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EDITION SPECIALE

CONSTRUCTION

SEPTEMBRE 2011 - 13E ANNEE - HORS-SÉRIE

AVEC SUPPORT DE

DOSSIER VOLS SUR CHANTIER : BAS LES PATTES !

FOCUS MATEXPO MULTIESSIEUX ET SURBAISSEES

VIP DRIES VAN HAUT (SIGMA) : “LES DELAIS DE LIVRAISON DES ENGINS DE CHANTIER S’ENVOLENT !”

Une édition de


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SPOTLIGHT EDITO

EDITEUR RESPONSABLE

Christophe Duckers

www.transportmanagement.be Automotive Media Center Z.1. Researchpark 20 1731 Zellik Tél : 02 467 61 60 - Fax : 02 467 61 62 info@transportmedia.be chief executive officer Philippe Quatennens managing director Christophe Duckers

REDACTION rédacteur en chef Christophe Duckers christophe.duckers@transportmedia.be rédaction finale Kristof Winckelmans, Philip De Paepe collaborateurs Kristof Winckelmans, Frédéric Willems, Philip De Paepe, Guillaume Maris, Tom Mondelaers, Erik Roosens. traductions Kate Janssen

Renouer avec la croissance, enfin ! Selon une tradition aujourd’hui bien établie, TRANSPORTMEDIA publie annuellement un numéro spécial « Construction » de TRANSPORT Management. Une édition d’autant plus spéciale quand elle est liée – comme c’est le cas tous les deux ans – à Matexpo. Le salon coutraisien ouvrira cette année ses portes dans un contexte nettement plus positif qu’il y a deux ans puisque le secteur devrait renouer avec la croissance en 2011. Ainsi, selon la Confédération Construction, la progression cette année devrait être de 1,8 %, contre un très faible 0,3 % un an plus tôt. Mieux encore : cette embellie concerne à la fois la construction de logements neufs, la rénovation et le génie civil. Ce dernier secteur devrait en plus bénéficier du regain d’activité qui caractérise traditionnellement l’approche d’élections communales (2012). Le rapport de la Confédération pointe aussi les nombreux emplois que l’amélioration de la conjoncture dans le secteur devrait générer : plus de 30.000 postes d’ici 2020 ! Pour autant qu’on arrive à les pourvoir tant la « disette » s’annonce dramatique : tous les acteurs du secteur s’accordent en effet à reconnaître que le défi principal des prochaines années sera de trouver du personnel qualifié (voir dans cette édition l’interview de Dries Van Haut, président de Sigma). Il n’est pas encore trop tard, mais il est grand temps de prendre des mesures concrètes à ce niveau… Outre le magazine que vous tenez entre les mains, TRANSPORTMEDIA a également réalisé une émission spéciale de la BOUW.TV, placée elle aussi sous le signe de l’événement courtraisien et qui sera diffusée sur les antennes de Kanaal Z les weekends du 3-4 et du 10-11 septembre. Pour le magazine comme pour l’émission de télévision, l’objectif a été le même : vous faire partager tout le dynamisme d’un secteur toujours aussi vital pour notre économie.

photographie André Matthijssens, Alexander von Buxhoeveden, Georges De Coster

Christophe Duckers Directeur de la rédaction christophe.duckers@transportmedia.be

SALES & MARKETING sales executive

Ludo Vranken ludo.vranken@transportmedia.be project manager

Juan Berruezo Tél : 02 467 61 60 - GSM 0478 75 40 44 juan.berruezo@transportmedia.be marketing

Kristof Winckelmans kristof.winckelmans@transportmedia.be

PRODUCTION

mise en page Active - www.activeonline.be

4 SPOTLIGHT Rencontre avec Kristel Keppens et Eddy Vereecke, les deux visages de Matexpo

6 DOSSIER Vols : mieux vaut prévenir que guérir

12 NEWS L’actualité des exposants de Matexpo en quelques brèves Aucune partie du présent ouvrage ne peut être reproduite et/ou rendue publique sous forme imprimée, photocopiée, microfilmée, ou sous quelque autre forme que ce soit, sans l’autorisation écrite préalable de l’éditeur.

16 CONJUNCTURE Comment se porte le secteur de la construction ?

18 VIP Interview de Dries Van Haut, tout « frais » président de SIGMA

20 FOCUS La télématique dans la construction

24 CASE STUDY Backx : « Profiter au mieux de la polyvalence des véhicules »

véhicules de chantier 28 - 33 Focus sur les nouveautés en utilitaires légers 34 Test express : le Volkswagen Amarok 36

38 CASE STUDY Metubel : la gestion de flotte comme dans les livres

41 FOCUS Surbaissée : un matériel à part

27 MARCHE Quels sont les véhicules de chantier les plus populaires ? 27 Un état des lieux de l’offre en

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SPOTLIGHT MATEXPO

Machine cherche opérateur MATEXPO 2011 SOUS LE SIGNE DE LA JEUNESSE Tous les deux ans, le centre de gravité du secteur belge de la construction se déplace vers la ville de Courtrai par ailleurs très paisible. Le 7 septembre y sera donné le coût d’envoi de la 34e édition de Matexpo dans les halls de Kortrijk Xpo et leurs alentours. En prélude au célèbre salon, nous avons rencontré Eddy Vereecke et Kristel Keppens, les deux visages de Matexpo. Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

TRANSPORT Management : C’est encore calme pour l’instant à Kortrijk Xpo, mais dans précisément un mois, ce sera l’effervescence avec l’ouverture officielle de Matexpo. La 34e édition est-elle née sous une bonne étoile ? Kristel Keppens: « Du côté des exposants, nous aurions difficilement pu être mieux préparé. Cette année, nous rassemblons plus de 1.500 marques sur une superficie record de 14 hectares. Ce qui génère d’ores et déjà une ‘sympathique’ effervescence. Et notre boulot est loin d’être fini, car il s’agit maintenant de parvenir à faire le plein de visiteurs à Matexpo. Plus de 300.000 cartes ont déjà été distribuées ; nous investissons beaucoup dans nos canaux de communication nationaux et étrangers avec, comme ultime objectif, d’atteindre à nouveau le cap des 40.000 visiteurs, tout comme en 2007. Voire même un peu plus, si possible… ». TM : Pour cela, vous disposez d’un certain nombre d’atouts intéressants, si l’on en croit le programme du salon… Kristel Keppens: : « Chaque jour de la semaine est placé sous le signe d’un thème spécifique. Au cours de ces journées, nous donnons la possibilité à un certain nombre d’organisations de mettre sur pied un événement susceptible d’apporter une plus-value au visiteur. Le 7 sep-

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tembre, la journée de l’entrepreneur et des administrations publiques, il y a au programme une session d’information de la Confédération de la Construction sur la mobilité, le transport et la logistique dans le secteur de la construction. Le jour suivant, c’est le jour de l’industrie avec notamment un petit déjeuner meeting de FEBELSAFE et un événement d’envergure de Bouwunie. Le vendredi sera consacré à la construction des routes et pendant le week-end des machinistes, nous attendons évidemment beaucoup d’ouvriers avec leur famille sur les stands. »

SIRE, NOUS N’AVONS PLUS DE PEUPLE TM : Contrairement à beaucoup d’autres salons, vous misez aussi délibérément sur les jeunes… Eddy Vereecke: « Nous pouvons palabrer des heures sur les perspectives d’avenir du secteur de la construction. Le fait est que nous sommes aujourd’hui confrontés à un manque aigu de main-d’œuvre et c’est un problème qui va s’accentuer dans l’avenir. Notre tâche est d’anticiper ce phénomène et c’est pourquoi nous essayons

LE TIMING DE MATEXPO EST IDÉAL. CHACUN TIRE LE BILAN DU PREMIER SEMESTRE, FEUILLETTE SON CAHIER DE COMMANDES POUR LE RESTE DE L’ANNÉE, ET EXAMINE LES POSSIBILITÉS D’INVESTISSEMENT. EDDY VEREECKE


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SPOTLIGHT MATEXPO

MATEXPO PRATIQUE Quand ? Du 7 au 11 septembre 2011 Heures d’ouverture ? mercredi 7 septembre 2011 : jeudi 8 septembre 2011 : vendredi 9 septembre 2011 : samedi 10 septembre 2011 : dimanche 11 septembre 2011 :

de présenter à Matexpo non seulement les machines de demain, mais aussi les gens de demain. Nous collaborons avec des écoles techniques pour faire découvrir les machines, les entreprises et le secteur de la construction en général à un maximum d’élèves. Samedi, il y aura aussi un colloque organisé par le Fonds de Formation Professionnelle de la construction qui place la question du personnel au centre du débat : ‘Sire, nous n’avons plus de peuple’. Il serait anormal de ne pas s’adresser aux jeunes, et de ne pas essayer de les convaincre du fait qu’obtenir un job dans le secteur de la construction en vaut vraiment la peine. » TM: Mais est-ce effectivement le cas ? Eddy Vereecke: « L’opinion publique a évidemment une toute autre opinion, et c’est une chose contre laquelle tout le secteur doit lutter urgemment. Nous essayons d’inciter les jeunes à embrasser une carrière dans le secteur de la construction en leur montrant que les machines de construction modernes sont particulièrement high-tech. Pour le moment, de nombreuses sociétés essaient de contourner le problème avec de la main-d’œuvre étrangère, mais je suis convaincu qu’il y a encore beaucoup de potentiel en Belgique aussi. Il faut juste que ce potentiel soit bien utilisé. » TM : Vous consacrez beaucoup d’attention aux personnes derrière les machines, mais Matexpo reste avant tout la grand-messe du matériel de construction. Kristel Keppens: « Matexpo est une plate-forme idéale pour lancer de nouveaux produits et de nouvelles technologies. Evidemment, les machines de construction évoluent constamment, mais cette année nous constatons que les constructeurs consacrent énormément d’attention aux machines écologiques. C’est pourquoi nous avons créé un Green Award, en plus de l’Innovation Award. Pour

cette première édition, nous avons enregistré 14 candidatures, ceci pour dire que les constructeurs présentent de nombreuses nouveautés écologiques à Matexpo. »

Eddy Vereecke: « Le timing est également idéal. Chacun tire le bilan du 1er semestre, feuillette son cahier de commandes pour le reste de l’année, et examine les possibilités d’investissement. Matexpo concentre l’ensemble du marché, et les exposants fournissent un effort pour vendre leurs produits à un prix intéressant. Le jeu de l’offre et de la demande dans toute sa splendeur… » TM : Entre-temps, SIGMA prévient que les délais de livraison vont considérablement augmenter dans un proche avenir. Pensez-vous que les visiteurs vont encore vouloir frapper un dernier grand coup ? Eddy Vereecke: « Matexpo est un salon de vente, mais il faudrait être devin pour dire à quel point la demande va être importante. La conjoncture laisse augurer du meilleur pour l’instant, mais il est naturellement difficile de dire quel impact la versatilité des marchés financiers peut avoir. L’impasse politique suscite aussi des interrogations, mais en dehors de cela, c’est toujours business as usual, et donc les exposants et les visiteurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles : il y aura des affaires à faire pour tout -le monde. »

PLUS DE 1.500 MARQUES SUR UNE SUPERFICIE DE 14 HECTARES : MATEXPO EST TOUT SIMPLEMENT LE WALHALLA DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION.

10 à 19h 10 à 19h 10 à 20h 9 à 19h 9 à 17h

Où ? Kortrijk Xpo Doorniksesteenweg 216 8500 Courtrai Organisation des halls Hall 1 : machines de construction Hall 2 : machines de construction, aménagement des routes et génie civil Hall 3 : aménagement des routes et génie civil Hall 4 : écologie, recyclage et véhicules de construction Hall 5 : véhicules de construction Hall 6 : manutention, balayeuses et nettoyeuses Les stands extérieurs sont réservés au gros matériel de construction, d’aménagement des routes et de génie civil. Parking ? Les visiteurs de Matexpo peuvent utiliser les divers parkings dans les environs de Kortijk Xpo (3€ par jour/voiture). Un service gratuit de navettes est prévu entre les parkings et les halls d’exposition.

TRANSPORTMEDIA à Matexpo Profitez aussi de Matexpo pour y rencontrer toute l’équipe de BOUW.TV, la seule émission dédiée à 100 % aux professionnels de la construction !

STAND

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DOSSIER VOLS

Dossier : vols sur les chantiers

« LES VÉHICULES DE CHANTIER SONT SOUVENT MAL PROTÉGÉS » Les chantiers sont le dépôt de toutes sortes de matériaux coûteux pendant une durée prolongée. Entrepreneurs, sous-traitants et ouvriers vont et viennent, mais abandonnent leurs matériaux, outils, grues, machines et véhicules coûteux souvent parfois pendant des mois sur le chantier. La conséquence regrettable est que les voleurs considèrent les chantiers comme une source de revenus lucrative. Qui sont les malfaiteurs ? À quoi s’en prennent-ils ? Où et quand frappent-ils ? Et comment limiter au minimum les vols sur les chantiers ? Nous examinons tous ces aspects dans ce dossier. Tom Mondelaers

Le vol sur le chantier est un concept général. Il y a d’une part les vols effectifs sur les chantiers et d’autre part, les vols de véhicules de chantier. Ces derniers sont moins nombreux en chiffres absolus, mais ils n’en sont pas moins importants, à en juger par le prix élevé des grues, véhicules de chantier et engins de construction. « En 2010, il y a eu 281 vols de véhicules de chantier enregistrés », déclare Eric Fack, commissaire principal de la police judiciaire fédérale, responsable de la Direction de la lutte contre la criminalité contre les biens et du Service central Vols organisés & Art. « Cela paraît relativement minime, mais multipliez ce chiffre par quelques dizaines de milliers d’euros au moins par véhicule volé et le problème prend une toute autre dimension. En général, les coupables sont souvent des bandes organisées ambulantes qui jettent fréquemment leur dévolu sur de gros chantiers ou sur le site industriel de distributeurs de véhicules de chantiers. Ils opèrent surtout de nuit, dans la semaine aussi bien que le week-end. Les véhicules euxmêmes sont presque toujours écoulés à l’étranger. Le risque est trop grand de les réutiliser en Belgique à cause du lettrage spécifique et des caractéristiques des produits. Les entrepreneurs qui ont eu un véhicule volé ouvrent bien sûr l’œil. »

40 % DES VÉHICULES VOLÉS SONT RETROUVÉS, EN BELGIQUE OU JUSTE DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA FRONTIÈRE. L’EXPÉRIENCE MONTRE QUE LE PREMIER MOIS EST CRUCIAL POUR PISTER DES VÉHICULES DE CHANTIER.

40 % RETROUVÉS Les bandes de voleurs ambulantes viennent essentiellement de pays de l’ex-Union Soviétique. Eric Fack précise : « Ils sont très malins. Nous avons déjà eu des cas où leurs éclaireurs viennent d’abord jeter un coup d’œil aux chantiers pour savoir s’il y a des machines et véhicules intéressants. Puis ils contactent une entreprise de transport régulière, légale dans leur pays d’origine pour assurer le transport. L’entreprise qui ne se doute de rien envoie alors un transporteur 06

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Les mesures de sécurité sont souvent (trop) limitées sur les chantiers.

auquel les voleurs donnent l’ordre d’attendre sur un parking le long de l’autoroute parce qu’il y a soi-disant un problème avec l’administration. À la nuit tombante, tout semble soudain marcher comme sur des roulettes et le transporteur reçoit l’ordre de se rendre au chantier où le véhicule est chargé. Lorsque l’entrepreneur découvre le vol le lendemain matin, cela fait belle lurette que le véhicule est à l’étranger. » Il est très difficile de mettre la main sur les bandes qui opèrent de cette manière. « Elles restent très peu de temps sur place et se rendent ensuite dans un autre pays », ajoute Eric Fack. « Cela

complique l’exploitation des traces d’ADN et empreintes digitales. Néanmoins 40 % des véhicules volés sont retrouvés, en Belgique ou juste de l’autre côté de la frontière. Nous savons par expérience que le premier mois est crucial pour pister des véhicules de chantier. En cas d’échec pendant ce délai, les chances de retrouver le véhicule diminuent à vue d’œil. » POLITIQUE NÉCESSAIRE EN MATIÈRE DE CLÉS La sécurité est le problème majeur pour les véhicules de chantier. « Par rapport aux voitures de tourisme, la sécurité des véhicules de chantier est vraiment médiocre », déclare Eric Fack. « Un


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DOSSIER VOLS

« LES OUTILS À MOTEUR OU À AIR COMPRIMÉ SONT LES PLUS SOUVENT VOLÉS, SUIVIS PAR LES OUTILS ÉLECTRIQUES ET LES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION. » ERIC FACK

exemple : un entrepreneur peut souvent utiliser différents véhicules avec une seule clé. Une politique bien étudiée en matière de clés s’impose donc. L’identification des véhicules de chantiers pose aussi des problèmes. Il n’y a pas de numéro de châssis et les numéros de série apposés par les constructeurs ne sont pas uniformes. Nous conseillons donc aux entrepreneurs d’établir un dossier par véhicule avec des photos, le numéro de série, une description et de préférence aussi un récapitulatif des caractéristiques uniques. Ces informations sont très utiles lors du dépistage. Vous pouvez télécharger un formulaire d’enregistrement sur le site www.besafe.be (sous le bouton ‘publications’, T.M.) pour tous les biens précieux sur le chantier. »

VOLEURS OCCASIONNELS PENDANT LES HEURES DE TRAVAIL Par précieux, le commissaire principal n’entend pas seulement les véhicules de chantier. En 2010, il y a eu aussi 4.110 cas de vols sur le chantier enregistrés, à ne pas confondre avec le vol de véhicules, même si les deux formes de criminalité peuvent parfois se chevaucher. « Les outils à moteur ou à air comprimé sont les plus souvent volés, suivis par les outils électriques et matériaux de construction », explique Eric Fack. « En ce qui concerne les vols sur les chantiers, nous constatons un certain nombre de différences par rapport aux vols de véhicules. Il s’agit souvent de voleurs occasionnels qui opèrent de jour, pendant les jours de travail, c’est-à-dire les heures ouvrées. Ils choisissent en général du petit matériel léger qui peut servir pour leurs propres besoins. Les métaux sont aussi convoités sur les chantiers, surtout quand leur prix évolue de façon favorable sur le marché. Nous avons assisté en 2009 par exemple à une chute vertigineuse des vols sur les chantiers, parce que le prix des matières premières était particulièrement bas cette année-là. » CAMÉRA CACHÉE Les régions les plus exposées aux risques de vols sur les chantiers sont les mêmes tous les ans. « En 2010, l’arrondissement judiciaire d’Anvers était en tête, suivi de celui de Bruxelles, Charleroi, Mons et Liège. Dans le cas d’Anvers, la proximité du port est déterminante. Il y circule des biens très coûteux. Les voleurs tiennent compte

du fait que l’infrastructure est en règle pour exécuter leur plan. » Les vols sur les chantiers s’accompagnent-ils en général d’une effraction ? « Il est difficile de s’en faire une idée précise », explique Eric Fack. « Mais nous pouvons affirmer qu’en fait environ la moitié des vols a lieu sans effraction et que les voleurs peuvent faire main basse sur des marchandises sans en forcer l’accès. Une bonne protection d’un chantier ou site industriel demande des efforts considérables. Les grands chantiers sont en général bien protégés. Il y a un plan de sécurité et un contrôle des accès du personnel sur le chantier. La gestion des stocks est en outre importante pour avoir une bonne vue d’ensemble. Elle aide aussi à marquer les matériaux et outils et à prévoir un endroit où les ouvriers peuvent ranger leurs outils. Il est en outre toujours judicieux de prévoir une clôture appropriée, même si elle n’empêche tout le monde d’entrer. » La surveillance par caméra fait parfois la différence. « Si vous avez affaire à une bande de voleurs très organisée, les éclaireurs repèrent normalement les caméras visibles. Elles sont débranchées quand les voleurs frappent. Cela vaut donc la peine de placer quelque part des caméras cachées en plus des appareils visibles. J’ai connu un cas où nous avons pu résoudre une affaire avec des images valables d’une caméra invisible », explique Eric Fack.

VOL SUR CHANTIER : MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR ! Vol sur chantier : un phénomène connu et parfois ‘accepté’. « Que peut-on faire » ou « Impossible à empêcher » sont les constats résignés que l’on entend souvent à ce propos. Mais lorsque cela vous arrive, c’est un sérieux problème financier qui vous tombe sur la tête. Et cela vous arrive, comme le prouvent les réactions des membres de Bouwunie. En outre, il semble bien que tout intéresse les voleurs : du petit équipement au gros matériel. Ci-dessous, quelques conseils pour éviter les vols, dans l’ordre chronologique.

CONSEILS PRÉVENTIFS 1. ORGANISATION Il s’agit surtout de bonnes habitudes. • Cultivez la conscience du risque, y compris chez vos collaborateurs, pour les pertes possibles dues à la criminalité. • Un chantier n’est pas un étalage : mettez chacun devant ses responsabilités pour la gestion et le rangement des biens et du matériel. • Une bonne gestion des clés est également très importante (par ex. ne pas les laisser sur la machine) • Veillez à ce que l’aménagement du chantier soit clair. L’ordre et la propreté sont indispensables pour éviter la crimi08

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nalité et voir immédiatement les dégâts éventuels ainsi que leur ampleur. Limitez le nombre d’entrées et sorties du chantier. Ne laissez aucune machine ni aucun matériau de construction facile à emporter sur le chantier. Veillez à un éclairage suffisant sur le chantier de manière à ce que le voisinage et les passants puissent remarquer des choses anormales. Marquez et enregistrez le matériel. Ceci permet de le reconnaître plus aisément et de réduire la tentation du vol. Ceci est possible, par exemple, en demandant au constructeur du véhicule de placer un numéro d’identification produit (PIN). Ce numéro PIN est un numéro unique qui peut faciliter l’identification du matériel volé. De plus, ce numéro peut être utilisé pour signaler le véhicule en cas de vol. Faites un inventaire de votre matériel coûteux au moyen des numéros de série, des caractéristiques uniques et de photos. Utilisez pour cela le formulaire pratique à télécharger sur www.vps.fgov.be.

2. RANGER ET VERROUILLER • A la fin de la journée de travail, rassemblez autant de matériel que possible et

rangez-le dans un endroit sûr et que l’on peut fermer à clé. Utilisez, pour le stockage du matériel, des conteneurs de chantier et verrouillez-les avec des verrous solides. Posez des verrous ou des sabots sur le matériel roulant. Ancrez les petites machines. Ne verrouillez pas seulement l’espace de rangement des outils, mais aussi la totalité du chantier. Utilisez des clôtures et palissades temporaires. Apposez l’autocollant ! Pour vous aider, vous et votre personnel à ne pas perdre de vue ces recommandations, nous avons conçu un autocollant avec un message de prévention. Collez-le sur tous les endroits importants et très fréquentés (conteneur de chantier, agenda, portes,…).

3. ELECTRONIQUE Faites appel à un spécialiste agréé pour la mise en place de mesures électroniques comme des systèmes d’alarmes et la surveillance caméra. 4. DÉCLARATION Déclarez toujours toute forme de vol et/ou de vandalisme à la police et ceci immédiatement, si possible. Il est important de donner une description détaillée des faits et du matériel volé.


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bres, il semble que les voleurs peuvent utiliser à peu près tout, du petit matériel aux gros engins et véhicules de chantier. C’est pourquoi nous plaidons en faveur de la prévention. » Au niveau de l’organisation, il s’agit avant tout de prendre de bonnes habitudes. « Il est important pour les entrepreneurs de sensibiliser les ouvriers aux risques, d’attirer leur attention sur des pertes possibles découlant de la criminalité. Un chantier n’est pas une vitrine, chacun doit assumer ses responsabilités pour gérer les biens. Une bonne gestion des clés est également cruciale. Il doit être clair que vous ne devez jamais laisser une clé sur une machine », explique Hilde Masschelein. Autre priorité : l’organisation du chantier. « L’ordre et la propreté sont indispensables pour empêcher la criminalité et repérer immédiatement les éventuels dégâts et leur ampleur. Il faut limiter le nombre des allées et venues sur le chantier dans la mesure du possible. Un bon éclairage est en outre conseillé pour que les voisins ou passants puissent remarquer des anomalies », ajoute Hilde Masschelein.

En 2010, 4.110 cas de vols ont été enregistrés sur chantier.

Enfin, le commissaire principal souligne l’importance de la sensibilisation. « Chacun doit contribuer à rendre un chantier plus sûr. Cela demande peut-être davantage de travail de sensibiliser le personnel au complet, mais les résultats sont à l’avenant. Les ouvriers doivent être pleinement conscients qu’ils ne peuvent pas laisser traîner partout certains matériaux et outils. En tant qu’entrepreneur vous devez faire le tour du chantier et vous demander ce que vous feriez si vous aviez de mauvaises intentions. Si vous examinez la situation de cette manière, de nombreux points critiques deviendront clairs. » « IL VAUT MIEUX PRÉVENIR QUE GUÉRIR » Le secteur du bâtiment est bien placé pour connaître le problème des vols sur les chantiers. « Il vaut mieux prévenir que guérir », déclare Hilde Masschelein, administratrice déléguée de Bouwunie, la fédération flamande des PME dans la construction. « Les entrepreneurs victimes de vols sur le chantier ont du fil à retordre sur le plan financier. D’après les réactions de nos mem-

chantier conviennent le mieux pour l’entreposage de matériaux », fait remarquer Hilde Masschelein. « Vous pouvez les fermer à clé avec des cadenas solides. Il est judicieux de placer des cadenas ou sabots de Denver sur le matériel roulant. Les machines plus petites seront ancrées de préférence à des objets fixes. » Mais cela ne s’arrête pas là. « Si le matériel est rangé, nous conseillons de bien fermer à clé tout le chantier. Cela peut s’effectuer avec des barrières de chantier ou des clôtures provisoires. » Pour bien faire assimiler tous ces conseils de prévention par votre personnel, vous pouvez utiliser un autocollant spécial portant un message de prévention. Collez-le sur tous les endroits importants où passent de nombreux ouvriers, par exemple des conteneurs, portes, clôtures,… L’autocollant est disponible auprès des fédérations de la construction et des communes. DIVERSES POSSIBILITÉS D’ASSURANCE Il n’y a pas de solution miracle pour s’assurer contre les vols sur les chantiers. « Lorsque nous discutons des assurances contre le vol pour les entrepreneurs du bâtiment, nous faisons une différence entre les machines de chantier et véhicules de chantier, le matériel de chantier utilisé sur le chantier et les équipements techniques in-

Elle signale aussi la nécessité d’enregistrer les matériaux. « Cela facilite l’identification des matériaux et réduit l’incitation au vol, par exemple en faisant placer un NOUS SAVONS CE DONT VOUS AVEZ BESOIN! numéro d’identification de produit (PIN) par le constructeur du véhicule. Ce numéro PIN est un numéro unique qui peut faciliisite au endre v R4 ter l’identification r s u o n nd Venez du matériel en cas de XPO, sta n MATE lo a s vol. Il peut en outre servir à signaler un véhicule volé. »

L‘aménagement de véhicules utilitaires pour professionnels

COLLEZ L’AUTOCOLLANT ! Autre priorité absolue : le rangement minutieux de matériaux et la fermeture à clé du chantier. « Les conteneurs de

L’ORGANISATION DU CHANTIER EST UNE PRIORITÉ. L’ORDRE ET LA PROPRETÉ SONT INDISPENSABLES POUR EMPÊCHER LA CRIMINALITÉ ET REPÉRER IMMÉDIATEMENT LES ÉVENTUELS DÉGÂTS ET LEUR AMPLEUR.

Sortimo Globelyst est l‘aménagement, de véhicules utilitaires, qui répond aux exigences spécifiques demandées par tous les secteurs. Le système n‘étant pas composé de blocs aux dimensions fixes mais d‘une structure modulaire, vous pouvez déterminer un aménagement sur mesure. Ainsi vous pouvez être certain que l‘aménagement répond à vos besoins! Aménagements de véhicules

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Un bon éclairage et des caméras de surveillance suffisent souvent à effrayer les voleurs.

LES POLICES D’ASSURANCE QUI PEUVENT PRÉVOIR UNE COUVERTURE DU VOL SONT L’ASSURANCE INCENDIE, L’ASSURANCE CONTRE LES DÉGÂTS DE MACHINES ET L’ASSURANCE « TOUS RISQUES SUR CHANTIERS » (ABR).

stallés de manière durable », explique Patrick Rigaux, chef de département auprès de Federale Verzekering. « Il se trouve en outre que les compagnies d’assurances ne vendent pas de polices qui couvrent uniquement le vol. La couverture du vol est offerte en plus d’un certain nombre d’autres couvertures ou en option avec un certain nombre d’autres couvertures. » Les polices d’assurance qui peuvent prévoir une couverture du vol sont l’assurance incendie, l’assurance contre les dégâts de machines et l’assurance ‘tous risques sur le chantier’ (ABR). Cette dernière est l’assurance traditionnelle pour les chantiers. ASSURANCE INCENDIE : PAS DE SOLUTION INTÉGRALE L’assurance incendie couvre normalement les risques d’incendie, de foudre, d’explosion, d’électricité, de dégât des eaux, de tempête et de grêle, de bris de verre, de catastrophes naturelles et de responsabilité civile, mais peut s’accom-

pagner, comme déjà indiqué, d’une couverture pour le vol. « Dans ce cas, il faut qu’il s’agisse d’un vol avec effraction dans les bâtiments assurés et que le contenu intégral des bâtiments soit assuré. Il peut y avoir quelques autres conditions techniques d’assurance comme l’utilisation d’un détecteur de vol et d’un système d’alarme », ajoute Patrick Rigaux en soulignant que l’assurance incendie n’offre pas une solution au problème des vols sur les chantiers. Seul le vol de biens dans les entrepôts peut être assuré. SOLUTION SPÉCIFIQUE POUR LES MACHINES L’assurance dégâts des machines a pour objectif d’assurer les machines utilisées par l’entrepreneur. Patrick Rigaux explique : « Pour les machines de chantier, il y a le choix entre une couverture ‘tous risques extérieurs’ et ‘tous risques’. La première est un peu plus restreinte et suppose que seuls les dégâts sur les machines

sont assurés, auquel cas la cause n’est pas imputable à un problème interne de mécanisme ou électrique. Les deux assurances couvrent le risque de vol. Elles s’appliquent non seulement aux chantiers, mais aussi aux entrepôts ou dépôts provisoires et aux déplacements sur la voie publique. » L’inconvénient de cette assurance, c’est qu’elle ne s’applique qu’à des machines et non au matériel de chantier, comme les échafaudages, coffrages et silos. Cette police ne peut pas assurer les machines plus petites, d’une valeur inférieure à 2 000 euros par exemple. ASSURANCE ABR : LA PLUS COMPLÈTE La solution la plus avantageuse contre le vol de matériaux de construction, d’équipement technique comme les installations sanitaires et de matériel de chantier comme les échafaudages et silos, est l’assurance tous risques sur le chantier. Elle peut être contractée au cas par cas, mais aussi via une formule d’abonnement, auquel cas l’entreprise de construction choisit une couverture pour tous ses chantiers. « L’assurance ABR est régulièrement souscrite, parce qu’elle offre des couvertures étendues et couvre toutes les parties qui interviennent dans la construction », précise Patrick Rigaux. Une fois encore, la couverture contre le vol ne représente qu’une des couvertures et absolument pas la couverture principale. Mais quels biens peut-on assurer avec la police ABR ? « Pour ainsi dire les matériaux utilisés dans le bâtiment à construire et les équipements techniques qui y sont installés », explique Patrick Rigaux.

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BERGERAT MONNOYEUR PRÉSENTE UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE MACHINES CATERPILLAR Bergerat Monnoyeur présente, à Courtrai, une nouvelle génération de machines Caterpillar : les chargeurs sur pneus série K, les tombereaux articulés série B, les pelleteuses hydrauliques sur chenilles série E et les nouvelles mini-pelles, une première pour Matexpo. Les machines ont été développées pour répondre aux normes d’émission strictes Stage IIIB qui s’ont d’application depuis le 1er janvier 2011. Les nouveaux chargeurs sur pneus de la série K comprennent les 966K, 972K et 980K qui remplacent la série H actuelle. Le nouveau chargeur sur pneu assure une productivité élevée pour une faible consommation de carburant. Les nouvelles boîtes ‘Performance’ et les adaptations importantes de la transmission augmentent l’efficacité et réduisent le coût par tonne. La nouvelle série B de tombereaux articulés comprend les 735B avec une charge de 32,7 t, 740B avec une charge de 39,5 t et 740B EJ avec benne ‘ejector’ d’une capacité de 38 t. La nouvelle série E de pelleteuses hydrauliques 324E, 329E, 336E et 349E est spécialement développée pour des applications dans de petits

espaces. La manœuvrabilité a été particulièrement soignée lors de sa conception, et Caterpillar a également réussi à réduire les coûts d’utilisation totaux tout en améliorant le confort du chauffeur. Toutes ces machines sont dotées du nouveau ‘Vision Link’, un système qui permet au propriétaire de suivre à distance les informations vitales des machines : heures de fonctionnement, localisation, consommation de carburant, codes d’alarme, etc. La nouvelle série D de mini-pelles est composée des modèles 303.5D, 304D, 305D et 305.5D qui succèdent à la génération C. La gamme élargie avec les 300.9, 301.4 et 302.7 sera exposée pour la 1ère fois à Matexpo. Ces mini-pelles en version compacte sont aisément transportables, puissantes, robustes et polyvalentes grâce à différents ‘tools’ spécialement développés pour cette gamme.

MÉNART INNOVE AVEC LE P160DS Ménart annonce l’introduction de la broyeuse P160DS. Il s’agit en fait d’une forte évolution de la P145DS même si les nouveautés y sont nombreuses. La P160DS est proposée avec 3 moteurs. Le moteur de base est le CAT C12 de 440 ch, mais sont disponibles également les CAT C15 (550 ch) ou le plus petit CAT C9 (350 ch).

NOUVEAUX CHARGEURS À BRAS PIVOTANT CHEZ AHLMANN Avec les AZ 75 (48 kW/65 ch) et AZ 95 (55 kW/75 ch), Ahlmann lance une série de nouveaux chargeurs à bras pivotant sur le marché. Ce qui frappe d’emblée sur ces nouveaux-venus, c’est précisément ce monobras pivotant qui intègre les vérins de levage et le vérin de déversement. Ce monobras allégé génère une visibilité accrue pour une zone de travail entre les pneus plus importante. La puissance des chargeurs a également augmenté grâce à la technique ‘Booster’ qui peut assister le levage lorsqu’il requiert une puissance supplémentaire. C’est ainsi que la force de levage du chargeur à bras pivotant Ahlmann AZ 75 atteint 6.000 daN et celle de l’AZ 95 7.500 daN. La charge de levage avec des fourches à palettes – et avec le bras pivoté à 90° - atteint presque 2,5 t pour l’AZ 75 et quasi 3 t pour l’AZ 95. Avec un rayon de braquage de 3,45 m à peine, les 2 machines sont très maniables sur chantier.

DEUX PRIMEURS CHEZ GUNCO Gunco, importateur de JLG, profite de Matexpo pour présenter 2 primeurs belges. Avec une hauteur de travail de 47 m, le JLG 1500SJ est la nacelle élévatrice automobile télescopique la plus grande du monde. Gunco expose aussi la nacelle télescopique articulée super compacte JLG 340AJ. Cette machine est équipée de 4 roues motrices et d’un essieu pendulaire, ne pèse que 4.400 kg pour une hauteur de travail de 12,33 m et plus de 6 m de portée latérale.

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EDITION SPECIALE

Le fond de la trémie de chargement est incliné afin de pouvoir traiter les branches longues qui, auparavant, se retrouvaient parfois sur le moteur et sous la presse arrière. Le broyeur à cylindres est également plus sollicité. Le roulement à billes bas a encore été rabaissé pour mieux fixer la matière lorsque les quantités sont plus petites. Le roulement à billes supérieur assure un rendement accru. .


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NEWS

GOODYEAR HI-STABILITY: +25% DE CAPACITE DE CHARGE Goodyear s’installe à Matexpo avec une toute nouvelle série de pneus pour le secteur de la construction. La série Hi-Stability est spécialement conçue pour une utilisation sur terrains instables, comme le sable, les cailloux et la boue. La composition spécifique du caoutchouc garantit une capacité de chargement supérieure de 25 %.

GRUE À MONTAGE RAPIDE ET ÉCONOMIQUE SIGNÉE VERHELST MACHINES Verhelst Machines participe cette année à l’Innovation Award décerné traditionnellement par Matexpo. Pour l’occasion, la société a emmené avec elle une grue à montage rapide : la FM GRU RBI 726. Cette grue dispose d’une puissance de 1500 Watts et peur fonctionner aussi bien en 230v mono qu’en 400v triphasé. La seule limite dans l’utilisation d’une puissance de 1500 watts, c’est une vitesse réduite dans les 3 mouvements de la grue. Les grues à montage rapide fonctionnent normalement en 400v triphasé. FM GRU a développé une machine qui opère en 400v triphasé mais aussi en 230v classique. 230v suffisent à la machine pour une puissance de 1500 Watts. A titre comparatif, c’est moins qu’un fer à repasser…

KEESTRACK PRÉSENTE LE CONCASSEUR GIOVE RELIFTÉ Keestrack expose à Matexpo le Giove relifté, un concasseur mobile italien qui a été légèrement adapté en vue d’améliorer l’accessibilité, d’augmenter la durabilité et de réduire les coûts d’exploitation. Tout comme tous les concasseurs OMTRACK, celui-ci est également doté du Non-Stop System (NSS) breveté afin de garantir un processus de production continu et de protéger le concasseur contre les chargements incassables. Outre le Giove mobile, Keestrack présente aussi le Destroyer, qui est un ‘Impact Crusher’.

MATEXPO

NETTOYEUR HAUTE PRESSION À EAU CHAUDE DIBO SUR REMORQUE L’innovation la plus récente chez DiBO est un nettoyeur haute pression à eau chaude sur remorque avec un système vacuum intégré ‘GreenBoiler’. Avec l’intégration d’un système WWC (Waste Water Control) dans les nettoyeurs haute pression DiBO JMB-H, cette version propose, en plus, un aspirateur d’eau résiduaire. Le fonctionnement est totalement autonome : l’aspiration intégrée utilise le moteur du nettoyeur haute pression lui-même. Le JMB-H WWC dispose de série d’un double réservoir d’eau 4001 en inox (existe aussi en version 2x 500 l). Il est également possible d’y fixer un grand nombre d’accessoires, comme un nettoyeur de sol ou de paroi, un bac de récupération, etc.

GreenBoiler : système de chauffage high-tech - 18 % de consommation de carburant en moins - Rendement élevé >92 % - Emissions de CO2 faibles - Cuve intérieure en acier inoxydable - Fond préformé - Echangeur de chaleur efficace - Température de cheminée faible

DAF TRUCKS PREND UNE PARTICIPATION DANS TATRA DAF Trucks et Tatra ont annoncé la conclusion d’un accord portant une prise de participation à hauteur de 19 % de DAF Trucks dans le capital du constructeur tchèque. DAF va également livrer des cabines et des moteurs à Tatra. « Cette prise de participation minoritaire dans le capital de Tatra va nous permettre de renforcer notre position dominante sur le marché du poids lourd en Europe centrale », s’est réjoui Harrie Schippers, président-directeur de DAF Trucks. « Grâce à cet accord, le nouveau programme de véhicules tout-terrain de Tatra va profiter de la qualité et de la technologie des moteurs de 12,9 litres PACCAR-MX et des cabines de la gamme CF. Des éléments qui seront combinés avec les robustes châssis « off road » de Tatra », a de son côté expliqué le CEO du constructeur tchèque, Ronald A. Adams. Considérée comme complémentaire à la gamme de véhicules de construction du constructeur américano-hollandais , la nouvelle gamme de véhicules tout terrain de Tatra (4x4, 6x6, 8x8, 10x10 et12x12) sera vendue dans l'ensemble de l"Europe au travers du réseau de DAF. Notons enfin que la livraison des moteurs Paccar et des cabines DAF débutera encore cette année.

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PUBLIREPORTAGE

Véhicules de chantier MAN Des performances inégalées et une polyvalence incomparable Les camions et les tracteurs de MAN sont bien plus que de simples invités de marque dans le secteur du bâtiment. Des performances impressionnantes, une fiabilité inégale et une multitude de possibilités de finition ont contribué à asseoir la réputation de MAN. Les nouvelles générations des séries TGL, TGM, TGS et TGX se montrent incontestablement à la hauteur.

trois éléments. Le marchepied inférieur est installé sur une suspension flexible. Tous les accessoires du châssis sont bien protégés ou sont placés en hauteur dans le châssis.

MAN propose des véhicules de chantier pour toutes les applications. Les camions à benne basculante TGL en versions 4x2 sont destinés au secteur des 7,5 à 12 tonnes. La série TGM en finition 4x2 couvre pour sa part le segment de 12 à 18 tonnes. La série TGM en 4x4 se décline en versions de 13 à 18 tonnes, et jusqu'à 26 tonnes en 6x4. Cette dernière version est extrêmement intéressante en raison de son faible poids à vide et constitue dès lors une alternative légère pour les camions à benne et comme châssis pour les malaxeurs à béton. Tant les TGL que les TGM sont en outre disponibles avec une cabine double. Les séries TGS et TGX s'échelonnent de 18 à 41 tonnes en version "benne", avec entre autres des variantes 4x2, 4x4, 6x4, 6x6, 8x4 et 8x8. MAN propose aussi, pour cette gamme plus lourde, des châssis spéciaux pour malaxeurs et pompes à béton. Pour ce faire, il a été tenu compte du centre de gravité élevé (suspension adaptée), d'une commande start/stop externe du moteur et d'une régulation de régime externe. Un échappement vertical et un châssis préparé pour l'installation d'un malaxeur peuvent également être proposés. Sans oublier des versions spéciales de tracteur 8x4 ou des châssis à 5 essieux de série pour les transports exceptionnels (poids de train roulant jusqu'à 250 tonnes).

(disponible sur les séries TGS et TGX) est une transmission hydrostatique de l'essieu avant qui peut être enclenchée afin de franchir des terrains difficiles. Les véhicules équipés de l'HydroDrive® sont donc plus polyvalents tout en demeurant légers. EasyStart aide les chauffeurs à démarrer facilement en côte. Le système de freinage à commande électronique de série BrakeMatic® peut être complété par le PriTarder®, un ralentisseur supplémentaire utilisant le circuit de refroidissement. Le système de frein de direction (véhicules 6x4) offre une aide supplémentaire pour négocier des virage serrés, en freinant les roues arrière à l'intérieur du virage afin de raccourcir le rayon de braquage. Une version tout-terrain de la transmission automatisée TipMatic est disponible sur les TGM, TGS et TGX. Toutes les applications ne requièrent pas un véhicule à essieu tandem moteur ou à transmission intégrale; dans ce cas, MAN propose des variantes avec essieu poussé ou essieu traîné (6x2, 8x2, 8x4 ou 6x4).

Particulièrement adaptés aux tâches pénibles Tous les véhicules de chantier MAN possèdent un châssis robuste et une suspension solide à ressorts paraboliques, ressorts à lames semielliptiques ou suspension pneumatique pour le montage de stabilisateurs supplémentaires. Les essieux moteurs sont dotés d'un pont hypoïde ont sont équipés d'essieux planétaires et d'un réducteur de moyeu. Les véhicules à transmission intégrale sont dotés d'une transmission débrayable ou permanente. Les pare-chocs en acier sont, quant à eux, parfaitement adaptés aux travaux de chantier et se composent de

La technique à votre service - La technologie HydroDrive®

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MAN à MATEXPO 2011 En tant que numéro un du marché des véhicules de chantier, MAN est bien évidemment présent à nouveau à MATEXPO, le lieu de rencontre incontournable du secteur des machines et du matériel pour la construction, l'industrie et l'environnement. (Kortrijk Xpo, du 7 au 11/09, hall 5).


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ECONOMY TRENDS

Du travail mais aussi des points noirs LES BAROMÈTRES DE LA CONSTRUCTION SOUFFLENT LE CHAUD ET LE FROID Chaque trimestre, la Confédération de la Construction comme Bouwunie, les deux plus grandes fédérations du secteur belge de la construction, publient chacun leur propre baromètre. Elles prennent le pouls des entreprises belges de construction qui, après la crise économique, butent maintenant sur des problèmes d’une toute autre nature. Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

En 2010, le secteur de la Construction a réussi de justesse à ne pas tomber dans le rouge. Cette année, la construction - secteur vital pour l’économie belge - connaîtra une croissance ‘apaisante’ de 1,8 %. « L’économie belge s’est bien remise de la crise », déclare Johan Willemen, Président de la Confédération Construction. « Le bilan de la construction est également meilleur que prévu. L’an passé, la progression dans la rénovation et le génie civil avait encore beaucoup de mal à compenser la chute dans le domaine de la construction neuve. En 2011, la rénovation et le génie civil progressent au même rythme. Le génie civil peut en outre compter sur la perspective des élections communales de 2012. Mais le principal moteur de la croissance de 2011, c’est la construction des habitations ayant obtenu le permis en 2010. » Au cours du 1er trimestre 2011, le permis a été accordé pour 10.924 nouvelles habitations, une hausse de 17 % par rapport aux mois d’octobre à décembre 2010. Cette forte augmentation indique un rétablissement de la situation après l’anticipation jusqu’à juillet 2010, et l’impact qui s’en est suivi. Beaucoup de sociétés de construction se sont alors hâtées de rentrer leur dossier avant mars 2010 afin de pouvoir encore bénéficier du tarif TVA réduit. Au cours du 1er trimestre de 2011, le volume des bâtiments neufs autorisés atteignait 9,9 millions de m3. Soit une augmentation de 10 % par rapport aux 3 mois précédents (9,0 millions de m3). Le nombre de rénovations autorisées a aussi augmenté de 10,1 % au cours de la même période (de 1.255 à 1.381). Les entrepreneurs indiquent en conséquence dis-

LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION CRÉERA 30.000 NOUVEAUX EMPLOIS D’ICI À 2020. IL SEMBLE TOUTEFOIS QUASI IMPOSSIBLE DE TROUVER LE PERSONNEL QUALIFIÉ DANS CE DÉLAI.

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Les cahiers de commandes des sociétés de construction sont à nouveau bien remplis, avec 5,52 mois de travail en moyenne.

poser d’un cahier de commandes mieux rempli, représentant du travail pour 5,52 mois en moyenne. Bouwunie, la fédération qui réunit les PME, note une activité en croissance chez la majeure partie de ses membres. 38 % des PME flamandes du secteur de la construction ont aujourd’hui davantage de travail qu’au cours du 1er trimestre de l’année. Les cahiers de commande sont également remplis pour une période plus longue : 51 % des membres déclarent être assurés d’avoir du travail pour 3 à 6 mois, contre 45 % à la fin de l’an passé. DU BON ET DU MOINS BON La construction crée aussi de l’emploi : à l’horizon 2020, 30.000 nouveaux emplois seront créés. Le secteur s’arrache toutefois les cheveux car il semble quasi impossible de trouver dans ce délai 30.000 personnes qualifiées. C’est pourquoi il est d’une importance cruciale, selon la Confédération, de maintenir la capacité concurrentielle des entreprises en misant sur la formation, la maîtrise des coûts salariaux et en luttant contre la fraude sociale et fiscale. Indispensable car bien que l’activité de construction reprenne, le nombre de faillites reste – et c’est préoccupant - élevé.

BIEN QUE L’ACTIVITÉ DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION REPRENNE CLAIREMENT, LE NOMBRE DE FAILLITES RESTE PRÉOCCUPANT.

Au cours de la période de mars à mai 2011, la construction a connu 434 faillites. Soit une augmentation de 7,2 % par rapport aux 3 mois précédents, lorsque 405 sociétés de construction ont mis la clé sous le paillasson. Le secteur de la construction fait toujours face à un grand nombre de mauvais payeurs (31 % indiquent une augmentation), tandis que 35 % des membres de Bouwunie subissent aussi une concurrence déloyale accrue.


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ECONOMY VIP

Dries Van Haut (SIGMA): « LES DÉLAIS DE LIVRAISON PLUS LONGS RISQUENT DE RALENTIR LA CROISSANCE DU SECTEUR » Au début de cette année, Dries Van Haut a été élu président de SIGMA, la fédération des représentants de matériel pour la manutention, la construction et le génie civil. Nous revenons avec lui sur son premier semestre à la tête de la fédération, et examinons ce que le secteur de la construction nous réserve dans un avenir proche. Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

Le tout nouveau président de SIGMA, Dries Van Haut voit des tendances positives dans le secteur de la construction, mais prévient qu’une nouvelle récession n’est certainement pas impossible.

Transport Management : Monsieur Van Haut, tout d’abord félicitations pour votre nomination au poste de président de Sigma. Comment se sont déroulés les premiers mois ? Dries Van Haut : « Sigma existe depuis 1947 déjà, nous pouvons donc parler d’une machine bien huilée. Mon intégration se déroule bien, non seulement parce que j’étais déjà président de section pour le génie civil et donc déjà impliqué dans un certain nombre de grands dossiers, mais aussi parce que l’ex-président Luc Smeets fait toujours partie du comité directeur. D’autre part, il y a naturellement le fait que nous lançons cette année justement de nombreux projets d’envergure, même si je dois reconnaître honnêtement que ceci n’ait rien à voir avec ma présidence. » TM : Quand on parle de grands projets, on pense directement à SigmaCert… Dries Van Haut : « SigmaCert est en effet le projet qui est depuis le plus longtemps dans les cartons, mais son déploiement est, malgré quelque retard, désormais bien en cours. SigmaCert est un certificat de sécurité pour les machines de construction 18

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et le matériel de manutention. Tout employeur est obligé, selon le RGPT (Règlement général pour la protection du travail), de faire contrôler ses machines chaque année par ‘un’ expert, aussi flou que cela puisse paraître. Avec la complexité grandissante des machines, nous avons constaté la nécessité de proposer un système de contrôle uniforme à nos clients. Sans ordinateur portable, il est quasi impossible de travailler sur des engins de construction ou des chariots élévateurs. Un certain savoir-faire est donc nécessaire, et on le trouve surtout chez les techniciens d’importateurs. Ces derniers font de toute façon le déplacement – que ce soit pour l’entretien annuel des engins ou pour une éventuelle réparation – et il était donc logique que nos membres eux-mêmes proposent le contrôle des machines. Le seul problème, c’est que les importateurs sont ici juges et parties. Nous avons donc opté pour une instance indépendante (Kiwa, ndlr) pour établir une norme et effectuer les contrôles. A l’heure actuelle, plus de 300 personnes ont déjà suivi une formation d’inspecteur ou de collaborateur back office pour le système, et les contrôles viennent de débuter

« LES DÉLAIS DE LIVRAISON VONT FORTEMENT S’ALLONGER DANS LES MOIS À VENIR. CELUI QUI VEUT INVESTIR DANS DU MATÉRIEL DE CONSTRUCTION A DONC INTÉRÊT À LE FAIRE AUJOURD’HUI PLUTÔT QUE DEMAIN. » DRIES VAN HAUT

dans les entreprises. SigmaCert est donc sur les rails, et sur la bonne voie de surcroît car d’ici à la fin de l’année, nous tablons sur une croissance exponentielle du nombre de contrôles. »


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ECONOMY VIP

TM : Si l’on examine le secteur, on constate un manque aigu de techniciens de service compétents. Dries Van Haut : « Trouver des techniciens qualifiés est un problème gi-gan-tes-que, et cela ne va pas s’arranger dans les prochaines années. C’est pourquoi nous avons récemment lancé ConSerT (Construction Service Technician), un nom générique pour un certain nombre d’actions concrètes censées rendre attractive la profession de technicien de service dans le secteur de la construction. Beaucoup de gens pensent toujours qu’ils doivent mettre les mains dans le cambouis et chipoter dans le moteur avec un marteau et une clé à mollette, mais aujourd’hui la high-tech est omniprésent avec des technologies que vous ne verrez dans l’industrie automobile, par exemple, que dans quelques années. »

« TROUVER DES TECHNICIENS QUALIFIÉS EST UN PROBLÈME GI-GAN-TES-QUE, ET CELA NE VA PAS S’ARRANGER DANS LES PROCHAINES ANNÉES.” DRIES VAN HAUT

RÉPARATION À 2 VITESSES TM : Nous avons déjà évoqué les réparations, mais comment le secteur de la construction lui-même se rétablit-il ? Dries Van Haut : « Si la vente des engins est un bon paramètre, je pense que nous sortons doucement du trou. Je dis bien doucement car tout n’est pas encore rose. La première moitié de 2011 a connu une augmentation générale, avec quelques secteurs qui ont fait des bonds énormes, mais ce sont souvent ceux qui ont le plus souffert de la crise. En général, la convalescence de nos membres est à deux vitesses : la manutention s’en sort mieux que les engins de construction, bien que les chiffres de vente des années fastes 2006/2007 soient encore loin…

Dans les prochains mois, un autre problème va faire son apparition dans le secteur de la construction : les délais de livraison vont sérieusement s’allonger. Ce qui va générer des retards de livraison au cours de l’automne et la facturation va à nouveau ralentir. Du coup, l’augmentation du premier semestre risque bien d’être annihilée en partie. » TM : Et ceci est dû aux bons résultats des marchés émergents ? Dries Van Haut : « Si on examine leurs chiffres, on

constate que les pays BRIC achètent d’énormes volumes. Des volumes qui font même pâlir le marché belge en haute conjoncture. Les usines ont d’ailleurs réduit leur capacité pendant la crise, et donc elles ne peuvent actuellement plus suivre la demande. Celui qui a besoin de nouvelles machines, a donc intérêt à commander aujourd’hui plutôt que demain, car les délais de livraison risquent de s’allonger encore fortement dans un avenir proche. » TM : Dans les marchés émergents, on construit aussi de plus en plus d’engins. Ceux-ci trouvent-ils acquéreurs dans nos contrées ? » Dries Van Haut : « Oui, ces marques apparaissent ci et là dans notre fichier de membres, mais il reste un autre danger auquel nous sommes de plus en plus confrontés : l’utilisation d’engins qui ne sont pas conformes à la réglementation européenne. Agoria a déjà lancé une action portant sur les engins non-conformes. Certaines machines n’ont pas de label CE, d’autres disposent d’une attestation de conformité mais ne satisfont, dans la pratique, pas du tout à la réglementation. Ce problème est naturellement réglé en partie par le label SigmaCert, qui garantit à l’utilisateur une machine totalement sûre. »

ATTENDRE UN GOUVERNEMENT TM : Y a-t-il encore beaucoup de choses à construire en Belgique ? Dries Van Haut : « Dans de nombreux cas, nous dépendons de toutes sortes d’instances publiques qui doivent fournir les autorisations pour les travaux ou qui doivent eux-mêmes donner le feu vert pour lancer certains travaux d’infrastructures. Je ne serai pas original en disant que, sans gouvernement, ces décisions se font attendre. Heureusement, il y a encore suffisamment de grands projets en cours et le secteur de la construction ne se tourne certainement pas les pouces, mais je crains quand même un peu l’avenir : j’ai peur que nous en subissions le contrecoup à plus long terme. »

Sans ordinateur portable, il est quasi impossible de travailler sur les engins modernes.

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FOCUS TELEMATICS

Télématique embarquée et construction Des applications illimitées... ou presque !

Ces dernières années, de nombreuses flottes de véhicules utilitaires et d’engin de chantier ont été équipées de systèmes télématiques. Ces unités embarquées permettent de collecter en temps réel un grand nombre d’informations. Des applications très diverses utilisent les données ainsi récoltées sur le terrain, et s’avèrent rapidement précieuses dans le contexte actuel de contrôle strict des coûts opérationnels, grâce à une meilleure utilisation des ressources disponibles au sein de l’entreprise. Frédéric Willems – frederic.willems@transportmedia.be

La télématique embarquée a ouvert de nombreuses pistes de réflexion pour les gestionnaires de parcs de véhicules utilitaires et d’engins de chantier et de levage. L’installation de systèmes embarqués apporte en effet des bénéfices très rapides : calcul de consommation, rationalisation des flottes, maintenance préventive et prédictive, optimisation des tournées... L’unité embarqué collecte les données du véhicules via trois sources principales : la puce GPS du boîtier en tant que tel pour le positionnement, l’ordinateur de bord du véhicule (dont les données sont récupérées par le boîtier) et des capteurs spécifiques ou équipements supplémentaires (contrôle de la température ou du poids du véhicule, par exemple). Ensuite, les informations sont transmises (soit en temps réel, soit en différé) au siège central de la société où elles sont gérées via différents logiciels ou applications web-based (un ordinateur avec accès au réseau internet est suffisant pour se connecter aux données, via accès sécurisé par identifiant et mot de passe. Certaines applications sont également disponibles sur des smartphones). 20

EDITION SPECIALE

Ivan Vanherpe, responsable achat chez Valcke Prefab Beton (Vlamertinge) :

« Retour sur investissement rapide » « Nous étions depuis un temps déjà à la recherche d’un partenaire en matière de tracking & tracing. Nous avions déjà rencontré différents fournisseurs potentiels, et testé différents systèmes sans être complètement convaincus, car nous cherchions un véritable développement sur mesure, spécifique aux exigences de notre entreprise. Nous voulions ainsi travailler avec des badges, et mettre l’accent sur la sécurisation de nos machines. Notre choix s’est porté sur les produits de TraxGo. Nous pouvons générer différents rapports (heures prestées, kilomètres parcourus, position de nos véhicules,…), et le package de logiciels a été créé en complète collaboration entre leurs spécialistes et notre service informatique. Il est donc adapté au fonctionnement de notre entreprise, ce qui nous permet de rentabiliser notre investissement dans un bon délai. »


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FOCUS TELEMATICS

Dans le secteur de la construction, les journées des chauffeurs sont rarement faites de longs trajets comme c’est le cas pour les transporteurs. Le quotidien du personnel roulant est plutôt constitué de différentes missions (chargement et déchargement de matériaux, travaux de terrassement, passage au dépôt ou en carrière,...). L’optimisation des tournées permet donc aux entreprises du secteur de réduire sensiblement leurs coûts opérationnels, tout en optimisant la disponibilité des ressources matérielles. Chaque véhicule est affecté aux missions qui lui conviennent le mieux, et c’est l’efficacité de l’ensemble de l’organisation qui est améliorée. SUIVI DES VÉHICULES ET DÉLIMITATION GÉOGRAPHIQUE Par le biais de l’enregistrement en temps réel de la position des véhicules et de leur état, la navigation « classique » se complète d’un outil de suivi (track & trace), véritable historique des activités d’un véhicule : heures de départ et de retour, itinéraire parcouru, distance effectuée… Le système permet également une délimitation géographique (geofencing) ou horaire pour s’assurer que le véhicule ne soit utilisé qu’aux moments autorisés (uniquement en semaine, par exemple) ou à l’intérieur d’une zone géographique clairement identifiés (dans l’enceinte d’une carrière, dans certaines zones d’un grand chantier,…). A l’inverse, le système permet également de définir des zones d’exclusion, au sein desquelles le véhicule ne peut pénétrer. Dans un cas comme dans l’autre, les transgressions des règles établies débouchent sur l’envoi d’un message d’alerte. L’utilisateur, informé en temps réel, peut ainsi prendre immédiatement les mesures correctives qui s’imposent. Certains systè-

LA SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE S’APPLIQUE AUSSI À LA FACTURATION DES PRESTATIONS AUX CLIENTS. LES FACTURES PEUVENT ÊTRE ÉDITÉES PLUS FACILEMENT, ET SONT DONC ENVOYÉES PLUS RAPIDEMENT.

mes offrent la possibilité de d’arrêter le véhicule à distance, et d’empêcher son redémarrage. Une fois immobilisé, le véhicule est localisé et peut être récupéré rapidement. En plus du geofencing, particulièrement intéressant pour les entreprises actives dans le secteur de la construction, le suivi des véhicules a bien d’autres avantages. Il permet de localiser l’ensemble de la flotte en temps réel sur une carte et de consulter l’état de chaque véhicule : vitesse, démarrage et arrêt du moteur… Comme chaque véhicule est positionné sur une carte, il est très simple de trouver le véhicule le plus proche en cas d’intervention urgente. Le chauffeur du véhicule concerné reçoit un message via l’unité embarquée du véhicule, et il peut ainsi se charger de la mission dans les meilleurs délais. Les informations collectées jour après jour par les unités embarquées des véhicules peuvent être utilisées pour optimiser les tournées et les itinéraires des véhicules, ce qui permet de réduire sensiblement la consommation globale du parc de véhicules, et donc les frais de carburant.

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EDITION SPECIALE

LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS Grâce au suivi des véhicules, la gestion des heures effectivement prestées par les travailleurs d’une entreprise est facilitée. Les formalités administratives sont réduites à leur plus simple expression, et le calcul des salaires basé sur des données fiables. Chaque collaborateur est ainsi correctement rémunéré pour les heures prestées. Lors de l’implémentation d’unités embarquées dans les véhicules d’une société, il est important que la direction implique les collaborateurs dès les premiers instants, en communiquant clairement les objectifs de l’investissement, afin de récolter l’adhésion de tous. La simplification administrative s’applique aussi à la facturation des prestations aux clients. Les factures peuvent être éditées plus facilement, et sont donc envoyées plus rapidement, ce qui est positif pour la trésorerie de l’entreprise.

Le respect des intervalles d’entretien est primordial pour réduire les coûts d’exploitation des véhicules et engins de chantier et de levage. Grâce aux applications télématiques, certains paramètres sont mesurés au quotidien, et l’utilisateur est prévenu en cas d’anomalie. Ce contrôle préventif et ciblé est intéressant pour de nombreuses pièces d’usure, car il permet de remplacer la pièce avant une panne plus conséquente, et de réduire ainsi les coûts. Comme pour le transport routier, les avantages de la télématique sont légion pour les entreprises actives dans la construction, et les possibilités de personnalisation illimitées… ou presque. Choisir le bon partenaire est la clé du succès !


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TRUCKS BEST PRACTICE

Backx NV : forages et drainages

LES POIDS LOURDS DOIVENT ÊTRE POLYVALENTS Pour effectuer des forages et des rabattements de la nappe phréatique, il ne faut pas seulement disposer de machines gigantesques, mais aussi de matériel roulant capable d’amener ces monstres sur place. Les poids lourds qui tractent les lourdes semis surbaissées doivent s’accommoder de tout type de terrain et se montrer polyvalents. La société Backx nv réalise des forages et des rabattements de la nappe aquifère depuis 30 ans déjà. Portrait. Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

Le MAN TGS 33.540 6x6 BL est un des véhicules affectés à la traction des surbaissées.

Backx nv est une société familiale créée en 1980 par René Backx avec son épouse Marleen Marynissen. Depuis lors, son fils Gwen et sa fille Véronique ont intégré la société qui compte 21 collaborateurs : 15 ouvriers et 4 employés. En 2007, Backx nv a ouvert de nouveaux bâtiments et bureaux à Sint-Lenaarts (Brecht). La société exerce deux activités : le forage de puits et le drainage. Cette dualité se reflète dans la structure des nouveaux bâtiments : les entrepôts avec le matériel de drainage fait face à celui qui abrite l’équipement de forage. Entre ces 2 entrepôts se trouvent l’atelier et les bureaux. Le forage de puits répond à toutes sortes de nécessités : puits d’arrosage pour l’agriculture et l’horticulture, puits d’incendie, puits d’eau potable pour les particuliers ou encore forages pour les pompes à chaleur. Backx nv a lui-même implémenté ce type de chauffage écologique dans son nouveau bâtiment. Les bureaux et l’atelier sont en effet chauffés en hiver et refroidis en été au moyen d’une pompe à chaleur. 24

EDITION SPECIALE

CHENILLES Avant de forer, il faut arriver sur place. Pour atteindre les endroits difficilement accessibles, toutes les tours de forage dispose d’un châssis à chenilles. La grande superficie de contact des chenilles avec le sol empêche l’affaissement du terrain. Si nécessaire, des plaques en matière synthétique sont disposées sur le sol afin d’éviter les dommages à l’asphalte. En fonction de la qualité et de la quantité d’eau nécessaire, les maîtres foreurs indiquent jusqu’à quelle couche et quelle profondeur il faut forer. Dans certains cas, il se peut qu’un post-traitement tel que la déferrisation et l’adoucissement de l’eau soit requis. Ce service est également proposé par Backx nv. Backx nv réalise en outre des forages pour la lutte contre l’incendie de bâtiments industriels. La quantité d’eau nécessaire est déterminée en concertation avec les pompiers. La capacité d’un tel puits d’incendie se situe entre 40 et 200 m3 par heure.

La 2e activité de Backx nv, c’est le rabattement de la nappe phréatique lors de travaux de construction et industriels, en cas d’aménagement des routes et d’assainissement. Ici, des filtres sont placés dans le sol et reliés à un collecteur et une pompe. Celle-ci pompe l’eau du sol et la mène vers un tuyau d’écoulement. Pour les grands travaux, il est également possible de placer une source profonde avec une pompe submersible ou de procéder à un drainage profond. Etant donné que Backx nv maîtrise elle-même toutes les techniques possibles d’assèchement, elle est toujours en mesure de proposer la solution la plus appropriée quels que soient les travaux. Tout en tenant compte de l’environnement et de l’aspect économique. CHÂSSIS RALLONGÉ Pour amener les engins de forage et de drainage sur le chantier, Backx nv utilise des surbaissées. Celles-ci sont tirées par un tracteur lourd MAN TGS 33.540 6x6, un MAN TGS 18.480 4x4 ou un


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TRUCKS BEST PRACTICE

AVANT DE FORER, IL FAUT ARRIVER SUR PLACE. POUR ATTEINDRE LES ENDROITS DIFFICILEMENT ACCESSIBLES, TOUTES LES TOURS DE FORAGE DISPOSE D’UN CHÂSSIS À CHENILLES.

tracteur-benne MAN TGA 33.430 6x4. Les autres poids lourds sont associés à une remorque disposant d’une citerne à eau utilisée pour amener l’eau de forage et évacuer la vase provenant du forage. Tous les poids lourds disposent d’une propulsion sur plusieurs essieux et la plupart sont dotés d’un châssis rallongé avec grue car l’activité nécessite beaucoup de matériel. Il faut beaucoup de place sur le véhicule mais le poids de ce qu’ils transportent n’est pas si élevé. « Il est important que les véhicules soient flexibles et polyvalents parce que les ouvriers ne savent jamais à l’avance où ils arrivent », déclare la direction. « C’est pourquoi un MAN TGS 18.360 4H4 BL Hydrodrive est toujours présent comme

2e véhicule. L’Hydrodrive permet de propulser les roues avant pour donner plus de puissance de traction. Le grand avantage de l’Hydrodrive par rapport à un 4x4 réside dans son caractère économique et son poids plus faible permettant d’emmener un plus grand réservoir d’eau. » Les poids lourds de Backx nv ne roulent pas toute la journée. Ils servent avant tout à amener le matériel sur place. Ainsi, le kilométrage moyen ne dépasse-t-il pas 30.000 km. Les camions sont achetés par la société et sont conservés environ 15 ans. Le plus vieux est de 1997 mais il est en fait déjà remplacé par le MAN TGS 33.540 6x6 BL. Les véhicules plus petits comme les Mercedes Sprinter sont utilisés pour amener les installations de pompage et le petit matériel sur le chantier. Un Sprinter sert aussi de véhicule de service pour ravitailler les pompes à diesel et effectuer l’entretien des drainages sur chantier.

se charge d’amener la machine de drainage sur le chantier. Elle possède 4 essieux dont 3 hydrauliques pour une longueur maximale de 26 m et une largeur de 3,25 m. Les engins de forage sont transportés par des remorques surbaissées. La plus lourde est une 5 essieux de Gheysen & Verpoort (50 t). La formation, tant pour la conduite des véhicules que pour la commande des machines a lieu au sein même de la société. « Nous ne travaillons pas avec des chauffeurs à temps plein », explique-t-on. « Les chefs de chantier ont de nombreuses années d’expérience et un permis. Ils apprennent aux plus jeunes à travailler sur les machines et à conduire les camions. » L’entretien des remorques est pris en charge par 2 mécaniciens de la société. Les poids lourds sont entretenus chez le concessionnaire.

SURBAISSÉES La semi surbaissée de Faymonville est le véhicule tracté le plus lourd. Elle peut porter 58 tonnes et

PARC DE BACKX NV • MAN TGS 33.540 6x6 BL TipMatic Offroad Usage double Tracteur pour transport lourd Porteur avec citerne amovible • MAN TGS 18.360 4x4 BL TipMatic Offroad Porteur avec grue EFFER 165 (Luyckx) et superstructure ouverte • MAN TGS 18.360 4H4 BL Hydrodrive Porteur avec grue EFFER 165 (Luyckx) et superstructure ouverte

• • • • •

tracteur-benne (WAF) Mercedes Actros 4x4 1831 Mercedes Actros 6x4 3336 Mercedes Atego 4x4 1828 Mercedes SK 4x4 1939 MAN 6x4 26.372

• • • •

Mercedes Sprinter 4x2 caisse fermée (2) Mercedes Sprinter 4x2 caisse ouverte Mercedes Sprinter 4x4 caisse ouverte Mercedes Sprinter 4x4

• Toyota Landcruiser • MAN TGA 35.430 8x4 BB TipMatic Porteur avec citerne à eau

• Semi-surbaissée Faymonville

• MAN TGA 33.430 6x4 BB Usage double

• Remorques surbaissées • 4 et 5 essieux Gheysen & Verpoort

Les entrepôts avec le matériel pour le drainage.

• 4 essieux Thomas • Machines de forage Fraste et Conrad • Machine de drainage • Rabattement de la nappe phréatique mécanique avec Hitachi adaptée (grue à chenilles)

BACKX NV Heihoefke 4 b B-2960 Sint-Lenaarts Tél. : 03 313 99 34 Fax : 03 313 61 14 www.backx.be

Le 2e porteur tire une remorque avec une citerne utilisée pour amener l’eau de forage et évacuer la vase.

EDITION SPECIALE

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Pleins feux sur MATEXPO ! La prochaine BOUW.TV sera diffusée en boucle sur les antennes de Kanaal Z les week-ends du 3-4/09 et du 10-11/09. Elle sera évidemment placée sous le signe du salon Matexpo, la grand-messe du secteur de la construction… Au programme de l’émission : • La gamme « construction » de Mercedes-Benz, large et spécialisée • Les priorités de Sigma, notamment afin d’attirer des jeunes dans le métier • Le FMX de Volvo Trucks, qui fait équipe avec la série « G » de VCM • Le Crafter, dernier-né des utilitaires légers de Volkswagen • Stallaert Recycling, actif dans la récolte et le recyclage des déchets de construction • Quelques multi-essieux de la grande famille de DAF Trucks • La polyvalence de MAN, grand spécialiste du chantier Mercedes-Benz

Volvo Trucks

Volkswagen

DAF Trucks

MAN

Dès 13 heures, en boucle durant 24 heures

03-04/09 10-11/09 avec rediffusions les

Une production de

A visionner en permanence sur www.bouwtvonline.be

Matexpo


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TRUCKS MARKET

Chiffres de vente flous entre les véhicules de chantier et routiers MERCEDES-BENZ RESTE LEADER DE MARCHÉ Comme le montrent les chiffres de vente 2010 et le nombre total d’immatriculations en Belgique à la fin 2009, Mercedes-Benz mène la danse sur le marché des porteurs. Les chiffres de vente 2010 réservent la 2e place à DAF, qui vend toutefois le plus de tracteurs. Mais au niveau du parc belge, c’est Volvo qui revendique cette 2e place. Erik Roosens

Il est difficile de trouver des chiffres de vente précis concernant les porteurs destinés à la construction. Il y a bien les chiffres d’immatriculations des tracteurs et des porteurs mais, pour la plupart des véhicules, il n’est pas simple de déterminer s’ils sont utilisés pour, par exemple, livrer de l’acier sur un chantier ou sur un site industriel. Parfois, ces véhicules sont utilisés pour les deux. Même les importateurs ont du mal à dire quels sont les véhicules vendus qui sont exploités pour la construction, à l’exception évidemment des bennes et des mixers à béton. Cinq constructeurs lèvent toutefois un coin du voile. Mercedes-Benz constate qu’au sein du secteur de la construction, l’efficacité et le rendement font l’objet d’une attention grandissante, comme dans le transport routier. Ceci se manifeste notamment par une demande accrue pour des formations d’une part, et par une augmentation de la vente de boîtes de vitesses automatiques d’autre part. L’importateur belge remarque que 80 % des tracteurs sont mobilisés pour le transport routier et 20 % pour la construction. Pour les porteurs, la proportion est inverse : 80 % pour la construction et 20 % pour la route. Pour Volvo Trucks, les 6 premiers mois de 2011 ont été très prometteurs. Le constructeur suédois commence maintenant à récolter les fruits du lancement du FMX en 2010. « Il est intéressant de noter que 2 catégories de transport chantier se dessinent toujours plus nettement », déclare Philippe Jacquemyns, Product Manager. « Il y a d’une part les véhicules qui roulent jusqu’au chantier ou un peu sur chantier et, d’autre part, les véhicules qui sont quasi tout le temps actifs sur le chantier. Ces derniers posent des exigences supplémentaires sur le plan de la traction et de la garde au sol. Par ailleurs, on ne peut nier que le transport routier est bien davantage soumis aux fluctuations ; il rebondit donc plus rapidement mais rechute aussi plus vite en périodes difficiles. » Marques

Tracteurs routiers Immatriculations

%

DAF VOLVO MAN SCANIA MERCEDES IVECO RENAULT

896 700 555 471 367 253 160

26,3% 20,6% 16,3% 13,8% 10,8% 7,4% 4,7% 100,0%

TOTAL

3.402

80% des porteurs vendus par Mercedes-Benz sont utilisés dans la construction.

Les véhicules de chantier Volvo Trucks sont surtout vendus en 8x4 et 6x4. Cette dernière configuration est très populaire. « Ceci vient de la situation unique en Belgique qui utilise beaucoup de porteurs 6x4 comme tracteurs grâce à une superstructure spécifique et du fait que la Belgique est un des rares pays à appliquer la formule européenne du pont. Les 6x4 ont ainsi clairement les faveurs et sont 2 fois plus nombreux que les 8x4. »

MERCEDES-BENZ CONSTATE QU’AU SEIN DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION, L’EFFICACITÉ ET LE RENDEMENT FONT L’OBJET D’UNE ATTENTION GRANDISSANTE, COMME DANS LE TRANSPORT ROUTIER. CECI SE MANIFESTE NOTAMMENT PAR UNE DEMANDE ACCRUE POUR DES FORMATIONS D’UNE PART, ET PAR UNE AUGMENTATION DE LA VENTE DE BOÎTES DE VITESSES AUTOMATIQUES D’AUTRE PART.

La part des porteurs a toujours été plus grande chez MAN que celle des tracteurs. En 2009, il a vendu 60 % de porteurs contre 40 % de tracteurs. Mais la tendance semble s’inverser. En 2010, le rapport était de 55 % de porteurs contre 45 % de tracteurs. Pour 2011, le constructeur allemand en est à 43 % de porteurs pour Marques

> 3,5t Immatriculations

%

MERCEDES MAN VOLVO IVECO DAF SCANIA RENAULT

1.182 676 599 550 504 292 232

29,3% 16,8% 14,8% 13,6% 12,5% 7,2% 5,7% 100,0%

TOTAL

4.035

57 % de tracteurs. Pour l’importateur, il est difficile d’estimer quels véhicules sont mobilisés dans la construction et lesquels sont destinés au transport routier. Les bennes représentent, pour la période 2009 – 2011, environ 16 % des porteurs et les mixers à béton 2 %. Ensemble, ces véhicules de chantier typiques représentent 18 % des porteurs. Un petit volume de conteneurs amovibles (0,6 %) sont utilisés pour le transport routier. Mais il reste donc plus de 80 % de tracteurs dont il est difficile de déterminer la part utilisée dans le secteur de la construction. MAN constate, parmi ses clients du secteur de la construction, une prise de conscience grandissante pour la consommation économique. Le constructeur entend donc proposer à l’avenir un Profi Drive Offroad pour apprendre aux chauffeurs de camions de chantier à travailler plus efficacement avec leur véhicule. En termes de vente, le TGS 8x4 tridem s’en sort très bien en raison d’une bonne maniabilité et de sa charge utile élevée. Scania a connu en Belgique une croissance légèrement positive en 2010 par rapport à 2009, même si celle-ci a été très prudente si on la compare à celle d’autres pays et régions du monde. Cette légère progression s’est poursuivie au 1er semestre 2011. Scania est un acteur important du transport routier mais la part des véhicules de chantier augmente. Selon le constructeur suédois, ceci est dû à la fiabilité et au système modulaire – le principe de la boîte de construction – appliqué par Scania. Il permet d’obtenir un châssis très flexible pour différents types de superstructure. Au niveau des ventes, la benne 6x4 est populaire. Renault Trucks a vendu, l’an passé, 45 véhicules de chantier sur un total de 392 poids lourds (232 porteurs et 160 tracteurs). En 2009, ce nombre était de 52. Au cours du 1er semestre de 2011, 52 véhicules destinés à la construction ont été livrés, soit plus du double qu’au cours du 1er semestre 2010 (24). Au cours des années précédentes, beaucoup plus de porteurs Renault Trucks avaient été immatriculés (80 %) alors qu’en 2011, il s’agit surtout de tracteurs (60 %). Ceci s’explique notamment par une importante livraison de tracteurs à Holcim Beton. EDITION SPECIALE

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TRUCKS MATEXPO

Matexpo et les poids lourds LA BOÎTE AUTOMATIQUE FAIT SON CHEMIN Matexpo n’accueille pas de grandes nouveautés cette année. Les constructeurs y exposent plutôt leurs modèles éprouvés. Un tour de table auprès des importateurs montre que la boîte de vitesses automatisée fait son chemin dans le secteur de la construction et que le souci d’un comportement routier plus économique en approche chantier et sur celui-ci est de plus en plus important. Erik Roosens

MERCEDES-BENZ : L’ACTROS SLT TIRE 250 TONNES Mercedes-Benz expose à Matexpo l’Actros SLT 4160 qui, avec son V8 de 600 ch et sa boîte automatisée PowerShift, peut tirer un train routier de 250 tonnes. En plus de ce tracteur pour le transport exceptionnel, Mercedes-Benz montre aussi un Actros 3341, un Axor 2336 et un tracteur Actros 2041. Le Mercedes-Benz Actros pour le transport chantier a été modernisé il y a 2 ans. Depuis lors, les moteurs sont encore plus économiques grâce à la technologie BlueTec. C’est ainsi que, depuis mai 2011, la consommation de carburant est réduite par la pompe à eau régulée à 2 niveaux sur les moteurs V6. Les poids lourds sont propulsés par la gamme éprouvée de moteurs OM 501 LA et OM 502 LA. La gamme comprend 6 moteurs 6 cylindres de 11,9 litres avec des puissances entre 235 kW (320 ch) et 350 kW (476 ch) et 3 moteurs V8 15,9 litres pour des puissances entre 375 kW (510 ch) et 440 kW (598 ch). De plus en plus de clients optent pour la transmission PowerShift disponible sur l’Actros Chantier dans une version off-road adaptée. Une transmission avec des rapports rapides et précis est importante pour les applications off-road. Grâce à des passages de rapports ultra courts et aux ruptures de propulsion minimales qui en découlent, on évite au camion de s’embourber sur terrain difficile ou de perdre de la vitesse en côte. En conditions difficiles, le module basculant et les 4 vitesses arrière apportent un soulagement. La commande de transmission utilise un capteur de dévers afin de choisir le bon rapport. Mercedes-Benz propose une vaste gamme, de l’Actros Chantier 4x2 à l’Actros Chantier 8x8 4 essieux à propulsion intégrale. L’Axor reste une alternative attrayante en raison de son faible poids propre.

MAN MET LE TGS EN ÉVIDENCE Le constructeur allemand MAN met à l’honneur son modèle le plus populaire pour la construction, le TGS. Le stand abritera un TGS 26.440 6x4 BBS avec une grue Palfinger PK 33002 EH 5, un TGS 26.400 6x2-2 BL avec un système lève-conteneur à bras mobile de 20 tonnes et un tracteur-benne TGS 33.440 6x4 BL. Le 4e véhicule sera un TGL ou un TGM avec cabine Doka. Le MAN TGS reste, pour le secteur de la construction, le fleuron du constructeur allemand. Il est capable, avec ses différentes configurations d’essieux et propulsions, de relever tous les défis possibles en matière de logistique de construction. Avec les modèles

4x4, 6x6 et 8x6, la propulsion intégrale permanente assure une traction optimale. Le blocage de différentiel inter-ponts à commande pneumatique est disponible en option. Le TGS 8x8 en est équipé de série. La distribution de la puissance est assurée par des boîtes de transfert avec double réduction dans une version routière et off-road. Depuis plus de 5 ans déjà, MAN propose avec l’HydroDrive un complément intelligent à la propulsion classique sur toutes les roues. La propulsion avant hydrostatique activable donne un surplus de puissance de traction et de sécurité en arrivant ou en quittant un terrain non stabilisé et pour rouler en côte ou sur surfaces glissantes. En utilisant l’HydroDrive en descente, le ralentisseur fonctionne aussi sur l’essieu avant, ce qui lui permet de stabiliser le véhicule. Le MAN HydroDrive peut aussi être activé pendant la conduite. Par rapport à une propulsion classique sur toutes les roues, l’HydroDrive est 400 kg plus léger. La consommation de carburant n’est pas plus élevée que celle d’un véhicule à propulsion arrière. Le TGS est disponible avec le MAN TipMatic Offroad proposant une stratégie de passage des rapports – temps de passage courts - spécialement conçue pour une mobilisation sur chantier. Bien que la préférence des clients va toujours, dans le cas de véhicules de chantier purs, aux boîtes manuelles. Le TGS peut aussi être équipé d’un système ABS off-road.

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TRUCKS MATEXPO

VOLVO TRUCKS EXPOSE LE FMX Volvo Trucks expose à Matexpo son FMX lancé l’an passé, un véhicule spécialement conçu pour le chantier. Le constructeur suédois constate aussi que le secteur de la construction opte toujours davantage pour les essieux suiveurs directionnels tant dans les véhicules 3 que 4 essieux et pour la boîte de vitesses IShift adaptée au chantier. Le Volvo FMX est basé sur la plate-forme FM mais se distingue à l’extérieur par une nouvelle calandre et un pare-chocs en acier avec une solide plaque de protection au milieu. Il est propulsé par un 6 cylindres de 11 litres (380 à 500 ch). Outre diverses boîtes manuelles, le FMX peut être équipé de la version chantier de l’I-Shift qui est notamment commandée par un capteur de charge transmettant le poids du chargement à la boîte de vitesses. De plus en plus, le secteur de la construction choisit cette boîte robotisée. Elle apparaît déjà dans plus de 70 % des véhicules de chantier typiques à deux essieux moteurs. Bien plus qu’il y a un an lorsqu’à peine la moitié des véhicules de chantier vendus possédaient l’I-Shift. Dans les poids lourds à essieu moteur unique, on arrive à 90 %.

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Le secteur de la construction ne semble pas très au courant de la consommation moyenne de ses véhicules, ce qui est étrange. « Car moins le kilométrage annuel est élevé, moins la vitesse moyenne est élevée, plus la consommation moyenne est importante », déclare Philippe Jacquemyns, Product Manager. « Il est étrange que sachant cela, le nombre de demandes de formation pour réduire la consommation est nettement moins important dans le secteur de la construction. Pourtant, dans ce secteur aussi, il est possible de réaliser des économies conséquentes grâce à une formation adaptée du chauffeur. Ce qui se traduit par des coûts plus bas et un impact moindre sur l’environnement. Volvo Trucks propose ce type de formation. » DAF CF Le concessionnaire Spillier-Decock représentera DAF à Matexpo. Côté véhicules de chantier, c’est le CF qui retient l’attention. Il est spécialement conçu pour le travail lourd. La série CF comprend des porteurs et des tracteurs, disponibles en configurations 4x2, 6x2 et 8x2, mais aussi en 6x4 et 8x4 avec essieu tandem moteur et réduction dans les moyeux pour une charge utile de 26 tonnes. Pour les tâ-

ches plus légères, il y a le LF qui peut être mobilisé pour la distribution de matériaux de construction ou pour l’évacuation des déchets et des gravats au moyen de petites bennes amovibles. Le fleuron de DAF – le XF105 – a été développé pour le transport longue distance et le transport routier international. Mais le XF105 s’accommode aussi du transport chantier, en tant que tracteur pour le transport lourd ou en combinaison avec une semi benne. Le modèle de pointe du XF105 – le 8x4 FTM – est un tracteur lourd trois essieux, dont deux moteurs et le premier directeur. Il peut tirer des trains routiers jusqu’à 120 tonnes.

LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION NE SEMBLE PAS TRÈS AU COURANT DE LA CONSOMMATION MOYENNE DE SES VÉHICULES, CE QUI EST ÉTRANGE. PHILIPPE JACQUEMYNS


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SPECIALE EDITIE

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SCANIA EURO 6 Matexpo accueille 2 véhicules de construction Scania qui affichent de bons résultats sur le marché belge : une benne avec grue et un châssis avec bras à crochet. Le constructeur suédois a présenté en mai ses moteurs Euro 6 qui sont désormais disponibles dans les véhicules de chantier, tant dans la série R que dans la série G. Les premiers moteurs Euro 6 disponibles sont les 13 litres de 440 et 480 ch. Audelà, Scania a récemment apporté des innovations dans le segment de la construction. C’est ainsi que la suspension tandem a été améliorée au moyen d’une nouvelle suspension parabolique progressive. En mode non chargé, seules 2 lames sont actives, ce qui accroît le confort de conduite et le contrôle, sans vibrations ni perte de traction. Les arbres de roue sont plus solides et épais, ce qui augmente la rigidité à la torsion et la durée de vie. La réduction dans les moyeux légère RBP735 peut désormais être combinée à la suspension pneumatique et aux freins à disques.

LES CLIENTS OPTENT TOUJOURS DAVANTAGE POUR LE SCANIA OPTICRUISE SANS EMBRAYAGE. IL PRÉSENTE UNE NOUVELLE FONCTION DE BASCULEMENT, TRÈS PRÉCISE.

A l’intérieur, on trouve un nouveau tableau de commandes relatives à la traction. Tous les commutateurs sont centralisés et permet au chauffeur de choisir intuitivement et rapidement l’ordre des blocages de différentiels et de traction. Les erreurs ne sont plus possibles, selon Scania. Tout est clairement rendu sur le panneau de commande central du tableau de bord. Enfin, différentes améliorations ont été apportées dans le domaine du Traction control (TC). Le niveau de glissement dépend désormais de la position de l’accélérateur. Plus vous donnez de gaz, plus vous glissez. Ce glissement réglable présente l’avantage d’assurer le maintien de la pression de turbo afin d’éviter les rétrogradations indésirables lors de conduite dans des côtes sur sol glissant. Les clients optent toujours davantage pour le Scania Opticruise sans embrayage. Il présente une nouvelle fonction de basculement, très précise. Selon Scania, ce basculement est, en mode manœuvre, aussi précis qu’une version avec pédale d’embrayage. Scania s’attend à ce qu’en raison de la formation UE obligatoire qui est également valable pour les chauffeurs professionnels du secteur de la construction, ces derniers roulent eux aussi de façon plus économique et anticipative.

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IVECO TRAKKER Chez Iveco, le Trakker (19 à 72 tonnes) reste le véhicule de chantier par excellence pour le travail lourd. Il a été développé pour les missions les plus extrêmes. La version benne est disponible dans les configurations 4x2, 4x4, 6x4, 6x6 et 8x8 avec des puissances de 310 à 500 ch (228 à 368 kW). La version tracteur est disponible en tant que 4x2, 4x4, 6x4 et 6x6 avec des puissances de 360 à 500 ch (265 à 368 kW). Le constructeur propose 2 boîtes manuelles – 9 ou 16 rapports – et une boîte automatisée à 12 rapports. La boîte manuelle ZF à 16 rapports est dotée d’une assistance servoshift qui assure un passage de vitesses plus léger, plus rapide et plus précis. Le Trakker est également disponible avec une boîte de vitesses automatisée Eurotronic à 12 rapports de ZF.

Pour les tâches plus légères sur chantier, Iveco propose la version 4x4 de l’Eurocargo (11,5 à 15 t) avec un pare-chocs en acier, des marches rabattables et une protection du radiateur. L’Eurocargo 4x4 est propulsé par des moteurs 6 cylindres d’une puissance de 220 ou 250 ch dans la version 11,5 t et de 250 ou 280 ch dans la version 15 t. Les boîtes manuelles à 6 rapports de ZF sont équipées d’une assistance servoshift..


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RENAULT TRUCKS : KERAX ET PREMIUM LANDER SE COMPLÈTENT Avec le Renault Premium Lander et le Renault Kerax, le constructeur français propose deux véhicules de chantier complémentaires. Renault Trucks ne sera pas présent à Matexpo. Dans la mesure où les activités dans le secteur de la construction ne s’arrêtent pas une fois sorti du chantier, il est nécessaire d’avoir des poids lourds confortables et économiques sur la route tout en étant capable d’affronter le chantier. Renault Trucks pense notamment aux mixers à béton qui roulent entre la centrale à béton et le chantier. Pendant le trajet, un tracteur 4x2 conventionnel suffit mais sur chantier, un 4x4 peut être nécessaire. Avec le Premium Lander OptiTrack, vous avez les deux avec la possibilité de transformer temporairement un 4x2 en 4x4. Une pression sur un bouton suffit à transmettre la puissance sur les roues avant afin d’augmenter l’adhérence. La propulsion sur les roues avant s’effectue au moyen de 2 moteurs hydrauliques dans les moyeux.

AUTRE NOUVEAUTÉ DANS LA GAMME CONSTRUCTION DE RENAULT TRUCKS : LE PREMIUM LANDER 8X2*6, UN POIDS LOURD AVEC UN ESSIEU MOTEUR ET 3 ESSIEUX DIRECTEURS.

L’OptiTrack est économique, bon marché et plus léger qu’une propulsion intégrale permanente. Dans un secteur où chaque gramme compte, tout gain de poids est important. C’est pourquoi l’OptiTrack est surtout pratique pour les fournisseurs du secteur de la construction. Pour l’instant, le système est disponible sur les modèles 4x2. Plus tard, des versions 6x4 et 8x4 avec OptiTrack seront également au programme. Autre nouveauté dans la gamme construction de Renault Trucks : le Premium Lander 8x2*6, un poids lourd avec un essieu moteur et 3 essieux directeurs. Il est plus maniable qu’un 8x4 et 500 kg plus léger. Pour accroître la traction, l’essieu arrière se relève de manière à ce que tout le poids pèse sur les essieux propulsés. Le Kerax 8x4 est un véritable tout-terrain. Tout comme le Premium Lander, il utilise la boîte robotisée Optidriver+ avec mode Off road activable. Dans ce cas, il se charge du passage des vitesses pour utiliser pleinement la puissance du moteur.


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VAN PRODUCTS

Nouveaux utilitaires en vue

A suivre… Il faut admettre que ces dernières années, les nouveaux modèles d’utilitaires légers se sont fait rares. Différents constructeurs comblent heureusement leur retard et de nombreux nouveaux utilitaires vont, dans les mois et années à venir, faire leur apparition dans le paysage routier. Passage en revue…... Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

Fiat DUCATO prêt pour l’Euro 5 Voilà 30 ans déjà que les Ducato trônent dans les show-rooms Fiat. Lors de son lancement, en 1981, le Ducato a surtout conquis les cœurs italiens mais progressivement le reste de l’Europe allait ouvrir ses portes (et portefeuilles) pour cette camionnette qui s’est imposée au fil des ans comme la reine de la transformation. Grâce à cette polyvalence, la 5e génération du Ducato s’octroie cette année encore une part de marché de 17,8 %, un record pour Fiat. Pourtant, les Italiens annoncent un update. Avec des tout nouveaux moteurs Euro 5. Côté voitures, Fiat est connu depuis longtemps comme la marque présentant les plus faibles émissions moyennes de CO2. Fiat Professional voudrait arriver à la même chose pour les utilitaires, et lance pour la cause une toute nouvelle palette de moteurs dans la bataille. A commencer par le nouveau 2 litres 4 cylindres de 115 ch qui prend la relève du moteur diesel 2,2 l de 100 ch. Le 2 litres se contente, selon les chiffres officiels, d’à peine 6,4 litres de ce très cher diesel. Le modèle d’entrée de gamme est ainsi le plus écologique de son segment. Un peu plus haut dans la gamme, nous trouvons le diesel 2,3 litres – avec au choix 130 ou 148 ch – qui, selon toute vraisemblance, va devenir la motorisation la plus populaire de notre pays. Pour comprimer encore la consommation, les deux versions du 2,3 l peuvent aussi être équipées d’un système startstop et d’un indicateur de rapport. Au sommet, on trouve le 3 litres à géométrie variable, un couple de 400 Nm et 177 ch. Plus tard dans l’année suivra une version au gaz naturel associée à un moteur à essence de 136 ch.

IVECO DAILY évolution logique Un nouveau Ducato est lancé, bientôt suivra un nouveau Transit tandis que le Volkswagen Crafter a subi un facelift. Cet autre utilitaire légendaire qu’est l’Iveco Daily ne pouvait donc traîner en chemin : les versions Euro 5 sont annoncées chez les concessionnaires pour septembre. Le nouveau Daily est disponible avec des moteurs Euro 5 de 2.3 et 3.0 litres sans oublier une version diesel 3 litres EEV. Le 3 litres propose une puissance de pointe de pas moins de 205 ch pour un couple de 479 Nm. Cette puissance est obtenue au moyen d’un double turbo séquentiel avec un petit turbo qui se charge des bas régimes et un grand turbo qui augmente la pression dans les plages plus élevées. Le moteur 2.3 litres de 126 ch utilise, comme le Ducato, la technologie Multijet II qui veille à améliorer le rendement du processus de combustion. En plus d’un face lift subtil, le véhicule affiche aussi un nouvel intérieur avec des possibilités de réglages supplémentaires pour la colonne de direction et les sièges. Le nouveau Daily reste disponible dans toutes les versions actuelles, avec un poids total entre 3,2 et 7 tonnes – la charge utile maximale est de 4,7 t – et un volume de chargement de 17,2 m3 pour la version la plus imposante. 34

EDITION SPECIALE

MERCEDES VITO CREW back to basics Mercedes a développé une version spéciale du Vito pour le secteur de la construction. Le Vito Crew est destiné au transport de 9 personnes et se distingue du Vito classique par l’utilisation de matériaux résistant à l’usure comme un sol en bois anti-salissure. Le Vito Crew se passe aussi d’un certain nombre de gadgets confort afin de comprimer le prix et doit surtout briller par sa simplicité et sa fiabilité. Il est disponible avec des moteurs CDI de 95 ou 136 ch.


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VAN PRODUCTS

OPEL COMBO sosie On savait depuis longtemps qu’Opel irait frapper à la porte de Fiat pour le successeur du Combo. Récemment, Opel a dévoilé les premières photos de ce que ce croisement allait donner. Le résultat ? Du badge engineering tout au plus. L’Opel Combo actuel tourne depuis 10 ans déjà. Aux meilleurs moments, Opel en vendait environ 70.000 exemplaires par an, trop peu pour justifier le développement d’un modèle propre. Opel est donc parti à la recherche de synergies et s’est rapidement tourné vers le Fiat Doblo, le « Van of the Year 2011 ». La version camionnette du nouveau Doblo – pardon, Combo – sera lancée au début de l’année prochaine. Elle sera disponible avec deux empattements (2,75 m ou 3,10 m) et deux hauteurs de toit (1,85 m ou 2,10 m). Pour être honnête, nous ne nous attendions à rien d’autre, étant donné que les différences externes entre le Combo et le Doblo se limitent essentiellement à un pare-chocs retravaillé et un logo Opel. Le Combo proposera 6 motorisations différentes. Les moteurs les plus intéressants pour le marché belge sont évidemment les 1.3 CDTI et 1.6 CDTI Ecoflex, avec des puissances de 90 et 105 ch. Au sommet de la gamme diesel, on trouve encore un 2 litres de 135 ch. Le plus petit bloc diesel sera associé à une boîte manuelle à 5 rapports et disposera d’un système stop-start. Les autres moteurs diesel bénéficieront de série d’un boîte manuelle à 6 rapports.

TOYOTA habillé de neuf Le Toyota Hilux a encore été l’an passé le pick-up le plus vendu en Belgique, et par extension dans toute l’Europe. En 2010, 21.866 exemplaires en ont été vendus, soit 25 % du marché. Toyota est ainsi leader de marché depuis 3 années d’affilée. Pourtant, le constructeur a estimé que le temps était venu de donner un petit coup de jeune au Hilux. Le Hilux 2012 bénéficie d’un nouveau design intérieur et a repris quelques traits externes du grand Land Cruiser. La face avant du Hilux 2012 a été totalement revue jusqu’au montant A. C’est ainsi que le pick-up dispose d’un capot, d’une calandre, de blocs optiques et d’un pare-choc avant neufs. Le profil du véhicule a également été redessiné avec de nouveaux feux arrière, de nouvelles jantes en métaux légers et de nouveaux rétroviseurs extérieurs. L’intérieur a été équipé d’un nouveau tableau de bord et les matériaux utilisés sont également meilleurs. Le Hilux 2012 est disponible en 3 niveaux d’équipement : S, SR et SRX. Avec un choix de 3 carrosseries (Single Cab, Extra Cab et Double Cab), 2 moteurs (2.5 D-4D et 3.0 D-4D), et une boîte de vitesses manuelle ou automatique avec propulsion sur toutes les roues, Toyota propose suffisamment de possibilités tant pour les utilisateurs professionnels que privés. La consommation du moteur 2.5 D-4D a été réduite de 1 litre/100 km à 7,3 l/100 km pour une émission de CO2 abaissée de 25 g/km à 194 g/km. Grâce à l’utilisation d’un filtre à particules (DPF), tant les moteurs 2.5 D-4D que 3.0 D-4D répondent à la norme Euro 5. EDITION SPECIALE

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PICK-UP TEST

VOLKSWAGEN AMAROK 2.0 TDI CONTRE-OFFENSIVE Depuis des décennies, le marché du pick-up est aux mains des constructeurs japonais. Outre le Mitsubishi L200 dont il a été question plus haut, ce sont surtout l'inaltérable Toyota Hilux et le populaire Nissan Navara qui font la pluie et le beau temps dans ce segment. Et avec l'Isuzu D-Max et le Mazda BT-50, d'autres constructeurs asiatiques proposent eux aussi des véhicules intéressants. Mais l'hégémonie nipponne est aujourd'hui menacée par le nouvel Amarok de Volkswagen. Kristof Winckelmans – kristof.winckelmans@transportmedia.be

PLUS • Moteurs TDI sobres et puissants • Comportement routier CONTRE • Politique d'options "allemande" atouts: lorsqu'il affronte des terrains peu adhérents, sa transmission intégrale 4Motion montre ce dont elle est capable. Volkswagen propose en fait deux systèmes: soit un 4x4 classique avec crabotage manuel du pont avant, soit une transmission intégrale permanente qui utilise un différentiel central de type Torsen qui répartit la puissance entre les deux essieux à raison de 40% sur l'avant et 60% sur l'arrière. Et lorsque les choses se corsent vraiment, l'Amarok dispose de rapports courts qui lui permettent de gravir facilement une colline boueuse.

L'Amarok fait un clin d'œil appuyé et sans complexe à son grand frère, le luxueux 4x4 Touareg.

Jamais auparavant Volkswagen n'avait développé de pick-up. Et pourtant, dès son arrivée, le VW Amarok, c'est un avis unanime, a chamboulé le segment. Fort de l'expérience 4x4 acquise avec le Touareg et de leurs moteurs TDI, les hommes de Wolfsburg ont élaboré un pick-up qui, par définition, ne pouvait qu'être un dangereux concurrent pour les valeurs sûres made in Japan. Au plan style aussi, l'Amaraok fait un clin d'œil appuyé au Touareg. Et comme ce dernier joue dans une catégorie de prix nettement plus élevée, voilà encore un argument de plus à mettre à l'actif du pick-up allemand qui permet de s'offrir un style proche du Touareg pour bien moins cher. FORM FOLLOWS FUNCTION C'est naturellement aux acheteurs potentiels qu'il incombe de dire ce que doit proposer un pick-up. Sur le papier du moins, l'Amarok semble en tout cas à même de satisfaire les plus difficiles, notamment avec sa version Heavy Duty qui peut transporter jusqu'à 1,26 tonne et propose une surface

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de charge maximale de 3,57 m2. L'Amarok est commercialisé avec un moteur 2.0 TDI de 122 ou 163 ch. Sa consommation moyenne est, d'après l'usine, de 7,6 l/100 km seulement, un chiffre dont ses concurrents directs ne peuvent que rêver. Mais tout cela, c'est de la théorie, voyons ce qu'il en est dans la pratique. Il faut le dire tout net: l'Amarok roule comme une vraie Volkswagen. Nous avons eu l'occasion d'essayer de nombreux pick-ups. En termes de comportement routier, l'Amarok rivalise sans peine avec les meilleurs. Le volant tombe bien sous la main et la direction, précise et communicative, permet d'inscrire avec aisance ce grand véhicule en courbes. On en oublierait presque qu'on est aux commandes d'un pick-up qui accuse plus d'1,8 tonne sur la balance. L'étagement de la boîte manuelle à 6 rapports est judicieux, avec une première vitesse courte et un 6ème rapport long pour diminuer le bruit et la consommation sur autoroute. Mais l'Amarok a encore bien d'autres

LORSQUE L'AMAROK AFFRONTE DES TERRAINS PEU ADHÉRENTS, SA TRANSMISSION INTÉGRALE 4MOTION MONTRE CE DONT ELLE EST CAPABLE.

En matière de sécurité aussi, le dernier-né de Volkswagen fait très fort. L'équipement, très complet, propose l'ESP, des airbags frontaux et latéraux, l'antipatinage ASR, un ABS avec fonction off-road, ainsi qu'une aide à la descente. Mais il faut savoir que, dans la grande tradition allemande, un certain nombre de ces équipements sont optionnels. Ce qui nous amène à évoquer le point faible de ce pick-up: ses tarifs. Lorsque l'on sort sa calculette, on se rend compte qu'à niveau d'équipement égal, un pick-up japonais est de quelques dizaines d'euros moins cher! Heureusement la consommation de l'engin reste mesurée. En adoptant un style de conduite "economy run", nous ne sommes toutefois pas parvenus aux 7,6 l/100 annoncés. Mais il est tout à fait possible de rester sous la barre des 8 litres, ce qui est nettement mieux que les véhicules concurrents.


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SPECIALE EDITIE

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Olivier Martin, directeur F.J.C Metubel:

« La sécurité comme vecteur d’organisation » Frédéric Willems – frederic.willems@transportmedia.be

Olivier Martin (Metubel), Willy Liégeois et Guy Dupont (MTI) entourent un des nouveaux Fuso Canter mis en service chez Metubel (de gauche à droite)

Metubel est spécialisée dans les raccordements (gaz, électricité, télédistribution) pour les particuliers, les entreprises et les gestionnaires de réseaux. Avec plus de 500 opérations par mois, l’entreprise de Strépy-Braquegnies est un partenaire privilégié d’ORES, gestionnaire du réseau gazier wallon. Pour faire face une forte croissance ces dernières années (récompensée par différentes « Gazelles » du magazine Trends-Tendances), elle se repose sur une organisation sans cesse affinée, où la logistique et la gestion du parc automobile occupent une place importante. « Nous sommes d’anciens tuyauteurs reconvertis dans les raccordements, de gaz tout d’abord et d’électricité et de télédistribution ensuite », débute le directeur Olivier Martin. « Nous représentons le pôle industriel du groupe SGI, spécialisé également dans la fumisterie (briques réfractaires pour fours et cheminées) et dans les opérations immobilières. Notre président n’est autre que Do-

« POUR RESTER À LA POINTE DANS NOTRE SECTEUR ET ANTICIPER LES ATTENTES DE NOS CLIENTS, NOUS CONFRONTONS LES BONNES PRATIQUES OBSERVÉES DANS D’AUTRES ENTREPRISES À NOTRE PROPRE ORGANISATION. »

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minique Leone, bien connu pour ces compétences d’entrepreneur et comme patron du RAEC Mons, le club de notre région. Nous sommes implantés dans le zoning de Strépy-Braquegnies depuis 2001, en raison de sa localisation très intéressante, entre l’autoroute vers Paris et Bruxelles et la voie d’eau toute proche. Le zoning a d’ailleurs connu ces dernières années un important développement en raison de ses possibilités multimodales. » « Notre client principal, chargé de l’exploitation des réseaux de distribution de gaz naturel et d’électricité par environ 200 communes wallonnes, y est également installé, ce qui accentue encore les synergies entre nos deux structures. Actuellement, nous couvrons différentes zones géographiques sur les provinces du Hainaut, de Namur et du Brabant Wallon, tant au niveau des branchements (plus de 500 opérations par mois) que des services de dépannage et de réparation pour les fuites de gaz et les défauts électriques. Pour ces services d’urgence, nous devons être à même de nous rendre sur place dans les 60 minutes, à toute heure et tous les jours de l’année, ce qui est très exigeant au niveau de l’organisation à mettre en place. » LA SÉCURITÉ DANS LES GÈNES F.J.C. Metubel base son organisation rigoureuse sur deux piliers fondamentaux, la sécurité et la réactivité. « La sécurité est primordiale pour nos clients et nos collaborateurs, et est également un

vecteur d’organisation important. Nous sommes en effet certifiés VCA 2 étoiles depuis une dizaine d’années, et c’est une certification qui n’est pas uniquement administrative, elle a des implications à tous les niveaux de notre structure, et nous permet d’améliorer jour après jour la qualité de nos prestations », poursuit Olivier Martin. « La formation continue occupe à cet effet une place de choix. Certaines formations sont dispensées directement par notre client ou par des organismes spécialisés comme Technifutur, et d’autres sont développées sur mesure, comme les bonnes pratiques de manutention. Nous examinons actuellement la possibilité de donner une formation en éco conduite à nos chauffeurs, afin de réduire l’impact de la hausse des prix des carburants. » Pour mener à bien ces 500 raccordements (neufs ou renouvellement de raccordements de plus de 30 ans) mensuels, qui représentent en fait 1.500 opérations (une première équipe prépare le terrain, la seconde effectue le branchement en tant que tel et une troisième réfectionne le chantier pour lui rendre son aspect originel.), Metubel peut compter sur plus de 110 collaborateurs (ouvriers et employés en charge de la planification ou du suivi des chantiers. La société utilise une trentaine de véhicules (utilitaires légers et lourds et engin de chantier), dont 13 Fuso Canter. « L’aspect relationnel a joué un rôle important dans notre choix. Nous étions en effet très satisfait de notre concessionnaire poids lourds en terme de service et de réactivité, et nous nous sommes donc tout na-


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Les véhicules sont financés maines et matérielles, et les premiers résultats par des opérations bancaires, sont d’ailleurs positifs. Nous pouvons grâce à ce le poids du groupe SGI per- système envoyer l’équipe la plus proche en cas de mettant à Metubel de négo- fuite, et éviter d’importants problèmes. Je peux cier des taux avantageux, et même suivre nos différentes équipes via une apamortis en quatre ans pour plication sur mon Smartphone. » Chaque chantier les utilitaires légers et en cinq fait l’objet d’un archivage photographique : situans pour les poids lourds et ation initiale, raccordement et chantier finalisé. les engins de chantier. « Une « Ces archives sont utilisées en cas d’intervention fois amortis, nos véhicules ultérieure sur un chantier, mais aussi pour éviter ont encore une grande valeur les contestations avec les riverains. Nous remetpour nous. Ils continuent dès tons les voiries dans leur état initial… et pouvons lors à bénéficier des mêmes le prouver ! » soins que les véhicules les « Nous effectuons, 500 raccordements mensuels, qui représentent en fait plus récents, pour que nous « Notre logistique interne a également été com1.500 opérations. » puissions les utiliser entre 7 plètement repensée pour nous permettre de faire turellement tourné vers lui pour nos véhicules lé- et 8 ans. A la fin de leur utilisation, ils auront par- face à notre croissance. Grâce à notre logiciel ERP, gers également. MTI nous a convaincu que ces couru près de 240.000 kilomètres. Grâce à ce trai- toutes les pièces et matériaux sont identifiés par véhicules correspondaient à nos attentes, ce qui tement préventif, nos statistiques d’utilisation un code-barres, et peuvent être suivis très aisés’est vérifié sur le terrain au fil des ans. Nos pre- sont très bonnes. Pour les premiers mois de cette ment. Dans notre stock, nous avons mesuré les miers Canter ont ainsi été mis en service en 2006, année, les véhicules ont été utilisés 85% des jours déplacements effectués par nos magasiniers pour et notre flotte ne cesse de s’accroître depuis lors : ouvrables contre seulement 5% de maintenance. préparer les commandes de nos équipes d’interce sont de véritables petits camions, durs à la Les véhicules sont restés 10% du temps au dépôt, vention, et avons ensuite disposé les pièces en tâche, bien à leur place dans notre organisation. » mais ce chiffre doit être tempéré par les mauvai- fonction de ces observations. Les pièces les plus ses conditions climatiques des premières semai- courantes sont ainsi les plus facilement accessiENTRETIENS PRÉVENTIFS nes de l’année, qui ont considérablement bles. » Pour améliorer le retour des véhicules au « Nous disposons de deux types de véhicules uti- compliqués notre travail. » dépôt chaque fin de journée, Metubel a égalelitaires légers (entre 3,5 et 7,5 tonnes) : des plament repensé le terrain autour de son entrepôt. teaux avec compresseur pour le transport de AMÉLIORATION CONTINUE « Six ou sept véhicules peuvent se croiser dans petits engins de terrassement, et des camions ate- En 2010, tous les véhicules ont été équipés d’un problème entre les stocks de matériaux et notre liers complètement équipés par un spécialiste boîtier embarqué Masternaut permettant non propre parc à conteneurs », conclut Olivier Marlocal (établi, compresseur, groupe électrogène, seulement la planification des tournées, la géolo- tin. « Pour rester à la pointe dans notre secteur et outillage…) pour nos équipes de raccordement. calisation et le guidage via GPS mais aussi le anticiper les attentes de nos clients, nous conComme les véhicules les plus légers présentaient transfert de messages textuels entre les bureaux frontons les bonnes pratiques observées dans des surcharges fréquentes, nous en avons rem- de Metubel et les équipes sur le terrain. « Cette d’autres entreprises à notre propre organisation, placés un certain nombre par des versions 6,5 et implémentation s’est faite en totale collaboration et sommes ainsi toujours en mouvement. C’est 7,5 tonnes, en donnant une formation au permis avec nos équipes, et ne constitue en aucun cas un une des forces des entreprises du groupe SGI, et C à quatre de nos collaborateurs. » La disponibilité contrôle aveugle. C’était un passage obligé vers un défi passionnant à mettre en place au quotides véhicules est primordiale pour l’organisation une meilleure utilisation de nos ressources hu- dien ! » de Metubel. « Si une équipe est incapable de démarrer le matin en raison d’un problème mécanique, c’est tout notre planning qui est bouleversé », détaille le directeur. « Pour éviter les problèmes, nous opérons des contrôles préventifs réguliers. Le fait de travailler avec une seule marque pour nos véhicules d’intervention est un atout. Nos mécaniciens connaissent en effet parfaitement nos véhicules, et nous pouvons constituer facilement un stock pour les pièces d’usure les plus classiques. C’est également un avantage pour nos équipes, qui peuvent utiliser indifféremment l’ensemble de nos véhicules, sans problème d’adaptation. » Metubel est actuellement en discussion avec un fabricant de pneumatiques, pour finaliser un contrat de fourniture globale. « Nous avons déjà appliqué cette formule avec succès à nos compresseurs, et sommes dès lors convaincus du bien-fondé de cette type d’opération. » « Nous sommes d’anciens tuyauteurs reconvertis dans les raccordements d’énergies pour les particuliers, les entreprises et les gestionnaires de réseaux publics. » EDITION SPECIALE

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TRAILERS PRODUCTS

LES SURBAISSÉES TRANSPORTENT LES GROS BRAS Pour amener les grues, les bulldozers et autres machines lourdes sur le chantier, il faut disposer de matériel tracté capable de porter de lourdes charges et de grands volumes. Aperçu des surbaissées présentes à Matexpo.

Erik Roosens

GHEYSEN & VERPOORT LES REMORQUES PLUS POPULAIRES QUE LES SEMIS « En matière de surbaissées, les remorques sont plus populaires que les semi-remorques. » C’est ce qu’affirme Maxime Verpoort de Gheysen & Verpoort, une société de Menin qui construit depuis plus de 75 ans déjà des véhicules utilitaires et propose une gamme de surbaissées affichant des charges utiles de 6.500 à 65.000 kg. Deux modèles de surbaissées sont particulièrement prisés : une surbaissée à essieu central de 19 t capable aussi de transporter des conteneurs et une remorque surbaissée 4 essieux de 40 t qui permet d’emmener des machines lourdes. « Les entrepreneurs ont tendance à acheter plusieurs surbaissées », déclare M. Verpoort. « Ainsi, chaque équipe peut emmener le matin la bonne machine sur le chantier. Ceci réduit les pertes de temps et les dégâts aux machines dus au vandalisme. » Imaginez que vous ayez 5 camions et 7 pelleteuses. Il est alors pratique de disposer de 5 remorques surbaissées, une par camion. Chaque équipe peut alors partir le matin avec la machine

dont elle a besoin. Si, le lendemain, il lui faut une autre machine, alors elle la prend, tout simplement. Cette façon de procéder évite de devoir transporter les machines d’un chantier à l’autre avec la perte de temps que cela suppose. Chez Gheysen & Verpoort, la surbaissée à essieu central de 19 t est très populaire. « C’est un de nos produits qui se vend le mieux », souligne M. Verpoort. « Il s’agit d’une surbaissée très facile à utiliser. En marche arrière, c’est comme une remorque de voiture. De plus, vous pouvez la mobiliser pour du transport de conteneur et de marchandises. Elle est très populaire chez les couvreurs qui emmènent une nacelle élévatrice, chez ceux qui effectuent des sondes et des forages et dans le transport de petites pelleteuses. Sa capacité de chargement est de 15 t. » Autre produit populaire : la remorque surbaissée 4 essieux de 40 t. Elle propose une charge utile de 32 t et peut transporter des machines plus lourdes. Les remorques sont, au sein des entreprises petites et moyennes, plus populaires que les

semi-remorques. « La plupart des entrepreneurs possèdent un porteur et pas de tracteurs », déclare M. Verpoort. « De plus, ils ont besoin de leur camion sur le chantier. Ainsi, ils peuvent régler le transport en un seul trajet. Les entreprises plus grandes travaillent avec des semis car elles emploient des chauffeurs qui ne font rien d’autre que d’amener les machines sur le chantier. » A Matexpo, la société exposera aussi, outre le 4 essieux de 40 t et le 2 essieux de 19 t, une semi extensible de 36 t. « Celle-ci est en vogue chez ceux qui travaillent sur la voie publique et les sylviculteurs », explique M. Verpoort. « Vous pouvez adapter la surbaissée à la longueur de la machine, de sorte qu’elle reste manœuvrable lorsque vous êtes en route avec des machines plus petites. »

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TRAILERS PRODUCTS

FAYMONVILLE PRÉSENTE LA GIGAMAX À COURTRAI Le constructeur belge Faymonville est, avec une production de 35 véhicules par semaine, leader de marché des semi-remorques pour le transport exceptionnel avec des capacités de chargement de 20 à plus de 1.000 t. A Matexpo, la société expose la Gigamax, une extra surbaissée dotée de 4 essieux directeurs à l’arrière et d’un essieu intégré dans le col de cygne. Cette variante optimalise la répartition de la charge et offre de meilleures possibilités de commande, surtout en marche arrière. L’essieu simple à l’avant permet de réduire la longueur totale pour une meilleure manipulation et une meilleure répartition de la charge. Avec 13 t par essieu, la Gigamax tombe en Belgique dans la catégorie des autorisations de 90 tonnes. Il est vrai que cela empêche de monter sur l’autoroute mais il s’agit d’une autorisation permanente contrairement à celle pour 120 tonnes. La Gigamax peut transporter des machines jusqu’à 55 t en combinaison avec un tracteur 6x4. Grâce au col de cygne, elle peut aisément être ac-

couplée au tracteur. Aux Pays-Bas aussi, la Gigamax est populaire car il est possible là-bas de charger 4 t supplémentaires. Cette Faymonville peut ainsi transporter une charge utile de près de 60 t. Faymonville possède 3 usines : en Belgique, au Luxembourg et en Pologne. La société ne soustraite rien et réalise tout en gestion propre. C’est ainsi qu’elle possède sa propre installation de mé-

tallisation. En utilisant un acier à grains fins, les semis Faymonville affichent un faible poids propre et une grande stabilité. Contre la corrosion, les véhicules subissent un traitement de surface 8K. Outre la Gigamax, Courtrai accueillera aussi la Multimax qui peut transporter plusieurs charges en même temps, par exemple plusieurs nacelles élévatrices. La Gigamax est destinée à des charges indivisibles.

NOOTEBOOM AVEC UNE NOUVELLE PENDEL-X Le constructeur néerlandais Nooteboom débarque à Matexpo avec son produit le plus populaire : la surbaissée Pendel-X Euro. Cette surbaissée est équipée d’essieux pendulaires et destinée au transport d’engins de construction et de terrassement. La nouvelle version, la surbaissée PX-2 Euro, présente une course d’essieu accrue passant de 400 à 600 mm. Le système d’essieu d’une surbaissée Pendel-X Euro est extrêmement compact. Par rapport à une surbaissée conventionnelle, elle est plus courte de 260 mm. En outre, il n’y a plus d’éléments de châssis saillants à l’avant du système d’essieu. Dans la pratique, cela signifie plus de 600 mm de longueur utile supplémentaire tout en conservant la même longueur totale. La surbaissée Pendel-X Euro combine l’aisance d’utilisation d’une surbaissée conventionnelle avec la capacité de chargement et la conduite d’une semi modulaire. La surbaissée Pendel-X est disponible avec 2, 3, 4 ou 5 lignes d’essieux pendulaires. Pour une charge utile supplémentaire, les surbaissées PXE peuvent être proposées avec le Jeepdolly 1 et 2 essieux et l’Interdolly 2 et 3 essieux. La hauteur du système d’essieu de la Pendel-X Euro à réglage variable passe de 960 mm dans sa position la plus basse à 1.360 mm en position haute.

La course d’essieu de la PX-2 a été sensiblement accrue, de 400 à 600 mm. Le jeu d’essieux affiche, en position de conduite, une hauteur de 1.100 mm à peine et peut-être abaissé de 140 mm ou relevé de 460 mm afin de maximiser la garde au sol. Cette course d’essieu de 600 mm facilite aussi grandement le changement d’un pneu crevé par exemple. Nooteboom a réduit le risque de dégâts en inté-

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grant tous les réservoirs d’air dans le longeron central du système d’essieux et en montant autrement les conduites hydrauliques. Le système de direction par couronnes pivotantes de la surbaissée Pendel-X accroît non seulement la manœuvrabilité mais aussi la durée de vie des pneus. Selon le constructeur néerlandais, divers utilisateurs de la surbaissée Nooteboom Pendel-X annoncent déjà plus de 300.000 km avec le premier jeu de pneus.


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www.volkswagen.be

De nouveaux moteurs TDI à la hauteur de vos exigences.

BlueMotion Technologies. Un nouveau moteur plus sobre: 7,2 l / 100 KM. Pour le lancement du nouveau Crafter, nos ingénieurs ont reçu une consigne claire mais particulièrement ambitieuse : faire encore mieux dans tous les domaines. Et le résultat est à la hauteur : ses moteurs sont plus économiques et plus performants, sa charge utile a été nettement améliorée et son intérieur est encore plus confortable… Nous sommes d’ailleurs tellement convaincus par sa fiabilité que nous vous offrons une troisième année de garantie (ou jusqu’à 250.000 km maximum*). Alors, que demander de plus ? Eh bien, peut-être le pack Sound & Cool avec airco, radio et rétroviseurs réglables électriquement à 499 € HTVA seulement ! N’hésitez pas à venir essayer le nouveau Crafter chez votre concessionnaire Volkswagen Utilitaires.

Le nouveau Crafter. A toute épreuve.

Commercial Vehicles * La garantie prend fin à la première des deux échéances atteinte. Prix au 01/08/2011. Informations environnementales (AR 19/03/2004) : www.volkswagen.be


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transport management special bouw 2011