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Septembre/Octobre/Novembre 2012 Une publication de l’

antiseche10 n°

Interview d’Amélie Delaitte, Présidente du CE Aca Liège Maple Wars – Le Québec dans le rétro Bourse et classe passerelle


Après deux mois, qui, nous l'espérons, t'auront permis de te reposer et de profiter des quelques jours de beau temps que nous a offerts la capricieuse météo belge, es-tu prêt(e) à retrouver les bancs de l'école ? L'Unécof te soutiendra dans cette (ré) adaptation : en effet, une brochure gratuite, conçue par nos soins et intitulée « La Boussole de l'étudiant » répondra à nombre de tes interrogations sur le supérieur. Notre service juridique, quant à lui, permettra de te faire aider en cas d'échec discutable. Ce service est aussi compétent, entre autres, pour introduire un recours à l'encontre d'un refus d'octroi d'une bourse. Tu trouveras les formulaires de contact sur notre site internet www.unecof.be ; n'hésite pas à nous contacter. Toute l'équipe de l'Unécof te souhaite une fructueuse année académique. Bonne lecture !

Le Président, Jonathan Cransfeld

SOMMAIRE

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EDITO

3 - L’ACTU Les services de l'Unécof

4 - LE DOSSIER Le nouveau CA

6 - L’ACTU Maple Wars Bourse et classe passerelle

8 - ZOOM SUR... Carnet de route d'un membre de l'Unécof à Bucarest

9 - L’INSOLITE La formule magique pour gagner au lotto Prix citron et Prix orange 10 - INTERVIEW Amélie Delaitte, Présidente du CE de l'Académie de Liège 12 - L’AGENDA La Boussole de l'étudiant

Rédacteur en chef: Michaël HOLZEMANN Articles: Rémi BELIN, Jonathan CRANSFELD, Amélie DELAITTE, Michaël HOLZEMANN, Sophie LOODTS, Laura MAILIER, Yannick ROLLAND, Livia VERDELLI Mise en page: Yannick ROLLAND Conception graphique: Quentin LEONETTI Adresse de la rédaction: ASBL Unécof - Avenue des Arts, 50/19 - 1000 Bruxelles info@unecof.be - www.unecof.be


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L’UNECOF, un syndidat à votre service L'Union des étudiants de la communauté française, en plus d'être une association qui défend les droits des étudiants et qui a pour but l'amélioration globale de l'enseignement supérieur, propose aussi aux étudiants (affiliés ou non) un certain nombre de services et de conseils. En voici un aperçu non exhaustif. Une aide juridique : grâce au travail de notre juriste et de notre détaché pédagogique, l'Unécof répond chaque année à de nombreuses questions sur des sujets divers comme les bourses, les droits des étudiants, les recours, etc. Formations : notre détaché pédagogique assure un certain nombre de formations (consultables sur www. unecof.be), qu'elles soient proposées par l'Unécof ou conçues par nos soins « sur demande spécifique » du CE. Aide à la gestion : l'Unécof est présente pour répondre à toutes les interrogations que les étudiants se poseraient concernant la gestion du CE. Que ce soit au niveau de la comptabilité, de la mise en ASBL du CE ou pour toute autre question, l'Unécof est là pour vous informer. Guide du délégué : chaque année, l'Unécof met à jour et envoie aux CE une publication afin de les aiguiller et de les aider à mener leurs mandats au mieux. La Boussole de l'étudiant : nouvelle publication qui a pour but d'orienter

et de répondre au maximum de questions que se pose un étudiant qui commence des études supérieures. Elle sera disponible sur nos stands aux salons SIEP (Bruxelles, Namur et Liège) mais nous pouvons aussi te l'envoyer sur simple demande. Kits élections : afin de favoriser le processus démocratique et d'inciter les étudiants à s'impliquer dans les élections du CE, nous mettons à disposition des kits élections permettant d'organiser « clé sur porte » un scrutin réglementaire et valide. Permanence à Liège : une permanence décentralisée se tient sur Liège tous les vendredis de 9h à 17h (vérifie toujours qu'il n'y ait pas de changement de programme via notre page facebook et notre site). Viens poser toutes tes questions (ou te renseigner sur les différentes manières de t'engager dans un syndicat étudiant), nous nous ferons un plaisir d'éclairer ta lanterne ! Ceci n'est qu'un petit aperçu des services que nous proposons. Nous sommes toutefois conscients que le monde de l'enseignement supérieur (et ses étudiants) évolue. De nouvelles demandes et de nouveaux besoins apparaissent. Si tu as des idées de services supplémentaires que l'Unécof pourrait rendre, soit aux étudiants soit aux CE, n'hésite pas à prendre contact avec nous, nous en tiendrons compte et en discuterons avec toi. Pour joindre nos services, une adresse mail : info@unecof.be.


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DOSSIER Zoom sur le nouveau

Les membres du CA se présentent à toi sous une forme libre afin que vous fassiez mieux connaissance. Le Président, Jonathan J'ai 24 ans. Originaire de Welkenraedt, je suis actuellement en deuxième bachelier en Informatique de gestion à la Haute école de la Province de Liège. Entre la fin de mes secondaires à l'Athénée de Welkenraedt et mon entrée en Haute école, j'ai travaillé presque 5 ans dans une PME développant du matériel de diagnostic médical. Puis, j'ai eu envie de me lancer dans l'informatique, une passion de longue date. Dès mon arrivée, je me suis investi dans le CE de la HEPL puis à l'Unécof pour la représentation communautaire. C'est une expérience très enrichissante qui permet en plus d'aider les étudiants. J'ai de nombreuses passions dont le vélo, la musique et la lecture d'ouvrages d'anticipation. Le Vice-Président, Rémi Après un baccalauréat en Sciences politiques aux FUNDP, j'entame un master en Administration publique à l'UCL. D'abord actif dans le milieu des jeunesses politiques, c'est la représentation étudiante qui m'intéresse depuis le début de mon parcours dans l'enseignement supérieur. Depuis janvier 2010, je m'y consacre

CA de l’Unécof

exclusivement au sein de l'Unécof mais également au niveau des FUNDP, notamment dans l'Assemblée générale des étudiants (AGE). Mon engagement à l'Unécof a commencé par un mandat de représentant au Conseil interuniversitaire francophone (CIUF) avant d'être élu au Conseil d'administration de l'ASBL où j'occupe désormais le poste de Vice-Président. Le Trésorier, Adelin Après un baccalauréat en Droit aux FUNDP, j'entame un master en Droit à l'UCL. Avant cela, j'ai eu la chance de partir, dans le cadre du Plan Marshall, en Angleterre puis aux Pays-Bas. Pourquoi le droit ? Pour moi, il garantit la cohésion sociale, la paix, la stabilité et la justice. C'est un élément essentiel de notre communauté qui doit dépasser les différents clivages, qu'ils soient politiques, philosophiques, culturels... Je suis également un ardent défenseur des libertés individuelles dont la liberté d'expression, essentielle dans une démocratie. D'où mon engagement dans la représentation étudiante notamment au sein de l'Unécof, seul syndicat à défendre une vision pluraliste et démocratique de l'enseignement.


Lors de sa dernière Assemblée générale, les membres de l’Unécof ont élu un nouveau CA avec, à sa tête, Jonathan Cransfeld.

La Secrétaire, Marie J'ai 21 ans et je suis namuroise pure souche. Après avoir terminé un bachelier en Français-français langue étrangère à la Haute école de NamurLiège-Luxembourg, j'entame une année de spécialisation en orthopédagogie. Avant cela, j'ai étudié en secondaire à l'Athénée François-Bovesse à Namur. Déjà à ce moment-là, j'avais envie de me rendre utile en étant déléguée de ma classe au Conseil des élèves. Entrée à la Haute école, j'ai été piquée par la représentation étudiante. D'abord déléguée de mon groupe et de ma section, je me suis ensuite engagée au CE HENam début 2010. En 2010-2011, j'étais chargée de la communication entre le CE et ma catégorie pédagogique. Cette expérience m'a poussée à me présenter comme Présidente pour l'année académique 2011-2012. J'ai été élue Présidente du nouveau conseil devenu CE Hénallux. Ce mandat n'a pas été de tout repos mais je pense qu'il a été fructueux. Début 2012, je suis devenue administratrice au sein du CA de l'Unécof, car je souhaitais aider les étudiants au niveau communautaire. Pour moi, l'Unécof était un choix tout indiqué. La Responsable activités, Cécile Je suis étudiante en Communication

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à l'IHECS où j'entame un master en Relations publiques. Je serai également la Présidente du Conseil étudiant de la Haute école Galilée pour la 2ème année consécutive. Je suis une personne très sympathique, motivée et qui aime bien rigoler, mais qui a peut-être tendance à beaucoup trop réfléchir et analyser. C'est d'ailleurs pour ça que j'affectionne tout particulièrement les discussions et les débats, qui sont très souvent enrichissants et intéressants. Mon engagement au sein de l'Unécof ? C'est avant tout pour moi une façon d'apprendre mais également de participer à l'amélioration du paysage éducatif afin de garantir aux actuels et futurs étudiants de passer leur cursus de la meilleure façon qui soit. Salvatore, Administrateur J'ai 24 ans, je suis un Italien né à New York. Je suis étudiant en 3ème année de baccalauréat en Comptabilité, option banque et finance à la HEPL. J'occupe le poste de Responsable communication au sein du Conseil étudiant de la HEPL et d'Administrateur au sein de l'Unécof. Ayant déjà vécu des situations scolaires où je ne savais pas comment procéder (suite à un manque d'informations par exemple), j'ai décidé de m'investir auprès de la cause étudiante pour améliorer la vie de mes condisciples. Je trouve cette expérience très enrichissante.


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maple Wars *

Le Québec dans le rétro Petite rétrospective du mouvement québécois façon Georges Lucas

Les résultats des élections dans la Belle Province nous inspirent une rétrospective sur le Printemps érable. Que la force soit avec vous  ! Episode   I. La Menace fantôme. L'étincelle qui met le feu aux poudres  ?  L'augmentation des droits de scolarité annoncée par l'«  Empereur  » Jean Charest : de 325 à 1625 dollars par an sur une période de 5 ans, dans le but de se rapprocher de la moyenne nord-américaine.   Menée surtout par les principales associations « Jedi » étudiantes (la CLASSE, la FECQ, la FEUQ, la TaCEQ), la grève « rébellion » est déclenchée le 13 février. Episode II. L'Attaque des mômes. Devant le mutisme du gouvernement, le mouvement grandit et compte 300 000 grévistes. Le 22 mars, quelque 200 000 jeunes « Padawan » envahissent les rues de Montréal, dénonçant l'ultralibéralisme de Charest. Pour eux, l'enseignement est un droit et non un privilège. Episode III. La revanche des Sith. Les positions se durcissent quand le gouvernement exclut la CLASSE de la table des négociations. Il cherche à discréditer les étudiants en invoquant les violences et les actes de vandalisme commis pendant les manifestations. Episode IV. Un nouvel espoir. Le 5 mai, les différentes parties aboutissent à un accord de principe   :   la hausse est maintenue mais les bourses et prêts d'études seront augmentés et les frais annexes imposés aux étudiants par les universités réduits. Le ton triomphaliste du gouvernement et la crainte d'une escroquerie incitent néanmoins les étudiants à repousser l'offre. En conséquence,

*Erable la ministre de l'Education Line Beauchamp décide de démissionner et les manifestations reprennent au son des casseroles. Episode V. L'empire contre-attaque. Après plus de 100 jours de conflit, « Dark Charest » sombre définitivement du côté obscur quand il décrète la loi 78, qui interdit aux étudiants de manifester sous peine de lourdes amendes. Considérée par beaucoup comme une restriction des libertés fondamentales et une atteinte à la démocratie, la « loi-matraque » entraine une solidarité internationale en faveur des « Jedi » québécois. Ceux-ci lancent plusieurs attaques en justice et poursuivent les manifestations de plus belle. La tension est élevée à l'approche du GP de Formule I à Montréal mais la forte présence policière dissuade tout désordre. Dans le même temps, les pourparlers se heurtent à une impasse. Episode VI. Le retour du Jedi  ? Le 1er    août, Charest annonce des élections provinciales anticipées pour le 4 septembre. Les assemblées générales des associations étudiantes se réunissent pour décider de poursuivre ou non la grève à la rentrée. Les « Jedi » continuent cependant à se mobiliser pendant la période électorale et appellent les jeunes à aller voter en masse pour un gouvernement à l'écoute de leurs intérêts. Le jour fatidique révèle enfin l'«  élu  » qui devrait ramener l'équilibre dans la force : dès l'annonce de sa victoire, le Parti Québécois décide d'annuler rapidement la hausse des frais de scolarité. Une nouvelle ère de paix semble s'ouvrir pour les Jedi…


Bourse d’études et classe passerelle ne font pas bon ménage L’Unécof a été dernièrement contactée par plusieurs étudiants qui souhaitaient introduire un recours contre la décision du service des allocations d’études leur refusant l’octroi d’une bourse. Tous ces étudiants avaient un point commun : celui d’être dans une classe passerelle. Nous avons donc souhaité faire le point sur cette situation. On désigne par classe passerelle l'année d'études qui permet de faire un pont entre deux formations différentes. Définie légalement, la passerelle est un « processus académique autorisant un étudiant à poursuivre des études dans un autre cursus ou dans un autre type d'études » (article 6, §1, 30 du décret du 31 mars 2004 définissant l'enseignement supérieur, favorisant son intégration à l'espace européen de l'enseignement supérieur et refinançant les universités). Exemple : un étudiant qui a réussi sa troisième année de baccalauréat en «  soins infirmiers    » a la possibilité d'accéder à la quatrième année du baccalauréat «  Sage-femme  » via une classe passerelle (la troisième Bac « Sage-femme »). Le problème est qu'un étudiant boursier qui s'engage dans une année passerelle se verra souvent refuser le renouvellement de sa bourse d'études au motif qu'il recommence une année de même niveau (exemple : un Bac3 « Sage-femme

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après un Bac3 en Soins infirmiers) ou même, au motif que l'année passerelle ne serait qu'une année de spécialisation. Or, il faut le dire et le répéter, une classe passerelle ne constitue ni une spécialisation ni une année de niveau égal à l'année antérieure. Elles sont à part dans le sens où il s'agit pour l'étudiant d'un passage obligé entre deux cursus indépendants pour lui permettre de se mettre à niveau. Partant, il n'est pas normal que les étudiants boursiers des classes passerelles se trouvent aujourd'hui pénalisés dès lors que l'existence de pareilles classes n'a pas été prévue par le décret du 7 novembre 1983 réglant pour la Communauté française les allocations et prêts d'études. S'il existe un vide juridique en la matière, cela ne devrait pas jouer en leur défaveur à partir du moment où l'enseignement supérieur autorise lui-même un tel système. Le Conseil d'Appel du Service des Prêts et Allocations d'Etudes de la Communauté française parait bien conscient du problème. Il est néanmoins encore trop tôt pour savoir si cette prise de conscience mènera à une évolution législative.


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Carnet de route d’un membre de l’Unécof à Bucarest

Les 26 et 27 avril dernier, l'Union des étudiants de la Communauté française accompagnait la délégation du Ministre Marcourt à Bucarest pour la conférence des ministres de l'Espace européen de l'Enseignement supérieur et au Forum de Pologne. Au programme de cette huitième édition, quatre thèmes principaux : • les incitants et barrières à la mobilité étudiante; • la qualité de la formation en Europe; • la responsabilité publique d'investir dans l'enseignement; • l'employabilité des jeunes diplômés. Si des avancées ont été constatées depuis la déclaration de Bologne en 1999, des dysfonctionnements persistent notamment au niveau de la transition vers l'organisation des études supérieures en trois cycles, l'accès aux études pour tous, la représentativité des crédits ECTS… Récemment, la Communauté française a été confrontée aux problèmes du financement de la mobilité étudiante, entre autres avec le nombre d'étudiants français inscrits en Logopédie. Si les barrières à cette mobilité doivent peu à peu être levées, il conviendrait de réfléchir à des modèles alternatifs de financement des études à l'étranger (hors programme Erasmus) afin d'éviter qu'ils

ne pèsent sur les moyens budgétaires déjà insuffisants. La crise demeurait le sujet «  favori  » des ministres européens dont certains n'hésitaient pas à parler de l'enseignement comme d'un levier de politique macroéconomique. La récession aurait-elle donc ouvert les yeux de nos ministres sur la nécessité d'investir davantage dans la formation et la recherche ? Constatant la baisse de financement de l'enseignement en Grande-Bretagne, en Italie, en Grèce et dans d'autres états européens, la réponse semble malheureusement négative. En outre, si l'éducation doit être une politique majeure dans des sociétés économiques tertiaires, force est de constater que dans les propos de certains ministres, elle parait se réduire à un instrument économique. Or, négliger le bénéfice social et personnel d'un enseignement ouvert et de qualité serait dommageable pour une jeunesse européenne déjà en pleine angoisse face à la hausse du chômage, l'instabilité du travail, les prix de l'immobilier, l'excessive prudence des banques à octroyer des emprunts… L'éducation nous offre un formidable investissement humain collectif pour former des projets personnels tout comme des projets pour notre société. Malheureusement, certains ministres n'en mesurent visiblement pas encore l'importance.


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Des étudiants du Massachusetts ont trouvé la formule magique pour gagner au lotto Des étudiants du Massachusetts Institute of Technology (MIT pour les intimes), formant les mathématiciens américains les plus brillants, se sont aperçus d'une faille à la loterie dans le cadre d'un projet de recherche. Leur découverte ? L'investissement de masse ! «  Il suffisait d'acheter pour 100.000 dollars de tickets (80 000 euros) pour être certain de gagner et une mise de 600.000 dollars (480 000 euros) assurait même un retour sur investissement qui pouvait atteindre 20%   ». Ces étudiants malins se sont alors organisés pour jouer à la loterie régulièrement, jusqu'à faire participer des groupes extérieurs, et partager ensuite les gains ! C'est ainsi qu'en 2005, leur business leur a permis de gagner 8 millions de dollars (5,5 millions euros) selon une enquête menée par

le Boston Golden Globe, « et en 2010, ses membres avaient trouvé comment gagner la totalité du jackpot en un seul tirage. » Une autre faille surprenante est que la loterie n'ignorait pas ces combines d'étudiants ! « Elle avait même modifié son règlement pour permettre l'achat groupé de billets à 2 dollars pour aider les étudiants. Ce faisant, elle améliorait son chiffre d'affaires et renforçait la popularité de la loterie». Le système a pris fin cette année lorsque le trésorier de l'Etat, Steven Grossman, superviseur de la loterie, a décidé de cesser son exploitation. Source : http://www.express.be/joker/fr/platdujour/ comment-un-groupe-detudiants-a-reussi-acraquer-une-loterie-amricaine-et-en-a-remport-lejackpot/174100.htm

Prix citron versus prix orange Deux tiers des étudiants abandonnent ou échouent au cours de leur première année d'études supérieures ! Le goût amer de cette surprenante proportion lui vaudra notre prix citron de la rentrée 2012. D'aucun pointeront du doigt les fêtards qui préfèrent conjuguer le verbe « affoner » qu'« étudier »… Mais quid de tous les jeunes qui n'ont pas été bien informés et orientés au moment du choix de leurs études, de ceux que le changement de rythme d'apprentissage entre le secondaire et le supérieur a laissés sur le carreau ou des étudiants de bonne volonté qui n'ont pas réussi à cibler leurs lacunes à temps ?

Le prix orange va à la solidarité entre étudiants. Depuis le mois de février, les étudiants québécois manifestent contre l'augmentation du coût des études supérieures. C'est en mai que le mouvement a vraiment pris de l'ampleur. Au-delà de la légitimité de ce combat, c'est la solidarité montrée par les étudiants belges vis-à-vis de leurs homologues québécois qui retient notre attention. Toutes tendances confondues, nous avons montré que nous étions solidaires et réalistes face à une situation que nous pourrions aussi rencontrer.


10 Comment es-tu arrivée dans le CE de ton école ? J'ai rejoint le CE suite à une réunion d'information et de recrutement organisée par le CE il y a deux ans.

Quelles sont les missions d’un CE ? C'est avant tout représenter les étudiants et les informer. A côté de ça, nous les aidons dans leurs différentes démarches ou face à des difficultés. Enfin, un CE se charge aussi d'organiser des évènements.

Tu es Présidente de ton CE, comment vois-tu cette fonction ? Je vois cette fonction comme un rôle de superviseur d'un groupe. Le Président est la figure centrale du CE, la tête que l'on retient le plus vite (surtout chez les profs) mais c'est aussi et surtout un membre du groupe qui est là pour participer et s'investir.

Quelles sont les difficultés que tu rencontres le plus dans le cadre de ta fonction ? Le plus compliqué à mettre en place, c'est rencontrer les étudiants et les stimuler à l'action. Le CE n'ayant été que

INTERVIEW Amélie Présidente du peu actif dans les années précédentes – voire inexistant – il est difficile pour nous d'avoir de la crédibilité aux yeux des étudiants. Nous espérons changer cela.

Quels sont les projets importants de ton CE ? Nous avons plusieurs projets qui visent à résoudre les difficultés énoncées à la question précédente. Pour cela, nous essayons de mettre en place des traditions comme un ciné-club une fois par mois, un pull, des soirées. Nous espérons aussi créer le rôle de « représentant des étudiants ». Ces représentants seront des étudiants de chaque section jouant le rôle d'intermédiaire entre le CE et les étudiants des différentes classes. Grâce à eux, nous espérons ainsi atteindre plus efficacement les étudiants.

Comment vois-tu l’Unécof ? Je vois l'Unécof comme un soutien, une source d'informations et de formations. Nous nous investissons dans le syndicat depuis l'année dernière et sommes très contents des résultats. En tant que membres de CE, nous avons appris quels étaient nos rôles et nos devoirs, éléments qui n'étaient pas clairement établis jusque là.


Delaitte CE Aca Liège Si tu devais citer 3 priorités pour l’Unécof, quelles seraient-elles ? Les priorités pourraient être la présence sur le terrain (les écoles, les manifestations, etc.), la rencontre avec les étudiants et la communication avec ceux-ci.

L’Unécof a lancé des locales. Tu fais partie de celle de Liège ? Comment vois-tu cette locale et son rôle ? Je fais en effet partie de cette locale et c'est grâce à elle que nous avons « rejoint » l'Unécof ! Bien qu'inscrits dans le syndicat, les anciens membres du CE avaient décidé de ne pas s'y investir. Cela a changé grâce à ces locales qui nous ont permis un contact plus direct avec les membres de l'Unécof et ses projets sans que nous devions monter jusqu'à Bruxelles. Je considère la locale comme un relai entre les étudiants de Liège et le siège central de l'Unécof.

Selon toi, est-ce que l'enseignement artistique est suffisamment financé ou est-ce le parent pauvre de l'enseignement supérieur ? Je pense que, en effet, l'enseignement artistique est un parent pauvre de

11 l'enseignement supérieur mais peut-être pas le seul. Il semble qu'il y ait souvent des problèmes au niveau de l'entretien des locaux et des fournitures tardant à venir. Je ne suis cependant pas au courant de la situation de toutes les écoles d'arts en Belgique.

Qu-est ce qui t'a amenée à faire des études artistiques ? Ma famille de musiciens et des personnes que j'ai rencontrées après les secondaires.

Quand tu quitteras l'école, pensestu continuer à avoir une action de défense sociale comme dans un syndicat par exemple ? Je ne saurais répondre avec certitude mais cela reste envisageable s'il y a des causes qui me semblent importantes.


La Boussole de l’étudiant La Boussole de l'étudiant (illustration de la cover), nouvelle publication de l'Unécof, t'apporte des pistes de solution aux problèmes que tu peux rencontrer pendant ton parcours étudiant. Cette boussole a été conçue autour de trois pôles. Le premier pôle « Cap sur ton avenir » te permet de découvrir les différents types d'enseignement qui te sont ouverts après tes secondaires (et d'affiner ton choix). Le second pôle « Pour ne pas perdre le Nord sur le campus » te donne des clés pour la conclusion de ton contrat de location et la gestion de tes finances (bourses d'études, jobs étudiants…). Il aborde également des aspects plus pratiques de la vie étudiante (baptême, restos étudiants, Conseils étudiants, plannings familiaux…).

Enfin, le troisième pôle « Avis de tempête » évoque les problèmes spécifiques qu'un étudiant peut rencontrer au cours de son cursus (refus de bourse, échec contestable, dispenses, crédits anticipés…). Ce guide ne se veut pas exhaustif. En tant que capitaine, tu es responsable de ton orientation. Il te revient donc de faire toutes les recherches nécessaires sur les questions qui t'interpellent. En cas de besoin, n'hésite pas à prendre contact avec l'Unécof ainsi qu'avec tous les organismes et structures concernés. Ton voyage n' en sera que plus aisé ! Pour obtenir une Boussole, appelle le 02 541 85 00 ou envoie un mail à info@unecof. be.

Agenda Nos activités reprennent le chemin de la rentrée : locales, Assemblée générale, groupes de travail, salons SIEP, Table ronde des ESA... Tu as de quoi remplir ton agenda ! Sans oublier nos permanences disponibles toute l'année. • le 1er octobre 2012 : locale de Namur (heure et lieu à confirmer). • le 4 octobre 2012 : locale de Liège, à 19h, dans nos bureaux liégeois (Quai Van Beneden 19, 4020 Liège). • le 9 octobre 2012 : Assemblée générale de l'Unécof, à 18h, dans nos locaux bruxellois (Avenue des Arts, 50/19, 1000 Bruxelles). • le 16 octobre 2012 : locale du Hainaut, à 18h (lieu à confirmer). • le 20 octobre 2012 : Table ronde des ESA, à notre siège social. • le 23 et 24 novembre 2012: Salon SIEP de Bruxelles. Notre permanence juridique reste accessible tous les jours de 9h à 17h (par téléphone, par mail et sur rendez-vous).


Antisèche septembre/octobre/novembre 2012