GRAND ANGLE 6-11
Morges Reflets Grandir à Morges
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Intégrer les femmes migrantes

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La danse conquiert la ville
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Sous terre, une concurrence invisible
Édito

Grandir à Morges, c’est apprendre très tôt à relier l’horizon du lac à une ville à taille humaine. C’est déambuler entre quais et quartiers, entre le murmure des vagues et le bruissement des parcs. C’est évoluer dans un environnement où la proximité et la qualité de vie permettent à chacune et chacun de s’épanouir sereinement.
C omme municipal de l’E nfance, je suis profondément convaincu que les premières années de vie sont déterminantes. Si la Municipalité s’est fortement engagée ces dernières années en faveur des prestations d’accueil de l’enfance, c’est parce
Nos enfants sont notre avenir
qu’elle a fait le choix clair d’investir dans l’avenir de notre belle cité.
G randir à Morges, c’est aussi bénéficier d’un tissu associatif vivant, où la culture et le sport offrent à toutes et tous des espaces d’expression et de découverte. Les parcs deviennent des terrains d’aventure, la bibliothèque un puits de découvertes littéraires, tandis que les spectacles suscitent les premières émotions collectives, celles où l’on apprend à regarder, à écouter et à échanger. Les musées ouvrent des portes sur l’histoire et l’imaginaire, les festivals rythment les saisons et transmettent le goût de la fête, de la création et de la rencontre. Autant d’expériences qui accompagnent les jeunes dans leurs questionnements et leur développement, tout en les sensibilisant au vivre-ensemble.
G randir à Morges, c’est enfin apprendre la citoyenneté au quotidien, à travers des gestes simples et des relations de confiance, avec l’ambition de donner à chaque enfant les bases nécessaires pour devenir un adulte épanoui, responsable et solidaire.
La cohésion sociale se construit grâce à cet esprit de collectivité. À Morges, j’en suis chaque jour témoin : c et esprit est porté par les collaboratrices et collaborateurs de la Ville, par les écoles, par l es actrices et acteurs associatifs, et par vous, habitantes et habitants, parents, qui créez des liens durables entre les générations.
Vincent Jaques municipal Enfance, culture et durabilité

LE CHIFFRE
élèves morgiens ont bénéficié d’une réduction sur un abonnement Mobilis en 2025

Parade des enfants
Un cortège d’enfants égaiera le traditionnel Grand Marché de printemps, le 6 juin prochain. En effet, les enfants qui fréquentent une structure d’accueil de la Ville de Morges défileront au cœur du centre-ville, fièrement costumés pour l’occasion. Le cortège partira à 14h30 du Collège Jacques-Dubochet, situé près de la gare, et empruntera la rue Centrale puis la Grand-Rue. Il terminera son parcours sur la place de l’Hôtel-de-Ville, où la COOR (Coordination de l’économie et du commerce de Morges) offrira une collation aux jeunes participantes et participants. Une occasion de mettre à l’honneur les enfants morgiens et de leur faire vivre un moment unique.
Raphaël Cornut coordinateur des manifestations
Brèves
Caves ouvertes vaudoises
Durant le week-end de Pentecôte, plongez au cœur des vignobles vaudois lors des Caves ouvertes, les 23 et 24 mai. Découvrez et dégustez les vins des vigneronnes et vignerons locaux, notamment au Domaine de la Ville de Morges. Un moment de partage et de convivialité, en plein air, au milieu des vignes. Astuce pratique : r éservez votre billet sur le site officiel des Caves ouvertes – il donne accès aux transports publics gratuits dans tout le canton de Vaud pendant les deux jours.
Plus d’infos : mescavesouvertes.ch
Raphaël Cornut coordinateur des manifestations

Morges en santé
Le label « C ommune en santé » a été décerné par Unisanté à la Ville de Morges, avec la note maximale de trois étoiles. Il récompense son engagement en faveur de la qualité de vie et du bien-être de l’ensemble de la population. Quarante-six mesures de promotion et de prévention de la santé ont été recensées dans six domaines clés : é cole, espaces publics, famille et solidarité, offres de loisirs, politique communale ainsi que santé au travail. Cette labellisation constitue à la fois l’aboutissement d’une démarche de longue durée et une base solide pour le développement de projets futurs en faveur de la santé des Morgiennes et des Morgiens.
Stefano Attanasio stagiaire à l’Office des sports
Cohésion

EXPOSITION
« C’est une ode à la proximité »

La Fête des voisines et voisins a lieu le 29 mai. L’événement s’étend à l’Espace 81, à travers l’exposition Voisin·es sur canapé, de la Morgienne Jehanne Zaki. Reflets l’a rencontrée
D’où vous est venue l’envie de faire une exposition ?
La diversité de la vie des personnes d’un même immeuble me fascine. Malgré des appartements identiques, nos intérieurs ne se ressemblent jamais. C’est d e là qu’est née l’envie de cette exposition, c réée avec le photographe Darrin Vanselow et le producteur créatif Louis Moichon.
Que souhaitez-vous transmettre grâce à elle ?
C haque voisine ou voisin a une histoire et nos intérieurs sont les pages d’un livre que l’on ouvre peu. L’exposition invite à célébrer la diversité du quotidien et à réaliser que nous partageons tous le
même quartier. C’est une ode à la proximité, à la simplicité et au vivre-ensemble. J’aimerais beaucoup que le projet puisse être repris par la population, que cela d onne aux Morgiennes et Morgiens l’envie d’entrer chez leur v oisine o u voisin pour partager un bout de leur histoire.
Selon vous, comment cet événement peut renforcer le lien social ?
En offrant un moment où chaque personne peut rencontrer celles et ceux qui l ’entourent et tisser des liens qui créent une véritable communauté. Dans un contexte où l’on vit souvent derrière des portes fermées, cette fête permet de réhumaniser la vie de quartier.
Avez-vous une anecdote marquante à nous partager ?
Une année, il pleuvait tellement que nous avons dû déplacer la fête dans le garage souterrain de l’immeuble. Cet imprévu aurait pu tout compromettre, mais le quartier, très soudé, s’est mobilisé pour maintenir l’événement.
Plus d’infos : morges.ch/espace81 morges.ch/fetedesvoisins

INTÉGRATION
« J’ai trouvé mon âme d’entrepreneuse ! »
Depuis 2024, Espace Couvaloup accompagne des femmes allophones dans un programme de réinsertion professionnelle. Soutenue par le canton, cette initiative a déjà permis à u ne dizaine de participantes de construire un projet professionnel. Parmi elles, Naphatcharamon Pierrehumbert. Interview.
Comment avez-vous entendu parler de ce projet ?
J’en ai entendu parler en fréquentant le Café Bienvenue, un espace de socialisation en français ouvert tous les mercredis.
Quelles ont été vos motivations à y participer ?
J’avais envie de retravailler. Je me suis longtemps consacrée à mon fils et, maintenant qu’il a 11 ans, j’ai davantage de temps pour me lancer professionnellement. J’avais besoin de cet accompagnement pour construire mon projet. Suivre des cours de français en parallèle m’a vraiment donné envie de m’inscrire.
Que vous ont apporté ces ateliers ?
En suivant les ateliers, j’ai compris que j’aimais cuisiner et que je pouvais en faire un métier. À la fin du programme, on m’a proposé un coaching pour créer ma propre entreprise. Depuis quelques mois, je suis présente au marché avec mon foodtruck « Chez Nian » pour vendre des plats thaïlandais. Je continue d’apprendre chaque jour en développant mes compétences. Ce projet m’a vraiment permis de découvrir mon âme d’entrepreneuse.
Plus d’infos su r le programme : 0 21 804 15 02
Abdelrahman Abu El Hassan chef a.i. du Service cohésion sociale, logement et sécurité
BIBLIOTHÈQUE
Lecture sans obstacle
Depuis l’an dernier, la Bibliothèque municipale développe une offre spécifique destinée aux publics dits « empêchés »
Les publics « e mpêchés » s ont des personnes qui, pour différentes raisons, n’ont pas accès à une prestation, ici à la lecture. La Bibliothèque m unicipale veut mieux les servir.
En section adultes, un nouvel espace propose désormais des ouvrages en FALC (facile à lire et à comprendre), en FLE (français langue étrangère) et en FAL (facile à lire), couvrant des niveaux de maîtrise de la langue allant de A1 à B2. Ces collections s’adressent aussi bien aux personnes en apprentissage du français qu’à celles rencontrant des difficultés de compréhension de l’écrit, ou souhaitant simplement lire des textes plus accessibles. Cela vient compléter l’offre préexistante de livres en grands caractères.
Pour les jeunes aussi
En section jeunesse, la bibliothèque a également créé en 2025 l’espace « L ire autrement », q ui comprend des livres DYS (pour personnes présentant un trouble dyslexique), du français facile à lire et à comprendre ainsi que des ouvrages en braille et en langues des signes. S’y t rouvent des livres pour tous les âges et tous les niveaux, sélectionnés pour leur typographie adaptée, l eur mise en page aérée et la clarté de leurs contenus, afin de favoriser le plaisir de lire sans obstacle.
À travers ces aménagements, la Bibliothèque municipale confirme sa volonté d’être un lieu accueillant, attentif aux différences, où chacune et chacun peut trouver sa manière de lire et de s’approprier la culture.
Diann Rivera agente en information documentaire à la Bibliothèque municipale
Grandir
ORGANISATION
« Ni la première, ni la dernière étape »
Depuis le 1er janvier, la Ville de Morges dispose de son propre réseau d’accueil : le Réseau Enfance Morges.
Interview de Jean-Philippe Robatti, chef du Service de l’enfance.
Pourquoi avoir quitté le réseau intercommunal et créé un réseau 100 % m orgien ?
Le Réseau AJEMA avait atteint ses limites et plusieurs communes avaient décidé de se retirer. De plus, les familles peinaient à obtenir des informations et pensaient à tort que ce réseau était géré par la Ville de Morges. Désormais, nous maîtrisons le pilotage et la planification.
Qu’est-ce que ce nouveau réseau va changer pour les familles morgiennes ?
Les structures morgiennes leur sont réservées, mais les enfants morgiens ne sont plus accueillis dans les structures d’autres communes.
Les tarifs et les rabais pour l’accueil de plusieurs enfants d’une même famille restent identiques. De plus, les places libérées permettront d’offrir, à terme, une centaine de places supplémentaires, sans avoir à ouvrir de nouvelles structures.
Ce nouveau réseau, c’est la dernière étape du développement de l’accueil de jour à Morges ?
Ce n’est ni la première, ni la dernière étape. Durant cette législature, 44 places préscolaires et 129 places parascolaires ont été créées à Morges, alors que la Ville était affiliée au Réseau AJEMA. Durant la prochaine législature, l’objectif est de créer une centaine de nouvelles places d’accueil, dont 39 verront le jour cet été.
Quels défis vous attendent ?
Le Service de l’enfance a déjà toutes les compétences pour gérer des structures d’accueil. Il reste à intégrer l’accueil familial, ce qui se fera au 1er janvier 2027. Et faire en sorte que les trois crèches privées subventionnées voient une plus-value a u fait d’appartenir au Réseau Enfance Morges.
Un dernier mot ?
Derrière chaque activité, chaque repas ou chaque accueil, il y a une équipe investie, organisée, parfois un peu fatiguée, mais toujours motivée !
Plus d’infos : morges.ch/enfance

Comment on attribue les places
La Ville de Morges attribue les places d’accueil en suivant un système de points. Un jour sur liste d’attente correspond à 1 point, auquel s’ajoutent d’autres points si la famille est monoparentale ou si une sœur ou un frère est déjà accueilli.
Pierre Gfeller adjoint au chef du Service de l’enfance
L’attribution se fait ensuite par quartier au niveau préscolaire. Pour le parascolaire, l’attribution dépend des enclassements, car chaque unité d’accueil (UAPE) est liée à un ou plusieurs bâtiments scolaires.

ÉCHANGES
Générations enchantées
Une fois par mois, des enfants de l’UAPE La Gracieuse se rendent à l’EMS voisin pour une après-midi d’activité en commun. Reportage.
O«n se concentre, ça va commencer ! » Fiona Bleddee, assistante so cio-éducative de l’UAPE La Gracieuse, se prépare à jouer la « c rieuse » d u loto.
V ingt-sept !
— V ingt-sept ?
O ui, vingt-sept !
Dans la salle de l’EMS Renaissance Le Parc, à Lonay, ce mercredi après-midi pluvieux de janvier, l’atmosphère est tantôt chahutée, tantôt concentrée.
— H uitante-six !
O h non, j’avais le huitante-sept !
Assis aux tables, il y a Noé, Charlotte, Leonardo, Nina, Margot, Roman, Simon, Samuel et Alice, scolarisés en 3-4P. En arrivant après l’école, les enfants ont partagé un goûter avec la quinzaine
d’aînées et aînés présents. Puis est venue l’heure de l’animation : u n loto. Les prix ? Des chocolats et des bonbons.
Q uine !
B ravo Margot, tu gagnes la première quine !
Aurore Robert-Nicoud, assistante socioéducative à l’EMS, va d’un pensionnaire à l’autre, en compagnie de sa collègue Françoise Montigny. C’est elle qui est à l’origine du projet d’échanges intergénérationnels. « L e loto, c’est bruyant », reconnaît-elle. « J ’aimerais qu’on aille dehors cet été. On va aussi faire des ateliers créatifs. »
T ire un peu mieux les chiffres, Fiona !
« Tout le monde apprend les uns des autres dans ces moments », apprécie Fiona Bleddee, accompagnée par la
stagiaire Anne-Sophie Maison. « C ertains enfants n’ont pas de grands-parents, ou les voient rarement. C’est pareil pour les pensionnaires, qui n’ont parfois pas de petits-enfants. »
Vous voulez que j’aille moins vite ?
O uiiii !
« À l a fin de la journée, les pensionnaires sont souvent épuisés d’avoir été autant stimulés », raconte Aurore Robert-Nicoud. « M ais ça leur fait une petite étincelle au niveau social. Je vois parfois des étoiles dans leurs yeux. »
Il est 17h30. Les enfants quittent l’EMS. Ils reviendront dans un mois pour une nouvelle activité. « Avec moins de sucreries », suggère Fiona.
Patrick Le Fort chargé de communication
Grandir

PLACES DE JEUX
Pour que ça joue toute l’année
Les places de jeux sont importantes pour le développement des enfants. La Ville contrôle régulièrement les installations.
Avant même que ne résonnent les rires des enfants ou le bruit des ballons, un travail discret est effectué chaque semaine dans les places de jeux et d e détente de Morges. Une des nombreuses tâches des équipes de l’Office des parcs et promenades est de garantir la propreté, la sécurité et la disponibilité de ces espaces o uverts à toute la population. Ainsi, une ou deux inspections hebdomadaires sont menées sur chaque site pour vérifier les installations, nettoyer les lieux et intervenir rapidement en cas d’usure ou de dégât.
Sécurité toute l’année
Ce suivi attentif est renforcé par trois contrôles trimestriels plus poussés, complétés par un contrôle général annuel réalisé par une entreprise externe spécialisée. Grâce à ce travail de l’ombre, les infrastructures restent sûres et accueillantes toute l’année. La population peut ainsi profiter de ces espaces 7 jours sur 7 et 365 jours par an, en toute confiance.
Quand grandir rime avec bouger !
L’activité physique favorise la santé, la confiance et le vivre-ensemble, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. À travers sa nouvelle politique de l’activité physique et du sport, la Ville s’engage pour des espaces accessibles, des offres variées et inclusives, un soutien aux associations sportives locales et la promotion du mouvement au quotidien. Marcher, courir, danser ou jouer : chaque geste compte pour bien grandir et s’épanouir durablement.
Idées d’activités pour enfants : morges.ch/activites-enfants
Émilie Jaccard cheffe de l’Office des sports
Offre étendue
Morges compte 17 places de jeux et de détente réparties dans les différents quartiers. Véritables lieux de vie, elles permettent aux enfants de grimper, courir, explorer et imaginer. D eux sites disposent de terrains multisports pour les jeux de balle. L’offre est complétée par un skatepark pour les amateurs de glisse, un espace de street workout au Parc de Vertou ou encore une piste Vita à l’ouest de la ville, dédiée au bie n-être.
Entre loisirs, sport et moments partagés, ces aménagements contribuent pleinement à la qualité de vie morgienne.
Stanley Mathey chef de l’Office des parcs et promenades

« C’est sport, mais jamais ennuyeux »
Le monde de l’enfance n’a (presque) plus de secrets pour Julie Jaquet. La nouvelle adjointe pédagogique au sein du Réseau Enfance Morges y gravite depuis treize ans. Portrait.
T«ravailler pour l’enfance de la Ville de Morges, c’est sport, parfois bruyant, imprévisible, émouvant… mais jamais ennuyeux. »
Julie Jaquet explique ainsi son attrait pour le domaine de l’enfance.
Évolutions
Sa carrière morgienne débute en 2013. Nommée à 29 ans directrice d’une unité d’accueil de jour (UAPE), Julie Jaquet se souvient en souriant que certains parents lui demandaient si elle était la nouvelle stagiaire. Qu’importe : elle s’implique, fait ses preuves et poursuit des formations complémentaires.
e t coordonner la ligne éducative, les valeurs et les objectifs pédagogiques du Réseau Enfance Morges. Et ainsi garantir un cadre sécurisant et adapté aux enfants.
Julie Jaquet n’est pas la seule à avoir évolué. En 2013, la Ville comptait quatre sites parascolaires. Treize ans plus tard, il y en a dix de plus. Ce développement a p ermis à de nombreuses familles d’aborder leur quotidien avec davantage de sérénité.
Pas de frites tous les jours
L a voilà aujourd’hui dans une nouvelle fonction. Comme adjointe pédagogique, elle doit notamment piloter
Julie Jaquet place au centre de son action le bien-être des enfants et de celles et ceux qui les encadrent. « C e qui me nourrit au quotidien ? L a curiosité et
le bonheur qui illuminent le regard des enfants accueillis. Même quand il faut expliquer pour la dixième fois, toujours calmement, pourquoi manger des frites tous les jours n’est pas une option ! »
Dans le privé, la jeune femme est maman d’une fillette de bientôt 3 ans. « J e partage avec elle mon goût pour le grand air, la nature et les animaux », explique Julie Jaquet. Les randonnées à pied ou à VTT avec leur chien Django et la récolte des morilles font partie de leurs multiples activités. Mais pas de faux espoirs : les coins où poussent les délicieux champignons ne seront pas divulgués !
Laure Hauswirth cheffe du Service des ressources humaines ENCADREMENT
Grandir

JEUNES PARENTS
Poussettes et confidences
Depuis quatre ans, les « sorties poussettes » offrent aux parents une bouffée d'oxygène, entre balade et discussion. Reflets les a accompagnés.
Un groupe d’adultes avec six poussettes marche en direction du Parc de Vertou, ce lundi de janvier. « J e me sentais seule durant les journées », confie Valentine, maman de Ninon, 3 mois. « L ors de ces sorties poussettes, c’est très naturel de parler, on a toutes les mêmes questionnements. » B ercés par le mouvement, les bébés dorment pendant que les mamans échangent. « J e pensais être la seule à ne pas suivre le rythme des nuits de mon fils. Voir que c’est normal me fait du bien », témoigne Estella, venue avec Aimar, 6 mois.
Des inquiétudes partagées
Les mamans abordent la reprise du travail et le manque de places en crèche. Quitterie, maman de Marine, 3 mois, rappelle une réalité : « C ’est difficile de trouver une place en crèche. E n plus, ça coûte cher. Après mon congé maternité, je travaillerai à perte. »
Un cadre rassurant
Qu’apportent ces sorties en groupe ? « C es balades encadrées permettent aux parents de prendre contact en douceur », explique Anita Kruger, sage-femme qui accompagne les jeunes parents. « C ela recrée du lien social et leur donne la possibilité de poser des questions sans peur du jugement. »
De retour à Espace Couvaloup, les parents nourrissent leurs bébés pendant que les échanges se poursuivent. Marc est le
seul papa présent ce matin-là : « À la maison, on ne sait pas toujours quoi faire. C’est chouette de rencontrer des personnes qui vivent la même chose que nous. »
P lus d’infos : morges.ch/couvaloup
Laurent Roulin chargé de projets en communication numérique
La culture pour s’élever
La Ville soutient des activités culturelles pour les enfants, favorisant l’éveil et permettant de développer leur créativité. À Morges, de nombreuses écoles et manifestations font découvrir l’art à tous les âges : la danse, le cinéma, la lecture, le cirque, les arts visuels, le théâtre et la musique. Pour favoriser l’accès et former les jeunes à la culture, plusieurs offres sont gratuites. D’autres peuvent faire l’objet d ’un soutien financier, comme pour les études musicales dans les écoles de musique reconnues.
Plus d’infos : mor ges.ch/subvention-musique
Ludivine Guex cheffe de l’Office de la culture
BIBLIOTHÈQUE Le paradis des histoires
La Bibliothèque municipale offre un large éventail de livres pour les plus jeunes. Reflets est allé à la rencontre d’enfants et de parents, un mercredi après-midi.

« Je viens des fois à la bibliothèque. J’aime les livres d’animaux. Là, j’ai un livre qu’on a lu une fois en classe. Le garçon qui a un cartable magique peut faire des vœux. Je commence à lire des petits mots. Mes deux parents me lisent des histoires. Mon papa est rigolo quand il lit. »
Marilou (5 ans et demi), avec Sarah



« On vient à peu près chaque mois et on prend une douzaine de livres. Mes enfants aiment beaucoup les histoires de monstres et de sorcières. J’aime bien ajouter aussi des livres plus philosophiques, pour qu’ils apprennent des leçons de vie, comme les fables. Les enfants aiment quand j’interprète les personnages en lisant. »
Cristina, avec Ilian (5 ans) et Emilia (2 ans et demi)
« C’est la troisième fois qu’on vient avec Arsène. On revient quand on a fini de lire les livres empruntés. Il a choisi un livre qui s’appelle Rouge tomate Arsène aime les ” cherche et trouve “ et les histoires d’animaux. »
Yaëlle, avec Arsène (2 ans et demi)

« Ada est venue pour la première fois à la bibliothèque quand elle avait un peu plus de 1 an, dans le cadre de ”Né pour lire“. Elle a toujours aimé les histoires. Depuis, on revient une fois par mois. »
« Je viens tous les mercredis. Là, je suis venue avec mon père. Je prends 12 livres et, souvent, je les ai terminés avant la fin de la semaine. J’aime bien quand il y a de l’humour. Je lis parfois le matin avant l’école, mais plutôt après l’école. Ça évite que je m’ennuie. »
Eléa (9 ans)
« J’aime les livres un peu spéciaux. Par exemple, ceux où il y a des choses qui brillent et des matières à toucher. »
« Mon livre préféré s’appelle À la queue-leu-leu. Parfois, je lis toute seule, avant de dormir. Je sais lire quelques mots. »
Claire et Ada (6 ans)

« On vient à la bibliothèque depuis qu’Evan est tout petit. Aujourd’hui, c’est lui qui choisit ses livres et raconte l’histoire. J’aimerais que mon fils sache lire le plus tôt possible et que ce soit prioritaire sur les écrans. »
Evan (3 ans et demi) et Orélia
Culture

DANSE
« Une forme de magie instantanée »
La Fête de la Danse, organisée par l’Office de la culture, vit sa 5e édition du 6 au 10 mai 2026. Léa Philipp, directrice de l’école morgienne Urban Block, y participera avec ses élèves. Reflets l’a rencontrée.
Vous participez à la Fête de la Danse depuis la première édition, qu’est-ce que cela vous apporte en tant qu’école ?
Avant tout, beaucoup de plaisir ! J e crois que les élèves aiment montrer leur travail à l’extérieur, partager avec le public et sentir son intérêt. Cela leur donne confiance en eux et en leur discipline. Pour les écoles, la manifestation crée un vrai dynamisme et donne envie au public d’essayer. Certaines et certains de mes élèves actuels nous ont découverts grâce à la Fête de la Danse.
Qu’est-ce que cela apporte d’avoir de la danse dans l’espace urbain ?
Ça permet de toucher un public plus large et d’avoir un contact direct avec les gens. Notre école est spécialisée dans la danse urbaine e t c’est dans la rue que notre culture e st née. Amener les artistes
dans l’espace public met de la vie, de la couleur, et crée une autre énergie que dans les salles.
Qu’est-ce que ça implique de donner des cours dans l’espace public ?
Les cours sont ouverts à toutes et tous, on ne sait jamais qui va venir. J’adapte donc toujours mon approche : j’explique l’origine de la culture, son histoire, j’enseigne d es pas de base et, si possible, une petite chorégraphie. On finit souvent par un show improvisé avec le public. Le but est de s’amuser sans chercher la perfection, et c’est génial de s’en donner le droit.
Quel message souhaitez-vous transmettre au public ?
Que la Fête de la Danse est un moment de partage et que la danse transmet toujours une énergie positive. Il y a une forme de magie instantanée, mais il

Léa Philipp directrice d’Urban Block
faut venir pour en faire l’expérience. Une chose est certaine : vous passerez un excellent m oment !
Plus d’infos : f etedeladanse.ch/morges
Romane Berberat coordinatrice culturelle
À voir et à danser
La manifestation « À voir un soir à Morges » aura lieu le 8 mai et se joint à la Fête de la Danse. Un parcours dansant reliera les deux événements grâce à la compagnie Noem’s. Musées, galeries et ateliers d’artistes ouvriront leurs portes pour un moment culturel festif, offert à la population.
FESTIVALS Une relève assurée
La Fête de la Musique et l’Académie Musicale de Morges sont deux festivals ancrés ici depuis de nombreuses années. Ils ont nommé deux jeunes présidents : Alexandre Roulet et Jeremy Borel. Interview croisée.
Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la présidence de ces associations ?
A. Roulet : Dès 2016, avec le Parlement des Jeunes, nous nous é tions mobilisés pour offrir un local de répétition aux musiciens locaux, puis nous avons rejoint l’AMAC, l’association qui organise la Fête de la M usique. Après des années d’implication active, reprendre la présidence m’est apparu comme un prolongement naturel de mon investissement pour la scène locale.
J. Borel : Début 2024, un ami m’a parlé de l’Académie et du fait q ue son président d’alors, Sylvain Hirsch, allait passer la main. Je ne suis pas musicien ni acteur du monde du loisir, mais quand il m’a dit tout ce que faisait l’association, j’ai trouvé ça plus qu’intéressant.
Que conseilleriez-vous à la jeunesse qui
hésite à s’engager ?
A. Roulet : Choisir des projets qui leur tiennent à cœur et dont ils p euvent voir les bénéfices directs. S’engager, c’est aussi œuvrer à ses propres ambitions collectives.
J. Borel : Je dirais qu’on regrette rarement de s’engager dans un projet collectif.
Qu’avez-vous envie de partager avec la population pour
ces éditions 2026 ?
A. Roulet : Nous poursuivons sur la lancée de 2025 avec plusieurs scènes réparties d a ns Morges, couvrant divers genres musicaux. J ’aime ce contraste entre la douceur du centreville et l’énergie et le talent de nos groupes locaux. Une alternative plus paisible et authentique aux grands bains de foule q ue l’on trouve ailleurs.
J. Borel : Cette année marquera les 40 ans de notre Académie ! Du 12 au 18 juillet, des étudiantes et étudiants du monde entier viendront s’exercer auprès de professeures et professeurs reconnus, qui se produiront également pour cette édition anniversaire. Des concerts seront organisés comme chaque année pour que le public bénéficie de cette effervescence.
Plus d’infos : amac-events.ch morges-academie.ch
Ludivine Guex
cheffe de l’Office de la culture

Territoire

SOUS-SOL
La concurrence des réseaux
Sous nos pieds cohabitent les racines des arbres et les tuyaux des humains. Dans un espace restreint, la coordination des services communaux est essentielle.
Ce sont deux types de réseaux souterrains très différents, mais indispensables : l es réseaux racinaires des arbres, qui apportent verdure, ombre et fraîcheur, et les réseaux industriels, qui fournissent eau, chauffage et électricité. Ils se disputent un espace souterrain limité.
Analyse fine
« L e sous-sol est un espace partagé, explique Thibault Gazel, responsable de l’arborisation. Les réseaux ne s’opposent pas forcément, mais il faut trouver l’équilibre. » C haque projet débute par une analyse fine : b esoins en ombrage, choix des essences, nature du sol et présence de réseaux. « O n peut adapter le végétal, mais certaines contraintes techniques sont difficilement modifiables. »
P our les Services industriels, la logique est similaire. « L a coordination est essentielle et un projet n’est jamais figé », souligne Alexandre Epp, responsable de l’office. Remplacement de conduites, dimensionnement, présence d’arbres existants : t out se discute. « O n n’a jamais eu de cas sans solution. Il y a toujours un compromis entre faisabilités technique, financière et politique. »
Développer des solutions
Le manque de place reste le principal défi. Historiquement sous les routes, les conduites doivent aujourd’hui éviter certains axes pour préserver les circulations. Les équipes mutualisent les chantiers et développent des solutions : aspiration de terre, protections mécaniques, tracés adaptés ou orientation des racines vers des zones favorables.
M algré ces contraintes, l’objectif reste commun : améliorer la qualité d e vie de la population, dans un espace limité mais partagé.
Stanley Mathey chef de l’Office des parcs et promenades

Lancé l’été dernier, le géoportail 3D de CartoJuraLéman a été d éveloppé par une société vaudoise et cofinancé par les communes d ’Échandens, Préverenges, Morges et Tolochenaz. Il offre une visualisation réaliste et précise en 3D du relief, des bâtiments et d’autres éléments du territoire. Il dispose aussi de fonctionnalités avancées comme la vue piétonne, l ’analyse des ombres ainsi que les outils de mesure et dessin en 3D.
Un outil innovant accessible à toutes et tous
La commune en trois dimensions
Le nouveau géoportail 3D de CartoJuraLéman est une plateforme interactive. Elle permet d ’explorer le territoire du district de Morges sous tous les angles.
Accessible en ligne, cette plateforme profite aussi bien aux services communaux et aux professionnels qu’au grand public. Quelques exemples d’utilisations ? A nalyser l’impact d’un projet de construction, aider les services d’intervention à accéder à un bâtiment, ou encore calculer la hauteur d’un arbre et son ombre portée. Responsable de l’Unité géomatique de la Ville de
Nos jubilaires
Morges, Ludovic Gauthier est enthousiaste : « C et outil cartographique innovant facilite la compréhension, la planification et la valorisation du territoire. La 3D vous fait pousser des ailes ! » À tester dès aujourd’hui !
Géoportail 3D: cjl.uzuverse.com
Noémie Lepage ingénieure en géomatique
La Ville de Morges adresse ses félicitations et ses meilleurs vœux aux nonagénaires de la commune, parmi lesquels :
Mme Astrid Astréoud
9 0 ans le 8 n ovembre
M. Michel Reymond
9 0 ans le 14 n ovembre
M. Lilian Nopper Lemos
9 0 ans le 20 d écembre
Mme Nadine Cottier
9 0 ans le 6 février
M. Hans Binggeli
9 0 ans le 11 février
M. Pierre Brossy
9 0 ans le 26 février
Agenda

MARS
Exposition
« Les Fleurs vives »
Par Alona Rieznichek
Du 26 mars au 14 avril
Espace 81
Fête de la Tulipe
Du 27 mars au 10 mai
Parc de l’Indépendance
AVRIL
Marché des Potiers
Du 4 au 6 avril
Parc de l’Indépendance
Activités jeunesse
Vacances de Pâques
Sur inscription
Du 6 au 17 avril 14h-18h
Espace Couvaloup
Luna Park
Du 17 avril au 3 mai
Parc des Sports
Exposition
« 5, 4, 3, 2, 1… Dansons ! »
Par l’Office de la culture
Ville de Morges
Du 18 avril au 10 mai
Espace 81
1110-SPARK
Du 20 avril au 27 juin
du lundi au samedi
Rue de Lausanne 49
Festival International Lyrique et Classique
Du 25 au 30 avril
Divers lieux
MAI
Marché artisanal de la Tulipe
3 mai
Parc de l’Indépendance
Fête de la Danse
Du 6 au 10 mai
Divers lieux
Morges bouge
7 mai dès 16h30
Beausobre
À voir un soir à Morges
8 mai en soirée
Divers lieux
Atelier intergénérationnel
« Sur le chemin de l’école »
12 mai à 16h
Espace Couvaloup
Exposition
« Voisin·es sur canapé »
Par Jehanne Zaki, Louis Moichon et Darrin Vanselow
Du 14 au 31 mai
Espace 81
Caves ouvertes vaudoises
23 et 24 mai
Divers lieux
Conférence « Conduire en toute sécurité »
26 mai à 14h30
Espace Couvaloup
Fête des voisines et voisins
29 mai
Divers lieux
Grande Table
31 mai de 9h à 18h
Grand-Rue
JUIN
Exposition « SANS FILTRE.
Les secrets de l’eau précieuse et naturelle de Morges »
Par le Service des infrastructures de la Ville de Morges
Du 4 juin au 1er juillet
Espace 81
Grand Marché de printemps
6 juin
Centre-ville
Week-end lacustre inclusif
Du 6 au 7 juin
Port du Petit-Bois
Thé dansant seniors
9 juin à 14h
Caves de Couvaloup
Morges-sous-Rire
Du 9 au 14 juin
Beausobre
Fête de la Musique
Du 17 au 21 juin
Divers lieux
Caf’ Conc’ Morges
Dès le 19 juin
tous les vendredis d’été
Square du Bluard
Diabolo Festival
Du 20 au 21 juin
Beausobre

Agenda complet : mor ges.ch/agenda