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5,90 €

Aout/Sept. 2011 n°54

Le guide

GPU

du SSD

home ciné

Désentrelacement, post processing, fluidité... Quelle carte pour une qualité d’image au top ? p.82

contrôleurs, puces, débits, usure... comprendre et optimiser les perfs

L’encyclopédie

de la 3D

De l’instruction au pixel, voyage au coeur du gpu p.96

600 benchs :

29

imprimantes au banc d’essai

tailles, marques,

Les clés du choix

Jet d’encre, laser Qualité, vitesse, coût à la page, nos élues.

p.18

p.108

Llano peut-il faire oublier l’Athlon II ?

AMD A6 et A8 : 4 cores 32 nm et GPU DX11

Les premières cartes socket FM1 en test p.54

Osez le blanc nos montages pure white pour un look d’enfer

L’IBM PC a 30 ans hommage L 19293 - 54 - F: 5,90 € - RD

p.40

Test : la première alim 80plus Platinum

BEL/LUX : 6,5 € - CH : 11,80 FS - CAN : 10,25 $ DOM: 6,10 € NCL/S : 710 CFP - NCL/A : 1500 CFP - POL/S : 750 CFP


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EDITO

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HARDWARE MAGAZINE

Purée 30 ans ! Un fabricant de lecteurs MP3 bien connu ne cesse de parler de l’après PC. A croire qu’après 30 ans à rester confiné au rang d’inventeur de gadgets hype bridés, il a acquis un certain esprit de revanche. Qu’à cela ne tienne… Les ventes de tablettes restent anecdotiques et ne grignotent que les ventes de portables. Les PC, les vrais, les notres, ne se sentent pas vraiment concernés par ce qu’il faut bien appeler une régression.

Courrier des lecteurs : Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse Hardware Magazine L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz

Comme les consoles ont réduit l’évolution graphique des jeux à peau de chagrin, comme internet a transformé l’information en litanie d’actualité sans recul à la présentation de fanzine, les tablettes réduisent l’expérience informatique à des jeux dignes de l’époque 8 bits, des logiciels vidés de leur richesse, des interfaces frustres et incomplètes. Bien sûr, une tablette est bien pratique là où le PC ne va pas, à commencer par le fond d’un canapé. Mais le discours ambiant visant à ringardiser le PC est une redoutable fumisterie marketing. Tout ce qui est nouveau n’est pas progrès. Au moment de feter les 30 ans de l’IBM PC, souvenons-nous en quand les perdants de cette glorieuse période gaussent. Quand on veut aller vite, quand on veut du beau, quand on veut de la richesse, quand on veut du choix, nos PC n’ont pas d’égal ! Hail to the king !

Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix RDC délégué : Thomas Olivaux Chef de rubrique : Benjamin Bouix Rédacteurs : Tridam ; Pierre Caillault

Imprimeur : M Arts Graphiques, imprimé en Italie sur papier 100% recyclé Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo

Agence de presse MPM Editions RDC : Jérémy Panzetta Rédacteur : Manuel Da Costa

Publicité : Régie COM’CONSULT Stéphanie Chauvin techage@comconsult.fr

N° de commission paritaire : 0913 U 83994 - Dépôt légal : troisième trimestre 2011

Hardware Magazine est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 € 53, route d’Arlon, L-1140 Luxembourg L’envoi de tout texte, photo ou vidéo implique l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le journal. Les documents ne sont pas retournés. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41 d’une part que « des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective» et d’autre part que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinea premier de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelques procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants de l’ancien code pénal.

Textes, photos : copyright 2011 Tech.Age SAS


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HARDWARE MAGAZINE 54 Août/Septembre 2011

SOMMAIRE News 6 10

Le meilleur du hardware

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Alors que les boitiers 100 % noirs sont à la mode depuis quelques années et commencent à se répandre, voilà que le blanc est de plus en plus demandé. Une couleur moins rare qu’il n’y parait et qui autorise des configurations parfaitement équilibrées, la preuve avec trois jolis PC montés par nos soins !

Cas pratiques

Dossier 18

Le guide du SSD Achat, entretien, optimisation 600 benchs pour élire le meilleur SSD Les SSD sont des unités de stockage complexes dont les composants et le fonctionnement influencent plus que tout autre composant les performances d’un PC. Difficile donc de faire son choix, d’autant plus que les constructeurs donnent des spécifications incomplètes et parfois obscures. Nos explications et le test des modèles incontournables du moment vont vous faciliter la tâche.

Pure White Le blanc a l’honneur dans vos PC

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AMD A6 et A8 4 cores, 32 nm, GPU DX11 Llano peut-il faire oublier l’Athlon II ? AMD décline enfin sa plate forme Fusion pour les PC de bureau. Son coeur repose sur les nouveaux CPU Llano (CPU + GPU) épaulés par de nouveaux chipset et cartes mère. Une architecture Athlon II améliorée, un GPU DX11, de meilleures performances mémoire et le passage au socket FM1

suffiront-ils à faire de lui un vrai concurrent des Core i3 d’Intel ?

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Le PC à 30 ans ! IBM PC, XT, AT, ça vous rappelle quelque chose ? Ces pionniers, et les nombreux clones qui ont suivi malgré IBM, ont réussi au fil du temps à s’imposer, mettant fin à la guerre des micros. Retour sur des débuts hors de prix, à l’époque où le PC se contentait de 5 MHz et de disquettes 5,25".

72

Les softs du mois

74

Geekitude

Pratique 78

Gnome 3, Unity : simplifiez-vous le bureau ! Unity et Gnome 3, deux environnements graphiques se voulant plus cohérents, plus intuitifs et plus jolis signent une rupture avec nos habitudes. Un pari osé et un nouveau regard sur Linux…


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96 82 Quelle carte graphique pour un PC home cinéma ? Un PC home cinéma se doit d’avoir une qualité d’image au top, ce qui implique un choix de carte graphique douée en vidéo. Mais laquelle ? Car il peut exister de nettes différentes entre les gammes et les générations. Nous avons testé une trentaine de GPU pour trouver les meilleurs modèles et assurer un rendu optimal sur vos DVD, Blu-Ray ou chaînes TV.

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54 NUMERO

AU TOP

La 3D comment ça marche ? Des moteurs graphiques à l’architecture des GPUs, en passant par les APIs, voici comment des effets tels que le DoF, le HDR, le POM ou encore la Tesselation animent les jeux vidéo !

18

Crucial M4

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Llano A8-3850

Comparatif

Un rapport performance/prix au top.

108 29 imprimantes/multifonctions

jet d’encre et laser

Les constructeurs déclinent leurs gammes d’imprimantes ou multifonctions à l’infini mixant vitesse, couleurs, qualité sans que l’on n’arrive jamais à savoir ce qui est vraiment important… Nous avons sélectionné les meilleures solutions d’impression du marché, scrutant qualité, autonomie et coût.

Tests

132 Antec Kühler H²O 620 et 920

Après Corsair, Antec débarque sur le marché des watercooling tout-en-un pour CPU. Les nouveaux Kühler 620 et 920 valaient-ils d’attendre si longtemps ? Abandonnerez-vous le bon vieux ventirad pour passer au refroidissement liquide sans entretien ?

134 Super Flower Golden King 550 W

La première alimentation 80plus Platinum ! 92 % de rendement en charge moyenne, le rêve ! La malnommée Golden King est la première alimentation 80plus Platinum du marché, par Super Flower. Ses performances électriques et son câblage modulaire suffise-t-ils à justifier son prix de 180 € ?

136 Les configs de la rédac

La meilleure puce graphique pour votre PC Home Cinema.

108 Epson PX720WD

Goûter à l’impression photo sans se ruiner.

132 Antec

Kühler H²0 920 Un watercooling tout-en-un performant et paramétrable sous Windows.

134 Super Flower

Golden King 550 W La première alimentation 80Plus Platinum vient concurrencer les X-Series.


Un mois de hardware

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Le PCI-Express 3.0 dans les starting-blocks !

Tournées vers le futur, les ASRock Gen3, et notamment cette Z68 Professional Gen3, promettent de pouvoir profiter du PCI-Express 3.0 avec un CPU Ivy Bridge.

La nouvelle norme du PCI-Express 3.0 qui devrait offrir le double de bande passante ne devrait apparaître en masse qu’à la fin de l’année ou début 2012, dans les futures plateformes Intel, que ce soit Sandy Bridge-E, (X79 et socket 2011, le successeur haut de gamme des Bloomfield et Gulftown) ou Ivy Bridge, le die shrink (pas d’innovation d’architecture, seulement un procédé de gravure plus avancé) de Sandy Bridge. Ces derniers embarqueront un contrôleur PCI-Express 3.0 et puisqu’ils pourront prendre place sur des cartes mères 1155, MSI et ASRock ont annoncé divers modèles utilisant ce futur standard. En pratique, il n’y a guère d’innovations pour l’instant, puisque le contrôleur des Sandy Bridge est limité au PCI-Express 2.0. Mais l’upgrade du CPU sur de telles cartes mères promet donc aussi un surplus de bande passante qui sera bienvenu. ASRock différencie ses cartes mères par le suffixe Gen3, alors que MSI opte pour G3, à ne pas confondre avec le B3 de toutes les autres cartes 1155 qui désigne la révision du chipset. Toute une flopée de cartes est annoncée, reste à bencher tout cela en pratique pour voir si l’adjonction d’une puce PLX PEX8608 est convaincante ou non face à des solutions natives, tant en PCI-Express 2.0 que 3.0. En marge, il est amusant de noter qu’Intel est en train de pousser le PCI-SIG pour la création d’un port PCI-Express 2x. En effet, dans le cas d’une carte contrôleur SATA 6 Gb/s par exemple, le 1x avec ses 500 Mo/s n’est pas suffisant, alors que le 4x est un gâchis pur et simple. Le 2x permettrait donc une gestion plus souple des lignes PCI-Express, puisque même si les contrôleurs principaux pour les cartes graphiques passent à la norme 3.0, il n’en va pas de même pour celui du southbridge, principalement dédié aux cartes d’extension plus lentes et qui reste en 2.0 sur Ivy Bridge.

Indilinx revit !

Racheté par OCZ, Indilinx, la firme qui avait fait parler la poudre début 2009 avec son contrôleur Barefoot dévoile un nouveau contrôleur. Everest de son petit nom supporte jusqu’à 1 To de mémoire MLC ou SLC qui pourra être gravée en 10 nm et avance des chiffres convaincants : plus de 500 Mo/s en lecture et 410 Mo/s en écriture et 20  000 IOPS en écriture aléatoire 4k. C’est moins que le récent et déjà répandu SF-2281, toutefois on peut supposer que les performances du contrôleur seront homogènes quel que soit le type de données, alors que SandForce utilise sa technologie DuraWrite pour booster les débits sur les données compressibles. Mais dans un environnement classique, celles-ci sont assez rares ou correspondent en tout cas assez peu à l’usage d’un SSD. Nous attendons impatiemment de pouvoir tester ce nouveau concurrent, qui pourrait bien être exclusif à OCZ, comme l’a été le Martini avant (Vertex +). Chez Intel, les Intel 710 et 720 font enfin parler d’eux. Ceux-ci devraient en toute logique se placer au-dessus du 510, puisqu’il s’agit respectivement des Lyndonville et Ramsdale que l’on attend depuis un moment déjà. Le premier embarque de la MLC 25 nm et propose des débits de 270/210  Mo/s en lecture/écriture et 36 000/2 400 IOPS en lecture/ écriture aléatoire 4k. Les performances sur le papier sont assez peu convaincantes, mais c’était aussi le cas du X25-M qui est longtemps resté notre référence. Toutefois, les prix semblent plus que salés puisqu’il s’agirait de 500 € pour la version 100 Go, là où un SF-2281 120 Go coûte à

6 Hardware Magazine

peine plus de 200 €. Le Ramsdale est, lui, un vrai monstre puisqu’il utilise une interface PCI-Express et de la mémoire SLC qui autorise des débits de 2 200/1 800 Mo/s en lecture/écriture ! Toujours dans le domaine de l’inabordable, Seagate lance ses Pulsar.2 et Pulsar XT.2. Equipés respectivement de MLC et SLC, ils sont réservés aux entreprises et OEM. Les performances sont correctes mais la fiabilité est mise en avant. En effet, là où les SSD grand public affichent une durée de vie de 3 000 à 5 000 cycles d’écriture, Seagate annonce plus de 60 000 cycles pour la version SLC et 18 000 pour la version MLC ! Des chiffres tout simplement ahurissants, mais le prix ne l’est pas moins, puisqu’il faudra compter 5 900 $ pour le Pulsar XT.2 400 Go. Mazette ! Pour finir, vous reprendrez bien un peu de SF-2281. Patriot a, en effet, annoncé le Pyro. Au vu des performances, celui-ci se place sous le Wildfire, la différence principale portant sans doute sur les puces de Flash (sans confirmation de la part de Patriot toutefois). Alors que le Wildfire utilise la fameuse Toshiba 32 nm, le Pyro devrait se « contenter » de puces moins rapides, sans doute en 25 nm, afin de proposer une alternative plus abordable. En outre, après OCZ et ses Agility 3/ Vertex 3 et comme Corsair avec les Force 3/Force GT, MX-Tech va différencier ses DS-Fusion et DS-Turbo en utilisant de la MLC 25 nm asynchrone sur le premier et synchrone sur le second. Quelques euros de plus pour des performances plus élevées sur les données compressibles (voir notre dossier SSD quelques pages plus loin).


NEWS

Futurs GPU, le process sera la clé

Port USB plein format, écran IPS 1 280 x 800 et hardware similaire aux concurrents. Toshiba Thrive, la tablette idéale ?

nVidia a informé officieusement ses partenaires et les gros revendeurs de l’arrivée tardive de sa nouvelle génération de GPU. Dénommée Kepler, elle était initialement prévue pour la fin de l’année, mais la disponibilité du procédé de fabrication en 28 nm HKMG chez TSMC pose toujours problème, ce qui oblige nVidia à attendre début 2012, voire le printemps. De son côté, AMD a dévoilé au début de l’été sa future architecture, dénommée Graphics Core Next ou GCN, qui s’attachera à augmenter le rendement des unités de calcul, à améliorer les performances de la tessellation et à libérer les capacités de calcul général pour OpenCL. Lors d’un entretien avec le responsable GPU de la société, le CTO Eric Demers, celui-ci nous a indiqué viser une arrivée en décembre… suivant la disponibilité du procédé de fabrication. AMD serait-il donc soumis au même problème que nVidia et GCN serait-il également repoussé à 2012 ? Il se pourrait qu’il n’en soit rien et qu’AMD ait opté pour l’utilisation d’une variante du procédé de fabrication. Alors que les GPU exploitent, en général, la version haute performance (28 nm HP) d’un process, d’autres existent et sont disponibles. Chez TSMC, il s’agit du 28 nm LP (Low Power) et du 28 nm HPL (High Performance Low leakage). Si le LP est inadapté, le HPL pourrait avoir été utilisé par AMD pour gagner quelques mois sur nVidia, au prix d’une montée en fréquence quelque peu plus réduite. Certaines sources officieuses nous ont d’ailleurs évoqué le mois de septembre depuis quelque temps déjà pour le lancement d’un nouveau GPU, sans que nous sachions de quel type il pourrait s’agir : un dérivé des Radeon HD6900 ou le premier GPU GCN ? Les Catalyst 11.7 bêta destinés aux développeurs OpenCL intègrent déjà un début de support pour trois GPU basés sur GCN, mais nous savons par ailleurs que Trinity, l’APU qui succédera à Llano, disposera d’un GPU dérivé des Radeon HD6900. AMD aura donc besoin, pour le Dual Graphics, d’un nouveau GPU d’entrée de gamme lui aussi basé sur cette architecture. Ce qui nous laisse penser que les prochains GPU milieu et haut de gamme à venir seront basés sur GCN, alors qu’en 2012, un nouveau GPU d’entrée de gamme basé sur l’architecture actuelle verra le jour.

Le process 28 nm HP, en haut, est repoussé à 2012, ce qui impacte directement les futurs GPU.

Tablettes : à quand la bonne ?

Bien que porteur et semble-t-il très lucratif, le marché des tablettes est d’une monotonie désespérante ! Google impose au minimum un CPU 1 GHz, 512 Mo de RAM et un écran de 1 280 x 760 pixels (bien qu’une telle dalle n’existe pas), l’équipement des tablettes est laissé à la discrétion des constructeurs. Google a toutefois indiqué que la plateforme Tegra 2 serait une référence, ce qui implique sans doute plus d’optimisations et de développement par le géant américain que les constructeurs n’auront pas à assurer. Et là, c’est l’explosion : Motorola Xoom, Asus Transformer, Acer Iconia, LG Optimus Pad, toutes en sont équipées. Nous avons eu l’occasion de mettre la main sur la Xoom, une tablette de qualité de fabrication très moyenne, épaisse et avec un lecteur de cartes microSD qui n’est toujours pas fonctionnel (il devrait l’être via une mise à jour logicielle « imminente »). La Galaxy Tab 10.1’’ ne nous a guère plus enthousiasmé. Samsung s’était ravisé juste après le lancement de l’iPad 2 pour revoir sa copie et proposer un concurrent plus sérieux, comprendre plus sexy. Le look prend donc le pas sur tout le reste puisqu’il n’y a simplement plus la moindre connectique, pas même un microUSB, uniquement un connecteur propriétaire Samsung. Selon nous, la tablette idéale dépasse les 10 heures d’autonomie, embarque à la fois un lecteur de cartes microSD et un port USB plein format, le tout avec un écran 10’’ de 1 280 x 800 pixels en IPS ou d’une qualité similaire. Acer avait presque réussi son coup. Hélas, la dalle TN embarquée sur l’Iconia A500 (Hardware Magazine n° 53) ruine à peu près toutes les qualités de cette tablette. L’Asus Transformer (PC Update n° 53) est, elle, très intéressante car disposant d’un clavier, d’une très bonne autonomie, d’un superbe écran et d’un prix très raisonnable (à partir de 400 € sans dock/clavier et en 16 Go), mais il faut brancher le dock pour disposer d’un USB plein format, c’est un peu de la triche et on se rapproche plus d’un netbook que d’une tablette en termes de volume. A ce jour, ce serait toutefois notre meilleur choix. Mais nous attendons impatiemment la Toshiba Thrive qui devrait débarquer à la fin de l’été. Toutes les conditions semblent réunies pour en faire LA tablette de la rentrée, reste à voir ce que donneront les tests. Reste que les rumeurs vont bon train concernant la future génération de tablettes embarquant du Tegra 3, alors que celles en Tegra 2 ne sont même pas encore toutes sorties…


En plus des puces déjà lancées (voir notre dossier page 54) AMD prépare une APU A8-3870, aux fréquences légèrement plus élevées que celles de l’A8-3850 testée dans ce numéro, et avec un multiplicateur débloqué. L’APU pour séduire les overclockers ? VIA cède le développeur de cores graphiques S3 à HTC pour 300 millions de dollars. Il est intéressant de noter que VIA et HTC partagent le même actionnaire qui a donc décidé de donner une bouffée d’oxygène financière à VIA, tout en plaçant les brevets très intéressants de S3 dans des mains qui pourront mieux les exploiter, notamment pour contrer les attaques juridiques d’Apple. AMD a officialisé un nouveau Brazos, l’E-450. Par rapport à l’E-350, les fréquences sont légèrement augmentées puisque l’IGP passe de 508 à 600 MHz et le CPU de 1,6 à 1,65 GHz. En outre, la DDR3-1333 est désormais supportée, ce qui devrait profiter à l’IGP. Pour les amateurs de cartes mères lookées, Gigabyte va renouveler sa gamme G1 avec le chipset Z68. La G1.Sniper 2 devrait donc reprendre le look noir et vert, ainsi que la carte son haut de gamme X-Fi et une carte réseau BigFoot. Pour les possesseurs de HTC Desire qui se languissaient de pouvoir s’essayer aux joies d’Andoid 2.3 alias Gingerbread, HTC a annoncé qu’une mise à jour serait disponible sous peu. Hourra !

Alors que Radeon et GeForce équivalentes font presque jeu égal en mode Extrême, les GeForce prennent l’avantage en mode Ultra. Avec des tests plus poussés, nous avons pu observer que le coût de la tessellation était de 40 % sur les Radeon, contre seulement 20 % sur les GeForce. Merci aux bordures !

Crysis 2 passe à DirectX 11

De la tessellation massive, pour n’apporter aucun détail mais réduire plus les performances sur les Radeon que sur les GeForce…

Des réflexions de qualité, même en mode DirectX 9 !

Crytek profite de l’été pour faire passer Crysis 2 à DirectX 11, un support longtemps espéré pour la sortie du jeu, mais qui avait été annulé en cours de route. Face au relatif échec commercial de Crysis 2 sur PC, Crytek a par la suite admis que c’était une erreur. Selon nos informations, c’est cependant avant ce constat que le support de DirectX 11 a été replanifié, sous l’insistance de nVidia qui a su convaincre le développeur des bienfaits de cette API, probablement en échange de services et d’autres incitants financiers. Il faut dire que le monde PC manque de jeux capables de tirer pleinement parti des grosses cartes graphiques modernes et qu’un titre tel que Crysis  2 fait enfin une belle démonstration de leurs capacités. A partir de la mise à jour 1.9 de Crysis 2, la partie graphique évolue sur de nombreux fronts. Tout d’abord, le tone mapping, qui permet d’interpréter les couleurs HDR, est recalibré pour proposer une tonalité plus riche. Ensuite, un mode de qualité Ultra fait son apparition. Celui-ci apporte un effet d’occlusion ambiante plus fin (les ombres douces) et des réflexions locales en temps réel qui simulent un rendu de type ray tracing pour les matériaux brillants. Cette mise à jour supporte également deux nouveaux modules optionnels. Le premier est un pack de textures haute définition qui n’avait pas pu prendre place au départ pour cause de manque de place sur le DVD du jeu, bien que fonctionnant parfaitement sous DirectX 9.

Mais la nouveauté la plus importante réside, bien entendu, dans le second pack qui propose le support de DirectX 11. Si l’utilisation de cette nouvelle API graphique Crysis 2 ‐ Performances DX11 en 1080p apporte plusieurs nouveaux effets 81 GTX 590 58 graphiques, il ne s’agit pas d’une 60 GTX 580 41 exploitation en profondeur, qui 53 GTX 570 aurait demandé de revoir la tota35 46 lité du moteur. La base du rendu GTX 560 Ti 29 reste donc identique, même si 41 GTX 560 25 quelques petites optimisations ont 35 GTX 460 1 GB 22 été apportées. Parmi les nouveaux 85 HD 6990 45 effets, disponibles dans le mode 50 HD 6970 26 Ultra, nous retrouvons un Depth of 46 Field à base de Bokeh (voir notre HD 6950 24 dossier consacré à la 3D !), un 46 HD 6950 1 GB 24 motion blur plus évolué, en pleine 41 HD 6870 23 résolution et qui prend en compte 35 HD 6850 20 les particules (fumées, etc.). Les 0 20 40 60 80 100 ombres montent en qualité, avec Extreme Ultra une pénombre variable qui leur

8 Hardware Magazine

permet de s’adoucir progressivement, au fur et à mesure qu’elles s’éloignent de l’objet qui les génère. Celles-ci peuvent, par ailleurs, s’afficher sur les particules, ce qui profite fortement à l’ambiance de certaines scènes. Crytek s’est également efforcé d’ajouter des détails aux objets, à travers un mix de Parallax Occlusion Mapping et de tessellation, cette technologie seule étant trop gourmande pour être généralisée sur l’ensemble de la scène. Le POM, ici simplifié, permet de s’approcher de son résultat à moindre coût. Il est utilisé notamment pour les routes et les sentiers… comme c’était déjà le cas dans Crysis Warhead. La tessellation est, de son côté, utilisée pour améliorer le rendu de la mer et des autres surfaces d’eau, pour donner des détails à certains objets et pour proposer des murs de briques très réalistes. Si cette dernière utilisation justifie, à elle seule, l’existence de la tessellation, il apparaît évident que le partenariat avec nVidia a influencé son utilisation dans d’autres cas. Pour rappel, les GeForce ont un net avantage sur les Radeon quand elle est utilisée massivement. Nous avons ainsi pu constater ce qui s’apparente à une volonté de ne pas optimiser son utilisation, ce qui tranche avec toutes les autres techniques exploitées. Pire, c’est avec sidération que nous avons remarqué que l’objet le plus lourd du rendu est une bordure massivement tessellée « à plat », ce qui signifie que chacun de ses triangles est subdivisé en centaines de petits triangles plats qui n’ajoutent pas le moindre détail, ni ne lissent la géométrie ! Un cadeau à nVidia ? Notre impression est que le partenariat entre les deux sociétés impliquait un niveau de tessellation qui s’est probablement avéré être irréaliste en termes de temps requis par les artistes, d’autant que les outils de Crytek n’étaient pas complètement adaptés. Une bordure qui n’aurait donc pas d’autres intérêts que de donner un avantage compétitif aux GeForce… Le prix à payer pour qu’un développeur investisse dans la qualité du rendu ?

La qualité globale progresse d’un cran, surtout quand la tessellation est utilisée à bon escient.


NEWS

Encore des CPU mobiles Intel !

Intel n’en finit plus de décliner son architecture Sandy Bridge mobile pour plateformes Huron River. Après de nouveaux Core i5 et i7, trois CPU d’entrée de gamme débarquent en catimini. Les Pentium B940, B950 et B957 viennent donc prendre place entre les Celeron B700, B800 et B810 et le Core i3-2310M. En outre, ce dernier est épaulé par les nouveaux Core i3-2330M et 2357M. Par rapport aux Celeron, les Pentium ne sont qu’une évolution en fréquence, passant de 1,5 et 1,6 GHz à 2 et 2,1 GHz, soit tout de même 33 % d’augmentation qui se sentira directement sur les performances. Le B957 est, en revanche, une version low voltage, sans doute la plus abordable de toutes. Le nouveau Core i3-2357M sera toutefois plus intéressant, car bénéficiant de quatre threads et d’un peu plus de cache. Notez que le Core i3-2330 E est en fait un simple Core i3-2330M qui supporte 16 Go de mémoire, au même titre que les Celeron B710 et B810. Les autres se contentent de 8 Go, ce qui est largement suffisant, a fortiori sur des machines d’entrée de gamme. Modèle

Fréquence

Cache

Cores/threads

Fréquence IGP (base/max)

TDP

Prix

Celeron B710

1,6 GHz

1,5 Mo

1/1

650/1 000 MHz

35 W

70 $

Celeron B800

1,5 GHz

2 Mo

2/2

650/1 000 MHz

35 W

80 $

Celeron B810

1,6 GHz

2 Mo

2/2

650/950 MHz

35 W

86 $

Pentium B940

2 GHz

2 Mo

2/2

650/1 100 MHz

35 W

N.C.

Pentium B950

2,1 GHz

2 Mo

2/2

650/1 100 MHz

35 W

N.C.

Pentium B957

1,2 GHz

2 Mo

2/2

350/800 MHz

17 W

N.C.

Core i3-2310M

2,1 GHz

3 Mo

2/4

650/1 100 MHz

35 W

N.C.

Core i3-2330M

2,2 GHz

3 Mo

2/4

650/1 100 MHz

35 W

N.C.

Core i3-2330 E

2,2 GHz

3 Mo

2/4

650/1 050 MHz

35 W

N.C.

Core i3-2357M

1,3 GHz

3 Mo

2/4

350/950 MHz

17 W

N.C.

AMD Hondo pour les tablettes

Après avoir commercialisé Desna à la va-vite, un dérivé de la plateforme Brazos optimisé pour les tablettes avec un TDP de 6 W, AMD prépare un produit mieux fini : Brazos-T basé sur l’APU Hondo. Celui-ci ne serait pas dérivé de la future APU d’entrée de gamme Krishna, fabriquée en 28 nm, mais bien une nouvelle révision de Desna optimisée pour réduire le TDP à moins de 4,5 W. AMD parle également de la consommation pratique qui passerait de 3 à 2 W, notamment en lecture vidéo 720p. Les spécifications seraient identiques (1 GHz pour les deux cores CPU et 276  MHz pour le GPU), mais la connexion PCI-Express 4x disparaîtrait, tout comme le support du VGA. Pour accompagner Hondo, un nouveau chipset est prévu : Hudson M2T. Celui-ci profite d’un packaging plus compact, d’une connectique réduite au strict minimum pour ramener son TDP à 1 W. AMD semble donc bel et bien décidé à s’attaquer rapidement aux tablettes. Pour la suite, il faudra attendre 2013 avec Samara, une consommation encore réduite, une évolution des cores Bobcat et un GPU GCN.

En kiosque ce mois-ci ! Hardware Magazine 9


Cas pratiques

En nous envoyant une question technique par mail (lecteurs@techage. fr), vous pouvez gagner un SSD Force 60, un kit mémoire Corsair Vengeance (au choix 3*2 Go ou 2*4 Go), une alimentation HX750W ou encore un boîtier Graphite 600T noir ou blanc ! La rédaction choisira la question la plus pertinente et son auteur recevra son lot. Notez que nous ne pourrons sans doute pas répondre de manière individuelle à toutes les questions !

Gagnez un ssd 60 Go ou 6 Go de RAM ou une alim 750w Ou un boitier Graphite !

Transformer une GTX570 en GTX580 Je désirerais acquérir une GTX570 en remplacement de ma vieille EAH4870 qui commence à s’essouffler dans les jeux récents comme Crysis 2 ou même Call of Duty 7. Mais si j’achète une GTX570 qui est apparemment une GTX580 castrée, pourquoi ne pas l’overclocker à des fréquences identiques ou proches de celles de sa grande soeur. Je désirerais donc vous demander si ceci est possible et s’il faut que je change le ventirad de la carte vu dans les tests du PC Update n° 51 et que j’installe un ventirad Arctic Extreme Plus II qui me paraît très bien pour l’overclocking. Et ensuite quel logiciel utiliser pour overclocker la carte ? La GTX570 peut s’overclocker assez pour atteindre les résultats d’une GTX580, tant que les 256 Mo de mémoire en moins ne sont pas trop handicapants, tant qu’on ne monte pas trop haut en résolution.

La GTX570 est effectivement une GTX580 castrée, mais cette « castration » n’est pas simplement une baisse de fréquence. Si on voulait pousser plus loin la comparaison, on pourrait aussi dire que la GTX570 (et 580) est quasiment identique à la GTX480, puisque le GF110-A1 des GTX500 est une « simple » révision du GF100-A3 utilisé sur les générations GTX400. Simple révision… pas si simple que cela puisque l’écart de performances entre les deux générations est bien là. Donc si le GPU est bien de même génération sur les GTX570 et GTX580, le GF110A1, nVidia l’a amputé de l’un de ses seize 10 Hardware Magazine

blocs d’unités d’exécution et de l’un de ses six contrôleurs mémoire. On se retrouve donc avec une GTX570 qui, d’un point de vue architecture, oscille entre la GTX480 et la GTX580. La GTX570 (comme la GTX480) dispose de 480 unités de calcul (512 sur la GTX580) et de 60 unités de texturing (64 unités sur la GTX580). Par contre, la GTX570 ne dispose que de 40 ROP, là où les GTX480 et GTX580 en ont 48. Cette différence pénalisera la GTX570 par rapport aux deux autres lors de l’utilisation de niveaux d’antialiasing très élevés. Et ça, l’overclocking n’y peut rien. Ceci dit, les correctifs apportés au GPU en passant en GF110-A1 et une augmentation sensible des fréquences permettent à une GTX570 d’égaler les performances d’une GTX480, y compris avec un antialiasing 8x. C’est déjà pas mal !


cas pratiques

Il n’est pas dit que la GTX570 que vous achèterez pourra tenir 900 MHz sur le GPU. Beaucoup plafonnent à 850 MHz Upgrade sur une base de P5B … est-ce intéressant ?

Si votre carte n’est pas livrée avec un utilitaire d’overclocking maison, essayez Afterburner que vous trouverez chez MSI.

Overclocking

Les flux thermiques sont aussi bien maîtrisés sur cette génération de Fermi. Si les GTX400 étaient vraiment médiocres, les GTX570 et 580 plafonnent sous les 90 °C en charge. C’est chaud, mais les GPU sont capables d’encaisser plus. Le refroidissement d’origine devrait donc permettre de monter. Et pour un overclocking vraiment agressif, on pourra changer la solution de refroidissement pour passer le cas échéant en refroidissement liquide. Pour ce qui concerne les outils, il est bon de rappeler que la plupart des constructeurs proposent des solutions maison. Vous pourrez opter pour des GTX570 déjà overclockées par le constructeur ou pour des versions spéciales comme les ROG d’Asus, les Lightning de MSI, les OC (Overclocked) ou SO (Super Overclocked) chez Gigabyte ou même les Beast chez Point of View. L’overclocking étant devenu un vrai « plus » commercial, tous les constructeurs proposent leur utilitaire maison. SmartDoctor, iTracker, OC Guru, Afterburner, Precision… tous permettent de monter les fréquences du GPU, des shaders, de la mémoire et également de pousser la tension du coeur. Et si vous n’en avez pas, vous pourrez toujours utiliser Afterburner (développé par MSI sur la base de RivaTuner) qui, bien qu’estampillé MSI, fonctionne avec la plupart des cartes du commerce. Pratique. De base, une GTX570 est cadencée à 730  MHz pour le GPU, 950 MHz pour la mémoire et 1 465 MHz pour les shaders. Sans toucher à la tension du GPU, il est possible de monter entre 750 et 790 MHz sur le GPU. Dans un premier temps, il est préférable de garder les shaders et le GPU liés.

Températures et performances Il est possible de grimper bien plus haut et de nombreux utilisateurs postent des

screenshots GPU-Z montrant des fréquences de 900 MHz sur le GPU et plus de 2 GHz pour la mémoire, avec une tension allant de 1 à 1,1 V. Mais attention, comme pour les CPU, certaines puces supportent plus ou moins bien la montée en fréquence et il n’est pas dit que la GTX570 que vous achèterez pourra tenir 900 MHz sur le GPU. Beaucoup plafonnent à 850 MHz, ce qui est déjà bon. Certaines bloquent à 800  MHz, voire moins. En overclocking, il n’existe aucune garantie. En termes de performances, le gain peut être assez important pour faire de votre GTX570 l’équivalent d’une 580 stock. Et plus vous approcherez des 900 MHz sur le GPU, plus ce sera vrai. Mais même avec un superoverclocking, il sera difficile de compenser les 256 Mo de mémoire manquants. Toutefois, sur une définition full HD, le manque ne se fera pas sentir.

Refroidissement Pour accompagner ces overclockings, certains se contentent du rad d’origine. Ça passe. Mais il est toujours bénéfique d’opter pour un système plus efficace. L’arme ultime étant le watercooling. Mais sans aller chercher aussi loin, nous avions été séduit par le Prolimatech MK-13, un monstre de refroidissement dans tous les sens du terme. Monstrueux en place… une fois les ventilateurs montés, comptez que votre carte graphique occupera quatre slots. Mais monstre de performances aussi puisque sur une Radeon HD5870, les températures mesurées passent de 35 °C au repos et 86 °C en charge à 25 °C/37 °C. Nous vous invitons à retourner dans votre collection et à regarder le Hardware Magazine n° 51 à la page 134, vous y trouverez un test de quatre solutions alternatives de haut niveau. Voilà qui laisse une très belle marge de manoeuvre à l’overclocker !

Je souhaiterais faire évoluer ma configuration dont voici les caractéristiques : carte mère Asus P5B Deluxe, processeur E8500 non OC, GeForce 8800GTS, 3 Go DDR2 (3 x 1 Go Kingston 6400 CL5), 1 To Western Digital Black Edition (OS). Je souhaite dans un premier temps augmenter ma RAM, mais je ne sais pas quoi choisir ni même si cela est réalisable : 1) avoir 2 x 1 Go et 2 x 2 Go (PC 6400) 2) ajouter simplement 1 Go (PC 6400) Mais apparemment, si l’on passe aux barrettes de 2 Go, elles seront reconnues, mais à une vitesse inférieure, que me conseillez-vous ? Concernant le processeur, les CPU quad core compatibles ne sont plus distribués et je n’ose pas faire un OC. Et pour la carte graphique, que me conseillez-vous comme modèle pour avoir les meilleures performances, sachant que j’ai un écran 22’’ (Samsung T220). Je vous remercie pour vos différents conseils pour que je puisse obtenir la configuration la plus performante au vu de ce matériel, ou alors est-il plus judicieux de partir sur une nouvelle configuration ? Votre PC était la machine type de fin 2007, début 2008. De l’eau a coulé sous les ponts, mais la base est encore travaillable. Vous resterez assez loin des performances des machines actuelles, mais il est possible de pousser un peu votre PC. Commençons par le CPU. Votre P5B Deluxe supporte les Core 2 Quad Q9000 depuis le BIOS 1236. Or ces processeurs se trouvent encore dans le commerce. Vous trouverez en ligne des Core 2 Quad Q9400 pour 190 € par exemple. Ceci dit, l’E8500 sur une P5B était une base d’overclocking très prisée en son temps. En poussant la tension à 1,4 V, un E8500 passe facilement les 4 GHz, sans pour autant tirer sur la mémoire. Il suffit alors d’opter pour un refroidissement un peu haut de gamme pour stabiliser les températures. Un bon gros Super Mega de Prolimatech sera parfait. Monter à 4,4 GHz nécessite de la DDR de bonne qualité et de préférence en 1066 ; votre DDR2 800 serait donc un facteur limitant en cas d’un très gros overclocking. Hardware Magazine 11


Entre l’upgrade d’une très vieille configuration et l’investissement dans une configuration neuve milieu de gamme… notre coeur penche plutôt pour la seconde solution

La P5B Deluxe était l’une des cartes de référence de… 2007. Le temps passe vite !

Pour la mémoire, vos trois modules de DDR2 800 pourront être complétés par un quatrième module pour moins de 15 €. La carte graphique, enfin, est assez simple à changer et on trouvera facilement des modèles milieu de gamme actuels qui sont plus véloces que votre 8800GTS. Une Radeon HD5770 ou 6770 à moins de 100 € vous donnera satisfaction.

Maintenant, nous en arrivons à la facture globale. Si vous ne voulez pas overclocker, il vous en coûtera près de 350 € pour upgrader votre machine. C’est un peu beaucoup. Pour 430 €, vous pourrez acheter une carte mère P67 ATX (ASRock P67 Pro à moins de 100 €), un processeur Intel Core i5-2300 à moins de 140 €, 4 Go de DDR3 10600 CL9 Crucial à 33  € et une Radeon HD6770 à moins de 100 €. Entre l’upgrade d’une très vieille configuration et l’investissement dans une configuration neuve milieu de gamme… notre coeur penche plutôt pour la seconde solution.

Doit-on tester sur des jeux sponsorisés ?

nVidia avec son programme « The way it’s meant to be played » investit beaucoup dans le sponsoring.

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gagnant Corsair

Je suis un lecteur de vos magazines depuis 3/4 ans et j’aime toujours lire vos articles. Par contre, une chose me chagrine un peu dans les tests de cartes vidéo, vous testez les jeux comme il se doit, mais je vois surtout que ce n’est plus comme « avant ». Par exemple dans Hardware Magazine n° 53, vous testez trois jeux nVidia TWIMTBP (Bulletstorm, Crysis 2, Shift 2) qui sont optimisés pour nVidia et dont les résultats sont faussés et ne reflètent pas les vraies performances de leur architecture. Pourquoi ne testez-vous pas des jeux qui n’ont pas été aidés par les deux protagonistes ? Il existe bien des jeux qui ont été créés de toutes pièces, sans aide extérieure. Comprenez-vous mon étonnement ? Je suis sûr que si on testait des jeux non programmés pour faire du marketing, on verrait comment se comporte leur architecture.


cas pratiques

Les programmes marketing ne datent pas d’hier. Et ne sont pas près de s’arrêter. Doit-on les honnir ? Franchement… non. Car dans le lot, les avantages cohabitent bien avec les inconvénients. Placez-vous du côté des développeurs d’abord : quand un nVidia investit de grosses sommes dans le développement de Crysis 2, c’est une sacrée manne qui mettra les équipes certainement plus à l’aise. Et c’est tout aussi vrai si on se place du côté de l’utilisateur de PC. Ces investissements massifs des fabricants de GPU réclament un retour d’ascenseur. Pour Crysis 2, il semblerait que le recours massif à une tessellation lourde ait été requis par l’investisseur ; cette dernière a été apportée par la mise à jour « DX11 Ultra Upgrade » sortie début juillet 2011. Domaine où les Fermi brillent bien plus que les GeForce. Alors oui, c’est « injuste » pour AMD. Et il est tout à fait compréhensible que les possesseurs de Radeon se sentent lésés. Mais si personne ne poussait à l’adoption de nouvelles techniques, l’univers du PC serait similaire à celui des consoles et nous serions toujours sur des GPU de 6 ans d’âge. Donc ce sponsoring est à la fois une plaie et un bienfait qui permet à nos PC d’avoir plusieurs générations d’avance sur les consoles de salon.

Partialité ? Mais peu importe le point de vue adopté. Nous ne changerons pas le cours des choses. Les fabricants de GPU et les développeurs ont mutuellement besoin les uns des autres. Et les programmes du type « The way it’s meant to be played » ne sont pas près de s’arrêter. Il faudra bien faire avec. Et d’ailleurs, renonceriez-vous à un jeu simplement parce qu’il porte un logo nVidia et que vous avez une Radeon ? Le fait qu’un titre soit sponsorisé par telle ou telle marque ne signifie pas qu’il est injouable sur l’autre. De plus, le simple fait que les architectures soient différentes implique d’ailleurs qu’une comparaison directe serait peu révélatrice. Doit-on tester les dernières GeForce en occultant la tessellation puisqu’AMD y recourt moins ? Il nous semble évident que non. Si une technologie apporte un vrai plus, elle doit être prise en compte. C’est le cas de la tessellation aujourd’hui. La prendre en compte n’est pas un acte de favoritisme délibéré envers nVidia, mais une intégration d’un progrès. Et si le progrès est là, ne vous en faites pas, le prochain GPU AMD l’utilisera aussi. De plus, il ne faut pas l’oublier, l’avantage n’est pas toujours à nVidia. Les Radeon ont longtemps été les seules DX11 disponibles. Nous les avons testées en DX11, alors que nVidia n’avait rien à mettre en face. Le vent tourne…

L’arbitre : le marché ! Le choix des jeux que nous utilisons pour nos tests reflète cet état d’esprit : peu importent les optimisations ou les sponsorings : les

titres choisis sont représentatifs du marché. Les jeux phares, dans différentes catégories (du FPS, stratégie, simulation, etc.) On sait très bien qu’un Batman Arkham Asylum ou qu’un Metro 2033 est favorisé sur GeForce. Mais ça ne veut pas dire qu’il est injouable sur Radeon. Et dans ce cas précis, nous désactivons d’ailleurs le recours à la PhysX, avantage trop net pour nVidia que les possesseurs de Radeon peuvent contourner en installant une vieille GeForce en carte PhysX.

Quelques exemples Et les résultats obtenus sont d’ailleurs très intéressants si on analyse les graphiques. Sur un titre TWIMTBP (« The way it’s meant to be played ») comme Metro 2033, en activant la tessellation et en retirant le PhysX, on voit qu’un CrossFire de Radeon HD5870 fait mieux qu’un SLI de GTX460, et un peu moins bien qu’un SLI de GTX480 et que plus on monte la définition, plus l’écart entre HD5870 et GTX480 se réduit. On voit bien à la lecture de ces résultats que l’architecture des 5870 tient très bien le choc malgré le manque d’optimisation et que, malgré l’avantage théorique donné à nVidia (sponsor), les Radeon parviennent à faire tourner le jeu sans problème. Encore plus intéressant, un titre comme StarCraft II est lui aussi TWIMTBP. Mais malgré le sponsoring, les tests tournent à l’avantage d’AMD ! Performances identiques en 2 560 x 1 600, mais AMD passe devant dès que le filtrage AA est activé et l’avantage accroît à mesure que le filtrage monte. Au point qu’une HD5870 produit, sur ce jeu, des résultats comparables avec ceux d’une GTX580. Surprenant  ? Oui et non. Les programmes de sponsoring ne signifient pas obligatoirement que le jeu sera meilleur sur un GPU de la marque qui sponsorise. Paradoxal, mais vrai. Et quand certains titres sont trop ouverte-

Civilization V est un jeu « AMD »… ce qui ne l’empêche pas de mieux tourner sur des GeForce. Le marketing n’a pas toujours prise sur les performances.

ment à l’avantage d’un GPU, le concurrent contacte le développeur et ils travaillent ensemble à essayer de corriger les choses. Ce fut le cas avec HAWX 2 (lui aussi TWIMTBP) dans lequel, à sa sortie, les Radeon HD6870 étaient jusqu’à 2,5 fois plus lentes que les GeForce GTX480. Un développeur doit vendre ses jeux pour vivre. Si les Radeon sont hors jeu sur son titre, il vendra deux fois moins de licences… il est évident qu’il trouvera une solution pour remédier à cela. Et bien sûr des correctifs ou de nouveaux pilotes viendront aider. Et AMD aussi investit dans le sponsoring. Des titres comme F1 2010 tournent mieux sur Radeon que sur GeForce. Mais là encore, il est facile de trouver le contre-exemple : Civilization  V, « jeu AMD », tourne mieux sur GeForce. On pourrait égrener les titres pendant 15 pages pour en arriver au même point : le sponsoring ne signifie pas que le jeu sera obligatoirement meilleur sur un GPU de la marque qui sponsorise. Tout ceci montre bien qu’il est important de ne pas trop tenir compte de ces programmes marketing. Ni pour nous lorsque nous faisons nos tests. Ni pour vous lorsque vous achetez un jeu.

L’avantage n’est pas toujours à nVidia. Les Radeon ont longtemps été les seules DX11 disponibles Hardware Magazine 13


CPL : comment ça marche ?

Les FreePlugs sont au standard HomePlug AV et il est possible de leur adjoindre un autre adaptateur CPL si ce dernier est en 200 ou 500 Mbps

Les adaptateurs CPL TRENDnet TPL-401E2K sont parmi les meilleurs adaptateurs CPL 500 Mbps aujourd’hui.

14 Hardware Magazine

Je dispose d’une Freebox HD, donc avec un module TV relié à la box via le kit CPL fourni par Free. Par ailleurs, mon PC est relié à la box en Ethernet. Ayant déplacé mon bureau (donc mon PC) et voulant conserver ma box à l’endroit actuel pour des questions d’accessibilité du téléphone connecté à la box, j’ai dû tirer un câble Ethernet que je ne peux pas facilement dissimuler de par la disposition de la maison. Ne désirant pas recourir à l’achat d’une carte Wi-Fi, j’envisage l’achat d’un kit CPL. 1) Un kit CPL peut-il provoquer des interférences avec celui fourni par Free ? 2) Si je prends un kit à 3 prises (box, TV, PC), le boîtier TV fonctionnera-t-il correctement ? Quelle vitesse faut-il prendre (85, 200 ou 500 Mbps) ? 3) Le débit théorique d’un kit est-il à diviser par le nombre de liaisons établies ? Ou le débit est-il le même quel que soit le nombre de prises CPL ? PS : j’ai aussi un portable qui fonctionne en Wi-Fi, mais si je me procure un kit 4 prises (ou s’il n’y a pas d’interférences entre le kit Free et un autre kit, un kit à 3 prises), j’espère pouvoir connecter le portable à une prise CPL… si cela ne fait pas trop chuter le débit. Le CPL est une technologie vraiment séduisante si on ne peut pas tirer du câble RJ-45 dans toute la maison, ou quand on est trop loin du routeur Wi-Fi et que la sensibilité chute. Free a d’ailleurs pris une excellente initiative en fournissant les FreePlugs gratuitement. Et cela fonctionne très bien. Le principe du CPL est assez simple. Deux adaptateurs se branchent dans les prises 220 V classiques et communiquent entre eux. On remplace juste le câble RJ-45 par le réseau électrique de la maison. Pour unifier le tout, une norme a été retenue par le comité IEEE qui standardise presque tout. Il s’agit du standard HomePlug et en théorie, tout produit CPL HomePlug est compatible avec un autre de marque différente au même standard. De même, le standard garantit que deux adaptateurs avec des débits différents pourront interopérer. Un kit 500  Mbps pourra fonctionner avec un adaptateur 200 Mbps. Dans ce cas, le 500 Mbps fonctionnera à 200 Mbps. Classique, mais c’est toujours bon à préciser. Attention, il existe une autre norme sur le marché, mais non retenue par l’IEEE. Cette dernière se rencontre de moins en moins, mais existe encore. C’est la norme UPA (Universal Powerline Alliance) dont les adaptateurs ne seront pas compatibles avec le matériel CPL HomePlug.

Dans la pratique Dans votre cas, vous avez déjà les deux FreePlugs, qui pourront vous servir à relier la Freebox et le décodeur TV, comme initialement prévu. Mais sachez que vous pouvez tout aussi bien les utiliser pour relier un PC à la Freebox, ou à un autre routeur puisque ce sont des adaptateurs CPL conventionnels. Pour associer d’autres matériels au réseau CPL, deux philosophies cohabitent. La première est la plus simple : acheter les adaptateurs CPL par paire. Les deux FreePlugs sont utilisées et appariées ensemble. Et acheter les autres modules CPL par paire également. Relier le desktop au routeur sera alors facile et il n’y aura aucun problème de débit ou d’interférences entre les deux paires de kits CPL. Mais les FreePlugs sont au standard HomePlug AV et il est possible d’adjoindre un autre adaptateur tiers en plus, si ce dernier est en 200 ou 500 Mbps. Les 85 Mbps ne fonctionneront pas. Comment faire ? C’est assez simple. Débranchez tous les adaptateurs CPL. Branchez une première FreePlug et attendez que le voyant rouge s’allume, puis appuyez dessus pendant 10 s. Lorsqu’il clignote une fois, relâchez. Débranchez la FreePlug et attendez un peu. Rebranchez-la et laissez-la démarrer. Appuyez à nouveau sur le voyant, brièvement, 1 à 2 s. Lorsque vous le relâcherez, il clignotera en rouge, puis passera à l’orange et enfin, au vert. Branchez alors n’importe quel adaptateur CPL (ou FreePlug) supplémentaire et appuyez sur le bouton d’appairage de l’adaptateur et attendez qu’il trouve la première FreePlug. Répétez l’opération d’appairage (appuyez 2  s et relâchez) avec les autres prises CPL qui constitueront le réseau CPL. La condition


cas pratiques

pour rajouter des adaptateurs à un réseau de FreePlugs est donc la compatibilité HomePlug AV en 200 Mbps ou 500 Mbps et la présence d’un bouton d’appairage sur le bloc.

Débits Mais quand on parle de CPL, il est assez difficile de certifier un débit. En effet, vous allez passer par une installation électrique qui n’a pas été conçue à l’origine pour faire passer des données. Si votre installation est en bon état, le réseau sera bon. Sinon vous le sentirez sur les débits. De même, si vous branchez

votre bloc sur une multiprise, veillez à le brancher sur la première prise, la plus proche du cordon, sinon vous verriez les débits chuter. Dans la pratique, nous avons récemment consacré un dossier aux adaptateurs CPL 200 et 500 Mbps (PC Update n° 54). Les enseignements qui en ressortent sont que les bons kits 500 Mbps atteignent plus de 20 Mo/s pour les meilleurs (TRENDnet TPL-401E2K) et en moyenne entre 11 et 14 Mo/s pour les autres. Passer sur des kits 200 Mbps ne fait baisser les débits que de 2 à 4 Mo/s en moyenne. Un kit 500 Mbps est donc préférable, mais ce n’est pas un impératif.

Tablette, netbook… ou notebook ? Depuis un petit moment, j’hésite entre m’acheter un ordinateur portable et une tablette. Comme je voyage souvent, je cherche un ordinateur avec une autonomie correcte qui me servirait surtout à regarder des vidéos, photos, à surfer sur Internet, à lire mes mails et parfois à jouer à quelques jeux. Votre dossier dans PC Update n° 53 me fait de plus en plus pencher pour le PC portable (avec Windows, donc possibilité d’installer mes logiciels habituels). Comme budget, je compte mettre entre 500 et 600 € et je pencherais plutôt pour un 11’’ (je pense que c’est un bon compromis entre mobilité et performances), le choix en 10’’ étant limité. Pourriez-vous m’aider dans mon choix et que pensez-vous du Sony Vaio YB1S1E/S (le seul 11’’ chez Materiel.net dans ma gamme de prix) ? Est-ce que ça vaudrait le coup d’attendre de nouveaux modèles ? De plus, est-ce que changer le HDD pour un SSD serait un vrai gain pour un ordinateur portable de cette gamme ? Votre budget et vos attentes vous placent pile à la croisée des chemins, entre notebook, netbook et tablette. Le choix n’est pas toujours simple. L’idéal dans votre cas serait presque une tablette 10’’ sous Atom et Windows 7. Mais revenant du Computex, nous avons pu voir une flopée de tablettes de ce genre exhibées par Intel… mais rien de bien glorieux. Quoi qu’en dise Intel, on est encore loin du niveau de finition atteint par les tablettes Android. Les modèles Atom + Windows 7 exposés étaient tous très épais, pourvus d’une autonomie médiocre (moins de 6 heures) et manquaient cruellement de réactivité. L’avenir pour ces tablettes x86 est clairement sur la prochaine génération de SoC Intel… et sera certainement à considérer avec Windows 8.

Tablettes Android En attendant, les tablettes Android peuvent être un bon palliatif. Elles sont réactives et très endurantes. Les clients de messagerie et les navigateurs Web en font d’excellentes

plateformes de surf et leur autonomie est bien plus confortable. Pour moins de 500 €, un Eee Pad Transformer vous apportera en plus le clavier (amovible)… idéal pour taper un mail ou du texte dans le train. Et côté jeux, l’Android Market regorge de hits comme Angry Birds et autres… largement de quoi passer quelques heures à bien s’amuser. Mais une tablette n’est pas un PC. L’usage est certes ludique, mais l’utilisateur de PC pur et dur peut vite se sentir à l’étroit.

Une tablette n’est pas un PC. L’usage est certes ludique, mais l’utilisateur de PC pur et dur peut vite se sentir à l’étroit. Pour à peine plus cher qu’un netbook, vous trouverez des notebooks en Core i3 Sandy Bridge. Les performances sont très nettement supérieures, l’autonomie excellente… et les possibilités d’usage démultipliées.

Netbook ? Le Sony Vaio que vous avez repéré a pour originalité d’intégrer une plateforme AMD Brazos avec un APU E-350. Les tests placent cet APU devant les systèmes ION (Atom 330 dual core) et devant les netbooks en Atom D510. Pour le prix, c’est bien mais attention, on reste encore assez loin des performances des notebooks.

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Premiers notebooks au prix des netbooks D’autant que dans votre fourchette de prix, on trouve quelques notebooks dont les performances sont bien meilleures que les netbooks évoqués, le tout avec une belle autonomie. Pour 500 €, vous trouverez des portables vendus par des e-commerçants sous leur marque, comme les Vulcain de LDLC par exemple. En Core i3-330M, avec 4 Go de DDR3 et 500 Go de disque dur, ces machines sont construites autour d’une dalle LED 13,3’’ et sont vendues sans OS. Et pour moins de 580 €, vous avez le même avec un SSD de 64 Go à la place du disque dur. Si vous cherchez une marque, vous pourrez trouver, chez Acer, un TimelineX 1830T en 11,6’’ intégrant un Core i3-330UM et affichant 8 heures d’autonomie. Le Core i3-330UM donne 3 800 points à Cinebench R10, là où un Atom n550 plafonne à 1 400 points. La différence est sensible. Et si vous voulez plus récent, encore chez Acer, vous trouverez le TimelineX 3830T (testé ce mois-ci, dans ce numéro) offrant la même configuration, mais en Core i3-2310M de

génération Sandy Bridge plus puissant que l’i3-330UM et avec le HDD de 500 Go et Windows 7 64 bits, pour 600 €. Et cette nouvelle mouture de l’i3 fait encore bien mieux sous Cinebench R10 : plus de 7 500 points… les performances s’envolent.

i3 Sandy Bridge, les performances s’envolent Alors certes 13’’, c’est un peu plus encombrant qu’un netbook en 11’’. Mais l’écart de performances est tel et l’écart de prix si réduit, qu’il est difficile d’y résister. Car avec les performances, ce sont les possibilités qui s’élargissent. Se connecter au Web, travailler… mais également faire un peu de photo, de vidéo… ce sera possible sur cet i3 et bien plus difficile sur un netbook. Notre préférence, vous l’aurez compris, va au maximum de puissance pour un prix quasi identique. Et sur ces gammes de portables, l’utilisation d’un SSD prend encore plus de sens. Si un SSD rendra votre netbook plus réactif, vous serez toujours bridé par la faible puissance CPU. Sur un i3, vous avez un CPU costaud… l’ajout de réactivité profitera à toute la machine.

Déplacer « install.wim » Dans le dernier numéro de Hardware Magazine (n° 53), vous avez fait un dossier sur l’installation parfaite de Windows 7 (page 46 et suivantes). J’ai suivi votre pas à pas avec Diskpart : explication nickel et attribution de la lettre en quelques instants. En revanche, pas moyen de copier le fichier « install.wim » (dans le dossier « sources ») car il fait 4,01 Go et je suis bloqué par la limitation du FAT à 4 Go. Avez-vous une astuce pour contourner ce problème ?

Le souci vient du fait que votre clé USB est formatée en FAT32. Passer en NTFS résoudra le problème.

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Le fichier install.wim que vous n’arrivez pas à déplacer fait en théorie 2,61 Go sur un DVD d’installation de Windows neuf. Le fait que le vôtre fasse plus de 4 Go est assez surprenant. Quoi qu’il en soit, il est bien entendu possible de contourner le problème. En l’occurrence, c’est le fait que votre clé USB soit formatée en FAT32 au moment de la création de la partition bootable qui pose problème. Il suffit tout simplement d’entrer une commande demandant un formatage en NTFS pour contourner la

limite des 4 Go de votre fichier. Reprenons la manipulation. Insérez la clé USB dans le port USB du PC. Ouvrez une fenêtre d’invite de commandes et lancez Diskpart comme expliqué dans l’article. Listez les volumes du PC à l’aide de la commande « list disk », puis sélectionnez votre clé USB en saisissant « select disk X », où X correspond à votre clé USB telle que localisée par « list disk ». Saisissez ensuite « clean », puis « create partition primary » et enfin, « active ». Ensuite, au lieu de saisir « format fs=fat32 quick », saisissez simplement « format fs=ntfs quick » pour que votre clé soit formatée en NTFS. Voilà qui suffira à contourner le problème que vous rencontrez.


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Le guide du SSD Achat, entretien, optimisation 600 benchs pour élire le meilleur SSD Les SSD sont des unités de stockage complexes dont les composants et le fonctionnement influencent plus que tout autre composant les performances d’un PC. Difficile donc de faire son choix, d’autant plus que les constructeurs donnent des spécifications incomplètes et parfois obscures. Nos explications et le test des modèles incontournables du moment vont vous faciliter la tâche. Jeremy Panzetta et Benjamin Bouix

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dossier Guide SSD

D L’upgrade d’un PC vers un SSD est LA mise à jour à faire pour booster sa machine. L’OS et les applications se chargent plus vite, l’installation de programmes et les traitements de fichiers sont plus rapides, la réactivité générale du système est améliorée, ces unités transfigurent une machine comparées à un disque dur. Mais choisir un SSD s’avère plus compliqué qu’une unité mécanique, où l’on peut souvent se contenter d’identifier la vitesse de rotation et de trouver un bon prix. Leur comportement est influencé aussi bien par leurs composants que par leur manière spécifique de fonctionner. Version du contrôleur, nombre et type de puces mémoire ou qualité du firmware sont quelques aspects qui peuvent faire pencher la balance vers un modèle ou un autre. Mais encore faut-il pouvoir identifier les éléments d’un SSD, ce qui ne peut se faire qu’en ouvrant les unités, car les constructeurs se contentent souvent de donner quelques caractéristiques de leurs modèles. Ce qui a d’ailleurs provoqué quelques déconvenues chez certains utilisateurs qui pensaient investir dans un des meilleurs modèles et qui se retrouvaient avec des performances inférieures à ce qu’ils attendaient. On peut aussi se demander quelles sont les différences entre des SSD de différentes marques mais aux spécifications similaires, ou s’il existe des différences sur leur durée de vie ou l’impact de la progressive perte de performances qui les caractérise avec le temps. Et avec des taux de transfert montant souvent à plusieurs centaines de mégaoctets par seconde, quels sont les contrôleurs de cartes mères qui tirent profit de toute leur puissance, ou que peut-on gagner en passant à un SSD de dernière génération sur une machine déjà équipée ? Nous allons revenir en détail sur la technologie et les facettes des SSD, puis passer à l’épreuve les stars actuelles pour trouver celles qui tirent leur épingle du jeu.

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La mémoire Flash, coeur du SSD Puces, organisation d’un SSD A l’instar des plateaux magnétiques qui composent un disque dur, les puces de mémoire Flash constituent la capacité de stockage d’un SSD. Elles sont composées de blocs (512 ko sur une puce de 4 Go) qui regroupent des pages (4 ko). L’avantage premier d’un SSD réside dans sa possibilité d’accéder à n’importe quelle page de n’importe quelle puce dans le même laps de temps. En effet, il n’y a aucune action mécanique et chaque page porte une référence qu’il suffit d’appeler pour y accéder. Dans le cas d’un disque dur, il faut parfois remettre les plateaux en route, actionner la tête de lecture, la positionner au-dessus du secteur désiré et seulement alors commence le traitement de l’information. En revanche, si l’on peut lire n’importe quelle page d’un bloc, on ne peut écrire qu’un bloc en entier. Conséquence directe, pour écrire une seule page de 4 ko, les 127 autres pages du bloc devront être traitées. Si cela ne présente pas d’inconvénients particuliers dans le cas où le bloc est vide, si des pages sont déjà écrites, en écrire une seconde nécessitera de lire le bloc, de copier toutes les pages existantes, puis de toutes les réécrire en rajoutant la nouvelle. Pour 4 ko de données à écrire, on peut donc avoir à en écrire 512 ko ! En outre, en passant à des puces de 8 Go, la taille des pages et des blocs augmente, ces derniers passant à 1 ou 2 Mo. Cela signifie que la moindre modification du bloc requerra l’écriture d’encore plus de données.

Les puces ne déterminent pas que la capacité On parle souvent du nombre et du type de puces mémoire équipant les SSD. Celles-ci ne définissent pas que la capacité et le coût mais aussi les performances d’un SSD. A commencer par leur nombre, qui va conditionner

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Utiliser moins de canaux de mémoire entraîne des débits en régression.

les débits maximums du SSD. Un contrôleur peut, en effet, adresser la mémoire simultanément via un certain nombre de canaux. Plus il y aura de canaux, plus les débits seront importants, du moins en théorie car il est assez complexe de développer des contrôleurs gérant un grand nombre de canaux. Le mode de fonctionnement est similaire au RAID 0, puisqu’au lieu d’écrire les informations à la suite, elles peuvent être écrites à divers endroits différents. Prenons, par exemple, le X25-M d’Intel équipé d’un contrôleur à dix canaux. Si la version 80 Go utilisait les dix canaux, la version 40 Go (X25-V) se contentait de cinq. Le reste du SSD était pourtant identique, mais les débits chutaient de 240/70 Mo/s en lecture/écriture à 170/35 Mo/s. Cela explique pourquoi les SSD de petite capacité

ont souvent des débits inférieurs aux versions plus volumineuses. Quand les SSD de moins grande capacité utilisent le même nombre de canaux que leurs grands frères, c’est la densité des puces qui est revue à la baisse. Attention toutefois, cela ne veut pas dire que les versions très haute capacité sont plus rapides. Elles utilisent, en général, des puces plus denses, mais dont la production est moins bien maîtrisée, et les performances ne suivent donc pas toujours. En outre, certains contrôleurs sont capables d’adresser deux puces par canal. Cela ne permet pas d’écrire sur les deux puces à la fois, les performances ne changent pas à ce niveau, mais la deuxième puce peut pendant ce temps effectuer quelques tâches en interne (réorganisation, effacement). Les puces Intel 25 nm de 16 Go sont d’ailleurs une association de deux dies de 8 Go et fonctionnent de façon similaire. Le passage de puces de 34 à 25 nm a légèrement fait chuter les performances, obligeant les constructeurs à utiliser de la mémoire un peu plus haut de gamme. Mais il est aussi possible d’opter pour les anciennes puces 32 nm, comme l’a fait OCZ sur le Vertex 3 MaxIOPS. Plus chères, elles sont aussi plus rapides. Enfin, certains SSD font appel à de la mémoire dite asynchrone, plus abordable. Pour simplifier, celle-ci traite assez lentement (50 Mo/s) un grand nombre d’informations à la fois, alors que la mémoire synchrone traite les informations à la file, mais beaucoup plus rapidement (200 Mo/s). Cela ne signifie pas que les SSD à base de NAND synchrone seront quatre fois plus rapides que les autres, la différence est moins flagrante, mais ils sont moins sujets aux variations de performances selon le type de données à écrire (compressibles ou non).


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L’usure des SSD Le TRIM au secours des performances

Dans un SSD, le contrôleur sert de répartiteur entre le système et la mémoire Flash, ces deux environnements utilisant des tables d’allocation bien différentes. Lorsqu’un fichier est supprimé par le système, le support de stockage n’est donc tout simplement pas au courant. Si les 512 ko d’un bloc ont été supprimés par le système et que vous voulez écrire 4 ko, au lieu de ne nécessiter qu’une courte phase d’écriture, il faudra d’abord lire le bloc entier pour constater qu’il est en réalité vide, l’effacer et écrire 4 ko. A titre d’exemple, une mémoire MLC qui demande 50 µs pour lire un bloc requiert aussi 900 µs pour l’écrire et 2 000 µs pour l’effacer. La remise à zéro est donc, de loin, la plus longue étape. Le TRIM a pour but d’informer le SSD en temps réel des fichiers toujours présents. Chaque fichier supprimé par le système sera alors physiquement effacé. Cette fonction implique toutefois un OS, un contrôleur de stockage (ou des drivers) et un SSD compatible. A l’heure actuelle, tous les SSD la supportent, de même que Windows 7 et Linux (depuis la 2.6.33, et uniquement en ext4 ou BTRFS), FreeBSD 8.2 et Mac OS X. En revanche, il faudra s’en passer si jamais vous utilisez deux SSD en RAID, les

contrôleurs actuels n’arrivant pas à cumuler ce mode de stockage avec le TRIM. Mais un seul SSD branché sur un contrôleur en RAID pourra éventuellement laisser passer la commande (voir plus loin).

En outre, le Write Combining consiste à intercepter les écritures et à les répartir intelligemment. Au lieu d’écrire plusieurs fois de façon aléatoire, le contrôleur peut tout rassembler pour une seule écriture séquentielle. Par exemple, l’écriture de 128 pages de 4 ko correspondant à 128 requêtes différentes pourra nécessiter 128 phases de lecture/effacement/réécriture. En revanche, rassembler l’écriture de ces 128 pages au sein d’un seul et même bloc s’apparentera à une écriture séquentielle de 512 ko et prendra bien moins de temps. Il s’agit bien sûr du cas extrême mais cela montre les possibilités d’un Write Combining agressif. Attention cependant, ceci implique une réorganisation de la table d’allocation du côté du SSD qui fera grandement chuter les performances en cas de réécriture : celle-ci se ferait, en effet, de façon aléatoire.

Economiser la NAND

Un Patriot Inferno 100 Go (SF-1222) après quelques mois d’utilisation sans TRIM : on passe de 250 Mo/s de moyenne à 165 Mo/s.

La fiabilité des SSD pose aussi problème. La mémoire Flash qui est utilisée n’est, en effet, pas capable de supporter plus qu’un certain nombre de cycles. Ces cycles désignent le nombre d’écritures que peut subir une cellule au-delà duquel elle pourra ne plus fonctionner. Cette espérance de vie dépend du type de la mémoire utilisée mais aussi de son architecture et du process de gravure. On distingue, en effet, deux types de NAND. La mémoire SLC (Single Layer Cell) qui ne stocke qu’un seul bit par transistor et la mémoire MLC (Multi Layer Cell) qui en stocke plusieurs, généralement 2 et parfois plus.

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Les SSD à base d’Indilinx supportent Indilinx SSD Status, un petit utilitaire renseignant notamment sur l’usure moyenne des puces. Pour les autres, HD Tune ou CrystalDiskMark peuvent parfois convenir.

Conséquence directe : la MLC est moins chère puisqu’elle permet de stocker plus de données pour le même espace occupé sur un wafer. Toutefois, elle est aussi moins endurante. Alors que les SLC atteignent 100 000 cycles, les premières puces MLC employées dans les SSD et gravées en 50 nm étaient annoncées pour 10 000 cycles. Avec la dernière génération de MLC 25 nm, il est question de 3 000 cycles seulement ! Bien sûr, toutes les cellules ne cesseront pas de fonctionner après la 3 000e écriture, mais cet ordre d’idées est assez représentatif de la durée de vie que l’on peut espérer.

Aussi, les constructeurs ont mis en place des fonctions pour ralentir cette usure. Le Wear Levelling consiste tout simplement à faire en sorte que toutes les cellules s’usent à un rythme similaire. Bien sûr, cela signifie aussi que le jour où une cellule commence à défaillir, toutes les autres peuvent suivre dans un laps de temps très court. Cela permet néanmoins une utilisation classique au lieu de voir la capacité du SSD se réduire de jour en jour, chose qui se produirait relativement vite. L’Erase Pool permet aussi de ralentir cette usure, ou plutôt de la masquer aux yeux de l’utilisateur. Une partie de l’espace du SSD est, en effet, cachée et cette mémoire ne sera utilisée que pour maintenir la capacité totale utilisable à un niveau similaire. Par exemple, un Vertex 3 50 Go embarque 64 Go de NAND dont 16 Go sont destinés à l’Erase Pool. Sur ces 50 Go, 16 Go peuvent être amenés à défaillir sans aucune conséquence visible. L’ECC se charge de vérifier l’état des cellules après chaque écriture et les marque si elles sont défectueuses pour ne plus les utiliser au risque de corrompre des données. Cet Erase Pool peut aussi servir à la parité des données. Ceci fonctionne un peu à la manière d’un RAID 1 puisque les données sont écrites à plusieurs endroits à la fois. C’est cependant assez peu courant sur les SSD grand public pour lesquels ces fonctions présentent peu d’intérêt et augmentent le coût du gigaoctet. Enfin, l’amplification d’écriture est un indice

représentant l’efficacité du contrôleur en termes de répartition des données. Puisque la mémoire Flash implique un certain nombre de réécritures de données déjà existantes, cela équivaut à des cycles d’écriture qui vont inutilement entamer la durée de vie des cellules. Aussi, en pratique, la quantité de données réellement écrites est souvent supérieure à la quantité de données à écrire. Intel se vante, par exemple, d’une amplification d’écriture de 1.1, soit seulement 10 % d’écritures inutiles. En plus de favoriser les performances, ceci permet aussi d’améliorer la durée de vie du SSD.

Durée de vie d’un SSD Puisque les puces ont une durée de vie limitée (et qui ne va pas en s’améliorant), la question de la durée de vie d’un SSD se pose. Les constructeurs annoncent des MTBF de 1 à 2 millions d’heures, soit 114 à 228 ans de fonctionnement en supposant qu’il fonctionne tout le temps. Mais le MTBF (Mean Time Between Failures) n’est qu’une estimation assez grotesque, on se rend très vite compte qu’il n’a pas de sens. En effet, prenons l’exemple de l’Agility 3 60 Go annoncé pour un MTBF de 2 millions d’heures. Il est équipé de 64 Go de puces MLC données pour 3 000 cycles. Un utilisateur normal va écrire (ou modifier, c’est la même chose) entre 5 et 20 Go sur son SSD chaque jour. En supposant que l’amplification

Retrouver les performances d’un SSD neuf Au fil du temps, les performances baissent à cause de blocs de plus en plus remplis. Ce phénomène est donc tout à fait réversible, puisqu’il suffit de tout nettoyer pour repartir sur une base saine. Pour cela, HDDErase est l’outil idéal. Ce petit exécutable remet à zéro toutes les cellules et la table d’allocation. Evidemment, les données qui sont sur le SSD seront perdues. Aussi, c’est une opération qui ne se fera qu’entre deux réinstallations Windows ou si vous changez le SSD de machine avec un OS neuf à la clé. Le mode d’emploi est toutefois particulier. Branchez une clé USB bootable contenant l’exécutable, réglez le contrôleur de stockage en mode Compatible/Legacy IDE et bootez sans aucun périphérique SATA. Une fois que vous êtes sous DOS, branchez le SSD, de préférence sur le premier port du chipset et lancez HDDErase. S’ensuivent une foule de mises en garde qu’il faudra valider en appuyant sur Y. Sélectionnez ensuite le périphérique (P0 si vous êtes sur le premier port SATA) à effacer, puis validez les nouvelles mises en garde. Enfin, appuyez sur 1 pour exécuter la mise à zéro du SSD. Selon le modèle, cela peut prendre de quelques secondes à une heure. Notez que de

très rares SSD ne sont pas compatibles car non reconnus. Pour ceux-là, il n’y aura guère d’alternatives, sauf si le constructeur en propose une. Concernant le marché de l’occasion, il n’y a guère de critères à surveiller. Si vous pouvez vérifier le nombre de cycles d’écriture des cellules, ne dépassez pas 50 % de l’usure préconisée pour la NAND embarquée. Mais ceci sera souvent impossible, auquel cas cela revient à acheter un disque dur sans savoir combien d’heures ni dans quelles conditions il a tourné. Cela peut aussi bien être une bonne affaire qu’une arnaque totale. Quoi qu’il arrive, n’achetez pas un SSD qui ne supporte pas le TRIM (comme les X25-M de première génération) et pratiquez un HDDErase avant de commencer à l’utiliser. Il est même recommandé d’en faire autant avec tout nouveau SSD, meme si c’est son premier déballage, il arrive qu’ils ne soient pas tous au maximum de leurs performances.

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dossier : Guide SSD

d’écriture soit optimale, c’est-à-dire qu’on trouve toujours le moyen d’écrire dans un bloc vierge, cela signifie qu’on pourra utiliser le SSD pendant un peu plus de 100 ans. On est déjà bien loin des 228 ans annoncés, mais cela reste tout à fait honnête. Cependant, en pratique, l’histoire est beaucoup moins plaisante puisque chaque bloc du SSD contiendra très rapidement une page écrite afin de répartir équitablement l’usure des cellules (en ne réécrivant pas sur des cellules déjà écrites) et entraînera donc une amplification d’écriture supérieure à 1. Pire encore, plus le SSD sera plein, plus cette amplification d’écriture augmentera, puisque les pages libres se feront rares et il faudra parfois en réécrire un grand nombre pour rajouter une seule donnée. Et sur un SSD de 60 Go, on peut estimer que la moitié de l’espace de stockage sera rapidement monopolisée par l’OS et les programmes, si ce n’est pas plus. Toutes ces raisons font que les constructeurs comme Intel tablent plutôt sur 5 ans d’utilisation à raison de 20 Go/j (soit dans le meilleur des cas, 20 ans à raison de 5 Go/j). Mais cela ne tient pas non plus compte de la rétention des données. En effet, une cellule va conserver les données pendant un certain temps, mais pas de manière indéfinie. Pire

encore, cette capacité à stocker les informations change selon l’usure des cellules. Ainsi, le JEDEC indique qu’une cellule neuve doit pouvoir stocker la donnée pendant 10 ans, alors qu’une cellule en fin de vie tombera à 1 an de rétention.

Témoignage de la rédaction Chez Hardware Magazine, on utilise les SSD depuis leurs tout débuts. D’abord l’ours dès l’été 2008 et les premiers SSD en JMF602. Et très rapidement tout le reste de la rédaction, à la fois dans nos PC personnels, nos HTPC, nos laptops. Nous n’avons jamais eu affaire à un SSD présentant des signes de fatigue (corruption de données ou perte d’espace de stockage). Toutefois, après une bonne soixantaine de SSD passés entre nos mains, six sont morts sans aucun signe avant-coureur, ils n’étaient subitement plus reconnus par aucune carte mère. 10 %, c’est énorme, mais il convient de nuancer ce constat. Tout d’abord, les SSD de la rédaction servent souvent dans des machines de test. Des milliers d’allumages, pas toujours dans des conditions optimales, rarement choyés, flashés dans tous les sens et avec des téraoctets entiers de données écrites. Ensuite, nous recevons souvent des versions de prépro-

duction et si elles sont identiques à celles du commerce, il arrive toutefois qu’il y ait quelques ratés. Cependant, à chaque fois, il en a résulté une perte complète des données, au lieu de perdre quelques fichiers, signe qu’il faut sauvegarder le reste car le SSD risque de mourir. En outre, deux de ces unités ont lâché alors qu’elles étaient utilisées depuis des mois dans un PC tout à fait standard. D’une part, un HTPC (certes allumé en permanence) et d’autre part, un PC de travail, allumé 10 h par jour, 5 jours sur 7. Les deux SSD étaient utilisés principalement en lecture, les cellules ne pouvant donc être que très peu usées. Autre fait à prendre en compte : le taux de retour des SSD. Il est en moyenne de 2 % sauf pour Intel qui arrive à afficher un petit 0,59 %. C’est déjà nettement moins inquiétant, en plus d’être plus représentatif car basé sur un échantillon beaucoup plus large. Ce taux de retour comprend les pannes mais aussi les flashages infructueux qui obligent parfois à un SAV. Dur de conclure sur la fiabilité avérée des SSD, mais ils ne sont (selon nous) pas moins fiables que nos bons disques durs. Après tout, nous avons tous subi les affres d’un disque dur décédé, alors que cette technologie est loin d’être immature.


Contrôleurs et mémoire Flash sont-ils les seuls critères pour choisir un SSD ? Le firmware a son mot à dire !

Comme tous les composants, le SSD a droit à son firmware qui, une fois n’est pas coutume, peut totalement modifier le comportement et les performances. De nombreux algorithmes sont intégrés au SSD, qui prennent l’apparence de microcodes mis à jour par le firmware : répartition des données, de l’utilisation des cellules, traitement intelligent des fichiers à écrire, mais aussi support de différentes technologies comme le TRIM ou Garbage Collector. Au début des SSD, la mise à jour du firmware était primordiale pour la stabilité de celui-ci, jusqu’au jour où la démocratisation du TRIM a un peu calmé les choses. Toutefois, les constructeurs sont amenés à faire des choix, comme par exemple le fait de privilégier les capacités en écriture aléatoire ou la stabilité des performances du SSD. Du coup, selon la politique de chacun, il existe des écarts de performances parfois flagrants d’une marque à l’autre, justifiant le test de tous les SSD du marché, même des différents clones bâtis autour d’une même base. En outre, il existe des cas un peu particuliers. Marvell livre une puce et une base de firmware, mais c’est à la marque qui l’achète de finir le développement de celui-ci. Cela explique d’une part la rareté des SSD basés sur ce contrôleur puisqu’une solution clés en main est bien plus attrayante, mais aussi les grandes disparités entre les rares unités disponibles. Intel 510, Corsair Performance 3, Crucial M4 partagent le même contrôleur mais c’est leur seul point commun, les trois unités ont des comportements très variés, allant du SSD le plus rapide du moment à celui offrant le meilleur compromis performances/prix et un autre qui n’a pas grand-chose à proposer à part des débits séquentiels. Autre exemple, le cas SandForce. Si la famille des SF-2000 est assez complexe et que les puces sont fondamentalement différentes, les SF-1200 et SF-1500 de la génération précédente sont

identiques au firmware près. Cela explique notamment que des versions SF-1200 dites « boostées » aient vu le jour, en se rapprochant des performances du SF-1500.

Le cache est-il indispensable sur un SSD ? La mémoire cache externe sert, en général, à masquer les latences de certains transferts, notamment sur un disque dur. Les tout premiers contrôleurs JMicron en utilisaient afin de compenser leur relative lenteur sur les petits fichiers. Mais ce n’est pas synonyme de mauvaises performances du contrôleur. Un SSD, tout rapide qu’il est, peut aussi en avoir besoin. C’est du reste le cas de la plupart des contrôleurs actuels : Intel, Marvell, Indilinx, Samsung. Dans le cas des SSD à base de mémoire MLC, il est préférable d’opter pour une mémoire cache qui va intercepter les données pour les rassembler. En effet, plutôt que d’écrire plusieurs fois 4 ko (ce qui implique une opération

longue de réécriture de tout le bloc), autant essayer de remplir le bloc et de tout écrire en une seule fois. Sans compter l’amélioration des performances, cela permet surtout de ne pas solliciter inutilement la mémoire Flash qui a une durée de vie limitée. Seuls les SandForce se passent de cache externe, grâce à des algorithmes combinatoires et de compression assez mystérieux.

Des formats pas comme les autres En plus du classique SSD au format 2,5’’, on peut en trouver en 3,5’’ et 1,8’’. Les premiers sont des versions moins compactes utilisant des composants parfois moins chers. Cependant, la pratique est souvent différente et les 2,5’’ sont rapidement au même prix grâce à une très forte production qui fait baisser les prix. Les seconds sont des versions miniaturisées un peu plus chères et uniquement dédiées à l’intégra-

Beaucoup plus petit que les SSD 2,5’’, le format mSATA est idéal pour des tablettes ou ultraportables.

Cache interne et externe Le cache désigne de la mémoire reliée très rapidement à une puce et qui est capable de traiter les informations plus rapidement que la mémoire principale. La RAM dans le cas d’un processeur, la mémoire vidéo dans le cas d’un GPU, les plateaux magnétiques dans le cas d’un disque dur et la Flash dans le cas d’un contrôleur SSD sont tous plus lents que la mémoire cache liée à la puce qui distribue les données.

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Différents niveaux existent à l’intérieur comme à l’extérieur de la puce. Dans le cas des contrôleurs SSD, une très petite quantité est embarquée mais rarement renseignée. Le cache dont on parle couramment s’avère être une puce de mémoire vive et qui constitue un intermédiaire supplémentaire. Plus volumineux, moins cher mais moins rapide, ce niveau supplémentaire permet de lisser les performances.


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Séduisant sur le papier, de nombreux SSD PCI-Express en RAID 0 manquent d’arguments pour convaincre. Pas de TRIM, performances identiques à une grappe sur une carte mère et moins de souplesse.

tion dans des machines compactes ou des ordinateurs portables. Toutefois, il existe un format encore plus réduit : le mSATA, pour miniSATA. Cette interface ressemble beaucoup au miniPCI-Express, mais n’essayez pas de remplacer votre SSD miniPCIExpress (présent dans certains EeePC et autres netbooks) par un SSD en mSATA, cela ne fonctionnera pas, les deux connecteurs sont câblés différemment. Bien que ce soit un format encore relativement confidentiel, de plus en plus de constructeurs y viennent : Intel 310 et 311, MX-Tech MDS, Samsung PM800 et bientôt Adata XM13. Ces SSD sont en partie destinés au SSD Caching (voir plus loin) mais ce format est loin d’être obligatoire, une unité 2,5’’ classique fera tout aussi bien l’affaire. Enfin, bien à part, les SSD PCI-Express, comme les divers RevoDrive d’OCZ ou le RAIDDrive de Super Talent, permettent d’exploiter la bande passante supérieure du PCI-Express. En effet, là où le SATA 6 Gb/s, tout juste installé, atteint les 600 Mo/s, le moindre RevoDrive relié à quatre lignes PCI-Express 2.0 bénéficie de 2 000 Mo/s. Et puisque le PCI-Express 3.0 arrivera d’ici la fin de l’année, cela laisse une bonne marge de progression à moyen terme pour ces solutions qui disposeront alors d’une bande passante de 16 Go/s ! Vous l’aurez compris, ces SSD sont surtout réservés au marché professionnel et les maintes tentatives d’OCZ de les démocratiser sont restées vaines. En effet, les débits alléchants sont permis par la constitution de grappes RAID en interne. Dès lors, plus de TRIM, et il faut se contenter du Garbage Collector, peu convaincant. Lors de notre test du RevoDrive (PC Update n° 50), les débits chutaient de 400 Mo/s à une moyenne de 275 Mo/s

après seulement quelques jours d’utilisation. Un seul SSD avec le TRIM sera donc à peine moins efficace sur le moyen et le long terme, mais coûtera aussi moins cher. Et si vous tenez absolument aux performances, ces solutions exotiques n’offrent rien de mieux qu’un chipset récent, deux SSD en RAID 0 seront tout aussi performants.

faits maison ? C’est peine perdue avec le 510 Series qui emploie le même Marvell que les Crucial M4 et Corsair Performance 3. La liste de ces anecdotes est très longue, et si quelques marques font figure de leaders sur ce marché, cela ne dure rarement bien longtemps, vite rejointes par tous les concurrents. Et même lorsqu’il s’agit de proposer des alternatives sur l’entrée de gamme, personne n’est en reste. Contrôleurs Phison chez Patriot et MX-Tech, Indilinx Martini chez OCZ, Indilinx Barefoot ECO chez G.Skill et Corsair, JMicron chez Adata et Kingston… Chacun y va de son poulain et tente de proposer un SSD compétitif mais au final, aucun n’est réellement et durablement au-dessus du lot.

OCZ et VCA 2.0 : le TRIM, même en RAID ?

Privilégier une marque en particulier Sur le marché des SSD, OCZ a tendance à avoir une très bonne réputation. A juste titre puisque la firme est souvent la première à lancer un SSD basé sur un nouveau contrôleur et lance souvent un nouveau firmware avant tout le monde. Mais la supériorité est de courte durée. Une fois que toutes les marques ont les mêmes produits et le même firmware (ce qui ne tarde pas à arriver), plus rien ne les sépare. Le contrôleur, la mémoire et le packaging sont les seules différences, parfois le cache quand une marque s’aventure à expérimenter un peu ou la garantie pour les plus téméraires. Et il ne faut pas se laisser tromper par les jolis chiffres ou les belles promesses sur les sites officiels. OCZ se vante d’avoir un MTBF de 2 millions d’heures sur les SandForce 2000 ? Tout comme les concurrents si l’on prend le temps de vérifier. Corsair annonce un taux d’IOPS monstrueux ? Pas tant que ça, seule la méthode de mesure diffère (et est clairement explicitée) mais le constructeur ne fait pas de miracles à ce niveau. Kingston se vante d’utiliser de la mémoire MLC certifiée 5 000 cycles ? Comme certains des concurrents, la mémoire Flash étant accessible à tous. Intel se vante de n’utiliser que des contrôleurs exclusifs

VCA ou Virtualized Controller Architecture permet de laisser passer le TRIM au sein d’une grappe RAID. Toutefois, ceci n’est pas possible sous Windows 7 et limité aux futurs SSD PCI-Express d’OCZ.

OCZ a récemment présenté ses RevoDrive 3, des périphériques de stockage PCI-Express utilisant deux à quatre contrôleurs SandForce et de la mémoire Flash. On ne peut guère parler de RAID 0 puisque la firme assure utiliser une technologie propriétaire, mais le fait est que le principe de fonctionnement est le même : répartir les données à traiter entre différents contrôleurs. Mais la vraie nouveauté vient du support du TRIM. Enfin, c’est ce que clame OCZ car la pratique est tout autre. Si ce « SSD » emploie effectivement une technologie appelée VCA 2.0 qui supporte le SCSI Unmap (équivalent du TRIM mais dans le monde SCSI), cette commande n’est supportée que par Linux, Windows 7 fait l’impasse. Du coup, il est certes possible de bénéficier de performances extrêmes en associant plusieurs contrôleurs sans que les performances ne baissent trop, mais ce n’est pas encore faisable pour l’utilisateur lambda qui utilise Windows 7. Cela laisse toutefois entrevoir une petite solution au bout du tunnel.

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Utiliser au mieux un SSD SSD Caching A la manière des disques durs qui utilisent une mémoire cache ultrarapide de plus en plus conséquente, le SSD Caching permet d’utiliser un SSD comme mémoire cache supplémentaire. L’idée, de premier abord assez saugrenue puisque personne n’aurait envie de gaspiller un SSD, n’est pas si inintéressante. En effet, plutôt que d’installer les 8 Go de votre nouveau jeu sur le SSD, pourquoi ne pas seulement y stocker les fichiers fréquemment utilisés et laisser les grosses cinématiques de plusieurs centaines de mégaoctets sur le disque dur qui sera bien assez rapide pour les lire ? Cette façon de faire ingénieuse permet donc d’utiliser le SSD à bon escient et de faire participer le disque dur dès qu’il ne limite pas les performances. Le système d’exploitation les voit comme une seule unité de stockage, de sorte que même lorsque le SSD sera rempli, vous n’aurez aucune question à vous poser et vous ne manquerez virtuellement jamais de place. Toutefois, la répartition des données n’est pas si facile : algorithme de prédiction, attribution manuelle des données, bête copie automatique, tout est possible. Si la technologie Intel SRT (Smart Response Technology, présente sur le chipset Z68, Hardware Magazine n° 53) opte pour une répartition intelligente des données en ne copiant que les fichiers utilisés récemment, elle est limitée à des capacités variant de 20 à 64 Go pour le SSD. Bien que ce soit suffisant,

c’est un peu dommage d’être limité puisque dans de nombreux cas, une capacité trop faible implique un SSD trop vite rempli et qui bien vite n’a plus aucun effet. La plupart des utilisateurs se contenteront toutefois de SSD de 40 à 60 Go. La puce Marvell 9130, notamment présente sur la carte HighPoint RocketHybrid (PC Update n° 54), permet de s’affranchir de ces limites mais les résultats sont étonnamment moins bons qu’avec le SRT. Alors que la technologie Intel permet de

rattraper 55 % (en moyenne) de l’écart entre un SSD et un HDD en les associant, chez Marvell, on atteint à peine les 35 %. De toute façon, même si la technologie Intel est un peu meilleure, ce n’est pas la solution parfaite pour autant. A moins de posséder une carte Z68 ou de vouloir recycler un vieux SSD, vous avez tout intérêt à acheter un bon disque dur 7 200 tpm et un SSD et à les utiliser à part en répartissant les données (voir paragraphe suivant).

Marvell SmartDuo, le SSD Caching disponible sur les puces Marvell 88SE8130.

Aligner les partitions

Si votre partition n’est pas alignée, les performances s’effondrent, car il faut alors écrire différents secteurs au lieu d’un seul.

Alors que les disques durs ont longtemps utilisé des secteurs de 512 octets, les systèmes d’exploitation étaient optimisés pour ce système de fichiers. Les SSD, quant à eux, sont organisés en pages de 4 ko et leur fonctionnement interne fait qu’il vaut mieux respecter cette organisation. En effet, si une partition est alignée pour des secteurs de 512 octets, chaque écriture de 4 ko sera à cheval sur un premier secteur de 512, puis sur une partie de la page de 4 ko, ce qui représente déjà deux opérations. Si on veut réécrire 4 ko à la suite, il faudra copier les données de la page précédente, l’effacer, l’écrire et écrire la page suivante. Avec une partition alignée, il aurait suffi d’écrire deux pages de 4 ko. Les performances s’en ressentent puisque selon les SSD, les performances peuvent être

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divisées par dix. En outre, cela provoque une usure prématurée des puces puisqu’elles seront sollicitées plus que de raison. Bien que certains d’entre eux bénéficient de fonctions permettant de réattribuer les commandes du système, il faudra donc veiller à ce que tout soit correctement aligné. Mais il s’agit d’un problème virtuellement inexistant. En effet, à moins d’utiliser Windows XP ou un OS plus ancien encore, depuis Vista, le système alignera directement la partition. Le cas de figure peut toutefois se poser si jamais vous utilisez un SSD qui a été formaté sous XP ou si vous faites un clone du système par un logiciel ne gérant pas l’alignement des partitions. Pour cela, l’outil Paragon Alignment Tool est utile.


dossier : Guide SSD

Le SSD Caching combine la capacité d’un HDD et la rapidité d’un SSD, mais cette technologie n’est pas limitée à Intel.

Optimiser l’espace disponible De 16 à 512 Go, les SSD offrent une multitude de capacités différentes. Toutefois, le choix sera dicté par le budget disponible lors de l’achat, plus que par vos besoins. Les premiers SSD en 16 Go étaient vraiment trop petits, ils ne permettaient que de caser l’OS. Les SSD 30 Go permettent d’installer quelques programmes supplémentaires mais on a vite fait de tout remplir. En 2011, une capacité de 60 Go représente toutefois un assez bon compromis. Monter jusqu’à 120 Go peut se justifier si vous utilisez régulièrement bon nombre d’applications lourdes. Toutefois, au-delà, les prix s’envolent sans que le besoin soit réellement justifié. 120 Go, cela représente déjà un OS et une quinzaine de jeux vidéo récents. Or il est peu probable que vous les lanciez tous très régulièrement, auquel cas vous pourrez en déplacer certains sur le disque dur. Celui-ci devra simplement être assez rapide, un 7 200 tpm récent comme le 7K3000 d’Hitachi. Vous pourrez créer deux partitions, l’une pour les applications, en début de disque, afin de bénéficier du maximum de performances, et une seconde réservée au stockage. Il faudra déplacer un maximum de dossiers personnels sur le disque dur (Documents, Images, Musique, Vidéos, Téléchargements et Bureau). Pour ce

faire, un simple clic droit sur le dossier pour afficher ses propriétés. Allez dans l’onglet Emplacement, entrez le chemin ou vous voulez qu’il soit déplacé puis cliquez sur le bouton Déplacer.

Les fichiers de pagination (pagefile.sys) et d’hibernation (hiberfil.sys) occupent eux aussi trop de place. Pour le premier, appuyez simultanément sur Windows + Pause, puis cliquez sur Paramètres système avancés, puis sur le bouton Paramètres dans la rubrique Performances. Allez dans l’onglet Avancé et cliquez sur Modifier. Il faut ensuite supprimer le fichier d’échange sur C:\ et en créer un sur votre disque dur. Vous pouvez le supprimer, mais c’est s’exposer à des plantages si vous venez à saturer votre RAM. Le fichier d’hibernation ne peut qu’être supprimé, son emplacement n’est pas modifiable. Faites un clic droit sur le Bureau, choisissez Personnaliser et dans la fenêtre qui s’ouvre, cliquez sur Ecran de veille. Une nouvelle fenêtre apparaît, cliquez sur Modifier les paramètres d’alimentation. Cliquez ensuite sur Modifier les paramètres du mode, puis sur Modifier les paramètres d’alimentation avancés. Pour finir, dans Veille, désactivez la mise en veille prolongée et validez. Notez, en outre, que plus un SSD dispose d’espace libre, plus les algorithmes de Write Combining seront efficaces. Il est donc recommandé de ne pas les saturer, à la façon d’une alimentation qu’on surdimensionne toujours un peu. Cerise sur le gâteau, plus de capacité implique plus de cellules et donc une durée de vie accrue, sans compter qu’on ne fera pas toujours travailler les quelques rares cellules encore libres, mais que le Wear Levelling pourra faire son office afin d’homogénéiser l’usure.

Les RST 10.5 d’Intel permettent de faire du SSD Caching sur chipset Z68. Les futurs chipsets du fondeur supporteront aussi cette technologie.

Intel 311 Series, la fausse bonne affaire Spécialement étudié pour le SSD Caching, le SSD Intel 311 est équipé de 20 Go de mémoire SLC très rapide et d’un firmware optimisé. Il est, en outre, disponible en version mSATA pour le brancher sur certaines cartes mères Z68 équipées de la connectique adéquate. Toutefois, celui-ci est vendu plus de 100 €, alors qu’un SSD SandForce SF-1200 de 40 Go un peu moins cher ou un autre SSD que vous recyclerez feront tout aussi bien l’affaire.

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Les contrôleurs SSD Un seul modèle chez Intel

Intel n’a pas raté son entrée sur le marché des SSD. Son contrôleur PC29AS à huit canaux, interfacé en SATA 2 et qui équipait les X25-M G1 (ou les X25-E en NAND SLC) était considéré comme l’un des meilleurs à sa sortie. Il se démarquait notamment par une bonne gestion des fichiers de petite taille et une résistance correcte à la dégradation des performances. Son plus grand point faible étant ses taux de transfert limités en écriture, atteignant au mieux 160 Mo/s selon la capacité de l’unité. Commercialisé tout d’abord avec des puces mémoire de 50 nm, le X25-M a évolué vers une seconde génération baptisée Postville (G2) en puces NAND de 34 nm, ce qui a permis de réduire les coûts de production et, au passage, d’ajouter le support du TRIM. Le contrôleur est le même et les débits d’écriture sont toujours plafonnés mais les performances globales restent très bonnes. Une version de faible capacité limitée à cinq canaux de transmission de données est apparue par la suite, le X25-V de 40 Go. La dernière génération à base de contrôleurs Intel est la série 320 sortie cette année. Il s’agit toujours du PC29AS qui est cette fois associé à des puces de 25 nm et dont le firmware ajoute aussi la protection des données contre les coupures de courant et le cryptage AES 128 bits. Les unités sont également disponibles dans plus de capacités et plus exactement six, allant de 40 à 600 Go, avec des débits en écriture toujours variables, mais pouvant monter plus haut sur les grosses capacités. Mais la progression face à la précédente génération est décevante, surtout en termes de performances.

Les déclinaisons Marvell Alors que les autres contrôleurs exploitaient le SATA 2, le premier modèle de Marvell 88SS9174BJP2 avait la particularité de s’interfacer en SATA 6 Gbps, ce qui permettait aux unités d’atteindre des taux de transfert supérieurs à 270 Mo/s. Il a ensuite été décliné en deux autres versions nommées BLD2 et BKK2. Elles conservent la même architecture globale et les huit canaux de communication, les différences se situent plus au niveau du firmware que de la révision. Contrai-

Sauf sur la série 510, tous les SSD Intel exploitent le même contrôleur.

rement aux modèles SandForce, le firmware de ces contrôleurs Marvell est en grande partie développé par le constructeur de l’unité, ce qui implique de bien plus grandes variations de performances entre les marques. Les SSD Marvell se différencient aussi par la taille de gravure de leurs puces mémoire. Ainsi, les Crucial C300 en BJP2 exploitent de la NAND en 34 nm, les Corsair P3 et Intel 510 en BKK2 sont en 32 nm pour les premiers et 34 nm pour les seconds, et les Crucial M4 en BKK2 ou BLD2 utilisent de la 25 nm. Il existe également des variations sur les débits d’écriture selon la taille des modèles, puisqu’un M4 64 Go plafonne à 95 Mo/s par exemple, contre 175 Mo/s en 120 Go et 260 Mo/s pour les capacités supérieures. Les contrôleurs Marvell sont réputés pour avoir d’excellents accès aléatoires en lecture, mais les C300 ont plus de mal que la concurrence sur l’écriture de tout petits fichiers. Ils sont aussi sujets à des baisses de performances notables avec le temps, ce qui les pénalise sous un OS qui ne supporte pas le TRIM ou lorsqu’on les place dans une grappe RAID.

Deux générations chez SandForce Les contrôleurs SandForce sont apparus en début d’année 2010 et ont été proposés en deux versions SF-1200 et SF-1500, toutes les deux interfacées en SATA et possédant huit canaux de communication. Exploitant principalement de la NAND à 34 nm, le SF-1500 est le plus performant, supporte la mémoire SLC et a été introduit dans un modèle comme le Vertex 2 Pro. Le SF-1200, plus abordable et plus souple, est bien plus répandu et équipe des modèles tels que les OCZ Vertex 2 et Agility 2, les MX-DS de MX-Technology, les Corsair Force, les Inferno de Patriot ou encore les Phoenix Pro de G.Skill. Le SF-1200 peut être associé à deux différents firmwares, l’un étant considéré comme une version boostée atteignant une plus grande valeur d’IOPS en écriture aléatoire, à l’image du Vertex 2. La deuxième et actuelle génération des contrôleurs SandForce SF-2000 est aussi déclinée en plusieurs versions destinées aux marchés des

Chez Marvell, le contrôleur a été décliné en trois versions BJP2, BKK2 et BLD2. Mais elles conservent la même architecture, les différences se situent surtout au niveau des firmwares des SSD.

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dossier : Guide SSD

entreprises et grand public. Ils utilisent la même puce à huit canaux de transmission et presque tous passent au SATA 6 Gbps, les différences concernent principalement le firmware et les procédés de tests internes. Les versions pour les entreprises (SF-2500 et SF-2600) possèdent notamment une protection contre la perte de données en cas de coupure de courant, ne sont pas bridées au niveau des IOPS en écriture et présentent des canaux organisés en seize lignes au lieu de huit, ce qui leur permet de gérer deux fois plus de puces NAND. Mais ce sont les modèles en SF-2281 qui sont les plus nombreux, avec des unités en puces 25 nm, comme les Corsair Force GT, les OCZ Vertex 3 et Agility 3, les Adata S511 ou encore les MX-Technology DS-Turbo. Nous avons également vu apparaître une version baptisée MAX IOPS du Vertex 3. Toujours en SF-2281 mais

en 32 nm, il offre un plus grand nombre d’IOPS en lecture comme en écriture, grâce notamment à des puces mémoire possédant le double de dies. C’est également le cas de l’imminent WildFire de Patriot. Les SSD en SandForce se dispensent de mémoire cache. Les contrôleurs ont la particularité d’effectuer une compression lossless en temps réel de la majorité des données envoyées à l’unité (technologie DuraWrite), ce qui justifierait l’absence de mémoire cache et limiterait aussi les besoins d’écriture sur le SSD. Mais ce procédé n’a pas que des avantages, car il implique des variations sensibles de performances selon la compressibilité des données. Ainsi, avec des fichiers texte, un cache de navigateur et des fichiers système ou de configuration, les taux de transfert maximums des

La grande majorité des derniers SSD en SandForce utilisent le contrôleur SF-2281.

unités sont atteints, alors qu’avec des données incompressibles (audio, vidéo, photo, RAR/ZIP), ils sont nettement réduits. Ce procédé impacte principalement les accès en écriture. A la sortie du SF-1200, les SSD sous ce contrôleur constituaient nos références. Ils n’étaient pas les plus performants dans toutes les situations, mais ils offraient le meilleur équilibre, avec un bon comportement sur les petits fichiers et d’excellents débits, même sur les modèles de petite capacité. Les SSD en SF-2000 offrent, quant à eux, les plus grands débits en écriture du marché et un très haut niveau de performances, mais ils ne sont pas forcément les meilleurs choix à faire, comme nous le verrons plus loin dans le comparatif.

Indilinx Barefoot, Eco et Amigos

Les différences entre les contrôleurs SF-2000 concernent principalement le firmware et les procédés de tests internes.

Contrôleur star en 2009 jusqu’à l’arrivée des Postville d’Intel, le Barefoot d’Indilinx a été employé par presque tous les acteurs du SSD, cette unanimité prouvant sa valeur (Crucial M225, OCZ Agility et Vertex, Corsair Extreme Series, Patriot TorqX, Adata S592, tous en puces 50 nm). Le seul reproche que nous lui faisions concernait la dégradation des performances, plus rapide que chez les concurrents, malgré le support du TRIM. Mais les débits en lecture/écriture et le traitement des plus petits fichiers représentaient le meilleur

Controleur

Mémoire

Clones

Intel PC29AS

Intel MLC 50nm

Intel X25-M, Kingston M-Series

Sandforce SF2281

Toshiba MLC 32nm

OCZ Vertex 3 MaxIOPS, Patriot Wildfire

Sandforce SF2281

Intel ou Micron MLC 25nm synchrone

OCZ Vertex 3, Adata S511, MX-Tech DS-Turbo, Corsair Force GT, Kingston HyperX

Sandforce SF2281

Intel ou Micron MLC 25nm asynchrone

OCZ Agility 3, MX-Tech DS-Fusion, Corsair Force 3

Sandforce SF1222 (jusqu’à 50k IOPS)

Intel MLC 34nm

OCZ Vertex 2, Corsair Force, G.Skill Phoenix Pro

Sandforce SF1222 (jusqu’à 50k IOPS)

Micron MLC 25nm

OCZ Vertex 2 E, Corsair Force A, G.Skill Phoenix Evo

Sandforce SF1222

Intel MLC 34nm

OCZ Agility 2, MX-Tech DS, Adata D599, Patriot Inferno

Indilinx Barefoot

Samsung MLC 50nm

OCZ Vertex, G.Skill Falcon, Corsair Xtreme, Adata S592, Crucial M225, Patriot Torqx, Transcend TS120GSSD25D-M

Samsung PM800

Samsung MLC 50nm

OCZ Summit, Corsair Performance, Patriot Torqx M28, Samsung PB22-J, Kingston V+ Series

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A-DATA

Corsair

Crucial

Gskill

Intel

Kingston

Mx Technology

OCZ

Patriot

Samsung Transcend

Modèle

interface

Controleur

IOPS (4K random read) 60 Go 120 Go

IOPS (4K random write) 60 Go 120 Go

Débits (Lecture/Ecriture) 60 Go 120 Go

S511 S599 S596 Turbo S596 S592 Force GT Force 3 Force A Force Performance 3 Performance Extreme Reactor Nova 2 Nova M4 C300 M225 Phoenix Pro Phoenix Evo Phoenix Falcon II Falcon 510 320 X25M-G2 X25M X25V HyperX V+100 SSDnow V100+ E SSDnow V100 SSDnow V+180 SSDnow Mseries SSD now V series SSDnow V+series MX-DS Turbo MX-DS Fusion MX-DS MX-JET PRO MX-JET MX-STARTER Vertex 3 pro V3 Max IOPS Vertex 3 Agility 3 Solid 3 Vertex 2 Pro Vertex LE Vertex 2 E Vertex 2 Agility 2 Solid 2 onyx 2 vertex EX Vertex turbo Vertex + Vertex Onyx Agility summit wildfire Inferno Inferno SE Torqx TRB Torqx Torqx M28 Torqx 2 PS-100 PB22-J TS120GSSD25D-M

SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 3 SATA 3 SATA 3 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 3 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2 SATA 2

SF 2281 SF 1222 Jmicron JMF616 Jmicron JMF612 Indilinx Barefoot SF 2281 SF 2281 SF 1222 SF 1222 Marvell BKK2 Samsung PM-800 Indilinx Barefoot Jmicron JMF612 phison Indilix Barefoot Marvell BL02 Marvell BJP2 Indilinx Barefoot SF 1222 SF 1222 SF 1222 Indilinx ECO Indilinx Barefoot Marvell BKK2 Intel PC29AS Intel PC29AS Intel PC29AS Intel PC29AS SF 2281 Toshiba Daikoku 2 Toshiba Daikoku 2 Jmicron JMF618 Toshiba Daikoku 2 Intel PC29AS Intel PC29AS Samsung PM-800 SF 2281 SF 2281 SF 1222 Jmicron JMF616 Jmicron JMF612 Alcor Micro 7511 SF 2582 SF 2281 SF 2281 SF 2281 SF 2281 SF 1565 SF 1565 SF 1222 SF 1222 SF 1222 Indilinx Barefoot SF 1222 Indilinx Barefoot Indilinx Barefoot Indilinx Martini Indilinx Barefoot Indilinx Amigos Indilinx Barefoot Samsung PM-800 SF 2281 SF 1222 SF 1222 Jmicron JMF616 Indilinx Barefoot Samsung PM-800 Phison PS3105-S5-1 Phison PS3016-S3 Samsung PM-800 indilinx Barefoot

60 000 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 40 000 60 000 NC NC * NC NC NC 20000 38000 NC 35 000 25 000 * NC NC NC NC NC NC NC * NC NC NC NC NC * * 13 000 10 000 10 000 NC * NC NC NC NC * NC NC NC NC NC NC NC * 5 000 5 000 NC NC NC NC NC NC NC

80 000 50 000 NC NC NC 80 000 80 000 50 000 50 000 NC NC NC NC NC NC 40 000 60 000 NC 50 000 * NC NC NC 8000 38 000 NC 35 000 2 500 * NC NC NC NC NC NC NC * NC NC NC NC NC * * 60 000 50 000 20 000 50 000 * NC 50 000 10 000 NC * NC NC 6 000 NC NC NC NC * 14 000 14 000 NC NC NC NC NC NC NC

550/500 280/270 260/120 240/110 230/150 555 / 515 550/490 285/275 285/275 365/110 220/120 220/135 250/110 270/240 215/130 415/95 355/75 200/150 285/275 * 285/275 220/110 230/135 450/210 270/90 250/70 250/70 170/35 * NC NC 250/145 NC 250/70 170/35 NC * 530/490 230/220 NC NC 100/60 * * 535 / 480 525 / 475 500 / 450 285 / 275 * 280/270 285 / 275 285 / 275 200 /120 * 210/245 270/200 255/NC 230 / 135 135 / 70 230 / 135 220/125 * 285/275 285/275 260/115 220/135 220/140 NC 230/150 220/120 210/150

30 Hardware Magazine

60 000 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC * NC 20 000 15 000 NC NC NC NC NC NC 20000 10 000 NC 6 600 * 40 000 NC NC NC NC NC * NC NC NC NC NC NC * NC 35 000 20 000 20 000 20 000 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 5 000 5 000 * NC NC NC NC NC NC

85 000 NC NC NC NC 85 000 85 000 50 00 50 000 NC NC NC NC * NC 35 000 30 000 NC 50 000 NC NC NC NC 8000 14 000 NC 8 600 * 60 000 NC NC NC NC NC * NC NC NC NC NC NC * 70 000 75 000 60 000 50 000 20 000 50 000 15 000 NC 50 000 10 000 NC NC NC NC 20 000 NC NC NC NC 85 000 14 000 14 000 * NC NC NC NC NC NC

550/500 280/270 260/210 250/180 250/170 555 / 495 550/510 285/275 285/275 410/210 220/180 240/170 250/170 * 270/195 415/175 375 / 140 250/190 285/275 280/270 285/275 220/150 230/190 500/315 270/130 250/100 250/100 * 525/480 230/180 230/180 250/230 230/180 250/100 * 220/140 555/510 540/510 290/275 270/210 260/200 * 550/500 550 / 500 550 / 500 525 / 500 500 / 450 285 / 275 270/250 280/270 285 / 275 285 / 275 220 / 130 275/265 260/200 270/200 250/NC 250 / 180 150 / 120 230 / 135 220/200 555/520 285/275 285/275 * 260/180 220/200 270 /230 230/150 220/185 230/180


dossier : Guide SSD Capacités dispo

Process mémoire

cache

60/120/240/480 40/64/100/128 32/64/128/256 64/128/256 64/128 60/120/240 40/60/80/90/115/120/160/180/240 40/60/80/180/240 40/60/80/90/115/160/180/240 64/128/256 64/128/256 32/64/12/256 60/120 60 32/64/128 64/128/256/512 64/128/256 64/128/256 40/60/120/240 115 50/100 64/128 32/64/128/256 120/250 40/80/120/160/300/600 80/160 80 / 160 40 120/240 64/96/128/256/256/512 64/128/256 64/128/256 64/128/256 80/160 40 64/128/256/512 120/180/240/480 60/120 40/50/60/80/100/120/160/200/240/400/480 64/128/256 64/128/256 32/64 100/200/400 120 / 240 120 / 240 60/120/240 60/120 50/100/200/400 100/200 55/95/115 40/50/60/80/100/120/160/200/400 40/50/60/80/90/100/120/160/180/200/240/400/480 30/60/120 120/240 64/128 32/64/128/256 32/64/128 32/64/96/128/256/ 32/64/128 30/60/120/250 60/120/256 120/240/480 60/100/200 60/120/240 32/64 64/128/256 64/128/256 32/64/128/256 32/64/128/256 64/128/256 60/120

Intel MLC 25 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 50 nm Samsung MLC 50 nm Micron MLC 34 nm Micron MLC 25 nm MLC 25 nm Micron MLC 34 nm Toshiba MLC 34 nm Samsung MLC 50 nm Samsung MLC 50 nm Intel MLC 34 nm ? Intel MLC 34 nm Micron MLC 25 nm Micron MLC 34 nm Samsung MLC 50 nm Intel MLC 34 nm Micron MLC 25 nm Samsung MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Samsung MLC 50 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 25 nm Intel MLC 34nm Intel MLC 50nm Intel MLC 34nm Intel 25nm Toshiba MLC 34 nm Toshiba MLC 34 nm Toshiba MLC 34 nm Toshiba MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Samsung MLC 50 nm MLC MLC Intel MLC 34 nm MLC MLC MLC Toshiba MLC 32nm Toshiba MLC 32nm Intel MLC 25 nm Micron MLC 25 nm Micron MLC 25 nm Micron MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 25 nm Intel MLC 25 nm / 34 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 34 nm ? Samsung MLC 50 nm Samsung MLC 34 nm Intel MLC 34 nm Samsung MLC 50 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 50 nm (ou samsung ou toshiba) Samsung MLC 50 nm Toshiba MLC 32 nm Intel MLC 34 nm Intel MLC 25 nm Samsung MLC 50 nm Samsung MLC 50 nm Samsung MLC 50 nm Toshiba MLC 43 nm Toshiba MLC 43 nm Samsung MLC 50 nm Samsung MLC 50 nm

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Le contrôleur Indilinx Barefoot fut convaincant et a été utilisé par tous les constructeurs, à l’image du célèbre Vertex. Le contrôleur JMF602 de JMicron, équipant entre autres les Patriot Warp, offrait de très mauvaises performances. Si les choses se sont améliorées par la suite, JMicron n’a jamais réussi à produire un contrôleur au niveau de la concurrence.

compromis du marché. Le premier contrôleur Indilinx a aussi été décliné dans une version gérant la NAND 34 nm, le Barefoot « Eco » présent sur les Corsair Nova et G.Skill Falcon II. Le but était de baisser les tarifs, hélas, les performances se sont montrées décevantes. Certains modèles, comme l’OCZ Solid 2 en Barefoot, proposaient aussi des puces de 34 nm, mais ont été bridés au niveau de leurs taux de transfert. Une dernière version Indilinx a vu le jour, l’Amigos, utilisée notamment sur l’OCZ Onyx (34 nm). Là aussi, il s’agissait de proposer des SSD d’entrée de gamme pas chers, mais l’Intel V40 fut un sérieux concurrent. Comme souvent, plus la capacité d’un SSD Indilinx est faible, plus son débit en écriture chute. Sur les versions en NAND MLC, il peut varier de 100 Mo/s en 64 Go à un maximum de 200 Mo/s en 256 Go. Bon nombre de ces SSD sont encore commercialisés et pourraient convenir pour remplacer un disque dur, mais leur prix n’ayant pas vraiment baissé, ils n’ont plus d’intérêt. Les nouvelles générations de contrôleurs Indilinx ont pris beaucoup de retard et le rachat de la société par OCZ n’a pas arrangé les choses. Peu d’informations filtrent et elles sont floues. On entend parler d’un Barefoot 2 et d’un Jet Stream finalement renommé Thunderbolt, en bref pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Le PB22-J, l’heure de gloire de Samsung Samsung fut l’un des premiers à arriver sur le marché des SSD avec ses contrôleurs PM410/ PS410, une bonne alternative aux coûteux X25-M G1 ou aux médiocres modèles en JMicron 602 de l’époque. Ils ont ensuite rapidement laissé la place aux PB22-J qui offraient quelques avantages face à Indilinx, en apportant plus de réactivité dans des environnements à accès multiples et en limitant un peu mieux les dégradations de performances dans le temps. Ils avaient, par contre, plus de mal sur le traitement des petits fichiers et présentaient des accès en écriture aléatoires en retrait face à la concurrence. Ces SSD sont représentés par des modèles comme le Corsair Performance Series, le Samsung PB22-J,

32 Hardware Magazine

les Kingston SSDNow V+ Series (SNV225-S2) ou encore les Patriot TorqX M28, tous en 50 nm, SATA 2 et avec des débits fluctuant selon la capacité. Le dernier contrôleur Samsung est le PM810 apparu sur la série 470 de la marque. La gravure des puces mémoire passe à 30 nm, les débits d’écriture montent un peu plus haut et l’interface reste en SATA 2. Ces SSD ont certains atouts, notamment une usure des performances quasi inexistante et de bonnes écritures aléatoires, mais ils pèchent par leurs médiocres accès aléatoires en lecture qui sont essentiels pour les performances d’un disque système.

Existe-t-il un bon contrôleur JMicron ? JMicron a raté son lancement dans l’univers des SSD. Son premier contrôleur JMF602, qui équipait des modèles comme les Patriot Warp, était très mauvais et ne doit son succès limité qu’à l’attrait de la nouveauté à l’époque. Outre des performances très décevantes, tant sur les débits que sur la manipulation des fichiers et de brefs blocages du système de temps à autre, il ne supporte même pas le TRIM, ni la mémoire cache. Son successeur, le JMF612 que l’on trouve par exemple dans l’Adata S596, a nettement amélioré les choses et a permis le passage à la mémoire 34 nm, mais il équipait des SSD vendus au même prix que des concurrents aux contrôleurs plus performants. Il semblerait également que le JMF612 ait été amélioré et rebadgé par certaines marques comme Kingston, qui a sorti les SSDNow V Series (2e Gen) en JMF618. On peut aussi citer ses SSDNow V+ Series 325-S2 sur lesquels Toshiba s’est chargé de la fabrication du contrôleur Toshiba Daikoku 2. Mais, là encore, aucun de ces SSD ne possédait d’arguments pour s’imposer. Le JMF616, une version à peine améliorée du JMF612, n’est pas non plus une réussite, avec des débits très irréguliers et des vitesses d’écriture aléatoire et séquentielle en deçà de ce que l’on est en droit d’exiger fin 2010. Il ne fait que le placer au niveau des Indilinx Barefoot et a eu peu de

succès à l’image de l’Adata S596 Turbo ou du MX-Technology Jet Pro.

Le discret Phison Alors qu’il devait nous permettre d’avoir des SSD à des prix intéressants, le contrôleur Phison PS3016-S3 qu’on trouvait dans le Patriot PS-100 en puces 43 nm fut une grande déception. En dehors de bons débits séquentiels en lecture, tous les benchmarks étaient à la traîne ou instables. Et depuis, plus rien, mais un nouveau contrôleur commence à arriver en boutiques dans la gamme TorqX 2 de Patriot, le PS3105-S5. Il supporte la mémoire de 25 nm en MLC comme en SLC et se contente du SATA 2. Nous n’avons pas eu l’occasion d’en avoir un entre les mains, mais d’après les premiers tests de nos confrères, les performances se situent au niveau d’un modèle Indilinx, ce qui serait très insuffisant, d’autant plus que les prix n’ont pas l’air avantageux.

Le contrôleur Samsung PB22-J, que l’on trouvait dans les Corsair Performance Series ou les Kingston SSDNow V+ Series (SNV225-S2), était une bonne alternative au contrôleur Indilinx Barefoot.


Combien d’élus après 600 benchs ? Nous avons regroupé quatorze SSD, dont dix de dernière génération et quatre précédents modèles à titre de comparaison. Voici les forces en présence : ADATA S511 et Corsair Force GT, 120 Go  : ces deux modèles sont des clones du Vertex 3 d’OCZ à base de SF-2281. Ils se différencient principalement par des puces NAND Intel chez Adata et OCZ, alors qu’il s’agit de Micron chez Corsair. Les versions 120 Go de ce SSD disposent de seize puces de 8 Go à un seul die. Les versions 240 Go embarquent, elles, seize puces de 16  Go, cette fois à deux dies et devraient donc théoChargement de programme (Secondes, le plus bas est  meilleur) 20,7

ADATA S511 (120 Go)

14,1

Corsair Force GT (120 Go)

14,2

Crucial M4 (64 Go)

14,3

Intel 510 (120 Go)

14,3

Crucial M4 (128 Go)

14,4

Intel 510 (250 Go)

14,4

Crucial C300 (256 Go)

20,7

15

Intel 320 (160 Go)

15

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

20,6 20,7 20,9 21 20,9 22 22

15,2

21,7

OCZ Agility 3 (240 Go)

15,7

OCZ Agility 3 (60 Go)

15,8

Corsair X128 (128 Go)

22,3 22,6

16,2 10

12

14

16

Crysis

Intel 510 et Crucial M4 : ces deux gammes exploitent le même contrôleur Marvell, mais parfois en révision différente. Chez Intel, ils sont disponibles en 120 et 250 Go, contre quatre capacités chez Crucial (64, 128 et 256 et 512 Go). Ils se distinguent par leur firmware, bien différent entre les deux marques et par les puces NAND Intel de 34 nm sur les 510, alors qu’il s’agit de 25 nm Micron sur les M4. Le M4 64 Go utilise huit puces de 8 Go à deux dies, seize en 128 Go et seize de 16 Go à deux dies pour le 256 Go. Le 510 250 Go compte, lui, seize puces de 16 Go à quatre dies et seize puces de 8 Go à deux dies en 120 Go. Les 510 se formatent à 111,8 et 232,9 Go, les M4 disposent de quelques gigaoctets supplémentaires avec 59,6, 119,2 et 238,5 Go.

20,5

15

Crucial C300 (64 Go)

OCZ Agility 3, 60 Go et 240 Go : eux aussi sont construits autour d’un contrôleur SF-2281. Ils se distinguent des modèles du type Vertex 3 par l’usage de puces NAND asynchrones et non pas synchrones, ce qui limite le taux de transfert à 50 Mo/s par canal, au lieu de 200 Mo/s. Les versions 60 Go sont équipées de huit puces Micron de 8 Go à un seul die, de seize puces 8 Go à un seul die pour les 120 Go et de 16 Go à deux dies pour les 240 Go. Ces SSD se formatent à respectivement 55,9, 111,8 et 223,6 Go, soit 6,3 % d’espace réservé sur le 60 Go et 12,7 % pour les autres.

21

14,8

Crucial M4 (256 Go)

riquement être plus performantes. Ces unités sont formatées à une capacité de 111,8, 223,5 et 447 Go, ce qui laisse environ 13 % d’espace pour les opérations de limitation d’usure et de sécurisation des données.

18

20

22

24

Seven

Ce graphique est classé à partir du temps de chargement de Windows 7.

Intel 320 : cette série se divise en six capacités allant de 40 à 600 Go et utilise le même contrôleur que les précédents X25-M G2. Notre version 160 Go embarquait seize puces Intel de 16 Go à deux dies et se formatait en 149,1 Go.

Windows Defender (Secondes, le plus bas est meilleur)

Corsair Force GT (120 Go)

838

OCZ Agility 3 (240 Go)

843

ADATA S511 (120 Go)

846

Crucial C300 (256 Go)

846

Crucial M4 (64 Go)

849

Crucial M4 (128 Go)

849

Intel 510 (250 Go)

850

Crucial M4 (256 Go)

Les anciens modèles : pour évaluer la progression des performances, nous avons ajouté quatre vieux modèles, les Crucial C300 à contrôleur Marvell en 64 et 256 Go, le Corsair X128 de 128 Go en contrôleur Indilinx Barefoot et le MX-Technology MX-DS de 100 Go sous SF-1200.

852

OCZ Agility 3 (60 Go)

857

Crucial C300 (64 Go)

872

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

873

Quelques rappels

Corsair X128 (128 Go)

887

Intel 320 (160 Go)

887

Intel 510 (120 Go)

898 800

820

840

860

880

900

920

Nous avons ici effectué un scan complet de la partition système comprenant 23 Go de données.

34 Hardware Magazine

Avant d’analyser les benchs, il est nécessaire de rappeler l’influence des accès en lecture/écriture aléatoires et séquentielles au sein d’une unité de stockage. Pour des usages classiques, les lectures sont très majoritaires sur les écritures,

et les accès aléatoires sont également plus fréquents que les accès séquentiels. Dans le cas d’un disque système, les accès aléatoires sont, par ailleurs, primordiaux, en particulier dans des environnements multitâches. Mais un très haut niveau de performances sur des accès aléatoires en écriture profite surtout aux serveurs, un PC domestique sera rarement aussi stressé. Les accès séquentiels sont fréquents dans le cadre d’une copie d’un fichier volumineux par exemple, pour l’édition et la lecture d’une vidéo (bien que dans ces cas, les accès pourraient aussi être aléatoires selon la fragmentation du fichier), ou encore l’indexation de contenus multimédias ajoutés dans une bibliothèque. Les accès aléatoires sont, eux, régulièrement utilisés pour le chargement des programmes, le fichier d’échange de Windows, les fichiers temporaires d’un navigateur Internet, le traitement de fichiers de petite taille, le scan de virus ou encore la lecture d’une base de données.

Analyse des résultats Les tests ont été effectués sur une plateforme P67 avec les derniers pilotes Intel RST 10.6.0.1002. Nous avons tout d’abord mesuré les débits séquentiels maximums que pouvaient atteindre les disques sous HD Tune. Ces taux de transfert, qui correspondent aux valeurs données dans les fiches techniques des SSD, sont bien respectés en pratique. En écriture, ce sont les SSD SF-2000 qui obtiennent les meilleures moyennes et de loin, puisqu’on note une différence de plus de 100 Mo/s avec l’Intel 510 250 Go par exemple. En lecture, les modèles en SF-2000 et les M4 sont en tête et relativement proches. Mais il s’agit de données compressibles. Comme on peut le voir sur les temps de copie de gros fichiers, l’écart se réduit nettement sur le transfert d’une vidéo et c’est le 510 250 Go qui est le plus rapide. On remarque également que plus la capacité de l’unité est petite, plus le temps de copie augmente, ce qui est logique vu les plus faibles débits bruts de ces modèles. C’est souvent le cas également sur les fichiers de petite taille ou intermédiaires. D’autre part, dans le cas de l’Agility 3 60 Go qui est souvent à la traîne, la chute des débits sur des données incompressibles est plus importante que sur les versions d’une capacité supérieure. Sur la copie de fichiers de petite taille, les C300 sont ensuite en retrait, comme le X128 en Barefoot. Les modèles qui sont les mieux équilibrés dans cette série de tests sont les Intel 510. Ce que nous avons retrouvé d’ailleurs sur le bench d’extraction de pistes audio/vidéo d’un rip BluRay. Ce n’est sûrement pas une opération que vous effectuerez sur un SSD, mais elle permet de mettre en évidence de grosses variations. Ainsi, ce sont, là encore, les 510 qui dominent, les SSD de petite capacité et l’Intel 320 font logiquement moins bien (plus faibles débits en écriture), il en est de même des modèles en SandForce (car données incompressibles).

ADATA S511 (

OCZ Agility 3

Corsair Force Go)

Crucial M4 (

Crucial M4

Crucial M4 (

OCZ Agility 3 (

Intel 510 (

Intel 510 (

Crucial C300

Crucial C300 (

MX‐Technolog (100 Go

Intel 320 (

Corsair X128 (

Ce graphiq Les valeur de fichiers


dossier : Guide SSD Débit en écriture (Mo/s, le plus haut est meilleu)

Débit en lecture (Mo/s, les plus haut est meilleur)

Copie de fichiers (Secondes, le plus bas est meilleur)

Corsair Force GT (120 Go)

424,3 449,4 490,4

511,1 517,8

ADATA S511 (120 Go)

420,7 447,7 491,6

OCZ Agility 3 (240 Go)

Corsair Force GT (120 Go)

495,7 509,9 514,4

OCZ Agility 3 (240 Go)

433,3 469,6

Crucial C300 (256 Go)

Crucial M4 (128 Go)

503,9 506,3 512,8

OCZ Agility 3 (60 Go)

Crucial M4 (64 Go)

503,4 505,3 510,9

Intel 510 (250 Go)

Crucial M4 (256 Go)

494,2 504 510,7

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

242,9 258,2 260,3

Crucial M4 (256 Go)

230,8 247,4 265,9

502,5 511,5 518,1

ADATA S511 (120 Go)

462,2

OCZ Agility 3 (60 Go)

480 491,9 499,4

OCZ Agility 3 (240 Go)

459,3 472,2 492,2

Intel 510 (250 Go)

202 176

Crucial M4 (128 Go)

178,6 184,9 188,9

324,9 343,1 350,1

Crucial C300 (256 Go) MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

265,8 268,3 270

Intel 320 (160 Go)

Intel 320 (160 Go)

266,9 267,7 268,8

Crucial M4 (64 Go)

242,1 257,2 257

Corsair X128 (128 Go) 0

100

200

Minimum

Moyenne

400

500

100

Maximum

Minimum

Ce graphique est classé à partir des moyennes obtenues. Les valeurs ont été relevées sous HD Tune avec des tailles de fichiers de 8 Mo.

Intel 510 (250 Go)

170

167

OCZ Agility 3 (240 Go)

170

Crucial M4 (128 Go)

169

Crucial M4 (256 Go) MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

179

43,5

17,8

200

Moyenne

300

400

500

42,5

11,1 17,2

41

13,2 20,5 16,3 18

40,4 25,5

48

22,2

6

35,4 23,6 26,3 10

20

Gros (incompressible)

Maximum

53,2

17,1

8,8

0

600

42,8

18,6

11

43,1

37,7

30

54

40

Gros (compressible)

50

Moyens

60

Petits

Le graphique est classé à partir des moyennes obtenues sur le transfert d’un gros fichier incompressible. Les données à transférer étaient placées sur une grappe RAID 0 de SSD SF-1200.

142 175 188 199 209

Corsair Force GT (120 Go)

218

ADATA S511 (120 Go)

220 244

Office 2010

210

220

230

420

OCZ Agility 3 (60 Go)

CS4

499 0

Ce graphique est classé à partir des moyennes obtenues sur l’installation de Premiere et Photoshop. Les fichiers d’installation de CS4 et Office 2010 étaient placés sur une grappe RAID 0 de SSD SF-1200.

Lors de l’installation de programmes, tout dépend de la nature des fichiers qui composent l’application. Sur Office 2010, la différence entre la plupart des SSD est très faible, l’écart se creuse surtout avec les plus vieux SSD, les modèles Intel ou l’Agility 3 60 Go. Sur CS4, qui comprend beaucoup de petits fichiers, les SF-2000 (120 Go et plus), ainsi que les Intel 510 se placent en tête et font à peu près jeu égal, on commence à sentir

404

Crucial C300 (64 Go)

220 200

321

Corsair X128 (128 Go)

220

179 190

304

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

185

180

282

Crucial M4 (64 Go) 198 200

Crucial C300 (64 Go)

170

5,9

Intel 320 (160 Go)

168

160

ADATA S511 (120 Go)

OCZ Agility 3 (240 Go)

181

150

5,9

43,8

16

179

Corsair X128 (128 Go)

OCZ Agility 3 (60 Go)

Corsair Force GT (120 Go)

Crucial M4 (128 Go)

175

180 180

Crucial M4 (64 Go)

11 12,2

Crucial C300 (256 Go)

178 178

Intel 320 (160 Go)

Corsair X128 (128 Go)

Intel 510 (120 Go)

173

170

Crucial C300 (256 Go)

10,9 12,2

Crucial M4 (256 Go) 175

174 173

Intel 510 (120 Go)

Intel 320 (160 Go)

Intel 510 (250 Go)

169 167

Corsair Force GT (120 Go)

14,2

10 11,2

Extraction d'un rip Blu‐Ray (Secondes, le plus bas est meilleur)

170 166

ADATA S511 (120 Go)

9,2 9,3

44,7

Crucial C300 (64 Go)

Ce graphique est classé à partir des moyennes obtenues. Les valeurs ont été relevées sous HD Tune avec des tailles de fichiers de 8 Mo.

Installation de programmes (Secondes, le plus bas est meilleur)

45,1

9 9,7 11,6

OCZ Agility 3 (60 Go)

72,2 73,1 73,7 0

40,6

13,7

Crucial M4 (64 Go)

100,1 103,3 104,5

600

9 9,7

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

163,1 165,6 170,5

Crucial C300 (64 Go)

300

241,3

40,7

12,2

Crucial M4 (128 Go)

198,8 205,8 206,2

10,1

8,1

Intel 510 (120 Go)

218,7 222,2 225,9

Corsair X128 (128 Go)

6

Crucial M4 (256 Go)

315 321,1 327,5

Intel 510 (120 Go)

351,7 356,5 358,1

Crucial C300 (64 Go)

404,5 423,1 459

Crucial C300 (256 Go)

392,5 406,1 441,8

Intel 510 (120 Go)

367,6

6,7 7,2

Intel 510 (250 Go)

100

200

300

400

500

600

Nous avons ici rippé un film Blu-Ray sur le SSD, puis mesuré le temps d’extraction de sa piste vidéo et d’une de ses bandes-son avec TSMuxer.

une différence sur les Intel 320 et Crucial M4, et plus encore sur les SSD de petite capacité ou les modèles Indilinx et SF-1200. Le temps de scan effectué par Windows Defender ne permet pas vraiment de distinguer la plupart des modèles de dernière génération. Seuls l’Intel 510 120 Go et l’Intel 320 160 Go vont moins vite. Par contre, la progression

face aux Indilinx et SF-1200 est nette. Quant aux temps de chargement des programmes, il n’y a pas de francs vainqueurs. On ne constate que moins d’une seconde de différence sur la plupart des modèles, que ce soit pour lancer Windows ou le premier niveau de Crysis. En revanche, nos SSD en Indilinx, en SF-1200 et les Agility s’en sortent moins bien, même si, là encore, la différence n’est pas énorme.

Hardware Magazine 35


IOMeter ‐ 4k écriture aléatoire (Mo/sec, le plus haut est meilleur

IOMeter ‐ 4k écriture aléatoire (Mo/sec, le plus haut est meilleur

54,9 54,8 55,1 55,1 55,2 55,1

OCZ Agility 3 (60 Go), incompressible

OCZ Agility 3 (60 Go)

181,2

71,2

OCZ Agility 3 (60 Go)

277,7 277,6

321,2 321,9

57,4

71,2

202,5 201,9 202,6 195,9

60,6

Intel 320 (160 Go)

Intel 320 (160 Go)

65,8 62,6 57,5 54,2 49,1 36,2

Intel 510 (120 Go)

64,3 64,3 64,3 64,3 64,2

Intel 510 (120 Go)

64,3 64,3 64,3 64,3 64,2

44,6

44,6

49,9 49,9 49,9 49,8 49,3 43,8

Intel 510 (250 Go)

70,3

106 106,2 105,9 105 98,9

70,3 170,2 170,4 170,4 168,2 153,9

65,4

Crucial M4 (256 Go) 71,8

240,1 239,8 237 229,8

195,6 195,3 194,6 193,4

120,3

59,2

Crucial C300 (256 Go)

68,9

Corsair Force GT (120 Go)

204,4

71,1

ADATA S511 (120 Go), incompressible

Corsair Force GT (120 Go)

100

QD32

150

QD16

QD8

250

QD2

158,7 159,1 159,5 158,9 157,6

70

ADATA S511 (120 Go)

300

350

400

0

QD1

Nous avons ensuite mesuré le comportement plus théorique des unités sur des accès aléatoires à partir d’Iometer. Nous donnons les résultats avec une unité en Mo/s qui parle plus, mais ces valeurs peuvent être retranscrites en IOPS, une caractéristique souvent mise en avant dans les spécifications des SSD et qui représente le nombre d’opérations d’entrée/sortie que le disque peut effectuer en une seconde. Ces scores varient selon la taille du fichier utilisé et les termes QD1, QD2… QD32 correspondent au nombre de commandes qui leur sont envoyées. Précisons à ce niveau que sur un PC domestique, le nombre d’opérations dépasse rarement quatre ou cinq commandes simultanées, contrairement aux serveurs ou dans des usages multitâches très intensifs. Sur des accès aléatoires de 4 ko en lecture, ce sont les Crucial M4 et C300 qui dominent largement. Le M4 256 est un peu en retrait face

50

100

QD32

aux autres capacités, ce qui s’explique entre autres par ses tailles de pages de 8 ko et non de 4 ko. L’Intel 320 s’en sort bien également. Les SF-2000 et Intel 510 sont les moins rapides, avec un avantage pour les premiers à partir de QD8. On notera que les débits chutent un peu avec des données incompressibles sur les SSD SandForce. Sur les accès 4 ko en écriture, on remarque tout d’abord que le SSD Indilinx est assez lent et que les Intel sont à la traîne, car ils ne profitent pas d’une augmentation des débits avec de plus en plus de commandes (ou peu dans le cas du 320). Ce sont les SSD en SF-2000 qui sont les plus véloces, mais sur des données incompressibles, ils sont la plupart du temps plus lents que les C300 et M4, lorsqu’on les compare à capacité identique. Cette réduction des débits sur les SandForce est, d’autre part, vraiment plus mar-

150

QD16

QD8

200

QD4

250

QD2

356,4 356,3

294,2 273,5

203,4

72,3

200

QD4

356,4 356,3

294,2 273,5

356,1 355,3

293,8 275,6

204,4

71,1

203,4

72,3

161 160 160 160 158

68,9

ADATA S511 (120 Go), incompressible

ADATA S511 (120 Go) 50

356,1 355,3

158,7 159,1 159,5 158,9 157,6

70

0

12 12 11,9 11,8 11,5 11,5

Corsair Force GT (120 Go), incompressible

293,8 275,6

195,6 195,3 194,6 193,4

120,3

59,2

161 160 160 160 158

240,1 239,8 237 229,8

71,7 71,7 71,7 70,8 68,2 51,1

Corsair X128 (128 Go)

Corsair Force GT (120 Go), incompressible

186,4

71,8

12 12 11,9 11,8 11,5 11,5

Corsair X128 (128 Go)

36 Hardware Magazine

Crucial M4 (256 Go)

Crucial C300 (64 Go)

Crucial C300 (256 Go)

170,2 170,4 170,4 168,2 153,9

65,4

71,7 71,7 71,7 70,8 68,2 51,1

Crucial C300 (64 Go)

106 106,2 105,9 105 98,9

Crucial M4 (128 Go)

186,4

202,5 201,9 202,6 195,9

151,5

Crucial M4 (64 Go)

Crucial M4 (128 Go)

321,2 321,9

49,9 49,9 49,9 49,8 49,3 43,8

Intel 510 (250 Go)

Crucial M4 (64 Go)

215,1

60,6

65,8 62,6 57,5 54,2 49,1 36,2

277,7 277,6

100,6 100,1 100,4 100,3 95,6

57,4

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

316,5 315,2

218,5 218,1 211,5 208,2

71,9

MX‐Technology MX‐DS (100 Go), incompressible

151,5

181,2

OCZ Agility 3 (240 Go)

100,6 100,1 100,4 100,3 95,6

280,3 259,3

197,6

73,9

OCZ Agility 3 (240 Go), incompressible

215,1

71,9

MX‐Technology MX‐DS (100 Go)

316,5 315,2

218,5 218,1 211,5 208,2

OCZ Agility 3 (240 Go)

MX‐Technology MX‐DS (100 Go), incompressible

280,3 259,3

197,6

73,9

OCZ Agility 3 (240 Go), incompressible

54,9 54,8 55,1 55,1 55,2 55,1

OCZ Agility 3 (60 Go), incompressible

300

350

400

QD1

quée avec de plus faibles capacités de stockage. L’Agility 3 60 Go passe, par exemple, de 198 à 55 Mo/s en QD2, alors que la version 240 Go passe de 215 à 181 Mo/s. En ce qui concerne les dégradations des performances, ce sont les Intel 320 qui limitent le mieux les pertes de débit en écriture avec le temps. Sur les SandForce SF-2000 et Marvell, cette baisse est plus importante mais conserve tout de même un bon niveau de performances. Par contre, lors des tests, nous avons constaté des variations plus fréquentes sur les SF-2000, même si elles pouvaient se rétablir assez rapidement. Et lorsqu’on fait intervenir le TRIM, les performances d’origine sont retrouvées sur les 510, 320, M4 et C300, mais les SandForce peuvent perdre jusqu’à 100 Mo/s. Quant à la consommation, la grande majorité des modèles affiche moins 1 W au repos et entre 2,5 et 5,5 W selon la capacité de l’unité


dossier : Guide SSD

Surveiller le contrôleur de stockage Pilotes Windows ou du contrôleur de stockage ?

Sur une plateforme 1155, on compte quatre ports SATA 2 et deux ports SATA 6 Gb/s natifs. En plus, certains constructeurs rajoutent parfois une puce additionnelle SATA 6 Gb/s pour deux ports supplémentaires.

Le SSD n’est pas le seul élément à surveiller pour bénéficier d’un stockage rapide. Toute la chaîne doit, en effet, faire l’objet de votre attention. Si les SSD des générations précédentes ne posaient guère de problèmes, les nouveaux, tous en SATA 6 Gb/s (Crucial M4, Intel 510, SandForce SF-2200), nécessitent un contrôleur adéquat. Celui-ci devra être compatible SATA 6 Gb/s, c’est le cas de deux ports sur les chipsets Intel H67, P67 et Z68, mais aussi de six ports des cartes équipées de chipsets AMD 800, 900 ou A75. Toutefois, depuis début 2010, le SATA 6 Gb/s est disponible grâce à des contrôleurs additionnels. Ceux-ci permettaient de bénéficier d’un stockage plus rapide, alors que les chipsets n’étaient pas encore compatibles (P55, X58 et AMD 700). Toutefois, les performances ne se valent pas. D’abord du fait de latences plus ou moins élevées selon les contrôleurs, puisque dans le cas des puces additionnelles, l’information chemine jusqu’au southbridge par des lignes PCI-Express plus ou moins rapides. Et d’autre part, la bande passante disponible, qui n’atteint pas toujours les 550 Mo/s que peuvent atteindre certains SSD en SF-2281. Nous avons effectué quelques mesures avec un contrôleur Marvell 9128 employé sur une Rampage III Extreme (X58), sur une 790FXTAUD5 (790FX) et sur une Maximus III Extreme (P55). Ce contrôleur très répandu requiert une unique ligne PCI-Express 2.0 capable de délivrer AHCI

IDE

RAID

Intel

Intel

Intel

Intel

AMD

AMD

Windows

Windows

Marvell

Marvell

Windows

Windows

500 Mo/s au maximum. C’est ici la première bride, même lorsque la puce est reliée au X58 ou 790FX bénéficiant de telles lignes, puisque le SATA 6 Gb/s peut atteindre 600 Mo/s. Sur du P55, les lignes disponibles sont à la norme 1.1, de sorte qu’il faut utiliser une puce additionnelle pour combiner deux de ces lignes en une seule proposant la bande passante adéquate. En outre, tous les contrôleurs ne se valent pas, la puce Marvell n’atteignant de toutes façons jamais les débits escompté. Elle atteint tout juste 370 Mo/s dans le meilleur des cas, et avec des performances en I/O assez médiocres. Nous avons rajouté à nos mesures les différents chipsets qui proposent du SATA 6 Gb/s natif, ainsi que les ports SATA 2 classiques contrôlés par le chipset et ceux pilotés par une puce additionnelle comme la JMB362. Les résultats sont frappants puisque les meilleurs étant obtenus avec les chipsets Intel, tant en SATA 2 qu’en SATA 6 Gb/s, les puces AMD n’étant pas tout à fait au même niveau. En outre, même en SATA 2, les contrôleurs additionnels sont moins rapides.

Pour bénéficier du maximum de performances et du TRIM, il y a tout un tas de combinaisons entre les contrôleurs, leur mode de fonctionnement et les pilotes à installer. D’une façon générale, chez Intel, privilégiez le contrôleur de stockage principal en AHCI avec les drivers RST les plus récents, quel que soit le mode d’utilisation. Si vous avez un SSD SATA 6 Gb/s et que vous devez utiliser un contrôleur de stockage additionnel, n’installez aucun pilote, ceux de Windows 7 suffiront si vous êtes en AHCI (mais il faudra les installer si vous êtes en IDE). Enfin, chez AMD, il faudra, à la manière d’Intel, installer les pilotes de votre chipset, que ce soit en IDE ou AHCI. Pour le RAID, il faudra conserver les pilotes d’origine Windows 7 sauf si vous avez une plateforme Intel dont les drivers laissent passer la commande TRIM, si l’unité n’est pas placée dans une grappe. Pour Linux, il faudra activer le TRIM manuellement, celui-ci ne l’étant pas par défaut comme sur Windows 7. Les limitations sur les SSD en RAID sont toujours d’actualité. Quant aux utilisateurs de Mac OS X, il leur faudra activer le TRIM pour toute nouvelle installation ou s’ils upgradent leur disque dur par Si votre carte mère n’est pas équipée de un SSD. Touteports SATA 6 Gb/s, il est fois, les machines possible d’acheter une carte fille gérant cette livrées avec un nouvelle interface. SSD sont déjà correctement paramétrées.

Pilotes à utiliser selon le mode du contrôleur de stockage

Hardware Magazine 37


IOPS 4k aléatoire (Mo/s)

Débits séquentiels (Mo/s)

39,53 32,43

SATA 2 JMB362 SATA 2 AMD700

47,96

17,77

SATA 2 Intel P55

35,78

SATA 2 Intel P67

35,98

SATA 6Gb/s  Marvell 9128 (AMD700)

99,89

SATA 6Gb/s  Marvell 9128 (Intel X58)

34,39

SATA 6gb/s AMD800

21,1

SATA 6gb/s AMD900

23

SATA 6Gb/s Intel P67

247,5 268

83,01

SATA 2 Intel X58

247,2 267,7

83,58

SATA 2 Intel P67

243,5 266

SATA 6Gb/s  Marvell 9128 (AMD700)

20

Ecriture

62,42

376,8 420,8

80

432,7

SATA 6gb/s AMD900 107,31

60

223,3

366,4

SATA 6gb/s AMD800

69,77

40

213,6

SATA 6Gb/s  Marvell 9128 (Intel X58)

58,54

27,38 0

229,8 258

SATA 2 Intel P55

47,98

17,55

142,1

SATA 2 AMD700

37,31

SATA 2 Intel X58

69,7

SATA 2 JMB362

100

120

501,5

455,2

SATA 6Gb/s Intel P67

Lecture

492,6

0

100

Ecriture

200

300

400

500

517,6 600

Lecture

38 Hardware Magazine

surtout le comportement sur les tout petits fichiers qui va être amélioré, donc là encore, le gain reste limité. Au final, à part en 60 Go où nous préférons le M4 (95 €) aux SandForce 2000 comme l’Agility 3, le choix d’un SSD récent peut donc se faire basiquement en fonction de son prix. Et ce sont alors les M4 qui se démarquent généralement. La version 128 Go (180 €) se trouve à 50 € de moins que les Intel 510 et OCZ Vertex 3. En 256 Go, le M4 coûte environ 365 €, contre 440 € pour un Vertex 3 et 510 € pour un Intel 510. Les prix sont, en revanche, plus serrés entre les M4 et les Agility 3. En 120 et 240 Go, le choix peut alors se faire selon que vous manipulez plus ou moins de fichiers incompressibles, ou selon les meilleures promotions que vous trouverez en boutiques. Il faut aussi prendre en compte la capacité des unités, un aspect où les M4 ont encore l’avantage. Un Agility 3 et un Vertex 3 240 Go perdent, par exemple, 15 Go face au M4 256 Go et 7 Go en 120 Go, ce qui n’est pas négligeable. Et si vous souhaitez limiter un maximum la dépense, tout en profitant de la réactivité d’un SSD, un Intel 320 de 40 Go à 80 € sera très bien adapté pour booster un netbook ou pour équiper un PC de salon et une seconde machine.

C

UPDAT

E

Il existe de grandes variations dans les tests synthétiques comme Iometer, mais force est de constater qu’il est très difficile de sentir une différence à l’usage entre les SSD de dernière génération, quand on les compare à capacité égale. Sauf pour la série Intel 320 qui reste en retrait dans presque toutes les situations. On arrive à de tels niveaux de performances que la réactivité du système n’en profite plus d’un modèle à l’autre. Alors oui, les SSD en SF-2000 équipés de puces mémoire synchrones, comme le Force GT, le S511 ou le Vertex 3, sont globalement un peu plus rapides, mais cela concerne essentiellement les environnements des serveurs. Des modèles comme les Intel 510 dominent, quant à eux, sur les débits séquentiels, mais ce ne sont pas les accès les plus courants. De plus, si la montée en taux de transfert est avantageuse pour de la manipulation simple de fichiers, vu le prix au gigaoctet des SSD, il y a peu de chance qu’une telle unité soit exploitée de cette manière. D’autre part, si vous constatez aisément un gain de réactivité en passant d’un disque dur à un SSD en Indilinx ou en SF-1200, la mise à jour d’un SF-1200 vers un SSD de dernière génération n’a pas énormément d’impact. Et si vous possédez un C300 par exemple, c’est

P

Quel SSD choisir au final ?


Pure White Le blanc a l’honneur dans vos PC Benjamin Bouix

40 Hardware Magazine


DOSSIER pc blanc

Alors que les boîtiers 100 % noirs sont à la mode depuis quelques années et commencent à se répandre, voilà que le blanc est de plus en plus demandé. Une couleur moins rare qu’il n’y paraît et qui autorise des configurations parfaitement équilibrées, la preuve avec trois jolis PC montés par nos soins !

Pendant trop longtemps, les PC ni gris, ni noirs, étaient de vieilles tours achetées au supermarché du coin et qui finissaient inlassablement par jaunir après quelques étés derrière la baie vitrée du salon. Cette époque est révolue et de plus en plus de marques nous proposent des produits blancs très aguicheurs. Après tout, le noir n’est pas la seule couleur valable. Boîtiers, mémoires, alimentations, ventilateurs ou cartes mères ont droit à leur styliste et se font décolorer. Après avoir trié les meilleurs composants pour monter un PC blanc, nous en assemblons trois accompagnés de nos conseils pour un montage parfait, un refroidissement efficace et silencieux et surtout, une configuration équilibrée.

Hardware Magazine 41


Corsair Graphite 600T Configuration Boitier : Corsair Graphite 600T Blanc (Hardware Magazine 49) – 165 € Carte mère : Asus Maximus IV Extreme (PC Update 53) – 315 € Mémoire : Corsair Vengeance LP White 8 Go DDR3-1600 C9 – 80 € Carte Graphique : AMD Radeon HD6970 2 Go – 320 € Refroidissement CPU : Corsair H80 – 80 € Refroidissement GPU : d’origine

Prix Total :

Ventilateurs : BitFenix Spectre 120 (x2) et 200mm (x2) – 40 € Alimentation : NZXT Hale 90+ 650W (Hardware Magazine 51) – 135 € Stockage : Corsair Force GT 120 Go (Hardware Magazine 54) et Hitachi 7K3000 2 To (PC Update 52) – 220 € et 95 € Processeur : Intel Core i7 2600K – 260 €

1 710 € lieu de 30 pour la plupart des autres ventilateurs du même diamètre. Adieu, le FS200 de NZXT. En outre, les ventilateurs Corsair n’utilisent pas le même entraxe. Il faudra donc opter pour des ventilateurs BitFenix Spectre 200mm (même s’ils ne figurent pas nos photos). L’intérieur du boîtier étant entièrement noir, il faudra l’égayer un peu en n’optant pas pour une alimentation à dominante noire. Ce sera donc la NZXT Hale 90+, silencieuse, certifiée 80+ Gold et affichant d’excellentes performances électriques, c’est le choix idéal grâce à sa livrée blanche de très bonne facture. Pas le moindre problème pour les câbles, ceux-ci étant largement assez longs, surtout dans un 600T qui est loin d’être immense. Enfin, pour le refroidissement du CPU, un watercooling tout en un comme le H80 de Corsair couplé à deux ventilateurs 120mm de votre choix sera un compromis look/performances/ silence idéal. Vous pouvez toutefois opter pour un Venomous X Black ou True Black de Thermalright, ou le Thor’s Hammer de Xigmatek (uniquement compatible s775/1366) qui sont de très jolies tours 120 mm en métal anodisé noir. Attention toutefois, l’Alpenfohn Matterhorn n’est pas compatible avec la Maximus IV Extreme, sa fixation bute dans le radiateur de la carte mère. Notez que le 600T est équipé d’un potentiomètre gérant jusqu’à quatre ventilateurs. C’est l’occasion rêvée pour tous les brancher et les contrôler du bout du doigt !

Le Corsair Graphite 600T en version blanche ne diffère guère de son homologue noir et gris foncé. Les six parois externes ont été peintes en blanc dans une qualité impeccable. La peinture a l’air fine et très régulière et les parties en plastique sont de la même teinte, avec un grain tout à fait satisfaisant. Il ne s’agit pas d’une version blanche au rabais. En prime, ce 600T est livré d’origine avec une paroi latérale fenêtrée, histoire de pouvoir admirer sa configuration. Une paroi en mesh est livrée pour ceux qui n’apprécieraient que moyennement le plexiglas. Toutes les grilles (en façade et au-dessus) sont noires, ainsi que l’arrière du boîtier, ce qui procure une certaine harmonie entre blanc et noir. En revanche, l’intérieur est totalement noir. Petite déception pour certains, ce n’est toutefois pas un problème puisque tout est bien aménagé et de bonne facture. Il est juste

42 Hardware Magazine

dommage que ce 600T ne se distingue que par sa robe extérieure. Mais puisque tout le squelette est identique, le surcoût n’est pas trop important et cette version blanche se négocie à 165 € au lieu de 150 € pour la version classique.

Refroidissement Livré avec un ventilateur de 120 mm à l’arrière, un 200 mm en haut et un autre en façade, ce 600T présente des petites touches qui font la différence. En effet, les ventilateurs sont noirs ou translucides. Nous souhaitions upgrader avec des ventilateurs NZXT blancs. Si le changement du 120 mm se fait sans encombre et renforce parfaitement le contraste noir/blanc, impossible de changer les ventilateurs de 200 mm d’origine. En effet, ceux-ci sont fins : 20 mm d’épaisseur au


DOSSIER pc blanc

Une seule des deux cages disque suffit si vous n’utilisez pas plus de 3 unités et permet d’améliorer le flux d’air.

Il n’y a pas que le blanc ! Le blanc n’est pas nécessairement la seule couleur d’un montage. Ce peut être le cas bien sûr, mais après tout, rien ne vous empêche de choisir une 3e couleur de contraste. Le bleu et le rouge étant de plus en plus répandus et se mariant bien avec le noir et le blanc, profitons-en ! Les dernières ROG d’Asus mélangent savamment le noir le rouge et quelques touches de blanc, la Maximus IV Extreme sera donc un excellent choix. Nous avons opté pour la version P67 mais si vous souhaitez du Z68, la Maximus IV Extreme-Z est tout indiquée. Notez que les Rampage III Extreme (X58) et Maximus III Formula ou Extreme conviendront tout aussi bien en termes de look. Evitez, en revanche, les modèles Gene en µATX, ils ne rempliraient pas assez le boîtier. Les versions Fatal1ty d’ASRock (PC Update n° 53) en 1155 ont aussi un look très réussi mais les condensateurs dorés nous laissent assez perplexe. Elles sont toutefois 100 € moins chères, tout en offrant les mêmes résultats en overclocking quotidien et un équipement comparable. Pour aller avec, une HD6970 sera parfaite. Le ventirad d’origine est certes très esthétique mais il n’est pas des plus silencieux, peut-être voudrezvous le changer. Auquel cas une HD6970 Direct CU II (PC Update n° 53), toujours chez Asus, Un Corsair H80 pour refroidir le processeur convient tout autant, et il a le mérite d’être noir et blanc.

se montrera plus silencieuse mais conservera le look noir et rouge. Et si vous avez soif de puissance, pourquoi pas une GTX580 de la même série ? Enfin, pour la mémoire vive, il faudra opter pour un petit rappel blanc, comme la Corsair Vengeance LP. Cette nouvelle gamme débarque tout juste chez Corsair et vient s’intercaler entre la XMS3 et les Vengeance. Mémoire disponible en divers coloris (noir, bleu et rouge), la version blanche caractérise les modules basse consommation, soit 1,35 V au lieu de 1,5 V. Uniquement disponible en 2 x 4 Go DDR3-1600 C9, c’est parfait puisque c’est la spécification pour laquelle nous aurions opté, elle représente le meilleur compromis performances/prix actuellement. Le choix du processeur vous revient, bien qu’une telle configuration appelle un Core i5-2500K ou i7-2600K. Il en va de même pour le stockage, mais nous avons opté pour le Corsair Force GT 120 Go et sa belle robe rouge, ainsi que pour un disque dur 7 200 tpm de 2 To, le Hitachi 7K3000 par exemple.

sur les boîtiers Lian Li par exemple. Une fois le ventilateur dévissé, il faudra enlever les cages des disques durs pour pouvoir le changer. Cellesci sont maintenues par deux vis cruciformes et deux vis à main. Une fois le ventilateur changé, vous pouvez choisir de ne remonter que la cage HDD du bas. Celle-ci accueille trois unités 3,5’’, c’est assez pour la majorité des configurations et cela laissera un peu plus respirer la configuration. L’alimentation devra être positionnée ventilateur vers le bas, afin d’aspirer l’air frais à travers le filtre à poussière du boîtier. Elle peut être fixée par les quatre vis traditionnelles à l’arrière du boîtier, mais Corsair a fourni un système de cornières coulissantes assez ingénieux. Deux vis à main suffisent à arrimer solidement l’alimentation, prenez simplement garde à ne pas la rayer pendant cette opération. Il n’y a rien à signaler en ce qui concerne l’installation du ventirad, de la carte mère, de la carte graphique ou de la RAM, procédez comme bon vous semble. Le ventirad peut être orienté horizontalement ou verticalement, tant que le ventilateur pousse l’air vers un des deux ventilateurs d’extraction. Le 600T est équipé d’un port USB 3.0 en façade, qui se connecte via un câble qui chemine jusqu’aux prises USB 3.0 du panneau arrière de la carte mère. Corsair a eu la bonne

Le montage Avant de commencer le montage, il faut changer les ventilateurs. Rien de bien compliqué en ce qui concerne ceux à l’arrière et en haut, mais celui qui est à l’avant nécessitera de démonter la façade pour y accéder. Celle-ci est maintenue par huit ergots (quatre de chaque côté) accessibles depuis l’intérieur. Cette opération n’a rien de difficile mais il ne faut pas hésiter à forcer un peu, le démontage n’étant pas aussi facile que

Le HD6970 Direct CU II d’Asus s’accorderait parfaitement avec notres configuration.

idée de fournir une équerre PCI pour le faire passer à l’extérieur. Idéalement, il faut le faire passer en bas de la carte mère, juste au-dessus de l’alimentation, sortir du boîtier via l’équerre PCI et remonter pour atteindre une prise USB 3.0. Toutefois, avec cette solution, le câble est un peu trop voyant. Aussi, nous vous conseillons de vous passer de l’équerre PCI et de laisser cette ouverture vacante. De la sorte, le câble sera presque invisible à l’intérieur du boîtier. Notez que ceci aurait été possible si Corsair avait designé son équerre avec une ouverture plus proche du panier de la carte mère, au lieu de l’écarter. Enfin, l’installation des disques durs est enfantine. Pour ce qui est du SSD, Corsair fournit avec celui-ci un adaptateur 2,5’’ vers 3,5’’ sur lequel il convient de fixer le SSD, puis d’enficher le tout comme un disque dur dans les tiroirs prévus à cet effet. Cet adaptateur étant légèrement plus court qu’un disque dur, il faudra toutefois rajouter deux vis à mi-longueur du tiroir pour bien solidariser le tout.

Hardware Magazine 43


Cooler Master 690II Configuration Boitier : Cooler Master 690 II (Hardware Magazine 46) – 80 € Carte mère : Gigabyte Z68X-UD3H-B3 (Hardware Magazine 53) – 160 € Mémoire : Patriot Viper II (Hardware Magazine 44) – 100 € Carte Graphique : Point of View GTX560 Ti Beast (PC Update 53) – 300 € Refroidissement CPU : BeQuiet Dark Rock Pro (PC Update 53) – 60 € Refroidissement GPU : d’origine (Arctic Accelero Xtreme)

Prix Total :

Ventilateurs : NZXT FN120 et FN140 (x2) – 30 € Alimentation : Fractal Design Newton R2 650W (Hardware Magazine 45) – 110 € Stockage : Crucial M4 64 Go (Hardware Magazine 54) et Hitachi 7K3000 2 To (PC Update 52) – 100 € et 95 € Processeur : Intel Core i5 2500K – 180 €

1 215 € top et un 120 mm en extraction. Tous sont translucides, et ne sont pas gainés. Pour le côté finition, il faudra repasser. Il est possible de rajouter un deuxième 140 mm dans le top et un 120 mm en bas, entre l’alimentation et les disques durs, mais nous nous en passerons. Ces trois ventilateurs, en plus d’avoir un look très quelconque, ne sont pas des modèles d’efficacité. Nous les remplacerons donc par les NZXT FN120 et FN140. L’habillage en plastique devra être déposé pour changer les 140 mm. Il faudra commencer par enlever la façade, puis la partie haute, toutes deux tenant par six ergots à l’intérieur du boîtier et en prenant garde de ne pas arracher les câbles de la connectique en tirant un peu trop fort.

100% black Sorti, il y a plus d’un an, le Cooler Master 690 II reste une référence. Abordable, très bien pensé, avec un rack 3,5’’ hot-swap, une ventilation satisfaisante et un intérieur entièrement noir, il n’a aucun défaut rédhibitoire. Les seuls reproches portent sur la qualité de fabrication qui laisse parfois à désirer, mais après tout, il s’agit d’un boîtier à 80 €, il faut remettre les choses dans leur contexte. La version White qui nous intéresse ici est sortie en fin d’année 2010 et est proposée plus ou moins au même prix que la version noire. Contrairement aux 600T et Define qui mélangent le blanc et le noir, le 690 II est entièrement blanc, des plastiques au châssis. La peinture semble toutefois de qualité moyenne, il faudra essayer de ménager le boîtier qui s’érafle et se salit vite, mais c’est toutefois largement acceptable.

Une ventilation un peu trop bruyante D’origine, on retrouve un ventilateur 140 mm en façade rétroéclairé bleu, un autre sur le

44 Hardware Magazine

Ce boîtier étant immaculé, l’idéal sera de le remplir de composants contrastants, noirs dans notre cas. Certains éléments devront toutefois être blancs pour rappeler un peu les deux teintes. Une carte mère noire, un ventirad noir, une carte graphique, de la mémoire et une alimentation noires, avec quelques touches de blanc, voilà qui devrait convenir. Le Dark Rock Advanced de be quiet! a l’avantage d’être totalement noir, des caloducs au ventilateur. Ce dernier pourra être remplacé au besoin puisqu’il est monté sur des ergots en silicone, mais nous nous en passerons ici. En ce qui concerne la carte mère, nous avons retenu la Z68XUD3P de Gigabyte, puisqu’elle permet de bâtir une configuration moderne et abordable, sans que rien ne manque, collant à l’esprit de notre configuration. Toutefois, il est possible d’opter pour une Rampage III Black Edition, tout aussi séduisante. D’autres cartes Gigabyte sont aussi envisageables, que ce soit en P67 ou en 990FX. Dans notre

cas, nous avons opté pour un Core i5-2500K, le surcoût de l’i7-2600K n’étant pas justifié ici et parce que nous visons plus le silence absolu que la performance extrême. La mémoire est elle aussi noire mais avec quelques touches de blanc, il s’agit de la Patriot Viper II. Celle-ci existe en kits dual et triple channel, s’adaptant donc à la carte mère que vous aurez choisie. 4 Go seront suffisants, 6 dans le cas d’une configuration X58. L’alimentation devra elle aussi être noir et blanc, la Fractal Design Newton R2 étant tout indiquée. Silencieuse, fiable, peu chère et avec un look adéquat. Nous avons utilisé la version 800 W pour notre montage, mais la version 650 W sera tout à fait suffisante pour une telle configuration. Enfin, pour la carte graphique, ce sera une GTX560 Ti Beast de Point of View. Cette version développée par TGT est la plus rapide de toutes les 560 Ti puisqu’elle culmine à 954 MHz au lieu de 832. PCB renforcé, Arctic Accelero Xtreme et backplate en aluminium noir lui confèrent un look ravageur. Mais vendue 300 €, c’est un peu cher pour une GTX560 Ti, si rapide soit-elle. Aussi, vous pouvez vous


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Le 690II permet d’installer facilement un radiateur de watercooling 240 en bas du boitier.

DOSSIER pc blanc

Tuyaux blancs, alimentation gainée en partie en blanc et hardware noir : une autre jolie combinaison.

contenter d’une 560 Ti de référence et remplacer le ventirad d’origine par un modèle Arctic, le tout nouveau Twin Turbo II par exemple (l’ancien n’étant pas compatible avec ce GPU).

L’alternative watercooling De nos trois boîtiers et malgré son prix contenu, le 690 II est le plus adapté à un watercooling à base d’un radiateur 240. En effet, une partie de la cage disque dur se démonte pour laisser la place à deux emplacements 120 mm. Pour cela, il faudra enlever (par l’extérieur) le filtre à poussière au fond du boîtier et ôter quatre vis. Trois autres vis sont accessibles depuis le côté droit du boîtier pour dévisser les deux côtés de la cage HDD. Retirez tous les tiroirs et vous pourrez finir de tout démonter. Dans ce cas, il reste encore deux emplacements pour les tiroirs accueillant les disques durs, de quoi mettre un SSD et un HDD. La pompe pourra venir prendre place dans les baies 5,25’’. On pourra alors utiliser un top réservoir ou un réservoir qui se glissera dans une baie 5,25’’. Il est aussi possible d’intégrer un radiateur 240 mm assez fin en

haut du boîtier et de décaler les ventilateurs entre le haut du châssis et l’habillage en plastique, mais l’espace est compté et un tel radiateur ne sera sans doute pas nécessaire pour dissiper correctement la chaleur d’un CPU et d’un GPU. C’est toutefois envisageable pour refroidir un CPU ou en complément d’un radiateur 240 en bas du boîtier. Le boîtier étant totalement blanc, des radiateurs noirs l’habilleront parfaitement, surtout si vous utilisez des tuyaux blancs.

Le montage Bien que le 690 II intègre une très large ouverture dans le panier de la carte mère pour pouvoir accéder aux fixations du ventirad CPU, nous vous déconseillons fortement de tenter de monter le Dark Rock Advanced de cette façon. En effet, il faut positionner le radiateur sur le processeur, puis positionner la backplate et visser depuis le dos de la carte mère avec les vis, qui vont venir se visser dans la base du radiateur. Autant dire que cette opération est impossible, à moins de pou-

voir manipuler librement carte mère et radiateur. Le reste est un vrai jeu d’enfant. Installez l’ensemble carte mère, ventirad et mémoire, puis la carte graphique. Une fois que tout est bien arrimé, fixez l’alimentation et branchez les câbles. Il faut un petit ruser pour passer le connecteur ATX 12 V pour le CPU, car l’ouverture aménagée est assez étroite, mais heureusement, le connecteur de la Newton se scinde en 2 x 4 pins, facilitant le passage. Si vous optez pour un SSD comme nous, le tiroir HDD supérieur est au format 2,5’’, justement prévu pour un SSD, il n’y a même pas besoin d’adaptateur. Enfin, contrairement aux 600T et Define dont les câbles sont gainés, le 690 II est brut de décoffrage. Acheter quelques mètres de gaine noire et la gaine thermorétractable qui va avec ne sera donc pas un luxe, d’autant que l’opération ne prend pas si longtemps.

En guise d’alternative, la Rampage III Black Edition d’Asus s’accorde parfaitement avec ce PC.

Hardware Magazine 47


Fractal design Define R3 Configuration Boitier : Fractal Define R3 Arctic White (PC Update 45) – 110 € Carte mère : ECS P67H2-A2 (PC Update 51) – 200 € Mémoire : Excelram Black & White Series - 90 € Carte Graphique : nVidia GeForce GTX580 – 450 € Refroidissement CPU : Thermalright Venomous-X (Hardware Magazine 46) – 60 € Refroidissement GPU : Thermalright Shaman (Hardware Magazine 51) – 70 €

Prix Total :

Ventilateurs : Fractal Design Silent Series 120mm (x2) - 20 € Alimentation : Fractal Design Newton R2 650W (Hardware Magazine 45) – 110 € Stockage : Corsair Force GT 120 Go (Hardware Magazine 54) et Hitachi 7K3000 2 To (PC Update 52) – 220 € et 95 € Processeur : Intel Core i7 2600K – 260 €

1685 €

câbles du boîtier ou diverses fixations et la visserie. La porte, le haut et les parois du boîtier sont recouverts d’un mélange de goudron et de mousse isolante pour contenir bruit et vibrations. La ventilation d’origine est constituée de deux ventilateurs 120 mm maison, un en aspiration en façade et le second en extraction à l’arrière. Nous vous conseillons toutefois de rajouter un ventilateur en aspiration ou d’en placer un en extraction, le top pouvant accueillir deux ventilateurs 120 ou 140 mm. Un dernier emplacement est disponible entre l’alimentation et les disques durs, en bas. Améliorer la ventilation évitera notamment aux ventilateurs CPU et GPU de s’affoler car il fait trop chaud, réduisant donc d’autant les nuisances sonores.

Metal, noir et blanc Cette fois-ci, nous allons changer un peu de look et oser introduire un peu de métal brillant dans notre configuration. Les Venomous X et Shaman de Thermalright seront donc d’excellents radiateurs CPU et GPU, auxquels nous associerons les mêmes ventilateurs que le boîtier, des Fractal Design Silent Series de 120 mm. Avec ça, les composants seront au frais à n’en pas douter. Pour la carte mère, la seule qui marie habilement le noir (ou plutôt le gris foncé) et le blanc, est l’ECS P67H2-A2. Nous avons, en

Apparu pour la première fois début 2010, le Define est le premier boîtier de la firme suédoise, Fractal Design. Depuis, il a connu quelques retouches, d’où le suffixe R3 qui désigne la 3e révision. Nous avions testé le R2 mais il n’y a guère de changements, selon la marque, les principales modifications portent sur la qualité de finition et le soin apporté aux matériaux. En outre, le R3 est disponible en noir, en gris et surtout en livrée blanche dite Arctic White. Un juste milieu entre le 600T tout noir dedans et le 690 II 100 % blanc, puisque certains éléments sont noirs : tiroirs des disques durs, équerres PCI, passe-câbles en caoutchouc,

48 Hardware Magazine

Les tiroirs intègrent non seulement des rondelles de caoutchouc pour isoler les vibrations du disque dur mais aussi le perçage pour les unités 2.5’’.


DOSSIER pc blanc

réalité, utilisé une P67H2-A, plus haut de gamme. Toutefois, à part une puce Lucid et des 5e et 6e ports USB 3.0, elle n’a rien de plus que sa petite soeur. Au contraire, il lui manque même deux ports SATA 6 Gb/s, alors qu’elle coûte pourtant près de 300 € (au lieu de 200 €). Encore faut-il arriver à se la procurer en France, mais nous partons du principe qu’on est toujours prêt à faire quelques sacrifices pour un joli PC. Avec ça, viendront 8 Go de RAM fraîchement lancée chez Excelram, un Core i7-2600K et une HD6970. Rien ne vous oblige à prendre ces composants cela dit, tant que vous prenez une carte graphique compatible avec le Shaman (tous les gros GPU le sont) et un CPU 1155 qui ira sur notre carte mère P67. Pour la mémoire, les G.Skill Eco, les Adata Xtreme ou les Kingston Genesis, toutes trois gris moyen, pourront tout à fait faire l’affaire. Pour l’alimentation, nous resterons chez Fractal Design avec la Newton R2, toujours en 650 W.

Le montage Cette fois-ci, pour rajouter un ventilateur en façade, il suffit d’ouvrir la porte, puis les deux petits battants afin d’accéder au support pour le ventilateur. Enlevez les quatre

vis, clipsez le nouveau ventilateur dans le support et refixez-le. Pour rajouter des ventilateurs sur le top, il faudra d’abord enlever les caches en mousse vissés depuis l’extérieur. Si vous avez opté pour une telle configuration, vous pourrez orienter le ventirad horizontalement, avec le ventilateur soufflant vers le haut. Sinon, il faudra absolument faire en sorte qu’il souffle vers l’arrière, l’isolant acoustique et phonique du boîtier jouant aussi le rôle d’isolant thermique. Ce boîtier étant encore un peu plus exigu que les deux précédents, il faudra introduire la carte mère, puis l’alimentation, brancher tous les câbles notamment les SATA et seulement ensuite, rajouter la carte graphique. Celle-ci complique, en effet, l’installation si jamais elle est déjà branchée. Utilisez au maximum les passe-câbles en caoutchouc afin de dissimuler les câbles. Attention toutefois, les câbles de l’alimentation étant assez courts, il faudra ruser, notamment en ce qui concerne celui pour le CPU. Posez l’alimentation dans son emplacement sans la visser, puis tirez le connecteur CPU 8 pins et branchez-le. Seulement ensuite, vous pourrez fixer le bloc d’alimentation. Autrement, il vous manquera 1 ou 2 cm pour parvenir à atteindre la prise sur la carte mère et c’est tout bonnement impossible. En outre, les huit tiroirs pour disques durs sont compatibles 3,5’’ et 2,5’’. Pas besoin d’adaptateur pour votre éventuel SSD donc. Mais il est conseillé d’écarter le SSD et le HDD d’au moins un emplacement, afin de ne pas peiner lors du branchement.

Installer le radiateur VGA Nous avons opté pour le Shaman pour sa facilité d’installation mais aussi pour un aspect esthétique. En effet, bien que le

La mémoire grise aussi peut convenir. De gauche à droite : Adata Xtreme, G.Skill Eco et Kingston Genesis.

Hardware Magazine 49


Inutile de démonter la façade pour changer ou rajouter des ventilateurs, ceux ci sont accessibles derrière deux petites portes.

MK-13 de Prolimatech soit préférable, car il refroidit mieux l’étage d’alimentation grâce à une ventilation directe, il requiert l’installation d’une épaisse cornière en métal noir qui ruinerait un joli montage. Si votre carte graphique est compatible, démontez le ventirad et nettoyez toutes les puces qui doivent être refroidies. Les reconnaître est assez facile, ce sont celles qui étaient en contact avec le ventirad, soit par le biais de pâte thermique (GPU), soit par un pad thermique (RAM et étage d’alimentation). Le nettoyage a pour but d’enlever les résidus de colle ou de graisse. Une fois que tout est propre, il faut coller les petits dissipateurs sur toutes les puces à refroidir, sauf le GPU. Une fois la carte saupoudrée de ces petites pièces métalliques, vous pouvez installer le Shaman, il suffit de serrer les quatre écrous au dos de la carte. Vous pouvez éventuellement acheter un radiateur pour l’étage d’alimentation. Vendus par Thermalright, il s’agit de petits radiateurs passifs bien plus efficaces que ceux que l’on colle. Il faudra toutefois vérifier la compatibilité avec votre carte graphique. Bien que cela représente un surcoût de 25 €, c’est une dépense plus que justifiée dans un boîtier calme et peu ventilé.

Les autres composants Hormis les composants utilisés pour notre montage, il en existe quelques-uns supplémentaires qui peuvent tout à fait intégrer un montage blanc. Valent-ils le détour ? Alimentations

Hormis les alimentations Fractal Design et NZXT, la Fusion R chez Arctic emploie aussi quelques touches de blanc. Testée dans Hardware Magazine n° 45, elle est très silencieuse et stable. Elle est toutefois limitée à 550 W, non modulaire avec des câbles non

50 Hardware Magazine

gainés et assez difficile à trouver en France. Bien qu’étant un excellent choix pour un PC d’entrée de gamme, elle ne conviendra donc pas si vous visez un look soigné. FSP/ Fortron proposait aussi une alimentation dont la coque était intégralement peinte en blanc, la Saga II (Hardware Magazine n° 47). Bien qu’électriquement très correcte, la qualité de fabrication n’est pas au rendez-vous. L’Arctic Fusion R n’est déjà pas suffisante sur ce point, mais la Saga II revêt une peinture de moins bonne qualité, une tôle plus frêle et des câbles très (trop) courts, on est bien loin de la NZXT Hale 90+ ! Enfin, dernier candidat potentiel, OCZ propose depuis peu la ZX (Hardware Magazine n° 53). Cette alimenta-

tion très haut de gamme certifiée 80+ Gold, silencieuse et d’excellente qualité embarque quelques connecteurs blancs pour les câbles amovibles, à la façon de l’alimentation Fractal Design. Enlever le sticker doré donnera un meilleur résultat mais l’alimentation est tout de même majoritairement noire.

Mémoire modules de mémoire blancs. Hormis les deux nouveaux kits, il existe bien peu de modules se prêtant au montage de PC blancs. Toutefois, les Viper II de Patriot (Hardware Magazine n° 44) sont des barrettes au design très soigné, mariant habilement le blanc et le noir. Assez haut de gamme, ce kit est toutefois en fin de vie, remplacé peu à peu par les Viper II Sector 5 ou Sector 7, mais aussi les Viper Xtreme. Les modules G.Skill Eco peuvent aussi convenir puisqu’ils revêtent un radiateur en aluminium simpliste et une robe gris clair ou gris moyen. Enfin, les plus téméraires pourront opter pour des radiateurs Arctic RC peints en


DOSSIER pc blanc

Update n° 52) marie avec talent le blanc brillant et les ouvertures grillagées, ainsi que de jolies courbes et des arêtes franches. C’est, en outre, une de nos références en matière de compromis prix/équipement. Toutefois, l’aspect très plastique et le décalage entre les portes en acier (un peu jaunâtres) et les plastiques de la façade (blanc laqué) viennent un peu gâcher le plaisir. Enfin, le Colossus (PC Update n° 51) de BitFenix est aussi disponible en blanc. Vaste et correctement aménagé, l’assemblage des différentes parties est un peu hasardeux et les nombreux inserts lumineux ne seront pas du goût de tous. Enfin, les Cooler Master 690 II, Fractal Design R3 et Corsair Graphite 600T que nous avons utilisés pour nos montages viennent compléter l’offre.

blanc, comme l’a fait le célèbre moddeur Laine.

Boitiers Les boîtiers blancs sont loin d’être légion. Sept boîtiers, c’est à peu près tout ce dont on dispose à l’heure actuelle. Deux d’entre eux sont très similaires. SilverStone propose, en effet, les Raven 2 (RV-02) et Fortress 2 (FT-02) dans des livrées blanches. L’organisation et le format de ces deux boîtiers sont identiques : grosse ventilation en bas, carte mère inclinée à 90° avec les sorties vers le haut et boîtier bien plus profond que haut. Certains aiment, d’autres détestent. Le RV-02 (Hardware Magazine n° 43) est la version plus orientée vers les gamers. Look plus acéré et plus osé, matériaux un peu plus plastiques. Le FT-02 (PC Update n°

45) est beaucoup plus sobre et classe, presque fade diront certains. Tant qu’à faire un PC blanc un peu hors du commun, une organisation différente viendra souligner le côté atypique de la configuration. Toutefois, il est assez compliqué de trouver ces versions en France, d’autant que le Raven 3 montre le bout de son nez, le Raven 2 tend à disparaître. Oeuvrant dans le blanc, NZXT a bien évidemment un boîtier à proposer. Le Phantom (PC

Carte mère A part une ancienne carte mère Sapphire en Radeon Xpress 200 qui remonte à 2005 et d’autres encore plus hors d’âge, il n’existe pas de cartes mères blanches. ECS a récemment opté pour un mélange de gris foncé et de blanc perle sur ses séries Black (drôle de nom, au passage, pour une carte mère qui n’est pas si noire que ça). Disponible en sockets 1155, 1156, AM3+ et FM1, cette solution est tout à fait valable. Cela dit, il est tout à fait possible d’opter pour une carte mère de couleur, ce n’est pas interdit. Pour les plus classiques,

Hardware Magazine 51


En revanche, en watercooling, il est possible de se lâcher. Tuyaux blancs, waterblocks disponibles en finition résine blanche chez EK, radiateurs blancs chez TFC, il suffit d’avoir le budget et un boîtier assez vaste.

Carte graphique

le noir fera l’affaire. Gigabyte, sur les sockets 1155 et AM3+, propose de telles cartes, de même qu’Asus ou eVGA.

Refroidissement Soyons clair : il n’y a aucun radiateur CPU blanc sur le marché. Au mieux, le ventilateur est blanc, mais jamais les ailettes. La meilleure solution consiste donc à accorder la couleur du radiateur au reste de votre configuration, c’està-dire noir ou métallique (brillant, chromé, mat) et d’y adjoindre un ventilateur blanc. C’est la même chose pour les ventirads pour cartes graphiques, mais les modèles noirs sont encore plus rares. A vrai dire, il y en a peu : le Xigmatek BiFrost qui n’est pas une référence en termes de silence et dont les ventilateurs sont noirs et non interchangeables et divers modèles Zalman, dont le VF3000, qui sont tous trop bruyants et souvent équipés de LED bleues. Hormis les produits Arctic qui utilisent des ventilateurs blancs, il sera donc sans doute préférable d’opter pour un radiateur nu et de choisir le ventilateur selon vos propres goûts.

Dur de trouver une carte graphique pour des montages monochromes. Bleu chez Gigabyte, Sapphire, HIS et MSI, rouge chez Asus et Powercolor, violet chez Sparkle, orange chez Zotac… Gainward a toutefois le mérite de proposer une version Phantom intégralement noire sur les GTX570 et GTX580, qui changera des designs de référence. Mais pour trouver une carte graphique blanche, il faut se lever tôt ! Chez Point of View, les modèles TGT utilisent parfois un radiateur Arctic dont les ventilateurs sont blancs. C’est à peu près la seule solution, mais ne vous sentez pas obligé pour autant de débourser 300 € pour une version Beast. Les Accelero Twin Turbo ou Xtreme feront l’affaire sur la carte graphique de votre choix.

teurs, plus qualitatifs et déclinés de 40 à 140 mm. Les performances sont raisonnables mais les ventilateurs Arctic n’ont rien à leur envier, leur seul avantage réside dans une qualité de finition supérieure. Enfin, chez NZXT, nous avons essayé les FN120, FN140 et FN200 qui tournent tous à 1 300 tpm. C’est une bonne vitesse pour le 120 mm, qui s’avère supportable même à pleine vitesse. Le 140 mm est un peu plus présent mais on pourra fort heureusement le ralentir. Hélas, il n’existe pas de modèles plus silencieux, les FX120 et FX140 étant des PWM tournant entre 1 000 et 2 600 ou 2 000 tpm. Enfin, en 200 mm, le FN200 est trop bruyant, il faudra opter pour un FS200 qui tourne à 800 tpm. La qualité de fabrication est encore un cran au-dessus de celle des Fractal Design. Nous avons aussi eu l’occasion de tester le

Ventilateurs Bon nombre de marques sont de la partie pour les ventilateurs blancs. Tout d’abord, Arctic, Fractal Design et NZXT comme on pourrait s’y attendre. Chez Arctic, les F12 et F12 Pro se distinguent par un cadre différent. Les premiers sont classiques, alors que les seconds utilisent des silentblocks et ne peuvent être montés qu’en push. Peu chers (5 à 8 €), ils peuvent, en outre, se montrer très silencieux mais leur câble n’est pas gainé. Chez Fractal Design, un seul type de ventila-

ZM-SF3 de Zalman. Pales profilées, ventilateur blanc avec quelques subtiles touches de noir et monté sur un silentblock, il respire la qualité et son look est plutôt réussi. Utilisant une connectique PWM, il tourne entre 900 et 1 500 tpm, lui permettant d’être tout à fait discret. En prime, il ne coûte qu’une dizaine d’euros. BitFenix aussi s’est lancé dans les ventilateurs blancs, sans doute pour accompagner ses boîtiers de la même couleur. Les Spectre en 120, 140 et 200 mm sont des ventilateurs discrets et lents, et d’une qualité de fabrication satisfaisante et vendus à un prix dérisoire : 10 € le 200 mm, 6 € le 120 mm. Sachez, en outre, que Sharkoon et Thermaltake vendent aussi des ventilateurs blancs.

52 Hardware Magazine


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Frankreich 20.04.2011


AMD A6 et A8 4 cores, 32 nm, GPU DX11 Llano peut-il faire oublier l’Athlon II ? AMD décline enfin sa plate forme Fusion pour les PC de bureau. Son coeur repose sur les nouveaux CPU Llano (CPU + GPU) épaulés par de nouveaux chipset et cartes mère. Une architecture Athlon II améliorée, un GPU DX11, de meilleures performances mémoire et le passage au socket FM1 suffiront-ils à faire de lui un vrai concurrent des Core i3 d’Intel ?

Thomas Olivaux

54 Hardware Magazine


DOSSIER Llano

Venant remplacer les Athlon II en entrée de gamme, les APU AMD A6 et A8 vendues de 105 à 125 € se placent en face des Core i3-2100 et 2200 d’Intel. La gravure en 32 nm, un nouvel IGP, un nouveau contrôleur mémoire, une optimisation de l’architecture et de la consommation suffiront-ils à faire des étincelles  ? Espérons, car ces APU ont nécessité le passage à une nouvelle plateforme, Lynx, avec de nouvelles cartes mères sur socket FM1 et un chipset A55 ou A75, un vrai bouleversement après 6 ans de rétrocompatibilité ! La présence d’une partie graphique DX11 directement dérivée des Radeon HD5000 et HD6000 pourrait jouer en sa faveur, d’autant qu’AMD en profite pour lancer UVD3 ! Cette partie graphique évoluée suffit-elle à jouer ? Le moteur vidéo amélioré fait-il de Llano la nouvelle référence des PC home cinéma ? Depuis qu’AMD a racheté ATi, son rêve de créer des puces mêlant à la fois CPU et GPU n’est un secret pour personne. Baptisé APU (Accelerated Processing Unit) par la marque, ce type de composants a été longuement retardé, si bien qu’Intel a volé la vedette dès l’arrivée des Core i3 et Core i5-600 début 2010. Néanmoins, ces CPU n’étant que l’assemblage de deux puces (CPU et GPU) sous un même capot, il a fallu attendre jusque début 2011 pour voir les premières véritables APU… encore chez Intel : les Core de seconde génération, baptisés Sandy Bridge, n’ont qu’un seul die regroupant CPU et GPU. La famille d’APU AMD Fusion voit enfin le jour en février, avec la sortie de Brazos, des puces concurrentes des Atom pour le marché des netbooks/nettops. Avec des mois de retard, AMD sort aujourd’hui Llano, son premier processeur avec contrôleur graphique intégré pour PC normaux. Armé des A6-3650 et A8-3850, ainsi que des premières cartes mères d’ASRock, Asus, Gigabyte et MSI, voyons si Llano est un bon cru et s’il faut jeter nos anciens PC à base d’Athlon II, Phenom II, Core iX ou même Core 2 Quad. Notre analyse complète en textes, chiffres et images.

Hardware Magazine 55


Rien ne discerne un A6 d’un A8 physiquement.

Le test Retardé de plusieurs mois, Llano est le premier processeur fabriqué en 32 nm par GlobalFoundries (ex-usines AMD). AMD a déjà touché au 32 nm avec le processeur Brazos sorti en début d’année, mais la production de ceux-ci est assurée par TSMC. GlobalFoundries rattrape donc Intel, avec 18 mois d’écart, les premiers Core i3 et i5 en 32 nm datant de début 2010. Conservant sa méthode SOI (Silicon On Insulator), GlobalFoundries a pu passer au 32  nm en introduisant la technologie HKMG (High-K Metal Gate), des matériaux qui fonctionnent mieux que le silicone à un tel niveau de miniaturisation et avec de si petites tensions, une technologie présentée par Intel en 2008, lors de son passage à 45 nm. Le géant ayant déjà longuement parlé de passage prochain au 22 nm, AMD et GlobalFoundries parviendrontils à tenir la cadence ? Le passage à 32 nm permet d’intégrer plus de transistors dans un die, qui reste petit et peu coûteux à produire, mais contrairement aux habitudes, AMD n’a pas souhaité communi-

Le die Llano : en bas, les quatre cores ; en haut, le GPU.

quer sur le nombre de transistors qui sert si souvent de base de comparaison d’une architecture à l’autre. Sûrement une façon de masquer la probable similitude entre les A6 et les A8, la sélection se faisant alors en fin de chaîne.

Un nouveau contrôleur de RAM Destiné au marché de l’entrée de gamme, Llano n’est pas une APU totalement novatrice. Sa partie CPU est directement dérivée de l’architecture K10.5 des Athlon II et Phenom II. Il s’agit de quad core sans cache L3, à l’image des Athlon II X4 qu’ils remplacent directement. Cette différence distinctive des athlon II et phenom II implique un écart de performances allant de 5 à 30% suivant les applications. AMD, sans donner trop de détails, assure avoir effectué plusieurs optimisations sur l’architecture. Facile à repérer, le passage du cache L2 de 512 ko à 1 Mo par core. La latence du cache augmente légèrement (de 3,2 à 3,6 ns) mais malgré ça, nous n’avons pas noté de diminution des performances de celui-ci. La vraie nouveauté de Llano, non attendue, est son contrôleur de mémoire. Véritable bride sur les Athlon II et les Phenom II, il ne supportait officiellement que la DDR3-1333 (avec seulement un module par canal). En pratique, il était effectivement difficile d’atteindre 1 600 MHz, une valeur qui a grimpé autour des 2 000 MHz à la sortie des chipsets AMD 800. Avec Llano, qui introduit probablement le nouveau contrôleur de mémoire des prochains Athlon FX, il y a support officiel de la DDR3-1866 (toujours avec

un seul module par canal) et dépasser les 2  000  MHz est désormais tache aisée. Poussée à son maximum (en refroidissement par air), notre plateforme a même atteint 2  250  MHz ! Mais le plus intéressant n’est pas tant la valeur max que les performances qui vont avec. En effet, les Phenom II ne montraient que peu de gains en lecture au-delà de 1  333 MHz et carrément une bride à 1 066 MHz en écriture. Avec Llano, les progrès sont très sensibles à tous les paliers et même la DDR3-1866 apporte encore quelque chose. Si c’est très mesurable dans les benchmarks de bande passante mémoire, c’est également visible dans de vrais benchs ! Les compressions sous WinRAR, logiciel qui dépend beaucoup des performances mémoire, sont décuplées : un bon 25 % de gain entre l’A8-3850 avec de la DDR3-1066 et de la DDR3-1866 ! Sur Athlon II X4, il n’y a que 8,5 %

Les processeurs A6 et A8 AMD a annoncé quatre APU A6 et A8. Les deux modèles sans Turbo sont déjà dans le commerce, l’arrivée des versions avec Turbo étant annoncée pour la fin de l’été. Modèle

Turbo

Fréquence

GPU

TDP

Remplace

Concurrents

Prix

A8-3850

Non

2,9 GHz

HD6550D

100 W

Athlon II X4 635

Phenom II 965, Core i3-2105, Core i3-2120

125 €

A8-3800

Oui

2,4/2,7 GHz

HD6550D

65 W

N/A

N/A

N/C

A6-3650

Non

2,6 GHz

HD6530D

100 W

N/A

Phenom II 955, Core i3-2100

105 €

A6-3600

Oui

2,1/2,4 GHz

HD6530D

65 W

N/A

N/A

N/C

56 Hardware Magazine


DOSSIER Llano

de mieux entre ces deux vitesses mémoire. Même Cinebench, très peu influencé par la bande passante de la RAM, montre plus de 3  % d’écart de DDR3-1066 à 1866, à peine plus de 1 % sur Athlon II. Comme nous allons le voir plus loin, ce progrès est très important car l’IGP utilise la même mémoire que le CPU, le partage étant logiquement moins pénalisant avec une mémoire rapide.

A6, la fréquence est réduite à 443 MHz et le nombre d’unités à 64 (320 shaders), c’est la HD6530D. Les deux sont affublés d’une nouvelle évolution du moteur UVD, version 3, dont la différence réside dans le décodage matériel des formats MPEG-4 Part 2 (XviD) et MVC (Blu-Ray 3D). Fini la mémoire dédiée (Sideport sur les 790GX et 890GX), les HD6530D et HD6550D partagent la même mémoire que le CPU.

Radeon HD6550D intégrée

A l’image des CPU Intel depuis l’arrivée des Core i7, AMD utilise le principe du « power gating » avec Llano, c’est-à-dire sectionner et compartimenter chaque partie du CPU, afin de l’alimenter avec le minimum de tension possible et, dans le cas où telle ou telle partie serait inactive, de pouvoir la désactiver seule. Par exemple, il est possible de ne mettre en veille qu’un seul des quatre cores si trois sont sollicités. Il est également possible de totalement désactiver UVD du GPU s’il n’est pas nécessaire. Des sondes permettent également le bon fonctionnement du mode Turbo des modèles concernés, AMD autorisant un dépassement du TDP lorsque le GPU est également actif. Dans ce cas, la limite ne sera pas la consommation d’énergie, mais la température.

Si la partie CPU n’a rien d’impressionnant, à l’exception du contrôleur de mémoire, l’IGP détonne. Certes, il repose sur l’architecture vec5 des Radeon HD5000 et HD6000, ce qui n’a rien de nouveau en soi. Mais retrouver une telle évolution au sein d’un CPU est malgré tout impressionnant. Les performances des IGP de Sandy Bridge étaient d’un très bon niveau, en particulier le HD3000, mais il fait bien pâle figure à côté de la Radeon HD6550D des nouveaux A8 ! La différence entre les processeurs A6 et A8 est précisément liée aux performances de l’IGP. Les A8 utilisent 80 unités vec5 (qu’AMD préfèrent compter en 400 shaders) et ce GPU tourne à 600 MHz, baptisé HD6550D. Sur les

Le nouveau socket FM1 se reconnait à son centre troué.

Avec l’intégration de l’IGP et du contrôleur PCI-Express dans le CPU, le chipset est réduit au rôle d’un southbridge.

Socket FM1 et chipsets A55/A75 Hélas pour les propriétaires de machines AMD, l’upgrade vers un processeur A6 ou A8 est impossible. La nouvelle plateforme Lynx impose un nouveau socket, FM1, visiblement différent avec un trou au centre qui rappelle le bon vieux socket 754. Avec un contrôleur mémoire, un contrôleur PCI-Express et même un IGP intégré, plus besoin de northbridge. A l’image d’Intel depuis le P55, les nouveaux chipsets d’AMD ne sont en fait que des southbridges maquillés. La plateforme est caractérisée par les A55 et A75 (nom de code Hudson D3), la différence entre les deux se situant au niveau de l’USB (14 x USB 2.0 sur A55, 10 x USB 2.0 + 4 x USB 3.0 pour l’A75) et du stockage SATA (6 x SATA 3 Gb/s sur A55, 6 x SATA 6 Gb/s sur A75). La jonction entre le chipset et le CPU est assurée par un lien baptisé UMI (Unified Media Interface) ; c’est la copie conforme du DMI d’Intel (Digital Media Interface), c’està-dire un port PCI-Express 4x renommé. Tous les constructeurs ont annoncé leurs gammes, nous essayons les quatre premières cartes mères disponibles sur le marché. Rappelons qu’en parallèle, AMD a sorti ses nouveaux chipsets série 900, qui équipent les nouvelles cartes mères conçues pour accepter ses prochains processeurs haut de gamme. Equipées du socket AM3+, ces dernières sont, en revanche, capables d’accueillir les anciens processeurs. Vous les retrouverez en test à quelques pages d’ici !

Overclocking Bien que le BIOS autorise de monter le coefficient jusqu’à 36, relique du mode Turbo des A6-3600 et A8-3800, c’est sans influence sur les modèles sans Turbo comme les nôtres. Bridés à 26 et 29, il fut toutefois possible d’augmenter la fréquence de bus. Sans chercher à battre des records tant les BIOS sont encore perfectibles, nous avons trouvé un « sweat spot » à 133 MHz de bus, une valeur idéale pour les autres fréquences qui découlent de la fréquence de base (mémoire et GPU notamment). Ainsi cadencé, l’A6-3650 tourne à 3 458 MHz et l’A8-3850 carrément à 3 857 MHz, les deux étant tout à fait stables avec seulement 1,4 V (tension de base qui varie de 1,375 à 1,4125 suivant les modèles).

Hardware Magazine 57


Performances Production (temps en s) i7‐2600

130

i5‐2500

Cinebench R11,5 (score)

200

i7‐2600

239

139

i3‐2120

166

i3‐2100

171

G620

i5‐2500 419

610

210 213

PII X6 1100T PII X4 955

322

225

341

A2 X4‐645

286

A2 X4‐635

292

A2 X2 250

297

A8‐3850

673

333

253

A6‐3650

359

390

269 0

200

400

3Ds Max 2011

600

2,99

1,24

G620

1,09

PII X6 1100T

1,02

PII X4 955

0,96

A2 X4‐645

0,85

A2 X4‐635

0,82

A2 X2 250

0,82

A8‐3850

0,88

A6‐3650

0,82 0

800

3,15

1,32

i3‐2100

192

5,1

1,64

i3‐2120

443

6,4

1,85

2,15 5,04 3,75 3,45 3,22 2,06 3,47 3,22

1

2

3

Multithread

Winrar

Les processeurs séries A n’ont pas de mal a battre les Athlon II X4 de même fréquence. Winrar est très dépendant de la RAM, la DDR3-1600 utilisée leur donne l’avantage grâce au nouveau contrôleur. Pour qui peut se passer d’IGP, le Phenom II X4 955 au prix du A6 fait mieux que l’A8.

4

5

6

7

Monohtread

Le test mono core de Cinebench R11.5 permet de bien mesurer l’écart de performances d’une génération de CPU à l’autre. Peu influencé par la RAM, ce dernier ne donne pas beaucoup d’avantage aux processeurs série A vis à vis des Athlon II. Intel est loin devant.

Encodage vidéo (temps en s) i7‐2600

512

i5‐2500

655

561

709

i3‐2120

1399

1033

i3‐2100

1484

1094

G620

1821

1325

PII X6 1100T

624

PII X4 955

803

RAM ‐ BP en écriture (Mo/s)

1227

911

A2 X4‐645

1509

1112

A2 X4‐635

1866 C9

1423

1049

A2 X2 250

2100

1517

A8‐3850

987

A6‐3650

932 0

500

1000

MPEG‐2

1332 1252 1500

2000

2500

x264

En encodage, les A6 et A8 battent aisément les Athlon II, preuve que l’architecture a été réellement optimisé.

58 Hardware Magazine

16987

1600 C9

7575

1333 C9

7571

1066 C7

7545 0

5000

A2 X4 635

16125 13958 11329

10000

A8‐3850

15000

20000

Gros point fort des Llano, le nouveau contrôleur mémoire. En écriture, alors que les Athlon II / Phenom II ne gagnent plus rien au delà de 1 066, la série A monte de façon linéaire jusque 1 866 !


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DOSSIER Llano

Jeux ‐ 1 280 x 720 (FPS)

RAM ‐ Winrar (temp en s)

30,3

A8‐3850 + HD6550D

51,4 19,9

A6‐3650 + HD6530D

34,2

i7‐2600K + HD3000

16,2

i5‐2500K + HD3000

15,8

i3‐2100 + HD2000

13,1

G620 + HD

12,8 8,1

PII X6 1100T + 890 GX PII X4 955 + 890 GX

8

A2 X4‐645 + 880 G

6,9

A2 X4‐635 + 880 G

6,8

A2 X2 250 + 880 G

6,5 0

245

1600 C9

22,6 22,6

292

254

1333 C9

41,3

31,8 13,2

1866 C9

40,8 41,7

32

i3‐2120 + HD2000

63,1

294

277

315 311

1066 C7

22,5 22,4

200

21,3 19,8

18 17,5

220

240

260

A2 X4 635

280

A8‐3850

300

320

340

Afin d’illustrer concrètement les progrès de RAM, la comparaison sous Winrar qui est très sensible à la bande passante est impressionnante. Sur Llano, passer de DDR3-1066 à DDR3-1866 fait gagner environ 15 %.

17,9 17,6 15,5 15,2 15,2 15,2 14,9 15,1 20

Metro 2033 low DX10

40

60

80

Duke Nukem Forever medium

FarCry 2 medium Les performances de l’IGP sont nettement au dessus de la concurrence. Néanmoins, le framerate est un peu juste pour jouer confortablement en 1 280 x 720, tandis qu’une carte graphique à 70 € est à l’aise.

Jeux ‐ 1 920 x 1 080 (FPS) 16,5 13,6

A8‐3850 + HD6550D A6‐3650 + HD6530D

9,9 8,2

i7‐2600K + HD3000

9,2

i5‐2500K + HD3000

9

i3‐2120 + HD2000

7,5

i3‐2100 + HD2000

7,4

G620 + HD

7,1 4,1

PII X4 955 + 890 GX PII X6 1100T + 890 GX

4

A2 X4‐645 + 880 G

3,2

A2 X4‐635 + 880 G

3,2

A2 X2 250 + 880 G

3 0

Metro 2033 low DX10

33,4 21,2 20,1 21 19,8 20,6

10,7 10,5

14

13,6

10,5 13,1

8,4 10,3 8,5 10,3 7,8 8,7 7,5 8,6 7,6 8,6 10

20

30

40

Duke Nukem Forever medium

FarCry 2 medium Mêmes tests en 1 920 x 1 080, exercice périllieux pour des processeurs graphiques embarqués. Même si la HD6550D survole les autres, elle n’est pas suffisante pour pareille résolution.

Hardware Magazine 61


ASRock A75 Extreme 6

ASUS F1A75-V PRO

ATX, A75, 145 €

ATX, A75, 110 €

Equipement 8 x SATA 6 Gb/s BIOS perfectible

BIOS UEFI

C’est certain, ASRock a tout compris à la notion d’entrée de gamme en nous envoyant une carte A75… Extreme 6 ! Chapotant l’A75M (microATX, 90 €) ainsi que l’A75 Pro4 (ATX, 115 €), cette Extreme 6 est intéressante malgré son nom, car elle ne présente pas autant de composants et coûte moins cher que les Extreme 6 d’autres plateformes. En fait, il s’agit plutôt d’une Extreme 4, mais si ASRock a exagéré son appellation, le prix de 145 € reste correct. Ça semble une bonne limite, beaucoup hésiteront à dépenser 180 ou 200 € pour accompagner un CPU à 125 €. Reprenant l’esthétique habituelle de la marque, PCB noir et plastiques bleus et blancs, l’Extreme 6 bénéficie d’un bon layout, avec le 1er port PCI-Express 16x décalé vers le bas d’un cran (idéal pour les ventirads CPU monstrueux) et tous les ports SATA coudés. Il est étonnant de trouver un total de trois ports PCI-E 16x sur une plateforme de ce genre, mais sachant que les A6 et A8 ne pilotent que 16 lignes, deux sont câblés en 8x, tandis que le port le plus bas se contente de 4 lignes du chipset. La carte son embarquée, une performante Realtek ALC892, est câblée de façon à continuer de fonctionner même lorsque le PC est éteint. Ainsi, si vous branchez votre baladeur MP3 sur la prise d’entrée (câble miniJack vers miniJack fourni dans le bundle), vous pourrez profiter du kit d’enceintes de votre PC, à condition qu’il soit branché en miniJack lui aussi et non en HDMI. A propos de sorties graphiques, cette carte combine HDMI 1.4, DVI Dual Link (permet de brancher un écran en 2 560 pixels) et VGA. Le BIOS était encore très perfectible (version 1.11E), la carte se révélant rapidement instable en overclocking et certaines clés et disques externes USB n’étant pas reconnus. Saluons toutefois la transition à l’UEFI comme sur la plateforme Intel, un BIOS à la fois plus esthétique et compatible avec les disques durs de 3 Go.

62 Hardware Magazine

Rapport qualité/prix Overclocking Efficacité de la fonction EPU

BIOS UEFI

Comme ASRock, Asus ne produit que des cartes A75 en FM1, exit le triste chipset A55. Six références cohabitent, à vrai dire trois cartes déclinées chacune en ATX et en microATX. Située entre les F1A75 et F1A75-V EVO, nous essayons la version intermédiaire baptisée F1A75-V PRO au format ATX, vendue 110 €. Comme toujours chez Asus, une impression de qualité se dégage de la carte. Son PCB noir brillant est surmonté de connecteurs en nuances de bleu. Le refroidissement un peu plus évolué que sur l’ASRock relie les radiateurs des mosfets et du chipset par un caloduc. Sur ces deux cartes, les étages d’alimentation semblent surdimensionnés, ça ne sera pas une bride pour les overclockers. Elle dispose d’un équipement tout à fait standard avec toutes les fonctions du A75, épaulé par une puce Realtek ALC892 pour le son. Elle se contente d’un DVI Single Link (maximum 1 920 x 1 200), mais ce dernier est complété par des prises VGA, HDMI 1.4 et DisplayPort, ce dernier étant adapté aux écrans en 2 560 pixels. Le BIOS est aussi du type UEFI, à l’image de celui que nous connaissons sur les cartes socket 1155. Ce dernier est déjà très performant, nous avons overclocké l’A8-3850 à 4 GHz à 1,45 V avec cette carte. Comme la majorité des cartes Asus, elle embarque un interrupteur pour activer TPU (TurboV Processing Unit, overclocking automatique) et un second pour EPU (Energy Processing Unit, réduction de la consommation). Insistons pour une fois sur l’EPU qui permet de réaliser de réelles économies d’énergie, car les A6 et A8 semblent alimentés à une tension un peu trop élevée d’origine. Sans perdre la moindre performance et autorisant toujours un léger overclocking (autour de 3 GHz), le mode EPU Max réduit la consommation maximale (CPU + GPU) de 145 à 120 W, avec une tension CPU abaissée de 1,38 à 1,24 V.


DOSSIER Llano

Gigabyte A75M-UD2H

MSI A75MA-G55

MicroATX, A75, 105 €

MicroATX, A75, 85 €

FireWire Sorties vidéo 2nd port PCI-E 16x câblé en 4x Seulement 2 prises pour ventilateurs

Gigabyte ne décline pas moins de dix cartes mères au nouveau socket FM1 ! Sans savoir pour l’instant si toutes seront vendues en France, nous avons exclu d’emblée les modèles A55 dont l’équipement n’est plus en adéquation avec une nouvelle machine en 2011. Se plaçant au milieu de la gamme, l’A75M-UD2H que nous a envoyée le constructeur est un modèle microATX vendu 105 €. Sans fioritures, elle embarque tout de même l’équipement essentiel. Il n’y a que cinq prises SATA 6 Gb/s, la sixième étant utilisée pour la prise eSATA, contrairement aux cartes précédentes qui utilisent un contrôleur additionnel. Ces ports ne sont pas coudés, c’est dommage, bien que la carte graphique ne puisse pas gêner, même longue. Déplorons le second port 16x câblé en 4x sur le chipset. Ce n’est pas spécialement un manque en soi pour ce type de PC, mais c’est trompeur. L’étage d’alimentation CPU est nettement moins costaud (5 contre 8 et 10 phases) et en connecteur 4 pins, mais ça n’a pas empêché nos deux processeurs de tourner à 133 MHz de fréquence de base. La carte son est un modèle un peu âgé, néanmoins elle est suffisante même pour les films à bande-son HD, c’est une Realtek ALC889 avec certification Dolby Home Theater. Bien fournie niveau sorties vidéo, cette carte cumule VGA, DVI Dual Link, HDMI 1.4 et DisplayPort. Il y a même du FireWire, pas mal pour le prix. Le BIOS Gigabyte est toujours à l’ancienne, la marque n’ayant toujours pas franchi le pas de l’interface graphique UEFI avec prise en charge de la souris. Ça paraît austère en comparaison, mais les réglages sont aussi nombreux et fonctionnels, Gigabyte ayant même joué d’astuces pour supporter les disques durs 3 To.

Prix Equipement

2nd port PCI-E 16x câblé en 4x

Carte son

Nous terminons par MSI, qui a une gamme nettement plus zen que ses concurrents, avec un total de deux références. Entre nous, c’est plus facile pour s’y retrouver ! Chapotant l’A75A-G35, nous testons l’A75MA-G55 à 85 €. Reprenant le design habituel MSI, une majorité de noir avec un peu de bleu foncé, cette A75MA-G55 est relativement simple et ne souffre que d’un seul défaut de layout : les prises SATA 1 et 2 non couchées, tandis que celles 3, 4, 5 et 6 le sont. Ça n’a toutefois pas grande importance, surtout si vous vous contentez de l’IGP. L’étage d’alimentation CPU se satisfait de quatre phases mais ici aussi, nous avons pu atteindre 133 MHz de base sans effort. Même critique qu’avec la Gigabyte, le second port PCI-E 16x câblé en 4x induit en erreur. Chiche pour ce qui est de l’équipement, c’est en adéquation avec son prix inférieur à celui des modèles testés précédemment. Point d’eSATA, de FireWire et pas même une sortie audio numérique S/PDIF. Le prix n’est pas bas sans raison ! Il y a tout de même un header USB 3.0 et un bracket 2 x USB 3.0 en bundle, au cas où votre boîtier ne bénéficierait pas de la bonne prise en façade. Son BIOS, baptisé Aptio, est assez surprenant. Il s’agit bel et bien d’UEFI, la résolution s’en ressent et la souris est fonctionnelle. Mais l’interface Click BIOS des cartes mères Intel est absente, MSI a conservé le vieux look des BIOS plus anciens, c’est un peu mesquin. A ce tarif, pas de bouton de démarrage, pas d’afficheur de diagnostic, c’est normal. Cette carte est idéale pour un PC premier prix, mais dommage que MSI ne propose pas une alternative un peu plus étoffée pour laisser plus de choix à ses clients.

Hardware Magazine 63


Analyses et choix de la rédaction Si elle ne fait pas des miracles, la nouvelle APU d’AMD se révèle plus intéressante que la rumeur ne le laissait supposer. Un poil plus rapide en CPU que les Athlon II X4 qu’elle remplace – c’est d’autant plus vrai que les applications sollicitent la mémoire vive et que vous disposez de barrettes rapides –, les prestations de l’IGP sont les meilleures que nous ayons jamais vues, capable de battre certaines cartes graphiques dédiées de bas de gamme. A même de faire tourner de nombreux jeux en 1 280 x 720, certains même en 1 920 x 1 080, voilà de quoi séduire les budgets les plus modestes. Nuançons tout de même car si ce GPU est bluffant, il ne suffira pas à satisfaire la majorité des joueurs qui ne pourront se contenter des graphismes les plus moches et souhaiteront jouer, sans se poser de questions, aux futurs titres. Pour le home cinéma par contre, c’est parfait. Mais alors, est-ce réaliste financièrement ? Un choix rationnel peut-il s’orienter vers la plateforme Lynx avec Llano plutôt que Sandy Bridge ? Voici quelques cas de figure.

1er prix Pour créer le PC le moins cher possible, Llano est trop cher. Un Athlon II X2 250 (3 GHz) à 50 € couplé à une carte mère AMD 880 ou 890GX, comme l’Asus M4A79XTDEVO à 85 €, est une solution sensiblement plus abordable. Le couple CPU/GPU/carte mère se contente de 135 €, alors qu’une plateforme Llano basée sur l’A6-3650 et la carte mère Asus F1A75-V PRO d’équipement comparable coûte pour l’instant 220 €. Même Sandy Bridge peut être moins coûteux en combinant un Pentium G620 à 60 € à une carte mère H67 comme la MSI H67MA-E45 à 95 €. Coût total, 155 €, la solution idéale qui explose l’Athlon II X2 tant en CPU qu’en GPU.

Bureautique Pour une machine bureautique, Llano ne trouve pas non plus sa place, ce n’est pas

la solution idéale du moins. Les prestations du GPU n’étant pas d’un grand intérêt et les quatre cores n’étant que trop rarement exploités, mieux vaut s’offrir un bon dual core avec HyperThreading comme le Core i3-2100 dont le prix de vente a chuté à 100  €. Régulièrement plus performant que l’A8-3850 dans les jeux, il est quasiment partout plus rapide qu’un A6-3650, pour quelques euros de moins.

Photo, vidéo, création Dès que l’on parle de tirer dans les quatre cores, en revanche, Llano prend sa revanche sur le Core i3. Si vous n’avez pas les moyens de vous offrir un CPU plus puissant comme le Core i5, voire un hexacore comme le Phenom II X6, Llano est une solution qui offre de l’intérêt. Concurrencé en interne par l’Athlon II X4 (moins cher, le 645 à 3,1 GHz est à 85 €) et le Phenom II X4 (le 955 à 3,2 GHz ne coûte plus que 125  €), il conserve l’avantage du GPU. Choisir la plateforme AM3+ avec un Phenom II est une solution plus pérenne en termes d’upgrade, à condition de posséder une carte graphique dédiée.

Jeux à petit prix Si le joueur vise idéalement un Core i5 ou un Core i7, les budgets plus modestes se poseront la question à propos de Llano. Ici, il ne se révèle pas très intéressant car les jeux exploitant assez mal le quad core s’en sortent mieux sur les Core i3 (dual core/quatre threads). Au même prix qu’un A8-3850, le Core i3-2120 avec ses 3,3 GHz est toujours devant, c’est également le cas des Phenom II X4 qui gagnent aussi sur le plan de la fréquence.

Home cinéma Eh oui ! C’est l’usage idéal pour ce processeur, son seul défaut par rapport au Pentium G ou au Core i3 étant qu’il chauffe un poil plus. Assez sobre tout de même et notamment au repos, l’A6-3650 est idéal pour un PC de salon et son IGP est le meilleur qui soit. La différence de puissance entre l’IGP de l’A6 par rapport à celui de l’A8 n’a d’importance que si vous envisagez de lancer quelques jeux.

Un processeur Llano sans son heatspreader.

64 Hardware Magazine

Llano trouve donc sa place dans un PC de salon ou une machine de création pour les budgets modestes. Dans ce second scénario, n’hésitez pas à dépenser quelques euros de plus dans la mémoire vive pour maximiser les performances ; pas besoin de lâcher une fortune, ça serait illogique sur une plateforme d’entrée de gamme, mais nous


DOSSIER Llano

trouvons désormais de la DDR3-1600 C7 à un prix tout à fait abordable, comptez environ 50 € pour 4 Go. Il faut néanmoins garder en tête que la plateforme et ce socket FM1 ne risquent pas d’avoir un avenir aussi radieux que le nouvel AM3+. Acheter une carte mère

AM3+, à peine plus chère, et un Phenom II X4 au prix de l’A8 vous prive de l’IGP, mais si vous envisagez une carte graphique PCIExpress, vous aurez plus de puissance CPU et la liberté d’upgrader vers les CPU d’architecture Bulldozer qui sortent à la rentrée.

Pour les personnes qui utilisent encore un vieux Core 2 Duo, l’upgrade vers Llano est à considérer, en suivant les recommandations précédentes. Pour les Core 2 Quad, l’écart de performances n’est pas suffisant, il faut carrément sauter au Core i5.

AMD Dual Graphics AMD ressort l’Hybride CrossFire des placards en permettant de cumuler les performances de l’IGP des A6/A8 avec une carte graphique externe. Plus souple qu’avant, il n’y a pas besoin que les GPU soient pile de la même famille. Toutefois, c’est sans grand intérêt vu les prestations proposées, bien que les gains de performances soient mesurables. A noter que les performances sont meilleures (de 5 à 25 %) en branchant l’écran sur la carte graphique plutôt que sur l’IGP, mais la procédure actuelle est bien compliquée ! Il faut brancher l’écran sur la carte mère, activer Dual Graphics dans le BIOS, installer les pilotes et activer le CrossFire, ensuite, rebooter, désactiver le CrossFire et éteindre le PC. A ce moment, il faut brancher l’écran sur la carte graphique, démarrer le PC (l’affichage n’arrive que sous Windows, pas de BIOS visible), activer CrossFire et rebooter, c’est enfin bon ! Si vous voulez rentrer dans le BIOS, il faut changer l’écran de prise. Vite AMD, il faut améliorer tout ça !

Marque

Asrock

Asus

Gigabyte

MSI

Modèle

A75 Extreme6

F1A75-V PRO

A75M-UD2H

A75MA-G55

Chipset

AMD A75

AMD A75

AMD A75

AMD A75

PCI-Express 2.0

3* 16X (8/8/4) + 1* 1X

2* 16X (16/4) + 2* 1X

2* 16X (16/4) + 1* 1X

2* 16X (16/4) + 1* 1X

PCI

3

3

1

1

SATA 6 Gb/s

8 (dont 2 via contrôleur AS Media ASM1042)

7 (dont 1 via contrôleur AS Media ASM1042)

5

6

SATA 3 Gb/s

0

0

0

0

eSATA

1 (partagé avec un SATA 6)

1

1

0

Réseau

1* Gigabit Ethernet

1* Gigabit Ethernet

1* Gigabit Ethernet

1* Gigabit Ethernet

Carte son

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC892)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC887)

Sortie(s) audio numérique(s)

Optique

Optique

Optique

0

USB 3.0

6 (dont 2 via prise interne)

6 (dont 2 via prise interne)

4 (dont 2 via prise interne)

4 (dont 2 via prise interne)

USB 2.0

8 (dont 6 via prises internes)

10 (dont 8 via prises internes)

8 (dont 4 via prises internes)

8 (dont 2 via prises internes)

Firewire

2 (dont 1 prise interne)

0

1 (via prise interne)

0

Prise(s) pour ventilo(s)

5 (dont 1 PWM)

4 (dont 3 PWM)

2 (dont 2 PWM)

3 (dont 2 PWM)

Sorties vidéo

VGA, DVI dual link, HDMI

VGA, DVI single link, Display Port, HDMI

VGA, DVI dual link, Display Port, HDMI

VGA, DVI dual link, HDMI

Divers

Boutons (power, reset, clear CMOS), afficheur de diag, BIOS UEFI

BIOS UEFI

Prix

145 euros

110 euros

BIOS UEFI (sans interface ClickBIOS) 105 euros

85 euros

Hardware Magazine 65


L’IBM PC

dans

Né en 1981, le tout premier Personal Computer est à l’origine de nos bécanes multi gigahertz !

tous ses

états

IBM PC, XT, AT, ça vous rappelle quelque chose ? Ces pionniers, et les nombreux clones qui ont suivi malgré IBM, ont réussi au fil du temps à s’imposer, mettant fin à la guerre des micros. Retour sur des débuts hors de prix, à l’époque où le PC se contentait de 5 MHz et de disquettes 5,25’’. Thomas Olivaux

RETROCOMPUTING 66 Hardware Magazine


Le processeur Intel 8088, pas encore en socket, surplombe le socket vide pour le coprocesseur 8087 optionnel.

IBM 5150, la base

Pour la majorité d’entre nous, le 12 août 1981 ne sonne pas comme une date importante dans l’histoire de la micro. C’est pourtant le début d’une épopée incroyable lancée par IBM (malgré lui, nous allons y revenir), le mois où le géant américain a sorti son tout premier Personal Computer, l’IBM PC 5150. Rappelons qu’à l’époque, la microinformatique, apparue au milieu des années 70 grâce à l’explosion des semi-conducteurs, n’a donc que quelques années. L’informatique, sérieuse, professionnelle, utilise encore des mini-ordinateurs, complexes, coûteux, utilisés uniquement par des experts, tels que les PDP de DEC, les PDS de Bull ou les System i d’IBM. Ils concurrencent les ordinateurs centraux ou mainframes encore plus lourds et rares. Les ordinateurs personnels sont encore des jouets pour bricoleurs dont les usages concrets restent à inventer. En ce temps-là, chaque marque défend son produit, chaque ordinateur n’est compatible qu’avec lui-même. Alors que les plus fortunés se font plaisir avec des Commodore PET, des Radio Shack TRS et surtout des Apple II (ancêtre du Macintosh), les autres se contentent de machines plus modestes comme les Sinclair ZX80 et ZX81, les Atari 400/800 (ancêtres du populaire 800XL) ou, peu vendu en Europe, le Commodore VIC20 (ancêtre du célèbre C64). C’est dans ce brouhaha de machines, avec autant de systèmes d’exploitation, autant de basics et autant de produits incompatibles d’une machine à l’autre qu’IBM sort donc le PC, un micro plus puissant que les autres… mais aussi beaucoup plus cher. En 1981, le ZX81 coûte 490 F (en kit à monter) et un Apple II Plus avec 48 ko se vend environ 1 000 $. L’IBM PC de base (un seul lecteur de disquettes, aucun disque dur, 64 ko de RAM, sans écran) vaut déjà 1 565 $. Pour une vraie belle plateforme, avec deux lecteurs, écran et une imprimante, on dépasse allègrement les 3 000 $, l’équivalent de 7 000 € d’aujourd’hui, le prix d’une petite voiture ! Ce genre de tarifs limite l’installation des premiers PC dans les entreprises d’une certaine taille, les particuliers et même les PME n’ayant guère les moyens de se les offrir. De toute façon, en France, il n’est arrivé qu’en janvier 1983. La question que l’on peut se poser est pourquoi choisir un IBM PC ? En quoi était-il supérieur aux autres machines ? Son matériel un peu plus puissant, combiné à un stockage performant pour l’époque et un système d’exploitation efficace et des programmes adaptés aux entreprises (traitement de texte, premiers tableurs, rappelez-vous WordPerfect, Write, Word, Multiplan, Lotus 123, Ashton Tate DBase, etc.) l’ont rendu attractif pour les pros. Mais IBM n’avait pas prévu que d’autres sociétés, envieuses du succès commercial de ces ordinateurs, fabriquent des clones 100 % fonctionnels du PC : le début de la démocratisation et de la standardisation. Mais chaque chose en son temps, pour commencer, de quoi est fait un IBM PC ?

En cette époque 100% asiatique, qui se souvient qu’IBM fabriquait ses PC aux USA et en Europe ?

Le tout premier PC porte le nom poétique de 5150. Dans un boîtier desktop beige très robuste, châssis et couvercle tout en métal (pas de doute : le cours du métal était clairement inférieur il y a 30 ans) et façade en plastique (le seul plastique qui n’a pas jauni, allez dire ça aux Atari ST et Amiga plus jeunes de quelques années !), le PC renferme une électronique à la fois simple et novatrice. La carte mère, d’une simplicité incroyable pour nos yeux de 2011, embarque un processeur, un emplacement pour un coprocesseur (unité rarement utilisée, destinée à améliorer les calculs en virgule flottante), un contrôleur clavier, la RAM et son contrôleur, ainsi que cinq ports d’extension. Ce dernier point est un détail très important, car c’est précisément la présence de ports standardisés, permettant à divers fabricants de fabriquer des cartes optionnelles, qui a contribué au succès du PC, faisant de lui un appareil universel. Au début des années 80, sur les nombreux micros qui se disputent le marché, seuls l’Apple II et le PC bénéficient de cette faculté d’extension interne et performante. Employés pendant plus de 10 ans, ces ports utilisent le bus de communication ISA (Industry Standard Architecture) 8 bits, bus cadencé à 4,77 MHz pour des débits en Mo/s similaires. Les caractéristiques du bus ISA découlent immédiatement du CPU utilisé dans l’IBM PC : l’Intel 8088. Le 8088 est un CPU 16 bits, dont le bus de communication a été ramené à 8 bits pour simplifier le design des cartes mères et réduire les coûts (contrairement au 8086 qui est un vrai CPU 100 % 16 bits). Il tourne à 4,77 MHz et peut adresser jusqu’à 1 Mo de RAM. Sachant que les machines du moment utilisent de 4 à 64 ko de mémoire, 1 Mo semble plus que suffisant pour l’avenir ! La carte mère des tout premiers PC 5150 peut accueillir, sous la forme de nombreuses puces réparties en quatre banques, de 16 à 64 ko de mémoire. Une révision améliorée de la carte mère sortie en 1983 prend de 64 à 256 ko de mémoire. Une inscription avec ces valeurs sur le bord de la carte mère permet de l’identifier. Pour installer plus de RAM, outre un imposant portefeuille, il fallait passer par une carte d’extension mémoire branchée sur un des ports ISA ! Deux de ces fameux ports ISA sont déjà utilisés de base, l’un accueillant une carte graphique (monochrome de série, couleur CGA 320 x 200, 16 couleurs avec 16 ko de mémoire en option) et l’autre une carte contrôleur pour lecteurs de disquettes. Il est délirant d’imaginer que cette fonction requiert une carte pleine de composants, fonction qui (lorsqu’elle existe encore) occupe 2  % des transistors d’un composant de quelques millimètres carrés sur les cartes mères actuelles. Mais après tout, ce n’est pas plus surprenant que de compter le nombre de puces nécessaires pour obtenir quelques kilooctets de mémoire. En plus de son électronique, l’IBM 5150 embarque une alimentation de 63,5 W (!) et un ou deux lecteurs de disquettes 5,25’’. Rapidement upgradés par des lecteurs compatibles avec les disquettes de 360 ko, les tout premiers modèles se contentaient de lecteurs 160ko. Il faut s’imaginer le luxe que représentaient des disquettes de 360 ko à une époque où la majorité des micros se contentaient de lecteurs de cassettes. Une disquette vierge était aussi coûteuse qu’un disque Blu-Ray vierge aujourd’hui. Les 5150 avaient souvent deux lecteurs de disquettes, le premier servant à lancer l’OS et ses logiciels, le second à sauvegarder son travail. En complément de l’unité centrale, le PC était livré avec un clavier mécanique ultrarobuste (plus de 5 kg le clavier !), le type F avec seulement dix touches de fonction, placées à gauche. Très bruyant, ce dernier utilise une prise DIN ronde ancêtre du PS/2. Bien que la carte graphique monochrome possède une prise composite pour un affichage (immonde) sur un téléviseur, la majorité des PC ont été branchés sur un écran IBM 5151 11’’ célèbre pour sa couleur vert phosphorescent. Les chanceux utilisateurs de PC avec carte graphique CGA utilisaient l’écran IBM 5153 ou tout modèle compatible, bien qu’ils ne soient pas encore très nombreux. Rhaaa, ça c’est du bouton power !

Hardware Magazine 67


RETROCOMPUTING

Le XT passe au clavier type M. Un bonheur à utiliser, même 30 ans plus tard.

PC XT 5160, le disque dur débarque Tandis que le PC n’est quasiment vendu qu’aux EtatsUnis, IBM sort en 1983 sa première évolution, l’IBM PC XT (eXtended Technology), un modèle qui a connu bien plus de succès. Connu sous le nom d’IBM 5160, le XT est

Le PC XT vu de l’intérieur, avec l’imposant disque dur de 10 Mo, en deux slots 5,25’’.

physiquement identique au 5150. A part le badge en façade, seuls les fans savent les différencier en observant la couleur de l’alimentation (gris métal 130 W et non plus noire 63,5 W), la disparition de la prise pour lecteurs de cassettes à côté de la prise clavier et le nombre de slots d’extension qui grimpe de 5 à 8. Electroniquement parlant, le XT est quasiment identique au premier PC, au nombre de ports ISA près. La différence fondamentale réside dans la présence, en standard, d’un disque dur. C’est le premier micro-ordinateur au monde qui a proposé une telle solution de stockage, révolutionnaire alors dans la micro, qui n’a pas arrangé le problème du prix de vente. Le PC XT de base était muni d’un disque dur de 10  Mo, un modèle de 20 Mo étant proposé en option. Ces monstres ultravolumineux (5,25’’ double hauteur) et ultrabruyants sont bel et bien un luxe en ce temps-là. Le PC boote son OS seul et en quelques secondes, le rêve par rapport au boot sur disquette qui prend une vraie minute, jusqu’à ce que la disquette rende l’âme. Et comparé aux 360 ko de stockage, le simple modèle de 10 Mo était déjà 30 fois plus grand ! Fabriqués pour IBM par Seagate, ces disques durs utilisent l’interface MFM (ancêtre de l’IDE) et sont branchés sur une troisième carte fille, contrôleur MFM. Si le véritable IBM PC XT n’a lui aussi équipé que des entreprises, seules capables de débourser des milliers d’euros, ce dernier a été beaucoup cloné comme nous le verrons et s’est vendu durant de longues années comme une version abordable du PC, alors que le PC AT était déjà sorti. N’oubliant pas ses clients de la première heure, IBM a souhaité proposer le disque dur aux propriétaires d’IBM 5150. Malheureusement, l’alimentation électrique n’étant pas suffisante et la manipulation d’appareils électriques/ électroniques par le grand public inconcevable en ce temps-là, IBM a dû proposer le disque dur comme une extension externe reliée au PC par une carte contrôleur à rajouter dans ce dernier. Très peu vendue à l’époque, cette unité d’extension 5161 qui reprend exactement l’esthétique du boîtier principal (autorisant un total de deux lecteurs de disquettes dans le PC et deux disques durs dans l’extension) est une vraie rareté que s’arrachent les collectionneurs.

PC AT 5170, un nouveau standard Dès 1984, on n’arrête pas le progrès, IBM continue sur sa lancée avec le PC AT (Advanced Technology),

Atari ST, Amiga, les machines pour joueurs avant le PC Si l’arrivée du PC a sonné le coup de départ de l’informatisation des entreprises (comptabilité, paye, gestion), les tarifs pratiqués étaient totalement délirants pour les particuliers. Après avoir joué sur C64 et 800XL, les joueurs et adeptes de musique (une lacune des premiers PC) ont utilisé des Atari ST et des Amiga fin 80, début 90. Ces machines hors de prix à leur lancement (8 000 F pour un ST 512 à alimentation externe en 86) deviennent vite bon marché (3 000 F pour les versions les plus vendues), elles proposaient autant de mémoire qu’un gros PC (512 ko à 1 Mo) et des graphismes aussi attrayants, l’idéal. Leurs processeurs, des Motorola de série 68000, ont rapidement été dépassés par les progrès réalisés par Intel, mais ce n’est qu’à la transition des années 90  que c’est devenu vraiment sensible et problématique. La fameuse carte son AdLib enterre la puce Paula de l’Amiga pourtant réputée. Atari et Commodore (propriétaire d’Amiga) n’ayant pas su réagir à temps, les deux marques sont finalement tombées dans l’oubli.

68 Hardware Magazine


alias 5170. S’il change quelque peu d’aspect, le PC AT constitue la première véritable évolution technologique du PC, à une époque où IBM est encore le moteur du développement. Fini le 8088, le PC AT exploite le nouveau processeur Intel 80286, un processeur 16 bits plus performant et cadencé à 6 MHz (puis 8 MHz). Avec ce dernier, la mémoire n’est plus limitée à 1 Mo, le processeur étant capable d’adresser jusqu’à 16 Mo, valeur totalement abstraite alors. Le bus ISA progresse également avec un deuxième connecteur placé à la suite du premier, c’est l’ISA 16 bits (avec rétrocompatibilité des cartes ISA 8 bits). Toujours cadencé à la fréquence CPU, il tourne donc à 6 ou 8 MHz selon les PC AT, mais son bus élargi autorise 12 à 16 Mo/s, un luxe à l’époque où les disques durs se contentaient de 1 Mo/s. Le PC AT dispose lui aussi d’un disque dur de série, le progrès technique permettant une réduction de hauteur tant du lecteur 5,25’’ que du disque dur, donnant naissance aux baies 5,25’’ que nous utilisons encore aujourd’hui. Pour l’anecdote, les premiers PC utilisent déjà des prises électriques Molex, qui n’ont pas changé en 30 ans ! Le format physique de la carte mère et l’emplacement des composants ont évolué par rapport aux précédents IBM PC. Jugée satisfaisante par les nombreuses marques fabriquant des compatibles PC, la configuration du PC AT est rapidement devenue un standard de fait, utilisé jusqu’à la fin des années 90 et l’avènement du format ATX (sous l’impulsion d’Intel cette fois-ci). Le PC AT ainsi que bon nombre de XT (à partir de 1984) ont été vendus avec le clavier type M, un clavier de légende encore très utilisé de nos jours par les adeptes du clavier mécanique qui cliquette. Totalement increvable, celui-ci dispose d’un layout encore d’actualité, aux touches Windows 95 et multimédias près. Il existe de nombreux adaptateurs pour le brancher en PS/2, mais également en USB pour les curieux. Pour plus d’informations sur les nombreuses variantes du clavier M, un achat d’occasion et des adaptateurs, la meilleure adresse : www. clickykeyboards.com. Mais il existe également des claviers mécaniques inspirés de cette légende. Notamment les Unicomp produits sur les anciennes lignes de production IBM rachetées par un ingénieur ! Un régal de toucher et de bruit pour qui aime le méca à l’ancienne.

Les débuts de Microsoft Le succès en entreprises du PC n’est pas lié qu’à son matériel, loin s’en faut. Le système d’exploitation et les logiciels proposés sont même les principaux responsables, même s’ils profitent de près ou de loin des aptitudes hardwares de la machine. Les PC IBM sont vendus avec PC-DOS (Personal Computer Disk Operating System), un système développé par la jeune société Micro-Soft (avec un tiret à l’époque) ! Cette dernière, plus connue jusqu’ici pour ses basics, a répondu à l’offre d’IBM en achetant un embryon de DOS à une autre entreprise que Bill Gates et surtout Paul Allen ont amélioré. Dès 1982, avec l’apparition de clones de PC, Microsoft commercialise MS-DOS, une version universelle de PC-DOS quasiment identique.

30 ans de progrès résumés (l’Alienware M11X surplombe le Compaq Portable II).

Le DOS a pendant longtemps imposé des limites à l’expansion des PC, notamment au niveau de la gestion mémoire. Le DOS étant développé avec le 8088 et 1 Mo maximum en tête, il a été décidé de réserver 384 ko de mémoire aux pilotes au ‘’BIOS’’ se faisait à l’époque via une disquette qui et BIOS matériels, L’accès contenait le programme de réglages ! laissant alors un maximum de 640 ko pour les programmes (la mémoire dite conventionnelle). Si c’était amplement suffisant jusqu’au milieu des années 80, c’est ensuite devenu une bride, heureusement contournée par les gestionnaires de mémoire étendue. Mais pendant très longtemps, y compris au début des années 90, alors que de plus en plus de joueurs avaient lâché leur Amiga pour un PC, les programmes conçus pour DOS ne savaient exploiter que la mémoire conventionnelle, limitée donc à 640 ko desquels il fallait retirer le chargement de divers pilotes, comme la souris ou la carte son. Lancer un jeu qui réclamait 620 ko relevait alors de l’expérience chevronnée des gourous du fichier config. sys et autoexec.bat qui savaient optimiser au mieux l’espace mémoire disponible (en déplaçant notamment en mémoire haute et en mémoire étendue la majorité des pilotes).

Merci Compaq ! En tant que fans de montage PC, le PC de marque représente souvent « le mal », le PC de mauvaise qualité à fuir tant que possible. Pourtant, au début des années 80, à l’époque où le PC assemblé n’existait pas encore, nous pouvons remercier de nombreuses marques, à commencer par Compaq, d’avoir attisé la concurrence et fait vaincre le PC face au Mac, fermé et monopolistique. Voyant le succès de l’IBM PC et le potentiel de développement de la micro, quelques anciens managers de

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RETROCOMPUTING

Le casse brique légendaire Arkanoid.

Texas Instruments créent en 1982 la société Compaq. Quelques mois plus tard, en novembre, Compaq sort son premier produit : le Compaq Portable. Reprenant le même matériel que le PC IBM 5150 et recevant l’accord de Microsoft de lui vendre un DOS identique, son plus bel exploit fut de réussir au bout d’heures de reverse engineering à cloner le BIOS du PC. Premier ordinateur qualifié de « compatible PC  », le Compaq Portable était également le premier PC transportable. Ressemblant à une valise ou machine à coudre, c’est selon, il intègre un petit écran (à tube cathodique !) et le clavier se clipse pendant le transport. Cette machine était vendue 3 000 $ écran compris, offrant les caractéristiques d’un IBM à 4 000  $, portabilité en plus. Compaq a continué à produire des compatibles PC, notamment des descendants au Portable (Portable II, Portable III) et des versions fixes (Deskpro) en réduisant constamment ses prix, vendant ainsi des dizaines

de milliers de machines capables de faire tourner les mêmes logiciels qu’IBM, de quoi agacer ce dernier qui ne pouvait pas y faire grand-chose. Les choses s’accélèrent en 1986 quand Compaq sort son Deskpro 386 : pour la première fois, le PC adopte une nouvelle génération de processeurs, une nouvelle architecture et IBM n’en est pas l’instigateur. De cette guerre et de la concurrence engendrée par les nombreuses autres marques installées sur le marché du compatible (Bull, Commodore, Compaq, Digital, Goupil, HP, Olivetti, Sanyo, Texas Instruments, Toshiba, Tulip, Xerox, Wang…), nous connaissons la fin de l’histoire : l’influence d’IBM s’est peu à peu éteinte vers la fin des années 80, malgré la sortie de nouveaux produits comme les PS/2, et dès le début des années 90, d’autres marques se sont mises à fabriquer des composants vendus au détail, l’assemblage était né ! Aujourd’hui, le terme « IBM PC compatible » n’existe plus, mais beaucoup résument le PC en « Wintel », le couple Windows et Intel, ces deux derniers étant devenus les maîtres moteurs depuis le milieu des années 90.

En pratique : l’IBM PC en 2011 Ces IBM ont beau s’appeler PC et partager quelques gènes avec nos machines actuelles, un monde les sépare tant en termes de performances que d’usages. Envie de (re)vivre l’expérience vous-même ? Même pas besoin d’émulateur, nous sommes déjà sur PC. Un simple environnement DOS (facilement reproductible sous Windows grâce à DOSbox) suffit, mais le fan de hardware ne saurait s’en contenter. eBay, Leboncoin et les autres grands sites d’annonces regorgent de vieux IBM à vendre, preuve qu’il y en a tout de même eu quelques-uns en France, même s’ils sont plus souvent datés de 1985 ou 1986 que 1981. Les prix

Recycler un IBM PC en machine moderne Quelques bricoleurs farfelus ont eu l’heureuse idée de modifier un IBM PC original en PC moderne pour un usage quotidien ! Look délire et sensations garanties, c’est un sacré travail car il n’y a aucun trou commun pour la carte mère, même s’il est possible de loger une carte microATX sans problème en gabarit. Astuce : fixez un lecteur DVD slot-in juste derrière la façade du lecteur de disquettes 5,25’’ d’origine. Les CD/DVD passent tout juste dans la fente des disquettes, l’effet est garanti ! Les plus doués démonteront leur lecteur DVD pour brancher la diode du lecteur IBM à la place afin qu’elle clignote en route dès que vous accédez au lecteur optique, c’est également possible avec la diode rouge du disque dur, que l’on peut brancher à la carte mère en allongeant quelque peu les fils. Rendez-vous sur YouTube et tapez IBM XT 5160 Retrofit pour des vidéos saisissantes.

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varient énormément selon qu’on débarrasse un lot de vieilleries presque gratuites ou que l’on achète une machine en parfait état de marche à un connaisseur. Si vous vous contentez d’une machine en monochrome, 75 € devraient suffire pour trouver un ensemble complet fonctionnel, c’est-à-dire unité centrale, écran et clavier. Assurez-vous que ce dernier est en bon état, car le PC 5150 ne peut pas utiliser les claviers plus récents, bien que la prise soit identique ! Et si l’idée d’une machine sans disque dur vous effraie trop, les PC XT coûtent à peu près le même prix. La difficulté étant de trouver un modèle avec disque dur encore en état. Précisons qu’il est important d’acheter l’écran d’époque, car la prise n’est pas la même qu’en VGA (elle a le même look, mais il y a moins de broches) et vous ne pourrez donc pas brancher un écran actuel. Autre solution, trouver une vieille carte VGA en ISA 8 bits, mais c’est quasiment impossible. Ne cherchez pas un petit bouton-poussoir en façade, le démarrage de l’IBM PC s’effectue en basculant un gros bouton rouge à même l’alimentation, sur le côté droit. Un bouton viril, dur, qui fait clac et qu’on rêverait d’intégrer à un boîtier moderne. Dans un léger bruit de ventilation (il n’y a qu’un seul ventilateur, dans l’alimentation), la machine démarre, démarrage confirmé par l’allumage de l’écran (branché électriquement sur la même alimentation que l’unité centrale) et le flash des diodes du clavier. En guide de BIOS, une seule ligne : le décompte mémoire. Par bloc de 8 ko, celle-ci est lentement testée au point qu’un PC équipé de 512 ko ne réclame pas loin d’une minute pour passer cette étape ! Puis le lecteur de disquettes se met à chanter, le DOS affichant alors diverses informations. Une pause vers la fin du démarrage invite à saisir la date et l’heure : eh oui, le PC ne dispose pas de pile et ne conserve donc pas l’heure lorsqu’il est éteint ! Enfin, environ 2 minutes après le démarrage initial, c’est terminé, l’invite de commandes pointe sur A: et réclame du boulot. Mais que faire ? Pas de disque dur, pas d’Internet, même pas de souris en fait… par où commencer ? Retrouver de bons vieux jeux sur Internet, quoi de plus excitant ? Et grâce aux sites d’abandonwares, rien de plus facile. Sur un PC moderne, un tour rapide sur Abandonware France (www.abandonware-france.org) permet de récupérer de nombreux jeux mythiques des années 80. Comment savoir s’ils tournent sur un vieil IBM ? Regardez en premier l’année. S’ils sont d’avant 1988, il y a de grandes chances qu’ils tournent sans problème sur un 5150 ou un 5160. Au pire, ils réclament un PC AT. Même si la mémoire et le CPU comptent à partir de la fin des années 80, le critère principal est surtout le mode vidéo. Le jeu que vous convoitez doit être compatible avec le mode de votre écran. Par exemple, les jeux EGA ou VGA ne sauraient tourner sur un IBM équipé d’une carte monochrome ou CGA. Il n’était pas rare, à cette époque, d’avoir plusieurs exécutables, un par type d’affichage. Mais comment le transférer sur le vieux PC ? Pas en réseau, c’est sûr. Une clé USB ? Encore moins ! Brancher le disque dur de l’IBM dans le PC moderne ? Pas en MFM, hélas. La solution réside dans l’achat d’un vieux lecteur de disquettes 5,25’’ et de quelques disquettes d’occasion pour le brancher sur un PC récent (attention, les cartes mères les plus modernes

Le tout premier Windows, pas franchement une réussite.

Le réseau TCP-IP sur un PC 30 ans d’âge, c’est possible !

n’ont plus de contrôleur de lecteur de disquettes). Une astuce, plus pratique, consiste à bricoler avec un lecteur de disquettes 3,5’’. Plus répandus (les disquettes existent encore en neuf notamment), ces derniers sont compatibles avec le contrôleur de disquette des tout premiers si vous formatez les disquettes 3,5’’ en SD (720 ko) et non en HD (1,44 Mo). Ce n’est pas très beau, puisqu’il faut garder l’IBM ouvert avec le lecteur qui pendouille, à vous de choisir. Si vous optez pour les disquettes, le site Web www.floppydisk. com vend encore du neuf en quantité, notamment en 5,25’’, disquettes qui ont disparu des grandes enseignes il y a déjà de nombreuses années.

Disque dur grippé ! Nous avons également tenté l’expérience du XT, trop intrigué par l’idée d’utiliser un disque dur aussi âgé que nous (ou presque). Celle-ci se déroule de façon similaire… au tout premier démarrage. En effet, le vieux PC XT que nous avons récupéré n’ayant pas démarré depuis plus de 10 ans, le disque dur n’a même pas bronché au premier démarrage, les plateaux étant légèrement oxydés. Mais au second démarrage, celuici est finalement sorti de sa torpeur et s’est élancé dans un vacarme auquel nous ne sommes plus habitué à part dans le métro parisien, la sonorité stridente et la lenteur au démarrage rappelant quelque peu le bruit de fonctionnement d’une vieille rame RATP. Après quelques minutes d’utilisation, c’est intenable : bravo à tous les opérateurs et secrétaires des années 80 qui ont dû supporter ça des journées entières, un vrai supplice. Toujours est-il que pour booter le DOS et charger des jeux, c’est dix fois plus rapide qu’avec le lecteur de disquettes ! A nous Arkanoid, Ultima II, Galaxian ou Pole Position ! Nous avons même tenté le fameux Prince of Persia, un des jeux qui a véritablement lancé le PC dans l’univers ludique à la fin des années 90 avec d’autres légendes comme Indy 500, mais s’il existe un mode graphique compatible, le bon vieux 8088 montre ses limites, ça rame complètement. Dommage, la musique si grossièrement exécutée par le petit buzzer (pas de carte son !) est terrible. Envie d’aller sur le Net ou au moins en réseau avec votre IBM ? C’est tout à fait possible ! La difficulté consiste à trouver une carte réseau. En ISA 16 bits, il y en a plein, mais le port 16 bits n’existe qu’à partir du PC AT. En 8 bits, elles sont beaucoup plus rares et quasiment aucune n’existe en prise RJ-45. Si vous parvenez malgré tout à trouver une carte réseau ISA 8 bits en BNC (il existe des switchs et des adaptateurs BNC vers RJ-45) avec un pilote DOS, vous êtes sauvé. L’installation sur le disque dur d’un DOS moderne (MS-DOS 6.22, l’ultime vrai DOS de 1994, avant Windows 95) et du pack MS Network Client pour MS-DOS qui ajoute le support du protocole TCP-IP permet ce genre de chose. Après quelques heures de configuration pour que tout fonctionne bien, nous sommes même parvenu à échanger des données entre le vieux PC sous MS-DOS 6.22 et un PC sous Windows 7 64 bits ! Les débits sont ridicules (quelques kilooctets par seconde, limités par la puissance du CPU), mais c’est tellement classe et plus pratique que les disquettes ! Quant à Internet, surfer sur le Web est trop exigeant pour pareil hardware, mais il reste possible de chatter sur IRC ou d’échanger des fichiers à distance via FTP !

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Sélection Software Manuel da Costa

Protégez votre PC d’un seul geste Compatible avec Windows XP, Ser ver 2003/2008, Vista et 7, Predator (www. montpellier-informatique.com/predator) est un logiciel de sécurité gratuit développé par un Français, Richard Goutorbe. Une fois installé, commencez par définir dans la fenêtre Préférences qui s’affiche, un mot de passe suffisamment complexe pour ne pas être cracké facilement. Puis désactivez la fonction Autorun (exécution automatique de cer tains programmes lors de l’insertion de périphériques amovibles (clé USB, disquette, CD/DVD, etc.)) et activez le lancement automatique du logiciel lors du démarrage Windows, avant de créer votre dispositif de contrôle une fois votre clé USB insérée. Refermez ensuite votre fenêtre Préférences afin que Predator passe en mode surveillance. Vous pourrez alor s bloquer l’accès à votre PC en cas d’absence, en retirant votre clé USB. Ce qui aura pour effet de cacher votre bureau en assombrissant l’écran, mais aussi de désactiver le gestionnaire de tâches Windows, le clavier et la souris. Tous les événements liés aux tentatives d’intrusion sont alors inscrits dans le fichier journal (redémarrage système, arrêt, alertes) et vous ne pourrez reprendre le contrôle de votre système qu’en insérant votre clé USB Predator. Notez qu’en cas de per te de votre clé, la saisie du mot de passe Predator vous permettra de débloquer votre session, afin de créer un nouveau dispositif de contrôle.

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Sauvegardez le code d’activation de Windows 7 Comme vous le savez sans doute, l’installation de Windows Vista/7 s’accompagne obligatoirement de la procédure WPA ou Windows Product Activation qui per met tout simplement d’authentifier la validité de votre licence. Pour cela, le système analyse la par tie hardware de votre système (car te graphique, adaptateur SCSI/ IDE, contrôleur réseau et adresse MAC,

processeur et disques durs suivis de leurs numéros de série respectifs) et génère un code d’authentification qui sera transmis via Inter net aux ser veur s de Microsoft ou par vos soins dans le cas d’une activation par téléphone. Si le code qui est enregistré sur le disque dur système est correct, votre copie de Windows est alors validée. Si vous souhaitez réinstaller Windows 7 sans être contraint d’authentifier à nouveau votre copie, il est possible de sauvegarder/restaurer le code d’authentification par l’intermédiaire du logiciel 7Tokens Manager que vous pourrez télécharger sur les forums de My Digital Life (http://for ums.mydigitallife.info). L’utilisation du logiciel, qui ne nécessite aucune installation, est très simple puisqu’il suffit d’exécuter le programme, de laisser les trois options présélectionnées par défaut et de cliquer sur le bouton Backup. Les fichiers seront alors sauvegardés dans le réper toire de 7Tokens Manager. Une fois Windows 7 réinstallé, vous n’aurez p l u s q u ’ à e x é c u t e r 7 To ke n s M a n a g e r afin de restaurer les fichier s d’activation Windows. Les utilisateurs de Windows Vista devront, quant à eux, se tour ner ver s le logiciel ABR - Activation Backup and Restore (http://directedge.us).


Surveillez les performances de votre voiture avec Android OBD2, acronyme d’On Board Diagnostics 2e version, est un système d’autodiagnostic embarqué dans la plupart des véhicules récents (à partir de l’année 2000) ayant accès aux différents capteurs (vitesse, pression et niveau d’huile, performances moteur, etc.), en plus d’être capable d’alerter le conducteur d’un éventuel problème. Mais aussi d’enregistrer les dysfonctionnements significatifs sous la forme de codes de défauts exploitables par les constructeurs. Que diriez-vous si vous pouviez accéder à ces données via votre smartphone Android ? Il suffit pour cela d’acquérir un adaptateur OBD2/Bluetooth ou Wi-Fi (OBDLink Scan Tool, PLX Kiwi, OBD key, etc.), accompagné de l’application Torque (http://torquebhp.com). Vous ne risquerez ainsi plus de vous faire entourlouper par votre concessionnaire mais vous pourrez surtout monitorer les performances de votre voiture. Notez que les utilisateurs iPhone pourront, quant à eux, se tourner vers l’application FUZZYCar, alors que les utilisateurs Windows pourront se tourner vers les adaptateurs OBD (www.scantool.net) qui sont parmi les meilleurs du marché, en plus d’offrir un logiciel compatible Windows.

Le digne successeur de Dial-a-Fix Crisis Aversion Tool (http://sourceforge.net/projects/crisistool) est un logiciel open source léger, portable et indispensable puisqu’il permet de résoudre les problèmes de connexion Internet les plus courants. Après une infection par un virus, un malware, ou un cheval de Troie, mais aussi après la désinstallation d’une application ayant entraîné des conflits ou des dysfonctionnements dans votre base des registres Windows, le logiciel est capable de restaurer le protocole TCP/IP, de résoudre les problèmes DNS, de restaurer Windows Installer et Windows Update, de réparer le service de cr yptographie SSL/HTTPS ou encore de réparer Internet Explorer. Notez une alternative, Complete Internet Repair (www. rizonesoft.com).

Boostez votre moteur de recherche Avec des résultats qui s’affichent au fur et à mesure de votre saisie, qui sont classés par catégories et qui contiennent des extraits de texte et des mots clés mis en surbrillance pour faciliter la recherche, Windows Search est aujourd’hui un moteur de recherche performant et agréable à utiliser. D’autant plus qu’il permet d’effectuer des recherches sur plusieurs emplacements (disques durs externes, réseau, bibliothèques, etc.), en plus d’affiner les recherches. InSight2 (www. insightdesktopsearch.com) va néanmoins plus loin puisqu’il est, pour commencer, plus rapide. Tant pour la recherche que pour l’indexation de vos disques. InSight supporte à la manière de Google, les opérateurs -, and, or et @ permettant d’effectuer des requêtes plus pertinentes, sans passer par une fenêtre de recherche avancée. Le logiciel supporte aussi les métadonnées et intègre un lecteur multimédia capable d’afficher les informations liées au morceau survolé par le curseur de votre souris (artiste, genre, album, etc.), une visionneuse sous forme de vignettes pour les images, la recherche directe sur Wikipédia, sur Outlook et permet de créer des raccourcis vers vos applications, sites Web et répertoires favoris.

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Par Manuel DA COSTA

Geekitude Les films et les livres en plus… pour les USA

Une vraie machine à écrire… l’USB en plus

Android continue d’avancer… et de peaufiner son Android Market. On aura bien compris que c’est là le nerf de la guerre face à la corne d’abondance iTunes. Et aux USA, l’Android Market nouvelle mouture a de quoi plaire puisque ce sont désormais des films et des livres que l’on pourra louer directement chez Google. Les prix commenceront à 1,99 $ et l’on pourra regarder en ligne immédiatement, ou télécharger et regarder plus tard, hors connexion. Dans ce cas, on dispose de 30 jours pour déclencher la lecture et de 24 h pour la finir. Pour en profiter, il suffira d’avoir un téléphone tournant sous Android 2.2 ou ultérieur. L’ergonomie d’Android Market a également été corrigée et la navigation par onglets en est plus facile et plus rapide, assure Google. Super. Bonne nouvelle, pour les Américains… du moins pour l’instant (en espérant que le service puisse arriver jusque chez nous dans les mêmes zones de prix, ce serait bien). Mais avant de s’emballer, on aimerait en savoir un peu plus sur les résolutions des films proposés. Regarder un film sur un smartphone, même en qHD sur un écran de 540 x 960, ce n’est pas tout à fait pareil que de le visualiser sur une tablette 10’’ « HD ready » en 1 280 x 800. Et les pages d’exemples de Google semblent muettes à ce sujet.

Il suffit d’avoir un ordinateur doté d’un port USB. Même une tablette fait l’affaire pour utiliser une bonne vieille machine à écrire bruyante à souhait et avec son retour chariot s’il vous plaît. Sauf que l’antique machine est ici dotée d’une interface USB, vous l’aurez compris. Ce qui ne l’empêche pas de quand même pouvoir fonctionner avec du papier. Si, si, pour taper des courriers comme nos parents le faisaient dans leur jeunesse. Techniquement parlant, c’est une vraie machine, munie d’une carte senseur faisant toute sa largeur et sur laquelle chaque bras vient faire contact lorsqu’il est activé. Le tout est ensuite converti en signal et transite via une interface USB. C’est simple et efficace.

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L’acheter ? Non… la monter soi-même plutôt. Vous trouverez sur www.usbtypewriter.com un gros tutoriel expliquant comment faire pour réaliser votre machine, de la découpe de la carte sensorielle à la soudure des contacts et au calibrage de l’ensemble. Le kit contenant toutes les pièces électroniques est vendu en ligne 74 $. Le plus difficile étant de trouver la machine. Vous pouvez également, sur le même site, en acheter une déjà montée. Mais en clavier US et pour plus de 700 $. Autant revoir son manuel de soudure et transpirer un peu !


GEEKITUDE

Tablettes : parés à (encore) tout changer ? C’était un secret de polichinelle. La rentrée prochaine sera l’occasion de grands bouleversements dans le monde de la tablette. Le premier à ouvrir le feu sera Apple qui a déjà tout planifié et dont les sous-traitants tournent déjà à plein régime pour livrer plusieurs millions d’iPhone 5. Digitimes a déjà évoqué 15 millions d’unités pour Pegatron (donc Asus), auxquelles il faudra ajouter celles certainement passées à Foxconn. Septembre sera inondé d’iPhone 5. C’est certain. A cela, il faudra rajouter un passage en iOS 5 prévu depuis quelques semaines déjà. Pour finir sur l’iPhone, si on en sait relativement peu, on imagine sans peine qu’il tournera sur un SoC A5 similaire à celui équipant les iPad 2 actuels. Ce qui ferait revenir l’iPhone dans la course face à des modèles Android ayant déjà sauté le cap du dual core, comme le HTC Sensation.

iPad 3 full HD iPhone 5, oui, mais aussi iPad 3 sur lequel on commence à en savoir un peu plus grâce à quelques fuites. La première nouvelle concerne la dalle LCD. Cette dernière est l’un des talons d’Achille de l’iPad actuel. On est, en effet, loin du « retina » et lorsque l’on regarde des photos, on est très vite limité par la définition rudimentaire de la dalle actuelle et ses 1 024 x 768 points. L’iPad 3 sera a priori équipé d’une dalle bien meilleure. Les fuites (assez crédibles) proches des constructeurs, parlent de 250 dpi, ce qui est pas mal si on considère que l’actuel iPad 2 est en 132 dpi. On doublerait presque la définition. Un peu de mathématiques pour trouver le pot aux roses : on se dirigerait vers une dalle de 9,1’’, full HD. Sacré changement et vrai bond en avant. Pour accompagner cette dalle, il faudra pas mal de puissance. L’A5 actuel peut-il s’en charger ? Vraisemblablement pas. On imagine mal Apple se priver de haute définition sur un iPad, alors que le « retina » a été l’argument phare de l’iPhone 4.

Mystères autour de l’A6 Ce rôle sera certainement dévolu au SoC A6 sur lequel Apple travaille. Quelle sera son architecture ? Mystère. Le quad core pour la partie CPU semble plus que probable. Quid de la partie graphique ? Mystère, mais si le but est d’alimenter une dalle full HD, elle sera certainement costaude. Ce SoC sera d’ailleurs l’enjeu de pas mal de spéculations, car les batailles juridiques menées par Apple un peu partout dans le monde (pour la Pomme, une bataille se gagne par tous les moyens et les tribunaux en sont un comme un autre) le poussent à changer de fondeur attitré. Adieu Samsung et bonjour TSMC, le fondeur taïwanais habitué à travailler sur des produits pointus pour les GPU AMD et nVidia. Pas toujours avec succès (comme le ratage des premiers 40 nm pour nVidia). Mais TSMC n’est pas un débutant et il se dit que c’est le procédé 28 nm du Taïwanais qui intéresserait Apple. Mais que Samsung maîtrise aussi déjà puisqu’il a fait la démonstration de gravures en 20 nm. Mais entre démonstration et production industrielle, il y a parfois un fossé. TSMC en sait quelque chose.

c’est Tegra 3 alias Kal El. Nous avons déjà souvent abordé ce SoC prometteur. Nous en rappellerons juste les principales caractéristiques : CPU ARM Cortex A9 quad core cadencé à 1,5 GHz au maximum, GPU « 12 coeurs » (même si pour la version nVidia, la notion de coeur est plus que vague) ; le SoC sera gravé par TSMC en 40 nm et sera capable de gérer les flux vidéo 1080p en h.264. Il est donné pour être cinq fois plus rapide que les SoC Tegra 2 actuels. On voit bien que la pression monte sur Apple. Tant mieux. Le seul problème à gérer pour les fabricants de tablettes Android sera un taux de renouvellement peut-être trop rapide. Les tablettes Tegra 2 commencent juste à être disponibles en masse. Et il faudra recasser sa tirelire avant Noël. Pas facile à faire passer, surtout si l’Android Market n’adapte pas mieux son contenu aux tablettes. Chez Qualcomm aussi, on affûte les SoC quad core et la société en a récemment dit un peu plus sur Krait, son SoC « balaise » gravé en 28 nm lui aussi et prévu pour début 2012. Les puces haut de gamme (pour tablettes) seront badgées APQ8064 et embarqueront quatre coeurs CPU cadencés à 2,5 GHz au maximum et une nouvelle partie graphique, l’Adreno 320 gérant jusqu’à quatre coeurs 3D. Qualcomm parle de SoC 150 % plus performants que les modèles actuels (Snapdragon dual core couplés à un Adreno 220) et 65 % moins énergivores.

L’avenir est aux Soc Quad Cores Apple, encore et toujours. Mais il est intéressant de noter que plus le temps passe, plus l’avance technique de la Pomme fond. Et on sait depuis quelques semaines déjà que la rentrée sera aussi riche en sorties sur les tablettes Android. Et le plus attendu,

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Mango fera-t-il sortir Microsoft de l’ornière ?

Windows Phone 7 ne marche pas. 3,8 % de parts de marché… une position de challenger à laquelle Microsoft n’est guère habitué, mais de laquelle il peine à décoller dans la téléphonie mobile. L’espoir n’est pas perdu et c’est sur Mango que reposent tous les espoirs. Mango, c’est Windows Phone 7.5. Ne vous attendez pas à une révolution, mais plutôt à une série d’ajustements bien sentis et nécessaires. Comme toujours dans le mobile, les développeurs aiment la poudre aux yeux et Microsoft ne déroge pas à la règle : « 500 nouvelles fonctions ». Si on enlève les corrections de bugs, on revient déjà sur terre. C’est d’abord l’ergonomie qui est revue, avec l’intégration des flux d’information autour de l’utilisateur et non plus par application. En clair, les réseaux sociaux, les messageries, etc. tout sera présenté ensemble si le même contact est concerné. Pas besoin d’aller sur l’application Facebook pour voir ce que votre ami pense ou dit ; s’il vous a envoyé des SMS par exemple, les updates Facebook seront présentées dans le flux de messages. Les réseaux sociaux sont maintenant intégrés au carnet d’adresses. Mais revenons à des éléments plus « geeks » à terre. Mango, c’est surtout l’arrivée d’un vrai navigateur Web. Avec IE9, c’est au HTML5 et à l’accélération matérielle que s’ouvrent les smartphones Windows. Bonne nouvelle et voilà qui changera d’IE8 et de ses errements. Mais revers de la médaille, le Flash n’est toujours pas supporté. Un manque. Citons également la possibilité de recevoir les mails de plusieurs comptes dans une seule boîte de réception et encore les recherches visuelles si vous prenez une photo avec le téléphone et faites une recherche dans Bing. Enfin, le multitâche est maintenant complètement fonctionnel. Multitâche, ou plutôt multi-application qui permet de passer très facilement d’une application ouverte à l’autre. Bien vu. Mango sera disponible à la rentrée. Reste à voir quels terminaux en seront équipés et si Mango arrivera à convaincre un public « non iOS » de plus en plus acquis à Android.

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Apprenez à Exploitez pleinement dompter la lumière votre compact

A la rédaction, nous ne sommes pas seulement passionnés de hardware et de logiciels. Nous aimons également parler de sujets « décalés » comme la BD, les comics, les romans, les films ou encore la photo numérique. Parfait pour ceux qui maîtrisent encore mal un domaine aussi complexe que la photo, La Photo au flash (www. pearson.fr) détaille à travers 250 pages illustrées et ludiques, le fonctionnement d’un flash, toutes les clés pour choisir son matériel, ainsi que les règles fondamentales pour maîtriser la lumière et ainsi mieux appréhender les ombres, mixer la lumière ambiante avec un flash d’appoint manuel, ou encore contrôler, modeler et exploiter la lumière d’un flash.

Avec des caractéristiques techniques qui ne cessent d’évoluer, nous sommes peu nombreux à savoir exploiter tout le potentiel des compacts. Une lacune que Florence At corrige à travers La Photo avec un compact (www.pearson.fr) en détaillant sans jargon technique, la partie technique (balance des blancs, sensibilité ISO, résolution, vitesse d’obturation, mise au point, etc.), les règles indispensables pour réussir vos prises de vue (composition, cadrage, portrait, paysage, architecture, photo sur le vif, sport, nature, photo de nuit, etc.), sans oublier de parler du droit à l’image. Un sujet rarement abordé et pourtant très utile à l’heure où la diffusion des photos sur le Web explose.

Libérez votre créativité Light painting, redscale, sténopé, time-lapse ou encore polaroid. Des techniques qui ne vous disent sans doute pas grand-chose à moins d’être un amateur éclairé, mais qui sont détaillées dans La Boîte à idées photographique (www.pearson.fr). Un ouvrage original et accessible quel que soit votre niveau puisqu’il y est surtout question de créativité. Vous pourrez ainsi et à travers 52 projets inventifs et décalés, découvrir le monde d’un regard neuf afin de réaliser des clichés inhabituels. Excellent !


GEEKITUDE

Baston spectaculaire entre deux superhéros et deux monstres du cinéma Le Livre d’Android Avec l’arrivée du Galaxy S II de Samsung et du HTC Desire S, Android pourrait très prochainement dépasser l’iPhone en France. De quoi vous convaincre de passer à l’OS mobile de Google, d’autant plus que Le Livre d’Android (www. editionsfirst.fr) offre à travers plus de 500 pages, un tour d’horizon complet des versions 2.1 (Eclair), 2.2 (Froyo) et 2.3 (Gingerbread) de l’OS : familiarisation, prise en main, réglages avancés, customisation, astuces, applications incontournables, etc. De quoi exploiter votre smartphone à la perfection.

Publié en 2008 aux Etats-Unis, il aura fallu attendre près de 3 ans pour voir enfin débarquer aux éditions Soleil US Comics (http://soleilprod.com), le fameux prédateur extraterrestre à Gotham City (Batman vs Predator), pour un combat épique bien mis en scène graphiquement, avec un scénario simple mais prenant. Dans la même lignée et tout aussi prenant, Superman Aliens met en scène l’homme d’acier volant se retrouvant aux prises de l’espèce extraterrestre la plus effrayante de la galaxie, alors qu’il suit une piste le conduisant à sa planète natale Krypton. Un vrai régal pour les fans.

Offrez un véritable sens à vos clichés Pour ceux qui ne connaissent pas, LIFE était un légendaire magazine américain qui a su révolutionner le journalisme à travers ses nombreux photographes capables de saisir l’instant pour composer des prises de vue accrocheuses. Malgré un arrêt de la publication en 2007, LIFE perdure à travers son site Web (www.life.com) et ses publications, à l’image de La Photographie numérique selon LIFE (www.pearson.fr). Un petit chef-d’oeuvre doté d’anecdotes et abondamment illustré qui détaille de nombreux conseils rappelant qu’il est inutile de posséder un appareil ultramoderne si on est incapable d’exploiter toutes ses possibilités. Mais aussi un guide indispensable pour apprendre à interpréter et saisir l’instant pour des clichés d’une autre dimension.

Geek movie

Une comédie horrifique réalisée par Joe Lynch mettant en scène un musicien de heavy metal rejoignant, après s’être fait plaquer, un groupe de rôlistes adeptes du grandeur nature qui réveillent accidentellement les démons Heavy Metal et se transforment malgré eux en héros (http://knightsofbadassdom.com), ça vous botte ? Avec en prime, la pulpeuse Summer Glau (Serenity, Firefly, Les Chroniques de Sarah Connor), Ryan Kwanten (True Blood), Steve Zahn (Treme, une virée en enfer) et Peter Dinklage (Threshold) au casting. Un film geek qui a l’air bien alléchant et dont la première bande-annonce vient de filtrer lors du Comic Con qui s’est déroulé fin juillet à San Diego et qui a révélé de futures perles (Don’t Be Afraid of The Dark, Men in Black 3, Amazing Spider-Man, Terra Incognita, Dark Knight Rises, The Thing…).

Le Donjon de Naheulbeuk Qui ne connaît pas la célèbre saga MP3 Le Donjon de Naheulbeuk de Pen of Chaos, alias John Lang. Les mésaventures d’une bande d’antihéros aussi idiots que drôles qui sévissent sur les terres de Fangh adaptées en BD aux éditions Clair de Lune (http://editionsclairdelunebd. blogspot.com). Un huitième tome qui met en scène de façon désopilante et prenante, la troisième saison, La Couette de l’oubli. Ou comment l’elfe, l’ogre, le barbare, le nain, le ranger et la sorcière se démènent pour corriger leur bourde passée (cf. saison 2 - www.penofchaos.com) et éviter le retour de Dlul, le Dieu du sommeil et de l’ennui. Du côté des romans, la saga Naheulbeuk en est déjà à sa sixième saison, avec la publication du Conseil de Suak aux éditions Octobre (www.ed-octobre.com). De quoi découvrir des bastons inexpliquées entre les peuples de Fangh, l’Elfe qui est devenue reine du village de Folonariel dans le bois de Groinsale et le reste de la compagnie engagée par l’elfe pour entraîner ses troupes au combat, quand on sait que leurs aptitudes de guerriers sont proches du néant.

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Unity

Gnome 3

simplifiez-vous le bureau !

Alors qu’Apple et Microsoft ont choisi de ne pas trop bousculer les interfaces graphiques de Windows 7 et Mac OS X Lion, afin de ne pas dérouter les moins technophiles, les développeurs d’Ubuntu et Gnome ont, au contraire, choisi de relever un sacré défi. Unity et Gnome 3, deux environnements graphiques plus cohérents, plus intuitifs et plus jolis signent une véritable rupture avec nos habitudes. Un pari osé et un nouveau regard sur Linux… Manuel DA COSTA

Figure 2

Figure 1

T

rois années, c’est ce qu’il aura fallu aux développeurs de l’environnement de bureau le plus populaire des distributions Linux pour publier une version  3.0 complètement réécrite et en totale rupture avec la branche 2.x de Gnome. Elle risque de heurter les utilisateurs profondément ancrés dans leurs habitudes, en plus d’être attachés à la philosophie : «  Pourquoi changer alors que tout fonc-

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tionne si bien ? ». Mais avant de stigmatiser Gnome  3, découvrons ensemble les nouveautés apportées par cette nouvelle branche.

Les nouveautés majeures En plus d’introduire un nouveau thème visuellement élégant mais également un support étendu des tablettes et des pavés tactiles multipoints, Gnome 3 (www.gnome.org) inaugure, pour commencer, un tableau de bord statique placé en haut

du bureau et divisé en trois parties. A l’extrémité supérieure droite du bureau, une zone de statut donne accès à la configuration des outils d’accessibilité, aux paramètres du son, aux réglages réseau, Bluetooth y compris, à la gestion d’énergie des PC portables, ainsi qu’aux préférences utilisateur permettant de fermer la session, de mettre en veille le PC (notez que la commande d’extinction du PC n’est accessible qu’une fois la touche Alt pressée) ou encore de définir le statut de la messagerie instantanée. Au centre, une horloge qui d’un clic se transforme en calendrier synchronisé avec les agendas du client mail Evolution. Accessible depuis le coin gauche supérieur du bureau ou via la touche « Windows » ou SUPER, la vue des activités qui offre un accès rapide aux applications (figure 1), en plus de dresser par défaut un aperçu de tous les programmes en cours d’exécution organisé en mosaïque de miniatures (figure 2), un dash ou barre de lancement regroupant toutes vos applications favorites, ainsi qu’un champ en haut à droite permettant au fil de votre saisie, de trouver des fichiers, applications et raccourcis. A ce champ de recherche, viennent s’ajouter deux boutons en contrebas qui permettent de lancer des requêtes sur Google ou Wikipédia (figure 3), dont


DOSSIER configurations pratique Gnome3/unity de l’été Figure 5

Figure 3

Figure 4

les résultats sont alors affichés dans le navigateur. N’oublions pas non plus le volet surgissant placé à l’extrémité droite et dédié aux bureaux virtuels. Le glisser-déposer d’une miniature de fenêtre vers ce volet suffit, par exemple, à créer un nouveau bureau virtuel. De quoi simplifier l’organisation de votre espace de travail, en attribuant une activité (navigation Web, messagerie, traitement de texte, développement, retouche d’images, etc.) à un bureau virtuel.

tanée Empathy puisqu’il est possible de répondre à un message directement dans la notification et par conséquent, sans qu’il soit nécessaire de basculer vers l’interface d’Empathy.

La gestion des fenêtres Afin de faciliter l’organisation des fenêtres sur le bureau, Gnome 3 s’est très clairement inspiré de Windows 7. Il est ainsi possible d’étendre les fenêtres verticalement à la hauteur complète du bureau, à l’aide d’un simple mouvement de souris vers le bord gauche ou droit du bureau. Ce qui est particulièrement utile pour comparer deux documents. Un double clic sur la barre de titre d’une fenêtre ou le déplacement de cette dernière vers le bord supérieur du bureau remplira, au contraire, tout l’écran. Gnome 3 intègre également le raccourci Alt + Tab (figure 4) qui permet de basculer rapidement d’une application à l’autre, ce dernier regroupe désormais les miniatures des fenêtres par application, de la même manière que la barre de lancement rapide sous Windows 7. Ce qui est, en revanche, plus déroutant, c’est la disparition des boutons de réduction/agrandissement de la barre de titre des fenêtres. A moins de passer par le programme Gnome Tweak Tool qui permet de réactiver les boutons de réduction/agrandissement des fenêtres, mais aussi de personnaliser Gnome 3, à cause de l’absence de réglages relatifs à l’apparence, vous serez contraint d’effectuer un clic droit sur la fenêtre pour redimensionner la fenêtre à votre convenance.

Pour finir, Gnome 3 tire profit de l’accélération graphique matérielle à travers Mutter pour ses différents effets visuels. Les développeurs préconisent pour cela l’utilisation d’une carte graphique datant de moins de 5 ans, ainsi qu’un pilote prenant en charge ses capacités 3D. Gnome 3 s’est, par exemple, montré fluide et réactif avec un netbook embarquant une puce graphique Intel GMA 3150.

Unity : un air de Mac OS X Unity (http://ubuntu-fr.org), la nouvelle interface graphique d’Ubuntu 11.04 nom de code Natty Narwhal, offre sur la partie gauche du bureau un dock (figure 5) regroupant les raccourcis de lancement des applications, la fonction Workspaces (figure 6) qui n’est pas sans rappeler Spaces sous Mac OS X, puisqu’elle permet d’af-

ficher et de gérer les différents bureaux d’un seul clic, mais aussi les icônes des programmes en cours d’exécution, qui sont alors précédées par une petite flèche et jusqu’à concurrence de trois. Les flèches supplémentaires représentant les fenêtres ouvertes pour l’application. Même si ce n’est qu’une question de goût, l’ergonomie d’Unity n’est pas ce qu’il y a de plus pratique. A commencer par une navigation moins intuitive imposant davantage de clics pour naviguer et trouver l’application à lancer. Le champ de recherche (figure 7) qui permet d’afficher les résultats au fil de la saisie, permet bien sûr de trouver plus facilement les applications, à condition d’en connaître le nom. D’ailleurs et pour une raison qui nous échappe, les développeurs ont choisi de proposer un second champ de recherche dédié cette fois aux fichiers et dossiers (figure 8). La personnalisation du dock est également loin d’être un modèle de simplicité pour ajouter des applications favorites. A cause de l’absence d’un menu contextuel accessible d’un clic droit, l’ajout de programmes ne peut, en effet, s’effectuer qu’à l’aide d’un glisserdéposer qui a pour effet de refer-

Une intégration de la messagerie instantanée non intrusive Gnome 3 introduit également un nouveau système de notification non intrusif qui évitera à l’utilisateur d’interagir involontairement avec un élément du bureau, tout en restant suffisamment visible et accessible. Les notifications de la messagerie intégrée s’affichent pour cela en bas au centre du bureau, et un simple survol de la souris permet alors d’en découvrir le contenu. Si elle n’est pas consultée, cette dernière se retrouve alors en bas à droite du bureau, avec les icônes discrètes d’état des applications. Mais le plus intéressant réside dans l’intégration de la messagerie instan-

Figure 6

Bien que perfectibles, Gnome 3 et Unity sont intuitifs et agréables à l’usage. Hardware Magazine 79


Figure 7

Figure 8

mer le navigateur d’applications. Ce qui obligera l’utilisateur à ouvrir le navigateur d’applications autant de fois que nécessaire pour ajouter des programmes au dock. Figure 10

Parmi nos autres regrets, citons l’absence d’un mode permettant de visualiser d’un seul coup d’oeil toutes les fenêtres des applications en cours d’exécution, à la manière de la fonction Exposé sous Mac OS X. Ou encore la fonction Alt-Tab (figure 9) qui, à l’image de Windows  7, est incapable de regrouper les miniatures des fenêtres par application. Nous avons, en revanche, apprécié le dock d’Unity se rétractant automatiquement lorsqu’une application passe en mode plein écran. En déplaçant le curseur de la souris vers l’extrémité supérieure gauche du bureau, l’utilisateur forcera temporairement la réapparition du dock. Citons également les possi-

bilités limitées de personnalisation de l’interface, auxquelles les utilitaires Compizconfig Settings Manager et Dconf Editor peuvent remédier.

Un mélange de Windows 7 et de Mac OS X Directement tiré de la fonction Drag and Snap de Windows 7, le gestionnaire de fenêtres d’Unity permet en déplaçant une fenêtre vers le bord gauche ou droit du bureau, d’étendre cette dernière verticalement sur la moitié de l’écran (figure 10). Alors que celle-ci occupera la totalité

de l’écran en déplaçant la fenêtre vers le haut du bureau ou en double cliquant sur la barre de titre de cette dernière. Mais c’est loin d’être la seule « innovation ». Les boutons de réduction/ agrandissement sont maintenant situés à l’extrémité gauche supérieure de chaque fenêtre. L’autre changement réside dans la barre d’outils du bureau Ubuntu qui affiche automatiquement le nom de l’application active et qui, une fois survolée par le curseur, laisse apparaître la barre des menus qui n’est donc plus présente sur les fenêtres applicatives. Nous vous conseillons vraiment de l’essayer une fois. Pour cela,

Unity ou Gnome 3 ? Loin d’être révolutionnaires, encore perfectibles et s’inspirant allègrement des meilleures fonctions de Windows 7 et de Mac OS X, Gnome 3 et Unity offrent, malgré tout, une expérience utilisateur très agréable et intuitive. Au point qu’il ne faut pas plus de quelques minutes pour appréhender ces deux nouvelles interfaces. Gnome 3 offre toutefois, d’après nous, une ergonomie plus travaillée, cohérente et efficace. Sans oublier son aspect visuel plus séduisant, mais c’est une histoire de goût. Reste que les prochaines versions de Gnome 3 et Unity apporteront de nombreuses améliorations et nouveautés qui changeront peutêtre la donne. Nous vous conseillons vraiment d’essayer au moins une fois l’un et l’autre. Notamment grâce à la distribution Fedora qui pourra au choix s’installer ou être utilisée en Live. Afin de vous éviter la lenteur du CD, n’hésitez pas à utiliser l’incontournable logiciel gratuit Linux Live USB Creator (www.linuxliveusb. com) qui en plus de fonctionner sous Windows, vous permettra de créer très simplement et en quelques clics votre clé USB Live. Figure 9

80 Hardware Magazine


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Quelle carte graphique

pour un PC home cinéma ? Un PC home cinéma se doit d’avoir une qualité d’image au top, ce qui implique un choix de carte graphique douée en vidéo. Mais laquelle ? Car il peut exister de nettes différentes entre les gammes et les générations. Nous avons testé une trentaine de GPU pour trouver les meilleurs modèles et assurer un rendu optimal sur vos DVD, Blu-Ray ou chaînes TV. Jeremy Panzetta

V

ous constatez des défauts d’affichage à la lecture de vidéos ? Des barres horizontales viennent « déchirer » l’image et les textes défilant à l’écran, le rendu est granuleux, des effets d’escalier ou des gros blocs/pixels sont perceptibles, la lecture manque de fluidité ? Toutes ces imperfections peuvent venir d’une mauvaise configuration logicielle, mais le maillon faible est bien souvent la carte graphique. Le choix d’un bon GPU est donc primordial pour un PC home cinéma, car c’est généralement lui qui va s’occuper de la décompression de la vidéo et de son postprocessing (désentrelacement, mise à l’échelle, amélioration de la netteté ou du contraste, etc.). Plusieurs questions se posent alors. Une puce graphique intégrée est-

82 Hardware Magazine

elle aussi à l’aise qu’une carte graphique dédiée ? Quelles sont les différences de qualité d’image entre les GPU de différentes puissances ou marques ? Qui de AMD, nVidia ou Intel s’en sort le mieux ? Quels sont les couples CPU/GPU à envisager pour assurer la lecture des flux les plus gourmands ? Quels modèles savent aussi diffuser un son audio HD sur leur interface HDMI

afin d’utiliser un ampli ? Qu’en est-il de la 3D en relief ? Nous allons effectuer un bilan complet de performances sur la majorité des GPU, IGP et puces graphiques de CPU disponibles depuis plusieurs années. Nous distillerons également un tas de conseils pour exploiter au mieux votre installation.


DOSSIER pratique configurations GPU home de cinéma l’été

I : Les moteurs vidéo des GPU Lorsque l’accélération du GPU est totale sur les principaux codecs, un processeur de type Atom soudé à une carte mère est suffisant pour lire les flux vidéo les plus gourmands et les films Blu-Ray.

Les puces graphiques nVidia, ATi comme Intel intègrent des moteurs vidéo matériels baptisés respectivement PureVideo, Avivo et ClearVideo. Ils prennent en charge le décodage de certains codecs afin de soulager le processeur et disposent également de divers procédés d’optimisation d’image. Ces moteurs ayant progressé au fil des générations, ils ne présentent pas les mêmes capacités. Il faut donc savoir identifier les différentes versions équipant les cartes graphiques afin de connaître leurs possibilités et d’orienter le choix de composants et de puissance de votre HTPC. Chez nVidia, le moteur PureVideo est décliné en cinq versions allant de VP1 à VP5. Le VP1 que l’on trouve sur les séries GeForce 6, 7 et certaines séries 8 prend en charge le décodage total du MPEG-2, mais ne décode que partiellement le h.264 et le VC-1 qui sollicitent donc

plus le processeur. Le VP2 disponible sur les GeForce 8, la plupart de la série 9 et les GTX200 offre un décodage plus avancé du VC-1 et total sur le h.264, ainsi que le décodage de deux flux simultanés (utile notamment pour la fonction Picture in Picture des films Blu-Ray). Le VP3 présent notamment sur l’IGP ION première génération apporte une accélération totale du VC-1. Le VP4 des GeForce 200, 300, 400 et GTX500 ajoute, quant à lui, le décodage du MPEG-4 ASP comme le DivX et le XviD, celui du codec MVC des Blu-Ray 3D (une extension du h.264) et supprime les incompatibilités de décodage h.264 du VP3 sur certaines résolutions horizontales. La cinquième génération du moteur PureVideo, introduite avec la GeForce GT520 et qui n’est pour le moment présente que dans cette carte graphique, offre un décodage encore plus efficace des trois codecs principaux et supporte celui des vidéos à la résolution 4k.

Chez ATi, le moteur Avivo, dont l’accélération est assurée par l’unité matérielle UVD (Unified Video Decoder) est aussi décliné en plusieurs versions. L’UVD premier du nom, présent sur les Radeon HD2400/2600 et les IGP 780G/790GX, offre une décompression avancée du MPEG-2 et totale sur le VC-1 et le h.264. L’UVD+ (Radeon HD3400/3600/3800) n’ajoute que le support du HDCP sur de plus grandes résolutions d’affichage. L’UVD 2 est, lui, présent sur les Radeon HD4800 et sur les 785G/880G. Il ajoute le décodage complet du MPEG-2, le support de deux flux simultanés et un décodage partiel des vidéos 4k. L’UVD  2.2 intégré à la plupart des Radeon HD4000 et aux Radeon HD5000 améliore simplement la compatibilité du moteur avec des vidéos basées sur les trois codecs. L’UVD 3, introduit avec les Radeon HD6000, ajoute le décodage du MPEG-4 ASP et du MVC des Blu-Ray 3D. Les plateformes Llano et Brazos possèdent aussi un UVD 3 mais sans le support du MVC. Il existe, cela dit, une exception sur les HD6750 et HD6770 qui ne sont que des HD5750/HD5770 renommées. Ces cartes utilisent toujours l’UVD 2.2 mais supportent tout de même le décodage MVC. Chez Intel, il n’existe pas de dénomination particulière et le terme ClearVideo n’est pas tout à fait exact, car d’autres éléments entrent en compte dans les propriétés vidéo des processeurs et IGP de la marque. L’IGP GMA X4500 HD de la plateforme G45 et les processeurs Clarkdale décodent intégralement le MPEG-2, le h.264 et le VC-1. Les CPU Sandy Bridge ajoutent le décodage du MVC. A partir du moment où l’accélération d’une carte graphique est complète sur un codec, bien que certains moteurs puissent être plus efficaces que d’autres, la différence est faible et ne justifie pas le choix d’une marque précise de GPU. Un tel GPU s’associe alors très bien à de petits processeurs, ou des CPU plus vieux que vous

UVD

UVD+

UVD 2

UVD 2.2

UVD 3

VP1

VP2

VP3

VP4

VP5

Radeon HD2600/ 2400

Radeon HD3800/ 3600/3400/ 780G/790GX

Radeon HD3200/ 3300/HD4890/ 4800 X2/4800/ 4200/785G/ 880G/890GX

Radeon HD6700/ 5900/5800/ 5700/5600/ 5500/5400/ 4700/4600/ 4300/4500

Radeon HD6900/ 6800/6600/ 6500/6400/ LIano A6 et A8

GeForce série 6/7/8800Ultra/ 8800GTX/ 8800GTS (320/640 MB)

GeForce 8400GS (G84)/ 8500GT/8600GT/ 8600GTS/8800GS/ 8800GT/8800GTS (512 MB/1 GB)/ 9400GT/9500GT/ 9600GSO/9600GT/ 9800GTX/9800GTX+/ 9800GX2/GTS250/ GTX260/GTX275/ GTX280/GTX285/ GTX295

GeForce 8400GS (G92)/ 8200/8300/ 9300GS/9300/ 9400/ION

GeForce 210/G210/ GT220/GT240/310/315/ GT320/GT330/GT340/ GT420/GT430/GT440/ GTS 450/GTX460/GTX465/ GTX470/GTX480/GTX550Ti/GTX560/GTX570/ GTX580/GTX590/ION 2

GT520

Hardware Magazine 83


II : Les filtres de postprocessing

Selon la génération du moteur vidéo du GPU, il existe de véritables différences en termes d’accélération sur les codecs h.264, MPEG-2, MPEG-4, VC-1 et MVC, ce qui impactera le choix du CPU de la machine HTPC.

souhaiteriez recycler pour votre PCHC. Même si le processeur n’est pas assez puissant pour décoder lui-même la vidéo, l’assistance GPU lui permettra de lire les flux les plus gourmands sans problème. Si vous comptez aussi recycler une carte graphique, il faut alors faire en sorte que le couple GPU/CPU soit suffisamment véloce, sous peine de ne pas pouvoir lire la source sans de grosses saccades permanentes. Notez que pour décoder un film Blu-Ray en h.264 de manière logicielle (le plus exigeant des trois codecs), c’est-à-dire exclusivement avec le CPU, il est nécessaire d’avoir un processeur d’une puissance minimum équivalant à celle d’un Pentium 4 541 (ou encore Pentium D 840 et supérieurs, C2D E4300) ou d’un Athlon 64 X2 4000+ du côté d’AMD (ou Turion 64 X2 TL-50). De ce fait, la grande majorité des CPU récents de type Pentium, Core, i3/5/7, Athlon X2, Athlon II, Phenom et Phenom II sont capables de décompresser les Blu-Ray discs sans contrainte. Avec une carte graphique possédant une accélération vidéo totale, le besoin de puissance chute fortement puisqu’il est alors possible de se contenter d’un Atom, d’un Brazos, d’un Celeron ou d’un Sempron.

84 Hardware Magazine

Tous les moteurs vidéo possèdent plus ou moins de filtres de postprocessing, accessibles au sein de leurs pilotes. Au même titre que le décodage vidéo, ils ont l’avantage de ne pas nécessiter de ressources CPU supplémentaires. Ces algorithmes d’optimisation d’image concernent plus particulièrement le désentrelacement, l’amélioration de la netteté d’image et la suppression de grain vidéo. Ces trois filtres sont présents dans tous les GPU depuis un bon moment. En dehors des modèles VP1, toutes les GeForce proposent en plus l’amélioration du contraste et des couleurs. Ces deux filtres sont aussi présents sur la grande majorité des Radeon depuis plusieurs générations. Chez Intel, seuls les Sandy Bridge non Pentium les proposent. AMD va plus loin que la concurrence, car depuis les Radeon HD4000, bon nombre de modèles offrent deux filtres supplémentaires baptisés Mosquito Noise Reduction et De-blocking. Les IGP 780/785/880G n’en sont pas équipés, c’est également le cas de la Radeon HD5450. Ils servent à réduire les défauts de compression d’une vidéo. Le premier limite l’apparition d’une sorte de distorsion qui se remarque par des petites taches plus ou moins claires sur les contours des objets et des textes, le second évite les effets gros pixels vidéo visibles sur les vidéos à bas débit ou des scènes avec beaucoup de variation à l’image (pluie ou une mer agitée par exemple). Ils sont bien utiles sur des sources en standard définition et peuvent l’être aussi sur des encodages HD au débit de données un peu limite ou sur des sources SD ayant été upscalées en HD. Tous ces algorithmes n’offrent pas la même qualité ou la même efficacité selon la marque du GPU. Nous verrons au fil des tests ceux qui s’en sortent le mieux. Ils sont faciles à utiliser puisqu’il s’agit de cocher une case et éventuellement de jouer avec la puissance de l’effet. Mais il faut alors trouver le bon équilibre. En poussant trop la suppression du grain, vous risquez en effet de provoquer des aplats et des pertes de détails lorsque l’image sera en mouvement. Pour le filtre de netteté, il peut introduire des contours blancs trop marqués. Mieux vaut, par ailleurs, laisser le filtre de désentrelacement sur son mode automatique, vous ne ferez pas mieux manuellement. Précision qu’une fonction nommée Enforce Smooth Video Playback est apparue depuis quelque temps dans les pilotes Catalyst des Radeon. Elle veille à ce qu’une vidéo soit lue de manière fluide et coupe alors automatiquement certains postprocessings qui seraient trop gour-

mands. Mais comme on ne peut pas identifier les filtres désactivés par l’ESVP sans visualiser le rendu de la vidéo, nous vous conseillons de toujours couper cette fonction et de définir manuellement les filtres à appliquer. Tous les GPU possèdent des filtres d’optimisation améliorant la netteté de l’image et réduisant son grain. La plupart des GeForce et Radeon ajoutent le contraste dynamique qui n’est présent que sur les CPU Core Sandy Bridge. La majorité des Radeon proposent deux algorithmes supplémentaires pour supprimer les défauts de compression et de blocs d’une vidéo.


pratique GPU home cinéma

III : Benchs et analyse Voici les logiciels, outils et pilotes utilisés pendant les tests : TotalMedia Theatre 5 (5.0.1.87) PowerDVD 11 (11.0.1.1719.51) Ffdshow 1.1.3912 Media Player Classic Homecinema 1.5.3.3280 DXVA Checker 2.5 Pilotes AMD Catalyst 11.6 Pilotes nVidia ForceWare 275.33 Pilotes Intel 15.22.1.2361 Windows 7 version Familiale Premium 64 bits Et voici la liste des GPU testés : AMD : Radeon HD5450, HD5550, HD5670, HD5750, HD5770, HD5850, HD5870, HD6450, HD6670, HD6850, HD6870, HD6970, 880G, A8-3850 (Llano, HD6550D) nVidia : ION 2, GeForce GT220, GT240, GTX260, GT430, GT440, GTS450, GTX460, GT520, GTX560 Ti, GTX570 Intel : Core i5-650 (Intel HD Graphics), Pentium G840, Core i5-2500T, Core i5-2105

1 : Bitrate et influence du postprocessing Deux points à surveiller avant le choix d’une carte graphique sont le débit de données vidéo maximum supporté et l’impact du postprocessing. Nous avons utilisé l’outil DXVA Checker afin de mesurer la vitesse maximale de décodage des GPU. Il a été associé au codec de MPC-HC pour le h.264, à celui de Microsoft pour le MPEG-2 et à celui d’Arcsoft pour le VC-1. Le but de ce test est simple, si la vidéo présente une cadence d’origine de 24 FPS par exemple, quel que soit son débit et quels que soient le nombre et la puissance des filtres de postprocessing appliqués, il faut que le GPU puisse la lire à une vitesse d’au moins 24 FPS et même plus pour ne pas avoir de saccades et d’images perdues lors d’une lecture. Sur des clips h.264 1080p à 24 images par seconde, tous les GPU s’en sortent parfaitement en dehors de la GTX260 qui n’arrive pas à lire de manière fluide des séquences à plus de 70 Mbps (ce sera le cas de tous les GPU en VP2). Précisons toutefois que vous ne rencontrerez probablement pas de vidéos à ce très haut débit de données, même les Blu-Ray 3D plafonnent à 65 Mbps, cette limitation n’est donc pas pénalisante. Par contre, si l’on prend des clips h.264 en 1080p à 60  images par seconde, des sources qu’on trouve notamment dans les caméscopes HD, les GPU ont plus de mal. La GTX260 et les Radeon HD5000 n’atteignent pas la cadence limite de 60 FPS, même à un bitrate de 20 Mbps. C’est le cas également du 880G, des HD6800 et des HD6900. Le VP4 des GeForce et les Radeon HD6400/6500/6600 arrivent à leurs limites entre 70 et 90 Mbps, ce

Sur la partie gauche de cette capture d’écran, la cadence d’image 3:2 de la vidéo est mal reconnue, ce qui introduit du moiré dans les gradins du stade.

qui leur laisse de la marge. Le VP5 va, lui, à plus lecture selon les GPU. Ainsi, l’activation des de 90 Mbps, il en est de même du Llano, des filtres de contraste et de netteté d’une Radeon Clarkdale et des Sandy Bridge. Tous les GPU se HD5450 fait saccader l’image sur des sources sont ensuite montrés suffisamment puissants HD entrelacées. Il en est de même des filtres pour décoder des sources MPEG-2 et VC-1 pro- Mosquito et De-blocking sur la HD5550, ou gressives, ainsi que des sources entrelacées. du Mosquito sur les HD5670 et HD6450. En ce qui concerne le postprocessing, les Chez nVidia, tous les GPU ont été capables chiffres du graphique récapitulatif associés d’appliquer leurs filtres sans accroc. Pas de aux termes « filtres au max » sont mesurés problème non plus chez Intel, même si un des avec des filtres activés à la puissance maximum Influence du Post Processing en MPEG2 et VC‐1 1080i (FPS) (netteté, bruit, contraste et Mosquito/De-blocking lorsqu’ils étaient dispo144 HD6670 (filtres au max) 132 143 nibles). On remarque que 167 sur une source h.264 237 HD6670 152 progressive, ces effets 43 n’ont que très peu d’inHD6450 (filtres au max) 43 43 fluence sur la cadence 146 HD6450 235 d’image, on ne perd au 146 plus que quelques FPS, 52 HD5550 (filtres au max) 51 ou la baisse n’est géné51 ralement pas suffisante 103 208 HD5550 pour être problématique. 107 Ce postprocessing a, en 154 GT520 (filtres au lmax) 140 151 revanche, plus d’impact 214 sur des sources entreGT520 168 209 lacées, les Radeon 124 HD5550/HD6450 n’arGT430 (filtres au max) 87 121 rivent alors plus à tenir 144 la cadence d’image avec GT430 98 144 tous les filtres actifs. 0 50 100 150 200 250 Une lecture classique des séquences vidéo VC‐1 1080i@29,97 MPEG‐2 1080i@25 h264 1080i@25 montre, d’autre part, que l’usage des filtres Les cas où le GPU n’est pas capable de tenir la cadence d’image d’origine de la vidéo sont colorés en Tous les GPU testés ne sont pas intégrés à ce graphique, nous n’avons mis que ceux qui posaient peut provoquer des pro- rouge. des problèmes et quelques autres pour comparaison. Le nombre de FPS doit être au-dessus de 60 sur blèmes de fluidité de du 1080i@29,97 et au-dessus de 50 sur du 1080i@25, sous peine de saccades à la lecture.

Hardware Magazine 85


résultat HQV HD sur le 880G, la lecture était trop saccadée. C’était aussi le cas sur la HD5450, mais moins, nous avons donc pu établir un score.

A : Video Conversion

Ici, c’est la transition de la cadence de l’image qui n’est pas bien détectée, des effets d’escalier apparaissent.

filtres de netteté ou de bruit trop poussé sur les Clarkdale perturbe la fluidité d’image sur des sources HD progressives et entrelacées. Notez aussi qu’aucun des GPU testés n’a posé de problème sur des sources en standard définition, bien plus faciles à traiter.

Précisons que les benchmarks HQV sont principalement basés sur des sources vidéo entrelacées. Une partie des tests ne s’applique donc pas à la lecture de vidéos progressives, soit les films Blu-Ray ou des encodages MKV de films et de séries par exemple. Mais les sources entrelacées restent très courantes puisqu’elles correspondent aux DVD, aux flux de réception TV Satellite ou TNT, à certaines catégories de caméscopes HD, ou encore à bon nombre de reportages et documentaires sur des Blu-Ray discs. Les benchmarks HQV permettent également d’évaluer la qualité des filtres de postprocessing, vous constaterez qu’ils ont d’ailleurs un gros impact sur le score général. Testés avec TotalMedia Theatre  5, nous avons regroupé les notes dans deux tableaux qui correspondent aux tests SD et HD. Vous ne trouverez pas de

2 : Les benchmarks HQV 2.0 Les benchmarks HQV sont des médias optiques de tests vidéo déclinés au format DVD en standard définition et au format Blu-Ray en haute définition. Ils contiennent de nombreuses séquences jugeant la qualité d’un décodage vidéo et donnent une excellente indication des performances globales des GPU. Pour chaque test, si le rendu recherché est réussi, le GPU obtient la note maximum, puis on additionne ces valeurs afin d’obtenir un score général.

Bitrate max et influence du Post Processing en H264 1080p@24 (FPS) 

44

HD6400/6500/6600 et A8‐3850 (avec ou sans filtres au max) 34 37

HD5400/5500/5600/5800/6800/ 6900 et 880G (avec ou sans filtres au max)

43

52

60

52

99

88

27

GeForce VP4 (avec ou sans filtres au max) 0

33

100

20

90 Mbps

111

116

40

138

70 Mbps

80

50 Mbps

100

20 Mbps

120

79

58

139 140 139 144

GT520

76 60

70

129 130 132 135

37

GTX260 (avec ou sans filtres au max)

41

51 49

64

GT520 (filtres au max)

126

49

32

43

HD5400/5500/5600/5800/68 00/6900 et 880G (avec ou sans filtres au max)

GT520

26

59

HD6400/6500/6600 et A8‐ 3850 (avec ou sans filtres au max)

GT520 (filtres au max)

22

En HD, chez nVidia, en dehors de l’ION 2, la GTX260 (et donc probablement tous les modèles en VP2) et les GPU en VP4 offrent le même score et pèchent seulement par un désentrelacement qui tarde à s’appliquer sur des textes défilant à l’image (test Horizontal et Vertical Texte Scroll). La GT520 n’a pas ce défaut mais montre des difficultés sur une cadence d’image 2:2 (test Stadium 2:2) où du moiré est présent, sur le désentrelacement à différents niveaux de luminosité (test Gray Bars) et sur une transition de cadence d’image 3:2 vers 2:2 (test Transition to 2:2 Lock). Elle échoue aussi sur les tests de Multicadence, mais c’est moins pénalisant car ce sont les cadences 2:2 et 3:2 qui sont les plus cou-

Bitrate max et influence du Post Processing en 1080p@60 (FPS)

76

88

GTX260 (avec ou sans filtres au max)

La première série de tests Video Conversion concerne le désentrelacement, que ce soit en termes de qualité, de fluidité ou d’efficacité, et selon les variétés des vidéos ou la structure de leurs images (2:2 et 3:2 par exemple, ce qui correspond au nombre de fois où l’image est répétée lorsque la capture originale de la vidéo a été convertie pour correspondre aux caractéristiques d’un DVD ou d’une diffusion TV). Un mauvais désentrelacement va introduire plusieurs types de défauts, comme par exemple des lignes en escalier sur les contours des objets, des effets de moiré ou encore de multiples lignes horizontales « déchirant » l’image. Mieux vaut donc que le GPU effectue ce travail correctement, car ce sont des déformations facilement perceptibles.

140

160

42

47 49 56

GeForce VP4 (avec ou sans filtres au max) 0

20

90 Mbps

40

70 Mbps

60

67

78 82 80

50 Mbps

100

120

140

160

20 Mbps

Les cas où le GPU n’est pas capable de tenir la cadence d’image d’origine de la vidéo sont colorés en rouge. Tous les GPU testés ne sont pas intégrés à ce graphique, nous n’avons mis que ceux qui posaient des problèmes et quelques autres pour comparaison. Les FPS doivent être au-dessus de 60 sous peine de saccades.

86 Hardware Magazine


pratique GPU home cinéma

Un filtre d’amélioration des bords permet de rendre l’image plus précise et de faire ressortir plus de détails.

Upsampling Error. Bien que les Radeon puissent avoir une meilleure efficacité et qualité de désentrelacement, dans certains cas, il arrive que des GPU Intel ou nVidia fassent mieux. Ici, sur le violon, c’est Intel qui lisse le mieux les cordes, la 520GT montre ses limites (AMD, GT520 et Intel de haut en bas). Les contours des lettres sont moins lisses chez nVidia, elles sont entachées de quelques défauts chez Intel.

rantes. L’ION 2 affiche, quant à lui, des résultats proches de la 520GT. Chez AMD, la HD5450 se distingue par un plus faible score, alors que toutes les autres Radeon font un sans-faute. La HD5450 pèche sur les séquences Multicadence et une des transitions de cadence. Chez Intel, les HD2000 et HD3000 (Sandy Bridge) sont un peu en retrait face aux meilleures GeForce et Radeon, le Clarkdale fait encore moins bien. Les tests de Color Upsampling Error permettent de voir si le décodage est entaché d’artefacts de colorimétrie visibles par des effets d’escalier ou une sorte de bavement de pixels. En dehors de l’ION 2, toutes les GeForce et Radeon ratent le test premier, les GPU Intel échouent eux aussi au second. En SD, on constate les scores médiocres des GPU Intel Sandy Bridge et l’absence de désentrelacement sur les quatre premiers tests. Le Clarkdale s’en sort mieux. Chez nVidia, toutes les GeForce affichent le même score. Il est encore plus faible que celui des Sandy Bridge mais cela est moins pénalisant car les GPU nVidia perdent surtout des points sur les tests de Multicadence. Ce sont les Radeon qui affichent le meilleur score ici, elles passent les tests de Multicadence, mais présentent les mêmes problèmes que les GeForce (tests Gray Bars et Horizontal Text Scroll). Seul le Llano fait un peu mieux car il passe le test de défilement de texte horizontal. Au même titre que le HQV HD, tous les GPU ont du mal sur les tests Color

B : Noise and Artifact Reduction Cette section met à l’épreuve l’efficacité des filtres de réduction de bruit/grain vidéo, ainsi que la correction des défauts engendrés par des compressions ou provenant d’une mise à l’échelle de la vidéo sur de plus grandes résolutions. Lorsqu’il s’agit de supprimer le bruit général de l’image (tests Random Noise), tous les GPU obtiennent le score maximum. Par contre, pour réduire les anomalies de compression visibles autour des contours des objets ou des textes, ou pour limiter l’apparition de blocs, ce sont les Radeon qui se montrent les plus efficaces. Leur filtre antibruit est plus puissant, et associé aux filtres Mosquito et De-blocking, c’est encore mieux pour les séries de tests Compression Artifacts et Upscaled Compression Artifacts. Les GPU Radeon HD5450, 880G et Intel ne font pas aussi bien, car ils se dispensent de ces deux derniers algorithmes, ils n’obtiennent donc qu’un score partiel sur les huit dernières séquences de test. On peut aussi conclure que chaque GPU donne le même résultat en SD ou en HD sur ces benchs. Notez que les scores des Radeon affichés en jaune dans le tableau récapitulatif représentent un filtre qui a fonctionné mais qui faisait saccader l’image sur ces sources entrelacées.

capacités d’amélioration de la précision/ piqué de l’image, ainsi que la capacité du GPU à afficher correctement une source SD sur un afficheur HD dans le cas du HQV DVD, ou une source 1080p sur un afficheur 720p dans le cas du HQV BD. Ici, tous les GPU font un sans-faute sur le filtre de netteté, mais la lecture n’est plus fluide sur la Radeon HD5450. Les GPU Intel montrent un problème sur les deux premiers tests de la série HD et n’arrivent pas à downscaler sans

C : Image Scaling and Enhancements Ces trois tests jugent les

Voilà le résultat de l’application des filtres : antibruit, Mosquito et De-blocking des GPU Radeon.

Hardware Magazine 87


HQV Benchmark 2.0 Blu-Ray

Video Conversion

Video Resolution

Score Max

GeForce GTX260 (VP2) et VP4

GT 520 (VP5)

ION 2 (VP4)

HD5450

Dial

5

5

5

5

5

Dial with Static Pattern

5

5

5

5

5

Gray Bars

5

5

0

0

5

Violin

5

5

3

5

5

Film Resolution

Stadium 2:2

5

5

0

0

5

Stadium 3:2

5

5

5

5

0

Overlay On Film

Horizontal Text Scroll

5

3

5

5

5

Vertical Text Scroll

5

3

5

5

5

Transition to 3:2 Lock

5

5

5

5

5

Transition to 2:2 Lock

5

5

0

0

5

2:2:2:4 24 FPS DVCam Video

5

5

0

0

0

2:3:3:2 24 FPS DVCam Video

5

5

0

0

0

3:2:3:2:2 24 FPS Vari-Speed

5

5

0

0

0

5:5 12 FPS Animation

5

5

0

0

0

6:4 12 FPS Animation

5

5

0

0

0

8:7 8 FPS Animation

5

5

0

0

0

Interlace Chroma Problem (ICP)

5

2

2

5

2

Chroma Upsampling Error (CUE)

5

5

5

5

5

90

83

40

45

52

SailBoat

5

5

5

5

5

Flower

5

5

5

5

5

Sunrise

5

5

5

5

5

Cadence Response Time

Multi-Cadence

Color Upsampling Errors

Score intermédiaire Noise and Artifact Reduction

Random Noise

Compression Artifacts

Upscaled Compression Artifacts

Harbour Night

5

5

5

5

5

Scrolling Text

5

3

3

3

3

Roller Coaster

5

3

3

3

3

Ferris Wheel

5

3

3

3

3

Bridge Traffic

5

3

3

3

3

Text Pattern

5

0

0

0

3

Roller Coaster

5

0

0

0

3

Ferris Wheel

5

0

0

0

3

Bridge Traffic

5

0

0

0

3

60

32

32

32

44

Luminance Frequency Bands

5

5

5

5

5

Chrominance Frequency Bands

5

5

5

5

5

Vanishing Text

5

5

5

5

5

Brook, Mountain, Flower, Hair, Wood

15

15

15

15

15

30

30

30

30

30

Theme Park

5

5

5

5

5

Driftwood

5

5

5

5

0

Beach at Dusk

5

5

5

5

0

White and Black Cats

5

5

5

5

5

Skin Tones

10

0

0

0

3

30

20

20

20

13

210

165

122

127

139

Score intermédiaire Image Scaling and Enhancements

Scaling and Filtering

Resolution Enhancement Score intermédiaire Adaptive Processing

Contrast Enhancement

Skin Tone Correction Score intermédiaire

Score Total

Sont représentés en jaune les filtres qui faisaient saccader l’image. Sont représentés en rouge les tests ou le GPU n’a pas obtenu le score maximum GeForce VP4 testées = GT220, GT240, GTX260, GT430, GT440, GTS450, GTX460, GTX560 Ti, GTX570 Radeon HD5700/5800/6500/6600/6800 testées = 5750, 5770, 5850, 5870, 6570, 6670, 6850, 6870, 6970

Ici, sur u

88 Hardware Magazine


pratique GPU home cinéma

HD5500/HD5670/ HD6450

HD5700/5800/5900/6570/6670/6700/ 6800/6900 et A8-3850 (HD6550D)

Core i5-2500T (HD2000) / Core i5-2105 (HD3000)

Pentium G840 (HD2000)

Core i5-670

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

3

5

5

5

5

3

3

3

5

5

5

5

0

5

5

5

5

5

5

5

3

3

3

5

5

5

5

3

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

2

2

2

2

2

5

5

0

0

0

87

87

76

78

41

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

5

5

3

3

3

60

60

44

44

44

5

5

2

2

2

5

5

2

2

2

5

5

5

5

5

15

15

15

15

15

30

30

24

24

24

5

5

5

0

0

0

0

0

0

0

0

0

5

0

0

5

5

5

0

0

3

3

3

0

0

13

13

18

0

0

190

190

162

146

109

Chez nVidia comme Intel, il est possible de créer des résolutions et des fréquences d’affichage afin d’optimiser les choses. Mais encore faut-il savoir utiliser ces outils et connaître les spécifications exactes de l’afficheur.

défaut de multiples lignes défilant, elles sont mélangées et des détails sont perdus. Les GeForce échouent sur le test de défilement de texte en SD, le 880G obtient un score partiel sur les trois tests en SD.

D : Adaptive Processing Cette dernière partie vérifie l’efficacité des filtres de contraste dynamique et de correction des couleurs de peau. Chez nVidia, ce dernier filtre ne fonctionne pas bien et ne délivre pratiquement aucune amélioration, les GeForce obtiennent donc 0 point. Par contre, elles sont irréprochables sur le contraste. Chez Intel, les Clarkdale et Pentium SNB se dispensent de ces deux filtres et n’obtiennent donc aucun point. Seuls les Core Sandy Bridge corrigent les couleurs de peau, mais partiellement car le filtre affecte aussi les autres couleurs. C’est le cas également sur les Radeon qui se contentent de 3 points à ce test. Pour le contraste, les GPU Intel et Radeon ne sont pas toujours efficaces, cela dépend de la scène, car des détails sont parfois perdus dans les zones sombres de l’image, où le filtre ne fait qu’augmenter la luminosité générale de la vidéo. Comme sur la série de tests Noise and Artifact Reduction, chaque GPU obtient par ailleurs le même score en SD ou en HD.

E : Bilan Au final, ce sont les Radeon qui affichent le meilleur score total sur les benchmarks HQV, mais il faut aussi prendre en compte les différentes catégories de tests, car tout le monde ne voudra pas ou n’aura pas besoin d’utiliser certains filtres d’optimisation d’image. Au niveau du désentrelacement, la grande majorité des Radeon sont bien plus efficaces que les CPU Intel, aussi bien en HD qu’en SD. La plupart des GeForce se placent derrière les Radeon mais restent proches, surtout si l’on ne prend pas en compte les notes Multicadence qui sont moins impor-

Ici, sur une source entrelacée HD et un objet en mouvement comme cette petite affiche, les Radeon montrent leur supériorité avec un désentrelacement plus précis (AMD en haut, Intel à gauche et nVidia à droite)

Hardware Magazine 89


HQV Benchmark 2.0 DVD

Video Conversion

Video Resolution

Film Resolution

Overlay On Film

Cadence Response Time

Multi-Cadence

Color Upsampling Errors

Score Max

Random Noise

Compression Artifacts

Upscaled Compression Artifacts

Scaling and Filtering

Resolution Enhancement

5

5

5

5

5

5

5

5

Gray Bars

5

0

0

0

Flag

5

5

5

5

Stadium 2:2

5

5

5

5

Stadium 3:2

5

5

5

5

Horizontal Text Scroll

5

3

3

3

Vertical Text Scroll

5

5

5

5

Transition to 3:2 Lock

5

5

5

5

Transition to 2:2 Lock

5

5

5

5

2:2:2:4 24 FPS DVCam Video

5

0

5

5

2:3:3:2 24 FPS DVCam Video

5

0

5

5

3:2:3:2:2 24 FPS Vari-Speed

5

0

5

5

5:5 12 FPS Animation

5

0

5

5

6:4 12 FPS Animation

5

0

5

5

8:7 8 FPS Animation

5

0

5

5

Interlace Chroma Problem (ICP)

5

2

2

2

Chroma Upsampling Error (CUE)

5

0

0

0

90

45

75

75

Clouds

5

5

5

5

Trees at Sunset

5

5

5

5

Yellow Rose

5

5

5

5

Roller Coaster and River Boat

5

5

5

5

Scrolling Text

5

3

3

5

Roller Coaster

5

3

3

5

Ferris Wheel

5

3

3

5

Bridge Traffic

5

3

3

5

Text Pattern

5

0

3

5

Roller Coaster

5

0

3

5

Ferris Wheel

5

0

3

5

Bridge

5

0

3

5

60

32

44

60

5

5

5

5

Luminance Frequency Bands Chrominance Frequency Bands

5

5

5

5

Vanishing Text

5

0

5

5

Brook, Mountain, Flower, Hair, Wood

15

15

15

15 30

Score intermédiaire Adaptive Processing

Contrast Enhancement

Skin Tone Correction

HD5500/5670/5700/5800/5900/ 6400/6570/6670/6700/6800/6900

Dial

Score intermédiaire Image Scaling and Enhancements

HD5450

Dial with Static Pattern

Score intermédiaire Noise and Artifact Reduction

GeForce GTX260 (VP2) et VP4/VP5

30

25

30

Theme Park

5

5

5

5

Driftwood

5

5

0

0

Beach at Dusk

5

5

0

0

White and Black Cats

5

5

5

5

Skin Tones

10

0

3

3

30

20

13

13

210

122

162

178

Score intermédiaire Score total

Sont représentés en rouge les tests ou le GPU n’a pas obtenu le score maximum GeForce VP4 et VP5 testées = ION 2, GT220, GT240, GTX260, GT430, GT440, GTS450, GTX460, GT520, GTX560 Ti, GTX570 Radeon HD5500/5600/5700/5800/6400/6500/6600/6800/6900 testées : HD5550, HD5670, HD5750, HD5770, HD5850, HD5870, HD6450, HD6670, HD6850, HD6870, HD6970 90 Hardware Magazine


pratique GPU home cinéma

880G

A8-3850 (HD6550D)

Core i5-2500T (HD2000) / Core i5-2105 (HD3000)

Pentium G840 (HD2000)

Core i5-670

5

5

0

0

5

5

5

0

0

5

0

0

0

0

0

5

5

0

0

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

3

5

0

0

3

5

5

0

0

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

0

5

5

5

5

0

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

2

2

2

2

2

0

0

0

0

0

75

77

52

52

65

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

5

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

3

5

3

3

3

44

60

44

44

44

3

5

5

5

5

3

5

5

5

5

3

5

5

5

5

15

15

15

15

15

24

30

30

30

30

0

5

5

0

0

2

0

0

0

0

5

0

5

0

0

5

5

5

0

0

0

3

3

0

0

12

13

18

0

0

155

180

144

126

139

Les GPU moins performants sur le désentrelacement donnent souvent ce genre d’effets d’escalier sur les bords et contours des objets.

tantes. On notera, par ailleurs, que la GT520 est à la traîne, c’est le cas également des IGP ION 2 et 880G, alors que le Llano A8-3850 se montre très performant. Nous avons complété les tests de désentrelacement HQV avec diverses autres sources SD/HD et sur des flux TV. Et force est de constater que lorsqu’un GPU a du mal sur un test HQV, on retrouve ce défaut dans les vidéos qui présentent les

mêmes caractéristiques. C’est, par exemple, le cas sur des textes défilant en bas de l’image des chaînes TV d’info, qui sont « découpés » par plusieurs lignes horizontales, ou les effets d’escalier sur les lignes d’un terrain de football, les cheveux et les cils d’un personnage, ou les cordes d’une guitare. Il faut aussi distinguer son aspect purement qualitatif et le fait qu’il soit ou non effectif. Nous n’avons pas constaté de différences entre les GPU d’un constructeur sur la qualité du rendu. En revanche, même si ce n’est pas évident à remarquer lorsqu’on est pris dans une séance ciné, les GPU AMD sont un peu plus précis que les nVidia dans la grande majorité des cas. Les Intel Graphics HD se situent entre les deux, avec des situations où ils font mieux que les Radeon et d’autres où la qualité d’image est inférieure aux GeForce. En ce qui concerne le filtre de netteté, si la puissance de l’effet est suffisante chez nVidia, AMD comme Intel et que le rendu est à peu de chose près équivalent chez les deux premiers, celui d’Intel introduit un peu plus de bruit à l’image. Le filtre de suppression de bruit nVidia fait ensuite le moins bon travail. Il est

Sur les GeForce, par exemple, et sur une source à 23,976 images par seconde (2), la vitesse de lecture de la vidéo se cale à 23,971 FPS (1). La différence est faible mais engendre une perte d’image toutes les 200 secondes. Chez Intel, dont les GPU se fixent à 24 FPS, c’est une image répétée toutes les 42 secondes, les plus sensibles commenceront alors à remarquer les microsaccades.

Hardware Magazine 91


Pour améliorer la fluidité de la lecture, il faut utiliser des fréquences de rafraîchissement identiques ou multiples au nombre d’images par seconde de la vidéo.

utile pour réduire le bruit général, mais ceux d’Intel et surtout d’AMD corrigent également quelques défauts supplémentaires de compression. En revanche, sur le contraste dynamique, les GeForce sont les plus efficaces. Au final, sur des sources entrelacées, la plupart des Radeon offrent donc la meilleure qualité d’image globale. Mais les choses sont différentes sur des sources progressives qui réclament moins de traitement. Si l’on ne prend pas en compte les capacités d’optimisation des filtres en termes de correction de bruit et de défauts de compression, il est impossible de constater une différence de piqué ou de précision d’image entre les GPU, seule la colorimétrie peut varier mais elle est ajustable de la même manière chez tous les constructeurs.

3 : Fluidité selon la fréquence de rafraîchissement Afin d’assurer une parfaite fluidité de lecture, la fréquence de rafraîchissement de

Si vous avez du mal à calibrer le couple contraste/luminosité de votre afficheur, le filtre de contraste dynamique peut être pratique et peut améliorer la profondeur des noirs.

92 Hardware Magazine

Voici un des défauts typiques d’un désentrelacement mal appliqué, de multiples lignes horizontales découpent l’image.

l’afficheur doivent être calées sur la cadence d’image du film. Pour cela, les pilotes des cartes graphiques proposent des modes 23, 24, 50, 59 et 60 Hz, sachant que certains n’apparaissaient qu’après avoir été communiqués correctement par l’afficheur. Mais ce n’est pas parce que cette fréquence est disponible qu’elle fonctionne bien. D’ailleurs, aucun GPU n’a réussi à caler parfaitement la vitesse de lecture sur la cadence d’image d’une vidéo, ce que nous avons mesuré avec MPC-HC. Il y a toujours de petites variations qui peuvent causer des images perdues ou répétées. Et si elles sont trop régulières, des micros ralentissements ou accélérations apparaitront au bout d’un certain laps de temps. Certes, beaucoup ne constateront aucune différence, mais ceux qui y sont sensibles et les plus exigeants chercheront à optimiser les choses. A ce petit jeu, ce sont les GPU AMD qui font le meilleur travail sur des sources à 23,976 Hz

que l’on trouve dans les films Blu-Ray et souvent dans des encodages MKV HD. Les Radeon calent la lecture à 23,975  FPS, soit théoriquement une image perdue toutes les 16 minutes environ. Chez nVidia, la différence est un peu plus importante avec une valeur stable à 23,971 FPS, soit une image perdue toutes les 200  secondes. Chez Intel, les Clarkdale et Sandy Bridge se bloquent à 24 FPS, ce qui implique qu’une image est répétée toutes les 42 secondes. En 24 Hz, 50 Hz (DVD PAL, TV Satellite et TNT) ou 60 Hz (DVD NTSC), les différences entre les GPU s’estompent et tous s’en sortent bien. Les pilotes Intel et nVidia proposent aussi la création de résolutions personnalisées qui se montrent efficaces pour peaufiner les fréquences de rafraîchissement, mais ces outils sont difficiles à exploiter, car ils nécessitent certaines connaissances et des informations spécifiques à votre afficheur.

La qualité d’image, une question de codec ? La qualité d’un décodage vidéo est aussi dépendante de la chaîne de lecture logicielle, à savoir les splitters, décodeurs et renderers utilisés, qui seront par exemple différents sous TotalMedia Theatre, PowerDVD ou MPC-HC. Le splitter (Haali Media Splitter, Gabest Splitter par exemple), qui est chargé de reconnaître le format de fichier de la vidéo (MKV, M2TS, MP4, etc.), n’a pas beaucoup d’influence bien qu’il puisse bloquer la connexion avec d’autres filtres et décodeurs. Le renderer (EVR, VMR, Overlay, madVR…) a, en revanche, un impact sur la possibilité ou non d’utiliser une accélération matérielle et parfois, sur la fluidité de la vidéo. Il peut également améliorer la qualité du rendu sur des sources mises à une plus grande échelle, en proposant des paramètres de redimensionnement avancés. En ce qui concerne les décodeurs (Cyberlink, Arcsoft, CoreAVC, FFmpeg, etc.), lorsqu’on utilise une accélération matérielle de carte graphique, tous les codecs compatibles affichent le même rendu, ce qui paraît logique puisque l’essentiel du traitement vidéo est confié au GPU. D’ailleurs, les scores des benchmarks HQV étaient identiques entre TMT 5 et PowerDVD 11. Il est néanmoins possible que certains décodeurs détectent et s’accommodent plus ou moins bien des éventuelles erreurs du flux vidéo, afin de ne pas pénaliser la fluidité de lecture. Dans le cas d’un décodage logiciel effectué par le processeur, les décodeurs se distinguent surtout sur des sources entrelacées. Mais rares sont ceux qui arrivent au niveau des moteurs vidéo de GPU en termes de désentrelacement. Sous réserve que le processeur soit suffisamment puissant, une décompression logicielle permet d’autre part de contourner certaines limitations des moteurs vidéo, comme celle de la lecture de séquences h.264 1080p à 60 images par seconde. Elle donne aussi la possibilité d’appliquer bien d’autres optimisations d’image avec des outils comme Ffdshow.


pratique GPU home cinéma

IV : La vidéo en relief

Tous les GPU ne sont pas capables d’utiliser le meilleur mode vidéo FHD3D des Blu-Ray 3D sur des téléviseurs et projecteurs HDMI 1.4 1080p. Mais il reste souvent possible d’utiliser d’autres formats d’image stéréoscopiques à la résolution réduite pour lire ces médias.

En termes de lecture Blu-Ray 3D, il faut distinguer la capacité des GPU à accélérer le codec MVC et leur compatibilité avec les formats S3D et les afficheurs. Pour l’accélération, chez AMD, seules les Radeon HD5000/6000 supportent le MVC, il s’agit des CPU Sandy Bridge chez Intel et des GeForce en VP4 et VP5 chez nVidia. Mais ce n’est pas parce qu’un GPU ne décode pas le MVC qu’il n’est pas capable de lire un BluRay 3D, puisque ce travail peut être confié au processeur. Ensuite, la plus grande différence se situe au niveau de la comptabilité avec les TV et projecteurs 3D 1080p en HDMI 1.4 (à bien

distinguer des moniteurs PC 3D connectés en DVI Dual Link et des projecteurs 3D 720p). Bon nombre de GPU sont, en effet, incompatibles avec ces appareils utilisant la technologie active 120 Hz et leurs lunettes à obturation, car ils ne possèdent pas d’interface HDMI 1.4 (ou des possibilités de tweaks si elles sont en HDMI 1.3 comme les GT(X)200). Cette interface est indispensable pour transporter le format FHD3D des Blu-Ray 3D. En revanche, il reste possible, lorsque la TV le supporte, de lire le média en utilisant d’autres formats S3D comme le micropolarisé (celui utilisé pour la technologie 3D passive) ou le checkboard (des TV

DLP), ce qui se choisi dans les applications de lecture PDVD et TMT. Mais ils présentent une différence de taille avec le FHD3D, car ils réduisent la résolution de la vidéo et donnent donc une moins bonne qualité d’image. Ainsi, seuls les Radeon HD5000/6000, les Core Sandy Bridge et les GeForce à partir des séries 200 supportent la lecture de BD 3D sans perte de résolution. Par contre, pour ce qui est des fichiers vidéo stéréoscopiques à la structure half Side by Side, half Top and Bottom ou half Over-Under, la grande majorité des GPU en sont capables depuis plusieurs générations. En ce qui concerne les besoins de puissance, le décodage de Blu-Ray 3D (en frame sequential) avec un CPU réclame au minimum des modèles équivalant à un Athlon II X3 440 ou Intel Clarkdale Core i3. Avec une accélération partielle, soit un seul des deux flux composant la vidéo, il faudra de préférence être équipé d’un double coeur bien cadencé. Avec une accélération totale, un CPU de puissance similaire à un E5200 ou un Athlon 64 X2 4600+ est suffisant.

V : La diffusion audio en HDMI Les GPU sont aussi capables d’envoyer le flux audio de la vidéo à destination d’un amplificateur ou d’un téléviseur, afin qu’ils se chargent du décodage des pistes son, à travers une connectique HDMI (ou DVI via un adaptateur DVI vers HDMI). Dans

le cas des GeForce 7/8/9/GTX200, il est nécessaire de relier leur connecteur S/PDIF à une sortie de carte mère ou de carte son. La compatibilité audio se limite alors aux possibilités de l’interface S/PDIF, c’est-àdire au transport du Dolby Digital, du DTS

et du PCM stéréo. Pour les autres, il s’agit d’un contrôleur audio intégré au GPU. Selon les générations de cartes graphiques, les différences se situent surtout au niveau du support du PCM multicanal et des codecs audio HD Dolby TrueHD et DTS-HD.

Radeon HD2000/ 3000

Radeon HD4000

Radeon HD5000/ HD6000

AMD 780G/ 785G/790GX/ 880G/890GX

GeForce 7/8/9/ GTX200

GeForce 8200/8300/ 9300/9400/8400GS/ G200/GT200/GTS200/ION

GeForce 400/500

Intel G45

Intel Clarkdale/ Sandy Bridge

Bitstream Dolby Digital/DTS

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

PCM

Stéréo/Non

8 canaux

8 canaux

Stéréo

Stéréo

8 canaux

8 canaux

8 canaux

8 canaux

Bitstream TrueHD et DTS-HD

Non

Non

Oui

Non

Non

Non

Oui

Non

Oui

Support audio en HDMI

Hardware Magazine 93


VI : Quel GPU choisir au final ? Pour bien choisir son GPU, il faut prendre en compte la nature des vidéos que vous lirez le plus souvent sur votre PC home cinéma. Ainsi, si vos contenus possèdent principalement une image de type progressif comme les films Blu-Ray ou l’énorme majorité des encodages MKV/AVI/MP4, pas besoin de faire attention aux capacités de désentrelacement du GPU, toutes les car tes graphiques, IGP et CPU font jeu égal en termes de qualité d’image. Vous pouvez alors très bien vous contenter d’un 880G, d’un ION ou d’une veille car te graphique. Il faut juste prévoir un couple CPU/GPU suffisamment puissant pour décoder les flux les plus gourmands. Si vous comptez utiliser la fréquence d’affichage 23 Hz, les plus exigeants éviteront par contre les CPU Intel afin d’assurer la meilleure fluidité de lecture. Si vous comptez aussi exploiter les filtres d’optimisation d’image, la plupar t des

Radeon sont alors plus efficaces pour limiter les défauts de compression et de bruit vidéo. En revanche, pour obtenir le meilleur rendu sur des sources entrelacées comme celles des diffusions TV ou des DVD, le choix est plus tranché. Mieux vaut généralement éviter les GPU intégrés et les car tes graphiques d’entrée de gamme, et jeter son dévolu sur les Radeon les plus performantes. Il faut alors opter au minimum pour une Radeon HD5550 sur la série 5000, ou une HD6450 sur la série 6000. Et si les filtres de postprocessing vous intéressent, les HD5700/HD5800/ HD5900 et les HD6570/HD6670/ HD6700/HD6800/HD6900 sont préférables. La plateforme AMD Llano est aussi excellente et la meilleure solution actuelle dans la catégorie des puces graphiques de cartes mères et de CPU.

A retenir • L’accélération vidéo des GPU permet de soulager l’usage CPU et d’exploiter des processeurs peu puissants pour lire les flux vidéo les plus gourmands. Les moteurs vidéo des GPU sont aussi souvent bien plus efficaces pour désentrelacer une image, par rapport à un décodage logiciel effectué par le processeur. • Bon nombre de Radeon et les GeForce basées sur le moteur VP2 n’arrivent pas à lire de manière fluide un flux h.264 1080p à 60 images par seconde. • La grande majorité des Radeon sont les plus efficaces pour améliorer la qualité d’image, en réduisant les défauts de compression, de bruit et de blocs. Elles s’en sortent également mieux lorsqu’il faut désentrelacer la vidéo. • A l’exception de la plateforme Llano (et sûrement du Brazos), les puces graphiques intégrées aux cartes mères ou aux processeurs offrent une qualité d’image globale inférieure à la plupart des cartes graphiques. Les cartes graphiques d’entrée de gamme ont aussi leurs faiblesses. • Le choix d’un GPU peut être conditionné par la nature entrelacée ou progressive des vidéos que vous utilisez le plus (DVD, Blu-Ray, réception TV, etc.) et l’intérêt que vous portez aux filtres de postprocessing. • Toutes les GeForce et GPU Intel peuvent utiliser leurs filtres de postprocessing sans pénaliser la fluidité de lecture vidéo, ce qui n’est pas forcément le cas des Radeon. • Pour lire un Blu-Ray 3D sans amputer la résolution d’affichage sur un téléviseur/projecteur 1080p HDMI 1.4, un GPU relativement récent est obligatoire. • Si bon nombre de GPU sont capables de diffuser un flux PCM Stéréo, Dolby Digital ou DTS à travers leur interface HDMI, ceux qui commencent à dater font l’impasse sur le PCM multicanal, et seuls les plus récents supportent le Dolby TrueHD et le DTS-HD.

94 Hardware Magazine


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Epic a fait sensation au printemps en présentant les capacités des révisions récentes de l’Unreal Engine 3.

La 3D

comment ça marche ? TRIDAM

96 Hardware Magazine

Des moteurs graphiques à l’architecture des GPU, en passant par les API, voici comment des effets tels que le DoF, le HDR, le POM ou encore la tessellation animent les jeux vidéo !


comprendre la 3d

Les énormes GPU récents autorisent des algorithmes de rendu toujours plus complexes.

D

epuis une vingtaine d’années, le rendu 3D en temps réel occupe une place spéciale dans le monde du PC. Partie visible de l’iceberg que représentent les moteurs de jeux vidéo, c’est l’un des arguments qui a été le plus mis en avant pour justifier la nécessité d’une puissance accrue auprès des passionnés et du grand public. Il est, en effet, plus facile d’imaginer les bienfaits d’une nouvelle machine avec un rendu « qui en jette », que face à un morceau de code lié à l’intelligence artificielle ou à un tableau Excel complexe. En plus de la mise en avant aisée des évolutions, le rendu 3D a également la particularité d’être un ogre à l’estomac sans fin, capable d’engouffrer toute augmentation de la puissance des processeurs graphiques et, dans une moindre mesure, des processeurs centraux. Si depuis une quinzaine d’années, le rendu 3D des jeux vidéo est accéléré par des processeurs dédiés, les GPU, il reste relativement gourmand en puissance CPU. D’une part, pour garantir un niveau d’images par seconde très élevé et d’autre part, parce que son pilotage, c’est-à-dire la préparation des

commandes graphiques et leur envoi au GPU, est une véritable usine à gaz sur PC. L’exploitation de la puissance des GPU se fait de son côté automatiquement par l’ajout ou la sophistication des effets graphiques et encore plus simplement par la montée en résolution. Nous sommes bien loin de Pod et de la découverte des bienfaits du filtrage bilinéaire des textures, introduit par 3dfx ! L’évolution du rendu 3D en temps réel est également liée aux consoles de jeu et à leur cycle de vie. Etant donné la complexité croissante du développement des jeux vidéo, celui-ci est fait de manière à être exploité sur un maximum de plateformes, ce qui implique un focus sur leur dénominateur commun. Dépassées par le matériel PC, les consoles limitent actuellement la qualité du rendu 3D et les GPU modernes restent quelque peu sur leur faim. Il s’agit heureusement de la fin d’un cycle qui annonce l’arrivée d’un rebond.

Qui fait évoluer la 3D ? C’est un petit peu l’histoire de la poule et de l’oeuf. L’évolution des GPU et du rendu 3D

est intrinsèquement liée, tous les acteurs se concertant en permanence pour s’assurer que les GPU apporteront des évolutions utiles aux développeurs et que les futures techniques de rendu seront adaptées aux futurs GPU. Tous les développeurs de jeux vidéo ne sont cependant pas actifs à ce niveau. La complexité du rendu 3D, qui demande autant une connaissance pointue des architectures graphiques que de l’optique, place son évolution dans les mains d’une poignée de spécialistes, la plupart des développeurs se contentant d’intégrer des techniques, voire des moteurs complets, mis au point par d’autres. Crytek, DICE, Epic, Futuremark, id Software font partie des développeurs qui mettent au point de nouveaux algorithmes de rendu 3D. AMD, nVidia et Microsoft sont, bien entendu, de gros contributeurs puisqu’il est dans leur intérêt direct de faire évoluer la 3D. Dans le cas des deux principaux fabricants de GPU, cela permet également de tirer la couverture de leur côté, en proposant des algorithmes particulièrement bien adaptés à leurs produits et prêts à se répandre dans un maximum de moteurs graphiques…

Hardware Magazine 97


Le rendu 3D : étape par étape

La standardisation du rendu 3D a fait émerger un pipeline type, soit une succession d’étapes pour sa réalisation. Depuis quelque temps déjà, son évolution est dirigée par Microsoft et son API DirectX, en concertation avec les fabricants de GPU et les développeurs de moteurs graphiques.

Si le début de la 3D temps réel a été alimenté principalement par OpenGL, une API graphique ouverte, ainsi que par des API graphiques propriétaires aux marques de GPU, Microsoft a progressivement imposé la sienne : DirectX. La version 9 de DirectX est aujourd’hui la référence utilisée par la majorité des développeurs de jeux vidéo, tant elle a ouvert de nombreuses possibilités à travers des Vertex et Pixel Shaders flexibles. Cette version de l’API présente également l’avantage d’être proche de celle de la Xbox 360. DirectX 10 aura connu un succès mitigé, notamment parce que cette API a été limitée à Windows Vista et qui plus est sans

support, même partiel, du matériel DirectX 9. DirectX 11, la dernière version en date, a corrigé ce dernier souci, tout en introduisant de grosses évolutions. Si son utilisation reste encore confidentielle, elle devrait se généraliser progressivement dans les deux années à venir et c’est bien entendu cette API qui nous sert de base pour expliquer le fonctionnement du pipeline 3D. Comme tout travail à la chaîne, il est destiné à produire un résultat, par une succession de petites étapes. Dans un cas très basique, il suffit d’introduire une série de données (triangles, Shaders, textures…) et de com-

Exemple de Depth Buffer : plus un objet est foncé et plus il est proche de la caméra.

98 Hardware Magazine

mandes à l’API, pour obtenir en fin de pipeline une image affichée à l’écran. En pratique, cela ne se passe cependant pas réellement de cette manière avec les moteurs graphiques modernes, qui ne peuvent se contenter d’un simple pipeline.

Un pipeline dans le pipeline Comme vous allez le comprendre à travers quelques exemples d’effets graphiques, plusieurs passages ou passes dans le pipeline 3D sont en réalité nécessaires, produisant des résultats intermédiaires ou des éléments de rendu (ombres, réflexions…) qui seront com-


DOSSIER configurations comprendre dela l’été 3d

Lexique

DirectX 11, une API très complexe.

binés par la suite. En d’autres termes, suivant le rendu désiré, les développeurs de moteurs graphiques créent leur propre pipeline sur la base d’une succession de celui de DirectX. Dans certains cas, il sera préférable de combiner un maximum d’effets dans une grosse passe, alors que dans d’autres cas, plusieurs petites passes donneront de meilleures performances ou faciliteront l’utilisation d’un même code sur de nombreux systèmes, ainsi que sur les consoles. Lors d’une passe dans le pipeline, il n’est pas nécessaire que chaque étape soit utile. Certaines étapes peuvent être évitées et dans le cas où elles sont obligatoires, comme c’est le cas pour le Vertex Shader, elles peuvent ne rien faire d’autre que de laisser passer les données vers la suivante. Cela peut représenter une situation tordue, mais il faut garder en tête que le pipeline est un modèle logiciel censé être

aussi polyvalent que possible du point de vue du développeur.

Prépasse Z Certaines passes de rendu ne sont pas destinées à afficher la moindre chose dans l’image finale, mais à optimiser les performances : les prépasses Z ou de profondeur. Celles-ci consistent à faire un rendu de la totalité ou d’une partie de la scène, mais en ne remplissant que le Depth Buffer, sans exécuter de Pixel Shaders et sans écrire de couleurs en mémoire. Une autre passe, classique cette fois, pourra profiter du Depth Buffer déjà rempli, pour éjecter directement du rendu un maximum de pixels masqués. L’intérêt de ce type de passe est particulièrement important si un moteur rend les objets en commençant par les plus éloignés. S’il commence par les objets les plus proches, elle est par contre inutile.

API : Application Programming Interface ou interface de programmation. Depth Buffer : Surface dans laquelle est stockée l’information de profondeur par pixel, également appelée Z-Buffer. Pixel : Abréviation de Picture Element. Il s’agit d’un point d’une image et dans le cas du rendu graphique, d’un point qui sera écrit dans un Render Target. Primitive : Forme géométrique de base utilisée pour le rendu 3D : point, ligne, triangle ou bande de triangles. Render Target : Surface de taille et format bien définis, dans laquelle le GPU peut écrire en fin du pipeline, et qui peut par la suite être exploitée en tant que texture. Shader : Petits programmes exécutés par les GPU. Texture : Surface qui peut contenir une image destinée à être déposée sur un objet, afin de lui donner de la couleur et des détails, mais également toute sorte de données comme des normales, des valeurs de déformation, des résultats précalculés d’opérations complexes, etc. Vertex : Sommet d’un polygone (vertices en est le pluriel).

Le pipeline de DirectX 11 – La géométrie simple Le pipeline 3D de DirectX 11 encadre, d’une manière relativement fixe, la manière dont le rendu doit être construit par les développeurs. Il permet, par ailleurs, de faire abstraction de l’implémentation qui en a été faite dans les GPU, qui ne reposent plus sur un pipeline fixe depuis l’introduction des architectures unifiées. Notez que seule la partie du pipeline que nous avons intitulée « La géométrie avancée » est absente de DirectX 9.

Input Assembler La première étape à formater ou bler les primitives paramètres de la

consiste assemet leurs manière

requise pour le traitement des étapes suivantes, ainsi qu’à leur attacher tout un tas d’informations utiles au GPU, telles que des numéros d’identification. Il peut, par exemple, être important pour le GPU de pouvoir s’assurer que les primitives sont traitées dans un ordre particulier.

Vertex Shader Bien que la première étape ait préparé des primitives, les Vertex Shaders vont ignorer celles-ci et se contenter de travailler sur les vertices qui les composent, pour les positionner dans la scène, les déformer, les animer, calculer un éclairage basique et la position des textures. Ils englobent

ainsi le traditionnel Transform & Lighting, technique fixe et limitée, utilisée pour effectuer une version basique de ces tâches. Les opérations de transformation correspondent à un changement de repère : déplacer l’objet pour le positionner dans l’espace là où il doit être par rapport aux autres objets. Plusieurs opérations sont effectuées massivement : translation, rotation et mise à échelle. Lors de l’exécution du Vertex Shader, il sort exactement le même nombre de vertices qu’il en est rentré. Si un objet est fortement agrandi, il ne bénéficiera pas de triangles supplémentaires et paraîtra donc très « carré ».

Hardware Magazine 99


Le rendu différé Les Compute Shaders Les Compute Shaders prennent place à côté du pipeline de DirectX 11, dont ils ne font pas directement partie. Ce type de Shader permet d’exploiter le GPU d’une manière plus générale et a donc besoin de se détacher de la lourdeur de ce pipeline pour pouvoir être exécuté seul. Cela ne veut cependant pas dire que les Compute Shaders ne peuvent pas être utiles au rendu 3D. Par rapport aux autres types de Shaders, ils permettent ainsi de partager des informations entre différents éléments qu’ils traitent en parallèle, ce qui leur permet de remplacer avantageusement les Pixel Shaders dans quelques cas, notamment lors de l’utilisation de filtres complexes, dont le traitement peut être partagé entre pixels adjacents. Le gain de performances peut être énorme.

Le Subsurface Scattering permet de représenter fidèlement la peau humaine.

Ce type de rendu a le vent en poupe et tire pleinement parti du rendu multipasse. Il part du constat qu’un éclairage complexe est calculé pour de nombreux pixels qui sont, au final, masqués. Pour éviter cela, une première passe classique va éviter toute la partie complexe de l’éclairage et enregistrer dans différents Render Targets (dont l’ensemble est appelé G Buffer) toutes les données qui seront nécessaires à celui-ci : couleur diffuse, couleur spéculaire, normale, etc. Grossièrement, il s’agit de générer une image avec éclairage basique et de tout ce qui permet de savoir par la suite de quel matériau est fait chaque pixel. Dans un second temps, une ou plusieurs passes d’éclairage vont être appliquées sur la base de ces données, à la manière d’un filtre de postprocessing et donc en ignorant le détail de la géométrie et tous les pixels masqués. De quoi être certain de n’appliquer un Shader d’éclairage complexe qu’une seule fois par pixel. En contrepartie, la consommation mémoire explose avec le G Buffer, l’antialiasing classique ne fonctionne pas et toutes les surfaces transparentes doivent être ajoutées après coup, d’une manière classique.

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Lors du traitement de filtres de postprocessing, appliqués pour améliorer l’image finale, les Compute Shaders permettent d’éviter la structure inutile du pipeline 3D. Ces filtres, exécutés lors d’une passe dédiée, n’ont en effet besoin que d’un Pixel Shader, mais doivent pour cela traverser tout le pipeline. Généralement, deux triangles sont utilisés pour former un rectangle qui remplit l’écran, ils sont découpés en pixels sur lesquels l’image originale est appliquée telle une texture, avant d’être enfin modifiée pour être

réécrite dans un nouveau Render Target. Cela revient à faire repasser une voiture sur toute la chaîne de montage simplement pour en foncer les fenêtres. Les Compute Shaders peuvent être exécutés directement lors d’une passe dédiée, il en résulte un gain d’efficacité dans certains cas. Pas dans tous puisque transiter du mode « pipeline 3D » au mode « compute » est très lourd sur les GPU actuels. A l’avenir, ce coût va se réduire et les GPU pourront même exécuter ces deux types de tâches en parallèle. Pour Battlefield 3, DICE a annoncé avoir implémenté un moteur à rendu différé, dont les passes d’éclairage sont exécutées via un Compute Shader qui permet de n’appliquer chaque source de lumière que sur les zones qu’elles éclairent, alors qu’avec un Pixel Shader classique, toute l’image est passée en revue pour chaque source. Sortir du pipeline 3D pour une telle étape est une petite révolution qui pourrait en entraîner bien d’autres, si elle est couronnée de succès !

POM et SSS Derrière ces acronymes, se cachent le Parallax Occlusion Mapping et le Subsurface Scattering, des techniques aux noms barbares très évoluées. Elles ne prennent pas place dans des passes dédiées mais participent à améliorer l’éclairage. A ce titre, elles

Pas moins de 1 000 sources de lumière rendues dans le moteur de Battlefield 3 grâce au rendu différé à base de Compute Shaders !


DOSSIER configurations comprendre dela l’été 3d La complexité d’un matériau à base de POM dans l’interface de développement de l’Unreal Engine 3.

sont donc en réalité des paramètres pour les matériaux utilisés sur certains objets. Le Parallax Occlusion Mapping est une technique très évoluée de bump mapping, destinée à simuler des détails géométriques sans avoir recours à la tessellation. Elle a l’avantage d’être compatible avec le matériel DirectX 9, mais peut être extrêmement gourmande quand son niveau de qualité est élevé, avec un relief qui prend en compte les ombres portées. Dans de nombreux cas, le subterfuge est efficace, mais ce n’est pas le cas au niveau des silhouettes. Une technique qui est donc à privilégier pour les sols. Le Subsurface Scattering, ou transluminescence, consiste à simuler la manière dont la lumière pénètre et se propage à la surface de certaines matières. C’est, par exemple, le cas de la peau humaine dont l’aspect ne dépend pas que de la surface mais également de ce que la lumière rencontre par-dessous. Grossièrement, cela revient à simuler la présence de veines et de muscles sous la peau. D’autres corps translucides tels que les marbres peuvent en profiter. C’est également le cas des liquides, par exemple du lait qui sans SSS ressemble à de la peinture blanche !

Le pipeline de DirectX 11 – La géométrie avancée Hull Shader Première étape liée à la tessellation, le Hull Shader travaille sur des patchs qui représentent une primitive accompagnée des informations principales sur ses voisines. Il est utilisé pour calculer le facteur de tessellation, soit la manière dont la primitive va être subdivisée. Un facteur de tessellation nul (ou de type indéfini) implique que la primitive est masquée et peut être supprimée, alors qu’un facteur de 64 implique un niveau de subdivision maximal. Il calcule également de 1 à 32 points de contrôle sur la primitive, qui seront utilisés par la suite pour apporter des informations sur la déformation à appliquer à la géométrie, soit pour ajouter des détails, soit pour l’arrondir. Le Hull Shader peut donc représenter une charge très élevée et il appartient au pilote et au GPU de faire en sorte que le calcul du facteur de tessellation et des points de contrôle se fasse en parallèle.

Tessellator Le tessellateur est une petite étape fixe très simple. Elle se contente d’utiliser les facteurs

de tessellation calculés précédemment pour subdiviser, simplement à plat, une primitive.

Domain Shader Dernière étape liée à la tessellation, le Domain Shader exploite les points de contrôle fournis par le Hull Shader, ainsi que la primitive subdivisée par le tessellateur pour calculer les coordonnées des nouveaux vertices. C’est ce niveau qui permet à la tessellation d’apporter des détails supplémentaires, par exemple en s’appuyant sur une ou plusieurs textures. Le Domain Shader peut être vu comme un second Vertex Shader appliqué après la tessellation, puisqu’il peut effectuer les mêmes opérations sur les vertices. Dès lors, pourquoi ne pas oublier le Vertex Shader et le fusionner avec le Domain Shader ? Tout simplement pour des raisons de performances puisque le Vertex Shader permet d’appliquer certaines opérations très rapidement, avant que la géométrie ne soit devenue complexe.

Geometry Shader Le Geometry Shader travaille sur des primitives et permet d’en calculer des paramètres, d’en détruire et d’en créer. S’il est ainsi capable de faire de la tessellation, il n’est pas architecturé dans le but de produire efficacement une forte expansion géométrique, mais plutôt pour optimiser certaines méthodes du rendu, d’une manière souvent abstraite. Par exemple, il pourrait permettre de calculer les vues des rétroviseurs gauche et droit en même temps, en dédoublant la géométrie de l’un vers l’autre.

Stream Output Cette étape particulière représente une voie de sortie exceptionnelle avant la fin du pipeline 3D. Présente après le Geometry Shader, elle permet d’enregistrer la géométrie en mémoire vidéo, en vue de la réutiliser pour une autre passe. Le Stream Output peut ainsi permettre de troquer de l’espace mémoire contre du temps de calcul, si une géométrie tessellée doit être utilisée dans plusieurs passes. Lors d’une future passe, il suffit de recharger cette géométrie en lieu et place de l’originale.

Hardware Magazine 101


Effet de profondeur de champ (DoF) avec Bokeh Comme pour la photo, par contre, cette richesse dans les données à disposition ne peut pas être affichée directement et lors d’une autre passe de rendu, un filtre de tone mapping est nécessaire pour l’interpréter et la réduire à un niveau que les écrans peuvent afficher. Ce filtre de tone mapping influence fortement l’ambiance visuelle, puisqu’il peut décider de privilégier les zones claires ou les zones sombres, la luminance ou la saturation, etc. Avec le patch 1.9, Crytek a modifié l’algorithme de tone mapping de Crysis 2 pour augmenter la richesse de l’image.

SSAO, SSDO, HDAO, HBAO, etc.

Le DoF avec Bokeh est maintenant proposé dans l’Unreal Engine 3, ici en version heptagonale pour simuler un objectif à diaphragme à 7 lames.

Au lieu d’un simple filtre de postprocessing, cette technique consiste à générer, via les Geometry Shaders, un carré formé par deux triangles pour chaque pixel. La taille de ce carré dépend du cercle de confusion et permet ainsi de représenter un objet en focus ou pas, puisque dans ce dernier cas, les pixels vont déborder vers leurs voisins. Cette technique permet également pour chaque pixel d’utiliser un masque qui imite l’aspect final produit par différents types de caméras et d’objectifs (Bokeh), ce qui est laissé à l’appréciation des artistes. Un type d’effet destiné à améliorer les cinématiques. En 1080p, ce « filtre de flou » revient à créer plus de 4 millions de triangles. Pour réduire

cette gourmandise, il est possible de la traiter à demi-résolution mais également de ne générer les triangles et le Bokeh que pour les points les plus lumineux et d’émuler le reste de l’effet avec un filtre classique.

Rendu HDR Contrairement à la photo qui émule des données HDR à partir de clichés pris avec une exposition différente, les GPU peuvent calculer en une seule fois une image à grande gamme dynamique, ce qui permet d’améliorer la précision des résultats intermédiaires et de ne pas perdre de détails trop sombres ou trop lumineux.

A gauche, un rendu classique, à droite, un rendu avec SSDO, l’une des techniques d’occlusion ambiante les plus évoluées.

102 Hardware Magazine

Dans une scène 3D, l’éclairage de chaque élément est constitué de plusieurs composantes. Les premières sont les plus connues et les plus évidentes, puisque ce sont celles auxquelles nous pensons en premier : les sources de lumière directes. Les secondes sont souvent oubliées mais pourtant très importantes. Ainsi, dans la réalité, chaque objet réfléchit une partie de la lumière qu’il reçoit et devient à son tour une source de lumière, dite indirecte. En 3D temps réel, ces sources de lumière indirectes sont, en général, représentées d’une manière très simplifiée par une constante, la lumière ambiante. Il s’agit en quelque sorte de placer un éclairage de base auquel viennent s’ajouter les autres sources de lumière. Une approximation qui nuit au réalisme, en supprimant de nombreuses ombres douces telles que celles que nous pouvons observer dans les coins d’une pièce.


DOSSIER configurations comprendre dela l’été 3d

mapping, c’est-à-dire d’ajouter des détails aux objets avec de la vraie géométrie, au lieu de tenter de la simuler avec une méthode de bump mapping, qui, aussi complexe soitelle, restera toujours imparfaite. Les développeurs travaillent, en général, avec des modèles géométriques très détaillés qu’ils simplifient pour des raisons d’espace, de bande passante et de performances. La tessellation leur permet de réintégrer les détails originaux, ou des détails aléatoires. La tessellation permet également de déformer des objets en modifiant en temps réel les détails géométriques, ce qui autorise des effets de morphing plus vrais que nature.

Des murs qui ne sont plus anguleux grâce à la tessellation dans Crysis 2.

L’occlusion ambiante consiste à se faire une idée de la quantité de lumière ambiante qui arrive en chaque point, ou plutôt de celle qui n’y arrive pas. Comme le nom de la technique l’indique, il s’agit de déterminer pour chaque point quelle est l’occlusion de la lumière indirecte et, d’après cela, de réduire la valeur de la lumière ambiante qui lui est appliquée. Grossièrement, il s’agit donc de rendre sur toute la scène l’ombre douce créée par les obstacles à la lumière indirecte, ce qui va lui ajouter de la profondeur. Plusieurs variantes

existent, telles que le Screen Space AO, le Screen Space Directional Occlusion, le High Definition AO ou l’Horizon Based AO, qui peuvent s’intégrer à des passes de rendu existantes.

Tessellation La tessellation est l’une des nouveautés principales de DirectX 11 qui permet de lisser la géométrie des objets, pour faire disparaître le côté anguleux, et de faire du displacement

L’utilisation de la tessellation peut cependant être très gourmande compte tenu des nombreuses primitives, en général des triangles générés. Pour compenser cela, des algorithmes adaptatifs permettent de détecter à quel point il est utile de tesseller chaque triangle original, suivant la distance, le nombre de pixels qu’ils représentent à l’écran, la présence de détails supplémentaires potentiels à leur niveau, etc. Tous ces algorithmes peuvent eux aussi être très gourmands et sont encore en cours de développement… tout comme les optimisations des ombres qui doivent correspondre à l’objet tessellé… mais qui peuvent être plus près ou plus loin que celui-ci et donc avoir besoin de plus ou de moins de tessellation. Un vrai casse-tête que les développeurs n’ont toujours pas résolu.

Le pipeline de DirectX 11 – Les pixels Rasterizer Le reste du rendu est incapable de travailler avec des vertices. Le rasterizer va se charger de décomposer automatiquement chaque primitive en petits éléments : les pixels. La grille utilisée pour découper les primitives en pixels varie suivant la résolution et le niveau d’antialiasing, auquel cas x sous-pixels (les samples) sont également générés. Chaque pixel reçoit des valeurs interpolées à partir de celles des vertices qui forment la primitive : les coordonnées des textures, la couleur de base issue de l’éclairage, etc. Le rasterizer se charge également d’éliminer les pixels masqués (clipping et culling), soit parce qu’ils sont en dehors du champ de vision, soit parce qu’ils tournent le dos à la caméra, ce qui signifie qu’ils sont à l’arrière d’un objet et donc invisibles.

Pixel Shader Le Pixel Shader travaille, lui, sur chaque pixel individuel et ignore, en général, les samples

liés à l’antialiasing, bien qu’il soit possible de l’exécuter par sample et non par pixel. C’est l’étape la plus visuelle et, en général, la plus lourde du pipeline 3D, là où sont calculés l’éclairage (ce qui inclut les ombres et tout type de bump mapping) et la plupart des effets graphiques. C’est également à ce niveau que sont appliquées les textures traditionnelles, soit les illustrations appliquées sur les objets. A ce sujet, il est important de noter que les unités de texturing ne travaillent pas par pixel/texel mais bien par quad, soit sur un bloc de 2 x 2. Bien que les pixels soient traités indépendamment les uns des autres, l’utilisation efficace des unités de texturing, qui est primordiale pour les Pixel Shaders, implique que ce bloc de 4 représente le parallélisme minimal au niveau des Pixel Shaders. Si un bloc n’est pas complet, au bord d’un triangle ou quand celui-ci est minuscule, des unités vont automatiquement tourner à vide, ce qui

peut limiter la puissance de calcul du GPU à 25 % de ses capacités.

Output Merger Une fois la couleur du pixel définie, il reste simplement à l’enregistrer en mémoire dans le bon format et pour tous ses samples, dans le cas où l’antialiasing est activé. Lors d’une passe de rendu géométrique, soit un rendu « classique », il reste à résoudre une dernière question : le pixel sera-t-il visible ? Sera-t-il masqué par un autre ? Cette opération porte le nom de Depth Test (test de profondeur). Si le pixel est masqué, il a été calculé pour rien, un cas qu’il convient d’essayer de limiter autant que possible. Si un pixel n’est pas masqué mais se superpose à un autre pixel déjà enregistré en mémoire, il va le remplacer, sauf s’il est transparent. Dans ce cas plus complexe, les deux pixels sont mélangés suivant un coefficient qui dépend du niveau de transparence.

Hardware Magazine 103


Cas pratique : 3DMark 11 Après avoir passé en revue le pipeline de DirectX 11 et les effets et modes de rendu qu’il permet, nous nous sommes penché sur un cas pratique, de manière à vous permettre de visualiser plus clairement toutes les étapes d’un rendu 3D moderne.

Bien que critiquable en tant que benchmark, 3DMark 11 s’est rapidement imposé pour cet exercice. Le moteur de Futuremark emploie des techniques de rendu modernes et est extrêmement propre et simple dans son fonctionnement, ce qui permet de segmenter clairement les différentes étapes du rendu.

Rendu différé : première passe géométrique Avant toute chose, le moteur graphique efface toutes les zones mémoire dont il va avoir besoin.

3DMark 11 repose sur un rendu différé et commence donc par passer en revue toute la géométrie. C’est à ce niveau qu’est appliquée la tessellation. Un peu plus de 100 commandes de rendu (draw calls), telles qu’illustrées par ces trois images, sont nécessaires pour traiter successivement tous les groupes d’objets de la scène, qui représentent plus de 300 000 triangles avant tessellation et plus de 2 millions après. Notez à ce sujet qu’il est impor-

tant de grouper un maximum d’éléments dans une même grosse commande, pour éviter de saturer le CPU avec des milliers de petites commandes. Toutes ces commandes auront permis de générer de nombreuses données, chacune enregistrée dans un Render Target dédié, et qui seront exploitées par la suite par l’éclairage. Tous ces RT, d’une résolution de 1 920 x 1 080, forment le G Buffer.

De gauche à droite : • Le Depth Buffer d’une précision de 32 bits qui contient les informations de profondeur, plus les objets sont foncés, plus ils sont proches de la caméra. • Les normales (perpendiculaires à la surface), avec une précision de 10 bits pour chacune des trois coordonnées (représentées par les trois canaux de couleur sur l’image ci-dessus). • L’occlusion ambiante, d’une précision de 8 bits, pour représenter une partie des ombres douces.

De gauche à droite : • Composantes diffuses de la couleur des pixels. • Composantes spéculaires de la couleur des pixels (qui prennent en compte leur brillance). • Carte des arêtes destinée à optimiser le traitement de l’antialiasing, en permettant à la suite du rendu de savoir à quel endroit calculer simplement l’éclairage par pixel et à quel endroit le calculer par sample pour filtrer les arêtes.

104 Hardware Magazine


DOSSIER configurations comprendre dela l’été 3d

Les autres passes de rendu géométrique : les ombres Après avoir rempli le G Buffer, le moteur prépare le rendu des ombres. Pour cela, il calcule des Shadow Maps, soit des cartes qui représentent des vues de la scène depuis les différentes sources de lumière : le soleil, les spots… Lorsque l’on regarde la scène depuis une source de lumière, tout ce qui se trouve derrière les objets est dans l’ombre. Les

Shadow Maps contiennent cette information de profondeur, ici avec une précision de 16 bits. Toute la géométrie doit être passée en revue une nouvelle fois pour chaque Shadow Map, y compris la tessellation, ce qui peut donc être très lourd. Le seul soleil représente ainsi une charge de près de 10 millions de triangles, simplement pour générer des ombres !

Notez, pour le détail, que dans le cas du soleil, 3DMark exploite des Shadow Maps en cascade, chaque niveau se focalisant sur une zone de plus en plus proche du début du champ de vision, ce qui permet d’obtenir des ombres très précises à l’avant-plan. Celles-ci sont, qui plus est, générées en très haute résolution : 4

096 x 4 096. Pour éviter de monopoliser trop de mémoire vidéo avec ces énormes buffers, 3DMark11 ne calcule pas toutes les Shadow Maps en avance, mais au fur et à mesure que l’éclairage en a besoin, ce qui permet en pratique de n’en avoir qu’une seule en mémoire à chaque instant.

L’éclairage Sur la base du G Buffer et des Shadow Maps, les passes d’éclairage peuvent commencer à construire l’image finale, dans un format HDR basse précision de 32 bits (11/10 bits par composante de couleur).

Dans 3DMark 11, chaque Shadow Map est associée à une passe d’éclairage, il y en a donc cinq pour une source directe telle que le soleil (ou la lune) et une pour chaque spot (il n’y en a pas dans notre exemple).

Ce n’est pas tout puisque 3DMark11 utilise également de très nombreuses sources de lumière ponctuelles pour simuler la composante ambiante de la lumière, soit la lumière indirecte qui est en réalité réfléchie

par tous les objets de la scène. Sur l’image de gauche, chaque cube en fil de fer délimite une de ces sources de lumière, il y en a 86 en tout. Enfin, à droite, un éclairage volumétrique est calculé pour renforcer l’atmosphère.

Le résultat, de gauche à droite : après application de la lumière du soleil, après application de la lumière ambiante et après application de la lumière volumétrique.

Hardware Magazine 105


Le postprocessing Après avoir rendu la scène, il convient de l’améliorer avec toute une série de filtres de postprocessing. Le premier est un filtre de Depth of Field, soit un effet de profondeur de champ.

La première étape, à gauche, consiste à calculer le rayon du cercle de confusion pour chaque pixel. C’est lui qui définit leur netteté et il suffit de choisir un niveau à par tir duquel les pixels ne seront plus nets (les zones en blanc). Un Geometr y Shader, au milieu, va générer un carré de deux triangles pour chacun des pixels flous (il y en a tellement, plus de 2 millions, qu’ils semblent former une zone fuchsia uniforme), dont la taille définira le niveau. Elle varie ici de 1 à 20 pixels de côté. L’image d’un Bokeh (ici hexagonal pour simuler un diaphragme à six lames) est appliquée sur chaque carré. Enfin, à droite, la totalité de

l’effet, rendu en HDR 64 bits (16 bits par composante), qui sera combiné à l’image finale. Ce sont ensuite l’éblouissement et les effets de caméra qui sont calculés. Ils ont la par ticularité d’être similaires et donc de pouvoir être traités en même temps. Un filtre de bloom procédural est tout d’abord calculé via un Compute Shader et l’image à traiter voit sa résolution réduite, de 1 920 de large, nous passons ici à 512 pixels, ce qui est suffisant pour ces effets qui seront calculés en HDR très haute précision : 128 bits soit 32 bits par composante.

Le principe consiste ensuite à transformer l’image originale dans le domaine des fréquences, via une transfor mation de Fourier rapide, une étape lourde en maths qui sera traitée via

les Compute Shaders. Les filtres sont appliqués et une transformation inverse est effectuée pour redonner l’aspect utile à cet effet qui sera additionné à l’image finale.

L’image finale On est presque arrivé à la fin du rendu. Il reste encore à appliquer le filtre de tone mapping pour transformer l’image HDR dans un format directement affichable à l’écran, et qui va par la même occasion décider de sa tonalité. 3DMar k11 profite de cette étape pour ajouter un léger bruit cinématographique à l’image. Enfin, l’interface est ajoutée par-dessus. Au final, plus de 13 millions de triangles et plus de 175 millions de pixels auront été calculés par le GPU, pour générer cette image en 1 920 x 1 080 !

106 Hardware Magazine


DOSSIER configurations comprendre dela l’été 3d

Quel avenir pour la 3D temps réel ? Software aient récemment reconnu que ne pas exploiter pleinement le matériel PC était une erreur commerciale qu’ils avaient commise. Il y a quelques mois, plusieurs sources nous indiquaient que les fabricants de consoles hésitaient encore entre viser un peu et beaucoup plus haut que les capacités de leurs produits actuels. Outre le coût matériel, la puissance de calcul supplémentaire implique également un travail énorme de la part des studios de développement, pour proposer des environnements toujours plus riches. Sans mise en commun de leur travail à ce niveau, comme cela se fait dans le cinéma, il risque de devenir commercialement impossible de pousser la qualité au-delà d’un certain point.

Lorsqu’il est question du futur de la 3D, des techniques telles que le ray tracing reviennent régulièrement. Si elle évoluera peut-être un jour vers un de ces types de rendus, ils représentent avant tout un horizon marketing pour l’industrie plus qu’une réalité à venir. Ces techniques de rendu sont extrêmement lourdes et ne résolvent pas tous les problèmes. La 3D temps réel reste une illusion graphique pour laquelle toutes les astuces sont bonnes à prendre et à ce petit jeu, polygones et rastérisation ont encore de beaux jours devant eux.

Shaders. Le FXAA proposé par nVidia, un filtre de postprocessing qui s’attaque au problème, est en train de séduire de nombreux développeurs. Des solutions amenées à évoluer et à se généraliser. Les futures consoles définiront, bien entendu, en partie ce qui se fera sur PC, bien que plusieurs développeurs tels que Crytek et id

Avec les dernières évolutions de l’Unreal Engine 3 et plus particulièrement avec la démo Samaritan de mars (http://www.udk.com/showcasesamaritan), Epic a en quelque sorte frappé du poing sur la table, en envoyant un message clair aux fabricants de consoles : « Nous sommes prêts pour passer au niveau supérieur et c’est ce que les joueurs vont attendre. » Pour un spécialiste du moteur 3D tel qu’Epic, il serait malvenu de ne pas pouvoir tirer plein bénéfice de son expertise sur toutes les consoles suivant la voie graphique de la Wii…

Plus proches de nous, deux évolutions importantes sont en cours : la tessellation et l’antialiasing. La première, introduite avec DirectX 11, demande encore de nombreux efforts de la part des développeurs spécialisés, qui vont devoir mettre au point des algorithmes adaptatifs efficaces, particulièrement pour les ombres, mais également mettre en place des outils simples à utiliser pour les artistes qui n’en finissent pas de voir leur travail se complexifier. L’antialiasing va de son côté devoir évoluer, puisque les versions géométriques de ce filtre (telles que le MSAA utilisé massivement sur PC) posent problème avec le rendu différé (même s’il y a des solutions) et surtout sont incapables de traiter l’aliasing généré par les

Une démonstration technologique qui ne demande qu’à servir de base à un nouveau jeu Blade Runner !

Unreal Engine L’Unreal Engine d’Epic, actuellement proposé en version 3, est le moteur graphique le plus populaire, d’une part par le rendu de qualité qu’il permet, mais surtout par son environnement de développement extrêmement évolué et mis à jour régulièrement. Il profite également d’un mode de licence particulièrement attrayant :

gratuit tant que l’usage n’est pas commercial et 99 $ si les revenus liés ne dépassent pas 50 000 $. Un moteur qui permettra donc aux étudiants de se faire la main sur une solution très évoluée, mais qui permet également de développer des jeux pour smartphones et tablettes (Windows et iOS sont supportés), avec un très faible investissement.

Hardware Magazine 107


29 Thomas Olivaux

Jet d’encre, laser

imprimantes au banc d’essai

Qualité, vitesse, coût à la page

Les constructeurs déclinent leurs gammes d’imprimantes ou multifonctions à l’infini, mixant vitesse, couleurs, qualité sans que l’on n’arrive jamais à savoir ce qui est vraiment important… De l’impression occasionnelle à 39 € jusqu’aux imprimantes jet d’encre photo espérant concurrencer les laboratoires, en passant par les modèles laser, nous avons sélectionné les meilleures solutions d’impression du marché, scrutant qualité, autonomie et coût.

108 Hardware Magazine


A

près le guide d’achat publié dans Hardware Magazine n° 54, voici l’heure du choix. Décortiquer et analyser les vastes gammes des constructeurs pour finalement ne retenir et tester pas moins de 29 modèles est en soi un exercice de patience ! Comment les constructeurs espèrent-ils que leurs clients achètent en connaissance de cause ? Toutes les marques que l’on trouve aisément dans le commerce sont représentées, à savoir Canon, Epson, HP, Lexmark et Samsung. D’autres constructeurs, comme Kyocera ou Oki,

ne s’adressent qu’au monde des entreprises et leurs produits ne sont pas en vente n’importe où. Notre sélection s’étend des premiers prix (40 € en imprimante, 50 € en multifonction) jusqu’à 300 € environ. A l’exception des modèles les moins chers, la majorité des références sont connectables en réseau, le plus souvent sans fil, ce qui permet d’installer l’imprimante multifonction où bon vous semble pourvu qu’il y ait une prise électrique à proximité. Les imprimantes à jet d’encre premier prix, 39 € seulement comme les Stylus S22 ou DeskJet 1000, sont-elles vraiment capables d’imprimer proprement ? Les modèles laser

couleur, comme la LaserJet Pro CP1025NW, sont-ils devenus économiquement viables pour un particulier ? Une imprimante photo comme la Stylus Photo P50 fait-elle beaucoup mieux qu’un modèle standard ? Le scanner d’une multifonction est-il aussi bon qu’un scanner séparé ? La tablette Android amovible de la multifonction HP e-station AIO permet-elle de surfer partout dans la maison ? Ce sont autant de questions auxquelles nous allons répondre au cours des 22 prochaines pages, et bien plus encore. Le coût des consommables, critère essentiel à l’achat, est analysé et commenté pour chaque imprimante et multifonction du comparatif.

Hardware Magazine 109


Présentation des gammes Bien qu’il n’y ait pas moins de 29 imprimantes et multifonctions dans ce comparatif, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les gammes des constructeurs sont complexes avec des dizaines de références. Mais en y regardant de plus près, beaucoup de modèles partagent la même base, offrant la même qualité et vitesse d’impression notamment. Voici les clés pour s’y retrouver !

Brother

www.brother.fr Bien que les références soient, comme toujours, trop nombreuses, il n’est pas très difficile de s’y retrouver sur le site de Brother, car tout est bien classé et trié par ordre : de l’entrée de gamme au plus haut de gamme. Deux catégories principales : imprimantes (18  références) et multifonctions (44 références). Dans chacune, le constructeur a eu la bonne idée de les regrouper clairement. Pour les imprimantes seules (références qui commencent par le préfixe « HL »), sachant que Brother ne fait que du laser, elles sont divisées en quatre, les basiques, les modèles réseau (Ethernet), réseau sans fil (Wi-Fi) et couleur. Les multifonctions, elles, sont divisées en jet d’encre (références en « DCP »), jet d’encre avec fax (les « MFC »), laser (« DCP » de nouveau) et laser avec fax (« MCP »). Mais cette façon de faire présente vite ses limites ! Par exemple, il y a des imprimantes couleur avec réseau qui n’apparaissent que dans le groupe couleur et non dans celui des modèles réseau. Comment ne pas les rater ? Notre sélection se limitant aux modèles A4 avec une limite tarifaire autour des 300 €, tous les modèles conçus pour les grandes entreprises sont d’emblée exclus, comme l’imprimante noir et blanc HL-7050ND capable de débiter à 28 pages par minute et de recevoir jusqu’à quatre bacs de 500 feuilles, à 1 600 €. Nos choix se sont portés sur l’entrée de gamme, le bon rapport qualité/prix et le haut de gamme avec un prix qui n’était pas délirant. Dans les multifonctions, ça se traduit, par exemple, par l’essai des modèles DCP-195C, DCPJ515W et MFC-990CW qui nous semblent tous trois très intéressants. D’autres références, intermédiaires, ont leur raison d’être, mais il est impossible de toutes les essayer ! Parfois, les différences sont infimes, comme le fait qu’il n’existe pas moins de trois modèles entre la DCP-J125 à 55 € et la DCP-J515W à 90 €. L’un ajoute le lecteur de cartes mémoire, l’autre l’écran LCD. Ce sont des différences à 5 ou 10 €, pourquoi une telle segmentation ? Les modèles que nous avons retenus représentent toutes les qualités d’impression Brother, il n’en existe pas de moins bonnes ou de meilleures.

Canon

www.canon.fr Canon trie également les imprimantes d’un côté, les multifonctions de l’autre. Dans les deux cas, il y a une sous-division par catégorie, notamment les modèles à jet d’encre (gamme Pixma) et ceux laser (i-SENSYS).

110 Hardware Magazine

Faire le tri n’a rien d’évident, vu le nombre de références (pas moins de 20 multifonctions à jet d’encre, 21 en laser). Pratique tout de même, le site propose de sélectionner jusqu’à trois références pour les comparer. Le classement, à l’inverse de chez Brother, est du meilleur au moins bon à chaque fois. Que choisir  ? Canon et Epson sont très concernés par la qualité d’image, plus que par les gadgets inutiles. La marque sait également fabriquer des modèles à jet d’encre très compacts. Notre sélection en tient compte, la multifonction Pixma MP280 étant la plus petite multifonction du marché. Comme toujours, les gammes sont déclinées avec une infinité de variantes autour d’une même base. Par exemple, au-dessus de la MP280 essayée, il y a les MP282, 495 et 499. Toutes partagent la même imprimante, les différences se faisant sur de microdétails plus ou moins intéressants, au point que le texte introductif des quatre modèles sur le site du constructeur est le même ! Si vous possédez des cartons de négatifs argentiques, notons que la Pixma MG8150 se distingue de la MG6150 de notre essai par l’ajout d’un scanner de négatifs 24 x 36. Absentes du comparatif car le modèle avec réseau était un peu plus cher que les concurrentes, les imprimantes laser multifonctions i-SENSYS série MF4000 ont un look moderne très réussi qui plaira aux amateurs d’objets design.

Epson

www.epson.fr Sur le site d’Epson, en dehors de la séparation entre jet d’encre et laser, les imprimantes sont mélangées avec les multifonctions. Façon rapide d’identifier l’une de l’autre, les multifonctions ont toutes un « X » en deuxième position de leur référence (exemple, BX625FWD). Si les imprimantes sont un peu vieillissantes, les multifonctions sont globalement toutes récentes et d’un excellent rapport qualité/prix. Deux séries principales cohabitent, les Stylus Office qui misent tout sur la vitesse d’impression et les Stylus Photo qui privilégient la qualité. Et finalement, à part les modèles d’entrée de gamme qui sont un peu moins bons, tous les autres se retrouvent dans ces deux familles avec des prestations quasi similaires. Par exemple, les Stylus Photo PX660, PX720WD et PX820FWD testées sont toutes trois capables de produire exactement la même qualité d’impression. La différence se fait sur l’ergonomie et l’équipement. Les fans de grande taille trouveront également plusieurs modèles A3, y compris dans la gamme Stylus Photo avec les cinq cartouches séparées et la qualité optimale, comme la vieillissante Stylus Photo 1400 (330 €) ou la plus récente Stylus Photo R2000 avec Wi-Fi et Ethernet et cartouches de grande capacité (450 €). Non content d’être le seul constructeur à proposer l’impression A4 sans marge sur tous les modèles, même les moins chers, ces dernières impriment jusqu’au A3, c’est-à-dire A3 sans marge !


comparatif imprimantes

Lexmark

HP

Lexmark est très prolifique, trop sûrement. Impossible de maîtriser toutes les gammes, bien qu’heureusement de nombreux modèles soient des imprimantes laser professionnelles, dont la nomenclature respecte un standard non officiel établi par HP depuis des années : le suffixe D pour recto/verso, le suffixe N pour réseau et le suffixe T pour bac supplémentaire. Ainsi, le nombre d’imprimantes réellement proposées diminue grandement. Par exemple, sont vendues sous trois références les T625N, T625DN et T625DTN qui sont en fait la même imprimante avec ou sans options. Les imprimantes laser que nous avons essayées sont parmi les moins chères, les tarifs s’envolent rapidement. Pour les modèles à jet d’encre, c’est plus simple de s’y retrouver, il y a moins de références. Notamment, dans la nouvelle gamme sortie il y a quelques mois, Lexmark a pris le parti d’installer la même imprimante et le même scanner (donc les mêmes performances essentielles) dans tous les modèles, bien que le prix varie plus que du simple au double. Du coup, entre une S305, une S405, une S505 et une S605, tout n’est qu’affaire de lecteur de cartes, d’écran tactile et autres fonctions complémentaires. Citons également la superbe Lexmark S815, au design futuriste très réussi, une multifonction à jet d’encre à 260 € indisponible au moment de notre essai.

HP, pionnier de l’imprimante, reste très prolifique également, tant pour les particuliers que pour les pros. Après un premier classement (jet d’encre couleur, tout-en-un jet d’encre, laser, laser couleur, tout-en-un laser et jet d’encre mobiles), il y a généralement le choix entre deux sous-catégories (personnel ou professionnel, la différence étant plutôt la qualité d’un côté et la vitesse/coût à la page de l’autre). Ensuite, ça se corse et le nombre de références a de quoi effrayer une fois de plus. Point fort du site, les modèles grand public sont comparés d’entrée de jeu à l’aide d’un tableau récapitulatif des caractéristiques. HP ayant la bonne idée de ne pas indiquer la même résolution pour l’ensemble de ses imprimantes, il est assez facile de repérer celles qui ont la même et qui partagent donc les mêmes caractéristiques de qualité et de vitesse. Modèle d’entrée de gamme que nous n’avons pas essayé pour favoriser la variante avec Wi-Fi, la petite multifonction DeskJet 2050 est la copie conforme de la DeskJet 1000, un scanner A4 en plus pour 10 € d’écart à peine.

www.lexmark.fr

www.hp.com

Samsung

www.samsung.com/fr Discret, Samsung le titan ne fait rien à moitié. Lancé depuis quelques années dans les imprimantes, les références se multiplient de plus en plus, avec une stratégie 100 % laser. En laser noir et blanc, au sein d’une seule et même marque, la qualité n’évolue quasiment jamais. Il faut donc se concentrer sur le reste de la fiche technique, pourquoi pas la vitesse, pour se décider. Nous n’avons retenu qu’une multifonction noir et blanc dont le rapport qualité/prix est excellent, mais Samsung propose également quelques multifonctions couleur à un prix réaliste. Par exemple, la CLX3185N que l’on trouve entre 250 et 300 €, une concurrente un peu moins rapide et upgradable de l’Epson AcuLaser CX16NF de notre sélection.


Imprimantes à jet d’encre

Canon Pixma iP2700

Canon Pixma iP3600

2 cartouches, USB 2.0, 40 €

5 cartouches, USB 2.0, 70 €

Qualité en mode normal (texte et photo) Coût à la page Consommation en veille Qualité du mode brouillon

Procédure de test Pour vérifier la vitesse d’impression, ainsi que la qualité, nous avons utilisé les documents ISO (voir PC Update n° 54), les mêmes PDF que les constructeurs sont censés utiliser pour leurs mesures. Les tests photo n’étant pas normalisés, nous avons utilisé des photos personnelles assez compliquées à reproduire, avec de nombreuses variantes des mêmes tons et ce, sur plusieurs qualités de papier : standard 80 g, photo à prix raisonnable (150 g) et photo haut de gamme (270 g). Nous avons testé les papiers photo de chaque marque, afin de constater leur apport, mais également du papier photo Fujifilm acheté en grande surface (Regular Photo Paper, 6 € les 100 en A6, 26 € les 100 en A4) et Premium Plus Photo Paper Professional (12 € les 20 en A4). La publication des résultats d’impression de chaque imprimante dans le mag est évidemment difficile, beaucoup d’imprimantes faisant mieux ou simplement différent de notre imprimerie offset ! Mais nos commentaires détaillés permettent d’imaginer la qualité finale, nos résultats d’impression ont été scannés et postés sur notre forum pour illustrer les différences les plus visibles ;) Nous avons également profité des tests pour mesurer le niveau de bruit, en plaçant le sonomètre en face de l’imprimante, à 1 m. Enfin, ces nombreux benchs ont également permis de relever les marges, la consommation et la vitesse des imprimantes. 112 Hardware Magazine

La moins chère des imprimantes Canon est une très bonne surprise. Pour commencer, elle est nettement plus compacte que toutes les autres, à peine 25 cm de profondeur et 13 cm de haut. Elle offre également une qualité d’impression de textes et surtout de photos épatante pour le prix (pas si loin des vraies imprimantes photo, vitesse et bac photo mis à part). Ce n’est du reste pas la plus lente, avec 7 pages par minute en noir et blanc, pas mal pour le tarif. A l’inverse, le mode brouillon, certes très rapide, est trop vilain (à la fois en définition et en densité d’encre) pour être utilisé. Comme l’Epson, elle autorise l’impression sans marge jusqu’au format A4 et, cerise sur le gâteau, c’est de loin la plus économique en encre ! Seulement 5 cents en noir et 7,50 cents en couleur ; ce modèle utilise pourtant une unique cartouche trois couleurs, une preuve que les cartouches séparées ne sont pas toujours synonymes d’économies. Basique, elle ne consomme presque rien en veille, un peu moins de 1 W ; pour ceux qui hésitent à laisser une imprimante sous tension, elle ne coûterait même pas 1 € d’électricité par an en ne l’éteignant jamais ! Notre préférée dans cette catégorie !

Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

*

****

****

A4 N&B

A4 couleur

Photo 10x15

***

**

****

***

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

****

*****

Photo 10x15

*****

***

*****

Nettement moins chère que la Stylus Photo P50, la Pixma iP3600 offre une qualité photo au top et des coûts de revient à la page excellents. Bénéficiant d’une résolution maximale supérieure à sa petite soeur, l’iP3600 se distingue également par l’utilisation de cinq cartouches d’encre. Une noire standard, trois couleurs séparées cyan, magenta, jaune et une noire spéciale photo qui renforce la profondeur des couleurs et améliore sensiblement le contraste des photos imprimées. Si Brother et Lexmark ne sont pas au niveau, difficile de dire qui est le meilleur en qualité photo de Canon, Epson ou HP en qualité maximum, mais cette imprimante est la moins chère des modèles vous offrant des résultats au top. Sans être un foudre de guerre, elle se révèle un peu plus rapide que l’iP2700 (environ une demi-page de plus par minute, en mode normal) et la qualité du mode brouillon progresse, sans qu’il soit très réussi. Elle gagne un port USB et la compatibilité PictBridge pour imprimer directement depuis un APN ou un smartphone. Précisons que notre calcul du coût à la page ne tient pas compte de la cartouche noire photo (11,50 €), car cette dernière ne se remplace que tous les trois à quatre jeux de cartouches couleur ; et même en tenant compte de cette dernière, le prix d’une page en couleur reste de l’ordre de 7 cents, c’est excellent. Avec un peu plus de 1 W en veille, rien à dire. S’il existe des multifonctions pour le prix de ce modèle, aucune n’offre la qualité photo parfaite dont elle est capable. Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

**

****

*****

A4 N&B

A4 couleur

Photo 10x15

***

***

****

Photo 10x15

***

Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

Qualité photo Coût à la page Prise USB et compatibilité PictBridge

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

****

*****

A4 couleur

Photo 10x15

*****

****

Impression *****


comparatif imprimantes

Epson Stylus S22

Epson Stylus Photo P50 HP DeskJet 1000

4 cartouches, USB 2.0, 45 €

6 cartouches, USB 2.0, 120 €

Vitesse Cartouches d’encre couleur séparées Aucun bouton/écran

Qualité photo Vitesse photo Coût à la page en couleur (cartouches Chouette) Simple imprimante Pas d’écran

L’entrée de gamme Epson coûte 4 à 5 € de plus que chez Canon ou HP, mais ça vaut le coup ! La Stylus S22 est la seule imprimante de ce niveau de prix à proposer des cartouches d’encre couleur séparées, mais elle n’est pas la moins chère à l’usage pour autant. Mais surtout, elle offre une qualité d’impression visiblement supérieure à la Deskjet 1000, même en noir et blanc, et une vitesse incomparablement plus rapide, quel que soit le mode sélectionné ! Toutefois, l’impression de courriers (textes) n’est pas au niveau d’une laser, aucune jet d’encre n’arrive à la même perfection en mode normal. Si l’on prend également en compte le bac de plus grande capacité, la compatibilité avec un plus grand nombre de formats de documents et la faculté d’imprimer jusqu’au A4 sans marge, c’est sans conteste la reine des imprimantes à bas prix. Seul bémol ? Le coût à la page en couleur, plus onéreux que sur la HP. A 12 cents (document ISO), ça reste néanmoins très correct. Si vous n’imprimez qu’occasionnellement, sans renoncer à la couleur (exit les modèles laser à bas prix), c’est l’imprimante idéale. C’est la seule, à moins de 50 €, qui imprime des photos d’une qualité digne de ce nom ; bien qu’il n’y ait pas autant de nuances de couleur que sur les meilleurs modèles, la résolution est là. La consommation en veille se maintient autour du watt, c’est tout bon.

Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

**

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***

A4 couleur

Photo 10x15

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A4 N&B ****

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Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

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Photo 10x15

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Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

**

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A4 N&B

A4 couleur

Photo 10x15

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Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

La Stylus Photo P50 est sortie en 2009, c’était une imprimante photo haut de gamme vendue 150 €. Photo est ici synonyme de qualité (6 cartouches séparées pour des couleurs très fidèles) mais aussi de vitesse. Tandis que les imprimantes d’entrée de gamme réclament plusieurs minutes pour sortir une photo 10 x 15 cm, celle-ci expédie la tâche en 27 s seulement, voire 12 si l’on se contente d’une qualité intermédiaire ! Le mode brouillon suffit à imprimer des pages Web, même si la qualité n’est pas meilleure qu’avec la S22. En mode normal, il y a un progrès. Ce modèle conçu pour imprimer en quantité dispose de cartouches en deux contenances, 7,4 et 11,1 ml (d’écart 60 % de plus) afin de réduire le coût à la page. Pari réussi puisque l’impression couleur tombe de 12 à 9 cents la page, un bon résultat compte tenu de la qualité parfaite délivrée et de la vitesse globale. Si 150 €, ce serait trop aujourd’hui, la P50 a baissé autour de 120 € un peu partout, les magasins les moins chers l’affichent même entre 100 et 110 € ! C’est une bonne affaire si vous n’avez que faire de la fonction scanner, mais elle souffre de la concurrence interne de la tout-en-un PX720WD qui imprime de même qualité, avec un scanner et un lecteur de cartes pour le même prix ! Un bel exemple de la complexité des gammes de produits, même si ceux qui n’ont que faire d’une fonction photocopie apprécieront le gain de place. La consommation électrique en veille est également du niveau du watt, c’est parmi les meilleures.

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

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*****

Photo 10x15

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Prix plancher Consommation Vitesse Qualité photo Aucun bouton/écran

Concurrente immédiate des Canon iP2700 et Epson S22, cette DeskJet 1000 est l’imprimante la moins chère de la gamme HP. Compacte et légère, elle fait presque jouet. Basique, le bundle comprend un petit transformateur et deux cartouches de capacité standard. La DeskJet 1000 n’est pas un foudre de guerre. Suivant la norme ISO, elle sort 5,5 pages par minute en noir et blanc, 4 en couleur. Ça semble supportable, mais quand il s’agit d’imprimer une photo 10 x 15 en qualité maximale, il ne faut pas moins de 70 secondes ! A ce sujet, précisons que le grammage maximal en A4 est de 90 g/m². Si nous avons réussi à faire passer le 150 g, le 270 g est à restreindre au format photo A6 (10 x 15 cm). Ce n’est de toute façon pas son rôle, la qualité de reproduction étant sensiblement moins bonne que la moindre imprimante photo, tant par manque de dynamique que par une définition un peu juste (pourtant 1 200 dpi en mode qualitatif). Le coût à la page n’est pas aussi bon que la Canon, mais reste devance nettement l’Epson. La consommation électrique est très faible, un bon point, pas même 1 W en veille !

Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

*

**

*

A4 couleur

Photo 10x15

**

-

A4 N&B ***

Photo 10x15

***

Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

2 cartouches, USB 2.0, 40 €

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

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*****

A4 couleur

Photo 10x15

*****

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Impression *****

Hardware Magazine 113


Imprimantes laser

Canon LBP-5050N

Brother HL-2270DW

Epson AcuLaser M1200

Laser couleur, bac 150 feuilles, Ethernet + USB 2.0, 200 €

Laser noir et blanc, bac 250 feuilles, Ethernet + Wi-Fi + USB 2.0, 160 €

Laser noir et blanc, parallèle + USB 2.0, 90 €

Qualité (pour les textes et graphiques) Vitesse d’impression Consommation en veille

Compacité Recto/verso Drivers pour de nombreux OS Coût à la page Vitesse d’impression Ethernet + Wi-Fi Consommation en charge Aucun bouton/écran

La Canon LBP-5050N est une vieille imprimante, ce qui fait d’elle une laser couleur parmi les moins chères. Canon a la mauvaise habitude d’utiliser son propre langage de communication avec ses imprimantes, si bien qu’aucun pilote générique ne peut exister et que seule la marque peut en développer de nouveaux. Ainsi, à l’arrivée du 64  bits, de nombreux modèles ont été abandonnés par Canon qui n’a pas sorti de drivers. Mais Canon a toutefois sorti un pilote Windows 7 32 et 64 bits pour la LBP-5050N, qui mérite donc sa place dans notre sélection. Commençons par les points forts, la qualité est très correcte, parfaite pour les textes et supérieure à la moyenne en couleur. Les photos sont moches, mais les graphiques (logos, graphs Excel) sont bons et la matrice est à peine visible sur les aplats. Le mode brouillon est tout à fait utilisable lui aussi. Le coût à la page est assez bon, surtout pour une laser couleur, au niveau de la Lexmark C540n (3 cents en noir et blanc, 14 cents en couleur). Mais elle n’a pas que des qualités. Assez lente pour une laser (12 pages par minute en noir et blanc), elle met carrément 22 s pour sortir la première page. La consommation trahit son âge, pas moins de 8 W en veille prolongée : c’est trop, surtout pour une imprimante sans Wi-Fi. Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

****

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N/A

A4 couleur

Photo 10x15

***

N/A

A4 N&B ***

*

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

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114 Hardware Magazine

Photo 10x15

***

N/A

**

Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

****

*****

N/A

A4 couleur

Photo 10x15

N/A

N/A

A4 N&B *****

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Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

La HL-2270DW n’est pas la laser la moins chère du marché, mais elle impressionne par ses capacités. Compatible réseau, à la fois Ethernet (10/100  Mbps) et Wi-Fi (802.11b/g), elle propose surtout l’impression recto/verso ! Compatible avec tout, Brother propose des pilotes pour l’illustre Windows 98 et pour Linux. La résolution maximale n’est que de 2 400 x 600 dpi, mais c’est bien assez vu les piètres performances des modèles laser en mode photo. Pour le texte, la résolution n’est que de 600 dpi, mais elle offre un résultat absolument parfait sur du papier standard. La mémoire embarquée de 32 Mo paraît juste face aux standards actuels, mais c’est assez et même beaucoup pour un modèle monochrome ! Plutôt silencieuse, cette imprimante offre une vitesse d’impression ISO de 26 pages par minute, c’est très fort ! Et il faut seulement 8,5 s pour sortir la première page, si l’imprimante est en veille, un bon résultat également. La vitesse chute nettement en mode recto/verso, entre 5 et 6 pages par minute. La consommation est un peu élevée en charge (500 W) ; en veille, c’est inférieur à 1 W, rien à dire.

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

******

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Photo 10x15

N/A

N/A

*

Sortie à 110 €, l’AcuLaser M1200 est vendue désormais entre 80 et 90 €, c’est donc l’imprimante laser la moins chère du marché, ex aequo avec la Brother HL-2130. Compacte et légère, elle n’a rien du monstre supposé que l’on imagine tous en songeant au laser. Atrocement basique, elle se contente d’imprimer vos courriers ou quelques pages Web en noir et blanc, l’usage principal pour beaucoup d’entre nous après tout. Ne songez pas à imprimer des photos avec, c’est immonde, même les graphiques avec des aplats de couleur ne sont pas terribles avec des marques de trames visibles. Avec 20 pages par minute et une 1re page sortie en 10,3 s, elle ne bat pas de records mais c’est tout à fait raisonnable. Grâce au toner de grande capacité, le coût à la page tombe à 4 cents, il est parmi les moins chers du marché, une bonne surprise en payant l’imprimante un bon prix aussi. Compatible avec les très vieux PC, elle propose une exotique prise parallèle en plus de la prise USB 3.0 ; pour s’offrir la connectivité réseau, il faut dépasser le cap des 100 €. Dommage que la veille réclame environ 8 W, c’est beaucoup pour laisser l’imprimante tout le temps allumée. Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

***

****

N/A

A4 couleur

Photo 10x15

N/A

N/A

A4 N&B ****

Photo 10x15

****

Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

Prix Qualité du texte parfaite Compatible avec de nombreux formats de papiers et d’enveloppes Qualité des graphiques et des photos 2 Mo de mémoire, non extensible Toner plus cher que l’imprimante

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

****

**

A4 couleur

Photo 10x15

N/A

N/A

Impression **


comparatif imprimantes

HP LaserJet Pro P1102w

HP LaserJet Pro CP1025nw

Laser noir et blanc, Wi-Fi + USB 2.0, 115 €

Laser couleur, Ethernet + Wi-Fi + USB 2.0, 200 €

Compacité Drivers pour de nombreux OS 8 Mo de mémoire, non extensible Qualité et vitesse des images Consommation en veille ?

Encore plus petite que l’Epson, la LaserJet Pro P1102w offre un excellent rapport qualité/prix pour qui souhaite une imprimante laser avec Wi-Fi. Précisons que cette P1102w existe sans réseau (P1102), mais elle n’a pas grand intérêt puisqu’elle coûte encore 100 à 105 €. Elle débite à 18 pages par minute, un score qu’aucune imprimante à jet d’encre ne peut égaler à qualité comparable. Elle réclame également 8,5 s pour sortir la première page lorsqu’elle est en veille. La qualité est « standard laser », c’est-à-dire parfaite pour du texte, mais très critiquable pour des graphiques et surtout des photos (une trame très visible gâche tout, sans parler de l’absence de couleurs). C’est assez rare pour être signalé, le câble USB est fourni ! Il ne mesure qu’un mètre. Le toner livré est rempli pour 700 pages (norme ISO), mais les toners de rechange offrent plus d’autonomie (1 600 pages). Les pilotes livrés sont nombreux mais cette imprimante utilise un protocole propriétaire et non un standard comme le PCL. Autrement dit, si HP décide de ne pas développer de pilotes pour la prochaine version de Windows, cette dernière deviendra inutilisable ! HP est doué pour la consommation, 380 W en impression. Comptez presque 3 W pour la veille avec Wi-Fi, c’est un peu élevé… bien que ça ne coûte pas plus de 3 € par an sans jamais l’éteindre. Une consommation électrique maîtrisée pour une laser, mais elle n’est pas non plus la meilleure avec 2 W en veille. Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

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*****

N/A

A4 couleur

Photo 10x15

N/A

N/A

A4 N&B ****

*****

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

****

****

Photo 10x15

N/A

N/A

Impression ***

Laser couleur, Ethernet + USB 2.0, 160 €

Laser couleur Ethernet + Wi-Fi Qualité des graphiques Qualité des photos Vitesse Coût à la page en couleur

Prix d’achat Qualité des graphiques Coût à la page avec contrat recyclage 128 Mo de mémoire Facile à upgrader Encombrement et poids Bruit en impression Pilote compliqué

Les imprimantes laser couleur débutent désormais sous les 200 €. Ce modèle est affiché de 180 à 220 € suivant les enseignes et offre une connectique réseau complète (Ethernet et Wi-Fi). La même existe sans le suffixe réseau contre 170 €. Sensiblement plus volumineuse que la P1102w testée précédemment, ceci s’explique par l’installation complexe de 4 toners, un noir, un cyan, un magenta et un jaune. Notons que HP les livrent à moitié pleins seulement, ils n’offrent qu’une autonomie de 500 pages norme ISO. Si le coût à la page reste correct en mode noir et blanc (5 cents), il s’envole littéralement en couleur à presque 20 cents ! Pourtant, cette imprimante est incapable de sortir une photo, le résultat étant tout simplement moche quel que soit le papier. En revanche, elle s’en sort beaucoup mieux que les autres imprimantes laser essayées sur tout ce qui est graphique (logos, graphiques Excel), ce qui autorise des présentations PowerPoint de bonne qualité ; la trame est néanmoins visible sur les zones de couleur, voir le scan ci-contre. Lente, elle culmine à 16 pages par minute en noir et blanc et, en toute logique, 4 pages en couleur vu que chaque feuille tourne quatre fois autour du tambour. Malgré ses 64 Mo de mémoire, la première page sort en 15,5 s en noir et blanc (27,5 s en couleur), pas terrible. La consommation est bonne, 8 W en veille active (attente), moins de 1 W en veille profonde. Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

Photo 10x15

***

*****

N/A

A4 couleur

Photo 10x15

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N/A

A4 N&B ****

**

Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Lexmark C540n

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

****

*****

Photo 10x15

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N/A

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Qualité d’impression

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 brouillon

A4 normal

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N/A

A4 couleur

Photo 10x15

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N/A

A4 N&B ****

Photo 10x15

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Vitesse d’impression 1ère page

A4 couleur

Impression

Une vraie imprimante pro à un petit prix ? C’est ce que laisse entrevoir cette Lexmark laser couleur vendue seulement 160 €. Véritable monstre de plus de 20 kg, cette imprimante est plus rapide et offre une meilleure qualité que la HP testée ci-contre. La qualité des graphiques progresse sensiblement, la trame étant quasiment invisible pour une fois. Capable d’un vrai 1 200 x 1 200 dpi, elle reste inadaptée aux impressions photo mais se révèle absolument parfaite pour tous les autres types de documents. Notons que le mode 1 200 est tout de même très lent, le 600 étant par ailleurs suffisant au quotidien. Avec un bac d’une capacité de 250  feuilles, elle séduira les gros consommateurs de papier. D’ailleurs, il est possible de l’upgrader jusqu’à 4 bacs et 900 feuilles en tout ! Les 128 Mo de RAM permettent de traiter rapidement les documents graphiques, il n’y a jamais de temps morts entre les pages d’une présentation PowerPoint complexe. Bémol, le coût à la page est cher et fait vite oublier la bonne affaire de départ… sauf si vous songez à recycler ! Le coût indiqué concerne l’achat de toners neufs sans autre action de votre part. Si vous prenez le temps de renvoyer vos toners usagés chez Lexmark, le coût chute de moitié ! 3 cents la page en noir et blanc, 13,50 en couleur, c’est top. La consommation électrique en veille restant autour du watt, c’est très bon.

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Consommation électrique

Veille

*****

*****

A4 couleur

Photo 10x15

***

N/A

Impression ***

Hardware Magazine 115


Multifonctions à jet d’encre

Canon Pixma MP280

Canon Pixma MG6150

Imprimante/scanner/copieur, USB 2.0, 50 €

Imprimante/scanner/copieur, Ethernet + WiFi + USB 2.0, 150 €

Qualité en mode normal (texte et photo) Coût à la page Consommation en veille Qualité du mode brouillon

Qualité photo Connectique ultracomplète Coût à la page en couleur

La petite multifonction MP280 reprend la partie impression de l’iP2700 que nous avons déjà testée. C’est donc très intéressant, car pour de l’entrée de gamme, la qualité est au-dessus du lot à l’instar d’Epson et surtout, elle est très économique : seulement 7,50 cents la page en couleur. La qualité des photos, sans équivaloir à celle des modèles spécialisés, est très correcte, mais il y a régulièrement des petits défauts visibles, des traits horizontaux dans le sens de l’impression, ce qui équivaut au mode rapide des imprimantes haut de gamme. La vitesse ne progresse pas et reste un peu juste, mais c’est le cas de tous les modèles à bas prix. Un peu plus de 20 s la première page, pas terrible, notamment pour la photocopie qui réclame du coup 37 s en prenant en compte le temps de scan. Pas de réseau, aucune fioriture, mais que demander de plus ? Elle ne coûte que 50 €, c’est-à-dire 10 € de plus pour un scanner de grande qualité et plutôt rapide. Par rapport à la majorité des imprimantes qui autorisent jusqu’à 100 photocopies d’une seule traite, le maximum de ce modèle est 20. Amusant, le pilote permet de scinder une impression géante en plusieurs pages pour créer des posters à base de feuilles A4 ! Sa consommation en veille reste inférieure au watt, c’est parfait, il n’y a jamais besoin de l’éteindre. Même sa consommation en fonctionnement est ridicule, 10 W en photocopie (scanner + imprimante actifs de concert) ! C’est la meilleure multifonction à un bas coût, à moins que le Wi-Fi soit un critère primordial pour vous, auquel cas la HP 3050 a son mot à dire.

Qualité d’impression

A4 brouillon *

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ****

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

****

Photocopie

A4 couleur ***

A4 couleur *** Vitesse

****

****

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Veille

Impression *****

116 Hardware Magazine

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Photo 10x15

*****

Nettement plus haut de gamme, la multifonction MG6150 se distingue par ses six car touches d’encre. En plus des quatre ‘‘normales’’ (noir, cyan, magenta, jaune), il y a une cartouche noire photo qui augmente la profondeur des couleurs et les contrastes comme sur l’imprimante iP3600, ainsi qu’une cartouche spéciale photo censée affiner la justesse des couleurs. La qualité est parfaite, ce qui se fait de mieux avec les Epson Photo, mais difficile de trouver une amélioration par rappor t à l’iP3600. Hélas, cette solution cumulée à des car touches de petite capacité se paye cher, très cher : le prix de la page couleur grimpe de 6,50 à 19,50 cents par page, toujours sans compter la cartouche noire photo qui dure très longtemps (+ de 20 cents la page réelle). Le scanner est excellent et plutôt rapide, c’est un bon point de plus. Equipée d’une connectique très complète, elle se branche sur le PC en USB ou sur le réseau en Ethernet ou Wi-Fi. Il y a une prise USB en façade et un lecteur de car tes ultracomplet (la seule avec CompactFlash) qui, grâce à la compatibilité PictBridge, permet d’imprimer et de scanner sans PC. Il y a même un port infrarouge pour imprimer sans fil depuis un vieil ordinateur portable ou un PDA. L’ergonomie est bonne grâce à l’écran LCD et aux boutons tactiles. Econome en énergie, elle se contente de 2 W en veille, c’est bon pour une multifonction avec Wi-Fi.

Qualité d’impression

A4 brouillon

**** Photo 10x15

*** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

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Vitesse d’impression 1ère page

Consommation électrique

A4 normal

****

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

***

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***** ****

Photocopie Consommation électrique

A4 normal **** A4 couleur ****

Photo 10x15 ***** Photo 10x15 ****

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Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

Ergonomie

Veille

A4 couleur *** Vitesse **** **** Impression

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Photo 10x15 ***


comparatif imprimantes

Brother DCP-195C

Brother DCP-J515W

Imprimante/scanner/copieur, USB 2.0, 65 €

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 90 €

Prix Compatible PictBridge Lecteur de cartes inutilisable sous Windows

Wi-Fi Ecran couleur Vitesse d’impression

Beige ?

Bon marché, la multifonction Brother DCP-195C est étonnante. Cachée derrière une robe beige plutôt triste, l’électronique est plutôt d’un bon niveau, elle se distingue notamment de la Pixma MP280 (qui coûte encore moins cher) par la présence d’un lecteur de cartes mémoire et d’une prise USB. Compatible avec la norme PictBridge, la DCP-195C peut imprimer n’importe quelle photo JPEG contenue sur une carte mémoire, une clé USB ou un appareil photo compatible PictBridge, sans avoir à allumer le PC. L’absence d’écran couleur rend toutefois très difficile la manipulation, surtout lorsque toutes les images ont le même nom, à un chiffre près. D’une vitesse tout à fait correcte, la DCP-195C n’offre pas une très bonne qualité d’impression sur papier standard, même en texte noir et blanc. C’est parfaitement utilisable, mais les courriers bavent un peu plus que la moyenne. Brother livre ses imprimantes avec 3 feuilles de papier photo haut de gamme, c’est idéal pour se donner envie, bien que la DCP-195C n’ait pas de couleurs très fidèles. Pour ceux qui aiment s’embêter, le pilote permet justement d’ajuster les couleurs, mais c’est assez complexe et finalement peu convaincant. Rien à signaler à propos du scanner qui fait son boulot correctement, sans anomalies particulières. Les copies manquent un peu de contraste mais sont plutôt rapides. Prévoyez un cordon USB un peu plus long que vos besoins car le câble se branche à l’intérieur de l’appareil et environ 30 cm sont condamnés. Malgré son prix faible, la DCP-195C ne se rattrape pas sur les consommables. Avec quatre cartouches séparées, toutes vendues à des prix raisonnables, le prix à la page est dans la bonne moyenne. La consommation en veille de 0,6 W est excellente. Qualité d’impression

A4 brouillon *

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ****

*** A4 couleur ***

Photo 10x15

Photo 10x15

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

****

Photocopie

A4 couleur *** Vitesse

****

*****

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Veille

Impression *****

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Qualité d’impression

A4 brouillon ***

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

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****

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

**

****

**** A4 couleur ***

Photo 10x15 *** Photo 10x15 ***

A4 couleur ***

Photo 10x15 **

Vitesse

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Photocopie Consommation électrique

A4 normal

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Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

Vitesse du scanner

Version plus évoluée de la DCP-195C, la DCP-J515W se distingue esthétiquement par une robe noire et un écran couleur un peu plus grand, et en fonctionnalités par la présence du Wi-Fi. Moins de 100 € pour une imprimante réseau sans fil, de la fiction il y a peu ! Sans fil qui permet non seulement d’installer l’imprimante loin de son PC, mais également d’en profiter depuis un smartphone/tablette Android ou iOS grâce à l’application Brother iPrint & Share offerte au téléchargement. Il est également possible de scanner des documents que l’on envoie directement par e-mail, PC toujours éteint ! Grâce à PictBridge, on peut numériser directement sur la carte mémoire, au choix en JPEG, en TIFF ou en PDF. Bien qu’elle ressemble beaucoup à sa petite soeur, l’utilisation d’autres cartouches et d’une électronique mieux exploitée donne des résultats bien meilleurs en qualité d’impression. La vitesse progresse un peu, mais c’est à peine sensible. L’écran couleur change tout, notamment pour les impressions depuis une carte mémoire sans PC, car il est possible de prévisualiser les images. Le lecteur de cartes ne supporte toujours pas les CompactFlash et la prise USB en façade a disparu, dommage. La photocopie est simplissime grâce aux touches directes pour déclencher une copie en noir et blanc ou en couleur, mais c’est un critère essentiel qui caractérise toutes les multifonctions de ce comparatif. La partie scanner est strictement identique, à savoir un scanner à plat qui offre une résolution optique maximale de 2 400 x 1 200 dpi, plutôt rapide (15 s pour une pleine page A4 en 300 dpi). La consommation reste en veille à moins d’un watt, c’est rarissime pour une imprimante Wi-Fi.

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Vitesse d’impression 1ère page

Consommation électrique

A4 normal

PictBridge

Veille

***** **** Impression

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Hardware Magazine 117


Brother MFC-990CW

Epson Stylus SX420W

Imprimante/scanner/copieur/téléphone/fax, Ethernet + Wi-Fi + BT + USB 2.0, 220 €

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 70 €

Téléphone sans fil DECT Répondeur Fax Vitesse du scanner Vitesse d’impression en couleur Qualité d’impression des photos ?

C’est le grand écart en passant d’un petit modèle milieu de gamme à l’une des plus riches multifonctions proposées par Brother, le seul appareil de ce comparatif à intégrer non seulement un modem pour la fonction fax mais aussi et surtout un combiné de téléphone sans fil numérique DECT ! Et malgré ce que l’on pourrait imaginer, ce téléphone n’est absolument pas un jouet, il fonctionne à merveille et remplacera volontiers votre vieux poste, avec la possibilité de stocker 100 numéros en mémoire. Si ça ne suffisait pas, la MFC-990CW fait également office de répondeur ! C’est aussi un des rares appareils munis de Bluetooth, permettant par exemple l’impression des photos de son téléphone sans passer par le PC, même si la qualité modeste de ces dernières rend peu utile la fonction. Décidément très complète, la MFC-990W est également communicante en réseau, filaire (Ethernet) et sans fil (Wi-Fi), sans oublier l’indispensable prise USB 2.0 qui la rend utilisable d’à peu près toutes les façons possibles et imaginables. Concernant la partie imprimante, c’est un peu décevant. La qualité et la vitesse sont raisonnables, mais du même niveau que la J515W. Pour les photos, bien qu’il y ait un vrai fossé avec la concurrence, les couleurs sont assez justes mais manquent vraiment d’éclat. Le scanner est très rapide, comme sur toutes les Brother, d’une qualité raisonnable (moiré visible en scannant des documents couleur complexes). La qualité de copie étant meilleure sur ce modèle que les deux précédents. Sorti à 260 €, cet appareil ultracomplet se vend désormais dans les 220 €. C’est bon marché si on a l’utilité des fonctions de téléphonie et de fax, sans quoi il vaut mieux se rabattre sur la bien plus abordable J515W ou regarder du côté des Epson haut de gamme. La présence du fax et du téléphone grève la consommation en veille qui grimpe à 6,5 W. Qualité d’impression

A4 brouillon ***

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ****

A4 N&B *****

Scanner

Qualité

Photocopie Consommation électrique

A4 couleur ***

A4 couleur *** Vitesse

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Veille

Impression ***

118 Hardware Magazine

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Photo 10x15

****

Wi-Fi

Photo 10x15

Qualité d’impression

A4 brouillon **

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

***

****

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

**

***** Scanner

Qualité

*** A4 couleur ***

A4 couleur **** Vitesse

**** ****

Photocopie Consommation électrique

A4 normal

Photo 10x15 **** Photo 10x15 **

***

Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

Ergonomie

La récente gamme de multifonctions Epson sortie fin 2010 détonne. Parmi les plus petits modèles, la SX420W démocratise l’accès au Wi-Fi puisque son prix de vente de 70 € en fait la moins chère du marché, certaines boutiques l’affichant même à 60 € seulement. La qualité d’impression est très bonne pour le prix, c’est une constante chez Epson. Ce n’est pas l’excellence photo, mais les résultats sont déjà très corrects et tout à fait comparables aux meilleures Brother fraîchement essayées, du niveau de la Stylus S22. Toutefois, les gouttes sont visibles dès que l’on regarde d’assez prêt, rien à voir avec une véritable imprimante photo. Pour ne rien gâcher, le coût modeste des cartouches de haute capacité (série Pomme) fait tomber le coût de la page à 3 cents en noir et blanc et seulement 7,50 cents en couleur, c’est carrément excellent. Le scanner, quoiqu’un peu lent, est de très bonne qualité et cette imprimante est également équipée d’un lecteur de cartes pour imprimer des photos sans PC. Bien que la SX420W soit vendue à un prix très compétitif, elle se distingue des concurrentes par un nombre important de boutons et un petit afficheur couleur qui améliore grandement son ergonomie. Quant à l’usage sur PC, le pilote est simple et complet. Alors, un sans-faute ? Presque ! La consommation en veille est un peu décevante avec 4 W. Les fans de photo trouveront un vrai plus à acheter les gammes supérieures, mais pour la majorité des clients, pas besoin de dépenser plus !

***

***

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 normal

Prix d’achat Coût à l’usage Vitesse du scanner ?

Veille

*** *** Impression

***

*****

Photo 10x15 ***


C

UPDAT E

P

comparatif imprimantes

Epson Stylus Photo PX720WD

Epson Stylus Photo PX820FWD

Imprimante/scanner/copieur, Ethernet + Wi-Fi + USB 2.0, 120 €

Imprimante/scanner/copieur/fax, Ethernet + Wi-Fi + USB 2.0, 190 €

Qualité photo PictBridge Esthétique de l’appareil Recto/verso automatique Qualité bureautique Consommation en veille ?

Qualité photo Esthétique de l’appareil Recto/verso automatique Qualité en bureautique Ecart de prix vis-à-vis de la 720WD Consommation en veille ?

La qualité photo délivrée par les imprimantes Epson Stylus Photo et leurs 6 cartouches d’encre Epson Claria est exceptionnelle. Avec du bon papier, par exemple le Premium Glacé Or 5 étoiles de la marque, les clichés sont garantis 90 ans sous verre et carrément 200 ans dans un album à l’abri de la lumière ! Si vos photos de départ sont réussies, ce genre d’imprimantes fait aussi bien que les meilleurs laboratoires photo, c’est très satisfaisant. Aucune marge, piqué au top, colorimétrie riche, juste et éclatante, rien ne pèche. C’est mieux qu’en studio photo et le meilleur résultat de ce comparatif, ex aequo avec les P50 et PX820FWD de la marque, ainsi que les Photosmart Premium de HP. Modèle réellement conçu pour la photo, un bac séparé permet de recevoir du papier spécial photo 10 x 15 cm, indépendant du bac principal pour le papier grand format. Au-delà du progrès en qualité vis-à-vis de la SX420W, ce modèle propose un lecteur de cartes plus complet (compatible CompactFlash) et surtout un panneau de commande tout tactile à la fois design et fonctionnel. De bonne facture, celui-ci ne fait pas partie des panneaux sur lesquels il faut s’y reprendre à dix fois pour que la saisie tactile soit prise en compte. Comme si ça ne suffisait pas, Epson a ajouté une gestion mécanique automatisée de l’impression recto/verso, digne des imprimantes professionnelles. A quoi bon continuer d’acheter une imprimante photo haut de gamme quand un tel bijou se négocie 120 € ? Elle n’est même pas spécialement volumineuse, malgré toutes ses qualités. Le scanner est très bon et d’une vitesse moyenne (moins de 20 s pour une page A4 en 300 dpi). La qualité de photocopie est très bonne également. Les seules critiques que nous puissions émettre concernent la qualité d’impression en bureautique, pas d’un assez bon niveau pour le prix. La consommation en veille, pas moins de 3,5 W avec le Wi-Fi, est un peu limite. Qualité d’impression

A4 brouillon **

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B *****

**** A4 couleur ****

Photo 10x15

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

*****

Photocopie

A4 couleur *** Vitesse

*****

***

****

***

Veille

Impression ***

*****

Qualité d’impression

A4 brouillon

***** Photo 10x15

** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

******

***

Vitesse d’impression 1ère page

Consommation électrique

A4 normal

Quasi jumelle de la PX720WD que nous venons d’essayer, la PX820FWD est la plus haut de gamme des multifonctions Epson. Elle se distingue par sa fonction fax et, pour aider celle-ci, par un chargeur automatique pour le scanner/fax en complément du scan à plat classique. Nous retrouvons donc les mêmes qualités et défauts, à savoir une perfection en photo, mais un résultat assez approximatif pour les documents de travail, les textes et les graphiques, pour lesquels il vaut mieux sacrifier du temps en adoptant les réglages de haute qualité dans le pilote. Comme la PX720WD, cette imprimante PictBridge prend en charge la norme Exif Print qui permet d’interroger l’Exif enregistré par l’APN dans les photos. Ainsi, l’imprimante sait s’il faisait beau ou nuageux, connaît la balance des blancs utilisée et adapte ses paramètres automatiquement pour un résultat de meilleure qualité. Ça ne vaut pas forcément un bon RAW développé à la main sous Photoshop, mais pour une impression rapide depuis la carte mémoire, c’est un plus non négligeable. L’impression en recto/verso est assez impressionnante car, pour une fois, elle n’introduit pas de ralentissement comme c’est généralement le cas. Les cartouches d’encre sont identiques avec les Stylus Photo P50 et Stylus Photo PX720WD, favorisez les modèles haute capacité (série Chouette) pour plus d’économies. Ce modèle est très séduisant pour le fan de photo qui a besoin d’un fax chez lui, mais l’écart de prix vis-à-vis de la 720WD est difficile à avaler, surtout avec le modèle HP OfficeJet 6500A et son fax à 125 €.

*****

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

****

*****

A4 couleur ****

Photo 10x15 ***** Photo 10x15 ******

A4 couleur ***

Photo 10x15 ****

Vitesse

***** ****

Photocopie Consommation électrique

****

***

Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

A4 normal

Veille

*** *** Impression

***

*****

Hardware Magazine 119


P

UPDAT

HP DeskJet 3050

HP OfficeJet 6500A

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 55 €

Imprimante/scanner/copieur/fax, Ethernet + USB 2.0, 125 €

Prix Wi-Fi Coût à la page en couleur Qualité d’impression Vitesse

Consommation

Qualité de l’appareil Qualité des impressions bureautiques Coût à la page HP ePrint Recto/verso Pas de prise USB en façade Qualité des impressions photo

Décidément, les multifonctions ne valent plus rien ! Alors que nous étions impressionné de trouver une Brother à 65 €, que dire de cette HP à 55 € seulement ? Malgré son prix plancher, elle est munie d’une connectique réseau Wi-Fi qui simplifie grandement son installation. A l’analyser de plus près, il s’agit en fait de l’imprimante DeskJet 1000 qui reçoit en plus un scanner à plat 1 200 dpi et ce fameux Wi-Fi. Pas mal pour 15 € de plus ! En revanche, il ne faut pas trop lorgner du côté de la qualité, car comme sur la DeskJet 1000, c’est assez brouillon à moins de sacrifier le timing en adoptant systématiquement la qualité maximum. Et encore, nous sommes loin des résultats en photo d’une Epson. C’est néanmoins suffisant pour imprimer un cours ou un billet de train et le scanner s’en sort plutôt bien, il équivaut sans problème aux modèles autonomes qui valent quasiment le même prix que cette multifonction complète. Puisqu’elle partage la partie impression avec la DeskJet 1000, cette multifonction utilise les mêmes cartouches et consomme autant d’encre. C’est généralement très coûteux en entrée de gamme (les constructeurs se rattrapent sur les cartouches), mais nous avons ici accès à un coût à la page très contenu, en particulier en couleur. Sur cette imprimante, impossible de constater un progrès en passant d’un papier photo de milieu de gamme à très haut de gamme (si ce n’est la prise en main en raison du grammage), c’est à se demander où sont les 4 800 x 1 200 points par pouce annoncés, mais ce constat vaut aussi pour les Brother qui déclarent carrément 6 000 x 1 200. La qualité des copies n’est, en toute logique, pas terrible, seule la consommation électrique (1,2 W en veille) sauve la mise de la DeskJet 3050.

Qualité d’impression

A4 brouillon

A4 normal

* Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

** A4 couleur

***

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B *****

Scanner

Qualité

Photocopie Consommation électrique

A4 couleur **** Vitesse

****

***

***

*** Impression

Veille *****

120 Hardware Magazine

**

Photo 10x15

*****

Par curiosité, nous avons également intégré à notre comparatif une imprimante multifonction conçue pour les professionnels, un choix étrange tant le laser domine dans le milieu de l’entreprise. Beaucoup moins ludique que les Photosmart que nous testons juste après, cette OfficeJet qui est l’une des rares nouveautés du printemps 2011 est une bonne surprise. Bien que fabriquée de plastique comme toutes les autres, elle fait nettement moins cheap et fragile que les modèles d’entrée de gamme. Modèle conçu pour imprimer beaucoup, son bac contient 250 feuilles de papier standard, là où la majorité des imprimantes grand public se contentent d’une centaine. Assez rapide, elle tient un bon 10 pages par minute durant le test ISO en noir et blanc et la qualité obtenue en bureautique est excellente, y compris en couleur et sur du papier standard. Le scanner est de très bonne qualité, quoiqu’un peu lent (30 s par page A4), constat que l’on retrouve en mode photocopie. Nous ne pouvons pas en dire autant des photos, mais ce n’est pas son rôle. L’imprimante reçoit un petit écran et des boutons qui ne servent pas tant que ça, car ce modèle bénéficie des fonctionnalités ePrint de HP. L’imprimante possède son propre serveur Web et son adresse e-mail, si bien que vous pouvez imprimer de n’importe où en envoyant un mail à votre multifonction ! Les propriétaires d’iPhone/iPad pourront également télécharger l’application HP. L’accès au serveur Web, en local ou à distance, donne accès aux réglages de l’imprimante et surtout à son état de fonctionnement (en attente, en impression, niveau des cartouches d’encre). Cette OfficeJet 6500A est également déclinée dans une version « Plus » qui apporte le Wi-Fi pour 15 à 20 € de plus. Conçue pour les petites entreprises, elle est un bon choix pour les familles avec plusieurs enfants. Le coût à la page est le meilleur de tout ce comparatif : seulement 5 cents la page en couleur ! En veille, autour de 4 W, c’est un peu limite. Qualité d’impression

A4 brouillon

* Photo 10x15

*** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

-

***

Vitesse d’impression 1ère page

E

C

***

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

****

***** Scanner

Qualité ***** *****

Photocopie Consommation électrique

***** A4 couleur ***

Photo 10x15 ** Photo 10x15 ***

***

Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

A4 normal

Veille

A4 couleur ***** Vitesse ** ** Impression

****

***

Photo 10x15 *****


comparatif imprimantes

HP Photosmart Wireless eAIO B110a

HP Photosmart Premium eAIO C310a

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 70 €

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 160 €

Vitesse Wi-Fi HP ePrint Qualité photo Ergonomie

Coût à la page

Qualité photo HP ePrint Qualité des copies Vitesse en mode photo

Retour aux produits grand public avec la représentante la plus abordable de la gamme Photosmart. Un peu plus chère que la DeskJet 3500, elle se distingue essentiellement par la présence d’un lecteur de cartes mémoire (uniquement Memory Stick et SD), la possibilité d’imprimer depuis ce lecteur sans ordinateur et les fonctionnalités Internet HP ePrint que nous venons de présenter dans le bloc précédent. L’écran et les boutons permettent donc d’effectuer des impressions sans allumer le PC, mais l’ergonomie n’est pas terrible et l’écran si petit que vous oublierez vite cette fonction. La qualité d’impression est en progrès par rapport à la 3050 également, c’est un peu mieux qu’Epson et Brother pour le texte, au niveau de Brother (et donc moins bien que Canon ou Epson) pour les photos. Le mode brouillon n’est pas trop pâle, c’est parfaitement utilisable. Le scanner reste bon, mais les couleurs sont moins justes qu’avec la précédente. La vitesse de celui-ci ne progresse pas. Cette multifonction a un peu de mal à trouver sa place car la concurrence est rude, mais les fonctions d’impression à distance HP ePrint font d’elle un modèle que vous pourrez offrir à vos proches pour envoyer des photos de temps en temps. Si vous n’avez pas besoin d’ePrint, une multifonction comme l’Epson SX420W de même tarif est plus performante à tous les points de vue... sauf pour le coût à la page, très modeste sur cette HP qui utilise les mêmes cartouches d’encre grosse capacité que l’OfficeJet. Seule la consommation énergétique reste le point fort constaté sur toutes les HP, à peine plus de 12 W en fonctionnement, moins de 3 W en veille avec Wi-Fi. Attention : comme toutes les HP à jet d’encre, le transformateur électrique est externe. Ce n’est pas un problème en soi, mais la fiche utilisée entre ce dernier et l’imprimante est propriétaire, ce qui ne facilite pas son remplacement si besoin. Qualité d’impression

A4 brouillon ***

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ***

**** A4 couleur ***

Photo 10x15

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

*****

Photocopie

A4 couleur ***** Vitesse

****

**

****

** Impression

Veille ****

***

Placée plus haut dans la gamme, la Photosmart Premium n’apporte pas de nouvelles fonctionnalités, mais de meilleures performances d’impression et une ergonomie améliorée grâce à la présence d’un écran de plus grandes dimensions. Plus pratique, elle a un bac de 150 feuilles et propose l’impression recto/verso automatique. Ce n’est pas rien ! L’ajout d’une cinquième cartouche, un noir spécial photo plus profond et brillant, participe grandement au progrès qualitatif, d’autant que les autres cartouches sont identiques à la Photosmart précédente. Nous avons une légère préférence pour le rendu Canon et Epson, mais c’est excellent malgré tout, un bon piqué et des couleurs très fidèles ; la limite est atteinte lorsque des couleurs très proches sont imprimées, HP ayant un peu de mal dans les nuances et les gouttes deviennent visibles comme un mauvais dégradé. De quoi ravir les enfants, le petit écran intégré permet de s’amuser en imprimant avec des motifs, des encadrements parmi une liste téléchargée automatiquement sur Internet. Nous retrouvons le très bon scanner de la 6500a, de très bonne qualité, mais toujours aussi lent. Déception, pour la première fois, la consommation est un point noir sur une HP. Le mode veille avec Wi-Fi réclame quasiment 6 W, c’est presque le double des concurrentes ! Enfin, elle est un peu plus bruyante que la moyenne, ce n’est donc pas le modèle que nous recommanderons bien qu’il soit esthétiquement réussi.

Qualité d’impression

A4 brouillon

** Photo 10x15

*** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

***

***

Vitesse d’impression 1ère page

Consommation électrique

A4 normal

****

****

****

Photo 10x15 ***** Photo 10x15 ***

***

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

*****

A4 couleur

****

Photocopie Consommation électrique

A4 normal

A4 couleur

Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

Consommation en veille

***

Photo 10x15 ***

Vitesse

*****

**

*****

*** Impression

Veille **

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Hardware Magazine 121


HP Photosmart e-station AIO C510a

Lexmark Impact S305

Imprimante/scanner/copieur/fax/tablette, Wi-Fi + USB 2.0, 300 €

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 55 €

Tablette Android amovible Vitesse en mode photo

Qualité photo HP ePrint Consommation en veille

Prix Wi-Fi PictBridge USB en façade Ergonomie Besoin de régler la colorimétrie dans le pilote pour tirer le maximum

Cette importante sélection HP se termine par l’ambitieuse HP Photosmart e-station. Reprenant la majorité des caractéristiques de la Photosmart Premium testée précédemment, notamment la qualité et la vitesse de l’imprimante et du scanner, elle se distingue avant tout et surtout par la présence d’un grand écran… amovible ! D’une diagonale de 17,8 cm (7’’), ce dernier est en fait une véritable tablette utilisable avec et sans l’imprimante ! Basée sur Android 2.1 fortement modifié par HP, cette tablette HP Zeen permet, outre les fonctions de l’imprimante, de surfer sur le Net et d’écouter de la musique. Il y a d’ailleurs un lecteur SD et une vraie prise miniJack pour brancher un casque. Assez lente, elle offre une autonomie de plus de 6 h (8 h annoncées, notre modèle n’était pas neuf). Ce n’est pas l’idéal pour surfer, d’autant que l’écran n’est pas de très bonne qualité, mais ça dépanne. Sortie à 400 € il y a quelques mois, cette imprimante ne justifiait pas son prix. Elle a baissé à 300 € dans la majorité des enseignes et, à l’heure où nous écrivons ces lignes, la boutique HP en ligne la vend 199 € seulement ! Du coup, c’est nettement plus intéressant. Concernant ses aptitudes en tant qu’imprimante, c’est strictement identique au modèle précédent, la fonction eFax en plus. HP offre avec ce modèle un abonnement à son service de fax en ligne, qui comprend l’attribution d’un numéro de fax sur lequel vous pouvez recevoir jusqu’à 20 fax par mois (au-delà, il faut payer). Pratique, car il n’y a pas besoin d’une prise téléphonique à proximité et c’est donc totalement gratuit. La veille à 6 W est toujours un petit problème, même si la tablette tactile (qui ne s’éteint jamais !) justifie.

Qualité d’impression

A4 brouillon ***

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ****

A4 N&B

A4 couleur

Qualité

Photocopie Consommation électrique

*** Vitesse **

*****

** Impression

Veille

Qualité d’impression

****

A4 brouillon

***** Photo 10x15

*** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

***

Photo 10x15

****

Consommation d’encre/coût à la page

****

****

Photo 10x15 **** Photo 10x15 ****

**** A4 N&B

***

A4 couleur

**** Qualité

**** Vitesse

**** ****

Photocopie Consommation électrique

A4 normal

A4 couleur

Vitesse d’impression 1ère page

Scanner

*****

**

122 Hardware Magazine

****

Photo 10x15

***

**** Scanner

**** A4 couleur

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 normal

La dernière gamme de multifonctions Lexmark est une belle réussite. Les modèles S305, S405, S505 et S605 partagent tous la même imprimante, ce sont les fonctions complémentaires et l’ergonomie qui évoluent pour faire grimper le prix du simple au double. Si vous pensiez que seul HP pouvait proposer une multifonction avec Wi-Fi à 55 €, c’est également le cas de Lexmark avec l’Impact S305. Mais contrairement à la HP DeskJet 3060, la qualité d’impression, la vitesse et la qualité des copies sont un net cran au-dessus ! Assez basique d’usage, la S305 dispose tout de même d’un microafficheur LCD, indispensable pour lancer une photocopie par exemple. Compatible PictBridge, elle permet d’imprimer des photos JPEG stockées sur une carte mémoire, une clé USB ou même un APN compatible ! Mais comme c’était le cas avec la Brother DCP-195C, l’absence d’écran couleur pour choisir ses images complique la chose. La qualité d’impression est correcte de base, mais il est souhaitable de passer du temps à affiner la colorimétrie dans le pilote, car il y a beaucoup à gagner. Lorsque c’est fait, la S305 n’arrive pas à atteindre les résultats d’une Stylus Photo ou d’une Photosmart Premium, mais c’est mieux que les autres entrée de gammes ou les Brother. Le coût d’usage à la page fait le grand écart selon que vous adoptez les cartouches de base (très chères) ou les cartouches XL qui contiennent trois fois plus d’encre (faible coût à la page). Comme pour ses imprimantes laser, Lexmark participe au recyclage des cartouches en vendant moins cher les modèles que vous vous engagez à renvoyer après usage. La consommation en veille n’est pas terrible, 5 W.

Veille

**** **** Impression

**

****

Photo 10x15 ***


comparatif imprimantes

Multifonctions laser

Lexmark Interact S605

Brother MFC-7360N

Imprimante/scanner/copieur, Wi-Fi + USB 2.0, 105 €

Imprimante/scanner/copieur/fax, Ethernet + USB 2.0, 190 €

Wi-Fi PictBridge USB en façade Fonctions complémentaires Besoin de régler la colorimétrie dans le pilote pour tirer le maximum

Bien que la partie imprimante de la S605 soit identique à la S305, les deux modèles sont pourtant radicalement différents. Le panneau de contrôle n’a plus rien à voir, les boutons entourant un ridicule afficheur 2 lignes sont remplacés par un bel écran tactile de 10,9 cm de diagonale. Ce dernier, d’une bonne définition, permet de contrôler l’imprimante plus efficacement et de profiter de fonctions supplémentaires, comme la consultation de news RSS qui s’affichent automatiquement dès que l’imprimante est en veille. En se connectant sur le site de Lexmark, il est possible d’ajouter des boutons personnalisés qui peuvent s’avérer très pratiques à l’usage. Par exemple, la création d’une fonction d’archivage automatique, le scan afin de faciliter la numérisation de vos factures et autres documents importants. Il suffit d’insérer le document dans le scanner, de cliquer sur le bouton et, sans aucune autre intervention de votre part, l’imprimante le scanne entièrement, le convertit en PDF, le copie sur votre PC dans le répertoire que vous aurez préalablement désigné et nomme proprement le fichier de façon unique en se basant sur la date. Génial pour les flemmards ! En ce qui concerne la vitesse et la qualité d’impression, c’est identique à la S305, c’est-à-dire plutôt d’un bon niveau sans arriver à atteindre les résultats des meilleures. Mais à 105 €, c’est de toute façon très bon. Comme nous l’avions remarqué avec la précédente, l’encre noire n’est pas suffisamment sèche lorsque les pages sortent, évitez de passer les doigts avant quelques minutes. Comme le modèle précédent, elle consomme un peu trop en veille (6 W).

Qualité d’impression

A4 brouillon ***

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

**** A4 couleur

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****

Photo 10x15

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

A4 couleur

****

Photocopie

**** Vitesse

****

****

****

****

Veille

Impression **

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Bruyante

Pour le passage aux multifonctions laser, bien que nous restions au tarif tout à fait raisonnable de 190 € avec cette Brother MFC-7360N, c’est un retour direct au monde de l’entreprise. Fini le look top design noir brillant avec panel tactile, cette multifonction est beige et austère comme trop d’imprimantes conçues pour les pros. Monochrome, cet appareil est très économique à l’usage. Utilisant la même partie imprimante que la HL2270DW testée précédemment, sans l’option recto/verso automatique, la qualité en bureautique est excellente, moyennement rapide (11 ppm) et surtout très économique : 2 cents la page avec le toner de grande capacité ! Le mode brouillon est aussi bon que le mode normal de la majorité des modèles à jet d’encre, un peu plus clair, mais toujours 100 % net pour les textes. Pour les photos, c’est niet, comme avec la majorité des modèles laser, surtout noir et blanc. D’ailleurs, le grammage maximum autorisé par le bac automatique n’est que de 105 g (papier standard haut de gamme) et, via la fenêtre d’insertion manuelle, on culmine à 163 g/m² contre un maximum de 270 sur la totalité des modèles à jet d’encre. Le scanner intégré, de bonne qualité, se distingue par ses capacités spéciales à numériser directement vers une adresse e-mail. Le fax est un peu plus lent que la moyenne, le modem n’étant que de 14 400 bauds contre 33 600 pour les autres multifonctions essayées. Néanmoins, une bonne partie du parc fax installé étant entre 9 600 (fax autonomes) et 14 400 bauds, ce n’est pas une bride très sensible (environ 4 s sur une pleine page de texte en A4). L’envoi de multiples pages est accéléré sur ce modèle qui dispose d’un scanner à défilement (en plus du scanner à plat) avec un chargeur de 35 feuilles. Le logiciel PC-fax livré permet d’envoyer et recevoir les fax directement sur l’ordinateur (Windows seulement). 1,5 W en veille, c’est très bon pour une laser avec fax. Qualité d’impression

A4 brouillon

**** Photo 10x15

**** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

****

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Vitesse d’impression 1ère page

Consommation électrique

A4 normal

Coût à la page Fax Vitesse pour une laser

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Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

Scanner

Qualité

***

****

**** ****

Photocopie Consommation électrique

***** A4 couleur N/A

Photo 10x15 N/A Photo 10x15 N/A

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Vitesse d’impression 1ère page Photo 10x15

A4 normal

Veille

A4 couleur N/A

Photo 10x15 N/A

Vitesse *** *** Impression

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Hardware Magazine 123


Epson AcuLaser CX16NF

Samsung SCX-3205W

Imprimante/scanner/copieur/fax, Ethernet + USB 2.0, 280 €

Imprimante/scanner/copieur/fax, Ethernet + WiFi + USB 2.0, 130 €

Laser couleur Vitesse en bureautique Consommation en veille Relativement massive Coût de l’option recto/verso

Pas de Wi-Fi

Seule multifonction laser couleur du comparatif, l’AcuLaser CX16NF reste sous la barre des 300 €. Et à ce prix, à part un lecteur de cartes mémoire, il ne manque pas grand-chose ! Peut-être la fonction d’impression recto/verso automatique, mais c’est une option que vous pourrez ajouter après coup grâce à l’Epson Duplex Unit C12C802621, près de 200 € tout de même. Compacte pour une laser couleur, l’AcuLaser CX16NF est malgré tout imposante pour un usage privé, sa plus petite dimension dépassant légèrement les 40 cm. L’imprimante s’en sort bien, avec de bons débits en noir et blanc de 20 ppm. Ça chute à 5 ppm en couleur, mais c’est encore raisonnable d’autant que les 128 Mo de mémoire livrés parviennent à éviter tout temps mort entre les pages. Le coût à la page est inférieur à 4 cents en noir et blanc, c’est tout bon, mais 14,50 cents en couleur restent un peu élevés, quoiqu’il n’existe guère mieux en laser couleur (13,50 cents pour l’imprimante Lexmark C540n testée précédemment). Les aplats de couleur ou, pire, les photos, laissent entrevoir une trame comme vous pouvez le constater sur la photo ci-contre. Le scanner, limité à 600 x 600, manque un peu de définition. En revanche, son utilisation ainsi que celle du fax sont facilitées par la présence d’un chargeur à défilement de 35 feuilles. Gros point noir, la consommation en veille relativement gargantuesque : près de 15 W ! Il s’agit pourtant d’une veille prolongée, l’imprimante a malgré tout besoin d’une préchauffe en sortant de ce mode. Pour les budgets plus modestes, Epson propose l’AcuLaser CX16 à 225 €, un modèle qui se passe du réseau Ethernet, du fax et du chargeur à défilement.

Qualité d’impression

A4 brouillon ****

Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B ****

A4 N&B

A4 couleur

Qualité

Photocopie Consommation électrique

*** Vitesse ***

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***

Veille

La dernière multifonction noir et blanc du dossier, du Coréen Samsung, se révèle très intéressante ! Plus adaptée à l’usage des particuliers qui n’impriment pas énormément, elle réunit les fonctions principales pour un prix raisonnable de 130 €. A ce tarif, l’imprimante s’en sort très bien et n’a rien à envier aux modèles plus coûteux, la résolution de 1 200 x 1 200 étant bien adaptée aux graphiques, les 600 x 600 suffisants pour le texte seul. Sensiblement plus rapide que la Brother, les 128 Mo que Samsung a installés n’y sont certainement pas pour rien. Le scanner est également au-dessus de la moyenne, de meilleure définition et plus rapide que les modèles Brother et Epson que nous venons d’essayer, pourtant plus chers ! Assez basique, elle ne dispose pas de fax, pas de chargeur à défilement, ni même de port USB, mais du Wi-Fi, une prise Ethernet et le tout dans un boîtier très compact, plus petit que certaines imprimantes à jet d’encre. La configuration Wi-Fi est, comme sur 100 % des imprimantes Wi-Fi de ce comparatif, simplissime : il suffit d’appuyer sur le bouton WPS pour que tous les paramètres se règlent automatiquement ; si votre modem/routeur n’est pas compatible WPS, il reste bien sûr possible de sélectionner manuellement le SSID (réseau sans fil) et d’entrer la clé de sécurité WEP/WPA. Elle se révèle, en prime, très discrète et peu gourmande (3 W en veille). Précisons que, comme chez Brother, le toner d’origine n’est qu’à moitié plein et autorise environ 700 pages. La consommation en veille de 2 W est dans une bonne moyenne.

Qualité d’impression

Impression **

A4 brouillon

N/A Photo 10x15

*** Vitesse d’impression (qualité normale/photo)

A4 N&B

N/A

****

Photo 10x15

Consommation d’encre/coût à la page

A4 N&B

N/A

***** Qualité ***** *****

Photocopie Consommation électrique

A4 normal ***** A4 couleur N/A

Photo 10x15 N/A Photo 10x15 N/A

****

Vitesse d’impression 1ère page

Scanner

****

*

124 Hardware Magazine

***

Photo 10x15

****

**** Scanner

***** A4 couleur

Vitesse d’impression 1ère page Consommation d’encre/coût à la page

A4 normal

Qualité d’impression en bureautique Qualité et vitesse du scanner Pas de prise USB ni de lecteur de cartes

Veille

A4 couleur N/A Vitesse **** **** Impression

****

***

Photo 10x15 N/A


Revue de détail Les pilotes

Ces dernières années, les pilotes des différents constructeurs ont fait de sérieux progrès. De plus en plus uniformisés, il n’y en a plus généralement que deux déclinaisons, une pour les produits grand public, une pour les pros. La différence ne se fait pas tant sur les fonctions et réglages proposés que sur l’esthétique et l’ergonomie. Plus besoin d’acheter un modèle haut de gamme pour avoir le niveau des cartouches, régler la vitesse ou même le temps de séchage des encres ! HP remporte la palme de l’ergonomie avec ses pilotes qui ne proposent que l’essentiel en accès direct. Chez Brother, Canon et Epson, c’est très correct également, pas de problème pour s’y retrouver bien que plus de réglages soient directement accessibles. Le pilote Lexmark est, en revanche, un peu trop compliqué par défaut, mais il suffit de ne rien toucher pour éviter les problèmes. En cliquant sur le bouton Réglages avancés, vous aurez accès aux paramètres de colorimétrie, indispensables pour améliorer la qualité des photos. Canon et Epson proposent eux aussi un réglage aussi pointu, couleur par couleur, mais nos tests n’ont pas révélé le besoin de s’en servir. Point amusant au début, heureusement désactivable, les pilotes et/ou les imprimantes font tous des petits bruits pour signaler le début d’une impression, parfois même la fin. Celui de Canon parle carrément ! Les pilotes pour imprimantes laser, supposées achetées par des pros, sont tous plus austères les uns que les autres. Aucune fioriture esthétique ni gadget vocal… et ce n’est pas plus mal. Tendance 2011, de plus en plus d’imprimantes proposent une impression recto/verso, parfois baptisée duplex. Mais la majorité des pilotes (tous sauf Samsung) permettent aussi cette manipulation manuellement, il suffit de le préciser à l’impression en ouvrant la fenêtre des propriétés et d’activer le recto/verso. La première page est alors imprimée normalement, l’imprimante se met en pause et le pilote attend que vous ayez réinséré la feuille dans le bas pour reprendre. Chez Brother, il faut prendre le soin de sélectionner quel bac est utilisé, car le pilote gère le recto/verso depuis n’importe quelle source.

Configuration réseau (Ethernet et Wi-Fi) Installer une imprimante USB, rien de plus simple. Il suffit d’installer le pilote (en premier, toujours) et, lorsque celui-ci vous le réclame, de brancher le câble au PC. Pour le réseau, ce n’est pas spécialement compliqué, mais la procédure ne se devine pas toujours. Concernant les imprimantes Ethernet, toutes sont préconfigurées pour recevoir des paramètres IP automatiquement à l’aide d’un serveur DHCP. Dans pareil cas, elles se règlent donc toutes seules et il suffit de lancer la détection depuis le pilote. Si jamais vous n’avez pas de serveur DHCP, il faut alors entrer dans les menus de l’imprimante à l’aide des boutons et de l’afficheur LCD, pour saisir une adresse

IP et un masque de sous-réseau compatible avec votre installation. Chez HP, l’utilitaire de détection réseau est capable de repérer l’imprimante non configurée depuis votre PC, c’est plus confortable. En Wi-Fi, deux options. Le Wi-Fi étant la grande tendance des gammes 2011, la majorité des imprimantes récentes ont l’option WPS pour une configuration Wi-Fi automatisée. Encore faut-il que votre point d’accès soit compatible WPS. Si c’est le cas, appuyez sur le bouton WPS du routeur jusqu’à ce qu’il clignote, puis appuyez sur le bouton WPS de l’imprimante. L’échange de clé de sécurité est alors transparent. Si vous n’avez pas de WPS, il faut entrer dans le menu de l’imprimante sur le petit écran LCD, pour lancer une recherche de point d’accès, puis saisir la clé WEP ou WPA (toutes les imprimantes de ce comparatif gèrent le WPA). Dès que la liaison Wi-Fi est établie, le reste de la procédure est similaire aux imprimantes Ethernet, c’est-à-dire une configuration automatique des paramètres IP en DHCP dans presque tous les cas de figure, des réglages manuels sinon.

Performances en copie Principal usage d’une multifonction sans le PC, la fonction copie. Toutes ont un accès direct à cette fonction grâce aux boutons copie noir et blanc et copie couleur. La qualité est principalement liée aux aptitudes du scanner, à savoir que pour gagner du temps, le scanner n’est jamais utilisé à fond, mais généralement en 600 dpi. Puisqu’on est toujours pressé et qu’une copie se fait le plus souvent dans le rush pour terminer un dossier ou un courrier, nous avons chronométré la vitesse de reproduction de toutes nos multifonctions, en noir et blanc et en couleur, à l’aide des documents ISO (textes et graphiques). Si la vitesse de scan est rarement une bride, le temps de sortie de la 1re page des imprimantes influe beaucoup les résultats en copie. Comme vous pouvez le constater, Lexmark s’en sort particulièrement bien sur cet exercice, à l’inverse de HP qui prend son temps.

Hardware Magazine 125


Vitesse copie (temps en secondes) SCX‐3205W

10

AcuLaser CX16NF

16

11

MFC‐7360N

10

Interact S605

21

Impact S305

21

Photosmart e‐station AIO C510a

16

Photosmart Premium Wireless eAIO C310a

16

29 29

18 18

Photosmart Wireless eAIO B110a

18 18

OfficeJet 6500A

18 18

DeskJet 3050

25

19

Stylus Photo PX820FWD

12

Stylus Photo PX720WD

12

23 23

Stylus SX420W

33

22

MFC‐990CW

20 19

DCP‐J515W

20 19

DCP‐195C

20 19

Pixma MG6150

17

10

Pixma MP280

36

18 0

5

10

Couleur

15

20

25

30

35

40

N&B

Les valeurs mesurées correspondent au temps de sortie de la première photocopie, tenant compte du temps d’initialisation de l’appareil. Pour connaitre la vitesse de plusieurs copies à la suite, consultez la vitesse de l’imprimante dans le tableau ci-contre.

126 Hardware Magazine


comparatif imprimantes

Marque

Canon

Canon

Epson

Epson

HP

Modèle

Pixma iP2700

Pixma iP3600

Stylus S22

Stylus Photo P50

Deskjet 1000

N&B ou couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Technologie

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Nombre de cartouches/toners

2 (noir + 3 couleurs)

5 (noir + noir photo + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

6 (noir + cyan + cyan clair + magenta + magenta clair + jaune)

2 (noir + 3 couleurs)

Résolution maximale impression

4 800 x 1 200

9 600 x 2 400

5 760 x 1 440

5 760 x 1 440

4 800 x 1 200

Vitesse d'impression (document A4 N&B norme ISO)

7 ppm

7 ppm

8 ppm

12 ppm

5,5 ppm

Vitesse d'impression (document A4 couleur norme ISO)

5 ppm

5 ppm

4 ppm

11 ppm

4 ppm

Vitesse d'impression (photo 10x15 cm)

55 s

41 s

1 mn 30 s

26 s

70 s

Capacité du bac (A4 80g/m²)

100 feuilles

100 + 150 feuilles

100 feuilles

120 feuilles

60 feuilles

Formats compatibles

A4, B5, A5, lettre, légal, 10x15, 13x18, 20x25 et enveloppes (DL, C10)

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 9x13, 10x15, 13x18, 13x20, 20x25, 100x148 et enveloppes (n°10, DL et C6)

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 9x13, 10x15, 13x18, 13x20, 20x25, 100x148, enveloppes (n°10, DL et C6) et CD/DVD

A4, A5, A6, B5, 10x15 et enveloppe DL

Impression sans marge en photo 10x15

Oui

Oui

Oui

Oui

Non

Impression sans marge en A4

Oui

Oui

Oui

Oui

Non

Résolution maximale scanner

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Vitesse de numérisation (document A4 norme ISO)

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Lecteur de cartes mémoires

Non

Non

Non

Non

Non

Réseau

Non

Non

Non

Non

Non

Connectique

USB 2.0

USB 2.0

USB 2.0

USB 2.0

USB 2.0

Compatibilité

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Divers

N/A

Port USB en façade, compatible PictBridge

N/A

pack papier photo livré

N/A

Dimensions

445x250x130 mm

431x296x153 mm

415x227x135 mm

450x289x187 mm

421x380x266 mm

Poids

3,4 Kg

5,6 Kg

2,4 Kg

5,5 Kg

2 Kg

Prix

40 €

70 €

45 €

120 €

40 €

Prix cartouche/toner noir (d'origine, capacité la plus économique)

21 €

12,50 €

11 €

16 €

27 €

Prix cartouche/toner couleur (d'origine, capacité la plus économique)

26 €

34,5 € (3 x 11,5 €)

27 € (3x 9 €)

80 € (5 x 16 €)

27 €

Rendement cartouche/toner noir (capacité la plus économique)

401 pages

324 pages

185 pages

540 pages

480 pages

Rendement cartouche/toner couleur (capacité la plus économique)

349 pages

525 pages

160 pages

966 pages

330 pages

Coût à la page (document A4 N&B norme ISO)

5 centimes

4 centimes

6 centimes

3 centimes

6 centimes

Coût à la page (document A4 couleur norme ISO)

7,5 centimes

6,5 centimes

12 centimes

9 centimes

8 centimes

Hardware Magazine 127


Marque

Canon

Brother

Epson

HP

HP

Lexmark

Canon

Canon

Brother

Brother

Brother

Epson

Modèle

LBP-5050N

HL-2270DW

AcuLaser M1200

LaserJet P1102w

LaserJet CP1025nw

C540n

Pixma MP280

Pixma MG6150

DCP-195C

DCP-J515W

MFC-990CW

Stylus SX420W

N&B ou couleur

Couleur

N&B

N&B

N&B

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Technologie

Laser

Laser

Laser

Laser

Laser

Laser

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Nombre de cartouches/ toners

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

1

1

1

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

2 (noir + 3 couleurs)

6 (noir + noir photo + cyan + magenta + jaune +

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

Résolution maximale impression

600 x 600

2 400 x 600

600 x 600

1 200 x 600

600 x 600

1 200 x 1 200

4 800 x 1 200

9 600 x 2 400

6 000 x 1 200

6 000 x 1 200

6 000 x 1 200

5 760 x 1 440

Vitesse d'impression (document A4 N&B norme ISO)

12 ppm

26 ppm

20 ppm

18 ppm

16 ppm

20 ppm

8 ppm

13 ppm

6 ppm

8 ppm

6 ppm

8 ppm

Vitesse d'impression (document A4 couleur norme ISO)

8 ppm

N/A

N/A

N/A

4 ppm

19 ppm

5 ppm

9 ppm

3 ppm

3 ppm

3 ppm

4 ppm

Vitesse d'impression (photo 10x15 cm)

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

43 secondes

20 secondes

1 mn 30 s

1 mn 20 s

1 mn 30 s

1 mn 20 s

Capacité du bac (A4 80g/m²)

150 feuilles

250 feuilles

150 feuilles

150 feuilles

150 feuilles

250 feuilles (double bac 650 feuilles en option)

100 feuilles

100 + 150 feuilles

100 feuilles

100 feuilles

100 feuilles

100 feuilles

Formats compatibles

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, enveloppes (n°10 et DL)

A4, A5, B5, lettre, A6

A4, A5, B5, Letter et enveloppes (DL, C5, C6)

A4, A5, A6, B5 et enveloppes (C5, DL, B5)

A4, A5, A6, B5, 10x15 et enveloppes (DL, C5 et B5)

A4, A5, A6, Executive, Folio, Legal, Lettre, Universel, Oficio

A4, B5, A5, lettre, légal, 10x15, 10x18, 13x18, 20x25, carte de crédit et enveloppes (DL, C10)

A4, B5, A5, lettre, légal, 10x15, 13x18, 20x25 et enveloppes (DL, C10)

A4, A6, letter, 10x15

A4, A6, letter, 10x15

A4, A5, A6, letter, legal et 10 x 15 cm

A4, A5, A6, B5 letter, legal, 9x13, 10x15, 13x18, 13x20, 20x25 cm

Sans marge en photo 10x15

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Sans marge en A4

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Résolution maximale scanner

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

2 400 x 1 200

4 800 x 4 800

2 400 x 1 200

2 400 x 1 200

2 400 x 1200

2 400 x 1200

Vitesse de numérisation (document A4 norme ISO)

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

15 s

10 s

19 s

19 s

19 s

17 s

Lecteur de cartes mémoires

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Non

Oui (Compact Flash, Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Compact Flash type I, Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Réseau

Oui

Oui

Non

Oui

Oui

Oui

Non

Oui

Non

Oui

Oui

Oui

Connectique

Ethernet et USB 2.0

Ethernet, Wifi et USB 2.0

Parallèle et USB 2.0

WiFi b/g et USB 2.0

Ethernet, WiFi b/g/n et USB 2.0

Ethernet et USB 2.0

USB 2.0

Ethernet, WiFi b/g/n et USB 2.0

USB 2.0

WiFi b/g et USB 2.0

Ethernet, WiFi b/g et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

Compatibilité

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux/Unix

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS 9 et X, Linux/ Unix, Novell

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Divers

16 Mo de mémoire

32 Mo de mémoire

2 Mo de mémoire

8 Mo de mémoire

64 Mo de mémoire, recto/verso manuel (le pilote indique et patiente pour replacer la feuille)

128 Mo de mémoire (extensible à 640 Mo)

N/A

Ecran couleur 7,2 cm, infrarouge, prise USB en façade, compatible PictBridge

Port USB en façade, compatible PictBridge

Ecran couleur, compatible PictBridge, logiciel iPrint&Scan pour Android et iOS

Ecran couleur 10,2 cm, port USB en façade, compatible PictBridge

Ecran couleur 3,8 cm

Dimensions

401x452x262 mm

368x360x183 mm

385x279x261 mm

349x238x196 mm

400x402x251 mm

424x400x292 mm

450 x 335 x 153 mm

470x368x173 mm

390x365x150 mm

390x368x150 mm

468x375x180

450x342x182 mm

Poids

18,4 Kg

7 Kg

6 Kg

5,3 Kg

12,1 Kg

21 Kg

5,5 Kg

9,2 Kg

7,1 Kg

6,9 Kg

8,6 Kg

5,6 Kg

Prix

200 €

90 €

115 €

230 €

160 €

50 €

150 €

65 €

90 €

220 €

70 €

Prix cartouche/toner noir (d'origine, capacité la plus économique)

68 €

60 €

136,50 €

76 €

60 €

76 €

21 €

14 €

14,50 €

15 €

17 €

14 €

Prix cartouche/toner couleur (d'origine, capacité la plus économique)

181 € (61 + 61 + 59 €)

N/A

N/A

N/A

195 € (3x 65 €)

273 € (3x 91 €)

26 €

59 € (4 x 14 €)

25,50 € (3x 8,50 €)

24 € (3x 8 €)

28,5 € (3x 9,5 €)

42 € (3x 14 €)

Rendement cartouche/ toner noir (capacité la plus économique)

2 300 pages

2 600 pages

3 200 pages

1 600 pages

1 200 pages

2 500 pages

401 pages

328 pages

300 pages

300 pages

425 pages

435 pages

Rendement cartouche/ toner couleur (capacité la plus économique)

1 500 pages

N/A

N/A

N/A

1 000 pages

2 000 pages

349 pages

287 pages

260 pages

260 pages

325 pages

583 pages

Coût à la page (document A4 N&B norme ISO)

3 centimes

2 centimes

4 centimes

5 centimes

5 centimes

3 centimes

5 centimes

4 centimes

5 centimes

5 centimes

4 centimes

3 centimes

Coût à la page (document A4 couleur norme ISO)

14 centimes

N/A

N/A

N/A

19,5 centimes

13,5 centimes

7,5 centimes

19 centimes

9 centimes

9 centimes

9 centimes

7,5 centimes

128 Hardware Magazine


comparatif imprimantes Epson

Epson

HP

HP

HP

HP

HP

Lexmark

Lexmark

Brother

Epson

Samsung

Stylus Photo PX720WD

Stylus Photo PX820FWD

DeskJet 3050

OfficeJet 6500A

Photosmart Wireless eAIO B110a

Photosmart Premium Wireless eAIO C310a

Photosmart e-station AIO C510a

Impact S305

Interact S605

MFC-7360N

AcuLaser CX16NF

SCX-3205W

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

Couleur

N&B

Couleur

N&B

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Jet d'encre

Laser

Laser

Laser

6 (noir + cyan + cyan clair + magenta + magenta clair + jaune)

6 (noir + cyan + cyan clair + magenta + magenta clair + jaune)

2 (noir + 3 couleurs)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

5 (noir + cyan + magenta + jaune + spéciale photo)

5 (noir + cyan + magenta + jaune + spéciale photo)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

1

4 (noir + cyan + magenta + jaune)

1

5 760 x 1 440

5 760 x 1 440

4 800 x 1 200

4800 x 1200

4 800 x 1 200

9 600 x 2 400

9 600 x 2 400

4 800 x 1 200

4 800 x 1 200

2 400 x 600

1 200 x 600

1 200 x 1 200

12 ppm

12 ppm

6 ppm

10 ppm

9 ppm

11 ppm

11 ppm

15 ppm

15 ppm

11 ppm

20 ppm

16 ppm

11 ppm

11 ppm

3 ppm

7 ppm

8 ppm

8 ppm

8 ppm

10 ppm

10 ppm

N/A

5 ppm

N/A

25 s

25 s

70 s

65 s

70 s

70 s

70 s

xx s

xx s

N/A

N/A

N/A

100 feuilles + bac photos

100 feuilles + bac photos

60 feuilles

250 feuilles

80 feuilles

125 feuilles + bac photos

125 feuilles + bac photos

100 feuilles

100 feuilles

250 feuilles

200 feuilles

150 feuilles

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 9x13, 10x15, 13x18, 13x20, 20x25, 100x148, enveloppes (n°10, DL et C6) et CD/DVD

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 9x13, 10x15, 13x18, 13x20, 20x25, 100x148, enveloppes (n°10, DL et C6) et CD/DVD

A4, A5, A6, B5 et enveloppe DL

A4, A5, A6, B5, C6

A4, A5, A6, B5, DL, C6

A4, A5, A6, B5, DL, C6, 9x13, 10x15 et 13x18

A4, A5, A6, B5, DL, C6, 9x13, 10x15 et 13x18

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 10x15, 13x18, 10x20 et enveloppes (B5, C5, DL)

A4, A5, A6, B5, Lettre, Légal, 10x15, 13x18, 10x20 et enveloppes (B5, C5, DL)

A4, A5, A6, B5, letter et enveloppes

A4, A5, B5, legal, letter, Enveloppe (C6, DL)

A4, A5, A6, B5 et enveloppes (n°9, n°10, DL et C5)

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4 800 x 2 400

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1 200 x 1 200

4 800 x 1 200

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N.C. (min 600)

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Oui (Compact Flash type I, Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Compact Flash type I, Memory Stick, SD, xD Picture Card)

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Oui (Memory Stick, SD, xD Picture Card)

Oui (Memory Stick, SD)

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Oui (Memory Stick, SD, xD Picture Card)

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Ethernet, WiFi b/g/n et USB 2.0

Ethernet, WiFi b/g/n et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

Ethernet et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

WiFi b/g/n et USB 2.0

Ethernet et USB 2.0

Ethernet et USB 2.0

Ethernet, WiFi b/g/n et USB 2.0

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows XP (32 bits), Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X

Windows 2000, XP, Vista et 7 (32 et 64 bits), Mac OS X, Linux

Ecran couleur 6,3 cm, port USB en façade, compatible PictBridge, recto/verso automatique, pack papier photo livré

Fax, écran couleur 6,3 cm, port USB en façade, compatible PictBridge, recto/verso automatique, scanner a défilement, pack papier photo livré

N/A

Fax, écran couleur 6 cm, scanner à défilement, HP ePrint

HP ePrint

Ecran couleur tactile de 10,9 cm, HP ePrint, recto/verso automatique

Ecran couleur 17,8 cm amovible (tablette Android à usage universel avec lecteur SD), HP ePrint, recto/ verso automatique

Prise USB en façade, PictBridge

Ecran couleur tactile de 10,9 cm, prise USB en façade, PictBridge, fonction archivage automatique

32 Mo de mémoire, fax, scanner à défilement

128 Mo de mémoire, fax, scanner à défilement, prise USB en façade

128 Mo de mémoire

446x458x150 mm

446x458x198 mm

427x406x249 mm

476x409x256 mm

450x420x200 mm

455x450x199 mm

449x457x247 mm

465x338x178 mm

514x358x178 mm

399x405x316 mm

405x427x432mm

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9,6 Kg

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20,50 €

20,50 €

20,50 €

28 €

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60 €

102 €

55 €

80 € (5 x 16 €)

80 € (5 x 16 €)

27 €

36 € (3x 12 €)

57 € (3x 19 €)

76 € (4x 19 €)

76 € (4x 19 €)

60 € (3x 20 €)

60 € (3x 20 €)

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390 € (3x 130 €)

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520 pages

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12,5 centimes

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14,5 centimes

N/A

Hardware Magazine 129


Le choix de la rédaction

C

omme les autres composants PC, les imprimantes évoluent beaucoup. Les prix ont chuté depuis des années, y compris pour les multifonctions, mais le prix d’appel est sans cesse plus bas : 40 € pour une imprimante simple, 50 € pour une multifonction. Les nouveautés 2011 montrent deux tendances, le Wi-Fi pour tous et la généralisation du recto/verso automatique. Toujours plus rapides, c’est surtout la qualité qui se démocratise. Il n’y a plus vraiment de progrès qualitatifs, il y a des années que les imprimantes photo sortent des épreuves parfaites, mais ce niveau est de plus en plus abordable, seulement 70 € avec la Canon iP3600. Le comparatif différencie quatre catégories, dans lesquelles se distinguent plusieurs modèles.

Imprimantes à jet d’encre Difficile de justifier l’achat d’une imprimante classique de nos jours, vu le tarif des multifonctions, c’est pour cette raison que nous avons retenu une majorité de modèles abordables. Qualitativement parlant, les Canon iP3600 et Epson Stylus S22 sont sensiblement meilleures que la HP DeskJet 1000. La Canon est la plus lente, mais son prix d’achat et son coût de revient sont au top. Verdict : Canon, sans hésiter.

Imprimantes laser Le prix des modèles laser a suffisamment baissé pour que ça ne soit plus un luxe, même la couleur débute à 160 €. Pour les usages purement bureautiques, si la couleur n’est pas primordiale, la Brother HL-2270DW est excellente. Son toner peu onéreux en fait la plus économique de tout le dossier (2 cents la page !), elle est réseau Ethernet et Wi-Fi et offre même le recto/verso automatique. C’est le top pour une petite entreprise ou un particulier qui consomme pas mal de papier. En couleur, la Lexmark C540n remporte la palme car, si elle n’est pas franchement glamour, elle offre les meilleurs prix à la page, la meilleure qualité couleur et surtout une vitesse nettement supérieure à la concurrence.

Multifonctions à jet d’encre Catégorie reine pour beaucoup, les multifonctions à jet d’encre représentent le gros des ventes. Il y a beaucoup de bons modèles, si bien qu’il est difficile de n’en retenir qu’un. A un petit prix, c’est encore Canon qui remporte nos suffrages avec la Pixma MP280. Comme pour les imprimantes simples, elle offre une qualité supérieure et un coût de revient inférieur à Epson qui rivalise. En milieu de gamme, c’est Epson qui se révèle le plus intéressant avec sa Stylus SX420W, un modèle très complet et d’excellente qualité pour 70 € à peine. En haut de gamme, malgré des écarts de prix qui grossissent, c’est encore Epson que nous conseillons, la PX720WD ayant un rapport qualité/prix idéal. Si vous désirez l’offrir à des personnes âgées et que vous favorisez la fonction HP ePrint, la Photosmart Premium C310a à 160 € est

130 Hardware Magazine

une alternative. Les modèles plus onéreux, comme la HP e-station, sont à part : à vous de voir si le délire de la tablette Android 7’’ vous séduit. En promo à 199 € cet été, c’est tout bon ! Pour les entreprises qui privilégient la quantité à la qualité, surtout le coût plutôt que les photos, la HP OfficeJet 6500A est très bonne également, une alternative plus que viable aux modèles laser, surtout si vous sortez beaucoup de documents couleur.

Multifonctions laser Encore un peu chères, surtout en couleur, les multifonctions laser sont idéales pour les grands volumes d’impression sans photos (ces dernières étant par exemple confiées à des sites Internet qui, quel que soit le scénario, sont un peu moins coûteux que des cartouches d’encre et du beau papier). C’est encore Lexmark qui coûte le moins cher à la page, mais pour un particulier, la Samsung SCX-3205W est plus intéressante. Beaucoup moins encombrante, elle apporte en plus le Wi-Fi et coûte 60 € de moins à l’achat. En couleur, seule l’Epson AcuLaser CX16NF a trouvé sa place dans notre dossier. Nous ne craignons pas de la recommander, mais encore une fois, l’impression couleur régulière est plus intéressante sur des modèles à jet d’encre.


Après Corsair, Antec débarque sur le marché des watercooling tout-en-un pour CPU. Les nouveaux Kühler 620 et 920 valaient-ils d’attendre si longtemps ? Abandonnerezvous le bon vieux ventirad pour passer au refroidissement liquide sans entretien ?

Kühler H²O 620 • • • • • • • • •

0 entretien Moins performant qu’un ventirad de même prix Bruyant

UPDAT

P

0 entretien Logiciel de monitoring et de contrôle Performances Prix Bruyant à fond 132 Hardware Magazine

E

C

• Marque : Antec • Modèle : Kühler H²O 920 • Type : watercooling touten-un CPU • Compatibilité : AMD (AM2/AM2+/AM3/AM3+) et Intel (775/1155/1156/1366) • Radiateur : 151x120x49 mm • Ventilateur : 2* 120 mm PWM 700 à 2 400 tours • Poids total : 1,1 Kg • Divers : logiciel de contrôle et surveillance • Prix : 100 €

Antec Kühler H²O 620 et 920 Le watercooling tout-en-un, round n°2

D

Marque : Antec Modèle : Kühler H²O 620 Type : watercooling tout-en-un CPU Compatibilité : AMD (AM2/ AM2+/AM3/AM3+) et Intel (775/1155/1156/1366) Radiateur : 151x120x27 mm Ventilateur : 120 mm 1 450 ou 2 000 tours Poids total : 0,7 Kg Divers : N/A Prix : 60 €

Kühler H²O 920

Le Kühler H²O 620 est le jumeau du vieux Corsair H50, à l’exception des tuyaux.

epuis deux ans, Corsair vends des produits de refroidissement liquide. Bien que Corsair ait peu insisté sur l’aspect water du produit, surement pour ne pas faire peur aux moins téméraires, sa bien nommée gamme Hydro a débutée avec le H50. Ce dernier, quoi qu’original esthétiquement au sein d’un PC par rapport à un ventirad classique, n’a pas séduit en raison de ses performances inférieures aux bons ventirads à air tandis que son prix de vente le plaçait parmi les produits haut de gamme (60 €). Ensuite, Corsair a continué de décliner sa série avec le H70, très performant (au niveau des meilleurs ventirads) et très cher (90 €). Ces deux modèles ont récemment été remplacés, le premier par le H60 que nous avons essayé dans PC Update n° 53 et le second par un tout nouveau H80 qui n’est pas encore disponible. Corsair a d’ailleurs annoncé, en même temps que le H80, un imposant H100 dont le radiateur double de superficie (240  mm) ! Pour rappel, tous ces produits dénommés ‘’ventirads’’ sont en réalité des systèmes de watercooling tout-en-un et sans entretien. Le groupe qui prend place sur le processeur regroupe waterbloc et pompe, deux tuyaux sertis le reliant à un radiateur avec ventilateur déporté, ce dernier (120 mm à part le H100) s’installant dans n’importe quel boîtier à la place d’un ventilateur d’extraction. Le liquide de refroidissement est déjà dans le circuit, tout est purgé en usine, il n’y a strictement aucune manipulation périlleuse ni maintenance à faire. Afin de ne pas laisser Corsair sans concurrence sur ce marché qui séduit les fans de performances, Antec s’y est mis à son tour avec ses produits de la série Kühler H²O. Ces produits, parfois incompris, offrent l’avantage de libé-

rer de l’espace autour du socket CPU, permettant notamment l’installation de mémoires très hautes. Revers de la médaille, il n’y a plus le souffle d’air sur le CPU qui profitait aux composants alentours.

620, pti joueur Sorti il y a quelque mois, le premier modèle de la série est baptisé Kühler H²O 620. Développé pour Antec par Asetek, également partenaire de Corsair pour les premiers H50 et H70, le 620 est un modèle relativement modeste avec un radiateur 120 mm peu épais (27 mm, comme le H50) et une pompe de faible puissance. Livré avec un ventilateur qui tourne à 1 450 ou 2 000 tours, impossible d’être très discret, même si ça reste raisonnable. Le bruit était déjà le talon d’Achille du Corsair d’ailleurs, avec une vitesse fixe de 1 700 tours. En fait, rien ne distingue réellement ces deux produits, même si le design intérieur du waterbloc à quelque peu évolué. Il est vendu 60 €, comme feu le H50 là aussi. En vrai jumeau du Corsair, l’installation n’a pas changé. Il faut installer une plaque derrière la carte mère et visser un support en plastique arrondi de l’autre côté, sans serrer les vis. Ce cercle à des petites dents espacés, il faut ensuite glisser le bloc CPU au travers, tourner de quelques degrés pour que les dents ‘’mordent’’ puis serrer les vis afin que plus rien ne bouge. La fixation du radiateur ne pose aucun problème particulier. Les tuyaux utilisés pour relier les deux parties sont plus souples et beaux que ceux du Corsair. Même si nous notons un léger progrès vis-à-vis du vieux Corsair, le H²O 620 n’est pas sensationnel. Il peine à arriver aux températures d’un


Test : Watercooling

bon vieux Noctua NH-U12P SE2 et ne coûte pas moins cher tout en étant nettement plus bruyant ! Non merci.

920, monitoring complet La comparaison Antec/Corsair ne s’arrête pas là ! Le Kühler H²O 920, nettement plus costaud, ressemble lui aussi au H70 ! Le radiateur est toujours en 120 mm, assurant une bien meilleure compatibilité avec les boîtiers qu’un 140 mm, mais il est beaucoup plus épais (49 mm) et refroidit par deux ventilateurs en push-pull. Ceux-ci, nettement plus séduisants, sont régulés entre 700 et 2 400 tours ! Chez Corsair, c’était 1 600 tours (audible) ou 2 000 tours (bruyant), on peut donc supposer un progrès sensible ! La fixation étant identique, sautons cette étape. Avant de discuter des performances, intéressonsnous à la seconde originalité de ce produit : le logiciel ChillControl V pour Windows ! Ce programme, et le pilote qui va avec car le 920 se branche aussi en USB interne, est fort bien conçu, autorisant un monitoring et des réglages précis. La température du liquide est indiquée (attention, celle du CPU est généralement bien plus élevée, jusque 20° en charge !), la vitesse des ventilateurs et de la pompe aussi. Il y a même une estimation du niveau de bruit en fonction de la vitesse des ventilateurs, bien que celle-ci ne veuille pas dire grand-chose (tout dépend de la distance d’écoute). Si les indications en temps réel ne vous suffisent pas, des graphs sont là pour visualiser l’évolution sur une plus longue durée. En haut à droite, un petit bouton permet de changer rapidement entre une

A gauche, le ventilateur PWM du 920. A droite, celui avec moins de pales du 620.

présélection refroidissement maximum, une autre mode silence et les réglages de votre choix. Détail extrême, le logo Antec s’illumine sur la pompe, il est possible de personnaliser la couleur (ou de l’éteindre) via le logiciel. Concernant les performances, c’est très bon. Le H70 était déjà au top, intéressant pour un overclocker mais un peu trop bruyant pour un usage quotidien, sans oublier son tarif élevé. Le 920 n’est pas moins cher et encore un peu plus bruyant à fond. Sa conception est la même mais il est néanmoins plus efficace et surtout capable de refroidir mieux que les bons ventirads un CPU overclocké en silence ! Vu le prix, heureusement, mais ce n’était Antec 920 pas gagné d’avance. Faut-il donc se ruer sur le 920 ? A 100 € la bête, il se destine aux plus exigeants, d’autant que les processeurs les plus récents (Sandy Bridge) ne chauffent pas assez pour justifier pareil engin. Toujours est-il qu’Antec vends là le meilleur refroidissement liquide tout-en-un du marché, les fans du look et les utilisateurs de Core i7-900 overclockés y trouveront un certain intérêt. A moins que Corsair et ses nouveaux H80 testé le mois prochain et H100 ne viennent semer le trouble !

Températures (°C) Processeurs 4 et 6 cores 55

53

Corsair H70

56 56

53

NH‐D14 2V

57

54

Silver Arrow 2V

59 58

55

Corsair H60

58

57

54

Genesis 2V

57

60

58

53

Corsair H50

61 60

55

Antec 620

63

60

55

NH‐U12P SE2 2V

62 62

56

Yasya

62

58 50

55

980X charge 12V

65 66

60

980X charge 7V

65

70

2600K charge 12 V

Très performant, le 920 bat le Corsair A70. Néanmoins, pour les performances maximales, il est atrocement bruyant. En 7V, il gagne 2° sur le meilleur ventirad : c’est 12,5 € le degré !

Le 920 ressemble lui au H70, mais il se branche en USB sur la carte mère et bénéficie d’un monitoring/contrôle complet.

Bruit (dB) Corsair H70

53

41

Corsair H50

51

39

Corsair H60

50

37

Antec 620

52

36

NH‐D14 2V

32

Genesis 2V

32

Silver Arrow 2V

32

Yasya

32

NH‐U12P SE2 2V

31

Antec 920

31 25

51 49 50 52 48 54

35

12V

45

55

65

7V

Intenable à fond, le 920 tel Jekyil et Hide sait se faire oublier avec le profil silencieux. Le 620 est en revanche trop bruyant même s’il améliore les scores du vieux H50.

Hardware Magazine 133


Test : alimentation

92 % de rendement en charge moyenne, le rêve ! La mal nommée Golden King est la première alimentation 80 Plus Platinum du marché, par Super Flower. A 125 €, ses performances électriques et son câblage modulaire suffisent-ils à battre la X-Series ?

Super Flower Golden King 550 W

La première alimentation 80 Plus Platinum !

Ç

fiche technique • • • • • • • • • • • • • •

Marque : Super Flower Modèle : Golden King Puissances : 550 et 1 000 W Version testée : 550 W Type : partiellement modulaire 12 V : 45,5 A ATX principal : 24 pins (550 mm) ATX 12 V : 4/8 pins (610 mm) PCI-E : 2 x 6 pins + 2 x 6/8 pins SATA : 8 Molex : 5 Ventilateur : 140 mm Profondeur : 18 cm Prix : 125 € Rendement Silence parfait Difficile à trouver Puissance limitée à un gros GPU ou deux petits GPU

134 Hardware Magazine

a y est, après les  annonces, après les avoir vues en vrai durant les derniers salons, les alimentations Platinum ne sont plus une promesse. Super Flower vend la Golden King, premier bloc 80 Plus Platinum disponible dans le commerce. Golden King, un nom qui fait planer le doute sur le service marketing, est une alimentation modulaire déclinée en seulement deux puissances, 550 et 1 000 W. Eh oui, c’est un peu extrême, mais il n’y a pas de valeurs intermédiaires bien pratiques comme 650 ou 750 W. Pour rappel, une alimentation certifiée 80 Plus Platinum est capable d’un rendement de 90/92/89  % à 20/50/100 % de charge  ; en comparaison, une alimentation Gold se contente de 87/90/87 %. Comment y parvenir ? La règle principale consiste à utiliser exclusivement des composants de haute qualité, chacun participant à son niveau à l’amélioration, la seconde repose sur des innovations de design qui, à chaque fois, font un peu mieux que ce qui existait autrefois en matière de rendement. Super Flower innove avec Hybrid Dual Voltage Automatic Switch System, nom barbare pour désigner un circuit commun pour le +5 V et le +5 VSB (le VSB étant une tension délivrée en permanence, même alimentation éteinte, c’est ainsi que peuvent être chargés des périphériques USB) plutôt que deux lignes distinctes, donc le double de composants. Egalement, un transformateur d’un nouveau type offre un rendement légèrement meilleur, tout en prenant moins d’espace sur le PCB. Enfin, le refroidissement laisse le ventilateur totalement arrêté la majorité du temps, réduisant du coup la consommation. Contrairement à la majorité des alimentations qui ont un refroidissement asservi à la charge, le contrôle thermique reste fanless entre 0 et 70 °C, puis

le ventilateur démarre et n’atteint 100 % de sa vitesse (1 200 à 1 300 tours) que si la température interne de l’alimentation atteint 100 °C, ce qui n’est jamais censé se produire. Au fur et à mesure que la température descend, le ventilateur ralentit, jusqu’à tomber à 45 °C et s’arrêter de nouveau. Le monorail 12 V de 45,4 A paraît fortement dimensionné pour une simple 550 W (le 12 V étant donc capable de 546 W à lui seul), mais c’est la caractéristique générale d’une bonne alimentation, qui ne surestime pas du tout les valeurs annoncées. Seasonic qui décline sa X-Series en 560 W fait de même, avec 46 A.

Pari réussi Le résultat est là, l’alimentation est le modèle le plus économe que nous ayons jamais essayé pour un PC standard (monoCPU et monoGPU), elle économise quelques watts vis-à-vis des ténors du marché, même la fameuse Seasonic X-Series 650 W affiche 3 W de plus en moyenne au wattmètre, avec notre configuration de test habituelle (Core i5-750 + GeForce GTX280). Les tensions ne sont pas les plus justes du marché, le +12 V est plus haut que la majorité des alimentations avec 12,15 V, mais il ne chute jamais en dessous de 12 V. Le bruit du ventilateur en charge est probablement audible à 1 300 tours, mais nous ne sommes jamais parvenu à l’entendre, le déclencher (plus de 70 °C) étant impossible dans un PC correctement ventilé. Il y a quatre câbles PCI-Express, mais la puissance est un peu juste pour du SLI, à moins de se contenter de GPU modestes (GTX560, HD6950). Une belle bête… difficilement trouvable car la marque est mal distribuée en France. Pour l’instant, elle n’est trouvable à son vrai prix qu’en Allemagne. De notre côté du Rhin, seule une boutique sur Amazon la vend, 183 €. Gloups.


Les PC de la redac

Nos Configurations de référence Le PC le moins cher possible

• Processeur : Intel Pentium G620 (2 cores, 2.6 GHz, 60 €) • Refroidissement CPU : radiateur d’origine Intel • Carte mère : MSI H61M-E33 (60 €) • Mémoire vive : Corsair XMS3 2 Go DDR3-1333 (20 €) • HDD : Seagate 7200.12 500 Go 7 200 tours (40 €) • Carte graphique : Intel HD Graphics intégré au CPU • Boîtier : entrée de gamme (35 €) • Alimentation : entrée de gamme 350 W (30 €) • Divers : N/A

Dépenser plus

• Mémoire vive : Corsair XMS3 2 x 2 Go DDR3-1333 (30 €)

dépenser moins

• Boîtier/Alimentation : 1er prix (35 € l’ensemble)

Total : 245 € Bureautique et Internet

• Processeur : Intel Pentium G620 (2 cores, 2.6 GHz, 60 €) • Refroidissement CPU : Cooler Master Hyper TX3 (15 €) • Carte mère : MSI H61MU-E35 (70 €) • Mémoire vive : Corsair XMS3 2 x 2 Go DDR3-1333 (30 €) • SSD : 60 Go contrôleur SandForce (100 €) • HDD : Seagate 7200.12 500 Go 7 200 tours (40 €) • Carte graphique : Intel HD Graphics intégré au CPU • Boîtier : entrée de gamme (35 €) • Alimentation : entrée de gamme 350 W (30 €) • Divers : N/A

Dépenser plus

• Processeur : Pentium G850 (80 €) • HDD : WD Caviar Black 1 To 7 200 tours (75 €)

dépenser moins

• SSD : pas de SSD (économie de 100 €)

Total : 380 € Profiter des derniers jeux, sans se ruiner • Processeur : AMD Athlon II X4 640 (4 cores, 3 GHz, 85 €) • Refroidissement CPU : Cooler Master Hyper TX3 (15 €) • Carte mère : Gigabyte 880GM-UD2H (75 €) • Mémoire vive : Corsair XMS3 2 x 2 Go DDR3-1333 (30 €) • SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • HDD : WD Caviar Blue 1 To 7 200 tours (55 €) • Carte graphique : Radeon HD5670 1 Go (80 €) • Boîtier : entrée de gamme (35 €) • Alimentation : entrée de gamme 400 W (40 €) • Divers : N/A

Dépenser plus

• Processeur : plateforme Intel 1155 avec Core i3 2100 (15 € + carte mère 25 € plus chère)

dépenser moins

• SSD : pas de SSD (économie de 100 €)

Total : 515 € Bureautique et multimédia tout confort • Processeur : Intel Core i3-2100 (2 cores, 3.1 GHz, 100 €) • Refroidissement CPU : Scythe Yasya (40 €) • Carte mère : MSI H67MA-E45 (100 €) • Mémoire vive : Corsair XMS3 2 x 2 Go DDR3-1333 (30 €) • SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • HDD : WD Caviar Blue 1 To 7 200 tours (55 €) • Optique : graveur CD/DVD SATA (30 €) • Carte graphique : Intel HD Graphics 2000 intégré au CPU • Boîtier : milieu de gamme (70 €) • Alimentation : 450 à 550 W modulaire (80 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

Total : 620 €

136 Hardware Magazine

Dépenser plus

• SSD : Crucial M4 128 Go (180 €)

dépenser moins

• Boitier + alim : entrée de gamme (80 €)


Jouer en 1 920 x 1 080

• Processeur : Intel Core i5-2500K (4 cores, 3.3 GHz, 180 €) • Refroidissement CPU : Scythe Yasya (40 €) • Carte mère : MSI P67A-GD65 (150 €) • Mémoire vive : Corsair Vengeance 2 x 2 Go DDR3-1600 C8 (40 €) • SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • HDD : WD Caviar Black 1 To 7 200 tours (75 €) • Optique : graveur CD/DVD SATA (30 €) • Carte graphique : Radeon HD 6950 1 Go (210 €) • Boîtier : milieu de gamme (70 €) • Alimentation : 550 à 600 W modulaire (90 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

Dépenser plus

• Processeur : Intel Core i7-2600K (265 €) • SSD : Crucial M4 128 Go (180 €)

dépenser moins

• Alimentation : alimentation non modulaire (70 €)

Total : 1 000 € Un PC de boulot ultrarapide

• Processeur : Intel Core i7-2600K (4 cores, 3.4 GHz, 265 €) • Refroidissement processeur : Scythe Yasya (40 €) • Carte mère : Asrock Z68 Extreme4 (160 €) • Mémoire vive : G.Skill RipjawsX 2 x 4 Go DDR3-1333 C9 (60 €) • SSD : Crucial M4 128 Go (180 €) • HDD : Samsung F4 Ecogreen 2 To 5 400 tours (65 €) • Optique : graveur CD/DVD SATA (30 €) • Carte graphique : Intel HD Graphics 3000 intégré au CPU • Boîtier : haut de gamme (120 €) • Alimentation : Seasonic X-Series Fanless 400 W (145 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

Dépenser plus

• Boîtier : boîtier très haut de gamme (150 à 500 €)

dépenser moins

• Mémoire vive : G.Skill RipjawsX 2 x 4 Go DDR3-1600 C8 (80 €) • Processeur : Intel Core i5-2500K (180 €)

Total : 1 080 € AMD mon amour

• Processeur : AMD Phenom II X6 1100T Black Edition (6 cores, 3,2 GHz, 170 €) • Refroidissement processeur : Noctua NH-U12 SE2 (60 €) • Carte mère : Asus Crosshair IV Formula (190 €) • Mémoire vive : G.Skill RipjawsX 2 x 4 Go DDR3-1333 C9 (60 €) • SSD : Crucial M4 128 Go (180 €) • HDD : Hitachi 7K3000 2 To 7 200 tours (100 €) • Optique : graveur CD/DVD SATA (30 €) • Carte graphique : Radeon HD6950 2 Go (245 €) • Boîtier : haut de gamme (120 €) • Alimentation : Cooler Master Silent Pro Gold 600 W (120 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

Dépenser plus

• Carte graphique : Radeon HD6970 (320 €)

dépenser moins

• Carte mère : carte mère Asrock 880G Extreme3 (105 €) • SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • Carte graphique : Radeon HD6950 1 Go (210 €)

Total : 1 290 € Jouer en relief avec nVidia 3D Vision

• Processeur : Intel Core i7-2600K (4 cores, 3,4 GHz, 265 €) • Refroidissement processeur : Noctua NH-U12 SE2 (60 €) • Carte mère : Asus P8P67 Deluxe (205 €) • Mémoire vive : G.Skill RipjawsX 2 x 4 Go DDR3-1600 C8 (80 €) • SSD : Crucial M4 128 Go (180 €) • HDD : WD Caviar Black 2 To 7 200 tours (140 €) • Optique : graveur CD/DVD SATA (30 €) • Carte graphique : GeForce GTX 580 (450 €) • Boîtier : haut de gamme (120 €) • Alimentation : Cooler Master Silent Pro Gold 600 W (120 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €), lunettes nVidia 3D Vision (150 €) Précision : n’oubliez pas d’acheter un écran compatible (120 Hz), comme l’Acer GD245HQ (24’’ à 340 €).

Dépenser plus

• Refroidissement processeur : Thermalright Silver Arrow (75 €)

dépenser moins

• SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • Carte graphique : GeForce GTX 570 (330 €)

Total : 1 815 € Hardware Magazine 137


Les PC de la redac

Un PC extrême !

Dépenser plus

• Processeur : Intel Core i7-990X (6 cores, 3,46 GHz, 910 €) • Refroidissement processeur : EK Supreme-LT (35 €) • Carte mère : Gigabyte G.1 Guerilla (325 €) • Mémoire vive : Corsair Vengeance 3 x 4 Go DDR3-1600 C9 (120 €) • SSD : Crucial M4 256 Go (370 €) • HDD : Hitachi 7K3000 3 To 7 200 tours (165 €) • Optique : lecteur Blu-Ray (60 €) • Carte graphique : 2 x GeForce GTX 580 SLI (900 €) • Boîtier : très haut de gamme (200 €) • Alimentation : Corsair AX 1 200 W (250 €) • Divers : complément de circuit watercooling (deux blocs 580 + pompe + réservoir + radiateur + tuyaux et embouts, 380 €), lecteur de cartes mémoire (15 €)

• Carte graphique : 3e GeForce GTX 580 + watercooling (550 €)

dépenser moins

• Processeur : Intel Core i7-970 (500 €) • Refroidissement processeur : Thermalright Silver Arrow (75 €, une économie de 350 € sans watercooling)

Total : 3 730 € PC home cinéma

Spécial basse COnsommation

Total : 615 €

Total : 485 €

• Processeur : Intel AMD A8-3850 (4 cores, 2,9 GHz, 125 €) • Refroidissement processeur : Scythe Big Shuriken (25 €) • Carte mère : Gigabyte A75M-D2H (100 €) • Mémoire vive : Corsair XMS3 2 x 2 Go DDR3-1333 (30 €) • SSD : Intel 320 40 Go (80 €) • Optique : lecteur Blu-Ray (60 €) • Carte graphique : Radeon HD6550 intégré au CPU • Boîtier : Silverstone Grandia GD-04 (90 €) • Alimentation : Be Quiet! Straight Power E8 500 W (90 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

Choisir RAM, carte graphique, disque dur et boîtier. Pour certains composants, nous ne précisons pas de marque et de modèle précis dans nos configurations. Soit parce que le meilleur change d’une semaine sur l’autre en fonction du prix (cas de la RAM, par exemple) soit parce que le choix dépend de vos priorités esthétiques ou phoniques (cas des boîtiers, par exemple). Souhaitant que achetiez les meilleurs matériels uniquement, voici une liste des produits de références pour les catégories concernées : RAM : hors scénario d’overclocking maximal, pour lequel nous vous recommandons de lire notre comparatif de kits DDR3 paru dans HM49, le choix de la mémoire est assez libre. Tant que vous prenez le bon type et la bonne fréquence de mémoire, tel que nous l’indiquons dans les configurations, et une marque reconnue pour éviter les incompatibilités, vous pouvez choisir les moins chères proposées par votre revendeur ou celles qui s’accordent le mieux en look à votre nouvelle carte mère. Depuis quelques mois, la marque G.Skill propose d’excellents rapports qualité/prix, mais n’ayez pas peur d’acheter de la mémoire A-Data, Corsair, Kingston, OCZ, Patriot ou Samsung. Carte graphique : comme pour la RAM, la marque de la carte graphique n’a que peu d’importance. Partant du constat que la majorité des cartes sont identique (ce sont des reference boards avec un sticker modifié), autant prendre la moins chère ou celle accompagnée du jeu qui vous plait. En revanche, il est toujours intéressant

Autour de l’UC

• Processeur : Intel Core i3-2100T (2 cores, 2,5 GHz, 115 €) • Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX 3 (15 €) • Carte mère : MSI H61MU-E35 (70 €) • Mémoire vive : G.Skill Eco 4 Go 2 x 2 Go DDR3-1333 (40 €) • SSD : Crucial M4 64 Go (100 €) • Carte graphique : Intel HD Graphics 2000 intégré au CPU • Boîtier : milieu de gamme (70 €) • Alimentation : FSP Aurum 400W (60 €) • Divers : lecteur de cartes mémoire (15 €)

d’analyser le marcher car les constructeurs proposent également des cartes améliorées (overclockées, meilleur refroidissement, parfois les deux). Globalement, il ne faut pas trop dépenser pour ces modèles boostés, sinon, autant le faire soit même ou investir dans la gamme supérieure. Disque dur : - Disques économiques (5400/5900 tours) : Seagate Barracuda LP, WD Caviar Blue - Disques performants (7200 tours) : Samsung Spinpoint F3, WD Caviar Black, Hitachi 7K3000 Boitiers: - entrée de gamme (moins de 50 €) : Cooler Master Elite 430 Black, Antec Two Hundred V2, Xigmatech Asgard - milieu de gamme (51 à 90 €) : Cooler Master HAF 912, Lancool Dragonlord PC-K58, Xigmatek Midgard - milieu de gamme +++ (91 à 130 €) : Cooler Master HAF 932, Fractal Design Define R3, Lancool Dragonlord PC-K62 - haut de gamme (131 à 200) : Cooler Master HAF X, Silverstone Fortress FT-01, Fractal Define XL, Corsair 650D, NZXT Phantom, Silverstone Fotress FT-03 - très haut de gamme (+ de 200 €) : Corsair Obsidian 700D, Lian Li Tyr-X900 - spécial home cinéma : Antec Fusion Remote et Fusion Remote Max, SilverStone Grandia GD-04/05/06, SilverStone Sugo SG-06, Zalman HD501

1920x1080 17

GT440

32

HD5670

20

GTS250

22

39 49

HD5750

31

GTS450

30

53 54

36

HD5770

64 45

GTX460 1Go

84

50

HD6850

90

55

HD5850

96

57

HD6870

100

HD4870 X2

61

GTX295

60

GTX470

58

103 106 110

HD5870

65

HD6950

63

GTX560 Ti

62

112 113 115

HD6970

74

GTX480

74

GTX570

73

123 130 132 84

GTX580

146

90

HD5970 0

50

Ultra High ‐ AA4X

148

100

High ‐ NoAA

150

200

Claviers et souris : le clavier et la souris sont les périphériques que vous allez le plus solliciter, ne négligez pas leur qualité ! Même si vous ne souhaitez pas investir une fortune en la matière, évitez à tout prix les marques inconnues proposées chez quelques revendeurs, ce sont presque toujours de mauvaises surprises, surtout en sans fil. Privilégiez l’increvable, Logitech ou Microsoft, un ensemble clavier et souris d’entrée de gamme ne doit pas excéder 25 €. Si vous êtes joueur, en quête d’un matériel de précision, voici nos références : Souris : Logitech G500, Roccat Kone+, SteelSeries Xai. Clavier : Logitech G110, Logitech G510, Microsoft X6, Roccat Arvo, Razer BlackWidow Ultimate Ecrans : étant donné les baisses de prix, qui voudrait s’acheter un écran plus petit que 24’’ de nos jours ? Consultez notre comparatif paru dans Hardware Magazine n°50. 138 Hardware Magazine



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