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vitamine 3/2026

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vitamine

lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication 3/2026

Vieillir lentement et en bonne santé

20 ans de Müller Handels AG

La responsable administrative Szilvia Fekete parle de stratégie et de nouveaux concepts en interview

Système immunitaire végétal

Le système de défense des plantes peut être utilisé pour la santé humaine

Révision totale de la formation initiale

Des spécialistes discutent des compétences dont les apprentis auront besoin à l’avenir lors de workshops

Thème central

125 ans de la droguerie Gehrig

Peintures, vernis et produits chimiques: la droguerie Gehrig propose un assortiment inhabituel. Roman Greter nous explique les avantages de cette spécialisation et ses projets pour l’avenir.

Comment rester jeune plus longtemps?

La longévité est devenue un phénomène de mode, avec des recommandations, des appareils et des produits. vitamine a discuté avec deux chercheurs pour savoir ce qui contribue réellement à une vie plus longue en bonne santé.

Interview

Impressum vitamine

Editeur Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne, Téléphone 032 328 50 30, info@drogistenverband.ch

Distribution vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne

Directrice et responsable Ventes: Tamara Gygax-Freiburghaus, t.gygax@vitagate.ch

Annonces: Tamara Gygax-Freiburghaus, Marlies Föhn, Valérie Rufer, Janine Klaric, inserate@vitagate.ch

Abonnements et distribution: Sabine Andersen, vertrieb@vitagate.ch

Rédaction

Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine: Céline Jenni, c.jenni@vitagate.ch

Ont collaboré à la rédaction de ce numéro: Adrian Ritter, Claudia Merki, Désirée Klarer, Jasmin Weiss, Martina Huber

Conseils spécialisés: Dr oec. troph. (Univ.) Monika Wilhelm

Traduction: Marie-Noëlle Hofmann

Couverture: stock.adobe.com/Danny

Production

Layout: Claudia Luginbühl

Impression: Courvoisier-Gassmann SA, Bienne

7e année: paraît 10× par an © 2026 – vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne

Magazine officiel de l’Association suisse des droguistes et média d’Employés Droguistes Suisse

Comment va Müller Handels AG?

Müller Handels AG est présent en Suisse depuis plus de 20 ans. Dans cet entretien, Szilvia Fekete, responsable pour la Suisse, nous parle de la stratégie de Müller, de la valeur des points de vente OTC et de ce qui fait de Müller un employeur exceptionnel.

7 Employés Droguistes Suisse

Dans la troisième partie de la série consacrée à la convention collective de travail de la branche de la droguerie, nous examinons les améliorations que la CCT a déjà apportées.

Connaissances spécialisées

Utiliser la défense des plantes

Le système immunitaire des plantes aide les herbes, les fleurs et autres à ne pas tomber malades. Mais l’humain aussi bénéficie de ce système de défense, car les principes actifs qui en sont extraits peuvent être utilisés pour traiter des maladies.

Révision totale de la formation initiale

Après le profil de qualification, les spécialistes de la branche élaborent les futurs objectifs de formation.

21 Traitement de l’acné et alimentation

Des adaptations de l’alimentation peuvent avoir un effet positif sur l’évolution de l’acné – aperçu des mécanismes.

Vieillir en santé plutôt que rester jeune

La longévité est le sujet à la mode, alimenté par des startups, des cliniques et des offres de diagnostic. Les influenceurs et les millionnaires avalent des pilules à longueur de journée. Le marché des compléments alimentaires est en plein boom et les attentes sont élevées: vivre plus longtemps ou même rester jeune plus longtemps, voilà qui est tentant. Une chose est sûre: la pilule anti-âge n’a pas encore été inventée. Les mesures les plus efficaces pour vieillir en bonne santé ne sont ni nouvelles ni spectaculaires: une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant, des contacts sociaux et une gestion consciente du stress. C’est ce que la recherche a établi.

Mais la discussion sur la longévité ne porte pas seulement sur la façon de ralentir le processus de vieillissement, mais aussi sur la manière de maintenir une bonne qualité de vie jusqu’à un âge avancé. Ce changement de perspective est important. En effet, selon les études, la différence entre la durée de vie et les années de vie en bonne santé peut atteindre 20 ans. Les drogueries peuvent jouer le rôle de centre de conseil facilement accessible et aider à développer des attentes réalistes à l’égard des produits et des mesures. En outre, les droguistes peuvent, en tant que «coachs de prévention», permettre à leurs clients de rester en bonne santé à long terme. En effet, l’objectif ne peut et ne doit pas être de rester ou de paraître jeune à tout prix, mais de vieillir en bonne santé!

Céline Jenni, Direction de l’édition, rédactrice en chef de vitamine, c.jenni@vitagate.ch

Entre spagyrie et bombes

aérosols

La droguerie Gehrig fête ses 125 ans: la tradition y rencontre l’innovation et les plantes médicinales côtoient les peintures pour voitures. Rencontre avec Roman Greter, l’homme qui gère l’assortiment le plus étrange de la ville de Lucerne.

7 Désirée Klarer |  F D Marie-Noëlle Hofmann

À gauche, des gouttes d’échinacée pour le système immunitaire, à droite, de la peinture pour voitures bleu métallisé. Devant, de la vit amine D contre la fatigue hivernale, derrière, du vernis à deux composants pour les capots. Bienvenue à la droguerie Gehrig, là où la santé rencontre la chimie. «Cette combinaison est unique en Suisse alémanique aujourd’hui», explique Roman Greter, propriétaire et droguiste ES. Ce qui semble curieux de prime abord a pourtant des racines historiques profondes. «Auparavant, c’était une évidence. Les drogueries étaient le point de contact pour presque tout: remèdes, peintures, vernis, produits chimiques pour la photographie», explique le quadragénaire. La plupart des drogueries se sont depuis longtemps spécialisées dans la santé. Là où il y avait des peintures, on trouve aujourd’hui des produits de maquillage et des crèmes pour le visage. Mais c’est différent depuis toujours à la dro-

guerie Gehrig. «Je n’aurais peut-être pas choisi cette spécialisation. Mais quand j’ai repris l’entreprise, j’ai compris qu’il s’agissait d’une énorme opportunité.»

Début de l'histoire en 1901

Au début de son histoire, qui s’étend sur 125 ans, la droguerie Fuchs était située sur la Kasernenplatz à Lucerne, avec de nombreux commerces et une vie urbaine intense. Les peintures ont fait partie de l’assortiment dès le début en 1901 – à l’époque, ce n’était pas unique mais, aujourd’hui, c’est un élément de distinction. En 1958, Paul Gehrig a repris l’entreprise, qui occupait alors 60 mètres carrés de surface de vente. En 1976, le commerce a déménagé à la Moosstrasse. 220 mètres carrés, qui perdurent aujourd’hui encore. 2021, la grande passation de pouvoir: après 33 ans, le fils de Paul Gehrig, Markus Gehrig,

a transmis l’entreprise à Roman Greter. «Je suis droguiste de cœur», déclare-t-il. «Pour moi, ce n’est pas un travail mais une passion.» On le sent dans chaque phrase. La manière dont il explique les produits, la façon dont il vante les spécialités maison, c’est un homme qui sait pourquoi il se lève le matin.

Comme un microcosme

Plus de 20 000 produits sont réunis sous le même toit dans cette droguerie. Les remèdes naturels côtoient les produits de la médecine classique. Depuis 2019, le droguiste passionné peut aussi délivrer des médicaments auparavant réservés aux pharmacies. «Beaucoup de gens ne savent pas qu’ils peuvent obtenir ces produits en droguerie», explique Roman Greter.

Le cœur de la droguerie se trouve dans la petite pièce derrière la zone de vente. «Le laboratoire a été la première chose que j’ai faite lorsque j’ai repris le magasin en 2021», explique Roman Greter. C’est là que sont élaborés les sirops, les mélanges de tisanes et les remèdes personnalisés qui ont fait la renommée de la droguerie Gehrig bien au-delà des frontières de la ville. «Il y a un remède à presque tous les maux.» Qu’il s’agisse de ménopause, de troubles du sommeil ou de problèmes de peau, le conseil est global et la composition est adaptée à chaque personne.

C’est Markus Gehrig qui a posé les bases il y a 30 ans. «Mon prédécesseur a commen-

cé avec 30 teintures. Le domaine n’était pas encore aussi important à l’époque.» Aujourd’hui, on compte 250 teintures et 150 essences spagyriques. La droguerie travaille en étroite collaboration avec des thérapeutes et prépare des mélanges individuels sur ordonnance. «C’est notre point fort.»

Quand le conseil prend du temps

Le droguiste souhaite renforcer un autre domaine en février: les consultations. «Nous sommes dans un vieux bâtiment et nous n’avons pas de salle de consultation», explique-t-il. C’est pourquoi il souhaite installer un cube de consultation. Ce dernier devrait permettre d’offrir des consultations compétentes dans un cadre confidentiel. Un pas conscient vers les prestations payantes. «Et aussi l’endroit idéal pour des discussions qui nécessitent plus de temps ou de profondeur», ajoute Roman Greter. Mais Roman Greter s’accorde déjà ce temps aujourd’hui. Il se souvient en particulier d’une rencontre: une mère est venue avec son enfant en bas âge qui avait de la fièvre. Elle ne voulait pas aller chez le médecin.

Le droguiste lui a conseillé un mélange de deux antidouleurs et lui a dit clairement: «Si la situation ne s’améliore pas, vous devez vous rendre aux urgences.» Il a ensuite fait quelque chose d’inhabituel: il a appelé pour vérifier. «La mère était ravie de mon appel, la fièvre avait baissé.» Elle est passée de cliente occasionnelle à cliente fidèle. «Ce sont des moments comme ceux-là qui sont particulièrement beaux», conclut-il.

Des experts en peinture

Les gens viennent au rayon des peintures et des produits chimiques, parce qu’une peinture inconnue s’écaille sur le mur ou qu’ils ne savent pas quel produit d’entretien est le plus approprié pour le parquet de leur maison. Roman Greter laisse ici la plupart du temps le conseil à ses collaborateurs. «Deux hommes travaillent au rayon des peintures, ils ont suivi une formation de commerce de détail avec une spécialisation en peintures», précise-t-il. Ils mé-

Lors de la reprise, Roman Greter n'aurait jamais imaginé qu'il réaliserait près de la moitié de son chiffre d'affaires avec le rayon peinture.

langent des peintures pour voitures et les conditionnent en bombes aérosols ou en pots de peinture, conseillent sur les peintures à dispersion, les lasures pour bois, les résines époxy. Le rayon des peintures représente 40 % du chiffre d’affaires. L’équipe est donc clairement structurée. Mais un domaine relie les deux mondes: les produits chimiques.

Le trésor caché

Et c’est là que ça devient intéressant. Derrière l’assortiment visible, se cachent plus de 650 produits chimiques et matières premières en vrac. La police, par exemple, achète du luminol pour détecter le sang. Il y a aussi de la fluorescéine pour tester l’eau. Des acides, des résines, des solvants. «Ce sont des produits que l’on ne trouve nulle part ailleurs», explique Roman Greter. Des étudiants viennent pour des expériences en laboratoire, des artisans pour des solvants spéciaux, des artistes pour des pigments, des restaurateurs pour des matériaux historiques. «Je n’ai pratiquement pas de concurrence pour les produits chimiques.» Les raisons en sont vite trouvées. «Le savoir fait défaut. Les produits ne sont plus enseignés à l’école comme autrefois.»

Même dans les écoles professionnelles, le sujet est à peine abordé. Roman Greter a acquis une grande partie de ses connaissances en autodidacte. «En tant que propriétaire, je dois être compétent dans les deux domaines. Mais je suis heureux de pouvoir compter sur une équipe compétente.» Autre facteur expliquant la faible concurrence: de nombreuses substances chimiques ne sont disponibles qu’en gros contenants. «Il faut donc être sûr de pouvoir les vendre. A noter qu’il n’y a presque plus de littérature spécialisée sur le sujet.» Et beaucoup de produits chimiques ne peuvent pas être commandés en ligne, car ils sont dangereux. Pour le droguiste, tous ces facteurs expliquent pourquoi cette niche fonctionne.

Entre en ligne et local

Si le commerce en ligne lui est favorable dans cette niche, il lui cause toutefois des soucis ailleurs. «Lorsque les clients me montrent leur téléphone portable et que j'y vois des prix de vente inférieurs à nos prix d'achat, cela pose problème.» Sa stratégie: la flexibilité. Au lieu d'une gamme de produits standard, il mise sur des services payants, une sélection de produits unique et des partenariats de confiance. «Il est très important pour moi de prendre en compte les commerces locaux. Tout le monde y gagne dans le quartier.»

Le visionnaire créateur

C'est également ce que Roman Greter a repris des valeurs des Gehrig. Collaborer avec d'autres acteurs de la région, entretenir et renforcer les relations. Roman Greter n'est pas nostalgique. C'est un homme d'action qui façonne activement l'avenir. Qu'est-ce qui devrait rester inchangé dans dix ans? «La compétence en matière de conseil, un assortiment unique et une équipe formidable.» Spagyrie et bombes aérosols, conseil et vernis automobile, empathie et résine époxy. Chez Roman Greter, ce qui fait un tout historiquement s'accorde parfaitement. 

Susanne

Au-delà de la loi

Les conventions collectives de travail (CCT) visent à apporter de la clarté et contiennent des dispositions progressistes qui vont au-delà des normes légales minimales. Présentation des principales améliorations de la CCT de la branche de la droguerie.

7 Regula Steinemann |  F D Marie-Noëlle Hofmann

Avant l’entrée en vigueur de la nouvelle CCT, le secrétariat d’Employés Droguistes Suisse recevait régulièrement des questions sur ce qui est du temps de travail rémunéré et ce qui n’en est pas. C’est pourquoi l’article 24, alinéa 3 de la CCT stipule explicitement que les préparatifs, le rangement et le fait de rester à disposition pendant la pause de midi constituent du temps de travail et doivent être rémunérés. De plus, l’article 26 stipule que les pauses sont considérées comme du temps de travail si les employés ne sont pas autorisés à quitter leur poste de travail. La durée du temps de travail a été fixée à 42 heures maximum par semaine (article 24) et les congés ont été augmentés à 22 jours par an (article 31).

Dispositions particulières pour les parents

Regula Steinemann, avocate et directrice de «Employés Droguistes Suisse»

Cette page est ouverte à Employés Droguistes Suisse. L’avis de l’auteure ne doit pas coïncider avec celui de la rédaction et/ou de l’Association suisse des droguistes.

www.drogisten.org

La CCT prévoit une disposition spéciale concernant le montant de l’indemnité de maternité et paternité (nouveau: congé de l’autre parent). L’indemnité est liée au salaire et est particulièrement avantageuse pour les bas salaires et les personnes à temps partiel (voir art. 35): ainsi, l’indemnité correspond au maximum au revenu net moyen (moyenne des 12 derniers mois précédant le début du droit à l’allocation) de 100 % jusqu’à un revenu brut moyen de 3500 francs par mois et de 90 % au-delà de ce montant jusqu’au montant maximal légal (selon l’art. 16f des allocations pour perte de gains (APG) 220 francs par jour), mais au minimum de 3500 francs. La diffé-

rence entre l’indemnité prévue par les APG et celle prévue par la CCT est à la charge de l’employeur. La même disposition a été adoptée pour le congé parental payé prévu à l’art. 36 pour les 28 premières allocations.

Assurance

perte de gains en cas de

maladie

L’introduction d’une assurance obligatoire d’indemnités journalières en cas de maladie a été et reste un jalon important de la nouvelle CCT. En particulier en cas de maladie grave et prolongée, qui peut éventuellement déboucher sur une rente d’invalidité, l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie empêche les employés de tomber dans une situation financière difficile jusqu’à leur rétablissement ou jusqu’à ce qu’une décision ait été prise concernant le versement éventuel d’une rente AI. L’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie verse une indemnité correspondant à 80 % du salaire pendant environ 720 jours.

Note: Ça vaut la peine de consulter régulièrement la CCT, car les partenaires sociaux négocient constamment des améliorations et y intègrent des modifications législatives. La nouvelle CCT est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. 

Nouveaux objectifs de formation

La branche de la droguerie travaille actuellement à l’avenir de la formation.
Dans le cadre de la révision totale de la formation initiale, les spécialistes débattent des compétences que les apprentis devraient acquérir à l’avenir.

Examen quinquennal

• Enquête et rapport d’examen

• Détermination des mesures nécessaires

• Organisation du projet

«De quoi les droguistes doivent-ils être capables à la fin de leur formation?» C’est la question qui guide un groupe de travail composé de représentants de la pratique, de l’école et des cours interentreprises (CIE) de la branche de la droguerie. Ils débattent intensément des contenus et des objectifs de la formation lors de différents workshops. Ces workshops font partie de la révision totale en cours de la formation initiale. «Une communication ouverte, la transparence, la vision d’avenir et une méthode de travail structurée sont essentielles pour élaborer ensemble des solutions viables», explique Mireille Schmutz, responsable de la formation initiale à l’ASD. Elle trouve cette collaboration très agréable. «L’un des défis est de concevoir la révision de manière à ce que le plan de formation et les objectifs définis restent valables même dans quelques années», précise-t-elle. Car les premiers apprentis ne termineront leur formation avec le nouveau profil qu’en 2032 au plus tôt.

Développement professionnel

Le fait que le regard soit tourné si loin dans le futur n’est pas le fruit du hasard: la révision est le résultat d’un processus de développement professionnel du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) clairement

structuré. La législation impose que les objectifs et les exigences de la formation professionnelle initiale soient revus au moins tous les cinq ans en fonction des évolutions économiques, technologiques, écologiques et didactiques. À l’issue de cet examen quinquennal (étape 1, voir graphique ci-dessous), la commission DP&Q droguiste CFC a recommandé de procéder à une révision totale de l’ordonnance sur la formation et du plan de formation. Le comité central et l’assemblée des délégués ont suivi cette recommandation en 2024. Depuis le printemps 2025, le groupe de travail s’emploie à réaliser cette révision totale par étapes. Ce groupe est composé de représentants des sections, des groupements/ chaînes, des écoles professionnelles, des cours interentreprises et d’un accompagnement pédagogique. Au cours de l’été 2025, il a élaboré le profil de qualification (étape 2). Ce profil de qualification est la base de la formation professionnelle initiale, car il définit le métier et les compétences professionnelles. Depuis quelques mois, le groupe de travail s’emploie à élaborer le plan de formation (étape 3). Il s’agit de définir les contenus de formation pour les lieux de formation que sont l’entreprise, l’école professionnelle et les cours interentreprises. Dès que le plan de formation et l’ordonnance sur la formation seront prêts au printemps 2026, une

Profil de qualification

• Structure du profil de qualification

• Développement du profil de qualification

Prescription sur la formation

• Ordonnance et plan de formation

• Audition par l’organe responsable

• Contrôle des documents

enquête sera lancée auprès de la branche de la droguerie. Ensuite, le SEFRI examinera les prescriptions sur la formation lors d’une procédure d’audition (étape 4). Il devrait adopter l’ordonnance sur la formation et approuver le plan de formation en 2027 (étape 5). Ensuite, les instruments de mise en œuvre pour les trois lieux de formation seront élaborés (étape 6), ce qui représente un énorme travail. Les premiers apprentis pourraient commencer la nouvelle formation initiale en 2028.

Reformuler les objectifs

Lors du workshop de mi-janvier à Berne, le groupe de travail s’est penché sur la définition des objectifs de performance. 15 participants ont débattu en deux groupes des objectifs que l’école doit transmettre. Concrètement, cela signifie: «Nous devons définir les connaissances nécessaires pour atteindre les objectifs opérationnels», explique Eva Heinimann, de b-werk Bildung GmbH, qui s’occupe de l’accompagnement pédagogique du processus. La difficulté: le nouveau plan de formation est structuré en fonction des compétences opérationnelles et non plus de thèmes et de branches. Dans le plan de formation actuel, on parle d’objectifs particuliers, par exemple «beauté», ou «flux des marchandises». Dans le nouveau plan de formation, les compétences opérationnelles doivent être formulées à l’aide d’un verbe actif, par exemple «conseiller la clientèle sur les produits cosmétiques» ou «gérer le stock de la droguerie». La situation opérationnelle concrète est toujours au centre. «Nous précisons ces situations lors de la définition des objectifs de performance», explique Eva Heinimann. Pour l’école, les connaissances nécessaires à l’action sont formulées sous forme d’objectifs de performance. «Auparavant, les connaissances scolaires étaient souvent formulées sans lien avec une situation d’action concrète dans la pratique»,

Procédure d’audition

• Audition par le SEFRI

• Mis au net

poursuit-elle. On apprenait ainsi des choses qui n’étaient pas (assez) pertinentes pour le quotidien professionnel. «En pédagogie, on appelle cela des «connaissances inertes», car elles ne peuvent pas être appliquées», explique Eva Heinimann. «Dans le plan d’études, nous veillons à ce que le savoir scolaire ait un lien pertinent avec la pratique.» Cette nouveauté ne permet pas de simplement reprendre le plan de formation précédent avec les objectifs d’alors. «C’est un avantage», estime Cornelia Galliker, enseignante à l’école professionnelle/CIE Frei’s Schulen AG à Lucerne, «nous pouvons tout repenser». Reste à voir si le fait de mettre l’accent sur l’orientation par compétences rendra l’enseignement plus simple ou plus complexe. Cornelia Galliker attend avec impatience la mise en œuvre et l’enseignement avec le nouveau plan de formation.

Connaissances nécessaires

Mais les objectifs de performance ne sont pas les seuls défis pour les responsables. Lors du workshop, des discussions ont lieu sur la question de savoir où un thème doit être enseigné. Par exemple, un groupe a débattu pour savoir si la théorie concernant les «flux de marchandises» devrait à l’avenir être enseignée plutôt à l’école professionnelle que lors des CIE. Pendant ces derniers, elle pourrait être traitée de manière pratique et approfondie, par exemple sous forme de jeu.

Pour en savoir plus sur les raisons et l’état actuel de la révision totale de la formation initiale, consultez le site droguerie.ch:

La question de savoir jusqu’où la transmission des connaissances doit aller à l’ère de l’IA est encore plus complexe, par exemple pour la chimie. Dans l’ensemble, le groupe est d’accord sur un point: les droguistes doivent avoir certaines connaissances de base en chimie. Les futurs apprentis devront donc continuer à se pencher sur les réactions acide-base et redox. Mais le savoir sera transmis de manière plus directement reliée à des exemples que maintenant.  4 5 6

Édiction et examen

• Édiction de l’ordonnance sur la formation

• Examen du plan de formation

• Publication des prescriptions sur la formation

Mise en œuvre

• Instruments de mise en œuvre

• Information et formation

Entrée en vigueur

stock.adobe.com/Maygutyak

Jeunesse

Jeunesse éternelle?

Metformine, rapamycine, horloges épigénétiques: le marché de la longévité est en plein essor. Le point sur ce que la science sait sur le vieillissement en bonne santé et les mesures simples qui fonctionnent vraiment.

7 Martina Huber |  F D Marie-Noëlle Hofmann

Le rêve d’immortalité est aussi vieux que l’humanité. Mais au cours des dix dernières années, la quête de l’«élixir de vie» est devenue un véritable business. Les analystes prévoient que le marché mondial des traitements anti-âge atteindra plus de 44 milliards de dollars d’ici 2030. Des milliards ont été investis dans des start-ups, des entreprises de compléments alimentaires et des fabricants d’appareils.¹ Des cliniques et des centres de santé privés visant à prévenir le vieillissement ont également vu le jour partout dans le monde, y compris en Suisse. «En ce qui concerne les traitements visant à prolonger une vie en bonne santé, nous sommes actuellement au Far West», déclare la médecin-gériatre Heike Bischoff-Ferrari. Elle dirige DO-HEALTH2 , la plus grande étude clinique européenne sur le vieillissement, et est membre du consortium «Healthy Aging» de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que de l’«Academy of Health and Lifespan Research» internationale. Après avoir été longtemps professeure à l’Université de Zurich, elle a rejoint en juillet 2025 l’Université de Bâle et le centre de médecine universitaire pour personnes âgées Felix Platter pour y créer un campus suisse pour une vie longue en bonne santé – un réseau de recherche international auquel participent actuellement quatorze universités et leurs principaux chercheurs en gériatrie. L’objectif est de mettre à disposition de la population des concepts scientifiquement fondés pour une vie plus longue et en meilleure santé. «Il faut des recherches de qualité pour déterminer ce qui est vraiment efficace et sûr», explique la chercheuse. Car, en particulier sur internet, de nombreuses recommandations ou produits circulent sans fondement scientifique: «N’importe qui peut aujourd’hui promettre et vanter n’importe quoi, qu’il s’agisse de quelque chose de sensé, d’efficace ou même de dangereux. Il est donc d’autant plus important

de se fier à des mesures bien étayées et testées.» «La longévité est un grand phénomène de mode», explique Christoph Handschin, professeur de biologie cellulaire au Biozentrum de Bâle. Les deux chercheurs soulignent que la recherche sur le vieillissement n’a pas pour but de prolonger indéfiniment l’espérance de vie totale. L’accent est mis davantage sur la «longévité en bonne santé» ou l’«espérance de vie en bonne santé», c’est-à-dire le nombre d’années vécues en bonne santé physique, cognitive et mentale, qui permet de participer activement à la vie et de jouir d’une bonne qualité de vie.

Les gènes ne sont pas notre destin

«L’espérance de vie en bonne santé est en retard par rapport à l’espérance de vie totale», explique Heike Bischoff-Ferrari. Les chiffres actuels montrent que l’espérance de vie totale moyenne en Europe est d’environ 80 ans, alors que l’espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 64 ans. Cette différence est également observée en Suisse, où les chiffres sont plus élevés: l’espérance de vie totale moyenne est de 84 ans et l’espérance de vie en bonne santé de 71 ans. «Pour garantir la productivité d’une société moderne de personnes âgées et la durabilité de notre système de santé, nous devons prolonger les années de vie en bonne santé», conclut la chercheuse. La bonne nouvelle: nous avons beaucoup plus d’influence sur notre vieillissement que nous le pensions. «Lorsque j’étais étudiante, nous croyions encore en médecine que la génétique était déterminante», se souvient Heike Bischoff-Ferrari. Aujourd’hui, on sait que nos gènes ne représentent que 10 à 30 % de la variabilité de notre espérance de vie. Les 70 à 90 % restants sont déterminés par des facteurs non

Michael Greger et les «Douze Quotidiens» pour une vie longue

Le Dr Michael Greger est un médecin américain, auteur et fondateur du site d’information en ligne NutritionFacts.org. Ses livres «How Not to Die» (2015), «How Not to Diet» (2019) et «How Not to Age» (2023) ont été des best-sellers du New York Times. En français, son dernier livre est paru en 2025 sous le titre: «Comment ne pas mourir». Pour vieillir en bonne santé et prévenir de nombreuses maladies chroniques, le Dr Greger recommande les «Daily Dozen», la liste de douze aliments à inclure dans son alimentation quotidienne: 1. les légumineuses, 2. les baies, 3. d’autres fruits, 4. des légumes crucifères (par exemple chou blanc, chou rouge, brocoli, chou-fleur, chou-rave, cresson, roquette, radis, raifort), 5. des légumes à feuilles vertes, 6. d’autres légumes, 7. des graines de lin, 8. des noix et graines, 9. des fines herbes et épices, 10. des céréales complètes, 11. des boissons non sucrées comme l’eau ou le thé, 12. de l’activité physique.

génétiques: l’environnement, la santé mentale et surtout le mode de vie. Ainsi, la concrétisation d’un risque génétique de diabète, d’infarctus ou de démence dépend largement de notre mode de vie. «Si l’on veille à un mode de vie sain, on peut faire beaucoup», déclare la chercheuse.

Les facteurs les plus puissants qui peuvent ralentir notre processus de vieillissement sont en fait bien connus: l’activité physique, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant, la méditation ou la pleine conscience, ainsi que les interactions sociales. Par contre, fumer et consommer de l’alcool régulièrement ont des effets clairement négatifs. Des études montrent que les personnes qui appliquent plusieurs de ces facteurs de mode de vie dans leur vie quotidienne peuvent ralentir de manière mesurable leur processus de vieillissement (voir aussi l’encadré sur l’alimentation «Michael Greger et les ‹Douze Quotidiens› pour une vie longue» en page 12).

Comment mesurer le vieillissement

Pour comprendre les processus de vieillissement complexes et mesurer scientifiquement l’efficacité des traitements et des facteurs liés au mode de vie, la recherche a développé au cours de la dernière décennie des horloges épigénétiques: des marqueurs moléculaires dans le sang qui révèlent des changements dynamiques dans différents organes et permettent de déduire le vieillissement des cellules, des tissus ou du système immunitaire. Il est important de noter que des personnes nées la même année peuvent avoir un âge biologique différent pour leur système immunitaire ou d’autres organes. Jusqu’à présent, ces horloges ne sont utilisées que dans la recherche. Mais Heike Bischoff-Ferrari est convaincue que de telles méthodes de mesure joueront un rôle central à l’avenir pour tester et exploiter de nouvelles thérapies ou l’effet d’un mode de vie sain. «Mais surtout,

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elles peuvent motiver», explique-t-elle: «Car pour la première fois, on peut voir que notre comportement a un impact direct sur le processus de vieillissement. Auparavant, le conseil préventif était le suivant: si vous mangez plus sainement, si vous ne fumez pas et si vous faites plus d’exercice, vous réduisez le risque de faire un infarctus du myocarde dans dix ou vingt ans. Pour beaucoup de gens, c’est trop abstrait et trop éloigné dans le temps. Mais maintenant, nous pouvons mesurer des effets biologiques après quelques mois seulement et montrer concrètement que ça vaut la peine de s’activer. Cela ouvre des perspectives totalement nouvelles pour la promotion de la santé.»

Christoph Handschin voit également un grand potentiel pour les horloges épigénétiques dans la recherche. Mais il souligne qu’elles ne sont pas encore au point. «Si vous faites mesurer votre âge à trois prestataires différents, vous obtiendrez trois résultats différents», explique-t-il. En revanche, trois paramètres peuvent être mesurés relativement facilement et il travaille régulièrement avec son équipe au Biozentrum de Bâle avec eux car ils sont plus proches de la pratique et déjà établis comme indicateurs du vieillissement et de l’état de santé: la vitesse de marche, la force de préhension et la consommation maximale d’oxygène (VO2max). Selon Christoph Handschin, ils sont de bons indicateurs de la mortalité.

Des messagers de nos muscles

Il étudie les muscles squelettiques et l’impact de l’activité physique au niveau moléculaire sur le vieillissement, le métabolisme et les maladies liées à l’âge, comme la sarcopénie – la perte de masse musculaire liée à l’âge. Au cœur de ses recherches se trouvent les myokines, 3,4 des messagers hormonaux libérés par nos muscles lorsque nous bougeons et qui ont un impact sur de nombreux organes du corps. Par exemple, l’interleukine:6 on sait depuis longtemps que cette substance joue un rôle crucial dans les

réactions inflammatoires du corps. Mais, selon le chercheur, lorsqu’elle est libérée par les muscles squelettiques, elle agit plutôt comme un anti-inflammatoire et contribue à ce que d’autres organes fournissent de l’énergie et favorisent la croissance musculaire. Des études ont montré que si l’on bloque ce messager lors d’un entraînement, on brûle moins de graisse abdominale par la suite que si on le laisse agir librement. Une autre myokine importante est l’irisine, nommée d’après Iris, la messagère des dieux dans la mythologie grecque. Sécrétée lors d’un entraînement de force ou d’endurance, elle a de multiples effets: elle favorise la transformation du tissu adipeux blanc en tissu adipeux brun, a un effet protecteur sur les vaisseaux sanguins et le muscle cardiaque et stimule la formation osseuse. Elle améliore également la fonction cérébrale et semble stimuler la formation de nouvelles cellules nerveuses. Selon Christoph Handschin, de nombreuses recherches sont actuellement menées pour déterminer si et comment elle pourrait être utilisée à l’avenir dans le cadre de thérapies, par exemple pour le diabète ou les maladies neurodégénératives.

D’autres myokines prometteuses, libérées surtout lors d’entraînements d’endurance, sont l’apeline et le BDNF: la première agit sur les centrales énergétiques des cellules, les mitochondries, et aide à combattre la sarcopénie. Le second, le facteur neurotrophique dérivé du cerveau, favorise la survie des neurones et la formation de nouvelles synapses, améliorant ainsi les fonctions cognitives et la mémoire.

«La liste des myokines est longue, leur action est complexe», explique Christoph Handschin. À ce jour, environ une centaine de myokines ont été identifiées et bien décrites. Pour beaucoup d’entre elles, l’effet exact n’est pas encore connu et il est probable que beaucoup d’autres n’aient pas encore été découvertes, précise le chercheur. Mais une chose est déjà claire: «Les myokines sont essentielles pour notre santé et pour une vie longue et en bonne santé.» Et elles sont probablement la raison pour laquelle l’activité physique régulière

Recettes pour une vie longue en bonne santé

Les facteurs les plus puissants qui peuvent ralentir le processus de vieillissement en général et le vieillissement de notre système immunitaire sont l’activité physique, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant, la méditation ou la pleine conscience, les interactions sociales et éviter le tabac et l’alcool. Des études montrent que les personnes qui combinent plusieurs de ces facteurs peuvent ralentir de manière mesurable le processus de vieillissement.

est encore aujourd’hui le meilleur moyen de vieillir en bonne santé: le sport réduit non seulement le risque de maladies cardiovasculaires et de cancer, mais agit directement sur les mécanismes moléculaires du vieillissement.

«La quantité de myokines sécrétées par nos muscles augmente avec l’intensité de l’exercice», explique Christoph Handschin. Une promenade est donc bénéfique, mais une activité plus intense serait encore meilleure. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 150 à 300 minutes d’activité modérée à intense par semaine sont idéales.

Quand

les médicaments nuisent à l’entraînement

Christoph Handschin doute que les effets bénéfiques de l’activité physique sur la santé puissent un jour être remplacés par la prise de myokines, comme le prétendent aujourd’hui certaines startups. Il est également sceptique à l’égard d’autres «médicaments anti-âge» qui ont été présentés ces dernières années comme des boosters potentiels de longévité. Il cite notamment la metformine et la rapamycine, la première étant utilisée pour traiter le diabète, la seconde comme immunosuppresseur après une transplantation d’organe. Toutes deux ont eu un effet positif sur des maladies liées à l’âge lors d’essais sur des animaux et ont prolongé leur vie, mais seulement chez des vers, des mouches et des souris. «Il n’existe aucune preuve scientifique que ces médicaments aient un effet sur le vieillissement en bonne santé chez l’humain», précise le chercheur. Pire encore, des études menées sur des personnes en bonne santé ont montré que ces deux substances peuvent annuler les effets bénéfiques de l’activité physique. «Seules les patientes et les patients qui ont besoin de ces médicaments pour des raisons médicales devraient les prendre», déclare Christoph Handschin. Il déconseille fortement de les utiliser comme «produits de bien-être» pour les

personnes en bonne santé qui espèrent en tirer des effets anti-âge: «Dans le pire des cas, ils n’ont aucun effet ou même des effets secondaires.»5,6

Rôle des drogueries

Selon les deux chercheurs interrogés, les compléments alimentaires seuls n’ont pas d’effet sur la longévité en bonne santé. Mais certains peuvent avoir un effet bénéfique lorsqu’ils sont associés à une activité physique: Christoph Handschin estime qu’un complément protéiné peut être utile pour les personnes âgées qui ne consomment pas suffisamment de protéines par l’alimentation. «Mais si ce n’est pas associé à de la musculation, les protéines ne servent à rien contre la perte musculaire liée à l’âge.»

En cas de carence, la prise de vit amine D2 et d’oméga-3 peut également aider: dans la plus grande étude européenne sur le vieillissement menée à ce jour, DO-HEALTH, la combinaison d’une prise quotidienne d’un gramme d’oméga-3 et de 2 000 UI de vit amine D, associée à un simple entraînement de force, a permis de réduire nettement le risque de nouveaux cancers et de fragilité. Dans l’étude partenaire de DO-HEALTH, menée auprès de plus de 25 000 personnes aux États-Unis, la même posologie de suppléments a également permis de réduire le risque de nouvelles maladies auto-immunes. «Pour d’autres suppléments et thérapies, il manque actuellement des preuves issues d’études de grande envergure et de haute qualité, et tout aussi important, des tests de sécurité», déclare Heike Bischoff-Ferrari. Les drogueries peuvent devenir un point de contact crucial dans le système de santé. Au lieu de se contenter de vendre des produits, elles peuvent devenir des centres de conseil en matière de prévention et aider à montrer qu’il n’existe pas de pilule miracle pour vieillir en bonne santé. Et que vieillir en bonne santé est en grande partie entre nos mains et qu’il vaut la peine de s’y mettre. 

Myokines: des substances produites par nos muscles qui prolongent la vie

è Vous trouverez la bibliographie complète ici

Lorsque nous bougeons nos muscles, ils libèrent une multitude de myokines, des messagers semblables à des hormones qui agissent sur de nombreux organes du corps. Certaines favorisent la croissance musculaire ou la dégradation du tissu adipeux, d’autres ont un effet anti-inflammatoire, renforcent les vaisseaux sanguins ou ont un effet positif sur les performances cérébrales. Les effets sont multiples et, dans de nombreux cas, encore mal connus. La recherche a déjà identifié plus de cent myokines différentes. Plusieurs d’entre elles font actuellement l’objet d’études sur leur potentiel thérapeutique, car malgré de nombreuses questions en suspens, il est aujourd’hui clair que les myokines sont essentielles pour notre santé et notre longévité.

«Chez nous, il y a pratiquement tout sous un même toit »

Le géant de la droguerie Müller est présent en Suisse depuis 20 ans. Et ouvre filiale après filiale. Un concept de magasin dans le magasin, inédit pour Müller, est prévu. Dans un entretien avec vitamine, Szilvia Fekete, responsable administrative de Müller Suisse, explique où l’entreprise va, pourquoi elle reste fidèle aux médicaments OTC malgré la pénurie de personnel qualifié et ce qui la distingue en tant qu’employeur.

Szilvia Fekete, Müller Handels AG Suisse a fêté son 20e anniversaire en 2025. Comment l’entreprise se porte-t-elle en Suisse?

Szilvia Fekete: Nous allons bien, nous nous sentons très bien et à notre place. Müller s’est imposé comme un lieu d’achat important pour les jeunes et les moins jeunes. Cette reconnaissance nous motive à continuer à nous développer ici.

Müller se sent-il également intégré dans la «famille de la droguerie»?

Nous avons rejoint l’Association suisse des droguistes en 2017 et nous sommes heureux d’être un partenaire solide pour la famille de la droguerie. Nous entretenons des échanges étroits, par exemple lors de la conférence de la branche, de l’assemblée générale ou des journées de ski des droguistes à Arosa.

En 2025, année du jubilé, Müller a renforcé sa position sur le marché suisse, passant de 91 à 98 magasins, avec une surface de vente totale d’environ 92 500 m 2 , en hausse

de 12 500 m². Müller va-t-il poursuivre son expansion à ce rythme?

Nous poursuivrons cette année les modernisations et les nouvelles ouvertures réalisées en 2025. Nous prévoyons de développer notre réseau de points de vente d’au moins 15 succursales. 90 % d’entre elles seront situées en Suisse alémanique, le reste en Suisse italienne et en Suisse romande. Nous nous concentrons sur des villes où nous ne sommes pas encore présents, comme Lausanne, Genève, Locarno ou Ascona.

Que veut réaliser Müller en Suisse dans les 20 prochaines années?

Nous voulons continuer à grandir et à accroître notre part de marché en Suisse de manière continue.

Qu’est-ce qui rend la Suisse si attractive pour les chaînes de drogueries allemandes, la concurrence est-elle moins rude? La densité des points de vente en Allemagne étant élevée, les chaînes de drogue-

Szilvia Fekete

Elle est née et a grandi en Hongrie. Elle a étudié la gestion d’entreprise à l’Université de Sopron et a obtenu un master. Szilvia Fekete, qui vit au bord du lac de Hallwil, a plus de 20 ans d’expérience professionnelle internationale dans le domaine du commerce de détail, dans différents postes. Elle a rejoint Müller en 2019 et a d’abord dirigé le département des achats, où elle était responsable des achats pour l’ensemble des pays. Depuis 2023, Szilvia Fekete est responsable de la gestion administrative en Suisse. Elle veille à une alimentation saine, aime la nature, les voyages et les chiens.

ries allemandes recherchent de nouvelles voies de distribution en Europe. En 2025, en plus de la Suisse, nous avons également poursuivi notre expansion en Slovaquie et en République tchèque.

Dans quelle mesure Müller mise-t-il sur l’innovation?

Nous misons sur des approches innovantes variées dans nos filiales. À Zurich et à Lucerne, par exemple, nous avons développé un nouveau concept de luxe et de produits haut de gamme pour nos parfumeries. Nous prévoyons d’autres innovations dans nos points de vente dans le domaine de la santé et du bien-être, avec des technologies innovantes et des solutions d’intelligence artificielle.

À quoi ressemblera l’assortiment?

Nous développons constamment notre offre et nous misons de plus en plus sur les systèmes de shop-in-shop. Nous pouvons ainsi non seulement tenir compte des intérêts individuels de nos clientes et clients, mais aussi élargir notre assortiment de manière visuellement attrayante.

Que cela signifie-t-il concrètement?

Nous communiquerons plus de détails à ce sujet ultérieurement.

Quelle formation ont les collaborateurs de la parfumerie du Flagshipstore de Zurich?

Dans toutes les filiales avec parfumerie, des gestionnaires du commerce de détail formés travaillent dans le domaine de la parfumerie.

Le groupe a repris le 1er janvier 2026 dix sites de la coopérative Migros Zurich, d’anciens supermarchés bio Alnatura, et a introduit un «concept de proximité» dans le domaine de la droguerie. De quoi s’agit-il avec ces «filiales de proximité», qu’est-ce que Müller veut dire par là?

Nous collaborons depuis longtemps avec la Fédération des coopératives Migros. Nous avons repris les sites Alnatura et nous allons convertir les magasins en centre-ville au concept Müller en cours d’année. Nous adapterons la gamme de produits à chaque site, à son environnement et à l’infrastructure existante de commerce de détail.

Ces succursales vont-elles proposer un rayon OTC?

Si le personnel est disponible, nous en tiendrons compte. Nous souhaitons en effet renforcer le domaine OTC, mais malheureusement, le manque de personnel qualifié nous en empêche.

Fin 2024, la chaîne de drogueries allemande Rossmann a fait son entrée sur le marché suisse avec une succursale dans le canton de Lucerne. Une concurrence pour Müller?

La concurrence fait partie du business. Nous nous concentrons sur nos points forts et nous nous distinguons avant tout par notre assortiment de produits varié et nos concepts innovants, tels que le rayon OTC et/ou la parfumerie de luxe.

En quoi Müller et Rossmann diffèrent-ils?

La principale différence réside dans les assortiments. Outre les articles de droguerie classiques, nous proposons un assortiment de produits beaucoup plus large et plus complet, avec un personnel qualifié. Le rayon OTC et les concepts de shop-inshop, par exemple dans le domaine de la parfumerie de luxe ou de la santé, illustrent cette différence.

Selon le magazine alémanique K-Tipp, certains articles de droguerie sont moins chers chez Aldi, Lidl et Migros que chez Müller et Rossmann, qui veulent pourtant faire baisser les prix suisses. Les chaînes allemandes se construisent-elles une image bon marché pour que les clientes et clients potentiels passent d’abord chez elles et fassent leurs achats sans esprit critique?

Nous misons sur la diversité et la qualité. C’est pourquoi il est important pour nous que nos clients trouvent le produit qui leur convient, quels que soient leurs besoins et leur budget. Nous proposons un large éventail de marques de qualité à prix abordable, issues de la maison Müller, ainsi que des marques haut de gamme. Notre objectif est d’offrir un assortiment soigneusement sélectionné pour tous.

Les drogueries Müller proposent une dizaine de catégories de produits. On y trouve

par exemple de la nourriture pour chiens. Apparemment, les Suisses viennent aussi chez Müller pour cette raison. Même les amoureux des animaux ont parfois besoin d’un parfum (rires). Certains entrent dans le magasin pour acheter de la nourriture pour chiens et en ressortent avec un panier plein. Nous attachons également une grande importance aux producteurs suisses. Nous proposons pratiquement tout sous un même toit. Cette organisation de notre assortiment fonctionne depuis plus de 70 ans et dans neuf pays européens.

Un large assortiment exige une grande compétence en matière de conseil. Vos collaborateurs en savent-ils suffisamment?

Notre personnel est formé et perfectionné en permanence par le biais de séminaires internes, de formations dispensées par l’industrie et dans notre propre académie Müller. Nos apprentis profitent également de toutes les offres de l’école professionnelle. De plus, Müller participe régulièrement à des séminaires en dehors du plan d’études officiel. Cela fait partie de notre exigence de qualité. Seuls des collaborateurs parfaitement formés peuvent conseiller nos clients de manière compétente, individuelle et au plus haut niveau.

20 ans sur le marché suisse – Müller a fait connaissance avec la clientèle suisse «typique». Qui est-elle, comment fonctionnet-elle?

Elle ne veut pas de produits de masse, mais se concentre avant tout sur la qualité, le conseil professionnel et veille à un rapport qualité-prix équilibré. La diversité de l’offre élargit la segmentation de la clientèle: les jeunes et les moins jeunes aiment faire leurs achats chez Müller.

Müller exploite plus de 20 filiales en Suisse avec un rayon OTC. Ces filiales sont membres de l’ASD et emploient des droguistes diplômés. Comment se portent ces points de vente de produits OTC et y en aura-t-il d’autres à l’avenir?

L’OTC est important pour Müller en Suisse. Pour continuer à répondre à ce besoin, nous prévoyons d’ouvrir une autre succursale OTC cette année. Pour ce faire, nous avons besoin de droguistes ES qualifiés. Comme ces spécialistes sont très demandés sur le marché du travail, nous offrons aux droguistes la possibilité de suivre une formation à l’ESD. Müller prend en charge les frais de formation et garantit une embauche en tant que responsable de succursale ou du rayon OTC à la fin de la formation. Nous finançons chaque année la formation continue de plusieurs diplô-

Congrès de la droguerie: 19 – 21 avril 2026 à l’ESD à Neuchâtel

Découvrez le programme!

Vous trouverez plus de détails sur les plus 20 workshops en annexe. Réservez votre place avant le 31 mars.

Inscriptions via le code QR (drogeriekongress.droguerie.ch)

Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne 032 328 50 30, bildung@drogistenverband.ch, droguerie.ch

més et investissons ainsi de manière ciblée dans le développement durable de notre savoir-faire en matière d’OTC.

On peut supposer que les diplômés doivent s’engager auprès de Müller. Oui, ils s’engagent à mettre en pratique leurs connaissances acquises pendant trois ans chez Müller.

Avez-vous dû fermer des rayons OTC en raison d’un manque de personnel qualifié?

Malheureusement, oui.

Trouvez-vous suffisamment de droguistes?

Comme l’ensemble de la branche, nous sommes confrontés à un marché du travail exigeant. Toutefois, grâce à notre orientation claire sur la formation et le perfectionnement, ainsi que sur les perspectives de carrière, nous créons de bonnes conditions pour couvrir durablement nos besoins en droguistes qualifiés.

Müller a été vivement félicité lors d’un événement pour la formation des apprentis. Quels sont les points importants pour l’entreprise concernant la formation des futurs droguistes CFC?

Nous accordons une grande importance à une formation professionnelle solide, complétée par une expérience pratique et un échange personnel. Nos apprentis participent régulièrement à des formations internes, où l’on met l’accent sur les connaissances professionnelles, mais aussi sur l’échange et l’apprentissage mutuel. Notre semaine de laboratoire annuelle qui a lieu en octobre est un événement particulier. Pendant cette phase de pratique intensive, les apprentis approfondissent leurs connaissances dans la fabrication de mélanges de tisanes, de mélanges de fleurs de Bach, de sprays spagyriques, de pommades, de teintures et d’autres spécialités maison et acquièrent une expérience pratique précieuse pour leur vie professionnelle.

En 2023, l’entreprise a été élue par une agence de notation comme l’un des meilleurs employeurs de Suisse. Qu’est-ce qui fait de Müller un si bon employeur?

En tant qu’entreprise familiale et économiquement prospère, Müller offre un environnement de travail stable et sûr. La longue présence de nombreux collaborateurs au sein de l’entreprise confirme notre culture d’entreprise durable et notre ambition d’être un employeur attractif. Nous encourageons nos collaborateurs de manière ciblée grâce à des possibilités de formation et de perfectionnement attrayantes. Des offres de formation interne, un soutien individuel, de très bonnes perspectives de carrière et des structures hiérarchiques plates permettent le développement personnel et professionnel. Une grande considération pour nos collaborateurs et leurs idées, ainsi qu’une attitude respectueuse et de partenariat entre collègues caractérisent notre quotidien de travail et font de Müller un employeur où l’on peut se sentir bien et se développer à long terme.

Que peut apprendre Müller des drogueries suisses?

Nous trouvons particulièrement intéressantes la profondeur des assortiments spécialisés et la variété des remèdes naturels.

Et inversement?

Ça, vous devriez le demander aux collègues de la branche.

Les drogueries suisses sont des magasins spécialisés dans la beauté, la santé et le bien-être. Dans quels cas vous rendez-vous personnellement dans une droguerie suisse? Probablement pas pour un rouge à lèvres. Oui, je n’y achète pas mon rouge à lèvres. Mais quand il s’agit de produits d’OTC, je vais dans la droguerie suisse de mon quartier.

Vous trouverez dans le numéro d’avril de vitamine un entretien avec Jure Batur, CEO de Similasan.

Traitement de l’acné: que peut apporter l’alimentation?

L’acné accompagne et affecte de nombreuses personnes, en particulier les jeunes. Des modifications du régime alimentaire peuvent avoir un effet positif sur l’évolution de la maladie et améliorer la qualité de vie.

7 Jasmin Weiss |  F D Marie-Noëlle Hofmann

L’acné, médicalement appelée acné vulgaire, est la maladie inflammatoire de la peau la plus répandue.¹ L’acné et son développement sont favorisés ou influencés par des facteurs environnementaux tels que les changements climatiques, le manque de sommeil, le stress, la pollution de l’air, l’exposition au soleil et un régime alimentaire occidental.1,4 Le microbiote intestinal peut également avoir une influence sur le microbiote cutané, une dysbiose pouvant contribuer au développement de l’acné.1 L’apparition de l’acné est due à plusieurs mécanismes:1,2

• la prolifération excessive de Cutibacterium acnes, une bactérie présente dans la flore cutanée,

• la kératinisation des follicules pileux,

• la production excessive de sébum et

• des mécanismes inflammatoires.

Comment l’alimentation affecte-t-elle l’acné?

Les adolescents sont souvent particulièrement touchés par l’acné.¹ Au cours de la puberté, des taux élevés de facteurs de croissance 1 ressemblant à l’insuline (IGF-1) sont nécessaires à la croissance.¹ Une augmentation de l’IGF-1 entraîne une production accrue de sébum.² De plus, des taux élevés d’insuline dans le sang augmentent le taux d’IGF-1.² Un autre facteur métabolique associé à l’acné est le complexe protéique mTORC1. Ce complexe protéique est un régulateur présent dans l’organisme qui contrôle le métabolisme.³ Dans le cas de l’acné, il agit sur la prolifération des glandes sébacées, l’épaississement de la peau et la synthèse des lipides.² Le complexe protéique mTORC1 est activé par la leucine, un

acide aminé présent dans les aliments, et indirectement par l’IGF-1.² Il est intéressant de noter que la leucine, le taux d’insuline dans le sang et l’IGF-1 peuvent être influencés par notre alimentation. Ainsi, notre alimentation peut aggraver l’acné, car elle peut augmenter les taux d’insuline et d’IGF-1 dans le sang. C’est particulièrement vrai pour l’alimentation occidentale, qui fournit au corps beaucoup de sucre, d’aliments ultratransformés, de graisses saturées et de produits laitiers.¹ Plusieurs études ont démontré le rôle de l’alimentation dans le traitement de l’acné (voir l’encadré «Qu’est-ce qui aide contre l’acné?» en bas) et il est donc important de ne pas négliger l’alimentation dans le traitement de l’acné.1,4 Les paragraphes suivants montrent comment les glucides, les produits laitiers et les lipides peuvent affecter l’acné.

Qu’est-ce qui aide contre l’acné?

Les glucides

Les glucides ont un effet sur les niveaux d’IGF-1 et d’insuline dans le sang.² Cependant, cela dépend du type et de la quantité de glucides.² L’indice glycémique et la charge glycémique décrivent l’effet des aliments sur la glycémie et l’insulinémie dans le corps.¹ La charge glycémique décrit la quantité de glucides ou la densité en glucides, tandis que l’indice glycémique décrit l’intensité de l’effet sur les niveaux de glycémie et d’insuline.¹ Un indice élevé ou une charge élevée indiquent que la nourriture provoque une augmentation rapide et importante de ces deux valeurs.¹ Il s’agit de produits tels que les fast-foods, les sucreries, les produits de boulangerie et à base de farine blanche industriels ou les boissons sucrées.¹

En plus de l’alimentation, il existe différentes options thérapeutiques pour lutter contre l’acné: traitements topiques, médicaments oraux, peelings, thérapies au laser et luminothérapie.2 Le nettoyage de la peau doit être effectué avec un produit nettoyant sans savon ayant un pH de 5,5.8 L’utilisation de crèmes à base d’huile dans l’eau ou de gels hydratants et de gommages adaptés à l’acné peut aider la peau.8 Des études ont également montré que des produits à base de plantes comme des gels à l’huile d’arbre à thé ou des lotions à l’extrait de thé vert ont un effet positif sur l’acné.9 L’extrait de houblon pourrait également avoir un effet positif, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité. L’utilisation de prébiotiques et de probiotiques dans le traitement de l’acné fait l’objet de recherches et les premiers résultats sont encourageants.1,2 Toutefois, pour pouvoir recommander une supplémentation, il faudra encore mener des études plus approfondies et plus vastes.1 De plus amples recherches sont également nécessaires pour évaluer l’effet d’une supplémentation en micronutriments.1,4

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Une alimentation à faible indice glycémique et à faible charge glycémique peut réduire les niveaux d’IGF-1 et, selon les études, améliorer l’acné par rapport à une alimentation riche en glucides.² Une comparaison entre une alimentation à faible charge glycémique et une alimentation occidentale a montré que la réduction de la charge glycémique améliorait non seulement l’acné, mais aussi les niveaux d’IGF-1 dans le sang.¹

Les produits laitiers

Les protéines de caséine et de lactosérum dans le lait augmentent les taux d’IGF-1 et stimulent la sécrétion d’insuline.1,2 Cela pourrait expliquer pourquoi les suppléments de lactosérum ou de BCAA (acides aminés à chaîne ramifiée) utilisés notamment dans le domaine du fitness peuvent aggraver l’acné.1,2 Cependant, tous les produits laitiers ne se valent pas, car ils peuvent varier considérablement en termes de composition et de traitement. L’index glycémique

est notamment en jeu.² Les produits laitiers sucrés comme la glace ont un effet beaucoup plus important sur les taux d’insuline et donc sur l’acné que le fromage.² Les acides aminés à chaîne ramifiée (BCAA) présents dans le lactosérum activent également le complexe protéique mTORC1.¹ Par ailleurs, les substituts laitiers d’origine végétale ont un effet beaucoup moins prononcé sur ces processus, à l’exception du soja, qui stimule également la sécrétion d’insuline.⁴

Les lipides

Certains lipides peuvent avoir un effet positif ou négatif sur l’acné.² Des observations ont montré une corrélation entre une forte consommation d’acides gras trans et d’acides gras saturés et un degré plus grave d’acné.² Les acides gras saturés sont présents dans la viande et les produits laitiers, l’huile de palme et l’huile de coco. 5 Les acides gras trans sont produits lors de la cuisson à haute température, se forment

Santé de la peau

Aliments industriels
Aliments de base non transformés
Lait, produits laitiers, lactosérum
Algues, graines
Fast-food, aliments frits
Légumes de saison
Aliments ultratransformés
Produits à base de céréales complètes
Viande rouge
Fruits oléagineux, avocats
Aliments hyperglycémiques
Fruits de saison

è Vous trouverez la bibliographie complète ici

naturellement dans le tube digestif des ruminants ou lors de l’hydrogénation partielle ou du raffinage des graisses. 5 Ils sont donc présents dans la viande et les produits laitiers des ruminants, comme les vaches, les bovins, les moutons et les chèvres, et dans les produits industriels comme les produits de boulangerie et les barres chocolatées. 5 Les acides gras oméga-3 peuvent avoir un effet positif sur l’acné, car ils peuvent réduire les taux d’IGF-1 et de médiateurs inflammatoires.1 ,2 Les acides gras oméga-3 sont présents dans divers aliments d’origine végétale et leurs huiles, comme les graines de lin, les noix, le colza, le chanvre, les graines de chia, ainsi que les algues.¹ Les poissons de mer contiennent également des acides gras oméga-3.¹ Des études d’intervention avec des suppléments d’oméga-3 ont montré un effet potentiellement positif sur l’acné, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires avant de pouvoir formuler des recommandations.¹

Adaptations de l’alimentation

Pour éviter que l’acné ne s’aggrave, il est recommandé de suivre les conseils suivants en matière d’alimentation: Il faut éviter une consommation excessive de calories, les collations, l’alcool, les graisses saturées et les graisses trans, les glucides raffinés tels

que les produits à base de farine blanche et le sucre, une consommation excessive de soja et de produits laitiers (par exemple, les shakes protéinés à base de lactosérum), une consommation excessive d’œufs et de viande, ainsi que les aliments qui contiennent souvent ces ingrédients, tels que les fast-foods, les snacks sucrés et salés ou les produits de boulangerie industrielle.⁴ En évitant les collations et les snacks, on peut réduire les taux d’IGF-1 et d’insuline.⁴ Il est recommandé de privilégier une alimentation équilibrée, riche en légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses et noix.⁴ Un apport diversifié en protéines, notamment du fromage et du poisson, et une consommation modérée de viande, sont importants afin de couvrir les besoins en protéines de l’organisme.⁴ Il est préférable de consommer des aliments protéinés non sucrés et, si possible, non transformés.⁴ Il est important de noter que l’on n’a pas toujours besoin d’éviter complètement les aliments qui peuvent déclencher l’acné. Il faut aussi garder à l’esprit que les aliments peuvent avoir d’autres effets sur la santé et qu’il est important de couvrir ses besoins en nutriments. Par exemple, le calcium, qui est présent en grande quantité dans les produits laitiers, est important pour la santé osseuse.6 Si vous ne consommez pas de produits laitiers, il est important de faire des choix alimentaires en conséquence.6 

Influence des stimuli exogènes et endogènes sur la santé de la peau

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Utiliser la défense des plantes

Les plantes n’ont pas de système nerveux ni de vaisseaux sanguins. Mais elles disposent également d’un système immunitaire inné. Leurs mécanismes de défense contre les ennemis profitent à l’humain depuis des millénaires.

7 Adrian Ritter |  F D Marie-Noëlle Hofmann

Les plantes sont entourées de millions de bactéries, de virus et de champignons – dans l’air et surtout dans le sol où elles poussent. Les fleurs, les arbres et les plantes cultivées doivent constamment faire la distinction entre eux, leurs amis et leurs ennemis. «Ils peuvent compter sur un système immunitaire très performant», explique Cyril Zipfel, professeur à l’Institut de phytologie et de microbiologie de l’Université de Zurich: «Si l’on regarde la nature qui nous entoure, la majorité des plantes sont en bonne santé.»

Le professeur Zipfel fait partie des pionniers qui ont cherché à comprendre ce qui se passe dans les plantes lorsqu’elles se défendent contre des agents pathogènes. Et il se passe pas mal de choses. Les plantes n’ont pas de système nerveux, sanguin ou lymphatique, ni de cellules immunitaires spécialisées. Elles compensent cela par une défense différente, qui est à la fois locale et systémique. Les plantes n’ont pas de système immunitaire adaptatif comme les mammifères, mais comme de nombreux autres organismes multicellulaires, elles

Les plantes se défendent assez efficacement contre les agents pathogènes grâce à leur système immunitaire et peuvent également avertir les plantes voisines à l'aide de signaux.

ont un système immunitaire inné. Chez les plantes, ce système fonctionne en deux étapes. Premièrement, les plantes sont des expertes dans la reconnaissance des agents pathogènes. Et il n’y a pas de cellules immunitaires spécialisées, toutes les cellules de la plante sont capables de le faire: elles possèdent à leur surface des récepteurs qui reconnaissent les motifs moléculaires caractéristiques des agents pathogènes. Cette première ligne de défense, appelée «immunité déclenchée par les motifs» (PTI), déclenche une cascade de réactions de défense: l’expression des gènes de défense est stimulée, ce qui entraîne la production de substances végétales secondaires, telles que des substances antimicrobiennes et des hormones, qui tuent les agents pathogènes et renforcent la réaction immunitaire. De plus, la plante renforce ses parois cellulaires pour empêcher les ennemis de pénétrer.

Course aux armements

Parfois, les agents pathogènes parviennent à contourner la première ligne de défense. Les plantes ont développé une deuxième ligne de défense appelée «immunité déclenchée par les effecteurs» (ETI). Cette fois, ce ne sont pas des récepteurs à la surface, mais à l’intérieur de la cellule végétale qui entrent en jeu. La défense est alors activée à un niveau supérieur. De plus, si nécessaire, la plante menacée se laisse mourir en partie pour empêcher les agents pathogènes de se propager. La communication sur l’ennemi se fait alors à travers toute la plante: les cellules informent les cellules voisines et, en cas d’attaque d’insectes, elles envoient des signaux aux plantes voisines pour qu’elles activent leur défense.

«Il y a une coévolution constante entre les agents pathogènes et les plantes – une véritable course aux armements», explique Cyril Zipfel. Mais comme chez l’humain, les plantes doivent contrôler leur système immunitaire, sinon des processus autoimmuns peuvent se déclencher. Chez les plantes, la croissance se réduit: un sys-

tème immunitaire trop actif consomme de l’énergie qui manque à la croissance. Les similitudes entre l’humain et la plante ne s’arrêtent pas là. Les plantes ont aussi un microbiome à leur surface, dont l’importance est actuellement étudiée, comme chez l’humain. Et au lieu de se contenter de combattre les parasites, on essaie, pour la culture des plantes, de plus en plus de renforcer leurs défenses, une sorte de thérapie immunitaire. Pour cela, on utilise notamment des bactéries et des champignons qui ne nuisent pas à la plante, mais stimulent son système immunitaire.

De la morphine au traitement contre le cancer

En même temps, l’humain essaie depuis longtemps de tirer profit du système immunitaire des plantes pour sa propre santé. «De nombreux anciens médicaments de la médecine humaine sont des composants du système de défense des plantes», explique Robin Teufel, professeur de biologie pharmaceutique à l’Université de Bâle. Au début, les plantes médicinales étaient utilisées sans que l’on sache comment elles agissaient. Plus tard, les chercheurs ont isolé les molécules individuelles, les ont testées systématiquement et en ont tiré des médicaments autorisés. Il existe aujourd’hui des mélanges de plantes sous forme d’extraits standardisés, ainsi que des principes actifs individuels extraits des plantes et souvent aussi produits de manière synthétique. L’un des plus connus est l’acide acétylsalicylique, un analgésique dont le précurseur, l’acide salicylique, était extrait de l’écorce de saule.

La première substance naturelle isolée d’une plante était la morphine, extraite du pavot à opium. C’est un poison végétal classique, mortel à forte dose, mais qui, à la dose appropriée, est l’un des analgésiques les plus importants. Parmi les autres exemples de substances végétales, on peut citer la quinine, extraite de l’écorce de quinquina, ou l’artémisinine, extraite de l’absinthe, qui sont utilisées pour traiter le paludisme.

Voies de signalisation apparentées

«Le fait que des molécules végétales puissent se fixer à nos récepteurs humains n’est pas un miracle, mais le résultat de l’évolution», explique Robin Teufel. De nombreux protéines et voies de signalisation sont apparentées chez les champignons, les insectes et les mammifères. On ne sait pas si les substances végétales utilisées pour la santé humaine servent uniquement à la défense ou si elles ont d’autres fonctions dans les plantes. On sait par exemple que les flavonoïdes sont également utilisés comme pigments floraux et pour la communication entre plantes. «Mais il est probable que de nombreux principes actifs utilisés aujourd’hui soient avant tout destinés au système immunitaire, c’est-à-dire à la défense des plantes», explique Robin Teufel. Les composants du système immunitaire des plantes peuvent être utilisés de différentes manières chez l’humain. D’une part, pour influencer notre système immunitaire. Cela peut signifier renforcer la défense immunitaire ou, dans le cas de maladies auto-immunes par exemple, la freiner. D’autre part, les agents de défense des plantes peuvent également aider l’humain à combattre les agents pathogènes.

Aujourd’hui, les extraits de plantes et les substances pures sont généralement étudiés à partir de maladies: les scientifiques mettent en place des tests avec des cellules cancéreuses ou des cellules immunitaires, puis examinent des bibliothèques entières d’extraits de plantes pour voir s’ils peuvent inhiber ou activer une voie de signalisation recherchée. Si une action est visible, on peut alors rechercher la molécule responsable.

Les peptides comme nouveaux principes actifs

Selon Robin Teufel, les substances végétales pures sont aujourd’hui particulièrement pertinentes en médecine humaine dans trois domaines de maladies: le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes. Ainsi, le paclitaxel de l’if, la camptothécine du houx ou les alcaloïdes de la pervenche font partie du répertoire standard de l’oncologie depuis longtemps. Et dans le cas des maladies rhumatismales ou inflammatoires, des extraits de plantes comme les préparations à base de myrrhe sont utilisés pour freiner les voies de signalisation inflammatoires du système immunitaire.

Des peptides végétaux sont également étudiés de plus près, à savoir de courtes chaînes de protéines qui peuvent aussi servir de substances de défense. Ils sont des candidats potentiels pour de nouveaux principes actifs, par exemple avec des propriétés antimicrobiennes. «Aucun peptide végétal n’a encore été approuvé comme médicament, mais cela pourrait changer à l’avenir», explique Robin Teufel. Il voit également un grand potentiel dans les substances pures et les extraits traditionnels, car de nombreuses plantes et leurs principes actifs sont encore peu étudiés.

Ainsi, les plantes peuvent nous servir de plusieurs façons à l’avenir: d’une part, sous forme de mélanges de principes actifs dans des extraits de plantes dans le cadre de la phytothérapie et, d’autre part, sous forme de substances pures isolées dans la médecine conventionnelle. «Les plantes sont également un élément précieux d’une alimentation variée qui favorise un microbiome sain et renforce notre système immunitaire grâce à des fibres, des vi tamines et d’autres substances», conclut Robin Teufel.

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