Issuu on Google+

Mission & Développement

RAPPORT ANNUEL 2013 Des partenariats qui changent tout Avec calendrier juillet 2014 à juin 2015


Alberto Schumaker Projets de développement, Amérique Latine et Caraïbes

Kibrom Mehari Projets de développement, Afrique

Jacques Miaglia Responsable Mission & Développement

Fernanda Hofer Echanges de personnel

Anaël Jambers Projets de développement, Asie

Franziska Egger Comptabilité et administration

L’équipe

Luise Ammerschuber Gouvernance et redevabilité (Dès mi-avril 2014)

Sarah Makanjera Suppléante du responsable Mission & Développement, responsable des programmes

Adriana Borra Relations publiques et fundraising (Dès mi-avril 2014)

Peter Hauri Campagnes et initiatives (Dès juillet 2014)

Edito Partners for Change – Des partenariats qui changent tout Chers amis et partenaires, Dans sa nouvelle stratégie, Mission & Développement met l’accent sur le partenariat à tous les niveaux. Partenariat avec notre «  base  » ici en Suisse, auprès de qui nous voulons être plus à l’écoute afin de mieux mettre en valeur les initiatives et les compétences de chacun, partenariat élargi avec les communautés du Sud pour réussir à coller de plus en plus aux réalités locales, et partenariat renforcé avec les autres acteurs humanitaires. Ce travail en commun est aujourd’hui une nécessité pour réussir à éradiquer l’extrême pauvreté.

La collaboration, c’est confronter ses idées et ses actions en vue de les rendre plus efficaces, c’est comprendre comment son action contribue avec les autres aux changements qui permettent aux communautés pauvres de sortir de la misère, c’est une chance d’apprendre des expériences de l’autre et de ne pas répéter les erreurs. Le résultat de ces partenariats n’est pas la simple addition des actions individuelles, mais ouvre de nouveaux horizons et l’opportunité de mettre en œuvre des objectifs très ambitieux. Ceci est rendu possible par une vo-

lonté de développer les systèmes de communication, de «  feedback  » et d’échanges. Rendre compte ne favorise pas seulement la transparence, cela permet aussi de développer des partenariats équilibrés, où tous les acteurs sont respectés. Durant l’année passée, j’ai pu constater, au travers de mes visites de projets, des contacts et des entretiens réalisés, combien ces partenariats portent des fruits positifs. Jacques Miaglia Responsable Mission & Développement, avril 2014


Collaborateurs / trices d’outre-mer en 2014 6

2

Kenneth et Maria Helena Hofer (A partir de début août 2014)

Daniel et Sylvaine Mägli-Flückiger

1 2

3

8 4 5 7

6

3

5

Lucia Erni

Markus et Tabea Wipf-Zünd 7

4

Roland et Rosa Meylan-Lauber

Salvador et Esther Ferreira-Benoit, Sara, Efraïm, Etienne


Adresses des collaborateurs / trices d’outre-mer en 2014 Brésil

Haïti

Lucia Erni, Major, Exército de Salvação Centro de Integração Familiar Arco Verde, Av. Antônio Pires 1790, Bairro Campo de Santana, Prudente de Morais – M.G. CEP 35715-000, Brasil lucia_erni@bra.salvationarmy.org

Daniel et Sylvaine Mägli-Flückiger, Majors Armée du Salut, Quartier Général Divisionnaire 1342, Santo 6, Croix-des-Bouquets, Haïti daniel_maegli@swi.salvationarmy.org sylvaine_maegli@swi.salvationarmy.org maegli.haiti@gmail.com

5

Salvador et Esther Ferreira-Benoit, Majors Etienne, Sara et Efraïm Exército de Salvação, Caïxa postal 18 Carmo do Rio Claro –  M.G. CEP 37150-000, Brasil salvador_ferreira@bra.salvationarmy.org estbfer@hotmail.com

2

7

Roland et Rosa Meylan-Lauber, Majors Exército de Salvação, Av. L. 2 - Sul 610B - Lote 69 Asa Sul, Brasília – D.F. CEP 70200-700, Brasil roland_meylan@bra.salvationarmy.org rosa_meylan@bra.salvationarmy.org 4

Collaborateurs avec fonction de consultant Verena Henggi, infirmière et sage-femme, visite régulièrement le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville en tant que consultante pour le Service médical. 8

Kenneth et Maria Helena Hofer (dès début août) Edifício Salvacionista, Rua Juá, 264, apt 83, Bosque da Saúde, São Paulo – SP, CEP 04138-020, Brasil kenneth_hofer@bra.salvationarmy.org lena_hofer@bra.salvationarmy.org 6

Le Major Jean Volet, officier de l‘Armée du Salut, visite régulièrement Haïti en tant que consultant pour les projets de reconstruction. 1

Equateur Markus et Tabea Wipf-Zünd Ejército de Salvaciòn Calle Tomàs Chariove N49-144 Casilla 17-107179, Quito, Ecuador markus_wipf@swi.salvationarmy.org tabea_wipf@swi.salvationarmy.org markus.wipf@bobesch.ch 3


JUILLET 01 Ma

12 Sa

23 Me

02 Me

13 Di

24 Je

03 Je

14 Lu

25 Ve

04 Ve

15 Ma

26 Sa

05 Sa

16 Me

27 Di

06 Di

17 Je

28 Lu

07 Lu

18 Ve

29 Ma

08 Ma

19 Sa

30 Me

09 Me

20 Di

31 Je

10 Je

21 Lu

11 Ve

22 Ma

Equateur

2014


Prévention Dans la lutte contre la pauvreté, la prévention joue, de multiples manières, un rôle essentiel. En même temps, il s’agit de mesures de prévention de comportements et de conditions indésirables. Le projet en Equateur, par exemple, vise spécia-

lement la prévention de la violence domestique. La violence domestique n’est ni un sujet tabou ni une affaire privée. Elle constitue une atteinte aux droits de l’homme et revêt une importance

capitale pour l’Armée du Salut aussi. En Equateur, les diverses activités des projets tendent à fortifier la conscience de soi des personnes et à transmettre le savoir, comment, où et pourquoi elles ont le droit de chercher de l’aide.

Ateliers de travail contre la violence domestique et les abus Grâce au soutien de l’Armée du Salut Suisse, nous avons pu débuter, en 2013, un projet de prévention contre la violence en Equateur. A Manta, l’Armée du Salut a géré pendant des années une maison pour jeunes filles. Fin 2012, cette maison a dû être fermée suite à un manque de soutien du gouvernement. Aujourd’hui, un bureau social de l’Armée du Salut y fonctionne avec deux psychologues et une officière. Des ateliers de travail sont proposés dans des écoles, des établissements publics et dans les environs. La demande considérable des écoles et organisations nous montre que ce travail est important. Dans une école, une adolescente a raconté  : «  En plus de ma mère, mon père avait beaucoup d’autres femmes qui n’étaient intéressées que par l’argent. Il n’y en avait plus assez pour moi et l’école.  »

Nous avons invité les parents séparés à un entretien car le nouveau partenaire de la mère se montre violent envers elle et son fils. L’objectif de notre entretien avec la mère était de clarifier les conséquences de ces abus pour elle et son fils et de proposer des Les ateliers scolaires sont une composante importante solutions. de la prévention. Pour les ateliers, nous disposons de matériel didactique Ainsi, des exposés sur la violence intéressant. Ainsi, nous pouvons domestique sont tenus régulièreparler avec les enfants du thème ment dans tous les centres saludes abus sexuels et, par des jeux, tistes. Pour ce faire, des officiers les affermir en leur expliquant com- et des employés ont été formés et ment réagir dans les situations diffi- du matériel de soutien se trouve à ciles. Ils apprennent à connaître et leur disposition sur les thèmes  : fréà protéger leur corps. Quand on sait quentation avec agression, sexuaque 21,4 pour cent des enfants en lité, dialogue avec mon enfant, Equateur expérimentent des abus prévention du risque d’alcool et de (et il ne s’agit que du drogue. calcul officiel), ces ateliers s’avèrent être Tabea et Markus Wipf d’importants éléments de prévention. Tabea et Markus Wipf sont Suisses Ces ateliers avec les et responsables de projets pour enfants sont aussi l’Armée du Salut en Equateur. proposés dans tous les autres centres de l’Armée du Salut en Equateur. En outre, nous Séance de prévention dans un centre de l’Armée souhaitons sensibiliser du Salut. également les adultes.


AOÛT 01 Ve

12 Ma

23 Sa

02 Sa

13 Me

24 Di

03 Di

14 Je

25 Lu

04 Lu

15 Ve

26 Ma

05 Ma

16 Sa

27 Me

06 Me

17 Di

28 Je

07 Je

18 Lu

29 Ve

08 Ve

19 Ma

30 Sa

09 Sa

20 Me

31 Di

10 Di

21 Je

11 Lu

22 Ve

Philippines

2014


Aide d’urgence Les situations d’urgence lors de catastrophes écologiques et autres crises humanitaires prennent les personnes au dépourvu  ; c’est pourquoi, une aide rapide et pratique doit être apportée. Grâce à son action internationale et à son organisation structurée, l’Armée du Salut

Philippines Début novembre 2013, le typhon Haiyan, un des cyclones les plus violents jamais subis, a semé mort et dévastation aux Philippines. Quelque douze millions de personnes ont été affectées par les conséquences de cette catastrophe. L’Armée du Salut, active depuis déjà 70 ans aux Philippines, a apporté de l’aide d’urgence en collaboration avec le gouvernement et d’autres organisations. Durant les premières semaines, du matériel de survie a été remis, tel que nourriture, eau et kits hygiéniques. D’autres mesures de secours ont suivi  : envoi d’équipes médicales, administration de vaccins, remise de médicaments ou de semences.

Jordanie En raison de l’énorme flux de réfugiés syriens et de l’effort d’intégration de ces derniers dans les localités, l’infrastructure a atteint ses limites en beaucoup d’endroits de Jordanie. La situation est particulièrement précaire dans les écoles. Nombre d’enfants de réfugiés syriens n’ont pas accès à l’enseignement. C’est pourquoi, à fin 2013, l’Armée du Salut a commencé, avec une ONG établie sur place, la construction de classes supplé-

est à même d’intervenir rapidement et de manière ciblée dans de telles situations. Cette aide, organisée par l’Armée du Salut locale, est coordonnée et soutenue par le Service international d’aide en cas de catastrophe de l’Armée du Salut. L’Armée du Sa-

lut Suisse soutient financièrement l’aide d’urgence ainsi que des projets à long terme, comme aux Philippines et en Jordanie.

En février 2014, l’Armée du Salut aux Philippines a organisé une rencontre avec les plus importants partenaires salutistes, dans le but de discuter de la procédure d’action à long terme. L’Armée du Salut Suisse était aussi présente. Un programme de réhabilitation de la population affec- Des officiers de l’Armée du Salut visitent une région tée et de reconstruction ravagée par le typhon. de l’infrastructure a été lancé. Ce programme soutient et matismes et d’encouragement à la encourage des initiatives locales, santé. Le programme concerne pluconçues et assumées par la base. sieurs îles, dans lesquelles l’Armée Concrètement, il s’agit, entre autres, du Salut est déjà active. de réparations de toitures, de projets d’amélioration des revenus, de programmes de gestion des traumentaires dans une école de filles à Irbid, une ville du Nord de la Jordanie. L’école sera fréquentée par 800 écolières ; plus de 200 enfants sont sur une liste d’attente. La construction des classes bat son plein et devrait être terminée à la mi-mai. Ces classes supplémentaires sont la garantie que les jeunes filles syriennes recevront une formation scolaire en Jordanie, les aidant à retrouver une certaine forme de quotidien. Ainsi, on encourage aussi l’harmonie entre l’hôte et l’invité.

Pallier le manque de place dans les écoles jordaniennes.


SEPTEMBRE 01 Lu

12 Ve

23 Ma

02 Ma

13 Sa

24 Me

03 Me

14 Di

25 Je

04 Je

15 Lu

26 Ve

05 Ve

16 Ma

27 Sa

06 Sa

17 Me

28 Di

07 Di

18 Je

29 Lu

08 Lu

19 Ve

30 Ma

09 Ma

20 Sa

10 Me

21 Di

11 Je

22 Lu

Kenya

2014


Sensibilisation et campagnes Notre souhait est d’inclure la population de notre pays dans la lutte contre la pauvreté dans le monde, car chaque personne peut y mettre du sien. Il est important que les êtres humains s’engagent personnellement et politiquement pour un monde plus équitable, et

ne considèrent pas cette question avec indifférence. C’est uniquement ensemble que nous pouvons obtenir de réels changements. La campagne «  Exposed  » a débuté en 2013. Soutenue par l’Armée du Salut et d’autres organisations, elle montre comment, en commun,

quelque chose peut être entrepris contre l’injustice et les abus. Des campagnes comme celle-ci offrent la possibilité de donner une voix à des personnes qui ne sont jamais entendues.

Exposed – de la lumière dans un monde corrompu Chaque année, 1  000 milliards de USD se perdent dans les pratiques de la corruption. Nous sommes tous concernés, mais ce sont surtout les pauvres qui en souffrent le plus. L’argent manque pour la formation, la nourriture et les soins médicaux. En 2013, des chrétiens du monde entier ont élevé leur voix ensemble contre la corruption dans le cadre de la compagne Exposed. Par des prières, de la sensibilisation et une collecte mondiale de signatures,

des milliers de personnes se sont engagées pour davantage de lumière dans un monde corrompu. La campagne se poursuit en 2014. L’Armée du Salut internationale est l’un des principaux partenaires de la campagne mondiale. Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse s’engage activement dans la mise en œuvre d’Exposed en Suisse. La pétition peut encore être signée  : stoppauvrete.ch/exposed

Un livre remet en question les pratiques financières des Suisses Le livre «  La Suisse, Dieu et l’argent  » offre l’occasion de passer en revue le thème de la corruption et de l’argent. Il vous en propose une déclinaison helvétique  : secret bancaire, optimisation fiscale, corruption dans le sport, spéculation des matières premières et des produits agricoles ... Autant de contributions qui posent la question du rapport des Suisses à l’argent. Idole sur l’autel de laquelle nous sommes prêts à tout sacrifier ou instrument qui permet l’échange, la miséricorde et la construction d’un monde plus juste  ?

Le livre a paru en automne 2013, dans le contexte de la campagne Exposed. L’Armée du Salut en a soutenu financièrement la réalisation et la publication. Irène Cherpillod, ancienne responsable des programmes redevabilité et anticorruption à Mission & Développement, y a activement collaboré, en tant que co-auteure. Le livre «  La Suisse, Dieu et l’argent  » peut être commandé au shop de l’Armée du Salut. shop.armeedusalut.ch

«  Ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler, pour défendre les droits de tous ceux qui sont délaissés. Oui, parle pour prononcer de justes verdicts. Défends les droits des malheureux et des pauvres  !  » Proverbes 31  :  8-9


OCTOBRE 2014 01 Me

12 Di

23 Je

02 Je

13 Lu

24 Ve

03 Ve

14 Ma

25 Sa

04 Sa

15 Me

26 Di

05 Di

16 Je

27 Lu

06 Lu

17 Ve

28 Ma

07 Ma

18 Sa

29 Me

08 Me

19 Di

30 Je

09 Je

20 Lu

31 Ve

10 Ve

21 Ma

11 Sa

22 Me

Zimbabwe


Echange Le partenariat et l’échange sont des notions fondamentales pour le travail de Mission & Développement. C’est aussi le cas pour les échanges avec la population suisse. Nous souhaitons établir et encourager un contact entre la Suisse et les personnes dans les pays défavorisés

du Sud afin de lutter ensemble pour de meilleures conditions de vie. Au travers de projets d’échange, nous mettons l’importance sur une sensibilisation se fondant sur des expériences vécues  : il en résulte toujours de nouvelles initiatives dont profite, dans sa globalité, le

travail de coopération au développement de l’Armée du Salut Suisse. Un exemple en est l’échange régulier entre le groupe SwiZimAid, un projet de l’Armée du Salut de Zurich Central, et l’Armée du Salut au Zimbabwe.

Une expérience inestimable Le «  Masiye Camp  » est un camp de loisirs de l’Armée du Salut, situé au cœur du Parc national Matopo au Zimbabwe. Les petites huttes aux toits de chaume et la magnifique campagne alentour y apportent un charme inoubliable. En 2012, j’ai eu l’occasion d’y vivre un camp avec une équipe de six Suisses. 58 enfants âgés de sept à quinze ans, issus de conditions pauvres, y prenaient part. Bon nombre d’entre eux sont orphelins de père ou de mère ou des deux parents. En l’espace de cinq jours, les enfants ont appris à se faire confiance et à se serrer les coudes par le biais d’activités de groupe. Lors de discussions, ils ont pu parler de thèmes comme l’hygiène et la santé, alors que les jeux leur ont permis de vivre d’in-

souciants moments de détente. A la fin de la semaine, ils s’étaient visiblement rapprochés de nous. L’apothéose a été le Tree of Life, activité par laquelle chaque enfant décrit sa propre histoire de vie sous Lukas Mettler (devant au milieu) forme d’un arbre et l’explique ensuite au groupe. Une C’est grâce au soutien de Mission & expérience qui m’a donné le fris- Développement de l’Armée du Salut son et a fait couler les larmes des Suisse que le camp a pu avoir lieu. enfants. L’objectif de ce soutien Les expériences, les souvenirs et les psychologique vise à affermir l’as- émotions que nous avons ramenés surance et la confiance en soi des à la maison sont inestimables. enfants et à mieux les préparer à affronter les circonstances difficiles. Lukas Mettler Lukas Mettler est Suisse et membre de l’Armée du Salut de Zurich Central. En tant que participant d’un groupe SwiZimAid, il a pris part à un camp au Zimbabwe.

Participants du Masiye Camp


NOVEMBRE 01 Sa

12 Me

23 Di

02 Di

13 Je

24 Lu

03 Lu

14 Ve

25 Ma

04 Ma

15 Sa

26 Me

05 Me

16 Di

27 Je

06 Je

17 Lu

28 Ve

07 Ve

18 Ma

29 Sa

08 Sa

19 Me

30 Di

09 Di

20 Je

10 Lu

21 Ve

11 Ma

22 Sa

Pakistan

2014


Développement communautaire Un des points importants dans le cadre de nos projets se situe dans le domaine du développement communautaire. Nous voulons renforcer les communautés de manière durable, afin qu’elles puissent prendre leur développement en main. Elles doivent passer du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs de leur propre développement. Dans le développement communautaire, les comités locaux, comme par exemple les conseils de développe-

ment villageois qui s’engagent pour leurs communautés, sont primordiaux. Ils recueillent les préoccupations des habitants, analysent les besoins et le potentiel de la communauté (transport, eau, alphabétisation), réalisent d’éventuels projets et identifient les familles particulièrement nécessiteuses. L’Armée du Salut accompagne ces conseils villageois et, si nécessaire, accorde son soutien lors de la réalisation et du financement du projet. Ce sys-

tème garantit au projet, un ancrage local solide. Au Pakistan, Mission & Développement s’engage depuis un bon nombre d’années dans ce domaine. Grâce à l’engagement des conseils de développement villageois et au soutien de l’Armée du Salut, d’innombrables initiatives et projets peuvent d’ores et déjà être réalisés dans les villages. Des milliers de personnes en profitent.

Un pousse-pousse pour gagner sa vie Je m’appelle Tacky Khan. J’habite le village de Kharkan au Pakistan avec ma femme et nos sept enfants. Avant que l’inondation de 2010 ne détruise tout dans notre village, je travaillais comme ouvrier journalier, après quoi, je suis devenu chômeur. L’Armée du Salut a été la seule organisation, après l’aide d’urgence immédiate, à s’engager pour nous et à nous soutenir à plus long terme. Elle travaillait étroitement avec le comité de notre village et nous permettait, en tant que communauté villageoise, d’assumer des responsabilités et d’instaurer nos propres structures décisionnelles. L’Armée

du Salut nous a accompagnés dans ce processus et a organisé les formations concordantes. Ce qui est remarquable, c’est que l’Armée du Salut a toujours agi sans discrimination. Grâce au soutien de l’Armée du Salut, le comité villageois a pu mettre en œuvre des initiatives concrètes et des projets au profit des membres de notre communauté. Moi aussi, j’en ai profité. En tant que chômeur, j’ai sollicité un pousse-pousse auprès du comité villageois. Cette demande a été approuvée par le comité et transmise à l’Armée du Salut. En janvier 2013, j’ai obtenu mon propre pousse-

pousse. Ma famille et moi-même sommes très heureux parce que j’ai à nouveau les moyens de travailler et de subvenir à nos besoins. De surcroît, début 2013, le mari de ma sœur est décédé. Grâce à mon travail avec le pousse-pousse, il m’est depuis possible de prendre soin de sa famille en même temps que de la mienne. J’en suis très reconnaissant à l’Armée du Salut. Aujourd’hui, tout va bien pour nous et j’organise actuellement le mariage de ma nièce. Tacky Khan, Pakistan

Les communautés villageoises sont au centre du programme de développement au Pakistan.


DÉCEMBRE 01 Lu

12 Ve

23 Ma

02 Ma

13 Sa

24 Me

03 Me

14 Di

25 Je

04 Je

15 Lu

26 Ve

05 Ve

16 Ma

27 Sa

06 Sa

17 Me

28 Di

07 Di

18 Je

29 Lu

08 Lu

19 Ve

30 Ma

09 Ma

20 Sa

31 Me

10 Me

21 Di

11 Je

22 Lu

Zambie

2014


Des partenariats qui transforment des vies La collaboration avec les partenaires de l’Armée du Salut dans nos pays d’action prioritaire se situe au premier plan. Nous voulons profiter les uns des autres en vue d’un changement commun et amé-

liorer ainsi le travail au sein des projets. Pour cela, nous avons invité, en mars 2013, sept responsables de projets de Territoires salutistes avec lesquels nous collaborons, en

vue d’un échange en Suisse. Cette rencontre leur a donné la possibilité de découvrir notre milieu et nos partenaires et de se prononcer sur nos activités et notre future stratégie.

Un échange d’expériences important pour une collaboration plus forte Jamais je n’aurais pensé recevoir une fois une invitation pour un atelier de travail en Suisse. Normalement, ce sont les responsables de projets de Suisse qui viennent chez nous et non l’inverse  ! C’est ainsi que j’ai pris part, en mars 2013, à une rencontre de partenaires à Berne avec des responsables de projets du Pakistan, de la Zambie, du Congo, du Brésil et des Philippines. Ainsi, j’ai pu en apprendre plus sur la façon de travailler de l’Armée du Salut Suisse. Ce bon échange nous a rendu attentifs au fait que nous expérimentons des défis semblables, bien que nous vivions dans des environnements différents. Le Département de l’œuvre sociale nous a particulièrement captivés. Nous avons visité le Foyer Buchseegut et une brocante. Il était intéressant d’apprendre que même la Suisse éprouve des difficultés à

laisser un projet s’autogérer. Une différence marquante par rapport à nos programmes  : l’aspect spirituel au sein du travail de l’Œuvre sociale de l’Armée du Salut Suisse ne joue plus un rôle aussi important que chez nous. Conférence publique au Poste de Berne. La conférence publique du lundi soir représentait un défi car notre visite  : apporter une contribunous ne connaissions pas les at- tion à la nouvelle stratégie de Mistentes. Toutefois, partager notre tra- sion & Développement. Certes, le vail et notre culture avec le public temps accordé était court, mais nous s’est avéré fort intéressant. Grâce avons eu beaucoup de discussions aux personnes de Suisse, nous pou- importantes concernant une collabovons réaliser une partie de notre ration meilleure et plus forte. travail. Je remercie de tout cœur Mission & Les visites auprès des partenaires Développement pour cette opportuUnité et Pain pour le prochain ont nité et j’espère que cette visite en été extrêmement utiles. J’ai souvent Suisse ne sera pas la dernière. entendu parler de ces partenaires qui ne représentaient jusqu’ici que Noelia Pintos des chiffres pour moi. J’ai pris conscience de En tant que cheffe de projets du la grande responsaTerritoire salutiste de l’Ouest de bilité que nous avons l’Amérique du Sud, Noelia Pintos envers l’Armée du Sa- est responsable de la réalisation des lut Suisse  : sur place, projets de développement au Chili, notre travail peut avoir au Pérou, en Bolivie et en Equateur. une influence positive ou négative sur de tels partenariats. Toutes ces expériences Echanges entre les officiers des projets et les responont permis de satissables de l’Armée du Salut Suisse. faire le but premier de


JANVIER 01 Je

12 Lu

23 Ve

02 Ve

13 Ma

24 Sa

03 Sa

14 Me

25 Di

04 Di

15 Je

26 Lu

05 Lu

16 Ve

27 Ma

06 Ma

17 Sa

28 Me

07 Me

18 Di

29 Je

08 Je

19 Lu

30 Ve

09 Ve

20 Ma

31 Sa

10 Sa

21 Me

11 Di

22 Je

Brésil

2015


Amélioration des revenus Dans les pays du Sud, beaucoup de personnes luttent quotidiennement pour leur survie  ; elles ne perçoivent pas de revenus réguliers ou travaillent pour un salaire de misère. L’Armée du Salut conçoit des opportunités afin que les personnes éco-

nomiquement défavorisées puissent améliorer leurs revenus et subvenir personnellement à leurs besoins. Le cours d’informatique dispensé par le Centre de l’Armée du Salut Arco Verde à Prudente de Morais, Brésil, est un exemple d’une telle

initiative. Le cours augmente les chances des participants de trouver un travail bien rémunéré et, par là, un revenu garanti. De cette manière, grâce à l’accès aux informations sur Internet, l’économie locale peut être stimulée.

Des perspectives d’avenir grâce aux cours d’informatique En tant qu’Armée du Salut, nous travaillons dans un quartier éloigné de Prudente de Morais et pendant longtemps, nous n’avions pas de raccordement internet. Lorsqu’à fin 2008 une entreprise a installé une antenne dans notre quartier et que le directeur d’une école d’informatique d’une ville voisine nous a proposé un partenariat, nous avons accepté cette proposition avec empressement. C’est ainsi que nous avons pu offrir, dès le début 2009, des cours d’informatique dans notre Centre d’intégration familiale Arco Verde. Quelle nouveauté dans le quartier  ! Il y eut bientôt une longue liste d’attente. Jusqu’à présent, à cause de moyens de transport pénibles et coûteux, les gens avaient peu l’occasion de suivre un cours d’informa-

Caroline et Sabryne avec leur mère.

tique de niveau qualitativement élevé. La population se montre donc très reconnaissante de cette offre émanant de l’Armée du Salut. Depuis, et grâce à cela, plusieurs personnes ont sauvé leur poste de travail ou en ont obtenu un. Beaucoup de parents, qui ont fréquenté le Les cours d’informatique améliorent les perspectives cours, inscrivent éga- d’avenir. lement leurs enfants. Mais pour Caroline et Sabryne, ce mois, mais lui voudrait l’achever en fut l’inverse. Leurs parents voulaient douze. les encourager, car ils savaient que Je suis reconnaissante à Dieu car, ce cours est une bonne préparation grâce à ce cours, nous pouvons ofen vue des études supérieures et frir une formation continue à des du monde du travail. Les sœurs par- personnes de conditions modestes. lèrent du cours à la maison, ce qui intrigua leur père, Lucia Erni un travailleur agricole sans grandes La major Lucia Erni est Suissesse et perspectives d’avedirige le Centre d’intégration pour nir, mais qui soujeunes Arco Verde à Prudente de haite améliorer ses Morais, Brésil. chances professionnelles. Depuis trois mois, il est l’élève le plus assidu  ; il veut terminer le cours en un temps record  ! Celui-ci dure normalement dix-huit


FÉVRIER 01 Di

12 Je

23 Lu

02 Lu

13 Ve

24 Ma

03 Ma

14 Sa

25 Me

04 Me

15 Di

26 Je

05 Je

16 Lu

27 Ve

06 Ve

17 Ma

28 Sa

07 Sa

18 Me

08 Di

19 Je

09 Lu

20 Ve

10 Ma

21 Sa

11 Me

22 Di

2015

Congo - Kinshasa


Santé Dans de nombreux pays, la majorité de la population n’a pas accès à un système de santé fonctionnel ni à des soins de qualité à des prix abordables. Les carences en matière d’hygiène aggravent encore la situation  : le manque d’hygiène et la pollution

de l’eau provoquent des maladies et la mort. L’Armée du Salut gère, dans 39 pays, plus de 180 programmes de santé, hôpitaux et cliniques, afin d’offrir des soins médicaux de base et des programmes de prévention en matière de santé. Il en est ainsi

au Congo-Kinshasa, où l’Armée du Salut dirige un service médical comprenant 28 centres de santé, qui ont pour but de soigner particulièrement la population pauvre et nécessiteuse. L’Armée du Salut Suisse accompagne et soutient ce programme.

Nous recherchons l’efficacité dans la simplicité Imaginez un pays 56 fois plus grand que le nôtre, aux richesses naturelles considérables, mais où presque 75 millions d’autochtones vivent dans le dénuement complet. Pourtant, son sous-sol regorge de richesses et son sol est des plus fertiles. Mais ses ressources causent le malheur, font l’objet d’un pillage international, sont à l’origine de plusieurs conflits. Chaque jour, nombre de réfugiés, fuyant les exactions, affluent du nord-est de la République démocratique du Congo, traversent le fleuve et trouvent refuge à Maluku. Là, à 120 km de la capitale, l’Armée du Salut tient un dispensaire. Oubliez vos représentations de chambres aseptisées. Quelques lits, une moustiquaire indispensable, pas de draps, les pagnes des patientes

en feront office. Il se peut que vous y croisiez une poule égarée ou un médecin tour à tour chirurgien, anesthésiste, obstétricien. Mais les équipes sur place accomplissent un travail remarquable. Problème local majeur  : les chauves-souris ont élu domicile sous les toits. Pas quelques spécimens que nous sommes Des parois transparentes pour éloigner les chauvesravis de rencontrer sous souris. nos latitudes mais des milliers de mammifères. La cohabi- rois changées ont permis une amétation cause d’énormes problèmes  : lioration appréciée, fruit d’une belle odeur pestilentielle, murs rongés, collaboration. toits pourris. Depuis longtemps, la guerre est déclarée avec force bâEliane Favre tons chargés de déloger les intrus, les issues colmatées, Eliane Favre est Suissesse. En mars des filets sensés rete- 2013, elle s’est rendue avec Verena nir leur retour diurne. Henggi au Congo-Kinshasa, où elle L’observation des haa travaillé dans diverses cliniques bitudes de ces indésilocales de l’Armée du Salut. rables a donné l’idée à nos collaborateurs d’éclaircir les toitures avec des tôles transparentes. Un brin d’ingéniosité, quelques brossages Un nouveau né dans une clinique de l’Armée du Salut. énergiques et des pa-


MARS 01 Di

12 Je

23 Lu

02 Lu

13 Ve

24 Ma

03 Ma

14 Sa

25 Me

04 Me

15 Di

26 Je

05 Je

16 Lu

27 Ve

06 Ve

17 Ma

28 Sa

07 Sa

18 Me

29 Di

08 Di

19 Je

30 Lu

09 Lu

20 Ve

31 Ma

10 Ma

21 Sa

11 Me

22 Di

Myanmar

2015


Renforcement des capacités Le renforcement des capacités (dans la coopération au développement, on parle volontiers de «  capacity building  ») est un thème essentiel de notre travail et de la future stratégie. Nous voulons renforcer nos capacités et celles de nos partenaires afin de développer

et de réaliser des programmes plus concrets et plus efficaces. Des groupes ou des personnes clés doivent être formés et équipés afin de pouvoir amorcer des progrès professionnels autonomes et être ainsi moins dépendants de soutiens extérieurs.

Cela peut se produire à divers niveaux, de la direction à la mise en œuvre. L’exemple du Myanmar montre à quel point le renforcement des capacités est une composante importante dans un programme de développement.

Des ateliers de travail sont couronnés de succès Dans le cadre d’un programme de développement communautaire global, j’ai présenté, en janvier 2013, un cours pour responsables de formation. Ils ont appris comment diriger un atelier de travail axé sur le développement municipal et la Mission globale avec des chefs de village bouddhistes. Les responsables ont aussitôt eu l’occasion de mettre ce cours en pratique. Mon plus grand défi a été d’expliquer le concept de la Mission globale sans utiliser d’approche chrétienne  : à cause de la présence des chefs de village bouddhistes, l’un d’eux étant conseiller de moines bouddhistes, j’ai dû me concentrer sur nos forces communes et non sur nos différences. Les participants ont été enchantés.

L’un d’entre eux rapporta  : «  En tant que président de village, je suis très intéressé à améliorer mes qualités de chef. C’est pourquoi l’invitation à prendre part à cet atelier de travail m’a réjoui. Tout ce que j’y ai appris est nouveau pour moi  ; je n’avais encore jamais pris part à un tel atelier auparavant.  » Discussion des thèmes en petit groupe. D’autres ont été interpellés par les thèmes essentiels de la mis- nautés sont indispensables. Sans ces sion globale. Voici un des feed-back  : relations, aucun développement com«  La solidarité est très importante munautaire ne peut être réalisé.  » dans notre village. Nous devons mon- Le concept concernant la Mission trer de l’amour et de la sollicitude globale a été accepté sans difficulafin que les êtres humains puissent tés. Cela a représenté pour moi un être transformés.  » Et encore  : «  De impressionnant témoignage de foi bonnes relations avec les commu- chrétienne en action dans des endroits où, d’habitude, il n’y a aucune présence chrétienne. Mirriam Cepe Mirriam Cepe est Philippine et membre de l’Armée du Salut. Elle travaille en tant que consultante externe pour la santé et le développement.

Les participants à un atelier sur le développement municipal et la Mission globale.


AVRIL 01 Me

12 Di

23 Je

02 Je

13 Lu

24 Ve

03 Ve

14 Ma

25 Sa

04 Sa

15 Me

26 Di

05 Di

16 Je

27 Lu

06 Lu

17 Ve

28 Ma

07 Ma

18 Sa

29 Me

08 Me

19 Di

30 Je

09 Je

20 Lu

10 Ve

21 Ma

11 Sa

22 Me

2015

Congo  - Brazzaville


Travail de réseau L’implication dans des associations, des coopérations et des platesformes demande du temps et de l’engagement, mais l’investissement en vaut la peine. L’échange avec d’autres œuvres permet de partager des expériences positives ou négatives, d’apprendre les uns

des autres et d’exploiter des synergies. Collectivement, il est aussi plus facile de rendre les problématiques liées à la pauvreté accessibles à un plus grand public et de se faire entendre par les décideurs politiques ou économiques.

Unité et vice-présidence L’association suisse pour l’échange de personnes dans la coopération internationale (EPCI), Unité, a pour but d’établir et d’encourager la solidarité et l’échange avec les populations défavorisées des pays du Sud. Elle représente 21 organisations suisses d’envoi, spécialisées dans l’échange de personnes entre le Nord et le Sud. Les prestations essentielles d’Unité sont la garantie de la qualité, le développement de stratégies, la for-

mation continue, la représentation des intérêts et le travail de réseau. Depuis janvier 2013, je suis viceprésidente d’Unité et membre du comité et du bureau. C’est une tâche intéressante et instructive de pouvoir débattre des questions concernant le travail d’EPCI. En tant qu’Armée du Salut, nous recevons un cofinancement de la Confédération (DDC) pour notre programme au Sud et l’engagement de nos collaborateurs d’outre-mer spécialisés.

Apprendre les uns des autres Avec les dons, les œuvres d’entraide reçoivent aussi la confiance pour les utiliser avec efficacité et pour le bien-être des personnes du Sud. Ainsi, onze œuvres du milieu réformé se sont associées en un groupe d’échange et d’étude, chapeauté par la « communauté de coopération » Pain pour le pro-

chain. Des responsables de ces œuvres se rencontrent régulièrement. Ciblées sur les thèmes de lutte contre la corruption, religion et développement, droit à l’alimentation et encouragement institutionnel des partenaires du Sud, des connaissances sont échangées et des expériences évaluées. Au sein

Le travail de réseau est un point fort pour Mission & Développement et nous encourageons aussi nos partenaires salutistes du Sud à établir localement des relations avec d’autres organisations et services gouvernementaux.

Unité s’est fortement positionnée envers la DDC à propos du management de qualité au sein d’EPCI. Ceci donne à l’Armée du Salut la possibilité de contribuer sur la pertinence, aux normes, aux attentes et aux performances pour l’échange de personnes dans la coopération internationale, au sein d’Unité. Sarah Makanjera Responsable de programmes, Mission & Développement

du réseau, des principes sont élaborés et une formation commune suivie. Ce faisant, pour chaque œuvre, les coûts diminuent et la qualité augmente. Barbara Lutz Coordinatrice de la communauté de coopération, Pain pour le prochain

Dans le domaine de la mission et de la coopération internationale en Suisse, l’Armée du Salut est activement engagée dans les associations suivantes:


MAI 2015 01 Ve

12 Ma

23 Sa

02 Sa

13 Me

24 Di

03 Di

14 Je

25 Lu

04 Lu

15 Ve

26 Ma

05 Ma

16 Sa

27 Me

06 Me

17 Di

28 Je

07 Je

18 Lu

29 Ve

08 Ve

19 Ma

30 Sa

09 Sa

20 Me

31 Di

10 Di

21 Je

11 Lu

22 Ve

Ha誰ti


Education L’éducation est une étape importante pour pouvoir sortir de la spirale de la pauvreté. Les écoles ont le potentiel de façonner positivement la vie des enfants et des jeunes, afin qu’ils puissent jouer plus tard un rôle significatif dans leur famille,

leur environnement et la société. L’Armée du Salut dirige plus de 2  000 écoles primaires et secondaires dans le monde entier, et permet ainsi à plus de 500  000 enfants issus des couches pauvres de population de bénéficier d’une éducation

de qualité. En Haïti, par exemple, près de 10  000 enfants fréquentent l’une des 48 écoles de l’Armée du Salut. 19 d’entre elles sont regroupées dans un Programme de scolarisation soutenu par l’Armée du Salut Suisse.

Un fondement du développement Le Programme de scolarisation signifie beaucoup de chose pour moi  : j’en ai aussi profité, en faisant mes études primaires au Collège de l’Armée du Salut de FondDes-Nègres. Ensuite, à «  L’Institut Universitaire Quisquéya-Amérique (INUQUA)  » j’étais un étudiant doué. Mais en Haïti, il n’est pas facile de se faire une place sur le marché du travail et de mettre en application les connaissances acquises à la faculté. Le Programme des 19 écoles de l’Armée du Salut m’a offert la possibilité d’accumuler des expériences en Finance et Administration. J’ai notamment eu l’occasion d’implémenter un système de comptabilité fiable. Bien qu’ayant déjà eu d’autres expériences, c’était la première fois que j’étais confronté à des situations aussi

complexes que celles de ce Programme  ! Cela m’a permis d’apprendre à résoudre des problèmes et à faire preuve d’innovation, tout en fournissant de nouvelles possibilités de développement aux écoles. Je suis fier de pouvoir affirmer que nous sommes devenus plus professionnels. L’école est essentielle au bon fonctionnement d’une société au niveau social, civique et politique. Elle est à la base de toute société et, en se référant à cette citation de Dantès Bellegarde «  Tant vaut l’école tant vaut la Nation  », on peut conclure que le Programme de scolarisation de l’Armée du Salut représente un fondement pour le développement du pays. Les écoliers d’aujourd’hui seront les dirigeants de demain. C’est pourquoi l’école devient un élément de plus en plus important

Près de 10 000 enfants haïtiens fréquentent les écoles de l’Armée du Salut.

dans la politique opérationnelle de l’Armée du Salut. Gressy-Stivens Dorvilus Gressy-Stivens Dorvilus est haïtien et travaille depuis un an comme responsable financier du Programme de scolarisation de l’Armée du Salut en Haïti


JUIN 01 Lu

12 Ve

23 Ma

02 Ma

13 Sa

24 Me

03 Me

14 Di

25 Je

04 Je

15 Lu

26 Ve

05 Ve

16 Ma

27 Sa

06 Sa

17 Me

28 Di

07 Di

18 Je

29 Lu

08 Lu

19 Ve

30 Ma

09 Ma

20 Sa

10 Me

21 Di

11 Je

22 Lu

Pakistan

2015


Responsabilisation La responsabilisation ne signifie pas seulement rendre des comptes aux donateurs ou aux instances hiérarchiques supérieures. Il s’agit de tenir compte des besoins, des préoccupations, des capacités et de l’opinion de toutes les parties et d’expliquer le sens, les raisons d’une action ou d’une décision. Une organisation qui met en œuvre le concept de responsabilisation applique le principe de la transparence

et de l’accès aux informations. Elle met en place des processus participatifs à tous les niveaux et pratique l’audit social. Elle encourage tous les acteurs à se plaindre le cas échéant et y répond systématiquement. Les activités et les projets sont suivis et évalués et incluent les acteurs plus faibles dans les processus de décisions. L’élément central des mesures de responsabilisation est la mise en

œuvre d’une politique qui autorise et encourage les plaintes et qui y répond. En effet, si une organisation met en œuvre toutes les autres mesures mentionnées ci-dessus, cet élément sera réduit à son plus faible niveau. Irène Cherpillod Ancienne responsable programmes redevabilité et anti-corruption

Un atelier qui porte ses fruits au Pakistan Au cours d’une visite de projet en 2012, des collaborateurs de l’Armée du Salut en Suisse ont évoqué l’idée d’organiser un atelier sur le thème du devoir de responsabilisation. Cette proposition a été largement approuvée, car nous savions à quel point il était nécessaire de parler des thèmes de la responsabilité, de la responsabilisation et de la transparence. Des collaborateurs de différents départements et de différentes régions de l’Armée du Salut pakistanaise ont pris part aux discussions. L’atelier, qui a été financé par Pain pour le prochain, a eu lieu en février 2013 et a rassemblé 42 délégués. Les intervenants ont basé le concept sur la Bible et les débats ont suscité notre réflexion. Nous étions stimu-

lés par la perspective d’un avenir meilleur pour notre Territoire. Dès la fin du premier atelier, les premiers résultats se sont profilés. Les responsables régionaux sont retournés dans leurs régions et ont partagé les connaissances acquises avec les responsables locaux. Ils se sont référés au principe édicté par la Bible, selon lequel nous avons un devoir de responsabilisation envers Dieu et envers nos semblables. Il ressort de nos discussions et de nos actions que la prise de conscience sur ce sujet s’est renforcée dans notre Territoire. Un plan d’action a déjà été élaboré. Cette thématique est en effet un sujet de discussion qui revient dans chaque séance de direction. Nous percevons déjà les premiers effets

Participants d’un atelier sur la responsabilité, la responsabilisation et la transparence.

des mesures qui ont été prises et sommes fermement déterminés à en payer le prix personnel et collectif. Un grand merci à la Suisse pour son soutien et ses encouragements, qui auront des répercussions durables sur l’Armée du Salut au Pakistan. Winsome Mason La major australienne Winsome Mason est officière de l’Armée du Salut. Elle travaille comme responsable de programme au quartier générale de l’Armée du Salut à Lahore.

Présentation des résultats d’un groupe de travail.


Comptes annuels fonds Mission 2013 (Comptes partiels de la Fondation Armée du Salut Suisse)

Produits

Remarque

2013

2012

Dons Mission 845’643 1’291’791 Dons catastrophes 157’832 4’955 Dons parrainages 379’228 376’490 Dons cahier de cadeaux 4’390 5’485 Dons legs 51’978 12’420 Contributions de la Chaîne du Bonheur 111’000 337’000 Contributions de Pain pour le prochain 240’000 234’111 Contributions de fondations 55’846 84’516 Contributions de la Confédération (DDC) 2.1 850’980 1’438’929 Contributions de l’Armée du Salut Internationale 66’992 97’629 Contributions du fonds projets Mission 576’783 1’123’551 Collecte « partage et prière » 151’232 144’705 Contribution de l’appel annuel Armée du Salut 1’081’418 914’875 Produit des intérêts (fonds Mission) 76’034 72’863 Autres produits 31’347 10’880 Total produits 4’680’703 6’150’200 Charges directes de projets Frais de personnel, collaborateurs outre-mer 395’508 645’356 Contributions aux projets 2.2 2’043’848 3’053’899 Sensibilisation / Advocacy 164’464 188’684 Contribution au fonds projets Mission 58’499 250’882 Contribution au World Mission Fund 1’009’698 980’289 Total charges directes de projets 3’672’017 5’119’110 Charges de gestion de projets Frais de personnel 579’789 526’535 Frais de voyage 43’325 56’931 Charges d’exploitation 119’851 104’282 Frais de collecte 17’826 26’256 Total charges de gestion de projets 760’791 Résultat annuel 1 247’895 Attribution au fonds Mission 3.1 247’895 Prélèvement du fonds Mission Résultat annuel 2 0

714’004 317’086 317’086 0


Comptes annuels fonds Mission 2013 (Comptes partiels de la Fondation Armée du Salut Suisse) 1 Principes de comptabilité La comptabilité et les comptes annuels sont tenus conformément à la loi suisse. L’Unité d’organisation Mission & Développement fait partie de la Fondation Armée du Salut Suisse. La Fondation Armée du Salut Suisse établit des comptes annuels consolidés selon les normes Swiss GAAP RPC. 2 Explications relatives au compte d’exploitation 2.1 Contributions de la Confédération (DDC) 2013 2012 Contributions aux projets 540’280 408’729 Contributions à l’engagement de personnel 150’000 150’000 Produits laitiers 160’700 880’200 Total 850’980 1’438’929 2.2 Contributions aux projets par pays Afrique 351’801 1’281’970 Afrique du Sud 280 24’153 Congo-Brazzaville 38’538 44’879 Congo-Kinshasa 42’397 370’374 Ghana 5’236 85’466 Kenya 80’248 42’599 Mali 0 36’279 Nigeria 44’550 18’151 Zambie 40’272 469’496 Zimbabwe 94’900 154’138 Autres pays 5’380 36’435 Amérique centrale et du Sud 982’538 1’237’906 Brésil 289’277 178’280 Chili 1’800 181’659 Equateur 87’802 158’635 Haïti 577’276 519’866 Paraguay 21’843 0 Pérou 0 181’309 Autres pays 4’540 18’157 Asie 646’400 510’818 Inde 86’623 160’773 Jordanie 154’758 0 Malaisie 0 32’821 Myanmar 114’936 62’703 Pakistan 249’176 237’971 Philippines 30’353 0 Autres pays 10’554 16’550 Europe 63’109 23’205 Europe de l’Est 5’586 10’900 Autres pays 57’523 12’305 Total contributions aux projets 2’043’848 3’053’899


Répartition des contributions aux projets par domaine d’affectation (2013)

Répartition des contributions aux projets

Aide humanitaire

12 %

17 %

Travail social

Santé 7 %

Formation 25 %

12 %

Reconstruction 2 % 25 %

3 3.1

Amélioration du revenu

Divers (p.ex. renforcement de l’organisation, eau ou environnement)

Explications relatives aux mouvements du fonds Fonds Mission Solde au 01.01. Attribution / prélèvement du fonds Solde du fonds Mission au 31.12. 

2013 7’603’398 247’896 7’851’294

2012 7’286’312 317’086 7’603’398

Le fonds Mission correspond à la part des ressources provenant des dons pour le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut qui n’a pas encore été utilisée. Le solde des projets en cours est chaque fois crédité ou débité du fonds Mission.

4 Autres informations 4.1 Contribution à l’aide au développement et au travail de mission 65,3% (en 2012 : 75,4%) des contributions financières ont été allouées à l’aide au développement et aux programmes sociaux. 34,7% (en 2012 : 24,6%) ont été allouées au travail de mission et au renforcement de l’organisation. Toutes les contributions destinées au renforcement de l’organisa - tion et au travail d’évangélisation proviennent de ressources propres à l’Armée du Salut. 4.2

Prestations gratuites L‘Unité d‘organisation Mission & Développement de l‘Armée du Salut reçoit des denrées alimen- taires et des dons en nature, notamment pour l‘aide humanitaire et le travail dans le domaine de la santé. Les dons de la Confédération en produits laitiers figurent à hauteur de KCHF 161 (en 2012  : KCHF 880) dans les comptes annuels. Le matériel médical, les vêtements, les instruments de musi- que et les outils, dont la valeur est estimée à KCHF 104 (en 2012  : KCHF 56) ne figurent pas dans les comptes annuels.

Le travail bénévole des membres et amis de l‘Armée du Salut constitue un élément essentiel à l‘accomplissement de notre tâche. Lors de l‘exercice écoulé, 2 490 heures (en 2012  : 2 530 heures) ont été effectuées bénévolement, sans tenir compte de la recherche de fonds et du travail de sensibilisation (distribution de soupe, conférences, concerts, etc.).


Les partenaires suivants ont soutenu certains de nos projets au cours de l’année 2013  :

Journée mondiale de prière


Offrir un avenir aux enfants Soutien à long terme par un parrainage d’institution

Dans des pays comme le Brésil, Haïti, le Congo ou le Myanmar, des milliers d’enfants souffrent de pauvreté et de dénuement. Un bon nombre d’entre eux ne reçoivent pas de formation scolaire, souffrent de la faim, sont exploités ou maltraités. Plusieurs n’ont plus de parents et passent la journée dans la rue.

L’Armée du Salut apporte son aide. Offrez, vous aussi, votre soutien ! Devenez parrain ou marraine. Grâce à votre parrainage, des enfants de conditions modestes pourront suivre l’école, des orphelins trouveront l’amour et l’acceptation dans un foyer, des enfants de la rue seront pris en charge dans un centre de jour. L’argent des parrainages n’est pas attribué à des personnes individuelles ; il est versé au projet ou à l’établissement en question (école, maison d’enfants, centre de jour). Grâce à cette aide constante, les enfants concernés jouissent d’un soutien durable.

Sur notre site internet mission.armeedusalut.ch vous trouverez des renseignements concernant les parrainages que nous soutenons dans onze pays différents. Nous sommes à votre entière disposition pour tout autre renseignement.


A savoir ... Charte internationale L’ Armée du Salut est un mouvement international et fait partie de l’Eglise chrétienne universelle. Son message se fonde sur la Bible. Son ministère est motivé par l’amour de Dieu. Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager, en Son nom, sans distinction aucune, les détresses humaines. Photos : Mission & Développement Graphisme : 04 /2014 - Rolf Messerli Impression : rubmedia SA, Wabern / Berne

Fondation Armée du Salut Suisse

Mission & Développement Laupenstrasse 5, case postale 6575, 3001 Berne Tél. 031 388 05 91 / Fax 031 382 05 91 mission@armeedusalut.ch armeedusalut.ch/mission Compte postal  : 30-6709-1


Rapport annuel 2013