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FACULTÉ DE MÉDECINE ET DES SCIENCES DE LA SANTÉ VOL. 2, Nº 1

HIVER 2012

Le diabète de type 2 – Comprendre le tueur silencieux Profil – Paul Grand’Maison École de réadaptation : l'enseignement à l'écoute des besoins cliniques nº de convention de la poste-publication : 40068963


Mot du doyen

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Échos de la FMSS

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Enseignement Profil – Paul Grand’Maison

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L’École de réadaptation : l'enseignement à l’écoute des besoins cliniques

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Capsules enseignement

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Recherche

Coordination de la publication  Service des communications Université de Sherbrooke

Le diabète de type 2 – Comprendre le tueur silencieux

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Capsules recherche

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Avis d'expert – L'accident nucléaire de Fukushima et les radiations

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Profils étudiants

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Alain Poirier, ambassadeur de la Faculté

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La Faculté célèbre ses 50 ans

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Retrouvailles 1971

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FMSS en bref

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Projets de développement

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Photo de la page couverture Martin Blache

Rédacteur en chef  Antoine Lescarbeau

Photos  Robert Dumont, Martin Blache, François Lafrance, Julye Fortier, Michel Caron et divers collaborateurs

Rédactrice  Mariève Paradis

Conception graphique Tatou communication visuelle

Comité éditorial  Luc Paquet, Antoine Lescarbeau, France Lavoie, Alain Lajeunesse, Louise Turcotte

Collaborateurs  Nicolas Beaudet, Cécile Michaud, Mélanie Fortin, Benoit Paquette, Olivier Boudreault, Hélène Payette, Hervé Walti, Marie-Elsa Brochu

Innover pour la vie  Faculté de médecine et des sciences de la santé – Université de Sherbrooke 3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke (Québec) J1H 5N4 USherbrooke.ca/medecine Tirage : 11 000 exemplaires Pour un changement d’adresse chang.adresse@USherbrooke.ca Page couverture  André Carpentier et Mélanie Fortin Imprimé sur du papier recyclé 100 % postconsommation


Mot du doyen PROFESSEUR PIERRE COSSETTE M.D., M. SC., F.R.C.P.C.

Chers diplômés et amis de la Faculté, Notre planification stratégique nous a aussi permis de définir les thèmes porteurs de la recherche. Celle-ci s’articule autour de six thématiques constituant chacune un enjeu important pour les Canadiens. Les thèmes retenus sont les suivants :

Notre précédent numéro célébrait le 40e anniversaire de la première cohorte de finissants de la Faculté. Cette année, elle a souligné son 50e anniversaire de fondation en présence du docteur Gérard L. Larouche, premier doyen nommé en 1961. Cinquante années bien remplies au cours desquelles la Faculté a su prendre sa place au Québec et dans le monde. La taille de la Faculté et sa situation géographique hors des grands centres l'ont condamnée à l’excellence et à l’innovation. Dans les faits, les difficultés rencontrées au fil des décennies ont contribué à forger notre identité et à développer les solutions nous permettant de relever les défis avec succès. À la base de nos réussites se retrouvent le sentiment d’appartenance, ce lien solide que nous avons envers notre Faculté, et le travail d’équipe avec nos partenaires. Ce qui jadis était considéré comme un projet audacieux, souvent contesté, est aujourd’hui une fierté pour notre université, la région et le Québec. La Faculté de médecine est devenue, en 2005, la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Débutant à Sherbrooke et offrant uniquement le Diabète, obésité programme de médecine, la Faculté propose maintenant et80complications programmes de cardiovasculaires formation dans les sphères touchant la médecine, les sciences infirmières, la réadaptation, la pharmacologie, la biochimie et la toxicomanie, pour n’en nommer que quelques-unes. Au fil des années, elle a su poursuivre son rayonnement et son développement en étendant ses activités à toute la région de l’Estrie, au Saguenay−Lac-St-Jean, à la Montérégie et à l’Atlantique francophone. Au cours de la dernière année, nous avons conduit un exercice de planification stratégique et reformulé notre mission : Enracinée dans les communautés où elle s’engage et évolue, la Faculté de médecine et des sciences de la santé a pour mission la formation, la recherche et le partage des connaissances en favorisant la pensée critique et créative, dans le but d’améliorer la santé et le bien-être des personnes et des populations. Ce résultat est le fruit d’une consultation du milieu : étudiants, professeurs, employés, direction et nombreux partenaires. Cette consultation nous a servi de base pour définir ensemble nos objectifs communs. En tablant sur nos forces, nos alliances originales, notre dynamisme et notre capacité à innover, nous pourrons ainsi améliorer la qualité de nos programmes, positionner, structurer et développer notre recherche, se construire un milieu de travail, d’études et de recherche de grande qualité, poursuivre le déploiement de notre réseau et nous doter des ressources nécessaires à l’atteinte de nos objectifs. Pour parvenir à réaliser ces grands objectifs, l’engagement de l’ensemble de notre communauté est indispensable.

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• Pronostic et diagnostic du cancer • Inflammation et douleur  • Diabète, obésité et complications cardiovasculaires  • Vieillissement  • Mère-enfant  • Recherche populationnelle, pratiques exemplaires et organisation des soins Re ch er

Innover pour la vie n’est pas qu’un titre, il s’agit d’une mission que partagent les diplômés de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke; ils sont maintenant plus de 10 000. C’est aussi le modus operandi de plus de 1 500 professeurs réguliers et professeurs d’enseigne­ment clinique de la FMSS.

la pu po e ch

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Vieillissem

Ces six thématiques permettront une approche translationnelle de la recherche; de la molécule, au patient, à la population. Elles bénéficient de trois disciplines d’excellence, soit l’imagerie, la RNomique et la pharmacologie. Notre grand objectif est de développer la recherche orientée vers le patient et de contribuer activement aux développements en matière de médecine personnalisée au Québec et au Canada. Les équipes ainsi regroupées sont à l’œuvre et ce positionnement permettra de mieux arrimer les efforts de tous : chercheurs, centres de recherche affiliés, direction facultaire et direction universitaire. Enfin, le deuxième numéro d’Innover pour la vie présente une version plus achevée dans laquelle vous y lirez en quoi notre Faculté innove et se démarque. Vous y verrez l’application concrète de notre plan stratégique 2011-2015 intitulé Réussir. En tant que diplômé, vous êtes complice du succès de votre alma mater. Ensemble, notre travail et notre détermination seront garants du rayonnement de notre réussite et prouveront, une fois de plus, que nos bâtisseurs avaient vu juste.

innover pour la vie

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Échos

DE LA FMSS

Nouvel éclairage sur les origines du SIDA

Un chercheur de l’UdeS identifie deux éléments déclencheurs de la pandémie de VIH / SIDA Comment un virus infectant au départ une sous-espèce de chimpanzés a-t-il pu en quelques décennies seulement contaminer quelque 65 millions de personnes, entraînant déjà le décès de la moitié d’entre elles ? Des chasseurs africains jusqu’au tourisme sexuel, Jacques Pépin, professeur en microbiologie et infectiologie à l’UdeS et médecin au CHUS, a suivi la fascinante histoire de ce virus mortel. Son analyse approfondie des éléments historiques, politiques et médicaux de l’époque lui a permis d’identifier deux éléments déclencheurs pouvant expliquer la propagation du VIH à l’échelle mondiale à partir d’un premier cas infecté en manipulant la viande de chimpanzé. D’une part, l’urbanisation de l’Afrique centrale et le développement de divers types de prostitution. D’autre part, la transmission iatrogène, c’est-à-dire transmise accidentellement lors du traitement de certaines maladies tropicales. Ces conclusions ont été publiées cet automne dans le livre The Origins of AIDS (Cambridge University Press) qui raconte l’histoire de ce virus avant 1981, l’année où les premiers cas américains ont été reconnus. Cet ouvrage remarquable a eu un très grand retentissement. Il a obtenu des critiques élogieuses dans plusieurs médias, notamment à Radio-Canada, au Toronto Star, au New-York Times et dans la prestigieuse revue Science. Page couverture The Origins of AIDS Photo : Édition Cambridge University Press

Un concours de circonstances

De l’Afrique centrale aux États-Unis

Selon le docteur Pépin, le premier humain porteur du VIH serait un chasseur de brousse. Ceux-ci piégeaient des animaux pour se nourrir et il arrivait parfois qu’ils capturent des chimpanzés. « Un des chasseurs se serait blessé en découpant un chimpanzé qu’il venait de capturer. Le sang de l’animal serait donc entré en contact avec le sang du chasseur et l’aurait contaminé », croit Jacques Pépin. Une visite ultérieure dans un hôpital ou un centre de santé aurait alors été l’élément déclencheur de la pandémie qui allait suivre.

Après avoir été confiné en Afrique pendant environ 50 ans, le VIH est parvenu à traverser l’Atlantique et à atteindre les États-Unis. Selon le docteur Pépin, le virus aurait d’abord fait escale à Haïti. « Une guerre civile a éclaté au Congo à l’époque. Les Belges qui occupaient les postes dans le domaine de l’enseignement et de la santé ont été remplacés en catastrophe par des Haïtiens envoyés par les Nations Unies, explique ce chercheur du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS. Un de ces Haïtiens aurait contracté le VIH en Afrique et l’aurait ensuite ramené à Haïti. »

À l’époque de l’Afrique coloniale, les colonies françaises avaient des programmes pour lutter contre certaines maladies infectieuses. Les médecins se rendaient dans les villages tous les six mois et examinaient systématiquement la totalité de la population. Comme les médicaments n’étaient pas très efficaces, on les administrait par voie intraveineuse avec des seringues et des aiguilles réutilisables. « Malheureusement, on ne connaissait pas encore très bien l’existence des virus et on n’était pas conscient que l’on pouvait transmettre de tels microbes d’une personne à une autre par voie intraveineuse », déplore le chercheur. Bien que les seringues étaient nettoyées entre deux patients, les installations et l’absence d’électricité ne permettaient pas de stériliser adéquatement le matériel médical. « La transmission du SIDA à cette époque se serait donc déroulée comme la transmission du virus chez les narcomanes d’aujourd’hui », précise le spécialiste des maladies infectieuses.

Peu de temps après son arrivée à Haïti, le virus se serait transmis assez rapidement sur l’île, notamment à travers une société privée qui faisait le commerce du plasma. Quelques années plus tard, les États-Unis étaient touchés aussi. Mais qu’est-ce qui explique sa venue en sol américain ? Le tourisme sexuel. « Dans les années 70, le tourisme sexuel à Haïti était très prisé par les Américains. Ainsi, certains touristes auraient rapporté le VIH aux États-Unis », explique le chercheur. À la suite d’une période d’incubation d’une dizaine d’années, le virus s’est propagé de manière définitive à travers les États-Unis. Les premiers patients ont développé le Sida et la maladie a été reconnue. Le Sida était né.

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La Société des médecins de l’Université de Sherbrooke remet près de 170 000 $ en bourses d’études La Société des médecins de l’Université de Sherbrooke (SMUS), par l’entremise de son président Pr Nicolas Patenaude et le doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), Pr Pierre Cossette, ont remis, le 27 octobre 2011, 36 bourses d’excellence à des étudiantes et des étudiants de première année au doctorat en médecine et inscrits au programme offert à Sherbrooke. Pr Mauril Gaudreault, doyen associé au programme de formation médicale à Saguenay a aussi remis, le 31 octobre, dix bourses d'études à Saguenay. Ces bourses d’études visent notamment à aider les étudiants de première année à bien entamer leur doctorat en médecine. Pr Cossette précise pour sa part qu’il « comprend la situation des étudiants pour qui une première année en médecine comporte des coûts importants tels que l'achat de livres et d'instruments, le déménagement, en plus de leurs frais de scolarité ». Du côté de la SMUS, Pr Patenaude précise que ce « fonds de bourses permettra une meilleure proximité entre les professeurs et les étudiants. Ceci démontre l’intérêt des professeurs pour la réussite étudiante ». Les récipiendaires ont d’ailleurs manifesté leur appréciation pour ce nouveau fonds de bourses financé par leurs professeurs, en mentionnant que ceci allait les aider en ce début de programme. C’est dans cette perspective d’entraide que ce programme de bourses, annoncé en avril, sera reconduit dans les prochaines années pour encourager les meilleurs étudiants à choisir de faire leurs études médicales prédoctorales à l’Université de Sherbrooke.

Parlons Sciences Tout récemment, la Faculté de médecine et des sciences de la santé s’est jointe à Parlons Sciences par l’intermédiaire du Centre des neurosciences de l’UdeS. En 2010-2011, 724 élèves d'écoles primaires et secondaires de la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et de la commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) ont participé à un atelier sous le thème Cerveau et 5 sens initié par Nicolas Beaudet et Marie-Elsa Brochu et supporté par de nombreux bénévoles étudiants et employés de la FMSS. L'atelier a permis aux élèves d'en apprendre davantage sur le cerveau, les neurones et leurs interactions avec le monde extérieur. Les professeurs et les élèves sont unanimes : l’approche est bien vulgarisée et la curiosité est piquée ! D’autres ateliers seront développés pour 2012 : Les 5 sens pour une clientèle préscolaire, Drogues et dépendance et Anatomie humaine pour une clientèle adolescente. Partout au Canada, Parlons Sciences offre des ateliers dans les écoles dans le but de démystifier la science auprès des jeunes et de les encourager à entreprendre des carrières scientifiques. Déjà, plus de deux millions d’enfants et éducateurs ont pu profiter de ces activités offertes depuis 1993 au Canada.

3e Symposium étudiant sur la médecine familiale Le samedi 17 septembre dernier, le doyen de la FMSS accueillait plus de 400 étudiants provenant des quatre facultés de médecine du Québec et de l’Université d’Ottawa pour le 3e Symposium étudiant sur la médecine familiale. Organisé à tour de rôle par une des facultés de médecine du Québec, ce symposium annuel vise à faire découvrir la médecine de famille aux étudiants en médecine. Les étudiants ont assisté à des ateliers pratiques et des conférences traitant des possibilités de carrière, de la diversité et de la réalité de cette pratique. Durant le symposium, les participants ont eu l’occasion de rencontrer des médecins qui ont parlé de leur expérience. Ils ont également reçu la visite du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Dr Yves Bolduc, lui-même omnipraticien. Celui-ci a profité de cette rencontre pour sensibiliser les étudiants à cette pratique. Consciente de sa responsabilité sociale en matière de formation d’étudiants en médecine de famille, la FMSS a implanté, en 2009, un plan d’action visant à encourager 50 % de finissants en médecine à choisir la médecine de famille comme spécialisation. Et les efforts portent leurs fruits. En 2011, 50 % des résidents débutant leur formation à Sherbrooke étaient inscrits en médecine de famille. D’ailleurs, en juin dernier, la FMSS recevait le prix national Keith de la Société de médecine rurale du Canada pour avoir formé le plus de médecins de famille qui travaillent encore en milieu rural après cinq ans de pratique au Canada.

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Enseignement

Personnage phare de l’éducation médicale et de la médecine de famille au Québec, au Canada et à l’international, Pr Paul Grand’Maison dit lui-même faire partie des meubles de la FMSS après y avoir étudié la médecine et exercé comme professeur régulier pendant plus de 35 ans. Qui aurait cru que l’Université de Sherbrooke possédait des meubles aussi précieux ! Paul Grand’Maison se définit lui-même comme « un médecin de famille de formation, un professeur par vocation, un éducateur médical par passion, et un administrateur par évolution ». En 2011, il a terminé son mandat de vice-doyen aux études médicales prédoctorales. Toutes ces fonctions, intrinsèquement reliées et entremêlées dans le temps, il les a remplies avec brio.

Profil

P R PAUL GRAND’MAISON M.D., M.SC., FCMFC, FACSS

MÉDECIN

PROFESSEUR

Au début de sa carrière (1974) et pendant dix ans, il a pratiqué intensément la médecine de famille tout en formant étudiants et résidents. Malgré ses autres rôles, il a gardé un pied dans la pratique clinique jusqu’en 2006 (incluant des activités à l’urgence jusqu’en 1996) pour suivre ses patients dont certains pendant 25 ans ! Le contact avec ses patients est resté le moteur de tout le reste. « Dans la pratique, j’ai toujours eu le sentiment de pouvoir les aider à mieux vivre en santé, à mieux vivre avec leurs maladies, à mieux vivre tout court. La pratique clinique m’a aussi assuré de la pertinence de mon enseignement, de mes actions en éducation médicale et même de mes tâches administratives. »

Avant-gardiste, Pr Grand’Maison a été parmi les premiers professeurs universitaires en médecine de famille à la Faculté et au Québec. Il a joué un rôle de premier plan pour la mise en place en 1988 de la résidence obligatoire en médecine de famille. Il a ardemment défendu la place et la contribution de cette discipline au niveau des études médicales prédoctorales. Toutes ces actions ont favorisé une meilleure reconnaissance de la médecine de famille par les étudiants et les collègues professeurs. Au programme MD, tous les étudiants des dix dernières années se souviennent de son encouragement à se dépasser et à devenir un « grand médecin » (avec le geste entre le pouce et l’index). Pr Grand’Maison a toujours cherché à former des « professionnels compétents, de haut niveau et surtout engagés pleinement tant dans leur travail et le maintien de leurs compétences que dans le service aux autres ».

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PÉDAGOGUE MÉDICAL ET ADMINISTRATEUR C’est avec l’obtention d’une maîtrise en sciences cliniques de l’University of Western Ontario (1979-1981), avec une majeure en éducation médicale, que s’est confirmée sa passion pour l’éducation médicale, une discipline alors à ses tout premiers débuts au Canada et encore plus au Québec. Sa carrière a fait de lui un expert reconnu internationalement en ce domaine pour lequel il a démontré un savoir-faire et un faire-savoir indiscutable comme en fait foi sa production académique et scientifique remarquable. À Sherbrooke, il a été le premier directeur (1984 à fin 1988) du Bureau de développement pédagogique nouvellement créé. Il a grandement contribué à la mise en place, à partir de 1987, de la réforme du programme MD avec l’utilisation de l’apprentissage par problèmes comme principale méthode pédagogique. Il a de nouveau dirigé le Centre de pédagogie en sciences de la santé de 1996 à 2000. Dans les années 90, il a exercé un leadership national et international pour le développement de la médecine de famille, pour l’utilisation et la recherche sur les examens ECOS (examens cliniques objectifs et structurés), pour l’évaluation de la compétence clinique en

médecine et pour la formation médicale basée dans la communauté. À cet égard, il a assuré en 1996 un rôle de premier plan à la Faculté pour la formation des médecins francophones du Nouveau-Brunswick. Durant les années 2000, à titre de vice-doyen aux études médicales prédoctorales, Pr Grand’Maison et son équipe ont permis au programme de médecine d’accueillir progressivement deux fois plus d’étudiants (90 admissions en 1998 et plus de 200 depuis 2006) et ainsi de répondre à un besoin sociétal grandissant. Avec Pr Mauril Gaudreault, Pr Aurel Schofield, Mme Sylvie Lamarche et une multitude de collaborateurs, il a coordonné la délocalisation des études médicales prédocto­ rales au Nouveau-Brunswick (Moncton) et au Saguenay−Lac-Saint-Jean (Saguenay). Cette grande aventure leur a valu le « Prix spécial du doyen » (2008) et le « Prix de l’Université de Sherbrooke pour une réalisation de grande distinction en enseignement universitaire » (2010).

Au cours de sa carrière, il a été à la fois créateur, pionnier, rassembleur et catalyseur de changement. Sa contribution a été reconnue par l’attribution de nombreux honneurs. Dans les dernières années, il a reçu les prix les plus prestigieux de trois grandes organisations : le « Prix Ian Hart » de l’Association canadienne pour l’éducation médicale (mai 2008) pour sa contribution exceptionnelle à l’éducation médicale au Canada, le « Grand Prix du Collège des médecins du Québec » (mai 2010) reconnaissant un médecin d’exception ayant contribué avec dévouement et engagement à l’évolution de la profession médicale et représentant un modèle pour la relève, et le « Prix Ian McWhinney » du Collège des médecins de famille du Canada (octobre 2010) pour une contribution exceptionnelle au développement de l’éducation en médecine de famille. En 2005, il a été nommé membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé.

Pr Grand’Maison a aussi été le maître d’œuvre pour la désignation en 2001 (et à nouveau en 2005 et 2009) de la Faculté par l’Organisation mondiale de la santé comme Centre collaborateur sur le thème du développement des ressources humaines en santé. L'OMS reconnaît l’expertise de la Faculté et l’engage à collaborer au niveau international en ce domaine. Cette réussite continue de faire rayonner l’Université de Sherbrooke en éducation médicale de par le monde.

L’HOMME En plus de ses réalisations, Paul Grand'Maison est aussi l'époux de Nicole Bolduc depuis 38 ans, un père et plus récemment un grand-père. Professeure régulière en sciences infirmières à la Faculté depuis 1993, Mme Bolduc est décédée le 14 décembre 2011. Tous reconnaissent les qualités personnelles de Pr Grand'Maison et, avec un peu d'humour, les défauts de ces qualités. Homme d’action, décidé et passionné il est parfois impétueux. Il est capable d’écoute, de compréhension, de compassion et d’humanisme, ce qui lui rend parfois difficile la tâche de prendre des décisions pouvant avoir un impact négatif sur une autre personne. C’est un développeur et un gestionnaire stratégique avec une vision globale, une perception exhaustive des situations et une identification précise des actions à entreprendre, le tout pouvant parfois le rendre un peu directif. Il sait travailler en équipe, reconnaître les forces et faiblesses de chacun, incluant les siennes, et surtout les utiliser en complémentarité et à bon escient. Collaborateur et partenaire de haut niveau, il sait reconnaître et faire connaître les expertises et les contributions de chacun, allant ainsi au-delà de son propre esprit compétitif. Exigeant mais toujours respectueux, il conseille, encourage, soutient et amène les personnes à donner le meilleur d’elles-mêmes en leur rappelant qu’elles peuvent « faire la différence ». Enfin, dans une lettre envoyée à ses collègues en fin de mandat, il rappelle que « nos rêves permettent aux autres de rêver; nos actions entraînent les autres à agir; nos engagements nous permettent de nous accomplir et encouragent les autres à faire de même tout en leur en offrant l’opportunité ». 

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innover pour la vie

Son engagement, son dépassement et son sens du leadership et de l’innovation ont tracé le parcours exceptionnel de cet homme, qui se considère humblement, en éducation médicale, comme… un généraliste ! Avec 35 ans de leadership au service de l’éducation médicale à l’écoute des besoins de la société, Pr Paul Grand’Maison est sans contredit un modèle pour les étudiants, les professeurs, les pédagogues, les administrateurs et l’ensemble des professionnels de la santé.

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Enseignement

L’enseignement à l’écoute des besoins cliniques L’École de réadaptation a accueilli ses premiers étudiants en ergothérapie et en physiothérapie à l’automne 2007. Quatre ans plus tard, les premières cohortes de jeunes professionnels en sortent, prêtes à affronter le marché du travail grâce à une formation novatrice.

École DE RÉADAPTATION

En 2004, la Faculté de médecine et des sciences de la santé faisait une priorité de l’élaboration de programmes de physiothérapie et d’ergothérapie. La FMSS souhaitait alors répondre à un besoin criant pour ce type de professionnels de la santé dans la société québécoise. Les objectifs ultimes visaient, d’une part, à se distinguer des autres programmes québécois par des méthodes pédagogiques plus dynamiques et, d’autre part, à intégrer des outils technologiques tout en assoyant la formation des futurs professionnels sur des bases cliniques solides. Objectifs atteints. Dès le début de cette grande aventure, les milieux professionnels ont été consultés. « On voulait vraiment que ce soit un projet collectif », explique Pre Johanne Desrosiers, directrice de l’École de réadaptation et vice-doyenne à la réadaptation. La consultation s’est montrée la pierre d’assise de ces programmes qui souhaitaient refléter les besoins des milieux cliniques afin d’y répondre le plus justement possible.

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LA PRATIQUE CLINIQUE : UNE BASE DE L’ENSEIGNEMENT

DES MÉTHODES D’ENSEIGNEMENT DYNAMIQUES

LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DES ÉTUDIANTS 

Pour préparer les étudiants à la pratique clinique, les professeurs se sont tournés vers des méthodes d’enseignement qui favorisent autonomie et débrouillardise. L’apprentissage par problèmes, méthode déjà utilisée à la FMSS, a fait son chemin dans ces nouveaux programmes d’ergothérapie et de physio­ thérapie. Le cœur de la formation repose toutefois sur le raisonnement clinique. Lors des séances d’apprentissage par raisonnement clinique, les étudiants se retrouvent devant une situation qui simule le processus d’intervention du professionnel. Dans un temps alloué, l’étudiant doit donc établir des hypothèses et les vérifier par des données cliniques. La démarche permet ensuite de dégager des conclusions qui feront partie du plan d’intervention. Olivia Dubois, finissante au programme de physiothérapie, aimait bien cette approche. « C’est une force, car il n’y aura pas toujours quelqu’un pour nous souffler la réponse quand on exercera notre profession. Autant s’y préparer maintenant », dit-elle.

Installés dans de tout nouveaux locaux, les programmes de physiothérapie et d’ergothérapie possèdent des laboratoires à la fine pointe de la technologie. « Par exemple, les laboratoires d’habiletés cliniques disposent de tables qui convergent vers un système de caméras », mentionne Pr Michel Tousignant, directeur du programme de maîtrise en physiothérapie. Cette technologie ajoute à la qualité de l’enseignement par la visualisation des apprentissages sous plusieurs angles. De plus, le système d’évaluation basé sur les examens cliniques objectifs et structurés (ECOS) a fait ses preuves tant en ergothérapie qu’en physio­ thérapie. Le Programme d’utilisation des patients réels et standardisés (PUPSR) connaît également un franc succès auprès des étudiants. Ces outils techno­logiques efficaces permettent un enseignement de qualité plus proche des réalités auxquelles les futurs physiothérapeutes et ergothérapeutes feront face.

L’École de réadaptation est aussi sensible à la recherche. Bien que les programmes mènent à une maîtrise professionnelle dès la deuxième année, les étudiants en petits groupes sont appelés à élaborer un protocole de recherche, à collecter les données et à les analyser afin de produire une affiche et un article scientifique. « On leur montre à collaborer au développement de leur profession tout en faisant d’eux de bons utilisateurs des données probantes », explique Pre Desrosiers. Ce travail demande un dévouement des étudiants, mais peut se montrer très valorisant puisque certains communiquent leurs résultats lors de congrès nationaux.

Dès l’élaboration des programmes, les architectes savaient que la pratique clinique prendrait une place prépondérante, soit au-delà de 400 heures en laboratoires pratiques au cours des trois premières années, en plus des nombreux stages totalisant près de 1 200 heures. D’ailleurs, grâce à la consultation des professionnels du milieu dès le départ, les stages sont offerts toute l’année. De plus, ces stages mènent souvent à un emploi. Pour la première cohorte des deux programmes, le taux de placement a frôlé le 100 % ! En physiothérapie comme en ergothérapie, tous les finissants trouvent du travail. Kathleen Roy-Bouthot, finissante au programme d’ergothérapie mentionne que les 20 finissants sont placés depuis la fin décembre 2010, quand les milieux ont commencé à les courtiser, et ce, quatre mois avant la fin de leur formation !

Même en cours de formation, les étudiants sont reconnus pour leur autonomie et leur gestion du temps. Marianne Cabana, ergothérapeute au Centre de réadaptation de l’Estrie, tutrice et professeure associée de clinique à l’École de réadaptation donne le crédit à la méthode d’apprentissage par problèmes : « Les étudiants savent quand être autonome et quand aller chercher de l’aide. » Enfin, grâce à la collaboration entre les deux programmes, les étudiants possèdent une carte dans leur manche : la capacité à travailler en équipes interdisciplinaires.

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Enseignement

Capsules ENSEIGNEMENT

Favoriser l’accès aux soins de première ligne La création du rôle de l’infirmière praticienne spécialisée au Québec remonte à 2003 avec la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé. Ce rôle permet un nouveau service professionnel favorisant l’accessibilité aux soins de première ligne. Le programme de formation des infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne (IPS-SPL) offert par l’Université de Sherbrooke a été, pour sa part, créé en 2008. Il comprend une maîtrise en sciences cliniques et un diplôme de 2e cycle d’études spécialisées en soins de première ligne. Le programme a adopté une approche multidisciplinaire sur les plans pédagogique et organisationnel. La collaboration de l’École des sciences infirmières avec le programme des sciences cliniques ainsi qu’avec le Département de médecine de famille a donné lieu à une méthode pédagogique qui met l’accent sur le développement du raisonnement clinique. L'IPS-SPL offre des soins infirmiers et des soins médicaux répondant aux besoins complexes des patients et de leur famille. Elle assure des soins de santé à la clientèle tout au long du continuum de vie (nouveau-nés, enfants, adolescents, adultes, femmes enceintes, personnes âgées). En plus des activités propres à la profession d’infirmière, l’IPS-SPL peut exercer certaines activités médicales en vertu de l’article 36.1 de la Loi sur les infirmières et les infirmiers à condition d’obtenir son certificat de spécialiste. Cette formation offerte par l’Université de Sherbrooke démontre le dynamisme des responsables du programme et leur capacité à identifier les besoins en évolution dans la société afin d’adapter leur offre de formation.

10 ans de pharmacologie Le programme de baccalauréat en pharmacologie de la FMSS souffle ses dix bougies cette année. En dix ans, 450 étudiants ont reçu leur diplôme. Premier programme de pharmacologie francophone en Amérique, il venait répondre aux besoins en recherche et développement de l’industrie pharmaceutique en main-d'œuvre qualifiée et polyvalente. Le programme touche tout le processus de production d’un médicament, de la chimie aux études cliniques de phase III en passant par la postcommercialisation du médicament (brevet, mise en marché, vente, pharmacovigilance). Initiative de trois facultés (Médecine et sciences de la santé, Sciences, Administration), le programme offre des cours qui ont été créés conjointement par les professeurs des départements de pharmacologie, de physiologie, d'anatomie, d'immunologie et de biologie cellulaire, par des professionnels de la santé (pharmaciens et médecins) et par des experts de l'industrie pharmaceutique (affaires scientifiques et réglementaires, rédaction de protocole clinique, brevet, vente et marketing pharmaceutique). Le programme de pharmacologie est coordonné depuis le début par Mme Mylène Côté.

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Devenir un intervenant spécialisé en toxicomanie Le certificat en toxicomanie donne les outils à l’intervenant qui aura à travailler auprès de personnes présentant des problématiques particulières. Ils peuvent être appelés à travailler en divers contextes (crise, réseau de la santé, réseau correctionnel, etc.) auprès de différentes clientèles (jeunes, femmes, personnes judiciarisées, etc.). Le programme donne des notions fondamentales sur les contextes de consommation, sur les effets des psychotropes et sur la personne toxicomane, en plus de travailler sur des interventions en promotion de la santé, en prévention et en réadaptation. Le certificat en toxicomanie représente une formation de 30 crédits à temps partiel disponible la fin de semaine dans différentes villes du Québec (notamment aux Campus de Sherbrooke et de Longueuil et à Québec). Les programmes de maîtrise et de diplôme en intervention en toxicomanie offrent l’opportunité aux professionnels de se spécialiser dans des contextes d’intervention complexes tels qu’en situation de comorbidité toxicomanie-santé mentale. Ces formations offertes la fin de semaine sont disponibles au Campus de Longueuil. Enfin, la maîtrise et le doctorat en sciences cliniques (cheminement recherche en toxicomanie) peuvent être suivis à Sherbrooke ou à Longueuil.

Des outils pour mieux accompagner les personnes en fin de vie Sous la responsabilité du Centre de formation continue de la FMSS, le microprogramme de 2e cycle en soins palliatifs et de fin de vie invite les étudiants à approfondir leurs connaissances relatives aux soins palliatifs et de fin de vie et à s’outiller davantage afin de répondre aux exigences liées à ce type de soins. Les étudiants admissibles doivent détenir un doctorat en médecine ou un baccalauréat en sciences de la santé. Cependant, les professionnels de la santé avec une expérience minimale de trois ans dans un contexte de soins de fin de vie peuvent également être admis au programme. Celui-ci aborde des thèmes importants comme la gestion de la douleur et des symptômes, la communication et la collaboration d’une équipe interdisciplinaire, les besoins psychosociaux et spirituels des patients en fin de vie, les aspects éthiques et légaux qui influencent les soins, les besoins de la famille liés au décès, le processus de deuil et les enjeux de l’offre de soins palliatifs dans le contexte québécois. Cette formation de dix crédits se donne à temps partiel aux campus de Longueuil et de Sherbrooke.

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LE DIABÈTE DE

type 2 Comprendre le tueur silencieux La FMSS compte une nouvelle chaire de recherche sur le diabète. Son objectif : cibler des méthodes de prévention et de traitement précoce de cette maladie chronique.

LA MALADIE Le diabète de type 2 prend de plus en plus d’ampleur, touchant entre 7 et 10 % de la population canadienne. Cette maladie se caractérise par une quantité démesurée de sucre dans le sang, appelée hyperglycémie. Au-delà d’une prédisposition génétique, on estime que plus de 80 % des cas de diabète de type 2 pourraient être retardés – ou même prévenus – par de bonnes habitudes alimentaires et une augmentation de l’activité physique. Bien que le diabète survienne

généralement chez les adultes plus âgés, on constate que la maladie touche des populations de plus en plus jeunes. On remarque également que les habitudes de vie (la sédentarité) et l’alimentation riche en gras et en sucres ajoutés augmentent la prévalence de cette maladie. Les complications de cette maladie peuvent être graves : problèmes cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, amputations, cécité, insuffisance rénale. Le fardeau économique et social important de cette maladie témoigne de l’urgence de la recherche dans ce domaine.

C’est pourquoi la FMSS se réjouit de la récente annonce du partenariat entre la société GlaxoSmithKline Inc. (GSK), les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l’Université de Sherbrooke pour créer une chaire de recherche sur les causes du diabète de type 2. André Carpentier, professeur au Département de médecine, associé au service d’endocrinologie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), devient ainsi le titulaire de la Chaire IRSC-GSK sur le diabète. Par des recherches à la fois fondamentales et cliniques, il étudiera

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DES ÉCHOS HORS DE LA FMSS spécifiquement le rôle des gras alimentaires dans le déclenchement et le développement de la maladie. « Différents mécanismes physiopathologiques sont à l’origine de la maladie, explique le professeur Carpentier. Je m’intéresse particulièrement à la lipotoxicité, c’est-à-dire la mauvaise gestion du gras au niveau des tissus maigres. La manière dont certaines personnes métabolisent les gras alimentaires – par exemple, en les dirigeant excessivement vers certains organes – entraine probablement l’apparition du diabète et plusieurs de ses complications dont les complications cardiovasculaires », précise l’endocrinologue. Les travaux du Pr Carpentier permettront de mieux comprendre la régulation du métabolisme énergétique, des glucides et des lipides ainsi que le rôle des tissus adipeux blancs et bruns dans le développement de la maladie. Il analysera aussi les mécanismes de l’insu­ffisance cardiaque chez les personnes diabétiques et les mécanismes des effets antidiabétiques de la chirurgie bariatrique. Ultimement, les recherches aideront à identifier les mécanismes menant au développement du diabète et à mettre en évidence de nouvelles cibles pour la prévention et le traitement de cette maladie. Pr Carpentier travaille d’ailleurs en utilisant des techniques sophistiquées comme la tomographie par émission de positrons (TEP scan) et des radiotraceurs au Centre d’imagerie médicale. Les recherches se dérouleront dans l’environnement hospitalouniversitaire de la FMSS et du CHUS avec des outils et des expertises uniques. C’est ce qui fait la force de ces recherches qui s'inscrivent parfaitement dans les thèmes porteurs de l’organisation de la recherche de la FMSS. La chaire IRSC-GSK sur le diabète combine le thème porteur sur le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires avec une discipline d’excellence de la FMSS : l’imagerie.

Outre les activités de recherche, la Chaire IRSC-GSK sur le diabète développera une plateforme éducative en proposant des activités de formation et de diffusion des connaissances. « Chaque année, nous organiserons une conférence destinée au grand public, en partenariat avec le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, dans le but de mieux faire connaître le diabète, mentionne le professeur Carpentier. On y discutera de la prévalence, des causes, des complications, du traitement et de la prévention de la maladie. » De plus, la chaire de recherche permettra l’organisation d’un colloque annuel sur un thème spécifique relié au diabète, auquel participeront des sommités internationales. Le transfert de connaissances passera également par des cours spécialisés aux médecins, professionnels de la santé, étudiants, stagiaires et résidents. Cette chaire de recherche viendra cimenter des travaux déjà en cours. Grâce à cette reconnaissance extérieure, Pr Carpentier pourra développer de nouveaux partenariats. Déjà, de nombreux scientifiques de différentes universités (Université de Sherbrooke, Université Laval, Université d’Ottawa, Université de Montréal et Institut de cardiologie de Montréal) continueront de partager leurs travaux afin d’arriver à des résultats qui aideront vraiment la population touchée par cette maladie chronique. De plus, le Pr Carpentier et son équipe, en collaboration avec l’Université Laval, ont établi une plateforme de recherche interinstitutionnelle sur les complications de l’obésité.

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André Carpentier est professeur titulaire à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, endocrinologue au CHUS et chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS.

La plateforme COLosSUS soutient la recherche sur la résistance à l’insuline, le diabète de type 2 et les complications cardiovasculaires liées à l’obésité. Toutes ces activités interdépendantes contribueront à l’avancement des connaissances sur les mécanismes qui mènent à la résistance à l’insuline et au diabète de type 2 chez les humains et faciliteront le transfert de ces connaissances de la recherche à la pratique clinique. Pour arriver à ce transfert de connaissances, la recherche centrée sur le patient revêt une importance toute singulière pour le professeur. La FMSS est fière d’être à l’avant-scène de la recherche avec des scientifiques et des technologies innovantes afin d’aider les populations du Québec, du Canada et du monde à vivre en santé.

THÈMES PORTEURS DE LA RECHERCHE

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Capsules RECHERCHE

Quand l’appétit va, tout va ! Le projet NuAge est une étude longitudinale québécoise unique au Canada qui porte sur la nutrition comme déterminant d’un vieillissement réussi. La cohorte de patients NuAge est constituée de 873 hommes et 900 femmes entre 68 et 82 ans de la région de Sherbrooke et Montréal, en bonne santé physique et mentale et jouissant d’une autonomie fonctionnelle à leur entrée dans l’étude. L’étude cherche notamment à mieux comprendre l’impact de la nutrition sur la santé et l’autonomie des personnes au fur et à mesure qu’elles vieillissent. La diffusion des résultats de recherche de l’étude NuAge et le transfert des connaissances acquises mèneront à l’élaboration de stratégies de promotion de la santé et de prévention des maladies reliées au vieillissement, de même qu’à l’élaboration de directives nationales visant une nutrition optimale.

L’analyse des données permettra notamment d'informer l'industrie agroalimentaire sur les caractéristiques et les besoins de la population vieillissante, en plus d'élaborer de nouvelles interventions nutritionnelles et pharmacologiques pour maintenir l'appétit et une consommation alimentaire optimale chez les aînés. L'étude a permis, jusqu'à mainte­ nant, de conclure qu’un bon appétit chez les personnes âgées est un indicateur fiable de la qualité de la diète, d'une bonne santé physique et mentale, d'une bonne qualité de vie et de relations sociales plus satisfaisantes. Le projet NuAge est dirigé par Pre Hélène Payette, Ph.D., du Centre de recherche sur le vieillissement du Centre de santé et des services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke affilié à l’Université de Sherbrooke. Le projet est financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Douleur « J’ai mal… [aux mains, aux jambes, au ventre, à la tête et alouette !] » La douleur fait partie de notre quotidien, mais elle est beaucoup plus complexe que l’on pense. Une douleur qui devient chronique, c’est un ennemi à vie; même la morphine peut ne pas en venir à bout. Plusieurs équipes reconnues internationalement en recherche sur la douleur se penchent sur la question à Sherbrooke. Les professeurs Philippe Sarret et Louis Gendron de la FMSS et chercheurs au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS ont pour objectif de comprendre la douleur chronique causée par le cancer et de développer de nouveaux analgésiques ciblés et performants. Par imagerie médicale (IRM, CT scan, TEP) et évaluation des réflexes douloureux, ils ont caractérisé le développement et l’évolution du cancer et de la douleur chronique (Dore-Savard et al, 2010). L’utilisation de ces outils diagnostique et pronostique puissants pourrait montrer comment ajuster la médication analgésique des patients. L’équipe travaille également sur les prochaines générations d’analgésiques dérivés de la neurotensine et de la deltorphine qui sont plus efficaces que la morphine à des doses équivalentes. En plus, ces deux molécules n’induisent pas d’effets secondaires comme la dépendance et la tolérance. En collaboration avec les professeurs Éric Marsault (FMSS) et Yves Dory (Faculté des sciences), l'équipe améliore les propriétés de ces composés pour en faire les analgésiques de demain pour traiter la douleur secondaire au cancer (Otis et al, 2011).

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La fonction des introns dans les cellules de levure

Organisation des soins La chaire de recherche appliquée des IRSC sur les services et politiques de santé en maladies chroniques en soins de première ligne se consacre à une clientèle qui présente plusieurs maladies chroniques. Au Saguenay, près de 50 % des personnes de 45 à 64 ans suivies par un médecin de famille présentent cinq problèmes de santé chroniques ou plus. Chez les aînés, cette proportion atteint 70 %. Profitant de sa localisation au Saguenay, la chaire prête attention à la clientèle et à l’évaluation des pratiques cliniques en régions rurales et semi-urbaines. On y travaille sur trois axes bien précis : les volets conceptuel, épidémiologique et l’intervention. Par ces trois volets, on tente de comprendre le concept de multimorbidité (plusieurs causes de décès) et l’épidémie de maladies chroniques afin de mieux adapter les soins de première ligne, de développer des nouvelles façons d’organiser les soins et de les adapter aux patients qui présentent des maladies chroniques. Cette chaire de recherche s’inscrit dans la mission de recherche du Département de médecine de famille de l’Université de Sherbrooke, en collaboration avec le Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi depuis 2007.

Une équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Sherif Abou Elela de la FMSS et aussi chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, a publié un article dans la prestigieuse revue scientifique Cell. Les chercheurs ont étudié des cellules de levure qui présentent des similitudes avec celles du corps humain. Partant de la prémisse que l’évolution élimine les molécules qui ne sont pas essentielles, ils ont cherché à savoir pourquoi ces cellules ont conservé leurs introns (séquence non codante d’un gène situé entre deux exons servant à coder les protéines) alors qu’on ne leur trouvait aucune utilité. En retirant les introns de ces cellules, l’équipe de chercheurs a constaté que la majorité des introns sont requis pour la santé et la croissance des cellules en condition de stress. Comme l’humain possède environ 23 000 gènes et que 99 % de ceux-ci contiennent des introns, cette découverte nous rapproche du jour où nous comprendrons les secrets de la génomique. Relié au Département de microbiologie et d’infectiologie de la FMSS, le Laboratoire de génomique fonctionnelle est le premier à atteindre un tel niveau de compréhension de la génétique. Cette nouvelle découverte appuie l’ambition des chercheurs de ce laboratoire, en plus de le faire rayonner partout dans le monde.

Ventilation liquidienne Le syndrome d’aspiration méconiale (SAM) est une détresse respiratoire qui survient lorsqu’un nouveau-né, à terme ou proche du terme, inhale, avant ou au moment de la naissance, du liquide amniotique contenant du méconium (contenu intestinal du fœtus qui peut être émis dans le liquide amniotique le plus souvent dans un contexte d’anoxie). La présence, à la naissance, de ce méconium visqueux dans les voies respiratoires a pour conséquences une obstruction des voies aériennes inférieures, une réaction inflammatoire intense. De plus, une inactivation du surfactant pulmonaire peut survenir. Elle est souvent associée à une hypertension artérielle pulmonaire et en résulte une hypoxémie sévère, voire réfractaire aux techniques conventionnelles de support respiratoire. Ainsi, la prise en charge de ce SAM reste un défi majeur pour les néonatologistes. Une équipe de recherche bifacultaire de l’UdeS, codirigée par les professeurs Hervé Walti (FMSS) et Philippe Micheau (Faculté de génie) travaille à développer la ventilation liquidienne totale (VLT) comme support respiratoire alternatif pour les nouveau-nés présentant cette condition. La VLT est en effet une méthode de support respiratoire qui, grâce à un liquide respirable (perfluorocarbone), permet à la fois de laver les poumons du méconium et d’assurer les échanges gazeux. Cette méthode nécessite cependant la mise au point d’un ventilateur dédié à ce type de ventilation. Le ventilateur liquidien INOLIVENT 5 de l’UdeS (le plus avancé dans le monde) est l’aboutissement de près de dix années de recherche et de développement. Ce respirateur a déjà fait la preuve de son efficacité et de sa tolérance dans un modèle animal de SAM. À court terme, les travaux de cette équipe de recherche se concentrent sur la phase délicate du sevrage de la VLT qui permettra de démontrer pour la première fois que le sevrage complet de tout support respiratoire est possible après une ventilation liquidienne totale chez l’animal atteint de SAM. À moyen terme, de nouvelles expérimentations pourraient mener au passage vers la recherche clinique. À long terme, l'impact le plus visible sera d'introduire en clinique une nouvelle méthode de support respiratoire pour un lavage des poumons moins agressif pour les nouveau-nés avec un SAM sévère. Cette méthode pourrait aussi être appliquée à toutes les détresses respiratoires néonatales réfractaires aux techniques plus conventionnelles de support respiratoire et aux nouveau-nés qui, comme les prématurés, ne peuvent bénéficier des techniques d’oxygénation extracorporelles en raison de la petite taille de leurs vaisseaux sanguins.

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L’ACCIDENT NUCLÉAIRE DE

Fukushima

ET LES RADIATIONS

Le vendredi 11 mars 2011, le plus grand séisme de l’histoire du Japon frappe l’archipel du Pacifique. De magnitude 9 sur l’échelle de Richter, ce séisme touche 11 des 55 réacteurs nucléaires en fonction au Japon, tous situés dans le nord-est de l’archipel, région la plus proche de l’épicentre. Les systèmes d’arrêt de sécurité fonctionnent, les pannes d'électricité causées par le séisme requièrent l’utilisation de l’alimentation de secours dans les centrales. Une heure plus tard, un tsunami monstre dévaste la côte ouest de l’île principale du Japon, là où se trouve la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. La vague qui balaie la côte du Japon mesure 14 mètres. Fukushima Daiichi a été construit pour résister à une vague de 5,7 mètres. Les pompes du circuit sont endommagées, ce qui empêche son fonctionnement normal afin d’évacuer la chaleur dans l’eau de mer. Il y a immédiatement des problèmes de refroidissement des réacteurs. Le 12 mars, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire classe l’accident au niveau 4 de l’échelle INÈS de gravité, s’étalant de 1 à 7. Le 12 avril, cette même agence classe l’accident au niveau 7, le plus haut niveau de gravité se basant sur des rejets importants de matière radioactive provenant de la centrale. Ces rejets sont estimés à environ 10 % de ceux libérés par Tchernobyl en Ukraine en 1986. Au total, deux travailleurs de la centrale sont morts et 25 ont été blessés, sans compter les nombreuses contaminations radioactives.

Innover pour la vie a rencontré le professeur Benoît Paquette, directeur du Département de médecine nucléaire et de radiobiologie, pour mieux comprendre les effets des radiations sur l'humain. • LA CATASTROPHE DE LA CENTRALE DE FUKUSHIMA-DAIICHI PEUT-ELLE ÊTRE COMPARÉE À CELLE DE TCHERNOBYL ?

Absolument pas. Contrairement à Tchernobyl, les cœurs des réacteurs à Fukushima n’ont pas explosé. Lors d’un récent congrès scientifique, une session a porté sur les retombées des réacteurs de Fukushima. Les réacteurs ont effectivement arrêté de produire de l’électricité. L’arrêt complet d’un réacteur demande cependant une longue période de refroidissement. Or, le tsunami a grandement réduit la capacité de refroidissement des réacteurs nucléaires. Les explosions qui sont survenues ont été causées par une accumulation d’hydrogène moléculaire. Cette accumulation ne se produit pas lorsqu’un réacteur est refroidi correctement. Ces explosions ont entraîné principalement le rejet d’isotopes radioactifs qui peuvent s’accumuler dans la glande thyroïde et y occasionner un cancer. Heureusement, les services sanitaires peuvent

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facilement nous protéger en distribuant des comprimés d’iode non radioactif qui s’accumulera dans la thyroïde à la place de l’iode radioactif. Ces comprimés d’iode ont été distribués aux populations entourant le réacteur de Tchernobyl. Concernant Fukushima, les rapports présentement disponibles démontrent que la quantité d’iode radioactif n’était pas suffisante pour nécessiter la distribution des comprimés d’iode non radioactif. Bien que des travailleurs aient reçu des doses de radiations supérieures aux normales établies, ces doses sont demeurées de deux à trois ordres de grandeur plus faibles que celles qui avaient été reçues par les premiers intervenants lors de l’explosion du réacteur de Tchernobyl.

• QUELLES SONT LES ACTIONS À PRÉVOIR À LA SUITE D’UN ACCIDENT COMME CELUI-CI ?

Concernant la centrale de Fukushima et aussi celles situées en bordure de la mer, la hauteur du mur de protection contre les tsunamis doit être augmentée. La position des pompes pour acheminer l’eau au cœur du réacteur doit aussi être repensée afin d’éviter tout contact possible avec l’eau extérieure. Le gouvernement japonais a aussi découvert des lacunes dans la gestion de la sécurité par la compagnie qui opère cette centrale. Un suivi plus rigoureux est requis. La presque totalité des centrales ont d’ailleurs été fermées à la suite de l’accident. • QUELLES SONT LES INCIDENCES SUR LE CANADA ET LE QUÉBEC ?

• LE 12 AVRIL 2011, L’AGENCE JAPONAISE DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE A FAIT ÉTAT DE 21 TRAVAILLEURS AYANT REÇU DES DOSES SUPÉRIEURES À 100 MILLISIEVERTS. QU’EST-CE QUE ÇA SIGNIFIE POUR LA SANTÉ DE CES TRAVAILLEURS ?

Selon les rapports actuellement disponibles, des retombées radioactives significatives, mais bien en dessous des niveaux potentiellement dommageables pour les humains, ont été mesurées sur la côte ouest du Canada. Pas de craintes pour le Québec.

La dose maximale de radiation admise pour les travailleurs de ces centrales nucléaires est de 50 mSv. Le millisievert est l’unité qui mesure l’impact biologique de l’exposition aux radiations. Des études scientifiques ont démontré que certains travailleurs ont reçu une dose dépassant 100 mSv sans qu’aucun effet sur leur santé ne soit mesuré.

• QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LES RADIATIONS UTILISÉES DANS LE DOMAINE MÉDICAL ET CELLES QUI ÉMANENT DES REJETS RADIOACTIFS DE FUKUSHIMA ?

• EST-CE QUE LES HABITANTS PEUVENT VIVRE AUTOUR DE LA CENTRALE SANS CRAINTES ?

Le principal élément radioactif rejeté dans l’air était l’iode-131 dont la demi-vie est de huit jours. Au Japon, il n’y a pas eu de sites hautement contaminés.

AVIS D’EXPERT Benoît Paquette est professeur titulaire et directeur au Département de médecine nucléaire et de radiobiologie de la FMSS. Il est également directeur et chercheur en imagerie médicale et radiothérapie au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS. Ses travaux touchent principalement l’amélioration des traitements de radiothérapie, l’implication de la radiation dans le réveil des métastases dormantes, la prévention de l’augmentation des cellules cancéreuses induite par les radiations et l’optimisation des effets d’une thérapie combinée de radiothérapie et de chimiothérapie.

Certains isotopes sont les mêmes, par exemple le technicium 99m, le césium 137 et l’iode radioactif. Ces isotopes sont utilisés, entre autres, pour détecter des cancers ou des anomalies cardiaques. Les doses utilisées en médecine sont bien inférieures à celles pouvant émaner d’un accident nucléaire. • FAUT-IL AVOIR PEUR DES RADIATIONS ?

La radioactivité fait partie de notre quotidien. Nous sommes à tous les jours exposés à de très petites doses de radiations provenant soit de la nourriture, de la terre, des bâtiments ou du cosmos. Des normes de sécurité doivent être rigoureusement suivies dans les centrales nucléaires ainsi qu’en milieu hospitalier (médecine nucléaire et radiologie). Avoir peur, non. Être prudent et respectueux, oui.

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Profils ÉTUDIANTS

Guillaume Rivard

Isabelle Kane

Originaire de Farnham Étudiant en ergothérapie

Originaire de Shawinigan-Sud Étudiante en sciences infirmières

MA PLUS GRANDE EXTRAVAGANCE : Avoir écouté une émission complète d’Occupation Double.

MA PLUS GRANDE PASSION : Sans aucun doute l’engagement social, l’éducation, la santé et la famille.

ON NE PEUT JAMAIS AVOIR TROP DE : Questions ! C’est ce qui nous permet d’apprendre. UN JOUR J’ESPÈRE… : Pouvoir travailler dans les régions éloignées du Québec. MA CITATION PRÉFÉRÉE : Le mieux, c’est le milieu. Fraîchement débarqué de son patelin sans aucune idée du défi qui l’attendait en ergothérapie, Guillaume a beaucoup appris sur lui-même et sur sa future profession pour se rendre compte qu’elle le décrit bien : « Profession qui s’intéresse aux gens, à leurs valeurs et à ce qui les entoure dans le but d’améliorer leur qualité de vie. » Il a choisi d’entreprendre des études à la FMSS pour la qualité de l’apprentissage en petits groupes permettant un échange intéressant avec les professeurs et les autres étudiants. Il aimerait un jour pouvoir œuvrer à améliorer l’accessibilité des soins de santé aux populations défavorisées et créer un organisme reprenant les principes de prévention précoce. Ses implications à la vie étudiante sont nombreuses : président de son association étudiante, animateur de la radio étudiante (CFAK), repré­sentant dans plusieurs comités reliés à la vie étudiante (CA de CFAK, Conseil à la vie étudiante de l’Université et de la FMSS, Comité Inter-Association). Au printemps 2011, Guillaume a reçu la Médaille du Lieutenant-gouverneur général du Québec pour son implication universitaire. Il a aussi mérité le Prix Étudiant en ergothérapie lors du Gala du Mérite de la FMSS le 10 novembre 2011, remis à un étudiant de 3e année en ergothérapie qui, en plus de présenter un très bon dossier académique, se distingue par ses qualités humaines et son implication communautaire.

MA CITATION PRÉFÉRÉE : « On n’a jamais rien accompli de grand sans enthousiasme. » - Ralph Waldo Emerson.

André-Jean Rouleau Originaire de Sherbrooke (en fait de la petite municipalité de Stoke, en banlieue)

Étudiant au baccalauréat en biochimie de la santé

CE QUI ME FAIT RELAXER : Marcher en forêt.

MON MOT PRÉFÉRÉ : « Youdelidou »

MA PLUS GRANDE FIERTÉ : Voir mes trois enfants grandir et mordre dans la vie.

CE QUI ME FAIT RELAXER : La pratique de l’aïkido.

En 1996, Isabelle termine une première scolarité collégiale en lettres et langues. Par la suite, elle prend une pause personnelle pendant laquelle elle prend soin de ses trois jeunes enfants. En 2005, de nouveaux intérêts et valeurs l’amènent à entreprendre une formation en sciences infirmières au collégial. Durant ce deuxième parcours, l’excellence de ses résultats académiques, son sens du leadership ainsi que son engagement social ont étés reconnus de tous. Elle reçoit quatre bourses d’excellence canadiennes et régionales. En 2009, elle commence le programme de baccalauréat en sciences infirmières à temps plein tout en terminant simultanément le certificat en toxicomanie entamé en 2008.

MON PLUS GRAND DÉFI À CE JOUR : Arriver à apprécier ce que j’ai, comme l’amour autour de moi et ma chance d’être en santé.

Isabelle est très impliquée dans son milieu. En plus d’avoir été vice-présidente de l’AGÉÉSIUS (Association des étudiantes et étudiants en sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke), elle instaure un programme de tutorat par les pairs pour son programme à Longueuil. Isabelle a reçu, le 26 octobre 2011, une bourse de 8 000 $ au Gala Forces AVENIR dans la catégorie Avenir Personnalité 1er cycle. De plus, elle a été récipiendaire du Prix Denise-Lalancette au Gala du Mérite de la FMSS le 10 novembre dernier. Ce prix témoigne d’un souci éthique et d’un engagement, soit dans la communauté, auprès de ses pairs ou à l’intérieur de la profession.

DANS 10 ANS JE SERAI… : Aussi bien que je le suis présentement… Du moins je l’espère…

Quelques années de voyages ont permis à André-Jean Rouleau de constater qu’il désirait un boulot intéressant, près de sa famille. Il complète donc une formation d’orthothérapeute à l’Académie de massage scientifique de Drummondville. Après quelques années de travail, son profond intérêt pour les sciences et la santé le pousse à s’inscrire au programme de baccalauréat en biochimie de la santé de l’Université de Sherbrooke. Tout au long de son baccalauréat, il s’implique dans l'organisation des 5 à 7 de sa promotion, mais ce n’est qu’en 2011 que les étudiants de sa promotion le nomment vice-président aux affaires socioculturelles de son association étudiante. Anecdote particulière pendant son cheminement universitaire : André-Jean se fait une priorité de conserver les photos de ses premiers gels d’analyse d’ADN. « Vous savez comme on s’attache à certaines petites choses banales parfois… » mentionne-t-il alors.

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Évelyne Raîche Originaire de Drummondville Résidente ON NE PEUT JAMAIS AVOIR TROP DE : Générosité et de temps ! UN JOUR J’ESPÈRE… : Faire rayonner l’Université de Sherbrooke par mes travaux de recherche en médecine fœto-maternelle. CE QUI ME FAIT RELAXER : Prendre un bon bol de café au lait en berçant mon fils endormi dans mes bras. MON PLUS GRAND DÉFI À CE JOUR : Avoir réussi l’examen du Collège royal d’obsté­trique-gynécologie la tête pleine de progestérone à cause de ma grossesse de 27 semaines. Intéressée par le concept de l’apprentissage par problèmes, elle termine en 2006 son doctorat en médecine à l’Université de Sherbrooke. Par la suite, elle entreprend sa résidence de cinq ans en obstétrique-gynécologie qu’elle complète en juin 2011. Durant ces années, elle s’implique au Département et participe à l’organisation d’activités sociales. Elle veut entreprendre une maîtrise en sciences cliniques à compter de janvier 2012 afin de devenir clinicienne chercheure en médecine fœto-maternelle. Tout récemment, elle a reçu le prix Jean-de-L.– Mignault lors du Gala du Mérite 2011 de la FMSS pour ses performances académiques et son implication.

Mélissa Coallier

Christopher Lemieux

Originaire de Sainte-Martine Finissante aux études supérieures

Originaire de Grande-Vallée en Gaspésie Étudiant en médecine

MA PLUS GRANDE EXTRAVAGANCE : Après mes études au baccalauréat, j’ai voyagé quatre mois avec mon sac à dos en Thaïlande, au Laos, au Vietnam et au Cambodge. ON NE PEUT JAMAIS AVOIR TROP… : D’idées ! MA CITATION PRÉFÉRÉE : « La connaissance est la seule chose qui s’accroît lorsqu’on la partage » - Sacha Boudjema MA PLUS GRANDE FIERTÉ : Mes deux garçons.

Passionnée par le développement des enfants, Mélissa obtient son baccalauréat en ergo­thérapie en 2002. Après la naissance de son deuxième enfant, elle décide d’entreprendre des études de deuxième cycle. L’obtention d’une bourse FRSQ lui permet de concrétiser ce projet. Elle travaille actuellement comme professionnelle de recherche à la Chaire de recherche sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture chez le jeune enfant, dont la titulaire est Pre Marie-France Morin. Elle est également chargée de cours à l’École de réadaptation de la FMSS et ergothérapeute à la clinique Les Loupiots. Son expérience clinique en ergothérapie auprès des enfants lui a donné l’idée de réaliser un projet de recherche auprès d’une clientèle d’âge préscolaire. Celui-ci vise à évaluer la nécessité d’instaurer ou non un programme de développement des habiletés préalables à l’écriture. Mélissa Coallier a reçu le Prix Léon-Tétreault lors du Gala du Mérite de la FMSS le 10 novembre 2011 : un prix d’excellence, d’innovation et d’implication pour les étudiants aux études supérieures.

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MA CITATION PRÉFÉRÉE : On ne vit qu’une fois ! DANS DIX ANS JE SERAI : Médecin de famille en région MA PLUS GRANDE FIERTÉ : Mon village gaspésien UN JOUR J’ESPÈRE… : Avoir une grande famille

Après ses études secondaires dans son village en Gaspésie, Christopher continue en sciences de la nature au Cégep de la Gaspésie et des Îles, à Gaspé. Sa passion pour le corps humain et son désir d’aider son prochain le poussent à entreprendre des études en médecine à la FMSS. Une autre raison a motivé son choix : son intérêt pour le programme de médecine délocalisé à Saguenay, campus devenu son second chez-soi. Actuellement en troisième année de médecine, il est impliqué depuis le début de son programme au sein, entre autres, de l’AGÉÉMUS et à titre de président de sa promotion. Plus récemment, il contribue à la fondation du groupe Sexperts Saguenay : un projet d’étudiantes et d’étudiants en médecine du Québec qui vont dans les écoles afin de tenir des séances d’information et d’animation sur le thème de la sexualité. Ses nombreuses implications ont fait de lui le récipiendaire du Prix Jacques-Drouin, remis le 10 novembre 2011 lors du Gala du Mérite de la FMSS.

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ALAIN POIRIER AMBASSADEUR

Lors du 16e Gala du rayonnement des diplômées et diplômés de l’Université de Sherbrooke le 28 avril 2011, Dr Alain Poirier (Médecine 1981) a été nommé ambassadeur de la FMSS.

Depuis janvier 2003, il agit comme directeur national de la santé publique et sous-ministre adjoint en santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. À ce titre, il a été une personne clé dans la gestion de grandes crises publiques, dont celles du Clostridium difficile et de la grippe H1N1. « Mon travail consiste à faire de la prévention de façon générale afin de prévenir les problèmes de santé publique. En tant que sous-ministre adjoint, je dois aussi voir au bon fonctionnement des structures qui touchent, entre autres, la santé au travail. » Spécialiste en médecine interne et en santé communautaire, Alain Poirier œuvre dans le réseau de la santé publique depuis plus de 20 ans. Il a également été chroniqueur et animateur au sein de divers médias électroniques et écrits, dont plusieurs ont remporté des prix. « J’ai toujours été intéressé par la communication, c’est pourquoi j’ai animé pendant sept ans une émission à Radio-Canada. » Il a également exercé des fonctions de coordination et de gestion d’équipes en promotion de la santé et en communication, tant au niveau régional qu’à l’Institut national de santé publique du Québec et auprès du ministère de l’Environnement. Il participe également à des missions de consultation et d’enseignement en santé publique au Canada et à l’étranger. Il fait d’ailleurs partie de la délégation canadienne aux assemblées annuelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a été membre de plusieurs groupes experts de l’OMS émettant des recommandations en santé publique. De nombreux établissements universitaires d’enseignement de renommée

internationale ont invité Dr Poirier à titre d’expert pour partager son savoir sur la santé publique. Il se garde un rôle d’enseignement au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal depuis 1994.

SOUVENIRS DE LA FMSS Selon ses propos, Dr Poirier a choisi l’Université de Sherbrooke pour sa réputation et son style « plus social ». Évidemment, la proximité avec sa ville natale, Victoriaville, a également joué dans son choix. Lors de son passage à l’Université de Sherbrooke, il y a rencontré Danièle Longpré, qui est son épouse depuis plusieurs années. Il se souvient aussi de son premier jour à la FMSS. « Dans la classe, lors des présences, il y avait deux Alain Poirier qui ont répondu " présent " en même temps. Le responsable a alors ajouté " Alain Poirier de Drumondville ? " au bout de quelques secondes. Avant qu’il ajoute " Alain Poirier de Victoriaville ", j’ai cru qu’ils avaient fait erreur lors de mon admission. Horreur ! » Alain Poirier garde encore contact avec son alma mater grâce à des collègues et amis professeurs. Quand il pense à ses années à l’Université de Sherbrooke, il mentionne qu’elles font partie des plus beaux souvenirs de sa vie. Pourquoi ? « Parce que j’aime encore apprendre, poser tout le temps des questions… et y répondre quelques fois ! »

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Offre de services Colloques Cours de réanimation et de soins intensifs Préceptorats cliniques Téléconférences Programmes crédités Ateliers en cabinet Cours spécialisés Midis-Conférences Pour planifier ou vous inscrire à des activités de formation médicale continue, pensez à visiter notre site Internet au USherbrooke.ca/cfc

Le Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke est pleinement agréé par le Collège des médecins du Québec (CMQ) et par le Comité d’agrément des facultés de médecine du Canada (CAFMC) pour offrir aux médecins et professionnels de la santé des activités de formation médicale continue.

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Mme Clémence DesRochers et Dr Gérard L. Larouche

LA FACULTÉ DE MÉDECINE ET DES SCIENCES DE LA SANTÉ

SOULIGNE SES

50 ans

Le doyen actuel de la FMSS, Pr Pierre Cossette et le premier doyen Dr Gérard L. Larouche.

Le vendredi 14 octobre 2011 s'est tenue une soirée de reconnaissance envers les bâtisseurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, en présence de la rectrice Pre Luce Samoisette, du doyen Pr Pierre Cossette, de plusieurs anciens doyens et vice-doyens de la Faculté, mais aussi et particulièrement la présence de Dr Gérard L. Larouche, premier doyen de la Faculté de médecine en 1961. L’invitée surprise de la soirée ? Nul autre que Mme Clémence DesRochers qui a su animer la salle avec humour et poésie, teintant ainsi cette soirée riche en émotions.

Le Dr Gérard L. Larouche dévoile le mur de reconnaissance des anciennes professeures et anciens professeurs.

À l'avant : Dr Jean de Margerie, Dr Michel Baron, Dr Michel Bureau, Dr Gilles Pigeon. À l'arrière : Dr Pierre Cossette, Dr Réjean Hébert

Dr Larouche, Pr Cossette, Pre Samoisette et Pr Xavier Roucou ont dévoilé un mur de reconnaissance des anciennes professeures et anciens professeurs de la Faculté. Pr Cossette, devant les gens réunis pour souligner l’événement, a pris le temps de lire une des plaques du mur sur laquelle est inscrit : « ce tableau de reconnaissance souligne le 50e anniversaire de la fondation de la Faculté de médecine et des sciences de la santé et rend hommage aux professeures et aux professeurs qui ont consacré leur carrière à la Faculté; aux bâtisseurs qui, par leur audace et leur engagement, ont forgé son identité. »  Pr Roucou, à l’origine de cette idée de mur de reconnaissance des professeurs, a quant à lui poursuivi en mentionnant que « la reconnaissance de tous les professeurs est un gage de succès pour l’avenir. Cela renforce le

sentiment d’appartenance de tous ceux qui passent devant les gravures. Cela impressionne les étudiants, les visiteurs d’autres facultés et universités et les potentielles recrues. Il n’y a rien de mal, dans un monde où tout va vite et où nous sommes tous très occupés, de faire une pause de temps en temps devant ce mur et de se rappeler les anciens professeurs, une catégorie de professeurs à laquelle nous appartiendrons tous un jour; des professeurs qui ont formé des milliers d’étudiants, qui ont sauvé des vies, qui ont fait des découvertes; des professeurs grâce auxquels nous exerçons aujourd’hui à la FMSS ». L’événement a fait l’objet de belles retrouvailles où tous ont pu échanger et se rappeler, l’espace d’une soirée, l’histoire de notre Faculté.

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Dr Ronald Neal accompagné de Charlie (nom donné au squelette à l’époque.)

RETROUVAILLES

1971

Le 11 juin 2011 était jour de retrouvailles pour les diplômées et diplômés de 1971. Ceux-ci célébraient le 40e anniversaire de l'obtention de leur diplôme de doctorat en médecine. Certains se sont reconnus dès les premiers instants. D'autres ont eu besoin d'un support visuel (la mosaïque) pour se souvenir. Chose certaine, l'émotion et le plaisir étaient au rendez-vous. 

Quelques diplômés là où ils étaient assis à l’époque. De gauche à droite  1re rangée : Dr Marcel Caron, Dr Pierre Ste-Marie, Dr Raymond Ste-Marie, Dr Jacques Allard et Dr Richard Lessard. 2e rangée de gauche à droite Dre Louise Galarneau et Dre Chantal Beaudet.

Pour souligner l'événement, la Faculté avait organisé des visites guidées par des étudiants ambassadeurs inscrits en médecine et en réadaptation. Cette visite leur a permis de reprendre contact avec la Faculté et ses développements et plus particulièrement de se familiariser avec les nouvelles méthodes d'enseignement de la médecine.

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De gauche à droite : Dre Chantal Beaudet, Dre Louise Galarneau, Dre Nicole Meunier et Dre Louise Charron.

innover pour la vie

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FMSS

EN BREF Réseau 4 pôles universitaires :

Estrie Atlantique francophone Montérégie Saguenay–Lac-St-Jean

Budgets

Le réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de l’Université de Sherbrooke couvre un large territoire. Son partenaire est le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)

60 millions $ de fonctionnement

Ressources humaines

Enseignement 80 programmes d’études

Inscriptions à l’automne 2011

530 professeurs réguliers

594 étudiantes et 3 étudiants inscrits

805 Doctorat en médecine

319 Programmes de

651 Programmes d’études médicales postdoctorales

218 Programmes de

481

452 Programmes de

1 056 professeurs d’enseignement clinique

41 professeurs associés de clinique

en réadaptation et en sciences infirmières

9 cadres administratifs 51 professionnels

130 professionnels de recherche

136 membres du personnel de soutien et soutien à la recherche

49,7 millions $ en subventions et

contrats de recherche

9 départements de sciences cliniques

7 départements de sciences fondamentales

1 École de réadaptation

1 École de sciences infirmières

Baccalauréat en sciences infirmières-­ formation infirmière intégrée

329 Maîtrises en ergothérapie et en physiothérapie

1er cycle : certificats

2e cycle : micropro­grammes et diplômes 2e cycle : maîtrises

217 Programmes

de 3e cycle

103 Baccalauréat

en biochimie de la santé

198 Baccalauréat en pharmacologie

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Diplômés 11 519 diplômées et diplômés depuis la fin de la première cohorte en 1970

915 diplômés en 2010 505 1er cycle 384 2e cycle 26 3e cycle

Formation continue et formation pédagogique Centre de formation continue 110 formations données Centre de pédagogie des sciences de la santé 150 activités données

Saviez-vous que ? Le Centre de simulation clinique recrute et forme des personnes de tous âges et de toutes nationalités pour participer aux activités pédagogiques. Pour ce faire, il fait appel à des patients standardisés (350) qui apprennent un rôle, des patients formateurs (42) qui guident l’apprentissage de certains examens physiques complexes et des patients réels (112) qui se rendent disponibles pour raconter leur vécu. La contribution des patients aux activités d’enseignement est de plus de 20 000 heures. 184 mannequins complets ou partiels

International

Recherche

sont utilisés à des fins d’apprentissage

La Faculté est désignée centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en formation des ressources humaines pour la santé. Des stages d’études sont organisés dans 14 pays sur les 5 continents.

22 chaires de recherche

Les centres de recherche affiliés sont le CRC Étienne-Le Bel, le CRC de l’Hôpital Charles-LeMoyne, celui du CSSS de Chicoutimi et le Centre de recherche sur le vieillissement du CSSS-IUGS.

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innover pour la vie

53 47 15 69

de la tête au torse du bassin de la jambe et bassin mannequins complets

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PROGRAMME DE BOURSES DE RECHERCHE AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES

PROJETS DE DÉVELOPPEMENT DE LA

FMSS

La FMSS demeure à l’avant-garde en recherche médicale et cherche toujours à innover, autant dans les salles de classe que dans les laboratoires afin d’offrir une qualité d’enseignement qui dépasse les attentes. Deux projets majeurs sont présentement en développement. Le programme de bourses de recherche aux études supérieures et le développement d’un laboratoire de simulation clinique.

Pour se tailler une place de choix dans le marché de la science et de la technologie en santé en Estrie, notre région doit promouvoir activement la recherche. Conséquemment, il est impératif d’attirer et retenir les meilleurs étudiants chez nous pour favoriser notre excellence en recherche. Pour ce faire, nous voulons créer un programme de bourses de recherche aux études supérieures qui puisse attirer, à la FMSS, un plus grand nombre d’étudiants de haut calibre. La création d’un fonds facultaire permettra d’offrir des bourses de 15 000 $ par année pendant deux ans à la maîtrise et de 19 000 $ par année pendant trois ans au doctorat. Contrairement à la situation qui prévaut actuellement, chaque bourse couvrira la durée complète du programme d’études plutôt que la première année seulement. À court terme, ce programme unique sera l'un des plus généreux au Canada.

LE LABORATOIRE DE SIMULATION CLINIQUE La formation par simulation clinique permet, depuis 2009, aux étudiants et aux professionnels de la santé d’apprendre dans un endroit sécuritaire pour eux et pour les patients. Ce type de formation permet aux étudiants de s’exercer en toute confiance tout en développant leurs habiletés dans un contexte de collaboration interdisciplinaire. La FMSS souhaite se doter d’équipements majeurs afin de créer un laboratoire de simulation clinique et de l’arrimer au Centre de simulation clinique déjà existant. Ce dernier comprendra alors six unités de soutien à la formation : le programme d'utilisation des patients standardisés et réels (PUPSR), le laboratoire d'anatomie, le laboratoire de chirurgie, le laboratoire de physiothérapie, le laboratoire d'ergothérapie et le futur laboratoire de simulation clinique. L’objectif de ce projet est d’offrir une formation pratique à l’aide d’outils technologiques de pointe sous la supervision des professeurs experts. L’achat de ces équipements permettra à la FMSS de garder sa place à la tête de l’innovation en sciences de la vie au Québec et au Canada en prônant l’excellence, le partenariat et le professionnalisme. Ainsi, la Faculté maintiendra son niveau d'excellence pour laquelle elle est reconnue.

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CABINET DE SERVICES FINANCIERS

Février 2012 Janvier

Docteure Line Pasteur * 2224, rue des Érables Saint-Hippocrate (Québec) J1J 2X2 Chère Docteure Pasteur, Depuis 28 ans, vous m’accordez le privilège de vous conseiller en matière de programmes d’assurances sur la vie, contre l’invalidité et les maladies graves, pour les soins de longue durée ainsi que pour vos projets de retraite, et je vous en remercie. Si mon cabinet de services financiers est autonome, indépendant et représente les plus importantes compagnies d’assurance de personnes, ce n’est certainement pas le fruit du hasard. En effet, un souci constant d’objectivité accompagne l’analyse de vos besoins en assurances-vie et en prestations du vivant, et nos solutions respectent vos objectifs financiers. Par ailleurs, l’an dernier, je me suis fait un devoir de réaliser personnellement, auprès de notre assureur, le suivi de votre demande de prestation pour invalidité. Je suis heureux d’apprendre que vous êtes pleinement rétablie et que vous avez repris toutes vos activités professionnelles. Sachez que je me tiens à votre entière disposition si vous avez à nouveau à communiquer avec l’un de nos assureurs. Cette relation d’affaires basée sur l’intégrité, la compétence et l’expérience nous a permis d’établir un lien de confiance et de respect mutuel qui m’est très cher. Que cette expérience mise à votre service puisse nous être utile pendant de nombreuses années encore !

* Ceci est une publicité. Les noms et adresse ont été modifiés afin de préserver l’anonymat de la cliente.

Mille fois merci, Docteure Pasteur, de m’accorder votre confiance année après année, et soyez assurée que je suis toujours animé du même désir de vous servir avec un dynamisme sans cesse renouvelé. Je vous prie d’agréer, Docteure Pasteur, mes très sincères salutations.

Appeler M. Latulippe !

Réal Latulippe, AVC Conseiller en sécurité financière Représentant en épargne collective

819 - 566 - 7070

3000, rue King Ouest, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1L 1Y7 Bureau : 819.566.7070, poste 2107 . Cellulaire : 819.823.6303 Télécopieur : 819.821.0117 . Sans frais : 1.888.207.6666 . Courriel : rlatulippe@groupexcel.com

PARTENAIRE DE FORCE FINANCIÈRE EXCEL

Sherbrooke . Gatineau . Montréal . Québec

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innover pour la vie

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Innover pour la vie