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EDITORIAUX La rédaction

Les lecteurs

L’agriculture pour réindustrialiser !

Vous avez dit "tranquilles" ?

L

’agriculture peut-elle jouer un rôle face à la désindustrialisation de la France dont on parle tant pendant la campagne présidentielle 2012 ?

Christophe Pron Polyculteur (blé, orge, colza, betterave sucrière, chanvre, luzerne, tournesol) à Méry-sur-Seine (Aube). Responsable de la commission "environnement" de la Chambre d’agriculture de l’Aube.

© Terre-net Média

En cumulant produits et savoir-faire agricoles et industriels français, les atouts sont certains. Mieux encore : à la différence de nos voisins européens, nous avons les moyens de participer au défi Pierre Boiteau, directeur des rédactions alimentaire mondial. Nous avons des de Terre-net Média. ressources agronomiques encore inexploitées qui peuvent augmenter notre potentiel de production et notre compétitivité. Notre pays est en mesure d’accroître sa production laitière et de viande bovine, car nos systèmes sont parmi les moins intensifs. Autres exemples : nous pouvons travailler sur l’indépendance en protéines végétales pour l’alimentation animale, sur l’utilisation par les agriculteurs de leurs propres biocarburants, etc. Les pistes ne manquent pas ! Bref, nous pouvons produire plus, en continuant de le faire toujours mieux, et commercialiser ces produits, bruts ou transformés. Equipements, recherche, services, transformation agroalimentaire, etc : l’agro-industrie et les services ont leur rôle à jouer dans ce projet. Avec ré-industrialisation et emplois à la clé. Mais attention. Il faut deux choses pour cela. La première : comme je l’écrivais ici-même le mois dernier, l’avenir que nous voulons donner en France à notre agriculture, à notre agroalimentaire et à notre agro-industrie se construit sur du long terme. En mêlant vision d’avenir sur 10 voire 20 ans et bonne gestion. La seconde : arrêter de brocarder l’agriculture par des distorsions sociales, environnementales ou "écolo-bobo" injustifiées. Car sans agriculture, l’agro-industrie est sûre de connaître la désindustrialisation. Comme l’ont connu les domaines industriels qui dépendent de matières premières importées. De l’air !

Agriculteurs, vous souhaitez écrire ou contribuer à "l’édito agri" du prochain numéro ? Contactez notre rédaction à

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© DR

Oui. Sans conteste, oui.

C

omme me dit un voisin : « Quel beau métier que celui d'agriculteur, vous êtes tranquilles, à regarder les plantes pousser ! » Tranquilles ? Tranquilles, lorsque le gel des cultures fait suite à un printemps des plus secs ! Tranquilles, lorsqu'il nous tombe soit une modification de la Pac assortie de nouvelles contraintes réglementaires, soit des dispositions supplémentaires liées à l'environnement ! La première attente des agriculteurs en la matière : un statut quo. Nous sommes donc bien mal servis puisque tous les deux ou trois ans, on nous en rajoute une couche. Pour l'heure, l'élaboration des programmes d'action dans les bassins d'alimentation des captages (dits "Grenelle") accouche difficilement, avec des avis d'hydrogéologues parfois surprenants et arbitraires ; sans parler de cette épée de Damoclès qui donne aux préfets la possibilité de rendre obligatoires des mesures trop peu suivies volontairement, supprimant de facto les indemnités. La prochaine évolution de la Pac prévoit des surfaces d'intérêt écologique, imposées à hauteur de 7 % des surfaces de l’exploitation en lieu et place des 3 % actuels.

Dernier bébé dans les cartons : le 5ème programme d'action de la directive nitrate... Alors que le 4ème n'est pas terminé et que la mise aux normes des bâtiments d'élevage est tout juste achevée. Il est question d'un seul programme national avec la possibilité de contraintes spécifiques dans les régions. Il est prévu d'augmenter les périodes d'interdiction d'épandage, obligeant ainsi les éleveurs à accroître jusqu'à six mois la capacité de stockage des effluents ! De même en polyculture, il faudra ajuster les apports avec les récoltes ! STOP... La coupe est pleine ! Dieu sait si je suis convaincu qu'il n'y a d'avenir que pour une agriculture durable, qui sache maîtriser l'utilisation des intrants. Dieu sait si je suis convaincu de l'intérêt de se tourner vers une évolution des pratiques guidée par l'agriculture intégrée, mais là TROP C'EST TROP ! A la fois trop compliqué, car pour être bonne une mesure se doit d'être simple, comprise et partagée. A la fois trop coûteuse : l'agriculture n'est durable que si elle donne un revenu... Faut-t-il qu'il n'y ait qu'une ferme par canton pour que nous réagissions ? Nul doute que les grands penseurs bobos de Paris ou de Bruxelles agissent en bonne conscience afin de protéger la planète de nos enfants... Sauf qu'à ce rythme-là, on cultivera les bords de route et l'on tondra des finages* entiers. *ensemble du territoire communal

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Soucieux de la préservation de l’environnement, la société Terre-net Média sélectionne des fournisseurs engagés dans une démarche environnementale. Ce magazine est imprimé sur du papier certifié PEFC issu de forêts gérées durablement. Les encres utilisées sont végétales. Tous les produits qui ont servi à la réalisation de ce magazine ont été recyclés ou retraités conformément à la certification IMPRIM’VERT. Encart : Ce numéro comporte deux encarts sélectifs : "AGROTRONIX", et "CARRE" déposés sur la 4ème de couverture.

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Terre-net Média : Terre-net.fr - Elevage-net.fr - Terre-net-Occasions.fr - Terre-net-WebTV.fr I Mars 2012

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Vos céréales plus star que jamais !

Nouvelle formulation de boscalid blés et orges pour un gain net maximisé. www.agro.basf.fr

Cultivons l’innovation autrement ® : Marque déposée BASF. Bell®. Autorisation de vente : n°2060120. Composition : 233 g/L de boscalid + 67 g/L d’époxiconazole. Classement : H318 H351 - H361fd - H411. Port de gants et de vêtements de protection et d’un appareil oculaire pendant toutes les opérations de traitement. Dangereux. Avant toute utilisation, lire attentivement l’étiquette et respecter strictement les usages, doses, conditions et précautions d’emploi. Février 2012.Crédit photos : D. Michalet, BASF - X. Beguet. Sculpture : S. Deronne.


SOMMAIRE

[ Édito ]

3

L'agriculture pour réindustrialiser Vous avez dit "tranquilles" ?

[ Pleins phares ]

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[ Tri angles ]

6

Au coeur du machinisme : La révolution électrique est en marche (partie 2) Tractoristes comme équipementiers laissent clairement entrevoir de nouveaux choix technologiques à travers la présentation de matériels utilisant des circuits électriques de forte puissance. Mais quelles sont réellement leurs intentions ?

Des prises de vue, notre point de vue : Aléas : quand l’agriculture s’enrhume !

[ Terre’momètre ]

8 9

La température du monde agricole : Présidentielle 2012 : Hollande ne passerait pas le premier tour ! Paroles de lecteurs : spécial présidentielle

[ Syndic’arène ] Le pluralisme des idées : Elections 2012 : qu’en attendez-vous ?

© DR

10

[ Impact ]

12

24

Votre horizon : Tribune de Christian Pèes, Momagri

Les incontournables du machinisme : Brèves, photo-légendes, textos

[ Grand angle ] [ Champ planet’terre ]

14

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Passe et impasse : Installation en lait : un challenge à relever au Canada comme en France

La puissance motrice des tracteurs ne cesse d’augmenter, ce qui ne facilite pas le travail des constructeurs en termes de transmission de couple. Avec les Powershift qui s’automatisent et les transmissions à variation continue qui se démocratisent, la quête du confort est omniprésente. En outre, la pédale de gauche pourrait bien disparaître totalement.

[ Inflexion ]

16

Les enjeux de saison : Transmission : débrayer, un mauvais souvenir ?

La valeur ajoutée est à vous : Energie à la ferme : objectif rentabilité

[ En avant marge ]

18 19

Les clés pour vous positionner : Céréales en 2012, filières bovines Engrais : attention aux demandes de dernière minute !

[ Performance production ] © New Holland

Vos challenges techniques : Groupement d’achat de Loudéac : les agriculteurs aux commandes

Depuis plus de trente ans, une poignée d’agriculteurs bretons fait de la résistance dans le paysage de la distribution d’agrofourniture. En faisant pression sur les prix plutôt que sur les volumes, les adhérents réduisent de 30 % en moyenne leurs factures d’intrants.

[ Terre-net Occasions ]

31 41

La sélection professionnelle agricole Les annonces gratuites des agriculteurs

[ Argus ]

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La cote tracteur : Massey Ferguson 4245

© Watier-Visuel

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Terre-net Média : Terre-net.fr - Elevage-net.fr - Terre-net-Occasions.fr - Terre-net-WebTV.fr I Mars 2012

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TRI ANGLES

Des prises de vue, notre point de vue

Aléas

Quand l’agriculture s’enrhume ! Etre agriculteur, c’est travailler avec le vivant. Difficile de l'oublier avec la vague de froid de cet hiver et l’apparition du virus de Schmallenberg. Quand certains se plaignent de la neige sur les routes ou de la grippe, les agriculteurs s'adaptent depuis toujours aux aléas du climat et du vivant. L’expérience montre aussi que la nature est bien faite et que les choses rentrent bien souvent dans l’ordre.

Un froid "modéré"

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Neige en 2010, sécheresse en 2011, froid polaire en 2012… Les épisodes climatiques extrêmes se succèdent et ce n’est peut-être pas fini : difficile, en effet, de prévoir les phénomènes météorologiques qui se produiront d’ici la moisson et encore moins leur ampleur. Cet hiver, même avec - 19°C à Grenoble, - 17°C à Châteaudun ou encore - 13,5°C à Auch, la vague de froid est qualifiée de "modérée" par MeteoNews. Il est encore trop tôt pour évaluer avec précision son impact sur les cultures, même si la majorité des variétés de blé peuvent supporter des températures de - 10°C. Des températures limites… qui le sont aussi pour la rouille, la septoriose ou le piétin. Mais ce froid "modéré" n’aura pas raison aussi facilement des maladies développées suite à la douceur de l’automne. Affaire à suivre.

Sbv, une nouvelle Fco

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FP

Depuis l’automne 2011, un virus inconnu nommé "Schmallenberg" ou Sbv a été repéré chez les ruminants en provenance d’Allemagne, des PaysBas, de Belgique, du Royaume-Uni et de France. Il est particulièrement dangereux quand il atteint des femelles pendant la gestation, car il entraîne de graves malformations sur les fœtus voire des avortements. Le vecteur semble être identique à celui de la fièvre catarrhale ovine (Fco) : le moucheron culicoïde. En raison du peu d'informations sur l'épidémiologie de cette maladie, l'Efsa (qui coordonne et collecte toutes les données au niveau européen) utilise le modèle du virus de la Fco pour évaluer les conditions dans lesquelles le Sbv pourrait se propager dans des populations sensibles. Qu’en sera-t-il l’été prochain ?

Trafic bloqué, exportations annulées De Paris à Lille en passant par Reims, les brises-glace auront été de sortie pour assurer la circulation fluviale sur les canaux du nord de la France. « Il y a rarement autant de glace et aussi longtemps », explique Christian Morel, capitaine du brise-glace "Le Tout Temps". Malgré cette assistance, certaines voies d'eau sont restées impraticables et à Champagne Céréales, les camions ont pris le relais pour garantir le transport des céréales et limiter les retards de livraisons. Plus à l’ouest en revanche, les barrières de dégel ont fortement perturbé la collecte laitière ou l’acheminement des aliments dans les exploitations agricoles. Enfin, à cause du virus de Schmallenberg, la Russie impose depuis le 1er février des restrictions temporaires sur l'importation d'animaux et de matériel génétique en provenance d'Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique et de France.

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Pierre Criado

"Le tout Temps", en action, pour briser la glace du canal du Nord sur

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Terre-net Magazine I Mars 2012

www.terre-net.fr/mag/14briseglace


Votre horizon La température du monde agricole TERRE’MOMETRE

Présidentielle 2012 Hollande ne passerait pas le premier tour !

S

i les agriculteurs étaient les seuls à voter à l’élection présidentielle, François Hollande ne passerait pas le premier tour avec seulement 11 % d’intentions de vote selon le Baromètre agricole Terre-net Bva*. En revanche, le candidat socialiste est leader des sondages auprès de l’ensemble des Français. Ceci dit, si le duel PS/Ump devait avoir lieu au second tour, 32 % des exploitants agricoles voteraient pour François Hollande contre 68 % pour Nicolas Sarkozy.

Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain et si vous aviez le choix entre les candidats suivants, pour lequel y aurait-il le plus de chance que vous votiez ?

Rappel octobre 2011

Nathalie Arthaud (LO)

0%

0%

Philippe Poutou (Npa)

0%

0%

Jean-Luc Mélenchon (Fdg) 4 % Eva Joly (Eelv) Jean-Pierre Chevènement (Mrc)

6%

2%

3% 1%

0%

François Hollande (PS) 11 %

A noter également : la chute des intentions de vote des agriculteurs pour Marine Le Pen. La candidate du Front national passe de 30 % en mars 2011, à 27 % en octobre 2011 et à 21 % en février 2012. A l’inverse, François Bayrou grimpe de 5 % en mars 2011 à 12 % en octobre 2011 et à 19 % en février 2012, soit une progression de 14 points.

Corinne Lepage (Cap 21)

1%

François Bayrou (Modem)

19 %

Hervé Morin (NC)

12 % 10 %

1%

-

Nicolas Sarkozy (Ump) 35 %

Nicolas Sarkozy reste très stable sur un an : entre 33 et 35 % des intentions de vote. Un socle solide, mais nettement inférieur aux 51 % que lui avaient accordés les exploitants agricoles dès le premier tour de la présidentielle de 2007.

33 %

Dominique de Villepin (RS)

2%

3%

Nicolas Dupont-Aignan (Dlr)

2%

3%

Frédéric Nihous (Cpnt)

1%

1%

Christine Boutin (Pcd)

1%

1%

Marine Le Pen (FN) 21 %

27 % Baromètre agricole Terre-net Bva*

Question d’actualité Les absents n’ont pas toujours tort !

83 %

Selon vous, un candidat à l'élection présidentielle doit-il venir au Salon de l'agriculture de Paris porte de Versailles ?

L

Oui Non Ne se prononce pas

9%

e Salon international de l’agriculture (Sia) de la porte de Versailles est sans conteste un rendez-vous incontournable pour les candidats à l’élection présidentielle. Comme le confirment les résultats du Baromètre agricole Terre-net Bva* : 83 % des agriculteurs considèrent qu’un présidentiable doit "absolument" venir au Sia. Un candidat absent des allées du salon aurait-il tout de même ses chances ? 69 % des exploitants agricoles ne devraient pas lui en tenir rigueur. A contrario, 26 % ne voteraient pas pour lui.

8% Baromètre agricole Terre-net Bva*

* Sondage réalisé du 24 au 30 janvier 2012, par Internet, auprès d’un échantillon national de 843 agriculteurs professionnels connectés, âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : région et orientation principale de l’exploitation (grandes cultures / polyculture-élevage / autres : viticulture-arboriculture-maraîchage) - Source : Scees.

8

Terre-net Magazine I Mars 2012

Le Baromètre agricole Terre-net Bva sur www.terre-net.fr/barometre


Extraits des questions aux candidats posées sur les forums de Terre-net.fr et d’Elevage-net.fr/ Web-agri.fr.

Rétablir la compétitivité de l’agriculture française

Viticool : « Ce qu'il faut et en urgence, c'est rétablis la compétitivité de l'agriculture française. La France dispose de compétences, de savoir-faire, de terres et elle se fait damer le pion par ses voisins. Le prochain président aura une lourde responsabilité, car il en va de l'avenir de l'agriculture de notre pays. Donc ma question sera : quel projet avez-vous pour réduire les distorsions de concurrence ??? »

Confédération Nationale du Crédit Mutuel - 88/90 rue Cardinet 75017 Paris - 02/12

OPINIONS

Paroles de lecteurs spécial présidentielle 2012

Source : forum des Terrenautes.

Rien n’est joué pour la présidentielle

St-Thomas2012 : « Attention aux sondages, rien n'est joué pour cette présidentielle. Qui a oublié le plantage des sondages en 2002 quand Le Pen est passé au 2ème tour ? Et en 95 avec Balladur, leader des sondages, qui finalement a perdu ! Alors méfionsnous des sondages. Qui dit que nous n'aurons pas Le Pen ou Bayrou au 2ème tour cette fois-ci ? Source : commentaire de lecteur sur le dossier spécial présidentielle 2012 de Terre-net.fr.

LE CRÉDIT MUTUEL, BANQUE DE L’ANNÉE EN FRANCE. Pour la deuxième année consécutive, le magazine international The Banker a élu le Crédit Mutuel « Banque de l’année en France ». Profondément ancré dans ses régions, le Crédit Mutuel est une banque coopérative.

Les sondages sont-ils fiables ? Découvrez ce qu'en pense Gaël Sliman, directeur de Bva Opinion, en présentant cette page devant votre webcam.

Elle appartient à ses sociétaires-clients : ceux-ci peuvent participer au fonctionnement de leur Caisse locale en votant aux Assemblées générales. C’est donc à ses clients que le Crédit Mutuel rend des comptes.

Rendez-vous sur :

www.terre-net.fr/realite-augmentee

Le Crédit Mutuel a fait le choix d’un développement équilibré qui privilégie les métiers bien maîtrisés et ce, au bénéfice de plus de 11 millions de clients qui lui font confiance.

Un crédit d’impôt "travail du dimanche" ? Sylvain57 : « Etes-vous favorable à un crédit d'impôt "travail du dimanche" ? Concrètement, cela consisterait à essayer de stopper l'hémorragie chez les producteurs de lait en reconnaissant l'astreinte de la traite du dimanche. D'un point de vue technique, l'Etat accorderait un crédit d'impôt de 52 X 8 heures, c'est-à-dire 416 h à 9 €/h qui donnent 3.744 €. Cette somme serait divisée par le nombre de foyers fiscaux pour les Gaec ou les autres formes sociétaires.

UNE BANQUE QUI APPARTIENT À SES CLIENTS, ÇA CHANGE TOUT.

Les salariés agricoles ou les vétérinaires par exemple nous coûtent cher, alors que notre lait n'est pas payé plus. Moralement, ce crédit d'impôt serait moins choquant que la prime "charbon" des cheminots. Celui-ci serait à déduire de la base d'imposition et non du montant de l'impôt. De ce fait, vu le faible niveau d'imposition des éleveurs laitiers, le manque à gagner pour l'Etat serait minime. C'est une mesure peu coûteuse et symbolique. » Source : forum général sur l'élevage d'Elevage-net.fr/Web-agri.fr.

Toutes les discussions sur www.terre-net.fr/forums et www.elevage-net.fr/forums

Mars 2012

9


SYNDIC’ARENE

Le pluralisme des idées

Elections 2012 Qu’en attendez-vous ?

Alors que des adhérents de la Fnsea, de JA et de la Coordination rurale, interrogés le mois dernier, réclament des mesures pour favoriser de la compétivité de l'agriculture française, d'autres agriculteurs attendent des hommes politiques davantage de reconnaissance sur tous les plans. Christophe Petit, céréalier non syndiqué, souhaite travailler plus sereinement sans être montré du doigt. Pour Bernard Illy, du Modef, cette reconnaissance passe par une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein des filières. Dominique Bouillet, adhérent de la Confédération paysanne, privilégie quant à lui la reconnaissance de toutes les tendances syndicales dans les organisations agricoles.

Non syndiqué

Modef

Eleveur d’ovins viande (600 brebis), Hautes-Alpes. 100 ha labourables, dont 40 ha de céréales et 60 ha de prairies, et 100 ha de pâtures.

© DR

Bernard Illy

«L

e vrai problème des agriculteurs, c’est celui des prix à la production. Quand pourra-t-on enfin vendre nos produits à des prix décents ? Aujourd’hui, les aides constituent 60 % de notre chiffre d’affaires. Et dans mon secteur de moyenne montagne, où le potentiel de rendement est limité, les producteurs n’arrivent à prélever que 500 à 600 euros par mois ! Pourtant, la solution existe déjà. Les politiques doivent généraliser la mise en application du coefficient multiplicateur. Ce dispositif, mis en place uniquement pour certains produits en période de crise, n’a jamais été utilisé. Pourtant, il permettrait de moraliser les marges des distributeurs et de mieux répartir la valeur ajoutée.

« Mieux répartir la valeur ajoutée »

En attendant la mise en œuvre de la future Pac, nous n’avons aucune visibilité pour les années qui viennent. Et il est d’autant plus hasardeux d’investir dans ces conditions que nos charges, elles, se sont nettement accrues. Ces hausses concernent non seulement nos achats, mais aussi nos impôts. Dans notre secteur, où la majorité des éleveurs sont propriétaires de leurs terres, les impôts fonciers ont augmenté d’environ 15 % cette année. Cela m’amène à évoquer la politique territoriale catastrophique des zones à handicaps naturels. La réduction des effectifs administratifs dans les services décentralisés de l’Etat nous pénalise au quotidien. A titre d’exemple, nous n’avons plus aucun interlocuteur à l’Office national des forêts. Aujourd’hui, les Hautes-Alpes ne comptent plus que 1.000 exploitations. Si les pouvoirs publics n’incitent pas davantage les jeunes à s’installer dans les régions montagneuses, le maintien de certaines filières deviendra très difficile. »

10

Terre-net Magazine I Mars 2012

Céréalier, Yonne. 295 ha de blé, orge et colza. Une société en nom collectif de travaux agricoles, forestiers et publics ; un groupement d’employeurs qui gère quatre salariés.

© DR

Christophe Petit

«J

e demande surtout plus de pragmatisme dans l’application des lois. Dans certains domaines, nous vivons des aberrations. Les politiques ont décrété qu’il fallait diminuer drastiquement l’usage des produits phytosanitaires sans tenir compte des conséquences sur le terrain. Dans mon secteur, nous n’avons pas de problème de nitrates. Pourtant, « Du pragmatisme dans la réglementation sur les bassins d’alimentation de l’application des lois » captage nous interdit, en pratique, de cultiver du colza sur une zone d’environ 150 ha. C’est complétement absurde ! Il faudrait adapter les règles à chaque petite région ou bassin versant. Le prochain gouvernement doit proposer des mesures pour réduire les effets de la dérégulation des marchés. Il devrait aussi suivre davantage les évolutions des cours, notamment des intrants, et surtout agir lorsque la logique de l’offre et de la demande n’est pas respectée. De manière plus générale, je souhaite de la part des candidats aux élections présidentielle et législatives un peu plus de considération à l’égard du secteur agricole. Très souvent, ils parlent d’agriculture pour dénoncer ceux qui ne font pas d’efforts et pour nous imposer finalement de nouvelles règles. Cette image négative entretient l’incompréhension de la population vis-à-vis des contraintes de notre métier. Certaines personnes n’apprécient pas que nous circulions en tracteur sur la route le dimanche et nous pointent systématiquement du doigt lorsque nous traitons une parcelle. Cela détériore le climat dans nos campagnes. »


Pour semer mes blés en automne derrière le maïs, rien de tel que le SPEEDLINER Trois avis par mois

Tous les syndicats sont sollicités, à tour de rôle, afin de garantir le pluralisme. Tchats et interviews avec les candidats à la présidentielle, sondages, programmes : soyez acteurs de la campagne sur

Luc BATIER, agriculteur à Quiers (77) sur 380 ha, travaille

depuis 1997 en TCS. Les problèmes d’enfouissement des pailles de maïs l’ont fait opter pour un semoir à disques SPEEDLINER 6000.

Avec le SPEEDLINER, j’assure une bonne levée.

Confédération paysanne Dominique Bouillet © DR

Eleveur laitier, Jura. Production de lait à comté biologique, 50 vaches laitières, 312.000 l de quota 110 ha, dont 10 ha de céréales autoconsommées.

«J

’espère à la fois beaucoup et pas grand-chose du futur président de la République. J’attends de véritables changements en matière de politique générale, mais je reste sceptique quant aux effets de ces éventuelles évolutions sur mon activité. Le chantier prioritaire à mener est celui de la rénovation de la représentativité syndicale en agriculture. Notre profession serait mieux défendue s’il y avait un peu plus de démocratie. Il faut d’abord revoir les règles de représentativité au sein des Chambres d’agriculture, en rétablissant la propor« Revoir d’urgence les règles tionnalité totale du de sièges de représentativité syndicale » nombre et en assurant, par décret, un financement plus juste des syndicats. Les producteurs cotisants solidaires devraient être reconnus par la Msa et avoir le droit de vote. Aujourd’hui, ils sont environ 75.000 à ne pas y être autorisés. Concernant la Pac, la France doit changer sa position. Le système actuel, ainsi que la proposition de la Commission européenne, restent axés sur des aides à l’hectare qui favorisent l’agrandissement des exploitations. Il faut au contraire encourager l’emploi en redistribuant les soutiens en fonction de la main-d’œuvre et non pas des surfaces. Les aides à l’hectare doivent seulement constituer un complément. En production laitière, je n’ai pas d’attentes particulières. Je bénéficie de la réussite de la filière "comté", où les producteurs maîtrisent eux-mêmes la production. Avec la contractualisation imposée aux éleveur laitiers, il faut que les OP (Organisations de producteurs) se mettent en place par région. Une organisation par entreprise est ridicule, car elle ne donnera pas plus de pouvoir aux producteurs. » Propos recueillis par Arnaud Carpon

Mars 2012

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“La facilité du réglage avec le principe d’un 3e point, la pression au sol de 70 kg réglable comme on veut et la roulette derrière, permettent un semis régulier à la bonne profondeur sur chaumes de maïs. Ceci assure une bonne levée. J’apprécie également la stabilité des éléments semeurs montés sur parallélogramme avec des réglages indépendants pour chaque sillon.”

Un haut débit de chantier qui permet d’intervenir au bon moment. “Comme la grande capacité de la trémie donne de l’autonomie au semoir, on gagne en rapidité et donc en débit de chantier pour les semis de blés en automne, derrière le maïs. Ce qui permet d’intervenir au bon moment, dans les conditions les plus sèches possibles.”

www.kuhn-seedliner.com

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élevages l cultures l paysages

be strong, be KUHN* *soyez fort, soyez KUHN

1437-PROD-CI-SL6000-TN0312 FR

www.terre-net.fr/dossier_special/presidentielle-2012


IMPACT

Votre horizon

Tribune de Christian Pèes, Momagri

(1)

« La véritable réforme de la Pac reste à faire »

Selon Christian Pèes, président du groupe coopératif Euralis et vice-président de Momagri, « la proposition actuelle de la Commission européenne pour la Pac de l’après 2013 repose sur un schéma daté et devra donc être revue, sinon l’UE pourrait perdre son indépendance alimentaire ». Avec, pour certains d’entre eux, des dépenses budgétaires en faveur de l’agriculture nettement supérieures (2).

© Momagri

Paradoxalement, c’est peutêtre de la profonde crise budgétaire que traverse l’UE que naîtra une Pac véritablement nouvelle, axée sur le problème central de la volatilité et du niveau des prix.

La véritable réforme de la Pac reste à faire ! Le think tank Momagri suggère de financer une Politique agricole commune stabilisatrice, qui dispose d’outils de gestion des marchés, par un redéploiement des Dpu.

Cette crise va en effet boule- Instruments de régulation verser nécessairement, de maLe système de régulation, évoqué par notre nière unique dans l’histoire, la donne économique et budgé- think tank, a pour objectif fondamental de ne taire. La question du finance- plus subir les déséquilibres de marché, mais de les prévenir et de les traiter, sans que cela ment des politiques publiques s’accompagne d’une augmentation du budet, en particulier de la Pac, get agricole. sera donc majeure demain encore plus A cette fin, notre « Traiter au lieu de qu’hier ! organisation présubir les déséquilibres conise une Pac reC’est la raison pour de marché. » nouvelée, toujours laquelle la quesSelon Christian Pèes, « la priorité dans un environnement articulée autour tion de l’efficience instable n’est plus au découplage, mais à la stabilisation de deux piliers. Le premier reposerait sur un des aides, dans un budget des prix et des revenus agricoles ». mécanisme de stabilisation des prix, s’appar définition limité, devra être puyant sur un prix d’équilibre défini par grande posée en 2012, sans tabou et catégorie de produits, et sur des instruments de sans idéologie. Le Parlement lors que le G20 du 4 novembre européen ne pourrait-il pas lancer une ana- régulation activés en fonction de deux niveaux 2011 a confirmé les positions ambide seuils de déclenchement, à la hausse et à la lyse d’impacts de l’efficacité des Dpu (Droits tieuses du G20 agricole de Paris (23 juin 2011), à paiement unique), qui représentent près de baisse. Le second pilier serait maintenu. le projet de réforme de la Pac, présenté le 60 % du budget du 1er pilier ? 12 octobre dernier par la Commission euroMomagri rendra public prochainement ses péenne, apparaît comme un texte d’attente. travaux prônant une Pac alternative, dont Celui-ci répond davantage à une volonté de Faussé par les Dpu les mots clés seront : redéploiement du budstatu quo budgétaire plutôt qu’à un projet get consacré aux Dpu, variabilité du budget visant à relever les défis économiques et stra- En effet, lorsque les cours agricoles sont européen et fonds de réserve, prix d’équilibre ème hauts, la légitimité des Dpu est contestable. tégiques du XXI siècle. et outils de gestion des marchés, via notamEt lorsqu’ils sont bas, pour des raisons d’ailleurs ment un stockage public et privé régulé. Pourtant, les orientations affichées en no- extérieures aux équilibres entre l’offre et la demande, les Dpu ne suffisent pas à assurer aux vembre 2010, lors de la communication de Notre think tank finalise les simulations budgéla Commission sur la Pac à l’horizon 2020, lais- agriculteurs une rémunération décente. taires de ses propositions qui révèlent que le saient espérer une réforme à la hauteur de budget de la Pac serait, sur une période pluPire les Dpu, comme de nombreuses aides ces enjeux. Alors que la nécessité d’instaurer riannuelle, inférieur à l’enveloppe actuelle. Une des outils de gestion des risques était recon- directes dans d’autres secteurs économiques, partie des économies dégagées pourrait venir sont absorbés par le marché. Ils ne profitent nue, la proposition actuelle n’intègre que très abonder un fonds de réserve, utilisable en cas ni aux exploitants agricoles, ni aux consom- de crise grave. Une autre Pac est possible ! » partiellement des mécanismes de régulation mateurs. Aussi paradoxal que cela puisse des marchés agricoles et de lutte contre la paraître, même si leur existence rassure les (1) Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture volatilité des cours. (2) Etude Sgpa (Soutiens globaux à la production agricole) agriculteurs, ils influent sur la définition du prix, par exemple sur celui des intrants ou des Christian Pèes, vice-président de Momagri Il existe désormais un consensus quant à l’im- semences qui intègre le niveau des Dpu touRubrique réalisée par Frédéric Hénin pact négatif de la libéralisation non régulée chés par le producteur. Le prix des matières du commerce international sur la volatilité premières agricoles est lui-même faussé par des prix agricoles et vis-à-vis de la nécessité les Dpu. Un comble pour ceux qui souhaitent de politiques de stabilisation. que l’agriculteur réponde mieux aux signaux Philippe Collin, président de la Confédération Et pourtant, l’Union européenne semble être du marché. paysanne, réagit à cet article sur le dernier bastion, indifférent aux risques de C’est pourquoi, Momagri plaide pour que les www.terre-net.fr/mag/14collin dépendance alimentaire qu’elle fait encourir à Dpu soient redéployés vers de véritables outils sa population. Tous ses partenaires commer- de régulation. La priorité dans un environneciaux (Etats-Unis, Brésil, Russie, Ukraine ….) ont Retrouvez toutes les tribunes politiques sur ment instable n’est plus au découplage, mais à placé l’agriculture au cœur de leurs priorités. la stabilisation des prix et des revenus agricoles. www.terre-net.fr/mag/14tribunes

«A

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La proposition actuelle de la Commission européenne pour la Pac de l’après 2013 repose sur un schéma daté et devra donc être revue, sinon l'UE pourrait perdre son indépendance alimentaire.

Terre-net Magazine I Mars 2012


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Passe et impasse

Installation en lait : toujours un challenge à relever

© DR

Quel paradoxe ! Alors que son agriculture est la plus libérale au monde, le Canada fait partie des grands pays producteurs de lait qui aident le plus les éleveurs à s’installer ! Une sécurité indispensable pour assurer la relève, selon Michael et Manuel Blanchette, producteurs laitiers canadiens ; mais qui n’existe pas dans l’Union européenne, témoigne Jean-Michel Favennec, éleveur breton. Avec la fin des quotas, la France et l’UE peinent à trouver un nouveau système de développement de la production laitière, doté d’instruments de régulation efficaces.

Michael et Manuel (respectivement à gauche et à droite de la photo) souhaitent agrandir la stabulation, car leur troupeau augmente de 10 à 12 vaches par an.

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Au Canada Michael et Manuel Blanchette à La Présentation (Québec)

25.000 $ CA le kilo de quota de matière grasse !

«T

a quatre ans mon frère et moi, le cheptel n’a rente ans que la fin des quotas est cessé de croître, passant de 150 à 250 vaches annoncée au Québec et que nous entendons qu’il faut cesser de dépenser des en lactation. Et ce n’est pas fini ! Dans un futur proche, nous souhaitons millions pour en acheter. Pourtant, ceux qui ont arrêté de le faire ont agrandir la stabulation, car l’effectif de notre abandonné l’élevage laitier ! Pour rester pro- troupeau augmente de 10 à 12 vaches par an. Chaque année, nous achetons auprès ducteur, il n’y a pas d'autre choix que de croire en l’avenir de la filière et d’investir pour de la Fédération des producteurs de lait du Québec, qui gère les droits à produire, un développer sa production. Produire du lait au Canada quota quotidien supplémentaire exige d’importants capi« Investir pour d’environ 10 kg de matière grasse. taux, car le prix payé aux développer sa Equivalents à 93.000 l/an de lait éleveurs – 75 à 80 $ CA/hl (soit standard (39 g de matière grasse/l), 0,55 à 0,6 €/l) (1) – renchérit production. » 10 kg de quota de matière grasse par contrecoup les montants des investissements et (MG) reviennent à 250.000 $ CA, des reprises. Toutes proportions gardées, le soit au final à 2 €/l, amortissables en quatre prix du lait n’est donc pas aussi élevé qu’on ans. La forte demande de quota tire les prix pourrait le penser, même s’il nous permet de à la hausse. A ce jour au Québec, le prix vivre correctement et de continuer à investir. d’un kilogramme de quota est plafonné à Depuis que nous nous sommes installés il y 25.000 $ CA.

14

Terre-net Magazine I Mars 2012

Aujourd’hui, notre élevage dispose d’un droit à produire de 252 kg de MG par jour (voir l’article "Les quotas canadiens : comment ça marche ?" sur Web-agri.fr, en suivant le lien page 15), ce qui correspond à une production de 2,34 millions de litres par an (lait à 39 g de MG). Avec la rallonge de quota de 9,5 %, accordée par la Fédération laitière à tous les producteurs pour répondre aux besoins des industriels, notre droit à produire a été porté à 276 kg/ jour, soit 2,6 millions de litres par an.

2,34 millions de litres par an Mon frère et moi dirigeons l’exploitation avec notre père et Michel Bousquet, l’associé de la famille. Lors de notre installation, le capital de

© DR

Produire du lait au Canada exige d’importants capitaux, car le prix payé aux éleveurs renchérit par contrecoup les montants des investissements.


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En France Jean-Michel Favennec, éleveur laitier au Cloître-Pleyben (Finistère)

« S'installer, le saut dans l'inconnu »

«U

n jeune agriculteur français qui s'installe n’est sûr que d’une seule chose : le coût de son projet. Ensuite, c'est le saut dans l'inconnu, sans aucune visibilité sur le prix du lait au-delà de trois mois et avec des variations de prix pouvant aller pratiquement du simple au double, comme en 2008-2009. En 2012, un jeune producteur de lait français ne sait pas quel volume il livrera en quota A, B, voire C d'ici deux, trois ou cinq ans et surtout à quel prix. Et pour après 2015, le modèle danois, caractérisé par un fort endettement (20.000 € par vache), donne une idée de l’avenir que Bruxelles réserve aux producteurs laitiers européens. Nous n’avons pas fini de regretter les quotas. Ce qui m’a marqué lors de mon voyage au Canada, c’est la sérénité des éleveurs et leur confiance en l'avenir. J’ai rencontré, dans chaque ferme visitée, des jeunes récemment installés ou qui projettent de le faire, avec plusieurs projets d’investissement dans les cartons (bâtiments et matériels

neufs). La filière laitière canadienne est en pleine restructuration, avec de nombreux départs en retraite et un accroissement de la taille des exploitations.

Au Canada, les éleveurs tiennent les rênes Devenir éleveur laitier au Canada nécessite d'importants capitaux, sans doute davantage qu'en France ; © DR mais la politique laitière « Ce qui m’a marqué lors de mon voyage au Canada, c’est la sérénité des en vigueur garantit, aux éleveurs et leur confiance en l'avenir », insiste Jean-Michel Favennec. nouveaux installés, des prix stables leur permettant de l’article « Les quotas canadiens : comment ça planifier sereinement leurs investissements. marche ? » sur Web-agri.fr, en suivant le lien ciS’il paraît excessif de dépenser 25.000 $ CA pour acheter un quota d’un kilogramme de matière grasse et produire 9.300 l de lait, cet achat est rentable car le prix du lait est élevé. Les producteurs sont sous le régime des quotas depuis bientôt 40 ans. Et ils le resteront encore longtemps ! Car ce sont les éleveurs qui détiennent les rênes de la filière en maîtrisant les volumes et en fixant un prix élevé, calculé en fonction des coûts de production (lire

4,7 millions d’euros hors quota, foncier et plusvalues). Mais, souscrire un prêt n’est pas difficile et notre système de quota nous assure un prix du lait suffisamment élevé pour honorer nos prochaines échéances. Les industriels auront toujours besoin de notre lait (tant que le droit de douane à l’importation sera de 250 % pour certains produits de grande consommation).

Prix du lait élevé

© DR

Les frères Blanchette préfèrent épargner leurs bénéfices et garder une trésorerie saine pour faire face aux défis futurs.

l’entreprise a été gelé. Autrement dit, nous n'avons pas eu besoin de racheter les parts sociales de nos parents et de notre associé. Mais dans quelques années, lorsque notre père et Michel quitteront l’entreprise, ils voudront les récupérer. Nous pourrons alors les leur payer sur 10 ans ou, s’ils le souhaitent, dans leur totalité à échéance. Réévaluées, ces parts sociales seront alors assimilées à une dette d’associés envers notre père et Michel, avec des plus-values calculées qui ne seront pas imposables. Toutefois, nous ne sommes pas inquiets. Certes, nous aurons à financer une partie ou l’ensemble du capital à reprendre (soit

Le système des quotas fonctionne bien au Canada. Nous nous demandons pourquoi il va bientôt être supprimé en Europe. Ceci dit, il repose sur des capitaux substantiels et les montants de nos échéances de prêts sont très élevés. Sur 1 $ CA de chiffre d’affaires, 45 cents environ servent à payer les charges et 55 cents permettent de rémunérer les associés, de rembourser les prêts (hors frais financiers car ces derniers sont déjà compris dans les charges) ou sont auto-investis. Notre revenu équivaut au total à 6 % du chiffre d’affaires, soit environ 4,5 cents/l de lait produit (6 % de 75 $ CA/hl). Ainsi, il n’excède pas 30.000 $ CA (22.000 €) par associé hors impôts et prélèvements sociaux. Cela relève d’un choix stratégique. Nous préférons épargner nos bénéfices et garder une trésorerie saine pour pouvoir continuer à investir et faire face aux défis futurs. » Samuel Bouhin avec Frédéric Hénin

dessous). Ils bénéficient de l’appui des responsables politiques, qui ont compris que la filière laitière canadienne n’a pas les moyens d’être compétitive sur le marché mondial. D’où leur soutien pour protéger le marché intérieur de la concurrence mondiale. » Propos recueillis par Frédéric Hénin

L’exploitation en chiffres - Création de l’entreprise en 1979 avec 19 vaches - Main-d’œuvre : 4 associés + des étudiants pour la traite - Capital de l’entreprise en 2011 : environ 4,7 M€ (hors prix du quota et hors foncier) - Effectif du troupeau : 250 vaches laitières prim’holsteins - Production : environ 2,65 Ml de lait en 2011 - Prix du lait : entre 700 et 800 $/1.000 l (entre 490 et 560 €/1.000 l) - Equipements : salle de traite par l’arrière 2x12, logettes matelas

Petit "dico" franco-québécois -

Salle de traite = salon de traite Cage de parage = rac à sabot Seau = chaudière Granulé = moulée Caillebottis = lattes Génisses = taures

Pour aller plus loin, lire : "Le programme d’installation au Canada" sur www.terre-net.fr/mag/14installation

(1) 1 $ CA équivaut à 0,76 €

"Les quotas laitiers canadiens, comment ça marche ?" sur www.terre-net.fr/mag/14quotas

Terre-net Média : Terre-net.fr - Elevage-net.fr - Terre-net-Occasions.fr - Terre-net-WebTV.fr I Mars 2012

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INFLEXION

La valeur ajoutée est à vous

Energie à la ferme Objectif rentabilité

Bois, photovoltaïque, éolien, méthanisation : autant de modes de production d’énergie envisageables à l’échelle de l’exploitation, qui diffèrent par les objectifs recherchés, le niveau de financement à engager, les modifications de système impliquées et le temps de retour sur investissement. Jean-Yves Carré, conseiller "énergie" à la Chambre d’agriculture du Finistère, débroussaille le terrain.

La méthanisation connaît un regain d'intérêt grâce aux retours d'expérience sur les premières installations.

© Terre-net Média

L

’approche énergétique d’une exploitation agricole doit s’effectuer selon un certain ordre de priorité. Elle commence par un diagnostic énergétique qui peut être réalisé, par exemple, grâce à l’outil Dia’terre. De ce diagnostic découle un plan de mise en œuvre de toutes les mesures possibles d’économies d’énergie. Alors seulement, le recours à la production d’énergies renouvelables peut s’envisager. Le bois constitue la première source d’énergie disponible de l’exploitation. Il peut se substituer au fioul ou à l’électricité pour le chauffage domestique ou celui des bâtiments d’élevage. La puissance d’une chaudière à plaquettes de bois, pour chauffer la

maison, oscillera entre 25 et 30 kW selon le volume habitable, le niveau d’isolation et la chaleur souhaitée. Le financement se chiffre entre 15.000 et 25.000 € pour un retour sur investissement de six à huit ans. Par exemple, un bâtiment d’élevage hors sol, pouvant accueillir 1.500 porcs en postsevrage, aura besoin d’un équipement de 80 kW. Il faudra compter 50.000 € d’investissement, auxquels s’ajouteront 20.000 € pour la transformation du système de chauffage électrique en un circuit fonctionnant à l’eau chaude. Le retour sur investissement varie entre sept et neuf ans. L’évaluation de la ressource en bois s’avèrera utile aux calculs, sachant que les besoins pour la maison se chiffrent à 6-7 t par an contre 40 t pour un bâtiment d’élevage.

© DR

Pas de modification du système

Jean-Yves Carré, conseiller "énergie" à la Chambre d'agriculture du Finistère, insiste sur les étapes préalables indispensables à tout projet de production d'énergies renouvelables.

16

Terre-net Magazine I Mars 2012

Quant au photovoltaïque, le prix du panneau diminue progressivement, mais le tarif de rachat de l’électricité aussi. L’année 2011 a vu trois baisses successives de 9,5 %. En neuf mois, le tarif du kilowatt a chuté de 30 à 22,5 centimes. Deux créneaux de puissance concernent l’agriculture : les installations inférieures à 36 kWc (watt-crête : unité de puissance d’un capteur photovoltaïque, Ndlr) et celles comprises entre 36 et 100 kWc. La mise

en place de panneaux à 2 € l’unité, pour un équipement de 36 kWc, revient à 72.000 €. Par ailleurs, le coût du raccordement au réseau a également grimpé du fait de la réduction des aides de l’État.

Autonomie énergétique Enfin, les agriculteurs équipés subissent actuellement des retards de paiement qui peuvent créer des problèmes de trésorerie. L’engouement s’est essoufflé mais la démarche reste intéressante. Le photovoltaïque représente une source de diversification, qui n’entraîne ni charge de main-d’œuvre additionnelle ni modification du système. Le calcul, qu’il faut presque refaire chaque trimestre, doit viser un équilibre entre le prix du panneau et le tarif de revente de l’électricité. Dix à douze ans sont aujourd’hui nécessaires pour rentabiliser ce type d’aménagement, d’une durée de vie de vingt ans. Le petit éolien – taille de mât inférieure à 50 m et puissance de moins de 30 kW – répond, lui, à une recherche d’autonomie énergétique. L’installation doit donc s’adapter au profil de l’exploitation. Ainsi, un élevage laitier connaît deux pics de consommation d’électricité au cours de la journée, le matin et le soir, moins compatibles généralement avec la production d’une éolienne. Un producteur de porcs aura, en revanche, des besoins constants


La voie classique, la cogénération (production d’électricité et de chaleur), reste très avantageuse d’un point de vue énergétique. La chaleur pourra être utilisée pour couvrir les besoins des élevages hors sol en énergie thermique. Les autres systèmes pourront être amenés à créer une nouvelle activité, des cultures sous serre par exemple. Par ailleurs, l’utilisation du digestat entre également dans l’équation. Le calcul doit finalement permettre de fixer les degrés d’autoconsommation et de revente, sachant qu’un retour sur investissement de l’ordre de six à huit ans présente un intérêt. Et qu’Edf établit le tarif de rachat de l’électricité en fonction de la puissance du méthaniseur, du procédé de valorisation de la chaleur et de la part de déjection animale consommée.

plus faciles à couvrir. C’est alors la consommation permanente d’électricité minimale qui déterminera la puissance de l’éolienne.

Une équation plus complexe La méthanisation, enfin, connaît un regain d’intérêt depuis l’année dernière grâce aux retours d’expérience sur les premières unités. C’est le mode de production d’énergie le plus complexe car il porte sur le système global d’exploitation et exige, en plus du coût financier, d’y consacrer du temps. Avant de se lancer, plusieurs questions doivent se poser. Entre autres, sur la matière première disponible pour alimenter le digesteur et sur son pouvoir méthanogène. Des réponses dépendra le dimensionnement de l’équipement.

© Terre-net Média

Il ne faut pas chercher à couvrir l’intégralité de sa consommation. Selon les constructeurs, un équipement de 10 kW coûte aux alentours de 50.000 €. La rentabilité dépend de la quantité d’électricité utilisée par rapport à celle générée, du montant de l’investissement et de la production réelle de l’éolienne. Pour ce dernier point, une étude de vent s’impose. L’installation de mâts pendant plusieurs semaines déterminera, en situation réelle, l’intensité de vent disponible. En fait, il s’agit d’optimiser l’équipement en valorisant au mieux sa puissance et l’électricité produite. Le petit éolien devrait se développer avec la hausse prévue du coût de l’électricité et la disparition en 2015 du tarif jaune (Ndlr : tarif réglementé de l’électricité, destiné aux entreprises possédant un compteur dont la puissance se situe entre 36 et 250 kVA). L'éolien et le photovoltaïque n'impliquent pas de modification de système. L'exploitation sert de support à la production d'énergie.

Ainsi, il existe plusieurs voies de production d’énergies renouvelables : le choix se fera en fonction des objectifs de l’exploitant et des atouts de l’exploitation. Pour optimiser son projet, il faudra analyser avec précision les éléments techniques, économiques, environnementaux et réglementaires, ainsi que la charge de travail éventuelle liée au fonctionnement de l'installation.

Mathilde Carpentier L’apport de produit extérieur peut par ailleurs, selon sa nature, induire un changement de régime réglementaire. Ensuite, il s’agit de défiErratum : Alain Blosseville cultive du lin en SeineMaritime et non en Seine-et-Marne comme nir le mode de valorisation de la chaleur et/ou écrit par erreur dans l’article page 17 de Terrede l’électricité produite, ou encore du biogaz. net Magazine n°13. Le journaliste fautif a été Ce dernier peut être injecté condamné à revoir sa géographie. dans le réseau "gaz naturel", sous réserve du respect de D’autres informations, notamment sur les contraintes d’épuration et de tarifs de rachat d'électricité sur pression. Le coût peut vite devenir rédhibitoire. www.terre-net.fr/mag/14energies


horizon Les clés pour vous positionner EN AVANTVotre MARGE

Céréales en 2012 La vague de froid ne justifie aucune spéculation

En janvier et février, l’Ukraine a perdu un tiers de sa surface de blé qu’elle réensemencera très probablement en maïs au printemps. Le potentiel de production de maïs est estimé, pour 2012, à 25 millions de tonnes. La France a connu moins de dommages. ême par grand froid, la France est un pays sur lequel les marchés peuvent compter. Selon FranceAgriMer, la quasi-totalité des surfaces en céréales d’hiver du pays auront traversé la vague de froid sans dommage. Seuls des hectares de blé dur à 1 cm d’épiaison ont été affaiblis. Et l’expérience montre que les plantes ont une capacité de récupération leur permettant de maintenir leur potentiel de production.

Se positionner A l’Est, la situation est beaucoup plus compliquée. Et la spéculation sur les marchés des céréales s’explique davantage par la crainte de manquer de blé durant la prochaine campagne, que par les difficultés de vente actuelles même si celles-ci sont réelles. Comme l’Ukraine a perdu un tiers de sa surface semée en blé, son potentiel de production de céréales pourrait être réduit à 45 Mt ; et reposer sur les 25 Mt de maïs récoltables sur les parcelles de blé, détruites par les

températures extrêmes de cet hiver et réensemencées en maïs. Au final, les marchés s’attendent à ce que l’Ukraine soit le premier producteur européen de maïs cet été. A l’automne, les experts prévoyaient déjà un recul de la production de blé de 6 Mt (elle atteindrait donc 14,5 Mt, Ndlr) suite à la sécheresse qui avait empêché la germination des graines. Et ces perspectives suscitaient des interrogations sur l’orientation que pourrait prendre la politique ukrainienne à l’exportation lors de la prochaine campagne. Face à tant d’incertitudes, les marchés sont repartis à la hausse, heureusement. Car les producteurs de blé français ont plus que jamais besoin de prix élevés ; Arvalis estimant le coût de production du blé pour 2010/2011 à 217 €/t, rémunération comprise. Ce montant pourrait, par ricochet, être celui de l’actuelle campagne, compte tenu du niveau des prix des engrais et de l’énergie. Certes, cette estimation repose sur un rendement de 7,1 t/ha mais, même une fois

l’impact de la sécheresse corrigé, le coût de production dépasse allègrement les 200 €/t. Autrement dit, ce dernier est proche des prix de vente actuellement en vigueur. Dans ces conditions, les producteurs ont tout intérêt à se positionner sur les marchés afin de sécuriser une partie de leur chiffre d’affaires pour 2012/2013. Frédéric Hénin

Blé tendre rendu Rouen 300 280

2010-2011

260 240 220 200 180

Comparaison n et n-1

2011-2012

170

26/02/2011 = 269 €/t

160

26/02/2012 = 200 €/t

2009-2010

140 120 100

Filières bovines

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

© Terre-net Média

M

Maïs FOB Bordeaux

240 230 220

2011-2012

2010-2011

France et Allemagne ne jouent pas avec les mêmes règles 210 200 190 180

Comparaison n et n-1

170

20/01/2011 = 186 €/t

20/01/2012 = 215 €/t A performances technico-économiques équivalentes, une réglementation plus souple et des choix poli2009-2010 tiques avantageux rendent les éleveurs allemands plus compétitifs que les producteurs français. 160 150 140 130

18

ain-d’œuvre salariale bon marché, droits de succession "à l’amiable", politique d’investissement forte... Les filières bovines allemandes disposent d’avantages comparatifs distorsifs vis-à-vis de la France.

M

tion, estimée en fonction du revenu dégagé, est bien inférieure à sa valeur vénale. Certes, les jeunes agriculteurs allemands ne bénéficient d'aucune aide à l'installation, mais ils sont nettement moins endettés qu’en France.

En Allemagne, concernant la Tva, les exploitants peuvent opter pour un régime fiscal spécifique. Par rapport à la Tva payée sur les achats, celui-ci leur permet de ne pas verser le surplus de taxe collectée sur les ventes de produits agricoles. Comme les transactions portent sur des montants et des taux de taxe différents, l’exploitation bénéficie alors d’une recette supplémentaire. Ce qui la rend moins vulnérable à la baisse des prix agricoles. « C'est un acquis agricole ancien et fort, qu’il est presque impossible de remettre en question, notamment pour des raisons de simplicité administrative », explique Anne Mottet de l’Institut de l’Elevage.

Dumping social

Autre exemple : la transmission des entreprises agricoles outre-Rhin. Dans le cas d’une reprise par un enfant, la valeur de l’exploita-

En matière salariale aussi, les différences sont notables. En Allemagne, il n'existe pas de salaire minimum. Dans l’industrie de la viande,

Terre-net Magazine I Mars 2012

120

le110faible coût de la main-d’œuvre, souvent 100 juil. août sept. oct. nov. la déc.compétitivité janv. fév. mars avrilde mai lajuin étrangère, favorise filière agroalimentaire à l’export. « Cette stratégie, parfois qualifiée de dumping salarial, est critiquée par les autres Etats membres dont Colza rendu Rouen la560France », qui souhaite redevenir le premier 540 exportateur de produits agricoles dans l’UE. 2010-2011 520 500 480 460

Robin Vergonjeanne

2010-2011

440 420

Comparaison n et n-1

400 380

02/09/2010 = 375 €/t

360

02/09/2011 = 443 €/t

340 320 300

2009-2010

280 260 240 220

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

© Terre-net Média

Au niveau des bâtiments d’élevage également, l’Allemagne possède un avantage distorsif sur la France, où le taux moyen de subvention ne dépasse pas 8 %. « Les deux pays ont choisi une application radicalement opposée des mêmes outils politiques européens : "saupoudrage" sur un plus grand nombre d’exploitations côté français ; concentration et agrandissement des entreprises agricoles déjà les plus importantes côté allemand, en particulier au nord du pays », fait remarquer Anne Mottet.

Comme le Smic n'existe pas en Allemagne, les abattoirs emploient des ouvriers à bas coût, gagnant ainsi environ 9 cts d’euro/kg de carcasse.


ENGRAIS Attention aux demande de dernière minute ! Le retard pris sur les livraisons d’engrais aux agriculteurs laisse prévoir des difficultés logistiques pour les commandes de dernière minute et un possible "sursaut" des prix au printemps.

«I

intermédiaires, les colzas en particulier. D'où, d’après la méthode du bilan Comifer, une diminution des besoins d’azote à confirmer par l’état de la végétation en sortie d’hiver ». Reste à attendre le début du printemps pour voir si ces prévisions se vérifient.

l manquerait encore, aux agriculteurs, entre 30 et 40 % de leurs besoins réels en azote sur la fin de la campagne. Et ça va être très difficile de livrer ces quantités sur des laps de temps très courts », expliquait Gilles Poidevin, délégué général de l’Union des industries de la fertilisation (Unifa) en février dernier. Selon lui, ces tensions logistiques ne devraient pas induire d’augmentation des prix. Néanmoins, Hélène Morin de la société Agritel pense « qu’un éventuel sursaut des cours, de l’ordre de 5 à 10 €/t, est envisageable localement dans les prochaines semaines ».

Pierre Criado

A fin décembre 2011, l’Unifa annonçait un retard dans les livraisons d’engrais azotés d'environ -15 %, qui diminue toutefois (- 19 % en novembre 2011). Pour Gilles Poidevin, il y a deux raisons principales à ce ralentissement. D'une part, il estime que les agriculteurs ont effectué des impasses sur la fertilisation en raison de la sécheresse et, d'autre part, que le prix élevé des engrais sur le début de la campagne a freiné les investissements. Les industriels craignent une baisse des besoins d’azote sur 2012. Leur syndicat considère que certaines impasses pourraient « résulter de la minéralisation des sols très active à l’automne, qui a entraîné une absorption importante de cet élément nutritif par les couverts

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Moins besoin d’azote ?!

Dans certaines régions, le bon développement des colzas à l’automne pourrait permettre, aux agriculteurs, de faire l’impasse sur 40 unités d’azote.

Pôle engrais : cotations, analyses et tendances NPK à 7 jours sur www.terre-net.fr/cours_marches_agricoles

Achats groupés agricoles

Tous les jeudis, de nouvelles offres, disponibles pendant 14 jours.


PERFORMANCE PRODUCTION

Vos challenges techniques

Groupement d'achat Les agriculteurs aux commandes

© Watier-Visuel

Depuis plus de trente ans, une poignée d’agriculteurs bretons fait de la résistance dans le paysage de la distribution d’agrofourniture. Tenaces et bien organisés, ils n’ont pas plié sous le poids du succès de leur démarche, ni sous celui de son expansion. Le groupement d’achat de Loudéac est ainsi devenu la première structure indépendante du genre en France. En faisant pression sur les prix plutôt que sur les volumes, les adhérents réduisent leurs factures d’intrants de 30 % en moyenne. Et au-delà de l’intérêt économique, un certain état d’esprit les anime, reposant sur des valeurs fortes telles que l’autonomie, l’indépendance, l’équité.

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LA QUESTION

Un certain état d'esprit anime les adhérents du groupement, reposant sur des valeurs fortes telles que l'autonomie, l'indépendance et l'équité.

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Les enjeux pour l’agriculteur Hervé Toxé

Eleveur de porcs à Quédillac en Ille-et-Vilaine (naisseur-engraisseur, 200 truies)

« Mon père s’approvisionnait auprès du groupement d’achat de Loudéac et j’ai suivi son exemple. Je connais les prix pratiqués par les autres structures et cela conforte mon choix. Au-delà de l’intérêt économique, la démarche implique de se prendre en charge et garantit l’indépendance la plus totale vis-à-vis de l’offre existante. Sur le plan financier, par rapport aux agriculteurs hors groupement, le gain de marge brute est très net, à produits équivalents à l’offre commerciale traditionnelle. Même si cela peut paraître invraisemblable, certains écarts font parfois varier les tarifs du simple au double sur des références connues ! Et tous les adhérents ont accès à la même offre quelle que soit la taille de leur exploitation. C’est un gage d’équité auquel je suis sensible. »

Terre-net Magazine I Mars 2012

Les solutions apportées par le groupement de Loudéac

D

epuis 32 ans, le succès du Groupement d’achat de Loudéac (Gal) repose sur la massification des achats, sur une réduction maximale des charges et sur le choix de réponses techniques qui privilégient l’efficacité plutôt que la nouveauté.

provisionnements. Cependant, cela leur donne une idée des tarifs de l’ensemble des produits et leur sert de jauge pour le reste de leurs achats. « Concernant les prix justement, j’arrive globalement à 30 % d’économies par rapport aux circuits classiques. Mais ce n’est pas auprès des fournisseurs que je grappille des euros, nos volumes ne pesant pas suffisamment sur le marché ; la différence vient de l’absence de charges. Contrairement aux coopératives, le groupement ne supporte aucun frais de structure, ni de fonctionnement. »

30 % moins chers.

Situé au cœur de la Bretagne, le Gal compte 1.200 adhérents. A l’origine : une poignée d’agriculteurs déçus par le système coopératif. Leur initiative a très vite pris de l’ampleur grâce à une bonne organisation et à une structuration adéquate. Deux atouts qui ont, de plus, assuré la pérennité du groupement. « Celui-ci est fondé sur des valeurs très fortes, notamment d’égalité, souligne Michel Le Rall, responsable des achats. Chaque agriculteur bénéficie de prix identiques, indépendamment du volume acheté. » La majorité des adhérents ne passent par le Gal que pour une partie de leurs ap-

Michel Le Rall prévoit d’obtenir une baisse de 5 % sur les prix des phytosanitaires commandés en 2012, comparé à 2011. « Peu d’intervenants sur le marché seront en mesure d’annoncer un tel résultat, car ils seront nombreux à vouloir profiter des cours élevés des matières premières. » Le Gal propose aussi un service de réapprovisionnement en saison, avec une livraison en six heures. Toutefois, cela reste anecdotique. « 90 % des adhérents réalisent l’intégralité de leur commande au moment des opérations commerciales. En effet, il vaut mieux anticiper ses interventions en s’approvisionnant en morte-


saison et n’utiliser les produits qu’en cas de besoin. Les tarifs en "réappro" sont d’ailleurs majorés de 6 %. »

En pratique, le groupement d’achat de Loudéac conduit plusieurs opérations chaque année : semences de maïs, amendements calcaires, produits d’hygiène, bâches silos, engrais de fond et azote… « J’ai bouclé l’action "phytos de printemps" le 27 janvier, précise Michel Le Rall. À chaque lancement, j’envoie une circulaire détaillant les conditions de l’opération et les produits sélectionnés, ainsi qu’un bon de commande. Puis, à partir des réservations des adhérents, j'effectue un appel d’offres auquel répondent les fournisseurs intéressés. » Les prix définitifs des produits ne sont pas indiqués dans la circulaire car ils dépendent souvent des fluctuations de marchés. Les commandes sont livrées chez des agriculteurs responsables de secteur, une vingtaine répartis sur toute la Bretagne, qui fixent un créneau d’enlèvement aux adhérents ayant passé commande. Alain Pertel, gérant du Gal, insiste sur les missions que remplissent ces responsables de secteur, « véritables piliers du groupement », puisqu'ils le représentent sur leur zone géographique, auprès des adhérents en particulier. Différentes commissions discutent et valident les décisions pour les achats, l’animation et les finances de la structure. Par exemple, la commission "achats" se réunit avant chaque action commerciale.

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De « véritables piliers du groupement »

Hygiène mammaire, ammonitrate, phytos, semences... : depuis le 1er janvier, le Gal s’est doté d’un bâtiment et emploie un responsable d’entrepôt pour la réception et la réexpédition des produits.

Concernant les résultats financiers, le groupement n’a pas d’autre choix que de se maintenir au maximum à l’équilibre. « L’année dernière, un excédent de revenu nous a permis d’offrir des analyses de terre à nos adhérents », poursuit Alain Pertel.

Indépendance du conseil Le conseil et l’innovation ont d’ailleurs une place importante dans la démarche du groupe. Une assistance téléphonique assurée par deux techniciens répond aux besoins d’accompagnement agronomique. « Des préconisations certifiées totalement déconnectées de l’acte de vente. » Pour aller plus loin, « la plupart de nos adhérents font appel

à une structure de conseil indépendant présente sur la région ». Un exemple à suivre ? Nos trois interlocuteurs ne mâchent pas leurs mots vis-à-vis « des modes de distribution habituels qui se créent des charges aux dépens de leurs clients, des agriculteurs qui n’ont plus la liberté de leurs choix ». Pas étonnant que le Gal dérange. Hervé Toxé, Michel Le Rall et Alain Pertel évoquent d’ailleurs les pressions qu’ils subissent, chacun à leur niveau, de la part des acteurs du secteur, ainsi que « le boycott de certains fournisseurs ». Une bonne dose de conviction et de pugnacité semble être le secret pour garder sa place. Mathilde Carpentier

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PLEINS PHARES

Au coeur du machinisme

Electrochoc La révolution électrique est en marche (partie 2) Le constat dressé sur le salon de l’Agritechnica en novembre dernier (cf. Terre-net Magazine n°13) est flagrant. Tractoristes comme équipementiers laissent clairement entrevoir de nouveaux choix technologiques à travers la présentation de matériels utilisant des circuits électriques de forte puissance. Mais quelles sont réellement leurs intentions ?

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2

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7 ’est déjà une certitude pour beaucoup : l’électricité aura sa place dans la cinématique des équipements agricoles. Pour le Dr Norbert Rauch, représentant la marque éponyme, qui s’exprimait devant le Club de Bologne à l’Eima en novembre 2010, la question n’est pas « est-ce que cela va se faire ? », mais plutôt « à quelle vitesse cette technologie équipera nos matériels ? ». Essayons de comprendre pourquoi ce qui est, pour certains, une telle évidence relève pour d’autres d’une utopie.

Toutefois, sans le module de gestion intelligente de la puissance (Ipm), il y a fort à parier que nous n’aurions jamais entendu parler de générateur électrique additionnel. D’ailleurs (cf. graphique ci-dessous), si l’Ipm

160 150

Pas d’Ipm, pas de générateur !

Bien, revenons à nos électrons. Du point de vue du tractoriste, ces choix montrent une volonté forte d’accroître l’efficacité énergétique du tracteur, c’est-à-dire de mieux utiliser la puissance et de réduire la consommation de carburant.

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Terre-net Magazine I Mars 2012

nelles sont alimentées électriquement (cf. schéma p. 23). Pompes (photo 5), agitateurs, porte-jets, éclairage et centrale hydraulique des rampes : de quoi avaler 17 kW ! Rien n’est donc impossible, cependant le cas du pulvérisateur reste complexe.

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Simple, efficace et précise

Légende : 6 RE avec Ipm 6 R avec IPM 6 R et 6 RE sans IPM

130 120 110 100

© John Deere

A l’origine de cet "électrochoc électrique" dans le machinisme agricole : John Deere et sa série E-Premium, devenue RE (photo 1) depuis le lancement des 6R. En produisant 20 kW, le générateur entraîné par le moteur thermique du tracteur offre de multiples possibilités : alimenter les accessoires moteurs (ventilateur, compresseur, climatisation), fournir temporairement une dizaine de chevaux supplémentaires au moteur et depuis les RE, une puissance de 5 kW en dynamique pour l’entraînement d’outils (en 230 ou 400 volts). Kilowatts ou chevaux Din : on peut s’y perdre. Pour rappel, 1 kW est égal à 1,36 ch Din.

4 kW sont nécessaires pour la pompe de l'UX eSpray.

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puissance (kW)

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régime moteur (tr/min)

Comparaison des courbes de puissance d'un 6R et d'un 6RE avec et sans Ipm.

améliore la courbe de puissance d’un moteur classique, c’est encore plus vrai sur les séries E-Premium.

Prévoir un peu plus gros qu’une dynamo ! Evalués à 5 kW sur un John Deere 6RE, les "restes" insuffisants d'énergie électrique n'ont pas empêché les équipementiers de plancher sur des matériels électriques. Revenons aux précurseurs. Comme Amazone et son pulvérisateur traîné UX eSpray, dévoilé en 2009, dont toutes les fonctions opération-

Qu’en est-il des épandeurs centrifuges ? Chez Rauch (photo 4), si l’on prend en compte les trois paramètres de travail que sont la dose par hectare, la vitesse d’avancement et la largeur d’épandage, la consommation des deux moteurs électriques avoisinerait les 17 kW (Ndlr : même si le chiffre est identique, il n’y a pas de corrélation avec l’UX eSpray) pour des réglages respectifs de 400 kg/ha, 20 km/h et 36 m. Reflétant certes une utilisation intensive, celle-ci correspond à une valeur quasi maximale pour un épandeur centrifuge. Néanmoins, d’autres outils savent se montrer bien plus gourmands. Et puisque la technologie électrique n’est pas encore à la hauteur d’une prise de force en termes de puissance transmise entre le tracteur et l’outil, quelles sont les réelles motivations qui ont poussé les constructeurs à la développer sur les équipements agricoles ? La réponse se résume en trois adjectifs, qui la décrivent parfaitement : simple, efficace et précise. Simple comme deux prises normalisées (photos 2 et 3). En effet, avec la "fée électricité", oubliez l’arbre de prise de force et les flexibles hydrauliques. Oubliez

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Plus fort qu’un simple courant de pensées En fait, avec l’électricité, l’efficacité de variation de la vitesse des disques d’un épandeur centrifuge atteindra par exemple 70 %, soit celle d’un entraînement mécanique mais sans temps de latence (Ndlr : c’est presque du binaire : on/off), là où celle d’un épan-

deur hydraulique, monté en Power Beyond, ne sera que de 50 % à son optimum (voir le graphique ci-dessous). La transition est toute faite avec le dernier qualificatif : précise. En effet, sans temps de latence ni perte de charge dans le cas de l’hydraulique, un épandeur centrifuge sera plus précis tout en simplifiant l’accessibilité à l’agriculture de précision.

© Amazone

également une grande partie des capteurs car la tension et l’intensité peuvent fournir, à elles seules, les retours nécessaires aux différents calculateurs. Le deuxième adjectif, efficace, renvoie au rendement élevé. Certes, avec un entraînement mécanique, il est encore meilleur ; mais il ne faut pas compter sur une quelconque modulation.

© Rauch

Schéma électrique général de l'Amazone UX eSpray.

Comparaison de l'efficacité de la variation de vitesse entre les différents épandeurs.

Au regard de ces développements matériels, l’entraînement électrique de forte puissance a toute sa place dans le secteur du machinisme agricole. Attendons-nous à le voir apparaître prochainement sur les distributeurs d’engrais, les semoirs, les pulvérisateurs et tous les autres matériels ayant besoin de précision. Et pour les autres équipements ? Abstraction faite de la taille des composants et des schémas énergétiques classiques, laissons aller notre imagination au-delà des projets les plus ambitieux parmi lesquels :

l'ElectRoGator 1386 de Challenger (photo 8), l’enjambeur Kremer T3E (photo 6), le NH2 de New Holland (photo 7) ou encore le système Primove de Bombardier (photos 9 et 10). Thibaut Guillet Les tracteurs 6R en vidéo sur www.terre-net.fr/mag/14tracteurs6R


PLEINS PHARES

Les incontournables du machinisme

Textos Erratum : le "vert" de trop Allez savoir comment cela a pu arriver : la brève intitulée "Topcon voit vert" dans le dernier Terre-net Magazine (n°13) mentionnait un partenariat avec John Deere. C’est bien entendu de Deutz-Fahr dont il était question. Et de 10 ! Claas vient de livrer son 10.000ème Arion. Sorti de l’usine Claas Tractor du Mans (Sarthe), ce tracteur vient de rejoindre son propriétaire dans le Cantal.

Tout beau tout neuf !

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Fella vient de publier une nouvelle version de son site Internet, faisant la part belle aux photographies.

Quand union rime avec occasion Les titres d'information Terre-net.fr et La France Agricole unissent leurs efforts sur le marché de la petite annonce agricole, et fusionnent notamment leurs bases de données d'annonces. Une union visible sur le nouveau portail Terre-net-Occasions.fr en France et sur Agrionline.com à l'export (20 langues).

La série 60 chaussée à toute épreuve

Rupture à l’amiable C’en est fini de l’accord de distribution entre Manitou et Toyota portant sur les équipements de manutention industrielle. Toyota souhaite, en effet, déployer sa propose organisation de distribution. © DR

Depuis peu, la moissonneuse-batteuse Deutz-Fahr série 60 est équipée, en option, d’un train de chenilles triangulaires de type caoutchouc, disponibles en 762 et 915 mm de large. Seule la première largeur confère, à la machine, une voie de moins de 3,5 m et est donc homologuée sur route.

Pöttinger sécurise ses remorques Jumbo

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Centre de gravité haut et vitesse élevée ne font pas bon ménage. Pour prévenir les incidents, avec la collaboration de son équipementier Knorr, Pöttinger dote ses remorques Jumbo des dispositifs Ebs (freinage électronique) et Rsp (système antiroulis). Une technologie à découvrir très prochainement dans la rubrique Pleins Phares au cœur du machinisme.

En plus des remorques et des épandeurs, Fliegl décline sa technologie de fond poussant sur des équipements pour chargeurs. Ainsi, le constructeur propose un godet à fond poussant en trois capacités, allant de 2,3 à 3,3 m3. Une alternative aux godets à déversement en pointe.

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Le fond poussant à toutes les sauces !

Une pince qui a de la poigne

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Bugnot lance la Sebal XL Pro, une pince adaptée aux balles rondes de 1 à 1,70 m de diamètre. Son châssis renforcé accueille deux vérins de serrage, supportant jusqu’à 900 kg de charge. A noter également : elle est compatible avec tous les types de chargeurs.

Landini by Manip

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Terre-net Magazine I Mars 2012

C’est parti Les essais Terre à Terre 2012 ont commencé la semaine dernière. Cédric Somnard, agri-essayeur de la Meuse, ouvre le bal avec un semoir Pentasem de chez Carré. Extra large ! Offrant, en standard, une voie variable de 150 à 225 cm, l’automoteur de pulvérisation Condor Agrifac existe désormais en deux nouvelles amplitudes de variation, 225300 cm ou 245-320 cm. Irstea, c’est quoi ? L’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, le nouveau nom du Cemagref. Une manière, pour l'organisme, d’affirmer ses missions semble-t-il. Quel est le comble du Gnr grand froid ? Eh bien c’est de geler, selon plusieurs remontées du terrain suite à la vague de froid de début février. Et ce, malgré des températures supérieures à - 20°C (température limite de filtrabilité du Gnr de qualité supérieure : - 21 °C en hiver). Réunion de famille Promodis a réuni, les 20 et 21 janvier derniers à Cracovie, l'ensemble de son réseau européen, soit 140 adhérents, pour honorer ses sociétaires polonais de plus en plus nombreux. L'occasion de fêter Promodis 2. Alors "naz drowie" ("à votre santé", Ndlr) ! "Virtual Career Day"John Deere fait appel au virtuel pour embaucher ses futurs collaborateurs. Le 20 mars dernier, se tenait la première journée de recrutement à distance (via Internet) pour la marque américaine et pour le secteur agricole également.

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La phrase du mois

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Le fabricant de chargeurs frontaux Manip’ et la filiale française du groupe Argo viennent de s’entendre sur un accord commercial concernant les séries MPower et MClassic, aux couleurs des marques McCormick et Landini en première monte (Oem). Cette offre est complétée d’une très large gamme d’outils, destinés aux travaux de reprise, de manutention et de récolte des fourrages.

5.000 ! C’est le nombre de postes à pourvoir immédiatement dans l'agroéquipement. Dont 90 % en Cdi ! C’est pourquoi la filière a reconduit son action de communication au Salon de l’agriculture sur les différents métiers qu'elle propose.

« La sur-mécanisation liée à la défiscalisation du matériel, cela n’aide ni les exploitants agricoles ni les entrepreneurs du territoire ». Gérard Napias, président de la Fédération nationale des entrepreneurs du territoire.

Le Gnr gèle-t-il dans les réservoirs ? Réponse sur www.terre-net.fr/mag/14gnr


GRAND ANGLE

Les enjeux de saison

Transmission

DÉBRAYER, UN MAUVAIS SOUVENIR ?

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de Infinité

La quête du confort efficace La puissance motrice des tracteurs ne cesse d’augmenter, ce qui ne facilite pas le travail des constructeurs en termes de transmission de couple. Avec les Powershift qui s’automatisent et les transmissions à variation continue qui se démocratisent, la quête du confort est omniprésente. En outre, la pédale de gauche pourrait bien disparaître totalement. Enquête.

est en

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Dossier réalisé par Matthieu Freulon

Terre-net Média : Terre-net.fr - Elevage-net.fr - Terre-net-Occasions.fr - Terre-net-WebTV.fr I Mars 2012

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Les enjeux de saison

© New Holland

GRAND ANGLE

La transmission à variation continue Auto Command est commune à New Holland et Case IH, mais la gestion moteur reste propre à chaque marque.

Boîte de vitesses

VERS L'INFINI ET AU-DELÀ 107 ch en 2000, 133 ch en 2008 et près de 150 ch en 2011 : la puissance moyenne des tracteurs neufs progresse à une vitesse vertigineuse. Ainsi, le défi de l’efficacité des transmissions n’a jamais été aussi important. Car si disposer d’une bonne puissance moteur, c’est bien ; en tirer efficacement une force de traction, c’est mieux. Des transmissions à variation continue (Cvt) que proposent neuf des quatorze principaux tractoristes, aux transmissions mécaniques plus rustiques, en passant par les Powershift et les robotisées : état des lieux des technologies disponibles sur le marché. ar définition, la transmission d’un tracteur est l’organe qui transmet l’énergie délivrée par le moteur, en couple aux roues et en puissance utile à la prise de force. C'est pourquoi on attend d’une boîte de vitesses qu’elle ait un rendement élevé et assure un bon étagement des vitesses, c’est-à-dire qu’elle évite les chevauchements et surtout les trous, très pénalisants pour les travaux aux champs et lors du transport sur route. Deux contraintes ont guidé l’évolution des transmissions des tracteurs : l’augmentation des vitesses de travail et celle des puissances moteurs. Pour y répondre, les constructeurs ont travaillé sur différentes technologies comme le synchroniseur, qui permet de changer de rapport sans immobiliser les deux pignons concernés, les passages sous charges, la greffe d’éléments hydrauliques, etc. Actuellement, trois types de transmissions peuvent équiper un tracteur de 150 ch : les mécaniques synchronisées, les Powershift et les Cvt. Les transmissions mécaniques synchronisées, les plus rustiques, imposent de débrayer pour changer de rapport. Néanmoins, elles allient excellent rendement, le meilleur des trois transmissions précé-

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Terre-net Magazine I Mars 2012

demment citées, fiabilité et durée de vie longue en raison de leur simplicité structurelle. Aujourd’hui, leur utilisation se limite aux tracteurs de moins de 160 ch. Le passage des vitesses et les ruptures de couple les rendent obsolètes en termes de confort.

La rupture de couple, ennemie du confort En effet, le développement des transmissions Powershift, à passage sous charge c’est-à-dire sans utiliser la pédale d’embrayage, a bénéficié au confort de conduite. De la semi-Powershift avec quelques rapports sous charge à la fullPowershift avec 100 % des rapports sous charge, ces transmissions garantissent un réel gain de confort et d’efficacité avec, toutefois, certaines limites liées aux à-coups et aux plages de vitesses. En 1996, une transmission va tout changer : la Vario de Fendt, la première transmission Cvt agricole. Son principe : découpler le régime moteur de la vitesse d’avancement. Autrement dit, vous sélectionnez un régime moteur et vous gérez l’avancement, avec un joystick en général voire aujourd’hui di-

rectement avec la pédale d’accélérateur (qui devient pédale d’avancement, Ndlr), l’intelligence embarquée "se chargeant" de trouver le bon rapport. Au-delà de l’amélioration du confort, indéniable, cette transmission accroît le

Sondage Transmission Votre prochain tracteur principal sera équipé d’une transmission :

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3

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1 - A variation continue 2 - Semi-Powershift 3 - Ne se prononce pas 4 - Mécanique 5 - Full-Powershift robotisée 6 - Full-Powershift Votants : 2409

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Sondage Terre-net média sur le type de transmission des prochains tracteurs achetés par les agriculteurs.


Les enjeux de saison

Av i s d ' ex p e r t

GRAND ANGLE

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chantier. Par ailleurs, la vitesse de travail varie beaucoup en raison de l’hétérogénéité des terres cultivées. Il faut donc des transmissions toujours plus performantes afin de valoriser des tracteurs et des outils devenus grands et complexes. Elles doivent néanmoins rester faciles et rapides à prendre en main.

Philippe Lerat, directeur adjoint du Legta Etienne Munier à Vesoul, utilisateur de machines agricoles et auteur du livre "Les machines agricoles, conduite et entretien".

La mécanique ne se passera jamais de l’électrique et de l’hydraulique

«L

es agriculteurs sont de moins en moins nombreux et travaillent des surfaces de plus en plus vastes. D’où la nécessité d’augmenter les débits de JCB Ann. Terre Net 210x149 02_2012 20/02/12

Les transmissions mécaniques, les plus anciennes, sont fiables, de structure simple et possèdent certainement le meilleur rendement énergétique. Cependant, le passage des vitesses et les ruptures de couple en font des boîtes rustiques côté confort. Appelées à disparaître sur les modèles de forte puissance, elles ont encore leur place dans les tracteurs de cour de ferme. Par la suite, le perfectionnement des boîtes de vitesses (passage sous charge, gestion électronique…) a permis de gagner en confort. L’arrivée des transmissions à variation continue (Cvt) a marqué une nouvelle étape dans le confort. Les Cvt sont également plus efficaces et améliorent les débits de chantier. En contrepartie, plus on ajoute d’hydraulique dans une transmission, plus le rendement diminue. Si cette consommation et ce coût supplémentaires peuvent paraître importants, ils doivent être comparés au gain de temps et de confort. Pour un agriculteur 18:02 Page 1

qui passe entre 800 et 1.000 heures par an sur son tracteur, ce pendant 40 ans, privilégier le confort n’est pas un luxe ! De plus, avec des débits de chantier accrus, il est possible de semer tous ses blés dans la bonne fenêtre temporelle. Une culture bien implantée augure un meilleur rendement, donc des gains économiques potentiels. Aujourd’hui, les agriculteurs commencent à avoir du recul sur les Cvt et ceux qui ont goûté à ce type de boîte ne reviendront plus en arrière !

Privilégier le confort n’est pas un luxe ! Les nouvelles technologies arrivent souvent via les modèles haut de gamme. Il faut comprendre les constructeurs, le surcoût est moins élevé proportionnellement sur un tracteur de 200 ch que sur un 100 ch. Insérer une technologie sur l’entrée de gamme pourrait pénaliser les ventes, en majorant trop fortement les prix. Quant aux évolutions futures des transmissions, les possibilités de perfectionnement d’un système purement mécanique sont limitées. L’électronique et l’hydraulique offrent des voies de développement intéressantes. Les transmissions à variation continue et l’automatisation devraient se généraliser dans les années à venir. »


Les enjeux de saison

débit de chantier, en fournissant un rapport de vitesse adapté, et permet de gagner en sobriété en optimisant le régime moteur. Ce dernier avantage dépend toutefois du chauffeur. Seule ombre au tableau : les Cvt restent des transmissions "premium" avec, en fonction des constructeurs, un surcoût moyen à l’achat de 10 à 12 % par rapport aux Powershift. A noter également : un petit "pêché de gourmandise" en puissance moteur absorbée, qui s’explique par le rendement des composants hydrauliques.

1 tracteur sur 5 vendu avec une Cvt Ce type de transmission a suivi son petit bonhomme de chemin. Ainsi, Fendt a célébré il y a peu le 20.000ème tracteur Vario vendu en France. Par ailleurs, en 2011, un tracteur neuf sur cinq était doté d’une Cvt, toutes puissances confondues, soit un peu moins de 5.900 unités. Ce pourcentage pourrait doubler dans les prochaines années selon le sondage en ligne de Terre-net Média. Parmi plus de 2.400 votants, 37,7 % ont choisi une transmission Cvt pour leur prochain tracteur principal (cf. graphique p. 26). Un marché porteur et prometteur dominé, en France, par Fendt avec plus de 44 % de parts de marché (voir graphique ci-dessous), John Deere et Case IH complètant le podium (respectivement 19,6 et 10,3 %). Remarquons au passage, qu’en 2011, plus d’un tracteur Cvt sur deux est sorti des chaînes de montage Agco. Si Fendt, Massey Ferguson et Jcb utilisent la même Cvt (d’ori-

gine Fendt), l’interface utilisateur de la gestion électronique de la transmission est, quant à elle, propre à chaque marque. Valtra, lui, a opté pour une autre voie et a développé son propre module. Alors faut-il parler de "suprématie" des Cvt ? Pas si sûr… Seul un tracteur sur cinq

Sondage Tracteur Selon vous, les dernières évolutions des boîtes mécaniques robotisées remettent-elles en cause les avantages des transmissions à variation continue ?

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Sondage Terre-net Média sur les évolutions des boîtes de vitesses mécaniques robotisées.

est concerné et les dernières nouveautés montrent que les transmissions Powershift pourraient rattraper les Cvt grâce à leur robotisation et à l’ajout d’éléments électroniques. Et ce, tout en consommant moins d’énergie pour un coût inférieur. Ces évolutions remettent-elles en cause l’avance des Cvt ? Pas

nécessairement si l’on se fie au sondage de Terre-net Média, où près de 50 % des personnes s’étant exprimées pensent le contraire. Du côté des tractoristes, deux stratégies se profilent pour les années à venir. Pour certains, la demande en Cvt va s’amplifier et se généraliser sur l’ensemble des gammes, y compris sur les tracteurs de petite puissance comme c’est déjà le cas chez Fendt ou Deutz-Fahr. Pour les autres, les transmissions Powershift vont évoluer grâce à leur robotisation, en s’appuyant davantage sur l’électronique, et se rapprocher des prestations des Cvt tout en évitant l’inconvénient de leur rendement. Une chose est sûre : la boîte de vitesses de demain devra répondre à une exigence accrue en confort et être réactive, peu gourmande en puissance moteur et simple d’utilisation. A plus long terme, afin d’améliorer l’efficacité des transmissions, une partie des unités hydrauliques pourraient être remplacées par des éléments électriques ou électromagnétiques. C’est en tout cas ce que laissent penser les nouveautés dévoilées à l’Agritechnica, qui augurent le développement d’une véritable offre d’outils à entraînement électrique, chez Amazone, Fliegl ou Pöttinger par exemple (lire l’article Pleins phares p. 24 de Terre-net Magazine n°13 et p. 22 de Terre-net Magazine n°14). Matthieu Freulon

Plus de détails sur le 20.000ème tracteur Fendt Vario vendu en France sur www.terre-net.fr/mag/14vario

© Terre-net Média

Le marché français de la Cvt en 2011

Le marché des tracteurs Cvt en 2011, toutes puissances confondues (estimation réalisée par Terre-net Média à partir d’une enquête auprès des tractoristes).

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Terre-net Magazine I Mars 2012


J’ai choisi la gamme 4 cylindres la plus puissante et polyvalente du marché

• 3 transmissions • 4 débits hydrauliques de 73L/min à 160 L/min • Jusqu’à 8 distributeurs hydrauliques • Bâti-chargeur et relevage avant en option

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Valtra Série N : de 88 à 171 chevaux en version HiTech, Versu et Direct Valtra est une marque déposée d’Agco Corp.

www.valtra.fr


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Les enjeux de saison

© Fendt

Fendt Vario : le début d’une révolution technologique

La transmission Vario de Fendt repose sur une partie hydraulique et sur une partie mécanique. Un train épicycloïdal transmet le couple moteur, avec un rapport constant, d’une part à la partie mécanique grâce au planétaire central et d’autre part à la partie hydraulique en utilisant la grande couronne de celui-ci (en vert sur le schéma). Le couple de la partie mécanique est transmis via des pignons, tandis que dans la partie hydraulique, une pompe à cylindrée variable, dont le débit dépend de son angle de pivotement (de 45° à l’arrêt à 0° à 40 km/h), modifie les régimes des moteurs hydrauliques et donc de l’arbre sommateur. A l’arrêt, toute la puissance est hydraulique et à la vitesse maximale, toute la puissance est mécanique.

Valtra Versu : la semi-Powershift qui a engendré une Cvt

© Valtra

Propre à Valtra, cette transmission finlandaise semi-Powershift offre cinq rapports sous charge sur quatre gammes de vitesses A, B, C et D. Tous les rapports sous charge des gammes C et D se passent automatiquement, soit 10 rapports Powershift. Cette transmission reste mécanique, mais la gestion électronique optimise la consommation et le confort. Valtra propose en exclusivité l’option de la Pdf proportionnelle à l’avancement. A savoir, la transmission à variation continue Direct de la marque est conçue avec 80 % de pièces issues de la Versu.

John Deere Direct Drive : la Dsg agricole

© John Deere

Il ne faut pas enterrer les transmissions mécaniques trop vite : John Deere lancera cet été sa transmission Direct Drive. Inspirée de la désormais célèbre boîte de vitesses Dsg de Volkswagen, cette transmission mécanique à double embrayage est dotée de huit rapports sous charge sur trois gammes A (2,7 à 10,8 km/h), B (5,4 à 21,5 km/h) et C (13,8 à 42 km/h) avec passage électrique des rapports et commande électromagnétique (hydraulique dans la majeure partie des cas) des trains épicycloïdaux. Le chauffeur peut, selon ses besoins, conduire de manière complètement automatique comme avec une Cvt, ou en sélectionnant une gamme. Un bouton permet de passer automatiquement de la gamme B à C et inversement. A noter : John Deere annonce une vitesse de 40 km/h pour un régime moteur réduit de 1.550 tr/min !

Dans les grands groupes multimarques, il est possible de décliner une même transmission sous différentes "couleurs"; comme c’est le cas avec la Cvt du groupe Cnh. Baptisées Auto Command sous les capots bleus, ou Cvx sous les rouges, ces transmissions sont strictement identiques mécaniquement, mais différent par leur mode de conduite. Ainsi, le joystick fonctionne par impulsions chez New Holland, tandis que chez Case IH, il reste en position fixe ; quand il arrive en butée, le tracteur est à la vitesse programmée par le chauffeur.

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Terre-net Magazine I Mars 2012

© Cnh

Les deux visions de la transmission Auto Command – Cvx au sein de Cnh


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2002 - 3200 l - 32 m 29 000,00 € HT - Ets Cheval Mr Goeuriot 06.13.13.19.18

2005 - 5000 l - 36 m - Hydraulique 33 000,00 € HT - Ets Bouchard Mr Boissy 01.64.36.56.32

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1998 - 130 ch - 3000 l - 24 m 38 000,00 € HT - LECOQ Mr Lambert 02.37.33.46.00

800 L - 2002 - Pneumatique 8 500,00 € HT Ets FUSILLET 04.74.36.70.42

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Hardi TZ2400

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2002 - 400 L 2 500,00 € HT Ets FUSILLET 04.74.36.70.42

1995 - 24 m 7 000,00 € HT - Ets Rullier Mr Nauleau 06.89.84.53.05

2400 l - 24 m - Hydraulique 8 000,00 € HT - Ets Sureau Mr Sureau 06.71.91.86.22

1997 - 3700 l - 36 m - 2700 h 33 000,00 € HT - Ets Methivier Mr Berthelot 02.38.35.20.90

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Tecnoma FORTIS

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2009 - 1645 h - 275 ch - Rel AV 88 000 € HT - Ets Faguet Mr DANOIS 06.80.26.88.00

2004 - - 4300 l - 28 m 25 000,00 € HT - Sica Artois Mr DELPLANQUE 06.72.21.89.95

John Deere 832 SE


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1997 - 241 ch - 3206 h m 5.18 m - Broyeur

2000 - 325 ch - 4000 h m 7.32 m - Broyeur

NH TX 68 SL

BOXER 3000 R

Berthoud maxxor

Evrard Meteor+ 4100

Seguip SVX 400

MF 6180

Kuhn CD 400

1997 - 4 m - Pneumatique

2003 - 1400 h m - 300 ch 6.09 m - Broyeur LEVE ARRIERE

Claas 657 ATZ

2007 - 125 ch - 1800 h Rel AV

2003 - 3.80 - Boulon Hydraulique - Porté

1997 - 121 ch - 28 m 3000 l - DPAE

JCB 2140

2006 - 140 ch - 2000 h

2006 - 32 m - 4000 l DPAE

1996 - 120 ch - 3300 h

NH TX 64

2005 - 28 m - 4100 l DPAE

2008 - 4 m

NH TX 68 +

2000 - 32 m - 4000 l DPAE

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Prix HT : 4 500 €

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Mc Cormick MTX200

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Prix HT : 45 000 €

2008

1997 - 500/60R22.5 80 x 120 Prix HT : 15 000 €

2002 - 4800 h - 80 ch

Vicon RSXL955EDW

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2002 - 6 rangs - 600 L Pneumatique - Porté Prix HT : 5 000 €

2005 - 4334 h - 90 ch Rel AV Prix HT : 21 000 €

32 rangs - 4 m Pneumatique Prix HT : 3 000 €

1998 - 3.70 m Hydraulique Prix HT : 3 000 €

2008 - 2.80 m - Disques

2004 - 200 ch - 3100 h Rel AV Prix HT : 41 500 €

2001 - 4.10 m Hydraulique Prix HT : 3 500 €

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Berthoud Major

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2005 - 30 m - 3200 l DPAE Prix HT : 28 500€ €

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7 000 € HT

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1992 - 24 m - 2500 l DPAE

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Tecnoma GTS250

Evrard meteor +

NH TM165 ULTRA

1996 - 24 m - 2500 l DPAE

2005 - 30 m - 4000 l Regulos 5 - Poignee Geometrie variable

1991 - 24 m - 2500 l DPA

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Prix HT : 28 000 €

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2003 - 1840 h m -6m70

JD 9780 CTS

NH L 625 MCS

NH TX 66

Belair 16 m3

Jeulin ouragan 100

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JD 9600

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2006 - 493 ch - 893 hm 9.20 m - Broyeur Prix HT : €

2009 - 500 h m 9 m - Broyeur

1997 - 140 ch - 3200 h m 5.18 m - Broyeur Prix HT : 49 000 €

JD 5430i Autotrac.

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Evrard METEOR

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modèle 400S - 2001 - 36 m - 4000L - DPAE Prix HT : 24 000 €

2001 - 36m - 4000 l DPAE Prix HT : 25 000 €

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Evrard Alpha

Maestria 21

1996 - 150 ch - 28 m 3000 h - 3000L Prix HT : 32 000€

2007 - 210 ch - 2250 h 42 m - 4200 l Prix HT : 70 000 €

1999 - 28 m - 3200 l Géometrie variable Prix HT : 23 540 €

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Case Puma 195

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Case IH 9010

N-H CX 840 SL

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2002 - 28 m - 3200 l DPAE Prix HT : 19 000 €

Jeulin E 75

1995 - 7.5 T pneu basse pression Prix HT : 4 500 €

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Evrard ALPHA 4100

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John Deere 6830 2009 - 600 h AQ + ECO HMS + TLS

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Prix HT : 185 000 €

Prix HT : 60 000 €

2004 - 750 h m barre de coupe 750

2008 2950 h - Rel AV

2005 - 3900 h Semi-powershift Etat Excellent

Claas AXION 840 Renault 620 RZ

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Prix HT : 26 000 €

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2007 2800 h - Rel AV

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John Deere 2520

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Prix HT : 12 000 €

Prix HT : 19 800 €

John Deere 4755

John Deere 6910

John Deere 6920 2002 - 4600 h

2009 - 1500 h - 195 ch

Prix HT : 26 000 €

Prix HT : 32 000 €

Prix HT : 38 000 €

1992 - 6488 h

John Deere 7710 1997 - 8140 h Rel AV Prix HT : 30 000 €

38

2000 - 6581 h

NH 8560

2009 - 590 h

Case IH CS 150

Case IH CS 68

Case IH CS 86

2001 - 150 ch - 6100 h Rel AV Prix HT : 29 000 €

2001 - 4100 h - 68 ch

1998 - 5400 h - 86 ch

Prix HT : 17 000 €

Prix HT : 18 000 €

Case IH PUMA

Case-Ih MXU 110 MC

Case-Ih 6255

2002 - 7800 h - 95 ch

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2004 - 105 ch - 4700 h

2009 - 1500 h - 88 ch Chargeur Prix HT : 30 000 €

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2006 - 3 m

1995

1989 - 25 rangs - 4 m

2008 - 3 m

2004

1999 - 150 ch - 6800 h

2006 - 34 disques

1995 - 4 m

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2000 - 109 ch - 7150 h Chargeur - Rel AV Prix HT : 37 000 €

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2006 - 3 m - Aucun Packer Prix HT : 7 500 €

Fendt 711

1995 - Semi-porté

1980 - 3 m

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MF 6455

2000 - 125 ch - 6500 h Rel AV Prix HT : 37 000 €

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Kuhn GA6002

New Holland

T 6040 2008 - 3100 h Char Manip MP115A

550 RX 1999 - 7500 h Pont avant suspendu

Renault Arès

Arès 630 RZ 2001 - 6520 h Pont avant suspendu

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John Deere 7500

Gilibert HELIOS 14

Faneur Pöttinger

Khun FC 243

Deutz-Fahr

Deutz-Fahr

John Deere 7710

Andaineur Khun 2002

2005 - 2000 h moteur 1500h Rotor, 56 Couteaux Transmission Ivloc

Case MX90C

Claas Celtis

1999 - 5400 h Chargeur Q950

RX 456 - 2007 2250 h Chargeur MX FL100

Renault Ares

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AGROFARM 85 2008 - 1700 h Bâti Chargeur MX80

2001 HIT 69 N

Agrotron 106 2001 - 3400 h Relevage Avant

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2002 Faucheuse Khun

1997 - 5700 h Relevage Avant

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Case IH CVX170

DF agrotron 150

2001 - 170 ch - 5300 h Rel AV Prix HT : 32 000 €

Ford 8630

2009 - 150 ch - 691 h Rel AV Prix HT : 58 000 €

NH M115

1992 - 135 ch - 5622 h

115 ch - 5600 h

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John Deere 7530

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John Deere 6830

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Fiche occasion, Massey Ferguson 4245 Marque : Massey Ferguson Modèle : 4245 Puissance annoncée (ch) : 85 - Din Moteur : Perkins turbocompressé 4 cylindres Cylindrée (l) : 4 Boîte de vitesses : mécanique synchronisée Couple maxi (N.m) : 311 à 1.500 tr/min Effort de relevage annoncé (t) : 4,4 PV 4RM (t) : 3,7

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Un tracteur simple et efficace

Avis utilisateurs et réseau de distribution

e Massey Ferguson 4245 est un tracteur fiable, utilisant une mécanique éprouvée. D’où très peu de retours en concession après vente. Arrivé sur le marché en 1997, il remplace le 390 par une mécanique similaire issue de l’usine, aujourd’hui fermée, de Coventry en Angleterre. Ses atouts à l’époque : Le 4345 se distingue, entre autres, d’un 4245 par son pot d’échappement en un design moderne, une position latérale. cabine spacieuse et des caractéristiques techniques améliorées.

© DR

L

Son moteur quatre cylindres est très apprécié dans les petites et moyennes exploitations de polyculture-élevage, ainsi que sa simplicité et sa maniabilité. Autre avantage : son aptitude aux travaux de manutention (avec un chargeur frontal, Ndlr), grâce à son capot plongeant, à son toit panoramique Visioline et à la possibilité de coupler les pompes hydrauliques par un simple levier en cabine. Depuis 2000, le 4245 est équipé d’un inverseur sous charge à la place de l’inverseur mécanique synchronisé. Aujourd’hui, c’est la série 5400 qui est au catalogue de Massey Ferguson avec une fabrication "made in Beauvais". Unités commercialisées en France entre 1997 et 2001: 1.461. Options les plus vendues : capot plongeant, vitesses rampantes, cabine basse, toit Visioline, chargeur frontal. Rappels recensés : aucun.

+ -

Bonne maniabilité, répondant aux exigences d’un tracteur de cour de ferme Excellente visibilité grâce au capot plongeant Simplicité de conduite, inverseur hydraulique agréable Tracteur fiable et facile à entretenir Relevage indigne d’un Massey (manque de précision) Pas de rapport sous charge Modèle léger pouvant manquer d’adhérence Pas de suspension de cabine

Notation Fiabilité : Finition : Budget : Cote à la revente :

Terre-net argus, la 1ère cote agricole gratuite Personnalisez cette cote en ligne sur Terre-net-Occasions.fr 2001 [4.500 h]

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