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une ville Ă vivre


à

Une ville vivre

“Pro tribus donis similis Terdona Leonis” Trois dons – valeur, loyauté, courtoisiepromet l'ancienne devise qui figure sur l’écusson de Tortone. Cette ville ancienne au passé riche de vicissitudes et de personnages illustres en garde bien davantage pour le visiteur: elle plonge ses racines à une époque avant Rome et elle a continué à être tenace, présente et vivante à chaque période de son histoire plurimillénaire passant, en tant que protagoniste, à travers les époques et les destructions, les dominations qui s’alternaient, sans jamais altérer son identité municipale, unie à une sobriété substantielle qui l’a rendue et la rend à l’heure actuelle un “joyau caché”. Sa position géographique a déterminé son importance. Carrefour de grandes routes consulaires à l’époque impériale, elle devint un nœud stratégique militaire et civil lors des siècles qui suivirent. Le “Château” a été le grand protagoniste de l’histoire de la ville, “vaillamment” défendu par les Tortonais – contre des sièges (deux fois Frédéric Barberousse!) et à l’occasion des guerres qui s’ensuivirent, jusqu’à sa destruction définitive par Napoléon – démonstration de la “loyauté” des Tortonais à l’égard des alliés et des amis, Tortonais qui, depuis toujours, ont l’esprit courtois et noble des gentilshommes d’autrefois.


Rues et Places Piazza Arzano Piazza Duomo Piazza Gavino Lugano Piazza Malaspina Piazzetta Marconi, dite de la “Merì” Via Emilia et Arcades

Palais historiques Cloître du Couvent de l’Annunziata Petit Palais Médiéval Palais Banca Popolare Palais Biblioteca Civica Palais Guidobono Palais Guidobono Cavalchini Garofoli Palais de l’Évêché Séminaire du Diocèse Palais Busseti Palais Passalacqua Casa del Pozzo Casa Peppino Sarina

Sites Archéologiques et Restes Tour du Château Structure publique romaine Nécropole romaine Sarcophage de Publius Elius Sabinus Restes de l’Hôpital de Santa Croce Мausolée de Maioranus Restes de route publique romaine Reste de mur romain

Art et Culture Pinacothèque – Fondazione CRTortona Théâtre Municipal Musée de Machines Agricoles “Orsi” Musée de la Mer Palais Guidobono – Siège d’Expositions Pôle Diocésain Complexe du “Loreto”

Аbbayes et Sanctuaires Abbaye de Rivalta Scrivia Sanctuaire de la Madonna della Guardia

Églises Cathédrale de S. Maria Assunta et S. Lorenzo Église de San Giacomo Église de San Matteo Église de San Michele et Internat Paternel Église de S. Giustina et S. Agnese de Torre Garofoli Église de Santa Maria dei Canali Église et Couvent des Capucins

Oratoires Oratorio San Carlo Oratorio San Rocco Parc du Château Ambiente Scrivia

Mairie I.А.Т. –Informations et Accueil Touristique Salle polyfonctionelle Mons. F. Remotti Parkings Gendarmerie (Carabinieri) Hôpital Police Municipale Gare ferroviaire Gare routière (Arfea) Таxis Marché hebdomadaire

Stade Fausto Coppi Palais du Sport Piscines Complexe Dellepiane


sommaire

H istoire

P. 4

Sites Archéologiques Centre Historique Personnages illustres

A rt et Culture

P. 20

Musées, pinacothèques Sièges d’exposition Académie Musicale Théâtre

L ieux Sacrés Abbayes et Sanctuaires Églises Oratoires

P. 28


N ature, Sport et Temps libre

P. 38

Tour et Parc du Château Ambiente Scrivia Piscines, golf et parc aventure

O enogastronomie

P. 42

Vins du Terroir Excellences de la tradition et produits typiques

V ille à vivre

P. 46

Foires, Fêtes et Saint Patron Événements, spectacles, rendez-vous

Encadrez avec votre portable ou Smartphone et découvrez le site www.vivitortona.it Cherchez en ville les monuments affichant les codes QR; à part la lecture, vous pouvez également écouter le guide audio. Initiative réalisée en collaboration avec les lycées de la ville.

I nfos

P. 49

Adresses utiles Comment arriver


Histoire

Tortone du Néolithique a la “Ville”

Les traces de présence humaine les plus anciennes à l’ère préhistorique dans les environs de Tortone remontent au Néolithique et datent de la seconde moitié du VIe millénaire av. J.-C. Ce n’est que par les guerres des Romains contre les CeltesLigures que l’on parvint, de 123 av. J.-C. à 118 av. J.-C., à la fondation de la colonie romaine de Dertona. De 40 à 30 av. J.-C., le territoire fut l’objet d’une deuxième colonisation romaine et adopta l’appellation de Iulia Augusta Dertona. Gravure ancienne “Ville de Tortone Capitale du Tortonais dans le Duché de Milan”


Empire Romain VIe millénaire av. J.-C. – Néolithique Présence humaine dans le Tortonais

123-118 av. J.-C. – 40-30 av. J.-C. – Fondation de la Colonisation de Colonia Romana Iulia Augusta Dertona Dertona

Déjà au milieu du IVe siècle on y introduisit le Christianisme. Le premier Évêque qui figure dans l’histoire est Innocent; selon la tradition, il aurait retrouvé sur les rives du torrent Scrivia le corps du protomartyr San Marziano (120 ap. J.-C.), que le Diocèse et la Ville vénèrent comme saint patron et dont les reliques sont conservées dans la cathédrale. La Tour-Clocher, restes de l’ancienne forteresse détruite par Napoléon en 1801-1805

120 ap. J.-C.San Marziano Martyr Chrétien

Haut Moyen-Âge 350 ap. J.-C. – Introduction du Christianisme

Dominations des Goths – Byzantins – Longobards – Francs

Bas Moyen-Âge

1100 Commune de Terdona

1155-1162 1er et 2ème siège de Barberousse

1162-1500 Sous le Duché de Milan

1738 Domination de la Maison de Savoie

1801 – 1805 Napoleon détruit la forteresse

1814 Maison de Savoie

Les remous et les vicissitudes dramatiques caractérisant la décadence et la fin de l’Empire Romain et les siècles du Haut Moyen-Âge n’épargnèrent pas Tortone qui, toutefois, malgré les passages de propriété inévitables (des Goths aux Byzantins, aux Longobards, aux Francs) franchit le seuil fatidique de l’an 1000 en tant que ville paisible et prospère. Ayant le statut de commune libre sous le nom de Terdona, au XIIe siècle elle lutta contre Pavie et s’allia avec Milan; cette situation politique est reliée à ses vicissitudes à l’époque de Frédéric Barberousse qui, en Avril 1155, après un siège mémorable, la prit et la détruisit, abattant également ses murs. Reconstruite par les Milanais, elle fut conquise encore une fois par l’Empereur, en 1162. Par l’affirmation du pouvoir des Visconti en Lombardie, la ville de Tortone suivit ainsi le sort du duché de Milan. Elle passa sous la domination des Sforza et, vers la fin du XVIème siècle, elle fut gouvernée par les Espagnols. En 1738, la ville fut annexée aux domaines de la Maison de Savoie puis transformée en une solide forteresse. Suite à la descente de Napoléon en Italie en 1796, le Château de Tortone fut conquis par les Français. Après sa victoire dans la bataille de Marengo le 14 Juin 1800, Napoléon ordonna la destruction de nombreux châteaux-forts du Piémont. Il en fut de même en 1801 pour la forteresse tortonaise; les derniers remparts tombèrent en 1805, sauf la Tour-Clocher qui devint ensuite le symbole de la ville et est restée pour caractériser "le château". Après l’annexion à l’Empire Français, Tortone redevint définitivement un domaine des Savoie en 1814; ce fut le début d’une période d’essor économique, expansion démographique et réhabilitation du bâtiment, avec la construction de nouveaux édifices parmi lesquels le Théâtre Municipal et les arcades de Piazza Duomo. En 1935, suite à un décret du gouvernement, Tortone obtint officiellement le titre de "ville" et le droit de se servir de son écusson très ancien. À une époque plus récente, Tortone n’a pas manqué d’offrir sa contribution d’idées et, malheureusement de sang, aussi bien à la Résurgence (Risorgimento) qu’à la Résistance.

1935 Le titre de ville est décerné


Archéologie La fondation de la colonie romaine de Dertona se situe entre l’an 123 et 118 av. J.-C.. La ville de Dertona exerça la fonction de nœud viaire important; par celui-ci passaient la Via Fulvia (qui menait à Turin), la Via Postumia (qui reliait Gênes à Aquilée en passant par Libarna), une partie de la Via Æmilia Scauri, ensuite la Via Iulia Augusta, qui reliait la plaine du Pô à Vada Sabatia (l’actuelle Vado Ligure) et la ‘Via’ de Vercelli, appelée ainsi à cause de sa destination. Dans le territoire autour de Tortone, on peut encore ‘lire’ clairement des répartitions en ‘centuries’. Les restes de la ville romaine antique ont émergé lors des travaux du bâtiment à partir de la première moitié du siècle dernier; des fouilles archéologiques programmées, remontant à des années plus récentes, ont découvert de courts segments de pavé urbain, les restes d’un dallage en ‘opus signinum’, des parties d’aqueduc, des murs, des monuments funèbres en forme de tumulus.

Structure publique Romaine - Via Rinarolo Dans l’espace adjacent au cimetière urbain, on a retrouvé un pan consistant de structure muraire remontant au Ier siècle av. J.- C., aux caractéristiques de construction et à l’orientation parallèles à celles de l’enceinte des murs de Via alle Fonti. La présence de contreforts sur le côté extérieur de la structure rappelle des travaux de terrassement en "opus vittatum", que l’on retrouve dans l’Italie centrale et méridionale à partir du IIIe-IIe siècle av. J.- C.


Nécropole Romaine - Via Emilia En sortant de Tortone en direction de Voghera, le long de la Via Emilia (correspondant à l’antique Via Postumia), sur le côté droit de la route, on trouve une nécropole romaine. Au croisement avec Via F.lli Pepe, on voit encore deux monuments funéraires en podium, datables du premier âge d’Auguste. Construits en blocs d’arénaire, ces mausolées sont dépourvus de chambre sépulcrale intérieure; en effet, ils n’étaient utilisés que comme monuments pour la couverture du lieu de sépulture. En continuant toujours vers Via Emilia, mais sur le côté gauche, au croisement avec Via degli Orti, on trouve une structure en enclos et le socle d’un autre monument funéraire. La dislocation des restes monumentaux de la nécropole fait présumer que les sépulcres ne se trouvaient pas à des distances régulières mais étaient organisés par ‘noyaux’, en commençant par les zones les plus proches du centre urbain.

Ci-dessus et à gauche: documentations et photos des restes de la Nécropole romaine

À la page ci-contre: un plan des voies romaines, origine de l’installation de la colonie Derthona et restes des murs de via Alle Fonti

Reste Muraire Romain - Via alle Fonti L’imposante structure de Via alle Fonti, entrecoupée par une tour rectangulaire conservée sur une hauteur d’environ deux mètres, remonte à l’époque romaine républicaine, lorsqu’elle constituait la partie orientale des remparts de la ville; son orientation est parfaitement cohérente à la répartition en centuries du territoire environnant, encore lisible dans quelques zones. La construction des murs a intercepté des structure en fossé de l’Âge du Fer (seconde moitié du VIe siècle- première moitié du Ve av. J.- C.), indiquant une période d’habitation précédente. La technique de construction consiste en un noyau de pierres jetées irrégulièrement (à sec), revêtu à l’extérieur par un parement de blocs calcaires, alignés en rangées horizontales et régulières. Des interventions de remplissage, réalisé au moyen de briques, également récupérées, et de blocs de pierre, datent du XVIe siècle, moment où l’on pense établir la dernière phase de restauration et d’utilisation de la structure de défense.

Restes de l’Hôpital de Santa Croce - Via Emilia Durant les fouilles de 1989, ont émergé des restes de l’église et de l’hôpital de Santa Croce, remontant à la fin du XIIe siècle et consacré à Saint Jean, protecteur de l’ordre des ‘Gérosolimitains’. L’église, située sur le côté droit, présente une nef unique qui s’achève par une abside semi-circulaire en maçonnerie de galets et de pierres. Des traces du dallage n’ont pas été récupérées, les structures n’étant conservées qu’au niveau des fondations. Sur le côté sud se trouve un bâtiment de forme rectangulaire, dont on n’a pu identifier qu’une partie des murs. Les édifices peuvent être interprétés comme la domus et l’hospitalis proprement dits.


Le Centre historique, Via Emilia Notre parcours idéal part du centre ville, Piazza Duomo, qui donne sur Via Emilia, depuis toujours axe viaire principal de la ville, partiellement identifiable avec le "cardus" romain.

Via Emilia Elle remonte à Via Aemilia Scauri, l’antique route romaine faite construire par le censeur Marcus Emilius Scaurus en 109 av. J.- C. aussi bien pour relier Luni à Vada Sabatia (actuellement Vado Ligure) et éviter, en traversant l’Apennin, le parcours côtier escarpé, que pour intégrer les liaisons viaires terrestres entre Rome et les Gaules.


I Portici (Les Arcades) –

Déjà au XIVe siècle, les arcades existaient sur la place publique, elles allaient vers Porta San Quirino, dites également “Portici Vecchi”, où la Banca San Paolo a son siège à l’heure actuelle; les arcades le long de Via Emilia, appelés aussi “Portici Frascaroli” d’après l’ingénieur auquel on doit leur conception, remontent à 1848, tandis que les arcades face à la Cathédrale, également appelées “Portici Nuovi”, datent de 1877-1879.

Les blasons des familles nobles locales d’autrefois et de nombreux portraits de Tortonais illustres sont visibles sur le plafond des Portici Frascaroli.


Piazza Duomo Depuis toujours lieu d’échanges commerciaux, de manifestations religieuses et civiles, de relations et de pause dans les moments de loisirs. Sur la place actuelle surgissait l’ancienne église de San Quirino, détruite en 1574 pour édifier la nouvelle cathédrale consacrée à Santa Maria Assunta et San Lorenzo. Conçue selon les canons établis par le Concile de Trente, la nouvelle construction causa la démolition de nombreux édifices. En même temps que les travaux pour la construction du ‘Duomo’, commencèrent aussi ceux pour la construction du Palais de l’Évêque.

Petit Palais Médiéval - Corso Leoniero, Piazza Duomo Les origines de la construction remontent très probablement à la fin du XIVe et au début du XVe, période où les Visconti, entrés en ville en 1347, devinrent promoteurs d’un vaste projet de réaménagement urbain qui fut réalisé dix ans plus tard par Galeazzo II avec la restructuration et l'agrandissement des murs. Les premières nouvelles documentent la destination d’usage des locaux à la fin du XVIIIe, début du XIXe, lorsque l’habitation fut destinée à un usage commercial, un hôtel, puis la boutique d’un sellier, pour être utilisée ensuite au XXe comme résidence par les sœurs Banchieri, modistes. Elle a hébergé pendant plusieurs années le magasin caractéristique d’objets religieux Veggetti. Depuis 1999 le palais appartient à la Fondazione Cassa di Risparmio di Tortona et comprend son siège légal et ses bureaux opérationnels. Le monument historique, positionné au cœur de la ville, représente une référence importante dans le tissu culturel du territoire; il est devenu en quelques années le noyau d’un petit centre culturel comprenant quelques édifices adjacents où sont situées la Salle de Colloques, la Pinacothèque et la Bibliothèque de l’Organisme (voir p. 20)


Piazza Duomo, vue Portici Nuovi (Nouvelles arcades) et Portici Vecchi (Anciennes arcades)

Palais de l’Évêché: l’Antichambre avec les portraits des Évêques

Palais de l’Évêché - Piazza Duomo Les travaux pour la construction de l’édifice commencèrent en 1578 par la volonté de Monseigneur Cesare Gambara et furent achevés en 1584. Il fut agrandi ensuite par l’aménagement des archives historiques. En 1661, on compléta “il passetto”, un arc qui reliait directement le palais de l’évêque à la cathédrale et d’où, par le biais du grand escalier, on descendait dans la nef droite. L’aménagement actuel à l’intérieur de l’édifice remonte à des travaux effectués de 1896 à 1904. Du côté qui donne sur Piazza Duomo se trouvent le salon d’honneur et l’antichambre épiscopale, décorés par la fresque de l’illustre peintre Rodolfo Gambini.

Séminaire du Diocèse, prés du Palais de l’Évêque, Via Seminario (donnant sur Via Emilia). Résultat d’une série d’agrandissements et changements durant des siècles. L’édifice originel date de la période fin XIIe-début XIIIe siècle; l’edifice actuel est le résultat des agrandissements du XIXe siècle. Actuellement siège du Centre Culturel du Diocèse (v. p. 25)

Actuellement le Diocèse de Tortona compte 314 paroisses réparties sur trois régions : Piémont, Lombardie et Ligurie.


Piazza Malaspina Elle était dénommée autrefois Piazza Santo Stefano, d’après le nom du monastère bénédictin homonyme fondé au XIe siècle et situé dans la zone entre les Via Zenone, Via Carlo Mirabello et Via Sada actuelles. Devenue place publique au XIXe, depuis 1850 elle fut le siège de différents marchés, parmi lesquels celui du vin et des volailles et, dans les années 20 du XXe, du fromage.

En 1929, la place fut agrandie et, au centre de celle-ci, on plaça une fontaine, remplacée ensuite par l’actuelle. Palazzo Barenghi domine la place vers le sud. Édifié en 1789, il appartint, entre autres, à la famille des marquis gênois de Campofregoso, dont les blasons trônent dans les salles du bel étage, décorées par des motifs néoclassiques datés de 1790; dès le début du XXe siècle, il devint la propriété de la famille Barenghi.

L’édifice placé face au Palazzo Barenghi, dont la façade est finement décorée par un cadran solaire, accueillit la Casa di San Barnaba, fondée au XIIIe siècle. Il devint par la suite le siège du Monastero delle Umiliate et, en 1603, les religieuses dominicaines de Sainte Catherine, ordre supprimé en 1802, y emménagèrent.


Piazza Gavino Lugano L’espace, occupé autrefois par des habitations malsaines et délabrées, fut assaini à la fin du XIXe siècle, devenant le lieu du marché des fruits, légumes et autres denrées alimentaires. En 1889, on y édifia le Palazzo della Banca Popolare (alors Banca Popolare di Tortona, fondée en 1871, actuellement Popolare di Novara), dont la façade et les parties décoratives raffinées montrent un revivalisme éclectique typiquement ‘fin de siècle’. En 1890, on plaça au centre de la place le Monument aux soldats morts dans les Guerres d’Indépendance. Œuvre du sculpteur Odoardo Tabacchi, il fut érigé par la volonté de la Société Ouvrière de Secours Mutuel et fut appelé Tortona dolente pour célébrer l’héroïsme des Tortonais morts dans les batailles.

Piazzetta G. Marconi, dite de la “Merì” Il y a des siècles, elle était connue comme la Piazzetta dell’Annunziata, car l’église du monastère homonyme des sœurs agostiniennes donnait sur celle-ci.

La présence du bureau du “Maire”, le maire napoléonien, dans le Palazzo Guidobono contigu, modifia le nom de la zone qui fut dénommée à la française la “Mairie”, communément appelée par les Tortonais “ra piassa dra merì" (la place de la mairie).


Piazza Aristide Arzano et Palazzo Guidobono La place est caractérisée par la présence du Palazzo Guidobono, du XVe siècle, et d’une tour municipale, reconstruite sur le tracé d’une construction plus ancienne. L’aspect actuel de la place est le produit de la transformation urbaniste à laquelle la ville fut soumise dans les années 40 du siècle dernier. Au cours des interventions, on démolit quelques maisons qui se trouvaient devant le Palazzo Guidobono et une partie du palais lui-même, ouvrant le nouvel espace intitulé ensuite au général Aristide Arzano, promoteur en 1903 de la “Société pour les études d’histoire, économie et art du Tortonais”, grâce à l’impulsion duquel naquirent par la suite le Musée et la Bibliothèque Municipale. Palazzo Guidobono. Édifié comme demeure seigneuriale au XVe siècle, il appartint à une branche des Guidobono de Tortone qui le léguèrent aux Guidobono, feudataires et ensuite comtes de Castellaro et Monleale, au début du XVIIIe siècle. Amplement restructuré, il fut destiné au siège du gouverneur de la ville et de la province sous la maison de Savoie. De la fin du XIXe siècle au début du XXe, il fit office de centre administratif de la ville; en effet, on y transféra le siège de la municipalité

Républicaine; il devint la demeure du “Maire” napoléonien. En 19391942, l’architecte Carlo Ceschi réalisa la façade actuelle en style gothique. Depuis le milieu des années 50 jusqu’en 1996, il accueillit les Instituts Culturels Municipaux: Musée Romain, Bibliothèque et Pinacothèque Municipales. À l’heure actuelle, il est le siège du Bureau IAT (Informations et Accueil Touristique) et d’expositions temporaires (voir p. 22).

Le Palais recèle une porte en bronze, une œuvre importante et très bien exécutée, probablement du XIXe siècle. Le plafond en bois du XVe siècle, aux motifs héraldiques, est également remarquable. Au rez-dechaussée se trouve le Sarcophage de Publius Elius Sabinus, datable de la seconde moitié du IIIe siècle ap. J.C.; ce sarcophage est constitué par une caisse en marbre blanc de taille considérable, orné par une série de bas-reliefs, fait sculpter par une ‘liberta’, esclave libérée d’origine grecque, en honneur de son fils mort jeune. Au sous-sol, on peut voir des restes de maçonnerie et d’un sol en mosaïque romains, ainsi qu’une “niviera” de la Renaissance, récipient pour la neige, utilisé autrefois pour collecter la neige durant les mois d’hiver et conserver la nourriture périssable.


Sur un côté de Piazza Arzano, Via Carlo Mirabello, se trouvent le Palais Municipal, siège de la Bibliothèque Municipale et le Cloître du Couvent de l’Annunziata adjacent au Théâtre Municipal.

Biblioteca Civica En 1805, le gouvernement français céda cet espace à la municipalité de Tortone. C’est sur l’église préexistante du monastère des sœurs agostiniennes de l’Annunziata que fut construit de 1826 à 1830, d’après le projet de l’architecte Carlo Randoni, le Regio Collegio qui comprend actuellement la Bibliothèque Municipale et les Instituts Culturels Municipaux. L’aube de la bibliothèque municipale date de 1904, année à partir de laquelle les livres furent rendus disponibles au public à l’intérieur d’une salle dans le Palais Municipal. De sa longue histoire citadine elle conserve des témoignages significatifs et précieux: quelques manuscrits, différents parchemins et de nombreux "cinquecentine" (livres imprimés au XVIe siècle). La bibliothèque municipale actuelle a été intitulée à Tommaso de Ocheda (né à Tortone en 1757), illustre savant et érudit.

À l’intérieur de l’édifice on peut admirer le tableau “La Costanza dei Tortonesi”, (La constance des Tortonais), également connu comme “La Sete dei Tortonesi” (La soif des Tortonais), oeuvre destinée à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, réalisée par le peintre turinois Andrea Gastaldi et représentant la scène du siège de Tortone de la part de Frédéric Barberousse en 1155

Cloître du Couvent de l’Annunziata Situé dans le centre historique de la ville à côté du Palais Municipal et du Théâtre, il conserve un côté ‘survivant’ du cloître du XVe siècle du couvent des sœurs agostiniennes de l’Annunziata, supprimé en 1802. Il constitue un des rares témoignages architecturaux du passé médiéval citadin. La structure est répartie en un rez-de-chaussée rythmé par des colonnes en tomettes et par un étage supérieur articulé en une loggia avec voûtes à croisière et arcs en plein cintre, soutenus par de minces colonnes à section ronde.


Les Familles Nobles et leurs Palais

Palazzo Guidobono Cavalchini Garofoli - Via San Marziano Il appartint dès le Moyen-Âge à la famille GuidobonoCavalchini. En 1603 il fut légué à Guglielmo Guidobono-Cavalchini mais avec l’obligation pour celuici d’acquérir le nom de Boniforte Garofoli; c’est pour cette raison qu’à partir du XVIIe siècle l’édifice fut défini Palazzo Garofoli. De 1769 à 1773, ce palais fut complètement restructuré par l’architecte Carlo Riccardi de Milan, adoptant l’aspect actuel; à cette occasion, il fut uni à l’église paroissiale de San Giacomo adjacente, reconstruite dans cette même période en style baroque. Le Palazzo Guidobono Cavalchini Garofoli, un des édifices privés les plus prestigieux de la ville, hébergea de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Napoléon en 1796, le Pape Pie VII en 1814 et San Giovanni Bosco en 1863.


Palazzo Busseti - Via Giulia Ce palais appartint pendant des siècles à la famille Busseti, parmi les plus anciennes de la noblesse tortonaise. En 1579, à l’intérieur de certaines pièces de l’édifice, fut hébergée Cristierna di Danimarca, duchesse de Lorraine et nouvelle Dame de Tortone. La partie la plus ancienne, donnant sur Via Giulia, remonte probablement à la seconde moitié du XVIe siècle ou au début du XVIIe. La décoration riche, les meubles précieux et les nombreuses œuvres d’art présentes dans de nombreuses pièces de la résidence des marquis furent perdus à partir du XIXe siècle à cause de partages d’héritages. En 2003, l’ensemble tout entier a été vendu à une société privée.

Palazzo Passalacqua Via Passalacqua Depuis 1541 résidence de la Famille Passalacqua, l’édifice fut agrandi au XVIIIe siècle par l’ajout d’une nouvelle aile, tandis que la façade fut redéfinie dans la première moitié du XIXe siècle. Sous le porche se trouve une fresque de Luigi Vacca représentant L’enlèvement d’Europe, peint vers 1838. Sur la paroi de l’escalier à double rampe et balustrade trône un grand blason des Passalacqua. À l’heure actuelle, l’édifice est une résidence particulière.

Casa del Pozzo - Via Pinto

Photos ci-dessus: Palazzo Passalacqua: la grille qui, du vestibule, mène à la cour interne et la porte cochère donnant sur Via Passalacqua

Exemple de bâtiment du bas Moyen-Âge. De 1670 au milieu du XIXe siècle, des documents attestent son appartenance à la Sacrestia del Duomo; en effet, elle est également connue comme “Maison du chapitre”. Dans les années 30, elle fut achetée par la Società Storica Tortonese et donnée à la Ville. Une édicule de la façade fut peinte a fresco avec l’image de la Vierge par le peintre Mario Patri.


Personnages illustres

Tortone énumère parmi ses habitants, ou parmi ceux qui en quelque sorte sont liés à la ville, des personnages illustres et célèbres, dont plusieurs ont été peints sur le plafond des arcades Frascaroli avec les blasons des familles nobles locales d’autrefois.

Giuseppe Pellizza da Volpedo (Volpedo 1868 - 1907)

San Luigi Orione (Pontecurone 1872 San Remo 1940)

Fondateur de la Piccola Opera della Divina Provvidenza, d’internats et de pensionnats, d’œuvres charitables et d’assistance aussi bien en Italie que dans le monde, il fut béatifié en 1980 et proclamé saint par le Pape Jean Paul II en 2004. On lui doit la construction du Sanctuaire de la Madonna della Guardia, inauguré en 1931.

Peintre divisionniste, lié aux thèmes sociaux qui l’amenèrent à la réalisation du célèbre “Quarto Stato”. Né à Volpedo dans une famille de petits propriétaires fonciers, il fréquenta les meilleures Académies artistiques italiennes en suivant les enseignements de grands artistes, tels que Tallone, Pio Sanquirico et Fattori à Florence. Il voyagea beaucoup, également à l’étranger, et la fréquentation et l’échange épistolaire fréquent avec d’autres artistes, engagés socialement à l’époque dans l’expérimentation de la technique divisée, marquèrent des moments importants de sa vie artistique. Il se suicida à 39 ans suite à la perte tragique de son épouse.

Lorenzo Perosi (Tortone 1872 - Rome 1956)

Prêtre, compositeur de musique sacrée et Directeur perpétuel de la Chapelle Sixtine par la la volonté du Pape Léon XIII; connus pour ses oratorios, ses messes polyphoniques et ses motets, il fut nommé Académicien d’Italie sur la proposition de Pietro Mascagni. Ses compositions sont encore exécutées dans les plus grands théâtres nationaux et étrangers.


Angelo Barabino

Peppino Sarina

Fausto Coppi

(Tortone 1883 - Milan 1950)

(Broni 1884 - Tortone 1978)

(Castellania 1919 - Tortone 1960)

Déterminante pour lui, la fréquentation de Giuseppe Pellizza, dont il suivit la leçon artistique en adhérant tout de suite au divisionnisme et en préférant les thématiques sociales. En 1907, après la mort de Pellizza, il compléta un tableau inaccompli, Il girotondo (La ronde), en s’identifiant aux mêmes valeurs picturales.

Marionnettier provenant de Lodi installé à Tortone et principal membre d’une célèbre famille de marionnettiers; autodidacte en plusieurs domaines de la culture et disciplines artistiques – de la musique à l’histoire, à la littérature et à la peinture – il a légué à ses héritiers un précieux patrimoine comprenant des centaines de marionnettes, scénarios, partitions, matériel théâtral, textes divers et une très riche bibliothèque.

Surnommé Il Campionissimo, il est considéré l’un des plus grands cyclistes de tous les temps. Il remporta cinq fois le Giro d’Italia et deux fois le Tour de France. Dans le cyclisme sur piste, il fut champion du monde de poursuite et battit le record de vitesse horaire de 1942 à 1956. Un autre cycliste illustre fut Giovanni Cuniolo (1884-1955); cycliste tortonais trois fois Champion d’Italie, il établit le record de l’heure en 1906.

Giuseppe Romita (Tortone 1887 - Rome 1958)

Homme politique socialiste, il fut obligé de vivre en résidence surveillée à l’époque fasciste. Redevenu libre, il entra dans le Comité de Libération Nationale. Il remplit la tâche de Ministre lors de différents gouvernements; il fut responsable du déroulement régulier du référendum “monarchie /république” du 2 Juin 1946.

Général Aristide Arzano (Tortone 1886 -Annone Brianza 1943)

Il entreprit la carrière militaire dans le corps des Bersaglieri, atteignant le grade de général. Il fut parmi les fondateurs de la Caisse d’Epargne de Tortone et de la Cave Sociale. Sur son initiative on fonda, dans les premières années du siècle dernier, la "Società per gli studi di storia, economia ed arte del Tortonese" (Società Storica Iulia Dertona), dont il devint le Président. Il se battit avec ténacité pour la valorisation et la sauvegarde du patrimoine tortonais, promouvant aussi la constitution du Musée Municipal et de la Bibliothèque.

Enrico Bellone (Tortone 1938 - 2011)

Physicien et historien de la science. Il a été professeur ordinaire d’Histoire de la Science à l’Università degli Studi de Milan et directeur des revues “Le Scienze” et “Mente e cervello”. Auteur de nombreuses et importantes études à caractère scientifique ainsi que de publications, il est considéré parmi les plus grands connaisseurs au monde de la pensée de Galilée.


Art et Culture

Elle contient une centaine d’œuvres exécutées au XIXe siècle et au XXe par les plus grands artistes divisionnistes. Aujourd’hui c’est le corpus le plus consistant des œuvres de Pellizza.

“Le Divisionnisme” représente une exposition permanente, un espace muséal ayant pour but d’approfondir la naissance, la formation et le développement d’un phénomène italien d’une importance primaire, célébré récemment à l’étranger et objet d’un intérêt croissant.

Cette collection illustre un moment fondamental de la culture artistique italienne au XIXe siècle et au XXe dans tout son contexte historique et social à travers le dialogue du noyau originel des toiles de Giuseppe Pellizza da Volpedo avec les achats ciblés successifs des œuvres d’artistes importants qui, dans le domaine national, sont devenus interprètes de la “peinture divisée”. Les tableaux tracent un parcours de haut niveau, allant de l’expérimentation chromatique de la ‘scapigliatura’ à l’application plus mûre de la technique divisée de la part des artistes socialement engagés des années 90 du XIXe siècle, jusqu’aux approches empiriques dans le domaine symboliste et aux premiers essais des futuristes pour lesquels le divisionnisme constituait le langage de la modernité. Près de chefs-d’œuvre tels que Piazza Caricamento de Plinio Nomellini, Mi ricordo quand’ero fanciulla (Entremets) d’Angelo Morbelli, Il seminatore de Carlo Fornara, Ona


Plinio Nomellini “Piazza Caricamento”, 1891 détail Huile sur toile, 120x160 cm Carlo Fornara “Il seminatore” (Le semeur), 1895 Huile sur toile, 26,5x34 cm Giuseppe Pellizza “Mattino di maggio” (Matin de Mai) ou “Alberi e nubi” (Arbres et nuages), 1903 Huile sur toile avec application sur bois, 40x59 cm

Fondazione C.R.Tortona Corso Leoniero, 2 au coin avec Piazza Duomo – tél. 0131.822965 www.fondazionecrtortona.it Horaires d’ouverture Mai-Septembre: samedi et dimanche de 15h30 à 19h00 Octobre-Avril: samedi et dimanche de 15h00 à 18h30 Sur réservation, également en semaine, pour des groupes et des classes Fermé le lundi. Entrée gratuite

staderada (La venditrice di frutta) d’Emilio Longoni, acquisition récente, nous trouvons, en commodat, des œuvres également significatives de Giovanni Segantini, Vittore Grubicy, Gaetano Previati et Giuseppe Pellizza, surtout le célèbre tableau La processione, appartenant au Musée National de la Science et de la Technologie Leonardo da Vinci à Milan. Le côté unique de la collection est également dû à la présence d’œuvres moins connues, comme Cariatidi de Baldassare Longoni, Lavoro notturno alla stazione Termini de Giovanni Battista Crema et Il traino del cannone de Giuseppe Cominetti, en plus d’autres témoignages pré-divisionnistes, concernant en tout cas les recherches techniques et sociales des artistes qui devinrent, quelques années après, des interprètes importants du divisionnisme tels que Pellizza et Longoni. L’aménagement, contrairement au catalogue de la collection qui suit un ordre chronologique, vise également à mettre en évidence les affinités entre les œuvres des différentes zones géographiques, en cherchant des comparaisons insolites, parfois même surprenantes. Un exemple en est le rapport entre Serafino Macchiati et Giacomo Balla durant une courte collaboration parisienne en 1900 ou entre Guglielmo Amedeo Lori, Plinio Nomellini et Benvenuto Benvenuti, unis par la matrice toscane commune, filtrée à travers le mûrissement de leurs poétiques personnelles. Parmi les exposants des différents divisionnismes, il ne faut pas oublier le tortonais Angelo Barabino auquel on a rendu un hommage mérité par une salle d’exposition qui lui est dédiée et qui représente sa production la plus intense et créative.

En haut, page ci-contre: Angelo Morbelli “Mi ricordo quand’ero fanciulla (Entremets)”, 1903 Huile sur toile, 71x110,5 cm En bas: Emilio Longoni “Ona staderada” ou “La venditrice di frutta” (La fruitière), 1891 Huile sur toile, 154x91 cm


Palazzo Guidobono Siège d’Expositions


En attendant d’accueillir à nouveau la collection archéologique du Musée Municipal, le Palazzo Guidobono est devenu la référence pour des expositions temporaires tendant à valoriser les différentes formes artistiques.

La peinture, la photo, la sculpture, l’art classique et contemporain, des artistes à la renommée internationale et des noms émergents s’alternent dans ce cadre superbe par une approche unissant la valorisation de l’artiste et l’offre aux visiteurs de multiples occasions et inspirations à caractère culturel.


Musée de Machines Agricoles Orsi Exemple d’archéologie industrielle, le musée occupe actuellement l’espace de l’ancienne fabrique de tours de l’entreprise Orsi, sur une extension d’environ 1.800 m2.

Orsi, fabrique de machines agricoles, démarra à la fin du XIXe siècle pour devenir ensuite, dans les années 30 et 40 du XXe siècle, une réalité industrielle au niveau national, parmi les premières de son secteur. Dans l’après-guerre, les difficultés sur le marché augmentèrent et, après diverses vicissitudes, en Juillet 1964, l’entreprise fut obligée de déclarer faillite. Par la suite, la zone industrielle désaffectée fut achetée par la Ville de Tortone et le complexe subit différentes transformations au fil des ans.

Museo Orsi Via Emilia, 446 Ouverture: sur réservation; également ouvert à l’occasion de manifestations organisées par la Mairie de Tortone Entrée gratuite Office du Tourisme et des Manifestations 0131 864290/864297 manifestazioni@comune.tortona.al.it

L’exposition permanente est composée de vingt-deux exemplaires des Collections Orsi et Berri et comprend, à part le premier tracteur “tête chaude” de l’entreprise Orsi de 1927, des tractrices, locomobiles, presses à fourrages, batteuses et moissonneuses-batteuses qui documentent toute la production de l’entreprise allant des origines jusqu’à la fin des années 50.


Centre Culturel Diocésain

Via Seminario 7

Comprend l’Archive Historique, la Bibliothèque et le Musée d’Art Sacré.

L’Archive Historique Diocésain Après des années de réaménagement (2001-2007) c’est une réalité fonctionnelle et stable. Il représente un des archives les plus grands du Piémont et conserve un immense patrimoine d’une remarquable importance historique; l’archive compte environ 1200 parchemins (le plus ancien remonte à 965) et couvre un arc temporel très vaste allant du Xe au XXe siècle. Pour INFOS: du lun au ven matin. Tél : 0131-816609 (Bureau des Biens Culturels) sam et dim après-m. Tél : 0131-1922731 Guglielmo Caccia dit Il Moncalvo (1606), “Madonna col Bambino, Sant’Anna e Santa Margherita” Giovan Mauro della Rovere dit Il Fiamminghino (1613), “Pietà con i Santi Francesco, Carlo Borromeo e un donatore”

Ci-dessus: Archives historiques du Diocèse, incunabulum et détail du Codex Purpureus de Sarezzano. Ci-dessous: autre détail du Codex Purpureus de Sarezzano.

La Bibliothèque Diocésaine Elle dispose d’une salle aménagée pour la conservation et la consultation de matériel rare et précieux, comprenant manuscrits, incunabuli et de nombreux livres du XVIe siècle.

Le Musée d’art sacré Il contient des œuvres provenant du Palais de l’Évêque, du Séminaire, des paroisses du Diocèse ainsi que des Collections Municipales. www.diocesitortona.it beniculturali@diocesitortona.it

Le parcours muséal se décline en différentes sections. Salle des Biens des Archives et des Livres - exposition de quelques parchemins, papiers des archives, deux feuilles parmi celles qui restent du Codex Purpureus de Sarezzano, des Évangiles très précieux, en parchemin, datables entre la fin du Ve et le début du VIe siècle; d’importantes éditions de livres appartenant à la Bibliothèque du Séminaire. Section antique (siècles XV-XVI), avec l’exposition du précieux triptyque sur table de Macrino d’Alba, signé et daté 1499. Salle du Lorète - consacrée à la décoration provenant de l’ex basilique tortonaise de S. Maria di Loreto. Salle des peintures du XVIIe siècle - consacrée aux artistes piémontais et lombards actifs dans le Diocèse entre fin XVIe et XVIIe. Galerie des Évêques - collection de portraits d’évêques du XVIIe au XIXe siècles, à côté de mitres, crosses et objets en argent leur appartenant. Œuvres des siècles XVIIIe – XIXe - tableau provenant du territoire diocésain, en particulier de l’au-delà du Pô et du versant ligure-piémontais du Diocèse.


Le Théâtre Municipal Édifié d’après un projet de l’ingénieur tortonais Pietro Pernigotti en 1836-1838, il est considéré depuis toujours un joyau par l’harmonie et la grâce de sa structure. Après son inauguration en Mai 1838, il eut cent ans d’une riche activité artistique, avec plus de 80 saisons documentées. 1939 fut la seule vraie saison lyrique et, à part quelques rares spectacles dans l’après-guerre, le théâtre fut fermé en 1952. Il demeura tel jusqu’aux années 80, lorsque les interventions de restauration commencèrent. Ayant récupéré sa splendeur primitive, le 2 Mai 1990 il fut inauguré pour la deuxième fois, redevenant ainsi patrimoine de la communauté tortonaise.

À l’extérieur, les différents espaces sont uniformisés par une façade continue et les fenêtres sont surmontées par des frises en stuc; on peut remarquer trois médaillons avec les portraits de Métastase, Goldoni et Alfieri. Un faîtage avec l’écusson de la Ville de Tortone couronne la façade. L’intérieur, à trois étages de loges, avec un parterre à la forme caractéristique en fer à cheval et le paradis, est finement décoré par des frises et des stucs. Le médaillon central de la voûte représente “Minerve qui couronne la Musique, la Poésie et la Peinture”, tandis que le rideau historique est consacré à la “descente d’Orphée aux enfers”, tous deux œuvres du peintre-scénographe turinois Luigi Vacca.

Saison théâtrale Depuis 1990, le Théâtre Municipal, pendant la période automne-printemps, accueille la saison théâtrale de prose avec une affiche riche en spectacles de tous genres, en mesure de conjuguer la qualité à l’attrait et représentés par les plus grands groupes théâtraux nationaux. Rien, que pour citer quelques noms de ceux qui ont ‘foulé’ la scène tortonaise: Giorgio Albertazzi, Vittorio Gassman, Rossella Falk, Paolo Villaggio, Giuseppe Pambieri, Sebastiano Somma, Valeria Valeri. Mais ce Théâtre est également musique. La saison de concerts est confiée à l’Association citadine “Amis de la Musique” qui, depuis toujours, amène à Tortone les grandes œuvres de la musique classique exécutées par des musiciens importants, performants, voire même de renommée internationale.


Le Musée de la Mer Parmi le matériel exposé: un Tricolore de la Maison Savoie, d’autres documents signés par Gabriele D’Annunzio durant l’occupation de Fiume, les instruments utilisés pour naviguer et communiquer et l’équipement pour les incursions sous-marines, en plus des uniformes d’origine des marins. Les modèles de navires célèbres ne manquent pas, parmi lesquels l'Ammiraglia della Marina pendant la 2e guerre mondiale, la "Corazzata Roma", le navire-école "Amerigo Vespucci" et le plus récent "Porte-avions Cavour".

Le Musée de la Mer Via Pernigotti, 12 infos et réservation pour la visite 335.6715822 348.1498791 Entrée gratuite

Mais que font les marins à Tortone? À l’époque de la seconde guerre mondiale, les florissantes usines métallurgiques et mécaniques du Tortonais (comme Orsi, Cmt et Graziano) fournissaient à la marine militaire de jeunes ouvriers experts (experts en torpilles, motoristes, etc.); c’est ainsi que de nombreux Tortonais partirent pour l’armée de mer, d’abord à La Spezia ou à Tarente, ensuite plus loin dans la Méditerranée. En 2004 est née l’Association Nationale Marins d’Italie (A.n.m.i.) “Lorenzo Bezzi” – Groupe de Tortone qui, en Juin 2010, s’est occupée de la réalisation du Musée. Allant des ancres de l’époque romaine aux œuvres les plus récentes, le musée offre un voyage émouvant à l’intérieur de l’histoire de la Marine Italienne.

Académie Musicale Lorenzo Perosi Fondée en 1907 et consacrée au génie tortonais de la musique sacrée, connu par ses oratorios, ses messes polyphoniques et ses motets, c’est une des écoles musicales les plus anciennes du Piémont; la didactique est organisée en un département de musique classique et moderne.

“Perosiana” Le Festival Perosiana débuta en 1995 pour commémorer l’œuvre de Don Lorenzo Perosi, protagoniste du renouveau de la musique sacrée allant de la fin du XIXe siècle au début du XXe, période pendant laquelle ses œuvres les plus représentatives se répandirent dans le monde entier en obtenant des avis enthousiastes. Depuis il a touché systématiquement une bonne partie de la production de Perosi comprenant, à part la musique sacrée, de la musique de chambre, de grandes suites symphoniques, des morceaux pour orchestre et instruments à vent et des œuvres pour orgue. Les exécutions ont lieu à la Cathédrale et dans les églises de la ville. Depuis quelques années, Perosiana est devenu un rendez-vous biannuel; il est organisé par l’Accademia Lorenzo Perosi.


Lieux sacrés

Don Orione, le prêtre des poëlons cassés Pendant l’hiver 1931, Don Orione parcourt le diocèse, village par village, en quête du cuivre nécessaire à la réalisation de la statue de la Madone. “J’vous demande pas d’argent […] maintenant je cherche vos casseroles cassées! Écoutez: vous n’avez pas à la maison quelques vieilles casseroles ou quelques vieilles poêles en cuivre, que vous n’utilisez plus? Quelques chaudières cassées, chaudrons, poêles, casseroles, des bassinoires, quelques marmites à m’offrir pour faire la statue de la Madone? Vous n’auriez pas des louches, des écumoires en cuivre, des cuvettes, des seaux, des pulvérisateurs, des pièces en cuivre qui ne valent plus? Je prends tout! allons donc aidez-moi, braves gens! […] de vos branches cassées elle sortira belle, dévote, la statue de la Sainte Madone: elle sera majestueuse, elle sera artistique, elle sera superbe sur le sanctuaire, au beau soleil d’Italie”!


Le Sanctuaire, voulu par San Luigi Orione, surgit dans le quartier de San Bernardino. Les travaux commencèrent en 1928 et s’achevèrent en 1931. L’édifice est caractérisé par une tour monumentale de 60 m de haut, terminée en 1959, sur le sommet de laquelle est placée la statue de la Madone avec l’Enfant, de 14 m de haut, en bronze fondu et recouverte d’or. L’église, construite en style "gothique-byzantin”, a un plan central avec des voûtes reposant sur des colonnes en marbre aux proportions grandioses sur lesquelles trônent des chapiteaux floraux symbolisant les vertus de Marie. La lumière pénètre à l’intérieur, filtrée par des vitraux polychromes très précieux. L’abside conserve le groupe sculptural de la Madonna della Guardia, de 2,90 m de haut et pesant 6 quintaux. À l’intérieur de l’église se trouve la thèque qui renferme la dépouille de San Luigi Orione, canonisé en 2004 par le Pape Jean-Paul II. La salle des souvenirs conserve de nombreux tableaux à l’huile représentant des épisodes de la vie du Saint, en plus des vêtements et des objets lui appartenant. Au centre se trouve le bronze d’Arrigo Minerbi, appelé Don Orione mourant.

La créche.

Aménagée dans les espaces du Centre Mater Dei, à côté du Sanctuaire, elle a une longue tradition. Selon l’exemple de leur père fondateur, les ‘Orionini’ ont toujours cultivé l’amour pour la crèche. Ils en construisirent une très soignée dans ses détails dans les années 1950-1960 à l’intérieur de la crypte du Sanctuaire, mais qui fut totalement détruite par l’exondation du torrent Ossona en 1977. Reconstruite quelques années seulement dans son siège actuel, elle fut rénovée et agrandie en 2004 à l’occasion de la canonisation de Don Orione. À ce jour, elle représente une des crèches mécanisées les plus grandes d’Europe. Centre Mater Dei Via Don Sparpaglione, 15 Dimanche de 15 à 18 heures Entrée gratuite

Contacts: Provincia Religiosa di San Marziano di Don Orione Centre Mater Dei Tél. 0131-8183 (406, 407) Fax. 0131-8183430/8183432 materdei.tortona@tiscalinet.it


Située à quelques kilomètres de Tortone, l’Abbaye de Rivalta est ce qui reste du complexe abbatial des moines cisterciens, édifié de 1180 à 1183 et achevé seulement dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Pendant cette période l’Abbaye exerça une forte influence économique sur toute la zone qui s’étend entre Tortone et Novi. Elle devint église paroissiale en 1576. Le monastère fut abandonné ensuite par les moines bénédictins à la fin du XVIIe siècle. Après quelques passages de propriété, en 1653 le complexe passa à un particulier qui fit construire ici sa résidence. L’abbaye fut supprimée par décret napoléonien en 1810.

L’édifice présente une architecture cistercienne caractéristique, entre le roman lombard et le gothique français et sa façade est simple et linéaire. La reconstruction du clocher massif devrait remonter à la seconde moitié du XVIe siècle. Le plan et l’élévation de l’église actuelle, avec les parties conservées du monastère (c’est-à dire aussi bien la sacristie que la salle capitulaire) en confirment l’édification ex novo selon la règle cistercienne de Saint-Bernard qui prévoyait l’extrême simplicité et la linéarité des formes.

INTÉRIEUR: L’église, à croix latine avec abside et chapelles latérales quadrangulaires à voûtes en berceau, est un édifice aux dimensions remarquables: 40 mètres de longueur et 16 de largeur dans la nef. Les trois travées sont couvertes dans la nef centrale et dans le transept par des voûtes à croisière à nervures, tandis que les nefs latérales sont couvertes par des voûtes en arête simple. Les piliers, en pierre et briques, sont caractérisés par une remarquable variété morphologique. Le chœur, avec voûte en berceau, est formé par une abside qui a deux chapelles au plan rectangulaire de chaque côté. Fidèles aux prescriptions de l’ordre, les moines ne placèrent à l’intérieur du complexe ni ornements de luxe, ni sculptures, ni peintures, mais seulement un ornement linéaire et géométrique pour les chapiteaux, les frises, les rosaces et les voûtes.


L’élément le plus important de l’abbaye est représenté par la théorie de fresques remontant à la seconde moitié du XVe siècle et aux toutes premières années du XVIe, récupérées lors des restaurations de 19411942. Quant au style, les œuvres partagent un même courant d’influence lombarde. On certifie la présence du peintre de Castelnuovo Franceschino da Baxilio qui peint deux œuvres, le San Cristoforo du quatrième pilier à gauche (daté de 1490) et la scène avec la Vierge, l’Enfant et un chartreux surplombé par la figure du Christ Rédempteur dans la deuxième chapelle du transept droit. Du monastère, il ne survit que la salle capitulaire, en style gothique-cistercien. Située à un niveau inférieur, elle est partagée en neuf travées couvertes de voûtes en croisière aiguës, avec des ogives en brique et des clefs à motifs floraux, soutenues par quatre colonnes avec des chapiteaux à faisceaux circulaires. Les colonnes originelles, visibles à l’intérieur de la salle, ont été remplacées durant la restauration de l’an 2000.

Association culturelle “Amici dell’Abbazia di Rivalta ” port: 329-9172442 e-mail: ascherio@libero.it Paroisse Tél: 0131-817150


Cathédrale de Santa Maria Assunta et San Lorenzo La pose de la première pierre eut lieu en 1574 sur l’espace où surgissait autrefois l’ancienne église de San Quirino. Dans la première moitié du XVIIe siècle, les interventions sur l’édifice cessèrent, aussi bien par manque de fonds qu’à cause des événements historiques qui frappèrent la ville (la peste de 1630-1631 et les sièges de 1642 et 1643). En 1661, on construisit la galerie dite “il passetto”, qui unit l’évêché à la cathédrale. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la façade fut refaite d’après un projet de l’ingénieur Nicolò Bruno. La surface toute entière subit une transformation radicale, elle fut repeinte et réaménagée; l’ordre supérieur fut couronné par un fronton au goût néoclassique; dans les deux niches on plaça les statues du Sacré-Cœur et de la Vierge et on dressa les deux clochers latéraux.

Ci-dessus: à gauche, “Martirio di San Marziano” – fresque. À droite: École lombarde du XVIIe, “Martirio di San Marziano” – huile sur toile – cm 300x200. Les deux oeuvres sont situées dans le bassin de l’abside de la Cathédrale Santa Maria Assunta et San Lorenzo. Reliquaire en buste de San Marziano Atelier génois (argent ébossé et ciselé).


Église de Santa Maria dei Canali Via Giulia, au coin de la Via Baluardo

L’église de Santa Maria dei Canali (ou Canale) est la plus ancienne de la ville. Selon la tradition, elle fut fondée au IXe siècle, mais les restes les plus anciens sont quelques chapiteaux conservés à l’intérieur, datant d’environ 1040.

L’intérieur fut restauré dans les années 1935-1939. Partagée en trois nefs par deux séries de piliers cruciformes, la cathédrale garde un corpus d’œuvres picturales d’un intérêt remarquable. Parmi les toiles les plus précieuses: une Madone entre les Saints Roch et Sébastien, peinture autographe du peintre milanais Aurelio Luini, du XVIe siècle, un retable représentant la Madone avec l’Enfant parmi les Martyrs, datable de la seconde moitié du XVIIe et une toile qui représente le Martyre de San Marziano, attribuée à l’école de Camillo Procaccini. Toujours de Procaccini, le tableau qui représente Saint Charles en adoration du Crucifix, tandis que Fiamminghino a signé la toile représentant la Chute de Saint Paul et une fresque qui illustre le Baptême de Jésus, les deux datables du début du XVIIe siècle. La chapelle sépulcrale accueille les tombes de Lorenzo Perosi et de son frère Charles, devenu cardinal. Le maître-autel, en marbre du XVIIIe siècle, contient l’urne avec les reliques de San Marziano, patron du Diocèse et par tradition premier évêque de Tortone, martyrisé en 122 ap. J.- C. L’orgue, un instrument précieux réalisé en 1837-1838, est placé dans le presbytère. Un reliquaire de la Sainte Croix, qui est porté en procession au mois de Mai, est reproduit sur la grille de l’autel du même nom.

Amplement remaniée au cours des siècles, avec ses caractères romans d’origine, elle présente aussi des éléments gothiques. La façade actuelle est du type “à cabane”, avec des contreforts angulaires et deux fines pilastres à côté du portail central. Dans la partie inférieure, la maçonnerie est constituée par de grands blocs de pierre arénaire, puis continue en alternant la brique et la pierre. L’intérieur est à trois nefs. Les chapiteaux des piliers sont tous différents, décorés par des éléments végétaux stylisés. Deux triptyques ornant les parois latérales sont l’œuvre du peintre Rodolfo Gambini: tous deux du XXe siècle, ils représentent la Cène et la Crucifixion. D’un intérêt remarquable, parmi les nombreuses toiles présentes, une table avec la Nativité de

École lombarde “Madonna con Gesù”, XVIe

Jésus datant de la première décennie du XVIe siècle et attribuée à un peintre lombard d’influence léonardesque ainsi qu’un tableau qui représente "l’Annunciazione", œuvre du peintre milanais Giovan Mauro della Rovere, dit il Fiamminghino, travaillant particulièrement dans le tortonais durant les premières décennies du XVIIe siècle. Pendant les travaux de restauration accomplis dans les années quatre-vingts, on a retrouvé un beau "San Giorgio e il drago" du dernier quart du XVe siècle.


Église de San Giacomo La façade est ornée d’une corniche, de chapiteaux corinthiens en marbre de Varallo, de deux statues d’anges et du grand blason en pierre du cardinal Guidobono Cavalchini.

Église de San Matteo - via Emilia

via L. Perosi D’origines médiévales, c’est un exemple exquis d’architecture baroque tardive, précieux surtout car pendant les siècles suivants elle n’a pas subi de changements déterminants, et parce qu’elle est réalisée en un style sobre, sans trop de décorations. L’église actuelle fut reconstruite au XVIIIe siècle par la volonté du cardinal Carlo Alberto Guidobono Cavalchini Garofoli d’après un projet de l’architecte Carlo Riccardi et elle fut consacrée en 1784.

L’église est documentée au moins depuis 1134. La façade, revêtue de travertin, présente deux ordres à pilastres doriques et une fenêtre centrale à ébrasement à ligne mixte. L’édifice actuel, à nef unique avec abside curviligne, est le résultat de la reconstruction entreprise par les Dominicains vers la fin du XVIIe siècle. L’intérieur conserve une mosaïque représentant une allégorie de l’Église de l’époque, œuvre d’Odorico Dalle Ceste, et une table précieuse, illustrant la Madone avec l’Enfant, attribuée à Barnaba da Modena, d’environ 1370, ainsi qu’un précieux Crucifix en bois du XIVe siècle.

L’élégant intérieur est richement orné; il se déploie sur les parois de la nef unique. La chapelle de gauche contient une statue en bois de la Madonna Addolorata, sculptée en 1842 par Luigi Montecucco. Sur la voûte sont peintes deux grandes fresques d’auteur inconnu. La gloire de San Giacomo, sur la nef, et l’exaltation de l’Eucharistie, sur le presbytère.

Le cloître, du côté droit de l’église et entièrement reconstruit entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, contient un bloc massif au plan carré de taille remarquable, remontant à l’époque romaine (Ier siècle av. J.- C.). Il s’agit d’un monument identifié par la tradition érudite tortonaise comme le mausolée de l’empereur Maioranus, assassiné à Tortone en 461 ap. J.- C. par son général Ricimerus; en réalité, suite à des fouilles exécutées dans les cours et les caves du complexe paroissial, il résulte de la stratigraphie et du matériel récupéré que le soi-disant “sépulcre” serait antécédent et en rapport avec les restes du forum trouvés sur les lieux.


Église de San Michele (Piazzetta San Michele - Via Emilia) Les premières documentations concernant l’église remontent à 1182. L’aspect actuel est dû aux interventions qui ont eu lieu entre la fin du siècle XIXe siècle et les premières années du XXe. En 1934, la paroisse passa à la Congregazione di Don Orione.

La façade en cabane, résultat de la restauration de 1853, est scandée par des pilastres doriques; le tympan triangulaire, décoré en mosaïque, représente Saint Michel; quatre statues – deux en marbre et deux en terre cuite – dans autant de niches, représentent en haut les Saints Pierre et Paul, en bas la Madone avec Saint Joseph. L’ensemble décoratif a fresco de la nef, du peintre Rodolfo Gambini, remonte à 1895 et les décorations des murs du presbytère furent réalisées par Cesare Secchi de 1950 à 1956. Précieuse, la statue en bois de la Madonna del Carmine avec San Simone Stock et Angeli de l’atelier des Montecucco de Gavi, remontant à 1844.

Convitto Paterno - Internat Paternel Casa Madre della Divina Provvidenza - Via Emilia L’Internat fut ouvert en 1904 à l’intérieur des locaux de la “Casa Oblatizia”, annexe de l’église San Michele. Dirigé par Don Orione lui-même, il devint la “Casa della Divina Provvidenza”, maison de la Providence Divine et, par la suite, la vraie “Casa Madre”, Maison Mère, de la Congrégation, en tant que résidence officielle du futur Saint. Ensuite on mit en place l’oratoire et on ouvrit différents laboratoires, parmi lesquels celui de typographie et de menuiserie. Dès 1927 le Convitto devint Maison de formation pour aspirants religieux. À l’intérieur, on voit encore la Chapelle de la Maison Mère et les deux petites chambres de Don Orione; celles-ci ont conservé leur caractéristiques de pauvreté et simplicité, avec les objets utilisés par le Saint et les images ou les documents qui lui étaient chers.

La désignation “paternel”, se référant à l’internat, dénote une intention pédagogique précise chère à Don Orione, qui était convaincu de l’importance, dans l’éducation, de la figure paternelle comme modèle, comme titulaire d’autorité, mais disponible au dialogue, à la compréhension et à une charité sincère.


Église et Couvent des Capucins - salita Cappuccini, 1 (Montée des Capucins, 1) En 1660, on posa la première pierre pour la construction du couvent, qui fut consacré en 1703.

En 1660, on posa la première pierre pour la construction du couvent, qui fut consacré en 1703. Intitulée à l’Immaculée Conception, l’église présente une façade remaniée dans les années vingt du XXème siècle, tandis que la voûte et les murs furent repeints, en partie avec la restauration des fresques précédentes, en partie avec l’application de nouvelles décorations par Rodolfo Gambini.

L’intérieur est à nef unique avec quatre chapelles latérales. Remarquables, une toile du XVIIe siècle attribuée à Guglielmo Caccia, dit il Moncalvo, et un polyptyque, daté fin du XVe siècle/début du XVIe. A l’intérieur de l’enceinte du couvent actuel, on voit encore les restes de l’abside de l’ancienne église de Sant’Eufemia.

Église de Santa Giustina e Agnese Hameau Torre Garofoli La paroissiale de Santa Giustina e Agnese fut érigée de 1590 à 1595 par la volonté de la noble dame Giustina Garofoli. Restaurée en 1726 par le baron Boniforte Guidobono Cavalchini Garofoli, elle fut agrandie et atteignit son aspect actuel en 1878. L’intérieur conserve une statue de la Vierge, œuvre datée de 1888 du sculpteur turinois Minoia et une retable monumentale du peintre Camillo Procaccini, représentant le martyre de Sainte Agathe. Sur les voûtes de l’église sont placées d’autres toiles de Procaccini remontant à environ 1594-1595, illustrant des sujets religieux et des histoires du martyre de Sainte Agnès. Camillo Procaccini, “Martyre de Sainte Agnès” 1590.

Église de Santa Giustina e Agnese Hameau Torre Garofoli R.N. 10 pour Alessandria Ouverte seulement pour fonctions religieuses


Oratorio San Carlo Via Carlo Varese

Scipione Crespi “Madonna in trono tra San Sebastiano e San Rocco”, 1577

Il fut édifié de 1623 à 1625 d’après l’initiative de la Confrérie ‘Beata Vergine del Gonfalone’. De 1680 à 1687, on construisit le chœur et l’oratoire fut agrandi par une abside semicirculaire, tandis qu’en 1704 on ajouta le clocher. La façade fut restaurée et décorée par Mietta en 1910. L’intérieur conserve la table Madone à l’Enfant entre les Saints Roch et Sébastien (1577-1578) de l’artiste tortonais Scipione Crespi et deux toiles anonymes: Trapasso di San Giuseppe (XVIIIe siècle) et Martirio di San Bartolomeo (1639). Sur l’autel de gauche se trouve une statue en bois représentant la ‘Madonna Assunta’, l’Assomption, œuvre de l’atelier des Montecucco de Gavi, datée de 1851.

Oratorio San Rocco - piazza Mazzini Siège de la Confrérie de la Miséricorde, il fut édifié de 1626 à 1631, après que les confrères eurent quitté l’église San Michele. C’est seulement en 1725 qu’on compléta la façade, disposée sur deux ordres architecturaux, avec porche et fronton triangulaire. D’environ 1650 à environ 1750, l’oratoire fut enrichi par quatre autels baroques richement décorés par des stucs. Le maître-autel en marbre polychrome remonte à 1756. À l’intérieur sont conservées deux toiles du XVIIe siècle d’une qualité picturale remarquable: la ‘Decollazione di San Giovanni Battista’ (environ 1630), attribuée à Melchiorre Gherardini, et le retable ‘San Francesco da Paola’, daté de 1631, à attribuer à un peintre de la matrice Moncalvo. Les voûtes de l’oratoire furent peintes a fresco en 1936 par Domenico Fossati et Pietro Mietta ainsi que quelques médaillons illustrant des figures de saints.

Complesso del Loreto piazza Antico Borgo di Loreto Le complexe est constitué par l’église et par celui qu’on appelle “Ospedale”, c’est-à dire l’édifice adjacent, utilisé autrefois pour héberger les pèlerins allant vers Rome.

Les origines de l’édifice remontent à la première moitié du XVIe siècle, quand la Confrérie de la Santissima Trinità y avait son siège. En 1622 commencèrent les travaux pour la construction du chœur actuel et, en 1717, le clocher en bois fut remplacé par la structure en maçonnerie. À signaler à l’intérieur, même si actuellement vide, la précieuse décoration en stuc des deux chapelles latérales et la balustrade sculptée en marbre rosé et noir, de 1741. En contre-façade, encore présente, la caisse de l’orgue du XVIIe siècle. Récemment la basilique a été l’objet d’une restauration complète, qui lui a rendu sa dignité et son décor, mais en changeant sa destination d’usage. En effet, l’église est désaffectée et elle est devenue un espace au service de la ville.


Nature, Sport et Loisirs


Le Parc du Château est un ample espace vert situé sur la colline qui domine Tortone, à une courte distance du centre ville. C’est le poumon vert de la ville, aimé par les amateurs du jogging et par ceux qui souhaitent se promener dans les allées bordées d’arbres aux différents effluves.

C’est un lieu de mémoire de la ville et le vrai protagoniste de l’histoire tortonaise. Le Colle Savo a vu le premier ‘castelliere’, petit village ligure fortifié, se transformer tout d’abord en rocher romain, puis en château médiéval, assiégé et détruit plusieurs fois mais toujours reconstruit et renforcé au fur et à mesure jusqu’à se transformer en forteresse.

La forteresse, dans laquelle se dressait l’ancienne Cathédrale, dont il reste la tourclocher, s’est rendue protagoniste durant les siècles d’importants faits d’armes et de nombreux sièges parmi lesquels: Frédéric Barberousse en 1155, d’abord pendant la Guerre des Trente ans contre les Français, en 1642, puis contre les Espagnols, en 1643, et contre les troupes francohispaniques, en 1743, au cours de la guerre de succession d’Autriche. Au XVIIIe siècle, Vittorio Amedeo III de Savoie rétablit et arma la forteresse d’après l’avis de l’ingénieur militaire Bernardino Pinto. Les travaux commencèrent en 1773 et continuèrent jusqu’en 1779, quand on acheva la construction du fort San Vittorio avec chapelle annexe.

Cet édifice remplaçait un précédent complexe fortifié très hétérogène qui avait pris la place de l’ancien Château moyenâgeux, reconstruit par les Visconti et les Sforza aux siècles XIVe et XVe et sur les nouveaux remparts, érigés à partir de la moitié du XVIe siècle. Au début du XIXe siècle, par la volonté de Napoléon, on lança un programme de démolition de nombreuses forteresses de l’Italie du Nord et, en 1801, on plaça les premières mines pour la destruction du fort tortonais. L’édifice fut entièrement rasé au sol en quelques mois, sauf certains restes de l’enceinte et de la tour-clocher, devenue symbole de la ville.


En 45 av. J.- C., Tortone commença à utiliser le torrent Scrivia (“Olubria” pour les Romains) afin de favoriser l’exercice de l’activité agricole: les eaux furent partiellement régularisées et l’on exécuta les premières canalisations. De 1550 à 1850, on réalisa un dense réseau de canaux. Les ruisseaux et les canaux, souvent soulignés par des rangées d’arbres, étaient utilisés pour des usages domestiques, pour la rotation des moulins, pour l’utilisation des fournaises et autres activités industrielles. Le torrent Scrivia naît au mont Prelà (1.406 m d’altitude) sous le nom de Laccetto. À Brovia, il se jette dans le torrent Pentemina et prend le nom de Scrivia. Après un parcours d’environ 90 km, il alimente le Pô, dans lequel il se jette peu après avoir passé la frontière entre le Piémont et la Lombardie.

Du point de vue morphologique, le Torrent Scrivia, contrairement aux cours d’eau au débit important, ne présente pas un lit unique ample et uniforme, mais son cours se partage en plusieurs ramifications qui se croisent et se partagent sans cesse. Dans l’ensemble, le régime climatique de la zone est du type continental.

La végétation naturelle potentielle est représentée par le bois mixte et à l’intérieur du parc il y a une variété botanique extraordinaire, allant des arbres typiques des rives de torrents aux arbustes tels que l’aubépine et la rose méditerranéenne qui, à la fin du printemps, offrent des spectacles uniques. Pour de nombreux oiseaux et animaux sauvages, le milieu du Scrivia représente un habitat idéal; parmi ceux-ci, il y a le pic rouge, le pic vert, le merle, le héron cendré, l’aigrette, le canard et le canard sauvage. Le parc est également habité par des écureuils, des faisans et des lièvres. Les poissons sont représentés par des espèces communes, telles que le chevenne et le le barbeau. Dans les parties latérales du torrent, on signale le chevenne, la carpe, la tanche, le brochet et l’anguille.


Piscines

Complexe Dellepiane

Ce complexe pour la natation comprend une piscine couverte et une découverte.

La structure interne est équipée d’un gymnase pour le réchauffement et d’un bassin pour les petits enfants et pour les activités collatérales (cours de natation, aquagym, jacuzzi, etc…). La piscine d’été olympique fonctionne de fin Mai à fin Août; elle est entourée d’un ample espace, d’un terrain de beachvolley, d’espaces verts et d’un bassin pour enfants. Toujours en été, il y a des cours de natation, hydrobike, watertrekking et wellness aquatique.

Itinéraires Les itinéraires à vélo, à pied ou à cheval intéressent le territoire de 8 communes de la Province d’Alessandria; ils se dénouent le long du lit du torrent Scrivia. Dans l’ensemble, le fond de celui-ci est bon et bien tenu. Des passages particuliers sont représentés par quelques gués des affluents du Scrivia et par les ponts sur les routes nationales, nécessaires pour transiter d’une berge à l’autre. Tous les parcours sont équipés et munis de tableaux illustrant les particularités naturelles du lieu. En se promenant dans cet espace, on peut apercevoir des maisons en terre dénommées “trunere”, structures d’habitation anciennes en terre crue, dont la méthode de construction remonte au Moyen-Âge.

Aux alentours…

Le parcours du golf, qui se déroule le long de 6240 m, est caractérisé par 18 trous PAR72 et s’étend au total sur un espace de 75 hectares. Association bénévoles environnement Tél.: 0131-867723 c/o: Biblioteca via Mirabello, 1 Tél.: 0131-821302

Parcours sportifs équipés pour les pratiquants du Bob et du Downhill au niveau compétition et pour amateurs, accessibles aussi bien aux adultes qu’aux enfants.


Œnogastronomie

L'agriculture a toujours été la vocation du territoire tortonais. Le torrent Scrivia qui coule lentement d’un côté et les douces collines de l’autre ont depuis toujours rendu fertile cette terre et en fournissent encore un témoignage: ici les paysans dessinent avec leurs cultures, qu’il s’agisse de vignobles ou de champs cultivés, ils soignent savamment le territoire, accroissant les productions agricoles de cette terre. Vins, légumes, fruits en sont un exemple indéniable. Que dire du Timorasso, grand vin blanc vieilli produit par un cépage autochtone redécouvert lors des dernières années, ou de la Fraise Parfumée de Tortone, très particulière, inimitable grâce à son parfum et à sa saveur, pour ne pas parler des Baci (biscuits) dans la double version “de dame” ou “dorés”, sans compter les agnolotti (raviolis piémontais) qui, avec d’autres plats typiques, couronnent l’offre œnogastronomique de Tortone? Bien, on pourrait en dire davantage mais peut-être est-il mieux d’inviter tout le monde à déguster!

Vins du Terroir Le climat caractérisé par des hivers froids, les précipitations distribuées le long de toute l’année, les doux courants de la mer qui se trouve juste au-delà des Apennins, les excursions thermiques entre le jour et la nuit durant le période de mûrissement du raisin, contribuent à conférer aux vins du terroir tortonais des senteurs fruitées, élégantes et délicates.

Les vins produits sont réglementés par le code disciplinaire de Production des Vins à Appellation d’Origine Contrôlée COLLI TORTONESI

Les “Rouges” Barbera Considéré longtemps un vin commun, le Barbera a désormais atteint de très hauts niveaux qualitatifs, qui satisfont également les palais les plus raffinés. Sur les reliefs entourant Tortone le vignoble est généreux, plein de grappes rouge grenat aux grains petits, doux et juteux.

Dolcetto C’est un vin précoce, prêt à boire dès le printemps qui suit les vendanges mais, si d’un degré maximal, au corps riche et vinifié avec des macérations plus longues sur les peaux, il devient un vin important.

Croatina C’est un cépage qui pousse bien dans les terrains calcairesargileux, faiblement humides et ayant une bonne exposition au soleil.


Timorasso

Les “Blancs” Cortese Ce cépage préfère des terrains particuliers et des climats pas trop humides. C’est un vin que l’on peut consommer jeune mais qui se prête aussi à un vieillissement rapide et peut-être transformé en mousseux, donnant un excellent produit.

Favorita Dans les collines tortonaises, la production de ce raisin avait presque disparu pour laisser place à celle de baies rouges, mais récemment on a repris à le cultiver et les résultats obtenus sont encourageants.

Moscato Indiqués pour le climat des collines tortonaises, les vignobles de muscat sont présents depuis plus de deux siècles.

CARACTÈRES DISTINCTIFS

CARACTÈRES DISTINCTIFS Nom

Couleur

Odeur

Saveur

AVEC

Taux alcoolique minimal

BARBERA

DOLCETTO

rouge rubis foncé qui rouge rubis, aux reflets s’atténue en violets plus ou moins vieillissant, prenant des marqués, en tout cas reflets grenat toujours assez intenses

agréablement vineuse, persistante et caractéristique

11,5°

CROATINA rouge, aux nuances allant du rouge au rouge rubis intense

caractéristique, aux intense et senteurs vineuses agréablement vineuse, agréables, parfois aux à la senteur nuances fruitées caractéristique

fraîche, sèche, goûteuse sèche, corps discret, et parfois vive; elle s’affine avec l’âge en harmonieux, agréable arrière-goût amer devenant pleine, ronde et harmonieuse 10,5°

Dans le vaste et prestigieux panorama vitivinicole des collines tortonaises, une place importante revient au Timorasso. Il s’agit d’un cépage autochtone à baie blanche de qualité, cultivé dans les vallées Curone, Grue, Ossona et Val Borbera. Dans cette région, le vignoble trouve un bon habitat grâce au terrain longtemps ensoleillé et à la position à l’abri des vents. Le Timorasso était produit dès une époque ancienne, mais c’est seulement récemment, vers la fin des années quatrevingts, que les viticulteurs locaux ont repris à implanter ce type de cépage, qui atteint son mûrissement après la première moitié du mois de Septembre. À l’heure actuelle, la production est limitée mais de qualité élevée. Le vin qu’on obtient a une bonne structure, à la couleur jaune paille plus ou moins intense, au parfum caractéristique et à la saveur fraîche et harmonieuse avec l’évolution.

CORTESE jaune paille clair aux reflets verdâtres

FAVORITA jaune paille plus ou moins vif

MOSCATO jaune paille ou doré plus ou moins intense

TIMORASSO jaune paille plus ou moins intense

délicate, agréable, persistante, aux senteurs fruitées fugaces

délicate, caractéristique

caractéristique et parfumée

caractéristique et fragrante

sèche, goûteuse, pleine, légèrement tannique et parfois vive

sèche, fraîche, pleine de brio, parfum d’amande

sèche, agréablement harmonieuse et parfois vive

douce, aromatique, parfois pétillante, caractéristique du raisin muscat

bonne structure, harmonieuse

12°

10°

10°

hors-d’œuvre: entrées pas trop entrées et horscharcuterie affinée, relevées, viandes d’œuvre non à base de pâtes, risottos, viandes blanches, charcuterie, poissons, viandes en sauce, viandes fromages blanches, pâtés et bouillies, rôtis de moyennement affinés. fromages pas trop viande rouge (bœuf, Si vieilli, il affinés. Excellent avec agneau, canard), accompagne plats un plat fort comme fromages goûteux, viandes ‘l’ajà’. moyennement affinés. braisées et fromages affinés.

11°

12°

apéritifs, hors-d’œuvre hors-d’œuvre, plats à seul ou mélangé dans des hors-d’œuvre chauds et froids, entrées même à base de poisson, base de poissons et cocktails fruités, c’est un goûteuses et préparations apéritif excellent. pâtes et plats à base de viandes froides, par à base de viandes Compagnon idéel de produits de poissons. exemple ‘vitello blanches seules ou Indiqué aussi pour tonnato’ (veau sauce desserts également à base accompagnées par des viandes blanches en au thon), salade de de chocolat, accompagne légumes secs et frais. bien le gorgonzola ou les sauce et risottos poulet et plats de Vieilli, il est excellent cuisinés au vin légumes plutôt gras fromages moyennement avec les fromages affinés affinés. Cortese. Pétillant et comme la salade et relevés et peut aussi mousseux, excellent russe. devenir un vin de pour tout le repas, de méditation. l’apéritif au dessert.


Les plats de la tradition Anlot Entrées (Raviolis Piemontais) Entrée typique des grandes fêtes du passé. Ce sont des pâtes farcies de ragoût de bœuf, cuit à feu doux avec du vin rouge corsé et goûteux. La pâte, autrefois étirée à la main, est confectionnée à base de farine 00, liée aux œufs et à l’eau. Les "anlot" sont assaisonnés à la sauce du ragoût avec lequel on fait la farce; on peut les déguster également dans un bouillon, bien que ceux qui aiment ce plat les préfèrent “noyés” dans le barbera. Dans quelques restaurants de la ville et des vallées tortonaises, ils sont encore préparés dans le respect de la vieille recette traditionnelle.

Ajà (sauce ail, noix et beurre) Plat typique d’origine exclusivement tortonaise. On a l’habitude de préparer "l’ajà" le jour de la mise en perce du vin nouveau. Elle consiste en une sauce obtenue en pilant dans le mortier des cerneaux de noix, beaucoup d’ail et de beurre, avec laquelle assaisonner les ‘tagliatelle’ faites à la maison. Pour alléger ce plat, on peut diminuer la quantité de beurre et ajouter une excellente crème fraîche. La sauce est délayée avec quelques cuillérées d’eau de cuisson des pâtes juste avant d’assaisonner les tagliatelles.

Zuppa di ceci (Soupe de pois chiches) Plat typique de la cuisine pauvre et paysanne. Comme dans bien d’autres localités du Nord de l’Italie, la tradition veut qu’on la prépare le 2 Novembre, jour de la Commémoration des Défunts; on la parfume à l’ail, à l’oignon, à la sauge et on la cuit avec la couenne ou les pieds de porc. Accompagnée de croûtons de pain à souhait.

Plats Stufato di carne (Ragoût de viande)

Plat à base de viande de bœuf marinée pendant 24 heures avec des légumes (ail, céleri, carotte, oignon) des arômes (laurier, clous de girofle, cannelle, noix muscade) et vin rouge corsé (Barbera local). Avec la sauce on peut assaisonner les ‘anlot’ tortonais.

Délices de la tradition “Soma d’aj” Recette pauvre de la campagne. On la prépare en coupant en tranches du pain sec sur lequel on frotte beaucoup d’ail et qu’on assaisonne avec un peu de sel et d’huile d’olive. Souvent on utilise aussi la croûte du pain frais.


Produits typiques Baci di dama e Baci dorati Les “Baci di Dama” de Tortone sont un produit de la pâtisserie artisanale tortonaise qui vante des caractéristiques de parfum et de délicatesse uniques en son genre. Leur recette originelle, toute tortonaise, prévoit l’usage des amandes, produit plus difficile à trouver et plus coûteux que les noisettes et l’un des facteurs qui depuis toujours caractérise la production des Baci, signe de la qualité recherchée par les pâtissiers tortonais dès le XIXe siècle. La variante “Baci dorati”, à la forme ovoïdale et enveloppée dans du papier doré, prévoit également l’ajout du chocolat dans la pâte.

Les “BACI” contesi (contestés) Tortone – 1890: lieu et année de naissance des Baci di Dama. En 1890, en effet, les frères Zanotti, pâtissiers à Tortone, déposèrent à la Chambre de Commerce d’Alessandria la marque “Baci di Dama Zanotti”. Mais, vers la moitié des années 90, Angelo, un des frères, ouvrit également une pâtisserie à Novi Ligure et commença à collaborer avec Stefano Vercesi à la Pâtisserie Raina de Tortone qui, dans les premières années du XXe siècle, devint la Pâtisserie “Fratelli Vercesi”. D’où la diatribe de primogéniture combattue à coups de marques et brevets déposés. Une histoire d’hommes, de deux familles et de deux pâtisseries, les deux expressions, aussi bien alors qu’à notre époque de grande maîtrise et excellence dans le secteur. La dispute se termina par une nouveauté subite: les Frères Vercesi mirent en vente, sous une marque déposée, un nouveau produit: les “Baci Dorati”, variante du Bacio di Dama, caractérisés par l’ajout de cacao dans la pâte et à la forme ovale, enveloppés justement dans du papier doré. La marque “Baci di Dama Zanotti” resta en vigueur jusqu’aux années 30 tandis que la marque “Bacio Dorato dei F.lli Vercesi” est à ce jour une propriété exclusive.

Gazzosa bianca e rossa (limonade blanche et rouge) Boissons typiques tortonaises: la "blanche" est au goût de citron tandis que la "rouge" a un goût amer; dès le début du XXe siècle, elles désaltéraient les voyageurs qui faisaient une halte à Tortone. La “rouge” est encore aujourd’hui la boisson non alcoolisée par excellence du tortonais.

Maïs Ottofile C’est une variété de maïs cultivée dans le tortonais jusqu’au milieu du siècle dernier. De la culture de cette variété particulière de maïs on obtient, par moulure rigoureusement à la pierre pour en conserver les caractéristiques organoleptiques, une farine à la saveur spéciale. La plante de maïs Ottofile a un seul épi à huit rangées de grains (d’où son nom); encore aujourd’hui elle est cultivée par des méthodes naturelles sans traitements supplémentaires.

Fragola profumata di Tortona (fraise parfumée de Tortone) Reine des desserts au printemps, la fraise de Tortone a longtemps représenté une tradition pour la table et un excellent investissement pour l’économie locale. De taille moyenne-petite, très parfumée et très goûteuse, c’est justement à cause de ces propriétés organoleptiques particulières qu’elle a constitué une matière d’étude. Récupérée lors de ces dernières années pour en répandre la culture et pour en augmenter la production locale, la petite fraise de Tortone peut être dégustée, dès la seconde moitié de Mai, nature, avec du citron et beaucoup de sucre ou avec du sucre et un bon vin doux, ou bien utilisée pour réaliser plusieurs types de gâteaux. Pendant toute l’année, on peut apprécier les confitures et la liqueur réalisées avec ce délice.

Tartufi (truffes) Les vallées du tortonais présentent un milieu idéal pour la croissance des espèces de truffes les plus renommées. La précieuse truffe blanche (tuber magnatum) au parfum intense et à l’arôme fort, parfaite sur des plats “neutres”, est la reine de la cuisine piémontaise, appréciée dans le monde entier. La truffe noire (tuber melanosporum) est très appréciée à la cuisine par sa saveur spécifique et son parfum aromatique; elle est l’assaisonnement idéal pour des plats à longue cuisson (fondue). Le salsifis noir (tuber aestivum) est l’une des truffes les plus communes et, à part une courte pause au printemps, on peut le trouver toute l’année, même en quantités remarquables.


Une ville à vivre

AssaggiaTortona “Catarà et environs e Catanaj” Événement consacré aux produits du terroir, qui a lieu depuis 1996, est désormais entré dans la tradition tortonaise. L’objectif qu’AssaggiaTortona se pose celui de garder l’identité culturelle de notre région dans le secteur de la gastronomie, du biologique, des traditions. Grâce à la conformation du territoire tortonais, la variété des produits offerts est multiple: légumes (pommes de terre, oignons, céleris), fruits (melons, pommes, cerises, fraises en particulier "la Parfumée de Tortone"), produits transformés comme les fromages, la charcuterie, les gâteaux (Baci di Dama in primis), les produits de boulangerie et pâtisserie, les confitures, le miel et les vins des Collines tortonaises. Dernier week-end de Mai Via Emilia et rues du centre ville

Petit marché de brocante qui se développe surtout sur l’axe de Via Emilia et des zones limitrophes. Dans le dialecte tortonais "cantarà" signifie bahut, c’est- à-dire un meuble qui servait pour garder différents objets; "catanaj" est un ensemble de vieilles choses, en particulier de vieux objets en métal qui valent peu. En même temps on organise toujours une exposition à caractère historique (autos, gravures, photos, etc.). Dernier dimanche d’Avril, Septembre et Novembre Via Emilia et rues du centre


Fête de la Madonna Fête et foire “Santa Croce” della Guardia Fête consacrée à la Madonna della Guardia (Notre-Dame de la Garde). Avec le temps, elle s’est enrichie d’activités collatérales qui l’ont transformée en une véritable fête du quartier de San Bernardino, même si elle conserve un aspect de dévotion important pour les croyants qui remplissent le Sanctuaire. Étalages de l’aprèsmidi du 28 Août le long du Corso Don Orione, procession qui commence à 18 h le 29 Août par la bénédiction des malades et spectacle pyrotechnique le soir. 29 Août, Sanctuaire Madonna della Guardia et Corso Don Orione

de

Ancienne foire citadine inspirée à l’écharde de la croix conservée dans la Cathédrale, que la tradition estime dériver de la Croix de Jésus-Christ. Pendant trois jours consécutifs, le centre historique et les zones limitrophes accueillent de nombreux étalages avec des produits de tout genre. Place Allende, un parc de loisirs est aménagé avec manèges et jeux variés pour enfants et adultes. D’habitude, le deuxième dimanche de Mai Centre ville et parc de loisirs Place Allende

Saison Théâtrale Grands classiques, dramaturgie contemporaine, comédie brillante, pièces engagées. Un parcours articulé et stimulant, offert chaque année avec une affiche riche et variée pour satisfaire différents goûts et différentes attentes De Novembre à Avril Théâtre Municipal- via Amm. C. Mirabello, 3

Saison Musicale - Concerts Les “Amis de la Musique”, association tortonaise historique de mélomanes passionnés, engagée depuis des années dans la promotion de la culture musicale en ville. Elle organise depuis longtemps la “Revue Musicale” annuelle qui a lieu au Théâtre Municipal et qui depuis toujours montre à l’affiche des noms importants de musiciens, concertistes, etc. D’Octobre à Avril -Théâtre Municipal-via Amm. Mirabello, 3


Assoli (“Solos”)

Arena Derthona

Revue de théâtre ‘de figure’ avec spectacles ‘en matinée’ pour grands et petits dans la ville du célèbre maître marionnettier Peppino Sarina qui, par ses personnages, tirés également du cycle chevaleresque de l’histoire locale (Roland, Gano di Magonza, Mayno della Spinetta), a amusé des générations de tortonais de 1912 à 1977.

Music Festival Une kermesse de grands événements musicaux de qualité avec des artistes de tout premier plan, à la renommée nationale et internationale. Juillet

De Janvier à Mars Théâtre Municipal –Via Amm. C. Mirabello, 3

“Baracche” di luglio Série de spectacles de marionnettes qui renouent avec la tradition de Peppino Sarina. La revue est implicitement consacrée à la figure du grand marionnettier, tortonais d’adoption, et elle se caractérise par son lien étroit entre la proposition artistique et théâtrale et sa plus ample utilisation publique. De Juin à Août (spectacles du soir) dans les cours, les places et les centres sportifs de Tortone et de ses hameaux

Informations et Accueil Touristique Palazzo Guidobono Piazza Arzano Tél./Fax 0131-868940 iat@comune.tortona.al.it www.vivitortona.it fermeture hebdomadaire: lundi, toute la journée


Numéros utiles

Liens utiles

Mairie CorsoAlessandria, 62 0131-8641 www.comune.tortona.al.it

Police Routière Corso della Repubblica, 14 0131-810711 www.polstrada.it

Bibliothèque Municipale Via Ammiraglio Mirabello,1 0131-821302 www.vivitortona.it

Sapeurs Pompiers S.S per Voghera 0131-861222 www.vigilfuoco.it

Théâtre Municipal Via Ammiraglio Mirabello, 3 0131-820195

Gare Ferroviaire Piazza Fiume 848-888088

Hôpital Civil Via XX Settembre 0131-865111/865234 www.aslal.it

Arfea Transports Urbains et Extraurbains Corso della Repubblica 0131-445433 www.arfea.it

Gendarmerie (Carabinieri) Via Emilia, 428 0131-829600 www.carabinieri.it Police Municipale Via Anselmi, 11 0131-821555

Taxis Piazza Fiume,11 0131-861782

Partenaires du projet www.comune.tortona.al.it www.fondazionecrtortona.it www.diocesitortona.it www.donorione.org Sites touristiques www.provincia.alessandria.it www.vivitortona.it www.alexala.it www.piemonteitalia.eu www.fondoambiente.it Art et culture www.pellizza.it www.associazionesarina.it Oenogastronomie www.presidislowfood.it www.piemonteobertengo.it www.consorziofragoladitortona.it www.collitortonesi.com www.stradacollitortonesi.com

Sport et temps libre www.faustocoppi.it www.seggioviacaldirola.it www.terredelgiarolo.it www.astroambiente.org www.golfvalcurone.com www.parcovalcurone.it www.parcovalborbera.it www.lapietraverde.info Parcours excursionnistes www.lapietraverde.info www.provincia.alessandria.it/sentieri www.caitortona.net www.gliorsi.org www.appenninotrekking.blogspot.com Parcours cyclables www.piemonteciclabile.it www.nonsolobike.it www.piste-ciclabili.com/provincia-alessandria

Réalisation du projet: Office du Tourisme et des Manifestations de la Ville de Tortona Fondation Cassa di Risparmio di Tortona Diocèse de Tortona ‘Piccola Opera della Divina Provvidenza’ Réalisation : Studio De Bernardi - Novi Ligure Carte touristique : Claudio De Bernardi

Références photos En couverture : Piazza Arzano - photo Raffaele Vaccari - Tortona Ville de Tortona, Diocèse de Tortona, Fondation Cassa di Risparmio di Tortona, Amis de l’Abbaye de Rivalta, Association Peppino Sarina, Nonsolobike Tortona, Andrea Thomas Prato, Raffaele Vaccari, Andrea Cavalli, Studio De Bernardi. Nous remercions la Société Historique Pro Iulia Dertona pour l’importante collaboration et la Professeure Jacqueline Malandra pour la traduction des textes. Une épee transperce le temps Une charrue aplanit l’espace

Bouclage: Février 2015

Nous sommes à la disposition des ayants droit ainsi que pour d’éventuelles omissions ou inexactitudes quant aux sources citées. Le matériel contenu dans cette brochure est de propriété exclusive des auteurs. Sont interdites la reproduction et la duplication par tout moyen, si non autorisées expressément.

Comment arriver En voiture de Milan et Gênes : A7 – sortie : Tortona de Turin et Plaisance : A21 – sortie : Tortona En train ligne Milan-Gênes-Vintimille ligne Turin-Plaisance Aéroports Gênes (à 75 km environ) Milan Linate (à 90 km environ) Milan Malpensa (à 120 km environ) Turin (à 125 km environ)


Ville de Tortone Division Culture et Tourisme Corso Alessandria , 62 tél. 0131.8641 www.comune.tortona.al.it

I.A.T. Informations et Accueil Touristique Palazzo Guidobono Piazza Arzano tél./fax 0131.868940 e-mail: iat@comune.tortona.al.it

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