




Interview








Bérengère Krief partage ses coups de cœur culturels

Ça vient d’ouvrir


Les nouvelles adresses à découvrir

City Guide

Le renouveau de la rue du Petit-Bois





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Interview








Bérengère Krief partage ses coups de cœur culturels

Ça vient d’ouvrir


Les nouvelles adresses à découvrir

City Guide

Le renouveau de la rue du Petit-Bois





Il y a des saisons qui invitent au repli, d’autres qui réveillent l’envie d’explorer. L’automne ardennais, lui, fait un peu des deux. Dans ce nouveau numéro de l’Instant, on s’attarde volontiers dans des lieux chaleureux, mais on ouvre aussi grand les portes aux nouveautés, aux rencontres et aux histoires qui écrivent le territoire.
Car cette fin d’année est riche. Riche de renaissance, comme celle de la rue du Petit-Bois, qui a su retrouver au fil du temps une énergie nouvelle. Riche d’adresses qui bousculent les habitudes : un speakeasy à Sedan, un « bouillon » authentique à Revin, un bar-resto à géométrie variable à Charleville. Riche aussi de celles et ceux qui façonnent les Ardennes aujourd’hui : l’herboriste Manon la fée des plantes, la couturière Marie Baudemont, ou encore ces passionnés qui réhabilitent des lieux chargés d’histoire, comme le vieux magasin à poudre de Rocroi devenu gîte insolite. Et, en invitée spéciale, l’énergie lumineuse de Bérengère Krief, qui fait escale à Charleville pour partager sa vision sensible et joyeuse de la culture. Et puis il y a les savoir-faire qui perdurent, les gestes hérités, les produits qui racontent notre terroir ; la salade au lard revisitée, les créations de nos artisans, les adresses où l’on prend soin de soi, du sauna japonais de Juniville au head spa d’Aubrives.
À travers ces pages, on vous emmène vers un hiver ardennais qui s’annonce inspirant : un territoire qui ne se contente pas d’attendre le printemps, mais qui brille, innove et surprend.
Alizée Szwarc Meireles

Christine BINET
Photographe professionnelle depuis quatre ans. Un regard sensible et professionnel au service des entreprises (reportages, portraits...) et des particuliers. Amoureuse des animaux, elle a développé une spécialité photo studio équine.

Pauline GODART
La Sudiste de la bande, qui vit dans les Ardennes comme on part en vacances. Le soleil brille aussi à Rethel, à condition de ne pas passer à côté.

Hervé DAPREMONT
Photographe professionnel ardennais depuis onze ans, Hervé est spécialisé dans le reportage (mariage, événementiel, entreprise) et dans les photos de portrait de famille : couple, grossesse, naissance, famille. C'est un conteur d'histoires par l'image.

Arnaud GRATIA
Arnaud, photographe international depuis maintenant quinze ans, est spécialisé dans le milieu du mariage et de la mode. Capturer un regard ou une émotion fait partie de son travail. Le tout dans une énergie positive et bienveillante.

Laura LUDET
Laura manie le style autant dans ses tenues que dans ses articles. Ardennaise, elle a commencé sa carrière dans le Sud Ardennes avant de poser ses valises, ses stylos (à paillettes) et son regard aiguisé non loin du plus grand château d’Europe, à Sedan.
HORS SÉRIE du journal l’Union - L'Ardennais. Éditeur de la publication : journal l’Union. Directrice générale et directrice de la publication : Géraldine Baehr-Pastor. Éditeur délégué Nicolas Fostier. Responsable éditorial : Alizée Szwarc Meireles. Coordination Alizée Szwarc Meireles, Manon Postal et Léa Laurent. Relecture : Catherine Anna Gublin. Pour contacter la rédaction : redactioninstant@rosselestmedias.fr. Direction artistique et conception Prémédias du journal l’Union. Photo de Une : Lou Escobar. Régie publicitaire Rossel Conseil Médias Est, 8 place de la Gare, 08000 Charleville-Mézières. Pour contacter la régie : communication-instant@rosselconseilmedias.fr - CPPAP n° 0726 C 86726. Imprimé par Le Réveil de la Marne, Jérome Jorda, 4 rue Henri-Dunant, B.P. 120, 51204 Épernay Cedex. ISSN 0980 - 0980. Dépôt légal : à parution. Provenance du papier Gratkorn (Autriche) et Maastricht (Pays-Bas). Taux de fibres recyclées : 0 %. Les papiers utilisés sont certifiés PEFC 70 % (fibre de bois issue de forêts gérées durablement). L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Manon POSTAL
Manon, accro d'Instagram, co-pilote l'Instant en ligne avec Léa. Entre rédaction et création de contenus, elle traque les pépites gastronomiques et les escapades inspirantes à partager avec leur communauté. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Mélanie DEMAREST
La pointe de son stylo sillonne l’autre pointe, celle des Ardennes, depuis dix ans. Curieuse de tout, piquante quand il le faut, Mélanie souffle aussi – non pas dans les bronches – mais dans un euphonium. Son seul défaut ? Elle supporte le RC Lens.

Léa LAURENT
Léa, Pinterest addict, forme un duo créatif avec Manon pour piloter l'Instant en ligne. Toujours à l'affût des tendances mode et bien-être, elle insuffle style et fraîcheur aux contenus qu'elles imaginent ensemble. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Julien LEPRIEUR
Il élimine une vie de galettessaucisses en parcourant depuis quatre ans les forêts ardennaises. Julien, l’impertinent Zola de Fumay, mêle une culture solide à une répartie redoutable. Adepte de crossfit, il muscle son humour caustique et gaine son verbe acéré, pour défier les évidences.

Housnat SALIM
L'ancienne de la bande mais aux idées encore fraîches. Le petit pas de côté qui va bien, une curiosité insatiable, l'œil bien aiguisé, sont ses meilleurs atouts pour raconter de belles histoires de vie.

Alexandre PENARD
Néo-Ardennais depuis six mois, Alexandre est passionné par l’écriture et la photographie. Voyageur en quête de belles images et de jolies histoires, sa plume et son appareil sont l’occasion de raconter le monde qui l'entoure, avec passion et humanisme, et un soupçon d’humour.

Romane UNIQUE
C'est le petit soleil de la rédaction du Nord Ardennes depuis bientôt deux ans et peutêtre la seule ambassadrice du (petit) village de Gué-d'Hossus dont elle est originaire et qu'elle défend corps et âmes. La fête, les copains et la bonne humeur rythment sa vie autant que sa bienveillance et sa finesse ponctuent ses papiers.

Bérengère Krief, comédienne et artiste à l’énergie contagieuse, sillonne actuellement la France (et bientôt les Ardennes) avec son nouveau spectacle. Elle nous parle des instants culturels qui ont marqué sa vie.
C’est quoi votre premier souvenir culturel ?
C’était à la fois traumatisant et enrichissant. Je devais avoir six ans, et ma mère m’avait installée devant le film L’Ours de Jean-Jacques Annaud. C’est un magnifique film autour d’un ours, qui dure une heure et demie, presque sans dialogues et sans êtres humains. Je ne sais pas pourquoi j’avais le droit de le regarder toute seule. Mon petit frère était déjà couché. Pendant ce temps, j’étais la grande prêtresse du film du mardi soir. Jusqu’à ce que le film me heurte. À la fin, quand le guépard déboule et menace de tuer l’ourson, j’ai été complètement saisie par la scène. J’ai attendu le générique de fin pour m’écrouler en sanglots. Ma mère est venue éteindre la télévision en me voyant pleurer devant les noms qui défilaient à l’écran. Après ça, il m’a fallu du temps pour réapprendre à apprécier de pleurer devant un film.
Quel est le dernier spectacle qui vous a éblouie ?
Je suis souvent sur scène en ce moment, donc je ne prends pas trop le temps d’aller au théâtre. Mais il y a un spectacle que j’ai vu cette année et qui m’a marquée : celui de ma metteuse en scène, Pamela Ravassard. Elle est seule en scène et interprète une mère isolée qui craque peu à peu. C’est magnifique. Elle est tellement magistrale, à la fois forte et fragile.
Un album dont vous ne pouvez pas vous passer ?
Odezenne : le nouvel album qui s’appelle Doula (des couloirs des portières). La mélodie y est très organique. C’est toujours un peu énigmatique, très poétique et très brut dans la voix.
Quel est le meilleur endroit pour décortiquer un album ?
Dans la voiture ! J’adore écouter de la musique en conduisant, seule. C’est le moment où je peux voir le paysage défiler et chanter à tue-tête. C’est là que j’ai mes meilleures idées, que j’écris, et souvent, ce n’est pas à Paris. Je suis assez pudique avec ma musique. Avant de monter sur scène, dans ma loge, je mets souvent mes écouteurs. Je n’aime pas trop qu’on me juge sur mes goûts musicaux.
ENTRETIEN AVEC BÉRENGÈRE KRIEF
« ME DONNE DE L’ÉLAN ».

Qu’est-ce que la culture change à votre vie ?
Les événements culturels, je crois que ce sont des bols d’air, des respirations. Ça me donne de l’élan quand je vais voir un spectacle ou que j’écoute de la musique. Le voyage émotionnel qu’ils offrent me permet de créer. C’est quand je ressens des choses que j’ai envie de les partager.
La culture permet de danser avec les émotions, de vivre un univers, de découvrir de nouvelles sensations et de ressortir avec une expérience marquante dans le corps, qui fait qu’on est à la fois semblable et en même temps différent. Ça met de la magie dans un quotidien qui est, à mon sens, un peu trop pragmatique.
Quelle salle vous a profondément marquée ?
Quand j’étais petite, je faisais de la danse classique. On faisait toujours un spectacle de fin d’année dans la salle Rameau à Lyon, là où j’ai grandi. J’adorais l’ambiance des spectacles : le changement de costumes, le maquillage, tout ça. Plus tard, j’ai joué mon premier spectacle dans cette même salle, et à ce moment-là, je l’ai trouvée immense.
Quel est le rôle de la culture ?
Elle permet de rester en contact avec ses émotions. Elle crée un espace de communion et permet de se réunir dans l’instant présent. On est tous assis au même endroit, on regarde la même chose et on vit ce moment, ce qui est assez rare. C’est un poumon pour nos vies à cent à l’heure, très connectées et très digitalisées. Cela peut paraître un simple loisir, mais c’est en réalité beaucoup plus vaste et solide dans nos vies.
Qu’avez-vous envie de transmettre en montant sur scène ?
De la joie. De la bonne humeur. J’aime apporter de la légèreté dans les quotidiens qui ne sont pas toujours joyeux.

Avec ses commerçants en majorité indépendants, l’unique artère qui mène à la place Ducale s’est transformée depuis cet été. Pavée, végétalisée et piétonnisée, elle colle désormais mieux à ce « petit quartier ».
Julien Leprieur Hervé Dapremont
Une indéniable réussite. Un charme qui opère et une invitation à flâner. Les trottoirs ont disparu, du vert est apparu et l’artère a changé de visage. Un nouveau look pour l’unique voie conduisant à la place Ducale, l’ancienne rue Sainte-Marie. Comme un prélude à la beauté baroque que les conducteurs embrassent une fois arrivés sur la majestueuse place du XVIIe
« Cette rue méritait d’être embellie et elle l’a été, confirme Ömür Kaçan. C’est très beau. C’est ce qu’il fallait faire. » « C’est clair, c’est beaucoup plus attrayant. Il n’y a pas photo », approuve Annabelle Leroux. Le macadam a laissé place à des pavés plats arrivés de Belgique, des plantations cassent la minéralité et tout ça donne le sourire à Valérie Marage.
« UNE BELLE PLUS-VALUE »
« C’est une belle plus-value », apprécie celle qui a ouvert La Lunetterie, il y a six ans. Parce que l’esthétique colle désormais à son identité. Une rue jolie et dynamique de centre-ville composée de commerces quasiment tous indépendants. « Ça renforce le côté artisanal », ajoute l’opticienne. Ici, on pousse la porte d’Annabella, « une des meilleures pizzerias de la ville », présente Ömür Kaçan qui, pas en reste, régale avec Efes et son resto méditerranéen Mimoza. On s’habille chez « la friperie solidaire » l’Atelier 19, on n’oublie pas « l’institution », le traiteur Rossignol. « Beaucoup d’indépendants et je suis assez fière de ça », sourit Valérie Marage. Une vraie « vie de quartier » qui « correspond parfaitement » à qui est Valérie Petit.
« Cette rue méritait d’être embellie et elle l’a été. C’est très beau. C’est ce qu’il fallait faire. »







PÂTISSERIE / BOULANGERIE













« On a créé de beaux petits commerces dans un quartier vivant. »
TOUS
QUI DONNENT ENVIE. »
Elle est la dernière arrivée dans la rue du Petit-Bois. Athéra, ses cafés et son futur salon de thé, ont remplacé Cora Drive dans ce local aux pierres apparentes. « Ici, on a tous à cœur de constituer des vitrines qui donnent envie », sourit-elle. Invitation à la balade dans une rue débarrassée de ses trottoirs. « Ça respire beaucoup plus. L’effet visuel est réussi avec une impression d’une rue plus étroite qui fait ralentir les automobilistes, abonde l’autre Valérie. Quand c’est charmant, les gens ont envie de venir. » Oui, elle respire l’artère du Petit-Bois. En journée, avec ses cris d’enfants sortant de l’école Notre-Dame, forte de ses innombrables passages à la pharmacie Ducale ou chez la cotée boulangerie Billard. Aussi le soir, quand on pousse la porte de chez Schefflera d’Asie, le traiteur asiatique, ou des 3 Balais et sa cuisine « tradi ».
PETIT QUARTIER VIVANT
« On a créé de beaux petits commerces, apprécie Ömür, installé là depuis 97, et fait « un petit quartier vivant », juge Annabelle. Une rue que Valérie l’opticienne aime « encore plus » quand, tous les deux ans, les marionnettes investissent la ville. Une vraie « dynamique » que ni Internet ni le déclin annoncé des centres-villes n’empêchent. « On fait surtout avec ceux qui ont envie », encourage Valérie, la fée du thé. On propose une expérience, « une âme que n’a pas un centre commercial », sourit Valérie « l’amoureuse du centre-ville ».
Ils attendent d’ailleurs un nouveau voisin à l’angle de la rue Victoire-Cousin. Ömür rêve d’un nouveau lieu pour ripailler. « Ça pourrait devenir la rue des restos », soumet-il. Tous espèrent qu’un indépendant viendra les rejoindre. « Une enseigne vertueuse, croise les doigts l’opticienne. Pour la rue, ça serait une petite fierté. »

Ouverture des réservations pour la saison 4 depuis le vendredi 21 novembre

Remy Mebarki - Les 3 Balais.
Ömür Kaçan - Mimoza.
Annabelle Leroux - Annabella.
Amélia Viot Vella - Tchip coiffure.
Valérie Petit - Athera.
Zhihan Xu - Schefflera d'Asie.
Samuel Senechal - Sixela.
Jamila Azzahidi - (Para)pharmacie Ducale.
Juliette Gerardin & Johanna Nicolotti - Maison Billard.
Valérie Marage - La Lunetterie Rimbaud.
Pascal Rossignol - Charcuterie Traiteur Rossignol.
Florence Hery - Atelier 9.

Le premier speakeasy des Ardennes s’est implanté à Sedan, c’est le King Charles, un salon de thé qui dissimule derrière une porte dérobée un bar clandestin bien ardennais avec une touche so british.
Housnat Salim Arnaud Gratia
Il aurait voulu être le premier à ouvrir un speakeasy dans la région, mais Reims l’aura devancé. Romaric Chrétien peut toutefois se targuer d’avoir ouvert le premier du genre dans les Ardennes à Sedan, au 18, place d’Armes. « Sur l’une des plus belles places de Sedan en face de l’église Saint-Charles », rapporte le Sedanais âgé de 52 ans, qui se sent chanceux d’avoir trouvé cet emplacement au cœur historique de la ville.
« J’ai voulu l’appeler le King Charles, pour rappeler l’esprit british du lieu et l’histoire de Sedan, d’autant plus que nous avons vue sur l’église Saint-Charles », explique Romaric Chrétien qui vit un rêve éveillé, en reconversion après une quinzaine d’années dans le bâtiment. « Après ces années de pénibilité au travail, j’ai toujours envisagé d’ouvrir un salon de thé avec mon fils », confie Romaric qui a fini par revoir ses plans après un voyage outre-Atlantique. « J’ai découvert les speakeasys à New York. J’ai aimé le côté clandestin de ces bars cachés installés dans un lavomatique, un glacier, comme du temps de la prohibition. »





















À son retour de voyage, Romaric n’a alors qu’une idée en tête : ouvrir un speakeasy à Sedan dans l’ancienne principauté, bastion protestant, lieu de résistance. Son bar n’est pas visible de la place d’Armes. Il se trouve à l’arrière du salon de thé, derrière une porte dérobée, masquée par des patères où sont accrochés des manteaux. Le comptoir se dévoile enfin sous une lumière tamisée dans un style so british à la sauce ardennaise. « J’ai voulu donner une déco british au salon de thé, le bar est lui dans l’esprit d’un speakeasy irlandais », révèle Romaric Chrétien. Les murs de l’établissement racontent l’histoire du CSSA, qui est aussi la sienne. « J’ai joué avec l’équipe réserve du CSSA, mon grandpère a aussi compté pour le club », explique Romaric.
« Pour nous démarquer, nous proposons aussi des bières avec un passé révolutionnaire, venues d’Irlande, de Brooklyn, de Corse. »

« J’ai des clients qui ont comparé le salon de thé à un hall d’hôtel », ajoute le maître d’œuvre du lieu, qui a le souci des détails pour décorer son établissement. « Je veux faire de ce speakeasy un lieu où touristes comme Ardennais se sentent bien », révèle-t-il. Romaric veut aussi surprendre avec une carte qui sort de l’ordinaire. « Nous servons du café filtré avec une sélection proposée par un torréfacteur local. Nous proposons aussi plusieurs variétés de thés, du chocolat à émulsion », détaille-t-il. Et pour les amateurs de mousse, les bières irlandaises à la pression sont à l’honneur, mais pas seulement. « Pour nous démarquer, nous proposons aussi des bières avec un passé révolutionnaire, venues d’Irlande, de Brooklyn, de Corse. » Le King Charles de Sedan est bien un speakeasy.
The King Charles, 18 place d'Armes à Sedan.















Depuis 1993 à votre service



ÇA VIENT d'ouvrir
POUR TROIS FOIS PLUS DE PLAISIR
Dans le centre de Charleville-Mézières, ce nouveau bar-restaurant casse les codes en proposant trois formules dans un seul lieu, avec une ambiance évolutive au fil de la journée.
Alexandre Penard Hervé Dapremont


Alors que la ville se réveille, la large machine à café Casadio du bar Buddy s’active. Du café au chocolat chaud en passant par des réalisations plus complexes, les baristas sont sur le qui-vive pour satisfaire les clients. Au total, trente boissons chaudes sont disponibles à la carte. Dans une ambiance intimiste, les breuvages arrivent, généreux et savoureux. Le calme est saisissant, malgré les deux téléviseurs allumés sur une chaîne sportive. Le mercredi, le gérant tente parfois de diffuser des dessins animés. « C’est le jour des enfants, argumente-t-il, j’essaie de marquer les esprits des gens. » Quelques heures plus tard, la salle se transforme. Une serveuse s’attelle à écrire les plats du jour sur la large ardoise, tandis qu’un serveur dresse les tables. Il est l’heure du déjeuner. En cuisine, les plats s’enchaînent, avec un maximum de « fait maison » et un savoir-faire qui se ressent dans l’assiette. Plats en sauce et à l’ancienne, la carte a de quoi satisfaire tous les palais. Les heures défilent et le bruit de la vaisselle se fait entendre dans la salle. En fin d’après-midi, les Carolos sortent du travail. Thés, infusions, café… le calme avant la dernière formule du lieu. « Le soir, on cherche à amener une ambiance festive. » Avec cinquante cocktails, le responsable du lieu espère mettre tout le monde d’accord. « Des classiques aux créations, il n’y a pas d’âge pour boire un cocktail. » Histoire d’assurer la convivialité, Buddy diffuse aussi plusieurs événements sportifs, notamment les matchs de Ligue des Champions, de quoi profiter entre amis autour d’un verre dans un cadre chaleureux. Buddy, 21 Cours Artistide Briand, à Charleville-Mézières. Ouvert du lundi au samedi.
Du patois ardennais sur la devanture, de la déco chinée en salle, et surtout de la cuisine simple, locale, familiale dans l’assiette. Le charcutier Grégory Maiuri a ouvert une cantine en mode « bouillon », à Revin.
Gôyé, c’est d’abord une déco. Une longue table, de la chaise en bois ou des bancs qui rappellent les grands-parents. Du mobilier ancien, du lustre chiné, comme tout le reste d’ailleurs. « C’est un peu surchargé », convient Greg Maiuri.
Ceux qui le connaissent assurent que « ça colle à sa personnalité ». Le bar, massif, découvert à Balan, les tabourets qui squattaient le comptoir du bistrot de son père. Les vieilles pancartes, les affiches de films cultes, les objets kitsch qui prêtent à sourire.
Le Revinois n’a pas ouvert une brocante dans ce pas-de-porte situé juste en face de sa charcuterie, Rosco, bien connue, entre autres, des clients de Chez Georges, à Charleville. Tous les midis, il ouvre ce qu’il appelle lui-même « la cuisine du charcutier ». Un endroit en mode « bouillon », ces cuisines plutôt bon marché, où se mêlent générations et classes sociales. Un lieu vivant, parfois bruyant. Ici, on graille un saucisse-lentilles, une omelette aux cèpes, un boudin-purée. « Du tradi, du mijoté mais l’envie que ce soit simple », promet l’ancien comédien. Alors on s’assied seul ou en face d’inconnus, on se sert des crudités direct dans le saladier, un peu de charcut ou un bol de soupe. On enchaîne avec le plat du jour, souvent unique. Et on va se servir dessert et café. « Comme quand tu manges chez ta tante. » Et à la fin, eh bien, on est gôyé ! La charcuterie, bien sûr, préparée à côté. Le poulet, il est fermier. Les légumes, du jardin du coin. « J’offre ça, je n’essaie pas de faire par rapport à une demande. C’est comme ça que je vis. Ça ressemble à chez moi dans l’assiette et dans la pièce. » Gôyé, rue Émile-Zola, à Revin. Ouvert du mardi au samedi, de midi à 15 heures. Le soir sur demande.




Entreprise familiale depuis 1912
FLEURISTERIE - JARDINERIE

À l’approche des fêtes de fin d’année, venez découvrir nos compositions florales à offrir ou pour décorer votre intérieur

Notre équipe de fleuristes qualifiées reste à votre disposition pour vous aider et vous guider dans vos choix

183, rue de Berthaucourt - Charleville-Mézières 03 24
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Quoi de mieux pour affronter l’hiver qu’un plat chaud et réconfortant. Le chef carolomacérien, Olivier Houzet, nous présente une recette gourmande et facile à reproduire à la maison : la salade au lard revisitée.
La cuisine gourmande et authentique, c’est la marque de fabrique du restaurant Sel et Poivre. Situé avenue Forest, l’établissement propose des plats 100 % faits maison, réalisés par le chef Olivier Houzet. Lunettes vissées sur le nez et fort de ses 35 ans d’expérience, il gère avec sa femme le restaurant. Alors que le froid s’est installé pour les prochains mois dans les Ardennes, le chef aime la simplicité pour mettre en valeur les produits. « Même quand je revisite des plats, je garde la base de recette de grand-mère. » Alors, quand on lui a demandé de nous présenter une recette de saison, Olivier Houzet nous a fièrement présenté sa revisite de la célèbre salade au lard. Une inspiration venue d’un repas chez la tante de sa femme, Carmen.

Pour 2 personnes
• 100 g de lard gras • 2 boudins blancs d’Haybes
• 2 patates vapeur • 2 belles tranches de maroilles
• 5 cl de vinaigre classique • Salade à la convenance de chacun

Pour commencer, le chef fait cuire son lard gras. « Il faut attendre que la poêle soit chaude. Ça va la graisser pour faire cuire le reste. » En attendant que ça chauffe, découpez les ingrédients en cubes. Boudin, fromage, patates et salade, tout y passe. Les patates vapeur peuvent être cuites la veille afin qu’elles ne s’écrasent pas lors de la découpe.
Dans la poêle, versez les patates et le boudin, tout en remuant régulièrement. L’idée est de faire dorer le tout.
« Pour le sel, ayez la main légère, le lard est déjà bien salé. » Ensuite, déglacez au vinaigre. « Il faut qu’il ait un goût neutre. » Juste après, vous pouvez ajouter votre salade, en continuant de remuer pour s’assurer qu’elle garde son côté croquant. Complétez le plat avec les dés de maroilles. « Dès qu’il commence à couler, c’est que c’est prêt. » Mettez de côté, et pour finir la recette, faites cuire un œuf au plat que vous disposerez sur le reste de votre préparation.

Châlons-en-Champagne
Charleville-Mézières
Château-Thierry
Epernay
Laon
Reims
Saint-Quentin
Soissons




À Charleville-Mézières, Lissac ne cesse d’innover. Depuis douze ans, cette maison allie savoir-faire, technologie et élégance. Aujourd’hui, elle franchit une nouvelle étape en devenant le premier dépositaire ardennais des lunettes Nuance Audio — une création qui unit la vision et l’audition dans un même bijou de design.
La technologie qui s’oublie
Et si vos lunettes devenaient votre assistant d’écoute ?
Avec Nuance Audio, les microphones et haut-parleurs sont intégrés directement dans la monture. Rien ne dépasse, rien ne s’entend — si ce n’est le son clair et naturel qu’elles diffusent.
Pas d’oreillette, pas d’accessoire visible : juste une paire de lunettes légère, élégante et intuitive. Le rechargement ? Par socle à induction, tout simplement. Trois formes de montures, chacune déclinée en trois couleurs, permettent de trouver le style qui vous ressemble.
L’écoute à la carte
Selon l’environnement, tout se règle d’un geste, depuis une application mobile ou via une télécommande :
• Mode 360° : pour tout entendre autour de soi ;
• Mode frontal : pour se concentrer sur la voix de l’autre idéal en réunion, au restaurant ou devant la télé. C’est

« Les clients redécouvrent le plaisir d’entendre, simplement. »
une aide à l’écoute intelligente, pensée pour le confort du quotidien. Attention, toutefois, ces lunettes ne remplacent pas un suivi médical. En cas de gêne auditive, Lissac recommande toujours la consultation d’un médecin O.R.L.
Le confort global
Vision et audition fusionnent. Les montures peuvent être équipées de verres Transitions, qui s’adaptent automatiquement à la lumière.
Résultat : une seule paire pour tout faire, en intérieur comme en extérieur, sans compromis sur le style ni le confort.
L’expérience à vivre
Depuis leur arrivée à Charleville-Mézières, les Nuance
Audio suscitent l’enthousiasme.
« Les clients redécouvrent le plaisir d’entendre, simplement », raconte Guillaume Targon, gérant du magasin.
« Le plus souvent, il suffit d’essayer pour comprendre. »
À tester chez Lissac
L’équipe Lissac Charleville-Mézières vous accueille sur rendez-vous pour essayer Nuance Audio et découvrir une nouvelle façon de voir — et d’entendre — le monde. Professionnalisme, écoute et convivialité : c’est la marque de fabrique de la maison.

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03 24 35 72 88 - www.lissac.fr

Votre chocolatier artisanal vous propose sa gamme de chocolats, gâteaux de voyages, macarons et de vous attarder dans son salon de thé au cœur du centre-ville de Charleville. Dans ce lieu chaleureux où chacun se sent accueilli et vit un moment privilégié, la magie opère instantanément.
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RÉHABILITATION

Il fait face aux remparts de Rocroi. Ancien magasin à poudre datant de 1684, le bâtiment à la toiture pointue renferme désormais un gîte.
Romane Unique Arnaud Gratia
Trois vies. C’est le nombre d’histoires que renferme ce lieu, installé face aux emblématiques remparts de Rocroi, la cité étoile. Ancien magasin à poudre, il a traversé les siècles avant de devenir, depuis le mois de septembre, un havre de détente pour les touristes.
Véritable témoin du passé, presque blotti contre les fortifications, ce bâtiment faisait autrefois partie des infrastructures stratégiques destinées à stocker la poudre noire, composant essentiel des mousquets, canons et autres armes à feu. Par souci de sécurité, ces entrepôts étaient bâtis avec des murs massifs, « ici, le plus épais atteint 1,80 mètre » et surmontés d’un toit très pentu afin d’éviter l’accumulation d’humidité.
Après les mousquetaires, ce sont les palettes de boissons qui ont pris possession des lieux. « L’an prochain, cela fera cent ans que le bâtiment est dans la famille », sourit Richard Huet, le père de Charly, créateur du gîte. « C’est mon grand-père qui l’a acheté en 1926 pour y entreposer les boissons. On a toujours été grossiste en boissons chez les Huet, à Rocroi. »
Aujourd’hui, l’héritage familial se lit encore sur les murs. « J’ai installé des plaques au nom des bières : l’Orval, la bière de Sedan, la Chimay, la Triple Karmeliet et d’autres encore », raconte Charly Huet. Le nouveau propriétaire a également tenu à préserver les traces du passé historique. « Sur les murs, on distingue encore les marques de l’ancien plancher », assure-t-il en désignant de larges encoches laissées dans les briques. Loin désormais des mousquetaires et de l’entrepôt de boissons, le bâtiment a connu une véritable renaissance. Après deux ans de travaux, il s’est transformé en un gîte de 180 m², composé de deux chambres, d’une vaste pièce de vie et d’une salle de bains, le tout décoré et aménagé avec soin à partir d’objets de seconde main. « J’ai tout chiné dans des brocantes, sur Marketplace. Dans la salle de bains, les miroirs ne sont pas assortis. J’ai aussi fabriqué une petite table basse avec un tambour de machine à laver. Bref, je n’ai rien acheté de neuf », sourit le Rocroyen. Charly a d’ailleurs longuement hésité sur le devenir du lieu qui a failli devenir un bar, un restaurant ou encore une maison. Mais le tenancier voulait surtout « créer un endroit insolite où passer la nuit. Quand on arrive devant le bâtiment on se demande ce qu’il s’y cache ! »


Terrasses, allées • Minéralisations
Clôtures et portails • Bassins d’agrément
Carports, abris de jardin • Plantations
Réalisations de gazon (semis, plaquage ou synthétique)




- 36 ans de savoir-faire6 rue de l’Artisanat - Charleville-Mézières 03 24 33 25 25 www.dehaye-espacesverts.fr




Mélodie Brunson tient depuis juillet dernier La Brocante du Château, place de la Halle à Sedan. Une boutique épurée et attirante, bien loin de l’image un peu désuète souvent associée à un magasin d’antiquités.
Laura Ludet Arnaud Gratia
Si vous vous attendiez à voir de la poussière et à sentir le renfermé en rentrant dans La Brocante du Château, vous vous trompez. L’objectif de la boutique de Mélodie est bien de dépoussiérer le genre.
« Tout est fait pour que ce soit propre et que ça sente bon », nous signale celle qui a ouvert son commerce depuis juillet dernier sur la place de la Halle. Un point d’honneur est donc donné à la vitrine, actuellement dans les tonalités automnales, avant que les clients ne pénètrent dans la boutique, attirés par la lumière chaleureuse. À l’intérieur, le lieu se démarque : papier peint trompe-l’œil, séparation avec une verrière : on est bien loin de l’idée qu’on se fait de la boutique classique d’antiquités.
« L’objectif est de regarder ce qui plaît en ce moment grâce aux réseaux sociaux ou aux magazines. »
« L’objectif est de regarder ce qui plaît en ce moment grâce aux réseaux sociaux ou aux magazines. » L’offre est souvent renouvelée, quasiment toutes les semaines, pour pouvoir plaire et fidéliser la clientèle.
C’est ainsi que La Brocante du Château attire autant des jeunes que des plus âgés : « Il n’y a pas que des antiquités mais aussi des objets de décoration. » Miroir doré vintage ou enseigne rétro : la décoration d’un autre temps a encore de longs jours devant elle. « Il y a des articles qui fonctionnent bien par rapport à d’autres. Certains, une fois exposés dans le magasin, ne restent pas très longtemps », se satisfait Mélodie.

Ma liste de courses pour 4 personnes
• 500 g de farce* de sanglier
• 500 g de pâte feuilletée
• 1 jaune d’œuf
• 15 cl de crème fraîche
• 50 g de foie gras
• Sel et poivre
«PensezauxproduitsmarquésValeursParc, gaged’éthique,d’attachementauterritoireet d’engagementpourundéveloppementdurable denosproducteurs. »
Recette proposée par la cheffe
Marie-Josèphe Garand-Briard
Recette extraite du livre Ma cuisine ardennaise en toutes occasions (tomeII)
• Étalez la pâte feuilletée pour faire des carrés de 20 x 20 cm.
• Sur un carré de pâte de 20 x 20 cm, disposez 4 boules de farce d’égale grosseur. Mouillez avec un peu d’eau tout autour de chaque boule.
• Disposez un second carré de pâte par dessus.
• Formez 4 petits pâtés (de dimensions 10 x 10 cm au final).


• Mettez sur une plaque et badigeonnez avec un jaune d’œuf pour faire dorer.
• Faites cuire 5 min à 200 °C puis 15 min à 180 °C.
• Vous pouvez servir avec une sauce au foie gras en mixant 15 cl de crème fraîche épaisse avec 50 g de foie gras.
*Vouspouvezvousprocurerlafarcedirectementauprès d’un boucher ou alors la faire vous-même en suivant la recette deMarie-JosèphedulivreMacuisineardennaiseentoutes occasions(tomeII).
Maison du Parc
Route de Sécheval
RD140 - 08150 Renwez
www.parc-naturel-ardennes.fr
Osérénité a ouvert ses portes en avril dans la Pointe, à Aubrives. Océane Leclercq y propose des soins de bien-être et d’esthétique parmi lesquels le head spa, ce rituel japonais très en vogue.
On ne va pas se mentir, pénétrer dans le cocon de douceur aménagé par Océane Leclercq à Aubrives plonge d’entrée dans un état de quiétude. La perspective de s’y laisser aller à un instant de détente n’y est peut-être pas totalement étrangère. Mais, surtout, son institut n’affiche aucune fausse note : ni la couleur, ni l’ambiance, ni l’aménagement de l’espace, ni le choix des matériaux.
Ceux travaillés par son papa qui a confectionné de ses mains le comptoir et les meubles qui habillent ce qui fut un cabinet médical. « Personne n’aura les mêmes que moi, tout est fait sur mesure », sourit la jeune cheffe d’entreprise. Celle qui, du haut de ses 26 ans, a eu l’envie de se lancer dans sa propre aventure, en créant Osérénité, un institut dédié au bien-être. Capillaire, notamment. Car Océane Leclercq a ouvert en avril le premier Head Spa nord ardennais, un soin inspiré des rituels japonais qui associe massages et soins du cuir chevelu.




Un incroyable moment de déconnexion d’une heure, couchée sur une table chauffante sur laquelle on oublie tout, les cheveux tombant dans un bac particulier disposé au bout. Bercée au rythme des mains délicates et bienveillantes de la spécialiste qui s’est formée à Reims, puis à Lille. Avant de faire ses armes au Luxembourg et dans des établissements de luxe de la Marne. « J’ai resuivi une formation avant d’ouvrir ici », précise-t-elle.
Le masseur de tête et d’autres outils alternent avec des produits qu’elle choisit pour répondre aux spécificités du cuir chevelu. « Pour que le soin soit aussi traitant que relaxant, justifie la jeune femme. J’utilise des ustensiles différents pour avoir une variation de sensations durant le soin, pour ne pas que ce soit redondant. »
Des gestes lents, profonds, qui s’attardent sur l’intégralité du crâne pour « détendre, dénouer les tensions ». Pour offrir une pause dans la course au temps du quotidien, là, dans ce lieu où l’on joue avec « l’ambiance olfactive des produits », la chaleur de l’eau, la vapeur, la variation des jets, l’arceau si caractéristique qui s’affiche sur toutes les photos évoquant le Head Spa… « Le bruit de l’eau qui coule », aussi, qui permet « une détente et un relâchement total ».
Et pendant que son appareil travaille seul au-dessus du bac, elle s’attarde sur les épaules, les trapèzes. Masse les mains, les avant-bras. Lentement, toujours. Parce que c’est vraiment ça qui l’a poussée à se lancer, pouvoir ralentir. « Je voulais prendre plus de temps. » Un temps dont on profite désormais pleinement dans ce petit cocon qu’elle a soigneusement tissé chez elle, dans la pointe des Ardennes.

Des émotions à vivre toute l’année
Nouvelle saison culturelle 2025/2026





Tout est immergé dans un tunnel de chaleur, sauf la tête. Comme les crevettes. À défaut de finir rouge comme une écrevisse, je suis repartie du salon de Juniville détendue, mais totalement vidée.
Fatiguée et séchée comme jamais, malgré la transpiration recherchée. Désapée, aussi, mais c’est le propre de ce genre d’activités. En sortant de ma première séance de « sauna japonais », sorte de tunnel mobile posé sur une table de massage au salon de coiffure de Juniville, c’est tout juste si je savais encore où j’habitais. « C’est vrai que ça calme bien, surtout les gens un peu speed », sourit la patronne de Juni’Style, Christelle, qui visiblement me connaît mieux qu’il n’y paraît. « Mais vous verrez, demain, vous péterez la forme ! » Et surtout : boire de l’eau, beaucoup. Comme avant de commencer la séance d’ailleurs.
Une séance qui débute par un petit diagnostic à table : sur une échelle de 1 à 10, quel est votre niveau de stress ? Avez-vous des problèmes de sommeil ? Faites-vous du sport ? Quelle importance accordez-vous à la détox du corps ? Car à cette nouvelle pratique que je m’apprête à tester, correspondent plusieurs fonctions toutes plus vertueuses les unes que les autres. Amincissement cliniquement attesté, renforcement du système immunitaire, du dodo, de la détente musculaire et, pour moi, relaxation avérée.



Me voilà laissée nue dans la salle – en bas de maillot éventuellement –, allongée sur un tapis composé de pierres minérales (indétectables au toucher) « rechargées en produit ». Je tire le tunnel, composé de deux parties légères qui coulissent et sous lesquelles le corps hormis la tête, est totalement dissimulé. Le dôme commence à chauffer grâce à des « infrarouges longs ». Objectif : 80, 90 degrés. « Fermez les yeux, je reviens dans une demi-heure », dit Christelle. Au départ, tout va bien. Je suis bercée par la douce chaleur que mon cerveau n’interprète pas encore, vu qu’il est en dehors. Sous ma tête, un oreiller connecté diffuse des sons zen, ambiance nature et animalière, d’une oreille à l’autre : rien que pour ça, l’expérience vaut le détour. Et puis d’un coup, il se met à faire chaud. C’est supportable, mais la peau transpire. En position allongée, c’est cocasse et ça marche ! On lâche prise, comme un air de vacances sous les tropiques, une bulle d’été au milieu de l’automne. Les pensées s’évadent, on pense aux bienfaits, à toutes les toxines qui s’enfuient. Puis la sonnerie retentit et Christelle revient dans la salle. « Mieux vaut ne pas se doucher dans les heures qui suivent pour garder les bienfaits des pierres », recommande-t-elle. La sensation est étonnante ; je titube, éreintée, et promets de revenir pour une cure complète.
Séance à partir de 35 euros.



La Sedanaise Manon Wanlin, alias Manon la fée des plantes, est bien plus qu’une herboriste. Dans sa boutique du 7, boulevard Gambetta à Sedan, elle offre au client un espace d’écoute et de convivialité.
Housnat Salim Arnaud Gratia

Chez Manon Wanlin, alias Manon la fée des plantes, « on ne guérit pas, on ne soigne pas. Mais, on fée rire, on fée attention à vous, en bref, on fée du bien ». Dans la boutique de l’herboriste sedanaise, on dirait que le temps s’est arrêté. À l’image de la pendule accrochée à un mur de son magasin, dont les aiguilles ne tournent plus.
Dans l’univers de la fée des plantes
« Et je ne compte pas les remonter, lance-t-elle avec un large sourire. C’est déjà la course à l’extérieur, ça me va qu’on ait l’impression qu’ici le temps s’est arrêté. Ici on prend le temps de discuter… » C’est l’esprit qu’elle veut insuffler chez elle. « Que les clients se sentent bien, qu’ils puissent parler de tout. Ça m’aide à les connaître et à les orienter vers les plantes qui pourraient les aider à aller mieux », confie « la fée des plantes ».
La relation de confiance qu’elle a pu établir depuis qu’elle officie en tant qu’herboriste, c’est un peu sa victoire « Entrer chez moi, c’est déjà pour moi mettre le pied à l’étrier. Parler, c’est être en selle, puis c’est parti au grand galop pour le mieux-être », selon ses mots, se qualifiant au passage de « fée-lée ». Quand vous entrez chez Manon la fée des plantes, le bois est omniprésent, on y trouve aussi de vieux meubles. Au plafond, des cornes de cerfs suspendues font office de lustre.
« Entrer chez moi, c’est déjà pour moi mettre le pied à l’étrier. Parler, c’est être en selle, puis c’est parti au grand galop pour le mieux-être. »


Difficile alors d’imaginer qu’anciennement au 7, boulevard Gambetta à Sedan, des bêtes mortes jonchaient le sol. « Dans le coin des tisanes, se trouvaient les frigos. Je me suis installée dans un ancien abattoir chez Herman », ajoute la commerçante âgée de 42 ans. Tout en vous rappelant que dans une autre vie, elle avait été « marchande de vaches ». « Mon premier magasin se trouvait dans l’ancien bar de l’abattoir de Sedan, au bar du Pont Neuf », révèle-t-elle.
À l’origine,
Avant que le métier d’herboriste ne s’impose à elle comme une évidence, Manon confie qu’elle a eu « un parcours professionnel chaotique ». Elle est convaincue que son attirance pour les plantes lui vient de son ancrage familial. « Ma mère est bretonne, mon père ardennais. Petite, en Bretagne chez ma mamie, quand j’avais des verrues au pied, elle me faisait frotter un bout de lard que je devais ensuite enfouir dans un tas de fumier. Quand celui-ci pourrissait, la verrue disparaissait », rapporte la fille d’agriculteur que sa maîtresse d’école comparait à « la petite Fadette, la petite-fille d’une guérisseuse du roman de George Sand », présente-t-elle.
Depuis 2019, Manon Wanlin avait son magasin au 30, avenue Marguerite avant de déménager au printemps 2025 pour développer son commerce. « Je veux faire de cet endroit un lieu où tu peux te pauser, où tu penses juste à toi, révèle-t-elle, tout en faisant le tour du propriétaire. À l’étage, les salles serviront pour des réunions, du yoga, des massages, pour des thérapeutes qui veulent se lancer sans avoir le poids des charges locatives. »
Manon la fée des plantes a plus d’un tour dans son sac et ne compte pas en rester là. Elle envisage d’ouvrir un salon de thé, avec l’extérieur dont elle dispose. « Je veux un magasin humain », claironne avec joie Manon.


‘‘Réinventez



L’élégance du temps et de l’émotion
Il est des présents qui marquent une vie. Chez Moglia Bijoutiers, le Noël 2025 s’annonce éclatant, porté par la beauté de l’or, la lumière des diamants et la précision suisse. Un Noël où chaque cadeau devient symbole de lien, de passion et de transmission.
Le scintillement d’un diamant éternel
Sous les lumières de la boutique de la rue du Théâtre, une bague attire tous les regards. Un solitaire en or blanc, orné d’un diamant d’un carat taillé à la perfection. Reflet d’amour et de promesse, il incarne la pureté du geste et la finesse du savoir-faire joaillier. Façonnée dans la tradition artisanale, cette création célèbre l’art de l’émotion durable : un bijou qui traverse le temps et sublime chaque instant de vie.
Chaque bague, chaque pierre, est sélectionnée avec exigence pour révéler son éclat unique. Car chez Moglia, le diamant n’est pas un simple bijou — c’est une déclaration, un héritage, un éclat d’éternité.



L’art du temps signé Tissot
Pour lui, cette fin d’année se place sous le signe de la maîtrise horlogère. La Tissot Ballade Powermatic 80 COSC symbolise tout ce que la maison suisse offre de plus noble : un mouvement automatique certifié chronomètre, une réserve de marche de 80 heures, un cadran gris raffiné et un superbe bracelet acier.
Alliance parfaite entre technologie et tradition, cette montre incarne la quête d’excellence, la précision et la beauté mécanique. Un présent idéal pour les passionnés du temps, qui recherchent une montre élégante, durable et d’une rigueur absolue.
La passion du beau, au cœur des Ardennes
Depuis plus d’un siècle, la bijouterie Moglia illumine Charleville-Mézières et les Ardennes. Entreprise familiale transmise de génération en génération, elle allie savoir-faire joaillier, expertise horlogère et accueil personnalisé. Ici, chaque client trouve bien plus qu’un bijou ou une montre : une histoire à raconter, un souvenir à offrir, une émotion à transmettre.
Ce Noël, offrez l’éclat du vrai
Entre l’or, le diamant et l’acier, entre émotion et précision, Moglia Bijoutiers signe un Noël d’exception — un Noël en OR. Sous un sapin ou dans un écrin, la beauté prend ici tout son sens.
Bijouterie MOGLIA
5 rue du Théâtre - Charleville-Mézières 03 24 33 03 94 - www.moglia-bijoutiers.fr




Décorations



Il est fraîchement rénové et s’élève, plus majestueux que jamais, dans un parc aménagé autour du souvenir ardoisier. Le chevalement du Puits Saint-Quentin s’érige en véritable symbole de ce passé.
Il s’élève, majestueux, dans le vaste parc soigneusement aménagé autour du souvenir des ardoisières. Il en est le symbole parfois controversé, celui qui en a précipité la fermeture. « C’est le dernier chevalement ardoisier de France », vante Yannick Rossato. Le maire de Rimogne l’a défendu corps et âme, lorsqu’il a fallu se poser la question de son avenir.
Parce qu’il n’aurait plus tenu debout bien longtemps, sans les près de 508 000 € nécessaires à sa rénovation. Le sol et le toit ont été refaits, le bardage renforcé, les vitres et les marches changées. Yannick Rossato rêvait de voir s’installer un restaurant au premier étage, mais les questions d’accessibilité ont eu raison de sa volonté. Alors ce vaste espace qui offre une vue panoramique sur la commune n’accueille que très exceptionnellement des visiteurs. Les wagonnets, toujours intacts, ne sont que rarement admirés. Eux qui ont pourtant pris part à ce qui s’apparentait à l’époque à un bijou de technologie.
« C’est la plus grosse erreur administrative, financière, logistique des ardoisières », juge aujourd’hui l’édile dont la commune affiche une histoire vieille de 800 ans autour de l’extraction d’ardoises. « Dans les années 1900, 600 ouvriers travaillent sous terre. Rimogne est le plus gros site ardoisier de toute la veine de schiste », poursuit celui dont la commune s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres de galeries qui abritent cet or bleu.


« C’est la première fois que les ardoisiers vont descendre grâce à un ascenseur. »
« Viennent la Première Guerre mondiale, la Seconde, la crise économique… On revalorise le travail des ardoisiers, on négocie le statut social des mineurs, l’ardoise devient un produit de luxe parce qu’elle est très chère à extraire, résume Yannick Rossato. Sauf qu’il arrive quelque chose que les ardoisières n’ont pas anticipé : la concurrence espagnole. » Et c’est là que la Compagnie des ardoisières décide de tout investir dans la technologie et que naît, à la fin des années 50, l’idée du chevalement du Puits Saint-Quentin. 31 m au faîtage, 120 m de profondeur. « C’est la première fois que les ardoisiers vont descendre grâce à un ascenseur. » Avant, tout se faisait à l’échelle, reprend le maire. « Ça travaille avec un système de contrepoids, avec le moteur tout en haut. » Installé dans cette maisonnette en briques qui semble presque posée sur le reste de la structure. « À l’époque, on pense qu’en produisant plus, on va faire chuter le coût de l’ardoise et redevenir concurrentiel. » Alors même que, dans les années 1800, l’extraction avait été abandonnée à Saint-Quentin, où l’ardoise était jugée de mauvaise qualité. « Elle ne se fendait pas bien. Mais on n’écoute pas les anciens, on dit qu’on va descendre encore plus bas. »


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Les ardoisiers seront envoyés jusqu’à moins 300 mètres pour remonter cette ardoise qui continue pourtant à mal se fendre, que la rouille pique très vite, « parce qu’elle est incrustée d’oxyde de fer ».
Toutes les économies ont été mises dans cet outil énorme « qui est au demeurant une prouesse technologique », mais qui ne porte pas ses fruits. Les accidents de travail se multiplient, deux ardoisiers sont tués, l’un écrasé par la cabine de l’ascenseur. Et en 1971, la Compagnie des ardoisières se résout à arrêter l’extraction souterraine d’ardoise. Le chevalement n’aura servi que dix ans mais demeure, 54 ans plus tard, ce symbole parfois décrié de l’industrie qui a façonné Rimogne.

Pour vos fêtes de fin d’année, pensez aux volailles festives

Dindes - Oies - Chapons Poulardes - PintaRdes

Elle a de l’or dans les doigts, Marie Baudemont. Dans son atelier de Chooz, la couturière confectionne depuis quatre ans d’élégantes robes de mariée et de cérémonie.
Un élégant canapé style Louis XV fait face à la fenêtre qui s’ouvre vers un magnifique jardin parfaitement entretenu. Trois portants supportent autour de lui quantité de robes incroyables. Des robes de mariée, pour beaucoup, mais aussi des robes de cérémonie. Des robes habillées, travaillées par des mains habiles qui ont tout appris lors d’études de stylisme et de modélisme que Marie Baudemont a suivies en Belgique, à Liège.
L’habitante de Chooz en porte justement une, ce jour-là, dans une toile de Jouy, un tissu qui rappelle les tapisseries d’ameublement pour lequel elle a un faible tout particulier. Enfin, elle en porte une pour l’occasion, car « les cordonniers sont les plus mal chaussés, se marre-t-elle. Je me fais juste une robe de temps en temps, quand j’ai un événement, mais c’est tout. Même pour mes enfants, je me disais que j’allais pouvoir faire plein de choses, mais finalement non ».
Parce que les journées sont trop courtes. Elle a rêvé à une carrière dans de grandes maisons de couture parisiennes, elle, l’Ardennaise qui a suivi un cursus Erasmus en Espagne ; qui est devenue fille au pair en Italie pour parler couramment la langue, juste parce qu’elle s’était fait coiffer sur le poteau par une bilingue italien, pour un poste dans le milieu. « C’est compliqué d’y accéder », avoue celle qui, surtout, a rencontré l’homme qui allait devenir son époux.







Celui qui l’a fait revenir sur ses terres d’origine et s’installer dans cette longue rue de Chooz, dans une bâtisse qui abrite aujourd’hui son deuxième métier, au premier étage. Car Marie Baudemont s’assure un revenu avec un boulot de secrétariat dans un cabinet dentaire de Givet. Un travail pour lequel elle délaisse chaque matin ses patrons, ses idées, ses créations.
« J’ai toujours été attirée par les tissus, les matières. Dans les magasins, encore maintenant, je suis toujours en train de toucher, de regarder comment c’est fait », sourit la couturière, installée à son compte depuis 2021. Une fine aiguille, un morceau de fil trahissent ici ou là sa passion sur le parquet impeccable de ce lieu dans lequel différentes machines à coudre ont trouvé leur place. Des tissus empilés reposent sur une grande table qu’occupent aussi la dentelle et le tulle qui apprêteront ses futures tenues. Des robes sur mesure qu’elle vend entre 400 – pour de la cérémonie – et 1 700€ – pour une robe de mariée. « Peu de gens osent franchir la porte, même pour un devis, parce qu’ils s’imaginent tout de suite que c’est hors de prix. Alors que ça ne coûte pas plus cher qu’en magasin », jure celle qui met « en moyenne 40 heures » pour coudre une robe.
« Je le fais encore à petite échelle, pour l’instant une dizaine de robes par an », chiffre l’Ardennaise qui ambitionne, assise dans son élégant canapé et les yeux tournés vers son beau jardin, de pouvoir un jour vivre sa passion à temps plein.





LE PHÉNOMÈNE DU PADEL
Le padel a débarqué en France en 2019. Depuis le succès de la pratique de ce sport ne se dément pas, avec plus de 500 000 pratiquants français. Et les Ardennes ne sont pas épargnées par le phénomène.


Le padel est toujours classé vague immersion depuis que ce jeu de raquette venu d’Espagne a submergé l’Hexagone en 2019. Ses adeptes sont de plus en nombreux, et les Ardennes n’échappent pas au phénomène. Les terrains de padel poussent comme des champignons dans le département.
LA PADELMANIA DÉFERLE SUR LES ARDENNES
Dernier en date à Sedan, où le club de tennis (le premier à développer la pratique dans le département) a ouvert une troisième piste de padel. « Le padel, c’est plus qu’un effet de mode c’est une explosion. Quand on voit le nombre d’adeptes, que ce soit à Rocroi, Charleville-Mézières et chez nous », présente Antoine de Vita, le responsable du club de tennis de Sedan, qui compte dans ses rangs « plus de 350 pratiquants ». La hype padel s’explique. « C’est le côté ludique et convivial qui fait le succès de ce sport », selon Antoine. Le padel va même jusqu’à damer le pion au tennis. Et ce sont les joueurs de tennis que sont Antoine de Vita et ses homologues de Charleville et de Rocroi qui vous le disent : « Une fois qu’on goûte au padel, on ne peut plus s’en passer, c’est addictif. Alors que pour prendre du plaisir au tennis, ça peut prendre des années », confie Florent Maquart, le responsable du club Padel du Plateau.

L’engouement autour de ce sport ne surprend pas Antoine Camus, adhérent au Padel club de Charleville depuis 2023. « Avec le padel, on n’a pas besoin d’avoir un bagage technique comme au tennis, explique-t-il. C’est ludique, on peut faire rebondir la balle au sol comme sur les murs. Et le padel se pratique avec une raquette sans cordage. » Si le padel attire autant d’adeptes c’est aussi « parce qu’un terrain de padel est plus petit que celui de tennis, poursuit Antoine. Ça se joue à quatre, en mixte aussi. En plus c’est accessible, vous louez un court via une appli pour 1 h 30 de jeu et ça ne vous coûte pas trop cher. »
DES CRÉNEAUX À SATURATION
« Vu l’effervescence autour du padel, on va arriver à saturation », complète Alexandre Aernout, le président du Padel club de Charleville, qui gère l’unique terrain municipal de padel au Mont Olympe. « L’unique piste de la ville est fréquentée par tous les habitants en plus des adhérents du club. » Le padel est donc victime de son succès, selon Alexandre, faute de terrains suffisants dans le département.
Ces clubs voisins sont aussi pris d’assaut. « Pour faire face à l’engouement, nous avons même un groupe WhatsApp avec 200 joueurs. Même les personnes qui viennent seules trouvent rapidement des joueurs dans notre communauté », rapporte Antoine de Vita. Florent Maquart confirme que le phénomène padel n’est pas près de retomber dans les Ardennes. « C’est un sport qui crée des liens. Nous avons aussi notre troisième mi-temps. C’est un petit moment de convivialité que les joueurs de padel aiment à partager. »





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