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20240927_INSTANT_ARDENNAIS_14

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L’ART DU RENOUVEAU

Nouveau CLE Cabriolet | Consommations : 4,9-8,4 l/100 km (cycle combinĂ© WLTP); Émissions de CO2 : 128-192 g/km (cycle combinĂ© WLTP). RCS Sedan. 787020114

NOUVEAU CLE

Une entreprise familiale engagĂ©e !

Acteur de la seconde main solidaire.

Réduction de + de 40% de la consommation électrique en 4 ans.

Installation photovoltaïque unique en site classé.

Plan de réduction de 80% des déchets enfouis.

RĂ©-emploi systĂ©matique des matĂ©riels dĂ©classĂ©s avec la ressourcerie Bell’Occas.

Don des invendus.

Mobilier fabriqué dans la région.

Les sneakers et certains vĂȘtements de la photo sont disponibles au magasin, 80% des piĂšces Faguo sont aujourd’hui composĂ©es partiellement ou intĂ©gralement de matiĂšres recyclĂ©es.

Ce

qu’il reste de nous

Dans chaque histoire, il y a un dĂ©but, une fin, et potentiellement beaucoup de choses qui se passent entre les deux. Il arrive aussi qu’une nouvelle histoire recommence lĂ  oĂč celle d’avant s’est achevĂ©e. Avec un narrateur diffĂ©rent, une vision et une sensibilitĂ© qui lui sont propres. D’autres protagonistes qui vont se rĂ©approprier le rĂ©cit initial. Des Ă©lĂ©ments de dĂ©cors changeants. Des Ă©poques rĂ©volues qui laissent des souvenirs que l’on ravive en quelques instants.

Ainsi, chaque objet, chaque lieu, chaque fait peut se voir dotĂ© d’une, voire de plusieurs nouvelles vies. Tel un Ă©ternel recommencement. Dans notre beau dĂ©partement, il suffit de regarder autour de nous et de s’attarder un peu sur ces bĂątiments qu’on ne remarque mĂȘme plus tellement ils font partie des meubles. Ceux qui ont marquĂ© l’ñge d’or de l’industrie dans les Ardennes et qui vont bientĂŽt connaĂźtre un nouveau souffle. Et puis il y a ces passionnĂ©s qui s’amourachent d’un endroit cabossĂ© par le temps qui passe et qui le font renaĂźtre de ses cendres. Ces objets laissĂ©s sur le trottoir qui retrouvent une autre utilitĂ© dans un nouveau foyer. Ces vocations trouvĂ©es aprĂšs s’ĂȘtre perdues dans une vie professionnelle un peu trop rangĂ©e. Ces projets qui deviennent nos bĂ©quilles quand la vie vient nous tester. Au final, peu importe la raison qui pousse Ă  la transformation. Faire perdurer la mĂ©moire, nourrir sa nostalgie, aller de l’avant, construire sur les fondations du passĂ©, ou tout simplement rendre hommage. Il restera de nous ce que d’autres dĂ©cideront de faire avec ce que nous leur laisserons en hĂ©ritage.

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Peu importe le moyen, restons connectés

HORS SÉRIE du journal l’Union l’Ardennais. Éditeur de la publication : journal l’Union. Directrice gĂ©nĂ©rale et directrice de la publication : GĂ©raldine Baehr-Pastor. Éditeur dĂ©lĂ©guĂ© Nicolas Fostier. Responsable Ă©ditorial : AlizĂ©e Szwarc Meireles. Coordination Manon Postal et LĂ©a Laurent. Pour contacter la rĂ©daction : redactioninstant@rosselestmedias.fr. Pour contacter la publicitĂ© bsimar@rosselconseilmedias.fr. Photo de couverture : Alexis Zanchetta. RĂ©gie publicitaire Rossel Conseil MĂ©dias Est - 8 bis place de la Gare - 08000 Charleville-MĂ©ziĂšres. CPPAP n° 0425 C 86339. Direction artistique et conception : PrĂ©mĂ©dias du journal l’Union. ImprimĂ© par Le RĂ©veil de la Marne, 4 rue Henri-Dunant, B.P. 120, 51204 Epernay Cedex. ISSN 2968-7128. DĂ©pĂŽt lĂ©gal : Ă  parution. Provenance du papier : Maastricht (Pays-Bas). Les papiers utilisĂ©s sont certifiĂ©s PEFC 70 % (fibre de bois issue de forĂȘts gĂ©rĂ©es durablement). L’abus d’alcool est dangereux pour la santĂ©, Ă  consommer avec modĂ©ration. CATALOGUE

© Photo non contractuelle.

FOOD

Les bons petits plats de Marithé 22

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UPCYCLING

La seconde vie du bois d’Olivier Perpùte

HORLOGERIE

Le savoir-faire de l’entreprise

DH Quartz

ART

Dans l’atelier de Serge Anton 12

RECONVERSION

MacĂ©rienne, la rĂ©invention d’une usine 28

SÉLECTION

Claire Diehl redonne vie aux vieilles assises 18

Les 5 pépites de Romy la chineuse

DÉCO

aux églises et clochers des villages ardennais

DH Quartz, dont les locaux sont installĂ©s Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, s’occupe de la rĂ©novation des horloges et clochers des villages. À travers ses actions, l’entreprise familiale participe activement Ă  la sauvegarde du patrimoine.

Christian Durut est campaniste. C’est-Ă -dire qu’il entretient les cloches et les horloges dans les Ă©glises et grands Ă©difices. Il leur donne une seconde vie. Sans lui, beaucoup de clochers des villages ardennais ne sonneraient plus. Un mĂ©tier qui sonne aujourd’hui pour lui comme une Ă©vidence. « J’ai toujours aimĂ© donner vie aux horloges », confie-t-il dans l’atelier de DH Quartz, l’entreprise qu’il a créée.

Une méthode de travail qui évolue avec le temps

Il s’est derniĂšrement occupĂ© du cadran de l’église de MontcyNotre-Dame, tout juste rĂ©novĂ©e. Un cadran qui dispose d’une horloge Ă©lectronique. Preuve de l’évolution du mĂ©tier. « Avant, c’étaient surtout des horloges mĂ©caniques, puis elles sont devenues Ă©lectromĂ©caniques et enfin Ă©lectroniques », explique-t-il. À l’extĂ©rieur, aucun changement notable. Tout se passe Ă  l’intĂ©rieur. Mais pour Christian Durut, le changement n’est pas si simple. « C’est diffĂ©rent. C’est comme les voitures, il y a les vieilles voitures et les voitures Ă©lectriques. Les horloges, c’est pareil. On ne lui redonne pas vie de la mĂȘme maniĂšre, mais il faut reconnaĂźtre qu’il faut Ă©voluer avec son temps et que l’électronique, c’est plus fiable. La modernitĂ©, c’est bien, mais ça serait mentir de dire que je ne suis pas nostalgique. »

Margaux Plisson - Hervé Dapremont
COMMENT DH QUARTZ DONNE UNE SECONDE VIE

L’entreprise DH Quartz a d’ailleurs Ă©voluĂ© avec son temps, avec l’arrivĂ©e de VĂ©ronique Dapremont-Durut et Benjamin Durut, les enfants de Christian. Ils gĂšrent notamment les commandes. « La majoritĂ© de nos contrats, c’est de l’entretien. Mais parfois on a de nouvelles commandes. Quand c’est comme ça, on va sur place, on fait un diagnostic, puis un devis avant la rĂ©alisation », explique VĂ©ronique Dapremont-Durut.

Un véritable impact sur le patrimoine

Et si leur mĂ©tier, c’est de donner une seconde vie aux clochers et horloges, parfois ils permettent par hasard aux Ă©glises d’avoir elles aussi une seconde vie. « Quand on va faire un diagnostic, ça arrive de voir que le plancher de l’église est trop fragile pour que l’on intervienne, donc les communes le refont. Les horloges sont Ă  des endroits que gĂ©nĂ©ralement seuls nous accĂ©dons. »

C’est donc un rĂŽle sur le patrimoine dans son entiĂšretĂ© que porte DH Quartz. VĂ©ronique Dapremont-Durut confie : « On est fiers de permettre la conservation du patrimoine. DĂšs qu’une horloge ne fonctionne plus, les gens s’en rendent compte. Pareil pour les clochers qui rythment la vie d’un village. On pourrait penser que ça n’intĂ©resse personne mais pas du tout ! »

SAVONS ET COSMÉTIQUES ARTISANAUX

FABRIQUÉS DANS LES ARDENNES

Whenua, ce sont des matiĂšres premiĂšres exceptionnelles, peu transformĂ©es, regorgeantes d’actifs naturels et presque exclusivement en circuit court & local.

L’atelier

de SERGE ANTON

Au cƓur de Sedan, le photographe franco-belge Serge Anton a entiĂšrement rĂ©novĂ© la maison de l’aviron pour en faire un atelier et un lieu de vie hors du commun. Retour sur la rĂ©surrection du site, aprĂšs des annĂ©es d’abandon.

Sur la Corne de Soissons, il a changĂ© une vieille coque en bulle enchantĂ©e. Pour ça, il a fallu travail et imagination. Beaucoup de l’un, Ă©normĂ©ment de l’autre, l’édifice ayant fini par sombrer dans l’abandon. C’est un peu par hasard que Serge Anton l’a dĂ©couverte et aimĂ©e, cette baraque dĂ©labrĂ©e dont la mairie voulait se dĂ©faire. Il la rachĂšte en 2020. Imaginez-le assis des heures au milieu d’une grande piĂšce : il n’y a plus rien, ni fenĂȘtre, ni meuble. Le vent joue entre les poutres vermoulues. Lui rĂȘve, compose les espaces. Dans sa tĂȘte, ça assemble, cherche la perfection des volumes, dans un espace contraint de 124 mÂČ. Quand il Ă©merge, il sait comment il va opĂ©rer. PrioritĂ© des prioritĂ©s, laisser entrer la lumiĂšre, qui donne vie Ă  des matĂ©riaux d’une aimable rusticitĂ©, donnant leur pleine mesure caressĂ©s par le soleil ou l’éclairage chaud et indirect d’un spot. « La lumiĂšre est un faire-valoir pour la matiĂšre, la texture d’un mur. » Amen. Il y a une frugalitĂ©

Julien Azemar - Serge Anton

dans le choix des matĂ©riaux : Ă©tagĂšres en bois brĂ»lĂ©, bĂ©ton brut, portes faites du bois de coffrage de deux monolithes de bĂ©ton. « Il n’y a pas de peinture, pas de placo, juste de l’éclairage, ça fait des Ă©conomies », s’amuse le photographe dans son paradis anthracite et ocre.

De l’éden, on Ă©tait loin au dĂ©but, sans Ă©gout ni eau. Des fenĂȘtres murĂ©es ont dĂ» ĂȘtre rouvertes. Un systĂšme de chauffage au plafond a Ă©tĂ© imaginĂ©, zone inondable oblige. Pas grave, « ça permet d’éviter les radiateurs. C’est moche, un radiateur ». Plus difficile, il a fallu convaincre l’architecte des BĂątiments de France d’utiliser des huisseries en aluminium. Partout, des trouvailles pour Ă©conomiser espace, Ă©nergie ou les deux. GrĂące Ă  des partenaires,

‘‘Et sur la Corne de Soissons, la lumiùre fut.’’

on retrouve un chauffage de Belges qui ont ƓuvrĂ© sur l’aĂ©roport de PĂ©kin, des stores filtrants qu’on ne trouve que dans des musĂ©es
 La facture doit avoisiner « les 400 000 euros. J’ai retroussĂ© mes manches, et quasiment arrĂȘtĂ© mon mĂ©tier pendant deux ans. J’ai du mal Ă  dĂ©lĂ©guer, et je voulais sentir le lieu ».

Il parle en pro qui a travaillĂ© pendant 25 ans avec La Libre Immo, en Belgique, ce qui lui a donnĂ© « la passion de l’architecture », mais aussi en hĂ©ritier d’un pĂšre ancien des Beaux-Arts et architecte paysagiste. Ça vous pose le niveau d’exigence. Chaque Ă©tape, ce sont des heures de discussion, comme pour cet escalier en « acier invisible » créé par son ami Paul Buyse. « Tout doit ĂȘtre bien de A Ă  Z, c’est un travail d’ensemblier dĂ©corateur. J’ai jouĂ© avec toutes les contraintes du bĂątiment », rĂ©sume Serge Anton. Il en a tirĂ© une Ăąme.

LE SPÉCIALISTE DE TUBAGES TOUTES ÉNERGIES

Nous pouvons crĂ©er de nouveaux bijoux Ă  partir de ceux qui vous ont accompagnĂ©s, vous ou les personnes qui vous sont chĂšres. Les avantages d’une telle transformation sont nombreux. Cela permet de disposer d’un bijou Ă©cologique, en limitant votre impact environnemental, mais aussi Ă©conomique, selon le type de transformation, puisque vous disposez de la matiĂšre premiĂšre nĂ©cessaire Ă  la crĂ©ation de votre bijou.

MOGLIA BIJOUTIERS

LA SAGA FAMILIALE

La seconde vie pour vos bijoux en or est possible ! Nous vous accompagnons pour transformer ceux-ci en des bijoux uniques imprĂ©gnĂ©s d’une histoire.

Nous pouvons aussi donner une seconde vie Ă  vos bijoux en les rĂ©parant s’ils sont cassĂ©s ou en les restaurant afin de leur redonner tout leur Ă©clat. La mise Ă  taille de vos bijoux, les soudures, rhodiages ou le rĂ©enfilage de votre collier en perles sont tout autant de prestations qui vous permettront de profiter de vos bijoux en leur redonnant vie.

Enfin, nous vous proposons de valoriser les bijoux en or que vous ne souhaitez plus porter ou dont l’état d’usure ne permet pas une rĂ©paration pĂ©renne. Pour ce faire, il est possible de les valoriser en fabricant un bijou neuf au de l’apport de matiĂšre premiĂšre en or fourni par vos soins*.

Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner au mieux dans la réalisation de vos projets.

*Nous vous prĂ©cisons que l’or confiĂ© par vos soins n’est pas l’or que vous retrouverez dans la rĂ©alisation de votre bijou neuf.

5 rue du Théùtre - Charleville-MéziÚres 03 24 33 03 94

DERNIÈRE CHANCE POUR INVESTIR !

LA MACÉRIENNE

RÉINVENTION D’UNE USINE

C’est un projet gigantesque difficile Ă  rĂ©sumer en trois mots. L’ancienne usine de la MacĂ©rienne, Ă  CharlevilleMĂ©ziĂšres, renaĂźt et devient un lieu de vie culturel, Ă©conomique, de loisirs.

Imaginez un lieu dans lequel vous pouvez venir construire un meuble en bois, Ă©couter un concert et voir un film. Imaginez un endroit oĂč il est possible de grignoter une pĂątisserie et siroter un cafĂ© puis chiner de la seconde main avant d’aller rĂ©parer votre vĂ©lo. Imaginez un espace oĂč il est possible de louer un bureau pour bosser et une salle pour s’enjailler, mais aussi de fabriquer sa biĂšre. Imaginez enfin dĂźner sur un toit terrasse, se baigner dans la Meuse et se coucher sur place. Imaginez que tout ça sera bientĂŽt rĂ©alitĂ©.

Dans un dĂ©dale de bĂątiments façonnĂ©s Ă  la pierre jaune et Ă  l’architecture particuliĂšre, c’est une transformation globale qui se dessine. Une seconde vie Ă  la MacĂ©rienne, fermĂ©e en 1984. De ce site industriel sont sorties des piĂšces pour vĂ©los et pour voitures ClĂ©ment-Bayard, mais aussi des bombes et des obus. Une usine typique des Ardennes devenue friche. ClassĂ©e aux Monuments historiques, la MacĂ©rienne aurait pu continuer Ă  se faner progressivement, demeurer un refuge pour volatiles et un seul espace de stockage pour les voisins du Cabaret Vert. « La MacĂ©rienne, on l’a tout le temps sous les yeux, elle est en plein cƓur du festival et on commence seulement Ă  l’apprivoiser », raconte Julien Sauvage, le directeur de l’association FLaP. Pas simple de se projeter dans 10 000 mÂČ de bĂątiments tout en longueur, sur des espaces extĂ©rieurs qui s’étendent sur plusieurs hectares et oĂč les possibilitĂ©s semblent infinies.

LA MACÉRIENNE

FUTUR PÔLE D’ATTRACTIVITÉ

La reconquĂȘte de la MacĂ©rienne va permettre de crĂ©er un lieu de vie et de rencontre mĂȘlant entre autres commerces, diffusion culturelle, tourisme ou dĂ©veloppement durable avec pour ambition d’attirer des visiteurs venus de bien au-delĂ  des Ardennes.

Découvrez nos projets pour le territoire www.ardenne-metropole.fr

« J’ai pris une grosse baffe »

Le dĂ©but de sa seconde vie a plusieurs points de dĂ©part. D’abord, d’un dĂ©but de ras-le-bol des bĂ©nĂ©voles de FLaP. En 2016, ils sont plusieurs Ă  commencer Ă  tourner en rond avec le Cabaret Vert. « On fait 100 000 personnes, on est arrivĂ©s au bout du terrain, alors on rĂ©unit les adhĂ©rents et les responsables et on lance une concertation sur l’avenir, rĂ©sume Julien Sauvage. Ce n’est pas la musique qui nous rĂ©unit, ce sont les Ardennes, l’attractivitĂ© touristique et Ă©conomique du territoire. » C’est ensuite une pique lancĂ©e par un prĂ©fet qui, lors de son pot de dĂ©part, prend Sauvage et sa bande Ă  part, et leur dit en substance : « C’est super le Cabaret Vert. Vous avez les milieux politiques, socio-Ă©conomiques et les Ardennes dans votre poche et vous en faites quoi ? Juste un festival. »  « J’ai pris une grosse baffe, rigole aujourd’hui la tĂȘte de proue du Cab’. Mais en rĂ©flĂ©chissant, on Ă©tait d’accord avec lui. Peut-ĂȘtre qu’on pouvait avoir un impact plus important. » Enfin, c’est une rencontre avec Boris Ravignon avec qui FLaP veut parler rĂ©habilitation. Ça tombe bien, le maire de Charleville rentre de Bordeaux oĂč il a visitĂ© Darwin, « le modĂšle du tiers-lieu », endroit alternatif, Ă©coquartier, laboratoire regroupant 190 entreprises. « C’est ça qu’il faut faire Ă  la MacĂ©rienne », lance le prĂ©sident d’Ardenne MĂ©tropole.

‘‘On ne laisse pas cette friche sans vie’’

L’aboutissement, c’est potentiellement pour 2028. Une Ă©ternitĂ©. « Mais on ne laisse pas cette friche sans vie, note Alexis Robin. On est aujourd’hui trĂšs bien avancĂ© sur les activitĂ©s qui seront Ă  l’intĂ©rieur des bĂątiments, trĂšs peu sur celles de l’extĂ©rieur. » L’embarcadĂšre de la Meuse Ă  vĂ©lo c’est pour plus tard, le parc ludico-sportif, en rĂ©flexion. Mais l’atelier bois, sous la halle Eiffel, est prĂȘt. Un lieu de production pour les professionnels, les particuliers, les Ă©tudiants, les artistes. « On met des outils de production Ă  disposition de plein de gens. Les intermittents des dĂ©cors de spectacles passent de semiamateurs Ă  semi-professionnels. » Aussi, trois Ă©ditions d’ÉchappĂ©es belles, sorte de minifestival, « prĂ©figuration » du futur lieu, ont animĂ© l’espace oĂč, jadis, les ouvriers trimaient. Parce que « la MacĂ©rienne ne sera pas qu’un lieu culturel », jure Alexis Robin. Un endroit plein de vie, peut-ĂȘtre autonome en Ă©lectricitĂ©, ouvert sur l’extĂ©rieur. Imaginez.

DU HANGAR AU CONCEPT-BAR

pari réussi chez

YAUQUE

En matiĂšre de transformation, on ne pouvait pas rĂȘver mieux. ImaginĂ© de toutes piĂšces dans le hangar d’une ancienne concession agricole, le bar-boutique et lieu de vie situĂ© Ă  Sault-lĂšs-Rethel, ouvert en mai 2024, tient jusqu’ici ses promesses.

Pauline Godart - Alexis Zanchetta

Un incroyable coup de cƓur pour cet ensemble immobilier hors d’ñge, tout droit sorti d’une autre Ă©poque avec ses trous, ses failles et ses piĂšces de mĂ©tal Ă©parpillĂ©es partout : il a fallu une bonne dose d’imagination pour se lancer dans l’affaire, au milieu d’un immense jardin vert. Mais c’est bien comme ça que l’histoire a commencĂ© entre Sophie Capitaine, petite trentaine, son amoureux et cet incroyable lieu, lors du retour du couple dans le RethĂ©lois en 2019. L’idĂ©e ? « Se mettre au vert, fonder une famille, voir grandir des enfants dans un cadre optimal », dit la jeune femme, alors dĂ©sireuse de quitter la capitale oĂč elle Ă©voluait dans l’univers du luxe.

Un lieu de vie abandonné  en 1996

SituĂ© sur un axe passant Ă  deux pas de Rethel, le bĂątiment de 270 m2 prolonge en fait l’habitation de la famille, Ă©galement transformĂ©e par leurs soins dĂšs leur arrivĂ©e et dont la verriĂšre en façade est couverte de plantes vertes. Il aura ensuite fallu attendre quelques annĂ©es pour achever les travaux du hangar, abandonnĂ© par le concessionnaire agricole Henri ChĂ©ret en 1996, et effacer les traces de mĂ©canique pour mieux laisser place au charme poĂ©tique du projet. Du sol au plafond, tout a retrouvĂ© vie. « On a seulement gardĂ© ces incroyables Ă©tagĂšres qui servaient jadis de rangement », poursuit Sophie. Quelques mois aprĂšs son ouverture, le 18 mai 2024 donc, la patronne se dit totalement enchantĂ©e. Chez elle les Ă©vĂ©nements s’enchaĂźnent, tous plus variĂ©s les uns que les autres : concert de djembĂ©, dĂ©gustation de champagne, soirĂ©e jeux de sociĂ©tĂ©, spectacle de danse orientale, cours de yoga au grand air et vernissages d’expositions se suivent sans jamais se ressembler. « Pour la fĂȘte de la Musique, le jardin Ă©tait plein, on a vu Ă©normĂ©ment de monde », dit-elle.

Sur place ou Ă  emporter

Mais le mieux reste quand mĂȘme les rayonnages de son « magasin », oĂč bouteilles et savants breuvages, avec ou sans alcool, ont remplacĂ© fioles et boulons de l’époque agricole. Une vĂ©ritable caverne. Quant au nom du concept, il ne s’adresse qu’aux initiĂ©s ou Ă  ceux qui voudraient en ĂȘtre. En patois ardennais, dont les mots sont d’ailleurs finement parsemĂ©s du menu aux diffĂ©rentes affichettes (oĂč l’on apprend ainsi que le lundi, la boutique est tout simplement « froumé »), Yauque signifie « quelque chose » : parce qu’il y a toujours quelque chose Ă  faire ou Ă  contempler sur place.

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la vie passĂ©e des ardoisiers À RIMOGNE SOUS NOS PIEDS

Les fosses ont vu remonter les derniers ardoisiers il y a 53 ans. Nous sommes descendus, 50 m sous terre, à Rimogne, découvrir ces lieux restés comme figés dans le passé.

Une porte scellĂ©e Ă  l’écart de la ville nous plonge dans le quotidien de ces hommes. Un quotidien qui appartient dĂ©sormais au passĂ©. Une descente glissante dans une obscuritĂ© totale parsemĂ©e de souvenirs. Ici, des pitons en mĂ©tal enfoncĂ©s dans les murs qui retenaient un tuyau d’exhaure qui n’existe plus. LĂ , un wagon balancĂ© Ă  la fermeture, retenu en travers des rails qui permettaient Ă  l’époque de les remonter Ă  la surface chargĂ©s d’ardoises. De l’autre cĂŽtĂ©, les vestiges d’un escalier en bois qui servait Ă  la maintenance.

Galeries englouties

Depuis la fermeture des ardoisiĂšres en 1971, seuls quelques chanceux sont descendus dans la fosse Saint-Brice, Ă  Rimogne. L’une des rares praticables. Car depuis l’arrĂȘt des pompes, l’eau a englouti la plupart des galeries. Quatre plongeurs spĂ©lĂ©ologues belges, la Team Cavex Minex Belgium, ont d’ailleurs remontĂ© d’époustouflantes photos et vidĂ©os dans la Maison de l’ardoise de cette vie miniĂšre restĂ©e figĂ©e sous les eaux.

« Ici, nous sommes sous le centre ancien, annonce Yannick Rossato, Ă  50 m sous terre. On se trouve sur les plus vieux ouvrages et puis on va remonter pour aller rechercher des ouvrages encore plus vieux. » Le maire de Rimogne connaĂźt le site comme sa poche. Il maĂźtrise son histoire Ă  la perfection. Casque vissĂ© sur la tĂȘte, il poursuit la visite, perçant l’obscuritĂ© de sa lampe. Montrant, ici, les traces noires sur les parois, « lĂ , oĂč les ardoisiers accrochaient leur lampe ou leur bougie ». LĂ , une impressionnante fissure. « Il faut s’imaginer que tout ça, ça va tomber. »

Mélanie Demarest - Hervé Dapremont
« Il se dĂ©gage une sĂ©rĂ©nitĂ© d’une

exploitation ardoisiĂšre comme

celle-là. »

Espoir d’ouverture au public

Toutes lampes Ă©teintes, assis sur un morceau d’ardoise et bercĂ©s par un ruissellement d’eau, l’homme profite de « la sĂ©rĂ©nitĂ© qui se dĂ©gage d’une exploitation ardoisiĂšre comme cellelà », aujourd’hui. Maintenant que la roche n’est plus percĂ©e par des mĂšches de plusieurs mĂštres de long. Maintenant que les artificiers n’y glissent plus d’explosifs chargĂ©s de faire tomber les blocs. Qu’une armĂ©e de scies et de pics ne casse plus l’ardoise pour en obtenir des morceaux transportables – « entre 50 et 80 kg, ça dĂ©pendait des porteurs ». Lesquels les hissaient sur leur dos pour les ramener aux wagonnets. « Les rouleurs d’écaille Ă©taient ensuite chargĂ©s de pousser les wagons jusqu’au pied de Saint-Brice, oĂč les treuils les remontaient. »

Des treuils dĂ©sormais camouflĂ©s par une porte scellĂ©e. Une porte qui, peut-ĂȘtre, se rouvrira un jour pour offrir aux visiteurs la chance de dĂ©couvrir cette vie passĂ©e des ardoisiers.

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Les 5 pépites extraordinaires

DE ROMY LA CHINEUSE, BROCANTEUSE À LUCQUY

LE PLUS INSOLITE

LE PLUS VIEUX

« La télé Philips ! Une piÚce rare de nos jours, tout droit venue des années 50. »

LE PLUS MYSTÉRIEUX

« Le tĂ©lĂ©phone en forme de canard. Au dĂ©part, on ne sait pas vraiment Ă  quoi il sert et c’est lĂ  toute la magie. Ici, on vit dans le souvenir. Un jour, une cliente m’a pris un lot d’assiettes juste parce qu’elle avait connu les mĂȘmes chez sa grand-mĂšre. »

« La chaise McDo, mĂȘme si elle ne date pas des annĂ©es 60’s et 70’s dont on a fait notre spĂ©cialitĂ©. Et ce surprenant berceau de maternitĂ©, aussi. Quand je les ai vus, je n’ai pas rĂ©sistĂ© et je peux vous dire qu’en poussant ça sur une brocante, on ne passe pas inaperçu ! »

MON COUP DE CƒUR

« Je suis fan de chaises en tout genre, c’est ce que je prĂ©fĂšre. Et puis il y a cette suspension en bois aussi, en fil tendu des annĂ©es 70. »

L’OBJET LE PLUS COÛTEUX

« J’essaye de garder des prix raisonnables, Ă  la fois pour gagner ma vie et pour que les gens puissent se faire plaisir. Ma piĂšce la plus chĂšre a Ă©tĂ© un bureau scandinave Ă  1 000 euros. En ce moment, c’est ce tableau d’Ida Bagus Made Pugug, artiste indonĂ©sien nĂ© en 1919 et mort en 2006. » Il est mis en vente Ă  500 euros.

InstallĂ©e depuis novembre 2023, Romy la chineuse, alias Emma Supply, s’est spĂ©cialisĂ©e dans le souvenir des annĂ©es 60 et 70.

Meubles, friperie, vaisselle, déco, objets insolites... Il y en a pour toutes les envies.

Passion brocante et vieux objets pour « Romy », chineuse depuis toujours, qui est passĂ©e Ă  l’étape supĂ©rieure en ouvrant sa caverne, non pas d’Ali Baba mais d’Emma Supply (son vĂ©ritable nom) les vendredis, samedis et chaque deuxiĂšme dimanche du mois. « J’aimais bien Romy Schneider, le nom est resté », sourit la patronne. C’est Ă  Lucquy, dans un hangar Ă  cĂŽtĂ© de la gare, qu’elle a posĂ© ses trouvailles aprĂšs 16 ans passĂ©s dans l’administratif. « Dans ma boutique, on voyage dans le souvenir, la nostalgie, la mĂ©moire. Ça procure souvent une vive Ă©motion aux personnes qui rentrent. La semaine derniĂšre encore, une cliente m’a pris un lot d’assiettes juste parce qu’elle avait connu les mĂȘmes chez sa grand-mĂšre », dit-elle au milieu de son bric-Ă -brac bariolĂ©, orange, rose, vert, bleu. Un vĂ©ritable feu d’artifice « mais attention, ici tout est rangĂ©, lavĂ©, valorisé ! C’est une boutique, pas un grand foutoir ». À chaque sĂ©ance de chine, dans les vide-maisons ou les ventes aux enchĂšres ailleurs que dans les Ardennes, Romy ramĂšne une piĂšce insolite. « Je marche au coup de cƓur, j’aime tout ce que j’achĂšte », dit-elle simplement, qui peine parfois Ă  se sĂ©parer de ses objets fĂ©tiches. « Mais je sais qu’ils poursuivront leur vie quelque part. » Une ludothĂšque vintage est Ă©galement tenue sur place par son mari Anthony (vieux puzzles, jeux de sociĂ©tĂ© et autres consoles Ă  emprunter).

Pauline Godart - DR

L’HISTOIRE DU SEDAN RICHE D’AUTREFOIS se lit sur les belles façades

Soyons honnĂȘtes, avant la rĂ©daction de cet article, j’ignorais tout de l’histoire des façades reprĂ©sentĂ©es ici. Pire, derriĂšre l’une d’elles au n° 30 de l’avenue Philippoteaux du journal L’Ardennais, oĂč j’officie quotidiennement, j’étais loin d’imaginer que dans ces mĂȘmes murs, une grande famille sedanaise a Ă©crit une partie de l’histoire du textile sedanais. Merci Ă  Martine Bellot, l’administratrice de la SociĂ©tĂ© d’histoire et d’archĂ©ologie du Sedanais (SHAS). Maintenant tout prend sens grĂące Ă  elle. Je raconterai ici les belles façades du Sedan riche d’autrefois, en longeant l’avenue Philippoteaux.

30 avenue Philippoteaux : de la draperie au journal L’Ardennais

L’avenue Philippoteaux est nĂ©e de la dĂ©faite de 1870. « Sedan comme place forte qu’on croyait infranchissable n’est plus, aprĂšs la dĂ©faite de 1870. Auguste Philippoteaux, le maire de Sedan, fait alors voter le dĂ©classement de Sedan comme place forte », rappelle Martine Bellot. La Ville rĂ©cupĂšre les terrains militaires pour qu’ils deviennent constructibles.

Des maisons de maĂźtre ou des hĂŽtels particuliers vont alors se construire principalement le long de l’avenue Philippoteaux. « On s’est pris une claque en 1870 et on veut rebondir, poursuit l’administratrice de la SHAS. À l’époque Sedan est trĂšs riche, les manufacturiers sedanais vont vouloir en mettre plein la vue. À l’arriĂšre de la maison, dans les cours, on range les affaires. Et devant on se construit une belle façade, pour impressionner. »

C’est vrai que la façade du numĂ©ro 30 se dresse fiĂšrement devant nous. Mais pour pouvoir la couvrir intĂ©gralement du regard, Il faut prendre suffisamment de recul et se poster sur le trottoir d’en face.

Au n° 30, de l’avenue Philippoteaux, deux immeubles ne font qu’un dans une parfaite symĂ©trie. Les Froissard d’un cĂŽtĂ©, les Gilbert de l’autre, cette ancienne maison de drapiers est le symbole de l’union de deux familles, rappelle un descendant, Pascal Froissard.

« L’utile est derriĂšre et cachĂ©, le beau est devant et est montrĂ©. »
Au n° 63 de l’avenue Philippoteaux, la maison Stackler bordĂ©e par la Meuse se dresse tel un palais vĂ©nitien.
Au n° 68, le cimentier Bourdet se construit sa propre maison en béton armé dans le style Art nouveau.
Housnat Salim - Arnaud Gratia

Au 2, rue de Phalsbourg, à proximité du Jardin botanique, le cimentier Bourdet a apporté sa touche dans cette belle maison style Art nouveau.

« La maison Froissard a Ă©tĂ© construite sur trois niveaux. C’était aussi une façon pour le drapier de se distinguer et montrer Ă  son voisin qu’on est capable de s’élever aussi haut », dĂ©taille Martine Bellot. La rĂ©ussite des anciens drapiers se devine encore sur cette façade. « Si votre façade est belle, c’est que les draps de laine que vous vendez ici au rez-de-chaussĂ©e sont de qualitĂ©. L’étage noble audessus Ă©tait lui occupĂ© par les familles », prĂ©sente Martine.

Aux nos 63 et 68, deux façades en vis-à-vis se toisent du regard

Au n°68, juste aprĂšs le pont qui surplombe la Meuse, une façade se distingue de ses voisines par sa couleur jaune passĂ©e et son style Art nouveau. Si l’immeuble est encore debout et reste le tĂ©moin de sa gloire passĂ©e, c’est qu’il a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ© par le bailleur social Espace Habitat. « Cette maison appartenait Ă  un riche cimentier, EugĂšne Boudet. Il l’a construite lui-mĂȘme avec tout ce qu’il pouvait proposer Ă  ses clients sur catalogue. » Nous laissons cette façade majestueuse du numĂ©ro 68 pour nous tourner vers celle de la famille Stackler. Ces deux façades ont l’air de se toiser du regard. « Vous avez d’un cĂŽtĂ© EugĂšne Bourdet qui vous dit : « cette maison, je l’ai bĂątie moi-mĂȘme. Et de l’autre Charles Joseph Stackler qui rĂ©pond : « Moi j’ai payĂ© pour qu’on me construise cette maison », interprĂšte Martine Bellot. Cette histoire de deux familles qui rivalisent par leur architecture extravagante me sĂ©duit bien. « La famille Stackler Ă©tait de riches drapiers installĂ©s Ă  Sedan. Ils l’étaient suffisamment pour se construire une maison dans le style palais vĂ©nitien. » Martine Bellot est intarissable. Ce n’est pas un article mais plusieurs qu’il nous faudrait pour continuer Ă  raconter l’histoire de ces belles façades, tĂ©moins du passĂ© prospĂšre sedanais.

SEDAN Saison culturelle Marcillet 2024/2025

Vendredi 11 octobre 2024 20h30 - Salle Marcillet

Dimanche 17 novembre 16h - Salle Marcillet

Vendredi 13 décembre 20h30 - Salle Marcillet

Vendredi 24 janvier 2025

20h30 - Salle Marcillet Olivier De Benoist

ELTONOLOGY

Tribut a Elton John

Samedi 24 mai 2025

20h30 - Salle Marcillet

D’autres spectacles Ă  dĂ©couvrir en flashant ce QR-code :

Musique

Dimanche 3 novembre 2024 15h - PĂŽle culturel

LES BONS PETITS PLATS de Chez Marithé

Au Bistrot des Chineurs, MarithĂ© concocte une cuisine gĂ©nĂ©reuse faisant la part belle aux Ă©pices et produits ardennais. Éclectique. Comme la dĂ©co, entre bricoles et trouvailles de brocante, qui est entiĂšrement Ă  vendre.

Éclectique et gĂ©nĂ©reuse. En dĂ©co comme en cuisine, c’est la seule recette que MarithĂ© connaĂźt. Au Bistrot des Chineurs, rue Gillet Ă  Charleville, mobiliers et objets ont tous Ă©tĂ© dĂ©nichĂ©s dans un vide-grenier de la rĂ©gion ou bricolĂ©s par ses soins. Et tout est Ă  vendre ! C’est lovĂ© dans un fauteuil orange pop des annĂ©es 1970 que vous pourrez entamer l’apĂ©ro rĂ©cupĂ©rĂ© au zinc... un ancien porte-manteau d’école dĂ©tournĂ©. Les luminaires ? Originaires d’une usine dĂ©saffectĂ©e de Charleville.

Ravioles au piment d’Espelette et tomme d’Ardennes

« Je suis plutĂŽt annĂ©es 1950 et 1970 surtout, mais je prends tous les styles, confie MarithĂ©, celle qui a tenu Art et LumiĂšres dans la galerie Lenoir. Ce que j’aime, c’est faire de la mise en scĂšne, crĂ©er un dĂ©cor. Et dĂ©tourner, rĂ©cupĂ©rer  » Mettre son grain de sel en somme, elle adore. Comme dans les plats qu’elle propose. Une salade ? Oui, mais « avec mes petites sauces », du genre huile de tournesol, vinaigre et
 Viandox « pour le cĂŽtĂ© noisette », le tout « rallongĂ© Ă  l’eau pour l’aĂ©rer ».

Manessa Terrien - Arnaud Gratia

Du made in Ardennes

Les Ă©pices lui offrent un panel de saveurs avec lesquelles elle n’hĂ©site pas Ă  jouer. Du poivre ? Oui, mais un dĂ©licat poivre Ă  queue d’IndonĂ©sie, dont l’effluve n’est pas sans rappeler le champignon, « trĂšs bien pour les desserts aussi », ou encore un poivre du Timut, aux notes dĂ©licates d’agrumes. À sa carte, jamais plus d’une entrĂ©e, deux plats et deux desserts. Et parmi ses best-sellers, les ravioles du DauphinĂ© au piment d’Espelette saupoudrĂ©es de fenugrec et gratinĂ©es Ă  la tomme d’Ardennes. Car la dame met un point d’honneur Ă  cuisiner un maximum de produits ardennais. Les viandes viennent de Clavy-Warby, le poulet de chez Morel Ă  La Granville ou les lĂ©gumes de chez Dessailly Ă  Montcy-Notre-Dame
 et sĂ©lectionne ses vins Ă  Toges, chez les cavistes Jacqueline et Georges.

Du restau éphémÚre au concept

store

Du bon, du local et de l’imagination. Car il en a fallu pour inventer ce concept store dĂšs 2018 Ă  Charleville. À la base, MarithĂ© tenait une boutique de vĂȘtements (Hommes et Gars) dans cette boutique de la rue Gillet. Mais tous les deux ans, son activitĂ© Ă©tait Ă  l’arrĂȘt pendant le Festival des marionnettes. « Du coup, je me suis dit pourquoi pas faire un restaurant Ă©phĂ©mĂšre. Il a fallu que je dĂ©mĂ©nage le magasin pour installer une cuisine et une salle, et voilà  » Un brin bohĂšme, elle accueille des spectacles en tout genre, vend des bijoux créés par des artisans locaux et n’a pas renoncĂ© au prĂȘt-Ă -porter. « Oui, je crois que je ne sais pas tenir en place
 Je dois ĂȘtre un peu hyperactive », rĂ©sume celle qui assure toute seule en cuisine.

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Des cheminĂ©es d’époque et des moulures en marbre confĂšrent au spa une touche de luxe discret et intemporel. Avec une superficie de 600 mÂČ, l’idĂ©e de transformer cette demeure en spa s’est imposĂ©e d’elle-mĂȘme, inspirĂ©e par une piscine dĂ©jĂ  prĂ©sente. L’intĂ©gritĂ© des murs Ă©pais et des pierres massives soigneusement prĂ©servĂ©e souligne l’authenticitĂ© de l’endroit. NichĂ© Ă  la campagne tout en Ă©tant Ă  seulement 10 minutes de la place Ducale, le Spa CĂ©linie propose une vĂ©ritable Ă©vasion loin de l’agitation urbaine, dans une ambiance intime et accueillante.

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Dans un cadre oĂč rien ne laisse deviner de l’extĂ©rieur, l’expĂ©rience proposĂ©e est Ă  la fois exclusive et sereine. Parmi les soins, le massage polynĂ©sien qui fait la renommĂ©e de la maison, avec son utilisation de monoĂŻ, de pochons de sable chaud et de musiques emblĂ©matiques des Ăźles, promet un voyage sensoriel unique, que ce soit en solo, en duo ou en trio.

Le Spa CĂ©linie renouvelle l’approche du spa en offrant un mĂ©lange harmonieux de tradition et de modernitĂ©, invitant chacun Ă  se ressourcer dans un lieu oĂč le passĂ© et le prĂ©sent se rejoignent pour une expĂ©rience de bien-ĂȘtre inĂ©galĂ©e.

SPA CÉLINIE

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Monter au fouet les blancs, avec le sucre, verser progressivement.

Une fois monté et bien meringué, incorporer le sucre glace à la Maryse.

Pocher les meringues en petite sphÚre et cuire 100°C sur plaque pendant 2h30.

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Recette pour 210 moules : 900 g jaunes d’Ɠufs, 750 g Ɠufs, 1 050 g sucre, 300 g eau, 2 400 g Guanaja, 3 750 g crĂšmes fouettĂ©s.

Faire fondre le chocolat Ă  55°C environ, monter la crĂšme fleurette. À l’aide d’un fouet, incorporer un minimum de crĂšme montĂ©e au chocolat chaud afin d’obtenir une consistance lisse et Ă©lastique similaire aux autres mĂ©langes. VĂ©rifier la tempĂ©rature, 50°C, terminer en mĂ©langeant efficacement Ă  la Maryse la pĂąte Ă  bombe et le reste de la crĂšme montĂ©e.

2

Pùte sablée aux amandes

Recette pour 105 fonds : 360 g beurre, 6 g sel fin, 270 g sucre glace, 90 g poudre d’amande,150 g Ɠufs entiers, 180 g farine, 525 g farine.

ProcĂ©der Ă  un premier mĂ©lange avec le beurre pommade, le sel fin, le sucre glace, la poudre d’amande, les Ɠufs et les 180 g de farine. Attention Ă  ne pas monter. DĂšs que le mĂ©lange est homogĂšne, ajouter les 525 g de farine restant, ceci de façon trĂšs brĂšve. RĂ©server au rĂ©frigĂ©rateur quelques heures avant d’étaler. Foncer les tartes et laisser reposer œ heures au rĂ©frigĂ©rateur. Cuire au four Ă  150/160°C, jusqu’à ce que la pĂąte obtienne une jolie couleur brun claire.

PĂątisserie / Chocolaterie

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4

Glaçage chocolat

200 g de couverture, 1 000 g de pùte à glacer noire, 400 g de sirop à 30°B, 500 g de crÚme fleurette, 100 g de glucose, 200 g nappage neutre. Faire bouillir le sirop, la crÚme fleurette et le glucose, verser sur la couverture et la pùte à glacer finement hachée. Utilisation à 38/40°C environ.

Montage des petits gateaux (montage à l’endroit)

Commencer par mettre un disque de sablé pistolé entiÚrement, puis une couche de mousse, une meringue, mousse chocolat, meringue puis lisser. Finir avec une meringue et couche de mousse, glacer de sauce chocolat, finir avec les copeaux chocolat et éventail puis passer au pistolet et sucre glace.

PĂątisserie / Boulangerie

Chocolaterie 4 rue de l’Église

08000 Charleville-MéziÚres

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Chocolaterie

Rue Maurice Perrin

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D’anciennes poutres aux fonds de tiroirs de meubles ardennais, Olivier PerpĂšte leur donne une seconde vie en crĂ©ant bijoux, dĂ©corations et mĂȘme des enseignes. Une dĂ©marche 100 % upcycling et locale.

Sa carte de visite ? Du bois. Du merisier trĂšs exactement. Une trĂšs fine plaquette, sans doute issue d’un fond de tiroir, qu’Olivier PerpĂšte a dĂ©coupĂ©e en losange avant d’y graver le nom de sa marque : Cerf. Quand il vous tend cette feuille de bois, c’est toute sa passion et plus encore ses convictions qu’Olivier vous transmet. FascinĂ© par ce matĂ©riau aussi « noble » que « magique », le sexagĂ©naire le rĂ©cupĂšre avant qu’il ne finisse au rebut. ChĂȘne, merisier, frĂȘne
 que du massif. « Et c’est du bois ardennais, ça ne va jamais au-delĂ  des Ardennes, j’y tiens », souffle-t-il.

Des AmĂ©ricains emballĂ©s par ses boucles d’oreilles

Woinic

Des fonds de placards en passant par les chevrons, les palettes ou simples planches, pas de gĂąchis, il en fait des bijoux, de la dĂ©coration ou des jeux. « J’ai commencĂ© pour mon plaisir Ă  la maison. J’ai créé ces boucles d’oreilles qui reprĂ©sentent des feuilles et des animaux. » Des hiboux, des sangliers, bien Ă©videmment, et des feuilles qui ressemblent Ă  de la dentelle. Des motifs trĂšs dĂ©licats, naturels et poĂ©tiques grĂące Ă  une dĂ©coupe laser qu’il effectue dans l’atelier dont il a bricolĂ© toutes les machines et amĂ©liorĂ© le process dans son atelier, chez lui Ă  Évigny. Facile pour celui qui fut expert mĂ©tiers et bureau d’études dans l’industrie une grande partie de sa carriĂšre.

L’enseigne Vulco a dit « banco »

La fibre artistique est venue aprĂšs. « J’ai toujours aimĂ© travailler le bois, je ne pourrais pas vous dire pourquoi
 Ces motifs, on m’a dit qu’ils Ă©taient chouettes et que je devrais me lancer. » Et il l’a fait. Ces bijoux, pin’s et magnets sont vendus Ă  Woinic sur l’autoroute. « On m’a dit que des AmĂ©ricains Ă©taient repartis avec des boucles d’oreilles Woinic  », sourit-il. Se diversifiant petit Ă  petit et se lançant sur Instagram, il commence Ă  se faire remarquer. Sa derniĂšre crĂ©ation ? Une enseigne en merisier, lĂ©gĂšrement vintage, pour la chaĂźne de pneus et auto Vulco. « Le responsable rĂ©gional du rĂ©seau a apprĂ©ciĂ© celui que j’avais fait pour Reims et a dĂ©cidĂ© de m’en commander pour toutes ses agences du quart Nord-Est », raconte-t-il, encore Ă©tonnĂ© d’avoir dĂ©crochĂ© le marchĂ©.

Un arbre de Noël 100 % bois et led

Un autre best-seller ? Son sapin de NoĂ«l 100 % bois, rĂ©alisĂ© Ă  partir de bĂ»chettes qu’il dĂ©coupe une par une dans des palettes et chevrons. Particuliers, boutiques ou associations
 Il en a rĂ©alisĂ© pour tous et de toute taille pour un rendu ultra-naturel et Ă©colo. Mais pas austĂšre du tout, grĂące aux lumiĂšres led qu’il y a intĂ©grĂ©es, la magie est au rendez-vous. Cette annĂ©e, il sera prĂ©sent au Cabaret Vert sur le stand des artisans et savoir-faire ardennais. À cette occasion, il prĂ©sentera une crĂ©ation originale : une tour Ă  empiler dont les 60 piĂšces forment un puzzle au logo du festival. Des heures et des heures de travail qu’il rĂ©alise en parallĂšle de son mĂ©tier. Au civil, il est formateur au sein d’une association d’insertion. Sa matiĂšre premiĂšre ? Le bois, bien sĂ»r.

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Elle redonne vie AUX VIEILLES ASSISES

Un

licenciement

économique.

Une formation à l’aube de ses 50 ans. Et voilà quinze ans maintenant que Claire Diehl garnit et tapisse les vieux fauteuils, dans son petit atelier de Fromelennes.

Elle a vĂ©cu deux vies, Claire Diehl. Celle du salariat, aprĂšs ses Ă©tudes d’esthĂ©ticienne ou quand elle a bossĂ© neuf annĂ©es durant pour une boutique de sport, rue Gambetta Ă  Givet. Et puis celle d’aprĂšs le licenciement Ă©conomique. Celle oĂč il faut tout repenser Ă  47 ans. Celle oĂč elle a osĂ© reprendre une formation Ă  mille lieues de ce qu’elle avait fait jusque-lĂ . « Les meubles, le tissu, la dĂ©co, ça m’a toujours fait vibrer. »

Tapissier-garnisseur. « Tout s’est enchaĂźnĂ© rapidement. » Les neuf mois entre l’école de Chartres et les stages en entreprise. C’est lĂ  que la rĂ©vĂ©lation s’est confirmĂ©e, Ă  la Gare aux SiĂšges, Ă  Bazeilles. « LĂ , waouh, je ne m’attendais pas Ă  ce qu’il y ait autant de choses chouettes Ă  faire. C’est une technique, mais aussi un peu d’artistique, ça correspondait Ă  ce que je voulais. » Puis aprĂšs l’Afpa, elle s’est installĂ©e. « C’était le but, ça me semblait cohĂ©rent. » D’autant que l’offre manquait, ici, dans la Pointe des Ardennes.

Petit atelier chez elle

En dĂ©cembre 2009, elle s’installe pour de bon. AmĂ©nage un petit atelier chez elle, Ă  Fromelennes. Entasse ses fournitures de la cave au grenier. « J’avais dĂ©jĂ  reçu des coups de fil. » Cerise sur le gĂąteau, elle est reçue Ă  Matignon, elle qui Ă©tait la 500 000e entreprise Ă  s’installer cette annĂ©e-lĂ . « J’ai eu du bol », sourit celle qui a choisi aussi de transmettre l’usage du marteau garnisseur ou la technique du guindage dans des ateliers Ă  Rancennes. Elle y rĂ©unit chaque semaine des passionnĂ©s qui, comme elle, donnent une seconde vie Ă  leurs chaises, fauteuils ou autres assises d’époque. Ses prĂ©fĂ©rĂ©s ? « J’adore tous les fauteuils. Ce que j’aime le moins, ce sont les sĂ©ries de chaises parce que c’est rĂ©pĂ©titif, mais ça ne me dĂ©plaĂźt pas pour autant. Ce qui est excitant, forcĂ©ment, c’est de faire quelque chose dont on n’a pas l’habitude. Ou alors j’aime aussi quand on me dit « faites ce que vous voulez, mais ça n’arrive pas souvent », sourit la sexagĂ©naire, enfoncĂ©e dans un canapĂ© qu’elle a totalement refait il y a des annĂ©es. « Ça tient bien, et on ne se lasse pas », apprĂ©cie en feuilletant le book qui abrite toutes ses rĂ©fections celle pour qui tout peut se mĂȘler, neuf et ancien. « C’est quand mĂȘme dommage de jeter le fauteuil de mamie, parce que ça s’intĂšgre mĂȘme dans un intĂ©rieur moderne. C’est ça qui est agrĂ©able dans le mĂ©tier, c’est que ça change tout le temps, ça Ă©volue en permanence. »

c’est l’automne, prÉparez vos plantations !

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MERCEDES CLE 200 CABRIOLET

Un jour d’étĂ© pas comme les autres

Si l’étĂ© 2024 ne laissera pas de souvenirs inoubliables cĂŽtĂ© mĂ©tĂ©o, l’essai du nouveau cabriolet Mercedes-Benz CLE, par une magnifique journĂ©e de juillet, a conquis son essayeur.

Mirko Spasic - Arnaud Gratia

Oh, la belle vie ! Impossible de ne pas avoir ce sentiment, au moment de partir aux cĂŽtĂ©s de Charles-Antoine Clabaux, Ă  bord de cette superbe Mercedes-Benz CLE 200 Cabriolet, AMG Line. « Avant mĂȘme le dĂ©part, c’est trĂšs agrĂ©able. Elle est superbe et le gris alpin de ce modĂšle est trĂšs moderne », explique le directeur gĂ©nĂ©ral de la brasserie Ardwen, Ă  Launois-sur-Vence. Biologiste et biochimiste de formation, le jeune homme a travaillĂ© dans le Nord et la Picardie, avant de revenir dans les Ardennes. « Je voulais dĂ©velopper un projet pĂšre-fils, mais rien ne me prĂ©disposait Ă  Ă©laborer de la biĂšre. » En 2017, ils reprennent ensemble la brasserie emblĂ©matique et son restaurant, avant de se dĂ©velopper avec la reprise de la Petite Brasserie Ardennaise. Avec une dizaine de personnes, il dĂ©veloppe des biĂšres refermentĂ©es en bouteilles, Ă©laborĂ©es au cours d’un processus d’un mois et demi « pour une expĂ©rience gustative diffĂ©rente, des biĂšres goĂ»teuses et rondes ».

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Location|Gestion de locaux d’activitĂ©s professionnelles

Cession|Transmission d’entreprises et fonds de commerces

Adhérence exceptionnelle et souplesse de conduite

« Je suis fidĂšle Ă  Mercedes depuis longtemps, pour les camions aussi, et le relationnel est trĂšs bon avec la Covema. C’est un trĂšs bon service. » La CLE Cabriolet, elle, est un salon roulant haut de gamme, qui ne donne qu’une envie: flĂąner au grand air, en Ă©coutant de la bonne musique, bien protĂ©gĂ© de l’air, « sans envie d’accĂ©lĂ©rer, malgrĂ© son style sportif. Elle est assise sur la route, avec une qualitĂ© d’adhĂ©rence exceptionnelle, un freinage top, sans Ă -coups. Sa conduite est trĂšs souple. On a l’impression de conduire un vĂ©hicule familial, avec des accĂ©lĂ©rations trĂšs agrĂ©ables. »

Un salon roulant, cheveux au vent

Dans l’écrin d’Élan et de la fontaine Saint-Roger, la belle est Ă  l’honneur. À bord, nouveau volant deux branches, ambiance carbone, affichage tĂȘte haute, grand Ă©cran se redressant pour Ă©viter le contre-jour, kit son avec une installation hi-fi Burmester Ă  couper le souffle, dĂ©flecteurs devant et derriĂšre pour Ă©viter toute turbulence, Capote ouverte, le coffre propose un beau contenu de 380 litres. La capote, elle, peut s’ouvrir jusqu’à 50 km/h, en 10 Ă  20 secondes maximum, selon les modĂšles. CĂŽtĂ© motorisation, cette propulsion arriĂšre est dotĂ©e d’un moteur 4 cylindres de 204 CV, avec une micro-hybridation de 23 CV supplĂ©mentaire. Le modĂšle prĂ©sentĂ©, avec son Ă©quipement AMG Line, s’affiche Ă  prĂšs de 85 000 €, toutes options comprises, notamment la trĂšs belle teinte gris alpin.

Mercedes-Benz CLE 200 Cabriolet 4 cylindres en ligne, 204 CV + micro-hybridation 23 CV Propulsion, boßte automatique 9G-Tronic. Poids : 1 925 kg.

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PAUSE ZEN

Le Riu Palace Mauritus 4*SUP NL

RĂ©servĂ© aux adultes il se distingue par son service haut de gamme avec l’Elite Club, offrant une expĂ©rience sur mesure.

Cet hÎtel propose un service de chambre 24h/24, des cocktails raffinés préparés par des experts en mixologies, et un accÚs exclusif aux installations du Riu Turquoise.

Dans une dĂ©marche Ă©coresponsable, ces hĂŽtels ont installĂ© 2 418 panneaux solaires, couvrant 80 % de leurs besoins Ă©nergĂ©tiques diurnes, reflĂštant ainsi l’engagement de RIU en faveur d’un tourisme durable.

Ces nouveaux hĂŽtels RIU promettent une escapade mĂ©morable, oĂč chaque moment est conçu pour combler toutes les attentes. L’expĂ©rience All Inclusive 24h/24 garantit un sĂ©jour sous le signe du confort et du plaisir.

MĂ©lanie, certifiĂ©e Île Maurice

BIOCOOP LE PISSENLIT UN MODÈLE POSITIF DE TRANSITION À CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

Depuis son ouverture en aoĂ»t 2022, Biocoop Le Pissenlit Ă  CharlevilleMĂ©ziĂšres s’est imposĂ© comme un acteur incontournable de la transition Ă©cologique. C’est une coopĂ©rative d’intĂ©rĂȘt collectif, constituĂ©e de la rencontre de paysans bio ardennais, de consommateurs et de ses (futurs) salariĂ©s, qui a donnĂ© lieu Ă  ce projet, qui a mĂ»ri pendant quatre annĂ©es. En son cƓur se trouve une ambition claire : offrir une alternative durable et locale Ă  la consommation traditionnelle industrielle et dĂ©tachĂ©e des territoires.

Conception durable

Dans cette boutique Ă©co-responsable, chaque dĂ©tail a Ă©tĂ© pensĂ© pour minimiser l’impact environnemental. Les meubles, par exemple, sont le fruit du travail de partenaires locaux qui ont conçu du mobilier commercial avec du bois rĂ©cupĂ©rĂ© et du bois de la forĂȘt ardennaise que le marchĂ© ne veut pas. Autre exemple, l’entreprise ardennaise Ă©volution a installĂ© une technologie de froid Ă  la pointe moins Ă©missive et moins Ă©nergivore, jusqu’alors rĂ©servĂ©e aux grandes surfaces.

Produits bio et responsables

Si les bienfaits de l’agriculture biologique ont dĂ©jĂ  fait leurs preuves dans nos produits vendus, certains de nos 70 producteurs locaux s’engagent pour fournir leurs produits en vrac. Nous avons dĂ©jĂ  plusieurs producteurs qui se sont engagĂ©s dans la consigne en verre. Ces choix incarnent parfaitement l’ADN de Biocoop et de notre coopĂ©rative, oĂč l’écologie et le recyclage ne sont pas seulement des valeurs, mais une rĂ©alitĂ© quotidienne. Ici, rien ne se perd.

Pratiques cohérentes

MĂȘme les fruits et lĂ©gumes sont avec presque zĂ©ro emballage plastique et les pertes deviennent la ressource en compost de nos maraĂźchers.

La coopĂ©rative nationale Biocoop s’engage aussi avec les groupements paysans associĂ©s sur de nombreux aspects, dont la rĂ©duction des dĂ©chets.

Pionnier de la réduction des déchets, le papier alimentaire Biocoop est compostable, les yaourts ont leurs propres couvercles réutilisables et nos derniÚres barquettes de produits bouchers réduisent de 64 % les emballages plastiques et se composent de produits recyclables.

Une équipe salariée à votre service !

Dans les rayons, le vrac est roi, permettant aux clients de réduire leur consommation de matiÚres superflues.

SĂ©verine et Maggy aux fruits et lĂ©gumes, Nicolas et Sandrine Ă  l’épicerie et vrac, Thomas Ă  la coupe et au frais, et Pauline au vrac non alimentaire, chacun dans son domaine partage son savoir-faire avec passion, guidĂ© par une mĂȘme volontĂ© : promouvoir une consommation plus responsable.

Ce modĂšle d’entrepreneuriat coopĂ©ratif prouve qu’il est possible de conjuguer engagement social et rĂ©ussite Ă©conomique. Sous la prĂ©sidence d’Étienne Mineur, la coopĂ©rative poursuit son objectif ambitieux de mettre en Ɠuvre l’intĂ©gralitĂ© des actions prĂŽnĂ©es par l’entreprise. En s’entourant de producteurs locaux bio qualifiĂ©s et en valorisant le circuit court, Le Pissenlit se positionne comme un vĂ©ritable moteur dans les Ardennes. À l’heure oĂč la boutique souffle sa deuxiĂšme bougie, elle continue d’inspirer en plaçant la durabilitĂ© au cƓur de son activitĂ©.

Aux fruits et légumes : Séverine.

Biocoop Le Pissenlit

ZAC La Croisette / Bois Fortant 2 rue André Joseph - 08000 Charleville-MéziÚres 03 24 42 34 20 /contact@biocoopardennes.fr

Au vrac : Sandrine et Nicolas.

HAUTE COUTURE AUTOMOBILE À CHARLEVILLE-MEZIERES

CHOISIR SA VOITURE REQUIERT DU TEMPS ET UN CERTAIN SENS DU DÉTAIL

AU MÊME TITRE QUE LE SOIN QUE DS AUTOMOBILES APPORTE AUX FINITIONS

EXCEPTIONNELLES DE SES MODÈLES. UNE QUÊTE DE DESIGN AU CƒUR DE L’EXPÉRIENCE UTILISATEUR
 ZOOM SUR QUELQUES FINITIONS.

Des volants issus de l’artisanat

Le saviez-vous ? Les volants DS sont revĂȘtus d’un gainage cuir intĂ©gralement rĂ©alisĂ© Ă  la main : les gabarits sont dĂ©coupĂ©s Ă  la forme avec minutie par des artisans, qui le recouvrent ensuite d’une protection conçue pour rĂ©sister au temps.

La Haute Joaillerie pour inspiration...

Parmi les nombreuses sophistications des modĂšles DS on retrouve : le guillochage. Ce motif ciselĂ© est une exclusivitĂ© DS Automobiles. Il embellit l’intĂ©rieur de l’ensemble de la gamme est inspirĂ© d’une technique traditionnelle de gravure des surfaces mĂ©talliques, issue de l’horlogerie de luxe.

Volant Cuir Gainé.
Guillochage Clous de Paris.

Des ïŹnitions haute couture

Pour concevoir l’assise des dossiers de fauteuils, les designers ont puisĂ© leur inspiration dans les bracelets de montres de luxe. On retrouve dans les modĂšles de la toute nouvelle Collection Antoine de Saint ExupĂ©ry des dossiers inspirĂ©s des lignes du bracelet de la montre Chanel J12. Comble du confort, les dossiers sont rembourrĂ©s d’une mousse haute densitĂ© pliĂ©e par les maĂźtres selliers de la marque.

Une signature lumineuse avant-gardiste

DĂšs 1968 avec les phares directionnels, DS devenait prĂ©curseur de l’éclairage automobile. RĂ©cemment, la DS7 a introduit le phare DS pixel led Vision 3.0, un projecteur intelligent qui s’adapte Ă  son environnement.

Qu’il soit quotidien ou extraordinaire, chaque trajet se transforme en expĂ©rience incomparable avec DS Automobiles. Laissez-vous convaincre par son design exclusif et ses motorisations hybrides ou thermiques. Notre Ă©quipe de conseillers sera ravie de vous prĂ©senter les nombreux atouts de la gamme au DS Store Autobernard de Charleville. Renseignements : 03 24 55 51 00 / 06 42 16 47 00

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ABCA CHARLEVILLE

ZAC de La Croisette - Chem. de la Croisette

08000 Charleville-MéziÚres

Signature lumineuse innovante, gage de visibilité haut niveau.
SiĂšges confection bracelet de montre.

BMW ENVERGURE REIMS

BMW ENVERGURE CHARLEVILLE

3, 5 et 7 rue Léna Bernstein, 03 26 08 63 68

ZAC La Croisette, Rue André Joseph, 03 24 35 56 56

The new = La nouvelle

The new = La nouvelle

THE NEWX3

THE NEW

X3

BMW X3 M50 xDrive 398 ch : consommation de carburant (cycle mixte, W LTP) en l/100 km : 7.7 ­ 8 ; Ă©missions de CO2, cycle mixte W LTP en g/ km : 175 – 181. Depuis le 1er septembre 2018, les vĂ©hicules lĂ©gers neufs sont rĂ©ceptionnĂ©s en Europe sur la base de la procĂ©dure d’essai harmonisĂ©e pour les vĂ©hicules lĂ©gers (W LTP), procĂ©dure d’essai permettant de mesurer la consommation de carburant et les Ă©missions de CO2, plus rĂ©aliste que la procĂ©dure NEDC prĂ©cĂ©demment utilisĂ©e. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € ­ 722 000 965 RCS Versailles5 rue des HĂ©rons, 78180 Montigny­le­Bretonneux.

BMW X3 M50 xDrive 398 ch : consommation de carburant (cycle mixte, WLTP) en l/100 km 7.7 ­ 8 ; Ă©missions de CO2, cycle mixte WLTP en g/ km : 175 – 181. Depuis le 1er septembre 2018, les vĂ©hicules lĂ©gers neufs sont rĂ©ceptionnĂ©s en Europe sur la base de la procĂ©dure d’essai harmonisĂ©e pour les vĂ©hicules lĂ©gers (WLTP), procĂ©dure d’essai permettant de mesurer la consommation de carburant et les Ă©missions de CO2, plus rĂ©aliste que la procĂ©dure NEDC prĂ©cĂ©demment utilisĂ©e. BMW France, S.A. au capital de 2 805 000 € ­ 722 000 965 RCS Versailles5 rue des HĂ©rons, 78180 Montigny­le­Bretonneux.

Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo. #SeDéplacerMoinsPolluer

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