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ATHÈNES • ATTIQUE



ATHÈNES • ATTIQUE


Michalis Panagiotakis, 6 ans et demi. L’œuvre figurant en page de couverture appartient aux collections du musée d’Art de l’enfant grec, qui l’a aimablement cédée pour cette publication (sur le musée, voir p. 29).


INDEX Introduction 4 1er Circuit: Athènes antique

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2e Circuit: Athènes byzantine

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3e Circuit: La période de la domination ottomane

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L’architecture d’athènes moderne

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4e Circuit: Le centre historique (1)

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5e Circuit: Le centre historique (2)

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6e Circuit: Centre historique (3) autour de la colline de Philopappos 41 7e Circuit: Kolonaki – Environs de la rue Rigillis – Mets

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8e Circuit: De la colline du Lycabette à la colline Strefi 52 9e Circuit: De Syntagma à la place Omonia

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10 Circuit: De la place Omonia à Kipseli

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11e Circuit: À travers l’histoire

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Banlieues

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Musées

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Excursions journalières en Attique

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Shopping à Athènes

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Activités pour les enfants

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Vie nocturne

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Vins et gastronomie

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Informations

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Cartes

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ATHÈNES • ATTIQUE Athènes, l’une des cités les plus emblématiques au monde, est la capitale historique de l’Europe : de l’époque néolithique à nos jours, elle n’a jamais cessé d’être habitée. Le cours de sa longue et captivante histoire connut son apogée au Ve siècle avant notre ère, le «siècle d’or de Périclès», lorsque les valeurs de sa culture franchirent les limites géographiques de la cité et acquirent une portée universelle. La réflexion politique, le théâtre, les arts, la philosophie, la science, l’architecture et tant d’autres expressions de l’intellect atteignirent alors des sommets grandioses, en une coïncidence temporelle et une perfection intellectuelle abited uniques dans l’histoire mondiale

since the Vue Neolithic1.age, ispanoramique considered d’Athènes et Europe’s de seshistorical banlieues sud jusqu’au capital and front one de of mer. the Auworld’s centre domine le rocher emblematic de l’Acropole. cities. During

Ainsi Athènes fut-elle la matrice de la culture occidentale. Du reste, une multitude de mots et de notions grecs – comme démocratie, harmonie, musique, mathématiques, technique, gastronomie, architecte, logique, éros, euphorie et tant d’autres – enrichirent de nombreuses langues et inspirèrent diverses cultures. La ville vit défiler au fil des siècles divers conquérants qui ont laissé leurs traces dans des monuments d’une splendeur


particulière, créant, couche après couche, un palimpseste d’une rare valeur. En 1834, Athènes fut proclamée capitale de l’État grec nouvellement constitué en juste hommage à son passé classique ; dans les deux siècles écoulés depuis, elle s’est transformée en une métropole moderne d’une incomparable séduction et d’un très grand intérêt. Aujourd’hui, la visite de la ville est une expérience irremplaçable. Un voyage dans une histoire de six millénaires. Une initiation aux prestigieux monuments et aux chefsd’œuvre de l’art antique et médiéval, mais aussi au patrimoine architectural des XIXe et XXe siècles. Des sensations de réconfort et d’exaltation que provoque la lumière extraordinaire du généreux ciel attique. La magie du paysage naturel de la région – dentelle des côtes, plages, massifs montagneux. Le plaisir de profiter d’infrastructures modernes et de découvrir l’inimitable vitalité des gens des lieux. Athènes est l’une des capitales les plus séduisantes et les plus attirantes d’Europe, qui ravit ses visiteurs en toute saison.


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1er circuit:

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ATHÈNES ANTIQUE La transformation en voies piétonnes de quelques artères du centre (Vass. Olgas, Dionysiou Areopagitou, Ap. Pavlou, Adrianou et une portion de la rue Ermou) a abouti à la création de la plus longue rue piétonne d’Europe (3 km), qui permet de faire d’un coup le tour des sites archéologiques les plus importants de la ville («parc archéologique»). La partie qui va de la rue Dionysiou Areopagitou (en face de la Porte d’Hadrien) jusqu’au croisement des rues Ermou et Pireos (dans la région du Céramique) reconstitue dans une large mesure le paysage antique en éloignant d’une vaste zone les activités de la ville moderne. Cette promenade archéologique est une expérience d’une qualité exceptionnelle.

2. Le temple de Zeus Olympien. Il ne subsiste que 16 colonnes sur les 104 1 OLYMPIEION originelles, L’Olympieion comprend le hautes sanctuaire de Zeus Olympien, de 17 m. des bains romains, des mai3. La Porte sons d’époque classique et une d’Hadrien, portion de l’enceinte fortifiée entrée de la cité antique. Le voyageur symbolique de l’Antiquité Pausanias nous d’Athènes. apprend que le sanctuaire de

Zeus Olympien fut fondé par Deucalion, l’un des ancêtres mythiques des Grecs. Sous le régime de la tyrannie, vers 515 av. J.-C., Pisistrate le Jeune, petit-fils du tyran du même nom, entreprit de substituer au temple existant un nouvel édifice, plus impressionnant, mais le renversement de


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2 PORTE D’HADRIEN Après la construction du temple de Zeus, les Athéniens honorèrent l’empereur Hadrien en érigeant en 131 une porte cintrée à l’angle nord-ouest de l’enceinte du temple. Le monument fait 18 m de haut sur 13 de large, et l’arc en marbre pentélique porte en haut, sur l’épistyle, deux inscriptions: Celle qui se trouve du côté de l’Acropole et de la vieille ville (face ouest) dit: «Ici est Athènes, l’ancienne ville de Thésée». Tandis que la seconde, du côté qui voit le sanctuaire (face est) et le prolongement de la ville par Hadrien, dit: «Ici est la ville d’Hadrien et non plus celle de Thésée». 3

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Le lit de l’Ilissos Ne manquez pas de faire un tour derrière le temple de Zeus Olympien pour voir l‘unique portion sauvegardée du lit de l’Ilissos, rivière sacrée des Muses dans l’Antiquité, où subsistent des vestiges épars de sanctuaires antiques. À proximité immédiate se trouvent le rocher de la fon-

taine Callirrohé, jadis fameuse, et l’église Agia Fotini, bâtie en 1872 à l’emplacement d’une église plus ancienne et sur les fondations du sanctuaire d’Hécate. Non loin de là encore, on verra d’importants monuments des époques classique, romaine et byzantine (temple d’Apollon Delphinios, temple de Cronos et de Réa, ateliers d’un quartier byzantin, basilique de Léonidès, etc.).

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la tyrannie interrompit les travaux. La construction du nouveau temple fut plus tard confiée à l’architecte romain Decimus Cossutius par le roi de Syrie Antiochos IV Épiphane. À la mort de ce dernier en 163 av. J.-C., le temple resta inachevé, sans toiture ni fronton. La construction fut terminée en l’an 131 de notre ère par l’empereur romain Hadrien, qui en fit l’un des plus grands temples du monde antique. Il est de style corinthien (110 m de long sur 44 m de large environ), avec huit colonnes (octostyle) sur trois rangées (triptère) sur les deux côtés étroits, et vingt colonnes sur deux rangées (diptère) sur les longs côtés. Il abritait une statue chryséléphantine (d’or et d’ivoire) de Zeus, aujourd’hui perdue.

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3 RUE DIONYSIOU AREOPAGITOU C’est l’une des rues les plus sensationnelles d’Athènes, qui offre un contact visuel exceptionnel avec le flanc sud du rocher de l’Acropole, où se trouvent certains des monuments archéologiques les plus importants de la ville, et le Parthénon. Remarquez aussi en particulier les maisons sur la gauche, construites pour la plupart à la fin du XIXe siècle et au début du XXe en style

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4. La rue piétonne Dionysiou Areopagitou, partie centrale de la «grande promenade» des sites archéologiques d’Athènes. 5. Le théâtre de Dionysos. 6. L’Odéon romain d’Hérode Atticus.

néoclassique ou moderniste, qui traduisent l’ambiance bourgeoise de cette rue.

4 THÉÂTRE ANTIQUE DE DIONYSOS Empruntez l’entrée du site archéologique située sur le flanc sud de l’Acropole, dans la rue Dionysiou Areopagitou, et dirigez-vous vers le haut. Vous verrez à droite le plus ancien des théâtres connus, le théâtre de Dionysos. Les quatre plus grands poètes de l’Antiquité, 6


Continuant votre montée, vous rencontrerez le Portique d’Eumène, construit par Eumène II, roi de Pergame, au IIe siècle avant notre ère, pour offrir un abri aux spectateurs contre le soleil ou le mauvais temps. Vous pourrez voir au-delà du Portique les ruines de l’Asclépieion, construit en 429 av. J.-C. après la peste qui avait décimé la population d’Athènes.

L’Hérodion, de son nom actuel, fut bâti en 161 apr. J.C. par Hérode Tiberius Claudius Atticus, figure importante de l’époque, maître et philosophe, qui avait hérité de son père une énorme fortune. À la mort de sa femme Règilla, Hérode Atticus fit ériger cet odéon couvert pour y donner des concerts à sa mémoire. Les Grecs anciens avaient coutume d’organiser en ces lieux des manifestations musicales. Le Festival d’Athènes se déroule encore chaque été, en soirée, dans ce théâtre qui a maintenant 5 000 places. Ce qui n’enlève rien de sa beauté à cet endroit magique lors d’une promenade matinale sur le chemin menant à l’Acropole.

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5 PORTIQUE D’EUMÈNE

D’HÉRODE 6 ODÉON ATTICUS

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Eschyle, Aristophane, Euripide et Sophocle y virent jouer leurs pièces pour la première fois au Ve siècle avant notre ère. Les gradins et la scène étaient en bois à l’origine; ils furent reconstruits en marbre au cours du IVe siècle. Actuellement, seules quelques portions des gradins de pierre sont conservées. Selon les spécialistes, le théâtre avait une capacité d’accueil de 17 000 spectateurs. Surplombant le théâtre, creusé dans la roche de l’Acropole, se trouve le monument chorégique de Thrasyllos (319 av. J.-C.), et plus haut encore, deux colonnes chorégiques de style corinthien.

7 ACROPOLE Elle est le symbole d’Athènes, le rocher sacré, le lien entre la splendeur de la culture antique et la culture moderne. Les monuments qui s’y dressent actuellement datent de la période préhistorique et des fins fonds de l’Antiquité. Il n’est pas un visiteur,

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1er circuit:

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grec ou étranger, qui ne veuille accomplir son pèlerinage sur ce rocher sacré et s’imprégner de sa majestueuse beauté. C’est une expérience exceptionnelle, inoubliable. À VOIR: Le flanc nord de l’Acropole Si vous vous promenez sur le Peripatos, sentier circulaire sur le flanc nord du rocher de

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7. Acropole: on distingue le «monument d’Agrippa», le temple d’Athéna Niké et une portion des Propylées. 8. Le Parthénon, parfait chefd’œuvre architectural de l’Antiquité grecque classique.

l’Acropole où s’étaient installés les premiers habitants d’Athènes, vous rencontrerez successivement: la fontaine connue sous le nom de «Clepsydre» (Ve s. av. J.-C.), par où passait la procession des Panathénées, les grottes qui abritaient les cultes d’Apollon Hypoacraios, de Zeus Olympien et du dieu Pan et, plus à l’est, le sanctuaire d’Éros et Aphrodite.


C’est la magnifique entrée qui mène aux monuments de l’Acropole et qui firent partie du programme de construction de Périclès. Les Propylées furent élevés en 437-432 par Mnésiclès, célèbre architecte athénien. Ils furent intégrés au mur que l’on peut encore voir et qui fut construit dans la première moitié du Ve siècle sur l’emplacement du mur cyclopéen plus ancien, qui avait été détruit. Avant d’y arriver, on passe par la Porte Beulé, qui faisait partie de la fortification romaine de l’Acropole, et après les avoir traversés, on rencontre un piédestal de 13 m de haut, dit «Monument d’Agrippa», sur lequel les Athéniens installèrent en 27 av. J.-C. une statue du Romain Marcus Agrippa, bienfaiteur de la ville. 7.2 Le Temple d’Athéna Niké (ou de la Victoire Aptère)

Ce temple fut édifié sur le flanc sud des Propylées vers 420 av. J.-C. pour célébrer la victoire des Grecs sur les Perses. Callicratès en fut l’architecte. Cet emplacement 8

est exceptionnel, car dès les temps préhistoriques il s’y trouva toujours un sanctuaire. On verra à gauche l’Érechthéion, et devant soi, le Parthénon. 7.3 Le Parthénon C’est un chef-d’œuvre de l’architecture mondiale: on le comprend dès qu’on se trouve devant lui et que l’on s’initie à l’histoire et aux secrets de sa construction. Ce temple dédié à la déesse Athéna fut construit en marbre pentélique blanc. Le Parthénon des temps classiques cache les ruines d’un édifice monumental plus ancien, un temple archaïque de la fin du VIe siècle avant notre ère. Les architectes du temple classique, qui fut construit et décoré dans les années 447432, au cours du siècle d’or de Périclès, furent Ictinos et Callicratès. Ce temple est de style dorique, périptère, avec 8 colonnes sur les petits côtés et 17 sur les grands. Le Parthénon abritait la statue chryséléphantine d’Athéna, œuvre du fameux sculpteur Phidias – qui dirigea l’ensemble des travaux – et point d’arrivée de la grande procession des Panathénées représentée sur la frise.

1er circuit:

Les Propylées

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1er circuit: 12

La statue chryséléphantine d’Athéna Selon la légende, le nom d’Athènes est lié à la rivalité qui opposa Poséidon et Athéna pour la protection de la cité. Poséidon offrit un cheval; Athéna, frappant de sa lance le rocher de l’Acropole, en fit surgir l’olivier. Les Athéniens optèrent pour l’olivier, symbole de paix et de prospérité, et la cité en tira son nom. La statue, haute de douze mètres, se trouvait dans le Parthénon; l’intérieur était de bois et les parties visibles du corps étaient en ivoire; la tunique et le casque étaient enduits de feuilles d’or et pouvaient être retirés. La déesse Athéna était représentée en armes, tenant dans la main droite une statue d’ivoire de la Victoire haute de deux mètres. Ce chefd’œuvre disparut au début de la période byzantine. Nous en connaissons l’existence par des sources antiques et grâce aux descriptions détaillées de Pausanias, voyageur du IIe siècle apr. J.-C.; des informations précieuses nous ont aussi été livrées par les copies qui en ont été faites. 9

9. L’aile nord des Propylées, connue sous le nom de Pinacothèque, était ornée de tableaux de peintres. 10. Le portique sud de l’Érechthéion, avec les fameuses Caryatides.

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L’Érechthéion

Ce temple fut construit dans les années 420-406 av. J.-C. à l’endroit de l’Acropole considéré comme le plus sacré: celui où Athéna avait fait pousser son symbole, l’olivier. Cet arbre fut abattu lors des invasions perses; mais selon la légende, lorsque les Perses furent chassés, l’arbre refleurit comme par miracle. Les Caryatides Les figures de jeunes filles que l’on voit actuellement soutenir le toit de la galerie sud du temple sont des copies: cinq des six originaux sont au Musée de l’Acropole, le sixième au British Museum. Accordez une attention plus particulière aux choses suivantes:

L’ascension du rocher sacré exige patience et concentration, mais la vue au sommet est une récompense assurée. u Les Propylées, qui accueillent le visiteur avant qu’il ne se trouve face au Parthénon. u La vue depuis le temple d’Athéna Niké.


8 ARÉOPAGE

Ce qui fut le plus ancien tribunal au monde faisait déjà l’objet d’une dévotion particulière dans l’Antiquité. Il vit siéger le premier conseil aristocratique de l’Athènes antique. Ce conseil perdit peu à peu, au fil du temps, son pouvoir politique, jusqu’à ne plus posséder, de la seconde moitié u L’Érechthéion, temple par- à partir du Ve siècle av. J.-C., qu’une ticulier construit d’après des simple compétence judimodèles athéniens anciens. ciaire, en matière d’homicide En réalité, il ne ressemble en notamment: comme le décrit rien à un temple athénien: l’Orestie d’Eschyle, c’est par ce il est bâti sur deux niveaux, tribunal qu’Oreste fut jugé pour il est asymétrique et a deux le meurtre de sa mère Clytemportiques sans aucun rapport nestre et de l’amant de cellel’un avec l’autre. Le plus petit ci, Égisthe. C’est ici également portique, celui qui se trouve que les Athéniens écoutèrent au sud, est le plus connu, en la première prédication de raison surtout des six Caryatides qui en supportent le toit. saint Paul en l’an 51 de notre ère, comme nous l’apprend la Les dissemblances entre les plaquette de bronze apposée diverses parties du temple sont peut-être dues au fait que au pied du rocher. celles-ci étaient dédiées à des COLLINE 9 DE PHILOPAPPOS divinités différentes: la partie située à l’est était consacrée à Athéna Polias, et la partie Quelle que soit la saison, la ouest à Poséidon-Érechthée. promenade sur cette colline est un véritable plaisir et a tout

Le secret de ce monument réside dans le fait qu’aucune de ses lignes n’est une droite parfaite. Une fois qu’on le sait, on ne se laisse pas abuser par l’illusion d’optique des lignes horizontales qui font croire à un fléchissement au centre.

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u L’harmonie du Parthénon.

Musée de l’Acropole (cf. p. 41)

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u Les colonnes du Parthénon. La légère courbe au centre donne l’impression qu’elles plient sous leur poids.

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ce qu’il faut pour en faire une expérience intéressante: un espace de verdure remarquable, des monuments importants tels la «Prison de Socrate», le «Tombeau de Cimon», la rue ancienne de Koilè, avenue commerçante bordée d’échoppes et de maisons, le «Hérôon de Mousaios», le monument de Philopappos au sommet et une vue splendide sur le Parthénon et les monuments de l’Acropole. À VOIR: • Le monument de Philopappos Il fut dressé au IIe siècle de notre ère par les Athéniens en l’honneur du prince syrien et bienfaiteur d’Athènes Caïus Julius Antiochos, également connu sous le nom de Philopappos, qui signifie «le petit-fils bien-aimé de son grand-père». Le grand-père en question était le dernier roi de Commagène en Asie Mineure, Antiochos IV.

l’Acropole à la colline de Philopappos. Remarquez les allées qui mènent aux monuments, faites de dalles taillées à la main, l’église Agios Dimitrios Loumbardiaris (cf. p. 22) et la buvette. L’ensemble a été classé monument du patrimoine culturel mondial.

10 PNYX La Pnyx se situe entre la Colline des Muses que domine le monument de Philopappos et la Colline des Nymphes où a été mis au jour le sanctuaire du même nom et où se trouve actuellement l’Observatoire national (cf. p. 43). Cet espace en demi-cercle accueillit dès le VIe s. avant notre ère les rassemblements des citoyens d’Athènes, réunis pour entendre des orateurs connus qui s’exprimaient du haut de la tribune de pierre installée au centre de la Pnyx et pour exercer leurs devoirs démocratiques. On dit que l’assistance pouvait atteindre plus de 10 000 personnes.

• Les allées dallées 11 AGORA Au cours des années 1950, 14 l’architecte grec D. Pikionis a Le site archéologique de 11. Le réuni en un ensemble unique la l’Agora se trouve au pied de monument zone qui allait des Propylées de l’Acropole, près de la station funéraire de Philopappos, 11 12 haut de 12 m, orné de sculptures le représentant, lui et sa famille. 12. Le portique d’Attale a été entièrement restauré dans les années 19531956 et abrite aujourd’hui le musée de l’Agora. 13. Le temple d’Héphaïstos («Théséion»), à l’ouest de l’Agora (colline de Kolonos Agoraios).


Le Théséion ou temple d’Héphaïstos Contrairement à ce que suggère son appellation, ce temple, situé à l’extrémité ouest de l’Agora, n’était pas dédié à Thésée mais à Héphaïstos et à Athéna. C’est le temple antique le mieux préservé de nos jours. Construit 11.1

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11.2 Le monument des Héros éponyme C’est ici que furent installées les statues des dix héros qui donnèrent leur nom aux dix tribus de l’Attique (au IVe s. av. J.-C.). Les annonces publiques étaient accrochées au socle de ces statues. 11.3 Le portique Poecile Il semble qu’il tienne son qualificatif, qui évoque la variété, des fresques qui ornaient ses murs et qui auraient été faites «de peintures variées». Le philosophe Zénon y enseigna la doctrine stoïcienne, du mot grec «stoa» qui veut dire «portique» (460 av. J.-C.). 11.4 Le portique d’Attale. Ce bâtiment à un étage, don du roi de Pergame Attale II (159-138 av. J.-C.) à la cité d’Athènes, passe pour avoir été une sorte de centre commercial, car il abritait 21 boutiques à chaque niveau. La collection du Musée rassemble essentiellement des objets d’usage quotidien mis au jour

1er circuit:

À VOIR:

en 460-415 av. J.-C., il abritait les statues d’Héphaïstos et d’Athéna, sans doute réalisées par Alcamène.

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de métro «Thissio». Dans l’Antiquité, l’Agora était, outre un lieu de commerce, le principal centre politique, culturel et religieux de la cité: les bâtiments administratifs, les temples, les services publics et les tribunaux se concentraient dans les alentours. Les Athéniens y venaient tous les jours non seulement pour vendre ou acheter, mais aussi pour se tenir au courant des évènements, critiquer le gouvernement, échanger des idées ou simplement bavarder. L’histoire de ce lieu remonte aux temps néolithiques, et ses monuments appartiennent à plusieurs périodes, de l’époque classique au XIe siècle de notre ère, comme l’église des Saints-Apôtres (Agii Apostoli) par exemple (cf. p. 22).

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lors des fouilles de l’Agora, qui donnent au visiteur une idée de la vie de tous les jours dans l’Athènes antique. 11.5 Le portique Basileios ou portique royal Situé au pied du Théséion, il fut construit vers 500 av. J.-C. comme siège de l’archonte-roi et du tribunal de l’Aréopage. 11.6

L’Odéon d’Agrippa

Construit par Agrippa en 15 av. J.-C., il accueillait 1 000 spectateurs et était orné d’un portique à deux niveaux. Il fut détruit en 267 apr. J.-C. par les Hérules; le Gymnase fut édifié à son emplacement en 400 apr. J.-C. Du côté nord furent installées sur un piédestal quatre grandes statues de Géants et de Tritons provenant de l’Odéon, dont trois nous sont parvenues.

12 AGORA ROMAINE Ce complexe architectural unique, construit en 19-11 av. J.-C., était composé d’une vaste cour rectangulaire entourée de colonnades. Ses galeries abritaient diverses boutiques.

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14. L’Horloge de Kyrrestès («Tour des Vents» ou «Aerides»), sur l’Agora romaine. 15. La cour centrale de l’Agora romaine. 16. La Bibliothèque d’Hadrien.

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À VOIR: Porte d’Athéna Archègétide Elle se trouve dans la partie ouest du site. Cette entrée monumentale à quatre colonnes doriques et fronton en marbre pentélique s’est conservée en excellent état. Horloge de Kyrrestès ou Tour des Vents Sur le flanc est de l’Agora romaine se dresse un monu15


13 BIBLIOTHÈQUE D’HADRIEN

ment octogonal, l’Horloge d’Andronikos Kyrrestès, qui fut construit au Ier siècle av. J.-C. pour abriter une horloge hydraulique. Chacun des huit côtés comportait une représentation de l’un des huit vents, d’où son autre nom de Tour des Vents. Vespasiennes (urinoirs publics) Édifice rectangulaire comportant une antichambre et une salle carrée équipée, sur

Elle se trouve au nord de l’Agora romaine (entrée par la rue Areos, au no 3). Cet édifice rectangulaire de 122 m x 82 m, doté d’un propylée corinthien sur le côté ouest, fut construit par l’empereur Hadrien en 132 apr. J.-C. Il avait la forme d’un portique péristyle et possédait des espaces réservés à la conservation des papyrus et des livres, des salles de conférences, etc., et aussi une cour en son centre, où fut construite au Ve siècle de notre ère une église paléochrétienne, détruite par la suite et remplacée par une basilique à trois nefs (VIIe s.) puis une basilique à une seule nef (XIe s.).

14 CÉRAMIQUE Le site du Céramique s’étendait sur la lisière nord-ouest d’Athènes, tant à l’intérieur 16

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Fetichié Tzami (mosquée, cf. p. 25)

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les quatre côtés, de bancs percés sous lesquels passe une conduite d’évacuation (Ier s. apr. J.-C.).

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qu’en dehors des murs qui aujourd’hui traversent le champ de fouilles. Au centre se trouvent deux des plus célèbres portes d’Athènes dans l’Antiquité, le Dipylon, point de départ de la procession des Panathénées, et la Porte Sacrée, d’où partait la Voie sacrée et par où passait la procession des Mystères d’Éleusis. La zone environnant ces deux portes était le plus ancien et le plus grand cimetière de l’Attique. Les citoyens qui avaient été honorés par la cité y étaient également enterrés. D’après le voyageur Pausanias, ce lieu tenait son nom de Keramos; mais selon toute vraisemblance, il le devait au quartier des potiers (l’adjectif kerameikos désignant l’artisan qui travaille la poterie) qui s’était développé sur les berges de la rivière Éridanos dont on distingue encore le lit dans le site archéologique. Le dème antique du Céramique comprenait une région bien plus grande que celle qui a été dégagée par les fouilles: il devait s’étendre des limites nord-ouest de l’Agora au petit parc qui doit son nom au héros Acadèmos. 17

17. Le Céramique: le lit du fleuve Éridanos, à côté de la Voie sacrée. 18. Tombes et stèles sur le site archéologique du Céramique.

La fête des Panathénées Les Athéniens célébraient tous les ans les Petites Panathénées, et tous les quatre ans les Grandes Panathénées, encore plus fastueuses et incluant des concours hippiques, des compétitions sportives, un concours de musique et d’autres domaines de l’art. Le dernier jour de la fête, une procession partie du Céramique (les préparatifs avaient lieu dans un vaste bâtiment du Ve siècle situé à côté du Dipylon et comportant une cour centrale péristyle appelée Pompeion) traversait l’Agora et montait à l’Acropole, où la déesse Athéna recevait l’offrande de son fameux péplos. À cette époque, la coutume voulait que les statues soient habillées de vrais vêtements. Le péplos des dieux était en réalité une tunique de laine tissée par une prêtresse et par les jeunes filles vierges qui l’assistaient. Il était installé comme une voile sur le mât d’un grand navire en bois et transporté à l’Acropole, suivi de tout le cortège, comme le montre la frise du Parthénon. 18


Musée du Céramique Il se trouve sur le site archéologique. Il abrite des trouvailles très importantes provenant du Céramique, des objets découverts dans les tombes et des sculptures funéraires des temps archaïques et classiques principalement. Non loin du site archéologique du Céramique, au 35 de la rue Salaminos, a été récemment fouillée une portion d’une nécropole antique où se trouvaient les tombes de personnalités publiques, mais surtout d’un grand nombre de

15. ACADÉMIE DE PLATON Quittant le site archéologique du Céramique, on emprunte les rues Salaminos et Monastiriou pour atteindre l’Académie de Platon. La région, habitée dès l’époque préhistorique, doit son nom au héros Akadémos ou Hékadémos. Au VIe siècle av. J.-C., l’un des trois fameux Gymnases d’Athènes y fut ouvert. Elle est connue aujourd’hui grâce à la célèbre école de philosophie qu’y fonda Platon en 387 av. J.-C. et qui vécut encore des jours de gloire avec les néoplatoniciens. Le site archéologique s’étend aujourd’hui sur un parc d’une quinzaine d’hectares, entre les avenues Athinon et Lenorman (accès par les rues Monastiriou, Faonos et Drakontos).

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Le Céramique est surtout connu pour ses tombes et ses stèles. En les parcourant, vous aurez l’occasion d’admirer la copie du taureau de marbre dans l’enclos de la tombe de Dionysios de Kollytos, ainsi que les copies des fameuses stèles de Dexiléos et d’Hégéso (fin du Ve s. av. J.-C.). L’original de la stèle de Dexiléos, de même que d’autres objets mis au jour lors des fouilles, sont visibles au Musée (la stèle d’Hégéso est au Musée archéologique national, cf. p. 75).

citoyens morts au combat.

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À VOIR: Tombes et stèles

À VOIR: La Maison sacrée des temps géométriques Composée de sept pièces rectangulaires, elle présente des similitudes avec la maison sacrée d’Éleusis. Des restes de sacrifices à l’intérieur donnent à penser qu’il s’y pratiquait activement un culte. Le Gymnase Vaste construction rectangulaire (Ier s. av. J.-C. - Ier s. apr. J.-C.) comprenant une galerie intérieure et des chambres du côté nord. L’intérieur abrite un espace plus petit, sans doute une palestre. Le bâtiment péristyle Grand bâtiment carré (IVe s. av. J.-C.) avec galerie intérieure. C’était sans doute une palestre ou une annexe du Gymnase. La Maison en cintre d’époque protohelladique Elle se compose d’un vestibule, d’une chambre et d’un espace auxiliaire; elle passe pour avoir été la demeure préhistorique d’Akadémos.

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2e circuit: ATHÈNES BYZANTINE Les XIe et XIIe siècles sont considérés comme l’âge d’or de l’art byzantin à Athènes. Presque toutes les églises byzantines les plus connues et les plus importantes de la ville ont été construites au cours de ces deux siècles et doivent leur existence à la restauration chrétienne qui fit suite aux expéditions de l’empereur Basile II dans les Balkans. Certains des monastères les plus réputés ont également été construits à cette époque dans les environs d’Athènes. À VOIR:

les Turcs; de 1839 à 1842, elle fut utilisée comme bibliothèque. La nouvelle métropole toute voisine fut construite Cette charmante église se entre 1842 et 1862 pour detrouve tout près de la nouvelle venir la cathédrale d’Athènes; métropole (cathédrale). Elle fut c’est une basilique à trois nefs construite au XIIe siècle. et dé- avec coupole, qui combine diée à la Vierge Gorgoépikoo et les éléments néobyzantins et à saint Élefthérios. Des reliefs néoclassiques. antiques et byzantins furent remployés à cette occasion: 2 La Kapnikarea la façade comporte une frise (rue Ermou) antique provenant d’un monuC’est une église byzantine ment du IVe siècle. av. J.-C. et représentant les fêtes attiques cruciforme à coupole, consacrée à la Présentation de la officielles. Cette église devint Vierge (Isodia tis Theotokou). le siège épiscopal orthodoxe d’Athènes lorsque les évêques L’édifice originel date du XIe s., mais la nef ne fut achevée furent chassés du Parthénon, par les Francs d’abord puis par qu’au XIe siècle, cette église

1 L’ancienne métropole (place Mitropoleos)

20

19. L’église dite Kapnikarea.


Nicolas-Rangabé, Plaka)

Elle se trouve près du quartier des Anafiotika, à Plaka. Construite au XIe siècle, elle faisait partie du palais de la famille Rangavas, dont un membre fut empereur de Constantinople sous le nom de Michel Ier Rangabé. Il fut un temps où tout le quartier alentour porta le nom de cette famille.

4 Agia Ekaterini

(Sainte-Catherine, Plaka)

On la trouvera près du monument de Lysicrate 19

5 Agios Ioannis Theologos (Saint-Jeanle-Théologien, Plaka)

Cette très belle église cruciforme des XIe-XIIe s. se situe au croisement des rues Erotokritou et Erechtheos. Elle a subi jusqu’à nos jours de nombreuses modifications.

2e circuit

3 Agios Nikolaos Rangavas (Saint-

(cf. p. 29), au centre de la petite place du même nom, à l’ombre d’un palmier. Elle date des XIe-XIIe siècles. On verra aussi, à l’angle de la place, les ruines d’un monument romain.

ATHÈNES BYZANTINE

porta des surnoms divers au fil du temps: Kamoucharéa, Chryssokamouchariotissa, Vierge de la Vassilopoula (de la Princesse), Vierge du Prenza (du Prince). En 1834, année de l’aménagement de la rue Ermou, on étudia la possibilité de la déplacer, voire de la démolir parce qu’elle se retrouvait au beau milieu de la rue, gênant ainsi la circulation. Elle dut son salut à Louis de Bavière, père du roi Othon, et à Neophytos Metaxas, évêque de Talantion et métropolite d’Athènes.

6 Sotiras tou Kotaki

(Saint-Sauveur de Kotaki, Plaka)

Plus connue sous le nom d’Agiou Sotira, cette église se trouve à Plaka, dans la rue Kydathinaion, juste en face du musée d’Art populaire grec. Elle date des XIe-XIIe siècles. et a souvent été transformée.

7 Metochi Panagiou Tafou (dépendance monastique du SaintSépulcre, Anafiotika)

Vous trouverez dans la rue Erechtheos ce petit monastère qui appartient au Saint-Sé-

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ATHÈNES BYZANTINE

2e circuit: 22

pulcre de Jérusalem. L’église, dédié aux Saints-Indigents (Agii Anargyri), date du XVIIe s.

8 Panagia Chryssokastriotissa (Vierge Chryssokastriotissa, Anafiotika)

C’est l’une des nombreuses églises du quartier des Anafiotika. Selon la tradition, son icône miraculeuse protège les fidèles dans les moments difficiles.

21. L’église Agios Georgios, au sommet de la colline du Lycabette, avec son clocher caractéristique.

11 Pantanassa

(Vierge Souveraine, place Monastirakiou)

Cette basilique à trois nefs du Xe s. appartenait au monastère (Saint-Sauveur Lykodimou), de la Dormition de la Vierge église russe (rue Filhellinon). (Kimisseos tis Theotokou), qui a donné son nom à tout le C’est le plus grand édifice médiéval d’Athènes. Construite quartier. C’était auparavant une en 1031, elle faisait partie d’un dépendance du monastère de Kessariani (cf. p. 91). monastère catholique romain qui exista jusqu’en 1701. Dans 12 Agios Dimitrios les années 1850, elle fut resLoumbardiaris (Sainttaurée par le tsar Alexandre II, Dimitrios Loumbardiaris, qui offrit également le clocher. colline de Philopappos) C’est aujourd’hui l’église russe orthodoxe d’Athènes. Très jolie basilique du XVIe s., contenant des fresques remarquables. Selon la tradition 10 Agii Apostoli tou Solaki (Saints-Apôtres la plus vraisemblable, elle tient de Solaki, Agora) son nom, Loumbardiaris ou Cette église, l’une des plus Bombardiaris, d’un fait survenu anciennes d’Athènes (1000au XVIIe s., où les fidèles crurent 1025), se trouve dans le champ que saint Dimitrios les avait de fouilles de l’Agora. Elle a été protégés des boulets d’un construite sur les ruines d’un énorme canon turc (bombarde).

9 Sotira Lykodimou

20

20. L’église byzantine Agii Apostoli, à l’est de l’Agora.

nymphéon romain du IIe s. La restauration entreprise dans les années 1950 lui a redonné son apparence originelle. Plusieurs fresques murales d’époque post-byzantine y ont alors été transférées, provenant de l’église démolie d’Agiou Spyridona (Saint-Spyridon).


Église cruciforme du XIe s. Elle est construite en pierres de taille encadrées de briques; en certains endroits, on repère une influence islamique plus tardive.

14 Agios Ioannis stin Kolona (Saint-Jean

à la Colonne, rue Evripidou)

Cette église qui appartient au monastère Petraki (XVIIIe s.) date sans doute quant à elle du XIIe s. On y peut admirer des fresques datant de 1719.

17 Agii Isidori

(Saints-Isidores, colline du Lycabette)

Cette minuscule église se cache dans une grande grotte, au centre de la colline du Lycabette. Elle porta jadis le nom d’Agiou Siderea (Saint-Sidereas). Elle brûla en 1930 mais fut reconstruite en 1931.

Cette petite chapelle du XIIe s. doit son nom étrange à la colonne romaine qui s’y trouve. Saint Jean Baptiste passe pour soigner les maux de tête. On 18 Agios Georgios (Saint-Georges, peut voir sur la colonne de très colline du Lycabette) nombreux ex-voto offerts au C’est l’église blanche qui se saint par les fidèles en témoidresse au sommet du Lycagnage de gratitude pour l’aide bette. On s’y rend à pied ou apportée. en téléphérique. Il y aurait eu ici, dit-on, dans l’Antiquité, un 15 Agii Theodori (Saints-Théodores, temple de Zeus Akraios («des Place Klafthmonos) sommets»). Sous la dominaCette église a été reconstruite tion franque, la place fut occudans la seconde moitié du XIe s. pée par une petite chapelle du Prophète-Élie, elle-même sur les fondations d’une église remplacée ensuite par celle plus ancienne, du IXe s., par un de Aï-Giorgis tou Kavallaris certain N. Kalomaos, qui portait (Saint-Georges le Cavalier). le titre de la cour byzantine de On ignore la date exacte de sa «spatharokandidatos». construction. La cloche a été offerte par la reine Olga, qui 16 Taxiarchès (Taxiarques, église du monastère Petraki, trouva l’église en ruines et la 14, rue Gennadiou) prit sous sa protection. 21

2e circuit:

(SaintsAnges-Incorporels, Thissio)

ATHÈNES BYZANTINE

13 Agii Assomati

23


22

3e circuit: LA PÉRIODE DE LA DOMINATION OTTOMANE Athènes fut conquise par les Ottomans en 1456 et libérée en mars 1833. Durant cet intervalle, elle fut la ville la plus importante du sud de la péninsule grecque. Les édifices datant de cette période et conservés aujourd’hui sont très intéressants.

24

23

22. La mosquée Fetichié, près de l’Agora romaine. 23. La mosquée Tzistaraki, sur la place pittoresque de Monastiraki. 24. La porte de l’école religieuse musulmane (médersa).


Sur la place Monastirakiou se dresse la mosquée Tzistaraki (ou Kato Syntrivaniou), construite en 1759 par le voïévode (un fonctionnaire civil) turc Mustapha Aga (ou Tzistaraki). Pour se procurer la chaux nécessaire, Tzistaraki fit abattre la 17e colonne du temple de Zeus Olympien (cf. p. 6-7). Elle dispose d’une loggia supportée par quatre colonnes, et de deux rangées de quatre fenêtres de chaque côté. Depuis 1981, elle abrite le musée de la Céramique traditionnelle. C’est la seule mosquée d’Athènes que l’on peut visiter. À côté de l’agora romaine (cf. p. 16) se trouve l’étonnante mosquée Fetichié, construite en 1456 sur les vestiges d’une basilique à trois nefs (on en distingue quelques restes) en l’honneur de Mahomet le Conquérant lors de son passage dans la ville. Entre 1834 et le début du XXe siècle, elle fut convertie en boulangerie de l’armée; aujourd’hui, elle abrite une collection du Service archéologique (fermée au public).

Le Bain des Vents (Hammam Abit Efendi) se trouve à Plaka (8, rue Kyrristou). Aménagé au XVIIe siècle, ce fut un lieu important de la vie sociale pendant la période ottomane. Il a été restauré en musée de l’Hygiène et des Soins du corps, avec un espace pouvant accueillir des évènements artistiques.

3 École religieuse musulmane (médersa) Au croisement des rues Eolou et Pelopida, dans le quartier de Plaka, subsiste la porte d’une école religieuse musulmane dont le reste a été démoli en 1914 pour permettre des fouilles archéologiques. D’après une inscription qui figure au-dessus de l’entrée, elle avait été construite en 1721 et était composée d’un bâtiment central qui fonctionnait comme école et mosquée, de pièces annexes où vivaient les élèves et les maîtres (hodja), d’espaces auxiliaires et d’une cour centrale. Au XIXe siècle, quand Athènes eut été proclamée capitale de l’État grec, ces installations servirent de prison. 24

3e circuit:

1 Mosquées

2 Hammam

LA PÉRIODE DE LA DOMINATION OTTOMANE

À VOIR:

25


L’ARCHITECTURE DE L’ATHÈNES MODERNE Le néoclassicisme

25. Immeubles art nouveau typiques sur l’avenue Vas. Sofias.

Courant architectural dominant de 1834 aux années 1920 dans une ville encore modeste, dont les limites coïncidaient pratiquement avec le centre historique actuel. Il traduisait l’esprit romantique de la «passion de l’Antiquité» alors en vogue à l’époque en Europe de l’Ouest, importée à Athènes par les architectes allemands venus, dès le début des années 1830, concevoir la nouvelle ville. Un grand nombre d’immeubles construits dans ce style furent démolis dans l’entre-deuxguerres, mais surtout après 1955 ; néanmoins, de nombreux quartiers du centre historique conservent ce charmant caractère néoclassique.

26. L’Université d’Athènes: un très bel échantillon d’architecture néoclassique. L’éclectisme Pendant les dernières années du XIXe siècle, le néoclassicisme strict s’enrichit 26 27. Dans de l’esthétique romantique, et les années notamment celle des courants 1930-1960, architecturaux français. C’est de nombreux immeubles 25 furent construits à Athènes, illustrant des courants architecturaux qui allaient du modernisme aux tendances les plus actuelles. 28. La Banque Nationale de Grèce, l’une des plus belles réussites de l’architecture contemporaine à Athènes (2002).

ainsi que malgré la persistance de la domination du classicisme athénien, cette époque vit se construire des bâtiments publics ou privés d’un style plus léger, trahissant les influences ornementales des modes européennes.

L’art nouveau Bien que ce mouvement révolutionnaire n’ait pas entraîné de véritable engouement à Athènes, certains Grecs de Smyrne, d’Égypte ou de Constantinople se firent construire des maisons dans ce style dans les années 1920. Ainsi quelques immeubles, peu nombreux mais extrêmement intéressants, vinrent-ils trancher sur la physionomie néoclassique et éclectique jusque-là uniforme de la ville.

Le mouvement moderne Au début des années 1930, Athènes commença à se doter d’immeubles dépassant l’étage unique ou les deux étages, hauteur consacrée jusqu’alors.


Ces petits immeubles d’habitation, qui atteignirent vite les cinq étages, intégrèrent une version grecque du courant architectural moderniste international (Bauhaus, art déco). Ils se caractérisent (comme les constructions de la période précédente) par les saillies semi-circulaires et le soulignement des différentes parties des façades. Plusieurs de ces édifices sont reconnus actuellement sur le plan international comme des exemples significatifs de l’histoire universelle du mouvement moderne.

L’après-guerre (1950-2000) Athènes connut un accroissement rapide de sa population après la guerre, entraînant une demande impérative de logement. Dans les années 27

1950 et la première moitié des années 1960, les architectes optèrent pour l’emploi du marbre sur les façades extérieures, les parapets et les entrées imposantes. Dans les années 1960-1975, période active en ce domaine, domina la construction «massive», dénuée de caractère, d’immeubles «modernes» qui altérèrent l’aspect de la ville, notamment dans les nouveaux quartiers. Mais cela n’empêcha pas, même à cette époque, les cas de constructions inspirées. Au cours des dernières décennies, et après une ère de stabilité, Athènes s’est dotée de bâtiments (publics, essentiellement) importants qui apportent une splendeur nouvelle et revalorisent certains quartiers de la ville qui se trouvaient à l’abandon. 28

L’ARCHITECTURE DE L’ATHÈNES MODERNE

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4e circuit: LE CENTRE HISTORIQUE (1)

28

1 PLAKA

29. Le monument de Lysicrate. 30. Atmosphère d’antan dans les ruelles étroites de Plaka.

les jardins soignés, le bon goût et l’atmosphère de ce coin C’est le plus ancien quartier tranquille. L’air lui-même est d’Athènes (aussi connu comme différent: plus léger, plus pur «quartier des dieux»), et il est et embaumé comme un don particulièrement pittoresque: des dieux. La promenade dans dès que l’on flâne dans ses ce quartier nécessite qu’on se ruelles pavées, on a l’impresmunisse d’un plan car c’est sion de faire un voyage dans un véritable labyrinthe, et l’on le temps. L’origine de ce nom échappe difficilement au sende «Plaka» n’est pas vraiment timent de s’être perdu dans ce connue, mais diverses théories dédale de rues et de ruelles. On ont été formulées à ce propos: trouvera dans la rue centrale du selon celle qui semble s’imposer, quartier, la rue Adrianou, mais il viendrait d’une grande plaque dans d’autres aussi, des boutiques de pierre trouvée près de l’église d’articles traditionnels, de souSaint-Georges d’Alexandrie venirs, d’art populaire grec, etc. (Agiou Georgiou Alexandrias), à côté du théâtre antique de À VOIR: Dionysos. On se laisse char1.1 La place Philomousou mer par la beauté des tons néoclassiques des maisons, par Eterias l’architecture, La place centrale du quartier


Il se trouve rue Kidathineon; c’est un vrai paradis pour les enfants. On peut voir à l’étage la reconstitution d’une chambre remplie de vieux meubles, avec la radio et le poêle d’une ancienne maison athénienne. Elle a été justement appelée «la chambre de grand-père et de grand-mère» ; les enfants peuvent y revêtir des costumes d’époque. Il y a aussi une exposition de peintures réalisées par des enfants, des jouets anciens, un coin pour les petits, une bibliothèque, etc. Quiconque a des enfants ne saurait manquer cette visite. 29

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1.3 Le monument de Lysicrate

Dans l’Athènes antique, les pièces de théâtre étaient montées pour être jouées au théâtre de Dionysos grâce au parrainage de citoyens aisés que l’on appelait chorèges. Le chorège qui avait subventionné la meilleure pièce recevait un prix offert par la cité. Lorsque le riche Lysicrate remporta le prix (en 334 av. J.-C.), il décida de construire un monument pour l’abriter, et ce monument existe encore aujourd’hui, dans la rue antique des Trépieds

4e circuit:

1.2 Le musée hellénique des enfants

Il vaut également la peine d’entrer dans le musée d’Art de l’enfant grec, tout proche (9, rue Kodrou). Cette institution originale est l’une des rares au monde à exposer exclusivement des peintures et autres réalisations d’enfants de 5 à 14 ans. Fondé en 1994, le musée a pour objet de mettre en valeur le caractère unique de l’art des enfants, de former de nouvelles générations qui s’intéressent à la culture, de consacrer une nouvelle approche éducative à travers l’art et de collaborer avec les institutions similaires en Grèce et à l’étranger.

LE CENTRE HISTORIQUE (1)

doit son nom à la Société des Amis des Muses (les neuf Muses étant les déesses des arts), fondée en 1813 avec pour mission de favoriser les études grecques et la sauvegarde des trésors archéologiques d’Athènes. Située au croisement des rues Kidathineon, Farmaki, Olympiou Dios et Angelou Geronta, la place est bordée de cafés, de restaurants et de cabarets. Il y a aussi de nombreuses boutiques de souvenirs.

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LE CENTRE HISTORIQUE (1)

4e circuit: 30

(Tripodon), dont le pavement est conservé spécialement dans une maison restaurée, au numéro 28. La construction du monument par Lysicrate ne fut que le début d’une longue histoire mouvementée: en 1658, un couvent de Capucins fut fondé à cet emplacement et les moines achetèrent le monument en 1669. C’est dans ce monastère que Lord Byron habita lors de son deuxième séjour en Grèce ; dans ses jardins que fut cultivée la première tomate en 1818. 1.4 Les Anafiotika Et voilà un joli village insulaire au pied de l’Acropole! Il fut construit au milieu du XIXe siècle, lorsque les maçons venus de l’île d’Anafi, dans la mer Égée, réputés pour la qualité de leur travail, vinrent à Athènes construire un palais pour le premier roi de Grèce, Othon (cf. p. 47). Pris de nostalgie à l’idée qu’ils allaient vivre là des années avant de rentrer au pays, ils décidèrent de reconstituer leur patrie dans la partie haute de Plaka. C’est ainsi qu’ils bâtirent de petites maisons blanches dans le style architectural de leur village. Le quartier des Anafiotes est une

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31. Toutes les maisons de Plaka ont été classées. 32. Plusieurs ruelles du labyrinthe de Plaka mènent aux Anafiotika et à la promenade qui fait le tour de l’Acropole. 33. Maison «insulaire» typique des Anafiotika, à Plaka.

région pleine de charme, qu’il fait bon visiter. Le musée de l’Université d'Athènes Cette demeure sise rue Tolou fut à l’origine la maison de l’architecte Kleanthis (18321833) avant d’héberger la première université d’Athènes (1837-1842). Actuellement, elle abrite le musée de l’Université d’Athènes. Le musée Kanellopoulos Fondé en 1976 grâce à la donation de la collection privée de Pavlos et Alexandra Kanellopoulos à l’État grec, il occupe la maison patricienne néoclassique de la famille Michaleas. La collection Kanellopoulos contient des trouvailles archéologiques et des œuvres d’art datant de l’époque préhistorique à nos jours. Agora romaine (cf. p. 16) Églises byzantines (cf. p. 20) Édifices de la période ottomane (cf. p. 24)

2 MONASTIRAKI C’est l’un des quartiers les 32


2.1

La place Monastirakiou

Place historique entièrement réaménagée et couverte d’une mosaïque multicolore de pierres et de pavés, sur fond d’Acropole (cf. p. 9) et de Plaka

2.2

La place Avyssinias

(Youssouroum)

C’est la place centrale de Monastiraki. On y trouve tout, littéralement: meubles rares, antiques ou copies d’antiques, et toutes sortes d’objets d’occasion. Mais aussi vieilles armoires, bibliothèques, cadres, miroirs, secrétaires, tables de salles à manger, disques gramophone, instruments de musique. Si on a l’intention d’acheter, il vaut mieux venir tôt le matin ; sinon, si l’on veut simplement se promener et 33

4e circuit:

À VOIR:

(cf. p. 28). Elle est bordée d’une série de monuments illustrant toutes les phases de l’histoire de la ville, comme la mosquée Tzistaraki (cf. p. 25), la Bibliothèque d’Hadrien (cf. p. 17) et l’église byzantine de la Pantanassa (cf. p. 22). Intéressante aussi, la station néoclassique du métro entièrement rénovée, l’une des plus anciennes du réseau (1895). Le lit de la rivière Éridanos, recouvert depuis l’Antiquité, a été découvert à côté des quais ; on peut le voir dans un espace spécialement aménagé de 300 m2 (il est visible aussi au niveau de la place, dans un trou creusé pour les fouilles).

LE CENTRE HISTORIQUE (1)

plus typiques de la «vieille» Athènes, avec des ruelles étroites et irrégulières, de petites maisons qui renvoient à l’ordonnancement ottoman et parfois même byzantin de la ville. Les étals en plein air des vendeurs ambulants ou les petites échoppes installées dans les rues centrales (Adrianou, Pandrossou, Ifestou, Thissiou, Agiou Filippou, Astingos et Ermou) permettent de dénicher et d’acheter n’importe quoi: chaussures, vêtements, meubles neufs et anciens, vieux livres et revues, souvenirs, bijoux, chapeaux, bronzes, disques et CD neufs et d’occasion, instruments de musique traditionnels (de percussion). Les emplettes et la flânerie à Monastiraki sont une expérience à ne pas manquer. On reste ébahi devant la variété et la qualité des objets à vendre sur ce marché animé, et il est difficile de résister à la tentation.

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LE CENTRE HISTORIQUE (1)

4e circuit:

flâner, il est préférable de venir vers midi. On peut s’asseoir et prendre un verre de vin grec ou d’ouzo accompagné de mézés dans l’un des petits cafés de la place, et observer les activités du bazar. 2.3

Rue Adrianou

Cette rue typique d’Athènes va de la Bibliothèque d’Hadrien à la station de métro «Thissio». Les maisons néoclassiques en rez-de-chaussée ou à un étage qui la bordent abritent des magasins traditionnels et d’antiquités ; le dimanche, de nombreux vendeurs ambulants s’y rassemblent. Il y a aussi des cafés et d’agréables petits restaurants qui ont une vue imprenable sur le site archéologique de l’Agora (cf. p. 14).

3 VIEUX CENTRE COMMERCANT Cette zone comprise entre les rues Mitropoleos, Athinas et Stadiou est le cœur du centre historique de la ville mais aussi sa partie commerçante traditionnelle. Plus de 2 500 magasins proposent 32 dans son dédale de rues et de ruelles toutes sortes de 34. denrées et marchandises. En La cathédrale d’Athènes, au centre 34 de la place Mitropoleos. À droite, on aperçoit la petite église Agios Eleftherios. 35. La place Monastirakiou conserve des vestiges de toutes les périodes historiques d’Athènes et constitue de ce fait un rare témoignage monumental. 36. La Mairie d’Athènes.

même temps, le fait que de nombreuses rues aient été interdites à la circulation en fait un quartier relativement tranquille, animé de cafés qui dégagent une ambiance spéciale, de petits bars et de restaurants modernes qui attirent du monde à toutes les heures de la journée. À VOIR: 3.1

La rue Mitropoleos

Elle relie la place Syntagma (cf. p. 46) à la place Monastirakiou (cf. p. 31), offrant une architecture intéressante, essentiellement néoclassique. La place Mitropoleos, dominée par la métropole (cathédrale) d’Athènes (cf. p. 20), propose détente et occasion de s’arrêter pour prendre un café ; quant au repas grec traditionnel, on le trouvera dans les tavernes de la pittoresque place Dimopratiriou. 3.2

Rue Ermou

Cette rue bien nommée – puisqu’elle porte le nom d’Hermès, dieu protecteur du commerce – est l’une des premières tracées par les architectes Kleanthis et Schaubert. Pendant plus de soixante ans,


35

3.4 Hôtel de Ville d’Athènes (63, rue Athinas) Il fut construit en 1874, dans le strict style néoclassique. Il ne disposait à l’origine que d’un seul étage ; un second fut ajouté en 1937 pour faire face aux besoins accrus de la Mairie, ce qui modifia sa physionomie initiale. L’intérieur est agrémenté de tableaux de grands peintres grecs du XIXe siècle et de fresques de Ph. Kontoglou représentant des scènes mythologiques et historiques (1937-1940), tandis que la salle du conseil contient une grande peinture à l’huile montrant saint Paul évangé-

36

4e circuit:

3.3 Rue Athinas Cette rue centrale très commerçante qui relie la place Omonia (cf. p. 59) à la place Monastirakiou (cf. p. 31) fut l’un des premiers axes tracés dans l’Athènes moderne, dans

la perspective du rocher de l’Acropole. Elle est bordée de nombreuses maisons du XXe siècle et des premières décennies du XXe. Extrêmement animée et fréquentée la plus grande partie de la journée, la rue Athinas est essentiellement liée au commerce alimentaire. Aux heures d’ouverture des magasins, elle est littéralement envahie de monde et de l’odeur diffuse des aliments, fruits, épices et fruits secs qui s’y vendent, évoquant le charme des bazars orientaux.

LE CENTRE HISTORIQUE (1)

de la fin du XIXe siècle au début des années 1960, elle fut le centre de la mode féminine. De nos jours, elle demeure l’un des meilleurs endroits pour faire du shopping. Les magasins de la rue Lekka, entre les rues Perikleous et Kolokotroni, et les galeries avoisinantes proposent une infinie variété de pièces d’argenterie: chandeliers, coupes, cache-pots, bijoux, etc. Ce sont souvent des pièces faites à la main par des artisans grecs. On trouvera aussi dans les pittoresques rues Evangelistrias et Agiou Markou de nombreuses boutiques de vêtements et de chaussures offrant des prix attractifs. Dans la première partie de la rue Ermou (de la place Syntagma à la rue Athinas), se trouve l’église byzantine de la Kapnikarea (cf. p. 20), et dans la dernière partie (du Théséion à la rue Pireos), c’est l’espace archéologique du Céramique (cf. p. 17).

33


LE CENTRE HISTORIQUE (1)

4e circuit: 34

lisant les Athéniens (1877). Enfin, on peut voir dans la salle des fêtes (au 1er étage) des vitrines contenant des figurines en pied et en terre cuite de tous les maires de la ville. Non loin de l’Hôtel de Ville, on verra avec intérêt la petite place Theatrou. 3.5

Située devant l’Hôtel de Ville, elle s’est appelée auparavant place du Peuple et place Louis. Le côté sud est dominé par le Palais Mela, œuvre éclectique de l’architecte Ernst Ziller (1887), avec une façade imposante et deux petites tours saillantes aux extrémités. La pièce centrale est couverte d’un plafond de verre et entourée d’arcades de style dorique et ionique. Cette demeure, qui fut à l’origine la résidence de V. Melas, abrite aujourd’hui le Centre culturel de la Banque nationale de Grèce. Du côté est de la place se trouve le Palais G. Stavrou, de style renaissance, qui héberge actuellement les services de la Banque nationale de Grèce. À l’extrémité nord-est, une partie de la porte d’Acharnes, appartenant au mur de Thé37

37. Vue de la partie nord-ouest de la place Kotzia. 38. L’immeuble de la «Réconciliation nationale», place Klafthmonos. 39. L’une des petites tours caractéristiques du Palais Mela, sur la place Kotzia.

Place Kotzia

(ou de la Résistance nationale)

mistocle qui entourait la cité antique, a été mise au jour et est exposée dans un espace spécialement aménagé. 3.6 Marché municipal central (Varvakeio)

Cette bâtisse rectangulaire datant de 1886, avec une grande cour couverte, accueille au total, à l’intérieur et à l’extérieur, 73 magasins d’alimentation (viandes, poissons, légumes, épiceries). La toiture est en verre et en métal ; la lumière pénètre par des fenêtres symétriques situées dans la partie supérieure. L’intérieur du bâtiment héberge aussi de petits restaurants, sortes de cantines ouvertes à toute heure du jour et de la nuit et proposant des plats tout juste cuisinés, véritable pôle d’attraction pour de nombreux Athéniens après minuit. Sur la place d’en face (place Varvakios) a été aménagé un petit parc. Rue Evripidou Cette rue pleine d’un charme quasi oriental va de la place Koumoundourou (cf. p. 61) jusqu’à la place Klafthmonos (cf. p. 35). Elle est bordée, entre autres, de nombreux 3.7


38

3.9

Rue Stadiou

Cette rue centrale fut parmi les premières tracées dans l’Athènes moderne, à la place d’un ancien cours d’eau ; elle porta successivement les noms de Phidiou et Akakion. Elle tient son nom actuel du fait qu’il avait été initialement prévu qu’elle irait jusqu’au stade Panathénien, projet qui ne fut jamais réalisé. 3.10

Imprimerie nationale

Elle se trouve entre les rues Santaroza et Arsaki. C’est l’un des premiers bâtiments publics érigés dans la ville moderne (1834), dans un style strictement néoclassique, qui hébergea l’Imprimerie nationale jusqu’en 1905. 3.11

4e circuit:

Rue Eolou Réservée aux piétons dans sa majeure partie, elle va de l’avenue Panepistimiou à l’agora romaine, à Plaka. Au croisement de la rue Sophokleous se dresse le nouveau (2002) bâtiment administratif de la Banque nationale de Grèce, l’une des réalisations architecturales modernes les plus significatives d’Athènes, due à des architectes grecs et au fameux architecte M. Botta. On peut voir au rezde-chaussée une portion reconstituée de la rue antique d’Acharnes. Au numéro 10 de la rue Sophokleous se trouve l’ancienne Bourse d’Athènes, avec sa façade classicisante (on distingue notamment quatre colonnes de style dorique). En allant vers Plaka, on rencontre deux magnifiques églises qui méritent un arrêt: la Vierge Chryssospiliotissa (Panagia Chryssospiliotissa, 1863), à l’angle de la rue du même nom, et Sainte3.8

Irène (Agia Irini, 1847), rue Athinaïdos, toutes deux dues à l’architecte L. Kaftantzoglou. Autour de Sainte-Irène, qui fut la première cathédrale de l’Athènes moderne, s’étend une place charmante animée par un marché aux fleurs et par de nombreux cafés-bars.

LE CENTRE HISTORIQUE (1)

magasins vendant des épices, des sucreries, des fruits secs et du café, et souvent des produits traditionnels d’Asie Mineure.

Place Klafthmonos

Vaste place bordée de bâti39

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LE CENTRE HISTORIQUE (1)

4e circuit:

ments intéressants: musée de la Ville d’Athènes (cf. p. 85), ancien ministère de la Marine, ministère de l’Intérieur, église byzantine des Saints-Théodores (Agii Theodori, cf. p. 23), etc., et plusieurs cafés. Au centre se dresse la statue de bronze impressionniste qui symbolise la Réconciliation nationale (de V. Doropoulos, 1988). 3.12 Bâtiment AttikonApollon

Palais de style éclectique (début du XXe s.) qui abrite deux des plus anciennes salles de cinéma d’Athènes, récemment rénovées. 3.13

Place Karytsi

Cette petite place tient son nom de l’élégante église qui se dresse au centre, construite par l’architecte L. Kaftantzoglou à l’emplacement d’une autre plus ancienne. En janvier 1833, les Athéniens y élurent une délégation pour aller saluer l’arrivée du jeune roi de Grèce Othon à Nafplion. En face se trouve l’immeuble néoclassique du «Parnassos». L’endroit est devenu aujourd’hui un lieu de détente des plus appréciés, avec de nombreux cafés et petits bars.

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40

40. La statue de Theodoros Kolokotronis, devant le Musée historique national.

3.14

Palais de l’OTE

(Service des Télécommunications)

Excellent échantillon du modernisme athénien, comportant des éléments de styles architecturaux anciens, dû au grand architecte grec An. Metaxas (1931). Place Kolokotroni Petite place aménagée devant le Musée historique national, avec une impressionnante statue équestre en bronze du héros de la Guerre d’Indépendance grecque Theodoros Kolokotronis (de L. Sohos, 1904). En face, au numéro 8 de la rue Stadiou, se trouve la Maison Douïla, l’une des plus anciennes de la ville moderne, due à Chr. Hansen, et malheureusement laissée aujourd’hui à l’abandon. 3.15

3.16 Musée historique national (cf. p. 81) Cet imposant bâtiment néoclassique a été construit au cours des années 1858-1871 sur les plans de Fr. Boulanger, revus par l’architecte grec P. Kalkos. Jusqu’en 1935, ce bâtiment fut le siège du Parlement hellénique, d’où son nom d’Ancien Parlement (Palea Vouli). Il abrite depuis 1961 les collections du Musée historique national (pour les collections, cf. p. 81).


5e circuit:

LE CENTRE HISTORIQUE (2) 1 PSIRI

début des années 1990, divers aménagements en ont fait l’un Ce quartier athénien très typé des endroits les plus appréciés est borné par les rues Athinas, pour s’y divertir ou y loger. Les Ermou et Evripidou. Il est très églises aussi y sont intéresfréquenté, la nuit surtout, car santes, comme par exemple ses ruelles abondent en cafés, celles des Agii Anargyri, d’Agios petits bars, clubs, restaurants, Dimitrios, Agios Grigorios ouzeries, tavernes avec mu(arménienne), etc. Le point censique «life», théâtres, galeries, tral, d’où l’on peut entamer sa magasins d’antiquités, etc. promenade, est la place Iroon. Après la libération de la Grèce en 1833, la région vit 2 CÉRAMIQUE s’ installer de nombreux vétérans de la Guerre d’IndépenAutour du site archéologique dance ainsi que des gens venus du Céramique (cf. p. 17) des campagnes, qui y mons’étend le quartier traditionnel tèrent de petites entreprises qui porte le même nom. Ses artisanales et des échoppes, rues les plus typiques sont conférant au quartier un les rues Agion Assomaton, caractère qu’il conserve encore Melidoni (où se trouvent les partiellement de nos jours. Au synagogues Beth-Shalom et

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LE CENTRE HISTORIQUE (2)

5e circuit:

Ets Haïm ainsi que le musée de la Céramique moderne) et la rue Salaminas. Depuis quelques années, ce quartier s’est imposé comme l’un des lieux de rendez-vous du soir des Athéniens, qui s’y retrouvent dans les nombreux petits restaurants, bars et endroits divers animés par des musiciens.

3 GAZI Ce quartier portait naguère le nom de Gazohori en raison de la présence de l’usine à gaz qu’il entoure. Situé dans la partie ouest d’Athènes, il occupe le site de la troisième place qui avait été prévue dans le plan des architectes Kleanthis et Schaubert. À bien des points de vue, il conserve les caractéristiques d’un quartier athénien traditionnel. De nombreuses maisons néoclassiques populaires hébergent des cafés, bars et restaurants de luxe devenus très à la mode depuis quelques années, et l’on y trouve aussi plusieurs théâtres. À VOIR:

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3.1 L’usine à gaz (Gazi) Implantée en 1857, elle alimenta la ville en gaz d’éclairage

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41. Maison néoclassique sur la place Iroon (Psiri). 42. Façades néoclassiques dans la rue Melidoni (quartier du Céramique). 43. La fontaine de marbre sur la place Metaxourgiou.

jusqu’en 1983. Cet espace abritait également des scieries, des fonderies, des fabriques de machines, des ateliers de réparation de voitures, des restaurants, des coiffeurs, des cabinets médicaux, etc., créant toute une «cité» industrielle autonome. L’endroit a été classé, car c’est le seul en son genre en Europe. Les bâtiments ont une construction néoclassique plutôt sobre, des façades en crépi et une toiture en bois aérée de lucarnes et recouverte de tuiles byzantines ou françaises et de tôles. L’usine a été convertie en parc industriel et fonctionne comme centre culturel de la Mairie d’Athènes («Technopole») qui accueille des évènements culturels ou autres manifestations marquantes (concerts, expositions, congrès). En outre, une partie de ses installations (fours, réservoirs d’eau et de gaz) ont été aménagées en un musée industriel du Gaz qui présente l’histoire de ces lieux à travers des objets authentiques (machines, outils, etc.), des documents sonores et des projections de vidéos. On y entre par la rue Pireos, Persefonis ou Iakhou. 42


À VOIR: La fontaine de marbre Elle date du XIXe siècle. 4.1

4.2 Rue Iasonos et rue Giatrakou Partant de la place Karaïskaki, on descend la rue Achilleos et on parcourt la rue Iasonos jusqu’à la rue Agisilaou, où se trouvent de petits théâtres, hébergés dans des demeures traditionnelles. Puis on tourne à droite dans la rue AkadimouGiatrakou et on se dirige vers la rue Achilleos. On admirera les petites maisons néoclassiques (en rez-de-chaussée ou avec un étage) aux balcons à balustrade et aux portes ouvragées. Au croisement des rues Giatrakou et Germanikou s’ouvre une belle petite place (place Avdi) bordée de cafés et de bars. 4.3 Gare Péloponnisou Si l’on part de la place Karaïskaki et que l’on emprunte la rue Diligianni, on arrive à cet édifice à l’atmosphère particulière, construit en 19121913 dans un syncrétisme d’éléments néoclassiques, centre-européens et art nouveau. La gare (d’où l’on part pour le Péloponnèse) est une reproduction en dimensions

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5e circuit:

Ce quartier traditionnel du centre d’Athènes a été dessiné par l’architecte Chr. Hansen. Il tient son nom d’une fabrique de soieries (1834-1835) qui resta en activité jusqu’en 1875: on en voit encore le bâtiment rue Megalou Alexandrou, entre les rues Milerou et Giatrakou ; il a été restauré pour accueillir la «Pinacothèque municipale» (dont la collection compte 3 000 œuvres, essentiellement d’artistes grecs) et des évènements culturels. La rue Achilleos divise la région en deux quartiers, l’ancien (vers la rue Pireos) et le nouveau (vers la rue Lenorman) ; alors que ce dernier a perdu son caractère du fait de la reconstruction, l’ancien conserve un certain nombre d’exemples de sa physionomie architecturale originelle. On y trouve de nombreux petits bars-restaurants, cafés et restaurants qui proposent des boissons orientales traditionnelles, des gâteaux et différents plats.

Elle a été transportée de la place Dimopratiriou à la place Metaxourgiou.

LE CENTRE HISTORIQUE (2)

4 METAXOURGIO

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LE CENTRE HISTORIQUE (2)

5e circuit:

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plus modestes de la gare de Constantinople et renvoie au style des gares européennes du XIXe siècle. On accède par une passerelle à la gare Larissis située juste en face, d’où partent les trains pour la Grèce centrale et du Nord. Elle date de 1908 ; d’une constitution initialement néoclassique, elle a subi ensuite de nombreuses modifications.

5 KOLONOS Si vous avez envie d’une belle promenade, allez visiter Kolonos, quartier populaire d’Athènes situé en dehors du centre historique. En dépit

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45

44. Une partie des installations de l’usine du Gazi a été transformée en musée industriel du Gaz. 45. Vue du parc industriel au Gazi («Technopole»), qui accueille régulièrement des manifestations culturelles ou autres.

de l’aspect anarchique de la construction, il a une couleur particulière et conserve son atmosphère d’autrefois. Partant de la gare Péloponnisou, on suit la rue Ioanninon, on arrive à la colline Ippiou Kolonou, puis, tournant dans la rue Evripou, à la colline voisine de Skouzé. Ces petites collines boisées sont environnées d’une ceinture de maisons particulières avec jardins et de petits immeubles d’habitation assez élégants qui donnent une idée de ce qu’a pu être un quartier d’Athènes il y a quelques décennies. Les stations de métro les plus proches sont celles de «Sepolia» et d’«Attiki».


6e circuit:

CENTRE HISTORIQUE (3)

AUTOUR DE LA COLLINE DE PHILOPAPPOS 1 MAKRIGIANNI Ce quartier purement résidentiel s’étend de la rue Dionysiou Areopagitou jusqu’au pied de la colline de Philopappos. Les demeures néoclassiques mais aussi plus récentes (de l’entre-deuxguerres surtout) lui confèrent un charme à part et en font l’une des parties les plus élégantes de la ville. Les endroits les plus typiques sont les rues Mitseon, Parthenonos, Webster, Kavalloti, P. Gali, Mouson, etc. À VOIR: 1.1 Musée de l’Acropole C’est l’une des réalisations architecturales contemporaines majeures d’Athènes. La construction en a été achevée en 2007, sur des plans des architectes B. Tschumi et Mich. Fotiadis. Il est

à 300 m à peine de l’Acropole et couvre au total 21.000 m2, dont 14.000 m2 d’espaces d’exposition. Tout d’acier, de verre et de ciment, il exploite parfaitement la lumière naturelle pour mettre en valeur les 4.000 pièces exposées. Le dernier étage (salle du Parthénon) reproduit les dimensions et l’orientation du Parthénon et est décalé de 23 degrés par rapport au reste du bâtiment, de sorte à permettre au visiteur de voir le monument. L’espace alentour est une sorte de musée et de site de fouilles, également visible à travers le sol en verre du rez-de-chaussée. L’entrée principale du musée se trouve sur la rue Dionysiou Areopagitou (cf. p. 8). Tout près se trouve l’imposant bâtiment Weiller, construit en 1834 par l’architecte allemand W. von Weiller, qui combine la construction byzantine à des

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CENTRE HISTORIQUE (3) AUTOUR DE LA COLLINE DE PHILOPAPPOS

6e circuit: 42

46. Vue extérieure du musée de l’Acropole. 47. Les cafés très fréquentés de la place Thissiou offrent une vue illimitée sur l’Agora et le rocher de l’Acropole. 48. L’Observatoire national, au sommet de la colline des Nymphes.

motifs ornementaux néoclassiques. Ce fut un hôpital militaire avant de devenir le siège d’unités de la police ; il abrite depuis 1987 le «Centre d’études de l’Acropole» (pour les pièces exposées, cf. p. 78).

2 KOUKAKI Ce quartier fait suite à celui de Makrigianni. Il a une ambiance particulière de quartier et présente quelques endroits intéressants, notamment dans la zone qui entoure la colline de Philopappos (rue Panetoliou, rue Arakinthou).

3 ANO PETRALONA Quartier pittoresque qui conserve l’ambiance urbaine des années 1950. On peut y admirer l’architecture urbaine populaire des maisons en rez-de-chaussée ou à un étage. À VOIR: Le théâtre de Dora Stratou Il se trouve sur le flanc ouest de la colline (le quartier antique de Koilé). On peut y suivre des démonstrations de danses populaires grecques données par la troupe de Dora Stratou, qui a consacré sa vie à l’étude et à la sauvegarde de la culture grecque populaire. Cette troupe a participé 3.1

46

à de nombreux festivals de par le monde et jouit d’une reconnaissance tant internationale que nationale. Les danseurs portent des costumes grecs traditionnels de différentes régions du pays et interprètent des chants et des danses illustrant toutes les périodes de la longue histoire grecque. 3.2 La place Mercouri Place pittoresque, avec de petits cafés, des bars et des tavernes traditionnelles dans les rues alentours. 3.3 Les maisons en pierre Entre les rues Apolloniou et Troon s’étend un joli petit quartier de maisons en pierre datant de l’après-guerre, qui donnent l’illusion d’un village de montagne au milieu de la ville.

4 THISSIO Le quartier doit son nom au temple ancien qui se trouve à proximité (cf. p. 15). C’est un ensemble traditionnel avec de nombreuses maisons néoclassiques et des bâtiments publics qui lui confèrent un charme particulier. Depuis la place du même nom, qui donne sur la rue Apostolou Pavlou, envahie par les tables des cafés qui la bordent, on a une vue exceptionnelle sur l’Acropole et le site de l’Agora.


4.2 La rue D. Eginitou Elle relie la rue Apostolou Pavlou à l’Observatoire. On y a une très belle vue sur l’Acropole, la colline du Lycabette, l’Agora et la ville moderne. 4.3 L’Observatoire Fondé en 1842, c’est le plus ancien institut de recherche de Grèce, mais aussi des Balkans. L’immeuble lui-même, installé sur la colline des Nymphes (qui tient son nom du sanctuaire qui s’y trouvait dans l’Antiquité) en face de l’Acropole et de l’Agora, a été

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4.4 La place Agias Marinas Place tranquille et pittoresque au centre de laquelle se dresse l’église du même nom (XIXe siècle). La petite église originelle, creusée dans la roche et à laquelle a été ajoutée par la suite une coupole, se trouve à l’angle sud-ouest de la place ; elle est ornée de fresques intéressantes datant du XIIIe siècle. 4.5 Le parc du Théséion Il constitue la partie sud-ouest du site archéologique de l’Agora. Il a été planté d’arbres en 1862; des plantes ornementales ont été ajoutées en 1931. Ce fut longtemps le lieu de prédilection des Athéniens pour la fête de Pâques. 4.6 Chapellerie Poulopoulos (66, rue Iraklidon) Cet immeuble industriel, dont la construction et la toiture de tuile sont très intéressantes, abrita longtemps une fabrique de chapeaux et est un point de repère significatif du quartier, qui a été classé. Il sert aujourd’hui de salle polyvalente (Centre culturel Mélina Mercouri).

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6e circuit:

4.1 La rue Iraklidon Rue centrale de ce quartier avec des immeubles néoclassiques et, comme dans la rue Akamantos qui lui est parallèle, de nombreux bars et cafés ouverts toute la journée. On peut visiter au numéro 16 de la rue le très intéressant musée «Herakleidon – Experience in Visual Arts», installé depuis 2004 dans une maison néoclassique de 1898, qui présente l’œuvre d’artistes contemporains qui ont joué ou jouent encore un rôle dans l’évolution de l’art. Non loin de là, dans la rue Eptahalkou (piétonne), on trouve des tavernes traditionnelles proposant de la cuisine méditerranéenne.

dessiné par Th. Hansen ; c’est un splendide bâtiment néoclassique cruciforme, orienté en direction des quatre points cardinaux.

CENTRE HISTORIQUE (3) AUTOUR DE LA COLLINE DE PHILOPAPPOS

À VOIR:

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49. Rue Tsakalof: l’une des rues centrales de Kolonaki, bordée de cafés et de magasins qui attirent beaucoup de monde. 50. La rue Lykavittou à Kolonaki, de la place Lykavittou à la rue Skoufa.

7e circuit: KOLONAKI –

ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS 1 KOLONAKI Ce quartier se situe à un endroit particulièrement privilégié de la ville, entre la place Syntagma et l’avenue Vassilissis Sofias et jusqu’au pied de la colline du Lycabette. Il doit son nom à une colonne antique qui subsiste au centre de la place du même nom. Jusqu’aux années 1880, il était resté peu bâti. Il y a

beaucoup de verdure et une belle architecture où dominent les immeubles néoclassiques et modernistes construits dans les règles de l’art, qui lui confèrent une certaine noblesse. Considéré comme le «beau» quartier d’Athènes, il concentre les magasins et les restaurants de luxe, de nombreux cafés très en vogue, des bars à la mode. On peut se promener, se divertir et se


1.1 La place Kolonakiou (ou Filikis Eterias)

L’une des choses à faire quand on arrive à Athènes, c’est d’aller prendre un café dans l’un des établissements de la place Kolonakiou: passer là quelques heures à siroter son café, grignoter une spécialité et bavarder est une sorte d’obligation pour tout Athénien qui se respecte, mais aussi pour le visiteur étranger désireux de «prendre l’atmosphère». 1.2

La place Dexamenis

Petite place où les habitants du quartier viennent se détendre. Son café traditionnel reste un véritable pôle d’attraction après avoir été un rendez-vous des intellectuels au cours du XXe siècle. Il y a aussi un cinéma de plein air et un vieil aqueduc. 49

1.4

Église Agiou Dionysiou

(Saint-Denis, rue Skoufa)

Cette église majestueuse, construite au début des années 1930 à l’emplacement d’une église plus ancienne, a une façade de style néo-Renaissance, mais l’intérieur est décoré à la manière byzantine. Denys l’Aréopagite, qui fut l’un des premiers Athéniens convertis au christianisme, est le saint patron de la ville d’Athènes. 1.5 La place Lykavittou Elle se cache derrière l’église Saint-Denis, au croisement des rues Lykavittou et Anagnostopoulou. On y admirera le Palais Dragoumis (1925), qui abritait il y a peu encore l’ambassade du Brésil et qui est redevenue aujourd’hui une maison particulière.

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7e circuit:

À VOIR:

1.3 La rue Skoufa Rue centrale de Kolonaki, bordée de maisons néoclassiques et art déco. On y rencontre tout du long (de la place Kolonaki jusqu’au quartier de Neapoli) de nombreux magasins, des cafés modernes et de petits bars pleins d’ambiance, très fréquentés à toute heure du jour et de la nuit.

KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

détendre par exemple dans les rues Patriarhou Ioakim, Tsakalof, Anagnostopoulou, Milioni, Fokilidou, Karneadou, Loukianou, Ploutarhou, Haritos, Spefsippou, sur le périphérique du Lycabette, etc.

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KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

7e circuit: 46

La rue Voukourestiou Rue athénienne typique, qui descend du pied de la colline du Lycabette jusqu’à la place Syntagma. Sa partie piétonne (de la rue Akadimias à l’avenue Panepistimiou) rassemble des bars et cafés très fréquentés. 1.6

1.7 Maraslio Cet immeuble néoclassique assez impressionnant, situé à l’angle des rues Marasli et Spefsippou, est l’œuvre de l’architecte D. Kallias (1905) ; il abrite un établissement scolaire primaire. 1.8 L’église des Taxiarques (Taxiarchès, église du couvent Petraki-Kolonaki, cf. p. 23).

La Bibliothèque Gennadios 1.9

Très bel immeuble de style classique, inauguré en 1926 pour abriter la collection de livres (26 000 au total) offerte en 1922 par l’érudit I. Gennadios à l’École américaine d’études classiques d’Athènes. Le bâtiment fut agrandi en 1960. Il est entouré d’un vaste jardin très fourni (sur les collections et les livres de la bibliothèque, cf. p. 86). 51

51. Le Parlement hellénique, qui se dresse du côté est de la place Syntagma. 52. Le monument du Soldat Inconnu. 53. L’hôtel GrandeBretagne.

Emplettes à Kolonaki

Nombre des boutiques les plus modernes de la ville sont installées dans ce quartier: créations de couturiers grecs et étrangers, chaussures, cuirs, jeux, meubles anciens, bijoux, articles domestiques, etc. On trouvera dans la rue Voukourestiou et les rues alentour, près de la place Syntagma, des joailleries grecques de réputation mondiale, des librairies spécialisées dans les livres étrangers, des galeries de renom exposant des œuvres de peintres et sculpteurs grecs.

2 PLACE SYNTAGMA C’est la place centrale de la ville. Elle doit son nom («place de la Constitution») au fait que c’est en cet endroit, devant ce qui était alors le palais royal et est maintenant le Parlement, que le peuple et la garde d’Athènes s’insurgèrent, réclamant au roi Othon une Constitution (3 septembre 1843). Elle est, avec la place Omonia («place de la Concorde»), l’un des deux points de référence de la ville. Rien d’étonnant, donc,


2.1 Le Parlement Construit entre 1836 et 1842 pour servir de palais à Othon, premier roi de Grèce, il domine la place Syntagma. Ce fut également la résidence du successeur d’Othon, Georges Ier. Sous son règne toutefois, deux grands incendies endommagèrent le bâtiment au point d’en provoquer l’abandon. La décision d’en faire le siège du Parlement grec fut prise en 1924 par le gouvernement d’alors. L’intérieur fut entièrement redessiné par l’architecte

52

2.2 Le monument au Soldat inconnu Il a été érigé en 1929-1932, devant le Parlement. C’est un relief représentant un soldat mourant dû au sculpteur K. Dimitriadis, qui porte une inscription citant un extrait de l’Oraison funèbre prononcée jadis par Périclès. Le mur de marbre qui l’encadre rappelle les plus grandes batailles de l’armée grecque depuis 1821. Les officiels grecs et étrangers viennent y déposer des gerbes lors des fêtes nationales ou des cérémonies importantes. Le monument est gardé jour et nuit par deux evzones en costume traditionnel. Le rituel de la relève de la garde, qui a lieu toutes les heures, est un spectacle à ne pas manquer, surtout le dimanche matin à 11h, quand elle est escortée d’une fanfare militaire et d’un important détachement d’evzones.

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7e circuit:

À VOIR:

A. Kriezis et les travaux de rénovation furent achevés en 1934. Le Parlement abrite des trésors de l’histoire nationale, comme la première Constitution grecque, de nombreux tableaux de grande valeur et une vaste bibliothèque.

KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

à l’entendre souvent mentionner quand on demande son chemin: Plaka, l’Acropole, la métropole (cathédrale), le Jardin national, la rue Ermou, Kolonaki, tout se trouve à proximité de la place Syntagma, centre d’activités. Quelques-uns des cafés et des restaurants les plus à la mode se trouvent dans les environs. La place ne dort jamais. On trouve dans ses kiosques toutes sortes de marchandises, de l’aspirine au souvenir en passant par la presse étrangère.

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KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

7e circuit: 48

L’hôtel Grande-Bretagne Cet établissement de luxe fut construit en 1842 comme résidence privée sur des plans de l’architecte Th. Hansen avant d’être transformé en hôtel en 1874. En 1958, en raison de l’accroissement de la demande touristique, il fut entièrement repensé, des étages supplémentaires furent aménagés. Il a été rénové en 2003. Cet hôtel est lié aux moments les plus importants de l’histoire grecque moderne et a hébergé de nombreuses personnalités en visite à Athènes. On peut y entrer pour en goûter l’atmosphère et s’installer dans son café, son bar ou son restaurant de luxe. 2.3

2.4 Aqueduc antique Une partie d’une nécropole antique et de l’aqueduc de Pisistrate a été mise au jour au nord-est de la place et est présentée dans un espace ouvert mais abrité. 2.5 La rue Filhellinon Rue intéressante, dans le prolongement imaginaire de la rue Stadiou. On y distingue des maisons néoclassiques au croisement des rues

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54. Le Jardin national du côté de l’avenue Vas. Amalias, avec l’allée caractéristique de palmiers washingtonia. 55. Palais Zappeion. La façade comporte huit paires de colonnes de style corinthien.

Xenofontos et Souri, l’église du Sauveur de Lykodimos (Sotira Lykodimou, cf. p. 22) et l’église anglicane de SaintPaul (Agiou Pavlou, 1843), dessinée par Ch. Hansen en forme de croix libre, avec des éléments de style gothique. 2.6

L’avenue Amalias

Cette large avenue mène de la Porte d’Hadrien (cf. p. 7) à la place Syntagma. Le voisinage du Jardin national et les imposantes demeures néoclassiques et modernistes lui donnent un ton particulier. On remarquera la perspective qui s’ouvre lorsque l’on monte vers la place Syntagma, sur le Parlement et au fond, la colline du Lycabette.

3 JARDIN NATIONAL Ouvert du matin au coucher du soleil, le Jardin national est une véritable oasis au centre de la ville. Il couvre 16 hectares où poussent 500 espèces de plantes, arbres et arbustes provenant du monde entier (au total, 7000 arbres et 40000 arbustes). C’est aussi un biotope important d’Athènes, qui rassemble


3.1 Le palais Zappion Ce bel édifice, dû à l’architecte Th. Hansen, fut bâti dans les années 1874-1888. Il a vécu depuis quelques années, sous l’appellation de Palais des congrès et des expositions, quelques-unes des heures les plus importantes de l’histoire grecque moderne: sommets européens, proclamation des résultats des élections, annonces politiques

55

4 ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS C’est un quartier d’Athènes très intéressant, avec des immeubles de grand standing, des villas et beaucoup d’espaces verts. Situé entre l’avenue Vassilissis Sofias, la rue Rigillis, l’avenue Vassileos Konstantinou et la rue Irodou Attikou, il doit sa réputation à la proximité de l’ancien palais (aujourd’hui palais présidentiel). À VOIR: 4.1

Le palais présidentiel

(rue Irodou Attikou)

Ancien palais royal, avec trois étages et des éléments néoclassiques et éclectiques très marqués, construit en 1890-1897 sur les plans de l’architecte Ernst Ziller. Il fut d’abord la résidence des princes

7e circuit:

À VOIR:

importantes. Il abrite aussi des expositions artistiques ou accueille parfois des concerts. Devant lui se dressent les statues des cousins Zappas, qui financèrent sa construction: il est entouré d’un parc qui attire les promeneurs, surtout le dimanche. Il y a juste à côté un café de luxe et un cinéma de plein air.

KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

de nombreuses espèces d’oiseaux, des hérissons, des tortues, des canards, et même des chauves-souris. Il a été planté dans les années 1838-1860 pour servir de jardin au palais royal. Il a six entrées: sur l’avenue Vassilissis Sofias, dans la rue Irodou Attikou, sur l’avenue Amalias, et deux unissant le Jardin national au parc du palais Zappion. On y découvrira aussi un étang, un petit zoo, le Musée botanique, un café traditionnel, une bibliothèque pour la jeunesse et un jardin d’enfants, des monuments épars de l’Antiquité et des bustes de personnalités de la Grèce moderne.

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KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

7e circuit: 50

héritiers du trône grec, puis palais royal, et depuis 1974, résidence officielle du président de la République hellénique. Il est gardé par des evzones en costume traditionnel et entouré d’un très beau parc de 2,5 ha où poussent 140 espèces et variétés d’arbres et arbustes décoratifs. Il est ouvert au public le dimanche (de 10h à 14h): on entre par la rue Vas. Georgiou II en présentant une carte d’identité ou un passeport. 4.2

C’est la résidence officielle et le siège du Premier ministre. Dessiné en 1924 par Ant. Helmis, il fut achevé après sa mort par sa femme et son nouveau mari D. Maximos. Il est entouré d’un petit parc. 4.3

Les statues

Au bout de la rue Irodou Attikou, en face du stade Kallimarmaro, se trouvent trois des plus belles statues de la ville: le Discobole, statue de bronze de K. Dimitriadis (1927), le Bûcheron de marbre de D. Philippotis (1872-1875) pour lequel posa l’athlète V. Giannoulis, et la statue de 56

56. Le stade Panathénien (Kallimarmaro).

Palais Maximou

(rue Irodou Attikou)

Georges Karaïskakis, sculpture monumentale de bronze de 4,40 m de haut due à M. Tobros (1963-1966), représentant le héros de la Guerre d’Indépendance à cheval. 4.4 Le Conservatoire d’Athènes Il se trouve au croisement des rues Vas. Georgiou II, Rigillis et Vas. Konstantinou. C’est un exemple significatif de l’architecture du Bauhaus, construit dans les années 1969-1976 (sur des plans de G. Despotopoulos). Il comporte des salles prévues pour les cours de musique, d’art dramatique et de rythmique, pour des concerts, des expositions et autres évènements. Il accueille actuellement et à titre provisoire les expositions temporaires et permanentes du musée national d’Art contemporain (voir p. 84). En face (sur l’avenue Vas. Konstantinou), on remarquera le bâtiment moderniste de la Fondation nationale des recherches (1961-1975).

5 LE STADE PANATHÉNIEN (KALLIMARMARO) Ce stade réellement impres-


Ce quartier, l’un des plus jolis d’Athènes, ne fut habité que dans les années 1870. Il tient son nom d’une brasserie qui y fonctionna des décennies durant, et il était réputé comme lieu de détente. Jusqu’aux années 1950, il était traversé par le lit de la rivière Ilissos, recouvert aujourd’hui par la rue Arditou. C’est un quartier résidentiel tranquille qui s’étend maintenant entre la colline Ardettos et le 1er Cimetière, par la rue piétonne Longinou. La rue centrale (rue M. Mousourou) est bordée de petits cafés, mais il vaut la peine de se promener dans d’autres rues typiques du quartier (Nik. Theotoki, Trivonianou, Dikearhou, Balanou, etc.). En empruntant les rues Klitomahou, Archimidous et Empedokleous, on arrive à la petite place Varnava, animée de cafés, tavernes traditionnelles et grands restaurants, d’où l’on peut revenir au stade Panathénien en passant par la rue Agras.

C’est le plus ancien et le plus vaste cimetière d’Athènes, où sont enterrés quelques-uns des plus grands personnages de la Grèce moderne (hommes politiques, scientifiques, artistes, religieux, etc.). Il date quasiment de la même époque que l’État grec moderne et a clairement subi l’influence des grands cimetières d’Europe occidentale du début du XIXe siècle. En fait, c’est une véritable exposition de sculptures en plein air, dans un parc imposant et empreint de sérénité, qui permet de voir de très beaux monuments funéraires réalisés par les plus grands sculpteurs grecs des deux siècles passés. À VOIR: La Belle Endormie La plus célèbre sculpture de l’art grec moderne, réalisée par G. Halepas en 1878 pour la tombe de S. Afentaki. Le monument G. Averof La sculpture la plus majestueuse du Cimetière, œuvre des sculpteurs G. Vitalis et D. Philippotis. Les ossements du bienfaiteur de la Grèce y sont conservés depuis 1908. Le monument E. Schliemann Monument funéraire, en forme de navire, de l’archéologue allemand qui découvrit la cité de Troie, réalisé par Ernst Ziller en 1892. Le soubassement du petit bateau est parcouru par une bande portant des scènes sculptées du Cycle troyen. Le monument de Chr. Zografou De style Renaissance, il imite le mausolée de Laurent de Médicis à Florence. L’Ange nu Très belle sculpture funéraire de G. Vitsaris (1872) sur la tombe de N. Koumelis.

7e circuit:

6 METS

7 1er CIMETIÈRE

KOLONAKI – ENVIRONS DE LA RUE RIGILLIS – METS

sionnant, en forme de fer à cheval et tout de marbre blanc, se trouve en face du jardin national. Le premier stade construit en cet endroit de la ville le fut en bois, en 330 av. J.-C. La construction en marbre, dont le stade actuel est une copie exacte, fut réalisée par Hérode Atticus. Il accueillait les compétitions sportives qui se déroulaient pendant les fêtes des Panathénées. Le stade que l’on voit aujourd’hui, d’environ 60 000 places, fut construit en 18691870 en vue des premiers jeux Olympiques des temps modernes (1896). Tout autour s’étend la très verte colline de l’Ardettos (Ardittou), lieu de promenade apprécié des gens du quartier (www.panathenaicstadium.gr).

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52

8e circuit: DE LA COLLINE DU LYCABETTE À LA COLLINE STREFI 1 COLLINE DU LYCABETTE personne. Dans sa rage et sa précipitation, elle laissa tomber Une forêt au cœur d’Athènes! Et l’un des lieux de promenade, de détente et de repos les plus appréciés des Athéniens, dans ses cafés et ses restaurants. Selon la légende, la déesse Athéna voulut que son temple sur l’Acropole se trouve plus près du ciel. C’est ainsi que par une nuit d’orage, elle se rendit sur le mont Pendéli, y préleva un énorme rocher dans l’intention de le rajouter par dessus celui qui existait déjà. Alors qu’elle était en chemin avec le rocher, deux oiseaux noirs l’abordèrent et lui apportèrent 57. de très mauvaises nouvelles La colline sur une affaire qu’elle devait du Lycabette. régler immédiatement et en

le rocher au centre même d’Athènes. Et depuis lors, la colline du Lycabette dresse en cet endroit ses 278 mètres d’altitude. Dans l’Antiquité, la colline était entièrement boisée et portait à son sommet un temple consacré à Zeus. Quand Athènes fut libérée des Turcs, le Lycabette était complètement dénudé. Le reboisement fut entamé en 1880 et achevé en 1915. À VOIR: La vue sur la ville Ne manquez pas la vue sur l’Acropole et sur la ville, qui va jusqu’à la mer. En dehors de la vue, il y a aussi les prome-


Cette région se situe entre la colline du Lycabette et la rue Mavromihali. C’est le Ce petit théâtre de plein plus vieux quartier d’Athènes air a été construit en 19641965 par l’architecte T. Zene- (la «Ville neuve») après Plaka. Sa construction commença tos à l’emplacement d’une ancienne carrière, à l’initiative après 1860, en même temps de l’actrice grecque A. Syno- que le quartier voisin d’Exardinou, en vue de la représen- chia. Les premiers habitants furent des étudiants, puisque tation de pièces de théâtre antiques. Il a une capacité de cette zone s’étend entre l’Université et l’École polytech3 000 spectateurs. Durant nique; puis vinrent s’installer l’été, quand il accueille des des artistes. On remarquera manifestations culturelles, dans la rue Asklipiou l’impoil devient un pôle d’attracsante église néoclassique de tion pour les amateurs de Saint-Nicolas (Agiou Nikolaou musique et de théâtre. Pefkakion, 1895). Dans la partie voisine du Lycabette, en 1.2 Saint-Georges raison de l’inclinaison du sol, (Agios Georgios, cf. p. 23) se dessine une série de rues piétonnes et d’escaliers bordés 1.3 Saints-Isidores d’arbres, menant aux rues (Agii Isidori, cf. p. 23) centrales (Solonos, Asklipiou, Ippokratous, Sina, Massalias, Comment s’y rendre Delfon, etc.), où se trouvent Une seule route mène au de nombreux cafés, de petites sommet en voiture, mais aussi plusieurs sentiers, si l’on librairies, des magasins d’antipréfère marcher. On peut aussi quités, etc. emprunter le téléphérique, 3 EXARCHIA qui fonctionne tous les jours et dont la station se trouve à Vieux quartier athénien, d’un l’angle des rues Aristippou et charme et d’une ambiance Ploutarhou, à Kolonaki. particuliers. C’est traditionnel1.1

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Le théâtre du Lycabette

8e circuit:

2 NEAPOLI

DE LA COLLINE DU LYCABETTE À LA COLLINE STREFI

nades dans les étroits sentiers qui mènent jusqu’au sommet.

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DE LA COLLINE DU LYCABETTE À LA COLLINE STREFI

8e circuit:

lement un endroit où habitent étudiants et artistes, ce qui lui confère un caractère bohème et le situe aux antipodes de la place «mondaine» de Kolonaki. Depuis quelques décennies, des réhabilitations l’ont sensiblement revalorisé et, grâce aussi au grand nombre de belles maisons de style néoclassique, éclectique et moderniste qui s’y sont conservées, le quartier attire une nouvelle génération d’habitants. Empruntez la partie piétonne de la rue Themistokleous (de la place du même nom à la rue Kallidromiou) et les autres rues piétonnes de la région (Valtetsiou, Methonis, Eressou, etc.), qui offrent un ensemble tranquille de promenades, et reposez-vous dans l’un de leurs nombreux cafés, petits bars ou tavernes traditionnelles. À VOIR: 3.1

La place Exarchion

C’est la place centrale du quartier, toujours animée, y compris la nuit. On y trouve de nombreux cafés et petits 54 bars, ainsi que deux cinémas 58. La vue de plein air, distraction particupanoramique lièrement appréciée les mois sur la ville et l’Acropole depuis le sommet de 60 la colline du Lycabette est exceptionnelle! 59. Le téléphérique moderne du Lycabette. 60. Le théâtre du Lycabette. 61. Du haut de la colline du Lycabette, on peut jouir de la vue tout en prenant un café, une boisson ou un repas. 62. Place Exarchion.

58

d’été. Les rues alentour offrent aussi, en dehors des nombreux restaurants et cafés-bars, d’insolites boutiques vendant vêtements, vieux disques, livres, bijoux faits main.

4 COLLINE STREFI Elle se trouve à proximité de


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d’été en pierre, et son sommet offre une vue panoramique sur la ville. On y vient et on en ressort par la rue Kallidromiou, jolie rue bordée de maisons néoclassiques et de cafés-bars très fréquentés, dans la portion située entre les rues Emm. Benaki et Deliganni. 62

8e circuit:

la place Exarchion. En dépit de ses dimensions relativement modestes (environ 5 ha), c’est un poumon important pour la ville. Elle a été plantée au milieu des années 1920, après avoir longtemps servi de carrière. On y trouve aujourd’hui des espaces sportifs, des ouzeries et un théâtre

DE LA COLLINE DU LYCABETTE À LA COLLINE STREFI

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9e circuit: DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA 1 PLACE SYNTAGMA (cf. p. 46)

2 AVENUE PANEPISTIMIOU

(ou EL. VENIZELOU) Cet axe routier, l’un des plus ancien de la ville, fut conçu à l’origine comme un boulevard (il s’appela d’ailleurs «rue du boulevard») et est à l’heure actuelle l’une des artères les plus chargées, car il relie les places Syntagma et Omonia. Sur cette large avenue furent construits plusieurs des bâtiments publics les plus importants et les plus représentatifs d’Athènes, dont certains demeurent des repères caractéristiques de la ville. À VOIR: 2.1 L’immeuble de la Caisse mutuelle de l’armée Cet immeuble très imposant occupe tout le pâté situé entre les rues Panespistimiou, Voukourestiou, Amerikis et Stadiou. Il a été construit dans les années 1927-1938 à l’emplacement des anciennes

56

63

63. Iliou Melathron ou «maison de Schliemann».

écuries royales. Les façades reproduisent l’esprit art déco; une petite galerie marchande est percée au centre. L’immeuble a récemment été reconverti en centre commercial et immeuble de bureaux; il comporte aussi trois salles de théâtre («Pallas», «Mikro Pallas» et «Aliki»), des cafés et des restaurants. 2.2

Iliou Melathron

(12, rue Panepistimiou)

Il passe pour la plus belle maison néoclassique d’Athènes. Il a été construit en 1879 par Ernst Ziller dans un style néo-Renaissance pour être la résidence de l’archéologue allemand et philhellène Heinrich Schliemann. La façade nord dispose d’un escalier jumelé; la façade principale et les deux étages sont ornés de colonnades ioniques. L’intérieur est décoré de fresques pompéiennes et de représentations de paysages et de trouvailles faites à Troie. En 1927, la Cour de cassation (encore appelée Aréopage) vint s’y installer; de


2.4 L’église catholique de Saint-Denis

(Agiou Dionysiou, 1853-1865)

Dessinée par les architectes L. von Klenze et L. Kaftantzoglou, elle appartient au type de la basilique à trois nefs, avec du côté ouest un porche à cinq arches circulaires. Elle se trouve à l’angle de la rue Omirou. 2.5 La clinique ophtalmologique d’Athènes (angle

des rues Panepistimiou et Sina)

Impressionnant bâtiment datant de 1854, mêlant éléments d’architecture byzantine et néoclassique. Les plans originels sont de l’architecte Ch. Hansen, mais furent modi-

2.6 Palais de la Banque de Grèce (21, rue Panepistimiou)

Vaste immeuble qui occupe tout un pâté, commencé en 1933 et inauguré en 1938. Les salles exhalent l’atmosphère sobre et imposante de l’entre-deux-guerres. Les trois temples du savoir (la trilogie athénienne)

Ces trois bâtiments furent édifiés à peu près à la même époque par deux architectes danois célèbres, les frères Hansen, qui vivaient alors en Grèce. 2.7 Académie d’Athènes (1859-1887): L’Académie est encadrée par deux ailes ornées de frises et d’une paire de hautes colonnes supportant les statues d’Apollon et d’Athéna, tandis que devant la façade, le visiteur est accueilli par celles de Platon et de Socrate. Elle a été dessinée sur les plans du plus jeune des deux frères, Théophile Hansen. Les statues sont l’œuvre du sculpteur L. Drossis et la

9e circuit:

Palais de la Société archéologique Cet immeuble de quatre étages est un admirable exemple du classicisme tardif, à l’entrée ornée de colonnes ioniques. Il se trouve à l’angle de la rue Omirou et abrite la Société archéologique d’Athènes. 2.3

fiés par L. Kaftantzoglou, et prévoyaient une construction sur un seul niveau; plus tard (au milieu des années 1860), un étage fut ajouté.

DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA

nos jours, le bâtiment abrite le Musée numismatique (cf. p. 80). Il possède un jardin tranquille où se cache un caférestaurant ouvert jusque tard dans la soirée.

57


DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA

9e circuit:

décoration peinte, de K. Rahl. L’Académie passe pour le plus bel exemple de style architectural grec moderne. 2.8 L’Université (1839-1864): Les plans de l’Université d’Athènes sont dus à l’aîné des deux frères, Christian. On y remarque le jet d’eau sur le parvis, l’escalier circulaire et les fresques polychromes aux sujets classiques, œuvres du Bavarois K. Rahl, qui ornent les murs, derrière les colonnes de la galerie. 2.9 La Bibliothèque nationale (1887-1902): Autre splendide édifice dessiné par Théophile Hansen. Cette bibliothèque, la plus vaste du pays, contient des milliers de volumes dans toutes les langues. Devant la façade, un grand porche à six colonnes doriques dessiné sur le modèle du Théséion. L’intérieur, conçu par Ernst Ziller, est éclairé par une grande lucarne au plafond et entouré d’une galerie ionique. 2.10 Le Centre culturel de la Mairie d’Athènes Il se trouve derrière la «trilogie», au numéro 50 de la rue

58

64

64. & 65. La «Trilogie athénienne» sur l’avenue Panepistimiou: en partant de la gauche, la Bibliothèque nationale, l’Université et l’Académie d’Athènes.

Akadimias. Ce grand immeuble néoclassique construit en 1835 sur les plans de Christian Hansen abrita longtemps un hôpital. Il accueille à présent des manifestations culturelles. Un petit parc a été aménagé devant lui, agrémenté de bustes de personnages historiques (artistes, hommes politiques, etc.), et derrière (sur la rue Solonos), un café traditionnel. Tout à côté, à l’angle de la rue Massalias, le bâtiment Palamas, connu sous le nom de bâtiment rose en raison de sa couleur, construit en 18571859, abrite la bibliothèque du musée du Théâtre; à l’angle de la rue Ippokratous, le Club des étudiants de l’Université d’Athènes (1926-1931), œuvre de l’architecte A. Nikoloudis, est représentatif de l’esprit éclectique des Beaux-Arts. 2.11

La place Koraïs

Jolie petite place aménagée grâce à la transformation en voie piétonne de la rue du même nom. On distingue à l’angle nord-est l’immeuble Rallis (au numéro 10), d’un style néoclassique primitif, et juste en face, l’immeuble moderniste de la Comptabilité générale de l’État (plans de E. Lazaridis).


2.13 Le Palais Arsakion (1846-1855) Imposant immeuble à un étage, exemple caractéristique du classicisme grec marqué d’influences éclectiques. Il abritait naguère le Lycée de jeunes filles Arsakion et actuellement le Conseil d’État (Cour administrative suprême). La place des Tribunaux (place Dikastirion) se trouve à côté.

65

Galerie Arsakion

Galerie intérieure du Palais, avec des éléments architecturaux néobaroques et un impressionnant plafond de verre avec une coupole au centre. On y trouve des magasins, un café et la «Galerie du Livre» (Stoa tou Vivliou), qui abrite les librairies de 60 éditeurs grecs et accueille des manifestations culturelles. 2.15 Le cinéma-théâtre Rex Grand bâtiment comportant trois salles de spectacles (théâtre et cinéma), construit en 1935-1937 et manifestement influencé par les gratteciel américains contemporains. Aujourd’hui, deux des salles sont utilisées à des représentations du Théâtre national et la troisième comme espace où sont organisées diverses festivités.

9e circuit:

2.12 Palais de la Banque Ionienne (rue Pesmazoglou) Immeuble très éclectique, comportant de très nets éléments décoratifs art déco (1925). La salle centrale, avec une intéressante galerie et des balcons, est éclairée de manière étonnante par une lucarne à vitraux.

2.14

(Stoa Arsakiou ou Orfeos)

DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA

Du côté sud-ouest (au numéro 2, aujourd’hui un magasin), l’ancien hôtel néoclassique dit Grand Hôtel est intéressant, de même qu’en face, l’immeuble moderne de la Banque Alpha Bank. La Galerie d’Athènes (Stoa Koraïs), récemment rénovée, part de cette place et abrite de nombreux cafés, des fast food, des magasins et une salle de cinéma.

3 PLACE OMONIA Place centrale, animée 24 heures sur 24, tous les jours de l’année: contrairement à la place Syntagma, de mémoire d’Athénien, la place Omonia est toujours restée éveillée.

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DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA

9e circuit:

Par exemple, c’est pour eux une tradition, le samedi soir, de venir acheter les journaux du dimanche aux kiosques et sur les bancs de la place avant de rentrer chez eux. La place Omonia est la place centrale la plus ancienne de la ville moderne d’Athènes. Le visiteur étranger ne saurait prétendre avoir visité la capitale grecque s’il n’est pas passé par cette place, ne serait-ce qu’une seule fois, pour en prendre l’atmosphère, se mêler à la foule et à son animation assourdissante. Toutes les marques connues de fast food s’y sont rassemblées, et l’on trouve aussi la presse étrangère dans les kiosques. On remarquera autour de la place les immeubles néoclassiques des hôtels Baghion et Alexandros (vers la rue Athinas), du café Néon et de la succursale de la Banque Nationale (sur l’avenue Panepistimiou).

4 ALENTOURS DE LA PLACE OMONIA Les rues Stadiou, Patission, Panepistimiou, Tritis Septemvriou, Pireos, Athinas, Agiou Konstantinou, aboutissent à Omonia ou en partent. Avec les petites rues

60

66

66. Vue de la place Omonia, où coexistent des immeubles de style architectural différent. 67. Les Caryatides restaurées, sur la maison située au 45 de la rue Agion Assomaton.

alentour et la place Kaniggos toute proche, elles circonscrivent une zone très animée et souvent intéressante (petits magasins, cafés traditionnels, etc.). Sur la place Omonia se trouve l’une des stations centrales de métro. À VOIR: 4.1 Le Théâtre national de Grèce (rue Agiou Konstantinou)

Construit dans les années 1891-1901 sur les plans de Ernst Ziller à l’initiative du roi Georges Ier et financé par des Grecs installés à l’étranger. De style néo-Renaissance, il imite le Théâtre national de Vienne. Il ouvrit ses portes en novembre 1901 sous le nom de Théâtre royal, et devint national en 1930. La salle centrale (de style italien) peut accueillir un millier de spectateurs (parterre, deux balcons et deux loges). En face, dans la rue Menandrou, se trouve le Palais Eynard, immeuble néoclassique à deux étages qui abrite le musée des acteurs K. Paxinou et A. Miniotis. 4.2 Église Saint-Constantin (rue Agiou Konstantinou)

Située en face du Théâtre


La rue Pireos

Elle suit le tracé d’une rue antique qui reliait Athènes au Pirée, le long de laquelle avaient été construits les Longs Murs. C’est la première rue carrossable qui fut construite à Athènes, reliant la ville au port du Pirée. Contrairement aux plans initiaux, la rue vit s’installer plusieurs usines et devint au XIXe siècle une zone industrielle. Plusieurs de ces bâtiments industriels ont été restaurés ces dernières années et reconvertis à d’autres usages (musées, espaces culturels, École supérieure des BeauxArts). Actuellement, bien que cette rue reste un axe routier très chargé, ces bâtiments créent un front d’architecture industrielle urbaine d’un intérêt 67

4.4 La place Koumoundourou (ou Eleftherias) Belle et vaste place très verte. Du côté de la rue Pireos se trouve le majestueux palais néoclassique qui abritait jusqu’à récemment la «Pinacothèque municipale», construit en 1874 sur des plans de G. Metaxas. Juste à côté, on verra la petite église des Saints-Anargyres (Agion Anargyron, 1893); sur la place, un petit théâtre de pierre accueille des manifestations culturelles et autres. 4.5

La rue Agion Assomaton

À l’angle des rues Pireos et Assomaton, on remarquera la belle église Saint-Georges (Agiou Georgiou, 1910), due à l’architecte E. Ziller, qui faisait partie d’un orphelinat démoli en 1963. On tourne ensuite à gauche pour admirer la maison située au numéro 45, qui est l’un des immeubles traditionnels les plus connus d’Athènes, de style classique populaire (1880), en raison des Caryatides jumelles du balcon. C’est l’un des sujets les plus photographiés et les plus peints d’Athènes. 4.6

Le Gazi

(cf. p. 38) 4.7 Le Jardin botanique de l’Université d’Athènes

Il se trouve à l’angle de la Iera Odos (la Voie sacrée, route antique liée aux Mystères d’Éleusis) et de la rue Sp. Patsi. Il s’étend sur 7 hectares; 120 espèces d’arbres et arbustes et de nombreuses herbacées provenant de tous les coins du monde y sont cultivées.

9e circuit:

4.3

(ou P. Tsaldaris)

exceptionnel. Au no 138 se dresse le bâtiment ultramoderne du nouveau musée Benaki, qui accueille des expositions temporaires (cf. p. 81), et au no 254 (quartier de Tavros), le Centre culturel «Ellinikos Kosmos», qui appartient à la Fondation de l’Hellénisme majeur (voir p. 86).

DE SYNTAGMA À LA PLACE OMONIA

national, cette église monumentale (1871-1896/1905) dessinée par L. Kaftantzoglou et récemment restaurée est une basilique à trois nefs. Son imposante façade trahit des éléments de provenance néoclassique et Renaissance; l’entrée monumentale adopte la forme d’un propylée antique; la décoration intérieure est intéressante.

61


62

10e circuit: DE LA PLACE OMONIA À KIPSELI 1 RUE PATISSION (ou 28 OKTOVRIOU)

68. L’École polytechnique (Metsovio) est liée à des heures graves de l’histoire grecque moderne.

nouveaux, il reste beaucoup d’échantillons de maisons néoclassiques, art nouveau et Cet axe central mène au modernistes qui donnent une quartier du même nom, qui idée de l’aspect que cette rue garda jusqu’aux premières avait autrefois. Après le croisee décennies du XX siècle un air ment avec l’avenue Alexandras, de campagne, avec petites mai- on remarquera la place Victoria sons et jardins. La période de (lieu historique situé sur la rue construction effrénée qui a suivi 3-Septemvriou), l’immeuble lui a donné un caractère purede l’Université d’Économie ment urbain, et c’est devenu d’Athènes (1935), le complexe de nos jours l’une des rues les de logements, avant-gardiste plus fréquentées d’Athènes. En en son temps (1959-1961), connu sous le nom de «Hara» dépit de l’apparition de nom(au 337 de la rue Patission), breux immeubles totalement


1.1

L’École polytechnique

(École polytechnique nationale Metsovio)

Construite par l’architecte L. Kaftantzoglou dans les années 1861-1876, c’est l’un des archétypes de la tradition architecturale urbaine d’Athènes. Elle comporte un bâtiment central et deux ailes en forme de T du côté de la rue Patission. Elle a un seul étage, et le rez-dechaussée sert esthétiquement de base. Deux escaliers monumentaux conduisent au porche ionique à quatre colonnes de l’étage, qui est une copie de la salle nord de l’Érechthéion (cf. p. 12). L’hôtel Acropole Palace (1925-1926) 1.2

Immeuble de quatre étages 68

1.3 La rue Tossitsa Large rue piétonne entre l’École polytechnique et le jardin du Musée Archéologique National, avec une rangée d’arbres au milieu, où il fait bon se promener et se détendre. 1.4 Le Musée Archéologique national Imposant édifice construit dans la dernière décennie du XIXe siècle sur des plans de L. Lange et Ernst Ziller. Le sommet des propylées de style ionique est orné de statues de terre cuite, copies d’œuvres antiques; à gauche et à droite s’étend une longue galerie. La cour héberge un café, de même que le beau parc devant le Musée, qui attire de nombreux Athéniens, en été notamment (sur les pièces exposées dans le Musée, cf. p. 75). 1.5 La place Egyptou Jolie place au croisement avec l’avenue Alexandras, avec des maisons néoclassiques

10e circuit:

À VOIR:

construit sur les plans de l’architecte I. Magiassis, exemple caractéristique de l’art nouveau grec, parmi les plus beaux de la ville.

DE LA PLACE OMONIA À KIPSELI

et le quartier Kipriadi (autour de la place Papadiamanti), construit dans les années 1920 comme une cité-jardin modèle (avec des villas, des maisons individuelles à un étage avec jardins, beaucoup de verdure) et qui conserve, malgré les constructions ultérieures, cette atmosphère.

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DE LA PLACE OMONIA À KIPSELI

10e circuit:

et modernistes, vestiges du caractère naguère bourgeois du quartier.

2 CHAMP DE MARS (PEDIO TOU AREOS) C’est le plus grand parc d’Athènes (23 ha). Créé en 1934, il tient son nom du campus martius romain car il servait autrefois de terrain d’exercice militaire. Il a été aujourd’hui entièrement reconçu et reste l’un des endroits préférés de promenade, de détente et de divertissement pour les Athéniens tout au long de l’année, parce qu’il offre, entre autres, le jardin botanique d’Attique aménagé en forme de «labyrinthe minoen», une roseraie traversée par un petit cours d’eau artificiel, une promenade aquatique bordée de platanes, et parce qu’il est environné de cafés, de théâtres en plein air et d’espaces de manifestations. À VOIR: 2.1 La statue du roi Constantin (1868-1922)

64

Cette statue de bronze a été installée en 1938 sur un 69

69. & 70. Pedio tou Areos (Champ de Mars): la statue équestre du roi Constantin (à gauche) et la statue d’Athéna Promachos (à droite). 71. En dépit des reconstructions, le quartier de Kipseli conserve de nombreux témoins de son riche passé architectural.

socle de marbre monumental à l’entrée principale du parc, du côté de la place Egyptou. 2.2 La statue d’Athéna (Promachos) Réalisée en 1952 par le sculpteur V. Falireas en mémoire des Britanniques, Australiens et Néo-zélandais tombés pendant la Deuxième Guerre mondiale. La lionne de marbre du socle est de Ath. Limnaios. La statue est environnée d’une petite oliveraie qui a été plantée au moment du réaménagement du parc. 2.3 L’avenue Iroon Large rue du parc, jalonnée de bustes de combattants de la Guerre d’Indépendance grecque. Elle part le long de l’entrée du parc du côté de la rue Mavromateon. 2.4 L’église des Taxiarques (Taxiarhon) Église post-byzantine du XVIe ou du XVIIe siècle. Sur le parvis, un monument contient les ossements et la statue du prince Alexandre Ypsilantis (1792-1828), qui s’impliqua dans la Guerre d’Indépendance de 1821.

70


3 KIPSELI Quartier urbain typique d’Athènes, qui conserve le charme de son passé architectural en dépit de la construction intensive qu’il a subi ces dernières décennies et de la concentration de nombreux habitants. Depuis les années 1990, le quartier a vu s’installer de nombreux immigrés, ce qui a lui a conféré un aspect 71

À VOIR: 3.1 La rue Fokionos Negri Large rue piétonne très verte qui va de la place Kipselis à la rue Drossopoulou et constitue le centre du quartier. Ouverte en 1937 à l’emplacement d’un ancien cours d’eau, elle porta tout d’abord le nom d’avenue verte. Dans les années 1960, elle était célèbre pour sa vie nocturne, qui réunissait des personnalités de la politique et des arts. Très animée à toute heure de la journée, elle reste un centre de divertissement pour de nombreux Athéniens car elle est entièrement bordée de dizaines de cafés, de restaurants et de petits bars. Entre les rues Sporadon et Zakinthou (Fokionos Negri 42) se dresse l’immeuble classé de l’ancien marché municipal (1935). 3.2

Les tribunaux (ancienne

École militaire)

Ensemble d’immeubles néoclassiques au sud du quartier (rue Evelpidon), dont la construction fut lancée en 1900 et achevée quatre ans plus tard, sur des plans d’Ernst Ziller, pour les besoins de l’École militaire. Au début des années 1980, il abritait les tribunaux d’Athènes. Entre les tribunaux et le Champ de Mars voisin se trouvent la place Protomayas (du 1er mai), avec une piste de skateboard, et tout près, la petite colline verdoyante de Finopoulou.

10e circuit:

2.6 La rue Mavromateon Rue élégante qui part du Musée archéologique et aboutit à la rue Kodrigktonos. Dans la partie qui fait face au Champ de Mars, se développe un front d’immeubles de standing particulièrement impressionnant, construits principalement dans les années 1925-1960, lorsque cette rue était considérée comme l’une des plus aristocratiques de la ville.

cosmopolite. Parmi les maisons immeubles modernes subsistent d’assez nombreux exemples de demeures néoclassiques et d’immeubles de l’entre-deux-guerres qui méritent d’être remarqués à l’occasion d’une promenade dans les rues les plus caractéristiques (Drossopoulou, Eptanissou, Ithakis, Tinou, Tenedou, Spetson, Lefkados, etc.). Les églises de la Sainte-Ceinture (Agia Zoni, 1927) et de SaintGeorges (Agios Georgios, sur la place du même nom, 1931), sont intéressantes.

DE LA PLACE OMONIA À KIPSELI

2.5 L’église Saint-Haralambos (Agios Haralambos) Construite en 1928 sur l’emplacement d’une autre plus ancienne, en forme de croix libre; elle contient une iconographie intéressante due au grand peintre grec Photis Kontoglou.

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11e circuit: À TRAVERS L’HISTOIRE Si l’on n’a pas beaucoup de temps devant soi, ce circuit de 3,5 km environ permet de voir les monuments les plus intéressants d’Athènes. Partant de l’Antiquité classique, il parcourt toutes les périodes historiques, l’environnement architectural et les phases successives du développement de la ville jusqu’au XXIe siècle (époques classique, romaine, byzantine, ottomane, néoclassique et XXe siècle). En réalité, il s’agit d’une promenade dans l’histoire même, que seule Athènes peut offrir.

ACROPOLE (cf. p. 9)

ODÉON D’HÉRODE ATTICUS (cf. p. 9)

PLAKA (cf. p. 28)

ATHÈNES BYZANTINE (cf. p. 20)

PÉRIODE OTTOMANE (cf. p. 24)

PLACE SYNTAGMA (cf. p. 46) 66

AVENUE VASSILISSIS SOFIAS Cette avenue, l’une des plus imposantes d’Athènes, part de

72. Vue générale de l’avenue Vas. Sofias depuis la place Syntagma.

la place Sindagma et aboutit à Ambelokipi. Elle portait autrefois le nom d’avenue Kifissias parce qu’elle reliait Athènes à la banlieue traditionnelle de ce nom. Bien qu’ayant perdu partiellement son caractère de boulevard classique, elle reste un trajet plein de charme car bordée de certaines des plus belles maisons de la ville, de plusieurs musées et d’espaces verts. À VOIR: (de la place Syntagma à Ambelokipi):

LE BÂTIMENT 1 DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES (5, rue Vass. Sofias)


(7, rue Vass. Sofias) Cet immeuble à deux étages se trouve au croisement de la rue Akadimias. Il a été construit en 1895 par A. Metaxas et héberge l’Ambassade de France depuis 1896. La combinaison d’ornements novateurs et de style néoclassique est intéressante à observer.

3 L’AMBASSADE D’ITALIE Demeure du prince Nikolaos 72

4 L E JARDIN NATIONAL (cf. p. 48)

5 LE MUSÉE BENAKI

(1, rue Koumbari) L’immeuble est l’une des plus imposantes bâtisses néoclassiques d’Athènes. Il a été construit en plusieurs phases, de 1910 à 1931, sur des plans de A. Metaxas, pour servir de résidence à A. Benakis à partir de 1931. De nos jours, le Musée y expose sa collection (cf. p. 82).

11e circuit:

2 L’AMBASSADE DE FRANCE

jusqu’à la première expulsion de la famille royale en 1917, elle fut par la suite transformée en hôtel de luxe («Le Petit Palais») et enfin achetée par le gouvernement italien pour y héberger son ambassade.

À TRAVERS L’HISTOIRE

Cet ouvrage d’Ernst Ziller (1872-1873) appartint à la famille Singros jusqu’en 1921, date à laquelle l’État grec en hérita. Ce palais néoclassique, reconnu comme œuvre d’art, héberge les services centraux du ministère. En 1985, il a été relié à un bâtiment plus récent qui se trouve dans la rue Zalokosta. À côté (3, rue Vass. Sofias) se dresse l’immeuble non moins remarquable du Palais Psyhas, construit en 1885 sur des plans d’Ernst Ziller et qui héberge l’Ambassade d’Égypte depuis la Seconde Guerre mondiale.

6 LE PALAIS SAROGLION

(Club des officiers) Immeuble de style BeauxArts, construit sur la place Rigillis (ou P. Mela) en 1928, sur les plans de l’architecte A. Nikoloudis.

7 LE PALAIS STATHATOU Demeure néoclassique (à

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À TRAVERS L’HISTOIRE

11e circuit:

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l’angle de la rue Irodotou) dessinée par Ernst Ziller en 1885. C’est depuis 1991 la nouvelle aile du musée d’Art cycladique et d’Art grec ancien Goulandris (cf. p. 80), avec lequel il communique par un couloir vitré.

8 LE MUSÉE BYZANTIN ET CHRÉTIEN Le noyau central du musée est la Villa Ilissia (1848), de style néo-Renaissance, qui fut construite à proximité de la berge de l’Ilissos, cours d’eau alors encore visible, pour servir de résidence hivernale à S. de Marbois-Lebrun, connue sous le 68 73. nom de duchesse de Plaisance. Le Jardin Les plans sont attribués à St. national Kleanthis (selon une autre hyrecèle en divers endroits des vestiges 74 antiques. 74. Le cadran solaire, à l’ouest du Jardin national. 75. Le musée de la Guerre et, au fond, le quartier de Kolonaki et la colline du Lycabette. 76. La cour du Musée byzantin et chrétien.

pothèse, à Chr. Hansen). Après la disparition de la duchesse (en 1854), cette demeure échut à l’État grec. Elle abrite depuis 1930 le musée, ce qui a nécessité l’ajout de deux ailes supplémentaires en 1952 et 1994 (pour les objets exposés, cf. p. 83).

9 LE MUSÉE DE LA GUERRE Immeuble moderne (plans de Th. Valentis), inauguré en 1975. Il a pour mission de rassembler, conserver et présenter des objets précieux relatifs à la guerre et autres souvenirs de l’histoire et des combats de la nation grecque (pour les pièces exposées, cf. p. 83). 75


Elle se trouve au croisement de la rue Loukianou. Elle a été construite en 1930-1932 (sur des plans de A. Metaxas) pour servir de résidence au Premier ministre de l’époque, Eleftherios Venizelos. Après sa mort, elle fut cédée à l’État britannique et abrita l’Ambassade de Grande-Bretagne jusque dans les années 1960. Depuis la construction, à proximité, de l’immeuble qui abrite actuellement les bureaux de l’Ambassade, elle est devenue la résidence de l’Ambassadeur.

Construction néoclassique (de G. Metaxas), inaugurée en 1880 par la reine Olga. Quelques années plus tard, un jardin de style anglais fut aménagé dans son enceinte.

(ancien bâtiment)

13 LA PLACE MEGALIS TOU GENOUS SCHOLIS (PLACE DE LA GRANDE ÉCOLE DE LA NATION)

Petite place qui se dessine au croisement des avenues Vass. Sofias et Vass. Konstantinou. Au centre domine la sculpture impressionniste de 9 m de haut de K. Varostos, 11 SAINT-NICOLAS «Le Coureur» (1988), entiè(AGIOS NIKOLAOS) rement en verre, en face d’un ET SAINT GEORGES hôtel Hilton (1958-1963) aux (AGIOS GEORGIOS) éléments stylistiques relevant Petites églises du type de nettement du modernisme l’église cruciforme tétrastyle, international et orné de graexemples représentatifs de vures du grand artiste grec l’architecture religieuse de la Moralis sur sa façade ouest. fin du XIXe siècle. Saint-Nicolas Dans les rues avoisinantes, (1876, à côté de l’ambassade Ventiri, Mexi, etc., on trouve britannique) trahit un style des cafés, des bars, des resnéo-byzantin plus net que taurants. De l’autre côté de la Saint-Georges, qui est une place, au croisement de la rue synthèse d’éléments byzantins, I. Gennadiou, on remarquera classicisants et romans. deux très beaux immeubles art 76

11e circuit:

12 L’HÔPITAL EVANGHELISMOS

À TRAVERS L’HISTOIRE

10 LA RÉSIDENCE DE L’AMBASSADEUR DE GRANDE-BRETAGNE

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À TRAVERS L’HISTOIRE

11e circuit:

déco de l’entre-deux-guerres. En face du Hilton, la Pinacothèque nationale – Musée Alexandros Soutzos (cf. p. 83), construite dans les années 1966-1975 dans l’esprit de l’architecture de Le Corbusier, et de l’autre côté de la rue, le Parc Rizaris (2,4 ha), l’un des premiers d’Athènes, propice à une pause de détente.

14 LE PARC ELEFTERIAS (de la Liberté) Espace vert entourant le monument et la statue d’Eleftherios Venizelos (œuvre du sculpteur G. Pappas). Derrière subsistent trois maisons de pierre qui abritent aujourd’hui le Centre d’art de la Mairie d’Athènes et le Musée Eleftherios Venizelos. En face du parc se déploie un front néoclassique sobre fait des trois bâtiments des hôpitaux Eginitio, Areteio et Alexandra.

1991. Il passe pour l’une des meilleures salles de concert au monde. Il dispose de salles pouvant accueillir concerts et représentations d’opéras, d’une bibliothèque musicale, d’un centre de congrès, de salles polyvalentes, etc. Pendant la saison il s’y donne des concerts de musique classique, des opéras, des représentations théâtrales et de ballet, et autres manifestations de qualité. Il est entouré d’un beau jardin où ont aussi lieu fréquemment des manifestations culturelles.

16 L’AMBASSADE DES ÉTATS-UNIS L’un des meilleurs exemples de l’architecture moderne à Athènes (1959-1961), conçu par le fameux architecte W. Gropius.

17 LA PLACE MAVILI

L’une des places les plus animées d’Athènes, avec de nombreux cafés, des bars et des restaurants dans les rues avoisinantes, qui attirent Construction monumentale du monde à toutes les heures (plans de M. Vourekas), édifiée de la journée. C’est un quarpar étapes entre 1973 et tier très bien situé, entre

PALAIS DE LA 15 LE MUSIQUE D’ATHÈNES (Megaro Mousikis)

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77. La tour d’Athènes, au croisement des avenues Vas. Sofias et Messogeion. 78. Le parc Rizaris. 79. Le «Coureur», sur la place Megalis tou Genous Scholis (av. Vas. Sofias). 80. L’hôtel Hilton.

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la colline du Lycabette et les artères centrales des avenues Vass. Sofias et Alexandras. Il a un peu perdu de son charme ces dernières années en raison de l’augmentation du trafic.

18 L’HÔPITAL IPPOKRATIO Bâtiment public classé, construit dans les années 1880 dans un style néoclassique. C’est un hôpital depuis 1912. Juste à côté, la petite église de Saint-André (Agiou Andrea, XVIIe s.). 80

11e circuit:

À TRAVERS L’HISTOIRE

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19 LA TOUR D’ATHÈNES C’est le premier gratte-ciel de verre d’Athènes (19711973), l’un des rares à avoir été construit finalement dans le complexe urbanistique principal de la capitale. Il comporte deux bâtiments de 25 et 12 étages et héberge essentiellement des bureaux de sociétés. Juste devant a été préservée une petite cour avec jardin, vestige du caractère rural de cette région (Ambelokipi, le nom du quartier, veut dire vignobles) jusqu’aux années 1920.

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BANLIEUES Durant votre séjour à Athènes, pourquoi vous limiter au centre ville? Les banlieues offrent des occasions splendides de longues promenades dans des rues bordées d’arbres, que l’on peut combiner avec des arrêts gourmands dans les pâtisseries, les bars ou les cafés.

LES BANLIEUES NORD

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(Psihiko, Filothei, Maroussi, Kifissia) Les banlieues de Psihiko et Filothei ont été créées à la fin des années 1920 sur le modèle des cités jardins anglaises. Ce sont aujourd’hui des zones résidentielles paisibles, avec de jolies villas, beaucoup d’espaces verts et des rues larges. C’est à Maroussi que se trouvent les installations du Centre sportif Olympique d’Athènes (OAKA), où s’est déroulé l’essentiel des compétitions des jeux Olympiques de 2004; quant à Kifissia, c’est sans doute la banlieue la plus élégante du nord d’Athènes. Les villas cossues du XIXe siècle étaient habitées par les plus anciennes familles athéniennes. De nos jours, la combinaison de ces belles villas avec les rues commerçantes très fréquentées ainsi que les grands centres 81

81. Vieil immeuble de style éclectique à Kifissia, reconverti en centre commercial moderne. 82. L’une des nombreuses et belles demeures de Kifissia. 83. Les banlieues nord d’Athènes sont desservies par des bus fréquents et par le métro (photo).

commerciaux très appréciés qui bordent l’avenue Kifissias ont fait de Kifissia un quartier très intéressant. Parmi les curiosités à voir figurent le musée d’Histoire Naturelle, l’importante Collection archéologique, qui contient des vestiges romains, des stèles funéraires, des objets en céramique et en marbre, des statues et des bustes provenant de la région, mais aussi les cinémas de plein air et l’Exposition de Floriculture qui a lieu chaque année au mois de mai dans son parc. Certains des meilleurs restaurants, pâtisseries et cafés d’Athènes se trouvent en fait à Kifissia. Entre Maroussi et Kifissia s’étend le parc Syngrou (100 ha), dont le caractère forestier s’offre à la promenade et à la détente, aux tours à vélo ou aux matches de basket, de volley et de football sur les terrains situés près de l’École Anavryton. Il s’y trouve


du matin au coucher du soleil. La côte est bordée d’hôtels ayant vue sur la mer. La zone côtière du golfe de Falère (de Neo Faliro à Paleo Faliro) a vocation à devenir un immense parc dédié au divertissement et à la culture, doté des installations sportives LES BANLIEUES SUD existantes (pour les compé(Faliro, Glyfada, Voula, Voutitions olympiques), de petits liagmeni, Varkiza) établissements consacrés à la détente et aux manifestaToutes ces régions longent tions culturelles, d’un étonla côte du Golfe Saronique et nant aquarium évoquant la vie vont du Pirée jusqu’au cap de des mers grecques et de la Vouliagmeni. L’accès facile Méditerranée, d’une volière, depuis le centre d’Athènes d’installations nautiques, et (20 à 50 mn) en fait l’endroit idéal pour se promener au bord relié à un pont aérien (l’Esplanade). Au Trocadéro (Paleo de la mer ou se baigner: on Faliro), on peut visiter le y trouve quelques-unes des musée de la Marine sur l’un meilleures plages de l’Attique, des plus glorieux navires de très fréquentées, car l’eau y guerre de l’histoire grecque est claire (cf. p. 121). Chacune récente, le cuirassier Averof. de ces banlieues a son propre centre commercial et ses beaux Il y a aussi dans les environs la marina de Flisvos, endroit magasins. On peut flâner dans idéal pour se promener, faire les marinas situées le long du du vélo ou prendre un café ou rivage, déjeuner ou dîner au un verre. Le Parc de Flisvos (à bord de l’eau, pratiquer son Paleo Faliro) abrite un jardin sport préféré ou jouer au golf d’enfants modèle, un cinéma sur un terrain qui répond aux de plein air et des pistes de normes internationales (18 trous), à Glyfada. Le Club de golf vélo. Dans la région d’Agios de Glyfada (tél: 210 89.46.820 Kosmas étend un vaste est ouvert tous les jours de 8h parc en bord de mer; il est 82

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BANLIEUES

aussi la seule église orthodoxe néogothique de Grèce, l’église Saint-André (Agiou Andrea). L’axe principal entre Athènes et ces banlieues est l’avenue Kifissias. Entre Maroussi et Kifissia, on peut emprunter la ligne 1 du métro.

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BANLIEUES

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prévu d’installer sur le site de l’ancien aéroport (Elliniko) un parc d’une superficie de 400 hectares. Vouliagmeni est une belle banlieue très verte, avec d’élégantes villas, de belles plages, un splendide lac (du même nom) aux vertus thermales, destination privilégiée de ceux qui désirent se revivifier et se détendre, et certains des meilleurs restaurants de l’Attique. Les Athéniens ont coutume de venir sur la côte 74 84. Le lac manger dans les restaurants de Vouliagmeni, ou s’amuser dans les bars du avec ses eaux littoral. thermales et ses particularités géologiques, est 85 une destination de prédilection pour les habitants de l’Attique. 85. Le stade olympique d’Athènes, au Centre sportif olympique d’Athènes (OAKA). 86. Les propylées du Musée archéologique national, entièrement restauré.

Pour se rendre vers ces banlieues, on prendra le tram qui part de la place Syntagma et suit deux trajets: la ligne G1 vers Neo Faliro (arrêt «S.E.F.») et la ligne G2 vers Voula (arrêt «Asklipieio Voulas»). Par ailleurs, la ligne G3, qui effectue le trajet Voula – Neo Faliro, donne l’occasion de profiter d’une fort agréable balade le long de la zone côtière. Enfin, les banlieues sud sont desservies par les lignes de bus B3 (Akadimia – Glyfada, par l’avenue Vouliagmenis), E22 (Akadimia – Saronida, ligne express), etc.


MUSÉES MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE NATIONAL

Voici quelques-uns des objets exposés, à titre indicatif:

Le Musée Archéologique National, entièrement rénové, est l’un des plus grands et des plus riches musées archéologiques au monde. Ses fascinants trésors méritent plusieurs visites, mais si l’on a projeté d’y venir une seule fois, il vaut mieux prévoir un temps suffisant. Il présente environ 11.000 pièces splendides, datant du VIIe millénaire avant notre ère au Ve siècle apr. J.-C., réparties en sept collections: Préhistoire (époques néolithique, cycladique et mycénienne, salles 3 à 6 et 48, 1er étage); Sculptures (salles 7 à 35); Bronzes (salles 36 à 39); Antiquités égyptiennes (parmi les plus belles au monde, salles 40 et 41); Collection Stathatos (970 objets d’artisanat essentiellement, salle 42); Vases et artisanat (salles 49 à 63, 1er étage); Art chypriote (salle 64, 1er étage). Outre les collections permanentes, le musée accueille aussi des expositions temporaires et des programmes éducatifs.

Le masque d’or d’Agamemnon (s. 4). Bien qu’il ait été démontré qu’il ne s’agit pas du masque d’Agamemnon, cela reste une pièce remarquable. La théorie de Schliemann était erronée: on pense aujourd’hui que c’est le masque d’un roi mort trois siècles avant Agamemnon (XVIe s. av. J.-C.). Il est exposé dans la salle des antiquités mycéniennes, avec d’autres objets (bijoux, objets en or, épées, etc.) découverts dans les tombes royales de Mycènes.

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Le harpiste de Kéros (s. 6). Cette statuette pro-

to-cycladique du début de l’âge du bronze (2700-2300 av. J.-C.) est l’une des plus anciennes représentations de musicien: un homme assis sur un trône, tenant une harpe ou une lyre dans la main droite, la tête levée et les cuisses légèrement écartées. Le Kouros de Sounion (s. 8). Offrande d’un marin à

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MUSÉES 76

87. Stèle funéraire en marbre d’un coureur en armes. Athènes, vers 500 av. J.-C. Musée archéologique national. 88. Salle du Musée archéologique national abritant le «Jockey de l’Artémision». 89. Skyphos à figures noires représentant des coureurs. Vers 540 av. J.-C. Musée archéologique national.

de la salle, qui porte d’ailleurs son nom. Ce lécythe de marbre blanc a été découvert en 1873. Il est orné d’un relief montrant Hermès conduisant par la main Déméter et Perséphone une jeune femme, Myrrhiné. (s. 14). Ce beau relief, bien L’inscription au-dessus de sa conservé, provient d’Éleusis, tête indique que le dieu va la où il fut fabriqué vers 440-430 remettre à Pluton, le dieu des av. J.-C. Il représente DéméEnfers. Trois hommes, des ter remettant à Triptolème, le parents de Myrrhiné, observent jeune roi d‘Éleusis, un épi de la scène (430-420 av. J.-C.). blé. Sur la droite, sa fille PerséLa stèle d’Hégéso phone donne sa bénédiction. (s. 18). Ne manquez pas de On remarquera la différence voir cette stèle, la plus connue de taille entre Triptolème (Ve s. av. J.-C.) découverte au et Déméter: les artistes de Céramique où a été installée l’époque devaient représenter une copie. Le relief représente les dieux plus grands que les Hégéso assise, prenant un mortels lorsqu’ils apparaisbijou dans un coffret que lui saient ensemble sur une stèle tend une esclave. Les couleurs votive, en signe de respect. utilisées pour le fond et le Le Poséidon (ou Zeus) bijou étaient vraisemblablede l’Artémision ment le bleu et l’or respectivement. La partie supérieure (s. 15). S’agit-il, en fait, de de la stèle porte gravé le nom Zeus ou de Poséidon? Les d’Hégéso, fille de Proxénos. archéologues en discutent encore. Cette statue de bronze, Il est intéressant de noter l’habile suggestion de son chef-d’œuvre de la sculpture expression mélancolique, ainsi classique, fait 2,09 mètres de haut; elle compte parmi les que le drapé de son vêtement. très rares originaux de bronze Le Jockey de l’Artémision parvenus jusqu’à nous. (s. 21). Cette statue de Le Lécythe de Myrrhiné bronze du IIe siècle av. J.-C. (s. 16). C’est l’objet phare a été découverte en même

Poséidon, datant de 600 av. J.-C. Il fait 3 mètres de haut, a une pose frontale, la jambe gauche avancée.

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L’Éphèbe de Marathon (s. 28). Cette statue de jeune

garçon tient son nom du golfe de Marathon où elle a été trouvée en 1926. Le panneau sur le socle dit qu’il s’agit d’un boxeur. Exception faite de la main gauche qui semble être un ajout postérieur, la statue est considérée comme un chef-d’œuvre, probablement réalisé par Praxitèle ou l’un de ses élèves (330 av. J.-C.). L’Éphèbe d’Anticythère

(s. 28). Encore une statue qui a fait couler beaucoup d’encre: étant donné que le personnage semblait tenir un objet sphérique dans la main droite, on a soutenu qu’il s’agissait du dieu Pan tenant une pomme, ou de Persée tenant la tête d’Andromède (340 av. J.-C.). La statue a été trouvée dans une épave près de l’île d’Anticythère en 1900.

La tête d’Hygie (salles des sculptures). Découverte dans le temple d’Athéna Aléa, à Tégée, elle appartenait sans doute à une statue (350340 av. J.-C.) du sculpteur Scopas. On aura reconnu la tête de la déesse de la Santé, Hygie, tant de fois photographiée.

MUSÉES

temps que celle de Poséidon, au large du cap Artémision. Il est possible que le cavalier et son cheval aient été fondus séparément. On notera la qualité de la représentation des muscles tendus du cheval et l’expression anxieuse du visage du cavalier.

Relief votif en marbre (salles des sculptures). Démé-

ter, Perséphone et Asclépios. Perséphone est debout à gauche, tenant deux torches dans la main droite. Devant elle est assise Déméter, qui a à sa droite Asclépios debout. Sur la droite, six dédicants qui, d’après l’inscription, ont consacré ce relief à Asclépios et aux deux divinités d‘Éleusis. Leurs noms sont gravés sur la base du relief, dans des couronnes de branches d’olivier. La petite statue de Zeus. (salles des bronzes). Zeus lançant la

foudre, provenant de Dodone. On remarquera la posture du dieu prêt à lancer son arme: c’est la même que celle du Poséidon de l’Artémision.

La petite statue du Pharaon Shabaka (s. 41). Elle date de

700 av. J.-C. et représente le 89

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MUSÉES 78

pharaon agenouillé, bras tendus. Son nom est gravé sur la boucle de sa ceinture. La statue est coiffée de la couronne des pharaons nubiens. L’exposition de Théra (s. 48)

Les pièces les plus significatives de cette salle sont les fresques, qui sont une mine d’informations sur la vie dans la mer Égée à l’âge du Bronze. Elles ont été mises au jour à Akrotiri, sur l’île de Théra (Santorin) et constituent les plus anciens exemples de peinture à grande échelle en Europe. • La fresque du Printemps: elle représente un paysage rocheux animé de lys rouges et d’hirondelles volant seules ou en couples. • La fresque du Pêcheur: cette fresque, parmi les mieux conservées, montre un pêcheur nu tenant deux chapelets de poissons. • La fresque des Deux Enfants Boxeurs: l’enfant de gauche porte des gants de boxe et des boucles d’oreille. Remarquez leurs yeux en amande. Le Musée epigraphique Il fait partie du Musée ar90

90. & 91. Musée de l’Acropole: les salles des versants de l’Acropole (à gauche) et de l’Érechthéion avec les caryatides (à droite).

chéologique mais a une entrée séparée (1, rue Tossitsa). Il contient 14 000 inscriptions de Grèce et d’Asie Mineure; c’est le plus grand de ce genre au monde. On admirera notamment un décret concernant l’installation de colons athéniens sur l’île de Salamine, la plus ancienne décision politique d’Athènes (510-500 av. J.-C.), ainsi que la stèle portant la lettre de l’empereur romain Marc Aurèle aux Athéniens (174/5 apr. J.-C.).

MUSÉE DE L’ACROPOLE Il abrite des trouvailles d’une inestimable valeur qui proviennent des monuments de l’Acropole et présentent l’histoire et la fonction de ce centre religieux, le plus important de la cité d’Athènes. Au rez-de-chaussée, le visiteur admire de vastes vestiges de la cité antique découverts lors des fouilles et exposés sous ses pieds, sous un sol en verre spécial, et peut voir la salle où sont exposées les trouvailles faites sur les flancs de l’Acropole. Le 1er étage abrite des objets de l’Acropole des époques mycénienne,


Les Caryatides: ces statues des belles prêtresses servaient à soutenir le toit du portique sud de l’Érechthéion (420 av. J.-C.). Elles tiennent manifestement leur nom des femmes de Karyès, cité antique située en Arcadie dans le Péloponnèse, qui furent, dit-on, les modèles de ces statues. Pendant la do-

mination ottomane, on appelait les Caryatides Princesses de marbre ou Corés du château. Le Moschophore: splendide statue d’un jeune homme barbu du VIe siècle. av. J.-C. portant sur ses épaules un veau, don à la déesse Athéna.

MUSÉES

géométrique et archaïque, des fragments architecturaux et des sculptures des Propylées, du temple d’Athéna Niké, de l’Érechthéion, mais aussi des œuvres de l’Antiquité tardive jusqu’aux premiers temps du christianisme. Au 2e étage sont installés le restaurant, la boutique du musée et la librairie, des balcons avec vue sur les objets exposés au rezde-chaussée et au 1er étage ainsi qu’un espace multimédia. Enfin, au 3e étage (salle du Parthénon) sont exposés la frise, les métopes et le fronton du temple. Le musée dispose aussi d’une salle destinée aux expositions temporaires et aux réceptions, d’un amphithéâtre, d’une salle Internet et d’un centre d’information. Parmi les principales pièces exposées figurent:

L’Enfant de Critias: très belle statue aux longs cheveux ondulés entourés autour de la tête, datant de 480 av. J.-C. et due vraisemblablement au sculpteur Critias. Alexandre le Grand: Tête trouvée près de l’Érechthéion. On suppose que la statue avait été réalisée par le sculpteur Léocharès après le passage du roi de Macédoine dans la cité, dans les années qui suivirent la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.). La Coré d’Anténor: Cette statue de marbre, qui date de 525 av. J.-C., se distingue par sa taille monumentale (2 m.), son expressivité et la gravité de son visage. Corés archaïques: statues de jeunes femmes, 91

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MUSÉES

qui firent longtemps l’objet d’offrandes à Athéna. Aucune coré n’est identique à une autre. La manière différente de présenter la coiffure ou le drapé des tuniques permet au visiteur d’admirer l’évolution de la sculpture en Grèce ancienne. Sculptures provenant de la décoration du Parthénon (444-432 av. J.-C.): Ces chefs-d’œuvre uniques dans l’histoire de l’art universel sont dus au sculpteur Phidias. Vous verrez entre autres quelques fragments de la frise qui représentait la procession des Panathénées et les dieux olympiens, et quelques métopes montrant des scènes de la Centauromachie, la Gigantomachie, l’Amazonomachie et la Guerre de Troie. (Sur la frise du Parthénon, voir www.parthenonfrieze.gr). MUSÉE D’ART CYCLADIQUE ET GREC ANCIEN GOULANDRIS Ce musée bien organisé, créé dans le but d’abriter la collection privée d’art cycladique Goulandris, est devenu l’un des plus beaux musées d’Athènes.

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92. Statue archaïque du Moschophore. Musée de l’Acropole. 93. Une partie des trouvailles archéologiques exposées dans la station de métro Akropoli. 94. L’entrée du palais Stathatou sur l’avenue Vas. Sofias.

Objets exposés Le 1er niveau permet de voir des objets témoignant de la civilisation cycladique; le 2e, des miniatures et autres objets de la même période; le 3e, la collection d’antiquités de la civilisation chypriote et des expositions temporaires; le 4e, la collection d’art grec ancien de K. Politis et l’exposition permanente des «Scènes de la vie quotidienne dans l’Antiquité», où le visiteur découvre la vie publique et privée dans l’Athènes ancienne à travers des films et des illustrations en trois dimensions, en liaison avec 142 objets provenant des collections permanentes du musée. En 1992, une aile supplémentaire a été ajoutée au musée, dans le Palais Stathatou (cf. p. 67). On y admire la collection d’art grec ancien de l’Académie d’Athènes. Au rez-de-chaussée du bâtiment de la rue N. Douka, on peut acheter des copies des pièces exposées au musée.

MUSÉE NUMISMATIQUE Il passe pour l’un des cinq plus grands musées de ce genre au monde. Il contient plus de 600 000 monnaies, 93


jamais réalisé en Grèce a eu lieu pendant la durée de sa construction (1993-2000). Une partie des quelque 50 000 trouvailles mises au jour à ce moment-là sont exposées dans des espaces spécialement aménagés dans les stations Panepistimio, Syntagma, Acropoli, Evanghelismos.

MUSÉE D’ART DIACHRONIQUE

MUSÉE HISTORIQUE NATIONAL

Ce musée est hébergé dans une ancienne usine à soie: il a été aménagé dans l’espace polyvalent «Athinaïs», situé dans la région du Jardin botanique (près du Gazi). Les objets exposés retracent l’évolution de l’art chypriote pendant 9 000 ans (de l’époque néolithique à la fin du Moyen Âge), évoquant le caractère original de la civilisation chypriote. Une quantité importante de ces objets provient de la collection archéologique de la Fondation scientifique d’utilité publique de la famille Pieridis.

Il se trouve sur la place Kolokotroni (cf. p. 36). Les objets exposés dans ses 16 salles couvrent la période historique qui va des dernières années ayant précédé la chute de Constantinople (XVe s.) au début de la Seconde Guerre mondiale, mais la majeure partie concerne les évènements et les protagonistes de la Guerre d’Indépendance grecque de 1821.

COLLECTIONS ARCHÉOLOGIQUES DU MÉTRO Lorsque vous emprunterez le métro, sachez que le plus grand programme de fouilles

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des trésors (c’est-à-dire des ensembles monétaires complets), des poids de balance, des sceaux de plomb, des médailles et des pierres précieuses qui couvrent le monde grec antique, la période romaine, Byzance, le Moyen Âge occidental et les temps modernes.

MUSÉE BENAKI C’est l’un des plus grands musées d’Athènes, qui mérite absolument une visite. Il a été fondé par Ant. Benakis (1873-1954) et inauguré en 1931. Il rassemble plus de 45 000 pièces de la collection de Benakis et d’autres donateurs 94

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qui ont suivi son exemple; ces pièces sont regroupées en six collections:

(vases, figurines funéraires, porcelaines, bibelots, pierres semi-précieuses, etc.).

La Grèce au musée Benaki Cet ensemble est composé de plusieurs catégories distinctes et comprend 33 000 objets retraçant le caractère du monde grec depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque de la naissance de l’État grec moderne et 1922 (catastrophe d’Asie Mineure).

La Pinacothèque N. Hatzikiriakos-Ghikas

Jouets et enfance 15 000 jouets anciens et objets liés à l’enfance, provenant de Grèce et du monde grec en général – de l’Antiquité à 1970 – ainsi que d’Europe, d’Amérique, d’Afrique et des pays d’Orient. Art de la coupe Très riche collection d’étoffes et d’ouvrages forgés et en bois sculpté, représentatifs de secteurs de production actifs en Égypte aux Ve et VIe siècles. Art chinois Plus de 1 300 objets (offerts la plupart par G. Evmorfopoulos), illustrant la civilisation chinoise du IIIe millénaire av. J.-C. jusqu’au XIXe siècle

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95. Portrait de Lord Byron. Musée historique national. 96. Icône du XIVe s. représentant saint Michel Archange. Musée byzantin et chrétien.

Offerte par ce grand peintre grec au musée, elle en constitue une annexe. Elle se trouve dans la maison où le peintre vécut pendant 40 ans (3, rue Kriezotou) et présente des œuvres témoignant de tous ses domaines d’activité. Musée d’Art islamique Hébergée dans le quartier du Céramique (cf. p. 37), dans un complexe de bâtiments néoclassique du début du XXe siècle, composé de deux immeubles d’habitation, cette collection compte parmi les plus importantes au monde. Elle contient plus de 8 000 objets venant d’Europe, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Iran et des Indes, et couvrant l’évolution de l’art islamique de la période préislamique au XIXe siècle. Nouveau musée Benaki (rue Pireos) Bâtiment moderne de 8 200 m2, avec 3 000 m2 de 96


Expositions Le musée organise régulièrement des expositions dans son bâtiment central ou dans d’autres de ses installations.

MUSÉE BYZANTIN ET CHRÉTIEN Ce musée peut à juste titre se flatter d’abriter l’une des plus riches collections d’icônes byzantines au monde. Les pièces exposées, qui couvrent 1700 ans d’art et d’architecture byzantins (du IIIe au XXe s.), incluent 25000 objets ecclésiastiques venant de Grèce, des pays balkaniques, de Chypre, de Constantinople et de Russie, répartis en onze collections: sculptures, mosaïques, fresques murales, icônes, artisanat, céramique, tissus, papiers, tableaux, copies, et la collection Loverdos (qui contient des manuscrits, des objets en bois sculpté, des vêtements sacerdotaux, des icônes portatives, etc.). Le musée organise aussi d’importantes expositions temporaires ainsi que des programmes éducatifs. L’espace environnant (7 ha) a été aménagé en parc avec un amphithéâtre de plein air, un point de vente, un café-restaurant et des lieux de détente. Il est relié au site archéologique voisin du «Lycée d’Aristote» (l’école où le philosophe enseigna de 335 av. J.-C., date de sa fondation, jusqu’en 323), où subsistent des traces de la palestre, les bains, la salle de cours dite Efivio-Didaskalio, le Konistirio (espace de concours ou petite palestre), l’endroit où les athlètes s’enduisaient d’huile et la Bibliothèque-Salle de lecture.

MUSÉE DE LA GUERRE Il expose des armes datant de l’âge de la pierre et de la période classique jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Entre autres, une machine de siège avec pont et bélier datant de l’époque hellénistique, des cartes, des drapeaux, des uniformes, des maquettes de navires de guerre et d’avions militaires couvrant tout l’éventail de l’histoire grecque. Et dans la cour, des types caractéristiques d’armes à feu et plusieurs modèles d’avions de combat, dont certains visitables.

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salles d’exposition, une cour intérieure de 850 m2 et un amphithéâtre de 300 places. Il accueille essentiellement des expositions d’art moderne et possède aussi un café-restaurant.

PINACOTHÈQUE NATIONALE – MUSÉE ALEXANDROS SOUTZOS C’est le plus grand musée de peinture de Grèce. Le noyau de la collection est constitué par 117 tableaux, recensés en 1878. La Pinacothèque s’est ensuite enrichie de collections privées offertes par A. Soutzos, E. Koutlidis et bien d’autres peintres et collectionneurs grecs. Elle a pour sa part acquis de son propre chef un nombre important d’œuvres d’art, comme la Crucifixion de Lorenzo Veneziano et une collection de gravures du XVIe et du XXe siècles. Ne manquez pas: Le Baiser de N. Lytras (avant 1878); Les Fiançailles de N. Gysis (1877); Le Concert des Enfants de G. Iakovidis (1900); Le Concert des Anges de Domenikos Theotokopoulos (le Greco); Le Cavalier grec de Delacroix (1856); Le Port de Kalamata, de K. Parthenis (1911), etc. Expositions: Par ailleurs, les salles de la Pinacothèque nationale accueillent régulièrement des expositions d’œuvres d’artistes grecs et étrangers, souvent accompagnées de manifestations parallèles.

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Glyptothèque nationale Installé dans deux bâtiments restaurés des anciennes écuries royales, au Alsos Stratou (quartier de Goudi), dans un splendide environnement de 0,65 ha, le musée expose, à l’intérieur et à l’extérieur, 150 œuvres représentatives de la sculpture grecque des XIXe et XXe siècles. Parallèlement ont lieu des expositions temporaires d’artistes grecs et étrangers.

Remarque: Jusqu’à l’ouverture du Musée dans le bâtiment central, les expositions permanentes et temporaires auront lieu au Conservatoire d’Athènes (voir p. 50). Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite.

MUSÉE FRISSIRA

C’est le seul musée de peinture européenne contemporaine de Grèce. Il est hébergé dans deux immeubles néoclassiques de Plaka. Ses collections comprennent des MUSÉE NATIONAL ensembles de peinture, de D’ART CONTEMPORAIN dessins, de sculpture et de Hébergé dans l’ancienne gravures de grands artistes brasserie Fix, elle-même grecs et européens (Hockney, construite en 1893 et entièAuerbach, Blake, Rustin, Pat rement transformée dans Andrea, Dado, Rego, Arroyo, les années 1950 (avenue Syn- Adami, Diamandopoulos, grou), il a ouvert ses portes Moralis, Mavroïdis, Theofylaken 2000. Il contient des topoulos, Botsoglou, Vyzancollections d’œuvres d’artistes tios, etc.). grecs et étrangers mais présente aussi des expositions MUSÉE D’ART temporaires. La conversion POPULAIRE GREC complète du bâtiment en musée et l’installation des Les riches collections de collections permanentes ont ce musée couvrent la période été achevées fin 2013 et qui va de 1650 à nos jours. l’ouverture était prévue pour Au rez-de-chaussée sont le premier semestre 2014. présentés des échantil-

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97. L’impressionnante «Coupole» ultramoderne du Centre culturel «Ellinikos Kosmos», théâtre hémisphérique de réalité virtuelle où le spectateur peut «voyager» en stéréoscopie dans la Grèce ancienne. 98. & 99. Entrée principale (à gauche) et café dans la cour (à droite) du Centre culturel «Ellinikos Kosmos».

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MUSÉE DE LA VILLE D’ATHÈNES (FONDATION VOUROU-EVTAXIA) Il est abrité dans un immeuble néoclassique de 1833 (le Palais Vourou, place Klafthmonos), qui servit provisoirement de palais au Roi Othon dans les années 1836-1842. On y trouve des tableaux et des gravures liés à l’histoire de la capitale grecque, surtout du début du XVIIIe siècle et du XXe siècle. De même, des meubles ayant appartenu au premier Roi de Grèce, Othon.

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lons de broderie grecque moderne provenant de tout le pays; à l’entresol, de petits ensembles de céramique, des sculptures sur bois paysannes, des outils de tisserand, des sceaux de boulanger, etc., ainsi que des personnages du théâtre d’ombres grec et une reconstitution d’une scène; au deuxième étage, des ouvrages traditionnels d’argenterie; au dernier étage, une riche collection de costumes grecs traditionnels; au premier étage, les expositions temporaires. On y voit aussi exposées en d’autres endroits des œuvres de Théophilos Hatzimihalis, grand peintre populaire, et des pierres taillées. D’un autre côté, une maison du XIXe siècle à un étage située au 22, rue Panos à Plaka abrite l’exposition permanente du musée intitulée «Hommes et outils – Aspects du travail dans la société préindustrielle». Le Musée de la Céramique traditionnelle, dans la mosquée Tzistaraki (voir p. 25) et le Bain des Vents (voir p. 25) sont également des annexes de ce musée.

MUSÉE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE POPULAIRE GRECS Il est hébergé dans une sobre demeure patricienne de 1842 située sur la place Aeridon. Il contient 1 200 instruments populaires de la collection du musicologue Ph. Anogiannakis. Chaque vitrine est équipée d’écouteurs qui permettent d’entendre des morceaux joués par les organes exposés. La boutique vend des CD, des livres spécialisés et des copies des instruments. 99

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MUSÉE JUIF DE GRÈCE Ouvert en 1977, il contient une collection composée de 8000 objets authentiques, photographies, documents et archives illustrant les 2300 ans de présence des Juifs en Grèce. La collection permanente commente des thèmes comme la synagogue et les ustensiles cultuels, le calendrier des fêtes, les costumes traditionnels, l’holocauste, le cycle de la vie, l’histoire et la tradition des Juifs grecs.

COLLECTIONS DE LA BIBLIOTHÈQUE GENNADIOS Elles contiennent de précieux manuscrits et des livres, documents, revues, cartes des époques les plus importantes de la littérature grecque. Il y a aussi une bibliothèque byzantine, une salle de lecture et une salle d’exposition. Il faut voir la collection d’effets personnels de Lord Byron (montre en or, sa couronne de laurier, des sceaux, etc.). 86

FONDATION DE L’HELLÉNISME MAJEUR Cette institution (Idrima 100

100. Le musée Vorré. 101. Photographie aérienne du centre Gaia. Musée Goulandris d’Histoire naturelle.

Mizonos Ellinismou) a été créée en 1993 dans le but de sauvegarder et diffuser l’histoire et la culture grecques par les moyens technologiques modernes. C’est ainsi qu’a été fondé le Centre culturel «Ellinikos Kosmos». Ce Centre présente, entre autres, l’histoire grecque sur Internet, de l’âge de la pierre à nos jours, des monuments et des sites anciens reconstitués numériquement; elle projette des documentaires historiques et culturels; elle organise des expositions et des programmes pédagogiques, réalise des voyages culturels par le biais des systèmes de réalité virtuelle «Arche» et «Écran magique».

PLANÉTARIUM Le Planétarium numérique de la Fondation Evgenideion, dont la voûte fait 25 m de diamètre et couvre 950 m2, est l’un des plus grands planétariums numériques au monde, et l’un des mieux équipés. Sa salle de projection ultramoderne aux sièges inclinés spécialement conçus, permettant une participation interactive,


MUSÉE VORRÉ 6 000 pièces exposées, représentant 40 siècles d’histoire grecque, sont abritées dans ce musée qui couvre une superficie de 0,45 ha et est divisé en deux sections. La première permet de voir une collection d’art grec contemporain, peintures et sculptures, de la seconde moitié du XXe siècle. La seconde est hébergée dans un complexe de deux maisons paysannes traditionnelles et dans un bâtiment ayant abrité autrefois une cuve à raisin. On peut admirer des ustensiles de la vie quotidienne: tapis, meubles, meules de pierre et pièces de céramique de différentes régions de Grèce. Cette section présente aussi des peintures à l’huile et des gravures liées à des évènements historiques et quelques trouvailles archéologiques. 101

MUSÉE GOULANDRIS D’HISTOIRE NATURELLE (Centre Gaia) Ce musée très intéressant est riche d’enseignements concernant l’interdépendance des êtres vivants. Il expose des collections d’insectes, de mammifères, de reptiles, d’oiseaux et de coquillages ainsi que des pierres et des fossiles de toute la Grèce. Il organise aussi des séminaires, des conférences, et héberge des expositions temporaires sur des sujets environnementaux concernant tant la Grèce que le reste du monde. Centre «Gaia» Le Musée a récemment ouvert le Centre «Gaia» de recherche et de formation environnementales, qui initie les visiteurs aux fonctions du monde naturel. Il accueille dans ses 12 500 m2 de locaux, outre les salles d’exposition permanente (énergie, transports, ressources naturelles, eau, alimentation), des programmes éducatifs. Informations sur les musées, p. 123-126.

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peut accueillir 280 personnes, invitées à un voyage virtuel exceptionnel dans les étoiles. Il dispose aussi de 1.800 m2 d’espaces d’exposition, d’un centre de congrès moderne et d’une bibliothèque scientifique.

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EXCURSIONS JOURNALIÈRES EN ATTIQUE La région de l’Attique, pays comblé par la nature, fut dès l’Antiquité l’un des centres intellectuels les plus importants de Grèce. Les sites historiques et archéologiques, les monuments byzantins, les massifs montagneux, les plaines fertiles et les côtes propres, combinés à la proximité d’Athènes, offrent une solution particulièrement attirante d’excursions journalières à ceux qui veulent échapper quelque peu à la tension et au rythme de la ville.

1 MONT PARNÈS 102. Escalade des escarpements du Mont Parnès. 103. Sur les flancs du Mont Hymette.

La montagne fut habitée pour la première fois pendant la période mycénienne et resta toujours un point clé pour la défense de l’Attique. C’était la montagne la plus fortifiée de la Grèce antique. C’est aussi le sommet de l’Attique (1400 m) et l’une des montagnes les plus séduisantes de Grèce. Il se situe à 30 km au nord-ouest

d’Athènes, dans l’immense parc naturel planté de pins qui s’étend sur plus de 300 km2. Il y vit une trentaine d’espèces de mammifères (cerfs, lièvres, renards, etc.) et 120 espèces d’oiseaux (dont beaucoup endémiques, c’est-à-dire qu’on ne les trouve que là), et il abrite plus de 800 espèces différentes de plantes (couvrant 17% de la flore du pays). On peut s’y promener sur


À VOIR: Fort de Phylè Il se trouve sur le versant ouest de la montagne. Il fut construit au IVe siècle avant notre ère à un endroit stratégique doté d’une vue exceptionnelle, en remplacement d’un autre plus ancien situé à courte distance. Au sud-est de la forteresse, le long de la route 102

menant à Athènes, on distingue les ornières creusées par les roues des chars dans la roche. Grotte de Pan Elle se trouve près du fort de Phylè. On y accède par le lit d’un torrent et en escaladant un rude versant. Elle tient son nom du culte des nymphes et de Pan pratiqué dans la région. On y a trouvé environ 2000 lampes à huile. Ses deux salles comportent une riche décoration de stalactites et stalagmites. On y distingue également des récipients creusés dans l’Antiquité pour recevoir les offrandes. Le casino «Mont Parnès» Il est ouvert tous les jours sauf le mercredi. Tenue de soirée et passeport en cours de validité sont exigés à l’entrée; âge minimum: 23 ans. Comment s’y rendre. En voiture, prendre la route nationale en direction de Lamia et tourner à gauche à la sortie Parnitha. La route qui monte au sommet offre un parcours pittoresque, mais très sinueux. On peut l’éviter en laissant la voiture au pied de la montagne et en empruntant le téléphérique (tél. 210 24.21.234). Les bus n° A10 et B10 partent de 103

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des centaines de sentiers ou faire du VTT sur des pistes signalisées, dans la région d’Agiou Merkouriou, explorer des dizaines de petites grottes, se reposer au bord du très beau petit lac de Beletsi (sur le flanc est de la colline) et visiter de belles églises et des monastères (Agia Triada, Moni Kliston, Moni Agiou Kyprianou, etc.). Aux lieux dits Bafi (1160 m alt., tél. 210 24.69.050) et Flabouri (1158 m alt., tél. 210 24.64.666) se trouvent des refuges de montagne pouvant accueillir 50 personnes chacun. La montage s’offre aussi aux amateurs d’alpinisme (à Arma, Katevasma Gouras, Flabouri, Korakofolia et Megalo Armeni). On peut aussi se rendre à l’hôtel de luxe «Mont Parnès» et tenter sa chance au casino.

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la gare de Larissis à Athènes et vont jusqu’au pied de la montagne en deux heures environ.

2 MONT PENDÉLI Le Pendéli est une montagne boisée riche en sources et en coins charmants. Son sommet offre une vue splendide sur la ville et le golfe de l’Eubée. Il est réputé pour son marbre, qui fut la matière première de tous les chefs-d’œuvre d’architecture et de sculpture attique de la période classique. Son extraordinaire teinte blanche était si connue dans l’Antiquité que le marbre pendélique devint un produit d’exportation important pour l’Athènes antique. Aux temps modernes, il fut utilisé à la construction du stade Panathénien (ou Kallimarmaro, voir p. --) qui accueillit les premiers jeux Olympiques modernes, en 1896, ressuscités par le baron français Pierre de Coubertin. Les lieux dits Spilia Daveli et Ditikos Tihos s’offrent à l’escalade (renseignements: Fédération grecque d’alpinisme et d’escalade, tél. 210 36.45.904). À VOIR: Le monastère de Pendéli (Moni Pendéli)

104. La grotte du Pendéli (ou Daveli), sur le flanc sudouest de la montagne, à proximité du monastère. C’était dans l’Antiquité la plus importante carrière de marbre de la région et un lieu de culte. Deux petites églises du XIe s. se trouvent à l’entrée.

C’est l’un des plus riches et des plus grands monastères actuellement en fonction en Grèce. Fondé en 1578 par l’archevêque Timothéos, il est dédié à la Dormition de la Vierge. Plusieurs de ses bâtiments actuels sont des ajouts postérieurs. Certaines parties des bâtiments originels ont été restaurées, certains ont été reconstruits à d’autres époques; plusieurs bâtiments nouveaux ont été ajoutés ces dernières années à l’intention des moines qui vivent dans le monastère. On peut encore voir l’hôpital d’origine, la fontaine et quelques cellules.

Le château de la duchesse de Plaisance Cette imposante villa du XIXe siècle, aux airs de tour gothique, a été construite pour S. de Marbois-Lebrun, plus connue sous le nom de duchesse de Plaisance, à qui l’on doit aussi la construction de ce qui est devenu aujourd’hui le Musée byzantin et chrétien d’Athènes (cf. p. 68). De temps à autre se tiennent dans la cour du château des manifestations artistiques; mais il est probable que vous trouviez pour l’instant porte close, en raison des travaux de restauration en cours (tél. 210 80.42.575). Comment s’y rendre. On peut prendre la ligne de trolley no 19 à Athènes (rue Vass. Irakliou, à côté du musée archéologique) jusqu’à la place Halandriou, puis emprunter la ligne de bus locale no 451B en direction de Pendéli et descendre à l’arrêt «Monastiri». Autre solution: la ligne 1 de métro jusqu’à la station «Maroussi», et de là, la ligne de bus locale no 446 (station Amaroussiou – Nosokomio Pendélis).

3 MONT HYMETTE Le mont Hymette se situe dans la partie est du bassin d’Athènes. Il est indissociablement lié à l’histoire de la ville. Dès l’Antiquité, des sanctuaires y furent installés, dédiés à Zeus, Pan, etc. Il y eut aussi dès cette époque, dans sa partie ouest, des carrières de marbre, cette pierre ayant servi à la construction de monuments aux époques hellénistique et romaine. L’Hymette possède une très riche végétation, une flore et une faune très variées qui en font un biotope important, d’où les mesures prises ces dernières décennies pour en assurer la protection. C’est l’une des destinations de prédilection des Athéniens car il combine la beauté naturelle


À VOIR: Le monastère Saint-Jean le Chasseur (Agiou Ioanni Kinigou) Il se trouve sur le sommet le plus au nord de l’Hymette, et a une vue tant sur Athènes que sur la plaine de la Mésogée. Il date vraisemblablement du XIIe siècle. Il ne reste du vieux monastère que l’église en brique, avec des ajouts postérieurs à sa construction, et l’entrée principale (du XIIIe s.). Il est habité aujourd’hui par une communauté de moniales. On y accède du côté d’Agia Paraskevi (heures d’ouverture: de 8h à 12h et de 16h à 19h). Le monastère Saint-Jean le Théologien (Agiou Ioanni Theologou) Situé à courte distance des dernières maisons de la banlieue de Papagou, d’où on y accède par la rue Anastaseos. Il a été construit sur l’emplacement d’un établissement ancien (voir les chapiteaux de 104

marbre, les bases de colonnes, etc.) et son église principale (du type croix inscrite) date de la dernière période byzantine (XIIIe-XVe s.). Il est habité de nos jours par une communauté de moniales et reste fermé entre midi (de 12h à 16). Le monastère Asteriou Il se situe plus au nord que Saint-Jean le Théologien, sur un versant verdoyant. Il fut fondé probablement au Ve siècle. L’ensemble bâti, conservé presque intact, comporte une enceinte quadrangulaire de type fortifié, deux ailes avec des bâtiments et une église en croix inscrite, avec d’intéressantes fresques du XVIe siècle. Il subsiste aussi une citerne voûtée avec une fontaine datant de la période ottomane. C’est aujourd’hui un musée historique (heures d’ouverture: de 8h à 15h). Le monastère de Kessariani Construit au IXe siècle, il est situé en un lieu idyllique, sur les versants du mont Hymette (après la banlieue de Kessariani) fréquentés, selon la mythologie grecque, par le dieu Héphaïstos. Le fleuve Ilissos, dont le lit se

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et la possibilité de faire des promenades à pied avec une multitude de trouvailles archéologiques et des monastères byzantins importants.

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trouve sur une colline audessus du monastère, était un sanctuaire d’Aphrodite. Le monastère fut construit sur les ruines d’un temple romain, et avant même, d’un temple grec ancien. Quatre colonnes de ce temple antique soutiennent actuellement la coupole de l’église. Le monastère connut son âge d’or vers la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle.; en ces temps de prospérité, il fut un centre culturel et intellectuel très influent. L’église du monastère, dédiée à la Présentation de la Vierge (Isodia tis Theotokou) est de type grec cruciforme et est ornée de fresques du XVIe siècle. On peut voir sur le mur est de l’enceinte une fontaine dont l’eau jaillit de la gueule d’un bélier de marbre. On croyait autrefois que ces eaux guérissaient de la stérilité, et des vertus similaires lui sont encore attribuées de nos jours. Une autre fontaine coule à l’endroit où se déroulent les bénédictions, un sanctuaire situé sur le mur sud-ouest de l’enceinte. Le monastère de Kessariani est un excellent point de départ pour une promenade à pied dans la montagne. Le monastère Saint-Jean de Karea (Agiou Ioanni Karea)

105. Le monastère de Kessariani.

À quelques centaines de mètres du quartier de Karea, le monastère, fondé en 1550, est construit au fond d’un lit de fleuve rocailleux. De l’ensemble original, il reste aujourd’hui l’église, l’aile sud à un étage de cellules et un petit bâtiment en rez-de-chaussée sur le côté nord. Depuis les années 1970, un vaste programme de réhabilitation du vieux monastère a été entrepris et une aile d’un étage abritant des cellules a été construite. C’est un monastère de femmes (ouvert de 8h à 12h et de 14h à 18h).

106. Détail des splendides La Grotte de Pan mosaïques du monastère (ou Nymfoliptou) Elle se trouve à l’extrémité de Dafni.

sud-est de la montagne (à 3 km au nord de la banlieue de Vari.). Elle était consacrée à Pan, et le culte s’y déroula de manière ininterrompue de 600 av. J.-C. jusqu’à 150 apr. J.-C. On remarquera avec intérêt les reliefs et les inscriptions conservés gravés sur les rochers, le plus étonnant étant celui du sculpteur Archédèmos. Des trouvailles diverses (chandelles en terre cuite, ex-voto en pierre, etc.) prouvent que cette grotte fut utilisée comme le lieu de culte à l’époque chrétienne également. Le Jardin botanique À 5 km du centre d’Athènes, on peut se promener parmi les pins, les cyprès, les sapins, les peupliers, les platanes et les chênes. Il y a également des milliers d’oiseaux et une flore sauvage. Le Jardin botanique offre le décor parfait pour une longue promenade assortie d’un pique-nique. On y trouve des tables et des bancs à cet effet, après une marche de 20 minutes environ à partir du monastère de Kessariani.

4 MONASTÈRE DE DAFNI Qui visite la ville d’Athènes doit aussi absolument visiter le monastère de Dafni (à 11 km d’Athènes, près de la banlieue de Haïdari, sur la route nationale reliant Athènes à Corinthe), car il combine de manière tout à fait particulière la mythologie antique, la période classique et l’histoire byzantine de la ville. Le monastère est considéré comme le monument byzantin le plus important de la région d’Athènes; ses mosaïques sont des chefs-d’œuvre de l’âge d’or de l’art byzantin. Construit sur une terre bénie Au IIe siècle de notre ère, le voyageur Pausanias cite le temple de Daphnéos ou Apollon Daphnéos, qui se trouvait dans un bois sacré de lauriers à


Les mythes Selon une version de l’histoire, le site doit son nom de Dafni, qui désigne le laurier en grec, au temple antique et à son bois de lauriers. Une autre version prétend que le nom de Dafni vient de la reine antique Daphné, dont le navire fit naufrage près du port d’Éleusis. Rescapée, la reine exprima sa reconnaissance au dieu Apollon en construisant ce temple, détruit ensuite par les Goths. Mais selon une autre légende, 105

c’est en cet endroit que la nymphe Daphné échappa aux avances du dieu Apollon en se métamorphosant en laurier. À VOIR: Les mosaïques Dafni doit une partie de sa réputation à ses très belles mosaïques, réalisées au XIe siècle. On peut les admirer sur les murs, sur la coupole, dans les transepts, au plafond et dans le sanctuaire. 76 des sujets illustrés se réfèrent à la vie du Christ et de la Vierge Marie. On peut aussi voir des mosaïques représentant des figures de saints et de prophètes. Le Christ Pantocrator La figure centrale de la coupole est le Pantocrator, dans un cercle qui symbolise le ciel, tandis que le fond doré symbolise le paradis. Le visage est sévère, il observe les hommes sur la terre et juge leurs actes. Il est entouré des prophètes de l’Ancien Testament. La Dormition de la Vierge Cette mosaïque à demi détruite se trouve sur le mur ouest de l’église. Remarquez l’ange qui descend du ciel pour 106

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côté de la Voie Sacrée menant d’Athènes à Éleusis. Les Goths détruisirent ce temple en 395 de notre ère, mais plus tard, quand les empereurs byzantins interdirent le culte païen, les chrétiens occupèrent le site et construisirent une église en utilisant les matériaux de l’ancien temple. Ils choisirent cet endroit précis parce qu’il se trouvait sur la route d’Éleusis où les païens continuaient de célébrer les Mystères. En 1100, une nouvelle église fut construite, de plan octogonal, et jusqu’au XIXe siècle, le monastère subit de nombreuses modifications. Pendant la Guerre d’Indépendance grecque, il servit de refuge aux combattants grecs.

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recevoir l’âme de la Vierge. Il est pensif et a les mains pieusement couvertes d’une étoffe. Jardin botanique Diomidous Il se trouve non loin du monastère. Ses 186 hectares en font le plus grand de ce genre en Méditerranée orientale. 20 hectares sont plantés d’arbres et de fleurs, avec plus de 3.000 essences de plantes et arbres de Grèce et de l’étranger, tandis que le reste de la superficie conserve largement son caractère forestier (entrée libre sur la Iera Odos, au no 401, tél. 210 58.11.557). Comment s’y rendre Les lignes de bus n° 865 (direction Mandra), n° A16 (direction Elefsina) et n° C16 (direction Aspropyrgos) partent de la place Koumoundourou (ou Eleftherias). Il faut descendre à la station «Moni Dafniou» (monastère de Dafni); pour le Jardin botanique Diomidous, à la station «Diomideios», avec les bus n° 865 et A16.

5 LE PIRÉE Tout le monde a entendu au moins une fois la chanson «Les

enfants du Pirée», composée par Manolis Chadzidakis et interprétée par Mélina Mercouri dans le film Jamais le dimanche. Mais nombreux sont ceux qui ne connaissent pas le lieu rendu célèbre par ce film et cette chanson: la ville et le port du Pirée. L’histoire du Pirée Le Pirée est entouré par la mer et son rythme de vie est dicté par elle. À l’époque préhistorique, c’était une île, et il tire son nom d’un verbe qui signifiait «traverser le passage». La ville fut construite par l’architecte Hippodamos au milieu du Ve siècle avant notre ère. Ces plans servirent encore de ligne directrice pour la reconstruction de la ville en 1834. Thémistocle fut le premier à comprendre son importance pour la cité d’Athènes et en fit son port principal à la place du golfe de Phalère, utilisé par les Athéniens jusqu’au Ve siècle. Souhaitant voir la cité d’Athènes dotée d’un port fortifié, il fit construire de 493 à 479 le Mur du Pirée. Plus tard, Périclès acheva la fortification en construisant les Longs Murs

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107. Vue du port central du Pirée.

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À VOIR:

1 Le port central Son nom antique était Kantharos. C’est aujourd’hui le centre vital de la ville. On y prend le bateau pour toutes les îles de la mer Égée (sauf les Sporades) et la Crète. On peut s’y promener pour voir les bateaux de passagers et les cargos, assister aux départs et aux arrivées incessants de marchandises et de passagers du monde entier. Sur la Akti Vassiliadi a été construit le nouveau bâtiment ultramoderne du ministère de la Marine et de la mer Égée. Dans la zone 107

dite Freatida subsistent des vestiges du Mur du Pirée (près de la côte).

2 La marina de Zea (Passalimani) Dans cette marina viennent mouiller de beaux yachts et bateaux de croisière. La côte est bordée de restaurants, tavernes, bars et magasins. Près du Musée archéologique se trouve le théâtre antique de Zea (IVe-IIIe s. av. J.-C.). Vers Mikrolimano, on trouvera la côte dite Votsalakia, fort appréciée des gens du Pirée, et l’îlot de Koumoundourou, qui constitue un important biotope.

3 Mikrolimano Ce port était jadis protégé par la déesse Artémis Mounichia. Aujourd’hui, c’est un endroit très apprécié qui attire du monde venu de toute l’Attique. C’est un charmant petit port rempli de tavernes de poisson, où les petites embarcations côtoient les yachts. Si l’on aime le poisson et les fruits de mer, il faut absolument aller les goûter là-bas. Non loin de se trouve le stade de la Paix et de l’Amitié (Irinis kai Filias), environné d’espaces verts et de détente.

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qui protégeaient des deux côtés et tout le long du parcours la route allant du Pirée à Athènes. Au Moyen Âge, Le Pirée était connu sous le nom de Porto Leone, en raison d’un énorme lion de pierre qui gardait l’entrée du port. Aujourd’hui c’est le port principal d’Athènes, le plus grand de Grèce et l’un des plus importants de la Méditerranée, un centre essentiel pour la navigation, l’industrie et les transports. La vie se concentre dans les trois ports: le port central, la marina de Zea et Mikrolimano.

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4 Kastella Élégant quartier du Pirée, construit sur la colline connue sous le nom de ProphèteÉlie (Profitis Ilias) en raison de l’église qui se trouve à son sommet, au milieu d’un parc. On emprunte de petites ruelles bordées de maisons pittoresques pour monter vers ce sommet. La vue sur le port central, la marina de Zea et Mikrolimano est exceptionnelle. Le théâtre de plein air Veakio accueille en été des manifestations culturelles. Il y a aussi la grotte de Sirangio (en surplomb de la côte de Votsalakia), qui fut dans l’Antiquité un sanctuaire d’Asclépios.

5 Le Théâtre Municipal Il domine l’une des places centrales de la ville (place Koraï). Construit dans les années 1890 dans le style néoclassique par l’architecte I. Lazarimos, il possède une salle dans le goût italien, en forme de fer à cheval, avec un parterre, des corbeilles et des balcons, pouvant accueillir 1300 spectateurs environ. Son parvis, à l’extérieur, est l’un des 108

108. Le port de Zea (ou Passalimani) est l’un des endroits les plus vivants de la ville du Pirée. 109. & 110. Le bâtiment (à gauche) et les quais rénovés (à droite) de la station de métro «Pireas».

endroits les plus fréquentés du Pirée, un point de rendezvous habituel. On trouvera à proximité (à l’angle des rues Filonos et Karaoli-Dimitriou) la Pinacothèque municipale, demeure néoclassique qui abrite des œuvres de grands artistes grecs (N. Lytras, M. Alexos, P. Byzantios, etc.).

6 La station de métro Pireas Ce majestueux bâtiment de style éclectique, avec sa belle voûte (1929), trahit nettement l’influence des gares européennes de la même e époque. L’équipement intérieur a été complètement rénové récemment; on admirera sur les murs des peintures des étudiants de l’École des Beaux-Arts.

7 Le Musée Archéologique Il contient essentiellement des sculptures découvertes au Pirée et sur les côtes attiques. Les pièces exposées dans dix salles décrivent l’histoire, la grandeur et la décadence de la cité antique. Remarquez particulièrement l’éperon de trière en bronze, en forme de trident, et le relief métrologique 109


8 Le Musée de la Marine Avec ses 1.850 m2, c’est le plus grand musée de ce genre en Grèce. Il se trouve sur l’Akti Moutsoupoulou. Les pièces exposées couvrent environ 3000 ans d’histoire de la navigation grecque. Comment s’y rendre On peut utiliser la ligne 1 du métro et sortir à la station Pireas. Depuis Athènes, des lignes régulières de bus partent de la rue Filellinon, sur la place Sindagma (n° 40) et de la rue Athinas sur la place Omonia (n° 49) et vont jusqu’à l’Akti Xavierou (au Pirée). 6 SOUNION Le sanctuaire de Sounion 110

(où se trouve également le fameux Temple de Poséidon) est l’un des plus importants de l’Attique, et sa situation exceptionnelle sur le Cap Sounion en fait l’une des plus belles curiosités de Grèce. Il se trouve à une heure de route du centre d’Athènes (69 km), le long de la côte du Golfe Saronique, après les stations balnéaires touristiques de Varkiza, Agia Marina, Lagonissi, Saronida, Anavissos, Legrena, etc. À travers la fenêtre de la voiture ou du bus, on jouit du bleu limpide de la mer; si l’on est en voiture, on peut s’arrêter pour faire un plongeon sur une plage organisée ou dans l’une des très belles petites criques qui se dessinent en des dizaines endroits du trajet. On trouvera aussi en chemin de nombreux cafés, des tavernes offrant du poisson frais et des ouzeries. À VOIR: Le Temple de Poséidon Les Grecs anciens pratiquaient ici le culte du dieu de la mer, Poséidon. Les 16 colonnes de style dorique (sur les 38 originelles) conservées aujourd’hui appartenaient au temple qui

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(s. 1), les quatre statues rares en bronze trouvées au Pirée en 1959: le kouros archaïqueApollon, deux statues d’Artémis, celle de l’Athéna du Pirée (2,35 m de haut), ainsi qu’un masque de bronze de la tragédie ancienne du IVe siècle av. J.-C. (s. 3 et 4); le sanctuaire de Cybèle (s. 5); la collection de sculptures funéraires (s. 6); le monument de Kallithea, haut de 7 m (s. 7 et 8).

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fut construit pendant le Siècle d’or de Périclès (448-440 av. J.-C.) sur les ruines d’un temple plus ancien construit en tuf. Le nom de l’architecte nous reste inconnu, mais on pense généralement il s’agit du même que celui qui construisit le Théséion (voir p.15). Le temple faisait 31,12 m de long sur 13,47 m de large et portait une frise sculptée sur l’épistyle du pronaos. Les trouvailles faites dans la région prouvent que Poséidon était adoré en ces lieux bien avant le Ve siècle. av. J.-C. Le temple de la Déesse Athéna Il vaut la peine de faire à pied les 400 m qui séparent le temple de Poséidon du sanctuaire d’Athéna Sounia. Les infrastructures de deux temples y sont encore visibles: un grand temple construit soit vers 470 av. J.-C. soit pendant la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.), et un plus petit à propos duquel les opinions divergent: certains archéologues soutiennent qu’il s’agit des ruines d’un temple très ancien consacré à Athéna, construit dans les années 600-550 av. J.-C.; d’autres 111

111. Sounion: les ruines du temple de Poséidon. 112. Le sanctuaire d’Éleusis fut pendant des siècles un endroit interdit aux non-initiés.

pensent que ce temple était consacré à Artémis. 6.1

Lavrion

Lavrion se trouve à 10 km environ au nord-est de Sounion. C’est une charmante bourgade agrémentée de maisons et de grandes demeures néoclassiques, qui fut réputée dès l’Antiquité pour ses mines d’argent et de bauxite, restées en activité jusqu’à la fin des années 1970. Le Parc culturel technologique de Lavrion a été aménagé un peu en dehors de la ville, après la forêt de palmiers et les vieux quartiers de Santorineïka et Kyprianos; il abrite des installations industrielles des années 1875-1940 et fonctionne comme espace cultuel et musée. Le Musée archéologique (1, avenue Andr. Kordela) est particulièrement intéressant, avec ses trouvailles provenant de la région (Sounion, Thorikos, etc.), de même que le Musée minéralogique (rue Iroon Polytechniou). Par ailleurs, le marché aux poissons (place Iroon) et la zone côtière sont animées de nombreux cafés traditionnels et de tavernes de poisson offrant de délicieux mézés, ainsi que de


Comment s’y rendre Sounion est desservi par deux lignes de bus qui partent d’Athènes. L’une va jusque qu’au cap en passant par la route côtière de Varkiza et de Legrena. L’autre ligne traverse l’Attique en passant par Agia Paraskevi, Koropi et Lavrion. Les deux bus partent de la rue Mavromateon à Athènes, à côté du Champ de Mars (Pedio tou Areos, tél. 210 82.30.179). Il y a aussi la solution des agences touristiques qui organisent des excursions journalières au temple de Poséidon. 112

7 ÉLEUSIS (ELEFSINA) Elefsina est située à 23 km à l’ouest d’Athènes. Fondé au cours du IIe millénaire av. J.-C., le sanctuaire acquit un caractère panhellénique à partir du VIIIe siècle av. J.-C. Aujourd’hui, la ville a surtout un caractère industriel, tout en ayant conservé des échantillons de son ancienne physionomie avec les maisons de maître du début du XXe siècle (dans les rues Pangalou et Nikolaïdou, surtout), ainsi que ses quartiers aux maisons basses et aux anciennes usines. La zone portuaire aussi est intéressante, avec les vestiges de la jetée antique. Cependant, le visiteur non averti ne peut imaginer le passé glorieux de cet endroit, son histoire, la mythologie liée aux divinités locales et à leur culte. Déméter et Perséphone Déméter, déesse de la nature, du printemps et de l’agriculture, était la principale destinataire du culte des anciens habitants d’Éleusis. Le mythe de Déméter et de sa fille Perséphone est, comme la plupart des mythes, allégorique.

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petits cafés-bars. À 4 km au nord se trouve un site archéologique important, celui de Thorikos, parmi les plus anciens établissements de l’Attique, où ont été mis au jour le plus ancien théâtre de l’espace grec, des parties de l’agglomération, des installations d’exploitation de métaux, une tour du IVe siècle av. J.-C., des cimetières et un sanctuaire de Déméter. Enfin, vers le cap s’étend le Parc National de Sounion, intéressant sur le plan naturel, archéologique et culturel.

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Il évoque la renaissance de la végétation après la «mort» de la période hivernale, ainsi que l’éternel désir d’immortalité de l’homme. Selon un hymne du VIIe siècle. av. J.-C., un jour la terre s’ouvrit en deux, laissant apparaître Pluton, le dieu du monde infernal, qui enleva la jeune Perséphone, l’emmenant dans son royaume pour en faire sa femme. Désespérée de la disparition de sa fille, Déméter partit à sa recherche. Après avoir erré en vain pendant neuf jours et neuf nuits, elle arriva épuisée au seuil du palais de Keleos, roi d’Éleusis, où elle demeura comme nourrice de son fils sans dévoiler sa nature divine. Quand sa véritable identité fut révélée, elle demanda qu’un temple soit construit en son honneur et elle s’y enferma, anéantie par la perte de sa fille. L’année suivante, aucune graine ne germa sur toute la terre. Zeus, alerté, dépêcha Hermès chez Pluton et finit par obtenir un compromis: Perséphone resterait dans le royaume de Pluton pendant un tiers de l’année et pourrait vivre avec sa mère le reste du temps. Déméter, ayant retrouvé la joie de vivre, 113

113. Vue du sanctuaire d’Éleusis. 114. & 115. Musée archéologique d’Éleusis: à gauche, statue en marbre d’un personnage en toge (seconde moitié du Ier s. apr. J.-C.); à droite, la «Coré en fuite».

permit à nouveau aux plantes et aux fleurs de pousser et à la terre de porter ses fruits. Les mystères d’Éleusis Ces cérémonies portaient le nom de mystères parce que la plus grande partie de leur déroulement était entouré d’un profond secret. C’est la raison pour laquelle nous connaissons aujourd’hui peu de choses du culte de Déméter, qui dura quinze siècles et eut des milliers d’initiés. Les Grands Mystères d’Éleusis commençaient à Éleusis même, point de départ d’une procession solennelle qui se dirigeait vers Athènes par la Voie sacrée, précédée de la prêtresse et des symboles sacrés du culte de Déméter. Ils se terminaient par des cérémonies en l’honneur des morts. Ils furent abolis au IVe siècle. de notre ère par l’empereur byzantin Théodose. À VOIR: Le site archéologique Pendant votre visite, souvenez-vous que la plus grande partie du sol que vous foulez si librement aujourd’hui fut interdit d’accès pendant des siècles en raison de son 114


Le Musée archéologique Les trouvailles faites lors des fouilles pratiquées dans le sanctuaire et la nécropole ouest sont exposées au Musée d’Éleusis. Ne manquez pas d’admirer l’amphore protoattique d’Éleusis (650 av. J.-C.): le col est orné d’une scène montrant Ulysse aveuglant le cyclope Polyphème, tandis que le corps montre Persée tuant Méduse. Vous verrez également la Coré du fronton de la Maison sacrée (490-480 av. J.-C.): il s’agit de la statue d’une petite fille en train de courir, la tête tournée vers la gauche. Cimetière ouest Il se trouve à proximité du site archéologique. C’était la nécropole la plus importante de la cité antique. Une rangée de tombes préhistoriques a été mise au jour, supposées

être celles des «Sept contre Thèbes». Pont romain Il se trouve à l’entrée est de la ville (près de la route Athènes-Corinthe). Il date du IIe siècle de notre ère. Construit en pierre sur 50 m de long, il faisait partie de la Voie sacrée. On voit aussi en certains endroits du centre ville des portions de l’aqueduc romain (125 apr. J.-C.). 7.1 Le Musée Archéologique de Mégare (Megara) Mégare se trouve à 21 km à l’ouest d’Éleusis. Ville importante dans l’Antiquité, elle vit naître Euclide, le poète Théognis, l’architecte Eupalinos. Son déclin vint après la guerre du Péloponnèse. Le Musée archéologique (22, rue Dimarhou Menidiati) abrite des objets en terre cuite et en marbre découverts dans la région et couvrant une période qui va du VIe siècle av. J.-C. à l’époque romaine. Parmi les plus précieux figurent un buste en terre cuite de Déméter (Ve s. av. J.-C.), un buste de femme en terre cuite (Ve s. av. J.-C.), une gargouille en forme de tête

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caractère sacré. Remarquez particulièrement, au centre du site, les vestiges du Télestérion, également connu sous le nom de Sanctuaire des mystères, la Maison sacrée, les Grands et les petits Propylées, le Ploutonion.

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EXCURSIONS JOURNALIÈRES EN ATTIQUE 116. La grande tombe de Marathon, haute de 9 m, aménagée pour recouvrir les 102 corps des 192 combattants athéniens morts dans la bataille victorieuse contre les Perses en 490 av. J.-C. 117. & 118. Vase de terre cuite de l’époque néolithique, provenant de la Grotte de Pan (Oinoè) (à gauche), et fragment du trophée qui fut dressé dans la plaine de Marathon après la victoire des Athéniens (à droite). Musée archéologique de Marathon.

de lion (350 av. J.-C. environ), une statue de femme péplophore (325-300 av. J.-C.). Il vaut également la peine de voir la Fontaine de Théagène, impressionnant ouvrage d’adduction d’eau datant de 500 av. J.-C., près de la place centrale de la ville. Comment s’y rendre. En voiture, empruntez la route nationale Athènes-Corinthe. En car: les n° A16 et B16 pour Éleusis partent de la place Koumoundourou à Athènes. Il existe pour Mégare une liaison par car (KTEL) qui part de la station de métro «Thissio» (tél. 210 32.44.448); on peut aussi prendre le train de banlieue (renseignements, cf. p. 122).

ARC ZOOLOGIQUE 8 P DE L’ATTIQUE (SPATA) Ce zoo, l’un des plus grands des Balkans, s’étend sur 12,8 ha dans la région de Gialou, près de Spata (à 15 km au nord-est d’Athènes). Sa visite est une expérience tout à fait à part, surtout pour les enfants. Il comprend un «Parc ornithologique», dont la collection d’oiseaux est la troisième au monde (1 500 oiseaux de 300 116

espèces différentes), des animaux de la ferme et de vastes cages reproduisant les conditions de vie de trois continents, le «Monde des serpents» avec ses pythons, ses boas, ses crocodiles, etc., l’exposition «Faune grecque» avec des animaux rares de Grèce (ours bruns, loups, chats sauvages, lynx, loutres, etc.), une «Savane africaine» (girafes, zèbres, antilopes, jaguars, léopards des neiges, lions blancs, etc.), le «Bois des singes», où le visiteur se retrouve dans l’espace même où vivent les singes, la section des félins (tigres, servals et ocelots), ainsi qu’une section des hippopotames, alligators, etc. Le zoo est ouvert tous les jours, de 9h au coucher du soleil. Comment s’y rendre. Prendre le bus 319 à la station de métro «Doukissis Plakentias». En voiture, prendre l’Attiki Odos, emprunter la sortie 18 en direc tion de Spata (si l’on vient de l’aéroport) ou 16P en direction de Rafina (si l’on vient d’Élefsina).

9 MARATHON Lorsqu’on vient à Athènes,


La bataille de Marathon Notre source essentielle d’informations sur la bataille de Marathon est l’historien ancien Hérodote. Il raconte qu’en 490 av. J.-C., la flotte perse débarqua 100 000 hommes 117

à Marathon. En face de cette immense armée se présentèrent seulement 11 000 Grecs (10 000 d’Athènes et 1 000 de Platées). Les Grecs l’emportèrent grâce au génie militaire de Miltiade. Après la victoire, Phildippidès, un soldat athénien envoyé pour annoncer la bonne nouvelle à sa cité, fit le chemin en courant depuis le champ de bataille jusqu’à l’agora d’Athènes. Une fois arrivé, il s’effondra et expira après avoir eu tout juste le temps de dire un mot: «victoire». En souvenir de cet évènement, la course actuelle du marathon reproduit le trajet franchi par Phildippidès et est symbolisée par la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques. À VOIR: La tombe de Marathon À côté du champ de bataille, à un kilomètre environ de la plage de Marathon, se trouve le monument consacré aux 192 Athéniens morts dans cette bataille (9 m de haut, 50 m de diamètre). Non loin de là (au lieu dit Mesosporitissa), se trouve la copie du trophée que les Athéniens dressèrent après 118

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il ne faut pas manquer d’aller visiter le site archéologique et le musée de Marathon. Marathon est aussi l’un des plus beaux endroits de l’Attique, ce que vous découvrirez avant même d’arriver à destination: la route traverse des vergers, des vignobles, des oliveraies et une végétation sauvage. Mais il y a aussi le lac artificiel de Marathon et son impressionnant barrage revêtu de marbre, construit en 1929. De nombreuses belles plages s’offrent à la baignade et aux bains de soleil dans la région. La plus réputée est celle de Schinia, située dans une région d’une beauté naturelle exceptionnelle – classée parc national –, où la forêt de pins se termine pratiquement là où commence le sable. On peut combiner l’excursion à Marathon avec la visite du site archéologique de Rhamnonte (Rhamnounda) (à 12 km de Marathon).

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Le Musée de la Course du marathon Il se trouve dans la bourgade de Marathon et présente dans Le Musée archéologique deux bâtiments une exposide Marathon tion du Musée olympique de Quoique modeste, ce musée Lausanne, cadeau de cette ville abrite, outre des trouvailles pro- à la ville de Marathon. On suivra venant des cités voisines, des dans le premier bâtiment l’hisobjets témoignant d’autres pé- toire du marathon olympique riodes et d’autres régions. Des à travers des textes, des phopièces importantes de l’époque tographies et d’autres objets; néolithique, telles celles qui dans le second bâtiment sont ont été trouvées dans la Grotte exposés des éléments relatifs de Pan à Oinoè, côtoient une aux vainqueurs olympiques, aux collection de stèles datant vrai- marathons de différentes villes, semblablement du IIe s. apr. J.- aux femmes dans la course du C., des portraits sculptés et des marathon, etc. inscriptions de la villa d’Hérode Rhamnonte Atticus (IIe siècle apr. J.-C.) (Rhamnous, Kato Souli) repérée non loin de là, ainsi que des trouvailles provenant Cet endroit tient son nom du du cimetière protohelladique mot rhamnos, qui désigne une (3000-2300 avant notre ère) variété de buisson qui pousse sis à l’endroit dit «Tsepi», et du dans toute la région. Dans les e sanctuaire égyptien d’Isis (II s. temps antiques, il était connu apr. J.-C.), avec des thermes pour son port et sa forteresse. e e romains (II -IV s. apr. J.-C.), sis Le site archéologique contient au lieu-dit «Brexiza». Près du les ruines de deux temples: Musée, sous un abri, se trouve le plus grand était consacré à le cimetière mésohelladique Némésis, déesse de la Ven(2000-1300 avant notre ère) geance divine, et c’est le plus et, juste à côté, la Tombe des important sanctuaire de cette Platéens, qui contient onze divinité en Grèce ancienne; le tombeaux de soldats de Platées plus petit était consacré à Thémorts dans la bataille. mis, déesse de la Justice. Tous la bataille (des fragments de l’original sont exposés au Musée archéologique de Marathon).

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119. Le théâtre, sur le site archéologique de l’Amphiareion. 120. Brauron (Vravrona): le Portique des Ourses, où vivaient les jeunes filles vouées à la déesse Artémis.


dans le pays, le plus important est l’Amphiareion, qui se trouve dans un défilé aux confins de l’Attique et de la Béotie. Le site est dominé par un théâtre antique d’une capacité de 3 000 spectateurs. Remarquez les cinq sièges de marbre blanc autour de la scène, qui portent une décoration sculptée et des inscriptions. Le temple se trouve à proximité de la source citée par le mythe. De style dorique, il fut construit au cours du IVe siècle av. J.-C., mais la plupart des ruines alentour 10 AMPHIAREION datent du VIe siècle av. J.-C. Comment s’y rendre Bien qu’Amphiaraos n’ait pas En voiture, c‘est à 48 compté parmi les divinités les km d’Athènes, sur la route plus connues de la mythologie grecque, il était assez populaire d’Oropos, que l’on trouve à droite sur la route nationale pour que douze temples ou sanctuaires lui aient été consa- qui relie Athènes à Lamia. Par car: deux lignes desservent le crés, selon nos connaissances site archéologique, mais en actuelles. Sa popularité était vous laissant à proximité: il faut due à ses dons de guérisseur encore marcher 3 km environ. et de devin. Selon le mythe, il Deux autres solutions sont ne naquit pas mais jaillit d’une possibles: prendre le car qui va source qui se trouvait près de à Agii Apostoli (et dans ce cas son temple, à côté d’Oropos. il faut descendre à Oropos, à Il participa à l’expédition des une distance de 3,3 km du site) Argonautes puis au siège de Thèbes par les Argiens, où Zeus ou celui qui va à Oropos. On peut descendre au cimetière intervint en personne pour lui de Markopoulo, à 3 km du site. sauver la vie. Parmi tous les Le départ de tous ces cars se temples qui lui sont dédiés 120

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deux datent du Ve siècle av. J.-C. On voit aussi les vestiges de la forteresse, d’un théâtre, de monuments funéraires, etc. La vue sur l’Eubée et son golfe depuis le site archéologique est sensationnelle. Comment s’y rendre On peut emprunter le car «Paralia Marathona» qui part de la rue Mavromateon (place Egyptou), près du Champ de Mars (Pedio tou Areos, tél. 210 82.10.872).

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trouve à la rue Mavromateon à Athènes (place Egyptou, tél. 210 82 30 179).

Puis elle demanda à un oracle de dire aux Athéniens que toutes que les fillettes de cinq à dix ans qui vivaient en Attique devaient 11 BRAURON (VRAVRONA) lui être consacrées. Les Athéniens obéirent à cette exigence L’excursion à Vravrona permet et amenèrent leurs filles au temple, où elles passaient de de combiner la visite d’un site longues périodes de leur enfance archéologique très intéresà servir la déesse et à participer sant (Brauron) à un trajet très aux cérémonies. Ces petites agréable, dans l’une des plus jolies régions de l’Attique, parmi filles étaient appelées «ourses». Les fêtes en l’honneur de la les champs verdoyants, les déesse s’appelaient Brauronia vignobles, les oliveraies, la ligne douce des collines et la présence et comportaient des concerts, des compétitions sportives et la constante du rivage du golfe d’Eubée. En été, si l’on ne craint déclamation de poèmes. pas la chaleur, la mer se prête À VOIR: tout à fait à un plongeon rapide Le site archéologique et reposant. Suivre les pancartes qui conduisent à Markopoulo On y constate la coexistence et Porto Rafti, puis tourner à des ruines du temple grec gauche à la pancarte Vravrona. antique d’Artémis avec une Le site archéologique et le église chrétienne du XVe siècle, musée se trouvent à gauche à consacrée à saint Georges. quelques kilomètres avant d’arri- Malheureusement, il ne reste ver à la mer. du temple antique que l’autel, si bien que nous ne connaissons L’Artémis de Brauron pas son aspect initial. Si l’on Brauron était consacré à emprunte le pont construit à la Artémis, déesse qui protégeait période classique et menant au les chasseurs, les animaux temple, on peut visiter le poret la naissance des humains. tique partiellement restauré. Courroucée par la mise à mort Le musée de deux jeunes ourses, elle provoqua une épidémie à Athènes. Musée modeste mais très 121

121. La portion la mieux conservée du fort de Gyftokastro (IVe s. av. J.-C.) est la partie nord, qui conserve sept tours carrées. 122. Portion des murs du fort d’Aigosthena.


12 NORD-OUEST DE L’ATTIQUE

De nombreux Athéniens possèdent une résidence secondaire dans cette région de villégiature où la nature est splendide, avec ses vastes pinèdes et ses belles plages, mais aussi ses beaux massifs montagneux (Kithaironas, Pastra, Pateras, Geraneia), qui 11.1 La grotte de Peania se prêtent à la marche à pied (Koutouki) et aux sports de montagne (cf. p. 127), ses villages traditionLa variété des roches et la nels (Alepohori, Vilia, Krikouki, diversité des stalactites et des stalagmites font de cette grotte Erithrès, etc.). Il y existe aussi une infrastructure hôtelière l’une des plus riches et des développée. plus intéressantes de Grèce. Sa surface totale est de 3 800 À VOIR: m²; elle se trouve sur le versant Eleftherès est du mont Hymette, à une Cité béotienne antique qui altitude de 540 m, à 4 km de passa sous la domination athéPeania, dans la Mésogée. nienne au VIe siècle avant notre Comment s’y rendre. ère. Le site archéologique (près Vravrona se trouve à 38 km du village de Vilia) contient d’Athènes. En voiture, on les fondations d’un temple suit la route de Markopoulo – du IVe siècle av. J.-C., des Porto Rafti, à la fin de l’avenue traces de maisons des temps Mesogion, après la banlieue archaïques jusqu’à la période d’Agia Paraskevi. Un bus qui paléochrétienne et les fondapart toutes les heures de la rue tions de deux basiliques de Mavromateon, au Champ de cette dernière époque. Sur une Mars (Pedio tou Areos, tél. 210 colline rocheuse domine le fort 82.30.179), dessert la région. de Gyftokastro (périmètre de 122

EXCURSIONS JOURNALIÈRES EN ATTIQUE

intéressant, dont les cinq salles abritent des objets provenant non seulement de la région de Vravrona mais aussi d’Anavyssos, de Perati et d’autres endroits de l’Attique. Ils couvrent une période qui va de l’âge du bronze à l’époque romaine. Les sculptures du sanctuaire d’Artémis sont considérées comme les pièces les plus importantes.

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EXCURSIONS JOURNALIÈRES EN ATTIQUE

860 m de mur), qui fut intégré par les Athéniens à leur projet défensif de l’Attique au IVe siècle av. J.-C. Le fort d’Aigosthena Il se trouve à Porto Germeno. Il date du IVe-IIIe siècle av. J.-C. et passe pour la citadelle ancienne la mieux conservée. Non loin de là subsistent les fondations d’une basilique à cinq nefs (Ve s. apr. J.-C.), avec un pavement de mosaïque, et sur l’acropole où se trouve le fort, on verra les vestiges de cellules d’un monastère médiéval et une petite église de la même époque, encore en fonction. Comment s’y rendre. Par la route nationale Athènes – Corinthe: tourner vers Mandra

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123. Poros, l’une des plus belles îles du Golfe Saronique. 124. Plusieurs des plus grandes marques de vêtements sont représentées à Kolonaki.

après Éleusis (distances indicatives depuis Athènes: Vilia, 54 km; Alepohori, 60 km; Erithrès, 61 km). Il existe aussi des liaisons par car (KTEL), au départ de la station de métro «Thissio», vers Erithrès, Porto Germeno et Mégare (tél. 210 32.44.448).

ÎLES DU GOLFE SARONIQUE Du port central du Pirée (porte E8) partent chaque jour des bateaux, ferry-boats et aéroglisseurs pour les belles îles du Golfe Saronique: Salamine, Égine, Angistri, Hydra, Poros et Spetsès. De nombreuses agences de voyages organisent aussi des croisières journalières vers ces îles.


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SHOPPING À ATHÈNES Athènes est une ville pleine de surprises agréables pour ceux qui sont à l’affût des bonnes affaires. Les bijoux en or et en argent constituent un intéressant domaine, étant donné la réputation universelle des dessinateurs grecs de bijoux. Les très nombreuses bijouteries, regroupées essentiellement dans les quartiers de Syntagma et de Kolonaki, proposent une ample collection de reproductions de bijoux grecs anciens mais aussi de pièces traditionnelles ou modernes. La plupart sont faits main par des artisans locaux. De nombreuses boutiques proposent également des objets en argent filigrané et turquoise provenant essentiellement de la ville de Ioannina,

en Épire, avec de très beaux motifs traditionnels. Il vaut la peine de visiter le musée du bijou Ilias Lalaounis. Il expose plus de 3 000 dessins de bijoux. Ses 45 collections témoignent de l’histoire du bijou grec, inspiré par l’art et l’architecture de onze civilisations successives, par la nature, la technologie et la biologie. Citons ici aussi les fameuses fourrures de Kastoria (ville du Nord de la Grèce), produit d’un art qui s’est perfectionné au fil des siècles. Le quartier de Syntagma compte nombre de ces magasins, où l’on trouve des manteaux, des vestes et des chapeaux de fourrure, dans des coupes classiques


SHOPPING À ATHENES

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ou modernes. Les bons achats incluent aussi les souvenirs, les objets artisanaux, les coupes en bronze. Les cuivres, les terres cuites, la céramique sont représentatifs de domaines dans lesquels Athènes s’est distinguée dès l’Antiquité. L’endroit idéal pour dénicher des pièces uniques de l’art de la céramique et des vases grecs est la banlieue de Maroussi, où 125. la plupart des créateurs et 110 Boutiques fabricants ont des boutiques d’articles de vente de leurs œuvres. traditionnels, de souvenirs, d’objets d’art populaire, etc., 126 rue Adrianou, à Plaka. 126. La rue Ermou est envahie quasiment tous les jours de l’année par la foule venue faire ses emplettes dans les nombreux magasins de marque qui y sont concentrés. 127. & 128. Athènes offre des possibilités variées de profiter de la ville avec les enfants.

Les pulls tricotés en laine ou en coton, d’une très bonne qualité et d’une coupe originale, sont aussi un bon achat à faire, ainsi que les articles divers et chaussures en cuir fabriqués par des créateurs grecs. Cette fois, il faut aller dans la rue Ermou et sur la place Kolonakiou. Il y a aussi de nombreux objets d’occasion, des antiquités dans diverses boutiques à Kolonaki, à Syntagma et Monastiraki: on y trouve des meubles, des coffres en bois peints à la main, des miniatures, des bibelots, etc.


ACTIVITÉS POUR LES ENFANTS Un séjour dans la capitale grecque offre aux parents de nombreuses occasions de connaître des moments de détente et de divertissement avec leurs enfants. On trouvera à Plaka le Musée des enfants et le Musée d’art de l’enfant grec (voir p. 29), deux endroits exceptionnels consacrés exclusivement aux enfants. Les parcs et espaces verts de la ville permettent des promenades ou des haltes de détente: le Jardin national (voir p. 48), le Champ de Mars (voir p. 64), le parc du Théséion (voir p. 43), le parc Eleftherias (voir p. 70), les collines du Lycabette (voir p. 52), de Philopappos (voir p. 13), des Nymphes (voir p. 14), de Strefi (voir p. 54) et de l’Ardettos (voir p. 51), ainsi que le parc qui s’étend entre l’Agora ancienne (voir p. 14) et le rocher de l’Aréopage (voir p. 13). Il existe en de nombreux endroits de la ville des jardins d’enfants équipés d’infrastructures modernes: place Dexamenis (à Kolonaki, voir p. 45), 127

dans le jardin du Zappeion (voir p. 49), à Neapoli (voir p. 53), au Théséion (voir p. 15), etc. Une grande partie du centre historique d’Athènes peut se parcourir à vélo en suivant le « Megalos Peripatos » (grande promenade, voir p. 8), le long des 3 km de voies piétonnes qui partent de l’Olympeion et aboutissent au Gazi en passant par les rues Dionysiou Areopagitou, Apostolou Pavlou et Ermou. On peut suivre une représentation du théâtre d’ombres traditionnel en plein air ou dans un espace couvert. On peut aussi visiter le Centre culturel «Ellinikos Kosmos» (voir p. 61), où des programmes culturels spécialement destinés aux enfants, mettant en jeu les nouvelles technologies, sont organisés, le Planétarium de la Fondation Evgenidion (voir p. 86), l’un des plus modernes au monde, le musée Goulandris d’Histoire naturelle et son Centre «Gaia» (voir p. 87), le Centre de préservation des tortues de mer de l’Associa128

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ACTIVITÉS POUR LES ENFANTS 112

tion «Archélon» (3e marina de Glyfada, www.archelon,gr), qui donne des informations sur la vie et la protection de cette espèce animale. Parents et enfants peuvent également s’amuser ensemble au plus grand parc d’attractions d’Athènes, «Allou Fun Park» (www.allou.gr), qui se trouve à Renti (à 7 km du centre), et à l’«Adventure Park», dans la forêt de Malakassa (à 38 km au nord d’Athènes, www. adventure-park.gr), où ont lieu des activités en relation avec la nature. Ils peuvent aussi visiter le Parc de sensibilisation environnementale «Antonis Tritsis» (dans les environs d’Ilion, à 8-10 km au nord-ouest du centre, www. parkotritsi.gr) et se promener, faire du cheval ou du vélo parmi ses 120 ha de faune et de flore, ses étangs artificiels et ses petites rivières, se reposer dans des jardins d’enfants, admirer une exposition de reptiles rares, acheter des produits bio et traditionnels, prendre un café, etc. Ou encore, le Jardin botanique Diomidous (voir p.94) et le Parc zoologique Attikos (voir p. 102), l’un des plus vastes jardins zoologiques des Balkans. 129

129. L’Attique possède des dizaines de belles plages facilement accessibles depuis le centre d’Athènes.

Les promenades à pied, pique-niques et balades à vélo peuvent aussi se faire sur les très belles hauteurs qui entourent Athènes: le Parnitha (voir p. 88), où se situent les propriétés verdoyantes (4.200 ha) et le vieux palais d‘été de l’ancienne famille royale de Grèce, à Tatoï, à 15 km au nord-ouest d’Athènes; le Pendéli (voir p. 90) et l’Hymette (voir p. 90). Enfin, ceux qui souhaitent prendre un bain de mer doivent savoir que l’Attique a le privilège exceptionnel de disposer de dizaines de plages organisées (équipées d’infrastructures pour les sports nautiques) ou libres d’accès, depuis les banlieues sud (voir p. 73) jusqu’au cap Sounion (voir p. 97) ou le long de ses côtes à l’est et à l’ouest (voir p. 121 pour des informations détaillées sur les plages de l’Attique). Les plages les plus proches sont entre 20 et 45 mn du centre d’Athènes et accessibles par bus, par le tram (jusqu’à Voula) ou en taxi; les plus éloignées (90 mn), par cars interurbains, train de banlieue ou en voiture (voir p. 122 pour les moyens de transports).


VIE NOCTURNE Athènes donne à ses visiteurs l’impression de ne jamais dormir. On dit même qu’en fait, c’est la nuit qu’elle vit. Et c’est exact en grande part. Aucune autre ville au monde n’offre autant de possibilités de se divertir la nuit que cette cité à la fois antique et si contemporaine. Les choix sont multiples: pièce de théâtre antique dans un théâtre datant de l’époque où a été écrite la pièce; orchestres de réputation internationale interprétant du Beethoven ou du jazz dans l’une des salles de concert parmi les plus modernes d’Europe; scènes musicales et clubs uniques au monde par la variété et l’inventivité. La capitale grecque est capable de combler les noctambules. Quel que soit leur divertissement préféré, ils constatent vite que la vie nocturne à Athènes se distingue par la diversité et la qualité de ses possibilités, ce qui permet d’en profiter toute

la nuit. Le seul problème est que le lendemain, il reste un tas de choses à voir. On peut commencer la soirée dans l’un des bons restaurants ou dans une taverne grecque typique qui fleurissent partout dans la ville. L’atmosphère est toujours sans affectation, amicale et détendue, et les plats excellents. On peut aller dans une taverne où des musiciens jouent de la musique grecque, ou dans l’un des innombrables bars, clubs ou cabarets qui jouent tous les genres de musique possibles et attirent une large clientèle. Il y en a dans les quartiers centraux de la ville et dans toutes les banlieues (Kifissia, Faliro, Vouliagmeni, Voula, Varkiza, etc.). On dit qu’une nuit à écouter les bouzoukis est toujours une expérience qui demeure inoubliable. La visite de l’un de ces cabarets mérite le détour: on y entend de la musique grecque authentique, on y chante et on y danse avec les habitués.

130. & 131. Il existe partout en ville mais aussi dans les banlieues des tavernes traditionnelles où l’on peut se distraire à la grecque. 130

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VINS ET GASTRONOMIE Les saveurs inimitables de sa cuisine font de la Grèce un pays à part. Tant que vous serez dans ce pays, les agréables surprises gastronomiques ne manqueront pas. À l’opposé de l’idée que se font la plupart des gens concernant la cuisine grecque, vous découvrirez qu’elle ne se résume pas au moussaka, au souvlaki et à la salade paysanne, mais qu’elle est riche d’une grande variété de plats qui peuvent satisfaire pleinement les goûts gastronomiques tant des végétariens que des amateurs de viande. D’ailleurs, il ne saurait en être différemment dans un pays qui a vu naître les symposiums et les philosophes épicuriens. Plus exactement, c’est Archestrate qui écrivit en 330 av. J.-C. le premier livre de cuisine de l’histoire et qui rappelle que la cuisine est un signe de culture. La Grèce a une tradition gastronomique de 4 000 ans. Et comme c’est le cas dans la plupart des cuisines nationales, la gastronomie grecque a été influencée par les pays voisins, tant de l’Orient que de l’Occident, et les a influencés à son tour.

LA CUISINE GRECQUE TRADITIONNELLE Ce qui distingue la cuisine grecque traditionnelle des autres cuisines nationales, c’est la combinaison des facteurs suivants: de très bons produits de base, la philosophie grecque appliquée à l’alimentation et à l’idée de partage du repas en commun, le pays lui-même, toute une ambiance. Les produits de base La cuisine grecque a quatre secrets: les bons produits frais,

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132. Déguster un bon repas avec des amis fait partie de la vie quotidienne des Grecs. 133. Salade grecque traditionnelle («villageoise»). 134. La pâte sucrée de mastiha est aussi connue sous le nom de «sous-marin» parce qu’elle est servie dans un verre d’eau.

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l’usage savant des herbes et des épices, la célèbre huile d’olive grecque et la simplicité. L’huile d’olive mérite qu’on s’y arrête un instant. Elle accompagne quasiment tous les plats grecs, souvent en abondance; elle est d’excellente qualité et très bonne pour la santé. Il est de notoriété publique que grâce à la clémence du ciel en Grèce, la culture en serre est assez peu répandue. La plupart des légumes sont cultivés selon des méthodes naturelles et conservent tout leur arôme et


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La «philosophie» grecque Le moment de la journée où les Grecs se rassemblent autour d’une table pour manger ou grignoter des mézés avec un ouzo est pieusement respecté par tous les habitants de ce pays. Partager un repas avec des amis à la maison, au restaurant ou dans une taverne est une habitude profondément ancrée dans les mœurs. Le mot grec «symposium», aussi vieux que le pays, signifie mot à mot «boire en compagnie». L’ambiance dans les restaurants et les tavernes typiques est très détendue, simple, sans affectation. D’un autre côté, la préparation du repas obéit à des règles sacrées. Les cordons bleus jouissent d’une grande estime dans leur entourage, et toute femme qui sait bien tenir son ménage est aussi bonne cuisinière. Un bon cuisinier peut passer des jours à préparer un repas pour ses amis. L’ambiance générale Installez-vous à l’ombre d’un arbre dans une petite taverne au bord de l’eau dans une île grecque, sirotez un verre d’ouzo ou de vin accompagné d’un poulpe grillé ou d’un autre plat 134

VINS ET GASTRONOMIE

leur saveur. On est surpris par le goût qu’ont su conserver les tomates, les choux, les carottes, les oignons, le persil ou l’ail. Parallèlement, on ne saurait oublier la riche saveur des fruits frais comme le raisin, les abricots, les grenades, les cerises, les melons, les pastèques, etc. Les herbes, que presque tous les Grecs savent aller cueillir dans les montagnes ou les champs, sont réputées pour leur goût, leur arôme et leurs vertus curatives. Au hasard des plats que vous dégusterez, l’arôme de l’origan, du thym, de la menthe sauvage ou du romarin enchanteront votre palais. Il ne faut pas manquer de goûter les fromages grecs, et notamment la fameuse feta. Pour ce qui est de la viande, étant donné que les moutons et les chèvres sont élevés en liberté et que les pâturages sont particulièrement fertiles, elle a un goût exceptionnel, que l’on ne trouve plus ailleurs. Les fruits de mer de la Méditerranée passent également pour plus goûteux que ceux des océans, et la mer Égée et la mer Ionienne sont très propres et poissonneuses. Le poisson frais cuit sur la braise est un véritable délice.

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VINS ET GASTRONOMIE

grec. Une fois rentré chez vous, essayez de reproduire l’expérience en préparant le même plat et en servant la même boisson. Quel que soit le lieu où vous vous trouviez, vous découvrirez vite que les goûts ne sont plus les mêmes. Ce n’est pas votre palais qui est devenu moins sensible, ce ne sont pas vos capacités de cuisinier qui sont en cause: ce qui manque, c’est l’ambiance grecque du plaisir du repas. La combinaison de ce que l’on mange et de l’endroit où on le mange ne peut être répétée, exportée ou copiée. L’expérience ne marche qu’en Grèce.

LES VINS GRECS Non contente d’être la terre natale de Dionysos, dieu du vin, la Grèce a aussi vu apparaître la première «appellation d’origine de qualité supérieure» dans l’histoire. Elle était réservée aux vins des îles de Chio et Thassos, réputés dans tout le monde antique. Pour diverses raisons historiques et sociales, auxquelles se sont ajoutées des catastrophes naturelles, l’art 116 de la vinification a été négligé 135. Les entre le milieu du XIXe siècle et tomates et le début des années 1960, où poivrons farcis de riz, de viande ou 135 de légumes sont l’un des plats les plus appréciés de la cuisine grecque. 136. Les amusebouche de la mer, partie intégrante de la gastronomie grecque. 137. & 138. L’Attique est une région traditionnelle de production de vin de grande qualité.

les anciennes traditions furent remises à l’honneur. On peut désormais trouver de très bons vins dans toutes les régions de Grèce. Quand on déguste un vin grec, on doit songer qu’il provient d’excellentes récoltes résultant de variétés de cépages ignorées du public amateur du vin d’Europe occidentale. Les vins grecs se divisent en quatre catégories: 1) Vins d’appellation d’origine contrôlée 2) Vins d’appellation d’origine de qualité supérieure 3) Vins locaux 4) Vins de table Vins d’appellation d’origine contrôlée Cette catégorie comprend uniquement des vins doux comme le Mavrodafni de Céphalonie et de Patras, le Moschato de Patras, de Limnos, de Céphalonie, de Rhodes, et le vin doux de Samos. Vins d’appellation d’origine de qualité supérieure (OPAP) Elle comprend de nombreux vins qui comptent parmi les


meilleurs de Grèce. 20 régions ont jusqu’à présent le droit à cette appellation. Dans le Nord du pays, on trouve les appellations Zitsa, Aminteo, Goumenissa et Naoussa. En Chalcidique, l’appellation Plagiès Melitona; en Thessalie, celles d’Anchialos et Rapsani; près d’Athènes, celle de Kantza; dans le Péloponnèse, celles de Patras, Mantineia et Nemea; dans les îles Ioniennes, on trouve le Robola de Céphalonie et dans les îles de Paros, Limnos, Rhodes et Santorin, les appellations Paros, Limnos, Rodos, Santorini. Enfin, il existe en Crète les appellations d’Arkanès, Peza, Sitia et Dafnès. Les deux autres catégories, à savoir les vins locaux et les vins de table, réservent, elles aussi, de belles surprises aux amateurs. Le vignoble attique L’Attique est traditionnel137

lement une région qui produit un vin de grande qualité. Le vignoble s’y étend sur 6.538,5 ha. Les variétés cultivées sont les suivantes: Savatiano, Athèri, Vilana, Moschato blanc, Roditis, Asyrtilo, Robola, Moschato d’Alexandrie, Moschato de Hambourg, Fileri, Malagouzia (blancs grecs), Mandilaria, Agiorgitiko (rouges grecs), Chardonnay, Sauvignon blanc, Ugni blanc, Sémillon (blancs étrangers), et Merlot, Cabernet Sauvignon, Carignan, Syrah, Tempranillo (rouges étrangers). La région de l’est de l’Attique est aussi renommée pour sa retsina, vin populaire qui accompagne parfaitement la cuisine méditerranéenne. Pour plus d’informations, s’adresser à l’Union des vignerons du vignoble de l’Attique (Enosi Oinoparagogon Ampelona Attikis), tél.: 210 60 38 019, site: www.enoaa.gr 138

VINS ET GASTRONOMIE

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INFORMATIONS GÉNÉRALITÉS

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La Grèce se situe à l’extrémité sud-est de l’Europe. Elle a 10.815.000 habitants. Son régime politique est celui d’une république parlementaire; elle fait partie de l’Union européenne depuis 1981. Athènes se trouve dans le département (nome) de l’Attique et s’étend dans le bassin Attique, entouré des massifs montagneux de l’Egaleo, du Parnès (Parnitha), du Pendéli et de l’Hymette. Avec ses banlieues et la ville voisine du Pirée, elle constitue un ensemble habité de 4 millions d’habitants environ. Monnaie. Depuis le 1er janvier 2002, la Grèce a pour monnaie l’euro. On peut changer des devises à l’aéroport, dans les bureaux de change privés et dans toutes les banques. Indicatif téléphonique. Pour appeler la Grèce, il faut composer le 30. Heure. La Grèce a sept heures d’avance sur l’heure de l’Est (Eastern Standard Time), deux heures d’avance sur l’heure de Greenwich et une heure sur celle de l’Europe Centrale. Climat. Athènes a un climat tempéré, avec plus de 260 jours de soleil par an. La température moyenne à Athènes est: Mois

Température (en °C)

janvier 10.3 février 10.6 mars 12.3 avril 15.9 mai 20.7 juin 25.2 juillet 28 août 27.8 septembre 24.2 octobre 19.5 novembre 15.4 décembre 12

LA MEILLEURE SAISON POUR VENIR

Inutile de se demander quel est le meilleur moment pour venir à Athènes, la réponse est: à toute époque de l’année. Cependant, la haute saison touristique proprement dite dure d’avril à octobre, avec une pointe en août.

FÊTES NATIONALES ET JOURS FÉRIÉS Premier de l’An: le 1er janvier. Épiphanie: le 6 janvier. Bénédiction des eaux dans la région du Pirée: des jeunes gens plongent dans la mer pour repêcher la croix qui y a été jetée. Lundi Pur (lundi maigre): 41 jours avant Pâques. Les Grecs vont à la campagne lancer des cerfs-volants, mangent des plats de jeûne pour fêter le début du carême. Les Athéniens se retrouvent surtout sur la colline de Philopappos et autres hauteurs de la ville. Jour de l’Indépendance et Annonciation: le 25 mars. Défilé militaire. Pâques. Du Lundi saint au Lundi de Pâques. Chaque église orne un tombeau du Christ pour le Vendredi saint; dans la soirée, tous les fidèles suivent ce tombeau promené en procession en tenant une bougie allumée et en chantant des hymnes, dans chaque ville et village de Grèce. Résurrection: elle est célébrée à minuit, la veille de Pâques, avec des feux d’artifices et des cierges. Dimanche de Pâques: les Grecs mangent traditionnellement de l’agneau rôti à la broche. La fête s’accompagne de chants et de danses pendant toute la journée. Fête du Travail: le 1er mai. Nombreuses fêtes des fleurs dans toute la Grèce. Dormition de la Vierge (Assomption): le 15 août. 28 octobre: Fête nationale. Défilé militaire. Noël: Le 25 décembre, mais le 26 est également férié.

AUTRES FÊTES TRADITIONNELLES: Carnaval: Il dure 3 semaines, jusqu’au Lundi Pur. À Athènes, il se déroule essentiellement à Plaka. Fête du vin: dans différentes communes. Semaine nautique: Fêtée à Faliro. Pentecôte: 50 jours après Pâques.


Pour toute information concernant les ambassades ou les consulats de tous les pays, s’adresser à l’Office National Hellénique du Tourisme (EOT) ou au ministère des Affaires étrangères, Bureau d’information du public, 3, rue Akadimias (rezde-chaussée), tél.: 210 36 82 048, fax: 210 36 82 474, email: apodimosypex@kep.gov.gr, site: www.mfa.gr, ouvert de 8 h à 18 h.

SIGLES Voici le sens de quelques sigles grecs que vous ne manquerez pas de lire au hasard de vos promenades: EOT (EOT): Office National Hellénique du Tourisme

Rue Mitropoleos, place Syntagma tél.: 210 3319501, 210 3226253 Ouvert tous les jours de 7h30 à 20h, le samedi de 7h30 à 14h, le dimanche de 9h00 à 13h30. 100, rue Eolou, place Omonia. tél.: 210 3216024, 210 3247690 Ouvert tous les jours de 7h30 à 20h, le samedi de 7h30 à 14h. 60, Place Mitropoleos. tél.: 210 3218143 Ouvert tous les jours de 7h30 à 20h, fermé le samedi et le dimanche. Postes grecques (ELTA.): Renseignements tél.: 800 1182000 site: www.elta.gr Télégrammes, Grèce et étranger: tél.: 136

ΟΑΣΑ (OASA): Transports urbains

Courrier rapide (Service porte à porte): tél.: 800 1183000 (appel gratuit), 210 6073000 (à partir d’un téléphone mobile)

ΟΣΕ (OSE): Chemins de fer de Grèce

Expédition de paquets: tél.: 210 5249359

ΕΛΠΑ (ELPA): Assistance routière ΕΛΤΑ (ELTA): Postes helléniques ΚΤΕΛ (KTEL): Cars interurbains

OTE (OTE): Téléphone de Grèce

COURANT ÉLECTRIQUE En Grèce, le modèle est le courant alternatif de 220V (50Hz).

INTERNET Un certain nombre d’endroits dans Athènes (place Syntagma, place Kotzia, quartier du Thissio, etc.) offrent la possibilité d’une connexion sans fil gratuite à Internet (informations: www. athenswifi.gr), de même que de nombreux lieux publics (musées, librairies, etc.). De plus, il existe de nombreux cafés Internet dans la plupart des quartiers et banlieues d’Athènes, du Pirée et dans les autres régions de l’Attique.

POSTES Les pancartes signalant les bureaux de poste sont de couleur bleue et les boîtes aux lettres sont jaunes. Les bureaux de poste d’Athènes sont ouverts du lundi au vendredi de 7h30 à 14h. Les trois suivants restent ouverts plus longtemps:

INFORMATIONS

AMBASSADES – CONSULATS

TÉLÉPHONES D’URGENCE POLICE Direction générale de la Police d’Attique: 173, av. Alexandras, standard tél.: 1033, 210 6476000 Premiers secours: tél.: 100, 112 Service de lutte contre les stupéfiants: tél.: 109, 210 6476215, 210 6447534 Police de la route d’Athènes: tél.: 210 5284000 Direction de la Police du Pirée: 37, rue Iroon Politechniou, standard tél.: 210 4174471 Police de la route du Pirée: tél.: 210 4139263-4 Police de la route de l’aéroport: tél.: 210 3536899 ELPA: 395, rue Mesogion, standard tél.: 210 6068800 Assistance routière ELPA tél.: 10400

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INFORMATIONS

ASSISTANCE MÉDICALE: Centre des premiers secours: tél.: 166 Hôpitaux, pharmacies, médecins de garde: tél.: 1434 (en grec) Informations d’ordre médical en grec et en anglais: tél.: 210 8983146 Assistance médicale d’urgence: tél.: 210 7460000 SOS médecins: tél.: 1016. Centre national de transfusion sanguine: tél.: 210 2410 000 Centre antipoison: tél.: 210 7793777 Ligne téléphonique SIDA: tél.: 210 72 22222 (lun-ven de 9h à 21h) Assistance sociale et psychologique d’urgence: tél.: 197 (24h sur 24) Pompiers: tél.: 199

INFORMATIONS TOURISTIQUES 120

OFFICE NATIONAL HELLÉNIQUE DU TOURISME (EOT): Bureaux centraux: 7, rue Tsoha – 115 21 Athènes, tél.: 210 8707000, 210 8707088, 1572 email: info@gnto.gr site: www.visitgreece.gr Bureau à Athènes: 18-20, rue Dionysiou Areopagitou, tél.: 210 3310392, 210 3310716, 210 3310347 fax: 210 3310640 Bureaux de l’EOT à l’étranger: s’adresser aux bureaux centraux de l’EOT ou visiter son site: www.visitgreece.gr POLICE TOURISTIQUE Elle fait partie de la Police grecque (EL.AS) et est composée d’hommes et de femmes spécialement formés, qui ont vocation à renseigner et aider les touristes chaque fois que nécessaire. Ils ont aussi compétence de résoudre les litiges mineurs entre touristes et

entreprises touristiques. Ils parlent tous des langues étrangères. Ils se reconnaissent au galon «Police touristique» qu’ils portent à l’épaule de leur uniforme. Pour des informations touristiques, appeler le 1571 à toute heure du jour et de la nuit et en tout point du pays. Commissariat de la Police touristique d’Athènes: 43-45, rue Veïkou, Koukaki, tél.: 210 9200724-26-27-2930-32 Commissariat de la Police touristique du Pirée: Akti Xavierou, tél.: 210 4290664-5 Mairie d’Athènes (informations): tél.: 1595

HÉBERGEMENT HÔTELIER Il existe à Athènes et dans la région (banlieues, Le Pirée, Attique) plus de 700 hôtels de toutes les catégories, avec environ 63 000 lits. Beaucoup ont été rénovés et modernisés récemment et disposent d’infrastructures modernes de grand standing. Pour tout renseignement concernant des réservations de chambres dans des hôtels de toute catégorie, dans les campings, etc., s’adresser à l’EOT ou aux organismes compétents: Chambre hôtelière de Grèce: 24, rue Stadiou – 105 64 Athènes, tél.: 213 2169900, 213 2169925 email: info@grhotels.gr site: www.grhotels.gr Confédération des hôteliers de Grèce (POX): 24, rue Stadiou – 105 64 Athènes, tél.: 210 3312535-6 fax: 210 3230636 email: info@hhf.gr site: www.pox.gr Union des propriétaires de campings de Grèce: 9, rue Mavromihali, 106 73 Athènes, tél.: 210 3621560 fax: 210 3621918 email: gr-camp@otenet.gr site: www.greececamping.org Organisation grecque des auberges de jeunesse: 75, rue Damareos, tél.: 210 7519530, 210 7510616 email: yhostels@otenet.gr


VISITES GUIDÉES – EXCURSIONS Si vous souhaitez suivre une visite guidée d’Athènes ou en Attique, dans les îles du Golfe Saronique ou dans d’autres régions de Grèce (Delphes, Mycènes, Épidaure, les Météores, la Grèce du Nord, etc.), adressez-vous à l’EOT ou à l’Association des agences touristiques et de voyage de Grèce (HATTA): 11, rue Iosif Rogon – 117 42 Athènes, tél.: 210 9223522 fax: 210 9233307 email: hatta@hatta.gr; site: www.hatta.gr. LOCATION DE VOITURES Il existe à Athènes de nombreuses agences fiables de location de voitures, la plupart se trouvant sur l’avenue Syngrou. Pour plus d’informations sur ce point, s’adresser à l’Association des agences touristiques de location de voitures: 31, rue Viltanioti, Kato Kifissia, 145 64 Athènes, tél.: 210 6264281 fax: 210 6264289 email: steea@steea.gr, site: www.steea.gr AFFRÉTEURS Si vous voulez louer un yacht, adressez-vous aux organismes suivants: Association grecque des courtiers et experts en bateaux de plaisance: Bureau A1 à la marina de Zea, 185 36 – Le Pirée, tél.: 210 4533134 fax: 210 4599563 email: hyba@ath.forthnet.gr, site: www.hyba.gr Union des propriétaires de bateaux grecs de plaisance: Immeuble de l’Administration de la marina de Zea, 185 36 – Le Pirée, tél.: 210 4526335 fax: 210 4280465 site: www.hpyoa.gr

PLAGES Athènes est la seule capitale européenne sise en bord

de mer. Il existe dans les banlieues sud, le long du Golfe Saronique (de la région de Paleo Faliro à Vouliagmeni), mais aussi dans les autres parties de l’Attique, des dizaines de plages libres ou organisées, aux eaux propres et faciles d’accès. Plusieurs arborent le drapeau bleu européen, gage de qualité attribué chaque année aux plages et marinas répondant à des critères sévères de propreté de l’eau et de la côte, de bonne organisation, de sécurité et de protection de l’environnement côtier. Pour la liste des plages, consulter le site www.blueflag.org .

INFORMATIONS

OPÉRATEURS TOURISTIQUES

PLAGES ORGANISÉES (entrée payante). Plage Agiou Kosma, Alimos, Grand Beach Lagonissi, Asteria Seaside, plage Astera de Vouliagmeni, lac de Vouliagmeni, côte attique de Vouliagmeni, côte de Voula 1, côte de Varkiza, Plages d’accès libre. Sud de l’Attique: Batis et Edem (Paleo Faliro), Vouliagmeni – Deftero Limanaki, Anavissos – Eden et Thimari, Sounion (KAPE, Legrena, temple de Poséidon, côte de Sounion-Poséidon), île Patroklou. Est de l’Attique: plage de Keratea (Kakia Thalassa), Porto Rafti (Avlaki – Agia Marina, Erotospilia), Vravrona – Artémis (Hamolia, plage Agiou Nikolaou Artemidos), Rafina (plage Marikès, Kokkino Limanaki) Nea Makri (Zouberi, Mati, plage de Nea Makri), Marathonas (Schinias – Karavi, Dikastika, Rhamnous, Sessi). Nord de l’Attique: Oropos (Agii Apostoli, côte Kalamou, Oropos – Nea Palatia, Pigadakia Halkoutsiou). Ouest de l’Attique: Porto Germeno, Psata, Strava.

MARINAS Il existe en Attique 6 marinas, d’une capacité totale de 3000 places environ: marina d’Alimos: tél.: 210 9880000 fax: 210 9853151 site: www.alimos-marina.gr marina de Flisvos: tél.: 210 9871000-2, fax: 210 9871060 site: www.flisvosmarina.com

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INFORMATIONS

marina de Glyfada: Bureau central: tél.: 210 8912362 fax: 210 8947284 1re marina: tél.: 210 8947353 2e marina: tél.: 210 8949374 3e marina: tél.: 210 8941389 4e marina: tél.: 210 8947920 site: www.aegean-marinas.eu

MÉTRO D’ATHÈNES

marina de Vouliagmeni: tél.: 210 8960012-4 fax: 210 8960415 site: www.vouliagmeni-marina.gr.

Il relie le centre d’Athènes (place Syndagma) aux banlieues sud (vers Voula et Neo Faliro – Stade Irinis kai Filias). Son prolongement est prévu jusqu’au centre et au port du Pirée. Le vendredi et le samedi, le tram fonctionne 24h sur 24, toutes les 40 mn entre minuit et 5h du matin, site: www.tramsa.gr

marina de Zea (Le Pirée): tél. 210 4559000, fax: 210 4559031, site: www.medmarinas.com marina olympique de Lavrion: tél.: 22920 63700 site: www.olympicmarine.gr . Pour davantage d’informations, s’adresser à l’EOT ou la

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Société du développement touristique (ETA): 7, rue Voulis – 105 62 Athènes, tél.: 210 3339516 fax: 210 3339507 email: info@etasa.gr site: www.tourism-development.gr.

DÉPLACEMENTS Les moyens de transports d’Athènes (bus, trolleys, métro et tram) circulent de 5h du matin à minuit. Il convient de se munir d’un ticket ou d’une carte d’abonnement aux endroits indiqués dans les stations. Le ticket doit être composté au moment où l’on monte et est valable pendant 1h30, quels que soient le nombre de trajets et la direction. En cas de défaut, l’amende est de 60 fois le prix du ticket. LIGNES DE BUS URBAINS, TROLLEYS Les lignes de bus et de trolley couvrent l’ensemble d’Athènes, du Pirée et de leurs banlieues. Pour un meilleur service, certaines lignes reliant des points essentiels du bassin d’Athènes fonctionnent 24 h sur 24 (informations sur les trajets: tél.: 185, en grec, site: www.oasa.gr).

Le complexe urbain de la capitale grecque dispose de l’un des réseaux les plus luxueux et les plus propres d’Europe, et qui ne cesse de s’étendre. Il y a dans chaque station un tableau indiquant les horaires et les lignes. Le vendredi et le samedi, le métro fonctionne jusqu’à 2h du matin; site: www.ametro.gr TRAM D’ATHÈNES

TOURS TOURISTIQUES on trouvera dans le quartier de Syntagma différents bus touristiques qui permettent de voir les monuments les plus importants d’Athènes et de parcourir la plus grande partie du centre de la ville. Il y a aussi, au départ de Syntagma et de Plaka, de petits trains touristiques qui parcourent le centre historique. Enfin, dans la rue Dionysiou Areopagitou (près de l’Acropole), des calèches traditionnelles permettent de faire un tour dans les environs. TRAIN DE BANLIEUE Il relie Athènes à l’aéroport «Eleftherios Venizelos» et à la ville de Kiato (105 km à l’ouest d’Athènes, dans le Péloponnèse), en faisant des arrêts. Les informations concernant les trajets sont affichées aux stations; site: www.proastiakos.gr AÉROPORT INTERNATIONAL D’ATHÈNES «Eleftherios Venizelos»: Spata 190 19 – Grèce, tél.: 210 3530000 fax: 210 3530001 site: www.aia.gr. Au départ de l’aéroport, lignes n° Ε95 (vers Syntagma, Athènes), Ε96 (vers Le Pirée), Ε92 (vers Kifissia), Ε93 (vers la station de cars interurbains), Ε94 (vers la station de métro «Ethniki Amina») et Ε97 (vers la station de métro «Dafni»). Il y a également une


Lignes aériennes Olympic Air: informations et réservations, tél.: 210 3550500, 801 8010101 site: www.olympicair.com Aegean Airlines: informations et réservations, tél.: 801 1120000 (à partir d’un téléphone fixe) 210 6261000 (à partir d’un téléphone mobile) site: www.aegeanair.com CHEMINS DE FER DE GRÈCE (ΟSE) 1-3, rue Karolou, informations sur les horaires de trains pour la Grèce et l’étranger, tél.: 1110, 210 5297777 site: www.ose.gr. LIAISONS MARITIMES Informations sur les horaires: tél.: 14944 (en grec), 14541 (en anglais) Capitainerie centrale du Pirée: tél.: 210 4226000 Capitainerie de Rafina: tél.: 22940 22300 Capitainerie de Lavrion: tél.: 22920 25249 GARES ROUTIÈRES Les cars à destination de l’Attique et des autres régions du pays partent de trois gares différentes (informations, tél.: 14944, site: www.ktel.org): 1re Gare: 100, rue Kifissou, tél.: 210 5124910 2e Gare: 260, rue Liossion, tél.: 210 8317153 KTEL du département de l’Attique: tél.: 210 8230179 (Sounio, Oropos, Porto Rafti, Markopoulo); 210 8210872 (Marathon). TAXIS Tous les taxis sont équipés d’un compteur indiquant le prix de la course. Le chauffeur est tenu de le déclencher à chaque course. Entre 5h du matin et minuit est valable le tarif 1, et entre minuit et 5h, le tarif 2. Les taxis affichent la liste des tarifs en vigueur, qui

indique les tarifs qui définissent le prix de la course ainsi que les suppléments non compris dans le prix indiqué au compteur. Pour des informations ou des réclamations, tél.: 1019.

MUSÉES Il existe de nombreux musées et sites archéologiques à Athènes, au Pirée et dans leurs banlieues, mais aussi dans les régions alentour. La liste qui suit en indique quelquesuns. Pour plus d’informations, consulter le site http://odysseus.culture.gr

INFORMATIONS

liaison avec le chemin de fer de banlieue et le métro.

Musée archéologique National: 44, rue Patission, tél.: 210 8217717, 210 8217724 site: www.namuseum.gr (métro Viktoria). Musée de l’Acropole: 15, rue Dionysiou Areopagitou, tél.: 210 9000901 site: www.theacropolismuseum.gr (métro Akropoli) Musée de l’Agora d’Athènes: Portique d’Attale, agora, tél.: 210 3210185, (métro Monastiraki ou Thissio) Musée du céramique: 148, rue Ermou, tél.: 210 3463552 (métro Thissio) Musée epigraphique: 1, rue Tossitsa, tél.: 210 8217637 (métro Viktoria) Musée numismatique d’Athènes: 12, rue Panepistimiou («Iliou Melathron», maison de Schliemann), tél.: 210 3643774 210 3612540, site: www.nma.gr (métro Syntagma) Musée d’Art cycladique et grec ancien Goulandris: 4, rue Neofitou Douka, tél.: 210 7226321-3 site: www.cycladic-m.gr (métro Evanghelismos) Musée d’Art diachronique: Espace polyvalent «Athinaïs», 3436, rue Kastorias, Botanikos, tél.: 210 3480000 site: www.athinais.com.gr.

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INFORMATIONS

Musée Historique National: 13, rue Stadiou, tél.: 210 3237617 site: www.nhm.gr (métro Syntagma) Musée Benaki (bâtiment central): 1, rue Koumbari & Vass. Sofias, tél.: 210 3671000 site: www.benaki.gr - Bâtiment Odou Pireos: 138, rue Pireos (quartier du Gazi), tél.: 210 3453111 - Musée d’Art Islamique: 22, rue Agion Assomaton & 12, rue Dipilou (Céramique), tél.: 210 3251311-12 Musée Byzantin et Chrétien: 22, av. Vass. Sofias, tél.: 210 7211027, 210 7232178 site: www.byzantinemuseum.gr (métro Evanghelismos) Musée de la Guerre: 2, rue Rizari, tél.: 210 7252974-6 (métro Evanghelismos)

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Musée de la Ville d’Athènes (Fondation Vourou-Evtaxia): 5-7, rue Paparrigopoulou (place Klafthmonos), tél.: 210 32 31 397, site: www.athenscitymuseum.gr, (métro Panepistimio) Pinacothèque nationale – Musée Alexandros Soutzos: 50 av. Vass. Konstantinou, tél.: 210 7235857 site: www.nationalgallery.gr, (métro Evanghelismos) Glyptothèque nationale: Alsos Stratou, Goudi, entrée par l’avenue Katehaki, tél.: 210 7709855 (métro «Katehaki») Musée National d’Art Contemporain: à l’angle des rues Leof. Kallirois & Amvr. Frantzi tél.: 210 9242111-2 site: www.emst.gr, (Syngrou-Fix) Pinacothèque de la Mairie d’Athènes: à l’angle des rues Leonidou et Myllerou (quartier de Metaxourgio), tél.: 210 3231841 Musée Frissira: 3, rue Monis Asteriou, Plaka, tél.: 210 3234678 site: www.frissirasmuseum.com.

Musée «Herakleidon-Experience in Visual Arts»: 16, rue Iraklidon, quartier de Thissio, tél.: 210 3461981 site: www.herakleidon-art.gr (métro Thissio) Musée d’Art populaire grec: 17, rue Kidathineon, Plaka, tél.: 210 3229031, 210 3213018 site: www.melt.gr – Bâtiment du 22, rue Panos, tél.: 210 3214972 Musée des Instruments de musique populaire grecs: 1-3, rue Diogenous, Plaka, tél.: 210 3250198, 210 3254119-129 site: www.instruments-museum.gr Collection de céramiques Kyriazopoulou: Mosquée Tzistakari, Monastiraki, tél.: 210 3242066, site: www.melt.gr (métro Monastiraki). Musée hellénique des enfants: à l’angle des rues Vas. Georgiou II (n. 17-19) tél.: 210 3312995-6 site: www.hcm.gr. Musée d’Art de l’enfant grec: 9, rue Kodrou (prolongement de la rue Voulis), Plaka, tél.: 210 3312621, 21033 12750 fax: 210 3313734 site: www.childrensartmuseum.gr Musée d’Histoire de l’Université d’Athènes: 5, rue Tholou, Plaka, tél.: 210 3240861 Musée Kanellopoulos: 12, rue Theorias & Panos, Plaka, tél.: 210 3212313 Musée du Théâtre: 50, rue Akadimias, tél.: 210 3629430 (métro Panepistimio) Musée Eleftherios Venizelos: Parc Eleftherias, tél.: 210 7224238 (métro Megaro Mousikis) Centre d’arts du Parc Eleftherias: 10, rue Evzonon, tél.: 210 7232603 – 4 (métro Megaro Mousikis) Centre d’étude de la céramique moderne:


Pinacothèque municipale du Pirée: 29, rue Filonos, tél.: 210 4101401

Musée du Bijou Ilias Lalaounis: 12, rue Kalisperi, Acropole, tél.: 210 9221044 site: www.lalaounis-jewelrymuseum.gr (métro Akropoli)

Site archéologique de l’Olympeion: tél.: 210 9226330

«Technopolis» de la Mairie d’Athènes (musée industriel du Gaz & musée Maria Callas): 100, rue Pireos, Gazi, tél.: 210 3460981 site: www.technopolis-athens.com (métro Keramikos) Musée Juif: 39, rue Nikis, tél.: 210 3225582, site: www.jewishmuseum.gr Fondation de l’Hellénisme Majeur: 18, rue Pavlopoulou, Thissio, tél.: 212 2543800 site: www.fhw.gr – Centre culturel «Ellinikos Kosmos»: 254, rue Pireos – Tavros, Athènes, tél.: 212 2540000 site: www.hellenic-cosmos.gr Planétarium de la Fondation Evgenideion: 387, avenue Syngrou, Paleo Faliro (entrée par la rue Pendelis), tél.: 210 9469600, 210 9469642 site: www.eugenfound.edu.gr Collection archéologique de Kifissia: 30, rue Georganta & Kassaveti, Kifissia, tél.: 210 8085560 Musée Goulandris d’Histoire Naturelle: 13, rue Levidou, Kifissia, tél.: 210 8015870 site: www.gnhm.gr, Centre «Gaia»: 100, Othonos Str. Musée Vorré: Parodos Diadohou Konstantinou 1, Peania, tél.: 210 6642520, 210 6644771 Musée Archéologique du Pirée: 31, rue Har. Trikoupi tél.: 210 4521592 Musée de la Marine de Grèce: Akti Themistokleous, Le Pirée, tél.: 210 4286959, 210 4516264

Site archéologique du versant nord et sud de l’Acropole (théâtre de Dionysos, Portique d’Eumène, etc.) – entrée par la rue Dionysiou Areopagitou, tél.: 210 3224625

INFORMATIONS

4-6, rue Melidoni, Céramique, tél.: 210 3318491-6, site: www.potterymuseum.gr (métro Thissio)

Site archéologique de l’Acropole: tél.: 210 3210219 Site archéologique de l’Agora: tél.: 210 3210185 Site archéologique de l’Agora romaine: tél.: 210 3245220 Bibliothèque d’Hadrien tél.: 210 3249350 Site archéologique du Céramique: tél.: 210 3463552 Site archéologique de Sounion: tél.: 22920 39363 Site archéologique (musée) d’Éleusis: tél.: 210 5546019, 210 5543470 Musée archéologique de Mégare: 22, rue Dimarhou Menidiati, tél.: 22960 22426 Musée archéologique de Marathon: 114, rue Plateon, Marathon, tél.: 22940 55155 Tombe de Marathon: tél.: 22950 55462 Musée de la Course du marathon: à l’angle de l’avenue Marathonos et de la rue du 25-Mars, Marathon, tél.: 22940 67617 Site archéologique de Rhamnonte (Rhamnous): tél.: 22940 63477 Site archéologique de l’Amphiareion: tél.: 22950 62144 Musée archéologique de Brauron (Vravrona): tél.: 22990 27020 Parc zoologique de l’Attique (Spata):

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INFORMATIONS

Gialou, BP 38, Spata 19004, tél.: 210 66 34 724 site: www.atticapark.com

MANIFESTATIONS CULTURELLES Informations sur les évènements culturels qui ont lieu tout au long de l’année à Athènes dans les journaux en langue étrangère en vente dans les kiosques du centre (place Syntagma, place Omonia, etc.) ou sur le site: www.culture.gr FESTIVAL D’ATHÈNES Il a lieu depuis 1955 pendant les mois d’été (juin – septembre) au théâtre ancien (en plein air) d’Hérode Atticus (Irodion). Comptant parmi les meilleurs festivals européens, il présente chaque année d’excellents orchestres et artistes grecs et étrangers représentatifs du monde de la musique classique et moderne, de l’opéra, du ballet et du théâtre. Parallèlement, des représentations ont lieu au théâtre du Lycabette et dans d’autres espaces de théâtre et de concerts de la ville.

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Festival grec S.A.: 23, rue Makrigianni & 23, rue Hatzichristou – 117 42 Athènes, informations – réservations, tél.: 210 9282900 fax: 210 9282941 email: info@greekfestival.gr; site: www.greekfestival.gr Guichets centraux de vente de billets: 39, rue Panepistimiou (dans la galerie), tél.: 210 3221459, 210 3272000 heures d’ouverture: de 8h30 à 16h (lu-ve), de 9h à 14h30 (sa) Guichets de vente de billets du théâtre d’Hérode Atticus: tél.: 210 3232771 heures d’ouverture: de 9h à 14h & de 18h à 21h Guichets de vente de billets du théâtre du Lycabette: tél.: 210 7227233, 210 7227209 PALAIS DE LA MUSIQUE D’ATHÈNES av. Vass. Sofias & Kokkali – 115

21 Athènes, information – reservations tél.: 210 7282333 email: webmaster@megaron.gr; site: www.megaron.gr. Guichets centraux de vente de billets: heures d’ouverture: du lundi au vendredi, de 10h à 18h, samedi de 10h à 14h. Le jour des représentations, lundi-vendredi, de 10h à 20h30; samedi, de 10h à 14h et de 18 à 20h30; dimanche, de 18 à 20h30. Guichets au centre-ville: 8, rue Omirou (près de la place Syntagma), heures d’ouverture: du lundi au vendredi, de 10h à 16h. OPÉRA NATIONAL (ETHNIKI LYRIKI SKINI) C’est le plus ancien de Grèce. Il possède deux scènes (Olympia et Acropole) qui accueillent des représentations d’opéra et de ballet ainsi que des concerts (site: www.nationalopera.gr). Scène Olympia: 59, rue Akadimias, 106 79 Athènes, informations – réservations, 210 3612461, 210 3643725 fax: 210 3643577 Scène Acropole: 9-11, rue Ippokratous – 106 79 Athènes, informations – réservations, 210 3643700, 210 3608666 fax: 210 3608268 MAISON DES LETTRES ET DES ARTS DE LA FONDATION ONASSIS Hébergée dans un bel immeuble moderne de l’avenue Syngrou, elle propose des représentations de théâtre, de musique et de ballet de grande qualité, des expositions et des événements littéraires (www.sgt.gr). Renseignements: 107, avenue Syngrou, 11745 Athènes, billets: 210 9005800 bureaux: 2130 178000 email: info@sgt.gr (métro Syngrou-Fix).


Constitué en 1910 par la première féministe grecque K. Paren. Ses activités se concentrent essentiellement sur la sauvegarde des coutumes populaires, la recherche et l’étude des nombreuses formes de costumes populaires, le recensement de la musique populaire et la recherche mais aussi la démonstration de danses populaires grecques. Le Lycée possède une précieuse collection de costumes grecs authentiques de tout le pays, qui sont exposés dans son musée (7, rue Dimokritou à Kolonaki, tél.: 210 3629513). Les membres des troupes de ballet du Lycée portent ces costumes pendant les représentations qu’ils donnent en Grèce et à l’étranger (14, rue Dimokritou, tél.: 210 3611042 site: www.lykeionellinidon.gr). THÉÂTRE DE DORA STRATOU (cf. p. 42), tél.: 210 3244395, 210 9214650 fax: 210 3246921 ORGANISME CULTUREL DE LA MAIRIE D’ATHÈNES Il organise des manifestations culturelles et sportives. Informations: tél.: 210 3621601, 210 3630706 fax: 210 3614358 site: www.cityofathens.gr CINÉMAS D’ÉTÉ Les cinémas de plein air sont un autre pôle d’attraction de ce pays. C’est l’un des plaisirs des Athéniens, les soirs d’été, que de s’asseoir dans un jardin entouré d’arbres et de fleurs, sous un ciel étoilé, pour regarder un film. En Grèce, les films sont en version originale sous-titrée en grec.

SPORTS Secrétariat d’État aux Sports: 7, rue Kifissias, 115 23 Athènes, tél.: 210 6496000 site: www.sportsnet.gr Fédérations sportives: www.sportsnet.gr/3/g31.html. Comité grec olympique:

52 rue Vikela (372, rue Kifissias) – 152 33 Halandri, Athènes, tél.: 210 6878888 fax: 210 6878940 site: www.hoc.gr. Marathon classique d’Athènes: Organisé depuis 1983, il a lieu en novembre suivant le parcours classique qui va de Marathon au stade Panathénien à Athènes. Il inclut une compétition de marche sportive et deux courses moins importantes, de 5 et 10 km. Renseignements au SEGAS, 137, avenue Syngrou, 171 21 Nea Smyrni, Athènes, tél.: 210 9331113, 210 9315886 fax: 210 9331152 site: www.athensclassicmarathon.gr

INFORMATIONS

LYCÉE DES JEUNES FILLES GRECQUES

SITES * Mairie d’Athènes: www. cityofathens.gr * Portail touristique de la Mairie d’Athènes: www. breathtakingathens.com * Région d’Attique (portail touristique): www.athensattica.gr * Ministère de la Culture et du Sport - Informations sur les sites archéologiques, les monuments historiques et les musées: http://odysseus.culture.gr * Architecture moderne à Athènes – Attique: www.culture2000.tee.gr * Société d’unification des sites archéologiques d’Athènes: www.astynet.gr * Office des congrès et des visiteurs d’Athènes (ACB): www.athensconventionbureau.gr * Agence athénienne et macédonienne d’informations: www.amna.gr * Air 104,4 FM – Athens International Radio: www.athina984.gr/1044fm * Carte privilège «Athens Spot Lighted»: www.athenspotlighted.gr * Service météorologique national (prévisions météo): www.hnms.gr.org

127


128


LA CARTE D’ATHÈNES

129


LÉGENDE DE LA CARTE D’ATHÈNES

SITES ARCHÉOLOGIQUES – MONUMENTS

ISLAMIQUE 26 BYZANTIN

1

ACROPOLE

27 ELEFTHERIOS

2

AGORA

28 MUSÉE

3

HORLOGE D’ANDRONIKOS KYRRESTÈS (TOUR DES VENTS)

29 MUSÉE DES ÉMOTIONS DE L’ENFANCE

ARÉOPAGE

30

MUSÉE ÉPIGRAPHIQUE

5

THÉÂTRE DE DIONYSOS

31

MUSÉE DE L’EXIL

6

PORTE D’HADRIEN

32 FRISSIRA

7

BIBLIOTHÈQUE D’HADRIEN

8

CÉRAMIQUE

9

MONUMENT DE LYSICRATE

4

DE ZEUS OLYMPIEN

11 MONUMENT

DE PHILOPAPPOS

12 L’ACADÉMIE

DE PLATO

13 PNYX 14 AGORA

– D’ART CONTEMPORAIN

33 MUSÉE

10 TEMPLE

ROMAINE

15 PRISON

DE SOCRATE

(TEMPLE D’HÉPHAÏSTOS)

G. GOUNAROPOULOS

34

MUSÉES 17 DE

L’ACROPOLE

D’ÉTUDES DE L’ACROPOLE

36

BIJOU ILIAS LALAOUNIS

38 MUSÉE

DU GAZ INDUSTRIEL

39 JUIF 40 MUSÉE 41 DU

NATIONAL B&M THEOCHARAKIS DES BEAUX-ARTS & DE LA MUSIQUE

23 MUSÉE

BENAKI (BÂTIMENT RUE PIREOS) - CENTRE CULTUREL CONTEMPORAIN

24 MUSÉE

BENAKI - GALERIE NIKOS HADJIKYRIAKOSGHIKAS

25

MUSÉE BENAKI DE L’ART

MELINA

MERCOURI 43

CENTRE CULTUREL MELINA (MERCOURI)

44 MUSÉE

DE L’ART DIACHRONIQUE «ATHINAÏS»

21 FONDATION

22 BENAKI

KATINA PAXINOU

CÉRAMIQUE

42 FONDATION

LA VILLE D’ATHÈNES

20 ARCHÉOLOGIQUE

MUSÉE HERAKLEIDON ART & MATHÉMATIQUES

37 DU

18 CENTRE 19 DE

MUSÉE HELLÉNIQUE DES ENFANTS

35 MUSÉE HELLÉNIQUE DE L’AUTOMOBILE

16 THÉSÉION

130

VENIZELOS

ELEFTHERIOS VÉNIZELOS

45

MUSÉE DE L’ART CYCLADIQUE

45a

MUSÉE DE L’ART CYCLADIQUE - PALAIS STATHATOS

46 D’ART

& TRADITION POPULAIRE

47 MUSÉE

DE L’ART DE L’ENFANT GREC

48 D’ART

& TRADITION POPULAIRE


50 D’ART

& TRADITION POPULAIRE & TRADITION POPULAIRE

77 SOLDAT

INCONNU

78 UNIVERSITÉ 79 PALAIS

ZAPPEION

51 D’ART 52 DES

INSTRUMENTS DE MUSIQUE POPULAIRES

53 MUSÉE

DE LA VILLE D’ATHÈNES VOUROSEUTAXIAS

54 HISTORIQUE

DU COSTUME

GREC 55 MUSÉE

DU CÉRAMIQUE MODERNE

56 GALERIE

NATIONALE

57 HISTORIQUE

ET ETHNOLOGIQUE NATIONAL

SITES CULTURELS – THÉÂTRES 80 DORA

STRATOU (DANSES POPULAIRES)

81 SCÈNE

LYRIQUE (OPÉRA NATIONAL)

82 THÉÂTRE 83 PALAIS

DU LYCABETTE

DE LA MUSIQUE

84 THÉÂTRE

NATIONAL

85 ODÉON

D’HÉRODE ATTICUS

86 PARC

CULTUREL «GAZI»

58 MUSÉE

87 CENTRE

59 BÂTIMENT

ÉGLISES DES DIFFÉRENTS DOGMES

NATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE LA BRASSERIE FIX, KALLIROIS ET SYNGROU

60 MUSÉE

CULTUREL «MELINA MERCOURI»

88 ÉVANGÉLIQUE

(ALLEMANDE)

NUMISMATIQUE

61 KANELLOPOULOS

89 ÉVANGÉLIQUE

62 PHILATÉLIQUE

90 AGIOS

63 MUSÉE SPYROS VASSILIOU

91 AGIOS

64 MUSÉE

DE L’HISTOIRE DE L’UNIVERSITÉ D’ATHÈNES

65 DE

LA GUERRE

GRIGORIOS (ARMÉNIENNE)

92 AGIOS

PAVLOS (ANGLICANE)

93 SYNAGOGUE

66 ACADÉMIE

94 AGIA

67 PARLEMENT

95 AGIA

DE SCHLIEMANN

69 COLLINE

DU LYCABETTE

70 PALAIS

MAXIMOU

71 JARDIN

NATIONAL

72 BIBLIOTHÈQUE

NATIONALE

73 OBSERVATOIRE

NATIONAL

74 STADE

PANATHÉNIEN

75 PALAIS

PRÉSIDENTIEL

76 ÉCOLE

POLYTECHNIQUE –

(GRECQUE)

DIONYSIOS (CATHOLIQUE)

BÂTIMENTS PUBLICS – CURIOSITÉS

68 MAISON

LÉGENDE DE LA CARTE D’ATHÈNES

& TRADITION POPULAIRE

ÉCOLE DES BEAUX-ARTS

49 D’ART

ÉGLISES BYZANTINES EKATERINI

TRIADA (ORTHODOXE RUSSE)

96 AGII

APOSTOLI

97 AGII

ASSOMATI

98 AGII

THEODORI

99 AGIOS

ELEFTHERIOS

100 AGIOS

IOANNIS THEOLOGOS

101 KAPNIKAREA 102 METAMORFOSSI

131


132

LÉGENDE DE LA CARTE Camping Musée Site archéologique Monastère Marina Plage Hôpital public Centre de santé Refuge de montagne

LÉGENDE DE LA CARTE Camping Musée

Bus express pour l'aéroport Route principale Numéro de sortie Attiki odos

Site archéologique

Ligne de métro 1 - Station

Monastère

Ligne de métro 2 - Station

Marina Plage Hôpital public Centre de santé Refuge de montagne Bus express pour l'aéroport Route principale Numéro de sortie Attiki odos Ligne de métro 1 - Station Ligne de métro 2 - Station

Ligne de métro 3 - Station Train de banlieue (Proastiakos) - Station


MÉTRO•TRAM•TRAIN DE BANLIEUE D’ATHÈNES

133


PUBLICATION: OFFICE NATIONAL HELLÉNIQUE DU TOURISME OCTOBRE 2016, 12e ÉDITION COMPLÉTÉE

Supervision de la publication:

PÉNÉLOPE NOMPILAKI Directrice du Marketing et de la Publicité

Coordination de la publication: POLINA VRACHATI Responsable de la Section des Publications et des Moyens audiovisuels Recherche – Conception du contenu – Textes: IANNIS RAGOS Maquette: ZOE TZOMENTZIDOU Traduction: FABIENNE VOGIN, CAROLINE KIRKINEZOS Photographies:

134

Baltatzis F. (134, 136), Delegos V. (54), Kakarouhas H. (22, 24, 42, 44, 45, 47, 49, 50, 60, 63, 67, 73, 88, 97, 98, 99, 112, 113, 114, 115, 116, 118, 124, 125, 130, 131, 132), Kouzouni A. (10), Skoulas Y. (3, 4, 11, 16, 23, 33, 37, 38, 51, 55, 64, 65, 68, 69, 70, 72, 75, 76, 79, 80, 94, 107, 109, 121, 122), Stolis P. (28, 66, 126) Vitsaropoulos G. (90, 91, 92), Caisse des Ressources Archéologiques (T.A.P.A.) (87, 89, 106, 117), Attiko Metro (93), Shutterstock (1, 2, 5, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 14, 15, 17, 18, 19, 20, 25, 26, 29, 30, 31, 32, 35, 39, 40, 46, 48, 52, 56, 57, 58, 59, 74, 84, 85, 86, 104, 108, 110, 111, 121, 123, 127, 128, 129, 133, 135, 137, 138), ARCHIVES Ο.N.H.Τ. (21, 27, 34, 41, 43, 53, 61, 62, 71, 77, 78, 81, 82, 83, 95, 96, 100, 101, 102, 103, 105, 119).

Plans: ARCHIVES 1re Éphorie des Antiquités Préhistoriques et Classiques (Ε.P.K.A.), I. TRAVLOS, M. KORRES Cartes:

P. MATSOUKA / ANAVASI EDITIONS

Impression:

PRESSIOUS ARVANITIDIS S.A.

ISBN: 978-960-534-085-8 Copyright: OFFICE NATIONAL HELLÉNIQUE DU TOURISME

PUBLICATION GRATUITE

OFFICE NATIONAL HELLÉNIQUE DU TOURISME www.visitgreece.gr


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RETROUVEZ LA GRÉCE SUR

Informations concernant l’œuvre présentée en couverture. À travers le regard et la créativité des enfants que traduisent les collections du musée d’Art de l’enfant grec se trouvent illustrés de la manière la plus désarmante et la plus éloquente l’histoire, la tradition, le quotidien et la culture de la Grèce. Venez découvrir le monde magique de l’art des enfants dans l’un des rares musées au monde qui lui soit consacré. Musée d’Art de l’enfant grec, www.childrensartmuseum.gr


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