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04.09.2013 12:56:41 Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

mission.armeedusalut.ch Cette newsletter paraît 3 fois par an. Compte postal: 30-6709-1 (avec mention d’affectation du don) Edition Rédaction Photos Layout / Concept Impression

Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@armeedusalut.ch Jacques Miaglia, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

Aide au développement contemporaine au Pakistan

Impressum Mission & Développement tiendra un stand sur place avec l’équipe Rahab. Favoriser le développement communautaire est idéal pour réussir cette transition et pour nous rassurer qu’on ne favorise pas un groupe par rapport à un autre, que les activités sont adaptées et répondent aux besoins réels, que les communautés soient l’épine dorsale du projet de développement et non le bailleur ou la structure responsable de la mise en œuvre.

A noter : Conférence nationale StopPauvreté

Jacques Miaglia, responsable Mission & Développement

avec Simonetta Sommaruga Signez maintenant sur :

stoppauvrete2015.ch

Des millions de gens participent à cette campagne par la prière, la sensibilisation et une collecte mondiale de signatures (pétition) pour plus de lumière sur la corruption dans le monde. Les chrétiens autour du monde entier se mobilisent en 2013 contre la corruption. De la Lumiere dans un monde corrompu

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Exposed

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Exposed : Signons la pétition maintenant.

Foi en action Mission & Développement vous dit « merci ». De nombreuses personnes en Suisse soutiennent le travail de Mission & Développement, que ce soit financièrement, par la prière ou un engagement personnel. Faites donc la connaissance de certaines de ces personnes et découvrez leur motivation en lisant le présent exemplaire ou la prochaine parution de notre Newsletter. De telles initiatives nous réjouissent beaucoup ; elles témoignent d’une solidarité vécue. Nous remercions tous ceux qui s’engagent inlassablement pour notre travail et les personnes vivant dans les pays du Sud. Thomas Martin

Parrainages et relations publiques Suisse allemande

Giovanni Catalanotto est officier de l'Armée du Salut à Sierre. Lorsqu'il a parlé du projet WASH dans sa localité, il a rencontré un vif intérêt parmi les membres de l'Armée du Salut de la région. Plusieurs personnes avaient envie de s'engager de quelque manière que ce soit. L’enthousiasme était particulièrement fort chez un jeune père de famille originaire du Ruanda, Deogratias Nkerbigwi. Son témoignage relevait que, depuis 20 ans déjà, il connaissait les problèmes liés à l'eau et à ses conséquences néfastes sur les enfants. Il se montrait motivé pour contribuer à la solution de ce problème.

SwiZimAid Daniel Bates travaille comme database engineer auprès d’une banque privée à Zurich. Il est marié et père de deux enfants adultes. Pendant son temps libre, il est membre actif de l’Armée du Salut et dirige la fanfare du Poste de Zurich Central.

« Pour ma part, le fait de savoir que des personnes du Sud sortent du fatalisme et s’engagent à travailler pour résoudre leurs propres problèmes est un événement de valeur. S'engager à coté de personnes prêtes à prendre la pelle et la pioche pour creuser des trous, pour construire des puits, pour les entretenir, etc. est tout simplement un honneur!

En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

Avoir un impact durable n’est possible que si nous réussissons, au Nord, à mieux intégrer et prendre en compte les pratiques et les savoirs locaux (et la culture) des populations que nous voulons soutenir, afin que « nos » populations cibles passent du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs de leur développement. Aujourd’hui, tous les acteurs de développement cherchent à démontrer l’impact durable que leurs projets ont sur les communautés avec lesquelles ils travaillent. La qualité du partenariat joue un rôle prépondérant dans l’efficacité des programmes de développement mis en œuvre. C’est aussi une condition indispensable pour réussir à aller plus loin que les projets « charitables » qui font du bien pendant la durée du projet mais dont les effets ne sont pas durables.

Editorial

Newsletter de Mission & Développement N° 15 – sept. 2013

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années.

Désirez-vous organiser une manifestation de bienfaisance en faveur d’un de nos projets ? Souhaitez-vous du matériel informatif concernant un de nos projets ? Prenez contact avec nous.

Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

Team Mission & Développement mission@armeedusalut.ch 031 388 06 04


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Impressum Mission & Développement tiendra un stand sur place avec l’équipe Rahab. Favoriser le développement communautaire est idéal pour réussir cette transition et pour nous rassurer qu’on ne favorise pas un groupe par rapport à un autre, que les activités sont adaptées et répondent aux besoins réels, que les communautés soient l’épine dorsale du projet de développement et non le bailleur ou la structure responsable de la mise en œuvre.

A noter : Conférence nationale StopPauvreté

Jacques Miaglia, responsable Mission & Développement

avec Simonetta Sommaruga Signez maintenant sur :

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Des millions de gens participent à cette campagne par la prière, la sensibilisation et une collecte mondiale de signatures (pétition) pour plus de lumière sur la corruption dans le monde. Les chrétiens autour du monde entier se mobilisent en 2013 contre la corruption. De la Lumiere dans un monde corrompu

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Foi en action Mission & Développement vous dit « merci ». De nombreuses personnes en Suisse soutiennent le travail de Mission & Développement, que ce soit financièrement, par la prière ou un engagement personnel. Faites donc la connaissance de certaines de ces personnes et découvrez leur motivation en lisant le présent exemplaire ou la prochaine parution de notre Newsletter. De telles initiatives nous réjouissent beaucoup ; elles témoignent d’une solidarité vécue. Nous remercions tous ceux qui s’engagent inlassablement pour notre travail et les personnes vivant dans les pays du Sud. Thomas Martin

Parrainages et relations publiques Suisse allemande

Giovanni Catalanotto est officier de l'Armée du Salut à Sierre. Lorsqu'il a parlé du projet WASH dans sa localité, il a rencontré un vif intérêt parmi les membres de l'Armée du Salut de la région. Plusieurs personnes avaient envie de s'engager de quelque manière que ce soit. L’enthousiasme était particulièrement fort chez un jeune père de famille originaire du Ruanda, Deogratias Nkerbigwi. Son témoignage relevait que, depuis 20 ans déjà, il connaissait les problèmes liés à l'eau et à ses conséquences néfastes sur les enfants. Il se montrait motivé pour contribuer à la solution de ce problème.

SwiZimAid Daniel Bates travaille comme database engineer auprès d’une banque privée à Zurich. Il est marié et père de deux enfants adultes. Pendant son temps libre, il est membre actif de l’Armée du Salut et dirige la fanfare du Poste de Zurich Central.

« Pour ma part, le fait de savoir que des personnes du Sud sortent du fatalisme et s’engagent à travailler pour résoudre leurs propres problèmes est un événement de valeur. S'engager à coté de personnes prêtes à prendre la pelle et la pioche pour creuser des trous, pour construire des puits, pour les entretenir, etc. est tout simplement un honneur!

En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

Avoir un impact durable n’est possible que si nous réussissons, au Nord, à mieux intégrer et prendre en compte les pratiques et les savoirs locaux (et la culture) des populations que nous voulons soutenir, afin que « nos » populations cibles passent du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs de leur développement. Aujourd’hui, tous les acteurs de développement cherchent à démontrer l’impact durable que leurs projets ont sur les communautés avec lesquelles ils travaillent. La qualité du partenariat joue un rôle prépondérant dans l’efficacité des programmes de développement mis en œuvre. C’est aussi une condition indispensable pour réussir à aller plus loin que les projets « charitables » qui font du bien pendant la durée du projet mais dont les effets ne sont pas durables.

Editorial

Newsletter de Mission & Développement N° 15 – sept. 2013

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années.

Désirez-vous organiser une manifestation de bienfaisance en faveur d’un de nos projets ? Souhaitez-vous du matériel informatif concernant un de nos projets ? Prenez contact avec nous.

Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

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Favoriser le développement communautaire est idéal pour réussir cette transition et pour nous rassurer qu’on ne favorise pas un groupe par rapport à un autre, que les activités sont adaptées et répondent aux besoins réels, que les communautés soient l’épine dorsale du projet de développement et non le bailleur ou la structure responsable de la mise en œuvre. Aujourd’hui, tous les acteurs de développement cherchent à démontrer l’impact durable que leurs projets ont sur les communautés avec lesquelles ils travaillent. La qualité du partenariat joue un rôle prépondérant dans l’efficacité des programmes de développement mis en œuvre. C’est aussi une condition indispensable pour réussir à aller plus loin que les projets « charitables » qui font du bien pendant la durée du projet mais dont les effets ne sont pas durables.

Editorial

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A noter : Conférence nationale StopPauvreté

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En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années. Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

Désirez-vous organiser une manifestation de bienfaisance en faveur d’un de nos projets ? Souhaitez-vous du matériel informatif concernant un de nos projets ? Prenez contact avec nous. Team Mission & Développement mission@armeedusalut.ch 031 388 06 04


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Favoriser le développement communautaire est idéal pour réussir cette transition et pour nous rassurer qu’on ne favorise pas un groupe par rapport à un autre, que les activités sont adaptées et répondent aux besoins réels, que les communautés soient l’épine dorsale du projet de développement et non le bailleur ou la structure responsable de la mise en œuvre. Aujourd’hui, tous les acteurs de développement cherchent à démontrer l’impact durable que leurs projets ont sur les communautés avec lesquelles ils travaillent. La qualité du partenariat joue un rôle prépondérant dans l’efficacité des programmes de développement mis en œuvre. C’est aussi une condition indispensable pour réussir à aller plus loin que les projets « charitables » qui font du bien pendant la durée du projet mais dont les effets ne sont pas durables.

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Parrainages et relations publiques Suisse allemande

SwiZimAid Daniel Bates travaille comme database engineer auprès d’une banque privée à Zurich. Il est marié et père de deux enfants adultes. Pendant son temps libre, il est membre actif de l’Armée du Salut et dirige la fanfare du Poste de Zurich Central.

Giovanni Catalanotto est officier de l'Armée du Salut à Sierre. Lorsqu'il a parlé du projet WASH dans sa localité, il a rencontré un vif intérêt parmi les membres de l'Armée du Salut de la région. Plusieurs personnes avaient envie de s'engager de quelque manière que ce soit. L’enthousiasme était particulièrement fort chez un jeune père de famille originaire du Ruanda, Deogratias Nkerbigwi. Son témoignage relevait que, depuis 20 ans déjà, il connaissait les problèmes liés à l'eau et à ses conséquences néfastes sur les enfants. Il se montrait motivé pour contribuer à la solution de ce problème. « Pour ma part, le fait de savoir que des personnes du Sud sortent du fatalisme et s’engagent à travailler pour résoudre leurs propres problèmes est un événement de valeur. S'engager à coté de personnes prêtes à prendre la pelle et la pioche pour creuser des trous, pour construire des puits, pour les entretenir, etc. est tout simplement un honneur!

En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années. Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

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Avoir un impact durable n’est possible que si nous réussissons, au Nord, à mieux intégrer et prendre en compte les pratiques et les savoirs locaux (et la culture) des populations que nous voulons soutenir, afin que « nos » populations cibles passent du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs de leur développement.

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Parrainages et relations publiques Suisse allemande

SwiZimAid Daniel Bates travaille comme database engineer auprès d’une banque privée à Zurich. Il est marié et père de deux enfants adultes. Pendant son temps libre, il est membre actif de l’Armée du Salut et dirige la fanfare du Poste de Zurich Central.

Giovanni Catalanotto est officier de l'Armée du Salut à Sierre. Lorsqu'il a parlé du projet WASH dans sa localité, il a rencontré un vif intérêt parmi les membres de l'Armée du Salut de la région. Plusieurs personnes avaient envie de s'engager de quelque manière que ce soit. L’enthousiasme était particulièrement fort chez un jeune père de famille originaire du Ruanda, Deogratias Nkerbigwi. Son témoignage relevait que, depuis 20 ans déjà, il connaissait les problèmes liés à l'eau et à ses conséquences néfastes sur les enfants. Il se montrait motivé pour contribuer à la solution de ce problème. « Pour ma part, le fait de savoir que des personnes du Sud sortent du fatalisme et s’engagent à travailler pour résoudre leurs propres problèmes est un événement de valeur. S'engager à coté de personnes prêtes à prendre la pelle et la pioche pour creuser des trous, pour construire des puits, pour les entretenir, etc. est tout simplement un honneur!

En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années. Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

Désirez-vous organiser une manifestation de bienfaisance en faveur d’un de nos projets ? Souhaitez-vous du matériel informatif concernant un de nos projets ? Prenez contact avec nous. Team Mission & Développement mission@armeedusalut.ch 031 388 06 04


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Pakistan – Une aide au développement contemporaine grâce aux Conseils villageois Voilà bien des années que Mission & Développement s’engage au Pakistan afin d’encadrer l’Armée du Salut locale dans des projets visant à renforcer durablement les communautés villageoises et leurs habitants. Les Conseils villageois jouent un rôle prépondérant dans cette démarche. Dans de nombreux villages pakistanais, les gens vivent sans accès à la formation, aux infrastructures sanitaires et n’ont guère la possibilité de gagner leur vie. Ils sont nombreux à travailler à la journée et sont exploités par les grands propriétaires terriens. Afin de renforcer durablement ces communautés villageoises et leurs habitants, l’Armée du Salut pakistanaise travaille étroitement avec des structures qu’on appelle « Conseils villageois ». Ceux-ci se composent de cinq à sept personnes. Dans la mesure du possible, on essaie d’impliquer aussi des personnalités importantes et influentes de la communauté villageoise (enseignant, imam, etc.). L’officier de l’Armée du Salut locale fait généralement aussi partie du Conseil. Les Conseils villageois constituent des sortes de groupes d’entraide œuvrant dans l’intérêt de la communauté villageoise. Ils recueillent les demandes des habitants, analysent le potentiel des communautés (p. ex. en matière de transport, d’eau, d’alphabétisation), élaborent des projets possibles et identifient les familles particulièrement défavorisées. Ils sont par ailleurs responsables de réunir les contributions locales aux frais de projet. Lorsqu’un projet est réalisé, ils déterminent qui exécute quelles activités sur le terrain. De son côté, la coordination régionale du projet de l’Armée du Salut accompagne et visite régulièrement ces Conseils villageois.

L’élevage d’animaux productifs procure des revenus réguliers.

de la communauté villageoise eux-mêmes. Les projets ou mesures effectivement réalisés dans chacun des villages sont de ce fait variés et peuvent être adaptés en fonction du potentiel et des besoins. Les Conseils villageois organisent des cours de couture et de broderie, des structures d’enseignement extrascolaires pour les enfants ou des cours d’alphabétisation et de santé pour les femmes. Avec l’aide de l’Armée du Salut, ils allouent de petites sommes à des familles pour leur permettre de lancer leur rickshaw, leur kiosque ou toute autre initiative leur permettant de dégager un revenu. Des animaux d’élevage comme des chèvres et des volailles peuvent aussi constituer des projets partiels, permettant à des personnes se trouvant dans le dénuement extrême d’obtenir un revenu minimum régulier. Les habitants sont aussi régulièrement intégrés dans des cercles de discussion et des campagnes examinant des questions de santé comme le cancer, le virus HIV, la dengue, la malaria, l’hépatite ou la gestion de l’eau potable, la protection de l’environnement ou la croissance démographique.

Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

La représentation du village par le dessin constitue les bases d’importantes analyses de site.

Les groupes de couture facilitent l’apprentissage de nouvelles aptitudes.

Changements positifs à Tanda Le village de Tanda, qui se trouve dans les environs de Faisalabad, est l’un des endroits où l’Armée du Salut a créé un Conseil villageois afin de renforcer durablement le développement de la communauté villageoise et de ses habitants. Dans cette région, le niveau des revenus est très bas. De nombreux habitants ont contracté des dettes envers de gros propriétaires terriens.

Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

Newsletter 15 französisch.indd 2

les vendre librement sur le marché local. Cela a constitué une expérience positive pour les membres du Conseil villageois et leur a montré ce qu’ils pouvaient réaliser ensemble pour le bien des membres de la communauté. Cette initiative du Conseil villageois et l’aide de l’Armée du Salut permettent à cette communauté d’évoluer vers un avenir meilleur et vers davantage d’autonomie.

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Pakistan – Une aide au développement contemporaine grâce aux Conseils villageois Voilà bien des années que Mission & Développement s’engage au Pakistan afin d’encadrer l’Armée du Salut locale dans des projets visant à renforcer durablement les communautés villageoises et leurs habitants. Les Conseils villageois jouent un rôle prépondérant dans cette démarche. Dans de nombreux villages pakistanais, les gens vivent sans accès à la formation, aux infrastructures sanitaires et n’ont guère la possibilité de gagner leur vie. Ils sont nombreux à travailler à la journée et sont exploités par les grands propriétaires terriens. Afin de renforcer durablement ces communautés villageoises et leurs habitants, l’Armée du Salut pakistanaise travaille étroitement avec des structures qu’on appelle « Conseils villageois ». Ceux-ci se composent de cinq à sept personnes. Dans la mesure du possible, on essaie d’impliquer aussi des personnalités importantes et influentes de la communauté villageoise (enseignant, imam, etc.). L’officier de l’Armée du Salut locale fait généralement aussi partie du Conseil. Les Conseils villageois constituent des sortes de groupes d’entraide œuvrant dans l’intérêt de la communauté villageoise. Ils recueillent les demandes des habitants, analysent le potentiel des communautés (p. ex. en matière de transport, d’eau, d’alphabétisation), élaborent des projets possibles et identifient les familles particulièrement défavorisées. Ils sont par ailleurs responsables de réunir les contributions locales aux frais de projet. Lorsqu’un projet est réalisé, ils déterminent qui exécute quelles activités sur le terrain. De son côté, la coordination régionale du projet de l’Armée du Salut accompagne et visite régulièrement ces Conseils villageois.

L’élevage d’animaux productifs procure des revenus réguliers.

de la communauté villageoise eux-mêmes. Les projets ou mesures effectivement réalisés dans chacun des villages sont de ce fait variés et peuvent être adaptés en fonction du potentiel et des besoins. Les Conseils villageois organisent des cours de couture et de broderie, des structures d’enseignement extrascolaires pour les enfants ou des cours d’alphabétisation et de santé pour les femmes. Avec l’aide de l’Armée du Salut, ils allouent de petites sommes à des familles pour leur permettre de lancer leur rickshaw, leur kiosque ou toute autre initiative leur permettant de dégager un revenu. Des animaux d’élevage comme des chèvres et des volailles peuvent aussi constituer des projets partiels, permettant à des personnes se trouvant dans le dénuement extrême d’obtenir un revenu minimum régulier. Les habitants sont aussi régulièrement intégrés dans des cercles de discussion et des campagnes examinant des questions de santé comme le cancer, le virus HIV, la dengue, la malaria, l’hépatite ou la gestion de l’eau potable, la protection de l’environnement ou la croissance démographique.

Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

La représentation du village par le dessin constitue les bases d’importantes analyses de site.

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Changements positifs à Tanda Le village de Tanda, qui se trouve dans les environs de Faisalabad, est l’un des endroits où l’Armée du Salut a créé un Conseil villageois afin de renforcer durablement le développement de la communauté villageoise et de ses habitants. Dans cette région, le niveau des revenus est très bas. De nombreux habitants ont contracté des dettes envers de gros propriétaires terriens.

Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

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Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

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Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

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L’élevage d’animaux productifs procure des revenus réguliers.

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Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

La représentation du village par le dessin constitue les bases d’importantes analyses de site.

Les groupes de couture facilitent l’apprentissage de nouvelles aptitudes.

Changements positifs à Tanda Le village de Tanda, qui se trouve dans les environs de Faisalabad, est l’un des endroits où l’Armée du Salut a créé un Conseil villageois afin de renforcer durablement le développement de la communauté villageoise et de ses habitants. Dans cette région, le niveau des revenus est très bas. De nombreux habitants ont contracté des dettes envers de gros propriétaires terriens.

Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

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Pakistan – Une aide au développement contemporaine grâce aux Conseils villageois Voilà bien des années que Mission & Développement s’engage au Pakistan afin d’encadrer l’Armée du Salut locale dans des projets visant à renforcer durablement les communautés villageoises et leurs habitants. Les Conseils villageois jouent un rôle prépondérant dans cette démarche. Dans de nombreux villages pakistanais, les gens vivent sans accès à la formation, aux infrastructures sanitaires et n’ont guère la possibilité de gagner leur vie. Ils sont nombreux à travailler à la journée et sont exploités par les grands propriétaires terriens. Afin de renforcer durablement ces communautés villageoises et leurs habitants, l’Armée du Salut pakistanaise travaille étroitement avec des structures qu’on appelle « Conseils villageois ». Ceux-ci se composent de cinq à sept personnes. Dans la mesure du possible, on essaie d’impliquer aussi des personnalités importantes et influentes de la communauté villageoise (enseignant, imam, etc.). L’officier de l’Armée du Salut locale fait généralement aussi partie du Conseil. Les Conseils villageois constituent des sortes de groupes d’entraide œuvrant dans l’intérêt de la communauté villageoise. Ils recueillent les demandes des habitants, analysent le potentiel des communautés (p. ex. en matière de transport, d’eau, d’alphabétisation), élaborent des projets possibles et identifient les familles particulièrement défavorisées. Ils sont par ailleurs responsables de réunir les contributions locales aux frais de projet. Lorsqu’un projet est réalisé, ils déterminent qui exécute quelles activités sur le terrain. De son côté, la coordination régionale du projet de l’Armée du Salut accompagne et visite régulièrement ces Conseils villageois.

L’élevage d’animaux productifs procure des revenus réguliers.

de la communauté villageoise eux-mêmes. Les projets ou mesures effectivement réalisés dans chacun des villages sont de ce fait variés et peuvent être adaptés en fonction du potentiel et des besoins. Les Conseils villageois organisent des cours de couture et de broderie, des structures d’enseignement extrascolaires pour les enfants ou des cours d’alphabétisation et de santé pour les femmes. Avec l’aide de l’Armée du Salut, ils allouent de petites sommes à des familles pour leur permettre de lancer leur rickshaw, leur kiosque ou toute autre initiative leur permettant de dégager un revenu. Des animaux d’élevage comme des chèvres et des volailles peuvent aussi constituer des projets partiels, permettant à des personnes se trouvant dans le dénuement extrême d’obtenir un revenu minimum régulier. Les habitants sont aussi régulièrement intégrés dans des cercles de discussion et des campagnes examinant des questions de santé comme le cancer, le virus HIV, la dengue, la malaria, l’hépatite ou la gestion de l’eau potable, la protection de l’environnement ou la croissance démographique.

Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

La représentation du village par le dessin constitue les bases d’importantes analyses de site.

Les groupes de couture facilitent l’apprentissage de nouvelles aptitudes.

Changements positifs à Tanda Le village de Tanda, qui se trouve dans les environs de Faisalabad, est l’un des endroits où l’Armée du Salut a créé un Conseil villageois afin de renforcer durablement le développement de la communauté villageoise et de ses habitants. Dans cette région, le niveau des revenus est très bas. De nombreux habitants ont contracté des dettes envers de gros propriétaires terriens.

Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

Newsletter 15 französisch.indd 2

les vendre librement sur le marché local. Cela a constitué une expérience positive pour les membres du Conseil villageois et leur a montré ce qu’ils pouvaient réaliser ensemble pour le bien des membres de la communauté. Cette initiative du Conseil villageois et l’aide de l’Armée du Salut permettent à cette communauté d’évoluer vers un avenir meilleur et vers davantage d’autonomie.

04.09.2013 12:57:01


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Pakistan – Une aide au développement contemporaine grâce aux Conseils villageois Voilà bien des années que Mission & Développement s’engage au Pakistan afin d’encadrer l’Armée du Salut locale dans des projets visant à renforcer durablement les communautés villageoises et leurs habitants. Les Conseils villageois jouent un rôle prépondérant dans cette démarche. Dans de nombreux villages pakistanais, les gens vivent sans accès à la formation, aux infrastructures sanitaires et n’ont guère la possibilité de gagner leur vie. Ils sont nombreux à travailler à la journée et sont exploités par les grands propriétaires terriens. Afin de renforcer durablement ces communautés villageoises et leurs habitants, l’Armée du Salut pakistanaise travaille étroitement avec des structures qu’on appelle « Conseils villageois ». Ceux-ci se composent de cinq à sept personnes. Dans la mesure du possible, on essaie d’impliquer aussi des personnalités importantes et influentes de la communauté villageoise (enseignant, imam, etc.). L’officier de l’Armée du Salut locale fait généralement aussi partie du Conseil. Les Conseils villageois constituent des sortes de groupes d’entraide œuvrant dans l’intérêt de la communauté villageoise. Ils recueillent les demandes des habitants, analysent le potentiel des communautés (p. ex. en matière de transport, d’eau, d’alphabétisation), élaborent des projets possibles et identifient les familles particulièrement défavorisées. Ils sont par ailleurs responsables de réunir les contributions locales aux frais de projet. Lorsqu’un projet est réalisé, ils déterminent qui exécute quelles activités sur le terrain. De son côté, la coordination régionale du projet de l’Armée du Salut accompagne et visite régulièrement ces Conseils villageois.

L’élevage d’animaux productifs procure des revenus réguliers.

de la communauté villageoise eux-mêmes. Les projets ou mesures effectivement réalisés dans chacun des villages sont de ce fait variés et peuvent être adaptés en fonction du potentiel et des besoins. Les Conseils villageois organisent des cours de couture et de broderie, des structures d’enseignement extrascolaires pour les enfants ou des cours d’alphabétisation et de santé pour les femmes. Avec l’aide de l’Armée du Salut, ils allouent de petites sommes à des familles pour leur permettre de lancer leur rickshaw, leur kiosque ou toute autre initiative leur permettant de dégager un revenu. Des animaux d’élevage comme des chèvres et des volailles peuvent aussi constituer des projets partiels, permettant à des personnes se trouvant dans le dénuement extrême d’obtenir un revenu minimum régulier. Les habitants sont aussi régulièrement intégrés dans des cercles de discussion et des campagnes examinant des questions de santé comme le cancer, le virus HIV, la dengue, la malaria, l’hépatite ou la gestion de l’eau potable, la protection de l’environnement ou la croissance démographique.

Mobiliser et renforcer les communautés villageoises L’objectif est que chaque communauté villageoise dispose d’un Conseil villageois qui fonctionne, qui soit responsable et rende des comptes. Ces Conseils sont équipés d’une vision claire et disposent des compétences nécessaires pour traiter les affaires sociales, politiques et économiques touchant les communautés villageoises. Au travers de leurs réseaux, ils doivent aussi être en mesure d’influencer les décideurs pour le bien de la communauté. Concrètement, il s’agit de mobiliser et de renforcer les communautés villageoises afin de combattre la toxicomanie, la maladie, l’analphabétisme, l’injustice, le chômage et la pauvreté. En même temps, ils sont également mieux outillés pour prévenir les catastrophes naturelles et y faire face.

Ancrage local considérable Tous les projets partiels des différents Conseils villageois sont actuellement examinés et approuvés par l’Armée du Salut pakistanaise. Cette dernière assume une partie des frais de projet et appuie ces Conseils villageois au moyen de formations, de cours de perfectionnement et de mises en réseau.

Ce n’est donc ni l’Armée du Salut pakistanaise ni l’Armée du Salut Suisse qui détermine les projets qui seront réalisés dans le village, mais les membres

Dans les trois régions de Khyber Pakhtunkhwa, de Sindh et du Pendjab, près de 60 communautés sont accompagnées par l’Armée du Salut. Environ

Les hommes d’une communauté villageoise en conversation avec des responsables de projets de l’Armée du Salut.

3000 familles ont, sous une forme ou une autre, leur destin lié à l’initiative de développement de l’Armée du Salut. Cette approche contemporaine de l’aide au développement confère à l’Armée du Salut locale un avantage considérable par rapport à d’autres projets limités dans le temps car la collaboration avec les Conseils villageois assure un ancrage local considérable. Ce n’est pas l’Armée du Salut qui fait du travail de développement, mais les Conseils villageois, avec le soutien de l’Armée du Salut. Renforcement de la confiance en soi Dans la société pakistanaise, fortement organisée en classes, les personnes de la « classe inférieure » ont souvent l’impression qu’elles n’ont rien à dire. Par les expériences faites au sein des Conseils villageois, par leur autogestion et l’accompagnement de l’Armée du Salut, les gens acquièrent les compétences, l’argumentation et la confiance en soi leur permettant de prendre la parole en tant que groupe afin de faire changer les choses. En tant qu’êtres humains, ils ont conscience de leur valeur et, en tant que citoyens, ils ont conscience d’avoir une voix. Les dernières années ont montré que nombre de Conseils villageois ont réussi par eux-mêmes à inciter le gouvernement local, les personnalités importantes ou les grands propriétaires terriens à agir dans l’intérêt de la communauté. L’Armée du Salut Suisse soutient financièrement ce programme de développement et encadre le responsable national de projets de l’Armée du Salut pakistanaise dans son travail et le suivi du programme.

Des sujets concernant la santé sont évoqués lors des rencontres pour mères et enfants.

Les membres des Conseils villageois reçoivent des formations régulières grâce à l’Armée du Salut.

Anaël Jambers, responsable des projets en Asie, s’entretient avec les habitants d’une communauté villageoise.

La représentation du village par le dessin constitue les bases d’importantes analyses de site.

Les groupes de couture facilitent l’apprentissage de nouvelles aptitudes.

Changements positifs à Tanda Le village de Tanda, qui se trouve dans les environs de Faisalabad, est l’un des endroits où l’Armée du Salut a créé un Conseil villageois afin de renforcer durablement le développement de la communauté villageoise et de ses habitants. Dans cette région, le niveau des revenus est très bas. De nombreux habitants ont contracté des dettes envers de gros propriétaires terriens.

Avec l’appui de l’Armée du Salut, le Conseil villageois a par ailleurs offert la possibilité à quelques femmes du village d’ouvrir un petit commerce de fabrication et de vente de rideaux de jonc. Les femmes fabriquaient jusqu’à présent ces rideaux pour un industriel local. Elles ne percevaient cependant que 20% du bénéfice, les 80% restant allant à l’homme d’affaires.

Le Conseil villageois y a déjà réalisé plusieurs projets. Ainsi, quelques hommes ont été formés dans le domaine de l’élevage et ont reçu des chèvres pour améliorer leurs revenus. En outre, 26 jeunes femmes suivent un cours de lecture et d’écriture et 22 femmes ont débuté des réunions pour mères et enfants sur le thème de la santé.

Afin que ces femmes puissent être indépendantes et améliorer leur revenu, les membres du Conseil villageois ont rencontré cet homme d’affaires et ont obtenu de ce dernier qu’il signe un accord en faveur de ces femmes et de leur nouvelle activité. Désormais, elles fabriquent les mêmes rideaux et peuvent

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les vendre librement sur le marché local. Cela a constitué une expérience positive pour les membres du Conseil villageois et leur a montré ce qu’ils pouvaient réaliser ensemble pour le bien des membres de la communauté. Cette initiative du Conseil villageois et l’aide de l’Armée du Salut permettent à cette communauté d’évoluer vers un avenir meilleur et vers davantage d’autonomie.

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04.09.2013 12:56:41 Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

mission.armeedusalut.ch Cette newsletter paraît 3 fois par an. Compte postal: 30-6709-1 (avec mention d’affectation du don) Edition Rédaction Photos Layout / Concept Impression

Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@armeedusalut.ch Jacques Miaglia, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

Aide au développement contemporaine au Pakistan

Impressum Mission & Développement tiendra un stand sur place avec l’équipe Rahab. Favoriser le développement communautaire est idéal pour réussir cette transition et pour nous rassurer qu’on ne favorise pas un groupe par rapport à un autre, que les activités sont adaptées et répondent aux besoins réels, que les communautés soient l’épine dorsale du projet de développement et non le bailleur ou la structure responsable de la mise en œuvre.

A noter : Conférence nationale StopPauvreté

Jacques Miaglia, responsable Mission & Développement

avec Simonetta Sommaruga Signez maintenant sur :

stoppauvrete2015.ch

Des millions de gens participent à cette campagne par la prière, la sensibilisation et une collecte mondiale de signatures (pétition) pour plus de lumière sur la corruption dans le monde. Les chrétiens autour du monde entier se mobilisent en 2013 contre la corruption. De la Lumiere dans un monde corrompu

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Exposed

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Exposed : Signons la pétition maintenant.

Foi en action Mission & Développement vous dit « merci ». De nombreuses personnes en Suisse soutiennent le travail de Mission & Développement, que ce soit financièrement, par la prière ou un engagement personnel. Faites donc la connaissance de certaines de ces personnes et découvrez leur motivation en lisant le présent exemplaire ou la prochaine parution de notre Newsletter. De telles initiatives nous réjouissent beaucoup ; elles témoignent d’une solidarité vécue. Nous remercions tous ceux qui s’engagent inlassablement pour notre travail et les personnes vivant dans les pays du Sud. Thomas Martin

Parrainages et relations publiques Suisse allemande

Giovanni Catalanotto est officier de l'Armée du Salut à Sierre. Lorsqu'il a parlé du projet WASH dans sa localité, il a rencontré un vif intérêt parmi les membres de l'Armée du Salut de la région. Plusieurs personnes avaient envie de s'engager de quelque manière que ce soit. L’enthousiasme était particulièrement fort chez un jeune père de famille originaire du Ruanda, Deogratias Nkerbigwi. Son témoignage relevait que, depuis 20 ans déjà, il connaissait les problèmes liés à l'eau et à ses conséquences néfastes sur les enfants. Il se montrait motivé pour contribuer à la solution de ce problème.

SwiZimAid Daniel Bates travaille comme database engineer auprès d’une banque privée à Zurich. Il est marié et père de deux enfants adultes. Pendant son temps libre, il est membre actif de l’Armée du Salut et dirige la fanfare du Poste de Zurich Central.

« Pour ma part, le fait de savoir que des personnes du Sud sortent du fatalisme et s’engagent à travailler pour résoudre leurs propres problèmes est un événement de valeur. S'engager à coté de personnes prêtes à prendre la pelle et la pioche pour creuser des trous, pour construire des puits, pour les entretenir, etc. est tout simplement un honneur!

En 2007, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut à Berne, il a mis sur pied SwiZimAid, un projet d’entraide pour le Zimbabwe. « J’ai organisé des concerts de bienfaisance car Jésus-Christ s’est également engagé pour ses semblables et pour les personnes défavorisées. En outre, j’éprouve une joie immense à faire de la musique et c’est d’autant plus beau de pouvoir servir les autres en exerçant sa passion. En organisant ces concerts de bienfaisance, j’ai aussi eu l’occasion d’accumuler de très précieuses expériences de concert. »

Avoir un impact durable n’est possible que si nous réussissons, au Nord, à mieux intégrer et prendre en compte les pratiques et les savoirs locaux (et la culture) des populations que nous voulons soutenir, afin que « nos » populations cibles passent du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs de leur développement. Aujourd’hui, tous les acteurs de développement cherchent à démontrer l’impact durable que leurs projets ont sur les communautés avec lesquelles ils travaillent. La qualité du partenariat joue un rôle prépondérant dans l’efficacité des programmes de développement mis en œuvre. C’est aussi une condition indispensable pour réussir à aller plus loin que les projets « charitables » qui font du bien pendant la durée du projet mais dont les effets ne sont pas durables.

Editorial

Newsletter de Mission & Développement N° 15 – sept. 2013

« De 1982 à 1986, j’ai vécu avec mes parents au Zimbabwe, naguère considéré comme le grenier de l’Afrique. Depuis, c’est avec consternation que j’ai suivi les difficultés politiques et économiques vécues par ce pays. Suivant la devise « Croire et agir », j’envoie depuis six ans, épaulé par une équipe nombreuse et motivée, des containers d’habits, de chaussures, de matériel médical, d’ordinateurs et d’instruments à vent en Afrique. Au cours de différents voyages, nous avons pu, d’une part, vérifier comment les marchandises livrées étaient utilisées et, d’autre part, en dialoguant avec le chef de projet local, apprendre dans quel domaine nous pouvions apporter une aide pratique avec un minimum de moyens financiers, p. ex. en installant des pompes à eau. »

Nous sommes conscients que l'aide est plus efficace quand elle n'est pas seulement demandée mais quand ses bénéficiaires sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est extraordinaire de constater que le projet WASH fait plus que recueillir des dons qui pourraient assouvir la conscience de quelques occidentaux ; il est une manifestation de solidarité envers des gens déjà à l’œuvre pour faire face à leurs problèmes! »

Des aides bénévoles ont chargé un container à destination du Zimbabwe.

Des concerts de bienfaisance Samuel Justitz est membre de l’Armée du Salut de Berne. Il est par ailleurs musicien professionnel. Le jeune violoncelliste vient d’accomplir son Bachelor à Berne et poursuivra ses études de musique à Londres durant les deux prochaines années.

Désirez-vous organiser une manifestation de bienfaisance en faveur d’un de nos projets ? Souhaitez-vous du matériel informatif concernant un de nos projets ? Prenez contact avec nous.

Afin de soutenir le travail de mission et de développement de l’Armée du Salut, il a régulièrement organisé des concerts de bienfaisance dans la salle de l’Armée du Salut à Berne. Il y a lui-même activement participé et a donné des concerts classiques, formant pour l’occasion des duos, des quatuors et même des orchestres de chambre.

Team Mission & Développement mission@armeedusalut.ch 031 388 06 04

Newsletter 15: Foi en action - Aide au développement contemporaire au Pakistan