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La revue officielle de l’Union des étudiants de la Communauté française

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Editeur responsable : Michaël Holzemann - Unécof asbl - Adresse postale : rue du Congrès, 13 - 1000 Bruxelles

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interview sur la Formation initiale des manifeste enseignants p. 7

p.14

Cartes blanches p. 17

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édito Comme tu as pu le constater, l’Antisèche fait peau neuve : nouveau format, nouveau layout, nouvelle couleur et plus de photos ! Elle repart de zéro et se veut plus attractive pour ses lecteurs et lectrices. Pour ce premier numéro, tu pourras découvrir, au recto et verso de la publication, les deux gagnants de notre concours Uperman, le premier aux 6h Cuistax de Mons et le deuxième, à la fête

de l’Université de Namur ! Pour savoir qui se cache derrière l’Unéco f, je te renvoie aux pages 4 et 5 pour découvrir les profils des administrateurs « unécofiens ». Ils t’expliquent leur motivation à s’impliquer dans un mouvement étudiant. Je t’invite ensuite à t’imprégner de l’ambiance qui régnait lors de notre

premier Congrès à Namur le 5 octobre 2013. Cette journée de débats était entièrement consac rée à la mise à jour de notre Manifeste, dont tu pourras lire un résumé dans cette Antisèc he. Plus loin, nos administrateurs ont écrit une carte blanche sur leur type

d’enseignement, de quoi alimenter des réflexions et susciter de nouveaux débats ! Tu trouver as ensuite nos prix citron et orange, qui décernent les bons et les mauvais points de l’actuali té. Nous rappelons ensuite aussi l’obligation pour les Conseils étudiants d’organiser une contrad ictoire. Qu’est-

ce que c’est ? Quels sont les résultats actuels pour ton syndicat préféré ? Nous ferons toute la transparence sur ce thème dans cette Antisèche. Enfin, nous ne passerons pas à côté d’un dossier encore sujet à polémique sur la formation initiale des enseignants. En bref, voilà une nouvelle Antisèche débordante de sujets actuels et interpellants, de quoi te mettre l’eau à la bouche pour le prochain numéro ! Rémi BELIN


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Zoom sur le Conseil d’administration Le Congrès Aperçu du nouveau manifeste de l’Unécof Coin détente La formation initiale des enseignants Carte blanche sur les Hautes écoles Carte blanche sur les Écoles supérieures des Arts Carte blanche sur les Universités Les contradictoires Prix citron/Prix orange Le staff Agenda

som maire

Rédacteur en chef : Michaël HOLZEMANN

Comité de rédaction : Rémi BELIN, Jonathan CRANSFELD, Emelyne DELFOSSE, Camille FAURE. Mélissa HANUS, Gaspard LARBANOIS, Florent LARDINOIS, Sophie LOODTS, Calogero MAROTTA, Marie SOTTIAU, Livia VERDELLI, Yohan VINCENT Conception graphique : Expansion

Adresse de la rédaction : Unécof asbl Union des étudiants de la Communauté française Rue du Congrès, 13 - 1000 Bruxelles info@unecof.be www.unecof.be Tél. : 02/541 85 00 Fax : 02/541 85 09


zoom

sur le conseil d’administration

1° Quelle plus-value t’apporte l’engagement étudiant ? 2° Pourquoi l’Unécof ? 3° Quel est ton combat principal pour l’enseignement supérieur ? Meilleure transition secondaire / supérieur

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Rémi BELIN

1° Des rencontres avec de nombreux autres étudiants  ; Le sentiment d’être acteur de notre enseignement et de notre société 2° La convivialité, on s’y sent bien ; Parce que l’Unécof est un interlocuteur réfléchi avec les responsables politiques et les autorités académiques, qui agit dans l’intérêt des étudiants et dans le respect de chacun ; La proximité avec les étudiants 3° Une meilleure transition secondaire-supérieur  ; Davantage d’investissements dans l’aide à la réussite ; Une profonde réforme du système des allocations d’étude pour plus d’équité

Défend et promeut les intérêts des étudiants

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Marie SOTTIAU

1° L  ’engagement étudiant au sein de l’Unécof est enrichissant. Il permet de me rendre utile et de rencontrer des gens intéressants que je n’aurais peut-être pas croisés en dehors de l’Unécof. 2° C ar l’Unécof défend et promeut les intérêts de tous les étudiants qui arpentent les couloirs de l’enseignement supérieur.

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Florent LARDINOIS

Défendre mon avis

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3° U  n combat qui me tient à cœur, c’est l’accessibilité aux études supérieures. Il faut prévoir une participation minimale tout en permettant une meilleure accessibilité des étudiants n’ayant pas vraiment les moyens !

1° D  e manière générale, que ce soit au sein de l’Unécof ou du CE de l’UMons, ça m’apprend à défendre mon avis et à « travailler » dans un groupe. C’est une expérience très enrichissante pour l’avenir. 2° J  e pense que la manière de fonctionner de l’Unécof est en adéquation avec ma manière de voir la défense des étudiants. En outre, l’excellente collaboration entre mon CE et l’Unécof m’a donné envie d’en faire plus pour les étudiants et pour les différents CE. 3° J  e trouve qu’il est indispensable que les étudiants soient véritablement actifs durant leurs études. Être étudiant du supérieur ne signifie pas uniquement aller aux cours, c’est pourquoi j’aimerais conscientiser les étudiants à l’importance de leur CE mais aussi à l’importance de prendre part à différentes activités, de montrer que les étudiants sont là et que les citoyens de demain ont énormément de potentiel.


Mieux comprendre le monde de l’enseignement supérieur

1° A vant tout, cette expérience me permet de faire de formidables rencontres qui m’apportent beaucoup sur le plan humain mais cela me donne aussi l’occasion d’apprendre à mieux comprendre le monde de l’enseignement supérieur et de pouvoir agir dessus au bénéfice de tous les étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Gaspard LARBANOIS 2° L ’Unécof a beaucoup aidé notre conseil étudiant (CE HEPL) et j’ai décidé d’essayer selon mes moyens de lui rendre la pareille afin d’aider l’Unécof à continuer de représenter aux mieux les intérêts des étudiants de l’enseignement supérieur et des conseils étudiants affiliés. 3° Un enseignement de qualité et accessible à tous. La qualité doit être l’essence de l’enseignement car il prépare à la vie active et servira de base à de futurs professionnels qui seront ainsi mieux préparés. L’enseignement doit aussi être accessible à tous, quels que soient leur classe sociale et leur niveau d’étude. C’est pour cette raison que l’instauration d’un test diagnostique s’impose pour prendre connaissance des difficultés rencontrées et les services d’aide à la réussite doivent continuer, s’améliorer et se généraliser afin de remédier à ces difficultés.

1° U  ne riche expérience, des rencontres, une ouverture sur d’autres domaines, d’autres réseaux d’enseignements, une meilleure connaissance du système dans lequel j’évolue et, le plus important, une implication active dans ce système

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émelyne delfosse

Implication active dans ce système

2° Le  CE dont je fais initialement partie est affilié à l’Unécof depuis plusieurs années. J’ai tout de suite accroché à sa philosophie qui considère avec soin les différents types d’enseignement ainsi que chaque étudiant individuellement. 3° U  ne qualité optimale de l’enseignement, en donnant un maximum de chances à chacun afin de réussir dans sa branche ; que cela passe par des tests diagnostiques, des systèmes de remédiation, de réorientation, de soutien, des aides financières justes, équitablement réparties, des infrastructures opérationnelles et salubres, des cours et stages de qualité... Chaque paramètre est important à considérer.

Accessibilité des études

1° D  e la maturité grâce aux nombreuses compétences transversales que l’on acquiert

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Yohan VINCENT

3° L  ’enseignement supérieur est un vrai chantier à part entière. Je m’y sens concerné dans son ensemble à travers de nombreuses thématiques. L’accessibilité des études, tant financière que géographique, est un combat qui me tient fort à cœur.

1° D ’une part, nous aidons les étudiants et, d’autre part, l’investissement qui est le nôtre nous apporte beaucoup sur le plan personnel. 2° L’Unécof, association reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles comme interlocuteur auprès de différents organes, défend des valeurs qui me sont chères et pour lesquelles je suis motivé à me battre. 3° L’accessibilité des études à tout un chacun constitue véritablement un champ de bataille.

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Jonathan CRANSFELD

Cela nous apporte beaucoup sur le plan personnel

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2° L ’Unécof est à l’écoute des étudiants et fournit un réel effort pour les représenter au mieux malgré leur grande diversité. Elle prend également le temps d’étudier les dossiers en profondeur afin d’en maîtriser les enjeux.

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5 octobre 2013, une date historique pour l’Unécof

le congrès

Le samedi 5 octobre 2013 était une date historique pour l’Unécof. En effet, c’était la première fois qu’elle convoquait son Congrès statutaire, une assemblée regroupant tous les étudiants membres des conseils affiliés à l’Unécof et dont l’objectif est de (re)définir les grandes lignes politiques de l’association sur les sujets majeurs de l’enseignement supérieur en fédération Wallonie-Bruxelles.

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Pour cette journée exceptionnelle, deux salles de conférence avaient été louées au sein de la structure namuroise « Mundo N » ; un immeuble éco-rénové par une série d’associations actives dans le domaine du développement durable.

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L’accueil était assuré dès 9h30 par les membres du staff qui distribuaient jus de fruits biologiques et cafés équitables (cadre oblige !) aux valeureux étudiants qui avaient renoncé à leur grasse matinée du samedi. Saluons à ce propos le dynamisme des étudiants de l’enseignement artistique venus participer en nombre à ce premier Congrès. Malgré une assemblée plutôt réduite eu égard à ce qui avait été annoncé, les débats furent vifs et soutenus et la bonne humeur présente tout au long de la journée. Fédérés autour du président de l’Unécof, Rémi Belin, les étudiants ont d’abord fait le point sur la ligne politique de l’Unécof. Pour que cela se passe harmonieusement, les autres membres présents du Conseil d’administration s’occupaient de contenir et d’orienter les discussions selon leurs spécificités. Ainsi, Émelyne Delfosse (étudiante à l’académie de Liège) était prioritairement chargée d’arbitrer les questions artistiques et Jonathan Cransfeld (étudiant à l’HEPL) les questions liées aux hautes écoles. Quant aux débats

relatifs aux universités, ils étaient orchestrés par Florent Lardinois et Yohan Vincent (tous deux étudiants à l’UMons). La trame des débats était tracée mais complexe : passer en revue toutes les questions liées à un parcours estudiantin complet, de la sortie de la rhéto à l’entrée dans la vie professionnelle. Avec comme objectif déclaré de remettre l’étudiant au centre des préoccupations de l’enseignement supérieur afin qu’il devienne lui-même acteur de sa formation. Après une pause midi bien méritée, les étudiants ont clôturé les débats et voté à l’unanimité pour l’adaptation actualisée du nouveau « Manifeste » de l’Unécof. Ce Manifeste, qui reprend donc les grandes positions de l’Unécof en ce qui concerne tous les types d’enseignement, sera prochainement disponible et distribué largement (conseils étudiants affiliés, associations diverses, commissaires du gouvernement, acteurs politiques…) Enfin, pour clore en beauté cette journée importante, les étudiants unécofiens se sont rassemblés dans le centre-ville de Namur autour d’un dernier verre. Un grand merci à eux, pour leur implication et leur enthousiasme. Gageons que ce Congrès sympathique sera le premier d’une longue série !


Aperçu

du nouveau manifeste de l’Unécof à quoi ressemblera l’enseignement supérieur en 2020 ? C’est la question que se sont posé tes représentants étudiants lors du premier Congrès de l’Unécof ce 5 octobre 2013. Des étudiants des écoles supérieures des Arts, des Hautes écoles et des Universités se sont rassemblés pour réfléchir ensemble aux enjeux et aux besoins pour toi et tous les autres étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Pour l’Unécof, il est temps de transformer et de révolutionner l’enseignement supérieur. Alors prépare-toi, on t’embarque vers un enseignement 2020 où toi, étudiant, tu seras enfin mis au centre des préoccupations et deviendras le véritable acteur de ta formation. Ci-dessous, tu verras un aperçu de notre manifeste (bientôt disponible sur notre site Internet), et de ce que nous imaginons et construirons de mieux pour l’enseignement supérieur d’ici 2020.

Tu vas bientôt rentrer sur le campus ? Ne t’inquiète pas, bientôt, tu y verras peut-être des ateliers préparatoires dès le secondaire pour que tu sois paré à affronter les prochains défis de l’enseignement supérieur. Des activités en méthodologie du travail, en recherche et traitement de l’information, et en gestion du temps te permettront d’avoir toutes les cartes en main pour bien démarrer l’année. De plus, tu recevras un pack de bienvenue envoyé spécialement pour toi de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour t’informer clairement et objectivement sur tous les cursus qui s’offrent à toi.

Enfin, l’Unécof prévoit un test diagnostique généralisé à l’ensemble des cursus de l’enseignement supérieur. Trois caractéristiques de ce test sont à retenir  : il serait obligatoire (pour te motiver à y participer), individuel (c’est toujours mieux pour t’évaluer) et anonyme (tu serais identifiable via un numéro, ça évite la concurrence). Bref, ce test diagnostique te fournira tous les outils pour t’évaluer et te remettre à niveau pour te lancer dans les études supérieures.

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Poches et tirelires vides… qu’en sera-t-il de ta bourse ?

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L’Unécof mènera de multiples combats pour rendre les bourses d’études proportionnelles aux revenus. En d’autres termes, plus ton revenu sera faible, plus le montant de ta bourse sera élevé. Dans un futur proche, tous les étudiants qui en auront besoin pourront toucher une bourse d’études et ne se verront plus refuser leur demande juste pour quelques euros (comme c’est le cas actuellement). Pour que tu ne perdes pas le nord parmi ce méli-mélo d’allocations d’études (bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, bourse provinciale...), l’Unécof combattra pour qu’une brochure unique accessible à tous les étudiants

soit créée et disponible sur le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Tu auras ainsi un aperçu clair de toutes les aides et allocations pour tes études. Une fois que tu auras introduit ta demande de bourse, il faudrait que tu la touches au plus vite pour répondre à tes besoins ! Aujourd’hui, tu peux encore attendre des mois avant de voir le moindre centime de ton allocation d’études. Mais, ne t’en fais pas, pour l’avenir, ton syndicat étudiant te défendra pour qu’elle te soit octroyée en temps et en heure. De plus, on mettra tout en œuvre pour que tu puisses bénéficier d’un paiement échelonné, pour que tu puisses payer ton minerval en plusieurs fois de septembre à janvier.


Les cours, comment agir sans subir ? En laissant libre cours à leur imagination, tes représentants étudiants de l’Unécof ont trouvé durant le Congrès 2013 différentes pistes de solutions pour te permettre dans un futur proche de jouer un rôle plus actif dans ta formation supérieure. Tout d’abord, ils ont prévu de promouvoir les cours en groupes plus restreints dans des amphithéâtres de taille humaine, où tu pourras participer de manière interactive avec les autres étudiants et ton professeur. De plus, tu seras plus souvent invité à réaliser des travaux de groupes pour te familiariser avec la collaboration, la répartition des tâches, la gestion d’opinions divergentes… tout un panel de compétences qui te seront bien utiles dans ton premier job ! Par ailleurs, grâce au combat de l’Unécof, tu auras l’opportunité d’évaluer de manière anonyme la qualité du cours que tu as suivi pour que les programmes soient adaptés en fonction de tes attentes. Cette évaluation portera sur le contenu (exemple  : « l’ensemble du sujet a-t-il suffisamment été abordé ? ») et sur les supports de cours (exemple : « l’étudiant a-t-il pu profiter de supports variés ? »). Et pour évaluer l’encadrement de ton prof, des « journées pédagogiques » seront mises en place où étudiants et professeurs se concerteront pour trouver des pistes de solutions pour améliorer l’organisation des cours.

Le matos présent dans ton établissement te semble tout droit sorti d’une brocante ?

De plus, l’Unécof prévoit une mutualisation des bibliothèques en Fédération WallonieBruxelles. Rien qu’en montrant ta carte étudiant, tu pourras accéder à une bibliothèque de n’importe quel établissement présent en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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On te comprend tout à fait. Bon nombre d’étudiants ne bénéficient pas de matériels et supports pédagogiques adaptés. Ton syndicat a, parmi ses objectifs, de permettre à chaque étudiant d’avoir accès à des machines performantes et des logiciels dernier cri ainsi qu’à une connexion Wi-Fi.

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Difficile de trouver un kot ? D’ici 2020, l’Unécof souhaite que chaque étudiant puisse se tourner vers des agences immobilières sociales spécialisées (AIS) dans le logement étudiant. Elles se situeront près de chez toi (il y en aura une par pôle académique) et t’assureront qualité et prix démocratique. Une autre innovation prévue par l’Unécof est la déduction fiscale des kots. En bref, si tu es en kot, on souhaite que tes parents (ou représentants légaux) ne paient plus d’impôts si leurs revenus sont inférieurs à un certain seuil. Et l’Unécof ne s’arrête pas là, elle imagine pour les personnes à faibles revenus (et qui par conséquent, ne paient pas d’impôts), qu’elles puissent bénéficier d’un crédit d’impôts. Pour garantir la qualité de ton logement, l’Unécof ambitionne la création d’un « label kot ». Fini les kots insalubres et honteusement minuscules ! Avec ce label, ton logement sera contrôlé régulièrement par la fameuse AIS logement étudiant. L’agence attribuerait des étoiles aux kots en fonction de leur rapport qualité/prix. Elle tiendrait compte de la situation, de la surface habitable, de l’état général, de l’équipement et de l’ameublement. Grâce aux actions de l’Unécof, tout étudiant pourra bientôt trouver facilement un logement de qualité et bénéficiera d’une déduction fiscale pour vivre sa vie étudiante dans les meilleures conditions.

Besoin d’un soutien scolaire ?

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L’Unécof imagine pour toi un cocktail en trois ingrédients pour te soutenir durant ton parcours scolaire : un tutorat systématique par d’autres étudiants, des examens-tests pour t’évaluer avant l’examen final et des séances de remédiation pour revoir les tuyaux de certains cours et poser des questions à tes profs.

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Un goût de trop peu à la fin de tes études ? Si tu désires continuer à te former après tes études, l’Unécof propose d’augmenter l’offre de formations diplômantes en horaire décalé dans tous les types d’enseignement supérieur. A l’heure actuelle, rares sont les cursus que tu peux suivre en horaire décalé si tu travailles déjà la journée. Pour l’avenir, l’Unécof imagine que ces formations soient présentes en plus grand nombre et que cette offre s’étende sur une plus grande zone géographique. Par ailleurs, dans quelque temps, tu pourras grâce aux actions de l’Unécof avoir accès à des formations en e-learning dont le diplôme sera reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ainsi, pour toutes les formations que tu auras suivies à distance, tu pourras mettre en avant tes compétences acquises sur le marché de l’emploi.


les valeurs de l’unécof Tes représentants communautaires ont aussi réfléchi à des bases solides pour mener leurs combats. Pour cela, ils ont redéfini dix valeurs qui garantiront une cohérence et une crédibilité aux étudiants unécofiens qui se succéderont durant les années à venir. 1. L’engagement T’engager à l’Unécof, c’est prendre ta place de citoyen, participer activement aux décisions de l’association pour améliorer l’enseignement. 2. Le pluralisme L’Unécof te représentera toi, et tous les autres étudiants de tous les établissements d’enseignement supérieur, quel que soit leur type d’enseignement.

Envie de te changer les idées ? Cinémas, théâtres, concerts, musées… sont pour l’Unécof des outils indispensables pour ta vie étudiante. Pour cela, on pense que les établissements d’enseignement supérieur devraient créer leur « pass culture » pour que tu puisses avoir des réductions de prix pour participer aux événements culturels qui t’intéressent. Néanmoins, pour avoir accès à la culture, il faut que tu puisses bouger. L’Unécof luttera pour qu’une carte unique et flexible soit créée pour tous les transports en commun. Cette carte résultera de la fusion de tes différents abonnements. En bref, tu montreras cette unique carte et tu pourras te déplacer à prix réduit depuis ton domicile jusque dans la ville de ton établissement. Tu pourras aussi bouger n’importe où dans cette ville pour mener une vie étudiante animée et dynamique.

3. L’indépendance En tant qu’association indépendante, l’Unécof prendra des décisions le plus objectivement possible. 4. L  e respect de l’autonomie des Conseils étudiants L’action de l’Unécof est complémentaire à celle des Conseils étudiants et ne restreint pas leur liberté d’agir de manière autonome. 5. La défense des étudiants En tant qu’Organisation Représentative Communautaire, l’Unécof porte les revendications étudiantes auprès des autorités académiques et politiques. Elle se bat aussi pour les étudiants victimes d’injustice en leur offrant une aide administrative et des conseils juridiques. 6. La responsabilité En privilégiant les débats de fond, l’association met un point d’honneur à rendre des avis construits et réalistes.

8. La proximité Tout en rassemblant des étudiants de tous horizons, l’Unécof prête une attention particulière aux intérêts locaux et se veut facilement accessible pour chacun. 9. L’approche différenciée L’Unécof mène des actions de manière à répondre aux attentes et spécificités de chaque type d’enseignement. 10. La convivialité L’Unécof vit au rythme des jeunes qui l’animent et organise des événements dans une atmosphère conviviale, à l’image de ses étudiants.

les pour tous t flexible e e nte u ia iq d n u vie étu Une carte e n er u n e m r ue. u iq o p m s t d y na transport animée e

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7. La concertation Les débats avec l’Unécof se dérouleront toujours dans le respect mutuel et dans un esprit de collaboration en vue de trouver des solutions profitant aux intérêts de chacun.

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Tu es convaincu que l’enseignement sup’ doit être amélioré ?

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Nous aussi. C’est pourquoi nous souhaitons que les étudiants puissent s’engager dans la représentation étudiante dans les meilleures conditions pour faire entendre leur voix. Pour cela, il est impératif que les représentants étudiants puissent obtenir des dispenses d’assister à certains cours pour pouvoir mener à bien leurs missions.

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En lisant ces pages, tu as pu avoir un aperçu du combat que mèneront tes représentants étudiants au sein de l’Union des étudiants de la Communauté française durant les prochaines années. Si, toi aussi, tu veux faire entendre ta voix et devenir acteur du mouvement étudiant, rejoins l’Unécof, direction : la représentation étudiante communautaire ! Débats, manifestations, rencontres feront désormais partie de ton quotidien pour collaborer avec d’autres étudiants investis et révolutionner l’enseignement supérieur !


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Welcome day le 16 septembre 2013 à Louvain-la-Neuve Inauguration des nouveaux locaux de l’Unécof le 18 septembre 2013 à Bruxelles

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formation initiale des enseignants S’il ne vous concerne pas encore, vous aurez au moins déjà entendu parler de « l’échec scolaire ». Et vous aurez beau préférer audit terme « la défaite », « l’insuccès » ou « le revers », cela n’en atténuera en rien la stérilité du résultat… Il va sans dire qu’un des leviers d’action décisifs dans la lutte contre ce fléau des temps modernes est la formation des enseignants. C’est dans ce but que le Gouvernement s’est engagé à réformer la formation initiale des enseignants notamment par l’allongement des études. Toutefois, si la réforme est susceptible d’améliorer sensiblement la formation des enseignants à l’horizon 2022, elle ne propose aucune solution aux difficultés rencontrées actuellement par les protagonistes ainsi que par les étudiants qui suivent aujourd’hui le cursus dans le but de devenir enseignants (programme de cours éclaté et surchargé, cours théoriques désincarnés non adaptés aux réalités de terrain, manque de moyens et de temps, etc.) Près de la moitié des profs qui débutent dans le métier quittent l’enseignement dans les 5 premières années et la formation adéquate fait défaut à des enseignants toujours plus nombreux. Cette réforme va-t-elle tout arranger comme par magie ? L’allongement est-il une des clés de la réussite ? Nous avons posé ces interrogations parmi d’autres à des personnes directement concernées par la question.

Interview d’une jeune enseignante de sixième

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Mlle S.F est sortie de la Haute école Francisco Ferrer (HEFF) il y a deux ans. D’abord étudiante et désormais institutrice, elle nous livre son ressenti de l’enseignement et de la réalité du marché du travail.

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Lorsque vous étiez étudiante, quelles ont été les difficultés que vous avez pu rencontrer et les forces de l’enseignement que l’on vous a prodigué ? J’ai reçu une formation de qualité. Le programme est complet puisqu’on y aborde toutes les matières de manière théorique mais aussi pratique grâce à plusieurs périodes de stage. En trois ans, on acquiert les connaissances nécessaires pour être sur le terrain. De plus, les enseignants nous poussent à une ouverture d’esprit sur le monde et la culture, ils nous incitent à nous intéresser à de nombreux domaines variés par le biais de sorties culturelles au théâtre ou à des expositions par exemple. Ils nous forment avant tout à une pédagogie active avec les futurs élèves afin de faire en sorte qu’ils soient acteurs de leur apprentissage et pas seulement receveurs de savoirs. On doit donc fonctionner par projets et fournir du matériel de découverte et de manipulation ludique. C’est très vivant et actuel ! Il y a une réelle recherche de dynamisme et d’adaptation aux enfants d’aujourd’hui. En revanche, un des réels défis des étudiants qui suivent une formation pour devenir enseignant est sans nul doute la quantité de travail à fournir durant les études. Ce n’est pas tant la difficulté théorique qui est mise en cause mais la

quantité de travail à fournir compte tenu du temps imparti pour le faire, surtout lors des stages. La plupart des étudiants dorment très peu pendant leurs stages parce qu’ils préparent les cours et le matériel jusque très tard dans la nuit. La fatigue et le stress ont fait échouer beaucoup d’entre eux lors de leurs stages alors qu’ils avaient les capacités de réussir. Beaucoup abandonnent face à cette difficulté car les stages sont trop exigeants au vu de la qualité de travail attendue, du matériel pédagogique à fournir et du temps donné pour les préparer, tout cela avec nos propres moyens matériels et financiers !

à ce type de classes, surtout lorsqu’il y a une différence énorme de niveau entre les élèves, est très difficile. En bref, le manque de matériel et les différences de niveau des élèves remettent en cause les principes de pédagogie ludique que j’ai appris durant mon cursus. En effet, sur le terrain, il est compliqué d’organiser des activités avec les élèves sans matériel adapté. Une fois sortie de l’école, j’ai vécu des premières années de travail restent relativement contraignantes car j’ai dûcontinuer de travailler tous les soirs et beaucoup de week-ends afin de préparer les cours de la semaine. Finalement, je dirais que ce métier doit être une réelle vocation et pas un choix fait « au hasard » où on se décourage assez vite. Par ailleurs, c’est un travail formidable, vivant et intéressant qui est précédé d’un enseignement difficile mais de qualité.

Une fois diplômée, les difficultés surmontées et le bagage de savoirs que vous possédez, comment s’est déroulée votre entrée sur le marché du travail ? La recherche de travail, tout d‘abord, est relativement aisée. En effet, il y a des places Propos recueillis par Camille FAURE à prendre puisque le système scolaire souffre d’une pénurie d’enseignants. Cependant, j’ai travaillé dans plusieurs écoles pour effectuer des remplacements et la réalité est bien différente de ce à quoi on s’attend en quittant les bancs de l’école. Il y a très peu de matériel Je dirais que ce et de moyens financiers mis à la métier doit être une disposition des enseignants pour une pédagogie active. De plus, réelle vocation et très souvent, les enfants sont pas un choix fait « au décalés vis-à-vis du système hasard » où on se scolaire : ils ont parfois un retard de décourage assez vite connaissances de plusieurs années mais suivent toujours un circuit «  normal  », sans redoublement. Ils accumulent donc les lacunes. S’adapter


Interview de bernadette ermens Quel est votre parcours professionnel ? J’ai été assistante dix ans à l’université. Depuis 1989, je suis professeur de mathématique dans l’enseignement secondaire supérieur. J’ai particulièrement à cœur la transition secondaire-enseignement supérieur. Que pensez-vous de la formation ? Comment selon vous devraitelle s’organiser ? La formation des futurs enseignants reste encore trop théorique. Il faut plus de stages, plus de confrontation avec le terrain, et surtout diversifier les expériences en matière de pédagogie. Les méthodes sont multiples mais trop souvent on reproduit des schémas classiques hérités du passé. La nécessité de développer la mise en situation, c’est, je crois, d’ailleurs valable pour tous les types d’études. Y a-t-il selon vous un manque d’enseignants bien formés, quel est votre ressenti par rapport à cela? Il y a de tout, je rencontre et je travaille avec des professeurs qui sont super. Mais il y a malheureusement quelques enseignants qui pour moi ne sont pas à leur place. En fait, plus qu’un manque de formation, je ressens parfois chez les enseignants un manque de motivation, d’implication personnelle dans le métier. Il serait vain de parler en termes émotionnels du métier, mais on ne doit jamais perdre de vue que l’on travaille avec de la « matière humaine  », que la motivation des jeunes est somme toute proportionnelle à la nôtre. Que pensez-vous de la formation des formateurs d’enseignants ? Je n’ai pas d’avis tranché, elle dépend souvent de la personnalité du formateur. Cependant, il n’est pas idiot de considérer comme nécessaire que les formateurs aient eux-mêmes une expérience pratique de l’enseignement. Comment pourraient-ils valablement préparer les futurs maîtres à un métier qu’ils ne connaîtraient pas ? Hélas, même avec une expérience antérieure, on n’échappe pas à l’obsolescence et les situations vécues par la génération actuelle des maîtres sont peut-être bien éloignées de celles qu’ont connues les anciens. Avez-vous été interpellée par votre direction afin de suivre l’une ou l’autre formation ou avez-vous décidé de suivre des formations personnellement ? Nous avons des formations IFC obligatoires à choisir dans un catalogue... malheureusement l’offre est limitée du moins dans mon secteur. Ma direction nous laisse libres de nous inscrire à des formations. Cependant, pour des raisons pratiques d’organisation (envoyer les élèves à l’étude n’est pas

toujours facile), j’y ai assez vite renoncé. Maintenant j’avoue qu’en fin de carrière je n’éprouve plus le besoin de me former, mais j’aurais plutôt envie de former moimême les jeunes professeurs. Quelle est votre position sur l’allongement des études ? Une très bonne chose à condition de ne pas avoir cinq ans de théorie. L’idéal serait trois ans de formation de base suivis de stages pratiques. Ces stages devraient permettre d’aider le professeur à gérer la classe mais aussi à se familiariser avec toutes les nouvelles formes d’apprentissage (e-learning, TBI…) J’ajouterais aussi que cet allongement des études redonnerait un « statut » au professeur et on en a bien besoin ! Quant à l’aspect budgétaire que ceci impliquerait, je laisse au citoyen le droit de faire ses choix en matière d’éducation, aux politiciens de développer une vue à long terme des objectifs éducatifs et aux syndicats le soin de défendre les intérêts des enseignants pour le plus grand bien des élèves et de la communauté éducative dans son ensemble. Faut-il filtrer les étudiants à l’entrée ou plutôt mieux les accompagner ? Mon expérience m’a montré que tous les jeunes ne sont pas préparés à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Il faut arrêter de dire que tout le monde peut réussir. L’échec, même si on s’y attend, est toujours mal vécu. Personnellement je serais pour un filtre à l’entrée mais suffisamment à temps pour que le jeune puisse se réorienter. Un tiers des échecs en première bac est dû à un abandon lors du premier quadrimestre. Toutefois, baser le filtre uniquement sur la maîtrise des connaissances acquises dans le secondaire serait une erreur. Le test devrait permettre à l’étudiant d’évaluer ses capacités de synthèse, d’apprentissage par découverte, de communication, etc. toutes compétences qui sont capitales pour la réussite en première année, mais trop souvent négligées au seul profit des connaissances de la matière. La remédiation est possible, mais accompagner tout le monde avec les moyens actuels est une illusion. D’accord quand il y a peu d’étudiants, mais quand les cohortes d’étudiants s’accroissent considérablement comme en médecine ou en psychologie, comment peut-on encadrer tout le monde valablement ? J’ai connu une époque où on mettait en place un dispositif d’aide pour les étudiants en sciences appliquées à condition d’avoir entre 8 et 12 à la première interrogation. Je suppose qu’en dessous de 8 c’était inutile.

Mon expérience m’a montré que tous les jeunes ne sont pas préparés à l’entrée dans l’enseignement supérieur

à l’issue de sa formation initiale, un enseignant estil plutôt prêt à l’emploi ou prêt à se construire ? À se construire. Croyez-moi, quand on arrive sur le terrain, il faut souvent réviser ses pratiques. Mais c’est un métier passionnant. Que faudrait-il, à votre sens, modifier dans la formation d’enseignant au sens large ? Il faudrait plus de pratique et surtout je suis pour un tutorat. Même si le jeune n’a pas l’intention de tout faire comme son tuteur, il peut « pomper » de bonnes idées. Pour l’avoir déjà expérimenté plusieurs fois, le tutorat n’est pas à sens unique contrairement à ce qu’on pourrait croire ! Propos recueillis par Sophie LOODTS

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(enseignante à l’institut de la providence à ciney)

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Interview de jean-benoît cuvelLier (Directeur de catégorie, Département pédagogique de Champion Haute école de Namur-Liège-Luxembourg)

Quelles sont les modifications prévues pour les études pédagogiques ? À court terme, aucune modification n’est prévue pour les étudiants, d’autant plus qu’il y aura d’abord le décret paysage à mettre en place (le vote a lieu le 6 novembre). Pour les enseignants, il est envisagé, durant cette année académique, une journée de formation (qui pourrait consister en une information sur le travail du Comité permanent de suivi) et l’évaluation du CAPAES. Pour le moyen terme (durant la prochaine législature), il faut d’abord voir ce que les élections vont donner (quelle coalition et quel programme ? quel ministre pour l’enseignement supérieur ?) mais il sera difficile de faire marche arrière et de ne pas envisager un allongement/renforcement/ amélioration de la formation initiale des enseignants.

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D’après vous, quelles sont les causes de démotivation des enseignants qui entrent dans « le monde de l’enseignement » ? De mon point de vue, les trois raisons principales sont, dans le désordre, les conditions de travail (élèves nombreux, difficiles…), les conditions d’emploi (horaire non complet et/ou sur plusieurs écoles, périodes d’inactivité…) et un manque de préparation (en tout cas dans certains domaines) de la formation initiale qui, le plus souvent, « pare au plus pressé » ! Cette fracture entre la formation initiale et le monde professionnel justifierait à elle seule une réforme de la formation initiale.

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Comment pourrait-on faire pour rendre les études pédagogiques plus proches des besoins de la société ? Un allongement des études (peu importe sous quelle forme) va déjà permettre d’aborder plus de problématiques rencontrées par les enseignants (par exemple dans le domaine des dysfonctionnements : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie...) Mais comme nous ne pourrons pas tout envisager durant la formation initiale (qui peut dire ce que sera l’école en 2025 ?), il faut envisager de placer les futurs enseignants dans un continuum de formation, faire en sorte qu’ils soient en formation tout au long de leur carrière et que cela soit « naturel » (et pas comme actuellement une obligation de trois jours par année). Ce continuum pourrait être initié en même temps que la réforme. En quoi va consister la réforme pédagogique ? Y a-t-il un timing prévu ? Si oui, lequel ? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question. Pour avoir des éléments de réponse, le mieux est de consulter la note d’orientation concernant la FIE approuvée par le Gouvernement en juin 2013. En effet, celle-ci fixe un cadre - des balises – dans lequel la réforme doit avoir lieu et pose des questions auxquelles le Comité permanent de suivi devra répondre pour affiner et préciser cette réforme. Le minimum que l’on puisse affirmer est qu’il y aura un allongement de la formation mais la forme de cet allongement reste à trouver, voire à inventer (5 ans, 3+2, 3 +2 étalées, 3 + un complément durant la carrière… ?)

Comme il s’agit d’un métier en pénurie, que pouvez-vous dire aux jeunes pour les motiver à commencer des études pédagogiques ? La pénurie est en soi un argument mais cela ne suffit évidemment pas. Il faut également avoir envie d’exercer un métier pour lequel les compétences à avoir sont multiples (relationnelles, disciplinaires, transversales…), un métier qui donne l’impression que l’on est souvent seul (dans sa classe avec ses élèves) mais qui est en fait, et de plus en plus, aussi un travail d’équipe. Pour ne pas leurrer les jeunes qui s’intéressent à cette profession, il faut pouvoir leur dire en toute clarté que, si le métier n’est pas toujours facile, les études ne le sont pas non plus. Le mieux est donc qu’ils se rendent dans des départements qui organisent les formations qui pourraient les intéresser pour suivre des cours, poser des questions aux étudiants et aux enseignants afin de se faire la meilleure idée de ce qui les attend. Propos recueillis par Livia VERDELLI


Carte blanche sur les

Hautes écoles Lundi 16 septembre. C’est à cette date que débutait la nouvelle année académique. Des milliers de jeunes issus du secondaire se retrouvent plongés dans l’enseignement supérieur. Il s’agit sans aucun doute d’une période de leur vie qu’ils n’oublieront jamais. En regardant tous ces nouveaux étudiants qui ont rejoint l’implantation de la Haute école que je fréquente, je me revois encore à leur place : ne sachant pas très bien à quoi m’attendre, partagé entre l’excitation et l’angoisse.

Quelques semaines après la rentrée, j’allais à la rencontre d’étudiants en première bachelier informatique de gestion. Étant en troisième bachelier de cette formation, j’aime toujours recueillir les impressions des nouveaux arrivants sur celle-ci. Un nombre non négligeable de ces étudiants en première année s’était rendu compte, très rapidement, que leur choix n’était pas le bon. Heureusement, à ce stade, beaucoup d’entre eux vont saisir l’occasion de se réorienter avec, cela dit, les inconvénients d’une réorientation en cours d’année : la perte de plusieurs semaines de cours. D’autres, par contre, ne feront pas ce choix et vont perdre une année entière. D’après une bonne partie du corps professoral, les abandons sont uniquement le résultat des étudiants qui n’étudient pas leurs examens de janvier. C’est très court comme raisonnement. Ces états d’esprit

démontrent bien le manque de conscience quant à l’utilité d’une bonne orientation. Il y a plus d’un moyen pour orienter des étudiants en rhéto, bien moins barbants que des entretiens avec des conseillers d’orientation. Les journées d’immersion, exemples par excellence, permettent à l’étudiant de se plonger au moins une journée dans le BAC convoité. Ces dispositions, bien moins coûteuses – tant à l’étudiant qu’à la Fédération WallonieBruxelles – qu’une seconde année en BAC1, sont souvent délaissées. L’installation des premières mesures de la réforme de l’enseignement supérieur est imminente. Cette réforme, qui est loin d’être parfaite, a le mérite d’offrir une structure pour que différents établissements puissent collaborer ensemble dans plusieurs domaines. Une occasion en or se présente d’enfin niveler vers le haut ces différentes mesures ayant trait à l’enseignement supérieur.

Jonathan CRANSFELD Président du Conseil étudiant de la Haute école de la Province de Liège

« Il y a plus d’un moyen pour orienter des étudiants en rhéto, bien moins barbants que des entretiens avec des conseillers d’orientation

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En tant que représentant étudiant, je ne puis m’empêcher de penser aux différents obstacles qu’allaient rencontrer ces étudiants, particulièrement au cours de leur première année de bachelier. En effet, les établissements d’enseignement secondaire ayant, bien souvent, des niveaux d’enseignement très différents, les étudiants ne sont pas tous préparés de la même façon. Ce système inégalitaire cause bon nombre d’échecs auprès d’étudiants capables de réussir leurs études supérieures. Les promesses se multiplient, les démarches concrètes beaucoup moins. Beaucoup de Hautes écoles ont encore un service d’aide à la réussite précaire, voire inexistant. Pour celles qui en possèdent un, il est parfois regrettable que de telles mesures soient seulement entreprenables à quelques jours du début de la session de janvier.

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Carte blanche sur les

écoles supérieures des arts « épreuve d’admission » : Décision arbitraire ? Orientation nécessaire ? Les ESA votent pour ! Un élément central de débat quant aux études supérieures : les examens d’entrée et autres épreuves d’admission. Dans le domaine très spécifique de l’artistique, cet élément tient à cœur. Est-il question d’élitisme ? De sélection arbitraire ? Voire de la conservation d’un standing pour ces institutions qui enseignent l’Art ? Ces questions circulent, se posent. En démocratie, tout individu devrait avoir les mêmes chances, les mêmes droits lorsqu’il souhaite entamer un cursus d’étude. Estce si simple ? N’est-il question que de droits ? Ou plutôt, sur quoi seraient fondés ces droits lorsqu’il est question d’études supérieures ? À présent que l’étudiant, généralement majeur, adulte, fait ses choix, avec son bagage antérieur, pour aller vers une formation engagée et autonome, pour se lancer ensuite dans la société, le monde du travail et gagner son indépendance. Mon implication dans l’ORC Unécof ainsi que mon cursus à l’Académie des Beaux-Arts de Liège m’ont donné l’occasion de multiples rencontres lors d’évènements divers : assemblées générales, contradictoires, mandat au Conseil Supérieur des Études Supérieures Artistiques, Congrès, CGP, Conseils étudiants, Conseil d’option, Conseil social…

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Après quelque temps, j’ai pu faire la somme de témoignages de nombreux acteurs de l’enseignement artistique (étudiants engagés ou lambdas, directeurs, professeurs, assistants, conférenciers, représentants syndicaux…) que cela soit dans le secteur de la musique, du théâtre, des arts plastiques…

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Bien sûr, les avis sont nuancés, exprimés de différentes façons selon les réalités de terrain propres à chacun. Cependant, le fond du message reste le même : les épreuves d’admission sont nécessaires à nos établissements, tant pour conserver la qualité de l’enseignement qui y est dispensé que pour une orientation adéquate des candidats. Ce qu’il faut définir en premier lieu, afin de comprendre pourquoi ces épreuves d’admission semblent tellement nécessaires, c’est l’essence même de ce domaine. L’Art est un domaine sensible ; j’entends par là qu’il fait directement appel à la sensibilité.

Les institutions sont différentes, développent des programmes, des philosophies, des projets pédagogiques différents. Et chaque domaine a une réalité de formation également très spécifique. Exemple : dans le domaine des arts plastiques, il est possible de n’avoir jamais suivi des cours artistiques auparavant et de réussir l’examen d’entrée d’une ESA dans certaines options. En musique, la réalité est tout autre. Sauf peut-être cas exceptionnel, une formation antérieure académique est de rigueur car certains prérequis sont indispensables. Aucune école supérieure de musique n’inscrira un étudiant qui ne possède pas une certaine maîtrise technique, un niveau avéré ; il n’est pas question de former qui que ce soit en repartant de zéro. Quelles que soient ces différences, le domaine sensible de l’art – et de l’enseignement de l’art – possède une spécificité essentielle, une matière première bien particulière : l’individu. Chaque étudiant en artistique est un individu qui se présentera avec plus ou moins de prérequis, avec plus ou moins de besoins techniques et théoriques mais l’essentiel est qu’il se présente en tant qu’individu qui choisit de développer sa sensibilité créatrice ! Les examens d’entrée ont alors trois rôles : 1) Définir, pour certains cursus, si l’étudiant possède les prérequis nécessaires afin qu’il puisse développer sa créativité, sans butter sur des lacunes plus « pratiques ». Cela peut être une maîtrise technique, ou simplement une capacité à être curieux, chercheur, à explorer. Encore une fois, cela dépend des établissements et des domaines. 2) D éfinir si l’étudiant a effectivement cerné la philosophie de l’établissement pour lequel il se porte candidat. Cela dans un souci d’épanouissement de l’étudiant au sein de l’école choisie ; avec ses professeurs, ses congénères et dans l’inscription à un programme singulier. S’il semble que ça ne soit pas le cas, d’autres établissements et d’autres philosophies peuvent alors lui être proposés.

3) P  réserver et garantir ! Préserver la qualité de la formation. Depuis la première BAC, l’étudiant doit pouvoir bénéficier d’un suivi régulier, individualisé. Les enseignants, pour la plupart artistes, praticiens dans leur domaine proposent un projet pédagogique qui dépendra de leur parcours et de leur qualité d’artiste. Encore une fois, l’individu est central. C’est une formation où l’échange est primordial. Le nombre d’étudiants doit être régulé pour permettre cela aussi. Sans exagération pinailleuse bien entendu, il n’est pas question d’un étudiant de plus ou de moins. Mais il est difficile d’imaginer qu’un atelier de stylisme disposant d’une certaine quantité de matériel puisse accueillir deux fois plus d’étudiants que prévu. Accès au matériel, aux professeurs, espace nécessaire… tout cela est fondamental. Les institutions ne sont pas dirigées par des directions dictatoriales ou malveillantes qui souhaitent faire de leur enseignement un objet sectaire et élitiste dans le sens péjoratif du terme. Elles veulent pour leurs étudiants le meilleur, souhaitent un encadrement optimal. Un échec reste une occasion de se remettre en question, que ça soit en début ou en fin de première année de BAC. Aussi, l’important est la motivation de cet échec, afin qu’il passe comme un enseignement et non comme un refus arbitraire. Les épreuves d’admission n’ont pas de raisons fondamentales d’être annulées mais il serait certainement opportun de les optimiser ; de rendre les critères d’évaluation plus clairs, d’entretenir les candidats sur leur réussite comme sur leur échec, de réviser éventuellement les périodes d’épreuve, de prévoir des évènements de rencontre et de présentation des établissements, des professeurs, des cours, de penser des années préparatoires… et peut-être aussi un nom moins « rebutant » que celui d’« examen d’entrée ». Émelyne DELFOSSE Membre du Conseil étudiant de l’Académie des Beaux-Arts de Liège


Carte blanche SUR LES Ensuite, dans ce nouveau décret, on retrouve également la création de l’ARES, une académie unique pour tous les types d’enseignement supérieur. Encore une fois, les universités auront un grand rôle à jouer mais devront impérativement créer une collaboration forte avec les autres types d’enseignement si l’on veut que ce décret soit un succès.

Je pense qu’il n’y a pas d’études plus faciles que d’autres. Pour moi par exemple, étant plus littéraire, l’idée de faire des études qui touchent de près ou de loin aux mathématiques me semble totalement irréalisable alors que d’autres préfèreraient ne faire que des études de langues. Je crois qu’il y a des études qui correspondent à chacun de nous, l’important est de trouver sa voie, les études qui sont faites pour nous.

En outre, un effort reste à faire au niveau de la recherche en Belgique. Certes, de nombreuses bourses existent et pour un petit pays nous pouvons être fiers du nombre de chercheurs et de leur qualité, preuve en est le récent prix Nobel de physique décerné à un physicien belge. Néanmoins, 65 ans n’est pas un âge trop élevé pour faire de la recherche. Forcer les professeurs à prendre leur retraite et ainsi les inciter à quitter le pays est une mauvaise idée. Certes, on touche ici à un sujet plus complexe que le simple fait d’enseigner, on touche à l’âge de la retraite, etc. Je ne voudrais pas entrer dans ce sujet aujourd’hui et ici. Mais j’estime qu’il serait intéressant pour la Belgique de permettre (et certainement pas d’obliger ou d’inciter) aux chercheurs de continuer leurs travaux, y compris leurs tâches d’enseignement au-delà de 65 ans.

Une autre particularité de l’Université est que les études sont souvent plus générales, plus ouvertes. Cela peut être un avantage, ce sont en général des études qui ouvrent de nombreuses portes et il y a souvent moyen de se rediriger vers l’un ou l’autre métier, pas nécessairement celui pour lequel on avait commencé ces études. Mais c’est une lame à double tranchant. En effet, parfois, il arrive qu’un diplôme soit si ouvert que l’étudiant en fin de cursus se retrouve à ne pas savoir exactement ce qu’il veut faire ou à ne pas être qualifié de manière suffisamment précise pour un poste qui l’intéresserait. Je pense qu’un des problèmes est le manque d’information concernant les débouchés et les passerelles possibles. Il arrive souvent que des étudiants continuent une filière en master parce qu’ils l’ont commencée alors qu’un autre master leur aurait peut-être mieux convenu. De nombreux défis attendent les différentes universités de la FWB, principalement au vu du nouveau décret qui centre les pôles autour d’une Université. Leur rôle sera vraiment de parvenir à collaborer entre les différents types d’enseignement et entre des établissements aux philosophies parfois bien différentes. Ce ne sera pas une tâche aisée mais nous devons compter sur les différents recteurs et sur les différents directeurs d’établissement pour mettre un peu de côté leurs a priori et pour enfin donner la priorité à l’étudiant, à sa réussite et à son accompagnement.

Pour résumer, je dirais que nous pouvons être fiers de nos Universités belges mais que des efforts restent à faire et que certaines mentalités ne sont pas toujours bonnes à garder. Pour faire changer les choses, il faut être prêt à s’adapter au monde actuel et à revoir ses positions. Florent Lardinois Président de l’ORE (Organisation représentative des étudiants) de l’UMONS

nous pouvons être fiers de nos universités belges mais des efforts restent à faire et certaines mentalités ne sont pas toujours bonnes à garder

«

Comme les deux autres types d’enseignement supérieur, l’Université a ses spécificités. Souvent moins de cours obligatoires, beaucoup de travail de recherche à domicile, un troisième cycle, etc. Néanmoins, peu importe le type d’études que nous faisons, nous sommes avant tout des étudiants, nous avons envie d’apprendre, envie d’avoir un job qui nous plaît, envie d’évoluer.

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universités

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Les contradictoires Les contradictoires sont prévues par l’article 28 du nouveau décret du 21 septembre 2012 relatif à la participation et à la représentation étudiante dans l’enseignement supérieur, plus simplement nommé décret participation. Pour rappel, ce décret est entré en vigueur le 23 octobre 2012 et concerne tous les types d’enseignement, à savoir les Universités, les Hautes écoles et les Écoles supérieures des Arts. Qu’entend-t-on par « contradictoires  » ? Le Décret parle en réalité d’ « une présentation publique des Organisations Représentatives Communautaires (ORC) par ses représentants » devant les conseils étudiants. Les ORC existantes sont l’Unécof et la FEF. Dans les faits, cette présentation

son choix d’affiliation. Ainsi, après des contradictoires, les délégués étudiants se prononcent individuellement et à bulletin secret sur le choix de la représentation communautaire. Le dépouillement des suffrages exprimés se déroule à l’issue du scrutin. Le Conseil Étudiant est réputé affilié à l’organisation représentative des étudiants qui emporte le plus de suffrages. Si la majorité des voix se porte sur une absence de représentation au niveau communautaire, le Conseil Étudiant est réputé n’être affilié à aucune des organisations représentatives au niveau communautaire. Les résultats du scrutin sont alors transmis au Commissaire ou Délégué du Gouvernement qui en assure la publicité auprès des ORC. Nous avons voulu rappeler ces quelques lignes du Décret pour montrer en quoi la tenue de ces contradictoires est obligatoire et importante pour le CE.

est suivie d’une séance de questionsréponses. C’est cette présentation, et cette séance de questions-réponses, qui vont éclairer le conseil étudiant sur

de huit Conseils étudiants. Présentations, débats et séances de questions-réponses ont fait partie du journal de classe du Président et de tous les Administrateurs unécofiens depuis ce début d’année académique. Ils ont été à la rencontre des représentants étudiants au niveau local, comme ceux de la Haute école Paul-Henri Spaak, de la Haute école Ilya Prigogine ou encore de l’Université de Namur. À l’heure actuelle, l’Unécof a connu des belles surprises (100 % des voix à Spaak) et aussi des déceptions inattendues (perte de l’affiliation du Conseil étudiant de la Haute école Robert Schuman). Quoi qu’il en soit, avec le nouveau décret participation, ce sont les pourcentages qui vont être à la base du calcul de la représentativité des Organisations Représentatives Communautaires (Unécof et FEF). Et de ce point de vue-là, l’Unécof n’a pas vraiment de souci à Ci-dessous, se faire. un récapitulatif

des contradictoires qui ont été organisées jusqu’à présent

Depuis le début de cette rentrée académique, tes représentants étudiants ont défendu l’image de l’Unécof auprès

HE Lucia de brouckère HEPN Académie de Liège Université de Mons Saint-Louis AGL AGE Helmo Haute Ecole Albert Jacquard Hénallux Haute Ecole Robert Schuman HE llya Prigogine

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HE PAUL-Henri Spaak

20

HE Ville de Liège Condorcet HEPL Académie Tournai Saint-Luc Bruxelles Saint-Luc Liège IAD 0%

10%

Ces résultats ne sont qu’un aperçu de la représentativité de ton Organisation Représentative Communautaire pour cette année académique. En effet, de prochaines contradictoires sont prévues au programme.

20%

30%

40%

50%

60%

Nous avons hâte de pouvoir rencontrer ces délégués étudiants et leur faire part de nos nouvelles idées et revendications ! Nous rappelons également à tous les Conseils étudiants qui n’ont pas encore organisé une contradictoire qu’ils le doivent

70%

80%

90%

100%

conformément au décret ! Pour toute information complémentaire, ton Conseil étudiant peut se tourner vers nous. Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes ses questions !


Prix citron décerné aux mauvais élèves de l’enseignement supérieur ! Le baptême, tradition estudiantine, a causé, ces dernières semaines, quelques remous : il mérite pour cela notre prix citron ! Rituel avilissant et dangereux ou moyen d’intégration convivial qui connaît quelques dérives ? À toi de te faire ton avis sur la question. Les Universités et les Hautes écoles ont pourtant fait des efforts de sensibilisation pour interdire les pratiques dangereuses et dégradantes et permettre aux « bleus  » de refuser leur baptême sans risque de représailles comme l’exclusion sociale, l’accès aux places de stage ou aux notes de cours. La motivation qui te pousse à faire ton baptême doit donc être l’envie et pas la crainte !

Le baptême ne doit pas non plus te mettre en danger. La plupart des Universités et des Hautes écoles respectent ces principes mais quelques cas minoritaires conservent malheureusement encore un modèle basé sur le chantage et la peur… Tu auras peut-être, toi-même, pu constater certains d’entre eux. Cependant, l’accident en baptême, guindaille ou en tout autre type de fête dont tu es friand est malheureusement toujours possible et pas forcément dû au mauvais agissement d’un ami un peu trop saoul. Le baptême ne doit cependant pas être stigmatisé : la majorité des étudiants perpétueraient alors cette tradition loin des regards et surtout loin de tout encadrement. C’est pourquoi il est nécessaire de limiter les risques en l’organisant et en l’encadrant

PRIX orange Cocorico ! Voilà le prix orange de ce numéro, décerné aux meilleurs acteurs de l’enseignement supérieur ! Après Ilya Prigogine, prix Nobel de Chimie en 1977, c’est au tour de François Englert de rendre fiers les Belges et particulièrement la communauté scientifique ! Pour cela, nous lui décernons notre prix orange ! Contexte

Le 8 octobre dernier, François Englert, Physicien Théoricien et professeur à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) reçoit le prix Nobel de physique, conjointement avec le Britannique Peter Higgs, pour leurs travaux sur le mécanisme de Brout-Englert-Higgs. Il est le 5e scientifique de l’ULB à obtenir un prix Nobel. Il faut dire aussi que cette découverte est considérée comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière. Oui, je te l’accorde, tout cela ressemble peut-être à une langue russeasiatique médiévale pour toi, mais tout va bien, je t’explique… Qu’est-ce que le mécanisme de Brout-Englert-Higgs ? En clair, BroutEnglert-Higgs, du nom des trois Physiciens qui l’ont découvert, c’est « le Boson », plus communément appelé « Boson de Higgs » ou « Boson de BEH »… parce que c’est tout de même plus court et plus simple à retenir. Ceci dit en passant, tu pourras aussi le retrouver sous le nom de « particule de Dieu ». Le Boson est la dernière des 12 particules élémentaires de la matière dont on n’avait pas encore prouvé l’existence : en gros, c’est une particule qui constitue le champ

magnétique de l’espace et sur laquelle beaucoup de théories se basent. Cette particule explique le ralentissement de certaines matières qui sont contenues dans l’espace, comme les planètes par exemple. Et non, pas celui de ta matière grise un matin d’examen, après une nuit blanche ! Un peu mieux éclairé ? Mais revenons à ce prix Nobel. Cette réussite est le résultat du travail et des efforts menés pendant une quête de plusieurs années. Ce prix n’est toutefois pas la fin de la partie car, à plusieurs niveaux, cette consécration donne lieu à des retombées bénéfiques et des espoirs pour

la suite de l’aventure scientifique. Allons chercher les bonus… Level 1 L’ULB gagne en prestige et s’élève dans les classements mondiaux, notamment celui de Shanghai. Level 2 La Belgique toute entière, ensuite, gagne

au mieux ! Par exemple, la formation de premier secours prodiguée aux étudiants de l’Université de Liège reste une démarche très positive. Heureusement, ces accidents restent minoritaires compte tenu du nombre de jeunes qui pratiquent cette tradition chaque année. Il faut surtout noter que la plupart des étudiants gardent un souvenir mémorable de leurs guindailles pendant leurs années folles !

en notoriété puisque de nombreuses comparaisons internationales se basent sur la valeur des Universités, de par les thèses, brevets et prix Nobel qui leur sont attribués. Level 3 Enfin, la recherche et les sciences sont les domaines les plus boostés. Au-delà du prestige acquis par la communauté scientifique belge, la reconnaissance de François Englert peut déclencher des vocations dans un secteur qui manque cruellement de jeunes recrues mais peut également favoriser le recrutement de professeurs étrangers. Final Boss Surtout, c’est l’occasion pour la communauté scientifique de rappeler la nécessité d’investir dans la recherche fondamentale ! Il est vrai que les subventions existent mais elles restent encore insuffisantes. La Belgique, compte tenu de la qualité des recherches menées dans ce domaine et des budgets qui leur sont attribués, se place déjà parmi les premiers rangs mondiaux car les scientifiques obtiennent de très bons résultats. Cependant il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. En effet, ces résultats pourraient devenir simplement exceptionnels avec des moyens supplémentaires ! Rappelons que la recherche est un atout majeur pour un pays et une nécessité pour tous les hommes.

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PRIX CITRON

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Michaël Holzemann, Secrétaire Général Michaël coordonne l’équipe unécofienne, s’occupe de la gestion administrative et financière de l’asbl et assure le suivi des projets. Il est aussi la personne ressource aux conseils d’administration et aux différentes réunions de l’ASBL. Comment le joindre ? michael.holzemann@unecof.be - 0474 59 69 32

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Livia Verdelli, Attachée de communication Livia se charge de la communication de l’asbl. C’est elle qui se cache derrière le profil facebook et qui alimente le site Internet tous les jours. Elle coordonne également tout ce qui tourne autour des publications et de la communication globale de l’ASBL. Comment la joindre ? livia.verdelli@unecof.be - 0478 22 68 75

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Sophie Loodts, Juriste Sophie est à ta disposition pour écouter tes inquiétudes, participer à ta réflexion et mettre en place des solutions pour résoudre tes problèmes juridiques (recours, kots, bourses…) Elle assure avec Calo la permanence juridique. Comment la joindre ? sophie.loodts@unecof.be - 02 541 85 00 Calogero Marotta, Détaché pédagogique Les formations pour les CE n’ont plus aucun secret pour lui ! Il travaille aussi avec Sophie pour les questions juridiques et gère tout l’aspect pédagogique de l’ASBL (y compris le soutien aux CE) Comment le joindre ? calogero.marotta@unecof.be - 0499 73 82 65 Mélissa Hanus, Secrétaire C’est sûrement sur elle que tu tomberas si tu téléphones à l’asbl. C’est aussi grâce à elle que tu reçois un tas de courriers (postaux ou mails) pour t’inviter à une réunion, un évènement ou une formation ! Comment la joindre ? secretariat@unecof.be - 02 541 85 00


agenda 29 novembre 2013 : Conseil supérieur social 10 décembre 2013 : Chambre de la formation 19 décembre 2013 : Commission de la promotion de la santé à l’école 9 décembre 2013 : Comité Participatif de l’Unécof Du 25 décembre 2013 au 1er janvier 2014 inclus : fermeture des bureaux 16 janvier 2014 : commission de la promotion de la santé à l’école 17 janvier 2014 : chambre de l’enseignement 24 janvier 2014 : conseil de l’éducation et de la formation

l ’ a n t i s è c h e > O C T . / no v . / d é c . 2 0 1 3

Pour toutes tes questions administratives et juridiques, l’Unécof tient une permanence téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 17h. Nous sommes également disponibles par e-mail à l’adresse info@unecof.be

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sur les gagnants de notre concours Uperman à l’UMons


Antisèche (octobre/ novembre/ décembre 2013)