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100% hardware 100% passion 100% pratique

avril/mai 2010

p.30

Pour choisir, upgrader et booster son PC !

n°47

dossier

p.18

COMPARATIF

GTX 470 :

Les couples idéaux pour le jeu

CPU GPU QUE VALENT-ILS VRAIMENT ? 1800 benchs 80 puces

Fermi au prix de la HD5870

HD5870 2 Go : Battre la GTX 480

Lightning, PCS+ Vapor-X... : Les 7 meilleures Radeon HD5850/70

4 indices clairs et lisibles

p.76 p.62

pratique

ACQUISITION VIDeO HD

»» Enregistrez vos consoles,

décodeurs TV, camescopes, Blu-ray »» Les premières solutions de capture HDMI à l’essai p.90

comparatif

Cartes mères X58 vs 890FX

Duel à haute performance

»» X58 : cartes USB 3/SATA 6, Core i7-930, ca déménage ! »» Phenom II X6 et chipsets serie 800, AMD bat-il enfin le Core i7 ? Powerdvd et totalmedia theater passent à la 3d !

Pratique

box internet

Optimisez votre réseau

routeurs

Un vrai plus pour le jeu online et le chat audio p.126 test

SSD nouvelle génération A-Data, Corsair, MX Tech, le contrôleur SandForce enfin exploité ?

+

Le Velociraptor 2 resiste aux SSD

L 18982 - 47 - F: 5,90 € - RD

BEL/LUX : 6,5 € - CH : 11,80 FS - CAN : 10,25 $ DOM: 6,10 € NCL/S : 710 CFP - NCL/A : 1500 CFP - POL/S : 750 CFP


nano_pc-update_210x287mm_20100326.FH11 Thu Apr 01 15:51:43 2010

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Édito Courrier des lecteurs : Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse PCUpdate L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz Ont participé à ce numéro : MPM Editions (Rédacteur en chef : Jérémy Panzetta ; Rédacteur : Benjamin Bouix ; Pigistes : Manuel Da Costa, Damien Labourot) ; Tridam, Forgeron Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo PCUpdate est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 €, 25c boulevard Royal, L-2440 Luxembourg Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix Rédacteur en chef délégué : Thomas Olivaux Publicité : Régie COM’CONSULT Stéphanie Chauvin techage@comconsult.fr

L’envoi de tout texte, photo ou vidéo implique l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le journal. Les documents ne sont pas retournés. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41 d’une part que « des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective» et d’autre part que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinea premier de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelques procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants de l’ancien code pénal. Textes, photos : copyright 2002/2010 Tech.Age SAS Impimeur : N.I.I.A.G Printed in Italy, imprimé en Italie N° de commission paritaire : 0113 U 82571 Dépôt légal : deuxème trimestre 2010 Distribution : MLP

Imprimé sur papier 100% recyclé

Concours d’OC à la rédac, planète en Danger ? Si on annonce bientôt un programme de constructions de centrales électriques, on pourra surement vous présenter les principaux responsables... Enfin, s’il nous reste un peu d’électricité bien entendu car on sent les ampoules qui vacillent en ce moment par chez nous. Si nous en sommes arrivés là, c’est une nouvelle fois la faute de nos deux compères B.B et T.O. ayant fait parler la poudre plus que de raison. Ils avaient en main une collection vertigineuse de processeurs et de cartes graphiques, évidemment cela a mal fini. Ils nous ont donc fait un concours puéril : « Celui des deux qui fait monter le plus fort le wattmètre gagne ». Nos deux amis se sont entendus pour ne jouer qu’en configuration mono carte graphique...remarquez c’est malin lorsque chacun d’entre eux à une plateforme Bi Xeon...et le couperet est vite tombé. T.O. gagnant haut la main avec...824 Watts au Wattmètre sous Furmark avec 2 Xeon W5580 (équivalent de 2 Core i7 960), une GTX 480 et 12Go de ram... Et si nous avons cru un instant que cela s’arrêterait là, ben non. Nos deux acolytes ont décidé d’en remettre une couche... B.B. ayant envie de se refaire la cerise sur ce second « hormonal benchmarking », il a choisi les armes et du LN² évidemment...Nous tenons à rassurer de suite nos amis constructeurs, aucune mort subite n’est arrivée, on se demande encore comment et par quelle magie d’ailleurs...Pour vous donner un exemple, un Core i7 980X a été flashé à 6.2GHz permettant à notre Junior de pulvériser comme il se doit notre T.O. d’une vingtaine de secondes à WPrime 1024. Un score fait dans la douleur puisqu’il y a eu de nombreuses tentatives de déstabilisations : manger une pizza bien chaude à coté de notre challenger, venir lui parler au milieu des réglages... Bref toutes les mesquineries possibles pour rater un overclocking! Enfin, nos deux complices ne pouvant s’arrêter sur un match nul, ils nous ont fait la belle. Ce coup ci, c’est sous 3Dmark qu’ils se sont affrontés. Et comme leurs bureaux étaient inondés de GPU...ils n’ont pas résisté bien longtemps d’en mettre plusieurs...B.B. sort grand vainqueur ce mois ci : 38 K versus 29 K. 2-1 donc, Victoire de Benjamin. T.O. conclura par un « tant de gigahertz pour si peu d’écart». C’est toujours comme cela que fini un concours : Le gagnant en fait des tas et le perdant étale sa mauvaise foi...et nous la dedans ? Nous écrivons notre édito dans des conditions précaires en serrant les dents, mais sans aucune jalousie, ni rien...enfin presque !

DL


Sommaire

106

ACQUISITION VIDeO HD

❱❱Enregistrez vos consoles,

❱❱Les premières solutions de capture HDMI à l’essai

News • •

Le meilleur du hardware Cas pratiques

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Dossiers •

GeForce GTX 470, Radeon HD 5870 2 Go : combat animé dans le haut de gamme !

18

La petite GeForce GTX 400 représente-t-elle une bonne affaire ? Les 2 Go associés à une Radeon HD 5870 permettent-ils de revenir sur la GeForce GTX 480 ? •

Sommaire Mai/Juin

126

Pratique •

Geek

Les box des FAI savent-elles en faire autant qu’un vrai routeur ? 76

Nous sommes presque tous connectés à Internet via des box multifonctions: Livebox, Freebox, Neufbox, etc., des sortes de routeurs simplifiés auxquels on a ajouté téléphone et télévision. Sontelles aussi complètes qu’un vrai routeur ? Comment en tirer parti au maximum et que leur adjoindre pour les compléter ?

CPU/GPU, que valent-ils vraiment ? 30 1 800 benchs, 80 puces, 4 indices clairs et lisibles Les couples CPU/GPU idéaux pour le jeu. Que vaut un Core 2 Duo E8600 face aux Core i5/ i7 ? La Radeon HD5770 est-elle suffisante pour jouer en 1 920 x 1 200 ? Quel est le meilleur couple CPU/ GPU pour mon prochain PC ? Avec plus de 2 500 benchs, la rédaction répond à toutes vos questions ! Notre ambition, créer un indice de performances fiable et durable dont vous pourrez garder la référence à chaque fois que vous voudrez situer du matériel.

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• Quels matériel et logiciels pour l’acquisition HD et SD ? • Nos conseils de capture • Tests de solutions de capture HDMI. Besoin de visualiser une console de jeu ou un décodeur TV sur votre PC, et de les enregistrer en SD comme en HD ? De sauvegarder vos cassettes VHS ou de votre caméscope analogique sur DVD ? Ce guide permettra de vous équiper et d’effectuer des captures parfaites.

décodeurs TV, camescopes, Blu-ray

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Capturez vos sources vidéo en haute définition

Twitter, comment ça marche ?

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Mystère ou phénomène, Twitter est un transmet de l’information instantanément mais pas comme les autres. Dans les faits, comment Twitter fonctionne-t-il et comment l’exploiter ? •

Les softs du mois

Comparatifs •

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18

Core i7-930, cartes X58 USB 3 et SATA 6 Gb/s

La plateforme 1366 se met à jour Depuis l’arrivée du socket 1156, on n’a d’yeux que pour lui. La plateforme 1366 est pourtant loin d’être morte ! Après l’arrivée du surpuissant Core i7-980X à six cores le mois dernier, voici les essais du nouveau Core i7-930 et des toutes dernières cartes mères avec USB 3 et SATA 6 Gb/s.

Offres d’abonnements p67-68-97-98-109

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Phenom II X6 et chipsets série 800 AMD bat-il enfin le Core i7 ? 100

Les couples idéaux pour le jeu

Un mois après le 980X d’Intel, AMD lance à son tour ses processeurs hexacore. Le Phenom II X6 pourra-t-il lutter efficacement face au Core i7 ? Faut-il se précipiter pour acheter les nouvelles cartes mères en chipset série 800 ? •

CPU GPU QUE VALENT-ILS VRAIMENT ?

Enfin des HD 5800 alternatives 116

2500 benchs 100 puces

L’approvisionnement en Cypress s’améliore doucement, permettant aux constructeurs de proposer leurs cartes custom. PCB modifié, radiateur maison, overclocking léger ou très costaud, nous avons rassemblé 7 HD 5800 afin de les comparer. Puissance et silence en perspective

4 indices clairs et lisibles

Cartes mères X58 vs 890FX

Duel à haute performance

Tests •

Mémoire basse consommation 122 GSkill ECO 1600 C7 1,35 V vs Kingston LoVo 1866 C9 1,35 V Les économies d’énergie, c’est à la mode. Les constructeurs de barrettes de mémoire se sont donc lancés dans la mémoire basse consommation. 1,25 V au lieu de 1,65 V, cela fera-t-il une différence ? Alors kits sous-voltés ou véritable optimisation pour les basses tensions ?

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❱❱X58 : cartes USB 3/SATA 6, Core i7-930, ca déménage ! ❱❱Phenom II X6 et chipsets serie 800, AMD bat-il enfin le Core i7 ?

PowerDVD 10, TotalMedia Theatre 3 ou WinDVD 2010 : quel est le meilleur lecteur vidéo ? 106

Upscaling HD, bitstream audio HDMI, large compatibilité audio/vidéo, support de la 3D, intégration dans Media Center, les applications de lecture DVD/ Blu-Ray en font de plus en plus. Laquelle apporte les meilleures performances et qualité d’image ?

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boxs internet Optimisez votre réseau

routeurs

Un vrai plus pour le jeu online et le chat audio •

SSD nouvelle génération 126 A-DATA S599 100 Go, Corsair SF-100 100 Go, MX-Technology MX-DS Series 50 Go Le VelociraptorV200M peut-il leur résister ? Kingston SSDNow V-Series 30 Go, pas cher mais ? Les SSD à base de contrôleur SandForce semblent être en mesure de détrôner les X25-M d’Intel, notamment les modèles de chez Corsair, MX-Technology et A-DATA. Nous en profitons pour évaluer le Kingston V30, l’un des SSD les moins chers du marché, ainsi que le nouveau Velociraptor d’une capacité de 600 Go.

Prolimatech Armageddon 134 Après les très performants Megahalems et MK-13, voici l’Armageddon, troisième produit de la jeune société Prolimatech. Vendu un peu moins cher que le Megahalems, il passe du 120 au 140 mm. Une nouvelle référence ?

Références

Nos configs de référence.

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News

news AMD mise sur Eyefinity pour les nouvelles FirePro

Scalable Display Technologies est capable de calibrer automatiquement quatre projecteurs de manière à les associer pour projeter une image sur n’importe quelle surface.

Après avoir décliné sa famille de Radeon HD 5000 sur tous les segments du marché, AMD s’attaque au domaine professionnel avec une nouvelle gamme de FirePro. Pour rappel, ces cartes succèdent aux FireGL et sont destinées aux stations de travail, tant au niveau du calcul massivement parallèle que du graphisme. Pour ce dernier point, elles sont livrées avec un pilote spécifique qui apporte des optimisations dédiées aux logiciels liés, les Radeon étant de leur côté bridées à ce niveau. AMD nous a également indiqué, avec ses nouveaux GPU, avoir amélioré les performances de l’antialiasing des lignes utilisé pour lisser le rendu de type fil de fer.

alors que les autres cartes de la série se contentent de deux sorties DisplayPort et d’une sortie DVI (une seule sortie DisplayPort et une DVI pour la V3800 qui est low profile). Particularité intéressante de la FirePro V6800, elle est single slot et n’a besoin que d’un seul connecteur d’alimentation PCI-Express, grâce à un TDP réduit à 138 W.

Cet été, AMD sortira un modèle supérieur, similaire à la FirePro V8800 mais équipé de 4 Go de mémoire et de six sorties vidéo. Pour contrer les Quadro FX qui dominent largement ce marché, AMD compte bien sur sa technologie multi-écran, qui va simplifier et réduire le coût de la mise en place de tels systèmes.

News

Marché professionnel oblige, les contrôles de qualité sont plus poussés sur ces cartes et leurs spécifications ont été adaptées pour maximiser la fiabilité et respecter des niveaux de consommation types. Les fréquences sont ainsi légèrement revues à la baisse par rapport aux Radeon similaires. Voici les différents modèles qui font leur apparition : FirePro V8800 2 Go (Radeon HD 5870) FirePro V6800 2 Go (Radeon HD 5850) FirePro V5800 1 Go (Radeon HD 5770) FirePro V4800 1 Go (Radeon HD 5670) FirePro V3800 512 Mo (Radeon HD 5570) La FirePro V8800 2 Go représente le nouveau haut de gamme de la série et supporte différents modes de synchronisation. Elle propose, en outre, quatre sorties DisplayPort,

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I PC Update

Un poste de travail complet qui tourne sur une seule FirePro V8800, avec un affichage sur trois écrans et un écran tactile en guise de tablette graphique.


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Intel K, coefficient débloqué pour tous ! Ce mois-ci, AMD lance ses nouveaux Phenom II X6, c’est la grosse nouveauté. Mais le petit Athlon II X2 260U, que l’on attend depuis de longs mois, a fait récemment son apparition au Japon. Gravé en 45 nm, cadencé à 1,8 GHz et embarquant 2 Mo de cache comme les autres Athlon II X2, la spécificité vient de son TDP ridiculement bas : à peine 25 W ! Chez Intel, on est très prolifique. Après le 980X le mois dernier et le 930 ce mois-ci, le géant de Santa Clara enchaîne avec un i5 680 et un E5500. Le premier vient tout naturellement chapeauter la gamme des

Clarkdale. Il s’agit donc d’un dual core cadencé à 3,6 GHz, reprenant toutes les caractéristiques du 670 (socket 1156, 4 Mo de L3, gravure en 32 nm et TDP de 73 W) jusqu’à l’IGP qui reste à 733 MHz. Le second, l’E5500, est un Core 2 Duo cadencé à 2,8 GHz en FSB800, mais qui sera vendu au même prix que l’actuel E6300. Ce dernier utilisant un FSB1066, il sera légèrement plus performant, limitant l’E5500 aux rares cas où la carte mère ne supporte pas le FSB1066. En tout cas, le socket 775 n’est toujours pas mort !

AMD Llano en vadrouille

Le design de Llano

AMD a indiqué avoir débuté l’échantillonnage de ses premiers processeurs Fusion, dont les noms de code sont Llano et Ontario. Ceux-ci intègrent CPU et GPU sur un même die. Dans le cas de Llano, il s’agit grossièrement d’un Athlon II X4 avec un GPU de génération DirectX 11, mais dont nous ignorons tout du niveau de performances, si ce n’est qu’une source proche du projet nous a indiqué que la prise en compte du SOI, dès le début du développement de ce GPU, avait apporté des résultats très intéressants. Un simple portage d’un design de Radeon HD 5000 classique, fabriqué en « bulk » et non en SOI, aurait consommé plus de place (ce qui revient à réduire le nombre d’unités à taille équivalente) et serait monté moins facilement en fréquence. Le design du GPU en SOI a, cependant, pris plus de temps et ce serait une des raisons du retard des premiers CPU Fusion. Quant à Ontario, il est basé sur un nouveau type de cores CPU destinés à l’entrée de gamme et particulièrement aux netbooks, dont le nom de code est Bobcat. Il intégrera, en principe, un GPU moins performant, mais dans un cas comme dans l’autre, nous ignorons encore tout du niveau de performances. S’il semble évident que Llano aura du mal à lutter sur le plan CPU avec les Sandy Bridge, AMD a par contre une bonne carte à jouer du côté du GPU. Etant donné qu’AMD a commencé à fournir des échantillons à quelques partenaires, des fuites sur les performances ne devraient plus tarder.

Enfin, une rumeur qui paraissait être trop belle pour être vraie a été confirmée : les i5 655K et i7 865K seront bien commercialisés. Il s’agit des mêmes processeurs que les i5 650 et i7 860, respectivement un dual core 32 nm cadencé à 3,2 GHz et un quad core 45 nm cadencé à 2,93 GHz. La différence se situe au niveau du coefficient qui sera, cette fois, débloqué ! Mais le prix restera contenu, assez proche du prix des CPU dont ils sont tirés. Voilà qui ravira les overclockers dont le budget n’est pas illimité.

Sandy Bridge : socket 2011 La nouvelle architecture CPU d’Intel, Sandy Bridge, qui arrivera à la fin de l’année ou au début de 2011, commence à se dévoiler. Pour rappel, Sandy Bridge intègre CPU, contrôleur mémoire, contrôleur PCIExpress et GPU sur un même die, contrairement aux Core i3/i5 qui utilisent deux dies distincts. Par ailleurs, ces nouveaux CPU vont marquer l’introduction de l’AVX, le jeu d’instructions qui va remplacer le SSE avec des registres qui passent de 128 à 256 bits. D’après les rumeurs actuelles, Intel continuerait à distinguer deux plateformes différentes : le socket LGA1155 pour l’entrée/milieu de gamme et le socket LGA2011 pour le haut de gamme. Cette explosion du nombre de pins sur ce dernier serait expliquée par un passage à la mémoire quadruple canal. La plateforme LGA1155 recevrait des Sandy Bridge 2 et 4 cores contre 4 et 6 cores pour le LGA2011. En version 6 cores, le CPU serait accompagné de 12 Mo de cache L3, en plus de 512 Mo de cache L2 par core (contre 256 ko par core sur les Nehalem et Westmere actuels). L’augmentation du nombre de pins sur la plateforme LGA2011 provient également, bien entendu, de l’intégration du contrôleur PCI-Express dans le CPU, alors que celui-ci prenait place dans l’IOH sur la plateforme LGA1366. Au total, ce sont 40 lignes PCI-Express qui seraient disponibles et ce, à la norme 3.0 qui double les débits pratiques par rapport au PCI-Express 2.0 actuel. Les chipsets P67 et H67, qui ne représentent plus que le southbridge, accompagneront ces CPU, le premier ne permettant pas d’utiliser l’IGP. Pour rassurer quant au bon avancement du développement de ces nouveaux CPU, Intel a présenté, lors de son forum technologique d’avril à Pékin, un premier wafer de Sandy Bridge, en précisant que la production en volume débuterait au quatrième trimestre.


News Acquisition HD en USB 3.0 5,90 €

n°46

p.90

p.44

test

Best of des GPu à moins de 80 €

6 ou 8 coeurs, trichannel, raID, Crossfire X ou 3-Way slI

GulftoWn le Core 980X 6 coi7 à l’essaires

multiplier les composants augmente-t-il les performances ? test

les hd5450 et 5570 fAce à lA concurrence p.96

coMparatif

Ventirads cPu thermAlriGht, scythe, etc… nos nouVelles références !

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Geforce GtX 480

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6 tours et 2 tABles de Bench stylées

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En kiosques ce mois-ci

Avril/Mai 2010

dossier

Au moment même où nous bouclons ce numéro, Blackmagic Design annonce le boîtier d’acquisition HDMI Intensity Shuttle. Vendu au même prix (199 dollars) que la carte Intensity Pro que nous testons dans ce numéro, il semble que le Shuttle soit une très bonne surprise ! En effet, boîtier externe que l’on branche en USB 3.0, il offre des caractéristiques techniques plus alléchantes. L’acquisition audio via la prise HDMI passe de la stéréo au 7.1 (de deux à huit canaux), rien que ça, mais il est surtout capable de capturer de la vidéo en 1080p (de 23,98 à 30 Hz seulement, pas en 60 Hz), alors que la carte PCI-Express s’arrête au 720p ou au 1080i. Nous ne manquerons pas d’essayer ce petit bijou et saluons, au passage, l’arrivée de produits USB 3.0 !

L’araignée de Lian Li

News

Aperçue au dernier CeBIT, la petite araignée de Lian Li déboule dans le commerce. Surfant sur la mode des tables de bench, il s’agit en fait d’un petit boîtier original équipé de quatre longues pattes, destiné à accueillir une configuration mini-ITX. La carte mère reste en évidence sur le dessus et vous pourrez installer une alimentation standard ; malgré la présence de guide-câbles, vous aurez intérêt à privilégier un modèle 100 % modulaire ! Sous le plateau de la carte mère, vous pourrez installer un graveur 5,25» slim (type portable) et un disque dur 3,5». La Pitstop PC-T1, c’est son nom, sera vendue un peu plus de 100 euros en noir ou argent, autour de 120 euros pour la version anodisée rouge. C’est un peu cher, mais c’est l’idéal sur un coin de bureau pour affirmer son côté geek ! Dans un style un peu plus conventionnel et néanmoins novateur, le constructeur sort le PC-Q06. Nu, il s’agit d’un microboîtier type mini-ITX, un petit cube, mais la carte mère se visse sur le dessus ! Table de bench ou boîtier les tripes à l’air, à vous de voir. Ses dimensions sont compactes (205 x 210 x 250 mm)

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I PC Update

et il accueille en interne une alimentation, un graveur 5,25», un disque dur 3,5» et vous pourrez acheter en option un support pour une carte mère microATX ou ATX, à visser sur le dessus. Le PC-Q06 sera vendu dans les 100 euros. Lian Li nous a également communiqué les spécifications définitives de la table de bench PC-T60 que nous avons testée dans Hardware Magazine n° 46, le mois dernier. Par rapport à notre version, plusieurs améliorations notables : quatre pieds sont apparus, le fond est percé sous l’alimentation pour autoriser le ventilateur à aspirer de l’air frais et il y a désormais un support à huit emplacements pour les cartes filles. Les prises en façade sont bien confirmées en option (2 x USB 3.0 + eSATA + audio) et un support pour deux ventilateurs (compatible 120 et 140 mm) est proposé. Sa taille relativement compacte n’en fait toujours pas une table de bench très pratique, elle est, en revanche, superbe esthétiquement et permettra aux adeptes de se monter un PC original.


Light Peak en route pour 2011 ? Qui n’a jamais rêvé de passer vidéos, audio et données à haut débit dans un seul et même câble ? En somme, remplacer les câbles HDMI, USB 3.0, Gigabit Ethernet et compagnie par un seul supercâble ? Intel développe depuis quelques années Light Peak, un câble superrapide et multistandard basé sur la fibre optique.

Android For The Win Dans notre article sur le smartphone parfait, nous appelions de nos vœux un Milestone sans clavier physique, c’est-à-dire la réunion d’un superbe écran HD Amoled et d’Android 2.1, dans une coque un peu plus fine, même si le Milestone ne démérite pas, loin de là. Et bien c’est chose faite, et avec brio, via le HTC Desire, version légèrement améliorée du fameux Nexus One de Google, et surtout disponible dans nos vertes contrées.

soutenir les besoins croissants en bande passante. 10 Gbps ? C’est ce que prévoit la norme HDMI 1.4 pour faire transiter de la vidéo 1080p sur 12 bits, du son non compressé multicanal et du réseau… avec un maximum de 10 m. C’est aussi le double de l’USB 3.0.

La connexion cuivre arrive peu à peu aux limites, tant en débit qu’en longueur. Certes, nous aurons droit à 10 Gbps Ethernet sur du fil de cuivre, mais à condition d’acheter un câble haut de gamme et nous savons d’avance que le réseau n’évoluera plus sur le fil de cuivre. 10 Gbps ? C’est justement le débit offert par la première mouture de Light Peak (10 Gbps dans chaque sens) et sur une longueur de 100 m s’il vous plaît. Intel prévoit déjà dans ses spécifications d’augmenter ce débit jusqu’à 100 Gbps dans les 10 ans à venir, pour

Vu pour la première fois lors de l’IDF (Intel Developer Forum), le câble actuel est très fin. Le fondeur indique n’avoir besoin que de quatre fibres de 125 nm chacune, soit la taille d’un cheveu, pour tenir ce débit hallucinant. Le connecteur chargé de recevoir le signal et de le lire est présent dans chaque appareil. Il est, lui aussi, miniature : la connectique complète (prise et puce de lecture optique comprise) tenant dans un emplacement inférieur à 12 mm de côté. Tous les protocoles courants comme l’USB, le FireWire, le DisplayPort, le HDMI, le PCI-Express sont transportés. Et c’est précisément là que les choses deviennent intéressantes ! Intel ne prétend pas vouloir remplacer ces standards, mais permettre leur acheminement sur des plus grandes distances, à plus grande vitesse et sur un câble unique. Les premières puces et les câbles supportant ce nouveau standard devraient être envoyés aux constructeurs de PC en fin d’année et les premières machines en disposant de série sont prévues pour 2011.

Après 15 jours d’utilisation nirvanesque, nous ne lui avons trouvé que 2 défauts : un parc applicatif légèrement en retrait face à l’iphone (mais non censuré au moins) et une quasi impossibilité à lire l’écran en plein soleil, talon d’Achille de l’Amoled. Pour le reste, c’est assurément le meilleur hardware du marché smartphone associé à l’OS le plus brillant et le plus ouvert. L’interface Android manque certes encore de finition dans les petits détails mais HTC les gomme avec brio avec sa surcouche Sense. Le processeur Snapdragon à 1 GHz apporte une fluidité à presque toute épreuve, seules les grosses animations Flash restant encore hors de portée. On pourra encore citer le bon capteur 5MP, l’autonomie correcte quand on optimise un peu à la main, Android étant bien plus ouvert à l’optimisation que iPhone OS mais vous aurez déjà compris que nous sommes conquis et avons jeté nos iPhone avec soulagement. Fini le despotisme jobien et les pratiques commerciales les plus éhontées de la planète micro, à nous la liberté ! En attendant les tablettes Android équipées de puces Tegra2 qui surclasseront largement les iPad, c’est assurément le gadget geek du moment !

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Durée

12 numéros

24 numéros

12 numéros

24 numéros

12 numéros

Avantage

chargeur USB, 5,8 ou 6.8 € d’économie

deux ventilateurs Noctua, 13.6 € ou 16.6 € d’économie

paiement par trimestre

paiement par trimestre

pate thermique Noctua NTH1

Coût

65 € ou 16 € par trimestre

125 € ou 16 € par trimestre

17 € par trimestre

16 € par trimestre

16 € par trimestre ou 64 €

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CAS PRATIQUES

Cas Pratiques

Gagnez 6 Go de mémoire Corsair !

En nous envoyant une question technique par mail (lecteurs@techage.fr), vous pouvez gagner un kit mémoire Corsair 3 * 2 Go TR3X6GB1600C8D Dominator ou encore une alimentation HX750W ! La rédaction choisira la question la plus pertinente et son auteur recevra son lot. Notez que nous ne pourrons sans doute pas répondre de manière individuelle à toutes les questions ! Par Thomas Olivaux

Migrer une grappe RAID d’un contrôleur à l’autre Je possède deux disques durs en RAID 1 sur le chip Gigabyte d’une carte mère P45 de la marque. Auparavant, cette même grappe RAID était montée sur une carte mère Gigabyte P35 équipée du même contrôleur. Je désire passer en Core i5 et je ne compte pas spécialement acheter une carte mère de la marque Gigabyte. Je voudrais savoir si je peux passer ma grappe RAID 1, sans perte de données, sur l’ICH10R. Sur ma P45 actuelle, j’ai installé une grappe RAID 0 sur le chip Intel mais je n’ai pas osé passer ma grappe RAID 1 sur ICH10R de peur de perdre mes données. De plus, du contrôleur Gigabyte ou de l’Intel ICH10R, sauriez-vous me dire lequel est le plus performant ?

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ous avez bien fait d’attendre notre avis car, comme vous le craigniez, vous ne pourrez pas migrer votre grappe RAID 1 sans en perdre le contenu. Le RAID a beau être un standard, chaque fabricant de contrôleurs utilise ses propres méthodes de création de grappes et il suffit que le moindre petit paramètre change pour interdire l’usage d’une array d’un chip à l’autre. La seule migration que nous pouvons garantir concerne le passage d’un ordinateur à un autre avec le même contrôleur RAID. Il peut s’agir d’une carte fille que vous déplacez en même temps que les

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De nombreuses cartes mères Gigabyte embarquent un contrôleur SATA additionnel, badgé Gigabyte SATA 2 quelque soit sont réel fabriquant. En bas à gauche sur cette photo.

disques durs, ou de deux cartes mères offrant le même contrôleur. Heureusement, les constructeurs conservent généralement une compatibilité ascendante à la sortie de nouveaux modèles, si bien qu’il est généralement possible de déplacer une grappe RAID sur deux contrôleurs différents, de la même marque et gamme. Par exemple, depuis l’apparition de Matrix Storage chez Intel avec l’ICH6, nous pouvons upgrader la carte mère et récupérer des grappes RAID fonctionnelles sur ICH7, 8, 9 et 10. Dans votre cas, vous avez déjà eu de la chance de pouvoir conserver votre grappe entre vos cartes mères P35 et P45. En effet, bien que Gigabyte aime y apposer sa

griffe, le contrôleur de stockage additionnel qu’il utilise est fabriqué par un tiers. Suivant les cartes, le modèle et surtout la marque changent ; nous avons notamment des cartes Gigabyte équipées d’une puce JMicron, d’autres sont en Marvell. En ce qui concerne les performances, nous avons essayé la majorité des contrôleurs de ce type, c’est-à-dire les puces RAID de type software ou semi-hardware (assistées par la puissance du CPU) et globalement, les performances de l’une à l’autre sont très proches. Le contrôleur Intel finit presque toujours en tête, d’une courte tête. A l’inverse, celui des chipsets


Autrefois réservé aux serveurs professionnels, comme sur cette photo, le stockage en RAID s’est depuis démocratisé.

de sérieux gains de performances ; les débits grimpent jusqu’à 10 %, mais c’est surtout le nombre d’entrées/sorties par seconde qui explose : jusqu’à 40 % de mieux, tout en réduisant le taux d’occupation de

votre CPU ! Une carte contrôleur RAID 100 % hardware est notamment équipée d’un processeur dédié et d’une quantité de mémoire qui fait office de tampon, le temps que les disques durs écrivent les données en attente (64 ou 128 Mo sur les modèles moins chers).

Exploiter sa DDR3 à la bonne fréquence et aux bons timings Je viens d’upgrader mon PC en achetant une carte mère Gigabyte P55A-UD5, un CPU Intel Core i5 750 et 2 x 2 Go de RAM Corsair CMX4GX3M2A1600C7. J’ai réutilisé le reste (CG 9800 GT Gainward, HDD Samsung HD321KJ, DVDRW Samsung slim SN-T083, alimentation Seasonic SS-500HT). N’ayant pas trouvé d’éléments techniques précis sur le site du constructeur, je pars du principe habituel selon lequel plus on baisse la fréquence de fonctionnement d’une barrette mémoire, plus on réduit ses temps de latence. J’ai fait ce choix de mémoire en songeant qu’une barrette annoncée 1 600 en classe 7-8-7-20-2T devrait me garantir au moins un CAS 8 en 1 600 voire un vrai bon CAS 7 en 1 333. Mais que nenni, j’ai droit à 9-9-24-34 à 1 333 MHz ! Suis-je passé à côté de quelque chose ? Les deux LED MD2 sur la carte mère sont orange pendant le boot, j’ai aussi un minibip de la carte mère de temps en temps sans raison apparente. Peut-être y a-t-il un lien ? Je précise que j’ai essayé de régler manuellement la tension DDR3 de 1,5 V à 1,65 V, sans résultat.

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uand il s’agit de modules plus rapides que ce qui est établi par le JEDEC, l’organisme qui normalise la mémoire, l’utilisation de la RAM à la fréquence et aux timings pour lesquels elle est vendue n’est jamais automatique. La dernière révision du document des spécifications de la DDR3, la 79-3D datée de septembre 2009, fait apparaître que les timings 7-7-7 existent pour la DDR3-1066 et la DDR3-1333. Pour la DDR3-1600, le JEDEC ne prévoit rien en dessous de 8-8-8. Pour assurer une compatibilité maximale avec les cartes mères de toute génération et de tout niveau de gamme, les fabricants de RAM préfèrent remplir les profils du SPD avec des fréquences et des timings basiques. Nous ne trouvons pas la référence exacte de votre kit sur le site de Corsair, peut-être a-til été remplacé, mais nous consta-

tons tout de même que presque tous les kits de DDR3 chez Corsair ont un SPD réglé par défaut en 1 333 9-9-9-24. Pourquoi si bas ? Pour être certain que la mémoire fonctionnera sur les cartes mères qui ne sont pas capables de fournir plus de tension que 1,5 V à la RAM, la valeur par défaut en DDR3. Concernant votre kit, ce dernier est, a priori, conçu pour

tourner à 1  600    MHz 7-8-7-20 à 1,65 V et semble compatible XMP. Avant de passer aux réglages, nous tenons à vous rassurer concernant les deux diodes MD1 et MD2. Ce ne sont pas les diodes de diagnostic mémoire chez Gigabyte (il y en a une autre, qui s’éteint après le démarrage, un

Corsair, comme de nombreux autres constructeurs de mémoire rapide, préfèrent remplir les profils SPD des réglages standards du JEDEC pour assurer une compatibilité maximale de leurs barrettes.

Gagnant du MOIS

AMD 700 est très légèrement moins bon. Encore une fois, nous parlons essentiellement de performances qui dépendent du CPU et le contrôleur ne joue pas tant que ça sur les résultats obtenus ; nous parlons de quelques mégaoctets par seconde sur les valeurs maximales, la moyenne en lecture ou écriture ne variant pas de plus de 2 %. Les petites différences qui apparaissent dans les benchmarks ne sont pas sensibles en pratique. Rien à voir avec l’emploi de cartes RAID 100  % hardwares, bien plus chères (à partir de 200 euros), qui offrent

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CAS PRATIQUES

la réponse d’Intel à nVidia, un système introduit sur le chipset haut de gamme X48, aujourd’hui compatible avec les Core iX (tous les chipsets). XMP est plus intéressant que SLI-Ready Memory car les profils ne se contentent pas d’indiquer à la carte mère la fréquence et les timings pour lesquels la mémoire est prévue, ils règlent également la tension ! Sachant que 100 % des mémoires hautes performances réclament plus que le 1,5 V réglementaire, c’est une sensible amélioration. Votre Gigabyte P55A-UD5 étant compatible XMP, vous devriez pouvoir exploiter correctement vos barrettes de Corsair en activant XMP dans le

mémoire, entrez dans le menu avancé (Advanced Memory Settings), assurezvous que XMP est désactivé et passez la fréquence sur 1 600. Un peu plus bas, entrez dans le sous-menu des timings ; attention, chez Gigabyte, il est possible de régler séparément les timings pour chaque channel de mémoire. Assurez-vous que votre kit est bien installé sur le channel A et modifiez les timings en conséquence. Chez les autres constructeurs, il n’y a, en principe, qu’un seul endroit pour régler ceci, quelle que soit la façon dont sont installées les barrettes. Commencez « zen », entrez 9-9-9-24 pour être déjà sûr et certain que la

Afin d’exploiter comme il faut des barrettes hautes performances, il faut prendre le temps d’ajuster manuellement les timings, sans oublier la tension.

peu plus bas), celles-ci donnent une indication concernant la tension de la mémoire. La diode MD1, allumée en vert, indique que tout va bien. Si c’est MD2 qui s’illumine, en orange, c’est pour indiquer un réglage de tension trop élevé ou une charge trop importante sur la RAM que l’étage d’alimentation ne peut fournir. Afin d’exploiter correctement de la mémoire rapide, il y a deux options disponibles. Activer un profil XMP/SLIReady Memory est simplissime, mais ça implique d’avoir de la mémoire et une carte mère compatibles et ça bouleverse un éventuel overclocking existant. Le plus efficace reste donc le réglage manuel, plus aisé qu’il n’y paraît. Rappelons que la mémoire SLIReady, inventée par nVidia, étend le principe des profils SPD en incluant des profils hautes performances. SLI-Ready n’a plus beaucoup d’avenir, sachant que les cartes mères à base des chipsets nVidia ne se vendent presque plus, mais nous voyons désormais beaucoup de barrettes dites XMP. Xtreme Memory Profil est

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Ce tableau, extrait des spécifications de la mémoire DDR3 par le JEDEC, montre qu’il n’existe pas officiellement de réglage en 7-7-7 pour la DDR3-1600, pas plus que du 7-8-7.

BIOS. Attention, XMP n’hésite pas à régler lui-même BCLK et détruit votre overclocking pour que le PC fasse fonctionner la RAM à la fréquence voulue, c’est du moins vrai pour les mémoires encore plus rapides. En effet, pour tourner à 1 600, il suffit d’utiliser le plus gros coefficient de RAM, pas d’inquiétude à avoir dans ce cas précis. Si ça ne fonctionne pas, privilégiez les réglages manuels. Pour commencer, vérifiez que tout est bien par défaut, puis faites grimper votre tension mémoire à 1,65 V. Même si vous n’overclockez pas votre CPU, nous recommandons d’augmenter la tension de l’uncore (qui intègre le contrôleur de mémoire) à 1,3 voire 1,35 V. Ce dernier est baptisé QPI/Vtt Voltage chez Gigabyte. Concernant la

mémoire peut tourner à 1 600. Si vous parvenez à booter sous Windows, rebootez dans le BIOS et abaissez à 8-8-8-24. De nouveau, si tout se passe comme prévu, utilisez alors les timings indiqués de 7-8-7-20. Nous vous recommandons d’effectuer un test de stabilité avec l’utilitaire LinX, en vous assurant d’exploiter toute la mémoire disponible ; c’est le bouton « All » sur la barre d’icônes, là où l’on choisit la quantité de mémoire à utiliser pour le test. Tant que vous êtes lancé, vous pouvez tenter de réduire un peu plus les timings, mais les gains en performances sur un Core iX seront insensibles. Par contre, vous pourriez légèrement augmenter BCLK pour overclocker à la fois votre processeur et votre mémoire !


Flasher son SSD pour supporter le TRIM Je possède un SSD GSkill Falcon 128 Go. N’ayant pas envie de voir se dégrader les performances de mon PC, je souhaite mettre à jour le firmware, mais je n’ai pas trouvé comment identifier la version de mon SSD. Je ne sais pas si le TRIM est actif sur ma machine équipée de Windows 7. D’après ce que j’ai pu lire sur le forum du constructeur, cela va effacer mon disque et naturellement, c’est celui où j’ai l’OS dessus ! Auriez-vous un moyen de mettre à jour ce firmware, sans tout devoir réinstaller ? Je possède bien deux disques durs en RAID 1 à côté, mais je ne peux pas perdre les données qu’ils contiennent non plus.

Comme de nombreux fabriquants de RAM et de mémoire flash, G.Skill s’est lancé dans la production de SSD.

un disque dur installé pour l’occasion, de flasher le SSD, puis de récupérer les données depuis l’image. Pour ce faire, il existe de nombreux outils comme Acronis True Image que nous utilisons fréquemment à la rédaction.

Sous Windows 7, pour peu que l’on utilise un SSD avec un firmware compatible TRIM et des pilotes de stockage compatible TRIM, l’entretient s’effectue tout seul, de façon transparente.

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a technologie SSD est encore jeune et il est parfois indispensable de devoir flasher son micrologiciel (firmware), afin de bénéficier des meilleures performances, sur le moment et à long terme. Lorsque vous effacez un fichier, Windows transmet l’information au contrôleur du SSD qui le note dans la table d’allocation ; en pratique, les cellules où est stocké ce fichier ne sont pas réellement effacées. Du coup, lorsque le contrôleur du SSD cherchera à écrire de nouveau sur ces cellules, il devra prendre le temps d’effacer les données présentes, ce qui réduit les performances. La fonction TRIM, intégrée à Windows 7, remet réellement à zéro toutes les cellules qui ne contiennent plus de fichiers, maintenant les performances à un niveau aussi élevé qu’un SSD neuf. Pour qu’elle soit fonctionnelle, elle doit être implantée dans le contrôleur de votre disque (c’est là que le firmware intervient), dans votre système d’exploitation (seul Windows 7 la gère), ainsi que dans les pilotes SATA ou RAID. Des Garbage Collector sont proposés par les fabricants de SSD

pour Windows XP ou Vista, tous deux dépourvus du TRIM. Certains de ces logiciels proposent même de régler la récurrence comme par exemple le SSD Toolbox d’Intel. Pour identifier la version du firmware de votre SSD, deux outils vous renseignent : HD Tune Pro 3.5 ou l’excellent CrystalDiskInfo (http://tinyurl. com/6x7xc3). La gamme Falcon de GSkill supporte le TRIM à partir du firmware 1819. Si vous avez ce firmware ou une version plus récente, ça ne sert à rien de flasher. En revanche, si vous devez effectuer la mise à jour, vous perdrez effectivement les données que le SSD contient. La procédure de flash varie d’un constructeur à l’autre, parfois sous DOS, parfois sous Windows, il vaut mieux se rendre sur le site de la marque et sur ses forums pour trouver les instructions précises en fonction de votre modèle.

Vous rencontrez, en revanche, un problème. Votre configuration emploie deux disques durs en RAID 1 pour les données, ce qui signifie que votre contrôleur de stockage est réglé dans le BIOS en mode RAID. Or, jusqu’à présent, les pilotes intégrés d’origine dans Windows 7 ne supportent pas le TRIM avec les contrôleurs en RAID. Si vous avez une carte mère à base d’un southbridge Intel, vous pourrez installer les tout nouveaux pilotes 9.6 (http://tinyurl.com/ygwaeu4) qui ajoutent le support du TRIM en RAID. Dans les autres cas, TRIM n’étant pas opérant, il faut passer par un Garbage Collector (SSD Toolbox d’Intel, Garbage Collector d’OCZ) pour maintenir un niveau de performances correct sur votre SSD.

Un SSD n’étant généralement pas de grande capacité (de 32 à 128 Go pour la plupart), vous pourriez envisager de faire une image de votre système sur

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CAS PRATIQUES

Un biXeon en PC de tous les jours J’ai récupéré une carte mère équipée de deux Xeon cadencés à 3,6 GHz. Il s’agit d’une carte format E-ATX dotée de neuf ports PCI-Express câblés en 16x. J’aimerais savoir quel usage je pourrais en faire ; suis-je obligé de monter un véritable serveur ? Par ailleurs, sachant que cette carte a des sockets 775, puis-je utiliser les deux Core 2 Duo à 2,8 GHz que j’ai en rab ?

UpGRADE

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oi de Thomas Olivaux, je ne peux que vous conseiller de recycler ces composants aux performances très élevées ! Quoi de plus sympa qu’un PC biXeon au quotidien, hein ? Hein ? Plus sérieusement, si votre carte mère est effectivement au standard E-ATX, vous pourrez assez facilement vous en servir, contrairement à certaines cartes pour serveurs au format étrange et aux dimensions propriétaires. Pour commencer, il faut savoir de quel matériel nous parlons. Vous parlez de sockets 775, c’est impossible puisqu’il n’existe pas de cartes biXeon en 775, vous devez parler du socket 771 qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. La marque de CPU professionnels d’Intel, Xeon, est déclinée en trois gammes. Les 3000 destinés à un usage monoCPU, les 5000 alias DP (dual processors) pour les serveurs et stations de travail avec deux processeurs, puis les 7000 alias MP (multiprocessors) pour les gros serveurs à quatre CPU ou plus. Les 5000, que vous possédez probablement, ont abandonné le socket 604e en 2006, au profit du socket  771. La toute première série de Xeon 5000 sur socket 771, nom de code Dempsey, repose sur la plus récente déclinaison de l’architecture Netburst, c’est-à-dire Pentium 4. Les

modèles qui ont suivi, les 5100 et 5200, sont nettement plus intéressants puisqu’ils descendent du Core  2. Vous parlez de Xeon à 3,6 GHz, il doit s’agir d’une erreur puisqu’aucun Xeon n’existe à cette fréquence. Vu que vous parlez d’upgrade avec des Core 2 à 2,8 GHz, nous pouvons conclure que vos deux Xeon sont à 2,6 GHz ? C’est tout à fait plausible puisque le 5030, le 5150, le L5238, le X5355 et le L/ E5430 sont tous à 2,66 GHz. Dans le tout premier cas, le Xeon 5030, nous vous recommandons d’abandonner toute upgrade car il s’agit donc de Dempsey (génération Pentium 4) qui ne sera pas upgradable et les performances sont désormais à la traîne. S’il s’agit de deux 5150 ou L5238, nous parlons de deux CPU dual core de type Core 2 Duo E6700, c’est encore correct pour un usage moderne, sans être transcendant. Dans l’hypothèse où vous auriez deux X5355 ou deux E5430, c’est franchement intéressant vu qu’il s’agit de processeurs quad core. Notez que vous ne pourrez pas upgrader votre plateforme à l’aide de vos deux Core 2 Duo à 2,8 GHz.

Avant l’apparition du socket 1366, les Xeon DP (dual processor) ne partageaient pas le même socket que les processeurs grand public. En photo, bien qu’ils soient nommés Core 2 Extreme (plateforme Skulltrail), il s’agit en réalité de deux Xeon sur socket 771.

Les ventirads d’origine Intel pour Xeon sont conçus pour refroidir quoi qu’il arrive et sont, par conséquent, atroces pour nos oreilles. Sur socket 771, Thermalright fût parmi les rares à proposer de bons radiateurs comme le HR-01 X.

Pour utiliser cette plateforme, vous devez acheter un boîtier compatible E-ATX, avoir une alimentation adaptée et probablement compléter par l’achat de deux bons ventirads. Les boîtiers E-ATX sont plus courants qu’il n’y paraît puisque bon nombre de grandes tours sont compatibles. Parmi les modèles que nous ayons déjà testés et approuvés, c’est par exemple le cas des Cooler Master HAF 932, Corsair Obsidian 800D et Lian Li V2110. Côté alimentation, tout dépend de votre carte mère. En général, sur les cartes biXeon, il y a un connecteur 24  broches standard et deux connecteurs ATX 12 V 4 ou 8 pins, un par CPU. Si vous possédez une de ces alimentations qui proposent un de chaque, vous pourrez probablement vous en contenter, mais si votre alimentation n’a qu’un seul brin ATX 12 V, il faudra en acheter une. Rares sont les alimentations ainsi équipées, la gamme UCP de Cooler Master propose deux cordons 8 pins. Elles sont très chères (plus de 150 euros), mais vous ne parviendrez pas à trouver une alimentation compatible avec une carte biXeon qui soit bon marché. Les gammes professionnelles coûtent aussi cher, le bruit


S’il est très excitant d’utiliser un PC bi Xeon au quotidien, gardez à l’esprit que les cartes mères sont prévues pour un environnement professionnel qui ne laisse pas de place à la bidouille. Point d’overclocking, donc.

en plus. A propos de bruit, vous ne pourrez pas vous contenter des deux radiateurs d’origine Intel. Rien à voir avec les ventirads des processeurs grand public, ceux-ci sont conçus pour maintenir le système au frais quoi qu’il arrive, c’est tout simplement

intenable, même lorsqu’ils sont au ralenti. Sachant que les ventirads socket 775 ne sont pas compatibles, vous devrez vous rabattre sur les rares radiateurs pour Xeon proposés. Sur ce socket, nous recommandons les Thermalright HR-01 X à 60 euros pièce.

Un PC home cinéma en low profile Je souhaiterais créer un PC home ciné restant branché en permanence sur ma télévision. Âgée de 5 ans, elle ne dispose pas d’un tuner TNT (et donc pas de TNT HD). Je souhaite donc recevoir la télévision via le PC et si possible avec un double tuner afin de regarder et d’enregistrer en même temps. Je pensais à cette configuration : un Intel Core i3 530, une carte mère MSI H55M-ED55 WIFI, 2 Go de DDR3, un tuner TNT Hauppauge WinTV Nova-T-500, une télécommande Gyration Gyr3101, un disque dur de 1 To, un lecteur DVD ou Blu-Ray, enfin un boîtier Antec NSK2480 ou Antec Micro Fusion Remote 350, avec une alimentation de 350 W. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que la configuration est équilibrée ?

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es PC de salon devenant de plus en plus compacts, ils peuvent s’insérer pratiquement partout. Les fabricants ont produit des châssis dont le look ne fera pas tache dans le salon et l’ajout d’un écran LCD les rend plus pratiques. Enfin, le fait de pouvoir piloter Media Center sans avoir besoin d’un clavier n’est plus un luxe, autant en profiter ! Dans votre cas, c’est une excellente solution d’upgrade de votre téléviseur pour supporter la TNT et sa déclinaison HD, mais aussi pour pouvoir l’enregistrer. Une très bonne idée donc ! A commencer par la carte mère, nous remplacerions la MSI H55M-ED55 WIFI par la Gigabyte H55M-USB3. Cette dernière vous apporte l’USB 3 et le SATA-6. C’est toujours mieux

Par rapport au Micro Fusion Remote, le NSK2480 permet de loger des cartes filles plein format et offre une meilleure ventilation.

d’avoir les dernières technologies sur un PC neuf. Si vous avez vraiment besoin du Wi-Fi, vous pourrez toujours ajouter un dongle USB sur la Gigabyte. Le choix du Core i3 530 est parfaitement adapté puisque ce dernier requiert peu d’énergie pour fonctionner et, surtout, il ne chauffe pas beaucoup ! Flexible, il sait être puissant grâce à une fréquence élevée (2,93 GHz) et à l’HyperThreading, pratique lorsque vous enregistrerez et visionnerez la télé en même temps. Il faudra lui adjoindre un radiateur autre que celui fourni par Intel, trop bruyant. Le choix de ce dernier dépend toutefois du boîtier que vous allez acheter. L’Antec Micro Fusion Remote que vous citez est low profile (ce qui n’est pas le cas du NSK2480), c’est-à-dire que nous ne pourrons pas rentrer des composants classiques. Pour ces boîtiers, nous recommandons le Scythe Shuriken (révision B, la première mouture

ne dispose pas des fixations 1156). Son ventilateur est assez bruyant à fond, mais le Core i3 530 ne chauffe pas assez pour que ça soit problématique. Low-profile oblige, vous ne pourrez pas y loger de carte d’extension en plein format, comme le double tuner TNT Hauppauge que vous convoitez. Deux choix possibles, vous pouvez rester sur l’un des deux boîtiers que vous avez sélectionnés et vous démontez l’équerre supportant votre tuner, ce qui est une solution peu élégante. Nous vous conseillons plutôt une solution externe en USB avec la clé T5 de Terratec. Celle-ci dispose aussi de deux tuners TNT et elle offre une solution logicielle souple acceptant tout type de codecs, c’est rare ! Si vous utilisez Media Center, aucun problème, le tuner est compatible. Pour le reste de la configuration, c’est parfait. 2 Go de mémoire sont suffisants pour l’usage auquel vous destinez cette machine et le disque de 1 To vous permet de conserver bon nombre d’heures de vidéos enregistrées. Enfin, la télécommande Gyration est effectivement un très bon produit que nous avions testé dans PC Update n° 36 et que nous utilisons quotidiennement depuis. Compatible Media Center, sa fonction gyroscopique permet de simuler une souris ; c’est parfois pratique car nous n’installons pas toujours de clavier/souris sur un PC home cinéma.

La télécommande Gyration est idéale pour un PC home ciné. Compatible Media Center, elle fait office de souris façon Wiimote, pratique.

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CAS PRATIQUES

Aidez-nous

et gagnez une alimentation 750W ! Un article incomplet, une idée de sujet que nous n’aurions pas abordé, un angle original ? Critiques construites, suggestions ou compléments d’informations permettront au plus pertinent d’entre vous de gagner chaque mois une excellente alimentation modulaire SilverPower SP-SS750M d’une valeur de 129 € ! Motivant non ? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour se faire critiquer :)

DVI et VGA, la qualité n’est pas la même

Gagnant SilverPower

Concerne le dossier multi-écran publié dans PC Update n° 45.

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Suite à votre dossier sur le multi-écran, je me suis lancé dans le multi-affichage en connectant deux écrans identiques (même marque, même modèle, même série) sur ma Radeon 9550. Je trouve que vous auriez pu parler de la différence de qualité d’affichage d’une connectique à l’autre ! J’ai utilisé le port DVI pour le premier écran et le port VGA pour le second, résultat : les couleurs sont plus ternes sur l’écran connecté en VGA, alors que les réglages des moniteurs sont identiques. Pourquoi ?

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l arrive effectivement que la qualité d’affichage varie d’une connectique à l’autre et, le plus souvent, c’est le branchement en VGA qui se révèle le moins bon. Pour autant, nous ne pouvons pas stigmatiser à ce point le VGA qui, lorsqu’il est bien implémenté, permet d’obtenir une parfaite image. Rappelons que la principale différence entre le VGA et les autres connectiques (DVI, HDMI, DisplayPort) réside dans le fait que le premier est de type analogique, tandis que les autres sont numériques. De tout temps, l’image calculée par une carte graphique est numérique, mais les cartes graphiques ont toujours été équipées d’un convertisseur numérique/ analogique puisque les moniteurs à tube cathodique d’autrefois n’acceptaient que ce genre de signal. Depuis l’apparition des écrans LCD, nous avons pu passer au tout numérique, via les connectiques plus modernes, le signal ne souffrant plus de conversions. Pour des questions de coût, le VGA a fait de la résistance. Bien qu’il n’existe plus de moniteurs sans prise numérique de nos jours, de nombreux LCD d’entrée de gamme ont été vendus en VGA durant des années, c’était encore vrai il y a deux ans de ça avec certains 22» à des petits prix. Mais ce qui pose vraiment problème, ce sont les écrans qui disposent à la fois d’une entrée analogique et d’une entrée numérique. A part sur les produits plus haut de gamme, l’électronique qui gère l’entrée analogique de ces derniers est de très mauvaise qualité, simplement présente pour assurer la compatibilité avec les ordinateurs les plus anciens

Le VGA est une connectique analogique RVB de qualité. Le DVI, comme le HDMI et le DisplayPort, est une connectique numérique.

qui ne bénéficieraient pas d’une sortie DVI. Du coup, l’image est généralement moins bonne sur ces écrans en VGA qu’en DVI. Avant de blâmer votre écran et sachant que la sortie VGA de votre carte graphique n’est pas à mettre en cause, vérifiez les réglages de votre moniteur. La synchro analogique/numérique (le bouton « Auto ») est-elle faite ? Avez-vous testé avec un autre câble ? En numérique, l’image passe ou ne passe pas, mais lorsqu’elle s’affiche sans macroblocs, elle est parfaite. En analogique par contre, la qualité est très dépendante du câble et se dégrade peu à peu provoquant une image baveuse (peu nette) et des couleurs ternes. Enfin, il est également possible que vos deux écrans ne bénéficient pas d’un calibrage identique ou de la même usure ! Avez-vous eu l’occasion de tester les deux en numérique ou d’inverser vos branchements pour être certain que c’est le VGA qui provoque des couleurs moins flamboyantes ?

Les personnes qui mixent des connectiques numériques en multi-écran ne rencontreront pas ce genre de problème. Le signal qui transite en DVI, HDMI ou DisplayPort est le même. Les différences techniques d’une connectique à l’autre, comme le nombre de bits par couleur ou la bande passante maximale, n’affectent pas la qualité d’affichage sur des écrans standard.


ROG RAMPAGE III EXTREME

Conçue pour répondre aux overclocking les plus extrêmes, la carte Rampage III Extreme est équipée du chipset Intel X58 permettant de libérer toute la puissance du nouveau processeur Intel® CoreTM i7 980X, et propose un système de dissipation de chaleur amélioré de 130% par rapport aux modèles concurrents. Fourni avec la carte, le Kit OC Extreme offre des fonctionnalités d’overclocking et de suivi des résultats. La fonctionnalité ROG Connect permet quant à elle de lancer un overclocking depuis un périphérique externe ainsi que RC Bluetooth pour un contrôle total de la carte mère depuis un mobile connecté en BluetoothTM. LA carte de tous les records !

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Dossier

GeForce GTX 470, Radeon HD 5870 2 Go : combat animé dans le haut de gamme !

tridam Après la très mitigée 480 qui ne concerne de toute façon pas grand monde, sa petite soeur GeForce GTX 470 tente de redonner l’avantage à nVidia sur le segment déjà un peu plus réaliste du haut de gamme «payable et utilisable». Représente-t-elle une vraie alternative face à l’indétronable 5870 ? AMD en remet d’ailleurs une couche en passant sa reine à 2 Go mais a contrario, il n’est pas sur que cela suffise pour revenir sur la GeForce GTX 480. Que de rififi dans la 3D hautes performances... GeForce GTX 470

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a GeForce GTX 470 est basée sur le même GPU que la GeForce GTX 480, le GF100, première incarnation de l’architecture Fermi. Comme c’est souvent le cas, pour cette variante, certaines unités ont été désactivées et les fréquences ont été revues à la baisse.

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I PC Update

Ainsi, alors que le GF100 contient 512  unités de calcul réparties en 16  blocs de 32, la GeForce GTX 470 n’en dispose que de 448 fonctionnelles. Deux partitions ont été désactivées, ce qui réduit au passage les unités de texturing de 64 à 56. Un des six contrôleurs mémoire du GF100 a également été désactivé, réduisant le bus mémoire de 384 à 320 bits. nVidia conserve cependant de la mémoire GDDR5 bien que celle-ci ne soit cadencée qu’à 837 MHz (1 674 MHz pour les données). Nous ne connaissons pas les raisons exactes de la fréquence mémoire relativement faible sur les GeForce GTX 400, mais il semble évident qu’il s’agit là d’un manque d’efficacité de l’architecture mémoire du GF100 qui ne profite ainsi pas de tout le potentiel de la GDDR5.

Le bus mémoire plus large que sur les Radeon HD 5800 permet cependant de compenser cela. En réduisant la fréquence du GPU de 700 à 607 (avec les unités de calcul qui tournent toujours à une vitesse double) entre la GeForce GTX 480 et 470, nVidia a pu réduire significativement la consommation de sa carte. Attention, la GeForce GTX 470 reste très gourmande avec un TDP de 215 W, mais revient à un niveau moins extrême. Ceci a permis à nVidia de réduire la taille de la carte qui passe à 24 cm, comme les Radeon HD 5850 et 4800, et de simplifier son système de refroidissement qui n’expose pas une plaque chauffante comme le fait la GeForce GTX 480 dont le radiateur dépasse de la coque plastique, directement à l’air libre.


Tout comme sa grande soeur, la GeForce GTX 470 propose deux sorties DVI Dual Link et une sortie miniHDMI. Le DisplayPort ne fait donc pas partie du design de référence. En réalité, nVidia n’a pas touché à la partie vidéo de son GPU qui est identique à celle des GeForce GT 240, GT 220 et 210. Le GF100 n’est donc pas capable de piloter plus de deux écrans simultanément et s’il intègre un contrôleur audio pour pouvoir transférer le son à travers le HDMI, il ne supporte pas le bit streaming des formats HD. nVidia a été pris par surprise par l’Eyefinity d’AMD et devait réagir. Pour cela, nVidia a dévoilé Surround et 3D Vision Surround qui consistent à exploiter deux cartes graphiques pour piloter un affichage sur trois écrans sans ou avec 3D Vision. Ces fonctionnalités ne sont, cependant, pas encore disponibles à l’heure où nous écrivons ces lignes puisqu’elles n’apparaîtront qu’avec les pilotes 256.x qui ne devraient cependant plus tarder à arriver. nVidia proposera alors un niveau de fonctionnalités similaire à ce qu’offre AMD actuellement, mais limité à trois écrans et avec deux cartes graphiques dans le système. Pour jouer sur un tel affichage, un système biGPU est cependant en général nécessaire, même chez AMD.

Radeon HD 5870 2 Go

Dévoilée discrètement au lancement des Radeon HD 5800 en septembre, la Radeon HD 5870 Eyefinity 6 Edition est enfin arrivée. Identique à la Radeon HD 5870 classique, elle propose plus de sorties et double la mémoire vidéo. Il aura fallu du temps à AMD pour enfin commercialiser la variante de sa Radeon HD 5870 équipée de six sorties miniDisplayPort. On aimerait savoir pourquoi elle n’arrive qu’aujourd’hui alors qu’elle était déjà fonctionnelle en septembre. Quoi qu’il en soit, elle est bel et bien là, mais disponible en très faible quantité. Pour proposer ces six sorties, ainsi que 2 Go de mémoire pour s’accommoder des résolutions supérieures que peut viser cette carte avec un ensemble de six écrans, AMD a dû concevoir un nouveau PCB. Il reprend globalement le même design que celui de la Radeon HD 5870 mais avec un étage d’alimentation légèrement plus costaud et la présence de huit puces mémoire supplémentaires à l’arrière de la carte. Les modules de GDDR5 de densité supérieure n’étant pas encore

disponibles, AMD a dû en placer le double sur sa carte, le GPU y accédant par paire comme le prévoit le standard GDDR5 dans une telle situation. Pour accompagner l’étage d’alimentation plus costaud, la carte a besoin d’un connecteur d’alimentation 8  broches en plus d’un 6 broches. Pour rappel, le modèle de base se contente de 2 x 6 broches. Cela est nécessaire pour alimenter la mémoire supplémentaire mais également les six sorties vidéo. AMD étant bien conscient que le format miniDP est peu répandu, livre avec toutes les Radeon HD 5870 E6E (peu importe le fabricant, elles viennent toutes d’AMD) cinq adaptateurs : deux miniDP vers DP, deux miniDP vers DVI et un miniDP vers HDMI. Attention cependant, ces deux derniers types d’adaptateurs sont passifs et donc limités au 1 920 x 1 200 en 60 Hz. Ils ne permettent donc pas de connecter un écran 30’’ en 2 560 x 1 600 ou un écran 120 Hz. Pour alimenter de tels écrans, il faut le faire via une connexion DP native ou acquérir un ou des adaptateurs actifs. Pour nos tests, nous avons un écran 30’’ sur lequel a pris place un adaptateur actif DP vers DVI Dual-Link Sapphire (fabriqué par BizLink) et qui ne coûte pas moins de 100 € ! Chaîne 100% numérique oblige, la qualité d’affichage n’est pas affectée par la présence de cet adaptateur.

PC Update

I 19


Dossier

La Radeon HD 5870 Eyefinity 6 Edition permet de connecter jusqu’à six moniteurs pour former une seule grande surface d’affichage.

Consommation du système (W) 263

GTX 480 SLI

784

173

GTX 480

497

149

GTX 470

411

185

GTX 295 GTX 285

146

HD 5870 CrossFire

153

431 608

163

HD 5970 HD 5870 2 Go

138

HD 5870

133

HD 5850

134

495 417 382 343

193

HD 4870 X2

557

177

HD 4890 0

100

Notez que des Radeon HD 5870 2 Go classiques, c’està-dire équipées de deux sorties DVI Dual Link, une sortie HDMI et une sortie DP (mais limitées à l’affichage sur trois écrans dont un via la sortie DP), sont également disponibles. Dans les deux cas, compte tenu de la faible disponibilité, il faut compter un surcoût de 100 euros par rapport à la Radeon HD 5870 1 Go.

497

200

379 300

400

Repos

500

600

700

800

900

Consommation, bruit, température

Charge

Nuisances sonores (dB) 44,8

GTX 480 SLI GTX 480

39,8

GTX 470

39,6

58,7 55,1 51,7

40,9

GTX 295

HD 5870  CrossFire

39,7

HD 5970 HD 5970

39,2

HD 5870

38,4

HD 5850 HD 5850

38,4

48,9 53,7 53,1 47,3 44,5

HD 4870 X2

40,4

HD 4890

39,9 0

10

20

30

Repos

Nous avons mesuré la consommation totale de la machine au repos et en charge. Etant donné qu’une fois en charge, le CPU et la carte graphique sont soumis à rude épreuve, l’augmentation de la consommation est due aux deux éléments et il convient donc de ne pas déduire la valeur au repos de la valeur en charge pour estimer la consommation de la carte graphique.

51,4

38,4

GTX 285 GTX 285

Avec les GeForce GTX 480, température, bruit et consommation explosaient. Qu’en est-il avec la GeForce GTX 470 ? Et avec deux GTX 480 en SLI ?

55,3 48,4

40

50

60

70

Charge

Température GPU (°C) 83

GTX 480 SLI 63

GTX 480

99

49

GTX 285 GTX 285

93

43

HD 5870 CrossFire

93 56

HD 5970 HD 5970

94

39

HD 5870

84 45

HD 5850 HD 5850

85 74

HD 4870 X2 62

HD 4890 0

20

40

Repos

Pour mesurer le bruit des différentes cartes graphiques, nous les avons toutes placées en conditions réelles d’utilisation, c’est-à-dire dans un boîtier fermé (Antec Sonata 3). Ces mesures sont prises avec un sonomètre placé à 60 cm du boîtier. Pour rappel, 3 dBA représentent un doublement de la pression sonore et 6 dBA sont communément admis comme entraînant un doublement du volume sonore ressenti.

94

57

GTX 295

I PC Update

107

53

GTX 470

20

111

60

Charge

99 80

80

100

Alors qu’AMD a fortement réduit la consommation au repos de ses derniers GPU, le GF100 se montre relativement gourmand, au même niveau que la Radeon HD 5970 biGPU, en version GTX 480 et au niveau de la GeForce GTX 285, en version GTX 470. Une gourmandise qui se retrouve également en charge.

120

Au repos, la GeForce GTX 480 se fait très légèrement entendre, mais rien de bien méchant. Par contre, une fois en charge, elle passe en mode sèche-cheveux et est

aussi bruyante, voire même plus, que les cartes biGPU. La GeForce GTX 470 est plus raisonnable en charge mais reste plus bruyante que les Radeon HD 5800. Pour mesurer les températures GPU des différentes cartes graphiques, nous les avons toutes placées en conditions réelles d’utilisation, et dans un cadre classique, c’est-à-dire dans un boîtier moyenne tour fermé (Antec Sonata 3), équipé d’un unique ventilateur de 12 cm en extraction. Nous notons la température obtenue après 45 min au repos et après 45 min supplémentaires en charge. Si les GeForce GTX 400 atteignent des températures plus élevées au repos que la plupart des autres cartes graphiques, ce n’est pas bien grave. La GeForce GTX 470 n’atteint d’ailleurs pas des valeurs beaucoup plus élevées que celles d’une GeForce GTX 285, y compris en charge. Il en va autrement de la GeForce GTX 480 qui atteint une température GPU très élevée en charge, supérieure à la limite de 105 °C, à partir de laquelle elle commence à réduire ses fréquences, et demande donc une aération du boîtier bruyante (on n’est plus à cela près, ceci dit).

GeForce GTX 480 et multiGPU Monter un système SLI, à base de GeForce GTX 480, demande d’apporter un soin très particulier au choix du boîtier et à son aération (et de ne pas être sensible au bruit !). Il est également obligatoire de prévoir au moins un slot entre les cartes, sans quoi la chaleur risque de s’accumuler au niveau de la partie externe du radiateur de la première carte, ce qui risque d’endommager la seconde carte graphique (ou toute autre carte qui lui serait accolée). Notez que cela exclut directement la mise en place d’un système triSLI sur la base des cartes de référence. Pour un tel système, il est, selon nous, obligatoire de passer par des versions watercoolées des GeForce GTX 480.


Performances Nous avons commencé par tester différents jeux DirectX 9 et DirectX 10, dans lesquels nous avons comparé les solutions haut de gamme de la génération précédente à la génération DirectX 11. Nous avons effectué tous les tests en 1 920 x 1 200 et/ou en 2 560 x 1 600 et en qualité maximale. Les GeForce ont été testées avec le pilote bêta 197.17 et les Radeon avec les Catalyst 10.3a, le tout sous Windows 7 64 bits avec un Core i7 975. Tous les jeux ont été testés avec le dernier patch disponible.

ArmA 2

Crysis Warhead

GTX 480 SLI

34 33

GTX 480

28

GTX 470 GTX 295 GTX 285

34 34

HD 5970

34 34

HD 5870

HD 4870 X2

0

5

10

15

1920x1200

20

25

1920 AA4X 1920 AA4X

39

30

35

28

HD 5850 HD 5850

37

HD 4870 X2

45

20 18 0

10

1920 AA8x 1920 AA8x

132

74

GTX 295

75

61

GTX 285

43

87

132

HD 4870 X2 HD 4890

31 0

20

40

1920x1200

45

132

103

47 45 46

1920 AA4X 1920 AA4X

120

1920 AA8x 1920 AA8x

140

160

180

87

69 65 64

HD 5870 2 Go

44 41 40

HD 5870

44 41 40 37 35 34 50 48 47 29 28 27

HD 4890 100

58

82 80

HD 4870 X2

59

80

53

36 33 29

HD 5850 HD 5850 101

109

53

HD 5970

74

70

60

70

65

HD 5870 CrossFire

84

67

46

159

86

67

57

44

60

1920 AA8x 1920 AA8x

59 57

GTX 295

78

HD 5850 HD 5850

50

102 100

GTX 285

HD 5970

52

1920 AA4X 1920 AA4X

GTX 470

102

HD 5870

40

GTX 480

89

HD 5870 CrossFire

52

30

GTX 480 SLI

60

51

HD 5870 2 Go

150 147

109

92

76 60

24

Red Faction Guerilla

GTX 480 SLI

GTX 470

37

31

20

1920x1200

35

30

22

HD 4890 40

26

20

36

31

30

23

50

41

29

62

53

38

Far Cry 2

GTX 480

26

21

16

HD 5870

33

23

16

38

31

HD 5870 2 Go

38

34

26

30

17

HD 5970 39

29

24

25

HD 5870  CrossFire

37

35

28

HD 5850 HD 5850

37

35

28

HD 4890

GTX 295 GTX 285

HD 5870  CrossFire

HD 5870 2 Go

23

61

57

37

32

29

GTX 470

35

27

18

14

52

GTX 480

35

27

20

GTX 480 SLI

35

33

26

23

35

0

20

1920x1200

40

1920 AA4x 1920 AA4x

60

80

100

120

1920 AA8x 1920 AA8x

PC Update

I 21


Dossier

L

es GeForce GTX 400 apprécient particulièrement Far Cry 2 et Red Faction Guerrilla. La GeForce GTX 480 termine, en général, devant la Radeon HD 5870 qu’elle soit équipée de 1 ou 2 Go. La version 2 Go permet aux performances de ne pas plonger dans certains cas extrêmes tels que Crysis Warhead en 2 560 x 1 600 avec FSAA 8x, mais les perfor-

mances restent insuffisantes pour en profiter.

relativement, mieux en 2 560 x 1 600 qu’en 1 920 x 1 200. Dans cette résolution extrême, les GeForce GTX 400 restent devant les Radeon HD 5800 qui leur correspondent, mais leur avantage se réduit.

La GeForce GTX 470 se place légèrement devant la Radeon HD 5850 en moyenne. Les GeForce GTX 400 ont rattrapé le retard de nVidia sur AMD, au niveau des performances avec FSAA 8x qui ne sont plus en retrait par rapport aux autres modes. Par contre, les Radeon HD 5800 s’en tirent,

Concernant les deux systèmes multiGPU, les GeForce GTX 480 en SLI profitent de leur mémoire de 1,5 Go par carte pour se démarquer.

Crysis Warhead GTX 480 SLI

Far Cry 2

GTX 480

19

17

GTX 470

24

HD 5870  CrossFire

42

HD 5870 2 Go

18

HD 5870

0

5

10

HD 4870 X2

15

2560x1600

20

25

2560 AA4x 2560 AA4x

30

35

40

45

0

2560 AA8x 2560 AA8x

113 71

61

GTX 470

48

GTX 295

88

56

HD 5850 HD 5850

47

HD 4870 X2

38 0

20

40

2560x1600

I PC Update

44

155

119

104 102 90 60

HD 5870

60

HD 5850 HD 5850

85

50

2560 AA4x 2560 AA4x

55

HD 4870 X2

100

2560 AA8x 2560 AA8x

120

140

160

180

97

111

105

81

65

81

65 67

69 69

74

45 42 42

HD 4890 80

53

45

HD 5870 2 Go

68

70

79

66

48 32

75

65

HD 5970

51

60

140

99 97

HD 5870 CrossFire

81

64

59

HD 4890

22

130

81

64

54

120

58

50 47

GTX 295

94

75

HD 5870

100

2560 AA8x 2560 AA8x

60

GTX 470

109

56

2560 AA4x 2560 AA4x

GTX 480

HD 5870 CrossFire

HD 5870 2 Go

80

86

GTX 285

HD 5970

60

GTX 480 SLI

54

42

29

141

82

66

34

GTX 285

126

67

56

40

Need for Speed Shift

GTX 480 SLI GTX 480

20

2560x1600

HAWX

43

31

14

74

46

17

HD 4890

55

40

29

66

48

35

HD 5850 HD 5850

23

15

12

5

HD 5870

66

48

36

101

73

51

HD 5870 2 Go

19

15

5

HD 4890

23

130

92

66

HD 5970

23

14

5

HD 4870 X2

20

16

5

HD 5850 HD 5850

HD 5870 CrossFire

31

7

3

47

39

30

71

56

38

GTX 285

11

3

HD 5970

GTX 295

61

50

39

76

63

51

131

114

96

GTX 480

16

12

0

GTX 480 SLI

GTX 470

15

0

GTX 285

23

18

15

0

GTX 295

42

36

5

0

20

2560x1600

40

2560 AA4x 2560 AA4x

60

2560 AA8x 2560 AA8x

80

100

120


Performances DirectX 11 N ous nous sommes bien entendu intéressés aux performances dans les jeux DirectX 11. Pour cela, nous avons testé quatre de ces jeux en poussant toutes les options au maximum. Actuellement, DirectX 11 est utilisé pour deux choses principales : améliorer la qualité gra-

phique avec la tessellation (Call of Pripyat, DiRT 2 et Metro 2033) et améliorer les performances en utilisant les compute shaders pour traiter certains effets de postprocessing (tous les jeux DirectX  11). Dans le cas de Metro 2033, précisons que les performances ne sont pas améliorées puisque le

filtre de postprocessing avancé n’est disponible que dans le mode DirectX 11 et pas dans une version pixel shader pour DirectX 10/9. Avec les compute shaders, les threads, qui sont des pixels, ont le droit de communiquer entre eux, ce qui permet d’accélérer certains filtres notamment.

DiRT 2

Battleforge GTX 480 SLI

101

GTX 480

56

GTX 470

44

51 49

HD 5970

39

HD 5850 HD 5850 0

20

52

40

1920x1200

128 124 94 90

HD 5870 2 Go

71 69

HD 5870

71 69

HD 5850 HD 5850

60

1920 AA4x

80

100

120

61 59 0

140

40

33

GTX 470

14

HD 5870  HD 5870 CrossFire

HD 5870 HD 5870

3

HD 5850 0

5

10

15

1920x1200

18

HD 5870 2 Go

18

HD 5870 HD 5870

80

100

120

140

160

180

1920 AA8x

25

1920 AA4x

30

35

40

45

84

52

37 41

29

87

68 73

53 50

36

50

35

HD 5850 20

60

HD 5970

15

3

68

HD 5870 CrossFire

23

14

80

63

GTX 470

29

HD 5870 2 Go

80

1920 AA4x

GTX 480

18

1

100

GTX 480 SLI GTX 480 SLI

22

1

HD 5970

40

141

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

GTX 480 SLI GTX 480 SLI 18

20

1920x1200

1920 AA8x

Metro 2033

GTX 480

71

62

HD 5970

62

47

55

155

88

78

HD 5870 CrossFire HD 5870 C Fi

62

47

40

33

121

97

74

59

HD 5870

70

GTX 470

93

141

127

GTX 480

76

39

GTX 480 SLI

63 61

HD 5870 CrossFire HD 5870 C Fi

HD 5870 2 Go

116 113

41

29 0

10

20

30

1920x1200

40

50

60

70

80

90

100

1920 AA4x

Les GeForce GTX 480 et 470 se placent, ici aussi, en moyenne, respectivement devant les Radeon HD 5870 et 5850. Notez cependant un énorme avantage dans Battleforge avec antialiasing.

PC Update

I 23


“Nous avons voulu nous lancer pour créer un véritable webzine musical, et c‘est vers 1&1 que la plupart de nos amis dans le milieu nous ont conseillé de nous orienter. Nous avons pu créer un véritable site interactif grâce aux nombreuses offres que propose l’hébergeur. Aujourd‘hui nous sommes suivis comme jamais nous l‘avions espéré et c‘est grâce à 1&1 que nous avons pu nous lancer dans cette aventure.“

Amaury MARTIN B., www.wearethemascotte.fr

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Dossier

Plus de triangles, moins de pixels ?

A

près avoir passé quelque temps avec les GeForce GTX 400, nous avons pu observer plus en détail leur architecture, ce qui nous a permis de remarquer deux grandes tendances. La première, c’est qu’elles sont capables de traiter très rapidement la géométrie. D’une part, au niveau de la tessellation qui est nettement plus performante que sur les Radeon HD 5000, attention cependant au fait qu’une fois utilisé dans les jeux, cet avantage ne concerne qu’une fraction du rendu. D’autre part, au niveau du culling. Cette étape du traitement de la géométrie consiste à éjecter les triangles qui ne

sont pas visibles parce qu’ils tournent le dos à la caméra. Avec les GeForce GTX 400, nVidia est capable de les éjecter du rendu quatre fois plus vite et ainsi faire exploser son débit.

Mécaniquement, cela empêche le GF100 de profiter de toute la bande passante mémoire qui est à sa disposition, puisque ROP et contrôleurs mémoire sont liés dans l’architecture Fermi. Qui plus est, le GF100 n’est pas capable de traiter à pleine vitesse les différents formats de rendu HDR en 32 bits qu’il doit traiter à la même vitesse que le mode 64 bits.

Ensuite, nous avons pu constater un manque d’efficacité important de l’architecture de nVidia au niveau des ROP, qui sont chargés d’écrire les pixels en mémoire. Un goulet d’étranglement entre les unités de calcul et ces derniers empêche le GF100 de profiter totalement de leur nombre élevé de 48 pour la GeForce GTX 480 et de 40 pour la GeForce GTX 470.

L’incidence de tout cela est que les GeForce GTX 400 sont plus à l’aise, par exemple, en 1 920 x 1 200 avec une géométrie riche qu’en 2 560 x 1 600 avec une géométrie plus simple.

Tessellation (displacement mapping) 259

HD 5870

615

220

HD 5850

873

525

747

571

GTX 480 GTX 480 438

GTX 470 GTX 470 0

200

Tessellation Ultra + DM

400

834

625 600

733 800

Tessellation + DM

978

1000

1200

Adaptive Tessellation + DM

Fillrate (GPixels/s) 18,2

HD 5870 15,2

HD 5850

0,0

5,0

64 bits HDR

I PC Update

19,6

8,2 7,7

GTX 470 GTX 470

26

23,1 23,2

10,1 10,0 10 0

GTX 480 GTX 480

10,0

27,2 27,2

15,7 15,0

32 bits HDR

20,0

32 bits

25,0

30,0


GeForce GTX 400 : pour qui ? S i AMD est fortement revenu sur nVidia, la GeForce GTX 480 reprend bel et bien le titre de la carte graphique monoGPU la plus performante. A ce titre et malgré son prix élevé (480 euros + la marge supplémentaire ajoutée par les revendeurs, compte tenu de la faible disponibilité), la GeForce GTX 480 intéressera certains passionnés, d’autant plus s’ils misent sur le succès du GPU Computing. Attention cependant, il est impératif de refroidir au maximum son boîtier et de ne pas être gêné par un (très) fort bruit. La gourmandise du GF100 ne permet pas, cependant, d’envisager dans sa version actuelle une carte biGPU, ce qui laisse la Radeon HD 5970 intouchable

pour celui qui recherche un maximum de performances et qui veut éviter d’utiliser plusieurs cartes graphiques. Le positionnement de la GeForce GTX 470 est plus difficile. Proposée au prix de la Radeon HD 5870 mais avec des performances, en général, plutôt du niveau de la Radeon HD 5850, elle affiche un rapport performances/prix problématique. Elle ne bénéficie pas de l’aspect « top du top » pour faire passer la note. Nous lui préférerons donc globalement la Radeon HD 5870, plus performante, plus silencieuse, moins gourmande et mieux équipée au niveau des sorties, ou la Radeon HD 5850 qui fait baisser significativement la note. Elle ne pourra

GTX 480

GTX 470

GTX 295

GTX 285

intéresser que les �� fanboys » refusant totalement de changer de camp, ou les amateurs de 3D en relief qui voudraient éviter les nuisances extrêmes et le coût plus élevé de sa grande soeur.

Quant à la Radeon HD 5870 2 Go, son prix élevé sera dissuasif pour bon nombre d’utilisateurs. Elle ne représente un intérêt que pour les très hautes résolutions avec antialiasing. Même en 2 560 x 1 600, le gain n’existe que dans quelques jeux. C’est par contre en surround gaming qu’elle prendra tout son intérêt. Un CrossFire de Radeon HD 5870 2 Go fera ainsi des merveilles pour jouer sur trois écrans, mais le budget devient délirant !

HD 5970

HD 5870

HD 5850

HD 4870 X2

HD 4890

Puce

GF100

GF100

2 x GT200

GT200

2 x Cypress

Cypress

Cypress

2 x RV770

RV790

Technologie

40 nm

40 nm

55 nm

55 nm

40 nm

40 nm

40 nm

55 nm

55 nm

Fréquence GPU (MHz)

700

607

576

648

725

850

725

750

850

Fréquence du shader core (MHz)

1 401

1 215

1 242

1 476

725

850

725

750

850

Processeurs

480

448

480

240

640 x 5

320 x 5

288 x 5

320 x 5

160 x 5

Unités de texturing

60

160

160

80

160

80

72

80

40

48

40

56

32

64

32

32

32

16

Mémoire (Mo)

ROP

1 536

1 280

896

1 024

1 024

1 024

1 024

1 024

1 024

Bus mémoire (bits)

384

320

896

512

512

256

256

512

256

Fréquence DDR (MHz)

1 848

1 674

1 000

1 242

2 000

2 400

2 000

1 800

1 950

Puissance de calcul (Gflops)

1 345

1 166

1 192

709

4 640

2 720

2 088

2 400

1 360

42

34

92

52

116

68

52

60

34

Fillrate (Gpixel/s)

22,4

19,4

32

21

46

27

23

24

12

BP mémoire (Go/s)

165

125

209

148

238

143

119

215

116

Direct3D

11

11

10

10

11

11

11

10.1

10.1

480 €

350 €

450 €

300 €

590 €

350 €

260 €

30 €

160 €

Puissance de texturing (Gtexel/s)

Prix

PC Update

I 27


Dossier

L’histoire se répète ? tecturales dédiées au GPU Computing, telles que la structure des caches, le support de la mémoire ECC, le support du C++, etc. Plus important, elle continue à défendre un modèle de programmation plus « simple » à maîtriser, un élément crucial pour le développement du calcul massivement parallèle sur GPU. A la base, nVidia reste sur une architecture qui expose un fonctionnement scalaire, dont il est possible d’extraire un rendement élevé facilement, alors qu’AMD conserve une architecture au comportement vectoriel (5D), dont le rendement est variable suivant le travail de vectorisation fait par le développeur et le compilateur. Cette approche permet à AMD d’augmenter significativement la puissance de calcul avec une quantité réduite de transistors. Bien sûr, le rendement est inférieur, mais le pari est que la perte d’efficacité soit plus que compensée par l’augmentation de la puissance de calcul. Si AMD et nVidia restent sur la décision qu’ils ont prise à ce niveau, il y a déjà quelques années de cela, c’est pour continuer à profiter de l’expérience acquise. Selon nous, une des raisons qui a marqué le retour progressif d’AMD vient du perfectionnement de son compilateur, qui est de plus en plus à même de vectoriser le code. De son côté, nVidia disposait déjà d’une efficacité naturellement très élevée, ce qui a réduit sa marge de progression.

Attention, la GeForce GTX 480 n’est pas à mettre entre toutes les mains, ou plutôt dans tous les boîtiers !

Le gros avantage de la GeForce 8800 GTX sur la Radeon HD 2900 XT a ainsi fondu fortement entre la GeForce GTX 280 et la Radeon HD 4870 et cette tendance s’est accentuée entre la GeForce GTX 480 et la Radeon HD 5870.

I

l y a presque 2 ans maintenant, nVidia sortait son GT200, un GPU énorme qui a été introduit avec les GeForce GTX 280 et 260. Celui-ci était conçu pour être performant en 3D, mais également pour apporter différentes évolutions importantes dans le domaine du calcul massivement parallèle, également appelé GPU Computing ou GPGPU. Ces évolutions ont alourdi l’architecture, ce qui explique en partie la taille énorme de ce GPU de 1,4 milliard de transistors. AMD a rapidement répliqué avec son RV770 et les Radeon HD 4800. Avec seulement 956 millions de transistors au compteur, il était difficile d’imaginer celui-ci rivaliser avec le GT200. Et pourtant s’il n’arrivait pas à battre le GT200, il n’en était pas très loin et ce, avec un prix nettement plus faible. AMD avait opté pour un chemin inverse à celui de nVidia : alléger son architecture en optimisant chaque unité du GPU. Avec le GF100 des GeForce GTX 400 et le Cypress des Radeon HD 5800, la situation est restée identique. AMD a étendu son architecture pour qu’elle supporte DirectX 11 et a visé un doublement des performances théoriques. nVidia en a fait de même, tout en cherchant à aller encore plus loin au niveau du GPU Computing. Ainsi, le Cypress est composé de 2,15 milliards de transistors, le GF100 n’en reçoit pas moins de 3  milliards ! L’évolution du RV770 au Cypress est ainsi similaire à celle du GT200 au GF100. Le résultat l’est aussi, la GeForce GTX 480 s’est ainsi montrée légèrement plus rapide que la Radeon HD 5870 et son GPU dispose d’avancées archi-

28

I PC Update

Le GPU Cypress se contente de 334 mm².


Ne laisser aucune chance à Larrabee

L

e temps de développement d’un GPU, et particulièrement quand son architecture est modifiée significativement, est très long. Quand nVidia a vu AMD revenir dangereusement sur ses L’architecture du CPU Larrabee. Un projet qui a été mis en veille le temps qu’il GeForce GTX 200 devienne plus réaliste. avec les Radeon HD 4800, il était déjà trop tard. nVidia savait que la tendance se poursuivrait sur la génération suivante, son développement étant déjà bien avancé. De toute manière, il était hors de question de changer de cap, cela aurait réduit à néant tout le modèle de programmation du GPU. Contrairement à AMD, il est crucial pour l’avenir de nVidia d’arriver à placer le GPU en tant que coprocesseur massivement parallèle. AMD, en fournissant CPU et GPU, peut prendre le temps d’observer ce qu’il se passe sans devoir trop investir pour essayer de faire bouger les choses. Au fond, peu importe dans quel sens le marché évolue, AMD est présent à tous les niveaux. Une autre raison pour nVidia de mettre le paquet avec le GF100, tant au niveau de l’augmentation de la puissance que de son architec-

ture. Il fallait à tout prix éviter qu’Intel puisse tuer dans l’oeuf le GPU Computing avec son premier CPU x86 massivement multicore. Intel a échoué avec le projet Larrabee, mais s’il avait été finalisé comme prévu, le GF100 aurait dû l’affronter en plus des Radeon. nVidia n’est cependant pas stupide et n’a pas voulu négliger son marché principal : le GPU pour les joueurs. Les modifications de l’architecture ont ainsi été conçues pour profiter aux deux mondes, en témoignent les très bonnes performances en tessellation.

Les GPU d’AMD et de nVidia sont fabriqués chez le fondeur taïwanais TSMC.

TSMC et le 40 nm

U

n autre aspect important à considérer concerne le process de fabrication. Tant AMD que nVidia sont tributaires des avancées de TSMC à ce niveau, le seul fondeur indépendant à permettre l’utilisation des dernières technologies, en attendant que Global Foundries, la fonderie issue d’AMD, soit complètement opérationnelle. Malheureusement, TSMC a connu de nombreux problèmes avec son process en 40 nm. AMD en a fait les frais avec le RV740 de la Radeon HD 4770, puis avec les Radeon HD 5000 dont la disponibilité a été réduite, surtout à leur lancement. Aujourd’hui encore, les Radeon HD 5800 et 5900 ne sont disponibles qu’en volume limité, ce qui nous amène à un second aspect du business. La capacité de fabrication de TSMC n’étant pas infinie, surtout sur un nouveau procédé de fabrication, AMD et nVidia doivent se partager les allocations disponibles. Or, selon un représentant d’AMD, les contrats pour les allocations sont passés un an à l’avance ! Nous pouvons donc supposer qu’AMD a été relativement conservateur à ce niveau, ne voulant pas prendre le risque d’être en surproduction par rapport à la demande, compte tenu de son historique et de la crise. De son côté, nVidia aurait été plus aventureux, réservant une grande part des allocations, pour produire ses GPU d’entrée de gamme, en attendant l’arrivée de la nouvelle généra-

tion. Quand AMD a remarqué que nVidia n’arriverait que très tard avec Attention, la GeForce GTX 480 n’est celle-ci pas à mettre entre toutes les mains, et que de ou plutôt dans tous les boîtiers ! son côté, tout se passait mieux que prévu, il était malheureusement trop tard pour augmenter la production. AMD s’est donc retrouvé avec d’excellents produits mais une capacité de production limitée, alors que nVidia a pu profiter de cela pour combler la demande avec ses GPU d’entrée de gamme, moins intéressants, mais fabriqués en volume. Difficile cependant de prédire si la disponibilité des GeForce GTX 400 sera supérieure à celle des Radeon HD 5800 puisqu’étant donné la taille du GPU, le yield, c’est-à-dire la proportion de GPU fonctionnels, est plus faible. Qui plus est, il est probable que l’été passé, AMD a renégocié les allocations et que cela devrait maintenant commencer à avoir un effet.

PC Update

I 29


Dossier

CPU /GPU que valent-ils vraiment ? 1 800 benchs, 80 puces, 4 indices clairs et lisibles Les couples CPU/GPU idĂŠaux pour le jeu

30

I PC Update


Que vaut un Core 2 Duo E8600 face aux Core i5/i7 ? La Radeon HD5770 estelle suffisante pour jouer en 1 920 x 1 200 ? Quel est le meilleur couple CPU/ GPU pour mon prochain PC ? Après des jours et des nuits passés sur plus de 2 500 benchs, la rédaction répond à toutes vos questions ! Notre ambition, créer un indice de performances fiable et durable dont vous pourrez garder la référence à chaque fois que vous voudrez situer du matériel. T. Olivaux / B. Bouix

L

e matériel informatique évolue si vite et dans de telles proportions qu’il n’est pas facile de se représenter correctement les écarts de puissance d’un CPU à l’autre, d’une carte graphique à l’autre. Les graphiques de performances que nous publions régulièrement offrent de précieuses informations en comparant aux produits remplacés et aux concurrents immédiats. Mais il est impossible de se souvenir de tout et on n’a pas forcément envie de relire des dizaines de graphes pour vérifier où l’on se situe dans l’échelle des performances. Si un ami vous dit que le dernier jeu à la mode tourne bien avec une 5770, comment savoir si votre  GTS250 fera aussi bien en un coup d’oeil ? Le même genre de question se pose pour les processeurs. Où se placent les bons vieux Core 2 Quad  Q6600 et Core 2 Duo E8500 face à la production moderne ? Sont-ils assez costauds pour faire tourner les logiciels modernes ? Pour répondre à toutes ces questions, la rédaction n’a pas fait dans la dentelle. Réunissant à peu près tous les représentants CPU et GPU des gammes actuelles, de la génération précédente et quelques illustres aînés, nous avons réalisé un véritable  marathon du benchmark en faisant plus de 2 500 tests. Complétés par des résultats détaillés, vous trou-

verez dans ce dossier de véritables indices de référence classant tous les CPU entre eux ainsi que tous les GPU  ; d’un simple  coup d’oeil, vous pourrez vous rendre compte des performances de votre processeur et de votre carte graphique ou du matériel que vous  convoitez, par rapport au reste du marché.

tout. Après analyse des performances et des prix, nous avons donc élu les couples CPU/GPU les plus intéressants, pour être sûr que vous achetiez le meilleur PC. Les personnes qui ne font rien d’autre que de la bureautique et du Net se passeront de nos conseils, un chip graphique embarqué au chipset suffit.

Le couple CPU/GPU idéal Savoir où se situe son processeur par rapport aux autres, c’est intéressant, connaître avec précision les aptitudes de sa carte graphique, c’est excitant mais ne perdons pas de vue qu’un PC doit être équilibré avant

“ Après analyse des performances et des prix, nous avons donc élu les couples CPU/GPU les plus intéressants ” PC Update

I 31


Dossier

Partie CPU Caractéristiques CPU La création d’un indice méthode de bench

L

a création d’un classement des processeurs, en fonction de leurs performances, repose sur de nombreuses mesures. Afin de mettre en exergue les écarts de mémoire cache ou du nombre de cores, nous avons utilisé des applications professionnelles, comme le logiciel de trucage vidéo After Effects ou le célèbre 3D Studio Max qui permet de créer des images Bien qu’il existe nettement de synthèse en 3D. plus costaud, le Core i5 750 Mais pour que l’indice est un excellent processeur de milieu de gamme. Nous de performances soit lui avons attribué l’indice de tout de même repréréférence, i5 750 = 100. sentatif des usages d’une majorité d’utilisateurs, sont testés en parallèle de nombreux logiciels populaires comme l’outil de compression Winrar, le programme de compression MainConcept et des jeux comme GTA IV ou Arma 2. Chaque résultat, exprimé en secondes ou en FPS, est ensuite converti en indice et la moyenne de ces indices donne un classement final des processeurs. Histoire d’être parlants, ces indices utiliseront tous comme base  : Core i5 750  =  100. Ce processeur est la référence milieu de gamme actuelle, un quad core capable de tout faire à 170 euros. Vous pourrez ainsi aisément comparer la puissance de votre CPU actuel ou du modèle que vous convoitez par rapport à ce dernier. Concrètement, une puce avec un score de 50 sera globalement deux fois moins rapide que le Core i5 750, une autre atteignant 120 est 20 % plus véloce. Pour que les résultats soient fiables, tous les processeurs sont testés avec le même matériel. Seule la carte mère change, socket oblige. Nous avons utilisé le matériel suivant pour toutes les mesures CPU : • Intel DX58SO (processeurs 1366) • Intel DP55SB (processeurs 1156) • Asus Rampage Extreme (processeurs 775) • 4 Go (2 x 2 Go) DDR3-1600 8-8-8 • 3 x Raptor 150 en RAID 0 • GeForce GTX280 overclockée à 670/1 250 MHz • Windows 7 64 bits

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I PC Update

Les processeurs testés

U

n classement des processeurs doit être complet mais clair. Face au nombre inouï de références de ces dernières années, nous avons préféré faire une sélection des modèles Les mesures de performances effectuées pour ce dossier qui sont, selon nous, les plus représenremontent jusqu’à l’Athlon 64 tatifs pour garder de la lisibilité. Ils sont et au Pentium 4, incluant des modèles simple et dual core. issus des générations actuelles (AMD Athlon II/Phenom II et Intel Core iX) et de la génération précédente (AMD Phenom et Intel Core 2). Pour compléter, nous avons également intégré à notre protocole quelques processeurs plus anciens (AMD Athlon 64/ Athlon 64 X2 et Intel Pentium 4/Pentium D). Une partie des logiciels de notre protocole étant en 64 bits, nous n’avons comparé que des processeurs compatibles, ce qui exclut notamment les Pentium 4 les plus anciens et explique pourquoi nous testons un 531 et non un 530. Voici la liste des 43 CPU présents au sein de notre indice ; si vous possédez un modèle qui n’est pas représenté, cherchez les résultats du processeur immédiatement en dessous ou au-dessus au sein de la même gamme : • AMD Athlon 64 : 3000+ 90 nm • AMD Athlon 64 X2 : 4800+ 65 nm • AMD Phenom : X4 9500, X4 9850 • AMD Athlon II : X2 215, X2 250, X3 435, X4 620, X4 630 • AMD Phenom II : X2 550, X4 810, X4 940, X4 955, X4 965 • Intel Pentium 4 : 531, 660 • Intel Pentium D : 940, 955 • Intel Pentium : E2220, E4500, E5200, E6300, G6950 • Intel Core 2 Duo : E6300, E6600, X6800, E6850, E7600, E8600 • Intel Core 2 Quad : Q6600, Q8200, Q9400, Q9550S • Intel Core i3 : 530 • Intel Core i5 : 661, 750 • Intel Core i7 : 860, 870, 920, 930, 950, 975, 980


De 90 à 32 nm Les process s’affinent et le nombre de transistors explose

De 1 à 6 cores, une révolution sur 5 ans

A

lors qu’il semblait évident que nous ne pouvions plus améliorer les performances en continuant d’accroître la fréquence des CPU, l’idée d’un double processeur était fort séduisante. Faisant office de pionniers, les Pentium D 830/840 d’Intel et les Athlon 64 X2 4400+/4800+ d’AMD sont arrivés sur le marché, c’était il y a cinq ans tout juste. Mais, pénalisés par des prix peu attractifs et, surtout, une logithèque totalement inadaptée, il ne s’en est pas vendu beaucoup à l’époque ; très peu de programmes étaient alors capables de fonctionner Voici le die d’un Phenom II. Nous sur plus d’un thread, réduisant à néant voyons aisément les quatre cores et, tout en bas, le cache L3 partagé. ou presque le gain de performances. Néanmoins, le principe a fini par s’imposer, c’est même un succès total ! Seulement un an et demi plus tard, tout le monde pouvait s’offrir du dual core avec la sortie du très performant Core 2 Duo. Découvrant une nouvelle façon de décupler les performances, ce, plus facilement qu’en cherchant à augmenter la fréquence, Intel a rapidement développé le concept en sortant, dès fin 2006, le premier processeur quad core. Assez farfelus à l’époque, les CPU quad core se sont finalement imposés en haut de gamme, puis en milieu de gamme comme c’est le cas aujourd’hui. Depuis, les « vieux  » CPU single core n’existent plus, l’entrée de gamme étant d’office en dual core, tant chez AMD que chez Intel. De nos jours, les CPU multicores ne sont donc plus une hérésie. Bien qu’il reste des progrès à faire, les logiciels ont un code qui est de plus en plus conçu pour le multithreading, si bien que les performances continuent de progresser au fur et à mesure que les cores se multiplient. D’ailleurs, la course n’est toujours pas finie puisque Intel a sorti le premier hexacore « grand public » le mois dernier, suivi par AMD et ses Phenom II X6 ce moisci. Les rumeurs laissent même penser que des puces octocores pourraient être commercialisées d’ici la fin de l’année ! Les processeurs à six cores semblent aujourd’hui un peu surfaits puisque seules des applications ciblées du type encodage vidéo ou rendu 3D en tirent un réel bénéfice, mais il n’y a qu’à se rappeler ce que nous disions des CPU quad core, il y a trois ans, pour supposer qu’ils finiront bien par s’imposer. Mais jusqu’où irons-nous ? Tout comme nous ne parvenons plus à accroître indéfiniment la fréquence, quel sera le nombre limite de cores ? Impossible d’y répondre de façon ferme, mais il y a de quoi penser que les octocores représentent une limite raisonnable. En effet, prévoir un moteur multithread n’est pas toujours facile pour les développeurs, notamment pour les jeux qui ont du mal à exploiter aussi bien chacun des cores. Par exemple, un codeur peut définir que tel core s’occupe des déplacements des joueurs, tel core s’occupe de l’IA ennemie, tel core s’occupe de la physique, mais il n’est pas possible de découper de façon infinie et chaque tâche n’utilise pas forcément son core à fond.

L

a progression du nombre de cores est sans doute ce qu’il y a de plus marquant pour l’utilisateur, c’est le facteur qui influe le plus sur les performances, mais l’évolution technique des processeurs ne s’arrête pas là ! La finesse de gravure a beaucoup progressé. Les premiers Pentium 4 64 bits, comme le 531 à 3 GHz que nous incluons dans notre indice, étaient gravés en 90 nm. Les derniers Pentium D (les Presler, série 900) et les premiers Core 2 ont adopté le 65 nm, AMD suivant le pas avec les Athlon 64 X2 les plus récents et les Phenom. Avec une longueur d’avance sur son concurrent, Intel a franchi le cap des 45 nm dès la fin 2007 et les Core 2 Penryn, rejoint par AMD un peu plus d’un an après, à la sortie des Phenom II. Les Core i7 sont également produits en 45 nm, mais Intel fabrique depuis le début de l’année des processeurs gravés en 32 nm, les Clarkdale (Core i3 500 et Core i5 600) et le tout puissant Core i7 980X à six cores. L’amélioration de la finesse de gravure a de nombreux avantages. A génération de processeurs égale, ça permet d’augmenter le yield (le rendement de production, nombre de dies fabriqués par wafer) et donc d’abaisser les coûts. C’est aussi un moyen de réduire la tension électrique nécessaire au fonctionnement du CPU, puisque les distances à parcourir sont moins grandes entre les transistors, ce qui se traduit par une baisse de consommation immédiate et moins de chaleur. Du coup, les processeurs chauffant moins, la génération suivante a tout le loisir de progresser, ce qui passe par une multiplication des transistors. C’est d’autant plus vrai de nos jours, étant donné que les processeurs intègrent peu à peu les fonctions d’un northbridge de carte mère. Tous les AMD depuis l’Athlon 64 sorti fin 2003 et tous les Intel depuis le Core i7 de fin 2008 intègrent le contrôleur de mémoire, les Intel sur socket 1156 vont encore plus loin en embarquant le contrôleur PCI-Express. En chiffrant, les évolutions sont impressionnantes ! Alors que le Pentium 4 Prescott (90 nm) embarquait 125 millions de transistors (une valeur impressionnante par rapport aux 3 millions d’un Pentium de première génération, par exemple), les Core  2  Duo Conroe (65 nm) décuplaient cette valeur à 291 millions, un Core 2 Quad Penryn (45 nm) est constitué de 820 millions de transistors et le Core i7 980 culmine à 1,17 milliard ! Malgré l’explosion du nombre de transistors et des performances, le TDP n’évolue pas à la hausse. Certes, les gros Core i7 900 sont à 130  W, mais c’est à mettre en perspective avec les Pentium 4  600 de 115 W ou les Pentium D à 130 W, qui sont nettement plus lents.

Sur les Clarkdale (Core i3 et Core i5 600), la partie CPU est en 32 nm (le petit die de droite) tandis que la partie chipset/IGP est en 45 nm (à gauche).

Voici le die qui se cache sous la carapace du Core i7 900.

PC Update

I 33


Dossier

4,5 sockets

N

ous vivons une drôle d’époque où nous devons choisir notre processeur en fonction de notre carte mère, ou l’inverse. A vrai dire, ça a toujours été vrai, mais c’est aujourd’hui renforcé par le fait qu’Intel vend de nombreux processeurs sur un total de trois sockets différents et AMD 1,5 si l’on considère que le pinout est le même. Voici les plateformes vendues en neuf aujourd’hui : • AMD AM2+/DDR2 : Athlon 64, Athlon 64 X2, Phenom X3/X4, Athlon II X2/X3/X4 (à vérifier sur le site du constructeur de la carte), Phenom II X2/X3/X4 (à vérifier sur le site du constructeur de la carte) • AMD AM3/DDR3 : Athlon II X2/X3/X4, Phenom II X2/X3/X4 • Intel 775 : Pentium, Core 2 Duo/Quad • Intel 1156 : Pentium G6950, Core i3 500, Core i5 600/700, Core i7 800 • Intel 1366 : Core i7 900

A gauche, un Core i7 900 socket 1366, à droite, un Core 2 socket 775.

Architecture

Netburst

Famille

Bien qu’il soit techniquement possible de faire des cartes mères AM3 avec des slots DDR2, quasi 100 % des cartes mères AM3 sont en DDR3 ; l’usage des processeurs AM2 et AM2+ est donc impossible.

Chez AMD, il est parfois possible d’installer des processeurs AM3 sur les cartes AM2+ car ils embarquent à la fois un contrôleur DDR2 et DDR3. Il faut que la carte mère dispose d’un étage d’alimentation adapté et que son BIOS ait été mis à jour. Il n’est, en revanche, pas possible d’installer un CPU AM2+ sur une carte mère AM3 puisque les processeurs AM2+ ne gèrent pas la mémoire DDR3. Du côté d’Intel, notez que les anciens processeurs 775 (Pentium 4 et Pentium D) ne fonctionnent plus sur les cartes modernes, l’alimentation en électricité ayant évolué.

Core

Pentium 4

Pentium D

Nehalem/Westmere

Core 2 Duo

Core 2 Quad

Pentium

Core i3

Core i5

Sous-famille

500, 501 et 600

601

800

900

E4000 et E6000

E6000

E7000 et E8000

Q6000

Q8000 et Q9000

G6950

500

600

Nom de code

Prescott

Cedar Mill

Smithfield

Presler

Conroe

Conroe

Wolfdale

Kentsfield

Yorkfield

Clarkdale

Clarkdale

Clarkdale

1

1

2

2

2

2

2

4

4

2

2

2

Core(s)

700 Lynnfield

Socket

775

775

775

775

775

775

775

775

775

1156

1156

1156

1156

Gravure

90 nm

65 nm

90 nm

65 nm

65 nm

65 nm

45 nm

65 nm

45 nm

32 nm

32 nm

32 nm

45 nm

Transistors

125/169 millions

188 millions

230 millions

376 millions

167 miilions

291 millions

228/410 millions

582 millions

456/820 millions

382 millions

382 millions

382 millions

774 millions

Cache L2

1 à 2 Mo

1 à 2 Mo

2 Mo (2*1 Mo)

4 Mo (2*2 Mo)

2 Mo

4 Mo

3 à 6 Mo

8 Mo (2*4 Mo)

4/6/12 Mo (2*2 / 2*3 / 2*6 Mo)

512 ko (2*256 ko)

512 ko (2*256 ko)

512 ko (2*256 ko)

1 Mo (4*0,25 Mo)

Cache L3

N/A

TDP

m

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

3 Mo

4 Mo

4 Mo

8 Mo

65 à 86 W

95 à 130 W

95 à 130 W

65 W

65 W

65 W

95 à 130 W

65 W à 136 W

73 W

73 W

73 à 87 W

82 à 95 W

Fréquences

2,8 à 3,8 GHz

2,8 à 3,6 GHz

2,8 à 3,2 GHz

2,8 à 3,73 GHz

1,8 à 2,6 GHz

1,86 à 2,93 GHz

2,53 à 3,33 GHz

2,4 à 3 GHz

2,33 à 3,2 GHz

2,8 GHz

2,93 à 3,06 GHz

3,2 à 3,6 GHz

2,66 GHz

FSB/BCLK/ HTT

200 MHz (FSB800)

200 MHz (FSB800)

200 MHz (FSB800)

200 MHz (FSB800) et 266 MHz (FSB1066)

266 MHz (FSB1066)

266 MHz (FSB1066) et 333 MHz (FSB1333)

333 MHz (FSB1333)

266 MHz (FSB1066)

333 MHz (FSB1333) et 400 MHz (FSB1600)

133 MHz

133 MHz

133 MHz

133 MHz

Intel Hyper threading

Oui

Oui

Oui

Oui

Non

Non

Non

Non

Non

Non

34

I PC Update

Non

Oui

L

4

Non

(

1


ld

lions

5 Mo)

5W

Le rapport qualité/prix, critère de choix n° 1

L

P

our comparer les CPU, nous les avons tous testés avec la même quantité de RAM, la même carte graphique et sous le même environnement logiciel. L’indice de performance général est relatif au Core i5 750 qui devient la référence avec son indice défini à 100. Trois générations de CPU sont comparées (P4 / C2 / CiX et A64/Ph/Ph II), incluant les sous générations comme le passage du Conroe au Penryn pour le Core 2. Le nombre de core est l’évolution technique la plus visible de ces cinq dernières années, passant de 1 à 6. Pendant ce temps la fréquence a stagné voire légèrement reculé. En cinq ans, la finesse de gravure est passée de 90 nm à 32 nm et le nombre de transistors à été multiplié par 10 ! Peu à peu, les processeurs remplacent les chipsets. D’abord le contrôleur mémoire, puis le contrôleur PCI-Express pour les Lynnfield/Clarkdale. Aujourd’hui, quatre sockets cohabitent, les AMD AM3 et Intel 775, 1156 et 1366. N’oublions pas non plus d’AM2+ qui n’a pas encore totalement disparu.

es détails techniques ont beau nous faire rêver, ne perdons pas de vue l’essentiel : un processeur doit être suffisamment puissant et financièrement abordable. Comme toujours, c’est donc la notion de rapport qualité/ prix qui prime. L’expérience montre Les Athlon II d’AMD ont généralement offrent pour la qu’il vaut mieux éviter les extrêmes, plu part un bon rapport qualité/prix. les processeurs les moins chers étant nettement plus lents que des modèles à peine plus onéreux et, à l’inverse, les CPU les plus puissants sont vendus à des prix délirants. Au titre du rapport qualité/prix, nous avons créé un graphe, que vous trouverez après les mesures de performances, qui classe les processeurs vendus aujourd’hui en fonction de leur rapport qualité/prix. Avec lui, vous êtes certain de faire une bonne affaire ! Attention toutefois à ne pas trop s’éloigner de ses besoins. Si vous ne faites qu’un usage bureautique léger de votre PC, rien ne sert de prendre un milieu de gamme avec un excellent rapport qualité/prix, si jamais le modèle d’entrée de gamme est suffisamment performant.

Nehalem/Westmere

K8

Core i7

Athlon 64

K10 Athlon 64 X2

Phenom

Athlon II

Phenom II

800

900

980X

N/A

N/A

N/A

N/A

X3

X4

X2

X3 et X4

X2

X3

X4

X6

Lynnfield

Bloomfield

Gulftown

Orleans

Lima

Windsor

Brisbane

Toliman

Agena

Regor

Propos

Callisto

Heka

Deneb

Thuban

4

4

6

1

1

2

2

3

4

2

3à4

2

3

4

6

1156

1366

1366

AM2

AM2

AM2

AM2

AM2+

AM2+

AM3

AM3

AM3

AM3

AM3

AM3

45 nm

45 nm

32 nm

90 nm

65 nm

90 nm

65 nm

65 nm

65 nm

45 nm

45 nm

45 nm

45 nm

45 nm

45 nm

774 millions

731 millions

1,17 milliard

164 miilons

122

243 millions

221 millions

463 millions

463 millions

234 millions

300 millions

758 millions

758 millions

758 millions

904 millions

1 Mo (4*0,25 Mo)

1 Mo (4*0,25 Mo)

1,5 Mo (6*0,25 Mo)

0,5/1 Mo

512 ko

1/2 Mo (2*0,5 / 2*1 Mo)

1 Mo (2*0,5 Mo)

1,5 Mo (3*0,5 Mo)

2 Mo (4*0,5 Mo)

2 Mo (2*1 Mo)

1,5/2 Mo (3*0,5 / 4*0,5 Mo)

1 Mo (2*0,5 Mo)

1,5 Mo (3*0,5 Mo)

2 Mo (4*0,5 Mo)

3 Mo (6*0,5 Mo)

8 Mo

8 Mo

12 Mo

N/A

N/A

N/A

N/A

2 Mo

2 Mo

N/A

N/A

6 Mo

6 Mo

6 Mo

6 Mo

82 à 95 W

130 W

130 W

62 W

45 W

35 à 125 W

65 W

65 à 95 W

65 à 140 W

65 W

45 à 95 W

80 W

65 à 95 W

65 à 140 W

95 à 125 W

2,66 à 3,33 GHz

3,33 GHz

1,8 à 2,6 GHz

2à 2,8 GHz

2à 3,2 GHz

1,9 à 3,1 GHz

2,1 à 2,5 GHz

1,8 à 2,6 GHz

2,8 à 3 GHz

2,2 à 2,8 GHz

3à 3,2 GHz

2,5 à 2,8 GHz

2,5 à 3,4 GHz

2,6 à 3,2 GHz

133 MHz

133 MHz

133 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

200 MHz

Oui

Oui

Oui

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Hz

Hz

A retenir

PC Update

I 35


Dossier

Les benchs CPU Production ‐ 1 (temps en secondes)

3D (temps en secondes) Core i7‐980X Core i7‐975 Core i7‐950 Phenom II X6 1090T BE Core i7‐870 C i7 930 Core i7‐930 Phenom II X6 1055T Core i7‐860 Core i7‐920 Phenom II X4 965 BE Phenom II X4 955 BE Core i5‐750 Core 2 Quad Q9550S Core 2 Quad Q9400 Athlon II X4 630 Core 2 Quad Q8200 Phenom X4 9850 BE C 2 Q d Q6600 Core 2 Quad Q6600 Core i5‐661 Athlon II X3 435

253 291 360 391 389 425 408 458 418 447 419 460 420 472 436 460 443 480 495 598 525 635 546 609 559 671 590 724 612 784 682 848 686 846 686 831 706 773 778 785

Phenom X4 9500

Core i7‐980X

Core i7‐930 Phenom II X6 1090T BE Core i7‐860 Core i7‐920 Phenom II X6 1055T Core i5‐750 Core 2 Quad Q9550S Core 2 Quad Q9400 Phenom II X4 965 BE Phenom II X4 955 BE Core 2 Quad Q8200 Core 2 Quad Q6600 Core i5‐661 Athlon II X4 630 Athlon II X4 630 Core i3‐530 Phenom X4 9850 BE

1010

Core 2 Duo E8600

Core 2 Duo E8600 Athlon II X3 435

1081 1013 1210 1048 1208 1056 1241 1069 1270 1098 1319 1125 1377 1139 1312 1248

Core 2 Duo E7600 Pentium G6950 Phenom II X2 550 BE Core 2 Duo E6850 Athlon II X2 250 Pentium E6300 Core 2 Extreme X6800 Pentium E5200

1255

Athlon II X2 215

1379

Core 2 Duo E6600

Phenom X4 9500 Pentium G6950 Core 2 Duo E7600 Core 2 Duo E6850 Core 2 Extreme X6800 Pentium E6300 Pentium E5200 Core 2 Duo E6600

509

1547

Athlon II X2 250

507

Core 2 Duo E4400

1694

1850 1974 2079

Pentium D 940 Pentium 4 660 Pentium 4 531

2446 ! 2851 ! 3958 ! 3229 ! 4702 ! 3312 ! 4810 !

Athlon 64 3000+ ‐100

2109

400

3D Studio Max

900

1400

1900

2400

Cinema 4D R11

Le rendu d’images de synthèse en 3D est probablement l’usage qui utilise le mieux le multithreading. Sur ce premier graphique, nous constatons non seulement que les processeurs monocore sont largués, mais c’est également le cas des Core 2 Duo !

36

I PC Update

995 1045

642

Core 2 Duo E6300

2005

887 657

Core 2 Duo E4400

1980

864

563

Athlon II X2 215

1808

Pentium D 955 EE

846

1545

Athlon 64 X2 4800+

819

442

Phenom II X2 550 BE

1581 1693

Core 2 Duo E6300

300

309 254 328 262 305 276 304 280 332 280 330 290 334 296 334 320 377 358 425 385 394 396 410 422 476 437 480 446 397 472 511 492 448 552 532 554 362 574 515 622 572 632 509 636 462 643 408 677 461 710 514 714 593

Core i7‐870

959

289

232

Core i7‐950

832 911 917

Core i3‐530

199

Core i7‐975

1163

Athlon 64 X2 4800+

704

Pentium D 955 EE

703

1267 1281

763

Pentium D 940

1370 !

781

Pentium 4 660 Pentium 4 531

832

Athlon 64 3000+

844

‐50

150

350

Photoshop CS4

550

750

950

2056 ! 2361 ! 2385 !

1150

1350

AfterEffect CS4

Même punition en trucage vidéo sous AfterEffect CS4, mais les écarts sont nettement moins prononcés sous Photoshop CS4. Malgré tout, le temps de calcul est divisé par quatre entre un processeur agé de 4 ans et un modèle d’aujourd’hui.


Encodage (temps en secondes)

Production ‐ 2 (temps en secondes) 139

Core i7‐980X

239

180

Core i7‐975

Core i7‐975

247

Core i7‐950

194

Core i7‐870

200

Phenom II X6 1090T BE

202

Core i7‐950

255

Core i7‐870

271

Phenom II X6 1090T BE

251 208 274 208 252 218 282 220 272 265 325 275 276 284 339 309 311 336 351 346 328 355

Core i7‐860 Core i7‐930 Phenom II X6 1055T Core i7‐920 Phenom II X4 965 BE Core i5‐750 Phenom II X4 955 BE Core 2 Quad Q9550S Core 2 Quad Q9400 Core i5‐661 Athlon II X4 630 Core 2 Quad Q6600 Phenom X4 9850 BE Core 2 Quad Q8200 Core i3‐530 Athlon II X3 435 Phenom X4 9500 Core 2 Duo E8600

299

Phenom II X2 550 BE

Core i7 930 Core i7‐930 Phenom II X6 1055T Core i7‐860 Core i7‐920 Phenom II X4 965 BE Core i5‐750 Phenom II X4 955 BE Athlon II X4 630 Core i5‐661 Core 2 Quad Q9550S Phenom X4 9850 BE A hl II X3 435 Athlon II X3 435 Core i3‐530 Core 2 Quad Q8200 Phenom X4 9500 Core 2 Quad Q6600 Pentium G6950

337

Core 2 Duo E7600

381

Athlon II X2 250

548

Athlon II X2 250

553

Core 2 Duo E7600

380

Pentium E6300 Athlon II X2 215 Athlon II X2 215

420

Pentium E5200

Core 2 Extreme X6800 Core 2 Extreme X6800

623

465

Core 2 Duo E6600

Pentium E6300

604

424

490

Athlon 64 X2 4800+

681

Pentium E5200

684

Core 2 Duo E6600

857

543

Core 2 Duo E6300

887

531

Pentium D 955 EE

Athlon 64 X2 4800+

827

582

Core 2 Duo E4400

630

Pentium 4 660

629

1721

Pentium D 955 EE

1725

1062 !

Pentium D 940

1218 !

Pentium 4 660

Pentium 4 531

684

1625 !

Pentium 4 531

Athlon 64 3000+

691

1653 !

Athlon 64 3000+

100

200

300

Compilation

400

500

600

700

800

900

1000

Winrar

De plus en plus d’applications profitent du multithreading, c’est un fait. Winrar n’est pas le meilleur exemple, mais notre compilation du code source de Mozilla montre clairement les faiblesses des processeurs dual core. Il est amusant de constater qu’un processeur à 90 euros comme le Pentium G6950 fait mieux que le X6800 à 1 000 euros d’il y a bientôt quatre ans.

2201

Core 2 Duo E4400

‐400

1958 2065

1836

Core 2 Duo E6300

944

581

Pentium D 940

1307 1077 1201 1113 1448 1133 1237 1184 1354 1184 1297 1339 1514 1420 1548 1608

Core 2 Duo E6850

593

1247

1009

Athlon II X2 215

560

418

Core 2 Extreme X6800

Phenom II X2 550 BE

533

420

1256

967 1074 969

Core 2 Duo E8600

511

365

Core 2 Duo E6850

Core 2 Quad Q9400

422 384 397 387 439 397 393 410 370 423 425 431 473 475

Pentium G6950

0

281 314 357 396 385 430 396 445 399 456 415 460 420 478 426 477 438 484 502 603 502 608 532 640 604 732 632 814 641 664 681 707 698 839 736 936 745 950 773 802 785 953 800 812 932

Core i7‐980X

2000 2251

2665 ! 3950 ! 4074 ! 4201 ! 4612 ! 4216 ! 4685 !

100

600

MainConcept h264 h

1100

1600

2100

2600

MediaShow x264 h

L’encodage vidéo est un usage courant qui utilise à fond le processeur. Si les quad core s’en sortent bien, nous constatons que les dual core Intel moderne font mieux que les Core 2 Quad et les Phenom X4 !

PC Update

I 37


Dossier Jeux ‐ 1 (FPS) Phenom II X6 1090T BE

31

Core i7‐975

31

Core i7‐980X

31

Core i7‐950

31

Core i7‐930

31

Core i7‐920

113 113 113 112 110 109

31

Phenom II X6 1055T

109

28

Core i7‐870

31

Core i7‐860

31

Core i5‐750

105 104

31

Core 2 Quad Q9550S

27

Phenom II X4 965 BE Phenom II X4 965 BE

26

Phenom II X4 955 BE

25

Core 2 Quad Q9400

95

89

Core 2 Duo E8600

25

Core i3‐530

25 22

Core 2 Quad Q6600

23

Core 2 Duo E7600 Core 2 Duo E6850

80

22

Core 2 Extreme X6800

20

Pentium G6950

19

Phenom X4 9850 BE Phenom X4 9850 BE

18

Athlon II X3 435

19

Phenom II X2 550 BE Pentium E6300

19

Athlon II X4 630

19

Phenom X4 9500

17

Core 2 Duo E6600

18

Pentium E5200

17

Core 2 Duo E6300 Athlon II X2 250 Core 2 Duo E4400 Pentium D 955 EE

68 67

Pentium 4 660 P ti 4 660

8

Athlon 64 X2 4800+

11

Pentium D 940

10

Athlon II X2 215

64 63 62

16

Athlon 64 3000+

4

Pentium 4 531

4 0

20

40

FarCry 2

Crysis

11

Core 2 Quad Q8200

11

80

100

120

En mode jeux, même si le multithreading compte bien plus, les écarts se resserent. Les CPU monocore sont définitivement largués, mais les dual core s’en sortent bien. C’est du moins vrai dans FarCry 2, peu exigeant, car Crysis réclame au minimum un quad core bien cadencé.

24 22 21

13

21

12

Core 2 Duo E7600

12

Athlon II X2 250

12

Pentium G6950

12

20 19 19 18

10

18

11

Pentium E6300 60

24

11

Core 2 Extreme X6800

41

25

13

Phenom X4 9500

Athlon II X2 215

44

26

13

Core 2 Duo E6850

65

26

14

Phenom II X2 550 BE Phenom II X2 550 BE

66

27 26

12

Core 2 Quad Q6600

67

12

14

Athlon II X3 435

72

29 27

13

Core i3‐530

73

14

15

Core 2 Duo E8600

74

34 30

14

Phenom X4 9850 BE

74

36 35

18

Core 2 Quad Q9400

75

36

17

Athlon II X4 630

75

19

19

Core 2 Quad Q9550S

77

13

Core i7‐860

Core i5‐661

78

21

19

Phenom II X4 955 BE Phenom II X4 955 BE

78

37

20

Core i5‐750 Phenom II X4 965 BE

78

37

19

Core i7‐930

81

21

37

21

Core i7‐920

81

37

20

Core i7‐870

82

38

23

Phenom II X6 1055T

82

38

22

Core i7‐980X

84

38

21

Core i7‐950

86

39

23

Phenom II X6 1090T BE

87 28

Core 2 Quad Q8200

Core i7‐975

91

24

Core i5‐661

Jeux ‐ 2 (FPS)

103

17

10

Core 2 Duo E6600

17

10

Pentium E5200

15

9

Athlon 64 X2 4800+

13

8

Core 2 Duo E6300

13

7

Pentium D 955 EE Pentium D 955 EE

7

Core 2 Duo E4400

7

Pentium D 940

12 12 10

6

Pentium 4 660

7

4

Athlon 64 3000+

5

3

Pentium 4 531

5

2 0

5

10

GTA 4

15

20

ARMA 2

25

30

35

40

45

ARMA 2 et GTA IV sont deux jeux qui tirent profit du quad core. Ici, toutes les puces dual core sont à la rue, il faut passer au Phenom II X4 minimum pour être à l’aise.

38

I PC Update


Indice CPU et analyse

C

omme nous l’avons vu, les processeurs des générations les plus anciennes (Athlon 64, Athlon 64 X2, Pentium 4 et Pentium D) sont totalement largués, surtout les modèles monocores. Il est amusant de constater, quelques années plus tard, que le Pentium 4 aidé de l’HyperThreading fait généralement mieux que l’Athlon 64 aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas avec les logiciels de l’époque. Ils sont à réserver pour un usage bureautique ou multimédia léger, sachant que les moindres Athlon II X2 ou Pentium E6000 à 60 euros sont plus rapides. Bien qu’ils soient nettement dépassés par la nouvelle génération, les Core  2 s’accrochent. Ils n’ont plus vraiment intérêt à être achetés en neuf, mais les nombreux utilisateurs qui en possèdent seront ravis de voir qu’ils permettent encore de jouer correctement. Seuls les

modèles à moins de 2 GHz avec peu de mémoire cache sont à la traîne et, à l’inverse, les CPU quad core ne sont pas du tout ridicules plusieurs années après leur sortie. De même, les Phenom X4 de première génération, critiqués pour le retard face à Intel, sont encore dans la course. La génération actuelle de CPU est hallucinante de performances, du moins chez Intel. Même les petits modèles, comme les Core i3 530, obtiennent d’excellents résultats. Bien sûr, ils font nettement moins bien que les gros CPU quad core, mais bien que plus lents sur certains de nos benchs, ils suffisent à la majorité des usages et c’est ainsi qu’il faut raisonner. Nous vivons une période intéressante avec une débauche de puissance CPU. L’achat d’un processeur puissant se fait réellement pour des années,

alors que l’évolution du hardware PC nous a toujours habitué à être largués au bout de 6 mois. C’est par exemple vrai des personnes qui ont acheté un Core 2 Quad Q9550 il y a deux ans ou un Core i7 920 il y a un an, leur processeur est encore tout à fait dans le coup ; c’est aussi vrai de ceux qui s’apprêtent à acheter un Core i5 ou un Core i7 aujourd’hui, les besoins logiciels seront satisfaits par ces derniers pour plusieurs années, nous sommes loin du temps où l’achat d’une puce haut de gamme était la condition pour jouer convenablement aux derniers titres. Athlon II X2 215

Indice rapport performances/prix (i5‐750 = 100) 169

46,9

Athlon II X3 435

167

64,8

Athlon II X2 250

160

53,1

Athlon II X4 630

142

74,5

Pentium E5200

133

44,1

Pentium E6300

131

51

Phenom II X2 550

57,2

P ti G6950 Pentium G6950

56,5

Core i3‐530

122 120 115

69,6

Phenom II X4 955 BE

89,6

107 94,5 100 100 98 109,8 96

Phenom II X4 965 BE Core i5‐750 Phenom II X6 1055 T Core 2 Quad Q8200

69,6

Core 2 Duo E7600

85

56,5

85 80 80

Core 2 Quad Q9400 Core i7‐860

114,4

78 81,3 76

Core i5‐661 Core i7‐930

117,2

71

Phenom II X6 1090T BE Phenom II X6 1090T BE 51

Core 2 Quad Q9550S

47

Core 2 Duo E8600

119,7 85,5

66,9

44

Core i7‐870

111

120

44

Core i7‐950

124,1

27

Core i7‐980X

153,8

25

Core i7‐975 0

20

131,7 40

60

80

R Rapport performances/prix t f / i

100

120

140

160

I di d Indice de performances f

180

Très instructif, ce graphique classe les CPU en vente actuellement selon leur rapport performances/prix. Nous avons attribué la note de 100 au Core i7 750 qui est selon nous le processeur le plus équilibré du moment. Il n’a pas le meilleur rapport performances/ prix, mais il a le niveau de performances idéal pour satisfaire tous les usages sans se ruiner.

PC Update

I 39


Dossier

Consommation à la prise (Watts) Core i7‐980X

139

Core i7‐975

141

Core i7‐950

139

Core i7‐870

101

Phenom II X6 1090T BE

100

221 138 220 135

Core i7‐920

220

99

Core i5‐750

208 110

Phenom II X4 965 BE v2 Core 2 Quad Q9550S

94

Core i5‐661

94

0

20

40

60

80

Core i5‐750 = 100

100

150 115

I PC Update

176 130

Athlon II X4 630

208

116

C 2 Q d Q8200 Core 2 Quad Q8200

170

95

Core i3‐530

142 123

Core 2 Quad Q6600

198 147

Phenom X4 9850 BE 116

Core 2 Duo E8600

281 162

127

Athlon II X3 435

184 145

Phenom X4 9500 Phenom X4 9500

276

120

Core 2 Duo E6850

181

129

Phenom II X2 550 BE 97

Pentium G6950

184 144

113

Core 2 Duo E7600

157

122

Athlon II X2 250

169

125

Core 2 Extreme X6800

181

113

Pentium E6300

151

123

Athlon II X2 215 Core 2 Duo E6600

107

Pentium E5200

109

168 155 140

115

Core 2 Duo E4400

157 133

Athlon 64 X2 4800+ 105

Core 2 Duo E6300

190 151

Pentium D 955 EE

172

Pentium D 940

170

260 250

148

Pentium 4 660 0

50

Repos

100

Charge

150

221 200

250

300

Nous terminons par une mesure de la consommation effectuée sur la machine entière. La valeur en charge correspond à un usage du CPU à 100 %, mais la carte graphique reste au repos. Pas de grande surprise, mais nous pouvons constater amusés que les Pentium D consommaient autant que les Core i7900, pourtant 4 à 5x plus rapides. 120

140

160

La voilà enfin, l’indice général des performances. Ici aussi, nous avons attribué 100 au Core i5-750. S’il est impressionnant de constater que le Core i7 980X est 54 % plus rapide, il est encore plus incroyable d’observer le positionnement des anciens Pentium 4, Athlon 64 et autres Core 2 Duo. Le Core 2 Duo E6600, qui occupait la même place que l’i7-750 il y a bientôt 4 ans est moitié moins rapide.

40

248 169

Core 2 Quad Q9400

100 94,5 89,6 89 6 85,5 81,3 80 74,5 69,6 69,6 68,9 66,9 66,9 64,8 60 57,9 57,2 56,5 56,5 53,1 53,1 51 46,9 46,2 44,1 35,8 35,2 35,1 33,1 28,3 23,7 19,8 19,1

215 125

h Phenom II X4 955 BE

153,8

261

103

Phenom II X6 1055T

131,7 124,1 120 119,7 117,2 114,4 112,4 109,8

263

100

Core i7‐860

Core i7‐980X Core i7‐975 Core i7‐950 Core i7‐870 Phenom II X6 1090T BE Core i7‐930 Core i7‐860 Core i7‐920 Phenom II X6 1055T Core i5‐750 Phenom II X4 965 BE Phenom II X4 955 BE Phenom II X4 955 BE Core 2 Quad Q9550S Core i5‐661 Core 2 Quad Q9400 Athlon II X4 630 Core 2 Quad Q8200 Core i3‐530 Core 2 Quad Q6600 Phenom X4 9850 BE Core 2 Duo E8600 Athlon II X3 435 Phenom X4 9500 Core 2 Duo E6850 Phenom II X2 550 BE Pentium G6950 Core 2 Duo E7600 Athlon II X2 250 Core 2 Extreme X6800 Pentium E6300 Athlon II X2 215 Athlon II X2 215 Core 2 Duo E6600 Pentium E5200 Core 2 Duo E4400 Athlon 64 X2 4800+ Core 2 Duo E6300 Pentium D 955 EE Pentium D 940 Pentium 4 660 Pentium 4 531 Athlon 64 3000+

275 267 221

Core i7‐930

Indice général des performances

266


Partie GPU Caractéristiques GPU Nous testons chaque architecture, et même mieux, chaque carte graphique, dès leur sortie, et avec assez de jeux pour se faire une solide idée de leur potentiel. Néanmoins, qui peut retenir tant de chiffres ? Qui se souvient des performances de tant de cartes ? Nous avons donc sélectionné une quarantaine de GPU, à savoir tous ceux qui sont actuellement en vente et qui permettent de jouer, et tous ceux qui ont été, depuis 3 ans, des best-sellers ou des cartes marquantes, que ce soit pour leur rapport qualité/prix ou pour leur puissance de référence à l’époque. Vous avez une carte X, vous lisez que la carte Y fait bien tourner tel ou tel jeu… Comment savoir si la vôtre fera mieux ? Grâce à ce dossier, vous aurez une vue d’ensemble sur le marché du neuf, mais aussi sur celui de l’occasion, parfois très alléchant.

L’architecture d’un GPU

Mémoire vidéo

L

es constructeurs créent leurs gammes de GPU selon des rituels bien établis. Les ingénieurs, que ce soit chez ATi ou chez nVidia, travaillent sur une architecture globale qui, à chaque nouvelle génération, englobe de nouvelles fonctions, comme récemment le support de DirectX 11, ou une nouvelle façon de traiter Si vous hésitez entre la série des HD4000 ou HD5000, sachez que ces dernières bénéficient, en plus de les données, supposée DirectX11, de la technologie Eyefinity qui permet de gérer plus rapide. A l’heure de 3 écrans, et meme plus si vous optez pour une version spéciale comme la PowerColor 5770 Eyefinity Edition qui cette nouvelle API Micropeut en piloter 5 ! soft, qui sera utilisée dans presque tous les jeux à venir, et déjà une grosse poignée aujourd’hui, il  serait impensable de dévoiler une architecture en DirectX 10. La puissance d’un GPU, c’est à la fois sa fréquence, son architecture, mais aussi son nombre d’unités de traitement, ou processeurs de flux comme on aime les nommer. Ce sont les trois points clés qu’il faut tenter de faire évoluer en même temps. Si ATi a opté pour un développement assez facile de Cypress, le GPU qui équipe les 5870, c’est pour une raison simple : proposer rapidement un GPU compatible DirectX 11 et à moindre coût. Les ingénieurs AMD se sont donc contentés de doubler le nombre d’unités de traitement dans le GPU, en plus de quelques menues améliorations, et on a bien une carte qui est, au final, presque deux fois plus puissante. Cependant, les fondeurs ne peuvent pas se permettre de se reposer sur leurs lauriers et de simplement multiplier les unités de calcul, l’architecture doit évoluer, que ce soit petit à petit comme le fait AMD sur ses cartes depuis quatre générations ou que ce soit par grosses étapes comme nVidia avec le G80, puis le GF100. Cela dit, tout comme la fréquence du GPU, il ne faut pas se fier aveuglément au nombre d’unités de traitement. En effet, elles sont plus ou moins efficaces d’une génération à l’autre, selon de multiples critères qui peuvent facilement donner mal à la tête aux non initiés (cf. nos articles sur les architectures GPU pour les plus curieux). Ce n’est donc pas parce que la fiche technique indique plus d’unités que c’est forcément mieux. Mais cette information permet, en général, de présager des performances des cartes issues d’une même famille, c’est-à-dire du même GPU d’origine. Ne vous fiez pas au nom de la carte graphique employé par nVidia ou ATi, les rebadgages sont trompeurs, mais essayez plutôt de trouver le nom de la puce employée.

La GTX275 a bénéficié d’un excellent rapport qualité prix, à peine moins performante que la couteuse GTX285. Si vous avez un modèle comme cette Gainward Golden Sample, il ne nous parait pas utile de changer pour le moment, sauf à opter pour une HD5870.

U

ne carte graphique s’assimile à un sous-système à part entière. En effet, le GPU embarque sa propre mémoire. Effectivement, c’est assez rigide comme méthode, impossible de rajouter de la mémoire si c’est le point qui bride les performances, comme pour votre carte mère. Oui mais c’est un choix plus que sensé. Si le GPU devait accéder à la mémoire centrale de l’ordinateur (ou mémoire vive), les informations devraient transiter par le port PCI-Express, passer par le contrôleur mémoire et accéder à la RAM. Autant d’opérations qui nécessitent une certaine latence, en plus de requérir une bande passante gargantuesque, ce qui augmenterait considérablement le coût des cartes mères. Les IGP ou GPU intégrés aux cartes mères procèdent souvent de la sorte mais d’une part, ils sont souvent proches du contrôleur mémoire et d’autre part, ils ne sont pas assez puissants pour effectuer beaucoup de calculs et donc nécessiter une grosse bande passante. Notre GPU a donc son propre contrôleur de mémoire et sa mémoire dédiée, en général appelée mémoire vidéo. Mais tout fonctionne comme l’ensemble CPU et RAM : la quantité de RAM et la bande passante disponible vont déterminer les performances de l’ensemble. Si l’un des deux composants est trop lent, il bride le second. La carte graphique se comporte de la même façon. La bande passante est déterminée par la vitesse de la mémoire et la largeur du bus mémoire. Dans le premier cas, la vitesse est déterminée par la fréquence. Mais attention, une GDDR5 a un fonctionnement bien différent de la GDDR3, de sorte qu’à la même fréquence, elle est deux fois plus rapide. Quant au contrôleur mémoire, sa puissance est exprimée en bits et traduit le nombre d’informations qu’il peut transférer au GPU par cycle. Seulement, ce dernier étant intégré au GPU, il agit directement sur la complexité de la puce, mais aussi sur sa consommation et son coût. C’est la raison pour laquelle il faut trouver le bon compromis entre mémoire récente et rapide ou bus mémoire large, afin de procurer une bande passante suffisante au GPU.

PC Update

I 41


Dossier

Quantité ou vitesse ?

Attention aux fréquences mémoire

La GTX480 est un monstre qui permet de bénéficier de vos jeux DirectX11 en 3D grâce à 3D Vision. Mais pas de surround gaming, c’est-à-dire 3 écrans (ou mieux), sans un SLI. Préparez un alimentation puissante, un gros budget et un boitier bien aéré.

C

La 2900XT a mal vieillit : elle consomme trop et est vraiment trop peu puissante. En revanche, la 8800 Ultra, pourtant 6 mois plus vieille, s’en sort encore plutôt bien, grâce a une mémoire encore performante. Chapeau bas.

T

out comme nos cartes mères, les cartes graphiques peuvent embarquer différents standards de mémoire. Chaque type de mémoire a son fonctionnement propre, ne croyez pas que 512 Mo de GDDR4 soient identiques à 512 Mo de DDR2. Les différences de performances sont assez notables. Par exemple, la GDDR4 utilise huit banques mémoire, soit le double de la GDDR3. Pour avoir les mêmes performances que la GDDR3, il suffisait donc d’obtenir une fréquence deux fois moindre au niveau de ces banques mémoire, ce qui ne devait pas être bien compliqué. Seul problème, la fréquence d’envoi des commandes devenait alors trop importante. C’est-à-dire que bien que chaque banque mémoire soit largement en dessous de sa limite en fréquence, les puces n’arrivaient pas à faire transiter plus d’informations pour le même laps de temps. C’est ainsi qu’on est passé à la GDDR5, qui conserve la même fréquence d’envoi des données mais avec une fréquence d’envoi des commandes divisée par deux. Ce qui posait problème sur la GDDR4 semble donc être réglé, et la GDDR5 devrait pouvoir monter en fréquence plus facilement. Alors bien que les performances soient en nette hausse, la fréquence des banques mémoire n’évolue pas vraiment, elle aurait même tendance à régresser. Au final, à fréquence strictement identique, la GDDR5 est légèrement moins performante, mais les fréquences finales étant plus importantes, la bande passante augmente quand même, au grand bonheur du GPU. En général, si une carte graphique est proposée en plusieurs versions de mémoire, la plus récente ou rapide est le modèle de référence, que nous testons, et les autres sont des versions destinées à proposer aux consommateurs peu avertis des cartes encore moins chères, mais aux performances castrées.

42

I PC Update

ette question, qui se pose un peu partout en informatique, est aussi valable pour la mémoire de la carte graphique. Mais évidemment, la quantité de mémoire et sa vitesse sont deux facteurs totalement différents. La quantité de mémoire est directement liée au niveau de qualité que vous visez dans un jeu. Si vous jouez en haute résolution avec des filtres et en haute qualité, les textures employées sont plus lourdes et plus nombreuses. Dans la mesure où elles doivent être chargées et stockées en mémoire, plus vous en aurez plus vous serez à l’abri d’une éventuelle saturation. Mais que se passeraitil si la mémoire vidéo était saturée ? Dans ce cas, il va falloir aller piocher du côté de la RAM ou pire, du disque dur. Et c’est complètement désastreux pour les performances puisque tout se fait plus lentement. A titre indicatif, une carte graphique haut de gamme culmine à plus de 120 Go/s, là où la plateforme la plus évoluée, le X58, offre « à peine » 20  Go/s. Les informations étant nécessaires, le GPU passe son temps à les attendre. C’est la raison pour laquelle le jeu peut être tout à fait fluide si vous employez 95 % de la mémoire, mais absolument injouable si vous excédez les 100 %, bien que la différence en termes de qualité graphique soit très faible. L’autre point important est donc la vitesse à laquelle la mémoire transfère ses données au GPU. Mais ici, la puissance du GPU entre plus en ligne de compte. Tant que la bande passante est suffisante au GPU, tout se passe très bien. En revanche, si les données en mémoire sont trop importantes et que la bande passante offerte est trop faible, alors le GPU attend que les données soient transférées, avant de pouvoir les traiter. Il s’ensuit donc une baisse de performances, d’autant plus visible que la mémoire vidéo est à la traîne par rapport au GPU. C’est donc le casse-tête permanent pour les fondeurs : ne pas brider le GPU par la mémoire, sans pour autant devoir recourir à des solutions inabordables.


Et l’overclocking dans tout ça ?

Segmenter les gammes

La HD5750, comme la GTS250 ou l’ancienne HD4850, sont des cartes milieu de gamme qui offrent un très bon rapport qualité/prix.

L

es fréquences du GPU, le nombre d’unités de traitement, la largeur du bus mémoire, la quantité de mémoire utilisée ainsi que son type et sa fréquence sont autant de paramètres qui permettent de former des gammes. Par exemple, la HD5770 reprend les fréquences de la HD5870, mais avec un bus mémoire et des unités de calcul divisés par deux. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’un GPU défectueux qui coûterait trop cher à produire et qui en plus consommerait trop, mais Juniper, le GPU de la HD5770 est basé sur Cypress, celui de sa grande soeur. De quoi économiser des coûts de développement. Et il en est de même pour les gammes inférieures. Autre possibilité, qui se présente lorsque le GPU est tellement compliqué à produire que le rendement de GPU parfaits est trop faible : recycler les « déchets ». A la manière des Athlon II et Phenom II X3 chez AMD, certains GPU ne sont pas fonctionnels à 100 %. Certaines unités sont donc défectueuses et entraînent un plantage dès qu’elles sont sollicitées. Ceci peut être dû au fait que l’on produit des puces carrées sur un wafer qui est circulaire, toutes celles qui se trouvent à la périphérie risquent donc d’être amputées d’une partie de leurs unités de traitement (voir Hardware Magazine n° 45, p. 16). Dans ce cas, il faut donc produire un GPU qui n’utilise pas ces unités. Il faut alors déterminer un nombre d’unités à conserver pour recycler un maximum de puces, sans pour autant trop les castrer. C’est le cas de la HD 5870

à la HD 5850 par exemple, puisque cette dernière embarque 10 % d’unités de traitement en moins. Cependant, sans que les puces soient au bord du wafer, si elles sont trop complexes à produire, le rendement de puces parfaites reste faible, comme dans le cas des nouvelles GTX400. Il faut alors une fois encore castrer le GPU, puisque même la GTX480 n’utilise pas les 512 processeurs de flux disponibles. Dernier cas de figure, celui où toutes les unités sont fonctionnelles mais où elles ne tiennent pas les fréquences prévues. Afin de pouvoir utiliser un refroidissement peu coûteux, sur une carte abordable, on n’augmente pas la tension mais on réduit les fréquences. C’était par exemple le cas sur les HD 3850 et 4850 qui étaient équipées du même GPU que leurs grandes soeurs, mais avec des fréquences bien inférieures. Cependant, à force de castrer, il arrive que les cartes ne soient plus intéressantes car trop déséquilibrées. C’est ainsi que la 8800GTS 512 chez nVidia possédait un GPU très intéressant, le G92, mais bridé par la bande passante mémoire insuffisante. En effet, en voulant produire une carte abordable, nVidia a opté pour un bus mémoire réduit par rapport aux cartes précédentes, sans pour autant adopter de la mémoire plus rapide. En haute résolution et/ou avec des filtrages, cette carte graphique avait donc grand-peine à dépasser ses aînées qu’elle devait pourtant remplacer. Soyez donc très attentif concernant les cartes milieu de gamme.

L’overclocking d’une carte graphique n’est pas bien compliqué, tout se faisant sous Windows. Mais il faut le concevoir comme une facon d’avoir plus de FPS gratuitement plutôt que comme un moyen de rattraper la carte de gamme supérieure.

O

ui, on peut overclocker sa carte graphique et ainsi gagner de la puissance gratuite. Mais il ne faut pas pour autant tomber dans le panneau que nous tend le marketing et que nous avons assez rarement l’occasion d’expliquer. En règle générale, un overclocking sur votre carte graphique permet presque de rejoindre la carte juste supérieure. Si vous avez un exemplaire docile, vous arriverez même à bien dépasser la carte que vous visez. Pour autant, il faut garder en mémoire que cette carte peut, elle aussi, être overclockée et ainsi distancer la vôtre. Il faut donc plutôt voir cette augmentation de fréquence comme un surplus de FPS gratuit, que comme une façon d’avoir les mêmes performances qu’une autre, tout en payant moins cher. En outre, sachez que les grosses cartes peuvent, en général, moins facilement être overclockées puisqu’elles utilisent, en effet, le maximum de la puissance disponible sur tous les composants. En revanche, des cartes inférieures sont souvent volontairement sous-cadencées, bien qu’elles soient capables de plus. Le potentiel d’overclocking est alors plus important et c’est d’autant plus plaisant.

PC Update

I 43


Dossier Plus de 1 000 benchs !

D

urant ce dossier, nous avons tenu à montrer les fossés entre les cartes graphiques haut de gamme de 2006 et les actuelles. C’est la raison pour laquelle nous intégrons des GeForce 8000 et des Radeon 2000, des cartes vieillissantes mais

AMD

44

Freq Core

qui permettent de constater l’évolution des performances au fil des années. En outre, nous avons souhaité intégrer un maximum de cartes, sans pour autant tomber dans la démesure. Il s’agit donc de toutes les cartes qui ont eu un réel intérêt pour les joueurs, quel que soit leur budget. Nous n’avons donc volontairement pas inclus les cartes comme les 9500GT qui sont bien trop faiblardes pour

Freq mémoire

Bus mémoire

afficher un framerate correct sur une résolution acceptable. Mais nous avons occulté les déclinaisons rares ou peu vendues. Par exemple, la 4770, aussi plaisante qu’elle ait été, n’a jamais été vraiment disponible, peu de gens en sont donc équipés. Il en va de même pour les 4830 et 5830 qui sont de toute façon des cartes dont le nombre d’exemplaires est très limité.

Type de mémoire

Quantité de mémoire

X1950 Pro

575 MHz

690 MHz

256 bits

GDDR3

256

Processeurs de flux 36+8

Gravure 80nm

X1950 XTX

650 MHz

1000 MHz

256 bits

GDDR4

512

48+8

90nm

2600 XT

800 Mhz

700/1100 MHz

128 bits

GDDR3/4

256

120

65nm

2900 XT

742 Mhz

828 Mhz

512 bits

GDDR3

512

320

80nm

HD3850

670 MHz

830 MHz

256 bits

GDDR3

256/512

320

55nm

HD3870

775 Mhz

1125 Mhz

256 bits

GDDR4

512

320

55nm

3870 X2

825 Mhz

900 Mhz

256 bits

GDDR3

512

320 x2

55nm

HD4670

750 Mhz

1000 Mhz

128 bits

GDDR3

512

320

55nm

HD4770

750 Mhz

800 MHz

128 bits

GDDR5

512

640

40nm

HD4850

625 Mhz

993 Mhz

256 bits

GDDR3

512

800

55nm

HD4870

750 Mhz

900 Mhz

256 bits

GDDR5

512/1024

800

55nm

HD4890

850 Mhz

975 Mhz

256 bits

GDDR5

1024

800

55nm

HD4870 X2

750 Mhz

900 Mhz

256 bits x2

GDDR5

1024 x2

800 x2

55nm

HD5670

775 Mhz

1000 Mhz

128 bits

GDDR5

512/1024

400

40nm

HD5750

700 Mhz

1150 Mhz

128 bits

GDDR5

512/1024

720

40nm

HD5770

850 Mhz

1200 Mhz

128 bits

GDDR5

1024

800

40nm

HD5850

725 Mhz

1000 Mhz

256 bits

GDDR5

1024

1440

40nm

HD5870

850 Mhz

1200 Mhz

256 bits

GDDR5

1024

1600

40nm

HD5970

725 Mhz

1000 Mhz

256 bits x2

GDDR5

1024 x2

1600 x2

40nm

7800 GTX 512Mo

550 MHz

850 MHz

256 bits

GDDR3

512

24+8

110nm

7950 GT

550 MHz

700 MHz

256 bits

GDDR3

512

24+8

90nm

8600GTS

675 Mhz

1000 Mhz

128 bits

GDDR3

256

32

80nm

8800GT

600 Mhz

900 Mhz

256 bits

GDDR3

256/512

112

65nm

8800GTS 512

650 Mhz

970 Mhz

256 bits

GDDR3

512

128

65nm

8800GTS 320

500 Mhz

800 Mhz

320 bits

GDDR3

320

96

90nm

8800GTS 640

500 Mhz

800 Mhz

320 bits

GDDR3

640

96

90nm

8800GTX

575 Mhz

900 Mhz

384 bits

GDDR3

768

128

90nm

8800 Ultra

612 Mhz

1080 Mhz

384 bits

GDDR3

768

128

90nm

9600GT

650 Mhz

900 Mhz

256 bits

GDDR3

512

64

65nm

9800GT

600 Mhz

900 Mhz

256 bits

GDDR3

512

112

65nm

9800GTX

675 MHz

1100 MHz

256 bits

GDDR3

512

128

65nm

9800GTX+

738 Mhz

1100 Mhz

256 bits

GDDR3

512

128

65nm

9800GX2

600 Mhz

1000 Mhz

256 bits x2

GDDR3

512 x2

128 x2

65nm

GT240

550 MHz

850 MHz

128 bits

GDDR5

512

96

40nm

GTS250

738 Mhz

1100 Mhz

256 bits

GDDR3

512/1024

128

55nm

GTX260

576 Mhz

999 Mhz

448 bits

GDDR3

896

192

65nm

GTX260+

576 Mhz

999 Mhz

448 bits

GDDR3

896

216

55/65nm

GTX275

633 Mhz

1134 Mhz

448 bits

GDDR3

896

240

55nm

GTX280

602 Mhz

1107 Mhz

512 bits

GDDR3

1024

240

65nm

GTX285

648 Mhz

1242 Mhz

512 bits

GDDR3

1024

240

55nm

GTX295

576 Mhz

999 Mhz

448 bits x2

GDDR3

896 x2

240 x2

55nm

GTX470

607 MHz

837 MHz

320 bits

GDDR5

1280

448

40nm

GTX480

700 MHz

924 MHz

384 bits

GDDR5

1536

480

40nm

I PC Update

B


Nous avons testé toutes les cartes avec trois résolutions courantes, le 1 280 x 1 024, le 1 680 x 1 050 et le 1 920 x 1 200, et nous avons aussi utilisé la résolution native de notre Dell U2711, soit 2 560 x 1 440, afin de pousser les cartes qui en avaient encore sous le coude en 1 920. Pour chaque résolution,

Bande passante (Go/s)

nous avons utilisé deux jeux de paramètres qui correspondent à peu près à une qualité moyenne sans antialiasing et aux réglages élevés avec antialiasing x4 et ce, sur quatre jeux différents. Nous avons enfin relevé la consommation de chaque carte au repos et en charge.

Puce

DirectX

N.C.

RV570

DirectX 9

59,6

R580

DirectX 9

20,9/32,8

RV630

DirectX 10

98.7

R600

DirectX 10

49,5

RV670

DirectX 10

67.1

RV670

DirectX 10

107.3

RV670 x2

DirectX 10

29.8

RV730

DirectX 10.1

47,7

RV740

DirectX 10.1

59.2

RV770

DirectX 10.1

107.3

RV770

DirectX 10.1

116.2

RV790

DirectX 10.1

214.6

RV770 x2

DirectX 10.1

64

Redwood

DirectX 11

68.5

Juniper

DirectX 11

71.5

Juniper

DirectX 11

119.2

Cypress RV870

DirectX 11

143.1

Cypress RV870

DirectX 11

238.4

Cypress RV870 x2

DirectX11

50,7

G70

DirectX 9

44,8

G71

DirectX 9

29.8

G84

DirectX 10

53.6

G92

DirectX 10

64

G92

DirectX 10

64

G80

DirectX 10

64

G80

DirectX 10

86.4

G80

DirectX 10

103.7

G80

DirectX 10

57.6

G94

DirectX 10

57,6

G92

DirectX 10

70,4

G92

DirectX 10

70.4

G92

DirectX 10

128

G92 x2

DirectX 10

50,6

GT215

DirectX 10.1

70.4

G92

DirectX 10

111.9

GT200

DirectX 10

111.9

GT200

DirectX 10

127

GT200b

DirectX 10

141.7

GT200

DirectX 10

159

GT200b

DirectX 10

223.8

GT200b

DirectX 10

124,7

GF100

DirectX 11

165,2

GF100

DirectX 11

Le cas des cartes biGPU

D

e plus en plus, nVidia comme ATi ont recours aux cartes biGPU pour proposer, pendant un temps, la carte la plus puissante du monde. Pour ce Le bi-GPU est une solution pour atteindre le Saint faire, il faut que le GPU Graal de la carte la plus puissante du moment. Malheureusement, ce système est très dépendant ne soit pas un gouffre des drivers et sensible au moindre problème du GPU. à watts, comme ce fut le cas avec la HD 2900XT ou les GTX280 et 480. S’il consomme trop d’énergie, il chauffe aussi beaucoup, et ces deux paramètres sont bien trop compliqués à gérer pour ne pas remettre en cause la viabilité du projet. Du coup, les constructeurs attendent un GPU plus économe pour proposer leur « supercarte ». Pour ce qui est du fonctionnement, il s’agit ni plus ni moins d’un SLI ou d’un CrossFire, mais interne, qui ne peut donc pas être désactivé. Et cela implique donc les inconvénients de ce genre de système, à savoir un support dans les nouveaux jeux qui arrive, en général, quelques semaines plus tard, une quantité de mémoire nécessaire assez importante et une dépendance complète vis-à-vis des drivers. En clair, cela signifie que dans les derniers jeux, un seul de vos GPU sera utilisé, divisant par deux les performances supposées de la carte. En outre, personne ne saurait affirmer avec certitude qu’elle sera toujours correctement exploitée un an plus tard. Et surtout, méfiez-vous des dénominations racoleuses sur la quantité de RAM ou d’unités de traitement. Si tout est présent en double, on ne peut pas pour autant affirmer que la carte est deux fois plus puissante. Ainsi, une 5970 embarque 2 x 1 600 unités de traitement, et non 3 200. Nuance légère, mais qui a tout de même son importance. Quoi qu’il en soit, bien que ces solutions aient fait leurs preuves, mieux vaut s’en méfier, à mois de vouloir changer dans quelques mois.

A retenir - A puissance équivalente, une carte plus récente est plus économe en énergie - Les cartes bi-GPU ont une durée de vie très hasardeuse, comme tout système multi GPU. - Pour jouer avec des filtres et/ou en haute résolution, la mémoire graphique est primordiale. En 1 920 x 1 200, 512 Mo sont un strict minimum actuellement, 1024 Mo sont recommandés sur les GPU plus puissants. - L’emploi de mémoire plus récente permet d’augmenter la bande passante sans modifier trop profondément l’architecture du GPU. - L’anti aliasing a un impact différent selon les jeux alors que monter en résolution implique toujours la même perte de framerate. - Tout comme les processeurs, la fréquence des GPU stagne, mais ils embarquent de plus en plus d’unités de traitement qui gagnent en efficacité. - Après trois ans de cartes DirectX 10, DirectX 11 débarque. Si vous changez de cartes graphique, autant opter pour le support de cette nouvelle API, déjà exploitée par plusieurs jeux.

PC Update

I 45


Dossier

Plus, c’est petit…

P

our pouvoir caser autant de transistors dans une puce, la finesse de gravure a bien évolué depuis 4  ans. Alors que les Radeon X1000 et GeForce 7000 étaient gravées en 90 nm et embarquaient 300 à 400 millions de transistors, les plus gros GPU en 2010, le Cypress de la HD 5870 et le GF100 de la GTX480, embarquent respectivement 2,15 et 3  milliards de transistors. Pour ce faire, ils sont gravés en 40 nm, mais malgré cette 100% des cartes graphiques vendues depuis 3 ans sont compatibles DirectX 10, une révolution par rapport à DirectX 9 puisque beaucoup plus souple et performant. finesse de gravure, ils sont toujours très compliqués à produire. Il faut, en effet, maîtriser ce procédé de gravure et ce n’est visiblement pas encore le cas chez TSMC qui produit pour les deux firmes. Cette gravure a une incidence directe sur le coût, la consommation et la montée en fréquence des GPU. Le problème de coût est lié à la production de puces carrées sur un wafer circulaire, comme nous l’expliquions plus haut. Si certaines puces peuvent être sauvées, il y en a qui sont bien trop abîmées pour être réutilisées. La consommation est, elle, impactée par la taille des transistors, qui demandent moins d’énergie pour changer d’état et qui peuvent, en outre, le faire plus rapidement, ce qui permet d’accroître la fréquence. Bien évidemment, ces considérations ne sont valables que dans le cas d’un die shrink, c’est-à-dire la production d’une puce identique mais avec un process plus avancé. Ce fut le cas récemment avec les GT200b par exemple, qui équipaient les GTX275 et GTX285. Cette dernière était, par exemple, 5 à 10 % plus puissante grâce à l’augmentation de fréquence, sans consommer plus, et en étant vendue un petit peu moins cher.

De la 8800GTX à la GTX480

F

in 2006, le G80 des 8800GTX et GTS (et à l’été 2007, les 8800 Ultra) écrase toute concurrence grâce à une architecture unifiée, plus souple. Concrètement, cela signifie que toutes les unités de traitement sont polyvalentes et en cas de gros besoins, le GPU est sollicité à 100 %. Cela permet d’éviter que certaines parties soient au repos car trop spécifiques à une tâche, alors que le reste du GPU se démène avec les calculs. Depuis, toutes les cartes intègrent cette architecture pour être compatibles avec DirectX 10. ATi présente, 6 mois plus tard, le R600, le GPU qui équipe les 2900XT, mais le succès n’est pas au rendez-vous à cause d’une consommation trop élevée. Peu de temps après, nVidia réplique avec une 8800GT qui utilise un refresh du G80, le G92, puis la 8800GTS 512 Mo. Mais comme nous l’avons précisé, ces cartes avaient leur GPU bridé par une bande passante mémoire insuffisante. Dans le même temps, AMD dévoilait la 3870, une sorte de 2900XT dont on aurait corrigé les plus gros défauts. Ces deux familles ont été une petite révolution car elles proposaient des performances plus que correctes, pour un prix relativement réduit. Elles ont, en outre, réintroduit les cartes biGPU avec les 3870 X2 et 9800 GX2 et ont prouvé que ce genre de système avait fait de gros progrès. Les GTX200 de nVidia, sorties à l’été 2008, étaient de vrais monstres et ont été les premières cartes monoGPU à utiliser 1 024 Mo de mémoire. Pour autant, elles n’auront pas eu le succès qu’elles méritaient à cause d’une chauffe relativement importante et de performances souvent en deçà de la 9800GX2, pourtant plus ancienne. Sans qu’on s’y attende, AMD a sorti quelques semaines plus tard les HD4800 qui ont séduit bon nombre de joueurs. La 4870 n’était pas aussi puissante que la GTX280, mais était par contre deux fois moins chère car basée sur la 3870. nVidia n’avait rien à proposer en face, et AMD s’est donc remarquablement contenté du milieu de gamme, avant de dévoiler la 4870X2 pour reprendre le leadership des performances. Avec le refresh de son GPU, le GT200b, nVidia a su proposer une carte

46

I PC Update

L’onglet Overdrive des Catalyst permet d’overclocker votre carte graphique, et les fréquences précédemment appliquées seront restaurées à chaque redémarrage windows. Cependant, les limites d’overclocking sont déterminées par le bios de la carte graphique.

biGPU, pour le moins intéressante face à une GTX285 trop chère. Mais la véritable reine de cette famille sera la GTX275, à peine moins performante que la 285, mais beaucoup plus abordable. A la rentrée 2009, AMD dégaine ses HD5800, qui reprennent une fois encore les bases de la version précédente, en doublant la puissance de calcul et en ajoutant notamment le support de DirectX 11. AMD revient donc au top des performances et lance même une HD5970 avec deux GPU de 5870. Et le mois dernier, nVidia a lancé ses GTX480 et 470. Un GPU totalement repensé par rapport au GT200, mais malheureusement trop complexe à produire, trop gros, et trop cher, qui sera donc réservé aux amateurs fortunés. On attend la suite avec impatience !


Les benchs GPU 1280x1024 noAA (FPS) 9,5

8600GTS

1280x1024 noAA (FPS)

26,4 62,5 63,2

8800 GTS 512Mo

8800 GTS 640Mo 8800 GTX 8800 Ultra 9600 GT 9800 GT 9800 GTX

8800 GTS 640Mo

GTX260 GTX260+ GTX275 GTX280 GTX285

9800 GT 9800 GTX

GTX470

GTX260

GTX280 GTX285 121

GTX295

133 165

GTX480

82,5 74,7

HD4870 512Mo HD4870 1Go HD4890 HD4870 X2

HD5870

40

60

66 70,1 77 76 2 76,2 78 76,2 86 82,6

HD4870 X2

116

145 174

80

100

120

140

160

180

200

Warhead

Warhead annonce la couleur : même en qualité moyenne les 2600XT et 8600GTS n’arriveront pas à le faire tourner. De même pour FarCry 2. Mais toutes les autres cartes s’en sortent bien, y compris la 4670 ou la 9600GT.

136

45 46,2 66 69,4 81 80,3

HD5770 0 128

86,5

FarCry 2

80 83,3

HD4890

102,7

20

49,2

HD5750

101

HD5970

49

41 46,5

HD5670

HD5850

0

40

HD4870 1Go

81,6 72,9 94 5 94,5 83,5

HD5770

HD3870

HD4870 512Mo

49,6 50

HD5750

40

HD4850

123

90,9

HD5670

HD2900 XT

HD4670 83 73,6 84,3 80 9 80,9 84,8 81,4 97,6 98,8

HD4850

172

136

HD3870 X2

50,4 39,4

135

19 24,1

HD2600 XT

32,6 43,6 42,9 44,3 43,4

HD4670

114 116 106,7

GTX470

118

HD3870 X2

92 74,4 89 76,7 97 84,7

GTX275

99,3

HD3870

62 65,7 77 70,8 78 71,7

GTX260+

GTX480

HD2900 XT

43 45,7

GTS250

90

HD2600 XT

99 100,2

9800 GX2 GT240

GTX295

13,3

39 40,5 51 54,1 60 64,9

9600 GT

68,9 75,9 74 67,1 75,6 68,3 85,2 93,3 81,7 89,8 88,04 94,6

GTS250

56 54,9 65 59,4

8800 GTX 8800 Ultra

47,8 48,3

GT240

40 39,4 42 38,6

8800 GTS 320Mo

101 89,2 ,

9800 GX2

56 60,3

8800 GTS 512Mo

39,5 43,5 45,8 43,9 59 8 59,8 62,1 63,3 68 42,9 45,5 54,6 54,9 66,3 65

8800 GTS 320Mo

20 20,6

8600GTS

HD5850

116 103,3

HD5870

104,3

HD5970

106 0

20

40

60

HAWX

80

100

120

129 161 140

160

180

200

Dirt 2

Dirt 2 est ici benché en DX9 et HAWX en DX10 pour ne pas avantager les cartes ATI. Les petites cartes sont toujours autant en difficulté. Vous trouverez sur notre forum (www.techage.fr) les résultats avec anti-alising pour les benchs en 1 280, ainsi que ceux sans antialiasing des benchs 1 680, 1 920 et 2 560.

PC Update

I 47


Dossier 1680x1050 AA4X (FPS)

1680x1050 AA4X (FPS)

6,6 2,4

8600GTS 8800 GTS 512Mo 8800 GTS 320Mo

3,1

8600GTS 36,8

16,4 10,7

8800 GTS 640Mo 8800 GTX 8800 Ultra

11,6

9800 GT

24,4 23,9

GT240

11,8

GTS250

8800 Ultra 9600 GT

34,5

9800 GT

37,9

9800 GTX 60,4

23,8 , 24,4 43,5

GTX260

29,6

GTX260+

31

GTX275

51,9

GTX260

53,3

GTX260+

60,4

GTX275

59,1 ,

34,8

GTX280

GTX285

64,1

38,6

GTX295

55,7

GTX470 GTX480

119

HD3870 X2

13

HD4870 512Mo HD4870 1Go

32,5

HD5750

24,5

HD5770

30

HD5850

24 26,2

HD5870

HD4890

53,5

HD4870 X2

91,3

44 41,9 52 50,3

HD5770

49,9

130

63,5 80

100

92 83,1

HD5870

87,6

60

83 78,2

HD5850

75,5

120

140

Warhead

Cette fois, nous passons à la résolution supérieure et nous activons l’anti-aliasing. La quantité de mémoire n’est pas encore primordiale, 512 Mo suffisent largement, mais l’architecture mémoire des cartes est très importante.

100

26 30,4

HD5750

42,6

HD5970

FarCry2

92

HD5670

52,6

40

45 43,5 50 53,9 52 55,2 58 57,4

HD4870 1Go

45,1

I PC Update

47 52,4

HD4870 512Mo

55,1 24,5 14,4

34,8

HD4850

HD4870 X2 HD5670

34,2

23

HD4670

35,1

20

21

HD3870 X2

21,2

HD4890

48

5 6,9

HD3870

44 25,8 34,2 28 35,6 29,4

HD4850

0

101 97,8

HD2900 XT

7,3

HD4670

86 80,3

HD2600 XT 18,7 13,9 19,3 14,1

102

94

GTX480

5,8 2,7

HD3870

63 59,5 63 57,6 68 63,4

GTX470

61

HD2900 XT

54 51,7 55 52,6

GTX295

76,4

45,7

HD2600 XT

41 39,9

GTX285 93

74,5 ,

26 28,8

GTS250

35,4

GTX280

62

9800 GX2 GT240

24

41,7

26,4 29 31,4 38 40,7 45 43,8 25 27,6 32 39,7 37 44,9

8800 GTX

43

18,1

9800 GX2

4

8800 GTS 640Mo 39 9 39,9

14,9

9800 GTX

35

8800 GTS 320Mo

22

7,6

8800 GTS 512Mo

29,1

15,2

9600 GT

2

HD5970

104 0

20

40

HAWX

60

80

100

120

133 140

Dirt 2

Sur HAWX, la 8800GTS 320 Mo chute par rapport à sa grande soeur équipée de 640 Mo. 512 Mo seront donc la quantité requise pour jouer en 1 680 x 1 050 haute qualité.


1920x1200 AA4X (FPS)

1920x1200 AA4X (FPS)

1,3 1,4

8600GTS 8800 GTS 512Mo

11,6

11,9

8800 GTX 8800 GTX

18

8800 Ultra 9600 GT

34 6 34,6

8800 Ultra 9600 GT

GT240

16,3 19,8 9,12

GTS250

19,4

GTX260

9800 GT

31,2

12,5

9800 GX2

8800 GTX

37,6

9800GTX 44,4

37,8

28 7 28,7

GTX285

GTX260+

54

GTX275

52,8

GTX280

29,2

GTX280

57,5

32

GTX295

GTX285 84,5

46,6

GTX470

88 85,4 86 83,2

GTX470 101

50

GTX480

87,8

4,2 1,8

HD2600 XT

HD2900 XT

1 2 15,2 11,1 16,2 11,5 21,5 2,07 17,3 9,9

HD2900 XT

19

HD3870

20

HD3870 X2 HD4670 HD4850

HD3870 X2

21,1 24,6 22,5

HD4870 512Mo HD4870 1Go

HD4870 X2

48,8

HD5750

37,6 44 5 44,5

HD5870

66

40

77

FarCry 2

60

73 72,2 82 78,4

HD5850 HD5870 116

59,2 20

45 45,5

HD5770

44,6

HD5970

27 38 39

HD5750

38

0

19

HD5670

24,9

HD5850

84 83,4

HD4870 X2

20,6 21,2

HD5770

38 39,1 43 47 6 47,6 46 45,8 49 51,9

HD4890 82

48

23,5

HD4870 1Go

43,6 10,3

30,9 40

HD4870 512Mo

29,5

HD5670

29,4

HD4850

44,9

25,6

HD4890

17

HD4670 37,2

80

100

120

99

4 3,9

HD2600 XT

HD3870

43,4 47 47,5 48 48,3 55 55 54 52,5 62 57,3

GTX295

82,4

44,2

GTX480

35

GTX260

47,7

66,4

16 21,8

GTS250

46

26

GTX275

51

9800 GX2 GT240

24,3

GTX260+

37,2

19,6 26 28,4 32 36,7 36 38,4 20 30,8 26 35,6 30 40,2

8800 GTS 640Mo

24,9

11

9800GTX

24,8

20 22,2

9,2

9800 GT

27 4

8800 GTS 320Mo

8800 GTS 640Mo

5,3

8800 GTS 512Mo

4 2,3

8800 GTS 320Mo

1

8600GTS 27,4

HD5970 140

Warhead

Sur Warhead en 1920x1200 AA4X, il faut passer a des cartes assez puissantes pour afficher un framerate correct : une 5750 est limite, tout comme la GTS250. En dessous, c’est simplement injouable. La 4870 512 Mo pêche par son manque de mémoire, la version 1 Go s’en sortant nettement mieux.

121

102 0

20

40

HAWX

60

80

100

120

140

Dirt 2

Etrangement, même sous HAWX, notre 4870 512 Mo ne chute pas. C’est en revanche le cas de la 8800GTS 320 Mo. La quantité de mémoire idéale oscille donc entre ces deux valeurs. Au delà de ce critère, le modeste GPU d’une 5750 s’en sort très bien, ces deux jeux étants moins gourmands.

PC Update

I 49


Dossier 2560x1440 AA4X (FPS)

2560x1440 AA4X (FPS) 8800 GTX

23,5

6,9

8800 Ultra

23,5

7,7

9800 GX2 9800 GX2 GTS250

9,8

GTX260+

10,2

GTX275

32,6

GTX260

33,3

GTX260+

11,8

GTX285

39,2

GTX275

38,4

GTX280

42,1

13,1

GTX295

GTX285 62,9

19,2

GTX470

2

68,4

28,5

HD4870 X2 HD4870 X2

10,4

HD5850

16,5

HD5870

51,6

18,1 ,

10

20

30

FarCry 2

40

50

60

70

80

90

HD5770 HD5670 GT240

83,6

57

GTX275

81,1

HD5850

78,4 71,1

GTS250

140 178

97

67,7

GTX260+

118

89,6

61

120

64,0

HD5870

204

55,3

GTX285 GTX295

53,6

GTX470

52,1

GTX480

52,1

HD5970

50,4 0

50

Qualité/prix

151 219 190 251 275 100

150

200

Performances globales

250

300

En haut, un indice rapport qualité/prix. On constate le réel intérêt des HD5850 et GTX275 par rapport aux HD5870 et GTX285 qui sont beaucoup trop chères. A droite, il s’agit d’un indice rendant compte du pourcentage de FPS affiché en AA4X par rapport au nombre de FPS affiché sans AA. Plus le chiffre est élevé, moins les FPS pâtissent de l’activation de ce filtrage. 50

I PC Update

96 100 0

20

Warhead

Indice qualité/prix (HD5750=100) 100 100 99 7 99,7

61 62 66,1

HD5970

En 2 560 x 1 440, il faut des cartes équipées de plus de 512 Mo de mémoire. Les cartes bi-GPU s’en sortent correctement, bien que le gain ne soit pas celui escompté, surtout sur Warhead. HD5750

55

HD5870 78,3

74,5

37,5

HD5850

8,4 0

32

HD5770 44,1

62,4 69 68,8

58

HD4870 X2 HD4870 X2

29,2

79,2

35,8 33 37,5 36 42,3

HD4890 58,4

15 2 15,2

HD5970

10

HD4870 1Go

32,8

13,3

HD5770

57

HD4870 512Mo

11,4

HD4890

61

GTX480

8 02 8,02

HD4870 1Go

29,7 32 37,8 33 38 3 38,3 37 45,7 39 43,6 44 47,8

GTX470

21,2

HD4870 512M HD4870 512Mo

51,3

GTX295

45

16,4

GTX480

22

GTS250

11,6

GTX280

9800 GX2 9800 GX2

23,2

7,4

GTX260

28,2 24 30,1 33

8800 Ultra 34,2

86 8,6

22

8800 GTX

40

60

HAWX

Dirt 2

80

100

120

La 8800 Ultra montre ici sa légère supériorité sur la GTS250 grâce à sa meilleure bande passante. Amusant pour une carte agée de plus de 3 ans !

Influence Anti‐aliasing

HD5970 GTX295 HD4870 X2 GTX480 HD5870 GTX285 GTX260+ GTX280 GTX260 GTX275 GTX470 8800 GTX 8800 Ultra HD5850 8800 GTS 640Mo HD4890 HD4850 HD4870 1Go HD5750 GTS250 HD5770 9800 GX2 HD3870 HD4870 512Mo 9800GTX 8800 GTS 512Mo 9800 GT HD2900 XT HD4670 HD5670 9600 GT GT240 HD3870 X2 HD3870 X2 8800 GTS 320Mo HD2600 XT 8600GTS

86,4 80,2 78,0 75,7 , 73,7 72,8 72,7 72,6 72,4 70 8 70,8 70,5 70,2 69,7 69,5 68,9 65 2 65,2 64,7 64,3 64,3 63,7 63,5 62,5 61,4 61,3 61,3 60,6 60,5 , 60,0 57,8 57,7 57,4 57,3 54 7 54,7

37,1 32,0 29,9 0,0

10,0

20,0

30,0

40,0

50,0

60,0

70,0

80,0

90,0 100,0


Indice GPU et analyse

P

remière conclusion, et plutôt agréable tout compte fait : les 8800GTX et Ultra ne sont pas si dépassées que ça. Ce n’est pas surprenant quand on sait qu’elles sont plus puissantes (une fois l’antialiasing activé) que les cartes à base de G92, comme les 9800GTX ou les GTS250, mais c’est tout de même intéressant de le noter, surtout qu’elles ont plus de 3 ans. En revanche, la 8800GTS 320 Mo est, elle, complètement dépassée, à peine au niveau d’une GT220, la faute à la mémoire principalement puisque sa grande soeur en 640 Mo s’en sort bien mieux. Dans la même génération, la 2900XT, ou même la 3870, sa grande soeur, sont

de plus en plus dépassées. Elles n’ont pas aussi bien vieilli que leurs concurrentes. Il en est de même pour les anciens modèles milieu de gamme que sont les 8600GTS et 2600XT. Mieux vaut les oublier pour jouer autrement qu’en 1 280 x 1 024. Par contre, la génération suivante, les 9600GT

et 4670, s’en sort presque honorablement. Mais c’est vraiment le minimum à utiliser dans une configuration pour joueurs, d’autant que les remplaçantes, les GT240 et 5670, ne coûtent pas plus cher et consomment moins. Cependant, si vous devez changer, ne vous contentez pas de prendre la génération suivante, prenez carrément une gamme au-dessus. Une GTS250 ou une 5750 permettent presque de jouer confortablement désormais, quelques titres très gourmands mis à part bien évidemment, tels que le très récemment testé Metro 2033 ou Crysis Warhead.

Pour ces monstres-là, soyons clair, il vous faudra ce qui se fait de plus puissant. Mais à part si on a un besoin psychosomatique de jouer « tout à fond », on peut se priver de certaines options, le rendu étant toujours très agréable. Pour les autres jeux, ceux qui sont beaux, et pas inutilement gourmands, comme Far Cry 2, Dirt 2 ou plus récemment Assassin’s Creed  2, même pour jouer sur un 30’’, une carte monoGPU haut de gamme peut suffire. Notre GTX275 s’est montrée tout à fait à l’aise avec cette résolution, tout comme la HD4890, des cartes qui vont commencer à coloniser le marché de l’occasion et qui sont bien en dessous

PC Update

I 51


Dossier de la barre des 200 euros. La relève n’est pas encore arrivée chez nVidia, mais chez ATi, la 5770 est un peu inférieure, mais compatible DirectX 11 et Eyefinity, ou vous pouvez opter pour la 5850, plus chère, mais un net cran au-dessus. Cette gamme de cartes est en tout cas ce qui se fait de

mieux en termes de rapport qualité/ prix actuellement. Concernant la consommation, on remarque qu’à puissance équivalente, une carte de nouvelle génération n’a aucun mal à être plus économe que son aînée. La GT240 face à la 9600GT ou la 5770 face à la 4870 illustrent

Consommation (Watts)

Indice global (HD5750=100) 204,1

HD5970

274,7

212,3

GTX480 GTX295

175,3

HD4870 X2

177,2

HD5870

177,3

GTX470

250,9

215,4

108,8 123,2

HD5770

119,4 117,9

HD5770

115,0 115,3

HD5750

93,2

302 224

129

233

HD5750

203

127

GTS250

260

146

HD3870 X2

82,8 90,6

8800 GTX

171

92,0 88,2

9800GTX

167

79,7 75,3

9800 GT

8800 GTS 512Mo

155

9800 GT

154

8800 GTS 640Mo

61,8 66 2 66,2

8800 GTS 640Mo

HD5670

67,7 61,1

HD5670

HD3870

62,2 59,5

HD3870

9600 GT

64,9 58,1

9600 GT

HD2900 XT

61,3 57,4

GT240

63,2 56,8

8800 GTS 320Mo

34,5

HD2600 XT

15,9

0,0

50,0

240

131 186

131

180

120 126

150,0

200,0

250,0

300,0

AA4X

Cet indice global permet de se faire une idée des performances d’une carte par rapport aux autres, avec et sans anti-aliasing, en prenant en compte differents jeux et résolutions. Attention, il s’agit de deux indices distincts ! En pratique, les performances avec anti-aliasing sont inférieures comme vous pourrez le constater sur le graphique de la page 50. Par exemple, sur la HD5750 de référence, quand nous avons 100 FPS, activer l’anti-aliasing fait chuter à 64,3 FPS en moyenne.

182 228

163 132

8600GTS 100,0

374

185

HD2600 XT

noAA

I PC Update

185

8800 GTS 320Mo

30,7

230

165

GT240

27,7 13,5

8600GTS

269

237

120

HD4670

57,3

302

254

HD2900 XT

60 2 60,2 54,3

HD4670

397

167

9800GTX

86,8 82,3

340

180

8800 GTX

8800 GTS 512Mo

280

190 156

8800 Ultra

108,5

281

191

HD4850

98,1 97,1

GTS250

292 293

HD4870 512Mo

90,1 97,6

HD3870 X2

378

HD4870 1Go HD4870 1Go

112,4 107,8

8800 Ultra

52

148

GTX260

361

183 147

106,4 120,1

359

201

GTX260+

GTX260

100,0 100,0

371

160

150

GTX280

101,1 101,7

295

147

HD4890

HD4850

152 135

GTX275

129,4 131,2

HD4870 512Mo

362 357

9800 GX2

120,9 136,4

HD4870 1Go HD4870 1Go

194

GTX285

GTX280

421

142

GTX470

HD4890

472

177

HD5850

143,5 140,5

GTX260+

170

HD5870

203,6

126,9 139,9 ,

GTX275

414

HD4870 X2

133,0 150,8

9800 GX2

431

169

GTX295

219,1

164,6 178,1

GTX285

HD5970 GTX480

173,4 189,6

HD5850

bien cette avancée, principalement due à la finesse de gravure. En outre, les GPU plus récents, bien que plus gourmands en charge puisque souvent plus puissants, arrivent en général à être plus économes au repos, grâce à une meilleure modulation des fréquences ou des tensions.

127 0

50

100

150

184 178 200

Charge

250

300

350

400

450

500

Repos

La consommation a ici été mesurée à la prise, sur la configuration complète équipée d’un Core i7 975. Au repos tout va bien, même avec les carte les plus puissantes, mais en charge, le compteur explose !


Les meilleurs couples CPU/GPU pour jouer

L

e CPU peut tenir de nombreux rôles en solo, la carte graphique aussi, mais quand il s’agit de jouer, les deux sont indissociables. Comme nous le répétons souvent, un PC doit être équilibré, c’est-à-dire que la puissance d’un composant doit correspondre à celle des autres, pour éviter que du matériel performant ne soit bridé par des éléments plus lents. Le fait qu’il ne faille pas associer un Core i7 980X à une GeForce 210 (à vrai dire, il ne faut rien associer à une GeForce 210, vous ne jouerez pas avec) ne surprendra pas grand monde, pas plus qu’il est dommage de restreindre une Radeon HD5870 avec un vieux Pentium 4 550, mais sorti d’exemples extrêmes, sauriezvous dire quels sont les meilleurs couples ? Ceux qui offrent des performances parfaitement équilibrées et un bon rapport qualité/prix ?

De prix ou de résolution Deux critères peuvent être retenus pour élire les couples idéaux, les deux étant assez liés. Le premier est le facteur prix, une considération de premier ordre pour beaucoup d’entre nous. Nous pouvons par exemple conseiller des couples CPU/GPU pour 200  euros, pour 300  euros et ainsi Résolution

Couples

1 280 x 1 024

AII X2 250+HD5670 Les meilleurs couples AII X2 250+GT240 AII X3 435+9800GT

Prix

Commentaires

140 € 135 € 150 €

Pour 15 euros d’écart, la solution X3+9800 GT est nettement plus rapide.

1 680 x 1 050

AII x4 630+HD5750 AII X4 630+GTS250 Ci3 530+HD5770

205 € 205 € 240 €

Si vous utilisez beaucoup le multithreading, privilégiez le X4 au Core i3.

1 920 x 1 080 et 1 920 x 1 200

Ci3 530+HD5770 Ci5 750+GTX275 Ci7 860+HD5850

240 € 360 € 510 €

A 240 euros, ne comptez pas activer l’antialiasing.

2 560 x 1 440 et 2 560 x 1 600

Ci7 860+HD5870 Ci7 930+GTX480 PIIX6 1090T+HD5970

610 € 775 € 900 €

La solution la plus cher permet d’utiliser tous les réglages à fond.

de suite. Mais après tout, lorsque l’on joue, il est souhaitable de profiter de la résolution native de son moniteur LCD. Il est donc intéressant de connaître les couples qui permettent de jouer confortablement dans telle ou telle résolution. Finalement, pour ne pas avoir à trancher, nous avons fait les deux ! Pour réaliser nos mesures, nous avons choisi les cartes graphiques les plus intéressantes du moment, celles qui offrent le meilleur rapport performances/prix dans leur niveau de gamme. Il s’agit essentiellement de cartes de génération actuelle,

PC Update

I 53


Dossier En 1 280 x 1 024, nous sommes très souvent bridé par le processeur. Nous constatons par exemple sous Dirt 2 qu’une HD5870 ne fait pas mieux qu’une HD4870 sauf à lui offrir un Core i7 975 !

1 280 x 1 024 sans AA (FPS)

HD5870 + Ci7 975 HD5870 + Ci7 860

qu’il y a pour chaque résolution plusieurs choix. Nous mettons systématiquement le couple qui offre le meilleur rapport performances/ prix dans les jeux, mais nous ajoutons également le ou les couples qui ont un grand intérêt selon nous, compte tenu du fait que vous ne passerez pas forcément 100 % de votre temps à jouer. Par exemple, un Core i3 dual core suffit à satisfaire une majorité de jeux, mais le Core i5 750 est un quad core qui offre un tel rapport performances/ prix sur la totalité des usages PC que nous le recommandons pour toutes les personnes qui ne sont pas à 30 ou 40 euros près.

GTX275 + Ci5 750

1 680 x 1 050 AA4X (FPS)

26

HD5870 + Ci7 860

78,6

HD5870 + Ci5 750

76,1

31,4

HD5870 + PII X4 965

74,8

26,1

HD5850 + Ci7 870

HD4870 512 + Ci5 750

HD5850 + Ci5 750

31

HD5850 + PII X4 965

26,8 26 8

HD5850 + Ci3 530 GTX275 + Ci7 860

35,4

GTX275 + Ci5 750

31,5 31 5

GTX275 + PII X4 965

30

HD5770 1024 + PII X4 965

26,7

HD5770 1024 + Ci3 530

28,1

HD4870 512 + Ci5 750

28

HD4870 512 + PII X2 550

34,2

22

11,8

GT240 + Ci3 530

10

Farcry 2 Farcry 2

74,9 73,9

HD5850 + Ci7 870

20

30

60,4 59,5

HD5850 + PII X4 965

60,2 59,6

HD5850 + Ci3 530

Dirt 2 Dirt 2

49,9 50,1

HD5770 1024 + Ci5 750 HD5770 1024 + Ci5 750

54

I PC Update

54,8

29,2 29 2

53,2 55

26,2

44,4 45,6 44,5 45,4 45 4

25,1

43,9 45,5

25

9,1 9,2

GT240 + AII X2 250

9 0

10

Farcry 2 Farcry 2

72,2

65,1

52,1 54,5

25,8

GT240 + Ci5 750

72,2

54 55,2

26,1

43,2 45,3

24,9 24,6 22,5 24,2 24 2 22,3 24,6 22,1 24,2 22,4 19,8 19 8 21,8

HD4870 512 + Ci3 530

72,2

54,2 55,1

29,4

HD4870 512 + PII X2 550

En 1 680 x 1 050, la carte graphique joue un rôle nettement plus important, puisque nous passons du simple au triple en FPS. En revanche, le processeur limite toujours, nous constatons par exemple qu’un Core i7-860 n’apporte pas grand chose par rapport à l’i7-750 ou au Phenom II X4 965.

66

25,8

HD4870 512 + Ci7 860

100

66 65,9

27

HD4870 512 + Ci5 750

90

77 75,9 75,8 74,2

31,8

HD5770 1024 + Ci3 530

53,9

77,1 78,6

35,4

HD5770 1024 + PII X4 965

Crysis Warhead Crysis Warhead

120

76,9 78,4

26,6

GTX275 + Ci3 530 HD5770 1024 + Ci7 860

80

100

35,7

GTX275 + Ci5 750

70

80

31,8

GTX275 + PII X4 965

49,9 50,3 50 3

60

60

Crysis Warhead Crysis Warhead

35,4

GTX275 + Ci7 860

48,1

50

40

1 920 x 1 200 AA4X (FPS)

GT240 + Ci3 530

40

Dirt 2 Dirt 2

HD5850 + Ci5 750

24,4 28,3

11,4 0

HD5870 + PII X4 965

24,5 28,2

11,6

GT240 + AII X2 250

75,5 75,4

53,9

34 25,7 25 28,8

HD4870 512 + Ci3 530 GT240 + Ci5 750

34,2

20

HD5870 + Ci5 750

53,8

34,1 34 1

47,2 41,6

18,5

HD5870 + Ci7 860

49,9 50,3

25,9

HD4870 512 + Ci7 860

85,8

49,9 50,6

30,2

HD5770 1024 + Ci5 750 HD5770 1024 + Ci5 750

47,9 45,7

25,3

HD5870 + Ci7 975

58,9 53,8

25,8

HD5770 1024 + Ci7 860

85,5

60 59,5

26

GTX275 + Ci3 530

47,8 47 8 45,6

31,8

GT240 + Ci3 530

82

54,1

25,9

GT240 + Ci5 750 G 2 0 Ci 0

75,2

47,9

21,3

HD4870 512 + Ci3 530

84,4 84 3 84,3

87,6

72,8

55,1

26

76,2

32

HD4870 512 + PII X2 550

Farcry 2 Farcry 2

76,2 78,2

35,9

76,2

34,1

0

34,8

81,8

54,2

25,4

HD4870 512 + Ci7 860

90,8

74,8

26,2

HD5770 1024 + Ci3 530

94,2

76,11 76

31,5

HD5770 1024 + PII X4 965

94,5

78,3

34,9

HD5770 1024 + Ci5 750 HD5770 1024 + Ci5 750

88,4 83,1

35,1

81,8

53,9

HD5770 1024 + Ci7 860

85,2

74,4

26,3

GTX275 + Ci3 530

85,4

74,2

31,22 31

GTX275 + PII X4 965

85,3

74,5

35

GT240 + AII X2 250

HD5870 + Ci7 975

82,4

54,2

25,9

GTX275 + Ci7 860

91,5

74,8

26 26,44

HD5850 + Ci3 530

103

76

31,3

HD5850 + PII X4 965

105

82,4

35,4

HD5850 + Ci5 750

mais également de quelques références de la génération passée qui proposent encore des performances de bon niveau, comme la Radeon HD4870 ou la GeForce GTX 280. Nous avons associé chacune de ces cartes à plusieurs processeurs (minimum trois) afin de mesurer les performances de chaque couple. Vous trouverez les résultats de nos benchmarks dans les graphiques de performances publiés sur cette double page ; le plus important étant de ne retenir que les meilleurs couples, vous trouverez un tableau avec nos recommandations résolution par résolution. Vous remarquerez

91

74,6

26,5

HD5850 + Ci7 870

103

76,9

31,2

HD5870 + PII X4 965

106,4

78,5

35,2

HD5870 + Ci5 750

113

91

34,8

47,6 47,6 47,5 47,6

19,7 21,8 19 21,6 20

Dirt 2 Dirt 2

30

40

50

Crysis Warhead Crysis Warhead

60

70

80

90

Même constat en 1 920 x 1 200, si ce n’est que l’importance de la puissance graphique est encore renforcée. Pour jouer en 1 920 fluide, il faut au minimum une carte type HD5770.


Geek

Geek attitude 1

Les gadgets geeks du mois

3

2

1

4

2

Les beaux jours se profilent, la coupe du monde 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud est à nos portes, et c’est évidemment le mod FIFA 2010 Barbecue qui s’est illustré lors du récent championnat Allemand de modding PC. De quoi profiter d’un bon barbecue entre amis tout en jouant sur son PC puisque le barbecue embarque un processeur Intel Core 2 Duo, quatre gigaoctet de mémoire Corsair TwinX, une Radeon HD 4870, un disque dur d’un teraoctet, un graveur DVD sans oublier l’ensemble clavier et souris. L’ensemble est propulsé par Windows Vista, mais rien n’indique si le PC est capable d’allumer le feu et encore moins comment le PC est refroidi. le Wireless Litetouch de Mad Catz (www.eclipsetouch.com) est un clavier low profile au design soigné et aux touches rétro éclairées, embarquant un pavé numérique sous forme d’écran LCD tactile qui offre trois modes de fonctionnement : number pad, media mode et programmable (MyEclipse Mode). Le clavier Litetouch sera prochainement disponible en version filaire (99$) et sans-fil (129$).

3 4 5 6 7 8 9 10

Pour écouter les derniers podcasts hardware et faire taire madame qui souhaite que vous passiez un peu plus de temps à ses côtés, rien de tel qu’un oreiller confortable accueillant une enceinte et un port miniJack. (www.greezbee.com) - 29,90 euros. Pour seulement 12,50 euros, restez à l’affût des réseaux sans fil avec cette casquette Wi-Fi (www.greezbee.com).

5

6

Si comme nous, vous avez adoré God of War 3, alors cette réplique de l’épée de Kratos est pour vous, moyennant 149,99 dollars. (www. moviereplicasdirect.com). La montre Nostromo Cabestan est un objet unique car seuls les geeks et autres nerds sont capables de lire l’heure sur cette montre. Reste un obstacle de taille qui est son prix de 150 000 francs suisses (www.cabestan.ch).

7

8

Tout le savoir-faire de Victorinox (www.victorinox.com) pour ce couteau suisse réunissant couteau, outils divers, laser de présentation ou lampe LED blanche, ainsi qu’une clé USB réputée inviolable et d’une capacité de 2, 4, 8 ou 16 Go. Censé retranscrire les sensations du son Dolby DTS sur un simple casque audio, le X-Tube USB (www.hanwha-japan.com) est vendu 45 dollars et s’illumine magnifiquement dans la pénombre. La Mavizen TTX02 est une moto électrique de compétition s’appuyant sur un châssis KTM, avec un système embarqué Linux gérant l’electronique de la moto. L’overclocking appliqué aux moteurs, nouveau sport de geek ? (www.mavizen.com).

9

10

56

I PC Update

Moyennant 569,99 dollars, vous pouvez vous offrir le B-Phone (http:// chinagrabber.com), un smartphone quad band doté d’un écran tactile de 5 pouces, rotatif à 180°, propulsé par un processeur Marvell PXA310 (624 MHz), 256 Mo de mémoire NAND, 128 Mo de mémoire vive, et un système ARM Linux 2.6. Le B-Phone intègre les technologies GPS, Wi-Fi, Bluetooth et radio FM.


Noob

A

près la sortie en DVD de l’intégral de la saison 1 et un roman, Noob débarque en BD (www.soleilprod.com) dans un premier tome intitulé Tu veux entrer dans ma guilde ? Un tome bourré d’humour, parsemé de clins d’oeil geeks et surtout, fidèle à l’oeuvre originale grâce au scénariste Fabien Fournier, mais aussi aux illustrations incroyables de Philippe Cardona qui retranscrivent parfaitement l’univers de Noob et apportent même une nouvelle dimension.

Les Geekettes contre-attaquent

P

our compléter le tableau de nos brillantes personnalités de passionnés de hardware, nous vous invitons à vous ruer sur le tome 5 de la série Les Geeks. Intitulé Les Geekettes contre-attaquent, ce nouveau tome dépeint remarquablement l’univers réel qui est le nôtre et les souffrances que nous infligeons à notre entourage et à nos compagnes. Et croyeznous, les représailles sont souvent douloureuses, même si cela se termine généralement bien. En attendant, si vous n’avez pas eu la décence de découvrir les premiers tomes, les éditions Soleil ont eu l’excellente idée de proposer deux packs. Un premier comprenant les tomes 1 et  2, le second regroupant, quant à lui, les tomes 3 et 4. Et, cerise sur le gâteau, chaque pack est vendu au prix d’une BD, alors dépêchez-vous car les quantités sont limitées !

Kantik

Gamer’z

D

irigé par la plume de Gaston et les illustrations de Fabien Laouer, Gamer’z (www.jungleonline.info) est une BD dans laquelle n’importe quel geek peut se retrouver. Un véritable autoportrait bourré d’humour, s’inspirant de notre expérience quotidienne et de notre addiction. Tout le monde en prend pour son grade et le geek est même assimilé à un autiste par les indigènes de notre société. Tout simplement énorme !

1

D

ans un tout autre registre, nous avons pris un immense plaisir en découvrant Les Légions de la haine (1) aux éditions Kantik (www.editions-kantik.fr). Un premier tome qui nous offre un voyage au 23e siècle, dans un monde ravagé par les zombies et où le reste de l’humanité, cloîtré dans les douze villes et derniers remparts, tente de comprendre d’où vient ce fléau et surtout comment l’éradiquer. Une mission que devra accomplir coûte que coûte une section secrète dirigée par le capitaine Svenja Stepanova qui, en plus de combattre les hordes de morts-vivants, devra combattre une faction terroriste menaçant l’humanité. Dans un univers dark fantasy, le premier tome Génocide de la série Coeur de Ténèbres (2) est un récit époustouflant et haletant qui ne ménage pas ses lecteurs, en offrant une vision d’horreur perpétrée par une armée d’orcs et de spectres. Un véritable massacre et une marche funeste vers l’extinction des elfes qui mettra à rude épreuve le pacte, une alliance jadis forgée entre elfes, hommes et nains qui avait autrefois sauvé le monde du chaos. C’est violent, noir et brillant grâce à une mise en scène soignée par Zaz et des illustrations d’O.L. Dorothy et Mick qui nous immergent totalement dans cet univers. Vivement le deuxième tome.

2

PC Update

I 57


Geek Maîtrise des CSS

Et toi, tu télécharges

ans le même registre, Maîtrise des CSS (www.pearson.fr) est une véritable référence pour comprendre et passer maître dans l’art des feuilles de style CSS. Un ouvrage qui s’adresse avant tout à ceux qui souhaitent se perfectionner dans les feuilles de style CSS et découvrir les techniques les plus répandues, pour améliorer la mise en pages de leur site Web et/ou blog, mais aussi résoudre les problèmes. Car s’il est, par exemple, très facile de trouver des thèmes WordPress gratuits sur le Web, il est, en revanche, assez rare de trouver un thème exempt de bugs.

édigé par Alban Martin qui enseigne les stratégies de communication sur les médias informatisés à la Sorbonne, Et toi, tu télécharges ? (www.pearson.fr) est un ouvrage un peu particulier puisque c’est une invitation à la réflexion concernant un modèle économique fondé sur le gratuit et la contribution des internautes, destiné aux industries du disque, du cinéma, des médias et des jeux vidéo. Mais pas seulement puisqu’à travers cet ouvrage, vous pourrez également découvrir une analyse assez complète de l’évolution des usages Web, avec de nombreux exemples concrets, mais également et peut-être, une nouvelle façon pour nous de consommer.

D

R

Audacity 2

Q

ue ce soit pour éditer les morceaux enregistrés à la radio, créer vos propres sonneries de téléphone, un message pour votre répondeur, ou encore pour vous lancer dans la réalisation d’une saga MP3 à l’image de Reflets d’Acide, Audacity est un logiciel de montage audio libre et multiplateforme incontournable. Aussi bien destiné aux débutants qu’aux utilisateurs avancés, l’ouvrage Audacity 2 (www. pearson.fr) vous permettra, à travers ses nombreuses illustrations et ses exercices pratiques, de découvrir les notions de base de l’audio numérique, d’ajouter des effets, des bruitages, de réaliser des enregistrements multipistes, ou encore de filtrer vos morceaux.

Montage vidéo et audio libre

D

u côté des logiciels libres, le livre Montage vidéo et audio libre (www.editions-eyrolles. com) propose également d’assimiler toutes les bases du montage vidéo, en détaillant par l’intermédiaire de Laurent Bellegarde, les principes de base des formats, codecs et débits vidéo, avec de nombreux didacticiels couvrant les logiciels Kino, Cinelerra, Jahshaka DVDStyler ou encore Ubuntu Studio 64. Vous aurez ainsi un aperçu des logiciels libres qui existent pour pouvoir choisir celui ou ceux qui vous conviennent le mieux.

58

I PC Update

Interfaces Web interactives

A

vec des logiciels libres tels que Joomla ou encore Kompozer, la création d’un site Web est devenue à la portée de tous. Toutefois, parmi tous les ouvrages permettant d’appréhender ces outils, rares sont ceux qui abordent l’aspect design et interactif d’un site Web. Rédigé par Bill Scott et Theresa Neil, des spécialistes du Web design depuis près de 30  ans, l’ouvrage Interfaces Web interactives (www.pearson.fr) est simple, intuitif et offre toutes les bases indispensables pour rendre votre site Web attractif. Mais aussi, pourquoi pas, pour améliorer et enrichir votre blog à l’aide des 75 modèles proposés sous licence Creative Commons, qui illustrent les techniques les plus répandues mais aussi les modèles à éviter.


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Geek

FlyFire

F

lyFire est un projet de recherche initié par SENSeable City Laboratory en collaboration avec ARES Lab (Aerospace Robotics and Embedded Systems Laboratory). Encore au stade expérimental, FlyFire (http://senseable.mit.edu/flyfire) n’en est pas moins impressionnant puisque ce dernier est capable de transformer n’importe quel espace en un environnement d’affichage virtuel, à l’aide de microhélicoptères lumineux faisant office de pixels. Les mouvements sont synchronisés entre eux et il est donc possible d’afficher les images de son choix. L’intérêt du FlyFire est, bien sûr, de proposer un environnement immersif et interactif puisqu’il serait, par exemple, possible de jouer à n’importe quel jeu sans écran. En quelque sorte un environnement holographique de pointe, offrant de nouvelles sensations.

Pinnacle Studio 14

P

armi les logiciels payants, Pinnacle Studio 14 est un de ceux que nous préférons, car outre sa simplicité d’usage, le logiciel offre également de nombreux outils avancés pour réaliser des vidéos comme un pro. Il ne manquait dès lors qu’un bon ouvrage pour découvrir toutes les ficelles de ce logiciel de montage vidéo. C’est maintenant chose faite grâce à Tiburce qui détaille dans son livre Pinnacle Studio 14 (www.pearson. fr), les principes de base du montage, ainsi qu’un large panel de conseils et d’astuces pour exploiter pleinement et rapidement le logiciel de Pinnacle.

Un réseau humain

D

es chercheurs de l’université de Séoul (www.korea.edu) ont trouvé le moyen de faire transiter des données informatiques à travers le corps. Les chercheurs ont pour cela utilisé les propriétés de la peau pour diffuser un signal à 10  Mbps, à l’aide de deux électrodes placées à 30 cm l’une de l’autre. Les chercheurs ont, en effet, découvert que la transmission d’ondes électromagnétiques de basse fréquence, via la peau, ne rencontrait que très peu d’interférences, contrairement aux différentes technologies sans fil. L’idée serait, à plus ou moins long terme, d’implanter des puces dans le corps humain, capables de communiquer entre elles, tout en réduisant les besoins énergétiques de 90 %. Avec les avancées en termes de nanotechnologies, l’ère Deus Ex semble à portée de main et permettra, pourquoi pas, d’améliorer nos compétences. Puisqu’il existe déjà des implants sous-cutanés et photovoltaïques capables de surveiller le taux de glucose des diabétiques.

60

I PC Update

Contrôler son mobile par la pensée

A

ussi fou que cela puisse paraître, une telle technologie existe sous la forme du NeuroPhone. Un projet expérimental développé par le professeur assistant des sciences informatiques Tanzeem Choudhury, le professeur Andrew Campbell et d’autres chercheurs au Dartmouth College (www. cs.dartmouth.edu). Le NeuroPhone est une application capable d’analyser et de traduire les ondes cérébrales issues d’un casque cérébral bien connu puisque développé par Emotiv, dont nous avions déjà évoqué le produit dans un de nos précédents numéros, et un iPhone. Le stade actuel du projet permet à l’utilisateur, grâce aux mouvements des yeux qui transmettent une signature spécifique d’ondes cérébrales, de naviguer parmi ses contacts, de sélectionner un contact et de composer son numéro.


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Dossier

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Jérémy panzetta

Consoles de jeu, décodeurs TV,

platines Blu Ray, Caméscopes

capturez vos sources vidéo en haute définition

• Quels matériel et logiciels pour l’acquisition HD et SD ? • Nos conseils de capture • Tests de solutions de capture HDMI

Besoin de sauvegarder les films de vos cassettes VHS ou de votre caméscope analogique sur DVD ? De visualiser une console de jeu ou un décodeur TV sur votre PC, et de les enregistrer en SD comme en HD ? Ce guide permettra de vous équiper et d’effectuer des captures parfaites.

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Dossier Le signal vidéo en HDMI de la PS3 est en permanence protégé par le HDCP. Mais en achetant un adaptateur Component, vous pourrez brancher la console sur votre PC et enregistrer vos parties.

L

es solutions de capture en haute définition commencent à débarquer sur le marché grand public. Consoles de jeu next gen, platines de salon ou box et décodeurs TV, nous allons donc pouvoir aussi bien visualiser ces sources sur PC que les enregistrer en conservant leur grande qualité d’image et leur résolution à 720 ou 1 080 lignes. Quelles sont les solutions disponibles aujourd’hui à cet effet ? Ce tour d’horizon du marché va vous éclairer, nous reviendrons également sur le matériel nécessaire à l’exploitation de sources en définition standard

Les cartes d’acquisition haut de gamme possèdent souvent des capacités de traitement vidéo matériel afin d’appliquer des effets calculés en temps réel lors de l’édition.

PC, deux types de connectiques sont exploitables : le HDMI en numérique et le Component (YUV) en analogique qui peuvent diffuser un flux vidéo allant jusqu’à une résolution de 1080p. Il est préférable d’exploiter le HDMI car le YUV donne une image généralement moins précise, voire des dégradés de couleurs plus aplatis, mais cette dernière apporte certains avantages, notamment la diminution des effets d’aliasing en raison du « flou » introduit par la connectique, et l’absence de protection des flux vidéo (voir encadré).

Les solutions de capture HD Deux catégories de produits existent pour effectuer une acquisition en haute définition, les cartes/boîtiers de capture et les cartes TV. Les deux seuls produits dédiés à l’acquisition

qui sont loin d’avoir disparu. Mais d’une manière générale, pour effectuer une capture SD ou HD, le principe est simple, il suffit d’avoir une entrée vidéo adéquate sur votre machine et un logiciel capable de s’en servir.

qui restent abordables sont le boîtier USB HD PVR d’Hauppauge vendu aux alentours de 230 euros et la carte PCIExpress Intensity Pro de Blackmagic Design que l’on trouve sous la barre des 200 euros. Le premier dispose d’entrées Composite et S-Vidéo, ainsi que d’une YUV montant en 1080i pour la capture, le second est équipé d’entrées YUV et HDMI ainsi que d’autres connectiques analogiques classiques et capture lui aussi jusqu’à une résolution de 1080i. La plus grande différence entre ces deux produits vient de leur mode d’enregistrement puisque le HD PVR utilise un encodeur matériel h.264, alors que l’Intensity Pro utilise un format non ou peu compressé. Quant aux cartes TV, un seul modèle est commercialisé pour le moment, il s’agit de l’AverMedia AverTV Capture HD testée plus loin dans cet article, qui dispose d’entrées YUV et HDMI et qui est vendue à moins de 100 euros. Les solutions plus haut de gamme destinées aux professionnels ou aux amateurs avertis se trouvent chez des constructeurs comme Matrox,

I : Quelles entrées vidéo pour les sources HD ? Pour capturer une source vidéo en haute définition provenant d’une console de jeu (PS3, Xbox 360), d’un décodeur TV (box Internet, décodeurs Canalsat/Canal+), d’une platine HD, d’un caméscope numérique, voire d’un

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Bien que les films des caméscopes HDV ou AVCHD se transfèrent sans conversion sur PC, à travers une interface FireWire, il reste intéressant de capturer la vidéo à partir de leur sortie Component ou HDMI afin d’utiliser un codec non ou peu compressé qui facilitera le traitement et l’encodage du film.


Canopus, Avid ou AJA Video Systems, à des prix dépassant facilement les 300 euros. Si ces produits sont chers, c’est parce qu’ils vont bien plus loin, notamment au niveau des capacités d‘acquisition qui peuvent atteindre le 1080p sur les entrées YUV ou HDMI, avec une meilleure profondeur des couleurs (10 et 12 bits), et enregistrer le son multi-

Xbox, Dreamcast) ou un décodeur TV, il est possible de passer par quatre types d’entrées vidéo : le Composite,

Le cas du HDCP

Les solutions de capture SD

Bien que les cartes d’acquisition HDMI puissent être reliées à tout type de périphériques disposant de cette interface, il n’est pas garanti que la source puisse être affichée à l’écran en raison de la protection HDCP de certains contenus vidéo. Cette protection se trouve aujourd’hui sur les Blu-Ray discs, mais aussi sur les diffusions satellite de Canalsat/Canal+, ainsi que sur la PS3 qui protège son signal, aussi bien dans les jeux que dans les vidéos ou son interface. Sur les trois cartes HDMI que nous avons testées, seul le modèle AverMedia autorisait l’affichage de flux HDCP. Quant à l’enregistrement de sources HDCP, il est tout simplement impossible quel que soit le produit afin de respecter la loi. Pour contourner cette limitation, la première solution est de passer non pas par la connectique HDMI de l’appareil, mais par sa sortie YUV qui n’est pas soumise au HDCP et qui peut tout de même afficher des résolutions HD. La seconde solution, qui reste moins pratique, vient des logiciels de capture comme Fraps. Il s’utilisera de la même manière qu’avec un jeu vidéo, en enregistrant la taille exacte de la fenêtre du logiciel utilisé pour visualiser la source HDMI.

canal provenant de l’entrée HDMI. Ces produits embarquent également des processeurs dédiés au traitement de la vidéo, ce afin de réaliser un certain nombre d’opérations de montage et d’édition en temps réel, sans calcul préalable par le processeur (comme des effets et transitions). A moins d’avoir des exigences particulières et des connaissances poussées dans l’édition vidéo, cette catégorie de produits ne correspondra pas à la plupart d’entre vous.

II : Quelles entrées vidéo pour les sources SD ? Pour capturer une source vidéo provenant d’un périphérique en définition standard tel que les magnétoscopes VHS/S-VHS, les caméscopes Hi8, les consoles de jeu (Playstation 1 et 2,

ou utilisées comme de simples adaptateurs Composite ou S-Vidéo (se vérifie en fonction du nombre de broches présentes sur la prise).

Les box des FAI (ou tout autre décodeur TV) peuvent également être connectées à votre PC pour afficher leurs chaînes TV HD sur ce dernier.

le S-Vidéo, la péritel RVB ou le Component (YUV). Toutes les quatre sont capables de transporter un flux vidéo allant jusqu’à une résolution de 720 par 480 en PAL et de 720 par 576 en NTSC. Le Composite est l’entrée qui offre la moins bonne qualité d’image. Viennent ensuite le S-Vidéo, puis la péritel RVB et le YUV qui offrent un rendu très proche. Ces deux dernières sont néanmoins rarement présentes sur les cartes grand public destinées à la capture vidéo. Il faut également bien distinguer les différents types de prises péritel, en entrée comme en sortie, puisqu’elles peuvent être RVB

Bien que le numérique se soit généralisé, on trouve encore de nombreux produits dédiés à l’acquisition analogique. Les constructeurs les mieux représentés sur le marché grand public sont Pinnacle, Dazzle, AverMedia ou encore Terratec qui proposent des produits très simples à prendre en main et commercialisés à partir de 40 euros. Il s’agit généralement de petits boîtiers USB ou FireWire équipés d’entrées S-Vidéo et Composite, ainsi que d’une entrée audio RCA. Beaucoup de cartes TV, qu’elles soient analogiques, TNT, hybrides ou Câble, sont aussi équipées d’entrées analogiques Composite/S-Vidéo, voire d’une entrée audio RCA ou miniJack. Si vous possédez un tel produit, pas

Bon nombre de cartes TV intègrent des entrées analogiques suffisantes pour l’acquisition de sources SD.

“ Une source vidéo protégée par HDCP ne peut pas être capturée ” PC Update

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Dossier

Depuis quelques générations, les cartes graphiques ne possèdent plus d’entrées vidéo comme le proposaient les modèles All In Wonder, Personal Cinema ou ViVo.

Le cas des caméscopes numériques Il n’y a pas besoin d’une entrée vidéo analogique ou numérique pour récupérer les films provenant d’un caméscope DV, HDV ou AVCHD. Dans les deux premiers cas, le transfert du film s’effectue sans conversion à travers un simple port FireWire, et généralement un port USB pour l’AVCHD. Mais il reste possible d’utiliser les éventuelles sorties vidéo YUV ou HDMI de ces caméras pour enregistrer leurs contenus. Cela permet, notamment, d’effectuer la capture vidéo dans un format moins ou non compressé qui sera bien plus facile à traiter. Si ce n’est pas nécessaire pour le DV qui se manipule facilement avec les machines actuelles ou datant un peu, le HDV réclame de la puissance pour être édité nativement et encodé confortablement (au moins un Core 2 Duo bien fréquencé), encore plus en AVCHD. Certains logiciels de montage vidéo permettent aussi la conversion des vidéos dans un format plus facile à éditer lors ou après l’acquisition.

Les cartes/boîtiers d’acquisition possèdent rarement une entrée péritel RVB. Le Terratec G3 est un des seuls du marché.

besoin d’investir à nouveau dans une carte dédiée, il remplira parfaitement son office. Certaines cartes TV possèdent même un encodeur matériel MPEG-2 normalement exploité avec le tuner mais qui peut aussi servir à la capture analogique. Si ce genre de produits n’a pas de réel intérêt pour les PC récents, cette capacité peut être efficace sur les petites machines car elle soulagera l’utilisation processeur lors de la capture. Certaines cartes TV possèdent également une entrée Component mais elle est toujours limitée à une capture de 576p au maximum. La dernière catégorie de produits pouvant embarquer des entrées vidéo SD  : les cartes graphiques. Malheureusement, depuis quelques générations, elles n’en possèdent plus. Mais si vous avez conservé une ancienne carte dite ViVo ou une Personal Cinema de nVidia ou une All In Wonder d’ATi dans un placard, elle conviendra très bien à la capture de sources analogiques en définition standard, grâce à ses entrées Composite/S-Vidéo. Notez qu’à moins de tomber sur un produit vraiment mal conçu, vous n’avez pas à vous soucier de la qualité de ces entrées vidéo entre deux produits, elle reste comparable.

III : Et pour l’audio ?

Les produits de capture analogique les moins chers se trouvent aux alentours de 40 euros, comme ce VHS Saver de Pinnacle.

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Au même titre que la partie vidéo, la capture audio de vos sources nécessite une entrée adéquate sur le PC. Tous les appareils disposent d’une sortie analogique de type stéréo RCA, voire miniJack 3,5 mm, à relier à l’entrée de la carte d’acquisition. Si cette dernière n’en possède pas, vous devrez passer par l’entrée ligne du chipset audio intégré à votre carte mère ou de votre carte son dédiée. Et si vous ne disposez pas d’entrées RCA, un adaptateur RCA vers

miniJack conviendra. C’est ensuite le logiciel de capture utilisé qui fusionnera l’entrée audio et l’entrée vidéo des deux périphériques utilisés, afin de synchroniser les deux flux lors de l’enregistrement. Dans le cas d’une connectique HDMI, l’interface peut diffuser le son en plus de la vidéo, mais il n’est pas garanti que la connectique de la carte d’acquisition supporte le multicanal en entrée, elle se limitera la plupart du temps à la stéréo. Sous condition que l’appareil soit équipé d’une sortie S/PDIF et que vous disposiez d’une entrée de ce type sur votre machine, vous pouvez également exploiter cette connectique capable de transporter une piste son stéréo (PCM) comme multicanal (Dolby Digital, DTS).

IV : Les logiciels à utiliser Tous les périphériques disposant d’entrées vidéo sont livrés avec une application capable de les exploiter. Pour une carte TV, il s’agira de l’application de réception TV, et souvent d’un studio de montage pour une carte ou un boîtier de capture dédiés. Mais il peut être intéressant de passer par d’autres programmes pour étendre les possibilités, à commencer par le codec utilisé pour la capture vidéo. La plupart des codecs disponibles dans les applications des cartes d’acquisition ne sont pas idéaux pour l’édition car ils sont compressés. D’autres codecs non compressés ou moins destructeurs garantiront une capture sans dégradation de la qualité d’image, qui pourra se traiter plus facilement et à l’image près. Ensuite, tous les logiciels ne permettent pas de simplement visualiser la source connectée au PC en plein écran, comme on pourrait en avoir besoin dans le cas d’une console de jeu par exemple. Il faut enfin prendre en compte les possibilités d’édition et d’exportation des programmes car il est toujours pratique d’avoir une vaste


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Sélection de produits • Cartes TV : Terratec H5 : interface USB, tuner TNT/ analogique/Câble et tuner FM, entrées S-Vidéo/Composite/RCA, 95 euros Leadtek WinFast DTV2000 H Plus : interface PCI, tuner TNT/analogique et tuner FM, entrées S-Vidéo/Composite/YUV (SD)/RCA/ miniJack, 70 euros AverMedia AverTV Capture HD H727 : interface PCI-Express 1x, tuner TNT/ analogique et tuner FM, entrées Composite/ S-Vidéo/YUV (HD)/HDMI/RCA/miniJack, 100 euros AverMedia AverTV Hybrid Volar HX : interface USB, tuner TNT/analogique et tuner FM, entrées S-Vidéo/Composite/RCA, 60 euros

• Cartes ou boîtiers de capture dédiés : Dazzle DVD Recorder (DVC101) : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/RCA, logiciel Instant DVD Recorder, 49 euros Dazzle Video Creator Platinium (DVC107) : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/ RCA, logiciels Instant DVD Recorder et Pinnacle Studio, 85 euros Gratuit, Ffdshow intègre de nombreux encodeurs exploitables pour la capture vidéo.

bibliothèque d’effets pour enrichir son film, tout comme des profils de sauvegarde directe sur VCD, S-VCD, DVD, Blu-Ray ou au format YouTube. Si le programme livré avec votre périphérique d’acquisition ne vous satisfait pas, il y a de fortes chances que les pilotes du produit soient compatibles avec d’autres logiciels de montage. Mais plusieurs programmes gratuits représentent une bonne alternative. En ce qui concerne la visualisation des sources en plein écran, les deux applications DScaler et Media Player Classic Home Cinema supportent bon nombre de cartes d’acquisition. Ces outils possèdent des filtres qui vous permettront d’optimiser le rendu de votre source, en supprimant le bruit par exemple ou en appliquant des effets d’amélioration des contours. MPC-HC est capable d’enregistrer les flux vidéo et audio mais nos tests n’ont pas été concluants. DScaler a, lui, très bien fonctionné pour la capture et vous permet d’enregistrer avec un codec de votre choix, à installer sur la machine. Nous n’avons néanmoins pas réussi à le faire marcher avec des sources HD, mais un autre célèbre outil peut le

remplacer pour la capture, VirtualDub. Sous réserve que le périphérique d’acquisition soit détecté, citons également Windows Movie Maker intégré à Windows (ou à télécharger sur Seven) qui peut dépanner.

Conseils de capture et d’encodage Pour préserver la qualité de la vidéo capturée, il est préférable de ne pas utiliser des codecs compressant le flux tels que le MPEG-1, le MPEG-2 ou le MPEG-4. Mieux vaut effectuer la capture dans un format brut, comme savent le faire DScaler et VirtualDub, ou par le codec lossless HUFFYUV gratuit, que vous trouverez facilement sur le Net, voire en MJPEG qui est un bon intermédiaire entre le HUFFYUV et le MPEG-2. La contrepartie de ces codecs non ou peu compressés vient de la place requise sur votre unité de stockage pour l’enregistrement. Par exemple, il faut compter environ 6,4  Go pour une minute de vidéo brute non compressée en 1080i et en 8 bits, 1 Go pour une minute de vidéo brute non compressée en 720 par 480, 540 Mo pour une minute en MJPEG à un débit de données élevé.

Terratec G3 : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/péritel/RCA, logiciel MAGIX Films en DVD (Terratec Edition), 95 euros Terratec Grabby : adaptateur USB, entrées Composite/S-Vidéo/RCA, logiciel MAGIX Films en DVD (Terratec Edition), 40 euros Terratec Grabster AV350 MX : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/péritel/ RCA, logiciel MAGIX Films en DVD (Terratec Edition), 100 euros Pinnacle VHS Saver : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/RCA, logiciel Instant DVD Recorder, 50 euros Pinnacle MovieBox Plus : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/DV/RCA, logiciel Pinnacle Studio, 180 euros AverMedia DVD EZMaker USB Gold : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/RCA, logiciel Cyberlink PowerDirector 5, 49 euros Hauppauge HD PVR : boîtier USB, entrées Composite/S-Vidéo/YUV (HD)/S/PDIF/RCA, sorties YUV/S/PDIF/RCA, encodeur matériel h.264 jusqu’en 1080i (AAC pour l’audio), 230 euros (en rupture de stock presque partout pour le moment) BlackMagic Design Intensity Pro : interface PCI-Express 1x, entrées Composite/S-Vidéo/ YUV (HD)/HDMI/RCA, sorties Composite/SVidéo/HDMI/YUV/RCA/S/PDIF, 190 euros

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Dossier De gauche à droite, un câble Composite, S-Vidéo, péritel, Component et HDMI.

A retenir • Pour capturer les flux vidéo et audio d’une source quelconque, il suffit d’avoir les entrées adéquates sur son PC et un logiciel capable de les exploiter. • Une acquisition vidéo peut se faire à partir des entrées d’une carte TV, d’une carte d’acquisition dédiée, voire d’une ancienne carte graphique ViVo, All In Wonder ou Personal Cinema. • La qualité des entrées vidéo reste très proche entre les produits. • En analogique, la connectique Composite offre la moins bonne qualité d’image. Viennent ensuite le S-Vidéo, puis la péritel RVB et le YUV qui sont comparables. • Il est préférable d’effectuer la capture vidéo avec un codec qui ne compresse pas ou le moins destructeur possible. Cela prendra beaucoup de place sur le disque dur, mais son traitement sera plus facile. • MPC-HC, DScaler et VirtualDub sont des outils gratuits efficaces pour exploiter les entrées vidéo et audio de vos périphériques. • Une source vidéo protégée par le HDCP ne peut en aucun cas être enregistrée à partir d’une entrée HDMI. Il n’est pas toujours possible également de l’afficher sur votre écran. Le choix du codec va donc, en partie, être orienté en fonction de votre capacité de stockage, car si vous devez enregistrer une heure de vidéo, pas moins de 390 Go seront nécessaires pour une capture 1080i non compressée. Il faut aussi prendre en compte la vélocité de votre unité de stockage, surtout pour une acquisition HD. Une capture 1080i non compressée nécessite un très bon taux de transfert en écriture et un débit soutenu de plus de 100 Mo/s environ. Si les disques durs récents en 7 200 tours/min en sont capables, ils ne peuvent le faire que sur le début de leur capacité car plus

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ils sont remplis et plus les débits vont chuter. Vous pourrez donc être témoin de sauts d’image à la capture ou d’une désynchronisation audio. Dans ce cas, il faudra opter pour une solution en RAID 0 afin de garantir de bons débits d’écriture sur toute la capacité de la grappe. Un SSD rapide en écriture conviendra aussi, d’autant plus que les débits des SSD sont constants sur toute leur capacité, mais leurs 128 ou 256 Go de stockage risquent de vous limiter. Si vous n’avez pas la possibilité d’avoir une solution de stockage suffisamment rapide, il faudra donc vous contenter d’un codec qui compresse plus comme le HUFFYUV ou le MJPEG que nous avons cités. Mais il n’est pas indispensable d’exploiter ce type de codecs. Le MPEG-1/2/4 et le WMV proposés dans les applications des cartes d’acquisition feront l’affaire si vous n’êtes pas exigeant sur la qualité, pour faire les choses plus simplement, ou si votre film se destine à être diffusé sur le Net ou à être transféré sur des baladeurs. Une capture en MPEG-1 ou 2 permet, d’autre part, d’éviter une conversion et de graver directement sur CD (VCD, S-VCD) ou DVD, ce qui fait gagner un temps précieux. Un bon moyen de tester différents codecs lors d’une capture est de passer par le célèbre Ffdshow. Il s’agit à la base d’un ensemble de codecs gratuits destinés à la lecture, mais il dispose aussi d’un grand nombre d’encodeurs (h.264 lossless, WMV 7/8/9, lossless JPEG, MPEG1/2, DV, etc.). Une fois installé, Ffdshow devrait être sélectionnable dans les programmes de capture, il suffira d’appeler ses propriétés pour choisir

l’encodeur. Nous vous déconseillons, par ailleurs, d’effectuer des captures en DivX, XviD ou h.264 qui ne donnent pas de bons rendus lors d’un enregistrement à la volée, ils sont, en revanche, parfaits pour l’encodage final d’un film. Mieux vaut également ne pas traiter l’image à la capture et la laisser entrelacée par exemple. Vous effectuerez ce traitement par la suite, lors de l’encodage du film. De même, il n’est pas nécessaire de capturer dans de trop grandes résolutions si la source est une cassette VHS par exemple, une résolution de 352 par 240 est ici suffisante. Quant à la partie audio, les choses sont plus faciles. La capture se fait généralement en PCM, ce qui est une bonne solution. La piste audio sera ensuite convertie en MP3, MPEG Audio Layer ou AAC à l’encodage, selon le format de sortie choisi pour le film.

Les entrées et sorties péritel ne sont pas toujours RVB, cela dépend du nombre de broches de la prise. Certaines sont simplement des adaptateurs S-Vidéo ou Composite.


Guide avec les meilleurs outils gratuits vous convient pas, allez au menu Filtres Externes, présent dans les options générales du programme, pour définir certains codecs en priorité d’usage.

DScaler (http://deinterlace.sourceforge.net) :

pour la visualisation et la capture de sources SD

MPC-HC (http://mpc-hc.sourceforge.net) : pour la visualisation de sources SD/HD

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a configuration de la carte de capture s’effectue dans les options du logiciel (Affichage/ Options), au menu Capture. Sélectionnez le paramètre Analog à la ligne Default Device. Si votre carte est bien détectée, elle est sélectionnable à la ligne Video de la partie Analog Settings. Il se peut que deux éléments soient disponibles ici. C’était le cas avec notre carte AverTV Capture HD par exemple, la première entrée correspondait aux entrées vidéo Composite/ S-Vidéo/Tuner TV, la deuxième aux entrées Component/HDMI. A la ligne Audio d’Analog Settings, sélectionnez également la carte de capture. Si elle n’apparaît pas, c’est que MPC-HC ne la détecte pas, il faudra alors passer par l’entrée ligne de votre carte son ou de votre carte mère. Pour initialiser la visualisation de la source, il faut ensuite lancer le module Fichier/ Ouvrir un périphérique. Si la vidéo ne s’affiche pas, c’est que la mauvaise entrée vidéo est utilisée. Cliquez alors sur l’option Affichage/Capture qui fera apparaître un menu d’options sur la gauche du lecteur. En haut, vous pourrez sélectionner l’entrée vidéo de la carte de capture (ce paramètre est

aussi disponible en accédant à la liste de filtres Directshow utilisés pour la lecture - Lecture/Filtres). A ce même menu Capture, vous pouvez également modifier la résolution de sortie de la vidéo. Le logiciel a tendance à planter lors du changement de la résolution, mais après redémarrage, tout fonctionne bien. Pour appliquer des effets à la vidéo, allez au menu Lecture/Shaders pour sélectionner un désentrelacement ou un sharpen par exemple (la dernière version de DirectX doit être installée sur votre machine pour utiliser ces shaders). Si le codec utilisé pour la visualisation de la source ne

Si la carte de capture est bien détectée par DScaler, elle apparaît au menu Sources. Sélectionnez-la. Si l’image n’apparaît pas, c’est que la mauvaise entrée vidéo est utilisée. Allez alors au menu DShow/Video Input pour choisir la bonne entrée. Vous pouvez faire de même au menu DShow/Audio Input pour le son. Si vous n’arrivez pas à obtenir le son, branchez votre source sur l’entrée ligne de votre carte son, plutôt que sur la carte de capture. Dans DShow/ Resolution, choisissez la résolution de votre source. Si une résolution n’est pas disponible, vous pouvez la créer au menu DShow/Settings. La suite des opérations consiste à appliquer un désentrelacement à l’image. Pour cela, allez aux paramètres Deinterlace. Vous avez le choix de laisser DScaler détecter le format vidéo ou de définir manuellement un type de désentrelacement. Pour laisser en automatique, cliquez sur les options Search and Lock

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Dossier

mode, Automatic Film/Video Detection et Automatic Format Detect. Si cela ne vous convient pas, jouez avec tous les types de désentrelacements proposés pour trouver le mode adéquat. Au menu Filters, vous pouvez ensuite appliquer des effets, ils seront utiles pour optimiser la qualité d’image. Il suffit de cliquer sur l’un d’entre eux pour le sélectionner, les options de chaque filtre sont accessibles au menu Filters/Filters Settings. Aux paramètres Aspect Ratio, vous pouvez jouer avec le ratio d’image de la vidéo, les options Video Adjustements et Image Shift/Size Adjustements permettront de modifier respectivement les options de luminosité/contraste/ saturation et de rogner l’image si quelques défauts sont présents sur ses extrémités. La capture des flux audio/vidéo s’effectue au menu Actions/Recording. Allez dans les options de ce menu et cliquez sur Compression Options, puis sur Configure à la ligne Video. Ici, apparaissent tous les encodeurs présents sur votre machine. Sélectionnez Trames complètes pour une capture brute, ou un des encodeurs et réglez ses paramètres. Définissez

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également l’entrée audio à utiliser, le répertoire de destination de l’enregistrement, ainsi que la hauteur d’acquisition (Full height de préférence) et le format d’enregistrement. Pour lancer l’enregistrement, utilisez les options Record/Stop du menu Recording.

VirtualDub (www.virtualdub.org) :

pour la capture de sources SD/HD Le module d’acquisition de VirtualDub se lance au menu File/Capture AVI du logiciel. Si votre carte est bien détectée, elle apparaît au menu Device. Sélectionnez-la et allez dans Video/ Video Source pour choisir la bonne entrée. Faites de même au menu Audio pour définir le périphérique audio ainsi que l’entrée à utiliser dans Audio Source. Si l’image ne s’affiche pas ou pas correctement, utilisez l’option Video/Preview au lieu de Video/Overlay. Dans ce menu Video, les options Capture Pin, Preview Pin et Capture Filter vous permettront de définir la résolution d’affchage et d’enregistrement, ainsi que  le mode PAL/SECAM/NTSC de votre source. Il faut ensuite régler les paramètres de capture. Allez tout d’abord à l’op-

tion Capture/Settings et entrez la cadence d’image de votre source vidéo (25 pour du PAL par exemple). Au menu File/Set Capture File, entrez le nom et le chemin de destination du fichier qui sera capturé. Au menu Video/Compression, choisissez le format No Recompression : YUY2 pour effectuer une capture brute, ou un des encodeurs affichés dans la liste et réglez ses paramètres. Faites de même pour la partie audio au menu Audio/Compression. Pour lancer une capture, cliquez sur Capture/Capture Video ou utilisez les raccourcis clavier correspondants. A droite du module de capture de VirtualDub, sont affichées de nombreuses informations sur l’acquisition. Vous pouvez vérifier qu’il n’y a pas d’images perdues. Si c’est le cas, il se peut que votre processeur ne soit pas assez puissant pour le type de capture que vous avez choisi. Utilisez alors un codec moins gourmand. Il est également possible que le problème vienne du mode d’enregistrement sur le disque dur. Pour corriger cela, allez au menu général Options/Préférences de l’application, puis à la ligne Disk I/O, sélectionnez l’option Unbuffered.


AverMedia AverTV Capture HD Interface : PCI-Express (1x)

Entrées audio : 2 x RCA + miniJack 3,5 mm

Prix : 100 euros

Entrées vidéo : HDMI, YUV, Composite, S-Vidéo

Tuners : hybride analogique/TNT, radio FM

Site Web : www.avermedia.fr

le MPEG Audio Stéréo qui est utilisé, avec un débit maximum de 384 kbps. Pour l’acquisition d’une source en définition standard, le MPEG-2 est toujours possible, ainsi que le h.264 à un débit maximum de 5 Mbps (extension MP4) et une piste son en AAC stéréo à 192 kbps. Un dernier profil de capture est proposé pour les iPod/ iPhone. Comme on pouvait s’en douter, il n’est pas possible de capturer un flux HDCP via le HDMI, il faudra passer par la connectique YUV. La qualité des captures est correcte mais en HD, quelques macroblocs peuvent être présents. D’où l’intérêt d’exploiter la carte avec un autre logiciel, ce qui est possible car elle est reconnue par VirtualDub, DScaler et MPC-HC. Il n’est néanmoins pas permis d’utiliser l’entrée HDMI avec un flux HDCP sur d’autres logiciels que celui d’AverMedia, l’image restera noire. Un plugin est fourni pour Windows Media Center mais les entrées HDMI et YUV ne sont pas sélectionnables.

L’AverTV Capture HD est la première carte TV capable de capturer une source haute définition. Elle possède pour cela une entrée HDMI et une entrée YUV acceptant un signal d’une résolution maximum de 1080i. Mais elle est aussi équipée d’entrées S-Vidéo et Composite pour les acquisitions de sources en définition standard. Côté tuners, elle est compatible avec la TNT et la diffusion hertzienne analogique, elle intègre également un tuner radio FM. La carte s’exploite avec un media center maison fourni par AverMedia. Il faudra télécharger la dernière version disponible sur le site du constructeur qui fonctionne bien mieux que celle livrée sur le CD d’origine. Ce media center est relativement sommaire, et très loin de celui de Windows en termes de fonctionnalités, mais il dispose de capacités suffisantes pour utiliser la carte. Son module TV permet de sélectionner les différentes entrées vidéo ou le tuner, il est aussi capable d’afficher une source protégée en HDCP sur la connectique HDMI. La carte peut donc éventuellement servir à simplement connecter une console pour jouer en plein écran sur son moniteur. L’affichage des sources en 1080i, à partir des entrées HDMI ou du YUV, manque un peu de précision, mais le rendu reste appréciable. Nous avons constaté un problème de mise à l’échelle en connectant un PC en HDMI, les bords de l’image étaient coupés, mais ce n’était pas le cas avec notre PS3 et notre décodeur Canalsat.

En ce qui concerne la partie TV, il n’y a pas grand-chose à dire, tout a bien fonctionné et le tuner TV se montre suffisamment sensible. Il faudra par contre télécharger l’application AverTV sur le site, ou passer par un autre programme TV comme DVBViewer pour bénéficier du décodage Dolby Digital Plus des chaînes TNT HD, dont le media center maison se dispense. On apprécie, d’autre part, la fonction PIP de ce media center qui permet d’afficher, par exemple, la TV en mode fenêtré et une des entrées vidéo en plein écran, ou inversement. A moins de 100 euros, l’AverTV Capture HD offre un très bon rapport qualité/prix. Le produit est pratique, efficace, abordable, exploitable avec d’autres programmes et le seul à pouvoir afficher une source HDCP, que demander de plus si ses fonctionnalités vous conviennent ? Notez qu’une version baptisée AverTV HD DVR devrait bientôt arriver en France. D’un point de vue matériel, il s’agit de la même chose, mais avec les tuners TV et radio en moins. Reste à voir si elle sera encore moins chère et disposera des mêmes fonctionnalités.

La capture vidéo en haute définition ne peut se faire qu’en MPEG-2 (extension MPG), en 1080i ou en 720p, jusqu’à 30 FPS et avec un débit de données pouvant monter à 15 Mbps. Côté audio, c’est Toutes les entrées analogiques et numériques Compatible avec DScaler, VirtualDub et MPC-HC

Visualisation de sources HDMI HDCP PIP Prix

Tuner TV TNT et analogique

Tuner FM

Pas assez de paramètres de capture Media center maison dépassé Affichage 1080i un peu flou, à optimiser Impossible d’afficher un flux HDCP avec d’autres programmes Pas de logiciel d’édition vidéo ou de montage livré

PC Update

I 73


Dossier

BlackMagic Design Intensity Pro Interface : PCI-Express (1x)

Sorties vidéo : HDMI, YUV, Composite, S-Vidéo

Entrées vidéo : HDMI, YUV, Composite, S-Vidéo

Sorties audio : RCA, S/PDIF

Entrées audio : RCA

Prix : 190 euros

Site Web : www.blackmagic-design.com

L’Intensity Pro de BlackMagic Design fut l’une des premières cartes d’acquisition HDMI à être commercialisée. Basée sur une interface PCI-Express, elle dispose d’une entrée et d’une sortie HDMI ainsi que d’un connecteur propriétaire, sur lequel on trouve toutes les autres entrées et sorties audio/vidéo analogiques. A la base, cette carte est destinée à l’acquisition de sources venant de caméscopes HDV et AVCHD dans un format non ou peu compressé, ce qui permet de traiter les vidéos plus facilement qu’avec leur format original gourmand en ressources processeur, mais elle peut très bien servir à connecter tout autre type de sources vidéo. La carte est livrée avec une application maison servant à l’enregistrement des sources. Nous avons eu un peu de mal à la prendre en main, car la configuration de la carte nécessite un réglage à plusieurs niveaux, mais une fois le principe assimilé, son usage reste simple. Il faut tout d’abord sélectionner les entrées et sorties audio/vidéo à utiliser, dans le panneau de configuration de la carte, puis sélectionner la résolution et la fréquence d’image exactes de la source dans le logiciel de capture MediaExpress, pour que l’image s’affiche. Le panneau de configuration permet, par ailleurs, de définir un upscaling SD vers HD ou un downscaling HD vers SD, sur les entrées comme les sorties vidéo. Ces conversions sont d’ailleurs performantes. Les entrées HDMI et YUV supportent une résolution allant jusqu’en 1080i@60 Hz. Le rendu est excellent, mais il n’est pas possible d’afficher une source HDCP en HDMI. L’enregistrement vidéo peut s’effectuer au choix en YUV 8 bits non compressé ou en Motion JPEG à un débit fixe de 128 Mbps. Le rendu est

parfait dans le premier cas, et toujours très bon en MJPEG. Mais l’acquisition non compressée demande une unité de stockage rapide pour une capture en 1080i, le constructeur indique qu’un débit soutenu de 120 Mo/s est nécessaire. Il faudra donc une grappe RAID 0 pour ne pas subir une perte d’images à la capture ou des désynchronisations du son. Côté audio, la capture s’effectue en PCM stéréo, l’enregistrement d’un flux multicanal n’est pas au programme. La carte n’est pas livrée avec un logiciel d’édition ou de montage vidéo, mais elle s’associe très bien avec Adobe Premiere, After Effects et Photoshop, ainsi qu’avec VirtualDub, DScaler et MPCHC. Au final, l’Intensity Pro est un produit très convaincant. A 190 euros, le prix n’est pas exagéré et la carte fonctionne parfaitement. C’est une valeur sûre qui ne vous décevra pas. Reste à faire un choix entre ce produit et l’AverTV Capture HD, et comme souvent, cela va dépendre de vos exigences. Au niveau de la qualité HDMI tout d’abord, puisque la BlackMagic Design s’en sort un peu mieux en 1080i, même s’il n’y a rien de rédhibitoire sur l’AverTV Capture HD. La possibilité de visionner des sources HDCP est un atout qui peut faire pencher la balance vers le modèle AverMedia. Mais avec l’Intensity Pro, vous n’aurez pas besoin de savoir utiliser des logiciels tiers pour effectuer des captures brutes ou peu compressées, ces opérations restent plus simples à faire.

Toutes les entrées/sorties analogiques et numériques Compatible avec Premiere CS4, After Effects, DScaler, VirtualDub et MPC-HC Acquisition non compressée ou MJPEG par défaut Upscaling SD vers HD ou downscaling HD vers SD, en entrée comme en sortie Pas de visualisation de sources HDMI HDCP

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I PC Update

Pas de logiciel d’édition vidéo ou de montage livré

Prix


Matrox MX02 Mini Interface : PCI-Express (1x)

Entrées audio : 2 x 2 RCA + miniJack 3,5 mm

Prix : 390 euros (770 euros avec Matrox Max)

Entrées vidéo : HDMI, YUV, Composite, S-Vidéo

Tuners : hybride analogique/TNT, radio FM

Site Web : www.matrox.com

Le Matrox MX02 Mini n’est pas destiné au grand public, mais il nous permet de juger ce que l’on peut faire de plus, face aux deux précédentes cartes d’acquisition. Il s’agit d’un boîtier pouvant se connecter à un portable, grâce à un adaptateur ExpressCard, ou à un PC de bureau via une carte PCI-Express 1x (deux versions sont donc commercialisées). Le boîtier possède toutes les connectiques utiles à savoir S-Vidéo, Composite, YUV et HDMI, en entrée comme en sortie. Mais pourquoi ce produit est-il plus cher ? Tout d’abord car il accepte en entrée, comme en capture, un signal vidéo allant jusqu’en 1080p@30 Hz, et un flux audio multicanal en PCM 48 kHz/24 bits sur le HDMI. Cette connectique HDMI supporte, d’autre part, une profondeur des couleurs de 10 bits, là encore en entrée comme en sortie, contre 8 bits pour l’Intensity Pro. Mais elle ne permet toujours pas la visualisation de sources HDCP, encore moins leur enregistrement. L’interface Component peut, elle, monter jusqu’en 12 bits. Les interfaces HDMI et Component peuvent ensuite sortir en RVB ou en YUV, contre du YUV seulement pour la carte BlackMagic Design, ce qui apporte entre autres une meilleure comptabilité avec les écrans professionnels. La sortie HDMI dispose aussi d’un outil de calibrage des couleurs et il est possible d’utiliser simultanément une sortie vidéo HD et SD. La capture peut, d’autre part, s’effectuer jusqu’en 10 bits en non compressé, ou via le codec Matrox MPEG-2 I-frame 8 bits avec lequel il est possible de faire varier le débit de données de 50 à 300 Mbps en HD et de 10 à 50 Mbps en SD. Ce dernier permet d’atteindre une meilleure qualité d’image que le MJPEG de BlackMagic Design. Contrairement aux cartes d’acquisition haut de gamme de Matrox, telles que la RT.X2 ou l’Axio, ce boîtier n’intègre, en revanche, aucune capacité d’effets et de traitement en temps réel. Une fonctionnalité optionnelle baptisée Matrox Max est néanmoins disponible à l’achat du MX02 Mini, il s’agit d’une puce d’encodage h.264. Nos tests ont montré son efficacité puisque le boîtier se montre nettement plus rapide qu’un Core i7 920 pour une compression h.264, mais cette compression matérielle s’appuie aussi sur le CPU, donc plus il sera puissant et plus le Matrox Max en profitera. La qualité de rendu de cet encodage est appréciable mais une opération en deux

passes bien plus longue à finaliser et faite uniquement avec le processeur permet d’améliorer encore la qualité de la compression. Le MX02 Mini est livré sans logiciel de montage, seul un outil de capture disposant de toutes les options nécessaires est disponible. Le boîtier reste toutefois compatible avec Premiere et d’autres applications professionnelles qu’il faudra donc acheter en plus. Impossible, par contre, d’exploiter la carte avec DScaler, VirtualDub ou MPC-HC. Le MX02 Mini répond sans problème aux exigences d’un professionnel ou d’un vidéaste confirmé et représente un très bon investissement. Mais les fonctionnalités additionnelles qu’il propose, face aux deux précédentes cartes d’acquisition, sont loin d’être indispensables pour les novices ou les amateurs.

Toutes les entrées/sorties analogiques et numériques Deux versions disponibles pour les portables ou les PC de bureau Capture vidéo jusqu’en 1080p@30 Hz 10 bits Entrée/sortie HDMI 10 bits, YUV 12 bits Capture audio multicanal en HDMI Compatible avec Premiere CS4, After Effects, Adobe Encore, Photoshop, Autodesk Combustion, NewTek LightWave 3D Acquisition par défaut non compressée, ou MPEG-2 I-frame à débit variable Upscaling SD vers HD ou downscaling HD vers SD, en entrée comme en sortie Version avec encodeur matériel h.264 Pas de visualisation de sources HDMI HDCP

Logiciel de montage compatible non fourni et cher

PC Update

I 75


Pratique

Exploiter à fond sa

box

Améliorer son réseau avec un

routeur

Nous sommes presque tous connectés à Internet via des box multifonctions venant de nos FAI : Livebox, Freebox, Neufbox, etc., des sortes de routeurs simplifiés auxquels on a ajouté téléphone et télévision. Sont-elles aussi complètes qu’un vrai routeur pour autant ? Comment en tirer parti au maximum et que leur adjoindre pour les compléter ? Damien Labourot

N

ous sommes presque tous reliés au Net de la même façon, via une box avec un ou plusieurs PC derrière. Par box, on entend un package intégrant le modem mais aussi des fonctions multimédias plus ou moins évoluées, téléphonie et télévision en tête, mais surtout un routeur. Mais qui dit grosse

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I PC Update

boîte de télécoms dit maîtrise de son matériel, partant du principe que l’utilisateur est forcément stupide et va coûter cher en SAV. Un routeur, c’est pourtant le nerf du réseau, l’outil qui vous permet de paramétrer finement votre LAN et votre usage d’Internet. Que vous ayez marre de ne pas pouvoir télécharger pendant que vous jouez ou utilisez du chat IP, que vous vouliez affiner au maximum votre sécurité, ou

encore installer à domicile des applications : serveur, partage de contenus, etc., le routeur est votre ami… ou votre ennemi.

Mais d’abord, à quoi sert un routeur ? La tâche principale d’un routeur est de gérer le transit - la route - de paquets de bits entre les éléments d’au moins deux réseaux distants et/ou distincts (masques de sous-


I

s

e

ai

?

réseau ou classes d’IP différents) selon des chemins, généralement dynamiques, mais qui peuvent être imposés selon les besoins. L’exemple le plus simple correspond à votre réseau local, connecté au réseau de votre FAI, lui-même étant connecté à Internet par d’autres (très gros) routeurs. Il régit également qui a le droit de se connecter et d’utiliser le réseau à telle ou telle fin. Le tout forme une table de routage. Il intègre au minimum un switch mais aussi souvent un point d’accès Wi-Fi pour gérer votre LAN. Et il est soit relié à un modem, soit il en intègre un pour recevoir les données du Net. En pratique, cela va bien plus loin que cet aiguillage finalement transparent. Car ces paquets, vos données en l’occurrence, nécessitent des tas de traitements et tous les routeurs ne se valent pas ! Il existe, en effet, des tas de fonctions, trop souvent ignorées des utilisateurs, pour rendre un réseau plus confortable ou performant, ou lui ajouter de nouvelles utilisations. Et si les options les plus évoluées réclament un vrai routeur haut de gamme, beaucoup ne sont pas prêts à changer leur box qu’ils imaginent sans doute gratuite, contre un coûteux et complexe routeur. Voyons donc d’abord ce que les box sont capables de faire en la matière, mais n’oublions pas aussi de les comparer à de vrais routeurs et aux multiples avantages qu’ils apportent.

Box ou rien ? Les box sont nées pour accompagner les offres Internet packagées dites Triple ou Quadruple Play comprenant

donc Internet mais aussi la télévision, la téléphonie fixe et depuis peu, la téléphonie mobile pour un prix jusqu’à trois fois inférieur à ce qui se pratique dans beaucoup de pays où les télécoms n’ont pas ét�� libéralisées. Les « box » que fournissent les FAI intègrent un modem, un point d’accès Wi-Fi et un routeur. Notez d’ailleurs que chez Orange, qui n’a décidément peur de rien, la location de la box est facturée 3 euros, à ajouter aux 39,90 euros du forfait, pourtant déjà le plus cher du marché. Les autres opérateurs ne font payer la location que si vous n’êtes pas en zone dégroupée. Petite triche pour compenser le manque à gagner sur ces lignes plus coûteuses pour eux. Si votre besoin se résume à une simple connexion Internet dénuée de téléphone et de télévision ou encore si l’éloignement du répartiteur vous empêche d’utiliser les fonctions multi-

Tous les bons routeurs disposent d’un switch Gigabit, d’un port USB, du Wi-Fi dual band, d’un QoS dédié à la vidéo HD ou au jeu comme le DIR-825 de D-Link et le WNDR3700 de Netgear.

médias, il existe des forfaits bien moins chers, à partir de 14,90 euros chez SFR et Numericable avec un modem sans location ! Il suffit juste d’insister un peu mais il faudra faire une demande par téléphone pour pouvoir ne pas bénéficier de leur box, un vrai monde à l’envers ! Pour Orange et Bouygues, le forfait de base est à 19 euros. Seul Free n’offre pas ce service minimum. Rajoutons enfin que malgré vos mensualités d’abonnement, le matériel ne vous appartiendra pas et sera encore moins offert… Si vous quittez un FAI, vous devez lui retourner le matériel à vos frais ! Le coût d’un routeur variant entre 50 et 150 euros à l’achat, il peut donc être intéressant d’investir pour disposer de meilleures fonctions à un coût égal, voire inférieur à plus ou moins long terme, si vous n’utilisez pas la téléphonie ou la télévision. Et dans le cas contraire, un utilisateur exigeant pourra également trouver l’investissement utile. Mais avant cela, nous avons testé les principales box du marché et avons cherché à trouver leurs qualités et leurs défauts pour voir ensuite comment y remédier.

PC Update

I 77


Pratique

Les box :

les bonnes et les mauvaises élèves Orange : Livebox 2.0

L

a Livebox offre les fonctions essentielles d’un routeur : l’accès distant à l’interface, le contrôle d’accès définissable par poste, les fonctions de translation de ports et une interface intuitive. Même le Wi-Fi N est de la partie avec la fonction de WPS permettant de synchroniser les appareils sans mots de passe… Il manque quelques ports à son switch car si vous utilisez le décodeur TV, il ne vous reste que trois ports et même deux pour la version fibre… c’est un peu juste. La box possède deux ports USB mais aucun ne débite plus de 2 Mo/s lorsque vous branchez un disque dur ou une clé USB, que ce soit en filaire (via le switch) ou en Wi-Fi. De plus, elle ne gère que le FAT32, il sera donc impossible d’y mettre des fichiers de plus de 4 Go. En clair, on peut y brancher une imprimante USB tout au plus. Enfin, dernière ombre au tableau, la mise à jour automatique. C’est chose pratique pour l’utilisateur lambda… pour ceux qui aiment régler leur box, il faudra supporter les remises à zéro, chose courante si l’on en croit les forums du FAI… Enfin, dernier point, tout transfert via un VPN ne peut se faire qu’à travers une Livebox Pro ! Malgré ces points noirs, la Livebox a pour elle d’être la plus facile à prendre en main, avec une interface limpide.

Comme toutes les autres box, la Neufbox ne gère pas le QoS.

La Freebox est pilotable à distance via un site Web, comme la Livebox Orange.

La gestion d’accès est l’un des points forts de la Livebox. Chaque machine connectée sur le réseau peut avoir sa propre configuration, pratique pour un usage familial pour limiter l’accès qu’à certains PC.

Mais reconnaissons aussi que des forfaits un peu plus économiques aideraient grandement à choisir Orange !

SFR : Neufbox V4 On se rappelle qu’il y a quelques années, la Neufbox (avant la prise en main de Neuf par SFR) était ce qu’il y avait de mieux sur le marché. C’était un vrai centre multimédia à la maison. Seulement les années ont passé et elle n’a pas évo-

78

I PC Update

lué, voire régressé  ! Elle ne dispose toujours que d’un Wi-Fi en 802.11g, ne permet pas de prendre le contrôle de son interface à distance, ne permet plus d’utiliser un disque ou une clé USB en dehors de son réseau personnel, contrairement à ce que prétend encore le site du FAI, le portail de ce dernier n’ayant été mis à jour depuis la prolifération des firmwares de génération 2.xx bloquant la fonction de FTP ! Les ports USB ont le même problème que ceux d’Orange… Difficile de dépasser les 2 Mo/s bien qu’ils supportent le NTFS ! Les ports USB seront donc à réserver uniquement à une imprimante USB. On peut l’utiliser en tant que simple modem sans les fonctions de rou-


fois en passant au MiMo 240 Mbit, puis début 2009 au Wi-Fi N (300 Mbit). Free accompagne d’autre part sa box de freeplugs, des adaptateurs CPL pratiques pour mettre en réseau la box et le décodeur TV à travers votre installation électrique.

Bouygues Telecom : Bbox

Une fois que vous êtes en mode expert dans la Bbox, il est possible de paramétrer les options, ici le transfert de ports.

teur, mais cela vous fera perdre les options de télévision et téléphone… Une bien maigre compensation vis-àvis des manquements précités ! La box n’est pas à jeter pour autant, les fonctions de hotspot (vous permettant de vous connecter sur d’autres box que la vôtre), de serveur d’imprimantes ou le pilotage d’une interface type media center directement sur sa télévision limitent quelque peu notre déception. Les options de transfert de ports (uPnP, DMZ, NAT) sont bien présentes. En attendant, lui adjoindre un routeur ou un point d’accès moderne ne sera pas un luxe. Enfin, même conséquence que chez Orange, si vous utilisez le décodeur TV, vous perdez un port sur le switch et la version FTTH (fibre optique) a encore un port en moins, soit deux libres.

Free : Freebox V5HD Free, de son côté, propose toujours la même box au look peu flatteur depuis maintenant trois ans, avec une interface qui se pilote uniquement en ligne et non pas en local. C’est toujours aussi pratique et efficace mais tout de même très light en termes de fonctions. Si la partie transfert de ports est complète (NAT, DMZ, uPnP), la partie Wi-Fi est, elle, plus légère : impossible de contrôler son réseau par adresse MAC par exemple ! Aucune option de contrôle parental n’est disponible pour bloquer

Internet à des membres du réseau ou encore à des PC en fonction de plages horaires ou d’applications. L’avantage de la Freebox est de désactiver le mode routeur en décochant une simple case et de laisser faire un vrai routeur derrière, tout en conservant les parties téléphonie et télévision actives ! En fonction annexe, il est possible d’utiliser l’unique port USB de la Freebox pour partager une imprimante sur le réseau. Le FTP est sur le boîtier télévision mais ne peut être pointé depuis l’extérieur. Enfin, la Freebox est la seule box du marché à être compatible avec le protocole IPV6, que seul Free met à disposition de ses abonnés dégroupés. L’intérêt principal reste mince à cette heure, simplement mettre fin au NAT puisque chaque machine n’a plus qu’une seule adresse IP publique. Si en apparence extérieure, la Freebox n’a pas évolué, Free a pris soin de mettre à jour la partie Wi-Fi par deux fois sur cette V5/V5HD, une première

Nouvel entrant sur le marché de l’ADSL, Bouygues Telecom, avec son forfait Ideo, fait un malheur, c’est la première offre Quadruple Play sur le marché français : Internet, télévision, téléphonie fixe et téléphonie mobile pour moins de 45 euros ! On pressentait des défauts de jeunesse sur sa box et finalement, rien de bien «  grave  ». Seule la partie Wi-Fi embarquée nous semble limitée puisqu’encore en 802.11g ! Pour une box moderne, cela fait un peu tache. Autre point noir, son port USB qui a refusé de dépasser le mégaoctet par seconde, même lorsque nous nous sommes connecté via le switch 100  Mbit ! L’interface logicielle est complète et tout y est présent : NAT, DMZ, pare-feu réglable, uPnP, partage de fichiers, etc. Toutes les options sont cependant camouflées sous un mode Expert, qui ressemble très fort à un mode Admin sous Linux ! Par contre, aucune option ne permet un contrôle parental ou un filtrage des sites. Il manque aussi une gestion de la box à distance. Seul Bouygues Telecom peut prendre la main dessus en cas de plantage. Bon point pour cette Bbox avec le support de la fonction WDS. Si l’on souhaite faire une upgrade de la partie Wi-Fi en remplaçant le point d’accès, la box peut alors diffuser via ces nouvelles bornes, ces dernières agissant en simples répétiteurs. Il faut alors paramétrer le même canal sur chacun des modules Wi-Fi. Numericable ne conçoit pas de box. C’est un vrai routeur Netgear CBVG834G qui est fourni, hélas vieillissant ! A contrario, le récepteur TV n’offre aucun lien avec le PC.

PC Update

I 79


Pratique

Numericable

car il s’agit d’un modèle ancien à l’interface vieillotte et aux fonctions limitées. Le pire est à venir… La partie sans fil se cantonne au 54 Mbit ! Pour un des principaux promoteurs de la fibre optique en France… on s’attendait à mieux… puisqu’il sera impossible de profiter du 100 Mbit à travers un réseau sans fil. Si l’option uPnP est bien présente, ainsi qu’un filtrage des sites autorisés et les transferts de ports (NAT, DMZ), c’est à peu près tout ce que nous avons d’intéressant dans l’interface

Numericable opérateur câble, exNoos, est présent sur le marché ADSL depuis maintenant quelques années et offre une large gamme d’offres, dont une Triple Play d’entrée de gamme pour un peu plus de 20 euros. Si tous les FAI soignent leur box en leur donnant un nom et une apparence particulière, chez Numericable, on fait simple : le routeur câble ou DSL est un… Netgear ! Si ça ressemble à une bonne surprise au départ, on déchante vite

Box Adsl

Livebox 2

Freebox HD

NeufBox

de ce modem/routeur. Nous pensions que brancher sa box via l’USB de son PC était révolu, ici c’est encore possible via un port USB femelle ! Une mise à jour du matériel ne serait-elle tout simplement pas souhaitable chez Numericable ? Ce serait opportun puisqu’autant les modems routeurs ADSL se trouvent facilement, autant un modem câble… c’est moins évident ! Enfin, à noter que comme chez Orange, les mises à jour automatiques avec reset sont de la partie.

Bbox

Numéricable

ADSL / Fibre

Oui / Oui

Oui/ Oui

Oui / Oui

OUI / NC

Oui / Oui

Switch

“4 Ports 100Mbit (3 utilisables si TV)”

4 Ports 100Mbit

“4 Ports 100Mbit (3 utilisables si TV)”

“4 Ports 100Mbit (3 utilisable si TV)”

“4 port 100Mbit (4 utilisable si TV)”

mode bridge

Oui

Oui

Oui

Non

Oui

WiFi

802.11 b/g/n

802.11 b/g/n

802.11b/g

802.11b/g

802.11b/g

Filtrage par adresse MAC

Oui

Non

Oui

Oui

Oui

“WPS (ajout périphérique par un bouton)”

Oui

Non

Oui

Non

Non

WDS (Repetiteur)

Non

Non

Non

Oui

Non

DynDNS

Oui

Non

Oui

Oui

Oui

Provider DDNS

“DynDns.com, No-IP.com, DtDNS.com”

-

DynDns.com

“DynDns.com, No-IP.com, DynDns.com DtDNS.com”

Ajout de DNS

Oui

Non

Oui

Non

Non

Firewall

“Oui, 4 niveaux dont 1 paramètrable”

Oui

Oui

Oui

Oui

Transfert de Ports

Applications / Manuel

Manuel

Applications/ Manuel

Applications / Manuel

Applications / Manuel

QoS

Non

Non

Non

Non

Non

VPN

Non

Oui

Oui

Oui

Oui Oui

DMZ

Oui

Oui

Oui

Oui

Upnp

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Blocage Ping

Non

Oui

Oui

Non

Oui

Filtrage site / Contrôle Parental

Non / Oui

Non / Non

Non / Non

Non / Non

Oui / Non

Port USB

2

1 USB-A +1 USB-B

2

2

USB-B

Partage fichiers USB

Oui

Oui (via decodeur TV)

Oui

Oui

non

Formatage supporté sur USB

Fat32

NTFS (Lecture seule), FAT32, XFS, HFS+

FAT32, NTFS

Fat32

Non

FTP Distant sur USB

Non

Non

non

Non

Non

Partage Imprimante USB

Oui

Oui

Oui

Oui

Non

Support IPV6

Non

Oui

Non

Non

Non Oui

administration à distance

Oui

Oui

Non

Non

assistance a distance

Non

Non

Non

Oui

Non

Accès Hot Spot du FAI

Non

Oui

Oui

Non

Non

Accès Hot Spot Autre que FAI

Non

Oui

Oui, FON

Non

Non

Mise à jour

automatique

automatique

automatique

automatique

automatique

80

I PC Update


Ce qu’il manque V

à nos box

ous l’aurez compris, toutes les box (ou presque) pèchent quelque part et il n’est pas difficile de leur trouver des défauts. Si nous n’avons pas encore parlé de Qualité de service (QoS) jusqu’ici, c’est qu’aucune box ne le permet, une fonction pourtant si pratique pour un usage multitâche et surtout multiPC sur un réseau. Le simple fait que quelqu’un télécharge sur celui-ci suffit pour ne plus pouvoir jouer en ligne dans le reste de la maison ! Avec le QoS, il sera possible de prioriser des usages par rapport aux autres, ou une machine par rapport au reste du réseau. Par exemple, il sera possible de mettre les jeux ou le chat vocal

en priorité maximale par rapport au téléchargement, évitant donc un ralentissement des paquets à cause d’une bande passante saturée par du P2P. Autre point particulièrement manquant dans les box de dernière génération, aucune n’utilise la fréquence de 5 GHz pour diffuser le Wi-Fi. Elle est pourtant partie intégrante de la version N de la norme sans fil et permet d’éviter le parasitage induit par les nombreux usages de la bande à 2,4 GHz. En effet, sur cette bande passante, sont utilisés le Wi-Fi, le Bluetooth, pour ne citer qu’eux. Enfin, elle permet aux appareils compatibles de ne pas être bridés par un appareil à débit inférieur

(en Wi-Fi b ou g), si toutefois le modèle choisi est double bande.

La fonction de QoS permet de privilégier certaines tâches par rapport à d’autres. On met, par exemple, les jeux en priorité sur le téléchargement. Cela évite d’augmenter la latence (le ping).

Comment coupler un routeur à sa box ? Comme nous venons de le voir, on aimerait donc bien pouvoir se passer des box pour les fonctions de routage. Et du reste, il existe une option simple pour basculer les box en simples modems. Sauf que vous perdrez l’accès au téléphone et à la télévision, hormis chez Free. Afin de coupler efficacement une box et un routeur, l’astuce consiste donc à utiliser la fonction DMZ de la box, ce qui permet de laisser la main au routeur pour le routage et de conserver la TV et la téléphonie de la box. La première chose à faire est de relier le ou un des ports Ethernet de la box au port WAN

Ethernet du routeur. Vos PC et tous vos autres périphériques possédant une connexion Ethernet  doivent ensuite être reliés au switch du routeur. En passant par les favoris réseau de Windows, votre routeur a dû apparaître. Un clic droit sur celuici et nous pouvons accéder « à la page Web du périphérique ». Une fois les login et mot de passe tapés (voir la notice si le admin/ admin ne passe pas), on accède à son interface d’administration par le biais de son navigateur Web. Si le routeur n’apparaît pas dans les favoris réseau,

DIR-825_back : Le port WAN d’un routeur peut aussi s’appeler Internet, c’est sur celui-ci que vous pourrez brancher votre box ou modem en cas d’upgrade.

vous pouvez taper directement l’adresse IP du routeur dans un navigateur Internet. Il est ensuite nécessaire de modifier cette adresse IP LAN du routeur, dans une plage différente de celle de la box. La box a souvent une IP LAN de type 192.168.1.1 ou 192.168.0.1, il faudra donc mettre par exemple 192.168.2.1, ainsi que le masque de sous-réseau approprié à cette plage d’IP, soit 255.255.255.0. Une fois le routeur redémarré, retournez dans son interface et dans son menu de configuration de la connexion Internet. Choisissez ici le mode « Adresse IP statique ». Entrez une adresse IP (IP WAN) qui est différente de votre box, mais cette fois dans la même plage d’IP. Si la box possède une IP de type 192.168.1.1, il faudra donc mettre 192.168.1.2, par exemple. Indiquez ensuite comme passerelle l’adresse IP LAN de votre box (192.168.1.1 ou 192.168.0.1 dans notre exemple). Entrez également les DNS de votre FAI qui vous ont

été fournis ou cherchez-les sur le Net. Si jamais votre masque de sous-réseau n’est pas entré automatiquement, mettez 255.255.255.0. Vérifiez ensuite que le serveur DHCP du routeur est bien activé. Une fois ces paramètres inscrits, entrez dans le menu de configuration de la box et désactivez le Wi-Fi, le pare-feu et le serveur DHCP. Dans la partie DMZ de la box, entrez l’adresse IP LAN du routeur que vous avez choisie à son option « Adresse IP statique » (soit 192.168.2.1 dans notre exemple). A partir de maintenant, votre nouveau routeur a la main sur votre réseau et vous conservez l’accès à la téléphonie et au service de télévision. Si la box fournie par votre FAI ne dispose pas de l’option DMZ (antérieure à celles que nous avons testées donc qui en disposent toutes), l’alternative consiste à rediriger tous les ports de la box (port 1 à 65 535) en direction de l’IP LAN de votre routeur (192.168.2.1 ici).

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I 81


Pratique Compléter son réseau Si vous ne pouvez ou ne voulez pas tirer de longs câbles entre vos PC et la box, ou entre vos PC et un switch, nous conseillons d’utiliser des solutions à base de CPL. Le débit est souvent plus stable qu’en Wi-Fi. Il existe des adaptateurs à 200 Mbit pour moins de 80 euros la paire. Ne descendez pas en dessous du 200 car le débit chute rapidement avec la distance. Ces adaptateurs

Un simple switch Gigabit offre de meilleurs débits entre nos PC par rapport à celui de nos box en 100 Mbit.

doivent être impérativement sur le même réseau électrique. Si vos appareils sont trop distants les uns des autres, ou si vous souhaitez

Les XAV 500 de Netgear permettront d’ici cet été de passer 500 Mbit via le courant porteur (CPL).

améliorer les débits de la connexion Wi-Fi, ajouter un point d’accès en Wi-Fi N est une bonne alternative.

Autre fonction manquante chez tous les FAI, sauf Orange et sa nouvelle box, le filtrage par mot clé. Cela permet de bloquer une fois pour toutes certains sites malveillants ou dont vous souhaitez interdire l’accès aux enfants. Cette fonction permet aussi de couper l’accès à certains sites ou jeux, à partir d’une heure fatidique.

Comprendre le NAT et le port forwarding

Le dual band permet de diffuser en Wi-Fi sur deux réseaux distincts.

On citera également le VPN, une interconnexion de réseaux privés via un réseau public au sein d’un tunnel crypté. Cela peut avoir pour intérêt dérivé de masquer son IP réelle puisqu’en

Faire du routage de ports correspond, entre autres, à faire communiquer une machine de votre réseau vers l’extérieur (Internet). Votre réseau dispose d’une adresse publique que vous a attribuée votre FAI (82.156.48.98 par exemple). Mais une adresse IP publique ne peut être attribuée à plusieurs machines et les particuliers n’ont pas les moyens et l’utilité d’en acheter plusieurs. Votre routeur génère donc autant d’IP privées (192.168.0.1, 192.168.0.2, etc.) que vous avez de périphériques connectés à votre réseau LAN. Ces adresses sont connues de votre routeur mais n’existent pas sur le réseau public. Un utilisateur distant qui voudrait se connecter à un serveur FTP installé sur une de vos machines, en utilisant votre IP publique, ne pourrait donc pas l’atteindre car le routeur ne saura pas vers quel PC de votre réseau il doit rediriger cette requête. Il est donc nécessaire d’indiquer au routeur que toute demande d’accès sur le port 21 (pour notre exemple, puisque c’est le port standard en FTP) soit redirigée vers l’IP privée du PC qui héberge le serveur FTP. Ce principe est le même pour prendre le contrôle à distance d’un PC par exemple, ou pour accéder à son NAS à travers Internet.

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I PC Update

Linksys propose des points d’accès double bande 2,4 GHz et 5 GHz, il est possible de réserver la bande à 5 GHz aux seuls appareils en N, pour conserver les meilleures performances réseau. Les autres appareils utiliseront la bande 2,4 GHz.

se connectant en VPN, on paraît utiliser l’adresse IP publique de l’hôte… mieux encore, cette fonction permet de jouer en mode réseau local avec des adversaires sur Internet. Si la Livebox est douée pour le contrôle d’accès, elle ignore les fonctions de VPN réservées à la version pro (qu’il est ridicule d’avoir deux versions, n’est-ce pas ?). Les autres box gèrent toutes le VPN, du moins avec les derniers firmwares. Dernier point, la possibilité d’entrer d’autres DNS (ceux de Google ou d’OpenDNS) que ceux du FAI. Cela évite les filtres bloquant certains sites ou certains accès à des services, même si nous sommes peu concernés dans nos pays démocratiques. Chose plus utile, ces DNS sont plus sécurisés que ceux proposés par défaut car dotés de filtrages antiphishing (sites contrefaits ayant pour but de vous soustraire vos informations bancaires, par exemple).

Cette fonction permet de bloquer un service à heures fixes ou un type de protocole ou de bloquer des ports pour empêcher un joueur de rejoindre une partie en réseau.


Pratique

Twitter, comment ça marche ? Mystère pour certains et véritable phénomène de société pour d’autres, Twitter est un outil de réseau social et de microblogging de plus en plus populaire sur le Web et même incontournable pour transmettre des informations instantanément dans le monde. Mais dans les faits, comment Twitter fonctionne-t-il et comment l’exploiter ? Manuel DaCosta

P Les derniers tweets de vos abonnements sont affichés sur la page principale de votre compte Twitter.

ermettant d’envoyer des messages courts instantanément, Twitter n’offre à première vue aucun intérêt, car si on veut envoyer un message, il y a les e-mails, si on veut gérer ses contacts, il y a Facebook, si on veut discuter, il y a les clients

de messagerie instantanée et si on veut rédiger des billets, il y a les blogs. Alors pourquoi utiliser Twitter ? Tout simplement car cet outil de réseau social, qui repose sur le principe philosophique du « keep it simple, stupid », caractérise un peu tout ça à la fois.

“ Twitter est un outil idéal pour créer des débats, améliorer le référencement de son site Web, faire la promotion d’un événement et élargir son réseau de contacts. ” 84

I PC Update

Twitter, qu’est-ce que c’est ? Twitter, qui vient du mot « tweet » signifiant gazouillis en anglais, est une plateforme de microblogging qui permet de poster des tweets ou messages courts (140  caractères au maximum) sur le thème de « Que faitesvous actuellement ? » (humeur du moment, réflexions sur tout et n’importe quoi, disponibilité, etc.), le tout de manière instantanée. Mais, au fil du temps, Twitter est devenu bien plus et permet maintenant de partager en ligne des infos, des liens ou encore des photos. Le traditionnel « Que faites-vous actuellement ? » a donc été remplacé par « Quoi de neuf ? » Un moyen simple et efficace comme vous allez le découvrir, pour trouver des contacts, améliorer le référencement d’un blog et/ou site Web mais également et surtout un moyen de faire réagir vos lecteurs, de provoquer une réaction en chaîne et ainsi de créer différents débats. Notez que, contrairement aux blogs, il n’est pas possible aux lecteurs de commenter vos messages.

Créer son compte Twitter D’une manière générale, Twitter repose sur le même fonctionnement que les outils de réseaux sociaux, à l’image de Facebook. Il faut créer un compte sur le site http://twitter.com en prenant soin de renseigner correctement nom et prénom pour permettre


montrer plus créatif en créant une page d’accueil qui colle à votre personnalité. Cette dernière devra simplement être au format PNG, JPG ou GIF et peser un maximum de 800 ko.

MrTweet est un annuaire Twitter facilitant la recherche de contacts.

aux autres de vous trouver plus facilement pour suivre vos fils d’informations, sans oublier d’utiliser un nom d’utilisateur le plus court possible pour, là encore, faciliter le travail de ceux qui feront suivre vos messages (retweets). Vous devrez également renseigner votre profil (infos personnelles, photo, centres d’intérêt) et inviter vos « amis » à vous rejoindre. Ils doivent, pour cela, posséder un compte Twitter pour que vous puissiez les retrouver à l’aide du champ Rechercher, disponible sur le volet droit de votre page d’accueil Twitter. Ou bien laisser Twitter consulter votre carnet de contacts Gmail, Yahoo ou AOL pour retrouver rapidement les comptes Twitter correspondants. Vous devrez, pour cela, renseigner le nom d’utilisateur et le mot de passe de votre compte mail dans l’onglet Trouver des gens, sur la page d’accueil Twitter. Dans ce même onglet, vous pourrez d’ailleurs chercher et choisir des personnes dont vous souhaitez suivre les tweets, en consultant les suggestions Twit-

ter qui sont classées par thèmes. Ces suggestions ne correspondent toutefois que très rarement à nos préférences et il est donc recommandé de passer par des services Web tels que Twellow (www.twellow.com), TwitDir (http://twitdir. com) ou encore MrTweet (http:// mrtweet.com) pour trouver des utilisateurs Twitter intéressants et de tout horizon.

Personnaliser son compte Twitter En passant par l’onglet Profil de vos paramètres, il est possible de personnaliser votre page d’accueil Twitter en chargeant une photo, un avatar ou une image de votre choix. Toujours dans les paramètres, l’onglet Thème permet, quant à lui, de jouer avec les couleurs, de changer l’arrièreplan et de prévisualiser l’affichage avant de valider les modifications. Vous pourrez également importer différents thèmes (http://twitpaper.com, www.twittergallery.com, www.twitbacks.com) ou vous

Twitpaper est un site incontournable pour télécharger de nouveaux thèmes Twitter.

Outre l’aspect esthétique, et en fonction de l’utilisation que vous souhaitez faire de Twitter, vous pouvez restreindre votre profil et vos messages courts (tweets) à un cercle privé d’amis. De cette façon, seuls les amis que vous aurez préalablement autorisés pourront suivre vos fils et consulter votre profil. Il suffit, pour cela, d’ouvrir l’onglet Mon compte situé dans Paramètres et de cocher la case Protéger mes tweets, avant d’enregistrer les modifications. Pour finir, vous pourrez choisir dans l’onglet Notifications de vos paramètres d’être averti par mail à chaque fois que quelqu’un s’abonnera pour suivre vos tweets, ainsi qu’à chaque réception de messages privés.

Comprendre le fonctionnement et le langage de Twitter

Au même titre qu’un profil bien renseigné, l’apparence de Twitter revêt une grande importance pour développer ses activités.

Lorsqu’on se connecte à Twitter, on distingue sur la page d’accueil un champ intitulé : « Quoi de neuf ? » permettant de rédiger ses tweets, mais aussi de lire tous

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I 85


Pratique

TinyURL permet de raccourcir les liens HTML que vous souhaitez tweeter.

De par ses tweets limités à 140 caractères, Twitter impose un langage qui lui est propre.

les tweets de ses propres followings ou abonnements. C’est-à-dire les personnes que l’on a choisi de suivre. Sur le panneau latéral de droite, on distingue plusieurs éléments, à commencer par le nombre d’abonnements suivis, mais aussi les followers ou abonnés, qui désignent les personnes qui ont choisi de vous suivre. En cliquant sur l’un ou l’autre, vous pourrez choisir de supprimer les personnes que vous ne souhaitez plus suivre, créer des listes permettant de classer

Le langage Twitter • Le hashtag ou #, suivi d’un mot et sans espace, permet de définir le sujet principal du tweet. • Le caractère @ est toujours accolé au pseudo d’un compte Twitter et permet de faire savoir à son destinataire que vous lui adressez un tweet. • Le FotD (Find of the Day) permet de partager avec ses abonnés la Découverte du jour. • Le NSFW (Not Safe For Work) désigne un tweet compromettant qu’il vaut mieux éviter de lire au travail. • Twunch est la contraction des mots Twitter et Lunch, et caractérise un service en ligne permettant d’organiser des repas entre tweeters. • RT ou ReTweet désigne un message republié. C’est-àdire un message provenant d’un abonnement que vous souhaitez partager avec tous vos abonnés. • Le FollowFriday ou #FF est un moyen de faire découvrir à vos abonnés, et uniquement le vendredi, de nouveaux comptes Twitter que vous jugez intéressants. • Les termes twittos, twitteur ou twitterer désignent un utilisateur Twitter. Tweeple et tweople désignent, pour leur part, un groupe de twittos. • DM ou Direct Message désigne un message privé uniquement visible par le ou les destinataires. • Un d suivi d’un espace et d’un pseudo (d pseudo) permet d’envoyer un message privé.

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ScreenTweet est un service Web permettant de repousser les limites de Twitter, en autorisant le partage de photos, d’images et de vidéos.

blog, dans le champ Tweet Video de ScreenTweet, avant de cliquer sur le bouton Post. Offrant les mêmes possibilités, Tweetube (www.tweetube.com) va un peu plus loin et permettra très bientôt de partager des séquences courtes enregistrées à l’aide de votre webcam, en plus d’offrir l’opportunité de partager plusieurs liens HTML ou vos favoris dans un seul tweet. Les liens seront alors visibles sur le site de Tweetube avec, en prime, une vignette de prévisualisation pour chaque lien URL partagé.

vos abonnements par thèmes, envoyer un message privé à l’abonné de votre choix, le bloquer, le considérer comme source de spams ou encore choisir de suivre ce dernier. Les tweets se limitant à 140  caractères, espaces compris, vous devrez pour commencer prendre l’habitude de raccourcir les liens HTML que vous souhaitez partager à l’aide de services tels que TinyURL, ls.gd ou encore CowURL. Mais vous devrez également employer le langage très particulier de Twitter pour raccourcir vos tweets.

Partager des photos, des captures d’écran et des vidéos sur Twitter Twitter ne permettant pas nativement de partager des photos, images, vidéos et documents PDF, vous devrez passer par des services Web, à l’image de ScreenTweet (http:// screentweet.com). Son fonctionnement est simple puisqu’il suffit de vous connecter à votre compte Twitter directement à partir de la page d’accueil du service ScreenTweet, avant de sélectionner le contenu à partager directement à partir de votre PC, ou depuis votre téléphone mobile en envoyant un MMS vers l’adresse mail créée automatiquement par ScreenTweet (par exemple pseudo.4488@screentweet.com). Pour partager des vidéos, il suffira au contraire de copier-coller le code embed permettant normalement d’intégrer une vidéo sur un site Web ou

Le service Web Tweetube permet de partager de multiples liens HTML dans un seul tweet.

Quelques applications pour aller plus loin dans le microblogging De nombreuses applications capables d’étendre les fonctionnalités de Twitter existent. Il n’est bien sûr pas possible de citer toutes les meilleures applications de manière exhaustive dans ces pages, mais certaines d’entre elles ont néanmoins attiré notre attention à l’image de Tweetbeep (http://tweetbeep.com) qui permet de créer des alertes à l’aide de mots clés. Vous pourrez paramétrer la fréquence des alertes, choisir de surveiller des personnes en particulier et ainsi être averti dès que votre site Web et/ou blog sera, par exemple, cité sur Twitter. A l’image des sites Web et des blogs, il est également possible de suivre les statistiques de votre compte Twitter à


Certaines applications, à l’image de Tweetnews, permettent de trouver des tweets pertinents suivant le sujet que vous recherchez.

A l’image des sites Web et blogs, il est possible d’analyser les statistiques de votre compte Twitter.

l’aide d’outils tels que Twitter Friends, Twinfluence, TweetStats, Tweet-Rank ou encore Twitterholic pour ne citer que les plus connus. D’autres applications permettent, en revanche, d’optimiser votre utilisation Twitter en mettant, par exemple, en place un filtre permettant de récupérer uniquement les tweets qui vous intéressent à l’aide de just Signal (http:// justsignal.com). Alors que d’autres permettent de classer les tweets pertinents en fonction d’un sujet, à l’image de Tweetnews (http://tweetnews. appspot.com). Et que d’autres ajoutent un bouton Twitter sur un blog/ site Web, ce qui permet aux lecteurs qui le désirent de faire la promotion d’un billet ou d’un article sur la twittosphère. De quoi entraîner une réaction en chaîne et développer la fréquentation de votre blog/site Web. Les applications ne manquent donc pas, à vous de trouver celles qui vous correspondent le mieux.

Twitter, buzz du moment ou véritable outil ? Si votre seul but est d’échanger des mondanités sans intérêt avec vos partenaires et amis, il ne fait aucun doute que vous vous lasserez très rapidement de Twitter. En revanche, une fois que vous aurez constitué votre réseau, sans aucun doute le stade le plus difficile car il a une influence directe et très importante sur la véracité des infos que vous recherchez, Twitter est un outil de microblogging redoutablement performant qui s’intègre à peu près partout (client mail, téléphone mobile, directement sur un site, client de messagerie instantanée, etc.). Ce qui vous permettra, par exemple, d’améliorer le référencement de votre site et/ou blog, d’enrichir son contenu à l’aide d’informations pertinentes, d’organiser ou de se

Une fois bien maîtrisé, Twitter permet de développer ses contacts, comme ici avec Terry Makedon, le responsable développement des pilotes Catalyst d’ATi.

maintenir au courant des derniers événements, ou bien de développer votre business en élargissant votre cercle de contacts professionnels, puisqu’il est aujourd’hui courant de trouver des contacts jusqu’alors inaccessibles, à travers d’autres contacts. Mais ce n’est là que la partie visible de l’ice-

berg, puisque d’innombrables applications vous permettront d’optimiser, de développer vos activités et de trouver de nouveaux usages qu’il n’est pas possible de détailler de façon exhaustive. Maintenant que les bases sont posées, c’est à vous d’explorer de nouveaux horizons.

Le plus difficile avec Twitter est de créer son réseau de contacts. Encore au stade de bêta, Twitter Poster (http://twitterposter.com) permet de découvrir graphiquement l’influence des twitters.

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Pratique

Les logiciels du mois S RT Se7en Lite

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i vLite remplit très bien son office de création d’isos personnalisés de Windows, il est pénible de devoir installer le lourd Windows Automated Installation Kit (WAIK), outil certes gratuit de Microsoft. Mais on peut désormais s’en passer grâce l’utilitaire libre RT Se7en Lite (www.rt7lite.com), du moins pour Windows 7. Il fonctionne aussi sous Windows Vista SP1, Server 2003 SP2, Server 2008 mis là, on ne peut se passer du WAIK. Il requiert en revanche l’installation du plugin Adobe Flash Player et le.NET Framework 3.5, qu’il faudra activer sous Windows 7 à partir du module Activer ou désactiver les fonctionnalités de Windows, situé dans l’onglet Programmes du panneau de configuration. Avec les autres versions de Windows, .NET Framework 3.5 n’est pas livré en standard et vous devrez donc l’installer en passant par Windows Update. Avant de commencer et contrairement à vLite, il ne suffit pas de désactiver l’UAC pour pouvoir installer et utiliser RT Se7en Lite. Ce dernier ne fonctionnant pas avec le compte administrateur créé par défaut lors de l’installation de Windows 7, vous devrez créer un deuxième compte utilisateur. Que ce soit un compte utilisateur standard ou administrateur importe peu. Pour le reste, le fonctionnement de RT Se7en Lite mais aussi ses fonctionnalités sont en tout point identiques à vLite  : intégration de mises à jour Windows, pilotes, pack de langues (uniquement pour la version Ultimate) et applications, suppression des modules Windows indésirables, optimisation et personnalisation,

mode Unattended et création de l’image ISO. La première étape consiste, bien entendu, à copier le contenu de votre disque d’installation Windows 7 sur votre disque dur, avant d’indiquer à RT Se7en Lite l’emplacement du répertoire  (1). Vous pourrez ensuite intégrer les mises à jour Windows de votre choix (2) que vous devrez récupérer une par une sur le site de Microsoft, en attendant de voir débarquer une version d’Autopatcher compatible avec Windows 7 qui facilite l’opération, en récupérant toutes les mises à jour automatiquement (www.autopatcher. com). Attention de choisir les mises à jour correspondant à votre version de Windows, 32 ou 64 bits. La méthode d’intégration des pilotes et des applications reste, elle aussi, inchangée. Dans le premier cas, vous devrez décompresser l’exécutable de vos pilotes et extraire le fichier .inf. Le logiciel se chargera ensuite automatiquement de récupérer les fichiers indispensables. Pour ajouter des applications en mode silencieux, indiquez simplement l’emplacement des exécutables. Le reste est tout aussi simple. Indiquez les fonctionnalités Windows que vous souhaitez désactiver par défaut, comme Internet Explorer 8 par exemple, choisissez les optimisations du système (prefetcher, effets visuels, services, UAC, options d’alimentation, etc.) et renseignez les champs de la section Unattended si vous souhaitez créer un disque d’installation automatisé (3). Une fois que vous avez apporté toutes les modifications souhai-


WinBubble

tées, appliquez les changements pour initier la création de la nouvelle image ISO. Avant de graver cette dernière, nous vous recommandons de tester votre image à l’aide d’un logiciel de virtualisation tel que VirtualBox ou toute autre alternative.

JShot Après le logiciel de capture 7Capture qui avait la particularité de capturer les coins arrondis et les effets de transparence Aero, un nouvel outil de capture bien plus évolué débarque. S’appuyant sur Java, le logiciel JShot (http://jshot.info) est compatible Windows/Linux et offre de nombreuses fonctionnalités : capture partielle (région, fenêtre active, barre des tâches, gadget) ou totale de l’écran, éditeur basique, envoi simplifié des captures vers un serveur FTP, ImageShack, Skype ou Twitter, redimensionnement d’images, etc.

WinBubble A l’image de Tweak-7 ou de TuneUp Utilities, WinBubble (http://unlockforus. blogspot.com) est un logiciel gratuit d’optimisation, compatible Windows Vista et 7. Outre les améliorations d’ordre esthétique permettant, par exemple, de changer l’écran de connexion Windows, WinBubble est capable d’optimiser le système. Vous pourrez ainsi modifier les paramètres de sécurité, désactiver le cache en écriture des périphériques de stockage USB, adapter le fonctionnement du prefetcher à vos besoins, restreindre l’accès au panneau de configuration ou encore désactiver la lecture automatique.

Gustav

Project Gustav Après un Photoshop CS5 bluffant, les outils de création numérique n’en finissent pas d’évoluer, à l’image de Project Gustav. Issu des laboratoires Microsoft Research (http://research.microsoft. com/en-us/projects/gustav), le projet Gustav a pour ambition de simuler de la façon la plus réaliste qui soit, sur une tablette graphique ou toute autre surface tactile multitouch, les effets de la peinture et des pinceaux : texture du pinceau, pression, mélange des couleurs, etc.

Omnimo UI Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Rainmeter (http://rainmeter.net) est un outil gratuit personnalisable, permettant de monitorer divers éléments de votre PC en temps réel (charge CPU, disque dur, réseau, mémoire, etc.), mais aussi d’ajouter des fonctions telles qu’un calen-

drier, un agrégateur RSS, une horloge ou encore des interfaces à vos lecteurs multimédias et des lanceurs d’applications. Rainmeter bénéficie d’une quantité incroyable de skins magnifiques et l’utilisateur fediaFedia a su trouver le parfait équilibre entre beauté et sobriété, en proposant, avec Omnimo UI, une série de 29 thèmes mais aussi des outils interactifs qui vous permettront de laisser libre cours à votre créativité. Rainmeter demande toutefois de la patience et de la persévérance avant de pouvoir rendre votre bureau Windows plus fonctionnel. Avant d’installer Omnimo UI (http://fediafedia.deviantart.com/art/Omnimo-UI-101-for-Rainmeter-158707137) et si vous n’utilisez pas encore Windows 7, veillez à installer la police Segoe UI Light présente sur le site de Microsoft.

Omnimo UI

JShot

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Comparatif

Core i7-930, cartes X58

USB 3 et SATA 6 Gb/s La plateforme 1366 se met à jour thomas Olivaux

Depuis l’arrivée du socket 1156, on n’a d’yeux que pour lui. La plateforme 1366 est pourtant loin d’être morte ! Après l’arrivée du surpuissant Core i7-980X à six cores le mois dernier, voici les essais du nouveau Core i7-930 et des toutes dernières cartes mères avec USB 3 et SATA 6 Gb/s.

N

on, le 1366 n’a pas dit son dernier mot ! A sa sortie en novembre 2008, ça fait déjà un an et demi, nous étions nombreux à avoir des doutes quant à sa pérennité une fois la plateforme 1156 sortie. En effet, Intel ayant choisi de décliner des Core i7 sur le plus petit socket, il y avait de quoi parier que des modèles plus performants verraient peu à peu le jour jusqu’à éclipser totalement le 1366, laissant sur le carreau les clients de la première heure. Mais que nenni, Intel pousse sa solution haut de gamme vers le haut, en sortant coup sur coup l’ultrahaut de gamme 980X avec six cores, cadencé à 3,33 GHz hors Turbo

90

I PC Update

Mode et, en bas de l’échelle, le 930 à quatre cores, cadencé à 2,8 GHz, que nous essayons ce mois-ci. En parallèle, les constructeurs de cartes mères qui n’avaient pas renouvelé leurs gammes depuis l’an dernier réagissent. Quelques nouveaux modèles sont sortis, toujours mieux équipés, toujours plus extrêmes.

Bye bye i7-920 Historiquement, la plateforme 1366 a accueilli, dès la sortie fin 2008, l’i7-920 (2,66  GHz), l’i7-940 (2,93 GHz) et l’i7-965 (3,2 GHz), ce dernier étant de la famille Extreme. Les prix étaient alors proches de 300, 600 et 1 000 euros, tout de

même. En juin 2009, les 940 et 965 ont cédé la place aux i7-950 (3,06  GHz) et i7-975 (3,33  GHz). Les prix avaient un peu baissé, la gamme s’établissant à 270, 500 et 1  000  euros. En octobre dernier, Intel a discrètement remplacé le 950 par l’i7-960 (3,2 GHz). Ce dernier, vendu « seulement » 500 euros, est aussi rapide que feu l’Extreme Edition 965. Les seules différences sont le coefficient bloqué sur le 960 (comme tous les processeurs hors Extreme) et un bus QPI à 4,8 GT/s au lieu de 6,4 GT/s. Enfin, le mois dernier, l’i7-975 a cédé sa place à l’i7-980X, passant de quatre à six cores pour le même tarif.


Asus

P6X58D-E

Asus

Rampage III Extreme

EVGA

X58 Classified 4-Way SLI

Gigabyte

X58A-UD5 Le Core i7‐930 face à ses concurrents 

Core i7‐980X

153,8

Core i7‐975

131,7

Core i7‐950

124,1

Core i7‐870

Durant tout ce temps, Intel n’a pas touché à l’i7-920, le modèle le plus abordable et de loin le plus vendu. Les choses bougent enfin en « entrée de gamme » puisque ce bon vieux 920 cède la place à l’i7-930 ! Vendu au même prix, à savoir 270 euros, il passe de 2,66 à 2,8 GHz. Mais que vaut-il face à l’i7-860 de même fréquence sur socket 1156 ? Acheter un PC en socket 1366, est-ce ça a encore du sens ?

Pas d’évolution technique Techniquement parlant, l’i7930 n’est pas franchement une nouveauté. C’est un Core i7 de révision D0, comme tous les 950, 960, 975 et les 920 les plus récents. Il s’agit donc d’une puce quad core gravée en 45 nm pour un TDP de 130  W. Quand on pense au 980X, quel dommage que ce 930 ne soit pas gravé en 32 nm. Par rapport au 920, Intel s’est contenté d’ajouter un coefficient, passant de 20 à 21. En multipliant par la fréquence de base BCLK (133 MHz), nous passons donc logiquement de 2,66 à 2,8 GHz. Le Turbo Mode se comporte comme sur tous les i7 socket 1366, c’est-àdire +1/+1/+1/+2 selon que 4/3/2/1 core(s) est (sont) utilisé(s). Concrètement, sauf anomalie de refroidissement,

cet i7-930 sera donc en permanence à 2,93 GHz et pourra atteindre 3,06 GHz lorsqu’un seul core sera sollicité. Il est intéressant de comparer cet i7-930 à l’i7-860 sur l’autre socket, les deux étant cadencés à une fréquence initiale de 2,8 GHz. Sur le 860, le Turbo Mode est plus séduisant avec +1/+1/+4/+5, c’est-àdire 2,93  GHz en quad et tricore comme le 930, mais pas moins de 3,33 GHz en dual core et 3,46 GHz en monocore ! Pourtant, le processeur Lynnfield se contente d’un TDP de 95 W, faut-il donc jeter aux oubliettes cet i7-930  ? Pas du tout ! La plateforme 1366 a plus d’une corde à son arc, nous allons en parler.

1366, plus rapide que 1156 Parmi les différences techniques qui distinguent les plateformes 1156 et 1366, deux jouent en faveur des performances pour la 1366. Le lien CPU/chipset est un bus QPI, capable d’effectuer 4,8  GT/s sur les Core i7-900 « normaux » et carrément 6,4 GT/s sur les i7-900 Extreme Edition. Les Core i7-800 en socket 1156 se contentent d’un bus DMI plus classique, autorisant un maximum de 2,5  GT/s. D’autre part, les Bloomfield (1366) ont un contrôleur mémoire triple channel, tan-

120,7

Core i7‐930 C i7 930

117,2 117 2

Core i7‐860

114,4

Core i7‐920 C i 920

112,4

Core i5‐750

100

Phenom II X4 965

94,4

Core 2 Quad Q9550

86,2 0

20

40

60

80

100

120

140

160

180

Indice ‐ Core i5‐750 = 100

dis que les Lynnfield (1156) se contentent de dual channel. Certes, la fréquence de l’uncore est un peu plus élevée sur les Core i7-800 (2,4 GHz contre 2,13 GHz sur les Core i7-900 non Extreme), mais ça ne joue strictement pas sur les performances. Et les résultats sont là ! Dans la majorité des benchmarks, le Core i7-930 fait légèrement mieux que l’i7-860, bien que celuici soit cadencé à plus forte fréquence en dual et single core. La plateforme 1366 est bel et bien une solution haut de gamme, digne d’intérêt. Le 930 coûte 270 euros, c’est une quinzaine d’euros de plus que l’i7-860. Les cartes mères sont globalement plus chères en 1366, mais en achetant l’un des modèles premier prix autour de 170 euros, la plateforme est compétitive. Vous pourrez compléter avec un kit de RAM triple channel de 6 Go, mais notez qu’un dual channel de 4 Go ne vous bridera pas franchement si vous êtes un peu juste.

Overclocking Le Core i7-930 s’overclocke à peu près comme tous les Core i7 de révision D0, c’est-à-dire bien. Concrètement, il n’est pas très difficile d’obtenir une machine stable et utilisable au quotidien en aircooling proche de 4 GHz. En réglages 100 % manuels, 4 GHz requièrent un BCLK à 190 MHz, une valeur que n’importe quelle carte mère X58 peut atteindre, les difficultés n’apparaissant qu’au-delà de 205-210 MHz. Vous pouvez également vous contenter d’une fréquence plus modeste, par exemple 3,5 GHz avec un BCLK de 166 MHz, mais en laissant le Turbo Mode. Le processeur sera donc en permanence à 3,65 GHz et 3,81 GHz dans les applications monothreads. Si vous avez de la chance et un bon refroidissement, l’i7-930 pourra atteindre 4,2 GHz en étant stable et jusqu’à 4,5 GHz le temps de passer quelques benchs. Sous refroidissement extrême (LN2), les 5 GHz tombent sans forcer, vous en saurez plus sur la page dédiée à ce sujet en fin d’article.

PC Update

I 91


Comparatif

Asus P6X58D-E

225 euros, le bon rapport qualité/prix Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Layout et qualité de fabrication Venant remplacer les illustres P6T, la gamme P6X se décline actuellement en deux modèles. La P6X58D Premium, vendue 275 euros, et la P6X58D-E que nous essayons, à 225  euros. Ces cartes changent de look par rapport à leurs aînées, adoptant le mélange de noir et de bleu que nous connaissons depuis les P7P55 socket 1156. Cette carte respire la qualité, du choix des composants à l’agencement de ceuxci. La seule critique que l’on puisse faire à propos du layout ne concerne que les quelques aficionados du 3Way-SLI, car le 3e port est placé tout en bas et l’utilisation d’une carte graphique double slot rendra inutilisables le bouton Power, les deux prises SATA 5 et 6, ainsi que les prises audio, FireWire et USB ! Par rapport aux P6T, Asus a eu la bonne idée de ressouder la pile à plat, c’est nettement moins fragile. Le socket du processeur est bien aéré, les radiateurs du chipset pas trop hauts, vous n’aurez aucun mal à installer n’importe quel ventirad.

Les plus/les moins Rapport qualité/prix SATA 6 Gb/s et USB 3.0 Pas d’eSATA

92

I PC Update

Equipement et bundle La P6X58D-E possède tout ce que l’on attend d’un PC moderne, sans fioritures inutiles. En plus des classiques SATA-2, USB 2.0 et FireWire, nous avons droit sur ce nouveau modèle à deux prises SATA 6 Gb/s (contrôleur Marvell 88SE9128) et à deux USB 3.0 (Nec D720200F1). Contrairement à la problématique rencontrée sur P55, les cartes X58 ne connaissent pas de restrictions concernant l’utilisation de contrôleurs USB 3.0 ou SATA 6 Gb/s. En effet, le northbridge X58 pilotant 36 lignes PCI-Express 2.0, 32 sont dédiées aux cartes graphiques et il en reste 4 qui sont attribuables aux contrôleurs USB 3.0 et SATA 6 Gb/s. Il n’y a pas de prise eSATA, pourtant un must sur une carte à plus de 150 euros. Asus a abandonné le contrôleur audio VIA au profit d’une meilleure puce ALC889 de Realtek, le standard sur toute bonne carte mère depuis bientôt deux ans. Cette P6X58D-E offre un excellent rapport qualité/prix. Annoncée à 225 euros, elle sera bientôt trouvable entre 200 et 210 euros, un modèle de choix à compléter d’un Core i7-930 pour un PC haut de gamme abordable. La P6X58D Premium du même constructeur est nettement moins attirante. Annoncée à 295 euros et déjà trouvable à 275 euros, elle ne se distingue que par la présence d’une seconde carte réseau Gigabit, d’un caloduc qui relie southbridge et northbridge, ainsi qu’un bundle qui comprend une équerre avec un port eSATA. Ça fait cher la carte réseau !

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 0108 Comme toujours, un très bon BIOS chez Asus. Ceux des P6X ressemblent très franchement à ceux des P6T, mais que rajouter de plus ? Vous retrouverez tous les réglages habituels de la marque, incluant l’utilitaire de flash EZ-Flash, le micro-OS intégré Express Gate ou la gestion de profils. En matière d’overclocking, les limites de la plateforme sont connues depuis longtemps et bien que cette carte soit récente, elle ne permet pas d’aller plus loin que ses aînées. Asus a fait l’économie d’un bouton Reset à même la carte, mais nous avons droit à un bouton Mem OK qui n’existait pas sur les cartes X58 précédentes. Pour rappel, cette fonctionnalité permet de démarrer à coup sûr quelle que soit la RAM utilisée, y compris les plus capricieuses.


Asus Rampage III Extreme 360 euros, enfin une vraie Rampage X58

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Layout et qualité de fabrication Sans doute titillé par EVGA sur le segment élitiste du très haut de gamme, Asus a mis les bouchées doubles pour cette Rampage III Extreme. Ça se voit du premier coup d’oeil grâce au look très travaillé de la bête, majoritairement noir et rouge. Exit les slots de mémoire bleus qui n’avaient plus leur place. Les prises pour ventilateurs et autres détails sont en noir, comme chez EVGA, seuls subsistent les clips en bout de slots de RAM et PCIExpress en blanc. Au-delà de ces considérations purement esthétiques, la Rampage III Extreme, alias R3E, n’embarque que des composants de qualité, ça se remarque notamment par l’utilisation systématique de switchs (il y a très peu de jumpers classiques) ou par le radiateur de chipset taillé dans la masse. Il y a également de très nombreuses LED un peu partout, par exemple pour indiquer sur lequel des deux BIOS la carte mère a booté.

Les plus/les moins Look Overclocking (performances et gadgets) Nombre de prises USB internes Prix

Equipement et bundle La R3E offre un équipement complet, quoique inférieur à ce que l’on peut trouver sur des Gigabyte UD6 ou UD7. En bonne nouveauté, elle intègre un contrôleur USB 3.0 et un chip SATA 6 Gb/s, les mêmes Nec et Marvell que cités précédemment et que tous les constructeurs utilisent faute d’une offre plus importante. Reprenant de nombreuses astuces que l’on trouve sur les cartes EVGA FTP ou Classified, la R3E propose par exemple des switchs pour désactiver purement et simplement les ports PCI-Express de cartes graphiques et deux prises ATX 12 V 8 pins autour du processeur. Cette carte offre quatre ports PCI-Express 16x, configurables de toutes les façons (16/16/0/0, 16/8/8/0, 8/8/8/8). Elle est compatible 2-Way et 3-Way SLI et CrossFireX de deux à quatre cartes. Le bundle comprend un connecteur SLI, un 3-Way SLI et un CrossFire ; pour trois ou quatre cartes ATi, vous devrez compléter. Point d’IDE, comme la P6X58D-E, mais pour des cartes haut de gamme pareilles, difficile de considérer ça comme un défaut. Nous pouvons, par contre, critiquer le fait qu’il n’y ait qu’une seule prise interne pour deux ports USB 2.0. Si jamais vous achetez l’extension Asus OC Station, vous n’aurez plus de quoi brancher vos prises USB de façade !

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 0402 ROG a beau vouloir dire Republic of Gamers, la R3E est avant tout une carte d’overclocker, de testeur. Nous ne comptons plus les astuces conçues à cet effet. Pour n’en citer que quelques-unes, il y a le Go Button (pour démarrer à coup sûr, même après un gros overclocking raté ou l’installation de mémoires complexes), des points de mesure de tension, une prise USB spéciale ROG Connect pour overclocker depuis l’ordinateur d’à côté ou son portable, un contrôleur Bluetooth avec une fonction permettant le contrôle de l’ordinateur depuis son smartphone Windows Mobile ou Android, c’est sans fin ! Pour faire court, cette carte est un bonheur d’overclocker, un BIOS riche et des prestations hors norme ; il va sans dire qu’un simple test en refroidissement à air ne suffit pas à mettre un tel monstre à l’épreuve, nous l’avons donc testée plus profondément sous azote liquide en fin de dossier, avec la carte d’EVGA.

PC Update

I 93


Comparatif

Evga X58 Classified 4-Way SLI 440 euros, no limit

Prix

5 4 3 2 1 0

Equipement

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

La X58 Classified était déjà impressionnante, la X58 Classified 4-Way SLI est monstrueuse. Avant même d’évoquer ses aptitudes, commençons par son physique. Elle mesure 34,5 x 26,3 cm contre 30,5 x 24,4 cm pour une carte ATX pleine taille normale. Si le passage de 24,4 à 26,3 cm de largeur n’est pas spécialement gênant (de nombreuses cartes haut de gamme sont un peu plus larges, comme la R3E qui mesure 26,9 cm carrément), la hauteur pose problème ! Il faut un boîtier avec neuf slots d’extension pour qu’elle tienne, dix si vous souhaitez exploiter le fameux mode « 4-Way SLI » spécifique à cette carte. En dix slots, il n’y a qu’une dizaine de boîtiers compatibles, listés sur le forum EVGA. Sachant que quatre d’entre eux sont des variantes du même boîtier (le Thermaltake Xaser VI), le choix paraît bien restreint. Mis à part cette considération, qui n’intéresse même pas les bencheurs pures qui restent avec la carte sur une table, la carte est un exemple de perfection. Tout est présent, bien pensé, rien n’est serré. Seule critique : la taille du radiateur principal de chipset qui frotte les ventirads les plus grands et, surtout, la présence d’un petit ventilateur de 40 mm comme nous n’en avions plus vu depuis des années ! Il est possible de le débrancher si votre configuration bénéficie d’une bonne ventilation, mais n’oublions pas la présence de deux puces NF200 en plus du X58, ça chauffe.

La caractéristique principale de cette carte mère est la présence de sept ports PCI-Express 16x. Sept, un record ? Non, Asus propose également une carte du genre, la P6T7-WS Super Computer. En revanche, EVGA pousse le concept plus loin en ayant développé un partenariat spécial avec nVidia qui autorise l’utilisation de quatre cartes en SLI. Ce mode « 4-Way » maison n’est possible qu’en combinaison de quatre cartes graphiques EVGA GTX 285 ou, d’ici peu, quatre EVGA GTX 480. Imaginez plutôt ! Enfin, quatre GTX 480 à 500 euros pièce, un Core i7 980X à 1 000 euros et cette carte mère à 440 euros, nous sommes déjà à 3 440 euros pour la configuration, sans RAM, ni stockage, ni boîtier, ni alim ! Le reste de l’équipement est standard, il est équivalent à ce que l’on trouve sur toute carte milieu/haut de gamme. A part quelques détails dédiés aux overclockers, EVGA ne s’embarrasse pas de fioritures avec des noms marketing tordus ; nous n’allons pas nous en plaindre.

Vous avez demandé Superman ? Il est possible de combiner la puissance de quatre GTX 285 sur la 4way SLI, mais les cartes doivent être de marque EVGA.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 51

Les plus/ les moins 4-Way SLI Overclocking Look Prix Dimensions Pas d’USB 3.0 ni de SATA 6 Gb/s

94

I PC Update

Rien de bien nouveau ici aussi, nous retrouvons le même BIOS que pour la X58 Classified que nous avions testée précédemment. C’est performant, c’est complet, très voire trop complet même. Quand nous voyons ce genre de cartes extrêmes, dont l’Asus R3E fait également partie, nous nous demandons toujours la pertinence de certains réglages qui n’intéressent personne, pas même les clockers qui battent des records du monde à l’azote. Côté hardware, nous avons deux prises ATX 12 V 8 pins, vous ne manquerez jamais de jus sur le processeur, c’est certain. Nous avons également droit à des points de mesure de tension. Cette carte est très impressionnante et performante, mais son format et son prix hors norme n’en facilitent pas l’achat.


Gigabyte X58A-UD5 255 euros, un équipement complet

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Layout et qualité de fabrication La dernière carte mère que nous essayons est une Gigabyte X58A-UD5. Comme les Asus P6X remplacent les anciennes P6T, les Gigabyte X58A remplacent les vieilles EX58. La variante UD5 se place au milieu de la série (entre UD4 et UD7), au prix de 255 euros, lui aussi à mi-chemin entre les 200 et 300 euros de la plupart des cartes X58. L’esthétique de cette UD5 est fidèle à Gigabyte, plusieurs nuances de bleu rehaussées de blanc çà et là. La carte est relativement compacte (24,4 cm de large) et, comme souvent chez ce constructeur, une impression de suréquipement transpire. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’espace libre sur le PCB, difficile de mettre en défaut le design de cette carte. Le refroidissement est efficace et suffisamment plat pour qu’aucun ventirad ne soit gêné, les ports SATA sont coudés pour qu’aucun d’entre eux ne soit condamné par l’installation de cartes graphiques longues, nous avons simplement un problème en 3-Way SLI, comme toujours, car l’installation d’une carte graphique double slot vient bloquer de nombreuses prises situées juste en dessous du slot. Notons que cette carte propose encore un contrôleur IDE, mais celui-ci est également condamné si vous installez une carte graphique dans le port 16x le plus bas.

Les plus/les moins Equipement Positionnement tarifaire entre deux eaux (trop équipées ou pas assez haut de gamme)

Equipement et bundle Ça n’a beau être « qu’une UD5 », il y a déjà un sacré équipement sur cette carte mère. C’est bien simple, il y a plus de prises SATA ou USB que sur les deux cartes hors de prix testées précédemment. Au total, dix ports SATA dont deux en SATA 6 Gb/s cohabitent, ce qui n’empêche pas la présence de deux prises eSATA alimentées et un total de douze USB dont deux en USB 3. Tout en démesure, Gigabyte a soudé un quatrième port PCI-Express 16x, au cas où vous seriez bridé par trois, celui-ci est tout à fait inutile puisque branché en ligne PCI-Express 1x sur le southbridge ICH10. Pour le son, nous retrouvons la puce Realtek ALC889 que nous recommandons fréquemment et standard depuis des mois chez ce constructeur. Le bundle est tout à fait classique, avec son lot de nappes SATA, une équerre USB 2.0 et des ponts CrossFire/SLI. Cette carte sort un peu du lot avec un équipement complet et, à l’opposé, nous ne remarquons aucune originalité, pas de fioritures. Ça n’est pas une critique mais un simple constat, certains préfèrent les modèles qui ne s’embarrassent pas de tout un tas de fonctions plus ou moins inutiles.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : F5 Gigabyte reste fidèle au bon vieux BIOS Award sur fond bleu et propose un BIOS très complet. A l’image des Asus P6X, ce ne sont pas des cartes mères conçues spécifiquement pour l’overclocking, mais leurs performances et les paramètres disponibles permettent de tirer le maximum d’un Core i7 au quotidien en aircooling ou watercooling. Les cartes du type ROG ou Classified existent pour battre des records… et se faire très plaisir. Précisons que le BIOS Gigabyte ne propose pas de fonctions avancées comme la gestion de profils ou même la mise à jour de BIOS depuis le setup. A propos de ce dernier point, il est possible de lancer l’utilitaire Q-Flash présent en ROM en appuyant sur F8 durant l’initialisation du PC.

PC Update

I 95


Comparatif

Overclocking Extreme Qui dit cartes mères d’exception dit tests d’exception. De l’azote liquide, un i7 980X et la Rampage III Extreme face à la Classified 4-Way SLI E762. Ça n’aura pas été très dur de nous convaincre de rester quelques heures supplémentaires à la rédaction. Cap sur six cores à 6 GHz !

P

our trouver les vraies différences entre ces deux cartes, il fallait évidemment les pousser à fond. Bien entendu, rares sont ceux parmi vous qui feront de même, mais cela nous permet de mettre en exergue ces petites améliorations d’un côté ou de l’autre. Nous avons donc effectué différents tests sur la mémoire, le BCLK, la tension, ainsi qu’un overclocking classique afin de trouver ces détails qui feront pencher la balance d’un côté ou d’un autre.

Un an plus tard

6,22 GHz pour un hexacore, c’est inouï ! A cette fréquence, même les biXeon quad core n’arrivent plus à suivre.

96

I PC Update

Oui, la Rampage III Extreme sort tard, très tard. Mais elle était attendue chez Asus puisque la précédente, la Rampage II Extreme, n’avait pas emballé le public. Pour ne pas rater son coup, Asus a donc bien observé le marché et plus particulièrement EVGA. Car depuis son lancement à la fin de l’été, la Classified 4-Way SLI (nom de code E762) représente le haut de gamme absolu. Elle était la meilleure carte mère pour Gulftown déjà six mois avant leur sortie et ce, grâce à un étage d’alimentation bien meilleur et un BIOS spécial. Les points communs sont nombreux entre les deux cartes, mais elles ont un comportement fondamentalement différent. Toutes deux ont un étage d’alimentation « spécial Gulftown » qui permet d’encaisser des tensions énormes, tout en restant très régulier, chose que les cartes d’ancienne génération avaient du mal à réaliser. L’Asus est cependant légèrement en

38 000 points sur 3DMark 2006, un Gulftown et une HD 5970, ça pousse très fort !

retrait à ce niveau. Elles proposent toutes deux une foule de réglages, comme une option pour repousser les températures de fonctionnement, des modes d’extreme cooling qui agissent sur le comportement du processeur, des signaux CPU, réglages au demeurant très mystérieux mais parfois efficaces, des tensions largement suffisantes pour endommager ce que vous voudrez et un logiciel efficace.

La 4 Way au top C’est certain, EVGA a fait un excellent travail puisqu’après tout ce temps, l’E762 est toujours au top. Le comportement avec les tensions est simplement parfait, l’overclocking RAM est plus aisé et le gros avantage selon nous, c’est que le BIOS n’agit pas de son propre chef. Comprenez que sur l’Asus, lorsque vous commencez à titiller des fréquences à la limite du matériel, le BIOS ajuste certains paramètres afin de pouvoir continuer à monter. Cela se ressent très fortement sur les performances et cela commence à être une fâcheuse habitude chez Asus (nous avons aussi relevé ce phénomène sur la Maximus III Extreme). Au moins, avec la Classified, on est certain de ce qu’on fait. Mais tout se fait plus lentement, la carte étant plus complexe à aborder, sans compter sur les petits caprices sur les températures. Et puis, la foule de réglages n’aide pas non plus le novice à s’y

retrouver. La Rampage III a l’avantage des fréquences, alors que la Classified semble plus serrée. Concrètement, cela se justifie par les straps ajustés automatiquement chez Asus et les réglables à la main chez EVGA. Là encore, c’est plus long, mais au moins, on sait où on va. En revanche, la Rampage III est bien plus permissive sur les températures. Cela se ressent sur la facilité d’overclocking mais aussi sur les performances puisqu’une température plus basse permet d’atteindre de plus grosses fréquences. En chiffres, l’EVGA refuse de booter au-delà d’un certain seuil, l’Asus démarre à -115, l’EVGA pas en dessous de -90 ; en benchs, nous atteignons -150 sans planter sur l’Asus, -135 sur l’EVGA. Enfin, un défaut particulièrement gênant sur la Classified concernait certains ratios UCLK manquants. Ils sont moins nombreux (et donc moins précis) que sur la Rampage mais en plus, le plus petit ratio RAM/UCLK pour le Gulftown n’était pas disponible, alors que notre BIOS était très récent. Globalement, la 4-Way SLI propose toujours mieux, alors que la Rampage III se contente de ce qui est vraiment utile. Ou plutôt, elle propose une version user friendly de sa concurrente, de sorte que même un overclocker moyen pourra obtenir de beaux résultats assez rapidement.


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12N PCU47


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24N PCU47


Fiche technique Marque

Asus

Asus

EVGA

Gigabyte

Modèle

P6X58D-E

Rampage III Extreme

X58 Classified 4way SLI (E762)

X58A-UD5

Chipset

Intel X58 + ICH10R

Intel X58 + ICH10R

Intel X58 + ICH10R + nVidia NF200 *2

Intel X58 + ICH10R

Mémoire

DDR3 *6

DDR3 *6

DDR3 *6

DDR3 *6

PCI-Express

16X *3 (16/16/1 ou 16/8/8) + 1X *1

16X *4 (16/16/0/0 ou 16/8/8/0 ou 8/8/8/8) + 4X *1

16X *7

16X *4 (16/0/16/0 ou 8/8/8/8) + 1X *2

PCI

*2

*1

*0

*1

SATA 6 Gb/s

*2

*2

*0

*2

SATA II (3 Gb/s)

*6

*7

*8

*8

eSATA (3 Gb/s)

*0

*1

*1

*2

ATA (IDE)

*0

*2

*2

*2

Réseau

Gigabit Ethernet *1

Gigabit Ethernet *1

Gigabit Ethernet *2

Gigabit Ethernet *2

Audio

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

Sortie(s) audio numérique(s)

Optique et coaxiale

Optique

N/A

Optique et coaxiale

USB 3.0

*2

*2

*0

*2

USB 2.0

*8 (dont 4 via prises internes vacantes)

*8 (dont 2 via prise interne vacante)

*12 (dont 4 via prise interne vacante)

*8 (dont 4 via prises internes vacantes)

Firewire

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*3 (dont 1 via prise interne vacante)

Prises pour ventilateurs

*5

*8

*5 dont 1 déjà occupée

*6

SLI / CrossFireX

3way-SLI / Quad CrossFireX

3way-SLI / Quad CrossFireX

4way-SLI / Quad CrossFireX

3way-SLI / Quad CrossFireX

Divers

Boutons power/clear CMOS

Boutons power/reset/clear CMOS, Asus MemOK!, Bluetooth avec RC Bluetooth, points de mesure des tensions

Boutons power/reset/clear CMOS, points de mesure des tensions, afficheur diagnostique de boot

Boutons power/clear CMOS

Prix

225 euros

360 euros

440 euros

255 euros

Le choix de la rédaction

A

près un an et demi d’existence, nous constatons avec plaisir l’arrivée d’une nouvelle vague de cartes mères X58 pour la plateforme 1366. Il ne faut pas s’attendre à une révolution, les cartes qui débarquent ne présentent d’intérêt que pour les personnes qui souhaitent upgrader leur Core 2 ; les actuels propriétaires de Core i7-900 n’ont pas besoin de remplacer leur carte mère, sauf pour monter en gamme. La sortie coup sur coup du Core i7-980X et i7-930 redonne un bon coup de fouet à la solution haut de gamme d’Intel, un peu masquée par le 1156 ces derniers temps. Nos mesures, plus complètes dans le dossier spécial CPU/GPU, montrent clairement un gain de performances de l’i7-930 sur

l’i7-860, les deux étant sensiblement au même tarif. De plus, l’achat d’un PC en i7-900 décuple les possibilités d’upgrade, les modèles hexacores seront plus nombreux et moins coûteux à l’avenir. Quelle carte choisir ? Des quatre cartes présentes dans ce comparatif, nous avons deux catégories bien distinctes. D’un côté, les Asus P6X58D-E et Gigabyte X58A-UD5 qui modernisent l’offre existante, de l’autre, les Asus Rampage III Extreme et EVGA X58 Classified 4-Way SLI qui repoussent les limites. Ces deux dernières sont littéralement hors de prix, mais pour qui souhaite se faire plaisir, elles remplacent efficacement leurs aînées. La Rampage II

Extreme n’a jamais été suffisamment novatrice pour se justifier par rapport à une P6T Deluxe, la version III rattrape le tir et fait une grosse impression. Quant à la 4-Way SLI, elle n’a pas grand intérêt pour un actuel utilisateur de X58 Classified, si ce n’est la possibilité d’y brancher quatre GeForce GTX de la marque. A des prix plus humains, nous recommandons aisément les deux cartes que nous avons testées au cours des pages précédentes. La X58A-UD5 est une très bonne carte, mais son équipement a du mal à justifier son prix par rapport à l’Asus P6X58D-E. La version UD3R à moins de 200 euros est, en revanche, une sérieuse candidate pour s’offrir la plateforme 1366 à un petit prix.

PC Update

I 99


Comparatif

Phenom II X6

et chipsets

série 800

AMD bat-il enfin le Core i7 ? Un mois après le 980X d’Intel, AMD lance à son tour ses processeurs hexacores. Le Phenom II X6 pourra-t-il lutter efficacement face au Core i7 ? Faut-il se précipiter pour acheter les nouvelles cartes mères en chipsets série 800 ? thomas olivaux

L

e scénario rappelle la sortie des premiers processeurs dual core. Au printemps 2005, à un mois d’intervalle, Intel avait grillé la politesse à AMD en sortant son Pentium D plus tôt que l’Athlon 64 X2, alors que le second semblait en avance. Nous vivons la même chose aujourd’hui en hexacores, les processeurs Phenom II X6 débarquent un mois après le Core i7 980X d’Intel.

Le Phenom II X6 à six cores utilise toujours le socket AM3.

100

I PC Update

Pour accompagner la sortie des nouveaux CPU, AMD sort les chipsets série 800. Nous avions eu un premier aperçu du 890GX dans Hardware Magazine n° 47, nous testons aujourd’hui les six premières cartes équipées des 890FX et 890GX.

Thuban dérivé d’Istanbul Tandis que les Phenom II X4 répondent au nom de code Deneb, les Phenom II X6 sont des Thuban. Reprenant la même architecture que leurs aînés, ils sont en fait d’étroits dérivés d’Istanbul. Quèsaco ? Istanbul est le premier hexacore natif d’AMD, le premier tout court d’ailleurs. Il s’agit d’un processeur pour serveurs qui fait partie de la famille des Opteron. Sorti en juin 2009, nous pouvons souligner l’avance du constructeur face à son concurrent. Intel avait sorti le premier hexacore au sein d’un seul die, le Dunnington, mais il s’agissait en réalité de trois Penryn réunis qui se partageaient un cache L3 commun ; Istanbul fut le premier véritable hexacore natif. Aujourd’hui, AMD sort quatre processeurs Thuban. Le plus modeste est… un quad core ! Il s’agit du Phenom II X4 960T cadencé à 3 GHz et muni de 6 Mo de cache comme les hexacores. Non disponible au moment où nous avons rédigé cet article, il semble que

ce modèle dispose d’un die complet avec deux cores désactivés. Si tel est le cas, ce modèle pourrait se révéler très intéressant en combinaison d’une carte mère capable de réactiver les cores ! Les trois véritables six cores sont les X6 1035T (2,6  GHz), X6 1055T (2,8 GHz) et X6 1090T Black Edition (3,2 GHz). Ce dernier est arrivé à la dernière minute, venant rehausser l’offre. Le X6 1075T initialement prévu en haut de la gamme, à 3 GHz, est finalement reporté à cet été. Le Thuban n’innove pas avec un nouveau process de fabrication, il est gravé en 45 nm comme son aîné. En face, la majorité des Core i7 sont en 45 nm, mais le 980X, les Clarkdale et les futures puces sont désormais en 32 nm. Ça n’empêche pas AMD de travailler à améliorer l’architecture K10 pour augmenter son rendement et ainsi réduire sa consommation. Intel a réussi la prouesse de sortir un 6 cores au TDP des 4 cores (130 W), mais la gravure améliorée n’y est pas pour rien. Que peut faire AMD ? Les Phenom II X4 les plus costauds sont en 125 W (140 W pour la première version du 965 BE) mais le constructeur promet tout de même de ne pas augmenter le TDP des 6 cores. Comme vous pouvez le constater sur le tableau ci-contre, certains modèles


6

s

0

?

sortent en 95 W, d’autres en 125 W. Nos tests le prouvent, la consommation des X6 est bel et bien du niveau des X4, pas mal. Mieux encore, la configuration de test que nous avons utilisée avec le « petit » 1035T n’a pas dépassé 171 W en pleine charge sur les six cores !

AMD Turbo CORE Le Phenom II a beau être un processeur relativement performant et compétitif, ses prestations le placent en concurrent des Core  2. Le modèle le plus rapide, le Phenom II X4 965 BE, se situe entre un Core 2 Quad Q9550 et un Core i7 920, laissant le chant libre à Intel sur tout le haut de gamme. Le passage à six cores devrait donner un bon coup de fouet au Phenom II, d’autant que les prix devraient être très raisonnables. Dérivé d’Istanbul, le Thuban n’offre pas d’évolutions technologiques majeures, mais arrêtonsnous un instant sur la fonction AMD Turbo CORE. A l’image du Turbo Mode des Core iX, AMD Turbo CORE accélère la fréquence du processeur lorsque tous les cores ne sont pas actifs. Le fonctionnement est plus simple à cerner que chez Intel : lorsque trois cores sont inactifs, le mode Turbo se déclenche et les trois autres cores gagnent jusqu’à 500  MHz (voir le tableau cicontre). Alors que le Turbo Mode des Core i7 est un chef-d’oeuvre d’électronique, avec une gestion intelligente de l’énergie consommée et une adaptation en permanence au TDP, la version d’AMD est nettement plus simple. Il suffit que les cores soient inactifs pour que le mode Turbo s’enclenche, mais les cores inutilisés ne sont pas totalement désactivés. D’autre part, la tension augmente en mode Turbo, ça ressemble plus à de l’overclocking qu’autre chose. Toutefois, le gain de performances est bien là et par rapport à un Phenom II X2/X3/X4 qui n’a rien de ce genre, c’est toujours ça de pris ! Note : il n’est pas possible d’observer les variations de fréquence sur CPU-Z, le logiciel affichant en permanence la fréquence de base du pro-

cesseur (par exemple, 3,2 GHz pour le 1090T)  ; TMonitor, du même auteur (www.cpuid.com), affiche la fréquence en temps réel, core par core. AMD n’a pas encore communiqué les tarifs définitifs de ses CPU pour le moment. Vous trouverez dans le tableau notre estimation basée sur les différentes infos qui ont pu filtrer jusqu’ici.

AMD 800, du vent Du côté des cartes mères, la série de chipsets AMD 800 va remplacer progressivement les AMD 700. Officiellement, la nouveauté essentielle concerne la compatibilité avec le Phenom II X6. En pratique, la majorité des cartes mères en AMD 700 le sont après mise à jour du BIOS, il n’y a qu’à se rendre sur le site Internet des constructeurs pour s’en rendre compte. Mais alors, qu’est-ce qui change ? En attendant les déclinaisons d’entrée de gamme 870 et 880G, nous avons eu entre les mains les 890GX et 890FX. La partie graphique du GX est un peu plus moderne que celle du 790GX, il s’agit en fait de la Radeon qui équipe le 785G, gagnant 200  MHz dans la bataille (500 > 700 MHz). C’est tout ce qui distingue les northbridges. Le southbridge AMD 850 qui les accompagne se distingue par la présence d’un contrôleur SATA 6 Gb/s natif, une nouveauté intéressante même si nous aurions apprécié qu’il y ait également un contrôleur USB 3.0. Les 870 et 880G seront accompagnés du SB810 (et peut-être même du 710 au lancement), ce dernier n’ayant pas le contrôleur SATA 6 Gb/s. Ces nouveaux chipsets sont intéressants puisqu’ils nous apportent de nouvelles cartes mères, mais nous avons tout de même la désagréable sensation de brasser du vent. Il n’y a plus ou moins aucune différence entre un AMD 700 et un AMD 800 finalement.

Les Phenom II X6 face à la concurrence 

Core i7‐980X Core i7‐975 Core i7‐950 Core i7‐870 Core i7‐870 Phenom II X6 1090T Core i7‐930 Core i7‐930 Core i7‐860 Core i7‐920 Phenom II X6 1055T Phenom II X6 1035T Core i5‐750 Phenom II X4 965 Core 2 Quad Q9550

153,8

131,7 124,1 120,7 120 7 119,7 117,2 114,4 112,4 109,8 101,3 100 94,4 86,2 0

20

40

60

80

100

120

140

160

180

Indice ‐ Core i5‐750 = 100

Consommation (watts à la prise) Phenom II X6 1035T

182

100

Phenom II X4 965 v2 Phenom II X4 965 v2

215

110

Phenom II X6 1055T Phenom II X6 1055T

103

Phenom II X6 1090T

99

220 221

Core i7‐920

135

Core i7‐980X

139 0

50

100

Charge

150

261 266 200

250

300

Repos

La MSI 790FXA-GD70 embarque une molette bien pratique pour overclocker.

Nom

Fréquence de base

Fréquence Turbo max

TDP

Prix estimé

Phenom II X6 1090T

3,2 GHz

3,6 GHz

125 W

300 euros

Phenom II X6 1055T

2,8 GHz

3,3 GHz

125 W

200 euros

Phenom II X6 1035T

2,6 GHz

3,1 GHz

95 W

175 euros

Phenom II X4 960T

3 GHz

3,4 GHz

95 W

140 euros

PC Update

I 101


Comparatif Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Asrock 890GX Extreme 3 890GX, 100 euros

Layout et équipement

BIOS et overclocking

« Wow », c’est l’expression que nous avons eue en recevant la 890GX Extreme 3 d’Asrock. Comme nous l’avions déjà remarqué ces derniers mois, Asrock travaille énormément pour faire oublier ses cartes mères premier prix et s’imposer comme un constructeur de qualité, au même titre que les ténors du marché. Cette 890GX Extreme 3 est un nouveau pas en avant en ce sens, il s’agit d’une très belle carte pour un prix serré, moins de 100 euros. Abordant un PCB noir, ses deux couleurs de contraste sont le bleu électrique et le blanc. La qualité de fabrication ne souffre d’aucune critique, tout est en condensateurs solides et intelligemment agencé. Il y a des boutons Power/Reset/Clear CMOS et même un afficheur de diagnostic de boot, c’est une première à ce tarif. Le contrôleur USB 3.0 de Nec est présent, que reprocher ? Même le chip son, qui n’est pas un Realtek, est un bon VIA VT2020.

Le BIOS Asrock était le point noir des anciens modèles, celuici est nettement meilleur. Les réglages avancés dignes des grandes marques sont présents, il y a même un palier pour la DDR3-1800. Signalons qu’Asrock propose la fonction UCC qui permet de réactiver les cores des Phenom II X2 et X3. Si vous avez la chance que ceux-ci ne soient pas défectueux (ce qui est de plus en plus souvent le cas, à présent que la fabrication est bien maîtrisée), vous profiterez d’une sérieuse upgrade de performances à un petit prix. Cette carte à 100 euros, complétée d’un Phenom II X2 au même tarif, c’est l’idéal pour s’offrir une bonne machine milieu de gamme à un petit prix !

Les plus/les moins Equipement

Déblocage des cores

Prix

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Asus Crosshair IV Formula 890FX, ATX, 200 euros

102

Layout et équipement

BIOS et overclocking

Magnifique, voilà qui décrit bien la nouvelle carte haut de gamme d’Asus. Issue de la famille ROG dont elle fut l’instigatrice, la Crosshair est la supercarte pour processeurs AMD du n° 1 mondial, nous accueillons aujourd’hui la version IV Formula, équipée du chipset 890FX. Majoritairement rouge et noir, cette carte a quelques pointes de blanc et d’argent. Le layout est bon, la seule critique à émettre concerne le positionnement des quatre ports PCI-Express 16x qui n’autorise pas un CrossFireX à quatre cartes double slot. Anomalie ? Pas si sûr, car Asus sortira peut-être dans quelques semaines la version Extreme équipée de quatre slots normalement espacés, d’un étage d’alimentation et d’un radiateur améliorés et de quelques gadgets spécial overclocking de plus. Pourtant, niveau overclocking, nous sommes déjà servi sur ce modèle. Asus a complété l’équipement du 890FX en soudant un contrôleur Nec USB 3.0. La carte son, comme sur l’Asrock, est une VIA VT2020. Cette dernière, aux spécifications de bon niveau pour une carte embarquée, est la seule carte en plus de la Realtek ALC889 à ne pas réduire la qualité des pistes audio HD des Blu-Ray (192 kHz/24 bits).

Si nous avons été un peu déçu de ne pas vraiment mieux overclocker qu’avec la Crosshair III ou toute autre bonne carte AM3, la Crosshair IV est tout de même excellente. Cette série ROG, très performante, offre l’avantage de séduire à la fois les experts et les débutants en overclocking. En effet, les réglages sont là pour battre des records, mais il y a de nombreuses fonctionnalités utilisables de façon automatique et simple pour les non initiés. Par exemple, le bouton O.C. que vous enfoncez sur la carte overclocke automatiquement votre processeur (notre 1090T a grimpé de 3,2 à 3,73 GHz), le bouton Core Unlocker réactive les cores bridés des modèles concernés. Côté mémoire, nous ne sommes toujours pas parvenu à casser la barrière des 1 000 MHz (DDR3-2000), dommage.

I PC Update

Les plus/les moins Look

Overclocking

Déblocage des cores


Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Layout/qualité

Bundle

Bios Overclocking

Asus M4A89GTD PRO/USB3 890GX, ATX, 130 euros

Layout et équipement

BIOS et overclocking

La M4A89GTD d’Asus que nous essayons à présent est l’exemple typique d’une carte de milieu de gamme. Reposant sur le chipset AMD 890GX, elle permet de se contenter de l’IGP, c’est idéal pour un PC home cinéma. Vous aurez le choix entre les sorties VGA, DVI et HDMI. Cette carte utilise principalement des composants de bonne qualité, mais le layout n’est pas tout à fait parfait dans le coin inférieur droit. En effet, les six prises SATA 6 Gb/s sont regroupées deux à deux, à des endroits différents. Deux d’entre elles sont coudées, pour passer sous la deuxième carte graphique (cas de CrossFire), les quatre autres sont droites. A vrai dire, rien n’est réellement problématique à l’usage, ça semble juste un peu fouillis. Le contrôleur USB 3.0 de Nec est présent (quelle carte de dernière génération n’en est pas équipée ?), la carte son est une très bonne Realtek ALC892, la remplaçante de la 889 que nous citons en référence depuis de longs mois. Par rapport à l’Asrock testée précédemment, elle est équipée en plus d’un contrôleur IDE avec une prise pour deux périphériques.

Les modèles de milieu de gamme ont de plus en plus d’accessoires dédiés à l’overclocking. La M4A89GTD PRO/USB3 propose notamment le bouton MemOK d’Asus, qui permet de démarrer avec n’importe quel jeu de barrettes, y compris les plus capricieuses, un bouton Core Unlocker pour débloquer les cores des X2 et X3, ainsi qu’un switch Turbo Key II pour l’overclocking automatique. Attention ! Durant nos essais, Turbo Key II a bel et bien fait grimper notre processeur de 400 MHz environ, mais la mémoire a tellement ralenti pour être certain de la stabilité, que les performances en benchs sont en retrait ! Notons qu’Asus innove avec Turbo Unlocker, tant sur la Crosshair IV que sur cette M4A89GTD. Il s’agit de reproduire le fonctionnement du mode Turbo des X6 sur tous les X2/X3/X4 issus de la famille Black Edition (avec coefficient débloqué).

Les plus/les moins Déblocage des cores

Turbo Unlocker

Layout/look un peu fouillis Overclocking automatique qui ne fait pas vraiment gagner des performances

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

Gigabyte 890GPA-UD3H 890GX, ATX, 125 euros

Layout et équipement

BIOS et overclocking

La 890GPA-UD3H de Gigabyte est la première carte que nous avons eue entre les mains, dès le mois dernier, pour un premier contact avec le chipset AMD 890GX. Elle est vendue au même prix que l’Asus M4A89GTD, ces deux modèles se ressemblent beaucoup. De mêmes dimensions, nous avons une petite préférence pour l’agencement des composants sur la Gigabyte, mais il s’agit plutôt d’une sensation subjective, car comme nous le disions, rien ne pose véritablement problème sur l’Asus. L’équipement est très proche, nous pouvons signaler la présence de deux ports SATA-2 en plus sur la 890GPAUD3H. Toujours ce contrôleur USB 3 Nec D720200F1 et une carte son identique, la Realtek ALC892.

Si le BIOS de la Gigabyte ressemble à celui de l’Asus ou de l’Asrock, nous avons moins de petits boutons et autres gadgets d’overclocking que sur la M4A89GTD. Cela dit, nous n’avons pas été convaincu par l’overclocking automatique de l’Asus, la fonction MemOK ne sert que dans de très rares cas, quant à la possibilité de réactiver des cores, la Gigabyte le propose en software comme l’Asrock (il s’agit là de Core Boost, accessible sous Windows). En bref, une bonne carte, comme l’Asus, mais qui peine à se distinguer d’une Asrock moins chère. Vous pourriez peut-être choisir en fonction des coloris de votre configuration ?

Les plus/les moins Déblocage des cores

Pas d’eSATA

PC Update

I 103


Comparatif Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

MSI 890FXA-GD70 890FX, ATX, 190 euros

Layout et équipement

BIOS et overclocking

C’est au tour de MSI de passer sur le gril. L’enjeu est « important » puisque, jusqu’ici, la 790X-GD70 était notre choix de la rédaction concernant les cartes AM3. Cette 890FXA-GD70 s’inscrit dans la lignée et conserve le look plus pro adopté par la marque il y a un an. PCB noir, plastiques majoritairement noir et bleu roi. Elle embarque le chipset haut de gamme 890FX, comme la Crosshair IV. Outre l’absence de l’IGP, celui-ci se distingue par le nombre de lignes PCI-Express qu’il pilote, autorisant quatre ports PCI-Express 16x câblés en 8x. D’ailleurs, c’est la seule carte mère du comparatif qui soit compatible CrossFireX à quatre GPU double slot ; MSI a implanté le northbridge sous les étages d’alimentation CPU, à gauche du socket CPU, permettant ainsi de remonter le 1er port PCI-Express 16x. Un cinquième port est soudé, c’est un 8x câblé en 4x, pourquoi lui donner un look de 16x ? Côté équipement, il n’y a pas grand-chose de plus que sur les modèles à 120 euros, à part une seconde carte Gigabit Ethernet et un septième port SATA. Cette carte utilise les mêmes slots de RAM que les Asus, permettant de ne pas avoir à clipser/déclipser en bas, c’est pratique lorsqu’une carte graphique est installée dans le premier port.

Peu démonstrative dans l’aspect, cette carte est une bonne candidate pour l’overclocking. Les phases d’alimentation sont bien dimensionnées et nous avons droit aux boutons Power/Reset tactiles, ainsi qu’à la très pratique fonction OC Dial qui permet d’ajuster aisément la fréquence de base. Pas de petits plus comme des points de mesure de tension ; ça ne manquera pas à grand monde, mais il est difficile de recommander ce modèle quand la Crosshair IV offre mieux au même prix.

Les plus/les moins Déblocage des cores OC Dial Compatible CrossFireX à quatre GPU double slot Prix

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

MSI 890GXM-G65 890GX, microATX, 125 euros

104

Layout et équipement

BIOS et overclocking

Nous terminons par l’essai de la MSI 890GXM-G65, la seule carte microATX du comparatif. Comme son nom l’indique, elle adopte le chipset 890GX avec IGP et, comme ses concurrentes, des sorties VGA, DVI et HDMI. Malgré sa petite taille, l’équipement n’est pas en reste. Il y a certes un port SATA 6 Gb/s de moins et pas de FireWire, mais il y a toutefois deux ports PCI-Express 16x pour une solution CrossFire, un eSATA ou encore deux USB 3.0. La puce audio est au niveau des autres, c’est une Realtek ALC892. Le layout est propre, seul un port SATA 6 Gb/s est perdu si vous installez deux cartes graphiques longues. Les étages d’alimentation sont moins importants, la prise ATX12 V n’est qu’à quatre pins, mais hors record d’overclocking avec une cascade ou de l’azote liquide, vous ne parviendrez pas à la mettre en défaut. En parlant de refroidissement, vous aurez besoin de ventilateurs Molex dans votre boîtier, car ce modèle ne propose que deux prises incluant celle pour le processeur !

Cette carte n’est clairement pas orientée overclocking, il n’y a que les switchs d’overclocking automatique (jusque +20 % de fréquence CPU) sur la carte, mais le BIOS est néanmoins complet. MicroATX ou pas, vous ne serez pas bridé sur les réglages, les timings et autres optimisations. En fait, en aircooling, nous avons atteint les mêmes fréquences sur ce petit modèle que sur les autres, c’est-à-dire un peu moins de 4 GHz avec les six cores 1090T à 1,45 V.

I PC Update

Les plus/les moins Equipement pour une carte microATX Seulement deux prises pour ventilateurs Prix


Le choix de la rédaction Marque

Asrock

Asus

Asus

Gigabyte

MSI

MSI

Modèle

890GX Extreme3

Crosshair IV Formula

M4A79GTD PRO/USB3

890GPA-UD3G

890FXA-GD70

890GXM-G45

Chipset

AMD 890GX + SB850

AMD 890FX + SB850

AMD 890GX + SB850

AMD 890GX + SB850

AMD 890FX + SB850

AMD 890GX + SB850

Mémoire

4* DDR3

4* DDR3

4* DDR3

4* DDR3

4* DDR3

4* DDR3

PCI-Express

3* 16X (16/4/0 ou 8/4/8) + 1* 1X

4* 16X (16/0/16/0 ou 8/8/8/8)

2* 16X (16/0 ou 8/8) + 1* 4X + 1* 1X

2* 16X (16/0 ou 8/8) + 3* 1X

5* 16X (16/0/4/16/0 ou 8/8/4/8/8) + 1* 1X

2* 16X (16/0 ou 8/8) + 1* 1X

PCI

*3

*2

*2

*2

*1

*1

SATA 6 Gb/s

*6

*6

*6

*6

*6

*5

SATA II (3 Gb/s)

*0

*1

*0

*2

*1

*0

eSATA (3 Gb/s)

*1

*1

*1

*0

*1

*1

ATA (IDE)

*0

*0

*2

*2

*2

*2

Réseau

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

2* Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Audio

HD Audio 7.1 (VIA VT2020)

HD Audio 7.1 (VIA VT2020)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

Sortie(s) audio numérique(s)

Optique

Optique

Optique

Optique

Optique et coaxiale

Optique

USB 2.0

*12 (dont 8 via prises internes vacantes)

*12 (dont 6 via prises internes vacantes)

*12 (dont 8 via prises internes vacantes)

*14 (dont 8 via prises internes vacantes)

*12 (dont 6 via prises internes vacantes)

*12 (dont 8 via prises internes vacantes)

USB 3.0

*2

*2

*2

*2

*2

*2

Firewire

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*0

*0

Prises pour ventilateurs

*5

*8

*4

*4

*5

*2

Sorties vidéos

HDMI + DVI + VGA

N/A

HDMI + DVI + VGA

HDMI + DVI + VGA

N/A

HDMI + DVI + VGA

Divers

Asrock UCC, boutons power/reset/ clearCMOS, afficheur diag de boot

Asus MemOK!, Asus Turbo Key II + bouton, Asus Core Unlocker + bouton, Asus Turbo Unlocker, Asus ROG Connect, boutons power/reset/clear CMOS, points de mesure des tensions

Asus MemOK!, Asus Turbo Key II, Asus Core Unlocker, Asus Turbo Unlocker

AutoUnlocker

MSI OC Dial, boutons power/reset/clear CMOS, afficheur diag de boot

MSI OC Switch

Prix

100 euros

200 euros

130 euros

125 euros

190 euros

125 euros

Q

ue faut-il penser des nouveautés AMD ? A commencer par les chipsets, c’est clairement une déception. La seule véritable nouveauté réside dans le contrôleur SATA 6 Gb/s du southbridge 850, le reste n’est rien d’autre que du marketing. Mais ces «  nouveaux » chipsets ont pour effet bénéfique l’arrivée de nouvelles cartes mères et quelques bonnes surprises. L’Asrock 890GX Extreme 3 est idéale pour les petits budgets. Elle offre un équipement comparable à toutes les cartes vendues de 120 à 140 euros, pour un budget de 95 à 100 euros. Que demander de plus  ? La marque ayant nettement progressé, tant sur la qualité de finition que sur son BIOS, elle ne se classe pas en

retrait. En milieu de gamme, dur dur de trouver une prétendante. Si vous êtes déjà équipé d’une carte 790 qui vous plaît, vérifiez la compatibilité des Phenom II X6 sur le site Internet du constructeur, mais ne vous précipitez pas pour la changer. En haut de gamme, ce n’est pas la MSI 890GXGD70 qui prend le flambeau de la 790GX-GD70, mais la Crosshair IV d’Asus. Vendue moins de 200 euros, c’est une très belle carte haut de gamme qui, pour une fois, n’est pas hors de prix. A propos des processeurs, nous sommes assez enthousiaste. Les performances des Phenom II X6 permettent enfin de se battre au niveau des Core i7, du moins des

premiers modèles. Le modèle le plus rapide, le 1190T, se place le plus souvent au-dessus des Core i7 860/920/930, parfois au niveau d’un 960. Sachant qu’il ne devrait pas coûter plus de 300 euros, c’est tout à fait cohérent. Les prix des 1135T et 1155T ne sont pas encore connus, mais ils devraient être d’un peu moins et d’un peu plus de 200  euros vraisemblablement. Enfin, le « petit » quad core à 3 GHz risque de faire l’effet d’une petite bombe ; en effet, s’il est possible d’utiliser les deux cores inactifs. Un hexacore à 3 GHz, c’est en quelque sorte le 1075T qui n’est pas sorti… mais à moins de 150  euros. Pour le coup, le Core i5 750 d’Intel ne pourra pas lutter !

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Test

PowerDVD 10, TotalMedia Theatre 3 ou WinDVD 2010 :

quel est le meilleur lecteur vidéo ? DVD/Blu-ray Upscaling HD, bitstream audio HDMI, large compatibilité audio/vidéo, support de la 3D, intégration dans Media Center, les applications de lecture DVD/Blu-Ray en font de plus en plus. Entre WinDVD 2010, TotalMedia Theatre 3 et PowerDVD 10, lequel apporte les meilleures performances et qualité d’image ?

C

orel et Cyberlink viennent de dévoiler la nouvelle mouture de leur célèbre lecteur vidéo, WinDVD 2010 et PowerDVD 10. Si le premier se contente d’être une grosse mise à jour par rapport à la version

précédente, avec une interface retravaillée et un nouveau moteur d’upscaling et d’accélération vidéo, le second apporte une compatibilité audio/vidéo élargie, un nouveau module de lecture audio et, surtout, le support de la 3D

en relief. Arcsoft reste, quant à lui, en version 3 avec son TotalMedia Theatre, mais le lecteur a bénéficié de nombreuses améliorations depuis notre dernier test et va pouvoir se coupler à un plugin payant baptisé Sim3D, ajoutant la compatibilité avec les sources vidéo 3D. Ces trois logiciels sont déclinés en différentes versions. La version Ultra 3D de PowerDVD 10 (90 euros, 50 euros la mise à jour à partir de PowerDVD 8/9 Ultra) est la seule à prendre en charge la 3D et la lecture de Blu-Ray discs. Chez Corel, seul WinDVD 2010 Pro supporte la lecture Blu-Ray, les codecs audio HD ainsi que le moteur d’upscaling (79 euros, 59 euros pour une mise à jour de WinDVD 9). TotalMedia Theatre 3 existe, lui, en versions Standard, Gold et Platinum, la dernière étant la seule à lire les Blu-Ray discs (100 dollars avec le plugin d’upscaling SimHD). Nous faisons également le point en fin d’article sur les alternatives gratuites, sachant qu’aucun ne propose la lecture BD ou le DTS-HD, licences obligent…

I : La compatibilité des formats vidéo Longtemps limitées à la lecture de DVD, les trois applications sont désormais capables de lire une bien plus grande variété de formats vidéo. AVCHD, HDV, XviD et DivX, DV, VOB, MP4, MPG, TS, M2TS, M2T, WMV, MOV, AVI, tous ces types de fichiers ont pu être lus facilement avec l’accélération vidéo matérielle activée. Concernant le format MKV, seul WinDVD ne sait pas le lire. Mais le chapitrage des MVK n’est pas pris en charge par PowerDVD ou TotalMedia Theatre 3, tout comme les sous-titres intégrés au container. PowerDVD est, en revanche, capable de lire des fichiers sous-titres externes de type SMI, ASS, SSA, PSB,

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vants du même film. Il mettait environ 11 s pour afficher la vidéo, contre 13 s pour WinDVD et 18 s pour TotalMedia Theatre, sachant que la puissance de la machine n’a pas d’incidence sur ces scores. A comparer aux lecteurs de salon qui mettent souvent le double de temps, si vous voulez convaincre madame d’installer un HTPC ;) Notez, au passage, pour ceux qui possèdent des HD-DVD, que seul TotalMedia Theatre 3 les supporte encore, PowerDVD ayant abandonné ce support dès la version 8 et WinDVD sur cette nouvelle version 2010. Concernant les rips de médias optiques, seul TotalMedia Theatre 3 autorise à la fois la lecture de Blu-Ray/HD-DVD et de DVD, qu’ils soient stockés sur votre disque dur ou sur une autre machine/ Les trois applications supportent le bitstream des codecs audio HD en HDMI.

SRT et SUB. Mais leur affichage est loin d’être parfait, avec un manque de lissage des polices et l’impossibilité de régler leur taille, souvent trop grande à l’image. Le lecteur a également eu du mal à restituer des sous-titres plus complexes intégrant des soulignages ou des caractères en italique. Media Player Classic Home Cinema, pourtant gratuit, fait mieux à tous les niveaux par exemple ! Une fonction qu’il faudra donc optimiser mais qui a le mérite d’être présente dorénavant. Nos tests de lecture Blu-Ray disposant des dernières fonctions avancées (BDJ, BD-Live, Picture in Picture) se sont déroulés sans accrocs. PowerDVD est celui qui s’est montré le plus rapide pour charger ce média si lourdingue, il l’est encore plus lors des chargements sui-

TMT est le seul lecteur à supporter la lecture de HD-DVD et de rips HD-DVD/Blu-Ray.

serveur du réseau. WinDVD et PowerDVD se limitent, eux, aux rips de DVD. Sur chaque lecteur, nous avons tout de même rencontré un ou plusieurs problèmes. Sous TotalMedia Theatre  3, quelques-uns de nos fichiers MKV en h.264 présentaient une image verte souffrant de beaucoup de macroblocs. Sous PowerDVD, seuls deux fichiers au format MP4/h.264 n’ont pas pu être lus de manière fluide. Quant à WinDVD, il est globalement plus lourd que ses concurrents. Le temps de chargement des fichiers est bien plus long et le lecteur reste figé pendant une dizaine de secondes à son démarrage. Nous avons aussi subi quelques plantages et une image absente en début de lecture de certains fichiers, ce qui obligeait de naviguer dans le film puis de revenir en arrière pour obtenir l’affichage.

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Test

L’upscaling HD permet d’améliorer la qualité d’image de vos DVD. Le moteur de WinDVD est un peu plus performant que ceux de PowerDVD et TMT.

de réduction de bruit, d’amélioration des contours ou du contraste dynamique des cartes graphiques. Et le constat est clair, les trois applications affichent les mêmes scores dans nos trois benchmarks PAL, NTSC et Blu-Ray lorsqu’on utilise le même GPU. La différence de rendu et des scores dépend plus de la carte graphique utilisée (la GTX 275 faisait, par exemple, mieux que la HD5850 sur les tests HD, mais moins bien en SD NTSC) et de la qualité de ses pilotes que de l’application de lecture, lorsqu’on exploite l’accélération vidéo matérielle. On notera également que ces scores sur les trois benchmarks sont moins bons lorsqu’on passe par un décodage logiciel des applications.

III : Le bitstream audio HD

II : Accélération vidéo et qualité d’image Que ce soit avec des cartes graphiques ATi, nVidia, des IGP ou un processeur Intel Clarkdale, l’accélération vidéo a bien été prise en charge par les trois applications. Le codec h.264 d’Arcsoft s’est montré le plus efficace. Sur une séquence h.264 de Blu-Ray gourmande en débit et avec un processeur Core i5 670 sous-cadencé à 1,3 GHz pour mesurer l’impact de l’accélération (contre 3,47  GHz par défaut), l’occupation CPU obtenait une moyenne de 6,7 % sous TotalMedia Theatre 3, 8,3 % sous PowerDVD 10 et 9,7 % sous WinDVD 2010. La différence n’est donc pas énorme et la performance des codecs suffit même avec un processeur de type Atom couplé à une accélération vidéo de carte graphique. En ce qui concerne la qualité d’image, il est difficile de mettre en évidence des différences de piqué sur des sources HD dont le rendu reste très proche. Certes, les couleurs ou la luminosité par défaut peuvent varier mais cela reste réglable, notamment dans les pilotes de la carte graphique. WinDVD donnait néanmoins une image avec un rouge trop saturé sur des cartes AMD. Nous avons constaté

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Monsters Vs Alien sera le premier « vrai » Blu Ray 3D disponible.

plus de distinctions sur des sources DVD. TotalMedia Theatre 3 et PowerDVD sont une fois de plus très proches, avec peutêtre un peu plus de grain sur le deuxième, mais WinDVD introduit plus de flou et offre un moins bon niveau de détails. Nous avons ensuite testé les lecteurs avec les benchmarks HQV éprouvant l’efficacité du désentrelacement SD comme HD que l’on rencontre sur les DVD ou les diffusions TV, mais aussi les filtres

Le bitstream est une fonction permettant d’envoyer à un amplificateur de salon les pistes son brutes afin qu’il se charge de leur décodage, ce que l’on peut faire depuis longtemps sur la connectique S/PDIF avec les bandes audio DTS et Dolby Digital. Avec une interface HDMI 1.3, il est possible de diffuser de cette manière le DTS et Dolby Digital, mais aussi le Dolby Digital Plus, le LPCM et les nouveaux codecs audio HD des Blu-Ray discs que sont le DTS-HD et le Dolby TrueHD. A l’heure actuelle, seuls les Radeon HD5000, les processeurs Intel Clarkdale et quelques cartes son (Asus Xonar HDAV 1.3, Auzentech HomeTheater HD) gèrent ce bitstream HD. Nous avons donc vérifié que cette capacité était bien fonctionnelle sur les trois applications, à partir de notre ampli Yamaha RX-V3800. Avec une Radeon HD5000 et les cartes son HDMI 1.3, tout a très bien marché. Précisons tout de même que le bitstream ne peut fonctionner qu’avec PowerDVD sur l’Auzentech et qu’avec TotalMedia Theatre pour la Xonar. Mais avec les Clarkdale, nous avons rencontré les mêmes problèmes que dans notre précédent test. A l’époque, sur nos deux cartes mères H55 Intel (DH55TC) et MSI (H55M-E33), impossible de faire apparaître l’option audio adéquate dans PowerDVD 9. Sous TotalMedia Theatre 3, nous avions pu sélectionner cette option bitstream, le logiciel confirmait qu’il envoyait une bande-son DTS-HD mais notre ampli restait en Dolby Pro Logic. Nous avions néanmoins réussi sur une autre carte mère MSI mais en H57 (H57-ED55). En refaisant ce test avec une nouvelle carte


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A la différence de WinDVD qui se contente d’un calcul logiciel, l’upscaling de TMT et PowerDVD peut s’effectuer aussi bien avec le CPU que le GPU.

tek ALC892/670 et VIA EnvyHD Vinyl 1818S/1828S/2020s fonctionnaient sans conversion sur les sorties analogiques. Nous n’avons pas eu de réponse de Corel.

IV : L’upscaling HD

mère H55 de MSI (HM55-ED55), et avec les pilotes et le BIOS à jour, que ce soit sous PowerDVD 10, WinDVD 2010 ou TotalMedia Theatre 3, ce fut une fois de plus un échec. Le plus étrange est que les propriétés de la sortie audio HDMI du Clarkdale affichent le support du Dolby Digital Plus, qui est uniquement compatible avec le HDMI 1.3, mais pas le DTS-HD et le TrueHD. Nous tablons donc sur une incompatibilité avec notre ampli, notamment car de nombreux utilisateurs ont réussi à faire marcher le bitstream HD sur des cartes mères H55 mais avec d’autres amplis. Pour ceux qui ne posséderaient pas un ampli HDMI 1.3, notez que PowerDVD prend aussi en charge le décodage des pistes son DTS-HD, TrueHD et LPCM, sans downsampling lorsqu’on utilise les sorties audio analogiques de certains contrôleurs audio intégrés aux cartes mères (ALC885/889/669/670/892, VIA EnvyHD Vinyl VT1818S/ 1828S/2020S). TotalMedia Theatre  3 et WinDVD 2010 ne précisent pas l’échantillonnage et la profondeur de bit sur les connectiques analogiques multicanaux. Arcsoft nous a tout de même confirmé que les chipsets Real-

L’une des plus grandes nouveautés des précédentes versions 2009 de ces trois lecteurs était l’introduction d’un moteur d’upscaling permettant de passer ses DVD, voire des fichiers SD, dans des résolutions haute définition de 720p ou 1080p, afin d’améliorer leur qualité d’image. Ces moteurs sont régulièrement optimisés et peuvent dorénavant fonctionner aussi bien avec le CPU que le GPU. C’est le cas de TotalMedia Theatre 3 et de PowerDVD qui supportent à la fois l’ATi Stream et CUDA, mais pas le Clarkdale. WinDVD se contente, lui, d’un travail logiciel CPU pour le moment. PowerDVD permet cet upscaling aussi bien sur les DVD que sur les fichiers SD, TotalMedia Theatre 3 et WinDVD se contentent des DVD. Les moteurs des trois applications se sont montrés convaincants, avec un léger avantage pour le Trimension All2HD de WinDVD, dont le rendu est un peu plus précis et moins sujet aux effets d’escaliers. Tous les trois sont associés à un filtre de netteté permettant de faire ressortir plus les détails mais qui introduit du bruit dans la vidéo. PowerDVD ajoute à ce moteur TrueTheater HD, un second filtre de réduction de bruit efficace, ainsi qu’un filtre d’amélioration de la fluidité qui se montre moins utile. WinDVD dispose, lui aussi, d’un filtre donnant un rendu de type 100 Hz améliorant nettement la fluidité de la vidéo, mais donnant un effet sitcom que beaucoup n’apprécieront pas. Sur TotalMedia Theatre 3, nous

avons remarqué que le rendu du SimHD était différent lorsqu’il était fait par le CPU ou le GPU. Le GPU offre une image plus précise mais plus bruitée. En ce qui concerne l’usage CPU, notre Core i5 670 sous-cadencé montait à 25 % d’usage sur PowerDVD avec un upscaling 1080p fait par le CPU, 30 % sur TotalMedia Theatre 3 et 30 % sur WinDVD. Parmi les autres filtres proposés, PowerDVD dispose du TrueTheater Lighting ajustant en temps réel la luminosité, le contraste et la saturation de la vidéo. TMT offre la même chose avec son Dynamic Lighting. Cette fonction peut être utile mais un fin réglage de votre afficheur et de la carte graphique reste préférable. On trouve également le TrueTheater Stabilizer qui compense les mouvements tremblotants d’un film et qui se destine donc à des sources provenant de caméscopes. WinDVD autorise, quant à lui, l’application de plusieurs autres filtres sur les DVD ou les fichiers SD. On en trouve un pour le déblocage afin de limiter

Les filtres de réduction de bruit et de netteté des lecteurs ne sont pas indispensables car déjà proposés dans les pilotes des cartes graphiques.

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Test

Les moteurs de conversion 3D à la volée de PowerDVD et TMT ne nous ont pas convaincu. Il s’agit plus d’une fonction gadget dont le rendu n’a rien à voir avec de la 3D native (Blu Ray 3D, diffusion TV, vidéos stéréoscopiques déjà pré calculées).

Les trois lecteurs peuvent s’associer à Windows Media Center, mais l’intégration de WinDVD est mal conçue

PowerDVD et TMT ont reçu la certification Bu Ray 3DTM. Elle n’est pas implantée pour le moment, mais la conversion 2D/3D peut se faire sur les DVD.

les blocs sur des sources h.264 à bas débit, et deux autres pour la netteté et la suppression du bruit vidéo.

V : La 3D PowerDVD 10 et TotalMedia Theatre 3 ont récemment reçu la certification BluRay 3DTM dont les films en vente très prochainement exploiteront le nouveau

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codec vidéo Multiview Video Coding (MVC). Mais cette fonctionnalité n’est pas encore implantée dans les deux lecteurs. Elle viendra gratuitement sur PowerDVD et sera intégrée au plugin payant Sim3D sur TotalMedia Theatre 3. WinDVD ne dispose, quant à lui, pas encore de capacités 3D. Les fonctions 3D de PowerDVD et TotalMedia Theatre 3 concernent la conversion à la volée de DVD. TotalMedia Theatre va un peu plus loin en proposant aussi la conversion de fichiers SD, chose que PowerDVD devrait ajouter avec un futur patch. Le Sim3D de TotalMedia Theatre 3 supporte bon nombre de technologies 3D existantes, à savoir l’anaglyph (lunettes rouge et vert), les TV DLP 3D, les écrans de type Zalman (micropola-

riser LCD 3D) et les TVHD 3D Ready LCD et plasma en HDMI 1.4. PowerDVD fonctionne, quant à lui, avec les TVHD 3D Ready DLP, les afficheurs micropolariser LCD 3D et possède un mode dédié aux lunettes 3D Vision de nVidia. Le support des TVHD 3D Ready LCD et plasma en HDMI 1.4 viendra avec le patch ajoutant la compatibilité des Blu-Ray 3D. Nos tests 3D ont été effectués avec une carte graphique nVidia GTX275 associée aux lunettes actives 3D Vision du constructeur et un écran Viewsonic 120 Hz. Que ce soit dans PowerDVD ou TotalMedia Theatre 3, avec des DVD comme des fichiers, cette conversion 3D ne nous a pas du tout persuadé en raison d’un rendu flouté, d’images fantômes


FICHES TECHNIQUES • Nom : PowerDVD 10 Ultra 3D • Editeur : Cyberlink • Prix : 90 euros • Site Web : http://fr.cyberlink.com Support des fichiers sous-titres Codecs accessibles en externe Upscaling CPU ou GPU Intégration dans Media Center Rapidité de chargement des Blu-Ray Prêt pour les futurs Blu-Ray 3D Bitstream audio HD HDMI Conversion 3D gadget Affichage de sous-tires à optimiser Intérêt des fonctions communautaires

• Nom : TotalMedia Theatre 3 Platinum Editeur : Arcsoft Prix : 100 dollars avec le plugin SimHD Site Web : www.arcsoft.com Lecture de rips Blu-Ray Support des HD-DVD Codecs accessibles en externe Upscaling CPU ou GPU Intégration dans Media Center Paré pour les futurs Blu-Ray 3D avec le prochain plugin Sim3D Bitstream audio HD HDMI Conversion 3D gadget Pas de langage français

• Nom : WinDVD 2010 Pro Editeur : Corel Prix : 79 euros Site Web : www.corel.com Qualité de l’upscaling Filtre de fluidité vidéo performant Bitstream audio HD HDMI Prix Plantages et autres lenteurs Qualité d’image DVD un ton en dessous Pas de support MKV Mauvaise intégration dans Media Center Colorimétrie qui tire trop vers le rouge avec les cartes graphiques AMD

de lire des fichiers vidéo, uniquement des médias optiques. Quant à PowerDVD, son interface change radicalement dans Media Center pour se fondre parfaitement avec l’habillage de la centrale multimédia. Mais au même titre que TotalMedia Theatre 3, il n’est possible de lire que des médias optiques.

Avec AnyDVD HD en fond de tâche, MPC-HC est capable de lire des Blu Ray discs, mais uniquement le film et ses différentes pistes sons et sous titres, pas les menus et autres bonus interactifs.

et surtout, d’un manque de profondeur des effets de relief. On se retrouve plus avec une image 2D sortant de l’écran qui n’a rien à voir avec le rendu de sources 3D natives comme les vrais Blu-Ray 3D, les diffusions TV filmées en 3D ou encore les fichiers stéréoscopiques de démonstration que l’on peut trouver sur le Net. Quand on sait que la remasterisation de films Blu-Ray en 3D peut prendre plus d’un an de travail, il n’est pas étonnant que cette conversion 3D à la volée des lecteurs soit si peu convaincante. Le rendu avec TotalMedia Theatre 3 pouvait aussi donner une image déformée selon le réglage de l’intensité 3D, mais le plugin Sim3D que nous a fourni Arcsoft était toujours en développement. Nous avons relevé une occupation CPU montant à 50 % avec TotalMedia Theatre 3 lors de ce passage à la 3D et d’environ 35 % sous PowerDVD, et moins de 20 % dans les deux cas en remettant notre Core i5 à sa fréquence d’origine.

Au final, cette conversion 3D s’apparente plus à un gadget. Certaines TV 3D devraient elles aussi intégrer cette capacité. D’après les premiers constats, leur moteur de conversion serait plus efficace, mais nous attendrons de juger par nous-même pour tirer des conclusions.

VI : Intégration dans Media Center et accessibilité des codecs Si les trois applications s’intègrent dans Windows Media Center sans avoir à configurer quoi que ce soit, elles le font plus ou moins bien. Avec WinDVD, il s’agit juste d’un raccourci qui lance le lecteur en réduisant la fenêtre de Media Center, ce qui fait perdre l’esthétique de l’interface. De plus, Media Center ne revient pas au premier plan lorsqu’on ferme le lecteur. L’intégration est mieux effectuée avec TotalMedia Theatre 3 qui peut dorénavant exploiter son plugin SimHD. Mais il n’est pas possible

Upscaling, réduction de bruit, sharpen, etc, toutes ces optimisations peuvent être faites avec ffdshow. Il supporte également le bitstream des codecs audio HD.

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Test Comment s’équiper pour la 3D sur PC ? En ce qui concerne la disponibilité des codecs des lecteurs dans d’autres applications comme Media Player Classic Home Cinema ou DVB Viewer, la bonne nouvelle concerne PowerDVD dont les codecs sont de nouveau accessibles (ce n’était plus le cas avec la version 9). Il est même possible de se contenter de la version d’essai du logiciel pour y accéder. Les codecs d’Arcsoft n’apparaissent pas par défaut dans la liste des filtres DirectShow, mais il est possible de les enregistrer manuellement. Quant à WinDVD, nous n’avons pas réussi à utiliser ses codecs en dehors du lecteur.

VII : Les fonctions annexes PowerDVD est le lecteur qui propose le plus de fonctions additionnelles, à commencer par le MoovieLive. Ce module permet d’organiser votre vidéothèque en ajoutant manuellement ou en téléchargeant gratuitement les jaquettes et autres données relatives aux films, ainsi que d’envoyer ou de récupérer des commentaires des différents utilisateurs de MoovieLive, pouvant aussi être publiés sur Twitter et Facebook. Ces capacités communautaires ont néanmoins un intérêt limité et beaucoup s’en passeront. PowerDVD intègre ensuite une interface esthétique pour afficher sa collection vidéo de manière animée. Un autre module permet de remixer les DVD en sélectionnant ses scènes favorites et en y ajoutant des images animées, du titrage et en remplaçant la bande-son. Ajoutons la possibilité de placer des signets dans ses films, avec annotations, pour accéder à ses scènes favorites plus facilement. Cette version 10 de PowerDVD a d’autre part introduit un module de lecture audio, avec support du MP3, LPCM ou Wave mais pas de FLAC ni de MLP. Bien qu’il puisse cataloguer votre collection musicale, se baser sur la bibliothèque de Windows 7 et créer des listes de lecture, iTunes, Winamp et Windows Media Player restent bien plus complets. Le catalogage des films dans WinDVD et TotalMedia Theatre est présent mais il est bien plus basique et ne fonctionne que sur les Blu-Ray avec TotalMedia Theatre. WinDVD permet aussi l’utilisation de signets, ainsi que la création de petits clips animés à partir d’une scène vidéo quelconque. Terminons en préci-

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Avec un GPU nVidia GeForce 8 ou supérieur et les lunettes nVidia 3D Vision : Cette combinaison fonctionne aussi bien pour le jeu que pour la vidéo avec un écran LCD PC, une TVHD DLP ou un vidéoprojecteur certifiés 3D Vision. Mais pour le moment, il n’est pas possible d’exploiter les lunettes 3D Vision avec une TVHD LCD/plasma 3D Ready. Il est probable que les lunettes deviennent compatibles à nVidia est en avance face à ATi sur la 3D stéréoscopique. Notamment grâce à son kit 3D l’avenir avec ces téléviseurs, mais Vision, mais aussi au niveau de la comptabilité pas forcément tous. avec les afficheurs 3D. • Avec un GPU nVidia GeForce 8 ou supérieur et un couple TVHD 3D Ready/lunettes Cette combinaison fonctionne aussi bien pour le jeu que pour la vidéo sur toutes les TVHD 3D Ready équipées d’une connectique HDMI 1.4 et livrées avec des lunettes 3D. Mais il est indispensable d’acheter le pilote 3DTV Play de nVidia qui sera disponible en juin, pour environ 40 dollars. Il sera téléchargeable gratuitement pour ceux qui auraient déjà acheté un kit de lunettes 3D Vision. • Avec un GPU AMD AMD a décidé d’ouvrir ses derniers pilotes Catalyst 10.3 afin que des constructeurs tiers puissent commercialiser des produits compatibles avec ses GPU pour la 3D. On parle pour le moment de DDD proposant des lunettes actives compatibles avec peu d’afficheurs, d’iZ3D avec quelques écrans combinés à des lunettes polarisées, ainsi que de Bit Cauldron proposant des lunettes actives compatibles avec les écrans 120 Hz. AMD a aussi annoncé qu’il travaillait avec des constructeurs comme Samsung ou LG pour leurs TV 3D Ready. Mais c’est encore un peu flou à ce niveau, il faudra attendre de plus amples tests pour voir où en est vraiment ATi avec la 3D.

sant que PowerDVD et WinDVD ont été conçus pour faciliter un usage tactile avec un écran adéquat.

VIII : Verdict Que ce soit pour lire des DVD ou des fichiers médias, il n’est pas indispensable d’investir dans un de ces trois programmes. Les DVD se lisent gratuitement aujourd’hui dans Media Center ou avec Media Player Classic Home Cinema, VLC ou encore KMPlayer, il en est de même des autres formats de fichiers vidéo. L’application de filtres divers pour optimiser la qualité d’image peut, d’autre part, se faire via le célèbre Ffdshow, ou par les pilotes de la carte graphique en ce qui concerne la netteté et la suppression du grain vidéo. Le bitstream des formats audio HD fonctionne aussi avec Ffdshow. Quant à la 3D, la conversion à la volée est accessible avec un filtre payant, comme celui de 3Dfier vendu 20 euros et que vous pourrez associer à votre lecteur préféré sachant gérer les filtres DirectShow. L’achat d’un de ces trois lecteurs n’est donc utile

que pour la lecture des Blu-Ray et des Blu-Ray 3D, ainsi que pour le décodage des pistes audio DTS-HD qui est impossible avec des codecs gratuits, ce qui n’est tout de même pas négligeable. La lecture de Blu-Ray 2D reste possible avec AnyDVD HD (63 euros pour un an de support et de mises à jour) couplé à Media Player Classic Home Cinema par exemple, mais les menus, bonus et autres contenus interactifs du film ne seront pas disponibles. Les trois logiciels ont ensuite l’avantage d’être plus simples à utiliser pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose aux filtres DirectShow. A l’heure du choix, notre préférence se porte sur TotalMedia Theatre ou PowerDVD, WinDVD étant trop lourd à notre goût, entaché de quelques plantages, d’une intégration bâclée dans Media Center et d’une indisponibilité de ses codecs en externe. Entre Arcsoft et Cyberlink, le choix est difficile car leurs performances sont proches, la différence peut entre autres se faire au niveau de la lecture de rips Blu-Ray qui intéressera bon nombre d’entre vous et que seul TotalMedia Theatre permet.


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L’approvisionnement en Cypress, le GPU qui équipe les HD 5800, est toujours problématique chez AMD. Mais grâce à quelques progrès, un plus grand nombre de puces est disponible, permettant (enfin) aux constructeurs de proposer leurs cartes. PCB modifié, radiateur maison, overclocking léger ou très costaud, nous avons rassemblé 7 HD 5800 afin de les comparer. Puissance et silence en perspective.

A

lors que les GTX480 sont là, les 5870 modifiées arrivent enfin en nombre assez conséquent. Entre la pénurie de puces qui fait que le prix moyen des 5870 est revu à la hausse et le fait que les constructeurs facturent leurs modifications de plus en plus cher, il n’est pas rare d’atteindre 330 euros pour une 5850 et 100 euros de plus pour la 5870. Ces modifications consistent à revoir le système de refroidissement afin d’obtenir une carte globalement plus silencieuse. Parfois, on a aussi droit à un PCB légèrement modifié et à un

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overclocking d’usine. Et plus rarement encore, seules les performances sont à l’honneur, en overclocking notamment mais à des prix élevés.

1 ou 2 Go ? La quantité de mémoire étant de plus en plus importante pour nos jeux en haute résolution, AMD a lancé une HD5870 Eyefinity 6 équipée de 2 Go de GDDR5 (testée en page 18). Cette carte étant destinée à gérer de grosses résolutions, c’est une décision heureuse. Mais une 5870 classique peut servir

sur une dalle de 2 560 pixels de large, ce qui suffit déjà à saturer la mémoire sur certains jeux. Avoir 2 Go pourrait donc s’avérer utile. Néanmoins, la carte reprend le même design que la 5870 de référence, elle est donc un peu trop bruyante pour nos oreilles et elle fait payer cher ses six sorties miniDisplayPort. Mais rassurez-vous, Sapphire devrait dévoiler sa Vapor-X en version 2 Go d’ici peu et Asus sa 5870 Matrix en version 2 Go uniquement. Silence et performances en même temps pourraient être au rendez-vous pour les amateurs de grandes résolutions.


0:

Asus 5850 DirectCU TOP Prix : 320 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 765/1 125 MHz Overclocking GPU/RAM : 890/1 250 MHz

Les cartes de la série TOP (pour Top Overclocking Performance) chez Asus étaient les plus overclockées chez le constructeur. Mais depuis un an environ, la série Matrix vient, en général, chapeauter la gamme. Toutefois, généralement réservée aux GPU nVidia, cette déclinaison n’était pas attendue sur les 5800. Elle sera pourtant présente, mais sur la 5870 uniquement. Vu le nombre limité de puces, les constructeurs ne peuvent pas s’amuser à sortir autant de déclinaisons que d’habitude, il faut commencer par répondre à la demande en cartes de base. Comme toujours chez Asus, depuis déjà près d’un an, les cartes modifiées adoptent un PCB noir mat et une très bonne finition. Il y a même une cornière, qui ne sert pas à grand-chose hormis

Bundle : 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x adaptateur DVI > HDMI, 1 x adaptateur Molex > 6 pins PCI-Express, 1 x pont CrossFire Connectique : 1 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort pour le look. La carte requiert un connecteur PCIExpress 6 broches et un 8 broches ; vérifiez votre alimentation car seul un adaptateur 6 broches est fourni. La carte fonctionnera correctement, même sans 8 broches, mais il est possible que certaines fonctions d’overclocking via les Catalyst ne soient plus disponibles. Le radiateur maison utilise deux gros caloducs de 8 mm et un ventilateur de 92 mm. En revanche, le carénage qui recouvre les ailettes est assez basique et peu esthétique. Question de goût. L’overclocking d’usine est assez timide sur le core (+5,5 %) mais plus intéressant sur la mémoire (+12,5 %). Du coup, selon les exigences, les performances sont 5 à 10 % plus élevées que celles d’une 5850 standard. Après overclocking manuel, qui était assez aisé sur notre modèle, nous arrivons à un gain de 15 à 20 %, dépendant là encore du composant limitant (mémoire ou GPU). Et le tout se fait dans un silence plutôt agréable puisque la carte ne fait jamais plus de bruit qu’une 5850 de référence au repos. Autant dire que dans un boîtier, ça ne s’entendra que si vous collez votre oreille sur la paroi.

silence qualité de finition une seule sortie DVI

Sapphire 5870 Vapor-X Prix : 390 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 865/1 250 MHz

Bundle : 2 x adaptateur Molex > PCI-Express 6 pins, 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x coupon Dirt 2, 1 x pont CrossFire

Overclocking GPU/RAM : 960/1 330 MHz

Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

La Vapor-X de Sapphire a été une des premières cartes modifiées à être dévoilée, la marque étant un partenaire privilégié d’AMD, elle a pu obtenir assez de Cypress pour lancer ce produit. Mais il faut faire attention aux différents modèles. D’abord, celui que nous testons ici est le modèle dit V1 qui utilise un PCB de référence et offre un overclocking timide. Sapphire a récemment ajouté une version V2 dont le PCB bleu a été revu de sorte qu’on ne peut plus modifier la tension de manière logicielle, comme c’était possible avec les cartes de référence. Deux modèles de V2 ont

été lancés, un qui respecte les fréquences officielles AMD, à savoir 850/1 200 MHz et le second qui est un peu plus overclocké que notre modèle avec 875/1 250 MHz. Cela dit, ce ne sont pas 10 MHz de plus qui changeront la donne. Mais le radiateur est toujours le même et c’est ce qui importe. En effet, c’est sans aucun doute une réussite complète. Il s’agit d’un radiateur somme toute assez classique avec trois caloducs en cuivre, au centre duquel vient se placer un ventilateur thermorégulé. Le tout est recouvert d’un carénage du plus bel effet ! Silencieux au repos comme en charge, c’est un vrai plaisir. Même sollicitée à fond, la carte est plus silencieuse que la 5870 de référence au repos ! Et le tout avec des températures plus que convenables puisque l’étage d’alimentation est au frais. Cela laisse donc présager de bonnes marges d’overclocking, on pourra légèrement augmenter la tension sans crainte. Et, cerise sur le gâteau, cette carte n’est pas excessivement chère. En effet, il n’y a aucune modification assez profonde pour engranger un surcoût trop important, de sorte qu’à 390 euros, c’est une vraie aubaine ! En outre, notez que la même carte existe en version 2 Go, si d’aventure, notre test de la 5870 2 Go (page 18) vous a donné l’eau à la bouche.

silence overclocking trop de versions différentes ?

PC Update

I 117


Comparatif

HIS 5850 iCooler V Turbo Prix : 330 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 765/1 125 MHz Overclocking GPU/RAM : 890/1 280 MHz

Il existe deux variantes de cette 5850 iCooler V chez HIS, toutes deux sont livrées avec Call of Duty : Modern Warfare 2. Les versions dépourvues du jeu ne sont pas encore au programme chez le constructeur, alors que c’est pourtant le cas sur la 5830, ce qui permet d’économiser une dizaine d’euros si on a déjà le jeu. Le premier modèle respecte les fréquences d’origine de la 5850 de référence, à savoir 725/1 000 MHz, tandis que la seconde, la Turbo, est overclockée à 765/1 125 MHz. Cependant, si vous voulez vraiment réduire les dépenses, la version non overclockée devrait suffire. En effet, les 20 euros demandés pour cet overclocking léger ne sont pas vraiment justifiés selon nous, toutes les 5850 que nous avons eues entre les mains y arrivant sans problème.

Bundle : 2 x adaptateur Molex > 6 pins, 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x coupon Call of Duty : Modern Warfare 2, 1 x pont CrossFire Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort La version iCooler est censée être une version modifiée entrée de gamme, l’IceQ étant destiné au haut de gamme. Mais il n’y aura qu’une seule version en 5850. Le PCB est légèrement revu par HIS, on perd donc la régulation de la tension sous Windows. Ce n’est pas bien grave, mais dans la mesure où le PCB retravaillé ne nous semble pas d’une qualité sensiblement meilleure que l’ancien, c’est regrettable. Le radiateur semble cependant bien plus élaboré que celui de la dernière carte iCooler que nous avions testée. Mais il en garde les caractéristiques principales : un ventilateur bleu au centre d’un radiateur recouvert d’un carénage en plastique noir laqué. Au moins, le look est bien là. Dommage que HIS ait tapissé ce joli radiateur d’un infâme sticker Modern Warfare 2, on a presque envie de l’arracher ! Niveau silence, c’est très mitigé. Le premier BIOS que nous avait fourni HIS était visiblement mal réglé, la carte étant toujours trop bruyante. N’hésitez pas à flasher votre BIOS par un plus récent puisque le second qui nous a été fourni faisait taire le ventilateur au repos. En charge, le problème restait inchangé. En outre, la limite d’overclocking est fixée à 775/1 150 MHz de sorte qu’il était quasiment impossible d’aller plus loin, une bride volontairement placée si bas. HIS serait en train de préparer un 3e BIOS qui, on l’espère, sera le bon. Mais tout n’est pas si mauvais. En effet, en ralentissant le ventilateur à 40 % (soit de façon logicielle, soit en modifiant vous-même le BIOS), la carte devient alors presque inaudible, tout en conservant des températures excellentes. C’est bien simple, elle obtient alors les mêmes résultats que la 5850 DirectCU d’Asus. En prime, l’overclocking est légèrement meilleur sur la mémoire, permettant de gagner encore quelques FPS.

HIS 5830 iCooler V Turbo En parallèle, HIS nous a aussi fourni une 5830 iCooler V Turbo. Elle reprend le même PCB, radiateur et bundle que sa grande soeur, mais avec un GPU qui perd des unités de traitement et des fréquences de fonctionnement revues à la hausse. La 5830 est globalement peu intéressante, mais le modèle que nous avons testé se négocie à peine plus de 200 euros et utilise un BIOS grâce auquel le ventilateur ne fait plus de bruit ! Au passage, cela prouve que l’iCooler pourrait être un bon produit si HIS s’en donnait la peine. Les performances sont toujours celles d’une 5830, mais les adeptes de cartes silencieuses seront tout de même contents.

bundle silence une fois modifiée BIOS perfectible

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I PC Update


MSI 5870 Lightning Prix : 440 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 900/1 200 MHz Overclocking GPU/RAM : 940/1 290 MHz

Bundle : 2 x adaptateur PCI-Express 6 pins > PCI-Express 8 pins, 2 x extension pour points de mesure, 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x adaptateur DVI > HDMI, 1 x câble HDMI, 1 x pont CrossFire Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Voilà des mois que MSI nous tarabuste avec sa super HD 5870 Lightning ! C’est vrai que c’est une carte un peu hors du commun, à la manière de la Mars chez Asus par exemple, mais cette fois, le prix est raisonnable. Alors oui, nous l’attendions de pied ferme. Enfin arrivée, on découvre une carte qui semble très aboutie. Un format de PCB hors du commun : il a, en effet, été élargi afin de pouvoir caser tous les composants et un radiateur au look ravageur, bien que plutôt habituel. Il s’agit, en effet, du Twin Frozr II, le radiateur qui équipe toutes les cartes de la série Lightning. Deux gros caloducs de 8 mm et deux autres, plus petits, de 6 mm partent vers un grand nombre d’ailettes, le tout étant refroidi avec deux ventilateurs de 80 mm thermorégulés. La carte adopte des composants dits de « qualité militaire ». Derrière ce terme pompeux, se cachent en fait des condensateurs Hi-C Cap, qui ont toujours été présents sur les cartes graphiques, mais qui sont désormais utilisés plus massivement par MSI, et des bobines de meilleure qualité. En outre, là où la 5870 de base a un étage d’alimentation à quatre phases, MSI utilise ici dix phases. Tout cela permet de délivrer une tension plus élevée (si besoin) et plus stable. Pour la vie quotidienne et une partie de Call of Duty en rentrant à la maison, ça ne change rien. En revanche, pour de l’overclocking extrême, ça change tout. Couplée au logiciel maison Afterburner, cette carte peut atteindre des fréquences flirtant avec les 1 400 MHz, ce qui est tout bonnement impressionnant. On a même droit, série Lightning oblige, aux points de mesure de la tension et a une double alimentation PCI-Express 8 broches dont les adaptateurs sont fournis. Tout ça est bien joli, mais à part quelques usages extrêmes, ça ne va pas révolutionner les performances. La carte est donc overclockée d’usine à 900/1 200 MHz. C’est assez timide selon nous, surtout sur la mémoire. En effet, celleci vient constamment brider le GPU de sorte qu’un overclocking

à 865/1 250 MHz, comme pour la Sapphire Vapor-X, se révèle plus efficace. Et même en overclocking manuel, notre modèle ne s’est pas révélé joueur. 940/1 290 MHz, c’est finalement ce que font des 5870 de référence tout à fait banales. Dommage donc. Heureusement qu’on peut augmenter la tension très facilement et nous n’avons eu aucun mal à stabiliser la carte à 1 GHz, sans recourir à des tensions dangereusement élevées. Là où le bât blesse, c’est au niveau du refroidissement. Le radiateur maison ne nous a jamais déçu mais cette fois, il se révèle plus que bruyant en charge. C’est simple, même une 5970 est plus silencieuse, pourtant réputée pour être plus proche du sèche-cheveux que du papillon ! Et ce, alors même que le GPU dépasse à peine les 60 °C, température largement assez basse. Nous avons contacté MSI mais nous n’avons toujours pas reçu de nouveau BIOS pour rectifier le tir et ce n’est pas non plus un défaut isolé puisque d’autres confrères l’ont constaté. D’autant que même avec cette ventilation ahurissante, l’étage d’alimentation flirte facilement avec les 100 °C. Les composants, tout militaires qu’ils soient, n’apprécieront guère sur le long terme. Heureusement qu’au repos, la carte se tait définitivement et que les températures sont royales. Nous avions aussi reçu la MSI 5830 Twin Frozr, qui utilise exactement les mêmes composants que la 5850 et la 5870 de la même série, seuls les GPU et les puces de RAM différant. Et cette carte s’est avérée silencieuse, comme nous en avions l’habitude chez MSI sur les cartes de ce calibre. Hélas proposée trop chère, la 5830 n’est pas une alternative crédible, mais les autres modèles sauront probablement concilier le silence que n’a pas cette 5870 Lightning et le rapport qualité/prix qui manque à la 5830 Twin Frozr.

overclocking avancé bruit insupportable en charge !

PC Update

I 119


Comparatif

PowerColor 5870 PCS+ Prix : Prix : 370 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 875/1 225 MHz

Bundle : 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x coupon Dirt 2/ Modern Warfare 2, 1 x pont CrossFire

Overclocking GPU/RAM : 990/1 310 MHz

Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

PowerColor a été la seconde marque à présenter ses 5800 modifiées, juste après Sapphire, peu de temps après le lancement officiel des cartes. La série PCS+ (pour Professional Cooling System) rassemble une 5830, une 5850 et une 5870, toutes trois utilisant le même radiateur maison et toutes trois légèrement overclockées. Pour la 5870, on parle de 875/1  225 MHz, ce qui n’est toujours pas exceptionnel et qui la place derrière la Sapphire. Néanmoins, si vous voulez plus de puissance, une version PCS++ overclockée à 950/1 200 MHz va bientôt débarquer pour un surcoût de 30 euros. Le PCB de la carte est rouge et n’est pas aussi bien fini que celui des cartes Asus par exemple, mais néanmoins, il est comparable au PCB AMD qui est loin d’être mauvais. En outre, un gros radiateur en aluminium vient se placer sur

l’étage d’alimentation. Le radiateur principal est équipé de quatre caloducs, dont deux gros de 8 mm qui répartissent la chaleur aux ailettes en aluminium, au centre desquelles se trouve un ventilateur de 90 mm. Un carénage recouvre l’intégralité de la carte mais laisse dépasser les caloducs. Attention à ces derniers qui dépassent de 25 mm du PCB, cela peut poser problème dans des tout petits boîtiers. Le look n’est pas à tomber par terre mais en tout cas, il a été un minimum soigné. Côté silence, il n’y a strictement rien à redire. Le BIOS est très bien paramétré, la vitesse du ventilateur tombe à 11 % au repos, c’est donc tout à fait inaudible. De même en charge. Certes, selon nos relevés, la carte est un peu plus bruyante que la Vapor-X, mais dans les faits, il est impossible de l’entendre lorsqu’elle est placée dans un boîtier. Et ce silence ne s’obtient pas en sacrifiant les performances de refroidissement, puisque le GPU reste au frais avec 15 °C de moins par rapport au radiateur d’origine. L’étage d’alimentation n’intègre pas de sonde lisible par nos logiciels habituels, mais un relevé indique une température voisine à celle de nos autres cartes, rien d’alarmant donc. Et en overclocking, c’est aussi très bon, avec plus de 950  MHz passés sur le core, toujours dans un silence royal. Le bundle est assez pauvre mais intègre néanmoins un coupon de téléchargement pour Dirt 2 ou Modern Warfare 2 (selon le produit que vous aurez choisi). Le tout pour « seulement » 370 euros, soit 20 euros de plus que la version de base.

silence prix finition/look ?

overclocking

PowerColor 5850 PCS+ Prix : 270 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 760/1 050 MHz

Bundle : 1 x adaptateur DVI > VGA, 1 x coupon Dirt 2/ Modern Warfare 2, 1 x pont CrossFire

Overclocking GPU/RAM : 865/1 125 MHz

Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Cette 5850 est à peine différente de la 5870. Le PCB change à peine, mais conserve par contre la même longueur, ce qui en fait alors une 5850 un peu encombrante. Le radiateur est, lui aussi, presque identique ; sur ce modèle, les quatre caloducs mesurent 6 mm de diamètre. Légèrement overclockée par rapport à la version de référence, PowerColor a été très timide sur la mémoire, alors que les puces sont pourtant les mêmes et encaissent bien plus sans broncher. Cette 5850 conserve donc les avantages de sa grande soeur  : silence exemplaire, bon overclocking, jeu en bundle et prix canon, là encore à peine 20 euros de plus que le modèle de référence bien plus bruyant.

silence prix finition/look format pour une 5850

120

I PC Update


Conclusion & performances

L

a 5870 PCS+ de PowerColor tient la corde. Proposée à un tarif compétitif face aux cartes de référence, très silencieuse sans sacrifier les performances de refroidissement et plutôt habile en overclocking, à 370 euros avec un coupon de téléchargement de Dirt 2 ou Modern Warfare 2, il ne faut pas hésiter. Le seul grief que nous aurions à lui faire concerne son look assez banal. Si c’est un critère important à vos yeux, la Sapphire Vapor-X conserve les mêmes avantages et ajoute une fini-

tion et un look plus soignés. Si vous n’avez pas le budget nécessaire, vous regarderez plus vers les 5850. C’est alors la PowerColor 5850 PCS+ qui se démarque, et de loin, sachant se faire plus discrète et surtout 60 euros moins chère que les HIS et Asus. En revanche, la MSI 5870 Lightning est vraiment trop bruyante. C’est clairement une carte destinée aux overclockers extrêmes qui cherchent la performance à tout prix, passez votre chemin sauf si vous faites partie de ce genre d’acharnés.

Température GPU (°C)

Bruit (dB) 40,3 38,7

HIS 5830 iCooler

HIS 5830 iCooler

39,6 37,5

PowerColor 5850 PCS+

HIS 5850 iCooler

40,5 38,5

Asus 5850 TOP

HIS 5850 iCooler

39,4

40,2 38,5

5870 reference

40,1

MSI 5870 Lightning

48,5

0

10

20 Charge

30

40

5870 reference

50

60

52,8

HIS 5850 iCooler

54

Asus 5850 TOP

70

80

90

Repos

18 2 18,2 17,3 19,3

23 21,2

5870 reference

23,1 ,

61

60

22,6

64

MSI 5870 Lightning Sapphire 5870 Vapor‐X

21

23,3 21,5

59,4

50

60

HIS 5850 iCooler

5870 reference

Origine

50

61,3

59,2

40

40

Asus 5850 TOP

62

PowerColor 5870 PCS+

30

30

PowerColor 5850 PCS+

55,4

OC

20

5850 reference

56,3

5850 reference

20

10

HIS 5830 iC l HIS 5830 iCooler 52

10

0

Warhead ‐ 1920x1200 AA4X (FPS)

42 39,5

PowerColor 5850 PCS+

80

38

Charge

Dirt 2 ‐ 1920x1200 AA8X (FPS)

0

65

34

Repos

HIS 5830 iCooler

62

30

PowerColor 5870 PCS+

39

59

33

MSI 5870 Lightning 45

76

42

Sapphire 5870 Vapor‐X

PowerColor 5870 PCS+

67

36

5850 reference

39 37,5

Sapphire 5870 Vapor‐X

66

38

PowerColor 5850 PCS+

44,2

59

35

Asus 5850 TOP

42,5 40,4

5850 reference

68

39

24,3 23,2

MSI 5870 Lightning 65,1

PowerColor 5870 PCS+

25,2 23,4 23 4

65,9 61,7

Sapphire 5870 Vapor‐X

23,5

70

0

5

10 OC

15

20

25

25,7 30

Origine

PC Update

I 121


Test

Mémoire basse consommation • GSkill ECO 1600 C7 1,35 V • Kingston LoVo 1866 C9 1,35 V

RAM Les économies d’énergie, c’est à la mode. Les constructeurs de barrettes de mémoire se sont donc lancés dans la mémoire basse consommation. 1,25 V au lieu de 1,65 V, cela fera-t-il une différence ? Ces produits sont-ils simplement des kits sous-voltés ou sont-ils vraiment optimisés pour les basses tensions ?

L

e JEDEC est l’organisme qui se charge de l’élaboration des standards en termes de mémoire, notamment les spécifications officielles de la SDRAM (tension et fréquences en ce qui nous concerne). Fin 2009, la DDR3L a été officialisée, à une tension de 1,35 V, afin de réduire la consommation de la DDR3 d’environ 20 %. Ceci a été rendu possible grâce à l’amélioration de la finesse de gravure des puces, permettant donc de réduire considérablement

Notre P7P55 WS SuperComputer nous permettait de baisser la tension mémoire jusqu’à 1,2 V, mais cette option dépend du bon vouloir des constructeurs qui doivent l’implémenter dans le BIOS.

la tension d’alimentation. Mais ce type de mémoire sera très dépendant du bon vouloir des constructeurs de cartes mères. En effet, le SPD, la puce qui informe le système des spécifications du kit, a beau indiquer 1,35  V, si le BIOS n’en est pas capable, la mémoire fonctionnera à la tension nominale de la DDR3, soit 1,5 V. A contrario, une bonne partie des kits que nous testons fonctionne à 1,65 V.

GSkill premier sur la DDR3L Seulement trois mois après cette annonce, GSkill a donc dévoilé sa série ECO. De la DDR3 fonctionnant à 1,35

122

I PC Update

V et avec deux vitesses de fonctionnement : DDR3-1333 ou DDR3-1600. Des kits assez standard donc. Disponibles avec différents jeux de timings (C7, C8 et C9) et en 4 ou 8 Go de capacité, il ne s’agit pour le moment que de kits dual channel. Pour les kits triple channel, la marque attend que les constructeurs de cartes mères daignent implanter les tensions adaptées sur leurs produits X58. Puis Kingston a dévoilé ses propres kits basse consommation avec la série LoVo (pour Low Voltage). Trois kits intégralement verts, le ton est donné. Moins prolifique que GSkill, Kingston propose d’abord une classique DDR3 1600 C9 à 1,35 V. Ensuite, une très


Test Fréquences 7‐8‐7‐24 1T Trident 2000 C9

969

667

LoVo 1866 C9

956

763

915 855

ECO 1600 C7 0

200

400 1,65v

600

800

1000

1200

1,35v

Fréquences 8‐8‐8‐24 1T Trident 2000 C9

970

742

LoVo 1866 C9

1071

855 906 860

ECO 1600 C7 0

200

400 1,65v

600

800

1000

1200

1,35v

Fréquences 7‐7‐7‐21 1T Trident 2000 C9

807

658

LoVo 1866 C9

750

837

793 772

ECO 1600 C7 0

200

400 1,65v

600

800

1000

1,35v

Des puces spéciales ? « Les mêmes puces avec une tension réduite », c’est ce que nous nous sommes dit en voyant ces kits pour la première fois. Etant adepte de la basse consommation, nous utilisions déjà un kit certifié 1,65 V à 1,45 V sans le moindre incident. Evidemment, les constructeurs gardent toutes ces informations secrètes, mais à part des tests pour vérifier la stabilité, nous ne sommes pas convaincu qu’il s’agisse de puces différentes. Chez GSkill, les puces sont rebadgées, nous empêchant de connaître leur origine. Mais vu le comportement, pas de doute  : ce sont des puces spéciales qui équipent le kit, notre Trident 2000 C9 ayant beaucoup de mal à 1.35v.

tristement célèbres pour leur fragilité. A 1,35 V en revanche, le kit nous a légèrement déçu en C7 et nous n’avons pas pu obtenir de meilleures fréquences avec des timings plus relâchés tels que 8-9-8, au lieu de 8-8-8, par exemple, en restant sur une faible tension.

DDR3L, ça sert à quoi ? Globalement, les performances sont similaires à notre kit de référence (GSkill Ripjaws 1600 C7 dans Hardware Magazine n° 44, p. 96), c’est donc plutôt une bonne affaire. Cependant, nous avons mesuré la différence de consommation entre une tension de 1,25 V et 1,65 V et c’est infime. Ça ne justifie même pas d’acheter un kit spécialement pour ça. 4 W de plus ou de moins, ça ne changera pas votre facture. Même sur un HTPC basé sur un Clarkdale par exemple, consommant une soixantaine de watts au repos, on a du mal à se rendre compte de l’intérêt de la DDR3L. Cependant, les kits chauffent sensiblement moins en l’absence de ventilation. Presque une dizaine de degrés, alors que les barrettes ne sont pas confinées. Dans un boîtier exigu, cela pourra éventuellement s’avérer utile.

Marque

Série

Tension

Fréquence

Timings

Référence

Prix

GSkill

ECO

1,35 V

1 600

7-8-7-24

F3-12800CL7D-4GBECO

125 €

GSkill

ECO

1,35 V

1 600

8-8-8-24

F3-12800CL8D-4GBECO

120 €

GSkill

ECO

1,35 V

1 600

9-9-9-24

F3-12800CL9D-4GBECO

115 €

GSkill

ECO

1,35 V

1 333

7-7-7-21

F3-10666CL7D-4GBECO

120 €

GSkill

ECO

1,35 V

1 333

8-8-8-24

F3-10666CL8D-4GBECO

115 €

GSkill

ECO

1,35 V

1 333

9-9-9-24

F3-10666CL9D-4GBECO

110 €

Kingston

LoVo

1,25 V ou 1,35 V

1 600

9-9-9-27

KHX1866C9D3LK2/4GX

180 €

Kingston

LoVo

1,35 V

1 600

9-9-9-27

KHX1600C9D3LK2/4GX

140 €

Kingston

LoVo

1,25 V

1 333

9-9-9-27

KHX1333C9D3UK2/4GX

140 €

GeIL

Green

1,3 V

1 333

9-9-9

GG34GB1333C9DC

N.C.

Conclusion

GeIL

Green

1,3 V

1 066

8-8-8

GG34GB1066C8DC

N.C.

La DDR3L n’apporte pas vraiment de nouveauté, dans la mesure où on peut très bien utiliser nos kits actuels à des tensions rabaissées. Et les avantages (consommation et chauffe) sont assez maigres pour justifier une migration. Chez GSkill, le kit est vraiment optimisé basse tension, et c’est plutôt agréable. Chez Kingston, le LoVo 1866 nous a vraiment convaincu avec d’excellentes performances. Néanmoins, vendu 180 euros, il vaudra mieux le considérer comme un bon kit haut de gamme, avant de s’intéresser à l’aspect basse consommation.

ou

1 866

économe 1333 C9 pour 1,25 V. Et enfin, une nouveauté intéressante, même si nettement plus chère que GSkill, grâce à une innovante double spécification : 1866 1,35 V ou 1600 1,25 V, toujours en CAS 9. Enfin, dernier acteur, GeIL, qui a lancé sa série Green en même temps que Kingston, lors du CeBIT. Avec une tension de 1,3 V, nous avons droit à des kits certifiés 1333 C9 ou 1066 C8. Il sera malheureusement assez dur de se procurer ces kits dans l’Hexagone.

124

I PC Update

Petite spécificité tout de même, l’ECO accepte moins aisément des timings plus serrés mais se comporte mieux avec une faible tension. Du côté de Kingston, il s’agit d’un kit résolument plus haut de gamme. Les performances sont excellentes quand nous repassons les barrettes à 1,65 V, du même acabit que celles délivrées par les HyperX T1 2133 C9, pourtant vendues 50 euros de plus. Les puces sont en fait les excellentes Elpida Hyper MGH-E, plus résistantes que les MNH-E


Test

SSD nouvelle génération

Le Velociraptor V200M peut-il leur résister ? • A-DATA S599 100 Go • Corsair SF-100 100 Go

• MX-Technology MX-DS Series 50 Go • Kingston SSDNow V-Series 30 Go

SSD/DD Les SSD à base d’un contrôleur SandForce semblent être en mesure de détrôner les X25-M d’Intel. Le test de trois modèles de chez Corsair, MX-Technology et A-DATA va nous en dire plus. Nous en profitons pour évaluer le Kingston V30, l’un des SSD les moins chers du marché, ainsi que le nouveau Velociraptor qui atteint dorénavant une capacité de 600 Go.

D

ans le comparatif de SSD du précédent PC Update, nous avions pu mettre en évidence l’excellent comportement de l’OCZ Vertex 2 Pro construit autour du contrôleur SandForce 1500. Mais ce SSD n’ayant finalement pas été distribué, nous attentions avec impatience les premiers modèles commercialisés. Ce sont donc Corsair, A-DATA et MX-Technology qui ont pris les devants avec des modèles en SandForce 1200. Des SSD qui ne fonctionnent pas comme les autres en raison de leur technologie DuraWrite permettant, entre autres, de limiter l’usure du SSD et de se passer de mémoire cache.

3 SSD Sandforce ambitieux, 1 Kingston économique, 1 Velociraptor rebelle Nous avons reçu trois SSD à base d’un contrôleur SF-1200 : le Corsair SF-100 100 Go de la série Force décliné aussi en 200 Go, le MX-Technology 50 Go de

126

I PC Update

la série MX-DS qui est aussi disponible en 100 et 200 Go et l’A-DATA S599 de 100 Go qui est aussi proposé en 200 Go. Ces trois modèles présentent des caractéristiques très proches et supportent le TRIM. Ils exploitent une interface SATA-2 et des puces mémoire NAND gravées en 34 nm. Le MX-DS et le S599 sont équipés des mêmes puces de 8 GB développées par Intel, on en compte huit sur le premier, seize sur le deuxième. Celles du SF-100 viennent de chez Micron et sont au nombre de seize également. Les débits séquentiels annoncés sont à peu de chose près les mêmes sur les versions 100 Go et plus, avec au minimum 280 Mo/s en lecture et 270 Mo/s en écriture, de quoi saturer la bande passante du SATA-2. Ceux de la version 50 Go de MX-Technology baissent à 230/220. Toutefois, l’actualité ne s’arrête pas à Sandforce. Nous avons également un Kingston V30 basé sur un contrôleur Toshiba compatible avec le TRIM, le

même que l’on trouve dans la série SVNP325-S2 du constructeur. Ses quatre puces NAND de 8 GB en 34 nm sont également signées Toshiba, ce qui lui offre une capacité de 30 Go. En dehors du modèle A-DATA, ces SSD sont livrés avec un adaptateur 2,5 vers 3,5 pouces. Le Kingston est, lui, commercialisé avec ou sans ce kit d’installation, dont le packaging intègre aussi un adaptateur Molex vers SATA, ainsi qu’un outil de sauvegarde et de clonage de données de chez Acronis.

Le Velociraptor 2 en détail Face à cette deferlante SSD, qui sinon le célèbre Velociraptor tournant à 10 000 tours/min peut résister ? Il revient dans une nouvelle gamme baptisée V200M. Au programme des améliorations, un passage de 16 à 32  Mo de mémoire cache, une augmentation de la densité des plateaux de 150 à 200 Go, ainsi que la présence d’une interface


De gauche à droite, le Kingston V30, le MX-Technology, le Corsair et l’A-DATA. Le PCB du V30 surprend par sa très petite taille.

SATA-3. Celle-ci n’est néanmoins pas indispensable car les débits bruts annoncés ne dépassent pas les 160 Mo/s, ce qui est largement suffisant pour du SATA-2. Cette série est déclinée pour le moment en 450 et 600 Go, soit des unités avec trois plateaux, contre deux plateaux pour le précédent 300 Go. Les modèles WD4500HLHX et WD6000HLHX sont vendus avec le dissipateur/ adaptateur 3,5 pouces IcePack, les WD4500BLHX et WD6000BLHX s’en dispensent. Western Digital devrait par la suite ajouter deux versions de 150 et 300  Go qui posséderont donc un plateau de moins. Bien qu’il soit au format 2,5 pouces, notez que l’épaisseur du Velociraptor 2 l’empêche toujours d’être installé dans un portable.

Bench, bench, bench Avec des débits aussi élevés en écriture, on pouvait s’attendre à ce que les SSD en SF-1200 surpassent les modèles Intel X25-M V2 selon les situations, ce que nous avons confirmé dans les tests de copie simple de fichiers et d’installation de programmes. Les modèles Intel conservent, cela dit, l’avantage sur le traitement de petits fichiers inférieurs à 8 ko en accès en écriture aléatoire. Mais les SSD en SandForce font bien mieux à ce niveau que les SSD à base d’un contrôleur Indilinx, eux-mêmes meilleurs que les modèles en Samsung. Les accès aléatoires en lecture sont aussi à la faveur des Intel sur des fichiers de petite taille, mais les SandForce

reprennent la main au-dessus de  8 ko. Gardons également en tête que les débits en écriture de ces  derniers sont très variables selon le type de fichier transféré, passant de 200  Mo/sec à 130 ! (voir fonctionnement du SandForce en fin de cet article) Les temps de chargement des programmes restent, quant à eux, similaires entre ces SSD. Si l’on prend en compte les performances globales, les SSD SandForce font donc un peu mieux que les Intel, mais ces derniers restent toujours très compétitifs et sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Le C300 de Crucial en SATA-3 offre des performances en lecture de très haute volée, meilleures que celles des SandForce et Intel. Il en est de même sur la manipulation de gros fichiers en écriture séquentielle. Mais il pèche par un traitement médiocre et pénalisant en écriture sur les petits fichiers. Entre nos trois SSD SandForce, le MX-DS de 50 Go fait logiquement un peu moins bien que les deux autres sur les différents tests d’écriture, en raison de sa plus faible capacité, mais il conserve des performances en lecture de même niveau. D’autre part, nous n’avons pas constaté de différences entre les puces mémoire du SF-100 et des deux autres SSD. La perte de performances des SSD SandForce est relativement importante puisqu’après une longue série de benchs, les débits en lecture ou en écriture peuvent chuter de plus de 60  Mo/s. Mais leur TRIM est

efficace et leur permet de conserver des taux de transfert très proches de leur valeur initiale. Comme tout nouveau contrôleur, ces SSD ont par ailleurs certains bugs de jeunesse, comme des problèmes de sortie de veille, des soucis de compatibilité avec certaines options de BIOS, mais qui seront on l’espère peu à peu réglés avec l’arrivée de firmwares. A ce propos, contrairement à certaines rumeurs qui laissaient planer un doute sur la facilité de mise à jour, la procédure est simple. Elle s’effectue sous Windows et a l’avantage de ne pas effacer les données présentes sur le disque. Précisons aussi que nous avons dû effectuer un secure erase de notre SF-100 pourtant neuf. Ses débits en lecture variaient beaucoup entre deux tests, sa remise à zéro a permis de corriger le tir. Dans une sphère moins ambitieuse et plus abordable, le Kingston V30 est hélas très décevant et à mille lieues du X25-V d’Intel. Ses accès en écriture sont instables en séquentiel et médiocres en aléatoire. Les performances générales en lecture sont également assez faibles, en témoigne son score sur PCMark Vantage près de trois fois moins bon que celui du X25-V. Ses temps de chargement de programmes peuvent aussi être à la traîne. La perte de performances avec le temps est, en revanche, contenue et là aussi très bien corrigée avec le TRIM. Le Velociraptor 600 Go apporte, quant à lui, une nette augmentation

PC Update

I 127


Test Face à la précédente génération, le Velociraptor 2 passe de 16 à 32 Mo de mémoire cache, ses plateaux atteignent une densité de 200 Go contre 150 Go.

justifier son achat face à l’Intel X25-V qui reste bien plus rapide. Reste la problématique SandForce, et des SSD qui valent tout de même la bagatelle de 400 euros, ce qui permet de nombreuses variations.

1 : SSD SandForce

des performances face au précédent modèle de 300 Go, quel que soit le test. Elles ne sont toujours pas suffisantes pour approcher la rapidité en lecture des meilleurs SSD, leur comportement dans des environnements multitâches ou les accès aux petits fichiers, mais ses accès en écriture séquentielle sont excellents. Il se place comme le disque dur SATA le plus rapide du marché. Du côté des nuisances sonores, il est un peu plus bruyant que son prédécesseur, un plateau de plus oblige, avec notamment des grattements facilement audibles. Sa température reste, par contre, identique avec une chaleur bien dissipée par l’IcePack.

Le choix de la rédaction Le V30 de Kingston ne restera pas dans les annales, ses 30 euros de moins ne sont pas suffisants pour

Si les SSD SandForce sont incontestablement d’excellents SSD, leur rapport qualité/prix est moyen pour 100 Go de capacité. Investir dans un de ces trois modèles n’a de sens que si vous écrivez beaucoup sur vos disques, ce qui n’est pas si fréquent. Si vous installez régulièrement des programmes, réinstallez souvent Windows, ou voulez simplement le top, pourquoi pas. Choisissez alors celui que vous trouverez au meilleur prix car ils ne se différencient pas vraiment. A-DATA a annoncé sa version 100 Go à 380 dollars, soit moins chère que la concurrence, en espérant que cela se confirme quand ils arriveront en boutiques.

2 : Un X25-M 160 Go Pour le même prix qu’un SandForce de 100 Go, le X25-M 160 Go vous apportera… 60 Go de capacité supplémentaire. Vous profiterez d’une rapidité en lecture d’un niveau équivalent pour charger l’OS et vos programmes. Si les performances améliorées en écriture des SandForce ne vous semblent pas indispensables, ce SSD Intel reste donc toujours un choix pertinent.

3 : Deux X25-M 80 Go en RAID 0 Pour 400 euros, il est également possible d’investir dans deux X25-M 80

Go que vous placerez en RAID 0, mais en perdant le TRIM. Une telle grappe devient alors plus rapide en lecture que les SandForce, elle permet aussi de compenser les débits moins élevés en écriture des SSD Intel pour arriver au niveau des SSD SandForce si ce n‘est mieux, comme le prouve les tests d’installation de Photoshop et de copies de fichiers.

4 : Un X25-V + Velociraptor V200M Le Velociraptor 600 Go, disponible aux alentours de 300 euros, offre le meilleur rapport performances/capacité du moment. Le prix au gigaoctet est naturellement bien plus intéressant que celui des SSD, dont la capacité ne dépassera pas les 128 Go pour le même tarif. Il constitue donc une bonne alternative aux SSD pour ceux qui recherchent un compromis entre performances et un espace de stockage confortable. Mais il peut aussi être intéressant d’opter pour un petit Intel X25-V de 40 Go en disque système pour améliorer ses temps de chargement et de l’associer à ce Vélociraptor en disque annexe pour les manipulations de fichiers.

5 : Cinq disques durs 1 To en RAID 0 A moins de 85 euros le disque dur 7200 tours/min de 1 To, vous pouvez en coupler cinq en RAID 0 pour un budget d’environ 400 euros et une capacité totale de 5 To ! Cette solution permet d’avoir des débits en écriture séquentielle supérieurs à ceux d’un SSD, mais les temps de chargements n’en profiteront pas ou très peu. Par contre dans des environnements multitâches, le gain est impressionnant face à un disque dur seul et permet d’approcher ce que peut délivrer un SSD. Mais cette solution a deux points faibles, la chaleur dégagée par l’ensemble qui

Modèle

Contrôleur

Puces mémoire/plateaux

Mémoire cache

Interface

D

WD Velociraptor V200M

-

200 Go par plateau

32 Mo

SATA-3

-

A-DATA S599

SandForce 1200

16 x Intel MLC 34 nm

-

SATA-2

2

Kingston SNV125-S2 30 Go

Toshiba

4 x Toshiba MLC 34 nm

64 Mo

SATA-2

1

MX-Technology MXSSD2MDS

SandForce 1200

8 x Intel MLC 34 nm

-

SATA-2

2

Intel X25-V

Intel

5 x Intel MLC 34 nm

32 Mo

SATA-2

1

Intel X25-M V2

Intel

10 x Intel MLC 34 nm

32 Mo

SATA-2

2

Corsair Force Series

SandForce 1200

16 x Micron MLC 34 nm

-

SATA-2

2

Crucial C300

Marvell

16 x Micron MLC 34 nm

256 Mo

SATA-3

3

128

I PC Update


Le fonctionnement du SandForce Les contrôleurs SandForce SF-1500 et SF-1200 ne font qu’un puisqu’il s’agit du même hardware dont les fonctions et performances varient selon le firmware. Mais que ce soit l’un ou l’autre, ils constituent un challenge pour nous, testeur de matériel informatique. En effet, pour évaluer les SSD utilisant ce contrôleur, il faut faire attention à la manière de tester. En cause principalement les mécanismes de fonctionnement mis en place par SandForce sous le nom de DuraWrite. La firme américaine annonce que grâce à cette technologie, l’amplification d’écriture n’est que de 0.5 en moyenne, du jamais vu. A titre de comparaison, Intel annonce une amplification de l’ordre de 1.1. Pour rappel, l’amplification d’écriture exprime la quantité de données physiquement écrites sur les puces de NAND Flash par rapport à la quantité de données en provenance de l’hôte émetteur. Dans le meilleur des mondes, on s’imagine qu’une amplification d’écriture serait de 1. En effet, dans ce cas, la quantité écrite est strictement égale à la quantité à écrire. Si parfois les SSD écrivent plus sur les puces de NAND Flash par rapport à la quantité à écrire en provenance de l’hôte, c’est à cause du fonctionnement de la NAND qui requiert un effacement complet du bloc et une réécriture des données, même si la quantité à écrire est plus petite que la taille du bloc. Viennent se greffer à cela des algorithmes d’écriture et de réorganisation des données sur le SSD et qui varient selon le contrôleur utilisé. Avec une amplification d’écriture de 0.5, SandForce annonce l’impossible. Ecrire moins que ce qu’il y a à écrire. A titre d’illustration, la firme annonce qu’une installation de Windows 7 qui pèse 25 Go en moyenne ne nécessiterait que l’écriture de 11 Go sur le SSD ! Pourtant, on ne parle pas de gain de capacité sur le SSD, les données prennent autant de place mais de la quantité de flux traitée. Il y a donc un bug quelque part. Soit on gagne du temps en écrivant moins, et forcément, on gagne de l’espace, ce qui n’est pas le cas ici, soit la solution est ailleurs. Seul hic, SandForce ne communique pas du tout sur la façon de réaliser pareille prouesse, certaines pistes ont néanmoins été soulevées. On peut imaginer un algorithme de compression lossless à la volée des données avant de les envoyer vers les puces de NAND Flash. Et effectivement, le transfert de fichiers non ou moins compressibles (vidéos, photos, .rar etc.) fait chuter les performances en écriture, en passant de plus de 200 Mo/s à moins de 100 Mo/s. Pour garantir ce faible taux d’amplification d’écriture, SandForce utiliserait également la notion de pointeurs. Il méritera une bonne ventilation, et le bruit généré car n’oubliez pas qu’un SSD est totalement silencieux. Au final, pour avoir ce qui se fait de mieux aujourd’hui avec une seule

peut arriver qu’un fichier soit présent à plusieurs endroits de votre disque et dans pareil cas, SandForce n’écrirait qu’une seule fois le fichier en question grâce à une table de pointeurs faisant le lien entre le fichier physique et les fichiers logiques. Explications farfelues ou incomplètes puisqu’elles n’expliquent pas qu’on ne gagne pas de place au final. Quoi qu’il en soit, ces mécanismes DuraWrite autorisent SandForce à se passer de cache externe, le cache interne au contrôleur étant suffisant pour procéder aux opérations d’écriture sans encombre. Histoire d’éviter des soucis de corruption ou de perte de données suite à ces algorithmes d’écriture particuliers, SandForce utilise de nombreuses cellules de NAND Flash pour recopier des informations clés, afin d’assurer l’intégrité des données. C’est ce qui explique que les SSD basés sur le SandForce ont des capacités réduites par rapport à la capacité réellement embarquée. Ainsi, un SSD de 100 Go dispose, en réalité, de 128 Go de NAND Flash. 28 Go sont donc consacrés aux habituelles cellules de remplacement, en cas de défaillance, mais aussi pour recopier des données. Cette façon de procéder est très orientée « entreprise » et des fabricants comme Corsair envisagent de sortir des versions de 120 Go utilisant moins de cellules pour ce recopiage, pas forcément indispensable pour un usage privé. Car cette manière de procéder a un coût puisque le prix au gigaoctet est sensiblement plus élevé qu’avec d’autres SSD. Il semblerait d’autre part que la série Force de Corsair (SF-1200) ait été distribuée avec une version de firmware 3.0.1 RC correspondant en fait au contrôleur SF-1500 et apportant plus de performances, notamment sur l’écriture des petits fichiers. Mais nos tests n’ont pas montré de différences entre nos trois SSD à ce niveau, alors que le A-DATA et le MX-Technology utilisaient respectivement un firmware 3.0.2 et 3.0.5 qui sont les bonnes versions du SF-1200, bridées face au 3.0.1. L’indentification exacte du firmware de notre F100 n’a pas été possible car il était baptisé 0.2 (et Corsair n’a pas pu nous en dire plus). D’après nous, il ne correspond pas au firmware 3.0.1. Il se peut qu’une partie des SSD Force Series ait donc été vendue en 3.0.1. Si vous tombez sur un tel SSD en 3.0.1, une mise à jour du firmware bridera donc ses performances. Autant le laisser d’origine pour le moment, d’autant plus que Corsair a supprimé la fonction d’économie d’énergie qui posait problème sur cettte version et pouvait rendre le SSD inutilisable.

unité de stockage, notre premier choix se porte sur les SSD SandForce. Viennent ensuite les modèles d’Intel qui restent des valeurs sûres et plus abordables. Si les 40 Go d’espace d’un X25-V sont insuffisants ou

que vous ne pouvez pas mettre plus de 200 euros dans votre SSD, il faudra ensuite vous diriger vers des modèles à base de contrôleur Indilinx en 64 Go (OCZ Vertex/Agility ou G.Skill Falcon I/II par exemple).

Débits théoriques en lecture/écriture (Mo/s)

TRIM/GC

Garantie

Prix

-

-

5 ans

263 € (450 Go), 299 € (600 Go)

280/270

Oui/Non

2 ans

Pas encore disponible en boutiques

180/50

Oui/Non

3 ans

85 €

230/220 (50 Go), 290/275 (100 et 200 Go),

Oui/Non

2 ans

220 € (50 Go), 380 € (100 Go), 700 € (200 Go)

170/35

Oui/Non

3 ans

110 € (40 Go)

250/100 (160 Go), 250/70 (80 Go)

Oui/Non

3 ans

210 € (80 Go), 410 € (160 Go)

285/275

Oui/Non

2 ans

410 € (100 Go), 710 € (200 Go)

355/215 (256 Go), 355/140 (128 Go)

Oui/Oui

5 ans

380 € (128 Go), 650 € (256 Go)

PC Update

I 129


Test

Copie de fichiers (Secondes ‐ le plus bas est meilleur)

Débits séquentiels en lecture (HDTune ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur) 519,6 517,5 510

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

354,4 350,2 343,3

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

267,9 267,5 245,7

Corsair F100 100 Go

267,5 266,7 249,6

A‐DATA S599 100 Go

267,6 266,2

205,1

Intel X25‐M  V2 160 Go

Intel X25‐V 40 Go

216

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

220,9

130,6

WD Velociraptor 2 600 Go 

90,2

WD Caviar Black  1 To

54,3 0

15,6

11,7

A‐DATA S599 100 Go

16

13

Corsair F100 100 Go

12,6

16,1

19 17,1

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

265,6 265,2 264,5

WD Velociraptor 2 600 Go 

265,8 265,2

Intel X25‐M  V2 160 Go

21

12

20

WD Velociraptor 300 Go

277,7

22,5

24,6

14,5

WD Caviar Black  1 To

26,2

16,4

Intel X25‐V 40 Go

45,6

36,3

158,2 125,8 Kingston SNV125‐S2 30 Go

121,5 101,4 75,6

WD Velociraptor 300 Go

14,7

9,6

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

211,5 208,3 204,5

Kingston SNV125‐S2 30 Go

14,8

8

47,5

30,2 0

5

10

15

20

Petits

25

30

35

40

45

50

Gros

109,8 87,7 100

Maximum

200

Moyenne

300

400

500

600

Minimum

Ces deux tests de copie sont effectués à partir d’un gros fichier M2TS de Blu-Ray disc et d’un mix de fichiers plus ou moins petits stockés sur une grappe RAID 0 de SSD. Le graphique est classé à partir du temps de copie sur les petits fichiers. Les SSD possédant de faibles débits en écriture sont naturellement en retrait.

Ce graphique est classé à partir de la moyenne obtenue en lecture. Notre grappe RAID 0 de X25-M 80 Go se détache nettement, suivi par le C300 et son interface SATA-6. Les SSD SandForce et les Intel obtiennent à peu de chose près les mêmes scores. Le MX-DS fait mieux que les débits annoncés. Le Velociraptor 600 Go gagne plus de 20 Mo/s de moyenne face au précédent 300 Go.

Débits séquentiels en écriture (HDtune ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur) A‐DATA S599 100 Go

237,1 235,4

193,5

Corsair F100 100 Go

238,2 235,3

187,8

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

217,4

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

210,6 205,3

6

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

168 161,8

86,1

WD Velociraptor 2 600 Go 

123,1

89,4 89 4

WD Velociraptor 300 Go

100,3

76,5

WD Caviar Black  1 To

Intel X25‐M  V2 160 Go

83,6

41,4

25,3

Kingston SNV125‐S2 30 Go

26,4 0

149,7

121,3

108,1

86,5

53,3

Intel X25‐V 40 Go

278,7

218,7

130,7

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

237,5 235

Baies d (utilise 7 x 3.5 Cartes PCI : 7 Ventila Conne

99,3

42,5 41,9

40,7

70,3

50

Coloris 100

Maximum

Moyenne

150

200

250

300

Minimum

Ce graphique est classé à partir de la moyenne obtenue en écriture. Les SSD Intel et Kingston sont naturellement à la traîne. Le MX-DS fait là encore mieux que ses taux de transfert théoriques. Le nouveau Velociraptor gagne plus de 20 Mo/s de moyenne face au précédent 300 Go.

La M Qu

130

I PC Update

Mad Taiw


Temps de chargement (Secondes ‐ le plus bas est meilleur) 20

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

19

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

PCMark Vantage (HDD tests ‐ Points ‐ le plus haut est meilleur)

22

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

42938

22

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

Corsair F100 100 Go

21 22

Corsair F100 100 Go

35671

Intel X25‐M  V2 160 Go

21 22

A‐DATA S599 100 Go

35441

Intel X25‐V 40 Go

21 22

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

34645

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

21 22

Intel X25‐M  V2 160 Go

34265

21

A‐DATA S599 100 Go

23

Intel X25‐V 40 Go I t l X25 V 40 G

22

Kingston SNV125‐S2 30 Go

27 25

WD Velociraptor 2 600 Go 

32

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

29

WD Caviar Black  1 To

29 10

Crysis

15

20

25

10852

WD Velociraptor 2 600 Go 

27

5

27954

Kingston SNV125‐S2 30 Go

28

WD Velociraptor 300 Go

0

40812

33

WD Velociraptor 300 Go

5957

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

5760

33

30

7768

WD Caviar Black  1 To

5022

35

0

Seven

5000

10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 45000 50000

Les excellentes performances en lecture du C300 lui permettent de se placer en seconde position sous PCMark Vantage, derrière la grappe RAID 0 de X25-M 80 Go. Les SSD SandForce sont proches et légèrement meilleurs que le X25-M. Le score du V30 est étonnant, mais dans le mauvais sens du terme.

Ces tests de chargement de Windows Seven et de Crysis montrent clairement le gain apporté par un SSD face à un disque dur, même un Velociraptor. Ils ne varient pas entre deux bons SSD. Sauf le C300 qui permet de descendre sous les 20 s avec Crysis.

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PC-T7

Baies disponibles : 1 x 5.25" - 1 x 3.5" interne Cartes Mères : Mini ITX PCI : 2 Slots disponibles Dimensions : 231 x 210 x 395 mm Coloris : Rouge / Noir / Argent Optionnel : 2 x USB 3.0, eSATA, HD Audio

Edition Spéciale 2010

Station de Benchmark Spider Mini ITX

PC-X900B

Baies disponibles : 3 x 5.25" - 1 x 3.5" interne (utilise un convertiseur 5.25" vers 3,5") 7 x 3.5" internes Cartes Mères : E-ATX / ATX / M-ATX PCI : 7 Slots disponibles Ventilation : 5 x Ventilateurs 120 mm Connecteurs I/O : 4 x USB 3.0, eSATA, HD Audio Coloris : Rouge / Noir / Argent

PC-A77FB

Baies disponibles: 12 x 5.25" - 9 x 3.5" internes (utilisent 9 x baies 5.25") Cartes Mères : E-ATX / ATX / M-ATX / CEB PCI : 8 Slots disponibles Ventilation : 4 x Ventilateurs 120 mm 2 x Ventilateurs 140 mm Connecteurs I/O : 4 x USB 3.0, eSATA, HD Audio Coloris : Rouge / Noir / Argent

PC-8FIR / 8FIB

Baies disponibles : 3 x 5.25" - 1 x 3.5" interne (utilise un convertiseur 5.25" vers 3,5") 6 x 3.5" internes Cartes Mères : ATX / M-ATX PCI : 8 Slots disponibles Ventilation : 3 x Ventilateurs 120 mm (1 x Emplacement pour ventilateur 140 mm supplémentaire) Connecteurs I/O : 2 x USB 3.0, eSATA, HD Audio Coloris : Rouge / Noir / Argent

PC-T1 ‧1 x Slim ODD - 1 x 3.5" interne ‧Mini ITX ‧520 x 300 x 485 mm ‧Rouge / Noir

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PC-V352B

‧2 x 5.25" - 1 x 3.5" - 3 x 3.5" internes ‧Micro ATX, Mini ITX ‧2 x Ventilateurs 120 mm, 1 x Ventilateur 80 mm ‧2 x USB 3.0, eSATA, HD Audio ‧Rouge / Noir / Argent  

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‧1 x 5.25" - 6 x 3.5" internes ‧Mini ITX ‧1 x Ventilateur 120mm, 1 x Ventilateur 140mm ‧2 x USB 3.0, HD Audio ‧Rouge / Noir / Argent  

PC-Q06B

‧1 x 5.25" - 1 x 3.5" interne ‧Mini ITX (Optionnel: ATX / M-ATX) ‧2 Slots disponibles ‧2 x USB 3.0, HD Audio ‧Rouge / Noir / Argent

PC Update

I 131


Test Temps d'installation Photoshop CS4 (Secondes ‐ le plus bas est meilleur) 2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

108

Corsair F100 100 Go

108

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

108

A‐DATA S599 100 Go

109

Intel X25‐M  V2 160 Go

117

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

119

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go 3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

142

Intel X25‐V 40 Go

145

WD Velociraptor 2 600 Go 

150

WD Velociraptor 300 Go

162

WD Caviar Black  1 To

175

Kingston SNV125‐S2 30 Go

292 0

50

100

150

200

250

300

350

Ce test d’installation de Photoshop CS4, à partir d’une grappe RAID 0 de SSD, place les SSD SandForce devant. Bien qu’il possède des débits en écriture bien inférieurs, le X25-M leur tient tête grâce à une très bonne gestion des petits fichiers. Le X25-V, bien que limité à 40 Mo/s en écriture, fait mieux que les Velociraptor.

Ecritures aléatoires (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur) 

Lectures aléatoires (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur) 200

350

180

300 160

250

140

120

200

100

150 80

100

60

40

50 20

0 512B

1K

2K

4K

8K

16K

32K

64K

128K

256K

512K

1024K

512B

1K

2K

4K

8K

16K

32K

64K

128K

256K

A‐DATA S599 100 Go

Kingston SNV125‐S2 30 Go

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

WD Velociraptor 2 600 Go 

A‐DATA S599 100 Go

Intel X25‐V 40 Go

Intel X25‐M  V2 160 Go

Kingston SNV125‐S2 30 Go

MX‐Technology MXSSD2MDS 50 Go 

Corsair F100 100 Go

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

Intel X25‐V 40 Go

Intel X25‐M  V2 160 Go

WD Caviar Black  1 To

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

Corsair F100 100 Go

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

WD Caviar Black  1 To

2 x RAID 0 X25‐M 80 Go

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

Le C300 s’envole ici à partir de fichiers d’une taille de 2 ko. Les trois SSD SandForce restent très proches. Le X25-M fait mieux que les SandForce sur des tailles de fichiers inférieures à 8 ko.

132

0

WD Velociraptor 2 600 Go 

I PC Update

512K

1024K

3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go 3 x RAID 0 Caviar Black 500 Go

Les SSD Intel restent devant les autres jusqu’à une taille de fichiers de 8 ko pour le X25-V, et 16 ko pour le X25-M, puis ils atteignent leur limite en écriture. Le MXDS de 50 Go fait un peu moins bien que les deux autres SSD SandForce de 100 Go. Le V30 de Kingston n’arrive pas à surclasser le Velociraptor 600 Go.


Prolimatech Armageddon

14 cm pour refroidir le CPU et son étage d’alimentation Ventirad Après les très performants Megahalems et MK-13, voici l’Armageddon, troisième produit de la jeune société Prolimatech. Vendu au prix du Megahalems, il passe du 120 au 140 mm. Une nouvelle référence ?

L

e marché du refroidissement est décidément très compétitif. L’an dernier, Prolimatech sortait le meilleur radiateur 120 mm au monde, le Megahalems, devant les ténors de Noctua et Thermalright, un très joli coup. Poursuivant dans l’excellence, le MK-13 est notre radiateur pour cartes graphiques de référence. Voici le troisième produit Prolimatech, le radiateur CPU Armageddon.

Un « vrai » 14 cm Petit à petit, les ventilateurs de 140 mm gagnent du terrain aux dépens des 120 mm. Les constructeurs optent de plus en plus souvent pour des emplacements de 140 mm dans les boîtiers ou pour des ventirads conçus pour du 140 mm, comme le Noctua NH-D14 ou le Thermalright AXP-140. Prolimatech s’engouffre dans la brèche avec son Armageddon, premier véritable radiateur tour de 14 cm de large puisque le Noctua NH-D14 et les autres continuent de mesurer 12 cm. Très large donc et de fait, pendant nos tests, l’Armageddon a rencontré des problèmes avec des cartes mères aux radiateurs de chipset les plus encombrants. Se plaçant à la perpendiculaire de la carte graphique et en parallèle du ventilateur d’extraction arrière du boîtier, il ne tient pas sur les EVGA Classified ou difficilement sur des

Le système de fixation du ventilateur est novateur et très pratique.

cartes moins impressionnantes comme la Gigabyte X58A-UD5 (le caloduc extérieur gêne, il ne peut s’installer que dans le sens transversal, air évacué vers le haut). Pour vous assurer qu’il se monte sur votre carte, prenez les mesures. Il faut 144 mm bord à bord pour le radiateur. L’écartement maximal des caloducs est de 130 mm, sur 44,2 mm de haut ; au-delà des 44,2 mm, nous passons aux ailettes du radiateur de 144 mm. Prolimatech propose une petite liste de compatibilité (Asus, Gigabyte, MSI) sur son site prolimatech.com. Qu’il mesure réellement 14 cm de large (16 cm de haut, dont un peu moins de 12  cm pour les ailettes) a deux avantages. Il profite mieux du flux d’air d’un ventilateur de 140 mm et, le ventilateur dépassant vers le bas, il refroidit efficacement l’étage d’alimentation du processeur et les composants aux alentours.

Côté performances, nous obtenons de très bons résultats, mais l’usage idéal de l’Armageddon ne le place pas en concurrent/successeur du Megahalems. Combiné à un 120 mm haut débit, l’aîné refroidit mieux, ce qui séduira les overclockers. En revanche, en favorisant le silence, l’Armageddon vient concurrencer le NH-D14, tout en étant moins encombrant. Vous le combinerez idéalement à un ou deux 140  mm réduits à 800 tours par minute, comme les beaux Xigmatech de nos photos. Bien que cher (55 à 60  euros sans ventilateur), c’est un ventirad haut de gamme idéal dans un PC top silence équipé d’un CPU puissant. Températures CPU (°C) Noctua NH‐D14

Pro Armageddon 2*  Xigmatek 1000  tours

La fixation de l’Armageddon à la carte mère est la même que celle du Megahalems révision B, elle est compatible avec les sockets Intel 1156 et 1366, laissant donc hélas sur le carreau les amateurs d’AMD. L’installation ne pose aucun problème particulier, les problèmes d’usinage trop serré de la première version du Megahalems font partie du passé. Sur ce modèle, Prolimatech mise sur la fixation des ventilateurs. En effet, il suffit de glisser deux Armaclip sur le côté d’un ventilateur, puis de le clipser sur le radiateur. C’est très facile et nettement plus pratique pour la maintenance au sein du boîtier ! Deux paires d’Armaclip sont fournies, permettant d’installer deux ventilateurs de 120 ou 140 mm. Peu épais (50 mm), ce radiateur tient un peu partout avec deux ventilateurs.

58

51

33

56

34

Pro Armageddon 1*  Xigmatek 1000  tours

Armaclip, une fixation ventilateur innovante

Silence Performances Finition Fixation du ventilateur Incompatible avec certaines cartes mères Incompatible AMD Prix

Noctua NH‐U12SE2

Scythe Yasya

30

Pro Armageddon 1*  Xigmatek 1000 tours

35

64

65 64

65

58

37 25

61

59

37

20

62

62 62

54

36

Charge 4 GHz/ventilo maxi

59

59

35

Pro Megahalems  NF‐P12

60

40

Charge/ventilo mini

45

50

55

60

Charge/ventilo maxi

65

46

30

47

32

Pro Megahalems NF‐P12 P M h l NF P12

48

32

Noctua NH‐U12SE2

49

32

Noctua NH‐D14

70

Repos/ventilo mini

Bruit (dB) Bruit (dB)

Pro Armageddon 2*  Pro Armageddon 2* Xigmatek 1000 tours

67

51

32

Scythe Yasya

52

31 0

10 20 30 Ventilo maxi Ventilo mini

40

PC Update

50

I 134

60


Références

Configs de reference Dépenser moins :

- 20 euros : mono core (débloquable en Athlon II !) AMD Sempron X1 140 (30 euros) - 15 euros : utiliser le ventirad d’origine AMD (0 euros)

Bureautique/Internet/Multimédia : Prix riquiqui

Gagner des perfs :

Processeur : Athlon II X2 240 (50 euros)

+ 35 euros : passer à 4 Go de RAM

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros)

+ 10 euros : passer à un disque dur 32 Mo de cache

Carte mère : Asus M4A78LT-M LE (55 euros) Mémoire : 2 Go DDR2-800 C4 de marque (45 euros) Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset

+ 40 euros : boîtier et alim entrée de gamme de marque

Disque dur : 500 Go 7 200 tours 16 Mo (45 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : intégrée au boîtier Boitier : premier prix avec alim (30 euros) Divers : N/A

Total : 260 euros Dépenser moins :

Bureautique/Internet/Multimédia : Pour quelques euros de plus

- 20 euros : dual core Athlon II X2 240 (50 euros)

Processeur : Athlon II X3 435 (70 euros)

- 15 euros : pas de lecteur de cartes mémoire

Carte mère : Asus M4A78LT--M LE (55 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Mémoire : 4 Go DDR2-800 C4 (80 euros)

Gagner des perfs :

+ 25 euros : quad core Athlon II X4 630 (95 euros) + 20 euros : passer à 1 To de disque dur (75 euros)

Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset Disque dur : 500 Go 7 200 tours 32 Mo (55 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : lecteur de cartes mémoire (15 euros)

Total : 385 euros

Choisir RAM, carte graphique, disque dur et boîtier. Pour certains composants, nous ne précisons pas de marque et de modèle précis dans nos configurations. Soit parce que le meilleur change d’une semaine sur l’autre en fonction du prix (cas de la RAM, par exemple) soit parce que le choix dépend de vos priorités esthétiques ou phoniques (cas des boîtiers, par exemple). Souhaitant que achetiez les meilleurs matériels uniquement, voici une liste des produits de références pour les catégories concernées : - RAM : hors scénario d’overclocking maximale, pour lequel nous vous recommandons de lire notre comparatif de kits DDR3 paru dans HM44, le choix de la mémoire est assez libre. Tant que vous prenez le bon type et la bonne fréquence de mémoire, tel que nous l’indiquons dans les configurations, et une marque reconnue pour éviter les incompatibilités, vous pouvez choisir les moins chères proposées par votre revendeur ou celles qui s’accordent le mieux en look à votre nouvelle carte mère. Depuis quelques mois, la marque G.Skill propose d’excellents rapports qualité/prix, mais n’ayez pas peur d’acheter de la mémoire A-Data, Corsair, Kingston, OCZ, Patriot ou Samsung. - Carte graphique : comme pour la RAM, la marque de la carte graphique n’a que peu d’importance. Partant du constat que la majorité des cartes sont identique (ce sont des reference boards avec un sticker modifié), autant prendre la moins chère ou celle accompagnée du jeu qui vous plait. En revanche, il est toujours intéressant d’analyser le marcher car les constructeurs proposent également des cartes améliorées (overclockées, meilleur refroidissement, parfois les deux). Globalement, il ne faut pas dépenser plus de 10 à 15 euros pour ces modèles boostés, sinon, autant le faire soit même ou investir dans la gamme supérieure. - Disque dur : - 500 Go économiques (16 Mo de cache) : Maxtor DiamondMax 23, Seagate Barracuda 7200.12, WD Caviar Blue - 500 Go et 1 To performants (32 Mo de cache) : Samsung Spinpoint F3, WD Caviar Black - Boîtiers : - entrée de gamme (30 à 50 euros) : Antec ThreeHundred, Cooler Master RC-310 et RC-330 - milieu de gamme (50 à 75 euros) : Antec P180 mini, Lancool Dragonlord PC-K58, Xigmatek Midgard - milieu de gamme +++ (75 à 100 euros) : Antec Nine Hundred, Cooler Master HAF 922, Fractal Design Define R2, Lancool Dragonlord PC-K62 - haut de gamme (100 à 150 euros) : Antec P183, Cooler Master HAF 932 - très haut de gamme (+ de 150 euros) : Cooler Master Cosmos, Corsair Obsidian 800D, LianLi Tyr-X500, SilverStone Fortress FT-01 - spécial home cinéma : Antec Fusion Remote Max, SilverStone Grandia GD-04 et GD-05, SilverStone Sugo SG-06, Zalman HD501

136

I Hardware Magazine


Dépenser moins :

- 60 euros : couple carte mère/cpu Athlon II X4 630 et Asus M4A78VM en DDR2 (230 euros) - 25 euros : alim entrée de gamme de marque - 35 euros : boîtier entrée de gamme de marque

Bureautique/Internet/Multimédia : Esthétique, silence et puissance SSD Processeur : Intel Core i3 530 (105 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H ou Intel DH55HC (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (95 euros) Carte graphique : contrôleur graphique intégré au processeur

 

Gagner des perfs :

+ 75 euros : processeur et carte graphique plus rapides, Core i5 661 (180 euros) + 60 euros : lecteur blu-ray/graveur CD et DVD (80 euros)

SSD : Intel V-Series 40 Go (120 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme (65 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 670 euros Dépenser moins :

- 40 euros : processeur dualcore Athlon II X2 250 (55 euros) - 35 euros : couple carte mère et mémoire en DDR2 (135 euros) - 20 euros : disque dur 500 Go (55 euros)

Gamers - Jouer sans se ruiner Processeur : AMD Athlon II X4 630 (95 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Asus M4A77TD Pro, Gigabyte MA770T-UD3P ou MSI 770-C45 (75 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (95 euros) Carte graphique : Radeon HD5670 (80 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 40 euros : processeur plus rapide, Phenom II X4 955 Black Edition (135 euros) + 50 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5770 (130 euros) + 40 euros : alimentation modulaire et plus puissante, Corsair HX 520 W (85 euros)

Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : N/A

Total : 530 euros Dépenser moins :

- 100 euros : couple carte mère et processeur AMD, Phenom II 955 BE (210 euros) - 15 euros : alimentation de puissance inférieure, Corsair HX 520 W (85 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Gaming et plus : jouer 1 920 x 1 200 AA4X Processeur : Intel Core i5 750 (170 euros) Refroidissement processeur : Scythe Yasya (40 euros) Carte mère : Gigabyte P55A-UD3 (125 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go(130 euros)

Gagner des perfs :

+ 70 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 145 euros : carte graphique plus puissante, Radeon HD5850 1 Go (275 euros)

Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair HX 650 W (100 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 880 euros Dépenser moins :

- 50 euros : carte mère de gamme inférieure (160 euros) - 110 euros : carte graphique moins puissante, Radeon HD5850 1 Go (275 euros) - 70 euros : SSD entrée de gamme (120 euros) - 50 euros : alimentation de gamme inférieure (100 euros)

Gaming et plus : Extrême gaming Processeur : Intel Core i7 860 (240 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : Asus Maximus III Formula ou EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5870 1 Go (385 euros) SSD : Intel Postville X25-M (210 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 75 euros : CPU i7-930, carte mère X58 et 6 Go (630 euros) + 200 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5970 2 Go (575 euros) + 75 euros : ventirad pour carte graphique Prolimatech MK13 + deux ventilateurs 92 mm (75 euros)

Alim : Seasonic X-series 600 W (150 euros) Boitier : haut de gamme (125 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 1605 euros

Hardware Magazine

I 137


Références Dépenser moins :

Spécial home cinéma

Gagner des perfs :

- 50 euros : couple carte mère processeur AMD (chipset 785G et Athlon II X2) - 45 euros : disque dur 1 To 5 400 tours à la place du SSD (70 euros) - 70 euros : graveur CD/DVD à la place du blu-ray

Processeur : Intel Pentium G6950 (80 euros)

+ 30 euros : processeur plus rapide, Core i3 540 (120 euros) + 70 euros : disque dur 1 To 5 400 tours (70 euros)

Refroidissement processeur : Scythe Big Shuriken (25 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : intégrée au processeur SSD : Intel Postville X25-V 40 Go (115 euros) Graveur : lecteur blu-ray graveur CD et DVD Samsung SH-B083L (90 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : SilverStone GD04 (80 euros) Divers : N/A

Total : 665 euros Dépenser moins :

- 80 euros : carte graphique de gamme inférieure, Radeon HD5770 MSI Hawk (130 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Spécial overclocking (hautes perfs, bon rapport Q/P) Processeur : Intel Core i5 660 (170 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : G.Skill Trident DDR3-2000 C9 (140 euros) Carte graphique : Radeon HD5850 1 Go (250 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair HX 650 W (100 euros)

Gagner des perfs :

+ 70 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 15 euros : ventirad Noctua NHD14 (75 euros)

Boitier : table de bench Lian-Li PC-T60 (100 euros)

Total : 1 125 euros

Dépenser moins :

Spécial économies d’énergie

Gagner des perfs :

- 300 euros : sans carte graphique et CPU moins puissant, Xeon L3426 remplacé par Core i3 530 (100 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Processeur : Intel Xeon L3426, 45W de TDP (270 euros)

+ 15 euros : disque dur en 1,5 To + 15 euros : ventirad Noctua NH-D14 (75 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-USB3 (105 euros) Mémoire : Kingston HyperX LoVo 4 DDR3-1333 C9 (135 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go (130 euros) SSD : Intel X25-V 40 Go (120 euros) Disque dur : Samsung EcoGreen F2 1 To (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros)

Total : 1 030 euros

Autour de l’UC Claviers et souris : le clavier et la souris sont les périphériques que vous aller le plus solliciter, ne négligez pas leur qualité ! Même si vous ne souhaitez pas investir une fortune en la matière, évitez à tous prix les marques inconnues proposées chez quelques revendeurs, ce sont presque toujours de mauvaises surprises, surtout en sans fil. Privilégiez l’increvable, Logitech ou Microsoft, un ensemble clavier et souris d’entrée de gamme ne dois pas excéder 25 euros. Si vous êtes joueur, en quête d’un matériel de précision, voici nos références : - Souris : Logitech G500, OCZ Behemoth, SteelSeries Icari - Clavier : Logitech G11, Logitech G15, Logitech G19 et le nouveau Logitech G110 Ecrans : étant donné les baisses de prix, qui voudrai s’acheter un écran plus petit que 24»de nos jours ? Le confort de la surface, la définition full HD, le rêve accessible.

138

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