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Markus Muntwiler, responsable Mission & Développement Récemment, le groupe de jeunes de l’Armée du Salut de Berne a repris ce sujet et a organisé une merveilleuse soirée de bienfaisance accompagnée de musique life et de danse sur le thème « save water, save lives » (économise l’eau, sauve des vies). A cette occasion, les participants ont été rendu attentifs à la situation précaire en matière d’eau potable dans les pays du Sud et ont été encouragés à réfléchir à leur propre comportement quant à l’utilisation de l’eau. Un projet visant à améliorer les installations sanitaires dans des écoles primaires salutistes du Kenya a été présenté et des fonds ont été récoltés. Vous trouverez également des informations concernant ce projet dans cette Newsletter. Cette soirée réussie a permis de réunir CHF 2'500.– pour le projet kenyan. De telles initiatives me réjouissent beaucoup. Et vous ? L’eau constitue l’un des biens les plus précieux pour l’être humain. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que l’accès à l’eau soit à la fois un droit humain, un objectif international reconnu et l’un des objectifs du millénaire pour le développement. Plus d’un milliard de personnes n’ont cependant pas d’accès garanti à l’eau propre. Cette possibilité d’obtenir de l’eau potable et de l’eau pour l’agriculture est pourtant primordiale pour vaincre la pauvreté.

Editorial

Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

www.armeedusalut.ch/mission Cette newsletter paraît 3 fois par an. Compte postal: 30-6709-1 (avec mention d’affectation du don) Edition Rédaction Photos Layout / Concept Impression

une évidence ?

Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@swi.salvationarmy.org Markus Muntwiler, Doris Droz, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

L'eau

Impressum Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

Foi en action Newsletter de Mission & Développement N° 10 – sept. 2011

La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­ wiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial S dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

SwiZimAid

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

Si vous souhaitez soutenir financièrement l’aide apportée par SwiZimAid au Zimbabwe : CCP 30-6709-1 (mention : Projets SwiZimAid)


Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

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Impressum Markus Muntwiler, responsable Mission & Développement Récemment, le groupe de jeunes de l’Armée du Salut de Berne a repris ce sujet et a organisé une merveilleuse soirée de bienfaisance accompagnée de musique life et de danse sur le thème « save water, save lives » (économise l’eau, sauve des vies). A cette occasion, les participants ont été rendu attentifs à la situation précaire en matière d’eau potable dans les pays du Sud et ont été encouragés à réfléchir à leur propre comportement quant à l’utilisation de l’eau. Un projet visant à améliorer les installations sanitaires dans des écoles primaires salutistes du Kenya a été présenté et des fonds ont été récoltés. Vous trouverez également des informations concernant ce projet dans cette Newsletter. Cette soirée réussie a permis de réunir CHF 2'500.– pour le projet kenyan. De telles initiatives me réjouissent beaucoup. Et vous ? L’eau constitue l’un des biens les plus précieux pour l’être humain. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que l’accès à l’eau soit à la fois un droit humain, un objectif international reconnu et l’un des objectifs du millénaire pour le développement. Plus d’un milliard de personnes n’ont cependant pas d’accès garanti à l’eau propre. Cette possibilité d’obtenir de l’eau potable et de l’eau pour l’agriculture est pourtant primordiale pour vaincre la pauvreté.

Editorial

Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

Foi en action Newsletter de Mission & Développement N° 10 – sept. 2011

La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­SwiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

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Editorial

Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

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La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­SwiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

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Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@swi.salvationarmy.org Markus Muntwiler, Doris Droz, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

Impressum Markus Muntwiler, responsable Mission & Développement Récemment, le groupe de jeunes de l’Armée du Salut de Berne a repris ce sujet et a organisé une merveilleuse soirée de bienfaisance accompagnée de musique life et de danse sur le thème « save water, save lives » (économise l’eau, sauve des vies). A cette occasion, les participants ont été rendu attentifs à la situation précaire en matière d’eau potable dans les pays du Sud et ont été encouragés à réfléchir à leur propre comportement quant à l’utilisation de l’eau. Un projet visant à améliorer les installations sanitaires dans des écoles primaires salutistes du Kenya a été présenté et des fonds ont été récoltés. Vous trouverez également des informations concernant ce projet dans cette Newsletter. Cette soirée réussie a permis de réunir CHF 2'500.– pour le projet kenyan. De telles initiatives me réjouissent beaucoup. Et vous ? L’eau constitue l’un des biens les plus précieux pour l’être humain. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que l’accès à l’eau soit à la fois un droit humain, un objectif international reconnu et l’un des objectifs du millénaire pour le développement. Plus d’un milliard de personnes n’ont cependant pas d’accès garanti à l’eau propre. Cette possibilité d’obtenir de l’eau potable et de l’eau pour l’agriculture est pourtant primordiale pour vaincre la pauvreté.

Editorial

Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

Foi en action Newsletter de Mission & Développement N° 10 – sept. 2011

La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­SwiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

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Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Projet « WASH » au Kenya

Mise en pratique du projet à la maison

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent que de peu d’eau potable propre ou en sont privés. A cela s’ajoute l’état d’urgence en matière d’hygiène : l’eau polluée est une cause de maladie et de décès. Dans les pays en développement, ce sont chaque année 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans qui meurent de diarrhées suite à l’absorption d’eau insalubre.

Tembe, 14 ans, est un garçon plutôt petit pour son âge. Des carences alimentaires ont freiné sa croissance. Tembe vit avec sa famille aux alentours de Gakame, à environ 360 kms au nord-est de Nairobi. Souvent, il aide son père, un paysan, à s’occuper des chèvres et des vaches ou à cultiver le jardin.

Water – Sanitation - Hygiene (c’est-à dire « Eau – Salubrité – Hygiène ») pour les écoles de l’Armée du Salut du pays

A l’aide du projet « WASH », l’Armée du Salut kenyane, en collaboration avec l’Armée du Salut Suisse, améliore la situation hygiénique dans 40 écoles primaires situées dans les campagnes à l’est de Nairobi. Le projet comprend les quatre priorités suivantes :

Tembe fréquente l’école de l’Armée du Salut de Gakame, située à environ un kilomètre de chez lui. Avec 18 autres enfants, il suit la sixième année. Les matières qu’il préfère sont la géographie et la chimie. Plus tard, il voudrait être médecin. « Lorsque je serai médecin, je pourrai appliquer ce que j’ai appris et aider des personnes malades. »

• La collecte et le stockage de l’eau de pluie. Des aménagements apportés aux bâtiments scolaires permettent de récolter l’eau de pluie. Celle-ci est conservée dans de grandes citernes pour être utilisée en temps voulu

L’école de Tembe fait partie du projet « WASH ». « A l’école, nous avons beaucoup appris sur l’hygiène ; par exemple, qu’il est important de se laver les mains après avoir été aux toilettes. » Désormais, il applique à la maison ce qu’il a appris à l’école. « Dernièrement, avec ma sœur, nous avons fait un trou dans un récipient vide. Nous avons refermé le trou avec un petit morceau de bois et avons rempli le récipient d’eau. Maintenant, nous pouvons nous laver les mains après avoir utilisé les toilettes. »

• La garantie de l’accès à l’eau potable propre et fiable. Une partie de l’eau récoltée est filtrée et transvasée dans des bidons destinés à conserver l’eau potable. Les enfants peuvent ainsi étancher leur soif • La construction de toilettes adaptées aux filles et aux garçons. L’aménagement d’installations permettant de se laver les mains fait également partie de cette construction

Tembe a compris que le sujet de l’hygiène ne s’arrêtait pas au périmètre de l’école. Bien que chez lui les toilettes ne soient pas aussi belles que les nouvelles installations sanitaires de l’école, il peut quand même contribuer à une amélioration de l’hygiène et de la santé à la maison.

• La formation des enfants et des employés dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’hygiène. Le but est de sensibiliser les enfants à cette problématique et de les motiver à veiller à un minimum d’hygiène tant à l’école qu’à la maison Grâce au projet « WASH », ce sont près de 10’000 écoliers qui bénéficient de meilleures installations sanitaires et d’un meilleur approvisionnement en eau. Ceci a un effet positif non seulement sur la santé des enfants mais, de plus, contribue à améliorer leurs prestations scolaires.

Thomas Martin

Gakame, une communauté qui s’engage En octobre 2010, je me suis rendue pour la première fois au Kenya afin de visiter le projet WASH. C’était mon premier voyage en Afrique dans le cadre de mon travail à l'unité d'organisation Mission & Développement et la première fois que je participais à une évaluation de projet. Nous étions au total trois personnes pour mener cette évaluation ; mon chef, un collègue de Suède et moi-même. Durant dix jours, nous avons exploré et découvert tous les aspects de ce projet de grande envergure. Le projet emploie une équipe de 7 personnes au Kenya, tous kenyans. Il y a George, le manager du projet, James, l’ingénieur qui dessine les plans, Lilian, l’unique femme du projet et responsable de la sensibilisation et de l’éducation en matière d’hygiène, Burt, le superviseur de la construction et deux chauffeurs, Matthew et Livingstone. L’équipe WASH se rend sur le terrain, semaine après semaine, pour implémenter le projet. Les journées de travail sont longues pour l’équipe. Et les distances parcourues

Comparaison Kenya - Suisse Superficie Nombre d’habitants PIB par habitant Taux de chômage Espérance de vie (F/H) Membres de l'Armée du Salut

Kenya 580 367 km² 38,6 millions 912 USD 40 % 60/59 ans 184 372

aussi. En effet, l’école la plus éloignée se trouve à 360 kms au nord de la capitale Nairobi.

plus de cette contribution, les villageois ont décidé de financer eux-mêmes la construction de trois nouvelles salles de classe.

J’ai visité Gakame, une telle école située dans la montagne, éloignée de tout. Cette région est très aride, quelques buissons et brins d’herbe poussent dans les champs desséchés. La route pour y accéder est sinueuse et des rochers sont visibles partout. En arrivant à l’école, ce qui frappe, c’est l’extrême chaleur, suffocante.

40 écoles de l’Armée du Salut pourront être rénovées grâce à ce projet. Comme le dit Lilian, même si les comportements en matière d’hygiène changent lentement, c’est une immense satisfaction de voir l’engagement et la transformation des communautés qui en bénéficient.

L’école accueille 190 élèves et 6 enseignants. Les murs de l’école sont en terre, de vieilles tôles forment le toit et le sol est également de terre. Les quelques bancs qui s’y trouvent sont en mauvais état. Il n’y a pas de tableau noir dans certaines classes. Un enseignant nous parle des difficultés d’enseigner à cet endroit. La vie y est dure, tout manque, il n’y a pas d’eau.

Mon rêve, après cette première visite, serait de doubler le nombre d’écoles qui pourront bénéficier de ce projet et être transformées. Les besoins sont immenses. En effet, l’Armée du Salut gère 500 écoles à travers tout le pays.

Les toilettes et le système de collecte d’eau de pluie financés par l’Armée du Salut viendront améliorer la situation de cette école. Les villageois ont extrait eux-mêmes 24 m3 de terre et de rochers pour les toilettes. Un tiers de ce qui a été extrait était du rocher et a dû être brisé avec des outils locaux, de simples barres de fer. En

Irène Cherpillod Responsable de projets Afrique

Voici comment vous pouvez apporter votre contribution : Suisse 41 285 km² 7,7 millions 67 560 USD 2,9 % 84/80 ans 3877

• En vous engageant, par un don, en faveur de l’aide au Kenya afin que davantage d’enfants puissent bénéficier de meilleures conditions sanitaires dans les écoles et jouir ainsi d’une meilleure santé. Versements avec la mention « WASH Kenya » au compte 30-6709-1. • En priant pour le pays, pour ses habitants et pour les membres de l’Armée du Salut qui aident les défavorisés sur place dans le cadre de leur ministère.


Markus Muntwiler, responsable Mission & Développement Récemment, le groupe de jeunes de l’Armée du Salut de Berne a repris ce sujet et a organisé une merveilleuse soirée de bienfaisance accompagnée de musique life et de danse sur le thème « save water, save lives » (économise l’eau, sauve des vies). A cette occasion, les participants ont été rendu attentifs à la situation précaire en matière d’eau potable dans les pays du Sud et ont été encouragés à réfléchir à leur propre comportement quant à l’utilisation de l’eau. Un projet visant à améliorer les installations sanitaires dans des écoles primaires salutistes du Kenya a été présenté et des fonds ont été récoltés. Vous trouverez également des informations concernant ce projet dans cette Newsletter. Cette soirée réussie a permis de réunir CHF 2'500.– pour le projet kenyan. De telles initiatives me réjouissent beaucoup. Et vous ? L’eau constitue l’un des biens les plus précieux pour l’être humain. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que l’accès à l’eau soit à la fois un droit humain, un objectif international reconnu et l’un des objectifs du millénaire pour le développement. Plus d’un milliard de personnes n’ont cependant pas d’accès garanti à l’eau propre. Cette possibilité d’obtenir de l’eau potable et de l’eau pour l’agriculture est pourtant primordiale pour vaincre la pauvreté.

Editorial

Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

www.armeedusalut.ch/mission Cette newsletter paraît 3 fois par an. Compte postal: 30-6709-1 (avec mention d’affectation du don) Edition Rédaction Photos Layout / Concept Impression

une évidence ?

Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@swi.salvationarmy.org Markus Muntwiler, Doris Droz, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

L'eau

Impressum Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

Foi en action Newsletter de Mission & Développement N° 10 – sept. 2011

La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­ wiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial S dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

SwiZimAid

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

Si vous souhaitez soutenir financièrement l’aide apportée par SwiZimAid au Zimbabwe : CCP 30-6709-1 (mention : Projets SwiZimAid)


Markus Muntwiler, responsable Mission & Développement Récemment, le groupe de jeunes de l’Armée du Salut de Berne a repris ce sujet et a organisé une merveilleuse soirée de bienfaisance accompagnée de musique life et de danse sur le thème « save water, save lives » (économise l’eau, sauve des vies). A cette occasion, les participants ont été rendu attentifs à la situation précaire en matière d’eau potable dans les pays du Sud et ont été encouragés à réfléchir à leur propre comportement quant à l’utilisation de l’eau. Un projet visant à améliorer les installations sanitaires dans des écoles primaires salutistes du Kenya a été présenté et des fonds ont été récoltés. Vous trouverez également des informations concernant ce projet dans cette Newsletter. Cette soirée réussie a permis de réunir CHF 2'500.– pour le projet kenyan. De telles initiatives me réjouissent beaucoup. Et vous ? L’eau constitue l’un des biens les plus précieux pour l’être humain. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que l’accès à l’eau soit à la fois un droit humain, un objectif international reconnu et l’un des objectifs du millénaire pour le développement. Plus d’un milliard de personnes n’ont cependant pas d’accès garanti à l’eau propre. Cette possibilité d’obtenir de l’eau potable et de l’eau pour l’agriculture est pourtant primordiale pour vaincre la pauvreté.

Editorial

Ce produit est imprimé climatiquement neutre sur papier FSC-Sources mixtes.

www.armeedusalut.ch/mission Cette newsletter paraît 3 fois par an. Compte postal: 30-6709-1 (avec mention d’affectation du don) Edition Rédaction Photos Layout / Concept Impression

une évidence ?

Fondation Armée du Salut Suisse, Mission & Développement Laupenstrasse 5, 3008 Berne, Suisse Téléphone 031 388 05 91, mission@swi.salvationarmy.org Markus Muntwiler, Doris Droz, Thomas Martin archives Mission & Développement Thomas Martin / Martin Stucki Grafik, Heimenschwand, msgrafik.ch Jordi AG, Belp

L'eau

Impressum Sarah Makanjera-Cox a malheureusement dû interrompre prématurément son engagement au Congo-Brazzaville pour des raisons de santé. Des crises de malaria violentes et répétées l’ont affaiblie et fragilisée. En juillet elle s’est rendue, avec son mari Tinashe, en Afrique du Sud et terminera son engagement missionnaire dans ce pays. Sarah Makanjera travaille donc maintenant en Afrique du Sud en tant que responsable des projets. Claude Huguenin-Nkoko est arrivé à la fin de son engagement pour l’Armée du Salut au Congo à mi-août. Il a travaillé dans ce pays pendant les 8 dernières années en tant que responsable du service immobilier. Toutefois, Claude Huguenin continuera de vivre à Kinshasa, en compagnie de sa femme Matty et de leur petite Ambre Thia. Markus et Tabea Wipf-Zünd s’apprêtent à partir pour l’Equateur en octobre prochain, pour un engagement de 3 ans. Ils travailleront en tant que responsables des projets dans le domaine de la construction et des programmes sociaux de l’Armée du Salut. Pour le moment, ils sont en Angleterre afin d’y suivre un cours intensif d’anglais, ce qui leur sera très utile pour leur avenir professionnel.

Nouvelles d’outre-mer

Foi en action Newsletter de Mission & Développement N° 10 – sept. 2011

La petite pompe à eau bleue et rouge de Lingwe Samuel Büchi est membre du Poste de l’Armée du Salut de Zurich Central. Dans le cadre de SwiZimAid, il a, tout comme d’autres salutistes suisses, visité le Zimbabwe à maintes reprises, afin de s’assurer de l’évolution du projet ­ wiZimAid sur le terrain. L’eau joue toujours un rôle crucial S dans ce projet. Lingwe, un petit village de la province du Matabeleland du Sud, est situé à environ 100 kms au sud de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe. Tout autour du bourg, il n’y a que du sable et des arbres rabougris, de temps en temps une petit ferme avec des bœufs et des chèvres décharnés. Il semble vain de vouloir chercher de l’eau par ici. Quelques minutes plus tard, nous traversons en voiture le lit d’une rivière asséchée. Soudain, le chauffeur freine et nous signale un attroupement de quelques individus. Ils sont rassemblés autour d’un petit trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Au fond du trou, un liquide sale et trouble. Nous en avons le souffle coupé, car pour les locaux, cette bouillie est …. de l’eau potable, la seule eau potable à plusieurs kilomètres à la ronde. De nouveau quelques minutes plus tard, nous parvenons à un petit groupe d’habitations, le Poste de l’Armée du Salut locale ; quelques huttes et une case plus grande en guise de lieu de réunion. Pourtant, l’élément essentiel de cet endroit se trouve à moins de cent mètres plus loin : une petite pompe à eau bleue et rouge. Avec fierté, notre guide se dirige vers la pompe, empoigne le levier et actionne la pompe. Durant quelques minutes, on n’entend qu’un gémissement métallique, puis soudain, l’impensable se produit. De la pompe s’échappe une eau fraîche et

limpide. Nous remplissons nos bouteilles en PET vides et absorbons prudemment une première gorgée. Mais nos doutes se dissipent rapidement. Il s’agit vraiment d’eau potable propre et bonne. Un vaste réseau de nappes phréatiques parcourt une grande partie du sous-sol du Zimbabwe. Souvent, l’eau ne coule qu’à quelques 60 à 100 mètres plus bas, sous le sol. La structure du sol, constitué de sable et de gravier, fonctionne comme un filtre naturel, purifiant l’eau et la rendant presque potable. De l’eau à profusion, qu’il suffit de pomper à la main à l’aide de l’une de ces petites pompes bleues et rouges. La construction d’une pompe de ce type coûte environ 8’000 francs, y compris le puits de forage. Une somme inatteignable pour les indigènes mais qui, si nous r­ assemblons un peu de notre superflu, nous affecte à peine. Chaque fois que j’ouvre le robinet à la maison, et qu’il laisse échapper l’eau en gémissant, je pense … à la petite pompe rouge et bleue de Lingwe. Samuel Büchi

SwiZimAid

La pompe à eau de Lingwe a été construite par l’Armée du Salut et constitue une partie du projet d’approvisionnement en eau du Matabeleland de SwiZimAid et de l’Armée du Salut Suisse. Ce projet a permis, au cours des trois dernières années, d’installer des pompes à eau dans 10 villages du Matabeleland, et par ce biais-là, de garantir l’accès à l’eau potable propre et fiable à des centaines de personnes.

SwiZimAid est une initiative d’un groupe de salutistes de Zurich qui s’est fixé pour objectif d’apporter un soutien concret aux habitants du Zimbabwe et à l’Armée du Salut locale. Les objectifs suivants sont prioritaires pour SwiZimAid: • Apporter une aide pratique • Visiter le Zimbabwe afin de discerner les besoins les plus urgents • S’appuyer sur les structures existantes de l’Armée du Salut • Partager ce que nous avons en trop • Récolter de l’argent pour des projets spécifiques Voici comment SwiZimAid, en collaboration avec Mission & Développement de l’Armée du Salut Suisse, soutient et encadre différents projets au Zimbabwe (p. ex. dans le domaine de l’approvisionnement en eau ou de la musique) : récolte de fonds, d’instruments et d’habits, visites régulières au Zimbabwe pour encourager la population et l’Armée du Salut sur le terrain en apportant une aide pratique directe.

Pour de plus amples informations sur SwiZimAid et sur les projets actuellement en cours au Zimbabwe: www.swizimaid.ch

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