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No 4 / juin 2014

DE L̓A RMÉE DU SA LUT

LE CHEMIN DU RETOUR A ÉTÉ DUR, MAIS IL EN VALAIT LA PEINE. Page 4

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ACCUEIL DE NUIT «LA MARMOTTE»

WILLY RUFER

ROLF HILTL

Tant les bipèdes que leurs compagnons à quatre pattes sont les bienvenus

L’alcool l’a plongé dans la misère, mais il a su rebondir

Entretien avec le pape de la cuisine végétarienne à Zurich


SOMMAIRE Page 14

Une maison et ses habitants

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Le bidule

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L’Armée du Salut apporte son soutien

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Au pied de la lettre

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Nous quatre

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Pour se réjouir

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La musique est…

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Du concret

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Pour ceux que la chance a abandonnés

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Entre autres

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Que de questions !

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A suivre

Page 16 Empêtré dans les dettes, Willy Rufer s’en est sorti grâce à l’Armée du Salut.

Page 8 Auprès des collaboratrices de Rahab, les prostituées trouvent une oreille attentive.

IMPRESSUM Magazine des donateurs de l’Armée du Salut Parution deux fois par an Editeur : Armée du Salut, Service des donateurs, Laupenstrasse 5, Case postale 6575, CH-3001 Berne. Téléphone : 031 388 05 35, Courriel : dons@armeedusalut.ch; armeedusalut.ch; Dons : PC 30-444222-5 Rédaction : Christoph Bitter (responsable du Fundraising), Sara Stöcklin, Nathalie Schaufelberger Concept et graphisme : Spinas Civil Voices, Zurich, spinas-cv.ch Imprimeur : Swissprinters, Schlieren Fondateur de l’Armée du Salut : William Booth Général : André Cox Chef de Territoire : Commissaire Franz Boschung

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Page 20 Rolf Hiltl : « Manger en croquant la vie à pleines dents. »


ÉDITORIAL

Page 4 Une porte ouverte pour les personnes sans domicile fixe.

Chères donatrices, chers donateurs, Nous entendons souvent la même phrase de la bouche des personnes qui ont bénéficié d’une prestation de l’Armée du Salut : « Ici, on me prend au sérieux. » De telles paroles m’encouragent. En tant que Cheffe du Departement du personnel, je sais que les gens sont conscients si une personne les prend de haut ou si elle les traite d’égal à égal. Cela se vérifie particulièrement chez les femmes travaillant sur le « marché du sexe », auxquelles l’Armée du Salut apporte conseils et accompagnement. L’article aux pages 8 à 10 vous emmènera faire une ronde nocturne dans un quartier chaud de Zurich. Vous aurez ainsi un aperçu d’un milieu dans lequel l’espoir est une denrée rare et l’acceptation d’autant plus valorisée. « Etre pris au sérieux », c’est également le sentiment de Willy Rufer, dont vous ferez connaissance aux pages 16 à 17. Empêtré dans les dettes, il a trouvé de l’aide auprès du Bureau social de l’Armée du Salut à Bienne. Aujourd’hui, il veille à garder « les deux pieds sur terre ». La responsable de la structure d’accueil de nuit « La Marmotte » ne peut pas tout à fait traiter les visiteurs de l’institution d’égal à égal… du moins, lorsqu’ils ont quatre pattes. Cette structure est l’une des rares à permettre aux clients d’emmener leur animal de compagnie. Aux pages 4 à 6, vous en apprendrez davantage. Daniela Zurbrügg Membre de la Direction

armeedusalut.ch 3


UNE MAISON ET SES HABITANTS

BIENVENUE À CHACUN, AUSSI AUX ANIMAUX…

Le centre d’accueil de nuit « La Marmotte » est unique car il accepte aussi les compagnons à quatre pattes des usagers qui viennent y passer la nuit. Petit tour du propriétaire… La nuit tombe sur la ville de Lausanne. Les réverbères s’allument projetant des ombres dramatiques. Devant le centre d’accueil « La Marmotte », appuyé contre le mur, se trouve un homme au visage buriné. Il est le premier à attendre l’ouverture des portes… dans deux heures. C’est que, dans la journée, il n’est pas passé au bureau de réservations lausannois pour les SDF (sans domicile fixe) afin d’y réserver un lit ! Alors il assure… mais sans garantie, car les 31 lits que 4

Sara et Elena

compte « La Marmotte » sont souvent attribués avant l’ouverture à 20 h 30. Un accueil qui fait du bien Sara nous accueille avec son large sourire pour une visite guidée avant l’ouverture. Que ce soit ses collaborateurs ou ses « clients », la responsable du Centre accueillera chacun avec ce même sourire qui réchauffe. La jeune femme a véritablement un don pour


« La Marmotte » : un endroit où il fait bon passer la nuit.

Les chambres de « La Marmotte » affichent le plus souvent complet.

diriger son équipe avec un grand respect, cela se sent. Celui qui vient à « La Marmotte » entre, pour le temps d’une soirée, comme dans une famille. Les gens finissent par se connaître, certains partagent leur histoire, d’autres restent très secrets. Il y a Jean-Paul, un vieil homme au mollet d’acier avec son vélo déposé dans un angle du salon communautaire. Une jeune femme slave me dit combien elle est reconnaissante de trouver refuge ici depuis quelques jours. Un nord-africain au passeport italien, complet cravate impeccable, parlant cinq langues, est en recherche de travail dans l’hôtellerie. Malgré ses qualifications de maître d’hôtel, chef de rang, serveur, et bien qu’il soit en parfaite santé, il ne trouve pas de place de travail en raison de ses 55 ans ! Alors, le peu d’argent qu’il possède, il l’utilise pour les voyages. Son histoire ressemble à celle de tant d’autres… un divorce qui l’oblige à recommencer à zéro, un enfant

aux études qu’il faut soutenir, … Pour Paul, un Lausannois qui se trouve à l’AI (assurance invalidité), s’il dort dans des structures d’accueil c’est que le solde de sa prime, amputée des pensions alimentaires, ne lui permet pas de louer un appartement, me déclare-t-il sur un ton de révolte. Aussi pour les animaux de compagnie Mais ce soir-là… ni chat, ni chien, ni rat… les gamelles, prêtes à servir, sont là dans l’attente de pensionnaires qui ne viendront pas ! Depuis que l’offre existe, les cas sont peu nombreux et la responsable de préciser : « Un sondage a révélé que des personnes ne venaient pas dans les structures d’accueils de nuits à cause de leur animal de compagnie qui n’était pas autorisé à les y accompagner. Alors on a décidé de tenter l’aventure, d’ouvrir notre accueil aussi aux animaux tout en mettant un cadre strict afin de garantir sécurité et bonne entente entre tous. Par exemple, on n’accepte pas les animaux agressifs, ou encore, pour la nuit ils doivent rester dans la chambre de leur maître. Ainsi, cela n’a jamais engendré de problèmes avec les autres personnes. On a aussi des croquettes qui nous sont fournies par la Centrale Alimentaire de la Région Lausannoise. » Redonner espoir dans des projets de vie Dans un coin de la salle se trouve Elena. Difficile de lui donner un âge tant son visage est marqué par un parcours de vie difficile. Elle m’accueille à sa table et, en attaquant le dessert, accepte avec pudeur de me parler de sa vie. Née en Italie il y a cinquante ans, elle est arrivée en Suisse avec ses parents à 14 ans. Divorce des parents, deuil de la maman, handicapée, il y a cinq ans elle a perdu son appartement. Découragée, elle s’est laissée aller et passe d’une structure d’accueil à une autre. Mais elle commence d’avoir 5


Local commun

Abel de l’Armée du Salut cuisine pour tous.

des projets de vie. A « La Marmotte », elle se sent en sécurité, apprécie la propreté et la grandeur des chambres. Et quand elle ne trouve pas une compagne de chambre qui lui convient… elle préfère dormir sur un matelas au salon. Une exception que les veilleurs acceptent de bonne grâce. Aujourd’hui, elle compte aussi sur diverses structures pour retrouver un appartement : « Chaque année c’est plus difficile de trouver un appartement. Mais j’ai appris dans la vie qu’il faut persévérer, car à la fin on y arrive quand même ! » La responsable du site souligne la très bonne relation qui existe avec les services sociaux de la ville qui reconnaissent la nécessité de «  La Marmotte  ». Sans cesse à l’écoute de la population « bas seuil » qui évolue, elle essaye avec son équipe d’adapter l’offre à la demande. Ainsi, le délai des deux semaines maximum d’accueil consécutif bénéficie d’exception en long séjour pour quelques personnes suivies par le RI (revenu d’insertion), les assistants sociaux, le chômage, ce qui permet de travailler sur des projets de vie avec les usagers dans le but de sortir du « bas seuil ». Et à l’avenir… Quels projets dans un proche avenir ? Sara démarre au quart de tour : « Il manque une vingtaine de places de ce type pour couvrir les besoins de Lausanne. Nous aimerions installer des armoires fermant à clé pour les usagers de long séjour, et puis, pour ceux qui sont très fragilisés, il serait nécessaire d’avoir des studios protégés. Mais pour tout cela, il faut trouver le financement. » 6

Le mot de la fin, je le laisse à la responsable depuis six ans : « Chaque jour je viens travailler avec joie même si c’est un défi ! Ce que je fais, je le fais par conviction et par passion. Et les usagers nous le rendent bien. Ils nous apportent tant sur le plan humain au niveau de la solidarité, toutes ces cultures qui cohabitent dans la paix c’est une magnifique aventure que nous vivons. »

Texte : Jacques Tschanz Photos : Aurélien Bergot

« La Marmotte » • 3 chambres à 3 lits • 1 chambre à 4 lits • 9 chambres à deux lits • 1 espace commun • 10% de femmes seulement • Salariés : 18 personnes


LE BIDULE

Que cet appareil ait pu être l’ancêtre de l’actuel iPod, les jeunes générations ont de la peine à se l’imaginer. Ce gramophone date du début du XXe siècle et a jadis permis à des gens d’écouter pour la première fois de la musique en dehors des salles de concert. Nous ignorons l’endroit où ce bijou, surmonté d’un entonnoir géant, a diffusé de la bonne humeur. Ce qui est par contre certain, c’est qu’un tel gramophone a dû coûter une petite fortune à l’époque et que peu de personnes pouvaient s’offrir un tel engin futuriste. D’ailleurs : la charmante brocante d’Einigen, dans l’Oberland bernois, a ouvert ses portes. Ce qui fait qu’il y a maintenant 21 brocantes de l’Armée du Salut en Suisse, permettant aux curieux et aux collectionneurs de partir à la découverte de bonnes affaires. fr.brocki.ch 7


L’ARMÉE DU SALUT APPORTE SON SOUTIEN Les collaboratrices de Rahab conseillent les prostituées.

L’ESPOIR, UNE DENRÉE RARE Au centre Rahab, un lieu d’accueil et de soutien facilement accessible, les prostituées bénéficient d’une écoute et de conseils concrets. Dans la cuisine exiguë de l’Armée du Salut de Zurich Central, des coffrets de la confiserie Honold s’amoncèlent. La soirée est déjà bien avancée lorsque Cornelia Zürrer-Ritter et Christine Hauri empaquettent les coffrets généreusement offerts et les chargent dans leur voiture. Le lieu d’accueil pour les prostituées se trouve une rue plus loin. Il est ouvert tous les mardis jusqu’au petit matin. Dans cet espace restreint, au cœur du quartier chaud, les femmes peuvent partager leurs préoccupations et profiter d’un instant de tranquillité. Cornelia et Christine savent toute l’importance d’un tel espace pour ces femmes. Lorsque l’Armée du Salut a créé le programme Rahab en 1998, les deux femmes étaient présentes dès le départ pour combattre la détresse de ce milieu. Le nom Rahab se réfère à une femme dans la Bible, qui avait mauvaise réputation, mais devint un modèle de foi. Un soutien, même en prison Par leurs conseils et leur soutien, les collaboratrices de Rahab sont proches des prostituées. Elles les accompagnent dans les bureaux officiels, les orientent vers des services spécialisés, leur proposent des en8


tretiens d’accompagnement spirituel et leur rendent visite à l’hôpital. Ou en prison. Lorsque l’une de « ses protégées » a été arrêtée au cours d’une descente de police, l’équipe de Rahab a pris soin d’elle durant sa détention provisoire. Après sa libération, la prostituée s’est rendue, rayonnante, au lieu d’accueil pour remercier l’équipe. «  Sa gratitude nous a touchées, avoue Cornelia. Ce témoignage nous permet de mieux saisir l’importance de les aider à entrevoir des perspectives d’avenir et de l’espoir, en plus de leur apporter une aide concrète. » Avant que le lieu d’accueil n’ouvre ses portes, l’équipe de Rahab s’en va à la rencontre des femmes dans la rue et les établissements, munie d’un sac rempli de sandwichs. Les échanges sont cordiaux. « Vous permettez ? », demande une jeune Espagnole, avant de se servir. « C’est déjà mardi ! », s’exclame une autre, promettant de passer plus tard. Lorsque Cornelia frappe à la porte vitrée d’un cinéma X, elle est reçue par une femme d’origine asiatique. Celle-ci se plaint de douleurs au dos. Elle n’est pas en mesure de lire le document qui lui a été remis à l’hôpital. Cornelia lui explique qu’il s’agit d’une prescription pour des séances de physiothérapie et lui recommande d’aller consulter son médecin de famille. D’égal à égal La ronde de nuit bouclée, l’accueil se rempli en quelques minutes. La nuit est fraîche  ; les femmes sont reconnaissantes de pouvoir se réchauffer avec de la soupe et de se rassasier avec la nourriture mise à disposition. Les discussions portent sur les nombreuses résiliations de bail qui ont été annoncées et sur les loyers exorbitants. Les maisons seront évacuées et assainies les unes après les autres, afin de revaloriser le quartier. Dans les immeubles, les propriétaires exigent plus de 2000 francs par mois pour une chambre minuscule. Mais cet objectif de déplacer la prostitution en dehors de la ville n’est-il pas légitime  ? «  Le problème, c’est qu’aucune alternative n’est proposée aux prostituées, explique Cornelia. Elles sont donc poussées vers l’agglomération ou l’illégalité.  » La plupart d’entre elles 9


Pénurie de logement : des douzaines de femmes perdent leur logement chaque semaine.

souhaite sortir de la prostitution. Mais malgré leur détermination, le chemin à parcourir est long et souvent parsemé d’obstacles infranchissables. Beaucoup d’entre elles ont des enfants et de la famille restés au pays, qui dépendent d’elles financièrement. Christine raconte qu’une des femmes, une Thaïlandaise, subvient aux besoins de ses deux sœurs dont une est très lourdement handicapée. Il est aussi extrêmement difficile de trouver un emploi « normal ». L’équipe de Rahab a déjà apporté son aide pour plusieurs candidatures. La méconnaissance de

la langue, les vides dans le curriculum vitae, le manque de références, sont autant de lacunes auxquelles se heurtent les candidates. Rares sont ceux qui veulent donner une chance à ces femmes. Tant que la situation ne change pas, les collaboratrices de Rahab resteront sur le terrain. Elles prennent les préoccupations et la détresse de ces femmes au sérieux et les soutiennent conformément à la devise de l’Armée du Salut « Soupe, savon, salut ». Texte : Sara Stöcklin Photos : Tina Steinauer

AU PIED DE LA LETTRE

« En 1906, mes grands-parents ont fui la Biélorussie pour la Suisse ou bien la France. Grâce à l’Armée du Salut, ils se sont retrouvés à Berne et ont pu refaire leur vie. J’adresse un immense merci à l’Armée du Salut ! »

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anonyme


NOUS QUATRE

FA BIENNE NO TT ER

giés , Responsable de l’Aide aux réfu rf gdo Bur de l Bur eau régiona

t, la manière dont je perçois Lorsque je gravis un somme de montagnes, je me rends les choses change. Entourée ain est petit et son potencompte à quel point l’être hum d humble. J’ai toujours aimé tiel limité. Un constat qui ren e, j’ai également effectué voyager. En tant qu’ethnologu et découvert des cul tures des recherches scientifiques j’aimerais accueillir les perfascinantes. Dans mon travail, me elles m’ont accueillie : sonnes d’une autre origine com en les traitant d’égal à égal.

OLIV IER DEMA RCHI

Responsable de la brocante du Lignon, Genève

Je skie avec grand plaisir depuis plus de quarante ans. En montagne, j’ai l’impression d’être plus proche du ciel, loin des tracas journaliers. Parfois seul, le silence me permet de méditer et de prendre conscience de la grandeur de Dieu. Parfois accompagné, comme lors des camps de skis de l’Armée du Salut à Genève, je peux apprendre à connaît re des gens au travers des efforts que nous partageons sur la neige. Des idées, des visions très enrichissantes y sont aussi partagées. Pour moi, le ski est un bon moyen de contact avec les autres.

J A QUE S D ON Z É

Chef du Départeme

nt de l’évangélisa

tion, Berne

J’ai eu le bonheur de découvrir la plan che à voile en 19 81 A l’époque, c’ ét ai . t un spor t rela tiv em en t nouveau et il m’a fallu beaucoup de persévérance pour apprendre à dominer l’engin. J’a ime la vi tesse et es sayer de dépasser celui qui es t deva nt moi. Mais le pl us ag réable, c’est de me re trouver au milieu de la na ture . C' es t pour moi un moment où je peux être en relation av ec Dieu et l'adore Chaque session es r. t différente : le vent , la mer, la lumière la température ch , angent . C’es t telle ment varié que je pas encore réussi n’a i à m’en lasser.

VERENA AEBISCHER

Gouvernante au « Schlössli »

Je peux réaliser dans mon travail ce que j’aime faire à la maison : chouchou ter ceux que j’aime avec de la bonne cuisine. C’est la femme du Direc teur qui m’a parlé de cet emploi au Foyer «  Schlössli  ». Moi, qui suis mère d’un fils, j’ai reçu 14 filles d’un coup. Même si je veille à composer des menus équilibrés , les jeunes femmes peuvent toujours me faire part de leurs souhaits. Mes paup iettes accompagnées de spätzli et de légumes ont beaucoup de succès. Mais ce qui bat tous les records, c’est le tiramisu aux baies . Il n’en reste jamais une miette.

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POUR SE RÉJOUIR

JUS DE POMMES DE QUALITÉ Situé au dessus de Saint-Aubin, « le Devens » est une institution de l’Armée du Salut spécialisée en alcoologie, mais également une exploitation agricole de qualité. Dans la boutique de l’institution, le visiteur peut acheter le jus de pommes naturel, déjà primé lors de concours. Habituellement, 1200 litres y sont produits chaque année. « Issu de variétés qui poussent sur l’exploitation, ce jus de pommes a un goût particulier, car il n’est pas filtré et moins sucré que ceux dont on a l’habitude  », explique Marc-Henry Mayor, Chef d’exploitation. ledevens.ch

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UN REFUGE POUR LA MARCHANDISE DE DEINDEAL Des pièces de collection ou des articles invendables à cause de défauts se sont accumulés dans les entrepôts de DeinDeal. Brocante Suisse de l’Armée du Salut se réjouit de récupérer ces marchandises intéressantes d’une valeur de CHF 60 000.– et de les mettre en vente dans ses filiales. Les stocks de DeinDeal se vident, les rayons des brocantes de l’Armée du Salut se remplissent : une redistribution sociale dont bénéficient les deux parties. brocki.ch

« TAKASA » POUR SON ANNIVERSAIRE Enfant, Urs Hug écoutait les salutistes chanter dans la rue. Il admirait leur courage de se présenter en uniforme et de recueillir de l’argent pour une bonne cause. Aujourd’hui, il apprécie que l’organisation ait conservé son cachet si particulier. A l’occasion de son 60 anniversaire, il s’est fait plaisir en engageant le groupe de l’Armée du Salut « Takasa », afin qu’il se produise en concert pour lui et ses amis. takasa.ch

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LA MUSIQUE EST COMMUNICATION

Alles Läbe chunnt vo dir (Toute créature) Texte et musique : Dave Kull

LA MUSIQUE ME DONNE LES MOTS Souvent, j’arrive mieux à m’exprimer avec la musique qu’avec des mots. La chanson « Toute créature », que j’ai découverte dans un camp de musique de l’Armée du Salut, est l’une de mes préférées. Elle décrit ma relation à Dieu, qui m’accueille chaque jour dans sa magnifique création. Spécialement au printemps, lorsqu’il remplit à nouveau de vie les plantes et les animaux endormis. Nathanael Raas Chanson : « Alles Läbe » C&P 2010 ICF Music. ICF Media GmbH. info@icf-media.ch. www.icf-worship.com

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DU CONCRET

Berne

Huttwil

À LA MAISON DANS LE QUARTIER

UN PHARE POUR LES PERSONNES EN RECHERCHE D’EMPLOI

Si des enfants qui ont passé l’âge d’être accompagnés, ne veulent absolument pas renoncer à l’offre du « Träffpunkt Hochfeld  » (Centre de rencontre), les adultes y sont pour quelque chose. Les adultes : des collaborateurs et de nombreux bénévoles qui, depuis presque sept ans, s’engagent pour le Centre de rencontre, avec le soutien de parents qui l’apprécient. 40 à 50 enfants du quartier (en augmentation) fréquentent les repas communautaires qui sont proposés quatre fois par semaine. Après le repas, ils peuvent rester jouer ou faire leurs devoirs, sous la surveillance du personnel d’encadrement. Et, afin que les jeunes puissent continuer de s’y retrouver, il sera ouvert le vendredi soir également.

Au « Leuchtturm », à Huttwil, des personnes qui ont de la peine à s’insérer sur le marché du travail trouvent une activité variée. Recyclage de matériel électronique, tri des déchets, travaux de mise sous pli et d’emballage, leurs sont confiés. « Le travail au Leuchtturm donne un sens à leur quotidien et crée une perspective pour leur avenir », nous confie Thomas Eggler, Responsable du Service social régional de Trachselwald. Le travail dans le domaine du recyclage est idéal, dans la mesure où il peut être accompli de manière presque totalement autonome. Néanmoins, les participants ont besoin d’un encadrement professionnel. Cette année-ci, un don a permis de maintenir un des postes d’encadrement. Grâce à leur engagement, les collaborateurs contribuent à ce que des personnes, occupées dans le cadre du « Leuchtturm », réussissent à accéder au monde du travail.

heilsarmee.ch/hochfeld

projekt-leuchtturm.ch

3741 visiteurs en 2013

25 emplois à seuil bas

110 heures de travail bénévole en 2013

129 participants jusqu’en 2013 (dont 17 préapprentissages)

116 enfants par semaine fréquentent les repas communautaires

3 collaborateurs 15


POUR CEUX QUE LA CHANCE A ABANDONNÉS

« REFAIRE SURFACE A ÉTÉ DUR, MAIS ÇA EN VALAIT LA PEINE »

Une aide bienvenue : Willy Rufer, lors de la distribution de nourriture.

Sylvia Wenger conseille les personnes en détresse financière. 16


« Dans ma vie, je n’ai pas toujours regardé devant moi, explique Willy Rufer. Mais maintenant, j’ai de nouveau un objectif en tête. » Avec l’aide du Bureau social de l’Armée du Salut, il a réussi à sortir de la spirale de l’endettement et a repris courage pour l’avenir. Willy Rufer était ce que l’on appelle un « buveur périodique compulsif  ». Il a réussi à vivre un certain temps sans alcool, puis ça a été la dégringolade. La dernière fois, il s’est rendu au bistrot, a commandé une bière sans alcool, mais la serveuse lui a apporté par erreur une bière ordinaire. Il n’a pas osé réclamer et s’est enivré. La société dans laquelle Willy Rufer travaillait lui a donné une dernière chance. Il a été d’accord de suivre un traitement. Cela lui a permis de conserver son emploi dans l’expédition deux années au-delà de l’âge de la retraite. Aujourd’hui, il a 70 ans et, depuis « six ou sept ans », il est sobre. Il n’a par contre pas réussi à sauver son mariage. « D’une manière ou d’une autre, j’ai toujours réussi à rentrer du bistrot à la maison » raconte Willy Rufer. Mais, par la suite, il y a eu des problèmes. Son épouse a demandé le divorce. Mais il a continué à se sentir redevable envers elle et ses enfants. Et il n’a pas pu refuser d’intervenir lorsqu’ils lui ont demandé de l’argent. «  Ils n’ont personne à part moi », confie-t-il. Willy Rufer est ainsi tombé dans la misère financière et a accumulé les dettes. Après que, durant des mois, il n’ait plus payé son loyer, on a menacé de résilier son bail. Il avait également du retard dans le paiement de ses primes d’assurance-maladie et de ses impôts. Son pasteur lui a recommandé de s’adresser au Bureau social de l’Armée du Salut. Il y a reçu de l’aide de Sylvia Wenger, qui dirige le Bureau social de Bienne. Avec l’aide de fondations, elle a fait en sorte qu’une partie des factures en suspens soient immédiatement payées et que Willy Rufer puisse rester dans son appartement. Et depuis lors, elle veille à ce que «  je reste les deux pieds sur terre. » Afin de se protéger de lui-même, Willy Rufer a confié la gestion de son argent au Bureau social. Il retire de

Willy Rufer peut de nouveau regarder devant lui. Il a réussi à sortir de la spirale de l’endettement.

l’argent de poche et s’en tient scrupuleusement au budget élaboré, ce qui lui permet de rembourser ses dettes au fur et à mesure. « Monsieur Rufer ne se permet pas grand-chose, dit Sylvia Wenger. Il parvient à vivre avec 300 francs par mois. » « Je dispose quand même de légumes de mon jardin », ajoute son client. Il est malgré tout reconnaissant de pouvoir bénéficier de la distribution de nourriture qui a lieu au Bureau social. Il se réjouit tout particulièrement lorsqu’il y a des yoghourts aux fruits. C’est quelque chose qu’il ne se permet pas à la maison. C’est bien moins cher d’acheter un yoghourt nature et d’y mélanger une cuillère de confiture. Au Bureau social, Willy Rufer a trouvé davantage qu’un conseil en matière de dettes. «  Je m’y sens comme dans une famille, raconte-t-il. Lorsque j’ai des problèmes, je peux discuter ouvertement avec Madame Wenger. Elle me prend au sérieux, ce que j’apprécie beaucoup. » Texte : Sara Stöcklin Photos : Tina Steinauer

Le Bureau social de Bienne est un lieu de contact pour les personnes se trouvant dans une situation financière ou sociale difficile. L’objectif est la stabilisation de la situation sociale. L’offre comprend du conseil, un appui dans les démarches administratives et une aide concrète par la distribution de nourriture ou de vêtements. 17


ENTRE AUTRES FAIS DU NEUF AVEC DU VIEUX ! En un clin d’œil, des verres, des cruches, des boîtes en fer blanc et des bougeoirs se transforment en créations pleines de fantaisie. Les idées de décoration figurant sur le nouveau site Internet de « BrockiChic » sont originales et faciles à réaliser. Des instructions bien illustrées montrent comment on peut transformer une trouvaille de la brocante en présentoir, ou une tasse usagée en pot de fleur. Celui qui n’aime pas bricoler tout seul pourra s’inscrire à un cours de décoration proposé un peu partout dans le pays. Supervisé par une personne compétente, vous fabriquerez une étagère avec de la vaisselle usagée. Il vaut mieux s’inscrire rapidement : les cours rencontrent un écho très favorable ! Infos et dates des cours : brockichic.ch

MOUILLER LE MAILLOT POUR LA BONNE CAUSE Suivant la devise « Move for hope », de jeunes salutistes organisent chaque année un tournoi de football en salle, dont la recette va à un projet social de l’Armée du Salut. La dernière fois, ce fut le 22 mars dernier à Neuenegg. C’est avec beaucoup de plaisir, de fair-play et de générosité, qu’on a tapé dans le ballon et récolté des fonds. L’année passée, la recette a bénéficié à un projet de lutte contre la pauvreté au Myanmar. Cette année-ci, elle ira à des familles en Haïti. Celles-ci vivent souvent dans des conditions économiques précaires. En octroyant des microcrédits, l’Armée du Salut permet à des femmes de monter leur affaire et de devenir financièrement indépendantes. Pour de plus amples informations : moveforhope.ch

L’AIR DE LA MONTAGNE POUR DES MÈRES SURMENÉES Le temps et l’argent sont des denrées rares pour les mères célibataires. C’est ce qui a poussé l’Armée du Salut à leur offrir, en collaboration avec l’association « Zueflucht », des vacances d’été à Adelboden, à des conditions avantageuses. Des salles de jeux pour les enfants, des chambres agréables et un cadre merveilleux invitent à la détente. Pendant que, chaque matin, les enfants profitent d’un programme varié, les mères ont le temps de se relaxer. L’après-midi, ils découvrent ensemble l’Oberland bernois, partent en randonnée, font des grillades, bavardent et rient aux éclats. La semaine passe bien trop vite. Par bonheur, les contacts noués se maintiennent bien au-delà des vacances. zuflucht.com (site Internet seulement en allemand) 18


AFFICHE

LA SOLITUDE peut transformer une personne en une autre.

Pour ceux que la chance a abandonnés. CP 30-444222-5

NOTRE SERVICE AUX DONATEURS – À VOTRE DISPOSITION EN TOUT TEMPS Si vous avez des questions, des suggestions, des remarques, ou que vous avez changé d’adresse, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Notre Service aux donateurs est atteignable pendant toute l'année. armeedusalut.ch/dons/service dons@armeedusalut.ch 031 388 05 35 (du lundi au vendredi de 8 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h) Nous répondrons à vos questions personnellement, rapidement et professionnellement. Service aux donateurs, Sabine Sutter


QUE DE QUESTIONS !

« NOUS VOULONS FAIRE PLAISIR À Rolf Hiltl dirige, avec sa famille et une équipe multiculturelle, le plus vieux restaurant végétarien du monde. La maison « Hiltl », à Zurich, accueille chaque jour 2000 clients ; les salles du Tibits, dont Rolf Hiltl est associé, en reçoivent encore bien davantage. Monsieur Hiltl, décrivez-nous votre clientèle préférée. J’aime les clients, qui sont heureux de vivre. Ce sont les personnes les plus faciles à satisfaire ! Vous gérez, depuis quatre générations, un restaurant qui a été ouvert en 1898 en tant que « Vegetarierheim und Abstinenz-Café » (restaurant pour les végétariens et les abstinents). Est-ce que l’alimentation végétarienne rime, aujourd’hui encore, avec privations ? Absolument pas. Du moins, plus pour la jeune génération. Bien sûr, on entend encore certaines personnes, plus âgées, nous casser du sucre sur le dos. Je ne leur en veux pas. Nous ne sommes pas là pour faire la morale, mais simplement pour transmettre le plaisir de vivre et satisfaire nos clients avec une cuisine végétarienne. 20

Nous vivons dans une société de gaspillage. En Suisse, un tiers des aliments ne sont pas consommés. Est-ce que le renoncement ne serait pas nécessaire et logique ? Absolument… lorsqu’une personne décide elle-même de se restreindre. Quelqu’un qui éprouve du plaisir est aussi plus enclin à s’imposer des restrictions. En Suisse, nous disposons d’un tel choix d’aliments que décider de se restreindre peut même être un soulagement. Votre restaurant applique une politique de développement durable. Comment faites-vous ? Premièrement, la cuisine végétarienne est plus écologique en soi. Il faut bien plus d’énergie et d’eau pour avoir un morceau de viande dans l’assiette qu’une


Vous avez déjà participé à la Journée de la Soupe de Table Suisse, dont une partie des profits vont à l’Armée du Salut. Qu’est-ce qui vous a motivé ? Les gens qui bénéficient de cette action. Evidemment, sans notre soupe maison, personne ne serait mort de faim. Mais de telles actions font plaisir et sont l’occasion d’avoir des discussions intéressantes. J’éprouve de la sympathie pour l’Armée du Salut. Je trouve bien de parler des valeurs, mais il est tout aussi important de faire quelque chose de concret. Je trouve génial que l’on retrouve dès le départ ces deux aspects dans l’histoire de l’Armée du Salut. Avec Hiltl, vous dirigez une entreprise à succès. Votre père, Heinz, disait autrefois qu’il avait volontairement renoncé à la maximisation opté pour l’optimisation des bénéfices. Je partage cette position. Toutefois, nous évoluons dans un environnement économique qui est devenu plus dur. Pour conserver ma place, j’ai besoin d’être entouré de personnes très compétentes. Ceci dit, je ne veux pas renoncer à engager et à impliquer des personnes qui présentent des déficits à cause de leur environnement social. Même lorsque cela représente un défi.

NOS CLIENTS ! » portion de carottes. Deuxièmement, nous essayons de ne rien gaspiller. A la fin de la journée, nous réduisons notre offre au buffet et invitons les institutions sociales à venir chercher la nourriture qui reste. Les consommateurs soucieux de l’environnement privilégient les produits régionaux et de bonne qualité. Mais beaucoup ne peuvent pas se permettre d’acheter uniquement des produits estampillés « bio ». Est-ce qu’une bonne alimentation est une question d’argent ? Je pense qu’il n’y a pas seulement un problème de coûts, mais également de sensibilisation. Lorsque les connaissances manquent, les habitudes prennent le dessus. Il est donc important de renforcer la prise de conscience de l’origine des aliments. Parallèlement, la viande est clairement trop bon marché. Le rôti du dimanche à l’époque de grand-papa, c’était super. Moi qui ne suis pas exclusivement végétarien, je me fais aussi plaisir de temps à autre avec un morceau de viande, mais ça doit rester quelque chose de spécial.

Est-ce que Hiltl servira aussi de la viande dans cinquante ans ? En 1993, nous avons obtenu une patente pour la vente d’alcool. Nous pouvions alors lire dans le Tagesanzeiger : « Il y a désormais de la bière avec l’assiette de légumes. Bientôt, nous aurons aussi de la viande ! » Cette hypothèse ne s’est pas concrétisée et ne se concrétisera pas. Nous ne voulons pas couper nos racines, mais voulons les interpréter de manière juste et attrayante. Texte : Sara Stöcklin Photo famille : Marcel Noecker Photo : Armée du Salut

Rolf Hiltl et l’homme de télévision Röbi Koller soutiennent la Journée de la Soupe à Zurich. 21


A SUIVRE

Coup de main : entourée de son équipe, Eva Brunner (à droite) prépare une action à la gare.

TROUVER OÙ LE BÂT BLESSE

Eva Brunner

Markus Brunner

Depuis un an, Eva et Markus Brunner œuvrent pour l’Armée du Salut à Lucerne. A travers leur travail, ils découvrent les difficultés auxquelles des habitants de la ville, qui n’ont pas une vie facile, sont confrontés. Un service socio-diaconal est en cours d’élaboration. Les rencontres pour jeunes mères permettent d’avoir de nombreux échanges autour d’un bon café. Les femmes commencent par nettoyer ensemble la cuisine de celle qui les accueille. Une aide pratique, c’est souvent ce qui manque aux femmes qui se trouvent dans une situation difficile. Lorsque leur enfant est hospitalisé ou souffre d’un handicap, l’organisation du quotidien devient un gigantesque défi. Qu’il est alors agréable de pouvoir compter sur un coup de main ! Eva Brunner, qui a suivi une formation d’assistante sociale, organise la rencontre. Cette immersion dans le quotidien des jeunes mères l’aide à cerner les problèmes sociaux que rencontrent les familles. Il en va de même pour les gens en difficulté financière, qui 22

viennent frapper à la porte de l’Armée du Salut, et pour les marginaux, qu’Eva et Markus abordent ensemble à la gare. Celui qui est à l’écoute de leur histoire et de leurs préoccupations trouve plus facilement à quel niveau le bât blesse, et peut alors apporter une aide concrète. Eva et Markus veulent instaurer un service qui aide, à moyen terme, les personnes dans le besoin. Le Bureau social qu’ils mettent en place dans ce but devrait être prochainement ouvert à des horaires réguliers. Il sera un lieu d’accueil pour les Lucernoises et les Lucernois que la vie n’a pas épargné. Texte : Sara Stöcklin Photos : mises à disposition


ÊTRE LÀ POUR LES AUTRES – JOURNÉE D’INFORMATION SUR LES QUESTIONS SUCCESSORALES Les gens ont souvent de la peine à se préoccuper des questions qui concernent leur succession. Lorsqu’ils osent franchir le pas et qu’ils ont pris les dispositions nécessaires afin que leurs dernières volontés soient respectées, nombreux sont ceux qui éprouvent un grand soulagement. Si vous aussi, vous souhaitez aborder des questions successorales, les journées d’information offrent une bonne introduction au sujet et l’opportunité de poser directement vos questions. Outre un exposé professionnel d’un expert indépendant en questions successorales, les participants auront un aperçu du travail de l’Armée du Salut et auront l’occasion de visiter les locaux d’une institution ou d’une paroisse de l’Armée du Salut.

Manifestations sur les questions successorales de l’Armée du Salut en 2014 L’Armée du Salut vous invite à participer à l’une des Journées d’information suivantes sur les questions de succession (gratuit et sans engagement) : Paroisse et Centre de passage de l’Armée du Salut à Thoune : Mardi 19 août 2014 Accueil de nuit La Marmotte à Lausanne : Mercredi 29 octobre 2014 Paroisse et Bureau social de l’Armée du Salut de St-Gall : Jeudi 20 novembre 2014 Informations/Inscriptions : Ursula Hänni, Tél. 031 388 06 39, testament@armeedusalut.ch armeedusalut.ch/testament

✂ OFFRE SUR LES QUESTIONS SUCCESSORALES : Veuillez nous indiquer la manière dont nous pouvons vous aider à régler votre succession : Je suis intéressé/e à participer à une Journée d’information à Je commande la brochure explicative gratuite sur le testament. Je souhaite parler de ma situation personnelle avec un conseiller indépendant en planification successorale de l’Armée du Salut. Je commande le guide gratuit sur la préparation à la fin de vie. Je souhaite recevoir la visite d’un officier de l’Armée du Salut pour discuter de questions liées à la foi, à la vie et à la mort. J’ai des objets dont je n’ai plus besoin et dont je souhaite faire don à une brocante de l’Armée du Salut.

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Nom, prénom : Rue et n° : NPA / localité : Téléphone (moment approprié pour appeler) : Courriel : Prière de nous envoyer le talon-réponse à : Fondation Armée du Salut Suisse, Ursula Hänni, Laupenstrasse 5, 3008 Berne Tél. 031 388 06 39 (05 91), testament@armeedusalut.ch, armeedusalut.ch/testament 23


L’ARMÉE DU SALUT AIDE EN PROPOSANT : Une oreille attentive Tout commence par une personne sensible et prête à écouter une autre personne ayant besoin d’aide. Nos 8 Bureaux sociaux et nos 57 paroisses accueillent les personnes en détresse pour les écouter et les aider. Un endroit pour dormir Perdre pied fait souvent perdre le toit également. Nos 7 foyers d’habitation, 5 centres de passage, 4 établissements médico-sociaux et 2 foyers d’accueil temporaire hébergent chaque nuit plus de 1200 personnes. En outre, nous disposons également d’un foyer pour jeunes et de 6 foyers pour enfants. Des tables garnies Le problème d’une personne en détresse est souvent simplement la faim de nourriture ou de compagnie. Nous invitons volontiers des personnes à partager le repas (repas de midi pour enfants, déjeuners contact pour dames). Du réconfort Notre action est marquée par notre relation avec Dieu que nous aimerions faire connaître à notre entourage. Par exemple lors des cultes organisés chaque dimanche dans nos 57 paroisses salutistes. Notre Service de soins psychiatriques à domicile et notre Service des prisons sont des offres précieuses pour les personnes en détresse.

CHARTE DE L’ARMÉE DU SALUT L’Armée du Salut est un mouvement international et fait partie de l’Eglise chrétienne universelle. Son message se fonde sur la Bible. Son ministère est inspiré par l’amour de Dieu. Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager les détresses humaines en Son nom, sans distinction aucune.

Fondation Armée du Salut Suisse | Laupenstrasse 5 | Case postale 6575 | 3001 Berne | Téléphone 031 388 05 35 Fax 031 382 05 91 | dons@armeedusalut.ch | armeedusalut.ch | CP Dons 30-444222-5

MAGAZINE de l'Armée du Salut - No. 4 / juin 2014  

Accueil de nuit «La Marmotte» - Tant les bipèdes que leurs compagnons à quatre pattes sont les bienvenus / Willy Rufer - L’alcool l’a plongé...

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