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est la marque mondiale d’AGCO


SOMMAIRE

[ Édito ]

4

[ En avant marge ]

Sous le signe du pluralisme Grandes exploitations : le faux débat des "écolos bobos"

18 19

[ Tri angles ]

6

Des prises de vue, notre point de vue : E-commerce : en hausse chez les professionnels… Et chez vous ?

[ Performance production ]

20

[ Terre’momètre ]

8 9

La température du monde agricole : Popularité des personnalités politiques, élections Chambres d’agriculture Paroles de lecteurs

Le pluralisme des idées : Installation : des attentes fortes

22

Au coeur du machinisme : Régler son semoir avec son portable, c’est possible !

24

Les incontournables du machinisme Brèves, textos, photo-légendes

[ Grand angle ]

27

[ Impact ]

12

Vos challenges techniques : Longévité : cap 100.000 litres !

[ Pleins phares ]

[ Syndic’arène ]

10

Les clés pour vous positionner : Maïs américain : une récolte faible en volume et en qualité Colza ou soja : à quels prix les tourteaux sont-ils substituables ?

Votre horizon : Elections Chambres d’agriculture : tribunes de la CR et du Modef

Les enjeux de saison : Bas volume : la réussite appartient à ceux qui se lèvent tôt En cherchant à positionner au mieux les curseurs qui font la pulvérisation, le volume d’eau s’avère une importante variable d’ajustement. Réduire la quantité de bouillie appliquée à l’hectare impose cependant de raisonner tous les paramètres de sa pulvérisation pour assurer l’efficacité des traitements.

© Coordination rurale et Modef

A l’occasion des élections des Chambres d’agriculture de janvier prochain, la rédaction de Terre-net Magazine publie sur trois mois les tribunes de campagne des cinq syndicats représentatifs. La Coordination rurale et le Modef ouvrent le bal.

[ Champ planet’terre ] Passe et impasse : Trouver de nouveaux gisements laitiers dans le Maghreb © Terre-net Média

14

[ Inflexion ] La valeur ajoutée est à vous : Ovins & cultures : des ateliers complémentaires Les moutons s’intègrent bien dans les exploitations céréalières, où l’azote fait défaut et les coproduits sont peu valorisés. Ils permettent en outre de diversifier les ressources et de dégager du revenu supplémentaire sans avoir recours au foncier.

[ Terre-net Occasions ]

35 36 48

La sélection professionnelle agricole Top affaire spécial pulvérisateurs Les annonces gratuites des agriculteurs

[ Argus ] © Watier-Visuel

16

50

La cote tracteur : Fendt 926 Vario

Terre-net Média : Terre-net.fr - Web-agri.fr - Terre-net-Occasions.fr I Novembre 2012

3


EDITORIAUX La rédaction

Les lecteurs

Sous le signe du pluralisme

Grandes exploitations : le faux débat des "écolos bobos"

© Terre-net Média

ans un pays où la presse agricole est le plus souvent orientée syndicalement, l’approche des élections de vos représentants dans les Chambres d’agriculture est l’occasion d’insister sur une valeur à laquelle nous tenons beaucoup chez Terre-net : le pluralisme. Pierre Boiteau, directeur des rédactions de Terre-net Média.

Qui dit pluralisme dit diversité des opinions et des tendances. Nous ne sommes pas là pour tenter de vous influencer politiquement ou syndicalement. Non. Notre rôle de média est, selon nous, de vous garantir une information diversifiée. Nous donnons la parole à tous et c’est à vous de vous faire votre opinion. Le Conseil constitutionnel français estime d’ailleurs que « le pluralisme des courants d'idées et d'opinions constitue le fondement de la démocratie » (1). J’entends déjà certains me répondre : « L’unité paysanne est majeure pour le monde agricole » ; « en agriculture, ce n’est pas comme dans les autres secteurs, nous devons être unis face à l’Etat et à la société »... Le débat est-il là ? Pluralisme et unité professionnelle ne sont d’ailleurs pas forcément opposés dès lors que chacun respecte les idées des autres. Pour les élections de janvier 2013, nous souhaitons vous apporter les éléments qui vous permettront de faire votre propre choix. Dans ce numéro de Terre-net Magazine, vous pouvez lire les professions de foi de deux syndicats. Les autres suivront les deux mois prochains. Avec une place et un protocole validés avec tous. Même importance accordée au pluralisme sur Terre-net.fr dans le dossier spécial consacré à ces élections. Nous vous y donnons la parole à vous aussi. A vous tous ! C’est pourquoi vous pouvez interroger des leaders syndicaux, poser vos questions, échanger sur les forums... Au-delà de l’actualité syndicale et politique, nous tenons au pluralisme sur tous les sujets. Economie, gestion, techniques culturales, conduite d’élevage, machinisme, cours et marchés et même météo, etc. : dans tous les domaines, nous visons sur Terre-net.fr comme sur Terre-net Magazine à vous présenter des idées, des pratiques, des témoignages et des sources variées pour que vous puissiez prendre vos propres décisions, en toute autonomie. (1) Conseil constitutionnel français, décision n°89-271 DC, 11/01/1990.

Vincent Launay Polyculteur-éleveur en Gaec avec son frère dans la Sarthe. 60 vaches laitières et 100 ha dont 35 ha en cultures de vente.

© DR

D

J

’entends de plus en plus d’opposition aux projets agricoles, surtout quand ils sont hors normes, comme celui des "mille vaches" dans la Somme. Un élevage de 1.300.000 poulets de chair à l’année doit s’implanter à côté de chez moi. Un collectif d’opposants s’est dressé face à la jeune femme qui voulait s’installer. Aujourd'hui, c'est en stand-by. Beaucoup d’arguments infondés sont mis en avant : pollution de la nappe phréatique, protection des zones humides, présence d’animaux nuisibles, bruit... Mais, en réalité, l’impact de l’élevage industriel sur l’environnement est autant maîtrisable que celui des autres productions agricoles. Chaque système a ses atouts et ses nuisances, aucun n’est mieux ou moins bien. L’atelier avicole évoqué ne ferait que compenser la baisse de production de ces 15 dernières années dans notre région. N’oublions pas que la France est importatrice de volailles standards !

Ces projets deviennent politiques. Et les médias grand public orientent trop souvent le débat à charge. La législation autorise certaines de ces structures, mais la pression d’une minorité, de ces "pseudos écolos bobos" qui ne connaissent rien à la vie et au travail de la ferme, est plus forte. Ceux-ci pensent pouvoir s’exprimer et décider au nom de l’ensemble de l’opinion publique ! J’ai même vu des signatures de pétitions extorquées par le biais d’arguments fallacieux. Il faut dire aussi que la profession agricole ne communique pas assez. Pour ma part, je ne juge pas le projet (tant en négatif qu'en positif) car je suis pour la liberté d’entreprendre. Il faut des gens entreprenants pour créer de l’emploi et de la richesse dans notre pays. Faisons le parallèle avec la grande distribution. On a fait l’éloge, lors de son décès, d’Edouard Leclerc, disant qu’il avait été visionnaire en édifiant les premiers "temples de la consommation" alors qu’ils ont détruit le petit commerce et au passage de nombreux espaces agricoles. Je ne suis pas forcément favorable aux grandes structures agricoles, mais ne reflètent-elles pas ce qui se fera dans une vingtaine d’années ? Les médias grand public auront-ils toujours une mauvaise opinion sur ces exploitations dans 20 ans ? Faut-il prendre le train pour ne pas rester en gare ? Ou rester en gare et regarder les trains passer... comme les vaches. Pour réagir :

n'hésitez pas à nous contacter par mail à redaction@terre-net.fr

Terre-net Média L'agriculture d'aujourd'hui

Terre-net Magazine - NGPA Avenue des Censives – TILLE BP 50333 60026 BEAUVAIS cedex – Tél. 03 44 06 84 84 NGPA - SAS au capital de 22.432.600 € 529 106 544 RCS Beauvais terre-net@terre-net.fr L'agriculture d'aujourd'hui

Terre-net Média

Jean-Marie SAVALLE, Directeur de la publication. Gérard JULIEN, Directeur Général NGPA, Directeur Terre-net Média Pierre BOITEAU, Directeur des Rédactions. Xavier DUFAY, Directeur Technique. REDACTION – redaction@terre-net.fr Rédacteur en chef : Pierre BOITEAU. Adjoints : Frédéric HENIN, Pierre CRIADO. Politique agricole, économie, gestion, société : Frédéric HENIN, chef de rubrique, Arnaud CARPON. Productions végétales : Mathilde CARPENTIER, chef de rubrique. Productions animales : Robin VERGONJEANNE. Machinisme, agroéquipements : Pierre CRIADO, chef de rubrique, Matthieu FREULON. Cours & Marchés, analyses prospectives : Frédéric HENIN Interactivité, forums et newsletters : Céline CLEMENT, Olivia HERMITTE , Jamel LARBI. Secrétariat de rédaction : Céline CLEMENT.

4

PUBLICITÉ – regieagricole@terre-net.fr Direction commerciale : Christophe CASANOVA - Guillaume MORO. Chefs de publicité : Jonathan HAVART, Laurent LEBEUR, Benjamin LESOBRE, Damien ROY. PETITES ANNONCES – annonces@terre-net.fr Direction commerciale : Denis BOST. Chargés d’affaires : Julien TOUS, Julien STROZYK, Lucia BEDOYA ROMERO, Damien ROY. Marketing : Benoît EGON BASES DE DONNÉES & MARKETING DIRECT – infohyltel@hyltel.fr Hyltel Groupe ISAGRI Direction : Jean-Marie LAVIGNE. Direction commerciale : Christophe SEMONT. Chargés d’affaires : Pauline CURMER, Marine LOUVEL, Solène DOMEON, Yoan RANSINANGUE, Damien ROY. Responsable de la base : Grégory JAMAIN. Gestion technique base : Anthony RENAULT, Marc LE SCOEZEC, Hakim SIAD, Alexandra TIGEOT, Thibaut LOSFELD, Céline LECOMTE. INFOGRAPHIE, FABRICATION – Infographie@terre-net.fr Direction artistique : Nicolas LEFRANC. Responsable Maquettiste : Magali BOSSARD. Studio Création : Mathilde GRIFFOIN, Julien KLEBER, Gaëlle MAQUAIRE, Cédric FINSAC. Développement : Clément BILLORE, Arnaud BETTEMBOT. Responsable fabrication : Vincent TROPAMER.

Terre-net Magazine I Novembre 2012

ÉDITION – edition@terre-net.fr Olivia HERMITTE, Caroline LELEU, Jamel LARBI, Hakim BETRAOUI. ABONNEMENT-SYNDICATION – abonnement@terre-net.fr Direction commerciale : Laurent GARREZ Marketing marché : Amandine BANNERY Chargées des abonnements : Angélique LEFEVRE, Elodie NALBO-CARON Services aux abonnés : Nadine GIREL-BURGUET, Lysiane ANDRIEU, Victoria DUARTE SERVICES GÉNÉRAUX, JURIDIQUE & FINANCIER Directeur Administratif & Financier : Jean-Marc STAUFFER. Chef Comptable : Nicole DROZ. Juriste : Nathalie GOUVERNET. Imprimé par Imprimerie LEONCE DEPREZ ZI «Le Moulin» 62620 RUITZ N°20 - Novembre 2012. Tirage : 105000 / ISSN 2112-6690. N° enregistrement à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 0313 T 90765. Crédits photos de la couverture : Fotolia, Terre-net Média

Soucieux de la préservation de l’environnement, la société Terre-net Média sélectionne des fournisseurs engagés dans une démarche environnementale. Ce magazine est imprimé sur du papier certifié PEFC issu de forêts gérées durablement. Les encres utilisées sont végétales. Tous les produits qui ont servi à la réalisation de ce magazine ont été recyclés ou retraités conformément à la certification IMPRIM’VERT. Encarts : Ce numéro comprend six encarts sélectifs, «CIMME Manutention », «DOUILLET », «DANGREVILLE », «GOICHON », «BOUMATIC » et «DICKEY JOHN » déposés sous la 4ème de couverture.

Éthique1 Annonceurs & Agences Remise des certificats d'envois postaux

Éthique2 Lecteurs Pas de publi-information dissimulée


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TRI ANGLES

Des prises de vue, notre point de vue

E-commerce

En hausse chez les professionnels... Et chez vous ? L’e-commerce continue de progresser partout en France. Voici un aperçu statistique de ce que représente ce mode d'achat chez les Français, dans les entreprises au sens large et dans les exploitations agricoles. Et vous, comment vous situez-vous ? Français : 63 % commandent en ligne 63 % des Français ont commandé par internet au cours des 12 derniers mois (1), contre 61 % en 2010 et 53 % en 2008. 50 % ont commandé uniquement par internet (30 % en 2008) et 13 % ont commandé à la fois par internet et téléphone ou par internet et courrier (voire les trois à la fois). Seulement 8 % des Français déclarent avoir acheté par internet en utilisant leur téléphone portable ou leur Smartphone. C’est tout de même le double d’il y a deux ans ! 3 % ont acheté avec une tablette. Les e-mails (pour 41 % des Français) et les catalogues papier (pour 36 %) sont les moyens préférés des acheteurs à distance pour être informés des nouveautés et des promotions. Une autre étude (2) indique que 79 % des acheteurs en ligne règlent par carte bancaire, 25 % par portefeuille en ligne (Paypal...), 12 % par chèque cadeau et 11 % par carte bleue virtuelle. Seulement 8 % payent par chèque. (1) Source : "Le profil des acheteurs à distance et en ligne", étude Crédoc pour la Fevad, La Poste, Reed Exhibitions et la Cci Grand Lille, 24 octobre 2012. (2) Source : baromètre Fevad - Médiamétrie/NetRatings 2012.

Professionnels français : internet avant tout ! 73 % des professionnels français, tous métiers confondus, passent commande de leurs achats sur internet et 31 % par mail (3). 31 % commandent par téléphone, 30 % par fax et seulement 27 % en magasin (beaucoup utilisent plusieurs modes de commande). 32 % ont recours exclusivement à internet. Avant de commander, les professionnels consultent un catalogue papier (51 %) ou le site de l’enseigne (41 %). Ils surfent également sur les sites internet des concurrents (30 %). Viennent ensuite le contact avec un représentant commercial (17 %) ou la requête sur un moteur de recherche (16 %). Quand ils choisissent un site internet pour commander, la différence par rapport aux sites concurrents se fait essentiellement sur le prix (39 %), la rapidité de livraison (32 %), l’habitude de commander à cette enseigne (31 %), la disponibilité des produits (29 %) ou la confiance dans l’enseigne (21 %). (3) Source : Fevad, Fédération e-commerce et vente à distance ; www.fevad.com

Et les professionnels agriculteurs ?

55 % des agriculteurs sont prêts à payer en ligne et les produits les plus demandés sont les petits consommables et les pièces détachées (5). Comme pour les autres professionnels, le prix est le premier critère de choix (50 %). Mais la grande majorité des motivations tournent autour de la commodité d’internet : absence de déplacements (44 %), disponibilité 24h/24 (37 %), rapidité (36 %), facilité (31 %), large choix de produits (30 %)... (4) Enquête Agrisurfeurs 2012, Bva, mars 2012. (5) « E-commerce : des engrais à la charrue ! », page 8 de Terre-net Magazine n°19.

Pierre Boiteau

6

Terre-net Magazine I Novembre 2012

Crédits photos : Fotolia

79 % des agriculteurs connectés ont déjà acheté en ligne des produits grand public et 61 % des produits professionnels (4). Le chiffre n’est pas disponible pour l’ensemble de la population agricole. En considérant que 72 % des agriculteurs français sont connectés (ADquation 2010), ils seraient 57 % à commander en ligne des produits grand public (ce qui est assez proche des 63 % de l’ensemble des Français) et 44 % des produits pour leur métier. Mais, ce chiffre est fort probablement sous-estimé puisque la proportion d’exploitations connectées a augmenté depuis 2010.


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Votre horizon La température du monde agricole TERRE’MOMETRE

Confiance Le gouvernement a des soucis à se faire ! Vous personnellement, faites-vous confiance à… pour défendre l’agriculture et les agriculteurs ?

François Hollande

12 %

88 %

Baromètre agricole Terre-net Bva*

Jean-Marc Ayrault

11 %

89 %

Stéphane Le Foll

35 %

65 %

C

’est un peu la cata… Les agriculteurs ne semblent vraiment pas avoir confiance en l’actuel gouvernement. D’après le dernier Baromètre agricole Terre-net Bva d’octobre 2012*, ils ne sont que 12 % à penser que le nouveau président de la République, François Hollande, est capable de défendre leurs intérêts et l’agriculture en général.

En novembre 2011, 34 % des agriculteurs accordaient leur confiance à Nicolas Sarkozy et 65 % à Bruno Le Maire, alors ministre de l’Agriculture. Aujourd’hui, 35 % font confiance au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Seuls 15 % des exploitants interrogés jugent la politique agricole du gouvernement "bonne", contre 72 % qui l’estiment "mauvaise".

Cote de popularité La gauche n’est vraiment pas populaire

P

Indices de popularité des personnalités politiques auprès des agriculteurs (à début octobre 2012)

François Fillon +64 Nicolas Sarkozy +38 Nathalie Kosciusko-Morizet 0 Frédéric Nihous -20

(**)

Bruno Le Maire +57

(+34)

(+20)

Jean-François Copé +4

(**)

Stéphane Le Foll -15

(**)

(**)

(+1)

Nicolas Dupont-Aignan -23

(+6)

François Bayrou -24 (-25) Marine Le Pen -26

(0)

François Hollande -66 (-11) Jean-Luc Mélenchon -79 (-21)

Cécile Duflot -80 (-12)

Harlem Désir -81

Olivier Besancenot -84 (-9)

(**)

Martine Aubry -85 (-9) Baromètre agricole Terre-net Bva* Indice de popularité = bonnes opinions – mauvaises opinions. Entre parenthèses : évolution par rapport à novembre 2011 (**) Non testé en novembre 2011

our ceux qui en doutent encore, le monde agricole penche véritablement à droite sur l’échiquier politique. Il n’y a qu’à regarder le top 5, ou même le top 10, des personnalités politiques françaises les plus appréciées des agriculteurs. En tête : François Fillon avec 81 % de bonnes opinions et un indice de popularité de + 64. L’ancien Premier ministre est suivi de très près par Bruno Le Maire, qui continue de progresser : 78 % de bonnes opinions (contre 67 % en novembre 2011) et un indice de popularité de + 57 (+ 20 points). Loin derrière, François Hollande est crédité de 16 % de bonnes opinions, en baisse de 5 points par rapport à novembre 2011, et d’un indice de popularité de - 66, soit un recul de 11 points depuis novembre 2011.

Elections Chambres La Fnsea garde le contrôle !

D

ans moins de deux mois maintenant, les agriculteurs seront sollicités dans le cadre des élections des représentants des Chambres d’agriculture. Si l’élection avait eu lieu en octobre 2012, la Fnsea et les JA auraient récolté 56 % des suffrages, soit une augmentation de 7 points par rapport au dernier baromètre agricole Terre-net Bva de janvier 2012 (et 1 point de mieux qu’à l’élection de 2007). En revanche, c’est la chute pour la Coordination rurale (CR) qui passe de 28 à 21 % d’intentions de vote par rapport à janvier 2012. La Confédération paysanne (CP), elle, reste stable à 19 %. A noter, si ces chiffres se vérifient en janvier prochain, la montée de la CR : près de 10 points en dix ans.

Comment se situeraient les représentants des Chambres d’agriculture si les élections avaient eu lieu en octobre 2012 ? 60 % Fnsea/JA

50 %

Confédération paysanne Coordination rurale

40 %

Modef

30 %

Autres

20 % 10 % 0%

Résultats 2001

(Source ministère de l’Agriculture)

Baromètre agricole Terre-net Bva* * Sondage réalisé du 21 septembre au 11 octobre 2012, par Internet, auprès d’un échantillon national de 498 agriculteurs professionnels connectés, âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas ap-

8

Terre-net Magazine I Novembre 2012

Résultats 2007

(Source ministère de l’Agriculture)

Intentions de vote des Intentions de vote des agriculteurs en janvier 2012 agriculteurs en octobre 2012 (Baromètre agricole Terre-net/Bva*)

pliquée aux variables suivantes : région et orientation principale de l’exploitation (grandes cultures/polyculture-élevage/autres : viticulture-arboriculture-maraîchage) - Source : Scees.

(Baromètre agricole Terre-net/Bva*)

Le Baromètre agricole Terre-net Bva sur www.terre-net.fr/barometre


OPINIONS

Paroles de lecteurs Extraits des commentaires d’articles et des discussions entre agriculteurs sur Terre-net.fr et Web-agri.fr « Pas d’assises mais des prix pour installer les paysans » A propos des Assises de l’installation annoncées par le ministre de l’Agriculture, Agroriguer ne mâche pas ses mots : « Il ne faut pas des assises pour installer des paysans, mais des prix et des revenus à la hauteur des risques, des capitaux et du travail. Quand ceux-ci se mettront véritablement à compter, il n’y aura plus d’agriculteurs : le prix du blé est celui de la fin des années 80, sans parler de celui de la viande. Il y a 20 ans, il fallait 20 broutards pour payer un tracteur ; aujourd’hui, il en faut 60. » Source : commentaire d’article sur Terre-net.fr

« Ce n’est pas en trayant 15 ou 20 vaches de plus que nous améliorerons nos revenus » Debutant commente un sondage publié sur Web-agri.fr, demandant aux producteurs laitiers s’ils envisagent d’augmenter la taille de leur troupeau. « On bosse assez comme ça. Ce n’est pas en trayant 15 ou 20 vaches de plus que les éleveurs amélioreront leur revenu surtout si les prix restent déconnectés des charges. Nous sommes prêts à produire davantage si et seulement si les coûts de production arrêtent de grimper et si nous pouvons dégager une rentabilité qui permette, pour absorber la surcharge de travail, soit d’embaucher soit de moderniser l’outil de production. » Source : forum général sur l’élevage de Web-agri.fr

Nous battons des records de croissance. Dépassez-les avec nous.

Hausse des cours des céréales « Ce ne sont pas les céréales qui sont trop chères, mais le lait et la viande qui ne le sont pas assez », estime Chris face à la flambée actuelle des prix des matières premières agricoles. Source : commentaire d’article sur Terre-net.fr

KWS – Le semencier maïs à la croissance rapide. « Je souhaite cela à tous les passionnés de génétique »

De plus en plus d’agriculteurs font confiance à KWS, avec aujourd’hui plus de 2.5 millions d’hectares cultivés.

En réaction à l’article sur Scotty TB-88, ancienne mère à taureaux ayant produit plus de 100.000 kg de lait, Hervé Pillaud écrit : « J’ai eu le bonheur de posséder ce type d’animal une fois dans ma carrière : Jazzella, mère de Mistouflon, Ojolly et Usrock, a produit 110.000 kg de lait et été championne au Space. Sur six présences au Sia, elle a remporté trois premiers prix. Je souhaite cela à tous les éleveurs passionnés de génétique. Jazzella a fini sa vie chez nous à 16 ans le jour où Vitalia, championne "mamelle" au Sia 2011, participait à son premier championnat départemental, comme un signe du destin… »

La clef du succès : un des plus importants réseaux de recherche en Europe, adapté à chaque région de culture. Cela garantit dans chaque bassin de production, localement, la meilleure chance de développement et de croissance. A vous maintenant de vous développer avec nous.

Source : commentaire d’article sur Web-agri.fr

Toutes les discussions sur

www.kws.com

www.terre-net.fr/forums et www.web-agri.fr/forums

Novembre 2012

9


SYNDIC’ARENE

Le pluralisme des idées

Politique d’installation Gouvernance, financement, transmission : des attentes fortes Les Assises de l’installation, promises par Stéphane Le Foll début 2013, sont d’ores et déjà attendues de pied ferme par les jeunes agriculteurs. Tout comme les producteurs interrogés dans notre précédent numéro, Mathieu Courgeau, de la Confédération paysanne, Philippe Monnet, adhérent de la Fnsea, et Benoît Vieillard, non syndiqué, espèrent des mesures d'envergure en matière de financement et de transmission.

Confédération paysanne

Fnsea © DR

Polyculteur-éleveur, Vendée. En Gaec. 60 vaches laitières, 467.000 l de quota. 105 ha : 12 ha de maïs ensilage, 8 ha de mélange céréalier et le reste en herbe.

«J

e me suis officiellement installé il y a un an, après quelques temps sur l’exploitation en tant qu’aide familial. Avec un projet assez classique, mon installation s’est globalement bien passée. Mais, certains aspects de l’accompagnement doivent être revus. Par exemple, je n’ai pas pu choisir mon conseiller dans le cadre du plan de professionnalisation personnalisé, alors que cela aurait dû être le cas. Certes, les trois formations que j’ai réalisées correspondaient à mes attentes, mais j’aurais souhaité en suivre d’autres, non assurées par la Chambre d’agriculture, mais on me l’a déconseillé.

« Le fond du problème, c’est la gouvernance de l’installation »

Le fond du problème, c’est la gouvernance de l’installation. Ce sont toujours les mêmes structures professionnelles, Jeunes agriculteurs en tête, qui pilotent ce dossier. Or, elles ne prennent pas assez en compte la diversité des projets. Et force est de constater que les chiffres de l’installation sont mauvais depuis plusieurs années. Il y a pourtant un gros potentiel ! Les candidats ne manquent pas. L’installation doit donc être gérée par les Chambres d’agriculture, en y associant tous les acteurs contribuant au développement des territoires ruraux. Le dispositif d’accompagnement doit s’adapter à des projets plus diversifiés qu’autrefois. Il faut notamment revoir les critères exigés pour bénéficier des aides. Celui de la surface minimale ne veut plus rien dire. En tout cas, il ne reflète pas la viabilité du projet. C’est la valeur ajoutée dégagée par l’exploitation qui compte. La limite d’âge n’a plus de sens non plus à l’heure où les jeunes entrent dans la vie active de plus en plus tard. »

10

Terre-net Magazine I Novembre 2012

Eleveur laitier, Doubs. 180.000 l de lait en Aoc Comté et Gruyère, 30 vaches montbéliardes. 40 ha de prairies en zone de montagne. Un atelier porcin produisant 600 porcs/an.

© DR

Philippe Monnet

Mathieu Courgeau

«T

out le monde doit comprendre que le nombre d’installations agricoles conditionne le dynamisme d’un territoire. Moins il y a de jeunes qui s’installent, moins il y a de valeur ajoutée créée. Dans les zones où le nombre d’agriculteurs diminue fortement, les services publics par exemple risquent davantage de disparaître. L’accompagnement à l’installation en tant que tel n’a pas besoin d’une profonde réforme. Toutefois, quand je vois que certains jeunes de 18 ans, le baccalauréat en poche, s’empressent de s’installer sur la ferme familiale, je me dis que le dispositif à l’installation devrait être plus contraignant en matière de formations. Le métier d’agriculteur est devenu très complexe. Le plan de professionnalisation personnalisé doit davantage encourager les candidats à suivre des formations, ou à effectuer des stages, pour qu’ils soient mieux préparés à gérer une exploitation. Les principaux freins à l’installation restent l’accès au foncier et le financement. Pour ma part, je me suis installé facilement en reprenant l’exploitation familiale. Mes parents ont pu me transmettre 30 ha de terres sur les 40 ha que compte la ferme. « Inciter les cédants Pour les jeunes qui s’installent hors du cadre familial, c’est beaucoup à transmettre leur plus difficile. Si le ministre de l’Agriexploitation à des culture veut améliorer les choses, il doit mettre en place des mesures jeunes » juridiques et fiscales pour inciter les cédants à transmettre l’intégralité de leur structure à des jeunes. Ce qui limiterait par voie de conséquence le démembrement. Quant au financement, regrouper les soutiens ou augmenter les aides directes comme la Dja n'est pas judicieux : cela les rendrait plus visibles aux yeux des cédants, qui pourraient faire grimper les prix de vente de leur exploitation. »


Confédération Nationale du Crédit Mutuel - 88/90 rue Cardinet 75017 Paris - 05/12

Trois avis par mois

Tous les syndicats sont sollicités, à tour de rôle, afin de garantir le pluralisme. Envie d’échanger sur l’installation en agriculture. Rendez-vous sur www.terre-net.fr/forums

LE CRÉDIT MUTUEL, PARTENAIRE DES AGRICULTEURS.

Non syndiqué Benoît Vieillard © DR

Polyculteur-éleveur, Eure. 170 ha, dont 94 ha de cultures (blé, colza, escourgeon, betteraves, maïs ensilage) et 76 ha de prairies. 800.000 l de lait.

«S

i une réforme du dispositif à l’installation est en projet, il faut surtout travailler à la simplification administrative ! Car s’installer est un parcours du combattant long et compliqué. Depuis deux ans, je suis aide familial sur l’exploitation de mes parents. Et je « Il faut absolument compte m’installer officiellesimplifier les démarches ment d’ici 2014. J’ai déjà commencé les administratives » démarches. Réunir d’innombrables documents, être dépendant des délais de l’administration : c’est d’autant plus contraignant pour moi que mon dossier est géré à Evreux, situé à plus d’une heure de chez moi, alors que Rouen n’est qu’à trente minutes. Lors de mon premier rendez-vous, le conseiller "installation" ne m’a pas proposé de stage complémentaire en raison de mon expérience. Depuis que je travaille sur l’exploitation, je m’occupe en grande partie de sa gestion, de la commercialisation des céréales et des achats d’aliments. L’expérience, c’est la meilleure formation qui soit. Mais pour ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole ou qui ont des projets bien spécifiques, je pense que la possibilité de se former, offerte par le dispositif actuel, est une bonne chose. D’un point de vue financier, les aides constituent une goutte d’eau par rapport au coût réel d’une installation. Dans mon secteur, reprendre un bail de 18 ans coûte jusqu’à 8.000 € l’hectare. Mais augmenter les soutiens financiers n’est pas une solution, car les cédants pourraient être tentés de faire de la surenchère sur le prix des reprises. Il faudrait surtout prendre des mesures pour freiner la course à l’agrandissement afin que les jeunes trouvent plus facilement des terres à reprendre. » Propos recueillis par Arnaud Carpon Novembre 2012

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Chambres d’agriculture Elections 2013

Les tribunes de campagne des cinq syndicats (1ère partie)

Pluralisme. A l’occasion des élections des Chambres d’agriculture de janvier prochain, la rédaction de Terre-net Magazine publie sur trois mois les tribunes de campagne des cinq syndicats représentatifs. La Coordination rurale et le Modef ouvrent le bal.

La Coordination rurale

« Une autre vision de nos Chambres d’agriculture ! » courroie de transmission de l'administration. La recherche appliquée et les essais ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient...  Pour la CR, les Chambres d'agriculture doivent redevenir un soutien incontournable et un acteur puissant en notre faveur, expliquant notre profession, défendant les agriculteurs face à l'accumulation de contraintes, faisant des propositions pour faciliter l'exécution de notre métier et simplifier la réglementation devenue asphyxiante.

© Coordination rurale

Du local à l'européen L'objectif majeur de la Chambre d'agriculture doit être de conserver un tissu agricole départemental dynamique. A ce titre, la Chambre doit impulser des actions pour permettre à l'agriculture locale de se développer, en travaillant conjointement avec l'ensemble des organisations professionnelles agricoles. Bernard Lannes, président de la Coordination rurale depuis 2010, part à la conquête de l'Apca.

«L

a Chambre ouverte à tous les agriculteurs Les Chambres d'agriculture sont financées en majorité par la taxe foncière non bâtie et la plupart du temps par des subventions du département, puis par les services facturés aux agriculteurs.  La CR considère donc qu'elles doivent être la maison de tous les agriculteurs, sans distinction liée à une éventuelle appartenance syndicale. Nous ne voulons plus tomber sur le standard d'un syndicat lorsque nous appelons la Chambre. La Chambre pour défendre les agriculteurs et développer l'agriculture Les Chambres d'agriculture ont été créées pour assurer le développement de l'agriculture. Elles ont tout pour être un outil majeur de défense du métier d'agriculteur. Mais nombre d'entre elles ne cherchent même plus à atteindre cet objectif, trop occupées à assurer leur fonctionnement propre. Elles se contentent trop souvent de jouer le rôle de

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Terre-net Magazine I Novembre 2012

 Une Chambre départementale travaille en équipe avec ses consœurs, sans pour autant renier son empreinte locale. Réunies au sein de l'Apca (1), où siègent les présidents des Chambres d'agriculture, elles doivent influer sur la politique agricole nationale et européenne. L'Apca est considérée par les pouvoirs publics comme le représentant officiel des intérêts agricoles. Or, à l'heure actuelle, l'Apca est composée à trois exceptions près (2 CR et 1 Conf.) de représentants de la Fnsea uniquement, qui y dictent donc leur vision de la politique agricole et de l'agriculture. La CR s'engage dans les prochaines élections avec l'objectif d'avoir un maximum de représentants à l'Apca, en remportant la majorité dans de nombreuses Chambres départementales. Cela permettra ainsi d'équilibrer sainement l'Assemblée permanente. Contre la régionalisation des Chambres Il n'y a pas une agriculture française mais une multitude d'agricultures.  La CR est opposée à la régionalisation des Chambres d'agriculture, qui ne pourra que les éloigner du terrain. Pour être pertinentes, les Chambres d'agriculture doivent rester proches des agriculteurs en maintenant un maillage départemental. Il faut bien comprendre que c’est la seule possibilité de rester

Retrouvez toutes les tribunes de campagne des syndicats agricoles et toute l’actualité relative aux élections des Chambres d’agriculture 2013

sur www.terre-net.fr

représentés par de vrais agriculteurs, sinon ce ne seront que des professionnels de la représentation agricole qui pourront se déplacer pour des réunions à la Région. Des services efficaces et abordables pour les agriculteurs Dans une logique de mission de service public, les services rendus aux agriculteurs par la Chambre d'agriculture doivent offrir un rapport qualité/prix compétitif et le maximum de gratuité lorsque cela est possible. Il n'est pas admissible que ces prestations (le droit, la fiscalité, la technicité…) soient surestimées.  Notre métier exige que nous soyons de bons techniciens dans de nombreux domaines, sachant aussi que les exploitations évoluent, que des coups durs peuvent survenir. La Chambre se doit de nous apporter les renseignements et l'aide que nous recherchons. La Chambre doit être accessible à tous, syndiqué ou non, indépendant ou coopérateur. Avec la CR, tous ceux qui le souhaitent trouveront conseil et soutien, sans qu'il leur soit demandé de prendre une carte syndicale. » (1) Assemblée permanente des Chambres d’agriculture

Rubrique réalisée par Frédéric Hénin

La CR sur internet La Coordination rurale vient de lancer son site de campagne : www.2013.coordinationrurale.fr.

Ce site permet à chaque agriculteur de consulter les dix engagements de la CR pour une nouvelle Chambre d’agriculture, mais également de découvrir les équipes de terrain et les portraits des candidats.


Mouvement des exploitants familiaux

« Avec Le Modef, changeons les Chambres d’agriculture » et remplaçons les par de vrais paysans porteurs d’une alternative comme le propose le Modef. Des Chambres d’agriculture au service de tous et de toutes les agricultures.

© Modef

Le Modef revendique une autre gouvernance :

Jean Mouzat, agriculteur à Chanteix et président du Modef, plaide pour « un fonctionnement démocratique et transparent des Chambres d'agriculture ».

«L

es Chambres d’agriculture et ceux qui les dirigent accompagnent et cogèrent la politique agricole en faisant le choix des grosses exploitations et de l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture familiale ou paysanne. Cette course à l’agrandissement fait des ravages et ceux qui hier pensaient, qu’en mangeant le voisin ils allaient s’en sortir, sont devenus la proie de plus gros qu’eux. Stoppons cette course folle jonchée de cadavres, renvoyons chez eux les auteurs et acteurs professionnels de cette politique

 l’interdiction de toute passerelle Chambre d’agriculture–Fnsea (mise à disposition de personnel ou autre arrangement partisan). Les Chambres d’agriculture doivent devenir un vrai parlement agricole ouvert sur la société avec un financement élargi à la grande distribution, à l’agroalimentaire, à la banque, à l’assurance agricole, à l’agrochimie. »

 un fonctionnement démocratique et transparent des Chambres d’agriculture avec une représentation dans toutes les instances (bureau, commission….) de tous les syndicats qui ont obtenu au moins un élu.  le maintien de toutes les Chambres d’agriculture départementales, aujourd’hui remises en cause par la politique de restructuration engagée par le tandem Fnsea-JA.  le développement des missions de services publics gratuits de conseil et d’assistance individuelle en direction particulièrement des exploitants familiaux, qui dégagent un revenu inférieur au Smic brut. Aujourd’hui ces services sont, pour partie, payants. En les "marchandisant", la Chambre (Fnsea-JA) exclut de fait la moitié des agriculteurs alors qu’au travers la taxe (Tafnb), ils financent déjà cette structure. Cela nécessite de développer le nombre de conseillers sur le terrain, aujourd’hui réduit à la portion congrue.

Rubrique réalisée par Frédéric Hénin

Pour lire le programme du Modef L’intégralité de la tribune et des propositions du Modef est disponible dans le dossier "élections Chambres d’agriculture 2013" sur Terre-net.fr.

Les autres syndicats Sont à paraître prochainement dans Terre-net Magazine les tribunes de : - la Fnsea et de JA (n°21 - décembre 2012), - la Confédération paysanne (n°22 janvier 2013).

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Passe et impasse

Trouver de nouveaux gisements laitiers dans le Maghreb

En Tunisie

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Avec un prix du lait plus faible que leurs coûts de production, les éleveurs doivent repenser leur système pour redevenir compétitifs.

Leïth Ben Becher, agriculteur à Ben Bechir et président du Synagri (2)

A 0,29 €/l de lait, les éleveurs ne s’en sortent pas

«P

ourquoi produire encore du lait ? Cette question, je me la pose depuis deux-trois ans et je ne suis pas le seul ! Comme la plupart des éleveurs tunisiens, qu’ils aient 5 ou 100 vaches, je livre mon lait à perte. En Tunisie, la filière laitière est en crise. Et chaque jour qui passe, les producteurs s’y enfoncent un peu plus, sans réelle perspective d’en sortir. La crise est conjoncturelle, mais aussi structurelle. Avec un prix du lait plus faible que leurs coûts de production, les éleveurs doivent repenser leur système pour redevenir compétitifs. Et pour cela, il faut qu’ils puissent compter sur le soutien des pouvoirs publics.

En fait, la Tunisie n’a plus les moyens de nourrir ses troupeaux, comme dans les années 70 à 90, avec des céréales et des protéagineux importés (soja et maïs essentiellement). Or, ceux-ci représentent aujourd’hui 60 % de la ration alimentaire des animaux.

© AFP

Les crises laitières ne sont pas contagieuses et pourtant en Tunisie, Leïth Ben Becher et ses collègues éleveurs se plaignent du même mal : l’augmentation des coûts de production n’est pas répercutée sur le prix du lait. Aussi, selon Leïth, la seule alternative est d’accroître l’autonomie fourragère des élevages : les producteurs seront alors moins dépendants des importations de céréales au prix fort. L'Algérie s'est déjà engagée dans cette voie, comme l'explique Jean-Paul Simier de Bretagne développement innovation.(1)

Et il y est parvenu en moins de 20 ans, avec une politique volontariste et en s’appuyant à partir des années 70 sur un réseau de centres d'insémination artificielle, d’organismes de contrôle laitier et plus récemment de collecteurs de lait ; ces derniers ayant permis de faire le lien entre une multitude d’éleveurs atomisés et les quelques grosses centrales laitières tunisiennes.

Les faiblesses de la filière exacerbées

Aujourd’hui, cette période est révolue. Au cours des six derniers mois, les cours du blé et du soja ont augmenté de plus de 60 % ; ce qui porte, selon une étude du Synagri d’avril Importation massive 2012, à 30 voire 35 centimes d’euros le coût de production d’un litre de lait alors que le prix La filière laitière tunisienne s’est en effet de vente de ce même litre de lait est resté de construite autour de l’importation massive 29 centimes ! de matières premières agriEn fait, la hausse des prix des matières coles (alors bon marché, « Structurer premières agricoles a exacerbé les Ndlr) pour l’alimentation des faiblesses de la filière laitière de notre la filière. » vaches et de génisses pour le pays : la production moyenne par renouvellement des troupeaux. Une straté- vache y est moindre (environ 15 l/j) en raison du gie que le pays a adoptée pour sécuriser sa niveau technique insuffisant de la plupart des production de lait et de viande. élevages (près de 80 % sont situés dans des (2) Syndicat des agriculteurs de Tunisie

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Terre-net Magazine I Novembre 2012


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En Algérie Jean-Paul Simier, directeur "filière industries alimentaires" à Bretagne développement innovation (1)

Le pays opte pour le lait fourrager

© Bdi

« L

a rente pétrolière finance la politique de sécurité alimentaire de l’Algérie. Au début de l’année, la région Bretagne et son agence Bci ( B r et a g n e commerce international), le ministère de la Selon Jean-Paul Simier, Coopération et le la convention Alban gouvernement alrenforcera l'autonomie gérien ont signé la alimentaire algérienne. convention Alban (lait en arabe, Ndlr) pour donner, au pays, les moyens de relancer la production de lait dans trois wilayas de l’ouest : Relizane, Blida et Souk Ahras près d’Oran (l’Algérie est divisée en 48 collectivités publiques territoriales appelées wilayas, Ndlr). Le programme s’adresse à

23.000 éleveurs sur les 200.000 que compte l’Algérie et regroupe 850.000 vaches laitières (produisant chacune en moyenne 2.000 kg de lait par an). La convention Alban vise à constituer une filière laitière régionale, qui repose sur un réseau d’exploitations agricoles de dimension familiale, en valorisant la capacité fourragère des trois wilayas. En effet, des milliers d’hectares sont encore inexploités dans la plaine de La Mina. La France a été choisie comme partenaire du fait de sa proximité géographique et des liens historiques qu’elle entretient avec le pays, mais aussi en raison du modèle de développement agricole qu’elle a adopté.

Transfert de savoir-faire En Bretagne, tous les acteurs de la filière laitière se mobilisent pour former les paysans algériens des Gapels (groupements d’éleveurs, Ndlr), construire des laiteries et organiser un réseau de collecte. L’idée est de renforcer l’autonomie alimentaire algérienne et de créer des relations commerciales privilégiées entre la France et l’Algérie, afin de renforcer la sécurité alimentaire du pays malgré sa forte croissance démographique.

© DR

à l'évolution des coûts de production et notamment par rapport aux variations de prix des aliments concentrés.

La Tunisie n’a plus les moyens de nourrir ses troupeaux, comme dans les années 70 à 90, avec des céréales et des protéagineux importés.

zones rurales isolées et ne possèdent que quelques vaches) et de la baisse de l’encadrement technique de l’Etat. Ainsi, avoir misé sur la Holstein dans les années 70 n'a pas été, semble-t-il, le meilleur choix. D’autant que cette race n’est pas adaptée à nos conditions d’élevage.

Se mettre à niveau Pour sortir de la crise laitière, le Synagri a soumis au gouvernement un ensemble de propositions visant, non seulement, à revoir à la hausse le prix d’intervention pour le lait (qui n'a pas bougé depuis 2010, Ndlr) ; mais aussi à mettre en place un dispositif d'indexation du prix du lait frais par rapport

En outre, pour produire du lait en Tunisie, il faut sortir du diptyque maïs/soja. Un moyen également de lancer un programme ambitieux de mise à niveau technique et sanitaire (mise aux normes des étables, généralisation des suivis sanitaires et du système de contrôle laitier), mais aussi de favoriser la production fourragère et de rendre les exploitations plus autonomes. Le tout en améliorant la qualité du lait produit. Les petits producteurs, élevant moins de dix vaches, seraient aussi regroupés en coopératives et/ou adhéreraient à un groupement de développement. Ces organisations assureraient le transport et la conservation du lait. Elles apporteraient le conseil et l'appui technique qu'un éleveur seul ne peut pas s’offrir. Certains producteurs affiliés au Synagri se sont engagés dans des démarches innovantes (lire le 1er encadré). Ces initiatives doivent être soutenues et généralisées dans le cadre d'une véritable politique agricole. Enfin, en lait comme dans les autres productions, structurer l’ensemble de la filière autour d’une véritable interprofession est une priorité. » Leïth Ben Bechir avec Frédéric Hénin

En s’implantant sur le territoire algérien, les groupes laitiers français contribuent aussi à l’industrialisation du pays tout en s’assurant de nouveaux débouchés pour exporter les produits que l’Algérie n’a pas les moyens de produire localement. Autrement dit, le partenariat repose sur un transfert de technologies et de savoir-faire avec, par exemple, l’exportation de génétique et de génisses françaises. Mais surtout, cette nouvelle collaboration en appellera d’autres. Ainsi, une importante délégation algérienne s’est rendue au Space de Rennes pour nouer des contacts avec les industriels présents et pour développer des partenariats en production avicole notamment. » Propos recueillis par Frédéric Hénin (1) Cette agence régionale de développement et d’innovation impulse une dynamique collective auprès des acteurs économiques bretons et joue un rôle d’animation et de coordination, au service de la stratégie régionale de développement économique et d’innovation. Pour en savoir plus : www.bretagne-innovation.tm.fr

Sur le web : Retrouvez Jean-Paul Simier dans une émission sur l’élevage et la réforme de la Pac, tournée au Space 2012, sur

www.terre-net.fr/mag/20simier

Rendre la filière durable « Si la production laitière tunisienne couvre la demande intérieure, grâce à une véritable filière, cela a un coût. Aujourd’hui, une question essentielle se pose : celle la durabilité des élevages laitiers en Tunisie et, par conséquent, celle de la pérennité de la filière elle-même. Si l'on veut continuer à produire du lait et à faire vivre ceux qui en font leur métier, il faut sans doute encourager l'introduction de races plus rustiques, dotées d’une meilleure longévité et capables de valoriser des fourrages de qualité moyenne. Comme le font depuis plusieurs années, avec la race tarentaise, des éleveurs passionnés au sein du groupe de développement Gert.

« La performance n’est plus rentable » « Il y a toujours eu des vaches sur notre ferme. Au début des années 70, au lendemain de l’expérience collectiviste, mon père a relancé la production de lait en achetant une dizaine de vaches frisonnes pie noire. Il a en outre introduit l’ensilage d’herbe, jusque-là inconnu des éleveurs tunisiens. Comme tous les autres agriculteurs, mon père a bénéficié de soutiens de l’Etat, aussi bien techniques que financiers. Cependant, les systèmes d’exploitation reposaient sur des aliments concentrés importés largement subventionnés. Aujourd’hui, mes 20 vaches, holsteins à 85 %, produisent plus de 7.000 l. Néanmoins, avec la crise laitière, la performance n’est plus rentable, ce malgré une bonne disponibilité fourragère. »

Terre-net Média : Terre-net.fr - Web-agri.fr - Terre-net-Occasions.fr I Novembre 2012

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INFLEXION

La valeur ajoutée est à vous

Ovins & cultures Des ateliers complémentaires

L’installation est un enjeu stratégique pour la filière. En 2011, 63 % des éleveurs ovins avaient plus de 50 ans.

L

INITIATIVE

es moutons de retour dans les plaines céréa- « Les cours des céréales sont extrêmement lières ? Il faut dire que les cours de la viande variables d’une année à l’autre, tandis que le ovine sont porteurs, en raison de la forte de- prix de l’agneau est en constante augmenmande mondiale et du rééquilibrage de l’aide tation depuis deux ans. Ainsi, un atelier ovin à la production ovine, décien complément des grandes dé en 2009 suite au bilan de cultures peut compenser les Un quart temps santé de la Pac. fluctuations aléatoires des pour 200 brebis. Reste à savoir si le prix des prix des céréales et sécuriser grains, élevé depuis plusieurs le revenu », explique Serge mois, ne risque pas de dissuader les céréaliers Préveraud, président de la Fédération natioqui souhaitent se lancer dans l’élevage de nale ovine (Fno). Selon lui, la production ovine brebis. a une carte à jouer dans les exploitations

Thomas Cuypers, installé avec ses deux frères à Fleury (Oise) Créer un atelier de 800 brebis et employer un berger Thomas Cuypers produit, sur 300 ha, des grandes cultures, des betteraves, des pommes de terre et des légumes de plein champ.

© DR

«A

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céréalières, où l’élevage pourrait revenir par la porte de l’agronomie. « Avec la hausse des cours des engrais, les moutons retrouvent de l’attrait auprès des céréaliers. Un moyen, pour eux, de fertiliser leurs têtes d’assolement à moindre coût. De plus, le fumier s’échange à prix d’or ! » L’institut de l’élevage estime que 200 brebis peuvent fertiliser une quinzaine d’hectares, soit plus de 1.800 € d’économie réalisée sur l’azote minéral. Bien choisies, les Cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan) offrent un fourrage

u début de la réflexion il y a deux ans, nous sommes partis d’une feuille blanche. Nous souhaitions valoriser les coproduits des

Terre-net Magazine I Novembre 2012

cultures et la production ovine semblait mieux se porter que les bovins. Nous avons opté pour un système, où les brebis passent dix mois dehors et produisent un maximum d’agneaux avec trois agnelages en deux ans. Nous avons étudié l’élevage en bergerie intégrale, mais ce mode de conduite s’est avéré peu rentable. Nous avons acheté 400 agnelles romanov et des béliers charolais avec l’objectif d’atteindre 800 brebis l’an prochain. Nous avons embauché un jeune berger passionné par cette production et nous avons investi dans un bâtiment de 2.000 m² conçu pour l’agnelage. Pour faciliter le travail, nous l’avons équipé d’un large

couloir d’alimentation surélevé, qui permet de distribuer l’ensilage et les pulpes de betteraves avec une désileuse. De même, nous disposons de clôtures électriques, qui s’installent facilement avec le quad, et de piquets souples sur lesquels on peut rouler avec le tracteur. Les premiers agneaux naîtront en décembre et seront commercialisés par l’Association ovine Nord Picardie. Nous réfléchissons à nous orienter vers des circuits courts, d’autant que nous ne sommes qu’à 60 km de Paris. La viande hallal peut aussi être un marché intéressant. »

© Watier-Visuel

Avec quatre agneaux sur dix consommés en France et élevés sur notre territoire, la filière ovine française est en quête de nouveaux éleveurs. Or, les moutons s’intègrent bien dans les exploitations céréalières, où l’azote fait défaut et les coproduits sont peu valorisés. Ils permettent en outre de diversifier les ressources et de dégager du revenu supplémentaire sans avoir recours au foncier.


de choix aux brebis. « Nous avons créé un atelier ovin parce que cette production s’avère complémentaire des nombreuses cultures de l’exploitation, explique Thomas Cuypers (lire son témoignage p.16). Nos terres sont situées en zone vulnérable, avec obligation de ne pas laisser les sols nus, et nous avions envie de valoriser les couverts. Les brebis pâturent les repousses de colza, les semis de chicorée fourragère et d’herbe. De plus, nous produisons des légumes de plein champ et les coproduits ne manquent pas. Désormais, les pulpes de betteraves, les déchets d’oignons ou les pommes de terre sont valorisés par les animaux. » Certains éleveurs vont même jusqu’à faire pâturer leur troupe sur les terres des voisins, qui ne sont pas mécontents de cet apport de matière organique.

Gilles Duthu, polyculteur-éleveur en Gaec sur 275 ha à Francheville (Côte-d’Or) et président du groupement de producteurs Terre d’Ovin.

« Des agneaux bien valorisés sous signe officiel de qualité »

«I

l y a toujours eu un atelier ovin sur la ferme pour valoriser les prairies permanentes et apporter un plus aux cultures. La luzerne et les prairies à base de mélanges de graminéeslégumineuses permettent d’allonger ma rotation triennale colza, blé, orge.

En plaine, les terres sont chères et s’agrandir n’est pas toujours envisageable. L’atelier ovin peut être une solution pour développer son exploitation sans foncier supplémentaire, notamment pour s’installer à plein temps, s’associer avec quelqu’un ou employer un salarié.

S’installer sans foncier Question charge de travail, il faut compter un quart temps par tranche de 200 brebis, soit un plein temps pour 800 brebis. Dans les exploitations céréalières, les agnelages ont généralement lieu en septembre, avant les semis, et en décembre pour vendre des agneaux à Noël et à Pâques. « Les travaux d’élevage s’intercalent bien avec ceux des champs, si les mises bas sont planifiées en dehors des pointes d’activité des cultures »,

C’est intéressant pour la fertilité des sols et sur le plan phytosanitaire. Le fumier est composté, puis épandu sur une vingtaine d’hectares avant les colzas. En termes de travail, les ovins et les cultures se complètent bien. Je passe environ une heure par jour avec les brebis en été et deux heures en hiver lorsqu’elles sont en bergerie, avec des pics d’activité durant les agnelages. Les agneaux sont bien valorisés grâce à une démarche qualité soumise à un cahier des charges. Ils sont vendus à Pâques lorsque les

fait remarquer Laurence Sagot de l’Institut de l’élevage. Pour cela, les brebis doivent être prolifiques et aptes au désaisonnement de la date d’agnelage. Les races telles que la Romane ou l’Ile-de-France sont particulièrement adaptées. « Le revenu dégagé est en lien direct avec les performances techniques du troupeau, prévient Laurence Sagot. Pour obtenir de bons résultats, les moutons réclament un peu d’attention mais techniquement, c’est passionnant. » Robin Vergonjeanne

Quelques chiffres sur la filière ovine française en 2011 sur www.terre-net.fr/mag/20ovins cours sont les plus élevés, entre 110 et 130 € par bête. Si l’élevage est bien mené, les moutons représentent un bon complément pour les fermes en zone intermédiaire. Certains céréaliers préfèrent s’orienter vers l’élevage de volailles pour diversifier leur exploitation. Il appartient donc à la filière de promouvoir la production ovine en montrant que la demande en agneaux est forte et que ceux qui souhaitent s’installer peuvent bénéficier de droits à primes, d’aides à l’investissement et de prêts bonifiés. »

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EN AVANT MARGE Les clés pour vous positionner

Maïs américain Une récolte faible en volume et en qualité

En Europe et en France, les bonnes récoltes de blé et surtout d’orge réduisent la pression sur le maïs.

P

ourquoi les marchés n’ont pas davantage réagi en apprenant que le maïs américain est, avec 274 Mt récoltées, de mauvaise qualité en plus d’être rare ? L’été dernier aux Usa, la sécheresse a en effet entraîné la prolifération d’une mycotoxine, l’aflatoxine, concentrée dans les drèches, sous-produits de la distillation du maïs américain destiné à l’alimentation animale. Ainsi, la céréale pourrait être impropre à la transformation et à la consommation.

Dans une impasse Mais comme les Etats sont inégalement touchés, le mélange de lots pourrait permettre aux animaux de consommer ces drèches et donc le maïs. C’est pourquoi ce dernier pourrait ne pas être écarté des marchés, moins regardants sur la qualité quand la quantité n’est pas au rendez-vous. Autrement dit, cette contamination « amène la notion de production utilisable, difficile à chiffrer et qui ne pourra sans doute s’appréhender qu’au fil des mois », souligne la note de FranceAgriMer. En fait, la filière éthanol aux Etats-Unis est probablement dans une impasse. Elle pourrait voir sa légitimité remise en cause. Avec une

baisse de 10 Mt de la production de maïs distillée (114 Mt attendues) durant l’actuelle campagne, son développement marque un coup d’arrêt.

Le maïs réserve des surprises L’éthanol de maïs américain n’étant plus subventionné, il est concurrencé par les importations brésiliennes meilleur marché, par les hydrocarbures, eux aussi importés même si les cours sont élevés, et par l’émergence de nouvelles énergies : les biocarburants de seconde génération et peut-être même le gaz de schiste. A l’aube d’un nouvel essor industriel, les Etats-Unis acquièrent mois après mois la capacité de renforcer leur autonomie énergétique. En Europe aussi, et en France en particulier, le maïs réserve des surprises. Son prix est inférieur aux cours mondiaux. Les bonnes récoltes de blé et surtout d’orge réduisent la pression sur cette culture puisque davantage de céréales à paille entreront dans la composition des rations alimentaires des animaux. La concurrence en ce début de campagne des maïs en provenance de la mer Noire, la parité euro/dollar et la faiblesse des prix du fret desservent le maïs européen. Mais plus pour longtemps logiquement ! Frédéric Hénin

Blé, maïs, colza...

Suivez l’évolution des marchés sur www.terre-net.fr/mag/20marches

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Terre-net Magazine I Novembre 2012

Déjà la seconde partie de campagne pour le blé ! Avec près de trois mois d’avance, les blés de l’Union européenne et des Etats-Unis prennent le relais de ceux de la mer Noire sur les marchés. Avec de faibles quantités exportables pour 2012, la Russie et l’Ukraine ne représentent plus une concurrence sérieuse sur les marchés mondiaux. Selon FranceAgriMer, la Russie a dû puiser dans ses stocks pour exporter une partie des 8 Mt de blé disponibles. En revanche, l’essentiel des 4 Mt de blé ukrainien a déjà été vendu. D’après les premières informations émanant des grands pays producteurs de blé de l’hémisphère sud, les marchés ne pourront pas compter sur une offre relais massive à la fin de l’année. En Australie, le potentiel de production est estimé à 22,5 Mt. Grâce à ses stocks, l’île-continent pourrait néanmoins disposer d’une capacité d’exportation de 21 Mt, en recul de 2,5 Mt par rapport à l’an passé. L’Argentine ne sera pas non plus d’un grand secours pour détendre les marchés car les mauvaises conditions climatiques réduisent encore le potentiel de production, déjà amoindri par une diminution de 18 % des surfaces emblavées par rapport à la précédente campagne.

© Terre-net Média

La sécheresse de l’été dernier aux Etats-Unis a favorisé le développement d’une mycotoxine, appelée aflatoxine. Concentrée dans les drèches issues de la distillation du maïs en éthanol, elle pourrait rendre la céréale inutilisable.


Alimentation animale Colza ou soja : à quels prix les tourteaux sont-ils substituables ? Tourteau de colza ou de soja ? L’Institut de l’élevage propose une méthode pour déterminer le complément alimentaire le plus approprié, afin d’optimiser le coût de l’alimentation animale sans compromettre les performances technico-économiques des troupeaux.

S

’ils n’ont pas la même valeur nutritive, les tourteaux de colza et de soja se distinguent aussi par leur prix et leur disponibilité sur les marchés. Ainsi, la valeur azotée du tourteau de colza est inférieure de 25 % à celle du tourteau de soja. « Mais, le tourteau de colza peut corriger à lui seul la ration des animaux, même s’ils ont d’importants besoins, sans occasionner ni baisse de performances ni problème sanitaire », explique l’Institut de l’élevage sur son site internet www.idele.fr.

En outre, la ration de tourteau diffère selon le produit employé (colza ou soja), mais également selon la race des animaux et leur mode d’élevage.

Prix d’intérêt Aussi, l’Institut de l’élevage a élaboré une méthode pour aider les éleveurs à choisir le produit le plus approprié, en fonction des prix de marché et afin d’obtenir des résultats technico-économiques équivalents.

Il en ressort que l’incorporation de tourteau de colza devient intéressante lorsque son prix est inférieur de 70-80 % à celui du tourteau de soja. Ce prix d’intérêt tient compte du fait que, quel que soit le type d’animaux, vaches laitières ou jeunes bovins, caprins ou ovins, il faut 1,5 kg de tourteau de colza pour remplacer 1 kg de tourteau de soja. Il intègre aussi un autre paramètre : le tourteau de colza apporte du phosphore et permet de faire des économies en minéraux. Frédéric Hénin

Quel tourteau pour les vaches laitières ? En production laitière, le choix entre le soja et le colza dépend de la ration de base des troupeaux.

Prix d'intérêt du tourteau de colza industriel pour des vaches laitières

Source : Institut de l’élevage

Prix du tourteau de soja (€/t)

Prix maximum du tourteau de colza pour une ration moins chère (€/t) Régime à dominante "ensilage" de maïs"

Régime à dominante "herbe"

450 €

360 €

315 €

500 €

400 €

350 €

550 €

440 €

385 €

600 €

480 €

420 €

650 €

520 €

455 €

w

Exemple : si le prix du tourteau de soja est de 550 €/t, le tourteau de colza est plus avantageux si son coût est inférieur à 440 €/t (quand la ration des vaches est à base d’ensilage de maïs) ou à 385 €/t (quand elle est à dominante "herbe").

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PERFORMANCE PRODUCTION

Vos challenges techniques

Longévité Cap 100.000 litres !

Initiative

Honorine Ducellier au licol d’Ureine EX-90 (Ford X Nicolas) qui, en six lactations, a produit 91.300 l de lait à 42,9 de TB et 34,2 de TA. Sacrée "meilleure laitière" au National du Mans en 2011, elle termine à la troisième place du challenge longévité du Space 2012, derrière Ropaline.

Les enjeux pour les éleveurs Frédéric Ducellier Eleveur en Gaec avec son frère Christian à Coullemont (Pas-de-Calais). 70 Prim’holsteins à 11.500 l/VL.

«N

ous présentons souvent des vaches en concours et nous sommes des habitués des challenges de longévité. Sur l’exploitation, plusieurs Holsteins ont dépassé la barre des 100.000 l de lait produits au cours de leur carrière : comme Huguette 50 (Vangard x Davey), qui totalise 140.000 l ou Pétale (Wade x Downson), pointée EX-91 et élue meilleure laitière au National à Cherbourg en 2006 et à Paris en 2009. Après neuf veaux, Pétale affiche plus de 137.000 l au compteur ! Cette année au Space, nous sommes venus avec Ureine Ex-90 et Ropaline TB-89 (Alex x Flateur) qui cumule 119.000 l, avec un record à 16.365 l en 305 jours en 4ème lactation et de bons taux (49,8 de TB et 35,0 de TA). Ropaline n’est pas très grande. C’est une vache plutôt rustique avec une santé de fer, des membres solides et une mamelle qui se maintient au-dessus du jarret malgré l’âge. Des critères essentiels pour qu’une femelle vieillisse bien. C’est pourquoi je choisis les taureaux principalement sur les index fonctionnels, les notes de mamelle et de morphologie ainsi que sur les taux. Par ailleurs, je pense qu’être en aire paillée et distribuer à la mélangeuse une ration riche en fibres nous permet de conserver nos vaches plus longtemps. »

20

Terre-net Magazine I Novembre 2012

Les conseils de l'expert Avec Pascal Milon,

chef produit "Prim’holstein" chez Créavia.

D

'après les résultats nationaux du dernier contrôle laitier, seuls 22 % des Prim’holsteins françaises font plus de trois lactations. Pourtant, c’est à partir du troisième veau que le potentiel laitier s’exprime pleinement. En effet, la production laitière des Holsteins progresse en moyenne de 1.030 l entre la 1ère et la 3ème lactation, puis décroît de 200 à 300 l/an au cours des suivantes. Puisque le coût d’élevage moyen d’une génisse vêlant à 28 mois avoisine les 1.300 €, autant que sa durée de vie productive soit la plus longue possible. Caractère multifactoriel par excellence, la longévité du troupeau résulte de la conduite d’élevage, de la génétique et du confort en bâtiment. « Certains taureaux auraient des prédispositions à engendrer des vaches qui vieillissent bien. Mais le temps de s’en rendre compte, ils ne sont généralement plus disponibles. C’est pourquoi l’index de

longévité est difficile à évaluer et à prédire, fait remarquer Pascal Milon, chef produit "Prim’holstein" chez Créavia. Les principales causes de réforme sont les mammites, les problèmes de reproduction et les boiteries. Aussi, la sélection des taureaux est de plus en plus axée sur les critères fonctionnels, comme la santé de la mamelle, la fertilité. On recherche aujourd’hui des mamelles un peu moins volumineuses, généralement moins sujettes aux mammites et qui restent bien attachées vêlage après vêlage. De même, la locomotion et la solidité des membres jouent un rôle important dans la sélection. Ne dit-on pas qu’une vache mange autant avec ses pattes qu’avec sa gueule ! »

Lactations longues Dans le calcul du nouvel Isu (Index de synthèse unique), le poids direct de la longévité a paradoxalement baissé, laissant davantage de place aux caractères fonctionnels, indirectement liés à la longévité. La part des membres s’accroît, tandis que celle du format diminue. « La taille des vaches n’a cessé d’augmenter ces dernières années,

© Terre-net Média

Avec 2,6 lactations par vache en moyenne, le troupeau laitier français est plutôt jeune et l’intensification des systèmes d’élevage ne contribue pas à inverser la tendance. Quels est le secret des éleveurs qui parviennent à obtenir le meilleur de leurs vaches pendant de nombreuses années ?


mais les animaux les plus grands sont rarement ceux qui vieillissent le mieux. » Grâce à la sélection génomique par test Adn, nous pourrons mieux prévoir la prédisposition des vaches à bien vieillir ou non. Cette technique aidera également à identifier de nouveaux caractères, notamment ceux en lien avec la santé, comme les risques de mammites cliniques ou la résistance aux maladies métaboliques telles que l’acidose et la cétose. D’après les Chambres d’agriculture de Bretagne, les laitières vêlent en moyenne à 30 mois et sont abattues à 65 mois. Elles sont donc improductives plus de 46 % du temps, et ce sans compter les périodes de tarissement ! Plusieurs études ont prouvé que les vêlages précoces des génisses seraient plus favorables à la longévité des vaches : la probabilité qu’une vache reste dans le troupeau après trois ans de vie productive passe de 34 % si elle vêle à 30 mois à 38,8 % pour un vêlage à 24 mois. Mais attention. « En vêlant vers deux ans, les génisses ont une croissance plus tardive ; elles démarrent moins fort en début de lactation et continuent doucement à bâtir leur squelette », explique Pascal Milon. Ainsi, l’alimentation des génisses durant leurs premiers

mois de vie est déterminante. Au Gaec Ducellier, dès leur plus jeune âge, elles reçoivent une ration sèche préparée à la mélangeuse, afin de développer leur capacité d’ingestion sans prendre de gras. Frédéric Ducellier ne cherche pas forcément à obtenir un veau par vache et par an. Il préfère des lactations d’environ 12 mois, en inséminant souvent entre 120 et 150 jours après le vêlage, une fois que les bêtes ont repris un peu d’état. Depuis que sa nièce Honorine s’est formée à l’insémination, les résultats d’IA se sont améliorés (68 % de réussite en 1ère IA sur primipares). Les deux éleveurs connaissent bien chacune de leurs vaches. Aussi le troupeau rencontre peu de problèmes de santé. « Au moindre souci, nous intervenons rapidement et nous n’hésitons pas à appeler le vétérinaire. Plus vite c’est pris en charge, mieux c’est ! » D’après Pascal Milon, des courbes de lactation relativement plates seraient préférables, car les pics de lactation très marqués mobilisent davantage les réserves corporelles de l’animal. « De plus, les éleveurs ont de moins en moins de temps à consacrer à l’alimentation individualisée », observe Pascal Milon.

*Taux protéique du mélange

« Savoir réformer au bon moment. »

SLX 12* SLX 18 SLX 21 SLX 25

« Néanmoins, la longévité n’est pas un objectif à atteindre à n’importe quel prix. Il faut aussi savoir réformer au bon moment, avant que les risques au vêlage et les frais d’élevage ne deviennent trop élevés », conclut-il. Robin Vergonjeanne

La longévité en 10 points clés - Faire en sorte que l’arrivée des génisses ne mette pas les vieilles vaches à la porte. - Intervenir dès qu’un problème de santé est identifié. - Viser un âge précoce au vêlage (24 mois). - Obtenir de bonnes croissances de 0 à 6 mois. - Soigner la complémentation minérale pour éviter les boiteries et les ennuis au vêlage. - Privilégier les courbes de lactation plates, longues et persistantes. - Prévenir les mammites dès le tarissement et tarir les vaches lorsqu’elles produisent moins de 15 l/j. - Limiter les accidents grâce à un revêtement de sol non glissant. - Aménager des logettes confortables et bien dimensionnées. - Axer la sélection sur la santé de la mamelle, la hauteur plancher-jarret, la fertilité.

Découvrez l’élevage du Gaec Ducellier et l’interview vidéo de Pascal Milon sur www.terre-net.fr/mag/20longevite

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Au coeur du machinisme

Applis mobiles Régler son semoir avec son portable, c’est possible !

Hardi, Teejet, Sulky, Firestone, Trelleborg, New Holland, Fendt… Plus d’une trentaine d’applis mobiles sont référencées entre celles d’actualité et d’aide aux réglages.

L

’une des dernières applis mobiles en date à avoir intégré "l’App Store et l’Android Market" du machinisme agricole : l’appli "Kuhn semis" (déjà téléchargée plus de 700 fois en septembre 2012). Simple d'emploi, elle permet d’optimiser les réglages des semoirs de la marque pour les clients ne disposant pas des boîtiers de commande Quantron. En effet, cette application est la déclinaison mobile de l’équipement haut de gamme des semoirs Kuhn, mais elle reste gratuite.

Le cap du réglage automatique La navigation est intuitive. Après avoir sélectionné le type de semoir, la largeur de travail et le nombre de rangs, l’agriculteur doit choisir sa culture ainsi que la dose qu’il souhaite semer. L’appli propose alors un réglage de la machine. Une fois l’essai de débit effectué, l’agriculteur a la possibilité de saisir le poids recueilli afin d’obtenir un réglage optimisé. « Nous n’avons pas encore franchi le cap du réglage automatique du semoir, s’impatiente Julien North de la société Kuhn. La technologie reste encore limitante mais à terme, on y arrivera. » Sans parler directement de réglages, le groupe Kverneland devrait à l’occasion du Sima 2013 éditer une application, qui intera-

gisse un peu plus avec le matériel... En attendant, depuis un an, il existe une application pour le réglage des distributeurs à engrais Kverneland et Vicon.

Les applis déjà dépassées ! Alors que l’ère "des applis mobiles pour smartphones" semble être à son apogée (tous secteurs confondus), on pourrait déjà la considérer comme dépassée… dans le machinisme agricole tout au moins. Un smartphone, une connexion internet et hop, le tour est joué : vous avez accès à toutes les applications disponibles dans les "magasins" en ligne. Rien n'est plus simple. Toutefois, si vous avez une connexion internet en cabine et un moniteur capable d’installer des telles applications, les Smartphones n’ont plus aucune utilité, à part pour téléphoner et garantir le signal internet. Kverneland a déjà sauté le pas, notamment pour la connexion internet de son terminal IsoMatch Tellus. Depuis septembre dernier, il peut être connecté au web grâce à une clé Usb (IsoMatch Wireless) qui, par Wifi, exploite la connexion internet de votre smartphone. Mais, comme pour l’ordinateur embarqué Isa 360 développé par Isagri (qui, grâce à une

*D’après l’enquête Agrisurfeur 2012 réalisé par Bva pour Terre-net Média

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Terre-net Magazine I Novembre 2012

carte Sim, peut être connecté à internet), il n’est pour l’instant pas possible de télécharger l’application. Et si cela le devenait… Quel intérêt l’agriculteur aurait-il d’installer lui-même une appli dans les ordinateurs de bord ou les consoles des matériels agricoles ? Les constructeurs ne peuvent-ils pas les intégrer directement à la base du système ? Oui, ils le peuvent, c’est une certitude. Et il ne faut pas faire l’amalgame avec une mise à jour de software.

Apporter un plus Pour Rolf Allmendinger, chef de produit "distributeur d’engrais" chez Kverneland Group, « l’appli mobile doit avoir sa propre fonction et apporter un plus dans l’utilisation du matériel. Et surtout rester au libre choix de l’utilisateur, comme pour la mise à jour des abaques d'engrais pour le réglage d’un distributeur par exemple ». Malgré tout, si l’évolution des consoles embarquées semble toute tracée, les smartphones et les applis mobiles ont encore quelques années pour s’implanter dans les fermes françaises… Surtout lorsque l’on sait que seuls 13 % des agriculteurs* étaient équipés de smartphones en mars dernier*. Pierre Criado

© Terre-net Média

De plus en plus de constructeurs de matériels agricoles surfent sur le développement des applications mobiles téléchargeables sur smartphones et tablettes tactiles. Deux tendances se dessinent : les applis d’actualité, qui permettent aux marques de "faire de la com’", et celles d’aide aux réglages des machines. Insistons sur ces dernières, qui elles apportent un plus à l’utilisateur.


Crédit photo : Christian Watier - Studio Collet -

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Les incontournables du machinisme

7,5 t en un coup de godet

© Terre-net Média

Caterpillar lance sur le marché agricole sa série 900 de chargeuses sur pneus. Trois modèles de 148 à 178 ch avec des godets de 2 à 5 m3 sont capables de soulever jusqu’à 7,5 t, de 3,20 à 5,20 m de haut. Le moteur 6 cylindres est associé à une transmission hydrostatique à gestion électronique.

Quatre secondes !

© JF-Stoll

C’est le temps qu’il faut aux nouvelles mélangeusespailleuses de JF-Stoll, les Feeder VM Multi-series, pour passer d’une fonction à l’autre. Le constructeur exposera cette gamme de 15 machines de 10 à 45 m3 à EuroTier 2012.

Sulky sort les dents ! Le constructeur français lance son premier semoir à dents pour les techniques culturales simplifiées, le Kronos. Cinq rangées de dents assurent l’implantation du colza comme des céréales.

© Terre-net Média

La nouvelle bétaillère de Harmand, d’une surface de 7 m2, est conçue sur la base des nouveaux Renault Master avec une case de 3,50 m de long intégrée au châssis. La charge utile varie de 1.100 à 1.340 kg selon que l’on ajoute ou non une cloison de séparation.

CO2 + bactéries = … gasoil !

La société américaine Joule Unlimited a réussi le défi technologique de faire synthétiser de l’éthanol, et bientôt du gasoil, à des bactéries, à partir du CO2 et de l’énergie solaire. Une révolution qui pourrait remettre en cause l’avenir des agrocarburants, grâce à un rendement 10 fois supérieur en termes de surface occupée et un prix du baril, pour ce gasoil synthétique, annoncé à moins de 50 dollars, soit moins de 40 euros !

© Joule Unlimited

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Une bétaillère sur base de Renault Master

Le contrôle dynamique de la charge signé Merlo permet au chauffeur de connaître, en temps réel, les limites physiques du télescopique. Empêchant les mouvements aggravants, ce dispositif intègre en outre un système de pesée et de reconnaissance des outils.

Voici une première photo de l’automotrice glanée sur Innov-Agri. Actuellement en phase de test, elle sera présentée officiellement en 2013 pour une commercialisation prévue en 2014. Outre un look "plus agressif", elle sera équipée d’un nouveau bloc hacheur. A suivre.

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L’ensileuse FR de New Holland va évoluer

Sur le web : Le dispositif anti-basculement de Merlo, en vidéo, sur www.terre-net.fr/mag/20merlo

© Terre-net Média

Des télescopiques qui ne basculent plus


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Les incontournables du machinisme

En raison de difficultés d’approvisionnement, le ministre de l’Intérieur a reporté l’obligation d’avoir un éthylotest dans les tracteurs, initialement prévue au 1er novembre, au 1er mars 2013. Pour rappel, la loi impose depuis le 1er juillet la présence d’un éthylotest à bord de tous les véhicules de plus de 50 cm3.

© Mercedes-Benz

Le Vito électrique récompensé en Allemagne Le jury "l’Allemagne–Pays des idées" a décerné, dans la catégorie environnement, un trophée de l’innovation au Vito E-Cell de Mercedes, premier fourgon électrique de série, en circulation depuis 2010.

La lame fatale Arvel sort une lame à neige high tech en acier pour camion et tracteur. Basée sur un modèle à étrave, elle est munie d’un système de bi-raclage acier ou caoutchouc. Elle peut monter ou descendre grâce à quatre vérins hydrauliques.

Surfez sur le Web depuis votre cabine de tracteur

© Arvel

© Kverneland

Kverneland propose désormais l’IsoMatch Wireless, un accessoire Usb qui permet au terminal de la marque de se connecter à internet par Wifi via un smartphone. Cette connexion n’est toutefois possible que si l’outil n'est pas au travail.

© Terre-net Média

Un délai jusqu’en mars pour l’éthylotest


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Les incontournables du machinisme

Textos L’élevage mondial à Hanovre – Plus de 2.300 exposants attendent quelques 160.000 visiteurs à EuroTier 2012, qui se tient du 13 au 16 novembre au parc des expositions de Hanovre. Un avant-goût du Sima – L’Eima rassemble 1.700 constructeurs de 40 pays à Bologne du 7 au 11 novembre. A noter : des nouveautés chez les italiens Dieci, Argo, Same et Maschio Gaspardo.

500 Vario, les nouveaux 4 cylindres de Fendt Les dimensions du célèbre Favorit 515 C, combinées aux technologies des 700 Vario : un mélange prometteur pour les nouveaux 500 Vario de Fendt. Sous le capot, un 4 cylindres (Stage IIIb) développant 125 à 165 ch.

Inverseur hydraulique – Avec les Forterra Hsx, Zetor complète sa gamme de tracteurs Forterra Pro en misant sur le confort. Au programme : inverseur hydraulique et automatismes de transmission.

© Fendt

9 nouvelles séries de tracteurs chez Argo – Voilà un constructeur qui promet d’être incontournable à l’Eima et au Sima 2013 avec, en perspective, une forte intégration de l’intelligence embarquée. Krone flashé à 149 ! – La marque allemande vient de battre le record du nombre de balles pressées à l’heure, en réalisant une moyenne de 2,5 balles par minute avec une presse Comprima.

Un AxioBib de 2,15 m Michelin élargit sa gamme de pneus de tracteur AxioBib dotés de la technologie Ultraflex (qui permet une déformation plus importante des flancs), avec une chausse de 2,15 m à destination des modèles de forte puissance. La surface d’empreinte au sol, en hausse de 16 %, améliore la traction et limite la consommation.

Plus de 2.000.000 – C’est le nombre de jeux Farming-Simulator vendus dans le monde ! L’opus 2013 est disponible sur PC depuis le 25 octobre.

Un déchaumeur "Transformers"

Le 75ème Sima sur Terre-net.fr ! – A nouveau partenaire officiel de l’évènement biennal du machinisme en France, la Terre-net Web TV vous donne rendez-vous sur la toile dès début novembre. Et bien sûr à Paris Nord Villepinte du 24 au 28 février 2013.

Les déchaumeurs Synkro 1030 de Pöttinger possèdent trois rangées de dents, à sécurité, à boulons ou non-stop, une rangée de disques et un rouleau. Grâce au châssis adaptable, une version portée peut évoluer en semiportée.

© Terre-net Média

Par l’arrière ou sur le côté : à vous de choisir ! La plate-forme Hélios de l’entreprise anglaise Fullwood Packo combine le système de traite par l’arrière Revolution et celui par le côté intérieur Mercury. L’éleveur, situé au centre de la salle de traite rotative, peut ainsi changer de position de travail à sa convenance.

© Terre-net Média

Quivogne s’associe à Vallourec & Mannesmann Tubes – Le but de ce partenariat avec le leader mondial de l’acier : proposer une offre premium aux clients du constructeur français, avec des aciers à haute résistance.

© Michelin

Carré ne tourne pas en rond ! – Avec un chiffre d’affaires de 11 M€ en 2012, en hausse de 15 %, et un objectif de 16 M€ en 2015, l’entreprise familiale française continue sa progression sur le territoire national et en Europe.

Sur le web : Les déchaumeurs Synkro 1030 de Pöttinger, en fonctionnement, sur www.terre-net.fr/mag/20synkro

20 % de débit en plus

« Le semis direct a un intérêt en France. Lorsque l’on regarde ses avantages agronomiques et économiques, il n’y a pas de doute à avoir, la technique va se développer. C’est loin d’être un marché de niche. » Jean-Christophe Régnier, directeur Väderstad France.

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Terre-net Magazine I Novembre 2012

© Krone

Phrase du mois

C’est ce qu’affiche Krone pour sa nouvelle génération de presses à haute densité Big Pack HighSpeed. Le développement du volume de passage de l’ameneur Vfs et l’augmentation de la fréquence du piston expliquent cette progression.


GRAND ANGLE

Les enjeux de saison

Bas volume

La réussite appartient ...

de lume

Vo

tion.

ulvérisa

s de p ondition

C

Bien positionner les curseurs.

... à ceux qui se lèvent tôt

© Terre-net Média

lie.

bouil

Respect des règl

es.

En cherchant à positionner au mieux les curseurs qui font la pulvérisation, par exemple en réglant son matériel selon la nature de la solution et en ciblant les meilleures conditions météo, le volume d’eau s’avère une importante variable d’ajustement. Réduire la quantité de bouillie appliquée à l’hectare impose cependant de raisonner tous les paramètres de sa pulvérisation pour assurer l’efficacité des traitements. A la clé, une fois la technique maîtrisée, une hausse du débit de chantier.

Revoir s a

stratégie

.

Dossier réalisé par Mathilde Carpentier

Terre-net Média : Terre-net.fr - Web-agri.fr - Terre-net-Occasions.fr I Novembre 2012

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GRAND ANGLE

Les enjeux de saison

Des gains de temps et d’intrants sous conditions Pourtant pratiqué depuis plus de dix ans, le bas volume occasionne encore trop de discours divergents. Les pressions environnementalistes incitent de plus en plus d’agriculteurs à s’y intéresser, mais pas toujours avec la meilleure approche. Aux dires des spécialistes, cette technique favorise d’abord l’optimisation du temps de travail. Elle conduit aussi à réviser ses basiques : débit, pression, volume d’eau, nombre d’impacts, taille de gouttes, caractéristiques de la cible… Devenez expert !

L

e bas volume permet de réduire les doses. Voilà une idée reçue qui a la vie dure. Pour preuve : Jacques Moutailler, agriculteur dans l’Oise, déclare être « passé au bas volume pour diminuer la quantité de produit pulvérisé à l’hectare parce que demain, la réglementation devrait l’imposer ». « Si je peux viser le même potentiel de rendement avec moitié moins de phytos, pour autant d’heures de tracteur, j’y vais », pour-

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Terre-net Magazine I Novembre 2012

suit-il. Christophe Chatain, son conseiller à la Chambre d’agriculture de l’Oise, complète le discours de l’agriculteur en prenant l’exemple du programme fongicide, dont le coût s’élève ici à 40 à 50 €/ha contre 7080 €/ha en conventionnel. Evidemment de telles données ne laissent pas indifférent… Damien Brayotel, polyculteur dans l’Yonne en bas volume depuis 2007, insiste, lui, sur

le gain d’autonomie et sur le fait de pouvoir profiter de meilleures conditions de traitement. « À 50 l/ha, il me suffit d’une cuve pour traiter 20 à 25 ha et ce, assez rapidement, de manière à profiter des conditions matinales : la rosée qui favorise la diffusion de la solution sur toute la surface foliaire, une hygrométrie supérieure à 65 % et de faibles amplitudes thermiques. C’est l’ensemble de ces éléments qui me permet

© Terre-net Média

Volume de bouillie réduit


l’usure et conserver longtemps les initiales de répartition sous rampe gouttes et de débit. ■ ISO pour tous les pulvérisateurs.

(

)

QS

80-015 (80M)

QS

80-02 (60M)

QS

Débit de chantier

80-025

augmenté

(60M)

Atout majeur du bas volume : l’optimisation du temps de travail. En effet, selon les prescripteurs, la technique améliore d’abord le débit des chantiers de pulvérisation. Christophe Chatain le résume en quelques mots : « Moins je mets d’eau, plus je couvre d’hectares dans de bonnes conditions. J’économise du temps de parcours, de remplissage et j’augmente la vitesse d’avancement. » Jacques Moutailler reprend ses calculs. « A 120-150 l/ha et à 10 km/h, temps de remplissage et de parcours compris, je traitais 10 ha en une heure. Aujourd’hui, je fais le double… »

1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 5,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 5,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 5,0

l/min

5,0 km/h

6,0 km/h

7,0 km/h

8,0 km/h

9,0 km/h

10,0 km/h

12,0 km/h

14,0 km/h

16,0 km/h

18,0 km/h

20,0 km/h

0,42 0,48 0,54 0,59 0,63 0,68 0,76 0,56 0,65 0,73 0,80 0,86 0,92 1,03 0,70 0,81 0,91 0,99 1,07 1,15 1,28

101 115 130 142 151 163 182 134 156 175 192 206 221 247 168 194 218 238 257 276 307

84 96 108 118 126 136 152 112 130 146 160 172 184 206 140 162 182 198 214 230 256

72 82 93 101 108 117 130 96 111 125 137 147 158 177 120 139 156 170 183 197 219

63 72 81 89 95 102 114 84 98 110 120 129 138 155 105 122 137 149 161 173 192

56 64 72 79 84 91 101 75 87 97 107 115 123 137 93 108 121 132 143 153 171

50 58 65 71 76 82 91 67 78 88 96 103 110 124 84 97 109 119 129 138 154

42 48 54 59 63 68 76 56 65 73 80 86 92 103 70 81 91 99 107 115 128

36 41 46 51 54 58 650 48 56 63 69 74 79 97 60 69 78 85 92 99 110

32 36 41 44 47 51 57 42 49 55 60 65 69 77 53 61 68 74 80 86 96

28 32 36 39 42 45 51 37 43 49 53 57 61 69 47 54 61 66 71 77 85

25 29 32 35 38 41 46 34 39 44 48 52 55 62 42 49 55 59 64 69 77

Les notices accompagnant les buses adaptées au bas volume donnent des repères quant au régalage des paramètres de pulvérisation.

Damien Brayotel travaille entre 11 et 12 km/h. « Toutefois, j’adapte les paramètres aux interventions. Concernant le glyphosate, je peux monter à 15 km/h et descendre à 40 l/ha dans ma cuve. Par contre, pour traiter le sclérotinia du colza, je réduis la vitesse et augmente le volume afin de ne pas abîmer la culture déjà bien avancée. » Et le résultat final ? « Mes rendements et le niveau de salissement de mes parcelles sont inchangés, souligne Damien Brayotel. Et je m’inquiète

Source : Lechler France

l/ha

de diminuer les doses de produits… pour les fongicides et herbicides foliaires parce que, pour les racinaires et les insecticides, ce n’est pas possible. » Il signale cependant quelques contraintes : une plus forte dérive, des plages de travail écourtées, le vent, ennemi n°1, et les problèmes de colmatage. « Les buses se bouchent plus facilement. J’ai dû installer des filtres qu’il faut entretenir et nettoyer régulièrement. »

■ Pression de d'une mem ■ Ecartement ■ Distance rec dessus de la ■ Les valeurs épandage a ■ Contrôler vo de pulvérisa buses à par ■ Veillez à un pulvérisateu

moins de la qualité de la protection de mes cultures, même si je dois être plus attentif aux conditions de traitement. » Quant aux conséquences sur l’efficacité des produits ? Arvalis-Institut du végétal évoque globalement une sensibilité à la qualité de pulvérisation, différente selon les matières actives, et pas forcément au volume d’eau. Benjamin Perriot, ingénieur en techniques de pulvérisation au sein de

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Les enjeux de saison

l’institut, précise notamment que pour les racinaires, l’humidité et les caractéristiques du sol joueront sur l’efficacité mais pas le volume de bouillie. Le type de buse n’entre pas non plus dans l’équation. Dans un sol sec au moment de l’intervention, il convient de privilégier des substances à action foliaire.

Peu de produits sensibles à moins d'eau « Pour les produits de contact, une goutte égale une brûlure. Il s’agit là de favoriser la couverture de la cible. Les produits de contact sont les plus sensibles à une diminution trop importante de la quantité d’eau. De même, le type de buse a un impact sur l’efficacité du traitement. Ainsi, une buse à injection d’air ne convient qu’au-delà de 80 l/ha. » Quant aux systémiques, il faut des conditions poussantes, donc une bonne hygrométrie. « Le bas volume est alors tout à fait compatible. » Enfin, les sulfonylurées ont

besoin à la fois de conditions poussantes et d’un sol humide. D’un point de vue technique, Benjamin Perriot s’interroge sur les effets d’une quantité d’eau réduite au-del�� d’une moindre couverture de la cible. « Le fait de concentrer la bouillie va-t-il de pair avec une meilleure efficacité, ce qui autoriserait à diminuer les doses ? » D’après les essais de l’institut, cette logique se vérifie pour le glyphosate, « qui répond bien à l’effet concentration ». Mais, elle ne s’applique pas à toutes les substances.

Différent de la modulation de dose « La baisse du volume d’eau est toujours possible. Cependant, c’est bien différent d’une modulation de dose. » Benjamin Perriot incite notamment à se méfier de certaines combinaisons. « Par exemple de la réduction des doses de produits racinaires

© DR

GRAND ANGLE

La norme Iso 10625 classe les buses en fonction de leur débit selon un code couleur. A une pression donnée, les buses de même couleur ont toutes le même débit. En revanche, un changement de pression fera varier l'angle et la taille des gouttes.

en non labour alors qu’une partie de la bouillie sera absorbée par la matière organique et les débris végétaux présents en grande quantité. » Peut intervenir également la mouillabilité de l’adventice. « En gros, les dicotylédones, mouillables, retiennent bien le produit contrairement aux graminées, peu mouillables. Nous supposons un intérêt plus marqué du bas volume sur les mauvaises herbes peu mouillables pour améliorer l’absorption de la solution. » Mathilde Carpentier

© Arvalis-Institut du végétal

Sur le web : La technique du bas volume avec Jacques Moutailler : « Etre en préventif par rapport à l’apparition de la maladie » La Terre-net Web TV monte à bord du tracteur de Jacques Moutailler, céréalier dans l’Oise. Conseillé par Christophe Chatain de la Chambre d’agriculture départementale, il a adopté la stratégie du bas volume pour protéger ses blés des maladies. Technique d'application, réduction de doses et intérêt économique sont au programme de ce reportage web-vidéo.

www.terre-net.fr/mag/20basvolume

30

Terre-net Magazine I Novembre 2012


© Terre-net Média

Avis d’agri Jacques Moutailler, polyculteur-éleveur à Berneuil-sur-Aisne (Oise), a adopté le bas volume depuis trois ans.

Assurer la protection des blés quoi qu’il arrive

J

acques Moutailler cultive du blé sur le plateau de Nampcel, à la limite entre l’Oise et l’Aisne. Depuis trois ans, il a adopté la technique du bas volume pour la protection de ses cultures. Un système où l’anticipation prévaut, puisqu’il faut intervenir avant l’apparition des premiers symptômes.

De par son caractère préventif, le bas volume s’apparente aux traitements systématiques, « sauf qu’il s’agit là d’apporter de très faibles quantités de produits, de l’ordre du dixième de la dose homologuée ». L’idée est de protéger la culture quel que soit le risque. « Les interventions, précoces, empêchent l’installation des maladies et limitent le recours aux traitements curatifs. » Au niveau économique, le coût de la protection fongicide se chiffre autour de 45 €/ha. « Et à la parcelle, mon Ift (Indice de fréquence de traitement, Ndlr) se situe largement en dessous des normes locales. »

L’agriculteur prévoit un passage tous les vingt jours jusqu’à épiaison, soit trois à quatre passages au total. « Je traite le matin au lever du soleil, entre 6 et 8h, voire plus tôt, pour profiter de la rosée et de l’absence de vent. L’Etp (évapotranspiration, Ndlr) est alors à son maximum. La veille, je remplis ma cuve aux deux tiers et j’ajoute du sulfate d’ammoniac ou de manganèse pour corriger la dureté de l’eau. Je termine mon mélange le matin avant de partir. »

Faciliter l’organisation Jacques Moutailler vise une taille de gouttelette comprise entre 250 et 300 µm. Pour cela, il utilise des buses basse pression jaunes (XR 002) à 1,7 bar et maintient une vitesse d’avancement de 13 km/h, ce qui garantit en plus une bonne stabilité de la rampe. Utiliser moins d’eau à l’hectare permet de travailler plus vite, donc augmente les chances de profiter de bonnes conditions, et limite les allers et retours à la ferme. « Je peux mieux m’organiser, d’autant que mon parcellaire s’étend sur 16 km. Je traite à 62 l/ha. Avec une cuve de 2.800 l, je peux faire une cinquantaine d’hectares en une seule fois. »

Novembre 2012

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« C’est la moitié du temps de gagné » Depuis dix ans, Vincent Franquet, à travers Agri-Conseil, délivre formations et conseils sur la réduction de dose et la technique du bas volume, communément appelée "méthode Franquet" tellement elle est marquée de son empreinte. erre-net Magazine (Tnm) : Depuis tout ce temps, n’en avez-vous pas assez de parler de bas volume ? Vincent Franquet (VF) : Non, pas du tout. Et puis le public a changé. Au départ, les motivations étaient plutôt d’ordre économique. Aujourd’hui, les pressions environnementales prennent le relais. Les clients d’Agri-Conseil deviennent moins pointus, plutôt suiveurs, et recherchent des solutions éprouvées. De plus, malgré les nombreuses publications sur le sujet, les agriculteurs font encore souvent l’amalgame entre bas volume et réduction de dose. Pour preuve : le principal objectif des exploitants qui assistent à nos formations est d’utiliser moins de produits. Alors que, plus que le volume d’eau, c’est la stratégie phytosanitaire qui va permettre de moduler les doses. Même si, qui dit nouvelle technique, dit adaptation des programmes de traitement. Et ces évolutions s’accompagnent d’économies de phytos comprises, en moyenne, entre 40 et 50 % pour les "Scopers" et entre 20 et 30 % pour les producteurs de légumes de plein champ.

Temps de travail optimisé Tnm : Finalement, quel est l’intérêt premier ? VF : L’optimisation du temps de travail. Même si cela implique de traiter tôt, avant que le soleil se lève et que le vent commence à souffler. En moyenne, en grandes cultures, le volume de bouillie se situe autour de 150 l/ha. En passant à 75 l/ha, c’est la moitié du temps de gagné ou la possibilité de traiter deux fois plus de surfaces avec un même tonneau, même si l’économie réalisée dépend aussi d’autres paramètres comme le niveau d’éclatement du parcellaire. Tnm : Rappelez-nous le principe du bas volume ? VF : Reprécisons d’abord le but de la pulvé-

32

Terre-net Magazine I Novembre 2012

© DR

T

Selon Vincent Franquet, créateur d’Agri-Conseil et expert en pulvérisation bas volume, « les agriculteurs font encore souvent l’amalgame entre bas volume et réduction de dose ».

risation : atteindre la cible en assurant une couverture suffisante de celle-ci. La masse de végétation ciblée conditionne en effet le volume de bouillie. Plus celle-ci est importante, plus vous aurez besoin d’eau. En désherbant tôt des adventices jeunes, donc plus réceptives, dans une culture peu développée, dix gouttelettes atteindront leur cible contre seulement trois plus tard lorsque la culture, plus avancée, masque en partie les mauvaises herbes. Le bas volume implique une réduction du pouvoir couvrant du traitement : il faut donc faire en sorte que le maximum de gouttelettes atteigne l’objectif. Car, hors conditions idéales d’application, c’est-à-dire sans une hygrométrie suffisante ou avec du vent, 30 à 40 % des gouttes risquent de ne pas y parvenir. Question volume, descendre en dessous de 80 l/ha permet globalement d’avancer à 10-12 km/h sans problème de couverture. En dessous de 60 l/ha, les zones non protégées peuvent être plus importantes.

Démarrer tôt en saison Tnm : En pratique, comment assurer la protection d’un blé par exemple ? VF : Pour un blé en développement, la stratégie à adopter sera fonction de la capacité à toucher toute la plante. En bas volume, il vaut mieux démarrer tôt en saison. Ensuite, il faut avoir conscience que le traitement assurera la couverture des nouvelles feuilles, pas des anciennes. Je recommande déjà de privilégier les variétés les moins sensibles. Dans le nord de la France, quatre passages sont nécessaires

en saison sur les blés. Un chiffre qui passe à six en bordure maritime. Enfin, pour sécuriser un passage ou pour appliquer un antifusariose, il faut augmenter le volume d’eau.

Entretenir son matériel Tnm : Quelles évolutions impliquent le bas volume au niveau matériel ? VF : Il faut commencer par choisir des buses et des filtres adaptés. Je conseille les jeux de buses basse pression XR TeeJet et QS Lechler. La rampe du pulvérisateur devra rester bien stable pour assurer une bonne répartition de la bouillie. L’entretien du matériel devient un enjeu majeur. De même que la précision du remplissage, le fond de cuve représentant quelques hectares. Par ailleurs, l’eau doit être la plus neutre possible : il faut ajuster son pH et sa dureté pour éviter les interactions avec certaines molécules. Le sulfate d’ammoniac adoucit l’eau et, en prime, l’acidifie à un pH de 6-7. Tnm : Vous parlez d’interactions, le bas volume est-il compatible avec tous les produits ? VF : La qualité de l’eau n’a aucun effet sur les racinaires. L’efficacité des produits de contact, elle, dépend du pouvoir couvrant de la pulvérisation. Quant aux systémiques, qui brûlent la cible, ils réagissent à la concentration. Reste alors à trouver le bon compromis entre efficacité et sélectivité. Pour les produits sensibles à la dureté de l’eau, moins il y a d’eau mieux c’est. Ajouter 2 % de sulfate d’ammoniac et un mouillant garantit l’efficacité du traitement.


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Les enjeux de saison

Idées reçues sur le bas volume Certaines idées reçues sur le bas volume ont la vie dure. Comme, par exemple, penser que l'objectif premier de cette technique est de diminuer les doses de produits phytosanitaires. Le bas volume permet de réduire les doses.

Quand on passe au bas volume, c’est pour tous les traitements.

FAUX et VRAI.

FAUX.

En général, le passage au bas volume entraîne indirectement une économie de produits phytosanitaires ; mais, cela n’est pas l’objectif premier (voir l’article p. 28-30).

Baisser la quantité d’eau ne doit pas être systématique. Cette décision découle d’un raisonnement tenant compte de la cible, de la couverture nécessaire pour l’atteindre et assurer l’efficacité du traitement et, dans certains cas, du type de produit utilisé.

L’eau de pluie, naturelle donc idéale.

FAUX. L’eau de pluie, parce qu’entièrement

déminéralisée, n’induit aucune interaction avec le glyphosate notamment. Néanmoins, elle pose souvent des problèmes de filtration (développement fréquent d’algues).

Le spra-coupe est indispensable à la pratique du bas volume.

FAUX. Il permet d’aller vite tout en assurant

une stabilité de rampe, mais ne joue pas sur le nombre d’impacts, donc sur le niveau de couverture de la cible, qui dépend du type de buse et de la pression.

Le bas volume ne peut pas répondre à une forte pression maladies.

FAUX. Dans ce cadre, la technique mise sur

Avis d'expert

© DR

le préventif. Elle s’applique avant l’apparition des symptômes, donc quelle que soit la pression maladies.

Il ne faut pas croire que quand on passe au bas volume, c'est pour tous les traitements obligatoirement.

Les conseils d’un fabricant de matériel Nombre de gouttes requis selon le type de traitement Nombre de gouttes par cm²

Spraying systems co., expert en technologies de pulvérisation, met en tableau les bases du raisonnement pour décider du volume de bouillie.

Type d’intervention

20 à 30

Insecticide systémique

30 à 40

Insecticide de contact ou ingestion

20 à 30

Herbicide de prélevée

30 à 40

Herbicide de post levée systémique

30 à 40

Herbicide de post levée pénétrant

50 à 70

Herbicide de contact

50 à 70

Herbicide à action foliaire et racinaire

30 à 40

Fongicide systémique ou en association

50 à 70

Fongicide de contact

Volume de bouillie nécessaire en l/ha

34

Nombre de gouttes par cm²

Diamètre des gouttes en microns

20

30

40

50

60

70

150

3,5

5,3

7

8,8

10,6

12,3

200

8,3

12,5

18,7

20,9

25,1

29,3

250

16,3

24,5

32,7

40,9

48,1

53,7

350

44,9

67,3

89,8

112,2

134,7

157,2

450

101

151,5

202

252,5

303

353,5

600

228

343

458

572

687

801

Terre-net Magazine I Novembre 2012

Il est admis qu’en dessous de 100 µm, la gouttelette ne touche pas sa cible (dérive) et qu’à partir de 400 µm, elle ne tient pas sur la plante (ruissellement). « De ce fait, précise Spraying systems co., il importe d’avoir les gouttelettes les plus homogènes possibles et d’utiliser l’adjuvant le mieux adapté au niveau de dérive attendu, ou de rétention et de mouillabilité souhaité. A l’évidence, il est possible, sans risque, de gagner en temps et qualité de travail avec des volumes d’eau plus faibles. » Sachant que telle buse utilisée à telle pression donne un certain calibre de goutte, reportez-vous à la notice accompagnant vos buses pour finaliser votre raisonnement et définir l’ensemble de vos paramètres de pulvérisation.


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2010 - 16m3 pesée

2004 - 5400 h - 88 ch Chargeur

2006 - 280 ch - 4800 h Rel AV

38

2008 - 2m3 Pailleuse

2008 - 197 ch CEMATIC Rel AV

2003 - 15 m3 - Pales Prix HT : 8 500 €

2006 - 15 T - Porte hydraulique Prix HT : 20 000 €

2011 - 210 ch - 900 h Rel AV

2005 500/50R17 Prix HT : 42 000 €

John Deere 9560 2006 - 1745 h m 6.20 m - Broyeu

Claas AXION 820 2008 - 2000 h - Rel AV

NH T 6070 2008 - 2800 h - Rel AV

JD CTS 9780 HM 2005 - 1207 h m Broyeur

JD 6115 D 2011 - 260 h

Köckerling ULTIMA 400 - 2007 - 4 m Pneumatique

JD S690i HM 2009 - 776 h m - gar.1 an chariot Bizot

JD 7200R 2011 - 200 ch - 250 h

Amazone UX3200 2008 - 28 m 3200 l


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CUNTZ-RAGOT

ETIENNE DETRAIN 61 260 CETON Tél : +33 (0)2 37 29 76 83 - Port : +33 (0)6 07 27 33 67 www.cuntzragot.com

Dalbo maxidisc 600 2004 - 6m

Prix HT : 17 000 €

Case IH MXM 130 2003 - 130 ch - 4800 h Prix HT : 30 000 €

Fendt 712 TMS

2007 - 137 ch - 2500 h Rel AV Prix HT : 78 000 €

Sodimac RAFAL 1500 2006 - 12 T Porte hydraulique Prix HT : 18 000 €

Fendt 307C

Cochet Discotasse

Sodimac TRANSAL

Case IH CS 150

Prix HT : 3 800 €

Prix HT : 12 000 €

Prix HT : 26 000 €

1999

Fendt 410

2005 - 11000L

Fendt 411

2004 - 6850 h - 75 ch Chargeur Prix HT : 25 000 €

2000 - 109 ch - 7150 h Chargeur - Rel AV Prix HT : 37 000 €

2001 - 118 ch - 4950 h Rel AV Prix HT : 42 000 €

Fendt 926

Fendt 930 PROFI

Fendt 936 PROFI

2001 - 286 ch - 7900 h PdF AV - Rel AV Prix HT : 55 000 €

2009 - 1800 h - 300 ch Rel AV Prix HT : 135 000 €

2009 - 2200 h - 360 ch Rel AV Prix HT : 135 000 €

1999 - 150 ch - 6800 h

Fendt 415 TMS

2010 - 1000 h - 155 ch Rel AV Prix HT : 83 000 €

MF 6455

2006 - 100 ch - 2500 h Chargeur Prix HT : 39 000 €

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39


ETS LESUEUR SA

www.leroux-sas.fr

Alexandre REMONT RUE JOSEPH CAULLE 76850 BOSC LE HARD +33 (0)2 35 33 31 28 alexandre.remont@lesueur.fr

Laurent LE ROUX 14 rue du Moulin 22 600 Saint Caradec Tél: +33 (0)2.96.25.02.63 laurent.leroux@leroux-sas.fr

Quicke Q65

G. et Besson RY 47 2008 5 corps

1998 - 24 rangs - 3 m Pneumatique Prix HT : 12 000 €

MEGA PE300

Amazone ED 302

G.-Besson SX666 30

Lagarde TITAN

John Deere 512

Claas 436 RC

2009

2004 - 3.5 m 30 disques

Vicon 1000/18 1995 - 1000 l DPM

40

2006

Joskin

MODULO 11000 2002 - 10500 l Prix HT : 22 000 €

2002 - 1200 l 24 m - DPAE Prix HT : 12 300 €

Fendt 611 LSA 1990 - 14400 h

Caterpillar TH407

Caterpillar TH 407

JD 7750

Claas LEXION 540 C

Prix HT : 26 000 €

2008 - Prodrive - IVLOC 965 h Prix HT : 160 000 €

Claas VARIANT

Claas VARIANT

John Deere 5430i

2006 - 3 m - 4 rgs micro-ferti Prix HT : 8 500 €

2005 - 3714 h

2008 - 2 m - Ficelle/filet Prix HT : 23 000 €

2008 - 3790 h 4t-7m Prix HT : 38 000 €

Rotocut - 2010 - 2 m Ficelle/filet Prix HT : 25 000 €

2008 - 3789 h powershift Prix HT : 33 000€

2005 - 6.60 m - 960 h m Broyeur Prix HT : 125 000 €

2009 - 2400 h - 4000 l 36m autotrac Prix HT : 140 000 €


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www.sajulienfusillet.fr

Laurent FUSILLET route de Villebois 01 470 Serrières de Briord Tél: +33 (0)4 74 36 70 42 - Fax: +33 (0)4 74 36 77 92 laurentf@sajulienfusillet.fr

Rabaud

QUADRIFACE 250 2003 Prix HT : 4 100 €

Rabaud

VIBRESCOPIC II VITI EVOLUTION - 2004 Prix HT : 7 500 €

Hurlimann 6135XB Elite 1997 - 130 ch - 6900 h Rel AV Prix HT : 19 500 €

G. et Besson SXP 32

Gregoire Cognac

Prix HT : 7 000 €

2008 - 3.6 m 32 disques Prix HT : 8 000 €

Niemeyer HR675-DH

Vicon FANEX 553 H

SPRIDOMAT D3

Case IH MX 120

Prix HT : 4 500 €

Prix HT : 4 200 €

2005 - 1000 l - 18 m Acier - DPAE Prix HT : 12 500 €

Mc Cormick MTX200

EXPLORER II 80

Same LASER 140 DT

Prix HT : 20 000 €

Prix HT : 45 000 €

Krone SWADRO

Kverneland LD 100

Prix HT : 4 200 €

2004

2005

2004 - 200 ch - 3100 h Rel AV Prix HT : 41 500 €

4 socs - 4 corps

2008

2002 - 4800 h - 80 ch

DX20E 2006 Prix HT : 9 000 €

1999 - 120 ch - 8200 h Prix HT : 20 000 €

SILVER 95 DT

2011 - 140 ch - 200 h

28150 VOVES Tél : 02.37.99.98.70 Fax : 02.37.99.98.71

2005 - 4334 h - 90 ch Rel AV Prix HT : 21 000 €

Nicolas MARCHAND Port : 06.12.23.52.15 E-mail : nmarch@duret.fr

CLAAS ARES 816 RZ

RENAULT ARES 725 RZ

RENAULT ARES 626 RZ

RENAULT 90-34

FENDT 818

FENDT 614 LSA

AGROTRON 150

VALTRA S 230

2007- 3900 H

1990 - 4300 H

1998 - 5500 H

2000 - 4700 H

1993 - 8550 H

2003 - 4200 H

2001 - 7000H Chargeur

1988 - 11000 H

MC CORMICK XTX 185

2006 - 2200 H

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41


www.ravillon.com

PEAN

Ludovic SAINT-JUVIN 7, rue du Général de Gaulle 51 130 VERT TOULON Tel: +33 (0)3 26 52 08 54 l.saint-juvin@ravillon.com

Jean Pierre BATAILLE RUE POTERIE 41170 CORMENON Tél: + 33 (0)2 54 80 92 82 pean.sa@tfcmax.fr

Pichon 11350 2001 - 11350 L

Prix HT : 15 000 €

NH CX 6080

MF 6445

DYNASHIFT 2005 - 5200 h - 90 ch Prix HT : 25 000 €

NH TX36

NH T 6030

2010 - 115 ch - 800 h

NH TS 100

1989 - 3289 h m 6.10 m - Broyeur Prix HT : 35 000 €

1999 - 100 ch - 5900 h Chargeur Prix HT : 27 000 €

Rlt ARES 735 RZ

Same EXP. 3100

Khun FC 303 GLV

Prix HT : 30 000 €

2008 - 100 ch - 1900 h Rel AV Prix HT : 25 000 €

LEXION 570

JD 1550CWS

JD STS9880 2004 - 1050 h

1999 - 2300 h

TX66FS

RENAULT 836RZ

VALTA T130

2009 - 822 h

2009 - 838 h

FENDT 5270C 2008 - 750 h

Prix HT : 57 000 €

2011 - 200 h m - 299 ch 6.10 m - Broyeur Prix HT : 135 000 €

2001 - 180 ch - 5300 h

CASE 6088AF

2007 - 3 m

2002 - 750 h

1996 - 2342 h

2003 - 5300 h

NH TX64

2005 - 3250 h

Prix HT : 10 500 €

Le Moulin des Landes 49122 Bégrolles en Mauges

Tél : 02.41.63.85.43 - Port : 06.84.54.45.13 - Fax : 02.41.63.20.86

fr plemerle@modema.

42

34 200 € HT CASE IH MXU135 2004 - 135 CV 3240 H

28 200 € HT CLAAS CELTIS 426 2008 -1000 H 80 CV

23 600 € HT CLAAS 556 RX 2003 - 4480 H 95 CV

39 500 € HT FENDT 208P 2007 - 3600 H - 82CV Chargeur

13 500 € HT MF 362 1996 - 1316 H 60 CV

21 000 € HT MF 6160 1997 - 100 CV 5800 H

31 000 € HT MF 6455 2004 - 100 CV 5100H

53 300 € HT MF 6465 2008 - 125CV - 2700 H Rel AV

49 000 € HT MF 6475 2003 - 135 CV 3120 H

CASE MXM 130 1200H ANNEE 2005

NEW HOLLAND T 7060 4300H ANNEE 2007

MC CORMICK CX 95 5000H ANNEE 2005

NEW HOLLAND TF 78 1900H MOT ANNEE 1999

POTTINGER TERRASEM 4M REPLIABLE ANNEE 2010

NEW HOLLAND D 1210 6000 BOTTES ANNEE 1999

BLANCHARD GRAND LARGE 28M ANNEE 2006

EVRARD METEOR 24M ACIER ANNEE 2005

AGRISEM DICOMULCH 5M ANNEE 2009


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3 RUE HENNELLE 62136 RICHEBOURG

JEAN LUC WALLE

Tél : 03.21.26.08.55 - FAX 03.21.26.88.19 - jl.walle@patoux.fr

BERTHOUD MAJOR 32 2000 30m 21 000€ HT revise

CLAAS VARIANT 380 2008 11600 balles 18 000€ HT

JOHN DEERE 512 2011 24m DPAE 19500€ HT

JOHN DEERE 592 2009 7000 balles FIC FIL 20 500€ HT

JOHN DEERE 732 2008 28m 29 500€ HT

JOHN DEERE 6330 P 2008 5 200 h chargeur JD 683 pneus neufs 48 000€ HT

JOHN DEERE S 670 2012 240h 7.6 m etat neuf

JOHN DEERE W 540 C 2009 200h 5.5m broy. 11 4000€ HT

KEMPER 475 10 rangs 2009 etat neuf 53 000€ HT

NH BR 7070 ROTOCUT 2008 15 000 balles 16 000€ HT

NH CS 660 RS 2006 600h BAT 900h MOT 6.1m 105 000€ HT

NH CSX 7040 2011 162h BAT 226h MOT 5.1m 125 000€ HT

SPÉCIALISTE PIÈCES NEUVES ET OCCASION

TRACTEURS ET MOISS.-BATT. NEW HOLLAND Jean Michel Catoir

NH TM 175 2003 2900H suspersteer 32 000€ HT

TECNOMA FORTIS 2002 3200L 28m 13 500€ HT

VALTRA T 1 72 VERSUS 2010 3300H pneus neufs 62 000€ HT

Tél : 03.21.26.05.88 - Fax : 03.21.65.70.31 pieces.occasion@patoux.fr

SUREAU AGRICULTURE

Marc Sureau ZI Route de sauvigny le bois 89202 Avallon Tel : 03.86.34.18.35 ou 03.86.31.64.70 marcsureau@orange.fr

Ford 8340

NH TS100

Cargo XP110

Prix HT : 11 000 €

2002 - 90 ch - 9701 h Chargeur Prix HT : 21 000 €

Kuhn AL 452

JF JFST 900

Kuhn HE4951P

1995 - 8035 h - 85 ch

2008 - 36 rgs - 4.50 m Pneumatique Prix HT : 32 000 €

Vicon RV157

2000 - 2 m - Ficelle Prix HT : 5 500 €

Ref: 2977 2002 1.80 m

Nodet MAXIMA 2004 - 6 rgs - 75 cm Mécanique Prix HT : 8 500 €

2007 - 11 T Monocoque Prix HT : 10 500 €

2002

CLAAS RESEAU AGRICOLE CHEMINOT Route de Quéty 57420 CHEMINOT Contact : M. François RAST tél.: 06 80 28 67 82 Fax : 03 87 69 74 95

Claas Lexion 470 2004 - 2400 h m 6.60m - Broyeur. 85 000 € HT

Claas Lexion 580 2004 - 1600 h m 7.50 m - Broyeur 118 000 € HT

MF 7274AL céral. 2008 - 370 ch - 6 m 610 h m - Broyeur 125 000 € HT

Case IH MXM 190 2003 - 190 ch - Rel AV 27 000 € HT

Claas Arès 826RZ 2006 - 3500 h - Rel AV 45 000 € HT

Claas Axion 840 Cébis 2007 - 220 ch - 2600 h Rel AV 68 000 € HT

Claas Axion 850 2008 - 1600 h - PdF AV Rel AV 82 000 € HT

Deutz-Fahr K120 Prof. 2008 - 120 ch - 2500 h Chargeur - Rel AV 44 000 € HT

New Holland TM 155 2006 - 4800 h - rel. AV. 33 000 € HT

Prix HT : 8 500 €

Hardi Commander 2005 - 24 m - 3200 l DPAE Prix HT : 25 000 €

claas.fr

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43


TERRE COMTOISE

Christian MAIRE-AMIOT - Jean-Luc MARTIN 5 RUE DE L'INDUSTRIE 25 660 SAONE Tél: +33 (0)3 81 55 73 73 c.maireamiot@terrecomtoise.com

Case MX90C

5400h-chargeur Q950-1999

Horsch Pronto RX3

charrue kuhn

Charrue overum

mutimaster 180 5 corps NSH -2007

5 corps varilarge NSH-2011

JOHN DEERE 7530

MF 7475

2850h rel+pdf avt-chargeur MX100-2007

MF 7480

distri hydro-rolflex-20 disques

3800h-autoquad-pont TLSrel avt-2007

3300h -dyna VT-2006

5500h-dyna VT-2005

NH T7030

pulvé. 732 JD

RENAULT 610Z

Renault ARES 630 RZ

2500h-rel avt+pdf-pont +cab susp-2009

3200L 24m-2009

3950h-2005

AGRI 86

Charles POUVREAU ROUTE DE CHATELLERAULT 86140 SAINT GENEST D'AMBIERE Tél: +33(0)5 49 90 31 43 occasions@agri86.com

JD 2264

1999, 2200H B, 650/75R32, broy, coupe 5.5m, pltx tournesol

JD 9640 WTS

2003, 1560H B, 800/65R32, broy, Rdt + humi, coupe 5.50m

JD 9780 CTS

2007, 830H B, 1050/50R32, broy, Rdt + humi, Autotrac, coupe 7.60m

44

CLAAS Celtis 446 RX

JD 9560 WTS

2004, 1450H B, 800/65R32, broy, coupe 5.50m

JD 9680 WTS

2004, 890H B, 800/65R32, broy, coupe 6.10m

JD C670

2008, 1015H B, 800/65R32, broy, Rdt + humi, Autotrac ready, coupe 7.60m

JD 9580 WTS

2002, 1230H B, 800/65R32, broy, Rdt + humi, coupe 5.50m

JD 9780 CTS

2007, 535H B, 800/65R32, broy, Rdt + humi, coupe 7.60m

CASE-IH 2366

Axiale, 2002, 2200H B, 800/65R32, broy, AFS, coupe 5.50m

6650h-2001

DEUTZ Agrotron 150 6300h-rel avt-1997

miro SH80

cde elec-centrale

semoir sola

6m repliable disques -2009


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Frédéric BERTHELOT 975, route de Bellegarde 45460 BRAY en Val Tél : +33 (0)2 38 35 20 90 Fax : +33 (0)2 38 35 20 99 occasion@groupe-methivier.com Heywang 12T

Gyrax 520

G&B Eurocult

AXERA-HEMC

Lely centerline

2002 - 12 T porte guillotine

2006 - cde électrique rotor bois et herbe

3.90m 17 dents - sécurité NSM

2002 - 3200 l - 36 m Centrifuge - porté

2000 - 24m - 2400 l Pesée, bâche

Sulky GLX 2400

JD CTS 9780i

NH CR 9060

Matrot M24D

Hardi master 16

1997 24m, bâche

2005 -1536 hm / 1235 hb cpe 6.60m + chariot +prolo

2010 - 355 hr / 505hm cpe 7.32m varifeed + chariot

2001 - 2200 h - 28m 2500 l - DPAE - 110cv

42 000 € HT

19 500 € HT

Seguip SVX 400

NH M135 DT

NH T 7060

NH TL90

NH TM 115

32 m - 4000l DPAE - poignée PGI

1998 - 6200 h Range command

2007 - 5300 h - Rel AV Pont AV super steer

2004 - 1610 h Inverseur mécanique

2000, 4780 h, rel AV, range Cde, super steer

9 000 € HT

2 400 € HT

43 500 € HT

7 500 € HT

97 000 € HT

26 000 € HT

16 000 € HT

175 000 € HT

56 000 € HT

6 500 € HT

29 500 € HT

5 600 € HT

2010 - 1600 l 24 m - DPAE

28 000 € HT

www.gilbertmethivier.fr

Case IH MX180 2000 - 180 ch 3900 heures

29 900 €

Deutz-Fahr 4080 HTS 1999 - 250 ch - 4780 h m Coupe 6 m - Broyeur

DF AGROTRON 150PL 2007 - 150 ch 2500 h - Rel AV

50 000 €

Duchesne BB8 1995 - 8 T Monocoque

Jean de Bru - Rondo XL 38

5 200 €

Vicon RV157

Rau PROTECTOR T

1998 - 2 m - Ficelle

Deutz-Fahr DX 90 1981 - 90 ch 12 000 heures

Cover-Crop 4m 1996 - 38 disques 5 900 €

3 500 €

2000 - 28 m 2800 l - DPAE

18 000 €

New Holland M135 1999 - 130 ch 5023 heures

24 000 €

Jeulin ACTIVA 14 m3 - 2004 Vis verticale

Deutz-Fahr 4075.4X4 11 900 €

DF AGROFARM 85 2008 - 85 ch 3200 heures

31 900 €

Renault 110.54 Tracfor 1990 - 100 ch 8000 heures

11 000 €

1999 - 250 ch - 4780 h m Coupe 5.40 m - Broyeur

DF AGROKID 230 2011 - 52 ch 20 heures

18 300 €

Same LASER 100 1988 - 100 ch 7900 heures

9 900 €

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45


John Deere T 550 2008 - 5.4 m - Broyeur

Laverda 3850 1985 - 2700 h m - 5.4 m - Broyeur Prix HT : 19 000 €

NH CR9070 2012 - 305 h m - 9.15 m - Broyeu

NH CS 520 2005 - 4.57 m - 546 h m

NH CSX 7080 2007 - 6.10 m - Broyeur

NH CX8060 2008 - 6.1 m 680 h m- Broyeur

Deutz-Fahr Agrot. 106 1999 - 100 ch - 6700 h - Chargeur Prix HT : 28 000 €

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© Fendt

Avis utilisateurs et réseau de distribution

A

+ -

rrivée sur le marché en 1995, la 1 ère génération de 926 Vario était équipée de la première transmission à variation continue de l’histoire. Une révolution technologique qui a contribué à la renommée de la marque. Reprenant le design des 800 Turboshift, dotés d’une calandre en fonte, ces tracteurs possèdent un joystick regroupant les fonctions de la transmission uniquement.

© Fendt

L’origine de la "success story"

Poste de conduite inversé.

Sortie en 2000, la 2ème génération de 926 Vario, aux lignes plus rondes, dispose d’une régulation électronique de l’injection et de l’intérieur cabine des 700 avec joystick multifonction et terminal VarioTronic. La puissance moteur, elle, passe de 260 à 286 ch. En 2003, pour répondre aux normes Stage II (Tier 2), Fendt lance la 3ème génération de 926 Vario, aux courbes plus agressives et à la calandre en "nez de requin", munie du système Tms de gestion automatique du moteur. Depuis 2007, le 926 Vario a laissé la place au 927 Vario. Unités commercialisées en France entre 1995 et 2007 : 350. Options les plus vendues : poste inversé, relevage avant avec contrôle de position, cabine à suspension pneumatique, 3ème point hydraulique et prise de force avant. Rappels recensés : aucun. Matthieu Freulon

Bonne fiabilité du moteur et de la machine en général. Modèle confortable (transmission Vario et suspension de cabine). Moteur Man sobre. Bon rapport poids/puissance et châssis relativement court. Rayon de braquage plutôt large. Prise en main de la 1ère génération délicate. Tracteur difficile à trouver en France. Prix élevé.

Notation Fiabilité : Finition : Budget : Cote à la revente :

Terre-net argus, la 1ère cote agricole gratuite Personnalisez cette cote en ligne sur Terre-net-Occasions.fr 2004 [7.000 h]

2003 [8.000 h]

2002 [9.000 h]

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2000 [11.000 h]

56.995 €

50.694 €

44.706 €

39.007 €

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Terre-net Magazine n°20