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PARLONS DROIT cules circulant simultanément et respectant le niveau sonore maximal admissible. En comparant les différentes motos, le TCS a pu constater que la perception subjective du bruit ne correspondait pas aux valeurs mesurées. Les motos à quatre cylindres sont souvent perçues comme étant plus silencieuses que les gros cubes bicylindres. En tout état de cause, les mesures n’ont pas reflété cette idée-là. Les motos plus anciennes, au kilométrage élevé, ne se sont pas significativement révélées plus bruyantes que les autres.

Rythmique électrique Le son de la moto électrique s’est avéré particulièrement pénétrant à l’accélération. Le bruit qui domine semble être un mélange entre le «chant de la transmission» et le «cliquetis de la chaîne». Les valeurs mesurées la placent en milieu de peloton. Pour ce qui est de la voiture électrique, c’est le bruit de roulement des pneus qui domine, surtout en phase d’accélération. Les véhicules à propulsion électrique présentent, le cas échéant, des émissions sonores inférieures uniquement lorsqu’ils roulent à basse vitesse et à faible charge. Il est à noter que la mesure des systèmes d’échappement sport autorisés en Suisse n’indique pas un niveau acoustique plus élevé que pour les systèmes standard les plus bruyants. Les systèmes d’échappement sport n’ont posé aucun problème, à condition qu’ils n’aient pas été modifiés par le propriétaire du véhicule.

Un style de conduite adapté s’impose Globalement, on peut affirmer qu’aucun niveau de bruit excessif n’a été constaté sur les motos équipées de façon conforme. Si l’on compare le niveau sonore des motos (en moyenne et sans tenir compte des scooters) avec celui des voitures (sans la Ferrari), on constate que les motos sont plus bruyantes de 4,4 décibels en virage et de 3,2 décibels en conduite constante, mais de 12,9 décibels en sortie de courbe. Les bruits inutiles peuvent donc être évités avant tout en adaptant son style de conduite. Un autre point concerne les systèmes d’échappement illégaux ou modifiés. Si le son d’une moto est modifié à 83,5 décibels, la machine fera plus de bruit que deux motos circulant de manière simultanée et réglées à 80 décibels. ◆

Toujours parfaitement concentré au volant Si vous consultez votre smartphone ou écrivez des messages en conduisant un véhicule, vous commettez une infraction. Vous êtes passible d’une amende, mais également d’un retrait de votre permis de conduire. TEXTE URS-PETER INDERBITZIN

C

ertains comportements au volant font froid dans le dos. Conversations téléphoniques, consultation du smartphone et même envoi de SMS sont hélas monnaie courante. On a même vu des inconscients qui se projetaient des films ou tapotaient sur le clavier de leur ordinateur portable tout en conduisant. Inutile de préciser que de tels comportements sont strictement prohibés. La loi sur la circulation routière (LCR) exige des conducteurs qu’ils prennent toutes les mesures de prudence nécessaires pour rester maîtres de leur véhicule en toutes circonstances. Leur attention doit se porter totalement sur la route, de telle sorte qu’ils soient en mesure de réagir de manière adéquate et sans délai en cas de danger. Tout cela en tenant compte de circonstances particulières, à savoir la densité du trafic, les conditions atmosphériques, l’heure, la visibilité et les sources prévisibles de danger.

Une main sur le volant

En cas de non-respect de la réglementation, les conducteurs ne s’exposent pas seulement à une amende, mais également à un retrait de leur permis de conduire. C’est ce qu’illustre un exemple qui s’est produit dans le canton d’Argovie. Tout en conduisant, un automobiliste avait griffonné quelques mots sur une feuille de papier placée sur le volant. La justice cantonale l’a condamné à une amende de 200 fr., mais la sentence ne s’est pas arrêtée là. L’autorité administrative a considéré cette infraction comme moyennement grave et prononcé un retrait de permis d’une durée d’un mois. Une décision confirmée plus tard par le Tribunal fédéral. Le fait que le conducteur ait constamment gardé les deux mains sur le volant et n’ait pas dû changer de position pour écrire n’a pas été porté à son crédit. Selon l’arrêt du Tribunal fédéral (1C_566/2018), ce comportement a rendu sa main droite moins disponible, rendant la conduite plus difficile et permettant de considérer que le conducteur n’aurait pas été en mesure de réagir à temps et de manière adéquate si une situation dangereuse s’était présentée. ◆

Quand la situation du trafic le permet, le conducteur est autorisé à porter son regard sur le tableau de bord pour vérifier sa vitesse ou sa réserve de carburant. Nul ne l’accusera d’être insuffisamment à son affaire lorsqu’il consulte la montre de bord ou son écran de navigation. Cependant, il n’est pas autorisé d’effectuer des actions rendant la conduite du véhicule plus difficile. Le volant doit toujours être tenu au moins d’une main. L’autre peut servir à changer de vitesse et à actionner les URS-PETER clignotants, les essuieINDERBITZIN glaces ou tout autre équipeexpert juridique ment de bord.

septembre 2019 | touring

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Touring 09 / 2019 français  

Le journal de la mobilité, édition du septembre 2019

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