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Wealth (avril 2025)

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La vie des grandes fortunes

Paradis du vin

CHRISTIAN TEUNISSEN (XIOR) PRÉSENTE SA FABULEUSE CAVE À VIN AU CHÂTEAU DE VIGNÉE

Archets d’exception

60 GRAMMES DE VIRTUOSITÉ MUSICALE ET D’ARTISANAT RAFFINÉ

Concorso d’Eleganza

DES OLDTIMERS DÉFILENT À LA VILLA D’ESTE

Découvrez un investissement à votre goût.

Composé pour vous avec les meilleurs ingrédients.

Un portefeuille regroupant la crĂšme de la crĂšme des investissements mondiaux, sĂ©lectionnĂ©s en toute indĂ©pendance pour vous avec la mĂȘme passion et la mĂȘme expertise que celles d’un grand chef. ing.be/privatebanking

«Dans un monde en pleine turbulence, investir dans un archet de violon d’exception pourrait ainsi ĂȘtre une excellente idĂ©e de diversiïŹcation de votre portefeuille.»

Katrien Verstraete Coordinatrice Wealth

LA MUSICALITÉ DU CRIN DE CHEVAL

Tout sourire, Camille Thomas a brandi son archet, Ă  peine la derniĂšre note du concerto n°1 de Camille Saint-SaĂ«ns, qu’elle a jouĂ© rĂ©cemment dans une salle de concert aux Pays-Bas, sortie de son violoncelle. L’artiste franco-belge voit dans l’archet que lui a prĂȘtĂ© la Fondation Roi Baudouin une vĂ©ritable «bague e magique».

On la comprend. Le nom de son fabricant, Sartory, vous est peut-ĂȘtre inconnu, tout comme ceux de Tourte et Persoit. Mais, Ă  entendre les grands musiciens et mĂ©lomanes, ils mĂ©riteraient tout autant leur place au PanthĂ©on des maĂźtres-artisans d’instruments Ă  cordes que les cĂ©lĂšbres luthiers Stradivari, Amati ou Guarneri del GesĂč.

«C’est en eïŹ€et l’archet qui confĂšre le vĂ©ritable caractĂšre au son et assure la juste musicalité», souligne Pierre Guillaume de la Maison Bernard Ă  Bruxelles, un vĂ©ritable sanctuaire pour les amateurs de violon.

Cet artisan, ami de cĂ©lĂ©britĂ©s comme le violoncelliste Mischa Maisky qui «possĂšde 300 archets!» nous explique avec passion la fabrication d’un archet. Il doit idĂ©alement peser 60 grammes, ĂȘtre taillĂ© dans le bois adĂ©quat et courbĂ© avec soin. Les crins proviennent de prĂ©fĂ©rence d’étalons – vous dĂ©couvrirez pourquoi dans notre interview – et il faut entre 100 et 120 crins pour fabriquer un seul archet.

Ces derniĂšres annĂ©es, les prix des archets de haute qualitĂ© ont souvent dĂ©passĂ© les 250.000 dollars. Dans un monde en pleine turbulence, investir dans un archet de violon d’exception pourrait ainsi ĂȘtre une excellente idĂ©e de diversiïŹcation de votre portefeuille. Mais si vous cherchez simplement Ă  vous consoler au vu de la dĂ©prĂ©ciation de vos ETF, Ă©coutez donc les albums Camille Thomas. Une apaisante expĂ©rience personnelle, que je vous recommande.

SOMMAIRE

CHRISTIAN TEUNISSEN

Comment le CEO de Xior a créé un lieu exceptionnel pour 16.000 bouteilles de vin

P. 4

ASSURER LE LUXE

Du squelette de dinosaure Ă  des pantouïŹ‚es uniques, tout peut-il ĂȘtre assurĂ©?

P. 14

ARCHETS

D’EXCEPTION

L’archet idĂ©al prend vie dans un atelier bruxellois P. 20

CARRARE

Une visite dans le cƓur de marbre de la Toscane P. 28

CONCORSO

D’ELEGANZA

Un événement exclusif de voitures anciennes, avec des Belges passionnés P. 34

COURSE À LA VOILE

Onze femmes belges se préparent pour la Rolex Fastnet Race P. 42

IMMOBILIER EXOTIQUE

Les nouvelles destinations de rĂȘve pour les investisseurs immobiliers P. 48

«Wealth» est une publication de MediaïŹn. SupplĂ©ment de L’Echo du 12 avril 2025. Coordination: Muriel Michel, Katrien Verstraete, RĂ©daction ïŹnale: Thomas Wallemacq. Lay-out: Ilse Janssens, Photo: Tim Ricour, Couver ture: Franck Socha, RĂ©dacteur en chef: Paul GĂ©rard, Directrice de rĂ©daction: Isabel Albers, Éditeur responsable: Peter Quaghebeur, avenue du Por t 86c, boĂźte 309, 1000 Bruxelles.

COMMENT CHRISTIAN TEUNISSEN (CEO DE XIOR STUDENT HOUSING) A CONSTRUIT LA PLUS GR ANDE CAVE À VIN D’UN RESTAURANT EN BELGIQUE

D’UNE VIEILLE COUR

INTÉRIEURE À

UNE FABULEUSE CAVE À VIN

Christian Teunissen, sans aucune expĂ©rience prĂ©alable dans le secteur de l’horeca, a vu son rĂȘve et sa passion l’emporter.

Vous vous oïŹ€ rez un chĂąteau au cƓur des forĂȘts ardennaises, tout en sachant que la cave de ce e majestueuse demeure historique ne pourra pas abriter votre collection de vins. Vous avez alors l’idĂ©e de creuser la cour intĂ©rieure pour y construire une cave Ă  vin design et spacieuse (vous avez plus de 10.000 divines bouteilles Ă  conserver), puis de replacer les pavĂ©s par-dessus. Et le tour est jouĂ©. Ce projet audacieux est l’Ɠuvre de Christian Teunissen, CEO de Xior Student Housing, spĂ©cialiste international de la location de logements Ă©tudiants.

AUTEUR: STÉPHANE GODFROID

PHOTOS: VALENTIN BIANCHI / HANS LUCAS

Le ChĂąteau de VignĂ©e, situĂ© Ă  Rochefort, est aujourd’hui un vĂ©ritable Ă©crin de charme bucolique. Autrefois, il abritait une grande ferme carrĂ©e oĂč trĂŽnait, en son centre, un tas de fumier. À la ïŹn des annĂ©es 1980, le chĂąteau fut transformĂ© en hĂŽtel deux Ă©toiles avant d’ĂȘtre Ă  nouveau profondĂ©ment transformĂ©, quelques dĂ©cennies plus tard, par Christian Teunissen. Je me trouve ainsi en ce jour aux cĂŽtĂ©s du CEO de Xior dans la cave Ă  vin phĂ©nomĂ©nale du chĂąteau, entourĂ© de ïŹ‚acons exclusifs et souvent trĂšs coĂ»teux, pour discuter de sa passion et de ses «coups de foudre». La lumiĂšre naturelle pĂ©nĂštre dans la cave par un immense dĂŽme en verre, situĂ© au centre de la cour intĂ©-

rieure. Les bouteilles sont soigneusement rangées sur des étagÚres design noir mat formant une grande structure circulaire autour de nous, dans une lumiÚre tamisée et à température idéale.

«Tout cela est arrivĂ© un peu par hasard. Dans ma jeunesse, on ne buvait pas vraiment de vin Ă  la maison, Ă  part un apĂ©ritif ou un verre Ă  table. La famille de ma mĂšre dirigeait une entreprise de construction, mon pĂšre Ă©tait mĂ©decin. Je n’ai pas de souvenirs d’enfance de bonnes bouteilles que l’on ouvrait lors d’occasions spĂ©ciales ou de cave Ă  vin chez nous», raconte Christian Teunissen. «J’ai dĂ©couvert le vin au ïŹl de rencontres avec d’autres entrepreneurs. On se retrouve parfois autour d’un bon verre, et c’est ainsi que mon intĂ©rĂȘt a grandi.»

«Mais d’abord, laissez-moi vous parler de cet endroit. Ma femme, mon beaufrĂšre, ma belle-sƓur et moi venons au ChĂąteau de VignĂ©e depuis 2001. La premiĂšre fois, c’était Ă  NoĂ«l. Mon beau-frĂšre

connaissait dĂ©jĂ  la rĂ©gion. À l’époque, le chĂąteau Ă©tait un petit hĂŽtel avec quelques chambres, un restaurant et un bar. Nous y retournions chaque annĂ©e. Les enfants ont grandi, et nous avons commencĂ© Ă  inviter des amis. Nous aimions tellement l’endroit que j’ai ïŹni par caresser l’idĂ©e d’acheter le chĂąteau. Et c’est ce qui s’est passĂ©: en 2016, l’aïŹ€aire Ă©tait conclue. Tout nous a irait ici: le charme de ce lieu historique dans les Ardennes, qui avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© le tĂ©moin de plusieurs merveilleux moments de notre histoire familiale.»

Coup de foudre

Le chĂąteau avait cependant besoin plus que d’un simple rafraĂźchissement. Mais les rĂ©novations en profondeur qui l’a endaient n’ont pas rebutĂ© Christian Teunissen, lui le trĂšs occupĂ© «bailleur de kots de la Bourse de Bruxelles». «Je n’avais aucune expĂ©rience dans l’hĂŽtellerie. Mais mon rĂȘve et ma dĂ©termination m’ont donnĂ© la force nĂ©cessaire. Je voulais relever le standing de l’hĂŽtel et y proposer une restauration raïŹƒnĂ©e dans une nouvelle salle Ă  manger, prolongĂ©e d’un salon cosy pour le pousse-cafĂ©. La cave Ă  vin en surface, que nous utilisons encore aujourd’hui, avait une capacitĂ© de plus de 2.000 bouteilles.»

Une audacieuse cave Ă  vin souterraine

Tel Ă©tait le plan originel. «Nous n’avions nullement envisagĂ© d’équiper l’établissement d’une cave Ă  vin souterraine. Jusqu’à ce que mon ami, le chef Wout Bru, me

«Vous aurez peut-ĂȘtre du mal Ă  le croire, mais chez moi, je ne bois presque pas de vin.

Pour moi, il doit accompagner un événement social.»

Christian

propose de racheter la superbe collection de vins de son restaurant Ă  EygaliĂšres, dans le sud de la France. Sans hĂ©siter, j’ai acquis ces 3.000 bouteilles. C’est ainsi qu’a dĂ©butĂ© mon aventure viticole.»

Mais un problĂšme pratique s’est rapidement posĂ©: la cave en surface Ă©tait bien trop petite pour accueillir la collection de Wout Bru. «Il fallait pourtant garder ces prĂ©cieuses bouteilles Ă  portĂ©e de main. J’ai fait appel Ă  mon architecte qui m’a concoctĂ©, en quelques semaines, un plan Ă  la fois ingĂ©nieux et audacieux. Comme nous avions dĂ©jĂ  prĂ©vu de rĂ©amĂ©nager la cour intĂ©rieure aux pavĂ©s irrĂ©guliers, l’idĂ©e lui est venue de la creuser entiĂšrement pour y construire une cave Ă  vin souterraine et refaire le pavement par-dessus.»

La nouvelle cave, accessible de l’extĂ©rieur et via l’hĂŽtel, a une capacitĂ© d’environ 16.000 bouteilles. La collection se renouvelle sans cesse et compte aujourd’hui entre 12.000 et 14.000 bouteilles. «Nous ne sommes pas prĂšs d’arriver Ă  la capacitĂ© maximale puisqu’il faut sans cesse reconstituer le stock.»

La rĂ©novation, minutieusement orchestrĂ©e par les designers anversois WeWantMore, a durĂ© plus de deux ans. Entre-temps, Christian Teunissen est devenu l’heureux acquĂ©reur d’une autre collection de vins.

Les bouteilles bĂ©nĂ©ïŹcient d’une tempĂ©rature de conservation idĂ©ale et sont sublimĂ©es par une lumiĂšre tamisĂ©e qui met en valeur la richesse de leur robe.

BELGIQUE AARSCHOT Beets Patteet ANVERS Chark BRUXELLES Bosmans Slaapcomfort Center COURTRAI De Nachtwacht EDEGEM Bedtime ESSEN Bedtime HASSELT Reyskens Slaapcomfort HEERS 2-Sleep Luxury Bedding HEIST-OP-DEN-BERG Bosmans Slaapcomfort Center HOESELT Crommen Slaapcomfort IZEGEM Top Interieur KNOKKE Chark LINKEBEEK Univers du Sommeil MASSENHOVEN Top Interieur OVERIJSE Univers du Sommeil RHODE-SAINT-GENESE Sleeping House SAINT-DENISWESTREM Twaalf Twaalf SAINT-NICOLAS Middernacht TERNAT Univers du Sommeil LUXEMBOURG HEIDERSCHEID Fiisschen Concept STRASSEN Maison du Lit

AprĂšs celle du restaurant Ă©toilĂ© de Wout Bru, il a rachetĂ© la cave du restaurant trois Ă©toiles De Leest Ă  Vaassen, fermĂ© en 2019, ajoutant environ 2.000 bouteilles Ă  sa cave. Christian Teunissen, dĂ©sormais passionnĂ© par les grands crus, n’a eu de cesse, ensuite, de chercher Ă  l’enrichir de nouveaux domaines prestigieux.

Jusqu’à ce que le covid freine ses ardeurs «N’oublions pas que, Ă  peine ouverts, nous avons dĂ» fermer Ă  cause du covid. Une tuile aprĂšs de lourds investissements... Mais notre redĂ©marrage a d’emblĂ©e rencontrĂ© le succĂšs. Notre chef Marius Bosmans a rapidement dĂ©crochĂ© une Ă©toile Michelin. Au mĂȘme moment, notre nouvelle directrice gĂ©nĂ©rale, Élodie François, a pris ses fonctions.»

Aujourd’hui, Christian Teunissen nage dans le bonheur: «Nous avons dĂ» surmonter quelques obstacles, mais ïŹnalement, tout s’est parfaitement imbriquĂ©.» C’est alors que la passion du vin a pris une autre dimension

UNE

CAISSE DE LIBER

PATER? LE VIN LE PLUS CHER DU MONDE

Non, le cĂ©lĂ©brissime vin de Bourgogne RomanĂ©e-Conti n’est pas, ou plus, le plus cher du monde. Cet honneur revient dĂ©sormais Ă  Liber Pater, un divin ïŹ‚acon bordelais encore mĂ©connu du grand public, qui se vend au prix d’environ 36.000 euros la bouteille. Le vignoble est situĂ© Ă  Landiras, prĂšs de Bordeaux.

Liber Pater est l’Ɠuvre de LoĂŻc Pasquet, qui s’est donnĂ© pour mission de redĂ©couvrir les saveurs originales du Bordeaux du XIXe siĂšcle. Cela nous fait remonter Ă  1855, lorsque la classiïŹcation historique de Bordeaux a Ă©tĂ© Ă©tablie, un classement encore en vigueur aujourd’hui.

Les cĂ©pages plantĂ©s par Pasquet sont, pour la plupart, inconnus: outre le cabernet sauvignon, le merlot et le petit verdot, on trouve le castets, le mancin, le pardo e, la petite vidure, le tarnay, le Saint-Macaire et le carmenĂšre. Les ceps, qui ne sont pas greïŹ€Ă©s sur des porte-greïŹ€es rĂ©sistants, sont plantĂ©s trĂšs densĂ©ment, environ 20.000 pieds par hectare.

«Dans son restaurant Le Grand Verre Ă  Durbuy, Marc Coucke m’a invitĂ©, ainsi que plusieurs entrepreneurs, Ă  rencontrer le vigneron. Nous avons pu dĂ©guster une sĂ©rie de ses cuvĂ©es. MĂ©mo-ra-ble...»

Une caisse trÚs rare de Liber Pater est ainsi logée quelque part dans la cave du Chùteau de Vignée.

La lumiÚre extérieure pénÚtre dans la cave à travers un immense dÎme en verre, qui se trouve au centre de la cour intérieure.

Transmettre un patrimoine familial sur plusieurs gĂ©nĂ©rations: l’importance de la planification et de la transparence

Personne ne souhaite que des moments de convivialitĂ© familiale se transforment en discussions sur l’argent ou la gestion de l’entreprise familiale. Pourtant, l’absence d’accords clairs et de planifcation patrimoniale peut prĂ©cisĂ©ment mener Ă  de telles tensions. Une charte familiale et une planifcation patrimoniale ne sont donc pas un luxe, mais une nĂ©cessitĂ©.

SAVE THE DATE

Family Capital Tomorrow

Entourez d’ores et dĂ©jĂ  la date du 9 septembre 2025 dans votre agenda. C’est celle de la premiĂšre Ă©dition de Family Capital Tomorrow, l’évĂ©nement organisĂ© par L’Echo et De Tijd pour les entreprises familiales, les family ofces et leur rĂ©seau. Avec ABN AMRO Private Banking parmi ses fers partenaires.

Construire une entreprise et un patrimoine tout au long de sa vie pour ensuite en abandonner une partie reprĂ©sente un dĂ©f des plus complexes. Il ne s’agit pas seulement d’argent, mais aussi de fertĂ© et d’idĂ©aux liĂ©s Ă  ce patrimoine. ProblĂšme: de nombreux entrepreneurs reportent (souvent trop) longtemps cette planifcation. “C’est l’un des plus grands piĂšges”, prĂ©vient Dieter Verbeek, Executive Director Wealth Management Flanders chez ABN AMRO Private Banking. “Agir de façon anticipĂ©e Ă©vite les mauvaises surprises et les confits familiaux.”

La planifcation patrimoniale n’est pas un exercice ponctuel, mais un processus continu. “Elle Ă©volue avec l’entreprise, la famille, le patrimoine et la lĂ©gislation. Une structure qui est parfaite aujourd’hui peut ĂȘtre dĂ©passĂ©e dans trois ans. Beaucoup d’entrepreneurs tentent de gĂ©rer eux-mĂȘmes leur planifcation patrimoniale et la transmission de leur entreprise, mais ce n’est pas toujours la meilleure chose Ă  faire. Les entrepreneurs font appel Ă  des experts pour leur sociĂ©tĂ©: la planifcation patrimoniale mĂ©rite elle aussi cette approche spĂ©cialisĂ©e.”

POUR UNE VUE D’ENSEMBLE CLAIRE

La premiĂšre Ă©tape consiste Ă  cartographier toutes les dimensions pertinentes: le patrimoine, les Ă©ventuels accords Ă©crits, la structure familiale, les objectifs et les risques potentiels. “Parfois, les parents craignent que leurs enfants perdent leur motivation au travail s’ils savent quel patrimoine les attend”, note Marleen Celen, Director Private Wealth Management chez ABN AMRO Private Banking. “Le maintien du patrimoine familial et la continuitĂ© de l’entreprise sont gĂ©nĂ©ralement au centre de la rĂ©fexion. Que se passe-t-il si un enfant divorce? Si aucun des enfants ne souhaite rejoindre l’entreprise familiale? Si tous dĂ©sirent le mĂȘme rĂŽle dans l’entreprise? Ces dĂ©fs nĂ©cessitent du temps et des solutions sur mesure. Les structures juridiques peuvent

CONNECT offre aux entreprises, organisations et organismes publics l’accĂš s au rĂ©seau de L’Echo, pour partager leur vision, leurs idĂ©es et leurs solutions avec la communautĂ© de L’Echo. Excluant la responsabilitĂ© de la rĂ©daction de L’Echo.

aider Ă  conserver le contrĂŽle, tandis qu’une communication transparente, par le biais d’une charte familiale par exemple, crĂ©e de la clartĂ©.”

LA PROCHAINE GÉNÉRATION

Une implication prĂ©coce de la prochaine gĂ©nĂ©ration Ă©vite les surprises. “Les familles attachent de l’importance Ă  l’indĂ©pendance fnanciĂšre, mais aussi Ă  ce que le patrimoine et l’entreprise familiale perdurent pour les gĂ©nĂ©rations futures”, reprend Marleen Celen.

“C’est pourquoi ABN AMRO Private Banking a créé une acadĂ©mie en collaboration avec la Solvay Business School of Economics and Management. Nous soutenons ainsi les enfants dans leur rĂŽle au sein du patrimoine familial.”

“Notre propre rĂŽle a lui aussi Ă©voluĂ©, passant d’un accompagnement purement fnancier Ă  un conseil stratĂ©gique et familial”, conclut Dieter Verbeek. “Nous aidons les entrepreneurs et les familles Ă  dresser un tableau complet de leur situation, et nous les entourons d’experts pour façonner leur vision d’avenir de maniĂšre rĂ©fĂ©chie, tant sur le plan privĂ© que pour l’entreprise ellemĂȘme.”

LIENS FAMILIAUX ET PARTENARIAT ENTREPRENEURIAL

Transmettre une entreprise familiale ne se rĂ©sume pas Ă  une opĂ©ration fnanciĂšre: c’est avant tout une question de vision partagĂ©e et de dialogue. StĂ©phanie Feys, CEO de Zuidnatie, raconte comment elle forme un tandem solide avec son pĂšre.

DÉCOUVREZ L’ARTICLE DE ZUIDNATIE

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Marleen Celen et Dieter Verbeek, ABN AMRO Private Banking © Emy Elleboog

chez lui. «Avec mon copain Wout Bru et d’autres amis, nous parlons sans cesse de vins exceptionnels, dĂ©gustons et Ă©changeons nos impressions.»

Des soirĂ©es de dĂ©gustation de grands vins sont rĂ©guliĂšrement organisĂ©es au chĂąteau, accompagnĂ©es de temps Ă  autre d’un dĂźner sept services Ă©laborĂ© par le chef Bosmans. «Ce soir, nous organisons avec l’importateur La Buena Vida une soirĂ©e autour des vins primeurs de Vega Sicilia, l’une de mes maisons prĂ©fĂ©rĂ©es. Un domaine ancien et unique, fort d’un savoir-faire basĂ© sur la tradition.»

«Un autre vin que je chéris est le Castillo Ygay de Marqués de Murrieta à Rioja. Leur Ygay Gran Reserva Especial 2010 a été élu meilleur vin du monde par Wine Spectator.»

Construire une cave phĂ©nomĂ©nale est une chose, maintenir la collection Ă  niveau en est une autre. «Nous achetons nos vins primeurs via divers bons contacts. Nous voulons Ă©tablir des relations ïŹables. Je suis particuliĂšrement vigilant face aux contrefaçons de grands crus», indique Teunissen.

«Je veille a entivement sur les allocations dont nous disposons», avance-t-il ïŹĂšrement. «Pour un amateur de vin lambda, il est souvent diïŹƒcile d’accĂ©der Ă  certains domaines, comme Le Pin. Ou encore aux cuvĂ©es de prestige de Coche-Dury en Bourgogne, ChĂąteau PĂ©trus, Domaine de la RomanĂ©e-Conti, ChĂąteau Lafite Rothschild, Opus One... pour n’en citer que quelques-uns. Nous avons la chance de pouvoir en acheter un peu chaque annĂ©e, et je tiens Ă  ce que cela continue. Parce que, pour un acheteur occasionnel, il est presque impossible d’y accĂ©der. Je pense aussi aux perles comme la cuvĂ©e Hommage Ă  Jacques Perrin de Beaucastel ou le Domaine de TrĂ©vallon. Un autre coup de cƓur est les vieux millĂ©simes du Domaine de la Grange des PĂšres. Ils sont si rares que je les ai temporairement retirĂ©s de la vente, car on se les arrache. C’est peut-ĂȘtre surprenant, mais c’est Wout Bru qui m’a rĂ©vĂ©lĂ© le potentiel de ces domaines, avec son brillant sommelier Gianluca Di Taranto.»

16.000

La nouvelle cave Ă  vin peut accueillir pas moins de 16.000 bouteilles.

Nous en venons ainsi logiquement Ă  cette question: Christian Teunissen possĂšde-t-il lui aussi une cave privĂ©e bien fournie? «Vous aurez peut-ĂȘtre du mal Ă  le croire, mais chez moi, je ne bois presque pas de vin. Pour moi, il doit accompagner un Ă©vĂ©nement social. Quand des amis viennent, nous dĂ©bouchons une bonne bouteille. Mais je consacre toute

Christian Teunissen souhaite Ă©tablir des relations ïŹables avec les domaines viticoles de prestige. «Pour un amateur de vin lambda est souvent di ïŹƒcile d’accĂ©der Ă  certains domaine, comme Le Pin ou ChĂąteau PĂ©trus.»

mon a ention Ă  la cave de ce chĂąteau.» Quand Christian Teunissen se rend au restaurant, en Belgique ou Ă  l’étranger, c’est la carte des vins qu’il examine en premier. «Je regarde s’ils ont mes vins prĂ©fĂ©rĂ©s. Mais je suis aussi trĂšs a entif aux vins absents de la carte. Cela m’intrigue. Par exemple, le vin blanc de Castillo Ygay. Ils ne l’ont produit qu’une seule fois. Le millĂ©sime Ă©tait 1986 et il a Ă©tĂ© mis en bouteille en 2014. Ce sont des bouteilles trĂšs coĂ»teuses, mais ĂŽ combien uniques et spectaculaires.»

Un rapide coup d’Ɠil dans l’encyclopĂ©die du vin rĂ©vĂšle que le Castillo Ygay Blanco Gran Reserva Especial est considĂ©rĂ© par les critiques comme l’un des plus beaux vins blancs au monde, et sans doute le meilleur jamais produit en Espagne. Il est composĂ© principalement de viura (97%) et un peu de malvasia (3%), provenant d’un vignoble plantĂ© en 1945, situĂ© Ă  485 mĂštres d’altitude dans la Rioja Alta. Le vin a Ă©tĂ© Ă©levĂ© pendant 252 mois dans des barriques de chĂȘne amĂ©ricain de 225 litres et 67 mois dans des cuves en bĂ©ton. Sur le marchĂ©, ce e bouteille dĂ©passe largement les 1.000 euros. La date de la prochaine sortie reste inconnue.

Mais Christian Teunissen a une tactique particuliĂšre au restaurant. «Cela peut sembler Ă©trange, mais quand je suis Ă  table avec des amis ou des collĂšgues hommes d’aïŹ€aires, je conïŹe la carte des vins Ă  quelqu’un d’autre. Pour le plaisir de dĂ©couvrir de nouvelles choses. J’ai parfois tendance Ă  choisir ce que je connais dĂ©jĂ . Pour moi, un vin inconnu est aussi un excellent sujet de conversation.»

À ma grande surprise, la cave du ChĂąteau de VignĂ©e contient de nombreuses rĂ©fĂ©rences belges, y compris en vins mousseux. «Nous avons mĂȘme reçu un prix pour

«Nous avons dû

surmonter quelques obstacles, mais ïŹnalement tout s’est parfaitement imbriquĂ©.»

cela. Notre ancien sommelier Victor Derks, à présent chef de salle chez Nuance, y a beaucoup contribué. Nous investissons vraiment dans la qualité.»

«Cela dit en passant, plaisante Christian Teunissen, ce n’est pas un hasard si l’actionnaire de rĂ©fĂ©rence de Xior s’appelle Aloxe, une rĂ©fĂ©rence Ă  la prestigieuse rĂ©gion viticole de Bourgogne Aloxe-Corton. Lors du premier deal conclu pour notre introduction en bourse, nous avons dĂ©bouchĂ© une bouteille d’Aloxe-Corton.»

Projets Ă  venir

Le nom du domaine ChĂąteau de VignĂ©e Ă©voque les vignes. Christian Teunissen rĂȘve-t-il d’en planter autour du domaine?

«J’y ai dĂ©jĂ  pensé», admet-il. «Mais je crains que ce soit une aïŹ€aire particuliĂšrement complexe, Ă  laisser aux spĂ©cialistes. Cela m’intĂ©resserait, mais je n’ai pas le temps. Je respecte Ă©normĂ©ment ceux qui le font et prĂ©fĂšre savourer leurs rĂ©sultats...» (rire)

«Ce dont je rĂȘve vraiment, c’est de faire de notre chĂąteau un ensemble harmonieux et prospĂšre. Avec notre chef Marius Bosmans, nous avons dĂ©jĂ  a eint un niveau Ă©levĂ©, mais qui sait, cela pourrait encore s’amĂ©liorer... Croisons les doigts. Avec Gault&Millau, nous avons obtenu un 16/20.»

Un autre projet qui tient Ă  cƓur Ă  Christian Teunissen est de redonner vie Ă  DĂ©sirĂ© de Lille, une marque qu’il relance actuellement. «C’est une autre expĂ©rience de pure convivialitĂ© gustative, mais autour des gaufres et des crĂȘpes. L’ambiance des fĂȘtes foraines d’autrefois, au tout dĂ©but du siĂšcle dernier, mĂ©rite un nouvel Ă©lan. Notre magasin phare devrait ouvrir Ă  Anvers autour des vacances de PĂąques.» ■

CHÂTEAU DE VIGNÉE ET RESTAURANT ARDEN

Le ChĂąteau de VignĂ©e, un hĂŽtel 5 Ă©toiles, se prĂ©sente comme une ferme-chĂąteau du XVIIe siĂšcle, dont les origines remontent au XIIIe siĂšcle. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce domaine servait d’hĂŽpital de campagne. En 2001, Christian Teunissen dĂ©couvrit cet endroit enchanteur lors d’un sĂ©jour familial Ă  NoĂ«l.

Teunissen est le CEO de Xior, une entreprise cotĂ©e en bourse, spĂ©cialisĂ©e dans la location de chambres Ă©tudiantes dans 42 villes Ă  travers huit pays europĂ©ens. Il ïŹgure Ă  la 176e place des Belges les plus riches, avec une fortune dĂ©passant lĂ©gĂšrement les 150 millions d’euros.

En 2016, il acquiert l’hĂŽtel-restaurant et entreprend une rĂ©novation en profondeur. Son ouverture coĂŻncide malheureusement avec la crise du covid. «Sans Teunissen, nous n’aurions probablement pas survĂ©cu Ă  ce e crise», conïŹe un initiĂ©.

Aujourd’hui, l’hĂŽtel-boutique compte 25 chambres, avec une suite nichĂ©e sous les combles. Le restaurant

gastronomique Arden est dirigĂ© par le chef Marius Bosmans, qui a oïŹƒciĂ© auparavant chez Hertog Jan, Boury et Nuance. Bosmans privilĂ©gie les produits locaux et de saison: «Je sers le meilleur que la nature m’oïŹ€re». Arden dispose Ă©galement d’un vaste potager. En 2024, Michelin a dĂ©cernĂ© Ă  Arden sa premiĂšre Ă©toile. Gault&Millau a a ribuĂ© une note de 16/20 Ă  ce talent culinaire et l’a nommĂ© Jeune chef wallon de l’annĂ©e 2023.

La nouvelle cave Ă  vin peut accueillir environ 16.000 bouteilles, avec des prix allant de 40 Ă  10.000 euros le ïŹ‚acon. Alexis Danse, sommelier, est conseillĂ© par NoĂ«l Monard pour gĂ©rer ces trĂ©sors viticoles.

Chùteau de Vignée Restaurant Arden, Rue de Montainpré 27-29 à Rochefort. www.chateaudevignee.be/fr

Le Private Equity avec une touche vintage : une vision pour l’avenir

La popularitĂ© des investissements en Private Equity s’est accrue ces derniĂšres annĂ©es. Pendant longtemps, ils ont Ă©tĂ© l’apanage des grands acteurs : fonds de pension, assureurs et autres investisseurs institutionnels. Toutefois, les temps changent. Les investisseurs privĂ©s peuvent Ă©galement explorer ce monde exclusif en bĂ©nĂ©fici nt d’un accompagnement adĂ©quat.

Par le biais d’une approche dite Vintage, Degroof Peterc m offre ujourd’hui l’ ccĂšs idĂ© l : une structure solide et une str tĂ©gie diversifiĂ©e qui rendent le Private Equity accessible. En se concentrant sur le secteur du buy-out et en travaillant avec des gĂ©rants de fonds soigneusement sĂ©lectionnĂ©s, les experts de Degroof Petercam ont pour objectif d’ ider les investisseurs Ă  pl cer leur c pit l de m niĂšre rĂ©flĂ©chie. M is qu’est-ce qui rend cette approche unique ? Et comment les investisseurs peuvent-ils naviguer entre les opportunitĂ©s et les dĂ©fis du Priv te Equity ?

Nous en discutons avec Bert D’Huyvetter, Head of Private Assets, et Jean-François Becu, Head of Private Equity chez Degroof Petercam. Une conversation sur l’art d’investir avec du bon sens et une vision claire de l’avenir.

Bert D’Huyvetter Head of Private Assets chez Degroof Petercam

Jean-Francois Becu Head of Private Equity chez Degroof Petercam

Qu’est-ce qui rend l’approche Vintage de Degroof Petercam unique au sein du Private Equity ?

Bert D’Huyvetter : Un fonds Vintage offre aux investisseurs chaque annĂ©e un accĂšs Ă  un portefeuille largement diversifĂ© de fonds de Private Equity et donc Ă  des centaines d’entreprises sous-jacentes par le biais d’un seul investissement. C’est un premier pas important dans la diversifcation des risques.

Jean-François Becu : GrĂące Ă  cette approche, nous construisons un portefeuille solide, en ne travaillant qu’avec des gĂ©rants de Private Equity soigneusement sĂ©lectionnĂ©s. La sĂ©lection d’équipes qui parviennent chacune Ă  gĂ©nĂ©rer des performances Ă©levĂ©es et rĂ©guliĂšres Ă  travers le temps et prĂ©sentent des approches complĂ©mentaires est cruciale. Cette stratĂ©gie nous permet d’offrir Ă  nos clients un portefeuille d’investissement stable et diversifĂ©.

Qu’est-ce que l’approche Vintage offre aux investisseurs particuliers ?

B. D’H. : L’un des principaux avantages de l’approche Vintage est la grande diversitĂ© des gĂ©rants, des rĂ©gions, des secteurs et de la taille des entreprises sous-jacentes du portefeuille. Cela permet d’attĂ©nuer les risques et d’optimiser les rendements. En outre, grĂące Ă  cette approche, les investisseurs particuliers ont accĂšs Ă  des fonds qui ne sont normalement accessibles qu’aux grands acteurs institutionnels.

J.-F. B. : Il est important de comprendre, cependant, que mĂȘme dans le cadre de l’approche Vintage, le Private Equity reste un investissement Ă  long terme. La nature illiquide des fonds signife qu’il est essentiel que les investisseurs aient une vision Ă  long terme et un plan directeur clair pour leurs actifs. GrĂące Ă  la structure Ă©chelonnĂ©e dans le temps de l’approche Vintage, le risque est mieux rĂ©parti que dans le cas d’investissements directs dans des opĂ©rations individuelles de Private Equity.

Quels sont les avantages et les inconvĂ©nients de l’approche Vintage ?

J.-F. B. : Les avantages sont clairs : une large diversifcation des risques, l’accĂšs Ă  l’expertise de gĂ©rants de fonds expĂ©rimentĂ©s et un ticket d’entrĂ©e moins Ă©levĂ©.

B. D’H. : Bien sĂ»r, il y a aussi des inconvĂ©nients. Tout d’abord, il s’agit de capital Ă  risque, comme pour tout investissement en actions. En outre, le Private Equity reste un investissement Ă  long terme. Le capital, mĂȘme s’il ne reste pas continuellement investi Ă  100 %, dans le fonds, est exposĂ© pendant au moins 10 ans en moyenne. Cette perspective Ă  long terme nĂ©cessite une rĂ©fexion prĂ©alable. En outre, la complexitĂ© de cette classe d’actifs (par exemple, les sociĂ©tĂ©s non cotĂ©es en bourse requiĂšrent une expertise approfondie quant Ă  leur valorisation et Ă  leurs activitĂ©s) peut ĂȘtre dĂ©courageante. C’est pourquoi nous aimons apporter une guidance Ă  nos clients sur les mĂ©rites de cette classe d’actifs avant qu’ils ne prennent leur dĂ©cision d’investissement.

Explore. Opportunities.

Pourquoi vous concentrez-vous sur la stratégie de buy-out ?

B. D’H. : Le Private Equity est un terme trĂšs large et la variĂ©tĂ© des stratĂ©gies de ces fonds est grande, par exemple l’investissement en capital Ă  risque dans des start-ups, le rachat de sociĂ©tĂ©s Ă©tablies, ou encore des restructurations d’entreprises. Nous nous concentrons dĂ©libĂ©rĂ©ment sur la stratĂ©gie de rachat en raison de son profl de risque gĂ©nĂ©ralement plus faible. Les fonds qui poursuivent une stratĂ©gie de buy-out se concentrent sur des entreprises dont le modĂšle d’affaires a fait ses preuves, dont les fux de trĂ©sorerie sont rĂ©currents, et qui rĂ©alisent aussi souvent des opĂ©rations de croissance externe (« buy-and-build »).

J.-F. B. : D’autres angles sont certainement intĂ©ressants. Toutefois, nous sommes convaincus que les stratĂ©gies de rachats d’entreprises offrent le meilleur rapport risque/return pour nos clients.

Quelle est l’importance de la sĂ©lection dans le secteur du Private Equity ?

B. D’H. : La sĂ©lection des bons gestionnaires de fonds de Private Equity fait toute la diffĂ©rence, car la dispersion des performances au sein des fonds de Private Equity est Ă©levĂ©e.

J.-F. B. : Nous suivons une approche systĂ©matique, mesurĂ©e, en vue de bien comprendre les risques et en cherchant Ă  avoir accĂšs aux meilleurs partenaires. Cela peut sembler du simple bon sens, un peu ennuyeux et fgĂ©, mais dans le monde du Private Equity qui Ă©volue rapidement, c’est une discipline indispensable. Nous n’analysons pas seulement les performances historiques, mais aussi la continuitĂ© de l’équipe, des secteurs dans lesquels elle est active, et des structures opĂ©rationnelles du fonds sĂ©lectionnĂ©, entre autres.

Comment les cycles économiques affectent-ils le marché du Private Equity ?

B. D’H. : Le Private Equity prĂ©sente l’avantage, pour un investisseur, de ne pas ĂȘtre exposĂ© Ă  la volatilitĂ© quotidienne des marchĂ©s boursiers. Cela ne signife pas que les investissements dans les fonds de Private Equity sont Ă  l’abri des cycles Ă©conomiques, mais justement parce que ces fonds ont gĂ©nĂ©ralement cinq ans pour constituer leurs portefeuilles, l’impact des pics et des creux Ă©conomiques est moindre.

J.-F. B. : Grùce à notre approche Vintage, la gestion du risque est améliorée : un investisseur se retrouvera investi dans plusieurs fonds de capital-investissement qui vont chacun constituer leur portefeuille sur plusieurs années

Quelles sont les idées fausses les plus répandues sur le Private Equity ?

B. D’H. : Qu’un investissement dans un fonds de Private Equity, mĂȘme dans un fonds vintage trĂšs dispersĂ©, sufse pour contrĂŽler le risque a Ă©videmment peu de sens. Si vous ĂȘtes diversifĂ© au travers de plusieurs gĂ©rants, rĂ©gions et secteurs, votre capital est rĂ©parti dans le temps mais pas trĂšs largement : tous les fonds sĂ©lectionnĂ©s seront actifs au cours d’une pĂ©riode quasi identique. C’est pourquoi nous vous conseillons de prĂ©fĂ©rer plusieurs investissements rĂ©partis entre plusieurs fonds avec des annĂ©es de dĂ©marrage diffĂ©rentes plutĂŽt qu’un investissement unique dans un seul fonds de Private Equity.

J.-F. B. : Une autre idée fausse est que le Private Equity est intrinsÚquement bien plus risqué. Bien sûr, le Private Equity présente certains risques, comme pour tout investissement en actions, et du fait de son illiquidité. Une diversifcation bien pensée et à la sélection des gérants, offrent néanmoins des outils pour mitiger ces risques.

Quel message souhaitez-vous faire passer aux investisseurs ?

J.-F. B. : La patience est payante. Le Private Equity n’est pas un sprint, mais un marathon. Notre approche Vintage permet aux investisseurs d’investir de maniĂšre structurĂ©e sans se soucier du timing.

B. D’H. : Et surtout, faites preuve de bon sens. Le Private Equity est un engagement Ă  long terme. Un portefeuille bien rĂ©parti et une stratĂ©gie bien pensĂ©e vous permettent de tirer parti de l’ensemble du cycle de crĂ©ation de valeur.

DÉCOUVREZ

NOTRE APPROCHE VINTAGE

Patricia Dillen et Laurent Verheyen de l’assureur de luxe Jean Verheyen: «Parfois,nous assurons mĂȘme des squele es de dinosaures».

De la protection contre les dommages de votre cave Ă  vin exclusive, Ă  l’assurance contre le vol du Magri e qui dĂ©core votre salon ou de votre collection de poupĂ©es Barbie
 Vous n’imaginez pas tout ce que les assureurs acceptent de couvrir.

Mais peut-on vraiment tout assurer? «Ce n’est pas parce que vous possĂ©dez quelque chose de trĂšs cher que nous l’assurons automatiquement», nuancent les assureurs.

PEUT-ON VRAIMENT TOUT ASSURER? PLONGÉE DANS L’UNIVERS DES ASSUREURS DE LUXE

AUTEUR: ROBBE VAN LIER

PHOTOS: DEBBY TERMONIA

«Nous assurons les jouets des riches», annonce tout de go Timothy Broos (40 ans), directeur Belgique chez Hiscox. C’est en 1901 que ce e compagnie londonienne a commencĂ© Ă  assurer les Ɠuvres d’art moderne. Aujourd’hui, cet assureur spĂ©cialisĂ© compte plus de 3.000 employĂ©s. Il est actif dans le monde entier et enregistre un chiïŹ€re d’aïŹ€aires de 4,75 milliards de dollars. En Belgique, le groupe compte 35 collaborateurs. Avec Jean Verheyen, une entitĂ© d’AXA, ils couvrent pratiquement tout le marchĂ© des assurances de luxe dans notre pays. L’annĂ©e derniĂšre, Jean Verheyen, qui compte 45 employĂ©s, a encaissĂ© 80 millions d’euros de primes, dont 80% dans le transport et 20% dans le segment Art & Patrimoine. Il s’appuie sur un rĂ©seau de quelque 1.500 courtiers pour proposer ses produits. Aux particuliers, mais aussi aux dĂ©partements de gestion de fortune des banques et assureurs gĂ©nĂ©ralistes qui se tournent vers ces acteurs de niche quand leurs clients leur adressent des demandes peu communes.

Leur clientĂšle a beaucoup Ă©voluĂ© ces derniĂšres annĂ©es. «Autrefois, nous servions davantage de clients ‘old money’: le bon pĂšre de famille propriĂ©taire d’une collec-

tion familiale transmise de pĂšre en ïŹls», explique Laurent Verheyen, CEO de Jean Verheyen. «Aujourd’hui, nous voyons de plus en plus de proïŹls diïŹ€Ă©rents. Il s’agit souvent de jeunes collectionneurs intĂ©ressĂ©s par l’art moderne. Mais aussi des millennials qui spĂ©culent et investissent pour diversiïŹer leur portefeuille, espĂ©rant un rendement plus Ă©levĂ©. Ils investissent non seulement dans l’art, mais aussi dans les montres — trĂšs tendance actuellement —, le vin ou les sacs Ă  main. Ce sont souvent des clients plus diïŹƒciles, car ils veulent ĂȘtre indemnisĂ©s de la valeur to-

«C’est un secteur exposĂ© Ă  la fraude. Pour nous, il importe plus de savoir qui nous assurons, que ce que nous assurons.»

tale au moindre dommage. Alors que les collectionneurs d’art classique veulent surtout protĂ©ger leur collection.»

Approche sur mesure

Un assureur de luxe se doit naturellement d’oïŹ€rir des services personnalisĂ©s. «Nous rendons visite au client en vue d’évaluer le risque Ă  couvrir. Et nous rĂ©digeons une police sur mesure», explique Patricia Dillen, responsable du dĂ©partement Art et Patrimoine chez Jean Verheyen. Ce e visite vise Ă  examiner en dĂ©tail l’objet Ă  assurer, mais aussi Ă  observer comment il est conservĂ©. «Nous donnons des conseils sur la meilleure façon de conserver les Ɠuvres d’art. Parfois, les gens placent une Ɠuvre trop prĂšs d’une fenĂȘtre, ce qui risque de la dĂ©colorer», explique ainsi Patricia Dillen. Les assureurs prĂ©cisent aussi comment un objet doit ĂȘtre sĂ©curisĂ©. «Dans la plupart des habitations que nous assurons, une alarme reliĂ©e Ă  un centre de tĂ©lĂ©surveillance est obligatoire», dĂ©taille Timothy Broos. «Dans les chĂąteaux, des dĂ©tecteurs de fumĂ©e sont imposĂ©s. Mais tout dĂ©pend de ce que nous assurons prĂ©-

Les colliers, ainsi que d’autres bijoux, ïŹgurent parmi les objets les plus frĂ©quemment assurĂ©s. © BLOOMBERG

cisĂ©ment. Pour les bijoux, par exemple, nous dĂ©terminons le type de coïŹ€re-fort et la norme de rĂ©sistance dans laquelle ils doivent ĂȘtre conservĂ©s.»

Les objets les plus frĂ©quemment assurĂ©s? L’art, les bijoux, les collections, les bateaux de plaisance, les voitures anciennes, le vin et les montres. L’évaluation de ces biens n’est pas toujours simple. «Pour un achat rĂ©cent, on peut partir du prix payĂ©. Mais sans idĂ©e de la valeur marchande, cela devient compliqué», explique Verheyen. «Un jour, on nous a demandĂ© d’assurer les pantouïŹ‚es de Nelson Mandela. Certes, elles avaient Ă©tĂ© acquises Ă  un prix trĂšs Ă©levĂ© lors d’une vente aux enchĂšres, mais ce ne sont ‘que’ des pantouïŹ‚es. Comment en dĂ©terminer la valeur Ă  assurer? Dans ces cas, on consulte des experts, des ouvrages de rĂ©fĂ©rence ou des prĂ©cĂ©dents», prĂ©cise encore Verheyen. «Pour des objets comme une collection de timbres, on se tourne vers des associations spĂ©cialisĂ©es qui nous Ă©clairent», indique-t-on chez Hiscox. «L’authenticitĂ© est cruciale», poursuit Verheyen. «D’oĂč l’importance des certiïŹcats d’authenticitĂ©. C’est au client de les prĂ©senter.»

Une police d’assurance de luxe repose sur la «valeur agréée» — le montant pour lequel l’assureur et le client s’accordent sur la couverture. «Ce e valeur est ïŹxe», souligne Timothy Broos. «Nous conseillons donc aux clients de réévaluer leur collection d’art tous les trois Ă  cinq ans. L’art contemporain, en particulier, peut voir sa valeur ïŹ‚uctuer fortement.» La couverture s’eïŹ€ectue via une police de type omnium.

«Typiquement, une prime de 2,5 pour 1.000 s’applique sur le capital assurĂ©. Cela revient Ă  250 euros pour protĂ©ger

des objets d’une valeur de 100.000 euros.»

Patricia Dillen

Responsable du département Art et Patrimoine chez Jean Verheyen

objets d’une valeur de 100.000 euros», explique Patricia Dillen. «Mais cela dĂ©pend Ă©galement du risque», ajoute Timothy Broos. «Assurer des bijoux coĂ»te plus cher que l’art. Alors que la valeur des Ɠuvres d’art est gĂ©nĂ©ralement supĂ©rieure Ă  celle des bijoux, le risque — comme le vol — est plus Ă©levĂ© pour ces derniers.»

«Une personne qui possĂšde une collection de bijoux d’un quart de million d’euros peut en eïŹ€et porter au quotidien une Rolex de 20.000 euros ou un collier de 40.000 euros», explique Timothy Broos. «Nous ne couvrons pas seulement ces bijoux lorsqu’ils sont conservĂ©s Ă  la maison. Nous couvrons le style de vie. Une collection d’art qui reste en place dans les meilleures conditions de sĂ©curitĂ© coĂ»te moins cher Ă  assurer qu’une exposition itinĂ©rante. Le risque est plus grand. Certains clients paient 150 euros par an, d’autres 50.000 euros. Tout dĂ©pend de ce que vous assurez, de son utilisation et du risque.»

Les assureurs de luxe ne se limitent pas Ă  l’art, aux bijoux et aux voitures anciennes. «Nous considĂ©rons l’art au sens large, tout ce que vous souhaitez assurer et qui a de la valeur pour vous. Il ne s’agit pas toujours d’une collection valant des millions. Vous seriez surpris de voir ce que nous assurons. Nous avons des clients qui possĂšdent une collection de pipes ou de bagues de cigares. Un jour, on nous a demandĂ© d’assurer une collection d’ornements d’escalier. Ces objets ont-ils beaucoup de valeur? PeutĂȘtre pas ïŹnanciĂšrement, mais pour ces personnes, oui. Tant qu’elles paient une prime d’assurance, cela peut ĂȘtre n’importe quoi. Mais on peut lĂ©gitimement se demander s’il est Ă©conomiquement intĂ©ressant de payer une prime pour quelque chose qui a peu de valeur en argent sonnant et trĂ©buchant», explique Timothy Broos. DĂšs lors, peut-on vraiment dire que tout est assurable? «Je n’oserais pas dire tout. Mais beaucoup», dit Verheyen. «Nous avons des collections de cigares et de whisky dans notre portefeuille. Mais aussi des montres, du vin ou des sacs Ă  main. En fait, toutes sortes de collections. Nous assurons Ă©galement une collection de poupĂ©es Barbie dans leur emballage d’origine. Ou quelqu’un qui collectionne des objets de James Bond. De temps en temps, un squele e de dinosaure apparaĂźt aussi.»

«En principe, donc, tout est couvert — sauf exclusions spĂ©ciïŹques», prĂ©cise Patricia Dillen. «La charge de la preuve incombe Ă  la compagnie, pas au client. C’est l’inverse d’une police classique. Les bris accidentels sont les dommages les plus frĂ©quents. Y compris pour l’art. Contrairement aux idĂ©es reçues, le vol d’Ɠuvres est rare.»

Collier de 40.000 euros

Combien le client est-il prĂȘt Ă  payer pour couvrir ses biens les plus prĂ©cieux? En toute logique, cela dĂ©pend de leur valeur rĂ©elle. «Typiquement, une prime de 2,5 pour 1.000 s’applique sur le capital assurĂ©. Cela revient Ă  250 euros pour protĂ©ger des

Conditions de conïŹance «Nous pouvons assurer tout ce qui peut ĂȘtre exprimĂ© en valeur monĂ©taire», poursuit Timothy Broos. «Mais ce n’est pas parce que vous avez quelque chose de trĂšs cher que nous l’assurons automatiquement. Un jour, on nous a demandĂ© de couvrir un Picasso de 50 millions d’euros. Mais ce e personne ne pouvait pas dire d’oĂč venait ce e Ɠuvre. Ni comment elle avait ïŹnancĂ© son acquisition. Dans ce cas, nous nous abstenons, car les conditions de conïŹance ne sont pas rĂ©unies. C’est un secteur exposĂ© Ă  la fraude. Nous ne voulons pas ĂȘtre associĂ©s Ă  des personnes malhonnĂȘtes. En somme, pour nous, il importe plus de savoir qui nous assurons, que ce que nous assurons.»

Et si le tennisman Rafael Nadal voulait assurer son lĂ©gendaire bras gauche? Ou un top model ses jambes? «Nous pouvons assurer les deux — mais il faut alors passer par le siĂšge principal Ă  Londres», dit Timothy Broos. «Ces demandes trĂšs spĂ©ciales sont gĂ©nĂ©ralement couvertes par plusieurs assureurs, jusqu’à a eindre 120% de couverture — pour Ă©viter que tout le risque ne repose sur une seule compagnie. En Belgique, nous n’avons pas encore eu de telles demandes, mais c’est possible. Mais si Hans Vanaken vient frapper Ă  notre porte, nous l’aiderons certainement», conclut en souriant Timothy Broos. ■

Exigence et sérénité partagées

À la fois lieu d’accueil pour les clients et hub d’expertises pour la banque, le nouveau bĂątiment abritant le Wealth Management a fait peau neuve et reïŹ‚Ăšte ïŹ dĂšlement les valeurs de CBC Banque.

Peinture fraĂźche et bruits de foreuse
 En cette aprĂšs-midi printaniĂšre, les techniciens s’affairent aux derniers dĂ©tails du nouveau site du Wealth Management de CBC. À deux pas de la gare de Genval, aux Ă©tages d’un bĂątiment abritant aussi un Centre Retail de la banque, l’espace est destinĂ© Ă  accueillir une clientĂšle disposant d’un patrimoine d’au moins 5 millions d’euros, apprĂ©ciĂ© selon le contexte familial et entrepreneurial.

En passionnĂ© d’architecture, Xavier Falla, Directeur GĂ©nĂ©ral Wealth Management & Private Banking chez CBC, indique avoir personnellement suivi le projet confiĂ© aux LiĂ©geois de p.HD et Ă  Espace Architectes. Le bureau Alternativ a Ă©tĂ© quant Ă  lui chargĂ© de l’amĂ©nagement intĂ©rieur, qui reflĂšte Ă  la fois les valeurs de la banque et sa philosophie Wealth. “Empreints de modestie quant Ă  nous-mĂȘmes mais trĂšs exigeants pour nos clients, nous n’avons pas recherchĂ© le luxe clinquant mais des signatures architecturales”, avance Xavier Falla. “Un environnement oĂč il fait bon rĂ©flĂ©chir et Ă©changer, et qui soit Ă  la pointe techniquement. Nous

offre aux entreprises, organisations et organismes publics l’accĂš s au rĂ©seau de L’Echo, pour partager leur vision, leurs idĂ©es et leurs solutions avec la c ommunautĂ© de L’Echo. Excluant la responsabilitĂ© de la rĂ©daction de L’Echo.

CONNECT
L’équipe du Wealth Management de CBC, rĂ©unie dans ses nouveaux locaux Ă  Ge nval.
“Nous investissons dans la technologie. Mais quand surgissent des questions liĂ©es Ă  la famille, notamment, la dimension humaine exige d’accueillir les clients dans des conditions privilĂ©giĂ©es.”

voulons que tous, clients comme collĂšgues, se sentent ici comme chez eux, dans une ambiance feutrĂ©e et sereine.”

CONSEIL À 360°

Cet Ă©crin rĂ©servĂ© aux quelque 400 familles qu’accompagne le Wealth Management de CBC est dĂ©sormais un lieu de conseils Ă  360°. L’équipe dĂ©diĂ©e y est en effet rejointe par celle du service Family Capital Solution de la banque. ConstituĂ©e voici prĂšs de deux ans, cette derniĂšre regroupe

plusieurs experts qui combinent compĂ©tence en gestion de fortune et connaissance pointue des rĂ©alitĂ©s entrepreneuriales. “De quoi faire le pont entre l’entreprise, son dirigeant et son patrimoine privĂ©â€, Ă©claire Xavier Falla. “D’autant qu’aujourd’hui, un nombre croissant d’entrepreneurs nous demandent, en plus de gĂ©rer ce patrimoine, de les Ă©pauler dans leurs nouveaux investissements.”

L’activitĂ© banque privĂ©e de CBC compte parmi ses clients prĂšs de deux tiers d’entrepreneurs ou d’indĂ©pendants, dont un nombre croissant a moins de 50 ans. “Ils investissent parfois dans de nouvelles sociĂ©tĂ©s ou dans l’immobilier”, illustre RĂ©my Van Schingen, Directeur du Wealth Management. “Certains ont revendu leur premier business avec succĂšs et deviennent des business angels ou s’intĂ©ressent au private equity. Souvent, nous avons Ă©tĂ© prĂ©sents dĂšs le dĂ©but et ils souhaitent que nous abordions avec eux ces nouveaux caps.”

Quant Ă  ceux qui sont encore focalisĂ©s Ă  100% sur le business, il importe de les sensibiliser puis de les aider dans leur gestion patrimoniale avant une Ă©ventuelle transmission voire de nouvelles acquisitions. Il s’agit d’aligner au mieux les choix financiers du prĂ©sent avec les projets d’avenir, tant pour soi que pour la famille qu’on entend protĂ©ger.

LE DIGITAL AU SERVICE DE L’HUMAIN

“Notre app bancaire haut de gamme montre Ă  quel point nous croyons et investissons dans la technologie pour informer et interagir avec nos clients, y compris dans le segment Wealth”, insiste Xavier Falla. “Mais quand surgissent des questions liĂ©es Ă  l’intimitĂ©, Ă  la famille ou Ă  des moments importants – comme la structuration d’un portefeuille, une donation, l’acquisition ou la cession d’une sociĂ©tĂ© –, la dimension humaine exige d’accueillir

les clients dans des conditions privilĂ©giĂ©es.”

RĂ©my Van Schingen acquiesce. “Chacun de nos clients a des besoins trĂšs particuliers. Afin de les servir parfaitement, nous devons Ă©couter et comprendre prĂ©cisĂ©ment qui est la personne, sa situation familiale, ce qu’elle recherche et son rapport Ă  l’investissement et au risque. Pour cela, le tĂ©lĂ©phone ou l’écran nous aident mais ne suffisent pas!”

La mĂȘme rĂ©flexion prĂ©vaut d’ailleurs pour l’IA. Celle-ci est sans nul doute en mesure d’aider au quotidien le banquier privĂ© dans son analyse des marchĂ©s et la recommandation d’arbitrages. Mais selon les deux hommes, son impact demeure simplement complĂ©mentaire quand on parle des mĂ©tiers du Wealth, de par la spĂ©cificitĂ© des situations, la finesse des prises de position et le conseil Ă  haute valeur ajoutĂ©e attendu par les clients.

CENTRE D’EXPERTISE

Regrouper les Ă©quipes Wealth Management et Family Capital Solution permet d’ériger le lieu en vĂ©ritable centre d’expertise. “Lorsqu’un dossier requiert la compĂ©tence d’un ou d’une juriste, fiscaliste, comptable ou notaire, c’est ici que cela se discute”, confirme Xavier Falla.

“La connaissance hyper-pointue des Family Capital Managers contribue de façon dĂ©terminante Ă  la qualitĂ© de notre service personnalisĂ© et nous offre de nous concentrer sur le conseil et la relation client”, conclut RĂ©my Van Schingen. “Ces collĂšgues sont eux-mĂȘmes rĂ©guliĂšrement en contact avec les clients lorsqu’il faut les rassurer sur certains points techniques ou rĂ©glementaires. De mĂȘme, nos collĂšgues du Business Support peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme de vĂ©ritables front-office, tant leurs relations avec les clients sont Ă©troites au Wealth Management.”

CONTENU SPONSORISÉ

© Christophe Ketels

POURQUOI CERTAINS MUSICIENS PARLENT-ILS PLUS SOUVENT DE LEUR ARCHET QUE DE L EUR VIOLON OU LEUR VIOLONCELLE? PARTEZ À LA DÉCOUVERTE DES MYSTÈRES DE L’ARCHET ET DU MÉTIER D’ARCHETIER.

LES SECRETS DES ARCHETS HORS DE PRIX

Jusqu’à rĂ©cemment, Pierre Guillaume, de la Maison Bernard, Ă©tait l’unique archetier de notre pays. Son savoir-faire exceptionnel lui vaut une reconnaissance mondiale.

Camille Thomas, violoncelliste franco-belge de renommĂ©e mondiale, joue sur un Stradivarius de 1730. Pour en sortir le meilleur, grĂące au soutien de la Fondation Roi Baudouin, elle utilise un archet unique d’EugĂšne Sartory. Vous ne connaissez peut-ĂȘtre pas cet artisan français, mais l’un de ses archets a vu son prix grimper Ă  83.500 euros lors d’une vente aux enchĂšres Ă  New York. Ce n’est d’ailleurs pas un record. Des montants allant jusqu’à 380.000 euros n’étonnent plus les connaisseurs. Bienvenue dans l’univers fascinant et mĂ©connu des archets et de leurs crĂ©ateurs.

AUTEUR: STÉPHANE GODFROID

PHOTOS: KRISTOF VADINO

Lors des Ă©ditions violon du Concours Reine Élisabeth ou de concerts de violoncelle exceptionnels, on rappelle Ă  l’envi combien les instruments façonnĂ©s par les maĂźtres luthiers que sont Antonio Stradivarius, NicolĂČ Amati et Giuseppe Antonio Guarneri del GesĂč contribuent Ă  la maestria de l’interprĂ©tation. Mais du rĂŽle jouĂ© par l’archet, on ne pipe mot.

«Vous avez raison, les fabricants d’archets restent largement dans l’ombre. Et sont donc inconnus du grand public», sourit Pierre Guillaume de la Maison Bernard,

«Nous courbons le bois au-dessus d’une petite ïŹ‚amme, un peu comme les chaises

Thonet qui sont courbées à la vapeur.»

Pierre Guillaume

Archetier

situĂ©e Ă  deux pas du Conservatoire de Bruxelles. Celui-ci est un fabricant d’archets respectĂ© dans le monde entier, reconnu pour ses connaissances techniques et historiques. Au printemps 2026, il publiera un ouvrage sur les archets. Le prix de ses archets faits main varie selon leur ïŹnition, avec un record de vente aux enchĂšres pour un archet de violoncelle Ă  8.600 euros.

FondĂ©e en 1868 Ă  LiĂšge, la Maison Bernard est aujourd’hui installĂ©e Ă  Bruxelles. Depuis plus de 30 ans, elle est dirigĂ©e par le luthier Jan Strick et l’archetier Pierre Guillaume. Jusqu’à ce qu’un de ses assistants s’installe rĂ©cemment Ă  son compte, Pierre Guillaume a longtemps Ă©tĂ© le seul fabricant d’archets en Belgique. En comparaison, la France compte environ 40 archetiers.

Pierre Guillaume m’accueille dans son atelier, qui semble tout droit sorti du XIXe siĂšcle. Il a Ă©tĂ© formĂ© comme «archetier» – un si joli mot pour dĂ©signer ce noble mĂ©tier – Ă  Mirecourt, dans les Vosges françaises, un haut lieu de la fabrication traditionnelle d’archets depuis plusieurs siĂšcles.

«Le grand public voit surtout l’instrument: le violon ou le violoncelle. Mais en rĂ©alitĂ©, le musicien joue li Ă©ralement sur deux objets totalement diïŹ€Ă©rents, issus de deux ateliers distincts. Chacune de ces brillantes maisons touchait au gĂ©nie. Je remarque d’ailleurs que les musiciens vraiment exceptionnels parlent plus souvent de leur archet que de leur violon ou violoncelle. N’ayons pas peur de le dire: c’est surtout l’archet qui confĂšre Ă  la musique son vĂ©ritable caractĂšre!»

«Saviez-vous qu’un archet peut aussi ĂȘtre personnalisĂ©?», me fait remarquer Guillaume. «Par exemple, Yehudi Menuhin, EugĂšne YsaĂże et Arthur Grumiaux ont fait fabriquer leurs propres archets. Cela contribue Ă  leur style de jeu et Ă  leur couleur sonore uniques.»

Histoire fascinante

La naissance du mĂ©tier d’archetier remonte Ă  prĂšs de trois siĂšcles. «La fabrication des archets commence dans

Un archet de violon renferme entre 100 et 120 crins de cheval. Les musiciens professionnels procĂšdent Ă  leur remplacement tous les six mois.

les annĂ©es 1740 avec le cĂ©lĂšbre François Xavier Tourte», raconte Pierre Guillaume. «Ce qui prĂ©cĂšde appartient pour moi Ă  la prĂ©histoire de l’archet.»

Avant cela, le mĂ©tier de fabricant d’archets n’existait pas et les archets Ă©taient fabriquĂ©s par le luthier luimĂȘme. Parfois, lorsque l’archet Ă©tait usĂ©, il Ă©tait simplement jetĂ© et remplacĂ© par un nouveau. L’archet a alors Ă©voluĂ© rapidement et dĂšs 1760, une vis a Ă©tĂ© ajoutĂ©e pour tendre les crins de cheval. Au ïŹl des annĂ©es, la forme de l’archet a Ă©tĂ© optimisĂ©e pour combiner force et Ă©lasticitĂ©. Cela a conduit Ă  un meilleur Ă©quilibre, Ă  la possibilitĂ© de crĂ©er une musique plus subtile, Ă  une plus grande variĂ©tĂ© de tonalitĂ©s et Ă  une expressivitĂ© accrue.

La France est devenue le centre historique de la fabrication d’archets, avec Mirecourt et Paris en tĂȘte. «C’est tout de mĂȘme curieux de constater que la qualitĂ© supĂ©-

Un archet de qualitĂ© peut ĂȘtre un investissement judicieux, tant pour le jeu musical que pour le portefeuille.

«LES PRIX DES MEILLEURS ARCHETS CONTINUERONT D’AUGMENTER»

ÀAmsterdam, le Fonds national nĂ©erlandais des instruments de musique prĂȘte des instruments aux Ă©tudiants en musique et aux musiciens professionnels. Sa collection, d’une qualitĂ© exceptionnelle, comprend plus de 500 instruments et 250 archets, anciens et modernes, d’une valeur totale de plus de 43 millions d’euros. C’est l’une des plus grandes collections en Europe. Actuellement, environ 430 musiciens utilisent un instrument de ce fonds.

Les instruments sont non seulement conservĂ©s de maniĂšre optimale, mais aussi restaurĂ©s. Par exemple, ïŹn fĂ©vrier, on a jouĂ© avec un pianoforte Pleyel de 1843, dĂ©couvert en Belgique, qui venait d’ĂȘtre restaurĂ© grĂące Ă  des donateurs.

La mission musicale du fonds repose sur le soutien de nombreux bienfaiteurs, sans aucune subvention. 90% de ses revenus proviennent de particuliers et de fonds privés, tandis que 10% sont des contributions de musiciens.

Frits Schu e, responsable de la collection, supervise Ă©galement de nombreux archets des meilleurs artisans. La collection inclut plus de 250 fabricants, anciens et contemporains, parmi lesquels la famille Tourte. François Xavier Tourte est reconnu comme l’un des fabricants d’archets les plus lĂ©gendaires. Des archets d’EugĂšne Sartory font aussi partie de ce e collection.

rieure des archets est l’Ɠuvre de la France, tandis que la qualitĂ© supĂ©rieure des instruments nous vient de l’Italie», note Pierre Guillaume.

C’est François Xavier Tourte, cĂ©lĂšbre fabricant d’archets, qui a vu dans le bois de pernambouc, originaire du BrĂ©sil, le matĂ©riau idĂ©al pour son artisanat. Pendant des siĂšcles, une teinture rouge foncĂ©, pourpre, Ă©tait extraite de ce bois aprĂšs l’avoir trempĂ© dans l’eau. Ce pourpre, diïŹƒcile Ă  obtenir, Ă©tait synonyme de richesse. Aujourd’hui, le bois de pernambouc est devenu si rare et protĂ©gĂ© que tout achat est pratiquement impossible. Il ïŹgure d’ailleurs sur la liste CITES des espĂšces de bois protĂ©gĂ©es.

«Je sais que je rentre dans les dĂ©tails, mais vous ne pouvez pas imaginer Ă  quel point un archet doit ĂȘtre fabriquĂ© avec prĂ©cision», explique Pierre Guillaume.

Frits Schu e nous conïŹe: «Nous ne divulguons pas les dĂ©tails des prix de nos instruments ou archets, mais je peux dire qu’un archet de violon de JeanPierre Persoit en bon Ă©tat se vend rarement en dessous de 100.000 euros. Selon le site Neuetaxe (qui suit les prix des enchĂšres et du commerce professionnel), en 2022, les prix allaient de 100.000 dollars minimum pour un archet montĂ© en nickel Ă  260.000 dollars pour un archet montĂ© en or. Et en 2025, ces prix devraient encore augmenter.»

Le poids total d’un archet de violon doit ĂȘtre exactement de 60 grammes.

«Chaque composant est crucial. Le bois de pernambouc doit d’abord sĂ©cher pendant trois Ă  quatre ans. Le BrĂ©sil interdit maintenant l’exportation de bois brut non transformĂ© pour protĂ©ger l’emploi local. Le bois arrive donc ici sciĂ©, et c’est Ă  nous de l’inspecter. Il doit ĂȘtre en tous points parfait, sans nƓud ni ïŹssure. Il y a donc beaucoup de dĂ©chets.»

Le travail sur la bague e commence ensuite. «Nous courbons le bois au-dessus d’une petite ïŹ‚amme, un peu comme les chaises Thonet qui sont courbĂ©es Ă  la vapeur. Nous faisons cela li Ă©ralement dans la ïŹ‚amme. Courber un archet prend environ cinq heures et se fait au ressenti et Ă  l’Ɠil. C’est un mĂ©tier que l’on ne maĂźtrise qu’aprĂšs des annĂ©es.»

Crin de cheval

AprÚs le bois, viennent les crins de cheval. «La légende dit que seule la queue des étalons est utilisée», raconte Pierre Guillaume.

« Souvent, c’est un mĂ©lange de crins d’étalons et de juments. Mais la lĂ©gende a un fond de vĂ©ritĂ©: les juments urinent sur leur queue, ce qui peut altĂ©rer la qualitĂ© des crins. Nous prenons aussi en compte le diamĂštre des crins. Les chevaux des rĂ©gions chaudes ont des crins plus ïŹns. Les meilleurs viennent de Mongolie et de Russie. Pour un kilogramme de crins de qualitĂ©, cela peut vite monter Ă  5.000 euros. LĂ  encore, c’est un matĂ©riau sophistiquĂ©, issu d’un tri trĂšs strict et sĂ©lectif. Un archet de violon contient environ 100 Ă  120 crins. Un musicien professionnel change ses crins tous les six mois. Et si les crins sont fro Ă©s Ă  sec sur les cordes du violon, aucun son n’en sort», dĂ©montre Pierre Guillaume avec brio. Les crins doivent ĂȘtre rĂ©guliĂšrement fro Ă©s avec de la colophane, un distillat de rĂ©sine de pin. La mĂ©thode de

«Courber un archet prend environ cinq heures et se fait au ressenti et Ă  l’Ɠil. C’est un mĂ©tier que l’on ne maĂźtrise qu’aprĂšs des annĂ©es.»

Pierre Guillaume

Archetier

distillation inïŹ‚uence aussi les propriĂ©tĂ©s de jeu.

EnïŹn, derniĂšre prĂ©cision, le poids total d’un archet de violon doit ĂȘtre exactement de 60 grammes. À 62 grammes, il sera perçu comme lourd, et en dessous de 60 grammes, trop lĂ©ger. La densitĂ© du bois est donc primordiale.

Panique au Concours

Reine Élisabeth

«Perme ez-moi de partager une anecdote sur l’un des candidats du Concours Reine Élisabeth 2022, consacrĂ© ce e annĂ©e-lĂ  au violoncelle», sourit Pierre Guillaume. «Ces jeunes musiciens talentueux, souvent peu expĂ©rimentĂ©s, viennent parfois ici quand leur violon ou violoncelle a un souci. Je me souviens bien du jour oĂč la CorĂ©enne Hayoung Choi a dĂ©barquĂ© dans mon atelier pour remplacer les crins de son archet. Je lui ai immĂ©diatement prĂȘtĂ© un de mes archets pour qu’elle puisse continuer Ă  s’exercer. Le lendemain, elle est revenue pour me demander si elle pouvait garder l’archet empruntĂ©. Puis, elle m’a posĂ© une autre question: avez-vous d’autres archets que je pourrais essayer?»

«C’était une idĂ©e particuliĂšrement astucieuse de sa part», rit Pierre Guillaume. «La jeune ïŹlle est restĂ©e ici tout l’aprĂšs-midi, testant pas moins de 15 archets. Elle a ïŹnalement choisi l’un des miens, a jouĂ© le concours avec et... l’a remportĂ© avec brio!

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La Belgique est magnifique, mais votre private equity mérite le monde

Pourquoi se limiter au marchĂ© belge alors que le monde entier s’ofre aux investissements en private equity?

Depuis 2018, Integra a levĂ© 650 millions d’euros pour ses fonds de private equity mondiaux. Son troisiĂšme fonds international s’appuie sur ce succĂšs.

Le private equity (PE) constitue, pour de nombreux Belges fortunĂ©s, le moteur de croissance de leur portefeuille. Cependant, ces investissements sont souvent exclusivement belges ou europĂ©ens. “Cela vous expose Ă  un risque de concentration”, prĂ©vient Johan Heirbrandt, cofondateur et Partner chez Integra. “La diversiïŹcation est l’un des fondements de l’investissement, et cela vaut Ă©galement pour le private equity. En investissant au niveau international, vous vous protĂ©gez mieux contre les dĂ©veloppements gĂ©opolitiques et Ă©conomiques qui peuvent affecter un pays ou une rĂ©gion. Chaque rĂ©gion a en effet ses atouts spĂ©ciïŹques. Les États-Unis disposent de marchĂ©s de capitaux bien dĂ©veloppĂ©s, d’une vraie culture de l’innovation et d’une Ă©nergie bon marchĂ©. L’Europe excelle dans l’industrie de niche et bĂ©nĂ©ïŹcie d’une main-d’Ɠuvre qualiïŹĂ©e. L’Asie, quant Ă  elle, proïŹte d’une classe moyenne Ă©mergente. Toutes ces rĂ©gions mĂ©ritent une place dans un portefeuille diversiïŹĂ©.”

“La diversiïŹcation est l’un des fondements de l’investissement, et cela vaut Ă©galement pour le private equity.”

JOHAN HEIRBRANDT

cofondateur et associé chez Integra

PIONNIER BELGE DU PRIVATE EQUITY INTERNATIONAL

Depuis sa crĂ©ation en 2018, Integra a levĂ© 650 millions d’euros auprĂšs d’environ 400 entrepreneurs, family oïŹƒces et investisseurs institutionnels. AprĂšs un premier fonds de PE international en 2018 (une premiĂšre dans notre pays) et un deuxiĂšme en 2022, le leader du marchĂ© belge vient de lancer son troisiĂšme fonds de PE. “Pour celui-ci, nous avons levĂ© 140 millions d’euros en quelques mois”, dĂ©clare Johan Heirbrandt. “Avec ce capital, nous construisons un fonds qui investit dans

20 fonds de PE, complĂ©tĂ©s par une vingtaine de co-investissements –des participations directes dans des entreprises dĂ©jĂ  prĂ©sentes dans le portefeuille des sousfonds. Nous allouons environ 45% Ă  l’AmĂ©rique du Nord, un pourcentage similaire Ă  l’Europe et le reste Ă  l’Asie.” Integra ne se focalise pas sur le capital-risque. “Nous investissons uniquement dans des entreprises stables et rentables, dotĂ©es d’un cash-ïŹ‚ow positif et de revenus rĂ©currents. Il s’agit d’entreprises qui sont un cran au-dessus de la PME belge classique. Et cela dans divers secteurs: de la technologie et des biens de consommation Ă  la santĂ© et au packaging. Encore une fois, pour des raisons de diversiïŹcation.”

INVESTIR SANS TRACAS

Investir soi-mĂȘme de maniĂšre diversiïŹĂ©e en PE implique un travail considĂ©rable. DĂ©charger ses clients de ce travail est un atout majeur d’Integra. “Si vous souhaitez investir vous-mĂȘme de maniĂšre diversiïŹĂ©e en PE, vous avez bien sĂ»r besoin de beaucoup de capital, mais vous devez aussi traiter chaque annĂ©e des dizaines voire des centaines de transactions de capital, et frĂ©quemment au sein de plusieurs juridictions et dans plusieurs devises”, souligne Delphine Vanderlinden, Finance Manager chez Integra. “Nous facilitons la tĂąche de nos investisseurs en ne lançant des appels de fonds que deux Ă  trois fois par an. Les investisseurs peuvent suivre facilement leurs participations via un portail sĂ©curisĂ©, et reçoivent un rapport clair. Deux Ă  trois fois par an, nous organisons des rĂ©unions d’investissement. Et notre porte, ici Ă  Zwijnaarde, est toujours ouverte.”

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SAVE THE DATE - Family Capital Tomorrow

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Entourez d’ores et dĂ©jĂ  la date du 9 septembre 2025 dans votre agenda. C’est celle de la premiĂšre Ă©dition de Family Capital Tomorrow, l’évĂ©nement organisĂ© par L’Echo et De Tijd pour les entreprises familiales, les family oïŹƒces et leur rĂ©seau. Avec Integra parmi ses ïŹers partenaires.

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Johan Heirbrandt et Delphine Vanderlinden d’Integra. © Emy Elleboog

Hayoung Choi joue extrĂȘmement bien, mais grĂące Ă  cet archet qui lui convenait parfaitement, elle a pu encore aïŹƒner sa performance.»

«Ces jeunes musiciens n’ont jamais eu le luxe de jouer avec divers archets», explique l’archetier. «Vous ne le croirez pas, mon bon ami Mischa Maisky (cĂ©lĂšbre violoncelliste, NDLR) possĂšde environ 300 archets chez lui. Incroyable, n’est-ce pas? Il veut absolument explorer toutes les possibilitĂ©s pour obtenir le meilleur son de son instrument. En pratique, il utilise une demi-douzaine d’archets, selon le rĂ©pertoire qu’il joue. Un archet diïŹ€Ă©rent pour Dvoƙák que pour Vivaldi ou Haydn. Un autre exemple est le violoniste Leonidas Kavakos, qui a rĂ©cemment enregistrĂ© des concertos pour violon de Bach. Il a cherchĂ© pendant des mois jusqu’à ce qu’il trouve le bon archet. Kavakos a essayĂ© des archets baroques et classiques et a ïŹnalement utilisĂ© un archet modelĂ© d’aprĂšs un exemplaire de François Tourte du dĂ©but du XIXe siĂšcle, avec son Stradivarius Willemo e de 1734. Eh bien, il semble que ce soit vraiment l’archet qui assure la bonne rĂ©sonance musicale.»

Investissement de choix

Un archet de qualitĂ© peut s’avĂ©rer un excellent investissement, tant pour le jeu musical que pour le portefeuille. Les experts soulignent que le nombre d’archets classiques bien conservĂ©s diminue plus rapidement que celui des instruments, ce qui accroĂźt leur raretĂ© et leur valeur.

«Un vieil archet, s’il est bien entretenu, ne perd rien de sa qualitĂ©. Prenez Sartory. En moyenne, ses archets se vendent autour de 60.000 euros. Et Sartory est dĂ©cĂ©dĂ© en 1946. Si l’on va chercher du cĂŽtĂ© des anciens maĂźtres archetiers, les prix grimpent souvent de maniĂšre exponentielle.» Ainsi, un archet de la ïŹn du XVIIIe siĂšcle de François Xavier Tourte a Ă©tĂ© adjugĂ© en 2015 pour la somme impressionnante de 277.000 euros.

En partant, Pierre Guillaume nous met en garde contre les contrefaçons d’archets supposĂ©s d’origine. «On me sollicite de plus en plus en tant qu’expert pour garantir l’authenticitĂ© des archets. Je reviens tout juste d’un voyage de quelques semaines au Japon, qui avait pour but de remplir ce e mission. C’est regre able, mais comme pour les grands vins, c’est le nom du fabricant qui fait vendre. Et mon nom, sans fausse modestie, a une certaine rĂ©sonance dans le milieu. Regardez ici.» Guillaume me montre une photo d’un archet portant sa signature. «Et pourtant, je n’ai jamais fabriquĂ© cet archet. GonïŹ‚Ă©, n’est-ce pas?» ■

CAMILLE THOMAS: «MON ARCHET EST COMME UNE BAGUETTE MAGIQUE»

NĂ©e Ă  Paris en 1988 de parents belges, la violoncelliste Camille Thomas a dĂ©butĂ© ses Ă©tudes musicales au violoncelle dĂšs l’ñge de quatre ans. Lorsqu’elle Ă©tait enfant et qu’elle a entendu les suites pour violoncelle de Bach interprĂ©tĂ©es par Pablo Casals, elle a su que c’était sa voie. Aujourd’hui, elle ïŹgure parmi les meilleurs au monde. Il y a environ dix ans, elle jouait sur un violoncelle Ferdinand Gagliano de 1788, prĂȘtĂ© par Bernard Magrez, icĂŽne du vin du ChĂąteau Pape ClĂ©ment. «Un jour, un mĂ©cĂšne m’a permis d’essayer un archet de Persoit. La sensation Ă©tait si divine que ce violoncelle a immĂ©diatement pris l’allure d’un Stradivarius. C’est incroyable ce qu’un archet peut faire.»

La Camille Thomas, un Stradivarius et ce qu’elle considùre comme une bague e magique, un archet d’Eugùne Sartory.

Aujourd’hui, Camille Thomas joue sur le Stradivarius «Feuermann» de 1730, propriĂ©tĂ© de la Nippon Music Foundation. Son archet, prĂȘtĂ© par la Fondation Roi Baudouin, est signĂ© par le maĂźtre français EugĂšne Sartory. «Je l’ai dĂ©couvert moi-mĂȘme Ă  Londres.» Ce qui l’a sĂ©duite? «La stabilitĂ©, la puissance et la prĂ©cision du jeu. La projection sonore, la chaleur et sa couleur unique. Le bois de l’archet inïŹ‚uence la rĂ©sonance. De plus, l’archet Sartory s’adapte aisĂ©ment Ă  divers styles musicaux et instruments. Quand je suis passĂ©e de mon ancien violoncelle au Stradivarius, ils se sont, comment dire, parfaitement accordĂ©s, le Strad et le Sartory.»

Camille Thomas est une musicienne sensible et ambitieuse: «J’essaie aussi des archets contemporains de haute qualitĂ©. Je veux soutenir les luthiers d’aujourd’hui, surtout dans cet art de niche utilisant le bois de pernambouc. L’archet est presque aussi crucial que l’instrument pour le rĂ©sultat ïŹnal. Cela provient des dĂ©tails et nuances inïŹniment profondes de la musique. Se sentir Ă  l’aise avec son archet est primordial. Pour moi, cela fonctionne toujours mieux avec mon Sartory, et mon ‘Stradinou’, comme j’appelle aïŹ€ectueusement mon violoncelle. Un choue e petit surnom, n’est-ce pas? Un peu chĂ©ri et amoureux, c’est ce que nous sommes l’un pour l’autre.»

Comment les familles fortunĂ©es prĂ©parent l’avenir de leur patrimoine

Dans un monde oĂč l’incertitude semble devenir la norme, la gestion du patrimoine familial requiert une approche plus structurĂ©e et tournĂ©e vers l’avenir. C’est ce que met en lumiĂšre le BaromĂštre des familles 2024, une enquĂȘte menĂ©e par la Banque Julius Baer en collaboration avec PwC Suisse, auprĂšs de plus de 1.800 experts en gestion de fortune Ă  travers l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient et l’AmĂ©rique latine.

“Nous constatons, dans l’édition 2024 de notre BaromĂštre, un alignement global sur l’importance de la transmission du patrimoine sur plusieurs gĂ©nĂ©rations, mais aussi des disparitĂ©s rĂ©gionales dans la maniĂšre de l’aborder”, analyse Rudy Defoer, Market Head Benelux chez Julius Baer. “En Europe, par exemple, la gouvernance familiale joue un rĂŽle-clĂ© dans la structuration du patrimoine, tandis qu’en AmĂ©rique latine, la mise en place de cadres formels est une prioritĂ© Ă©mergente.”

UNE FISCALITÉ SCRUTÉE DE PRÈS

Avec les rĂ©cents changements de gouvernements et les rĂ©formes fiscales en cours dans plusieurs grandes Ă©conomies, l’impact des politiques fiscales sur la transmission du patrimoine est dĂ©sormais le sujet sociĂ©tal dominant dans la majoritĂ© des rĂ©gions Ă©tudiĂ©es.

L’ÉDUCATION PATRIMONIALE ET LA GOUVERNANCE FAMILIALE EN PLEIN ESSOR

Au-delĂ  de la croissance de leur capital, les

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“En

Europe, la gouvernance familiale joue un rĂŽle-clĂ© dans la structuration du patrimoine.”

RUDY DEFOER

Market Head Benelux

familles fortunĂ©es s’attachent Ă  renforcer l’éducation financiĂšre des gĂ©nĂ©rations futures, notamment par le biais de rĂ©unions avec leurs conseillers patrimoniaux. ParallĂšlement, la gouvernance familiale se professionnalise, malgrĂ© la persistance de modĂšles de gouvernance informels.

L’INSTABILITÉ POLITIQUE, UNE PRÉOCCUPATION CROISSANTE

La stabilité politique fait son entrée dans le

offre aux entreprises, organisations et organismes publics l’accĂš s au rĂ©seau de L’Echo, pour partager leur vision, leurs idĂ©es et leurs solutions avec la communautĂ© de L’Echo. Excluant la responsabilitĂ© de la rĂ©daction de L’Echo.

classement des prĂ©occupations majeures des familles fortunĂ©es. Avec la montĂ©e des tensions gĂ©opolitiques et l’incertitude Ă©conomique mondiale, la diversification gĂ©ographique des actifs et la rĂ©silience des stratĂ©gies d’investissement sont de plus en plus essentielles.

VERS UNE APPROCHE PLUS RÉSILIENTE ET PROACTIVE

Le BaromĂštre des familles 2024 confirme la nĂ©cessitĂ©, pour les familles, de s’adapter Ă  un monde plus incertain en adoptant une vision de long terme et en s’entourant de conseillers de confiance.

“Les familles belges les plus avisĂ©es sont celles qui anticipent et qui structurent leur approche patrimoniale bien au-delĂ  des cycles Ă©conomiques”, conclut Rudy Defoer. “Aujourd’hui, une gestion efficace repose Ă  la fois sur la performance des investissements et sur une planification stratĂ©gique, une gouvernance solide et une approche agile face aux mutations gĂ©opolitiques et fiscales.”

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VOYAGE INITIATIQUE DANS LE CƒUR DE MARBRE DE LA TOSCANE

Depuis des siĂšcles, les montagnes prĂšs de la ville de Carrare fournissent le marbre blanc le plus pur et prĂ©cieux de la planĂšte, emblĂšme de luxe et de crĂ©ativitĂ©. Et ce n’est pas un hasard si le marbre de Carrare et ses carriĂšres jouent un rĂŽle de premier plan dans le ïŹlm «The Brutalist», qui est reparti des Oscars avec deux statue es.

AUTRICE: SILVIA BENEDETTI

PHOTOS: SHUTTERSTOCK

Qu’ont en commun le siĂšge de la Bourse d’Abou Dabi et la sculpture la plus cĂ©lĂšbre de Michel-Ange, la PietĂ ? Ou encore la mosquĂ©e turkmĂšne de Gypjak, le Capitole des États-Unis, Ă  Washington, et la majestueuse cathĂ©drale au cƓur de la ville de Pise?

Le secret de ces insoupçonnables parallĂ©lismes se cache dans les mystĂ©rieuses profondeurs des Alpes Apuanes, en Italie. Depuis l’AntiquitĂ©, dans un territoire s’étalant entre ces montagnes au nord-ouest de la Toscane et la mer TyrrhĂ©nienne, plusieurs bassins marbriers oïŹ€rent au monde entier une pierre naturelle devenue un symbole intemporel de luxe, d’élĂ©gance et de crĂ©ativitĂ©: le marbre blanc de Carrare, considĂ©rĂ© comme le marbre par excellence. UtilisĂ©e pour crĂ©er les Ɠuvres d’art et les bĂątiments les plus prestigieux de la planĂšte, ce e roche mĂ©ta-

morphique trĂšs diïŹƒcile Ă  tailler, d’une blancheur immaculĂ©e ou traversĂ©e par des veines ïŹnes, dorĂ©es ou bleutĂ©es, est encore extraite aujourd’hui dans les 73 derniĂšres carriĂšres restĂ©es en activitĂ© Ă  Carrare.

Les carriÚres de marbre, des cathédrales de pierre

Et c’est par un jour lumineux et froid, Ă  bord d’un vĂ©hicule tout-terrain, Ă  travers des sentiers Ă©troits accrochĂ©s aux pentes des montagnes et surplombants vallĂ©es et prĂ©cipices, qu’il a Ă©tĂ© possible de grimper jusqu’à ces carriĂšres de marbre, situĂ©es parfois Ă  1.000 mĂštres au-dessus du niveau de la mer. Devant nous, un paysage surrĂ©el, lunaire, alternant carriĂšres Ă  ciel ouvert ou «fermĂ©es», c’est-Ă -dire creusĂ©es dans les entrailles du massif rocheux,

abandonnĂ©es depuis longtemps ou encore en pleine activitĂ©. Les parois des montagnes, d’un blanc presque aveuglant et taillĂ©es avec une prĂ©cision millimĂ©trĂ©e par des gĂ©nĂ©rations d’ingĂ©nieurs et d’ouvriers, semblent dessiner les contours de grandioses cathĂ©drales de pierre. «Des visiteurs du monde entier viennent Ă  Carrare pour dĂ©couvrir ces sites d’excavation, pour acheter du marbre ou seulement pour Ă©prouver le plaisir d’explorer ces carriĂšres incroyables», explique, avec enthousiasme, la guide Manuela Righini. «Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, j’ai accompagnĂ© ici beaucoup d’Italiens, mais aussi des touristes et des acheteurs indiens et chinois, amĂ©ricains ou encore en provenance des Émirats arabes unis.» Les carriĂšres «fermĂ©es» sont indĂ©niablement les plus impres-

«Les mineurs sont aussi rudes et durs que la pierre qu’ils dĂ©coupent. Mais aussi intimement ïŹers de leur mĂ©tier, qui est transmis de pĂšre en ïŹls depuis des gĂ©nĂ©rations.»

sionnantes pour ces visiteurs d’un jour. EmprisonnĂ©s dans le ventre mĂȘme de la montagne, ces derniers peuvent ainsi imaginer le travail solitaire des mineurs. Et lorsque les machines diamantĂ©es, les pelleteuses voraces ou encore les dĂ©coupeuses multi-disques, utilisĂ©es pour sectionner d’immenses blocs de marbre, se taisent enïŹn, tout semble ïŹgĂ© dans une immobilitĂ© presque parfaite. Dans ces labyrinthes de pierre, sombres et humides, creusĂ©s par l’érosion millĂ©naire de l’eau de la montagne et par l’activitĂ© de l’homme, seul le bruit de mystĂ©rieuses sources aquifĂšres brise le silence. Les visiteurs ne peuvent alors s’empĂȘcher de se sentir inïŹniment petits et vulnĂ©rables, presque Ă©crasĂ©s par le poids d’une nature insondable et gĂ©nĂ©reuse, mais aussi, de façon paradoxale, complĂštement libĂ©rĂ©s de toutes les a aches et les angoisses du quotidien.

«La visite d’une carriĂšre de marbre reprĂ©sente une sorte de voyage initiatique unique», explique Gianfranco Ghisu, directeur d’une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans l’organisation de voyages de luxe dans la pĂ©ninsule. «J’ai vu

Le marbre blanc de Carrare n’a pas seulement sculptĂ© la renommĂ©e de la rĂ©gion, il a aussi forgĂ© sa richesse. Ce prĂ©cieux matĂ©riau est la ïŹertĂ© des habitants, qui le chĂ©rissent comme un trĂ©sor local.

des clients multimillionnaires, ayant la possibilité et les moyens de tout expérimenter à travers le monde, rester li éralement ébahis par les émotions éprouvées lors de ces incursions à Carrare.»

Fierté locale

Une aventure pour visiteurs Ă  la recherche de sensations inĂ©dites, mais, avant tout, une ïŹliĂšre Ă©conomique extrĂȘmement lucrative pour le pays tout entier. L’univers du marbre italien compte, dans son ensemble, 3.200 entreprises rĂ©parties sur le territoire national ainsi que 34.000 employĂ©s. En 2023, ce secteur a pu aïŹƒcher un chiïŹ€re d’aïŹ€aires de l’ordre de 4,5 milliards d’euros, avec environ 70% de la production exportĂ©e. Et il en va ainsi pour la petite ville toscane de Carrare, oĂč le marbre est source de richesse, d’histoire et de ïŹertĂ© locale. Depuis des siĂšcles, son exploitation forge l’identitĂ© du territoire ainsi que l’existence et le caractĂšre de ses habitants. PrivatisĂ©es au XVIIIe siĂšcle, ces carriĂšres suspendues aux ïŹ‚ancs des montagnes reprĂ©sentent, en eïŹ€et, une seconde maison pour une partie signiïŹcative des hommes actifs de la ville.

3.200

L’industrie italienne du marbre compte 3.200 entreprises employant 34.000 travailleurs. Elles gĂ©nĂ©rent ensemble un chiïŹ€ re d’aïŹ€aires de 4,5 milliards d’euros.

«Les mineurs sont aussi rudes et durs que la pierre qu’ils dĂ©coupent», explique Manuela Righini. «Ils sont taciturnes, solitaires, mais aussi intimement ïŹers de leur mĂ©tier, qui est transmis de pĂšre en ïŹls depuis des gĂ©nĂ©rations.» Selon notre guide, un amour viscĂ©ral unit, depuis toujours, ces travailleurs tenaces Ă  leur marbre ainsi qu’à leurs chantiers, di ïŹƒciles et parfois dangereux, oĂč ils communiquent, au milieu du vacarme des machines en mouvement, grĂące Ă  un langage fait de gestes et de signes. «Un dimanche, dans une carriĂšre fermĂ©e, il m’est arrivĂ© de croiser un chef de chantier qui n’arrivait visiblement pas Ă  s’éloigner de son univers de marbre», rĂ©vĂšle Manuela Righini. «Il m’a expliquĂ©, en essayant de cacher son embarras, qu’il devait vĂ©riïŹer quelque chose
 Mais la vĂ©ritĂ© est que ce mĂ©tier se transforme en une passion dĂ©vorante pour la plupart de nos mineurs.»

L’extraction du marbre n’est pas sans dangers. La poussiĂšre, d’une lĂ©gĂšretĂ© et d’une ïŹnesse extrĂȘmes, reprĂ©sente une menace pour l’environnement, contaminant aussi bien l’air que l’eau.

«FAIRE CHANTER LA PIERRE»

QUne passion qui semble transcender les limites et les dangers que comporte le travail d’extraction et de transformation de ce e pierre. Le peuple des marbriers de Carrare doit, en eïŹ€et, aïŹ€ronter une profession qui comporte de nombreux risques pour l’homme et son environnement, Ă  commencer par l’impact de la «marme ola». Ce e poussiĂšre de marbre est lĂ©gĂšre et impalpable, elle pollue l’eau comme l’air. L’exploitation de plus en plus intensive des bassins marbriers entraĂźne Ă©galement une instabilitĂ© hydrogĂ©ologique, des inondations rĂ©pĂ©tĂ©es, une perte de biodiversitĂ©, ainsi que la rarĂ©faction progressive d’une ressource naturelle qui n’est pas inĂ©puisable.

«Comme toute chose, cet univers a sa part d’ombre et de lumiĂšre», explique le directeur de l’AcadĂ©mie des Beaux-Arts de Carrare, Marco Baudinelli. «Mais il est indĂ©niable que le marbre reste la principale ressource Ă©conomique de ce territoire.»

FondĂ©e en 1796, ce e acadĂ©mie a Ă©tĂ©, au long des siĂšcles, le lieu de formation des plus Ă©minents sculpteurs italiens et a connu son Ăąge d’or au dĂ©but du XIXe siĂšcle, grĂące aux eïŹ€orts d’Elisa Bonaparte, sƓur de NapolĂ©on. «Elle est certainement Ă  l’origine du prestige et de la renommĂ©e Ă  l’échelle europĂ©enne de ce e Ă©cole. Or, Elisa devait s’assurer de bien inonder toutes les cours europĂ©ennes de bustes en marbre de son frĂšre, pour en exalter la grandeur. Carrare est ainsi devenue nĂ©vralgique », ajoute, avec un soupçon d’ironie, le directeur.

Aujourd’hui l’AcadĂ©mie forme prĂšs de 1.000 Ă©tudiants italiens et Ă©trangers, notamment en provenance de Chine. «Nous oïŹ€rons Ă  ces aspirants artistes des laboratoires pour laisser libre cours Ă  leurs Ă©lans crĂ©atifs, tout le savoir-faire de la tradition, mais aussi les technologies les plus innovantes, comme les robots sculpteurs de derniĂšre gĂ©nĂ©ration», prĂ©cise Marco Baudinelli. ■

u’en aurait pensĂ© Michel-Ange qui rĂ©ussit Ă  trouver, prĂ©cisĂ©ment Ă  Carrare, le bloc de marbre idĂ©al pour crĂ©er, Ă  la ïŹn du XVe siĂšcle, son admirable PietĂ , conservĂ©e dans la Basilique Saint-Pierre de Rome? Ce grand artiste de la Renaissance venait chercher lui-mĂȘme le matĂ©riel pour ses sculptures parce que, comme il aimait le rĂ©pĂ©ter, dans le bloc de marbre choisi, il pouvait dĂ©jĂ  «entrevoir l’ñme de son Ɠuvre». Une Ă©motion que le sculpteur belge d’origine roumaine, Marian Sava, comprend parfaitement. «Je dĂ©veloppe mon projet crĂ©atif pendant des mois, voire des annĂ©es, mais c’est seulement lorsque je trouve le bloc de marbre parfait que je peux enïŹn lui donner forme et vie», explique-t-il.

Celui qui, selon les experts en art, sait «faire chanter la pierre», a créé, tout au long de sa vie, des Ɠuvres en plĂątre, bronze, granit, ïŹbres de verre et en bois, mais sa matiĂšre de prĂ©dilection a toujours Ă©tĂ© le marbre. «C’est un matĂ©riel extraordinaire, unique, sensible et dur Ă  la fois», s’émeut-il. «J’en ressens toujours toutes les vibrations, les pulsations et les sonoritĂ©s et j’essaye de les respecter, de sculpter en obĂ©issant Ă  la matiĂšre, en Ă©coutant humblement sa voix.»

RĂ©fugiĂ© politique fuyant la dictature communiste, Marian Sava arrive Ă  Bruxelles en 1985. En Belgique, il savoure enïŹn la libertĂ© d’ĂȘtre et de crĂ©er. DiplĂŽmĂ© de l’AcadĂ©mie Royale des Beaux-Arts de la capitale, il tombe «li Ă©ralement amoureux» du marbre noir belge, pur et brillant, avec lequel il crĂ©e d’innombrables sculptures. Puis, il visite Carrare. «J’ai alors dĂ©couvert ce marbre blanc d’une richesse inĂ©galable, ce e pierre homogĂšne, pouvant dĂ©gager une lumiĂšre incroyablement intense», avoue-t-il. Son imagination prend alors un nouvel envol. «Par ses nuances et ses stratiïŹcations ina endues, un bloc de marbre de Carrare nous raconte son histoire millĂ©naire. Il s’agit lĂ  d’une rencontre surprenante, je dirais mĂȘme Ă©lectrisante, pour le crĂ©ateur qui se cache dans le cƓur de chacun de nous.»

Plus d’infos sur www.mariansava.be

© MARIAN SAVA

LA RONDE FÉÉRIQUE DES PLUS BEAUX OLDTIMERS DU MONDE

À droite, l’Alfa Romeo 8C 2300 de 1932, qui a dĂ©crochĂ© l’an dernier le prestigieux titre de «Best of Show». Ce joyau automobile appartient Ă  un membre de la cĂ©lĂšbre famille belge TVH.

Chaque printemps, les voitures anciennes ont également leur festival.

Le Concorso d’Eleganza rĂ©unira, du 23 au 25 mai, les plus chics oldtimers du monde dans le domaine enchanteur de l’hĂŽtel Villa d’Este, Ă  Cernobbio, sur les rives du lac de CĂŽme, en Italie. Depuis 1929, le concours s’aïŹƒche comme le rendez-vous incontournable des amateurs d’élĂ©gance sur quatre roues.

AUTEUR: JENS CARDINAELS

PHOTOS: BLOOMBERG

Une promenade autour de la Villa d’Este a tout du voyage dans le temps, avions-nous soulignĂ© dans l’édition prĂ©cĂ©dente de Wealth. Ce majestueux hĂŽtel de style Renaissance, construit en 1568 par l’architecte Pellegrino Pellegrini, servait Ă  l’époque de rĂ©sidence d’étĂ© au cardinal Tolomeo Gallio. De nombreuses familles nobles y ont sĂ©journĂ© par la suite. Le comte Domenico Pino, gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e de NapolĂ©on, y a mĂȘme bĂąti une petite forteresse pour y aïŹ€Ă»ter son art militaire. En 1815, la reine consort britannique Caroline de Brunswick y a rĂ©sidĂ©, aprĂšs s’ĂȘtre sĂ©parĂ©e de son Ă©poux, le roi George. C’est d’ailleurs elle qui a baptisĂ© la demeure Villa d’Este. AprĂšs sa mort, l’impĂ©ratrice russe Maria Fedorowna y a vĂ©cu pendant deux ans.

Depuis 1873, la villa, avec ses jardins magniïŹquement amĂ©nagĂ©s et sa vue imprenable sur le lac de CĂŽme, est un hĂŽtel de luxe abritant 152 chambres et suites, ainsi que quatre villas privĂ©es. Forbes l’a dĂ©signĂ©e en 2009 comme le meilleur hĂŽtel du monde. Les chambres «simples» coĂ»tent plus de 1.100 euros la nuit, tandis que la suite la plus exclusive dĂ©passe les 5.500 euros.

De nombreuses cĂ©lĂ©britĂ©s ont franchi ses portes. Alfred Hitchcock y a tournĂ© son premier ïŹlm «Le Jardin du plaisir». Parmi les autres invitĂ©s notables, on pointe Ă©galement le roi LĂ©opold II, les crĂ©ateurs Ralph Lauren et Calvin Klein, l’écrivain Mark Twain, et des stars du cinĂ©ma comme Marlene Dietrich, Mel Gibson

et Woody Allen. Villa d’Este est aussi le point de chute habituel de Bruce Springsteen lors de ses concerts en Italie.

Immersion temporelle presque totale

Chaque annĂ©e, le lieu sert d’écrin au Concorso d’Eleganza, qui, ce printemps, se dĂ©roulera Ă  nouveau Ă  guichets fermĂ©s. Un billet pour une journĂ©e revient Ă  595 euros. Et pour un sĂ©jour de trois jours, incluant nuits et repas Ă  l’hĂŽtel, comptez au minimum 10.950 euros.

Selon la tradition, les voitures sĂ©lectionnĂ©es participent Ă  diverses compĂ©titions et dĂ©ïŹlent entre l’hĂŽtel et le lac, avec un arrĂȘt devant le jury Ă  l’entrĂ©e de l’établissement. Lors de l’édition 2024, le dĂ©ïŹlĂ© a rassemblĂ© 52 «ancĂȘtres», dont certains n’existent qu’en quelques exemplaires.

Pendant que le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie, passant avec maestria d’un anglais pointu Ă  un italien passionnĂ©, partageait anecdotes et dĂ©tails sur chaque bolide, le jury et les plus fervents admirateurs des oldtimers, un verre de champagne Pommery Ă  la main, s’émerveillaient de ce e ronde féérique des plus belles carrosseries des annĂ©es 1920, 1940 ou 1960. Une immersion temporelle totale, si ce n’est les cliquetis des smartphones.

Les collectionneurs participants, pour la plupart, vivaient leur moment de gloire sans ostentation. Quelques audacieux faisaient vrombir leur moteur ou klaxonnaient. Certains ignoraient les conventions, comme l’excentrique AmĂ©ricain Jonathan Segal, qui, dans sa Maserati noire, est apparu devant le jury, moteur rugissant, les bras levĂ©s, un verre de whisky The Glenturret Triple Wood dans une main et un cigare Padron dans l’autre.

L’Allemand Bernard HĂŒbel lui a briĂšvement volĂ© la vede e. Alors que presque toutes les voitures aïŹƒchaient un look chic et impeccable, il a dĂ©boulĂ© — tel le rejeton rebelle de cet arĂ©opage aux allures aristocratiques — au volant d’une Alfa Romeo RL Sport de 1922, Ă  ce point dĂ©labrĂ©e qu’on la croyait sortie tout droit d’un cimetiĂšre de voitures. Pourtant, Ă  l’oreille d’un connaisseur, le puissant bruit du moteur rĂ©vĂ©lait une mĂ©canique encore en trĂšs bon Ă©tat. «Une voiture dans son jus, comme disent les Français», selon Pierre Darge, un journaliste qui a tenu pendant des dĂ©cennies la rubrique automobile pour le

Il y a moins de foule qu’ailleurs au Concorso d’Eleganza: l’occasion rĂȘvĂ©e pour ïŹ‚Ăąner et savourer chaque voiture Ă  son rythme.

magazine Knack. Au printemps 2024, il assistait pour la sixiÚme fois au Concorso. «Alors que les Français aiment ces voitures pleines de caractÚre, les collectionneurs américains en ont horreur.»

Des Belges discrets

La majoritĂ© des voitures que nous avons vues dĂ©ïŹler l’annĂ©e derniĂšre appartenaient Ă  des collectionneurs allemands, français, italiens ou amĂ©ricains. Pourtant, l’évĂ©nement suscite Ă©galement l’intĂ©rĂȘt des heureux dĂ©tenteurs d’oldtimers en Belgique, aïŹƒrme Hendrik BĂ©atse. Il a participĂ© Ă  l’évĂ©nement Ă  plusieurs reprises et conseille les collectionneurs belges. Cet «agent de voitures classiques et de collection» a pour mission de rechercher des oldtimers uniques pour le compte de collectionneurs. «Ou inversement: je cherche un acheteur appropriĂ© pour une voiture particuliĂšre», explique-t-il. «Je m’occupe Ă©galement de collections de voitures. Un timbre, vous le collez dans un livre que vous rangez. Mais une collection d’oldtimers nĂ©cessite beaucoup d’a ention: entretien, restauration, Ă©valuation, documentation de l’historique...»

Pour Hendrik BĂ©atse, le Concorso est unique. «Seuls quelques Ă©vĂ©nements dans le monde peuvent rivaliser. Comme le Pebble Beach Concours d’Elegance aux

États-Unis. En Europe, le Concorso d’Eleganza Villa d’Este est l’évĂ©nement le plus prestigieux. Vous y trouvez la crĂšme de la crĂšme des collectionneurs et les plus belles voitures. Si vous y gagnez un prix, votre prestige et la valeur de vos voitures augmentent.»

Des Belges l’ont bien compris. Ils inscrivent le Concorso d’Eleganza Ă  leur agenda mondain. Mais, en toute discrĂ©tion. «Je travaille pour de nombreux collectionneurs en Flandre-Orientale et Occidentale. Et plus vous allez vers l’ouest, plus la discrĂ©tion est grande.» Nous en avons fait la funeste expĂ©rience. L’entrepreneur que nous avons contactĂ© nous a opposĂ© une ïŹn de non-recevoir. «Je prĂ©fĂšre ne pas en parler dans la presse, car de nombreux collĂšgues entrepreneurs ne comprennent pas la passion pour les oldtimers», dit-il. Ce e rĂ©action ne surprend pas Hendrik BĂ©atse. «Il en va ainsi pour de nombreuses passions. Certains inves595 €

Un ticket pour une journĂ©e au Concorso d’Eleganza, dĂ©jĂ  complet, coĂ»te 595 euros.

tissent des milliers d’euros dans un vĂ©lo de course ou collectionnent l’art, d’autres aiment les voitures. C’est en fait aussi une force du Concorso. L’on peut y aïŹƒcher sa passion sans honte et la partager avec d’autres amateurs.»

MalgrĂ© leur prĂ©sence limitĂ©e, les Belges n’ont rien Ă  envier aux grandes nations comme l’Allemagne ou les États-Unis au Concorso. Au contraire: l’annĂ©e derniĂšre, le prix principal «Best of Show» a Ă©tĂ© a ribuĂ© Ă  une voiture belge, une Alfa Romeo 8C 2300 de 1932 Ă©quipĂ©e d’une carrosserie de Figoni. Elle y a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par le jeune Thibault De Meester et sa mĂšre Ann Thermote, membre de la famille propriĂ©taire de l’entreprise de chariots Ă©lĂ©vateurs TVH. Via la sociĂ©tĂ© HM Collection, l’entrepreneuse et son mari Bernard De Meester collectionnent des oldtimers. Leur ïŹls Thibault se consacre Ă  l’entretien de la collection.

Il se montre, lui aussi, trĂšs peu loquace sur les raisons pour lesquelles sa famille participe Ă  cet Ă©vĂ©nement. Il prĂ©fĂšre expliquer ce qui constitue les forces du Concorso d’Eleganza. «Tout d’abord, l’emplacement est particuliĂšrement beau», dit Thibault De Meester. «C’est aussi un Ă©vĂ©nement en petit comitĂ©: il y a moins de monde au concours que lors d’autres Ă©vĂ©nements. Nous avons ainsi le temps

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d’admirer tranquillement toutes les voitures et de lire toutes les informations Ă  leur sujet. Le rayonnement international est un autre atout. Vous y rencontrez des collectionneurs et des oldtimers du monde entier. Et, enïŹ n, le jury est trĂšs compĂ©tent et strict. Une sĂ©vĂ©ritĂ© Ă  la hauteur de la rĂ©putation de l’évĂ©nement et de la longue liste de candidats. Il met donc la barre trĂšs haut.»

Thierry Dehaeck est lui aussi un habituĂ© de ces Ă©vĂ©nements Ă  la gloire des oldtimers. Il a dĂ©jĂ  participĂ© cinq fois au Concorso. L’annĂ©e derniĂšre, il nous a narrĂ© l’enthousiasme ressenti lors de sa premiĂšre participation, trois ans auparavant: «C’est sans conteste l’évĂ©nement de voitures anciennes le plus prestigieux au monde. J’en visite au moins six par an. Oui, il y a Pebble Beach aux États-Unis, mais avec plus de 200 voitures, c’est bien plus grand.» En Italie, avec une cinquantaine de participants, la sĂ©lection est plus exclusive. «Et bien sĂ»r, le cadre est merveilleux.»

La CitroĂ«n DS Ă  l’honneur Jusqu’en 2016, Thierry Dehaeck possĂ©dait et dirigeait Pidy, fabricant de fonds de tarte et de biscuits pour bouchĂ©es Ă  la reine. Il n’avait jamais eu le temps de se rendre en Italie, alors qu’il avait achetĂ© son premier ancĂȘtre dĂšs l’ñge de 20 ans. Ce n’est qu’en 2021 qu’il y est allĂ© pour la premiĂšre fois. La vente de son entreprise rĂ©glĂ©e, il s’est pleinement consacrĂ© Ă  sa

passion. À Ypres, il expose dĂ©sormais plus de 50 voitures anciennes, parmi lesquelles des Aston Martin, Bentley, CitroĂ«n, Ferrari, Mercedes, Maserati, Rolls-Royce, Cadillac, Jaguar et Shelby.

Mais sa plus grande ïŹertĂ© est sa collection de CitroĂ«n SM. «J’ai l’une des plus grandes collections de ce modĂšle au monde», aïŹƒ rme Dehaeck. «Il y a une grande collection en France, mais c’est tout.» Parmi ses trĂ©sors, une CitroĂ«n SM Espace de 1971, prĂ©sentĂ©e au Salon de l’auto de Paris en 1971, une CitroĂ«n SM

Mylord de 1972 et une CitroĂ«n SM OpĂ©ra de 1973, avec laquelle le collectionneur amĂ©ricain Jerry Hathaway a ba u le record du monde de la CitroĂ«n la plus rapide. À deux reprises, il a terminĂ© deuxiĂšme dans sa catĂ©gorie, toujours avec une CitroĂ«n SM.

Ce e annĂ©e, il prĂ©sentera au Concorso une CitroĂ«n DS, un modĂšle iconique surnommĂ© «fer Ă  repasser». «La CitroĂ«n DS fĂȘte ses 70 ans ce e annĂ©e», explique Dehaeck. «Elle a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en 1955 au Salon de l’auto de Paris. C’est pourquoi il y a ce e annĂ©e au Concorso une classe spĂ©ciale CitroĂ«n DS. Je participe avec ma CitroĂ«n DS Le Caddy, rĂ©alisĂ©e par le cĂ©lĂšbre carrossier français Henri Chapron en 1967.»

«Que je gagne ou que je perde, ce qui compte pour moi c’est avant tout l’expĂ©rience de cet Ă©vĂ©nement et la passion qui y rĂšgne.»

Thierry Dehaeck

Parcipant belge habituĂ© au Concorso d’Eleganza

Thierry Dehaeck possĂšde tous les documents originaux retraçant l’histoire de la voiture. Chapron a achetĂ© la voiture le 21 juin 1967 Ă  CitroĂ«n et l’a transformĂ©e en cabriolet avec la carrosserie spĂ©ciale Le Caddy. Il l’a exposĂ©e au Salon de l’auto de Paris ce e annĂ©e-lĂ , oĂč elle a Ă©tĂ© vendue. AprĂšs avoir changĂ© de mains plusieurs fois, Dehaeck l’a acquise en 2007. Il a fait restaurer la voiture dans l’esprit d’origine. L’intĂ©rieur a Ă©tĂ© revĂȘtu du cuir beige utilisĂ© par Chapron Ă  l’époque, et la carrosserie a retrouvĂ© sa teinte bleue originelle. Dehaeck a dĂ©jĂ  participĂ© avec ce e voiture Ă  un autre concours, le Concours d’ElĂ©gance Paleis Het Loo aux Pays-Bas, oĂč il a remportĂ© le premier prix.

À prĂ©sent, Dehaeck vise Ă©galement la victoire au Concorso d’Eleganza. Mais il ne s’emballe pas quant Ă  ses chances de victoire: «Je ne pourrai les Ă©valuer que lorsque je verrai sur place les six voitures de la catĂ©gorie Ă  cĂŽtĂ© de la mienne. Quelques mois avant le concours, on dĂ©couvrira la concurrence sur catalogue, mais ce n’est qu’en les voyant en vrai qu’on sait oĂč l’on se situe.» Le printemps dernier, il nous a conïŹĂ© son sentiment: «Je ne vais certainement pas gagner», alors qu’il se tenait Ă  cĂŽtĂ© d’une magniïŹque Maserati Qua roporte AM 121

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En dĂ©ïŹnitive, Dehaeck se prĂ©occupe peu de sa place sur le podium. «Ce qui compte pour moi, c’est avant tout l’expĂ©rience de cet Ă©vĂ©nement et la passion qui y rĂšgne». Il ne s’agit pas d’y faire des aïŹ€aires. En rĂ©alitĂ©, rien que par leur participation au Concorso, les voitures gagnent en prestige et font l’objet par la suite d’oïŹ€res allĂ©chantes. Mais, aux acheteurs intĂ©ressĂ©s, Dehaeck a dĂ©jĂ  sa rĂ©ponse: «Je ne vends pas les voitures de ma collection privĂ©e. C’est ma ïŹertĂ©. Mes voitures sont l’Ɠuvre de ma vie. Je ne les vends que si je trouve une meilleure voiture. Les voitures anciennes me passionnent, notamment par l’histoire qu’elles racontent. Chez moi, une bibliothĂšque entiĂšre regorge d’informations sur mes voitures. Pour certaines, j’ai jusqu’à six dossiers.»

Pour l’édition de ïŹn mai, Dehaeck a posĂ© sa candidature en septembre dernier. «C’est Ă  ce moment de l’annĂ©e que le jury se rĂ©unit pour la premiĂšre fois. Il dĂ©termine les catĂ©gories en compĂ©tition, et j’examine si un des modĂšles de ma collection pourrait y concourir.»

La candidature commence par un formulaire en ligne. «Vous devez tĂ©lĂ©charger des photos et fournir des informations telles que le numĂ©ro de chĂąssis et de moteur», explique-t-il. «Plus vous avancez dans la sĂ©lection, plus ils demandent d’informations. Ce n’est que peu de temps avant l’évĂ©nement qu’ils viennent inspecter la voiture sur place. Il arrive alors que des voitures soient rejetĂ©es, car elles ne sont pas authentiques. Pour les propriĂ©taires, c’est la douche froide: ils dĂ©couvrent qu’on leur a vendu un rossignol.»

Dehaeck n’a pas encore vĂ©cu cela. «Mais je n’achĂšte jamais une voiture sans avoir bien Ă©tudiĂ© le dossier. Je les fais toujours inspecter par l’expert Gert Beets. S’il dit que la voiture est authentique, alors l’affaire est bouclĂ©e. Je fais toujours approuver mes voitures par la FIVA (FĂ©dĂ©ration internationale des vĂ©hicules anciens, NDLR). Leur certiïŹcat facilite Ă©galement la participation au Concorso.»

Le rĂȘve de BMW

Se porter candidat ne coûte rien, mais ceux qui sont sélectionnés doivent séjourner sur le domaine. «Les collectionneurs

Ce e Ferrari 166 MM Barche a de 1949, parfaitement restaurĂ©e, vaut des mi llions d’euros.

Les heureux Ă©lus qui dĂ©crochent leur place pour participer Ă  l’évĂ©nement doivent rĂ©sider sur le domaine. Pour vivre ce e expĂ©rience, il faudra dĂ©bourser au minimum 7.625 euros.

peuvent choisir entre diïŹ€Ă©rentes formules et plusieurs types de chambres. Le forfait le moins cher coĂ»te 7.625 euros», rĂ©vĂšle Marc ThiesbĂŒrger, porte-parole de BMW Group.

Le constructeur automobile allemand est le propriĂ©taire et l’organisateur du Concorso d’Eleganza, mais BMW n’en fait pas un Ă©vĂ©nement Ă  sa gloire. Ainsi, l’annĂ©e derniĂšre, un seul oldtimer du groupe bavarois y participait. D’ailleurs, dĂ©tail piquant: ce sont des vans de son Ă©ternel rival Mercedes-Benz qui ont amenĂ© les invitĂ©s dans les hĂŽtels Ă  proximitĂ©.

BMW se rĂ©serve cependant un lever de rideau grandiose. La veille du Concorso, le constructeur prĂ©sente une «voiture de rĂȘve», un modĂšle gĂ©nĂ©ralement produit en sĂ©rie limitĂ©e. L’annĂ©e derniĂšre, il s’agissait du cabriolet BMW Concept Skytop. Sa conception avait commencĂ© moins d’un an auparavant, des Ɠuvres de l’équipe du NĂ©erlandais Adrian van Hooydonk, directeur du design de BMW, Mini et Rolls-Royce. «Nous n’allons certainement pas produire le Skytop Ă  grande Ă©chelle», avait-il dĂ©clarĂ© lors de la prĂ©sentation. «Peut-ĂȘtre que ce sera le seul exemplaire, peut-ĂȘtre que nous en fabriquerons encore une quinzaine. Il n’y en aura pas plus. Nous l’avons spĂ©cialement conçu pour cet Ă©vĂ©nement. C’est notre rĂȘve de la voir participer au Concorso d’Eleganza Villa d’Este dans 50 ans.»

■

PINK POWER

«AMENER PLUS DE

FEMMES À LA VOILE, C’EST NOTRE CAP »

Le 26 juillet prochain, au dĂ©part de la Rolex Fastnet Race, un bateau hissera haut un objectif: encourager davantage de femmes Ă  pratiquer la voile. À bord du «Swanne Bonny», Sigrid Huyghe, gynĂ©cologue, dirigera un Ă©quipage entiĂšrement fĂ©minin. Cinq jours de navigation mouvementĂ©e les a endent, depuis le sud de l’Angleterre jusqu’aux cĂŽtes normandes.

AUTEUR: RAOUL DE GROOTE

PHOTOS: KATRIJN VAN GIEL

Il nous faut grimper sur une Ă©chelle pour arriver, trois mĂštres plus haut, au niveau de la poupe de ce yacht Ă  voile, baptisĂ© KantoïŹ€ du nom de l’entreprise de construction et de ïŹnition d’Opwijk, dans le Brabant ïŹ‚amand. Le bateau de 14,35 mĂštres, sur lequel se dresse un mĂąt de 20 mĂštres, est un Swan 46 MK II classique, un modĂšle que le constructeur ïŹnlandais Nautor a commercialisĂ© entre 1989 et 1997. Pour l’heure, il repose au sec, au Royal Yacht Club de Belgique Ă  Anvers, soutenu par des barres de fer et des blocs de bois. Sa conception est l’Ɠuvre de GermĂĄn Frers, un designer argentin renommĂ© dont les interventions

Le Swan 46 MK II se trouve Ă  Anvers, au Royal Yacht Club de Belgique, sur la terre ferme, soutenu par des barres de fer et des blocs de bois.

sur les bateaux d’occasion peuvent coĂ»ter jusqu’à 200.000 euros, selon les options et rĂ©novations.

Sous la coque poncĂ©e, un Ă©norme contrepoids en forme de balle de baseball maintient le bateau droit dans l’eau. «Il est quasi i mpossible de voir le bateau chavirer. Par trois fois, un poids excessif a failli nous retourner, mais nous nous sommes toujours redressĂ©s», explique Sigrid Huyghe, la capitaine. «On s’y sent vraiment en sĂ©curitĂ©.»

Nous la rencontrons, elle et une partie de son Ă©quipage fĂ©minin, au moment oĂč, entre deux sorties payantes au proïŹt de la recherche sur le cancer du sein, elles s’entraĂźnent en prĂ©vision de la Rolex Fastnet Race, organisĂ©e ïŹn juillet. Sous la voile bleue tendue, deux matelotes dĂ©montent un winch, une poulie perme ant de hisser les voiles, tandis qu’à l’avant, une autre rĂ©pare le joint d’un hublot. Partout, des plans dĂ©pliĂ©s, des pinces, des toiles, des clĂ©s, des cordes
 «Il y a toujours quelque chose qui casse, qui nĂ©cessite de l’entretien ou qui doit ĂȘtre remplacĂ©.

Un bateau qui prend souvent la mer coĂ»te pas mal d’argent», souligne

Sigrid Huyghe. «Chaque annĂ©e, nous dĂ©pensons entre 20.000 et 25.000 euros pour nos participations Ă  diverses courses Ă  la voile (pour la Fastnet, les frais d’inscription pour un bateau de 14 mĂštres s’élĂšvent Ă  prĂšs de 1.400 euros pour les membres du Royal Ocean Racing Club organisateur et plus de 1.800 euros pour les non-membres, NDLR), l’équipement, l’entretien, etc., ce qui en fait un hobby assez coĂ»teux. Heureusement, le magasin Seashop Ă  Nieuport nous fait des rĂ©ductions et nous permet de passer commande directement auprĂšs des grossistes.»

Des sorties payantes pour la bonne cause

Sigrid Huyghe s’est associĂ©e Ă  l’ingĂ©nieure Elke De Wi e pour acheter le bateau, dont elle ne nous rĂ©vĂšlera pas le montant. «Au dĂ©part, nous voulions l’acquĂ©rir au nom de notre ASBL Stuurvrouw, que nous avons fondĂ©e avec une dizaine d’autres navigatrices, mais nous y avons renoncĂ©.

Deux membres d’équipage de l’ASBL Stuurvrouw s’aïŹ€airent Ă  dĂ©monter un w inch, une poulie perme ant de hisser les voiles.

PossĂ©der un bateau requiert une gestion en continu: acheter tel ou tel composant, dĂ©terminer des investissements... S’il faut chaque fois rĂ©unir tous les membres de l’ASBL pour en dĂ©cider, cela devient trĂšs fastidieux. Pour la Fastnet, nous devions pouvoir agir vite. Nous travaillons donc avec une formule de contribution aux coĂ»ts pour les personnes qui ne sont pas propriĂ©taires. Cela exige aussi un peu de travail administratif, mais heureusement, nous avons un cabinet comptable comme sponsor, ReïŹbo (rires).»

«Je ne connaissais rien de la technique des bateaux. J’ai tout appris au ïŹl du temps. Une formidable Ă©cole d’apprentissage.»

Elke De Wi e Ingénieure et copropriétaire du Swanne Bonny

Stuurvrouw organise depuis quelques annĂ©es des activitĂ©s en mer, en vue de collecter au proïŹt de l’ASBL Think Pink des fonds destinĂ©s Ă  la recherche sur le cancer du sein et au soutien des patientes. Parmi ces sorties, il y a la BeneïŹ‚eet, soit quelques heures de navigation en mer du Nord depuis Ostende, suivies d’un apĂ©ritif et d’un dĂźner au Royal North Sea Yacht Club. L’an dernier, ces sorties en mer (payantes) ont ainsi permis Ă  Think Pink de recevoir 40.000 euros.

«Le cancer du sein a un impact Ă©norme sur la vie des femmes, de leurs partenaires et de leurs familles», explique Sigrid Huyghe. «Heureusement, le taux de survie est Ă©levĂ©: environ 95% des femmes vivent encore cinq ans aprĂšs le diagnostic. Mais la qualitĂ© de vie n’en reste pas moins amoindrie, ce qui nĂ©cessite donc toujours des fonds pour la recherche. C’est la raison d’ĂȘtre de notre BeneïŹ‚eet.»

GynĂ©cologue Ă  l’AZ Turnhout, Sigrid Huyghe passe plusieurs mois par an Ă  l’étranger en mission pour MĂ©decins sans FrontiĂšres. Elle a travaillĂ© en HaĂŻti, au YĂ©men, au Rwanda et en RĂ©publique centrafricaine. «L’idĂ©alisme teintĂ© d’aventure est au cƓur de ma personnalité», avoue-t-elle. «Dans ces pays pauvres, ils savent qu’une grossesse peut

mal tourner. Ici, on a tendance Ă  l’oublier, mais un accouchement comporte des risques. En tant que mĂ©decin, il faut parfois prendre des dĂ©cisions sous pression. Ce e gestion du stress m’aide dans la navigation: je reste concentrĂ©e et ne panique pas facilement. Inversement, la gestion d’équipe Ă  bord m’aide Ă  comprendre certaines dynamiques dans mon travail mĂ©dical.»

695 milles nautiques en cinq jours

Sigrid Huyghe et Elke De Wi e participeront avec neuf autres femmes belges à la Rolex Fastnet Race, prévue le 26 juillet, aux cÎtés de 420 autres bateaux, de divers types, dont des trimarans.

Ce e course au large est l’une des plus longues et diïŹƒciles d’Europe. «On n’accomplit rien de grand en restant dans sa zone de confort», aïŹƒrment les navigatrices sur leur site web. L’équipage se compose de deux gynĂ©cologues, une kinĂ©sithĂ©rapeute, trois ingĂ©nieures, une inïŹrmiĂšre, une pilote, une logopĂšde qui travaille dans le marketing, une assistante pharmaceutique, une consultante en politique de rĂ©munĂ©ration et une coach en changement. Au terme de la prĂ©paration, une d’entre elles ne sera pas retenue pour arriver Ă  un Ă©quipage de onze membres.

La course partira de Cowes, au sud de l’Angleterre, via Lands End (le point le plus occidental du pays), jusqu’à Fastnet Rock, le point le plus au sud de l’Irlande. Ce rocher inhabitĂ©, avec son phare, est aussi connu sous le nom de Ireland’s Teardrop, parce que c’était le dernier le bout de terre que les migrants irlandais apercevaient de leur patrie en partant pour l’AmĂ©rique au XIXe siĂšcle. Une fois ce rocher photogĂ©nique contournĂ©, nos navigatrices s’engageront sur un parcours un peu plus facile,

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Sigrid Huyghe est capitaine du Swanne Bonny et gynĂ©cologue. «L’idĂ©alisme teintĂ© d’aventure est au cƓur de ma personnalité», dĂ©clare-t-elle.

grĂące au vent d’ouest qui les portera, depuis les Ăźles Scilly jusqu’à Cherbourg, sur la cĂŽte normande. Leur voilier aura parcouru ainsi environ 695 milles nautiques, soit 1.251 kilomĂštres, en cinq jours, sans escale. Le ravitaillement sera assurĂ© entre autres par le distributeur Charlie Brabo Group (CBG) d’Aartselaar, qui leur fournira des conserves Elvea, pas uniquement de tomates, mais aussi de fruits et du thon.

«Pour une premiĂšre Ă  la Fastnet, l’important n’est pas de gagner, mais de participer en s’assurant d’avoir un bateau en ordre techniquement et un Ă©quipage compĂ©tent pour pouvoir franchir la ligne d’arrivĂ©e en toute sĂ©curité», explique Sigrid Huyghe. «Je prĂ©fĂ©rerais une Ă©dition avec un peu de vent, car notre bateau est lourd et nous sommes nombreuses Ă  bord. Si le vent est faible, ce sera plus compliquĂ©. Mais les entraĂźnements sur de longues distances, comme celui vers Helgoland, m’ont montrĂ© que nous sommes bien organisĂ©es, si ce n’est que la discipline a commencĂ© Ă  se relĂącher aprĂšs 52 heures en mer. À l’intĂ©rieur, tout Ă©tait trempĂ©. Tout le monde Ă©tait fatiguĂ© et nous devions constamment tirer des bords (naviguer en zigzag pour pouvoir avancer contre le vent, NDLR). Dans ces conditions, le skippeuse que je suis doit tenir la barre fermement.»

Une pirate enceinte

À l’intĂ©rieur du bateau, Elke De Wi e applique une graisse verdĂątre sur un raccord en cuivre de la conduite d’eau. «La technologie prĂ©sente dans ce bateau — cĂąblages de 220 volts, systĂšmes hydrauliques, installation de refroidissement, moteur, pompes... – en fait une monture complexe Ă  comprendre», explique-t-elle. «Mais il est aussi extrĂȘmement pratique. Les placards dans la

«En tant que mĂ©decin, il faut parfois prendre des dĂ©cisions sous pression. Ce e gestion du stress m’aide dans la navigation.»

Sigrid Huyghe

Capitaine et gynécologue

salle de bain, par exemple, peuvent ĂȘtre retirĂ©s d’un simple geste pour accĂ©der aux conduites qui passent derriĂšre. Je ne connaissais rien de la technique des bateaux. J’ai tout appris au ïŹl du temps. Une formidable Ă©cole d’apprentissage. DĂ©sormais, tout nouveau bateau me paraĂźtra trĂšs simple.» (rires)

À l’occasion de la Fastnet, leur bateau s’appellera «Swanne Bonny», en rĂ©fĂ©rence au modĂšle de leur bateau, un Swan, et Ă  Anne Bonny, une Irlandaise qui a fait parler d’elle au XVIIIe siĂšcle sur un navire de pirates. Elle Ă©tait l’une des deux seules femmes Ă  bord lorsque le bateau a Ă©tĂ© arraisonnĂ© sur ordre d’un gouverneur. Alors que les hommes dormaient dans la cale, les femmes furent les seules Ă  rĂ©sister. En vain. Mais comme elles Ă©taient toutes deux enceintes, leur exĂ©cution fut commuĂ©e en peine de prison.

Finesse et a ention

Dans la Rolex Fastnet Race, certains participants visent un bon classement quand d’autres veulent surtout vivre une aventure, relever un dĂ©ïŹ ou pouvoir en revenir avec de bonnes histoires Ă  raconter. Mais d’autres encore ont avant tout une mission, comme les membres de l’équipage du Swanne Bonny, dont l’objectif est d’encourager plus de femmes Ă  pratiquer la voile. Ce sport reste en eïŹ€et trĂšs masculin, mĂȘme si les reprĂ©sentants belges en voile aux Jeux olympiques Ă©taient, en majoritĂ©, de la gent fĂ©minine.

«On voit des ïŹlles participer Ă  des camps de voile, mais beaucoup d’entre elles dĂ©crochent par la suite, aprĂšs une expĂ©rience qui leur aura fait peur», regre e Sigrid Huyghe. «Et puis, faire du volley, par exemple, est plus facile que d’acheter un bateau et une remorque pour l’amener

Ă  l’eau. Il y a aussi peu d’équipages masculins qui emmĂšnent des femmes Ă  bord. Certes, elles sont moins fortes physiquement — mĂȘme si, dans notre Ă©quipage, certaines n’ont rien Ă  envier aux hommes de ce point de vue — mais elles peuvent trĂšs bien exercer des fonctions spĂ©ciïŹques. Pour barrer, par exemple, nul besoin d’ĂȘtre trĂšs musclĂ©. Cela demande surtout de la ïŹnesse et de l’a ention. Dans le VendĂ©e Globe (une course en solitaire sans escale de la France autour du pĂŽle Sud et retour, NDLR), on comptait heureusement dĂ©jĂ  six femmes parmi les 40 participants, dont une a terminĂ© huitiĂšme. En aoĂ»t, un championnat belge open de yachting sera organisĂ© Ă  Ostende et Nieuport. Un des objectifs est d’a eindre 20% de femmes dans les Ă©quipages. C’est notamment pour cela que nous participons Ă  la Fastnet.»

Mais le chemin est encore long. «Enfant, je naviguais avec mon pĂšre, j’ai suivi des cours de voile, donnĂ© des leçons et naviguĂ© sur plusieurs bateaux. Lors de l’arrivĂ©e de notre premiĂšre course l’annĂ©e derniĂšre, quelqu’un a criĂ©: ‘Ah, les ïŹlles ont aussi trouvĂ© le chemin!’. Eh bien, qu’est-ce que tu croyais?», raconte Huyghe. «Mais nous ne nous laissons plus perturber par cela, la plupart du temps, ces rĂ©ïŹ‚exions ne sont pas mal intentionnĂ©es. Parfois, on nous propose spontanĂ©ment de l’aide, ce qui est trĂšs gentil, mais nous souhaitons surtout des conseils. Nous disons toujours: ‘Ne venez pas le faire Ă  notre place, mais montrez-nous comment’. C’est la meilleure maniĂšre de progresser. La plupart d’entre nous ne cessent d’apprendre: la mĂ©tĂ©o, la navigation, la rĂ©paration de voiles et de cordages.» À Blankenberge, l’une d’elles a appris comment rĂ©parer les voiles et les cordages chez Wittevrongel, qui est un fabricant bien connu de cordages et de voiles mais aussi le restaurateur de l’Askoy, l’ancien

PossĂ©der un voilier de 14,35 mĂštres, c’est s’engager dans une aventure coĂ»teuse. Il y a toujours un Ă©lĂ©ment qui casse, un entretien Ă  prĂ©voir ou une piĂšce Ă  remplacer. En bas Ă  droite de l’image, on aperçoit Elke De Wi e, ingĂ©nieure et copropriĂ©taire du Swanne Bonny, prĂȘte Ă  relever chaque dĂ©ïŹ que la mer impose.

bateau de Jacques Brel. «Pour ma part, je me concentre sur la tactique et la stratĂ©gie», prĂ©cise Sigrid Huyghe. «Dans le cadre du Magenta Project, une organisation caritative mondiale qui vise Ă  promouvoir la prĂ©sence des femmes dans la voile et Ă  laquelle je suis aïŹƒliĂ©e, j’ai rĂ©cemment suivi un cours en ligne de tactique pour la voile en mer dans une Ă©cole amĂ©ricaine.»

Salope es roses

Le magenta se retrouve aussi sur la salope e que portent Sigrid Huyghe et Elke De Wi e, et c’est la couleur dominante de leur site web. «L’annĂ©e derniĂšre, j’ai contactĂ© un magasin de vĂȘtements pour agriculteurs et commandĂ© deux salope es roses», s’amuse Sigrid Huyghe. «Nous en avons reçu quatre immĂ©diatement, car personne n’en demandait jamais, ont-ils dit. Elles Ă©taient probablement en stock depuis trĂšs longtemps. Nous plaisantons souvent lors de nos rĂ©unions sur le fait que tout est toujours en rose, mais aucune autre couleur ne rĂ©ussirait Ă  nous assurer autant de reconnaissance.»

Le dĂ©part de la Rolex Fastnet Race sera, lui aussi, riche en couleurs et festif, comme la cĂ©lĂ©bration d’une naissance. «Elke trouve toujours le dĂ©part trĂšs tendu, elle va toujours s’asseoir Ă  l’intĂ©rieur», sourit Sigrid Huyghe. «Je veux que tout le monde soit concentrĂ© Ă  ce moment-lĂ . Deux personnes peuvent faire signe aux autres bateaux Ă  proximitĂ©, mais il vaut mieux que le reste de l’équipage reste silencieux. Toute distraction peut conduire Ă  une erreur de pilotage fatale. C’est seulement longtemps aprĂšs avoir qui Ă© le port, en haute mer, que l’on peut commencer Ă  se sentir plus Ă  l’aise.» ■

Infos: swannebonny.be et sailingforthinkpink.be

Cinq minutes aprĂšs l’ouverture des inscriptions pour la Rolex Fastnet Race, 420 voiliers avaient dĂ©jĂ  conïŹrmĂ© leur participation.

BALI, PHUKET, MARRAKECH
 LE NOUVEL ELDORADO DES INVESTISSEURS EN IMMOBILIER

Certaines rĂ©gions touristiques a irent les Belges amoureux de la brique en dehors de leurs contrĂ©es. Quelles destinations oïŹ€ rent les meilleurs rendements? Comment aborder un tel investissement et se lancer? TĂ©moignages.

AUTRICE: MATHILDE RIDOLE

PHOTOS: SECUNDO ATLAS

IndonĂ©sie, ThaĂŻlande, RĂ©publique dominicaine, Ăźle Maurice, Costa Rica, Maroc
 Ces destinations de rĂȘve ne sont pas que des destinations de vacances. Certains investisseurs belges en quĂȘte de rendement ont mis le cap sur les plages indonĂ©siennes, antillaises ou encore dominicaines. Les milliers de kilomĂštres qui les sĂ©parent de leur villa ou appartement leur perme ent de dĂ©gager des rendements a ractifs pouvant grimper jusqu’à 17% sur base annuelle, hors plus-value.

«Si l’on compare aux rendements en Belgique, il n’y a pas photo», pose StĂ©phane (prĂ©nom d’emprunt), qui a rĂ©cemment fait l’acquisition d’un appartement neuf avec une chambre Ă  250.000 euros Ă  Phuket, pour un rendement de 8,5%.

Ce spot, comme les autres, n’a pas Ă©tĂ© choisi au hasard. Jean-Charles Bodart est le fondateur et CEO de l’agence immobiliĂšre namuroise Secundo Atlas, qui bĂ©nĂ©ïŹcie dĂ©jĂ  d’une expĂ©rience de plus de 15 ans sur le marchĂ© espagnol. Avant la crise sanitaire de 2020, il a Ă©largi ses horizons pour explorer l’investissement immobilier hors Europe. «Les dĂ©nominateurs communs Ă  ces destinations sont la stabilitĂ© politique et les cadres juridique et ïŹscal solides sĂ©curisant l’achat», tientil Ă  souligner. «La plupart de ces pays se situent dans l’OCDE et ont signĂ© une convention prĂ©ventive de double imposition avec la Belgique», poursuit l’agent immobilier.

À eux seuls, ces critĂšres ne suïŹƒsent pas Ă  rendre l’investissement lucratif. Le ïŹ‚ux annuel de touristes, la croissance Ă©cono-

Avec une vue sur la plage de Kata Beach, il pense y passer quelques mois durant l’hiver Ă  ses vieux jours. Mais avant qu’il arrive Ă  la pension, l’appartement est louĂ© onze mois sur douze. StĂ©phane se rĂ©serve le droit d’y tĂ©lĂ©travailler et/ou d’y passer des vacances le mois restant.

À Bali, le rendement net d’un investissement immobilier varie entre 12 et 17%, selon les spĂ©cialistes.

mique et la ïŹscalitĂ© avantageuse sont d’autres facteurs dĂ©terminants, tant pour le rendement que la plus-value.

Taux d’occupation Ă©levĂ©s et aïŹ„ux de touristes

Avec ses 6,33 millions de visiteurs en 2024 et ses paysages instagrammables, Bali oïŹ€ re, par exemple, des rendements nets variant de 12% Ă  17%. Trop beau pour ĂȘtre vrai? Pas si sĂ»r. Avec des taux d’occupation de l’ordre de 80% et peu de saisonnalitĂ©s, les touristes vont et viennent toute l’annĂ©e. Le prix d’une villa deux chambres tourne autour de 240.000 euros tout compris (frais annexes, mobilier, piscine
) et les loyers sont semblables Ă  ceux observĂ©s en Europe.

En IndonĂ©sie, comme pour chacune des destinations choisies, Jean-Charles Bodart a jouĂ© les dĂ©mineurs. Il s’est occupĂ© de la prise de contact avec les ambassades, les chambres de commerce, ainsi qu’avec les Belges et autres EuropĂ©ens sur place, de l’évaluation du marchĂ©, de l’oïŹ€ re et de la demande, du suivi des chantiers, du choix minutieux du gestionnaire locatif, et surtout de l’analyse approfondie des lĂ©gislations locales. «Chaque pays a ses spĂ©ciïŹcitĂ©s. À Bali, par exemple, vous n’ĂȘtes que

«Il est impĂ©ratif de dĂ©leguer la gestion locative, qui e Ă  rogner sur son rendement, lorsqu’on vit Ă  12.000 kilomĂštres de son bien d’investissement.»

Belge propriĂ©taire d’une villa Ă  Bali

trĂšs rarement propriĂ©taire du terrain, ce qui explique le prix d’acquisition si intĂ©ressant», souligne l’agent immobilier. Les titres de propriĂ©tĂ© en IndonĂ©sie sont, en eïŹ€et, rĂ©servĂ©s aux citoyens ayant la nationalitĂ© indonĂ©sienne. L’investisseur Ă©tranger loue gĂ©nĂ©ralement le terrain via un bail emphytĂ©otique, appelĂ© «leasehold», pour une durĂ©e de 50 ans renouvelable, avec l’accord du propriĂ©taire – un Balinais. S’il souhaite rĂ©aliser sa plus-value, il peut revendre entretemps son bien, avec la durĂ©e restante du bail.

Cette spĂ©cificitĂ© locale, une parmi d’autres, fait partie des particularitĂ©s Ă  prendre en compte par les potentiels investisseurs Ă©trangers, comme la taxation des revenus locatifs, les aspects successoraux, les frais d’acquisition ou encore l’éventuelle taxe sur les plus-values. «Je cadre tout cela avec EY (ex- Ernst & Young et associĂ©s), l’administration ïŹscale belge et les chambres de commerce locales», rassure Jean-Charles Bodart.

Cession de la gestion locative impérative

Ce travail en amont est diïŹƒcile Ă  rĂ©aliser si l’on n’est pas accompagnĂ©. «La prĂ©sence d’un interlocuteur belge, Secundo Atlas, a Ă©tĂ© l’un des Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs de mon achat Ă  Bali dĂ©but 2024», reconnaĂźt Mathieu, un LiĂ©geois qui dĂ©tient Ă©galement un patrimoine immobilier en Belgique. Il avait pourtant dĂ©jĂ  pris contact quelques annĂ©es plus tĂŽt avec le promoteur immobilier français Magnitude Construction qui construit les villas sur

240.000

Une villa avec deux chambres Ă  Bali peut ĂȘtre achetĂ©e pour environ 240.000 euros tout compris, c’est-Ă -dire avec le mobilier et la piscine inclus.

place. C’est seulement aprĂšs avoir considĂ©rĂ© les aspects ïŹscaux de l’investissement avec son avocat d’aïŹ€aires et s’ĂȘtre rendu Ă  Bali Ă  deux reprises pour rencontrer le property manager, Ă  qui il devait dĂ©lĂ©guer la gestion locative, qu’il s’est dĂ©cidĂ©. «Il est impĂ©ratif de cĂ©der ce e partie du travail, qui e Ă  rogner sur son rendement, lorsqu’on vit Ă  12.000 kilomĂštres de son bien d’investissement», concĂšde Mathieu. Impossible, en eïŹ€et, de rĂ©parer un frigo en panne ou de gĂ©rer une fuite d’eau Ă  ce e distance.

«Par exemple, le gestionnaire locatif Bali Superhost (qui gĂšre plus de 400 villas, NDLR) possĂšde une solide expĂ©rience dans le domaine des locations touristiques. Son approche est plus avancĂ©e que celle observĂ©e Europe et un large Ă©ventail de services sont intĂ©grĂ©s Ă  la gestion locative», souligne l’investisseur.

«Il existe une véritable culture du travail en Asie du Sud-Est. Les logements sont soigneusement gérés et, étant donné les salaires relativement faibles, les

rendements s’avĂšrent particuliĂšrement lucratifs. Ce e conscience professionnelle est caractĂ©ristique Ă  la rĂ©gion, ce n’est pas forcĂ©ment le cas partout», contextualise Jean-Charles Bodart. Il s’eïŹ€orce de sĂ©lectionner un prestataire local ïŹable, quelle que soit la destination. «Mais l’investisseur n’est jamais contraint de signer avec ce gestionnaire locatif», rassure-t-il.

PrivilĂ©gier l’immobilier neuf

L’agent immobilier recommande d’opter pour du neuf plutĂŽt que pour de l’existant. «Je ne propose d’ailleurs que des constructions sur plan ou des habitations en cours de construction. L’existant prĂ©sente plus de risques, car, dans certains États, la de e de l’ancien propriĂ©taire peut ĂȘtre a achĂ©e au bien et donc le suivre en cas de vente. C’est une vĂ©ritable jungle», illustre Jean-Charles Bodart.

Outre Bali et la ThaĂŻlande, Secundo Atlas est Ă©galement prĂ©sent sur les marchĂ©s immobiliers de la RĂ©publique dominicaine et du Costa Rica. «Comptez 120.000 euros pour un appartement et 300.000 euros pour une maison en RĂ©publique dominicaine, avec des rendements oscillants entre 8% et 10%», chiïŹ€re l’agent immobilier.

Au Costa Rica, les prix d’achat sont plus Ă©levĂ©s. «C’est la Suisse d’AmĂ©rique centrale. La vie y est plus chĂšre», s’amuse-t-il Ă  comparer. «De plus, il existe un dĂ©sĂ©quilibre entre l’oïŹ€re et la demande. Les autoritĂ©s locales ne souhaitent pas dĂ©velopper et bĂ©tonner, mais prĂ©fĂšrent conserver Ă  l’état sauvage des plages et respecter la nature. Vous ne trouverez aucun resort sur les plages costariciennes.» Les prix commencent Ă  partir de 350.000 euros pour un appartement et Ă  partir de 600.000 euros pour une maison, pour des rendements de 8 Ă  10%.

Secundo Atlas propose dĂ©sormais deux nouvelles destinations: l’üle Maurice et Marrakech, qui est plus proche du plat pays et trĂšs en vogue. Rendements a endus? Entre 7% et 10%. ■

À Bali, il est trĂšs rare d’ĂȘtre propriĂ©taire du terrain sur lequel se trouve la maison. C’est pourquoi le prix d’achat est si a ractif.

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