 ) et le taux dâ&#x20AC;&#x2122;accroissement de f entre x1 et x2 .

1 2 5.31 Utiliser la convexitĂŠ de la fonction x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x + x sur ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ et lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Jensen.

5.30

5.32 Utiliser un point en lequel g atteint sa borne infĂŠrieure.


Corrigés des exercices

5.1

L’application f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ : a b ln (1 + bx) − ln (1 + ax) 1 + bx f  (x) = 1 + ax  2 ln (1 + bx) N (x) =  2 , (1 + ax)(1 + bx) ln (1 + bx)

De plus : P(−2) = −32 + 160 + 7 > 0 et P(2) = 32 − 160 + 7 < 0. On dresse le tableau des variations de P : x

–∞

P'(x)

–2 +

0

0

–∞

+ +∞

>0 P(x)

+∞

–2

<0

N : ]0 ; +∞[−→ R,

D’après le théorème des valeurs intermédiaires et la stricte monotonie de P par intervalles, on conclut que P admet exactement trois zéros réels.

x −→ N (x) = a(1 + bx) ln (1 + bx)−b(1 + ax) ln (1 + ax),

De plus, ces zéros a,b,c vérifient : a < −2 < b < 2 < c.

et l’étude du signe de f  (x) se ramène à l’étude du signe de N (x).

5.3 a) En notant u : x −→ x 2 − x + 2 et v : x −→ ex ,

en notant

L’application N est dérivable sur ]0 ; +∞[ et, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ :     N  (x) = ab ln (1 + bx) + ab − ba ln (1 + ax) + ba   = ab ln (1 + bx) − ln (1 + ax) > 0, donc N est strictement croissante sur ]0 ; +∞[. De plus : N (x) −→+ 0. x−→0

Il en résulte : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, N (x) > 0. On a donc : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f (x) > 0, et on conclut que f est strictement croissante.

5.2

L’application polynomiale P : R −→ R,

x −→ P(x) = x 5 − 80x + 7 est dérivable sur R et, pour tout x ∈ R : P  (x) = 5x 4 − 80 = 5(x 4 − 16) = 5(x 2 − 4)(x 2 + 4) = 5(x − 2)(x + 2)(x 2 + 4), d’où l’on déduit le signe de P  (x) selon la position de x par rapport à −2 et à 2.

on a f = uv. Ainsi, par produit, l’application f est de classe C ∞ sur R, et, d’après la formule de Leibniz, pour tout n ∈ N et tout x ∈R: n

 n f (n) (x) = u (k) (x)v (n−k) (x). k k=0 Mais, comme u est un polynôme de degré 2, on a u (k) = 0 pour tout k  3, d’où, si n  2 : 2

 n f (n) (x) = u (k) (x)v (n−k) (x). k k=0

De plus, v : x −→ ex a pour dérivée elle-même, d’où, si n2 :

n n n f (n) (x) = u(x) ex + u  (x) ex + u  (x) ex 0 1 2

n(n − 1) = (x 2 − x + 2) + n(2x − 1) + 2 ex 2   = x 2 + (2n − 1)x + (n 2 − 2n + 2) ex . Enfin, il est immédiat que cette dernière formule est aussi vraie pour n = 0 et pour n = 1. b) On factorise le dénominateur de f (x) : x 3 − x 2 − x + 1 = x 2 (x − 1) − (x − 1) = (x 2 − 1)(x − 1) = (x − 1)2 (x + 1). 67


Par décomposition en éléments simples dans R(X), il existe (a,b,c) ∈ R3 tel que : 1 b a c + = + . (X − 1)2 (X + 1) (X − 1)2 X−1 X+1 En multipliant par par (X − 1)2 puis en remplaçant X par 1, 1 on obtient : a = . 2 En multipliant par X + 1 puis en remplaçant X par −1,on ob1 tient : c = . 4 En multipliant par X puis en faisant tendre X vers l’infini, 1 on a : b + c = 0, d’où b = −c = − . 4 Ainsi, on obtient la décomposition en éléments simples de f (x) :

Ou encore, en séparant en cas selon la parité de n, pour tout p ∈ N et tout x ∈ R :  1 1  (2 p)  (x) = (−1) p sin x + (−1) p 32 p sin 3x f 4 4    f (2 p+1) (x) = 1 (−1) p cos x + 1 (−1) p 32 p+1 cos 3x. 4 4

5.4 1) D'une part, f est continue en tout point de R∗ par les théorèmes généraux.

1 1 1 1 1 1 − + , ∀ x ∈ ] − 1 ; 1[, f (x) = 2 2 (x − 1) 4 x −1 4 x +1

D'autre part : | f (x)|  x 2 −−−→ 0 = f (0) ,

que l’on peut d’ailleurs contrôler par réduction au même dénominateur.

Ainsi, f est continue sur R.

Notons u,v,w : ] − 1 ; 1[−→ R les applications définies, pour tout x ∈ ] − 1 ; 1[, par :

2) D'après les théorèmes généraux, f est dérivable en tout point de R∗ et :

u(x) =

1 1 1 . , v(x) = , w(x) = x +1 x −1 (x − 1)2

Ces applications u,v,w sont de classe C ∞ sur ] − 1 ; 1[ et w = −v  . On a, par une récurrence immédiate, pour tout n ∈ N et tout x ∈ ] − 1 ; 1[ : u (n) (x) =

(−1)n n! (−1)n n! , v (n) (x) = , n+1 (x + 1) (x − 1)n+1

w(n) (x) = −v (n+1) (x) =

(−1)n (n + 1)! . (x − 1)n+2

On conclut : f (n) (x) = =

1 (n) 1 1 w (x) − v (n) (x) + u (n) (x) 2 4 4 1 (−1)n (n + 1)! 1 (−1)n n! 1 (−1)n n! − + . 2 (x − 1)n+2 4 (x − 1)n+1 4 (x + 1)n+1

c) Par linéarisation, on a, pour tout x ∈ R : 1 f (x) = cos 2 x sin x = (1 + cos 2x) sin x 2

68

Il en résulte, par addition, que f est de classe C ∞ sur R et que, pour tout n ∈ N et tout x ∈ R :

1 n 1 π π (n) + 3 sin 3x + n , f (x) = sin x + n 4 2 4 2

=

1 1 sin x + cos 2x sin x 2 2

=

1 1 sin x + ( sin 3x − sin x) 2 4

=

1 1 sin x + sin 3x. 4 4

x→0

donc f est continue en 0.

∀x ∈ R∗ ,

f  (x) = 2x sin

1 1 − cos . x x

f (x) − f (0) 1 = x sin −−−→ 0 , x x x→0 donc f est dérivable en 0, et f  (0) = 0 . D'autre part :

Ainsi, f est dérivable sur R et :  1 1 f  (x) = 2x sin x − cos x 0

si x = / 0 si x = 0.

3) D'après les théorèmes généraux et le résultat précédent, f  est continue en tout point de R∗ . D'autre part, puisque 1 1 2x sin −−−→ 0 et que cos n'a pas de limite en 0, f  n'a pas x x→0 x de limite en 0, et donc f  n'est pas continue en 0. Ainsi, f  est continue en tout point de R∗ , et discontinue en 0.

5.5 1) Existence et expression de f • On a, pour tout x ∈ [−1 ; 1] : 2    x − 1 − x 2 = x 2 − 2x 1 − x 2 + (1 − x 2 )  = 1 − 2x 1 − x 2 , donc :

     f (x) = x − 1 − x 2 .

D’autre part, si x ∈ R − [−1 ; 1], alors donc f (x) n’existe pas.

√ 1 − x 2 n’existe pas,


Ainsi : DĂŠf ( f ) = [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 1] et :

  â&#x2C6;&#x161;   â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 1], f (x) = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 .

â&#x20AC;˘ Pour supprimer lâ&#x20AC;&#x2122;intervention de la valeur absolue, ĂŠtudions â&#x2C6;&#x161; le signe de x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 . Soit x â&#x2C6;&#x2C6; [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 1]. â&#x2C6;&#x2014; Si x â&#x2C6;&#x2C6; [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 0], alors x â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; f (x) = 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 â&#x2C6;&#x2019; x.

donc f nâ&#x20AC;&#x2122;est pas dĂŠrivable en 1, mais la reprĂŠsentation graphique C de f admet en (1,1) une demi-tangente parallèle Ă  y  y. De mĂŞme, f nâ&#x20AC;&#x2122;est pas dĂŠrivable en â&#x2C6;&#x2019;1 et C admet en (â&#x2C6;&#x2019;1,1) une demi-tangente parallèle Ă  y  y. On a :

â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2  0, donc

1 â&#x2C6;&#x161; 2

f  (x)

â&#x2C6;&#x2019; 1 = â&#x2C6;&#x2019;2 , â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;  1 â&#x2C6;&#x161;1 1â&#x2C6;&#x2019; 2 2 1 â&#x2C6;&#x161; 2 f  (x) + 1 = 2, â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;   + 1 1 xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x2019; 2 2 xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

â&#x2C6;&#x2014; Si x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1], on a :   x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2  0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x  1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x 2  1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 2x 2  1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x  â&#x2C6;&#x161; . 2 On conclut Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;expression de f, par sĂŠparation en cas :  1  2  si â&#x2C6;&#x2019; 1  x  â&#x2C6;&#x161;  1â&#x2C6;&#x2019;x â&#x2C6;&#x2019;x 2 f (x) =  1   2 x â&#x2C6;&#x2019; 1â&#x2C6;&#x2019;x si â&#x2C6;&#x161;  x  1. 2

1 donc, dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème limite de la dĂŠrivĂŠe, f admet en â&#x2C6;&#x161; 2 une dĂŠrivĂŠe Ă  gauche ĂŠgale Ă  â&#x2C6;&#x2019;2 et une dĂŠrivĂŠe Ă  droite ĂŠgale 1 Ă  2, donc f nâ&#x20AC;&#x2122;est pas dĂŠrivable en â&#x2C6;&#x161; . La reprĂŠsentation gra2 phique C de f admet en ce point deux demi-tangentes. On dresse le tableau des variations de f :

2) ContinuitĂŠ Dâ&#x20AC;&#x2122;après la formule donnant f dans lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ, et par thĂŠorèmes gĂŠnĂŠraux, f est continue sur [â&#x2C6;&#x2019;1 ; 1]. 3) DĂŠrivabilitĂŠ, dĂŠrivĂŠe Dâ&#x20AC;&#x2122;après les formules obtenues ci-dessus, f est de classe C 1 sur     1 1 â&#x2C6;&#x2019; 1 ; â&#x2C6;&#x161; et sur â&#x2C6;&#x161; ; 1 et : 2 2    x 1   , f  (x) = â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; â&#x2C6;&#x2019; 1 ; â&#x2C6;&#x161;   1 â&#x2C6;&#x2019; x2 2    x 1    â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; â&#x2C6;&#x161; ; 1 , f  (x) = â&#x2C6;&#x161; + 1 > 0. 1 â&#x2C6;&#x2019; x2 2

x

â&#x20AC;&#x201C;

â&#x20AC;&#x201C;1

f'(x)

+â&#x2C6;&#x17E;

+

1 â&#x2C6;&#x161;2 0

0 â&#x20AC;&#x201C;

â&#x20AC;&#x201C;1

1 1

0 y

â&#x2C6;&#x161;2

 1 â&#x2C6;&#x2019; 1; â&#x2C6;&#x161; : 2  â&#x2C6;&#x2019; 1 > 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x + 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 < 0 

++â&#x2C6;&#x17E; 1



 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 < â&#x2C6;&#x2019;x â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

â&#x20AC;&#x201C; â&#x20AC;&#x201C;2 2

1

â&#x2C6;&#x161;2

f(x)

1

On dĂŠtermine le signe de f  (x) pour x â&#x2C6;&#x2C6; x f  (x) > 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x2019; x2

1 â&#x2C6;&#x161;2

y = f(x)

x 0

1 â&#x2C6;&#x2019; x2 < x2    x  0 1 . â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2C6; â&#x2C6;&#x2019; 1 ; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; 1  x2 > 2 2   1 Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, pour x â&#x2C6;&#x2C6; â&#x2C6;&#x161; ; 1 : 2 â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; f (x) â&#x2C6;&#x2019; f (1) 1 â&#x2C6;&#x2019; x2 x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x2 â&#x2C6;&#x2019; 1 = =1+ x â&#x2C6;&#x2019;1 x â&#x2C6;&#x2019;1 1â&#x2C6;&#x2019;x â&#x2C6;&#x161; 1+x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; +â&#x2C6;&#x17E;, =1+ â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x2019; x xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1â&#x2C6;&#x2019;

â&#x20AC;&#x201C;1

â&#x20AC;&#x201C;

1

â&#x2C6;&#x161;2

O

1

â&#x2C6;&#x161;2

1

x

Remarque : C est formĂŠe de morceaux dâ&#x20AC;&#x2122;ellipses. En effet :    y = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2      â&#x2021;&#x2019; y = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 ou y = â&#x2C6;&#x2019;x + 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2     â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2019; y = 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 ou x + y = 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 69


⇒



(x − y)2 = 1 − x 2 ou (x + y)2 = 1 − x 2



  ⇐⇒ 2x 2 − 2x y + y 2 = 1 ou 2x 2 + 2x y + y 2 = 1 .

5.6

5.10 Considérons l’application g : [−1 ; 1] −→ R, x −→ g(x) = f (x) − x. On a : g(−1) = g(0) = g(1) = 0. Puisque g est continue sur [−1 ; 0] et sur [0 ; 1] , dérivable sur ] − 1 ; 0[ et sur ]0 ; 1[ et que g(−1) = g(0) et g(0) = g(1), d’après le théorème de Rolle, il existe u ∈ ] − 1 ; 0[ et v ∈ ]0 ; 1[ tels que : g  (u) = 0 et g  (v) = 0.

Soit x ∈ R. On a, pour tout y ∈ R − {x} :      f (y) − f (x)     |x − y| 12  ln |x − y| −→ 0,   y−→x y−x

par prépondérance de la puissance sur le logarithme.

Puisque g  est continue sur [u ; v], dérivable sur ]u ; v[ et que g  (u) = g  (v), d’après le théorème de Rolle, il existe c ∈ ]u ; v[ ⊂ ]0 ; 1[ tel que g  (c) = 0.

Ceci montre que f est dérivable en x et que f  (x) = 0.

Mais, pour tout x ∈ ] − 1 ; 1[ :

Puisque f est dérivable sur l’intervalle R et que f  = 0, on conclut que f est constante.

g(x) = f (x) − x,

g  (x) = f  (x).

∃ c ∈ ] − 1 ; 1[, f  (c) = 0.

On conclut :

5.7

g  (x) = f  (x) − 1,

On a : g(−1) = 1 + f (−1) = 1 ,

5.11 Puisque f est continue sur [a ; b], dérivable sur ]a ; b[ et

g(0) = f (0) = 0 ,

que f (a) = f (b) (= 0), d’après le théorème de Rolle, il existe d ∈ ]a ; b[ tel que f  (d) = 0.

g(1) = 3 + f (1) = 3. Puisque g est continue sur l’intervalle [0 ; 1] et que g(0) = 0 et g(1) = 3, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe a ∈ ]0 ; 1[ tel que g(a) = 1.

Puisque f  est continue sur [a ; d], dérivable sur ]a ; d[ et que f  (a) = f  (d) (= 0), d’après le théorème de Rolle, il existe c ∈ ]a ; d[ ⊂ ]a ; b[ tel que : f  (c) = 0.

Comme g est continue sur [−1 ; a], dérivable sur ] − 1 ; a[ et que g(−1) = g(a) (= 1), d’après le théorème de Rolle, il existe c ∈ ] − 1 ; a[ ⊂ ] − 1 ; 1[ tel que g (c) = 0.

5.12 1) Soit f convenant. En dérivant par rapport à x, on dé-

n  ak x k L’application f : [0 ; 1] −→ R, x −→ f (x) =

2) Réciproquement, pour tout (a,b) de R2 , l'application f : R −→ R est dérivable et satisfait

5.8

k=1

sur [0 ; 1] , dérivable sur ]0 ; 1[ et n  ak = 0. D’après le théorème de Rolle, f (0) = 0, f (1) =

est

continue

k=1

il existe donc c ∈ ]0 ; 1[ tel que f  (c) = 0, c’est-à-dire que n  kak x k−1 = 0 admet au moins une solution l’équation

duit : ∀(x,y) ∈ R2, f  (x + y) = f  (x), et donc f  est constante. Il existe donc (a,b) ∈ R2 tel que : ∀x ∈ R , f (x) = ax + b.

x −→ ax + b

∀(x,y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y) , si et seulement si b = 0 . Finalement, l'ensemble des solutions est {R −→ R ; a ∈ R} . x −→ ax

k=1

5.13 1ère méthode : utilisation des variations d’une fonction

dans ]0 ; 1[.

Notons f : R −→ R l’application définie, pour tout x ∈ R, par :

5.9

Considérons

l’application

g : [a ; b] −→ R ,

x −→ g(x) = x λ f (x). L’application g est continue sur [a ; b], dérivable sur ]a ; b[ et g(a) = g(b) = 0. D’après le théorème de Rolle, il existe donc c ∈ ]a ; b[ tel que g  (c) = 0. On a, pour tout x ∈ ]a ; b[ : 

g (x) = λx

λ−1



f (x) + x f (x) = x λ

λ−1

  λ f (x) + x f  (x) .

D’où : λ f (c) + c f  (c) = 0, c’est-à-dire : f  (c) = −λ 70

f (c) . c

f (x) = =

  (x − 1)2 + 9 + (x − 8)2 + 16 

x 2 − 2x + 10 +



x 2 − 16x + 80.

L’application f est de classe C ∞ sur R et on a, pour tout x ∈ R : 2x − 2 2x − 16 f  (x) = √ + √ 2 x 2 − 2x + 10 2 x 2 − 16x + 80 = √

x −1 x2

− 2x + 10

+√

x −8 x2

− 16x + 80

,


f  (x) = √

1

On conclut :

x 2 − 2x + 10

1 3 (x 2 − 2x + 10)− 2 (2x − 2) + (x − 1) − 2 1

+√

x 2 − 16x + 80

1 3 (x 2 − 16x + 80)− 2 (2x − 16) + (x − 8) − 2

=

x 2 − 2x + 10 − (x − 1)2 (x 2 − 2x + 10)3/2

Inf f (x) = f (4) =

x∈R

  √ 32 + 9 + 42 + 16 = 7 2.

2ème méthode : intervention de la géométrie La question revient, dans R2 usuel, à la recherche de Inf (AM + B M) , où A(1,3) , B(8,−4) , M(x,0) .

x∈ R

y A

3

x 2 − 16x + 80 − (x − 8)2 (x 2 − 16x + 80)3/2

+

9 16 = 2 + 2 > 0. (x − 2x + 10)3/2 (x − 16x + 80)3/2

O

M

4

8

x

1

x

Il en résulte que f  est strictement croissante sur R. De plus, f  est continue sur l’intervalle R et : f  (x) −→ −2 < 0 et f  (x) −→ 2 > 0. x−→−∞

x−→+∞

D’après le théorème de la bijection monotone, f  s’annule en un réel et un seul. On a, pour tout x ∈ R : f  (x) = 0 ⇐⇒ √

B

–4

x −1

= √

x 2 − 2x + 10

8−x x 2 − 16x + 80

Il est alors clair, par l’inégalité triangulaire, que la borne inférieure cherchée existe et qu’elle est égale à AB, lorsque √ M ∈ [AB], c’est-à-dire pour x = 4. Et : AB = 7 2.

5.14 1) Soit f convenant.

⇒ (x − 1)2 (x 2 − 16x + 80) = (8 − x)2 (x 2 − 2x + 10)     ⇐⇒ (x − 1)2 (x − 8)2 + 16 = (x − 8)2 (x − 1)2 + 9

• En remplaçant x par 0, on obtient :

⇐⇒ 16(x − 1)2 = 9(x − 8)2

puis, en reportant dans l’énoncé :

⇐⇒ 4(x − 1) = 3(x − 8) ou 4(x − 1) = −3(x − 8) ⇐⇒ x = −20 ou x = 4. Pour x = −20 , les deux membres de l’équation du départ de / 0. ce calcul sont de signes stricts contraires, donc f  (−20) = Et : −4

1 1 +√ = √ − √ = 0. f  (4) = √ 2 2 3 +9 4 + 16 2 2 3

On en déduit le tableau des variations de f : x

–∞

f '' (x) f ' (x) f(x)

+∞

4

0

∀ (x,y) ∈ R2 , f (x 4 + y) = x 3 f (x) + f (y). • Puisque f est dérivable, on a alors, en dérivant par rapport à y, pour x fixé : ∀ (x,y) ∈ R2 , f (x 4 + y) = f  (y). Déduisons-en que f  est constante. En remplaçant y par 0, on a : ∀ x ∈ R, f  (x 4 ) = f  (0), donc : ∀ t ∈ R+ , f  (t) = f  (0), et, en remplaçant y par −x 4 , on obtient : ∀ x ∈ R, f  (0) = f  (−x 4 ), donc : ∀ t ∈ R− ,

+ –

  ∀ y ∈ R, f (y) = f f (y) ,

+

f  (0) = f  (t).

Il en résulte que f  est constante. • Il existe donc (a,b) ∈ R2 tel que : ∀ x ∈ R, f (x) = ax + b. 2) Réciproquement, soient (a,b) ∈ R2 et f : R −→ R , x −→ f (x) = ax + b. 71


On a :

 ∀ (x,y) ∈ R , f (x + y) = x f (x) + f f (y) 2

4

3



⇐⇒ ∀ (x,y) ∈ R2 ,

P(u) = 2(a 2 + u)(b2 + u) − (ab + u)(a 2 + b2 + 2u) = (a 2 + b2 − 2ab)u + ab(2ab − a 2 − b2 )

a(x + y) + b = x (ax + b) + a(ay + b) + b 4

3

⇐⇒ ∀ (x,y) ∈ R2 , (a − a 2 )y − bx 3 − ab = 0  a − a2 = 0   a = 0 a = 1

 ⇐⇒ b = 0 ⇐⇒ ou .   b=0 b=0  ab = 0 On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation proposée est {0, IdR }, c’est-à-dire qu’il y a deux solutions et deux seulement, qui sont l’application nulle et l’identité.

5.15

où :

= (a − b)2 (u − ab). On en déduit le tableau des variations de f :

f'(u)

+∞

ab

0

u

0

+

f(u)

Ainsi, f atteint sa borne inférieure en u = ab, donc  √ −→ −→ 2 cos ( AM, B M) atteint sa borne inférieure en t = ab.  π , on Comme l’application cos 2 est décroissante sur 0 ; √ 2 conclut que l’angle AM B est maximal pour t = ab.

y M(0, t)

5.16 a) Le calcul du signe de f  (x) ne semble pas commode. On a : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f (x) = a x O

A(a, 0)

B(b, 0) x

On peut choisir un repère orthonormé (O ; i, j) de façon que les poteaux correspondent aux points A(a,0), B(b,0), où 0 < a < b , et le point cherché M est sur l’axe Oy, M(0,t), t > 0.

Comme a > 1, l’application x −→ a x est strictement crois x b b −1 sante et > 0. Comme > 1, l’application x −→ a a est strictement croissante et > 0. D’après le cours, par produit, f est donc strictement croissante.

On a :

b) On a, pour tout x < 0 :



−→ −→ ( AM · B M)2 −→ −→ 2 cos ( AM, B M) = −→ −→ || AM||2 || B M||2

2 −a −b · t t = 

 

  −a 2  −b 2       t   t =

(ab + t 2 )2 . (a 2 + t 2 )(b2 + t 2 )

Notons : (ab + u)2

→ f (u) = 2 . f : [0 ; +∞[−→ R , u − (a + u)(b2 + u) L’application f est dérivable sur [0 ; +∞[ et, pour tout u ∈ [0 ; +∞[ : f  (u) =

2(ab+u)(a 2 +u)(b2 +u) − (ab+u)2 (b2 +u +a 2 + u) (a 2 + u)2 (b2 + u)2

ab + u = 2 P(u), (a + u)2 (b2 + u)2

72

x

b −1 . a

  √ x √ x 8 + 50 > 0, 8 − 50 > 1, 4x < 1, √ car 0 < 8 − 50 < 1 et donc x n’est pas solution de l’équation proposée. On peut donc supposer x  0. Notons u,v : [0 ; +∞[−→ R les applications définies, pour tout x ∈ [0 ; +∞[, par :  √ x u(x) = 4 − 8 + 50 x

et

 √ x v(x) = − 8 − 50 .

  √ √ On a : 8 + 50  3,882 . . . donc 1 < 8 + 50 < 4. D’après a), il en résulte que u est strictement croissante.  √ D’autre part, comme 0 < 8 − 50 < 1, v est strictement croissante.  √ x  √ x 8 + 50 + 8 − 50 Donc ϕ = u + v : x −→ 4x − est strictement croissante. Il en résulte que l’équation proposée, équivalente à ϕ(x) = 0, admet au plus une solution.


D’autre part, on remarque : √ √ ϕ(2) = 42 − (8 + 50 + 8 − 50) = 0. On conclut que l’équation proposée admet une solution et une seule, qui est x = 2. L’application f : [0 ; +∞[−→ R,

5.17

x −→ f (x) = 17 + 2x − (x + 2)2 = 2x − x 2 − 4x + 13

1 , alors 2x − 1  0 et 2x + 1  0, donc f  (x)  0. 2 1 Supposons x  . Alors : 2 1 − 2x 2x + 1  f  (x)  0 ⇐⇒  (x + 1)2 + x 2 x 2 + (x − 1)2   ⇐⇒ (2x + 1)2 x 2 + (x − 1)2 1−2x 0    (1 − 2x)2 (x + 1)2 + x 2 Si x 

⇐⇒ (4x 2 + 4x + 1)(2x 2 − 2x + 1)

est de classe C ∞ sur [0 ; +∞[ et, pour tout x ∈ [0 ; +∞[ : f  (x) = ( ln 2)2x − 2x − 4, On a : f  (x) = 0 ⇐⇒ 2x = ⇐⇒ x =

 (4x 2 − 4x + 1)(2x 2 + 2x + 1)    2 ⇐⇒ (4x + 1) + 4x (2x 2 + 1) − 2x     (4x 2 + 1) − 4x (2x 2 + 1) + 2x

f  (x) = ( ln 2)2 2x − 2.

2 2 ⇐⇒ x ln 2 = ln ( ln 2)2 ( ln 2)2

⇐⇒ −2 · 2x(4x 2 + 1) + 2 · 4x(2x 2 + 1)  0   ⇐⇒ x 2(2x 2 + 1) − (4x 2 + 1)  0

ln 2 − 2 ln ln 2 . ln 2

⇐⇒ x  0.

ln 2 − 2 ln ln 2  2,057 . . . . Notons α = ln 2 On a : f  (0) = ln 2 − 4 < 0 et f  (x) −→ +∞.

On en déduit le tableau des variations de f : –∞

x

x−→+∞

f ' (x)

Dressons le tableau des variations de f : β α 0 x f '' (x)

– <0

f ' (x)

0

+

f(x)

+

2 Comme f (0) = 2, on conclut : ∀ x ∈ R, f (x)  2, ce qui est l’inégalité voulue.

f(x)

5.19 1) Inégalité

D’après le théorème des valeurs intermédiaires et la stricte monotonie sur [α ; +∞[, il existe β ∈ ]α ; +∞[ unique tel que f  (β) = 0. On en déduit que f admet au plus deux zéros réels. On remarque : f (3) = 2 − 3 − 4 · 3 + 13 = 0 3

2

f (5) = 25 − 52 − 4 · 5 + 13 = 0,

En notant u = ln a, v = ln b, l’inégalité, notée (1), de l’énoncé se re-écrit :

L’application f est de classe C 1 sur R et, pour tout x ∈ R : 2x + 2(x − 1) 2(x + 1) + 2x +  f  (x) =  2 x 2 + (x − 1)2 2 (x + 1)2 + x 2 = 

2x − 1 x2

+ (x −

1)2

2x + 1 + . (x + 1)2 + x 2

u+v

Soit u ∈ R fixé. Considérons l’application v

u

u+v

f : R −→ R , v −→ f (v) = αe α + βe β − (α + β)e α+β . L’application f est dérivable sur R et, pour tout v ∈ R : v

u+v

f  (v) = e β − e α+β . On a donc :

Notons f : R −→ R,   x −→ f (x) = x 2 + (x − 1)2 + (x + 1)2 + x 2 .

v

u

(1) ⇐⇒ αe α + βe β  (α + β)e α+β .

et on conclut que l’ensemble des solutions de l’équation proposée est {3, 5}.

5.18

+

0

+∞ <0

et

+∞

+∞

+

0

1 2

0

f  (v) > 0 ⇐⇒

v u+v > ⇐⇒ αv > βu. β α+β

On en déduit le tableau des variations de f : v f ' (v)

βu α

–∞ –

0

+∞ +

f(v)

73


De plus :

On conclut : ∀ v ∈ R, f (v)  0, d’où l’inégalité demandée.

b) Puisque f est convexe, on a, d’après l’inégalité de Jensen 1 appliquée aux coefficients λ1 = . . . = λn = , qui sont tous n  0 et de somme 1 :

  n n 1 1 (1) f xk  f (xk ). n n k=1 k=1

2) Étude du cas d’égalité

Et :

f

βu α

u

u

βu α α+β

u

u

u

u+

= αe α + βe α − (α + β)e

= αe α + βe α − (α + β)e α = 0.

(1) ⇐⇒ − ln

D’après le tableau précédent, il y a égalité dans l’inégalité (1) βu . Et : si et seulement si v = α

k=1

⇐⇒ ln

β βu ⇐⇒ ln b = ln a v= α α

Ainsi, il y a égalité dans (1) si et seulement si bα = a β . 3) Exemple En prenant α = 2, β = 3, on obtient : 1

∀ (a,b) ∈ ]0 ; +∞[2 , 2a 2 + 3b 3  5(ab) 5 .

5.20

y y = f(x)

−

 ln

n 1 ln xk n k=1

 n

n1 xk

k=1



n n n  1 xk , xk  n k=1 k=1

par croissance de l’exponentielle, et on conclut à l’inégalité demandée.

5.22 a) • Si f (a) > 0, alors, comme f est continue en a

(car f est dérivable en a ), il existe η > 0 tel que : ∀ x ∈ [a − η ; a + η] , f (x)  0. On a alors : ∀ x ∈ [a − η ; a + η] , | f |(x) = f (x), c’est-à-dire que | f | coïncide avec f au voisinage de a. Puisque f est dérivable en a, | f | l’est alors aussi, et | f | (a) = f  (a).

f(b)

f(a)

On peut regrouper ces deux résultats en utilisant la fonction signe :   | f | (a) = sgn f (a) f  (a). a

b

x

Soit x ∈ ]b ; +∞[. Puisque f est convexe, par croissance des pentes, on a : f (b) − f (a) f (x) − f (a)  , x −a b−a d’où : f (x)  Comme

f (b) − f (a) (x − a) + f (a). b−a

f (b) − f (a) > 0, on a : b−a f (b) − f (a) (x − a) + f (a) −→ +∞, x−→+∞ b−a

b) Supposons f  (a) > 0, le cas f  (a) < 0 étant analogue, ou si l’on préfère, s’y ramenant en remplaçant f par − f. Comme

∀ x ∈ [a − η ; a + η],  d’où, puisque f (a) = 0 :

il existe η > 0 tel

f (x) − f (a)  0, x −a

∀ x ∈ [a − η ; a], f (x)  0 ∀ x ∈ [a ; a + η], f (x)  0.

Autrement dit, | f | coïncide avec − f au voisinage à gauche de a et | f | coïncide avec f au voisinage à droite de a. On a alors : | f |(x) − | f |(a) −→ − f  (a) x−→a − x −a

x−→+∞

a) L’application f est deux fois dérivable sur ]0 ; +∞[ 1 et : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f  (x) = 2 > 0, donc f est convexe. x

f (x) − f (a) −→ f  (a) > 0, x−→a x −a

que :

et donc, par minoration : f (x) −→ +∞.

74

1 xk n

• Si f (a) < 0, de même, comme | f | coïncide avec − f au voisinage de a, on conclut que | f | est dérivable en a et que | f | (a) = − f  (a).

O

5.21

1 xk n

1

⇒

⇐⇒ bα = a β .

1

 n k=1

⇐⇒ α ln b = β ln a

1

 n

et | f |(x) − | f |(a) −→ f  (a), x−→a + x −a


y

y

y

f(a)

O

a

x

O

a

y = f(x)

donc | f | est dérivable à gauche en a, dérivable à droite en a, / − f  (a), puisque f  (a) = / 0. et non dérivable en a car f  (a) = c) On a, pour x ∈ R − {a}, en utilisant l’inégalité triangulaire renversée :        | f |(x) − | f |(a)  | f (x)| − | f (a)|  =   x −a |x − a|   | f (x) − f (a)|  f (x) − f (a)   = −→ | f  (a)| = 0,  x−→a |x − a| x −a | f |(x) − | f |(a) −→ 0, et on conclut que | f | est donc x−→a x −a  dérivable en a et que | f | (a) = 0.

5.23

Effectuons une récurrence sur n.

• Pour n = 0, f : R −→ R, x −→ a0 eb0 x ne s’annule en / 0, donc la propriété est vraie pour aucun point, car a0 = n = 0. • Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N. Soient (a0 ,. . . ,an+1 ) ∈ Rn+2 − {(0,. . . ,0)}, b0 ,. . . ,bn+1 ∈ R deux à deux distincts. n+1  ak ebk x . Notons f : R −→ R, x −→ f (x) = k=0

Considérons l’application g : R −→ R, x −→ g(x) = e−bn+1 x f (x) =

n+1 

ak e(bk −bn+1 )x .

k=0

On a, en isolant le terme d’indice n + 1 : n  ∀ x ∈ R, g(x) = ak e(bk −bn+1 )x + an+1 . k=0

L’application g est dérivable sur R et : n  ak (bk − bn+1 )e(bk −bn+1 )x . ∀ x ∈ R, g  (x) = k=0

O

x

a

x

y = |f|(x)

/ 0 et Si (a0 ,. . . ,an ) = (0,. . . ,0), alors an+1 = f : x −→ an+1 ebn+1 x ne s’annule en aucun point, donc s’annule en au plus n + 1 points. / (0,. . . ,0). Supposons donc (a0 ,. . . ,an ) = Alors, comme b0 ,. . . ,bn+1 sont deux à deux distincts, les réels ak (bk − bn+1 ), pour 0  k  n, sont non tous nuls, et les réels bk − bn+1 , pour 0  k  n, sont deux à deux distincts. On peut donc appliquer l’hypothèse de récurrence aux familles   ak (bk − bn+1 ) 0k n et (bk − bn+1 )0k n à la place de (ak )0k n et (bk )0k n respectivement, ce qui montre que g  admet au plus n zéros dans R.

D’après le théorème de Rolle, appliqué à g, il en résulte que g admet au plus n + 1 zéros dans R, et finalement, f admet au plus n + 1 zéros dans R. On a ainsi établi le résultat demandé, par récurrence sur n.

5.24 Puisque f est continue sur [0 ; a] et dérivable sur ]0 ; a[,

d’après le théorème des accroissements finis, il existe b ∈ ]0 ; a[ tel que : f (a) − f (0) = a f  (b), c’est-à-dire, puisque f (0) = 0 : f (a) = a f  (b). On a alors : 2 f (a) + a f  (a) 1 2a f  (b) + a f  (a) 2 = = f  (b) + f  (a). 3a 3a 3 3 1 2 1 ∈ [0 ; 1] et que = 1 − , le réel 3 3 3 1 2  f (b) + f  (a) est entre f  (a) et f  (b). Enfin, puisque f  3 3 est continue sur l’intervalle [b ; a], d’après le théorème des valeurs intermédiaires, f  atteint toute valeur entre f  (b) et f  (a) , 2 1 donc en particulier, f  atteint f  (b) + f  (a). 3 3 Ainsi, il existe c ∈ [b ; a] ⊂ ]0 ; a] tel que : Comme

f  (c) =

2  1 2 f (a) + a f  (a) f (b) + f  (a) = . 3 3 3a 75


5.25 Notons, pour tout n ∈ N, ϕn ,ψn : R+ −→ R les appli- 5.26 a) Par hypothèse, il existe n ∈ N − {0,1}, λ ∈ R∗ , cations définies, pour tout x ∈ R+ , par :   ϕn (x) = (−1)n+1 cos x − Cn (x)

(x1 ,. . . ,xn ) ∈ Rn tels que : x1 < . . . < xn

et

P=λ

k=1

et



 sin x − Sn (x) .

Montrons, par récurrence sur n : ∀ n ∈ N, ϕn  0 et ψn  0.

Pour tout k de {1,. . . ,n − 1}, P est continu sur [xk ; xk+1 ], dérivable sur ]xk ; xk+1 [, et P(xk ) = P(xk+1 ) = 0, donc (théorème de Rolle) il existe yk ∈]xk ; xk+1 [ tel que P  (yk ) = 0.

• Pour n = 0, on tombe sur des inégalités connues :  ϕ0 (x) = −( cos x − 1) = 1 − cos x  0 ∀ x ∈ R+ , ψ0 (x) = −( sin x − x) = x − sin x  0.

Puisque x1 < y1 < x2 < . . . < yn−1 < xn , y1 ,. . . ,yn−1 sont deux à deux distincts. Comme P  est de degré n − 1, il en résulte que les zéros de P  sont tous réels et simples (ce sont y1 ,. . . ,yn−1 ) .

• Supposons, pour un n ∈ N : ϕn  0 et ψn  0.

b) Par hypothèse, il existe N ∈ N∗, λ ∈ R∗ , (x1 ,. . . ,x N ) ∈ R N , (α1 ,. . . ,α N ) ∈ (N∗ ) N tels que :

ψn (x) = (−1)

n+1

On remarque :   Cn+1 = −Sn et Sn+1 = Cn+1 .

x1 < . . . < x N

et

P=λ

 Cn+1 (x) =

=

Comme en a), il existe y1 ,. . . ,y N −1 ∈ R tels que :   ∀k ∈ {1,. . . ,N − 1}, yk ∈]xk ; xk+1 [ et P  (yk ) = 0 .

n+1  (−1)k 2kx 2k−1

(2k)!

k=1

D'autre part, pour tout k de {1,. . . ,N } tel que αk  2, xk est zéro de P  d'ordre αk − 1.

n+1  (−1)k x 2k−1 k=1

=

p=k−1

 Sn+1 (x) =

(2k − 1)! n  (−1) p+1 x 2 p+1 p=0

=

(2 p + 1)!

= −Sn (x)

n+1  (−1)k (2k + 1)x 2k k=0 n+1  k=0

N  (X − xk )αk . k=1

En effet, pour tout x ∈ R+ :

(2k + 1)! (−1) x (2k)!

k 2k

= Cn+1 (x).

On a donc, pour tout x ∈ R+ :    ϕn+1 (x) = (−1)n+2 − sin x − Cn+1 (x)   = (−1)n − sin x + Sn (x)   = (−1)n+1 sin x − Sn (x) = ψn (x)    ψn+1 (x) = (−1)n+2 cos x − Sn+1 (x)   = (−1)n+2 cos x − Cn+1 (x) = ϕn+1 (x). Comme ϕn+1 = ψn  0, ϕn+1 est croissante. De plus, ϕn+1 (0) = 0, donc ϕn+1  0. Alors, ψn+1 = ϕn+1  0, donc ψn+1 est croissante. De plus, ψn+1 (0) = 0, donc ψn+1  0. Ceci montre que la propriété est vraie pour n + 1. Finalement, la propriété est vraie pour tout n ∈ N, par récurrence sur n. 76

n  (X − xk ).

On met ainsi en évidence des zéros de P  , deux à deux distincts :    y1 ,. . . ,y N −1 , x1 (d’ordre α1 − 1),. . . ,x N (d’ordre α N ��� 1)  avec une convention évidente si αk = 1. Comme (N − 1) +

 N N  (αk − 1) = αk − 1 k=1

k=1

= deg(P) − 1 = deg(P  ), on conclut que P  est scindé sur R. N  αk : Plus précisément, en notant n = k=1

P  = nλ

N −1 

N  (X − yk ) (X − xk )αk −1 .

k=1

k=1



5.27 Considérons l’application f : 0 ;   π , par : pour tout x ∈ 0 ; 2 f (x) =

 π −→ R définie, 2

sin 3 x sin x(1 − cos 2 x) − x3 = − x3 cos x cos x

= tan x − sin x cos x − x 3 = tan x −

1 sin 2x − x 3 . 2


Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur   Ď&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; 0; : 2

  Ď&#x20AC; 0; et, pour tout 2

f  (x) = (1 + tan2 x) â&#x2C6;&#x2019; cos 2x â&#x2C6;&#x2019; 3x 2 , f  (x) = 2 tan x(1 + tan2 x) + 2 sin 2x â&#x2C6;&#x2019; 6x = 2 tan x + 2 tan3 x + 2 sin 2x â&#x2C6;&#x2019; 6x, f  (x) = (2 + 6 tan2 x)(1 + tan2 x) + 4 cos 2x â&#x2C6;&#x2019; 6 = 8 tan2 x + 6 tan4 x + 4 cos 2x â&#x2C6;&#x2019; 4 = 8 tan2 x + 6 tan4 x â&#x2C6;&#x2019; 8 sin 2 x = 8(tan2 x â&#x2C6;&#x2019; sin 2 x) + 6 tan4 x.   Ď&#x20AC; , 0 < sin x < x < tan x, On sait : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; 2   Ď&#x20AC; , f  (x) > 0. â&#x2C6;&#x20AC;x â&#x2C6;&#x2C6; 0; dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : 2

Ă&#x2030;tudions les variations de f.

  Ď&#x20AC; et : Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est dĂŠrivable sur 0 ; 2   Ď&#x20AC; t cos t â&#x2C6;&#x2019; sin t â&#x2C6;&#x20AC;t â&#x2C6;&#x2C6; 0; . , f  (t) = 2 t2   Ď&#x20AC; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; t cos t â&#x2C6;&#x2019; sin t Lâ&#x20AC;&#x2122;application A : 0 ; 2     Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; et, pour tout t â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; , est dĂŠrivable sur 0 ; 2 2 A (t) = â&#x2C6;&#x2019;t sin t  0 (et < 0 si t = / 0), donc A est strictement dĂŠcroissante. Comme A(0) = 0, il en rĂŠsulte     Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; , A(t) < 0, puis : â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; , f (t) < 0, â&#x2C6;&#x20AC;t â&#x2C6;&#x2C6; 0; 2 2 et donc f est strictement dĂŠcroissante.

sin t 2 Ď&#x20AC; = . â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 1 et f De plus, f (t) = 2 Ď&#x20AC; t tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 Ď&#x20AC; t

On remonte alors les tableaux de variations : Ď&#x20AC; x

0

f''(t)

+

f '' (x) 0

+

0

+

f ' (x)

2

f ' (t)

2

f '" (x) 0

0 â&#x20AC;&#x201C; 1

2 Ď&#x20AC;

Puisque f est strictement dĂŠcroissante, on a, pour tout (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 Ď&#x20AC; tel que 0 < x < y  : 2 2 1 > f (x) > f (y)  . Ď&#x20AC; Dâ&#x20AC;&#x2122;une part, on obtient : f (y) < f (x).

f(x) 0

+

  Ď&#x20AC; , f (x) > 0, et on conclut : On obtient : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; 2 

 sin x 3 Ď&#x20AC; , > cos x. â&#x2C6;&#x20AC;x â&#x2C6;&#x2C6; 0; 2 x

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part : donc

f (y) > f (y) car 0 < f (x) < 1, f (x)

2 f (y) > . f (x) Ď&#x20AC;

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš les inĂŠgalitĂŠs demandĂŠes.

5.29 Pour x â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ fixĂŠ, considĂŠrons lâ&#x20AC;&#x2122;application 5.28

ConsidĂŠrons lâ&#x20AC;&#x2122;application   sin t Ď&#x20AC; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R , t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (t) = f : 0; . 2 t Ď&#x20AC; On a, pour tout (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que 0 < x < y < : 2  sin y sin x    y < x x sin x Ď&#x20AC;x < < â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;  sin y y sin y 2y 2 sin x   > y Ď&#x20AC; x â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

2 f (x) < f (y) < f (x). Ď&#x20AC;

t

f : ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (t) = 2x = ex

t

ln 2

t ln x

= ee

ln 2

.

Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est deux fois dĂŠrivable sur ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ et, pour tout t â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ : f  (t) = 2x ln 2 ln x et ln x ,

t f  (t) = 2x ln 2 ln x ln 2 ln x(et ln x )2 + ln x et ln x t

  t = 2x ln 2 ( ln x)2 et ln x ( ln 2) et ln x + 1 > 0. Il en rĂŠsulte que f est convexe. 77


On a donc, par définition de la convexité de f : ∀ a,b ∈ ]0 ; +∞[, ∀ λ ∈ [0 ; 1],   f λa + (1 − λ)b  λ f (a) + (1 − λ) f (b). 1 En particulier, pour λ = , a = 1, b = 3, on a : 2 a+b λa + (1 − λ)b = = 2, 2 donc : 2

5.30

x2

 1 3 3 2  2x + 2x , c’est-à-dire : 2x + 2x  2x +1 . 2

Soit (x1 ,x2 ) ∈ [0 ; +∞[2 fixé tel que x1 < x2 .

Puisque f est convexe et dérivable, on a : f (x2 ) − f (x1 )  f  (x2 ). f  (x1 )  x2 − x1 D’où, en particulier, par l’inégalité de droite : f (x2 ) − f (x1 )  (x2 − x1 ) f  (x2 ), f (x2 ) − x2 f  (x2 )  f (x1 ) − x1 f  (x2 ).

donc :

De plus, comme f  (x1 )  f  (x2 ) et −x1  0, on a : −x1 f  (x2 )  −x1 f  (x1 ). On obtient :

f (x2 ) − x2 f  (x2 )  f (x1 ) − x1 f  (x1 ),

c’est-à-dire g(x2 )  g(x1 ). On conclut que g est décroissante. Remarque : Si on suppose de plus f deux fois dérivable sur [0 ; +∞[, on peut donner une résolution plus courte. En effet, g est alors dérivable sur [0 ; +∞[ et : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, g  (x) = f  (x) − f  (x) − x f  (x) = −x f  (x)  0, donc g est décroissante.

5.31

est deux fois dérivable et, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ : 2 f (x) = 2x − 3 , x donc f est convexe.

78

c’est-à-dire, puisque

n 

ai = 1 :

i=1

1 +n n

2



n 1 1 2 ai + , n i=1 ai

2 n  1 2 1 (n 2 + 1)2 a +  n = + n . et on conclut : i ai n n i=1

5.32 Soit (a,b) ∈ I 2 tel que, par exemple a < b et f  (a) < f  (b).

Soit c ∈ ] f  (a) ; f  (b)[. Considérons l’application g : [a ; b] −→ R,

x −→ g(x) = f (x) − cx.

L’application g est dérivable sur [a ; b] (car f est dérivable sur I), donc g est continue sur le segment [a ; b]. D’après un théorème du cours, g admet donc une borne inférieure et atteint celle-ci : il existe d ∈ [a ; b] tel que g(d) = Inf g(x). x∈[a;b]

g(x) − g(a) −→ g  (a) = f  (a) − c < 0, on a, x−→a + x −a g(x) − g(a) < 0, donc g(x) < g(a). au voisinage de a + : x −a Ceci montre que g n’atteint pas sa borne inférieure en a, donc d = / a. Comme

g(x) − g(b) −→ g  (b) = f  (b) − c > 0, on a, x−→b− x −b g(x) − g(b) > 0, donc g(x) < g(b). au voisinage de b− : x −b Comme

Ceci montre que g n’atteint pas sa borne inférieure en b, donc d = / b. On a donc : d ∈ ]a ; b[.

L’application f : ]0 ; +∞[−→ R,

1 1 2 = x2 + 2 + 2 x −→ f (x) = x + x x



On a alors, d’après l’inégalité de Jensen :

 n 1 n 1 f ai  f (ai ), n i=1 n i=1

6 f (x) = 2 + 4 > 0, x 

Puisque g atteint sa borne inférieure en d, que d ∈ ]a ; b[ et que g est dérivable en d, on a : g  (d) = 0, c’est-à-dire f  (d) = c. Ceci montre : ∀ c ∈ ] f  (a) ; f  (b)[, ∃ d ∈ ]a ; b[ ⊂ I, f  (d) = c, donc ] f  (a) ; f  (b)[ ⊂ f  (I ). Autrement dit, dès que f  (I ) contient deux points, il contient le segment qui les joint, et on conclut que f  (I ) est un intervalle.


Intégration

Plan

CHAPITRE

6

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

79

Énoncés des exercices

81

Du mal à démarrer ?

85

Corrigés

87

• • • • •

Obtention d’inégalités portant sur des intégrales Calcul simples d’intégrales Détermination de certaines limites liées à des intégrales Recherche de limites d’intégrales Étude et représentation graphique d’une fonction définie par une intégrale, le paramètre aux bornes • Résolution de certaines équations fonctionnelles.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices • Propriétés algébriques et propriétés relatives à l’ordre usuel, pour les intégrales, en particulier l’étude du cas où une intégrale est nulle, et l’inégalité de Cauchy et Schwarz • Les méthodes usuelles pour transformer l’écriture d’une intégrale : intégration par parties, changement de variable, relation de Chasles 

• Les propriétés de l’application x −→

x

f (t) dt

x0

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Formule de Taylor avec reste intégral, inégalité de Taylor et Lagrange.

Les méthodes à retenir

Pour obtenir une inégalité portant sur une ou des intégrales

Essayer d’appliquer les théorèmes du Cours portant sur les inégalités sur des intégrales. En particulier, si des intégrales de carrés ou de produits interviennent, essayer d’appliquer l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

➥ Exercices 6.1, 6.9, 6.10, 6.25, 6.28. 79


Chapitre 6 • Intégration

Pour conclure qu’une fonction est nulle, ayant un renseignement sur une intégrale

Essayer d’appliquer un théorème du Cours : si a < b et si f : [a ; b] −→ R est continue, positive ou nulle, telle  b f = 0, alors f = 0. que a

On peut aussi essayer d’utiliser une contraposée.

➥ Exercices 6.2, 6.11, 6.22.

Pour trouver une limite d’intégrale

On peut conjecturer la limite, qui est souvent dans les exemples simples l’intégrale de la limite, et montrer que la différence entre l’intégrale de l’énoncé et la limite présumée tend vers 0.

➥ Exercices 6.6, 6.7, 6.13, 6.20. Appliquer les méthodes de calcul d’intégrales et de primitives : • primitives usuelles • linéarité de l’intégration • relation de Chasles • changement de variable • intégration par parties. Pour changer la forme de l’écriture d’une intégrale, ou pour calculer ou évaluer une intégrale dans des cas simples

On se ramène alors à la formule fondamentale de l’analyse :  b f (x) dx = F(b) − F(a), a

où f est continue sur [a ; b] et F est une primitive de f.

➥ Exercices 6.3, 6.4, 6.14, 6.18, 6.19, 6.21, 6.22, 6.29 On peut quelquefois exploiter un changement de variable qui échange les bornes.

➥ Exercice 6.8. Pour amener une intégrale ayant des bornes différentes de celles qui interviennent dans l’énoncé

Essayer d’appliquer la relation de Chasles ou d’effectuer un changement de variable.

➥ Exercice 6.18. 

Pour étudier ou dériver une intégrale dépendant d’un paramètre aux bornes

x

f et Appliquer le théorème du Cours sur les dérivées de x −→ a  v(x) f. x −→ u(x) ➥ Exercice 6.16. Essayer de faire apparaître une somme de Riemann.

Pour chercher la limite d’une suite dont le terme général un est une somme indexée par k et dont les termes dépendant de k et n

• Dans des cas simples, il s’agit exactement d’une somme de Riemann. • Mais souvent, u n n’est pas exactement une somme de Riemann. Essayer alors de construire vn qui soit une somme de Riemann et qui ressemble à u n , de façon que u n − vn −−→ 0 et que l’on puisse n∞

trouver la limite de vn , d’où l’on déduira la limite de u n . 80


Énoncés des exercices

Si le terme général u n proposé contient un symbole de produit, on peut essayer de se ramener à une somme en utilisant un logarithme.

➥ Exercices 6.5, 6.12. Pour obtenir une inégalité portant sur une fonction ou une intégrale

Essayer d’utiliser une fonction auxiliaire, dont on étudiera les variations, ou l’inégalité des accroissements finis, ou l’inégalité de TaylorLagrange.

➥ Exercices 6.15, 6.24, 6.26. Pour obtenir un résultat portant sur une intégrale

Pour résoudre une équation fonctionnelle faisant intervenir une intégrale à borne variable

On peut quelquefois essayer d’obtenir un résultat analogue portant sur des sommes de Riemann, puis passer à une limite.

➥ Exercices 6.17, 6.27. On peut essayer de dériver et faire apparaître une équation différentielle.

➥ Exercice 6.23.

Énoncés des exercices 6.1

Inégalité sur une intégrale Soit f : [0 ; 1] −→ R continue. On note M = Sup | f (x)|. Montrer : x∈[0;1]

   0

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

6.2

1



  3 f (x) + x f (1 − x) dx   M. 2

Changement de signe pour une fonction continue d’intégrale nulle Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, et f : [a ; b] −→ R continue telle qu’il existe  b f = 0. Montrer qu’il existe x2 ∈ [a ; b] tel que x1 ∈ [a ; b] tel que f (x1 ) > 0, et a

f (x2 ) < 0.

6.3

Exemple de calcul simple d’une intégrale  2π  1 + cos x dx. Calculer I = 2 0

6.4

Exemple de calcul simple d’une intégrale puis d’une borne inférieure  1 (x 2 − ax)2 dx. Déterminer Inf a∈R

0

81


Chapitre 6 • Intégration

6.5

Limites de sommes de Riemann Dans chacun des exemples suivants, montrer que la suite, dont on donne le terme général u n, converge, et calculer sa limite :

n n   k 2 1/n 1 1+ 2 . √ a) b) n n 2 + 2kn k=1 k=1

6.6

Exemples simples de détermination de limites d’intégrales Déterminer les limites suivantes :  1  π xn sin x dx dx a) lim b) lim n∞ 0 1 + x n∞ 0 x + n

6.7

n∞

0

π

n sin x dx. x +n

Exemple simple de détermination de la limite d’une intégrale  1 √ 1 + x n dx. Déterminer lim n∞

6.8

 c) lim

0

Exemple de calcul d’une intégrale à l’aide d’un changement de variable  π 4 ln (1 + tan x) dx. Calculer I = 0

6.9

Exemple d’utilisation de l’inégalité de Cauchy-Schwarz Soient f,g : [0 ; 1] −→ R continues, telles que : f  0, g  0, f g  1. Montrer :  1  1

f g  1. 0

6.10

0

Obtention d’une majoration à l’aide d’une intégrale n  1  1 + ln n. a) Montrer : ∀ n ∈ N∗ , k k=1  d  n(1 + ln n). b) En déduire : d|n

6.11

Déductions sur une fonction à partir de renseignements sur des intégrales  1  1  1 2 3 f = f = f 4, Soit f : [0 ; 1] −→ R continue telle que : 0

où f 2 désigne f · f. Montrer :

6.12

0

0

f = 0 ou f = 1.

Limites de suites ressemblant à des sommes de Riemann Dans chacun des exemples suivants, montrer que la suite, dont on donne le terme général u n, converge, et calculer sa limite : n n   k k (n + k)−α (n + k + 1)−β , (α,β) ∈ (R∗+ )2 , α + β = 1 sin 2 sin . b) a) n n k=0 k=1

6.13

Exemples assez simples de détermination de limites d’intégrales Déterminer les limites suivantes :  π  2 e−u sin x dx a) lim+ b) lim+ u−→0

82

0

u−→0

u

3u

cos x dx. x


Énoncés des exercices

6.14

Obtention d’une inégalité sur une intégrale par changement de l’écriture de l’intégrale  2π f (x) cos x dx  0. Soit f : [0 ; 2π] −→ R de classe C 2 et convexe. Montrer : 0

6.15

Détermination des fonctions satisfaisant une inégalité faisant intervenir une intégrale, par utilisation d’une fonction auxiliaire Déterminer l’ensemble des applications f : [0 ; +∞[−→ R continues, telles que f  0 et que :  x f (t) dt. ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f (x)  0

6.16

Exemple d’étude de fonction définie par une intégrale dépendant d’un paramètre aux bornes Étude et représentation graphique de la fonction f d’une variable réelle donnée par :  2x 2 f (x) = e−t dt. x

6.17

Obtention d’une inégalité sur des intégrales par passage à la limite à partir d’une inégalité sur des sommes de Riemann Soient f : [0 ; 1] −→ R continue et ϕ : R −→ R convexe. Montrer :  1  1 f  ϕ ◦ f. ϕ 0

6.18

0

Inégalité sur des intégrales par transformation de l’écriture Soient k ∈ R et f : [0 ; +∞[−→ R une application k-lipschitzienne. On considère l’application   x 1 f (t) dt si x = / 0 F : [0 ; +∞[−→ R, x −→ F(x) = x 0  f (0) si x = 0. k Montrer que F est -lipschitzienne. 2

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

6.19

Inégalité sur une intégrale par transformation de l’écriture Soit f : [0 ; 1] −→ R continue telle que : ∀ (x,y) ∈ [0 ; 1]2 , x f (y) + y f (x)  1.  1 π f (x) dx  . Montrer : 4 0

6.20 Exemples de détermination de limites d’intégrales Déterminer les limites suivantes :  π  2 e−u sin x dx b) lim e−u a) lim u−→+∞

0

u−→+∞

u

2

ex dx.

0

6.21 Résolution d’une équation fonctionnelle par intervention d’intégrales Soit f : R −→ R continue telle que : Montrer :

∀ (x,y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).

∀ x ∈ R, f (x) = x f (1). 83


Chapitre 6 â&#x20AC;˘ IntĂŠgration

6.22 RĂŠsolution dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠquation fonctionnelle faisant intervenir des intĂŠgrales Trouver toutes les applications f : [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R continues telles que :  1  1  2 1 f (x 2 ) dx. f (x) dx = + 3 0 0

6.23 RĂŠsolution dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠquation fonctionnelle faisant intervenir une intĂŠgrale Trouver toutes les applications f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1 telles que :  x  2  2  2  â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f (x) = f (t) + f  (t) dt â&#x2C6;&#x2019; x + 1. 0

6.24 Obtention dâ&#x20AC;&#x2122;une inĂŠgalitĂŠ portant sur des intĂŠgrales par utilisation dâ&#x20AC;&#x2122;une fonction auxiliaire Soient (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que a < b, f : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1 telle que f (a) = 0 et : 

b

f 



3

Montrer : a

b

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b], 0  f  (x)  1.

2 f .

a

6.25 InĂŠgalitĂŠs sur des intĂŠgrales Soient (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que a < b, f : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1 telle que f (a) = 0.  x | f  (t)| dt. a) On note : F : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; F(x) = a

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b], | f (x)|  F(x).  b  b â&#x2C6;&#x2019; a b   2 f (x) dx. | f (x) f  (x)| dx  b) En dĂŠduire : 2 a a Montrer :

6.26 InĂŠgalitĂŠs sur les bornes de f , f  , f  Soit f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R deux fois dĂŠrivable sur R et telle que f et f  soient bornĂŠes sur R ; on note M0 = Sup | f (x)| et M2 = Sup | f  (x)|. xâ&#x2C6;&#x2C6;R

a) DĂŠmontrer :

xâ&#x2C6;&#x2C6;R

â&#x2C6;&#x20AC; a â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014;+ , â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, | f  (x)| 

M0 1 + M2 a. a 2

b) En dĂŠduire que f  est bornĂŠe sur R, et que, en notant M1 = Sup | f  (x)|, on a :  M1  2M0 M2 .

xâ&#x2C6;&#x2C6;R

6.27 Calcul de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrale de Poisson, par utilisation de sommes de Riemann Pour x â&#x2C6;&#x2C6; ]1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, calculer

 Ď&#x20AC;

ln (1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos t + x 2 ) dt.

0

6.28 Ă&#x2030;tude dâ&#x20AC;&#x2122;une limite de suite dâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrales nĂŠcessitant le retour Ă  la dĂŠfinition dâ&#x20AC;&#x2122;une limite Soient (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; R2 tel que a < b, f : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R continue et  0. Montrer :  b  n  n1 f (x) dx â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Sup f (x). a

84

nâ&#x2C6;&#x17E;

xâ&#x2C6;&#x2C6;[a ;b]


Du mal à démarrer ?

6.29 Irrationnalité de π

 π 1 n Pn (x)sin xdx. X (bX − a)n et In = n! 0 α) Montrer que, pour tout (a,b,n) de (N∗ )3, Pn et ses dérivées successives prennent a en 0 et des valeurs entières (dans Z ). b β) Montrer que, pour (a,b) ∈ (N∗ )2 fixé : In −−−→ 0.

a) Pour (a,b,n) ∈ (N∗ )3 , on note Pn =

n∞

a . b ∗ α) Avec les notations de a), montrer : ∀n ∈ N , In ∈ Z. β) En utilisant l'exercice 3.16, déduire une contradiction. / Q). On a ainsi démontré que π est irrationnel (π ∈ ∗ 2

b) On suppose qu'il existe (a,b) ∈ (N ) tel que π =

Du mal à démarrer ? 6.1

Utiliser les théorèmes sur les inégalités sur les intégrales.

6.2

Raisonner par l’absurde.

x Remarquer que 1 + cos x = 2 cos 2 , pour transformer 2 l’expression dans l’intégrale.

6.3

Calculer, pour tout a ∈ R, l’intégrale envisagée, puis chercher la borne inférieure lorsque a décrit R.

6.4 6.5

a) Reconnaître une somme de Riemann.

b) Après avoir pris le logarithme, reconnaître une somme de Riemann.

6.6

Conjecturer la limite et montrer que la différence entre l’intégrale proposée et la limite conjecturée tend vers 0.

6.7

On peut conjecturer que la limite de l’intégrale 1√ 1 + x n dx est l’intégrale de la limite, c’est-à-dire In = 

 I =

0 1

1 dx. Pour montrer In −−−→ I, on essaie de montrer : n∞

0

|In − I | −−−→ 0. © Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

n∞

6.8

Après s’être assuré de l’existence de I, essayer d’utiliser un changement de variable qui échange les bornes.

6.9

Utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

6.10

a) Comparer une somme et une intégrale de la fonction 1 . x b) Remarquer que tout diviseur de n est de la forme

n , k ∈ {1,. . . ,n}. E k x →



6.11

Développer

1

( f − f 2 )2 et déduire f (1 − f ) = 0.

Attention : si le produit de deux fonctions continues est la fonction nulle, on ne peut pas déduire directement que l’une des deux fonctions est la fonction nulle. Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires. Faire intervenir une somme de Riemann vn ressemblant à

6.12 un .

6.13

Conjecturer la limite et montrer que la différence entre l’intégrale proposée et sa limite conjecturée tend vers 0, en transformant l’écriture de cette différence ou en majorant convenablement sa valeur absolue.

6.14 f 

Puisque f est supposée de classe C 2, pour faire intervenir dans l’intégrale, intégrer par parties deux fois.

6.15

Étudier les variations de la fonction auxiliaire  x x → e−x f (t) dt. 0

6.16

Étudier successivement : ensemble de définition, dérivée, limites aux bornes. L’outil essentiel est le théorème du Cours sur l’étude d’une intégrale dépendant d’un paramètre aux bornes,  v(x) f (t) dt. u(x)

6.17

Montrer l’inégalité analogue sur des sommes de Riemann, puis passer à la limite.

6.18

Transformer l’écriture de F(x) sous forme d’une intégrale à bornes fixes 0 et 1 puis revenir à la définition d’une application lipschitzienne.  1 f (x) dx, chacun des deux changements 6.19 Effectuer, dans 0

de variable x = sin u, x = cos v, de façon à pouvoir utiliser l’hypothèse.

0

85


Chapitre 6 • Intégration 

6.20 a) Se ramener sur 0 ;   π 2x , sin x  ∀x ∈ 0; . 2 π

π 2

 et utiliser l’inégalité classique :

a) Pour faire intervenir f, f  , f  , appliquer l’inégalité de Taylor-Lagrange à f sur [x − a ; x] et sur [x ; x + a]. M0 1 + M2 a. b) Étudier les variations de a → a 2

6.26

2

b) Essayer de faire intervenir exu au lieu de eu .  x f et obtenir des relations simples 6.21 Considérer F : x → 0 sur f et F.  1 f (x) dx le changement de 6.22 Effectuer dans l’intégrale 0 √ 2 variable t = x, x = t , de façon à la rapprocher de la deuxième intégrale de l’énoncé.

6.23 Dériver pour faire apparaître une équation différentielle. 6.24

Remplacer b par une variable, pour considérer une fonction, et étudier les variations de cette fonction.

6.25

a) Utiliser la formule exprimant f à l’aide d’une intégrale  x f  (t) dt. portant sur f  : f (x) = f (a) + a

b) Comme un produit et un carré interviennent à l’intérieur d’intégrales, penser à l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

86

6.27

On peut calculer des sommes de Riemann associées à l’intégrale de l’énoncé, et obtenir cette intégrale par limite d’une suite de sommes de Riemann. L’application f, continue sur le segment [a ; b], est bornée et atteint sa borne supérieure M en au moins un point x0, et f (x) est proche de M lorsque x est proche de x0 .

6.28

6.29 a) α) Utiliser la formule de Leibniz pour calculer les dérivées successives dePn . β) Majorer convenablement In . b) α) Intégrer par parties, de façon itérée. β) Montrer que In = 0 à partir d’un certain rang, et amener une

π . contradiction en considérant P2n 2


CorrigĂŠs des exercices

6.1

Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, dâ&#x20AC;&#x2122;une part, f est continue sur le segment [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;existence de M, et, dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (x) + x f (1 â&#x2C6;&#x2019; x) est continue sur le segment [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;existence de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrale envisagĂŠe. On a :  1       f (x) + x f (1 â&#x2C6;&#x2019; x) dx    0

1

     f (x) + x f (1 â&#x2C6;&#x2019; x) dx

0





1

  | f (x)| + x| f (1 â&#x2C6;&#x2019; x)| dx

0





1

(M + x M) dx 0

 =M 0

6.2

1

  x2 1 3 (1 + x) dx = M x + = M. 2 0 2

Raisonnons par lâ&#x20AC;&#x2122;absurde : supposons : 

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b], f (x)  0.

6.4 On calcule, pour tout a â&#x2C6;&#x2C6; R : 



1

I (a) =

1

(x 2 â&#x2C6;&#x2019; ax)2 dx =

(x 4 â&#x2C6;&#x2019; 2ax 3 + a 2 x 2 ) dx

0



0

x3 x4 x5 â&#x2C6;&#x2019; 2a + a 2 5 4 3

=

1 = 0

1 a a2 â&#x2C6;&#x2019; + . 5 2 3

Ainsi, I (a) est un trinĂ´me en a. Pour chercher la borne infĂŠrieure de I (a) lorsque a dĂŠcrit R, on met I (a) sous forme canonique (on pourrait aussi ĂŠtudier les variations de la fonction a â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; I (a) ) :

1 3 2 9 3 3 1 2 3 a â&#x2C6;&#x2019; a+ = aâ&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; + I (a) = 3 2 5 3 4 16 5 =

1 3 2 1 aâ&#x2C6;&#x2019; + . 3 4 80 

1

(x 2 â&#x2C6;&#x2019; ax)2 dx =

Il en rĂŠsulte Inf

aâ&#x2C6;&#x2C6;R

0

1 3 , obtenu pour a = . 80 4

b

f = 0 et que f est continue et positive ou nulle

Puisque a

sur [a ; b], on a alors f = 0, en contradiction avec lâ&#x20AC;&#x2122;hypothèse dâ&#x20AC;&#x2122;existence de x1 â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b] tel que f (x1 ) > 0. On conclut quâ&#x20AC;&#x2122;il existe x2 â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b] tel que f (x2 ) < 0.

6.3

Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrale envisagĂŠe existe, car lâ&#x20AC;&#x2122;application  1 + cos x x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; est continue sur [0 ; 2Ď&#x20AC;]. 2    2Ď&#x20AC;   2Ď&#x20AC;   1 + cos x  cos x  dx. dx = On a : I =  2 2 0 0    x Puisque lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2020;&#x2019;  cos  est 2Ď&#x20AC;-pĂŠriodique et paire, 2 on a :     Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC;  2Ď&#x20AC;         cos x  dx =  cos x  dx = 2  cos x  dx    2 2 2 0 â&#x2C6;&#x2019;Ď&#x20AC; 0    Ď&#x20AC; x x Ď&#x20AC; cos dx = 4 sin = 4. =2 2 2 0 0 On conclut :

I = 4.

n 1 1 .  n k=1 k 1+2 n On reconnaĂŽt une somme de Riemann. 1 Lâ&#x20AC;&#x2122;application [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R , x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x161; 1 + 2x

6.5 a) On a : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n =

est continue sur [0 ; 1], donc :  u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; nâ&#x2C6;&#x17E;

0

1

â&#x2C6;&#x161; 1 â&#x2C6;&#x161; 1 dx = 1 + 2x = 3 â&#x2C6;&#x2019; 1. â&#x2C6;&#x161; 0 1 + 2x

b) On a : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n > 0 et ln u n =

n 1 k2 ln 1 + 2 . n k=1 n

On reconnaĂŽt une somme de Riemann. Lâ&#x20AC;&#x2122;application [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln (1 + x 2 ) est continue sur [0 ; 1], donc :  1 ln (1 + x 2 ) dx. ln u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; nâ&#x2C6;&#x17E;

0

Il reste Ă  calculer cette intĂŠgrale. 87


Utilisons une intĂŠgration par parties, pour faire disparaĂŽtre le logarithme :  1  1  1 2x ln (1 + x 2 ) dx = x ln (1 + x 2 ) â&#x2C6;&#x2019; x dx 0 1 + x2 0 0

 1 1 1â&#x2C6;&#x2019; dx = ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 1 + x2 0  = ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 + 2 0

1

6.7 On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , par utilisation dâ&#x20AC;&#x2122;une expression conjuguĂŠe :  1  â&#x2C6;&#x161;  n dx â&#x2C6;&#x2019;  1 + x  0

0

1

    1 dx  =  

= 

xn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, 6.6 a) Puisque, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1[, 1 + x nâ&#x2C6;&#x17E; on conjecture que la limite est 0. On a :  0 0

1

xn dx  1+x



1

x n dx 0

 =

 donc :

1

lim nâ&#x2C6;&#x17E;

0

x n+1 n+1

1 = 0

1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, n + 1 nâ&#x2C6;&#x17E;

On a :   Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC;   Ď&#x20AC;    n sin x â&#x2C6;&#x2019;x sin x  =  sin x dx dx â&#x2C6;&#x2019; dx     x +n x +n 0 0 0  0

 donc : lim nâ&#x2C6;&#x17E;

88

0

Ď&#x20AC;

Ď&#x20AC;

x sin x dx  x +n

n sin x dx = x +n

 0

Ď&#x20AC;

 0

Ď&#x20AC;

Ď&#x20AC; Ď&#x20AC;2 dx = â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, n n nâ&#x2C6;&#x17E;

sin x dx = [â&#x2C6;&#x2019; cos x]Ď&#x20AC;0 = 2.

â&#x2C6;&#x161; 1 + x n dx â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, nâ&#x2C6;&#x17E;

nâ&#x2C6;&#x17E;

1

â&#x2C6;&#x161; 1 + x n dx = 1.

0

6.8 Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrale envisagĂŠe existe, car lâ&#x20AC;&#x2122;application   x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln (1 + tan x) est continue sur le segment 0 ;

Ď&#x20AC; . 4

Ď&#x20AC; â&#x2C6;&#x2019; x, qui ĂŠchange 4

On a, par le changement de variable y = les bornes :

 0 Ď&#x20AC; I = ln 1 + tan â&#x2C6;&#x2019;y (â&#x2C6;&#x2019; dy) Ď&#x20AC; 4 4 

Ď&#x20AC; 4

0

0

lim

et donc :



sin x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, b) Puisque, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; Ď&#x20AC;], x + n nâ&#x2C6;&#x17E; on conjecture que la limite est 0.  Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC; sin x 1 Ď&#x20AC; dx  dx = â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, On a : 0  n nâ&#x2C6;&#x17E; 0 x +n 0 n  Ď&#x20AC; sin x dx = 0. donc : lim nâ&#x2C6;&#x17E; 0 x + n n sin x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sin x, c) Puisque, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; Ď&#x20AC;], x + n nâ&#x2C6;&#x17E;  Ď&#x20AC; sin x dx. on conjecture que la limite est

1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. n + 1 nâ&#x2C6;&#x17E;

0



=

xn dx = 0. 1+x

=

1

Il en rĂŠsulte :

Enfin, comme lâ&#x20AC;&#x2122;exponentielle est continue sur R, on conclut :

Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; = 2 e 2 â&#x2C6;&#x2019;2 . u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; exp ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 + nâ&#x2C6;&#x17E; 2

1

xn dx â&#x2C6;&#x161; 1 + xn + 1 0  n+1 1  1 x  x n dx = n +1 0 0

1 dx 1 + x2

Ď&#x20AC; . 2

0

  â&#x2C6;&#x161; 1 + x n â&#x2C6;&#x2019; 1 dx 

=

= ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 + 2 [ Arctan x]10 = ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 +

1

=

Ď&#x20AC; 4

 Ď&#x20AC; 4 1 â&#x2C6;&#x2019; tan y 2 dy = dy ln 1 + ln 1 + tan y 1 + tan y 0 

 ln 2 â&#x2C6;&#x2019; ln (1 + tan y) dy

0

 =



Ď&#x20AC; 4

0

=

Ď&#x20AC; 4

ln 2 dy â&#x2C6;&#x2019;

ln (1 + tan y) dy

0

Ď&#x20AC; ln 2 â&#x2C6;&#x2019; I. 4

Il en rĂŠsulte :

Ď&#x20AC; ln 2, 4

2I =

I =

et finalement :

Ď&#x20AC; ln 2 . 8

â&#x2C6;&#x161;

â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; f , g, f g sont continues sur [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;après les thĂŠorèmes gĂŠnĂŠraux. â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; On a, en appliquant lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Cauchy-Schwarz Ă  f et g :  1  1  1

 1

2  â&#x2C6;&#x161; 2  f g  f g = fg .

6.9 Les applications

0

0

Comme f g  1, on a

0

â&#x2C6;&#x161;

f g  1, puis

0

 0

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le rĂŠsultat voulu.

1



fg 



1

1 = 1, 0


1 est continue et dĂŠx croissante sur [1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, on a, pour tout k â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; â&#x2C6;&#x2019; {1} :  k 1 1  dx, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; â&#x2C6;&#x2019; {1}, par sommation : k kâ&#x2C6;&#x2019;1 x n n n  k    1 1 1 1+ =1+ dx k k x kâ&#x2C6;&#x2019;1 k=1 k=2 k=2 a) Comme lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

6.10



n

=1+ 1

1 dx = 1 + [ ln x]n1 = 1 + ln n. x

De plus, lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ obtenue est aussi vraie pour n = 1. b) Soit n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; . Puisque les diviseurs (entiers  1) de n sont

n lorsque k dĂŠcrit parmi les nombres de la forme E k {1,. . . ,n}, on a :  d|n

 n n n   n 1 n d E   n(1 + ln n). =n k k k k=1 k=1 k=1

6.12 a) Notons, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; :

un 

k=0

et un 

d = 28 et n(1 + ln n)  41,8 . . .

d|n



pour n = 13 :

d = 14 et n(1 + ln n)  46,3 . . .

d|n

k=0 n  (n + k + 1)â&#x2C6;&#x2019;Îą (n + k + 1)â&#x2C6;&#x2019;β k=0 n n+1   (n + k + 1)â&#x2C6;&#x2019;1 = (n + p)â&#x2C6;&#x2019;1 p=k+1

k=0

Lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ semble assez fine lorsque n admet beaucoup de diviseurs, et semble assez grossière lorsque n admet peu de diviseurs, en particulier lorsque n est premier. 

1+

n n   (n + k)â&#x2C6;&#x2019;Îą (n + k)â&#x2C6;&#x2019;β = (n + k)â&#x2C6;&#x2019;1 = vn

=

pour n = 12 :

1

â&#x20AC;˘ On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; :

Remarque :

Exemples :

n n  1 (n + k)â&#x2C6;&#x2019;1 = n k=0 k=0

, k n qui est une somme de Riemann et ressemble Ă  u n . 1 est continue sur [0 ; 1], â&#x20AC;˘ Puisque lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1+x on a, dâ&#x20AC;&#x2122;après lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude des sommes de Riemann :  1  1 1 vn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; dx = ln (1 + x) = ln 2. nâ&#x2C6;&#x17E; 0 0 1+x vn =

= vn â&#x2C6;&#x2019; Ainsi :

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , vn â&#x2C6;&#x2019;

p=1

1 1 + . n 2n + 1

1 1  u n  vn . + n 2n + 1

1 1 + â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln 2 et vn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln 2, nâ&#x2C6;&#x17E; n 2n + 1 nâ&#x2C6;&#x17E; on en dĂŠduit, par le thĂŠorème dâ&#x20AC;&#x2122;encadrement : u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln 2.

Comme vn â&#x2C6;&#x2019;

nâ&#x2C6;&#x17E;

6.11 

On a :



1

( f â&#x2C6;&#x2019; f 2 )2 = 0

1

( f 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 f 3 + f 4) 0

 =



1

f2 â&#x2C6;&#x2019;2 0



1

f3 + 0

1

f 4 = 0. 0

Comme ( f â&#x2C6;&#x2019; f 2 )2 est continue et  0, on dĂŠduit ( f â&#x2C6;&#x2019; f 2 )2 = 0, puis f â&#x2C6;&#x2019; f 2 = 0, câ&#x20AC;&#x2122;est-Ă -dire f (1 â&#x2C6;&#x2019; f ) = 0.   Ceci montre : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1], f (x) = 0 ou f (x) = 1 .

k k b) Pour 1  k  n, et n assez grand, on a 2 petit, donc sin 2 n n k ressemble Ă  2 . n Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe de considĂŠrer, pour n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; : n n  k k k 1 k vn = sin = sin . 2 n n n n n k=1 k=1 â&#x20AC;˘ Puisque lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x sin x est continue sur [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;après lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude des sommes de Riemann :  1 x sin x dx vn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; nâ&#x2C6;&#x17E;

Pour montrer f = 0 ou f = 1, raisonnons par lâ&#x20AC;&#x2122;absurde : sup/ 0 et f = / 1. posons f = / 0 et il existe b â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1] Il existe donc a â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1] tel que f (a) = / 1. On a alors f (a) = 1 et f (b) = 0. Comme tel que f (b) = f est continue sur lâ&#x20AC;&#x2122;intervalle [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème des 1 valeurs intermĂŠdiaires, f prend, par exemple la valeur , 2 contradiction. On conclut :

f = 0 ou f = 1.

0

=

ipp



â&#x2C6;&#x2019; x cos x

1 0

 +

1

cos x dx = sin 1 â&#x2C6;&#x2019; cos 1. 0

â&#x20AC;˘ Pour comparer u n et vn , on va comparer, pour x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, sin x et x. Plus prĂŠcisĂŠment, on va montrer : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, x â&#x2C6;&#x2019;

x3  sin x  x. 6

 â&#x2020;&#x2019; sin x â&#x2C6;&#x2019; x est de classe C 1 sur 1) Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2022; : x â&#x2C6;&#x2019; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ et, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ : Ď&#x2022; (x) = cos x â&#x2C6;&#x2019; 1  0, 89


dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le tableau des variations de Ď&#x2022;, et donc : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, Ď&#x2022;(x)  0.

x

+â&#x2C6;&#x17E;

0

Ď&#x2022;  (x)

On a, pour tout u â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ :  Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC;    2 â&#x2C6;&#x2019;u sin x   2  e dx â&#x2C6;&#x2019; dx  =   0

0

=

0

En effet, la première inĂŠgalitĂŠ est ĂŠvidente, et la deuxième rĂŠsulte simplement, par exemple, de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude des variations de la fonction t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;t â&#x2C6;&#x2019; 1 + t. Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :    

  Ď&#x20AC; 2 Ď&#x20AC;   u sin x dx 2 0  Ď&#x20AC; 2 Ď&#x20AC;  u dx = u â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0. 2 uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 0

Ď&#x20AC; 2

eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx â&#x2C6;&#x2019;

0

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, Ď&#x2C6;(x)  0.

+â&#x2C6;&#x17E;

0

 (x)

+

y  (x) 0

+

0

+

y (x)

On a donc lâ&#x20AC;&#x2122;encadrement conjecturĂŠ.

 On conclut :

1 â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N , vn â&#x2C6;&#x2019; 2  u n  vn . 6n

Ď&#x20AC; 2

eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx =

0

Ď&#x20AC; . 2

b) Puisque cos x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1, on conjecture que la limite cherxâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0  3u 1 dx. chĂŠe est aussi celle de x u  3u 1 dx = [ ln x]3u On a : u = ln (3u) â&#x2C6;&#x2019; ln u = ln 3. x u On a, pour u â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ :    

On a alors, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N , en appliquant le rĂŠsultat prĂŠcĂŠk k dent Ă  2 Ă  la place de x, puis en multipliant par sin qui est n n  0, et enfin en sommant de k = 1 Ă  k = n : n n   k k k k3  k sin â&#x2C6;&#x2019;  u  sin . n 2 6 2 n 6n n n n k=1 k=1 Comme : n n n  k3 1  1  k n4 1 3 sin  k  n3 = 6 = 2 , 0 6 6 6 6n n 6n 6n 6n 6n k=1 k=1 k=1

lim+

uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

â&#x2C6;&#x2014;

3u

u



3u

1 x

3u

x 2

= u

 = u

  3u 1  1 â&#x2C6;&#x2019; cos x dx  = dx x x u u  3u 2 x 2 x dx 2 sin 2 dx  2 x 2 u  2 3u (3u)2 â&#x2C6;&#x2019; u 2 x = dx = = 2u 2 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0. uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 4 u 4

cos x dx â&#x2C6;&#x2019; x

 On conclut : u

3u



3u

cos x dx â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ ln 3. uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 x

â&#x2C6;&#x2014;

Comme 1 vn â&#x2C6;&#x2019; 2 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sin 1 â&#x2C6;&#x2019; cos 1 et vn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sin 1 â&#x2C6;&#x2019; cos 1, nâ&#x2C6;&#x17E; nâ&#x2C6;&#x17E; 6n on en dĂŠduit, par le thĂŠorème dâ&#x20AC;&#x2122;encadrement : u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sin 1 â&#x2C6;&#x2019; cos 1. nâ&#x2C6;&#x17E;

6.14 On a, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aide dâ&#x20AC;&#x2122;uneintĂŠgration par parties pour des fonc

0

u = f (x)

tions de classe C 1 , avec 

2Ď&#x20AC;

v  = cos x

u  = f  (x)

,

v = sin x

 2Ď&#x20AC;  f (x) cos x dx = f (x) sin x â&#x2C6;&#x2019;

0

  Ď&#x20AC; 6.13 a) Puisque, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; 0 ; , eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 1, uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 2  Ď&#x20AC; 2 1 dx. on conjecture que la limite est 90

  1 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx.

â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, 0  1 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;t  t.

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le tableau des variations de Ď&#x2C6;, et donc :

on dĂŠduit :

2

On dispose de lâ&#x20AC;&#x2122;encadrement :

x3 2) Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2C6; : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; sin x â&#x2C6;&#x2019; x + est de classe C 2 sur 6 [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ et, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ :  2  Ď&#x2C6; (x) = cos x â&#x2C6;&#x2019; 1 + x 2   Ď&#x2C6; (x) = â&#x2C6;&#x2019; sin x + x = â&#x2C6;&#x2019;Ď&#x2022;(x)  0,

y

Ď&#x20AC;

   eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x â&#x2C6;&#x2019; 1 dx 

0

â&#x2C6;&#x2019;

x

2

0



â&#x2C6;&#x2019;

Ď&#x2022;(x)

Ď&#x20AC;

 =

0

2Ď&#x20AC;

2Ď&#x20AC;

:

f (x) sin x dx

0

f (x)(â&#x2C6;&#x2019; sin x) dx.

0

On effectue une deuxième intÊgration par parties pour des fonctions de classe C 1 , mais en choisissant v à partir de v  , de façon


 que le crochet soit nul, 

2Ď&#x20AC;

0



u = f  (x) v  = â&#x2C6;&#x2019; sin x

,

u  = f  (x) v = cos x â&#x2C6;&#x2019; 1

f  (x)(â&#x2C6;&#x2019; sin x) dx 2Ď&#x20AC;   â&#x2C6;&#x2019; = f  (x)( cos x â&#x2C6;&#x2019; 1) 0



f  (x)( cos x â&#x2C6;&#x2019; 1) dx

On a, pour tout x  0 :

0

f  (x) (1 â&#x2C6;&#x2019; cos x) dx.   

0

0

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; 3x 2 = ln 2

Comme f est de classe C et convexe, on a f  0, et on  2Ď&#x20AC; f (x) cos x dx  0. conclut : 

2

 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; x =

0

6.15



1) Soit f convenant. ConsidĂŠrons lâ&#x20AC;&#x2122;application  x f (t) dt. g : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; g(x) = eâ&#x2C6;&#x2019;x 0

Puisque f est continue sur [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, g est de classe C 1 sur [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ et, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ :  x g  (x) = â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;x f (t) dt + eâ&#x2C6;&#x2019;x f (x) 0

= eâ&#x2C6;&#x2019;x

1 2

f  (x) = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;3x = 2

2Ď&#x20AC;

=

2Ď&#x20AC;

â&#x20AC;˘ Dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, puisque t â&#x2020;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;t est continue et que x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x et x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 2x sont de classe C 1 , lâ&#x20AC;&#x2122;application f est de classe C 1 sur R et :   2 2 2 2 â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f  (x) = 2 eâ&#x2C6;&#x2019;(2x) â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;x = eâ&#x2C6;&#x2019;x 2 eâ&#x2C6;&#x2019;3x â&#x2C6;&#x2019; 1 . 2

:

 f (x) â&#x2C6;&#x2019;

x

f (t) dt

Notons Îą =

ln 2  0,481. 3

â&#x20AC;˘ On a, pour tout x  0 :  0  f (x) =

2x

eâ&#x2C6;&#x2019;t dt 2

x

 (2x â&#x2C6;&#x2019; x) eâ&#x2C6;&#x2019;x = x eâ&#x2C6;&#x2019;x 2

2

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0,

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

donc : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

 0,

0

â&#x20AC;˘ Des valeurs particulières sont : f (0) = 0, f  (0) = 1 et, en utilisant la calculatrice : f (Îą)  0,286. x

donc g est dĂŠcroissante sur [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[. Comme g(0) = 0, il en rĂŠsulte :

ln 2 . 3

Îą

0



f (x)

g  0.

+ 0 â&#x2C6;&#x2019;

f (x) 0 

Mais, dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, par hypothèse, f  0, donc g  0.  x f (t) dt = 0, On dĂŠduit g = 0, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[,

+â&#x2C6;&#x17E; 

0

y

0

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, f (x) = 0.

puis, en dĂŠrivant :

2) RĂŠciproquement, il est clair que lâ&#x20AC;&#x2122;application nulle convient.

y = f(x)

On conclut que lâ&#x20AC;&#x2122;ensemble cherchĂŠ est {0}, oĂš 0 est lâ&#x20AC;&#x2122;application nulle de [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ dans R.

â&#x20AC;&#x201C;Îą O

Îą

1

x

â&#x20AC;˘ Lâ&#x20AC;&#x2122;application t â&#x2020;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;t est continue sur R, donc, pour  2x 2 eâ&#x2C6;&#x2019;t dt existe. Ainsi : DĂŠf ( f ) = R. tout x â&#x2C6;&#x2C6; R, f (x) = 2

6.16

x

6.17 Puisque Ď&#x2022; est convexe sur R, dâ&#x20AC;&#x2122;après lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de

On a, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; R :  f (â&#x2C6;&#x2019;x) = =

[u=â&#x2C6;&#x2019;t]

donc f est impaire.

Jensen, on a :

â&#x2C6;&#x2019;2x

â&#x2C6;&#x2019;t 2

e â&#x2C6;&#x2019;x



2x

â&#x2C6;&#x2019; x



n 1 1 n k k â&#x2C6;&#x20AC;n â&#x2C6;&#x2C6; N , Ď&#x2022; . f  Ď&#x2022; f n k=0 n n k=0 n â&#x2C6;&#x2014;

dt

eâ&#x2C6;&#x2019;u du = â&#x2C6;&#x2019; f (x), 2

Dâ&#x20AC;&#x2122;après lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude des sommes de Riemann, puisque f est continue sur [0 ; 1] :

 1 n 1 k â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f f. nâ&#x2C6;&#x17E; n k=0 n 0 91


Puisque ϕ est convexe sur l’intervalle ouvert R, d’après le Cours, ϕ est continue sur R, donc : 

 1

1 n k ϕ f f . −−−→ ϕ n∞ n k=0 n 0

et  I =

0

0

6.18

• On a, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, par le changement de vat riable u = , t = ux : x  1   1 x 1 1 F(x) = f (t) dt = f (xu)x du = f (xu) du. x 0 x 0 0  

0

d’où, en additionnant et en utilisant l’hypothèse :

f (xu) du. 0

• On a, pour tout (x,y) ∈ [0 ; +∞[2 :   1  |F(x) − F(y)| =  f (xu) du − 0

  =

1

  f (yu) du 



 f ( sin u) cos u + f ( cos u) sin u du

0

 π 2



1 du =

0

On conclut :



6.20 a) • Le changement de variable y = π − x montre : 

π π



−u sin x

e



1

  f (xu) − f (yu) du 

π

d’où : 0

e−u sin x dx = 2

Notons I =

 k|xu − yu| du = k|x − y|

1

u du

1

f (x) dx. 0

On a, par les changements de variable u = Arcsin x et v = Arccos x :  π 2

0

92

f ( sin u) cos u du

e−u sin x dx,

π 2

e−u sin x dx.

0

  2x π , sin x  ∀x ∈ 0; . 2 π

2 , π

ϕ (x) = − sin x.

π 2

α

0 −

>0

0

I =



ϕ  (x)

k ce qui montre que F est -lipschitzienne. 2

6.19

2

dx =

+ 0

ϕ  (x)

 u 2 1 k = k|x − y| = |x − y|, 2 0 2



π

0

x

   f (xu) − f (yu) du

0



2

0



π . 2

π . 4

I 

0 1

1



2

ϕ (x) = cos x −

0



 π 2I =

2x est de classe C 1 sur L’application ϕ : x −→ sin x −   π  π π , et, pour tout x ∈ 0 ; 0; : 2 2

1

∀ x ∈ [0 ; +∞[, F(x) =

f ( cos v) sin v dv,

0

• Montrons :

f (0) du.

F(0) = f (0) =

D’autre part : Ainsi :

1

π

2

f ( cos v)(− sin v) dv =

2

Puisque f est continue sur [0 ; 1] et que ϕ est continue sur R, ϕ ◦ f est continue sur [0 ; 1], donc, d’après l’étude des sommes

 1 k 1 ϕ ◦ f. ϕ f −−−→ de Riemann : n∞ n n 0 On obtient donc, par passage à la limite dans une inégalité :  1  1 ϕ f  ϕ ◦ f.

 π

0

− <0

ϕ(x)

0

0

2 π 2 = − < 0, il existe Comme ϕ (0) = 1 − > 0 et ϕ 2 π π   π α ∈ 0; unique tel que ϕ change de signe en α, d’où les 2 variations de ϕ.

π = 0, on conclut ϕ  0, ce qui montre Comme ϕ(0) = ϕ 2 l’inégalité proposée.


â&#x20AC;˘ On a alors, pour tout u â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014;+ : 0



Ď&#x20AC;

eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx = 2

0

2



Ď&#x20AC; 2

eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx

0



Ď&#x20AC; 2

eâ&#x2C6;&#x2019;

2ux

Ď&#x20AC;

0

Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC; â&#x2C6;&#x2019; 2ux 2 Ď&#x20AC; dx = 2 â&#x2C6;&#x2019; = (1 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;u ) e Ď&#x20AC; 2u u 0

1 + 3



1



0

2 f (x 2 ) dx â&#x2C6;&#x2019; 

1

Ď&#x20AC;

Finalement :

eâ&#x2C6;&#x2019;u sin x dx

0

0

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

eâ&#x2C6;&#x2019;u

2



u

etu dt

u

2

et dt

1





1

2x f (x 2 ) dx

0

2 x â&#x2C6;&#x2019; f (x 2 ) dx.



1

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;



x â&#x2C6;&#x2019; f (x 2 )

2

dx = 0

0

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1], x â&#x2C6;&#x2019; f (x 2 ) = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1], f (x 2 ) = x â&#x2C6;&#x161; â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; 1], f (t) = t.

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0.

uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

x

f (t) dt, 0

qui est de classe C 1 sur R et vĂŠrifie : F = f.

On conclut quâ&#x20AC;&#x2122;il existe une application f et une seule convenant : â&#x2C6;&#x161; f : [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2020;&#x2019; x.

â&#x2C6;&#x20AC; (t,x) â&#x2C6;&#x2C6; R2 , f (t + x) = f (t) + f (x),

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, en intĂŠgrant entre 0 et y :   y f (t + x) dt = â&#x2C6;&#x20AC; (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 , 0

6.23 Soit f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1 .

y

f (t) dt + y f (x).

0

Mais, par le changement de variable u = t + x, pour x fixĂŠ :  x+y  y f (t + x) dt = f (u) du = F(x + y) â&#x2C6;&#x2019; F(x). 0

On a, en dĂŠrivant et en prenant la valeur en 0 : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, 

2 f (x) =

â&#x2C6;&#x20AC; (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 ,

F(x + y) = F(x) + F(y) + y f (x).

En ĂŠchangeant x et y, on a aussi : â&#x2C6;&#x20AC; (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 ,

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;

En particulier, on conclut, en remplaçant y par 1 : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f (x) = x f (1). Soit f : [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R continue.

On a, par le changement de variable t =  1  1 f (x) dx = f (t 2 )2t dt. dx = 2t dt : 0

0

â&#x2C6;&#x161;

x



2  2  f (t) + f  (t) dt â&#x2C6;&#x2019; x + 1

      â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, 2 f (x) f  (x) = f (x) 2 + f  (x) 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019;   f (0)2 = 1

F(x + y) = F(y) + F(x) + x f (y),

â&#x2C6;&#x20AC; (x,y) â&#x2C6;&#x2C6; R2 , y f (x) = x f (y).

 0

x

On obtient ainsi :

6.22

2 f (x 2 ) dx â&#x2C6;&#x2019;

0

 2 u2 etu u â&#x2C6;&#x2019;1 1 1 â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;u 2 e = eâ&#x2C6;&#x2019;u  , = u 0 u u u



dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :



sur [0 ; 1] :  1  1  2 1 f (x 2 ) dx f (x) dx = + 3 0 0

ConsidĂŠrons F : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; F(x) =

On a :

 =

1

0

0

6.21



2  Ainsi, puisque x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2019; f (x 2 ) est continue et positive

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0.

uâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

b) On a, pour tout u â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ :  u  2 2 2 et dt  eâ&#x2C6;&#x2019;u 0  eâ&#x2C6;&#x2019;u 2

f (x) dx =

0



= eâ&#x2C6;&#x2019;u

1

x 2 dx +

0

Ď&#x20AC; u

 0

 .



 3 1  1 1 x = x 2 dx. Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : = 3 3 0 0

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, on remarque :

 2     â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f (x) â&#x2C6;&#x2019; f (x) = 1  

2 f (0) = 1.

Puisque lâ&#x20AC;&#x2122;application f  â&#x2C6;&#x2019; f est continue sur R, on a, en utilisant le thĂŠorème des valeurs intermĂŠdiaires :   ( f  â&#x2C6;&#x2019; f )2 = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; f  â&#x2C6;&#x2019; f = â&#x2C6;&#x2019;1 ou f  â&#x2C6;&#x2019; f = 1 . x , x = t2 , Soit Îľ â&#x2C6;&#x2C6; {â&#x2C6;&#x2019;1,1}. On rĂŠsout lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation diffĂŠrentielle (E) y  â&#x2C6;&#x2019; y = Îľ. 93


Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠquation diffĂŠrentielle linĂŠaire du premier ordre avec second membre. La solution gĂŠnĂŠrale de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation diffĂŠrentielle linĂŠaire sans second membre associĂŠe y  â&#x2C6;&#x2019; y = 0 est y : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Îť ex ,

b) On dĂŠduit :  b  | f (x) f  (x)| dx = a

b

| f (x)| | f  (x)| dx

a



Îť â&#x2C6;&#x2C6; R.

b



Une solution particulière de (E) est y = â&#x2C6;&#x2019;Îľ.

F(x)| f  (x)| dx

a



La solution gĂŠnĂŠrale de (E) est donc y : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Îť ex â&#x2C6;&#x2019; Îľ,

b

=

Îť â&#x2C6;&#x2C6; R.

F(x)F  (x) dx =

a

Alors :  2 f (0) = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; (Îť â&#x2C6;&#x2019; Îľ)2 = 1 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Îť2 â&#x2C6;&#x2019; 2ξΝ + Îľ2 = 1

=

2

2  2  2 F(b) â&#x2C6;&#x2019; F(a)

a





a b

12 dx

 

a

ConsidĂŠrons Ď&#x2022; : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R dĂŠfinie par :  x 2  x f â&#x2C6;&#x2019; f 3. â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b], Ď&#x2022;(x) = a

a

Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2022; est de classe C sur [a ; b] et : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b], 1

 Ď&#x2022; (x) = 2

x

  3 f f (x) â&#x2C6;&#x2019; f (x) = f (x)Ď&#x2C6;(x),

a

b



2  f  (x) dx

a

 = (b â&#x2C6;&#x2019; a)

b



2 f  (x) dx,

a

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le rĂŠsultat voulu :  b  b â&#x2C6;&#x2019; a b   2 f (x) dx. | f (x) f  (x)| dx  2 a a

6.26 a) Soient a â&#x2C6;&#x2C6; Râ&#x2C6;&#x2014;+ , x â&#x2C6;&#x2C6; R.

oĂš on a notĂŠ  Ď&#x2C6; : [a ; b] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Ď&#x2C6;(x) = 2

x



2 f â&#x2C6;&#x2019; f (x) .

Appliquons lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Taylor-Lagrange Ă  f sur [x â&#x2C6;&#x2019; a ; x] et sur [x ; x + a] :

Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2C6; est de classe C 1 sur [a ; b] et : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b],

  a2     M2   f (x â&#x2C6;&#x2019; a) â&#x2C6;&#x2019; f (x) + a f (x)   2

  Ď&#x2C6; (x) = 2 f (x) â&#x2C6;&#x2019; 2 f (x) f  (x) = 2 f (x) 1 â&#x2C6;&#x2019; f  (x) .   

 2     f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x) â&#x2C6;&#x2019; a f  (x)  a M . 2 2

Puisque f   0, f est croissante ; comme de plus f (a) = 0, on a f  0, puis Ď&#x2C6;  0, donc Ď&#x2C6; est croissante. Comme Ď&#x2C6;(a) = 0, on dĂŠduit Ď&#x2C6;  0, Ď&#x2022;  0, Ď&#x2022; est croissante. Enfin, comme Ď&#x2022;(a) = 0, on conclut Ď&#x2022;  0. En particulier, Ď&#x2022;(b)  0, ce qui est lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ voulue.

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, par lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ triangulaire :    f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x â&#x2C6;&#x2019; a) â&#x2C6;&#x2019; 2a f  (x) =       f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x)â&#x2C6;&#x2019;a f  (x) â&#x2C6;&#x2019; f (x â&#x2C6;&#x2019; a)â&#x2C6;&#x2019; f (x) + a f  (x)        f (x + a)â&#x2C6;&#x2019; f (x)â&#x2C6;&#x2019;a f  (x) +  f (x â&#x2C6;&#x2019; a)â&#x2C6;&#x2019; f (x)+a f (x)

a

0

6.25

 a 2 M2 ,

a) On a, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b] :    | f (x)| =  f (a) +

a

x

    f  (t) dt  = 

a



 a

94

a

Enfin, en appliquant lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de Cauchy-Schwarz Ă  1 et | f  | :  2   b 2  2  b  F(b) = | f (x)| dx = 1 ¡ | f  (x)| dx

x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;1, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 2 ex â&#x2C6;&#x2019; 1, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;2 ex + 1.

6.24

2 b F(x)

2 1 F(b) . 2

=

â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Îť(Îť â&#x2C6;&#x2019; 2Îľ) = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Îť = 0 ou Îť = 2Îľ. On conclut quâ&#x20AC;&#x2122;il y a exactement quatre applications f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R convenant, correspondant Ă  Îľ = â&#x2C6;&#x2019;1 ou 1, et Ă  Îť = 0 ou 2Îľ :

1 

1

x

x

  f  (t) dt 

| f  (t)| dt = F(x).

puis, encore par lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ triangulaire :    2a| f  (x)| =  f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x â&#x2C6;&#x2019; a)   â&#x2C6;&#x2019; f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x â&#x2C6;&#x2019; a) â&#x2C6;&#x2019; 2a f  (x)      f (x + a) â&#x2C6;&#x2019; f (x â&#x2C6;&#x2019; a) + a 2 M2  2M0 + a 2 M2


| f  (x)| 

et donc :

M0 1 + M2 a. a 2

et donc :

nâ&#x2C6;&#x2019;1 kĎ&#x20AC; Ď&#x20AC;  1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos ln + x2 n n k=0

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n =

b) Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2022; : ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, a â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Ď&#x2022;(a) =

M0 1 + M2 a a 2

Ď&#x20AC; (x 2n â&#x2C6;&#x2019; 1)(x â&#x2C6;&#x2019; 1) ln n x +1

x â&#x2C6;&#x2019;1 1 Ď&#x20AC; 2n ln x + ln 1 â&#x2C6;&#x2019; 2n , = n x +1 x

=

est de classe C et, pour tout a â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ : 1

Ď&#x2022; (a) = â&#x2C6;&#x2019;

M0 1 + M2 , a2 2

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš le tableau des variations de Ď&#x2022;.

 a

0

Ď&#x2022;  (a)

â&#x2C6;&#x2019;

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

nâ&#x2C6;&#x17E;

Finalement :

2M0 M2

0

u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 2Ď&#x20AC; ln x.

+â&#x2C6;&#x17E;



â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; ]1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[,

Ď&#x20AC;

ln (1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos t + x 2 ) dt = 2Ď&#x20AC; ln x.

0

+

Ď&#x2022;(a)

6.28 Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, puisque f est continue sur le segment [a ; b],

  2M0 = 2M0 M2 On dĂŠduit : Inf Ď&#x2022;(a) = Ď&#x2022; aâ&#x2C6;&#x2C6;]0 ;+â&#x2C6;&#x17E;[ M2  et donc, dâ&#x20AC;&#x2122;après a) : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, | f  (x)|  2M0 M2 . â&#x2C6;&#x161; Ainsi, f  est bornĂŠe sur R et : M1  2M0 M2 .

dâ&#x20AC;&#x2122;après un thĂŠorème du Cours, f est bornĂŠe. Notons M = Sup f (x) et, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , xâ&#x2C6;&#x2C6;[a ;b]



b

un =



n n1 f (x) dx .

a

â&#x20AC;˘ On a :

â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n 



b

Mn

n1

1

= M(b â&#x2C6;&#x2019; a) n .

a

â&#x20AC;˘ Soit Îľ > 0 fixĂŠ.

6.27

Soit x â&#x2C6;&#x2C6; ]1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[.

Remarquer dâ&#x20AC;&#x2122;abord, par une mise sous forme canonique : â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; Ď&#x20AC;], 1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos t + x 2 = (x â&#x2C6;&#x2019; cos t)2 + sin 2 t > 0, donc lâ&#x20AC;&#x2122;application f : t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; ln (1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos t + x 2 ) est continue sur [0 ; Ď&#x20AC;], dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;existence de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgrale envisagĂŠe.

nâ&#x2C6;&#x2019;1 Ď&#x20AC; kĎ&#x20AC; , qui est une f Notons, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n = n k=0 n somme de Riemann, de sorte que  Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC; u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (t) dt = ln (1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos t + x 2 ) dt. nâ&#x2C6;&#x17E;

0

Puisque f est continue sur le segment [a ; b], dâ&#x20AC;&#x2122;après un thĂŠorème du Cours, f atteint sa borne supĂŠrieure M. Il existe donc x0 â&#x2C6;&#x2C6; [a ; b] tel que f (x0 ) = M. Puis, comme f est continue en x0 , il existe Ρ > 0 tel que : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [x0 â&#x2C6;&#x2019; Ρ ; x0 + Ρ] â&#x2C6;Š [a ; b], f (x)  M â&#x2C6;&#x2019; Îľ2 . En notant S le segment [x0 â&#x2C6;&#x2019; Ρ ; x0 + Ρ] â&#x2C6;Š [a ; b] et Îť la longueur de S (donc Îť > 0), on a alors : â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; , u n 

=

p=2nâ&#x2C6;&#x2019;k

 nâ&#x2C6;&#x2019;1 

k=0

x â&#x2C6;&#x2019;e

k=0

2i k Ď&#x20AC; 2n

2n   

k=0

x â&#x2C6;&#x2019;e

2i pĎ&#x20AC; 2n



p=n+1

=

 x â&#x2C6;&#x2019;1  x â&#x2C6;&#x2019; 1 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 2i k Ď&#x20AC; (x 2n â&#x2C6;&#x2019; 1), x â&#x2C6;&#x2019; e 2n = x + 1 k=0 x +1

n n1 f (x) dx

S

0 â&#x2C6;&#x2014;

On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N et tout k â&#x2C6;&#x2C6; {0,...,n â&#x2C6;&#x2019; 1} , par factorisation dâ&#x20AC;&#x2122;un trinĂ´me dans C : nâ&#x2C6;&#x2019;1 nâ&#x2C6;&#x2019;1       kĎ&#x20AC; i kĎ&#x20AC; i kĎ&#x20AC; 1 â&#x2C6;&#x2019; 2x cos + x2 = x â&#x2C6;&#x2019;e n x â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019; n n k=0 k=0  nâ&#x2C6;&#x2019;1  nâ&#x2C6;&#x2019;1    

2(2nâ&#x2C6;&#x2019;k)i Ď&#x20AC; 2i k Ď&#x20AC; = x â&#x2C6;&#x2019; e 2n x â&#x2C6;&#x2019; e 2n

 



 Mâ&#x2C6;&#x2019; S

Îľ 2

n n1

=

Mâ&#x2C6;&#x2019;

1 Îľ Îťn . 2

â&#x20AC;˘ Comme

1

M(b â&#x2C6;&#x2019; a) n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; M et nâ&#x2C6;&#x17E;

Mâ&#x2C6;&#x2019;

1 Îľ Îľ Îť n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; M â&#x2C6;&#x2019; , nâ&#x2C6;&#x17E; 2 2

il existe N â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; tel que :  1   M(b â&#x2C6;&#x2019; a) n  M + Îľ

â&#x2C6;&#x20AC; n  N, 1 Îľ   Mâ&#x2C6;&#x2019; Îť n  M â&#x2C6;&#x2019; Îľ. 2 95


On a alors : â&#x2C6;&#x20AC; n  N, M â&#x2C6;&#x2019; Îľ  u n  M, et on conclut : u n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; M. nâ&#x2C6;&#x17E;

a) Îą) Soient (a,b,n) â&#x2C6;&#x2C6; (Nâ&#x2C6;&#x2014; )3 , k â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014;. D'après la formule de Leibniz : k

 (kâ&#x2C6;&#x2019;i) 1  k (Xn )(i) (bX â&#x2C6;&#x2019; a)n . Pn(k) = n! i=0 i

6.29

On a, pour tout i de N :



(Xn )(i) (0) = et (kâ&#x2C6;&#x2019;i)  a   = bX â&#x2C6;&#x2019; a)n b

0

si

i = / n

n!

si

i =n



0 n

b n!

si si

i = / kâ&#x2C6;&#x2019;n i =kâ&#x2C6;&#x2019;n

Pn(k) (0) â&#x2C6;&#x2C6; Z, Pn(k)

a  b

= â&#x2C6;&#x2019; Pn (x) cos x 

Ď&#x20AC;

Ď&#x20AC; 0



0

+ Pn (x) sin x

Ď&#x20AC; 0

Pn (x) sin x dx

0

= ... Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC;  = â&#x2C6;&#x2019; Pn (x) cos x + Pn (x) sin x .

â&#x2C6;&#x2C6; Z.

β) Notons M = Sup |bx â&#x2C6;&#x2019; a|. On a, pour tout n de Nâ&#x2C6;&#x2014; : xâ&#x2C6;&#x2C6;[0;Ď&#x20AC;]  1 Ď&#x20AC; n 1 n+1 n |In |  x (bx â&#x2C6;&#x2019; a)n dx  Ď&#x20AC; M . n! 0 n!

96

0



â&#x2C6;&#x2019;

â&#x20AC;˘ Si k < n , alors, pour tout i de {0,. . . ,k}, (Xn )(i) (0) = 0 et (kâ&#x2C6;&#x2019;i)  a   = 0, (bX â&#x2C6;&#x2019; a)n b a  = 0 â&#x2C6;&#x2C6; Z. d'oĂš : Pn(k) (0) = Pn(k) b â&#x20AC;˘ Si k  n, alors :  (kâ&#x2C6;&#x2019;n)  1 k (k)  (0) = (0) â&#x2C6;&#x2C6; Z P n! (bX â&#x2C6;&#x2019; a)n   n n! n

  a   k   P (k) a = 1 (Xn )(kâ&#x2C6;&#x2019;n) bn n! â&#x2C6;&#x2C6; Z, n b n! k â&#x2C6;&#x2019; n b d'oĂš :

Comme la factorielle lâ&#x20AC;&#x2122;emporte sur lâ&#x20AC;&#x2122;exponentielle, Ď&#x20AC;n+1 M n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, et on dĂŠduit : In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. nâ&#x2C6;&#x17E; nâ&#x2C6;&#x17E; n! b) Îą) Soit n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; . IntĂŠgrons In par parties, de façon itĂŠrĂŠe :  Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC; In = â&#x2C6;&#x2019; Pn (x) cos x + Pn (x) cos x dx

+



Pn (x)

Ď&#x20AC; cos x

0

0



+ â&#x2C6;&#x2019;

0

Pn (x)

Ď&#x20AC;  + (â&#x2C6;&#x2019;1)n+1 Pn(2n) (x) cos x ,

Ď&#x20AC; sin x

0

+ ...

0

puisque Pn est de degrĂŠ 2n, et donc Pn(2n+1) = 0. a Comme Pn ,Pn ,. . . ,Pn(2n) prennent en 0 et des valeurs entières b a (cf. a) Îą) ) et que cos x et sin x prennent aussi en 0 et (= Ď&#x20AC;) b des valeurs entières, on conclut : In â&#x2C6;&#x2C6; Z . β) Puisque (In )nâ&#x2C6;&#x2C6;Nâ&#x2C6;&#x2014; est Ă  valeurs dans Z et converge vers 0, d'après l'exercice 3.16, il existe N â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; tel que : â&#x2C6;&#x20AC;n  N, In = 0 . En particulier : I2N = 0. Mais l'application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; P2N (x) sin x a est continue sur [0; Ď&#x20AC;] et Ă  valeurs  0 (car = Ď&#x20AC; et 2N est b pair). Il en rĂŠsulte : â&#x2C6;&#x20AC;x â&#x2C6;&#x2C6; [0; Ď&#x20AC;] , P2N (x) sin x = 0 . Ď&#x20AC; = 0, en contradiction avec : En particulier P2N 2 Ď&#x20AC; a  1  Ď&#x20AC; 4N > 0. = P2N = P2N 2 2b (2N )! 2


Fonctions usuelles

Plan

CHAPITRE

7

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir

97

Énoncés des exercices

99

Du mal à démarrer ?

102

Corrigés

103

• Résolution d’équations ou d’inéquations à une ou plusieurs inconnues réelles   • Calculs de certaines sommes et de certains produits • Obtention d’égalités ou inégalités à une ou plusieurs variables réelles • Étude et représentation graphique de fonctions faisant intervenir les fonctions usuelles.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Définition et propriétés des fonctions usuelles : ln, exp, lna , expa , puissances, fonctions hyperboliques directes ou réciproques, fonctions circulaires directes ou réciproques • Étude et représentation graphique de chaque fonction usuelle • Comparaison locale des fonctions logarithmes, puissances, exponentielles • Formulaire de trigonométrie circulaire, à savoir par coeur • Déduction du formulaire de trigonométrie hyperbolique à partir du formulaire de trigonométrie circulaire, en remplaçant cos par ch et sin par i sh.

Les méthodes à retenir Pour manipuler des logarithmes de base quelconque

Pour manipuler des fonctions hyperboliques directes, ch , sh , th , coth

On peut se ramener à des logarithmes népériens par la formule : ln x loga (x) = . ln a ➥ Exercice 7.1. On peut quelquefois essayer de se ramener à des exponentielles (mais ce n’est pas toujours nécessaire ni utile).

➥ Exercice 7.2. 97


Chapitre 7 • Fonctions usuelles

Pour manipuler des fonctions hyperboliques réciproques, Argsh , Argch , Argth , Argcoth

Essayer de : – se ramener à des logarithmes, en utilisant les expressions logarithmiques de ces fonctions – composer par des fonctions hyperboliques directes.

➥ Exercice 7.3. – Se rappeler que, pour tout x ∈ R : Pour manipuler les fonctions circulaires directes sin , cos

cos 2 + sin 2 x = 1 , | sin x|  1 , | cos x|  1 , | sin x|  |x|.

➥ Exercices 7.4, 7.5, 7.6, 7.15 – Penser à utiliser le formulaire de trigonométrie circulaire.

➥ Exercices 7.7, 7.8, 7.9. Pour résoudre une équation (ou un système d’équations) dans laquelle interviennent des fonctions usuelles

Pour l’étude et la représentation graphique d’une fonction f faisant intervenir des fonctions circulaires réciproques

Faire tout passer dans le premier membre et étudier les variations d’une fonction, avec souplesse, c’est-à-dire en remplaçant éventuellement l’équation par une équation équivalente.

➥ Exercices 7.10, 7.11. – Essayer un changement de variable qui pourrait permettre de simplifier la fonction circulaire réciproque avec une fonction circulaire directe.

➥ Exercices 7.12, 7.13, 7.21. – Calculer la dérivée de f et essayer, dans certains cas, de reconnaître la dérivée d’une fonction plus simple.

Pour montrer que deux fonctions sont égales sur un intervalle

Montrer que les dérivées sont égales (si les fonctions sont dérivables sur un intervalle) et que les fonctions prennent la même valeur en au moins un point.

➥ Exercice 7.13.

Pour résoudre une équation dans laquelle interviennent des fonctions circulaires réciproques

Essayer de composer par une fonction circulaire directe, de façon à faire disparaître les fonctions circulaires réciproques. On essaiera de maintenir des équivalences logiques, ou bien on raisonnera par implication et réciproque (lorsque la ou les valeurs obtenues sont assez simples).

➥ Exercice 7.14. Voir les méthodes du chapitre 4. Pour établir une inégalité à une variable réelle

La présence d’une racine carrée peut inciter à essayer d’appliquer l’inégalité de Cauchy et Schwarz pour des intégrales.

➥ Exercices 7.17, 7.19.

98


Énoncés des exercices

Énoncés des exercices 7.1

Exemple d’équation à une inconnue réelle, faisant intervenir des logarithmes dans diverses bases Résoudre dans ]0 ; +∞[ : log2 x + log4 x + log8 x =

11 . 2

7.2

Exemple de système de deux équations à deux inconnues réelles, faisant intervenir ch et sh  ch x + ch y = 4 2 Résoudre dans R : (S) sh x + sh y = 1.

7.3

Exemple d’équation à une inconnue réelle, faisant intervenir des fonctions hyperboliques réciproques 1 Résoudre dans R : Argth x = Argch . x

7.4

Exemple de résolution d’une équation à une inconnue réelle, faisant intervenir cos et sin

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Résoudre dans R : cos 11 x − sin 11 x = 1.

7.5

Exemple de résolution d’un système de deux d’équations à deux inconnues réelles, faisant intervenir des sinus  sin (x + y) = 2x Résoudre dans R2 : sin (x − y) = 2y.

7.6

Calcul d’une limite faisant intervenir des cosinus en produit   n  ka π cos . fixé, lim Déterminer, pour a ∈ 0 ; n∞ n 2 k=1

7.7

Calcul d’un produit de cosinus Calculer, pour tout n ∈ N∗ : An =

n−1  k=0

7.8

Un calcul de cos

cos

2k π . 2n − 1

π 5

a) On considère l’application f : ] − π ; π[−{0} −→ R, x −→ f (x) =

sin 3x − sin 2x . sin x

Montrer que f admet un prolongement continu g à ] − π ; π[ et exprimer g (sans fraction). π b) En déduire la valeur de cos . 5 99


Chapitre 7 • Fonctions usuelles

7.9

Exemple d’utilisation des formules de trigonométrie circulaire   π , x,y ∈ ]0 ; +∞[. Montrer : Soient a,b ∈ 0 ; 2 a−b tan sin a x 2 = x − y. = ⇐⇒ a+b sin b y x+y tan 2

7.10

Exemple d’équation portant sur des exponentielles Résoudre dans R :

3x + 4x = 5x .

7.11

Exemple de résolution d’un système de deux équations à deux inconnues réelles, faisant intervenir des exponentielles  x + ex = y + e y 2 Résoudre dans R : x 2 + x y + y 2 = 27.

7.12

Exemple d’étude de fonction faisant intervenir Arccos Étude et représentation graphique de la fonction f d’une variable réelle donnée par : f (x) = Arccos (2x 2 − 1).

7.13

Exemple d’étude de fonction faisant intervenir Arcsin  1 − sin x . Étude et représentation graphique de f : x −→ Arctan 1 + sin x

7.14

Une égalité entre fonctions composées de fonctions circulaires et hyperboliques, directes et réciproques  1 . Montrer : ∀ x ∈ [0 ; +∞[ , Arctan(shx) = Arccos chx

7.15

Exemple de résolution d’une équation à une inconnue réelle, faisant intervenir des Arcsin Résoudre dans R : (1)

7.16

Arcsin x + Arcsin

π x = . 2 2

Exemple d’inégalité sur des sinus et des cosinus a) Soient n ∈ N − {0,1}, a1 ,...,an , b1 ,...,bn ∈ [0 ; +∞[. Montrer :  2  n n n  ai + bi  (ai2 + bi2 ). i=1

i=1

i=1

b) En déduire, pour tout (x,y,z) ∈ R3 :

sin x sin y sin z + cos x cos y cos z  1.

7.17

1 cos θ Soit P ∈ R[X]. Montrer que les deux propriétés suivantes sont équivalentes : Lien entre tan θ et

(i) P est pair (ii) ∃ Q ∈ R[X], ∀ θ ∈

100

 −

  1 π π , P(tan θ) = Q . ; 2 2 cos 2 θ


Énoncés des exercices

7.18

Exemple d’inégalité sur sin x   1√ π , sin x  ∀ x ∈ 0 ; πx. a) Montrer : 2 2 π t (π − t). b) En déduire : ∀ t ∈ [0 ; π], sin t  4

7.19

Exemple d’inégalités faisant intervenir des logarithmes y−x x+y < . a) Montrer, pour tout (x,y) ∈ R2 tel que 0 < x < y : ln y − ln x 2 n  n(n + 1)(4n + 5) k <  . b) En déduire, pour tout n ∈ N∗ : 1 12 k=1 ln 1 + k

7.20 Exemple d’inégalité à une variable réelle, faisant intervenir un logarithme  1 1 . √ Montrer : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, ln 1 + x x(x + 1)

7.21

Exemple d’équation à une inconnue réelle, faisant intervenir des puissances 1

Résoudre dans R : x x 2 =

1 . 2

7.22 Une fonction de deux variables réelles qui se simplifie 1 − xy . Simplifier, pour (x,y) ∈ R2 : f (x,y) = Arccos √ 1 + x 2 1 + y2

7.23 Sommes d’Arctan a) Montrer, pour tout (a,b) ∈ [0 ; 1[2 : Arctan a + Arctan b = Arctan b) En déduire la valeur de : S = 5 Arctan

a+b . 1 − ab

1 1 1 + 2 Arctan + 3 Arctan . 8 18 57

7.24 Équivalence logique entre des égalités faisant intervenir des intégrales

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

  π π : Montrer, pour tout (x,y) ∈ R × − ; 2 2

x

y dt dt y= ⇐⇒ x = . cos t 0 ch t 0

7.25 Un exemple de fonction de classe C ∞, autre que la fonction nulle, qui s’annule, ainsi que toutes ses dérivées successives, en 0 Montrer que l'application f : R −→ R définie par : est de classe C ∞ sur R, et que :

∀n ∈ N,

 f (x) =

− 12

e

x

si

0

si

x = / 0

x =0

f (n) (0) = 0

7.26 Exemple de famille libre de trois fonctions, faisant intervenir des exponentielles et sin On note f : R −→ R, x → f (x) = e sin x . Montrer que la famille ( f, f 2 , f ◦ f ) est libre. 101


Chapitre 7 • Fonctions usuelles

7.27 La fonction sin n’est pas une fonction rationnelle Montrer que la restriction de sin à tout intervalle I de R, non vide ni réduit à un point, n’est pas une fonction rationnelle, c’est-à-dire n’est pas le quotient de deux polynômes à coefficients réels.

Du mal à démarrer ? 7.1

Utiliser la formule : loga x =

ln x . ln a

7.2

Se ramener à des exponentielles et faire le changement d’inconnues X = ex , Y = e y .

7.3

Composer, par exemple, par th pour se ramener à une équation algébrique.

7.4

Montrer qu’on peut réduire l’intervalle d’étude, et comparer avec cos 2 x + sin 2 x = 1.

7.5

Élever au carré et utiliser l’inégalité classique : ∀ t ∈ R, | sin t|  |t|, ou encore : sin 2 t  t 2 .

Remarquer que tous les facteurs sont dans [0 ; 1] et que (si a = 0 ) la deuxième moitié d’entre eux sont assez loin de 1. sin 2a cos a = Remarquer, pour tout a ∈ R − πZ : 7.7 2 sin a et effectuer un télescopage multiplicatif.

7.6

7.8

a) Développer sin 3x et sin 2x, puis simplifier la fraction obtenue.

7.9

Raisonner par équivalences logiques successives, en utilisant des formules de trigonométrie circulaire. a−b a+b ,v= . On pourra noter, pour la commodité : u = 2 2

7.10

Remarquer une solution particulière. En divisant par 5x , amener la stricte monotonie d’une fonction.

7.11

Remarquer que t −→ t + et est injective, d’où x = y.

Transformer l’écriture de f (x) en utilisant : 2 cos 2 t − 1 = cos 2t.  π − x et transformer l’écriture 7.13 Remarquer sin x = cos 2 de f (x).

7.12

7.14

Montrer que les deux membres sont dérivables, ont la même dérivée, et prennent la même valeur en au moins un point.

7.15

Séparer clairement les deux sens de l’équivalence logique. Pour (i) ⇒ (ii), exprimer la forme d’un polynôme pair et 1 . exprimer tan2 θ à l’aide de cos 2 θ

7.18

a) La présence d’une racine carrée peut inciter à essayer d’appliquer l’inégalité de Cauchy et Schwarz. π t t b) Appliquer a) à et à − . 2 2 2

7.19

a) En posant t =

y , se ramener à l’étude des variations x

d’une fonction.

 1 = ln (k + 1) − ln k. b) Remarquer : ln 1 + k

7.20

La présence d’une racine carrée peut inciter à essayer d’appliquer l’inégalité de Cauchy et Schwarz. Si on n’y pense pas, on peut étudier les variations d’une fonction, après divers changements de variable éventuellement. 1

Montrer x > 0, puis poser t = x 2 pour se ramener à une équation plus simple, pour la résolution de laquelle on pourra étudier les variations d’une fonction.

7.21

La présence de 1 + x 2 fait penser à une formule de trigo1 + tan2 t. En notant nométrie contenant 1 − xy t = Arctan x, u = Arctan y, exprimer √ en 1 − x 2 1 − y2 fonction de t et u. Séparer ensuite en cas selon la situation de t + u.   π et ont 7.23 a) Montrer que les deux membres sont dans 0 ; 2 la même tan.

7.22

b) Grouper les termes de façon à appliquer a) plusieurs fois.

7.24 7.25

Calculer les deux intégrales de l’énoncé. Calculer, pour x ∈ R∗ , f  (x) et f  (x), et en déduire la forme de f (n) (x) , par un raisonnement par récurrence.

Exploiter le théorème limite de la dérivée.

Faire passer un terme de l’autre côté, situer les deux membres dans certains intervalles, et composer par sin .

7.26

a) Récurrence sur n. Le cas n = 2 résulte de l’inégalité de Cauchy et Schwarz.

7.27

7.16

102

7.17

Écrire une combinaison linéaire nulle, dériver, simplifier, dériver à nouveau. Raisonner par l’absurde et considérer les degrés.


Corrigés des exercices

On a, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ :

7.1

log2 x + log4 x + log8 x =

7.3 Les termes de l’équation sont définis si et seulement si : x ∈ ] − 1 ; 1[, x = / 0,

11 2

x ∈ ]0 ; 1[.

ln x ln x ln x 11 ⇐⇒ + + = ln 2 ln 4 ln 8 2 ln x ln x ln x 11 + + = ln 2 2 ln 2 3 ln 2 2  1 1 11 ln x 11 6 ln x 1+ + = ⇐⇒ = · =3 ⇐⇒ ln 2 2 3 2 ln 2 2 11 ⇐⇒

⇐⇒ ln x = 3 ln 2 = ln 8 ⇐⇒ x = 8. On conclut que l’équation proposée admet une solution et une seule, qui est 8.

7.2

On a, par addition et par soustraction :  (S) ⇐⇒

ex + e y = 5

On a, pour tout x ∈ ]0 ; 1[, puisque th est injective, en notant (1) l’équation proposée :  1 (1) ⇐⇒ th ( Argth x) = th Argch x  1 sh Argch x  ⇐⇒ x = 1 ch Argch x  1  −1 2 1 x ⇐⇒ 1 = −1 ⇐⇒ x = 1 x2 x ⇐⇒ 1 =

e−x + e−y = 3.

Notons X = ex , Y = e y . On a :   X +Y =5 X +Y ⇐⇒ (S) ⇐⇒ 1 1  + =3 X +Y X Y  X +Y ⇐⇒  XY = L’équation du second degré t 2 − 5t +

1 ∈ [1 ; +∞[, ce qui revient à : x

1 1 1 − 1 ⇐⇒ x 2 = ⇐⇒ x = √ , x2 2 2

car x ∈ ]0 ; 1[. =5 = 3X Y =5 5 . 3

On conclut que l’équation proposée admet une solution et une 1 seule, √ . 2 1 On contrôle, pour x = √ : 2 1 1+ √ 1 1 2 Argth x = Argth √ = ln 1 2 2 1− √ 2 √  1 2+1 1 √ = ln √ = ln ( 2 + 1)2 2 2 2−1 √ = ln ( 2 + 1),

5 = 0 a pour discri3

5 55 , donc admet pour solutions minant ∆ = 25 − 4 = 3 3  55 √ 5± 15 ± 165 3 = , qui sont tous les deux > 0. t= 2 6 On obtient X et Y , à l’ordre près, puis x et y par x = ln X, y = ln Y. On conclut que le système proposé a deux solutions exacte√ √  15 − 165 15 + 165 , ln et le couple ment, le couple ln 6 6 renversé de celui-ci.

et Argch

√ √ 1 2+ = Argch 2 = ln x √ = ln ( 2 + 1).

√  ( 2)2 − 1

103


7.4

1) Soit x ∈ R une solution. Notons t = −x. On a alors : 11 cos t + sin 11 t = 1. Comme cos 2 t + sin 2 t = 1, on déduit : ( cos 2 t − cos 11 t) + ( sin 2 t − sin 11 t) = 0,       0

 d’où

 , puis

cos t ∈ {0,1} sin t ∈ {0,1}

sin 2 t − sin 11 t = 0 π [2π], t ≡ 0 [2π] ou t ≡ 2 π puis x ≡ 0 [2π] ou x ≡ − [2π]. 2 2) La réciproque est immédiate.

ka a  cos < 1, n 2   π . puisque la fonction cos est décroissante sur 0 ; 2   n  a n−E 2 . On a donc, par produit : 0  wn  cos 2 a Comme 0  cos < 1,  2 n n n  n − = −−−→ + ∞, et que n − E 2 2 2 n∞ on déduit : wn −−−→ 0. ⇒ 0  cos

0

cos 2 t − cos 11 t = 0

 n a ka π n E a + 1  k  n ⇒ 0   2 2 2 n 2

, donc

On conclut que l’ensemble S des solutions de l’équation pro π posée est : S = − + 2πZ ∪ 2πZ. 2

n∞

D’où : u n = vn wn −−−→ 0. n∞

7.5

1) Soit (x,y) une solution. On a alors :

On conclut : lim n∞

sin 2 (x + y) + sin 2 (x − y) = 4x 2 + 4y 2 .

cos

k=1

ka = 0. n

Mais, d’autre part, on sait : ∀ t ∈ R, | sin t|  |t|,

7.7 On a, pour tout a ∈ R : sin 2a = 2 sin a cos a,

d’où :

donc, pour tout a ∈ R − πZ : cos a =

sin2 (x + y) + sin2 (x − y)  (x + y)2 + (x − y)2 = 2x 2 + 2y 2 .

2) Réciproque évidente.

Soit n ∈ N tel que n  2.

∀ k ∈ {0,...,n − 1},

Notons, pour tout n ∈ N∗ : u n =

An =

ka cos . n

k=1 n∞

Scindons (pour n  4 ) le produit définissant u n en deux parties : u n = vn wn , où :   vn =

n

k=1

cos

ka , n

wn =

n 

  k=E

n 2

cos

ka . n

+1

D’une part : 0  vn  1, car chaque facteur de vn est dans [0 ; 1].    n ,...,n : D’autre part, pour tout k ∈ E 2

n−1  2k π cos n = 2 −1 k=0

2k+1 π 2n − 1 2k π 2 sin n 2 −1 sin

2k+1 π 2n π sin n n−1 sin n 1  1 2 −1 = 2 −1. = n 2 k=0 2n sin π 2k π sin n 2n − 1 2 −1

/ 0. 2) Supposons a =

2 

n−1  k=0

n 

1) Si a = 0, alors u n = 1 −−−→ 1.

E

2k π ∈ ]0 ; π[ ⊂ R − πZ. 2n − 1

D’où, par télescopage :

On conclut que le système proposé admet une solution et une seule : (0,0).

7.6

sin 2a . 2 sin a

On a :

On déduit : 4(x 2 + y 2 )  2(x 2 + y 2 ), d’où x 2 + y 2 = 0, puis x = y = 0.

104

n 

2n π π =π+ n , −1 2 −1 2n π π = − sin n , on a : sin n 2 −1 2 −1 1 et donc : An = − n . 2 D’autre part : A1 = cos π = −1.   −1 On conclut : ∀ n ∈ N∗ , An = 1 − 2n Comme

2n

si n = 1 si n  2.


7.8

a) On dispose des formules de trigonométrie :

7.10 • On remarque que 2 est solution :

sin 2x = 2 sin x cos x, cos 2x = 2 cos x − 1, d’où : 2

sin 3x = sin (2x + x) = sin 2x cos x + sin x cos 2x

32 + 42 = 9 + 16 = 25 = 52 . • On a, pour tout x ∈ R :

= 2 sin x cos 2 x + sin x(2 cos 2 x − 1) = sin x(4 cos 2 x − 1). On en déduit, pour tout x ∈ ] − π ; π[−{0} : f (x) = =

sin 3x − sin 2x sin x sin x(4 cos 2 x − 1) − 2 sin x cos x sin x

= 4 cos x − 2 cos x − 1. 2

L’application

3x + 4x = 5x ⇐⇒

Considérons l’application f : R −→ R définie, pour tout x ∈ R , par :  x  x 3 4 3 4 f (x) = + − 1 = ex ln 5 + ex ln 5 − 1. 5 5 L’application f est dérivable sur R et, pour tout x ∈ R :   3 x ln 3 4 x ln 4  5 e + ln e 5 < 0. f (x) = ln 5    5       >0    >0 <0

g : ] − π ; π[−→ R, x −→ g(x) = 4 cos 2 x − 2 cos x − 1 est continue et prolonge f à ] − π ; π[, ce qui montre le résultat demandé. π b) Notons a = . On a : a ∈ ] − π ; π[−{0} 5 3π 2π sin − sin 5 5 = 0, et f (a) = π sin 5  2π 3π 3π = sin . = sin π − car sin 5 5 5 donc : 4 cos a − 2 cos a − 1 = 0. On résout cette équation du second degré. Le discriminant ∆ √ √ 2 ± 20 1± 5 ∆ = 4 + 16 = 20, cos a = = . est : donc 8 4 √ π 1+ 5  0,809... Mais cos a  0, et on conclut : cos = 5 4 a+b a−b ,v= . 2 2 / 0. D’où : On a alors a = u + v, b = v − u et cos u cos v =

7.9

Notons u =

sin a x = ⇐⇒ y sin (u + v) = x sin (v − u) sin b y

<0

Il en résulte que f est strictement décroissante sur R, donc injective, et donc l’équation proposée admet au plus une solution. Finalement, l’équation proposée admet une solution et une seule, 2.

7.11 L’application f : R −→ R, t −→ t + et est dérivable

sur R et : ∀ t ∈ R, f  (t) = 1 + et > 0, donc f est strictement croissante, donc injective. D’où :

D’où, d’après a) : g(a) = f (a) = 0, 2

 x  x 3 4 + = 1. 5 5

x + ex = y + e y y ⇐⇒ x = y. Puis : x 2 + x y + y 2 = 27 ⇐⇒ 3x 2 = 27 ⇐⇒ x 2 = 9 ⇐⇒ x = ±3. On conclut que l’ensemble des solutions du système proposé   est (−3, −3), (3, 3) .

7.12 1) Ensemble de définition On a, pour tout x ∈ R : −1  2x 2 − 1  1 ⇐⇒ 0  2x 2  2 ⇐⇒ x 2  1 ⇐⇒ x ∈ [−1 ; 1],

⇐⇒ y( sin u cos v + sin v cos u)

donc Déf ( f ) = [−1 ; 1].

= x( sin v cos u − sin u cos v) sin u cos v + sin v cos u ⇐⇒ y cos u cos v sin v cos u − sin u cos v =x cos u cos v ⇐⇒ y(tan u + tan v) = x(tan v − tan u) tan u x−y ⇐⇒ (x + y)tan u = (x − y)tan v ⇐⇒ = , tan v x+y

On remarque que f est paire, et on peut donc restreindre l’étude à x ∈ [0 ; 1].

d’où le résultat demandé.

2) Transformation de l’écriture de f (x)

  π . On a : Soit x ∈ [0 ; 1]. Notons t = Arccos x ∈ 0 ; 2 f (x) = Arccos (2x 2 − 1) = Arccos (2 cos 2 t − 1) = Arccos ( cos 2t). Comme 2t ∈ [0 ; π], on obtient : f (x) = 2 Arccos x. 105


3) Tracé de la représentation graphique de f

y

Pour x ∈ [0 ; 1], on trace la représentation graphique de Arccos, puis on multiplie les ordonnées par 2 (affinité d’axe x  x, de direction y  y, de rapport 2), puis on effectue la symétrie par rapport à y  y.

π 2 y = f (x) – π 2

y π

π 2

O

x

3π 2

7.14 Notons f,g : [0 ; +∞[−→ R les applications définies, pour tout x ∈ [0 ; +∞[, par :

π/ 2

f (x) = Arctan (sh x),

1 . g(x) = Arccos ch x 

Par composition, f et g sont continues sur [0 ; +∞[, dérivables sur ]0 ; +∞[, et, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ : –1

0

1

x

y = Arccos x, x ∈ [0 ; 1] y = f(x)

 π  1) Il est clair que Def( f ) = R − − + 2kπ ; k ∈ Z , 2 et que f est 2π-périodique. On peut donc restreindre l'étude à   π 3π − ; . 2 2

f  (x) =

g(x) = − 

106

1

1 1− 2 ch x

=

7.13

De plus : ∀x ∈ Def( f ) , f (π − x) = f (x) .  π π On fera donc varier x dans − ; , puis on effectuera la 2 2 π symétrie par rapport à la droite d'équation x = . 2  π π . On a : 2) Soit x ∈ − ; 2 2  π −x 1 − cos 1 − sin x 2 π  = 1 + sin x 1 + cos −x 2 π x 2 sin2 − π x  4π 2x  = tan2 = − , 4 2 2 cos2 − 4 2

π x 

− et donc : f (x) = Arctan tan

. 4 2   π π x π x , on déduit : f (x) = − . Comme − ∈ 0; 4 2 2 4 2    π π π 3π ; , π−x ∈ − ; , 3) On a alors, pour tout x de 2 2 2 2 et donc : π 1 x π f (x) = f (π − x) = − (π − x) = − . 4 2 2 4

ch x ch x 1 , = 2 = 2 ch x 1 + sh x ch x ·

sh x −sh x ch x · 2 = 2 ch2 x ch x ch x − 1

1 , ch x

donc f  = g  . Il existe donc C ∈ R tel que : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f (x) = g(x) + C. En remplaçant x par 0, comme f (0) = 0 et g(0) = Arccos 1 = 0, on déduit C = 0 et on conclut : f = g.

7.15 On a, pour tout x ∈ [−1 ; 1] : (1) ⇐⇒ Arcsin

x π = − Arcsin x. 2 2

Comme le premier membre de cette équation est dans   π π − ; et que le second est dans [0 ; π], on a : 2 2    π π π   (2) − Arcsin x ∈ − ;  2 2 2 (1) ⇐⇒    π x    sin Arcsin = sin − Arcsin x (3). 2 2 On a : x x = cos (Arcsin x) ⇐⇒ = 1 − x 2 2 2   x 0 x 0 2 ⇐⇒ ⇐⇒ x = √ . ⇐⇒ 2 2 2 5 x = 4(1 − x ) 5x = 4

(3) ⇐⇒


2 Ainsi, l’équation (3) a une solution et une seule, x = √ , 5 et on a alors, pour cette valeur de x :     π π π π ⊂ − ; , − Arcsin x ∈ 0 ; 2 2 2 2

On suppose P pair. Il existe n ∈ N, a0 ,...,an ∈ R tels que n  P= ak X2k . k=0



On a, pour tout θ ∈

donc x est aussi solution de (2). Finalement, l’équation proposée a une solution et une seule, 2 qui est √ . 5

7.16

7.17 (i) ⇒ (ii) :

P(tan θ) =

• Pour n = 2, on a, en utilisant l’inégalité de Cauchy et Schwarz :  (a1 a2 + b1 b2 )2 =

a1 b1

 2

a2

b2



2



2

a1

a2

b1

b2



= (a12 + b12 )(a22 + b22 ).

ak tan2k θ =

k=0

=

a) Récurrence sur n.

n 

 π π − ; : 2 2

n 

n  k=0

 ak

k=0

1 − cos 2 θ cos 2 θ

 n+1

ai +

i=1

bi

2    n n = ai an+1 + bi bn+1



  2   2 n n 2 2 (an+1 ai + bi + bn+1 ).

n+1 

2

i=1

i=1

cas n=2

i=1

i=1

i=1

i=1

i=1



hyp. réc.n

i=1

i=1

 n n+1  2 2 2 2 (ai + bi ) (an+1 + bn+1 )= (ai2 + bi2 ). i=1

i=1

Ceci établit la propriété voulue, par récurrence sur n. b) On applique a) à n = 3, a1 = |sin x| , a2 = |sin y| , a3 = |sin z| , b1 = |cos x|, b2 = |cos y|, b3 = |cos z|, d’où :  2 sin x sin y sin z + cos x cos y cos z  2  | sin x| | sin y| | sin z| + | cos x| | cos y| | cos z|

 ( sin 2 x + cos 2 x)( sin 2 y + cos 2 y)( sin 2 z + cos 2 z) = 1, et on conclut, en prenant les racines carrées, à l’inégalité demandée.



k 1 . − 1 cos 2 θ

ak

k=0



ak Q k

1 cos 2 θ

 =Q

1 . cos 2 θ

On suppose qu’il existe Q ∈ R[X] tel que :    1 π π . ∀θ ∈ − ; , P(tan θ) = Q 2 2 cos 2 θ Soit x ∈ R. En notant θ = Arctan x, on a x = tan θ et :   P(−x) = P(−tan θ) = P tan (−θ)  =Q

D’où :  2 n+1 2 n n   2 2 ai + bi  ai + bi (an+1 + bn+1 )

n 

(ii) ⇒ (i) :

Il est clair que : ∀ (α,β) ∈ [0 ; +∞[2 , α2 + β2  (α + β)2 , comme on le voit en développant le carré au second membre.  n+1

=

k=0 n  k=0

Soient a1 ,...,an+1 , b1 ,...,bn+1 ∈ [0 ; +∞[. On a :

k

k  1 − 1 Pour chaque k ∈ {0,...,n}, se développe en cos 2 θ  1 Qk , où Q k est un polynôme de R[X]. cos 2 θ n  ak Q k : On a alors, en notant Q = P(tan θ) =

• Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N − {0,1}.

ak (tan2 θ)k

1 cos 2 (−θ)

 =Q

1 cos 2 θ

= P(tan θ) = P(x), donc P est pair.  π −→ R, x −→ f (x) = sin x 2     π π , donc, pour tout x ∈ 0 ; : est de classe C 1 sur 0 ; 2 2

x

x sin x = f (x) = f (0) + f  (t) dt = cos t dt. 

7.18 a) L’application f : 0 ;

0

0

On applique l’inégalité de Cauchy et Schwarz :  x 2  x  x cos t dt  12 dt cos 2 t dt sin 2 x = 0

=x

0

0

x

cos 2 t dt 0

107


x

π 2

0

 =x

π 2

cos 2 t dt = x 0

sin 2t t + 2 4

 π2

1 + cos 2t dt 2

πx . 4

=

0

  π . D’autre part, sin x  0, car x ∈ 0 ; 2   π 1√ , sin x  πx. On conclut : ∀ x ∈ 0 ; 2 2 t b) Soit t ∈ [0 ; π]. Notons x = . En appliquant a) à x et à 2   π π , on obtient : − x, qui sont dans 0 ; 2 2 0  sin x  et 0  cos x = sin



π −x 2



 1 π π −x , 2 2

π π x −x , d’où, par produit : sin x cos x  4 2 π 2

De plus, f (1) = 0, d’où : ∀ t ∈ ]1 ; +∞[, f (t) > 0, ce qui montre l’inégalité voulue. b) On a, pour tout n ∈ N∗ , en utilisant a) appliqué à (k, k + 1) à la place de (x,y) : n n   k (k + 1) − k =  k 1 ln (k + 1) − ln k k=1 ln 1 + k=1 k n n n  k + (k + 1)  1 k k2 + k = < 2 2 k=1 k=1 k=1 n(n + 1)(2n + 1) 1 n(n + 1) + 6 2 2  n(n + 1)  = 2(2n + 1) + 3 12 n(n + 1)(4n + 5) = . 12 =

1√ πx 2



et donc : sin t = sin 2x 

Il en résulte que f est strictement croissante sur [1 ; +∞[.

7.20 Première méthode : utilisation de l’inégalité de Cauchy et Schwarz On a, pour tout y ∈ [0 ; +∞[ :

 π t π t = t (π − t). − 2 2 2 4

!

"2 ln (1 + y) =



1+y

1





1 dt t

2

1+y



1 dt 1

a) On a, avec les notations de l’énoncé, et en notant (1) l’inégalité voulue : (1) ⇐⇒ 2(y − x) < (x + y)( ln y − ln x)

En notant t =

D’où, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, en remplaçant y par 

y ∈ ]1 ; +∞[, on a : x

(1) ⇐⇒ 2(t − 1) < (t + 1) ln t ⇐⇒ ln t > 2

t −1 . t +1

Considérons f : [1 ; +∞[−→ R, t −→ f (t) = ln t − 2

t −1 . t +1

L’application f est dérivable sur [1 ; +∞[ et, pour tout t ∈ [1 ; +∞[ : f  (t) = =

1 1 (t + 1) − (t − 1) 4 = − −2 t (t + 1)2 t (t + 1)2 (t + 1)2 − 4t (t − 1)2 = 2 t (t + 1) t (t + 1)2

 0 et > 0 si t = / 1. 108

1

1 dt t2

! " 1 1+y = (1 + y) − 1 − t 1  y2 1 = . = y 1− 1+y 1+y

7.19

  y y y ln . −1 < 1+ ⇐⇒ 2 x x x

1+y

2

 2 1 ln 1 +  x

1 x2 1 1+ x

=

1 : x

1 , x(x + 1)

 1 0: et donc, puisque ln 1 + x  1 1 . ln 1 + √ x x(x + 1) Seconde méthode : utilisation des variations d’une fonction 1 1 > 1, x = , x t −1 on a, en notant (1) l’inégalité demandée :

Par le changement de variable t = 1 +

(1) ⇐⇒ ln t  

1 1 t · t −1 t −1

t −1 ⇐⇒ ln t  √ . t


√ t > 1, t = u 2 : u2 − 1 1 (1) ⇐⇒ ln (u 2 )  ⇐⇒ 2 ln u  u − . u u L’application 1 f : [1 ; +∞[−→ R, u → f (u) = u − − 2 ln u u est dérivable sur [1 ; +∞[ et, pour tout u ∈ [1 ; +∞[ :

Puis, en posant u =

1 2 (u − 1)2 u 2 + 1 − 2u − = =  0. 2 2 u u u u2 Il en résulte que f est croissante sur [1 ; +∞[. f  (u) = 1 +

De plus, f (1) = 0. On a donc f  0, d’où le résultat demandé.

On peut contrôler : 1 1 , on a : x 2 = 16

• pour x =



1 16

12

1 = , 4 1

x 1 1 • pour x = , on a : x 2 = 4

x2

 12 1 1 1 = , xx 2 4 2

1 1 4 1 = = 16 2  12 1 1 = = . 4 2 

7.22 Soit (x,y) ∈ R2 . Notons t = Arctan x,u = Arctan y.

Si x ∈ R est solution, alors x existe, donc x  0. 1 1 / . De plus, 0 n’est pas solution, car : 00 2 = 00 = 1 = 2 1 2

7.21

On a donc :

D’autre part, si x  1, alors x  1, puis x x  1, donc x n’est pas solution. On peut donc supposer : x ∈ ]0 ; 1[. 1 2

Notons t = x > 0. On a :

∀ t ∈ ]0 ; 1], f  (t) = 1 + ln t,

=

f (t)

0

1 − tan t tan u 1 − tan t tan u = 1 1 1 1 | cos t| | cos u| cos t cos u

= cos t cos u − sin t sin u = cos (t + u). Il en résulte, puisque cos (t + u) ∈ [−1 ; 1] et que Arccos est définie sur [−1 ; 1], que f est définie sur R2 . • Premier cas : t + u ∈ [0 ; π[

e–1

.

De plus : t + u ∈ ] − π ; π[. Séparons en deux cas :

d’où le tableau des variations de f :

f ' (t)

2

1 − tan t tan u 1 − xy = √ √ √ 1 + tan2 t 1 + tan2 u 1 + x 2 1 + y2

1

1 1 1 ⇐⇒ x 2 ln x = ln ⇐⇒ t ln (t 2 ) = − ln 2 2 2 ln 2 = 0. ⇐⇒ t ln t + 2 ln 2 . Considérons f : ]0 ; 1] −→ R, t −→ f (t) = t ln t + 2 L’application f est dérivable sur ]0 ; 1] et :

π π ; 2 2

On calcule :

xx 2 =

0

1 2

1 2

t



x = tan t, y = tan u, (t,u) ∈

1

Alors :

! " f (x,y) = Arccos cos (t + u) = t + u = Arctan x + Arctan y.

+

ln 2

ln 2

2

2

<0 ln 2  −0,021 < 0. 2 Il en résulte que f s’annule en deux points exactement.  1 1 1 ln 2 = ln + =0, De plus, on remarque : f 2 2 2 2  1 1 ln 2 1 = ln + = 0. f 4 4 4 2   1 1 . , Ainsi : f (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ 4 2 Et : f (e−1 ) = −e−1 +

Enfin, comme x = t 2 , on conclut que l’ensemble des solutions   1 1 . , de l’équation proposée est 16 4

• Second cas : t + u ∈ ] − π ; 0] Alors, −(t + u) ∈ [0 ; π[, donc : ! " f (x,y) = Arccos cos (t + u)  ! " = Arccos cos − (t + u) = −(t + u) = −(Arctan x + Arctan y). Enfin : t + u  0 ⇐⇒ Arctan x  −Arctan y ⇐⇒ Arctan x  Arctan (−y) ⇐⇒ x  −y ⇐⇒ x + y  0. On conclut : ∀ (x,y) ∈ R2 , f (x,y) = sgn (x + y)(Arctan x + Arctan y), 109


où sgn : R −→ R est la fonction signe, définie par :  −1 si a < 0   ∀ a ∈ R, sgn (a) = 0 si a = 0   1 si a > 0.

7.24 On a, pour tout x ∈ R :

x

0

dt = ch t =

0

a) Soit (a,b) ∈ [0 ; 1[2 . Notons u = Arctan a v = Arctan b. On a alors, par une formule de trigonométrie sur tan : a+b tan u + tan v = . 1 − tan u tan v 1 − ab     π 2 π , on a u + v ∈ 0 ; et on déduit : Comme (u,v) ∈ 0 ; 4 2 a+b u + v = Arctan , d’où le résultat voulu. 1 − ab b) On applique a) de façon répétée :  1 1 S = 2 Arctan + Arctan 8 18  1 1 + 3 Arctan + Arctan 8 57 tan (u + v) =

1 1 1 1 + + 8 18 8 57 + 3 Arctan = 2 Arctan 1 1 1 1 1− · 1− · 8 18 8 57 1 2 + 3 Arctan = 2 Arctan 11 7  1 1 2 + Arctan + Arctan = 2 Arctan 11 7 7 2 1 + 11 7 + Arctan 1 = 2 Arctan 2 1 7 1− · 11 7 1 1 = 2 Arctan + Arctan 3 7  1 1 1 + Arctan = Arctan + Arctan 3 7 3 1 1 + 3 7 + Arctan 1 = Arctan 1 1 3 1− · 3 3 1 1 = Arctan + Arctan 2 3 1 1 + = Arctan 2 3 1 1 1− · 2 3 π = Arctan 1 = . 4 110

et, pour tout y ∈

y

0

dt = cos t =

ch t dt ch2 t

sh x

=

u=sh t

x [Arctan u]sh 0



7.23

x

0

du 1 + u2

= Arctan (sh x)

 π π ; : 2 2 y

0

cos t dt cos 2 t

sin y [Argth v]0

sin y

=

v= sin t

0

dv 1 − v2

= Argth ( sin y).

  π π . On a : Soit (x,y) ∈ R × − ; 2 2 • y = Arctan (sh x) ⇒ tan y = sh x tan y ⇒ sin y = tan y cos y = 1 + tan2 y sh x sh x = = = th x ch x 1 + sh2 x ⇒ x = Argth ( sin y) • x = Argth ( sin y) ⇒ th x = sin y ⇒ tan y =

th x sin y sin y = = cos y 1 − sin 2 y 1 − th2 x =

th x = sh x 1 ch x

⇒ y = Arctan (sh x). On conclut à l’équivalence logique demandée.

7.25 Montrons, par récurrence, que, pour tout n de N, f est de classe C n sur R et qu'il existe un polynôme Pn de R[X] tel que :  (n)  f (0) = 0 1  ∀x ∈ R∗ , f (n) (x) = Pn (x) e− x 2 . x 3n La propriété est immédiate pour n = 0, en posant P0 = 1, − 12

puisque e

x

−−−→ 0. x→0

Supposons-la vraie pour un n de N. D'après les théorèmes généraux, f est de classe C n+1 sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; +∞[, et : ∀x ∈ R∗ , =

f (n+1) (x) Pn (x) − 12 Pn (x) − 1 Pn (x) 2 − 12 e x − 3n 3n+1 e x 2 + 3n e x . 3n x x x x3


En notant Pn+1 le polynôme de R[X] défini par : Pn+1 = X3 Pn − 3nX2 Pn + 2Pn , on a : ∀x ∈ R∗ ,

f (n+1) (x) =

Pn+1 (x) e x 3(n+1)

− 12 x

! " ( f  ◦ f )(0) = f  f (0) = f  (1)

.

(n)

= e sin 1 cos 1( cos 2 1 − 3 sin 1 − 1) = / 0, ∗

Comme f est continue sur R, dérivable en tout point de R , ! " et que f (n) (x) = f (n+1) (x) −−→ 0 par prépondérance de x→0

l'exponentielle sur les polynômes, on déduit (théorème limite de la dérivée) que f (n) est de classe C 1 sur R et f (n+1) (0) = 0 . Finalement, f est de classe C ∞ sur R et : ∀n ∈ N , f (n) (0) = 0. Remarque : Nous verrons dans le Cours d'Analyse de 2e année que cette application f, bien qu'étant de classe C ∞ sur R, n'est pas développable en série entière autour de 0.

7.26

En particulier :

Soit (a,b,c) ∈ R3 tel que : a f + b f 2 + c f ◦ f = 0.

Comme f est C ∞ sur R, par opérations, f, f 2 , f ◦ f sont C ∞ sur R et on a, par dérivation : 







a f + 2b f f + c( f ◦ f ) f = 0. On a : ∀ x ∈ R, f  (x) = e sin x cos x. / 0: On déduit, en simplifiant par f  (x) lorsque f  (x) =  π ∀x ∈ R− + πZ , a + 2b f (x) + c( f  ◦ f )(x) = 0. 2 Comme l’application figurant dans le premier membre est continue sur R, on déduit, par prolongement par continuité, que ce premier membre est nul sur tous les réels : a + 2b f + c( f  ◦ f ) = 0. À nouveau par dérivation : 2b f  + c( f  ◦ f ) f  = 0, puis, par le même raisonnement que ci-dessus : 2b + c( f  ◦ f ) = 0. À nouveau, par dérivation : c( f  ◦ f ) f  = 0, et donc, par le même raisonnement que plus haut : c( f  ◦ f ) = 0. On calcule, pour tout x ∈ R , f  (x) en passant par f  (x) : f  (x) = e sin x cos 2 x − e sin x sin x = e sin x ( cos 2 x − sin x), f  (x) = e sin x cos x( cos 2 x − sin x) + e sin x (−2 sin x cos x − cos x) = e sin x ( cos 3 x − 3 sin x cos x − cos x) = e sin x cos x( cos 2 x − 3 sin x − 1).

/ 0. donc f  ◦ f = On déduit c = 0, puis, comme 2b f  = 0 et que f  n’est pas la fonction nulle, on déduit b = 0, puis, comme a f = 0 et que f n’est pas la fonction nulle, on déduit a = 0. Ceci montre que la famille ( f, f 2 , f ◦ f ) est libre.

7.27 Raisonnons par l’absurde ; supposons qu’il existe une fonction rationnelle f, définie sur I, telle que : ∀ x ∈ I, sin x = F(x). P . Q De plus, comme sin n’est la fonction nulle sur aucun intervalle / 0. de longueur > 0, on a nécessairement P =

Il existe (P,Q) ∈ R[X] × (R(X] − {0} tel que : F =

Remarquons que la fonction sin est deux fois dérivable sur I et que sin  = − sin . On a donc : ∀ x ∈ I, F  (x) = −F(x). On a : F =

P  Q − P Q P , d’où, sur les degrés : , donc F  = Q2 Q

deg (F  ) = deg (P  Q − P Q  ) − deg (Q 2 ) ! "  deg (P) + deg (Q) − 1 − 2 deg (Q) = deg (P) − deg (Q) − 1 = deg (F) − 1, puis, de même, deg (F  )  deg (F  ) − 1, d’où deg (F  )  deg (F) − 2. On aboutit à une contradiction, puisque F  = −F et que deg (F) ∈ Z. Finalement, on conclut que la restriction de la fonction sin à I n’est pas une fonction rationnelle. Remarque : La même méthode montre que la restriction de la fonction cos à I n’est pas une fonction rationnelle. Ou bien encore, comme cos  = − sin , si cos était une fonction rationnelle, par dérivation, sin le serait, ce qui contredirait le résultat obtenu plus haut.

111


Comparaison locale des fonctions Plan

CHAPITRE

8

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir 113 Énoncés des exercices 116 Du mal à démarrer ?

119

Corrigés

121

• Calculs de limites, équivalents, développements limités, développements asymptotiques • Développement limité, développement asymptotique d’une fonction réciproque • Limite, équivalent, développement asymptotique d’une intégrale dépendant d’un paramètre • Limite, équivalent, développement asymptotique des solutions d’une équation à paramètre.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Propriétés des fonctions ou des suites ayant une limite finie ou une limite infinie, pour les opérations algébriques et l’ordre usuel • Définition et propriétés de l’équivalence, de la négligeabilité • Liens entre régularité d’une fonction et existence de développements limités • Théorème de Taylor-Young • Équivalents et développements limités usuels, à savoir par coeur • Notion de développement asymptotique, dans les cas simples usuels, et leur manipulation.

Les méthodes à retenir Essayer de : – transformer l’écriture de la fonction Pour calculer une limite se présentant sous une forme indéterminée

➥ Exercice 8.1 – utiliser les prépondérances classiques des puissances sur les logarithmes, et des exponentielles sur les puissances, c’est-à-dire plus précisément les limites suivantes du Cours : 113


Chapitre 8 • Comparaison locale des fonctions

( ln x)α = 0, pour (α,β) ∈ R × R∗+ fixé x−→+∞ xβ lim + x β | ln x|α = 0, pour (α,β) ∈ R × R∗+ fixé lim

x−→0

ax = +∞, pour (a,α) ∈ ]1 ; +∞[×R fixé x−→+∞ x α lim a x |x|α = 0, pour (a,α) ∈ ]1 ; +∞[×R fixé. lim

x−→−∞

– utiliser des ∞ 0 × ∞, , ∞

➥ Exercice 8.4 équivalents, surtout pour les formes indéterminées 0 . 0 ➥ Exercice 8.8 a)

– utiliser des développements limités, surtout pour la forme indéterminée ∞ − ∞.

➥ Exercices 8.8 b) à g). Pour lever une indétermination de la forme 1∞

Prendre le logarithme, ou encore écrire u(x)v(x) = ev(x) ln u(x) .

➥ Exercices 8.3 a), b). Utiliser les DL(0) usuels et les opérations sur ces DL(0) : troncature, dérivation, primitivation, addition, loi externe, multiplication, composition, inverse. Se ramener, si nécessaire, au voisinage de 0 par transformation de l’écriture.

Pour former un DL(0) d’une fonction

➥ Exercices 8.2 a), b), c), 8.9, 8.12 b) Essayer d’anticiper l’ordre auquel développer certaines parties de l’écriture, afin d’arriver au bon ordre pour le développement limité demandé.

➥ Exercices 8.7 b), c), d).

Pour former un DL(a) d’une fonction f : x −→ f (x), / 0 pour a =

Faire un changement de variable pour se ramener à des DL(0). Si a ∈ R∗ , noter t = x − a. 1 Si a = ±∞, noter t = . x Le résultat final, DL n (a), sera donné à l’aide d’un polynôme en t, ordonné selon les puissances croissantes de t. En aucun cas on ne développera les puissances de x − a.

➥ Exercice 8.2 d). Essayer de : – utiliser des équivalents si la fonction se présente comme un produit Pour calculer un équivalent simple d’une fonction en un point

114

➥ Exercices 8.5, 8.8 – utiliser des développements limités si la fonction se présente comme une différence. ➥ Exercice 8.8.


Les méthodes à retenir

Pour étudier limite, équivalent, développement limité pour une fonction du type : f : x −→ u(x)v(x) Pour obtenir le développement limité à un ordre numériquement fixé d’une fonction réciproque, ou d’une fonction implicite, ou d’une fonction satisfaisant une équation différentielle Pour obtenir un développement asymptotique d’une fonction

Pour obtenir des renseignements locaux sur les racines d’une équation dépendant d’un paramètre n ∈ N (par exemple)

Étudier d’abord ln f (x) = v(x) ln u(x), puis reprendre l’exponentielle pour étudier f (x) = ev(x) ln u(x) .

➥ Exercices 8.3 a), b), 8.4, 8.5, 8.8 b), d), f), g) . Montrer d’abord que la fonction en question est de classe C ∞ , donc admet un développement limité à tout ordre, d’après le théorème de Taylor-Young, puis, pour calculer le DL, procéder par coefficients indéterminés.

➥ Exercices 8.13, 8.16. Essayer de se ramener à un développement limité par transformation de l’écriture, mise en facteur, changement de variable.

➥ Exercice 8.10. Montrer d’abord l’existence de ces racines et les situer, à l’aide de l’étude des variations d’une fonction. Les renseignements seront obtenus successivement : limite, équivalent simple, développement limité ou développement asymptotique, etc.

➥ Exercices 8.17 à 8.19.  Essayer de deviner la limite  de In , qui est souvent

Pour trouver la limite d’une  b fn (x) dx intégrale In = a

dépendant d’un paramètre n ∈ N (par exemple)

b

f (x) dx, si,

a

pour tout x ∈ [a ; b], f n (x) −−→ f (x), puis montrer |In − | −−→ 0, n∞

n∞

par une majoration appropriée.

➥ Exercices 8.14 a), 8.15 b).

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

La question sera reprise et approfondie en deuxième année, à l’aide, en particulier, du théorème de convergence dominée. Pour trouver un équivalent simple d’une intégrale In dépendant d’un paramètre n ∈ N (par exemple)

Essayer de transformer l’écriture de In (changement de variable, intégration par parties, relation de Chasles), de façon à ramener la recherche d’un équivalent à la recherche d’une limite d’une autre intégrale.

➥ Exercices 8.14 b), 8.15 b).

115


Chapitre 8 • Comparaison locale des fonctions

Énoncés des exercices 8.1

Exemples de calculs de limites sans emploi de développement limité Calculer les limites suivantes :   1 2 − 2 a) lim x−→3 x 2 − 5x + 6 x − 4x + 3    (x − 2)(x + 1) − (x − 1)(x + 2) b) lim x−→+∞

√ √ 2x 2 + 1 − x 2 + x + 3 c) lim x−→2 x 2 − 3x + 2 d) lim

x−→+∞

8.2

sh (ch x) . ch (sh x)

Exemples de calculs de développements limités Former le développement limité, à l’ordre et au voisinage indiqués, de la fonction f définie par la formule suivante (variable x) : a) ordre 2, voisinage de 0, ln (e2x + 2 ex + 3)  √ b) ordre 2, voisinage de 0, 8 + 1 + 6x

c) ordre 6, voisinage de 0, ch ln (ch x) . d) ordre 2, voisinage de 1, ln (1 + x 2 ).

8.3

Exemples de calculs de limites sans emploi de développement limité Calculer les limites suivantes :  2x

a) lim (th x)e

ln x

x−→+∞

8.4

b) lim

x−→+∞

2 Arctan x π

ch ( ln x)

 c) lim n∞

3 4 1 cos n + sin 4 3 n

Exemple de calcul de limites de fonctions d’écritures proches Déterminer les limites, lorsque x tend vers 0+ de : x

f (x) = x x − 1,

8.5

g(x) = x x

x −1

,

h(x) = x x

x−1

.

Exemple de fonctions équivalentes Montrer que les quatre fonctions données par (sh x)sh x , (sh x)ch x , (ch x)sh x , (ch x)ch x , sont équivalentes entre elles lorsque x tend vers +∞.

8.6

Exemples d’équivalents de sommations Montrer : a)

2n k=n+1

116

k! ∼ (2n)! n∞

b)

n k=0

2k ∼ 2n+1 n∞

c)

n √ 2 √ k ∼ n n. n∞ 3 k=1

n .


Énoncés des exercices

8.7

Exemples de calculs de développements limités Former le développement limité, à l’ordre et au voisinage indiqués, de la fonction f définie par la formule suivante (variable x) : a) ordre 3, voisinage de 0, Arctan

1+x 1 + 2x

1 1 − 2 sin 2 x sh x

2 c) ordre 8, voisinage de 0, ( cos x)x − 1 tan3 x  d) ordre 17, voisinage de 0, cos (x 3 ) + ch(x 3 ) − 2. b) ordre 2, voisinage de 0,

8.8

Exemples de calculs de limites par emploi de développements limités Calculer les limites suivantes :  a) lim

x−→0

1 1 − tan2 x th2 x



1 sin x x 2 3x − 2 sin x − tan x c) lim x−→0 x−→0 3x − 2sh x − th x x     x 4 + 3x 3 − 2 x 4 + 2x 3 + x 4 + x 3 e) lim



b) lim

1

d) lim (2x + 3x − 4x ) x

x−→+∞

x−→0

f)

g) lim (3x + 4x − 6x )tan

tan 2x lim − (tan x)

x−→1

x−→ π4

8.9

πx 2

.

Exemple de développement limité d’une fonction composée a) Former le DL 2 (0) de ϕ : t → Arctan (1 + t).

sin x . b) En déduire le DL 4 (0) de f : x → Arctan x

8.10

Exemple de recherche de paramètre de façon à obtenir un certain comportement local pour une fonction Déterminer λ ∈ R fixé pour que la fonction f, donnée par f (x) = cotan2 x + cotan2 2x − λ cotan2 3x, admette une limite finie lorsque x tend vers 0, et déterminer alors cette limite.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

8.11

Calcul des dérivées successives en un point, par intervention d’un développement limité On note f : ]0 ; 2[−→ R, x −→ f (x) =

8.12

ln x . Calculer f (k) (1) pour k ∈ {0,...,4}. 2−x

Exemples de calculs de développements limités Former le développement limité, à l’ordre et au voisinage indiqués, de la fonction f définie par la formule suivante (variable x) :   20 (−1)k+1 k x a) ordre 22, voisinage de 0, exp k k=1 

2x

ln (1 + t) ln (1 − t) dt.

b) ordre 3, voisinage de 0, x

117


Chapitre 8 • Comparaison locale des fonctions

8.13

Exemple de développement limité d’une fonction réciproque On note f : R −→ R, x −→ f (x) = ln (1 + x 2 ) − x. a) Montrer que f est bijective. b) Former le DL 4 (0) de f −1 .

8.14

Exemple de recherche de limite et d’équivalent d’une intégrale  π 4 tann x dx. On note, pour tout n ∈ N : In = 0

a) Calculer In + In+2 et en déduire lim In . n∞

b) 1) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties :  π 4 1 ∀ n ∈ N∗ , cos 2x tann x dx = − n In . 2 0 2) En déduire un équivalent simple de In lorsque l’entier n tend vers l’infini.

8.15

Exemple de recherche de limite et d’équivalent d’une intégrale  1 x 2n dx. On note, pour tout n ∈ N∗ : In = n 0 1+x a) Trouver lim In . n∞

 b) On considère, pour tout n ∈ N∗ : Jn = 0

1) Montrer : ∀ n ∈ N∗ , |In − Jn | 

1

x 2n−1 dx. 1 + xn

1 . 2n(n + 1)

2) Calculer Jn pour tout n ∈ N∗ . 3) En déduire un équivalent simple de In lorsque l’entier n tend vers l’infini.

8.16

Exemple de développement limité d’une fonction donnée indirectement Dans le plan euclidien rapporté à un repère orthonormé (O ; i, j), on considère l’arc paramétré C : x = t + sin t, y = 1 + cos t,

t ∈ ] − π ; π[.

a) Montrer que C est la courbe représentative d’une fonction ϕ : ] − 1 ; 1[−→ R de classe C ∞ . b) Former le DL 4 (0) de ϕ.

8.17

Étude locale des zéros d’un polynôme de degré 3 dont les coefficients dépendent d’un paramètre On note, pour tout n ∈ N : Pn = X3 − (n + 2)X2 + (2n + 1)X − 1 ∈ R[X]. a) Montrer que, pour tout n ∈ N assez grand, Pn admet trois zéros, notés an ,bn ,cn , tels 2n + 1 < cn . que : 0 < an < 1 < bn < 3 < 3

118


Du mal à démarrer ?

b) Montrer successivement : cn lim +∞,

8.18

an −−−→ 0, n∞

cn ∼ n, n∞

bn −−−→ 2, n∞

an ∼

n∞

1 . 2n

Exemple d’étude locale d’une fonction réciproque au voisinage de +∞ On note f : ] − 1 ; 1[−→ R, x −→ f (x) =

1 1 1 + + . x −1 x +1 x +2

a) Montrer que f est une bijection et que f −1 est de classe C ∞ sur R.



b) Former un développement asymptotique de f −1 (y) à la précision o

1 y2

 lorsque y

tend vers +∞.

8.19

Exemple d’études asymptotiques de suites définies indirectement On note, pour tout n ∈ N∗ : f n : R −→ R, x −→ f n (x) = ex + x 2 − nx. a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , f n admet un minimum µn atteint en un point et un seul noté xn . b) Déterminer des équivalents simples de xn et µn lorsque l’entier n tend vers l’infini.

Du mal à démarrer ? 8.1

Repérer d’abord s’il s’agit d’une forme indéterminée. Pour lever l’indétermination, on transformera l’écriture de f (x) :

Notons, dans chaque exemple, Sn la sommation proposée.

a) Former Sn − (2n)! et isoler le dernier terme.

• calcul élémentaire, pour a)

b) Calculer la sommation géométrique.

• utilisation d’une expression conjuguée lorsqu’intervient la différence de deux racines carrées, pour b), c)

c) Amener une somme de Riemann.

8.2

1+x 1 + 2x ne tend pas vers 0 lorsque x tend vers 0. Dériver, développer, puis primitiver.

8.3

b), c), d) Déterminer d’abord l’ordre auquel il faudra développer certaines parties de l’écriture de f (x).

• expression des fonctions hyperboliques directes, pour d). Composer les développements limités usuels, en se ramenant au voisinage de 0 par transformation de l’écriture.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

8.6

Repérer d’abord s’il s’agit d’une forme indéterminée. Pour lever l’indétermination, on transforme l’écriture de f (x) , par composition par le logarithme lorsque l’expression proposée contient la variable aux deux étages.

8.4

Transformer l’écriture des fonctions de façon que la variable n’intervienne plus sur plusieurs étages, en utilisant le logarithme et l’exponentielle.

8.5

Prendre une notation permettant de grouper les quatre fonctions en une seule. Puisque la variable x intervient aux deux étages, passer par le logarithme.

8.7

a) On ne peut pas composer directement les DL, car

8.8

a) Réduire au même dénominateur et factoriser tan2 x − th2 x. b), d), f), g) Prendre le logarithme. c) Chercher un équivalent du numérateur et un équivalent du dénominateur. 1

e) Se ramener à utiliser le DL(0) de u −→ (1 + u) 2 , par factorisation des x 4 . a) Former d’abord le DL 1 (0) de ϕ  , puis primitiver.

sin x − 1 et de ϕ. b) Composer les DL de x −→ x

8.9

119


Chapitre 8 • Comparaison locale des fonctions

Former un développement asymptotique de cotan2 t à la précision o(1), appliquer à t = x, t = 2x, t = 3x, pour déduire un développement asymptotique de f (x) à la précision o(1).

8.10

f (k) (x)

8.11

Il serait trop long de calculer formellement les puis de remplacer x par 1. Passer par la notion de développement limité et utiliser le théorème de Taylor-Young.

8.12

a) Montrer que x : t −→ t + sin t est une bijection de ] − π ; π[ sur lui-même, puis considérer ϕ = y ◦ x −1 .

8.16

b) Montrer que ϕ est de classe C ∞ au voisinage de 0, d’où, par le théorème de Taylor-Young, l’existence d’un DL(0) de ϕ à tout ordre. Procéder par coefficients indéterminés.

8.17

a) Étudier les variations de Pn . Calculer Pn (0), Pn (1), Pn (3), 2n+1

et étudier leurs signes. 3

a) Reconnaître dans la sommation la partie régulière d’un DL(0) usuel. L’exemple est assez artificiel.

Pn

b) Former un DL(0) de la dérivée, puis primitiver.

b) Utiliser les relations entre coefficients et racines d’une équation, afin d’avoir des liens entre an ,bn ,cn .

8.13

a) Montrer qu’on peut appliquer le théorème de la bijection monotone.

b) Montrer que f −1 est de classe C ∞ , d’où l’existence du DL 4 (0) d’après le théorème de Taylor-Young. Pour calculer le DL 4 (0) de f −1 , procéder par coefficients indéterminés, en uti

lisant x = f −1 f (x) , de préférence à y = f f −1 (y) . a) Remarquer que les In sont toutes  0. 1 b) 2) Montrer − n In −−−→ 0. n∞ 2

8.14

8.15

a) Encadrer convenablement In .

b) 2) Remarquer la présence simultanée des expressions x n et x n−1 , cette dernière étant presque la dérivée de x n par rapport à x.

120

8.18

a) Étudier les variations de f.

b) Noter x = f −1 (y) et t = x + 1, de sorte que y = f (x), x = −1 + t, t −→ 0. Utiliser l’égalité de définition de f.

8.19

a) Étudier les variations de f n , en calculant f n et f n .

b) • Comparer, pour x ∈ [0 ; +∞[, ex et x, pour déduire ensuite xn −−−→ + ∞. n∞

• En utilisant la relation f n (xn ) = 0, qui définit xn , déduire xn ∼ ln n. n∞

• Le minimum µn est donné par µn = f n (xn ).


CorrigĂŠs des exercices

On note, dans chaque exemple, f (x) lâ&#x20AC;&#x2122;expression proposĂŠe.

8.1

a) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de la forme indĂŠterminĂŠe â&#x2C6;&#x17E; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x17E;. On transforme lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture de f (x) , en factorisant dâ&#x20AC;&#x2122;abord les dĂŠnominateurs : 1 2 f (x) = â&#x2C6;&#x2019; (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x â&#x2C6;&#x2019; 3) (x â&#x2C6;&#x2019; 1)(x â&#x2C6;&#x2019; 3)   1 1 2 = â&#x2C6;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2019;3 x â&#x2C6;&#x2019;2 x â&#x2C6;&#x2019;1 =

1 â&#x2C6;&#x2019;x + 3 x â&#x2C6;&#x2019; 3 (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x â&#x2C6;&#x2019; 1)

=â&#x2C6;&#x2019;

1 1 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; =â&#x2C6;&#x2019; . (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x â&#x2C6;&#x2019; 1) xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;3 1 ¡ 2 2

b) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une forme indĂŠterminĂŠe â&#x2C6;&#x17E; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x17E;. Utilisons une expression conjuguĂŠe pour transformer lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture de f (x) :   f (x) = (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x + 1) â&#x2C6;&#x2019; (x â&#x2C6;&#x2019; 1)(x + 2) (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x + 1) â&#x2C6;&#x2019; (x â&#x2C6;&#x2019; 1)(x + 2) = â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x + 1) + (x â&#x2C6;&#x2019; 1)(x + 2) â&#x2C6;&#x2019;2x = â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x + 1) + (x â&#x2C6;&#x2019; 1)(x + 2) â&#x2C6;&#x2019;2 =       1 2 2 1 1+ + 1+ 1â&#x2C6;&#x2019; 1â&#x2C6;&#x2019; x x x x

et : x 2 â&#x2C6;&#x2019; 3x + 2 = (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x â&#x2C6;&#x2019; 1), dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : f (x) =

x +1 1 â&#x2C6;&#x161;  â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; . â&#x2C6;&#x161; xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;2 2 2 2 (x â&#x2C6;&#x2019; 1) 2x + 1 + x + x + 3

d) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une forme indĂŠterminĂŠe Transformons lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture de f (x) : f (x) =

sh (ch x) ech x â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;ch x 2 . = ¡ sh x ch (sh x) 2 e + eâ&#x2C6;&#x2019;sh x

Comme ech x et esh x tendent vers +â&#x2C6;&#x17E; et que eâ&#x2C6;&#x2019;ch x et eâ&#x2C6;&#x2019;sh x tendent vers 0, lorsque x tend vers +â&#x2C6;&#x17E;, on a : f (x)

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

ech x â&#x2C6;&#x2019;x = ech xâ&#x2C6;&#x2019;sh x = ee esh x

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1.

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

8.2 a) f (x) = ln (e2x + 2 ex + 3)   1 2 = ln 1 + 2x + (2x) 2!    1 + 2 1 + x + x 2 + 3 + o(x 2 ) 2!   = ln 6 + 4x + 3x 2 + o(x 2 )   2 1 = ln 6 + ln 1 + x + x 2 + o(x 2 ) 2   3 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

 2 2 1 2 1 1 x + x2 â&#x2C6;&#x2019; x + x 2 +o(x 2 ) 3 2 2 3 2   1 4 2 2 1 = ln 6 + x + x2 â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 2 ) 3 2 2 9 

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;1.

â&#x2C6;&#x17E; . â&#x2C6;&#x17E;



= ln 6+

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

0 c) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une forme indĂŠterminĂŠe . 0 Utilisons une expression conjuguĂŠe, pour transformer lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture de f (x) :   (2x 2 + 1) â&#x2C6;&#x2019; (x 2 + x + 3) 2x 2 + 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 + x + 3 = â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 2x 2 + 1 + x 2 + x + 3 x2 â&#x2C6;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2019; 2 = â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 2 2x + 1 + x 2 + x + 3 (x â&#x2C6;&#x2019; 2)(x + 1) = â&#x2C6;&#x161; â&#x2C6;&#x161; 2 2x + 1 + x 2 + x + 3

= ln 6 +

5 2 2 x+ x + o(x 2 ). 3 18

b) On a, pour x tendant vers 0 : â&#x2C6;&#x161; 1 1 1 1 + 6x = (1 + 6x) 2 = 1 + 6x â&#x2C6;&#x2019; (6x)2 + o(x 2 ) 2 8 = 1 + 3x â&#x2C6;&#x2019;

9 2 x + o(x 2 ), 2 121


8.3 a) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une forme indĂŠterminĂŠe 1â&#x2C6;&#x17E; .

puis :  â&#x2C6;&#x161; f (x) = 8 + 1 + 6x =

9 9 + 3x â&#x2C6;&#x2019; x 2 + o(x 2 ) 2

 12  1 1 = 3 1 + x â&#x2C6;&#x2019; x 2 + o(x 2 ) 2   3

On a : ln f (x) = e2x ln x ln (th x).

Comme th x ln (th x)

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1, on a :

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

    1 1 1 1 1 = 3 1+ x â&#x2C6;&#x2019; x 2 â&#x2C6;&#x2019; ¡ x 2 + o(x 2 ) 2 3 2 8 9   19 2 1 x + o(x 2 ) =3 1+ x â&#x2C6;&#x2019; 6 72 = 3+

= Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

ln f (x)

e2x ln x(â&#x2C6;&#x2019;2 eâ&#x2C6;&#x2019;2x ) = â&#x2C6;&#x2019;2 ln x

1 x+ e ln x + eâ&#x2C6;&#x2019; ln x x ch ( ln x) = = 2 2

  1 x2 2 â&#x2C6;&#x2019; + o(x 4 ) 2 2

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, comme 1 4 1 x + o(x 4 ), = x2 â&#x2C6;&#x2019; 2 12

 ln

puis :    1 4 1 2 x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 4 ) f (x) = ch ln (ch x) = ch 12  2 

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0



2 1 1 2 1 4 =1+ x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 4 ) + o(x 6 ) 2! 2 12 =1+

1 6 1 4 x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 6 ). 8 24

/ 0, on effectue le changement de variable d) Puisque x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1 = t = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, x = 1 + t. On a : xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1

  f (x) = ln (1 + x 2 ) = ln 1 + (1 + t)2   t2 = ln (2 + 2t + t ) = ln 2 + ln 1 + t +   2 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

  1 t2 â&#x2C6;&#x2019; t 2 + o(t 2 ) = ln 2 + t + 2 2

122

t = x â&#x2C6;&#x2019; 1.

2 Arctan x Ď&#x20AC;

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

ln f (x)

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

x . 2

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1 :

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

 2 2 Arctan x â&#x2C6;ź Arctan x â&#x2C6;&#x2019; 1 = xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; Ď&#x20AC; Ď&#x20AC;   Ď&#x20AC; 2 1 2 Arctan x â&#x2C6;&#x2019; = â&#x2C6;&#x2019; Arctan = Ď&#x20AC; 2 Ď&#x20AC; x

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;&#x2019;

2 . Ď&#x20AC;x

2  1 x â&#x2C6;&#x2019; =â&#x2C6;&#x2019; , 2 Ď&#x20AC;x Ď&#x20AC;

1 1 donc ln f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; , puis : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; . xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; Ď&#x20AC; c) Lâ&#x20AC;&#x2122;expression proposĂŠe ressemble Ă  une suite gĂŠomĂŠtrique 3 dont la raison serait, en valeur absolue, proche de . On a : 4   4 1 1 1 4 sin â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, donc, pour n assez grand :  sin   . 3 n 8 3 n nâ&#x2C6;&#x17E; On a alors, pour n assez grand :     3     cos n + 4 sin 1   3 | cos n| +  4 sin 1  4   3 n 4 3 n



2

= ln 2 + t + o(t 2 ),

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;,

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

Dâ&#x20AC;&#x2122;une part :

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

=

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;&#x2019;2 eâ&#x2C6;&#x2019;2x .

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

  x2 x4 ln (ch x) = ln 1 + + + o(x 4 ) 4!  2! 

ex â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;x â&#x2C6;&#x2019;2 eâ&#x2C6;&#x2019;x â&#x2C6;&#x2019;1= x x â&#x2C6;&#x2019;x e +e e + eâ&#x2C6;&#x2019;x

b) Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une forme indĂŠterminĂŠe 1â&#x2C6;&#x17E; . On a :  2

Arctan x . ln f (x) = ch (ln x) ln Ď&#x20AC;

c) On a :

x2 x4 + 2 24

sh x â&#x2C6;&#x2019;1 ch x

et on conclut : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0.

19 2 1 xâ&#x2C6;&#x2019; x + o(x 2 ). 2 24



â&#x2C6;ź

th x â&#x2C6;&#x2019; 1 =

3 1 7 + = , 4 8 8

donc :     n  3 7 4 1 n    â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, cos n + sin  4 nâ&#x2C6;&#x17E; 3 n  8 et on conclut que la limite cherchĂŠe existe et est ĂŠgale Ă  0.


8.4

f (x) = ex

1) On a :

x

â&#x2C6;&#x2019; 1 = ee

ln x

x ln x

ln x

pendante des signes ¹ notÊs par ι et β ), et donc sont Êquivalentes entre elles.

â&#x2C6;&#x2019; 1.

Comme x ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0, on a ex ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 1, xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

donc

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

ex ln x ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;, puis : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ â&#x2C6;&#x2019;1. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

(x x â&#x2C6;&#x2019;1) ln x

(ex ln x â&#x2C6;&#x2019;1) ln x

=e 2) On a : g(x) = e Comme x ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0, on a ex ln x â&#x2C6;&#x2019; 1

. â&#x2C6;ź + x ln x,

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

puis

(ex ln x â&#x2C6;&#x2019; 1) ln x

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

â&#x2C6;ź + x( ln x)2 .

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Par prĂŠpondĂŠrance classique, x( ln x)2 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0,

8.6 a) Puisque k! croĂŽt très rapidement lorsque k croĂŽt, on peut conjecturer que le dernier terme de la somme est essentiel. On isole alors les deux derniers termes et on a, par majoration dâ&#x20AC;&#x2122;une somme de rĂŠels, pour tout n  2 :

0  Sn â&#x2C6;&#x2019; (2n â&#x2C6;&#x2019; 1)! + (2n)!

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

donc (ex ln x â&#x2C6;&#x2019; 1) ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0, puis : g(x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 1. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

3) On a : h(x) = e

x xâ&#x2C6;&#x2019;1 ln x

e(xâ&#x2C6;&#x2019;1) ln x ln x

=e

2nâ&#x2C6;&#x2019;2

=

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

k!  (n â&#x2C6;&#x2019; 2)(2n â&#x2C6;&#x2019; 2)!  (2n â&#x2C6;&#x2019; 1)!.

k=n+1

.

Comme x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ â&#x2C6;&#x2019;1, on a (x â&#x2C6;&#x2019; 1) ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ +â&#x2C6;&#x17E;, xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Puis :

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

puis e(xâ&#x2C6;&#x2019;1) ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ +â&#x2C6;&#x17E;, e(xâ&#x2C6;&#x2019;1) ln x ln x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;, xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

0  Sn â&#x2C6;&#x2019; (2n)! =

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

donc : 0 

8.5

Notons f (x) lâ&#x20AC;&#x2122;une quelconque des quatre expressions proposĂŠes. Au voisinage de +â&#x2C6;&#x17E;, on a sh x > 0 et ch x > 0, donc f (x) existe et f (x) > 0. Notons Îą = Âą1, β = Âą1 afin de grouper les quatre fonctions en une seule ĂŠcriture. On a ainsi :

ex + Îąeâ&#x2C6;&#x2019;x  ex + βeâ&#x2C6;&#x2019;x  ln f (x) = ln . 2 2

Sn â&#x2C6;&#x2019; (2n)! 2  â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. (2n)! 2n nâ&#x2C6;&#x17E;

Par thĂŠorème dâ&#x20AC;&#x2122;encadrement, on dĂŠduit que le terme encadrĂŠ tend vers 0 et finalement : 2n

k=n+1

= x â&#x2C6;&#x2019; ln 2 + ln (1 + βeâ&#x2C6;&#x2019;2x )    â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

â&#x2C6;&#x2019;2x

= x â&#x2C6;&#x2019; ln 2 + βe

+ o(eâ&#x2C6;&#x2019;2x ),

que lâ&#x20AC;&#x2122;on peut affaiblir en :   x e + βeâ&#x2C6;&#x2019;x = x â&#x2C6;&#x2019; ln 2 + o(eâ&#x2C6;&#x2019;x ). ln 2

 1 x xe â&#x2C6;&#x2019; ex ln 2 + o(1) . 2

=e

xex â&#x2C6;&#x2019;ex ln 2+o(1)

1 x x 2 (xe â&#x2C6;&#x2019;e

ln 2) o(1)

e

â&#x2C6;ź

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

e

1 x x 2 (xe â&#x2C6;&#x2019;e

n

2k =

de Riemann. Comme lâ&#x20AC;&#x2122;application f : [0 ; 1] â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, â&#x2C6;&#x161; x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x est continue sur le segment [0 ; 1], dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème sur les sommes de Riemann :

   1  1 n â&#x2C6;&#x161; k 2 3 1 2 1 f = x dx = â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x2 = , n k=1 n nâ&#x2C6;&#x17E; 3 3 0 0 0



â&#x2C6;&#x2019;

.

Ceci montre que les quatre fonctions de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ sont ĂŠquivalentes, lorsque x tend vers +â&#x2C6;&#x17E;, Ă  une mĂŞme fonction (indĂŠ-

nâ&#x2C6;&#x17E;

2 â&#x2C6;&#x161; n n. 3

 1 ; +â&#x2C6;&#x17E; , et, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; I : 2

f  (x) = ln 2)

Sn â&#x2C6;ź

8.7 a) Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est de classe C 1 sur I =

On obtient :

nâ&#x2C6;&#x17E;

2n+1 â&#x2C6;&#x2019; 1 = 2n+1 â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;ź 2n+1 . nâ&#x2C6;&#x17E; 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 k=0

n 1 k 1 , et on reconnaĂŽt une somme c) On a : â&#x2C6;&#x161; Sn = n k=1 n n n Sn =

et on conclut :

ex + Îąeâ&#x2C6;&#x2019;x x â&#x2C6;&#x2019; ln 2 + o(eâ&#x2C6;&#x2019;x ) Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : ln f (x) = 2 =

k! â&#x2C6;ź (2n)!

b) On calcule la sommation gĂŠomĂŠtrique :

Comme lâ&#x20AC;&#x2122;expression dans le logarithme tend vers +â&#x2C6;&#x17E;, on facex torise, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur du logarithme, par : 2   x  x  e e + βeâ&#x2C6;&#x2019;x = ln ln (1 + βeâ&#x2C6;&#x2019;2x ) 2 2

1

 k! + (2n â&#x2C6;&#x2019; 1)!  2(2n â&#x2C6;&#x2019; 1)!,

k=n+1

et enfin : h(x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+ 0.

f (x) = e 2

 2nâ&#x2C6;&#x2019;2

 1+

=

1 1+x 1 + 2x

2 ¡

(1 + 2x) â&#x2C6;&#x2019; 2(1 + x) (1 + 2x)2

â&#x2C6;&#x2019;1 1 =â&#x2C6;&#x2019; . (1 + 2x)2 + (1 + x)2 2 + 6x + 5x 2 123


On en dĂŠduit le DL 2 (0) de f  : 1 1 =â&#x2C6;&#x2019; f  (x) = â&#x2C6;&#x2019; 2 + 6x + 5x 2 2

De mĂŞme, en changeant certains signes : 1

  5 1 + 3x + x 2 2    â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

    5 1 1 â&#x2C6;&#x2019; 3x + x 2 + (3x)2 + o(x 2 ) 2 2   13 2 1 = â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; 3x + x + o(x 2 ) 2 2

1 1 1 2 1 x + o(x 2 ). = 2 â&#x2C6;&#x2019; + x 3 15 sh2 x On conclut : f (x) =

=â&#x2C6;&#x2019;

2

c) On a : ( cos x)x â&#x2C6;&#x2019; 1 = ex xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

1 1 sh x â&#x2C6;&#x2019; sin x â&#x2C6;&#x2019; 2 = sin 2 x sin 2 x sh 2 x sh x 2 2 et que le DL 2 (0) de sin x sh x (au dĂŠnominateur) commence par x 4 , il nous faut, pour sin 2 x â&#x2C6;&#x2019; sh2 x au numĂŠrateur, un DL 6 (0), afin dâ&#x20AC;&#x2122;obtenir un DL 2 (0) de f. 2

On a, par linĂŠarisation : 1 â&#x2C6;&#x2019; cos 2x 2    (2x)2 (2x)4 (2x)6 1 6 1â&#x2C6;&#x2019; 1â&#x2C6;&#x2019; + â&#x2C6;&#x2019; +o(x ) = 2 2! 4! 6!

sin 2 x =

1 4 2 6 x + x + o(x 6 ), 3 45

2

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

 â&#x2C6;ź x2 â&#x2C6;&#x2019;

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

 2

x 2

=â&#x2C6;&#x2019;

x4 . 2

â&#x2C6;ź x 3.

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Par produit, on a donc : f (x) â&#x2C6;ź â&#x2C6;&#x2019; xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

x7 . 2

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, f est impaire, donc, sous rĂŠserve dâ&#x20AC;&#x2122;existence, la partie rĂŠgulière du DL 8 (0) de f est la mĂŞme que celle du DL 7 (0). Enfin, f admet un DL Ă  tout ordre car, par opĂŠrations, f est de classe C â&#x2C6;&#x17E; au voisinage de 0. On conclut : f (x) = â&#x2C6;&#x2019;

x7 + o(x 8 ). 2

d) La fonction x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; cos (x 3 ) + ch(x 3 ) â&#x2C6;&#x2019; 2 admet un DL(0) Ă  tout ordre, commençant par un terme en (x 3 )4 , car les termes constants sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠliminent et les termes en (x 3 )2 sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠliminent aussi. On a donc un DL n (0) de la forme : cos(x 3 ) + ch (x 3 ) â&#x2C6;&#x2019; 2 = Îąx 12 + ¡ ¡ ¡ + Îťx n + o(x n ),

puis : 1 = sin 2 x

1 1 2 6 x2 â&#x2C6;&#x2019; x4 + x + o(x 6 ) 3 45

1 = 2 x

1 1 2 2 4 1â&#x2C6;&#x2019; x + x + o(x 4 ) 3 45    â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

    1 2 1 4 1 2 4 4 1 + + â&#x2C6;&#x2019; + o(x ) x x x x2 3 45 9   1 1 4 1 = 2 1 + x2 + x + o(x 4 ) x 3 15

=

= 124

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

( cos x)x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;ź x 2 ln cos x â&#x2C6;ź x 2 ( cos x â&#x2C6;&#x2019; 1)

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part : tan3 x

13 3 3 Ď&#x20AC; 1 â&#x2C6;&#x2019; x + x2 â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 3 ). 4 2 4 12

= x2 â&#x2C6;&#x2019;

â&#x2C6;&#x2019; 1.

Comme cos x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1, on dĂŠduit ln cos x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, puis

1 3 x2 13 x 3 f (x) = f (0) â&#x2C6;&#x2019; x + â&#x2C6;&#x2019; + o(x 3 ) 2 2 2 4 3

b) Comme f (x) =

cos x

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Dâ&#x20AC;&#x2122;après le cours, puisque f est de classe C 1 et que f  admet un DL 2 (0), f admet alors un DL 3 (0) obtenu par primitivation :

2

2 ln

x 2 ln cos x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. Ainsi :

13 2 1 3 x + o(x 2 ). =â&#x2C6;&#x2019; + xâ&#x2C6;&#x2019; 2 2 4

=

2 + o(x 2 ). 3

1 1 2 1 + + x + o(x 2 ). x2 3 15

oĂš Îą (Ă  montrer > 0 ) et Îť sont des constantes. Puis : f (x) = =



cos (x 3 ) + ch (x 3 ) â&#x2C6;&#x2019; 2

 ιx 12 + ¡ ¡ ¡ + Νx n + o(x n )

 12  â&#x2C6;&#x161; 6 Îť Îą x 1 + ¡ ¡ ¡ + x nâ&#x2C6;&#x2019;12 + o(x nâ&#x2C6;&#x2019;12 ) Îą   â&#x2C6;&#x161; = Îą x 6 1 + ¡ ¡ ¡ + o(x nâ&#x2C6;&#x2019;12 ) =

=

â&#x2C6;&#x161; 6 Îąx + ¡ ¡ ¡ + o(x nâ&#x2C6;&#x2019;6 ).

On choisit donc n de façon que n â&#x2C6;&#x2019; 6 = 17, câ&#x20AC;&#x2122;est-Ă -dire n = 23.


On reprend le DL(0) de cos (x 3 ) + ch (x 3 ) − 2, dans lequel, à cause des DL(0) de cos et ch, les termes en (x 3 )6 s’éliminent : cos (x 3 ) + ch (x 3 ) − 2 =   1 3 4 1 3 6 1 3 2 23 1 − (x ) + (x ) − (x ) + o(x ) 2! 4! 6!   1 1 1 + 1 + (x 3 )2 + (x 3 )4 + (x 3 )6 + o(x 23 ) 2! 4! 6! =

1 12 x + o(x 23 ), 12

 1 1 12 x + o(x 23 ) = √ x 6 1 + o(x 11 ) 12 12 √ √

3 6 3 6 x 1 + o(x 11 ) = x + o(x 17 ). = 6 6

f (x) =

c) On va chercher des équivalents pour les deux termes de la fraction donnant f (x) . Dans la recherche d’un équivalent de 3x − 2 sin x − tan x , par addition de DL(0), on constate que les termes en x s’éliminent et que les termes en x 3 s’éliminent aussi. On forme donc des DL 5 (0) :   x3 x5 3x − 2 sin x − tan x = 3x − 2 x − + + o(x 5 ) 3! 5!   x3 2x 5 − x+ + + o(x 5 ) 3 15   2 2 x 5 + o(x 5 ) − = − 5! 15 =−

Notons, dans chaque exemple, f (x) l’expression proposée.

8.8

a) On a : f (x) = =

tan2 x − th2 x 1 1 = − tan2 x th2 x th2 x tan2 x (tan x − th x)(tan x + th x) . th2 x tan2 x

Et :

    x3 x3 + o(x 3 ) − x − + o(x 3 ) • tan x − th x = x + 3 3 2 3 2 3 = x + o(x 3 ) ∼ x , x−→0 3 3

• tan x + th x = x + o(x) + x + o(x) = 2x + o(x) ∼ 2x, x−→0

• tan2 x

∼ x 2,

x−→0

th2 x

∼ x 2.

x−→0

2 3 x · 2x 4 4 D’où : f (x) ∼ 3 2 2 = , et on conclut : f (x) −→ . x−→0 x−→0 x x 3 3 b) On a :

1  sin x  ln f (x) = 2 ln x x  x3 1 1 x− + o(x 3 ) = 2 ln x x 6  x2 1  = 2 ln 1 − + o(x 2 ) x  6   −→0

x−→0

 1 1  x2 − + o(x 2 ) ∼ − , 2 x−→0 x 6 6

1 donc ln f (x) −→ − , et on conclut : x−→0 6

1

f (x) −→ e− 6 . x−→0

3 3 5 x + o(x 5 ) ∼ − x 5 , x−→0 20 20

  x3 x5 5 3x − 2sh x − th x = 3x − 2 x + + + o(x ) 3! 5!   x3 2x 5 − x− + + o(x 5 ) 3 15   2 2 x 5 + o(x 5 ) = − − 5! 15 =−

3 3 5 x + o(x 5 ) ∼ − x 5 . x−→0 20 20

On conclut : f (x) −→ 1. x−→0

d) On a :

1 ln f (x) = ln (2x + 3x − 4x ) x

1 x ln 2 ln e + ex ln 3 − ex ln 4 x

1  = ln 1 + x ln 2 + o(x) x

 + 1 + x ln 3 + o(x) − 1 + x ln 4 + o(x) =

=

 3 1  ln 1 + x ln + o(x) x  2  −→0

=

1 x

x ln

 3 3 + o(x) = ln + o(1), 2 2

3 donc ln f (x) −→ ln , puis, par continuité de l’exponenx−→0 2 3 tielle : f (x) −→ . x−→0 2 125


e) On a, en mettant x 4 en facteur dans chaque racine carrĂŠe : 1 1  1    3 2 2 2 1 2 1+ â&#x2C6;&#x2019;2 1+ + 1+ x x x     1 3 1 2 1 9 1 4 = x2 1 + ¡ â&#x2C6;&#x2019; ¡ 2 â&#x2C6;&#x2019; 2 1 + ¡ â&#x2C6;&#x2019; ¡ 2 2 x 8 x 2 x 8 x     1 1 1 1 1 + 1+ ¡ â&#x2C6;&#x2019; ¡ 2 +o 2 2 x 8 x x    1 1 1 1 = â&#x2C6;&#x2019; + o(1), = x2 â&#x2C6;&#x2019; + o 4 x2 x2 4

f (x) = x 2

2

8.9 a) On ne peut pas composer les DL(0) directement, car tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Ď&#x20AC;â&#x2C6;&#x2019; = / 0,faisons le changement de variable f) Puisque x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 4 Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; + t=xâ&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;  â&#x2C6;&#x2019; 0 , x = 4 + t. On a : 4 Ď&#x20AC; 4

ln f (x) = tan 2x ln (tan x)      Ď&#x20AC; 1 1 + tan t Ď&#x20AC; + 2t ln tan +t = â&#x2C6;&#x2019; ln = tan 2 4 tan 2t 1 â&#x2C6;&#x2019; tan t

1 ln (1 + tan t) â&#x2C6;&#x2019; ln (1 â&#x2C6;&#x2019; tan t) tan 2t       1 tan t + o(tan t) â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; tan t + o(tan t) =â&#x2C6;&#x2019; tan 2t =â&#x2C6;&#x2019;

=â&#x2C6;&#x2019;

2Îą

f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; = (eÎą )â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1  3 4 â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;2  â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;2   Ď&#x20AC;2 3 ¡4 4 27 = = = . 66 27 4

1 + t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1.

1 et on conclut : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; . xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 4

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

2Îą 2 Ď&#x20AC;x ln (3x + 4x â&#x2C6;&#x2019; 6x ) â&#x2C6;ź â&#x2C6;&#x2019; Îąt = â&#x2C6;&#x2019; , ln f (x) = tan tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 2 Ď&#x20AC;t Ď&#x20AC;   2Îą donc : ln f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; , puis : xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1 Ď&#x20AC;

1 (2 tan t + o(tan t) tan 2t

Lâ&#x20AC;&#x2122;application Ď&#x2022; est de classe C 1 sur R et : 1 1 = . â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; R, Ď&#x2022; (t) = 1 + (1 + t)2 2 + 2t + t 2 On forme le DL 1 (0) de Ď&#x2022; :   t 2 â&#x2C6;&#x2019;1 1  1+t + Ď&#x2022; (t) = 2   2 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

=

 1 1 1 1 â&#x2C6;&#x2019; t + o(t) = â&#x2C6;&#x2019; t + o(t). 2 2 2

Dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, Ď&#x2022; admet un DL 2 (0) obtenu en primitivant : 1 Ď&#x20AC; 1 1 t2 1 Ď&#x2022;(t) = Ď&#x2022;(0) + t â&#x2C6;&#x2019; + o(t 2 ) = + t â&#x2C6;&#x2019; t 2 + o(t 2 ). 2 22 4 2 4 sin x  0, donc f (x) existe. x Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ sous-entend que f admet une limite finie en 0 ; on a : b) Dâ&#x20AC;&#x2122;abord, au voisinage de 0,

2 tan t 2t â&#x2C6;ź â&#x2C6;&#x2019; = â&#x2C6;&#x2019;1, tan 2t tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 2t

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : ln f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;1, puis : f (x) â&#x2C6;ź â&#x2C6;&#x2019;

tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Ď&#x20AC;4

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Ď&#x20AC;4

/ 0, faisons le changement de variable g) Puisque x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1 = t = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, x = 1 + t. On a : xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1

â&#x20AC;˘ tan

  Ď&#x20AC;x 1 Ď&#x20AC; Ď&#x20AC;t =â&#x2C6;&#x2019; = tan + Ď&#x20AC;t 2 2 2 tan 2

1 2 â&#x2C6;ź â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;t = â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC;t 2

tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

â&#x20AC;˘ ln (3x + 4x â&#x2C6;&#x2019; 6x ) = ln (3 ¡ 3t + 4 ¡ 4t â&#x2C6;&#x2019; 6 ¡ 6t )   = ln 3 et ln 3 + 4 et ln 4 â&#x2C6;&#x2019; 6 et ln 6      = ln 3 1 + t ln 3 + o(t) + 4 1 + t ln 4 + o(t)   â&#x2C6;&#x2019;6 1 + t ln 6 + o(t)   = ln 1 + (3 ln 3 + 4 ln 4 â&#x2C6;&#x2019; 6 ln 6) t + o(t) = Îąt + o(t).    notĂŠ Îą

126

f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Arctan 1 =

â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; e .

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Ď&#x20AC; . 4

On va utiliser le rÊsultat de a), en remplaçant t par

sin x â&#x2C6;&#x2019; 1. x

Formons le DL 4 (0) de cette expression, en partant dâ&#x20AC;&#x2122;un DL 5 (0) de sin x :   1 sin x 1 1 x â&#x2C6;&#x2019; x 3 + x 5 + o(x 5 ) = x x 3! 5! =1â&#x2C6;&#x2019;

1 4 1 2 x + x + o(x 4 ), 6 120

1  sin x 1 4 2 1 â&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019; 1 = 1 â&#x2C6;&#x2019; x2 + x x  6  120 

=1+ =â&#x2C6;&#x2019;

1 2

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

 â&#x2C6;&#x2019;

  2 1 2 1 1 1 4 â&#x2C6;&#x2019; x 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 + o(x 4 ) x + x â&#x2C6;&#x2019; 6 120 8 6

1 4 1 2 x + x + o(x 4 ), 12 1440




   sin x 1 4 1 2 f (x) = Ď&#x2022; â&#x2C6;&#x2019; 1 =Ď&#x2022; â&#x2C6;&#x2019; x + x + o(x 4 ) x 12 1440     1 2 1 2 2 1 1 4 Ď&#x20AC; 1 â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; + o(x 4 ) x + x â&#x2C6;&#x2019; x = + 4 2 12 1440 4 12 =

Notons h = x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, x = 1 + h. On a : xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1

1 ln x ln (1 + h) = = ln (1 + h) 2â&#x2C6;&#x2019;x 1â&#x2C6;&#x2019;h 1â&#x2C6;&#x2019;h   2 3 4 h h h = hâ&#x2C6;&#x2019; + â&#x2C6;&#x2019; + o(h 4 ) 2 3 4   1 + h + h 2 + h 3 + h 4 + o(h 4 )

f (x) =

1 4 Ď&#x20AC; 1 2 â&#x2C6;&#x2019; x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 4 ). 4 24 720

8.10

Formons un dĂŠveloppement asymptotique de cotan t lorsque t tend vers 0 : 1 t3 t + + o(t 3 ) 3   â&#x2C6;&#x2019;1  2 t t2 1 1 2 2 1 + + o(t ) 1 â&#x2C6;&#x2019; + o(t ) . = = t t 3 3  

cotan t =

1 = tan t

5 7 1 = h + h 2 + h 3 + h 4 + o(h 4 ). 2 6 12 On a donc, par unicitĂŠ du DL 4 (1) de f, par identification avec la formule de Taylor-Young : f (0) (1) = 0!a0 = 0, f (1) (1) = 1!a1 = 1 , f (2) (1) = 2!a2 = 1 , f (3) (1) = 3!a3 = 5 , f (4) (1) = 4!a4 = 14.

â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Puis : cotan2 t = =

  2  t2 2t 2 1 1 2 2 1 â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; ) = ) + o(t + o(t t2 3 t2 3

8.12 a) On reconnaÎt en la somme proposÊe la partie rÊgulière du DL 20 (0) de ln (1 + x). On a :

2 1 â&#x2C6;&#x2019; + o(1). 2 t 3

ln (1 + x) =

f (x) = exp

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur ]0 ; 2[, donc, dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème de Taylor-Young, f admet un DL(1) Ă  tout ordre, en particulier Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ordre 4, et : 4   f (x) = ak (x â&#x2C6;&#x2019; 1)k + o (x â&#x2C6;&#x2019; 1)4 ,

8.11

k=0

 20 k=1

(â&#x2C6;&#x2019;1)k+1 k x k



 x 22 x 21 + + o(x 22 ) 21 22   x 21 x 22 + + o(x 22 ) = (1 + x) exp â&#x2C6;&#x2019; 21 22   x 21 x 22 = (1 + x) 1 â&#x2C6;&#x2019; + + o(x 22 ) 21 22   x 21 1 1 x 22 + o(x 22 ) =1+x â&#x2C6;&#x2019; + â&#x2C6;&#x2019; 21 22 21

= exp ln (1 + x) â&#x2C6;&#x2019;

  2 2 45 37 (Îť â&#x2C6;&#x2019; 2) = â&#x2C6;&#x2019;2 = . 3 3 4 6

Finalement f admet une limite finie en 0 si et seulement si 37 45 , et cette limite est alors . Îť= 4 6

x 21 x 22 â&#x2C6;&#x2019; + o(x 22 ). 21 22



5 Îť 45 â&#x2C6;&#x2019; = 0 â&#x2021;?â&#x2021;&#x2019; Îť = . 4 9 4 5 Îť 45 â&#x2C6;&#x2019; = / 0, f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; Âąâ&#x2C6;&#x17E;, f nâ&#x20AC;&#x2122;a pas , alors / Si Îť = xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 4 9 4 de limite finie en 0.

f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;

xk +

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

On a :

45 , alors 4

k

k=1

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, en remplaçant t successivement par x, 2x, 3x :       1 1 2 2 2 1 + â&#x2C6;&#x2019;Îť + o(1) â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; f (x) = 2 â&#x2C6;&#x2019; x 3 (2x)2 3 (3x)2 3   5 Îť 1 2 = + (Îť â&#x2C6;&#x2019; 2) + o(1). â&#x2C6;&#x2019; 4 9 x2 3

Si Îť =

20 (â&#x2C6;&#x2019;1)k+1

= 1+x â&#x2C6;&#x2019;

1 22 1 21 x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 22 ). 21 462

b) Lâ&#x20AC;&#x2122;application g : ] â&#x2C6;&#x2019; 1 ; 1[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R , t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; g(t) = ln (1 + t) ln (1 â&#x2C6;&#x2019; t) continue sur ] â&#x2C6;&#x2019; 1 ; 1[, donc lâ&#x20AC;&#x2122;application    2x 1 1 f : x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; f (t) dt est de classe C 1 sur I = â&#x2C6;&#x2019; ; et : 2 2 x

est

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1

f (k) (1) pour k â&#x2C6;&#x2C6; {0,...,4}. oĂš ak = k!

f  (x) = 2g(2x) â&#x2C6;&#x2019; g(x) = 2 ln (1 + 2x) ln (1 â&#x2C6;&#x2019; 2x) â&#x2C6;&#x2019; ln (1 + x) ln (1 â&#x2C6;&#x2019; x). 127


Pour obtenir un DL 3 (0) de f, on forme un DL 2 (0) de f  :

f (x) = 2 2x + o(x) â&#x2C6;&#x2019; 2x + o(x) 

+ x + o(x) x + o(x) = â&#x2C6;&#x2019;7x 2 + o(x 2 ). Par primitivation dâ&#x20AC;&#x2122;un DL(0), on en dĂŠduit que f admet un DL 3 (0) et que :  f (x) = f (0) +

â&#x2C6;&#x2019;7

 x3 7 + o(x 3 ) = â&#x2C6;&#x2019; x 3 + o(x 3 ). 3 3

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

x = f â&#x2C6;&#x2019;1 f (x)   1 = a â&#x2C6;&#x2019; x + x 2 â&#x2C6;&#x2019; x 4 + b(â&#x2C6;&#x2019;x + x 2 )2 2 +c(â&#x2C6;&#x2019;x + x 2 )3 + d(â&#x2C6;&#x2019;x)4 + o(x 4 )   1 = a â&#x2C6;&#x2019; x + x 2 â&#x2C6;&#x2019; x 4 + b(x 2 â&#x2C6;&#x2019; 2x 3 + x 4 ) 2 +c(â&#x2C6;&#x2019;x 3 + 3x 4 ) + dx 4 + o(x 4 ) 2 = â&#x2C6;&#x2019;ax + (a + b)x + (â&#x2C6;&#x2019;2b â&#x2C6;&#x2019; c)x 3   1 + â&#x2C6;&#x2019; a + b + 3c + d x 4 + o(x 4 ). 2 Par unicitĂŠ du DL 4 (0) de la fonction x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x, on dĂŠduit : â&#x2C6;&#x2019;a = 1 ,

a + b = 0 , â&#x2C6;&#x2019;2b â&#x2C6;&#x2019; c = 0 , 1 â&#x2C6;&#x2019; a + b + 3c + d = 0. 2

8.13

a) Dâ&#x20AC;&#x2122;après les thĂŠorèmes gĂŠnĂŠraux, f est dĂŠrivable sur R et, pour tout x â&#x2C6;&#x2C6; R : f  (x) =

2x 2x â&#x2C6;&#x2019; 1 â&#x2C6;&#x2019; x 2 (x â&#x2C6;&#x2019; 1)2 â&#x2C6;&#x2019;1= =â&#x2C6;&#x2019;  0, 1 + x2 1 + x2 1 + x2

On rĂŠsout ce système linĂŠaire par cascade : a = â&#x2C6;&#x2019;1 ,



et f ne sâ&#x20AC;&#x2122;annule que pour x = 1. De plus : f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; +â&#x2C6;&#x17E; et f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

Il en rĂŠsulte, dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème de la bijection monotone, que f est bijective.

On conclut au DL 4 (0) de f â&#x2C6;&#x2019;1 : f â&#x2C6;&#x2019;1 (y) = â&#x2C6;&#x2019;y + y 2 â&#x2C6;&#x2019; 2y 3 +

b) Dâ&#x20AC;&#x2122;après a), on peut former le tableau de variation de f : x

â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E;

f'(x)

0 â&#x20AC;&#x201C;

+â&#x2C6;&#x17E;

1 â&#x20AC;&#x201C;

0

9 4 y + o (y 4 ). yâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0 2

car 8.14 Remarquer dâ&#x20AC;&#x2122;abord que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, In existe   lâ&#x20AC;&#x2122;application x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; tann x est continue sur le segment 0 ;

â&#x20AC;&#x201C;

+â&#x2C6;&#x17E; ln 2 â&#x20AC;&#x201C; 1

0

â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E;

 =

Puisque f est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur I = ] â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x17E; ; 1[ et que f  ne sâ&#x20AC;&#x2122;annule en aucun point de I, f rĂŠalise une bijection de I sur J = ] ln 2 â&#x2C6;&#x2019; 1 ; +â&#x2C6;&#x17E;[ , et la bijection rĂŠciproque, notĂŠe f â&#x2C6;&#x2019;1 encore, est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur J. Il en rĂŠsulte, dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème de Taylor-Young, que f â&#x2C6;&#x2019;1 admet un DL(0) Ă  tout ordre, en particulier Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ordre 4. Il existe donc (a,b,c,d) â&#x2C6;&#x2C6; R4 tel que : f â&#x2C6;&#x2019;1 (y) = ay + by 2 + cy 3 + dy 4 + o(y 4 ). En notant x = f â&#x2C6;&#x2019;1 (y), on a : 

 1 y = f (x) = ln (1 + x 2 ) â&#x2C6;&#x2019; x = x 2 â&#x2C6;&#x2019; x 4 + o(x 4 ) â&#x2C6;&#x2019; x 2 = â&#x2C6;&#x2019;x + x 2 â&#x2C6;&#x2019; 128

1 4 x + o(x 4 ). 2

Ď&#x20AC; . 4

a) â&#x20AC;˘ On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N :  Ď&#x20AC; 4 In + In+2 = tann x(1 + tan2 x) dx

0

f(x)

b = â&#x2C6;&#x2019;a = 1 , c = â&#x2C6;&#x2019;2b = â&#x2C6;&#x2019;2 , 9 1 d = a â&#x2C6;&#x2019; b â&#x2C6;&#x2019; 3c = . 2 2

tann+1 x n+1

 Ď&#x20AC;4 0

=

1 . n+1

â&#x20AC;˘ Comme, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N, In  0, on a : 0  In  In + In+2 =

1 , n+1

dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš, par thĂŠorème dâ&#x20AC;&#x2122;encadrement : In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. nâ&#x2C6;&#x17E;

â&#x2C6;&#x2014;

b) 1) Soit n â&#x2C6;&#x2C6; N . On a, par une intĂŠgration par parties pour des fonctions de classe C 1 :  Ď&#x20AC; 4 cos 2x tann x dx 0

 =

sin 2x n tan x 2

 Ď&#x20AC;4 0

1 = â&#x2C6;&#x2019;n 2

 â&#x2C6;&#x2019;  0

0

Ď&#x20AC; 4

Ď&#x20AC; 4

sin 2x 1 n tannâ&#x2C6;&#x2019;1 x dx 2 cos 2 x

sin x 1 tannâ&#x2C6;&#x2019;1 x dx = â&#x2C6;&#x2019; n In . cos x 2


2) On a :

   Ď&#x20AC;  1   4  n  â&#x2C6;&#x2019; n In  =  cos 2x tan x dx  2   0  Ď&#x20AC; 4  | cos 2x| tann x dx

8.16 a)

y 2

C

0





Ď&#x20AC; 4

tann x dx = In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, nâ&#x2C6;&#x17E;

0

1 donc â&#x2C6;&#x2019; n In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, 2n In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 1, et on conclut : nâ&#x2C6;&#x17E; nâ&#x2C6;&#x17E; 2

â&#x20AC;&#x201C;Ď&#x20AC;

a) On a :  1  1 x 2n 1 0  In = dx  x 2n dx = â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, n 1 + x 2n + 1 nâ&#x2C6;&#x17E; 0 0

donc :

In â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. nâ&#x2C6;&#x17E;

b) 1) On a, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; :   1 2n   1 2n  x â&#x2C6;&#x2019; x 2nâ&#x2C6;&#x2019;1  |x â&#x2C6;&#x2019; x 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 |  |In â&#x2C6;&#x2019; Jn | =  dx  dx  1 + xn 1 + xn 0 0  1  1 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 x â&#x2C6;&#x2019; x 2n dx  (x 2nâ&#x2C6;&#x2019;1 â&#x2C6;&#x2019; x 2n ) dx = 1 + xn 0 0   2n x 2n+1 1 x â&#x2C6;&#x2019; = 2n 2n + 1 0 =

1 1 1 â&#x2C6;&#x2019; = . 2n 2n + 1 2n(2n + 1)

2) Soit n â&#x2C6;&#x2C6; Nâ&#x2C6;&#x2014; . Pour calculer Jn , faisons le changement de variable t = x n , dt = nx nâ&#x2C6;&#x2019;1 dx :   1 2nâ&#x2C6;&#x2019;1  1  x 1 t dt 1 1 1 dt dx = Jn = = 1 â&#x2C6;&#x2019; n n 0 1+t 0 1+x 0 n 1+t 1 1 1 = t â&#x2C6;&#x2019; ln (1 + t) = (1 â&#x2C6;&#x2019; ln 2). 0 n n 1 , donc : 2n(2n + 1)   1 . In â&#x2C6;&#x2019; Jn = o n

3) On a vu en 1) : |In â&#x2C6;&#x2019; Jn | 

1 â&#x2C6;&#x2019; ln 2 . Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part, dâ&#x20AC;&#x2122;après 2) : Jn = n   1 = o(Jn ), donc : Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : In â&#x2C6;&#x2019; Jn = o n In â&#x2C6;ź Jn = nâ&#x2C6;&#x17E;

1 â&#x2C6;&#x2019; ln 2 . n

x

Lâ&#x20AC;&#x2122;application x : ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; x(t) = t + sin t est dĂŠrivable et :

1 . In â&#x2C6;ź nâ&#x2C6;&#x17E; 2n

8.15

Ď&#x20AC;

O

â&#x2C6;&#x20AC; t â&#x2C6;&#x2C6; ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[, x(t) = 1 + cos t > 0. Donc x rĂŠalise une bijection de ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[ sur x(] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[) = ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[. En notant Ď&#x2022; = y â&#x2014;Ś x â&#x2C6;&#x2019;1 , C est la courbe reprĂŠsentative de Ď&#x2022;. De plus, comme x est de classe C â&#x2C6;&#x17E; et que x  ne sâ&#x20AC;&#x2122;annule en aucun point, dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, x â&#x2C6;&#x2019;1 est de classe C â&#x2C6;&#x17E;. Puisque y est de classe C â&#x2C6;&#x17E; , par composition, on conclut que Ď&#x2022; est de classe C â&#x2C6;&#x17E; . b) Puisque Ď&#x2022; est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[, dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème de Taylor-Young, Ď&#x2022; admet un DL(0) Ă  tout ordre. En particulier, Ď&#x2022; admet un DL 4 (0). Comme Ď&#x2022;(0) = 2 et que Ď&#x2022; est paire, ce DL 4 (0) est de la forme : Ď&#x2022;(t) = 2 + ax 2 + bx 4 + o (x 4 ), xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

oĂš (a,b) â&#x2C6;&#x2C6; R est Ă  calculer. 2

En notant y = Ď&#x2022;(x) et t â&#x2C6;&#x2C6; ] â&#x2C6;&#x2019; Ď&#x20AC; ; Ď&#x20AC;[ tel que y = 1 + cos t, on a : t â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0 et : xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0

  t2 t4 Ď&#x2022;(x) = y = 1 + cos t = 1 + 1 â&#x2C6;&#x2019; + + o(t 4 ) 2! 4! =2â&#x2C6;&#x2019;

t2 t4 + + o(t 4 ). 2 24

Dâ&#x20AC;&#x2122;autre part :   t3 t3 x = t + sin t = t + t â&#x2C6;&#x2019; + o(t 4 ) = 2t â&#x2C6;&#x2019; + o(t 4 ). 3! 6 On dĂŠduit : Ď&#x2022;(x) = 2 + ax 2 + bx 4 + o(x 4 )   t3 2 = 2 + a 2t â&#x2C6;&#x2019; + b(2t)4 + o(t 4 ) 6   2 = 2 + 4at 2 + â&#x2C6;&#x2019; a + 16b t 4 + o(t 4 ). 3 Par unicitĂŠ du DL 4 (0) de y, on obtient : 1 2 1 4a = â&#x2C6;&#x2019; , â&#x2C6;&#x2019; a + 16b = , 2 3 24 129


  1 1 1 2 1 + a =â&#x2C6;&#x2019; . dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : a = â&#x2C6;&#x2019; , b = 8 16 24 3 384

2) Comme : 0 < an =

On conclut :

an â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0.

1 1 < â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, on dĂŠduit bn cn cn nâ&#x2C6;&#x17E;

nâ&#x2C6;&#x17E;

Ď&#x2022;(x) = 2 â&#x2C6;&#x2019;

1 2 1 4 x â&#x2C6;&#x2019; x + o(x 4 ). 8 384

3) On a : cn = (n + 2) â&#x2C6;&#x2019; bn â&#x2C6;&#x2019; an , et 0 < an < 1 < bn < 3, donc : cn = n + 2 + O(1), et donc : cn â&#x2C6;ź n. nâ&#x2C6;&#x17E;

8.17

2n + 1 â&#x2C6;&#x2019; an bn â&#x2C6;&#x2019; an cn . Comme an â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0, nâ&#x2C6;&#x17E; cn 1 < 1, on a : 1 < bn < 3 et 0 < an cn = bn

a) Le polynĂ´me Pn est dĂŠrivable et :

4) On a : bn =

Pn = 3X2 â&#x2C6;&#x2019; 2(n + 2)X + (2n + 1)

= (X â&#x2C6;&#x2019; 1) 3X â&#x2C6;&#x2019; (2n + 1) . 2n + 1 > 1 pour n  2. Supposons donc n  2. 3 On forme le tableau des variations de Pn : On a

x

â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E;

P'(x) n

2n + 1 3

1 +

â&#x20AC;&#x201C;

0

2n + 1 â&#x2C6;&#x2019; an bn â&#x2C6;&#x2019; an cn â&#x2C6;ź 2n, et donc bn â&#x2C6;ź 5) Enfin : an =

â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; ] â&#x2C6;&#x2019; 1 ; 1[, f  (x) = â&#x2C6;&#x2019;

â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E; On calcule : Pn (1) = n â&#x2C6;&#x2019; 1 > 0,

Pn (3) = â&#x2C6;&#x2019;3n + 11 < 0 pour n  4. 2n + 1  3, donc, comme Pn dĂŠcroĂŽt sur Pour n  4, on a 3     2n + 1 2n + 1 , il en rĂŠsulte : P < 0. 1; 3 3 Dâ&#x20AC;&#x2122;après le thĂŠorème de la bijection monotone par intervalles, on en dĂŠduit que, pour tout n â&#x2C6;&#x2C6; N assez grand, Pn admet exactement trois zĂŠros rĂŠels, notĂŠs an ,bn ,cn tels que :

an

1 <0

0

Pn(x)

bn

3

2n + 1 cn + â&#x2C6;&#x17E; 3 +â&#x2C6;&#x17E;

0

<0

0 <0

â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E;

<0

b) Dâ&#x20AC;&#x2122;après les relations entre coefficients et racines, on a : an + bn + cn = n + 2,

an bn + an cn + bn cn = 2n + 1,

an bn cn = 1. 2n + 1 , on a : cn â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + â&#x2C6;&#x17E;. 1) Puisque cn > nâ&#x2C6;&#x17E; 3 130

De plus :

1 1 1 â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019; < 0. 2 2 (x â&#x2C6;&#x2019; 1) (x + 1) (x + 2)2

f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + +â&#x2C6;&#x17E; et f (x) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x17E;. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;1

xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;1

Dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, il en rĂŠsulte que f est bijective et que f â&#x2C6;&#x2019;1 est de classe C â&#x2C6;&#x17E; sur R. b) Notons x = f â&#x2C6;&#x2019;1 (y) pour y â&#x2C6;&#x2C6; R , de sorte que y = f (x). Dâ&#x20AC;&#x2122;après a) : x = f â&#x2C6;&#x2019;1 (y) â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; â&#x2C6;&#x2019;1+ . yâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E;

Notons t = x â&#x2C6;&#x2019; (â&#x2C6;&#x2019;1) = x + 1 â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; + 0+ , x = â&#x2C6;&#x2019;1 + t. xâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;1

1) On a : y = f (x) =

2n + 1 < cn . 0 < an < 1 < bn < 3 < 3 â&#x20AC;&#x201C;â&#x2C6;&#x17E; 0

1 1 â&#x2C6;ź . bn cn nâ&#x2C6;&#x17E; 2n

â&#x2C6;&#x17E; 8.18 a) Lâ&#x20AC;&#x2122;application f est de classe C sur ] â&#x2C6;&#x2019; 1 ; 1[ et :

+

0

+â&#x2C6;&#x17E;

x

2n â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 2. cn nâ&#x2C6;&#x17E;

+â&#x2C6;&#x17E;

Pn(x)

Pn (0) = â&#x2C6;&#x2019;1 < 0,

nâ&#x2C6;&#x17E;

nâ&#x2C6;&#x17E;

=

1 1 1 + + x â&#x2C6;&#x2019;1 x +1 x +2

1 1 1 + + â&#x2C6;&#x2019;2 + t t 1+t

â&#x2C6;ź

tâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;0+

1 , t

  1 1 1 , puis : , dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš t = + o donc t â&#x2C6;ź yâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; y y yâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; y   1 1 x = â&#x2C6;&#x2019;1 + t = â&#x2C6;&#x2019;1 + + o . y y 1 . y   1 , donc uy â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; 0. Dâ&#x20AC;&#x2122;après 1), on a u = o yâ&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019;+â&#x2C6;&#x17E; y

2) Notons u = x + 1 â&#x2C6;&#x2019;

On a t = x + 1 =

1 + u, dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš : y


1 1 1 + + −2 + t t 1+t 1 1 1 + + = 1 1 1 +u −2 + + u 1+ +u y y y  

1 = − + o(1) + y(1 + yu)−1 + 1 + o(1) 2

y = f (x) =

1 + o(1) + y 1 − yu + o(yu) 2 1 = + o(1) + y − y 2 u + o(y 2 u). 2

=

Il en résulte que f n admet un minimum µn atteint en un point et un seul noté xn . Ainsi : f n (xn ) = 0 et µn = f n (xn ). b) 1) • On a : f n (0) = 1 − n  0, donc 0  xn . • D’après une inégalité classique, pour tout t ∈ ] − 1 ; +∞[, ln (1 + t)  t, on a 1 + t  et , t  et − 1  et , n donc n = exn + 2xn  3 exn , d’où exn  , 3 n xn  ln −−−→ + ∞, 3 n∞ et donc : xn −−−→ + ∞. n∞

On a donc, par simplification d’un y par soustraction : 1 + o(1) = y 2 u + o(y 2 u), 2   1 1 1 1 . , u = + o ,u ∼ d’où : y 2 u ∼ y−→+∞ 2 y−→+∞ 2y 2 2y 2 y2

Comme xn −−−→ + ∞, par prépondérance classique,

On conclut au développement asymptotique suivant :   1 1 1 . f −1 (y) = −1 + + 2 + o y−→+∞ y 2y y2

Ainsi : e = n + o(n), d’où :

xn = ln n + o(n) = ln n + ln 1 + o(1) = ln n + o(1),

8.19

• On a :

n = exn + 2xn = exn (1 + 2xn e−xn ). n∞

xn e−xn −−−→ 0, d’où n ∼ exn . n∞

et on conclut :

a) Soit n ∈ N∗ .

xn ∼ ln n.

L’application f n est de classe C 2 sur R et, pour tout x ∈ R : f n (x) = ex + 2x − n,

f n (x) = ex + 2 > 0.

–∞

xn

+∞

+∞

f'(x) n

–∞

fn(x)

µn = f n (xn ) = exn + xn2 − nxn

µn = (−2xn + n) + xn2 − nxn = xn (−n + xn − 2) + n.

puis xn (−n + xn − 2) ∼ −n ln n, et on conclut :

0 +∞

+∞

2) On a :

Comme xn ∼ ln n, on a −n + xn − 2 ∼ −n,

+

f''(x) n

n∞

et exn + 2xn − n = 0, donc exn = −2xn + n, d’où :

On en déduit les variations de f n : x

n∞

xn

µn ∼ −n ln n. n∞

µn

131


Calculs de primitives Plan

CHAPITRE

9

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir 133 Énoncés des exercices 136 Du mal à démarrer ?

138

Corrigés

139

• Calculs de primitives • Calculs d’intégrales.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices • Liste des primitives usuelles, à savoir par coeur • Linéarité, primitivation par parties, changement de variable dans une primitive • Méthodes du cours pour calculer les primitives de certains types de fonctions.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Les méthodes à retenir Pour calculer une primitive  du type I(x) = f (x)g(x) dx, où f a une primitive simple et g a une dérivée simple Pour calculer une primitive du produit d’un polynôme par une exponentielle :  I(x) = P(x) eαx dx,

Essayer de primitiver par parties :   u  (x)v(x) dx = u(x)v(x) − u(x)v  (x) dx.

➥ Exercices 9.1 a), 9.7. D’après le Cours, il existe Q ∈ K[X], de même degré que P, tel que : I (x) = Q(x) eαx + Cte. Chercher Q par coefficients indéterminés. On est alors ramené à la résolution d’un système linéaire en cascade.

➥ Exercice 9.1 b).

où P ∈ K[X], α ∈ K

133


Chapitre 9 • Caluls de primitives

Pour calculer une primitive du produit d’un polynôme par un cosinus ou un sinus :  I(x) = P(x) cos βx dx,

 Considérer I (x) + iJ (x) =

P(x)eiβx dx, Calculer cette primitive

par coefficients indéterminés (complexes), puis prendre partie réelle et partie imaginaire.

➥ Exercice 9.1 b).

 J(x) =

P(x) sin βx dx,

où P ∈ R[X], β ∈ R∗ Pour calculer une primitive du produit d’un polynôme, d’une exponentielle, et d’un cosinus ou sinus (trois facteurs) :  I(x) = P(x) eαx cos βx dx,  J(x) = P(x) eαx sin βx dx,

Passer par une écriture en nombres complexes :  I (x) + iJ (x) = P(x) e(α+iβ)x dx, calculer cette primitive par coefficients indéterminés, puis prendre partie réelle et partie imaginaire.

➥ Exercice 9.5.

où P ∈ R[X], α ∈ R∗ , β ∈ R∗ La méthode générale consiste à utiliser une décomposition en éléments simples. Pour calculer une primitive d’une fraction rationnelle

➥ Exercices 9.2 a), b) On peut quelquefois faire d’abord un changement de variable qui simplifiera les calculs.

➥ Exercice 9.2 c). Si R est un polynôme, linéariser.

Pour calculer une primitive d’une fraction rationnelle en cos x et sin x :  I(x) = R( cos x, sin x) dx

➥ Exercices 9.3 a), b), 9.14

Sinon, appliquer les règles de Bioche, suivantes. On forme ω(x) = R( cos x, sin x) dx. Ne pas oublier le dx dans ω(x). • Si, pour tout x, ω(−x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = cos x. ➥ Exercice 9.3 c) • Si, pour tout x, ω(π − x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = sin x. ➥ Exercice 9.3 d) • Si, pour tout x, ω(π + x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = tan x. ➥ Exercice 9.3 f) x • Sinon, faire le changement de variable t = tan . 2 ➥ Exercice 9.8.

134


Les méthodes à retenir

Si R est un polynôme, linéariser.

➥ Exercices 9.4 a), b) Sinon, appliquer les règles de Bioche, adaptées aux fonctions hyperboliques, suivantes. Considérer ω(x) = R( cos x, sin x) dx, obtenu en remplaçant ch x par cos x, et sh x par sin x dans l’énoncé. Ne pas oublier le dx dans ω(x). Pour calculer une primitive d’une fraction rationnelle en ch x et sh x :  I(x) = R(ch x,sh x) dx

• Si, pour tout x, ω(−x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = ch x.

➥ Exercice 9.4 c) • Si, pour tout x, ω(π − x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = sh x. • Si, pour tout x, ω(π + x) = ω(x), on peut faire le changement de variable t = th x. x • Sinon, faire le changement de variable t = th , ou plutôt, ce qui est 2 souvent plus commode, faire le changement de variable u = ex .

➥ Exercice 9.9.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour calculer une primitive  I(x) = f (x) dx,

Essayer le changement de variable t = ϕ(x), surtout si ϕ (x) apparaît en facteur dans f (x).

➥ Exercices 9.6, 9.7.

un même groupement ϕ(x) apparaissant plusieurs fois dans f (x)

Lors d’un changement de variable dans un calcul de primitive, ne pas oublier de traiter le dx. Lors d’un changement de variable dans un calcul d’intégrale, ne pas oublier aussi de modifier les bornes.

Pour calculer une primitive d’une fonction rationnelle  n ax + b : en x et en cx + d    n ax + b I(x) = R x, dx cx + d

Faire le changement de variable t =

Pour calculer une primitive d’une fonction rationnelle  en x et en ax2 + bx + c :     I(x) = R x, ax2 + bx + c dx

 n

ax + b , qui permet de se ramecx + d

ner au calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle en t.

➥ Exercice 9.10 a).

Mettre le trinôme sous forme canonique, pour se ramener, sous le radical, par un changement de variable affine, à l’une des trois formes : 1 + t 2 , 1 − t 2 , t 2 − 1.     S t, 1 + t 2 dt, faire le changement de variable • Pour calculer ϕ = Argsh t, qui permet de se ramener au calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle en ch ϕ et sh ϕ.

➥ Exercices 9.10 b), 9.12 135


Chapitre 9 • Caluls de primitives



   S t, 1 − t 2 dt, faire le changement de variable

• Pour calculer

θ = Arcsin t, qui permet de se ramener au calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle en cos θ et sin θ.

➥ Exercice 9.12.

   • Pour calculer S t, t 2 − 1 dt, faire le changement de variable ϕ = Argch (εt), où ε = sgn (t), qui permet de se ramener au calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle en ch ϕ et sh ϕ. Essayer de faire un changement de variable qui échange les bornes.

Pour calculer une intégrale avec bornes particulières

➥ Exercice 9.13.

Énoncés des exercices 9.1

Exemples de calcul de primitives par primitivation par parties, ou par connaissance de la forme du résultat Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité     a) x 2 ln x dx, b) x 2 cos x dx et x 2 sin x dx, c) (−x 3 + x 2 − 2x + 3) e−x dx.

9.2

Exemples de calculs de primitives de fractions rationnelles Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité  5   x + x3 − x + 1 x4 1 dx dx. dx b) a) c) 2 2 10 x (x + 1) x +1 x(x + 1)(x + 2)

9.3

Exemples de calculs de primitives ou d’intégrales de fonctions rationnelles en sin x et cos x Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité (questions a) à e)), et l’intégrale suivante (question f)) :    sin 3 x dx sin x sin 2x sin 3x dx cos 4 x dx b) c) a)} cos 8 x  d)

9.4

cos 3 x dx (2 + sin x)2

 e)

sin x − cos x dx 4 + sin x + cos x

 π 4

f) 0

sin x dx. sin x + cos x

Exemples de calculs de primitives de fractions rationnelles en sh x et ch x Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité :    1 dx. a) sh4 x dx b) ch x ch 3x dx c) sh x ch3 x

136


Énoncés des exercices

9.5

Exemple de calcul d’une primitive du produit d’un polynôme, d’une exponentielle et d’une fonction circulaire directe  Calculer xex cos x dx.

9.6

Exemples de calculs de primitives par changements de variable Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité :  

 √ e2x 3 + ln x dx dx x 2 x + x dx. √ c) a) b) (4 + ln x)2 ex + 1

9.7

Exemples de calculs de primitives par primitivation par parties et changement de variable Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité : √   Arcsin x Arctan x dx dx. b) a) 3 x2 (1 − x) 2

9.8

Exemple de calcul d’une intégrale de fraction rationnelle en sin x et cos x  π 2 dx . Calculer l’intégrale I = 3 + cos x 0

9.9

Exemple de calcul de primitive de fraction rationnelle en sh x et ch x  1 dx , en indiquant l’ensemble de validité Calculer la primitive 3 + ch x  n ax + b Exemples de primitives de fonctions faisant intervenir cx + d  2 ou ax + bx + c

9.10

Calculer les primitives suivantes (variable x), en indiquant l’ensemble de validité     1 1−x dx x −1 dx dx . c) √ √ a) b) x 1+x x2 + 1 x 2 + 2x + 3

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

9.11

 Exemples de primitive de fonction faisant intervenir ax2 + bx + c  dx √ Calculer la primitive en indiquant l’ensemble de validité. x x2 + x + 1

9.12

Exemple de calcul de primitive par changements de variable  1 dx, en indiquant l’ensemble de validité. √ √ Calculer la primitive 2 1 − x + 1 + x2

9.13

Exemple de calculs d’intégrales avec bornes particulières Calculer :  a Arctan x dx, a ∈ [1 ; +∞[ fixé a) I = 1 x a  π  1  1 4 ln (1 + x) Arctan x ln (1 + tan x) dx, puis J = dx K = dx. b) I = et 2 1 + x 1+x 0 0 0 137


Chapitre 9 • Caluls de primitives

9.14

Exemple de calcul d’une intégrale avec bornes particulières  π 2 cos 2n x cos 2 px dx. Calculer, pour tout (n, p) ∈ N2 : In, p = 0

Du mal à démarrer ? 9.1

a) Primitiver par parties pour faire disparaître le logarith-

me. b) Grouper les deux intégrales pour faire intervenir eix . c) On connaît, d’après le Cours, la forme du résultat.

9.2

a), b) Décomposer en éléments simples.

c) Effectuer le changement de variable t = , puisque l’expression sous l’intégrale contient (x 5 )2 et x 4 dx. x5

9.3

a), b) Linéariser.

c) Les règles de Bioche indiquent le changement de variable t = cos x. d) Les règles de Bioche indiquent le changement de variable t = sin x. e) Remarquer que le numérateur est presque la dérivée du dénominateur. f) Les règles de Bioche indiquent le changement de variable t = tan x.

9.4

9.5

Faire intervenir une exponentielle complexe. Ensuite, faire une primitivation par parties.

a) Effectuer le changement de variable t = ln x, puis reconnaître une dérivée. √ b) Effectuer le changement de variable t = ex + 1. √ c) Effectuer le changement de variable t = x, puis le changement de variable u = t 3 + 1. √ 9.7 a) Primitiver par parties pour faire disparaître Arcsin x , √ puis utiliser le changement de variable t = x.

138

9.8

Les règles de Bioche indiquent le changement de variable x . 2

t = tan

9.9

Les règles de Bioche, adaptées aux fonctions hyperbox liques, indiquent de faire le changement de variable t = th , 2 ou bien le changement de variable u = ex , ce dernier étant en général plus simple à mettre en oeuvre.  1−x . 9.10 a) Effectuer le changement de variable t = 1+x b) Effectuer le changement de variable t = Argsh x, de sorte que x = sh t. c) Mettre le trinôme sous forme canonique, puis utiliser un changement de variable. 1 , puis x mettre un trinôme sous forme canonique pour effectuer un deuxième changement de variable. Commencer par le changement de variable y =

9.11

a), b) Linéariser.

c) Les règles de Bioche, adaptées aux fonctions hyperboliques, indiquent le changement de variable t = ch x.

9.6

b) Primitiver par parties pour faire disparaître Arctan, puis utiliser le changement de variable t = x 2 .

9.12

Utiliser une expression conjuguée pour séparer en deux primitives, puis effectuer deux changements de variable différents, un dans chaque primitive.

9.13

a) Effectuer un changement de variable qui échange les 1 bornes : y = . x

b) Effectuer un changement de variable qui échange les π bornes : t = − x. Pour calculer J, faire le changement de 4 variable t = tan x. Pour calculer K, intégrer par parties.

9.14 

0

Linéariser π 2

cos 2 p x

et

calculer

cos 2 px cos 2qx dx, pour ( p,q) ∈ N2 .

les

intégrales


Corrigés des exercices

9.1

a) La fonction f : x −→ x 2 ln x a pour ensemble de définition D = ]0 ; +∞[ et f est continue sur D , donc  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. On a, par une primitivation par parties, pour des fonctions de classe C 1 :  x3    2  u(x) = u (x) = x 3    v(x) = ln x  v (x) = 1 , x  I (x) =

x 2 ln x dx =

x3 1 = ln x − 3 3



x3 ln x − 3



On résout ce système en cascade, et on obtient : 1 2a b = −i, b=− = 2, c = − = 2i. i i i  x 2 eix dx = (−ix 2 + 2x + 2i) eix + C, Ainsi : a=

où C est une constante (complexe). On peut d’ailleurs contrôler ce résultat par dérivation. On développe de façon à pouvoir ensuite séparer la partie réelle et la partie imaginaire : I (x) + iJ (x) = (−ix 2 + 2x + 2i)( cos x + i sin x) + C

x3 1 · dx 3 x

1 1 x dx = x 3 ln x − x 3 + C, 3 9 2

où C est une constante. On peut d’ailleurs contrôler ce résultat par dérivation. b) Les fonctions f : x −→ x 2 cos x et g : x −→ x 2 sin x ont pour ensemble de définition D = R et sont continues sur D ,   f (x) dx et J (x) = g(x) dx sont définis donc I (x) = pour tout x ∈ D. On a, en faisant intervenir l’exponentielle complexe :  I (x) + iJ (x) = x 2 eix dx. D’après le Cours, on connaît la forme de cette primitive : il existe (a,b,c) ∈ C3 tel que :  x 2 eix dx = (ax 2 + bx + c) eix . On a alors, par dérivation, pour tout x ∈ D : d 2 (ax + bx + c) eix x 2 eix = dx = (ax 2 + bx + c)i eix + (2ax + b) eix   = iax 2 + (ib + 2a)x + (ic + b) eix . Il suffit donc que : ia = 1, ib + 2a = 0 , ic + b = 0.

= (x 2 sin x + 2x cos x − 2 sin x) + i(−x 2 cos x + 2x sin x + 2 cos x) + C, et on conclut : I (x) = x 2 sin x + 2x cos x − 2 sin x + C1 J (x) = −x 2 cos x + 2x sin x + 2 cos x + C2 , où C1 , C2 sont des constantes (réelles). On peut d’ailleurs contrôler ce résultat par dérivation. c) La fonction f : x −→ (−x 3 + x 2 − 2x + 3)e−x a pour ensemble de définition D = R et est continue sur D, donc  I (x) = f (x) dx existe pour tout x ∈ D. On connaît la forme du résultat : il existe (a,b,c,d) ∈ R4 tel que, pour tout x ∈ D : I (x) = (ax 3 + bx 2 + cx + d)e−x + C, où C est une constante (réelle). On a, en dérivant, pour tout x ∈ R : I  (x) = (3ax 2 + 2bx + c) e−x − (ax 3 + bx 2 + cx + d) e−x   = − ax 3 + (3a − b)x 2 + (2b − c)x + (c − d) e−x . Il suffit donc de trouver (a,b,c,d) solution du système : −a = −1,

3a − b = 1,

2b − c = −2,

c − d = 3.

On résout ce système en cascade, et on obtient : a = 1, b = 3a − 1 = 2, c = 2b + 2 = 6, d = c − 3 = 3. 139


On conclut : I (x) = (x 3 + 2x 2 + 6x + 3) e−x + C, où C est une constante (réelle). On peut d’ailleurs contrôler ce résultat par dérivation. 1 a pour enx(x + 1)(x + 2) semble de définition D = R − {−2, −1, 0} et f est continue  f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. sur D, donc I (x) =

9.2

a) La fonction f : x −→

On effectue une décomposition en éléments simples : a b c 1 = + + , X(X + 1)(X + 2) X X+1 X+2 où (a,b,c) ∈ R3 est à calculer. On multiplie par X puis on remplace X par 0, et on obtient : 1 a= . 2 On multiplie par X + 1 puis on remplace X par −1, et on obtient : b = −1. On multiplie par X + 2 puis on remplace X par −2, et on ob1 tient : c = . 2 On a donc :

x5 + x3 − x + 1 a pour ensemble de x 2 (x 2 + 1) et est continue sur D, donc

b) La fonction f : x −→

définition D = R∗  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D.

On effectue une décomposition en éléments simples : b a cX + d X5 + X3 − X + 1 =E+ 2 + + 2 , X2 (X2 + 1) X X X +1 où E ∈ R[X], (a,b,c,d) ∈ R4 sont à calculer. On calcule E comme quotient de la division euclidienne de X5 + X3 − X + 1 par X2 (X2 + 1) , et on obtient : E = X. On multiplie par X2 puis on remplace X par 0, et on obtient : a = 1. On multiplie par X2 + 1 puis on remplace X par i, et i5 + i3 − i + 1 = −1 + i, d’où on obtient : ci + d = i2 c = 1, d = −1. On calcule enfin d en remplaçant X par 1, par exemple : 1 = 1 + 1 + b, d’où b = −1. Ainsi :

1 1 1 1 1 1 = − + , X(X + 1)(X + 2) 2 X X+1 2 X+2 ce que l’on peut d’ailleurs contrôler par réduction au même dénominateur dans le second membre. On a donc :  1 1 1 1 1 dx − + 2 x x +1 2 x +2    1 1 1 1 1 = dx − dx + dx 2 x x +1 2 x +2  

I (x) =

1 1 = ln |x| − ln |x + 1| + ln |x + 2| + C(x), 2 2

On peut d’ailleurs contrôler ce résultat par réduction au même dénominateur dans le second membre. D’où :   I (x) =

=

x+

 1 1 x 1 dx − + − x2 x x2 + 1 x2 + 1

x2 1 1 − − ln |x| + ln (x 2 + 1) − Arctan x + C(x), 2 x 2

où C : D −→ R est une application constante sur chaque intervalle de D, c’est-à-dire :

où C est une application constante sur chaque intervalle de R∗ , c’est-à-dire :

C : D = R − {−2, −1, 0} −→ R ,  si C1       C2 si x −→ C(x) =   si C3     si C4

C : R∗ −→ R ,

où (C1 , C2 , C3 , C4 ) ∈ R4 . On peut aussi écrire : 140

X5 + X3 − X + 1 1 1 X−1 =X+ 2 − + 2 . 2 2 X (X + 1) X X X +1

I (x) = ln

x < −2 − 2 < x < −1 −1< x <0 0 < x, 

|x(x + 2)| + C(x). (x + 1)2

x −→ C(x) =

  C1 

C2

c) La fonction f : x −→

si x < 0 si x > 0

x4 a pour ensemble de défini+1 

x 10

tion R et est continue sur R, donc I (x) = fini pour tout x ∈ R.

(C1 ,C2 ) ∈ R2 .

f (x) dx est dé-


On a, par le changement de variable t = x 5 :   x 4 dx dt 1 I (x) = = x 10 + 1 5 t2 + 1 =

1 1 Arctan t + C = Arctan (x 5 ) + C, 5 5

où C est une constante.

sin 3 x c) La fonction f : x −→ a pour ensemble de définition cos 8 x   π + πZ D =R− et est continue sur D, donc 2  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. sin 3 x dx, on a ω(−x) = ω(x), cos 8 x donc, d’après les règles de Bioche, on peut effectuer le changement de variable t = cos x : En notant ω(x) = f (x) dx =

9.3

a) La fonction f : x −→ cos 4 x a pour ensemble de  f (x) dx est définition R et est continue sur R, donc I (x) =



défini pour tout x ∈ R. Linéarisons :



cos 4 x = ( cos 2 x)2 =

1 + cos 2x 2

2

1 (1 + 2 cos 2x + cos 2 2x) 4 1 1 1 = + cos 2x + (1 + cos 4x) 4 2 8 1 3 1 = + cos 2x + cos 4x. 8 4 8

=

D’où : 

  cos 4 x dx = =

 3 1 1 + cos 2x + cos 4x dx 8 4 8

1 1 3 x + sin 2x + sin 4x + C, 8 8 32

où C est une constante. b) La fonction f : x −→ sin x sin 2x sin 3x a pour ensemble  f (x) dx de définition R et est continue sur R, donc I (x) = est défini pour tout x ∈ R. Linéarisons : sin x sin 2x sin 3x = sin 2x( sin x sin 3x)   1 = sin 2x ( cos 2x − cos 4x) 2 1 1 = sin 2x cos 2x − sin 2x cos 4x 2 2 1 1 = sin 4x − ( sin 6x − sin 2x) 4 4 1 1 1 = sin 2x + sin 4x − sin 6x. 4 4 4 D’où :

 

I (x) =

 1 1 1 sin 2x + sin 4x − sin 6x dx 4 4 4

1 1 1 cos 4x + cos 6x + C, = − cos 2x − 8 16 24 où C est une constante.

sin 2 x sin x dx cos 8 x   1 − t2 =− dt = (−t −8 + t −6 ) dt t8

I (x) =

=

t −7 1 t −5 1 − + C1 (t) = − + C(x), 7 5 7 cos 7 x 5 cos 5 x

où C : D −→ R est une application constante sur chaque intervalle de D, c’est-à-dire   π π C(x) = Cn si x ∈ − + nπ ; + nπ , n ∈ Z, Cn ∈ R. 2 2 cos 3 x a pour ensemble de (2 + sin x)2  f (x) dx est définition R et est continue sur R, donc I (x) = d) La fonction f : x −→

défini pour tout x ∈ R. En notant ω(x) = f (x) dx =

cos 3 x dx, (2 + sin x)2

on a ω(π − x) = ω(x), donc, d’après les règles de Bioche, on peut effectuer le changement de variable t = sin x :   cos 2 x 1 − t2 I (x) = cos x dx = dt. 2 (2 + sin x) (2 + t)2 Effectuons ensuite le changement de variable u = 2 + t, t =u−2 : 

 1 − (u − 2)2 −u 2 + 4u − 3 du = du 2 u u2    4 3 3 − 1 + − 2 du = −u + 4 ln |u| + + C1 = u u u

I (x) =

= −(2 + t) + 4 ln |2 + t| +

3 + C1 2+t

= − sin x + 4 ln (2 + sin x) +

3 + C, 2 + sin x

où C est une constante. 141


e) La fonction f : x −→

sin x − cos x a pour ensemble 4 + sin x + cos x 

de définition R, et est continue sur R, donc I (x) =

f (x) dx

On remarque que le numérateur est l’opposé de la dérivée du dénominateur, donc : sin x − cos x dx = − ln (4 + sin x + cos x) + C, 4 + sin x + cos x

où C est une constante. sin x est continue sur le f) L’application f : x −→ sin x + cos x   π , car le dénominateur est alors > 0, donc segment 0 ; 4  π 4 I = f (x) dx existe. 0

Première méthode : utilisation des règles de Bioche : sin x dx, on a ω(π + x) = ω(x), En notant ω(x) = sin x + cos x donc, d’après les règles de Bioche, on peut effectuer le chandt : gement de variable t = tan x, x = Arctan t, dx = 1 + t2  I =

π 4

0

 = 0

1

sin x dx = sin x + cos x

I =

1 2



 0

π 4

On effectue une décomposition en éléments simples : X a bX + c = + 2 , (X + 1)(X2 + 1) X+1 X +1



0

1 1 1 − ln (t + 1) + ln (t 2 + 1) + Arctan t 2 2 0   1 π 1 1 π π − 2 ln 2 − ln 2 + ln 2 + = − ln 2 = = . 2 2 4 8 4 8

Seconde méthode : utilisation d’une autre intégrale associée àI:  π 4 cos x dx. Considérons J = sin x + cos x 0 On a :  I+J=

142

4

sin x + cos x dx = sin x + cos x



π 4

dx =

0

π 4

et : 

π 4

J−I = 0

= ln

  π4 cos x − sin x dx = ln | sin x + cos x| 0 sin x + cos x

√ 1 2 = ln 2. 2

On déduit : I = =

 1π 1 1 (I + J ) − (J − I ) = − ln 2 2 2 4 2 π − 2 ln 2 . 8

9.4 a) La fonction f : x −→ sh4 x admet pour ensemble de  définition R et est continue sur R, donc I (x) =

f (x) dx est

défini pour tout x ∈ R. Linéarisons :



sh4 x = (sh2 x)2 =

ch 2x − 1 2

2

 1 2 ch 2x − 2 ch 2x + 1 4 1 1 ch 4x + 1 1 − ch 2x + = 4 2 2 4 1 3 1 = ch 4x − ch 2x + . 8 2 8

=

On multiplie par X + 1 puis on remplace X par −1, et on ob1 tient : a = − . 2

ce que l’on peut contrôler par réduction au même dénominateur dans le second membre.

π

0

où (a,b,c) ∈ R3 est à calculer.

On multiplie par X2 + 1 puis on remplace X par i, d’où : i 1+i bi+c = = , i+1 2 1 1 donc b = , c = . 2 2 X 1 1 1 X+1 =− + , Ainsi : (X + 1)(X2 + 1) 2 X + 1 2 X2 + 1

 1 t +1 dt + 2 t +1 t +1

=

tan x dx tan x + 1

t dt. (t + 1)(t 2 + 1)

1

− 

est défini pour tout x ∈ R.



D’où :

d’où :  

 I (x) = =

sh4 x dx =

 1 1 3 dx ch 4x − ch 2x + 8 2 8

1 1 3x sh 4x − sh 2x + + C, 32 4 8

où C est une constante.


b) La fonction f : x −→ ch x ch 3x a pour ensemble de défi f (x) dx est nition R et est continue sur R, donc I (x) = défini pour tout x ∈ R. Linéarisons. À cet effet, rappelons d’abord la formule analogue en trigonométrie circulaire : cos a cos b =

 1 cos (a + b) + cos (a − b) . 2

On remplace cos par ch et sin par i sh : ch a ch b =

 1 ch (a + b) + ch (a − b) . 2

D’où :   I (x) =

1 1 1 − 2 − du u−1 u u

  1 1 ln |u − 1| + − ln |u| + C1 (u) 2 u   1 1 ln |t 2 − 1| − ln |t 2 | + 2 + C2 (t) = 2 t   1 1 = ln |ch2 x − 1| − ln (ch2 x) + 2 + C(x) 2 ch x =

= ln |th x| +

D’où :



I (x) = =

ch x ch 3x dx =

1 2

 (ch 4x + ch 2x) dx

où C : R∗ −→ R est constante sur chaque intervalle de R∗ , c’est-à-dire : C : R∗ −→ R,

1 1 sh 4x + sh 2x + C, 8 4

x −→ C(x) =

où C est une constante. 1 admet pour ensemble de sh x ch3 x  f (x) dx définition R∗ et est continue sur R∗ , donc I (x) =

1 + C(x), 2 ch2 x

C1

si x < 0

C2

si x > 0

(C1 ,C2 ) ∈ R2 .

c) La fonction f : x −→

est défini pour tout x ∈ R∗ . 1 dx, on a ω(−x) = ω(x), donc, En notant ω(x) = sin x cos 3 x d’après les règles de Bioche adaptées aux fonctions hyperboliques, on peut effectuer le changement de variable t = ch x :    1 sh x dt . I (x) = dx = dx = 3 2 3 (t 2 − 1)t 3 sh x ch x sh x ch x On effectue ensuite le changement de variable u = t :   du t dt 1 = . I (x) = (t 2 − 1)t 4 2 (u − 1)u 2 2

On effectue une décomposition en éléments simples : a c b 1 = + , + (X − 1)X2 X − 1 X2 X où (a,b,c) ∈ R3 est à calculer. On multiplie par X − 1 puis on remplace X par 1, et on obtient : a = 1. On multiplie par X2 puis on remplace X par 0, et on obtient : b = −1. On multiplie par X puis on fait tendre X vers l’infini, et on obtient : a + c = 0, donc c = −a = −1. 1 1 1 1 = − , − Ainsi : (X − 1)X2 X − 1 X2 X ce que l’on peut contrôler par réduction au même dénominateur dans le second membre.

9.5 La fonction f : x −→ xex cos x a pour ensemble de dé finition R et est continue sur R, donc I (x) =

f (x) dx est

défini pour tout x ∈ R. Une primitivation par parties ne semble pas commode, car f (x) est le produit de trois facteurs.  Considérons aussi J (x) = xex sin x dx et passons par l’exponentielle complexe :   I (x) + iJ (x) = xex ( cos x + i sin x) dx = xex eix dx  =

xe(1+i)x dx.

On peut maintenant faire une primitivation par parties, pour des applications de classe C 1 (ou utiliser la méthode des coefficients indéterminés) :    u (x) = 1 u(x) = x (1+i)x  v(x) = e v  (x) = e(1+i)x 1+i I (x) + iJ (x) = x =x

e(1+i)x − 1+i



e(1+i)x dx 1+i

e(1+i)x e(1+i)x + C, − 1+i (1 + i)2

où C est une constante (complexe). 143




On a : I (x) + iJ (x) = x

1 − i (1+i)x (1 − i)2 (1+i)x − +C e e 2 4

x i (1 − i)ex ( cos x + i sin x) + ex ( cos x + i sin x) + C 2 2  x  = ex ( cos x + sin x) + i( sin x − cos x) 2 =

1 + ex (− sin x + i cos x) + C. 2 En séparant partie réelle et partie imaginaire, on conclut :  1 x x x    I (x) = 2 e ( cos x + sin x) − 2 e sin x + C1    J (x) = x ex ( sin x − cos x) + 1 ex cos x + C , 2 2 2

 (t 2 − 1)2 2t dt = 2 (t 2 − 1) dt t t2 − 1  3  t 2 =2 − t + C = t (t 2 − 3) + C 3 3

I (x) =

=

√ 2 x (e − 2) ex + 1 + C, 3

où C est une constante.

 √ c) La fonction f : x −→ x 2 x + x a pour ensemble de définition D = [0 ; +∞[ et est continue sur D, donc  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. Effectuons, pour x ∈ ]0 ; +∞[, le changement de variable √ t = x , x = t 2 , dx = 2t dt :     I (x) = t 5 + t 2 2t dt = 2 t 2 t 3 + 1 dt.

où C1 ,C2 sont des constantes (réelles). On peut contrôler ces deux résultats par dérivation.

3 + ln x a pour ensemble (4 + ln x)2 de définition D = ]0 ; +∞[−{e−4 } =]0 ; e−4 [ ∪ ]e−4 ; +∞[ et  f (x) dx est défini pour tout est continue sur D, donc I (x) = a) La fonction f : x −→

9.6

On effectue le changement de variable t = ln x, x = et ,  3+t t e dt. dx = et dt : I (x) = (4 + t)2 On remarque que : d dt

t

e 4+t



 =

On a donc : I (x) =

 3+t t 1 1 et = e. − 4+t (4 + t)2 (4 + t)2 et x + C1 (t) = + C(x), 4+t 4 + ln x

où C : D −→ R est une application constante sur tout intervalle de D, c’est-à-dire : C : D −→ R, x −→ C(x) =

C1

si x ∈ ]0 ; e−4 [

C2

si x ∈ ]e−4 ; +∞[.

e2x a pour ensemble de définib) La fonction f : x −→ √ ex + 1  f (x) dx est tion R et est continue sur R, donc I (x) = défini pour tout x ∈ R. On effectue le changement de variable t = 2t dt : ex = t 2 − 1 , x = ln (t 2 − 1) , dx = 2 t −1 144

=

32 4 3 x 2 + 1 + C, 9

où C est une constante.

x ∈ D.



Effectuons ensuite le changement de variable u = t 3 + 1 , 3t 2 dt = du :  2 √ 4 3 4 3 I (x) = u du = u 2 + C = (t 3 + 1) 2 + C 3 9 9

√ ex + 1 ,

Ce résultat est encore valable pour x = 0, par continuité de I en 0. √

x a pour ensemble de 3 (1 − x) 2 définition D = [0 ; 1[ et est continue sur D, donc  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D.

9.7 La fonction f : x −→

Arcsin

Effectuons une primitivation par parties pour faire disparaître √ Arcsin x :  √   u(x) = Arcsin x 1 3   = (1 − x)− 2  v (x) = 3 (1 − x) 2  1 1      u (x) = 2√x √1 − x  2 1    v(x) = 2(1 − x)− 2 = √ 1−x √ 2 I (x) = √ Arcsin x − 1−x



1 dx . x(1 − x)    notée J (x) √


√ On a, par le changement de variable y = x , x = y 2 , dx = 2y dy :   1 1 J (x) = dy 2y dy = 2 y(1 − y 2 ) 1 − y2   √ 1 + y   + C1 = ln 1 + √x + C1 , = ln  1− y 1− x où C1 est constante. On conclut : I (x) =

√ √ 2 Arcsin x 1+ x − ln √ √ + C, 1− x 1−x

où C est une constante sur [0 ; 1[. b) La fonction f : x −→

Arctan x a pour ensemble de défix2 

nition D = R∗ et est continue sur D, donc I (x) =

f (x) dx

est défini pour tout x ∈ D. Effectuons une primitivation par parties pour faire disparaître Arctan x :  1     u(x) = Arctan x   u (x) = 1 + x 2  v  (x) = 1    v(x) = − 1 x2 x  1 Arctan x + dx . I (x) = − x x(1 + x 2 )    notée J (x) On a, par le changement de variable y = x 2 :   1 dy x dx = J (x) = x 2 (1 + x 2 ) 2 y(1 + y)    1 1 1 = − dy 2 y 1+y =

 1 ln |y| − ln |1 + y| + C1 (y) 2

=

 1 ln (x 2 ) − ln (1 + x 2 ) + C(x), 2

et on conclut : I (x) = −

Arctan x 1 + ln |x| − ln (1 + x 2 ) + C(x), x 2

où C est une application constante sur chaque intervalle de D , c’est-à-dire : C1 si x < 0 ∗ C : R −→ R, x −→ C(x) = si x > 0. C2

9.8 L’application f : x −→

1 est continue sur le 3 + cos x

  π donc I existe. segment 0 ; 2

1 dx, on n’a pas, pour tout x, 3 + cos x ω(−x) = ω(x), ni ω(π − x) = ω(x), ni ω(π + x) = ω(x). Les règles de Bioche nous indiquent donc de faire le changex 2 dt ment de variable t = tan , x = 2 Arctan t, dx = : 2 1 + t2 2 dt  π  1  1 2 dx 2 dt 1 + t2 = I = = 2 2 3 + cos x 1−t 0 0 0 4 + 2t 3+ 2 1+t  1  1 dt 1 1 = =   dt 2 2 + t 2 t 2 0 0 1+ √ 2   1 √ t 1 1 1 = 2 Arctan √ = √ Arctan √ . 0 2 2 2 2 En notant ω(x) =

9.9 La fonction f : x −→

1 a pour ensemble de dé3 + ch x 

finition R et est continue sur R, donc I (x) =

f (x) dx est

défini pour tout x ∈ R. On a, par le changement de variable t = ex , x = ln t, dx = 

1 dt = t + 1t t 3+ 2  2 = dt. t 2 + 6t + 1

I (x) =



dt : t

2  dt  1 t 6+t + t

Le trinôme t 2 + 6t + 1 est de discriminant ∆ = 36 − 4 = 32 > 0, donc ce trinôme admet deux zéros réels √ √ √ −6 − 32 t1 = = −3 − 2 2, t2 = −3 + 2 2. 2 Par décomposition en éléments simples dans R(X), il existe (a,b) ∈ R2 tel que : X2

b 2 a 2 + . = = + 6X + 1 (X − t1 )(X − t2 ) X − t1 X − t2

On multiplie par X − t1 puis on remplace X par t1 , et on √ 2 2 2 = . √ =− obtient : a = t1 − t2 4 −4 2 √ 2 . De même : b = 4 √ √ 2 2 1 2 1 + , = − Ainsi : 2 X + 6X + 1 4 X − t1 4 X − t2 145


ce que l’on peut contrôler par réduction au même dénominateur dans le second membre. D’où :

√  √  1 1 2 2 dt + dt 4 t − t1 4 t − t2 √ √ 2 2 =− ln |t − t1 | + ln |t − t2 | + C 4 4 √ √ 2 ex + 3 − 2 2 ln = √ + C, 4 ex + 3 + 2 2

I (x) = −

 1 1−x 9.10 a) La fonction f : x −→ a pour ensemble de x 1+x définition D =] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; 1] et est continue sur D, donc  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. Effectuons le changement de variable t =

1−x , 1+x

(1 + x)t 2 = 1 − x , (1 + t 2 )x = 1 − t 2 , 1 − t2 −4t dt , dx = 1 + t2 (1 + t 2 )2   −4t 2 1 + t2 −4t t dt = dt I (x) = 2 2 2 1 − t (1 + t ) (1 − t 2 )(1 + t 2 )    −2 2 d = + 1 − t2 1 + t2 x=

= −2 Argsh t + 2 Arctan t + C1 (t)   1−x 1−x + 2 Arctan + C(x), = −2 Argsh 1+x 1+x

admet pour ensemble  f (x) dx de définition R et est continue sur R, donc I (x) = On a, par mise sous forme canonique :    x +1 2 . x 2 + 2x + 3 = (x + 1)2 + 2 = 2 1 + √ 2 x +1 On effectue donc le changement de variable t = √ , 2 √ √ x = t 2 − 1 , dx = 2 dt : √   dt 2 dt  = I (x) = = Argsh t + C √ 1 + t2 2(1 + t 2 ) x +1 = Argsh √ + C, 2 où C est une constante. 1 admet pour enx x2 + x + 1 semble de définition D = R∗ et est continue sur D, donc  I (x) = f (x) dx est défini pour tout x ∈ D.

9.11 La fonction f : x −→ √

Effectuons d’abord le changement de variable y = dy : y2  I (x) = 

1 1 ,x = , x y

dx = −



y

1 1 + +1 y2 y

dy y2



 = −ε

dy  , 1 + y + y2

où C est constante sur chaque intervalle de D, c’est-à-dire :

où ε = sgn (y) = sgn (x).

C : ] − 1 ; 0[ ∪ ]0 ; 1[−→ R , C1 x −→ C(x) = C2

On met ensuite le trinôme sous forme canonique :      2y + 1 2 1 2 3 3 1+ , + = y2 + y + 1 = y + √ 2 4 4 3

si

−1< x <0

si

0 < x  1.

x −1 a pour ensemble de définib) La fonction f : x −→ √ x2 + 1  tion R et est continue sur R, donc I (x) =

f (x) dx est

défini pour tout x ∈ R. Effectuons le changement de variable t = Argsh x, x = sh t , dx = ch t dt :   sh t − 1 I (x) = ch t dt = (sh t − 1) dt ch t  = ch t − t + C = x 2 + 1 − Argsh x + C, où C est une constante. 146

1

x 2 + 2x + 3

est défini pour tout x ∈ R.

où C est une constante.



c) La fonction f : x −→ √

et on effectue le changement de variable t =

2y + 1 √ : 3

√ 3  dt dt 2 I (x) = −ε  = −ε √ 1 + t2 3 (1 + t 2 ) 4 2y + 1 = −ε Argsh t + C1 (t) = −ε Argsh √ + C2 (y) 3 

= −ε Argsh

2+x √ + C(x), x 3

où ε = sgn x est le signe de x, et C : R∗ −→ R est constante sur chaque intervalle de R∗ .


1 √ La fonction f : x −→ √ a pour en1 − x2 + 1 + x2 semble de définition D = [−1 ; 1] et est continue sur [−1 ; 1],  f (x) dx est défini pour tout x ∈ D. donc I (x) =

9.12

Utilisons une expression conjuguée, en supposant de plus x = / 0: √  √ 1 − x2 − 1 + x2 dx I (x) = (1 − x 2 ) − (1 + x 2 )  √  √ 1 − x2 1 + x2 1 1 dx dx . + =− 2 x2 2 x2       notée J (x) notée K (x) • Pour calculer J (x), on utilise le changement de variable t = Arcsin x , x = sin t , dx = cos t dt :   cos t cos 2 t J (x) = cos t dt = dt 2 sin t sin 2 t    1 = − 1 dt = −cotan t − t + C1 (t) sin 2 t √ 1 − x2 − Arcsin x + C(x), =− x où C est constante sur chaque intervalle de [−1 ; 1] − {0}. • Pour calculer K (x), on utilise le changement de variable u = Argsh x, x = sh u , dx = ch u du :   ch u ch2 u K (x) = ch u du = du sh2 u sh2 u    1 = + 1 du = −coth u + u + D1 (u) sh2 u √ 1 + x2 + Argsh x + D(x), =− x où D est constante sur chaque intervalle de [−1 ; 1] − {0}. On a donc : √  1 − x2 − Arcsin x x  √  1 + x2 1 − + Argsh x + E(x) + 2 x    1 1 1 − x 2 − 1 + x 2 + Arcsin x = 2x 2 1 + Argsh x + E(x) 2 1 x + Arcsin x = −√ √ 2 1 − x2 + 1 + x2 1 + Argsh x + E(x), 2 I (x) = −

1 2



où E est, a priori, constante sur [−1 ; 0[ et constante sur ]0 ; 1]. Comme la fonction qui est dans le dernier membre

(sans E(x)) est continue sur [−1 ; 1], l’égalité est aussi vraie pour x = 0, et on conclut : I (x) x 1 1 = −√ + Arcsin x + Argsh x + E, √ 2 2 1 − x2 + 1 + x2 où E est une constante.

9.13 a) L’application f : x −→ Arctan x est continue sur le 

 1 ; a , donc I existe. segment a

x

Effectuons un changement de variable qui échange les bornes, 1 dt 1 t = , x = , dx = − 2 : x t t 

1 a

I =

1    a 1 1 t − dt = Arctan dt. 1 1 t t2 t a t

Arctan

a

d’où, par addition :   a  a  1 1 π Arctan x + Arctan dx = 2I = dx 1 x 1 2x x a a =

  1 π π ln a − ln = π ln a. [ ln x]a1 = a 2 2 a

π ln a. 2 b) 1) L’application f : x −→ ln (1 + tan x) est continue sur   π , donc I existe. le segment 0 ; 4 On conclut : I =

Effectuons un changement de variable qui échange les bornes, π π t = − x, x = − t : 4 4  0  π I = − t (−dt) ln 1 + tan π 4 4  =

π 4

ln 0

 = 0

π 4



     π 4 1 − tan t 2 dt = dt 1+ ln 1 + tan t 1 + tan t 0

 π ln 2 − ln (1 + tan t) dt = ln 2 − I. 4

π π ln 2, et on conclut : I = ln 2. 4 8 2) Par le changement de variable (dans I ) u = tan x , du , on obtient : x = Arctan u, dx = 1 + u2  1 du π ln (1 + u) = J, et on conclut : J = ln 2. I = 2 1 + u 8 0

Ainsi, 2I =

147


3) Par une intĂŠgration par parties, pour des fonctions de classe C 1 :  1 1 Arctan x K = dx 1+x 0  1  1 1 ln (1 + x) dx = Arctan x ln (1 + x) â&#x2C6;&#x2019; 2 0 0 1+x Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; = ln 2 â&#x2C6;&#x2019; J = ln 2. 4 8

9.14

LinĂŠarisons cos 2n x , en utilisant les nombres complexes :  2n 1 ix cos 2n x = (e + eâ&#x2C6;&#x2019;ix ) 2  2n  1  2n (eix )k (eâ&#x2C6;&#x2019;ix )2nâ&#x2C6;&#x2019;k = 2n 2 k=0 k  2n  1  2n 2(kâ&#x2C6;&#x2019;n)ix e 22n k=0 k  n  1  2n e2iqx = q=kâ&#x2C6;&#x2019;n 22n n + q q=â&#x2C6;&#x2019;n 1 22n

=

1 22n



2n n

+

 + 

K p,q = =

1 2



   n  2n 2 cos 2qx , n+q q=1 

 Ď&#x20AC; 2



 cos (2 p + 2q)x + cos (2 p â&#x2C6;&#x2019; 2q)x dx

0

Dâ&#x20AC;&#x2122;oĂš :

K p,q

oĂš on a notĂŠ, pour tout ( p,q) â&#x2C6;&#x2C6; Z2 :  Ď&#x20AC;  Ď&#x20AC; 2 2 cos 2 px dx , K p,q = cos 2 px cos 2qx dx. Jp =

1 2 22n

In, p =

 0     Ď&#x20AC; = 4     Ď&#x20AC; 2



2n n+p

In, p =

Et, si p = 0 :

p= / q

si

p=q = / 0

si

p = q = 0. 

2n n+p

= 0 si p > n, on a



1 22n

Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; = 2n+1 4 2



2n n







2n n+p

Ď&#x20AC; Ď&#x20AC; = 2n+1 2 2



.

2n n

 .

â&#x2C6;&#x20AC; (n, p) â&#x2C6;&#x2C6; N2 , In, p =

=

Ď&#x20AC;



2n n+p

22n+1     



Ď&#x20AC; (2n)! 22n+1 (n + p)!(n â&#x2C6;&#x2019; p)!

si

pn

0

si

p > n.

Remarque : En particulier, pour p = 0, on retrouve les intĂŠgrales de Wallis dâ&#x20AC;&#x2122;exposant pair :  â&#x2C6;&#x20AC; n â&#x2C6;&#x2C6; N, 0

148

si

Finalement, on conclut :



2n 2n = et en ayant n+q nâ&#x2C6;&#x2019;q regroupĂŠ les termes dâ&#x20AC;&#x2122;indices deux Ă  deux opposĂŠs.     n   1 2n 2n Jp + 2 K p,q , On a donc : In, p = 2n n n+q 2 q=1

0

0

1 (Jp+q + Jpâ&#x2C6;&#x2019;q ). 2

en ayant remarquĂŠ que

0

Ď&#x20AC; . 2

= 0, et J0 =

donc :

n  



 Ď&#x20AC;2

Et, par linĂŠarisation :

/ 0, avec la convention Si p =

2n e2iqx n + q q=1    2n + eâ&#x2C6;&#x2019;2iqx nâ&#x2C6;&#x2019;q      n  1 2n 2n 2iqx â&#x2C6;&#x2019;2iqx + (e +e ) = 2n n n+q 2 q=1 =

2n n



sin 2 px 2p



=



 / 0 , Jp = On a, si p =

Ď&#x20AC; 2

cos 2n x dx =

(2n)! Ď&#x20AC; . 2

22n (n!)2


Équations différentielles Plan

CHAPITRE

10

Thèmes abordés dans les exercices

Les méthodes à retenir 149 Énoncés des exercices 152 Du mal à démarrer ?

155

Corrigés

157

• • • •

Résolution d’EDL1, avec ou sans second membre Étude des raccords éventuels Résolution d’EDL2 à coefficients constants Résolution de certaines équations fonctionnelles.

Points essentiels du cours pour la résolution des exercices • Résolution des EDL1 normalisées, sans second membre (formule du cours), puis avec second membre (solution évidente ou méthode de variation de la constante) • Définition d’une dérivée, théorème limite de la dérivée, pour l’étude de raccords • Résolution d’EDL2 à coefficients constants, sans second membre (formule du cours, plusieurs cas), puis avec second membre du type exponentielle-polynôme.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Les méthodes à retenir Par commodité, on utilise les abréviations suivantes : ED pour : équation différentielle EDL pour : équation différentielle linéaire EDL1 pour : équation différentielle linéaire du premier ordre EDL2 pour : équation différentielle linéaire du deuxième ordre.

Pour résoudre une EDL1 normalisée, sans second membre, sur un intervalle : (E0 ) y + ay = 0

Appliquer la formule du cours donnant la solution générale :    y : x −→ λ exp − a(x) dx , λ ∈ R.

➥ Exercice 10.1 a). 149


Chapitre 10 • Équations différentielles

Pour résoudre une EDL1 normalisée, avec second membre, sur un intervalle : (E) y + ay = b

Résoudre d’abord l’EDL1 sans second membre associée (E0 ) y  + ay = 0. Chercher une solution particulière de (E) par l’une des méthodes suivantes : • solution évidente • principe de superposition des solutions • méthode de variation de la constante. Enfin, la solution générale de (E) est la somme d’une solution particulière de (E) et de la solution générale de (E0 ).

➥ Exercices 10.1 b), 10.4. Pour résoudre une EDL1 non normalisée, avec ou sans second membre : (e) αy + βy = γ

Résoudre l’équation α(x) = 0, d’inconnue x. Résoudre (e) sur chaque intervalle sur lequel α ne s’annule pas, en la normalisant, puis étudier le raccord des solutions en chaque point en lequel α s’annule, par continuité, par dérivabilité.

➥ Exercices 10.5, 10.6, 10.7. Former l’équation caractéristique r 2 + ar + b = 0, d’inconnue r ∈ K, et calculer son discriminant ∆ = a 2 − 4b. Premier cas : si l’équation caractéristique admet dans K deux solutions r1 ,r2 distinctes, c’est-à-dire si : (K = R et ∆ > 0)

ou

(K = C et ∆ = / 0),

alors la solution générale de (E0 ) sur R est : y : x −→ λ1 er1 x + λ2 er2 x , (λ1 ,λ2 ) ∈ K2 . Pour résoudre une EDL2 à coefficients constants et sans second membre : (E0 ) y + ay + by = 0

Deuxième cas : si l’équation caractéristique admet dans K une solua tion double, r0 = − , c’est-à-dire si ∆ = 0, alors la solution géné2 rale de (E0 ) sur R est : y : x −→ (λx + µ) e− 2 x , (λ,µ) ∈ K2 . a

Troisième cas : si l’équation caractéristique n’admet pas de solution dans K, c’est-à-dire si K = R et ∆ < 0, alors la solution générale de (E0 ) sur R est :  √−∆    √−∆  − a2 x y : x −→ e x + B sin x , (A,B) ∈ R2 . A cos 2 2

➥ Exercice 10.2. Pour résoudre une EDL2 à coefficients constants et avec second membre : (E) y + ay + by = g, où g est une exponentielle-polynôme 150

Résoudre l’EDL2 sans second membre associée (E0 ) y  = ay  + by = 0. Chercher une solution particulière de (E) du même type que le second membre g de (E).


Les méthodes à retenir

Plus précisément, si g : x −→

n 

em k x Pk (x), où n ∈ N∗ , m 1 ,. . . ,

k=1

m n ∈ K, P1 ,. . . ,Pn ∈ K[X], chercher une solution particulière de (E) n  em k x Q k (x), où Q 1 ,…,Q n ∈ K[X] sont de la forme y : x −→ k=1

inconnus et où Q k est de degré : deg (Pk ) si m k n’est pas solution de l’équation caractéristique deg (Pk ) + 1 si m k est solution simple de l’équation caractéristique deg (Pk ) + 2 si m k est solution double de l’équation caractéristique. Enfin, la solution générale de (E) est la somme d’une solution particulière de (E) et de la solution générale de (E0 ).

➥ Exercice 10.3.

Pour résoudre une ED non linéaire

Essayer de se ramener à une ED à variables séparables (dont la résolution reviendra à un calcul de primitives) ou à une EDL1 par changement de variable et/ou changement de fonction inconnue, ou par groupement de termes dans l’écriture de l’ED.

➥ Exercices 10.8, 10.21, 10.22, 10.23. Pour résoudre une ED de Bernoulli x2 y + axy + by = k

Faire le changement de variable t = ln |x|, et donc faire aussi un changement de fonction inconnue.

➥ Exercice 10.11.

Pour résoudre une EDL avec conditions supplémentaires, par exemple conditions aux bords

Résoudre l’EDL puis traduire, sur la solution générale de l’EDL, les conditions imposées.

Pour obtenir des renseignements qualitatifs sur les solutions d’une ED, sans pouvoir, a priori, résoudre cette ED

Utiliser l’ED elle-même. Souvent, à partir de l’ED, on pourra déduire le sens de variation(s) de la solution considérée.

➥ Exercice 10.13.

➥ Exercice 10.14.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Essayer de se ramener à une ED, par dérivation.

➥ Exercices 10.9, 10.12, 10.20 Pour résoudre une équation fonctionnelle ou une équation intégrale

On pourra être amené à appliquer l’hypothèse, par exemple, à x et à 1 −x, à x et à , ou à d’autres expressions. x ➥ Exercices 10.10, 10.17, 10.19. On raisonnera souvent par condition nécessaire, et on n’oubliera donc pas de traiter la réciproque.

151


Chapitre 10 • Équations différentielles

Pour résoudre certaines questions portant sur des dérivées

On peut essayer de faire intervenir une ED. En particulier, pour a ∈ R, l’expression f  + a f peut être reliée à la dérivée de x −→ eax f (x).

➥ Exercice 10.15. Pour étudier les solutions polynomiales d’une EDL1 ou une EDL2 à coefficients constants et avec second membre polynomial 

On peut essayer de faire intervenir l’application linéaire y ∈ R[X] −→ y  + Ay  + By ∈ R[X].

➥ Exercice 10.16.



y + Ay + By = C

Énoncés des exercices 10.1

Exemples d’EDL1 normalisées Résoudre les ED suivantes, d’inconnue y : I −→ R supposée dérivable : a) y  − x y = x,

I =R

b) y  + 2y = 4 ex + sin x + cos x,

10.2

I = R.

Exemples d’EDL2 à coefficients constants et sans second membre Résoudre les ED suivantes, d’inconnue y : R −→ R supposée deux fois dérivable : a) y  − 4y  + 3y = 0,

10.3

b) y  − 6y  + 9y = 0,

c) y  + y  + y = 0.

Exemples d’EDL2 à coefficients constants et avec second membre Résoudre les ED suivantes, d’inconnue y : R −→ R supposée deux fois dérivable : a) y  + y = ex b) y  − 5y  + 6y = (2x 2 − 4x + 1) ex c) y  − 4y  + 4y = 7 sin x − cos x d) y  − 3y  + 2y = x(ex + e−2x ).

10.4

Exemples d’EDL1 normalisées Résoudre les ED suivantes, d’inconnue y : I −→ R supposée dérivable :   π π a) y  = y tan x + sin x, I = − ; 2 2 b) x y  − 2y = − ln x,

10.5

I = ]0 ; +∞[.

Exemple d’EDL1 avec étude de raccord Résoudre l’ED (x 3 − x)y  − (x 2 − x + 1)y = 0, d’inconnue y : I −→ R, sur tout intervalle ouvert I de R.

152


Énoncés des exercices

10.6

Exemple d’EDL1 avec étude de raccord Résoudre l’ED x y  + (1 − x)y = e2x , d’inconnue y : I −→ R, sur tout intervalle ouvert I de R.

10.7

Exemple d’EDL1 avec étude de raccord Montrer que l’ensemble S des applications f : ] − ∞ ; 1[−→ R dérivables telles que : ∀ x ∈ ] − ∞ ; 1[, x(x − 1) f  (x) − (x − 2) f (x) = 0 est un R-espace vectoriel et en donner une base et la dimension.

10.8

Exemple d’ED de Bernoulli Trouver toutes les applications y : R −→ R, à valeurs > 0 sur R, dérivables, telles que 1 y(0) = et solutions de l’ED : y  + y − x 2 y 2 = 0. On pourra effectuer le changement 3 1 de fonction inconnue z = . y

10.9

Exemple d’équation intégrale se ramenant à une EDL1 Trouver toutes les applications f : R −→ R continues sur R et telles que :   1   ∀ x ∈ R, 2 f (t x) dt = f (x) 0   f (−1) = 0, f (1) = 1.

10.10 Exemple d’équation fonctionnelle se ramenant à une EDL2 Trouver toutes les applications f : R −→ R dérivables sur R, telles que : ∀ x ∈ R, f  (x) =

1

f (x) + f (−x) . 2

10.11 Équation différentielle d’Euler a) Soient (a,b) ∈ K2 , I un intervalle de R tel que I ⊂ R∗+ ou I ⊂ R∗− , k : I −→ K une application continue. Montrer que l’équation différentielle x 2 y  + ax y  + by = k

(E)

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

se ramène, par le changement de variable t = ln |x|, à une EDL2 à coefficients constants. b) Exemple : Résoudre l’ED (E) x 2 y  + x y  + y = x 2 + x + 1, d’inconnue y : ]0 ; +∞[−→ R, supposée deux fois dérivable.

10.12 Exemple d’équation fonctionnelle se ramenant à une EDL2 à coefficients constants et sans second membre Trouver toutes les applications f : R −→ R dérivables telles que :  x (E) ∀ x ∈ R, f (t) dt = f  (x) + 1. 0

10.13 Exemple de résolution d’une EDL4 à coefficients constants, sans second membre, et avec conditions au bord Résoudre : y (4) + y = 0,

y(x) −→ 0, x−→+∞

y(0) = 0,

y  (0) = 1,

d’inconnue y : [0 ; +∞[−→ R supposée quatre fois dérivable. 153


Chapitre 10 â&#x20AC;˘ Ă&#x2030;quations diffĂŠrentielles

10.14 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude locale dâ&#x20AC;&#x2122;une solution dâ&#x20AC;&#x2122;une ED non linĂŠaire Soit y : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R de classe C 1, telle que : y  = eâ&#x2C6;&#x2019;y â&#x2C6;&#x2019; eâ&#x2C6;&#x2019;3y + eâ&#x2C6;&#x2019;5y . DĂŠterminer les limites de y et y  en +â&#x2C6;&#x17E;.

10.15 Intervention dâ&#x20AC;&#x2122;une EDL1 Soient a â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, f : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R dĂŠrivable telle que f  + a f soit bornĂŠe. Montrer que f est bornĂŠe.

10.16 Ă&#x2030;tude dâ&#x20AC;&#x2122;une EDL2 Ă  coefficients constants et Ă  second membre polynĂ´me : intervention de lâ&#x20AC;&#x2122;algèbre linĂŠaire Soit P â&#x2C6;&#x2C6; R[X]. Montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;ED y  + y = P, dâ&#x20AC;&#x2122;inconnue y : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, admet une solution polynĂ´me et une seule.

10.17 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation fonctionnelle se ramenant Ă  une EDL2 dâ&#x20AC;&#x2122;Euler Trouver toutes les applications f : ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R telles que :   1 â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, f  (x) = f . 4x

10.18 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation fonctionnelle se ramenant Ă  une EDL4 Ă  coefficients constants Trouver toutes les applications f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R deux fois dĂŠrivables sur R telles que : â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; R, f  (x) â&#x2C6;&#x2019; f  (â&#x2C6;&#x2019;x) + 2 f (x) = x 2 .

10.19 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation intĂŠgrale se ramenant Ă  une EDL1 Trouver toutes les applications f : [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R continues telles que :  x x2 â&#x2C6;&#x20AC; x â&#x2C6;&#x2C6; [0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[, (x â&#x2C6;&#x2019; 3t) f (t) dt = . 2 0

10.20 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;EDL2 Ă  coefficients constants et avec second membre non exponentielle-polynĂ´me RĂŠsoudre lâ&#x20AC;&#x2122;ED y  + 2y  + y =

eâ&#x2C6;&#x2019;x , dâ&#x20AC;&#x2122;inconnue y : ]0 ; +â&#x2C6;&#x17E;[â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R. x

10.21 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ED dans laquelle |y| intervient Montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;ED 2x y  â&#x2C6;&#x2019; |y| = x, dâ&#x20AC;&#x2122;inconnue y : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R, x â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; y(x), dĂŠrivable sur R, nâ&#x20AC;&#x2122;a pas de solution.

10.22 Exemple dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation diffĂŠrentielle non linĂŠaire du second ordre Trouver toutes les applications f : R â&#x2C6;&#x2019;â&#x2020;&#x2019; R deux fois dĂŠrivables sur R telles que : f f  â&#x2C6;&#x2019; f 2 = 1.

154


Du mal Ă  dĂŠmarrer ?

Du mal Ă  dĂŠmarrer ? 10.1

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;EDL1 normalisĂŠes, avec second membre.

Notons (E) lâ&#x20AC;&#x2122;ED proposĂŠe et (E0 ) lâ&#x20AC;&#x2122;EDL1 sans second membre associĂŠe. Dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, la solution gĂŠnĂŠrale de (E) est la somme dâ&#x20AC;&#x2122;une solution particulière de (E) et de la solution gĂŠnĂŠrale de (E0 ). Commencer par rĂŠsoudre (E0 ) par la formule du Cours : la solution gĂŠnĂŠrale de (E0 ) y  + ay = 0 est    y : x â&#x2020;&#x2019; Îť exp â&#x2C6;&#x2019; a(x) dx , Îť â&#x2C6;&#x2C6; K. Ensuite, chercher une solution particulière de (E) : â&#x20AC;˘ il se peut quâ&#x20AC;&#x2122;il y ait une solution ĂŠvidente (a)) â&#x20AC;˘ si le second membre de (E) est de la forme exponentielle-polynĂ´me, chercher une solution particulière du mĂŞme genre (b)) â&#x20AC;˘ sinon, la mĂŠthode de variation de la constante sâ&#x20AC;&#x2122;applique toujours (voir exercice 10.4).

10.2

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;EDL2 Ă  coefficients constants et sans second membre,donc on dispose dâ&#x20AC;&#x2122;une mĂŠthode et de formules de rĂŠsolution dans le Cours, faisant intervenir lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquation caractĂŠristique.

10.3

Il s'agit d'EDL2 Ă  coefficients constants, avec second membre du type exponentielle-polynĂ´me. Notons (E) l'ED proposĂŠe et (E0 ) l'EDL2 sans second membre associĂŠe. Former l'ĂŠquation caractĂŠristique de (E0 ), rĂŠsoudre cette ĂŠquation caractĂŠristique, et en dĂŠduire la solution gĂŠnĂŠrale de (E0 ).

Chercher ensuite une solution particulière de (E), du même genre que le second membre, avec une condition sur les degrÊs. La solution gÊnÊrale de (E) est alors la somme d'une solution particulière de (E) et de la solution gÊnÊrale de (E0 ).

Š Dunod. La photocopie non autorisÊe est un dÊlit.

10.4

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;EDL1 normalisĂŠes, avec second membre.

Notons (E) lâ&#x20AC;&#x2122;ED proposĂŠe et (E0 ) lâ&#x20AC;&#x2122;EDL1 sans second membre associĂŠe. Dâ&#x20AC;&#x2122;après le Cours, la solution gĂŠnĂŠrale de (E) est la somme dâ&#x20AC;&#x2122;une solution particuliĂŠre de (E) et de la solution gĂŠnĂŠrale de (E0 ). Commencer par rĂŠsoudre (E0 ) par la formule du Cours : la solution gĂŠnĂŠrale de (E0 ) y  + ay = 0 est    y : x â&#x2020;&#x2019; Îť exp â&#x2C6;&#x2019; a(x) dx , Îť â&#x2C6;&#x2C6; K. Ensuite, chercher une solution particulière de (E) : â&#x20AC;˘ il se peut quâ&#x20AC;&#x2122;il y ait une solution ĂŠvidente (voir exercice 10.1 a))

â&#x20AC;˘ si le second membre de (E) est de la forme exponentiellepolynĂ´me, chercher une solution particulière du mĂŞme genre (voir exercice 10.1 b)) â&#x20AC;˘ sinon, la mĂŠthode de variation de la constante sâ&#x20AC;&#x2122;applique toujours (a), b)).

10.5

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une EDL1 non normalisĂŠe.

En notant (e) lâ&#x20AC;&#x2122;ED proposĂŠe, considĂŠrer lâ&#x20AC;&#x2122;ED (E) normalisĂŠe associĂŠe, obtenue en divisant par le coefficient x 3 â&#x2C6;&#x2019; x de y  dans (e). RĂŠsoudre (E) sur tout intervalle ouvert de R ne contenant pas un point dâ&#x20AC;&#x2122;annulation â&#x2C6;&#x2019;1, 0, 1 de ce coefficient, puis ĂŠtudier les raccords des solutions de (e) en ces points.

10.6

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une EDL1 non normalisĂŠe.

En notant (e) lâ&#x20AC;&#x2122;ED proposĂŠe, considĂŠrer lâ&#x20AC;&#x2122;ED (E) normalisĂŠe associĂŠe, obtenue en divisant par le coefficient x de y  dans (e). RĂŠsoudre (E) sur tout intervalle ouvert de R ne contenant pas le point dâ&#x20AC;&#x2122;annulation 0 de ce coefficient, puis ĂŠtudier les raccords des solutions de (e) en ce point.

10.7

Lâ&#x20AC;&#x2122;ED (e0 ) x(x â&#x2C6;&#x2019; 1)y  â&#x2C6;&#x2019; (x â&#x2C6;&#x2019; 2)y = 0 est une EDL1 non

normalisĂŠe. RĂŠsoudre (e0 ) sur ] â&#x2C6;&#x2019; â&#x2C6;&#x17E; ; 0[ et sur ]0 ; 1[, puis ĂŠtudier le raccord en 0. 1 , montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;ED de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ (qui est y non linĂŠaire) se ramène Ă  une EDL1 portant sur z. RĂŠsoudre celle-ci, puis revenir Ă  y , et traduire les conditions y > 0 et 1 y(0) = . 3

10.8

En notant z =

10.9

1) Soit f convenant. Montrer, en utilisant les hypothèses de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnoncĂŠ, que f est alors de classe C 1 sur R et que f vĂŠrifie une EDL1. RĂŠsoudre celle-ci et en dĂŠduire f. 2) Ă&#x2030;tudier la rĂŠciproque.

10.10 1) Soit f convenant. Montrer quâ&#x20AC;&#x2122;alors f est deux fois dĂŠrivable et que f  = 0. En dĂŠduire la forme de f. 2) Ă&#x2030;tudier la rĂŠciproque.

10.11

a) Noter Îľ = sgn (x), t = ln |x| = ln (Îľx), z(t) = y(x). Montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;ED dâ&#x20AC;&#x2122;Euler (E) (portant sur y ) se ramène Ă  une EDL2 Ă  coefficients constants (portant sur z), en calculant la dĂŠrivĂŠe première et la dĂŠrivĂŠe seconde de y , par composition.

155


Chapitre 10 • Équations différentielles

10.12 Montrer que, si f convient, alors f est de classe C 2.Traduire

10.18 1) Soit f convenant. Montrer que f est quatre fois dérivable

(E) par l’égalité des dérivées et l’égalité des fonctions en un point. Résoudre l’EDL2 ainsi apparue.

sur R et satisfait une EDL4 à coefficients constants. Résoudre celle-ci et en déduire la forme de f.

10.13 Résoudre l’EDL4. On admettra que le résultat du cours sur la résolution des EDL2 à coefficents constants et sans second membre s’étend au cas des EDL d’ordre supérieur (à coefficients constants et sans second membre). Traduire ensuite les conditions au bord.

10.14 Montrer y  > 0 et déduire que y est croissante. Établir que y ne peut pas avoir une limite finie en +∞. Conclure : y −→ +∞, puis y  −→ 0. +∞

+∞

10.15 Noter g = f  + a f et considérer cette égalité comme une EDL1 d’inconnue f. Calculer f en fonction de g , en utilisant la méthode de variation de la constante. On obtiendra :  x eat g(t) dt + e−ax f (0). ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f (x) = e−ax 0

Exploiter alors le fait que g est bornée pour déduire que f est bornée. Montrer que l’application T : R[X] −→ R[X], Q −→ Q  + Q est linéaire et q