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SAINT-MARTIN

SINT-MAARTEN

No 14

janvier 2011

Croiser le sabre Cross sabers

DUELING IN SAINT MARTIN

Restauration de la Prison Restoring de Old Jail


collection de vĂŞtements en vente exclusive au MusĂŠe de Saint-Martin

ethnik tendancy

new fashion wear available only at Saint-Martin Museum


EDITO SOMMAIRE DUELS A SAINT MARTIN DUELING IN SAINT MARTIN

Pages 2 à 13

HERITAGE Saint-Martin/Sint Maarten

Editeur : Association Archéologique Hope Estate BP 507, Marigot, 97150 Saint Martin 0690 56 78 92 E-mail : heritagesxm@live.fr Directeur de publication: C. Hénocq Rédaction : Christophe Hénocq Photographies : Hervé Baïs / A.A.H.E. Gilbert Blum Service commercial : 0690 56 78 92 Maquette et Graphisme :

0690 40 89 43 Traduction : I. Fenoll Impression : PRIM Caraïbes 05 90 29 44 87 ISSN 2104-8932 www.museesaintmartin.com

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Lorsque nous avons décidé il y a plus d’un an d’éditer une revue consacrée à l’histoire et au patrimoine de Saint Martin, nombreux sont ceux qui s’interrogeaient, se demandant si nous aurions assez de «matière» pour alimenter une publication mensuelle. Nos recherches quotidiennes dans les archives et sur internet, le hasard des rencontres nous prouvent aujourd’hui que tout reste à faire et que nombre de petits «bijoux» se cachent dans les livres anciens traitant de l’histoire des Antilles en général et renfermant des articles inédits qui complètent notre connaissance de l’histoire de Saint Martin. Une fois n’est pas coutume, ce mois-ci, votre revue préférée présente un article unique sur les duels à Saint Martin. Vous y découvrirez la description de plusieurs combats décrits par un journalise américain au début du 19ème siècle et mettant en scène nombre de grandes familles Saint Martinoises. Les protagonistes de ces duels étaient tous contemporains de l’ancienne prison construite en 1789, aujourd’hui protégée. Nous somme fiers aujourd’hui d’annoncer que des travaux de rénovation ont démarré sur les façades du monument. Ce travail effectué par des jeunes Saint Martinois en insertion est le premier chantier-école qui devrait être suivi par de nombreux autres, permettant de redécouvrir les techniques de construction anciennes et la taille de la pierre. Nous invitons les curieux à passer par la rue Fichot, derrière l’église Catholique de Marigot afin de constater l’avancée des travaux et de rencontrer ces maçons d’un autre âge. Vous pourrez en profiter pour visiter le Musée de Saint Martin et entamer un voyage à travers l’histoire millénaire de Saint Martin. Bonne lecture à tous !

More than a year ago when we decided to publish a magazine devoted to the history and the patrimony of Saint-Martin, many were doubtful, wondering whether we would have enough “matter” to feed a monthly edition. Our daily research in the archives and on internet, the hazard of meetings prove to us today that all remains to be done and that number of small “jewels” are hidden in the old books handling the West Indies history in general and enclosing as yet unknown articles completing our knowledge of the history of SaintMartin. For once, this month, your preferred magazine presents a unique article regarding the duels on Saint-Martin. You will discover the description of several fights described by an American journalist in the early 19th century illustrating number of major Saint-Martin families. The protagonists of these duels were all contemporary of the old prison built in 1789, today protected. We are proud today to announce that renovation works have started on the monument’s facades. This work carried out by our new generation of Saint-Martiners in integration program is the first construction training site which should be followed by many others, enabling the rediscovery of old construction techniques and stone carving. We invite the more curious among you to pass by rue Fichot, behind the Marigot Catholic church in order to see the progress of the works and meet these masons of a past age. You can take advantage of this to visit the Saint-Martin Museum and start a journey through the millennial history of Saint-Martin. Good reading to all! C. Henocq


DUELS A SAINT MARTIN

DUELING IN SAINT MARTIN

Héritée du Moyen Age et de la société féodale, la tradition des duels Inherited from the Middle Ages and feudal society, the tradition of fut importée aux Antilles au commencement de la colonisation, au dueling was imported into the West indies when settlements began, début du 17ème siècle. Aristocrates et gentilshommes réglaient early in the 17th century. Aristocrats and gentlemen settled their leurs différents dans un champ, devant témoins lors de combats à disputes in a field, before witnesses during sword or saber fights. l’épée ou au sabre. L’utilisation des pistolets devient courante entre The use of handguns became commonplace between the late 18th la fin du 18ème et la première moitié du 19ème siècle et rempla- and the first half of the 19th century and gradually replaced cutting cera progressivement les armes blanches. A Saint Martin, comme weapons. On Saint Martin, as on the other Caribbean islands, the dans les autres îles de la Caraïbe, les maîtres des plantation masters, often born aristocrats, organiplantations, souvent issus de l’aristocratie, organized duels the tales of which has been handed down saient des duels dont le récit nous a été transmis par to us by John Carey Cremony. This American, born John Carey Cremony. Cet américain, né à Boston en in Boston in 1815, was a journalist and went to Afri1815, était journaliste et se rendit en Afrique où son ca where his ship was stranded. He then boarded navire échoua. Il embarqua alors à bord du navire the slave ship “Saranac” commanded by Captain négrier «Saranac» commandé par le capitaine ScudScudder heading for Porto Rico. It is probably der en direction de Puerto-Rico. C’est probablement during this journey that this journalist stayed for au cours de ce périple que ce journaliste séjourna some time on Saint Martin and that he gathered the quelques temps à Saint Martin et qu’il recueillit les testimonies published in “The Overland Monthly”, témoignages qui furent publiés dans «The Overland a magazine published in San Francisco, in CaliforMonthly», revue éditée à San Francisco, en Californie nia in 1868; under the title “Duelling in the West en 1868, sous le titre «Duelling in the West Indies». Un Indies”. A precious article, rich in information reprécieux article, riche en enseignements sur la vie des garding the life of plantation masters, their leisure maîtres des plantations, leurs loisirs et leurs caracactivities and their natures. After his passage on tères. Après son passage à Saint Martin, J C Cremony Saint Martin, J C Cremony enlisted as lieutenant in s’engagea comme lieutenant dans les volontaires du the Massachussetts military volunteers amongst Massachussetts où il servit d’interprète espagnol à which he served as Spanish interpreter on the la frontière avec le Mexique. Il fut l’un des premiers Portrait de John Carey Cremony Mexican border. He was one of the first white men hommes blancs à apprendre la langue Apache et pu- Portrait of John Carey Cremony to learn the Apache tongue and published in 1869 blia en 1869 «Life Among the Apaches». Après sa re“Life among the Apaches”. After his retirement traite de l’armée, Il s’installa à San Francisco où il repose au parc from the army, he settled in San Francisco where he rests in the Mémorial de Cypress Lawn sur le mont Laurel Hill. Voici sa descrip- Cypress Lawn Memorial on the Mount Laurel Hill. Here is his destion de quelques duels mettant en scène certains de nos ancêtres cription of some duels illustrating some of our ancestors in the early au début du 19ème siècle: 19th century: pas connu dans les règlements de duels d’autres pays. Nous n’avons jamais adopté de coutume sans la mener à l’excès. Mais il n’y avait aucun lieu au monde où le système était si méticuleusement et entièrement règlementé que sur la petite île de Saint Martin. Pour une petite communauté, les planteurs étaient les plus fiers et les plus princiers des Antilles. Leurs demeures étaient des démonstrations de luxe, de raffinement et de distinction. Ils étaient très sectaires, seuls les «gentilshommes possédant des plantations» étant admis à leurs tables, bien que leur comportement Bouteilles de Madère de la réserve privée de quotidien de négociants fût courtois et polis presque à la famille Leacock l’extrême. Dans l’intérêt de Bottles of Madeira wine from the Leacock family’s private reserve la société, les réceptions à dîner étaient un événement être adopté qui puisse tendre à ag- quotidien, plusieurs d’entre eux graver une blessure ou infliger une se réunissant d’abord chez l’un souffrance ou un danger supplé- et ensuite chez l’autre. Tous leurs mentaire. «Les balles en grenaille» vins étaient importés, affinés et étaient interdites dans tous les cas. mis en bouteille par leurs soins. La Les fusils, les carabines à double Rose, Lafitte, Margeaux, étaient barillet et les couteaux Bowie ont les clarets ; Leacock, Cockroach, été les armes de raf- et d’autres marques de premier finement Américain, choix de Madère, de dix à trente 2 et leur usage n’était ans d’âge, accompagnaient le des«Les fusils ou les pistolets à barillet de laiton étaient strictement interdits. Il était admis qu’un duel était une affaire d’honneur entre gentilshommes, et que rien ne devait

“Rifle or brass-barrelled pistols were strictly forbidden. It was held that a duel was an affair of honor between gentlemen, and that nothing could be adopted which might tend to aggravate a wound or inflict extra pain or danger. “Ragged balls” were prohibited in all cases. Rifles, double-barrelled shot guns and bowie knives have been the creatures of American refinement, and their use was not known in the duelling codes of other countries. We have never adopted a custom without carrying it to excess. But perhaps there was no spot on the globe where the system was so neatly and thoroughly regulated as in the little island of St. Martin. For a small community, the planters were the proudest and most princely in the West Indies. Their houses were the abodes of luxury and elegant refinement. They were almost exclusive, none but “estated gentlemen” being admitted to their tables, although their every-day business demeanor was courteous and polite almost to the

extreme. For the sake of society, dinner parties were of every-day occurrence, several uniting first at one house and then at another. All their wines were imported, fined and bottled by themselves. La Rose, Lafitte, Margeaux, were the clarets; Leacock, Cockroach, and other choice brands of Maderia, from ten to thirty years old, accompanied the dessert. Old homemade rum, selected Cognacs, and the best of Hollands, succeeded the repast after the cloth was withdrawn and the ladies had retired. Dinner commenced

Boîte de pistolets de duel Box of duelling pistols

at seven o’clock, p.m., and lasted until one, a.m. The crops, the rains, foreign and domestic politics, were freely discussed after dinner, when every guest could


sert. Un rhum vieux maison, des Cognacs choisis, et les meilleurs alcools de Hollande, suivaient le repas après que la table ait été débarrassée et que les dames se soient retirées. Le dîner commençait à sept heures du soir, et durait jusqu’à une heure du matin. Les récoltes, les pluies, la politique étrangère et locale, faisaient l’objet de discussions approfondies après

livre, c’était la règle à Saint-Martin. Cette petite île était la possession des Hollandais et des Français, chaque nationalité se vantant d’une communauté de pensée. C’était une situation étrange ; mais deux peuples ne se sont jamais aussi bien entendus, simplement parce que les planteurs des deux côtés étaient presque tous Anglais, ou de descendance Anglaise.»

boast his two bottles of claret and one of Maderia under his vest, beside several generous potations of strong waters. They were “fighting cocks” to a man. No person could live among them who was not. Each planter had been “out” and proved his game breeding. An ambiguous expression, too much emphasis or violent gesture, were pretty sure to be followed by an in-

Boîte de pistolets de duel Box of duelling pistols

dîner, quand chaque invité pouvait se targuer de ses deux bouteilles de Claret et d’une de Madère sous sa veste, sans compter plusieurs rasades généreuses d’eaux de vie. Ils semblaient comme des «coqs de combat». Ceux qui ne l’étaient pas ne pouvaient s’intégrer. Une expression ambigüe, trop d’emphase ou un geste violent, étaient sûrs d’être suivis d’une invitation aux pistolets et à un café. Dix pas, et des balles trente-deux à la

Emmanuel Jean Marie Rey (1806-1890) vs M. Villefort de Martinique «Un planteur de la Martinique venait juste d’arriver, et fut invité à dîner avec Mr George Dormoy, là où six ou huit autres planteurs de Saint Martin s’étaient réunis afin de le rencontrer, dans le but de «se le passer entre eux», et de lui montrer un peu d’hospitalité. Après le dîner, le Martiniquais s’est vanté

vitation to pistols and coffee. Ten paces, and balls thirty-two to the pound, were the St. Martin terms. This little island was owned by the Dutch and the French, each nationality boasting about one-half: It was a queer state of affairs; but never did two people agree better, and simply because the planters on both sides were almost all English, or of English descent.”

Emmanuel Jean Marie Rey (1806-1890) vs Mr Villefort from Martinique “A planter from Martinique had just arrived, and was invited to dine with Mr. George Dormoy, where six or eight other St. Martin planters were congregated to meet him, with the view of “passing him round,” and showing him a bit of hospitality. After dinner the Martiniquen boasted of some splendid “tools” he possessed, made by Le Page of Paris. His pistols cost three hundred dollars, and his breech-loading doublebarreled shot gun as much more, while his carbine was something extraordinary. Manning Rey was his vis-à-vis, and Manning was a “fire-eater” of the most approved pattern. He really loved a fight, but in that bellicose society he was careful “whom he kicked.” Manning’s eyes scintillated as he listened to the Martiniquen while extolling the quality of his “tools,” and the wonderful feats he had accomplished with them. Leaning quietly forward he said, almost in a whisper, “Mons. Villefort, I am charmed at having made your acquaintance. We poor fellows of St. Martin boast only the weapons bequeathed us by our fathers. My pistols are two generations old already, and have done some service; but I long to test them against yours. Do me the honor to dine with me tomorrow, and remain all night. At ten the next morning I shall be pleased to meet you on the field. There is a snug spot not far from the house, and we can arrange matters admirably.” “I will reply in the morning, Mons. Rey” answered Villefort, “because I must first take account of my engagements.” “That will do,” said Rey, and the repast continued until two, a.m., without the slightest ruffle. That night Villefort chartered a small sloop in


Duel au pistolet au XIXème siècle Handgun duel in the 19th century

de quelques «outils» splendides qu’il possédait, confectionnés par Le Page de Paris. Ses pistolets coûtaient trois cents dollars, et son fusil à double-barillet se chargeant par la culasse, tandis que sa carabine était quelque chose d’extraordinaire. Manning Rey était son vis-à-vis, et Manning était un «provocateur» reconnu de tous. Il aimait vraiment se battre, mais en cette société belliqueuse il faisait attention de choisir «qui il provoquait». Les yeux de Manning scintillaient tandis qu’il écoutait le Martiniquais qui décrivait les qualités de ses «outils», et les exploits extraordinaires qu’il avait accomplis avec eux. Se penchant doucement en avant, il dit presque dans un murmure, «Mons. Villefort, je suis charmé d’avoir fait votre connaissance. Nous pauvres messieurs de Saint

Martin ne nous vantons seulement que des armes qui nous ont été léguées par nos pères. Mes pistolets sont déjà vieux de deux générations, et ont bien servi ; mais j’ai hâte de les tester contre les vôtres. Faites-moi l’honneur de dîner avec moi demain, et restez toute la nuit jusqu’à dix heures le lendemain j’aurai plaisir à vous rencontrer sur le terrain. Il existe un endroit reclus pas loin de la maison, et nous pou-

the harbor of Marigot, and returned to Martinique. He never afterwards honored St Martin with his presence.” Emmanuel Jean-Marie Rey (1806-1890) vs Gaspard Alexis Mauras (1802-1849) “On another occasion, Manning was to fight with Gaspar Mauras. The men and their friends were

punctual; the positions selected, distance paced, principals stationed, and the word was just about to be given, when Manning observed a straight little bush directly between him and his antagonist, and observed further, that Mauras had seen it, and had “lined” him over its top. Slapping his left hand to his side he made a pirouette, exclaiming that a sudden cramp had seized

Un duel à l’entrée du fort Delgrès, à Basse Terre A duel at the entrance of Fort Delgres, at Basse Terre


vons organiser cette affaire de manière admirable.» «Je répondrai demain matin, Mons. Rey» a répliqué Villefort, «car je dois d’abord prendre connaissance de mes obligations.» «Cela suffira.» dit Rey, et le repas continua jusqu’à deux heures du matin, sans le moindre incident. Cette nuit-là Villefort loua une petite barque dans le port de Marigot, et rentra en Martinique. Il n’honora plus jamais Saint Martin de sa présence.»

Emmanuel JeanMarie Rey (18061890) vs Gaspard Alexis Mauras (1802-1849) «A une autre occasion, Manning devait se battre avec Gaspar Mauras. Les hommes et leurs amis étaient ponctuels ; les positions choisies, la distance mesurée, les duellistes placés, et le mot «feu !» juste sur le point d’être prononcé, quand Manning observa qu’un petit buisson droit était situé directement entre lui et son anta-

Sabre ayant appartenu à l’ancêtre de Pierre Beauperthuy visible au Old House Museum à Quartier d’Orléans Sabers having belonged to the ancestor of Pierre Beauperthuy visible at the Old House Museum at French Quarter

him, and asking pardon for the interruption; but he had changed his ground some three or four feet and no longer had the bush between him and his opponent. The word was at length given; both fired, and Mauras escaped with a bullet through his cravat. It was enough to satisfy the little “unpleasantness” between them. They were marched up to each other, shook hands, and dined in company with as much cordiality as two brothers.” Pierre Daniel Beauperthuy (1783-1861) vs John Hodge 2nd Jr (1795-1856) “A large dinner party was given by Philip O’Reilly, one of the richest and most aristocratic planters on the island. Among the guests were a French chef de bataillon, named Beauperthuy, and a huge, bluff Englishman, named John Hodge, but more familiarly known as “Probin.” The Frenchman was a most handsome fellow, full of life, and brimming over with wit and repartee. “Probin” was a heavy, goodnatured, red faced, orthodox Briton, abounding with common sense, and entertaining a perfect contempt for any thing but the solids of conversation. It may be easily conceived that two such characters could not dovetail; but by some oversight they were placed opposite each other at dinner. After the cloth had been removed, and the ladies had retired, conversation became general and took a political turn, during which, “ Probin “let fall some blunt animadversions against the government of Louis Philippe, which were replied to by Beauperthuy in a brilliant series of pithy rejoinders which set the whole table in a roar. “Probin’s” dignity was deeply wounded, and he sought a plaster by inviting Beauperthuy to a partie à deux, where the Diable à Quatre was to be performed. The invitation was cordially accepted, terms to be fixed next day. This little episode by no means interfered with the post prandial festivities. On the contrary, it lent them zest and piquancy, especially as everybody felt some fun would grow out of the meeting. The Frenchman, being the challenged party, selected swords, as the proper weapon for an officer. “Probin” knew as much about a sword as he did about the man

in the moon; but being a tolerable shot he insisted upon pistols, which were, of course, ruled out, and he was compelled either to apologize or accept swords, which in this case happened to be sabres. The parties met; a second, holding two sabres by the middle, with a hilt directed toward each principal, bade each one take his weapon. “Probin,” wholly unused to this style of thing, no sooner got hold of his sabre than he made a desperate lunge at Beauperthuy, who avoided the thrust by quickly jumping backwards. “Ah, ah! Zat is ze way you fight, Mons. Hodge; vary well, Monsieur, I will show to you how ze gentelman revange himself,” exclaimed the irate officer. “Now, sar, I will take from you

Pierre Daniel Beauperthuy (1783-1861)

the left whiskare.” A pass or two, and the keen blade whizzed past “Probin’s” ear, carrying away his left whisker, and a small slice of skin. Wildly and furiously did “Probin” rain his blows; but he might as well have saved his strength. A wall of steel met him at every turn, and his cuts fell harmless on his adversary’s ready weapon. It had become clear to all present, that Beauperthuy had no intention of seriously hurting his antagonist, for he had declined to avail himself of many opportunities to give him a mortal thrust. It was just as apparent that “Probin” could not hurt the Frenchman were he ever so anxious. Again their weapons crossed. “Now,” said Beauperthuy, “I will cut you the pin from your shirt breast.” No sooner said than done, a magnificent diamond being sent flying with a part of “Probin’s” ruffled shirt bosom, which served for the recovery of the gem. In the meantime, “Probin” had redoubled his efforts, and was sweating at every pore, his face as 5 red as that of an amo-


goniste, et observa plus avant, que Mauras l’avait vu, et l’avait «aligné» par-dessus celui-ci. Tapant sa main gauche à son côté il fit une pirouette, s’exclamant qu’une soudaine crampe l’avait gagné, et demandant pardon de l’interruption ; mais il avait changé de lieu de quelques trois ou quatre pieds et n’avait plus le buisson entre lui et son opposant. Le mot fut enfin prononcé; les deux parties tirèrent, et Mauras en réchappa de justesse, une balle logée au travers de sa cravate. Cela suffisait à satisfaire la petite «discorde» survenue entre eux. On les fit marcher l’un vers l’autre, se serrer la main, et ils dînèrent en compagnie avec autant de cordialité qu’auraient eu deux frères.»

être aisément conçu que deux caractères semblables n’aient pu s’entendre; mais par quelque ou-

rous turkey-cock, and evidently laboring under the impression that there must be something ter-

Epées de duel - Collection Privée C. Choisy Duel swords - C. Choisy Private Collection

bli ils furent placés à l’opposé l’un de l’autre au dîner. Après que la table ait été débarrassée, et que

ribly wrong in the laws of Nature, when the great physical force and power of a gigantic Briton were no

Pierre Daniel Beauperthuy (1783-1861) vs John Hodge 2nd Jr (1795-1856) «Une grande réception fut donnée au dîner par Philip O’Reilly, l’un des planteurs les plus riches et aristocratiques de l’île. Parmi les invités était un chef de bataillon Français, communément connu sous le nom de «Beauperthuy». Le Français était plutôt bel homme, plein de vie, et débordant d’intelligence et de répartie. «Probin» était un Britannique orthodoxe costaud, et de bonne volonté, à la face rougie, plein de bon sens, et entretenant un parfait mépris pour autre chose que les grands sujets de conversation. Il peut

match for the skill and coolness of a delicate, “frog eating Frenchman.” Once more the combatants met and crossed blades. “Now, Mons. Hodge,” said Beauperthuy, fixing his glittering eyes upon “Probin,” “I will take you off ze head, sar.” “Probin“ jumped backward, dropped his sabre, and picking up a huge piece of rock, roared out: “No, I’ll be damned if you shall,” and was about to throw it at his antagonist, when he was seized and held by the seconds and spectators, who were halfsuffocated with laughter at the comedy. Matters were soon explained and arranged. The principals were induced to shake hands, and the whole affair ended with a most appetizing dinner at “Probin’s,” who did the honors with a huge patch of courtplaster on his left cheek, and shorn of the hirsute appendage he boasted on the morning of that day.” Robinet vs Mr C.

Duel à l’épée à proximité d’une sucrerie Sword duel near a sugar factory

“Another affair soon after occurred between a well-known and popular planter, and a diminutive little person, named Robinet. The planter was a crack shot, while Robinet was notoriously deficient as a marksman. The meeting took place on the open beach at Friar’s Bay, at sunrise; and to equalize matters, the planter


was placed directly facing the rising and glowing luminary. In vain did the planter try to shade his eyes with his hat and left hand; he missed his man every shot, while Robinet’s bullets flew wide of the mark, and caused the seconds to fall back far from the line of fire. At last, the fourth shot, an unusual number, passed through Robinet’s hat, which he immediately took off and with a polite bow, at the same time putting his finger in the hole, said: “Mons. C., Vous me devez un chapeau.” The cool gallantry of the man entirely disarmed his antagonist, who advanced and offered his hand, which was as frankly accepted.” Richardson vs Robbins, both from Anguilla

Croiser le fer à Saint Martin Crossing swords on Saint-Martin

les dames se soient retirées, la conversation devint générale et prit une tournure politique, pendant laquelle «Probin» laissa tomber quelques critiques à l’encontre du gouvernement de Louis Philippe, à laquelle Beauperthuy répondit par une série brillante de répliques lapidaires qui firent rugir la table entière. La «dignité» de Probin fut profondément atteinte, et il chercha réparation en invitant Beauperthuy à une partie à deux, où le Diable à Quatre devait être exécuté. L’invitation fut cordialement acceptée, les règles à fixer le lendemain. Ce petit épisode n’interféra aucunement avec les festivités d’après dîner. Au contraire, il leur conféra un zeste et un piquant, surtout que tous ressentaient qu’une légère excitation s’ourdirait de la rencontre. Le Français, étant la partie défiée, choisit les épées, armes habituelles des officiers. «Probin» n’avait aucune connaissance des épées ; mais étant un tireur passable il insista pour choisir les pistolets, ce qui fut, bien sûr, hors de question, et il

fut contraint soit de s’excuser, soit d’accepter les épées, qui, en ce cas se trouvèrent être des sabres. Les parties se rencontrèrent; un témoin, tenant deux sabres par le milieu, avec la garde dirigée vers chaque protagoniste, demanda à chacun de choisir son arme. «Probin», totalement inaccoutumé à ce genre de chose, s’était à peine emparé de son sabre qu’il fit un bond désespéré vers Beauperthuy, qui évita l’assaut en sautant rapidement en arrière. «Ah, Ah ! Zé la façon dont vous vous battez, Mons. Hodge ; très bien, Monsieur, je vais vous montrer comment le gentilhomme prend sa revanche,» s’exclama l’officier en colère. «Maintenant, Monsieur, je vais vous ôter la moustache gauche.» Une passe ou deux, et la lame effilée siffla juste à côté de l’oreille de «Probin», lui enlevant sa moustache gauche, et une mince couche de peau. Sauvagement et furieusement, «Probin» asséna ses coups; mais il aurait pu tout aussi bien économiser ses forces. Il rencontra un mur

“A very ludicrous affair occurred between a man named Richardson and one Robbins. Both were Anguilla men, and had crossed the narrow channel which divides that island from St. Martin, to sell a number of slaves. It had leaked out that the British Government was about to emancipate the slaves in its West Indian colonies, and as it was understood that the appraisement allowed by the home government would not be so great as the negroes could be sold for in the French and Spanish colonies, English planters were anxious to dispose of their’ slave properties in the best markets. Richardson was the guest of Philip O’Reilly, and Robbins was a resident with Louis Durat. It was soon understood that both of these men were perfectly innocent of the “code,” and measures were concocted to have a little fun at their expense. Being rivals, there was no difficulty in making each believe that the other was endeavoring to injure his property in the market. They met at dinner in the hospitable mansion of Dr. Alloway, and being unused to such rich cheer, they were not long getting “fuddled” on the Doctor’s choice Madeira. Richardson gave Robbins “the lie.” Everybody was shocked; as such an insult was unknown in St. Martin. Robbins had to be urged to send a challenge. Richardson was as earnestly besought to accept. O’Reilly was to act as second for the former, and Durat for Robbins; weapons, pistols; time, next day at ten o’clock, a.m. When the hour arrived, both principals felt their courage going like that of Bob Acres; but being stimulated with

liquor they came to the scratch, although with painful reluctance. The pistols were loaded with powder only. O’Reilly had armed himself with a huge, red prickly-pear, dead-ripe, and stood conveniently near his principal, who was in his shirt-sleeves, as well as his opponent, as they had been made to believe that this was en règle. At the word “fire,” both men half turned their heads, shut their eyes, and banged away. At the same moment, O’Reilly hurled his ripe prickly-pear full against the right side of Richardson, who instantly fell like a bullock, crying out most lustily: “I am killed; I am killed; for mercy’s sake, call the doctor.” Clapping his right hand upon his supposed wound, and seeing it covered with the red juice of the fruit, he exclaimed: “It is no use; I am dead-dead! What did I ever come to this devilish island for? I might have known how it would end.” In the mean time Robbins’ knees were knocking together with fright. He felt sure that Richardson was mortally wounded by his hand, and the poor fellow would have run off the ground had he not been prevented. Dr. Alloway soon assured Richardson that there was nothing desperate the matter with him; and in a few minutes the whole affair was explained, to the inexpressible delight of the principals, who reembarked for Anguilla that afternoon.”

Médaille décernée à Pierre Daniel Beauperthuy Medal awarded to Pierre Daniel Beauperthuy

Benjamin Hodge (1784-1830) vs Unknown from Antigua “Mr. Benjamin Hodge, a brother to “Probin,” but a man of diminutive

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d’acier à chaque fois, et ses coups tombèrent sans effet sur la garde de son adversaire. Il devint évident pour chacun que Beauperthuy n’avait aucune intention de blesser sérieusement son antagoniste, car il s’était privé de maintes opportunités de lui infliger un coup mortel. Il était tout aussi évident que «Probin» ne pouvait pas blesser le Français, même s’il l’avait voulu. A nouveau, leurs armes se croisèrent. «Maintenant,» dit Beauperthuy, «je vais détacher l’épingle de votre chemise.» Aussitôt dit que fait, un diamant magnifique ayant pris son vol avec une section de la chemise froissée de «Probin», ce qui servit à retrouver la pierre. Dans l’intervalle, «Probin» avait redoublé d’efforts, et suait de chaque pore, son visage aussi rubicond que celui d’un dindon amoureux, et de toute évidence souffrant sous l’impression qu’il devait y avoir quelque chose de terriblement injuste dans les lois de la Nature, quand la force physique et le pouvoir immense d’un Britannique gigantesque n’étaient pas de taille à affronter l’adresse et la nonchalance d’un freluquet «Français mangeur de grenouilles». Une fois de plus les combattants s’affrontèrent et croisèrent la lame. «Main-

tenant, Monsieur Hodge,» dit Beauperthuy, fixant ses yeux luisants sur «Probin», «je vais vous enlever la tête, monsieur.» «Probin» sautant en arrière, lâcha son sabre, et ramassant une pierre énorme, rugit : «Non, j’irais plutôt en Enfer que de vous laisser faire,» et il était sur le point de la lancer à son antagoniste, quand il fut saisi et tenu par les témoins et les spectateurs, qui étaient à demi-suffoqués de rire par la comédie. Les différents furent bientôt expliqués et arrangés. Les duelistes furent invités à se serrer la main, et toute l’affaire se termina par un dîner des plus appétissants Duel au pistolet à Friar’s Bay chez «Probin», qui reHandgun duel at Friar’s Bay çut ses hôtes avec un énorme pansement stature, was a celebrated characde soie sur la joue gauche, tondu ter. In his day he was the greatest de l’appendice hirsute qu’il arborait and most fortunate cock fighter avec fierté le matin même.» in the West Indies. Possessed of

two large sugar plantations and some seven hundred slaves, he turned both properties out into “cock walks,” hired out a number of his Negroes, and kept the remainder to tend game chickens. “Uncle Benny,” as he was familiarly called, was as game as his birds, but was as ignorant of the “code” as he was expert in “heeling” a cock, an art in which he was unequalled. Propositions to contend in “mains” were received and accepted by him from nearly all the neighboring West Indian Islands. A “main” consisted of twenty-one tights each between two cocks, the party winning the greatest number of battles to take money. From fifty thousand dollars to two hundred thousand was Uncle Benny’s go,” as he would never listen to inferior challenges. “Uncle Benny” had been challenged to meet an old and oft-conquered antagonist in Antigua, the fortune of the dice having declared in favor of his opponent’s battle ground. His finest of birds were selected and shipped two months before the ”main” came off; but their arrival in Antigua was kept a profound secret. Three weeks before the


Robinet vs M. C. «Une autre affaire eut lieu peu de temps après entre un planteur populaire bien connu, et une personne de très petite taille, nommée Robinet. Le planteur était un tireur émérite, tandis que Robinet était un tireur notoirement déficient. La rencontre eut lieu sur la plage ouverte de Friar’s Bay, au lever du soleil ; et afin d’assurer l’égalité des chances, le planteur fut placé directement face au soleil levant et luisant. Le planteur avait beau essayer d’abriter ses yeux avec son chapeau et sa main gauche ; il manquait son homme à chaque coup, tandis que les balles de Robinet volaient très loin du but, et forçaient les témoins à se retirer loin de la ligne de feu. Enfin, au quatrième coup, événement incroyable, une balle passa au travers du chapeau de Robinet, chapeau qu’il ôta immédiatement et avec une révérence polie, en même temps qu’il passait son doigt dans le trou, Robinet dit : «Mons. C., vous me devez un chapeau.» La galanterie détachée de l’homme désarma totalement son antagoniste, qui s’avança et offrit sa main, qui fut tout aussi franchement acceptée.» Richardson vs Robbins «Une affaire très ridicule eut lieu entre un homme nommé Richardson et un autre homme nommé Robbins. Les deux étaient natifs d’Anguille, et avaient traversé le mince chenal séparant cette île de Saint Martin, afin de vendre nombre d’esclaves. Il avait transpiré que le Gouvernement Britannique allait émanciper les esclaves dans ses colonies Antillaises, et comme il était donné à entendre que l’évaluation autorisée par le gouvernement ne serait pas aussi importante que le prix de vente des nègres dans les colonies françaises et espagnoles, les planteurs anglais souhaitaient ardemment disposer de leurs propriétés d’esclaves sur les meilleurs marchés. Richardson était l’invité de Philip O’Reilly, et Robbins résidait chez Louis Durat. Il fut vite clair que ces deux hommes étaient tout à fait ignorants des «règles», et des mesures furent mises en place afin de s’amuser un peu à leurs dépens. Etant des rivaux, il n’y eut aucune difficulté à leur faire croire que l’autre tentait de nuire à sa propriété sur le marché. Ils se rencontrèrent pour dîner dans la demeure hospitalière du Dr Alloway, et étant inaccoutumés à une table aussi

richement pourvue, ils ne furent pas longs à s’emmêler les idées en buvant le madère de prédilection du Docteur. Richardson accusa Robbins de mentir. Tout le monde fut choqué ; une telle insulte était inconnue à Saint Martin. Il fut nécessaire de pousser Robbins à lancer le défi. Richardson était tout autant poussé à accepter. O’Reilly devait tenir lieu de témoin pour le premier, et Durat pour Robbins : les armes; des pistolets; l’heure; le lendemain à dix heures. Lorsque l’heure arriva, les deux protagonistes sentaient leur courage les fuir rapidement ; mais étant stimulés par l’alcool ils arrivèrent au combat, bien qu’à contrecœur. Les pistolets étaient chargés de poudre uniquement. O’Reilly s’était armé d’un morceau de figue de barbarie, énorme, bien mûr, et se tenait volontairement proche de son invité, qui était en bras de chemise, comme son opposant, car ils avaient été convaincus que ceci était la règle. Au mot «feu», les deux hommes tournèrent la tête à moitié, fermèrent les yeux, et firent feu. Au même moment, O’Reilly lança son morceau de cactus mûr en plein contre le côté droit de Richardson, qui tomba immédiatement comme un bœuf, criant avec vigueur: «je suis tué; je suis tué, par pitié, appelez le docteur.» Tenant sa main droite contre sa blessure supposée, et la voyant couverte du jus rouge du fruit, il s’exclama : «cela ne sert à rien, je suis mort-mort ! Pourquoi suis-je venu sur cette île diabolique? J’aurais dû savoir comment cela allait se terminer.» Dans l’intervalle les genoux de Robbins s’entrechoquaient de peur. Il était certain que Richardson était mortellement blessé par sa faute, et le pauvre homme aurait quitté l’île si on ne l’en avait empêché. Le Dr Alloway rassura bientôt Richardson que sa blessure n’avait rien

Gravure représentant la vente d’esclaves sur une place publique Engraving showing the sale of slaves on a public square

contest, about thirty were picked out; trimmed, fed and trained after the most approved rules. Two days before the fight the rival cocks were duly weighed and matched against each other. “Uncle Benny” was the most intensely nervous of men, especially during a cock fight. Those who sat within his reach in the pit were certain to receive manifold spasmodic grips, pinches and nudges, until victory crowned one or the other birds. Whenever his cock killed that of his opponent, he would draw a long breath, and exclaim: “Absolutely, the child is christened!” The day came; the birds were pitted; the place was crowded with planters, merchants, and all sorts of people. “Uncle Benny” took his place on the front bench, but appeared as if he had no interest in the affair, although he was interested to the amount of seven-

ty-five thousand dollars on the ”main,” and five hundred dollars on the result of each individual encounter. Next him sat a planter who did not know “Uncle Benny.” The first pair were put down and went at each other with the greatest animosity. “Uncle Benny” stood it for a few moments, and then reaching out his hand grasped his neighbor’s thigh with vicelike grip, working and digging his fingers into the gentleman’s flesh as if it were putty. “What the devil do you mean, sir!” cried out the injured individual. Completely absorbed in the fight, “Uncle Benny” paid no attention to this inquiry, but kept on digging away as the battle progressed and became more exciting; when, just at the moment his bird made a fortunate stroke and perforated the brain of his enemy, “Absolutely, the child is christened,” said “Uncle Benny,” giving his neighbor a farewell grip of reinforced pressure. The response was a slap in the face, administered with a heavy riding glove. Of course, there was nothing to be done but to assume the same attitude toward each other as the poor dumb cocks had so lately filled. They met next day at eleven, a. m. Several prominent St. Martin’s planters stood by “Uncle Benny,” to see that no undue advantage was taken of his

Bouteille de Madère de 1880 Bottle of Madeira wine dating back to 1880

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de désespéré; et en quelques minutes l’affaire entière fut expliquée, à la joie indicible des duellistes, qui reprirent le bateau pour Anguille cet après-midi là.» Benjamin Hodge (1784-1830) vs Inconnu d’Antigua «M. Benjamin Hodge, un frère de «Probin», mais homme de moins grande stature, était un personnage illustre. De son temps, il était le plus grand et le plus heureux propriétaire de coqs de combat des Antilles. Possédant deux grosses plantations de canne à sucre et quelques sept cents esclaves, il transforma les deux propriétés en «fermes à coqs», affecta un nombre de ses nègres à la plantation, et conserva le reste pour s’occuper de «coqs de combats». «L’Oncle Benny», de son surnom, était tout aussi joueur que ses oiseaux, mais il était aussi ignorant des «règles» qu’il était expert à «armer d’éperon» un coq, un art dans lequel il était inégalé. Il reçu et accepta des propositions de «combats» provenant de presque toutes les Îles Antillaises environnantes. Un «combat» consistait en vingt-et-un rounds entre deux coqs, la partie gagnant le plus grand nombre de combats remportant l’argent. Le «feu vert» de l’Oncle Benny nécessitait une mise de cinquante mille dollars à deux cent mille dollars car il n’écoutait jamais des défis inférieurs. On avait lancé un défi à «L’Oncle Benny» de rencontrer un vieil antagoniste souvent défié à Antigua, la fortune des dés ayant penché en faveur du terrain de combat de son opposant. Ses meilleurs oiseaux furent sélectionnés et expédiés deux mois avant la date du «combat» ; mais leur arrivée à Antigua fut un secret bien gardé. Trois semaines avant le concours, environ trente oiseaux furent sélectionnés; préparés, nourris et entraînés en suivant les règles de l’art. Deux jours avant le combat les coqs rivaux furent dûment pesés et comparés les uns aux autres. «L’Oncle Benny» était un homme intensément nerveux, surtout pendant un combat de coqs. Ceux qui s’asseyaient dans ses parages dans l’arène étaient certains de recevoir des prises, pincements et coups de coudes fréquents et convulsifs, jusqu’à ce que la victoire couronne l’un ou l’autre volatile. Chaque fois que son coq tuait celui de son opposant, il respirait profondément avant 10 de s’exclamer : «Abso-

lument, l’enfant est baptisé !» Le jour arriva ; les coqs furent placés dans l’arène ; la place fut remplie de planteurs, de marchands, et de toutes sortes de gens. «L’Oncle Benny» pris sa place sur le banc de devant, mais apparu comme s’il n’avait pas d’intérêt en l’affaire, bien qu’il fut intéressé à hauteur de soixante-quinze mille dollars dans ce «combat», et cinq cents dollars sur le résultat de chaque rencontre individuelle. A côté de lui s’assit un planteur qui ne connaissait pas «l’Oncle Benny». La première paire fut placée au centre de l’arène et le combat commença avec la plus grande animosité. «L’Oncle Benny» tint le coup pendant quelques instants, et ensuite, lançant sa main pris la cuisse de son voisin avec une prise semblable à une pince, travaillant et plongeant ses doigts dans la chair de l’homme comme s’il s’agissait de mastic. «Que diable voulezvous, Monsieur !» cria l’individu blessé. Totalement absorbé par le combat, «l’Oncle Benny» ne fit pas attention à sa requête, mais continua à gesticuler tandis que le combat progressait et devenait plus excitant ; juste au moment, son coq fit un bond victorieux et perfora le cerveau de son ennemi, «Absolument, l’enfant est baptisé,» dit «l’Oncle Benny,» pressant encore plus fort son voisin en guise d’au revoir. La réponse fut une gifle en pleine figure, administrée avec un lourd gant d’équitation. Bien sûr, il n’y avait rien d’autre à faire que d’avoir la même attitude à l’égard l’un de l’autre que celle de ces pauvres coqs stupides. Ils se rencontrèrent le lendemain à onze heures du matin. Plusieurs grands propriétaires planteurs de Saint Martin se tenaient près de «l’Oncle Benny» afin de vérifier qu’aucun avantage indu n’allait être tiré de son ignorance en la matière. Les duellistes furent placés et le mot «feu !» sur le point d’être donné, quand «l’Oncle Benny» pris son pistolet des deux

ignorance in such matters. The principals were stationed and the word about to be given, when “Uncle Benny” grasped his pistol in both hands, as he would a rifle, and took deliberate aim; his adversary at the same time raising his weapon and doing the same thing. The word being given, both parties fired, “Uncle Benny’s” Figues de barbarie bien mûres opponent falling Very ripe prickly pears shot through the fleshy part of the straight as a reed, and a devoted thigh. “Absolutely, the child is gallant to the fair sex, by whom he christened !” shouted the victor, was much esteemed. Among his and having been informed that the most prized possessions was a affair was at an end, he walked pair of old fashioned but excellent over to his discomfited antagonist, duelling pistols, which had desexplained the whole matter, begcended to him as inestimable heirged his pardon, and offered him looms through four generations. the hospitality of his mansion and Locks, stocks and ramrods had the unrestricted use of his purse.” undergone various changes and improvements, but the Damascus Nicholas Heiliger (1765-1852) barrels were regarded with unafvs Mr Cape from Saint Thomas fected reverence. To dine in company with Nick was a treat; but to “Nicholas Heiliger was one of the sit alone with him as his guest, most accomplished gentlemen with your legs stretched under his

Duel au pistolet au XIXème siècle Handgun duel in the 19th century

of that time in the West Indies. He was over fifty years old, but

well burnished mahogany, and after a couple of bottles of the finest “ Cockroach” had been comfor-


mains, comme il l’aurait fait d’un fusil, et visa délibérément ; son adversaire qui au même moment leva son arme et en fit de même. Le mot «feu !» étant prononcé, les deux parties tirèrent, l’opposant de «l’Oncle Benny» tomba blessé dans la partie charnue de la cuisse. «Absolument, l’enfant est baptisé !» cria le victorieux, et ayant été informé que l’affaire était terminée, il s’avança vers son adversaire déconfit, expliqua l’affaire entière, lui demanda de le pardonner, et lui proposa l’hospitalité de sa demeure et l’usage sans restriction de sa bourse.» Nicholas Heiliger (1765-1852) vs M. Cape de Saint thomas «Nicholas Heiliger était l’un des gentilshommes les plus accomplis de cette époque aux Antilles. Il était âgé de plus de cinquante ans, mais aussi droit qu’un roseau, et un fervent galant du sexe faible, par lequel il était très apprécié. Parmi ses plus chères possessions il avait une paire de pistolets de duels vieillots mais excellents, qui lui avaient été légués en tant qu’héritage inestimable à travers quatre générations. Percuteurs, crosses, et baguettes avaient subi

plusieurs changements et améliorations, mais les barillets de Damas étaient considérés avec une révérence sans bornes. De dîner en compagnie de Nick était un honneur; mais de s’asseoir seul avec lui en tant que son invité, avec vos jambes étirées sous sa table en mahogani bien brillant, et après que deux bouteilles du plus fin «Cockroach» aient été descendues agréablement, était le plus rare des plaisirs festifs. Autour de onze heures du soir, il appellerait «Harry» «Monsieur !» «Apportez mes persuasifs,» et Harry apparaîtrait bientôt avec une boîte élégamment ornée contenant les legs vénérés. Ensuite une série d’anecdotes historiques et familiales étaient racontées, décrivant les conditions passées de la société, les vieilles bagarres entre familles, les changements politiques et sociaux, et par-dessus tout, la part que les «persuasifs» avaient joué en «renforçant la persuasion quand les autres arguments n’aboutissaient pas». Nick avait expédié un chargement de sucre à un marchand nommé Cape, à Saint Thomas, et pour une raison ou une autre, il croyait qu’il avait été «possédé» mais afin de s’en assurer, il se rendit sur place en

tably disposed of, was the rarest of festive enjoyments. About eleven o’clock, p.m., he would call “Harry!” “Sar!” “Bring my “persuaders,” and Harry would soon appear with an elegantly ornamented box containing the venerated

tions of society, old family feuds, political and social changes, and above all, the part that the “persuaders” had played in” enforcing conviction when other arguments failed. Nick had consigned a quantity of sugar to a merchant

Pistolets de duel des ancêtres Beauperthuy Old House Museum, Quartier d’Orléans The Beauperthuy’s ancestors duel handgun - Old House Museum, French Quarter

family heir-looms. Then followed a series of historical and family anecdotes, describing past condi-

named Capé, in St. Thomas, and for some cause or other, believed that he had been “chiselled;” but


portants, et passant très près de la poitrine. Passant l’arme vide à son second, Nick s’avança et dit : «Mr Cape, j’ai l’impression, monsieur, que je vous ai personnellement blessé, ce pourquoi je suis sincèreCombat de coqs à Saint Martin. Photo : G. Blum. ment désolé. Cock fight on Saint-Martin Tous les hommes honorables personne, prenant ses «persuasont braves. Vous êtes un brave sifs» avec lui, car aucun gentilhomme, et ainsi je vous crois hohomme ne voyageait, à l’époque, norable. Je vous prie, monsieur, sans son étui de pistolets de duel de m’excuser de mes remarques et accessoires. Arrivé à Saint Thoimpolies et irascibles d’hier.» Inumas, il informait Mr Cape du fait, tile d’ajouter que Cape se saisit et demanda sa compagnie le soir instamment de la main proposée, même. Cape répondit «que si Mr juste à temps pour sauver Heiliger Nicholas Heiliger avait quelque afd’une chute, car il s’était évanoui à faire avec lui, il serait heureux de le cause de la perte de son sang.» recevoir soit à sa maison de campagne soit à sa résidence, selon le Tous les protagonistes de ces diffévœu de Mr Heiliger.» Le lendemain rents duels sont nés entre la fin du Nick attendit Cape a sa maison de 18ème et le début du 19ème siècle. campagne, et eut une entrevue qui Nous avons réussi à identifier cern’était pas du tout de nature amitains de ces personnages, maîtres cale. Elle se termina par une invitades plantations de Saint Martin, tion à regarder dans la gueule d’un médecins et gentilshommes, dont «persuasif», ce qui fut calmement certains descendants habitent accepté. A l’heure convenue, les encore notre île. Ils furent certaicoups furent échangés, et Nick fut nement parmi les derniers à perblessé dans sa chair à l’intérieur pétuer la tradition des duels aux de son bras droit, entre l’épaule Antilles et à Saint Martin. et le coude, la blessure frôlant de près des vaisseaux sanguins im-

to be sure, repaired thither in person, taking his “persuaders” with him, as no gentleman travelled, at that time, without his well appointed case of duelling pistols. Arrived at St. Thomas, he notified Mr. Capé of the fact, and requested his company that evening. Capé replied, “That if Mr. Nicholas Heiliger had any business with him, he would be happy to receive him either at his country house or at his residence, according to Mr. Heiliger’s inclination.” Next day Nick waited upon Capé at his country home, and had an interview which was not at all of an amicable character, and terminated in an Fier comme un coq de combat ! Proud as a fighting cock ! Photo : G. Blum. invitation to look into the muzzle of a “persuader,” which was quietly accepyesterday.” It is needless to add ted. At the appointed time shots that Capé instantly clutched the were exchanged, resulting in Nick proffered hand, just in time to save receiving a flesh wound on the in- Heiliger from falling, as he had beside of his right arm, between the come faint from loss of blood.” shoulder and elbow, narrowly grazing important blood vessels, and All the protagonists of these difpassing very close to the chest. ferent duels were born between Handing the empty weapon to the late 18th century and the early his second, Nick advanced and 19th century. We have managed said: “Mr. Capé, I am under the to identify some of these men, impression, sir, that I have done Saint-Martin plantation masters, you a personal injury, for which I doctors and gentlemen, of whom am truly sorry. All honorable men certain descendants still live on are brave. You are a brave man, our island. They were certainly and therefore I believe you to be amongst the last to carry on the honorable. I beg, sir, to apologize tradition of duelling in the West Infor my rude and irascible remarks dies and on Saint-Martin.

Emmanuel Jean-Marie Rey, né à Saint Martin en 1806, décédé à Saint Martin en 1890. Il était le propriétaire de l’Habitation Hope à Grand Case. Sa famille descend probablement d’André Rey, recensé à Saint Barthélémy, natif d’Issoire, en France.

Emmanuel Jean-Marie Rey, born on Saint-Martin in 1806, deceased on Saint-Martin in 1890. He was the owner of the Hope Plantation in Grand Case. His family probably descends from André Rey, identified on Saint-Barthelemy, coming from Issoire, in France.

Peter George Bayley Dormoy, né le 4 mai 1799 à Phillipsburg, décédé le 9 avril 1875 à Marigot. Il fut maire de Saint Martin de 1839 à 1865, propriétaire des plantations Lotterie, Hope, Delight et Paradis, à Colombier.

Peter George Bayley Dormoy, born May 4th 1799 in Philipsburg, deceased April 9th, 1875, in Marigot. He was mayor of Saint-Martin from 1839 to 1865, owner of the Lotterie, Hope, Delight and Paradis plantations, in Colombier.

«Gaspard» Alexis Maurras ou Maurasse, né le 29 ,juillet 1802 à Saint Thomas, décédé le 7 avril 1849 à Saint Martin. Il était négociant au Marigot. Son père, Gaspard Maurras possède une propriété à la Havane (Cuba). Sa mère, Eulalie Feraud vit à Saint Barthélémy.

“Gaspard” Alexis Maurras ou Maurasse, born July 29th, 1802 on Saint Thomas, deceased April 7th, 1849 on Saint-Martin. He was a merchant in Marigot. His father, Gaspard Maurras owned a property in Havana (Cuba). His mother, Eulalie Feraud lived on Saint-Barthelemy.

Pierre Antoine «Philip» O’Reilly, né en 1790 à Phillipsburg, décédé en 1866 à Saint Martin. Il fut propriétaire de l’habitation l’Espérance à Grand Case en 1814. Son père, Philippe O’Reilly était colonel, commandant des troupes de Saint Eustache.

Pierre Antoine “Philip” O’Reilly, born in 1790 at Philipsburg, deceased in 1866 on Saint-Martin. He was the owner of the Esperance plantation in Grand Case in 1814. His father, Philippe O’Reilly was a colonel, commander of the Statia troops.

Saint-Martin Evasion contribue à la présevation du patrimoine de Saint-Martin


John Hodge 2nd Jr, né avant 1795 à Marigot, décédé après 1856 à Saint Martin. Son père John Hodge 2nd Senior, était le fils de Thomas Hodge, lieutenant gouverneur de l’île d’Anguilla. C’est son père qui démarra l’exploitation de la sucrerie de Spring à Marigot.

John Hodge II Jr, born before 1795 in Marigot, deceased after 1865 on Saint-Martin. His father John Hodge II Senior, was the son of Thomas Hodge, lieutenant governor of the island of Anguilla. His father started the Spring sugar factory operation in Marigot.

Pierre Daniel Beauperthuy est né le 6 décembre 1783 à Sainte Rose, en Guadeloupe, décédé le 21 janvier 1861 à Saint Martin. Il est le premier Beauperthuy à s’installer dans l’île de Saint Martin au début du 19ème siècle. Son père Pierre Beauperthuy était maître en chirurgie et officier d’Etat Civil à Sainte Rose, né à Montpeyroux, en Dordogne. Sa mère Agnès Elisabeth Rouy Moulens est née à Baie Mahault en Guadeloupe. Pierre Daniel Beauperthuy était physicien chimiste en pharmacie et reçut une médaille en récompense de ses travaux.

Pierre Daniel Beauperthuy was born December 6th, 1783 at SainteRose, in Guadeloupe, deceased January 21st, 1861 on Saint-Martin. He was the first Beauperthuy to settle on the island of Saint-Martin in the early 19th century. His father, Pierre Beauperthuy was surgeon master and registry officer at Sainte-Rose, born at Montpeyroux in the Dordogne region of France. His mother, Agnes Elisabeth Rouy-Moulens was born at Baie Mahault in Guadeloupe. Pierre Daniel Beauperthuy was a physician chemist and received a medal in reward for his works.

Louis Durat est l’un des descendants de Jean Sébastien de Durat qui fut commandant des îles de Saint Martin et Saint Barthélémy en 1785. Il exploita la sucrerie Saint Jean, à la sortie de Marigot.

Louis Durat was one of the descendants of Jean Sebastien de Durat who was commander of the islands of Saint-Martin and Saint-Barthelemy in 1785. He operated the Saint-Jean sugar factory, at the outskirts of Marigot.

Benjamin Hodge est le frère de John Hodge 2nd Jr, né le 30 août 1784 à Anguilla, décédé à Saint Martin vers 1830. Il exploita les sucreries Mount Razant (Chambard) et celle de Spring, au quartier d’Orléans.

Benjamin Hodge is the brother of John Hodge II Jr, born August 30th, 1784 on Anguilla, deceased on Saint-Martin around 1830. He operated the Mount Razant (Chambard) sugar factories and that of Spring, in French Quarter.

Peter Welles Allaway était chirurgien et propriétaire au bourg du Marigot, nouvel arrivant à Saint Martin au début du 19ème siècle, où il décède en 1863. Il exploita l’habitation sucrerie Union à Colombier. Il signa le premier contrat avec des travailleurs libres en 1848. Nicholas Heyliger est né le 26 avril 1767 à Phillipsburg, décédé le 28 juin 1852 à Saint Martin. Son père, Lucas Heyliger, né à Saint Eustache était le fils d’Abraham Heyliger qui fut gouverneur de la partie Hollandaise. Nicholas Heyliger était propriétaire de l’habitation Golden Grove à Colombier.

Peter Welles Allaway was a surgeon and owner in the town of Marigot, a newcomer to Saint-Martin in the early 19th century, where he dies in 1863. He operated the Union sugar plantation in Colombier. He signed the first contract with free workers in 1848. Nicholas Heyliger was born April 26th, 1767 in Philipsburg, deceased June 28th, 1852 on Saint-Martin. His father, Lucas Heyliger, born on Statia was the son of Abraham Heyliger who was governor of Dutch Sint Maarten. Nicholas Heyliger was the owner of the Golden Grove plantation at Colombier.


Au cours de votre séjour, ne manquez pas de vous arrêter au Musée de SaintMartin pendant votre visite au bourg de Marigot.

While visitting Saint-Martin and Marigot, don’t miss our island Museum. Located #7, Fichot street, near the Catholic church. You will be able to learn the island’s history from the very first indigenous inhabitants, arriving in 3550 B.C., the European colonisation in the beginning of the 15th century, to ending up with daily life on Saint Martin in the 20th century.

Situé 7 Rue Fichot non loin de l’église catholique, vous y découvrirez l’histoire de l’île depuis l’arrivée des premiers amérindiens en 3350 avant Jésus Christ en passant par la colonisation européenne à partir du 15ème siècle, pour aboutir à la vie quotidienne au début du 20ème. siècle.

t Ouver 00 17h 9h00 - t - Marigot icho F e u R 6 78 92 7, 5 0 9 6 Tél. : 0

O 9:00 am pen -5 7, Fich ot stre :00 pm et Ph. : 0 690 56 Marigot 78 92

www.museesaintmartin.com

HERITAGE 14  

La revue mensuelle du patrimoine de Saint Martin. Saint Martin's monthly heritage review.

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