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Eden Park, vers une traçabilité de bout en bout

Anne Vallier, directrice achats Logistique d’Eden Park

La marque de prêt-à-porter se dote en amont d’un extranet lui permettant de suivre et de piloter ses flux d’acheminement dans le monde entier. Elle s’apprête maintenant à recourir à la RFID pour tracer en aval ses produits jusqu’aux points de vente.

E

La logistique en chiffres

60 000 15 000 housses (produits suspendus) réce ptionnés par an. 5 000 m2de surface d’entreposage dédiés à Eden Park chez C-Log. 12 opérateurs occupés à plein-temps. 500 points de distribution. 120 fournisseurs.

colis (produits plats) réceptionnés par an.

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den Pa rk . Un stade myt h i que pour tous les a m a teu rs de rugby, l i eu de tous les exploits à Aukland de la légendaire équ i pe néozélandaise des All Bl acks. Et aussi, depuis 1988, une marque haut de gamme de prêt-à-porter, créée par des ru g bymen français et reconnaissable au fameux nœud papillon ro s e . Avec aujourd ’ hui près 400 points de vente en France,dont plus de 50 bo uti ques exclu s ives, et un début de présence à l’international (Royaume-Uni, Suisse, Taïwan...), la marque affichait l’an dernier un chiffre d’affaires de 60 Me, s oit un volume d’activité do u blé en 9 ans. Un succès à mettre au compte d’un s tyle ori ginal de vêtements à la fois sport et chic,mais aussi d’une volonté manifeste de rester positionné dans des produits de haute qualité. « Le soin apporté à nos articles est d’ailleurs la raison pour laquelle nous refusons de mécaniser nos lignes de préparation de commandes. Automatisées, elles ri sq u era i ent d’abîmer nos produits », fait remarquer Anne Vallier, directri ce achats logistique d’Eden Pa rk . Le traitem ent manu el re s te donc de rigueur. Il l’était au temps où les opérations s’effectuaient dans

l’entrepôt normand de la marque, situé à Bacqu eville, près de Rouen. Et le dem eu re to u j o u rs chez son prestataire, C-Log (gro u pe Beaumanoir) auqu el la marque a confié le principal de son stock dep u i s décembre 2005,les volumes de flux devenant trop importants pour être traités en propre sur le site d’origine.

Gros chantier. Mais le gros chantier auqu el s’est attelé l’an dern i er Anne Vallier a trait à la coord i n ation de l’ensemble de la chaîne de flux amont approvi s i onnant l’entrepôt principal de Pleudihen-surRance (Côtes-d’Armor) de C-Log, dont 5 000 m2 sont réservés à la récepti on , au stock a ge et à la pr éparation de commandes des articles E den Pa rk . Un ch a n ti er d’envergure et com p l exe car les produits aboutissant sur Pleudihen provi enn ent du mon de en tier : si la tr è s grande majorité des tissus est d’origine italienne,les produits finis peuvent venir du monde entier :Europe, Maghreb, Asie, Amérique du Sud. Un éclatement du sourcing qui s’explique du reste facilem ent dès lors que l’on veut conjuguer qualité (en matière première et en production) N° 260 \\ JUIN 2011 \\ LOGISTIQUES MAGAZINE

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Profil Eden Park en bref

Anne Vallier, directrice Achats Logistique d’Eden Park

Fondée en 1988, Eden Park est une marque de prêt-à-porter haut de gamme diffusée dans près de 500 points de ve n te, dont une centaine à l’étranger. La société, qui a réalisé 60 Me de chiffre d’affaires l’an dernier, occupe 250 personnes environ. Considérant que son principal relais de croissance se tro u ve maintenant à l’ i n te r n ational, la marque prévoit d’intensifier son déploiement notamment en Asie (Hong Kong, Taïwan, Chine...) et au Moyen-Orient (Émirats arabes unis et Arabie du Sud). Annuellement, la firme ouvre ainsi entre 20 et 40 nouveaux points de ve n te, principalement à l’étranger.

« La logistique exige de la créativité » Pour Anne Vallier, regrouper les deux fonctions, achats et logistique, participe d’une vraie logique.« Vis-à-vis des fournisseurs, cela nous permet d’afficher un discours cohérent. En effet, les achats comme la logistique font tous deux partie des conditions générales de process d’un fournisseur : à mes yeux, la qualité du service reste indissociable de la qualité du produit fourni », souligne-t-elle. Si la partie achats lui prend environ deux tiers de son temps, la manager n’hésite pas à profiter de ses déplacements qu’elle effectue au titre du ÂGE : 44 ans. sourcing pour visiter FORMATION : diplômée de également les l’École supérieure de transitaires, tels que commerce de Compiègne et Sagatrans en Asie ou titulaire d’un diplôme d’étude supérieure spécialisé en Gefco au Maghreb. Des management des achats de prestataires auxquels elle l’Institut des administrations recourt pour les des entreprises de Grenoble. acheminements amont. PARCOURS PROFESSIONNEL : Outre ses obligations au 1994-1997 : chef de marché comité de direction, Anne chez Go Sport. Vallier participe à de 1998-2001 : directrice achats et nombreux projets en marketing, puis présidente de relation avec d’autres la filiale américaine de Templar services. La direction (distribution de marques informatique par d’importation). exemple, pour ce qui 2002 : directrice achats concerne la mise en logistique d’Eden Park. place prochaine de la RFID, ou encore le marketing au sujet du développement du site emarchand de la marque en Grande-Bretagne. Pour la manager, la logistique a avant tout, chez Eden Park, un rôle de soutien à la stratégie de croissance de l’entreprise. « Si la logistique a un effet très structurant, elle exige aussi de la créativité. Dans un projet, on part en effet d’hypothèses de travail, de scénarios divers qu’il faut imaginer et qu’il s’agit ensuite de valider par des mesures concrètes ».

CV EXPRESS

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et coûts optimisés.Mais la difficulté, en termes de ge s tion et de suivi des flux, ne s’arrête pas là car sur les qu el que 120 fourn i s s eu rsen rel ation avec la marque, à peine la moitié réalisent des produits finis. Ce s dern i ers se fo u rn i s s ent en fait en ti s su s , do u blu re s , z i p, bo utons et autres com posants auprès d’autres f a bricants hom o l ogués et ch oi s i s par Eden Pa rk . Ce qui sign i f i e , en termes de flux, des étapes d’ach eminement intermédiaires, qui, dans la mesure où elles peuvent impacter la durée du cycle de fabri c a ti on gl obale des produits, et par voie de conséqu en ce les délais de mise sur le marché, doivent être rigoureusem ent con trôlées par la marqu e . Là encore,différents cas de figure coexistent en termes de ge s tion d’approvisionnement.« Il est des cas où le fou rn i s seur gère ses propres fou rn itures et d’autres où notre servi ce logistique intervient dans des acheminem ents interfou rn i s seurs », remarque Anne Vallier.C’est le cas par exemple quand il s’ a git de regro u per – à des fins de mutualisation – des lots de tissus de différentes ori gines sur un hub commun afin de les faire ensuite repartir, une fois massifiés, vers les fabricants textiles.

Son mentor

Son modèle

Et demain...

Anne Vallier, à parler franchement, ne s’en reconnaît pas ! Par contre, elle se souvient de sa « rencontre » avec la logistique quand elle fut amenée à participer à un projet de centralisation chez Go Sport : « Cette fonction m’a alors plu par son côté structurant ».

Les pure player du e-commerce en général et notamment, pour n’en citer qu’une, vente-privee.com. Une entreprise qui, pour elle, a su logistiquement maîtriser sa très forte et rapide expansion.

La poursuite de l’internalisation des flux. À ceci près que cette mondialisation a vocation à se réorganiser régulièrement, ne serait-ce que pour satisfaire des logiques de coût.

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Pics d’activité. La planification de l’en s emble des op é rati ons de suivi de produ cti on et de pilotage des flux amont, calée sur deux pics d’activité annuels que représentent les lancements de co ll ecti on pri ntemps/été et auton om e / h iver, se prati quait encore l’an dernier pour l’essentiel par mail,fax ou téléphone. Une gestion qui, au global,implique plus de 150 coll a bora teurs internes et externes : les servi ces logi s tiques, qualité et achat de production côté Eden Park, et, à l’extérieur,les fournisseu rs bi en sûr, mais éga l em en t les transitaires homologués par la f i rme de pr ê t - à - porter. « Ce pilotage amont représente un trava i l énorme, et, dans l’anci enne configuration, cette gestion était très consommatrice de ressources », raconte Anne Vallier. L’absence d’un co ll a borateur donné po uvait parfois gel er une décision et bloquer,par là même, le départ d’un lot de marchandises. « Nous étions donc à la re ch erche d’un système d’inform a tions capable de fluidifier les éch a n ges et su rtout de nous perm et tre de savoir immédiatement, sur un produit précis, qui a dit quoi à qui et à quel momen t . Après avoir co n sulté pl u s i eu rs éditeu rs, la solution e-SCM dével oppée par la so ciété Bel h a rra nous a semblé la plus ergonomique. En pa rticulier, elle pr é sentait l’ava n t a ge de ne pas pertu rber sur le fond l’organisation du travail des utilisateurs », explique Anne Vall i er. D’ailleurs, le p a ra m é trage de la soluti on , en tre la présen t a ti on de la maqu et te du système en mai 2010 aux futurs utilisateurs,et le démarrage opérationnel de la soluti on , a pris moins de six mois.Aujourd’hui,une centaine


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de collaborateurs exploitent e-SCM dans une douzaine de pays.« Depuis la mise en place de cet outil en octobre d ern i er, la sol u tion a été assimilée par l’en sem ble de nos collaborateu rs en interne. S euls certains fou rn i sseurs et transitaires ont encore quelques ef fo rts d’adapt a tion à réaliser pour s’approprier les nouvelles pratiques », i n d i que la manager. L’ef fet « big brother » ressenti par certains d’entre eux n’est peut-être pas étra n ger à la chose, reconnaît cet te dernière.

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Le prestataire d’Eden Park, C-Log (groupe Beaumanoir), traite environ 60 000 colis par an pour son client.

Cycle d’approvisionnement. Form ell em ent, e-SCM consiste en un extranet de Supply Chain Mana-

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gem ent (d’où le e et le sigle SCM dans le nom de la solution) conçu pour le suivi et la coordination du cycle d’approvisionnement comp l et – ord re d’ach a t , f a bricati on , ach em i n em ent et récepti on marchandises – de productions délocalisées. Pour Anne Vallier, le bénéfice tiré du système tient au fait qu’il permet de stru cturer et standardiser les données et de les cen traliser dans une base de données uniqu e . « Si tous les échanges sont mémorisés dans le système, l’accès aux info rmations reste bien sûr hiérarchisé.Par exemple, un fou rn i s seur donné n’aura acc è s qu’à ses propres commandes ».

Pour bi en comprendre les ava ntages « métier » procurés par la soluti on , su ivons la vie d’un nouveau produit chez Eden Park. Lorsqu’une nouvelle référence sort du bu reau de style de la firme,elle prend naissance, i n formati qu em ent parl a n t , au sein de la base de données de l’ERP, Unify (édité par l’italien Datafashion), utilisé par Eden Pa rk . Les premiers échanti ll ons sont ensuite mon trés aux cl i ents de la marqu e dans un « show room ». C’est à ce stade que commencent à se négocier les achats et les minima de comm a n de s . Une fois les prix et les vo lumes de producti ons arr ê t é s , le servi ce achat saisit ses commandes aux fournisseurs dans l’ERP et c’est à cette étape que l’interf ace s’active en tre Unify et e-SCM et que peut s’en ga ger le dialogue avec les fo u rn i s s eu rs . Le service, baptisé chez Eden Park, « achat de produ ction », opère ainsi le suivi des productions via e-SCM et pare, le cas échéant, à d’éventuels retards dus par exemple à des incidents en atel i er. Le service qualité, via des antennes régionales, exerce de son côté les contrôles qui sont de leur ressort. Une fois la campagne de fabricati on achevée, le fournisseur est alors en mesure de déclarer une « packing list », docum ent sur lequ el sont répertoriés tous les colis consti tuant une ex p éd i ti on et qui perm et notamment

La RFID pour bientôt Mettre en place de l’identification automatique par radiofréquence (RFID) pour tra i ter ses flux, Anne Vallier, la dire c t r i ce achats lo g i stique d’Eden Park, y songeait en fait... depuis 2003. Mais ce n’est que depuis l’an dernier que la manager a reçu l’aval de sa direction pour ce projet. Premier objectif visé : accélérer la procédure de réception, celle-ci se faisant toujours à la pièce, après ouverture de chaque colis. La technologie RFID permettant de scrute r à tra vers le ca r ton l’ensemble des tags (puces électroniques co n tenant les codes produits) co n tenus dans un colis, les gains en temps attendus seront très appréciables. Un pilo te réalisé en boutique sur 2 400 articles a ainsi montré que l’ o p é ration prenait moins

d’une demi-heure contre plus de... 12 heures en scannant chaque codebarres ! «Nous envisageons également d’utiliser la RFID pour réaliser les inve nta i res », précise Anne Vallier. Sans doute pas pour les inve n taires tournants qui, en demandant une lecture à l’emplacement, exigeraient des réglages de d i stance trop délicats entre le lecteur RFID et les tags. En revanche, la RFID s e m b le toute indiquée pour les inve nta i res globaux. « La RFID va aussi nous fa c i l i ter le tra vail pour le tra i tement des re to u rs. En particulier, ceux provenant des grands magasins qui ont l’habitude de réétiqueter les articles. Les tags, eux, seront apposés chez les fournisseurs et auront vo cation à rester sur les produits jusqu’à l’achat final », ajoute Anne

Vallier. En principe, la RFID devrait être en place chez Eden Park pour le lancement de la collection automne/hiver 2012. Ce qui signifie, en termes de retroplanning, un équipement RFID opérationnel en entrepôt pour mai 2012. Pour l’heure, la sélection des lecteurs et des tags n’est pas définitivement arrêtée et Anne Vallier hésite encore sur l’achat d’un ou de deux tunnels de lecture, le deuxième servant alors de seco u rs en cas de panne. Du coup, le ROI prévu sur cet inve stissement – dont le monta n t reste confidentiel – se fera sur un ou sur deux ans, selon l’option choisie. En revanche, Anne Vallier prévoit d’ores et déjà un coût de réception à la pièce divisé par 4.

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de vérifier la conformité de l’expédition à la commande. La mise en œuvre d’e-SCM a permis de standardiser ce document, qui sert égal em ent d’élément de con trôle au niveau des douanes, et donc de faciliter le passage aux frontières.« Une standard i s a tion qui co n cerne aussi l ’ é d i tion des étiquettes cod e - barres apposées chez le fou rn i s seur. Ce qui rend cet te fois plus aisée l’étape de réception des colis sur le site de Pl eud i h en», détaille Anne Vallier.

Dossier transport. Autre progrès, la form a l i s a ti on des proc édures engendrée par l’exploitation d’e-SCM invite dorénavant le transitaire à vérifier systématiquement que le fourn i s s eur chez qui il doit enlever la marchandise est bi en en possession de tout le dossier transport (packing list, certificat d’origine,autres documents douaniers...) devant accompagner l’expédition. « Cela évi te au prestataire, comme cela pouvait arriver autrefois, d’avoir à se dépl a cer pour ri en ! », confie la directri ce achats logi s tique. Le système contient aussi des algorithmes perm ettant d’automatiser certains calculs comme celui de s poids brut et net du fret transport é

Un entrepôt co n s e r vé en propre Si le stock principal d’Eden Park est géré en Bre tagne par son prestataire C-Log (groupe Beaumanoir), la marque a gardé son site historique, implanté en Normandie, à Bacqueville, près de Rouen. Ce petit entrepôt de 2 200 m2, qui occupe une dizaine de personnes, est surtout dédié au tra i tement de retours issus de sa vingta i n e de boutiques en propre et des corners (espaces de ve n te spécifique dédiés à une marque dans un grand magasin). Un tra i tement qui nécess i te des opérations particulières de reconditionnement. Le stock de Bacqueville peut servir à des campagnes promotionnelles visant à promouvoir simultanément Eden Park et une autre marque (pratique du

pour fac i l i ter des facturations, ou bi en de calculer des délais gl ob a u x d ’ ach em i n em ent à partir de données parti elles renseignées dans le s ystème par différents opérateurs de transport . L’outil e-SCM calcule non seulement des délais mais permet aussi de les fiabiliser en évitant certains dérapages. En effet, le système, en mettant instantanément à dispo s i ti on to ut le su ivi sur un dossier,permet de « remplacer » un co ll a borateur absent par un co llègue habilité à prendre la main sur le dossier en toute connaissance de cause pour débl oqu er une situ a-

« co b randing ») ou bien encore être l’objet des ve n tes privées. Ici, l’écoulement d’anciennes co l lections, qui s’échelonnent généralement sur deux ans, induit un co û t de possession du stock élevé qui explique que sa gestion ait été gardée en interne. Notons par aille u rs que la marque dispose depuis deux ans d’un site e-marchand confié à un deuxième presta ta i re, Crosslog, qui, outre la gestion d’un stock dédié, assure également le pilo tage du site internet ainsi que le suivi de l’acheminement jusqu’au client final. Sur ce t te activité e-commerce, qui, en termes de volume d’affaires la place comme la plus importa n te boutique de son réseau, Eden Park annonce un taux de service de 99,9 %.

En réception, le contrôle se fait aujourd’hui par un scanning des étiquettes pièce par pièce. L’an prochain, la mise en place de la RFID (identification automatique par radiofréquence) permettra de vérifier les flux entrants sans avoir à déballer les colis.

tion. De telles procédures, dites de « b ack up », peuvent ainsi évi ter de gel er, p a rfois sur plusieu rs jours , une décision. De même, les transmissions sécurisées circulant via eSCM sont à même d’accélérer certains proce s sus de validati on . Par exemple, l’aval du servi ce qualité, indispensable avant to ut départ de marchandise depuis le fournisseur su pposait autrefois une séri e d’échanges en cascade entre un labora toi re qualité travaillant en loc a l pour la marqu e , le servi ce qualité du siège d’Eden Park, le service logistique et le transitaire concerné... Ici, un retard dans le relais d’inform ation pouvait alors entraîner très vite une semaine de report par ra pport à la date de récepti on pr é vue su r P l eu d i h en , pour peu qu’ on ait dépassé le jour de semaine pr é vu pour l’embarquement maritime ou aérien de la marchandise.Une situation aujourd’hui évitée gr â ce à des échanges de données qui peuvent se faire de manière quasi instantanée entre les différents acteurs entrant dans la bo u cle.

Tableaux clairs. Enfin, « last but not least », e-SCM aide aussi le servi ce commercial d’Eden Pa rk à disposer de tableaux clairs et fiables pour su ivre l’évo luti on des comm a n des de leu rs cl i en t s . D’ u n e manière générale, le principe de fon ctionnement de la solution, qu i repose sur une gestion des données par exception, permet à l’ensemble des utilisateurs de se concentrer uni-

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quement sur les problèmes qui peution », indique Anne Vallier. Pour vent su rven i r. Et ce, sans avoir à celle-ci, il est encore trop tôt pour scruter la totalité des opéra ti ons, é va lu er correctem ent les progrès lesquelles se déroulent pour la plua pportés par le nouveau système p a rt – h eu reusem en t ! – sans incien termes de taux de service.« Divers dent.« Notre outil produit des alertes é l é m ents récen t s , comme les événedès qu’un délai, un prix ou toute autre m ents su rvenus en Tunisie ou encore donnée sort des seuils préétablis. Bien les mouvements de gr è ve au port en ten du , le re s te des info rmations, du Havre, b rouillent toute appréciamême s’il n’ a pparaît pa s tion sur les gains obtenus ». N o t re outil produit des alert es Toujours est-il que la d i re ctement à l’écra n , dès qu’un délai, un prix ou d em eu re en mémoire marque compte all er plus dans le système et est l oin dès la ren trée protoute autre donnée sort des co n su l t a ble à n’ i m po rte chaine dans l’exploitation seuils préétablis, quel moment »,souligne du système en l’utilisant Serge Fontagneres, de son côté Serge Fonaussi comme outil de Pdg de Belharra. tagneres, le Pdg de Belmesure de la fiabilité des h a rra. fournisseurs. « Dans la mesu re où Q u el que 70 % des flux d’approe-SCM co n serve en mémoire pou r vi s i onnement opérés pour la co lchacun des fou rn i s seu rs des info rlection pri n temps/été 2011 ont été mations de type quantités commangérés sous e-SCM. « L’ou til devrait dées, niveau de qualité de la producnormalement couvrir 100 % des opétion, d a tes d’expédition, le sys t è m e rations pour notre pro chaine coll e cpou rra attri bu er un coeffici ent de

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co n f i a n cesur ces sou s - traitants par rappo rt aux attentes de leur donneur d’ordre, en l’occ u rrence Eden Pa rk», commente pour sa part Serge Fontagnere s . Tandis que l’e-SCM con ti nue sa montée en puissance dans l’en treprise, Anne Vallier trava i lle sur un a utre proj et d’envergure. À savoir la mise en œuvre d’un sys t è m e d ’ i dentification autom a ti que par radiofréquence – RFID – qui offrira comme avantage,entre autres choses (voir l’encadré « La RFID pour bientôt »), d’accélérer les procédures de réception sur Pleudihen.Par ailleurs, venant après la mise en place de eSCM, le projet RFID s’inscrit dans la po u rsu i te d’une logi que de traç a bilité sur les produ i t s , qui sera ainsi maîtrisée de bo ut en bo ut. Laurent Schwartz > Retrouvez l’interview vidéo d’Anne Vallier sur www.transportlogistique/actualités/l’actualité en image.

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