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> programme 2014 la première rue

CitĂŠ Radieuse Le Corbusier < Briey


> ASSOCIATION LA PREMIÈRE RUE

Le programme 2014 de l’association La Première Rue s’inscrit dans la continuité du travail effectué depuis plusieurs années. Celui-ci se fonde sur des activités multiples, transversales et interdépendantes. L’objectif de l’association demeure ainsi le même : faire découvrir au plus grand nombre un lieu unique, sensible et particulièrement inspirant. Cette année, l’association a engagé une démarche d’ouverture nouvelle. Ces ouvertures, transfrontalières, disciplinaires et historiques n’ont d’autres buts que de continuer à questionner le bâtiment en le confrontant à des champs divers et des humanités différentes. Ce travail impérieux et essentiel à la fois, ouvre de nouvelles perspectives et de nouvelles frontières à dépasser. On vous attend donc très nombreux !

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> TOURISME :

UNE CITÉ RADIEUSE LE CORBUSIER BRIEY_GRANDE RÉGION

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> VISITES GUIDÉES ET ACCUEIL : LA PREMIÈRE RUE La Première Rue peut vous accueillir en accès libre ou bien vous accompagner lors d’une visite guidée.

En août, ouverture uniquement les aprèsmidi de 14h à 17h30 du lundi au vendredi.

Accès libre :

Tél. / Fax : 03 82 20 28 55 lapremiererue@gmail.com

Du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, le vendredi jusqu’à 12h30.

www.lapremiererue.fr

Les premiers dimanches du mois de mars à octobre de 14h à 17h30. Visite guidée : Pour les groupes à partir de 10 personnes, possibilité de visites guidées également les week-ends et jours fériés, sur réservation préalable. Merci de bien vouloir nous contacter au moins 15 jours avant la date souhaitée. Durée de la visite guidée : prévoir entre 1h30 et 2h. Tarif des visites guidées : - 2 euros par personne en visite individuelle, - tarifs préférentiels pour les groupes, se renseigner auprès de l’association. La visite, à dominante didactique est proposée sur réservation et s’adapte à tous les publics (groupes touristiques et scolaires, étudiants, particuliers...). Lors du parcours l’Association vous propose une découverte de l’Unité d’Habitation conçue par l’architecte le Corbusier à travers son histoire, sa façade, le couloir polychrome, appelé "rue" et l’appartement témoin conservé dans son état d’origine.

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Une immersion étonnante entre utopie et réalisme donnera à voir et à comprendre les clés essentielles à l'interprétation de cette architecture moderniste.


> VISITES GUIDÉES ET ACCUEIL : LA PREMIÈRE RUE

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> PATRIMOINE CORBUSÉEN : LES UNITÉS D’HABITATION Le Corbusier (1887-1965) est, parmi les architectes du XXe siècle, le plus connu. Sa notoriété dépasse le cercle des spécialistes pour atteindre le grand public. Cette situation, rare pour un architecte, n’est pas uniquement française. Elle se vérifie au plan international. De la maison particulière (villa Savoye) à la grande cité moderne (Chandigarh), Le Corbusier a élaboré de très nombreux projets. Ses œuvres sont unanimement respectées comme des contributions décisives à l’architecture du XXe siècle. Les historiens de l’architecture ont vu dans "l’Unité d’Habitation" l’une des "hypothèses les plus intéressantes" de la période moderne. Elle est l’aboutissement d’un long travail théorique. Ses prémices remontent à 1922. Le Corbusier voulait créer alors des "cités jardins verticales", capables de répondre simultanément à l’aspiration à la maison individuelle (au contact de la nature) et aux avantages de l’immeuble collectif (au contact des équipements). Cette idée, perfectionnée durant les années trente, déboucha, en 1939, sur un projet de grand immeuble, avec "rues intérieures", appartements en "duplex", toit terrasse équipé et commerces intégrés. Cette proposition ne trouva sa concrétisation qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à Marseille, grâce à une commande exceptionnelle du Ministère de la Reconstruction. Mené durant cinq années, le chantier de Marseille s’acheva en 1952, sur une architecture à la plastique superbe. Après Marseille, quatre unités nouvelles seront construites : à Rezé (Nantes), à Berlin, à Briey et à Firminy. À travers ces cinq réalisations (toutes différentes les unes des autres) Le Corbusier a donné forme à l’une des recherches les plus originales 8

de l’architecture et de l’urbanisme du XXe siècle. Issues d’une approche complexe de la question du logement, ces cinq unités cristallisent les données économiques, sociales et culturelles de l’Europe d’après guerre. Le Corbusier y a mis en œuvre tous les moyens expérimentaux - théoriques, plastiques et techniques - dont on pouvait disposer dans les années 50. Réponses abstraites aux problèmes de l’habitat collectif de la ville moderne, elles offrent aussi, par la diversité des rapports qu’elles ont noués avec leur site particulier, une richesse expérimentale remarquable. Elles constituent, de ce fait, un authentique patrimoine. Nous possédons, en Meurthe-et-Moselle, un immeuble important : l’un des cinq exemplaires construits par Le Corbusier sur ce thème de "l’Unité d’Habitation".


> PATRIMOINE CORBUSÉEN : LES UNITÉS D’HABITATION

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> LA CITÉ RADIEUSE DE BRIEY : BRIEY-EN-FORÊT L’importance et la spécificité de l’Unité d’Habitation de Briey par rapport aux quatre autres existantes, viennent du fait qu’elle est la seule réalisée entièrement dans les crédits réglementés OPHLM des années 60. Cependant, André Wogenscki, l’architecte et ingénieur qui a dirigé le chantier de construction, a mis un point d’honneur à ce que les principes pratiques et esthétiques du concept de "Cité Radieuse" de Le Corbusier ne soient pas altérés par les moyens modérés mis en œuvre. Construite entre 1959 et 1961, l’Unité d’Habitation de Briey-en-Forêt a traversé de graves difficultés. Dès 1966, la Cité Radieuse va être confrontée au départ des familles américaines (basées à Etain dans le cadre du traité de l’O.T.A.N), puis à la crise de la sidérurgie. A ceci s’ajouteront les problèmes financiers de gestion de l’immeuble, ce qui entraînera sa désaffection progressive, sa fermeture en 1983 et, pour finir, un projet de démolition. Sauvée à la fin des années 1980 grâce aux efforts de la municipalité de Briey et de l’État, elle est aujourd’hui entièrement habitée sous la forme d’une copropriété et a retrouvé tout son sens et son éclat. Le réaménagement des abords de la Cité Radieuse en 1999 conçu par l’architecte suisse Bruno Reichlin et l’agence VW Architectes à la demande de la ville de Briey, de mêmes que la récente réfection de la façade (2007-2009) par le cabinet d’architectes Medrea, Ferauge & Iung Architectes, témoignent de ce souci de protection et de valorisation de cet élément phare du patrimoine architectural régional.

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Cette reconnaissance est également marquée par l’inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques de certains éléments du bâtiment : les façades, la toiture, le hall, la Première Rue et l’appartement témoin. Situation géographique : Briey se trouve à une trentaine de kilomètres de Metz, une centaine de kilomètres de Nancy et à une cinquantaine de kilomètres du Luxembourg.


> LA CITÉ RADIEUSE DE BRIEY : BRIEY-EN-FORÊT

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> LES EXPOSITIONS : À LA GALERIE BLANCHE

> Gianni PETTENA : Paper / Midwestern Ocean_11 octobre 2013 – 30 mars 2014_ proposé par le Frac Lorraine

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> REFLET / REFLETS : MIRAGES URBAINS JÉRÉMY DUVAL

"La mesure du reflet, écrit Jérémy Duval, est non seulement métrique au sens spatial, mais aussi temporelle. Parce qu’il est le résultat d’une trajectoire lumineuse, le reflet porte en lui l’ombre aussi invisible qu’infinitésimale de la vitesse de la lumière. À cet égard, il n’est pas seulement l’impression sur une surface d’une matérialité, mais aussi celle d’un instant subrepticement passé, un instant-lien qui réconcilie, à travers un double mouvement, un passé perçu et un présent vécu, un trait d’union rétinien entre des dimensions géométriquement inconciliables. Alors que le reflet pourrait apparaître comme une réduction bidimensionnelle de l’objet, il le sublime en lui conférant une existence qui transcende l’espace et le temps. Il devient mémoire involontaire. Artefact parmi les artefacts, semeur de troubles, il semble doté d’une existence à part, d’une existence à mi-chemin entre le réel vécu et le réel perçu, entre l’être et la conscience d’être". Fondée sur une recherche originale mettant en œuvre un dispositif en miroir (flux/reflux // ombre/ lumière // matière/mémoire // écart/tracé // symétrie/mouvement // etc.), l’exploration plastique conduite par Jérémy Duval questionne simultanément le "reflet" comme objet théorique abstrait (dont on découvre la complexité au travers de multiples références artistiques), et comme outil d’investigation du réel, qui nous révèle au fil de déambulations perceptives (le long d’un axe urbain nancéien) la densité sémantique de la ville. Glissant sur les parois impeccables des vitrines, le regard creuse en profondeur une spatialité étrange où les pratiques et les objets se chevauchent. "Dans cette mise en abyme de notre société, explique Jérémy Duval, de ses personnages, de ses costumes, de ses modes, de ses décors, de ses

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mises en scène et de ses fictions, la divine figure des mannequins est hypertrophiée. Archétypes aux regards pétrifiés, insolemment insensibles à l’impact du temps, ils s’immiscent, bien au-delà des vitrines, les enjambent, naviguant d’un espace à un autre, créant de nouveaux territoires, s’appropriant au passage des champs visuels. Tels des dieux, leur présence entêtante esquisse dans le reflet de notre existence celui de notre imagination". Jérémy Duval Photographies / textes / mise en espace Joseph Abram Commissaire de l’exposition


> REFLET / REFLETS : MIRAGES URBAINS JÉRÉMY DUVAL 21 février - 12 mai 2014 vernissage le vendredi 21 février à 19:30

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> INSOLITE MANHATTAN : appropriation / contraste / effervescence / lumière PERRINE VOINSON

"Arpenter les rues. Découvrir la ville. Scruter les détails. Me laisser surprendre". Comme beaucoup de créateurs – architectes, artistes, écrivains, attirés par New York, Perrine Voinson dit avoir rêvé la cité avant de s’y rendre. Fascinée par Manhattan et par son fonctionnement, elle entend en saisir la substance en s’y confrontant activement. "Cette ville, écrit-elle, n’appartient à personne. Et pourtant chacun se l’approprie". Deux stratégies disjointes lui permettront de "pénétrer son atmosphère" et d’en "décoder" les spécificités. L’une, mentale, la conduit à créer une distance théorique entre elle-même et l’objet de sa perception à travers une grille de lecture façonnée sur mesure. Elle s’invente, pour ce faire, un "dictionnaire sensible" constitué de huit notions chargées de significations newyorkaises : "appropriation / contrastes / effervescence / lumière / narcissisme / obscurité / solitude / surprise". La seconde, physique, mène la jeune architecte dans une tout autre direction. Il s’agit, cette fois, de parcourir le territoire concret de la cité, ou plutôt celui de ses franges, en s’arrimant à un trait qui en fait la singularité géographique : sa quasi insularité ouverte sur l’océan. "Quatre-vingt cinq jetées encerclent cette presqu’île. Quatrevingt cinq jetées attestent la puissance passée de New York à l’époque de son plein épanouissement maritime". C’est cette chaîne de lieux périphériques que restitue Perrine Voinson dans une sorte d’archéologie ambiguë, où la mémoire affleure en douceur dans la nappe flottante du présent... À la topographie diffuse induite par les définitions du "dictionnaire", se superpose celle, paysagère, inhérente à la déambulation. "Je passe les premiers pylônes du pont, me retrouve en son milieu. J’admire

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la vue au nord vers les quartiers industriels, me tourne vers le sud. L’infini est devant moi. Des jetées viennent ponctuer le paysage, le ton est donné. La journée sera consacrée à leur découverte. J’avance. La traversée du pont s’achève... Tant bien que mal, j’essaie de trouver les berges...". Perrine Voinson Photographies / textes / mise en espace Joseph Abram Commissaire de l’exposition


> INSOLITE MANHATTAN : appropriation / contraste / effervescence / lumière PERRINE VOINSON 23 mai – 28 septembre 2014 vernissage le vendredi 23 mai à 18:30

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> ENTRE TERRE ET ACIER : RCR ARQUITECTES RAFAEL ARANDA / CARME PIGEM / RAMÓN VILALTA

Mettre en valeur la nature / capturer le paysage / sublimer ses caractéristiques / tels pourraient être les mots d’ordre du trio catalan "RCR Arquitectes". Pour Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramón Vilalta, l’architecture doit tisser des liens étroits avec son environnement naturel, proche et lointain. Cette problématique territoriale n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique, en grande partie, par leurs parcours universitaires. Les trois architectes ont étudié à l’École Technique Supérieure d’Architecture du Vallès, l’une des deux écoles d’architecture de Barcelone, qui porte depuis toujours une attention particulière à la prise en compte du paysage dans la pratique du projet… Après leurs diplômes, et suivant les conseils de leurs professeurs (quant à la difficulté de créer une agence dans le Grand Barcelone), le trio fonde son bureau d’architecture "RCR Arquitectes" à Olot, petite ville nichée au cœur de la Catalogne, et cité natale de deux d’entre eux. Le troisième, Ramón Vilalta, est né, quant à lui, à Vic, ville située à seulement quelques kilomètres d’Olot. Les trois architectes expliquent ce retour à leurs racines par un besoin irrépressible : "Olot nous appelait, nous attirait". Inscrite dans le Parc National de la Zone Volcanique de la Garrotxa, dans la province de Gérone, cette ville singulière est entourée d’une quarantaine de volcans éteints, et jouit d’un panorama montagneux exceptionnel. Olot se trouve dans un site remarquable doté d’une végétation luxuriante et de couleurs intenses caractéristiques de la terre volcanique. Au cœur de cette région très marquée, l’agence RCR expérimente l’environnement comme un immense laboratoire, qui influence et nourrit son travail. À la tête d’un bureau d’une trentaine de personnes,

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Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramón Vilalta accueillent chaque été une dizaine d’étudiants étrangers pour participer à un workshop. C’est l’immersion dans cette agence, à l’occasion d’un de ces ateliers, et le contact direct avec cette architecture insolite, entre terre et acier, qui est à l’origine de l’exposition que nous présentons à "La Première Rue". Giovanni Di Giuseppe commissaire de l'exposition Photographies / scénographie


> ENTRE TERRE ET ACIER : RCR ARQUITECTES 17 octobre – 8 février 2015 vernissage le vendredi 17 octobre à 18:30

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> Yona FRIEDMAN : Prototype improvisé de type "nuage"

"L’architecture classique faisait des boîtes, moi, j’ai cassé les boîtes. Je ne suis pas utopiste." Y.F.

Projet réalisé en partenariat avec le 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine et l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté Hubert Martin de Briey, sous la direction artistique de Vincent Dietsch et Steven Vitale. Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine

Architecte, philosophe et artiste, Yona Friedman (né en 1923 à Budapest) met l’usager au centre de son architecture en lui proposant de la modifier au gré de ses besoins et de ses désirs. Dès les années 1950, il pense la Mobilité et ses recherches le portent notamment autour des villes spatiales constituées d'unités mobiles qui suivent les habitants dans leurs pérégrinations. Il imagine la ville s'adaptant à l'homme ! Réalisé pour la Galerie Blanche, le Prototype improvisé de type "nuage" est l’une des structures de Yona Friedman conçue pour être créée à l'aide de matériaux simples et par tout un chacun à partir d'un protocole très libre. Il s'agit d'une ode aux pratiques éphémères, d'une expérience inédite de l’espace que le Frac propose aux élèves de l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté (EREA) Hubert Martin de Briey. Pendant plusieurs mois, les élèves sont les acteurs de la conception et de la concrétisation de cette installation qui prendra une forme architecturale éphémère de type "nuage". Au cœur de la Cité Radieuse, improvisée et irrégulière, cette interprétation témoigne de la philosophie de Yona Friedman : "Celui qui accepte cette part d’imprévisible et fait du processus le cœur vivant de son travail, est sans doute un artiste en puissance." www.fraclorraine.org Entrée libre

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Rio de Janeiro, Brésil, 2013


> Yona FRIEDMAN : Prototype improvisé de type "nuage" 17 octobre – 8 février 2015 vernissage le vendredi 17 octobre à 18:30

épinal, 2012

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> SPECTACLES : À LA PREMIÈRE RUE

entrée libre petite jauge sur réservation

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> Reinhardt Nitchojazz : LATCHO DIVES > Date : le 21 février 2014 Horaires : 18h30 – 19h30 Membres du groupe : Nitcho Reinhardt, compositeur et guitariste soliste, Youri et Tony Reinhardt à la guitare rythmique et Thierry Chanteloup à la contrebasse Genre : jazz manouche Label : indépendant Bio : Nitcho Reinhardt est un jeune guitariste compositeur et autodidacte. Bercé depuis sa naissance par la musique manouche, il a appris la musique "à l’oreille", en écoutant les disques de Django Reinhardt, son idole et cousin lointain. Il a donné son nom au groupe Nitchojazz. Il joue traditionnellement entouré de ses deux frères Youri et Tony, tous deux guitaristes rythmiques. Pour ce concert, Nitcho sera accompagné par Youri et le contrebassiste Thierry Chanteloup. Inspiré par le swing manouche, Nitchojazz a déjà réalisé un premier album de compositions personnelles de Nitcho, "Latcho Dives". Un second album est en cours d’enregistrement. Ce groupe joue une musique vivante, dynamique et agréable, accessible pour tout public, inspirée du pur style jazz manouche. Discographie : Latcho dives Durée du spectacle : 60 mn

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> Reinhardt Nitchojazz : LATCHO DIVES le venderdi 21 février 2014 concert de 18:30 à 19:30 à la première rue

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> La Sarabande des arbres : Nathalie Galloro, conteuse & Madeleine Lefebvre, violoniste

Nathalie Galloro et Madeleine Lefebvre invitent l’auditeur à vivre le frisson de l’instant présent, chaque fois différent, avec la situation du moment.

> Date : le 15 avril 2014 Horaires : 18h30 – 19h30

Durée du spectacle : 60 mn

"C’est après avoir traversé une plaine brûlée par le soleil que je les rencontre…" J.S. Bach et Jules Renard nous invitent au cœur du secret des arbres, d’où qu’ils soient, des forêts les plus proches aux confins du désert… L’arbre enraciné, le conte structuré, la musique déployée s’allient pour porter la poétique du conte et la force de ses symboles. "on raconte qu’au cœur d’un royaume d’occident, un arbre abritait un oiseau resplendissant…" A l’autre bout du monde, un arbre prodigieux déploie ses branches généreuses sur une plaine aride… Paroles et musique se mêlent, s’interpellent, s’entrelacent, vous invitent à faire de ces arbres votre famille d’adoption. Nathalie Galloro, conteuse et comédienne de la compagnie "Le Tourbillon" et Madeleine Lefebvre violoniste proposent des contes fondateurs, issus de diverses traditions. Elles se placent au cœur de l’émotion pour ouvrir un espace, une pensée, une rêverie ou une réflexion philosophique. Elles sont convaincues que l’être, touché, ému, se met en mouvement vers une conscience vivante. Nathalie Galloro croit en la force des contes, pense que ce sont de vrais outils de réflexion, véritables miroirs de nous-même. Chaque auditeur, à l’instar du héros, peut partir lui aussi en quête de "la vérité" ou espérer "qu’un arbre prodigieux" lui donne des réponses sur l’aspect duel du bien et du mal. En simultané, la musique déploie la beauté des histoires, et devient espace d’accueil pour laisser dériver les émotions, leur permettre de prendre un chemin, naturellement mystérieux pour chaque auditeur. 26

"Sarabande" de J.S Bach pour violon seul La famille d’arbre, Jules Renard "C’est après avoir traversé une plaine brulée de soleil que je les rencontre…"  L’arbre prodigieux, d’après Henri Gougaud "On raconte que dans un pays aride, vivait autrefois un arbre prodigieux, sur la plaine, on ne voyait que lui…" Le Rossignol, d’après Henri Gougaud "Il était un roi d’occident, à l’intelligence appliquée, aux gestes un peu las, aux silences déconcertants. En vérité, il s’ennuyait, jusqu’à ce jour…" "Allemande" de J.S Bach pour violon seul Le mensonge de la vérité, d’après Edouard Brasey "Après avoir questionné le monde des hommes, le jeune noble idéaliste s’est tourné vers la nature, et il a longuement interrogé les arbres… "

Les contes sont accompagnés, ponctués de musiques improvisées au violon.


> La Sarabande des arbres : Nathalie Galloro, conteuse & Madeleine Lefebvre, violoniste le mardi 15 avril 2014 concert de 18:30 à 19:30 à la première rue

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> DUO : VOIX ET VIOLONCELLE Heidi Brouzeng + Aude Romary > Date : le 7 novembre 2014 Horaires : 18h30 – 19h30 Textes et musique se croisent, s’interpellent et s’unissent ici dans un duo amical et poétique. La voix d’Heidi Brouzeng, l’archet d’Aude Romary, portant des écritures connues ou moins connues, classiques ou contemporaines, s’associent pour chercher dans le son, des instruments comme des mots, ce qui peut créer une expérience physique, vibrante, de la poésie. Bios : Heidi Brouzeng (comédienne)

Après avoir étudié la clarinette, elle suit une formation classique de violoncelle depuis 1997. Elle se consacre également à l’improvisation et à la musique contemporaine, orientant son travail sur la recherche de toute matière sonore extractible de l’instrument. Cette démarche lui permet de participer à des projets alliant diverses disciplines (cie Ormone, Emil 13, cie Les Filles d'Applomb, collectif Pagaille). D'autre part, elle a joué pendant cinq ans avec le chanteur Eric Mie et a travaillé sur les arrangements de ses albums "Dépareillé" (2005) et "Le Choléra" (2009). La musique est pour elle plus son, matière et mouvement que notes, et c'est pourquoi elle cherche les correspondances avec la danse (Aurore Gruel, Marie Cambois, la cie l'Astragale), la peinture (Arik F. Palmer) et le texte (Heidi Brouzeng, cie Les Endimanchés).

Comédienne de formation (différentes écoles et ateliers à Paris), elle a travaillé depuis 1995 entre autres avec K. Frédric, S. Loïk, MJ Thomas, B. Bloch, C. Thiry, C. Beau, A.-Marina Pleis ...sur des textes classiques ou contemporains.

Auteur d'un monologue, "ME 109", elle a, en collaboration avec le metteur en scène Hugues Reinert, travaillé sur son adaptation théâtrale dans une création alliant théâtre, musique et danse (création au CCAM – Scène nationale de Vandoeuvre, en février 2011).

Le legs en 2005 de l’SKBL, Compagnie théâtrale (Florange-57), qu’elle dirige aujourd’hui et avec laquelle elle a déjà créé près d’une dizaine de pièces, lui permet d’interroger sa pratique, de creuser d’autres espaces de jeu en rapport à différentes disciplines artistiques (musique, danse, marionnettes) et en rapport à un croisement obstiné de "politique et poétique".

Depuis 2011, elle développe un travail de duo autour du violoncelle et de la musique électro-acoustique : "I broke my cello and? ", avec Jean-Philippe Gross, "Cellostries" avec Marco Marini, prochaine création prévue pour juin 2014 avec Jérome Noetinger.

Les créations (direction artistique et jeu) les plus remarquées ont été "Poupée, anale nationale" (2006), "Une vendeuse d’allumettes" (2008), "Le Sexe Faible ?" (2010), "Le Tribun" (2012). Elle s’intéresse au rapport texte et musique, verbe et son et y explore depuis plusieurs années une forme d’expression en performances et improvisations, principalement avec des musiciens.

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Aude Romary (musicienne)

Durée estimée du spectacle : 50 mn


> DUO : voix ET violoncelle Heidi Brouzeng + Aude Romary le vendredi 7 novembre 2014 concert de 18:30 à 19:30 à la première rue

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> OUVERTURES : Vers de nouvelles relations collaboratives

OSMOSIS CIE-ALI SALMI Forbach / Nancy, France

HISTOIRE ET PERSPECTIVE / LE HALL D'ENTRテ右 DE LA CITE RADIEUSE LE CORBUSIER DE BRIEY Briey, France

LE FONDS BELVAL Esch-sur-Alzette, Luxembourg

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> Brut de décoffrage : OSMOSIS Cie-ALI SALMI WORK IN PROGRESS : 2014-2016 CITE RADIEUSE / DANSE RADIEUSE Avec le soutien de l’association La Première Rue et la ville de Briey, une résidence d’artiste associée sur la période 2014-2016. ‘Brut de décoffrage’ c’est à partir de ces termes qu’Ali Salmi réinterroge la danse dans l’espace public avec les chorégraphes Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot (Ex nihilo), pionniers de la danse contemporaine en espaces publics. Le terme ’béton brut’ employé par Le Corbusier (celui-ci voit dans le béton son côté sauvage, naturel, primitif, sans transformation) résonne avec cette danse. La forme, initialement faite en planches de bois ayant servi à couler le béton, laisse sa marque. Cette technique est exploitée par Le Corbusier; d’une vision éthique, philosophique à une écriture de corps sensitive. Les structures brutalistes se composent de formes géométriques anguleuses qui frappent par leur répétition ; la formule du ‘brut de décoffrage’ sans revêtement ni fioriture à l'image de notre danse ! Construire in situ des propositions artistiques et des dispositifs chorégraphiques d'une création finale à travers un temps de travail en direct avec la matière à habiter, à contempler, à réinventer au quotidien du Corbusier. Cette forme dansée finale comptera dix interprètes chorégraphiques pour des espaces urbains (Unités d’habitation /Module d’habitation) et ruraux (écrin de verdure).

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Pour aborder l’espace public à la taille de nos corps en mouvement, nous avons dû inventer notre ‘Modulor’, pour répondre à "comment habiter par notre danse ces espaces urbains qui invitent la verticalité et l’horizontalité dans des proportions infinies ?" Nos containers d’import/export s’élèveront par nos machineries en espaces miroir à ces cellules d’habitation. Nos cadres de projections (16/9, 4/3, 16/3) redessineront d’autres horizons, perspectives, paysages ; d'écrin de verdure à celui d'écran "Des fenêtres de l’immeuble, on verra la houle du feuillage et les horizons lointains."Ces angles droits, pacte avec la nature" se redessineront par nos corps projetés mais aussi vivant et traversant ces espaces. Réécrire l’intime/public des non-lieux cages d’escalier, hall d’entrée, cages d’ascenseur, rues en composition vidéo-dansée. à cette dénomination de CITE RADIEUSE répondre par une DANSE RADIEUSE & BRUTE ! Dans le cadre de la préparation de ce projet 2015 la compagnie OSMOSIS présentera deux extraits Work in Progress : jeudi 24 et vendredi 25 avril : Surprise Radieuse Dansée 1 à la tombée de la nuit vendredi 20 juin : Surprise Radieuse Dansée 2

photographie : ©Vitale Design


> Brut de décoffrage : OSMOSIS Cie-ALI SALMI work in progress : 2014 - 2016 spectacles : 24 et 25 avril 20 juin 2014

> Danse et projection vidéo au sol / OSMOSIS Cie-ALI SALMI : (DES)ASTRES DU MONDE Opus3 in Progress BRIEY / NANCY Sept 2013

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> Micro-histoire d'un lieu de rencontre : le hall d'entrée de la Cité Radieuse

Pascal Schöening Recherches et commissariat Henri Pieczak Recherches

Le hall d’entrée de la cité radieuse, dont la construction a été achevée en décembre 1960 est, par excellence, le lieu de rencontre des habitants de ce village vertical qui comptait à l’origine 339 appartements. La configuration architecturale de ce hall a subi des modifications au cours des décennies avant et après la réhabilitation de l’immeuble. Le Corbusier avait attaché une importance particulière à l’aménagement de ce hall avec un comptoir sinusoïdal et deux bancs en béton qui présentent d’intéressantes particularités. Pascal Schöening, membre fondateur de l’association "La Première Rue", ancien professeur à l'Architectural Association School of Architecture (Londres) et résident de la Cité Radieuse, se propose de remonter le temps en étudiant toutes les étapes de l’évolution architecturale du hall. Le fruit de ses recherches sera présenté dans une exposition à la galerie blanche, qui sera le creuset d’une réflexion commune avec la copropriété et la ville de Briey pour définir l’évolution future du hall d’entrée de la cité radieuse. Le temps est remonté jusqu’à un habitant de Neuchef, M. Raymond Bauer qui a travaillé sur ce chantier en qualité de coffreur de 1958 à 1960. Son interview a apporté un éclairage inédit sur les différentes phases de la construction de la cité radieuse, sur les exigences de Le Corbusier dans les moindres détails, comme la pose de petites faïences colorées sur les bancs du hall (meubles de maçonnerie) et les sols de certains balcons. Quel message voulait-il transmettre ? Henri Pieczak

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Kiosque presse et tabac en 1961-62


> Micro-histoire d'un lieu de rencontre : le hall d'entrée de la Cité Radieuse 20 juin 2014 - 28 septembre 2014 vernissage le vendredi 20 juin à 18:30

planche contact d'un reportage de chantier - 1960 - ©Fondation Le Corbusier

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> LE FONDS BELVAL :

Visites guidées :

VISITES GUIDÉES ET EXPOSITIONS

La future Cité des Sciences à Belval

La Première rue vous invite à découvrir le site de Belval, ancienne friche industrielle en reconversion au Sud du Luxembourg, à travers des expositions et visites guidées. Le Fonds Belval, maître d’ouvrage de la Cité des Sciences, organise régulièrement des conférences, des débats et des expositions temporaires liés aux projets architecturaux et urbains qu'il pilote, à l’histoire du bassin minier et au développement de la région.

Les dimanches 16 février, 16 mars et 20 avril 2014, le Fonds Belval propose des visites guidées du futur quartier universitaire sur la Terrasse des Hauts Fourneaux à Belval. La visite prend son départ dans l’ancien hall industriel "massenoire", aménagé comme lieu d’accueil et d’expositions. Après une introduction sur le développement de Belval depuis l’implantation de l’usine et sur les projets de la Cité des Sciences, la visite guidée prévoit un tour du quartier à pied. Début à 15h00, les explications sont en français. Durée, environ 1h30

Expositions : Belval & More Installée dans l’ancien hall industriel massenoire, l’exposition "Belval & More" présente la Cité des Sciences en construction sur la Terrasse des Hauts Fourneaux à Belval et évoque le développement urbain de l’agglomération d’Esch-Belvaux par une grande maquette, des bornes interactives et des projections de films.

Les visites s’adressent à tous publics, sans réservation préalable. Rendez-vous au bâtiment massenoire, avenue du Rock’n’Roll (face à la Rockhal) à Esch-Belval. Informations : Le Fonds Belval : Tél : +352 26 840-1 fb@fonds-belval.lu www.fonds-belval.lu

Les Jardins du Livre Les projets du concours d’idées "Jardins du Livre" lancé par le Fonds Belval pour l’aménagement de trois jardins en toiture de la bibliothèque universitaire à Belval sont présentés dans l’espace d’expositions temporaires. entrée libre

Massenoire, avenue du Rock’n’Roll (face à la Rockhal) L-4361 Esch-sur-Alzette Ouvert du mercredi au vendredi de 12h00 à 19h00, le samedi de 10h00 à 18h00 et le dimanche de 14h00 à 18h00. Visites guidées pour groupes sur rendez-vous.

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© Le Fonds Belval


> Le fonds belval : VISITES GUIDテ右S ET EXPOSITIONS entrテゥe libre

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> Montage de l'exposition / Gianni PETTENA : Paper / Midwestern Ocean_11 octobre 2013 – 30 mars 2014

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www.vitale-design.com - Crédits photos : Vitale Design, couverture, pages 2 à 13, 22, 23, 30 à 33, 37 à 39 Impression : La Nancéienne d’Impression - Tél : 03 83 19 50 50


www.lapremiererue.fr

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Association La Première Rue 131, Unité d'Habitation Le Corbusier 1, Av. Dr Pierre Giry, 54150 Briey-en-Forêt, France Tél. / Fax : 03 82 20 28 55 lapremiererue@gmail.com www.lapremiererue.fr

© FONDATION LE CORBUSIER

Program 2014 - La Première Rue  

PROGRAM 2014 Annual program of the exhibitions and events of the Association La Première Rue, Cité Radieuse Le Corbusier_Briey, France

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