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100% hardware 100%  passion 100% pratique

mai/juin 2009

p.36

Pour choisir, upgrader et booster son PC !

n°41

dossier

palmares 2009

cartes 3D Les prix baissent, les puces changent, quelles sont les nouvelles références pour 80, 130, 200 € ? quelle puissance pour quel jeu ? quel processeur associer à votre carte ?

HD4890 Vs GTX 275

p.24

1999 : génération 500 Mhz Revivez l’époque de l’Athlon 500

abandonware : Des centaines de jeux cultes gratis pour nos PC !

test

plus puissantes et pas plus chères, elles bouleversent les gammes p.54

p.94 retrocomputing

dossier

Optimisez votre PC ! nos conseils d’experts pour

p.122

tests

Logitech G19

Le clavier gamer ultime ?

Table de bench ou grande tour

Quel est le boitier idéal en 2009 ?

Zotac GeForce 9300-ITX Wi-Fi

La carte mère idéale pour un PCHC

booster composants et logiciels

TMT3 vs PDVD9 obtenez des vidéos parfaites

Bel / Lux : 6,5 € CH 11,5 FS - CAN 9 $ - DOM/TOM 6,10 € GR/ PORT CONT : 6,40 € - MAR : 65 DH


Unbenannt-1 1

15.04.2009 15:07:52


Édito Courrier des lecteurs : MPM Ed. 40 rue Emile Zola, 93100 Montreuil Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse PCUpdate L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz Ont participé à ce numéro : MPM Editions (Rédacteur en chef : Jérémy Panzetta ; Rédacteur : Pierre Caillault ; Pigistes : Manuel Da Costa, David Guillaume) ; Tridam Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo PCUpdate est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 €, 23 rue Michel Rodange, L-2430 Luxembourg Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix Rédacteur en chef délégué : Thomas Olivaux Publicité : Stéphanie Chauvin stephanie@techage.fr

L’envoi de tout texte, photo ou vidéo implique l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le journal. Les documents ne sont pas retournés. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41 d’une part que « des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective» et d’autre part que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinea premier de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelques procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants de l’ancien code pénal. Textes, photos : copyright 2002/2009 Tech.Age SAS Impimeur : N.I.I.A.G Printed in Italy, imprimé en Italie N° de commission paritaire : 0108K82571 Dépôt légal : deuxième trimestre 2009 Distribution : MLP

Imprimé sur papier 100% recyclé

A chacun sa madeleine Le mois dernier notre thomas nous faisait un début de peur. Nous lui connaissions déjà une passion pour la mécanique teutonne des années 80 (voir sa collection de BMW de l’époque). Passion plutôt noble, à défaut d’être écolo. Le hic c’est que le mois dernier il a commencé à flancher et à opérer un retour intégral vers le passé. Lui qui nous bluffait par ses records d’overclocking et qui dénigrait toute personne n’utilisant pas au moins un Core i7 pour surfer sur le web se pavane maintenant sur son clavier PS/2 duquel il pilote… une bécane en Pentium II qui n’arrive même plus à afficher un site web convenablement. Mais ce n’est pas là le plus pathétique. La rédaction tout entière s’est transformée en dépôt vente d’antiquaire : nous croulons sous les consoles préhistoriques, les Amiga 500 boostés à coup d’extensions de mémoire de … 512 Kilo octets (youpi !). La classe. A l’entendre s’extasier sur les performances de ses processeurs à 8 MHz et à fanfaronner à l’installation de Windows 98 SE on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour la calculatrice moderne qui clouerait le bec à superpi à la moindre de ses bêtes de courses. Mais le pire est encore de devoir jouer à Super Mario sur une TV de 52 pouces. Woow, comme quoi avec beaucoup d’imagination un paquet de pixels tout carrés pouvaient bien ressembler à un kart posé sur une piste… ou pas. Bref le progrès, ça a du bon. Et si nous nous moquons parfois (ou souvent au choix) de cette nouvelle passion rétro, elle a au moins un énorme mérite : nous faire prendre conscience du progrès réalisé en 10 ans. En replongeant dans nos vieux souvenirs on a l’impression que tel ou tel titre était fabuleux à l’époque de sa sortie. Et comme de bons français on se dit, plein de nostalgie que tout était mieux avant. Oui mais pas tant que ça en fait. Replongez-vous sur Street Fighter II qui ramait d’origine, essayez de re-jouer à Sonic sur un écran de 2 pouces à matrice même pas passive ou rebootez un PC sous la fabuleuse interface de Windows 95 et vous verrez que vivre dans le présent c’est bien ; et qu’avoir un coup d’avance sur l’utilisateur moyen c’est encore plus grisant. Cultiver le souvenir du vieux hardware pour ne jamais oublier de toujours avoir un wagon d’avance sur tout le monde, c’est un peu notre crédo. PC


Sommaire

Pratique

News • • • •

Le meilleur du hardware Reportage IDF Les sorties jeux Cas pratiques

72

Les soft du mois

76

Un disque dur, comment çà marche

78

HD 4890 et GTX 275

24

L’idéal des joueurs à seulement 230 euros Un nouveau match oppose AMD et nVidia sur le segment haut de gamme. Plus de puissance pour le prix des anciennes cartes et un beau chamboulement de gamme en perspective. •

Palmarès 2009 des cartes 3D

36

Upgrade, réglages, tweaking, toutes nos astuces pour booster votre PC

84

Boostez votre netbook avec Linux

88

Malgré le succès insolent et fulgurant des netbooks, Microsoft s’est montré incapable de proposer un système d’exploitation adapté à ces engins limités à plus d’un titre. Heureusement pour nous, côté Linux, on nous propose des distributions légères, rapides et simples dont voici notre sélection. •

54

Un PC… quoi de plus tentant que de plonger ses mains dans les entrailles de la bête pour en tirer le meilleur. Installation peaufinée, composants choisis avec soin, attention au moindre détail avant de la booster au maximum pour en tirer le meilleur.

Passez votre portable en WIFI N de 54 à 300 Mbps Pas besoin de changer de portable pour passer au 802.11n, 5 GHz ! Une carte Intel 5300AGN à 30 euros, une antenne à 10 euros et une heure de boulot permettront à vos débits sans fil d’exploser de 2 à plus de 10 Mo/s.

Les prix baissent, les puces changent, quelles sont les nouvelles références ? De 25 à 500 euros, les cartes graphiques offrent un large panel de performances. Quelle carte faut-il pour vos jeux et votre écran ? Quels sont les meilleurs rapports qualité/prix ? Comment upgrader votre PC ? Nos nombreux tests et analyses pour répondre à toutes vos questions. •

Le disque dur, roi des supports de stockage, est – avec les ventilateurs – le seul composant à embarquer de la mécanique (pièces en mouvement) dans un PC. Comment fonctionne-t-il ? Comment les fabricants parviennent-ils à associer gains de performances et fiabilité ?

6 8 12 16

Dossiers

Sommaire Mai/Juin

Geekitude

54

138

Il y a 10 ans…: Génération 500 MHz

94

Athlon 500, TNT 2, SB Live, NT4, Quantum Fireball, Abit BH6, ces noms vous font rêver et vous rappellent de formidables souvenirs ? A moins que vous soyez trop jeune pour les avoir connus ? Auquel cas, nous vous recommandons encore plus de plonger dans ces années de légende, une rétrospective de l’époque qui a vu naître Quake 3, Unreal ou Counter Strike.

Offres d’abonnements p45-46-60-61


36 •

Abandonwares : revivez l’épopée des jeux culte du PC

102

La fin des années 80 a offert aux PC 386 puis 486 sous DOS des jeux légendaires. Que vous ayez été trop jeune pour connaitre cet age d’or des jeux qui n’avaient que le gameplay pour se faire valoir ou que vous vouliez vous rappeler de merveilleux souvenirs, foncez ! Ils sont désormais disponibles gratuitement et facilement utilisables sous Windows grâce à des utilitaires dédiés.

Comprendre •

Internet en chiffres

cartes 3D

Tests

Quel logiciel pour lire ses DVD et Blu-Ray discs ? 112

Quel programme offre les meilleures performances et la meilleure qualité d’image en lecture de DVD et de Blu-Ray discs ? PowerDVD, WinDVD et TotalMedia Theatre, alternatives exotiques, notre verdict. • •

Minitests

118

Internet Explorer 8

120

Cooler Master ATCS 840 Microcool Banchetto 101 122 Une table de bench peut-elle remplacer un bon boîtier ? Un boîtier bien conçu peut-il être aussi efficace qu’une table de bench pour tester régulièrement du matériel

HD4890 Vs GTX 275

24

plus puissantes et pas plus cheres, elles bouleversent les gammes

Après la sortie mitigée d’Internet Explorer 7 en retard flagrant sur ses concurrents, Microsoft annonce IE8 plus rapide, encore plus simple, vraiment sur et prêt à personnaliser ! Mais qu’en est-il vraiment face à Chrome, Firefox et les autres ? •

Les prix baissent, les puces changent, quelles sont les nouvelles references pour 80, 130, 200 € ? quelle puissance pour quel jeu ? quel processeur associer à votre carte ?

108

Combien y a-t-il de serveurs dans le monde ? Quel est le provider le plus rapide ? Voici le net en chiffres et en surprises…

palmares 2009

et dissiper la chaleur ? Comparons le dernier monstre de Cooler Master, l’ATCS 840, et le magnifique Banchetto 101 de Microcool. •

Zotac GeForce 9300-ITX Wi-Fi - Lian Li MiniQ07 128

à la clé mais est ce pour autant rentable ? •

Western Digital et Seagate viennent de lancer leur premier disque dur embarquant des plateaux d’une densité record de 500 Go. Permet-elle d’améliorer sensiblement les performances ?

Probablement les meilleurs produits mini ITX, la carte mère Zotac et le boîtier Lian-Li que nous essayons aujourd’hui représentent la plateforme home cinéma idéale. •

Acard ANS-9010 : un SSD pas comme les autres 132 Spécialisé dans les solutions de stockage, Acard vient de sortir un SSD ultrarapide à base de mémoire RAM. Performances hallucinantes

Western Digital Caviar Green 2 To - Seagate Barracuda 7200.12 1 To : 500 Go par plateau 136

Logitech G19 Après un G11 et un G15 qui ont fait l’unanimité auprès des joueurs, Logitech récidive avec le G19 qui a toujours un temps d’avance sur la concurrence.

138


News

news Radeon HD 4770 : un nouveau top à 100 euros ? Après la Radeon HD 4890 testée dans ce numéro, AMD lance à l’heure où vous lisez ces lignes une Radeon HD 4770 qui a tout pour devenir une nouvelle référence. Cette carte graphique repose sur un nouveau GPU et sur de la mémoire GDDR5

pour proposer à moins de 100 euros des performances supérieures à celles de la Radeon HD 4830 et proches de celles de la Radeon HD 4850. Ceci est rendu possible grâce au RV740 qui est le premier GPU fabriqué en 40 nm et qui est disponible depuis quelques semaines déjà dans le monde mobile. En ne plaçant « que » 128 unités de calcul vectorielles (qui correspondent à « 640 processeurs scalaires »), contre 160 dans les GPU des Radeon HD 4870 et 4890, et en réduisant le bus mémoire de 256 à 128 bits, AMD a pu concevoir un GPU très petit. Il est donc « facile » de le produire en volume et à un coût réduit. Le nombre d’unités est ainsi identique à celui de la Radeon HD 4830, qui exploite un GPU RV770 castré, mais le bus mémoire est deux

Le RV740 avait fait son apparition en version mobile, le mois passé.

HD 4850

HD 4830

HD 4770

HD 4670

Puce

RV770

RV770

RV740

RV730

Technologie

55 nm

55 nm

40 nm

55 nm

Fréquence GPU (MHz)

625

575

750

750

Fréquence du shader core (MHz)

625

575

750

750

Processeurs

160 x 5

128 x 5

128 x 5

64 x 5

Puissance de calcul (Gflops)

1 000

736

960

480

Unités de texturing

40

32

32

32

ROP

16

16

16

8

Bus mémoire (bits)

256

256

128

128

Fréquence DDR (MHz)

993

900

1 600

1 000

BP mémoire (Go/s)

59,2

53,6

47,7

29,8

GPU DirectX 11 : fin 2009 MD et nVidia ont tous deux laissé entendre qu’ils lanceraient leur premier GPU DirectX 11 haut de gamme avant la fin de l’année. AMD semble être en avance avec le RV870 prévu pour la fin de cet été, mais nVidia aurait décidé de mettre les bouchées doubles, quitte à prendre quelques risques financiers, pour pouvoir lancer son GT300 avant la fin de l’année également, probablement en novembre. Bien entendu, un problème important sur les premiers échantillons pourrait ruiner les plans de l’un ou l’autre.

News

Reste à voir qui emportera ce round et quels seront les choix technologiques faits par les deux constructeurs. AMD, de son côté, pourrait conserver sa stratégie actuelle qui est de proposer des puces au meilleur rapport performances/prix, alors que nVidia pourrait essayer de viser le plus haut possible, histoire de ne laisser aucune chance à Larrabee de briller puisque celui-ci est attendu fin 2009 ou début 2010.

6

I PC Update

fois plus étroit. AMD compense cela grâce à l’utilisation de la mémoire GDDR5 qui offre un débit très élevé. Avec une fréquence GPU en hausse à 750 MHz, la Radeon HD 4770 dépasse la Radeon HD 4830 qui devrait donc disparaître, à moins de voir ses spécifications changer comme cela semble être le cas sur certains modèles en Chine, qui disposent de toutes les unités actives. Ce RV740 sera, bien entendu, utilisé sur d’autres déclinaisons des Radeon HD 4700 qui utiliseront de la mémoire GDDR3 voire DDR2 et seront vendues moins cher, mais leurs spécifications ne sont pas encore connues. C’est la seule critique à formuler à AMD sur ce lancement qui essaye, bien entendu, de profiter des excellents résultats de la Radeon HD 4770 pour écouler aux fabricants de PC des Radeon HD 4750 ou 4730 aux spécifications encore inconnues. Reste que la Radeon HD 4770 à moins de 100 euros est une offre qui défie toute concurrence. C’est en réalité le prix de la GeForce 9600 GT, qui sera écrasée par l’offre d’AMD puisque la Radeon HD 4830 devançait déjà la GeForce 9800 GT et que cette Radeon HD 4770 est plus puissante. Autrement dit, AMD va proposer pour tout juste moins de 100 euros mieux que nVidia pour 120 euros voire plus. Quelle sera la réaction de nVidia ? Tenter une nouvelle fois de nous convaincre que CUDA et PhysX compensent avantageusement son immobilisme depuis l’été passé ? Renommer la GeForce 9800 GT pour semer l’illusion ? Une GeForce 9800 GT dont les spécifications ont d’ailleurs été revues à la baisse dans sa version la moins chère, baptisée Green Edition pour que cela passe sans trop de critiques.

DirectX 11 introduira la tesselation et les compute shaders.


Sur le front des SSD

GSkill annonce, de son côté, une nouvelle gamme baptisée Falcon. Les capacités sont standard, à savoir 64, 128 et 256 Go, c’est la vitesse qui

Après plusieurs semestres dans le rouge, le fabricant de mémoire européen Qimonda, connu auparavant sous le nom Infineon, a dû se résoudre à mettre la clé sous le paillasson. En attendant un éventuel repreneur qui voudrait redémarrer les activités, ses usines sont en arrêt depuis le 1er avril. Cette faillite est importante puisqu’il s’agissait d’un rare spécialiste européen des semi-conducteurs. Elle l’est également puisque Qimonda fournissait AMD en GDDR5. AMD rassure en disant faire appel à Hynix et Samsung également pour diversifier ses sources d’approvisionnement, mais nous ne sommes pas dupe. C’est un gros problème puisque presque toutes les Radeon HD 4870 et 4890 utilisent des puces Qimonda. AMD va donc devoir rapidement en trouver en volume chez Hynix et Samsung.

A propos d’Intel, nous avons expérimenté quelques problèmes de ralentissement à force de remplir les SSD, cette défaillance étant due à un algorithme de répartition des données mal conçu. Le constructeur vient de publier un nouveau firmware pour les SSD X18-M et X25-M qui corrige ce problème à l’adresse suivante : support.intel.com/support/ssdc/ index_update.htm.

En kiosques ce mois-ci

L’actualité des SSD ne s’arrête plus, nous avons droit à de nouveaux produits lancés tous les mois désormais. Super Talent, spécialiste de la mémoire sous toutes ses formes, sera le premier à proposer un SSD 2,5» d’une capacité de 512 Go. Appartenant à la gamme MasterDrive RX, il embarque des puces de mémoire MLC qui sont à la fois plus denses, plus lentes et moins coûteuses que les puces SLC. Elles sont également plus « fragiles », chaque cellule étant conçue pour environ 10 000 cycles d’écriture, alors que les SLC tiennent dix fois plus. Rassurez-vous, ça n’est pas un problème pour les utilisateurs. Super Talent a développé une technologie contre l’usure qui permet d’alterner l’écriture sur toutes les cellules afin « d’user » uniformément l’ensemble du SSD. Concrètement ? La durée de vie de ce SSD est d’environ 70 ans en écrivant 50 Go en moyenne par jour. Hélas, comme nous pouvions nous y attendre vu les prix des SSD 32, 64, 128 et 256 Go déjà en vente, ce modèle d’un demi-téra sort aux Etats-Unis à 1 500 dollars.

est privilégiée. Le constructeur n’annonce pas moins de 230 Mo/s en lecture et surtout 190 Mo/s en écriture (135 Mo/s en écriture pour le 64 Go)… un record pour des SSD basés sur des puces MLC. Le Super Talent MasterDrive TX n’est pas mal non plus avec 230 Mo/s en lecture et 160 Mo/s en écriture. Nous ne pouvons affirmer la véracité de ces chiffres sans les tester, mais dites-vous qu’un SSD Intel en MLC lit à 208 Mo/s mais n’écrit qu’à 78 Mo/s, d’après nos mesures. Même le très désirable et coûteux Intel Extreme à base de puces SLC lit à 203 Mo/s et écrit à 160 Mo/s. Impossible de savoir comment font les fabricants pour exploser tous les records en MLC sans décortiquer leurs produits, il y a fort à parier que les contrôleurs ont terriblement progressé et n’hésitent pas à solliciter le RAID 0. La gamme Falcon embarque une mémoire cache imposante de 64 Mo.

Qimonda abandonne


News

IDF 2009 à Pékin Chaque printemps, Intel organise son forum technologique en Chine, l’occasion d’y présenter quelques nouveautés bien que la crise ait affecté l’événement.

S

i cet IDF printemps 2009 a bien eu lieu comme chaque année, il a cependant été réduit à sa plus simple expression compte tenu du climat financier morose qui pousse les fabricants à réduire tant que possible les dépenses en communication. Ainsi, nous n’avons eu droit qu’à une seule journée de présentation, au lieu de trois ou quatre

Voilà à quoi ressemble le gestionnaire des tâches avec un système équipé de quatre Xeon Nehalem-EX. La plateforme Moorestown qui intègre le successeur de l’Atom est nettement plus économe.

Pat Gelsinger reçoit un coup de bâton alors qu’il félicite Craig Barrett pour sa carrière chez Intel.

habituellement, et le tout était presque totalement tourné vers le marché chinois. L’événement s’est cependant avéré intéressant puisque diverses personnalités importantes d’Intel étaient de la partie avec du neuf sur le Xeon Nehalem 8 cores et sur Larrabee notamment. Les netbooks étaient, bien entendu, à l’honneur, tout comme les MID, ces périphériques mobiles tournés vers Internet qui peinent à trouver le bon format. L’Atom est la pierre angulaire de ces marchés, difficile à manier sans concurrencer les portables classiques. Intel a d’ailleurs fait la démonstration de « l’Atom 2 » qui affiche non pas un gros gain de performances mais bien une consommation dix fois plus faible au repos que son prédécesseur. De quoi enfin faire décoller les MID ?

News

Le dernier IDF de Craig Barrett

Les soins promulgués à distance devraient bientôt devenir réalité.

8

I PC Update

Un aspect important de cet IDF de Pékin est qu’il s’agissait du dernier de Craig Barrett, ex-CEO d’Intel et actuel président du conseil d’administration de la société, poste qu’il quittera à l’heure où vous lirez

ces lignes. Une personnalité forte et très engagée en politique, puisqu’il préside notamment une branche des Nations Unies et qu’il était un conseiller de l’administration Bush. Pour son dernier IDF, Craig Barrett a insisté sur tout le bien qu’il pense des plans de relance massifs des Etats-Unis et de la Chine dont il se félicite qu’une part importante soit investie dans le futur, et autrement dit, dans les nouvelles technologies que fournit Intel ou sur lesquelles Intel travaille. A ce sujet, il a insisté lourdement, comme à son habitude, sur l’utilisation des nouvelles technologies pour améliorer les soins de santé, dans les régions reculées et dans les pays en développement. Un message qui tombe à pic puisque la Chine vient de décider de débloquer des sommes énormes de manière à construire son premier système de soins de santé national. Les nouvelles technologies vont permettre aux patients d’avoir accès à des médecins compétents sans devoir se déplacer dans les grandes villes.


Le Nehalem-EX profite pleinement de l’architecture QPI, inspirée de l’HyperTransport d’AMD.

Des évolutions qui ne concernent pas que les petits villages chinois peu développés mais qui vont également permettre d’améliorer le niveau de vie dans les pays plus riches, par exemple pour les retraités qui pourront vivre loin des grandes villes sans se soucier des soins disponibles. Tout ceci sera rendu possible grâce aux informations de plus en plus nombreuses qui pourront être transférées à distance aux médecins.

Des Xeon octocores…

S’il est un personnage que les journalistes attendent toujours avec impatience à l’IDF, c’est bien Pat Gelsinger. Il est actuellement General Manager Digital Enterprise Group, ce qui peut sembler plutôt ennuyeux au premier abord. Mais il faut savoir qu’il a été pendant longtemps Chief Technology Officer d’Intel et a supervisé de nombreux développements architecturaux, en commençant par le 486 dont il était le responsable. C’est donc en quelque sort le monsieur architecture chez Intel et c’est, en général, lui qui se charge de donner les premières informations à ce sujet. Lors de cet IDF, Pat Gelsinger n’est pas revenu plus en détail sur les futurs CPU

Westmere fabriqués en 32 nm et dont les versions dual core intégreront un northbridge avec core graphique directement dans le packaging CPU. Une stratégie qui soulève de nombreuses questions qui devront encore attendre quelques mois pour trouver une réponse. Par contre, il a fait la démonstration du Nehalem-EX, un CPU équipé de pas moins de 8 cores (et donc 16 threads pris en charge) et de 24 Mo de cache L3. Un monstre de 2,3 milliards de transistors qui viendra prendre place dans le haut de gamme de la famille Xeon. Il sera compatible avec les systèmes 4 et 8 sockets. Nous avons pu voir la démonstration d’une machine équipée de quatre de ces CPU qui sont donc bel et bien fonctionnels. Mais ce Xeon octocore n’est, en réalité, que la cerise sur le gâteau pour Intel avec une famille Nehalem qui enterre déjà complètement la gamme Opteron d’AMD. Celle-ci jouissait de plusieurs avantages architecturaux qu’Intel a rattrapés avec sa dernière architecture, tout en profitant d’une meilleure efficacité. Du coup, les Opteron sont largués par les Xeon quad core voire dual core récents. Si les Core i7, limités au haut de gamme et faute de concurrence, n’ont pas entraîné une énorme vague d’enthousiasme, les nouveaux Xeon 5500 renversent complètement la donne. Heureusement pour AMD, ils obligent à un changement complet de plateforme, ce qui impose de reconcevoir et de valider de nouveaux serveurs. Cela prend du temps et la stratégie d’AMD, qui consiste à conserver une compatibilité entre plusieurs générations, lui permettra de résister quelque temps. Mais Intel l’a bien compris et a déjà annoncé que les Xeon Westmere seront compatibles avec la plateforme actuelle. AMD va donc vers de grosses difficultés sur ce marché très lucratif.

… et un gros Larrabee Pat Gelsinger et un wafer de Larrabee qui est maintenant fonctionnel dans les labos d’Intel.

Pat Gelsinger en a également dit plus sur Larrabee, le premier CPU massivement multicore de la firme, qui sera commercialisé au départ sur une carte

graphique d’un genre nouveau. Ce CPU sera équipé d’un nombre encore inconnu de cores qui disposeront chacun d’une énorme unité vectorielle 512 bits, ce qui correspond à 16 processeurs scalaires si nous faisons le parallèle avec une GeForce. Pour l’exploiter, Intel a dévoilé une centaine de nouvelles instructions puisque, si l’émulation de DirectX et d’OpenGL sera assurée par le pilote, les développeurs pourront l’adresser directement. Intel vise également à concurrencer CUDA de nVidia et Stream d’AMD, même si le fabricant fait tout pour éviter de l’indiquer clairement, de manière à ne pas donner de la crédibilité aux offres concurrentes avant d’être de la partie.

Le nouveau langage Ct couplé aux nouvelles instructions de Larrabee permet de profiter de tous les cores.

Pour la première fois, Pat Gelsinger a montré brièvement un wafer de Larrabee, la galette de silicium sur laquelle ces futurs CPU sont fabriqués. En observant les structures, nous pouvons remarquer que le die est énorme, au moins aussi grand qu’un Nehalem octocore et un peu plus grand qu’un GT200 de nVidia. Une puce si grosse pour le marché grand public n’est pas dans les habitudes d’Intel, ce qui soulève de nombreuses questions. Intel veut-il frapper très fort ? Est-ce le prix à payer pour entrer sur le marché des cartes graphiques avec une architecture x86 ? L’aspect graphique n’est-il pas prétexte au développement d’un premier « Xeon » massivement parallèle ? Il faudra attendre la fin de l’année ou le début de 2010 pour le savoir, date d’introduction de la première carte graphique qui l’embarquera selon Pat Gelsinger. Notez que son CEO, Paul Otellini, a précisé quelques jours plus tard qu’il s’agissait de la version haut de gamme de Larrabee. Une manière de rassurer les investisseurs qui auraient pu craindre qu’Intel se tire une balle dans le pied en visant un marché de volume avec une puce aussi grosse, ce qui est bien sûr irréaliste. Il y aura donc des déclinaisons moins extrêmes de cette architecture. Une chose est sûre, la fin de l’année sera passionnante !

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News

news jeux ils sont sortis

Le Parrain 2 (EA)

Sorti après un GTA IV hyperréussi et avant un Mafia 2 dont on attend le meilleur, Le Parrain 2 n’avait que peu de temps pour se faire une place au soleil. Opération… ratée. Techniquement d’abord puisque le jeu est moche par rapport à ce que propose la concurrence (la modélisation des personnages et des voitures laisse à désirer). Il souffre aussi de bugs improbables et le tout n’est pas rattrapé par un gameplay mou et sans saveur, ni d’ailleurs par la facilité générale d’un jeu dans lequel le cheat « god » semble activé par défaut.

Le Parrain 2

Riddick Dark Athena

parfois passer par plus d’une heure de queue pour entrer sur l’unique serveur aux heures de pointe. Si on ajoute à cela des graphismes et des animations des personnages relativement médiocres, beaucoup seront au final déçus. Darkfall Online est tout de même un titre à essayer, on l’adore ou on le déteste.

Company of Heroes Tales of Valor (THQ)

Riddick Dark Athena (Atari)

News

Assault on Dark Athena prolonge les aventures de Riddick dans l’univers si particulier du film. La bande-annonce du jeu, sombre, glauque et si bien épaulée par la voix rocailleuse de Vin Diesel et des airs de metal pas fin, rend bien compte de l’univers du jeu. Ici, Riddick doit s’échapper du Dark Athena, après s’être fait la belle de la prison de Butcher Bay dans le premier volet. Savant mélange de brutalité (plusieurs façons spectaculaires d’exécuter ses ennemis) et de furtivité, ce sont surtout son ambiance, ses personnages bien réussis et ses décors tirant pleinement parti d’un excellent système d’ombres et de lumières qui tiennent en haleine.

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DarkFall Online (Aventurine SA) Pas de niveau, que des compétences associées à un système de classes, une mort très pénalisante et un monde intégralement PvP, le MMORPG Darkfall Online reprend dans les grandes lignes tous les bons principes d’un de nos jeux en ligne préférés à savoir Ultima Online. Si le gameplay semble apporter énormément de fun, la politique de l’éditeur nous a bien refroidi. Il ne s’attendait peut être pas un tel engouement et se retrouve submergé par les demandes. Du coup, l’e-boutique par laquelle un passage est obligatoire pour acheter le jeu à télécharger ensuite par torrent n’est ouvert que quelques dizaines de minutes par jour à des horaires non fixes. Et lorsqu’on y arrive enfin, il faut

Sans être révolutionnaire, ce stand alone nous replonge avec ravissement dans la série des Company of Heroes et propose trois minicampagnes assez sympas. Graphiquement, le jeu est beau et très réussi, même si ce n’est plus la claque du premier épisode. A ce propos, nous regrettons le benchmark intégré complètement fantaisiste qui vous donne 50 FPS lorsque vous mettez tout à fond… alors que le framerate s’effondre à moins de 15 lorsque l’on joue vraiment (avec un taux d’occupation CPU misérable soit dit en passant). Par contre, le gameplay gagne un mode Direct Fire dans lequel vous prenez le contrôle du canon de votre blindé et qui donne un petit côté

DarkFall Online


Battle Forge

Company of Heroes Tales of Valor

FPS au jeu. C’est plaisant et réussi. Mais c’est le mode multi qui s’enrichit le plus avec trois modes inédits : Invasion (les joueurs coopèrent pour défendre une ville attaquée), Assault (chacun pour soi, le but est de détruire le camp ennemi) et Panzerkrieg (batailles de chars avec mode Direct Fire). La partie solo est intéressante, très tactique, mais courte. Le multi est vraiment amusant. Les amateurs de la série apprécieront.

Hawx (Ubisoft) On en attendait beaucoup et les screenshots de l’éditeur faisaient baver. Au final, Hawx en impose visuellement. Les terrains sont jolis, les avions magnifiques. Visuellement, c’est une réussite. La prise en main, très arcade, pourra en décontenancer certains. Hawx n’est pas un simulateur, ne comptez pas décoller et atterrir ; et si vous désactivez

le mode assisté pour vous rapprocher des sensations réelles du pilotage, la vue subjective imposée par la manoeuvre rend le titre proprement injouable. Ceci dit, on se prend assez vite au jeu et les missions s’enchaînent agréablement. On regrettera le niveau de facilité assez déconcertant qui nous fait terminer le jeu très vite. Trop vite. C’est donc un sentiment très mitigé qui perdure après avoir fini ce titre, certes, joli, amusant, mais un peu répétitif et trop simple.

Battle Forge (EA) C’est l’idée même du jeu qui en fait l’intérêt. Mélanger un STR, un jeu de cartes type Magic et un MMO, voilà un sacré défi. Et la sauce prend ! Oui Battle Forge est bien un STR avec ses cartes, ses cohortes et ses objectifs. Mais le joueur a pour réaliser ses objectifs un lot de 20 cartes maxi réparties en

quatre catégories (feu, nature glace et ombre) ayant chacune des troupes aux caractéristiques propres (défense à tout prix pour la glace, régénération et soins collectifs pour la nature, offensive à tout va pour le feu, etc.). L’association de tout cela donne des parties endiablées, haletantes et redonne un sens au STR, même auprès de ceux qui n’aiment pas le genre. Mais toute médaille a son revers et là, il est de taille : les cartes constituant vos armées sont… payantes. Sur le papier, vous payez en ligne, sur un serveur Battle Forge et en points Battle Forge. A l’achat du jeu, 3 000 points sont offerts et il y a de quoi faire. Après, il faut payer : 10 euros les 1 000 crédits. A ce prix, acheter les 200 cartes du jeu risque de laisser plus d’un ado au bord de la ruine. Dommage que cet aspect mercantile assombrisse un tableau pourtant sympa.

on les attend Street Fighter IV (Capcom)

La version 4 de l’ancêtre des jeux de baston fait un tabac sur consoles mais comme souvent, le PCiste de base est oublié. Oublié ? Non car Capcom semble bien vouloir sortir son titre phare sur PC et ce, vraisemblablement dans le courant du mois de juin. Préparez les gamepads !

Red Faction Guerilla (THQ) Très attendue, la suite de Red Faction va se démarquer et passer du statut de FPS à celui de TPS, Third Person Shooter. La raison invoquée est que l’environnement est tellement destructible qu’il faut

Street Fighter IV

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News

Red Faction Guerilla

Diablo III

prendre du recul pour voir tout ce qui vous tombe sur la tête… vu que la première personne ne le permettait pas. Pour obtenir une physique réaliste, le jeu adopte le moteur Havok. Destructible… et grand puisque pour parler de la taille de l’univers du jeu, les développeurs le comparent à un Saint Rows multiplié par deux. Quant au scénario, il est toujours aussi simpliste et oppose les oppressés de la Red Faction aux oppresseurs de l’Earth Defense Force (qui étaient les gentils dans le premier Red Faction, allez comprendre). Missions, objectifs, bonus, tout sera là et promet de bons moments de finesse devant son écran.

Blood Bowl (Focus Home Interactive) Rhaaaa, quoi de plus marrant que le foot américain à la sauce Warhammer  ? Pour ceux qui ont connu la version «  jeu de plateau », rien. C’est bourrin, amusant, et plein de spécificités raciales hilarantes. Et

Blood Bowl

depuis plus de 10 ans, les fans attendent une adaptation 3D digne de ce nom. Certes, on avait eu droit à Chaos League en 2004, et oui, ce titre n’était pas mal du tout. Mais ce n’était pas un pur Blood Bowl. Espérons que le titre que l’on attend pour juin soit à la hauteur du jeu de plateau et soit aussi joli que ce que le hardware moderne permet.

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Diablo III (VU Games)

Sims 3

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Mais non, Diablo II n’a rendu personne complètement accro. Donc là, nous n’aurons aucune raison de craquer pour un Diablo III déployant un moteur 3D flambant neuf et intégrant un moteur physique Havok. Non. Pas non plus besoin de se faire du mauvais sang si on vous dit que de nouvelles classes de personnages apparaissent, comme le sorcier-docteur, ou que les classes existantes, comme celle des barbares, ont été complètement repensées et que les spécificités de chaque classe sont devenues plus précises, découlant sur des personnages plus spécialisés. En tout, il y aura cinq classes

de personnages, mais trois d’entre elles sont toujours secrètes. Et puisque nous ne sommes pas des nostalgiques, le fait de savoir qu’on reverra Tristram et certains personnages connus comme Deckard Cain ne nous fera pas trépigner d’impatience. Assurément pas. Bon, il sort quand ? Malheureusement, à cette question, Blizzard n’a qu’une seule réponse : « Nous comptons prendre le temps qu’il faudra pour développer Diablo III. »

Sims 3 (EA) Terminé les addons, la nouvelle mouture de Sims débarque début juin. Parmi les nouveautés : mise à jour graphique, nouveau concept de ville ouverte à explorer sans aucun chargement, création d’avatars plus poussée, ajout de traits de personnalité et d’humeur particuliers, création d’objets, interactions plus nombreuses avec ses Sims. Une évolution qui ne devrait pas dépayser les amateurs et les replongera avec plaisir dans ce simulateur de vie.


Taille mini & performances maxi Avec la Micro ATX ROG Rampage II GENE, ASUS lance une nouvelle carte mère GENEtiquement supérieure ! La carte ASUS ROG Rampage II GENE est conçue autour du chipset Intel® X58 et reprend les éléments qui ont contribué au succès sans précédent de la série Rampage II. En effet, elle propose des fonctions particulièrement innovantes, telles que MemOK!, qui rend la mise à niveau de la mémoire déconcertante de facilité, ou encore CPU Level Up, un accélérateur des performances système. Avec la Rampage II GENE, ASUS introduit avec brio le format Micro ATX dans sa célèbre gamme ROG. Pour la première fois, le processeur Intel® Core™ i7 peut libèrer toute sa puissance dans un châssis infiniment plus petit et plus léger que celui d’une ATX pour PC. Enfin La Rampage II GENE embarque la solution SupremeFX X-Fi pour des performances audio impeccables et un univers sonore bluffant de réalisme.

MemOK

SLI CFX on demand

Pour plus d’infos : www.asus.fr/event/GENE/


CAS PRATIQUES

Cas Pratiques

Gagnez 2 Go de mémoire Corsair !

En nous envoyant une question technique par mail, vous pouvez gagner un kit mémoire Corsair 2*1 Go Twin2X 2048-8500C5D 8500 Dominator ou 2*2Go Twin2X4096-6400C5DHX 6400 ou encore une alimentation modulaire HX620W ! La rédaction choisira la question la plus pertinente et son auteur recevra les deux gigas de mémoire ! Notez que nous ne pourrons sans doute pas répondre de manière individuelle à toutes les questions ! Par : Thomas Olivaux

Votre rubrique Cas pratiques évolue. Pour répondre aux nombreuses demandes de conseils concernant l’upgrade ou les choix à faire pour monter de nouveaux PC, nous avons agrandi cette rubrique en ajoutant des pages dédiées à ces cas pratiques.

Les SSD 2.5” vont-ils dans un PC fixe ? J’ai un PC d’une puissance suffisante pour mes applications, je possède une carte mère Asus P5K ainsi qu’un processeur Core 2 Duo E8400, 2 Go de RAM PC2-6400 de Corsair, une 8800 GTS 320 signée MSI, un disque dur Caviar de 320 Go et une alimentation 580 W LC Power. Je tourne impeccablement dans les jeux, je suis à 35/40 FPS dans Crysis avec un overclocking, le multimédia a aussi un bon rendu mais je trouve que pour une utilisation de base, il pourrait faire mieux : en fait, je ne le trouve pas plus rapide que mon ancien PC sur Internet et dans l’utilisation courante, l’affichage des menus et compagnie. On m’a dit que les SSD sont plus rapides que les disques durs mais ils sont de taille 2,5». Je voudrais savoir si on peut tout de même les installer dans un PC fixe ou s’ils sont vraiment réservés aux PC portables.

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ous mettez le doigt sur votre problème, à savoir l’importance du disque dur à propos des performances générales de votre PC. A condition d’avoir une machine relativement moderne, ce qui est tout à fait le cas de la vôtre, une bonne quantité de RAM et un système de stockage ultrarapide font toute la différence pour la sensation de réactivité dans l’ensemble des applications, sans oublier les temps de chargement améliorés ; un stockage véloce réduit le temps de boot de Windows, rend plus ou moins instantanés tous les microchargements

(ouverture du poste de travail, affichage des menus, etc.) et accélère vos applications exigeantes, par exemple les jeux ou la retouche photo. Il n’existe pas d’unités de mesure uniques permettant de classer les disques durs et autres solutions de stockage afin d’en exprimer la vélocité en tant que disques système. Comme nous l’expliquons dans la fiche technique consacrée aux disques durs (publiée dans ce même numéro), deux points essentiels caractérisent les performances, à savoir le temps d’accès et les débits. Ces derniers sont nombreux, nous parlons de débits en écriture, en lecture, de débits « internes » au disque, par opposition aux débits effectifs dont nous profitons via le contrôleur, et la performan-

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ce d’un disque pour accueillir un système d’exploitation comme Windows dépend de tous ceux-ci. Il est courant de résumer la « vitesse » d’un moyen de stockage en exprimant son débit moyen en lecture et en écriture. Même s’il s’agit de données capitales, ne négligez pas l’impact du temps d’accès ! Le temps d’accès représente le temps qu’il faut au disque dur pour traiter une requête et positionner la tête de lecture au bon endroit. Bien que ceux-ci soient toujours très courts, nous parlons pour les pires disques durs d’un peu plus de 10 ms (millisecondes), l’écart entre un très bon disque et un mauvais disque est colossal à l’usage et c’est là que les SSD marquent le plus de points ! Entièrement électroniques, ces derniers ont un temps d’accès ridicule compris entre 0 et 1 ms. Pour un disque système, il vaut mieux favoriser un bon temps d’accès que des débits maximums les plus élevés, ceuxci étant plus utiles à la copie de gros fichiers qu’autre chose. Les disques durs SCSI (et SAS depuis) ont toujours eu des temps d’accès plus favorables que les disques IDE (et SATA depuis), généralement moitié plus courts grâce à une meilleure gestion électronique de l’interface et des composants un peu plus performants,


c’est pour cela qu’ils ont toujours été les plus rapides et privilégiés dans le milieu professionnel (serveurs, stations de travail). Pour améliorer les performances de votre ordinateur, vous avez donc raison de viser un moyen de stockage plus rapide et le choix d’un SSD est assurément une bonne idée. Notons toutefois qu’un disque dur neuf et de dernière génération, par exemple un Western Digital Caviar Black de 1 To avec 32 Mo de cache, sera déjà sensiblement plus rapide que votre « ancien » 320 Go. D’autre part, vous pourriez améliorer les performances d’un disque dur classique en cumulant deux disques en RAID 0. En faisant travailler les

deux disques simultanément, les débits et le temps d’accès progressent. Vous auriez, pour le prix d’un SSD de 64 Go, deux disques durs capables d’accueillir jusqu’à 2 To, ça fait réfléchir. Enfin, pour répondre à votre dernière question, bien que la quasi-totalité des SSD soient proposés au format 2,5», il est tout à fait possible de les installer dans un PC normal. La connectique SATA est la même et vous n’aurez qu’à acheter une paire de rails ou un adaptateur pour les loger, soit dans un emplacement 3,5», soit dans un emplacement 5,25».

Hybrid CrossFire capricieux Voici la configuration de mon PC : carte mère MSI DKA 790 GX Platinum, AMD 7750 (je crois qu’ils sont tous BE), graveur DVD LG SATA et lecteur BD Pioneer SATA, drivers MSI SATA SB700 pour AHCI, deux disques durs Seagate SATA-2 500 Go 32 Mo et un Iiyama 2607 WS. J’expérimente différentes choses et les résultats que j’obtiens me surprennent, jugez plutôt : - Février 2009, BIOS 1.2, Windows 7 : essai mise à jour BIOS via MSI Live Update, chargement du nouveau BIOS 1.6, impossible à mettre en oeuvre avec Seven. Indice performances vidéo 3D avec Sideport = 4,4. - Fin février 2009 : carte graphique Sapphire 3450, dual boot XP – VISTA : essai mise à jour BIOS via MSI Live Update, impossible de télécharger le BIOS, Live Update écrit : « BIOS 1.2 BIOS carte à jour et optimisé » ; indice performances vidéo 3D avec Sideport et Sapphire 3450 CrossFire activé drivers ATi 9.2 = 3,9 !!! - Mars 2009 : dual boot XP – VISTA : essai mise à jour BIOS via MSI Live Update, téléchargement BIOS 1.5 ; indice performances vidéo 3D avec Sideport drivers ATi 9.2 = 4,5 !!! L’ordinateur reste bloqué lors d’un redémarrage. Ecran noir et reset obligatoire !!! - Mi-mars 2009, BIOS 1.5, carte graphique MSI 4850, dual boot XP – VISTA : indice performances vidéo 3D avec Sideport drivers ATi 9.3 = 5,5 mais plus de CrossFire !!! Essai d’overclocking par switch sur la carte en position 10 % : l’ordinateur reste bloqué, pas de redémarrage. Ecran noir, le reset ne change rien, retour overclocking par switch sur carte position 0 % BIOS revenu en standard. Le problème vient-il du dual boot, du driver MSI SATA SB700 pour AHCI, de mon AMD 7750 (je crois qu’ils sont tous Black Edition donc overclockables) et/ou de moi qui ne sait pas régler son BIOS ?

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e quel problème parlez-vous  ? Vous énoncez un souci de mise à jour de BIOS via Live Update qui s’explique initialement par une incompatibilité du logiciel avec Windows 7 et qui, par la suite, n’annonce pas la bonne version. Pour ce point, même si les logiciels tels que Live Update sont faciles et pratiques, rien ne vaut le détour à la mano par le site du constructeur pour repérer et télécharger soi-même le dernier BIOS, car les logiciels de mise à jour tout automatique ne sont pas forcément à jour, eux. Vous parlez également de soucis d’overclocking à la fin de votre courrier, rappelez-vous que l’overclocking n’est pas une science exacte  ! A

propos de votre processeur, l’Athlon X2 7750, il s’agit effectivement d’un BE (Black Edition) mais précisons que tous les processeurs peuvent s’overclocker ! Les Black Edition ont un meilleur potentiel grâce à leur coefficient multiplicateur qui n’est pas bloqué, «  c’est tout ». En overclockant la carte MSI avec le switch (quelle ineptie en 2009), vous overclockez avant tout la fréquence de base HTT et ne profitez pas des avantages de votre CPU Black Edition. Mieux vaut laisser ces switchs par défaut et overclocker manuellement dans le BIOS. Sans rien augmenter d’autre, essayez tout simplement de faire croître votre coefficient de x10 à x11, puis x12 et

ainsi de suite. Les choses devraient mieux se passer (n’hésitez pas à ajouter un peu de tension pour stabiliser un overclocking plus élevé, +0,1 ou +0,2 V ne fera pas de mal).

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CAS PRATIQUES

Gagnant du mois

Intéressons-nous, à présent, à votre problématique principale, à savoir les différentes configurations graphiques et les notes, semble-t-il étranges, obtenues. 1er cas : Windows 7, IGP avec Sideport : 4,4 2e cas : Windows Vista, IGP avec Sideport + HD3450 CF : 3,9 3e cas : Windows Vista, IGP avec Sideport : 4,5 4e cas : Windows Vista, IGP avec Sideport + HD4850 sans CF : 5,5 Que le premier cas soit supérieur au second ne nous surprend pas. Pour commencer, la notation de Windows 7 a été modifiée (les maxima grimpent de 5,9 à 7,9) et les notes sont généralement plus élevées. D’autre part, le test 3D intégré à Windows pour la notation n’exploite pas le CrossFire, ce qui explique que vous ne profitiez pas du gain de la HD3450. Faites la comparaison dans un benchmark, vous serez à même de constater

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l’écart. Nous l’avons fait de notre côté, avec notre machine avec IGP seul (Sideport en DDR2) sans overclocking de l’IGP (BIOS par défaut), nous obtenons un peu moins de 2 000 points sous 3DMark06. En ajoutant une HD4350 et en activant l’Hybrid CrossFire, nous terminons à quasiment 3 000 points, bien que la note donnée par Windows n’ait pas progressé. Nous avons du mal à expliquer l’écart entre le 2e et le 3e cas, mais vous avez mis à jour le BIOS de votre carte mère. Peut-être que celui-ci n’utilise plus les mêmes paramètres pour l’IGP, par exemple, peut-être qu’il utilise la véritable fréquence du HD3300 (700 MHz), tandis que nombre de cartes 790GX sont, par défaut, à la fréquence du HD3200 (500 MHz). C’est probablement cela car le BIOS 1.3 de votre carte mère met précisément à jour le BIOS

de l’IGP ! Enfin, que vous n’arriviez pas à utiliser le CrossFire dans le 4e cas est parfaitement normal ! L’Hybrid CrossFire du HD3300 (790GX) n’est possible qu’avec une Radeon HD3450 ou HD4350. Votre HD4850 est bien trop performante. Nous n’expliquons pas la note de Vista toutefois, 5,5 est trop élevé pour l’IGP, trop peu pour une 4850, mais est-ce bien important ? Si vous utilisez une HD4850, désactivez tout simplement l’IGP dans le BIOS et bootez par défaut sur la 4850.

Réguler les ventilos de sa carte graphique Suite à un dossier sur les meilleurs systèmes de refroidissement pour GPU, j’ai opté pour un ensemble Thermalright TRad² associé à deux ventilateurs Noctua NF-B9 pour ma XFX GeForce 8800 GTS 512 Mo. Le souci, auquel je n’avais pas pensé, est que les deux ventilateurs sont branchés sur ma carte mère et non pas sur ma carte graphique. Pour un refroidissement optimal lors de mes sessions de jeu, j’ai dû les laisser sur leur voltage maximum de 12 V et donc, ils tournent à 100 % dès le boot de ma machine et, pour changer leur vitesse, j’utilise SpeedFan, car je souhaite avant tout un PC silencieux. Problème, contrairement à RivaTuner, SpeedFan ne me permet pas de créer des profils pour que la vitesse de ces ventilateurs change en fonction de la température de la carte graphique, et bien souvent, pendant ma session, je dois faire un retour au bureau pour changer leur vitesse. Existe-t-il un logiciel capable de faire ce genre de profils ou dois-je opter pour l’achat d’un rhéobus, l’Akasa FC-03 par exemple ?

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l est vrai que les radiateurs alternatifs imposent généralement de brancher les ventilateurs sur la carte mère ou par l’intermédiaire

de Molex, ce faisant, nous excluons la possibilité d’ajustement automatique dont bénéficient la majorité des cartes graphiques haut de gamme et le tweaking proposé par RivaTuner à ce sujet. Toutefois, la réduction de vitesse n’a lieu d’être que pour rendre un PC plus silencieux et, si l’on choisit des ventilateurs qui sont silencieux, pourquoi chercher à changer ? D’autre part, pourquoi chercher le refroidissement maximal à tout prix  ? Si vous n’essayez pas de battre des records de

fréquence, tant que la survie de votre 8800 GTS est assurée, nous pouvons bien concéder quelques degrés au profit d’une économie de bruit. Si la carte mère le permet, il est donc possible d’ajuster la vitesse des ventilateurs par ce biais. Selon les cartes et les réglages, ce peut être fait de façon fixe (une vitesse réduite et stable) ou dynamique suivant la température. Certes, la carte mère se base sur une sonde qui lui est propre et non sur celle intégrée au GPU, mais globalement, si la carte graphique s’échauffe, elle génère de la chaleur tout autour d’elle et la vitesse des ventilateurs augmentera alors. Dans votre cas précis, l’utilisation de ventilateurs Noctua signifie que vous pouvez vous passer de régulation


GPU-Z (www.techpowerup.com/gpuz) et affichez l’onglet de monitoring des températures. Cochez la case pour que celle-ci soit mise à jour même lorsque GPU-Z n’est plus en avant-plan et jouez à l’un de vos jeux favoris. De retour sous Windows, vous pourrez constater jusqu’à quelle température votre carte a grimpé durant la session 3D. Ne perdons pas de vue qu’un GPU tolère des températures largement plus élevées qu’un CPU ! 90 °C, par exemple, n’est pas synonyme d’agonie bien que ça soit trop élevé pour un usage quotidien. Si votre GPU ne dépasse pas 70/75 °C en charge (ou bien rarement), ça n’est absolument pas un problème, nous sommes de toute façon persuadé qu’il n’ira même pas au-delà de 65 °C avec un pareil refroidissement, ventilateurs à 1

000 tours seulement. Si vous n’êtes pas rassuré, une dernière option pourrait consister à n’alimenter qu’un seul des deux ventilateurs en permanence, à 1 000 tours seulement (c’est suffisant en 2D sous Windows) et à brancher le second, en 12 V sans réduction, par l’intermédiaire d’un interrupteur facilement accessible, que vous actionneriez en allant jouer.

Un NAS riquiqui J’envisage de monter un NAS fait maison, avec comme caractéristiques principales : - gestion du RAID : une grappe en RAID 1/5/6 pour le backup de mes données avec deux disques de 320 Go et une grappe en RAID 0 pour le stockage et le partage des données sur le Web (partage familial en FTP ainsi que dossier de partage en P2P) avec deux disques de 1 To - support du SATA, gestion de quatre disques au minimum (dans ce cas, boot sur clé USB), cinq disques si possible (dans ce cas, boot sur SSD) - la plus faible consommation électrique possible - le plus silencieux possible - l’encombrement le plus petit possible, idéalement avec une carte mère au format mini-ITX pour maximiser la taille - deux ports Ethernet pour connexion vers ma box et vers mon PC principal - chipset graphique intégré - port PCI pour carte RAID ou carte adaptateur CompactFlash Je recherche donc un boîtier et une carte mère correspondant à mes critères et, une fois ceux-ci choisis, quelle puissance prévoir pour l’alimentation ?

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ous souhaitez le meilleur et, si possible, sans les inconvénients. C’est bien normal, nous sommes tous pareils ! Le choix du mini-ITX pour un tout petit serveur de stockage façon NAS n’est pas une mauvaise idée… à condition de se limiter à deux disques durs. Toutefois, nous aimons les challenges et nous nous sommes mis en quête de produits qui pourraient répondre à vos attentes, quitte à ce qu’ils ne soient pas évidents à trouver sur notre marché. La difficulté, comme vous l’an-

noncez, réside dans l’accumulation de vos critères. Il n’est déjà pas évident de trouver des solutions mini-ITX (cartes mères comme boîtiers) capables d’accueillir plus de deux disques durs, alors s’il faut grimper à quatre tout en conservant un port PCI, ça devient vraiment difficile ! Pour la carte mère, le modèle qui sonne comme une évidence est l’Intel DG45FC Fly Creek. Cette dernière cumule les qualités. Au format miniITX, elle peut accueillir n’importe quel

processeur Intel (un petit Pentium Dual Core E5200 à 60 euros fera l’affaire), possède quatre prises SATA (et même une eSATA pour raccorder aisément un disque externe) et un connecteur d’extension PCI-Express 1x. Il ne manque qu’une seconde carte réseau pour répondre à vos critères… mais pourquoi ne pas tout passer par la seule prise proposée ? Il suffit de brancher votre NAS sur le réseau ainsi que la box, il sera à la fois utilisable pour vos applications P2P et accessible par vos machines locales. Alter-

nouvelles configurations

par la carte mère car ceux-ci sont livrés avec des adaptateurs pour réduire leur vitesse. Par défaut, les Noctua 92 mm (NF-B9) tournent à 1 600 tours par minute. Il est vrai qu’à cette cadence, nous les entendons un peu trop. En les branchant au travers de l’adaptateur L.N.A. (Low Noise Adapter), leur vitesse baisse à 1 300 tours et on ne les entend déjà plus beaucoup. Grâce à l’adaptateur U.L.N.A. (Ultra Low Noise Adapter), livré également, ils ne tournent plus qu’à 1 000 tours par minute et sont quasiment inaudibles, c’est une solution qui nous semble très satisfaisante. Un Thermalright TRad² et deux Noctua 92 mm à 1 000 tours suffisent à refroidir n’importe quelle carte graphique, la 8800 GTS G92 comprise  ! Faites l’expérience, lancez l’utilitaire

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CAS PRATIQUES

native intéressante, la VIA Epia SN 10000EG. Mue par un processeur bien plus modeste, elle suffit parfaitement à un NAS et réduit encore la consommation globale. Cette dernière propose également quatre ports SATA, un port PCI-Express et cette fois-ci deux prises réseau (une en Gigabit, l’autre en 100 Mbps). Elle coûte un peu plus cher que l’Intel (environ 200 euros au lieu de 150 euros) mais le processeur est compris dedans.

Côté boîtier, nous en connaissons deux en mini-ITX capables d’accueillir quatre disques durs 3,5», le Chenbro NAS (250 euros, 260 x 140 x 260 mm) et le Venus 669 (moins de 100 euros, 225 x 200 x 330 mm). Le premier, plus cher, est réellement conçu pour l’usage NAS et propose carrément des racks amovibles pour les quatre disques.

Son alimentation intégrée de 120 W correspond mieux à une carte mère Epia SN. Le second est un cube plus classique. Il est un peu plus gros mais embarque une alimentation de 200 W qui offre plus de liberté. Tous ces composants sont aisément trouvables en Europe, par l’intermédiaire du site de référence www.mini-itx.com.

Quel processeur petit prix capable de tenir 4 ans ? Je vais refiler mon vieux PC de 2004 (P4 3 GHz sur carte mère P4P800SE avec 1 Go de RAM et une GeForce 5900FX comme carte graphique) à mon père et je désire me refaire un PC en ne conservant que mon écran (LG 1930SQ). Je suis un gamer occasionnel (WOW actuellement, FPS à l’occasion et en attente de Diablo 3) et je ne prévois a priori pas d’upgrade du PC d’ici 4 ans. Je fais également un peu de retouche photo à l’occasion. Ne voulant pas me ruiner dans une configuration surdimensionnée pour mes besoins, j’hésite entre un processeur Intel Dual Core E5200 overclocké (merci Hardware Magazine n° 40) sur carte chipset 775 et un AMD Phenom II X3 720 ou X4 940 sur plateforme AM2+. La solution dual core Intel « en fin de vie » peut-elle me suffire sur 4 ou 5 ans ? Pour un processeur AMD, le choix d’une plateforme AM2+ pour des raisons de coûts vous paraît-il cohérent ? Le choix d’un processeur tricore ou quad core en prévision de jeux à sortir dans les années à venir est-il justifié (surcoût) ? Que pensez-vous du Phenom II X3 720 ?

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ous savons que vous conservez votre écran de 19» dont la résolution est de 1 280 x 1  024, mais cette information n’impacte que le choix de la carte graphique, sur lequel vous n’émettez aucun doute, pas celui du processeur. En effet, les jeux réclament un processeur adapté à leurs besoins, mais que vous jouiez en 1 280 x 1 024 ou en

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1 920 x 1 200 ne change rien pour ce dernier, l’IA reste la même et le nombre d’objets en mouvement, dont il faut prévoir les déplacements, reste inchangé. Par rapport à un P4 3 GHz, n’importe quel des processeurs cités est nettement devant. Toutefois, sans parler d’overclocking, il existe de beaux écarts entre un Pentium Dual Core E5200, un Phenom II X3 720

BE et un Phenom II X4 940 BE ! Les trois modèles que vous citez sont très propices à l’overclocking, nous ne pouvons même pas les départager de cette façon, si ce n’est que le E5200 sera celui qui en profitera le plus. Bien malin celui qui pourra vous dire le processeur requis dans 4 à 5 ans, mais l’expérience montre qu’un modèle d’entrée de gamme du moment


est forcément largué plus tôt qu’un modèle milieu ou haut de gamme. En restant dans votre réflexion, si l’on admet qu’un mégahertz d’Intel est égal à un mégahertz d’AMD (dans le cas présent, vu la quantité de mémoire cache du E5200, c’est en faveur d’AMD), même si vous overclockez ces trois processeurs à 3,5 GHz, les AMD bénéficieront d’un troisième et même

d’un quatrième core, tandis que l’Intel restera à deux. Si c’est d’une utilité relative aujourd’hui, nous voyons bien la tournure que prennent les choses et l’orientation vers le multicore. Bref, pour garder un processeur longtemps, nous vous recommandons de viser d’emblée un tri voire un quad core. En restant sur l’overclocking, même si le E5200 dispose d’un meilleur potentiel

par rapport à sa fréquence de départ, il a peu de chance de dépasser les 3,5 GHz, tandis que les X3 720 et X4 940 n’auront pas trop de mal à monter jusqu’à 3,8 voire 4 GHz. C’est toujours ça de pris ! En termes d’évolutivité, les deux plateformes connaissent la même limitation, à savoir qu’aucun nouveau processeur ne sera plus développé dessus, AMD étant passé à l’AM3 et Intel au 1366.

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PC Update

I 21


CAS PRATIQUES

Upgrader un Athlon 64 X2 Mon PC est constitué actuellement d’une carte mère Asus M2N-VM DVI, d’un processeur AMD Athlon 64 X2 4000+, de 8 Go de Kingston DDR2 800 MHz, d’une GeForce 8500 GT, de deux disques de 160 Go Seagate SATA-2, d’une alimentation Real Power M520 et d’un boîtier Cooler Master Elite 335. Cette machine me suffit pour mon usage de dessin, mais les temps changent et je souhaite avoir plus costaud. Côté carte graphique, je me dis qu’une Radeon 4830 me suffirait mais concernant le CPU, je ne sais pas lequel choisir, j’ai opté pour un Athlon 7750 car son prix est intéressant mais impossible de savoir s’il fonctionne sur ma carte mère. J’ai aussi un petit faible pour les Athlon 64 X2 6000+ ou alors un Athlon 64 X2 6400+. J’hésite entre les trois modèles, qu’en pensez-vous ?

L

Upgrade

’Athlon 7750 BE ne fait pas partie de la liste des CPU supportés par votre carte mère, mais nous ne voyons pas ce qui pourrait l’en empêcher. Toutefois, les Athlon 64 X2 6000+ et 6400+ que vous citez ont une compatibilité garantie et ils sont sensiblement plus performants ! Si le 6400+ est « un peu cher » à plus de 80 euros, le 6000+ est exactement au même tarif que le 7750 BE, à savoir ente 60 et 70 euros. Nous pourrions penser qu’il est dommage d’abandonner un modèle Black Edition pour ses aptitudes à l’overclocking, mais les expériences que nous avons eues avec le 7750 BE ne se sont pas révélées très concluantes, ce dernier ne dépassant guère 3 GHz. Vous pouvez donc acheter les yeux fermés un bon vieil Athlon 64 X2 6000+, ça sera déjà une belle mise à jour par rapport à votre 4000+. Pour toutes les machines AM2 et AM2+ qui ne pourraient pas accueillir les récents Phenom II, les plus gros Athlon 64 X2 représentent une upgrade intéressante et peu coûteuse. Certes, le Phenom I est un

22

I PC Update

peu plus costaud… à condition de prendre les modèles les plus rapides et deux fois plus chers. Du côté de la carte graphique, la Radeon HD 4830 est elle aussi un vrai bon en avant par rapport à une GeForce 8500 GT, mais il serait dommage de passer à côté de la 4850 ! Cette dernière est environ 20 euros plus chère, mais les performances sont sensiblement meilleures si vous désirez jouer. Vous ne parlez que de dessin, mais si tel est votre seul et unique usage, il n’est même pas nécessaire de changer. Seuls le processeur et la RAM ont une réelle importance en imagerie 2D ; vous prévoyez d’améliorer le premier, quant à la mémoire, vous en avez plus qu’assez. Etes-vous sous Windows 64  bits pour bien en profiter ?


Dossier

HD 4890 & GTX 275 L’idéal des joueurs à seulement 230 euros Un nouveau match oppose AMD et nVidia sur le segment haut de gamme, de quoi animer un petit peu le petit monde des cartes graphiques et voir arriver des solutions plus intéressantes pour les joueurs. Tridam

F

ace au lancement de la GeForce GTX 285, AMD n’avait pas réagi en dehors de changements tarifaires pour mieux valoriser sa Radeon HD 4870 X2. La Radeon HD 4870 simple ne pouvait pas venir lutter contre la mise à jour apportée par nVidia à sa GeForce GTX 280 qui la devançait déjà. AMD préparait cependant une version boostée de son GPU haut de gamme, nous en entendions parler depuis quelques mois déjà. Fréquen-

24

I PC Update

ces à la hausse, plus d’unités de calcul, comme d’habitude, les rumeurs ont évoqué toutes les possibilités.

Plus de mégahertz Finalement, c’est pour une augmentation de la fréquence de son GPU qu’a opté AMD. Une opération simple en apparence mais plus complexe en pratique puisqu’elle a obligé le fabricant à revoir le design de sa

puce initiale, le RV770. La nouvelle version, le RV790, reprend la même architecture et le même nombre d’unités de calcul. AMD a, par contre, retravaillé la distribution des signaux et l’alimentation de la puce. En plus de cela, le fabricant a placé un ring de découplage autour de la puce dont les condensateurs vont être chargés d’absorber le bruit électrique de manière à garantir une bonne stabilité à des fréquences plus élevées.


Radeon HD 4890 La Radeon HD 4890 reprend le même design que la Radeon HD 4870, à quelques subtiles différences. L’étage d’alimentation sur le PCB a été revu de manière à être un petit peu plus costaud, ce qui laisse par ailleurs la possibilité aux partenaires de remplacer un des connecteurs d’alimentation PCI-Express 6 pins par un 8 pins. La mémoire GDDR5 est par contre identique, avec des modules en version 40x de Qimonda certifiés à 1 000 MHz (2 000 MHz pour l’envoi des données) bien que cadencés ici à 975 MHz contre 900 MHz (1 950 et 1 800 MHz pour les données) pour la Radeon HD 4870, sur laquelle ils étaient sous-cadencés dans les spécifications de référence. Le système de refroidissement a été légèrement mis à jour avec un troisième heat pipe qui relie la base en cuivre au radiateur. Pour le reste, il est identique. L’ajout de ce ring entraîne une légère augmentation de la taille de la puce qui devient donc un petit peu plus chère à produire. Mais il est évident, selon nous, qu’AMD en a profité pour corriger quelques autres petits défauts qui impactaient le nombre de puces fonctionnelles en sortie de chaîne. L’un dans l’autre, il est donc peu probable que les coûts aient augmenté. Nous ne savons cependant pas si, à l’avenir, AMD va utiliser cette nouvelle révision pour ses autres Radeon HD 4800. Alors que la Radeon HD 4870 avait un GPU cadencé à 750 MHz avec un overclocking stable moyen situé entre 800 et 820 MHz selon nos tests effectués sur une douzaine d’exemplaires, la Radeon HD 4890 voit son GPU être cadencé à 850 MHz avec une marge d’overclocking qui semble être plus importante puisque nous avons pu passer facilement à 950 MHz.

Par contre, nVidia n’a pas l’intention de laisser le moindre segment de marché libre pour AMD. Entre 200 euros, le prix de la GeForce GTX 260+ classique, et 350 euros, le prix de la GeForce GTX 285, nVidia n’avait pas de produits en dehors des anciens stocks de GeForce GTX 280 et des GeForce GTX 260+ « maxi ultra plus  » overclockées par les partenaires. La Radeon HD 4890 annoncée à 230 euros laissait donc le champ libre à AMD. Pour contrer l’arrivée de la nouvelle Radeon, nVidia a décidé de créer une GeForce GTX 275 en reprenant un GPU GT200 doté d’une configuration

L’étage d’alimentation est plus costaud sur la Radeon HD 4890.

Le nouveau GPU RV790 a été optimisé pour monter en fréquence par rapport au RV770 des précédentes Radeon HD 4800.

Réaction de nVidia Sans attendre, le concurrent d’AMD s’est empressé de réagir. Pas sur le plan de l’overclocking puisque les GeForce récentes ont, à ce niveau, déjà autant de marge que la Radeon HD 4890. C’est donc plutôt AMD qui est revenu, l’intérêt principal étant de laisser plus de marge aux partenaires pour se distinguer.

PC Update

I 25


Dossier

qui permet de faire quelques économies en ne plaçant que 896 Mo au lieu de 1 Go.

GeForce GTX 275 La GeForce GTX 275 reprend le PCB et le système de refroidissement de la GeForce GTX 260+ dans sa dernière version, c’est-à-dire avec un GPU gravé en 55 nm et sans plaque de protection à l’arrière de la carte. Un design qui est également très proche de celui de la GeForce GTX 285 et qui a été optimisé pour réduire les coûts de fabrication.

Avec des fréquences revues à la hausse, cela permet de proposer un gain significatif par rapport à la GeForce GTX 275 et même de dépasser la GeForce GTX 280 en termes de puissance de calcul. nVidia décide donc de frapper relativement fort, sous la menace d’AMD. Un mouvement que nVidia fait à contrecoeur puisque lancée à 240 euros, cette nouvelle carte graphique oblige une nouvelle fois nVidia à casser ses prix.

Si nVidia s’est contenté de remplacer la version du GPU sur le PCB de la GTX 260+, cela ne veut pas dire que celui-ci est à l’étroit ou limité par l’étage d’alimentation puisqu’en plus de contenir plus d’unités actives, il est également cadencé à des fréquences plus élevées et les marges d’overclocking restent importantes puisque nous avons pu monter de 15 à 20 %.

Un choix difficile Plus que jamais, le choix est difficile entre les offres d’AMD et de nVidia, ce dernier déplaçant immédiatement ses pions à hauteur du premier pour ne laisser filer aucune part de marché. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la GeForce GTX 275 est encore très peu disponible et quand c’est le cas, c’est souvent à un prix supérieur à celui annoncé de 240 euros. nVidia a lancé cette carte dans l’urgence, alors que la production ne faisait que commencer. Qui plus est, c’est à contrecoeur que le fabricant lance cette carte puisqu’elle offre des performances proches de celles de la GeForce GTX 285 pour nettement moins cher. De quoi nous demander si nVidia compte réellement la commercialiser en volume. Si c’est le cas, il va falloir sacrifier les marges

Les GeForce GTX 275, les dernières GeForce GTX 260+ et les GeForce GTX 285 n’ont plus de coque intégrale.

(unités désactivées) similaire à celle d’une des puces de la GeForce GTX 295, c’est-à-dire 240 processeurs

Puce

scalaires comme sur les GeForce GTX 285 mais un bus mémoire de 448 bits comme sur les GeForce GTX 260, ce

GTX 295

GTX 285

GTX 280

GTX 275

GTX 260+

HD 4870 X2

HD 4890

HD 4870

2x GT200

GT200

GT200

GT200

GT200

2x RV770

RV790

RV770

Technologie

55 nm

55 nm

65 nm

55 nm

65/55 nm

55 nm

55 nm

55 nm

Fréquence GPU (MHz)

576

648

602

633

576

750

850

750

Fréquence du shader core (MHz)

1 242

1 476

1 296

1 404

1 242

750

850

750

Processeurs

480

240

240

240

216

320 x 5

160 x 5

160 x 5

Puissance de calcul (Gflops)

1 192,3

708,5

622,1

673,9

536,5

2 400

1 360

1 200

Unités de texturing

160

80

80

80

72

80

40

40

ROP

56

32

32

28

28

32

16

16

Mémoire (Mo)

896

1 024

1 024

896

896

1 024

1 024

512/1 024

Fréquence DDR (MHz)

1 000

1 242

1 107

1 134

1 000

1 800

1 950

1 800

BP mémoire (Go/s)

208,6

148,1

132

118,3

104,3

214,6

116,2

107,3

DirectX 10.1

Non

Non

Non

Non

Non

Oui

Oui

Oui

Moteur vidéo avancé

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Prix

490 €

350 €

300 €

240 €

200 €

380 €

230 €

170/200 €

26

I PC Update


confortables du haut de gamme qui n’aura, sinon, plus aucun intérêt. Du côté de la Radeon HD 4890, elle est déjà disponible en volume et Sapphire a réduit son prix à 220 euros. Si nous nous limitons donc au rapport performances/prix, l’avantage est à

des « plus » pour justifier un prix élevé. C’est le cas de PhysX ou de l’occlusion ambiante que nous décrivons dans les pages qui suivent. Reste que tout ceci n’affecte pas tous les jeux, ils se comptent sur les doigts d’une main pour le premier et montent à une vingtaine pour le second, sans garantie d’un avantage qui va persévérer dans le temps, ce qui nous empêche de les utiliser pour trancher. Par contre, si vous êtes fan de Mirror’s Edge pour PhysX ou des jeux que nous allons citer pour l’occlusion ambiante, c’est un argument qu’il vous faudra considérer.

AMD, en gardant cependant en tête que la Radeon HD 4870, dont nous préférons maintenant la version 1 Go et qui a vu son prix baisser sous les 200 euros, en offre un meilleur. La stratégie de nVidia, qui ne veut pas perdre trop d’argent en déclassant des GPU plus performants pour compenser un manque d’innovations, est d’offrir

Consommation

Nuisances sonores

Consommation du système (watts)

N i Nuisances sonores (dB) (dB)

220

HD 4870 X2

533

40,9

GTX 295

51,4 ,

168

HD 4890 HD 4890

375

38,4

GTX 285

169

HD 4870 1 Go

48,9

367 176

GTX 295

39,2

GTX 275

522

51,8

137

GTX 285

429

40 4 40,4

HD 4870 X2

55,3

146

GTX 280

416

39,9

HD 4890 HD 4890

139

GTX 275

48,4

446 390 0

100

200

Repos

300

400

38,5

HD 4870

138

GTX 260+

500

600

Charge

La consommation au repos était un point noir sur les Radeon HD 4870. AMD nous avait indiqué que la raison de cette consommation anormalement élevée provenait des drivers qui n’implémentaient pas encore les mesures d’économie d’énergie. Cela n’a malheureusement jamais évolué comme le fabricant l’avait laissé entendre. Cela n’a pas changé avec le RV790 et la Radeon HD 4890 consomme toujours beaucoup plus au repos que les GeForce GTX. En charge, c’est le contraire et les Radeon se montrent moins gourmandes. Notez que la GeForce GTX 275 que nous avons testée affiche une consommation plus élevée que la GeForce GTX 275. Nous n’en connaissons pas la raison exacte mais cela peut provenir d’un étage d’alimentation moins efficace ou d’un voltage GPU plus élevé. Notez qu’il s’agit ici de la consommation totale de la machine au repos et en charge. Etant donné qu’une fois en charge, le CPU et la carte graphique sont soumis à rude épreuve, l’augmentation de la consommation est due aux deux éléments et il convient donc de ne pas déduire la valeur au repos de la valeur en charge pour estimer la consommation de la carte graphique.

44,8 0

10

20

Repos

30

40

50

60

Charge

Pour mesurer le bruit des différentes cartes graphiques, nous les avons placées toutes en conditions réelles d’utilisation, c’est-à-dire dans un boîtier fermé (Antec Sonata 3). Dans un premier temps, nous mesurons la pression sonore au repos sous le bureau de Windows Vista, ensuite en chargeant la carte graphique avec un test lourd. Ces mesures sont prises avec un sonomètre placé à 60 cm du boîtier. Pour rappel, 3 dBA représentent un doublement de la pression sonore et 6 dBA sont communément admis comme entraînant un doublement du volume sonore ressenti. Au repos, la Radeon HD 4890 se fait entendre légèrement, comme les cartes biGPU, les autres cartes étant relativement inaudibles. Une fois en charge, la Radeon HD 4890 est nettement plus bruyante que la Radeon HD 4870, mais en contrepartie, le GPU est mieux refroidi, c’est le cas également au repos. Elle reste cependant plus silencieuse que la GeForce GTX 275, qui est elle-même plus bruyante que la GeForce GTX 285. Son dissipateur est, en effet, plus léger et la consommation supérieure, il n’y a donc pas de secret, il faut faire tourner la turbine plus vite. Notez cependant que les partenaires ont maintenant pleinement conscience de la problématique du bruit et peuvent être amenés à opter pour un compromis bruit/température différent de celui noté sur les cartes fournies par AMD et nVidia.

PC Update

I 27


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Dossier

Performances N ous avons mesuré les performances sous Windows Vista 64 bits avec un Core i7 965 et 6 Go de mémoire DDR3, le tout sur une GA-EX58-Extreme de Gigabyte. Un système extrême qui nous permet de mettre en évidence aussi bien que

possible les différences de performances entre les cartes. Nous avons opté pour deux types de tests. Tout d’abord, en 1 920 x 1 200 avec et sans antialiasing 4x, ensuite, nous avons testé la qualité extrême avec AA8x. Nous avons bien entendu activé une qualité

RaceDriver GRID

Fallout 3

HD 4870 X2

134

HD 4890 HD 4870 1 Go

149

HD 4890

96

85

143

GTX 275

93

GTX 260+

79 20

40

60

1920x1200

102

100

120

140

160

180

0

81

107

77

GTX 275 GTX 260+ 0

20

40

1920x1200

100

1920 AA4x

Brothers in Arms exploite l’Unreal Engine 3. Toutes les options sont poussées à leur maximum.

30

I PC Update

45

36

120

71

64 55

47 51

43

52

43

GTX 260+ 80

49

40

GTX 275

63 60

80

68

58

GTX 280

74

39

70

1920 AA4x

GTX 285 GTX 285

72

45

60

GTX 295

79

49 45

50

Nous avons opté pour l’option de qualité ultraélevée dans Fallout 3. Notez que, manuellement, il est possible de pousser certains détails au-delà.

HD 4870 1 Go

GTX 295 G X 28 GTX 285

40

HD 4890

61

46

30

HD 4870 X2

69

51

20

World in Conflict

67

GTX 280

10

1920x1200

Brothers in Arms ‐ Hell's Highway

HD 4890

59

50

1920 AA4x

HD 4870 X2

63

56

GTX 260+

65 63

56

GTX 275

Nous avons poussé tous les détails graphiques à leur maximum dans Race Driver GRID qui est moins gourmand que le dernier Colin McRae, tout en étant plus réussi visuellement.

HD 4870 1 Go HD 4870 1 Go

60

GTX 280

86

80

69 68

GTX 285 GTX 285

98

88

65

56

GTX 295

106

97

GTX 280

160

67

62

HD 4870 1 Go

GTX 295 GTX 285 GTX 285

67 67

HD 4870 X2

106

94

0

élevée dans tous les jeux. Notez que nous avons utilisé les derniers pilotes nVidia en date puisque la révision 185 apporte des gains conséquents dans les situations limitées par la mémoire : en haute résolution et avec antialiasing.

38 0

10

20

30

1920x1200

40

45 50

60

70

1920 AA4x

World in Conflict est testé en mode DirectX 10 et le niveau de qualité est paramétré sur très élevé.

80


L

es performances des dernières solutions AMD et nVidia sont relativement proches en moyenne mais la GeForce GTX 275 prend, cependant, un petit avantage sans

antialiasing. Avec AA 4x, elles sont bel et bien à égalité. Du côté de la Radeon HD 4890, vous remarquerez un gain de 10 % par rapport à la Radeon HD 4870, alors que le gain de la GeForce

GTX 275 est plutôt de l’ordre de 15 % par rapport à la GeForce GTX 260+. Notez que c’est la version 1 Go de la Radeon HD 4870 que nous avons testée ici.

Far Cry 2 HD 4870 X2

74

HD 4890

HD 4870 X2 HD 4890

47

20

59

44

75

34

65

49

HD 4870 1 Go

S.T.A.L.K.E.R. Clear Sky

100

HD 4870 1 Go HD 4870 1 Go

41

18

105

GTX 295

89

GTX 285

69

58

GTX 280

GTX 260+

48 0

20

40

1920x1200

80

100

20

30

40

1920x1200

50

60

70

80

90

1920 AA4x

S.T.A.L.K.E.R. Clear Sky supporte DirectX 10.1 avec son dernier patch, ce qui profite aux Radeon. Nous utilisons le mode de qualité élevé.

H.A.W.X.

Crysis Warhead HD 4870 X2 HD 4890

GTX 285 GTX 285 GTX 280

49

1920x1200

30

28

GTX 260+

25 0

43

32 29

30

GTX 275

45

35

31

GTX 280

43

38

20

33

GTX 285 40

GTX 260+

34

GTX 295

GTX 295

GTX 275

39

HD 4870 1 Go

35

30

63

HD 4890 38

32

HD 4870 1 Go

HD 4870 X2

42

36

10

10

1920 AA4x

Far Cry exploite DirectX 10.1 avec les Radeon HD 3000 et 4000. Le niveau de qualité est paramétré sur très élevé.

0

40

15 0

120

48

18

GTX 260+

60

46

18

GTX 275

57

51

20

GTX 280

65

54

78

26

G X 28 GTX 285

64

54

G X2 GTX 275

GTX 295

20

30

40

50

60

1920x1200 AA8x

38 40

10

50

60

1920 AA4x

La suite de Crysis reprend le même moteur. Les performances ont été mesurées en mode Gamer (qualité élevée).

Tom Clancy’s H.A.W.X. affiche des graphismes plutôt réussis et exploite DirectX 10.1 pour améliorer les performances avec antialiasing et de l’occlusion ambiante.

70


Dossier

U

ne fois l’antialiasing 8x activé, les Radeon écrasent les GeForce dans bon nombre de jeux, l’exception étant Far Cry 2 étrangement

peu performant sur les Radeon avec antialiasing. AMD a visiblement bel et bien une implémentation plus efficace de l’antialiasing haute qualité dans ses

Brothers in Arms ‐ Hell's Highway

Crysis Warhead Gamer

HD 4870 X2

62

HD 4890

HD 4870 X2

GTX 275 GTX 260+

28

GTX 280

27

GTX 275 GTX 275

10

20

30 27 25

GTX 260+

23 0

21

GTX 285

31

GTX 280

25

GTX 295

46

GTX 285

27

HD 4870 1 Go

44

GTX 295

33

HD 4890

48

HD 4870 1 Go

30

40

50

60

23 0

70

5

10

Fallout 3

20

25

30

35

Far Cry 2

HD 4870 X2

HD 4870 X2

67

HD 4890 HD 4870 1 Go GTX 295 52

30

40

1920x1200 AA8x

43

GTX 275

42

GTX 260+

42 20

47

GTX 280

48

GTX 260+

69

GTX 285

47

GTX 275

30

GTX 295

68

GTX 280

33

HD 4870 1 Go

52

GTX 285

44

HD 4890

57

10

15

1920x1200 AA8x

1920x1200 AA8x

0

puces, ce qui lui permet de moins souffrir lors de son activation qui, pour rappel, entraîne principalement une augmentation de la consommation mémoire.

50

60

70

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37 0

10

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70

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1920x1200 AA8x

1.indd 1


Race Driver GRID

H.A.W.X.

HD 4870 X2

131

HD 4890

GTX 295 84

20

40

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1920x1200 AA8x

1.indd 1

30

GTX 275

28

GTX 260+

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GTX 280

75

GTX 260+

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78

GTX 275 G 5

34

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121

GTX 280

39

HD 4870 1 Go

81

GTX 285

63

HD 4890

90

HD 4870 1 Go

HD 4870 X2

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25 0

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1920x1200 AA8x

16.04.2009 09:56:43


Dossier

Occlusion ambiante,

nVidia améliore la qualité graphique Dans ses derniers pilotes, nVidia introduit une nouvelle option graphique : l’occlusion ambiante. Que ce cache réellement sous ce terme barbare ?

D

ans un rendu 3D, en règle générale, les ombres proviennent de celles qui découlent de l’absence de lumière directe. Par exemple, une caisse située devant un mur va entraver la lumière qui provient de la lampe qui éclaire la pièce, ce qui va entraîner l’apparition d’une ombre. Mais dans la réalité, la lumière est plus complexe que cela et de nombreuses sources indirectes doivent être prises en compte. Ainsi, les autres murs, le sol et le plafond vont réfléchir une partie de la lumière qu’ils reçoivent de la lampe. Une partie de cette lumière indirecte va être projetée vers le mur que nous étudions et la caisse va de nouveau en empêcher une partie d’arriver vers le mur, ce qui va créer d’autres ombres, plus douces compte tenu de la nature beaucoup plus diffuse de cette lumière indirecte. Et là, il ne s’agit que d’un élément «  simple ». Ainsi, le coin entre deux murs va recevoir moins de lumière indirecte même sans obstacle devant lui, ce qui est facilement visible dans la réalité mais plus complexe à comprendre et demande une modélisation mathématique fidèle pour être représenté correctement, ce qui est encore rarement le cas dans les jeux. Pour représenter cela d’une manière fidèle, il faut en général passer par un rendu de type illumination globale tel

Half Life 2 Episode 2 en rendu classique puis avec occlusion ambiante.

GeForce GTX 295

GeForce GTX 275 31

World in Conflict

63

Half‐Life 2 33 53

20

40

OA On

34

I PC Update

60

OA Off

176 53 89 95

Company of Heroes

70 0

105

Far Cry 2

54

Company of Heroes

64

Half‐Life 2

127

Far Cry 2

50

World in Conflict

43

80

100

120

140

133 0

20

40

60

OA On

80

100

OA Off

120

140

160

180

200


Liste des jeux supportés • Assassin’s Creed • BioShock • Call of Duty 4 • Call of Duty 5 • Call of Juarez • Company of Heroes • Counter-Strike Source • Dead Space • Devil May Cry 4 • F.E.A.R. 2 • Fallout 3 • Far Cry 2

• Half Life 2 Series • Left 4 Dead • Lost Planet : Colonies • Lost Planet : Extreme Condition • Mirror’s Edge • Portal • Team Fortress 2 • Unreal Tournament 3 • World in Conflict • World of Warcraft

supportée dans 22 jeux mais la liste devrait s’allonger au fur et à mesure. Notez, cependant, que certains jeux récents supportent directement l’occlusion ambiante qui est donc fonctionnelle autant sur les Radeon que les GeForce. C’est le cas, par exemple, de Crysis et de H.A.W.X.

Peu visible en statique, l’occlusion ambiante s’apprécie dès qu’il y a de l’animation.

que le ray tracing (ou la radiosité) qui est très gourmand en puissance de calcul. Trop pour être utilisable en 3D temps réel.

La solution C’est là qu’intervient l’occlusion ambiante qui permet de se faire une idée plus ou moins fidèle, suivant l’algorithme et la précision choisie, de la quantité de lumière indirecte qui arrive en chaque point, en observant l’entourage proche de chacun d’eux. Plus précisément, il s’agit de la quantité de lumière indirecte qui n’y arrive pas, ce qui permet de générer des ombres à certains endroits où elles manquent. Il suffit ensuite d’ajouter ces ombres sur l’image finale. nVidia a implémenté cette fonction dans ses pilotes à la manière de l’antialiasing, ce qui permet de l’ap-

pliquer au-dessus de ce que fait le jeu. Une implémentation qui a ses limites, d’autant plus que l’algorithme reste gourmand et que sa qualité a dû être limitée. Une limite importante est qu’un élément que vous ne pouvez pas voir directement à l’écran ne va pas pouvoir avoir d’effet. Par exemple, l’ombre dans le coin d’un mur va disparaître dès que le mur latéral va sortir du champ de vision.

Bien que nVidia ait dû faire de nombreux compromis sur la précision de l’effet, le gain en qualité est impressionnant dans certains titres qui gagnent en profondeur et cela nous conforte dans l’idée qu’AMD et nVidia peuvent faire beaucoup plus pour la qualité du rendu qu’ils ne le font aujourd’hui. Certes, la chute de performances est importante mais permet de profiter des cartes récentes dans les jeux plus anciens ou dans les résolutions plus faibles. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agisse là d’un premier pas qui sera suivi de nombreux autres !

Une autre limitation, partagée avec l’application de l’antialiasing via les pilotes, est qu’une optimisation spécifique à chaque jeu est nécessaire pour appliquer cet effet sur le bon buffer. Les moteurs modernes ne font plus le rendu simplement dans le framebuffer mais dans une multitude de buffers temporaires, il faut donc sélectionner le bon pour y appliquer l’effet. Actuellement, l’occlusion ambiante est

PC Update

I 35


Dossier

Palmarès

2009 3D Des

cartes thomas olivaux

Les prix baissent, les puces changent, quelles sont les nouvelles références ?

De 25 à 500 euros, les cartes graphiques offrent un large panel de performances. Quelle carte faut-il pour vos jeux et votre écran ? Quels sont les meilleurs rapports qualité/prix ? Comment upgrader votre PC ? Nos nombreux tests et analyses pour répondre à toutes vos questions.

L

e choix d’une carte graphique est difficile tant les prix et les performances varient ; on est toujours tiraillé entre le souhait de payer le moins cher possible, tout en s’assurant une puissance suffisante pour jouer confortablement à ses jeux préférés. S’il apparaît évident pour

36

I PC Update

tout le monde que les cartes les moins chères ne sont bonnes qu’à faire de la bureautique et qu’un modèle qui porte un plus gros nombre est plus performant qu’un petit nombre (par exemple, 4870 > 4830), comment classer les cartes d’une génération à l’autre et surtout les AMD face aux nVidia ?

Nous avons concocté ce dossier dans le but de connaître le positionnement précis de chaque GPU par rapport aux autres, d’analyser le rapport qualité/ prix face à la concurrence et de tester les meilleurs produits pour chaque gamme de prix. Le choix d’une carte graphique se fait en fonction de ses


désirs de joueur et son budget, mais aussi en fonction du reste de la configuration, c’est pourquoi nous parlerons des processeurs à associer avec tous les GPU du moment.

Faut-il attendre ? Nous vivons une période plutôt calme sur le plan des GPU. nVidia a lancé son GT200 (qui équipe les GeForce GTX 200) il y a presque un an, en juin 2008 et AMD a réagi dans la foulée en sortant le RV770 (le chip des Radeon 4800) avec moins d’un mois de décalage. Traditionnellement, nous pourrions nous attendre à voir débouler la nouvelle génération, mais que nenni, point de révolution de prévue avant de longs mois ! Faut-il s’en plaindre ? Pas vraiment, car si le marché semble stagner quelque peu, nous avons suffisamment de puissance avec les cartes actuelles pour jouer à n’importe quel titre dans d’excellentes conditions, aucun jeu plus gourmand que le terrible Crysis Warhead n’étant sorti. D’autre part, l’absence d’une nouvelle génération ne signifie pas que les constructeurs restent les mains dans les poches. Dans un souci de relance perpétuelle de la concurrence, nVidia et AMD n’ont de cesse de lancer de nouveaux produits comme les Radeon HD4890 et GeForce GTX 275 en test dans ce même numéro. Du neuf avec du vieux en apparence, mais qui béné-

ficie au consommateur car la lutte des prix s’intensifie et au final, nous bénéficions d’une puissance 3D accrue et moins chère. Non seulement ces nouvelles cartes sortent à des prix très raisonnables vu leur niveau de gamme (des cartes très puissantes pour moins de 240 euros, c’est génial), mais du coup, les prix des modèles inférieurs sont en baisse eux aussi. En bref, à part si vous possédez déjà une Radeon HD4870 ou une GeForce GTX280 qui n’a pas lieu d’être remplacée, n’attendez pas pour vous offrir un nouveau GPU 3D !

PC Update

I 37


Dossier

Rappel des performances T ous les GPU en vente actuellement ont été testés dans nos colonnes, les deux derniers en date (HD4890 et GTX 275) à peine sortis l’étant juste après ce dossier. Pour se rendre compte de ce qu’ils valent les uns par rapport aux autres, nous avons effectué une synthèse des résultats obtenus au cours des nombreux benchs auxquels nous les avons soumis. Les cartes d’ancienne génération (âgées de plus d’un an) n’apparaissent pas ici pour plus de clarté, nous en reparlerons ensuite en détaillant chaque gamme de prix et les puces correspondantes. Nous avons dissocié les cartes d’entrée/milieu de gamme et milieu/haut/ très haut de gamme sur nos deux graphiques pour mieux lire leurs capacités en choisissant des résolutions plus adaptées. Ainsi, les cartes les moins coûteuses sont classées en fonction de leurs résultats en 1 280 x 1 024, la résolution avec laquelle elles sont les plus à l’aise et les plus utilisées (moniteurs 17 et 19»), tandis que les plus puissantes sont comparées en 1 920 x 1 200. Si tout le monde n’est pas encore en 24» (de nombreux utilisateurs de 22» jouent en 1 650 x 1 080), c’est avec une résolution élevée que la différence entre les cartes les plus

Classement général des performances Voici un rapide classement des cartes du marché. Si le rapport qualité/prix n’est pas toujours égal, nous voyons que l’ordre des prix est identique à celui des performances. Attention à ne pas vous faire avoir en achetant une « vieille » GTX 260 ou GTX 280. La 260 a été remplacée par la GTX 260+ plus rapide et au même prix, tandis que la 280 est désormais égalée par la 275, sensiblement moins chère.

89

130 100

HD4870 X2 70

GTX 285

96

62

GTX 275

88 73

HD4890 55

GTX 260+

60

HD4870 512 Mo 0

20

40

60

91

82

75 80

Prix moyen

1

GeForce GTX 295

470 euros

2

Radeon HD4870 X2

420 euros

3

GeForce GTX 285

340 euros

4

GeForce GTX 275

245 euros

4 ex

GeForce GTX 280

310 euros (!)

6

Radeon HD4890

230 euros

7

Radeon HD4870 1 Go

200 euros

7 ex

GeForce GTX 260+

190 euros

9

GeForce GTX 260

190 euros (!)

10

Radeon HD4870 512 Mo

180 euros

11

GeForce GTS 250 1 Go

160 euros

11 ex

Radeon HD4850

140 euros

13

GeForce 9800 GT

115 euros

13 ex

Radeon HD4830

110 euros

15

GeForce 9600 GT

105 euros

16

Radeon HD4670

75 euros

Indice des cartes entrée et milieu de gamme (9800 GT sans AA = 100)

148

85

GTS 250

122

71

9800 GT 9800 GT

100

HD4830

100

9600 GT

62 52

120

140

160

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I PC Update

1920 x 1200 AA4X

1920 x 1200

97 83

70

180

0 1920 x 1200 AA8X

110 100

77

HD4670

93

120

87

HD4850

110

100

plateforme Intel Core 2 avec un QX9770 (quad core 3,2 GHz) et les nouvelles l’ont été sur une plateforme Intel Core i7 avec un 965 (quad core 3,2 GHz) encore plus puissant.

160

115

77 66

HD4870 1 Go HD4870 1 Go

128

Carte

costaudes apparaît. Dans tous les cas, nous avons benché avec un processeur surpuissant pour être certain que nous n’étions pas bridé à ce niveau ; la majorité des cartes ont été testées sur une

Indice des cartes haut et très haut de gamme (HD4870 1 Go sans AA = 100) GTX 295 GTX 295

Position

20

40

1280 x 1024 AA4X

60

80

1280 x 1024

100

120

140


Dossier

Moins de 100 euros E n observant les plus petits prix, nous avons droit à une foule de cartes toutes plus « lentes » les unes que les autres. Par lentes, nous entendons inefficaces en 3D, toutes les cartes en vente actuellement sont fort heureusement rapides en 2D, capables d’afficher Windows Vista Aero notamment. Pour de l’entrée de gamme pur et simple, nous avons tendance à recommander une carte mère avec un IGP moderne (Intel G45, nVidia GeForce 8200 et 9300 ou AMD 780G/HD3200) mais si vous possédez une carte mère qui en est dépourvue, vous devrez effectivement acheter une carte à un petit prix. Ne vous faites pas avoir en achetant l’une des nombreuses cartes d’ancienne génération, nous trouvons de tout entre 15 et 30 euros, parfois de véritables vieilleries telles que les Radeon 9200 et les GeForce 6200  ! En optant plutôt pour une HD4350 pour 35 euros environ, vous aurez l’essentiel d’une carte moderne, y compris de bonnes prestations pour l’accélération du décodage vidéo et sans aucune nuisance sonore (fanless). 256 ou 512 Mo peu importe, vous ne jouerez pas avec une HD4350, prenez la moins chère. Les cartes graphiques à moins de 100  euros sont lentes, ça n’est pas un scoop. Il n’existe rien en dessous de 75 euros qui permette de jouer (aux jeux récents, s’entend) et à ce Encore en vente à des prix parfois bradés, la vieille Radeon HD3850 est sensiblement plus rapide que la HD4670, a peu prêt du niveau d’une HD4830.

Les cartes à moins de 100 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • Les « antiquités » (Radeon 9200, Radeon HD2400, Radeon HD3450, GeForce 6200, GeForce 8400, GeForce 8500, GeForce 8600) : 15 à 80 euros, à éviter pour privilégier les modèles actuels… ou un IGP sur carte mère. • Radeon HD4350 : 35 euros, carte idéale pour la bureautique, Internet et le multimédia. • Radeon HD4550 : 50 euros, n’apporte rien par rapport à la 4350, trop chère. • Radeon HD4650 : 65 euros, trop légère pour jouer, trop chère pour la bureautique, inintéressante. • Radeon HD4670 : 75 euros, le prix d’appel pour jouer. • Radeon HD3850 : 80 euros, une carte d’ancienne génération qui offre un excellent rapport performances/prix pour les joueurs. • GeForce 9400 GT : 45 euros, un peu chère pour un usage comparable à la HD4350. • GeForce 9500 GT : 65 euros, trop légère pour jouer, trop chère pour la bureautique, inintéressante. • GeForce 9600 GT : 95 euros, pour joueurs peu fortunés.

prix, il ne faut pas espérer des miracles. Seules les résolutions les plus modestes seront utilisables (1 024 x 768, 1 280 x 1 024) avec des niveaux de détails variant d’un jeu à l’autre, mais plus souvent vers le bas que vers le haut. La plus petite carte que nous estimons apte aux jeux récents est la Radeon HD4670 que l’on trouve en moyenne à 75 euros. La GeForce 9600 GT a bien baissé et passe désormais sous la barre des 100 euros. Elle est environ 15 % plus rapide que la HD4670. Toutefois, la Radeon HD4830 à 10  euros de plus est nettement plus puissante !

Radeon HD3850, le bon plan Carte abandonnée depuis bientôt un an et la sortie de la HD4850, la HD3850 512 Mo est encore vendue dans de nombreuses boutiques. Trouvable à peu près à tous les prix (ne vous faites pas avoir), elle peut être un très bon coup entre 70 et 80 euros car elle est du niveau d’une GeForce 9600 GT vendue au moins 20 euros plus cher (elle dépasse, du coup, la HD4670, qui n’est pas moins chère).

Actuellement, la Radeon HD4670 représente la carte la moins chère qui soit assez puissante pour lancer des jeux. Elle sera rapidement éclipsée par la Radeon HD4770 (voire notre news en début de magazine).

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I PC Update


100 à 149 euros S ’il n’est pas évident de jouer en dépensant moins de 100 euros dans une carte graphique, les choses s’améliorent grandement entre 100 et 149 euros. Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-contre, il n’y a pas beaucoup de références pour cette plage de prix, elles ne sont que trois en excluant les cartes d’ancienne génération et quatre en incluant la seule « vieille » carte qui vaille encore le coup, la 9800 GTX Plus de nVidia. Chez nVidia, nous n’avons pas encore droit à la famille des GeForce 200 et ce sont donc les GeForce 9 (sorties à peine plus tôt que

Dawn of War 2.

La Radeon HD4850 est LE milieu de gamme par excellence. Si vous la trouvez entre 120 et 140 euros, n’hésitez surtout pas.

les GeForce 200) qui s’y collent avec les 9800 GT et 9800 GTX Plus. L’une comme l’autre sont en fin de vie, remplacées par les GTS 240 et 250, mais la première n’est pas encore sortie et la seconde est un peu trop chère pour le moment, ce qui laisse plus de latitude aux produits encore en vente. A vrai dire, la 9800 GT n’a pas grand intérêt. Elle est, certes, plus performante que la 9600 GT, mais elle fait jeu égal avec la Radeon HD4830 légèrement moins chère et elles sont surtout éclipsées toutes deux par la Radeon HD4850 dont le prix n’en finit plus de baisser. Nous avons mis un prix moyen à 140 euros pour la HD4850 tant il existe de modèles, mais nous avons déjà vu plusieurs boutiques afficher des HD4850 à moins de 120 euros ! A ce tarif, il ne faut pas hésiter une seconde et foncer. Seul défaut de ce modèle, c’est une carte assez puissante qui chauffe beaucoup et aurait mérité un radiateur à deux slots comme sa grande soeur : la HD4870.

Laquelle choisir ? De nombreuses marques fabriquent des cartes graphiques et toutes proposent les GPU que nous recommandons. Pire, les constructeurs ont souvent plusieurs références par processeur graphique afin de satisfaire la clientèle la plus large possible. Si vous cherchez avant tout un prix, ne vous posez pas de questions, prenez la moins chère (à condition qu’elle respecte bien les caractéristiques du modèle de base AMD ou nVidia, mais nous sommes là pour vous indiquer les pièges à éviter). Entre nous, entre dix modèles tous identiques au sticker et à la couleur du PCB près, il n’y a pas lieu de favoriser une marque plutôt qu’une autre à part pour le prix, d’autant que les modèles qui respectent le design de référence ne se distinguent pas non plus sur le bundle ou l’overclocking. Vous pouvez autrement privilégier un modèle amélioré, par exemple overclocké et refroidi par un système plus efficace, mais ne vous faites pas avoir en payant plus cher cette carte qu’une avec un GPU supérieur ! En général, les cartes « modifiées » qui valent le coup sont celles qui ne coûtent que 10 à 20 euros de plus que les modèles basiques, sans quoi il vaut mieux regarder du côté des cartes avec un GPU plus costaud.

PC Update

I 41


Dossier

“ Les cartes de cette tranche de prix sont parfaites pour jouer en 1 280 x 1 024 à n’importe quel jeu et en activant les détails élevés. Elles permettent également de tirer profit d’un maximum de titres en 1 680 x 1 050, la résolution des 22», mais montreront leurs limites sur des titres exigeants ”

pouvez vous ruer sur ce modèle. Rassurez-vous, le fait que ça soit une GeForce 9 et non une GeForce 200 ne bridera en rien votre PC. Les cartes de cette tranche de prix sont parfaites pour jouer en 1 280

Très légèrement plus rapide que la HD4850, la GeForce 9800 GTX V2 n’a pas dit son dernier mot.

HD4850 et 9800 GTX Plus Une affaire de goût Remplacée depuis peu par la GeForce GTS 250 encore un peu chère, la GeForce 9800 GTX Plus n’a pas dit son dernier mot. Cette carte, légèrement plus rapide que la Radeon HD4850, était plus chère autrefois et nous avions du mal à la recommander. Dorénavant, avec un prix boutique autour de 140 euros, vous

x 1 024 à n’importe quel jeu et en activant les détails élevés. Elles permettent également de tirer profit d’un maximum de titres en 1  680 x 1 050, la résolution des 22”, mais montreront leurs limites sur des titres exigeants comme Crysis Warhead ou même Far Cry 2. Pour bien profiter de ces GPU, il n’y a pas besoin d’un PC surpuissant mais le processeur doit offrir un minimum de puissance. Concrètement, tous les processeurs monocores sont aujourd’hui dépassés, y compris les plus puissants d’entre eux comme le Pentium 4 570 ou l’Athlon 64 4000+. Un dual core de puissance intermédiaire est idéal, un Core 2 à partir de 2,5  GHz ou, chez AMD, un des plus gros Athlon 64 X2, le 6000+, par exemple.

Les cartes de 100 à 149 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • Radeon HD4830 : 110 euros, une carte à mi-chemin entre entrée et milieu de gamme, pas très puissante mais parfaitement adaptée aux écrans en 1 280 x 1 024. • Radeon HD4850 : 140 euros, le vrai milieu de gamme, carte vendue à des prix qui varient beaucoup. Intéressante entre 120 et 140 euros, elle ne l’est plus au-delà. • GeForce 9800 GT : 115 euros, un peu plus rapide que la HD4830, elle se fait distancer fortement par la HD4850 que l’on trouve dès 120 euros. • GeForce 9800 GTX Plus : 140 euros. La 9800 GTX Plus, renommée récemment en GTS 250, est encore en vente dans de nombreuses boutiques ; avec un prix tombé sous les 150 euros, elle offre un bon rapport performances/prix.

HIS 4850 IceQ 4 Turbo

Radeon HD4850, 512 Mo, 160 euros

Les plus : Look, Performances, Silence Les moins : Prix par rapport aux premières HD4870

42

I PC Update

Juste pour nous embêter, la seule carte HD4850 que nous essayons pour ce comparatif (en complément des nombreuses essayées dans nos précédents numéros !) dépasse légèrement les 150 euros de sa rubrique. Achetable contre 160 euros, la HIS 4850 IceQ 4 Turbo ne fait pas dans la dentelle. Au lieu d’utiliser les fréquences standard de 625 MHz pour le GPU et 2 000 MHz (DDR) pour la mémoire, cette dernière tourne à 685 et 2 200 MHz. Elle comble ainsi de moitié l’écart de performances qui existe entre une HD4850 et une HD4870 512 Mo, son prix est lui aussi à mi-chemin, d’ailleurs. Mais si l’écart de prix justifie l’écart de performances, vous pourrez profiter en bonus d’un refroidissement de très bonne facture, fabriqué par Arctic Cooling. Baptisé IceQ 4, ce système que nous avions déjà eu entre les mains avec la 4870 du même constructeur refroidit très efficacement le GPU, en silence et offre un look sympa. La coque du ventirad est en plastique translucide et réactif aux UV, c’est parfait pour assurer en LAN party. Notons que, contrairement aux autres HD4850 qui sont des cartes simple slot, ce modèle est en double slot. Nous n’allons pas nous en plaindre car, habituellement, les HD4850 chauffent beaucoup. Le bundle contient un adaptateur DVI vers HDMI ainsi qu’un tournevis multifonction assez peu pratique.


150 à 199 euros A lors que les cartes à moins de 150 euros sont parfaites pour jouer sur des écrans 19˝ en 1 280 x 1 024, et ce, quel que soit le jeu, elles sont un peu limites en 1 680 x 1 050 ou 1 920 x 1 200 (22 et 24˝), tout dépend du jeu bien sûr. Le passage à l’étape supérieure, les cartes regroupées ici entre 150 et 199 euros, offre sensiblement plus de puissance pour vous permettre de profiter des hautes résolutions ou d’activer l’antialiasing sans chute pénalisante du framerate.

Les cartes de 150 à 199 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • Radeon HD4870 512 Mo : 180 euros, milieu de gamme par son prix, nous mettons là un pied dans les cartes les plus puissantes. Evitez cette version pour privilégier la 1 Go ou, si vous êtes à 10 euros près, une GTX260+. • GeForce GTS 250 : 160 euros pour une 9800 GTX Plus relookée. Pourquoi payer 20 euros de plus ? • GeForce GTX260+ : 190 euros, une carte mal-aimée et pourtant très performante. Attention à ne pas vous faire avoir en achetant une GTX260 de première génération au même prix.

“ La carte graphique la plus intéressante à moins de 200 euros est la GeForce GTX260+ de nVidia. ”

HD4870 512 Mo, oui mais… Les cartes qui se distinguent du design de référence nVidia sont attirantes mais gare aux prix. Si elles s’envolent de 30 ou 40 euros, mieux vaut voire plus puissant.

Seuls trois types de cartes sont proposés à ce prix, la Radeon HD4870 512 Mo d’ATi/ AMD et les GeForce GTS 250 et GTX260+ de nVidia. La GTS 250 est évidemment la moins chère, bien que ce soit l’une des dernières arrivées sur le marché (testée le mois dernier dans Hardware Magazine n° 40), ce n’est pas une carte que nous recommandons. Elle offre des prestations d’un bon niveau mais son rapport qualité/ prix ne fait pas partie des meilleurs. Rappelons que cette carte est, en fait, une GeForce 9800 GTX V2 renommée et, si ça n’enlève aucune de ses qualités, la 9800 GTX V2 tout aussi performante est trouvable dans les 140 euros contre 160 pour la GTS 250. Pire, la Radeon HD4850 qui est quasiment aussi puissante passe sous la barre des 140 euros, avec des prix d’appel à 120 euros.

Profitant de son succès et de la sortie de la Radeon HD4890, la Radeon HD4870 ne cesse de baisser de prix. Désormais, les versions avec 512 Mo de mémoire se négocient en moyenne à 180 euros et en fouillant bien, il est possible d’en acheter dès 160 euros. Nous passons là un cap sensible de puissance avec toutes les cartes proposées jusqu’ici, le RV770 étant le GPU le plus rapide de la marque jusqu’à ce mois-ci ! A ce niveau, 512 Mo de mémoire commencent à

brider quelque peu la carte, soit pour jouer en très haute résolution (1 920 x 1 200), soit pour activer l’antialiasing en 4 voire 8x, filtrage très gourmand en mémoire, nous recommandons vivement le modèle avec 1 Go, ce dernier étant accessible dès 200 euros. Toutefois, si vous ne jouez que dans des résolutions moyennes ou si vous trouvez une HD4870 512  Mo à un très bas prix, autour de 160 euros, vous pouvez quand même l’acheter sans hésiter.

Souvent délaissée au profit de la HD4870, la GTX 260+ est une carte qui bénéficie aujourd’hui d’un excellent rapport qualité/prix en milieu/ haut de gamme.

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Dossier

quences ne bougent pas, 576  MHz pour le GPU et 2 000 MHz DDR pour la mémoire. Si la GTX260 première du nom avait du mal à faire mieux que la HD4870 512 Mo, la « plus » fait jeu égal avec la 4870 1 Go. Elle est plutôt moins chère aujourd’hui et son ventirad ne fait pas plus de bruit, pourquoi hésiter ? Dans les boutiques, il n’est pas évident de repérer une GTX260+ d’une GTX260, il faut faire attention à ne pas se laisser berner. Toutefois, la 260+ étant sortie en novembre dernier, il y a peu de chance que votre revendeur ait encore des 260 de première génération. Certaines 260+ se reconnaissent grâce à une inscription mettant en valeur les 216 unités de calcul (par exemple, le modèle de Twintech s’appelle GeForce GTX260 Extreme 216 SPU).

GTX260+, injustement mal-aimée La carte graphique la plus intéressante à moins de 200 euros est la GeForce GTX260+ de nVidia. La 260 a toujours été mal-aimée car son prix initial était trop élevé (environ 350 euros) par rapport à la Radeon HD4870 512 Mo à son lancement (moins de 270 euros), alors qu’elle

n’offrait pas vraiment mieux. Pour lutter contre ATi/AMD, nVidia a peu à peu baissé ses prix et a fini par faire évoluer la GTX260 en sortant la GTX260+ il y a quelques mois. Les deux cartes se ressemblent esthétiquement mais la version « plus » voit son nombre d’unités de calcul grimper de 192 à 216 (+12,5 %) ; les fré-

Les cartes dont nous parlons ici, HD4870 512 Mo et GTX260+ ne sont peut-être pas des modèles haut de gamme compte tenu du fait qu’il existe encore plus rapide et qu’elles ne sont plus très chères, mais croyez-nous, elles délivrent déjà des performances de très haut niveau. Afin de bien en exploiter le potentiel, un processeur dual core puissant est requis, au minimum de type Athlon 64 X2 6000+ ou Core 2 Duo E6600, mais des modèles plus costauds comme les E8400/E8500/E8600 sont souhaitables.

Gigabyte N250ZL-1GI

Radeon HD4850, 1 Go, 160 euros

Les plus : Refroidissement, Bruit en charge, HDMI Les moins : Ventilateur non régulé (un peu bruyant au repos), Mémoire DDR 2 000 MHz seulement

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La Gigabyte N250ZL-1GI est une GeForce GTS 250 qui sort suffisamment du lot pour nous intéresser. En effet, le constructeur a redoublé d’efforts pour nous proposer un produit original et performant, sans que ça ne se ressente au niveau du prix ! Pour commencer, Gigabyte ne suit pas le design de référence nVidia et propose une carte plus compacte (21 cm de long contre 23 cm habituellement). Cette dernière dispose d’une connectique complète puisqu’en sus du port DVI, nous avons un bon vieux VGA mais aussi un plus rare HDMI. Pour le prix d’une 512 Mo (environ 160 euros), vous avez droit à 1 Go de RAM. Enfin, c’est le plus remarquable, la carte est refroidie par un Zalman VF-1050. Hélas, nous arrivons là aux défauts de la carte qui la privent d’une sélection « choix de la rédaction ». Pour commencer, le ventilateur Zalman tourne toujours à fond, il n’est pas régulé. Si le niveau sonore est très bon lorsque la carte travaille en 3D, nous aurions apprécié mieux au repos (c’est-à-dire la majorité du temps). Enfin, et c’est un peu plus pénalisant, Gigabyte utilise des puces de mémoire certifiées 1 GHz et non 1,1 GHz. C’est donc une GTS 250 1 Go « lente » comme nous vous l’expliquions dans le test du mois dernier.


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200 à 250 euros C ette quatrième tranche de prix représente l’idéal de nombreux joueurs, c’est-à-dire des cartes aux prestations haut de gamme à des prix que l’on peut encore qualifier de milieu de gamme, en tout cas des cartes qui restent plutôt abordables. Ici, à part quelques vieilleries à éviter (par exemple, une 9800 GTX dont le prix n’aurait pas été baissé par un revendeur peu scrupuleux), nous avons affaire à trois modèles « uniquement ». La moins coûteuse et la moins puissante est la Radeon HD4870 en version 1 Go. Vendue entre 250 et

300 euros, il y a peu encore, les prix s’effondrent actuellement avec la sortie de la HD4890. Désormais, une HD4870 1 Go s’affiche à 200 euros seulement, parfois moins pour les modèles standard (qui respectent le design de référence). Même des modèles désirables, comme la Gainward Golden Sample aux composants sélectionnés et au ventirad amélioré, se trouvent sans souci entre 200 et 210 euros, c’est « fou ». La HD4870 1 Go était déjà une carte

“ En ces temps où Intel avec son Core 2 domine le marché du CPU, la HD4870 1 Go tombée à 200 euros est une upgrade intéressante pour quiconque en possède déjà une. ” que nous recommandions, elle devient encore plus désirable ! Si le modèle à 512 Mo, qui n’est pas une mauvaise carte loin s’en faut, est sensiblement moins rapide et notamment en deçà des prestations d’une GTX260+, la mouture avec 1 Go de RAM du RV770 n’a pas de mal à égaler cette GeForce en étant plutôt plus rapide que moins (tout dépend des jeux).

Upgrader en CrossFire

La nouvelle Radeon HD4890 est très intéressante, mais elle ne bénéficie pas d’un aussi bon rapport qualité/prix que la HD4870 1 Go dont le prix baisse.

En ces temps où Intel avec son Core 2 domine le marché du CPU, la HD4870 1 Go est une upgrade intéressante pour quiconque en possède déjà une ; le parc installé de cartes mères compatibles CrossFire est très important ! Notez qu’en plus des cartes mères à base de chipset AMD 790 pour processeurs de la même marque, la majorité des cartes mères pour Intel à base de P965, 975X, P35, X38, P45, X48 et X58 sont concernées !

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Nous déconseillons toutefois l’utilisation d’un CrossFire avec des cartes graphiques puissantes sur les plateformes P965 et P35, dont la configuration des lignes PCIExpress laisse à désirer (au mieux, 16 + 4, les deux ports étant reliés par un lien entre northbridge et southbridge). En revanche, les 975X et P45 autorisent une configuration en 8 + 8, ce qui ne pénalise

Les cartes de 200 à 249 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • Radeon HD4870 1 Go : 200 euros, des performances parfaitement adaptées aux écrans de 19 et 22˝, sensiblement plus rapide que la 512 Mo. • Radeon HD4890 1 Go : 230 euros, aussi rapide que la plus overclockée des HD4870 1 Go en chauffant moins, pourquoi hésiter ? • GeForce GTX 275 : 240 euros, les performances d’une GTX 280 et un prix raisonnable, la plus puissante des cartes en dessous des 249 euros. pas, quant aux chipsets haut de gamme plus récents, ils sont capables de piloter carrément 16 + 16 lignes, c’est-à-dire deux véritables ports PCI-Express 16x.

La GeForce GTX 275, aussi bien qu’une GTX 280 pour 240 euros, qui dit mieux ?

L’idéal pour jouer sur 22» Dans cette catégorie de prix, en sus de la HD4870, nous avons droit à deux nouvelles (testées dans ce même numéro), à savoir les HD4890 et GeForce GTX 275. Si la HD4870 1 Go n’est plus qu’à 200 euros… c’est que la HD4890 débute sa carrière à 230 euros seulement, une bonne surprise ! nVidia, bien décidé à ne pas laisser AMD seul sur ce segment fait fort avec sa GTX 275 également, que l’on trouve vers 240/250 euros ! Ces trois cartes sont à recommander tant elles sont performantes et adaptées aux jeux modernes. Ce sont les modèles que l’on peut qualifier d’idéals pour jouer sur 22’’, à savoir en 1 680 x 1 050. Avec de telles cartes, pour ainsi dire 100 % des jeux tourneront avec les détails au maximum et même l’antialiasing en 2 ou 4x. Seul un Crysis Warhead sera à même de demander plus.

Asus ENGTX260 MATRIX/HTDI/896MD3 GeForce GTX 260+, 896 Mo, 230 euros

Les plus : Silence, Overclocking, Ajustage des tensions Les moins : Prix pour une GTX 260+

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Damn, que fait une GeForce GTX260+ dans la rubrique 200 à 249 euros ? Elle coûte 230 euros pardi ! Doit-on vraiment dépenser autant d’argent dans une GTX 260+ sachant qu’une HD4890 coûte ce prix et qu’une GTX 275 est à peine plus chère ? Et pourquoi pas ! Deuxième carte issue de la famille Matrix après la Radeon HD4850 que nous avons déjà testée, c’est un véritable bijou. Asus a complètement revu le design de la carte et a intégré ses propres composants qui permettent un monitoring et un contrôle parfait, sous Windows, très simplement. Le ventirad est très performant et se fait totalement oublier lorsque la carte est au repos (et pour cause, les deux ventilateurs sont coupés !). Même en charge, il reste nettement plus discret que le refroidissement d’origine nVidia, pourtant correct. Mais la GTX260+ Matrix, c’est le beurre et l’argent du beurre ! C’est-à-dire que vous pouvez à la fois profiter d’une carte parfaitement silencieuse lorsque vous n’utilisez pas votre PC pour jouer et tout à coup, avoir un vrai monstre grâce à des profils d’overclocking dynamique performants. C’est encore assez rare pour être souligné, le logiciel iTracker livré avec permet même d’augmenter la tension électrique du GPU ou de la mémoire vidéo, libérant le potentiel du GT200b. Finalement, cette carte peut offrir des performances dignes d’une GTX 275 sans être un expert en overclocking et sans nuire au silence de fonctionnement, elle mérite donc que l’on y consacre 230 euros, tant qu’il n’existe pas de HD4890 ou de GTX 275 « améliorées » à ce tarif.


250 à 350 euros

A

u-delà de 250 euros, en restant en monoGPU, il n’y a pas grand-chose. Il existe tout un tas de cartes dont la production est arrêtée e t qu’il faut fuir pour ne pas se faire avoir, comme la GTX 280 mais aussi et surtout, des Radeon HD3870 X2 et parfois plus âgées, du type Radeon 2900XT. Ces anciennes gloires ne sont plus assez performantes et bien trop chères. A vrai dire, la GeForce GTX 280 n’est pas honteuse, mais la toute nouvelle GTX 275 fait aussi bien pour moins de 250 euros, à 128 Mo de mémoire près. A vrai dire, entre 250 et 349 euros, il n’y a qu’une seule carte digne d’intérêt, c’est la GeForce GTX 285. La GeForce GTX 285 est équipée du GPU nVidia le plus puissant, le GT200b non bridé, et de 1 Go de RAM. Comme toute carte haut de gamme,

Ne vous faites pas piéger par les modèles inutiles à l’image de cette HD4870 avec 2 Go de RAM !

elle n’a pas un rapport qualité/prix excellent, surtout comparée aux offres d’AMD. Toutefois, bien qu’elle coûte 150 euros de plus qu’une HD4870 1 Go, elle est entre 20 et 25 % plus rapide… quand même ! Sur des titres exigeants, ça fait toute la différence, c’est le passage d’antialiasing de 2x à 8x. Pour les joueurs qui désirent le meilleur et jouent sur un 24 ou 26‘‘ en

“ Bien qu’elle coûte 150 euros de plus qu’une HD4870 1 Go, la GTX 285 est entre 20 et 25 % plus rapide. Sur les titres les plus exigeants, ça fait toute la différence ! ”

Une puce nVidia GT200.

Overclocking des cartes 3D L’overclocking de la carte reste un moyen efficace de gagner des performances. Contrairement à l’overclocking du CPU qui ne se ressent pas systématiquement dans les jeux ou celui de la RAM qui peut passer inaperçu, celui de la carte graphique se traduit par des gains immédiats et visibles. Sans aller jusqu’aux modifications de BIOS, l’overclocking des cartes 3D est très simple et s’opère sous Windows. Pour AMD, il suffit d’activer OverDrive (intégré directement dans les pilotes Catalyst) pour accélérer soit le GPU soit la mémoire. Chez nVidia, il faut télécharger (en passant par une recherche Google) les Coolbits V3 pour débloquer l’accès au panneau de réglage des fréquences du pilote ForceWare. Si vous désirez aller plus loin, le logiciel RivaTuner (www.guru3d.com) est gratuit et plein de ressources. Nous vous conseillons d’installer un benchmark synthétique de type 3DMark pour mesurer vos performances avant et après overclocking.

Notons qu’il ne sert généralement à rien d’overclocker le GPU seul ou la mémoire seule. Faut-il privilégier l’achat d’une carte graphique overclockée d’usine ? Si vous êtes frileux quant aux manipulations des fréquences, ou tout simplement flemmard, oui. C’est une façon ultrasimple de profiter de performances améliorées. En revanche, si vous pensez obtenir de meilleurs résultats qu’avec une carte standard, détrompez-vous. A l’exception de quelques produits comme les séries Golden Sample de Gainward ou SSC d’EVGA qui disposent réellement d’un potentiel amélioré, les cartes overclockées d’usine sont identiques en tout point aux cartes standard, seul leur BIOS change avec des fréquences quelque peu accélérées. Vous n’aurez aucun mal à faire aussi bien, et même mieux, avec les cartes graphiques basiques et généralement moins coûteuses.

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Dossier

Les cartes de 250 à 349 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • GeForce GTX 280 : 320 euros. La carte la plus rapide du monde à sa sortie, remplacée depuis par la 285 qui est plus véloce. De nombreuses boutiques la proposent encore, à éviter vu que la GTX 275 est aussi performante pour 240 euros. • GeForce GTX 285 : 330 euros. La carte monoGPU la plus puissante de toutes, un must pour tout joueur qui désire le meilleur, surtout sur 24 pouces.

overclocké équipé d’un waterblock tout cuivre (GTX 285 HydroCopper). Sans aller jusqu’à ces extrêmes, nous constatons qu’une majorité de GTX 285 sont vendues entre 300 et 350 euros, ces dernières respectent toutes les designs de référence et ne sont, en général, pas overclockées. Entre 350 et 400 euros, il existe des modèles un peu plus travaillés avec des composants sélectionnés (GPU trié, puces mémoire de meilleure qualité) afin de maximiser l’overclocking. Entre nous, vu qu’aucune ne propose un ventirad alternatif ou d’autres modifications justifiant de pareils écarts, nous conseillons de ne pas dépenser plus de 350 euros, après quoi nous nous approchons trop du prix des modèles biGPU, encore plus rapides. Sous les 350 euros, vous pourrez déjà trouver la MSI N285GTX-T2D1G-OC, plus rapide que la moyenne puisque ses fréquences ont été accélérées de 648/2 484 à 680/2 500 MHz.

1 920 x 1 200, ça n’est pas un luxe afin de pouvoir conserver les détails au maximum.

GTX 285, de 300 à 400 euros Il existe d’importants écarts de prix sur le marché des GTX 285. Tandis que les modèles les plus basiques et bradés débutent à 299 euros, les prix s’envolent pour atteindre plus de 500 euros chez EVGA pour son modèle

Asus ENGTX275 HDTI La première GTX 275 que nous ayons reçue en boîte (un modèle identique à la vente et non le sample de référence envoyé par nVidia) est une Asus qui respecte rigoureusement le design nVidia. Elle n’offre rien qui lui permette de se distinguer des autres, ça n’en fait pas un produit à éviter mais elle n’a rien de spécial qui puisse nous pousser à la recommander comme choix de la rédaction. Mauvaise nouvelle, elle débarque en boutiques vers 260 euros, ce qui est sensiblement plus élevé que les 240 euros prévus pour la GTX 275 ! Pourtant, son bundle est basique au possible, vous n’aurez pas droit à grand-chose à part un adaptateur DVI-HDMI. Les plus : Overclocking Les moins : Prix

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Plus de 350 euros

P

lus de 350 euros dans une carte graphique, c’est possible ? Eh que oui, déjà du temps des Matrox Millenium (1997) en PCI, nous pouvions débourser pas loin de 600 euros pour la version la plus chargée en mémoire ! Depuis, quasiment tous les modèles haut de gamme ont été vendus entre 400 et 600 euros, GeForce 2 Ultra, GeForce 4 Ti4600, GeForce 6800 Ultra, Radeon X850 XT PE, etc. Finalement, compte tenu de leur complexité, les cartes très haut de gamme actuelles ne sont pas si chères que ça car, les Radeon HD4870 X2 et nVidia GeForce GTX 295 sont des cartes biGPU.

Les cartes à plus de 350 euros (en vert, les cartes à acheter, en rouge, celles à éviter) • Radeon HD4870 X2 : 400 euros. Sortie la première, la carte biGPU d’AMD s’est fait doubler par la GTX295. Les modèles les moins chers sont néanmoins séduisants. • GeForce GTX 295 : 450 euros pour la carte graphique la plus puissante du marché. A l’aise en toutes circonstances sur un écran 1 920 x 1 200 et capable de prouesses sur un 30 pouces.

24˝ minimum Exploitant les technologies AMD CrossFire et nVidia SLI, ces cartes fonctionnent sur n’importe quelle carte mère équipée d’un port PCI-Express 16x, pas besoin d’une certification CrossFire ou SLI. En revanche, rien n’empêche d’en cumuler deux, si ce n’est le portefeuille ! Vendue en moyenne 400 euros, la Radeon HD4870 est sensiblement plus performante que la GeForce GTX285. Son principal défaut réside dans sa faible quantité de mémoire, elle n’a, en effet, que 1 Go… soit 512 Mo par GPU ! Chez

nVidia, la GTX295 est plus puissante encore, c’est une carte qui regroupe deux GTX260 en une et donc 1 792 Mo de mémoire (2 x 896). Ces deux cartes sont parfaitement inutiles pour jouer sur un 19’’ et sont même un luxe peu justifiable sur un 22’’, à moins de considérer que les jeux ne sont fluides qu’à partir de 60 FPS au minimum. Ces dernières sont des

cartes qui s’adressent aux joueurs les plus exigeants qui possèdent, en général, un écran en 1 920 x 1 200 et qui souhaitent jouer à tout avec les détails max avec filtrages activés, sans se poser de questions. Pour les quelques propriétaires de 30’’, dont la résolution est incroyablement élevée (2 560 x 1 536), ces cartes sont indispensables et, gloups, ne suffisent même pas pour mettre tout à fond dans les jeux les plus gourmands. La GTX295 est plus silencieuse, mais nous recommandons plus vivement la Radeon HD4870 X2 qui, outre son prix inférieur, est aussi performante en moyenne, parfois même plus. Si vous êtes intéressé, jetez un oeil chez Sapphire, sa HD4870 X2 est aisément trouvable à moins de 400 euros, elle est même affichée à 339 euros (!) chez GrosBill et 359 euros chez Pixmania, Top Achat ou Rue du Commerce à l’heure où nous écrivons ces lignes. Notons que, si vous ne jouez pas sur un 24’’, contentez-vous d’une GTX 285, cette carte sera largement suffisante tout en consommant moins d’énergie et en silence.

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Quelle carte pour quel jeu ? Elles nous plaisent, achetez-les ! Vous avez décidé quel sera votre prochain GPU mais ne savez pas quelle carte graphique choisir ? N’hésitez pas à consulter nos anciens numéros pour retrouver de nombreux tests et, en attendant, voici une liste de carte graphiques qui sortent du lot (soit par leur prix, soit par leurs caractéristiques) et que nous apprécions tout particulièrement. • HD4830 : MSI R4830-T2D512E-OC (overclockée, 100 euros) • HD4850 : Asus EAH4850 Top HTDI (overclockée, 130 euros), Club 3D Radeon HD4850 512 Mo (normale, 115 euros), Connect 3D Radeon HD4850 512 Mo (normale, 115 euros), Gainward HD4830 512 Mo Golden Sample (radiateur amélioré, 130 euros), MSI R4850-T2D512-OC (overclockée, 125 euros), Sapphire HD4850 Vapor-X (radiateur amélioré, 120 euros) • HD4870 512 Mo : Powercolor HD4870 PCS+ 512 Mo (radiateur amélioré, 160 euros), Sapphire HD4870 512 Mo (normale, 150 euros) • HD4870 1 Go : Gainward HD4870 1 Go Golden Sample (radiateur amélioré, composants sélectionnés, 200 euros), Powercolor HD4870 PCS+ 1 Go (radiateur amélioré, 185 euros), Sapphire HD4870 1 Go (normale, 170 euros) • HD4890 : trop tôt pour que les produits soient disponibles en quantité • GTS 250 : Asus ENGTS250 DK HTDI 512 Mo (radiateur amélioré, 140 euros), Sparkle GTS 250 512 Mo (normale, 120 euros) • GTX 260+ : Twintech GTX 260 Extreme 216 SPU (overclockée, 190 euros), Asus EN260GTX MATRIX (radiateur amélioré, overclockée, 230 euros) • GTX 275 : trop tôt pour que les produits soient disponibles en quantité • GTX 285 : Gainward GTX 285 1 Go (normale, 320 euros), MSI N285GTX-T2D1G-OC (overclockée, 340 euros), Twintech GTX 285 1 Go (normale, 320 euros)

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ET : Quake Wars

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4870 512 Mo / GTX 260 +

Race Driver GRID

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4670 / 9600 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4870 512 Mo / GTX 260 +

Brother in Arms – Hell’s Highway

HD4670 / 9600 GT

HD4830 / 9800 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4830 / GTX 260 +

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 295

World in Conflict

HD4830 / GTS 250

HD4870 512 Mo / GTX 260 +

HD4850 / GTS 250

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4890 / GTX 260+

Crysis Warhead (Gamer HD4870 512 Mo / quality) GTS 250

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4890 / GTX 275

HD4870 X2 / GTX 285

Crysis Warhead (Enthusiast Quality)

HD4890 / GTX 275

HD4870 X2 / GTX 295

HD4870 X2 / GTX 285

HD4870 X2 / GTX 295

HD4870 X2 / GTX 295

2x HD4890 CrossFire / 2x GTX 285 SLI

S.T.A.L.K.E.R. Clear Sky

HD4830 / 9800 GT

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4850 / GTS 250

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 260+

2x HD4890 CrossFire / 2x GTX 295 SLI

Far Cry 2

HD4670 / 9600 GT

HD4830 / 9800 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4850 / GTS 250

HD4870 1 Go / GTX 260 +

HD4870 X2 / GTX 275

H.A.W.X.

HD4850 / GTX 250

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 512 Mo / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4870 X2 / 2x GTX 275 SLI

Fallout 3

HD4670 / 9600 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4830 / 9600 GT

HD4850 / 9800 GT

HD4870 1 Go / GTX 260+

HD4870 1 Go / GTX 275

Vous souhaitez réellement profiter de vos jeux préférés ? Voici les cartes graphiques minimum a posséder pour jouer avec les détails à fond. Nous avons détaillé les résolutions 1 280 x 1 024 (17 et 19”), 1 680 x 1 050 (22”) et 1 920 x 1 200 (24, 26 et 28”). Les colonnes avec anti-aliasing utilisent le réglage 8X lorsqu’il est disponible, 4X sinon.

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Dossier

Upgrade, réglages, tweaking, Un PC… quoi de plus tentant que de plonger ses mains dans les entrailles de la bête pour en tirer le meilleur. Installation peaufinée, composants choisis avec soin, attention au moindre détail avant de la booster au maximum.

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toutes nos

astuces pour

Booster votre Pierre Caillault

U

n PC restant configuré par défaut est vraiment dommage. Si c’est pour ne pas toucher à votre machine, pour ne pas la régler aux petits oignons, autant prendre un PC de marque mal monté, utilisant des composants médiocres et impossibles à bidouiller. Beurk. Quelle tristesse. Aujourd’hui les composants permettent de se lâcher. La plupart du temps quand on parle de booster son PC on entend implicitement « overclocking ». Certes, il est vrai que cette pratique est celle qui vous donnera des résultats immédiats.

PC

Grâce à elle, en poussant la fréquence du processeur, de la carte graphique et de la mémoire votre machine pourra soit arracher le bitume soit, dans le cas d’un PC un peu vieillissant, se retrouver à un niveau acceptable pour les applications modernes. Des performances gratuites, ou à moindre frais car en plus d’un overclocking on pourra aussi booster sa machine en investissant quelques euros dans un petit peu de matériel. Juste de quoi gagner en performances sans changer le gros de la configuration : on pourra changer sa ventilation, ou

plus concrètement investir dans une seconde carte graphique pour passer en SLI ou en crossfire. Ou simplement profiter des tarifs en chute libre pour acheter de la mémoire haut de gamme. Bref les options sont multiples, et les techniques relativement simples et accessibles. Mais avant de se lancer n’oublions pas la base : inutile d’envisager un boost sérieux si la base n’est pas là. La base ? Un PC bien monté, bien entretenu, bien ventilé qui sera le berceau idéal pour les meilleures performances possibles.

PC Update

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Dossier

La base :

un PC bien monté, un refroidissement optimal.

B

ien souvent face à un PC un peu vieillissant ou un peu trop juste on a tendance à se lancer bille en tête dans des overclockings de furieux ou dans des optimisations diverses. En négligeant la base : le montage. Si votre PC est vieux et poussiéreux, s’il est récent mais pas assemblé avec soin, si la ventilation est bâclée et si le refroidissement ne suit pas, alors tous vos efforts pour optimiser la machine seront gaspillés.

Le montage parfait : un excellent boîtier, de très bons rads, pas un câble ne traîne, rien ne gêne la ventilation de ce PC que l’on pourra booster plus facilement.

Passe câble et alimentation modulaire Pour espérer gagner un maximum de performances il faut avant tout partir d’une base propre. Si votre PC est vieux, démontez-le et nettoyez-le pièce par pièce. Remontezle ensuite en prenant soin de ne pas laisser les nappes et autres câbles obstruer le flux d’air du boîtier. Si votre boîtier est vieillissant, pourquoi ne pas en racheter un plus moderne ? Les modèles récents ont en effet la bonne idée de proposer des passecâbles derrière la carte mère ce qui permet de ne rien faire traîner d’inutile autour des composants. Et si d’aventure vous aviez besoin de changer d’alimentation, essayez de prendre une alimentation modulaire qui permettra de ne pas avoir une forêt de câbles inutiles en vrac dans le boîtier. Ça n’a l’air de rien, mais offrir un terrain aussi soigné que possible à son matériel lui permettra d’être bien ventilé, de bien dissiper la chaleur que les optimisations diverses que l’on fera subir aux composants de la machine ne manquera pas de générer.

Pâte thermique… pas si anodine !

Bien s’équiper avant de commencer : nos références Ventirad CPU :

Noctua NH-U12P (60€)

Noctua NH-C12P (60€)

OCZ Vendetta 2 (40€)

Scythe Ninja 2 (35€)

Coolermaster V8 (55€)

Pâte thermique :

Arctic Cooling MX-2 (30g) (35€)

Noctua NT-H1 (8€ la seringue)

OCZ Freeze Extreme (7€ la seringue)

Arctic Silver 5 (12€ les 12g)

Tuniq TX2 (10€ la seringue)

Le soin que l’on apporte à sa machine passe par des détails aussi insignifiants à priori que celui du choix de la pâte thermique. Combien achètent un processeur

Une bonne pâte thermique peut faire gagner plusieurs degrés en charge sur un CPU ou un GPU.

et laissent le « pad » de pâte thermique standard Intel ? Bouh ! Pourtant les différences d’une pâte thermique à l’autre sont incroyables. En Idle un processeur de type QX9650 overclocké à 3,8 GHz est à peu près à 40 / 42°. Et peu importe la pâte thermique. Faites le chaufer un peu : un bon petit Linpack pendant 15 minutes histoire de se mettre en jambe. Les plus mauvaises pâtes thermiques laissent le CPU dépasser les 90° en moyenne (avec des cœurs à plus de 95°C), alors que les meilleures le stabilisent à moins de 83°C. La différence est impressionnante ! Et on retrouve ce même ratio d’une dizaine de degrés en charge lorsque l’on mesure les écarts sur un GPU (en l’occurrence le RV770 d’une Radeon HD4870 overclocké à 830 MHz). 10° pour une machine que l’on va mettre à contribution c’est énorme. Morale de l’histoire : prenez le temps de changer la pâte thermique des composants qui en demandent (CPU, GPU, chipset parfois), ce sera toujours

Ventilateurs châssis : Noctua NF-R8 (80mm)

Noctua NF-P12 (120mm)

Noiseblocker S-Series MFxx (de 80 à 120mm)

Arctic Cooling Arctic FAN 12L (120 mm)

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Pour les plus pointilleux, un petit ponçage de la base du ventirad pourra encore faire grapiller quelques degrés.


A retenir • Pour une ventilation optimale, soignez d’abord le montage du PC • Si possible choisissez un boîtier avec passe câbles pour libérer le volume • Une bonne pâte thermique est primordiale • Pour les plus bricoleurs : poncer son HS et la base du Rad permet de gagner quelques degrés • Le watercooling est une excellente alternative

Le top du top, un bon watercooling qui refroidira tous les composants « chauds » de la carte mère.

ça de pris. Les meilleures références aujourd’hui ? OCZ Freeze Extreme, Tuniq TX-2, Noctua NT-H1, Arctic Cooling MX-2, IC Diamond 7 Carat, Arctic Silver 5 sont des valeurs sûres qui remplaceront à merveille vos tubes de pâte thermique standard parfois médiocres.

Extrême : polissage de rad ? Pour pousser encore plus loin la logique on peut aller jusqu’à polir son ventirad et le heatspreader du CPU. C’est un peu plus complexe, un peu risqué pour le CPU puisqu’on va le passer à l’abrasif et qu’une mauvaise manipulation pourrait endommager le processeur. Pourquoi donc poncer la base de son ventirad ? Pour lisser au maximum les surfaces d’échanges thermiques afin de maximiser l’efficacité de la dissipation. Pour y arriver il faut prendre de la toile abrasive, de l’eau et de l’alcool. Pour le papier de verre, il faut y aller comme pour un parquet : on part du gros grain et on termine par du grain très fin. En l’occurrence on peut commencer au 300 et finir au 1000. Pour les perfectionnistes, on peut même finir au polish pour avoir un effet miroir. Commencez par nettoyer la surface à l’alcool, poncez en mouillant légèrement la feuille abrasive, et prenez votre temps. Poncez bien droit, et doucement. Le tout doit rester parfaitement plat. Vous pouvez poncer la base des ventirads, et le heatspreader des CPU, cette plaque métallique qui protège le die. Les CPU dépourvus de plaque métallique (comme les Core 2 mobiles par exemple) ne peuvent pas être poncés  : vous attaqueriez directement le core… et tueriez le CPU. Notez que le ponçage fait sauter la garantie. Quel gain peut-on en attendre ? Disons que le bénéfice variera en fonction de la qualité du matériel que vous avez acheté. Mais un bon ponçage de rad et de CPU

peut faire gagner 5°C en charge à votre GPU ou à votre CPU sans rien modifier d’autre. Et plus on ponce fin, mieux c’est.

Solution alternative : le watercooling Si vous voulez optimiser le refroidissement de votre système vous pouvez envisager de passer au watercooling. Les systèmes vendus aujourd’hui offrent un excellent niveau de performances, sans commune mesure avec un aircooling d’ailleurs. Le gain est surtout visible en charge avec des tensions modifiées et un bon gros overclocking. Par rapport à un ventirad standard standard un processeur

overclocké qui dégagé 65° en charge sous un rad standard Intel est à moins de 46° sous un petit watercooling bon marché (50€) comme l’Aquagate 120 de Coolermaster. Si vous prenez un système externe plus costaud comme un Zalman Reserator XT appliqué sur un QX6850 à pleine charge les températures ne dépassent pas les 30°C là où un rad stock Intel est à 52°C. Et les kits haut de gamme refroidissent le CPU et la carte graphique… et sur cette dernière aussi on peut gagner de l’ordre de 20 à 30°C sur une carte graphique haut de gamme en charge. Le hic c’est qu’un bon watercooling haut de gamme peut couter cher… 200, 300, voire 400€. Pour les amateurs de belle qualité la Rolls du moment est certainement une société allemande, Aquacomputer qui vend un matériel redoutable, et cher… Mais ils ont des waterblocks pour tout, de la carte graphique au CPU en passant pas les disques durs ou les Mofsets des cartes mères.

Les marques haut de gamme (ici Aqua Computer) livrent des outils de monitoring très précis.

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Processeur, mémoire : le cœur du système

La rampage II Extreme, peut-être l’une des meilleures cartes mères pour l’overclocking du Core i7… et détentrice de l’actuel record du monde.

L

e processeur est en général en première ligne pour qui veut booster son PC. Il y a de cela quelques années les premiers overclockers s’attaquaient à l’overclocking des Duron d’AMD à la mine de crayon de papier pour grappiller une poignée de mégahertz. Fort heureusement cette époque épique est bien révolue et les processeurs récents s’overclockent comme des Rolls. Y compris les derniers AMD, ce qui en soi est une petite révolution.

déplorant) qu’Intel aie préféré réserver ces pratiques à ses modèles « extreme edition » hors de prix. Or s’il est vrai que les i7 965 ont un coefficient déblo-

qué permettant d’overclocker fort sans toucher à autre chose qu’au multiplicateur, les 920 et 940 prennent aussi pas mal de MHz. Mais la nouvelle architecture d’Intel nous oblige à tout réapprendre. En effet, avec l’intégration du contrôleur mémoire le FSB a disparu. Autrefois tout reposait sur cette valeur. Aujourd’hui tout repose sur une valeur de référence, le BCLK, pour le moment fixée à 133MHz sur les modèles vendus. Autre mauvaise habitude à perdre : la montée du Vcore doit se faire avec modération car passé 1,4 V on risque de brider son overclocking. Paradoxal ? Pas tant que cela puisque l’ i7 base toute sa sécurité sur une valeur de TDP qu’une tension trop élevée fait atteindre très vite. Par contre pour atteindre des fréquences BCLK et QPI plus élevées on peut jouer sur le Vpll (tension de la PLL). En règle générale on pourra obtenir une tension BCLK maximale de 200 MHz, rarement plus ; tout ceci dépend du CPU. Pour le booster en herbe, il est important de souligner qu’un i7 920, le plus petit des Nehalem, peut sans problèmes tourner à une fréquence de bus QPI égale à celle de l’i7 965 et prend 4  GHz en aircooling sans trop broncher. Mais guère plus. Enfin

Core i7? Trop facile ! La sortie des derniers Core i7 d’Intel avaient fait craindre une disparition pure et simple de l’overclocking. On pensait Intel allergique à ces pratiques nuisibles au chiffre d’affaire ; en effet, les Core 2 en 45 nanomètres ont un tel potentiel d’overclocking qu’on peut parfaitement prendre un CPU moyen et lui faire quasiment doubler sa fréquence sans plus de difficulté ; le tout pour un gain de performances énorme. On aurait donc pu comprendre (en le

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Les cartes mères haut de gamme multiplient les phases sur l’étage d’alimentation. En avoir 4 est un minimum, 8 pratique, 12 très marketing.


Avec cet abonnement, nous vous offrons au choix

2 ventilateurs 120mm Noctua NF-P12 ou 2 ventilateurs 92mm Noctua NF-B9 ou 2 ventilateurs 80mm Noctua NF-R8 cochez la case selon le ventilateur souhaité

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Le Core i7 920, une nouvelle référence en matière d’overclocking qui peut facilement afficher des performances délirantes.

les processeurs Intel compatibles remarquables pour les montées en fréquence. Jugez plutôt : les séries E 4000 prennent en moyenne plus de 60% de fréquence ; les séries E8000 prennent entre 30 et 40% de fréquence sans forcer. Les quad core récents en 45 nanomètres comme les Q9300 / Q9400 prennent 30%. Quant aux générations plus anciennes en 65 nano, pas de soucis : un E6300 ou E6400 peut grimper de plus de 50%alors qu’un E6750 gagne plus de 30%. Bref, depuis l’origine le Core 2 est un monstre d’overclocking et le passage au 45 nanomètres n’a fait qu’accroître la capacité. C’est un vrai régal pour l’utilisateur qui peut dès lors recréer une configuration « très haut de gamme » en ne prenant qu’un CPU très modeste.

l’achat éventuel d’un processeur AMD à l’ordre du jour.

AMD 64 : ça coince ! Heureusement d’ailleurs que le passage au 45 nanomètres a enlevé cette épine du pied d’AMD car les générations précédentes peinaient à monter en fréquence. S’il est facile de booster un système en Core 2 duo même bas de gamme, il n’en est pas de même avec les Athlon 64 X2 très difficiles à pousser. Ce n’est qu’au prix d’un vCore élevé que l’on parvient à gagner, péniblement, quelques mégahertz pour assez peu de gain de performances. Booster un Athlon 64 reste une expérience pénible, demandant beaucoup d’efforts pour des gains très modestes.

Overclocking intéressant ?

Le Core 2 duo e8600, certainement le meilleur ratio performances-prix-overclocking du moment.

entendons-nous bien : atteindre les 3,6 GHz est simple. Les 4 GHz nécessitent tout de même du bon matériel, de la patience, et de bonnes notions d’overclocking.

Core 2 : gros gains en perspective Mais les cartes mères pour core i7 sont encore chères… et celles pour Core 2 encore au top. Beaucoup d’entre vous n’ont certainement pas encore envie de franchir le pas. Ça peut se comprendre. Surtout si vous avez une Rampage Extreme en chipset X48 et de la DDR3 aux tensions bien trop élevées par rapport aux 1,65V maximum tolérés par le contrôleur mémoire du Core i7. Bref plutôt que de tout jeter pour passer en Nehalem, autant pousser les P35, P45 et X48 dans leurs derniers retranchements. Ce qui est assez simple, les chipsets Intel cités étant plutôt dociles à l’overclocking, et

Le gros avantage d’un overclocking sur ces anciennes générations est que les contrôleurs de mémoire, non intégrés au CPU comme sur le Nehalem, tolèrent des modules de DDR aux tensions énormes, parfois à plus de 2V.

AMD Deneb : ça décoiffe ! Le Core i7 est impressionnant pour tout amateur d’overclocking. Le passage au 45 nanomètres aura aussi été grandement profitable à AMD aussi puisque les Core Deneb de ses derniers Phenom II grimpent comme des fleurs. Comme sur le Core i7 les 4 GHz sont atteignables sans trop de difficultés et on s’aperçoit qu’à ces fréquences les performances du Phenom sont du niveau de celles d’un gros Core 2 Quad. Un i7 à la même fréquence reste devant, mais coûte un peu plus cher aussi. C’est pas mal, et remet

De manière générale tous les CPU ont à y gagner. Un overclocking, même modéré permet d’encoder plus vite, de mieux jouer, etc. Le tout sans endommages le processeur. Les générations récentes sont tellement efficaces, surtout depuis le passage au 45 nm, que la question ne se pose même plus. Alors si tout le monde peut s’overclocker, qui a le plus à y gagner ? Pour y répondre nous avons mesuré les gains en overclocking sous Cinebench, un bon outil multicoeurs permettant de bien quantifier les gains. Sans hésiter ce sont les petits Core 2 qui ont tout à gagner. Le top est de pousser un petit Intel E5300 (75€) ; à sa fréquence d’origine il peine à faire tourner les jeux récents. Mais l’architecture Intel est magique : on passe simplement de 2,6 GHz à 3,6 GHz et là on retrouve les performances en jeu d’un E8600 vendu près de 200€. Ce dernier, le E8600 (ou le E8500) est toujours une bombe. Mais ces architectures dual core resteront-elles long-

Le passage au 45 nm a permis à AMD de revenir dans la course ; le Phenom II black edition peut, sous refroidissement extrême, dépasser les 6 GHz !

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Dossier

A retenir • Les Core 2 et les Core i7 s’overclockent très fort • Les nouveaux Core Deneb d’AMD montent fort en fréquence, mais profitent moins de cette montée • La mémoire est un facteur limitant si elle est trop « entrée de gamme » • Sur Core i7 la fréquence compte plus que les timings • N’achetez plus de DDR3 à plus de 1,65V, incompatible Core i7.

Si vous passez à la DDR3, veillez à prendre un kit dont la tension ne dépasse pas 1,65V afin de garantir sa compatibilité avec les Core i7.

temps pérennes ? Pas certain, la mode passant vite au quad core. Mais en attendant, ce dual core en a sous le pied. Passant à 4,4 GHz le E8600 gagne en moyenne 20% de performances dans les applications cpu-dépendantes. Sur une architecture Nehalem le gain est encore plus impressionnant. La montée

Le Core i7 950 dévoilé « par erreur » par Asrock

Pour vendre une carte mère il est devenu courant de mettre en avant son énorme potentiel d’overclocking. Là Asrock a mis le paquet avec son dernier x58 : un record d’overclocking… mais sur un processeur qu’Intel ne comptait pas dévoiler avant le mois de juin. Oups, gaffe monumentale… oui mais qui nous permet de constater que le 950 en a sous le pied puisqu’il passe de 3 GHz à plus de 4,4 en aircooling. Vivement juin !

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en fréquence permet un accroissement des performances de plus de 25% sur un core i7 920, ce qui est bluffant. Sur les nouvelles architectures AMD le gain est bon, mais le delta de performances est moindre. La montée en fréquence ne fait pas tout et dans les mêmes conditions qu’un i7 920 à 4 GHz un Phenom II X4 BE à 4 GHz gagne un peu plus d’une quinzaine de pourcents. C’est déjà conséquent ; mais la prise de gigahertz est moins efficace. Revenons à notre cher E5300 : ce petit monstre à 75€, en passant de 2,6 GHz à 3,6 augmente ses performances de 100%. Les seules personnes lésées dans l’histoire sont les possesseurs de systèmes en Athlon 64 X2 ou de Phenom de première génération qui, en moyenne, ne prennent que 10 à 13% d’overclocking pour des gains en terme de performances négligeables… La seule exception reste le plus ancien, l’Athlon 64 X2 4800+ qui prend 20% de fréquence en plus mais dont les performances sont un bon wagon derrière les architectures modernes.

La mémoire, facteur limitant. Si vous poussez votre CPU, une mauvaise mémoire sera le facteur limitant. Au contraire, dans le cas d’un bon overclocking une bonne mémoire pourra permettre d’aller encore plus loin. Ce qui, petite parenthèse, montre encore l’intérêt de ne pas acheter de matériel

au rabais. Lors de l’overclocking d’un Core 2 par exemple c’est principalement sur une montée en bus que l’on va travailler, le multiplicateur étant bloqué (sauf dans le cas exceptionnel des Extreme Edition). Or le FSB joue aussi directement sur la mémoire. Il importe donc de choisir des modules de DDR sachant monter très haut si on compte monter son FSB très haut. Hors overclocking CPU, la mémoire peut se booster seule. Il faut alors aller à la chasse aux timings, essayer de réduire ces données tout en restant stable. Allez dans le BIOS, baissez les valeurs CAS et lancez des tests grâce à Memtest86+ : si aucune erreur n’est trouvée, essayez de descendre encore les timings. Sans toucher à la fréquence, on peut grappiller quelques bribes de performances. Par exemple de la DDR2 8500 avec en 3-2-2-4-6 met 0.5 seconde dans la vue à un superPi à la même DDR2 en CAS 5-6-6-4-10. Plus les timings sont bas, plus les performances seront optimales. Mais comme un CPU, la mémoire s’overclocke en fréquence. Notez que plus vous monterez la fréquence, moins vous aurez des timings agressifs. Normal.

DDR2, la bonne affaire Si vous utilisez encore de la DDR2 vous pourrez facilement booster l’ensemble en changeant de kit pour un ensemble plus costaud. La DDR2 a considérablement chuté et on trouve des kits de 4 Go de DDR2 1066 MHz Corsair ventilés à moins de 125€. L’avantage de cette baisse de prix est de trouver des kits aux timings réduits et aux fréquences élevées. Mais AMD est passé à la DDR3, comme Intel…


et les prix de cette dernière baissent ; vous aurez tout intérêt à y passer dans un avenir proche.

DDR3 pour Core 2 Si vous êtes en DDR3 pour sockets 775 il existe des kits DDR3-2000 et même 2133 chez OCZ et Corsair. Totalement inutiles, sauf dans le cas d’overclockings importants à plus de 500 MHz de bus. Pour des overclockings plus « simples » une DDR3-1800 est parfaite car avec un bus poussé à 450 MHz un Core 2 E8500 aura un FSB de 1800 MHz (ce qui donne au CPU une fréquence finale de plus de 4 GHz). Or partant de 1800MHz d’origine pour la DDR, on peut espérer l’overclocker encore un peu… et ainsi suivre la montée en FSB du processeur, ce qui est très utile lorsque l’on a à faire à des Core 2 au bus si souple. Suivant ce raisonnement une DDR3 1600 MHz conviendra pour des bus poussés à 400 MHz (ce qui est déjà énorme) et une DDR3 1333 MHz pour des bus à 333 MHz. Si vous êtes sur le point d’acheter et que vous comptez booster votre machine, ne prenez pas de la DDR3 inférieure à de la 1333. Préférez si possible de la 1600 dont le rapport prix-performances est excellent ; et si possible privilégiez un kit dont la tension est inférieure ou égale à 1,65V pour pouvoir le réutiliser sur un Core i7 lorsque vous y passerez. Si vous aimez les modules à haute tension dépêchez vous, la sortie des i7 a condamné ce type de mémoires qui sont de moins en moins produits.

Le cas i7 Toujours en DDR3, les Core i7 ont donc revu les standards et imposent des tensions plus faibles. Et cette nouvelle architecture est plus sensible à la vitesse et à la qualité de la RAM que lorsque le contrôleur de mémoire n’était pas intégré. Concrètement un i7 est plus sensible à la fréquence qu’aux timings. Le tout étant de pouvoir l’overclocker tout en restant sous les 1,65V. Ce que la plupart des kits récents savent faire. Un bon kit DDR3 1600 peut facilement monter en 1800, en sacrifiant un peu les timings, certes. Mais l’i7 aimant la fréquence… peu importe la perte de timings. Petit détail concernant les cartes mères X58 : pour un gain optimal il convient de d’abord utiliser les ports les plus éloignés du CPU (les oranges sur une P6T, les noirs sur une MSI, etc.)

Sur une carte mère Core i7 il faut bien penser à d’abord peupler les slots mémoire les plus éloignés du CPU, en l’occurrence ici les oranges. Sur la photo… exactement le contraire de ce qu’il faut faire !

Les records d’overclocking L’overclocking a ses palmarès. Il est toujours impressionnant de voir ce que les meilleurs peuvent tirer d’un CPU comme celui que l’on possède. Si vous en êtes loin pas de panique, ces types là utilisent au minimum des cascades ou de l’azote liquide pour refroidir leur matériel et stabiliser des fréquences hors normes. Pour ne rien gâcher les processeurs utilisés sont souvent des ES (engineering sample), des modèles non commerciaux en provenance directe du constructeur.

Le record du monde de fréquence CPU…

Les enseignements sont multiples : primo les Core plus de 8 GHz sur un Pentium 4 631 !! i7 prennent beaucoup de fréquence, y compris les non « extreme ». Secundo, les Phenom II à core Deneb d’AMD montent très fort et permettent à AMD de revenir dans les palmarès d’overclocking. Tertio : sur Core 2 rien ne vaut un E8600 pour monter en fréquence. Sur Intel Core i7 : • Core i7 Extreme 975 ES : de 3,33 GHz à 5,634 GHz sur Asus Rampage II Extreme • Core i7 Extreme 965 ES : de 3.2 GHz à 5.628 GHz sur eVGA X58 SLI Classified • Core i7 940 ES : de 2.93 GHz à 5.627 GHz sur eVGA 132-BL-E758 Sur AMD Phenom • Phenom II ES : de 3 GHz à 6.665 GHz sur Asus M4A79T Deluxe • Phenom II X4 940 Black Edition : de 3 GHz à 6.517 GHz sur DFI LP DK 790FXB-M2RS Sur Intel Core 2 • Core 2 Duo E8600 : de 3.33 GHz à 6.761 GHz sur Biostar TPower I45 • Core 2 Duo E8600 : de 3.33 GHz à 6.721 GHz sur Asus Rampage Extreme Plus grosse fréquence enregistrée : • Pentium 4 621 : de 3 GHz à 8.180 GHz sur Asus Commando

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Dossier

carte graphique

L

orsque le cas du processeur est réglé la seconde victime sur la liste en cas de boost d’un PC est souvent la carte graphique. Si vous trouvez que votre vieille machine traîne la patte dans certains jeux récents, alors oui, donner un coup de fouet à la carte graphique est une bonne idée. Là encore vous avez deux options : gagner des performances sans changer de matériel (en overclockant) ou effectuer une upgrade hardware, changer votre carte pour un modèle plus récent (quitte à l’overclocker elle aussi après).

En cas de vieille machine, une upgrade vers la Radeon HD 4670 est une excellente solution

Upgrade ? Intéressons-nous à ce dernier cas de figure. La meilleure façon de booster son PC est encore d’en changer un composant. Mais le PC étant un tout il est absolument inutile d’investir dans une carte graphique haut de gamme de dernière génération si vous avez un vieux CPU, peu de mémoire et une machine globalement faible. Enten-

dons nous bien : chacun a son rôle : le CPU définit le niveau de performance atteignable dans un jeu, la carte graphique quant à elle ne garantissant «  que » le niveau de qualité visuelle atteignable. Si votre CPU est trop limité pour faire tourner le jeu, inutile de gaspiller trop d’argent dans une carte graphique surpuissante. C’est précisément là que les cartes graphiques milieu de gamme (assez peu intéressantes pour des configurations musclées) montrent leur véritable intérêt. Si vous optez pour l’upgrade n’oubliez pas d’overclocker votre processeur afin de ne pas brider les performances du jeu dans des titres récents. Le mieux, si vous avez une vieille de génération Pentium 4 Prescott étant de changer de processeur… mais là les prix s’envolent, les vieux Pentium 5 551 à 3 GHz étant toujours vendus à 185€. Bien trop chers. Pour les générations plus récentes un bon gros overclocking peut être une excellente solution.

Pixel Shader 3.0 et DX9 minimum Si l’overclocking soft ne vous suffit pas, une modification des paramètres du BIOS de votre carte graphique peut permettre d’aller plus loin. Mais peut aussi condamner votre carte à la poubelle. Une manip à faire en connaissance de cause.

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I PC Update

Si votre carte graphique est définitivement bonne pour l’antiquaire, lors de tout changement n’oubliez pas que pour pouvoir jouer à des titres récents le minimum vital aujourd’hui est de

disposer d’une solution gérant le Pixel Shader 3.0 et DirectX 9. En dessous, point de salut. La meilleure affaire du moment, la Radeon HD4670 à moins de 90€ ; chez nVidia la 9600GT offre également un excellent niveau de performances, mais coûte une dizaine d’euros de plus. Une machine ainsi équipée peut voire les jeux récents passer du statut injouable à celui de passables. Concrètement, avec un gros overclocking CPUun PC de génération Prescott (machine datant de 2004 – 2005) peut faire tourner un Racedriver Grid à 50 fps et un Half Life 2 à 40 fps en 1280 x 1024. C’est franchement pas mal et pour quelques dizaines d’euros ce gros coup de boost peut votre PC peut retrouver une seconde jeunesse provisoire.

Overclocking ! Comme pour les CPU, l’overclocking de cartes graphiques permet bien souvent de se contenter d’une carte graphique moyenne et, en « tapant dedans » de se rapprocher des performances du modèle supérieur. Aujourd’hui rien de plus facile : les Catalysts proposent maintenant une rubrique Overdrive qu’il suffit de débloquer pour overclocker. Côté nVidia c’est à nTunes que revient la tâche. Mais dans tous les cas, c’est Riva Tuner qui a notre préférence. Overclocker une carte graphique est similaire à celui d’un CPU : on augmen-


te les fréquences du GPU et de la DDR, et pour pousser un peu plus loin la fréquence du GPU on peut monter la tension de ce dernier. Pour cette dernière manipulation, un flashage du bios de la carte graphique avec un Vcore plus élevé est indispensable ; pour y arriver sous Windows, des utilitaires comme celui d’eVGA (hacké pour fonctionner avec toutes les GeForce) permet de le faire. Idem pour les nouvelles Radeon 4890 dont le vCore pourra être modifié depuis Windows.

L’avantage d’un overclocking logiciel c’est qu’en cas de plantage, on peut faire machine arrière assez simplement. La méthode est sans grands risques pour le matériel, et permet de gagner quelques précieux FPS. Concrètement ce genre de pratiques ne permet pas à une vieille carte de briller comme une dernière génération, les architectures étant plus primordiales que les simples fréquences. Par contre une carte récente milieu de gamme peut aller titiller un modèle plus haut

45 28

18

18 0

5

10

15

GRID (1680x1050)

20

• A partir des GeForce 8 et supérieures, un bon overclocking peut permettre de retarder l’achat d’une nouvelle carte

• Si les options d’overclocking des drivers ATI ou NV ne suffisent pas, Riva Tuner reste le meilleur outil

22

Pentium 4 521 +  Radeon HD 4670

• Les meilleurs choix d’upgrade pour machine ancienne : Radeon HD4670 ou GeForce 9600

• Pour flasher le bios de sa carte graphique : RBE pour ATI ou NiBiTor pour nVidia

22

Pentium 4 521 +  Radeon HD 4830

• Pour les machines les plus vieilles il est recommandé d’investir dans une carte Pixel Shader 3 + DX9

• Pour les possesseurs de GeForce 8 et supérieures, pensez à overclocker la fréquence du shader !

Upgrade PC ancien Pentium 955EE +  Radeon HD 4670

A retenir

25

30

Far Cry 2 (1680x1050) 

35

40

45

50

Sur des PC anciens, upgrader la carte graphique ne sert à rien si on ne change pas la fréquence du CPU en le changeant, ou en overclockant à fond.

• Pour refroidir une carte overclockée, un changement de rad est idéal. Les meilleurs coûtent 50€. • Passer en SLI ou en CrossFire une ancienne plateforme un peu juste peut faire des merveilles. • Un bon overclocking permet de gagner entre 10 et 20% de performances en très haute résolution

de gamme, et une carte haut de gamme peut s’envoler et aller chatouiller les modèles spéciaux overclockés d’usine vendus par les constructeurs… souvent plus cher. Les gains peuvent être notables. Prenez une Radeon HD4870, la star du moment. Par défaut son GPU et sa mémoire sont fréquencés à 750 et 900 MHz respectivement. On monte assez facilement à 855 et 1200 MHz, soit un +14% pour le GPU et + 33% pour la DDR (merci la GDDR5 !). En jeu les gains peuvent être eux aussi significatifs et il n’est pas rare d’avoir des +10 à + 20% de performances. Bien évidemment ces gains s’observent surtout dans de très hautes résolutions.

Ultime : flashage de BIOS Les drivers permettent de prendre la main sur la fréquence du GPU et de la mémoire. On peut aussi surveiller si les températures ne montent pas trop.

L’overclocking logiciel n’est pas le seul. On peut aussi carrément flasher le BIOS de sa carte graphique pour

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I 65


Dossier

fixer les valeurs de fonctionnement de façon définitive. Efficacité garantie, mais le problème d’un tel procédé est qu’en cas d’overclocking trop agressif, il est très difficile de récupérer sa carte. Il faut avoir préalablement sauvegardé le BIOS original et croiser les doigts pour que l’on puisse le reflasher, ce qui n’est pas toujours garanti. Bref, cette solution extrême est à réserver aux cas extrêmes et comporte des risques certains. En cas de problème il faudra pouvoir placer une seconde carte graphique dans le système pour essayer de flasher la première avec son Bios originel… et quelques sueurs froides. Néanmoins des outils comme RBE (Radeon BIOS Editor) permettent de prendre la main sur sa carte graphique de manière assez radicale : réglages des fréquences au boot, en mode de lecture vidéo et en charge, de modifier le contrôle de la ventilation et d’augmenter le niveau d’overclocking maximal proposé dans le driver Catalyst. La dernière version de RBE prend en charge les Radeon depuis la 2400 jusqu’à la 4870X2. Pour les possesseurs de cartes graphiques nVidia l’équivalent s’appelle NiBiTor et a le mérite de supporter bon nombre de GPU mobiles nVidia… pour les amateurs de boost de portable. Au passage, on peut

aussi vouloir « booster » son PC pour gagner en silence par exemple, et en l’occurrence sous-cadencer une carte graphique utilisée pour son moteur de décodage HD et non pour la 3D : underclocker via le BIOS est alors un excellent choix.

Encore plus fou, le Vmod Les plus extrêmes d’entre vous auront peut-être envie d’aller encore plus loin. De jouer du fer à souder pour rajouter une résistance. Le but : monter la tension du GPU encore plus haut. Très souvent les éditeurs de BIOS ne permettent pas de gagner beaucoup sur la tension du processeur graphique. De l’ordre de 0,1 V pour une Radeon 4830 par exemple. Avec un Vmod on peut passer à 1,4, voire 1,6 V sans problème… si ce n’est celui du refroidissement d’une puce ainsi survoltée.

Mais bon, le Vmod est bien sexy, mais ne doit être réservé qu’aux chasseurs de records du monde pouvant se permettre de griller du matériel.

Adieu Rad standard ? Si vous overclockez franchement, il se peut que votre rad « stock » soit un peu limite, et vite bruyant. Sans s’engager dans des dépenses folles il est possible de stabiliser un overclocking et de garder la carte fraiche. Overclocker, c’est bien, dissiper c’est mieux. Il est assez simple de remplacer son radiateur et de gagner pas mal de degrés. Le meilleur choix du moment : le Thermalright T-RAD² qui coûte 50  euros et qui permet de considérablement abaisser la température d’origine d’un GPU… et celle en overclocking dans les mêmes proportions. Sur une Radeon HD 4870 les températures atteignent 80°C en charge et avec le rad d’origine. Avec le Thermalright on passe à 56°, soit une économie de 24°, c’est énorme ; d’autant que les nuisances sonores elles aussi s’évaporent car pour atteindre ce niveau on utilise deux Noctua 120 mm qui ne produisent que 31dB, contre plus de 60 pour le rad standard. Bref, pour l’overclockeur dire adieu à son rad d’origine peut être une excellente chose. Coût de la manipulation : une cinquantaine d’euros pour un excellent radiateur alternatif.

à partir des GeForce 8 : overclockez les shaders

lorsque vous overclockerez il sera certainement bon de changer le système de refroidissement de votre carte graphique. Ici le Thermalright T-RAD², notre référence actuelle, sur lequel vous pourrez visser deux ventilateurs de 92mm ou un de 120.

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I PC Update

Dans les jeux, la montée en puissance des shaders (pixel et vertex shaders) a fini par pousser les constructeurs à dissocier la fréquence des unités d’exécution de ces programmes de celle du reste du GPU. Avant le


GeForce 7 la fréquence des shaders était liée à celle du GPU. Ce nouveau fonctionnement représente un vrai potentiel pour booster sa carte graphique puisque la fréquence du shader devient une valeur overclockable et autonome. Pour modifier cette valeur l’un des moyens les plus simples consiste à passer par RivaTuner. Vous aurez alors trois curseurs de fréquence sur lesquels jouer : Core clock, Shader clock et Memory clock. Royal. Nous vous conseillons de lier d’abord fréquence GPU et shader, puis une fois la limite du GPU atteinte, d’essayer de tirer encore un peu sur le shader. Le gain d’une telle manipulation est réel. Oh rien de bien révolutionnaire, mais ça permet d’aller encore un peu plus loin que le simple overclocking DDR et GPU. A titre d’exemple, une 8800 affichant 107 fps sous Half Life 2 d’origine (GPU à 600 MHz, DDR à 900 et shader à 1500) monte à 117  fps en 1280x1024 après passage du GPU à 700 MHz et de la DDR à 1050 MHz, sans toucher au shader. Lorsque l’on passe la fréquence de ce dernier à 1800 MHz, on atteint les 121 fps… Et lorsque l’on monte la résolution en 1920x1200 on passe de 74 à 90 fps, soit un gain conséquent.

Overclockings: les gains 26

8800GTS 512 / GPU+DDR OC

60

25

8800GTS 512 / GPU + 23%

55

23

8800GTS 512 / DDR + 11%

54

22

8800GTS 512 standard

51 39

GTX260 / GPU+DDR OC

76

37

GTX260 / GPU +20%

73

33

GTX260 / DDR +28%

68

32

GTX260 standard

67 36

HD 4870 / GPU+DDR OC

84

35

HD 4870 / GPU +14% HD 4870 / GPU +14% HD 4870 / DDR +33%

32

HD 4870 standard

32 0

10

20

77 76

30

Crysis (1920x1200)

82

40

50

60

70

80

90

Bioshock (1920x1200)

Overclocker la seule mémoire n’a que peu d’impact. En fonction des jeux essayés ici le gain oscille entre 1 et 2%. Par contre l’overclocking du GPU permet des gains compris entre 5,5 et 8%; l’idéal étant l’overclocking des deux, ce qui offre des bonds supérieurs à 10%, voire de près de 20% pour la GTX260.

Influence du SLI 43 GeForce GTX 260

123 84 33

GeForce 8800GT SLI

128 78 22

GeForce 8800GT

72 46

un petit multi-GPU ? La dernière option pour booster les performances graphiques d’un PC consiste à utiliser les capacités multiGPU de sa carte mère. Si vous avez un système doté d’une seule carte graphique et si votre carte mère le permet, vous pouvez toujours acheter une seconde carte graphique et l’utiliser en SLI ou en CrossFire. Le gain peut être substantiel et le prix des anciennes générations est relativement faible. Si vous avez une GeForce 9600 GT par exemple, la passer en SLI coûte 90€ et permet de passer de 67  fps dans FEAR en 1600x1200 à 120  fps. Dans le même test une 8800GT passe de 72 à 130 fps, sachant que la carte coûte encore 140€. Cher ? Oui mais moins que de passer à une GTX 260 (180€) qui, dans les mêmes circonstances ne donne que 123 fps. Le passage au multi-GPU est donc une option à prendre en considération, et peut, à moindre frais, apporter un gros coup de boost à un PC un peu juste dans les titres récents.

30 GeForce 9600GT SLI

119 68 19

GeForce 9600GT

67 37 0

Crysis (1600x1200 0AA)

20

40

60

FEAR (1600x1200 AA4x AF 16x)

80

100

120

Company of Heroes (1600x1200 AA4x AF 16x)

140

Une carte graphique milieu de gamme, même un peu ancienne peut grandement gagner à être passées en SLI ou en CrossFire. Ci-dessus les performances comparées d’une 9600GT en SLI, d’une 8800 GT en SLI et d’une GTX 260 seule.

PC Update

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Dossier

La carte mère :

bien la choisir dès le départ

L

a carte mère est l’élément central de tout Boost. C’est de sa propension à encaisser les montées en FSB et en tension que dépendra votre avenir. C’est pourquoi il est important de choisir une bonne carte mère : plutôt qu’une entrée de gamme

gie de son étage d’alimentation, etc. Si vous avez acheté une carte mère au rabais, il vous sera difficile de tirer le meilleur de votre matériel, même haut de gamme. Pinailler sur la qualité de la carte mère est une fausse économie.

Une carte mère de qualité vous garantira les meilleurs gains de performances.

Les phases… utile ou non ?

Un bios riche et précis est indispensable pour booster une carte mère. Seules les entrées de gamme en seront dépourvues.

Les bons modèles récents ont un étage d’alimentation à 2 phases pour le northbridge et pour la mémoire. Quand au CPU, 8 phases chez Asus ou 12 phases virtuelles chez Gigabyte… et 16 maintenant sur certains haut de gamme ! Il semble que ces chiffres deviennent plus marketing qu’autre chose et les deux constructeurs affichent d’excellents scores d’overclocking avec leurs systèmes respectifs. Le rôle des phases est simple : stabiliser les tensions délivrées. Si l’étage d’alimentation de votre carte mère a

Certaines cartes mères (ici la Foxconn Blackops) proposent des systèmes de dissipation évoluée : soit passifs, soit watercoolés, soit passables sous LN² (le godet était livré).

Certains utilitaires « maison » fournis par les constructeurs de carte mère peuvent s’avérer utiles pour booster un peu son PC.

on fait chauffer l’étage d’alimentation, et plus on maximise les chances de supporter facilement un très gros overclocking. Pour un overclocking simple et sans trop de prétention, 4 phases de bonne qualité suffisent. Pour les amateurs d’extrême et de records du monde passer sur des systèmes à 8 phases ou plus peut être utile.

le BIOS Outre le hardware il est important que le bios de votre carte mère soit étoffé. Pas nécessairement incompréhensible, mais intégrant les réglages de base pour jouer sur les bus et les tensions. On doit pouvoir régler avec précision les paramètres du CPU, du bus PCIE, des timings et de la fréquence de la RAM, les tensions du chipset (northbridge et southbridge), la ten-

pas chère et minable en overclocking et autres petites upgrades, prenez une vraie carte mère. Les quelques euros de plus à l’achat seront amortis lorsque votre PC commencera à montrer les premiers signes de faiblesse et que vous pourrez puiser dans les ressources de votre matériel pour en prolonger un peu la durée de vie. Le niveau de qualité d’une carte mère se juge à plusieurs points : le nombre de couches de son PCB, la morpholo-

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I PC Update

A retenir 1 phase (dont le job est de convertir le 12V de l’alimentation en un vcore) et qu’il doive délivrer 40A au cpu, elle sera bien plus sollicitée qu’une alimentation découpant le tout sur 4 phases qui devront, pour le même CPU, ne donner que 10A chacune. Plus on divise, plus on réduit les contraintes supportées par chaque phase, moins

• choisissez dès le départ une bonne carte mère • A moins d’être un overclocker extrême inutile d’investir dans un modèle 12 ou 16 phases • Un bios complet est primordial • les fonctions annexes peuvent parfois s’avérer très utiles pour booster sa machine.


sion de la PLL. La plupart des cartes mères récentes, y compris milieu de gamme, offrent à présent le contrôle de ces paramètres.

les fonctions « plus » Outre les propriétés hardware les cartes mères sont aussi livrées avec des utilitaires ou des fonctions d’optimisation des performances parfois purement pipeau, parfois vraiment intéressantes. A l’origine ces fonctions « plus » sont apparues pour la plupart, comme des « cheats » des petites astuces activées sur les modèles de presse afin de remporter le comparatif. Inutile de citer des noms, tous les constructeurs ont eu leur époque trouble. Avec le temps ces petites gruges se sont avérées fort intéressantes pour le client final et non plus uniquement pour remporter le comparatif… et sont donc maintenant mises à l’honneur par le marketing des marques. Ces fonctions permettent, pour certaines, de grignoter quelques bouts de performances en plus. Soyons clairs, il n’est pas impératif de les utiliser pour arriver à un bon résultat. Et la plupart des bidouilleurs arrivent aux mêmes résultats avec d’autres utilitaires (voir la liste en encadré). Mais ces fonctions et ces utilitaires ont l’avantage d’être là et de bien souvent vous simplifier la tâche. Et si l’overclocking n’est pas votre tasse de thé, passer par un CPU Level Up d’Asus sera plus simple et plus sécurisant pour un résultat à la hauteur. Mais pour les plus bidouilleurs il existe tout de même quelques fonctionnalités plus utiles que marketing. Chez Asus on a par exemple O.C Profile qui permet de créer des profils d’overclocking : si vous overclockez trop fort vous pourrez choisir, après reset, un profil stable ; et si vous avez un ami qui a la même carte mère vous pourrez échanger vos profils d’overclocking aussi simplement que cela… ce qui peut souvent aider à comprendre pourquoi un overclocking ne passe pas. Chez Gigabyte c’est EasyTune6 associé à une carte mère estampillée Over Voltage IC qui simplifie la vie car en poussant de simples curseurs sous Windows on peut modifier les tensions de quasiment tous les com-

La trousse à outil du bidouilleur Nous avons réuni pour vous une petite liste aussi exhaustive que possible des logiciels dont vous pourrez vous munir pour effectuer vos upgrades. Ces derniers sont répartis en fonction de leur utilité : monitoring, overclocking, ventilation, et test de stabilité.

CPU : • SetFSB • Utilitaires propriétaires des cartes mères GPU : • Riva Tuner

Monitoring :

• nTunes (driver nV)

Le role de ces outils est de vérifier que tout fonctionne comme il le devrait. Core Temp par exemple est à utiliser en même temps qu’un outil de stress CPU pour vérifier que votre refroidissement est efficace. CPU-Z et GPU-Z seront utiles pour vérifier que les modifications que vous avez effectuées au niveau du BIOS sont bien prises en compte.

• Radeon BIOS Editor (ATI) • NiBiTor (nVidia) Ajustement ventilation : • Speedfan

• Core temp • CPU-Z • GPU-Z

Bench :

• HWMonitor

Pour vérifier que vos coups de boost tiennent le coup, il faut stresser la machine. Pour la carte graphique, un gros Crysis benchmark tool est idéal pour asseoir n’importe quelle carte. Quant au CPU, si nous utilisons encore SuiperPi par principe, ilest préférable de recourir à des outils multithreadés comme Wprime ou Cinebench qui vont utiliser tous les cœurs.

• Everest • Real Temp

Overclocking : Pour les cartes graphiques le plus simple est de passer par les drivers ATI ou nVidia. Néanmoinson peut aller beaucoup plus loin avec des outils comme Riva Tubner pour overclocker sous Windows, ou carrément flasher les bios avec NiBiTor ou RBE. Pour les CPU par contre c’est plus dans le BIOS que vous ferez vos ajustements… très peu d’utilitaires donc, sauf l’excellentissime SetFSB dont aucun overclocker n’oserait se passer.

posants, y compris celle de la PLL, du Vcore, du chipset, etc. Notez qu’Asus a la même fonction (qui l’a eue en premier.. on s’en fiche) nommée Loadline Calibration pilotable via l’Easy Tuner. Bref c’est aussi complet que simple.

• Superpi (monocore) • Wprime (multicoeur) • Crysis benchmark tool • Cinebench R10 • Prime 95 • OCCT

Mais la mode étant à l’écologie de plus en plus de fonctions intégrées aux cartes mères concernent désormais l’économie d’énergie. Autant dire que pour le geek désirant booster son PC, ces fonctions sont sans le moindre intérêt.

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Dossier

Disque dur

L’idéal en terme de performances, le SSD, qui reste encore trop cher pour beaucoupd e bourses.

O

n l’oublie souvent et, à tort, beaucoup d’entre nous ont tendance à considérer qu’un disque dur est avant tout un gros tas de giga octets. Si vous avez ce genre de considération pour vos disques durs alors vous avez certainement beaucoup à gagner en terme de performances et de réactivité en prenant le temps de bichonner votre système. Le disque dur est souvent le maillon faible d’un PC.

A défaut de SSD, deux Velociraptor en RAID et vous aurez une bombe !

apporter est sans conteste celui d’un SSD. Les temps d’accès sont quasiment nuls, les débits stables et pharaoniques (0,2 ms de temps d’accès, près de 250  Mo/s en lecture et 170 en écriture… aucun disque dur ne peut rivaliser avec ça)… seul le prix vient jeter une ombre considérable au tableau  : 800€ pour un X-25E 64  Go d’Intel. Aïe. Et la fiabilité sur le long terme, les SSD ayant tendance à s’encrasser assez vite ; Windows  7 devrait toutefois résoudre ce problème, promet Microsoft. De plus ce nouvel OS sera très « SSD-friendly » et dès aujourd’hui la beta de 7 se montre bien plus à l’aise avec ces supports que Vista : 10 Mo / s de mieux pour des SSD en raid sous 7 par rapport à Vista, et presque autant pour un SSD seul en lecture

comme en écriture. C’est loin d’être anodin ! Espérons que la version finale de l’OS soit conforme à ce que nous suggère la bêta.

RAID Si vous n’avez pas encore les moyens de passer au SSD, offrez donc à vos disques durs une bonne grappe RAID 0. Commençons encore par l’idéal : la carte contrôleur RAID en PCI Express. Pas les entrées de gamme sans processeur ni mémoire dédiée. Non, celles là n’apportent rien par rapport à un bon southbridge de type ICH10R. Les vraies bonnes cartes contrôleur coûtent entre 200 et 300 euros (hé

Le composant le plus lent. Booster son CPU, sa mémoire et sa carte graphique est inutile si le disque dur est aux abonnés absent. Car malheureusement on ne passe pas sa vie à faire des SuperPi ou des benchs ne testant qu’une partie précise du système. On lance des jeux, on boote un OS, on déplace de gros fichiers et de grosses quantités de données. Et là, ça fait mal.

un SSD s’il vous plaît ! L’idéal bien sûr si vous voulez booster votre PC est d’investir un peu dans un bon disque. Le top est encore d’avoir un bon SSD en disque système. Si vous avez, ou comptez monter une machine costaud, le meilleur coup de boost à lui

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La configuration la plus extrême qui soit, le short stroking , n’utilise que la partie la plus véloce de plusieurs disques durs.


A retenir • Ne laissez jamais vos disques durs hors grappe RAID • Plus une grappe RAID compte de disques, plus les débits croissent • Pensez à activer le NCQ • Si vous êtes riches, offrez-vous un SSD et installez-y le système • Les cartes contrôleur RAID d’entrée de gamme n’apportent rien par rapport à un bon southbridge • Le short stroking associé au raid 0 donne les meilleures performances du moment.

oui le bon hardware pour disques durs coûte encore très cher) mais apportent un énorme gain de performances. Avec deux Vélociraptor en RAID 0 sur une carte contrôleur Adaptec, on gagne jusqu’à 40 Mo/s en lecture par rapport à un ICH10R, ce qui est colossal. De manière générale il vaut mieux multiplier les disques sur un volume RAID pour gagner en performances. Prenez un Hitachi 250 Go 7200 rpm offrant un débit moyen en lecture de 75 Mo/s ; le débit passe à 152 Mo/s en Raid 0 avec deux disques, et grimpe à 300 Mo/s en Raid 0 sur 4 disques. Donc pour booster son PC, la première règle est de ne surtout pas laisser ses disques durs hors d’une grappe raid.

NCQ Le NCQ fait partie de ces petits plus que l’on néglige en permanence. Cette technologie plutôt ancienne (elle existait dans les contrôleurs et dans les disques SCSI, ça ne nous rajeunit pas), est désormais implémentée dans les southbridge Intel depuis les ICH6 et dans les disques SATA 2. Pour rappel le NCQ (Native Command Queuing) permet au disque d’organiser au mieux le chemin de la tête de lecture sur le plateau au lieu de prendre les informations par ordre chronologique. Si vous avez 3 informations à prendre sur le disque (1,2 et 3) un disque non NCQ prendra 1, puis 2 et 3. Si 3 est plus près de 1 sur le plateau du disque, un volume NCQ prendra dans l’ordre 1, 3 puis 2. C’est plus rationnel, plus logique, plus efficace. Cette optimisation ne va pas transformer votre disque en foudre de guerre. Dans des environnements légers non mul-

titâches la chose n’a presque aucun intérêt. Par contre dans des environnements RAID, lourds et multitâches cela permettra à chacune des applications d’accéder au disque de façon plus homogène et rationnelle.

Un vrai contrôleur RAID haut de gamme propulse les performances de toute configuration RAID.

Extrême : le « short strocking » Vous n’avez pas d’argent pour un SSD et vous voulez « un truc » permettant de rivaliser en débit avec ces derniers ? C’est possible, avec pas mal de sacrifices, mais la chose fonctionne. Elle s’appelle Short Stroking et est bien connue dans l’univers des serveurs de base de données par exemple. Dans ces mondes où la performance est cruciale on a compris depuis longtemps qu’un disque dur passait le plus clair de son temps à repositionner ses têtes de lecture. Comment limiter ces pertes de temps ? En réduisant artificiellement la capacité du disque dur, tout simplement. Prenez un 200 Go, et limitez-en l’usage aux 30 premiers giga octets de début de disque, pas plus. Chez les professionnels lorsqu’on doit avoir 2 To de stockage hyper rapide il est fréquent de multiplier les disques durs en short stroking plutôt que de prendre du SSD. Le prix de ces derniers est encore trop important pour justifier la dépense. L’avantage du short stroking est de fonctionner avec tout type de disque dur (IDE comme SAS). Son gros inconvénient  : sacrifier beaucoup de place. Mais si vous ne cherchez que les performances… alors c’est royal. Prenez 4  disques durs 7200 tours minute 250 Go (à peu près 40€ pièce), limitez l’usage à 34 Go par disque (la perte fait mal hein ?) et placez le tout dans une grappe raid 0. Résultats en lecture  : plus de 350  Mo/s, avec des pointes à plus de 400. Pour 160€ vous avez un système clouant le bec à tous les SSD du moment. Dans les mêmes conditions en remplaçant les 7200  tours par des SAS 15  000 tours on dépasse les 500 Mo/s en débit moyen en lectu-

re. Les mêmes disques utilisés à leur pleine capacité (4 SAS 15 000  rpm en raid 0) donnent un gros 470 Mo/s en lecture ; le short stroking permet donc de gagner plus de 30 Mo/ s en moyenne. Pas mal. Certainez cartes mères comme la P6T intègrent maintenant des contrôleurs SAS. Un disque dur pro de type Ultrastar 15K300 d’Hitachi peut être intéressant. 147 Go en 15 000 tours minutes, ça impressionne, mais le bruit est aussi de la partie.

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Geek

Geek attitude La riposte graduée dans la rue

S

i trop de campagnes publicitaires insipides et sans imagination polluent nos rues et nos métros, d’autres se montrent au contraire originales en plus d’avoir le mérite de captiver notre attention. C’est le cas d’une nouvelle génération de publicité baptisée guerrilla marketing. Des affiches qui ne manquent pas d’originalité, n’hésitez surtout pas à faire un tour sur le site http://weburbanist. com, car d’autres affiches bien plus « choquantes » vous attendent.

Ouvrir une porte ? Un vrai casse-tête

L

es démarcheurs à domicile vous agacent ? Vous cherchez un moyen efficace d’empêcher votre petite amie de s’enfuir  ? Imaginée par Oleg Morev (www.artlebedev.com) et à la vente sur ThinkGeek (www.thinkgeek.com), cette chaîne de porte vous imposera patience et logique pour sortir. Mais attention de ne pas être pris au piège dans votre appartement en cas d’agression ou d’incendie.

Sacs Built In

A

Des gus dans un garage

L

a technologie Surface de Microsoft est bien trop chère pour vous (12 000 dollars) ! Qu’à cela ne tienne puisque l’équipe de Maximum PC nous explique comment réaliser une table tactile à moins de 400 dollars à travers son site (www.maximumpc.com/article/features/maximum_pc_builds_a_multitouch_surface_ computer). Une véritable prouesse technique que nous ne pouvons que saluer.

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I PC Update

vec le Laptop Backpack, Built In a littéralement réinventé le sac à dos dans un style digne du dernier modèle de gilet pare-balles ultramoulant, mais ô combien pratique et confortable. En vente un peu partout, ce sac à dos néoprène lavable offre trois compartiments de rangement qui conviendront parfaitement pour accueillir un notebook de 12 à 17 pouces, résiste aux taches et à l’humidité (à condition de ne pas vous vautrer dans la boue), mais n’est disponible qu’en taille M et L. Les geeks au ventre bedonnant devront toutefois s’abstenir.


Retrogaming

N

ous n’avons de cesse de le répéter : ne jetez plus vos vieilles machines et consoles d’anthologie, même si elles sont en panne. Une idée que l’artiste japonais Sakurako Shimizu (http://sakurakoshimizu.blogspot.com) a bien comprise, comme en témoigne cette chevalière en or de 18 carats se basant sur le microprocesseur de l’Atari ST. D’autres, au contraire, ont eu l’idée de matérialiser le démontage de la console Atari 2600 sur un tee-shirt (www. exploded2600.com).

Une grande claque aux mauvaises odeurs

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ous ne le savez sans doute pas, mais malgré toute la meilleure volonté du monde, les bouclages restent toujours aussi difficiles. Au point que nous n’avons même plus le temps pour nos toilettes quotidiennes, ce qui n’est pas sans poser quelques petits désagréments : les mauvaises odeurs. Un problème en passe d’être résolu grâce au chercheur japonais Yoshiko Taya qui a, en effet, mis au point un slip en polymère antibactérien capable d’absorber toute mauvaise odeur. De quoi réjouir notre rédacteur en chef puisque ce slip a été testé avec succès par l’astronaute Koichi Wakata. Un slip révolutionnaire respectueux de l’environnement puisque nous pourrons le porter une semaine et consommer moins d’eau en réduisant la fréquence de nos lavages en machine. Et si en plus, nous venons à utiliser le lave-linge britannique Xeros, dont la commercialisation est normalement prévue cette année, un simple verre d’eau suffira pour laver nos slips antibactériens. Soit 2 % d’une machine traditionnelle.

L’espace n’est que danger, obscurité et silence…

A

vec six séries TV, dix longsmétrages, des jeux vidéo, des romans et des produits dérivés qu’on ne compte plus, Star Trek est à ne pas en douter la série de science-fiction la plus populaire depuis les années 60. Et personne n’aura oublié l’emblématique Spock (et ses petites oreilles d’elfe), issu d’une société basée sur la logique et rejetant toute forme d’émotion. Bref, avec ce onzième long-métrage (sortie le 6 mai) mettant en scène un Star Trek revu et corrigé par J.-J. Abrams, rien de tel que cette réplique de l’USS Enterprise créée par Quantum Mechanix et imaginée par Rafael Burgos (http://www.startrekmovie.com/modelgallery) pour décorer votre habitat.

L’élégance n’a pas de prix

I

l n’y a pas grand-chose à ajouter à cette image qui parle d’ellemême. Si ce n’est que ces enceintes Soundsticks II Harman Kardon (www.harmankardon.com) délivrent une puissance de 10 W RMS par canal (20 W RMS pour le subwoofer), offrent un design hors du commun et vous coûteront 199 euros. De quoi redonner une certaine classe à votre PC.

Wall-E

A

lors que certains perdent un temps infini à trouver puis à récupérer des pièces susceptibles de servir à différents projets, faute d’outillage approprié souvent hors de portée financièrement, d’autres bénéficient, au contraire, de tout l’attirail nécessaire pour faire ce qu’ils veulent. La seule limite étant leur imagination. Ce qui n’est pas le cas d’un moddeur russe (http://casemods.ru) qui, après avoir visionné le long-métrage animé des studios Walt Disney, a fabriqué un mod Wall-E en « seulement » 18 jours. Chaque étape de la création est à découvrir ici : http://digg.com/d1oDci.

PC Update

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Geek Heroic fantasy

Q

uelle que soit la saison, les éditions Soleil (www.soleilprod.com) nous abreuvent de bonnes petites choses. A commencer par le tome 5 de World of Warcraft – Face à face. L’intensité est toujours omniprésente, le récit emmené par Walter Simonson et mis en images par Jon Buran reste captivant et Lo’Gosh qui part en quête de son Royaume est toujours aussi mystérieux et violent. Sans oublier la charismatique elfe de sang Valeera torturée entre sa soif de magie arcane et son désir de guérison, le nain taciturne Thargas Courbenclume et l’elfe de nuit Broll qui apportent une continuité haletante au jeu en réseau.

Le monde de Google

G

oogle est à vous ! nous invite à découvrir le fonctionnement et les secrets de tous les services Google. Dans cette seconde édition, Jean-Noël Anderruthy nous apprend entre autres comment optimiser nos recherches en utilisant les opérateurs booléens, les opérateurs avancés, les préfixes de recherche et de fonction. Que ce soit pour trouver des informations diverses, des brevets, du code source ou encore des images. Au fil de la lecture, l’auteur nous apprend également comment travailler efficacement avec Google (Google Desktop, Agenda, News, Docs, Reader, etc.) et comment optimiser certains de ses aspects. Un ouvrage clair et très instructif s’adressant à tout type de public, du plus passionné au professionnel.

Kiba

L

es algorithmes utilisés par les moteurs de recherche évoluant constamment, Marie Prat nous invite à découvrir, avec Référencement de votre site Web, le fonctionnement des moteurs de recherche, ainsi que toutes les clés indispensables pour bien référencer votre contenu sur le Web : bien choisir ses mots clés (tags), les placer au bon endroit, optimiser l’indexation, inscrire votre site sur les moteurs, améliorer la position de vos pages, les solutions payantes, etc. Un ouvrage référence qui vous permettra de mener les bonnes actions pour un meilleur référencement.

74

I PC Update

A

A

près avoir fait les beaux jours des plus rôlistes d’entre nous, le trio Abnett, Edginton et Ekedal perpétue l’univers Warhammer avec ces tomes 3 (Les Condamnés de l’Empire) et 4 (Les Mutants de la terre maudite) un peu particuliers puisque nous nous attendions à la suite directe des événements intervenus dans les deux premiers tomes, à savoir la bataille de la grande plaine. Un choix surprenant mais malgré tout très captivant puisqu’on y découvre Magnus Gault, un templier du saint ordre de Sigmar luttant inlassablement contre la sorcellerie et la magie noire. Lors d’une quête pour trouver l’origine d’une infection du Chaos transformant les habitants en d’avides serviteurs du Chaos, notre homme rencontrera le sergent Franz Vogel, joueur d’épée d’Averland et le nain Vargni. Deux anciens compagnons rescapés de la grande bataille et des alliés de taille pour mener à bien sa mission.

l’image des geeks, Zed est un jeune garçon rejeté par sa société. Mais la vie de Zed bascule le jour où celui-ci emprunte un étrange passage alors qu’il est poursuivi par la police. Zed débouche dans un nouveau monde, Templar, où il deviendra un Shard Caster. Une sorte de magicien capable d’invoquer et de contrôler de puissantes créatures, les spirits. Produit par Madhouse, Kiba (www.kaze.fr) va un peu plus loin que la plupart des séries animées liées aux cartes à jouer. Puisqu’outre les nombreux combats que la série dépeint, l’aspect relationnel entre chaque personnage y est très présent et reste par conséquent très agréable à découvrir. A l’image d’Un été avec Coo qui raconte l’histoire d’un jeune écolier, Kôïchi, découvrant une pierre étrange qui abrite en fait un enfant Kappa, un esprit de l’eau. Appelé Coo par la famille de Kôïchi, l’enfant Kappa partira alors à la recherche d’autres Kappa. L’aventure commence alors, l’histoire est somme toute classique mais très attachante. Un DVD à découvrir.


Pratique

Les logiciels du mois Midori

Hard Drive Monitor

’appuyant sur le moteur de rendu Webkit (Safari) et sur GTK2+ pour la partie graphique, Midori (www.twotoasts.de) ne caractérise pas le mystérieux projet de Microsoft (un environnement Windows virtualisé) mais un navigateur Web léger, rapide, répondant aux tests Acid 2 et 3, mais limité aux seuls systèmes Linux. En termes de fonctionnalités, Midori offre la navigation par onglets, un gestionnaire de sessions, une barre d’adresse intelligente s’appuyant sur l’historique de navigation, la recherche par suggestion au fil de la saisie ou encore la gestion des mouvements de souris. A l’image de Safari, Firefox ou encore Opera, il est possible d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à l’aide d’extensions. Une excellente alternative au navigateur Fennec de Mozilla.

Nouveau venu dans le domaine du monitoring disque dur gratuit, Hard Drive Monitor (www.harddrivemonitor.com) vient concurrencer le très bon Crystal Disk Info. HDM fonctionne sous Windows, ne nécessite aucune installation, consomme peu de mémoire vive et offre une interface graphique plus épurée, ainsi que des fonctionnalités quasi identiques : surveillance de la température des différents disques, détails sur les caractéristiques techniques (firmware, modèle, numéro de série, etc.) et informations SMART. Les informations distillées restant malgré tout plus détaillées avec Crystal Disk Info (http://crystalmark.info).

S

Midori

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Optimisez vos recherches d’images sur le Web Ginipic (www.ginipic.com) est un petit programme qui révolutionne la recherche d’images sur le Web et qui présente quelques similitudes avec Cooliris. Ginipic s’appuie sur un filtre antidoublon ainsi que sur plusieurs moteurs de recherche et sites de partage d’ima-

Ginipic

Hard Drive Monitor

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Shutter)

ges (Picasa, Flickr, Devian Art, Fotolia, etc.) pour effectuer vos recherches. Le résultat est alors affiché sous forme de vignettes, et un clic sur l’une d’entre elles suffit à afficher une fenêtre de prévisualisation distillant diverses informations : format de l’image, dimensions, poids, auteur, date de publication, lien d’hébergement, etc. Gratuit, Ginipic s’appuie sur .NET Framework 3.5 SP1 et fonctionne donc sous Windows. Dommage que Ginipic n’ait pas été conçu pour s’intégrer naturellement dans les navigateurs Web.


Destroy

Shutter Shutter (anciennement Gscrot) est un logiciel libre offrant un excellent compromis entre la plupart des logiciels de capture d’images minimalistes intégrés par défaut sous Gnome ou KDE et The Gimp. Complet et très bien pensé, Shutter fonctionne sous Linux, offre une interface intuitive et légère, en plus d’intégrer un éditeur d’images qui répondra aux besoins les plus simples via une série de filtres (ombre, transparence, etc.). Shutter gère parfaitement les bureaux virtuels et se montre capable de réaliser des captures plein écran, de fenêtres, des captures sélectives (zone d’écran, éléments de l’écran ou de fenêtres, etc.), ou encore des captures d’un site Web en saisissant simplement son adresse. Le logiciel permet, en outre, de choisir le format de l’image, le taux de compression, d’uploader l’image sur un FTP, de l’ouvrir avec l’application de votre choix et la liste est encore longue. Si bien que Shutter est incontournable sous Linux (http://shutter-project.org).

Un réseau privé dans le réseau Développé par des étudiants et chercheurs de l’université de Washington, OneSwarm (http://oneswarm.cs.washington.edu) est un logiciel p2p compatible BitTorrent qui présente quelques particularités. Puisque contrairement à bien des logiciels d’échange, OneSwarm ne se contente pas de crypter le flux en SSL et de communiquer directement avec les autres. Si bien qu’on ne pourra plus en apprendre davantage sur votre comportement, ni obtenir votre adresse IP aussi facilement, OneSwarm étant un logiciel F2F (Friend to Friend) garantissant un minimum d’anonymat, grâce aux

multiples connexions « amies » multisources et multicanaux pour transmettre les informations, mais aussi à son système de réécriture de l’adresse source.

etc.) et vous obtenez une réalité alternée immersive et graphiquement très réussie. Peut-être les prémices d’un nouveau genre de jeux dématérialisés, ne risquant pas d’être téléchargés illégalement.

77 jours pour sauver Lille – Can you stop it ?

Un fork gratuit de Partition Magic

Suite à une série d’événements inexpliqués observés depuis quelques semaines à Lille, et notamment l’arrivée mystérieuse des statues mi-anges mi-démons réalisées par le collectif d’artistes russes AES+F, la destruction de Lille semble inéluctable. Derrière cette intrigue qu’il vous faudra percer, se cache le premier ARG (Alternate Reality Game) mêlant habillement réalité et monde virtuel. Issu d’un partenariat entre SFR et la capitale européenne de la culture : Lille, chaque semaine, jusqu’au 1er juin 2009, vous sera dévoilée une nouvelle énigme (www.canyoustopit.fr) pour vous aider dans votre quête. Ajoutez à cela des indices diffusés via différents médias et technologies (flashcodes, bornes Bluetooth diffusant des signaux cachés dans la ville, serveur vocal interactif, SMS, journaux, radio, télévision,

Pour ceux qui ne manipulent pas les partitions tous les jours, les références gratuites restent à ce jour Qtparted et Gparted. Mais bien que supportant la plupart des systèmes de fichiers, ces derniers imposent malheureusement de redémarrer la machine sous Linux. Pour combler ce manque de pratique, une alternative gratuite sous Windows vient de faire son apparition. Nommé Easeus Partition Master Home Edition (www.partition-tool.com), l’utilitaire offre tout le nécessaire pour redimensionner, convertir, copier, créer, supprimer, formater et cacher vos partitions FAT/NTFS, ainsi que diverses autres fonctionnalités. Les utilisateurs Windows 64 bits devront toutefois se tourner vers la version professionnelle (39,95 $).

Shutter)

PC Update

I 77


Fiche Technique

Le disque dur Disque dur

Le disque dur, roi des supports de stockage, est – avec les ventilateurs – le seul composant à embarquer de la mécanique (pièces en mouvement) dans un PC. Comment fonctionne-t-il ? Comment les fabricants parviennent-ils à associer gains de performances et fiabilité ?

L Tête de lecture écriture, il y en a une par face de plateau. La dernière grosse évolution fût le passage en technologie GMR (Giant magnetoresistance). Introduite sur le marché par IBM fin 1997, cette technologie a été imaginée par deux équipes indépendantes dont celle du français Albert Fert, prix Nobel de physique pour leur découverte.

e disque dur, dont l’invention remonte à 1955 par IBM, n’a débarqué dans la micro-informatique grand public qu’au milieu des années 80 (c’était alors un « luxe » qui

coûtait sensiblement plus cher que les SSD d’aujourd’hui), pour ne vraiment se démocratiser qu’au début des années 90 avec l’explosion du PC. Ses caractéristiques, les technologies employées

et les performances ont considérablement changé mais sa fonction est restée strictement la même : stocker des données en grande quantité, même quand l’ordinateur est éteint.

Mécanique

données. Chaque plateau a deux faces et donc deux têtes, une par face. Il y a au minimum un plateau par disque dur, il n’existe en revanche pas de maximum, bien que les modèles actuels dépassent rarement les quatre plateaux ; sur les disques durs plus anciens, il n’était pas si rare de grimper jusqu’à 10 plateaux ! Les données transitent des têtes à un contrôleur par l’intermédiaire d’une petite nappe interne et, enfin, le contrôleur du disque communique avec la carte mère (qui embarque de son côté un contrôleur de disques durs) via une nappe, il en existe différents modèles car il y a plusieurs standards de communication (ATA, SATA, SCSI, SAS…).

du plateau (soit 0, soit 1, l’ordinateur travaille exclusivement en binaire). Il n’y a aucun contact physique entre les têtes et les plateaux ; ces dernières survolent littéralement les plateaux, l’air généré par la rotation permet de les décoller de quelques dixièmes de micron ! A titre de comparaison, l’espace entre une tête et un plateau de disque dur récent est inférieur à 0,2 µm, tandis qu’une empreinte digitale laissée sur un support propre et sec mesure déjà 5 µm. Le grain de poussière, celui que vous pouvez voir avec certains éclairages, est un monstre de 20 à 30 µm, plus de 100 fois plus gros que l’espace entre une tête et son plateau. Avec des vitesses de rotation allant jusqu’à 15  000 tours par minute sur certains disques, le moindre contact est fatal, le plateau est marqué à vie et la tête généralement endommagée (head crash), c’est pourquoi il faut éviter tout mouvement du disque dur lorsque ce der-

L

a partie mécanique d’un disque dur est composée d’un ou plusieurs disques empilés en rotation – appelés plateaux – dont le contenu peut être parcouru par des têtes capables de lire et écrire des

Le disque dur est un moyen de stockage de type magnétique, c’est-àdire que les têtes lisent et écrivent des données en envoyant de petites impulsions électriques qui, par induction, font varier l’état de la surface

78

I PC Update


De haut en bas, un micro drive (format compact flash), un disque 1,8” pour ultra portables, un disque 2,5” et un disque 3,5”.

nier est en cours d’utilisation. C’est beaucoup moins risqué quand le disque dur est à l’arrêt car les têtes de ce dernier sont rangées à l’écart des plateaux, comme vous rangeriez le bras d’une platine de disques en vinyle. Précisons enfin que les têtes bougent toutes ensemble, elles ne sont pas indépendantes. S’il y a par exemple deux plateaux et deux faces par plateau, nous avons un bras avec un groupe de quatre têtes, toutes sont synchronisées. La vitesse de rotation des plateaux est fixe. Les disques durs de 2,5»

des ordinateurs portables tournent en général à 4 200, 5  400 ou 7 200 tours par minute. Les modèles de 3,5» sont en 5 400, 7 200, 10 000 ou 15 000 tours. L’explication technique à propos du choix de ces vitesses est floue. D’après d’anciennes sources, les vitesses les plus courantes telles que 5 400 ou 7  200 tours sont nées d’un besoin de synchronisation avec le courant électrique, cadencé à 60 Hz en Amérique du Nord et au Japon. Cela dit, nous avons en Europe

A droite, l’emplacement de parking des têtes lorsque le disque est éteint (certains disques durs n’en ont pas).

“ La tête de lecture flotte au-dessus des plateaux, écartée d’environ 0,2 µm, un espace 100 fois plus petit qu’une particule de poussière ! ” un courant à 50  Hz et les disques durs fonctionnent bien. D’autre part, les vitesses plus modernes (10 000 ou 15 000 tours) ne correspondent plus à ce principe. Quoi qu’il en soit, faire tourner des plateaux à de telles vitesses et aussi longtemps est une vraie prouesse technologique. A part des moteurs d’automobiles sportives sollicités à fond, quel élément mécanique couramment utilisé grimpe aussi haut ? Les techniques de fabrication modernes permettraient au grand public d’avoir des disques durs de 10 000 tours à bas coût, mais le 7  200 tours reste roi car il permet des disques plus silencieux et plus économes en énergie. En effet, plus la vitesse est élevée, plus le moteur qui entraîne les plateaux doit être puissant, le plus difficile étant d’ailleurs d’accélérer à ces vitesses. Les têtes quant à elles sont déplacées par un actuateur qui peut les pousser, les tirer à vive allure. Le principe de fonc-

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I 79


Fiche Technique

tionnement de cet actionneur est similaire à celui d’un haut-parleur. Une bobine est entourée d’un aimant ; en fonction du courant parcouru au sein de la bobine, celle-ci se déplace en s’éloignant de l’aimant.

La partie mécanique du disque dur est hermétiquement fermée et vous ne devez pas l’ouvrir. La moindre particule de poussière qui aurait la mauvaise idée d’aller se coller au disque et passerait sous une tête aurait le même genre d’effet que

de prendre un imposant rocher sur sa voiture en roulant à vive allure, bonjour les dégâts ! Les disques durs sont donc fabriqués dans des environnements très contrôlés puis, ils sont hermétiquement fermés et le vide est fait à l’intérieur.

Organisation des données

S

ur un plateau, le premier niveau d’accès s’appelle une piste. Les plateaux sont découpés en plusieurs pistes concentriques jusqu’à rejoindre le centre. Celles-ci sont créées en usine par un formatage dit de bas niveau, qui indexe chaque secteur, unité de base résultant de la scission des pistes en de nombreux petits morceaux. La capacité des secteurs dépend du type du formatage que vous allez effectuer dessus, il s’agit le plus souvent de 512 octets. Nous appelons cylindre les données stockées les unes au-dessus des autres, c’est-à-dire les données situées sur la même piste et le même secteur de plusieurs plateaux superposés. Enfin, le cluster est un groupe de plusieurs secteurs, dont la capacité dépend également du formatage. Le cluster est la plus petite unité d’allocation utilisée pour écrire des données. Par exemple, si les secteurs sont de 512 octets et que vos clusters en regroupent 8, nous aurons donc des clusters de 4 ko. Ecrire un tout petit fichier de 1 ko occupera en fait 4 ko sur le disque dur, faisant alors perdre un peu de place. Toutefois, les fichiers étant généralement plus volumineux, c’est un problème négligeable. Des clusters plus petits maximisent l’espace de stockage, mais ils réduisent aussi les performances. En résumé, le formatage de bas niveau (réalisé en usine, parfois faisable par un utilitaire sur son PC) découpe le disque dur en : - pistes : découpage des plateaux en

Electronique

E

n plus d’une mécanique de précision protégée, un disque dur est également constitué d’une carte contrôleur, fixée sur la face inférieure du disque. Celle-ci a plusieurs rôles. Pour commencer, elle distribue le courant électrique fourni aux éléments qui en ont besoin, le plus gros consommateur étant bien sûr le moteur qui entraîne les plateaux. Une puce est en charge de ce moteur, don-

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I PC Update

plusieurs pistes concentriques. - secteurs : découpage de chaque piste en petits morceaux de taille fixe. - cylindres : nom donné aux données regroupées sur différents plateaux mais étant placées sur la même piste. Les 19 premières pistes en partant du centre (numérotées de -20 à -1) représentent la zone de service qui stocke le système d’exploitation du disque dur, auquel les têtes accèdent dès le démarrage. La table de translation est également stockée dans la zone de service, c’est une sorte d’index qui dit au disque dur où se trouvent les données demandées par l’OS du PC. C’est là qu’intervient le formatage de haut niveau ou formatage logique et il existe bien entendu autant de sys-

tèmes de fichiers que de systèmes d’exploitation, ces derniers étant plus ou moins performants (vitesse, sécurité, indexation des données, capacité maximale des partitions…). Les plus connus sont : - MS DOS, MS Windows jusque Windows 95 : FAT16 - MS Windows depuis Windows 95 OS/R2 jusque Windows ME : FAT32 - MS Windows depuis Windows NT jusque Windows 7 : NTFS (2000, XP, Vista et 7 sont également compatibles FAT32) - Linux : LFS, Ext, Ext2, Ext3, Ext4 - OS X : HFS

nant l’impulsion de départ ou d’arrêt. Un autre composant s’occupe de piloter l’actuateur des têtes. Enfin, une dernière puce fait l’interface, c’est-àdire qu’elle permet d’adapter la façon dont les données sont traitées en interne sur le disque à un standard de communication utilisé par de nombreux fabricants (comme ATA, SATA ou SCSI) et par lequel le disque dur est branché sur la carte mère. La carte électronique accueille également une

puce de mémoire, ce que l’on appelle communément mémoire cache, qui permet de stocker les données les plus fréquemment demandées afin d’y accéder encore plus rapidement. Aujourd’hui, les disques durs ont au minimum 2 Mo de mémoire cache, beaucoup ont 8 Mo, quand les plus rapides ont 16 voire 32 Mo. Il y a enfin une petite puce de mémoire Flash qui contient le firmware du disque dur, son BIOS grosso modo, c’est-à-dire


un microprogramme qui donne ses instructions aux divers éléments du disque, s’occupe de la procédure de démarrage, de tests automatiques, etc. La carte des disques modernes paraît parfois plus simple, il n’est pas rare qu’un seul chip plus complexe regroupe plusieurs des fonctions citées précédemment. Lorsque le courant arrive (PC allumé), le firmware est lu depuis la mémoire Flash et chargé dans la puce de mémoire vive. Le firmware demande le démarrage du moteur des plateaux et l’accès des têtes aux pistes de service. Un autre rôle, très important, joué par la partie électronique des disques durs concerne la correction d’erreurs. En effet, depuis des années, les fabricants utilisent des algorithmes de correction d’erreurs qui sont un facteur clé de la progression des performances. Plus les plateaux tournent vite, plus la densité augmente et les têtes rétrécissent, plus des erreurs de lecture ou d’écriture apparaissent. Cette correction d’erreurs assurée par l’électronique permet de garantir une utilisation satisfaisante pour l’utilisateur lambda.

Séquence d’initialisation

Deux cartes électroniques de disque dur Seagate grand public conçues à 10 ans d’intervalle. Vous avez dit progrès ?

L

- Les plateaux sont démarrés et stabilisés à la vitesse de rotation nominale. - L’actuateur déplace les têtes de la zone de parking à la zone de service. - Le système d’exploitation du disque est chargé en RAM et différents

tests sont effectués. - Si les tests sont passés avec succès, la communication entre le disque et votre carte mère débute (initialisée par le disque, le contrôleur de la carte mère étant alors en attente). - Le BIOS de votre carte mère détecte votre disque dur.

Les normes de communication/ interfaces

plus simple et meilleur marché, le second plus performant. Concernant les machines grand public, les cartes mères intègrent depuis longtemps un contrôleur IDE, tandis que pour le SCSI, il fallait généralement passer par une coûteuse carte fille sur laquelle brancher les disques. Depuis les années 2000, ces technologies sont peu à peu abandonnées (presque disparues aujourd’hui) au profit de deux remplaçants, le SATA et le SAS. La principale différence avec leurs prédécesseurs se situe côté contrôleur du PC, à savoir que les disques durs sont désormais gérés en série et non plus

en parallèle (SATA signifie Serial ATA). Alors que les disques durs devaient se partager une bande passante en parallèle, chaque disque dispose de son propre canal en série, c’est plus performant. Précisons qu’en plus de la vitesse de rotation des plateaux, le type de norme impact beaucoup le temps d’accès moyen (le temps mis pour qu’une tête atteigne une donnée), le temps d’accès moyen étant lui-même un facteur clé des performances d’un disque dur. Alors que les disques PATA/SATA stagnent vers 8 ms de temps d’accès, les disques SCSI/SAS sont capables de descendre

orsque vous allumez votre ordinateur et que de l’électricité alimente le disque dur, voici la séquence d’initialisation : - Le code de démarrage est lu depuis la mémoire Flash et exécuté en mémoire vive.

S

i le fonctionnement d’un disque dur reste toujours le même (malgré les diverses évolutions technologiques, le principe ne change pas), la façon dont il communique avec le reste du PC change « régulièrement ». Pour utiliser un disque dur dans votre PC, vous devez avoir un contrôleur de disques durs et ce contrôleur doit être du même type que votre disque. Durant les années 90, deux normes principales coexistent. D’abord, l’IDE (également appelé ATA) et le SCSI. Le premier était

PC Update

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Fiche Technique Utilisée par le grand public du début des années 90 jusqu’au milieu des années 2000, le PATA (IDE) tombe depuis en désuétude au profit du SATA.

à 4 ou 5 ms. Chaque norme a connu elle-même plusieurs évolutions dont la principale différence était généralement les débits maximums. Voici un résumé de diverses normes pour les disques durs et, entre parenthèses, les débits maximums proposés (débits maximums supportés par la norme, les disques durs n’étant pas forcément capables de les atteindre !)

Grand public : Conçus pour un usage nomade, les disques 2,5” offrent généralement une meilleure résistance aux chocs et températures. Toshiba propose même une gamme spécifiquement conçue pour l’automobile, capable de tourner de -30 à 85° et d’encaisser jusqu’à 300 G ! A titre de comparaison, un disque de bureau 3,5” standard accepte de tourner entre 5 et 60° et n’encaisse pas sans dommage un choc de plus de 70 G.

ATA (AT Attachement), également connu sous le nom IDE (Integrated Drive Electronics) et désormais nommé PATA : 19XX : ATA-1 : PIO 0 (3,3 Mo/s), PIO 1 (5,2 Mo/s), PIO 2 (8,3 Mo/s), disques durs max 528 Mo - ATA-2 : PIO 3 (11,1 Mo/s), PIO 4 (16,6  Mo/s), mode

LBA (disques max 8,4 Go) - ATA-3 : toujours PIO 3 et PIO 4, apparition de la gestion de sécurité SMART - ATA-4 : Ultra DMA/33 avec UDMA 0 (16,7 Mo/s), UDMA 1 (25 Mo/s) et UDMA 2 (33,3 Mo/s) - ATA-5 : Ultra DMA/66 avec UDMA 3 (44,4 Mo/s) et UDMA 4 (66,6 Mo/s) - ATA-6 : Ultra DMA/100 avec UDMA 5 (100 Mo/s), apparition de la gestion acoustique AAM - ATA-7 : Ultra DMA/133 avec UDMA  6 (133 Mo/s) SATA (Serial ATA) : - SATA (150 Mo/s) - SATA-2 (300 Mo/s) : gestion organisée des commandes NCQ - SATA-3 (600 Mo/s, encore en développement)

SAS : SAS (375 Mo/s) ; notons qu’un contrôleur SAS peut également piloter des disques SATA

Base 10

ommunément, la capacité d’un disque dur s’exprime en gigaoctets (Go), anciennement en mégaoctets (Mo) et de plus en plus en téraoctets (To).

Kilooctet (ko)

103

Kibioctet (kio)

210

Mégaoctet (Mo)

10

Mébioctet (Mio)

220

Gigaoctet (Go)

109

Gibioctet (Gio)

230

Téraoctet (To)

10

Tébioctet (Tio)

240

Pétaoctet (Po)

10

Pébioctet (Pio)

250

1 To = 1 000 Go = 1 000 000 Mo Pourtant, vous êtes sûr d’avoir lu quelque part qu’un gigaoctet était, par exemple, égal à 1 024 mégaoctets et pas à 1 000. Que se passe-t-il ? Tout dépend sur quelle base l’on fonctionne ! Le système international utilise une base décimale, mais l’informatique fonctionne en binaire exclusivement ! Pour clarifier les choses, une nouvelle norme a été inventée en 1998 en introduisant les « bi » pour binaire, nous avons donc droit aux kibi, au mébi ou au gibi par exem-

I PC Update

SCSI : - SCSI-1 : SCSI (5 Mo/s) - SCSI-2 : Wide SCSI (10 Mo/s), Fast SCSI (10 Mo/s), Fast Wide SCSI (20 Mo/s) - SCSI-3 : Ultra SCSI (20 Mo/s), Ultra Wide SCSI (40 Mo/s), Ultra2 SCSI (40  Mo/s), Ultra2 Wide SCSI (80 Mo/s), Ultra3 SCSI (80 Mo/s), Ultra160 SCSI (160 Mo/s), Ultra320 SCSI (320  Mo/s), Ultra640 SCSI (640 Mo/s)

La capacité d’un disque dur

C

82

Professionnel :

Base 2 6

12 15

ple. Le tableau ci-dessous permet de mieux comprendre : Malgré tout, l’usage continue de faire qu’en informatique, nous parlons de 1  ko comme étant égal à 1 024 octets, 1 Mo est égal à 1 024 ko (ou 1 048 576 octets), etc. Ne vous êtes-vous pourquoi le disque vous avez acheté beaucoup plus que

jamais demandé dur de 1 To que ne propose pas 900 Mo une fois

que vous l’avez formaté ? Pour maximiser la taille annoncée, les constructeurs utilisent le système décimal, qui est aussi plus facile à dompter pour le commun des mortels. En revanche, l’ordinateur fonctionne, lui, en binaire et ne peut faire autrement ! D’autre part, le système de fichiers utilisé influe aussi sur la capacité utilisable du disque, si bien que vous ne profitez jamais que de 90 et quelques pourcents de la capacité annoncée des disques.


Améliorer les performances De l’importance de la densité

B

ien que le SSD annonce la relève du disque dur, ces derniers n’ont pas dit leur dernier mot. Les constructeurs regorgent d’imagination pour sans cesse améliorer les performances. Nous imaginons aisément les gains obtenus par l’augmentation de la vitesse de rotation, mais pour des raisons de fiabilité, de consommation et de bruit, celle-ci n’est finalement pas touchée si souvent que cela. L’augmentation de la mémoire cache améliore sensiblement les performances (sur un disque dur système du moins, qui charge de nombreux et petits fichiers), ainsi que les diverses améliorations telles que NCQ (Native Command Queuing) qui ajoute une prioritisation des tâches à effectuer par le disque dur pour réduire les déplacements des têtes, ce qui est finalement la chose la plus lente dans un disque dur ; lorsque l’on parle de temps d’accès, il s’agit du temps moyen que mettent les têtes à atteindre une donnée. Plus il y a de plateaux dans un disque (et donc de têtes), meilleures seront les performances, car chaque tête peut lire/écrire simultanément. Finalement, la meilleure façon d’améliorer les performances d’un disque dépend de la densité de stockage, c’est-à-dire la quantité d’informations sur une surface donnée. Elle s’exprime de deux façons, nous parlons soit de densité surfacique qui exprime un nombre de (giga) octets au pouce carré, soit de densité par plateau qui, comme son nom l’indique, renseigne sur la quantité d’informations d’un plateau en multipliant la densité surfacique par l’aire de la surface d’une face de plateau (environ 5,45 pouces carrés pour un plateau de disque de 3,5»). Au fil du temps, les process de fabrication évoluent et les constructeurs savent écrire des données dans des espaces de plus en plus étroits, un peu comme si l’on sait

“ En 10 ans, on est passé d’une densité de 6,8 Go à 500 Go par plateau de 89 mm (disques durs de 3,5») ” graver des composants électroniques de plus en plus finement. A titre d’exemple, on est passé de 15 Go par plateau sur un disque IBM 75GXP de 2001 à 80 Go par plateau en 2004 chez Hitachi avec les 7K250. En 2005, une innovation de taille a permis de faire progresser la densité de stockage, il s’agit du perpendicular recording. Imaginée dès 1976 par un professeur japonais, cette solution permet de stocker les bits verticalement à la surface des disques et non plus horizontalement (la façon habituelle s’appelle longitudinal recording). Seagate a été le premier à commercialiser cette technique en 2005, capable de tripler la densité. Le Seagate 7200.10 (premier disque de 3,5» pour PC fixes en perpendicular) utilise déjà des plateaux de 250 Go. Vous pouvez vous en douter, à vitesse de rotation égale, plus la densité de stockage est importante, plus

Alors que les premiers disques durs ne stockaient que quelques méga en occupant la moitié d’une maison, le dernier Western Digital peut accueillir 2 téras grâce à ses plateaux de 500 Go.

la quantité de données lues ou écrites à la seconde sera élevée. Aujourd’hui, les constructeurs parviennent à loger jusqu’à 500 Go par plateau de 3,5» sur les dernières générations ! Le perpendicular recording utilisé depuis quelques années à permis de triplé la densité surfacique.

Critères d’achat Disque dur principal (disque système) : 7 200 tours, 32 Mo de cache, toujours favoriser la dernière génération. Acheter un modèle de capacité importante n’est pas idiot, les performances délivrées par un disque équipé de plus de plateaux/têtes seront meilleures (par exemple, à marque et modèle identiques, un 1 To sera plus rapide qu’un 500 Go).

Disque dur de stockage : seule la capacité compte, les performances passent au second plan. PC home cinéma, PC ultrasilencieux : bien que nous recommandions des disques système en 7 200 tours depuis des années, pour des raisons évidentes de performances, le retour des 5 400 tours est à prendre en considération. Plus silencieux et plus

économes en énergie, les derniers modèles en 500 Go par plateau (Samsung EcoGreen F2) sont bien assez rapides pour accueillir l’OS d’un PC qui ne sert pas à travailler. Notez qu’ils sont même plus rapides que des 7 200 tours âgés de 2 ou 3 ans ! Cela dit, si vous n’avez vraiment pas besoin d’espace de stockage, un SSD de 32 ou 64 Go est également adapté à ces PC. Les SSD sont, pour le coup, inaudibles et ultrarapides.

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Pratique

N

Passez votre

portable en

Boostez le Wi-Fi de 54 à 300 Mbps

Thomas Olivaux Pas besoin de changer de portable pour passer au 802.11n, 5 GHz ! Une carte Intel 5300AGN à 30 euros, une antenne à 10 euros et une heure de boulot permettront à vos débits sans fil d’exploser de 2 à plus de 10 Mo/s.

E

n 2003, Intel a introduit Centrino, une plateforme regroupant divers éléments du célèbre fabricant de processeurs, afin de standardiser et d’encadrer le marché des ordinateurs portables en se créant, au passage, une situation de quasi-monopole. Centrino a évolué au fil des années et des nouvelles technologies, mais le principe est toujours resté le même : un processeur, un chipset et… une carte Wi-Fi. Cette dernière étant fournie par Intel, elle

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n’est pas soudée sur la carte mère et peut donc être remplacée ! En installant la toute dernière carte Wi-Fi Intel issue des dernières générations de Centrino, la 5300AGN, profitez du Wi-Fi en 802.11n Draft B qui offre les débits les plus rapides.

Pour qui ? Basiquement, tous les ordinateurs portables dont la carte Wi-Fi est au format miniPCIe sont concernés, Cen-

trino ou non. Ça représente la quasitotalité des machines vendues depuis plus de trois ans ! Plus précisément, les deux premières générations de Centrino (Carmel et Sonoma) ne sont pas concernées (2003 à 2005) car la carte réseau était encore au format miniPCI (la carte est deux fois plus large que celles des photos). C’est à partir de la troisième mouture de Centrino, connue à l’époque sous le nom de code Napa, que vous pourrez profiter de cette upgrade. Centrino


Napa a introduit en 2006 la carte réseau Intel 3945ABG (miniPCIe), compatible 802.11g. La quatrième évolution de Centrino, la plus célèbre, s’appelle Santa Rosa. C’est avec elle que sont arrivés les Core 2 Duo dans nos portables, à partir de 2007. Les constructeurs pouvaient installer une carte réseau Intel 4965AGN, la première carte Wi-Fi compatible 802.11n, mais la majorité des machines ont été vendues en 3945ABG ou 4965AG qui étaient limitées à 54 Mbps. Si vous possédez déjà une 4965AGN, pas besoin de changer, vous ne gagneriez pas grand-chose, votre carte est déjà compatible 802.11n et sait communiquer en 2,4 et 5 GHz. Apparue avec la plateforme Montevina l’an dernier, qu’Intel a étonnamment appelée Centrino 2 (oui oui, 2), la carte réseau Intel 5300 est celle qui nous intéresse aujourd’hui pour l’upgrade. Elle est compatible avec les dernières

évolutions du 802.11n, Draft 2. 0. Notons que les machines qui ne sont pas Centrino mais qui sont quand même munies d’un port miniPCIe sont également concernées. Il suffira d’installer les pilotes Intel adéquats ! La carte Intel 5300 est vendue seule aux alentours de 30 euros.

2 ou 3 antennes ! ? Pour obtenir de bons débits, la norme 802.11n multiplie les antennes. Les cartes 4965AGN et 5300 sont notamment munies de trois antennes contre deux pour toutes les autres. Vous pourriez utiliser une 5300 avec les deux antennes de votre portable, mais vous ne profiteriez pas du tout des débits maximums qu’elle peut offrir,

Synchronisé à 300 Mbps sur un point d’accès Netgear en 5 GHz, nous avons décuplé nos transferts de 2,5 à 11,5 Mo/s. Désormais, c’est mieux que du Fast Ethernet (100 Mbps en filaire) !

Côte à côte, une 3945ABG (801.11g, 54 Mbps) et une 5300 (801.11n Draft 2.0, 450 Mbps)

c’est bien dommage ! Sur eBay et en boutiques, il est aisé de trouver des antennes de portable pour une dizaine d’euros. Si vous possédez un vieil ordinateur portable HS, vous pouvez également le dépouiller pour piquer son ou ses antennes, c’est précisément ce que nous avons fait. A présent, il ne reste plus qu’à passer cette antenne à l’intérieur de votre notebook ! Si vous êtes trop effrayé par cette opération, notons qu’Intel vend également une 5100 compatible 802.11n avec deux antennes seulement. Cette dernière est limitée à 300 Mbps, tandis que la 5300 se tourne vers l’avenir en étant déjà prévue pour le 450 Mbps. D’autre part, la 5300 avec ses trois antennes offre plus de portée et donc des débits élevés sur de plus longues distances. Les prix des deux cartes étant très proches, c’est avant tout une question de choix. Attention, si vous décidez d’acheter une 5100, elle existe avec et sans compatibilité  N, vérifiez bien que sa référence est 512AN_MMW (miniPCIe) ou 512AN_HMW (half miniPCIe).

Pour exploiter au mieux votre nouvelle 5300, il faut installer une antenne de plus dans votre ordinateur portable.

Les antennes sont le plus souvent positionnées derrière l’écran de façon à être le plus en hauteur possible lorsque la machine est utilisée.

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Pratique

Démonter son ordinateur portable Avant de commencer, notez que démonter intégralement votre ordinateur portable a pour effet immédiat d’annuler sa garantie s’il en bénéficie encore. D’autre part, il faut être très méticuleux pour ne rien endommager, les parties en plastique étant plutôt fragiles. Sur à peu près tous les portables, les antennes sont passées dans l’écran, derrière la dalle LCD. C’est le meilleur moyen de capter : vu que l’écran est ouvert lorsque l’on se sert de la machine, les antennes sont donc pointées vers le haut. Pour démonter votre machine, commencez par débrancher le secteur et retirer la batterie. Faites de la place sur une table et posez un tissu pour ne pas rayer la coque de votre machine. Munissez-vous de microtournevis et attaquez le démontage. Pour faire simple, CHAQUE vis apparente sous la coque est à retirer. Lorsque vous essaierez de démonter la coque, si ça force, c’est qu’une vis est oubliée quelque part. Parfois, il faut retirer le clavier pour accéder à des vis qui sont situées en dessous. Lorsque vous avez démonté la coque supérieure (l’entourage du clavier), il faut repérer les câbles des antennes (normalement un blanc et un noir côte à côte). S’ils vont bien dans l’écran, il faudra démonter l’entourage de la dalle, ce qui n’est pas toujours facile sans faire la moindre rayure. Le plus souvent, il y a des petits patins en caoutchouc ou des petits scotchs qui masquent les vis. Astuce : pour vous faciliter le remontage, n’hésitez pas à dessiner et à repérer l’emplacement de chaque vis sur une feuille de papier !

Passer l’antenne et remonter Passez votre antenne en suivant tant qu’à faire le cheminement de la première. Essayez de la placer elle aussi derrière la dalle LCD de votre écran, même si elle n’est pas forcément tout en haut, comme le sont probablement les deux déjà en place. Un petit morceau de scotch suffira à la maintenir en place. Dans notre cas, nous l’avons simplement coincée entre la coque plastique et la feuille d’alu qu’il y a derrière la dalle de notre Toshiba Satellite P300. Avant de procéder au remontage, profitez que tout soit accessible pour dépoussiérer votre machine. Les ventilateurs sont probablement dans un état lamentable, vos oreilles vous remercieront. Pour le remontage, procédez à l’inverse du démontage en prenant soin de n’oublier aucune vis et surtout, de ne pas en faire tomber une au beau milieu de la machine, ce qui imposerait de tout redémonter (vécu ! *sic*).

Installer la carte 5300AGN et brancher les antennes

Nous avons récupéré deux antennes dans un portable HS. Plutôt que de n’en passer qu’une, nous avons installé les deux, passant le total d’antennes de notre Toshiba P300 à quatre ! Qui sait de quoi l’avenir sera fait ? :)

Lorsque votre machine est remontée, il est temps d’installer la carte Wi-Fi par la trappe accessible sous le portable (dans quelques rares cas, il n’y a pas de trappe qui permette d’accéder au module Wi-Fi, auquel cas il faut réaliser cette étape avant de tout remonter !). Ecartez les deux ergots de part et d’autre du connecteur miniPCIe et déboîtez votre carte Wi-Fi actuelle. Débranchez les deux antennes en tirant simplement dessus (c’est simplement clipsé). Branchez vos trois antennes sur la 5300 et installez-la dans le slot. L’ordre des antennes n’a pas vraiment d’importance. Placez les deux antennes d’origine au même endroit que sur votre ancien contrôleur, le troisième fil viendra sur la prise TR3 située au milieu des deux autres. Fermez la trappe et réinstallez la batterie. Voilà, c’est fait ! Démarrez votre ordinateur et installez le pilote de la carte (reconnue d’origine sous Windows 7). Rejoignez votre Wi-Fi qui devra, bien sûr, être piloté par un point d’accès en N pour profiter des débits élevés. Dans notre cas, le P300 est passé de 2,5 Mo/s en émission et réception à plus de 11 Mo/s en émission et environ 8 Mo/s en réception, en étant à quelques mètres du point d’accès, sans mur. Le point d’accès que nous utilisons est un Netgear WNHDE111 en 5 GHz.

A retenir • Les cartes Wi-Fi Intel 5100 et 5300 sont compatibles 802.11n draft 2. 0 • La 5100 utilise deux antennes, la 5300 utilise trois antennes • La 5100 s’arrête à 300 Mbps tandis que la 5300 peut atteindre 450 Mbps • La 5300 conserve des débits élevés sur de plus longues distances

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• Ne pas se faire piéger, il existe une version de la 5100 qui n’est pas compatible 802.11n • Tous les ordinateurs portables équipés d’un port miniPCIe peuvent être upgradés • Des antennes sont vendues seules

(pour upgrader un portable de deux vers trois antennes par exemple) • Pour maximiser les débits et la portée, les antennes doivent être placés dans l’écran (point le plus haut du portable lorsque l’écran est ouvert)


W W W. B E - Q U I E T. F R

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Pratique

Boostez votre netbook

avec Linux

Manuel Da Costa Malgré le succès insolent et fulgurant des netbooks, Microsoft s’est montré incapable de proposer un système d’exploitation adapté à ces engins limités à plus d’un titre. Heureusement pour nous, côté Linux, on a bien compris le concept se résumant à low cost, connectivité, mobilité et simplicité. Et on nous propose des distributions légères, rapides et simples dont voici notre sélection.

M

algré des lacunes techniques évidentes face aux faibles puissance et résolution des netbooks, Windows XP s’est imposé comme le système d’exploitation des netbooks. Une demi-surprise qui s’explique de deux manières. A commencer par les idées préconçues qui ont la vie dure et qui caractérisent le manque de volonté récurrent du grand public à changer de système d’exploitation par peur de l’inconnu mais aussi par ignorance, un trop grand nombre d’utilisateurs assimilant systématiquement le PC à Windows. Deuxième raison, le manque de choix sur le marché dissuade l’acheteur, Dell ou encore MSI étant les seuls

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à proposer des netbooks sous Linux. Dommage pour Asus qui avait pourtant débuté en proposant Xandros avec son Eee PC. Et puis à quoi bon se donner la peine de créer une jolie interface quand on peut vendre un vieil OS inadapté et moche ? Bien que de nombreuses distributions Linux soient optimisées pour l’Eee PC d’Asus, toutes les distributions testées dans ce dossier fonctionnent parfaitement sur ses concurrents, tel ce Samsung NC10.


Sous Linux, insérez votre clé USB avant d’exécuter le programme ImageWriter. Il suffit alors d’indiquer l’emplacement du fichier .img et la destination avant de confirmer votre choix en cliquant sur le bouton Write to device.

En attendant, nous avons testé les meilleures distributions Linux dédiées aux netbooks à l’aide de notre Samsung NC10 mais n’importe quel appareil pourra en bénéficier bien entendu. Le hardware de ces portables étant basique et évoluant peu, Linux le reconnaît et l’exploite sans problème.

Netbook Remix (www.canonical.com) et Foresight Mobile (www.foresightli-

nux.org). Pour essayer de faire simple, Eeebuntu, Easy Peasy et Foresight Mobile sont des forks, c’est-à-dire des embranchements de projets à partir d’une source commune. Ici, la différence réside essentiellement dans le choix de logiciels intégrés. Cerise sur le gâteau, tous ces clones sont accompagnés d’une version officielle, Ubuntu Netbook Remix (ouf). Les points communs maintenant. D’abord, le temps de chargement n’est pas exceptionnel et l’interface graphique reste identique sur chaque fork. Mais au moins, elle présente une ergonomie sans faille avec sur la gauche, les raccourcis thématiques classant les applications, une fenêtre centrale regroupant les icônes de lancement et enfin, une fenêtre à droite regroupant les différents médias connectés (disque dur externe, carte mémoire,

Prérequis Premier constat lorsqu’on veut changer de système d’exploitation avec un netbook, l’absence quasi systématique d’un lecteur/graveur DVD. Il faut dès lors passer par une clé USB (ou une carte mémoire) pour installer un système alternatif à Windows. Nous vous recommandons un espace de stockage de 2 Go pour plus de confort. Suivant la distribution Linux que vous aurez choisie, deux possibilités s’offrent à vous pour préparer votre clé USB d’installation. La première consiste à télécharger la distribution au format .img. Un format spécifique permettant de transférer simplement le système sur une clé USB à l’aide de l’utilitaire ImageWriter (http://ppa. launchpad.net) sous Linux et Flashnul (http://shounen.ru/soft/flashnul/) sous Windows.

Dans la jungle UbuntU Le mot communauté a semble-t-il perdu tout son sens chez les fans d’Ubuntu puisque pour faire simple, on se retrouve avec les distributions Eeebuntu (www.eeebuntu.org), Ubuntueee qui est devenu Easy Peasy (www. geteasypeasy.com) pour éviter toute confusion avec le précédent, Ubuntu

Sous Windows, ouvrez une invite de commandes (touche Windows + R et commande cmd) puis rendez-vous dans le répertoire contenant l’utilitaire Flashnul avant de saisir la commande flashnul -p. Cette dernière permet de connaître le numéro d’identification attribué par Windows à votre clé USB et il vous suffira alors de saisir la commande flashnul <numéro de votre support amovible> -L <emplacement du fichier>.img (par exemple flashnul 3 -L C:\moblin-netbook-corealpha2-20090311.img) avant de confirmer l’opération. Toutes les distributions n’étant toutefois pas disponibles au format .img, vous devrez alors recourir au logiciel gratuit Unetbootin (http://unetbootin. sourceforge.net), fonctionnant aussi bien sous Windows que Linux, pour préparer votre clé USB. Là encore, le principe de fonctionnement est très simple puisqu’il vous suffira d’indiquer l’emplacement de l’image .iso de la distribution Linux et de désigner la lettre de votre clé USB, avant de valider la procédure. Une fois votre clé préparée, il ne vous reste plus qu’à modifier le BIOS de votre netbook pour démarrer à partir de votre clé USB.

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Pratique

parties modifiées d’un paquet. De quoi économiser de la bande passante. De plus, la fonction rollback de Conary permet de revenir à l’état précédent d’une installation en cas de plantages ou autres bugs. Un petit plus qui nous fait pencher pour lui, si l’installation en mode texte ne vous effraie pas.

Moblin Fruit du rachat d’OpenedHand par Intel, Moblin (http://moblin.org) s’appuie sur Fedora et est incontestablement la distribution la plus réactive et rapide que nous avons eue entre les mains. Mais au-delà de cette performance, alors que Moblin n’en est encore qu’au stade de version alpha, le projet d’Intel n’offre pour l’instant aucune interface adaptée à la faible résolution des netbooks et il est donc dénué de tout intérêt. Ce qui explique peut-être en partie le choix d’Intel de confier ce projet à la fondation Linux au risque de voir Moblin supporter l’architecture ARM, concurrente directe de l’Atom. Mais un mal nécessaire pour intégrer de nouvelles innovations technologiques et espérer rester compétitif face au très attendu système Android de Google.

Contrairement au gestionnaire de paquets Synaptic, Conary ne télécharge que les parties modifiées d’un paquet.

Hormis un thème assez laid, l’interface d’Easy Peasy est identique à Ubuntu Netbook Remix.

Foresight Mobile est un fork d’Ubuntu qui s’illustre par un gestionnaire de paquets plus performant.

clé USB, etc.), vos répertoires personnels, un raccourci réseau et la fonction Quitter. Une interface particulièrement bien pensée pour le grand public, sans pour autant limiter les possibilités d’un utilisateur averti puisque toutes les principales fonctions d’administration restent disponibles. Les différences entre ces divers Ubuntu sont peu nombreuses. Ubuntu Netbook Remix (UNR) s’illustre ici en se basant sur la version bêta 9 (alias Jaunty Jackalope), quand les autres sont encore en 8.1 (mais plus pour longtemps ceci dit). Ce qui permet de bénéficier d’un temps de chargement réduit, du système de fichiers ext4 et

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d’une réactivité légèrement accrue. Foresight Mobile présentant quant à lui la particularité d’embarquer le gestionnaire de paquets Conary supportant la mise à jour incrémentielle. C’est-à-dire qu’au lieu de retélécharger une application complète à chaque nouvelle version via Synaptic, Conary ne télécharge et n’installe que les

gOS 3.1 gOS, alias good OS, est un fork d’Ubuntu orienté grand public de par son extrême simplicité et sa convivialité. S’inspirant du dock de Mac OS, gOS n’a aucun lien avec Google mais propose des accès rapides aux applications Web de ce dernier, via un dock de lancement animé et inspiré de Mac OS (Gmail, Google Calendar, Google News, Google Finance, Google Maps,

Avec son dock façon Mac OS et ses gadgets, gOS est une distribution conviviale et orientée Google, à défaut d’être la plus rapide.


La récente version d’Ubuntu Netbook Remix, s’appuyant sur Jaunty Jackalope, s’est montrée parmi la plus rapide des distributions lors du démarrage.

Dorénavant entre les mains de la fondation Linux, il reste à espérer que Moblin bénéficiera des dernières innovations technologiques ainsi que d’une interface conviviale pour séduire les utilisateurs.

Google Documents, etc.). Mais pas seulement puisque d’autres applications complètent ce pack dont Firefox, Blogger, YouTube, Skype, Pidgin ou encore OpenOffice. Grâce au bureau Gnome, au dock et aux gadgets Google, gOS s’adapte assez bien aux petits écrans. Wine, installé par défaut, permet d’utiliser certaines applications Windows telles que Google Picasa, Office voire certains jeux peu gourmands, Warcraft 3 ayant parfaitement fonctionné, par exemple. Espérons qu’une version s’appuyant sur Jaunty Jackalope voie très rapidement le jour pour bénéficier d’un meilleur temps de chargement et d’une plus grande réactivité, grâce notamment au système de fichiers ext4.

Basé sur le gestionnaire de fenêtres Openbox, il est possible de modifier la transparence des fenêtres à la volée sous Cruncheee.

que très peu de différences face à une distribution Linux classique. g:Mini s’appuie sur le gestionnaire de fenêtres XFCE pour assurer une certaine légèreté et rapidité à la distribution qui reste, malgré tout, longue à charger.

Le fondateur Flavio de Oliveira a tout misé sur l’aspect esthétique de GoblinX qui comprend les deux distributions légères et rapides g:Mini et g:Micro.

inconditionnels des bureaux Gnome et KDE, mais permet d’assurer une extrême légèreté et réactivité à Cruncheee. Ajoutez à cela les applications Web indispensables telles que Firefox, Gwibber, gPodder, Skype, gFTP, Xchat, Pidgin, Transmission, Claws Mail ou encore Liferea et vous obtenez une excellente distribution malgré le côté austère de l’interface.

Cruncheee

g:Mini

Cruncheee (http://crunchbanglinux. org) est une version optimisée pour les netbooks de Crunchbang qui est un énième fork d’Ubuntu. Il est basé sur le gestionnaire de fenêtres Openbox, l’interface est totalement dépouillée et n’offre aucune barre des menus. Il faudra, au contraire, faire un clic droit n’importe où sur le bureau pour dérouler le menu permettant d’accéder aux différents modules de Cruncheee ou bien lancer vos applications à l’aide de raccourcis clavier affichés sur le bureau. L’association Openbox et Conky déroutera sans doute les

A l’image de Moblin, g:Mini (www. goblinx.com.br/en) est un fork de GoblinX basé sur Slackware n’offrant

On retrouve, en outre, de nombreuses applications Web, bureautiques et multimédias. Mais la seule réelle subtilité de g:Mini réside finalement du côté esthétique, particulièrement soigné, puisque le développeur a choisi d’unifier les thèmes du bootsplash, du bureau et des applications. Avec en prime, une petite barre de monitoring CPU, mémoire, disque et réseau très pratique. Toutefois, g:Mini n’intégrant pas réellement une interface optimisée pour les netbooks, vous pourrez aussi bien vous tourner vers g:Micro, un g:Mini plus léger s’appuyant sur le gestionnaire de bureaux Fluxbox.

“ Il est possible d’installer n’importe quelle distribution Linux sur les netbooks, mais mieux vaut utiliser une distribution adaptée pour exploiter au mieux ce genre de machines. ” PC Update

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Pratique Un Leopard dans votre netbook ! Plus amusant, certains ont installé Mac OS X Leopard sur leur netbook mettant en avant qu’ils possédaient une licence originale, bien qu’elle interdise d’installer Leopard sur d’autres machines que le Mac. L’installation nécessite une clé USB Boot123 (http://germamey.wordpress.com ; http://forums.msiwind.net) permettant d’émuler la séquence de démarrage EFI et de démarrer votre netbook à partir de cette clé. Ensuite, l’insertion du CD d’installation amorce l’installation de Leopard. Plateforme fermée oblige, il souffre de quelques incompatibilités matérielles avec les contrôleurs Ethernet et Wi-Fi en particulier. Les MSI Wind, Lenovo S10, Dell Mini 9, HP Mini 1000 et Samsung NC10 sont les modèles offrant actuellement le meilleur support matériel. Les plus motivés font même cohabiter Ubuntu, Windows XP et Mac OS X sur leur netbook. Qui a dit que la taille comptait ? Par défaut, Presto Xandros n’offre que Firefox, Skype et Instant Messenger.

Presto, Hyperspace et Splashtop Enfin, que vous optiez pour Linux ou XP, on ne peut oublier les micro-OS, des environnements logiciels ultralégers disponibles dès le boot, avant que le système d’exploitation se charge. Offrant des applications basiques permettant de surfer, de chatter, de lire des contenus multimédias, de gérer ses mails et même de jouer, ils sont un complément utile pour un usage express. Quoi de plus énervant qu’attendre 1 min le boot de XP pour vérifier en 2 s qu’on n’a pas reçu le mail espéré de sa petite amie, n’est-ce pas ? Impossible d’installer des logiciels mais l’essentiel est déjà là. Le plus connu, Splashtop, n’est pas disponible en libre téléchargement mais livré par défaut avec certains modèles de netbooks, dont une grande partie de la gamme Eee PC d’Asus, le X120 de LG ou encore le S10 de Lenovo. Bien que le nombre de netbooks supportés soit encore assez limité, l’application payante Hyperspace (39,95 $ sur www.hyperspace.com) satisfera ceux qui possèdent des netbooks non dotés de Splashtop en standard. Enfin, un peu plus riche qu’un micro-OS mais pas non plus une distribution à part entière car entièrement verrouillé, Presto (www.prestomypc.com) s’appuie quant à lui sur Xandros, et s’ins-

A l’image de Presto Xandros, Hyperspace s’installe directement sous Windows et vérifie que votre matériel est bien supporté.

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Vous devrez obligatoirement passer par le site Web officiel pour ajouter de nouveaux programmes à Presto.

talle directement sous Windows. A la différence de Splashtop, vous devrez choisir quel système démarrer lors de l’affichage du gestionnaire de boot Windows. Si bien que pour basculer sur XP ou Linux, un redémarrage reste indispensable, là où Splashtop laisse finalement le boot se poursuivre. En outre, le temps de démarrage n’est pas non plus spectaculaire et Presto n’est livré qu’avec Firefox, Instant Messenger et Skype. Vous pourrez néanmoins ajouter de nombreuses autres applications via le site Web de Presto.

Installer Windows 7 Nous ne pouvions pas clore ce dossier sans vous dévoiler l’astuce permettant d’installer Windows 7 sur votre netbook. Il suffit pour cela d’insérer une clé USB d’une capacité de 4 Go, avant d’ouvrir l’invite de commandes (Windows + R puis cmd) et de saisir la commande diskpart. Saisissez alors la commande list disk et repérez votre clé USB, avant de poursuivre à l’aide des commandes suivantes : Select disk x (x représentant le numéro d’identification de votre clé USB) clean create partition primary select partition 1 active format fs=fat32 quick Vous pouvez également passer par le gestionnaire de disques Windows si les lignes de commandes vous effraient (Windows + R et commande diskmgmt.msc). Il ne vous reste alors plus qu’à insérer le disque Windows 7, ou à monter l’image ISO dans le lecteur virtuel de votre choix, et à copier l’intégralité de son contenu vers votre clé USB, avant de démarrer votre netbook à l’aide de la clé USB que nous venons de créer. Notez que seule la version 32 bits de Windows 7 fonctionne.


Rétro computing

Il y a 10 ans… Génération

500 MHz Thomas Olivaux

Athlon 500, TNT 2, SB Live, NT4, Quantum Fireball, Abit BH6, ces noms vous font rêver et vous rappellent de formidables souvenirs ? A moins que vous soyez trop jeune pour les avoir connus ? Auquel cas, nous vous recommandons encore plus de plonger dans ces années de légende, une rétrospective de l’époque qui a vu naître Quake 3, Unreal ou Counter Strike.

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999-2009. 10 ans de micro. 99, une année phare de la micro-informatique. La même année, on passe la barre des 500 MHz (si si, énorme, !!!), AMD suivant de près Intel et le dépassant même vite car à cette époque, c’est AMD qui a le vent en poupe !! La barre du gigahertz sautera d’ailleurs beaucoup plus vite, la même année en overclocking Kryotech et l’année suivante, en officiel. Et histoire que ça serve à quelque chose, sortent en rafales des FPS de légende, Quake 3, Half Life, Unreal Tournament, et Tribes, le premier jeu vraiment coop, excusez du peu (mais suivi de peu par Counter Strike)… C’est toujours en 99 que sort Everquest, qui restera sans doute moins ambitieux

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et moins réussi qu’Ultima Online pour les historiens du MMORPG mais qui rendra le genre très populaire, bien avant WOW. Une grosse année où déjà une partie de vos serviteurs actuels officient dans le test hardware. Autre éditeur, autres magazines, beaucoup moins d’expérience certes, mais déjà cette inénarrable incapacité à ranger quoi que ce soit et cette volonté de décortiquer et bidouiller tout composant qui leur passe dans les mains. Ça tombe bien, en essayant (une énième fois) de vider la rédaction, nous retrouvons une paire de processeurs Pentium III et Athlon en cartouches, les fameux 500, sans doute rescapés d’un carton jamais déballé de l’époque où


Douces émotions

nous partîmes le coeur vaillant monter nos propres magazines, ceux que vous lisez aujourd’hui ! Immédiatement, ce sont plein de souvenirs qui remontent du fin fond des cerveaux, des images de PC d’époque, des heures passées sur Age of Kings, System Shock ou Baldur’s Gate et des overclockings avec les radiateurs Alpha monstrueux recouvrant des plaques Peltier dévoreuses de courant électrique. 10 ans, pour nous qui sommes resté accroché au hardware sans interruption, ça semble être hier, mais comment vous souvenez-vous de cette période ou comment les plus jeunes l’imaginent-ils ? Concevez-vous des PC sans GeForce ou Radeon, une époque où l’on tournait encore sous Windows 98 ou NT4 pour les plus avisés ? Et durant laquelle les machines les plus puissantes consommaient moins de 100 W ?

C’est le genre de moment inoubliable que l’on aime à se rappeler. En ce seul et même instant, je déballe l’un des premiers composants prêtés par un constructeur au jeune journaliste que je suis et, pour ne rien gâcher, je m’apprête à sortir de son écrin le processeur PC le plus puissant du monde, ouch ! Ça y est, il est là, entre mes mains, le Pentium III 500. Tandis qu’il reste impassible et superbe dans sa coque gravée de son nom, je ne peux pas en dire autant. Mon coeur s’affole devant tant d’excitation, je découvre sur la tranche l’inscription Intel Confidential, synonyme de puces envoyées aux testeurs. Wow, non seulement, j’ai entre les mains un CPU surpuissant sans avoir payé pour m’en servir mais en plus, je l’ai avant tout le monde, il n’est même pas encore en vente ! A partir de là, c’est une lutte intense pour ne pas prendre la grosse tête et vérifier l’état des chevilles devient un réflexe quotidien. Le Pentium III est là et je dois le tester. Concentration, objectivité : c’est parti !

A fond dans notre délire et en pleine nostalgie, nous avons fouillé les cartons et retrouvé tout ce qu’il faut pour monter des PC complets. Que faire un dimanche après-midi ensoleillé de début de printemps ? Monter une configuration de 10 ans d’âge bien sûr et, au grand dam de ces composants qui se croyaient à la retraite depuis longtemps, passer quelques heures à bencher pour voir ce qu’ils ont encore dans le ventre :)

PC Update

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Rétro computing

10 ans de… processeurs

L

orsque le Pentium III sort début 1999, ce n’est pas une véritable révolution. Toujours issu de l’architecture P6 introduite avec le Pentium Pro et démocratisée avec le Pentium II, il n’apporte pas grand-chose de nouveau si ce n’est le jeu d’instructions SSE (70 instructions SIMD), en complément des instructions MMX déjà présentes sur ses prédécesseurs (57 instructions SIMD). En attendant de voir des logiciels optimisés SSE, le PIII fait à peine mieux que le PII, si ce n’est qu’il offre une fréquence maximale plus élevée ; alors que le PII culmine à 450 MHz, le PIII est proposé à 500 MHz dès sa sortie et à 550 MHz le mois suivant. A cette époque, le PIII est au format slot 1, une grande cartouche introduite du temps du PII et rapidement abandonnée. Pour la petite

histoire, la mémoire cache de second niveau était placée sur la carte mère du temps des Pentium de première génération, c’est le PII qui a inauguré le cache L2 à même le processeur. A cette époque, les technologies de gravure ne permettaient pas encore d’inclure les 512 ko de L2 au sein du die, ils étaient donc placés à côté, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-contre. Le PIII des débuts, génération Katmai, est gravé en 0,25  µm et il embarque 9,5  millions de transistors. C’est un nombre qui impressionne… mais

“ En l’espace d’un peu plus de 2 ans, les processeurs avaient triplé de fréquence en passant de 450 à 1 400 MHz. 8 ans plus tard, nous n’avons même pas reproduit cet exploit ! ” 96

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quand l’on sait qu’un Core i7 n’en embarque pas moins de 731 millions, il y a de quoi rire.

Athlon, le coup de tonnerre d’AMD AMD, l’éternel concurrent d’Intel, ne proposait rien de sérieux du temps des Pentium et les processeurs K6-2 puis K6-III n’ont pas fait beaucoup de tort aux Pentium MMX/Pentium II. La claque est arrivée durant l’été 1999 sous le nom d’Athlon. Désormais, AMD faisait jeu égal avec Intel en matière de performances délivrées au mégahertz et, pire, le « petit » prenait le pas sur le « gros » en menant la course aux mégahertz ! En effet, alors que le Pentium III n’en est qu’à 600 MHz, AMD propose déjà des modèles à 650 et 700 MHz à l’automne 1999, quel affront ! La bataille ne s’arrête pas là, fort heureusement. Alors que nous vivions une incroyable montée en fréquence (le plus puissant des Pentium, sorti en 1997, ne dépassait pas 233 MHz), il devenait urgent d’accroître la vitesse de bus, c’est-àdire celle des échanges entre le processeur et le chipset, sans oublier les échanges mémoire. Nous étions à 60 ou 66 MHz depuis la sortie du Pentium en… 1992 ! Seuls les récents PII 350/400/450 étaient enfin passés à mieux, soit 100 MHz. Si bon nombre de PIII ont aussi utilisé le bus de 100  MHz, la majorité d’entre eux utilisaient un FSB de 133 MHz avec, idéalement, la mémoire cadencée à la même fréquence, de la SDRAM PC133. AMD a également adopté des bus de 100 et 133 MHz, mais ce bus étant de type DDR, il permettait l’équivalent de 200 ou 266 MHz en quantité de données transférées.


Mars 2000, le premier CPU à 1 GHz La guerre à laquelle se livraient alors AMD et Intel était à son comble et le nouvel enjeu consistait à atteindre le cap symbolique du gigahertz.

En mars 2000, à deux jours d’intervalle, AMD puis Intel annoncent les Athlon et PIII 1 GHz, le géant s’étant fait griller la politesse. Finalement, cette montée incroyable s’est terminée à 1  400  MHz quelques mois plus tard chez l’un comme chez l’autre, à la différence près que les AMD au-delà du gigahertz commençaient à avoir de véritables soucis de chauffe, tandis qu’Intel a su faire évoluer le PIII vers une troisième génération (Tualatin) gravée en 0,13  µm et nettement plus « fraîche ». En l’espace d’un peu plus de 2  ans, les processeurs avaient triplé de fréquence en passant de 450 à 1 400 MHz. 8 ans plus tard, nous n’avons même pas reproduit

cet exploit ! Le processeur le plus puissant est actuellement cadencé à 3,2  GHz, tandis que la valeur la plus élevée jamais atteinte fut 3,8 GHz par les Pentium 4 570 et 670.

Le Pentium III, de 450 à 1 400 MHz en 2 ans En l’espace de 2 ans seulement, trois générations de PIII se sont enchaînées, déclinées en deux formats physiques, le slot 1 (format de fabrication S.E.C.C.2) puis le socket 370 (format de fabrication FC-PGA). Rappelons-nous leurs caractéristiques principales : Slot 1 : Katmai FSB 100 MHz (0,25 µm, 512 ko L2) : 450, 500, 550, 600 MHz Katmai FSB 133 MHz (0,25 µm, 512 ko L2) : 533B, 600B MHz Coppermine FSB 100 MHz (0,18 µm, 256 ko L2) : 550E, 600E, 650, 700, 750, 800, 850, 1 000 MHz Coppermine FSB 133 MHz (0,18 µm, 256 ko L2) : 533EB, 600EB, 667, 733, 800EB, 866, 933, 1 000B MHz Socket 370 : Coppermine FSB 100 MHz (0,18 µm, 256 ko L2) : 500E, 550E, 600E, 650, 700, 750, 800, 850, 900, 1 000, 1 100 MHz Coppermine FSB 133 MHz (0,18 µm, 256 ko L2) : 533EB, 600EB, 667, 733, 800EB, 933, 1 000B, 1 133 MHz Tualatin FSB 133 MHz (0,13 µm, 256 ko L2) : 1 000A, 1 133A, 1 200, 1 333, 1 400 MHz Tualatin-S FSB 133 MHz (0,13 µm, 512 ko L2) : 1 133, 1 266, 1 400 MHz

Sorti en 2001 seulement, ce Pentium III-S 1 400 est la Rolls des Pentium III.

10 ans d’évolution de la finesse de gravure 5,5 fois mieux aujourd’hui qu’en 1999 ! Lorsque le Pentium III est sorti, la finesse de gravure en vigueur dans l’industrie du composant était de 0,25 µm. Concrètement, ça signifie qu’on est capable de réaliser des gravures, des pistes par exemple, aussi fines qu’un quart de micron. Si l’on considère qu’une feuille de papier d’alu est épaisse de 20 microns (c’est 80 fois plus) et qu’un cheveu humain a un diamètre moyen de 100 microns (c’est 400 fois plus), c’est donc incroyablement petit. Pourtant, le PIII aura connu deux améliorations, la gravure en 0,18 µm des Coppermine et la gravure en 0,13 µm des Tualatin, c’est déjà presque deux fois plus fin. Depuis, Intel et AMD ont amélioré leur process pour passer progressivement à 0,09 µm, 0,065 µm puis 0,045 µm pour les CPU de dernière génération, Core i7 et Phenom II. Pour plus de simplicité, nous exprimons la finesse de gravure en nanomètres (nm), soit 45 nm. En 10 ans, les progrès réalisés permettent de graver des processeurs 5,5 fois plus finement !

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Rétro computing

AMD Athlon, un challenger à la hauteur L’Athlon d’AMD a suivi une évolution comparable à celle du PIII d’Intel. Sorti en cartouche (slot A) puis en socket (socket A, également appelé socket 462), il a été décliné en de nombreuses variantes. Slot A : Argon, FSB 200 MHz DDR (0,25 µm, 512 ko L2) : 500, 550, 600, 650, 700 MHz Pluto, FSB 200 MHz DDR (0,18 µm, 512 ko L2) : 550, 600, 650, 700, 750, 800, 850, 900, 950, 1 000 MHz Thunderbird « A », FSB 200 MHz DDR (0,18 µm, 256 ko L2) : 650, 700, 750, 800, 850, 900, 950, 1 000 MHz Socket A (socket 462) : Thunderbird « B », FSB 200 MHz DDR (0,18 µm, 256 ko L2) : 600, 650, 700, 750, 800, 850, 900, 950, 1 000, 1 100, 1 200, 1 300, 1 400 MHz Thunderbird « C », FSB 266 MHz DDR (0,18 µm, 256 ko L2) : 1 000, 1 133, 1 200 1 266, 1 333, 1 400 MHz Anecdote : à la rédaction, le serveur FTP qui sert à la création de vos magazines est à base d’Athlon 600. Ce PC a d’abord été utilisé par notre chef vénéré en machine principale de 1999 à 2001 puis nous l’avons upgradé à 512 Mo de RAM et deux disques de 120 Go en RAID 1 (mirroring) en 2002. Depuis maintenant 7 ans, il tourne 7 j/7 et 24 h/24, seule son alimentation a été changée, respect ! Buuuuurrrniiiiing !

1999, les débuts de l’Internet illimité Si Internet a révolutionné la micro, le passage aux abonnements hauts débits et sans limite de download à TOUT change ! Tandis que quelques Parisiens chanceux expérimentaient Cybercable (ancêtre de Noos, lui même racheté par Numéricable), il aura fallu attendre 1999 pour que les premières offre ADSL pointent le bout de leur nez. A l’époque, passer de d’un modem 56 kbps à l’ADSL 512 kbps, imaginez plutôt ! Quand aux adeptes du surf à gogo et des parties sans fin sur Ultima Online, l’aspect illimité à seulement 45 euros aura fait économiser des centaines d’euros chaque mois.

On faisait, on ne faisait pas Ce qu’on faisait en 1999… • Nettoyer tous les mois sa souris à boule. • Brancher une carte son ou une carte réseau en PCI. • Utiliser des ventilateurs pour processeurs de 40 mm. • Régler manuellement les paramètres (IRQ, DMA, etc.) de certains composants. • Overclocker en ajustant des jumpers sur la carte mère. • Pleurer de joie lorsque les barrettes de 128 Mo de SDRAM passaient sous la barre des 1 000 francs à Noël.

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• Porter un écran sous le bras (tube cathodique 22’’ = 33 kg).

Ce qu’on ne faisait pas en 1999… • Quoi que ce soit pendant que l’on gravait un CD !! • Oublier d’installer un lecteur de disquettes dans son PC. • Brancher un câble d’alimentation sur une carte graphique. • Réguler la vitesse de ses ventilateurs. • Changer d’alimentation ou acheter un boîtier PC en métal. • Stocker des heures de vidéos sur son disque dur de 20 Go. • Lire n’importe quoi sur Internet puisque le seul site de hardware de l’époque était sérieux.


10 ans de… chipsets et de cartes mères

C

hose rare, le Pentium III sort sans imposer de changement de carte mère ! En effet, toutes les cartes à base de chipsets Intel EX ou BX (en fait, toutes les cartes supportant déjà les Pentium II FSB 100 MHz) accueillent sans souci le PIII, moyennant une petite mise à jour de BIOS (eh oui, déjà  !) pour qu’il soit reconnu comme il faut. A cette époque, la majorité des marques d’aujourd’hui étaient déjà présentes et Asus était déjà leader. Toutefois, Abit, mort aujourd’hui, était un très sérieux challenger en ce temps-là ! TOUS les bidouilleurs fans de hardware ont au moins eu une Abit de l’époque, une BH6, une BE6 ou une BF6, par exemple. Idéales pour overclocker, ces cartes étaient les premières à embarquer un menu de réglage des fréquences à même le BIOS (jusqu’ici, il fallait passer par des jumpers ou des petits switchs).

Abit BP6 La mode du PC biprocesseur Si les processeurs multicores ne sont apparus qu’en 2005, des solutions multiprocesseurs existent depuis bien plus longtemps dans les serveurs ou les stations de travail gourmandes en puissance de calcul. En, août 1999, Abit frappe fort (une fois de plus) en lançant la carte mère BP6, une solution biprocesseur très abordable et destinée au grand public. En ce temps où l’achat de deux PIII 500 et une carte mère slot 1 biCPU réclamait plus de 5  000 francs (750 euros), une solution avec deux Celeron 400 socket 370 et une Abit BP6 revenait à moins de 2 400 francs (360 euros). Aujourd’hui, Intel a bridé l’usage de plusieurs CPU simultanément (SMP) aux Xeon, mais à l’époque, de nombreux passionnés, comme nous, se sont laissés tenter. Il fallait, en revanche, installer Windows NT4 (ou Windows 2000 l’année suivante) pour en profiter car Windows 98 n’était pas capable de gérer plus d’un seul processeur. Débarquer en LAN party avec un PC à deux Celeron 400, chacun overclocké à 600 MHz, ne faisait pas gagner mais c’était la crâne assurée :)

10 ans de chipsets C’est bien connu, ce sont les chipsets qui conditionnent l’évolution des cartes mères. Voici, marque par marque, les chipsets les plus marquants de ces 10 dernières années. Année

Chipset (NB+SB)

CPU/FSB

RAM

AGP/PCI-E

AMD 1999

AMD 750

Duron, Athlon (slot A, socket A) FSB200

SDRAM

AGP 2X

2000

AMD 760

Duron, Athlon, Athlon XP FSB200/266

DDR

AGP 4X

2008

AMD 770, AMD 780G, tous AMD 790

Sempron, Athlon 64, Phenom, Phenom II

N/A (dépend du CPU)

PCI-E 2.0

Intel

Chipset (NB+SB)

CPU/FSB

RAM

AGP/PCI-E

1998

440BX+PIIX4E

PIII FSB66/100

EDO et SDRAM, max 1 Go

AGP 2X

1999

810(E) + ICH

PIII FSB66/100(133)

SDRAM, max 512 Mo

N/A (IGP)

1999

820 + ICH

PIII FSB66/100/133

RAMBUS, max 1 Go

AGP 4X

2000

815(E) + ICH(2)

PIII FSB66/100/133

SDRAM PC133, max 512 Mo

AGP 4X

2000

820E + ICH2

PIII FSB66/100/133

RAMBUS, max 1 Go

AGP 4X

2000

850 + ICH2

P4 FSB400

RAMBUS, max 2 Go

AGP 4X

2002

845PE + ICH4

Celeron, P4 FSB400/533

DDR, max 2 Go

AGP 4X

2003

865PE + ICH5

Celeron, P4 FSB400/533/800

DDR, max 4 Go

AGP 8X

2003

875P + ICH5

Celeron, P4 FSB400/533/800

DDR, max 4 Go

AGP 8X

2004

915P + ICH6

Celeron, P4 FSB400/533/800

DDR et DDR2, max 4 Go

PCI-E

2004

925X + ICH6

Celeron, P4 FSB400/533/800

DDR2, max 4 Go

PCI-E

2005

945P + ICH7

Celeron, P4, PD FSB400/533/800/1066

DDR2, max 4 Go

PCI-E

2005

975X + ICH7

Celeron, P4, PD FSB800/1066

DDR2, max 8 Go

PCI-E

2006

P965 + ICH8

Celeron, P4, Core 2 FSB533/800/1066/1333

DDR2, max 8 Go

PCI-E

2007

P35 + ICH9

Core 2 FSB800/1066/1333

DDR2 et DDR3, max 8 Go

PCI-E

2007

X38 + ICH9

Core 2 FSB800/1066/1333

DDR2 et DDR3, max 8 Go

PCI-E 2.0

2008

P45 + ICH10

Core 2 FSB800/1066/1333

DDR2 et DDR3, max 16 Go

PCI-E 2.0

2008

X48 + ICH9

Core 2 FSB800/1066/1333/1600

DDR2 et DDR3, max 8 Go

PCI-E 2.0

2008

X58 + ICH10

Core i7 BCLK200

N/A

PCI-E 2.0

2001

Tous nForce

Duron, Athlon

DDR

AGP 4X

2002

Tous nForce 2 et nForce 3 150

Duron, Athlon, Athlon XP (sauf nForce 3 150 pour A64) FSB200/266/333

DDR

AGP 8X

2003

nForce2 Ultra 400, nForce3 250, nForce 3 Ultra et tous nForce 4

Sempron, Athlon 64 (sauf nForce2 Ultra 400) HTT200

N/A

AGP 8X (nForce 3) PCI-E (nForce 4)

2006

nForce 500

Sempron, A64, A64 X2 HTT200 P4, PD FSB400/533/800

AMD : N/A Intel : DDR2

PCI-E 2.0

2007

nForce 600

Celeron, P4, PD, Core 2 (sauf nForce 630a) FSB 400/533/800/1066/1333

AMD : N/A Intel : DDR2

PCI-E 2.0

2008

nForce 700

Sempron, A64, Phenom, Phenom II Celeron, P4, PD, Core 2 FSB 400/533/800/1066/1333

AMD : N/A Intel : DDR3

PCI-E 2.0

2001

KT133A

Duron, Athlon

SDRAM, max 1,5 Go

AGP 4X

2002

KT400, KT400A

Duron, Athlon, Athlon XP

DDR, max 4 Go

AGP 8X

2005

K8T890

Athlon 64 HTT200

DDR

AGP 8X

nVidia

VIA

PC Update

I 99


Rétro computing

10 ans de… cartes graphiques

L

orsque le PIII est sorti, les GeForce et les Radeon n’existaient pas encore. Après l’enchaînement de neuf générations, il paraît dur d’imaginer un monde sans elles, et pourtant. C’est tout de même nVidia qui domine le marché à la sortie du PIII ! La jeune entreprise américaine vient de sortir sa troisième puce graphique, la TNT2, plus rapide

En 10 ans, la micro a-t-elle changé ?

En 1999, la DDR n’existait pas encore ! Nous achetions des barrettes de 64 ou 128 Mo de SDRAM, en PC100 !

100

I PC Update

Pas tant que ça, finalement ! Certes, nous avons gagné des mégahertz, des cores, des cartes graphiques monstrueuses et l’écran CRT n’est plus de ce monde, mais en soi, notre utilisation d’un micro-ordinateur n’a pas été bouleversée. Imaginezvous que 10 ans plus tôt, Internet n’existait pas et posséder un ordinateur équipé d’un disque dur était un signe évident de richesse. Pour les joueurs, il fallait se contenter de résolutions du type 320 x 200 où afficher plus de quatre couleurs simultanément était réservé aux machines les plus performantes. Comparé à ça, nous n’avons pas connu de bouleversements concernant notre façon d’aborder les choses entre 1999 et 2009 ; en fait, nous avons simplement accès aux mêmes choses mais en mieux, en plus rapide. A quand la prochaine révolution ?

Du son ? Oui, mais en PCI ! Il y a 10 ans, les cartes son embarquées sur la carte mère n’existaient pas et celles qui étaient proposées étaient de qualité médiocre, destinées aux PC bureautiques les plus basiques. Nous achetions alors systématiquement une carte son au format PCI (bien que quelques ancêtres en ISA servaient encore) comme cette Sound Blaster 128. Le must de l’époque ? La Sound Blaster Live ! bien sûr. Nous nous souvenons encore du jour où nous nous sommes fendu de 1 600 francs (240 euros) pour la version Platinium. Nous en avons les larmes aux yeux en repensant à ses connectiques plaquées or et son rack 5,25» en façade… mais nous pleurons encore plus en repensant aux bugs de configuration sous Windows. En ce temps-là, PnP signifiait plus « Plug ’n’ Pray » (branchez et priez) que « Plug ’n’ Play » (branchez et jouez).

que les ténors du moment, Voodoo 3 3000 et autres Rage 128 GL. Imaginez-vous, 32 Mo de mémoire, à peine croyable ! Son succès n’a pourtant duré que quelques mois, car nVidia a révolutionné lui-même le marché en fin d’année. Nous nous en rappelons encore, c’était le 1er septembre 1999 et la firme au caméléon présentait le concept de GPU en lançant la toute première GeForce baptisée GeForce 256, en référence à son bus mémoire révolutionnaire de 256 bits. Avec 32 Mo de SDRAM, elle offrait des performances largement supérieures à tout ce qui se faisait alors, enterrant toute concurrence. C’est depuis ce moment que des marques comme 3DFX Voodoo ou S3 ont définitivement

disparu des rayons, seul ATi a résisté en lançant la Radeon dès 2000.

Quake III en 1 024 x 768 La conférence de presse était d’autant plus impressionnante que Quake III, encore en « démo test » était de la partie ; ce jeu si génial allait devenir un benchmark utilisé durant des années et des années. Alors que nos PC permettaient de jouer en 640 x 480, 800 x 600 ou 1 024 x 768 suivant les titres, la GeForce était la seule carte assez puissante pour faire tourner Quake III en si haute résolution et en conservant un framerate jouable (plus de 25 FPS). Toutes ? Non, ma TNT2 Ultra overclockée à fond était aussi rapide qu’une GeForce 256, d’abord !


Performances

B

ien décidé à « revivre » les PC de cette époque, nous avons monté plusieurs machines. Pour nos essais en slot 1, c’est une carte mère Asus P3B-F qui a été choisie, la seconde « grosse » carte à base de chipset Intel BX du constructeur. Cette dernière n’accepte officiellement que les processeurs à 100 MHz de bus, limitation du chipset oblige, mais elle n’a pas de mal à tourner à 133 MHz en overclockant. En socket 370, nous avons ressorti un vieux PC HP à base de chipset Intel 810 accompagné en southbridge de son ICH… premier du nom ! Ce dernier supporte tous les PIII socket 370, Tualatin compris. Du côté d’AMD, nous avons ressorti une carte mère Gigabyte 7IXE en slot A et une Asus A7V en socket 462. Seuls les processeurs à 200 MHz de bus sont supportés sur cette dernière, mais ça n’a pas d’importance. Les trois plateformes utilisent de la SDRAM, nous avons installé 128, 256 puis 512 Mo qui étaient les valeurs de l’époque en entrée, milieu et haut de gamme. Nos mesures ont été effectuées sous Windows XP SP2, le système d’exploitation le plus récent que nous pouvions raisonnablement utiliser sur ces plateformes et avec une quantité de RAM adaptée (512 Mo).

7 min et 15 s pour calculer un Super Pi 1 MB. A titre de comparaison, le Pentium III 866 MHz vendu à la même époque tombait déjà à 3 min et 9 s, quant au Pentium III-S 1,4 GHz, le plus puissant de tous, il ne requiert que 1min 52 s. Les écarts entre ces modèles étaient inouïs, mais aucun ne fait rêver ! Un bête Atom N270 à 1,6 GHz de netbook réalise ce même exercice en 1 min et 25 s, un Windows 7 sur Pentium III ? C’est possible, à partir de 512 Mo de RAM. Entre nous, c’est parfaitement inutilisable, un chef d’oeuvre de lenteur. En revanche, le bon vieux Windows 2000 reste très fluide !

Record battu à Super Pi ! Pour le fun, nous avons lancé sur ces machines des benchs que nous utilisons sur les PC modernes. Le processeur le plus lent que nous ayons essayé est un Celeron 400 MHz socket 370, utilisé par beaucoup de personnes à l’époque tant l’écart de prix avec le Pentium III était conséquent. Le verdict fait mal, très mal  ! Nous avons battu tous nos records… de lenteur ! Ce Celeron a mis

E7300 à 2,66 GHz en 20 s et un Core i7 720 à 2,66 GHz en 14 s seulement. Courageux, nous lançons ensuite Cinebench R10, une application dérivée de Cinema 4D et capable de bencher « rapidement » la puissance d’un CPU en rendu 3D et d’exploiter plusieurs cores s’ils sont disponibles. « Rapidement » car nous sommes habitué à des résultats variant de 30 s à 2 min suivant les CPU d’aujourd’hui. Il faut déjà 30 min au Pentium III 866, imaginez donc. Il aura fallu une bonne dose de courage pour attendre la fin du bench sur le Celeron 400 MHz qui a tout de même mis 1 h (!) et 18 min pour en venir à bout. Pfiou ! Nous vous aurions bien proposé des graphs de performances pour comparer la génération PIII avec les CPU d’aujourd’hui, de même pour les cartes graphiques… mais comment sortir un graphique dont le ratio entre les plus lents et les plus rapides dépasse x100 ? Pareils graphs sont tout bonnement illisibles.

Pour des usages simples (Internet et bureautique), reconnaissons tout de même que ces ordinateurs s’en sortent encore. Il faut avoir « beaucoup » de mémoire (512 Mo), un disque dur moderne et se limiter à Windows XP, mais il est tout à fait possible de travailler avec ces derniers, malgré leur relative lenteur. Insuffisants pour la vidéo HD, ils sont tout à fait capables de faire une petite station multimédia qui lira CD, MP3, DVD et DivX.

A gauche, un Seagate 8,4 Go (IDE 5 400 tours), entrée de gamme en 1999. A droite, un Quantum Atlas 10K 18 Go (SCSI 10 000 tours), très haut de gamme la même année.

PC Update

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Rétro computing

Abandon wares revivez l’épopée des jeux culte du PC Manuel DA COSTA

Contre exemple de l’abandonware, Another World a été réédité en haute résolution moyennant 7 euros mais il les vaut bien.

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Si le mot retrogaming évoque l’age d’or des premières bornes d’arcade, des consoles de jeu, ou encore de la fabuleuse ère Atari/Amiga, il ne faut pas non plus oublier que la fin des années 80 a offert aux PC 386 puis 486 sous DOS des jeux légendaires. Que vous ayez été trop jeune pour connaitre cet age d’or des jeux qui n’avaient que le gameplay pour se faire valoir ou que vous vouliez vous rappeler de merveilleux souvenirs, foncez ! Ils sont désormais disponibles gratuitement et facilement utilisables sous Windows grâce à des utilitaires dédiés.


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L

e retrogaming pour des possesseurs de cartes 3D dernier cri ? Et puis quoi encore ? Et bien si ! Certes, les possesseurs de machines peu puissantes y trouveront les premiers leur bonheur mais les autres aussi ! Les trentenaires redécouvriront d’anciens titres de légende ayant marqué leur existence. D’autres ayant l’impression plus ou moins justifiée que le gameplay d’aujourd’hui n’est plus aussi léché se frotteront à d’autres sensations. La nouvelle génération de gamer pourra quant à elle découvrir ce qu’elle a raté, les débuts du jeu vidéo, s’en amuser ou s’amuser tout court, mais aucun gamer ne restera indifférent devant les merveilles pondues par Microprose, LucasArt, Bullfrog ou Psygnosis… Les éditeurs console ont bien compris que le retrogaming représentait encore une manne financière, notamment Nintendo qui s’est engagé le premier avec la Wii et la fonction Console virtuelle permettant de jouer ou de découvrir les plus grands classiques de la NES, Super Nintendo, Nintendo 64, CoreGrafx, Sega Mega Drive, Sega Master System, Commodore 64, Neo-Geo… La Xbox360 se contente de jeux imitant les anciens sur le Xbox Live mais rien « d’officiel » n’existe sur PC.

“ DOSBox permet de redécouvrir des titres PC légendaires quel que soit votre système ” Ces titres sont alors mis gratuitement à la disposition des joueurs sur Internet par des bénévoles, avec l’autorisation des ayants droit, ou par anticipation en attendant que les ayants droit se manifestent pour autoriser ou non leur diffusion, les droits d’auteur ouvrant une période légale de 70 ans. La situation est donc très ambiguë car il est impossible pour les éditeurs de surveiller tous les sites d’abandonware de la planète. C’est beaucoup plus simple quand ils ont une position officielle sur le sujet mais c’est rarement le cas et c’est en général pour dire qu’ils refusent en bloc, comme LucasArt… C’est encore plus difficile pour les studios qui ont disparu ou dont les ayants droits ne donnent plus signe de vie. D’un côté, on a donc l’énorme frustration de songer à des centaines de jeux fabuleux dont plus personne ne fait rien, de l’autre l’épineuse question du respect

Développé par Taito en 1986, Arkanoid a révolutionné le monde des casse-briques.

Maître incontesté des jeux d’aventures dans les années 80/90, LucasArts n’autorise pas la diffusion de ses anciens jeux PC comme Indiana Jones et la dernière croisade.

Moins savoureux que le premier volet, Dungeon Master 2 : The Legend of Skullkeep (1994) reste malgré tout excellent.

Abandonware Et çà n’est pas trop grave, pourrait on dire, car il suffit de se tourner vers les abandonwares, dont la définition la plus courante se résume par l’absence de distribution et de support technique de la part de l’éditeur et des développeurs pour les vieux jeux, notion joliement floue.

Goblins 3 (1993) vous met dans la peau de Blount, un gobelin voyageant seul à travers le pays de Foliander pour délivrer sa fiancée.

Prince of Persia 2 : The Shadow and the Flame (1993).

du bien d’autrui… Quant on a dépensé sueur, larme et argent sur un projet, on espère toujours en retirer quelques fruits. L’exemple récent des vieux jeux ressortis sur iPhone en sont la preuve… En tant que petit éditeur indépendant par exemple, nous n’apprécierions pas du tout que l’on publie sur le net nos anciens numéros même si nous n’en faisons rien pour l’instant par manque de temps. D’un autre, nous avons la larme à l’œil en redécouvrant les premiers numéros de Tilt, qui a été à l’origine de notre vocation à presque tous. Bref, difficile de trancher, et chacun fera en son âme et conscience. En attendant, il faut bien avouer que rejouer à Dungeon Master ou Populous, c’est le pied ! En espérant qu’un jour naisse un musée vivant officiel du jeu vidéo, parrainé par les éditeurs (on peut rêver). Notons néanmoins que la plupart des sites d’abandonwares semblent animés par des passionnés désireux de sauvegarder et promouvoir un âge d’or du jeu

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vidéo et n’affichent pas de pub. Remercions en les en espérant que les éditeurs soient d’accord avec leur point de vue !

duquel vous pourrez, si vous le souhaitez, créer trois nouveaux dossiers pour classer vos jeux en fonction de leur type : Download (jeux décompressés), ISOS (images jeux), puis Floppy (images disquettes). Evitez d’utiliser des noms longs (DOSBox ne supportant pas les noms de plus de huit caractères), des signes de ponctuation et des caractères spéciaux.

Notez que si vous ne souhaitez pas utiliser de lecteur virtuel, il est possible de monter directement une image ISO ou cue/bin sous DOSBox à l’aide des commandes suivantes : imgmount <répertoire virtuel de votre choix> <emplacement de votre image iso ou cue/bin> -t iso (ce qui donne, par exemple, imgmount D C:\Users\ Elfedac\oldies\isos\larry7\lsl7.iso -t iso). Pour les autres images de disques, comme le format .nrg, un lecteur virtuel reste, en revanche, obligatoire. DOSBox utilisant par défaut le clavier

DOSBox DOSBox (www.dosbox.com) est un logiciel open source représentant un des moyens les plus utilisés pour rejouer aux jeux PC d’antan et permettant non seulement d’émuler une machine d’époque (80286/386, EGA, VGA, VESA/SVGA, SoundBlaster, Adlib, etc.), mais aussi le système DOS. Vous pourrez consulter le matériel supporté en détail sur le site Web officiel et découvrir la liste des jeux compatibles (plus de 3 200 titres). De quoi satisfaire de nombreux joueurs nostalgiques, d’autant plus que DOSBox supporte de nombreux systèmes d’exploitation tels que les distributions Linux, FreeBSD, BeOS, Mac OS X ou encore Windows. DOSBox a même été porté sur différentes consoles dont la Dreamcast de Sega. Bref, nous détaillerons ici la marche à suivre sous Windows Seven, en précisant que ce petit tutoriel s’applique également à Windows XP/Vista 32 et 64 bits. Pour commencer, téléchargez puis installez la dernière version de DOSBox dans le répertoire de votre choix. Puis créez un répertoire Oldies (ou n’importe quel autre nom) à l’emplacement de votre choix. Nous choisirons pour notre part de créer le dossier Oldies dans Mes documents (C:\Users\votre nom d’utilisateur\oldies), à l’intérieur

Passons maintenant à la configuration de DOSBox. Rendez-vous pour cela dans le répertoire d’installation, puis ouvrez le fichier dosbox.conf à l’aide de Notepad. A la section [autoexec], rajoutez les lignes suivantes : mount c c:\<emplacement de votre répertoire oldies> (dans notre cas : mount c c:\Users\Elfedac\oldies) mount d i:\ -t cdrom mount e c:\<emplacement du répertoire contenant vos images disquettes> -t floppy (dans notre cas : mount c c:\ Users\Elfedac\oldies\floppy) Cette section permet d’automatiser certaines commandes, ce qui évite de les saisir lors de chaque lancement de DOSBox. Dans notre exemple, la première ligne de commandes permet de monter le répertoire contenant les jeux à exécuter dans le répertoire DOS  C. La seconde permet d’attribuer la lettre DOS d à notre lecteur optique physique et/ou virtuel, ce qui nous permettra d’utiliser directement nos jeux originaux sur CD ou des images téléchargées librement. La dernière ligne de commandes ayant la même fonction pour le lecteur de disquettes. L’ajout de la ligne de commandes C: permettra à DOSBox de se rendre directement dans le répertoire C: à l’exécution.

“ Bien que de nombreux éditeurs y soient opposés ou sans avis, l’abandonware permet de garder une trace de notre histoire vidéoludique sur PC ” 104

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QWERTY, rajoutez la commande keyb fr dans la section [autoexec] pour que la configuration AZERTY soit préchargée par défaut lors de chaque lancement de DOSBox. Histoire de pousser la personnalisation un peu plus loin, téléchargez puis décompressez l’archive contenant les fichiers de traduction en français, dans le répertoire d’installation de DOSBox. Puis toujours à l’aide de Notepad, ouvrez le fichier dosbox.conf puis rajoutez la ligne language=francais. lng à la section [dosbox]. Vous pouvez, en outre, aller un peu plus loin en modifiant certaines sections et variables. Il vous sera, par exemple, possible d’exécuter DOSBox directement en mode plein écran, en remplaçant la variable false de la commande fullscreen par true dans la section [sdl], ou encore d’upscaler la résolution native des jeux en appliquant respectivement les variables true et hq3x aux commandes aspect et scaler dans la section [render]. Toutefois, ces variables peuvent ne pas convenir suivant le jeu exécuté et vos préférences. C’est pourquoi, nous vous invitons à découvrir toutes les variables plus en détail sur le wiki officiel (www.dosbox.com/wiki). Une fois la configuration effectuée et DOSBox exécuté, nous nous retrouvons en lignes de commandes. Il faudra alors utiliser la commande cd <nom du


Les autres alternatives

répertoire> pour vous rendre dans le répertoire de votre choix, la commande dir pour lister le contenu du répertoire, la commande <nom du lecteur>: pour changer de lecteur (par exemple, C:), avant de saisir le nom de l’exécutable pour lancer le jeu. Notez qu’il suffit de tabuler pour faire apparaître automatiquement le nom de l’exécutable, une fois les premières lettres saisies. Une fois le jeu lancé, aidez-vous du tableau Commandes spécifiques DOSBox pour contrôler l’émulateur. Dans le cas où vous changeriez de disque ou de disquette en cours de route, utilisez la combinaison de touches CTRL + F4 pour réactualiser le contenu du répertoire. Suivant les cas, il arrive que certaines protections contre la copie empêchent l’exécution d’un jeu. Des protections qui demandaient à l’époque de rechercher des mots et/ou des chiffres dans le manuel à l’aide d’indices tels que le numéro de la page, de la ligne et l’emplacement du mot et/ou du chiffre. Il suffit dès lors de télécharger puis de décompresser l’utilitaire Rawcopy (www.abandonware-france.org) dans le répertoire contenant vos jeux, avant d’exécuter ce dernier directement sous DOSBox. Il ne vous reste alors plus qu’à rechercher le titre à déprotéger (touche F1), avant d’appliquer les changements et de quitter Rawcopy. Vous pourrez alors librement exécuter le jeu si le manuel d’un titre venait à vous manquer. Enfin, notez qu’il existe différentes interfaces de configuration graphique (frontends) facilitant la configuration de DOSBox telles que D.O.G. (www. freewebs.com/erikgg) et DOSShell (www.loonies.narod.ru/dosshell.htm). Mais trop instables sous Vista et Seven, c’est finalement le frontend open source Jamyda (http://jamyda. sourceforge.net), bien plus récent, que nous vous recommandons. Ce dernier nécessite la plateforme JAVA (www. java.com) pour fonctionner et permet

de créer des profils de configuration DOSBox individuels pour chaque jeu à émuler.

Bien qu’offrant une compatibilité plus limitée avec les jeux d’antan, ScummVM (www.scummvm.org) n’en reste pas moins très apprécié, il est multiplateforme et très simple d’emploi puisqu’il suffit d’indiquer l’emplacement de vos abandonwares pour ajouter, éditer les options de lancement et exécuter vos jeux. D’autres amateurs d’abandonwares ont, en revanche, réécrit l’exécutable de certains jeux pour qu’ils soient exploitables directement sous Windows. Comme le site Squir the Cat (www.squirtthecat.com) qui propose un exécutable modifié pour la version anglaise et française de Leisure Suit Larry 7 très simple d’emploi puisqu’il suffit tout simplement d’insérer ou de monter l’image de votre abandonware, avant d’utiliser l’exécutable modifié pour installer le jeu comme n’importe quel titre PC récent. A l’image du catalogue proposé par le site Good Old Games (www.gog.com) puisque tous

A l’image de DOSBox et du frontend Jamyda, ScummVM est très simple d’usage mais souffre d’une compatibilité avec les jeux en retrait.

Commandes spécifiques DOSBox ALT + ENTER : bascule entre le mode fenêtré et le mode plein écran. ALT + PAUSE : met le jeu en pause. CTRL + F4 : réanalyse le contenu de votre lecteur CD ou de votre lecteur de disquettes. CTRL + F5 : capture d’écran au format .png (par défaut, dans le répertoire DOSBox/capture). CTRL + ALT + F5 : enregistre une vidéo au format .avi. CTRL + F6 : enregistrement de la bande-son au format .wav. CTRL + F7/F8 : diminue/augmente les sauts d’images. CTRL + F9 : quitter. CTRL + F10 : capture ou libère la souris. CTRL + F11/F12 : ralentit/accélère l’émulation (diminue/augmente les cycles DOSBox). ALT + F12 : mode Turbo.

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les jeux sont libres de tout DRM, proposés à des prix très attractifs et compatibles XP/Vista. De quoi encourager les joueurs.

Notre sélection Attention, les titres présentés ici ne sont pas tous libres de droits à l’image de Duke Nukem 3D, Doom, The Elder

Good Old Games offre un catalogue limité mais c’est un bon début.

Les sites incontournables pour trouver les abandonwares www.abandonware-paradise.fr www.abandonware-utopia.com www.abandonware-france.org www.abandonia.com/fr http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_commercial_games_released_as_freeware

Scrolls II – Daggerfall, The Secret of the Monkey Island, Loom, Wing Commander ou encore Evil Twin, qui restent proposés à la vente à des prix modiques sur le marché du neuf et de l’occasion. De quoi vous encourager à découvrir les jeux d’antan légalement.

Un minijeu particulièrement subtil puisqu’il ne consiste pas à tuer son adversaire mais à l’humilier à coups d’insultes, sans que ce dernier soit en mesure de réagir. Décliné en quatre volets, le jeu est payant. Loom

Aventures/RPG

Un monde de 45 000 km2 à explorer avec des villes, des donjons et des quêtes souvent aléatoires pour qu’une partie ne ressemble à aucune autre, un univers riche et fouillé sans oublier une grande liberté d’action pour le joueur. Daggerfall est incontestablement un excellent RPG malgré quelques bugs auxquels on est maintenant habitué avec Bethesda. A ne pas manquer : Dungeon Master, Space Quest, Full Throttle, Maniac Mansion 2 : Day of the Tentacle, Leisure Suit Larry, Sam & Max, King’s Quest, Gobliiins, Indiana Jones, Dungeon Keeper, Ultima.

The Secret of the Monkey Island

Action Dans un monde imaginaire rempli de magie, Bobbin, un jeune garçon de la guilde des tisserands, part à la recherche des siens, transformés en cygnes et partis vers d’autres horizons. Encore un jeu féerique signé LucasArts, charismatique et parfaitement orchestré par la musique du Lac des cygnes de Tchaïkovski.

Duke Nukem 3D

The Elder Scrolls II – Daggerfall Se déroulant au 16e siècle sur l’île de Mêlée dans les Caraïbes, The Secret of the Monkey Island est un point and click où l’humour est omniprésent, mettant en scène Guybrush Threepwood, un jeune mousse qui espère bien devenir pirate un jour. A titre d’exemple, le jeu intègre le duel d’insultes au sabre.

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Prenez quelques extraterrestres belliqueux semant la terreur dans les coins les plus sordides de Los Angeles, ainsi que Duke Nukem, un antihéros équipé d’un attirail de malade, et vous obtenez le meilleur cocktail d’action explosif et immoral qu’il nous ait été donné de voir. Ce dernier a même surpassé Quake, pourtant bien plus abouti techniquement.


Freedom) se sont illustrés en intégrant de nombreuses cinématiques dignes des plus grands studios hollywoodiens pour garantir une immersion totale dans les combats spatiaux. De quoi vivre un véritable space opera à la Star Wars mettant en scène des acteurs tels que Mark Hamill, Malcolm McDowell, John Rhys-Davies, Tom Wilson, Jason Bernard, Mark Dacascos ou encore Casper Van Dien et des décors créés spécialement pour l’occasion.

Le raz-de-marée ID Software

A ne pas manquer : Destruction Derby, Need for Speed 5 et 6, Flight Simulator 5, Frontier : Elite 2, Formula 1 Grand Prix, Stunt Car Racer.

jeu a connu différentes suites (Bubble Bobble 2, Rainbow Islands).

RTS/gestion/réflexion Command & Conquer

Evil Twin : Cyprien’s Chronicles

ID Software n’a pas non plus fait dans la finesse avec tout d’abord Wolfenstein 3D qui vous met aux commandes d’un espion américain capturé qui doit en découdre avec une armée de soldats nazis, dans un château du troisième Reich rempli de portraits d’Hitler. Puis Doom et Doom 2 mettant cette fois-ci en scène un marine devant faire face à diverses monstruosités tout droit sorties des enfers. Ne cherchez ici aucune subtilité, la violence est omniprésente avec des armes dévastatrices telles que la tronçonneuse. A ne pas manquer : Alien Breed, Cannon Fodder, Another World, FlashBack, Wolfenstein 3D, Metal Gear Solid.

Arcade/plateforme La saga Bubble Bobble Grand classique signé Taito, Bubble Bobble fait partie de ces jeux de plateformes qu’il est difficile d’oublier tant l’univers se montre mignon. Jouable à deux simultanément, vous incarnez deux frères transformés en dinosaures, Bub et Bob, capables d’enfermer leurs ennemis dans des bulles qu’il faut ensuite éclater pour obtenir divers bonus et pouvoirs. Des bonus qui se révéleront très utiles pour traverser les 100 niveaux et délivrer leur fiancée. Le

Evil Twin est une production française où le joueur incarne Cyprien, un orphelin se retrouvant dans un monde imaginaire à la recherche de ses amis disparus. Un jeu au scénario assez classique qui a surtout marqué les esprits par son univers riche doublé d’une bandeson extrêmement soignée et par son ambiance oppressante. Dommage que la gestion des caméras n’ait pas bénéficié du même travail appliqué.

Abusant de cinématiques caractérisant les briefings d’avant et d’après mission, Command & Conquer : Conflit du Tiberium (1995) offre une mise en scène remarquable, améliorant l’immersion du joueur dans un scénario tournant autour de la lutte pour l’exploitation d’une nouvelle source d’énergie, le tiberium, entre l’organisation terroriste du NOD et le GDI. Dans le même style, Alerte Rouge (1996) raconte, au contraire, le conflit entre le bloc russe et le bloc allié alors que la Seconde Guerre mondiale a été évitée. Une machine à voyager dans le temps, conçue par Albert Einstein, ayant permis de neutraliser Adolf Hitler. A ne pas manquer : Sim City, Beasts and Bumpkins, Populous, Warcraft 2, The Settlers, Space Hulk, Civilization 2, Syndicate, Pirates, Transport Tycoon, Battle Chess, Fallout 1 & 2.

A ne pas manquer : Dragon’s Lair, Prince of Persia, Heart of Darkness.

Sport/simulation Wing Commander 3 et 4 Sortis en 1994 et 1995, Wing Commander 3 (Heart of the Tiger) et 4 (The Price of

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Pratique

Le Web en

Chiffres Pierre Caillault Internet, bien sûr qu’on connaît. On l’utilise tous les jours. Mais concrètement qu’est-ce que c’est ? Est-ce gros ? Rapide ? Tout le monde est-il logé à la même enseigne ? Beaucoup de questions que l’on s’est certainement posées un jour et dont les réponses sont souvent surprenantes. Petit panorama du Web mondial en chiffres. Le Web en France

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in 2008, on recensait 17,7 millions d’abonnements au haut débit en France. - En tout, en juillet 2008, on comptait 32 millions d’internautes dans le pays (un internaute étant, selon le critère retenu par Médiamétrie, un Français de plus de 11 ans s’étant connecté au moins une fois dans le mois du sondage). En mai 2001, soit une dizaine d’années après la naissance commerciale du Web, et date du premier sondage Médiamétrie sur le sujet, nous n’étions que 11 millions d’internautes.

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- L’ADSL représente toujours l’écrasante majorité des abonnements au haut débit (95 %), alors que les technologies alternatives (fibre, satellite, câble) ne se partagent que 5 % du gâteau. - Le dégroupage total est plus populaire que jamais et 4,9 millions de lignes dégroupées (sur un total de 6,3) bénéficient d’un abonnement dégroupé. - Il subsiste encore quelques mordus du 56K puisqu’en mai 2008, 1,65  % des internautes se connectaient encore en bas débit. - La France est championne d’Europe des papys surfeurs : un internaute


français sur quatre a plus de 55 ans. Il passe 9,8 h à surfer par semaine (8,8 en moyenne européenne) et est un dopé du haut débit (83 % de Français contre 75 % en Europe) ; 21 % des papys surfeurs utilisent la VoIP (7 % en Europe) et 21 % de nos seniors déclarent se rendre régulièrement sur un forum. Bien conservés les Français !

Quel usage ? - Le Web sert aux Français à communiquer : 37 % des communications interpersonnelles passent par le Net (devant le mobile à 32,1 % et le téléphone fixe à 30 %). - Les Français achètent en ligne : 3 milliards d’euros dépensés sur Internet en 2007, soit 22 % de plus qu’en 2006. - Les publicitaires ont compris le phénomène et y ont investi 1,2 milliard d’euros en 2007. Ce qui fait que le Web représente près de 11 % du marché publicitaire en 2007 et c’est en constante augmentation.

Internet dans le monde - L’institut de recherche américain Internet World Stats estime qu’en 2008, il y a eu 1 574 313 184 internautes (presque 1,6 milliard). - 650 millions d’internautes viennent d’Asie. - 390 millions d’Europe. - 246 millions d’Amérique du Nord. - Sur les 650 millions d’internautes asiatiques, la Chine compte pour près de 300 millions, ce qui semble beaucoup en quantité, mais qui est encore très faible en taux de pénétration.

La Chine n’a, en effet, qu’un taux de pénétration de 22 %, là où un Japon est à près de 76 %. Lorsque la Chine sera au même niveau, il y aura donc à quelques millions près plus de 900 millions d’internautes chinois. - En Europe, c’est l’Allemagne qui compte le plus d’internautes avec 55  millions. La France arrive 3e, derrière le Royaume-Uni. - Le taux de pénétration européen se situe à 40 %, tiré vers le bas par les ex-pays de l’Est encore peu « internautisés ». - La France a un taux de pénétration avoisinant les 65 %.

Web écolo Cédons à la mode du moment et essayons de savoir combien de trous dans la couche d’ozone nous perçons à chaque recherche sur le Web, ou

combien de grammes de CO2 nous rejetons en utilisant Internet… enfin peu importe l’échelle. Le Web pollue-til plus que l’une des vieilles guimbardes de Thomas ? - Un récent rapport statuait que deux recherches Google complexes produisent autant de CO2 que de faire bouillir une bouilloire, soit 15 g. - Google précise que dans le cas d’une recherche simple prenant moins d’une seconde, le niveau baisse à 0,2 g. - Difficile de calculer précisément le rejet mondial de CO2, mais pour s’en faire une idée, il se réalise plus de 200  millions de recherches Google dans le monde chaque jour. Ça en fait des bouilloires ! - Aujourd’hui, on considère que l’industrie informatique génère 2 % des gaz à effet de serre dans le monde, soit autant que toutes les compagnies aériennes réunies.

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Pratique

- Maintenir un avatar dans Second Life pendant 1 an consomme 1,752 kWh, soit autant qu’un Brésilien moyen. - En 2006, Internet utilisait deux fois plus d’énergie qu’en 2000… alors que dans le même temps, le trafic Internet a été multiplié par 22. Le Web de maintenant est beaucoup moins énergivore qu’il y a moins de 10 ans. - Les technologies d’hier, comme le modem et la ligne cuivrée, consomment une moyenne de 3,56 kWh par gigaoctet, alors que les technologies modernes (fibre, par exemple) ne consomment que 0,77 kWh par gigaoctet et que les technologies DSL baissent jusqu’à 0,17 kWh. Mais ceci ne tient pas compte de la consommation des terminaux.

- Ce gain est dû à la seule apparition de 20 millions de serveurs de blogs chinois servant le domaine qq.com, devenant d’un coup le plus gros hébergeur de blogs du monde. - Ces machines tournent majoritairement sous Apache (100 millions de serveurs) et sous IIS (60 millions de machines). - En janvier 2009, on comptait 1 million de certificats SSL dans le monde, ce qui est peu par rapport au nombre de sites Web, mais en progression fulgurante (100 000 en avril 2000, 500  000 en février 2006). - Ces 215 millions de serveurs hébergent à peu près 67 milliards de pages Web. - On compte 1,574 milliard d’internautes dans le monde (390 millions en Europe dont 40 millions en France), ce qui donne 1 serveur pour 7 internautes et 1 serveur pour 30 humains. C’est colossal !

L’herbe est toujours plus verte ailleurs

La « taille » du Web Internet n’étant ni réel ni fixe, il est difficile d’en estimer la taille. Combien de serveurs ? Combien de pages ? Combien d’IP ? Bref, toutes ces données sont relativement ardues à trouver, surtout si l’on cherche du fiable. Après pas mal de tergiversations, nous nous sommes arrêté sur les données fournies par Netcraft, une société britannique dont la méthodologie nous semble particulièrement pertinente. Sa spécialité : compter. Et pour mesurer le nombre de serveurs dans le monde, Netcraft a mis en place une méthodologie visant à identifier le nombre de serveurs (machines). Mais plusieurs serveurs échappent à ce recensement (loopback mal configuré, serveurs de bases de données, etc.)  ; les chiffres avancés sont donc une sousestimation. - En février 2009, Netcraft comptait 215 675 903 serveurs dans le monde. - Le gain par rapport au mois précédent est de 20 millions de machines.

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Le Français n’est jamais content et persuadé qu’« ailleurs », c’est toujours mieux. A tort ou à raison ? Speedtest avec ses statistiques mondiales compilées est d’une aide précieuse. - L’Asie est le continent phare en matière de haut débit : Corée du Sud et Japon se partagent la palme avec des vitesses moyennes descendantes enregistrées à plus de 16 Mo/s en moyenne. - Puisque nous sommes en Asie, restons-y : le géant chinois en nombre d’internautes - actuels et potentiels - fait figure de voiture-balai. La meilleure région recensée dépasse à peine les 3 Mo/s, c’est faible. - L’Europe n’est pas trop en reste avec

la Suède flashée à près de 11,5 Mo/s. Les pays baltes et une partie de l’Europe de l’Est figurent aussi dans le top 10, mais pas la France qui semble souffrir de grosses disparités (nord très bien équipé et centre plutôt à la traîne). - L’Afrique reste le parent pauvre du Net avec un Maroc, en tête du classement continental, peinant à dépasser 1,5 Mo/s. Mais ces chiffres en eux-mêmes ne révèlent que des statiques de personnes ayant utilisé le service de Speedtest. Il suffit que quelques milliers de nouveaux raccordés au réseau Web en Gigabit Ethernet japonais testent leur connexion de furieux pour fausser les données. Le taux de pénétration du haut débit est plus parlant quant au développement de l’infrastructure Web des pays. - Amérique du Nord, Asie, Europe représentent 86 % des abonnés au haut débit dans le monde. - L’Europe est la plus grosse contributrice avec 26,19 % des abonnés mondiaux, suivie par l’Amérique du Nord avec 22,46 %. - Europe de l’Est, Amérique Latine, Afrique et Moyen-Orient ne représentent que 14 % du parc en haut débit mondial. - La technologie haut débit la plus répandue est le xDSL avec 230 millions d’abonnés, soit près de 65 % du marché. - La fibre optique ne représente que 11 % du parc mondial, mais enregistre les plus fortes croissances. Notons que 84 % de l’accès fibre est en Asie, avec le Japon (13 millions d’abonnés) la Corée (6 millions d’abonnés) et la Chine (17 millions d’abonnés) très en avance sur le reste du monde.


Qui est le plus gros ? Derrière notre connexion Internet, se cache un opérateur. Le classement des 16 plus gros opérateurs mondiaux révèle quelques surprises. Tous ont en commun un passé d’opérateur historique ayant évolué du fixe vers le mobile et le Net et pour certains, la fourniture de contenus. - Première surprise, le FAI le pus rentable est espagnol, alors que l’Espagne est en bas du top 10 du nombre des abonnés haut débit. Le mastodonte s’appelle Telefonica et engrange plus de 13 milliards de dollars de bénéfices. Deux tiers de l’activité se fait hors d’Espagne, en Amérique du Sud principalement. - Orange est 4e mondial avec 6,8  milliards de dollars de bénéfices en 2007. - Les groupes américains raflent le jackpot avec AT & T (11,9 MM$) Verizon (5,5 MM$). - Dans l’ordre, on trouve donc Telefonica, AT & T, China Mobile (11,9 MM$), Orange, BT (5,6 MM$), Verizon, America Movil (Mexique, 5,4 MM$), NTT Docomo (Japon, 4 MM$), Bell Canada (3,9 MM$), KPN (Hollande, 3,9 MM$), Telecom Italia (l’opérateur le plus endetté d’Europe avec un trou de 36 MM$, mais des bénéfices en 2008 de 3,6 MM$), Telmex (Mexique, 3,5 MM$), Telenor (Norvège, 3,33 MM$), China Telecom (3,24 MM$), Saudi Telecom (3,2 MM$). - Asie, Europe, Amérique sont particulièrement bien représentées. Rien en Afrique et pour cause, ce continent, et plus particulièrement l’Afrique noire, est le maillon faible du numérique moderne avec des prix prohibitifs, une couverture misérable et des débits très faibles.

L’Afrique, désert numérique Alors que le monde entier voit ses zones de couverture croître, ses débits monter et ses prix baisser, l’Afrique reste à la traîne. Continent pauvre, c’est surtout l’un de ceux où la connexion est la plus chère. RFI a récemment publié une étude édifiante de l’état des choses en Afrique. Ce qui en ressort est terrible. - De 2005 à 2008, la proportion d’internautes en Afrique est passée de 4 % de

la population à 5 %, alors que le reste des pays en développement du monde passait de 9 à 15 %. - Ces 5 % incluent le Maghreb et l’Afrique du Sud nettement plus développés. - En moyenne, 1 abonnement est partagé par 10 personnes. - Un abonnement au Burundi représente 1 031 % du salaire national moyen. - Les cybercafés, très répandus, ont pour habitude de partager une connexion bas débit sur beaucoup de PC hors d’âge, d’où des temps de chargement des pages délirants. - En général, le haut débit représente moins de 1 % des abonnements. - Le haut débit commence souvent à 128 Kbps. Au Mali, une telle connexion revient à 54 000 FCFA, soit 80 euros par mois. - Le câble sous-marin entre l’Europe et l’Afrique n’a pas amélioré les choses et Orange, l’un des gros opérateurs en Afrique, est pointé du doigt pour ses tarifs étranges ; 43 $ pour 128 Kbps au Mali, 38 $ pour 256 Kbps au Sénégal. - Une connexion 1 Mbps coûte 31 $ en France et 74 $ au Sénégal, toujours chez Orange.

Le paradis du surfeur ?

Le piratage Fléau pour les éditeurs, habitude pour certains utilisateurs… justificatif d’une législation arbitraire chez nous, le piratage est un phénomène de société. Mais d’une société à l’autre, son ampleur varie. - En moyenne, 35 % des logiciels utilisés en Europe occidentale sont des produits pirates. Les chiffres se stabilisent à ce seuil. - La France est le mauvais élève avec 47  % des logiciels utilisés qui seraient des copies illégales, un chiffre en augmentation de 2 % en un an. - La Chine n’est pas l’eldorado auquel s’attendaient les éditeurs et reste la championne du monde du piratage (au coude à coude avec la Russie) : entre 82 et 86 % des logiciels utilisés là-bas sont piratés et 9 logiciels Microsoft sur 10 sont des « warez ». Très critiquée par les Occidentaux pour son laxisme en la matière, la Chine tente de réagir et démantèle des réseaux. - Les pays pauvres piratent beaucoup… ce qui se comprend (93 % de piratage au Bangladesh). - Le manque à gagner pour les éditeurs serait de 34 milliards de dollars par an.

Le Japon fait souvent figure de précurseur… en matière de connexion Internet, c’est particulièrement vrai. Le Wi-Fi payant est prohibitif en France avec des tarifs frisant le ridicule, alors que là-bas pour 500 yens (3,50 euros), vous avez une journée de connexion d’excellente qualité. Mais ce n’est pas tout. Le Japon, c’est surtout du débit. Nous nous gaussons sur nos connexions fibre à 100 Mbps (qui peinent à arriver). Le 28 septembre dernier, les Nippons pouvaient s’abonner chez KDDi à la première connexion Web en Gigabit sur fibre optique. Il en coûte 6 000 yens (47 euros) par mois pour le Net en Gigabit et le téléphone. Le prix tombe à 37 euros pour le même service pour un abonnement de 24 mois.

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Comparatif

Quel logiciel pour

lire ses DVD et Blu-Ray discs ?

Quel programme faut-il choisir pour avoir les meilleures performances et la meilleure qualité d’image en lecture de DVD et de Blu-Ray discs ? Réponse par le test des trois logiciels incontournables PowerDVD, WinDVD et TotalMedia Theatre, et de quelques solutions alternatives. jeremy panzetta

L

es logiciels DVD et Blu-Ray discs ne s’arrêtent plus à la simple lecture de médias optiques. Support de l’accélération vidéo des cartes graphiques, upscaling vidéo, filtres d’optimisation des images, correction colorimétrique, catalogage des films, intégration dans Windows Media Center, lecture de divers formats

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vidéo, ils embarquent dorénavant de multiples fonctionnalités intéressantes. Mais tous ne se valent pas et à près de 90 euros le logiciel, mieux vaut faire le bon choix, d’autant plus qu’il existe d’autres critères à prendre en compte parmi lesquels l’efficacité du mode d’affichage 24p, la stabilité de l’application, la dis-


ponibilité des codecs dans d’autres applications, la rapidité de chargement des médias optiques et notamment, les Blu-Ray discs, la qualité du désentrelacement vidéo ou tout simplement, la qualité d’image. Trois éditeurs se partagent ce marché aujourd’hui, Cyberlink avec PowerDVD  9, Corel avec WinDVD 9 et Arcsoft avec TotalMedia Theatre 3. Ces logiciels sont déclinés en différentes versions, la plus chère étant toujours la seule à prendre en charge la lecture de Blu-Ray discs et intégrant les fonctions les plus avancées. Mais il existe d’autres solutions pour lire ses films, souvent gratuites. Ces applications alternatives sont-elles aussi performantes et peuvent-elles nous éviter de passer à la caisse ?

1 : Lecture DVD et Blu-Ray Si le chargement et la lecture de DVD vidéo ne posent plus de problème depuis longtemps, ce que nous avons d’ailleurs vérifié avec ces trois applications, la lecture des Blu-Ray discs est plus sensible car leur contenu est bien plus sophistiqué. Les spécifications BD-J (BonusView) et BD-Live ont, en effet, apporté diverses capacités interactives que les applications de lecture doivent gérer correctement, notamment le Picture-In Picture et l’accès Internet pour le téléchargement de scènes, de courts-métrages, de bandes-annonces, de sous-titres, de minijeux ou de sonneries pour les téléphones. Nous avons donc essayé tous les Blu-Ray discs en notre possession et les trois programmes ont passé ces tests haut la main. Mais pour conserver une comptabilité parfaite avec les titres les plus récents, il est nécessaire d’appliquer les mises à jour régulières. La rapidité de chargement des films Blu-Ray est également appréciable et bien meilleure que sur les premières versions de ces programmes, mais WinDVD se montre un peu moins réactif à ce niveau. Les trois applications ont su exploiter l’accélération vidéo des différentes cartes graphiques et IGP ATi, Intel et nVidia testées, ainsi que les filtres de netteté et de suppression de grain présents dans les pilotes. PowerDVD  9 Ultra est le plus performant sur des sources

en VC1, suivi de près par TMT 3 Platinium, les deux se valent sur le h.264. WinDVD 9 Plus Blu-Ray affiche une consommation CPU plus élevée sur ces deux types de vidéos, qui oscille entre 35 et 45 % sur notre E5200, contre 15-30 % pour TMT 3 et PowerDVD 9. En ce qui concerne la qualité d’image, sur nos benchmarks HQV éprouvant l’efficacité du désentrelacement en SD comme en HD, TMT est le seul qui a obtenu un score maximum, quelle que soit la carte graphique. PowerDVD a presque fait un sansfaute également, quelques optimisations sont encore nécessaires avec les cartes nVidia. Quant à WinDVD, il s’en est très bien sorti sauf avec les cartes ATi sur du 1080i. En ce qui concerne les DVD vidéo, nous avons préféré la qualité d’image de TMT 3 et celle de WinDVD qui sont équivalentes. PowerDVD introduit, lui, un peu de grain dans la vidéo. Avec les Blu-Ray discs, la différence est en revanche difficile à remarquer. Nos tests subjectifs donnent un léger avantage à TMT 3 au niveau de la précision d’image, mais les trois applications offrent un très bon piqué. L’affichage 24p sur le Blu-Ray a également passé les tests avec succès sur les trois applications. TMT et WinDVD supportent d’autre part la lecture du format défunt HD-DVD et TMT est le seul à pouvoir lire des rips de BluRay discs stockés sur un disque dur. Avec PowerDVD, il faut ruser et créer une image ISO de son rip que l’on monte avec Daemon Tools ou Virtual CloneDrive.

Notez que nos premiers tests avec TMT 3 et les cartes nVidia nous ont posé quelques problèmes lorsque l’accélération vidéo était activée. Le logiciel obtenait un score proche de zéro point dans les benchmarks HQV en SD comme en HD. Ce défaut se retrouvait d’ailleurs lors de la lecture de DVD vidéo et de Blu-Ray. Le désentrelacement n’était pas effectué correctement, des effets d’escaliers étaient alors visibles sur les contours des objets et des textes, l’image était aussi bien plus floue. Après quelques échanges de mails, Arcsoft nous a livré une mise à jour qui a pu corriger tous ces soucis. Elle devrait être rapidement disponible.

2 : HDMI 1.3 et support audio Nous avons déjà parlé de la conversion audio effectuée en qualité DVD (48 kHz/16 bit) par ces applications de lecture Blu-Ray sur des pistes DTSHD, LPCM ou Dolby TrueHD. TMT 3 et PowerDVD 9 Ultra apportent dans ces nouvelles versions le support du HDMI 1.3 et de l’échantillonnage maximum de ces pistes son HD mais sous certaines conditions. Avec PowerDVD 9, le downsampling n’est effectué que si la configuration intègre une carte son Realtek ALC885 ou ALC889. Il est alors capable de décoder les pistes audio HD en PCM

L’upscaling DVD de TMT 3 n’est pour le moment proposé qu’avec les cartes graphiques nVidia et exploite CUDA.

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Comparatif Fiche technique • Nom : PowerDVD 9 Ultra • Editeur : Cyberlink • Prix : 89,99 euros • Site Web : www.cyberlink.com Qualité de rendu vidéo Blu-Ray Fonctions additionnelles (MoovieLive, FancyView, mode Cinema) Large support de formats vidéo S’intègre à Windows Media Center Pas de conversion des pistes audio HD avec les cartes son compatibles Quelques rares instabilités Qualité d’upscaling perfectible

vers les sorties analogiques jusqu’en 96 kHz/24 bits sur 8 canaux. PowerDVD 9 prévoit aussi le support de la future carte son Auzentech X-Fi HomeTheater HD, capable d’envoyer à travers sa connectique HDMI 1.3 les bandes-son brutes afin qu’un ampli s’occupe du décodage (sur Vista uniquement). Avec TMT 3, seule la Xonar HDAV 1.3 d’Asus est supportée, que ce soit en bitstream sur son interface HDMI 1.3 ou

vers ses sorties analogiques multicanaux jusqu’en 192 kHz/24 bits. WinDVD ne propose pas encore cette fonctionnalité. Les trois applications prennent ensuite en charge le décodage de tous les formats audio courants (Dolby Digital, Dolby Digital EX, DTS, DTS 96/24, MP3, AAC, etc.). PowerDVD 9 Ultra intègre également les technologies Dolby (Pro Logic IIX, Virtual Speaker, Headphone), TMT 3 propose le DTS Surround Sensation et son Virtual Speaker maison, WinDVD supporte, lui, le DTS Surround, le Dolby Headphone et le Dolby Pro Logic IIX.

3 : Upscaling et autres filtres Les trois applications proposent l’upscaling vidéo améliorant la qualité d’image des sources SD en augmentant leur résolution jusqu’en 1080p. Chez Cyberlink et Corel, cet upscaling est effectué de manière logicielle, l’accélération vidéo doit être désactivée et c’est donc le processeur qui est sollicité. Chez Arcsoft, cette fonction est disponible en option via le plugin SimHD, fonctionnant uniquement avec les cartes

L’upscaling permet d’augmenter la résolution des DVD jusqu’en 1080p afin d’améliorer la qualité d’image et de faire ressortir plus de détails.

PowerDVD 9 et WinDVD 9 proposent un upscaling effectué par le processeur, ce qui réclame de la puissance.

graphiques nVidia en exploitant CUDA. Elle ne sollicite donc absolument pas le processeur. Arcsoft devrait proposer prochainement le support de l’upscaling via le processeur et aussi les cartes graphiques ATi. Chez les trois éditeurs, cette capacité est associée à un filtre d’amélioration des contours (sharpen) qu’il est possible de définir sur plusieurs niveaux de puissance. Nous espérions que cet upscaling soit disponible sur n’importe quelle source SD mais il s’avère, au final, assez limité puisqu’il n’est exploitable qu’avec les DVD vidéo. Chez Arcsoft, il est tout de même possible de l’activer sur les vidéos à l’extension MPG ou MPEG contenant du MPEG-2, jusqu’à une résolution de 720 par 576 et à condition que la hauteur et la largeur soient un multiple de 16. La solution SimHD impose d’autre part une certaine puissance GPU. Les IGP, comme le GeForce 9300, ne sont pas supportés et une GeForce 8600GT (ou une 9500GT) ne peut effectuer qu’un upscaling en 720p. Le 1080p est disponible sur des cartes graphiques comme la 8800 GTS ou la 9600GT. Entre les trois procédés, le plus convaincant est celui d’Arcsoft via CUDA qui optimise efficacement la qualité d’image en faisant ressortir plus de détails. Celui de WinDVD fait également un bon travail avec

WinDVD 9 intègre plusieurs filtres applicables sur des vidéos à base de MPEG, h.264 et VC1, en SD comme en HD.

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Fiche technique un rendu précis. PowerDVD est un peu en retrait car il introduit du grain et quelques effets d’escaliers. Avec PowerDVD et WinDVD, cet upscaling est assez gourmand en puissance. Alors que les deux lecteurs réclamaient 20 % d’usage CPU maximum en lecture DVD, PowerDVD est monté à 60 % max avec l’upscaling activé, WinDVD à 46 %, toujours sur notre E5200. Venons-en maintenant aux autres filtres intégrés dans PowerDVD et WinDVD qui ne fonctionnent, là encore, que si l’accélération vidéo est désactivée. Du côté de Cyberlink, le TrueTheater Lighting ajuste en temps réel la luminosité, le contraste et la saturation de l’image des DVD. Les couleurs éclatantes obtenues avec ce procédé pourront plaire, mais les plus exigeants préféreront calibrer leur affichage manuellement. On trouve ensuite le TrueTheater Motion, permettant de passer la cadence d’image des DVD à 60 ou 72 images par seconde afin d’assurer une bonne fluidité du film, notamment sur des TV HD pouvant atteindre ces fréquences de rafraîchissement. WinDVD propose, lui, plusieurs filtres efficaces applicables sur des vidéos à base de MPEG, h.264 et VC1, en SD comme en HD. On peut citer l’amélioration de la netteté, la suppression du bruit vidéo ou le déblocage qui supprime les artefacts sur les films à bas bitrate. Il est aussi capable d’ajuster la cadence d’image des DVD en 60  images par seconde afin de supprimer le flou dans les scènes « rapides ». Ce procédé donne une image, certes, plus fluide mais un effet de type sitcom que beaucoup n’aimeront pas.

4 : Lecture d’autres formats vidéo PowerDVD, WinDVD et TMT savent lire d’autres formats vidéo que les DVD et les Blu-Ray. Et à ce niveau, c’est TMT qui

La fonction d’upscaling des trois logiciels est associée à un filtre d’amélioration des contours mais celui présent dans les pilotes des cartes graphiques fonctionne aussi très bien.

offre le plus large support grâce à la prise en charge des formats MKV, mais sans sous-titres, qu’ils soient externes ou intégrés à l’encapsulation. TMT a su lire toutes nos vidéos sous les extensions TS, MPEG, M2TS, M2T, MTS, TP, MP4, WMV, AVI ou MOV, qu’elles contiennent du DivX, du XviD, du MPEG-2, du h.264, de l’AVCHD ou du HDV. PowerDVD s’en sort très bien lui aussi puisqu’il sait faire la même chose en dehors du MKV. C’est avec WinDVD que nous avons eu le plus de soucis. Le logiciel ne prend pas en charge les fichiers TS ni les MKV, il a quelques problèmes sur certains DivX et sa qualité de désentrelacement est très moyenne sur le format AVCHD. De plus, il n’active jamais l’accélération vidéo en dehors des DVD et Blu-Ray discs.

• Nom : WinDVD 9 Plus Blu-Ray • Editeur : Corel • Prix : 79 euros • Site Web : www.corel.com Qualité de rendu vidéo DVD et Blu-Ray Qualité de l’upscaling Filtres additionnels Support des HD-DVD Ne s’intègre pas à Windows Media Center Support moins large des autres formats vidéo Quelques lenteurs Pas d’accélération vidéo en dehors des DVD et Blu-Ray Downsampling des pistes audio HD Accélération vidéo moins performante

5 : Fonctions additionnelles PowerDVD va un peu plus loin que ses concurrents, grâce notamment à MoovieLive. Ce module permet d’organiser votre vidéothèque en ajoutant manuellement ou en téléchargeant gratuitement les jaquettes et autres données relatives aux films (année, synopsis, acteurs, réalisateurs, critiques, pistes son et sous-titres du média etc.). PowerDVD intègre aussi une interface esthétique pour afficher sa collection de manière animée. Le catalogage des

TMT 3 et PowerDVD 9 s’intègrent parfaitement à Windows Media Center.

films dans WinDVD et TMT 3 est présent mais il reste bien plus basique et ne fonctionne que sur les Blu-Ray avec TMT. Un autre module de PowerDVD permet de remixer les DVD en sélectionnant ses scènes favorites et en y ajoutant des images animées, du titrage et en remplaçant la bande-son. WinDVD propose, lui, la création de petits clips animés au format GIF à partir d’une scène quelconque. Beaucoup se dispenseront de ces capacités mais c’est un plus appréciable.

L’upscaling peut aussi être fait avec des outils gratuits comme MPC-HC combiné avec ffdshow, et sur n’importe quel type de vidéo. Avec une configuration optimale la qualité d’image obtenue est excellente.

Le module MoovieLive de PowerDVD permet d’organiser votre vidéothèque en ajoutant manuellement ou en téléchargeant gratuitement les jaquettes et autres données relatives aux films.

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Comparatif Fiche technique • Nom : TotalMedia Theatre 3 Platinium • Editeur : Arcsoft • Prix : 89,99 dollars (plugin SimHD 19,95 dollars) • Site Web : www.arcsoft.com Qualité de rendu vidéo DVD et Blu-Ray Qualité de l’upscaling CUDA Large support de formats vidéo (dont MKV) Support des HD-DVD Lit les rips de Blu-Ray discs Pas de conversion des pistes audio HD avec la Xonar HDAV 1.3 Modification de la couleur de l’interface S’intègre à Windows Media Center SimHD ne marche pas dans Windows Media Center pour le moment Upscaling limité aux cartes graphiques nVidia Upscaling impossible ou limité en 720p suivant la puissance du GPU nVidia Mise à jour nécessaire à venir pour les cartes graphiques nVidia PowerDVD s’intègre parfaitement à Windows Media Center et propose un mode d’affichage cinéma étudié pour être contrôlé facilement avec une télécommande. Contrairement à WinDVD, TMT 3 s’associe aussi très bien à Windows Media Center, il est même possible de modifier la couleur de son interface. Dommage, en revanche, que le plugin SimHD ne fonctionne pas dans cette centrale multimédia, mais Arcsoft l’a prévu dans une prochaine mise à jour. Les trois applications sont d’autre part capables de lire des vidéos stockées sur un serveur UPnP. Enfin, en dehors du décodeur h.264 de PowerDVD, les codecs de Arcsoft et Corel sont disponibles dans les filtres DirectShow. Il est donc possible de les utiliser dans des programmes comme Media Player Classic ou DVBViewer, mais ceux de Media Player Classic Homecinema est un lecteur gratuit capable de lire les DVD-Vidéo. Associé à AnyDVD HD il peut aussi lire les Blu Ray Discs, mais uniquement le film avec ses multiples bandes sons et sous titres, les menus interactifs ne sont pas supportés.

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Un autre module de PowerDVD permet de remixer les DVD en sélectionnant ses scènes favorites et en y ajoutant des images animées, du titrage et en remplaçant la bande-son.

WinDVD ne marchent pas bien en dehors de l’application d’origine.

6 : Les alternatives La lecture de DVD peut se faire via des applications gratuites, à commencer par le module DVD de Windows Media Center. Vous n’aurez accès à aucune fonctionnalité supplémentaire mais l’essentiel est assuré à savoir la lecture des menus interactifs et du film, avec une image de qualité correcte. Avec une petite bidouille que vous trouverez facilement sur le Net, Windows Media Player est aussi capable de lire des DVD. VLC supporte lui aussi la lecture de DVD mais il ne nous a pas convaincu et son rendu vidéo est loin d’être parfait. La meilleure solution reste Media Player Classic Homecinema qui vous donne, au passage, un contrôle total sur les codecs, le renderer et les autres filtres que vous pouvez utiliser. Associé à Ffdshow, vous pouvez de plus effectuer de l’upscaling sur les DVD mais aussi sur n’importe quelle autre source vidéo et appliquer tout un tas de filtres de correction colorimétrique ou d’optimisation d’image, le tout offrant une qualité au moins équivalente aux trois logiciels payants, voire meilleure lorsqu’on se donne la peine de

bien configurer le tout. En ce qui concerne les Blu-Ray discs, la seule alternative vient de MPC-HC, mais à condition de l’associer à AnyDVD HD qui va décrypter sa protection à la volée en fond de tâche. Cette solution n’est donc pas gratuite puisqu’il faudra débourser 63 euros pour le logiciel de Slysoft. Si cette combinaison permet de lire le film avec ses multiples bandes-son et sous-titres, les menus ne sont, en revanche, pas disponibles et l’accès aux bonus doit se faire en glissant directement le fichier M2TS dans l’application de lecture. La qualité d’image offerte par MPC-HC bien optimisé est excellente. De plus, avec les dernières versions de Ffdshow, le décodage des pistes son Dolby TrueHD et LPCM est supporté sans downsampling. Le DTS-HD n’est pas encore au programme.

7 : Verdict ? Si vous recherchez une application pour la lecture de DVD, pas besoin de mettre la main à la poche, MPC-HC est amplement suffisant. Associé à Ffdshow, vous obtiendrez une excellente qualité d’image. En revanche, pour la lecture de Blu-Ray discs, l’investissement est obligatoire. Nous vous recommandons TMT 3 qui offre un excellent rendu vidéo, s’intègre à Windows Media Center, supporte les HD-DVD et une large variété de formats dont le MKV, et qui sait lire les rips de Blu-Ray discs stockés sur un disque dur ou en réseau. PowerDVD est un bon logiciel qui propose quelques fonctions intéressantes mais il souffre de quelques rares instabilités qui devraient être corrigées rapidement et a besoin de quelques optimisations au niveau de l’upscaling et du rendu avec les cartes nVidia. WinDVD reste en retrait bien qu’il délivre une bonne qualité d’image, en raison de quelques lenteurs, d’un support vidéo moins large et d’une association impossible avec Windows Media Center.


Test

Switch HDMI pour moins de 50 euros Switch HDMI

L

e geek trouve toujours un facteur limitant sur une TV LCD moderne : le nombre d’entrées HDMI. Consoles, PC de salon, platines BR… on a vite fait de saturer la connectique de sa TV. D’autant que certains modèles un peu anciens ou

très entrée de gamme se limitent à deux HDMI ; pire, certaines TV récentes n’ont que certains ports HDMI compatibles 1.3. Bref, se retrouver limité est simple. La solution existe, le switch HDMI. Mais c’était souvent cher, jusqu’au IB-HD131 d’Icy Box qui

propose trois sorties HDMI certifiées 1.3 pour moins de 50 euros. La certification 1.3 signifie, au passage, que les normes audio récentes comme le Dolby TrueHD passent. Ce switch est également compatible PC mais limite alors sa résolution en 1 600 x 1 200.

Quatre périphériques USB en réseau… mais en 10/100 Hub

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L

’idée est bonne : proposer un concentrateur Ethernet sur lequel on branchera quatre périphériques USB (disques durs et clés USB, voire imprimantes, mais via un énorme « warning » inclus dans le manuel, le constructeur ne garantissant pas la compatibilité avec autre chose que des périphériques de stockage). Dans la pratique, il faut installer un driver par lequel on va découvrir

les périphériques connectés au hub et s’y connecter. Une fois connectés, ils apparaissent comme des périphériques de stockage normaux sous Windows. Tout est parfait, sauf peutêtre le contrôleur réseau du boîtier, un 10/100 bridant les débits à 5 ou 6 Mo/s. Pour partager le contenu d’une clé USB, aucun souci. Pour des fichiers plus gros, en revanche, c’est dommage et une puce Gigabit aurait

Fiche technique • Quatre ports USB 2 • Un RJ-45 10-100 • Serveur http intégré • Prix : 50 euros

été bienvenue. Par contre, le serveur http est intégré, pratique.


Un dock ventilé

L

es portables modernes et neufs chauffent peu. Mais le vôtre est-il de ceux-là ? Pas certain et avec le temps, un portable peut beaucoup chauffer. D’où l’idée de Silverstone de sortir un dock ventilé. Le principe est simple : un dock en aluminium universel que l’on relie à son portable en USB. Au passage, le port USB ne l’alimente pas et le Noble Breeze

a besoin d’une alimentation externe. Dans le dock, deux ventilateurs de 50 mm rafraîchissent le dessous du portable. Résultat, on se retrouve avec un portable incliné de 8°, ventilé en silence et accueillant en plus cinq ports USB, un Ethernet 10/100 et les Jack audio. Pour un vieux portable en manque de ports (ou pour un MacBook Air), l’accessoire peut être amusant.

Wi-Fi N caché dans une antenne USB !

I

l existe peu d’adaptateurs Wi-Fi N en USB vraiment originaux. Cet Edimax en fait incontestablement partie et propose un design vraiment hors norme. Lorsque le produit arrive, on se dit que c’est bizarre de mettre une antenne USB sur un adaptateur. Mais non ! L’adaptateur est dans l’antenne ! La prise USB au bout de son câble n’est qu’une rallonge permettant de bouger le point de réception si jamais on est dans une zone perturbée. Original… et efficace puisque dans un adaptateur aussi

petit, Edimax arrive à mettre le bouton d’association WPS. Bref, c’est complet. Côté performances, l’essentiel y est : nous avons effectué nos tests dans les mêmes conditions que lors de notre dossier 802.11n (PC Update n° 38) et avec une moyenne de 6 Mo/s de transfert à longue distance (50 m avec perturbations), cela aurait permis à l’adaptateur Edimax d’être parmi les meilleurs élèves. Et ce n’est pas le prix qui fera fuir le client : une trentaine d’euros en moyenne pour ce bon adaptateur Wi-Fi… voilà qui

Dock

Fiche technique • Cinq USB 2 • RJ-45 10-100 • Deux ventilateurs de 50 mm • 360 mm (W) x 99,2 mm (D) x 39,5 mm (H)/1,7 kg • Prix : N.C.

Clé Wifi

Fiche technique • 802.11n 150 Mbps (compatible 802.11b et g) • configuration par bouton WPS • compatible WEP 64 et 128 bits, WPA, WPA2 • Prix : 30 euros

est bon à prendre ! Le seul regret ? Il n’est pas dual band… mais à ce prixlà, on ne saurait trop se plaindre.

PC Update

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Test

Internet Explorer 8, Microsoft peut-il reconquérir le Net ? Web Browser

Après la sortie mitigée d’Internet Explorer 7 en retard flagrant sur ses concurrents, Microsoft contre-attaque avec une nouvelle version de son navigateur que l’éditeur prétend bien plus rapide, encore plus simple, vraiment sûre et prête à personnaliser ! Mais qu’en est-il vraiment face à Chrome, Firefox et les autres ?

A

l’image de son prédécesseur, Internet Explorer 8 conserve la même interface simple et minimaliste. A quelques détails près puisque le navigateur intègre quelques nouvelles fonctionnalités. A commencer par les sites suggérés qui prennent la forme d’un menu déroulant situé à

Les accélérateurs permettent de simplifier les tâches sur Internet.

La suggestion de sites permet de découvrir des sites ayant un rapport thématique avec la page que vous consultez.

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droite des boutons favoris. Une fonction proposant ni plus ni moins de découvrir une sélection de sites ayant un rapport thématique direct avec la page visitée. Visitez, par exemple, notre forum (www. techage.fr) et vous vous apercevrez qu’IE8 vous propose cinq sites similaires parmi les plus fréquentés. De quoi renforcer encore un peu plus l’esclavage des sites envers leur classement dans les moteurs de recherche ;). Les accélérateurs se montrent, au contraire, plus intéressants puisqu’ils permettent de simplifier le Web aux internautes. Comment ? En proposant une liste d’actions accessibles via une petite flèche bleue qui apparaît après avoir mis en surbrillance une image ou du texte sur une page Web. Il sera ainsi possible de publier une image directement sur Facebook, son blog ou encore de l’envoyer par mail. Mais aussi de traduire une partie de texte, de consulter la définition d’un mot, de trouver une adresse ou un itinéraire, d’envoyer ou de publier une news, de trouver des informations sur un livre, un film, un DVD, un réalisateur, un acteur, etc. A vous de paramétrer les accélérateurs en fonction de vos usages et de vos envies, cette fonction étant, par défaut, optimisée pour MSN. Toujours dans l’optique de simplifier la navigation, le Web Slice caractérise une partie spécifique d’une page Web à laquelle vous pouvez vous abonner.

Le Web Slice apparaît dans la barre des favoris sous la forme d’une vignette et renferme un aperçu de la page. Dès qu’une mise à jour du contenu de la page est détectée, le Web Slice apparaît alors en gras pour vous informer du changement. Vous pourrez de cette manière suivre une vente aux enchères, surveiller le déroulement d’une vente privée, ou encore contrôler les connexions/déconnexions de vos amis sur votre réseau social, sans être contraint de quitter la page que vous consultez. Du moins en théorie car les pages Web compatibles avec cette nouvelle fonction ne sont malheureusement pas légion. Ce qui réduit considérablement l’intérêt du Web Slice pour le moment.

Une sécurité accrue IE8 n’a pas été épargné par les améliorations en termes de sécurité avec notamment la fonction In Private qui n’est autre qu’un mode de navigation privé. Une fois la fonction activée (Ctrl + Shift + F), toutes les informations liées à votre navigation ne seront plus stockées sur votre machine. Un blog ou un site Web ne pourra ainsi plus recueillir d’informations personnelles liées à la configuration matérielle et logicielle que vous utilisez, ni même récupérer et exploiter vos cookies. Il reste toutefois possible d’adapter le niveau de filtrage à vos besoins, pour éviter que les plugins, les barres


SunSpider (ms ‐ le plus bas est le meilleur) Internet Explorer 7

67522

Internet Explorer 8

6147

Firefox 3.0.8

3340

Opera 9.64

4342

Chrome 1.0.154.53

1231

Safari 4.0

954

0

10000

20000

30000

40000

50000

60000

70000

80000

ms (le plus bas est le meilleur)

Occupation mémoire (Mo)

137

Internet Explorer 7

Caractérisant une partie spécifique d’une page Web à laquelle vous pouvez vous abonner pour consulter dynamiquement le contenu, le Web Slice est encore peu supporté par les sites Web.

27 199

Internet Explorer 8

52 118

Firefox 3.0.8

d’outils et certaines parties des sites Web que vous jugerez « dignes de confiance » ne soient bloqués. Distribuée en tant qu’extension avec IE7, la fonction antiphishing SmartScreen est maintenant intégrée à IE8. Cette dernière surveille et détecte en permanence les sites Web falsifiés, les sites Web contenant du code malicieux, ou encore toute tentative d’hameçonnage visant à voler des données personnelles et confidentielles telles que vos identifiants et mots de passe. Activée par défaut, la fonction SmartScreen vous permet également de signaler tout site frauduleux. Pour finir, et alors que la concurrence offre une telle fonction depuis bien longtemps, IE8 permet enfin de restaurer les pages Web que vous consultiez avant un crash, et offre en prime de rouvrir des onglets fermés par erreur (Ctrl + Shift + T). D’autres améliorations sont à noter comme la possibilité de développer ou d’éditer le code HTML, les scripts ou les feuilles de style CSS d’une page Web (touche F12) ; ou encore le bouton Affichage de compatibilité caractérisé par une feuille déchirée située à droite dans la barre d’adresse, qui affiche les sites qui ne sont pas optimisés, comme dans une version antérieure d’Internet Explorer.

Sans oublier le léger temps de latence décelé et bien vite agaçant suivant les pages que nous visitions. Pour aller un peu plus loin, nous avons effectué une batterie de tests en comparaison avec IE7, Chrome, Safari, Firefox et Opera. A commencer par SunSpider qui permet de tester la rapidité d’exécution du code javascript. Les choses commencent d’ailleurs assez mal car si IE8 offre effectivement de meilleures performances que son prédécesseur, elles se montrent insuffisantes pour inquiéter la concurrence et IE8 se classe cinquième sur six. Pas fameux d’autant plus que ce résultat est confirmé par le benchmark Peacekeeper de Futuremark qui exécute toute une série de tests de rendu dans différents cas de figure. Du côté de la consommation mémoire, IE8 se classe même bon dernier. Mais au moins, désormais, IE8 compte autant de processus que d’onglets ouverts, avec comme bénéfice la récupération d’un onglet bloqué sans gêner les autres.

20 135

Opera 9.64

25 45

Chrome 1.0.154.53

18 169

Safari 4.0

36 0

50

100 5 onglets

150

200

250

à vide

Notre avis S’il faut bien reconnaître qu’Internet Explorer 8 se montre meilleur que son prédécesseur sur bien des points, les nouveautés apportées par Microsoft restent malgré tout insuffisantes pour réellement inquiéter la concurrence. Sans parler de l’image catastrophique de son produit chez les geeks que Microsoft aura bien du mal à effacer et qui ne peut rentrer en ligne de compte dans un avis objectif, force est de constater qu’aucune avancée majeure ne viendra motiver un utilisateur d’un navigateur alternatif à revenir dans la sphère IE. Les utilisateurs d’IE7 ont, quant à eux, tout intérêt à updater en revanche !

Performances Pour garantir une expérience de surf optimale, il ne suffit pas seulement d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à un navigateur Web. Les performances jouent également un rôle très important. Et dans ce domaine, nous avons senti de réelles améliorations à l’usage par rapport à IE7. Malgré tout, la fluidité et la rapidité restent nettement à l’avantage de la concurrence.

On attendait mieux de la part de Microsoft.

PC Update

I 121


Test

une table de bench peut-elle remplacer un bon boîtier ? Boitiers

Un boîtier bien conçu peut-il être aussi efficace qu’une table de bench pour tester régulièrement du matériel et dissiper la chaleur ? Réponse par le test du dernier monstre de Cooler Master, l’ATCS 840, et du magnifique Banchetto 101 de Microcool.

M

ême si vous ne passez pas votre temps à torturer des configurations, que ce soit pour le look original ou pour épater votre entourage avec un châssis pas comme les autres, le choix d’une table de bench à la place d’un boîtier peut se justifier. Mais en dehors de l’esthétique, quels sont les avantages et les inconvénients d’une telle solution face à une tour offrant des éléments de montage efficaces et une ventilation performante ? Nous avons testé un des boîtiers les plus aboutis de Cooler Master, l’ATCS 840, ainsi que la première table de bench de Microcool pour tirer nos conclusions.

Tous les espaces nécessaires sont présents pour organiser le câblage. Des colliers et serre-câbles sont fournis, ainsi qu’une rallonge pour le connecteur d’alimentation 4/8 pins de la carte mère.

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I : ATCS 840

Disponible en noir ou en gris, l’ATCS 840 est constitué presque exclusivement d’aluminium, brossé pour les coques externes, mais pèse tout de même plus de 13 kg. Cette grande tour affiche des courbes discrètes sans aucune fioriture et se montre bien plus sobre que les précédents designs plus travaillés mais moins passe-partout du HAF 932 ou du Cosmos, par exemple. Son look se distingue par un support rétractable intégrant les connectiques déportées dont une prise eSATA audessus du boîtier, une grande grille supérieure masquant deux imposants ventilateurs et pouvant coulisser vers l’arrière, ainsi qu’une plaque avant amovible arborant le logo du constructeur. Quatre ventilateurs sont présents au total, trois de 230 mm, deux en haut et un en façade, le dernier étant un 120 mm placé en extraction à l’arrière. Les deux ventilateurs supérieurs peuvent être remplacés par trois 120 mm si besoin. Tous sont équipés d’une connectique 3 pins et sont associés à un adaptateur Molex 12 V. Mais le boîtier peut aussi accueillir trois ventilateurs de 120 mm supplémentaires à l’intérieur, deux devant la cage à disques durs et un dans la partie inférieure à côté de l’alimentation. Cette dernière peut se placer au choix en bas ou en haut. En bas, elle repose sur des bandes de mousse et aspire de l’air frais via une ouverture alvéolée. En haut, elle se fixe à l’aide d’un support métallique ajustable et impose

L’alimentation se place au choix en haut ou en bas du boîtier. L’emplacement supérieur peut accueillir un radiateur de watercooling, deux passe-tuyaux sont prévus.

de retirer un des ventilateurs de 230 mm. Cette partie supérieure peut aussi intégrer un radiateur de watercooling, deux passages pour les tuyaux sont d’ailleurs prévus à l’arrière du boîtier.


Trois ventilateurs de 230 mm sont présents, dont deux en haut du boîtier, en plus d’un 120 mm en extraction.

Fiche technique • Nom : ATCS 840 • Constructeur : Cooler Master • Matériau : aluminium • Type : grande tour • Alimentation : non fournie • Compatibilité carte mère : E-ATX, ATX, M-ATX • Emplacement 5,25 pouces : 6 • Emplacement 3,5 pouces : 6 • Slot d’extension : 7 • Fixation disques durs : cages amovibles + rondelles de caoutchouc + vis • Fixation lecteurs optiques : clips + vis • Fixation cartes d’extension : vis • Ventilateur : 2 x 230 mm en haut (700 RPM), 1 x 230 mm devant (700 RPM), 1 x 120 mm à l’arrière (1 200 RPM), conduit externe avec un emplacement de 120 mm, 3 x 120 mm optionnels dans le boîtier • Connectique : 4 x USB 2.0, 1 x FireWire, 1 x eSATA, casque et micro • Dimensions : 630 x 580 x 243 mm • Poids : 13,25 kg • Prix : 230 euros • Site Web : www.coolermaster.com Full aluminium Ventilateurs en 3 pins ou Molex silencieux Fixation rapide pour lecteurs optiques et disques durs Filtres à poussière Organisation des câbles Emplacement prévu pour un radiateur de watercooling et deux tuyaux Bandes de mousse pour l’alimentation Trois emplacements supplémentaires pour 120 mm Qualité de fabrication/finition Alimentation en haut ou en bas Connectiques déportées Refroidissement du CPU Besoin d’ajouter deux 120 mm pour faire chuter la température de la carte graphique

Six emplacements pour des périphériques de 5,25 pouces sont présents, un d’entre eux étant convertible en 3,5 pouces car équipé des rails adéquats, et six pour les disques durs.

Les plus gros ventirads et les longues cartes graphiques et alimentations ne posent aucun problème d’intégration.

Un conduit d’extraction d’air s’accroche à l’arrière en entourant les slots d’extension. Il peut être équipé d’un ventilateur de 120 mm.

Tout ce qu’on aime L’ATCS 840 a hérité du savoir-faire de Cooler Master et se montre très bien conçu. On trouve tout d’abord un panier de carte mère amovible placé sur glissières, ce qui permet de monter les principaux composants de la plateforme en dehors du boîtier. Une poignée est présente à l’arrière pour faciliter son extraction et il possède une ouverture pour démonter le ventirad sans avoir à retirer la carte mère. Plusieurs espaces bien positionnés sont prévus dans le châssis pour faire passer les câbles. Des colliers et serre-câbles collants sont fournis pour effectuer un montage propre et ne pas gêner la ventilation. Une rallonge pour le connecteur 4/8 pins de la carte mère est également livrée car le câble des alimentations est généralement trop court pour passer derrière le panier de carte mère. Les disques durs prennent place dans des tiroirs en plastique équipés de rondelles de caoutchouc, les périphériques 5,25  pouces bénéficient d’un rail à clip pour les bloquer facilement avant de les visser. Aucun système de fixation rapide n’est, en revanche, présent pour les cartes filles. On trouve ensuite trois grands filtres à poussière extractibles et lavables, un à l’avant devant le 230 mm, et deux en bas devant l’alimentation et l’emplacement de 120 mm optionnel. L’espace intérieur confortable laisse de multiples possibilités, les grandes cartes graphiques, les ventirads les plus imposants ou les longues alimentations ne posent aucun problème d’intégration. Autre élément original, un conduit en plastique prenant place à l’arrière du boîtier et entourant tous les slots d’extension permet d’extraire l’air chaud des cartes filles grâce à un 120 mm.

La configuration comprenait une Radeon HD4870, un Core  2 Duo E6850 overclocké à 3,6  GHz équipé d’un ventirad Noctua NH-U12P, ainsi qu’un disque dur Seagate 7200.11 1 To. Les ventilateurs du boîtier étaient tous branchés en 12 V. Comme vous pouvez le constater sur le graphique des températures, les capacités de refroidissement de l’ATCS 840 déçoivent un peu mais restent correctes. Bien qu’il soit entouré de deux 230 mm et d’un 120 mm, le processeur affiche une température bien plus élevée, que ce soit au repos ou en charge. La carte graphique monte également un peu plus en température, surtout lorsqu’elle est en Le panier de carte mère placé sur glissières est amovible.

Silencieux mais…

Les ports déportés comprennent entre autres un eSATA et quatre USB.

Pour juger les capacités de dissipation thermique du boîtier, nous avons intégré la même plateforme utilisée pour les tests des deux boîtiers de référence actuels, à savoir le Fortress FT01 de Silverstone et le HAF 932 de Cooler Master.

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Test Températures °C  HDD (charge)

26

HDD (repos)

25

31 31 33 29 31 31 31 32 29 30

80

GPU (charge)

55 54 60 56 62 62

CPU Core 1 (charge)

58 56 58

CPU Core 0 (charge)

charge. Avec l’aide des deux ventilateurs de 120 mm supplémentaires placés sur la cage à disques durs, la carte graphique arrive à gagner 2 °C en charge, le disque dur en profite également. En ajoutant le conduit d’air avec un 120 mm, la carte graphique gagne encore 2 °C en charge comme au repos. Cet élément n’est donc pas dénué d’intérêt mais aura plus d’impact avec des systèmes en SLI ou CrossFire, dans lesquels la carte graphique du haut est souvent étouffée. Côté nuisances sonores, le bruit généré par l’ATCS 840 et ses quatre ventilateurs est très raisonnable. Il se situe entre le Fortress FT01 et le HAF 932, avec un souffle audible mais pas du tout gênant. En ajoutant les deux ventilateurs et le conduit, le bruit devient, en revanche, plus élevé que pour les deux autres boîtiers.

88

78 76 80 76 78 81

GPU (repos)

Six emplacements de 5,25 pouces et six de 3,5 pouces sont disponibles. Une des baies de 5,25 pouces est équipée de rails pour être convertie en 3,25 pouces.

85 84 83 84

35 34 38 35

CPU C CPU Core 1 (repos) 1( )

36 35 40 36

CPU Core 0 (repos) 0

10

20

30

40

63 66 66

43 43

44 44 50

Banchetto 101

Torture Rack

Fortress FT01

HAF 932

ATCS 840 (avec conduit + 2 x 120mm)

ATCS 840

60

70

80

90

100

Deux grands filtres à poussière lavables sont placés en bas du boîtier. La plaque en aluminium avant se retire pour accéder au troisième filtre à poussière.

On reste sur notre faim

Deux ventilateurs de 120 mm peuvent être ajoutés sur la cage à disques durs. Un troisième à côté en bas du boîtier.

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L’ATCS 840 propose une architecture bien pensée, une très bonne qualité de fabrication et de finition, il est joli, facile à monter, silencieux, mais il aurait pu être encore mieux. Ses capacités de dissipation sont un poil décevantes et Cooler Master aurait pu aller plus loin pour une tour haut de gamme à 230 euros en insonorisant le boîtier avec de la mousse sur les parois, en ajoutant des joints sur les portes ou des racks SATA par exemple. On peut aussi émettre une petite critique sur l’habillage du boîtier. A moins que ce défaut provienne de notre modèle de test, les couleurs des différents éléments de la robe ne sont pas unies,

avec un des cache-baies 5,25 pouces et des portes latérales qui tirent un peu vers le jaune par rapport au reste des éléments en aluminium. Mais ce boîtier est tout de même une grande réussite, qui n’a de concurrents que chez le même constructeur avec des prix plus abordables mais d’autres matières, ou chez Lian Li : le V2110 par exemple, qui propose un design en aluminium soigné, autant de capacités d’intégration en dehors de l’emplacement pour un radiateur de watercooling mais qui est un peu plus cher.

II : Banchetto 101

Spécialisé dans le développement de produits de dissipation thermique, Microcool s’est lancé dans la création


Un emplacement pour un radiateur de watercooling équipé de trois 120 mm est prévu, ainsi que deux passages pour les tuyaux.

teau de la carte mère, venant se loger sur des supports métalliques du compartiment inférieur.

Presque sans outils

Les cartes filles se fixent à l’aide de tiges métalliques à visser sur le plateau de la carte mère.

d’une table de bench. Et pour un premier essai, d’un point de vue design, le Banchetto 101 est une franche réussite. Constitué de plexiglas d’une épaisseur de 6 mm et d’aluminium noir, ce châssis attire forcément le regard. Contrairement au modèle de Danger Den testé le mois dernier, il est livré assemblé et se compose de deux parties, une première accueillant la carte mère et les cartes filles, la deuxième intégrant les périphériques de stockage et l’alimentation. Elles peuvent s’utiliser séparément ou s’emboîter grâce aux creux présents dans les pieds en caoutchouc du pla-

Le châssis complètement ouvert assure un accès facile et pratique aux composants et permet d’installer rapidement une configuration. Le montage s’effectue de plus presque sans outils. En dehors des vis de la carte mère, dont les entretoises sont déjà intégrées au plateau, tout se fait grâce à de larges vis à main équipées de rondelles de caoutchouc. Les unités de stockage et l’alimentation viennent se loger dans trois baies amovibles, accueillant jusqu’à quatre disques durs et trois périphériques de 5,25 pouces. Des espaces sont prévus dans les plaques de plexiglas pour organiser le câblage proprement mais l’alimentation devra posséder des fils suffisamment longs. Il nous a été impossible, par exemple, d’accéder à la prise 24 pins de la carte mère sans passer par l’extérieur du boîtier. Il en est de même des deux fils PCI-Express reliés à notre Radeon HD4870. Impossible également d’atteindre les connecteurs d’une longue carte graphique placés sur le côté de son PCB, nos câbles étaient trop courts. Il fallait alors séparer les deux éléments du châssis. La fixation des cartes filles est efficace et s’effectue via des tiges métalliques à visser sur le plateau de la carte mère. Le Banchetto

Fiche technique • Nom : Banchetto 101 • Constructeur : Microcool • Format carte mère : ATX, microATX • Matériau : plexiglas (6 mm d’épaisseur), aluminium • Slot d’extension : 7 • Emplacement 3,5 pouces : 4 • Emplacement 5,25 pouces : 3 • Emplacement ventilateur : 2 x 92 mm • Dimensions : 400 x 362 x 350 mm • Poids : 5,3 kg • Prix : 269 euros • Site Web : www.microcool.it Qualité de fabrication Design Montage aisé et grande accessibilité Emplacement pour un radiateur de watercooling et passages pour tubes Plateau de la carte mère emboîtable Fragile Prix Que deux emplacements pour ventilateurs de 92 mm Alimentation avec de longs câbles recommandée

101 peut d’autre part accueillir un radiateur de watercooling équipé de trois ventilateurs de 120 mm, deux passages pour les tuyaux sont prévus. On trouve également un support pour deux ventilateurs de 92 mm soufflant sur le ventirad. Le panier de la carte mère supporte deux boutons Power et Reset esthétiquement intégrés à la plaque de plexiglas et possède une ouverture au niveau du processeur pour remplacer le dissipateur facilement. Une alimentation avec de longs câbles 24 pins et PCI-Express est préférable.

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Test

Les trois baies en aluminium accueillant les périphériques de stockage et l’alimentation sont amovibles.

L’ensemble offre une bonne qualité de fabrication mais aurait mérité d’être plus solide. Nous avons rapidement cassé le support pour les deux ventilateurs dont l’épaisseur n’est pas suffisante, et les deux plaques de plexiglas du compartiment inférieur auraient dû être mieux solidarisées. Il faut aussi faire attention aux tiges de fixation des cartes filles, elles tiennent bien en place une fois vissées, mais elles peuvent vite pencher à droite ou à gauche lors du montage et s’arracher de leur pas de vis, ce qui rendrait leur usage impossible par la suite. On notera qu’une des entretoises de la carte mère était abîmée, impossible d’y insérer une vis. Côté températures, les deux 92 mm permettent au processeur de conserver des valeurs proches de celles du Torture Rack. Mais la carte graphique ne bénéficiant pas de refroidissement supplémentaire, sa température reste plus élevée au repos comme en charge. Le Banchetto 101 est, au final, bien conçu, pas parfait

Le Banchetto 101 dispose de quatre emplacements de 3,5 pouces et trois de 5,25 pouces.

mais ne présente pas de défauts rédhibitoires. Nous aurions aimé voir plus d’emplacements pour ventilateurs sur la partie supérieure, ce qui aurait permis aux overclockers de pousser les limites de leur configuration. Comparé au Torture Rack de Danger Den, il offre plus de place pour les périphériques de stockage mais moins de capacité de refroidissement, difficile donc de vous recommander un modèle plutôt que l’autre. A vous de voir selon vos exigences de montage ou de design, sachant que les 269 euros du Microcool nous paraissent élevés comparés aux 150 dollars du Torture Rack.

III : Table de bench ou grande tour ? En dehors des baies 3,5 pouces et 5,25  pouces plus nombreuses sur l’ATCS 840 et le HAF 932, nos deux tables de bench offrent les mêmes capacités d’intégration

Le plateau de la carte mère s’utilise seul ou s’emboîte sur le compartiment inférieur. Il intègre un bouton Power et Reset.

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avec notamment l’ajout d’un radiateur de watercooling et de passe-tuyaux. Bien que les boîtiers Cooler Master soient très bien conçus, l’accessibilité aux composants reste tout de même plus facile sur les tables de bench, en particulier celle des périphériques de stockage, si vous devez changer de carte mère, ou nettoyer des ventilateurs poussiéreux. Il est, d’autre part, plus simple de mettre les mains dans sa configuration lorsqu’elle est couchée. D’ailleurs, lorsqu’on fait de multiples tests dans un boîtier, il se retrouve bien souvent allongé sur une table. Du côté de la dissipation thermique, la configuration n’étant pas confinée dans un châssis fermé, les tables de bench ont l’avantage. Et si elles proposent des supports pour ventilateurs bien placés comme dans le Danger Den, la configuration est mieux refroidie. La différence n’est pas énorme par rapport au HAF 932 mais le Torture Rack permet de gagner 2 °C sur la température du processeur et 3 °C sur la carte graphique lorsqu’ils sont en charge. Il y a ensuite la question des nuisances sonores et à ce niveau, les boîtiers s’en sortent mieux. Aucun bruit n’est étouffé sur une table de bench et le grattement des disques durs est bien plus audible, par exemple. Un boîtier est d’autre part plus sûr pour ne pas abîmer les composants lors d’un transport, et il peut se poser au sol, ce qui est risqué avec un produit comme le Banchetto. Une bonne table de bench est donc à privilégier si vous passez votre temps à éprouver votre matériel. Elle peut aussi faire office de PC de tous les jours mais, comme souvent, le choix va dépendre de vos besoins ou du style que vous recherchez pour votre machine.


Test

Zotac GeForce 9300-ITX Wi-Fi et Lian Li Mini-Q07 Un couple idéal Mini-ITX

Ce sont sans doute les meilleurs produits mini-ITX. La carte mère Zotac et le boîtier Lian Li que nous essayons aujourd’hui représentent la plateforme home cinéma idéale.

A

lors que le format mini-ITX décolle enfin un peu, nous pourrions attendre de bonnes surprises des constructeurs habituels, mais plutôt qu’Asus, Gigabyte ou MSI, c’est Zotac qui surprend tout le monde ! Mesurant 17 x 17 cm, la nouvelle GeForce 9300-ITX Wi-Fi n’est pas une carte graphique mais une carte mère des plus complète, jugez plutôt : socket 775, DDR2, port PCI-Express

16x, réseau Wi-Fi, j’en passe et des meilleurs ! Ce petit bijou est construit autour du chipset nVidia GeForce 9300, celui-là même que nous recommandons le plus pour assembler une configuration optimisée home cinéma. En effet, ce dernier dispose d’une accélération très complète permettant de décoder tous les formats utilisés de nos jours

jusqu’à 1080p et de se reposer sur un processeur relativement modeste. Un Pentium Dual Core E5200 à 60 euros est idéal sur ce genre de plateforme, car outre son prix réduit, il est à l’aise en vidéo et ne chauffe que très peu, pratique dans un PC aux dimensions riquiqui. Au sujet du processeur, précisons que la carte Zotac est conçue pour fonctionner avec le ventirad d’origine Intel et qu’il n’y a absolument pas plus d’espace puisqu’il est collé à la RAM d’un côté et au radiateur du chipset de l’autre. Nous ne pouvons pas leur en vouloir, ce n’est pas comme si le PCB était mal organisé et peu rempli ! Toutefois, force est de constater qu’Intel a fait de gros progrès et que le ventirad d’origine livré avec les processeurs 45 nm (plus bas que les anciens) se révèle plutôt silencieux, d’autant que le ventilateur ne tourne pas à fond tant que le processeur reste frais, ce qui est tout à fait le cas d’un modèle dual core 45 nm non overclocké. De toute façon, le BIOS permet d’ajuster la vitesse des ventilateurs (séparément, un réglage pour celui du CPU et un autre pour celui de boîtier) pour pallier tout problème de nuisances sonores.

Ultracomplète

Entièrement en aluminium, le MiniQ07 ne pèse que 1,1 kg.

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En plus de son processeur Intel 775, la carte Zotac peut accueillir deux barrettes de DDR2, plutôt rare sur une carte mini-ITX. Seules les mémoires


La carte mère placée à la verticale est fixée sur la plaque latérale gauche déjà équipée des entretoises.

DDR2 667 et 800 sont supportées officiellement, nous avons d’ailleurs eu du mal à stabiliser de la DDR2 1066. Pour le stockage, vous pouvez compter sur deux prises SATA, c’est tout, en interne du moins. En effet, la carte bénéficie également d’une prise eSATA sur son panneau arrière. Ce dernier est décidément très complet, car en sus du eSATA, vous avez droit à six USB 2.0, trois prises son analogiques (carte son 5.1, les

Fiche technique • Nom : Mini-Q07 • Constructeur : Lian Li • Matériau : aluminium • Alimentation : non fournie • Compatibilité carte mère : mini-ITX • Emplacement 5,25 pouces : 1 • Emplacement 3,5 pouces : 1 (ou 2,5 pouces) • Slot d’extension : 1 • Fixation disques durs : rondelles de caoutchouc + vis à main • Fixation lecteurs optiques : clips • Fixation cartes d’extension : vis • Ventilateur : aucun • Connectique : 2 x USB 2.0 • Dimensions : 280 x 208 x 193 mm • Poids : 1,1 kg • Prix : 85 euros • Site Web : www.lian-li.com Full aluminium Emplacement 3,5 pouces ou 2,5 pouces Qualité de fabrication/finitions Design Alimentation modulaire recommandée Pas de cache-baie 5,25 pouces ?

entrées ligne et micro sont utilisables en sortie arrière, centrale et caisson), deux sorties audio numériques, une prise PS/2 pour un clavier d’ancienne génération, une prise réseau Ethernet en Gigabit, une prise d’antenne pour la carte réseau Wi-Fi et, enfin, trois sorties vidéo (VGA, DVI et HDMI). Précisons que le GPU embarqué permet de faire du biécran, mais il faut marier la sortie VGA avec une sortie numérique (DVI ou HDMI), il ne sait pas faire DVI + HDMI simultanément. La sortie HDMI est d’autre part capable de diffuser un signal PCM multicanal jusqu’à 8 canaux en 192 kHz/24 bits. Pour finir, n’oublions pas que cette carte mère propose un véritable port PCI-Express 16x qui autorise toutes sortes de délires que l’on n’imagine pas de prime abord dans un PC de si petites dimensions. La carte Wi-Fi est livrée démontée, il faut l’installer à l’aide de deux vis fournies et elle occupe une prise USB interne (c’est pourquoi nous avons indiqué dix prises USB 2.0 disponibles dans la fiche technique et non 12).

Fiche technique • Marque : Zotac • Modèle : GeForce 9300-ITX Wi-Fi • Format : mini-ITX • Socket : Intel 775 • Chipset : nVidia GeForce 9300 • Mémoire : DDR2 667/800 x2 • PCI-Express : 1 x 16x • PCI : N/A • SATA : 2 • eSATA : 1 • ATA/IDE : N/A • Réseau : Gigabit Ethernet (1 000 Mbps) + Wi-Fi 802.11g (54 Mbps) • Audio : HD Audio 5.1 (Realtek ALC662) • Sortie audio numérique : 1 x optique, 1 x coaxiale • USB 2.0 : 10 (dont 4 via prises internes vacantes) • FireWire : N/A • Prise pour ventilateurs : 2 • Divers : contrôleur graphique intégré (GeForce 9300) avec sorties VGA, DVI et HDMI • Prix : 120 euros Equipement pléthorique pour une carte mini-ITX Qualité Reset du BIOS obligatoire en cas d’overclocking trop optimiste Overclocking mémoire Impossible d’installer un ventirad plus large que celui d’origine Intel Pas de Dolby Digital Live ou DTS interactive

Pour limiter le nombre de câbles et mieux laisser respirer la configuration, une alimentation modulaire est nécessaire.

A l’usage, la Zotac ne déçoit pas. Son BIOS est relativement complet bien qu’il ne propose aucune fonction avancée

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d’overclocking et pas de fioritures du genre profils de sauvegarde ou mise à jour de BIOS facilitée. A propos d’overclocking, si la mémoire a bien du mal à grimper, nous avons fait tourner notre E5200 à des valeurs incroyables, il est quasiment stable à 4 GHz avec le ventirad Intel stock (lorsque la carte mère était posée à l’air libre, sur table) ! La tension maximum que vous pouvez appliquer au processeur est de 0,3 V supérieure à celle de base, c’est peu par rapport aux choix de la majorité des cartes mères modernes, mais c’est bien assez pour un processeur refroidi par air. Décevant, en cas d’overclocking raté, la carte ne reboote pas d’elle-même à des fréquences de base, il faut réinitialiser le BIOS à l’aide du jumper, assez peu accessible vu l’espace.

Passons à l’habillage

Le slot d’extension n’accueille que des cartes filles pas trop larges ni trop longues.

Pour accompagner cette plateforme home cinéma idéale, un boîtier esthétique pour le salon s’impose. Il doit également pouvoir dissiper suffisamment la chaleur et laisser quelques possibilités d’intégration. Le MiniQ07 de Lian Li rassemble toutes ces carac-

téristiques. Cette minitour mini-ITX constituée entièrement d’aluminium ne pèse que 1 kg, offre des dimensions réduites et une des plus jolies bouilles que nous ayons vues jusquelà même si le design reste sobre. Les coques laissent apparaître deux ports USB, les boutons Power et Reset, quatre pieds en caoutchouc, un côté gauche largement aéré et plusieurs autres parties percées. Les côtés fixés par six vis discrètes se retirent, celui de gauche supporte les entretoises de la carte mère qui est positionnée à la verticale. Contrairement à bon nombre de boîtiers mini-ITX, on trouve un emplacement 5,25 pouces, ce qui permet de ne dépenser que 90 euros pour un lecteur Blu-Ray au lieu des 200 euros d’un modèle slim. Le MiniQ07 ne possède pas d’alimentation, un emplacement pour un bloc ATX aux dimensions

classiques est présent. Son ventilateur est placé vers l’extérieur. Un modèle modulaire est fortement recommandé car la place à l’intérieur est restreinte. De plus, vous n’aurez besoin que de deux connectiques SATA et les connecteurs de la carte mère. La place pour le ventirad n’est pas énorme mais permet d’intégrer un stock Intel ou un modèle plus haut jusqu’à une limite de 7 cm. Le boîtier accepte, au choix, un disque dur 3,5 ou 2,5 pouces dans la même baie. Le premier s’y coince via des rondelles de caoutchouc et des vis à main, le second se visse par-dessous. Un slot d’extension est disponible mais la faible profondeur du boîtier empêche l’intégration de la plupart des cartes graphiques récentes. Seules les cartes dont la puissance n’est pas bien plus élevée que notre GeForce 9300 passent. Ce slot ne

Ventirad Intel, attention à la fixation ! Nous l’avons vu, la carte Zotac ne permet pas d’installer nombre de radiateurs en dehors de l’Intel « stock » (livré avec les processeurs vendus en boîte). Pour l’anecdote, il est nécessaire de prêter attention au sens de fixation de ce dernier car il a deux petits ergots qui permettent de guider les fils du ventilateur et il faut que l’un de ces ergots soit côté RAM sans quoi il force sur le radiateur du chipset et décolle légèrement celui-ci provoquant des surchauffes majeures (90 °C, puis coupures de sécurité, au lieu des 45 °C en lecture de vidéos HD dans notre configuration de test).

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te sont fournis pour vous faciliter la tâche. On remarque, d’autre part, une petite ouverture ronde à l’arrière destinée à passer un tournevis et à fixer le disque dur 3,5 pouces à sa baie. Mais elle pourrait très bien servir à accrocher le connecteur d’un adaptateur secteur externe associé à une alimentation Pico PSU. Cela laisserait, au passage, de la place au niveau du bloc d’alimentation pour fixer un ventilateur car le MiniQ07 n’en possède pas. Cela dit, il n’en a pas besoin.

Ça respire bien En effet, les températures de notre configuration sont restées raisonnables. Elle contenait un processeur E5200, le ventirad aluminium livré dans sa boîte, une alimentation Chieftec 500 W (bien trop puissante d’ailleurs), un disque dur Caviar Green 2 To et un lecteur Blu-Ray Pioneer BDC-S02K. Avec le SmartFan activé, le E5200 n’a jamais dépassé les 60 °C, 49 °C pour le GPU. En limitant la vitesse du ventirad pour ne plus l’entendre, le CPU plafonnait à 64 °C, 58 °C pour le GPU, et ce, en charge maximum. Lors d’une lecture Blu-Ray, les températures stagnaient à 50 °C pour le CPU, 54 °C pour le GPU. Le disque dur n’a pas dépassé les 35 °C. En le remplaçant par un SSD, nous avons gagné 2 °C sur le CPU et le GPU. L’ensemble est donc parfaitement viable, et silencieux en choisis-

Un cache pour le lecteur optique aurait permis ne pas casser l’uniformité de la façade.

peut pas accueillir une carte fille trop large car la baie du disque dur est placée juste en dessous. Le plus difficile au niveau du montage est de placer les câbles le plus proprement possible. Les fils des boutons de façade et des ports déportés étant un peu courts, mieux vaut placer la plaque latérale et sa carte mère en premier, les périphériques de stockage, puis l’alimentation pour avoir un peu d’espace jusqu’à la fin du montage. Un serre-câble et une accroche collan-

La baie à disques durs peut recevoir une unité 3,5 pouces ou 2,5 pouces.

sant une alimentation discrète. Nos seuls regrets, qu’il n’y ait pas un cachebaie pour le lecteur optique et que Lian Li n’ait pas plutôt pensé à ajouter à son boîtier une alimentation externe de 120 W qui aurait été suffisante. Pour 85 euros, on trouve de meilleurs rapports qualité/prix, mais le MiniQ07 a de sérieux atouts et c’est l’un des rares boîtiers mini-ITX pouvant accueillir autre chose que des plateformes de type Atom. Son plus grand concurrent est le SG05 de Silverstone, moins haut mais de volume comparable, vendu au même prix, qui intègre une alimentation 300 W 80 Plus, un ventilateur 120 mm interne, et deux slots d’extension pour ajouter une carte graphique puissante. Il ne peut, en revanche, recevoir qu’un lecteur optique slim.

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Test

Acard ANS-9010 : un SSD pas comme les autres Stockage

Spécialisé dans les solutions de stockage, Acard vient de sortir un SSD ultrarapide à base de mémoire RAM. Performances hallucinantes à la clé mais est ce pour autant rentable ?

A

l’image des I-RAM de Gigabyte qui n’ont jamais été distribués en France et qui en avaient fait baver plus d’un, l’ANS-9010 d’Acard est un périphérique de stockage constitué de mémoire RAM. Le produit prend la forme d’un petit boîtier au format 5,25 pouces, exploitant deux interfaces SATA-2 et composé de plusieurs éléments. On trouve, tout d’abord, huit slots pour barrettes de mémoire pouvant accueillir jusqu’à 64 GB de DDR2 400/533/667/800 ECC ou non ECC. Puisque la RAM est un support volatile, le boîtier intègre ensuite une batterie lithium chargée d’alimenter la mémoire lorsque le PC est éteint. Et pour pallier un éventuel déchargement de la batterie, Acard a ajouté un emplacement pour une carte CompactFlash servant à sauvegarder les données dès lors que l’appareil n’est plus alimenté, puis à les restaurer.

quel, Windows verra deux unités, ou de le placer sur un contrôleur RAID en RAID  0 pour décupler ses performances. L’appareil n’a pas besoin de pilotes, il est livré sans mémoire RAM et fonctionne avec une, deux, trois ou huit barrettes, cela n’a pas d’importance, mais il faut bien sûr équilibrer les deux séries de slots en cas de RAID 0. Acard recommande l’usage de barrettes de même capacité et de même fréquence pour assurer la stabilité de l’ensemble mais nos tests en mélangeant différents types de barrettes de mémoire n’ont posé

aucun problème. Un bouton Reset est, par ailleurs, présent à l’intérieur du boîtier, il doit être utilisé à chaque fois que la configuration du SSD est modifiée (changement de mode, ajout/suppression d’une barrette).

Ça pulse ! Que ce soit dans son mode par défaut regroupant la capacité des barrettes de mémoire au sein d’une seule partition ou avec deux partitions distinctes, l’ANS-9010 offre les mêmes performances qui sont déjà excellentes. Ses

Deux modes d’usage L’ANS-9010 possède deux modes de fonctionnement définis par un jumper à placer correctement derrière le boîtier. De base, il est reconnu comme un disque à part entière sous Windows, la capacité des barrettes est additionnée au sein d’une unique partition. Mais il est possible de le scinder en deux unités, représentées par les deux séries de quatre slots de mémoire disponibles. Dans ce mode, chaque partition est associée à un port SATA. Il est donc possible de l’exploiter tel

132

I PC Update

Huit slots pour DDR2 sont présents dans le boîtier, ainsi qu’une batterie lithium et un emplacement pour une carte CompactFlash optionnelle.


IOMeter (IO/sec) 80% lecture, 20% ecriture, 100% aleatoire 

Au même titre que les SSD de mémoire Flash, le SSD Acard a l’avantage de ne générer aucune nuisance sonore mais il consomme plus. Avec les huit slots occupés, qu’il soit en activité ou au repos, l’appareil consomme 14,4 W. Sans la batterie, on gagne un petit watt. Avec une seule barrette de mémoire, la consommation tombe à 9,3 W. La chaleur dégagée est quant à elle raisonnable.

40000 35000 30000 25000 20000 15000

La sauvegarde des données 10000 5000 0 1

2

4

8

16

32

64

128

Nombre de commandes Velociraptor

Intel X25‐E (32 GB ‐ SLC)

Acard ANS‐9010 

Acard ANS‐9010 RAID 0

HDTune ‐ taux de transfert 290,3

Acard ANS‐9010 RAID 0

355,3 135,3

Acard ANS‐9010 Acard ANS‐9010 

162,4 160,9

Intel X25‐E (32 GB ‐ SLC)

203,1 100,9 101,6

Velociraptor

0

50

100

150

Débit moyen en écriture (Mo/s)

débits bruts, constants comme sur les SSD à mémoire Flash, sont meilleurs que ceux de n’importe quel disque dur SATA, et bien qu’ils restent inférieurs à ceux du SSD haut de gamme Intel X25E, la solution d’Acard s’en sort mieux dans les benchs applicatifs comme le montre le score de PCMark05 où on obtient 4 000 points de plus. Il en est de même des opérations d’entrée/ sortie dans Iometer où le SSD d’Acard développe toute sa puissance dès l’envoi de quelques commandes. En RAID 0, les performances s’envolent. Les débits en lecture dépassent les 350 Mo/s, 290 Mo/s en écriture, le score de PCMark05 est deux fois plus élevé que celui obtenu avec le SSD Intel. En pratique, l’installation de Windows sur ce SSD apporte une énorme réactivité au système, notamment grâce à un temps d’accès aux données pratique-

200

250

300

350

400

Deux sécurités sont présentes pour éviter de perdre les données du SSD. La première est la batterie lithium qui se met en charge dès que le PC est allumé, et qui prend le relais pour conserver les données dans la RAM lorsqu’il est éteint. Cette batterie, dont la charge est indiquée par quatre LED vertes en façade du boîtier, a tenu au moins quatre jours sans qu’un des témoins lumineux ne s’éteigne. Elle peut donc tenir beaucoup plus longtemps mais par manque de temps, nous n’avons pas pu aller plus loin. La seconde sécurité vient du slot pour une CompactFlash optionnelle. Elle n’est pas livrée avec l’appareil et doit avoir une capacité au moins égale à la RAM présente. Une sauvegarde des données est effectuée sur cette carte dès lors que le boîtier ne reçoit plus

Débit moyen en lecture (Mo/s)

ment nul. Bien qu’il soit pénalisé par la détection des périphériques, Vista démarre très rapidement. Le chargement des programmes bénéficie aussi d’une nette amélioration face à un disque dur. En revanche, en dehors de toutes les opérations faisant intervenir les taux de transfert et pour lesquelles il apporte un confort sans équivalent lorsqu’il est en RAID 0, il est difficile de sentir une différence de réactivité avec le SSD d’Intel à des vitesses extrêmes. Nous avons effectué d’autres tests pour évaluer l’impact des barrettes utilisées. Que ce soit avec une barrette, seulement deux lorsqu’il est en RAID 0, ou avec tous les slots remplis, le SSD offre exactement la même vélocité. Le SSD était livré avec 16 Go de DDR2 Kingston à 667 MHz, mais les scores n’ont pas bougé non plus en intégrant des barrettes de 800 MHz ou de 533 MHz.

Fiche technique • Nom : ANS-9010 • Constructeur : Acard • Type : SSD de DDR2 • Format : 5,25 pouces • Interface : 2 x SATA-2 • Slot mémoire : 8 • RAM supportée : jusqu’à 64 Go de DDR2 400/533/677/800 ECC ou non ECC • Autre : batterie lithium fournie, emplacement pour une carte CompactFlash optionnelle • Prix : 466 euros (25 euros pour l’adaptateur secteur externe) • Site Web : www.acard.com Performances énormes Aucune nuisance sonore Système de sauvegarde des données efficace Prix

PC Update

I 133


Test

PCMark05 ‐ HDD Tests (Points) Acard ANS‐9010 RAID 0

76696

Acard ANS‐9010 

37192

Velociraptor

9788

0

10000

20000

30000

de courant par son port d’alimentation SATA et en se reposant sur ce que fournit la batterie. Avec notre CompactFlash Kingston 133x, la sauvegarde a pris un peu plus de 10 min pour 11 Go de données. Elle sera naturellement plus rapide avec une carte 233x par exemple. Si les données de la RAM ont été perdues, le SSD lance automatique une restauration au démarrage du PC. Une opération qui a pris également à peu près 10 min. Il n’est pas obligatoire d’attendre que cette restauration soit complète. Dans le cas où Windows est installé, le système met alors beaucoup de temps à démarrer mais arrive bien sur le bureau, alors que la restauration est toujours en cours. Le SSD retrouve sa réactivité normale à la fin de la copie. Dans le cas de données simples, elles sont accessibles immédiatement sans avoir, là encore, à attendre la fin de la restauration. Nous en concluons que c’est la carte mémoire qui est utilisée pour lire les données tant que la reconstitution n’est pas complète, ou que le SSD accède à la fois à la CompactFlash et à la RAM au fur et à mesure de la restauration. Notez que deux boutons de sauvegarde et de restauration sont présents sur l’appareil pour forcer ces opérations, on trouve aussi une LED verte associée à chacun d’entre eux et qui

134

I PC Update

Venons-en maintenant aux choses qui fâchent, le prix. L’appareil, sans RAM et sans CompactFlash, est proposé à 466 euros. Ce qui revient environ à 760  euros pour le SSD en 16 Go, 1  020 euros pour 32 Go et 1  600  euros pour 64 Go, auxquels il faut ajouter le prix de la carte mémoire (80 euros pour 32 Go en 133x, 50 euros pour 16 Go en 133x). Il y a

41464

Intel X25‐E (32 GB ‐ SLC)

Un adaptateur secteur externe est proposé en option pour que le SSD soit alimenté même lorsque le PC est éteint.

Aïe le prix !

40000

50000

60000

70000

80000

90000

PCMark05 ‐ HDD Tests détail 317,3

137,1 176,2 116

Copie de fichier

Scan virus 121,5

Usage général 11,7

Chargement d'applications 12,6

78,7

82,3

17,9 0 Acard ANS‐9010 RAID 0

187 4 187,4

117,2

137,9 133,2

143,1 136,3

Démarrage XP

100

639,1

164,7 188,2

208,5

200 Acard ANS‐9010 

clignote plus ou moins rapidement selon l’avancement de la copie. Acard propose, enfin, en option, un adaptateur secteur externe associé à un bracket et supportant une connectique d’alimentation SATA (25 euros). Il permet d’alimenter la RAM en permanence, même PC éteint et de charger, au passage, la batterie. Une sécurité de plus qui permet au SSD d’être très bien protégé.

300

400

Intel X25‐E (32 GB ‐ SLC)

500

600

700

Velociraptor

de fortes chances pour que le prix du SSD baisse lorsqu’il sera référencé en boutiques, mais cette somme élevée en refroidira plus d’un. D’autant plus qu’on trouve le SSD X25-E de 32  Go à 460 euros. Deux de ces unités placées en RAID 0 reviendront moins cher, apporteront des performances relativement proches de la solution Acard selon les situations et à mille lieues d’un disque dur ou d’un SSD au prix plus abordable. Seuls les amateurs de performances extrêmes qui n’ont pas de limite de budget sauteront donc sur ce produit sans hésiter, que ce soit pour accueillir un système d’exploitation ou pour y stocker des programmes et des jeux. Pour 200 euros de moins, Acard propose également le modèle ANS9010B qui possède six slots mémoire au lieu de huit mais qu’un seul port SATA et pas de mode RAID 0.


Test

Western Digital Caviar Green 2 To Seagate Barracuda 7200.12 1 To : 500 Go par plateau Disques Durs

Western Digital et Seagate viennent de lancer leur premier disque dur embarquant des plateaux d’une densité record de 500 Go. Permet-elle d’améliorer sensiblement les performances ?

E

n deux ans, la densité de stockage des plateaux des disques durs a explosé. Elle est passée de 250 Go à 333 Go, puis à 375 Go pour atteindre aujourd’hui les 500 Go. Théoriquement, cette augmentation de densité permet d’améliorer les taux de transfert des disques, d’augmenter leur capacité, mais aussi de limiter le nombre de plateaux afin de réduire aussi bien le dégagement de chaleur que les nuisances sonores ou la consommation. La sortie du WD20EADS permet, au passage, à Western Digital de battre le record de capacité puisqu’il est le premier à proposer 2 To, contre 1,5 To sur les derniers Seagate et Samsung. Le WD20EADS est équipé de quatre plateaux et de 32 Mo de mémoire cache. Il peut être considéré comme un disque dur de 5 400 tours/ min mais cette vitesse n’est pas fixe grâce à la technologie IntelliPower du constructeur, mélangeant plusieurs optimisations de fonctionnement. Le 7200.12 de Seagate comporte, lui, deux plateaux et 32 Mo de mémoire cache, mais en 7 200 tours/min. Les deux unités exploitent une interface SATA-2 avec NCQ mais seul le modèle Western Digital supporte l’AAM.

Du mieux mais… Si l’on compare ces deux disques à leurs prédécesseurs, soit le Caviar Green 1  To et le 7200.11 1 To, on constate bien une augmentation des taux de transfert. Elle n’est pas énorme entre les Western Digital mais le 7200.12 permet de battre de nouveaux records pour un disque de 7  200  tours/min. Mais les débits ne font pas tout, et bien que le score PCMark05 de ce dernier

136

I PC Update

disque soit meilleur ou équivalent à nos références comme le Caviar Black ou le E7K1000 d’Hitachi, il est surtout atteint grâce aux deux tests de scan de virus et de copie de fichiers qui font essentiellement intervenir les débits du disque. Sa réactivité dans d’autres situations reste inférieure, son temps d’accès de 13,8 ms est en partie en cause. Nous faisons le même constat dans les tests d’Iometer qui ne sont pas affichés et dans lesquels le 7200.12 est en retrait face aux meilleurs 7 200 tours/min. Le Caviar Green 2 To ne se comporte pas aussi bien que la version 1 To dans PCMark05, mais il reste un des plus performants dans cette catégorie de disques durs labellisés « Vert ». Il se montre d’autre part extrêmement silencieux au repos comme en charge, c’est tout simplement le plus discret du moment avec le Samsung EcoGreen. Le Seagate 7200.12 s’en sort bien également à ce niveau mais pas autant que le Samsung F1 ou le E7K1000. Quant au dégagement de chaleur, le Caviar comme le Barracuda montent très peu en température et font partie des meilleures unités que nous ayons testées ces derniers temps dans ce domaine. Le modèle Seagate représente, au final, un très bon achat pour du stockage brut et pour effectuer régulièrement des copies ou des décompressions de fichiers. Avec ses 2 To, le Western Digital est aussi adapté à cet usage et sera parfait dans un NAS, par exemple. Il est moins avantageux en termes de débits mais il consomme moins (environ 3,6 W au repos, 8 W en charge, contre 5/9 W pour le Seagate) et il est plus silencieux. Son prix est, en revanche, encore élevé puisqu’il revient plus cher que deux unités 1 To. Pour un disque système, nous

vous conseillons toujours un Velociraptor, un Caviar Black ou un E7K1000 malheureusement difficile à trouver.

Fiche technique • Nom : Barracuda 7200.12 (ST31000528AS) • Constructeur : Seagate • Capacité : 1 To • Interface : SATA-2 avec NCQ • Vitesse de rotation : 7 200 tours/min • Mémoire cache : 32 Mo • AAM : non • Prix : 110 euros • Site Web : www.seagate.com Assez silencieux Taux de transfert records pour un 7 200 tours/min Faible dégagement de chaleur Temps d’accès

Fiche technique • Nom : Caviar Green (WD20EADS) • Constructeur : Western Digital • Capacité : 2 To • Interface : SATA-2 avec NCQ • Vitesse de rotation : disque dur considéré comme un 5 400 tours/min • Mémoire cache : 32 Mo • AAM : oui • Prix : 290 euros • Site Web : www.wdc.com Très silencieux Faible dégagement de chaleur Consomme peu pour quatre plateaux Prix Performances logiquement en retrait face à un 7 200 tours/min


PCMark05 ‐ HDD Tests détail (Mo/s)

Température max °C

94,3

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

46,4

126,5

10,8 11 14,6 82,5

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

38,4

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

7,6 7,9 12,7

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

9,5 9,6 12,8

110,6

79,7

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

36,3

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

38,9

123,1

112,8 121,5

7,3 8 10,2 90,3

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

47,1

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

43,8

122

7,3 7,8 8,2

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

10 11,1 15,28

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

10,2 10,2 12,9

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

9,6 9,7 12,1

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo)

8 8,1 10,7

120,7 128,5

123,6

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

37,8

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

47,7

120,7 126,2

99,5

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo)

44,9 0

0

10

20

30

40

50

60

Copie de fichier

20

Scan virus

155,3

40

60

Usage général

80

100

125,7

120

Chargement d'applications

140

160

180

Démarrage XP

HDTune ‐ Taux de transfert en lecture

PCMark05 ‐ HDD Tests (Points)

53,4

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

87,1

108,7

8714 44,7

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

7015

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

7726

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

90,8 ,

52,5

90,5 59,7

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

94,5

68,8

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

98,3

71,9

38,3

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

7247

76,5

42,6

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

111,9 96,6

120,2

6597 63,6

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

9145

58,2

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

9106

8378

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo)

20

Débit minimum (Mo/s)

40

127,4

86,3 60

Débit moyen (Mo/s)

130,6

97,6

47,8

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo) 0

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

104,3

111,7

80

100

120

140

Débit maximum (Mo/s)

7324 0

1000

2000

3000

4000

5000

6000

7000

8000

9000

10000

Nuisances sonores (dB)

HDTune ‐ Taux de transfert en écriture 53

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

86,4

44,5

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

97,2

70,9

38,1

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

67,4

92,9

0

Débit minimum (Mo/s)

20

40

Débit moyen (Mo/s)

48,3 44,7 50,1 48,2 49,6 48 50,6 48,6

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

128,7

80

Débit maximum (Mo/s)

53,2 52,1

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

99,3

126,5

54,2 53,5

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo)

84,4 60

47,4 46,3

122,3

101,1

45,9

Seagate 7200.11 (1 To/32 Mo)

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

95,7

59,8

Seagate 7200.11 (1,5 To/32 Mo)

47,1 45,1

113,8

59,9

Seagate 7200.12 (1 To/32 Mo)

WDC WD20EDS "Green" (2 To/32 Mo)

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

85,2

58,8

Hitachi E7K1000 (1 To/32 Mo)

51,5

Samsung HD103UI "Eco Green" (1 To/32 Mo)

90,3

52,3

Samsung SpinPoint F1 (1 To/32 Mo)

108,9

75,7

42

WDC WD10EADS "Green" (1 To/32 Mo)

56,1

WDC WD1001FALS "Black" (1 To/32 Mo)

110,3 100

120

140

0

10

En charge

20

30

40

50

Au repos

PC Update

I 137

60


Test

Le Logitech G19 passe à la couleur Clavier

Après un G11 et un G15 qui ont fait l’unanimité auprès des joueurs, Logitech récidive avec le G19 qui adopte un écran LCD couleur. Faut-il craquer pour ce nouveau clavier qui a toujours un temps d’avance sur la concurrence ?

N

ous avons testé la grande majorité des claviers pour joueurs présents sur le marché et force est de constater que les modèles G11 et G15 de Logitech restent nos préférés. Fort de ce succès, Logitech revient avec le G19 dont la principale nouveauté vient de l’écran LCD, cette fois en couleur. Le clavier dispose de douze touches de raccourci placées sur le côté gauche, soit une colonne de plus que sur le G15 deuxième version, mais une de moins que sur le G11 ou le G15 première génération. On trouve également une molette de volume, quatre boutons de naviga-

138

I PC Update

tion multimédia, les différentes touches associées à l’écran LCD et une pour désactiver la touche Windows. Le clavier se branche en USB mais s’accompagne d’une prise secteur indispensable pour faire fonctionner l’écran, le retroéclairage et les deux ports USB additionnels. Le design reste proche de celui du G15 premier du nom avec une robe noire et des matières plastiques classiques.

Toujours aussi efficace Avec une résolution de 320 x 240, l’écran LCD inclinable de 2,4 pouces apporte une bien meilleure définition que sur les précédents modèles. Les polices sont fines, les pixels sont invisibles à distance et les couleurs sont éclatantes. L’application LCD Logitech GamePanel gérant l’écran est toujours la même et fonctionne de base avec plusieurs applets. On trouve la date et l’heure, le chronomètre, les flux RSS, le témoin de performances (CPU, RAM), les e-mails d’un compte POP3, l’affichage des contenus multimédias en cours de lecture, un accès vers les vidéos YouTube, mais aussi un module pour l’application de chat vocal Ventrilo et un pour la lecture directe de photos et de certaines vidéos stockées sur la machine ou le réseau (AVI, MP4, MPEG, WMV). Toutes les anciennes applets, officielles ou non, fonctionnent sans accroc mais s’affichent en noir et blanc. Ainsi, Teamspeak et bon nombre de jeux restent compatibles avec le G19. Il faudra attendre un peu pour voir arriver des applets en couleur. L’écran LCD s’associe également très bien avec le volet Windows et les plugins SlideShow disponibles sur le site de Microsoft. Les douze touches programmables sont combinées à trois touches macros permettant de configurer au total 36 raccourcis clavier. Ils se configurent très simplement, toujours avec la même application LCD Key Profiler. Elle permet

de combiner plusieurs séries de touches avec prise en charge des délais, ou d’enregistrer des phrases de texte. Les trois touches macros servent, au passage, à définir le retroéclairage qui peut prendre n’importe quelle couleur. Il n’est pas possible de définir sa puissance mais il peut être coupé en même temps que l’écran LCD. Il n’y a rien de particulier à dire sur le confort de frappe, la position des mains et la course des touches sont classiques. Le G19 est une fois de plus une réussite, mais à moins de craquer pour l’écran LCD, son achat n’est pas forcément justifié si vous possédez déjà un G15. Il faudra tout de même débourser près de 180 euros, ce qui nous semble trop élevé. A ce prix, on aurait aimé voir des matières plastiques plus haut de gamme, bien que l’ensemble soit de bonne facture, un design plus travaillé, une connectique miniJack pour un casque/micro, ou tout simplement un écran de plus grande taille.

Fiche technique • Nom : G19 • Constructeur : Logitech • Interfaces : USB + prise secteur • Touches programmables : 12 • Ecran LCD : couleur, 320 x 240 pixels (2,4 pouces) • Rétroéclairage : oui, de toutes les couleurs • Connectiques : 2 x USB • Prix : 180 euros • Site Web : www.logitech.com Configuration simple et efficace Qualité de l’écran LCD couleur Jusqu’à 36 macros possibles Rétroéclairage de toutes les couleurs 2 ports USB Besoin d’une prise secteur Ecran trop petit ? Prix


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15-4-2009 16:44:20



PC Update 41