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Bureau de dépôt : 1060 Bruxelles 6 • Trimestriel (décembre 2010 - janvier - février 2011) • Ed.Resp. : Martine De Bosseré, 43 rue de la Charité, 1210 Bruxelles

Belgique-Belgïe PP 1060 Bruxelles 6 1/1528

r • févrie décembre 2010 • janvie r 2011 84


Sommaire Rep’R Qui sommes -nous ? Sites à la Une Formations extérieures Fais passer… Dossier Alzheimer, vous avez dit Alzheimer ?

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VOLONT’R Formations 18 · Écoute de base · Écoute approfondie · Être en relation avec des personnes handicapées : comment les respecter au mieux, dans leurs potentialités et leurs limites ? Quoi de neuf ? 20 À l'abordage pour l'Année européenne du volontariat... 20 Volont'R Sans Frontières 21 Régions à la Une 22

agenda 15 décembre → Bruxelles Formation « Être en relation avec des personnes handicapées : comment les respecter au mieux, dans leurs potentialités et leurs limites ? » p. 18 17 décembre → Namur Présentation des projets solid'R suivie d’un goûter de Noël

p. 26

Janvier → Bruxelles Goûter des volontaires

p. 23

15 janvier → Liège Rencontre entre volontaires suivie d’un petit resto

p. 25

21 janvier → Verviers Rencontre entre volontaires suivie d’un petit resto

p. 27

4, 5, et 6 février → Liège Salon du volontariat

p. 25

paRTeN’R Institutions Une étoile en plus dans un grand hôtel Établissements scolaires Animations dans le cadre scolaire

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SOLID’R Projets solid’R 30 Projet solid’R à Arlon 30 Projet de théâtre forum au Burkina Faso 31

Colophon Rédaction  Martine De Booseré et toute l’équipe de Volont’R  Mise en page  Média Animation asbl  Photos  flickr, Volont’R  Éditrice responsable  Martine De Booseré  Coordination  Delphine Crombez Si l’une de vos connaissances le souhaite, elle peut s’abonner annuellement à notre trimestriel pour la  somme de 5 euros. Il suffit de verser cette somme sur le compte IBAN BE39 0682 0117 7219 avec comme  communication « Abonnement Volont’R ».


Édito Une goutte d’eau dans la mer… Combien de fois n’ai-je pas entendu quelqu’un me dire : « Pourquoi tu boycottes telle ou telle compagnie ? Tel ou tel produit ? De toute façon, ça ne sert à rien, ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer ! » Oui et non. Le changement, l’(a r)évolution, ça passe aussi par de tout petits gestes et ça se passe d’abord en chacun d’entre nous ! « Les défis sont grands. » Ils ont raison les politiques. Les défis sont même gigantesques. Pour les relever, chacun d’entre nous possède la capacité de changer un tout petit quelque chose ! À force de regarder les journaux télévisés, j’ai l’impression que tout va de mal en pire. Je me prépare constamment à la prochaine catastrophe, relayée à coup d’images chocs ! Pour changer un peu, si on se préparait au meilleur ! Ce ne serait pas plus sympathique ? Petit rappel des initiatives positives ! — « Ce n’est pas vendeur ! » — Pardon ? ! Nous sommes les acheteurs, c’est donc à chacun d’entre nous de décider ce que nous achetons ou pas ! Une mauvaise journée, ça arrive à tout le monde, un sourire, une main tendue par un inconnu et hop ! nous voilà un peu déstabilisé : « Peut-être que tout ne va pas si mal, finalement… » Idéaliste, moi ? Un peu. Et alors ? Ça ne vous intéresse pas de savoir que chacun d’entre nous a entre les mains, dans la tête et dans le cœur le pouvoir de changer un peu les choses ? En ne faisant rien on participe au maintien de l’ordre établi, qu’il nous plaise ou non ! Je m’emballe… Finalement, vous savez ce que signifie un acte gratuit, à contre-courant dans notre société qui vise en premier la rentabilité ! Vous, les volontaires, savez combien une écoute, un geste, un regard peuvent parfois tout changer…


4 Qui sommes-nous ?

Repè’r

Fondée au début des années 1960, Volont’R (anciennement Volontariat d’Entraide et Amitié) est une asbl reconnue depuis 1982 en tant que service de jeunesse par la Communauté française. Notre objectif principal est de promouvoir l’engagement gratuit des jeunes et l’émergence d’une citoyenneté responsable au travers de différentes activités de volontariat à caractère social. Concrètement, nous proposons, à Bruxelles et en Région wallonne, du volontariat centré sur le relationnel et l’écoute de l’autre dans diverses institutions : cliniques, maisons de repos, crèches, écoles de devoirs, centres pour personnes handicapées… Le volontariat que nous proposons est ouvert à tous à partir de 17 ans et participe au développement personnel au travers, notamment, d’une prise d’autonomie, d’une ouverture à la tolérance et aux différences. Lié à un désir de s’impliquer dans la société, il permet la découverte d’un milieu professionnel, de réalités sociales et la création de liens de qualité au sein de nos diverses institutions partenaires. Cette démarche citoyenne peut s’inscrire de différentes manières : volontariat hebdomadaire dans un service hospitalier, animation d’une après-midi en maison de repos, semaine de volontariat dans une crèche… Nous collaborons également étroitement avec les établissements scolaires dans le cadre de l’organisation de retraites sociales durant lesquelles nous assurons l’encadrement des jeunes. Des animations sur des thématiques en lien avec nos activités (la personne âgée…) sont également mises en place en collaboration avec les professeurs. Parallèlement au volontariat relationnel en institutions, nous soutenons financièrement des projets de solidarité en Belgique et à l’étranger. En tant que volontaire chez nous, vous avez ainsi la possibilité de proposer un projet qui vous tient à cœur et pouvoir le concrétiser ! (Voir rubrique Projets solid’R) Volont’R, c’est chaque année… k  Près de 500 jeunes qui s’engagent dans des projets de solidarité, auprès de personnes âgées, de patients ou d’enfants. k  150 institutions partenaires à Bruxelles et en Wallonie. k  Une vingtaine de projets Solid’R soutenus pour un montant total avoisinant les 30 000 euros.


Repè’r

Qui sommes-nous ? 5


6 Sites à la Une

Repè’r

Les web documentaires Les web documentaires sont des productions qui ont dépassé la forme traditionnelle des documentaires classiques (documentaires vidéos, sonores…). Ces web docus utilisent un forme non linéaire du récit grâce à une utilisation de l’interactivité du multimédia. Ils proposent une expérience unique dans un medium qui combine la photographie, l’écriture, la vidéo, le son, l’infographie et l’animation. Ce sont des formes très nouvelles de récits, qui sont en pleine explosion pour le moment. Les grands journaux américains et européens investissent ce média. Par exemple, nous pouvons citer le New York Times qui produit plusieurs web documentaires comme celui sur l’élection présidentielle américaine de 2008 : « Choosing a president » (www.nytimes.com/packages/ html/politics/2008-election-overview/). Le journal français Le Monde produit également des documentaires interactifs comme l’expérience « Voyage au bout du charbon ». Ces nouveaux documentaires, grâce à l’interactivité, donnent à l’utilisateur les moyens d’explorer en profondeur le récit quand celui-ci les intéresse. Les internautes peuvent s’arrêter dans le déroulement du récit quand ils veulent. Ils peuvent consulter différents médias propo­ sés pour découvrir une problématique en profondeur. De plus, ces nouveaux types de ­narration permettent de personnaliser l’expérience.

Arte web doc http://webdocs.arte.tv/ Le site Arte.fr propose une plateforme de web documentaires avec des rendez-vous réguliers, des sujets passionnants, une réalité subjective et différente. Ils ont déjà programmé deux séries de docu, « Havana Miami les temps changent » où une douzaine de jeunes de la communauté cubaine de Miami nous livrent leur quotidien. Il y a également le dernier web feuilleton produit par Arte qui s’intitule « New York Minutes ». Ce sont des capsules vidéo d’une minute qui racontent des tranches de vie de New-Yorkais.

Voyage au bout du charbon www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2008/11/17/voyage-au-bout-du-charbon_ 1118477_3216.html Le Monde en ligne propose un reportage interactif sur le « miracle économique » du charbon en Chine, qui emmène l’internaute à la rencontre des mineurs du Shanxi, dans les souterrains de la troisième puissance mondiale, toujours aussi opaque sur la question des droits fondamentaux de l’homme.


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Formations extérieures 7

Voici quelques formations d’organismes extérieurs qui pourraient vous intéresser. SARAH Espace Santé

Charleroi

L’asbl SARAH propose des journées de sensibilisation, des cycles de formation et de perfectionnement aux soins palliatifs et à l’accompagnement. 071 37 49 32 www.sarahformations.be •  Écoute et accompagnement du malade, du patient en fin de vie et des familles  R  10 février 2011 Formatrice : Emmanuelle Charlier, psychologue clinicienne, psychothérapeute formée en PNL •  La relation d’aide dans l’accompagnement R  21 février 2011 Formatrice : Isabelle Mertens, assistante sociale, formée en analyse transactionnelle Université de Paix

Namur

Centre de réflexion et de formation, l’Université de Paix contribue à faire connaître des moyens possibles pour prévenir la violence et y faire face. 081 55 41 40 www.universitedepaix.org •  Les relations à bras le corps ! Formateurs : Frédéric Billiard et Ariane Crespin •  J’ai 4 couleurs dans le cœur Formateurs : Alexandre Castanheira et Julie Duelz Office de la naissance et de l’enfance

R  2 et 3 avril 2011

Prix : 150 euros

R  14 et 15 mai 2011

Prix : 150 euros  Bruxelles

L’Office de la naissance et de l’enfance est l’organisme de référence en Communauté française de Belgique pour toutes les questions relatives à l’enfance, aux politiques de l’enfance, à l’accompagnement médico-social de la mère et de l’enfant, à l’accueil de l’enfant en dehors de son milieu familial et au soutien à la parentalité. 02 542 12 11 www.one.be •  Être accueillant-e extrascolaire : formation initiale R  La formation dure 12 jours : les 2, 3, 4 et 5 novembre 2010, les 8, 9, 10 et 11 mars 2011 et les 19, 20, 21 et 22 avril 2011 Formateurs : les formateurs du CEMEA-EP Prix : 72 euros • La communication interculturelle dans le contexte du travail : vivre la différence de manière constructive R  14, 21 et 28 mars 2011 Formatrices : Laura Salamanca et Paula Fuks Prix : pris en charge par l’ONE • Accueillant-e extrascolaire, un nouveau métier : quels sont les repères et limites de ce rôle ? R  22 et 29 avril 2011 Formatrice : Nanou Claus, assistante sociale, anciennement coordinatrice en accueil extra­ scolaire


8 Fais passer…

Repè’R

Solidanza : la danse entre en Bourse Grande opération de solidarité pour Handicap International Handicap International investit un lieu hautement symbolique, la Bourse de Bruxelles, pour un évènement qui  fera date dans le milieu de la danse : Solidanza. Associant  la danse à la solidarité, il vise à récolter des fonds au profit des projets menés par l’organisation  en faveur des personnes handicapées des pays du Sud. Les 4 et 5 décembre, bougeonsnous… pour que chacun puisse à nouveau bouger ! Valses, slows, rock’n’roll, salsas, chachachas, tangos… Voilà le menu de Solidanza. Une programmation qui n’est pas sans rappeler les thés dansants d’antan, qui attirent à nouveau un  public de plus en plus large. Danseurs de tous niveaux, de tous âges, valides ou moins valides, chacun est invité à rejoindre  Handicap International les 4 et 5 décembre de 13 h à 20 h, pour un évènement placé sous le  signe de la solidarité envers les personnes handicapées. Située au cœur du parcours des Plaisirs d’hiver, la Bourse est un passage incontournable pour  les visiteurs du marché de Noël de Bruxelles. Célèbre mais méconnue et intrigante, la Bourse  dispose pourtant d’un magnifique parquet… L’idéal pour les amateurs de danse !  Rendez-vous sur www.solidanza.be pour obtenir tous les renseignements ! Quand ? Samedi 4 et dimanche 5 décembre, de 13 h à 20 h Où ? À la Bourse de Bruxelles (Place de la Bourse, 1000 Bruxelles) Informations et inscriptions www.solidanza.be, solidanza@handicap.be, 02 233 01 82 Droit d’entrée 10 euros au profit de Handicap International (gratuit pour les moins de 12 ans)


Repè’R

Fais passer… 9

DouzQuinz.be Guide d’information destiné aux jeunes de 12 à 15 ans Mais de quoi s’agit-il ? C’est un guide d’information généraliste pour les jeunes de 12 à 15 ans  existant sous format papier et sur le web : www.douzquinz.be Les principales facettes du quotidien des jeunes sont abordées et le guide  répond aux questions qu’ils pourraient se poser à cet âge-là : Moi, moi, moi ;  Moi et les autres ; Moi et l’école ; Moi et ma planète temps libre. Une partie est dédiée aux sites web et aux organismes spécifiques d’information ou d’aide à la jeunesse ainsi qu’à une série de films et documentaires, sélectionnés en  collaboration avec la Médiathèque.Cette brochure a été créée par le CIDJ, une association sans  but lucratif, reconnue comme Organisation de jeunesse et Fédération de centres de jeunes,  active  dans  l’information  Centre d’information et de documentation pour jeunes, asbl jeunesse. Ces guides sont  gratuits… N’hésitez pas à  29 rue Saint-Ghislain 1000 Bruxelles Téléphone 02 219 54 12 • Fax 02 219 54 13 • Mobile 0486 173 170 nous passer commande ou  www.cidj.be cidj@cidj.be à vous les procurer dans un  de nos centres CIDJ.

Le jeu des trois figures en classes maternelles « Tous les spécialistes de la petite enfance s’accordent sur un point : le bébé a besoin de temps  pour jouer, ou plus précisément pour apprendre à jouer. Car si l’enfant est naturellement  porté au jeu, cette capacité a besoin, comme beaucoup d’autres, d’être exploitée au bon moment pour se mettre en place correctement. Il y a un temps pour apprendre à parler, un temps  pour apprendre à marcher et un temps pour apprendre à jouer, et ce temps doit engager tous  les sens. À défaut, les capacités d’invention, de création, d’humour et d’imagination  en sont durablement réduites. Actuellement, dès l’âge de deux ans, les apprentissages  scolaires et la télévision sont les éléments formateurs. La télévision n’est pas un jeu,  mais un spectacle. Et les effets de la consommation télévisuelle du jeune enfant ont  des conséquences probléma tiques bien au-delà de trois ans ! « Le jeu des trois figures », pratiqué chaque semaine par les enseignants des maternelles, permet aux enfants de prendre du recul par rapport à l’impact des images  sur eux, réduit les violences scolaires et en développe la tendance à faire appel à  l’adulte pour résoudre les conflits. » Serge Tisseron (source : www.yakapa.be). Pour en savoir plus Serge Tisseron, Jeux de rôle en maternelles, Le jeu des trois figures, éd. Yapaka et Fabert, octobre 2010. 64 pages. Il est téléchargeable gratuitement sur le site www.yakapa.be


Obnubilés par la performance, la jeunesse et la beauté, la maladie d’Alzheimer nous dérange. Elle symbolise la dégradation intellectuelle et physique, elle fait resurgir la peur de mal vieillir. Touchant actuellement 35 millions de personnes de par le monde (85 000 personnes en Belgique), la maladie d’Alzheimer est un véritable défi pour nos sociétés vieillissantes ; on estime en effet que le nombre de ces malades doublera d’ici 20 ans ! > Olivier Gerards

Repè’R

Alzheimer,

Une maladie destructrice de neurones Du nom du neurologue allemand (voir encadré page suivante) qui l’a découverte il y  a un siècle, la maladie d’Alzheimer est une  affection neurodégénérative, c’est-à-dire  qu’elle résulte de la perte progressive et irréversible de neurones (cellules nerveuses)  dans le cerveau. C’est la forme la plus fréquente de démence chez la personne âgée.

www.flickr.com/niwota-studios

10 Dossier


Repè’r

Dossier 11

vous avez dit Alzheimer ? « Mourir cela n’est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir… Oh ! vieillir… », J. Brel

Bien que tous les mécanismes de la mala­ die ne soient pas encore connus, il est admis que la destruction des neurones n’est pas provoquée par un virus ou une bactérie mais par l’accumulation anormale de deux protéines : la protéine tau qui perturbe le fonctionnement des cellules nerveuses et la protéine bêta-amyloïde qui entraîne la formation de dépôts extracellulaires, appelés plaques amyloïdes. La présence de ces pla­ ques étant le signe quasi incontestable du développement de la maladie.

Origine multifactorielle L’origine de la maladie d’Alzheimer est encore inconnue, mais elle est probablement multifactorielle. Diverses études semblent indiquer une prédisposition d’ordre génétique. L’altération d’un gène intervenant dans le métabolisme du cholestérol augmenterait par trois ou quatre le risque de développer la maladie. D’autres études mettent en évidence divers facteurs de risque, notamment, l’hypertension artérielle. Il existe également une forme héréditaire de la maladie mais elle concerne moins de 1 % des cas et se caractérise notamment par une apparition précoce (avant 65 ans).

Même s’il ne s’agit pas d’une traduction du vieillissement normal mais bien d’une maladie à part entière, l’âge demeure le principal facteur de risque et son incidence augmente progressivement avec les années. Elle touche en effet plus de 20 % des personnes de plus de 80 ans. Le vieillissement de la population qui touche tous les pays industrialisés sera donc inévitablement accompagné par un accroissement du nombre de personnes atteintes, faisant de la maladie d’Alzheimer un véritable problème de société.

Les principaux symptômes Il serait réducteur de considérer la maladie d’Alzheimer comme affectant uniquement la mémoire. Cette pathologie touche en effet l’ensemble des fonctions « de l’esprit », on parle aussi des fonctions cognitives : capaci­ té de jugement, capacité à réaliser des tâches du quotidien, le langage, etc. Les fonctions « motrices » ou « du corps » sont, quant à elles, préservées plus longtemps. Il faut préciser que l’évolution de la maladie est fort variable d’une personne à l’autre et que l’adaptation du patient et de ses pro­


12 Dossier

Repè’R

G Aloïs Alzheimer (1864 – 1915) Aloïs Alzheimer est né le 14 juin 1864, à Markbreit, petit village bavarois près de Würzburg au sud de l’Allemagne. Il suit de brillantes études de médecine à Berlin, Würzburg et Tübingen. De 1901 à 1906, il étudie le comportement intrigant d’une femme âgée de 51 ans, Augusta D., qui avait été admise à l’asile où il travaillait. Après le décès de sa patiente, l’autopsie approfondie pratiquée sur son cerveau permit de découvrir les changements qui avaient affecté l’organe cérébral. Le docteur Alzheimer a d’abord présenté ses résultats à un groupe de psychiatres en Allemagne en 1906. Par la suite, il devint professeur de neurologie à l’université de Heidelberg, laissant pour la postérité son nom à la maladie qu’il avait identifiée. ches à la maladie influence de manière importante la qualité de vie de la personne  malade. Les premiers symptômes de la maladie  s’installent progressivement et peuvent passer inaperçus, être interprétés comme un  manque de vigilance, de la fatigue ou « simplement » être dûs à l’âge.

Mémoire à court terme

Il s’agit au départ d’oublis anodins : un numéro de téléphone, le nom d’une personne  connue. Chez la personne atteinte par la maladie, ces oublis se font plus fréquents, plus  évidents, et touchent principalement la mémoire à court terme, c’est-à-dire des évènements survenus au cours de la dernière heure.

Le malade a du mal à mémoriser de nouvelles informations. Il va alors poser plusieurs  fois les mêmes questions, mais oublie aussitôt les réponses. Par contre, le souvenir  d’évènements anciens est généralement  conservé, surtout au début de la maladie.  Cette mémoire à long terme a tendance à  interférer dans les activités présentes, le malade risque d’avoir d’anciennes habitudes  qui ne sont plus d’actualité. 

L’orientation La personne atteinte présente une mauvaise  orientation dans l’espace et le temps, elle  peut se perdre dans sa propre rue ou oublier  en quelle année nous sommes.

Le langage Les troubles du langage sont très fréquents, le  malade « oublie » la signification des mots ou  le nom des personnes. Au début, il remplacera le mot par une périphrase ou par « truc »  ou « machin ». Ensuite, il emploiera un mot  sans aucun rapport, son discours devient alors  incohérent. Le langage écrit se modifie également jusqu’à ce que l’orthogra phe et l’écriture  deviennent incompréhensibles.

Tâches du quotidien Avec l’évolution de la maladie, les personnes  perdent la mémoire procédurale, c’est-à-dire  la manière d’exécuter des tâches de la vie  courante, par exemple s’habiller, se laver,  lacer ses chaussures… Parallèlement, ils  deviennent incapables d’utiliser un objet du  quotidien : une brosse à dent, une fourchette. Ils emploient des objets à d’autres fins ou  ne comprennent plus à quoi ils servent.


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Dossier 13

G Le sommeil Le rythme veille – sommeil est souvent perturbé voire, à un stade avancé de la maladie,  totalement inversé. Ces troubles du sommeil  ont généralement un impact important sur  la qualité de vie de l’entourage du patient.

C’est terrible de ne pas retrouver le chemin des toilettes dans sa propre maison ! Je sais qu’il faut prendre l’escalier, mais je me demande toujours : est-ce que je dois monter ou descendre ? Élisabeth

Personnalité La maladie d’Alzheimer a ceci de particulier  quelle touche l’être dans ce qu’il a de plus  intime : l’identité émotionnelle et sensorielle  de la personne atteinte est profondément  modifiée. Ces changements d’humeur, de  comportement, voire de personnalité sont,  on s’en doute, très difficiles à accepter par  l’entourage. Une personne qui a toujours été  calme, polie et amicale peut se comporter  de manière agressive ou impolie. Ces différents symptômes modifient profondément la vie quotidienne et les relations  au monde extérieur, ils sont à l’origine de  troubles associés à la maladie tels que dépression, anxiété ou hallucinations. Ces troubles cognitifs rendent progressivement la  personne atteinte moins autonome et plus  dépendante de ses proches. Cependant,  contrairement  à  certaines  idées reçues, le malade n’est pas renfermé  sur lui-même, absent à toute relation, il n’est  pas basculé d’un coup dans une « autre dimension ». Il est bien vivant et en interaction  avec son environnement. Interaction qui persiste jusqu’à la phase terminale de la maladie.  Il est faux de penser qu’une personne atteinte  de la maladie d’Alzheimer ne comprend plus  rien de ce qui se passe autour d’elle. Comme  tout un chacun, elle se soucie de son identité  et de son, image d’où l’importance de garder 

G C’est un choc les premières fois qu’on ne sait plus faire quelque chose : les lacets qu’on n’arrive plus à attacher, les boutons… ou la lettre des contributions qu’on ne comprend pas bien, les erreurs de conduite en voiture, la première fois qu’on a perdu son chemin dans un endroit familier… Pierre


14 Dossier

Repè’R

G J’ai toujours peur de ne plus retrouver mes mots quand je commence à raconter quelque chose. Joseph un contact, une relation même si celle-ci est  complètement différente de par le passé. Il  faut quelques fois trouver d’autres moyens  de communication : un regard, une main que  l’on serre, un souri re… « le cœur doit prendre le relais du cerveau ». L’accompagnement de ce type de malade  demande donc une grande patience et une  connaissance des attitudes à adopter.

Conscience du déclin Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer débutante décrivent comment leur  maladie s’insinue progressivement dans leur  vie quotidienne. À un moment donné, elles  se rendent compte qu’elles ne sont plus capa bles de mener à bien telle ou telle activi té 

qui,  auparavant,  allait  de  soi.  Elles  sont  conscientes des changements qui s’opèrent  et constatent qu’elles perdent progressivement et probablement de manière définitive,  certaines compétences. 

Il n’existe, actuellement, aucun examen sanguin ni radiologique du cerveau qui permet  un diagnostic de la maladie d’Alzheimer avec  une certitude absolue. On parlera plutôt de  présomptions que de certitudes. Le diagnostic se fait dans un premier temps sur base des  dires du patient et de son entourage. Il sera  précisé dans un second temps à l’aide de  plusieurs outils, dont un test le MMSE (Mini  Mental State Examination) qui est également  utilisé dans le suivi de la maladie. Les différents stades d’évolution de la maladie étant  déterminés par les résultats obtenus à ce test. 


repè’r

Dossier 15

G Malgré de nouvelles découvertes, notamment, au niveau de l’imagerie médicale, le diagnostic de la maladie reste difficile et est souvent posé tardivement, car il repose en grande partie sur le patient et son entourage qui ont tendance à minimiser les symptômes en considérant qu’il s’agit des effets de l’âge. Pourtant, au plus tôt la maladie est décelée, au plus vite un traitement peut être mis en place afin de prolonger l’autonomie du malade et orienter au mieux la prise en charge.

Elle qui était très polie et calme avant, elle se comporte parfois agressivement et est grossière, surtout vis-à-vis du personnel soignant.

la plus précoce possible. L’accompagnement psychologique de la personne malade joue évidemment un rôle essentiel pour le maintien d’une qualité de vie. La recherche sur d’éventuels traitements préventifs voire la guérison reste un défi pour la société.

Les traitements

L’accompagnement des malades

On ne dispose pas, actuellement, de traitement capable d’empêcher le développement des lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer. On s’efforce donc d’atténuer les manifestations de la maladie, telle que l’agitation, la dépression, la confusion, les insomnies. Ces traitements ont montré une efficacité à tous les stades de la maladie. Il est donc important de traiter la personne de la manière

Dans la majorité des cas, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer restent à leur domicile et sont donc prises en charge par leur famille. Cependant, avec l’évolution de la maladie vers une diminution de l’autonomie et une aggravation des troubles, toute la volonté et l’amour des proches ne suffisent pas toujours. L’accompagnement d’une personne démente est une lourde tâche à

Les 10 commandements pour aborder le malade d’Alzheimer et pour communiquer avec lui Pour aborder le patient, D  près de la personne tu te tiendras ; D  son nom tu diras ; D  son corps tu toucheras ; D  à sa hauteur et face à lui tu te tiendras ; D  un contact visuel, tu établiras. Pour communiquer avec le patient, D  lentement et distinctement, tu parleras ; D  des mots simples et concerts, des phrases courtes, tu emploieras ; D  avec des gestes et le toucher, tes paroles, tu compléteras ; D  un message à la fois, tu donneras ; D  aux énoncés affirmatifs, tu recourras.


16 dossier

Repè’r

G Tu veux aider ton conjoint mais tu ne peux pas lui parler. Il me regarde et me dit : « Qui es-tu ? »

laquelle il faut ajouter un sentiment de per­ dre l’être aimé tel qu’il a été et l’accepter tel que la maladie l’a transformé. Il n’est pas rare que des aidants refusent le moindre soutien et veulent tout assumer, parfois même au point d’y sacrifier leur propre santé, leur famille et leur relation. « Tant que je peux le faire moi-même, je le fais… Je ne peux me résoudre à le placer dans une institution avec des personnes atteintes à des stades très avancés. » Il existe pourtant un nombre important d’associations et de services venant en aide aux malades et à leur famille. Il s’agit, d’une part, d’une aide « classique » mise en place pour tous types de personnes en « difficultés » : soins et services à domicile, repas, aide ménagère, télésurveillance, etc. et, d’autre part, d’actions plus spécifiques aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Les nombreuses associations travaillant dans le secteur ont bien compris qu’il était

tout aussi important de soutenir les aidants proches que les malades. Les initiatives et les aides sont nombreuses : écoute téléphoni­ que, soutien psychologique, conseils juridi­ ques, rencontres avec d’autres familles et acti­vités diverses pour les malades, offrant à la famille un peu de répit.

Le départ en institutions Il arrive malheureusement qu’il ne soit plus possible de garder le malade à domicile, par exemple, si son comportement présente des risques pour sa sécurité ou si la santé de l’aidant proche ne le permet plus. Cette décision est bien évidemment difficile et peut être vécue comme une rupture, un abandon. Il existe toutefois des solutions intermédiaires au départ définitif en maison de repos ou en centre spécialisé, notamment des centres de jours où le malade, entouré par une équipe de professionnels, participe à diverses activités et rentre chez lui le soir.

Bibliographie, ouvrages  – Un autre regard sur la maladie d’Alzheimer, et les maladies apparentées, Karin Rondia et Valentine Charlot, édition de la Fondation Roi Baudouin. La Fondation Roi Baudouin a édité un certains nombres de publications traitant du sujet. Ces publications peuvent être commandées, la plupart gratuitement, sur le site de la Fondation  www.kbs-frb.be – Comprendre et traiter la maladie d’Alzheimer, Le guide belge du patient, édition ViVio. –  L’ABC de la maladie d’Alzheimer, Le guide pratique pour les familles et les soignants, Sophie Ethier, éditions Méridien/Bartholomé, Liège/Montréal, 1997.


Repè’r

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Informations et contacts des associations d’entraide – La ligue Alzheimer  0800 15 225  04 229 58 10  www.alzheimer.be – Alzheimer Belgique  02 428 28 19  www.alzheimerbelgique.be – www.alzheimer-europe.be – www.info-alzheimer.be – www.lademence.be – www.info-alzheimer.be – www.vivreavecunedemence.be

Informations sur les lieux de vie – Infor homes Wallonie  081 22 85 98  www.inforhomeswallonie.be – Infor homes Bruxelles  02 219 56 88  www.inforhomes-asbl.be – Asbl Le Bien Vieillir (aide à la préparation au changement de lieux de vie) 0495 92 63 54  www.lebienvieillir.be

Soutien pour les aidants – Asbl Aidants proches  081 71 15 74  www.aidants-proches.be – Avec Nos Aînés  081 77 67 33 – Asbl Soins chez Soi (Bruxelles)  02 420 54 57  www.soinschezsoi.be – Baluchon Alzheimer  02 673 75 00  www.baluchon-alzheimer.be

Quelques livres intéressants – Le mystère Alzheimer, L’accompagnement : une voie de la compassion, Marie Gendron, édition de L’Homme, 2008. – Questions-réponses sur la maladie d’Alzheimer, Dr Denis Gauvreau, Dr Marie Gendron, éditions Le Jour, 1994. – La maladie d’Alzheimer, par Hubert Aupetit, Ed. Odile Jacob, Collection Santé au quotidien, 2004.

Quelques romans et témoignages –  Je ne suis pas sortie de ma nuit, Annie Ernaux, éd. Gallimard, 1999. –  Puzzle, journal d’une Alzheimer, Claude Couturier, éd. Josette Lyon, 1999 –  Ton chapeau au vestiaire, Nadine Trintignant, éd. Fayard, 1999 (réed. Pocket). –  Pourquoi ma mère me rend folle, Françoise Laborde, Ramsay, 2002.


18 Formations Les formations chez Volont’R Modalités pratiques · Pour les formations organisées par Volont’R (données par des formateurs spécialisés extérieurs), l’inscription sera prise en compte et confirmée dès réception du paiement (compte 068-2011772-19). Rappel · Tout volontaire de Volont’R bénéficie d’un tarif préférentiel pour les formations organisées par l’association. Vous êtes volontaire chez nous et vous souhaitez suivre une formation à l’extérieur ? Vous avez droit à un forfait de formation de 75 euros par an : il suffit de nous rentrer une attestation de suivi de formation. Concernant la formation « Écoute de base », et » Écoute approfonfie »le paiement de l’inscription est remboursé aux volontaires de notre asbl en fin de formation. Volont’R se réserve le droit d’annuler une formation si le nombre d’inscriptions est insuffisant. La personne de référence pour l’organisation des formations : ambroiseform@volontr.be

VOLONT’r

Í Formation « Écoute approfondie » Formatrice : Madame Emmanuelle Charlier, psychothérapeute, praticienne PNL. Cette formation s’adresse à toutes les personnes qui ont suivi la formation écoute de base. Durant une journée, les participants partageront leurs expériences en tant que volontaire et la mise en application des théories vues lors de la formation écoute de base. Si vous êtes intéressé par cette formation, contactez Ambroise au 02 219 15 62 ou par mail ambroiseform@volontr.be Formation « Être en relation avec des personnes handicapées : comment les respecter au mieux, dans leurs potentialités et leurs limites ? »

Formation « Écoute de base » (Bruxelles, Liège et Namur)

Formateur : Bruno Lambinet, directeur de l’asbl Gratte

Formatrice : Madame Emmanuelle Charlier, psychothérapeute, praticienne PNL. Dans notre quotidien, rien ne semble plus évident que d’écouter, et pourtant… Cette formation a pour but d’aider les volontaires à mieux accompagner les personnes fragilisées auxquelles ils sont confrontés. Partager des expériences, travailler nos attitudes, découvrir ce qu’est d’être à l’écoute de l’autre, comment entrer en relation avec lui, apprendre à reformuler… Si vous êtes intéressé par cette formation, contactez Ambroise au 02 219 15 62 ou par mail ambroiseform@volontr.be

Cette formation permet de donner les clefs pour mieux comprendre certaines réactions et le contexte de vie des personnes handicapées mentales, de connaître quelques repè­ res théoriques, de partager des expériences pratiques qui vous permettront d'être plus à l'aise et de pouvoir ainsi plus facilement réagir en cas de difficulté relationnelle. Lieu et date  Bruxelles, le 15 décembre de 9 h 30 à 16 h Prix  20 euros pour les membres de Volont’R Toute inscription doit se faire au 02 219 15 62 ou par mail ambroiseform@volontr.be


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Volont’r Formations 19


20 Quoi de neuf ?

VOLONT’R

À l'abordage pour l’Année européenne du volontariat… Poursuivre la traversée de 2010 L’Année européenne du volontariat n’est plus très loin Accoster dans chaque port afin de réveiller les liens Tourner la grande voile Et telle une figure de proue, braver les courants Forts de notre expérience de Volont’R Orienter les boussoles Revenir au relationnel Mettre la main à la pâte Et demain… Faire partie du grand défi expo Retrousser ses manches et devenir pour un instant Acteurs du volontariat Naissant aux yeux des passants Cortège de villes en villes Orné de leurs étendards Pour que personne, ni Hommes et femmes ne restent sur le pont, mais Ouverts à l’autre Narguant le chacun pour soi Eveillant l’enthousiasme Durablement, notre action pourra être relayée Un autre œil sera présent Volont’R sera en lice Outre ses activités La somme de ses envies Ouvrira les portes d’une institution Naviguant entre les étoiles Tableau, visage, portrait choisis Autant de beaux moments Ribambelle de joies et d’émotions Introduiront aux quatre coins du pays Autour d’une expo Tous les visages du volontariat…

C’est ainsi que Volont’R accueillera  très prochainement dans l’institution  ayant accepté de participer au projet,  une photographe qui collabore avec  la Plate-forme francophone du Volontariat afin d’immortaliser ses activités  et de mettre en valeur les volontaires  y participant. L’objectif est d’avoir un portrait de  notre type de volontariat qui sera visible en format affiche aux quatre  coins de la Wallonie et de Bruxelles. Ainsi, vous découvrirez peut-être, au  détour d’une rue, dans votre ville, une  exposition itinérante… Mettant en  lumière vos talents… Tous les témoignages feront l’objet  d’un suivi dans le prochain Carnet du Volont'R. Chic chic chic cette planète Volont’R ! Solange Deberg


Quoi de neuf ? 21

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VOLONT’R


22 Régions à la une

volont’r

Arlon Merci !

Cet été, de nombreux jeunes se sont à nouveau investis durant une ou deux semaines de volontariat en crèche ou en clinique dans la région ! Merci à eux pour leur investissement et merci à nos institutions de leur avoir réservé un si bon accueil !

Nouvelles collaborations

Un crèche à Bertrix, « Les Pt’ Marmottes » asbl, vient de rejoindre nos institutions partenaires. Elle est en recherche d’un volontaire disponible de 11 h à 13 h, les mercredis, jeudis et vendredis pour réaliser des petites activités avec les enfants et les accompagner lors des repas. Une autre crèche à Neufchâteau va peut-être bientôt nous rejoindre aussi ! Il y aura donc des possibilités de volontariat de ce côté-là ! N’hésitez pas à faire passer l’info ! Avec un peu d’avance, je vous souhaite de tout cœur d’excellentes fêtes de fin d’année !

Wanted volontaires

La maison maternelle d’Ottignies recherche actuellement des volontaires qui seraient prêts à donner un coup de pouce pour le suivi des devoirs des enfants, après l’école, une ou plusieurs fois par semaine, entre 16 h et 18 h 30, pendant une heure ou une heure et demie. Intéressé(e) ? Contact : Séverine Galant 02 219 15 62  severine@volontr.be

Merci !

Comme chaque année, des jeunes du Collège du Christ-Roi avaient choisi de faire leur retraite dans le social, via notre association. C’est ainsi que durant 3 jours, ils sont allés en crèche, en maison de repos ou en clinique afin de découvrir un nouveau monde et d’apporter un peu de leur fraîcheur et de leur dynamisme aux résidents, aux enfants et aux équipes en place ! Merci à vous les filles pour votre investissement et merci à nos institutions bruxelloises et brabançonnes qui leur ont réservé un accueil chaleureux et sur mesure ! Je vous souhaite d’ores et déjà d’excellentes fêtes de fin d’année !

Bruxelles Envie de donner un petit coup de main,  

au milieu de 4000 sapins, à la veille des fêtes?

L’asbl Le Silex, avec la collaboration du Ricochet, organise sa traditionnelle vente de sapins et sa boutique de Noël. Ils font appel aux volontaires pour la vente de sapins et le marché de Noël. Cette activité, une tradition depuis 40 ans, assure une partie importante des ressources financières des deux associations en vue de maintenir et développer leurs projets. Leur but : privilégier la rencon­tre amicale avec des QUAND ?  Dès le dimanche 5 décembre 2010, personnes en situation de handicap de 10 heures à 19 heures, 7 jours sur 7 mental et favoriser leur intégration dans OU ?  Silex, 82 rue Voot, 1200 Bruxelles la société. INFOS  Téléphone 02 762 40 09 www.lesilex.be 


volont’r

Régions à la une 23

Rencontre / goûter des volontaires

Ce 1er octobre, ce fut l’occasion pour les volontaires de Bruxelles de se rencontrer de façon conviviale, de partager leur vécu et un morceau de tarte et d’avoir les échos d’un des projets Solid’R soutenu en mai. Prochain rendez-vous en janvier 2011 !

9e Salon Flash 2010

Volont’R était présent au Forum pour l’action sociale et humanitaire en novembre. L’occasion de sensibiliser les jeunes à la citoyenneté active et de leur donner des pistes d’actions concrètes. Pour la première fois, des jeunes malentendants ont été accueillis officiellement au Flash ! Merci aux volontaires qui sont venus témoigner de ce que le volontariat leur apporte au quotidien !

Opération E-mail

Afin de faciliter les contacts (envois de courriers, infos), ce serait super de me faire parvenir vos adresses mail (par téléphone ou via mail à irene@volontr.be). Rassurez-vous, je ne vais pas envahir votre boîte mail et vos adresses resteront confidentielles ! Bonnes fêtes à tous !

Retour des retraites sociales

Témoignages d’élèves du Collège Notre-Dame de Bon Secours qui ont effectué leur retraite à l’hôpital de Jolimont de La Louvière.

témoignages

Durant cette retraite, je me suis sentie responsable et j’ai compris que ce métier n’était pas toujours facile. Cependant, il permet de sauver des vies, d’aider des patients, que ce soit par la médecine ou la discussion. Il est vrai que d’abord, j’ai ressenti cette retraite comme étant une découverte du métier mais, en second plan, j’ai remarqué le côté social de celle-ci vu que j’écoutais les patients, je les aidais et les soutenais… Il s’agit d’une expérience inoubliable et enrichissante. Pauline S. À travers ces quatre jours, j’ai découvert, à propos de moi-même, que je possédais une force dont je doutais encore de l’existence juste avant cette retraite. En effet, depuis que je suis petit, je suis sensible aux hôpitaux pour diverses raisons : l’odeur qui imprè­gne les chambres et couloirs, les perfusions,… Ainsi, je me suis prouvé à moi-même que quand on veut on peut ! Le mot retraite signifie partir à la recherche de soi dans un environnement autre que celui qui nous est habituel. C’est un moment qui apporte de la confiance en soi. C’est comme pouvoir fuir momentanément notre train-train quotidien. C’est une expérience magique ! Justin G.

La Louvière


24 Régions à la une

volont’r

témoignage

Cette retraite fut intense dans le sens où il fallait beaucoup travailler et être à la disposition des patients. C’est difficile de se lever tôt… Les personnes âgées ont besoin de beaucoup d’attention et pour cela il faut être patient et il faut du temps pour pouvoir les comprendre et créer des liens. Aurélie F.

Liège Volontariat pendant les vacances :  une expérience enrichissante !

témoignage

Mon volontariat de six jours à la salle de jeux du service pédiatrique de l’hôpital de Montegnée, m’a permis d’y vivre une expérience très enrichissante tant sur le plan personnel, que sur le plan professionnel. Accueillie à bras ouverts par la merveilleuse équipe de la salle de jeux, tous les membres ont toujours été là pour me rassurer, me montrer comment m’y prendre avec les enfants et les adolescents, me faire confiance, etc. J’ai beaucoup appris sur moi-même, sur la façon d’écouter les enfants, de répondre à leurs besoins, de leur parler et aussi sur la relation que je nouais avec eux. J’ai pu me rendre compte de ce qu’ils vivaient dans le service pédiatrique et des difficultés qu’ils rencontraient. Une distanciation nécessaire entre ce que l’on entend et voit à l’hôpital, m’a donné la force de me protéger afin d’y être plus à l’écoute. Sur le plan professionnel, j’ai eu la chance de suivre la psychologue de liaison pendant une journée, grâce à Souad, de discuter avec d’autres psychologues du regard qu’ils posent sur leur profession et, enfin, j’ai eu l’opportunité d’observer des professionnels du paramédical et d’autres bénévoles, à l’œuvre. Ce qui a été très salutaire pour moi. Pour terminer, cette expérience a été plus que positive et si j’en ai encore l’occasion, je souhaite y participer à nouveau. Je souhaite remercier toute l’équipe de la salle de jeux, Souad, Paulette, Aimée, Caroline et Christelle, pour leur chaleureux accueil, leurs précieux conseils et leur confiance. Le parallèle entre le volontariat et mes études était très clair car apprendre au contact des enfants, de leur psychologie, m’a permis de comprendre la manière d’être au plus juste avec eux. Cette expérience m’a donnée envie d’approfondir dans ce domaine. Ma candidature pour un stage dans ce service me semblait être une évidence… Le volontariat a joué en ma faveur lors de la sélection des stagiaires et m’a permis d’avoir un premier aperçu du métier de psychologue. Manon Remacle, volontaire à la clinique de l’Espérance.


volont’r

Régions à la une 25

À vos agendas !

Notre joyeuse entrée dans l’année 2011 se fera autour d’un bon verre et d’un petit resto comme il est de tradition… Nous espérons ainsi vous voir nombreux le samedi 15 janvier 2010 à partir de 10 h pour une réunion remue-méninges suivie d’un temps plus festif. Le 4, 5 et 6 février 2010 aura lieu le salon du volontariat à Liège, à l’ancien hôpital militaire de Saint-Laurent. Le partage de vos aventures de volontaire vous intéresse, c’est le lieu idéal pour y tenir le stand de Volont’R !

Nouvelle collaboration

Fondée en 2002, l’asbl M’Sourire est située à quelques pas de la Grand-Place. Cette association s’est fixée la mission de renforcer la réalité du « mieux vivre ensemble » en luttant contre toute forme d’inégalité sociale, d’exclusion et de discrimination. Y sont notamment organisés divers ateliers et cours : alphabétisation, calligraphie, langue des signes, chant et danse… du hip-hop à la danse orientale. C’est également un relais entre des projets en Belgique et en Algérie, pays d’origine de sa fondatrice, Mme Nacera Missouri. Si vous passez dans le quartier, n’hésitez pas à pousser la porte de cette association pour y découvrir la multitude de projets dans lesquels ils s’investissent dans une ambiance chaleureuse et familiale.

Mons

témoignage

Comme chaque année, quelques élèves de l’institut Saint-Ferdinand de Jemappes ont décidé, dans le cadre d’une retraite, de se rendre utiles auprès des enfants en crèche ou des plus âgés en maison de repos. Voici le témoignage de l’un d’entre eux. Ces trois jours m’ont appris que les bons moments de la vie pouvaient se passer de paroles. Un simple sourire peut changer votre journée. J’ai également acquis une certaine autonomie, dans le sens où, étant la cadette d’une famille de cinq enfants, c’était à mon tour de prendre soin des autres et de jouer l’aînée. Je ne pouvais espérer meilleure retraite que celle que j’ai effectuée. Il ne serait d’ailleurs pas exagéré de ma part si j’avouais avoir quasiment tout apprécié, que ce soit le contact avec les bébés, leur joie de vivre à l’accueil ou l’ambiance du personnel. Car, en effet, dès les premiers instants, je me suis sentie des leurs. Cela m’a permis un épanouissement plus grand. Comme tout travail, il y avait quelques moments difficiles car c’était la première fois que je me retrouvais en compagnie d’autant de bébés. Et pour quiconque appréciant le calme, comme moi, la crèche peut très vite se transformer en enfer. Mais je suis parvenue à faire face aux pleurs et aux cris des bébés avec beaucoup plus de patience que je ne l’aurais cru. De plus, le monde paraît si beau dans les yeux d’un enfant qu’il est difficile de leur en vouloir. Cette retraite m’aidera beaucoup dans ma vie future, surtout sur le plan social et humain. » Chaïmae, volontaire à la crèche « La clairière enchantée »


26 Régions à la Une

volont’r

Namur Les écoles namuroises à l’heure du volontariat !

Des nouvelles collaborations ont commencé avec deux écoles : les Ursulines à Namur et Saint-Joseph à Eghezée. Les jeunes vont pouvoir vivre une expérience de volontariat pour leur retraite sociale pendant le premier trimestre 2011. D’autres collaborations sont envisagées avec deux autres écoles pour des projets intergénéra­ tionnels (projet informatique et apprentissage du GSM en maison de repos).

5 décembre : journée internationale des volontaires

Le CPAS de Namur a convié tous les volontaires actifs dans ses 5 maisons de repos pour fêter ensemble cette date. L’occasion de valoriser et de mettre à l’honneur tous ceux et celles qui apportent un rayon de soleil aux aînés !

Projets solid’R et goûter festif

www.flickr.com/photos/vialbost/

Comme chaque année, nous vous con­vions à notre goûter de Noël et à la présentation des projets solid’R. Rendez-vous ce vendredi 17 décembre de 14 h 30 à 16 h 30. La maison de repos de la Closière à Saint-Servais nous accueille à cette occasion. Merci de me confirmer votre présence au 02 219 15 62.

Wanted… …volontaires !

N’hésitez pas à en parler autour de vous ! Et à me contacter pour davantage d’infos !

Opération E-mail

Afin de faciliter les contacts (envois de courriers, infos), ce serait super de me faire parvenir vos adresses mail (par téléphone ou via mail à irene@volontr.be). Rassurez-vous, je ne vais pas envahir votre boîte mail et vos adresses resteront confidentielles ! Bonnes fêtes à tous !


VOLONT’R

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Des racines et des ailes • le foyer Lucie

« Jeudi 7 octobre 2010 : première grande réception « mondaine » pour une dizaine d’enfants  à l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux du foyer Lucie de Verviers. Dix « p’tits  loups » de 4 à 11 ans, fiers d’être les hôtes d’une centaine de personnes ayant participé de  près ou de loin à la rénovation de leur maison. Service d’accueil et d’aide éducative agréé, avec une histoire qui remonte au XIXe siècle, le  foyer Lucie regroupe deux maisons pouvant accueillir respectivement douze enfants de 0 à  12 ans et quinze adolescents de 13 à 18 ans, chacun « en grandes carences affectives et éducatives »1. La première maison, à l’honneur en ce jour, offre aux plus jeunes « Les Racines » (nouveau nom de cette unité de vie) qui leur permettront de grandir et de s’épanouir,  ancrées petit à petit au sol de la vie grâce aux soins dévoués, patients et sécurisants de leurs  éducateurs… La seconde, rebaptisée « Les Ailes » à cette occasion également, leur donne  la possibilité et le temps de soigner, de fortifier et d’étendre leurs ailes qui les aideront à  prendre un jour leur envol « afin de devenir des adultes-acteurs de leur vie, les plus équilibrés possible »… Le petit germe ne soupçonne pas ce qu’il deviendra en grandissant.  Pourtant, il se gonfle, il se tend, il s’efforce d’aller vers la lumière. Ce qu’il deviendra en  réalité dépend de l’intensité de son effort (Gitta Mallasz) : de son effort à lui, mais aussi de  l’effort de toutes les personnes (famille, éducateurs, amis de passage ou de toujours) qu’il  rencontrera  au  cours  du  long,  et  parfois  difficile,  voyage qui le conduira de  la terre de l’enfance à la  lumière d’une vie adulte  que je lui souhaite la plus  riche et la plus épanouissante possible ! » Cathy, « la bénévole du  lundi » !

À vos agendas !

Verviers

Le 21 janvier 2011 de 10 h à 12 h aura lieu notre rencontre de la nouvelle  année ! Ce sera aussi l’occasion de se retrouver après notre réunion autour d’un  bon petit plat pour fêter l’année nouvelle…  Les 4, 5 et 6 février 2010 aura lieu le salon du volontariat à Liège, à l’ancien hôpital militaire de SaintLaurent. Le partage de vos aventures de volontaire  vous intéresse, c’est le lieu idéal pour y tenir le stand  de Volont’R ! 1.  Les passages en italique sont repris du discours de la directrice, Madame Marie-Claude Voigt.


28 Institutions

parten’r

Une étoile en plus  dans un grand hôtel Au détour d’un couloir, à l’arrivée des beaux jours, des volontaires prennent de leur temps libre pour l’offrir aux autres. Une belle manière de les mettre en valeur est de donner la parole à une institution qui les accueille régulièrement. Nous vous proposons ainsi le point de vue de Souad, la responsable de la salle de jeux de la clinique de l’Espérance, service pédiatrie. Voici son histoire… Ne résistez pas à son appel !

témoignage

D’abord un tout grand merci à tous les volontaires qui ont vécu un court, moyen ou long moment avec l’équipe éducative. Nous avons une pensée particulière autant pour ceux qui viennent ponctuellement, que pour ceux qui nous consacrent un peu de leur temps pendant les vacances scolaires. Pour les bénévoles à venir, nous voudrions un peu présenter notre service. Nous sommes des animatrices, éducatrices et institutrices au sein d’un service pédiatrique à la Clinique de l’Espérance à Montegnée (Liège). Nous travaillons au sein d’une salle de jeux et d’une école pendant la journée et, en soirée, les éducatrices accompagnent plus particulièrement certains enfants hospitalisés. Nos petits patients ont besoin d’animations ludiques, de soutien, de divertissement… Car certains n’ont pas seulement une souffrance physique mais aussi une souffrance morale… Ce que nous attendons du bénévole, c’est qu’il nous apporte cette bouffée d’air au quotidien, comme une étoile en plus dans un grand hôtel. Si vous voulez donner un peu de votre temps précieux via Volont’R, vous êtes les bienvenus. Madame Amrani Souad et toute l’équipe éducative.


parten’r

établissements scolaires 29

Animations dans le cadre scolaire Chaque année, notre association propose à des classes de niveau secondaire supérieur d’effectuer une ou plusieurs après-midi de volontariat dans nos institutions. Pour préparer au mieux ces après-midi, nos animateurs vont à la rencontre des jeunes, en classe, et réfléchissent avec eux aux animations, mais surtout, ils les font réfléchir sur la personne âgée, les maisons de repos et le volontariat. Le but est de permettre aux jeunes de découvrir les institu­ tions et d’apporter un souffle d’air frais aux ­résidents. Musique, cuisine, jeux de société, Wii, sont autant d’activités proposées par les jeunes aux personnes âgées. Souvent, une belle expérience : des sourires et des découvertes sont au rendez-vous !

témoignage

Travaillant dans une école professionnelle, et plus particulièrement dans une section services sociaux, il nous semblait intéressant de mettre l’élève au service de l’AUTRE ! Dans cette optique, nous avons décidé d’organiser une « après-midi sociale », d’abord par nos propres moyens, ensuite, avec l’aide de Volont’R. Ceci fut bien plus pratique. Nous avons demandé aux élèves de prévoir différentes animations pour ces après-midi et, chaque année, les idées ne manquent pas : préparations culinaires, bricolages, animations musicales et, depuis peu, introduction de la Wii. Bien qu’ayant un peu d’appréhension à l’idée de rencontrer des personnes âgées, les élèves sont toujours enthousiastes en fin d’animation et très heureux de cette belle expérience. Certains ont même décidé, suite à ces rencontres, d’en faire leur choix d’études. Dominique Delmelle, enseignante à l’Institut de la Providence à Wavre


30 projets solid’R Les projets solid’R

SOLID’R

Í

Parallèlement au volontariat relationnel en institutions, Volont’R a pour objectif, depuis sa création, de permettre le soutien financier de projets de solidarité en Belgique et à l’étranger.

projets solid’R à arlon ! L’année scolaire dernière, dans la région de Luxembourg, deux projets ont été soutenus, tous les deux pour des crèches. Nos volontaires, présents sur le terrain, ont constaté les manques et grâce au soutien financier de nos projet solid’R, ont pu y remédier. Voici le témoignage d’une de nos volontaire à ce sujet.

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Volontariat dans la crèche « Les Mésanges » En 2009, j’ai réalisé du volontariat en crèche, à Habay-La-Neuve,  chez Madame Lobet, pendant quelques mois, à raison de 3  heures par semaine. Pendant cette période, j’ai observé les enfants durant leurs activités. J’ai pu rapidement constater qu’ils passaient la majorité  de leur temps à utiliser et s’organiser autour de jeux collectifs,  sans avoir vraiment de matériel adapté. C’est pourquoi, quand j’ai eu la possibilité de réaliser un projet,  j’ai immédiatement proposé à Madame Lobet et aux enfants  l’achat de jeux de société ; ceux-ci favorisant l’aspect collectif et  ses notions de coopération et de participation. J’ai demandé l’avis des enfants quant au choix des jeux. Ils m’en  ont proposé divers tels que le « Monopoly », le « Ni oui, ni non »  ou le « Trivial Pursuit ». En fonction du budget alloué, j’ai établi  une liste de jeux susceptibles de les intéresser et leur ai proposé le « Jeu du verger » qui est spécifiquement un jeu de coopération, ce qui signifie, dans ce cas précis, que les enfants  jouent ensemble contre le jeu. Tous ont été ravis des propositions et ont attendu avec impatience que le projet se concrétise.  Celui-ci a été accepté sans problème pour la grande joie de tous  les enfants !    Nathalie, volontaire. 


projets solid’R 31

SOLID’R

projet de théâtre forum au Burkina Faso Volont’R Bruxelles a soutenu le projet présenté par Léonore, qui nous partage son expérience. « Ce projet, crée à l’initiative de l’ONG Quinoa et de la compagnie burkinabé Marbayassa, demandait le financement de la tournée  de notre pièce dans de petits villages proches  de Ouagadougou, la capitale. Notre groupe  de dix bénévoles belges est parti à la rencontre de comédiens burkinabés. Pendant  un mois, nous avons vécu ensemble et créé  de manière collective une pièce de théâtre  forum, une des forme du théâtre action  (théâtre de sensibilisation créé par le brésilien Augusto Boal, « Le théâtre de l’opprimé »).  Nous jouions à même le sol, parfois sous la  pluie (c’était la saison…) dans de petits villages sans eau et électricité. Notre unique  décor était une toile de fond noire, qui nous  servait de coulisses. Nous avions choisi ensemble la thématique  de la pièce : le travail des enfants. Il s’agit d’un  sujet très important de l’actualité burki nabé :  les villageois, trop pauvres, envoient leurs  enfants travail ler en ville dans des conditions  insupportables (domestiques dans les familles, dans des mines, prostitution). La pièce  s’est créée sur base de discussions et d’improvisations. Ensuite, Jules,  le metteur en scène,  ordonnait ces différentes parties entre elles.  Nous commencions par une danse africaine,  sur le rythme du djembé, en guise d’introduction. Chaque représentation était différente  car le public est acteur à part entière de la  pièce de théâtre. Après avoir joué l’histoire,  les spectateurs doivent départager les bons et 

les méchants parmi les personnages. Ensuite,  des spectateurs rejouent certaines scènes de  conflits dans le but de trouver ensemble une  solution au problème.  Le théâtre en Afrique  remplit une autre fonction qu’ici, en Europe.  Il a une fonction d’information qui est essentielle dans les petits villages sans journaux,  radio et télévision, où la majeure partie de la  population est analphabète. L’oralité est au  cœur de la culture africaine.  Le public est très participatif. Toutes les générations sont présentes. Les gens sont debout,  en arc de cercle, rient et commentent à haute  voix. Nous jouions en « mooré », une des  nombreuses langues locales et portions les  habits traditionnels afin de représenter des  villageois. Cette expérience nous a laissé à  tous, belges et comédiens burkinabés, une  empreinte très forte. Des amitiés se sont liées,  le contact est maintenu (mail, téléphone…)  et nous projetons de nous revoir. En plus de  la découverte d’un pays, d’une culture et de  ses habitants, c’est la rencontre très intense  entre eux et nous, pendant un mois, qui nous  reste dans la tête et le cœur. Jules et sa troupe  nous ont permis de voir l’Afrique avec leurs  yeux. Merci à eux de nous avoir laissé entrer  dans leur vie pendant un mois.  Et surtout… merci à Volont’R de nous avoir  permis de montrer ce spectacle ! »    Léonore


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Le carnet du Volont'R n°84