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TCS SECTION

VA L A I S Mobilité Les objectifs de Jacques Melly

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En route 4 Chères places de parc… Rencontre Ralf Kreuzer, Monsieur Sion 2026

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Cours de conduite Les bons réflexes

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Bulletin 

N° 1 – 2018

© Raphaël Fiorina

Stationnement: pression sur les centres-villes 02.2018 Paraît quatre fois par an


TCS SECTION VALAIS Point de contact Sion TCS Section Valais Rue des Cèdres 3 - 1950 Sion Tél. : 027 329 28 15 sectionvs.tcs@bluewin.ch www.tcsvs.ch Heures d’ouverture Lu : 8h30-11h30 et 13h30-17h30 Ma-ve : 8h30-11h30 Téléchargez notre application mobile TCS Valais. Suivez-nous sur Facebook. Editeur Touring Club Suisse Section Valais Av. de la Gare 20 - 1950 Sion Comité Fabienne Bernard, présidente (Martigny) Philipp Matthias Bregy, vice-président (Naters) Christian Nanchen, vice-président (Sierre) Ruth Bornet-Studer (Salins) Isabelle Darbellay Métrailler (Ayent) Antoine Defabiani (Uvrier) Simon Charles Fluri (Brigue) Guillaume Grand (Sion)  Jeanne-Emmanuelle Jollien-Héritier (Savièse) Cédric Rosaire (Evionnaz) Gerhard Wyssen (Loèche)

BILLET DE LA PRÉSIDENTE

Ne sortons pas de la route! La guerre entre les tenants du «tout à la voiture» et ceux du «tout aux transports publics» semble d’un autre âge. Il faut désormais compter avec des innovations qui ouvrent des perspectives nombreuses et attractives. Le partage des véhicules, les locations, la mobilité électrique et la future voiture sans chauffeur (qui n’est plus un mythe!), sont autant de moyens de conserver son indépendance. Oui, les moyens de locomotion individuels ont encore de beaux jours devant eux. Et l’un des défis sera de leur offrir une mobilité attractive, y compris dans les villes. La question mérite d’être posée: si la ville n’était plus qu’aux piétons et aux vélos, d’où viendrait le financement des routes urbaines? Devrait-on se contenter de terre battue ou tout simplement payer des impôts plus élevés pour s’offrir le revêtement goudronné? C’est un peu la même histoire avec les parkings, dont les tarifs ont pris l’ascenseur ces dernières années pour des raisons dogmatiques de chasse aux voitures, ou peut-être parce que l’automobiliste est encore un solide contributeur… Du côté des transports publics, les innovations sont aussi présentes. Mais l’émergence des véhicules autonomes va les supplanter, comme la voiture l’avait fait à l’époque. Ce sont eux qui représentent l’avenir. Non pollueurs, silencieux, plus petits, adaptables aux besoins, non limités par des lignes au sol, ils ne demandent que… des routes!!! On y revient. La mobilité de demain se fera sur le bitume ou dans les airs, mais certainement pas sur les rails, dont les coûts sont exorbitants et les possibilités limitées.

LES VALAISANS DU TCS

Responsable de projet, Académie de la mobilité

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TCS SECTION VALAIS N°  1 – 2018

ues et cologiq é s le u esoin ic Les véh s auront aussi b e autonom s. de route La mobilité doit être au cœur de toutes nos réflexions: il s’agit d’abord de poser de manière factuelle les besoins de la population et des entreprises, ensuite de planifier les moyens techniques et financiers, puis d’ouvrir un vrai débat politique, qui ne devra pas être escamoté. Le TCS y veillera. Fabienne Bernard, présidente du TCS Section Valais

Des racines qui ressourcent Mon lien avec le Valais

Sybille Sutter

A l’heure de réfléchir au réseau routier cantonal, le Conseil d’Etat ne devrait pas céder au dogmatisme ambiant, mais plutôt ouvrir la réflexion au plus grand nombre, en se basant sur les réalités technologiques et les besoins des Valaisans. Avant de redevenir le cœur de l’Europe, notre canton devrait garantir la mobilité pour tous, aussi dans nos cités, où le culte du bouchon pollueur est désormais mis en place par les autorités.

Je suis née et j’ai grandi à Brigue. A l’âge de 20 ans, je suis partie étudier les sciences des médias et de la communication à Fribourg. En faisant du sport à l’université, j’ai rencontré mon mari, un Lucernois. Nous avons deux filles, âgées de 3 et 5 ans. Les deux s’expriment en dialecte bernois et l’aînée parle couramment le haut-valaisan. Le Valais, c’est d’abord le lieu de mes racines. Même si nous vivons depuis dix ans en Suisse alémanique, nous rendons régulièrement visite à nos proches dans le Vieux-Pays. Je trouve sympa que les gens me saluent dans la rue, même si c’est aussi parce qu’ils me confondent avec ma sœur jumelle, enseignante à Brigue… En été, je fais le plein de calme et de repos au mayen de mes parents dans la région du Simplon: faire le feu le matin,

puis se balader, cueillir des champignons, se baigner dans le lac, et en soirée, lire un bon livre et jouer au jass.

Ma mission au TCS Après un remplacement au service de presse du TCS, j’ai intégré en 2009 l’équipe de l’Académie de la mobilité, qui travaille sur la mobilité du futur. Depuis l’an dernier, je m’occupe de la présentation et de la communication du projet carvelo2go, une plateforme de location de vélos-cargos électriques. Notre offre a beaucoup de succès: avec 150 emplacements et une présence dans plus de 20 localités suisses, c’est le plus grand réseau de partage de ce genre au monde. Nous allons poursuivre notre expansion dans d’autres villes en 2018, et ferons notre entrée en Valais!


POLITIQUE

«Replacer le Valais au cœur de l’Europe»

© Olivier Maire

Jacques Melly dirige le Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement depuis dix ans. Il évoque les stratégies et l’avenir de la mobilité dans le canton.

Le conseiller d'Etat lors de l'inauguration du tunnel de St-Maurice, agrandi pour les trains à deux étages.

Jacques Melly, qu’est-ce qui a changé dans le monde de la mobilité en Valais depuis le début de votre mandat? La densification du trafic. J’habite à 10 kilomètres de mon bureau et circule en voiture tous les jours. Il devient de plus en plus difficile d’entrer en ville aux heures de pointe.

mais il faut mieux définir sa place dans le tissu urbain, veiller à une meilleure cohabitation entre tous les usagers. N’oublions pas que l’automobiliste qui parque sa voiture devient un piéton! La mobilité ne se limite plus au véhicule, elle est une composante naturelle de nos déplacements.

Justement, qu’est-ce que vous comptez faire pour désengorger ce trafic? Il faut trouver des alternatives au transport individuel, renforcer les transports en commun. Cette année, le concept cantonal de mobilité et la nouvelle loi sur les transports qui en découlera, devraient nous aider à dégager des moyens supplémentaires pour répondre aux attentes de la population. Il suffit de voir le succès du RER Valais-Wallis (ndlr: ligne de train régional St-Gingolph – Brigue) pour constater que l’on va dans la bonne direction. Bien sûr, l’axe de plaine est plus facile à desservir que les vallées latérales, mais nous étudions toutes les solutions, y compris les parkings d’échange proches des gares.

Actuellement un tiers des routes ne peut pas être entretenu, faute de moyens. Existe-t-il un catalogue de routes à supprimer? Non, mais nous avons un catalogue de critères qui nous permet de fixer des priorités, et nous cherchons des solutions innovantes pour diminuer les coûts. Par exemple, faut-il continuer à investir de lourds moyens pour le déneigement et l’entretien d’une route qui n’est utilisée que par deux personnes? Entre les Haudères et Arolla, nous envisageons la construction d’un transport à câble, qui serait beaucoup moins coûteux que l’entretien de la route actuelle. Nous nous efforçons également de redonner certaines routes cantonales aux communes, afin qu’elles puissent en disposer pour leur aménagement.

On a parfois l’impression d’une pensée «anti-voitures» dans les services de l’Etat. Comment imaginer un Valais mobile si les entraves à la mobilité se multiplient ? Pendant longtemps, la voiture a été prioritaire partout. Avec l’augmentation du trafic, nous devons anticiper une situation qui devient insupportable en ville. La voiture reste reine sur l’autoroute et sur tous les axes cantonaux,

Comment se passe la construction de l’A9 dans le Haut-Valais? C’est le début de la fin. Une construction en puzzle, avec différents morceaux qui avancent bien et se rejoignent petit à petit. Lorsque nous aurons réglé les 92 oppositions de la traversée du Bois de Finges, nous pourrons annoncer une date d’inauguration.

Qu’est-ce que l’achèvement de l’A9 va apporter au canton? Une revitalisation de l’axe du Simplon, aujourd’hui délaissé faute de connexion autoroutière, avec des effets positifs sur notre développement économique. Mais l’A9 va également générer une hausse du trafic de camions, et donc de certaines nuisances pour l’environnement.

sur e reine t s e r e r u s a xe s «La voit r tous le u s t e e t ieux u l’autoro , mais il faut m x u tissu c a nt o n a dans le e c la p sa définir .» n i a urb

Quels sont vos objectifs pour la mobilité de demain? La mobilité est fondamentale dans notre canton. Je souhaite que le Valais retrouve sa place au cœur de l’Europe, à la croisée des deux grands axes Rotterdam-Gênes et Londres-Istanbul. Je me bats pour qu’on obtienne un deuxième tube au Lötschberg, comme je me suis battu pour la modernisation de la ligne du Simplon: dès décembre 2018, les trains à deux étages traverseront aussi le Valais, avec plus de confort et de capacité qu’aujourd’hui!

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EN ROUTE

Chères

places de parcs...

A travers leurs tarifs de stationnement, les villes essaient de maintenir l’accès aux commerces tout en dissuadant les automobilistes de s’attarder.

Durée limitée, hausse de tarif, suppression de places… Se parquer dans la rue devient de plus en plus difficile. Et pour cause: les villes valaisannes font pression sur le stationnement pour diminuer le trafic dans leurs centres. C’est un casse-tête pour les collectivités. Le nombre de voitures et les besoins de parcage ne cessent d’augmenter, alors qu’elles cherchent à réduire la circulation dans leurs centres. Où mettre les véhicules indésirables des visiteurs désirés? Comment maintenir un centre accessible en éloignant les voitures? La politique de stationnement joue un grand rôle dans cette équation. Pour ne pas manger de l’espace public supplémentaire et éviter les véhicules-ventouses, la plupart des municipalités ont adopté le système de la durée maximale par usager. Certaines pratiquent également des tarifs horaires exponentiels. «C’est une façon efficace d’augmenter l’offre de stationnement. Mais attention, favoriser la rotation des véhicules sur une même place de parc génère aussi du trafic…», relève Pierre Favre, ingénieur en transports et responsable de Citec Valais. Suppression des places en surface Le stationnement de rue présente un autre désavantage: il accentue le syndrome bien connu de la recherche de la place de parc. Qui n’a pas déjà tourné trois fois autour du même pâté de maisons en attendant qu’une place se libère? Ce trafic prend des proportions insoupçonnées: lors de la transformation de la place du Midi à Sion, les experts ont constaté que 75% de la circulation dans ce secteur était motivée par cette fameuse quête! 4

TCS SECTION VALAIS N°  1 – 2018

«A terme, nous allons supprimer la quasi-totalité des places en surface situées au cœur de la ville et les remplacer par des aménagements conviviaux ou des zones piétonnes», annonce Philippe Varone, président de la Ville de Sion. Monthey souhaite également privilégier les espaces de rencontre: «Il s’agit d’être cohérent avec notre objectif, à savoir améliorer l’offre pour la mobilité douce et renforcer l’attractivité du centre-ville», argumente son président Stéphane Coppey.

durée à faible tarif, Martigny étudie la faisabilité d’un parking souterrain dans le quartier du Bourg, Sion a budgetisé trois projets situés à 6 minutes du centre.

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Le stationnement est en pleine mutation et les automobilistes doivent changer leurs habitudes. On peut se demander si, dans ce grand déménagement, les villes n’en profitent pas pour réduire leur offre.

Compensations en sous-sol et transports publics Pour compenser la suppression des places de parc et tenir la voiture à l’écart de leur cœur, les municipalités valaisannes multiplient les projets de parkings souterrains et de zones «Park and Ride» en périphérie. Monthey a réaménagé sa place d’Armes en stationnement de longue

La ville de Sierre, qui vient d’inaugurer son nouveau parking sous gare (210 places), a déjà revu ses tarifs de stationnement en conséquence: «Nous avons la chance d’avoir quatre parkings situés directement aux abords du centre. En baissant les prix dans ces espaces, nous encourageons les gens à les utiliser», explique Pierre Berthod, le président de Sierre.

A voir leurs projets et à entendre leurs élus, ce n’est pas vraiment l’intention. «Le Conseil municipal a décidé que pour chaque place de surface supprimée, il y aurait la construction d’une nouvelle place en souterrain», assure Philippe Varone. Dans la capitale, on aimerait aussi récupérer les places des grands magasins la nuit et le week-end. Des négociations sont en cours. Pression sur les pendulaires Si le prix du stationnement ne cesse d’augmenter, c’est aussi parce qu’il a un coût de construction, de maintenance et d’entretien


NOMBRE DE PLACES/1000 HABITANTS

Sion

Martigny

Monthey

Sierre

Brig-Glis

Viège

156,94

219,46

103,49

175,12

188,36

230,63

1,50

1,50/3,50 dès la 2e h/6.- dès la 3e h, etc.

1,50

2,60

1,50

1,50

120 min.

30 min.

120 min.

120 min.

PARCOMÈTRES ZONE CENTRE Tarif horaire Durée maximale par usager

60 min.

Sources: données des municipalités (2018) et enquête «Indicateurs de mobilité en Valais» par Swisstraffic en 2016.

Tableau comparatif des offres de stationnement

Gratuités - premières minutes offertes

30 min.

15 min.

- pause midi 12h-13h30 - pause nuit 19h-7h

+ Ve dès 17h

PARKINGS COUVERTS CENTRE Tarif horaire jour

3.-

2.-

1.-

1.-

0,80

1.-/1,50 dès la 3e h

Tarif horaire nuit

0,50

0,50

0,20

0,50

0,40

0,50

60 min.

60 min.

15 min.

60 min.

20 min.

15 min.

275.-

330.-

880.-

480.-

600.-

Gratuités - premières minutes offertes - pause midi 12h-13h30 - pause nuit

Ve 17h-24h

VIGNETTE HABITANT ZONE SURFACE CENTRE Tarif par année Malgré des objectifs de mobilité similaires, les villes valaisannes pratiquent des prix très différents! Les moyens choisis varient en fonction de nombreux critères: situation des parkings, négociations avec les commerçants, conseils d’experts, projets d’urbanisme, etc.

toujours plus élevé dans les budgets. C’est pourquoi les communes comptent sur les places privées pour contenter les besoins des habitants et travailleurs. Mais les règlements communaux de construction sont en train de changer pour s’adapter à la norme fédérale: les

Pour attirer les voitures dans les parkings, la Ville de Sierre a baissé le tarif horaire de 50% en 2018.

420.-

Trois villes proposent la première heure gratuite en parking souterrain. Monthey et Martigny sont les seules à offrir des minutes de stationnement sur des places en surface. Sion se distingue avec la gratuité du vendredi soir.

Evolution 2008-2018: au niveau du nombre de places de parc, on observe soit le statu quo, soit une augmentation de l’offre selon les villes. Les tarifs ont généralement pris l’ascenseur, avec des hausses de 20 à 40% dans les centres. Autre tendance: le stationnement gratuit illimité est en voie de disparition.

propriétaires de locaux situés au centre-ville ne seront plus obligés de financer une place pour chacun de leurs utilisateurs. A l’avenir, les pendulaires n’auront plus de place de parc assurée si leur lieu de travail est accessible en transports publics. «Ils devraient pouvoir venir travailler en ville par d’autres moyens que la voiture. Bien sûr, chacun doit garder sa liberté de mouvement, mais il est temps de favoriser les options les plus écologiques, avec des alternatives plus rapides et plus efficaces», estime César Conforti, co-directeur du bureau team+ spécialisé dans les transports. A Sion par exemple, on a misé sur l’augmentation de la cadence des bus et l’ouverture de deux parkings d’échange près des sorties d’autoroute pour inciter les pendulaires à laisser leur voiture hors de la ville.

Pour éviter de construire de nouvelles places de parc, les villes limitent leur durée d’utilisation: chaque place profite ainsi à plusieurs usagers.

Et demain? Les spécialistes s’accordent à dire que les besoins de stationnement vont diminuer. Daniel Baumann, directeur de Swisstraffic, rappelle qu’une voiture reste à l’arrêt le 95% du temps. «Les générations futures opteront pour une mobilité plus rationnelle et plus efficace liée à un service, et non plus à un véhicule.» 5


MOBILITÉ

Une avenue

pavée de bonnes intentions

Aux heures de pointe, la place manque pour se rabattre sur la préselection en direction de la gare.

L’avenue de la Gare de Sion, réaménagée en 2016, sera à nouveau transformée dans deux ans. Après l’urgence de la sécurisation des passages piétons, les autorités planchent sur un projet de zone à vitesse modérée. Attendre derrière le car arrêté au milieu de la route, ne pas réussir à se rabattre sur une présélection faute de place, hésiter face à une double entrée de rue… Pour les automobilistes, l’axe principal nord-sud de la capitale ne donne pas dans la fluidité. Avec quelques espaces dédiés et aucune piste en montée, les cyclistes ont bien de la peine à se faufiler entre des voies de circulation très serrées. Du point de vue d’une partie des usagers, le réaménagement de l’avenue de la Gare est décevant. Du point de vue des autorités, les objectifs sont atteints. Sécurité des piétons Les travaux réalisés en 2016, qui ont coûté environ 600’000 francs, avaient pour but de sécuriser les passages piétons, selon les nouvelles normes; d’où le déplacement de certaines traversées et la construction d’îlots, obligatoires à partir de deux voies de circulation dans le même sens. Dans la foulée, on a donné la priorité aux bus: sur la descente, ils ont l’exclusivité d’une piste de 60 mètres afin de pouvoir honorer les correspondances avec la gare, et sur la montée, ils peuvent s’arrêter sur la chaussée principale, s’évitant les complications de s’insérer dans un trafic dense. Le Canton a également profité de l’intervention pour rénover le revêtement usé. «Nous avons étudié plusieurs solutions et le projet retenu a

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même été audité par un bureau indépendant. Notre seul regret, c’est de n’avoir pas réussi à intégrer, faute de place, les cyclistes dans le schéma de circulation à ce stade», explique Michel Maistre, ingénieur des études routières au Service de la Mobilité. Objectifs: mobilité douce et transports Un nouvel aménagement permettra de corriger le tir. En effet, le tronçon Planta-Gare sera prochainement dévolu à une mobilité plus douce, comme le prévoit le programme de l’agglomération sédunoise. Les travaux devraient débuter en 2020 et coûter près de 8 millions de francs, avec la contribution financière de la Confédération. Mais alors, pourquoi avoir investi dans ces travaux de sécurité, pour tout recommencer moins de quatre ans plus tard? «La mise aux normes des passages piétons était urgente et indispensable. Certains étaient dangereux car ils n’offraient pas la visibilité suffisante. En tant que propriétaire de la route, nous ne pouvions pas nous permettre d’attendre plus longtemps», assure Michel Maistre. Décourager les voitures Pour pouvoir en faire une zone 30 intégrée au tissu urbain, la Ville de Sion souhaite reprendre le tronçon à sa charge. Le déclassement de la route cantonale en route communale est actuellement en cours de négociation. L’avenue

fera ensuite l’objet d’un projet de réaménagement plus précis, avec l’idée de donner la priorité aux bus, aux cyclistes et aux piétons.

ent énagem m a é r ain s, aux Le proch priorité aux bu la donnera aux piétons. et s e t s cycli

Pour l’ingénieur de la Ville de Sion Georges Joliat, la situation intermédiaire actuelle prépare les automobilistes à cette prochaine étape: «Le but prioritaire de l’opération était de favoriser la sécurité des piétons et la circulation des bus. Le but indirect, c’est de décourager le trafic motorisé individuel au centre-ville.» Le prochain réaménagement de l’avenue de la Gare aura le mérite de clarifier la vocation de la colonne vertébrale de Sion. Reste à savoir où se reportera le trafic des 11'000 véhicules qui y circulent chaque jour. Espérons que les autorités pensent cette fois à réunir les représentants des différents types d’usagers autour de la table, afin de mieux coordonner les besoins de chacun.


RENCONTRE

Monsieur

«Sion 2026»

Ralf Kreuzer, le délégué cantonal aux Jeux olympiques d’hiver Sion 2026, a du pain sur la planche. Son prochain défi: réveiller l’enthousiasme des Valaisans autour de ce grand projet sportif. Ce natif de Visperterminen âgé de 35 ans possède une longue expérience dans le domaine des sports d’hiver. Ancien sportif d'élite, il a fait partie durant plusieurs années de l’équipe de Coupe du monde de ski alpin de Swiss Ski. Il a dû renoncer à sa carrière sportive en 2012, après avoir été victime d’une série de blessures au genou. Titulaire d’un master en sciences économiques, il a ensuite travaillé dans le marketing sportif international. Il coordonne tous les acteurs Lorsque le poste de délégué aux Jeux olympiques a été mis au concours, Ralf Kreuzer n’a pas hésité longtemps. «Les Jeux représentent l’objectif le plus important pour tout sportif, c’était aussi le mien lorsque j’étais skieur. L’idée de m’engager pour un projet olympique dans mon propre pays m’a immédiatement plu. De plus, j’ai été séduit par les objectifs cohérents et durables de la candidature Sion 2026.» En tant que «Monsieur Sion 2026», il dirige le groupe de travail cantonal pour les Jeux olympiques. Il assure également la coordination entre le Canton du Valais et le comité de candidature, ainsi qu’entre les cantons partenaires et la Ville de Sion. Avec Ralf Kreuzer, la candidature de Sion profite du riche réseau d’un ancien sportif d’élite: «Les sportifs, les actifs comme les anciens

L’ancien skieur haut-valaisan a gardé beaucoup de contacts dans le milieu international sport. Aux heures de pointe, la placedu manque pour se rabattre sur la préselection en direction de la gare.

compétiteurs, sont d’importants ambassadeurs pour le projet Sion 2026. Qu’ils soient membres d’une sélection valaisanne ou participants aux JO, ils connaissent tous la plus-value qu’apporte le sport et mesurent parfaitement l’impact positif d’un tel événement pour notre pays.»

projetin de ce o s e b a lation is «Le Vala r la popu .» e r é d é f n ur commu phare po objectif n ’u d r autou

Nouveaux Jeux Ralf Kreuzer en est convaincu: le Valais a besoin de ces Jeux olympiques d’hiver. Notamment parce que notre canton pourrait se profiler sur la scène internationale en pionnier d’une nouvelle ère olympique. «Il ne s’agit pas de refaire ce que les autres ont fait. Dans le cadre de l’Agenda 2020 du CIO*, nous avons besoin de nouveaux Jeux. Le projet Sion 2026 a été conçu pour correspondre aux réalités de la Suisse et des cantons impliqués». Le délégué pense que le Valais dispose du savoir-faire et des infrastructures nécessaires pour remplir les objectifs de l’Agenda 2020.

Voix critiques Les Valaisans devront se prononcer sur la candidature lors d’une votation le 10 juin prochain. De nombreuses voix critiques s’élèvent contre ce projet. «Il est clair que tous les citoyens valaisans ne sont pas pour des Jeux olympiques. Je comprends que les exemples de jeux d’hiver que nous avons vus ces dernières années ne parlent pas en faveur d’une candidature», reconnaît Ralf Kreuzer. Mais il souligne que le projet Sion 2026 repose sur des infrastructures existantes, qui seront utilisées après l’événement. De plus, le budget sera beaucoup plus modeste que tous les Jeux d’hiver organisés jusqu’à présent. Ralf Kreuzer veut tout mettre en oeuvre pour enflammer le cœur des Valaisans. «A mon avis, le Valais a besoin de ce projet-phare pour déclencher une dynamique positive ces huit prochaines années et pour fédérer la population autour d’un objectif commun.»

* Feuille de route stratégique du Mouvement olympique, avec 40 recommandations pour des Jeux moins coûteux qui répondent aux besoins des villes candidates à long terme.

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COURS DE CONDUITE

Bien conduire,

© Olivier Maire

mieux réagir

Sur la piste des Casernes à Sion, les conducteurs affrontent obstacles et chaussée mouillée.

Les voitures d’aujourd’hui, plus sûres et plus rapides, nous font parfois oublier le danger. Les cours du TCS aident les conducteurs à prendre conscience des risques et à les maîtriser. L’évolution des technologies n’y change rien. Malgré les nombreuses assistances et équipements de sécurité qui protègent les voitures actuelles, le conducteur reste seul maître à bord. Pour Stéphane Negro, instructeur TCS depuis 26 ans, la prise de conscience des risques est plus importante que jamais. «On a beau nous vendre davantage de sécurité, personne n’échappe aux lois de la physique. Et c’est en apprenant par l’expérience que l’on se rend compte des réactions réelles de son véhicule». Tester sa voiture Le cours «Bien conduire, mieux réagir» permet à chaque conducteur d’expérimenter différentes situations, au volant de son propre véhicule. «Nos participants sont souvent de jeunes conducteurs qui viennent d’acquérir leur première voiture. C’est l’occasion pour eux de tester et de comprendre son fonctionnement

dans toutes les situations», précise Stéphane Negro. Chaussée mouillée, freinage d’urgence, obstacles imprévus… Gagner en maîtrise, c’est gagner en sécurité!

Un cours intéressant et utile! «J’ai appris des choses très intéressantes pendant ce cours. Par exemple, le comportement de mon véhicule sur route mouillée ou l’expérience de l’évitement d’obstacles: j’ai réalisé l’importance de gérer ma vitesse dans ces situations et de jauger la distance de freinage. Ces exercices m’aident beaucoup dans ma conduite quotidienne. Je garde un bon souvenir de cette journée, aussi au niveau humain: les instructeurs sont sympathiques et il y avait une belle ambiance dans ce groupe!» Guillaume Udry, Vétroz Prix pour une journée de cours, café-croissants et repas compris. Membre TCS CHF 200.– Non-membre CHF 250.– Rabais de CHF 100.– pour tous les participants Avec le soutien du Fonds de sécurité routière

Dates 2018: tous les samedis de mars à novembre. Plus de détails sur www.tcsvs.ch

Une journée entre théorie et pratique. Ici, l’instructeur Stéphane Negro explique la position de conduite idéale.

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TCS SECTION VALAIS N°  1 – 2018

A l’achat de votre première voiture, certaines assurances offrent une baisse de prime si vous participez au cours «Bien conduire, mieux réagir». Renseignez-vous!

Le succès des cours pour seniors Le cours «Conduire aujourd’hui» est très utile pour apaiser les doutes et rafraîchir les connaissances au volant. Pendant cette demi-journée de théorie et de pratique, chaque participant a droit à un check-up de conduite, avec des conseils personnalisés et l’avis d’un expert. Dates 2018: les mercredis 21 mars, 9 mai, 13 juin, 29 août, 19 septembre et 10 octobre. Prix pour une demi-journée de cours et une heure de conduite en privé. Membre TCS CHF 130.– Non-membre CHF 190.– Rabais de CHF 50.– pour tous les participants Avec le soutien du Fonds de sécurité routière

Infos et inscriptions: 027 329 28 10 ou sectionvs.tcs@bluewin.ch NOUVEAU: organisation de cours pour sociétés et entreprises.


INFOS CLUB

Question au TCS Christine Maret, collaboratrice TCS Section Valais

Attention aux vignettes écologiques! On m’a dit que je devais avoir une vignette spéciale pour circuler dans certaines villes européennes. Est-ce vrai et que dois-je faire pour être en règle? C’est exact. Pour avoir le droit de circuler dans les centres de certaines villes européennes, les Suisses doivent se munir d’une vignette écologique ou d’un permis d’accès, sous peine de s’exposer à une amende. Il est donc important de vous renseigner avant vos déplacements à l’étranger! • En Allemagne: macaron antipollution demandé aux automobilistes dans 50 villes. • En France: vignette Crit’air pour tous les véhicules, infos sur www.certificat-air.gouv.fr

© Olivier Maire

• En Italie: permis pour zones à trafic limité en ville, à acheter sur place. Vous pouvez obtenir les vignettes pour l’Allemagne et la France, dans un délai de deux semaines, auprès du Point de contact du TCS à Sion. Il suffit de prendre votre permis de circulation et une carte de crédit. Infos et tarifs sur www.tcs.ch Nous vous conseillons volontiers!

Point de contact du TCS à Sion, Rue des Cèdres 3. A votre service tous les matins de 8h30 à 11h30 et le lundi toute la journée.

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Sculpture en filets de pêche réalisée par dix artistes d’Erub en hommage aux espèces marines menacées.

Escapade culturelle et gourmande

Erub Art Collaborative Emarr totol / Emarr la tortue, 2016 © Artists & Erub Arts

Une expo, un guide audio et un resto à moitié prix, c’est la formule que propose la Fondation Pierre Arnaud aux membres du TCS. Après avoir contemplé les beautés de l’art aborigène, vous pourrez savourer le tartare du chef dans un cadre idyllique.

© 2017, ProLitteris, Zurich

Expo sur l'art aborigène

Entrée + tart are

1 acheté

= 1 offert

Le centre d’art et son restaurant sont situés à Lens, sur la route de Crans-Montana.

Le lieu est spectaculaire. Situé au bord d’un lac dans le village de Lens, le bâtiment de la Fondation Pierre Arnaud se reflète dans l’eau avec les montagnes qui l’entourent. A l’intérieur de cet écrin très contemporain, des expositions de grande qualité, qui font dialoguer l’art suisse avec les grands courants internationaux. Une centaine d’œuvres de toute l’Australie L’exposition actuelle, visible jusqu’au 20 mai, est consacrée à la culture aborigène, l’une des plus anciennes au monde, qui remonterait au moins à 65   000 ans. Cet art a su se renouveler, intégrant de nouvelles techniques tout en conservant sa puissance spirituelle unique. On découvre une centaine d’œuvres issues des différentes régions d’Australie, telles que la Terre d’Arnhem, les déserts, le Kimberley et les rivages orientaux. Incontournable: les saisissantes sculptures en filets de pêche, récupérés dans l’océan par les artistes, témoins de la destruction de la vie marine.

L’aventure du Sel des Alpes Visitez le monde fascinant des Mines de Sel de Bex et remontez dans le temps sur les traces des mineurs de jadis à la recherche de l’or blanc. Vous découvrirez un vaste dédale de galeries, de puits, d’escaliers et de salles souterraines au coeur de la montagne salée.

Moment gastronomique La Fondation Pierre Arnaud abrite également l’une des meilleures tables de la région: le restaurant L’Indigo, qui, sous la houlette du chef Mathieu Moreau, propose des mets raffinés et une très belle carte de vins. En journée, on peut s'attabler pour un snack ou un plat du jour. Avec l’offre du TCS Valais, dégustez deux tartares de bœuf et n’en payez qu’un seul. Détails de l’offre • Un billet acheté = un billet offert • Un audioguide acheté = un audioguide offert • Un tartare acheté = un tartare offert (boissons non incluses) Ces offres peuvent être combinées ou prises individuellement. Validité: jusqu’au 20 mai 2018.

25%

sur l'entrée

Détails de l’offre Sur présentation de la carte de membre TCS, 25% sur les entrées adultes et enfants. Réservation recommandée via internet avec le code promo TCV18 (rabais non cumulable avec d'autres offres). Validité de l'offre: du 24 mars au 30 juin 2018.

Encore plus de rabais sur internet!

Jusqu'à

50% de rabais

Journée de ski, Aquaparc, séjour en montagne, musées, parapente, vêtements… Consultez nos offres en Valais sur www.tcsvs.ch/avantages 11


AGENDA 2018

© Olivier Maire

12 mars

Soirée Voyages Club TCS

1er avril

Course aux œufs à St-Maurice, Sion, Sierre et Brigue

Mai

Assemblée générale du TCS Section Valais

26 mai

3 juin

11-15 juillet

Festival Sion sous les étoiles, avec les bus TCS

17-22 juillet

Paléo Festival, avec les bus TCS

Septembre

Cours pour vélo électrique SlowUp Valais à Sierre et à Sion, avec la patrouille du TCS

Sortie annuelle du TCS Section Valais

6–9 septembre

Festival Tohu-Bohu, Veyras (transports sponsorisés par le TCS)

Brisolée dans 10 restaurants de Viège au Bouveret

7 octobre

18 et 20 octobre

Cirque Knie à Sion

6 décembre

Saint Nicolas au Point de contact TCS à Sion

8 décembre

Course Titzé de Noël à Sion

Concours

A gagner:

Ouvrez l'œil!

2e prix: 2 billets pour le Festival Sion sous les Etoiles (valeur CHF 220.-)

1er prix: 1 cours «training neige et glace» à Bourg-St-Pierre (valeur CHF 350.-) 3e prix: 1 cours «Conduire aujourd'hui» à Sion (valeur CHF 130.-) 4e prix: 4 entrées aux Bains de Saillon (valeur CHF 96.-)

urs u conco d s t 17: n a n Gag » n° 4 – 20 s r ie t u o xr o nt «Signau uréats s la s de s 2 0 les nom h .tcsvs.c sur www taient: on s e s é p é r s e n L e s b on C / A/A

Tentez votre chance en répondant aux questions suivantes: 1. Quelles sont les dates du prochain Festival Sion sous les étoiles? 2. Quel est le célèbre show musical à voir à Brigue le 1er mars? 3. Quand aura lieu la prochaine Course aux œufs du TCS Section Valais?

rs 1 cou t glace»

«Neige eleur va

350.-

Pour participer: Renvoyez le coupon-réponse ci-dessous à TCS Section Valais, Avenue de la Gare 20, 1950 Sion ou répondez par e-mail à sectionvs.tcs@bluewin.ch Dernier délai: 15 mars 2018

Modalités: un tirage au sort aura lieu uniquement parmi les bonnes réponses. Les gagnants seront avertis personnellement. Les collaborateurs du TCS ainsi que leur famille ne sont pas autorisés à participer. Les prix ne peuvent pas être remplacés ou échangés en espèces.

Coupon-réponse Concours «Ouvrez l'œil!» TCS N° 1 – 2018 Nom et prénom :............................................................................................................................

Réponse n° 1: �������������������������������������������� Réponse n° 2: �������������������������������������������� Réponse n° 3: ��������������������������������������������

Rue, NPA Ville  :��� ......................................................................................................................................................................................................................... N° de sociétaire: ....................................................... E-Mail ou téléphone : ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������

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TCS SECTION VALAIS N°  1 – 2018

TCS Valais février 2018  

Le Bulletin TCS de la section Valais paraît quatre fois par an.

TCS Valais février 2018  

Le Bulletin TCS de la section Valais paraît quatre fois par an.